ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ?

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Message  ndonzwau le 14/2/2019, 2:56 am

Razz Désillusionné assez tôt devant des Rwandais qu'il prenait pour des alliés mais qui se révèleront assez vite n’être que des envahisseurs pilleurs, LDK se retourna contre eux dès juillet 1998. Il introduira dans la foulée une plainte contre le Rwanda et l'Ouganda pour agression, crimes et dommages y afférents à la CIJ.

La plainte contre le Rwanda sera retirée dans les conditions obscures aux premiers lendemains de la mort de LDK, une signature en somme des auteurs de son assassinat. Elle deviendra la grande oubliée du pouvoir AFDL.
Celle contre l'Ouganda poursuivit son bonhomme de chemin jusqu’à sa condamnation à payer 10 Milliards de $ au Congo. On n'en parlait plus là aussi mais la lenteur des procédures judiciaires la ressuscite aujourd’hui (voir infra).

Quoi en attendre et quid de celle contre le Rwanda abandonnée en cours de chemin ?
Les Congolais seraient mieux avisés de regarder tout ce passé qui n'est jamais passé en fait : un immense génocide des Congolais est passé par là et se poursuit à bas bruit. Les relations de bon voisinage ne peuvent que s'asseoir que sur la justice, aucune cohabitation harmonieuse n'est possible entre voisins si traînent entre eux des dommages non réparés.

La nouvelle présidence de F Tshisekedi rendrait service au pays s'il remettait de l'ordre dans ce passé encombrant susceptible de réveiller d'autres conflits.
A bon entendeur…………...


."RDC : Un dossier à 10 milliards de dollars
° https://afrique.lalibre.be/32228/rdc-un-dossier-a-10-milliards-de-dollars/
Plus de 15 ans après la fin des faits, un dossier judiciaire est toujours pendant entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. La Cour internationale de justice va se replonger dans ce dossier dès la semaine prochaine. Kinshasa réclame 10 milliards de dollars à Kampala pour les exactions commises par ses soldats lors de son intervention sur le territoire congolais entre 1997 et 2003.

« La cour internationale de Justice va tenir des audiences publiques du 18 au 20 février sur la question des réparations dans le dossier qui porte sur les activités militaires ougandaises sur le sol congolais », peut-on lire sur une note émise par la Cour unternationale de justice.
Le dossier porte sur les exactions des troupes ougandaises en RDC entre 1997 et 2003. Un litige sur lequel s’est déjà penchée la Cour internationale de Justice qui avait ordonné  à l’Ouganda de payer les réparations exigées par la RDC. L’Ouganda ne s’est jamais pliée à cette décision car Kampala a toujours rejeté les accusations congolaises selon lesquelles ses troupes auraient pillé la RDC et n’a donc jamais voulu acquitter l’addition de 10 milliards de dollars demandée par les avocats du Congo, jugeant le montant bien trop élevé et arguant qu’il jamais pu se défendre face aux accusations congolaises.

La Cour a tenté de faire pression sur les deux Etats pour qu’ils parviennent à un accord.
Mais Kampala n’en démord pas et a indiqué qu’il avait les arguments  et les éléments matériels pour convaincre le tribunal que les tractations devraient se poursuivre. Selon les autorités ougandaises, Kinshasa n’a pas réussi à démontrer le bien fondé de ses revendications. « Pour que nous acceptions ces revendications, ils doivent prouver comment ils en sont arrivés à ce chiffre« , a ainsi déclaré le ministre ougandais des Affaires étrangères, Okello Oryem.

Rappel des faits

Les Ougandais aiment rappeler qu’ils se sont retrouvés au Congo à « l’invitation » de Laurent-Désiré Kabila qui avait besoin de leurs troupes et de celles du Rwanda pour renverser le pouvoir du Mérachal Mobutu en 1997.
En juillet 1998, la lune de miel prend fin entre le régime de Laurent-Désiré Kabila et celui de Yoweri Museveni.
Dans la foulée, en août 1998, Laurent-Désiré Kabila ordonne à toutes les troupes étrangères de quitter le sol congolais. Comme l’Ouganda ne se plie pas à cette requête, Kabila, devenu le nouveau président congolais, attaque son ancien allié devant la Cour internationale de Justice en l’accusant d’avoir envahi son pays.

L’Ouganda explique que sa présence et ses activités en RDC étaient largement justifiées et autorisées par l' »invitation » de l’administration congolaise. Il explique aussi que cette présence était légale jusqu’au 11 septembre 1998. Ensuite, cette présence aurait été justifiée par des raisons d’auto-défense jusqu’au 10 juillet 1999… Les troupes ougandaises ont finalement quitté la RDC en 2003.
Dans sa plainte de 1999, la RDC accusait l’Ouganda d’occuper des territoires congolais, de violer les droits de l’homme, de mener des actions militaires et paramilitaires et de soutenir financièrement et militairement des troupes rebelles qui combattaient le nouveau régime en place à Kinshasa et qui pillaient les ressources naturelles du pays.

Par cette plainte, la RDC cherchait évidemment à faire condamner l’Ouganda mais aussi à mettre la pression sur son voisin pour qu’il réfléchisse à deux fois avant de retraverser la frontière entre les deux pays. En ce sens, la démarche congolaise fut plutôt couronnée de succès.
En 2005, la cour internationale de justice tranche et donne raison au Congo. Les avocats de la RDC réclament 10 milliards de dollars en guise de réparation. Les défenseurs ougandais ne veulent pas entendre parler de ce montant. La Cour, elle, préfère tenter de trouver une solution à l’amiable sur le montant et invite les deux parties à proposer un chiffre qui les agrée.

Depuis 2014, les deux Etats sont en négociations en Afrique du Sud. Quand ils sont revenus devant la cour internatinale de Justice en 2016, l’Ouganda a demandé un délai supplémentaire de 16 mois pour faire traduitre le volumineux dossier à charge déposé en français par la RDC.
Aujourd’hui, le dossier semble dans une impasse. Le ministre ougandais a expliqué que la partie adverse avait accepté de revoir ses prétentions financières à la baisse mais sans donner de montants. Kinshasa, elle, se mure dans le silence et ne semble guère apprécier cette sortie ougandaise.

Nouvelles tensions

Depuis quelques années, les deux pays ont normalisé leurs relations diplomatiques, des projets en commun existent malgré ce contentieux.

Seules certitudes aujourd’hui : Kampala ne veut pas payer les 10 milliards et Kinshasa n’entend pas renoncer à sa réparation.
Autre évidence,  la tension est remontée d’un cran entre les deux voisins au cours de ces dernières semaines. En cause : le soutien apporté par le président ougandais au candidat Tshisekedi en début de campagne. Le candidat de la plateforme Cach s’est rendu à Kampala en décembre. Lors de cette visite, qui a aidé à financer sa campagne, Félix Tshisekedi a reçu le soutien du président ougandais.

Quand, après les élections et face à l’impossibilité d’imposer le candidat du régime Emmanuel Shadary,  le nom du candidat Tshisekedi est revenu avec insistance pour le poste de président, l’autre voisin, le Rwandais Paul Kagame, a vu d’un très mauvais oeil cette proximité entre le potentiel futur président congolais et son pire ennemi dans la région. Pour Kinshasa, pas question de froisser Kigali. C’est donc Kampala qui a été mis sur la touche. Les belles illusions de Museveni se sont donc envolées au profit du partenariat renouvelé entre Kigali et Kinshasa.

Kampala digère mal cette mise à l’écart, ce qui devrait encore compliquer les débats devant la Cour interationale de justice."



"QUI A RETIRÉ LA PLAINTE DE LA RD CONGO CONTRE LE RWANDA A LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE ? POURQUOI ?"
° http://congoindependant.com/article.php?articleid=7313
° https://m.facebook.com/Code243News/posts/1833069123423882

"La plainte de la RDC contre le Rwanda devant la CIJ date de 1999"
° http://editions-sources-du-nil.over-blog.com/article-la-plainte-de-la-rdc-contre-le-rwanda-devant-la-cij-date-de-1999-56324436.html

"Requête de la RDC contre le Rwanda, la CIJ se prononce le 3 février prochain (2006)"
° https://www.radiookapi.net/sans-categorie/2006/01/28/requete-de-la-rdc-contre-le-rwanda-la-cij-se-prononce-le-3-fevrier-prochain

"Mémoire Online. Les activités armées du Rwanda sur le territoire de la RDC : L'incompétence de la CIJ"
° https://www.memoireonline.com/12/08/1771/activitees-armees-rwanda-rdc-incompetence-cij.html


° https://www.memoireonline.com/02/14/8738/Analyse-juridique-de-larrt-n126-rendu-par-la-Cour-Internationale-de-Justice-dans-l-affaire-RD.html



"L'Ouganda condamné par la Cour Internationale de Justice pour son action en RDC"
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/12/19/l-ouganda-condamne-par-la-cour-internationale-de-justice-pour-son-action-en-rdc_722771_3212.html


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Message  ndonzwau le 14/2/2019, 7:34 am

"La RDC exclut de retirer sa plainte contre le Rwanda à la CIJ - 07.08.2002-
° http://www.panapress.com/La-RDC-exclut-de-retirer-sa-plainte-contre-le-Rwanda-a-la-CiJ--13-602254-17-lang4-index.html
Paris- France (PANA) -- L'ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) en France, Engulu Mabengu, a exclu mercredi toute éventualité de retrait de la plainte déposée par son pays devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (Pays-Bas) contre le Rwanda.
Au cours d'un entretien accordé à la PANA à Paris, M.
Mabengu a estimé que la RDC a subi de la part du Rwanda d'énormes préjudices qui ne peuvent être passés par pertes et profits du simple fait de l'accord signé le 30 juillet dernier à Pretoria entre Kinshasa et Kigali.
"Notre pays a été victime d'une guerre que le Rwanda a apportée sur son sol.

Des faits très graves ont été commis par les troupes d'occupation rwandaises dans l'Est de la RDC.
Nos richesses ont été pillées, de graves violations des droits de l'homme ont été commises.
C'est de tout cela que la CIJ doit connaître", a affirmé le diplomate congolais.
Qualifiant l'initiative du Rwanda d'introduire sa monnaie et d'immatriculer les véhicules de l'Est de la RDC "d'actes totalement inadmissibles", l'ancien ministre du Tourisme du défunt président Laurent-Désiré Kabila a déclaré que les relations entre les deux pays ne se normaliseront que lorsque le dernier soldat rwandais aura quitté la RDC.
"L'accord de Pretoria que nous venons de signer avec le Rwanda ouvre la voie à cette normalisation de nos relations.
Pour notre part, nous tiendrons notre engagement de désarmer et de mettre hors d'état de nuire tous les interhamwés (miliciens rwandais, ndlr) présents sur notre territoire", a-t-il dit, souhaitant que le Rwanda tienne aussi sa promesse de se retirer militairement de la RDC dans un délai de 90 jours.

La caution apportée par les grandes puissances et les Nations Unies à l'accord de Pretoria augure de bonnes perspectives pour le retour à la paix en RDC, estime l'ambassadeur congolais, qui a précisé que "le deal" passé entre Kigali et Kinshasa est ouvert à d'autres protagonistes du conflit.
"L'accord de Sun City signé avec le Mouvement pour la libération du Congo (MLC, rébellion) de Jean-Pierre Bemba nous a permis de récupérer 70 pour cent du territoire national.
Avec le dernier accord, qui est ouvert à toutes les composantes de la nation congolaise, nous récupérons 100 pour cent de notre pays", a-t-il conclu."



"CIJ - RDC  c. RWANDA
Activités armées sur le territoire du Congo
Derniers développements (nouvelle requête : 2002)"

° https://www.icj-cij.org/fr/affaire/126


"Cour internationale de justice
RDC c. Rwanda
Résumé de l'arrêt du 3 février 2006"

° 10436.pdf
° https://www.icj-cij.org › files › case-related


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Message  ndonzwau le 16/6/2019, 6:19 pm


"Rwanda, l’hommage aux soldats de « Turquoise »
° https://www.la-croix.com/France/Rwanda-lhommage-soldats-Turquoise-2019-06-15-1201029021
Les faits
Le ministère des armées a organisé vendredi 14 juin un colloque visant à réhabiliter l’action des soldats français de l’opération Turquoise, lancée il y a 25 ans au moment du génocide des Tutsis au Rwanda.


Dans l’auditorium en sous-sol du Musée de l’armée aux Invalides s’est jouée vendredi 14 juin une « commémoration » inédite pour les « 25 ans de l’opération Turquoise ». Le ministère des armées organisait un colloque pour donner la parole et rendre hommage aux soldats français de l’intervention autorisée le 22 juin 1994 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci fut déclenchée pour faire cesser les massacres contre les Tutsis au Rwanda.
Avant l’arrivée de la presse, la ministre des armées Florence Parly avait ouvert la rencontre avec des larmes après la projection d’images d’archives, selon plusieurs témoins.

Alors que la France a été accusée de complicité de génocide, l’amiral Jacques Lanxade, ancien chef d’état-major des armées (1991-1995) et ancien chef d’état-major particulier du président François Mitterrand (1989-1991), a rappelé en introduction le contexte et l’objectif « humanitaire » de la mission : « Dès que nous sommes intervenus, très rapidement les massacres se sont arrêtés ». « La France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait au Rwanda, a-t-il affirmé. Cette prise de conscience de ce qu’était réellement Turquoise pourra peut-être faire en sorte que l’honneur des soldats français sera restauré ».

« Sauver tous ceux qui pouvaient l’être »

Chef de peloton, aumônier, médecin, logisticien, cameraman de la défense : les anciens de Turquoise ont ensuite témoigné de leur expérience sur le terrain du 22 juin au 21 août 1994. Du génocide qui a fait 800 000 morts, ils ont parfois évoqué l’indicible : la « catastrophe humaine », les « foules incroyables », les « cadavres partout », les « gens au bout de leurs forces ».

« Notre mission était de sauver tous ceux qui pouvaient l’être », « c’était une mission humanitaire » avec à certains moments « des actions de guerre », a souligné le colonel Loïc Mizon. Alors chef de peloton au régiment d’infanterie-chars de marine, il a raconté son entrée au Rwanda et le contraste entre deux images : « l’enthousiasme délirant de la population rwandaise à notre arrivée – on nous jetait des fleurs le long des routes, la population nous acclamait, nous arrivions en libérateurs » ; et « très rapidement, une forme de malaise s’installe – les gens qui nous acclament ne sont pas ceux que nous venons aider. »
Précisant qu’il sortait de l’école et son peloton des classes six mois plus tôt, le colonel Mizon a insisté sur « la tentation de l’hubris » qu’ils pouvaient avoir : « Nous étions d’une certaine manière vice-rois de la région que l’on contrôlait, donc nous avions quasiment droit de vie et de mort sur les populations. Et alors là, je peux vous dire qu’il est absolument essentiel de se répéter jour et nuit l’éthique, l’éthique, l’éthique de l’officier » et « l’esprit et la lettre des ordres que vous recevez, et le lien que vous devez avoir avec votre capitaine. »

« La presse était présente partout. C’est hallucinant qu’on puisse imaginer qu’on ait fait un certain nombre de choses alors qu’on était sans cesse sous le regard de la presse, des ONG, d’unités étrangères, d’observateurs de l’ONU », a estimé pour sa part le général Éric de Stabenrath, qui était chef opérations au régiment d’infanterie-chars de marine.

« Lutter contre le jugement a posteriori »

En conclusion et pour la première fois publiquement, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui fut lui aussi un acteur de l’opération comme capitaine de l’infanterie de marine, a répondu aux accusations. Turquoise était « une très belle mission » et le colloque était « une nécessité » pour « lutter contre la simplification abusive, la tentation de la polémique » et « le jugement a posteriori » de l’action de l’armée française.
Le général a dénoncé une « déformation des faits », une « perversion de la réalité ». « Les faiseurs d’opinion ont besoin de vérité simple, et la vérité n’est jamais simple. Et bien sûr la vérité simple passe par la définition d’un gentil et d’un méchant ». Selon lui, Turquoise était « une opération très française » dont « la légitimité n’est pas contestable », conduite par « des soldats très français » à la « discipline intelligente », et « nous devons en être fiers ».
De Turquoise à Barkhane, actuelle opération militaire française au Sahel, le chef d’état-major des armées a tiré un fil et s’est inquiété : « Qu’est ce qui me garantit que, dans 25 ans, on n’ira pas dire que les soldats français sont coupables par défaut du massacre de Dogons par des Peuls. Je n’en sais rien. »"


"Droite dans ses bottes, l’armée française « commémore » l’opération Turquoise au Rwanda
° https://www.jeuneafrique.com/789104/politique/droite-dans-ses-bottes-larmee-francaise-commemore-loperation-turquoise-au-rwanda/
Alors que le président français Emmanuel Macron a instauré une journée de commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et a ouvert les archives à un groupe d’historiens, l’armée française s’est félicitée de son action lors de l’opération Turquoise au cours d’un colloque inédit, vendredi.

Au XVIIe siècle, l’hôtel des Invalides, à Paris, fut créé pour abriter les soldats blessés de l’armée française. Quatre siècles plus tard, les militaires de l’opération Turquoise, conduite par la France au Rwanda à partir du 22 juin 1994, souffrent visiblement des critiques qui leur sont de plus en plus fréquemment adressées.
C’est donc dans ce cadre solennel que s’est tenu, ce 14 juin, un colloque inédit visant à « commémorer » les « 25 ans » de cette opération.

Hommage aux anciens de Turquoise

La ministre française des Armées, Florence Parly, y a délivré, le matin, un discours de soutien aux anciens de l’opération lors d’une session qui n’était pas ouverte à la presse. Le mot signé de sa main dans le livret de la journée renseigne toutefois sur sa tonalité. « Le 7 avril dernier, le président de la République a annoncé que cette date deviendrait, en France, la journée de commémoration du génocide des Tutsis […] Il y a aussi une volonté de donner la parole aux hommes et aux femmes du terrain, à ceux qui ont été confrontés à l’inimaginable », écrit-elle. Et de remercier et « rendre hommage » aux « anciens de Turquoise qui prennent aujourd’hui la parole ».
Ce message a été reçu cinq sur cinq par le général Erik de Stabenrath, qui fut, en 1994, commandant de l’opération à Gikongoro. « J’ai été heureux ce matin parce que j’ai entendu pour la première fois un homme politique [sic] en fonction défendre l’opération Turquoise », s’est-il félicité lors du colloque organisé l’après-midi.

Chez lui comme chez les autres officiers présents, la volonté était évidente de se saisir de cette occasion pour répondre aux critiques qui se sont multipliées ces derniers mois contre l’opération, y compris de la part de militaires français. C’est le cas du général Jean Varret, chef de la mission militaire de coopération au Rwanda entre 1990 et 1993, qui affirme que « certains militaires à des postes clés sont allés trop loin ». Ou encore de Guillaume Ancel, à l’époque capitaine au 68e régiment de l’artillerie d’Afrique, selon qui l’objectif humanitaire de la mission masquait un objectif moins avouable : frapper le Front patriotique rwandais (FPR), rébellion tutsie sur le point de gagner la guerre contre le régime hutu génocidaire, en utilisant notamment des moyens aériens.

Accrochages avec le FPR

« La seule fois où on a vraiment employé l’aviation, c’est quand le FPR a commencé à bombarder les camps de réfugiés aux environs de Goma, a ainsi affirmé l’amiral Jacques Lanxade, commandant de l’opération. J’ai demandé au général de faire survoler les batteries d’artilleries du FPR en faisant savoir […] à Kagame [alors chef militaire du FPR, ndlr] qu’on détruirait les batteries s’il continuait ces opérations tout à fait anormales. »
Le colonel Loïc Mizon a quant à lui affirmé que les forces de Turquoise ont connu « à trois ou quatre reprises » des accrochages avec le FPR.
Au fil de l’après-midi toutefois, à mesure qu’était déroulé le bilan de Turquoise, une évidence transparaissait : l’essentiel de l’opération a consisté à fournir une assistance humanitaire aux réfugiés installés dans les environs de Goma et aux déplacés internes de la « zone humanitaires sûre » (ZHS) installée par Turquoise au sud-ouest du Rwanda.

En comparaison, les sauvetages de rescapés tutsi auront été rares. Et pour cause : le génocide, qui avait débuté dès le 7 avril, était déjà presqu’achevé lors du déclenchement de l’opération, fin juin.
Lui-même ancien de Turquoise, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a lui aussi a tenu à s’exprimer. « C’est la première fois qu’un chef militaire en activité de mon niveau prend la parole dans un colloque comme celui-là », a-t-il relevé.

"Les faiseurs d’opinion ont besoin de vérité simple"

Il a estimé que les termes même du mandat de l’ONU, qui autorisaient la France à « contribuer de manière impartiale à la sécurité », pouvaient « conduire à cette déformation des faits » et à une « perversion de la réalité », surtout« avec la connaissance que l’on a [maintenant] de ce génocide ».
« Les faiseurs d’opinion […] ont besoin de vérité simple, [avec] la définition d’un gentil et d’un méchant […] Il n’y a pas de gentil et il n’y a pas de méchant. Il y a un déchaînement de violence. Il y a la mort partout. Il y a l’horreur. Et il y a, au milieu de tout ça, […] des soldats, des sous-officiers et des officiers qui, chacun à leur niveau, essaient d’avoir une action droite », a ajouté le général François Lecointre.
Cette journée aurait-elle pu servir à autre chose ? Par exemple à examiner les critiques adressées à l’opération ? La meilleure réponse, c’est peut-être le général Lecointre lui-même qui la donne. « Le chef militaire que je suis a le devoir de préparer pour son pays une armée qui sera prête à s’engager, et dont on ne viendra pas dans 25 ans juger les engagements », a-t-il conclu."

° https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/12/rwanda-discret-hommage-du-ministere-des-armees-aux-soldats-de-turquoise_5475176_3210.html
° https://www.letelegramme.fr/debats/genocide-rwandais-commemoration-en-catimini-du-25e-anniversaire-de-l-operation-turquoise-14-06-2019-12311742.php
° https://blogs.mediapart.fr/emmanuelcattier/blog/150619/france-au-rwanda-propos-de-verite-simple
° http://www.rwanda-podium.org/index.php/actualites/politique/5172-billet-d-humeur-operation-turquoise-l-armee-a-fini-par-la-commemorer
° http://ibuka.ch/rwanda-retour-sur-loperation-turquoise-au-rwanda-quon-mente-aux-francais-est-inacceptable/



"Guillaume Ancel : « L’histoire mythique de l’opération Turquoise ne correspond pas à la réalité »"
° https://www.jeuneafrique.com/164511/politique/guillaume-ancel-l-histoire-mythique-de-l-op-ration-turquoise-ne-correspond-pas-la-r-alit/


"Rwanda, un difficile travail de mémoire"
° https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Rwanda-difficile-travail-memoire-2019-04-19-1201016762

° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/memoire-fievreuse-limplication-France-Rwanda-2019-03-21-1201010330
° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/version-officielle-Turquoise-remise-cause-2018-06-24-1200949859
° ° https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Massacre-Bisesero-Rwanda-pas-etre-soupconnee-ceder-raison-dEtat-justice-francaise-doit-ressaisir-2019-02-18-1201003237
° https://www.la-croix.com/Journal/Pourquoi-France-elle-pas-arrete-genocidaires-loperation-Turquoise-2018-07-09-1100953568


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Message  ndonzwau le 6/7/2019, 12:44 am


"URGENT-Sous le patronage de Paul Kagamé et Félix Tshisekedi, Ruberwa «négocie» la Commune de Minembwe !
° https://www.info-apareco.com/2019/07/04/ruberwa-negocie-la-communune-de-minembwe/
Ca y est, la machine est en marche ! Sous la haute pression de Paul Kagamé, Félix Thsisekedi cède pas à pas le terrain. Il vient d’ouvrir discrètement des négociations avec les tutsis rwandais pour la cession de Minembwe, commune créé de toutes pièces, contre la volonté des congolais autochtones par Azarias Ruberwa lors de son récent passage à la tête du ministère stratégique de «Décentralisation et des Réformes institutionnelles». Ce ministère, rappelons-le, fut conçu pratiquement sur mesure par le Tutsi-power avec la mission avérée de morceler le territoire national pour le prédisposer à la balkanisation. Et Azarias Ruberwa a bien accompli sa mission avant d’aller assumer l’intérim au ministère de la justice pour gérer les revendications de la fraude électorale du 30 décembre 2018.

Nos réseaux au sein des forces patriotiques qui résistent à l’Est de la RDC nous ont alertés au sujet du déroulement des négociations très houleuses qu’une délégation tutsie rwandaise conduite par Azarias Ruberwa a eu avec les autochtones congolais de la région. La presse nationale n’en a pas fait écho. Cependant, c’est depuis le samedi 15 juin 2019 qu’une délégation composée de 10 tutsies rwandais s’identifiant comme des « Banyamulenge » a séjourné précisément à Kiromoni, dans le Karibu Motel de Kantintima dans le Sud Kivu. Cette délégation tutsie rwandaise était conduite par Azarias RUBERWA qu’accompagnaient les membres influents du tutsi-power dont notamment Moïse NYARUNGABO et les généraux BISENGIMANA et MASUNZU !
Cette rencontre a eu lieu avec les délégués des ethnies congolaises autochtones de la région. Il s’agit notamment des ethnies Warega, Wanyindu, wafuliru, Wabembe et Wavira. Chacune des ethnies citées avaient deux délégués aux négociations. Et si la communauté rwandaise a tenue à négocier avec ces ethnies congolaises, c’est parce que celles-ci sont toutes farouchement engagées dans les combats de la résistance qui font actuellement rage à Minembwe pour s’opposer aux bataillons rwandaises qui viennent d’y arriver pour installer et protéger des milliers des populations qui arrivent du Rwanda afin d’accélérer le processus de la rwandanisation de la commune naissante de Minembwe. Et ces derniers jours, les vaillantes troupes des résistants congolais ont infligé des lourdes pertes aux forces d’invasion rwandaises qui ne s’attendaient pas à une telle résistance de la part des autochtones congolais abandonnés à eux-mêmes ! Les congolais ne le savent peut-être pas, mais la bataille de Minembwe est déterminante pour la réussite ou l’échec du plan rwandais de la balkanisation de la RDC !

Ainsi, lors de la première réunion du 15 juin, dès l’ouverture de la rencontre, c’est Azarias Ruberwa qui a pris le premier la parole pour demander qu’on examine les conditions pour arrêter les hostilités à Minembwe parce que, dit-il, « ces affrontements causent beaucoup de pertes parmi nos hommes» !
Suite à cette demande, un délégué congolais (dont nous taisons l’identité) a pris la parole et a sèchement répliqué à Ruberwa : «Nous en avons assez avec vous, les Rwandais ! C’est vous qui êtes responsables de toutes ces troubles dans notre région. Et vous Ruberwa particulièrement, vous êtes le chef des milices rwandaises qui sévissent dans les hauts plateaux de Minembwe. Nous vous demandons une seule chose : rentrez chez vous au Rwanda ! »
Le débat s’engagea. Et Ruberwa répliqua : nous sommes des congolais. Indigné, un des délégués congolais lui rétorqua : Qui est votre Mwami et où est votre  territoire ? Coincé, Ruberwa botta en touche et promis que sa délégation allait amener leur cahier des charges le lendemain. Après ce choc frontal, cette première réunion tourna très court et termina en queue de poisson...."


"Sous le Haut Patronage de Kagame et Felix Tshisekedi, Ruberwa « Négocie » la Commune de Minembwe !"




Compatriotiquement!



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ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Empty Re: ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ?

Message  ndonzwau le 14/7/2019, 1:23 am


"Génocides dans la région des Grands Lacs :
La fin de l’état de grâce  pour Paul Kagame ?
L’ONU vient d’ouvrir la boîte de Pandore !

° https://www.info-apareco.com/2019/07/12/urgent-genocides-dans-la-region-des-grands-lacs-la-fin-de-letat-de-grace-pour-paul-kagame/

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Capture-d’écran-2019-07-12-à-08.29.26-1024x718

« Le mot d’ordre était d’exterminer tous ceux qui tentaient de fuir à l’intérieur du Zaïre. Le monde ne le sait pas encore parce que les seuls médias qui contrôlaient cette guerre avaient reçu l’ordre d’étouffer cet autre génocide de la vengeance. Des centaines de milliers de Zaïrois furent abattus dans la foulée» ( Extrait du livre “Crimes organisés en Afrique Centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux”, Editions Duboiris 2004, P 177)
Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba 
Paris, le 12 juillet 2019
 
Ce 8 juillet 2019 à 20h 47’, un vieux rapport du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme (HCDH) rendu public le 26 août 2010 vient d’être réactivé sur les toiles. Ce volumineux rapport de 600 pages a recensé les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en  République du Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) entre 1993 et 2003. Et aujourd’hui, l’ONU relance ce dossier car elle estime que le massacre des réfugiés hutus rwandais commis par l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame, pourraient constituer un acte de génocide. Et déjà en 2010, les médias internationaux, dont notamment Le mondeet La Croix, prétendaient que si l’ONU avait décidé de fuiter express ce rapport accablant, c’était justement pour éviter que son «contenu explosif ne soit édulcoré par la raison d’Etat». Mais neuf ans après la diffusion de ce rapport, rien n’y fit ! Pourquoi ?
Toutes fois, en relançant ce dossier du «génocide des réfugiés hutus rwandais en RDC par Paul Kagamé et l’APR», l’ONU vient d’ouvrir, malgré elle, la boîte de Pandore. Car l’examen de ce dossier amènera enfin l’enquête judiciaire à poser les questions de fonds que l’on a escamotées dès le début des crimes commis depuis la première agression militaire de la RDC qui a eu lieu en 1996. L’enquête judiciaire devra déterminer d’abord tous les auteurs et les complices de ce génocide. Elle devra déterminer si Kagamé et ses officiers de l’APR dont James Kabarebe et «Joseph Kabila» sont les seuls auteurs de ces crimes ou s’il y a d’autres complices qui les ont aidés à accomplir ces massacres. L’enquête devra aussi identifier toutes les victimes de ce génocide. Elle devra déterminer si les réfugiés hutus rwandais ont été les seuls victimes de ce génocide ou s’il y a eu aussi d’autres groupes qui ont été les cibles de ces massacres planifiés à l’Est de la RDC.

C’est sur ces deux points que je voudrais attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale, afin que l’ouverture éventuelle de ce dossier que nous appelons de tous nos veux depuis près de 20 ans ne soit pas instrumentalisée et orientée vers les seuls objectifs des puissances occultes. Car nous estimons que le dossier du génocide des réfugiés hutus rwandais à l’Est de la RDC ne saurait être dissocié de celui du génocide des congolais, commis au même moment, sur le même territoire, par les mêmes auteurs et pour les mêmes objectifs ! Examinons donc pour cela les deux questions de fonds :

1ère question : Qui sont les auteurs et les complices de ce génocide ?

Dans son chapitre intitulé «Résumé exécutif», sous-titre «Historique et mandat» à la page 3, le Rapport Mapping (version française) affirme que «la découverte par la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO) des trois fosses communes dans le Nord-Kivu à la fin de 2005 s’est imposée comme un douloureux rappel que des graves violations des droits de l’homme commises dans le passé en République Démocratique du Congo (RDC) demeuraient largement impunies et fort peu enquêtées.»
Partons donc de ce constat de l’ONU pour essayer d’identifier tous les véritables auteurs de ces crimes.  Dans mon livre «Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux» (pp 166-171), j’explique la stratégie de Paul Kagamé qui consistait à rejeter toutes les solutions qu’on lui proposait pour rapatrier les réfugiés hutus rwandais au Rwanda. Car dans ses calculs, Kagamé (et ses alliés) avait besoin de la présence des réfugiés hutus rwandais au Zaïre comme prétexte afin de justifier le plan d’agression du Zaïre établi d’avance avec les Etats-Unis d’Amérique dans le but pour chasser Mobutu (objectif poursuivi par les Américains) et pour occuper l’Est du Zaïre (objectif poursuivi par Paul Kagamé). A cet effet, Kagamé avait dit à l’ambassadeur de l’Union Européenne Aldo Ajello ceci: «J’irai faire le job moi-même au Zaïre».  Et ce job-là consistait justement à éradiquer les «génocidaires» hutus rwandais réfugiés au Zaïre. Les victimes des fosses communes ne sont donc que le résultat du «job» effectué par Kagamé et ses officiers de l’APR. Dans le reportage du documentaire «Afrique en morceaux», le général rwandais James Kabarebe explique avec toute l’arrogance comment il avait organisé  et dirigé les bombardements des camps des réfugiés hutu de Sake et Mugunga.

Mais pourquoi en est-on arrivé à bombarder les camps des réfugiés de ces deux camps qui regroupaient plus de deux millions de réfugies hutus rwandais, alors qu’à l’initiative de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté le 15 novembre 1996, la résolution 1080 qui avait décidé de l’envoi dans le Kivu d’une force internationale d’interposition pour protéger justement les camps des réfugiés hutus rwandais? C’est en répondant à cette question qu’on peut identifier clairement les vrais commanditaires de ces crimes! Et il s’avère justement que ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui ont saboté cette résolution de l’ONU dont ils étaient pourtant signataires.
Rappelons pour mémoire que ce sont les experts du Pentagone sur le terrain des opérations à Goma qui avaient alerté leur hiérarchie à Washington pour lui expliquer que l’application de cette résolution de l’ONU de déployer une force d’interposition, sous le mandat du chapitre 7 autrement dit, avec l’autorisation de faire usage des armes à feu, cette résolution-là mettrait à mal le plan des Etats-Unis de poursuivre l’offensive avec l’Armée rwandaise, sous-couvert de l’AFDL de LD Kabila, jusqu’à Kinshasa pour chasser Mobutu. Devant ce dilemme, l’attaché militaire américain au Maroc à cette époque fut dépêché à Goma pour apprécier cette situation et conseiller Washington. L’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Dan Simpson, fut aussi consulté. Il fit publiquement son témoignage dans «Afrique en morceaux» en ces termes : « Nous savions que la décision d’envoyer les forces d’interposition à Goma était une tentative des français pour sauver Mobutu. Nous ne pouvions pas accepter cela. Pour nous, Mobutu devait partir. C’est tout ! » Les experts américains estimèrent donc que la France voulait sauver son allié Mobutu en barrant la route aux forces de coalition des 6 pays africains mis en place par la C.I.A et le Pentagone.
 
Ainsi, bien qu’ils aient voté la résolution et pris part aux travaux préparatoires de Stuttgart avec la France, le Canada, l’Espagne et l’Angleterre, les Etats-Unis changèrent brusquement d’avis sans informer leurs partenaires européens. Et sur recommandation pressante de Kagamé et Museveni, ils décidèrent de bloquer unilatéralement l’exécution de la résolution 1080 de l’ONU. Et pour éviter un débarquement surprise des troupes françaises à partir de leur base africaine de Libreville au Gabon, étant donné qu’elles avaient déjà le feu vert de l’ONU, Paul Kagamé ordonna à Laurent-Désiré Kabila de fermer d’urgence les aéroports de Goma et de Bukavu avec des fûts d’essence et des blocs de pierres!
Comme on le voit, les Etats-Unis d’Amérique sont indubitablement parmi les principaux commanditaires des actes barbares du bombardement des camps des réfugiés hutus rwandais de Sake et de Mugunga. Car, c’est à la suite de ces bombardements, que plus de deux millions des Hutus et des Zaïrois qui fuyaient dans la forêt ont été pourchassés et exterminés sans distinction par les troupes tutsi rwandaises, selon les détails accablants fournis par le film documentaire de l’Autrichien Hubert Sauper, Kisangani Diary, Loin du Rwanda, 1998.

Un autre groupe responsable et complice de ces crimes, c’est celui de LD Kabila et son conglomérat  de l’AFDL au service du Rwanda et de l’Ouganda à l’époque des faits. L’opinion tant nationale qu’internationale se souviendra du bras de fer qui avait opposé LD Kabila et l’ONU concernant l’opération de vérification des charniers qui avaient été signalés à Iyonda près de Mbandaka. La délégation de l’ONU chargé de vérifier les faits avait été bloquée pendant plusieurs jours à l’hôtel Intercontinental de Kinshasa sur ordre du Président LD Kabila, pour permettre aux agents spéciaux dépêchés à Mbandaka par l’ADG de l’ANR, monsieur Leta aujourd’hui en prison,  avec mission de déterrer nuitamment les squelettes des fosses communes et de les jeter dans le fleuve Congo. C’est seulement après avoir accompli cette sale besogne que l’autorisation fut donnée aux enquêteurs de l’ONU de se rendre sur les lieux à Mbandaka. Mais, informés sur l’intervention des services secrets congolais, la délégation des enquêteurs de l’ONU annula sa visite. D’aucuns se rappelleront que cet «incident» avait créé une forte tension entre le pouvoir et l’église catholique soupçonnée d’être à la base de cette «trahison» ! Malheureusement pour LD Kabila, quelques temps seulement après, ses alliés rwandais qu’il venait de couvrir lui menèrent la guerre jusqu’à son élimination physique !                        

2ème question : Qui ont été les victimes de ce génocide ?

Etant donné que les camps bombardés étaient essentiellement habités par les réfugiés hutus rwandais, il est tout à fait logique que ceux-ci soient les premières victimes visées par les criminels tutsis rwandais de l’armée de Paul Kagamé. Cependant, lorsque la presse à propagande américaine, CNN, avait annoncé après les bombardements ce qu’elle appelait «le retour volontaire et triomphal» de cinq cents mille réfugiés rwandais dans leur pays, et lorsque suite à ce mensonge, la Maison Blanche avait communiqué officiellement au SG de l’ONU qu’il n’y avait plus de nécessité d’envoyer les troupes d’interposition de l’ONU à l’Est du Zaïre, les autorités politiques zaïroises avaient émis une forte protestation et crié au scandale. Car au même moment, près d’un million et demi de réfugiés civils rwandais, hommes, femmes et enfants, étaient pourchassés et abattus comme des lapins dans la forêt tropicale à l’Est du territoire national! Mais il y avait aussi des centaines de milliers des familles zaïroises qui fuyaient la guerre et l’avancée des troupes rwandaises, et qui furent, elles aussi, exterminées dans la fouléeKagamé avait fait d’une pierre deux coups : Il avait par la même occasion l’opportunité d’éliminer d’un côte les hutus, ses ennemis mortels, et de procéder de l’autre côté, à l’extermination des congolais de cette riche région du Kivu dont il a conçu d’avance le projet d’occuper les terres! Dans les deux cas, le massacre est bel et bien planifié par Kagamé et le lobby tutsi-power, et il répond bien aux critères juridico-politiques du génocide !

Dans mon livre «Crimes organisés…» (pp 179-182), je signale les témoignages des rescapés aux massacres qui ont accepté de livrer leurs témoignages sous le sceau de l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité. Certains parmi eux on affirmé qu’après la 2eguerre de 1998 contre LD Kabila, l’armée rwandaise a procédé à une grande opération consistant à exhumer d’urgence tous les corps enterrés dans des charniers à travers la région du Kivu. Car Kagamé savait qu’il ne pouvait plus compter sur sa marionnette LD Kabila pour le couvrir devant la communauté internationale. D’autant plus que son ancien complice connaissait bien tous les emplacements des charniers. C’est pourquoi Paul Kagamé ordonna de vider toutes les fosses communes dans le Kivu et d’en transférer les contenus à Kigali pour enrichir le Mémorial du génocide de 1994. Ces témoignages furent confirmés par le Lieutenant Abdul Ruzibiza, membre de la garde rapprochée de Paul Kagamé, numéro matricule OP 1920. Dans son témoignage écrit, Ruzibiza dit ceci : «Je suis convaincu et j’affirme que les corps exhumés des fosses communes ne sont pas seulement ceux des Tutsi, parce que je connais des fosses communes où les Inkotanyi ont jeté pêle-mêle les corps des personnes qu’ils ont tuées, ils ont été inhumés ensemble, en les qualifiant tous des Tutsis » !Ce lieutenant a été éliminé en guise de représailles, une année à peine après la sortie de mon livre en 2004.

Il est donc clair qu’en relançant le dossier des massacres commis par Kagamé pour ne parler que du génocide des seuls hutus rwandais par les seuls criminels rwandais, l’ONU ouvre malgré elle la boite de Pandore. Car, comme nous venons de le démontrer, dans ce crime de génocide, Kagamé et son armée APR n’ont pas agi seuls, ils ont bénéficié de l’appui et de la complicité active des Etats-Unis d’Amérique et de l’AFDL de LD Kabila. Et les victimes programmées ne sont pas seulement les réfugiés hutus rwandais, mais aussi des centaines de milliers des familles congolaises.
Ainsi, la communauté internationale a été rattrapée par la justice. Elle a été prise dans son propre piège. Car, en voulant faire justice aux seuls rwandais, elle sera désormais obligée de traiter ce fameux génocide congolais dont personne ne veut parler jusqu’ici.

En l’absence d’un Etat et d’un pouvoir congolais, et au moment où le peuple congolais mène seul la bataille de Minembwe pour stopper le projet rwandais d’occupation et de balkanisation du territoire national, nous invitons les 80 millions de congolais issus des 400 ethnies du Congo à s’unir comme un seul homme pour faire pression sur l’ONU, afin de reconnaitre le génocide de plus de 12 millions de congolais, pour que justice leur soit rendu. Nos martyrs ont en droit !
Que Dieu bénisse le Grand Congo et son peuple ! 
  
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"Maître Rety Hamuli : CPI ce qui se cache derrière l'affaire Bosco Ntanganda"





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