ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ?

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Message  ndonzwau le 14/2/2019, 2:56 am

Razz Désillusionné assez tôt devant des Rwandais qu'il prenait pour des alliés mais qui se révèleront assez vite n’être que des envahisseurs pilleurs, LDK se retourna contre eux dès juillet 1998. Il introduira dans la foulée une plainte contre le Rwanda et l'Ouganda pour agression, crimes et dommages y afférents à la CIJ.

La plainte contre le Rwanda sera retirée dans les conditions obscures aux premiers lendemains de la mort de LDK, une signature en somme des auteurs de son assassinat. Elle deviendra la grande oubliée du pouvoir AFDL.
Celle contre l'Ouganda poursuivit son bonhomme de chemin jusqu’à sa condamnation à payer 10 Milliards de $ au Congo. On n'en parlait plus là aussi mais la lenteur des procédures judiciaires la ressuscite aujourd’hui (voir infra).

Quoi en attendre et quid de celle contre le Rwanda abandonnée en cours de chemin ?
Les Congolais seraient mieux avisés de regarder tout ce passé qui n'est jamais passé en fait : un immense génocide des Congolais est passé par là et se poursuit à bas bruit. Les relations de bon voisinage ne peuvent que s'asseoir que sur la justice, aucune cohabitation harmonieuse n'est possible entre voisins si traînent entre eux des dommages non réparés.

La nouvelle présidence de F Tshisekedi rendrait service au pays s'il remettait de l'ordre dans ce passé encombrant susceptible de réveiller d'autres conflits.
A bon entendeur…………...


."RDC : Un dossier à 10 milliards de dollars
° https://afrique.lalibre.be/32228/rdc-un-dossier-a-10-milliards-de-dollars/
Plus de 15 ans après la fin des faits, un dossier judiciaire est toujours pendant entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. La Cour internationale de justice va se replonger dans ce dossier dès la semaine prochaine. Kinshasa réclame 10 milliards de dollars à Kampala pour les exactions commises par ses soldats lors de son intervention sur le territoire congolais entre 1997 et 2003.

« La cour internationale de Justice va tenir des audiences publiques du 18 au 20 février sur la question des réparations dans le dossier qui porte sur les activités militaires ougandaises sur le sol congolais », peut-on lire sur une note émise par la Cour unternationale de justice.
Le dossier porte sur les exactions des troupes ougandaises en RDC entre 1997 et 2003. Un litige sur lequel s’est déjà penchée la Cour internationale de Justice qui avait ordonné  à l’Ouganda de payer les réparations exigées par la RDC. L’Ouganda ne s’est jamais pliée à cette décision car Kampala a toujours rejeté les accusations congolaises selon lesquelles ses troupes auraient pillé la RDC et n’a donc jamais voulu acquitter l’addition de 10 milliards de dollars demandée par les avocats du Congo, jugeant le montant bien trop élevé et arguant qu’il jamais pu se défendre face aux accusations congolaises.

La Cour a tenté de faire pression sur les deux Etats pour qu’ils parviennent à un accord.
Mais Kampala n’en démord pas et a indiqué qu’il avait les arguments  et les éléments matériels pour convaincre le tribunal que les tractations devraient se poursuivre. Selon les autorités ougandaises, Kinshasa n’a pas réussi à démontrer le bien fondé de ses revendications. « Pour que nous acceptions ces revendications, ils doivent prouver comment ils en sont arrivés à ce chiffre« , a ainsi déclaré le ministre ougandais des Affaires étrangères, Okello Oryem.

Rappel des faits

Les Ougandais aiment rappeler qu’ils se sont retrouvés au Congo à « l’invitation » de Laurent-Désiré Kabila qui avait besoin de leurs troupes et de celles du Rwanda pour renverser le pouvoir du Mérachal Mobutu en 1997.
En juillet 1998, la lune de miel prend fin entre le régime de Laurent-Désiré Kabila et celui de Yoweri Museveni.
Dans la foulée, en août 1998, Laurent-Désiré Kabila ordonne à toutes les troupes étrangères de quitter le sol congolais. Comme l’Ouganda ne se plie pas à cette requête, Kabila, devenu le nouveau président congolais, attaque son ancien allié devant la Cour internationale de Justice en l’accusant d’avoir envahi son pays.

L’Ouganda explique que sa présence et ses activités en RDC étaient largement justifiées et autorisées par l' »invitation » de l’administration congolaise. Il explique aussi que cette présence était légale jusqu’au 11 septembre 1998. Ensuite, cette présence aurait été justifiée par des raisons d’auto-défense jusqu’au 10 juillet 1999… Les troupes ougandaises ont finalement quitté la RDC en 2003.
Dans sa plainte de 1999, la RDC accusait l’Ouganda d’occuper des territoires congolais, de violer les droits de l’homme, de mener des actions militaires et paramilitaires et de soutenir financièrement et militairement des troupes rebelles qui combattaient le nouveau régime en place à Kinshasa et qui pillaient les ressources naturelles du pays.

Par cette plainte, la RDC cherchait évidemment à faire condamner l’Ouganda mais aussi à mettre la pression sur son voisin pour qu’il réfléchisse à deux fois avant de retraverser la frontière entre les deux pays. En ce sens, la démarche congolaise fut plutôt couronnée de succès.
En 2005, la cour internationale de justice tranche et donne raison au Congo. Les avocats de la RDC réclament 10 milliards de dollars en guise de réparation. Les défenseurs ougandais ne veulent pas entendre parler de ce montant. La Cour, elle, préfère tenter de trouver une solution à l’amiable sur le montant et invite les deux parties à proposer un chiffre qui les agrée.

Depuis 2014, les deux Etats sont en négociations en Afrique du Sud. Quand ils sont revenus devant la cour internatinale de Justice en 2016, l’Ouganda a demandé un délai supplémentaire de 16 mois pour faire traduitre le volumineux dossier à charge déposé en français par la RDC.
Aujourd’hui, le dossier semble dans une impasse. Le ministre ougandais a expliqué que la partie adverse avait accepté de revoir ses prétentions financières à la baisse mais sans donner de montants. Kinshasa, elle, se mure dans le silence et ne semble guère apprécier cette sortie ougandaise.

Nouvelles tensions

Depuis quelques années, les deux pays ont normalisé leurs relations diplomatiques, des projets en commun existent malgré ce contentieux.

Seules certitudes aujourd’hui : Kampala ne veut pas payer les 10 milliards et Kinshasa n’entend pas renoncer à sa réparation.
Autre évidence,  la tension est remontée d’un cran entre les deux voisins au cours de ces dernières semaines. En cause : le soutien apporté par le président ougandais au candidat Tshisekedi en début de campagne. Le candidat de la plateforme Cach s’est rendu à Kampala en décembre. Lors de cette visite, qui a aidé à financer sa campagne, Félix Tshisekedi a reçu le soutien du président ougandais.

Quand, après les élections et face à l’impossibilité d’imposer le candidat du régime Emmanuel Shadary,  le nom du candidat Tshisekedi est revenu avec insistance pour le poste de président, l’autre voisin, le Rwandais Paul Kagame, a vu d’un très mauvais oeil cette proximité entre le potentiel futur président congolais et son pire ennemi dans la région. Pour Kinshasa, pas question de froisser Kigali. C’est donc Kampala qui a été mis sur la touche. Les belles illusions de Museveni se sont donc envolées au profit du partenariat renouvelé entre Kigali et Kinshasa.

Kampala digère mal cette mise à l’écart, ce qui devrait encore compliquer les débats devant la Cour interationale de justice."



"QUI A RETIRÉ LA PLAINTE DE LA RD CONGO CONTRE LE RWANDA A LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE ? POURQUOI ?"
° http://congoindependant.com/article.php?articleid=7313
° https://m.facebook.com/Code243News/posts/1833069123423882

"La plainte de la RDC contre le Rwanda devant la CIJ date de 1999"
° http://editions-sources-du-nil.over-blog.com/article-la-plainte-de-la-rdc-contre-le-rwanda-devant-la-cij-date-de-1999-56324436.html

"Requête de la RDC contre le Rwanda, la CIJ se prononce le 3 février prochain (2006)"
° https://www.radiookapi.net/sans-categorie/2006/01/28/requete-de-la-rdc-contre-le-rwanda-la-cij-se-prononce-le-3-fevrier-prochain

"Mémoire Online. Les activités armées du Rwanda sur le territoire de la RDC : L'incompétence de la CIJ"
° https://www.memoireonline.com/12/08/1771/activitees-armees-rwanda-rdc-incompetence-cij.html


° https://www.memoireonline.com/02/14/8738/Analyse-juridique-de-larrt-n126-rendu-par-la-Cour-Internationale-de-Justice-dans-l-affaire-RD.html



"L'Ouganda condamné par la Cour Internationale de Justice pour son action en RDC"
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2005/12/19/l-ouganda-condamne-par-la-cour-internationale-de-justice-pour-son-action-en-rdc_722771_3212.html


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# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau le 14/2/2019, 7:34 am

"La RDC exclut de retirer sa plainte contre le Rwanda à la CIJ - 07.08.2002-
° http://www.panapress.com/La-RDC-exclut-de-retirer-sa-plainte-contre-le-Rwanda-a-la-CiJ--13-602254-17-lang4-index.html
Paris- France (PANA) -- L'ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) en France, Engulu Mabengu, a exclu mercredi toute éventualité de retrait de la plainte déposée par son pays devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (Pays-Bas) contre le Rwanda.
Au cours d'un entretien accordé à la PANA à Paris, M.
Mabengu a estimé que la RDC a subi de la part du Rwanda d'énormes préjudices qui ne peuvent être passés par pertes et profits du simple fait de l'accord signé le 30 juillet dernier à Pretoria entre Kinshasa et Kigali.
"Notre pays a été victime d'une guerre que le Rwanda a apportée sur son sol.

Des faits très graves ont été commis par les troupes d'occupation rwandaises dans l'Est de la RDC.
Nos richesses ont été pillées, de graves violations des droits de l'homme ont été commises.
C'est de tout cela que la CIJ doit connaître", a affirmé le diplomate congolais.
Qualifiant l'initiative du Rwanda d'introduire sa monnaie et d'immatriculer les véhicules de l'Est de la RDC "d'actes totalement inadmissibles", l'ancien ministre du Tourisme du défunt président Laurent-Désiré Kabila a déclaré que les relations entre les deux pays ne se normaliseront que lorsque le dernier soldat rwandais aura quitté la RDC.
"L'accord de Pretoria que nous venons de signer avec le Rwanda ouvre la voie à cette normalisation de nos relations.
Pour notre part, nous tiendrons notre engagement de désarmer et de mettre hors d'état de nuire tous les interhamwés (miliciens rwandais, ndlr) présents sur notre territoire", a-t-il dit, souhaitant que le Rwanda tienne aussi sa promesse de se retirer militairement de la RDC dans un délai de 90 jours.

La caution apportée par les grandes puissances et les Nations Unies à l'accord de Pretoria augure de bonnes perspectives pour le retour à la paix en RDC, estime l'ambassadeur congolais, qui a précisé que "le deal" passé entre Kigali et Kinshasa est ouvert à d'autres protagonistes du conflit.
"L'accord de Sun City signé avec le Mouvement pour la libération du Congo (MLC, rébellion) de Jean-Pierre Bemba nous a permis de récupérer 70 pour cent du territoire national.
Avec le dernier accord, qui est ouvert à toutes les composantes de la nation congolaise, nous récupérons 100 pour cent de notre pays", a-t-il conclu."



"CIJ - RDC  c. RWANDA
Activités armées sur le territoire du Congo
Derniers développements (nouvelle requête : 2002)"

° https://www.icj-cij.org/fr/affaire/126


"Cour internationale de justice
RDC c. Rwanda
Résumé de l'arrêt du 3 février 2006"

° 10436.pdf
° https://www.icj-cij.org › files › case-related


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Message  ndonzwau le 16/6/2019, 6:19 pm


"Rwanda, l’hommage aux soldats de « Turquoise »
° https://www.la-croix.com/France/Rwanda-lhommage-soldats-Turquoise-2019-06-15-1201029021
Les faits
Le ministère des armées a organisé vendredi 14 juin un colloque visant à réhabiliter l’action des soldats français de l’opération Turquoise, lancée il y a 25 ans au moment du génocide des Tutsis au Rwanda.


Dans l’auditorium en sous-sol du Musée de l’armée aux Invalides s’est jouée vendredi 14 juin une « commémoration » inédite pour les « 25 ans de l’opération Turquoise ». Le ministère des armées organisait un colloque pour donner la parole et rendre hommage aux soldats français de l’intervention autorisée le 22 juin 1994 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci fut déclenchée pour faire cesser les massacres contre les Tutsis au Rwanda.
Avant l’arrivée de la presse, la ministre des armées Florence Parly avait ouvert la rencontre avec des larmes après la projection d’images d’archives, selon plusieurs témoins.

Alors que la France a été accusée de complicité de génocide, l’amiral Jacques Lanxade, ancien chef d’état-major des armées (1991-1995) et ancien chef d’état-major particulier du président François Mitterrand (1989-1991), a rappelé en introduction le contexte et l’objectif « humanitaire » de la mission : « Dès que nous sommes intervenus, très rapidement les massacres se sont arrêtés ». « La France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait au Rwanda, a-t-il affirmé. Cette prise de conscience de ce qu’était réellement Turquoise pourra peut-être faire en sorte que l’honneur des soldats français sera restauré ».

« Sauver tous ceux qui pouvaient l’être »

Chef de peloton, aumônier, médecin, logisticien, cameraman de la défense : les anciens de Turquoise ont ensuite témoigné de leur expérience sur le terrain du 22 juin au 21 août 1994. Du génocide qui a fait 800 000 morts, ils ont parfois évoqué l’indicible : la « catastrophe humaine », les « foules incroyables », les « cadavres partout », les « gens au bout de leurs forces ».

« Notre mission était de sauver tous ceux qui pouvaient l’être », « c’était une mission humanitaire » avec à certains moments « des actions de guerre », a souligné le colonel Loïc Mizon. Alors chef de peloton au régiment d’infanterie-chars de marine, il a raconté son entrée au Rwanda et le contraste entre deux images : « l’enthousiasme délirant de la population rwandaise à notre arrivée – on nous jetait des fleurs le long des routes, la population nous acclamait, nous arrivions en libérateurs » ; et « très rapidement, une forme de malaise s’installe – les gens qui nous acclament ne sont pas ceux que nous venons aider. »
Précisant qu’il sortait de l’école et son peloton des classes six mois plus tôt, le colonel Mizon a insisté sur « la tentation de l’hubris » qu’ils pouvaient avoir : « Nous étions d’une certaine manière vice-rois de la région que l’on contrôlait, donc nous avions quasiment droit de vie et de mort sur les populations. Et alors là, je peux vous dire qu’il est absolument essentiel de se répéter jour et nuit l’éthique, l’éthique, l’éthique de l’officier » et « l’esprit et la lettre des ordres que vous recevez, et le lien que vous devez avoir avec votre capitaine. »

« La presse était présente partout. C’est hallucinant qu’on puisse imaginer qu’on ait fait un certain nombre de choses alors qu’on était sans cesse sous le regard de la presse, des ONG, d’unités étrangères, d’observateurs de l’ONU », a estimé pour sa part le général Éric de Stabenrath, qui était chef opérations au régiment d’infanterie-chars de marine.

« Lutter contre le jugement a posteriori »

En conclusion et pour la première fois publiquement, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui fut lui aussi un acteur de l’opération comme capitaine de l’infanterie de marine, a répondu aux accusations. Turquoise était « une très belle mission » et le colloque était « une nécessité » pour « lutter contre la simplification abusive, la tentation de la polémique » et « le jugement a posteriori » de l’action de l’armée française.
Le général a dénoncé une « déformation des faits », une « perversion de la réalité ». « Les faiseurs d’opinion ont besoin de vérité simple, et la vérité n’est jamais simple. Et bien sûr la vérité simple passe par la définition d’un gentil et d’un méchant ». Selon lui, Turquoise était « une opération très française » dont « la légitimité n’est pas contestable », conduite par « des soldats très français » à la « discipline intelligente », et « nous devons en être fiers ».
De Turquoise à Barkhane, actuelle opération militaire française au Sahel, le chef d’état-major des armées a tiré un fil et s’est inquiété : « Qu’est ce qui me garantit que, dans 25 ans, on n’ira pas dire que les soldats français sont coupables par défaut du massacre de Dogons par des Peuls. Je n’en sais rien. »"


"Droite dans ses bottes, l’armée française « commémore » l’opération Turquoise au Rwanda
° https://www.jeuneafrique.com/789104/politique/droite-dans-ses-bottes-larmee-francaise-commemore-loperation-turquoise-au-rwanda/
Alors que le président français Emmanuel Macron a instauré une journée de commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et a ouvert les archives à un groupe d’historiens, l’armée française s’est félicitée de son action lors de l’opération Turquoise au cours d’un colloque inédit, vendredi.

Au XVIIe siècle, l’hôtel des Invalides, à Paris, fut créé pour abriter les soldats blessés de l’armée française. Quatre siècles plus tard, les militaires de l’opération Turquoise, conduite par la France au Rwanda à partir du 22 juin 1994, souffrent visiblement des critiques qui leur sont de plus en plus fréquemment adressées.
C’est donc dans ce cadre solennel que s’est tenu, ce 14 juin, un colloque inédit visant à « commémorer » les « 25 ans » de cette opération.

Hommage aux anciens de Turquoise

La ministre française des Armées, Florence Parly, y a délivré, le matin, un discours de soutien aux anciens de l’opération lors d’une session qui n’était pas ouverte à la presse. Le mot signé de sa main dans le livret de la journée renseigne toutefois sur sa tonalité. « Le 7 avril dernier, le président de la République a annoncé que cette date deviendrait, en France, la journée de commémoration du génocide des Tutsis […] Il y a aussi une volonté de donner la parole aux hommes et aux femmes du terrain, à ceux qui ont été confrontés à l’inimaginable », écrit-elle. Et de remercier et « rendre hommage » aux « anciens de Turquoise qui prennent aujourd’hui la parole ».
Ce message a été reçu cinq sur cinq par le général Erik de Stabenrath, qui fut, en 1994, commandant de l’opération à Gikongoro. « J’ai été heureux ce matin parce que j’ai entendu pour la première fois un homme politique [sic] en fonction défendre l’opération Turquoise », s’est-il félicité lors du colloque organisé l’après-midi.

Chez lui comme chez les autres officiers présents, la volonté était évidente de se saisir de cette occasion pour répondre aux critiques qui se sont multipliées ces derniers mois contre l’opération, y compris de la part de militaires français. C’est le cas du général Jean Varret, chef de la mission militaire de coopération au Rwanda entre 1990 et 1993, qui affirme que « certains militaires à des postes clés sont allés trop loin ». Ou encore de Guillaume Ancel, à l’époque capitaine au 68e régiment de l’artillerie d’Afrique, selon qui l’objectif humanitaire de la mission masquait un objectif moins avouable : frapper le Front patriotique rwandais (FPR), rébellion tutsie sur le point de gagner la guerre contre le régime hutu génocidaire, en utilisant notamment des moyens aériens.

Accrochages avec le FPR

« La seule fois où on a vraiment employé l’aviation, c’est quand le FPR a commencé à bombarder les camps de réfugiés aux environs de Goma, a ainsi affirmé l’amiral Jacques Lanxade, commandant de l’opération. J’ai demandé au général de faire survoler les batteries d’artilleries du FPR en faisant savoir […] à Kagame [alors chef militaire du FPR, ndlr] qu’on détruirait les batteries s’il continuait ces opérations tout à fait anormales. »
Le colonel Loïc Mizon a quant à lui affirmé que les forces de Turquoise ont connu « à trois ou quatre reprises » des accrochages avec le FPR.
Au fil de l’après-midi toutefois, à mesure qu’était déroulé le bilan de Turquoise, une évidence transparaissait : l’essentiel de l’opération a consisté à fournir une assistance humanitaire aux réfugiés installés dans les environs de Goma et aux déplacés internes de la « zone humanitaires sûre » (ZHS) installée par Turquoise au sud-ouest du Rwanda.

En comparaison, les sauvetages de rescapés tutsi auront été rares. Et pour cause : le génocide, qui avait débuté dès le 7 avril, était déjà presqu’achevé lors du déclenchement de l’opération, fin juin.
Lui-même ancien de Turquoise, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a lui aussi a tenu à s’exprimer. « C’est la première fois qu’un chef militaire en activité de mon niveau prend la parole dans un colloque comme celui-là », a-t-il relevé.

"Les faiseurs d’opinion ont besoin de vérité simple"

Il a estimé que les termes même du mandat de l’ONU, qui autorisaient la France à « contribuer de manière impartiale à la sécurité », pouvaient « conduire à cette déformation des faits » et à une « perversion de la réalité », surtout« avec la connaissance que l’on a [maintenant] de ce génocide ».
« Les faiseurs d’opinion […] ont besoin de vérité simple, [avec] la définition d’un gentil et d’un méchant […] Il n’y a pas de gentil et il n’y a pas de méchant. Il y a un déchaînement de violence. Il y a la mort partout. Il y a l’horreur. Et il y a, au milieu de tout ça, […] des soldats, des sous-officiers et des officiers qui, chacun à leur niveau, essaient d’avoir une action droite », a ajouté le général François Lecointre.
Cette journée aurait-elle pu servir à autre chose ? Par exemple à examiner les critiques adressées à l’opération ? La meilleure réponse, c’est peut-être le général Lecointre lui-même qui la donne. « Le chef militaire que je suis a le devoir de préparer pour son pays une armée qui sera prête à s’engager, et dont on ne viendra pas dans 25 ans juger les engagements », a-t-il conclu."

° https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/12/rwanda-discret-hommage-du-ministere-des-armees-aux-soldats-de-turquoise_5475176_3210.html
° https://www.letelegramme.fr/debats/genocide-rwandais-commemoration-en-catimini-du-25e-anniversaire-de-l-operation-turquoise-14-06-2019-12311742.php
° https://blogs.mediapart.fr/emmanuelcattier/blog/150619/france-au-rwanda-propos-de-verite-simple
° http://www.rwanda-podium.org/index.php/actualites/politique/5172-billet-d-humeur-operation-turquoise-l-armee-a-fini-par-la-commemorer
° http://ibuka.ch/rwanda-retour-sur-loperation-turquoise-au-rwanda-quon-mente-aux-francais-est-inacceptable/



"Guillaume Ancel : « L’histoire mythique de l’opération Turquoise ne correspond pas à la réalité »"
° https://www.jeuneafrique.com/164511/politique/guillaume-ancel-l-histoire-mythique-de-l-op-ration-turquoise-ne-correspond-pas-la-r-alit/


"Rwanda, un difficile travail de mémoire"
° https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Rwanda-difficile-travail-memoire-2019-04-19-1201016762

° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/memoire-fievreuse-limplication-France-Rwanda-2019-03-21-1201010330
° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/version-officielle-Turquoise-remise-cause-2018-06-24-1200949859
° ° https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Massacre-Bisesero-Rwanda-pas-etre-soupconnee-ceder-raison-dEtat-justice-francaise-doit-ressaisir-2019-02-18-1201003237
° https://www.la-croix.com/Journal/Pourquoi-France-elle-pas-arrete-genocidaires-loperation-Turquoise-2018-07-09-1100953568


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Message  ndonzwau le 6/7/2019, 12:44 am


"URGENT-Sous le patronage de Paul Kagamé et Félix Tshisekedi, Ruberwa «négocie» la Commune de Minembwe !
° https://www.info-apareco.com/2019/07/04/ruberwa-negocie-la-communune-de-minembwe/
Ca y est, la machine est en marche ! Sous la haute pression de Paul Kagamé, Félix Thsisekedi cède pas à pas le terrain. Il vient d’ouvrir discrètement des négociations avec les tutsis rwandais pour la cession de Minembwe, commune créé de toutes pièces, contre la volonté des congolais autochtones par Azarias Ruberwa lors de son récent passage à la tête du ministère stratégique de «Décentralisation et des Réformes institutionnelles». Ce ministère, rappelons-le, fut conçu pratiquement sur mesure par le Tutsi-power avec la mission avérée de morceler le territoire national pour le prédisposer à la balkanisation. Et Azarias Ruberwa a bien accompli sa mission avant d’aller assumer l’intérim au ministère de la justice pour gérer les revendications de la fraude électorale du 30 décembre 2018.

Nos réseaux au sein des forces patriotiques qui résistent à l’Est de la RDC nous ont alertés au sujet du déroulement des négociations très houleuses qu’une délégation tutsie rwandaise conduite par Azarias Ruberwa a eu avec les autochtones congolais de la région. La presse nationale n’en a pas fait écho. Cependant, c’est depuis le samedi 15 juin 2019 qu’une délégation composée de 10 tutsies rwandais s’identifiant comme des « Banyamulenge » a séjourné précisément à Kiromoni, dans le Karibu Motel de Kantintima dans le Sud Kivu. Cette délégation tutsie rwandaise était conduite par Azarias RUBERWA qu’accompagnaient les membres influents du tutsi-power dont notamment Moïse NYARUNGABO et les généraux BISENGIMANA et MASUNZU !
Cette rencontre a eu lieu avec les délégués des ethnies congolaises autochtones de la région. Il s’agit notamment des ethnies Warega, Wanyindu, wafuliru, Wabembe et Wavira. Chacune des ethnies citées avaient deux délégués aux négociations. Et si la communauté rwandaise a tenue à négocier avec ces ethnies congolaises, c’est parce que celles-ci sont toutes farouchement engagées dans les combats de la résistance qui font actuellement rage à Minembwe pour s’opposer aux bataillons rwandaises qui viennent d’y arriver pour installer et protéger des milliers des populations qui arrivent du Rwanda afin d’accélérer le processus de la rwandanisation de la commune naissante de Minembwe. Et ces derniers jours, les vaillantes troupes des résistants congolais ont infligé des lourdes pertes aux forces d’invasion rwandaises qui ne s’attendaient pas à une telle résistance de la part des autochtones congolais abandonnés à eux-mêmes ! Les congolais ne le savent peut-être pas, mais la bataille de Minembwe est déterminante pour la réussite ou l’échec du plan rwandais de la balkanisation de la RDC !

Ainsi, lors de la première réunion du 15 juin, dès l’ouverture de la rencontre, c’est Azarias Ruberwa qui a pris le premier la parole pour demander qu’on examine les conditions pour arrêter les hostilités à Minembwe parce que, dit-il, « ces affrontements causent beaucoup de pertes parmi nos hommes» !
Suite à cette demande, un délégué congolais (dont nous taisons l’identité) a pris la parole et a sèchement répliqué à Ruberwa : «Nous en avons assez avec vous, les Rwandais ! C’est vous qui êtes responsables de toutes ces troubles dans notre région. Et vous Ruberwa particulièrement, vous êtes le chef des milices rwandaises qui sévissent dans les hauts plateaux de Minembwe. Nous vous demandons une seule chose : rentrez chez vous au Rwanda ! »
Le débat s’engagea. Et Ruberwa répliqua : nous sommes des congolais. Indigné, un des délégués congolais lui rétorqua : Qui est votre Mwami et où est votre  territoire ? Coincé, Ruberwa botta en touche et promis que sa délégation allait amener leur cahier des charges le lendemain. Après ce choc frontal, cette première réunion tourna très court et termina en queue de poisson...."


"Sous le Haut Patronage de Kagame et Felix Tshisekedi, Ruberwa « Négocie » la Commune de Minembwe !"




Compatriotiquement!



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Message  ndonzwau le 14/7/2019, 1:23 am


"Génocides dans la région des Grands Lacs :
La fin de l’état de grâce  pour Paul Kagame ?
L’ONU vient d’ouvrir la boîte de Pandore !

° https://www.info-apareco.com/2019/07/12/urgent-genocides-dans-la-region-des-grands-lacs-la-fin-de-letat-de-grace-pour-paul-kagame/

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« Le mot d’ordre était d’exterminer tous ceux qui tentaient de fuir à l’intérieur du Zaïre. Le monde ne le sait pas encore parce que les seuls médias qui contrôlaient cette guerre avaient reçu l’ordre d’étouffer cet autre génocide de la vengeance. Des centaines de milliers de Zaïrois furent abattus dans la foulée» ( Extrait du livre “Crimes organisés en Afrique Centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux”, Editions Duboiris 2004, P 177)
Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba 
Paris, le 12 juillet 2019
 
Ce 8 juillet 2019 à 20h 47’, un vieux rapport du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme (HCDH) rendu public le 26 août 2010 vient d’être réactivé sur les toiles. Ce volumineux rapport de 600 pages a recensé les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en  République du Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) entre 1993 et 2003. Et aujourd’hui, l’ONU relance ce dossier car elle estime que le massacre des réfugiés hutus rwandais commis par l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Paul Kagame, pourraient constituer un acte de génocide. Et déjà en 2010, les médias internationaux, dont notamment Le mondeet La Croix, prétendaient que si l’ONU avait décidé de fuiter express ce rapport accablant, c’était justement pour éviter que son «contenu explosif ne soit édulcoré par la raison d’Etat». Mais neuf ans après la diffusion de ce rapport, rien n’y fit ! Pourquoi ?
Toutes fois, en relançant ce dossier du «génocide des réfugiés hutus rwandais en RDC par Paul Kagamé et l’APR», l’ONU vient d’ouvrir, malgré elle, la boîte de Pandore. Car l’examen de ce dossier amènera enfin l’enquête judiciaire à poser les questions de fonds que l’on a escamotées dès le début des crimes commis depuis la première agression militaire de la RDC qui a eu lieu en 1996. L’enquête judiciaire devra déterminer d’abord tous les auteurs et les complices de ce génocide. Elle devra déterminer si Kagamé et ses officiers de l’APR dont James Kabarebe et «Joseph Kabila» sont les seuls auteurs de ces crimes ou s’il y a d’autres complices qui les ont aidés à accomplir ces massacres. L’enquête devra aussi identifier toutes les victimes de ce génocide. Elle devra déterminer si les réfugiés hutus rwandais ont été les seuls victimes de ce génocide ou s’il y a eu aussi d’autres groupes qui ont été les cibles de ces massacres planifiés à l’Est de la RDC.

C’est sur ces deux points que je voudrais attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale, afin que l’ouverture éventuelle de ce dossier que nous appelons de tous nos veux depuis près de 20 ans ne soit pas instrumentalisée et orientée vers les seuls objectifs des puissances occultes. Car nous estimons que le dossier du génocide des réfugiés hutus rwandais à l’Est de la RDC ne saurait être dissocié de celui du génocide des congolais, commis au même moment, sur le même territoire, par les mêmes auteurs et pour les mêmes objectifs ! Examinons donc pour cela les deux questions de fonds :

1ère question : Qui sont les auteurs et les complices de ce génocide ?

Dans son chapitre intitulé «Résumé exécutif», sous-titre «Historique et mandat» à la page 3, le Rapport Mapping (version française) affirme que «la découverte par la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO) des trois fosses communes dans le Nord-Kivu à la fin de 2005 s’est imposée comme un douloureux rappel que des graves violations des droits de l’homme commises dans le passé en République Démocratique du Congo (RDC) demeuraient largement impunies et fort peu enquêtées.»
Partons donc de ce constat de l’ONU pour essayer d’identifier tous les véritables auteurs de ces crimes.  Dans mon livre «Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux» (pp 166-171), j’explique la stratégie de Paul Kagamé qui consistait à rejeter toutes les solutions qu’on lui proposait pour rapatrier les réfugiés hutus rwandais au Rwanda. Car dans ses calculs, Kagamé (et ses alliés) avait besoin de la présence des réfugiés hutus rwandais au Zaïre comme prétexte afin de justifier le plan d’agression du Zaïre établi d’avance avec les Etats-Unis d’Amérique dans le but pour chasser Mobutu (objectif poursuivi par les Américains) et pour occuper l’Est du Zaïre (objectif poursuivi par Paul Kagamé). A cet effet, Kagamé avait dit à l’ambassadeur de l’Union Européenne Aldo Ajello ceci: «J’irai faire le job moi-même au Zaïre».  Et ce job-là consistait justement à éradiquer les «génocidaires» hutus rwandais réfugiés au Zaïre. Les victimes des fosses communes ne sont donc que le résultat du «job» effectué par Kagamé et ses officiers de l’APR. Dans le reportage du documentaire «Afrique en morceaux», le général rwandais James Kabarebe explique avec toute l’arrogance comment il avait organisé  et dirigé les bombardements des camps des réfugiés hutu de Sake et Mugunga.

Mais pourquoi en est-on arrivé à bombarder les camps des réfugiés de ces deux camps qui regroupaient plus de deux millions de réfugies hutus rwandais, alors qu’à l’initiative de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté le 15 novembre 1996, la résolution 1080 qui avait décidé de l’envoi dans le Kivu d’une force internationale d’interposition pour protéger justement les camps des réfugiés hutus rwandais? C’est en répondant à cette question qu’on peut identifier clairement les vrais commanditaires de ces crimes! Et il s’avère justement que ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui ont saboté cette résolution de l’ONU dont ils étaient pourtant signataires.
Rappelons pour mémoire que ce sont les experts du Pentagone sur le terrain des opérations à Goma qui avaient alerté leur hiérarchie à Washington pour lui expliquer que l’application de cette résolution de l’ONU de déployer une force d’interposition, sous le mandat du chapitre 7 autrement dit, avec l’autorisation de faire usage des armes à feu, cette résolution-là mettrait à mal le plan des Etats-Unis de poursuivre l’offensive avec l’Armée rwandaise, sous-couvert de l’AFDL de LD Kabila, jusqu’à Kinshasa pour chasser Mobutu. Devant ce dilemme, l’attaché militaire américain au Maroc à cette époque fut dépêché à Goma pour apprécier cette situation et conseiller Washington. L’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Dan Simpson, fut aussi consulté. Il fit publiquement son témoignage dans «Afrique en morceaux» en ces termes : « Nous savions que la décision d’envoyer les forces d’interposition à Goma était une tentative des français pour sauver Mobutu. Nous ne pouvions pas accepter cela. Pour nous, Mobutu devait partir. C’est tout ! » Les experts américains estimèrent donc que la France voulait sauver son allié Mobutu en barrant la route aux forces de coalition des 6 pays africains mis en place par la C.I.A et le Pentagone.
 
Ainsi, bien qu’ils aient voté la résolution et pris part aux travaux préparatoires de Stuttgart avec la France, le Canada, l’Espagne et l’Angleterre, les Etats-Unis changèrent brusquement d’avis sans informer leurs partenaires européens. Et sur recommandation pressante de Kagamé et Museveni, ils décidèrent de bloquer unilatéralement l’exécution de la résolution 1080 de l’ONU. Et pour éviter un débarquement surprise des troupes françaises à partir de leur base africaine de Libreville au Gabon, étant donné qu’elles avaient déjà le feu vert de l’ONU, Paul Kagamé ordonna à Laurent-Désiré Kabila de fermer d’urgence les aéroports de Goma et de Bukavu avec des fûts d’essence et des blocs de pierres!
Comme on le voit, les Etats-Unis d’Amérique sont indubitablement parmi les principaux commanditaires des actes barbares du bombardement des camps des réfugiés hutus rwandais de Sake et de Mugunga. Car, c’est à la suite de ces bombardements, que plus de deux millions des Hutus et des Zaïrois qui fuyaient dans la forêt ont été pourchassés et exterminés sans distinction par les troupes tutsi rwandaises, selon les détails accablants fournis par le film documentaire de l’Autrichien Hubert Sauper, Kisangani Diary, Loin du Rwanda, 1998.

Un autre groupe responsable et complice de ces crimes, c’est celui de LD Kabila et son conglomérat  de l’AFDL au service du Rwanda et de l’Ouganda à l’époque des faits. L’opinion tant nationale qu’internationale se souviendra du bras de fer qui avait opposé LD Kabila et l’ONU concernant l’opération de vérification des charniers qui avaient été signalés à Iyonda près de Mbandaka. La délégation de l’ONU chargé de vérifier les faits avait été bloquée pendant plusieurs jours à l’hôtel Intercontinental de Kinshasa sur ordre du Président LD Kabila, pour permettre aux agents spéciaux dépêchés à Mbandaka par l’ADG de l’ANR, monsieur Leta aujourd’hui en prison,  avec mission de déterrer nuitamment les squelettes des fosses communes et de les jeter dans le fleuve Congo. C’est seulement après avoir accompli cette sale besogne que l’autorisation fut donnée aux enquêteurs de l’ONU de se rendre sur les lieux à Mbandaka. Mais, informés sur l’intervention des services secrets congolais, la délégation des enquêteurs de l’ONU annula sa visite. D’aucuns se rappelleront que cet «incident» avait créé une forte tension entre le pouvoir et l’église catholique soupçonnée d’être à la base de cette «trahison» ! Malheureusement pour LD Kabila, quelques temps seulement après, ses alliés rwandais qu’il venait de couvrir lui menèrent la guerre jusqu’à son élimination physique !                        

2ème question : Qui ont été les victimes de ce génocide ?

Etant donné que les camps bombardés étaient essentiellement habités par les réfugiés hutus rwandais, il est tout à fait logique que ceux-ci soient les premières victimes visées par les criminels tutsis rwandais de l’armée de Paul Kagamé. Cependant, lorsque la presse à propagande américaine, CNN, avait annoncé après les bombardements ce qu’elle appelait «le retour volontaire et triomphal» de cinq cents mille réfugiés rwandais dans leur pays, et lorsque suite à ce mensonge, la Maison Blanche avait communiqué officiellement au SG de l’ONU qu’il n’y avait plus de nécessité d’envoyer les troupes d’interposition de l’ONU à l’Est du Zaïre, les autorités politiques zaïroises avaient émis une forte protestation et crié au scandale. Car au même moment, près d’un million et demi de réfugiés civils rwandais, hommes, femmes et enfants, étaient pourchassés et abattus comme des lapins dans la forêt tropicale à l’Est du territoire national! Mais il y avait aussi des centaines de milliers des familles zaïroises qui fuyaient la guerre et l’avancée des troupes rwandaises, et qui furent, elles aussi, exterminées dans la fouléeKagamé avait fait d’une pierre deux coups : Il avait par la même occasion l’opportunité d’éliminer d’un côte les hutus, ses ennemis mortels, et de procéder de l’autre côté, à l’extermination des congolais de cette riche région du Kivu dont il a conçu d’avance le projet d’occuper les terres! Dans les deux cas, le massacre est bel et bien planifié par Kagamé et le lobby tutsi-power, et il répond bien aux critères juridico-politiques du génocide !

Dans mon livre «Crimes organisés…» (pp 179-182), je signale les témoignages des rescapés aux massacres qui ont accepté de livrer leurs témoignages sous le sceau de l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité. Certains parmi eux on affirmé qu’après la 2eguerre de 1998 contre LD Kabila, l’armée rwandaise a procédé à une grande opération consistant à exhumer d’urgence tous les corps enterrés dans des charniers à travers la région du Kivu. Car Kagamé savait qu’il ne pouvait plus compter sur sa marionnette LD Kabila pour le couvrir devant la communauté internationale. D’autant plus que son ancien complice connaissait bien tous les emplacements des charniers. C’est pourquoi Paul Kagamé ordonna de vider toutes les fosses communes dans le Kivu et d’en transférer les contenus à Kigali pour enrichir le Mémorial du génocide de 1994. Ces témoignages furent confirmés par le Lieutenant Abdul Ruzibiza, membre de la garde rapprochée de Paul Kagamé, numéro matricule OP 1920. Dans son témoignage écrit, Ruzibiza dit ceci : «Je suis convaincu et j’affirme que les corps exhumés des fosses communes ne sont pas seulement ceux des Tutsi, parce que je connais des fosses communes où les Inkotanyi ont jeté pêle-mêle les corps des personnes qu’ils ont tuées, ils ont été inhumés ensemble, en les qualifiant tous des Tutsis » !Ce lieutenant a été éliminé en guise de représailles, une année à peine après la sortie de mon livre en 2004.

Il est donc clair qu’en relançant le dossier des massacres commis par Kagamé pour ne parler que du génocide des seuls hutus rwandais par les seuls criminels rwandais, l’ONU ouvre malgré elle la boite de Pandore. Car, comme nous venons de le démontrer, dans ce crime de génocide, Kagamé et son armée APR n’ont pas agi seuls, ils ont bénéficié de l’appui et de la complicité active des Etats-Unis d’Amérique et de l’AFDL de LD Kabila. Et les victimes programmées ne sont pas seulement les réfugiés hutus rwandais, mais aussi des centaines de milliers des familles congolaises.
Ainsi, la communauté internationale a été rattrapée par la justice. Elle a été prise dans son propre piège. Car, en voulant faire justice aux seuls rwandais, elle sera désormais obligée de traiter ce fameux génocide congolais dont personne ne veut parler jusqu’ici.

En l’absence d’un Etat et d’un pouvoir congolais, et au moment où le peuple congolais mène seul la bataille de Minembwe pour stopper le projet rwandais d’occupation et de balkanisation du territoire national, nous invitons les 80 millions de congolais issus des 400 ethnies du Congo à s’unir comme un seul homme pour faire pression sur l’ONU, afin de reconnaitre le génocide de plus de 12 millions de congolais, pour que justice leur soit rendu. Nos martyrs ont en droit !
Que Dieu bénisse le Grand Congo et son peuple ! 
  
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"Grands Lacs/ Génocides :La fin de l’état de grâce pour Paul Kagame ?"



"Maître Rety Hamuli : CPI ce qui se cache derrière l'affaire Bosco Ntanganda"





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Message  ndonzwau le 22/7/2019, 12:39 am


"Honoré Ngbanda réagira à la situation grave de Minembwe et s’adressera particulièrement aux militaires congolais
Ce Dimanche 21 juillet 2019
à 20H30 (heure de Kinshasa)"

° https://www.info-apareco.com/2019/07/20/a-suivre-absolument-honore-ngbanda-reagira-a-la-situation-grave-de-minembwe-et-sadressera-particulierement-aux-militaires-congolais/

"Honoré Ngbanda Appelle Tous les Congolais à Se Mobiliser pour Sauver Minembwe (FRANCAIS)"



"FLASH! Déjà impliqué dans plusieurs assassinats Vincent KAREGA, le nouvel ambassadeur-flic de Kagamé à Kinshasa !"
° https://www.info-apareco.com/2019/07/17/flash-deja-implique-dans-plusieurs-assassinats-vincent-karega-le-nouvel-ambassadeur-flic-de-kagame-a-kinshasa/

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Message  ndonzwau le 22/7/2019, 3:10 pm


"L’Adhésion de la RDC dans l’EAC : Les raisons d’un agenda géostratégique caché dicté par le Rwanda ? – JJ Wondo
° https://desc-wondo.org/ladhesion-de-la-rdc-dans-leac-les-raisons-dun-agenda-geostrategique-cache-dicte-par-le-rwanda-jj-wondo/
Les expériences en cours sur le continent africain montrent que la multiplication des accords régionaux ne facilite pas toujours la poursuite, dans la cohérence, de l’agenda de l’intégration régionale et continentale. Tous les acteurs du continent reconnaissent que les pays africains n’ont pas d’autres choix pour faire face aux contraintes que génère la mondialisation et pour en saisir les opportunités que d’accélérer la transformation des petites économies fragmentées du contient en un ensemble économique structuré et cohérent. C’est pour cette raison que les Communautés économiques régionales (CER)[1] ont été mises en place dans les régions africaines avec pour objectifs de construire la charpente institutionnelle de l’intégration afin d’organiser la mutualisation des ressources et des projets[2].

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Kagame_tshisekedi_jpg

Les pays membres de ces CERs, comme les CERs elles-mêmes, sont parties à de nombreux accords régionaux, espérant à la fois tirer profit des avantages commerciaux qu’ils peuvent y gagner et renforcer leur propre intégration. Ces deux objectifs ne s’arriment pas toujours correctement. Le continent africain est marqué par la multiplicité des blocs d’intégration. La plupart des États africains sont membres de plusieurs communautés d’intégration qui se chevauchent. La coexistence de ces communautés qui ne partagent pas toujours la même trajectoire institutionnelle, les mêmes objectifs économiques et la même cohérence juridique et politique est le plus souvent source d’incohérence et de difficultés dans la mise en œuvre de l’agenda de l’intégration au sein des régions. Mais en dépit de ces efforts en matière d’harmonisation des politiques des CERs, les progrès restent encore assez faibles et le rythme de réalisation de ces progrès n’est pas uniforme[3]. Certains pays, comme le Rwanda, tirent bien leur épingle du jeu, contrairement aux autres pays comme la RDC dont l’appartenance aux multiples CERs semble contreproductive pour son économie.  
Le présent article s’efforce de démontrer que derrière l’initiative d’adhésion de la RDC à l’EAC[4], la Communauté de l’Afrique de l’Est, l’enjeu pour le Rwanda est de remettre la RDC sous l’ancien ordre géopolitique régional qui a prévalu entre 1997 et 2003, dominé par le Rwanda, l’Ouganda et les pays de l’Afrique de l’Est.

Appartenance multiple et irréconciliable de la RDC à plusieurs organisations régionales


Dans sa page Facebook, Jean-Claude Maswana, professeur d’économie à l’université Ritsumeikan au Japon, émet de sérieuses réserves quant à la pertinence de l’adhésion de la RDC à l’EAC[5].
Selon lui, « l’une des raisons derrière les échecs successifs des initiatives d’intégration régionale prises par les pays africains se trouve être résumée par le dicton « Qui trop embrasse mal étreint » de nos pays. Pour plaire aux parrains, et sans réfléchir, la RDC veut s’engouffrer dans trois initiatives d’intégration régionale SADC, COMESA, dont elle est déjà membre, et AEA, aux accords, notamment tarifaires, et parfois irréconciliables. Même s’il y avait une nécessité ou une urgence, tout au moins une étude préalable devrait être menée. Ceci est d’autant plus nécessaire du fait que les effets économiques des accords tarifaires SADC et COMESA laissent croire que notre pays n’a probablement rien gagné (pour ne pas dire qu’il a perdu). Le gain antérieur n’étant visiblement pas perceptible, nous voilà en train de solliciter un autre engagement de libre-échange avec des pays qui pillent déjà de façon « libre » nos ressources en toute impunité et tuent en prime. C’est absurde comme démarche que Kabila a longtemps hésité de le faire lui-même à visage découvert. Enfin, lorsqu’on parcourt les détails des accords liant les membres de la SADC, COMESA et AEA, il apparaît bien qu’un pays ne peut pas techniquement appartenir à ces trois ensembles régionaux en même temps et tenir ses engagements tout en bénéficiant des effets attendus. Même si on pouvait trouver des mécanismes d’ajustement au passage, il faudra une expertise et une efficacité administrative que notre pays n’a même pas. Le fait de s’engager vers cette voie prouve en lui-même ce déficit en la matière.

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Source : Page Facebook Jean-Claude Maswana

Cette analyse du professeur Maswana relève les enjeux géostratégiques et géoéconomiques régionaux sous-jacents et contradictoires de cette adhésion dont l’analyse d’impact socioéconomique n’a surement jamais été effectuée en amont.

Une réintégration profitable au Rwanda qui ne cesse de pénétrer la RDC depuis la proclamation de Félix Tshisekedi
[...]


Conclusion


Comme on peut le constater, le président rwandais, Paul Kagame, maintient une fixation obsessionnelle de son voisin congolais en adaptant au gré de l’évolution politique de ce colosse aux pieds d’argiles sa stratégie. Cette fois-ci, c’est au travers de l’adhésion de la RDC à l’EAC que Kagame planifie de poursuivre l’exploitation économique de son voisin. Le profil politique affable du président Félix Tshisekedi, qui ne semble pas avoir été préparé à diriger le pays, à en croire une analyse du GEC[47], est une aubaine pour Kagame pour pénétrer économiquement et militairement la RDC. Comme l’a avancé le professeur Maswana et d’autres experts économiques contactés par DESC, aucune étude d’impact pertinente a été réalisée pour mesurer les dividendes qu’obtiendrait la RDC en cas d’adhésion. Ce, d’autant que son appartenance plurielle à plusieurs espaces régionaux peut finalement produire un effet contreproductif économiquement pour la RDC.
L’intégration de la RDC dans l’EAC risque de consacrer un retour en arrière de l’ancien ordre géopolitique AFDélien qui a prévalu avant la signature de l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba. En ce sens que sans une étude d’impact socioéconomique sérieuse sur les dividendes de cette intégration, c’est la RDC qui risque d’en être perdant au détriment de ses voisins de l’Est. Surtout qu’en même temps à l’Ouest, le futur pont entre les Deux Congo risque lui aussi de fragiliser l’économie moribonde congolaise. Est-ce le prix payé par Félix Tshisekedi pour bénéficier de la légitimation diplomatique de ses pairs de la région ? La question mérite d’être posée.


Références


[1] L’Afrique compte 14 CERs. Mais seuls huit ont été officiellement reconnus par l’Union africaine : la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ; la Communauté de Développement de l’Afrique du Sud-est (SADC) ; la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC) ; l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ; la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) ; le Marché Commun de l’Afrique du Sud-est (COMESA) ; la Communauté Economique des Etats Sahélo-Sahariens (CENSAD) et l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD).
[2] Cheikh Tidiane Dieye, « L’Afrique et le chevauchement des accords régionaux », Revue Interventions économiques [En ligne], 55, 2016, mis en ligne le 29 juin 2016, consulté le 09 juillet 2019. URL : http://journals.openedition.org/interventionseconomiques/2815 ; DOI : 10.4000/interventionseconomiques.2815.
[3] Ibid.
[4] East African Community.
[5] East African Community.
[6] Dans La Libre Belgique du 21 juin 2019, Kagame déclarait : “nous avions demandé au gouvernement précédent du Président Kabila de permettre à notre compagnie aérienne, Rwandair, d’ouvrir une liaison entre Kigali et Kinshasa. Cela avait été refusé. Je n’avais pas compris pourquoi. C’était juste de la politique. Mais, ils ont autorisé ces vols à présent sous la présidence de (Félix) Tshisekedi (le vol inaugural a eu lieu le 17 avril). Le trafic est énorme. L’avion est toujours plein. Il n’y a même pas assez de places. Cela démontre déjà une évolution très positive. Nous sommes même en train de formaliser une coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité pour pouvoir traiter régler les problèmes que posent les fauteurs de trouble le long de notre frontière commune. »

[7] Africa Confidential, 14 June 2019 – Vol 60 – N° 12
[8] Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, 3è Ed., Sedes, Paris, Septembre 2012, p.296.
[9] – plus le pays est enclavé, plus il cherche à s’intégrer vers des pays désenclavés
[10] L’intégration régionale conduit à étendre les actions à des domaines aussi divers que la défense et la sécurité.
[11] Le Rwanda cherche à appartenir à plusieurs entités régionales pour assurer sa sécurité et accroître son marché et l’accès aux ressources. En effet, plus le marché des pays est étroit, plus ces pays ont tendance à se regrouper, ce qui permet au pays en quête d’intégration d’être non seulement complémentaire aux autres Etats alliés, mais aussi compétitif dans cette période de mondialisation et surtout de capter des richesses de ses alliés.
[12] Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, 3è Ed., Sedes, Paris, Septembre 2012, p.293.
[13] L’enclavement du Rwanda fait que les produits importés soient relativement chers et ses produits d’exportation sont moins compétitifs sur le marché mondial.
[14] Banque africaine de développement, Rwanda : Document de Stratégie 2012-2016, octobre 2011.
[15] Eric Rutsindintwarane, Les facteurs d’intégration du Rwanda à la communauté de l’Afrique de l’est (Maitrise), Institut d’études Politiques de Toulouse – 2009.
[16] La question de la taille du marché est en effet centrale au sein des processus d’intégration. Un marché plus vaste est en effet censé favoriser le niveau de productivité.
[17] Eric Rutsindintwarane, Les facteurs d’intégration du Rwanda à la communauté de l’Afrique de l’est (Maitrise), Institut d’études Politiques de Toulouse – 2009

[18] Eric Rutsindintwarane, ibid.
[19] Le Rwanda exporte dans cette région une importante quantité de thé, café et autres produits agricoles notamment les pommes de terre. Plusieurs produits miniers exploités à l’est de la RDC et commercialisés par les comptoirs rwandais transitent par les pays de l’EAC.
[20] Pour les PIB réels des autres pays en 2006 et 2008 (en millions de dollars)  : Burundi : de 884 à 837 ; Tanzanie : 9 581 à 12 395 ; Ouganda : 8 659 à 10 875 et Kenya : 17 260 à 19 668. CUTS Geneva Resource Centre, Accession du Burundi et du Rwanda à la Communauté Est Africaine, son implication pour le Développement du Secteur Privé, Research Paper, 2010.
[21] CUTS Geneva Resource Centre, Accession du Burundi et du Rwanda à la Communauté Est Africaine, son implication pour le Développement du Secteur Privé, Research Paper, 2010.
[22] La géoéconomie fait de l’économie un des fondements de la puissance, à côté des forces militaires, diplomatiques et symboliques. Il parait évident que les intérêts économiques, les conflits autour de l’accès aux ressources et les pouvoirs liés aux contrôles des richesses sont des déterminants essentiels des rapports de force et des conflits. Les enjeux économiques sont au cœur de la géopolitique pétrolière, énergétique, environnementale et les captations des rentes sécuritaires, démocratiques, économiques fondent les jeux et les stratégies politiques. Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, 3è Ed., Sedes, Paris, Septembre 2012, p.104.
[23] Kris Berwouts, (ancien Directeur de l’EurAc : The European Network for Central Africa ) « Un semblant d’Etat en état de ruine », Rapport de mission en RDC – EurAc. www.eurac-network.org/web/uploads/documents/20100209. .
[24] Eric Rutsindintwarane, Les facteurs d’intégration du Rwanda à la communauté de l’Afrique de l’est (Maitrise), Institut d’études Politiques de Toulouse – 2009

[25] Cyril Musila,op. cit.
[26] AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre), RCD- Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie), CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), M23 (Mouvement du 23 mars), des rébellions créées sur base monoethnique (Tutsi).
[27] Georges Berghezan, « Réformes de l’armée congolaise : travail d’Hercule ou mythe de Sisyphe? », Grip n°4, Décembre 2012, p.5.
[28] En réalité, la perte d’influence du Rwanda en RDC a commencé progressivement en 1998. C’est depuis cette année que le Rwanda, par l’entremise des rébellions qu’il a soutenues en RDC perd du terrain. En effet, avec l’AFDL, le Rwanda contrôlait toute la RDC ; James Kabarebe, l’actuel ministre de la Défense du Rwanda, fut d’ailleurs chef d’état-major général des forces armées congolaises, les FAC. La création du RCD a permis au Rwanda d’occuper les deux Kivu, le Maniema, une partie de la Province Orientale et du Katanga, soit un tiers du territoire congolais. On peut constater que cet espace a rétréci. Entre 2006 et 2009, le CNDP s’est contenté de Rutshuru et de Masisi. Par ailleurs, avant d’être chassé de la RDC, le M23 n’a régné que sur la moitié du territoire que le CNDP contrôlait.
[29] L’accord de Lusaka a été signé par les Etats africains engagés dans le conflit en RDC (Angola, RDC, Angola, Namibie, Rwanda, Ouganda et Zimbabwe), les deux principaux mouvements rebelles congolais (RCD et MLC) ainsi que l’OUA, l’ONU, la Zambie et la SADC comme témoins. Cet accord a posé les principes de base qui ont présidé au processus de paix en RDC, notamment la cessation des hostilités, le retrait définitif des troupes étrangères du territoire de la RDC, le déploiement d’une force de maintien de la paix assurant la mise en œuvre de l’accord, le démarrage de négociations politiques inter congolaises, le désarmement des groupes armés et la formation d’une armée républicaine. Mais le cessez-le-feu ne sera jamais appliqué ni respecté et que les hostilités avaient repris entre belligérants. Finalement, le dialogue politique entre parties congolaises (le gouvernement et les rebelles) va aboutir à la signature de l’Accord global et inclusif à Pretoria le 17 décembre 2002, qui sera adopté à Sun City le 1er avril 2003. Par la suite fut signé en novembre 2004 à Dar-es-Salaam et ratifié en novembre 2006 à Nairobi le Pacte pour la paix et la stabilité de la région des Grands Lacs par onze Chefs d’État et de Gouvernement à savoir l’Angola, le Burundi, la RCA, la RDC, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la République du Sud Soudan, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie créant ainsi la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

[30] Cet accord cadre destiné à ramener la paix et la stabilité dans région des Grands Lacs, en particulier dans la partie Est de la RDC en proie à des groupes armés depuis près de deux décennies a été signé par l’Afrique du Sud, l’Angola, le Burundi, la République du Congo (Brazzaville), la RCA, la RDC, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Sud-Soudan et la Zambie.
[31] Cyril Musila, op. cit.
[32] Accord de Pretoria en décembre 2002 et accord de Sun City en avril 2003 sur le plan interne congolais.
[33] Cyril Musila, op. cit.
[34] Selon Vircoulon : « La débâcle du M23 est le résultat de plusieurs facteurs. Le premier, ce sont les sanctions économiques contre le Rwanda (accusé de soutenir la rébellion, ndlr). Il y a ensuite les pressions diplomatiques et l’isolement de Kigali. Afrikarabia, « Thierry Vircoulon : « Un nouveau scénario s’écrit au Kivu », 5 novembre 2013. « Il y a eu ce que l’on pourrait appeler un « alignement des planètes » francophones et anglophones sur le dossier rwandais. En clair, il y avait le couple France-Belgique d’un côté et le couple Grande-Bretagne-Etats unis de l’autre. On sait que depuis le génocide de 1994, les points de vue étaient « différents » sur la région. Aujourd’hui, tout le monde se retrouve pour dire que cette politique de contrôle indirect et d’interférence de Kigali au Congo, ne peut plus durer »
[35] Toutefois, il faut relativiser car lors de la deuxième guerre du Congo (1998-2002), la SADC a envoyé en RDC les troupes de l’Angola, de la Namibie et du Zimbabwe en soutien à l’armée loyaliste congolaise les FAC contre les rébellions soutenues par le Rwanda (RCD-Goma) et l’Ouganda (MLC). Cette intervention a suscité de controverses notamment au sein des Etats membres de la SADC qui se sont divisés en deux camps : le camp de l’option militaire défendue par les Etats pourvoyeurs de troupes et celui des partisans de l’approche diplomatique sous l’impulsion de l’Afrique du Sud, soupçonnée d’être du côté du Rwanda et de l’Ouganda.
[36] Cyril Musila,op cit.

37] Rapport intermédiaire du groupe d’experts sur la RDC, Conseil de sécurité, Nations unies, mai 2009.
[38] E. Debellex, « Les mines de coltan… Du sang sur les portables ».
[39] Jean-Jacques Wondo Omanyundu, Les Armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, Editions Monde nouveau/Afrique Nouvelle, Suisse, 2è Ed., Avril 2013, p.306.
[40] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-des-militaires-de-haut-rang-impliques-dans-le-commerce-de-l-or?id=8020078.
[41] Exposé de Masako Yonekawa (Université de Rikkyo – Japon), Caractère défectueux et prolongé des conflits contemporains et processus de pacification en RDC. Colloque du Cercle des Economistes Congolais, Bruxelles, 04 novembre 2017.
[42]Patrick Bigabo, KT Press, « Rwanda Has Become World’s Largest Coltan Exporter », Reports KT Press, /Kigali, 16/12/ 2014.
[43] https://www.agenceecofin.com/industrie/1906-67076-rwanda-la-premiere-raffinerie-d-or-du-pays-ouvre-ses-portes-avec-une-capacite-de-6-tonnes-par-mois.
[44] Global Witness, L’HEURE DE CREUSER PLUS PROFONDÉMENT, août 2017. https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/OECD_briefing_French_WIP4.pdf.
[45] http://uk-africa.blogspot.com/2013/02/president-paul-kagames-right-hand-men.html.
[46] https://www.radiookapi.net/2019/03/27/actualite/politique/john-kanyoni-fec-nous-avons-remarque-que-le-president-felix.
[47] http://congoresearchgroup.org/ludps-ou-la-difficile-transition-de-lopposition-au-pouvoir/.


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ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Empty Re: ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ?

Message  ndonzwau le 26/7/2019, 5:35 pm

Pierre Péan, l'opiniâtre et solide journaliste d’investigation français, est mort jeudi soir 25 juillet à l’âge de 81 ans. Personnellement je me sens un devoir de lui rendre ici un hommage appuyé : il a été un de ces rares français qui a eu le courage de nommer les méfaits de Kagame, le vainqueur dont on nous abreuvait l'histoire, quelles qu'aient été ses propres motivations !

De bonne guerre dirons-nous, la presse française qui rapporte son décès, s'étend volontiers sur ses enquêtes des personnalités historiques et surtout en vie et des dossiers français ou autour et relève à peine son autre chantier de prédilection, l'Afrique : la Centrafrique avec Bokasa, le Gabon avec Bongo et famille et surtout pour nous Congolais le Rwanda de Kagame.
En effet son livre « Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 » paru en 2005 lève un bon coin du voile sur les crimes et délits du FPR/APR de Kagame en 1994 et en passant prend la défense du gouvernement français, accusé d’avoir participé au génocide contre les Tutsis dans ce pays, la France où souffle un curieux "parti de l'étranger", noyautée qu'elle est par le lobby tutsi et non moins corrompue par une sacralisation aveugle du génocide dont furent hélas victimes Kagame et ses frères tutsi en avril-juillet 1994 au Rwanda.

Ce livre reste donc une charge implacable contre le régime hégémoniste tutsi de Kagame et celui-ci doit se réjouir qu'un de ses "inquisiteurs" les plus solides soit parti ad patres le laissant tranquille à continuer son interminable sacre national, régional, continental et international, à la gloire d'un homme et d'un régime aujourd'hui célébrés partout sans contradicteurs sérieux qui leur envoient au visage leur génocide et leur pillage organisé du Congo. On ne nous le fera donc pas à nous Congolais qui vivons le calvaire nous imposé par Kagame même grâce et à coup d'une propagande occidentale indifférente et complice : Kagame reste bien le "Chef d’État africain plus grand criminel encore en vie", comme dit l'autre.
"Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances" paru en 2010 est son autre livre qui prolonge le premier en dévoilant le jeu subtil des grandes puissances qui sèment le chaos au Congo et ailleurs pour en tirer toutes les ficelles.

Lisez et jugez vous-même ci-dessous un résumé du procès habituel fait à Péan à partir de son livre "Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994" par les tenants de la doxa génocidiste, qu'ils appartiennent au lobby tutsi ou pas. On peut demander à ces procureurs s'ils ont lu toute sa biographie africaine et notamment son livre Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances et qu'en pensent-ils ?
Un des contradicteurs de Péan nous assène cette juste vérité : "Ce n’est pas parce que cela se passe en Afrique qu’on peut écrire et dire n’importe quoi. Le devoir de vérité et son urgence sont les mêmes là qu’ailleurs". Il ne présent pas comment on peut lui retourner sa sentence : ce n'est pas non plus parce que cela se passe en Afrique qu'on peut interpréter les faits à l'aune du seul impératif d'excomuniation de tout génocide en faisant des victimes Tutsi vainqueurs effectifs sur le terrain de combat et au nom de cet impératif dont la version officielle admise par la CI nous abreuve de son histoire officielle (de vainqueurs), des saints devenus par cette grâce manchots à commettre à leur tour le moindre crime parce que victimes du génocide. S'est-il donné la peine d'aller voir au Congo le contre-génocide que Kagame y a semé et sème encore pour évaluer plus justement son régime et le projet autrement revanchard et punitif de son leader ?



"L’écrivain et journaliste Pierre Péan est mort
° https://www.nouvelobs.com/teleobs/20190725.OBS16420/l-ecrivain-journaliste-pierre-pean-est-mort.html

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? 19769911

Pierre Péan, l’un des plus grands journalistes d’enquête français, est décédé ce jeudi soir, à l’âge de 81 ans.

Pierre Péan, le grand journaliste d’enquête, est mort jeudi soir 25 juillet à l’âge de 81 ans. Originaire de la Sarthe, il fut, dans les années 1970, un grand spécialiste de l’Afrique. Son premier best-seller, « Affaires africaines », marque le début d’une série de livres d’enquêtes, sur l’affaire des diamants offerts par le dictateur centrafricain Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing, sur l’empire TF1, avec Christophe Nick, et sur la jeunesse de François Mitterrand.
Dans cet ouvrage, « Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947 », Pierre Péan révèle que le président socialiste a reçu la décoration de l’ordre de la Francisque des mains du maréchal Pétain. Ce sera son plus gros succès en librairie, celui qui le fera connaître du grand public. Il publie aussi une enquête sur le fonctionnement du quotidien « le Monde », dans les années où le journal est dirigé par Edwy Plenel, ou encore un travail minutieux sur la vie tumultueuse de Bernard Kouchner.

Vision humaniste et bienveillante de son métier

Dans les années 1990, il se spécialise dans des enquêtes historiques, sur Jean Moulin, la guerre d’Algérie, sur le banquier suisse François Genoud, exécuteur testamentaire d’Hitler. Un de ses travaux les plus controversés fut « Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 », dans lequel il prend la défense du gouvernement français, accusé d’avoir participé au génocide contre les Tutsis.
Pierre Péan détestait le terme « journalisme d’investigation », qu’il jugeait trop inquisitorial, trop accusatoire, trop « yankee ». Il préférait l’expression « enquête » qu’il jugeait plus conforme à l’esprit français. Il avait surtout une vision humaniste et bienveillante de son métier, rappelant à ceux qui le croisaient qu’il fallait toujours « s’attacher à comprendre les trajectoires des personnalités, sans les juger, sans les salir, tout en assumant la révélation des faits ».
Pierre Péan a collaboré à de nombreux journaux, tels que « Libération », « le Canard Enchaîné », « Actuel », mais n’a jamais voulu s’enfermer dans un titre, pour « garder sa liberté de jugement, et surtout avoir le luxe du temps, pour ne pas être prisonnier de la tyrannie de la vitesse ». Ces dernières années, il s’inquiétait de la dérive des médias, de ce qu’il appelait le « pilori de l’instantané ». Il part dans un moment où la question ne s’est jamais autant posée.


"L'écrivain et journaliste Pierre Péan est mort à 81 ans
° https://www.francetvinfo.fr/economie/medias/l-ecrivain-et-journaliste-pierre-pean-est-mort-a-81-ans_3552181.html
Enquêteur chevronné, il avait réussi l’un de ses plus gros coups avec le livre "Une jeunesse française", qui revient sur le passé trouble de François Mitterrand pendant l’Occupation.

Il s'est fait connaître avec ses longues enquêtes fouillées, qu'il publiait à raison d'un livre tous les un ou deux ans. Le journaliste Pierre Péan, dont les sujets de prédilection étaient l'Afrique, les médias et la face cachée des personnalités politiques, et qui avait révélé notamment le passé trouble de l'ex-président socialiste François Mitterrand pendant l'occupation nazie, est mort jeudi 25 juillet, a annoncé le magazine L'Obs
"Pierre Péan, le grand journaliste d'investigation, est mort jeudi soir à l'âge de 81 ans", écrit L'Obs sur son site internet, saluant "l'un des plus grands journalistes d'enquête français". Christophe Nick, auteur avec Pierre Péan d'une enquête sur TF1 en 1997, a également annoncé sa mort sur sa page Facebook jeudi soir, et l'a confirmé à franceinfo vendredi matin. "C'est terrible. Le Patron, Pierre Péan, mon ami, est parti ce soir", écrit-il.


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nouvelobs.com
L’écrivain-journaliste, Pierre Péan, est mort
Pierre Péan, l’un des plus grands journalistes d’enquête français, est décédé ce jeudi soir, à l’âge de 81 ans.

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L'affaire des diamants de Bokassa, c'est lui

Son coup de maître, il le réalise en 1994 avec Une jeunesse française : François Mitterrand 1934-1947, dans lequel le président socialiste s'explique pour la première fois sur son appartenance à la droite pétainiste qui allait engager la France dans la collaboration avec l'occupant nazi, avant son action dans la Résistance. N'ayant jamais peur des polémiques, il enquêtera aussi sur Jacques Chirac, Bernard Kouchner ou Jean-Marie Le Pen.
Fils d'un coiffeur de l'ouest de la France, il débute dans des cabinets ministériels au Gabon avant de se lancer dans le journalisme. Il passe par l'AFP puis L'Express et sort, en 1979, sa première grande affaire dans Le Canard enchaîné. Il s'agit de diamants que l'empereur Bokassa de Centrafrique aurait offerts au président français Valéry Giscard d'Estaing. Le scandale aura une grand retentissement à deux ans de l'élection présidentielle.

En 1983, il publie Affaires africaines, sur les relations entre la France et le Gabon. Il reviendra sur les sujets africains avec le génocide rwandais (dans Noires fureurs, blancs menteurs en 2005), où certains de ses propos sur les Tutsis feront polémique. "Ma méthode est exclusivement fondée sur le temps", expliquait celui qui s'est aussi intéressé aux grands médias avec son livre TF1, un pouvoir (avec Christophe Nick) et son enquête La Face cachée du Monde (2003, avec Philippe Cohen) qui met à mal la réputation du quotidien français le plus respecté."

° https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/07/26/mort-de-l-ecrivain-et-journaliste-d-investigation-pierre-pean_5493540_3382.html
° https://www.francebleu.fr/infos/medias-people/l-ecrivain-et-le-journaliste-pierre-pean-est-mort-1564130049
° http://www.lefigaro.fr/deces-de-pierre-pean-ecrivain-et-journaliste-d-enquete-20190726
° http://www.lefigaro.fr/vox/culture/pierre-pean-la-transparence-absolue-c-est-la-dictature-absolue-20190726
° https://www.marianne.net/societe/le-journaliste-pierre-pean-est-mort
° https://www.courrierdelouest.fr/actualite/disparition-le-journaliste-pierre-pean-avait-des-racines-familiales-angevines-26-07-2019-408205



"Pierre Péan est-il un adepte de la théorie du « complot tutsi » ?

° https://www.conspiracywatch.info/pierre-pean-est-il-un-adepte-de-la-theorie-du-complot-tutsi_a215.html

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? 1054782-1333101

Le procès s’est tenu la semaine dernière, du 23 au 25 septembre 2008, devant la XVIIème Chambre correctionnelle de Paris. Il fait suite à la plainte déposée, en octobre 2006, par Dominique Sopo, président d’SOS-Racisme, pour « diffamation raciale » et « incitation à la haine raciale » à l’encontre de Pierre Péan, auteur de Noires fureurs, Blanc menteurs (Fayard, 2005) et de son éditeur Claude Durand.

Voici les passages du livre incriminés :

« A ces rudiments d’histoire et de géographie, il est important d’ajouter et de garder en tête que le Rwanda est aussi le pays des mille leurres, tant la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis, et, dans une moindre part, par imprégnation, chez les Hutus » (p. 41).
« Les rebelles tutsi ont fait beaucoup mieux (que les leurres militaires). Ils ont réussi jusqu’à maintenant à falsifier complètement la réalité rwandaise, à attribuer à d’autres leurs propres crimes et actes de terrorisme, à diaboliser leurs ennemis. Enquêter au Rwanda relève du pari impossible tant le mensonge et la dissimulation ont été élevés par les vainqueurs au rang des arts majeurs… Kagame et ses collaborateurs tutsi ont, jusqu’à présent, réussi à ce que l’opinion publique internationale prenne des vessies pour des lanternes. (…) Cette culture du mensonge s’est particulièrement développée dans la diaspora tutsi. Pour revenir “l’an prochain à Kigali”, celle-ci a pratiqué avec efficacité mensonges et manipulations. Les associations de Tutsi hors du Rwanda ont fait ainsi un très efficace lobbying pour convaincre les acteurs politiques du monde entier de la justesse de leur cause. Elles ont infiltré les principales organisations internationales, et d’aucuns, parmi leurs membres, ont su guider de très belles femmes tutsi vers des lits appropriés… Leur brillante intelligence a su parfaitement se jouer de nombreux milieux intellectuels » (p. 44).

Pour se faire une idée, on lira avec profit ces articles contradictoires :
* Hervé Deguine (historien et journaliste, témoin de la défense dans le procès intenté à Pierre Péan), « Un écran de fumée sur le Rwanda » (Causeur.fr, 30 septembre 2008).
* Assumpta Mugiraneza (réalisatrice, diplômée en psychologie sociale et science politique, enseignante à Paris VIII), « Pierre Péan sur le Rwanda, ou le discours de la haine » (L’Arche, septembre 2006).
* «
Au Rwanda, le Tutsi est menteur et la femme Tutsi est une espionne, explique Pierre Péan » (Blog de Kagatama, 19 septembre 2008).
En attendant, rappelons que les « travaux » de Pierre Péan sur les massacres de Sabra et Chatila avaient donné lieu à un article extrêmement critique publié dans L’Arche (n°595-596, décembre 2007-janvier 2008).
Mise à jour (18/04/2009) :
Dans une tribune publiée le 14 avril 2009 dans Libération, le journaliste et réalisateur Jean-Christophe Klotz relève les erreurs commises par Pierre Péan dans son dernier ouvrage, Le Monde selon K., concernant le génocide des Tutsis :
« Pierre Péan me cite à plusieurs reprises. Je tiens à préciser ici qu’il le fait de manière totalement erronée. S’il ne s’agissait pas de faits aussi graves (le génocide des Tutsis du Rwanda de 1994), je me serais abstenu de le relever publiquement. Je ne sais pas par quel tour de passe-passe Péan affirme avoir eu accès à mon soi-disant “carnet de notes” qui aurait été “publié au moment de la diffusion de [mon] documentaire” (“Kigali, des images contre un massacre” – NDLR). Or ce carnet de notes – qui ne comporte que quelques pages griffonnées à la hâte – n’est pas sorti de mon bureau, et n’a jamais été rendu public. Mieux encore, les passages qu’il m’attribue sont en réalité tirés de deux articles d’un confrère, le journaliste Jean-Paul Mari, consultables sur Internet » (ici et là – NDLR).
Jean-Christophe Klotz continue :
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« Contrairement à ce qu’il affirme, Péan défend bien une thèse générale, celle du “double génocide” rwandais, que l’on croyait pourtant morte et enterrée depuis la Mission d’information parlementaire de 1998 qui avait invalidé la plupart des arguments des tenants de cette vision de l’histoire. C’est dans la défense passionnelle et obstinée de cette thèse que je vois la seule explication possible des erreurs, des approximations et des affirmations sans preuves que je lis dans son ouvrage.
(…) Cette vision erronée refait surface depuis 1994. Durant tout le génocide des Tutsis du Rwanda, la France officielle continuait à parler de massacres interethniques, renvoyant dos à dos les parties en présence, invoquant une sorte de fatalité, une sauvagerie à chercher du côté d’un soi-disant atavisme africain. Il suffit de voir le vocabulaire et les tournures de phrases employées par Péan pour voir que rien ne fera bouger les tenants de cette version : « les massacres succèdent aux massacres » (Le Monde selon K., p. 140 – NDLR) écrit Péan, en 2009, à propos de la situation à Kigali au mois de mai 1994, cherchant à effacer d’une phrase quinze ans de rapports officiels, de travaux historiques et d’enquêtes journalistiques.
Or il se trouve que j’étais à Kigali durant le génocide, n’en déplaise à Péan qui rappelle – à juste titre cette fois – que ce n’est pas une raison suffisante pour connaître la vérité. Mais “y être” permet tout de même d’approcher une forme de vérité, celle du témoignage. En revanche, est-ce bien sérieux de la part de Péan d’écrire deux livres sur un pays qu’on ne connaît qu’à travers des documents et des témoignages, sans jamais y avoir mis les pieds ?</spa n>
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(…) A mon sens, Péan est prisonnier de ses réseaux d’information. Ses sources appartiennent au réseau ou plutôt à un ensemble de réseaux qui regroupent les militaires français de l’Association France-Turquoise, les membres et les partisans des autorités rwandaises en place au moment du génocide, et des opposants au régime actuel de Paul Kagame. Certains recoupements parmi ses sources sont trop troublants pour ne pas être relevés. Pierre Péan cite notamment des personnalités comme Faustin Ntilikina, auteur d’un livre préfacé par Bernard Lugan , universitaire d’extrême droite dont les travaux sont contestés par la communauté scientifique, et très présent sur le site de l’Association France-Turquoise. Le =18&tx_ttnews[backPid]=11&cHash=949d001a76]livre en question est édité par la maison d’édition les Sources du Nil, qui propose aussi sur son site un ouvrage de Ferdinand Nahimana , condamné à perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour avoir été l’un des promoteurs de la tristement célèbre Radio-télévision libre des Mille Collines (RTLM).
(…) Ce n’est pas parce que cela se passe en Afrique qu’on peut écrire et dire n’importe quoi. Le devoir de vérité et son urgence sont les mêmes là qu’ailleurs. »


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Message  ndonzwau le 28/7/2019, 10:23 pm


"Si ces jeunes congolais avaient lu Pierre Péan ?
° http://www.ingeta.com/si-ces-jeunes-congolais-avaient-lu-pierre-pean/
Il y a deux jours que Pierre Péan est passé de l’autre côté ! Paix à son âme !
L’autre jour, en voyant des jeunes congolais coiffés de bérets rouges et en train de crier « mingi mingi Raïs », je me suis exclamé en me disant : « Si ces jeunes congolais avaient lu Pierre Péan, ils seraient peut-être tombés que la confidence que Sassou Nguesso lui fait sur leur fameux « Raïs ». Peut-être qu’ils changeraient d’avis. »

Sur « le mystère Joseph »

Bon ! La mort de l’école et du livre au Congo-Kinshasa, la montée du fanatisme, de la bêtise et du culte de la personnalité, le chômage et l’abrutissement massifs des jeunes, « la défaite de la raison » et le rejet de l’art d’argumenter de manière rationnelle et raisonnable, etc. pourraient jouer de façon que la lecture de Pierre Péan n’incite pas à renoncer à la médiocrité.
A Oyo, le 08 août 2008, voici ce que le Président Sassou Nguesso confiait à Pierre Péan sur « le mystère Joseph », « mingi mingi Raïs » : « Venu de nulle part, en quinze jours il a eu les honneurs de Paris, Bruxelles, Londres et Washington…Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagame, mais, la nuit tombée, il marche avec lui…Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent… »

"La mort de l’école et du livre au Congo-Kinshasa, la montée du fanatisme, de la bêtise et du culte de la personnalité, le chômage et l’abrutissement massifs des jeunes, « la défaite de la raison » et le rejet de l’art d’argumenter de manière rationnelle et raisonnable, etc. pourraient jouer de façon que la lecture de Pierre Péan n’incite pas à renoncer à la médiocrité."
Et Pierre Péan ajoute : « Cinq mois après ces confidences, Paul Kagame et Joseph Kabila surprenaient les observateurs des Grands Lacs en décidant de mener ensemble la chasse aux Hutu des FDLR dans les forêts du Kivu. Le premier en affirmant qu’il en allait de la sécurité, le second qu’il en allait de la restauration de la souveraineté sur l’ensemble du territoire congolais. Lorsque j’appris cette stupéfiante nouvelle, les paroles entendues à Oyo me revinrent évidemment en mémoire, Joseph, cheval de Troie ? » Extraits de « Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique », Paris, Fayard, 2010, p. 531-532.
Lire ces extraits n’aurait peut-être pas suffi si l’étude des humanités (littéraires, scientifiques, pédagogiques, etc.) n’avaient pas proposé la lecture d’Homère et de la mythologie grecque. Cela n’aurait peut-être pas suffi dans un pays où l’obscurité permanente et le manque d’accès à Internet pour le plus grand nombre rend difficile l’accès à Wikipédia.

Péan, Sassou et le cheval de Troie

Si cela était possible, voici ce que nos jeunes coiffés de bérets rouges auraient pu lire :
« Après avoir vainement assiégé Troie pendant dix ans, les Grecs ont l’idée d’une ruse pour prendre la ville : Épéios construit un cheval géant en bois creux, dans lequel se cache un groupe de soldats menés par Ulysse. Un espion grec, Sinon, réussit à convaincre les Troyens d’accepter l’offrande, malgré les avertissements de Laocoon et de Cassandre. Le cheval est tiré dans l’enceinte de la cité, franchit donc les portes Scéesa, les Troyens font alors une grande fête. Lorsque les habitants de Troie sont pris par la torpeur de l’alcool, la nuit, les Grecs sortent du cheval et ouvrent alors les portes, permettant au reste de l’armée d’entrer et de piller la ville. Tous les hommes sont tués, les femmes et les filles sont emmenées comme esclaves. Les enfants mâles sont tués eux aussi pour éviter une éventuelle vengeance. »

"Si ces jeunes congolais coiffés de bérets rouges avaient lu Pierre Péan ? S’ils avaient étudié ou lu et approfondi certains textes de la mythologie grecque, il est possible qu’ils pourraient changer d’avis et rompre avec la bêtise…Il est possible qu’ils guériraient de leur fanatisme…"
« La torpeur de l’alcool » (BMW?), « la nuit », « l’entrée de l’armée grecque dans la ville », « le pillage », « les crimes contre l’humanité », « le viol des femmes et des filles devenues esclaves », « l’extermination des enfants mâles »…voilà ce que permet « un cheval de Troie ». Peut-il être applaudi, présenté comme « autorité morale » et « social-démocrate » dans « une ville » (ou un pays) qu’il contribue à détruire en offrant à certains de ses habitants cupides et avares de l’alcool et des billets de banque ? Amnésie quand tu nous tiens !
Ah ! Si ces jeunes congolais coiffés de bérets rouges avaient lu Pierre Péan ? S’ils avaient étudié ou lu et approfondi certains textes de la mythologie grecque, il est possible qu’ils pourraient changer d’avis et rompre avec la bêtise…Il est possible qu’ils guériraient de leur fanatisme…
Et qui est Paul Kagame dont le « mingi mingi Raïs » est « le cheval de Troie » ? Lisons encore Pierre Péan. Sassou Nguesso lui fait une autre confidence très importante à ce sujet."


"Hommage au grand journaliste Français Pierre Péan, ami de l'Afrique !
° https://blogs.mediapart.fr/freddy-mulongo/blog/260719/hommage-au-grand-journaliste-francais-pierre-pean-ami-de-lafrique
C'est un ami de l'Afrique qui s'en va : Pierre Péan ! Chapeau bas, pour ce grand journaliste Français d'investigation aux enquêtes fouillées. Il avait la passion de son métier. Le diamant de Bokassa, c'est lui. Les Affaires africaines franco-gabonaises, c'est encore lui. Il a gagné son procès contre des lobbyistes qui voulaient le museler pour son livre: Noirs fureurs, blancs menteurs!
[...]
Rwanda: accusé de provocation raciale dans son livre sur le génocide, Pierre Péan relaxé en appel
PARIS (AFP) - mercredi 18 novembre 2009 - 14h58 - La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi la relaxe de l'écrivain et enquêteur Pierre Péan et de son éditeur qui étaient poursuivis pour diffamation raciale et provocation à la haine à la suite du livre sur le génocide rwandais "Noires fureurs, blancs menteurs".
Son avocate, Me Florence Bourg, a salué "une victoire de la liberté d'expression".
De son côté, l'avocat de SOS Racisme, partie civile au procès, Me Lef Forster, a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.
Dans ce livre sur le génocide rwandais, qui en 1994 a fait selon l'ONU 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie, Pierre Péan soutient que "la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis".
"Dès leur plus tendre enfance, écrit-il encore dans les quatre pages incriminées, les jeunes Tutsis étaient initiés à la réserve, au mensonge, à la violence et à la médisance". "C'est ce qui fait de cette race l'une des plus menteuses qui soit sous le soleil".
En octobre 2006, de telles affirmations avaient décidé SOS Racisme à porter plainte. Pour l'association, ces propos - d'autant plus graves selon elle qu'ils émanent d'un écrivain "de renommée" - sont les mêmes que ceux qui ont conduit au génocide.
En dépit de cette argumentation, le 7 novembre 2008, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Pierre Péan et son éditeur Claude Durand.
Le ministère public avait alors fait appel sur le seul délit de provocation à la haine raciale, tandis que SOS Racisme avait fait appel sur le tout.
A l'audience, l'avocat général avait requis une peine d'amende. Mais mercredi, la cour d'appel, présidée par Alain Verleene, ne l'a pas suivi.
Dans un premier temps, la cour a estimé, tout comme les juges de première instance, que les propos litigieux "ne présentaient pas de caractère diffamatoire".
Pour les magistrats parisiens, il s'agit en effet de "l'expression d'un point de vue, discutable mais argumenté, permettant d'expliquer, au moins en partie, la thèse de la manipulation de l'opinion publique internationale soutenue par Pierre Péan et ne franchissant pas les limites permises par la liberté d'expression".
Les juges soulignent en outre que l'auteur ne stigmatise pas "l'ethnie tutsie en tant que telle", mais prête "la culture du mensonge" également aux Hutus et plus généralement aux Rwandais, sans jamais nier la réalité du génocide.
Concernant la provocation à la haine raciale, la cour d'appel a considéré que M. Péan ne pouvait être condamné car il n'avait pas eu "l'intention coupable d'inciter, de provoquer ou d'encourager des sentiments de haine ou des comportements positifs que la loi réprime"...."



"Pierre PEAN, à contre-courant sur l’Afrique.
° https://www.iris-france.org/44218-pierre-pean-contre-courant-sur-lafrique/
Le point de vue de Pascal Boniface

On se rappelle que suite à son livre Noires fureurs, blancs menteurs, Rwanda 1990-1994, Pierre Péan avait été traîné en justice, de façon difficilement compréhensible, pour complicité de provocation à la haine raciale par SOS-Racisme. Il a gagné ses deux procès tant en première instance qu’en appel. Il avait été profondément meurtri par ces accusations aux antipodes de son parcours et de ses convictions. Fort heureusement, loin de l’avoir abattu, ce mauvais procès lui a donné l’énergie pour poursuivre son travail d’investigation. Cela donne un livre fort : Carnages, (Fayard) un gros pavé de 570 pages qui vient apporter un éclairage tout à fait nouveau sur la tragédie que subit, dans une relative indifférence, la République Démocratique du Congo, les différents crimes contre l’humanité et guerres civiles dont les populations africaines sont les victimes et le jeu des grandes puissances. Son livre fera date et sera très utile pour les historiens et tous ceux qui voudront écrire de façon dépassionnée sur les événements gravissimes qui se sont déroulés dans cette partie du monde. Le silence relatif qui accompagne son livre laisse dubitatif.

Pierre Péan reprend et développe la thèse qu’il avait commencé à développer dans son premier livre. Paul Kagamé, l’homme célébré dans le monde occidental comme ayant mis fin au génocide du Rwanda, a commis par la suite de nombreux crimes contre l’humanité. Sans que l’on puisse déterminer de façon certaine s’il a lui-même organisé l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, il savait qu’il ne pouvait parvenir au pouvoir que par un conflit armé, qu’il préparait de longue date et non pas par la voie démocratique. Il a par la suite étendu la guerre à la République Démocratique du Congo, se livrant de nouveaux à de nombreuses exactions pour pouvoir tirer profit des multiples richesses de ce pays. Les accusations de complicité de génocide portées contre la France, qui ne sont ni fondées et sans le moindre début de preuve, participent à une stratégie visant à réduire l’influence de la France en Afrique et à tétaniser son action. Pour Péan « la Françafrique est le faux nez dissimulant les menées de divers intérêts surtout anglosaxons. » (p41) Il estime que si la politique africaine de la France doit susciter examen critique, elle ne mérite pas d’être critiquée en bloc alors que le silence demeure sur la politique dans le continent des autres grandes puissances (USA, Royaume-Uni, Israël, Chine, etc).

La partie la plus novatrice du livre de Pierre Péan concerne la politique israélienne en Afrique en général, et plus particulièrement les liens établis entre Paul Kagamé et Israël.
Il développe également de longs passages sur le Soudan. Selon lui, les accusations de génocide portées contre ce pays ou les appels à la solidarité pour la cause du Darfour, sont en fait une stratégie menée par Israël et les États-Unis pour affaiblir un État africain et musulman qui pourrait faire contrepoids à leur propre influence dans le continent africain. Il démontre que pour Israël, le Soudan fait partie d’une certaine vision de sa profondeur stratégique. Si le passage qui consacra ce pays à l’encontre de la présentation très négative qui en est souvent faite, est convaincant d’un point de vue stratégique, il ne faut pas oublier néanmoins que le président du Soudan a été inculpé de crimes de guerre par la cour pénale internationale.
À l’automne 2010, le secrétaire général de l’ONU publiait un rapport sur les exactions de l’armée de Kagamé en RDC. Il évolue à 4 millions le nombre de morts de ce conflit.

Jusqu’ici quelques voix éparses s’étaient élevées contre Kagamé. S’il s’agissait de Français, on les accusait de vouloir dissimuler la responsabilité de Paris dans le génocide. Il était plus problématique de faire ce reproche à la justice espagnole qui lance les mêmes accusations, à Carla Del Ponte, Emma Bonino ou Boutros Boutros Ghali, qui ont depuis longtemps souligné la responsabilité de Kagamé. Il devient plus difficile aujourd’hui pour Kagamé d’évoquer le génocide de 1994 pour masquer sa responsabilité dans la suite des évènements.
On peut reprocher à Péan d’être parfois trop systématique, sa démonstration est néanmoins impressionnante et ne peut être balayée d’un revers de main."


"Pierre Péan, patriote-enquêteur et combattant !"
° https://www.marianne.net/debattons/billets/pierre-pean-patriote-enqueteur-et-combattant

"Pour le journaliste Pierre Péan, l’enquête est close"
° https://www.liberation.fr/france/2019/07/26/pour-le-journaliste-pierre-pean-l-enquete-est-close_1742374


"Pierre Péan. Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique
° https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2011-2-page-137.htm?try_download=1


° https://desmotsdeminuit.francetvinfo.fr/miscellanees/la-memoire-dmdm/pierre-pean-1938-2019-le-temps-de-lenquete-contre-limmediatete-contemporaine/
° https://www.tdg.ch/culture/deces-ecrivain-journaliste-pierre-pean/story/12737743
 

"Jésus, l’espion venu de Kigali - Par Bénédicte Kumbi Ndjoko
° http://www.ingeta.com/jesus-espion-kigali/
Les services de sécurité ougandaises ont mis la main sur un groupe de 40 espions rwandais qui opéraient au sein d’une église pentecôtiste en Ouganda. D’après l’article du SoftPower News, ces espions déguisés en pasteurs et membres des services secrets rwandais, opéraient directement sous la supervision de l’ambassade rwandaise à Kampala. Selon toujours le même article, le but des opérations des hommes de Kagame consistait à déstabiliser et à mettre à mal la sécurité du pays par le moyen de l’infiltration de la société ougandaise par l’entremise du religieux.
En lisant cette histoire, je n’ai pu m’empêcher de penser au Guatemala. Quelle relation y a-t-il entre le Guatemala et cette histoire d’espions rwandais me demanderez-vous?

Le Guatemala, la république bananière et la CIA

Dans l’histoire du Guatemala, l’année 1954 est une année clé. La United Fruit Company, une multinationale américaine, qui disposait de grandes quantités de terres et qui avait fait construire un chemin de fer pour uniquement faire acheminer des bananes (d’ou le nom « République bananière ») et qui avait aussi des activités d’espionnage dans le pays s’oppose à la politique de Jacobo Arbenz, alors président. Elle craint les syndicats de travailleurs qu’il décide de mettre en place et la restitution possible des terres aux indigènes, qui fait partie du programme gouvernemental. Cette nouvelle politique met également à mal le pouvoir des élites blanches d’ascendance européenne qui tiennent le pays depuis des siècles car elle favorise la montée en puissance de ceux qui ont toujours été considérés comme des déclassés sociaux, les Indiens. Les intérêts des classes dominantes ainsi que la peur qu’éprouvent les Etats-Unis de voir s’installer un gouvernement de gauche dans la région vont amener la CIA, avec l’aide de la United Fruit Company et sous la bénédiction des élites de mener un coup d’Etat militaire et de renverser le gouvernement d’Arbenz démocratiquement élu. Celui-ci sera forcé à l’exil. Il finira sa vie au Mexique, après que son pays d’origine, la Suisse, lui aura refusé le droit de s’y installer.

"Lorsque l’on se penche sur les témoignages des populations indiennes qui subissent les attaques du gouvernement, c’est qu’avant les massacres de grandes ampleurs sous Ríos Montt, les Etats-Unis vont envoyer une grande quantité de missionnaires au Guatemala, dont des pentecôtistes. Les populations maya, à majorité catholiques, vont se convertir et se tourner en masse vers l’Eglise pentecôtiste croyant y trouver protection."
A dater de ce moment le Guatemala va inexorablement s’enfoncer dans la dictature. A partir de 1978, on commence à dénombrer des massacres des populations indiennes, maya en particulier, qui représentent 50 % de la population guatémaltèque. Les attaques des villages indiens, ainsi que les enlèvements de membres de cette population qui résiste s’intensifie sous la présidence d’Efraín Ríos Montt, qui commet à son tour un coup d’Etat en 1982, toujours avec l’aide de la CIA. Un fait intéressant à relever, lorsque l’on se penche sur les témoignages des populations indiennes qui subissent les attaques du gouvernement, c’est qu’avant les massacres de grandes ampleurs sous Ríos Montt, les Etats-Unis vont envoyer une grande quantité de missionnaires au Guatemala, dont des pentecôtistes. Les populations maya, à majorité catholiques, vont se convertir et se tourner en masse vers l’Eglise pentecôtiste croyant y trouver protection.

Il faut aussi ajouter que le président Ríos Montt est lui-même d’obédience pentecôtiste. Aussi, cette église occupe une place privilégiée dans la vie guatémaltèque en opposition à l’Eglise catholique qui est elle assimilée dans les discours officiels à un suppôt du communisme, idée soutenue par le fait que la Guerre froide n’es pas encore arrivée à son terme. Outre cette réalité, les sources de l’époque montrent également que beaucoup des massacres commis contre les populations indiennes avaient souvent lieu au moment où les fidèles se retrouvaient pour assister au culte. Ajoutons aussi un élément qui semble important dans la compréhension de l’implication des pentecôtistes dans les affaires de l’Etat, à savoir l’idée propre à ce courant protestant que la citoyenneté s’exerce activement par la prière, le jeune et la guerre spirituelle. Ce dernier aspect en particulier doit les amener à se reconstruire en tant que chrétiens et s’ils sont en mesure de se changer eux-mêmes, ils sont également en mesure de reconstruire des nations entières par la foi.

Les mouvements religieux et la déstabilisation des pays

Ceci étant dit, il ne s’agit pas ici de questionner en profondeur la vision du monde des pentecôtistes, même si c’est d’un grand intérêt, mais de remarquer comment les techniques de mobilisation des esprits, un modus operandi de la suggestion et de la domination prend forme sur des territoires et contre des populations soumises à des attaques violentes. Trop souvent, nous avons le sentiment que les problèmes que nous rencontrons sont singuliers, (ils le sont dans une certaine mesure) et ne peuvent s’expliquer en dehors de leur propre production. Pour ce qui nous intéresse ici, le cas guatémaltèque met en lumière une des manières de travailler de la CIA. L’utilisation de mouvements religieux par les services américains est particulièrement lié au nom de Allen Dulles; nom qui devrait faire réagir chaque Congolais, dans la mesure où il est intimement lié à l’assassinat de Patrice Lumumba.

"Il ne s’agit pas ici de questionner en profondeur la vision du monde des pentecôtistes, même si c’est d’un grand intérêt, mais de remarquer comment les techniques de mobilisation des esprits, un modus operandi de la suggestion et de la domination prend forme sur des territoires et contre des populations soumises à des attaques violentes."
Allen Dulles, qui deviendra par la suite chef la CIA, s’illustre déjà durant la Deuxième Guerre mondiale par son utilisation d’hommes d’Eglise, catholiques ou protestants, pour mener à bien des missions d’espionnages. C’est à partir de la Suisse particulièrement, qui durant cette période fourmillait d’espions, que nombre de ces opérations seront menées. A sa mort, en 1969, l’agence ne se départira pas des pratiques qu’il aura inaugurées. Ainsi, le Church Committee institué en 1975 pour étudier les opérations américaines liées aux activités des services secrets discutera au moins de quatorze cas où au moins 21 individus, des hommes d’église, des missionnaires, seront utilisés afin de mener à bien des opérations secrètes de la CIA. On peut ainsi lire dans le rapport que: « La CIA a payé des salaires, des primes ou les dépenses du personnel religieux ou a aidé à financer des projets qu’ils dirigent. La plupart des individus ont été utilisés à des fins d’actions secrètes. Plusieurs ont participé à de grands projets d’actions secrètes au milieu des années 1960, visant à «concurrencer» le communisme dans le tiers monde…. »
Selon l’idée de la division du travail, d’autres organisations façades de la CIA, comme USAID, vont également soutenir et financer des organisations à caractère religieux, pour la traduction de la Bible en plusieurs langues notamment, et dans le même but de déstabiliser des Etats et imposer les vues américaines. Le Guatemala est un des pays qui a eu à souffrir de l’intrusion américaine par l’entremise de ses missionnaires, mais on peut également nommer des pays comme l’Inde, la Colombie, le Mexique, le Brésil, la Papouasie Nouvelle Guinée.

Museveni, Kagamé et la question du soutien américain

Il me semble, que c’est à la lumière de ce que nous savons des activités des services secrets américains sur l’utilisation de la question religieuse que nous devons lire ce qui se passe aujourd’hui en Afrique avec les églises évangéliques et en Ouganda en ce moment.
Après la chute du mur de Berlin et l’accession de l’administration Clinton au pouvoir, les cartes vont être reconfigurées afin de présenter au devant de la scène ceux que l’on appelle les new African leaders, Kagame et Museveni, entre autres. Ceux-ci bénéficieront de l’expertise américaine en matière militaire et certainement aussi en matière de manipulation des masses. Les expériences latino-américaines sur cette question, où encore le fait qu’en 1972, Indira Gandhi prend la décision de ne plus accepter des universitaires américains sur le sol indien, du fait des opérations qu’ils menaient pour le compte de CIA sous couvert de recherches académiques, ont mondialement jeté une lumière négative sur les activités de l’agence de renseignements américain.

"Il est important pour nous de bien comprendre le mode opératoire de ceux qui chapeautent la misère mortifère dans nos pays et qui manquent singulièrement d’imagination lorsqu’il s’agit de mettre à genoux les peuples considérés comme inutiles mais dont les terres et leurs richesses sont estimées indispensables à leur sécurité extérieure."
Ceci a certainement dû peser sur la décision des services américains de ne plus utiliser leurs propres hommes d’églises ou missionnaires de façon massive mais de plutôt favoriser le travail des locaux dans leurs entreprises. Les young African leaders, Tomikotisa, et les nombreuses « églises » que l’on connaît au Congo sont les matérialisations de cette idée. Ce que fait le Rwanda en Ouganda, c’est ce que les Américains ont fait eux-mêmes dans différents pays pris pour cibles durant plusieurs années. Ceci nous amène également à observer de très près ce qui se joue autour de la foi au Congo, avec un président féru de représentations mystiques et des pasteurs prêts à vendre le paradis au tout venant et à trouver des sorciers tapis dans l’ombre et prêts à en découdre avec une société ignorant sa propre déliquescence.

La question que l’on peut se poser alors et que l’article du SoftPower News semble laisser de côté est celle-ci: Yoweri Museveni, comme Mobutu en son temps, a-t-il fait son temps pour les Américains? Plus qu’une question d’incompatibilité d’humeur entre le vieux boucher et son jeune protégé, s’agirait-il, encore une fois d’un remaniement dans la région des Grands lacs piloté de l’extérieur? De l’autre côté, on peut également se demander si Paul Kagame est réellement tombé en disgrâce auprès de ses parrains comme on ne cesse de nous l’annoncer depuis bientôt deux ans avec insistance? En attendant de voir ce qui va se passer sur le terrain et de répondre avec certitude à ces questions, il est important pour nous de bien comprendre le mode opératoire de ceux qui chapeautent la misère mortifère dans nos pays et qui manquent singulièrement d’imagination lorsqu’il s’agit de mettre à genoux les peuples considérés comme inutiles mais dont les terres et leurs richesses sont estimées indispensables à leur sécurité extérieure."


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau le 2/8/2019, 11:52 pm


"FLASH/ La diaspora en colère contre Félix Tshisekedi. Félix Tshisekedi a trahi la RDCongo
Message des résistants congolais au peuple congolais"

° https://www.info-apareco.com/2019/08/02/flash-la-diaspora-en-colere-contre-felix-tshisekedi-message-des-resistants-congolais-au-peuple-congolais/



"ALERTE/Candide OKEKE (VPN/APARECO) appelle le peuple congolais à la mobilisation pour sauver la RDC"

° https://www.info-apareco.com/2019/07/30/alerte-candide-okeke-vpn-apareco-appelle-le-peuple-congolais-a-la-mobilisation-pour-sauver-la-rdc/




"Déclaration politique de l’APARECO
L’APARECO dénonce la corruption et la manipulation des institutions de la RD Congo et des chefs coutumiers par Paul Kagamé !"

° https://www.info-apareco.com/2019/07/25/urgent-lapareco-denonce-la-corruption-et-la-manipulation-des-institutions-de-la-rdc-et-des-chefs-coutumiers-par-kagame/

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Message  ndonzwau le 16/8/2019, 3:08 am


"Le jeu trouble de la Banque mondiale pour couvrir le Rwanda - Par Patrick Mbeko
° http://www.ingeta.com/le-jeu-trouble-de-la-banque-mondiale-pour-couvrir-le-rwanda/
Les « révélations » du Financial Times sur la manipulation des statistiques économiques par le régime de Paul Kagame font couler beaucoup de salive et d’encre. Pour ceux qui connaissent le dossier rwandais, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Il y a deux ans, en février 2017, lors d’un débat télévisé qui m’a opposé à des journalistes rwando-burundais pro-Kagame, j’ai expliqué que les chiffres sur la « performance » économique du Rwanda relevaient d’un mirage, que la fameuse croissance économique tant vantée par les pays et institutions du Nord masquait la réalité du pillage des ressources de la RD Congo par le Rwanda — pillage qui a longtemps profité à ces pays et à leurs multinationales. Cette entreprise de falsification et de dissimulation a bénéficié de la complicité des institutions comme la Banque mondiale. À ce propos, nous écrivions dans notre livre « Stratégie du chaos et du mensonge » (2014) ce qui suit :

« […] les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux continuent de louer les “performances” économiques du Rwanda sans se préoccuper de leurs aspects illicites. Dans les couloirs de la Banque mondiale pourtant, nul n’ignore les raisons profondes qui expliquent les fameuses “performances” économiques du Rwanda, mais aussi de l’Ouganda. […] Quand on sait que la Banque mondiale est un instrument aux mains des États-Unis et de leurs alliés, qui soutiennent le Rwanda et l’Ouganda, ses prises de position à l’égard de ces deux pays deviennent compréhensibles. La direction de la Banque mondiale justifie l’octroi ou non de prêts par des raisons purement économiques. Mais la réalité est que cette politique d’octroi des prêts est avant tout déterminée par l’intervention du gouvernement américain auprès de la Banque sur la base d’objectifs principalement politiques. Cela ne veut pas dire que les objectifs économiques n’ont aucune importance mais ils sont subordonnés ou complémentaires à des choix politiques et stratégiques. L’Ouganda et le Rwanda étant les “sous-traitants” des États-Unis, de leurs alliés et des multinationales occidentales dans la région, ils ne peuvent que passer pour être de “bons élèves” de la Banque mondiale malgré le caractère illicite de leurs “performances” économiques. Telle est la loi du libre marché. » (Patrick Mbeko & H. Ngbanda, Stratégie du chaos et du mensonge, L’Érablière, 2014, p. 212-213).

La morale de l’histoire : il ne faut pas être mystifié par toutes ces grandes organisations occidentales qui n’ont d’internationales que le nom. Toujours faire preuve de vigilance et de rigueur lorsqu’on est confronté à des rapports émanant de ces institutions qui, de temps à autres, fonctionnent comme de véritables organisations maffieuses. À bon entendeur, je bois mon lait nsambarisé…"

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Mbeko-Africa24-1024x576





"Le Rwanda a manipulé ses statistiques économiques, selon le Financial Times"
° https://www.france24.com/fr/20190813-rwanda-manipulation-statistiques-pauvrete-economiques-financial-times



Le Financial Times a publié mardi une longue enquête sur le Rwanda montrant que Kigali a modifié ses statistiques sur la pauvreté en 2015. Cette manipulation avait déjà été révélée par France 24 en 2015.

Il y a quatre ans, des sources crédibles et un lanceur d’alerte avaient dit à France 24 que le Rwanda avait changé ses statistiques économiques pour masquer une hausse de la pauvreté. Le prestigieux Financial Times, grâce à des data journalistes, est arrivé à la même conclusion mardi 13 août.
C’était en 2015, juste avant le referendum visant à changer la constitution. Un changement qui permettait à Paul Kagame de rester en théorie au pouvoir jusqu’en 2034. À l’époque, le pouvoir ne voulait surtout pas que les données officielles montrent une augmentation du nombre de pauvres.

Selon le quotidien, l’"analyse des 14 000 données du rapport ainsi que des entretiens avec des universitaires montrent que la hausse des prix pour les familles rwandaises a, dans l’hypothèse la plus probable, entraîné une hausse de la pauvreté entre 2010 et 2014". Le Financial Times ajoute qu’il y a eu "des tentatives récurrentes depuis 2015 pour fausser les résultats" sur la pauvreté.
Le Rwanda rejette les accusations du journal. La Banque mondiale également – du moins officiellement. Car le Financial Times publie ce mardi en exclusivité une lettre interne rédigée en 2015 par cinq employés et adressée à la direction de la Banque.
"De récents développements montrent qu’il existe potentiellement de sérieux risques pour la réputation de la Banque si ses opérations concernant le Rwanda continuent sur la même trajectoire", peut-on lire.
Les auteurs de la lettre s’inquiètent "de la manipulation des statistiques officielles et de l’impossibilité de transmettre en toute transparence des données fiables"."


"Rwanda: les chiffres de la pauvreté dénoncés par le «Financial Times»
° http://www.rfi.fr/afrique/20190814-rwanda-chiffres-pauvrete-denonces-le-financial-times

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 Un enfant fait la manche à Kigali, Rwanda. (Image d'archive) :copyright: JOSE CENDON / AFP

Le quotidien britannique confirme la « très probable » manipulation des chiffres de la pauvreté au Rwanda. La Banque mondiale aurait été alertée dès 2015 par plusieurs de ses employés. Le miracle économique rwandais a plusieurs fois été questionné par des universitaires, notamment en 2015 après la publication de statistiques faisant état d'un taux de pauvreté en baisse de six points entre 2011 et 2014. C'est précisément sur cette période que deux journalistes du Financial Times ont enquêté.

Pour le Financial Times, le taux de pauvreté n'a pas baissé entre 2011 et 2014. Au contraire, il a très probablement augmenté. Selon les auteurs de l'enquête, les prix auraient grimpé beaucoup plus que ne l'admet le Rwanda dans ses calculs, notamment en zone rurale. Or une inflation plus forte signifie aussi une pauvreté plus grande.
Même les consultants qui collaborent avec le Rwanda ont fait état de chiffres très différents des données officielles, assure le journal, exemples à l'appui. Au sein de la Banque mondiale, le sujet divise également. En décembre 2015, cinq employés ont tiré la sonnette d'alarme.

Dans une lettre anonyme reproduite en partie par le Financial Times, ils évoquent la « manipulation des statistiques officielles et l'impossibilité de fournir des données publiques fiables ». C'est la réputation de la Banque mondiale qui est en jeu, écrivent-ils en substance à la direction.
Cependant, leur lettre est restée sans réponse. Son existence n'est d'ailleurs pas confirmée aujourd'hui par l'institution. La Banque mondiale a en revanche depuis 2015 défendu plusieurs fois l'analyse du gouvernement rwandais.
Le Rwanda, de son coté, rejette les conclusions de l’enquête du quotidien britannique. Selon lui, les progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté sont incontestables."

° https://www.france24.com/fr/20151102-rwanda-manipuler-chiffres-pauvrete-economie-kagame
° https://www.bbc.com/afrique/region-49343124
° https://www.dw.com/fr/le-rwanda-accus%C3%A9-davoir-manipul%C3%A9-ses-chiffres-sur-la-pauvret%C3%A9/a-50023587
° http://www.france-rwanda.info/2019/08/rwanda-les-chiffres-de-la-pauvrete-denonces-par-le-financial-times-rfi.html


"Rwanda: where even poverty data must toe Kagame’s line"
° https://www.ft.com/content/683047ac-b857-11e9-96bd-8e884d3ea203

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In landlocked Rwanda, a small mountain state in the centre of Africa, strongman President Paul Kagame has overseen a miracle. From the ashes of a genocide in which some 800,000 people were killed in just 100 days, Mr Kagame has built a thriving economy, clamped down on corruption and lifted thousands of people out of poverty, official data show. Since he became president in 2000, growth in gross domestic product has exceeded 7 per cent a year, infant mortality has halved and access to education and healthcare has soared. In turn, the country has become a darling of the development community. The World Bank has committed more than $4bn to the country since the 1994 genocide and championed huge structural reforms in sectors including health, education and agriculture.

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People shop at a market in Kayumbu, Rwanda. FT analysis of Rwandan statistics shows rising prices meant poverty most likely increased between 2010 and 2014

Even as some exiled former allies have questioned the government’s economic performance and criticism of Mr Kagame’s authoritarian tactics has mounted, the World Bank’s support has continued. In the past decade, opposition parties have been squeezed out of the political system and dozens of regime opponents have been detained or died in suspicious circumstances. Mr Kagame was elected for a third term in 2017 with 99 per cent of the vote. In 2018, World Bank funding to Kigali more than doubled to a record $545m. Yet a Financial Times analysis of government statistics has found that the data look to have been misrepresented on at least one occasion, casting doubt on both the strength of the proclaimed economic miracle and the integrity of Rwanda’s relationship with its biggest donor. The Rwandan government says poverty has reduced progressively since 2001 in the country of 12m people. But according to an FT analysis of survey data published by the Rwandan bureau of statistics, poverty increased during at least one important period — the run-up to a referendum in 2015 that allowed Mr Kagame to extend his then 15-year rule for up to another two decades. Opposition politicians say the country’s poverty level is part of a much bigger deception over economic progress in which donors, keen to laud Rwanda as a success story, have become complicit. Chart showing how Rwandan poverty rate for 2011 varies based on use of different deflators

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*“[The government is] trying to convey that we are developing so they can hide what is really going on,” says Diane Rwigara, who was jailed for 12 months after she challenged Mr Kagame for the presidency in 2017. “When you come here as a visitor all is put in place to impress you, but the reality is well hidden. You have to live it to believe it.”
A small number of academics first challenged Rwanda’s poverty statistics in 2015, leading the country to revise its analysis in 2016 and the World Bank to publish its own response last year. The academics’ findings, some of which have been published by the Review of African Political Economy, are compelling, independent experts say, but have been drowned out by the strength of Rwanda and the World Bank’s comprehensive denials. However, the FT analysis of the survey’s more than 14,000 data points and interviews with academics shows that rising prices for Rwandan families meant poverty most likely increased between 2010 and 2014.

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A group of World Bank staff wrote a letter to its then president Jim Yong Kim in 2015 signalling their concern over what they called 'the manipulation of official statistics' in Rwanda © AP

Rwanda and the World Bank reject the FT’s findings, insisting their own calculations are accurate. “Rwanda’s performance in poverty reduction . . . is unequivocally real,” Yusuf Murangwa, director-general of the National Institute of Statistics of Rwanda, says. Progress was further corroborated, he adds, by the positive trend in other areas including financial inclusion, the expansion of tax receipts and the results of the country’s demographic and health surveys. “None of that would have been possible if poverty had actually been rising, as alleged,” he says. Critics such as David Himbara, who was head of Mr Kagame’s strategy and policy unit until he fled the country in 2010 over what he says was his reluctance to massage official data, insist that poverty levels are just one of many manipulated figures in a regime where even statistics must toe the party line. “Every number for Kagame matters whether it is politics or economics, and that is the way he convinces the donors to look away from his repression and rather concentrate on economic development,” says Mr Himbara, speaking from Canada, where he lives in self-imposed exile.
“[The donors] can look away from the authoritarian side because he promises to deliver on the economy, so he has to keep showing that the numbers are great.” Chart showing how Rwandan poverty rate has declined but then stalled in recent years

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The NISR assesses poverty levels via a regular household survey that asks what a representative sample of Rwandans are consuming on an annual basis. The NISR then compares the costs of those goods to a national poverty line. The result of its fourth such survey was published in August 2015 as Mr Kagame was preparing for the referendum. Every assessment since 2001 had recorded a drop in the number of poor in the country and the government expected progress to be made again. The 2015 report did not disappoint. The proportion of the country living in poverty had fallen from 44.9 per cent of the population in 2011 to 39.1 per cent in 2014, it said.

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Traders on the Rwanda-Congo border. Research shows average prices increased by at least 30% between 2011 and 2014, meaning poverty would have risen, not fallen :copyright: World Bank

But the finding was immediately challenged. Measuring levels of poverty, like calculating other economic indicators, is a complex process in which different assumptions need to be made about factors ranging from the type and value of the products consumed by the population to how prices are likely to have changed over time and geography. On this occasion, Rwanda’s statisticians had decided to update the basket of goods used to calculate the poverty line for the first time since 2001. The adjustment was necessary, the NISR said, because of changes in how people were living and eating. While countries often update the way their poverty line is calculated, NISR did not initially make the same adjustments to the results of the previous survey, rendering the government’s comparison of poverty levels between 2011 and 2014 flawed, experts such as the Belgian academic Filip Reyntjens said. In response, Rwanda analysed the results of the survey again in 2016, publishing a new report in which it used a cost of living index to adjust the results of the 2011 study to 2014 prices. The result, Rwanda said, was the same — the poverty rate had fallen.
“The key conclusion — that poverty fell substantially between 2010/11 and 2013/14 — is robust: it holds true,” Mr Murangwa said in the report. In fact, poverty had fallen by 6.9 percentage points, even further than first thought, he added. The FT analysis of the same data contradicts that finding, suggesting there has been a consistent attempt since 2015 to misrepresent the results. According to the FT calculations it is only possible to show a poverty decline of 6.9 percentage points if the mean value of the NISR’s cost of living index was 4.7 per cent. Put more simply, poverty could only have fallen by such a large margin if average prices for the poorest 40 per cent of households increased by 4.7 per cent or less between January 2011 and January 2014.

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Chart showing how Rwanda's inflation rate has been lower than most of its peers in recent years


Four academics contacted by the FT say they believed prices in rural communities increased by significantly more than 4.7 per cent during the period in question and that it looked like a low estimation of price rises had been used to skew the results and imply a reduction in poverty that did not exist. Sam Desiere, a senior researcher at Belgium’s University of Leuven who has studied Rwanda’s poverty statistics, says average prices probably increased by at least 30 per cent between 2011 and 2014 based on his analysis of price data included in Rwanda’s household survey. That conclusion would imply that poverty increased by about 6.6 percentage points, according to the FT analysis. “The higher the inflation rate,” says Mr Desiere, “the more poverty increases.” Rwanda denies that it has misrepresented the results. “The claim that poverty in Rwanda increased between 2011 and 2014 is wrong,” says Mr Murangwa.

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The Rwandan capital, Kigali. Opposition politicians say the country's donors, which include the World Bank, are complicit in deceiving the world about the true levels of poverty in Rwanda :copyright: AFP

The NISR later added that it was “inappropriate” to use a mean of the cost of living index to understand how it adjusted prices between the two surveys but declined to provide any further details about the rates it used. The subjectivity of the assumptions economists must make to estimate and compare poverty levels makes it very difficult to reach a definitive conclusion. But even Rwanda’s own consultants disputed the government’s view that poverty had declined. UK-based consultancy Oxford Policy Management was hired by the NISR to help it complete the poverty analysis in 2015, as it had done on each of the three previous surveys. OPM’s team found that poverty had increased by at least 6 per cent but the finding was rejected by the Rwanda government, according to a person familiar with the company’s work for the NISR, who asked not to be named. With the constitutional referendum approaching that December, officials were under pressure to show continued progress and there was no way an undesirable increase in poverty could be tolerated, the person says. After weeks of debate over Rwanda’s proposed new methodology, OPM ended the contract and did not sign off the final report, the person adds. OPM confirmed it was contracted by NISR in 2015 to help analyse the results of the survey but declined to comment further due to client confidentiality. Inside the World Bank, the poverty report had also split opinion. While the country office officially backed the findings, five World Bank staff sounded an alarm in a letter to the organisation’s senior leadership, details of which are published here for the first time.
“Recent developments point to potentially serious reputational risks for the Bank if its Rwanda operations continue in the current trajectory,” the officials wrote in the letter dated 1 December 1 2015 and addressed to Jim Yong Kim, then World Bank president, Makhtar Diop, then vice-president for Africa, and Diarietou Gaye, then country director for Eritrea, Kenya and Rwanda.

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Rwandan president Paul Kagame. Official statistics say he has overseen GDP growth of 7 per cent a year, but critics say his government has manipulated the figures to hide repression under his regime :copyright: Reuters

The group, calling itself “Professionals for Truth in Aid”, signalled their concern over what they called “the manipulation of official statistics and failure to provide reliable data openly”. The group received no response and decided to go no further. “We sent it anonymously because we were so afraid of retaliation [from the Rwandan authorities],” says one of its authors, who asked not to be identified. The World Bank says it cannot verify the authenticity of the letter or confirm whether it was received by Mr Kim, Mr Diop or Ms Gaye because it was not sent using the institution’s official whistleblowing systems. Regarding OPM’s alleged concern over the reliability of the poverty data the World Bank said it was “aware of the discussions [between OPM and NISR in 2015] but was not privy to the deliberations between the government and its consultant”.

Recommended David Pilling America must allow Rwanda to make its own choices

The World Bank has twice defended the government’s poverty analysis: in a 25-page report in September 2018 called Revisiting the Poverty Trend in Rwanda and in a public statement in April. In both papers, the World Bank said the wide discrepancy between the consumer price index — which puts inflation for 2011-14 at 23 per cent — and the much lower index used by the NISR required further investigation but backed the conclusion that poverty had dropped. “We have not found any clear sign of errors or manipulations,” it said. One of the problems in reaching a definitive answer on what the survey data show is the variety of options for counting inflation. Rwanda, for example, argues that the CPI inflation rate of 23 per cent is skewed towards urban prices, and that the cost of foodstuffs in rural areas — 80 per cent of Rwanda’s population lives in rural communities — was increasing more slowly from 2011 to 2014. The government’s overhaul of its agriculture sector from 2008 led to increased productivity, which improved the standard of living for rural families, it says.
But An Ansoms, a professor in development studies at the University of Louvain in Belgium, says the policy had the opposite impact. Under the programme, which was supported by the World Bank, farmers were instructed to grow specific crops in specific regions. The programme led to increased productivity, but also “huge price inflation” for those crops that people did not grow, Ms Ansoms says. “In perfect economic theory, you would have perfectly integrated markets and then you would get economies of scale effects . . . but that is not what happened.” The rising prices led to increased scarcity for many smallholder farmers in the rural areas where Ms Ansoms conducted field work between 2010 and 2014, she says. “Even if people got a quite decent price for their maize,” she says, “the bargaining power of the salary that they got was not at all at the same level of what they produced before.”"



"La face cachée du modèle rwandais - The Wall Street Journal - 07/04/2019
° https://www.courrierinternational.com/article/economie-la-face-cachee-du-modele-rwandais

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Construction d’un immeuble de bureaux à Kigali, au Rwanda, le 28 août 2018. KRISTIN PALITZA / DPA

Vingt-cinq ans après le génocide, le président Paul Kagame est le “chouchou” des institutions économiques internationales, qui saluent la forte croissance du pays et les avancées sociales. Mais pour certains chercheurs, ce miracle n’est en réalité qu’un mirage.

Kigali (Rwanda) – Vus depuis les blocs de béton qui marquent les tombes des 250 000 victimes du génocide de 1994, les immeubles étincelants de la capitale de ce pays d’Afrique de l’Est sont le signe le plus évident qu’il se passe quelque chose de grand ici.
Un quart de siècle après le massacre de 15 % de la population [800 000 personnes, essentiellement des Tutsis, ont été tuées selon les Nations unies], le Rwanda est considéré comme un modèle de développement africain, et Paul Kagame, son président à la main de fer, est le chouchou du Forum économique mondial et autres conférences économiques internationales.

Plus de 7 % de croissance annuelle

L’économie du pays connaît une croissance moyenne de 7,3 % chaque année depuis 2000, soit davantage que celle de ses voisins riches en minerais. L’agence gouvernementale Rwanda Development Board, où les investisseurs locaux et étrangers peuvent monter une société en six heures, en ligne s’ils le souhaitent, est étudiée par les autres pays d’Afrique.
Les associations de défense des droits humains et un nombre croissant de chercheurs font cependant valoir que le miracle économique rwandais a un côté plus sombre. Les chercheurs se demandent si l’économie marche aussi bien que ce que montrent les chiffres. Ils accusent le gouvernement de manipuler les statistiques de la pauvreté et de la croissance, ce que celui-ci dément.
“Tout ce qui concerne le Rwanda est complètement clivant”, confie Pritish Behuria, chercheur au Global Development Institute de l’université de Manchester, en Angleterre.

“Ceux qui ont beaucoup critiqué la situation au Rwanda ne peuvent plus, pour la plupart, se rendre dans le pays.

Kagame, partisan de la manière forte
Au cœur de ce débat se trouve ce qu’on..."


"L’AMELIORATION DE L'ECONOMIE RWANDAISE ACCELERE LES INEGALITES ET L'INFLATION

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° http://afrocentricity.info/audio-video/lamelioration-de-leconomie-rwandaise-accelere-les-inegalites-et-linflation/5275

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Le 13 août 2019, sur la base de données fournies par des journalistes, le journal « Financial Times » a déclaré que « le Rwanda avait manipulé ses statistiques de pauvreté », rappelant d’ailleurs qu’en 2015, la télévision « France 24 » avait aussi signalé que le pouvoir de Kigali aurait manipulé ses statistiques économiques 1.


1. « FINANCIAL TIMES », LE JOURNAL DES RICHES PLEURENT LES PAUVRES DU RWANDA

L’objectif recherché selon les journalistes de « Financial times » et de « France 24 » aurait été pour le Président Paul Kagamé de justifier la modification de la Constitution rwandaise pour rester au pouvoir et s’affranchir indirectement des règles permettant une alternance démocratique dans ce pays. Mais chacun sait que le « développement économique accéléré » au Rwanda ne s’accommode pas d’un développement démocratique accéléré.
L’argument principal des journalistes-accusateurs repose sur l’augmentation de l’inflation et la hausse du prix à la consommation, notamment la hausse des prix du panier de la ménagère et des familles rwandaises entre 2010 et 2014, attestant ainsi d’une hausse significative de la pauvreté dans le pays dès 2015. La manipulation tiendrait aussi à un changement du mode de calcul au plan national de ces indicateurs, notamment juste avant le référendum de 2015, ce qui aurait permis au Président Kagamé de justifier la prolongation de son règne de 15 au pouvoir pour au moins plusieurs autres mandats présidentiels, voire la présidence à vie.
Les informations « internes » de cinq membres du personnel de la Banque mondiale et provenant d’une lettre anonyme non reconnue par cette institution aurait indiqué en 2015 qu’il y aurait eu une « manipulation des statistiques officielles » par le Rwanda. Ces informations, non fondées, n’ont pas empêché les deux institutions de Bretton-Woods (banque mondiale et fonds monétaire international) de fournir les données statistiques économiques sur le Rwanda y compris celles concernant l’évolution de l’inflation, notamment les prix à la consommation ou le niveau de pauvreté.

Autrement dit, les données internes et étrangères à la Banque mondiale n’engagent pas cette institution. Il se peut que ce soit les journalistes peu vertueux qui ont été eux-mêmes manipulés en oubliant de faire de l’économie et en choisissant, sous le couvert de l’anonymat, de faire de la politique avec des accusations à charge contre l’Etat rwandais. Les motivations sont donc ailleurs. Reste à savoir pour le compte de qui ? Il importe donc de chercher à savoir : à qui profite cette dénonciation cabalistique qui repose uniquement sur deux indicateurs économiques ?
Les données fiables et provenant de sources crédibles et officielles démontrent qu’il y a, au Rwanda, une augmentation du prix à la consommation en cours et que la pauvreté tend à s’accélérer du fait des inégalités. En effet en 2016, 20 % de la population la plus riches s’octroyait près de 50,8 % -soit la moitié- des richesses du pays alors que les 20 % de la population rwandaise la plus pauvre se partageait au maximum 6 % de cette richesse. Cet écart se serait creusé du fait de la politique de développement accéléré qui tend à passer sous silence les effets de cette croissance rapide sur les inégalités et ses conséquences sur la partie fragilisée et peu loquace, -autocratie oblige- de la population.

2. LE RWANDA REJETTE LES FAUSSES ACCUSATIONS

Néanmoins, le Gouvernement rwandais a rejeté les conclusions de Financial Times et de France 24 2.
Toutefois, le Gouvernement rwandais gagnerait en crédibilité sur ce sujet à fournir les données statistiques sur les dix dernières années ainsi que les modes de calcul utilisés afin de permettre à des structures indépendantes et officielles de constater avec lui, les « progrès » réalisés ou pas sur le plan des inégalités, de la création de richesses, des emplois décents créés et de la réduction effective de la pauvreté.
La réalité observée à partir des données de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international que l’on ne peut accuser de « manipulateurs » est bien plus complexe.
Le Rwanda présentait une croissance de 8,5 % du PIB en 2018 avec une inflation estimée à 1,4 %. Les pronostics pour 2019 font passer la croissance économique à 7,8 % avec une inflation en augmentation à 3,5 % et même 5 % en 2020. Le taux de croissance étant supérieure à l’inflation, la gouvernance économique du Rwanda reste bonne.

Pour la pauvreté, en 2016, 38,2 % de la population était en dessous du seuil de pauvreté alors qu’au Burundi voisin, le nombre est au-dessus de 60 %, et en RDC, il est du même ordre.
Mais 55,5 % de la population rwandaise vit avec moins de 1,90 $EU par jour (chiffre de 2016, WB) contre près de 70 % pour le Burundi ou la RDC. Avec 3,20 $EU par jour, la population rwandaise (classe pauvre classe moyen confondues) vivant dans une pauvreté relative serait de 79,7 % (chiffre WB en 2016).
Aussi, l’inflation considérée souvent comme « une perte de pouvoir d’achat de la monnaie » et qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix doit être proscrit. Mais le procès qui est fait au Rwanda semble s’apparenter à un problème d’augmentation significative de la hausse du coût de la vie. Il n’est pas sûr que cela s’accompagne d’une perte de pouvoir d’achat de la monnaie rwandaise. Car s’il y a en effet une augmentation générale de l’inflation passant de 1,4 % en 2018 à 3,5 % en 2019 (soit plus qu’un doublement), il y a aussi eu des augmentations des salaires et des revenus, ce qui a sorti une partie significative de la population de la pauvreté. Une analyse plus approfondie s’impose donc sinon il s’agirait pour les accusateurs peut-être plus d’un procès politique sur le choix politique du Rwanda de diversifier ses partenaires en ne privilégiant plus systématiquement les Etats-Unis. Il est possible que les accusateurs refusent de reconnaître une réussite économique de ce pays, ce en comparaison d’autres pays africains, disposant pourtant d’importantes matières premières que n’a pas le Rwanda.
En réalité, la hausse du coût de la vie et le doublement de l’inflation risquent de promouvoir une discrimination entre les catégories d’agents économiques au Rwanda. Il est sûr que les pauvres seront les premiers touchés et qu’à ce titre, une correction du mode de calcul de l’indice à la consommation (qui reste une mesure incomplète) pourrait avoir été pensé par les statisticiens nationaux pour limiter les effets négatifs de l’inflation sur la partie de la population la pauvre et la plus défavorisée. Mais cela reste à prouver !

3. L’inflation affecte l’économie nationale dans son ensemble et pas uniquement la consommation des ménages.

L’argument utilisé selon laquelle les chiffres de la pauvreté en 2015 et 2018 auraient été manipulée pour faciliter le maintien au pouvoir du Président Kagamé me semble fallacieux. Une autocratie n’a pas besoin de justifier son maintien au pouvoir par la manipulation de deux indicateurs économiques.
Il faut remettre tout ceci dans son contexte et comparer ce qui est comparable. Il est vrai que la démocratie n’est pas au rendez-vous au Rwanda. Mais ce ne sont pas ces mêmes journalistes occidentaux qui sont prompts, ailleurs en Afrique, à valider les contre-vérités des urnes dès lors que les intérêts de leur pays ou de leurs entreprises multinationales sont en jeu ?
Si l’accent avait été mis sur le financement et la fourniture de statistiques fiables par les Africains pour les Africains avant la création de la Zone de libre-échange continental (ZLEC) promue par le Président Joseph Kagamé, peut-être que cette polémique de destruction de l’image du Rwanda n’aurait été qu’une tempête dans une tasse à café du Rwanda.
Mais les indicateurs économiques du Rwanda, notamment macro-économiques, sont bons en comparaison à la plupart des pays africains.

Le problème est que ce gouvernement rwandais, à force de vouloir un développement et une croissance accélérée, a aussi accéléré les inégalités, oubliant d’offrir plus d’opportunités pour les pauvres de sortir de la pauvreté. Ils sont encore trop nombreux, ces pauvres, à subir directement les contre-coups d’un boom économique fondé sur une politique libérale et d’ouverture sur le monde international 3.
Peut-être que l’interventionnisme de l’Etat qui fonde la gouvernance économique du Rwanda pourrait s’accompagner d’un interventionnisme de l’Etat au plan social, notamment en offrant plus d’opportunités d’emplois et de génération de revenus pour les pauvres, les vulnérables, les sans-opportunités de changer de statut social ?
Bref, le Gouvernement gagnerait à s’attaquer aux inégalités en prenant en compte plusieurs indicateurs économiques provenant de sources indépendantes, africaines et fiables. Toutefois, le processus de démocratisation du pays ne peut servir de variables d’ajustement, avec la disparition d’opposants politiques en 2019 4. YEA.
15 août 2019.
Dr Yves Ekoué AMAÏZO, PhD, MBA
Directeur Afrocentricity Think Tank
www.afrocentricity.info
© Afrocentricity Think Tank

Notes:

  1. France 24 (2019). “The Financial Times says Rwanda has manipulated its economic data”. In France24.com August 13, 2019. Accessed August 14, 2019. From https://www.france24.com/en/20190813-financial-times-says-rwanda-has-manipulated-its-economic-data ↩
  2. RFI (2019).  « Rwanda : les chiffres de la pauvreté dénoncés par le « Financial Times ». In RFI.fr ». Radio France International. 14 août 2019. Accédé le 14 août 20019. Voir http://www.rfi.fr/afrique/20190814-rwanda-chiffres-pauvrete-denonces-le-financial-times ↩
  3. Deutsche Welle (2019). Voir l’interview du Dr. Yves Ekoué AMAÏZO sur la Radio la Voix de l’Allemagne. Le 14 août 2019. ↩
  4. SENENEWS (2019). « Rwanda : Disparition mystérieuse d’un opposant politique ». In Senenews.com. Le 16 juillet 2019. Accédé le 14 août 2019. Voir https://www.senenews.com/actualites/politique/rwanda-disparition-mysterieuse-dun-opposant-politique_280342.html/ ;  Eugène Ndereyimana, membre du parti de l’opposition FDU-Inkingi, a disparu depuis le lundi 15 juillet. « Il n’y a pas de traces de lui nulle part. Ça nous inquiète parce que quand un membre de l’opposition rwandaise disparaît, il y a peu de chance qu’on puisse le retrouver vivant », a déclaré sur RFI, Victoire Ingabire, Présidente des FDU-Inkingi. ↩



Compatriotiquement!



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# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Empty Re: ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ?

Message  ndonzwau le 21/8/2019, 8:53 pm


Après la signature du mémorandum à Luanda, Kagame remercie Lourenço et Tshisekedi
° https://actualite.cd/2019/08/21/apres-la-signature-du-memorandum-luanda-kagame-remercie-lourenco-et-tshisekedi

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Kagame%20tshisekedi%20sassou

Les présidents João Lourenço (Angola), Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda) et Félix Tshisekedi (RDC) ont conclu le deuxième sommet quadripartite de Luanda ce mercredi 21 août par la signature d'un accord sur la sécurité et la coopération régionale.
« Je souhaite remercier le président Lourenço et le président Tshisekedi pour le travail et le conseil éclairé qu’ils ont déployés dans le cadre de ce processus visant à nous réunir, le président Museveni et moi-même, afin de résoudre les problèmes existants entre nos pays (). Je tiens profondément à remercier les dirigeants Angolais et Congolais pour leur attitude et leur engagement fraternel qui nous aide à trouver des solutions entre lOuganda et le Rwanda », a déclaré Paul Kagame, après la signature de l’accord.
Le 25 mars 2018, Paul Kagame et Yoweri Museveni avaient déjà signé, à la State House d’Entebbe, un accord de coopération économique et de développement pour marquer le réchauffement de leurs relations diplomatiques. Cependant, la tension était revenue de plus belle. Pour éviter la marche à reculons constatée dans le passé, les Présidents Tshisekedi et Lourenço devraient assurer le suivi de la mise en œuvre de cet accord pour éviter.

Contexte

La tension était montée d’un cran entre les deux pays depuis fin février 2019. En marge de ces tensions, le Rwanda a fermé le poste frontalier stratégique de Gatuna provoquant la colère de l'Ouganda qui a crié à un embargo économique de fait.
Paul Kagame accusait son homologue ougandais de soutenir les rebelles rwandais opérant dans l’Est de la RDC à l’effet de déstabiliser les institutions rwandaises. L’homme fort de Kigali évoque particulièrement le Congrès national du Rwanda, dirigé par l’ancien chef de l’armée rwandaise Kayumba Nyamwasa. Ce que dément Museveni en admettant tout de même avoir rencontré quelques-uns des opposants de Kagame. 
A la première rencontre à Luanda, mi-juillet, le mini-sommet avait chargé João Lourenço avec l’appui de Félix Tshisekedi de faciliter le processus de réconciliation entre Kigali et Kampala."

"Après la signature du mémorandum d’entente à Luanda: « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi » (Tshisekedi)
Twisted Evil  Evil or Very Mad  Embarassed  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing
° https://actualite.cd/2019/08/21/apres-la-signature-du-memorandum-dentente-luanda-aujourdhui-cest-un-grand-jour-pour-moi

ON REPARLE DE LA PLAINTE DU CONGO CONTRE L'OUGANDA DEVANT LA CIJ ! QUID DE CELLE CONTRE LE RWANDA RETIRÉE DANS DES CONDITIONS OPAQUES ? Kagame%20museveni

Félix Tshisekedi se félicite de la signature ce mercredi 21 août à Luanda (Angola) de l’accord sur la sécurité et la coopération dans la sous région entre les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), João Lourenço (Angola) et lui-même dans le cadre du deuxième sommet entre l’Angola, le Congo, l’Ouganda, le Rwanda et la RDC.
« Tout dabord, je vais féliciter les deux présidents que je qualifierai de grands, les présidents Museveni et Kagame, pour leur grandeur desprit en acceptant de voir ce conflit être mis de côté et de privilégier lintérêt supérieur de nos pays », a t-il déclaré.
Cet accord permet surtout à Kigali et à Kampala de se réconcilier après des mois de tension diplomatique.

« Je remercierai également le président angolais qui na pas ménagé ses efforts pour nous inviter à deux reprises ici pour ficeler cet accord. Noublions pas non plus notre doyen le président Denis Sassou Nguesso du Congo qui est venu nous épauler dans cette cérémonie qui corrobore avec ce que sont mes intentions : Depuis mon avènement à la tête de la RDC, jai pris lengagement de contribuer et de voir se transformer cette région riche en havre de paix. Nous avons connu beaucoup de tension dans cette région. Aujourdhui, cest un grand jour pour moi », a ajouté le président congolais.

Contexte..."

"FATSHI signe sa première victoire diplomatique"

° https://www.digitalcongo.net/article/5d5d61111af61200047d339d/
° https://actualite.cd/2019/08/21/luanda-tshisekedi-co-parraine-la-reconciliation-entre-kagame-et-museveni


"Quadripartite de Luanda : Kagame et Museveni ont signé un mémorandum d’entente"

° https://actualite.cd/2019/08/21/quadripartite-de-luanda-kagame-et-museveni-ont-signe-un-memorandum-dentente

"Paul Kagame et Yoweri Museveni fument le calumet de la paix à Luanda"

° https://www.digitalcongo.net/article/5d5d53ee1af61200047d339c/

° https://7sur7.cd/2019/08/21/diplomatie-sous-les-bons-offices-de-tshisekedi-et-lourenco-kagame-et-museveni-signent-un
° https://fr.africanews.com/2019/08/21/paix-en-afrique-centrale-un-mini-sommet-de-la-cirgl-a-luanda/
° https://acpcongo.com/les-presidents-kagame-et-museveni-signent-un-memorandum-dentente-a-luanda/
° https://actualite.cd/2019/08/21/quadripartite-rdc-angola-rwanda-ouganda-tshisekedi-et-kamerhe-attendus-luanda-ce
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-55590_luanda_le_sommet_de_la_n_sele_produit_ses_premiers_fruits.html
° https://7sur7.cd/2019/08/21/rdc-tshisekedi-attendu-luanda-pour-reconcilier-kagame-et-museveni
https://7sur7.cd/2019/08/21/rdc-tshisekedi-attendu-luanda-pour-reconcilier-kagame-et-museveni


"Mémorandum entre Kagame et Museveni : un succès aussi de Claude Ibalanky, Haut Envoyé spécial de Tshisekedi pour le dialogue entre Kigali et Kampala"
° https://actualite.cd/2019/08/21/memorandum-entre-kagame-et-museveni-un-succes-aussi-de-claude-ibalanky-haut-envoye


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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