QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

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Message  ndonzwau le 19/6/2019, 3:37 pm

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

C’est vrai, notre pays ne subit pas seulement les affres de la forfaiture de Lwamba à la CC, l’insécurité est endémique à l'Est autour de Beni et aujourd'hui en flambée en Ituri où l'on compte près de 200 morts en quelques jours sans oublier Ebola qui continue de sévir au Nord Kivu. Le PR voyage, sans doute pour de bonnes raisons utiles au pays mais il semble ne pas faire une priorité des priorités toutes ces tragédies en Ituri, à Beni et dans tout notre Est. Il vient de nous déclarer qu'il était "scandalisé par les massacres perpétrés à Djugu et promet d'y rétablir la paix". Depuis quand a-t-il pris la mesure du risque qui subsiste depuis longtemps et surtout que compte-t-il faire pour y rétablir maintenant qu'il est enfin scandalisé ?

Que se passe-t-il exactement en Ituri ?

Le conflit d'Ituri est une vieille "guerre intercommunautaire" qui oppose les Lendu aux Hema sur fond des différends fonciers et très lié à des intérêts criminels et géopolitiques en cours dans les Grands Lacs. Néanmoins pendant longtemps la cohabitation a été possible jusqu'à ce que le conflit soit ravivé à l'occasion de la deuxième guerre du Congo, en 1999, lorsque les troupes ougandaises se sont servi de ce contentieux pour former des milices armées ethniques pour mieux contrôler la population mais aussi pour l'extraction et le commerce (illégal) d'or. Les cartels criminels impliqués dans ce trafic sont encore sur place et continuent à s'appuyer sur les milices rurales et autres groupes d’autodéfense et depuis 20 ans Hema et Lendu s'entretuent à intervalles réguliers. L'ethnicité est instrumentalisée pour des buts fins économiques, politiques locaux, nationaux et internationaux avec des flambées prenant les populations en otages, en étau entre des commanditaires locaux et étrangers .

Les Hemas Thomas Lubanga et Bosco Ntaganda, et les Lendus Mathieu Ngudjolo Chui et Germain Katanga sont les seigneurs de guerre les plus connus, les derniers issus de la FPRI avaient été accusés d'être responsables du massacre de Bogoro principalement peuplé des Hema où plus de 200 civils avaient été tués et de nombreux autres victimes de graves exactions. Ils ont été inculpés à la CPI. A noter que l'ONU y a aussi été accusée de crimes, avec notamment des réseaux de prostitution avec des mineures. Sans oublier l'absence de réelle autorité dans la région et même la complicité des autorités civiles et militaires locales et centrales, des groupes armés y règnent en maîtres pour le contrôle des ressources naturelles de la région.
La guerre de l’Ituri (1999 à 2004) est cet exemple-type de la manipulation des ethnies à des fins politico-économiques.

Aujourd'hui l’inventaire macabre ne fait que que s'étoffer. Généralement ce sont tantôt les Hema tantôt les Lendu qui sont les plus touchés mais apparemment les uns et les autres trouvent des raisons de s’en vouloir entre eux.
Pourquoi, pour quelles raisons la cohabitation jadis en cours n’est-elle plus possible aujourd’hui ?
– Comme nous l'avons souligné au delà des problèmes conjoncturels notamment fonciers qui peuvent être aisément régulés, ceux-ci sont instrumentalisés par des leaders locaux pour leur profit immédiat. Le clergé catholique local a eu plus d'une fois à mettre au jour cette manipulation des populations.
– Il y’a ensuite des commanditaires dans la région qui depuis deux décennies trouvent leur intérêt à transformer le moindre antagonisme en une montagne – sachez que les Hema sont essentiellement des éleveurs assimilés aux Tutsi et des Lendu agriculteurs comme les Hutu.
– Enfin il y’aurait des dessous plus lourds : l’Ituri posséderait dans son sol, son sous-sol et ses eaux un trésor encore non révélé, certains disent qu’il s’y trouverait même une réserve en pétrole plus sinon aussi importante que celle du Golfe.
Pour s’approprier ce trésor, les puissants malins montent exprès toutes les tragédies que subissent les populations, une ruée vers l’or opportuniste via ces moyens détournés.
Au Virunga proche, le Rwanda de Kagame a privatisé à son compte la flore et la faune, des gorilles y sont devenues une marchandise pour y organiser un tourisme très lucratif. Le Congo, lui, n’y gagne rien.

La question ici : notre nouveau PR a-t-il bien compris tous ces dessous, au-delà de sa campagne légitime pour installer son magistère, a-t-il compris que les motivations des voisins sont beaucoup plus complexes et plus prédatrices à l’Est et que pour que le Congo s’en sorte, il lui faut une parole et une action autrement plus lucide et plus maligne ?
En est-il vraiment capable ? Osons l’espérer…
La Monusco est à côté, ne peut-elle pas enfin contribuer à dissuader commanditaires et exécutants, peut-elle ne fût-ce qu'imposer l'accès du coin aux militaires Congolais pour ainsi démanteler ce réseau mafieux ?



"Ituri: 161 nouveaux corps découverts dans les localités de Djugu (Société civile)
° https://www.radiookapi.net/2019/06/16/actualite/securite/ituri-161-nouveaux-corps-decouverts-dans-les-localites-de-djugu
La société civile de la chefferie de Bahema Nord annonce dimanche 16 juin, qu’environ cent quarante nouveaux corps sans vie ont été découverts la veille, dans la localité de Tché dans le groupement Losandrema en territoire de Djugu (Ituri). Ces corps s’ajoutent aux vingt et un autre découverts le même samedi 15 juin dans les localités de Pawi, Tshinji et Zendro dans le groupement Dendro. Ce qui fait un total de cent soixante et un corps.
Ces dépouilles ont été découvertes par la population locale dans la brousse après l’attaque des hommes armés de fusils et armes blanches dans la nuit de mardi à mercredi 12 juin dernier.


Selon le président de la société civile de Bahema Nord, Charité Banza Bavi, c’est l’armée qui facilite les découvertes des corps. Toutefois, il indique que ce chiffre est provisoire, plusieurs personnes étant encore portées disparues.
Il redoute que cette situation soit à la base des maladies dans ce milieu vu que certains corps sont déjà en état de décomposition.
D’autres sources dont la communauté Lendu se réserve de confirmer cette nouvelle découverte.
Son porte-parole, Jean-Marie Ndjaza, parle cependant d’une situation très inquiétante, si ce nouveau décompte s’avérait être vrai.

Seize corps ont été découverts jeudi 13 juin au village de Roulé dans le groupement Sumbuso de la chefferie de Bahema Nord dans le territoire de Djugu et onze autres le même jour au village Tché du groupement Losandrema. Ce qui fait un décompte macabre de vingt-sept morts.
L’attaque des hommes armés d’armes blanches, survenue mardi 11 juin au village Tche peuplé de l’ethnie Hema, a fait 38 morts, selon la société civile du territoire de Djugu."

° http://www.rfi.fr/afrique/20190618-rdc-ituri-deplacement-violences-hcr-300000-personnes
° https://actualite.cd/2019/06/18/rdc-plus-de-300-000-deplaces-deja-enregistres-suite-aux-violences-djugu-et-mahagi
° https://www.politico.cd/encontinu/2019/06/19/ituri-des-centaines-de-milliers-de-deplaces-des-violences-interethniques-sont-sans-assistance-humanitaire-hcr.html

"RDC: incertitudes sur l'origine du nouveau massacre en Ituri
° http://www.rfi.fr/afrique/20190618-rdc-enquete-massacre-hema-ituri
Après la flambée de violence de la semaine dernière, le décompte macabre continue en Ituri. La société civile affirme avoir dénombré 161 victimes, un chiffre que les autorités provinciales ne sont pas encore en mesure de confirmer, alors que la communauté Hema, principale victime de ce nouveau massacre, affirme que le bilan est plus lourd. Si les différentes communautés appellent au calme, l'origine et les responsabilités de cette nouvelle tuerie font polémique, alors que l'enquête officielle est encore en cours.

Le premier point de discorde concerne l'origine de cette nouvelle flambée de violences. Quatre commerçants Lendu ont été tués lundi 10 juin, mais par qui ? L'enquête est toujours en cours. Les Hema assurent qu'il ne s'agit pas de l'un des leurs, mais que cet incident a été orchestré pour justifier la tuerie qui a suivie. Une piste explorée par la police, mais démentie par les membres de la communauté Lendu.

Bilan effarant

Reste que le bilan de 161 morts, selon la société civile, est effarant. Après ce troisième massacre en deux ans, la communauté Hema dénonce des tueries organisées et ciblées et réclame une enquête internationale.
« Pourquoi les Hema sont victimes des massacres depuis 1999 ? s’interroge Victor Ngona, porte-parole du peuple Hema. Mais la communauté internationale garde le silence, comme s’il n’y avait rien en Ituri, et ça ce n’est pas normal. Nous réclamons une enquête internationale pour que les responsables soient traduits devant la justice compétente ».
Les autorités pointent du doigt un groupe armé du nom de Codeco. Il serait essentiellement composé de Lendu endoctrinés, selon le gouverneur de la province. Mais le porte-parole des Lendu, Jean-Marie Ndjaza, rétorque que des membres de sa communauté aussi, ont été ciblés.

Condamnation et regrets

« Nous condamnons et regrettons ce qui est arrivé. Il est vrai qu’il y a eu des exactions. Les gens ont été tués. Ça ne veut pas dire que seuls les Hema sont des victimes. Nous avons répertorié le cas de préjudices dont ont été victimes des membres de la communauté Lendu ».
Mais ce représentant de la communauté Lendu n'est pas capable, à ce stade, de fournir un bilan. Les autorités provinciales font par contre état d’une centaine de membres de l'ethnie Alur, également victimes de cette dernière tuerie et d'au moins 198 000 personnes déplacées."

"RDC : en Ituri, zones d'ombre autour d'une nouvelle flambée de violence"
° https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-en-ituri-zones-d-ombre-autour-d-une-nouvelle-flambee-de-violence-306768


"RDC : nouveau cycle de violence en Ituri
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-nouveau-cycle-de-violence-en-ituri/
L’Ituri se retrouve plongée depuis deux semaines dans un violent conflit interethnique entre Hema et Lendu.Un bilan très provisoire fait état d’au moins 240 morts, et a provoqué le déplacement de plus de 300.000 personnes.

L’histoire semble se répéter à l’infini en Ituri, une province du Nord de la République démocratique du Congo (RDC), riche en or et en pétrole, à la frontière de l’Ouganda et du Sud-Soudan. Au cours de la dernière semaine, au moins 240 personnes ont été tués dans la zone de Djugu et Mahagi, selon la société civile, mais les responsables locaux affirment que le bilan pourrait s’alourdir dans les prochains jours. Les habitants de la région, ont pour la plupart du temps découvert les corps dans la brousse après l’attaque d’hommes armés. D’autres corps ont été trouvés dans la zone de Dendro, et plusieurs dizaines de personnes sont encore portées disparus. Dans la région de Djugu, des villages ont été incendiés, d’autres purement rasé par des assaillants non identifiés.

Vengeances et représailles

La province de l’Ituri revit un ultime soubresaut des violences interethniques entre Hema et Lendu, deux communautés qui s’étaient déjà violemment affrontées entre 1999 et 2003, faisant des dizaines de milliers de morts. Début 2018 encore, le conflit entre Hema éleveurs et Lendu agriculteurs avait ressurgit, créant une nouvelle fois une triste analogie avec le génocide rwandais entre Tutsi et Hutu. Aujourd’hui encore, il est difficile de savoir qu’elle est le réel déclencheur des violences, et surtout qui se cache derrière les tueurs. Des rumeurs font état de commerçants lendu assassinés dans le territoire de Djugu. S’en serait suivi un cycle de vengeances et de représailles difficile à juguler par des forces de sécurité congolaises absentes et peu efficaces.

Déjà 300.000 déplacés

L’armée congolaise affirme pourtant avoir identifié un groupe armé dirigé par un certain Ngudjolo. Une information à prendre avec précaution tant l’armée congolaise parait dépassée par les événements dans la région. Selon l’ONU, « les deux communautés Hema et Lendu forment des groupes d’autodéfense et sont impliquées dans des règlements de compte ». Les casques bleus de la Monusco ont promis de prêter main forte à l’armée régulière, mais pour l’instant les violences ont provoqué le déplacement de plus de 300.000 Congolais depuis début juin, selon le HCR, qui reconnait ne pas accès à la plupart des zones touchées."


"RDC : en Ituri, « nous n’avons pas réussi à asseoir l’autorité de l’État »
° https://www.jeuneafrique.com/790218/politique/rdc-en-ituri-nous-navons-pas-reussi-a-asseoir-lautorite-de-letat/
Alors que la récente vague de violences en Ituri fait craindre une résurgence du conflit intercommunautaire qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts au début des années 2000, le gouverneur Jean Bamanisa Saïdi, appelle à un renforcement du dispositif sécuritaire et à une meilleure répartition des richesses issues des sous-sols de cette province de l'est de la RDC.

En proie à une nouvelle flambée de violences qui ont fait plusieurs morts depuis le début du mois, la province de l’Ituri voit planer le spectre d’un retour des violences intercommunautaires entre Lendu et Hema. Des affrontements entre ces deux communautés avaient déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003. Depuis la résurgence des violences en décembre 2017, les massacres se sont multipliés.
Le dernier épisode en date a débuté le 10 juin, avec la mort de quatre commerçants Lendu. Plusieurs attaques ont suivi, entraînant d’importants déplacements de population – plus de 300 000 personnes, selon l’ONU-  mais le bilan humain reste pour l’instant incertain. La société civile locale évoque un bilan de plus de 160 mort, que les autorités n’ont pour l’instant pas pu confirmer.

Les auteurs et les motivations qui entourent ces violences sont tout aussi flous alors que l’armée met en cause une milice Lendu. Jean Bamanisa Saïdi, entrepreneur, ex-gouverneur de l’ancienne province orientale entre 2013 et 2015 et élu gouverneur de l’Ituri en avril, répond à Jeune Afrique sur les incertitudes qui entourent la situation sécuritaire de sa province.

Jeune Afrique : Que sait-on à ce stade de l’origine de ces récentes violences ? Comment expliquer que celles-ci soient aussi floues ?
Jean Bamanisa Saïdi : Une des raisons est que nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rendre dans tous les endroits où se sont déroulées ces violences. Ce sont, dans la plupart des cas, des..."


"RDC : Mbusa Nyamwisi « suspend sa participation » à Lamuka"
° https://afrique.lalibre.be/37820/rdc-mbusa-nyamwisi-suspend-sa-participation-a-lamuka/
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/06/18/antipas-mbusa-nyamwisi-suspend-sa-participation-aux-activites-de-lamuka.html
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52845_lamuka_mbussa_nyamwisi_suspend_sa_participation_pour_assister_felix_tshisekedi_a_l_est.html


"Scandalisé par les massacres perpétrés à Djugu, Félix Tshisekedi promet de rétablir la paix
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52828_scandalise_par_les_massacres_perpetres_a_djugu_felix_tshisekedi_promet_de_retablir_la_paix.html
Une centaine de civils ont trouvé la mort la semaine dernière dans des affrontements qui opposent  les communautés Hema et Lendu dans la cité de Djugu dans la province de l’Ituri. Ces violences meurtrières n’ont pas laissé indifférent  le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Dans un message des condoléances aux familles de victimes, il promet de tout faire pour rétablir la paix dans cette partie du pays en proie à une grave crise sécuritaire.  
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Twitter_Presidence_Djugu
Au moins 160 personnes ont été tuées au cours des cinq derniers jours dans le territoire de Djugu, rapporte la radio onusienne. La semaine dernière d’ailleurs, un affrontement avait été évité de justesse entre les jeunes Hema et Lendu grâce à l’intervention de la police.  
Selon des sources concordantes, l’année dernière, le même conflit entre les deux communautés a forcé le déplacement d’environ 75.000 personnes dans la ville de Bunia et des milliers d’autres ont traversé la frontière de l’Ouganda." 

"“Si nous ne changeons pas la mentalité du Congolais, notre pays ne changera jamais ” ( Tshisekedi )"
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° https://www.politico.cd/en-clair/2019/06/19/si-nous-ne-changeons-pas-la-mentalite-du-congolais-notre-pays-ne-changera-jamais-tshisekedi.html
"Tshisekedi : « Le malheur du Congo passe aussi par ce que les congolais ont fait eux-mêmes de leur pays »"
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° https://actualite.cd/2019/06/19/tshisekedi-le-malheur-du-congo-passe-aussi-par-ce-que-les-congolais-ont-fait-eux-memes


"Ituri : des jeunes de Bunia interpellent Félix Tshisekedi sur l'insécurité grandissante à Djugu"
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52806_ituri_des_jeunes_de_bunia_interpellent_felix_tshisekedi_sur_l_insecurite_grandissante_a_djugu.html

"TSHISEKEDI DANS LA TOURMENTE"
° http://lepays.bf/tshisekedi-dans-la-tourmente/
° https://lepotentielonline.net/2019/06/18/tshisekedi-kabila-ne-pas-prendre-le-pays-en-otage/

° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/06/18/la-reponse-humanitaire-est-deja-debordee-dans-lituri-estime-le-hcr.html
° https://www.dw.com/fr/ituri-d%C3%A9couvertes-macabres-suite-aux-violences-intercommunautaires/a-49239935
° http://www.rfi.fr/afrique/20190617-rdc-violences-ituri-polemique-le-nombre-victimes
° https://www.voaafrique.com/a/plus-de-300-mille-personnes-ont-fui-les-violences-inter-ethniques-dans-le-nord-est-de-la-r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo-/4964177.html
° https://www.radiookapi.net/2019/06/12/actualite/securite/bunia-la-communaute-hema-decrete-trois-jours-de-deuil-les-activites
° https://afrique.lalibre.be/37801/rdc-300-000-personnes-ont-fui-les-violences-dans-le-nord-est-depuis-debut-juin/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/19/actualite/politique/ituri-onze-morts-dans-deux-attaques-armees-walendu-pitsi
° https://afrique.lalibre.be/37711/rdc-161-corps-decouverts-en-deux-jours-dans-le-territoire-de-djugu-en-ituri/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/17/actualite/securite/ituri-les-positions-de-larmee-ne-sont-pas-degarnies-affirme-son-porte
° https://afrique.lalibre.be/37638/rdc-au-moins-50-morts-dans-des-tueries-en-ituri/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/16/actualite/securite/tueries-de-djugu-un-ancien-depute-provincial-propose-la-nomination-dun

"Le conflit Hema-Lendu en Ituri, RDC : un exemple-type des « identités meurtrières »"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190617-rdc-violences-ituri-polemique-le-nombre-victimes

"RD Congo-Ituri. De la guerre identitaire au pillage des mines d’or de Kilo-Moto par des multinationales anglo-saxonnes (Editions-Scribe, 2016)"
° https://www.editions-scribe.com/content/rd-congo-ituri-de-la-guerre-identitaire-au-pillage-des-mines-d%E2%80%99or-de-kilo-moto-par-des

"RD-Congo, attaques à répétition en Ituri - 05/03/2018"
° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/RD-Congo-attaques-repetition-Ituri-2018-03-05-1200918367


"RDC/CPI : Germain Katanga pris entre le marteau et l’enclume"
° https://www.politico.cd/grand-angle/2019/06/16/rdc-cpi-germain-katanga-pris-entre-le-marteau-et-lenclume.html

° https://www.hrw.org/fr/report/2003/07/07/ituri-couvert-de-sang/violence-ciblee-sur-certaines-ethnies-dans-le-nord-est-de-la
° https://www.investigaction.net/fr/le-conflit-hema-lendu-en-ituri-rdc-un-exemple-type-des-identites-meurtrieres/
° https://afrique.lalibre.be/14723/rdc-lituri-a-nouveau-en-feu/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau le 19/6/2019, 5:26 pm


"L’Ituri va mal, oui très mal!
° https://benilubero.com/lituri-va-mal-oui-tres-mal/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? PHOTO-2019-06-03-21-48-43-620x330
Les femmes des militaires FARDC réclament la "paix" à l'Etat dans l'enceinte du gouvernorat de Bunia, en Ituri

La paix et la sécurité se sont dissipées comme de la fumée. C’est à nouveau le règne de la guerre, de la violence. L’augure prédit une situation pire que celle de jadis, dans les années 1999 – 2003.

L’image ci-contre suffit pour découvrir la réalité à l’arrière plan. Des femmes tout nues, en pleurs, en lamentation, en manifestation, assises dans la poussière, les mains sur la tête en signe de détresse; elles réclament aux autorités la paix. Elles prennent pour témoins l’humanité entière pour interpeller l’Etat afin de prendre ses responsabilité. Qui sont-elles? – Des épouses des militaires FARDC. Elles ont envahi le Gouvernorat de l’Ituri à Bunia pour exiger la paix. Mais leurs gestes sont plus profonds que l’on ne l’imaginerait. La nudité, l’exposition des seins, c’est l’expression de malédiction. Elles sont nos mères, nos soeurs, nos filles; elles qui donnent la vie humaine au monde.
Ces femmes dénoncent l’holocauste imposé à leurs maris livrés à la mort comme des bêtes à l’abattoire. Les tenants du pouvoir ont trahi la nation. Ils ont mis sur pied un plan d’extermination des citoyens aussi bien civils que militaires. Par l’acte de nudité que posent ces femmes, il sied de comprendre à la fois une extrême révolte, mais encore l’expression de malédiction contre ces dirigeants qui ont décidé de sacrifier massivement des vies innocentes, qui ne sont pas seulement des civiles civils dont le nombre constamment croissant de victimes échappe désormais aux compteurs, mais aussi ces pauvres soldats loyalistes envoyés délibérément pour périr entre les mains des assaillants armés, orientés et équipés par les hommes politiques manipulant le destin des misérables citoyens pour un et unique intérêt: le pouvoir.

Les assaillants dont il est question sont des miliciens Lendu. Mais ces Lendu ne sont qu’un arbre qui cache la forêt. La preuve de la responsabilité du pouvoir dans les présents crimes de guerres et crimes contre l’humanité exécutés par les Lendu à Irumu, à Djugu et aussi déjà à Mahagi, c’est le fait que le gouvernement ne fait preuve d’aucun dynamisme ni engagement dans le sens d’agir de manière décisive et déterminante pour éradiquer lesdits assaillants qui sèment la désolation. Au contraire, des hélicoptères de l’Etat ont été dénichés en train de ravitailler ces hors-la-loi en armes et munitions dans la région montagneuse du territoire de Djugu surplombant le lac Albert.
Le message des femmes des militaires à travers le geste aujourd’hui posé devant le gouvernorat de province est une interpellation pour la communauté internationale à s’impliquer honnêtement dans le présent rebondissement des violences et de guerres en Ituri pour une prompte solution. Sinon la région du grand lac toute entière en connaîtra la répercussion; et d’emblée le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda y trouvent une meilleure occasion pour installer le champ de leurs batailles militaires, sur fonds des différends qui brouillent la relation des uns avec les autres, sur le sol congolais. C’est donc sur le territoire congolais que le Rwanda envisage affronter les armées burundaise et ougandaise, telle ces brouilles inondent même les média internationaux depuis quelque temps."


"Le Rwanda se prépare à envahir le Congo avec l’accord de Tshisekedi !
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://benilubero.com/le-rwanda-se-prepare-a-envahir-le-congo-avec-laccord-de-tshisekedi/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? IMG-20171105-WA0004
Voici le genre de militaires que Kabila privilégie à Beni. La population s'y oppose car ce sont des assassins

L’est du Congo est au point d’être réoccupé militairement par l’armée tutsi rwandaise avec l’aval du président Félix Tshisekedi, sous prétexte d’une « opération régionale de lutte contre les groupes armés ». C’est un scénario qui rappelle la désastreuse opération Umoja wetu de 2009 autorisée par le président Joseph Kabila dont les plaies n’ont toujours pas été cicatrisées dans les esprits et les corps des populations congolaises. Les images de convivialité entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, ainsi qu’entre leurs épouses Denise et Janet à Kigali ; les applaudissements de Kagame par les membres de l’UDPS à Kinshasa, au Stade des Martyrs ; les discours dédouanant le Rwanda de ses crimes au Congo,… sont des opérations de charme et des manipulations psychologiques destinées à faire accepter aux Congolais une nouvelle occupation militaire rwandaise, ses crimes et ses douloureuses conséquences au nom de l’amitié entre les deux présidents. Il est pourtant encore possible de refuser ce cauchemar qui se profile à l’horizon en se désolidarisant ouvertement de l’amitié que Félix Tshisekedi veut entretenir avec Kagame sur le sang des Congolais. Car si Tshisekedi ne connaît pas vraiment les Rwandais, les Congolais, eux, n’ont pas la mémoire courte.
En effet, depuis Mobutu et l’opération Turquoise (1994), en passant par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, l’histoire nous enseigne que la pire décision qu’un dirigeant congolais puisse prendre, c’est d’autoriser l’entrée des forces rwandaises sur le sol congolais, peu importe qu’il s’agisse des Tutsi ou des Hutu. Nous allons rappeler le désastre de l’opération Umoja wetu, éclairer le lecteur sur le mode opératoire des dirigeants rwandais et analyser les dessous de ce que nous appelons pour l’instant « l’opération Tshisekedi-Kagame » en préparation.


1. Les blessures de l’opération Umoja wetu et l’avènement du M23

L’opération Umoja wetu est une invasion militaire rwandaise de l’est du Congo autorisée par le président Joseph Kabila, en janvier 2009. Malgré le maquillage du nom magnifique qu’elle porta (Umoja wetu, notre union en kiswahili), cette opération suscita l’émoi au sein de la population congolaise qui voyait revenir sur le sol congolais les bourreaux rwandais responsables de crimes innommables au cours des deux Guerres du Congo (1996, 1998). Le souvenir de ces atrocités, répertoriées dans le rapport Mapping 2010, suscita des réactions jusqu’à Kinshasa où le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, dut quitter son poste pour rejoindre les rangs de l’opposition. Officiellement, l’armée rwandaise revenait au Congo pour deux objectifs : 1) neutraliser la milice tutsi du CNDP que dirigeaient les criminels de guerre Bosco Ntaganda et Laurent Nkunda ; 2) lutter contre les rebelles hutu des FDLR basés dans l’est du Congo. Mais les bonnes intentions affichées n’étaient que mensonge et les agendas cachés du Rwanda remontèrent à la surface, avec les conséquences qu’on n’a pas fini de déplorer.

A) Les agendas cachés d’Umoja wetu : une leçon pour Tshisekedi ?

Tout d’abord, sur le nombre des soldats rwandais déployés au Congo, Kigali refusa de donner le chiffre exact. Des sources informelles parlaient de 3.000 à 4.000 soldats, mais il s’avéra plus tard que plus de 15.000 soldats rwandais avaient franchi la frontière de la RDC. Le 3 mars 2009, l’armée rwandaise organisa un spectacle mascarade à Goma pour montrer que ses 3.000 soldats étaient retournés au Rwanda. Un mensonge, puisque plus de 12.000 autres avaient disparu à l’intérieur du territoire congolais. Que sont-ils devenus ? Deuxième mensonge, l’armée rwandaise ne neutralisa pas la milice tutsi du CNDP mais se mélangea avec elle et les unités FARDC pour mener les opérations contre les rebelles hutu rwandais des FDLR. Plus tard, le criminel de guerre rwandais Bosco Ntaganda fut même nommé à la tête de cette force composite qui se livra à des massacres à grande échelle, selon les rapports des enquêteurs de l’ONU et de l’ONG américaine Human Rights Watch. Le 23 mars 2009, un accord signé à Goma permit aux forces rwandaises, ainsi regonflées, de se constituer en unités militaires parallèles sous l’appellation de « régiments ». Les régiments sont des forces rwandaises habillées en uniformes FARDC qui furent déployées sur presque 60% des lignes de front du Kivu.
L’opération Umoja wetu, autorisée par Joseph Kabila, permit ainsi au Rwanda de réoccuper pratiquement 60% des zones opérationnelles de l’est du Congo. Sur le plan économique, cette opération permit au CNDP/Rwanda de réoccuper les zones minières qui lui échappaient et de contrôler presque tous les circuits des trafics miniers de l’est du Congo. Mais la suite de l’histoire est ce qu’il y a de pire.

B) Les crimes du M23, Kagame et Kabila : des poursuites judiciaires envisagées
Renforcées militairement et financièrement, les forces rwandaises se mirent, à nouveau, à rêver des accords de Lemera (AFDL 1996) qui consacraient la balkanisation du Congo. En avril 2012, elles vont déclencher la Guerre du M23, une guerre terrible qui faillit faire éclater le Congo telle que nous le connaissons sur la carte hérité de l’indépendance. Des batailles extrêmement meurtrières ravagèrent les zones frontalières jusqu’aux portes de Goma. Sous des pressions diplomatiques et la mobilisation des Congolais, dont les évêques, le Conseil de sécurité adopta, pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, une résolution autorisant la mise en place d’une force offensive, la FIB, une brigade d’intervention de la MONUSCO, pour épauler l’armée congolaise. Des combats extrêmement meurtriers permirent, finalement, de chasser le M23 du sol congolais. Le bilan des opérations fut lourd : plus de 900 personnes tuées en plus des destructions de plusieurs habitations de Goma par les bombardements du M23. Plusieurs casques bleus de l’ONU furent tués, les Tanzaniens en particulier. Soixante-sept femmes furent violées par les M23 lors de la prise de Goma en novembre 2012. Les soldats congolais, ulcérés par les trahisons et l’ordre de retrait de la ville de Goma, au profit de l’ennemi, se livrèrent à un déchaînement des violences sur la population qui culmina sur le viol de 195 femmes et jeunes filles dans la localité de Minova en province du Sud-Kivu.
Face à l’ampleur des crimes, des voix se multiplièrent pour que les victimes obtiennent justice et réparation. A Kinshasa, des personnalités politiques réclamèrent des poursuites judiciaires contre Joseph Kabila pour crime de haute trahison, du fait d’avoir amené une armée ennemie sur le sol congolais. Du côté de Paul Kagame, plusieurs voix réclamèrent des poursuites à son encontre en raison des crimes commis par son armée du M23, et même la création d’un tribunal pénal international pour le Congo. L’ambassadeur américain en charge de la politique contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Stephen Rapp, affirma en juillet 2012 que le président rwandais Paul Kagame pourrait être poursuivi en justice pour son soutien au M23 au même titre que l’ancien président libérien Charles Taylor, aujourd’hui en prison pour les crimes commis par ses alliés du RUF en Sierra Leone. Félix Tshisekedi est-il conscient du nouveau risque qu’il est en train de faire courir aux populations congolaises ?
Car c’est la même armée rwandaise qui arrive avec les mêmes agendas et pour commettre les mêmes atrocités dont elle est coutumière sur les mêmes populations congolaises. Les associations, les ONG et les intellectuels devraient commencer à se mobiliser sur les conséquences de la nouvelle invasion du Congo par l’armée rwandaise que s’apprête à autoriser le président Félix Tshisekedi.

C) Kagame et les FDLR : l’histoire de la poule aux œufs d’or

Pour revenir à l’opération Umoja wetu, sur le plan des objectifs militaires, l’armée rwandaise (les RDF) ne fit rien, ou presque, contre les FDLR. Chaque fois que les troupes rwandaises avançaient, les FDLR, remarquablement renseignés, se repliaient dans les profondeurs du territoire congolais et attendaient le départ de leurs compatriotes tutsi pour réoccuper le terrain. C’était évident. Depuis le rapport Kacem de 2002 sur le pillage des ressources minières du Congo, il est de notoriété publique que les Rwandais ne se font plus la guerre au Congo. Hutu et Tutsi font juste semblant de se battre, mais leurs objectifs au Congo sont les mêmes, à savoir occuper les terres congolaises, détruire les populations autochtones, piller les ressources du Congo et consolider l’emprise du Rwanda sur l’est du Congo. D’ailleurs sur le plan des affaires, les faits crèvent les yeux. Lorsque le Rwanda est devenu premier exportateur du coltan, qu’il n’a pas dans son sous-sol, ce sont les FDLR qui occupaient les mines de coltan dans l’est du Congo. Autrement dit, les Hutu FDLR, supposés être les ennemis jurés des Tutsi au pouvoir à Kigali, faisaient de bonnes affaires avec le coltan congolais pour la prospérité de leur pays commun : le Rwanda. Penser que l’armée de Kagame reviendrait au Congo pour lutter contre les FDLR, c’est croire qu’on peut tuer sa poule aux œufs d’or. Il arrive même au Rwanda de créer de nouveaux FDLR et de les envoyer dans l’est du Congo.
Mais il y a un objectif stratégique que poursuit Paul Kagame derrière son insistance à renvoyer son armée dans l’est du Congo. Il faut, à nouveau remonter à la genèse de l’opération Umoja wetu pour comprendre les dessous de l’« opération Tshisekedi-Kagame » qui se prépare.

II. Les dessous de l’« opération Tshisekedi-Kagame » et la genèse d’Umoja wetu


A) Les 5 phases de la stratégie rwandaise au Congo

Il faut remonter au massacre de Kiwanja d’octobre 2008 par la milice tutsi du CNDP pour mieux comprendre comment fonctionnent les dirigeants rwandais et leurs forces armées. Lorsque les dirigeants rwandais veulent obtenir quelque chose des Congolais que ces derniers ne peuvent pas leur céder de gré, ils recourent à un procédé à cinq phases, et c’est systématique, depuis l’AFDL.
1ère phase : se présenter en victimes. Le Rwanda ou les Rwandais doivent être considérés comme des victimes ; le Congo et les Congolais comme des coupables.
2ème phase : commettre des tueries massives pour traumatiser la population.
3ème phase : se présenter en partenaire pour la paix.
4ème phase : effacer les traces des crimes commis et assurer l’impunité aux tueurs/violeurs.
5ème phase : obtenir des nominations et occuper des positions stratégiques pour préparer la suite des agendas cachés.

B) De Kiwanja aux accords du M23 : les 5 phases de la stratégie rwandaise
1ère phase. En 2008, le Rwanda et sa milice du CNDP étaient en difficulté dans l’est du Congo et avaient perdu l’essentiel de leurs acquis de l’époque RCD-Goma. Le Congo tournait le dos au Rwanda et envisageait de nouveaux partenariats, notamment avec des grandes puissances comme la Chine (voir contrat Congo-Chine de 2007). Tout d’un coup, les médias et les politiciens de Kinshasa liés au Rwanda multiplièrent du bruit pour faire croire à un nouveau péril sur les Tutsi dont l’est du Congo serait responsable. Les Rwandais sont victimes, le Congo est coupable.
2ème phase. En octobre 2008, une offensive meurtrière est menée par les forces rwandaises dans l’est du Congo sous la conduite de Bosco Ntaganda et Laurent Nkunda. Elle aboutit au massacre de 150 civils congolais dans la cité de Kiwanja. Même des bébés et malades furent achevés au couteau dans leurs lits. Les images du massacre firent le tour du monde. L’ONU, Human Rights Watch et France 24 (télévision française) publièrent des rapports et des reportages.
3ème phase. En décembre 2008, des tractations entre Joseph Kabila et Paul Kagame aboutirent à la décision de faire entrer l’armée rwandaise sur le sol congolais pour, officiellement, y apporter la paix : opération Umoja wetu (notre union en kiswahili).
4ème phase. Le Rwanda en profita pour renforcer les effectifs de ses assassins du CNDP et à faire oublier le massacre de Kiwanja. Un accord de paix est même signé, le fameux accord du 23 mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement congolais. Plus personne ne doit parler des crimes rwandais.
5ème phase. Le Rwanda va ainsi profiter de cette aubaine pour étendre son emprise militaire sur l’est du Congo et bonifier ses acquis économiques. Des unités rwandaises sont ainsi positionnées dans les territoires riches en minerais, notamment le secteur de Bisié, dans le territoire de Walikale, considéré comme la plus grande réserve de cassitérite et de coltan au monde. Des officiers rwandais sont nommés à des postes clé de l’armée congolaise et obtiennent la garantie de ne pas être mutés. C’est le boulevard pour la suite de l’agenda. En avril 2012, les Rwandais déclenchent la Guerre du M23 dont les plaies sont toujours visibles sur le corps et dans les esprits des populations congolaises.

III. L’« Opération Tshisekedi-Kagame » et les 5 phases de la stratégie rwandaise

A) Tshisekedi a déjà assuré la 1ère phase… à son insu ?
On peut considérer que la 1ère phase et déjà acquise, à savoir : présenter le Rwanda et les Rwandais en victimes ; le Congo et les Congolais en coupables. C’est la 2ème et la 3ème phases qui sont en cours. Sur la première phase, Félix Tshisekedi a déjà déclaré à Kigali que c’est le Congo qui est à l’origine des problèmes de sécurité au Rwanda, en qualifiant, au passage, les millions de victimes congolaises de simplets « effets collatéraux ». Il s’est même incliné devant le mémorial du génocide rwandais, un geste qu’il n’a jamais fait pour les victimes congolaises. Le Rwanda de Kagame a ainsi la garantie qu’il est victime et que son coupable, c’est le Congo.
La 2ème phase est un peu plus laborieuse, mais le Rwanda peut se contenter du travail déjà accompli, à savoir massacrer les populations congolaises à Beni et en Ituri depuis 2014. En effet, depuis quatre ans maintenant, le Rwanda envoie des milliers de tueurs en territoire de Beni et en province d’Ituri pour y commettre des massacres. Les élus d’Ituri avaient estimé leur nombre à plus de 80.000. Ces tueurs de Kigali opèrent sous le masque « ADF », un ancien groupe armé ougandais, mais qui n’existe plus. Ils opèrent sous la protection des unités de l’armée rwandaise qui avaient été intégrées dans l’armée congolaise en 2009, mais aussi des officiers FARDC en lien direct avec Joseph Kabila, comme le général Mundos, selon les rapports de l’ONU. Mais la mission de ces tueurs rwandais est de plus en plus difficile en raison de la résistance locale et des révélations sur les mensonges entourant les tueries. Nos sources au sein des milieux anglicans aux Etats-Unis nous renseignent qu’aux Etats-Unis on sait maintenant que c’est le Rwanda qui tue la population à Beni. Pour le Rwanda, il faut donc sauver la face rapidement et passer à la 3ème phase consistant à se présenter en partenaire pour la paix.

B) 3ème phase : Paul Kagame, l’homme qui apporte la paix au Congo ?
D’où les images de convivialité entre Tshisekedi et Kagame, leurs épouses respectives et bientôt l’arrivée de l’armée rwandaise au Congo pour, officiellement neutraliser les « ADF », qui sont, en réalité, des forces rwandaises comme le CNDP de 2008. Bien entendu, autant l’armée rwandaise ne neutralisa pas le CNDP, mais le renforça, autant il ne neutralisera pas ses propres soldats des ADF à Beni, mais viendra plutôt les renforcer dans le même scénario que l’opération Umoja wetu de triste mémoire et assurer la suite des agendas cachés. Les Congolais sont prévenus, à chacun de prendre ses responsabilités. Celles du président Félix Tshisekedi consistent à préparer le chemin de la Cour pénale internationale lorsque les hommes de Kagame, autorisés à entrer sur le sol congolais, vont recommencer à tuer les populations congolaises, sous uniformes FARDC, à violer, à piller, à déclencher des mutineries et des guerres comme celle du M23. C’est comme ça que fonctionnent les Rwandais, c’est leur nature et ça ne peut pas se passer autrement.

Conclusion

Il faut savoir apprendre des erreurs des autres et des erreurs du passé. Mobutu et Laurent-Désiré Kabila ont commis des erreurs impardonnables dans leurs relations avec le Rwanda. Les conséquences ont été catastrophiques pour le Congo et les populations congolaises. Il serait terrible que trois présidents congolais fassent les mêmes bêtises dans les relations de leur pays avec ce dangereux voisin, le Rwanda. L’histoire du Congo et du Rwanda est une histoire de crimes contre l’humanité à répétition sur fond de naïveté et d’amnésie du côté congolais. Mais un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre, et c’est le cas des Congolais depuis 1996. Il y a pourtant une seule leçon à retenir : la pire décision qu’un dirigeant congolais puisse prendre, c’est d’autoriser l’entrée des forces rwandaises sur le sol congolais. Mobutu paya cher l’arrivée des forces hutu sur le sol zaïrois en 1994. Laurent-Désiré Kabila paya de sa vie l’invasion du Zaïre par l’armée tutsi rwandaise, sous masque AFDL. Le président Félix Tshisekedi est au point, lui aussi, de prendre une décision catastrophique pour lui-même et pour les populations congolaises qui ne la lui pardonneront jamais."



"Alerte rouge!!! Le général Tango Four vient installer les exterminateurs à Bunia (Ituri)"
° https://benilubero.com/alerte-rouge-le-general-tango-four-vient-installer-les-exterminateurs-a-bunia-ituri/


"Pourquoi Mbusa Nyamwisi se retire de LAMUKA et rejoint Félix Tshisekedi
° https://benilubero.com/pourquoi-mbusa-nyamwisi-se-retire-de-lamuka-et-rejoint-felix-tshisekedi/
Mbusa Nyamwisi, un des six leaders de la plateforme LAMUKA, a annoncé qu’il suspendait sa participation aux activités de cette coalition politique et qu’il rejoignait le président Félix Tshisekedi. Dans une lettre adressée au Coordonnateur du présidium de LAMUKA, Moïse Katumbi, Mbusa Nyamwisi affirme vouloir s’impliquer dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola et l’insécurité qui déciment les populations des régions de l’est du Congo. L’épidémie d’Ebola, déclarée en territoire de Beni, en août 2018, s’est, depuis, étendue au territoire voisin de Lubero et semble difficile à maitriser pour plusieurs raisons, dont la méfiance de la population locale vis-à-vis des équipes médicales. Mbusa Nyamwisi dispose d’un ancrage populaire dans la région et son implication sur terrain devrait ramener la confiance de la population dans les efforts de lutte contre cette épidémie qui a déjà coûté la vie à plus 1.500 personnes depuis son apparition à Mangina en août 2018.
Sur le volet sécurité, le territoire de Beni est le théâtre des massacres à répétition depuis octobre 2014 que ni l’armée ni les forces de la MONUSCO n’arrivent à faire cesser. Mbusa estime disposer d’une meilleure compréhension des questions sécuritaires dans la région et croit pouvoir apporter à Félix Tshisekedi les solutions appropriées pour venir à bout de ces tueries qui se sont étendues à la province voisine de l’Ituri.


Sur le plan politique, le retrait de Mbusa Nyamwisi est un coup dur pour la plateforme dont le candidat à l’élection présidentielle, Martin Fayulu, avait bénéficié de soutiens populaires massifs à Beni et à Butembo où il avait lancé sa campagne à l’élection présidentielle de décembre 2018. Son succès ne s’est pas démenti après un nouvel accueil massif à Beni et à Butembo en mars 2019, malgré l’exclusion des deux territoires de l’élection présidentielle sur décision de la Commission nationale électorale (CENI). L’avenir de la plateforme LAMUKA semble compromis depuis la proclamation de Félix Tshisekedi comme président par la CENI au détriment de Martin Fayulu, pourtant présenté comme favori.
Un certain pragmatisme avait amené Moïse Katumbi, puis Mbusa Nyamwisi, alors en exil, à engager des négociations avec Tshisekedi pour leur retour au Congo en Mai. 20. 2019 pour le premier et en Mai 30 2019 pour le second. Les autres leaders de LAMUKA comme Adolphe Muzitu, Freddy Matungulu et Martin Fayulu n’étaient pas contraints à l’exil et circulaient librement entre le Congo et l’extérieur du pays. Seul Jean-Pierre Bemba n’est pas encore de retour au Congo.

Les dissensions internes au sein de LAMUKA sont toutefois telles que la coalition était menacée d’éclatement depuis plusieurs semaines. Au Nord-Kivu, l’élection de gouverneur de province avait vu s’affronter deux candidats de LAMUKA, Muhindo Nzangi soutenu par Pierre Lumbi, le porte-parole de Martin Fayulu, et Éric Kamavu soutenu par Mbusa Nyamwisi. Les efforts visant à réconcilier les deux candidats ayant échoué, l’élection a abouti à la consécration des candidats du FCC, la plateforme de l’ancien président Joseph Kabila. L’échec de LAMUKA au gouvernorat du Nord-Kivu a montré les limites de cette plateforme initialement créée à Genève en vue de remporter l’élection présidentielle. Cet objectif n’ayant pas été atteint, la plateforme semble se diriger vers une prise d’autonomie de chacun des leaders qui la composent.
Pour revenir à l’alliance de Mbusa avec Tshisekedi, il est certain qu’il sera difficile de convaincre la base du bien-fondé de la démarche, à moins d’obtenir une nomination à un poste important dans le prochain gouvernement qui permette d’obtenir des résultats concrets sur terrain. Toute la question est de savoir si Joseph Kabila est vraiment disposé à laisser entrer Mbusa Nyamwisi dans les institutions après le passé houleux de cet ancien ministre des Affaires étrangères obligé de démissionner et de partir en exil en 2012.
Dans tous les cas, on dit qu’en politique, il n’y a pas d’ennemi éternel."


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 21/6/2019, 6:18 pm


"Ituri : un chef Hema appelle toutes les communautés au calme"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/20/actualite/securite/ituri-un-chef-hema-appelle-toutes-les-communautes-au-calme


"Regain de tueries à Djugu : comment y mettre un terme?
° https://www.radiookapi.net/2019/06/19/emissions/parole-aux-auditeurs/regain-de-tueries-djugu-comment-y-mettre-un-terme
Le regain d’insécurité dans la province d’Ituri avec des attaques perpétrées par des hommes munis d’armes blanches ont fait plus de 150 morts dans le territoire de Djugu.
La société civile locale appelle au déploiement des FARDC pour faciliter la recherche des tueurs dans cette zone qui est pour l’instant inaccessible.
-Selon vous, quels pourraient être les mécanismes plus efficaces pour mettre fin à cette insécurité ?


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"Ituri : les violences de Djugu ne sont pas à lier à un conflit interethnique (Armée)
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52827_ituri_les_violences_de_djugu_ne_sont_pas_a_lier_a_un_conflit_interethnique_armee.html
Les violences vécues ces jours dans les territoires de Djugu et Mahagi dans la province d'Ituri ne sont pas à lier à un conflit interethnique. Confirmation du porte-parole des opérations militaires dans cette province, le lieutenant Jules Ngongo. Pour lui, les tueries de Djugu sont l'œuvre d'un groupe armé qui s'attaque aux forces de l'ordre et de sécurité, ainsi qu’aux civils des différentes communautés. Le lieutenant Jules Ngongo est convaincu que ces rebelles veulent opérer sous la casquette de guerre éthique pour embraser la situation.

« La guerre en Ituri n’est pas un conflit interethnique. Parler d'un conflit interethnique c'est faux et archifaux. Il y a plutôt des personnes avec des projets méphistophéliques pour le Congo. Ils détiennent des armes, ils attaquent des civils des autres communautés et les forces de l'ordre et de sécurité... », a indiqué le lieutenant Jules Ngongo dans un entretien exclusif accordé à Media Congo Press.
Il affirme que ce groupe est dirigé par un certain Ngudjolo et que l'armée a mis en place un bouclier pour le contrer.
« L'armée avait mis en place un bouclier pour que nous puissions mettre hors d'état de nuire ces hors-la-loi. Mais comme c'est une milice émanant de la population, ils se dissimulent dans la population pour saboter, tuer et piller. Ils veulent opérer sous prétexte de guerre intercommunautaire  pour embraser la situation. Nous sommes rongés de bataille utile pour stopper cette menace... », a-t-il conclu.

Depuis quelques jours, les massacres ont repris dans plusieurs villages en territoire de Djugu et Mahagi dans la province d'Ituri. La société civile parle d'un bilan de plus de 150 civils tués cruellement sans compter des maisons incendiées. Les autorités militaires se réservent du bilan et l'autorité provinciale n'a pas été joignable."


"Ituri : le conflit de Djugu exacerbe les viols des femmes(SOFEPADI)"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/20/actualite/securite/ituri-le-conflit-de-djugu-exacerbe-les-viols-des-femmessofepadi



"Insécurité à l’Est : où va la RDC sous Félix Tshisekedi ?
° https://lepotentielonline.net/2019/06/20/insecurite-a-lest-ou-va-la-rdc-sous-felix-tshisekedi/
Après les élections du 31 décembre, l’Est de la République démocratique du Congo est toujours en proie à l’insécurité. Malgré les promesses du président de la République d’éradiquer tous les groupes armés, la population continue à subir des courroux de part et d’autre. Eu égard à cette situation sécuritaire, où va alors la RDC sous Félix Tshisekedi ?, s’interroge l’opinion.

En RDC, la situation sécuritaire ne fait qu’empirer. Alors que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, se disait affecté de la recrudescence de l’insécurité faisant des morts dans cette partie du pays. Il s’agit d’une vaste région instable qui représente le plus grand défi sécuritaire du nouveau président Félix Tshisekedi. Et, ce dernier a réussi à convaincre ses homologues voisins, c’est-à-dire ceux du Rwanda, de l’Ouganda et de la Tanzanie afin de l’aider à mener une lutte commune pour le rétablissement de la paix dans cette vaste région.
Face à cette situation sécuritaire, la RDC, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda envisagent une action régionale contre les forces négatives qui y sont installées.

Selon une source digne de la presse belge, les pays de la région sont arrivés à cette décision après deux 5 jours de travaux tenus les 5 et 6 juin, à Kinshasa. Au moins 120 groupes armés ont été ciblés. D’autres sources renseignent qu’à l’issue de ces assises régionales tenues dans la capitale congolaise, l’action régionale consiste à assurer « un échange continu de renseignements, une analyse approfondie et consensuelle ainsi qu’une planification conjointe entre les services de renseignement et de sécurité des États concernés ».
D’autre part, les quatre chefs des services de renseignement ont invité la Communauté internationale à assurer un soutien « continu et approprié » à ce processus afin qu’ils fassent mouche.

Mais il sied de préciser que toutes les initiatives pour éradiquer ces groupes armés, par l’armée congolaise, les Casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO) ou encore suite à des opérations conjointes avec les armées des pays voisins n’ont jamais produit les résultats favorables.
En outre, cinq personnes ont été tuées dont deux civils dans un affrontement survenu la semaine dernière entre les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et un groupe d’assaillants à Nyamamba, village situé à 7 km de Tchomia, au bord du Lac Albert.
La Radio Okapi explique qu’un groupe d’hommes munis d’armes blanches et à feu a attaqué par surprise le village de Nyamamba sous la pluie, s’en prenant à une position de l’armée. Les combats ont duré près de trois heures, ajoute un autre habitant. Le bilan provisoire fait état de trois militaires et deux civils tués.
Au demeurant, Félix Tshisekedi ne ménage aucun effort en vue de gagner le pari de la stabilisation de l’Est du pays. D’où, il fait appel à d’autres États voisins et à la Communauté internationale."


"Jeanine Mabunda et la Société civile du grand Kivu s’accordent sur l’urgence sécuritaire à l’Est du pays
° https://lepotentielonline.net/2019/06/19/jeanine-mabunda-et-la-societe-civile-du-grand-kivu-saccordent-sur-lurgence-securitaire-a-lest-du-pays/
L’urgence de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été au cœur des échanges, ce mercredi 19 juin 2019, entre la Présidente de l’Assemblée nationale et la délégation de la Société civile de ces deux provinces de l’Est de la RDC.
Les deux parties s’accordent sur la nécessité de mettre en place des stratégies pour apporter des réponses idoines à cette question sécuritaire.

À la tête de la délégation, Me Patient Bashombe, Président de la Société civile du Sud-Kivu et modérateur du cadre provincial de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale, s’est exprimé en ces termes : « Madame la Présidente de l’Assemblée nationale a prêté une oreille attentive à la question sécuritaire dans l’Est du pays. Il y a des stratégies qui doivent être peaufinées à travers une commission d’urgence mise en place et un groupe de travail de la Société civile avec l’Assemblée nationale. Nous allons nous atteler pour que des réponses soient trouvées rapidement. Ainsi, la Présidente a pris l’engagement de pouvoir contacter le gouvernement via le ministère de la Défense nationale »."
° https://www.politico.cd/actualite/2019/06/19/lurgence-securitaire-au-menu-de-la-rencontre-jeanine-mabunda-et-la-delegation-de-la-societe-civile-du-nord-et-sud-kivu.html

"L’origine de la violence à Djugu « est certainement entre les mains de quelques assassins » (Bernard Commins)"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/21/emissions/linvite-du-jour/lorigine-de-la-violence-djugu-est-certainement-entre-les-mains


"FARDC : fondements toujours fragiles !"
° https://www.lephareonline.net/fardc-fondements-toujours-fragiles/

° http://www.latempete.info/37163-2/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/21/actualite/securite/rdc-quatre-morts-apres-une-serie-dattaques-sur-le-littoral-du-lac



"Entretien avec le président rwandais Paul Kagame
° https://afrique.lalibre.be/37965/entretien-avec-le-president-rwandais-paul-kagame/
Paul Kagame, président en exercice de l’East African Community (EAC), accueille chaleureusement la candidature de la République démocratique du Congo à rejoindre l’organisation régionale. Malgré des tensions récentes avec l’Ouganda, le président rwandais écarte la possibilité d’un affrontement.

C’est avec bienveillance que le Président rwandais a accueilli la demande congolaise de rejoindre au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie. Elle avait été introduite le 8 juin dernier dans un courrier du Président Félix Tshisekedi à Paul Kagame, président de l’EAC jusqu’en novembre 2019. En marge des Journées Européennes du Développement, qui se sont tenues à Bruxelles, les 18 et 19 juin derniers, Paul Kagame réagit positivement à cette candidature, dans un entretien à La Libre Afrique. 
« Quand un pays africain demande à faire partie d’une organisation comme l’East African Community, je pense que c’est bienvenu, car nous y gagnons tous, comme pays et comme région », explique le président rwandais.

Vous appuiriez ette candidature ?
« Absolument ! »
Vous avez assisté aux funérailles du père du Président congolais, feu Étienne Tshisekedi. Peut-on s’attendre à une plus grande collaboration entre Kinshasa et Kigali ?
« Je le pense. C’est déjà en train de se produire. Par exemple, nous avions demandé au gouvernement précédent du Président Kabila de permettre à notre compagnie aérienne, Rwandair, d’ouvrir une liaison entre Kigali et Kinshasa. Cela avait été refusé. Je n’avais pas compris pourquoi. C’était juste de la politique. Mais, ils ont autorisé ces vols à présent sous la présidence de (Félix) Tshisekedi (le vol inaugural a eu lieu le 17 avril). Le trafic est énorme. L’avion est toujours plein. Il n’y a même pas assez de places. Cela démontre déjà une évolution très positive. Nous sommes même en train de formaliser une coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité pour pouvoir traiter régler les problèmes que posent les fauteurs de trouble le long de notre frontière commune. »
En même temps, il y a eu beaucoup de tensions dernièrement avec votre voisin, l’Ouganda. Où en est-on ? Jusqu’à quel point, cela affecte l’économie et le commerce au sein de l’EAC ?
« Toute tension va sans conteste affecter la stabilité de l’économie, du commerce et de tas de choses. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin de tension du tout. Mais en politique (sourire), nous voyons ce genre de choses se produire n’importe où dans le monde … Nous avons eu une relation facile pendant de longues années (avec l’Ouganda). Les tensions vont et viennent. Nous espérons un jour en être débarrassés pour toujours. Mais ces temps-ci, nous avons vu l’Ouganda s’impliquer dans l’appui à des groupes (armés, notamment les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda et le Rwanda National Congress) qui oeuvrent contre nous parce qu’ils pensent (à Kampala) que nous ne défendons pas les intérêts de l’Ouganda. Ils n’apprécient pas que le Rwanda ait un gouvernement différent et souhaiteraient qu’il fasse allégeance, quelquechose du genre. »

Comment se manifeste cette hostilité ?
« Nous avons vu des gens se faire arrêter en Ouganda. Des Rwandais croupissent actuellement en prison par centaines en Ouganda. L’Ouganda continue de raconter toutes sortes d’histoires, que ces gens se sont retrouvés là illégalement, que ce sont des espions. Nous avons soulevé le problème parce que nous avons recueilli des informations à ce propos. Et maintenant, voici qu’ils cherchent à développer des accusations autour de cela. Ils (les Ougandais) demandent: “mais comment connaissez-vous tous ces détails ? C’est parce que vous (les officiels rwandais) avez des gens ici qui travailent contre pour votre gouvernement…”. Mais les arrestations ont été indiscriminées. On a arrêté des femmes, des hommes, des jeunes gens et même des élèves, raflés dans les écoles ! La dernière fois que j’ai rencontré Museveni, je lui ai dit que ces accusations n’avaient aucune crédibilité. Deux cents personnes ont été arrêtées. Aucune n’a été inculpée. Cela témoigne de l’ampleur du problème. Et cela a eu pour effet que nous avons dit à nos compatriotes de ne pas aller en Ouganda. Nous ne pouvons pas dire aux Ougandais ce qu’ils ont à faire. Nous les avons priés et nous leur avons même dit: “ si vous avez des personnes en détention, faites-les comparaître devant les tribunaux s’ils ont commis des délits. Les gens viennent nous raconter qu’ils ont été incarcérés pendant neuf mois, un an, pour rien. Mais nous sommes restés calmes. Les gens redoutent un affrontement entre nous. Je ne le vois pas venir parce que je pense que l’Ouganda comprend quel en serait le coût. Et nous, nous ne voulons pas nous embarquer dans cette direction parce que chacun y perdrait. »
Vous avez averti l’Ouganda en avril. Vous avez dit : « si vous voulez mettre le bazar, nous allons nous y mettre en grand ! ”
« Oui. Vous pouvez faire ce que vous voulez sur votre territoire, arrêter des gens par exemple. Mais si on traverse notre frontière et qu’on veut faire des choses sur notre territoire, alors… C’est cela ce que je voulais dire. »"


"Rwanda/RDCongo: l’histoire des FDLR, à partir des documents de justice"
° https://afrique.lalibre.be/37961/rwanda-rdcongo-lhistoire-des-fdlr-a-partir-des-documents-de-justice/


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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 27/6/2019, 8:59 pm

Mine de rien cette fois l'autorité centrale a vraiment osé, elle s'attaque en la personne de Guidoni à un gros poisson très nuisible à l'Est du pays. Ce chef de guerre tutsi, ancien officier des FARDC contrôle une large zone du Nord Kivu couvrant le Rutsuru, le Masisi et le Walikale d'abord pour ses intérêts et des siens à l'encontre de ceux du pays. C'est d'autant plus osé de la part de Kinshasa que Guidon a été régulièrement utilisé comme « supplétif de l’armée congolaise » et a mené à ce titre « une guerre par procuration » commanditée par notre notre armée complice à l’Est, au prix d’importantes violations des droits de l’homme.
Il est temps d'arrêter comme Ntanganda et cie avant lui ce sinistre seigneur de guerre qui représente "une grave menace pour la stabilité de la région". Espérons que très vite on mettra la main dessus après ce mandat.

Entre-temps plus au Nord en Ituri la flambée de violence continue de sévir avec quasiment des morts quotidienness et toujours des souffrances et des déplacements des populations. Il est temps d'arrêter ce drame d'autant que l'on sait que les querelles intercommunautaires sont manipulées par des vautours locaux, régionaux et internationaux. Une » main noire  » aimerait  voir cette province riche en or et en pétrole s’embraser comme ce fut le cas entre 1999 et 2003 et cela sous l'instigation  d'une Coopérative  
(Codéco) qui représente en fait une secte politico-militaro-religieuse qui arme des milices pour le compte des tireurs de ficelles tapis derrière.
Un article ci-dessous de la Tempête des Tropiques vient à propos rappeler le "complot" dont nous avons parlé dès le début comme tous les observateurs sérieux.

On apprend en même temps que notre voyageur de PR va se rendre à Bunia entre deux destinations. A-t-il enfin compris que l'insécurité et Ebola à l'Est sont les premières priorités qu'il doit résoudre ? Espérons que c'est le cas maintenant et qu'il apportera des promesses crédibles de pacification à nos frères et sœurs de l'Ituri, de Beni et de tout l'Est (à noter aussi au Sud Kivu dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga ainsi que dans le secteur d’Itombwe, la permanence depuis deux ans des conflits intercommunautaires meurtriers entre Banyamulenge, Bafuliiru, Banyindu et Bavira où l'instrumentalisation politique n'est pas loin...).


"[Info RFI] RDC: le chef de guerre Guidon sous le coup d’un mandat d’arrêt
° http://www.rfi.fr/afrique/20190626-info-rfi-rdc-chef-guerre-guidon-mandat-arret

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? 000_1fs7qj_1
Guidon Shimiray Mwissa est notamment pointé du doigt par plusieurs sources dans l’inquiétante augmentation des cas de viols dans le Masisi, au Nord-Kivu.© ALEXIS HUGUET / AFP

La justice militaire congolaise du Nord-Kivu a émis un mandat d’arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa. RFI s’est procuré le document daté du 7 juin 2019, dont le procureur militaire, le général Timothée Mukuntu, a confirmé l’authenticité.
« Participation à un mouvement insurrectionnel », « crime de guerre par recrutement d’enfants » et « crime contre l’humanité par viol ». Voilà les motifs qui figurent sur le mandat d’arrêt lancé contre Guidon Shimiray Mwissa par la justice militaire, qui avait ouvert un dossier contre lui en mars 2018. Depuis, plusieurs victimes ont été entendues, précise l’auditeur général de l’armée Timothée Mukuntu.

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Mandat_1_0

Déjà sous sanctions de l’ONU, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés, baptisée NDC-R (Nduma Defense of Congo-Rénové) qui mène des offensives contre divers groupes armés hutus, congolais comme étrangers, dans le Nord-Kivu.
Ces derniers mois, de sources onusiennes, Guidon Shimiray Mwissa a considérablement étendu sa zone d’influence, occupant désormais « des localités et sites miniers du territoire de Walikale », mais aussi du Lubero, du Masisi et du Rutshuru. Dans le mandat d’arrêt, il est accusé de se « substituer aux autorités locales » et de se livrer avec ses hommes « à des exactions graves sur les populations civiles ».

« Une grave menace pour la stabilité de la région »

Guidon Shimiray Mwissa est notamment pointé du doigt par plusieurs sources dans l’inquiétante augmentation des cas de viols dans le Masisi sur fond d’affrontements avec les Nyatura, un autre groupe armé.
Dans son dernier rapport paru début juin, le groupe d’expert des Nations unies notait une « augmentation de ses effectifs » et le tenait aussi pour responsable du déplacement du « CNRD, un groupe armé rwandais » du Masisi vers la zone de Kalehe, dans le Sud-Kivu, où l’arrivée des hommes du CNRD a entraîné une « montée de tension » avec les populations locales. Le rapport estime qu’il constitue une « une grave menace pour la stabilité de la région. »

Les mêmes experts, qui ont régulièrement pointé l’absence d’opérations militaires menées contre Guidon Shimiray Mwissa et ses hommes, confirment aussi dans ce rapport l’existence d’une « collaboration » entre son groupe et « l’armée congolaise ».
Pour Jason Stearns, directeur du Groupe d’experts sur le Congo (GEC), rattaché à l'Université de New-York, le NDC-R de Guidon a été utilisé depuis sa création comme « supplétif de l’armée congolaise » et symbolise à ce titre « la guerre par procuration » menée par cette armée à l’est du Congo, au prix d’importantes violations des droits de l’homme.
Souvent dans ces régions, quand les FARDC (l'armée congolaise) ont besoin d'un allié, ils ont recours aux NDC-R, comme ils ont une grande capacité de mobilisation et une grosse puissance de feu (...). Lorsque l'armée congolaise lance ses opérations en 2015 contre le groupe FDLR, c'est aux NDC-R qu'ils ont recours pour les aider dans leurs opérations...
Jason Stearns, directeur du Groupe d’experts sur le Congo (GEC)
26-06-2019 - Par Florence Morice
° https://www.france24.com/fr/20192606-rdc-guidon-mandat-arret-gambie-yahya-jammeh-violences-sexuelles-nigeria-peuls-boeuf
° https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/rd-congo-mandat-darr%C3%AAt-contre-le-chef-de-guerre-guidon/vi-AADsXiR
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53145_nord_kivu_le_chef_de_guerre_guidon_shimiray_sous_le_coup_d_un_mandat_d_arret.html

"RDC: qui est Guidon, à la tête d’une coalition à l’offensive dans le Nord-Kivu?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190227-rdc-guidon-chef-guerre-nord-kivu
° http://www.rfi.fr/afrique/20170728-rdc-societe-civile-lubero-appelle-neutraliser-le-chef-guerre-guidon
° http://www.rfi.fr/afrique/20160618-rdc-ndc-renove-guidon-sheka-attaque-buleusa-walikal-lubero-nord-kivu

"RDC: mandat d’arrêt contre un chef de guerre, l’ONU promet son soutien"
° https://afrique.lalibre.be/38173/rdc-mandat-darret-contre-un-chef-de-guerre-lonu-promet-son-soutien/

"La situation sécuritaire en Ituri est « extrêmement grave », selon la Monusco
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53203_la_situation_securitaire_en_ituri_est_extremement_grave_selon_la_monusco.html
Le commandant adjoint de la Force de la mission onusienne en République démocratique du Congo (Monusco), le général de division Bernard Commins, a déclaré, au terme de sa visite à Bunia, que la situation sécuritaire dans la province de l’Ituri est préoccupante voire grave. Il l’a dit au cours de la conférence hebdomadaire de la Monusco, ce mercredi 26 juin à Kinshasa.  

« Nous avons une situation comme cela a été́ dit et comme cela préoccupe notre Représentante spéciale, une situation extrêmement grave, qui est plus grave sans doute que celle que nous avons connue l’année dernière en raison de l’existence d’un groupe armé qui a été́ clairement identifié, localisé et qui est reconnu par tous ceux que j’ai pu rencontrer comme étant celui aujourd’hui qui est l’instigateur et l’acteur d’une violence inacceptable », a-t-il déclaré.
Le général de division Bernard Commins a cependant annoncé l’ouverture de trois fronts pour faire face à cette situation préoccupante.  
« Le premier front est celui de notre mission de protéger les civils. Et pour cela, avec toutes les ressources qui étaient disponibles dans le secteur Nord, le bataillon de déploiement rapide du Bangladesh et le bataillon marocain qui étaient dans cette zone. Je leur ai donné́ l’ordre de mettre en œuvre 100 % de leurs moyens. Le deuxième front est celui de la facilitation de l’acheminement rapide de l’assistance humanitaire. Le troisième volet de notre mission, c’est celui de l’appui à nos camarades militaires congolais qui sont engagés directement contre ce groupe armé qui a été localisé et identifié et contre lequel ils ont entrepris une opération militaire à laquelle nous apportons notre concours », a-t-il ajouté.

Le territoire de Djugu dans la province de l’Ituri est devenu depuis le début de ce mois de juin le théâtre des violents affrontements entre les communautés Lendu et Hema. Un conflit qui a coûté la vie à plusieurs personnes et forcé 300 000 personnes à fuir vers les territoires  voisins, selon les chiffres de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés."

"Djugu : les FARDC récupèrent le bastion de Wago après d’intenses combats avec les hommes armés, 19 morts"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/27/actualite/securite/djugu-les-fardc-recuperent-le-bastion-de-wago-apres-dintenses-combats
° https://www.radiookapi.net/2019/06/27/actualite/securite/ituri-les-casques-bleus-de-la-monusco-assurent-la-securite-de-plus-de

"RDC: 300.000 personnes ont fui les violences en Ituri depuis début juin"
° https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/rdc-300-000-personnes-ont-fui-les-violences-en-ituri-depuis-debut-juin_2084868.html


"Ituri : le Président Félix Tshisekedi attendu à Bunia ce samedi
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53179_ituri_le_president_felix_tshisekedi_attendu_a_bunia_ce_samedi.html
La nouvelle est confirmée par la presse présidentielle citée par nos confrères du média en ligne politico.cd
Le Chef de l'État, Félix Tshisekedi, est attendu à Bunia ce samedi 29 juin 2019 pour s'enquérir personnellement de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans cette partie du pays, principalement dans les territoires de Djugu et de Mahagi.
Le gouverneur Bamanisa l'avait déjà lui aussi annoncé en début de cette semaine, appelant la population à se mobiliser pour accueillir le Président Tshisekedi.
C'est sa première visite en Ituri depuis sa prise des fonctions à la tête de la RDC, son arrivée était attendue depuis la reprise des violences début avril dernier."


"RDC: en Ituri, des « assassins » cibles d’opérations militaire"
° https://afrique.lalibre.be/38182/rdc-en-ituri-des-assassins-cibles-doperations-militaire/

° https://www.dw.com/fr/le-conflit-en-ituri-est-aussi-%C3%A9conomico-politique-abb%C3%A9-drileyo/av-49358751
° https://afrique.lalibre.be/38126/rdc-larmee-annonce-avoir-tue-16-miliciens-en-ituri/
° https://afrique.lalibre.be/37948/au-moins-16-morts-lors-dune-nouvelle-attaque-dans-le-nord-est-de-la-rdc/


"Tueries en Ituri: la piste de complot évoquée !
° http://www.latempete.info/37354-2/
Réfutant l’hypothèse de conflit intercommunautaire entre Hema et Lendu,  certains témoignages affirment que les récentes violences ayant fait plus de 160 morts et plus 300.000 déplacés seraient le fait d’une   » main noire  »  qui aimerait  voir cette province riche en or et en pétrole s’embraser comme ce fut le cas entre 1999 et 2003

Très riche en or et en gisements de pétrole, la province de l’Ituri serait au centre d’un complot fomenté par des  » tireurs de ficelle  » qui aimeraient voir cette partie de la république Démocratique du Congo s’embraser à nouveau, comme ce fut le cas lors des violences survenues en 1999 et qui avait coûté la vie à plusieurs milliers de personnes.
Cette thèse fait de plus en plus du chemin à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, où des voix s’accordent à balayer d’un revers de la main la version de conflit intercommunautaire concernant les violences meurtrières dont cette province est le théâtre depuis le mois de mai de l’année en cours.

Violences qui, selon les dernières estimations auraient déjà coûté la vie à plus de 160 personnes et fait de plus de 300.000 déplacés ayant fui leurs villages et vivant désormais dans des camps de fortune érigés par le HCR (Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés).
Selon le nouveau Gouverneur de province, Jean Bamanisa Saïdi, qui a aussi confirmé ce bilan, ces violences meurtrières sont attribuées à  » des miliciens  non encore identifiés « .

Un camp des déplacés  dans un camp  à l’extérieur de la ville de Bunia, dans la province d’Ituri ( Ph  AFP)
Alors que la version répandue à Kinshasa , capitale de la RDC, et dans certains milieux officiels fait état de nouvelles violences intercommunautaires entre Lendus et Hemas, à l’instar de celles qui avaient embrasé la région entre 1999 et 2003, le nouveau gouverneur de l’Ituri, Jean Bamanisa cité par le journal français Libération soutient que cette fois-ci il ne s’agit pas de conflit entre les deux communautés locales.
L’article de Libération rappelle même qu’entre 1999 et 2003, le Rwanda et l’Ouganda jouaient des tensions en Ituri, en soutenant et en armant des milices Hema (en majorité éleveurs) et Lendu (en majorité agriculteurs) pour » mener leurs batailles d’influence en RDC ».

Plusieurs années après et alors que la RDC vient de vivre sa première alternance » pacifique et civilisée  au sommet de l’Etat  » avec l’élection de Félix Antoine Tshisekedi  à la magistrature suprême du pays, à l’issue d’un scrutin organisé le 30 décembre 2018  le 10 janvier 30 décembre 2018, les démons de la division hantent à nouveau la province très convoitée de l’Ituri.

» Main noire « ,  » planificateur « ,  » tireurs de ficelles «

Mais, pour cette fois-ci, l’autorité provinciale est catégorique.  » Ce n’est pas un conflit inter-ethnique. Les Hemas n’ont pas répondu », affirme le gouverneur Jean Bamanisa dans les colonnes du journal français Libération.
Une autre source locale jointe par ce journal va jusqu’à affirmer que les nouveaux massacres qui embrasent aujourd’hui cette province  » seraient le fait des membres « égarés » de la communauté lendue regroupés dans une sorte de secte politico-militaro-religieuse, la Coopérative pour le développement du Congo (Codéco).
Selon une source officielle qui s’est exprimai sous couvert d’anonymat, la Codéco aurait  fait croire aux Lendu  » qu’on leur a tout pris », glisse une source officielle. Et l’abbé Alfred Buju de l’organisation Caritas cité par l’AFP d’ajouter qu’ils  » se battent pour la libération de l’homme lendu du joug de l’homme hema, perçu comme un blocage à leur développement » !

Ce discours entretenu par la Codéco est cependant qualifié de « non-sens » par un représentant de la communauté Lendu, notamment Me Célestin Tawara Angaika qui a réagi en déclarant : « Nous ne sommes pas sous la domination des Hema. Il y a des Lendu médecins ou avocats, comme moi qui vous parle. Il y a des Lendu vice-gouverneur et président de l’Assemblée territoriale ».

La piste d’un complot

De là à mettre sur le compte d’un complot les massacres récents et les déplacements massifs de populations occasionnés dans cette province par ces actes condamnables, nombreux sont désormais les Ituriens qui franchissent le pas et partagent cette thèse. A en croire la correspondance du journal français Libération, dans les rues de Bunia, on n’hésite plus à parler de « main noire », « planificateur », « tireurs de ficelles » au sujet du nouveau drame humanitaire qui se  déroule depuis le 10 juin 2019 dans cette région du nord-est de la République démocratique du Congo.
A en croire Me Célestin Tawara qui s’est exprimé dans les colonnes de Libération,  » les planificateurs voudraient  que la province s’embrase coûte que coûte, comme en 1999″. Aussi reprend-il aussi à son compte  la thèse d’une  « main noire » derrière ces violences. La même version serait également soutenue du côté Hema.  Voilà qui donne déjà matière à la conférence de paix annoncée dans les mois qui viennent en Ituri."
° https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-en-ituri-la-recherche-d-une-main-noire-derriere-les-tueries-307567
° https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/rdc-en-ituri-%C3%A0-la-recherche-d%E2%80%99une-main-noire-derri%C3%A8re-les-tueries/ar-AADfmcv
° https://www.liberation.fr/planete/2018/07/10/rdc-terreur-tactique-en-ituri_1665607


"Insécurité en Ituri : la Monusco botte en touche"
° https://www.lephareonline.net/%ef%bb%bfinsecurite-en-ituri-la-monusco-botte-en-touche/


"RDCongo: une « secte » encourage les crimes à Djugu, accuse l’évêque"
° https://afrique.lalibre.be/38098/rdcongo-une-secte-encourage-les-crimes-a-djugu-accuse-leveque/

° https://afrique.lalibre.be/38049/la-cpi-rend-son-jugement-sur-lex-chef-de-guerre-ntaganda-le-8-juillet/


"Sud-Kivu : le dialogue intercommunautaire pour la sécurité et la paix dans les Hauts Plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga a ouvert ses portes ce mardi
° https://www.politico.cd/actualite/2019/06/25/sud-kivu-le-dialogue-intercommunautaire-pour-la-securite-et-la-paix-dans-les-hauts-plateaux-duvira-fizi-et-mwenga-a-ouvert-ses-portes-ce-mardi.html
Les travaux du dialogue intercommunautaire sur les questions liées au conflit dans les territoires d’Uvira, de Fizi et Mwenga ainsi que dans le secteur d’Itombwe au Sud-Kivu ont été lancés dans la ville d’Uvira ce mardi 25 juin 2019.
Lancé par le gouverneur Theo Ngwabidje, ce dialogue est organisé par l’ONG Alerte International, dans le consortium “Tujenge Pamoja kwa ajili ya Amani”, en français, “Construisons la paix ensemble pour la paix”. Ce dialogue vise à permettre aux communautés ethniques en conflit, les institutions étatiques et coutumières de ces différents territoires de maîtriser les enjeux des conflits et de l’insécurité dans cette partie de la province du Sud-Kivu.


Selon les organisateurs, il sera aussi question de trouver des solutions de paix de façon concertée et participative pour la stabilisation de cette région et offrir aux communautés, à la chefferie de Bavira et aux institutions étatiques les options de décisions conséquentes susceptibles de résoudre la question de gestion administrative du regroupement de Bijombo.
Les acteurs de la société civile disent attendre de ce dialogue les stratégies adéquates pour pacifier une fois pour toute cette région en proie aux affrontements à caractère tribal qui ont repris depuis le début du mois. Ils ajoutent sensibiliser les communautés pour la cohabitation pacifique reste la seule solution pour arriver à une paix durable.

Depuis plus d’une année, les Hauts Plateaux de Fizi est devenu le théâtre des conflits armés généralisés entre les Banyamulenge, les Bafuliiru, les Banyindu et les Bavira et qui ont occasionnés de milliers de personnes à se déplacer, d’autres tuées et plusieurs maisons incendiées.
Ce dialogue qui ira jusqu’au samedi 29 juin réunit les leaders communautaires de ces différentes communautés, les autorités provinciales du Sud-Kivu, une délégation venue de Kinshasa, ainsi que certains élus provinciaux."


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Dernière édition par ndonzwau le 28/6/2019, 5:37 am, édité 1 fois (Raison : as)

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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 2/7/2019, 7:26 pm


"RDC : Félix Tshisekedi en Ituri auprès des déplacés
° https://www.jeuneafrique.com/797105/politique/rdc-felix-tshisekedi-en-ituri-aupres-des-deplaces/
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s'est rendu lundi à la rencontre des déplacés de l'Ituri, au deuxième jour de sa visite dans cette province du nord-est traumatisée par des massacres de civils début juin.

Le chef de l’État s’est rendu dans le territoire de Djugu, où « des criminels, des meurtriers, des assassins » – selon les Nations unies – ont tué « des femmes et des enfants », entraînant la fuite de milliers de personnes (au moins 160 morts et 300 000 déplacés, d’après des chiffres officiels impossibles à vérifier).
Les autorités congolaises pointent la responsabilité d’une milice nommée Ngoudjolo. Une opération militaire « de grande envergure », selon les mots du chef de l’État, a été lancée contre ce groupe armé. « En ce qui concerne la sécurité, l’armée va rester en Ituri jusqu’à ce que l’on n’entende plus un seul coup de feu », a déclaré lundi le président Tshisekedi sous les applaudissements. « Nous mettrons tout en oeuvre pour mettre fin aux assaillants », a-t-il assuré.

Crainte du retour des violences

L’Ituri a été le théâtre d’un conflit entre deux communautés de la province, les Héma et les Lendu entre 1999 et 2003. Des dizaines de milliers de personnes ont péri. Vingt ans plus tard, les autorités et les responsables communautaires refusent de croire à la reprise du conflit dans cette région frontalière de l’Ouganda qui dispose de pétrole et d’or.
« Aimez-vous les uns les autres (…). Cette province est la province de tous les Ituriens. Il y a de la place pour tout le monde », a lancé le chef de l’État. « J’ose croire que sa présence va ramener la paix en Ituri », a déclaré un porte-parole de la communauté héma, Victor Ngona, qui estime que les membres de sa communauté sont particulièrement visés par les tueries.Il demande la traduction en justice « des planificateurs intellectuels et matériels » des tueries."
° http://www.rfi.fr/afrique/20190629-rdc-bunia-deplaces-president-tshisekedi
° https://4pouvoir.cd/2019/07/ituri-dans-quelques-minutes-le-chef-de-letat-sera-face-a-la-presse-nationale/
° https://7sur7.cd/2019/07/02/rdc-le-chef-de-letat-quitte-bunia-pour-kinshasa

"Félix Tshisekedi à la population de l’Ituri : « Arrêtez de vous haïr, de vous entretuer »"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/01/actualite/politique/felix-tshisekedi-la-population-de-lituri-arretez-de-vous-hair-de-vous
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/rdc-felix-tshisekedi-enjoint-aux-miliciens-des-frpi-de-deposer-les

"Ituri : Félix Tshisekedi se rend à Djugu pour s’imprégner de la situation sécuritaire et humanitaire"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/01/actualite/securite/ituri-felix-tshisekedi-se-rend-djugu-pour-simpregner-de-la-situation
° https://afrique.lalibre.be/38443/rdc-le-president-tshisekedi-en-ituri-aupres-des-deplaces/
° http://www.rfi.fr/afrique/20190701-rdc-djugu-ituri-felix-tshisekedi-chevet-populations-meurtries

"RDC : Félix Tshisekedi décide de renforcer la présence militaire à Djugu"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/rdc-felix-tshisekedi-decide-de-renforcer-la-presence-militaire-djugu
° https://4pouvoir.cd/2019/06/rdc-felix-tshisekedi-veut-faire-du-retablissement-de-la-paix-sur-lensemble-du-territoire-lune-des-priorites-de-son-mandat/

"Félix Tshisekedi: « l’armée va rester à Djugu jusqu’à ce qu’il n ‘y aura plus un coup de feu »"
° https://4pouvoir.cd/2019/07/felix-tshisekedi-larmee-va-rester-a-djugu-jusqua-ce-quil-n-y-aura-plus-un-coup-de-feu/

"RDC: l’ONU accroît son aide en Ituri pour secourir 300.000 déplacés"
° https://afrique.lalibre.be/38469/rdc-lonu-accroit-son-aide-en-ituri-pour-secourir-300-000-deplaces/

"Eradication des groupes armés étrangers : la RDC, la MONUSCO et les pays voisins réfléchissent sur un plan"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/30/actualite/securite/eradication-des-groupes-armes-etrangers-la-rdc-la-monusco-et-les-pays

"Éradication des groupes armés en RDC : Félix Tshisekedi face à une épineuse mission
° https://lepotentielonline.net/2019/07/01/eradication-des-groupes-armes-en-rdc-felix-tshisekedi-face-a-une-epineuse-mission/
L’insécurité grandissante régnant à l’Est du pays a atteint son paroxysme. De nombreux groupes armés congolais et étrangers ne veulent pas y quitter. Face à cette question sécuritaire de fond, le chef de l’État Félix Tshisekedi s’en imprègne en misant sur un plan d’urgence pouvant rétablir la paix dans cette partie du pays.
Profit dear last commération dear l’indépendance dear last République démocratique dude Congo, Flip Tshisekedi a apple less congolais at calme, end leur promettant un « plan sécuritaire » visant
En profitant de la commémoration de l’indépendance de la RDC, Félix Tshisekedi a appelé les Congolais au calme, en leur promettant un « plan sécuritaire » visant éradiquer des groupes armés étrangers dans l’Est du pays.  « L’insécurité est aussi et surtout le fait des groupes armés étrangers. Un plan de leur éradication totale est en train d’être discuté avec la Monusco et les pays voisins concernés », a-t-il annoncé ce dimanche 30 juin.
Le chef de l’État congolais invite aussi les groupes armés à déposer les armes et à prendre part au processus de réintégration sociale. Il fait remarquer que le gouvernement en concertation avec la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) est en train d’étudier la possibilité de leur réinsertion dans la société.
Il a salué les efforts engagés par les FARDC d’avoir réduit certains groupes armés à l’Est du pays. « Nous saluons les nombreuses redditions des groupes armés observées depuis notre accession à la Magistrature suprême », a-t-il ajouté.

FARDC-MONUSCO

Dans un entretien accordé aux médias français RFI et France 24, le président Félix Tshisekedi avait affiché sa volonté de voir la Monusco travailler avec les différents services de la Monsco. « Il y a eu des tensions à certains moments avec la Monusco donc peut être aussi dans un élan ça peut m’arriver mais ici pour le moment on a besoin de la Monusco, et surtout besoin dans les zones à problème. Je vous ai parlé de renforcement des capacités de nos forces de sécurité et défense, la Monusco est un partenaire essentiel comme la brigade d’intervention composée de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi. En ce moment nous avons besoin d’appui par rapport à nos capacités de défense et la Monusco est nécessaire », avait déclaré Félix Tshisekedi aux médias français.

Par contre, le professeur Jojo M. Sekimonyo propose un plan Marshall pour sortir les provinces de l’Est du pays de la crise sécuritaire. Il évoque dans ses propositions notamment le développement économique des provinces plutôt que la réponse militaire qui, selon lui, ne conduit pas à une solution durable. « Le problème qu’on a dans l’Est, c’est beaucoup plus socio-économique que sécuritaire. Le président dit qu’on doit neutraliser les groupes armés dans l’Est, je pense que la solution à cette situation passe par la prise en compte des problèmes socio-économiques. Il faut mettre de l’argent dans l’Est du pays dans les programmes de développement, la construction des routes, des hôpitaux. Et ça fera que l’Est soit plus attractif et ça permettra notamment la création d’une nouvelle culture. On fait la guerre tous les jours et la situation ne change pas, je pense qu’on doit investir dans les programmes de développement », a dit Jojo M. Sekimonyo dans une interview à Lepotentieloneline.net.

Si l’une des causes de cette instabilité est le chômage, soutient-il, la solution passe par la création d’un environnement qui puisse permettre la création d’emploi, l’entrepreneuriat et un écosystème pour développer l’économie.
Pour Jojo M. Sekimonyo, on ne peut pas imposer la paix, mais le développement économique peut aider au rétablissement de la paix dans cette partie du pays.
Par ailleurs, l’armée congolaise a annoncé que la milice qui semait la désolation à Djugu est totalement neutralisée. Félix Tshisekedi a dirigé le dimanche 30 juin une réunion du comité provincial de sécurité à Bunia. C’était en présence notamment des commandements des FARDC, de la PNC, de l’ANR et d’autres autorités provinciales."

° https://afrique.lalibre.be/38289/rdc-en-ituri-larmee-affirme-avoir-repris-le-fief-des-hors-la-loi/
° https://www.jeuneafrique.com/790218/politique/rdc-en-ituri-nous-navons-pas-reussi-a-asseoir-lautorite-de-letat/
° https://laprosperiteonline.net/2019/07/01/solution-contre-linsecurite-a-outrance-rdc-constant-mutamba-pour-la-formation-militaire-de-tous-les-diplomes-detat/



"RDC : Les communautés de Kalehe exigent le rapatriement des FDLR au Rwanda
° https://afrique.lalibre.be/38407/rdc-les-communautes-de-kalehe-exigent-le-rapatriement-des-fdlr-au-rwanda/
Six communautés du territoire de Kalehe demandent aux autorités congolaises, le désarmement et le rapatriement dans un bref délai des rebelles des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) et du Conseil National pour le Renouveau Démocratique (CNRD) cantonnés à Ziralo (une localité située à environ 70 kilomètres de Kalehe centre – province du Sud-Kivu) depuis février 2019.

Il s’agit des communautés Bahavu, Batembo, Barongeronge, Bahutu, Batusti et Batwa du territoire de Kalehe. Les informations livrées par la société civile du territoire de Kalehe confirment la présence des rebelles dans les villages de Kitindiro et Rutare dans le groupement de Ziralo en chefferie de Bahavu.
D’après Xavier Bachirongo, président de la communauté Batembo, la présence des éléments FDLR à Kalehe constitue une menace sérieuse par rapport à la sécurité de la population et de leurs biens. « Ces personnes doivent quitter le territoire de Kalehe le plus tôt possible. Ils commettent des exactions depuis leur arrivée à Kalehe. Ils ont tout d’abord occupé illégalement les champs et les terres des populations autochtones. Cela a créé des déplacements de populations civiles et de leurs troupeaux contraints de fuir vers des villages voisins par peur de ces éléments armés. Par ailleurs, ces rebelles vendent des armes à certaines populations civiles moyennant 10 à 15 mille francs congolais. Nous craignons une fois de plus la prolifération des armes en territoire de Kalehe qui aura sûrement des conséquences sur la sécurité des habitants ».

Les rebelles FDLR ont laissé une mauvaise image au sein de la population du territoire de Kalehe. En effet, avant leur départ forcé de Kalehe en 2012, ces rebelles FDLR avaient commis des crimes et des tueries similaires à ceux commis au Rwanda, leur pays d’origine, et cela de 1996 à 2012, rappelle encore le président de la communauté  Batembo.
Ces rebelles armés et leurs femmes, jeunes et enfants sont estimés à 6.000 personnes. Par ailleurs, selon les informations de la société civile sur place à Ziralo, ils se promèneraient librement en tenue civile sur toute l’étendue du territoire d’Idjwi, la ville de Goma et en territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Delphin Birimbi, président du cadre de concertation territorial de la société civile de Kalehe (CCTSC) confirme également que ces rebelles se livrent à l’exploitation de l’or dans le groupement de Ziralo en toute quiétude.

Jeudi dernier, les communautés du territoire de Kalehe s’étaient réunies à l’issue d’un dialogue social en vue de présenter à la communauté locale, nationale et internationale leur position face à l’incursion et à l’occupation illégale de leur territoire par les FDLR. A l’issue de ce dialogue, les communautés signataires demandent au Gouvernement congolais de rapatrier les rebelles FDLR au Rwanda, leur pays d’origine, et de traquer les éléments refusant d’être rapatriés.
Ils dénoncent par ailleurs l’inaction de la force onusienne présente en RDC (Monusco) dans leur territoire et leur demandent d’assister les forces armées congolaises dans cette traque ou de quitter la RDC. Enfin, ces mêmes communautés du territoire de Kalehe se sont indignées des déclarations de Monsieur Paul Rusesabagina, président de la plateforme « Mouvement Rwandais pour le Changement démocratique » (MRCD) qui déclarait dans une lettre datée du 4 juin 2019 signée à Bruxelles que les rebelles des FDLR et du CNRD devaient être considérés comme de simples réfugiés rwandais au Congo. Or, pour les communautés du territoire de Kalehe, ces groupes rebelles sont extrêmement dangereux du fait qu’ils sont armés"


"Masisi : 19 civils tués et 3 femmes violées en une semaine à Shibo et à Kilondo
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/masisi-19-civils-tues-et-3-femmes-violees-en-une-semaine-shibo-et
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Kitshanga-Masisi-Nord_Kivu
Carte de Kisthanga à Masisi au Nord Kivu

Au moins 19 civils ont été tués et trois femmes violées dont une fille de dix ans, la semaine dernière à Shibo et à Kilondo, en groupement de Bashali Mokoto, territoire de Masisi (Nord-Kivu), annoncent les sources locales. Ces dernières précisent que ces meurtres et viols, ont été commis par les présumés combattants du NDC-Rénové de Guidon.
La population victime de ces atrocités, exige une enquête sérieuse sur ces « graves violations des droits de l’homme » et que les auteurs soient traduits devant les juridictions compétentes du pays.
Vous pouvez écouter ici, le témoignage de l’un des leaders communautaires de Lukweti, qui s’exprime sous couvert d’anonymat.

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Les responsables administratifs de Masisi joints par Radio Okapi promettent de s’exprimer dans les heures qui suivent.

Pétition sur la sécurité adressée au nouveau gouverneur

Le vice-président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu, a adressé lundi 1er juillet une pétition au gouverneur nouvellement investi de province, Carly Nzanzu Kasivita. Dans ce document de cinq pages, il décrit la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le Nord-Kivu avec l’activisme des groupes armés.
Cet activisme se caractérise selon lui par les déplacements intempestifs des populations, les attaques récurrentes dans les grandes agglomérations, des tueries et de viols de civils.
L’élu de Lubero sollicite également du nouveau gouverneur, un plan concret de réinsertion communautaire de près de 600 combattants issus de différents groupes armés de la province, éligibles à la démobilisation."

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Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Message  ndonzwau le 19/7/2019, 3:18 pm


"RDC : la tête d'une victime décapitée exhibée pour protester contre la tuerie de civils
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-la-tete-d-une-victime-decapitee-exhibee-pour-protester-contre-la-tuerie-de-civils?id=10274021
 
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RDC : la tête d'une victime décapitée exhibée pour protester contre la tuerie de civils - :copyright: SAMIR TOUNSI - AFP  

Des manifestants ont exhibé la tête d'une victime décapitée pour dénoncer un nouveau massacre de civils près de Bunia en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs source.

Des jeunes ont manifesté mercredi leur colère après le massacre de cinq personnes qui se rendaient aux champs en périphérie de Bunia, chef-lieu de l'Ituri traumatisée par des tueries de civils en juin.
"Quand la nouvelle est arrivée à Bunia, les jeunes sont allés récupérer les cadavres. Ils étaient à bord d'un véhicule. Ils exhibaient la tête en l'air", raconte Luc Malembe, porte-parole de la coalition d'opposition Lamuka et ancien journaliste, joint par l'AFP.
Une journaliste d'une radio locale jointe par l'AFP, qui affirme avoir été sur place, livre le même témoignage.
Une photo d'un manifestant avec la tête à bout de bras circule sur les réseaux sociaux.
D'après ces témoignages, les manifestants avaient l'intention de ramener les corps vers un bâtiment officiel.
"La police a dû les stopper. Elle a tiré des gaz lacrymogènes, et conduit les cadavres à la morgue", reprend M. Malembe.

Dans un communiqué, la police parle de "cinq civils interpellés" et de deux blessés dont un policier.
"Les enquêtes sont en cours en vue de retrouver les auteurs de ce massacre", ajoute la police.
Trois nouveaux corps ont été retrouvés jeudi matin, "découpés à la machette", a indiqué à l'AFP Rachel Tarwaya, administrateur de territoire d'Irumu.
Les assaillants sont "venus du territoire de Djugu" pour semer "la panique": "Les opérations de poursuite de l'ennemi se poursuivent", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Tshikudi, porte-parole de l'armée en Ituri.
En juin, 160 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes se sont déplacées fuyant les violences, d'après des chiffres officiels invérifiables.
Ces crimes ont été attribuées à une milice locale.
Le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, s'est rendu le 1er juillet en Ituri où il a annoncé des opérations militaires "d'envergure". "L'armée va rester en Ituri jusqu'à ce que l'on n'entende plus un seul coup de feu", avait-il promis.
L'Ituri avait été ravagée par une guerre entre les milices de deux communautés entre 1999-2003 qui avait fait des milliers de morts."

"RDC/Bunia: une tête coupée exhibée pour protester contre l’insécurité'
° https://afrique.lalibre.be/39062/rdc-bunia-une-tete-coupee-exhibee-pour-protester-contre-linsecurite/
° https://actualite.cd/2019/07/18/scene-dhorreur-bunia-pour-protester-contre-linsecurite-les-jeunes-defilent-avec-la-tete


"RDC: mobilisation contre l’insécurité après la découverte de corps près de Bunia
° http://www.rfi.fr/afrique/20190718-rdc-mobilisation-contre-insecurite-apres-decouverte-corps-pres-bunia
Des corps sans vie ont été découverts à environ 10 kilomètres de Bunia, chef-lieu de la province, mercredi 17 juillet, provoquant la colère des jeunes.

Au moins huit personnes tuées par des inconnus, la plupart décapitées à environ dix kilomètres de Bunia, chef lieu de la province de l'Ituri. Excédés par l’insécurité, les jeunes ont décidé de défiler dans les rues de la ville mercredi, brandissant la tête d’une des victimes. Ils voulaient exposer la dépouille devant la tribune officielle de la ville pour interpeller les autorités locales et nationales.

Rapidement, la situation a dégénéré et la police s’est interposée. A la suite de ces heurts, deux civils ont été blessés dont un par balle. Dix autres civils et quatre policiers ont été interpellés, selon la même source. La scène a choqué les habitants de Bunia. Les activités étaient paralysées et n’ont repris normalement que ce jeudi.
La communauté Alur à laquelle appartiennent les victimes a décrété un deuil de trois jours. Pour sa part, Jean Bamanisa Saidi, gouverneur de la province, a assuré la population de la détermination des autorités à rétablir la paix et a indiqué que des mesures sont prises pour sécuriser davantage Bunia."


"Bunia : 3 jours de deuil décrété par la communauté Alur après la décapitation de 8 personnes"
° https://actualite.cd/2019/07/19/bunia-3-jours-de-deuil-decrete-par-la-communaute-alur-apres-la-decapitation-de-8

"RDC : combats à l’arme lourde entre les FARDC et des hommes armés à Djugu"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/securite/rdc-combats-larme-lourde-entre-les-fardc-et-des-hommes-armes-djugu

° https://www.jeuneafrique.com/805296/politique/rdc-pour-en-finir-avec-linsecurite-dans-le-sud-kivu-il-faut-une-approche-regionale/
° http://www.adiac-congo.com/content/violences-djuguituri-le-president-de-la-republique-qualifie-de-tentative-de-genocide-les
° https://www.digitalcongo.net/article/5d1611e6c3fe850004192d88/
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/societe/tanganyika-les-nations-unies-veulent-aider-les-deplaces-regagner-leurs
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/securite/kalemie-un-chef-mai-mai-appelle-les-autres-miliciens-se-rendre
° https://www.refworld.org/pdfid/51d2c26f4.pdf


"RDC: attaque d’un groupe armé dans le quartier Kamasaka, à Lubumbashi"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190713-rdc-attaque-groupe-arme-bakata-katanga-kamasaka-lubumbashi-kyungu-mutanga-gedeon


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Message  ndonzwau le 25/7/2019, 12:22 am

Il y'a peu le commandant des opérations à l'Est se félicitait d'avoir réduit les forces négatives en Ituri mais encore aujourd'hui on compte des morts en Ituri même, à Beni, à Goma... Des groupes armés connus ou non continuent à y massacrer les paisibles populations sans que ces fameuses forces années ne les empêchent et notre nouveau PR malgré ses professions de foi d'y installer enfin sécurité et stabilité, de plus on peine à voir clairement son programme sécuritaire effectif.
La vérité devant nous est que nos forces armées même aidées de la Monusco et non plus les nouvelles relations que Tshisekedi tisse avec nos voisins rwandais ou ougandais sont aujourd'hui inefficaces. Le peuple Congolais de l'Est comme d'ailleurs ne voit vraiment pas où nous allons aujourd'hui, son seul souci est que le changement intervenu à la tête du pays vienne vite mettre fin à la souffrance de nos frères et sœurs de l'Est.

Alors la question qui vaille à ce stade : est-ce la nouvelle administration a choisi la bonne voie ? C'est la réponse à cette question cruciale à laquelle Tshisekedi doit aujourd'hui répondre. Quand y répondra-t-il avec des résultats probants fût-ce seulement au niveau sécuritaire ?
 


"RDC : l’insécurité à l’Est piétine le programme de Félix Tshisekedi
° https://lepotentielonline.net/2019/07/22/rdc-linsecurite-a-lest-pietine-le-programme-de-felix-tshisekedi/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Morts_a_Beni-715x400

L’Est de la République démocratique du Congo est toujours en proie à l’insécurité grandissante, malgré les efforts qu’engage le chef de l’État pour la stabilisation de cette zone. C’est presque chaque semaine qu’on assiste à la naissance des groupes armés, lesquels massacrent les paisibles populations en causant la terreur. Cela piétine alors le programme du président de la République surtout sur plan sécuritaire.

Quand bien même les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) seraient en intelligence avec la Force de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) en vue de pacifier cette partie du pays, les différentes organisations de la Société civile s’inquiètent du nombre des morts. Alors que le chef de l’État Félix Tshisekedi compte éradiquer tous les groupes armés qui y sont installés, en leur tendant la main pour la négociation. Mais, jusqu’à maintenant le flou persiste. L’on s’interroge ainsi sur le financement de ces groupes armés, surtout quand on sait que la RDC a déjà consolidé sa relation diplomatique avec les pays voisins.
Cette insécurité qui a gagné l’Est du pays gêne non seulement le gouvernement congolais, mais également la Communauté internationale qui, par ailleurs, s’est engagé à aider la RDC à l’éradication des groupes armés qui sont installés dans cette partie du pays.

Le samedi 20 et dimanche 21 juillet 2019, six civils ont été tués dans deux attaques différentes des groupes armés dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Selon plusieurs sources, la première attaque est intervenue à 20h 15 à Eringeti, à plus ou moins 50 Km de la ville de Beni. Des hommes armés jusque-là, non identifiés, ont fait incursion dans cette localité avant de tuer le chef de la localité et deux de ses voisins. Le porte-parole des opérations ‘Sokola 1’ qui ne parle pas d’une attaque des ADF, annonce que l’armée a initié des recherches pour identifier les assaillants.
Le dimanche 22 juillet, les ADF ont fait incursion a Mangboko, une localité du secteur de Beni-Mbau, située à plus ou moins 18 Km au Nord-Est de la ville de Beni. La société civile parle de trois civils tués dont le proviseur de l’Institut Babwisi d’Oicha. Trois autres personnes sont portées disparues et une autre grièvement blessée. Une situation qui fâche."

"Nord-Kivu : un député de Beni appelle Félix Tshisekedi à « mettre fin à la souffrance du peuple »"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/24/actualite/securite/nord-kivu-un-depute-de-beni-appelle-felix-tshisekedi-mettre-fin-la
° api.net/2019/07/24/actualite/securite/nord-kivu-manifestation-de-colere-de-la-population-apres-lassassinat


"RDC : Les violences regagnent le terrain à Djugu, au moins 7 morts dans une nouvelle attaque au bord du lac Albert
° https://actualite.cd/2019/07/23/rdc-les-violences-regagnent-le-terrain-djugu-au-moins-7-morts-dans-une-nouvelle-attaque
Une nouvelle attaque d’hommes armés a fait au moins sept morts ce mardi 23 juillet 2019 au village Fichama, dans la chefferie de Bahema banywagi, au bord du lac Albert, dans le territoire de Djugu. L’attaque a été menée à quelques 5 km au nord-est du centre commercial de Tshomia.

Selon la société civile locale, un militaire a été tué et d’autres blessés. « Ces hommes armés ont tué 7 personnes dont un militaire, 4 femmes et 2 hommes. Ils ont blessé 3 personnes parmi lesquelles 2 militaires et une épouse d'un militaire », a dit à ACTUALITE.CD, Uvona Jules David, président de la société civile de Tshomia.
Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo confirme le fait sans donner le bilan.
« Très tôt matin, les hommes armés a voulu attaquer nos positions heureusement les forces armées les ont repoussés et pendant leur fuite ils ont commis des exactions sur la population. Maintenant la situation est maîtrisée, les opérations continuent, nous allons réagir après en ce qui concerne le bilan parce que l'ennemi a pris comme option de se dissimuler au sein de la population », a déclaré le porte-parole militaire.
Le député national Gratien Iracan estime que ces assaillants se seraient disséminés en petits groupes dans la région après l’offensive menée par l’armée en juin dernier.
« C'est prévisible que de telles exactions soient répétitives, imaginez-vous les assaillants se sont dissimulés au sein de la population depuis qu'ils étaient attaqués par les forces loyalistes dans la forêt Wago [Ndlr : bastion des miliciens dans le territoire Djugu]. Ils ont créé maintenant des groupuscules pour attaquer la paisible population », a affirmé l’élu de Bunia.
Par ailleurs, des combats ont opposé lundi l’armée aux miliciens dans le village Jiba où au moins quatre miliciens ont été tués. Six personnes ont péri dimanche dernier dans une attaque menée par les hommes armés dans le village Nyaranyara, dans la chefferie de Mambisa. Les violences se poursuivent à Djugu malgré le renforcement des dispositifs sécuritaires, annoncé par les autorités. Plusieurs dizaines de personnes sont tuées dans les attaques d’hommes armés, ce, après le passage de Félix Tshisekedi fin juin dans la région.

Contexte

Les violences armées ont resurgi en avril dernier dans le territoire de Djugu. L’armée a identifié un certain « Ngudjolo » comme le chef de la milice dont les hommes opèrent dans plusieurs localités et dans la chefferie de Mokambo, en territoire de Mahagi. 
Mgr Dieudonné Uringi, évêque du diocèse de Bunia, a dénoncé aussi l’existence d’une secte mystico-religieux dénommée CODECO, qui encourage les violences ayant déjà fait plus d’une centaine de morts dans le territoire de Djugu. L’armée a annoncé, dimanche, avoir démantelé ce groupe armé après les offensives menées depuis le 27 juin pour la conquête du bastion des miliciens, situé dans la forêt de Wago dans le cadre de l’opération « Zaruba ya Ituri (Ndlr : la tempête de l’Ituri) ». 
Le territoire de Djugu avait déjà été secoué par des violences meurtrières en 2017 et 2018. Plus de 200 civils ont été tués, des villages entiers incendiés et plus de 2000 personnes avaient traversé le lac Albert pour vivre en Ouganda. Des centaines de déplacés internes, arrivés à Bunia, étaient installés autour de l’hôpital général. Cette année, le HCR a dénombré plus de 300 000 personnes qui ont fui les violences, depuis début juin, dans les territoires de Djugu et Mahagi."
° https://www.radiookapi.net/2019/07/22/actualite/securite/ituri-neuf-morts-lors-des-attaques-armees-nyalanyala-et-jiba

"Ituri : Au moins 4 miliciens tués dans les combats avec l’armée à Djugu"
° https://actualite.cd/2019/07/23/ituri-au-moins-4-miliciens-tues-dans-les-combats-avec-larmee-djugu
° https://actualite.cd/2019/07/22/rdc-6-morts-dans-une-nouvelle-attaque-armee-djugu


"RDC : 12 civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF à Beni"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/23/actualite/securite/rdc-12-civils-tues-dans-deux-attaques-attribuees-aux-adf-beni
Douze civils ont été tués la nuit du lundi 22 juillet dans deux nouvelles attaques attribuées aux rebelles ADF dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. La première attaque est intervenue aux environs de 20 heures, heure locale. D’après des sources locales, un groupe d'ADF a fait incursion à Mabasele, un quartier situé dans la partie Ouest de la commune rurale d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. Les assaillants ont d’abord contourné les positions des FARDC, disent ces sources, avant de s’en prendre aux civils.

La société civile du territoire de Beni donne un bilan de 9 personnes tuées, notamment 4 femmes, 4 hommes, un bébé d’un mois ainsi que trois blessés par balles.
Aux environs de 20h30, un autre groupe a fait une incursion à Kasana, un village de la localité d’Erengeti, voisine d’Oicha. Trois civils seront tués et trois autres blessés par balle selon la société civile.
Selon des des sources militaires, les soldats des FARDC sont à la poursuite des assaillants.
La société civile du territoire de Beni qui dénonce la recrudescence de l’insécurité dans la région parle de 22 civils tués depuis six jours dans des attaques attribuées aux ADF."

"RDC : Résurgence des tueries à Beni, au moins 26 civils morts dans les attaques armées en moins d’une semaine
° https://actualite.cd/2019/07/24/rdc-resurgence-des-tueries-beni-au-moins-26-civils-morts-dans-les-attaques-armees-en

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Beni%20inhumation%20victime%20ADF_0

26 civils ont été tués en l’espace de moins d’une semaine en ville et territoire de Beni (Nord-Kivu). Les tueries ont resurgi depuis le 18 juillet dernier dans la région. Elles sont attribuées aux combattants de Allied Democratic Forces (ADF) ainsi qu’aux hommes armés inconnus.


La première attaque date du jeudi 18 juillet dans le village de Kikawa, près de Kamango. Trois civils dont deux hommes et une femme sont tués par les rebelles ADF, selon la société civile locale. Les victimes étaient interceptées au champ et achevées à la machette.
Dimanche 21 juillet tôt dans la matinée, deux civils (un homme et une femme) sont tués par les rebelles ougandais ADF à l'ouest de Mangboko, village situé près de la localité de Mbau, sur la RN4 en territoire de Beni. Les infortunés étaient tués par armes à feu, un autre civil était grièvement blessé. Les militaires qui étaient intervenus avaient poursuivi les assaillants jusqu’à Masulukwede au Nord-est de la localité de Mavivi. Dans la soirée l'armée annonce la neutralisation de 4 combattants ADF et la récupération d’une arme PKM ainsi que plusieurs effets de guerre.
Le même dimanche dans la journée, quatre corps sont découverts à Malolu, entité située dans la commune de Ruwenzori, au nord-est de la ville de Beni. Les victimes, trois femmes et un homme, parties deux jours plus tôt au champ étaient tuées par les combattants ADF. Leurs corps en décomposition étaient découverts et enterrés par l’armée. Au début de la soirée du même dimanche 21 juillet, deux civils sont tués à Mayimoya près de la localité d'Eringeti, sur la RN4. Au cours de l’attaque attribuée aux combattants ADF, plusieurs personnes sont enlevées mais aussi des biens emportés.

Lundi 22 juillet, dans la soirée, 9 civils parmi lesquels deux enfants dont un nourrisson d'au moins deux mois périssent à Mabalese, à l'ouest dans la cité d'Oicha. Ils sont tués par armes à feu. Une fois de plus, l'armée et la société civile attribuent les faits aux rebelles de l'ADF. Dans la même soirée, trois civils sont tués par un homme armé dans la localité d'Eringeti. Le bourreau en treillis tire à bout portant sur les victimes qui se trouvaient dans leur parcelle. Au moins une personne est blessée. L'autre attaque attribuée aux hommes armés inconnus avait eu lieu samedi 22 juillet dans la localité d'Eringeti, un chef de localité et deux autres civils étaient tués dans leur parcelle.

« Défaillance des services de sécurité »

Après la résurgence des tueries des civils dans la région de Beni, la société civile parle d'une défaillance dans les opérations militaires.
« Cela montre qu'il y a défaillance dans les opérations militaires. C'est pourquoi nous avons dit à la population de décréter une ville morte, en attendant qu'on puisse enterrer nos amis qui ont été massacrés par les ADF », déclare à ACTUALITE. CD, Noella Katungurweki, présidente de la société civile du territoire de Beni.
A Beni ville, les services de sécurité ont alerté les agriculteurs sur la présence rebelle autour de la ville. Au cours d'une réunion lundi, les paysans ont été appelés à ne pas se rendre aux champs dans les zones non couvertes par l’armée.
° https://actualite.cd/2019/07/24/tueries-beni-la-societe-civile-decrete-une-journee-de-deuil-ce-mercredi
° https://afrique.lalibre.be/39172/rdc-12-morts-dans-deux-attaques-de-presumes-milices-ougandais-a-beni/
° https://www.politico.cd/encontinu/2019/07/23/beni-une-nouvelle-attaque-de-ladf-fait-9-morts-a-mabasele.html
° https://actualite.cd/2019/07/23/territoire-de-beni-4-combattants-adf-tues-la-suite-de-violents-combats
° https://actualite.cd/2019/07/23/rdc-ouganda-la-cenco-fait-part-museveni-de-sa-preoccupation-suite-lactivisme-des


"RDC : Nouvelle attaque d’hommes armés près de Goma, au moins trois personnes tuées"
° https://actualite.cd/2019/07/24/rdc-nouvelle-attaque-dhommes-armes-pres-de-goma-au-moins-trois-personnes-tuees

"« Elle tamisait la farine quand elle a reçu une balle », témoignage de la mère d'une des victimes de l’attaque à Turunga, près de Goma"
° https://actualite.cd/2019/07/24/elle-tamisait-la-farine-quand-elle-recu-une-balle-temoignage-de-la-mere-dune-des

"RDC: le nord de Goma paralysé après le meurtre de quatre personnes"

° https://afrique.lalibre.be/39222/rdc-le-nord-de-goma-paralyse-apres-le-meurtre-de-quatre-personnes/
° https://afrique.lalibre.be/39156/rdc-leglise-sadapte-aux-contraintes-de-la-lutte-contre-ebola-a-goma/


"Nord-Kivu : la société civile plaide pour l'accélération du processus de reddition des groupes armés pour éviter leur réorganisation"
° https://actualite.cd/2019/07/23/nord-kivu-la-societe-civile-plaide-pour-lacceleration-du-processus-de-reddition-des"

° https://actualite.cd/2019/07/22/nord-kivu-larmee-dit-quelle-dejoue-deux-attaques-des-rebelles-fdlr-et-nyatura-rugari
° https://actualite.cd/2019/07/23/tanganyika-la-monusco-met-en-place-des-mecanismes-pour-prevenir-les-violences


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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 8/8/2019, 8:20 pm

Des morts encore des morts et toujours des morts à l'Est, à Beni, Djugu, Masisi, Goma ..., pendant que la crasse politique s'affaire à former un gouvernement qui ne vient toujours pas depuis plus de six mois après l'investiture du nouveau PR et pendant que celui-ci écume les estrades et les capitales à faire des annonces, tout heureux de se croire PR. "Potiche", a dit quelqu'un.
Et nos Concitoyens de Beni, d'Ituri, de Goma n'en décolèrent plus d'être ainsi abandonnés.
Des attaques armées interminables depuis 5 ans mais aussi Ebola depuis un an ; à quoi sert-il d'avoir un État si aucune autorité ne peut venir les en délivrer ? Au secours.............



"RDC: nouvelle manifestation contre la montée de l'insécurité à Béni
° http://www.rfi.fr/afrique/20190808-rdc-beni-manifestation-insecurite-paul-muhindo

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Beni,-Nord-Kivu,-RD-Congo.-4-décembre-2014_0 
À Beni, la population est excédée par la montée de l'insécurité. :copyright: MONUSCO/Abel Kavanagh

Nouvelle manifestation ce mercredi 7 août dans le territoire de Beni contre la montée d’insécurité. Les jeunes de plusieurs localités ont marché des longues distances jusqu’au siège local de la Monusco, la mission onusienne pour manifester leur colère.

Ils étaient des milliers à se rassembler pour cette manifestation. Dès 8 heures mercredi 7 août, ils s’étaient retrouvés au rond-point d’Oicha. Ils ont parcouru environ 20 km à pied jusqu’au quartier général de la Monusco, la mission onusienne.
Filles et garçons, tous excédés par l’insécurité, chemin faisant, chantaient contre les autorités et demandaient le départ des casques bleus, qui selon eux, ne font pas assez pour les sécuriser.
Ces jeunes étaient venus de plusieurs localités dont Eringeti, Mayimoya, Mamove, Mbau, Mangboko et Mavivi. Ils ont réussi à déposer leur mémo, mais la situation a dégénéré quand certains ont commencé à jeter des projectiles. La police est intervenue. Gaz lacrymogènes, paniques, voitures endommagées, au moins deux personnes ont été blessés dont un policier.

Neuf attaques en 30 jours

Ces deux dernières semaines, au moins 53 personnes ont été tuées dans le territoire de Beni, d’après les statistiques du député Paul Muhindo. Il dénonce ce qu’il appelle la passivité des autorités civiles et militaires.
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? D3yDzKWI_normal
Paul Muhindo M. V  @muhindo_v
La Population de Beni en marche aujourd'hui contre les Tuerie de chq Jour et l'inactivisme de l'armée et la Monusco. #Pres.#Felix #Tshisekedi, #Monusco, #UA, ns vs appelons à agir.
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La société civile locale évoque au moins neuf attaques en moins de 30 jours. La plupart de ces attaques sont attribuées aux combattants ougandais ADF et certains autres aux personnes portant l’uniforme de l’armée."

"RDC : à Beni, les familles vivent dans la peur des attaques"
° https://information.tv5monde.com/video/rdc-beni-les-familles-vivent-dans-la-peur-des-attaques


"RDC: «Dans l’Est du Congo, la violence a fait plus de morts qu’Ebola»
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2019/08/02/dans-lest-du-congo-la-violence-a-fait-plus-de-morts-quebola/
Ce message nous est adressé depuis un bateau qui fait la navette entre Goma et Bukavu : « tous les bateaux sont empêchés d’accoster dans la capitale du Sud Kivu à cause d’un cas suspect d’Ebola. Le temps passé dans ce bateau surchargé nous indigne car durant ce temps, la personne infectée est en contact avec d’autres passagers. Des vies humaines sont en danger. Un peu d’humanisme par pitié… » Un autre message précise : » nous sommes au port avec toutes les autorités, dont la mairie, la GDM (migrations) la Monusco, l’OMS, l’hygiène, la santé, tous les services spécialisés. Je comprends que cette épidémie est vraiment l’affaire de tous… »
Depuis que le 17 juillet, un pasteur de 49 ans venu de Butembo et originaire de Bukavu est mort dans un centre de santé de Goma après avoir tenté de dissimuler son état de santé et son identité, la panique a gagné la capitale du Nord Kivu, où une deuxième victime est décédée ce mercredi tandis que les pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, sont en état d’alerte. Chaque mois en effet, plus de 100.000 personnes traversent la frontière tandis que chaque jour des vols relient Goma à Kinshasa et de là au reste du monde.
Le 1er août, il y aura exactement un an que le premier cas de fièvre hémorragique a été détecté à Beni et après avoir par trois fois minimisé le phénomène, l’Organisation Mondiale de la santé a enfin décrété une situation d’urgence de portée internationale. Le premier objectif de cette déclaration est de mobiliser davantage de fonds et déjà, 300 millions de dollars ont été débloqués plus 100 millions de dollars pour développer les opérations.

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? RDCEbola

Le deuxième effet de cette mobilisation est de confier la responsabilité finale de la lutte contre le fléau à des instances internationales, dépossédant ainsi de leurs prérogatives les autorités sanitaires congolaises, dont le Ministère de la Santé.
A Beni, où il dirige les équipes de volontaires chargées de la riposte à Ebola, Me Omar Kavota ne cache pas son inquiétude : « alors que le Congo a déjà connu neuf occurrences d’Ebola et réussi à les maîtriser, cette fois la situation est différente : l’épidémie s’est déclarée dans une région en guerre, infestée de groupes armés qui compliquent le travail et rendent la situation difficile. Au sein de la population, la colère le dispute à la méfiance : les gens relèvent que les massacres de civils n’ont suscité que l’indifférence. A Beni, les élections ont été retardées de trois mois à cause de l’insécurité et accessoirement, d’Ebola. Mais qui s’en est soucié ? La violence a fait bien plus de morts que l’épidémie, mais rien n’a été fait pour maîtriser les groupes armés…Par contre, Ebola provoque aujourd’hui le débarquement de gens que nous ne connaissons pas, disposant de gros moyens, et la méfiance est généralisée… La démission du ministre de la Santé, qui venait de Kinshasa chaque semaine pour suivre la riposte, n’a fait qu’accentuer la méfiance… »

Le Dr. P, un médecin de la place, abonde dans ce sens : « la violence des groupes armés a fait plus de 30.000 morts , bien plus que les 1756 victimes d’Ebola, et personne n’a réagi. En fait, les gens pensent qu’on veut les exterminer et ils se méfient de tout le monde… » Aussi bien le médecin que l’avocat reconnaissent que « seule une approche multi sectorielle pourrait vaincre les résistances au sein de la population. Il faudrait que tout le monde travaille ensemble, mais on en est loin… Dans les cas où, ensemble, les leaders religieux et politiques, le personnel soignant se faisaient vacciner en public, ils réussissaient à vaincre la méfiance de la population, mais ce n’est pas arrivé souvent. » Pour les équipes chargées de la riposte, la tâche est ingrate, et dangereuse : des voitures ont été caillassées, un épidémiologique camerounais qui accompagnait une équipe a été tué, des centres de santé incendiés. Le délabrement général du système congolais, en particulier dans ce Nord Kivu en guerre, aggrave les problèmes : les derniers chiffres de l’OMB établissent que 30% des infections sont d’origine nocosomiales ! Autrement dit, c’est dans les centres de santé, les institutions hospitalières que les risques d‘infection sont les plus élevés ! Me Kavota ajoute : « les gens fréquentent aussi les centres privés, tenus par des religieux de toutes obédiences ou par des personnes désireuses de faire de l’argent mais ignorant les règles de base. »
Et de rappeler que le pasteur, décédé à Goma, avait, avant de quitter Béni, pratiqué l’imposition des mains au nom du Christ"


"Tueries à Mbau : En ville de Beni aussi les jeunes ont manifesté, les activités paralysées"
° https://actualite.cd/2019/08/08/tueries-mbau-en-ville-de-beni-aussi-les-jeunes-ont-manifeste-les-activites-paralysees
° https://actualite.cd/2019/08/08/rdc-vives-tensions-mbau-apres-la-mort-de-sept-personnes-dans-une-attaque-attribuee-aux
° http://www.depeche.cd/rdc-beni-pleure-et-desolation-apres-le-passage-des-adf-a-kisima/
"Mercredi mémorable à Beni : excédés par l’insécurité, les jeunes ont marché 20 km chantant : "Amani ! Amani ! Amani !""
° https://actualite.cd/2019/08/08/mercredi-memorable-beni-excedes-par-linsecurite-les-jeunes-ont-marche-20-km-chantant
° https://actualite.cd/2019/08/07/marche-anti-tueries-beni-la-police-disperse-coups-de-gaz-lacrymogene-les-manifestants
° https://actualite.cd/2019/08/07/beni-fatigues-par-les-tueries-les-habitants-des-plusieurs-localites-manifestent-pour
° https://actualite.cd/2019/08/05/beni-paralysie-des-activites-eringeti-la-population-proteste-contre-un-triple-meurtre
° https://actualite.cd/2019/08/05/beni-une-nouvelle-attaque-armee-fait-3-morts-eringeti
"Massacres à Beni – Les habitants ne décolèrent pas"
° https://www.dw.com/fr/massacres-%C3%A0-beni-les-habitants-ne-d%C3%A9col%C3%A8rent-pas/a-49938976


"Nord-Kivu : 4 morts dans une embuscade des présumés Maï-Maï à Rutshuru"
° https://www.radiookapi.net/2019/08/07/actualite/securite/nord-kivu-4-morts-dans-une-embuscade-des-presumes-mai-mai-rutshuru

"RDC : au moins sept morts lors des combats entre l’armée et des assaillants à Djugu"

° https://www.radiookapi.net/2019/08/07/actualite/securite/rdc-au-moins-sept-morts-lors-des-combats-entre-larmee-et-des
"RDC : dix morts dans deux attaques à Djugu"
° https://www.radiookapi.net/2019/08/05/actualite/securite/rdc-dix-morts-dans-deux-attaques-djugu
° https://www.radiookapi.net/2019/08/07/actualite/securite/nord-kivu-deux-civils-tues-dans-une-attaque-des-adf-beni
° https://www.radiookapi.net/2019/08/05/actualite/securite/rdc-5-civils-tues-dans-une-attaque-attribuee-aux-adf-maswaswa
° https://www.radiookapi.net/2019/08/05/actualite/securite/nord-kivu-des-hommes-armes-tuent-trois-civils-eringeti
° https://www.radiookapi.net/2019/08/04/actualite/securite/beni-2-civils-tues-dans-une-attaque-de-presumes-adf-sur-laxe-routier
° https://actualite.cd/2019/08/06/rdc-au-moins-deux-morts-plusieurs-disparus-dans-une-nouvelle-attaque-des-combattants-adf
° https://actualite.cd/2019/08/05/rdc-encore-cinq-personnes-tuees-pres-de-kamango-dans-une-attaque-attribuee-aux
° https://afrique.lalibre.be/39746/rdc-4-morts-dans-une-attaque-de-mai-mai-a-kibirizi/
° https://afrique.lalibre.be/39676/rdc-nouvelle-attaque-contre-un-convoi-de-lutte-contre-ebola/

"Ituri : Les miliciens toujours actifs à Djugu, l’armée en a tué 7 au cours de nouveaux combats mercredi"

° https://actualite.cd/2019/08/08/ituri-les-miliciens-toujours-actifs-djugu-larmee-en-tue-7-au-cours-de-nouveaux-combats


"Masisi : entre janvier et juin 2019, au moins 577 personnes tuées et plus de 560 maisons pillées"

° https://actualite.cd/2019/08/05/masisi-entre-janvier-et-juin-2019-au-moins-577-personnes-tuees-et-plus-de-560-maisons
"Nord-Kivu : Plus de 220 000 personnes déplacées à Masisi à cause des violences"
° https://actualite.cd/2019/08/05/nord-kivu-plus-de-220-000-personnes-deplacees-masisi-cause-des-violences
° https://afrique.lalibre.be/39718/rdc-les-fardc-ont-tue-16-personnes-a-rutshuru-depuis-mars-2019/
"Masisi : Ocha signale de mauvaises conditions de personnes déplacées"
° http://www.latempete.info/38301-2/


"RDC : accusée d’avoir tué sept civils à Djugu, l’armée dément"
° https://www.radiookapi.net/2019/08/08/actualite/securite/rdc-accusee-davoir-tue-sept-civils-djugu-larmee-dement?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+radiookapi%2Factu+%28Radiookapi.net+-+Actualit%C3%A9%29


"Meurtre du médecin de l’OMS à Butembo : 52 suspects aux arrêts"

° https://www.radiookapi.net/2019/08/08/actualite/securite/meurtre-du-medecin-de-loms-butembo-52-suspects-aux-arrets
"RDC : Trois médecins arrêtés pour le meurtre d’un épidémiologiste camerounais"
° https://afrique.lalibre.be/39758/rdc-trois-medecins-arretes-pour-le-meurtre-dun-epidemiologiste-camerounais/
La justice congolaise a affirmé mercredi détenir trois des quatre médecins congolais accusés d’être impliqués dans l’assassinat en avril d’un épidémiologiste camerounais de l’OMS dans une attaque de milices contre une équipe de lutte contre Ebola, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Ces médecins sont « poursuivis » pour « terrorisme, association de malfaiteurs« , a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Kumbu Ngoma, procureur militaire de Butembo (Nord-Kivu). Ils sont accusés d’avoir tenu « des réunions en date du 14 avril 2019 pour projeter l’assassinat du docteur Richard Mouzoko« , épidémiologiste de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a-t-il ajouté.
Il s’agit des docteurs Hippolyte Sangala Kisako, Aurélien Luendo Paluku et Gilbert Kasereka.
Parmi ces médecins, « trois sont en détention« , a déclaré le procureur, ajoutant que d’autres personnes, dont au moins une femme, sont également détenues dans cette affaire.
Un quatrième médecin, le Dr Mundama Witende, est hors du pays, selon un de ses confrères.
Interrogé par l’AFP, Me Jean-Guelord Kizito Poipo, avocat du Dr Sangala, a confirmé la détention de son client. « Mardi, les trois médecins (présents) ont été appelés à se présenter pour une dernière confrontation. Notre client a dit qu’il n’a jamais participé à une telle réunion« , a déclaré l’avocat.
Pour le procureur, les médecins « sont parmi les auteurs moraux » de l’attaque qui a coûté la vie au Dr Richard Valery Mouzoko. « Je les ai interpellés, je les ai interrogés sur procès-verbal et j’ai fait des confrontations« , a-t-il dit.

Solidarité et menace de grève 

Le Dr Richard Valery Mouzoko Kiboung avait été tué le 19 avril dans une attaque d’hommes armés contre l’hôpital universitaire de Butembo où il présidait une réunion avec les membres de l’équipe de riposte contre Ebola.
Dans une lettre datée du 6 août adressée au maire de la ville de Butembo, l’ordre local des médecins a exprimé « son indignation face à l’arrestation » de ces médecins et exigé leur mise en « liberté provisoire« .
« La corporation donne un ultimatum de 48 heures pour leur libération sans condition aucune sous peine d’une grève sèche dans toutes les structures de la ville de Butembo et ses environs sans oublier les centres de traitement de la maladie à virus Ebola« , peut-on encore lire dans cette lettre.
« Hors de question de les mettre en liberté provisoire. Ils ont été pointés du doigt de manière très claire dans l’assassinat du docteur Richard et l’attaque du CTE (centre de traitement d’Ebola) de Butembo », a réagi le procureur militaire.
« Le problème est délicat. Comme il y a eu mort d’homme, nous devons absolument avoir la vérité sur ce qui s’est passé », a estimé le professeur Jean-Jacques Muyembe, coordonnateur de la riposte contre Ebola en RDC, interrogé par l’AFP.
La République démocratique du Congo lutte depuis une année contre une épidémie de fièvre hémorragique qui a déjà fait plus de 1.820 morts, essentiellement dans les régions rurales de Beni, Butembo-Katwa (Nord-Kivu) et en Ituri.
Depuis mi-juillet, une dizaine de cas, dont deux morts, ont été enregistrés dans la ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu. La région est un repaire de nombreux groupes armés locaux et étrangers depuis 25 ans.
La présence des milices a compliqué les actions de prévention avec des attaques des CTE à Butembo et à Katwa."


"Tueries à Beni : la société civile demande à Félix Tshisekedi de « protéger la population »"
° https://www.radiookapi.net/2019/08/02/actualite/securite/tueries-beni-la-societe-civile-demande-felix-tshisekedi-de-proteger-la
° https://actualite.cd/2019/08/05/tueries-beni-la-societe-civile-demande-tshisekedi-de-respecter-sa-promesse-de-relever
° http://www.depeche.cd/rdc-beni-insecurite-la-societe-civile-exige-la-presence-physique-de-felix-tshisekedi/
° https://www.7sur7.cd/index.php/2019/08/07/tueries-beni-la-societe-civile-dans-la-rue-pour-interpeller-le-gouvernement-et-la

"RDC : la VSV insiste sur "l’urgence"de déplacer l’Etat-major général des FARDC à Beni"

° https://actualite.cd/2019/08/06/rdc-la-vsv-insiste-sur-lurgencede-deplacer-letat-major-general-des-fardc-beni


"« Pour la population de Beni, l'alternance à la tête du pays n'a produit aucun résultat quant à sa sécurisation » (le député Paul Muhindo)"

° https://actualite.cd/2019/08/06/pour-la-population-de-beni-lalternance-la-tete-du-pays-na-produit-aucun-resultat-quant
"Insécurité au Nord-Kivu : le député Muhindo Nzangi interpelle Félix Tshisekedi"
° https://cas-info.ca/2019/08/insecurite-au-nord-kivu-le-depute-muhindo-nzangi-interpelle-felix-tshisekedi/
"« Le nombre de morts à votre actif s’alourdit »: agacé par l’insécurité, Muhindo Nzangi accentue la pression sur Félix Tshisekedi"

° https://cas-info.ca/2019/08/le-nombre-de-morts-a-votre-actif-salourdit-agace-par-linsecurite-muhindo-nzangi-accentue-la-pression-sur-felix-tshisekedi/
"Tueries de Beni : le député Mohindo demande à Félix Tshisekedi de concrétiser ses promesses électorales"

° https://www.radiookapi.net/2019/08/07/actualite/securite/tueries-de-beni-le-depute-mohindo-demande-felix-tshisekedi-de
"Tueries à Beni : Un député invite Tshisekedi à lancer "sans tarder" une opération conjointe FARDC-UPDF avec des moyens aériens et physiques"
° https://www.7sur7.cd/2019/08/08/tueries-beni-un-depute-invite-tshisekedi-lancer-sans-tarder-une-operation-conjointe
"Tueries à Beni : "Ne vous fiez pas aux forces multilatérales de la MONUSCO, elles sont inefficaces", (M. Nzangi à Tshisekedi)"
° https://www.7sur7.cd/2019/08/08/tueries-beni-ne-vous-fiez-pas-aux-forces-multilaterales-de-la-monusco-elles-sont


Compatriotiquement!



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Message  ndonzwau le 9/8/2019, 12:57 am

Un peu de recul !?


'Le Kivu dans la guerre : acteurs et enjeux - Roland Pourtier -2009
° https://journals.openedition.org/echogeo/10793
Résumé - La guerre en RDC témoigne du réveil d’une guerre qui couvait depuis des années. Au-delà des réactions émotionnelles que suscitent les images, toujours recommencées, des victimes civiles fuyant les zones de combat, les pillages et les viols perpétrés par toutes les forces armées impliquées dans le conflit ou celles du recrutement forcé d’enfants soldats, se posent des questions de fond. Quels sont les acteurs d’un conflit dont la durée et les rebondissements après chaque phase d’accalmie signifient qu’il est l’expression de tensions structurelles ? Enchâssé dans l’entité géopolitique des Grands Lacs, le Kivu est partie prenante, d’un système régional de conflits. La guerre qui s’y déroule constitue une sérieuse entrave à la reconstruction de la RDC, et une menace pour la stabilité de toute la région : aujourd’hui plus que jamais le Kivu est la poudrière de l’Afrique Centrale. Cet article est un état des lieux et des enjeux d’un conflit ancien qui connaît depuis janvier 2009 une certaine accalmie, mais pour combien de temps ? Quels en sont les acteurs internes ? Quelles sont les forces externes qui interfèrent dans un conflit nourri de facteurs aggravants qui participent à la fois de la dialectique ethnique, des intérêts économiques contradictoires et d’une situation démographique caractérisée par des densités élevées...."


" Ressources minérales, armes et violences dans les Kivus (RDC)
- Pierre Jacquemot - 2009

° https://www.cairn.info/revue-herodote-2009-3-page-38.htm?try_download=1
Depuis un demi-siècle, la région des Grands Lacs est marquée par la hantise du génocide. Déjà en 1964, Bertrand Russel dénonçait les tueries de milliers de Tutsis au Rwanda, « le massacre le plus systématique depuis l’extermination des Juifs ». Les estimations des décès associés aux conflits récurrents dans la région des Grands Lacs d’Afrique centrale, qu’ils soient dus à la guerre elle-même, aux maladies, à la malnutrition ou à la criminalité, sont certes controversées mais elles sont toutes effrayantes. Pour la période la plus dramatique de 1998 à 2004, les évaluations proposées par B. Coghlan et al. [2006] font appel au souvenir. Elles estiment le nombre des décès à 3,9 millions, ce qui fait du conflit congolais le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon les dernières estimations, à mi-2008, ce chiffre serait plutôt de l’ordre de 5,4 millions, morts aux combats exclus [Banque africaine de développement, 2008], ce qui fait de la guerre dans le Congo oriental la plus meurtrière depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ne parvient-on pas à établir une paix durable dans cette région ? Pourquoi l’Ituri et les Kivus [1][1]Trois provinces forment le grand Kivu depuis la loi de 1988 :…tout particulièrement, bordés par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, constituent-ils la matrice des conflits régionaux ?

2 Le « modèle de la convoitise » sert le plus souvent de système explicatif aux conflits du type de celui qui règne dans les Grands Lacs depuis une quinzaine années. Selon ce modèle, l’exportation de minerais accroît dans un territoire donné le risque de guerre de quatre manières : le financement des rebelles et des armes, l’aggravation de la corruption de l’administration, la hausse des incitations à la sécession/balkanisation et l’augmentation de la sensibilité de la population aux chocs exogènes [Collier et al., 2003]. Le Comité permanent des évêques de la RD Congo (2008) a visiblement adhéré à cette explication : « Il est évident que les ressources naturelles du Congo alimentent la convoitise de certaines puissances et ne sont pas étrangères à la violence que l’on impose à sa population. » Les racines économiques des combats dans le Congo oriental sont avérées. Encore faut-il qu’elles trouvent un terreau favorable : un « État failli », marqué par le déficit des gouvernances passées, doté d’une démocratie inachevée et précaire, et qui, en outre, souffre de la « malédiction des matières premières ». La grande taille du Congo a également son influence. Les mouvements rebelles peuvent opérer avec une relative facilité dans les régions éloignées du pouvoir central, enclavées par le manque d’infrastructures, et les pays voisins peuvent occuper certaines zones abandonnées par l’État.
3 Les conflits s’alimentent aussi de plusieurs contentieux fossilisés, d’animosités anciennes, de haines sédimentées et de diverses compétitions autour des positions de rente, autant d’ingrédients qui ont leur propre histoire et qui se nourrissent mutuellement. Il n’est pas aisé d’en démonter les rouages puisqu’ils relèvent de l’illicite et sont donc partiellement dissimulés. Tel est pourtant le propos de cet article.

Coltan, cassitérite et or, les minerais de la convoitise..."


"Guerres paysannes au Nord-Kivu (République démocratique du Congo), 1937-1994 [article] -Paul Mathieu, A. Mafikiri Tsongo - Cahiers d'Études africaines Année 1998
° https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055_1998_num_38_150_1808
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Cea_0008-0055_1998_num_38_150_T1_0385_0000_710

[...]"


"Tueries, déplacés, colère: une journée de violence ordinaire dans l'est de la RDC
- 17 mai 2019 (AFP)
° https://www.atlantico.fr/node/3572594
Massacre de civils, déplacés fuyant des combats par milliers, habitants en colère après la mort d'un enfant de 12 ans tué par balles: l'est de la République démocratique du Congo a vécu vendredi une journée de violence ordinaire, encore fréquente malgré les changements politiques en cours à Kinshasa.
De l'Ituri (nord) au Sud-Kivu, l'est de la RDC reste "miné par l'insécurité" comme l'a constaté cette semaine le nouvel émissaire des Nations unies pour la région des Grands lacs, Huang Xia.
Les groupes armés continuent d'opérer "faute d'une présence et d'une capacité dissuasive de l'Etat congolais", a diagnostiqué le diplomate chinois dans un entretien avec Radio France internationale (RFI).

Ces conflits de basse intensité perdurent alors que la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) cherche une stratégie de sortie après 20 ans de présence.
Les questions de "sécurité" seront l'une des trois priorités du déplacement lundi à Kinshasa du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dont le pays a pris l'initiative de résolutions sur la RDC au Conseil de sécurité.
En Ituri, 19 corps ont été ramassés après l'attaque de quatre localités dans une zone isolée au bord du lac Albert en face de l'Ouganda, a indiqué vendredi soir la Monusco à l'AFP.

- Massacre -

Les assaillants sont inconnus. "La société civile parle d'un massacre contre des populations lacustres et exige des enquêtes", a rapporté la radio onusienne Okapi.
Dans la province voisine du Nord-Kivu, au moins cinq civils et un militaire ont été tués dans le territoire de Beni sur une route en direction de l'Ouganda, ont indiqué des sources civiles et militaires à un correspondant de l'AFP.
Comme d'habitude, l'attaque non revendiquée est attribuée par les autorités aux redoutables et mystérieuses milices des Forces démocratiques alliées (ADF).
Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont tenus responsables du massacre de centaines voire de plus demille civils depuis octobre 2014 et de la mort de quinze Casques bleus en décembre 2017.

L'organe de propagande du groupe Etat islamique a pour la première fois en avril revendiqué une attaque attribuée aux ADF. Il s'agirait d'une première dans l'est de la RDC majoritairement chrétien, bien plus hermétique apparemment au terrorisme jihadiste que la bande sahélo-saharienne du Tchad au Burkina Faso.
En marge de ces conflits de basse intensité, la région de Beni-Butembo est en proie à une épidémie d'Ebola qui a tué 1.161 personnes.

- Insécurité -

L'insécurité complique le travail des équipes médicales sur le terrain (médecin de l'OMS tué, attaque contre des Centres de traitement d'Ebola...). Même les enterrements "dignes et sécurisés" menés par la Croix-Rouge pour éviter la propagation du virus se font sous escorte policière, selon un photographe de l'AFP.
Toujours dans le Nord-Kivu, un écolier de 12 ans a été tué jeudi par un policier dans la répression d'une manifestation des habitants contre les enlèvements de civils à Kiwanja à 70 km de Goma.
Le policier a été arrêté et va être poursuivi, a promis la police.

Les rapts représentent une facette de l'insécurité qui menace les civils dans le Nord-Kivu. Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) demande d'ailleurs à l'opérateur de téléphonie mobile Airtel d'aider les autorités à géolocaliser les ravisseurs qui utilisent son réseau.
Dans le Sud-Kivu enfin, de l'autre côté du lac éponyme face au Burundi, des milliers de civils ont fui des combats entre l'armée régulière - épaulée par la force des Nations unies - et des rebelles.
Le territoire de Fizi est le fief d'un ex-officier de l'armée congolaise, William Amuri Yakutumba, qui avait déserté l'armée régulière pour défier l'ancien président Joseph Kabila.

"Il y a des conflits tribaux. Chaque tribu à son groupe armé", déclare un élu local, Charles Sadiki qui pointe aussi la présence de "groupes armés étrangers" venus du Burundi.
Lors de sa campagne, le nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi, avait promis d'installer l'état-major de l'armée dans l'est du pays pour lutter contre l'insécurité. Promesse non tenue.
Lors d'un déplacement en avril dans l'Est, il a promis la "tolérance zéro" envers les politiciens qui instrumentalisent les groupes armés."

   

"Les causes obscures du regain de viols et de violences au Kivu
- mars 26, 2018 

° https://www.voaafrique.com/a/au-kivu-les-causes-obscures-du-regain-des-viols-et-des-violences/4316167.html
La protection des civils représente la priorité des Nations Unies, qui renouvellent mardi le mandat de leur force en République Démocratique du Congo.
Elle porte un tee-shirt à l'effigie de Minnie la souris comme n'importe quelle fille de dix ans. L'écolière raconte qu'elle s'est fait violer par des miliciens dans l'est de la République Démocratique du Congo.
Comme des milliers de civils, Cyndie (nom d'emprunt) est victime d'un regain de violences depuis un an dans les villages du Kivu, menacés par des hommes armés qui tuent, violent et pillent.
L'Onu renouvelle mardi le mandat de sa force en RDC, la Monusco, la plus importante au monde avec quelque 16.000 militaires, sur fond de tensions politique, sécuritaire et humanitaire en plein processus électoral.

Cyndie raconte que son village de Kabikokole dans la région de Bukavu a été attaqué début février par les miliciens Raïa Mutomboki. En 2011-12, ces "rebelles" étaient présentés comme un groupe d'auto-défense contre les "envahisseurs" hutus rwandais du FDLR.
La fillette et deux autres femmes victimes de Kabikokole, Mwavita, 19 ans, et Riziki, 35 ans, se font soigner à l'hôpital de Panzi à Bukavu, dirigé par le gynécologue-obstétricien Denis Mukwege.
"En 2015, on avait observé un diminution sensible des violence sexuelles. Mais malheureusement depuis fin 2016 et 2017, il y a là vraiment une augmentation", affirme le Dr Mukwege. Son hôpital dispose de 450 lits dont 200 pour les victimes de violences sexuelles.

Le profil des auteurs évolue: "Aujourd'hui la majorité des violences sexuelles commises au Sud-Kivu le seraient par des civils et non plus par des hommes en armes. Cependant, beaucoup de soi-disant civils sont d'anciens rebelles démobilisés de fait", lit-on dans un document de la Fondation Panzi, co-signé par ses partenaires Médecins du Monde et l'Union Européenne.
Les parents de la petite Cyndie étaient peut-être eux-mêmes encore des enfants quand cette magnifique terre du Kivu, avec ses collines verdoyantes qui dévalent en pente douce vers les eaux du lac, a basculé dans l'horreur en 1994, avec le contre-choc du génocide rwandais et l'arrivée massive de hutus fuyant Kigali.

Théâtre de rivalités régionales, les deux guerres du Congo (1998-2003) ont fait des millions de morts.
Quinze ans plus tard, le nombre des victimes a diminué, et les Etats voisins (Ouganda, Rwanda...) n'interviennent plus sur le sol congolais. Mais des dizaines de groupes armés étrangers (ADF ougandais et FDLR rwandais) et congolais sont toujours actifs, au nez et à la barbe des forces régulières et des Casques bleus.
Ces "inciviques" -l'euphémisme de l'armée congolaise- ont perpétré 106 meurtres et 80 enlèvements en février dans les deux provinces du Sud et du Nord Kivu, selon le Groupe d'experts du Congo (GEC).
A Goma, la capitale du Nord-Kivu, le centre hospitalier Bethseda géré par la Croix rouge accueille des blessés par balles. "Depuis mi-août 2017, les prises en charge ont augmenté. On a 64 lits, on est passé à 92 lits", détaille une source médicale. "Les amputations sont relativement courantes ici".

Dans une chambre, Alain (prénom changé), 28 ans, ne reverra plus jamais la route où il a été attaqué en février dans la région de Beni, dans le nord de la province près de l'Ouganda. Le journalier a perdu la vue.
"Je ne savais pas que c'étaient des rebelles. J'ai vu trois personnes munies de roquettes. Je me suis demandé: que font ces gens ici? Ils ont tiré sur nous", raconte le jeune non-voyant, originaire d'une région terrorisée par les Allied Defense Force (ADF).
Pourquoi la violence perdure-t-elle 23 ans après le drame du Rwanda, désormais hâvre de paix et de relative prospérité où s'installent des Congolais qui fuient l'insécurité et les conditions de vie précaires à Bukavu et Goma?
Selon certains observateurs, les groupes armés continuent de défendre leur communauté (Nande, Hutus...) et se battent pour le contrôle des ressources naturelles (coltan, or...), tandis que d'autres affirment que des groupes armés reçoivent des soutiens des forces de sécurité congolaises.
Avec AFP"


"RDC : quatre ans de massacres sans fin à Beni
- septembre 2018

° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quatre-ans-de-massacres-sans-fin-a-beni/
Au moins 19 morts à Beni dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais. La série noire continue dans la région, où l'armée congolaise et les casques bleus de la Monusco peinent à juguler les attaques rebelles.

Depuis octobre 2014, les environs de la ville de Beni, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RD Congo) sont le théâtre de massacres d’une rare violence. Les attaques se déroulent souvent selon le même mode opératoire : la nuit, à l’arme blanche, à la machette ou à la hache. Les autorités congolaises attribuent ces violences aux rebelles ougandais des « Forces démocratiques alliées » (ADF). Ce conflit de basse intensité, qui passe en dessous des radars médiatiques a fait plus de 900 victimes et 180.000 déplacés en quatre ans.

Quatre ans d’impuissance

Ce week-end, la derrière attaque en date, s’est une nouvelle fois déroulée à Beni, cette ville moyenne du Nord-Kivu, dans la nuit de samedi à dimanche. Le premier bilan fait état d’au moins 19 morts, dont 5 militaires. Selon des témoins cités par des médias congolais, les rebelles se seraient déguisés en militaires afin d’attaquer des positions de l’armée régulière congolaise. La dernière attaque attribuée aux ADF remontait au mois de mai dernier et avait fait 10 morts… tous civils.
Ces tueries à répétition, extrêmement violentes, exaspèrent la population, d’autant que les autorités congolaises et les casques bleus de l’ONU, présents dans la zone, semblent totalement incapables d’arrêter les massacres. Mais ce qui inquiète, c’est le relatif flou qui plane autour de la rébellion des ADF. Ce groupe rebelle ougandais, présent depuis plus de 20 ans au Congo, a abandonné petit à petit sa lutte contre le pouvoir de Kampala pour survivre de petits trafics et de rapine au Nord-Est de la RDC. Et ce qui interroge, ce sont les liens qui se sont tissés entre les rebelles et certains officiers de l’armée régulière.

…et d’impunité

Plusieurs enquêtes des experts des Nations unies et du Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) ont pointé la responsabilité de l’armée congolaise, et principalement celle du général Muhindo Akili Mundos, comme complice et co-auteur de certains massacres de masse dans la région de Beni. Le GEC explique dans son rapport – à consulter ici – que l’armée congolaise aurait utilisé ce groupe armé contre un autre, afin de l’affaiblir. Le général Mundos « couvrait » ainsi les différentes tueries de masse perpétrés autour de Beni. Ce qui expliquerait l’impunité qui règne au Nord-Kivu, où les crimes n’ont jamais été punis. Depuis, Mundos a été muté en Ituri, puis dernièrement au Sud-Kivu, mais les experts estiment que ce haut gradé joue toujours un rôle important dans le Nord-Kivu voisin.
L’insécurité au Nord-Kivu reste révélatrice d’une situation sécuritaire qui n’a jamais été stabilisée depuis 20 ans en République démocratique du Congo (RDC). Et les ingrédients sont tous réunis pour faire de l’Est du pays, une cocotte minute toujours au bord de l’explosion. Une centaine de groupes rebelles sont toujours actifs dans la région, l’Etat est absent, l’armée, mal payée, reste faible et les casques bleus inefficaces. A trois mois d’une élection présidentielle aussi attendue qu’incertaine, ce regain de violence au Nord-Kivu n’annonce rien de bon. La société civile a décrété une journée ville morte à Beni ce lundi pour protester contre l’insécurité."


"Dr Mukwege dénonce le manque d'amour des dirigeants congolais
- mars 2018

° https://www.voaafrique.com/a/dr-mukwege-denonce-le-refus-du-gouvernement-congolais-de-participer-a-la-conference-de-sdonateurs-a-geneve/4314607.html
"Nous sommes dirigés par des gens qui ne nous aiment pas" s'est emporté samedi le célèbre gynécologue congolais Denis Mukwege qui soigne les femmes violées dans l'est de la République démocratique du Congo, en dénonçant le refus de Kinshasa de participer à une conférence des donateurs.
"Quand on voit l'état des malades que nous soignons ici, et que le gouvernement congolais refuse de participer à une conférence pour lever des fonds en faveur des déplacés en RDC, je considère que c'est un nouveau scandale", a-t-il déclaré à la presse dans son hôpital Panzi de Bukavu (est) où il a reçu le commissaire européen à l'Aide humanitaire Christos Stylianides...."



"En RDC, comment Ebola est devenu une maladie politique - mars 2019
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/14/en-rdc-comment-ebola-est-devenu-une-maladie-politique_5436156_3212.html
A Beni et Butembo, dans le Nord-Kivu, la lutte contre l’épidémie se heurte à la défiance des habitants, nourrie par les reports d’élections et le coût de la réponse sanitaire.
 
Depuis fin février, Butembo est plongé dans un scénario effroyable. A quatre jours d’intervalle, le 23 et le 27 février, deux centres de traitement contre le virus Ebola ont été attaqués par des groupes armés non identifiés. Les malades soignés dans les centres de cette ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec l’Ouganda, ont fui pour trouver refuge ailleurs.
Désormais, une partie de la population se terre pour éviter la contamination, tandis que d’autres estiment avoir « expulsé » le virus de la ville en attaquant les ONG qui luttaient contre. A mesure que les malades sont retrouvés et installés dans des centres reconstruits à la va-vite, la panique laisse peu à peu place à une question qui tourmente autant les acteurs locaux qu’internationaux engagés dans la lutte contre Ebola : comment en est-on arrivé là ?
 
Tout a commencé en août 2018 lorsque la dixième épidémie d’Ebola s’est déclarée à l’est de la RDC, une semaine seulement après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) eut annoncé la fin de la neuvième, qui sévissait dans la province de l’Equateur, à 2 500 kilomètres de là, plus à l’ouest. Au cours des premiers mois, le virus est resté confiné à la ville de Beni et ses environs, à cinquante kilomètres de Butembo. Puis il s’est propagé, transformant Butembo en nouvel épicentre de l’épidémie. En huit mois, 907 cas ont été signalés et 569 personnes sont mortes, selon Médecins sans frontières (MSF).

Accents complotistes

Concentrée sur l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 attendue depuis deux ans, la province du Nord-Kivu n’a pas pris la juste mesure du danger. « Beaucoup de rumeurs et de fausses informations ont commencé à circuler et la sensibilisation au virus Ebola s’est faite dans ce cadre pré-électoral délicat », observe Richard (le prénom a été modifié), un commerçant de la ville, qui note cependant qu’entre le mois d’août et la fin décembre, les populations étaient « plutôt réceptives aux programmes de sensibilisation ».
Puis le 26 décembre 2018, quatre jours avant le scrutin, la Commission nationale électorale indépendante (CENI) a annoncé que les habitants des villes de Butembo et de Beni ne pourraient pas voter à cause, entre autres, de la « persistance de l’épidémie à virus Ebola qui continue de sévir dangereusement ». Les élections législatives et provinciales étaient donc reportées, pour ces villes, au 31 mars. Et l’élection présidentielle tout simplement annulée.

A ce moment, la maladie a pris un tournant politique. Quelques heures après l’annonce, Crispin Mbindule Mitono, député de Butembo, a improvisé un meeting sur l’axe principal de la ville expliquant que c’était une manœuvre politique du régime de Kabila pour empêcher le vote et qu’Ebola n’existait pas. A la fin de ce meeting, le député est monté en voiture avec une femme présentée comme atteinte du virus pour montrer qu’il n’y avait rien à craindre de cette maladie.
Ces propos aux accents complotistes ont trouvé un écho favorable au sein d’une population révoltée par l’annulation du scrutin. « Suite à l’annonce de la CENI, 32 centres de santé ont été attaqués dans la ville de Beni », précise Gwenola Seroux, responsable des urgences chez MSF France. Alors, « en plus de la lutte au quotidien contre le virus », l’ONG a dû faire face à cet enjeu électoral et « dépolitiser Ebola », ajoute-t-elle. A la suite des deux attaques, MSF a annoncé la suspension de ses activités dans la ville de Butembo, tout en maintenant une présence dans le reste du Nord-Kivu.

« Ebola, un vrai business »

Sylvain Kanyamanda, le maire de la ville de Butembo, est d’ailleurs persuadé que le sentiment d’abandon de la province du Nord-Kivu, qui n’a connu que des conflits plus ou moins larvés depuis la première guerre du Congo (1996-1997), est instrumentalisé par des groupes armés à des fins politiques et financières. La lutte contre le virus Ebola en a aussi fait les frais. Il en veut pour preuve les attaques des deux centres de traitement dont il a attribué les attaques aux Maï-Maï, ces groupes d’autodéfense qui se sont multipliés à l’est de la RDC et qui offrent régulièrement leurs services à des personnalités locales. « Un politicien qui tiendrait à ce que la CENI reporte encore ou annule l’élection ne s’y prendrait pas autrement. En brûlant des centres de santé, il sème la pagaille à l’Est et nourrit un sentiment anti-riposte à Ebola auprès des populations. », a-t-il confié au Monde Afrique.
« Ça fait longtemps que les gens d’ici se sentent délaissés par Kinshasa. Ils attendaient de voter pour sanctionner le pouvoir, mais on les a dépossédés de ce droit. Le prétexte de la maladie pour annuler le vote ne pouvait qu’augmenter la méfiance face au virus », note un notable local. Fort de son influence, l’évêché de Butembo s’est échiné à sensibiliser les populations à la contamination via les rites funéraires car, ici, les dépouilles sont lavées, touchées et exposées durant plusieurs jours. « Le virus bouscule les habitus culturels. C’est normal que se développe une résistance communautaire quand on touche au sacré », explique Dr Michel Yao, responsable des opérations d’urgence pour l’OMS Afrique et coordonnateur de la riposte contre Ebola dans le Nord-Kivu et en Ituri.

Or, en dépit de cette sensibilisation, la méfiance à l’égard de la maladie a encore franchi un seuil quand est entré en jeu l’argent de la riposte à Ebola. Lorsque Butembo est devenue l’épicentre de l’épidémie, « on a vu des agents du ministère de la santé congolais et des expatriés des organisations internationales débarquer en ville au volant de grosses jeeps, explique Georges, un journaliste local. « Ces gens ont dépensé de l’argent dans les bars de la ville et nos frères de Butembo, qui travaillaient dans les centres de traitement, nous ont dit combien tous gagnaient. Là, les habitants se sont dit qu’Ebola était un vrai business », raconte-t-il, préférant taire son nom de famille pour ne pas « gêner ce business qui profite à beaucoup ». Dans cette ville commerçante, historiquement auto-administrée, « le fonctionnement des ONG, avec ses moyens et ses agents étrangers, est peu connu », poursuit Georges pour expliquer que les gens n’avaient pas l’habitude de voir de si gros moyens déployés dans cette région marginalisée.

Défiance de la population

L’expression « No Ebola No Money » a même fleuri sur les réseaux sociaux témoignant de la grande frustration des habitants de Butembo face à cet argent dont ils ont le sentiment de ne pas voir les bénéfices. Quelques jours après la seconde attaque, des jeunes, qui avaient été intérimaires dans des centres, ont interpellé le bourgmestre d’une des communes de Butembo, expliquant qu’ils comprenaient les attaques au vu des différences de rémunération au sein des structures de soin entre les intérimaires locaux et les agents extérieurs (Kinois ou expatriés).
Le mécontentement est d’autant plus fort que la population doit parfois payer pour être soignée. « Les consultations et les médicaments sont gratuits, mais dès qu’on passe à l’hospitalisation, ça n’est plus le cas », affirme un responsable d’une organisation internationale. Le ministère de la santé a bien annoncé la gratuité des soins, mais les cas de corruption sont fréquents. « Des agents de la riposte exigent occasionnellement des sommes d’argent pour traiter certains patients », confirme Georges, le journaliste de Butembo.
Un faisceau de circonstances malheureuses explique donc la défiance de la population de Butembo à l’égard de la prise en charge de la maladie. Un rejet dangereux alors que le taux de létalité de cette dixième épidémie dépasse les 60 %. Si les élections législatives et provinciales, qui doivent se tenir à la fin du mois, devaient être encore reportées pour cause d’Ebola, cela ne manquerait pas de relancer la machine à fantasmes sur laquelle se propage le virus Ebola."



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 16/8/2019, 5:32 am

A l'issue de la Réunion du Haut Commandement militaire qu'il a présidé il y'a une semaine, le Président Tshisekedi ne s'est pas embarrassé de clamer que les tueries de Beni étaient inadmissibles et s'est empressé de donner des instructions « fermes » aux forces de l'ordre pour éradiquer « rapidement » l’insécurité à l’Est. Ah bon ? Depuis quand date l'insécurité dans cette partie de notre territoire et depuis quand notre nouveau PR est à la tête du pays ?

Que l'insécurité date d'avant son arrivée ne l'excuse nullement de se réveiller le 9 août à près de 7 mois de mandat pour s'alarmer d'une insécurité meurtrière (1 900 civils tués, plus de 3 300 enlevés et des centaines de déplacés entre juin 2017 et juin 2019) de 5 ans à Beni et depuis plus de deux décennies dans tout l'Est du pays. Qu'il se décider de l'enrayer seulement maintenant alors qu'il nous promet un changement de gouvernance est pour le moins une farce de mauvais goût pour notre Commandant Suprême. D'ailleurs ne nous a-t-il pas déjà promis avec force arguments le retour de la paix lors de son passage à Beni en avril dernier ? Il n'est jamais trop tard de faire mieux et de mettre fin à cette hécatombe, dirons-nous.

Entre-temps devant cette inacceptable impuissance ou démission de notre armée face aux groupes armés (130 recensé dans tout l'Est), la population fatiguée appelle à la résistance et les jeunes veulent se constituer en groupes d'autodéfense dans l’espoir de barrer eux-mêmes la route aux rebelles ADF et autres au risque de se faire maladroitement justice et ainsi violer la loi. Mais a-t-on bien raison de leur reprocher quand ceux habilités à les défendre, leurs biens et leur territoire sont coupablement aux abonnés absents ? Cette fois sera-t-elle enfin la bonne, il y'a deux mois le Commandant de la région se vantait d'avoir éradiqué la milice à Djugu mes les attaques et les morts continuent ? Dans tous les cas le Haut Commandement militaire a mission d'amener la paix dans cette région meurtrie dans laquelle, autre malheur, Ebola continue aussi de tuer sinon...

Il a aussi été question de l’insécurité dans le reste du pays, à Kinshasa, au Kongo central, et aux Kasaï ; la police devrait enfin disposer des moyens suffisants pour intervenir à temps et pour éradiquer le phénomène. Espérons-le tant l'impuissance de nos autorités n'est plus acceptable ; l’État de droit, la lutte contre la corruption et l'impunité ainsi que la bonne gouvernance que promet la nouvelle présidence seront impossibles dans un pays en proie à une insécurité récurrente...



"RDC : Félix Tshisekedi préside la réunion du Haut commandement militaire
° https://actualite.cd/2019/08/09/rdc-felix-tshisekedi-preside-la-reunion-du-haut-commandement-militaire

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? EMG
La réunion du haut commandement militaire dirigée le 9/08/2019 par Félix Tshisekedi. Photo Présidence RDC

Félix Tshisekedi a convoqué la réunion du Haut commandement militaire, ce vendredi 9 août, à la cité de l’Union Africaine au Mont Ngaliema (Kinshasa). Il s’agit d’une réunion stratégique au cours de laquelle seront évoquées plusieurs questions sécuritaires notamment celles de l’Est du pays, caractérisées par la résurgence des tueries des civils par les rebelles ADF (Forces Démocratiques Alliées), dans la région de Beni.

Outre les officiers de l’armée et de la police, le ministre intérimaire de la Défense nationale Michel Bongongo, le ministre du Budget Pierre Kangudia, le ministre des Finances Henri Yav Muland, l'administrateur de l'Agence Nationale des Renseignements( ANR ), le Directeur Général de la Direction Générale de Migration (DGM) ainsi que le conseiller privé du chef de l'Etat et le chef de la Maison civile du président de la République, le Général Major Yav, prennent part à la réunion.

Jeudi, le député national Muhindo Nzangi a écrit à Félix Tshisekedi au sujet de ce qu’il a qualifié de « génocide » à Beni et a dénoncé « l’inaction » du chef de l’Etat.
« Excellence, dans le cadre du combat noble que nous avons mené ensemble comme opposants, avons dénoncé le silence complice ou coupable et l'inaction de l'ancien chef d'Etat à la suite particulièrement des massacres de Beni. Hélas, depuis le mois de juin, plusieurs incursions des rebelles suivies des massacres odieux se sont reproduites. Vous n'avez pas adressé des messages de compassion et vous n'avez posé aucun acte de solidarité envers les victimes. Pire encore, aucune réaction de poursuite de l'ennemi. Jusqu'à présent on ne voit aucune stratégie lisible de votre part pour arrêter ce génocide », écrit le député Nzangi Muhindo.

Pour stopper ces tueries qu'il qualifie de "génocide", ce cadre de coalition politique Lamuka suggère au chef de l'État de profiter des solutions à sa portée, entre autres, la possibilité de proposer des opérations conjointes entre les armées congolaise et ougandaise, pour traquer les rebelles ougandais d'Allied Democratic Forces (ADF), accusés d'être auteurs des tueries.
Au total 53 personnes ont été tuées en deux semaines dans différentes attaques armées, affirmait mardi dernier à ACTUALITE.CD, Paul Muhindo, un autre député national élu du territoire de Beni"

"Un plan du haut commandement militaire présenté au président Félix Tshisekedi
° https://topcongofm.net/un-plan-du-haut-commandement-militaire-presente-au-president-felix-tshisekedi/
Le haut commandement militaire a présenté un plan d’action d’urgence au président de la République, afin d’endiguer l’insécurité qui règne dans certains coins du territoire congolais.
Le gouvernement a également reçu des fermes instructions de mobiliser conséquemment les fonds indispensables à la mise en œuvre de cette réponse à l’insécurité vécue par les populations.
C’est au terme de la réunion présidée ce vendredi 9 août par le chef de l’État Félix Tshisekedi, à la Cité de l’Union africaine, que le haut commandement militaire a esquissé une réponse conséquente au drame que vivent les populations civiles notamment dans l’Est du pays.


Une réunion qui a permis au commandant suprême de la nation d’avoir tous les renseignements nécessaires en rapport avec la situation préoccupante à Beni, au Nord-Kivu ainsi que l’insécurité créée par les agressions avec armes blanches dans quelques provinces.
Après avoir pris connaissance de renseignements militaires lui présentés par le chet d’État-major, le président de la République a jugé inadmissible cette situation.
Des instructions fermes ont été données aux différentes autorités militaires compétentes pour la sécurisation de la population et leurs biens partout où des inciviques se donnent le plaisir d’inquiéter la population.

Concernant l’insécurité qui règne à Kinshasa ainsi que dans les provinces du Kongo central, du Kasaï, du Kasaï central, Kasaï oriental, certaines décisions ont été prises pour que la police puisse avoir suffisamment les moyens dont elle a besoin pour intervenir à temps et pour éradiquer ce phénomène.
Depuis quelques semaines, une insécurité grandissante frappe les populations notamment dans certains territoires de l’Est. Des inciviques, parfois identifiés comme porteurs de tenues de l’armée congolaise ou non identifiés, font des incursions et sèment la désolation au sein des communautés civiles.
Cette semaine, plusieurs manifestations se sont déroulées pour faire sortir Kinshasa de son prétendu silence institutionnel en rapport avec la situation sécuritaire dans ces zones touchées par l’insécurité.

"Réunion du Haut commandement militaire : Félix Tshisekedi donne des instructions « fermes » pour éradiquer « rapidement » l’insécurité à l’Est
° https://actu30.info/2019/08/09/reunion-du-haut-commandement-militaire-felix-tshisekedi-donne-des-instructions-fermes-pour-eradiquer-rapidement-linsecurite-a-lest/
"Tueries de Beni : Félix Tshisekedi instruit l’Etat-major des FARDC à « mettre fin à cet état de chose »
° https://www.radiookapi.net/2019/08/09/actualite/securite/tueries-de-beni-felix-tshisekedi-instruit-letat-major-des-fardc-mettre


"Nord-Kivu: appel à “une auto-formation militaire” de la jeunesse à Beni, l’armée hausse le ton
° https://www.politico.cd/actualite/nationale/2019/08/16/nord-kivu-appel-a-une-auto-formation-militaire-de-la-jeunesse-a-beni-larmee-hausse-le-ton.html
"Devant l’insécurité récurrente au Nord-Kivu : La population de Beni appelle à la résistance !"
° http://www.latempete.info/devant-linsecurite-recurrente-au-nord-kivu/
Mais les autorités militaires mettent en garde les jeunes contre la constitution des groupes d’autodéfense qui, selon elles, serait une violation de la Loi fondamentale du pays.

L’insécurité qui continue à grimper dans la province du Nord-Kivu, particulièrement dans le territoire de Beni et à Beni-ville, suite à l’activisme meurtrier des rebelles ADF et d’autres groupes armés, commence à exacerber la population de cette partie du pays. Dans ce désarroi collectif, quelques jeunes de Beni se seraient résolus de se prendre en charge en se constituant en groupes d’autodéfense, dans l’espoir de barrer la route aux rebelles ADF et autres groupes armés qui sèment la mort et la désolation à l’Est de la RDC.
Mais aussitôt alertées sur l’initiative certes  courageuse, mais périlleuse prise par des jeunes de Beni, les autorités militaires sont vite montées au créneau en mettant en garde un groupe de jeunes de cette ville contre la tentative de se muer en « milice d’autodéfense ». Et de la parole les autorités militaires sont passées à l’acte en faisant disperser, mercredi dernier, à coup de gaz lacrymogène, des jeunes qui étaient en plein exercice au terrain de Kalinda, dans la commune de Mulekera.

Selon le site d’actualité.cd, le commandant de la 34ème  région militaire, le général Ilunga Mpeko Edmond a, dans un communiqué publié à Goma, chef-lieu de la province du Nord, «mis sévèrement en garde toute tentative de former une jeunesse armée, attitude qui violerait la constitution de la République ».  Ce responsable de l’armée a cependant exhorté les jeunes désireux de servir la patrie sous le drapeau à suivre le processus normal de recrutement.
« La République organise des recrutements et c’est la seule voie par laquelle on peut intégrer les forces armées de la République démocratique du Congo. Vous savez à quel prix les FARDC sont en train de retrouver cette quiétude que vous avez sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu. C’est ça la question qu’en tant que patriote on doit se poser », a fait aussi remarquer le major Njike Kaiko Guillaume, porte-parole de la 34ème  région militaire.

Pour rappel, ne pouvant plus supporter les tueries récurrentes commises depuis cinq ans contre des civils à Beni par des présumés combattants ADF, plus d’un millier de jeunes de ce territoire du Nord-Kivu avaient manifesté dernièrement leur colère à travers d’une marche organisée sur une vingtaine de kilomètres d’Oicha jusqu’à Mavivi. Et à cette occasion, ils avaient déposé un mémorandum au bureau de la Monusco afin d’exiger son engagement davantage pour la sécurité des personnes et de leurs biens."

"RDC : Aux Kivu, les officiers de l’armée déployés sur les sites miniers s’enrichissent, refusent de retourner dans les casernes et les conflits perdurent (Rapport)
° https://actualite.cd/2019/08/15/rdc-aux-kivu-les-officiers-de-larmee-deployes-sur-les-sites-miniers-senrichissent
Le rapport du Baromètre de sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, un projet conjointement géré par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo basé à New York, rendu public mercredi affirment que plusieurs officiers de l’armée congolaise déployés dans les zones minières au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, récoltent « d’importants revenus » et refusent de rentrer dans les camps militaires.
D’après les auteurs du rapport, cette situation alimente les conflits armés dans la région.(...)"


"Le CLC accuse la RTNC “d’occulter” ce qui se passe à Beni et appelle à une semaine de deuil national
° https://www.politico.cd/encontinu/2019/08/16/le-clc-accuse-la-rtnc-docculter-ce-qui-se-passe-a-beni-et-appelle-a-une-semaine-de-deuil-national.html

"Nord Kivu: Crise de confiance entre les FARDC et la population de Beni
° http://www.congoindependant.com/nord-kivu-crise-de-confiance-entre-les-fardc-et-la-population-de-beni/
Depuis le mois d’octobre 2014, les habitants du Territoire de Beni, au Nord Kivu, ne cessent de compter leurs morts. Et ce après chaque attaque des prétendus et insaisissables rebelles ougandais des « ADF« . Près de deux mille citoyens ont été tués à ce jour. Les assassins courent toujours. Impuissante face aux « ADF », l’armée montre ses biceps face aux étudiants. On a appris, jeudi 15 août, l’arrestation du président de la coordination inter-estudiantine du Territoire de Beni. Il lui est reproché d’avoir « tenté » de « rassembler » des étudiants pour suivre une « formation militaire » pour affronter les fameux « rebelles ougandais« . En réalité, il y a une ambiance de ras-le-bol dans cette partie du pays. Les citoyens sont désillusionnés par les « promesses » des autorités. Des promesses non-suivies d’effets. Ils n’ont plus confiance en l’armée de leur pays.

La défense du territoire fait partie des fonctions fondamentales d’un Etat.  L’Etat tire sa légitimité notamment de son efficacité à garantir une existence paisible à sa population.
Depuis le mois d’octobre 2014 à ce jour, les habitants du Territoire de Beni sont devenus des adeptes de « Saint Thomas« . Ils ne croient plus aux promesses faites jadis par l’ex-président « Joseph Kabila« . Encore moins, à celles faites en avril dernier par son successeur Felix Tshisekedi Tshilombo. Ce dernier avait promis de remplacer les militaires qui sont en place depuis longtemps par des « nouvelles unités afin d’en finir une fois pour toute avec les ADF ». 

Près de quatre mois après la visite du président « Fatshi » à Beni, les natifs de cette partie du pays ont commencé à douter de l’autorité des pouvoirs publics. Aussi, ont-ils décidés de « se prendre en charge« .
Mercredi 15 août, on apprenait l’arrestation, au Stade Kalinda, de Clovis Mutsuva, un activiste de la LUCHA (Lutte pour le changement). L’homme serait également le président de la coordination inter-estudiantine de la région de Beni.
D’après une dépêche de l’APA, il est reproché à « Clovis » d’avoir « tenté de rassembler les étudiants et autres jeunes » au Stade précité afin de suivre une « formation militaire » pour affronter les ADF. Mutsuva et ses camarades considèrent qu’il est temps d’agir. Selon eux, « personne ne viendra sauver notre région de Beni à part nous« . 
L’interpellation de Clovis Mutsuva a suscité mercredi l’ire des jeunes de la ville de Beni. Ceux-ci l’ont savoir en brûlant des pneus. Plusieurs boutiques et magasins avaient baissé les volets.

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? General-ilunga-edmond-300x213

Comme pour justifier cette arrestation opérée par la police, le général Edmond Ilunga Mpeko, commandant de la 34ème Région militaire est sortie de son silence. Dans un communiqué daté du 15 août 2019, l’officier a rappelé, sans rire, que « seules les forces armées ont reçu mission de défendre les frontières (…), de protéger les populations et leurs biens (…) ». Il a rappelé également l’article 190 de la Constitution qui est sans équivoque: « Nul ne peut, sous peine de haute trahison, organiser des formations militaires, paramilitaires ou des milices privées, ni entretenir une jeune armée« .  Et pourtant, les véritables milices sont parmi nous. 

CRISE DE CONFIANCE ENTRE L’ARMÉE ET LA POPULATION

Le général Edmond Ilunga – qui semble refuser de voir le fond du problème, à savoir que l’armée nationale n’inspire plus confiance aux citoyens pour défendre les frontières – estime que les « jeunes désireux » de servir dans l’armée doivent suivre le « processus normal« .
Pour lui, « tout mouvement de jeunesse armée, toute milice armée sera considéré comme une force négative et traitée comme telle« . Ce général a du boulot dans ce pays où chaque parti politique possède sa « jeunesse« . Au lieu de chercher la cause du problème, cet officier préfère la facilité en s’attaquant, tel un robot, aux effets.
Aucun Congolais digne de ce nom ne peut encourager des jeunes concitoyens à se constituer en milice. Peu importe la noblesse de la cause à défendre.

Quel est le problème? Depuis l’avènement de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre), le 17 mai 1997, l’ex-Zaïre, rebaptisé République démocratique du Congo, a été dirigé jusqu’au 24 janvier 2019 par des anciens miliciens ou chefs miliciens. Ceux-ci n’ont guère brillé par leur exemplarité.
Sous prétexte de contrer les combattants pro-rwandais du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) dont la progression menaçait Lubumbashi en 1999, le président Laurent-Désiré Kabila a eu la « fausse bonne idée » de distribuer des armées, sans discernement ni suivi, à des jeunes désoeuvrés du Katanga. C’est la naissance des fameuses « forces d’autodéfense populaires« . L’ex-chef milicien Kyungu Mutanga, alias « Gédéon » constitue un des avatars de ce phénomène.
Succédant à LD Kabila le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » s’est empressé, dans son allocution d’investiture, de rendre un hommage appuyé notamment aux « forces d’autodéfense populaires« . Aux milices. Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir« , le nouveau Président d’avouer qu’il a vécu dans les « maquis de Ruwenzori« .
Des sources suspectent « Joseph » d’avoir fait connaissance, à cette occasion, avec un certain Jamil Mukulu, présenté comme étant le leader des rebelles ougandais des « ADF« .

LIBÉRER CLOVIS MUTSUVA

Durant sa présence à la tête de l’Etat, « Kabila » admirait le despote burundais Pierre Nkurunziza et sa milice, les tristement célèbres « Imbonerakure« . A la surprise générale, on a vu des membres de la « Jeunesse » du parti de « Kabila » – dont certains ont la quarantaine révolue – partir « en stage de formation » au Burundi. Les « jeunes du PPRD »sont reconnaissables par leurs bérets rouges. 
Le 25 juillet 2018, soit cinq mois avant les élections du 30 décembre, ces « jeunes » inciviques, dirigés par un certain Papy Pungu, ont désigné « Joseph Kabila » – l’homme qui a pris par deux fois l’engagement solennel de défendre et de veiller au respect de la Constitution – comme leur candidat à l’élection présidentielle en dépit du fait que le deuxième et dernier mandat de leur « idole » avait expiré depuis le 19 décembre 2016. L’annonce a été faite à dessein. Aucune voix ne s’est élevée pour rappeler à ces « jeunes » le respect du prescrit constitutionnel.

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Bérets-rouges1-300x164

La veille de l’élection du Président du Sénat, fin juillet dernier, les Kinois ont vu surgir d’autres « bérets rouges » avec à leur tête un certain Henri Magie wa Lifetu. Mercredi 14 août, ce dernier apparaissait sur Twitter en train d’échanger une poignée de mains avec l’ex-président « Kabila« . Aux dernières nouvelles, le fameux « Magie » serait le président d’une milice dénommée « Jeunesse populaire gardienne de la révolution du 17 mai« . En clair, le Congo-Kinshasa a été dirigé du 26 janvier 2001 au 24 janvier 2019 par un chef milicien, déguisé en chef d’Etat.
On espère qu’à la force brutale ainsi qu’aux méthodes dignes de voyous de son prédécesseur, Felix Tshisekedi Tshilombo optera pour l’écoute et le dialogue. S’en prendre à des étudiants dont l’acte constitue, en réalité, une dénonciation de l’inefficacité des pouvoirs publics revient à s’attaquer aux effets en laissant la cause. Une cause à rechercher dans ce qui ressemble bien à une crise de confiance entre la population de Beni et la force publique. Et pourquoi pas le personnel politique? L’activiste Clovis Mutsuva doit être relâché."


"RD Congo : 1 900 civils tués au Kivu en 2 ans Le Baromètre sécuritaire du Kivu recense les violences commises dans l’est du pays – Congo Research Group
° https://desc-wondo.org/rd-congo-1-900-civils-tues-au-kivu-en-2-ans-le-barometre-securitaire-du-kivu-recense-les-violences-commises-dans-lest-du-pays-congo-research-group/
° https://www.hrw.org/fr/news/2019/08/14/rd-congo-1-900-civils-tues-au-kivu-en-2-ans
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Kivu_war2
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? B_kivu

(Goma, le 14 août 2019) – Dans les provinces du Kivu, dans l’est de la  République démocratique du Congo, les groupes armés ont tué 1 900 civils et enlevé plus de 3 300 personnes entre juin 2017 et juin 2019, ont déclaré Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo, basé à l’Université de New York, dans un rapport publié aujourd’hui. Le Baromètre sécuritaire du Kivu (Kivu Security Tracker, KST) projet conjoint des deux organisations, a enregistré plus de 3 000 incidents violents commis par plus de 130 groupes armés.
Le rapport de 17 pages, « Congo, l’oublié : Les chiffres derrière la plus longue crise humanitaire en Afrique », a utilisé les résultats des deux premières années du KST pour examiner les tendances générales des conflits dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, les principaux facteurs contribuant à la violence et les défis plus larges des efforts de maintien de la paix.

« Plus de 130 groupes armés se battent pour d’innombrables raisons dans les provinces du Kivu, dans l’est de la RD Congo, faisant de cette région l’un des endroits les plus violents au monde », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Comprendre qui commet les atrocités est la première étape pour faire en sorte que les responsables rendent des comptes et pour mettre fin aux abus. »
Au lieu de rétablir la sécurité, les forces de sécurité du gouvernement congolais ont fréquemment commis des exactions contre les civils qu’elles sont censées protéger. Des responsables politiques, des services de renseignement et des forces de sécurité ont créé, soutenu et utilisé des groupes armés au Kivu et ailleurs dans le pays, souvent pour prendre le contrôle de la terre, des ressources minières ou des rackets fiscaux.

Le KST surveille la violence des groupes armés et des forces de sécurité congolaises à l’aide de cartes, de graphiques, de billets de blog et de rapports analytiques. Une équipe de 15 chercheurs congolais basés dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu s’entretient quotidiennement avec des chefs coutumiers, des membres du clergé, des activistes et des responsables gouvernementaux pour documenter les violences les plus flagrantes – notamment les meurtres, les viols de masse, les enlèvements et la répression politique – et tenter d’identifier les groupes armés responsables. Les chercheurs du projet en RD Congo et à l’étranger s’assurent que les informations sont fiables, puis les placent sur une carte interactive en ligne qui montre où les groupes armés sont actifs, où les pires violences ont eu lieu et qui est présumé responsable.
Les résultats montrent que les combats touchant les civils sont restés à des niveaux alarmants au Kivu au cours des deux dernières années. L’épicentre de la violence est le territoire de Beni : presqu’un tiers de tous les meurtres de civils ont eu lieu ici, principalement à cause des combats entre les forces de sécurité congolaises et la rébellion des Forces démocratiques alliées (Allied Democratic Forces, ADF). Les autres points chauds incluent le territoire de Rutshuru, où plus d’un tiers des enlèvements ont eu lieu. Plus au nord, là où les territoires de Rutshuru, Walikale, Masisi et Lubero se rencontrent, d’importants combats ont opposé l’armée congolaise, en alliance avec des milices locales, et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé en grande partie de Hutus rwandais.

Les hauts plateaux des territoires de Fizi et d’Uvira, à la pointe sud du Sud-Kivu, ont constitué un autre point critique en 2017, les dynamiques régionales exacerbant les rivalités ethniques entre les communautés Banyamulenge et Bafuliro. Des rebelles burundais, quelques-uns soutenus par le gouvernement rwandais, se sont battus contre des rebelles rwandais et des groupes Maï-Maï congolais, dont certains ont à leur tour reçu un soutien des gouvernements congolais et burundais.
Les données du KST indiquent, contrairement à une opinion largement répandue, qu’il n’y a pas de corrélation systématique entre la violence et les zones minières – seulement 20 pour cent des incidents violents se produisent dans un rayon de 20 kilomètres d’une mine. Bien que certaines violences soient directement associées aux efforts de contrôle des zones minières, les groupes armés tirent des revenus de nombreuses sources, notamment la production de charbon de bois, le braconnage, les enlèvements et la taxation de tous types de marchandises et de mouvements.

Le Président Felix Tshisekedi, lors de son premier voyage en fonction au Kivu en avril, avait promis de redéployer les troupes qui se trouvaient au Kivu depuis longtemps, de demander des comptes à quiconque soutiendrait des groupes armés et de redynamiser les opérations militaires dans la région. Si environ 2 000 à 3 000 combattants se seraient rendus ou auraient annoncé leur intention de le faire depuis l’investiture de Tshisekedi, il n’existe aucun programme de démobilisation fonctionnel pour eux. Il n’y a pas eu de nouvelles poursuites judiciaires contre des commandants de l’armée congolaise pour leurs abus ou leur soutien à des groupes armés, et de nombreux commandants auteurs d’abus sont toujours en liberté.
Des réformes systémiques demanderont du temps et une volonté politique considérable de la part du gouvernement congolais, selon les deux organisations. Les dirigeants du pays devront répondre aux appels lancés par les communautés locales en faveur de la réconciliation, de la justice et du développement économique. Tshisekedi a clairement fait savoir qu’une paix durable dans la région devra inclure une action concertée pour la justice. Le gouvernement devrait mettre en place un mécanisme de vérification des antécédents (« vetting ») visant à écarter les responsables impliquées dans les violations graves commises par les forces de sécurité, et une unité spécialisée dans les crimes de guerre pourrait être créée au sein de la justice congolaise pour se concentrer spécifiquement sur les poursuites des crimes internationaux graves.

« Les combats de ces dernières années montrent que la paix et la stabilité dans l’est de la RD Congo sont difficiles à atteindre », a conclu Jason Stearns, directeur du Congo Research Group. « Une approche globale est nécessaire, notamment un programme de démobilisation renforcé et des réformes en profondeur à tous les niveaux de l’État pour lutter contre l’impunité. »"

Le rapport du KST peut être consulté ici : https://kivusecurity.nyc3.digitaloceanspaces.com/reports/28/French%20KST%20biannual%20report%20August%2012%20%281%29.pdf
Pour le KST, suivez le lien : https://kivusecurity.org
Twitter : @kivusecurity
Facebook : @KivuTracker
Pour plus d’information sur la méthodologie du KST, veuillez suivre le lien : https://kivusecurity.org/about/project
Pour consulter d’autres recherches et analyses du Groupe d’étude sur le Congo, veuillez suivre le lien :
http://congoresearchgroup.org/?lang=fr
Pour consulter d’autres recherches de Human Rights Watch sur la République démocratique du Congo, veuillez suivre le lien :
https://www.hrw.org/fr/africa/republique-democratique-du-congo
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/15/au-kivu-dans-l-est-de-la-rdc-1-900-civils-ont-ete-tues-par-des-groupes-armes-depuis-deux-ans_5499636_3212.html
° https://www.voaafrique.com/a/des-groupes-arm%C3%A9s-ont-tu%C3%A9-1-900-civils-en-deux-ans-au-kivu-/5043161.html

"Groupe d’étude sur le Congo
Centre de coopération internationale
L’université de New York
août 2019
Congo, l’oublié
Les chiffres derrière la plus longue crise humanitaire en Afrique"

° https://kivusecurity.nyc3.digitaloceanspaces.com/reports/28/French%20KST%20biannual%20report%20August%2012%20(1).pdf

"RDC : Plus de 700 soldats congolais tués en deux ans dans les combats au Nord et Sud-Kivu (Rapport)
° https://actualite.cd/2019/08/14/rdc-plus-de-700-soldats-congolais-tues-en-deux-ans-dans-les-combats-au-nord-et-sud-kivu
Le Baromètre de sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, un projet conjointement géré par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo basé à New York, fait un état de 723 militaires congolais tués entre juin 2017 et juin 2019, dans les différents affrontements avec les groupes armés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Dans un rapport de 17 pages intitulé « Congo, l’oublié : Les chiffres derrière la plus longue crise humanitaire en Afrique », ces deux organisations soulignent que le gouvernement ne publie pas des chiffres détaillés sur le nombre de victimes..."
° https://afrique.lalibre.be/39931/rdc-au-moins-723-militaires-tues-en-deux-ans-lors-de-combats-dans-lest/

"RDC : 3 300 personnes enlevées en deux ans par les groupes armés au Nord et Sud-Kivu, les combattants FDLR principaux auteurs
° https://actualite.cd/2019/08/14/rdc-3-300-personnes-enlevees-en-deux-ans-par-les-groupes-armes-au-nord-et-sud-kivu-les
Les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) sont cités comme les principaux auteurs d’enlèvements des 3 300 personnes depuis juin 2017 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC, affirme un rapport conjoint publié ce mercredi 14 aout 2019 par Human Rihts Watch et le Groupe d’étude sur le Congo basé à New York.
Ces enlèvements à hauteur de 35% ont été commis par ces combattants étrangers dans la région de Rutshuru, au Nord-Kivu...."

° https://www.radiookapi.net/2019/08/15/actualite/securite/rutshuru-afflux-des-deplaces-la-suite-des-combats-entre-mai-mai-ndc-et
° https://www.radiookapi.net/2019/08/14/actualite/securite/des-groupes-mai-mai-controlent-plusieurs-villages-de-lubero
° https://www.politico.cd/encontinu/2019/07/31/la-societe-civile-de-mayi-moya-appelle-a-negocier-avec-les-adf.html
° https://www.radiookapi.net/2019/08/13/actualite/securite/masisi-des-habitants-de-nyange-bibwe-et-mpati-trouvent-refuge-ailleurs
° https://www.radiookapi.net/2019/08/12/actualite/securite/sud-kivu-la-societe-civile-salue-la-permutation-des-fardc-dans-les
° https://www.radiookapi.net/2019/08/12/actualite/securite/rdc-les-chefs-coutumiers-de-walendu-bindi-saluent-limplication-de
° https://www.radiookapi.net/2019/08/08/actualite/securite/nord-kivu-6-civils-tues-dans-une-attaque-des-adf-mbau
° https://www.jeuneafrique.com/805296/politique/rdc-pour-en-finir-avec-linsecurite-dans-le-sud-kivu-il-faut-une-approche-regionale/
° https://www.jeuneafrique.com/mag/411744/politique/rd-congo-groupes-armes-sevissent-nord-kivu/
° https://lepotentielonline.net/2019/08/14/conflit-interethnique-twa-bantou-projet-tusikilizane-au-service-de-la-paix-au-tanganyika/


"La dynamique des conflits ethniques au Nord-Kivu : une réflexion prospective - 2003"
° https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2003-3-page-147.htm
"Le Kivu dans la guerre : acteurs et enjeux - 2009"
° https://journals.openedition.org/echogeo/10793

"RDC : Nord-Kivu, une guerre oubliée ?"



"Massacres de Yumbi : la justice militaire «attend les moyens techniques» pour exhumer les corps"
° https://www.radiookapi.net/2019/08/15/actualite/justice/massacres-de-yumbi-la-justice-militaire-attend-les-moyens-technique


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 19/8/2019, 2:11 am, édité 1 fois

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QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 17/8/2019, 1:03 am

PS

"RDC : la violence ne faiblit pas dans les Kivu
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-la-violence-ne-faiblit-pas-dans-les-kivu/
L'insécurité qui prévaut dans l'Est du Congo depuis 25 ans a provoqué la plus longue crise humanitaire africaine. Un rapport détaille les violences toujours alarmantes qui s'abattent encore sur les Kivu, où 1.900 civils ont été tués en deux ans.

Chaque jour le site Kivu Security Tracker (KST) égraine avec une régularité de métronome le nombre des victimes de meurtres, de viols ou d’attaques de groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Depuis la fin du génocide rwandais de 1994 et son « débordement » au Congo voisin, le plus grand pays d’Afrique centrale n’en a toujours pas fini avec la violence. Une situation post-conflit qui a généré la plus longue crise humanitaire africaine. Selon une étude sur les violences dans le Nord et Sud-Kivu, les zones les plus touchées par les attaques de groupes armés, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Human Rights Watch (HRW) estiment en 2019 à environ 12,8 millions de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans le pays, soit 10 % du nombre total des cas dans le monde. L’année dernière, 1,8 million de Congolais ont été nouvellement déplacés à la suite d’exactions.

3.000 incidents violents en deux ans

Depuis 2017, Kivu Security Tracker (le baromètre sécuritaire du Kivu), un projet mené par les deux deux organisations, a enregistré plus de 3.000 incidents violents commis par plus de 130 groupes armés. Ces deux dernières années dans l’Est de la  République démocratique du Congo, les groupes armés ont tué 1.900 civils et enlevé plus de 3.300 personnes… une violence qui reste « à un niveau alarmant » selon le GEC et HRW. [url=https://kivusecurity.nyc3.digitaloceanspaces.com/reports/28/French KST biannual report August 12 (1).pdf]Cette étude documente de manière très précise[/url], grâce à une équipe de 15 chercheurs congolais sur place, « les violences les plus flagrantes : meurtres, viols de masse, enlèvements, répression politique, et tente d’identifier les groupes armés responsables ».

Beni au coeur des violences

Pour comprendre cette crise humanitaire, le GEC et HRW, ont décidé de mettre des chiffres derrière ces violences, « la première étape pour faire en sorte que les responsables rendent des comptes et pour mettre fin aux abus » explique Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch. Sans surprise, les chiffres montrent que « l’épicentre » de la violence se situe dans le territoire de Beni : « presqu’un tiers de tous les meurtres de civils ont eu lieu ici, principalement à cause des combats entre les forces de sécurité congolaises et la rébellion des Forces démocratiques alliées (Allied Democratic Forces, ADF) ». La seconde zone de conflit se trouve dans le Rutshuru, Walikale, Masisi et Lubero, une région où combattent l’armée congolaise (FARDC) et ses milices affiliées contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé en grande partie de Hutus rwandais.

Richesses minières et violences

Plus au sud, dans les territoires de Fizi et d’Uvira, « les dynamiques régionales exacerbant les rivalités ethniques entre les communautés Banyamulenge et Bafuliro » ont constitué un autre abcès de violence. Des rebelles burundais, dont certains sont soutenus par le gouvernement rwandais, les battent contre des rebelles rwandais et des groupes d’autodéfense Maï-Maï congolais, soutenus par les autorités congolaises et burundaises. Les chiffres collectés par le Baromètre sécuritaire du Kivu déconstruisent également les idées reçues sur les liens supposés entre les ressources minières et les conflits locaux. Selon le KST, « seulement 20% des incidents violents se produisent dans un rayon de 20 kilomètres d’une mine. Bien que certaines violences soient directement associées aux efforts de contrôle des zones minières, les groupes armés tirent des revenus de nombreuses sources, notamment la production de charbon de bois, le braconnage, les enlèvements et la taxation de tous types de marchandises et de mouvements. »

Des autorités complices

Que fait L’état central ? Depuis des années, le pouvoir de Kinshasa souffle le chaud et le froid dans cette zone de conflits, sans réussir à venir à bout des groupes armés, même avec l’aide des casques bleus de la Monusco. Pire, les chiffres démontrent que « les forces de sécurité du gouvernement congolais ont fréquemment commis des exactions contre les civils qu’elles sont censées protéger »… au lieu de rétablir la sécurité. « Des responsables politiques, des services de renseignement et des forces de sécurité ont créé, soutenu et utilisé des groupes armés au Kivu et ailleurs dans le pays, souvent pour prendre le contrôle de la terre, des ressources minières ou des rackets fiscaux » dénonce le GEC et HRW. Ce qui fait dire à certains que le pouvoir en place sert également ses intérêts grâce au chaos plus ou moins organisé dans l’Est du pays.

Un président impuissant ?

Avec l’arrivée à la présidence nouveau président Félix Tshisekedi, issu de l’opposition congolaise, des espoirs se sont faits jour : « environ 2 000 à 3 000 combattants se seraient rendus ou auraient annoncé leur intention de le faire depuis l’investiture de Tshisekedi » note le rapport. Mais la tâche est immense et les marges de manoeuvres du nouveau président sont faibles. L’ancien président Kabila et ses proches restent aux commandes en gardant la haute main sur l’Assemblée nationale, le Sénat, mais aussi l’armée congolaise, que l’ancien président a remanié avant de quitter la présidence. Le rapport du GEC et de HWR s’interroge sur l’inexistence d’un programme de démobilisation pour les miliciens et de l’absence « de poursuites judiciaires contre des commandants de l’armée congolaise pour leurs abus ou leur soutien à des groupes armés. De nombreux commandants auteurs d’abus sont toujours en liberté. »

Un manque de courage politique

Pour les deux organisations, « des réformes systémiques demanderont du temps et une volonté politique considérable de la part du gouvernement congolais ». Une mission délicate à mener sachant que le premier ministre et son futur gouvernement seront largement sous contrôle du FCC de Joseph Kabila. La lutte contre l’impunité reste sans doute l’un des leviers les plus efficaces pour mettre fin aux conflits de l’Est du Congo. Le nouveau président a estimé qu’une paix durable dans la région devra inclure une action concertée pour la justice. Pour cela, « le gouvernement devrait écarter les responsables impliqués dans les violations graves commises par les forces de sécurité, et (créer) une unité spécialisée dans les crimes de guerre pourrait être créée au sein de la justice congolaise pour se concentrer spécifiquement sur les poursuites des crimes internationaux graves » préconise le GEC et HRW. Des recommandations qui risquent de rester des vieux pieux tant que le rapport de force politique restera largement en défaveur du nouveau président Tshisekedi."


"Au Kivu, dans l’est de la RDC, 1 900 civils ont été tués par des groupes armés depuis deux ans

° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/15/au-kivu-dans-l-est-de-la-rdc-1-900-civils-ont-ete-tues-par-des-groupes-armes-depuis-deux-ans_5499636_3212.html
Selon l’ONG Human Rights Watch, cette région en proie à l’insécurité depuis vingt-cinq ans est « l’un des endroits les plus violents au monde ».

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Un casque bleu de la Monusco monte la garde sur le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, en RDC, le 11 avril 2019. ALEXIS HUGUET / AFP

Mille neuf cents civils ont été tués en deux ans dans la région troublée du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où plus de 130 groupes armés sont actifs, selon un rapport publié mercredi par l’ONG Human Rights Watch (HRW) et le Groupe d’étude sur le Congo (GEC).
Dans les provinces du Kivu, « les groupes armés ont tué 1 900 civils et enlevé plus de 3 300 personnes entre juin 2017 et juin 2019 », notent les deux organisations. « Plus de 130 groupes armés se battent pour d’innombrables raisons dans les provinces du Kivu, faisant de cette région l’un des endroits les plus violents au monde », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à HRW. 
Au cours des deux dernières années, « l’épicentre de la violence est le territoire de Beni : presqu’un tiers de tous les meurtres de civils ont eu lieu ici », principalement à cause des combats entre les forces de sécurité congolaises et des miliciens ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Mystérieux et repliés sur eux-mêmes, les ADF sont accusés d’être responsables de la mort de plusieurs centaines de civils dans une série de massacres depuis 2014.

Le rapport note par ailleurs que « contrairement à une opinion largement répandue, il n’y a pas de corrélation systématique entre la violence et les zones minières – seulement 20 % des incidents violents se produisent dans un rayon de 20 km d’une mine ». Bien que certaines violences soient directement associées aux efforts de contrôle des zones minières, « les groupes armés tirent des revenus de nombreuses sources, notamment la production de charbon de bois, le braconnage, les enlèvements et la taxation de tous types de marchandises et de mouvements », ajoute le rapport.
L’est de la RDC est en proie à l’insécurité depuis vingt-cinq ans."


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Message  ndonzwau le 18/8/2019, 12:46 am

Le président Tshisekedi sollicite au sommet de la SADC la solidarité de nos voisins pour "éradiquer le fléau de l’insécurité dans son pays, créée par les groupes armés".

Il a plutôt raison : la complexité du phénomène avec ses interférences régionales justifie tout à fait une "collaboration" avec les pays voisins pour en venir à bout.
Là où je fais des réserves c'est que ses actes et discours généreux suggèrent une demande d'altruisme malvenu en politique étrangère où il est davantage question d'intérêts. Les actes de nos voisins dans le passé nous ont prouvé qu'ils avaient des plans qui sont à l'encontre de nos intérêts au point que son attitude ressemble aujourd'hui à mendier impuissants leur bonne volonté. Comme s'il se réfugiait sur leur bonté pour régler ses problèmes nationaux. Il agite le danger du terrorisme, pourquoi pas mais est-ce la clé dans sa politique étrangère surtout régionale ?

Quoiqu'il théorise une collaboration régionale valable du point de vue de la diplomatie et de l'efficacité de sa communication, il est illusoire de trouver la clé de la résolution de l'insécurité à l'Est en dehors de la capacité du Congo à bien gérer son pays. Tshisekedi fait certes part de sa ferme résolution de renforcer notre armée, un minimum syndical car qu'a-t-il fait en actes pour ce faire au-delà de ses annonces ? Il n'y aura pas de cessation des violences des groupes armés à l'Est si on ne se limite qu'à offrir ses amabilités à Kagame et Museveni ; en même temps il se devrait de doter le front Est des troupes qui défient tout le monde, les groupes armés et leurs commanditaires souvent étrangers. Il nous avait promis à juste titre de relever commandants et troupes qui y stationnent depuis des années dont nous avons tous que ce sont aussi les acteurs de cette tragédie, préoccupés à se sucrer juteusement sur ce désordre. Il a tort de ne pas le faire de suite, ce serait pourtant autrement plus dissuasif.

On ne le dira jamais assez, terrorisme ou pas Tshisekedi doit mieux agir plutôt que parler, s'il veut matérialiser sa bonne volonté politique sinon en politique étrangère comme ailleurs sa bonhomie fondera l'occasion inattendue pour ses pairs et adversaires d'en faire une proie facile et pour le pays une occasion manquée de reconstruire une démocratie souveraine et efficace.
Le vétéran belge Herman De Croo, ami du Congo s'il en est en Belgique, lui conseillait : “un président doit se faire élire chaque jour”, il ferait mieux d'en tenir compte sil veut optimiser son mandat en capitalisant son crédit actuel face aux attentes de sa population...

A bon entendeur............
 


"Sommet SADC : Félix Tshisekedi propose la création d’une coalition régionale pour éradiquer les groupes armés
° https://www.radiookapi.net/2019/08/17/actualite/politique/sommet-sadc-felix-tshisekedi-propose-la-creation-dune-coalition

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? 20190728085610627352-3c3c5f67-0378-4a82-9aa0-cb5beb0079fd
Le Président Félix Tshisekedi à la 5e édition du Forum sur l’entrepreneuriat organisé par la fondation Tony Elumelu, le 27 juillet à Abuja. Photo Présidence RDC.
 
« Je propose de créer à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme une coalition régionale pour éradiquer ce fléau de l’insécurité crée par les groupes armés », a sollicité le Président Félix-Antoine Tshisekedi ce samedi 17 juillet au 39ème Sommet de la SADC qui se tient à Dar Es Salaam.
« Je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations », a proposé le Président de la RDC.


Il a, dans son discours, pris l’engagement solennel de faire en sorte que la RDC recouvre rapidement dans sa partie Est, la paix et la stabilité pour lui permettre de contribuer efficacement au processus d’intégration sous-régionale.
« C’est pourquoi j’ai élaboré un vaste programme pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat visant à mettre un terme à l’insécurité qui sévit encore dans sa partie Est, et favorisant la réconciliation de tous les fils et filles de mon pays. Ceci aura comme conséquence l’instauration d’un Etat de droit et l’amélioration du climat des affaires », a promis M. Tshisekedi.
Il a rappelé la partie Est de la RDC est en proie à une insécurité persistante causée par les groupes armés d’origine interne et externe.
« Le plus redoutable de ces mouvements armés est celui des ADF-MTN dont le modus operandi consiste à commettre des actes terroristes, conforme à leur appartenance à DAESH ; ce qui constitue une menace tant pour la République Démocratique du Congo que pour la Sous-région », a noté le Président Tshisekedi.

Le Dr Muyembe récompensé

Le chef de l’Etat a aussi évoqué la maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et récemment celle du Sud-Kivu.
« Compte tenu de la gravité de cette situation, j’avais mis en place au mois de mai dernier une Cellule technique qui travaille sous ma supervision, composée d’experts de renommée internationale, parmi lesquels le Docteur Muyembe, qui a identifié le virus d’Ebola et dont les travaux de recherche ont conduit à la découverte du MAB114, une molécule thérapeutique pour le traitement contre la maladie. Pour votre information, ses (Dr Muyembe) travaux seront récompensés le 30 août prochain par le gouvernement japonais », a rappelé Félix Tshisekedi.
Selon lui, cette stratégie de riposte nous a permis de mettre à l’abri la ville de Goma et de poursuivre l’éradication dans les autres parties qui seraient affectées tels les deux cas détectés avant-hier à Bukavu.
«En même temps, le Rwanda pays voisin, l’Organisation Mondiale de la Santé et la République Démocratique du Congo se sont accordés pour adopter des mesures communes préventives permettant de renforcer la riposte », a expliqué M. Tshisekedi."


"RDC-ADF : Félix Tshisekedi suggère la création d’une « coalition régionale contre le terrorisme »
°  https://actualite.cd/2019/08/17/rdc-adf-felix-tshisekedi-suggere-la-creation-dune-coalition-regionale-contre-le.
Au 39ème sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui s’est ouvert, ce samedi 17 août 2019, à Dar es-Salaam (Tanzanie), Félix Tshisekedi a proposé la mise en place d’une « coalition régionale contre le terrorisme » en vue de combattre la rébellion d’Allied democratic forces (ADF), accusée d’une série de massacres des civils depuis cinq ans dans la région de Beni, est du pays.
« Je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations. Je propose de créer, à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme, une coalition régionale pour éradiquer ce fléau », a-t-il plaidé.

Le 29 juin dernier, à la veille de la fête de l’indépendance de la RDC, le président congolais avait confirmé les liens entre ADF et le groupe terroriste Etat Islamique.
« Selon les renseignements en notre possession, les ADF se sont inscrits dans cette logique terroriste prônée par l’Etat Islamique. Oui, je confirme que les ADF sont un mouvement terroriste, islamiste, dangereux à la fois pour nous Congolais mais également pour toute la région parce qu’il y a comme une sorte de syndicat du crime terroriste avec les Shebab et les Boko Haram qui ne sont pas très loin, ça c’est clair. Et nous avons l’appui des Etats-Unis mais également de toutes les nations qui forment l’organisation internationale contre le terrorisme. Le Congo en fait partie depuis mon passage à Washington parce que j’avais demandé la solidarité de toutes ces nations qui font face au terrorisme », avait-il affirmé dans une interview à RFI et France 24 à Lubumbashi.

Un rapport rendu public, ce mercredi 14 août, par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo fait état de 1900 personnes tuées et 3300 d’autres enlevées par les groupes armés en deux, soit entre juin 2017 et juin 2019, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le rapport présente la région de Beni comme « épicentre » des violences, en raison de l’activisme des rebelles ougandais d’Allied democratic forces (ADF). Au moins 31% des meurtres des civils ont été perpétrés à Beni pendant la période sous examen."


"SADC : Félix Tshisekedi propose la création d’une coalition sous-régionale pour lutter contre le terrorisme, notamment à Beni
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/08/17/sadc-felix-tshisekedi-propose-la-creation-dune-coalition-sous-regionale-pour-lutter-contre-le-terrorisme-notamment-a-beni.html
Le président de la République Félix Tshisekedi est intervenu à la tribune de la SADC, à l’occasion du 39e sommet ordinaire de cette organisation sous-régionale qui a démarré ce 17 pour se clôturer dimanche 18 août.

Félix Tshisekedi a tenu d’abord a informé ses homologues et l’assistance en général, que derrière lui, il a laissé des cris de détresse causés par des tueries des groupes armés à l’est de son pays.
Au moment où je prends la parole devant cette auguste assemblée, je voudrais vous informer que la partie Est de mon pays est en proie à une insécurité persistante causée par les groupes armés d’origine interne et externe. Le plus redoutable de ces mouvements armés est celui des ADF-MTN dont le modus operandi consiste à commettre des actes terroristes, conforme à leur appartenance à DAESH ; ce qui constitue une menace tant pour la République Démocratique du Congo que pour la Sous-région“, a-t-il déclaré.

La fin de ce théâtre est envisagée à deux niveaux par le nouveau président de la RDC.


Au niveau national, “j’ai élaboré un vaste programme pour le rétablissement de l’autorité de l’État visant à mettre un terme à l’insécurité qui sévit encore dans sa partie Est, et favorisant la réconciliation de tous les fils et filles de mon pays. Ceci aura comme conséquence l’instauration d’un État de droit et l’amélioration du climat des affaires“, a expliqué Félix Tshisekedi.
Au niveau internationale et sous-régional “ je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations“.

En clair, Félix Tshisekedi “propose de créer à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme une coalition régionale pour éradiquer ce fléau“".


"RDC: Félix Tshisekedi appelle à une coalition régionale contre les groupes armés
° http://www.rfi.fr/afrique/20190818-rdc-felix-tshisekedi-coalition-regionale-groupes-armes
Le président congolais a demandé le soutien des pays de la région afin d'éradiquer les groupes armés, samedi 17 août, à l'occasion du 39e sommet de la SADC qui se tient à Dar es Salaam.

L'idée n'est pas nouvelle. En avril dernier, en voyage aux États-Unis, Félix Tshisekedi avait déjà appelé ses voisins à lutter contre le terrorisme. Samedi, il est allé plus loin. Le chef de l’État a appelé les pays d'Afrique australe à « la solidarité » pour venir à bout des mouvements armés.
« La partie est de mon pays est en proie à une insécurité persistante causée par les groupes armés d’origine internes et externes. Je voudrais ici solliciter un peu, en vertu de la charte de notre organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple pour qu’à l’issue de cette session, à l’instar de la brigade spéciale qui opère sous le commandement de la Monusco et qui avait mis en déroute le M23, prendre la ferme résolution de renforcer les forces armées de la République démocratique du Congo afin d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations, a exhorté le président Tshisekedi. Je propose de créer, à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme, une coalition régionale pour éradiquer ce fléau. »

Les ADF en ligne de mire

Sont visés pour la RDC les ADF. Ce groupe armé est accusé d'avoir tué des milliers de civils ces cinq dernières années dans le nord-est du pays tout près du voisin ougandais.
Mais se mettre d'accord sur qui sont les terroristes à combattre risque de ne pas être évident pour les pays de la région alors qu'ils s'accusent régulièrement d'entretenir ou de protéger des groupes armés qui menacent leurs voisins.



"39ème Sommet de la SADC : « Bien exploité, le potentiel de la RDC pourrait satisfaire aux besoins de l’ensemble de la SADC et de l’Afrique » (Félix Tshisekedi)
° https://actualite.cd/2019/08/17/39eme-sommet-de-la-sadc-bien-exploite-le-potentiel-de-la-rdc-pourrait-satisfaire-aux
Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est engagé à accompagner l’accomplissement de l’ambitieux programme de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) sur le développement industriel inclusif et durable à l’accroissement du commerce intracommunautaire. 

Pour le chef de l’Etat congolais, la RDC est un maillon important dans le développement de cette sous-région grâce à son potentiel hydroélectrique et minier. Il l’a fait savoir en ouverture du 39ème sommet des Chefs d'Etat et des gouvernements de la SADC.
« Je voudrais rappeler que le développement des ressources énergétiques notamment l’électricité sont un atout majeur pour l’industrialisation de nos pays. A cet égard, la RDC offre de nombreuses opportunités pour la SADC. Bien exploité, le potentiel de la RDC pourrait satisfaire aux besoins de l’ensemble de la sous-région et, au-delà, de l’Afrique toute entière. Le développement durable, c’est aussi l’agriculture. Point n’est besoin de rappeler qu’en cette matière, mon pays dispose aussi d’énormes capacités », a dit Félix Tshisekedi dans son discours.
“Je m’emploie à faire de l’intégration nationale une réalité par la mise en place d’infrastructures adéquates ayant pour vocation de s’interconnecter aux vastes programmes de la sous-région. Mon vœu est de voir très rapidement toutes les populations de notre sous-région circuler librement de l’océan Indien à l’océan Atlantique, de Dar es-Salaam à Lobito, de Mombassa à Banana, de Aru à Durban", a souhaité Félix Tshisekedi.

Le 39ème sommet  des chefs d'Etat et des gouvernements de la SADC se déroule à Dar es-Salaam, en Tanzanie, du 17 au 18  août. Il  a pour thème : «  Un environnement commercial propice au développement industriel inclusif et durable à l’accroissement du commerce intracommunautaire et à la création de l’emploi »."


"Djugu : « Il n’y a pas encore d’avancées en termes de cessation des violences », affirme Dieudonné Rwabona

° https://www.radiookapi.net/2019/08/17/actualite/securite/djugu-il-ny-pas-encore-davancees-en-termes-de-cessation-des-violences
« Le problème demeure parce que les attaques et les tueries continuent dans le territoire de Djugu. Les déplacés qui sont en grand nombre à Bunia et à l’intérieur de Djugu ne peuvent même pas rentrer faire leurs champs. Il n’y a pas encore d’avancées en termes de cessation des violences », a affirmé l’inspecteur principal de la territoriale, Dieudonné Rwabona. Il l’a dit vendredi 16 août au cours d’une conférence de presse à Bunia.

Selon lui, la situation sécuritaire reste préoccupante en territoire de Djugu. Des attaques suivies de tueries continuent à être enregistrées dans cette entité.
Il sollicite l’implication de toute la population de l’Ituri pour faire échec au groupe armé dirigé par un certain Ngujolo qui sème la terreur dans le territoire de Djugu.
Au cours de ce point de presse, Dieudonné Rwabona a fustigé « des cas de tueries, des incendies des maisons et de pillage des biens perpétrés en territoire de Djugu et dans une partie des territoires d’Irumu et de Mahagi ». Ces violences ont entrainé le déplacement de milliers d’habitants qui ne peuvent pas encore regagner leurs villages.
 
Cependant, il soutient qu’il y a des avancées dans la crise de Djugu. Selon lui tout le monde est unanime actuellement que ce conflit n’est pas ethnique et les auteurs des crimes commis sont clairement identifiés. Il s’agit donc des hommes de Ngujolo qui doivent être dissociés de la communauté Bale dont il est originaire.
Il demande l’implication de tous « pour stopper cette entreprise du mal qui opère à Djugu ».
Le porte-parole des FARDC, le lieutenant Jules Ngongo reconnait qu’il y a encore de violences dans la zone et il affirme que ce sont des actes isolés. Il ajoute que les FARDC déploient des efforts pour pacifier totalement ce territoire.




"Allocution du chef de l’état congolais au sommet de la SADEC en Tanzanie"




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Message  ndonzwau le 6/10/2019, 1:47 am

François Misser, journaliste et 'analyste' belge habitué de la situation et des affaires des Grands Lacs vient de commettre sur La Libre une analyse intitulée, "RDC : Qui armes les rebelles ?".
On semble coupablement l'oublier jusqu'au plus haut sommet de notre pays, l'insécurité endémique à l'Est de notre pays est une épine calamiteuse à nos pieds qu'il faut extirper et devrait donc être une première priorité à résoudre. Les groupes armés rebelles y sont le premier obstacle pour tenter toute pacification et à côté des complexes autres facteurs qui y alimentent la tragédie, savoir d'où viennent leurs armes est une entrée indispensable pour la compréhension et toute tentative d'éradiquer la tragédie incrustée à l'Est.

Que nous dit son analyse ?
Passons sur cet embargo ambigu et hypocrite sur la livraison des armes au Congo sous condition de surveiller ses fuites réelles(sic) vers les groupes armés, il relève de toutes les confusions téléphonées de la collision entre un pays souverain instable avec la présence d'une force de l'ONU somme toute 'politiquement et structurellement ' incapable d'y apporter le paix est leur mission.
Ailleurs il démontre entre les lignes et bien plus la culpabilité des autorités militaires centrales et locales Congolaises dans l'alimentation en armes des groupes armés nationaux et étrangers et ainsi la part du Rwanda et de l'Ouganda. C'est cette dernière complicité que j'aurais voulu qu'il étende dans la mesure où je la trouve essentielle dans la persévération de l'insécurité à l'Est. Nous y reviendrons sans doute...



"RDC : Qui arme les rebelles ? Par François Misser
° https://afrique.lalibre.be/41799/rdc-qui-arme-les-rebelles/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Rebelle-690x450

Théoriquement pays post-conflit, la République démocratique du Congo est le théâtre de violations des droits de l’homme à tour de bras. Il existe bien un embargo de l’ONU sur les armes mais l’armée nationale le viole allègrement…
Les tueries se poursuivent à l’est de la RDC. En août dernier, Human Rights Watch et le Groupe de recherche sur le Congo de New York, révélaient qu’entre juin 2017 et juin 2019, 1900 civils ont été tués dans les deux Kivu, lors de 3000 incidents violents impliquant 130 groupes armés et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ensemble ou séparément.


Pourtant, un embargo sur les livraisons d’armes aux groupes rebelles de l’est du pays est en vigueur. L’armée congolaise, elle, n’est plus concernée depuis la résolution 1807 du Conseil de sécurité, régulièrement reconduite depuis lors, qui autorise les livraisons au gouvernement mais qui exige leur notification au Comité de sanctions de l’ONU.
Mais quantité d’armes sont encore en circulation. La récupération de ces arsenaux est un défi considérable. Après la destruction symbolique de 100 000 armes à feu, à Kinshasa le 21 août 2010, il restait encore 300 000 petites armes aux mains de civils dans l’est du Congo selon le Groupe d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) de Bruxelles.
Une partie des armes aux mains des rebelles a été achetée auprès des FARDC, confie Jean-Jacques Wondo, expert sur des questions sécuritaires en RDC. Selon lui, des réseaux criminels au sein de l’armée alimentent en armes les rebelles ougandais de l’Alliance of Democratic Forces et d’autres groupes. Le processus a commencé en 1998, quand feu Laurent Kabila a fait distribuer aux Maï Maïs, 20 000 kalachnikovs, 500 bazookas et plus de 200 mortiers, raconte-t-il dans un livre intitulé « L’essentiel de la sociologie politique militaire africaine des indépendances à nos jours ».

Jusqu’à présent, le processus s’est poursuivi. En mars 2018, Radio France Internationale a révélé l’étrange coincidence que les balles tirées le 25 février précédent par les forces de l’ordre à Mbandaka, contre des militants opposés au troisième mandat de Joseph Kabila provenaient du même stock que les munitions d’AK 47 également fabriquées par la China North Industries Corporation (Norinco) dont furent équipés les rebelles du M23, des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda et les Mai Mai Nyatura. Selon Jean-Jacques Wondo, un rapport confidentiel de l’Etat-major des FARDC daté de 2016, indique que des kalachnikovs et des munitions produites par Norinco à la manufacture Afridex de Likasi (Haut Lualaba) ont été volées et distribuées aux milices Bakata Katanga.

Quatre ans auparavant, un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU de 2012, révélait qu’un réseau dirigé par le commandant de la 9ème région militaire, le général Jean-Claude Kifwa a fourni des armes aux Mai Mai Morgan en Province orientale dont des lance-grenades et des mitrailleuses. Par ailleurs, Jean-Jacques Wondo accuse l’actuel chef d’Etat-major adjoint, le général Gabriel Amisi, alias “Tango Four”,de soutenir des groupes rebelles. Pour le chercheur congolais, la stratégie des officiers supérieurs des FARDC consiste à maintenir un certain niveau de conflictualité leur permetteat de mettre la main sur les primes des soldats qu’ils gèrent ainsi que sur des budgets opérationnels additionnels et de se livrer à du trafic de carburant.

Un autre cas de figure est la capture de matériel par des rebelles comme ce fut le cas, en octobre 2008, lorsque le Congrès national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda s’est emparé de tout l’arsenal du camp de Rumangabo au Nord Kivu.
Et puis, il y a les armes qui proviennent des États voisins. Selon James Bevan de l’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR), le gouvernement de Khartoum a vendu du matériel aux FARDC mais le M23 en a acquis beaucoup. Outre des munitions russes, des balles pour fusils belges FN ou allemands HK 93, fabriqués par une société d’Athènes, la Pyrkal Greek Powder & Cartridge Company, provenant du Soudan, ont été également retrouvés chez des groupes armés de l’est du pays, selon Amnesty International.]

Selon un rapport de l’ONU de 2012, le Rwanda et l’Ouganda ont livré des mitrailleuses 12,7 mm, des munitions pour AK 47, des grenades et des mortiers au M23, tandis que les rebelles du FRPI dans l’Ituri ont obtenu des armes de la part officiers ougandais, en échange d’or. Le “catalogue” des fournitures aux rebelles comprend des fusils d’assault R4 sud-africains qui avaient été livrés aux Forces armes rwandaises, avant le génocide de 1994 ainsi que des pistolets serbes 7.65 mm Zastava Model 70, trouvés en Ituri, transportés auparavant par la société Silverback Cargo, de Belgrade à Kigali. Cette propension à la circulation des armes d’un camp à l’autre, pose la question de la responsabilité des fournitures aux FARDC, indépendamment du fait que ces dernières sont également à l’origine de nombre de violations de droits de l’homme et de trafics."

RDC: une dizaine de personnes enlevées en Ituri par des miliciens ADF présumés
Rwanda: 25 rebelles présumés inculpés pour tentative de renversement du gouvernement



"L’ONU se félicite d’une région des Grands Lacs devenue plus stable"
° https://afrique.lalibre.be/41781/lonu-se-felicite-dune-region-des-grands-lacs-devenue-plus-stable/

"RDC: 55 personnes condamnées à perpétuité en Ituri pour des massacres en 2017-2018"
° https://afrique.lalibre.be/41551/rdc-55-personnes-condamnees-a-perpetuite-en-ituri-pour-des-massacres-en-2017-2018/


° http://www.rfi.fr/emission/20191005-rdc-kalemie-club-rfi-kasambondo-mikamba-randonnee-paix
° https://afrique.lalibre.be/41514/le-president-tshisekedi-reclame-a-lonu-une-force-de-casques-bleus-moins-plethorique/
° https://afrique.lalibre.be/41349/rdc-six-civils-abattus-dans-une-fusillade-au-nord-kivu/
° http://www.rfi.fr/afrique/20190928-rdc-fdlr-version-mort-mudacumura
° https://afrique.lalibre.be/41257/rdc-pas-de-signature-daccord-de-cooperation-militaire-avec-la-belgique/
° https://afrique.lalibre.be/41267/rdc-un-chef-rebelle-juge-pour-des-viols-massifs-en-2018-mukwege-partie-civile/
° https://www.jeuneafrique.com/dossiers/rdc-felix-tshisekedi-est-il-lartisan-dun-vrai-new-deal/
° https://afrique.lalibre.be/41216/rdc-en-ituri-28-civils-ont-ete-tues-en-deux-jours-selon-un-nouveau-bilan-de-lonu/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
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