QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 19/6/2019, 3:37 pm

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

C’est vrai, notre pays ne subit pas seulement les affres de la forfaiture de Lwamba à la CC, l’insécurité est endémique à l'Est autour de Beni et aujourd'hui en flambée en Ituri où l'on compte près de 200 morts en quelques jours sans oublier Ebola qui continue de sévir au Nord Kivu. Le PR voyage, sans doute pour de bonnes raisons utiles au pays mais il semble ne pas faire une priorité des priorités toutes ces tragédies en Ituri, à Beni et dans tout notre Est. Il vient de nous déclarer qu'il était "scandalisé par les massacres perpétrés à Djugu et promet d'y rétablir la paix". Depuis quand a-t-il pris la mesure du risque qui subsiste depuis longtemps et surtout que compte-t-il faire pour y rétablir maintenant qu'il est enfin scandalisé ?

Que se passe-t-il exactement en Ituri ?

Le conflit d'Ituri est une vieille "guerre intercommunautaire" qui oppose les Lendu aux Hema sur fond des différends fonciers et très lié à des intérêts criminels et géopolitiques en cours dans les Grands Lacs. Néanmoins pendant longtemps la cohabitation a été possible jusqu'à ce que le conflit soit ravivé à l'occasion de la deuxième guerre du Congo, en 1999, lorsque les troupes ougandaises se sont servi de ce contentieux pour former des milices armées ethniques pour mieux contrôler la population mais aussi pour l'extraction et le commerce (illégal) d'or. Les cartels criminels impliqués dans ce trafic sont encore sur place et continuent à s'appuyer sur les milices rurales et autres groupes d’autodéfense et depuis 20 ans Hema et Lendu s'entretuent à intervalles réguliers. L'ethnicité est instrumentalisée pour des buts fins économiques, politiques locaux, nationaux et internationaux avec des flambées prenant les populations en otages, en étau entre des commanditaires locaux et étrangers .

Les Hemas Thomas Lubanga et Bosco Ntaganda, et les Lendus Mathieu Ngudjolo Chui et Germain Katanga sont les seigneurs de guerre les plus connus, les derniers issus de la FPRI avaient été accusés d'être responsables du massacre de Bogoro principalement peuplé des Hema où plus de 200 civils avaient été tués et de nombreux autres victimes de graves exactions. Ils ont été inculpés à la CPI. A noter que l'ONU y a aussi été accusée de crimes, avec notamment des réseaux de prostitution avec des mineures. Sans oublier l'absence de réelle autorité dans la région et même la complicité des autorités civiles et militaires locales et centrales, des groupes armés y règnent en maîtres pour le contrôle des ressources naturelles de la région.
La guerre de l’Ituri (1999 à 2004) est cet exemple-type de la manipulation des ethnies à des fins politico-économiques.

Aujourd'hui l’inventaire macabre ne fait que que s'étoffer. Généralement ce sont tantôt les Hema tantôt les Lendu qui sont les plus touchés mais apparemment les uns et les autres trouvent des raisons de s’en vouloir entre eux.
Pourquoi, pour quelles raisons la cohabitation jadis en cours n’est-elle plus possible aujourd’hui ?
– Comme nous l'avons souligné au delà des problèmes conjoncturels notamment fonciers qui peuvent être aisément régulés, ceux-ci sont instrumentalisés par des leaders locaux pour leur profit immédiat. Le clergé catholique local a eu plus d'une fois à mettre au jour cette manipulation des populations.
– Il y’a ensuite des commanditaires dans la région qui depuis deux décennies trouvent leur intérêt à transformer le moindre antagonisme en une montagne – sachez que les Hema sont essentiellement des éleveurs assimilés aux Tutsi et des Lendu agriculteurs comme les Hutu.
– Enfin il y’aurait des dessous plus lourds : l’Ituri posséderait dans son sol, son sous-sol et ses eaux un trésor encore non révélé, certains disent qu’il s’y trouverait même une réserve en pétrole plus sinon aussi importante que celle du Golfe.
Pour s’approprier ce trésor, les puissants malins montent exprès toutes les tragédies que subissent les populations, une ruée vers l’or opportuniste via ces moyens détournés.
Au Virunga proche, le Rwanda de Kagame a privatisé à son compte la flore et la faune, des gorilles y sont devenues une marchandise pour y organiser un tourisme très lucratif. Le Congo, lui, n’y gagne rien.

La question ici : notre nouveau PR a-t-il bien compris tous ces dessous, au-delà de sa campagne légitime pour installer son magistère, a-t-il compris que les motivations des voisins sont beaucoup plus complexes et plus prédatrices à l’Est et que pour que le Congo s’en sorte, il lui faut une parole et une action autrement plus lucide et plus maligne ?
En est-il vraiment capable ? Osons l’espérer…
La Monusco est à côté, ne peut-elle pas enfin contribuer à dissuader commanditaires et exécutants, peut-elle ne fût-ce qu'imposer l'accès du coin aux militaires Congolais pour ainsi démanteler ce réseau mafieux ?



"Ituri: 161 nouveaux corps découverts dans les localités de Djugu (Société civile)
° https://www.radiookapi.net/2019/06/16/actualite/securite/ituri-161-nouveaux-corps-decouverts-dans-les-localites-de-djugu
La société civile de la chefferie de Bahema Nord annonce dimanche 16 juin, qu’environ cent quarante nouveaux corps sans vie ont été découverts la veille, dans la localité de Tché dans le groupement Losandrema en territoire de Djugu (Ituri). Ces corps s’ajoutent aux vingt et un autre découverts le même samedi 15 juin dans les localités de Pawi, Tshinji et Zendro dans le groupement Dendro. Ce qui fait un total de cent soixante et un corps.
Ces dépouilles ont été découvertes par la population locale dans la brousse après l’attaque des hommes armés de fusils et armes blanches dans la nuit de mardi à mercredi 12 juin dernier.


Selon le président de la société civile de Bahema Nord, Charité Banza Bavi, c’est l’armée qui facilite les découvertes des corps. Toutefois, il indique que ce chiffre est provisoire, plusieurs personnes étant encore portées disparues.
Il redoute que cette situation soit à la base des maladies dans ce milieu vu que certains corps sont déjà en état de décomposition.
D’autres sources dont la communauté Lendu se réserve de confirmer cette nouvelle découverte.
Son porte-parole, Jean-Marie Ndjaza, parle cependant d’une situation très inquiétante, si ce nouveau décompte s’avérait être vrai.

Seize corps ont été découverts jeudi 13 juin au village de Roulé dans le groupement Sumbuso de la chefferie de Bahema Nord dans le territoire de Djugu et onze autres le même jour au village Tché du groupement Losandrema. Ce qui fait un décompte macabre de vingt-sept morts.
L’attaque des hommes armés d’armes blanches, survenue mardi 11 juin au village Tche peuplé de l’ethnie Hema, a fait 38 morts, selon la société civile du territoire de Djugu."

° http://www.rfi.fr/afrique/20190618-rdc-ituri-deplacement-violences-hcr-300000-personnes
° https://actualite.cd/2019/06/18/rdc-plus-de-300-000-deplaces-deja-enregistres-suite-aux-violences-djugu-et-mahagi
° https://www.politico.cd/encontinu/2019/06/19/ituri-des-centaines-de-milliers-de-deplaces-des-violences-interethniques-sont-sans-assistance-humanitaire-hcr.html

"RDC: incertitudes sur l'origine du nouveau massacre en Ituri
° http://www.rfi.fr/afrique/20190618-rdc-enquete-massacre-hema-ituri
Après la flambée de violence de la semaine dernière, le décompte macabre continue en Ituri. La société civile affirme avoir dénombré 161 victimes, un chiffre que les autorités provinciales ne sont pas encore en mesure de confirmer, alors que la communauté Hema, principale victime de ce nouveau massacre, affirme que le bilan est plus lourd. Si les différentes communautés appellent au calme, l'origine et les responsabilités de cette nouvelle tuerie font polémique, alors que l'enquête officielle est encore en cours.

Le premier point de discorde concerne l'origine de cette nouvelle flambée de violences. Quatre commerçants Lendu ont été tués lundi 10 juin, mais par qui ? L'enquête est toujours en cours. Les Hema assurent qu'il ne s'agit pas de l'un des leurs, mais que cet incident a été orchestré pour justifier la tuerie qui a suivie. Une piste explorée par la police, mais démentie par les membres de la communauté Lendu.

Bilan effarant

Reste que le bilan de 161 morts, selon la société civile, est effarant. Après ce troisième massacre en deux ans, la communauté Hema dénonce des tueries organisées et ciblées et réclame une enquête internationale.
« Pourquoi les Hema sont victimes des massacres depuis 1999 ? s’interroge Victor Ngona, porte-parole du peuple Hema. Mais la communauté internationale garde le silence, comme s’il n’y avait rien en Ituri, et ça ce n’est pas normal. Nous réclamons une enquête internationale pour que les responsables soient traduits devant la justice compétente ».
Les autorités pointent du doigt un groupe armé du nom de Codeco. Il serait essentiellement composé de Lendu endoctrinés, selon le gouverneur de la province. Mais le porte-parole des Lendu, Jean-Marie Ndjaza, rétorque que des membres de sa communauté aussi, ont été ciblés.

Condamnation et regrets

« Nous condamnons et regrettons ce qui est arrivé. Il est vrai qu’il y a eu des exactions. Les gens ont été tués. Ça ne veut pas dire que seuls les Hema sont des victimes. Nous avons répertorié le cas de préjudices dont ont été victimes des membres de la communauté Lendu ».
Mais ce représentant de la communauté Lendu n'est pas capable, à ce stade, de fournir un bilan. Les autorités provinciales font par contre état d’une centaine de membres de l'ethnie Alur, également victimes de cette dernière tuerie et d'au moins 198 000 personnes déplacées."

"RDC : en Ituri, zones d'ombre autour d'une nouvelle flambée de violence"
° https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-en-ituri-zones-d-ombre-autour-d-une-nouvelle-flambee-de-violence-306768


"RDC : nouveau cycle de violence en Ituri
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-nouveau-cycle-de-violence-en-ituri/
L’Ituri se retrouve plongée depuis deux semaines dans un violent conflit interethnique entre Hema et Lendu.Un bilan très provisoire fait état d’au moins 240 morts, et a provoqué le déplacement de plus de 300.000 personnes.

L’histoire semble se répéter à l’infini en Ituri, une province du Nord de la République démocratique du Congo (RDC), riche en or et en pétrole, à la frontière de l’Ouganda et du Sud-Soudan. Au cours de la dernière semaine, au moins 240 personnes ont été tués dans la zone de Djugu et Mahagi, selon la société civile, mais les responsables locaux affirment que le bilan pourrait s’alourdir dans les prochains jours. Les habitants de la région, ont pour la plupart du temps découvert les corps dans la brousse après l’attaque d’hommes armés. D’autres corps ont été trouvés dans la zone de Dendro, et plusieurs dizaines de personnes sont encore portées disparus. Dans la région de Djugu, des villages ont été incendiés, d’autres purement rasé par des assaillants non identifiés.

Vengeances et représailles

La province de l’Ituri revit un ultime soubresaut des violences interethniques entre Hema et Lendu, deux communautés qui s’étaient déjà violemment affrontées entre 1999 et 2003, faisant des dizaines de milliers de morts. Début 2018 encore, le conflit entre Hema éleveurs et Lendu agriculteurs avait ressurgit, créant une nouvelle fois une triste analogie avec le génocide rwandais entre Tutsi et Hutu. Aujourd’hui encore, il est difficile de savoir qu’elle est le réel déclencheur des violences, et surtout qui se cache derrière les tueurs. Des rumeurs font état de commerçants lendu assassinés dans le territoire de Djugu. S’en serait suivi un cycle de vengeances et de représailles difficile à juguler par des forces de sécurité congolaises absentes et peu efficaces.

Déjà 300.000 déplacés

L’armée congolaise affirme pourtant avoir identifié un groupe armé dirigé par un certain Ngudjolo. Une information à prendre avec précaution tant l’armée congolaise parait dépassée par les événements dans la région. Selon l’ONU, « les deux communautés Hema et Lendu forment des groupes d’autodéfense et sont impliquées dans des règlements de compte ». Les casques bleus de la Monusco ont promis de prêter main forte à l’armée régulière, mais pour l’instant les violences ont provoqué le déplacement de plus de 300.000 Congolais depuis début juin, selon le HCR, qui reconnait ne pas accès à la plupart des zones touchées."


"RDC : en Ituri, « nous n’avons pas réussi à asseoir l’autorité de l’État »
° https://www.jeuneafrique.com/790218/politique/rdc-en-ituri-nous-navons-pas-reussi-a-asseoir-lautorite-de-letat/
Alors que la récente vague de violences en Ituri fait craindre une résurgence du conflit intercommunautaire qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts au début des années 2000, le gouverneur Jean Bamanisa Saïdi, appelle à un renforcement du dispositif sécuritaire et à une meilleure répartition des richesses issues des sous-sols de cette province de l'est de la RDC.

En proie à une nouvelle flambée de violences qui ont fait plusieurs morts depuis le début du mois, la province de l’Ituri voit planer le spectre d’un retour des violences intercommunautaires entre Lendu et Hema. Des affrontements entre ces deux communautés avaient déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003. Depuis la résurgence des violences en décembre 2017, les massacres se sont multipliés.
Le dernier épisode en date a débuté le 10 juin, avec la mort de quatre commerçants Lendu. Plusieurs attaques ont suivi, entraînant d’importants déplacements de population – plus de 300 000 personnes, selon l’ONU-  mais le bilan humain reste pour l’instant incertain. La société civile locale évoque un bilan de plus de 160 mort, que les autorités n’ont pour l’instant pas pu confirmer.

Les auteurs et les motivations qui entourent ces violences sont tout aussi flous alors que l’armée met en cause une milice Lendu. Jean Bamanisa Saïdi, entrepreneur, ex-gouverneur de l’ancienne province orientale entre 2013 et 2015 et élu gouverneur de l’Ituri en avril, répond à Jeune Afrique sur les incertitudes qui entourent la situation sécuritaire de sa province.

Jeune Afrique : Que sait-on à ce stade de l’origine de ces récentes violences ? Comment expliquer que celles-ci soient aussi floues ?
Jean Bamanisa Saïdi : Une des raisons est que nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rendre dans tous les endroits où se sont déroulées ces violences. Ce sont, dans la plupart des cas, des..."


"RDC : Mbusa Nyamwisi « suspend sa participation » à Lamuka"
° https://afrique.lalibre.be/37820/rdc-mbusa-nyamwisi-suspend-sa-participation-a-lamuka/
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/06/18/antipas-mbusa-nyamwisi-suspend-sa-participation-aux-activites-de-lamuka.html
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52845_lamuka_mbussa_nyamwisi_suspend_sa_participation_pour_assister_felix_tshisekedi_a_l_est.html


"Scandalisé par les massacres perpétrés à Djugu, Félix Tshisekedi promet de rétablir la paix
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52828_scandalise_par_les_massacres_perpetres_a_djugu_felix_tshisekedi_promet_de_retablir_la_paix.html
Une centaine de civils ont trouvé la mort la semaine dernière dans des affrontements qui opposent  les communautés Hema et Lendu dans la cité de Djugu dans la province de l’Ituri. Ces violences meurtrières n’ont pas laissé indifférent  le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Dans un message des condoléances aux familles de victimes, il promet de tout faire pour rétablir la paix dans cette partie du pays en proie à une grave crise sécuritaire.  
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Twitter_Presidence_Djugu
Au moins 160 personnes ont été tuées au cours des cinq derniers jours dans le territoire de Djugu, rapporte la radio onusienne. La semaine dernière d’ailleurs, un affrontement avait été évité de justesse entre les jeunes Hema et Lendu grâce à l’intervention de la police.  
Selon des sources concordantes, l’année dernière, le même conflit entre les deux communautés a forcé le déplacement d’environ 75.000 personnes dans la ville de Bunia et des milliers d’autres ont traversé la frontière de l’Ouganda." 

"“Si nous ne changeons pas la mentalité du Congolais, notre pays ne changera jamais ” ( Tshisekedi )"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing
° https://www.politico.cd/en-clair/2019/06/19/si-nous-ne-changeons-pas-la-mentalite-du-congolais-notre-pays-ne-changera-jamais-tshisekedi.html
"Tshisekedi : « Le malheur du Congo passe aussi par ce que les congolais ont fait eux-mêmes de leur pays »"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing
° https://actualite.cd/2019/06/19/tshisekedi-le-malheur-du-congo-passe-aussi-par-ce-que-les-congolais-ont-fait-eux-memes


"Ituri : des jeunes de Bunia interpellent Félix Tshisekedi sur l'insécurité grandissante à Djugu"
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52806_ituri_des_jeunes_de_bunia_interpellent_felix_tshisekedi_sur_l_insecurite_grandissante_a_djugu.html

"TSHISEKEDI DANS LA TOURMENTE"
° http://lepays.bf/tshisekedi-dans-la-tourmente/
° https://lepotentielonline.net/2019/06/18/tshisekedi-kabila-ne-pas-prendre-le-pays-en-otage/

° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2019/06/18/la-reponse-humanitaire-est-deja-debordee-dans-lituri-estime-le-hcr.html
° https://www.dw.com/fr/ituri-d%C3%A9couvertes-macabres-suite-aux-violences-intercommunautaires/a-49239935
° http://www.rfi.fr/afrique/20190617-rdc-violences-ituri-polemique-le-nombre-victimes
° https://www.voaafrique.com/a/plus-de-300-mille-personnes-ont-fui-les-violences-inter-ethniques-dans-le-nord-est-de-la-r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo-/4964177.html
° https://www.radiookapi.net/2019/06/12/actualite/securite/bunia-la-communaute-hema-decrete-trois-jours-de-deuil-les-activites
° https://afrique.lalibre.be/37801/rdc-300-000-personnes-ont-fui-les-violences-dans-le-nord-est-depuis-debut-juin/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/19/actualite/politique/ituri-onze-morts-dans-deux-attaques-armees-walendu-pitsi
° https://afrique.lalibre.be/37711/rdc-161-corps-decouverts-en-deux-jours-dans-le-territoire-de-djugu-en-ituri/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/17/actualite/securite/ituri-les-positions-de-larmee-ne-sont-pas-degarnies-affirme-son-porte
° https://afrique.lalibre.be/37638/rdc-au-moins-50-morts-dans-des-tueries-en-ituri/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/16/actualite/securite/tueries-de-djugu-un-ancien-depute-provincial-propose-la-nomination-dun

"Le conflit Hema-Lendu en Ituri, RDC : un exemple-type des « identités meurtrières »"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190617-rdc-violences-ituri-polemique-le-nombre-victimes

"RD Congo-Ituri. De la guerre identitaire au pillage des mines d’or de Kilo-Moto par des multinationales anglo-saxonnes (Editions-Scribe, 2016)"
° https://www.editions-scribe.com/content/rd-congo-ituri-de-la-guerre-identitaire-au-pillage-des-mines-d%E2%80%99or-de-kilo-moto-par-des

"RD-Congo, attaques à répétition en Ituri - 05/03/2018"
° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/RD-Congo-attaques-repetition-Ituri-2018-03-05-1200918367


"RDC/CPI : Germain Katanga pris entre le marteau et l’enclume"
° https://www.politico.cd/grand-angle/2019/06/16/rdc-cpi-germain-katanga-pris-entre-le-marteau-et-lenclume.html

° https://www.hrw.org/fr/report/2003/07/07/ituri-couvert-de-sang/violence-ciblee-sur-certaines-ethnies-dans-le-nord-est-de-la
° https://www.investigaction.net/fr/le-conflit-hema-lendu-en-ituri-rdc-un-exemple-type-des-identites-meurtrieres/
° https://afrique.lalibre.be/14723/rdc-lituri-a-nouveau-en-feu/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 19/6/2019, 5:26 pm


"L’Ituri va mal, oui très mal!
° https://benilubero.com/lituri-va-mal-oui-tres-mal/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? PHOTO-2019-06-03-21-48-43-620x330
Les femmes des militaires FARDC réclament la "paix" à l'Etat dans l'enceinte du gouvernorat de Bunia, en Ituri

La paix et la sécurité se sont dissipées comme de la fumée. C’est à nouveau le règne de la guerre, de la violence. L’augure prédit une situation pire que celle de jadis, dans les années 1999 – 2003.

L’image ci-contre suffit pour découvrir la réalité à l’arrière plan. Des femmes tout nues, en pleurs, en lamentation, en manifestation, assises dans la poussière, les mains sur la tête en signe de détresse; elles réclament aux autorités la paix. Elles prennent pour témoins l’humanité entière pour interpeller l’Etat afin de prendre ses responsabilité. Qui sont-elles? – Des épouses des militaires FARDC. Elles ont envahi le Gouvernorat de l’Ituri à Bunia pour exiger la paix. Mais leurs gestes sont plus profonds que l’on ne l’imaginerait. La nudité, l’exposition des seins, c’est l’expression de malédiction. Elles sont nos mères, nos soeurs, nos filles; elles qui donnent la vie humaine au monde.
Ces femmes dénoncent l’holocauste imposé à leurs maris livrés à la mort comme des bêtes à l’abattoire. Les tenants du pouvoir ont trahi la nation. Ils ont mis sur pied un plan d’extermination des citoyens aussi bien civils que militaires. Par l’acte de nudité que posent ces femmes, il sied de comprendre à la fois une extrême révolte, mais encore l’expression de malédiction contre ces dirigeants qui ont décidé de sacrifier massivement des vies innocentes, qui ne sont pas seulement des civiles civils dont le nombre constamment croissant de victimes échappe désormais aux compteurs, mais aussi ces pauvres soldats loyalistes envoyés délibérément pour périr entre les mains des assaillants armés, orientés et équipés par les hommes politiques manipulant le destin des misérables citoyens pour un et unique intérêt: le pouvoir.

Les assaillants dont il est question sont des miliciens Lendu. Mais ces Lendu ne sont qu’un arbre qui cache la forêt. La preuve de la responsabilité du pouvoir dans les présents crimes de guerres et crimes contre l’humanité exécutés par les Lendu à Irumu, à Djugu et aussi déjà à Mahagi, c’est le fait que le gouvernement ne fait preuve d’aucun dynamisme ni engagement dans le sens d’agir de manière décisive et déterminante pour éradiquer lesdits assaillants qui sèment la désolation. Au contraire, des hélicoptères de l’Etat ont été dénichés en train de ravitailler ces hors-la-loi en armes et munitions dans la région montagneuse du territoire de Djugu surplombant le lac Albert.
Le message des femmes des militaires à travers le geste aujourd’hui posé devant le gouvernorat de province est une interpellation pour la communauté internationale à s’impliquer honnêtement dans le présent rebondissement des violences et de guerres en Ituri pour une prompte solution. Sinon la région du grand lac toute entière en connaîtra la répercussion; et d’emblée le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda y trouvent une meilleure occasion pour installer le champ de leurs batailles militaires, sur fonds des différends qui brouillent la relation des uns avec les autres, sur le sol congolais. C’est donc sur le territoire congolais que le Rwanda envisage affronter les armées burundaise et ougandaise, telle ces brouilles inondent même les média internationaux depuis quelque temps."


"Le Rwanda se prépare à envahir le Congo avec l’accord de Tshisekedi !
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://benilubero.com/le-rwanda-se-prepare-a-envahir-le-congo-avec-laccord-de-tshisekedi/

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? IMG-20171105-WA0004
Voici le genre de militaires que Kabila privilégie à Beni. La population s'y oppose car ce sont des assassins

L’est du Congo est au point d’être réoccupé militairement par l’armée tutsi rwandaise avec l’aval du président Félix Tshisekedi, sous prétexte d’une « opération régionale de lutte contre les groupes armés ». C’est un scénario qui rappelle la désastreuse opération Umoja wetu de 2009 autorisée par le président Joseph Kabila dont les plaies n’ont toujours pas été cicatrisées dans les esprits et les corps des populations congolaises. Les images de convivialité entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, ainsi qu’entre leurs épouses Denise et Janet à Kigali ; les applaudissements de Kagame par les membres de l’UDPS à Kinshasa, au Stade des Martyrs ; les discours dédouanant le Rwanda de ses crimes au Congo,… sont des opérations de charme et des manipulations psychologiques destinées à faire accepter aux Congolais une nouvelle occupation militaire rwandaise, ses crimes et ses douloureuses conséquences au nom de l’amitié entre les deux présidents. Il est pourtant encore possible de refuser ce cauchemar qui se profile à l’horizon en se désolidarisant ouvertement de l’amitié que Félix Tshisekedi veut entretenir avec Kagame sur le sang des Congolais. Car si Tshisekedi ne connaît pas vraiment les Rwandais, les Congolais, eux, n’ont pas la mémoire courte.
En effet, depuis Mobutu et l’opération Turquoise (1994), en passant par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, l’histoire nous enseigne que la pire décision qu’un dirigeant congolais puisse prendre, c’est d’autoriser l’entrée des forces rwandaises sur le sol congolais, peu importe qu’il s’agisse des Tutsi ou des Hutu. Nous allons rappeler le désastre de l’opération Umoja wetu, éclairer le lecteur sur le mode opératoire des dirigeants rwandais et analyser les dessous de ce que nous appelons pour l’instant « l’opération Tshisekedi-Kagame » en préparation.


1. Les blessures de l’opération Umoja wetu et l’avènement du M23

L’opération Umoja wetu est une invasion militaire rwandaise de l’est du Congo autorisée par le président Joseph Kabila, en janvier 2009. Malgré le maquillage du nom magnifique qu’elle porta (Umoja wetu, notre union en kiswahili), cette opération suscita l’émoi au sein de la population congolaise qui voyait revenir sur le sol congolais les bourreaux rwandais responsables de crimes innommables au cours des deux Guerres du Congo (1996, 1998). Le souvenir de ces atrocités, répertoriées dans le rapport Mapping 2010, suscita des réactions jusqu’à Kinshasa où le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, dut quitter son poste pour rejoindre les rangs de l’opposition. Officiellement, l’armée rwandaise revenait au Congo pour deux objectifs : 1) neutraliser la milice tutsi du CNDP que dirigeaient les criminels de guerre Bosco Ntaganda et Laurent Nkunda ; 2) lutter contre les rebelles hutu des FDLR basés dans l’est du Congo. Mais les bonnes intentions affichées n’étaient que mensonge et les agendas cachés du Rwanda remontèrent à la surface, avec les conséquences qu’on n’a pas fini de déplorer.

A) Les agendas cachés d’Umoja wetu : une leçon pour Tshisekedi ?

Tout d’abord, sur le nombre des soldats rwandais déployés au Congo, Kigali refusa de donner le chiffre exact. Des sources informelles parlaient de 3.000 à 4.000 soldats, mais il s’avéra plus tard que plus de 15.000 soldats rwandais avaient franchi la frontière de la RDC. Le 3 mars 2009, l’armée rwandaise organisa un spectacle mascarade à Goma pour montrer que ses 3.000 soldats étaient retournés au Rwanda. Un mensonge, puisque plus de 12.000 autres avaient disparu à l’intérieur du territoire congolais. Que sont-ils devenus ? Deuxième mensonge, l’armée rwandaise ne neutralisa pas la milice tutsi du CNDP mais se mélangea avec elle et les unités FARDC pour mener les opérations contre les rebelles hutu rwandais des FDLR. Plus tard, le criminel de guerre rwandais Bosco Ntaganda fut même nommé à la tête de cette force composite qui se livra à des massacres à grande échelle, selon les rapports des enquêteurs de l’ONU et de l’ONG américaine Human Rights Watch. Le 23 mars 2009, un accord signé à Goma permit aux forces rwandaises, ainsi regonflées, de se constituer en unités militaires parallèles sous l’appellation de « régiments ». Les régiments sont des forces rwandaises habillées en uniformes FARDC qui furent déployées sur presque 60% des lignes de front du Kivu.
L’opération Umoja wetu, autorisée par Joseph Kabila, permit ainsi au Rwanda de réoccuper pratiquement 60% des zones opérationnelles de l’est du Congo. Sur le plan économique, cette opération permit au CNDP/Rwanda de réoccuper les zones minières qui lui échappaient et de contrôler presque tous les circuits des trafics miniers de l’est du Congo. Mais la suite de l’histoire est ce qu’il y a de pire.

B) Les crimes du M23, Kagame et Kabila : des poursuites judiciaires envisagées
Renforcées militairement et financièrement, les forces rwandaises se mirent, à nouveau, à rêver des accords de Lemera (AFDL 1996) qui consacraient la balkanisation du Congo. En avril 2012, elles vont déclencher la Guerre du M23, une guerre terrible qui faillit faire éclater le Congo telle que nous le connaissons sur la carte hérité de l’indépendance. Des batailles extrêmement meurtrières ravagèrent les zones frontalières jusqu’aux portes de Goma. Sous des pressions diplomatiques et la mobilisation des Congolais, dont les évêques, le Conseil de sécurité adopta, pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, une résolution autorisant la mise en place d’une force offensive, la FIB, une brigade d’intervention de la MONUSCO, pour épauler l’armée congolaise. Des combats extrêmement meurtriers permirent, finalement, de chasser le M23 du sol congolais. Le bilan des opérations fut lourd : plus de 900 personnes tuées en plus des destructions de plusieurs habitations de Goma par les bombardements du M23. Plusieurs casques bleus de l’ONU furent tués, les Tanzaniens en particulier. Soixante-sept femmes furent violées par les M23 lors de la prise de Goma en novembre 2012. Les soldats congolais, ulcérés par les trahisons et l’ordre de retrait de la ville de Goma, au profit de l’ennemi, se livrèrent à un déchaînement des violences sur la population qui culmina sur le viol de 195 femmes et jeunes filles dans la localité de Minova en province du Sud-Kivu.
Face à l’ampleur des crimes, des voix se multiplièrent pour que les victimes obtiennent justice et réparation. A Kinshasa, des personnalités politiques réclamèrent des poursuites judiciaires contre Joseph Kabila pour crime de haute trahison, du fait d’avoir amené une armée ennemie sur le sol congolais. Du côté de Paul Kagame, plusieurs voix réclamèrent des poursuites à son encontre en raison des crimes commis par son armée du M23, et même la création d’un tribunal pénal international pour le Congo. L’ambassadeur américain en charge de la politique contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Stephen Rapp, affirma en juillet 2012 que le président rwandais Paul Kagame pourrait être poursuivi en justice pour son soutien au M23 au même titre que l’ancien président libérien Charles Taylor, aujourd’hui en prison pour les crimes commis par ses alliés du RUF en Sierra Leone. Félix Tshisekedi est-il conscient du nouveau risque qu’il est en train de faire courir aux populations congolaises ?
Car c’est la même armée rwandaise qui arrive avec les mêmes agendas et pour commettre les mêmes atrocités dont elle est coutumière sur les mêmes populations congolaises. Les associations, les ONG et les intellectuels devraient commencer à se mobiliser sur les conséquences de la nouvelle invasion du Congo par l’armée rwandaise que s’apprête à autoriser le président Félix Tshisekedi.

C) Kagame et les FDLR : l’histoire de la poule aux œufs d’or

Pour revenir à l’opération Umoja wetu, sur le plan des objectifs militaires, l’armée rwandaise (les RDF) ne fit rien, ou presque, contre les FDLR. Chaque fois que les troupes rwandaises avançaient, les FDLR, remarquablement renseignés, se repliaient dans les profondeurs du territoire congolais et attendaient le départ de leurs compatriotes tutsi pour réoccuper le terrain. C’était évident. Depuis le rapport Kacem de 2002 sur le pillage des ressources minières du Congo, il est de notoriété publique que les Rwandais ne se font plus la guerre au Congo. Hutu et Tutsi font juste semblant de se battre, mais leurs objectifs au Congo sont les mêmes, à savoir occuper les terres congolaises, détruire les populations autochtones, piller les ressources du Congo et consolider l’emprise du Rwanda sur l’est du Congo. D’ailleurs sur le plan des affaires, les faits crèvent les yeux. Lorsque le Rwanda est devenu premier exportateur du coltan, qu’il n’a pas dans son sous-sol, ce sont les FDLR qui occupaient les mines de coltan dans l’est du Congo. Autrement dit, les Hutu FDLR, supposés être les ennemis jurés des Tutsi au pouvoir à Kigali, faisaient de bonnes affaires avec le coltan congolais pour la prospérité de leur pays commun : le Rwanda. Penser que l’armée de Kagame reviendrait au Congo pour lutter contre les FDLR, c’est croire qu’on peut tuer sa poule aux œufs d’or. Il arrive même au Rwanda de créer de nouveaux FDLR et de les envoyer dans l’est du Congo.
Mais il y a un objectif stratégique que poursuit Paul Kagame derrière son insistance à renvoyer son armée dans l’est du Congo. Il faut, à nouveau remonter à la genèse de l’opération Umoja wetu pour comprendre les dessous de l’« opération Tshisekedi-Kagame » qui se prépare.

II. Les dessous de l’« opération Tshisekedi-Kagame » et la genèse d’Umoja wetu


A) Les 5 phases de la stratégie rwandaise au Congo

Il faut remonter au massacre de Kiwanja d’octobre 2008 par la milice tutsi du CNDP pour mieux comprendre comment fonctionnent les dirigeants rwandais et leurs forces armées. Lorsque les dirigeants rwandais veulent obtenir quelque chose des Congolais que ces derniers ne peuvent pas leur céder de gré, ils recourent à un procédé à cinq phases, et c’est systématique, depuis l’AFDL.
1ère phase : se présenter en victimes. Le Rwanda ou les Rwandais doivent être considérés comme des victimes ; le Congo et les Congolais comme des coupables.
2ème phase : commettre des tueries massives pour traumatiser la population.
3ème phase : se présenter en partenaire pour la paix.
4ème phase : effacer les traces des crimes commis et assurer l’impunité aux tueurs/violeurs.
5ème phase : obtenir des nominations et occuper des positions stratégiques pour préparer la suite des agendas cachés.

B) De Kiwanja aux accords du M23 : les 5 phases de la stratégie rwandaise
1ère phase. En 2008, le Rwanda et sa milice du CNDP étaient en difficulté dans l’est du Congo et avaient perdu l’essentiel de leurs acquis de l’époque RCD-Goma. Le Congo tournait le dos au Rwanda et envisageait de nouveaux partenariats, notamment avec des grandes puissances comme la Chine (voir contrat Congo-Chine de 2007). Tout d’un coup, les médias et les politiciens de Kinshasa liés au Rwanda multiplièrent du bruit pour faire croire à un nouveau péril sur les Tutsi dont l’est du Congo serait responsable. Les Rwandais sont victimes, le Congo est coupable.
2ème phase. En octobre 2008, une offensive meurtrière est menée par les forces rwandaises dans l’est du Congo sous la conduite de Bosco Ntaganda et Laurent Nkunda. Elle aboutit au massacre de 150 civils congolais dans la cité de Kiwanja. Même des bébés et malades furent achevés au couteau dans leurs lits. Les images du massacre firent le tour du monde. L’ONU, Human Rights Watch et France 24 (télévision française) publièrent des rapports et des reportages.
3ème phase. En décembre 2008, des tractations entre Joseph Kabila et Paul Kagame aboutirent à la décision de faire entrer l’armée rwandaise sur le sol congolais pour, officiellement, y apporter la paix : opération Umoja wetu (notre union en kiswahili).
4ème phase. Le Rwanda en profita pour renforcer les effectifs de ses assassins du CNDP et à faire oublier le massacre de Kiwanja. Un accord de paix est même signé, le fameux accord du 23 mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement congolais. Plus personne ne doit parler des crimes rwandais.
5ème phase. Le Rwanda va ainsi profiter de cette aubaine pour étendre son emprise militaire sur l’est du Congo et bonifier ses acquis économiques. Des unités rwandaises sont ainsi positionnées dans les territoires riches en minerais, notamment le secteur de Bisié, dans le territoire de Walikale, considéré comme la plus grande réserve de cassitérite et de coltan au monde. Des officiers rwandais sont nommés à des postes clé de l’armée congolaise et obtiennent la garantie de ne pas être mutés. C’est le boulevard pour la suite de l’agenda. En avril 2012, les Rwandais déclenchent la Guerre du M23 dont les plaies sont toujours visibles sur le corps et dans les esprits des populations congolaises.

III. L’« Opération Tshisekedi-Kagame » et les 5 phases de la stratégie rwandaise

A) Tshisekedi a déjà assuré la 1ère phase… à son insu ?
On peut considérer que la 1ère phase et déjà acquise, à savoir : présenter le Rwanda et les Rwandais en victimes ; le Congo et les Congolais en coupables. C’est la 2ème et la 3ème phases qui sont en cours. Sur la première phase, Félix Tshisekedi a déjà déclaré à Kigali que c’est le Congo qui est à l’origine des problèmes de sécurité au Rwanda, en qualifiant, au passage, les millions de victimes congolaises de simplets « effets collatéraux ». Il s’est même incliné devant le mémorial du génocide rwandais, un geste qu’il n’a jamais fait pour les victimes congolaises. Le Rwanda de Kagame a ainsi la garantie qu’il est victime et que son coupable, c’est le Congo.
La 2ème phase est un peu plus laborieuse, mais le Rwanda peut se contenter du travail déjà accompli, à savoir massacrer les populations congolaises à Beni et en Ituri depuis 2014. En effet, depuis quatre ans maintenant, le Rwanda envoie des milliers de tueurs en territoire de Beni et en province d’Ituri pour y commettre des massacres. Les élus d’Ituri avaient estimé leur nombre à plus de 80.000. Ces tueurs de Kigali opèrent sous le masque « ADF », un ancien groupe armé ougandais, mais qui n’existe plus. Ils opèrent sous la protection des unités de l’armée rwandaise qui avaient été intégrées dans l’armée congolaise en 2009, mais aussi des officiers FARDC en lien direct avec Joseph Kabila, comme le général Mundos, selon les rapports de l’ONU. Mais la mission de ces tueurs rwandais est de plus en plus difficile en raison de la résistance locale et des révélations sur les mensonges entourant les tueries. Nos sources au sein des milieux anglicans aux Etats-Unis nous renseignent qu’aux Etats-Unis on sait maintenant que c’est le Rwanda qui tue la population à Beni. Pour le Rwanda, il faut donc sauver la face rapidement et passer à la 3ème phase consistant à se présenter en partenaire pour la paix.

B) 3ème phase : Paul Kagame, l’homme qui apporte la paix au Congo ?
D’où les images de convivialité entre Tshisekedi et Kagame, leurs épouses respectives et bientôt l’arrivée de l’armée rwandaise au Congo pour, officiellement neutraliser les « ADF », qui sont, en réalité, des forces rwandaises comme le CNDP de 2008. Bien entendu, autant l’armée rwandaise ne neutralisa pas le CNDP, mais le renforça, autant il ne neutralisera pas ses propres soldats des ADF à Beni, mais viendra plutôt les renforcer dans le même scénario que l’opération Umoja wetu de triste mémoire et assurer la suite des agendas cachés. Les Congolais sont prévenus, à chacun de prendre ses responsabilités. Celles du président Félix Tshisekedi consistent à préparer le chemin de la Cour pénale internationale lorsque les hommes de Kagame, autorisés à entrer sur le sol congolais, vont recommencer à tuer les populations congolaises, sous uniformes FARDC, à violer, à piller, à déclencher des mutineries et des guerres comme celle du M23. C’est comme ça que fonctionnent les Rwandais, c’est leur nature et ça ne peut pas se passer autrement.

Conclusion

Il faut savoir apprendre des erreurs des autres et des erreurs du passé. Mobutu et Laurent-Désiré Kabila ont commis des erreurs impardonnables dans leurs relations avec le Rwanda. Les conséquences ont été catastrophiques pour le Congo et les populations congolaises. Il serait terrible que trois présidents congolais fassent les mêmes bêtises dans les relations de leur pays avec ce dangereux voisin, le Rwanda. L’histoire du Congo et du Rwanda est une histoire de crimes contre l’humanité à répétition sur fond de naïveté et d’amnésie du côté congolais. Mais un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre, et c’est le cas des Congolais depuis 1996. Il y a pourtant une seule leçon à retenir : la pire décision qu’un dirigeant congolais puisse prendre, c’est d’autoriser l’entrée des forces rwandaises sur le sol congolais. Mobutu paya cher l’arrivée des forces hutu sur le sol zaïrois en 1994. Laurent-Désiré Kabila paya de sa vie l’invasion du Zaïre par l’armée tutsi rwandaise, sous masque AFDL. Le président Félix Tshisekedi est au point, lui aussi, de prendre une décision catastrophique pour lui-même et pour les populations congolaises qui ne la lui pardonneront jamais."



"Alerte rouge!!! Le général Tango Four vient installer les exterminateurs à Bunia (Ituri)"
° https://benilubero.com/alerte-rouge-le-general-tango-four-vient-installer-les-exterminateurs-a-bunia-ituri/


"Pourquoi Mbusa Nyamwisi se retire de LAMUKA et rejoint Félix Tshisekedi
° https://benilubero.com/pourquoi-mbusa-nyamwisi-se-retire-de-lamuka-et-rejoint-felix-tshisekedi/
Mbusa Nyamwisi, un des six leaders de la plateforme LAMUKA, a annoncé qu’il suspendait sa participation aux activités de cette coalition politique et qu’il rejoignait le président Félix Tshisekedi. Dans une lettre adressée au Coordonnateur du présidium de LAMUKA, Moïse Katumbi, Mbusa Nyamwisi affirme vouloir s’impliquer dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola et l’insécurité qui déciment les populations des régions de l’est du Congo. L’épidémie d’Ebola, déclarée en territoire de Beni, en août 2018, s’est, depuis, étendue au territoire voisin de Lubero et semble difficile à maitriser pour plusieurs raisons, dont la méfiance de la population locale vis-à-vis des équipes médicales. Mbusa Nyamwisi dispose d’un ancrage populaire dans la région et son implication sur terrain devrait ramener la confiance de la population dans les efforts de lutte contre cette épidémie qui a déjà coûté la vie à plus 1.500 personnes depuis son apparition à Mangina en août 2018.
Sur le volet sécurité, le territoire de Beni est le théâtre des massacres à répétition depuis octobre 2014 que ni l’armée ni les forces de la MONUSCO n’arrivent à faire cesser. Mbusa estime disposer d’une meilleure compréhension des questions sécuritaires dans la région et croit pouvoir apporter à Félix Tshisekedi les solutions appropriées pour venir à bout de ces tueries qui se sont étendues à la province voisine de l’Ituri.


Sur le plan politique, le retrait de Mbusa Nyamwisi est un coup dur pour la plateforme dont le candidat à l’élection présidentielle, Martin Fayulu, avait bénéficié de soutiens populaires massifs à Beni et à Butembo où il avait lancé sa campagne à l’élection présidentielle de décembre 2018. Son succès ne s’est pas démenti après un nouvel accueil massif à Beni et à Butembo en mars 2019, malgré l’exclusion des deux territoires de l’élection présidentielle sur décision de la Commission nationale électorale (CENI). L’avenir de la plateforme LAMUKA semble compromis depuis la proclamation de Félix Tshisekedi comme président par la CENI au détriment de Martin Fayulu, pourtant présenté comme favori.
Un certain pragmatisme avait amené Moïse Katumbi, puis Mbusa Nyamwisi, alors en exil, à engager des négociations avec Tshisekedi pour leur retour au Congo en Mai. 20. 2019 pour le premier et en Mai 30 2019 pour le second. Les autres leaders de LAMUKA comme Adolphe Muzitu, Freddy Matungulu et Martin Fayulu n’étaient pas contraints à l’exil et circulaient librement entre le Congo et l’extérieur du pays. Seul Jean-Pierre Bemba n’est pas encore de retour au Congo.

Les dissensions internes au sein de LAMUKA sont toutefois telles que la coalition était menacée d’éclatement depuis plusieurs semaines. Au Nord-Kivu, l’élection de gouverneur de province avait vu s’affronter deux candidats de LAMUKA, Muhindo Nzangi soutenu par Pierre Lumbi, le porte-parole de Martin Fayulu, et Éric Kamavu soutenu par Mbusa Nyamwisi. Les efforts visant à réconcilier les deux candidats ayant échoué, l’élection a abouti à la consécration des candidats du FCC, la plateforme de l’ancien président Joseph Kabila. L’échec de LAMUKA au gouvernorat du Nord-Kivu a montré les limites de cette plateforme initialement créée à Genève en vue de remporter l’élection présidentielle. Cet objectif n’ayant pas été atteint, la plateforme semble se diriger vers une prise d’autonomie de chacun des leaders qui la composent.
Pour revenir à l’alliance de Mbusa avec Tshisekedi, il est certain qu’il sera difficile de convaincre la base du bien-fondé de la démarche, à moins d’obtenir une nomination à un poste important dans le prochain gouvernement qui permette d’obtenir des résultats concrets sur terrain. Toute la question est de savoir si Joseph Kabila est vraiment disposé à laisser entrer Mbusa Nyamwisi dans les institutions après le passé houleux de cet ancien ministre des Affaires étrangères obligé de démissionner et de partir en exil en 2012.
Dans tous les cas, on dit qu’en politique, il n’y a pas d’ennemi éternel."


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 21/6/2019, 6:18 pm


"Ituri : un chef Hema appelle toutes les communautés au calme"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/20/actualite/securite/ituri-un-chef-hema-appelle-toutes-les-communautes-au-calme


"Regain de tueries à Djugu : comment y mettre un terme?
° https://www.radiookapi.net/2019/06/19/emissions/parole-aux-auditeurs/regain-de-tueries-djugu-comment-y-mettre-un-terme
Le regain d’insécurité dans la province d’Ituri avec des attaques perpétrées par des hommes munis d’armes blanches ont fait plus de 150 morts dans le territoire de Djugu.
La société civile locale appelle au déploiement des FARDC pour faciliter la recherche des tueurs dans cette zone qui est pour l’instant inaccessible.
-Selon vous, quels pourraient être les mécanismes plus efficaces pour mettre fin à cette insécurité ?


00:00 54:20 Télécharger "


"Ituri : les violences de Djugu ne sont pas à lier à un conflit interethnique (Armée)
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-52827_ituri_les_violences_de_djugu_ne_sont_pas_a_lier_a_un_conflit_interethnique_armee.html
Les violences vécues ces jours dans les territoires de Djugu et Mahagi dans la province d'Ituri ne sont pas à lier à un conflit interethnique. Confirmation du porte-parole des opérations militaires dans cette province, le lieutenant Jules Ngongo. Pour lui, les tueries de Djugu sont l'œuvre d'un groupe armé qui s'attaque aux forces de l'ordre et de sécurité, ainsi qu’aux civils des différentes communautés. Le lieutenant Jules Ngongo est convaincu que ces rebelles veulent opérer sous la casquette de guerre éthique pour embraser la situation.

« La guerre en Ituri n’est pas un conflit interethnique. Parler d'un conflit interethnique c'est faux et archifaux. Il y a plutôt des personnes avec des projets méphistophéliques pour le Congo. Ils détiennent des armes, ils attaquent des civils des autres communautés et les forces de l'ordre et de sécurité... », a indiqué le lieutenant Jules Ngongo dans un entretien exclusif accordé à Media Congo Press.
Il affirme que ce groupe est dirigé par un certain Ngudjolo et que l'armée a mis en place un bouclier pour le contrer.
« L'armée avait mis en place un bouclier pour que nous puissions mettre hors d'état de nuire ces hors-la-loi. Mais comme c'est une milice émanant de la population, ils se dissimulent dans la population pour saboter, tuer et piller. Ils veulent opérer sous prétexte de guerre intercommunautaire  pour embraser la situation. Nous sommes rongés de bataille utile pour stopper cette menace... », a-t-il conclu.

Depuis quelques jours, les massacres ont repris dans plusieurs villages en territoire de Djugu et Mahagi dans la province d'Ituri. La société civile parle d'un bilan de plus de 150 civils tués cruellement sans compter des maisons incendiées. Les autorités militaires se réservent du bilan et l'autorité provinciale n'a pas été joignable."


"Ituri : le conflit de Djugu exacerbe les viols des femmes(SOFEPADI)"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/20/actualite/securite/ituri-le-conflit-de-djugu-exacerbe-les-viols-des-femmessofepadi



"Insécurité à l’Est : où va la RDC sous Félix Tshisekedi ?
° https://lepotentielonline.net/2019/06/20/insecurite-a-lest-ou-va-la-rdc-sous-felix-tshisekedi/
Après les élections du 31 décembre, l’Est de la République démocratique du Congo est toujours en proie à l’insécurité. Malgré les promesses du président de la République d’éradiquer tous les groupes armés, la population continue à subir des courroux de part et d’autre. Eu égard à cette situation sécuritaire, où va alors la RDC sous Félix Tshisekedi ?, s’interroge l’opinion.

En RDC, la situation sécuritaire ne fait qu’empirer. Alors que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, se disait affecté de la recrudescence de l’insécurité faisant des morts dans cette partie du pays. Il s’agit d’une vaste région instable qui représente le plus grand défi sécuritaire du nouveau président Félix Tshisekedi. Et, ce dernier a réussi à convaincre ses homologues voisins, c’est-à-dire ceux du Rwanda, de l’Ouganda et de la Tanzanie afin de l’aider à mener une lutte commune pour le rétablissement de la paix dans cette vaste région.
Face à cette situation sécuritaire, la RDC, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda envisagent une action régionale contre les forces négatives qui y sont installées.

Selon une source digne de la presse belge, les pays de la région sont arrivés à cette décision après deux 5 jours de travaux tenus les 5 et 6 juin, à Kinshasa. Au moins 120 groupes armés ont été ciblés. D’autres sources renseignent qu’à l’issue de ces assises régionales tenues dans la capitale congolaise, l’action régionale consiste à assurer « un échange continu de renseignements, une analyse approfondie et consensuelle ainsi qu’une planification conjointe entre les services de renseignement et de sécurité des États concernés ».
D’autre part, les quatre chefs des services de renseignement ont invité la Communauté internationale à assurer un soutien « continu et approprié » à ce processus afin qu’ils fassent mouche.

Mais il sied de préciser que toutes les initiatives pour éradiquer ces groupes armés, par l’armée congolaise, les Casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO) ou encore suite à des opérations conjointes avec les armées des pays voisins n’ont jamais produit les résultats favorables.
En outre, cinq personnes ont été tuées dont deux civils dans un affrontement survenu la semaine dernière entre les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et un groupe d’assaillants à Nyamamba, village situé à 7 km de Tchomia, au bord du Lac Albert.
La Radio Okapi explique qu’un groupe d’hommes munis d’armes blanches et à feu a attaqué par surprise le village de Nyamamba sous la pluie, s’en prenant à une position de l’armée. Les combats ont duré près de trois heures, ajoute un autre habitant. Le bilan provisoire fait état de trois militaires et deux civils tués.
Au demeurant, Félix Tshisekedi ne ménage aucun effort en vue de gagner le pari de la stabilisation de l’Est du pays. D’où, il fait appel à d’autres États voisins et à la Communauté internationale."


"Jeanine Mabunda et la Société civile du grand Kivu s’accordent sur l’urgence sécuritaire à l’Est du pays
° https://lepotentielonline.net/2019/06/19/jeanine-mabunda-et-la-societe-civile-du-grand-kivu-saccordent-sur-lurgence-securitaire-a-lest-du-pays/
L’urgence de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été au cœur des échanges, ce mercredi 19 juin 2019, entre la Présidente de l’Assemblée nationale et la délégation de la Société civile de ces deux provinces de l’Est de la RDC.
Les deux parties s’accordent sur la nécessité de mettre en place des stratégies pour apporter des réponses idoines à cette question sécuritaire.

À la tête de la délégation, Me Patient Bashombe, Président de la Société civile du Sud-Kivu et modérateur du cadre provincial de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale, s’est exprimé en ces termes : « Madame la Présidente de l’Assemblée nationale a prêté une oreille attentive à la question sécuritaire dans l’Est du pays. Il y a des stratégies qui doivent être peaufinées à travers une commission d’urgence mise en place et un groupe de travail de la Société civile avec l’Assemblée nationale. Nous allons nous atteler pour que des réponses soient trouvées rapidement. Ainsi, la Présidente a pris l’engagement de pouvoir contacter le gouvernement via le ministère de la Défense nationale »."
° https://www.politico.cd/actualite/2019/06/19/lurgence-securitaire-au-menu-de-la-rencontre-jeanine-mabunda-et-la-delegation-de-la-societe-civile-du-nord-et-sud-kivu.html

"L’origine de la violence à Djugu « est certainement entre les mains de quelques assassins » (Bernard Commins)"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/21/emissions/linvite-du-jour/lorigine-de-la-violence-djugu-est-certainement-entre-les-mains


"FARDC : fondements toujours fragiles !"
° https://www.lephareonline.net/fardc-fondements-toujours-fragiles/

° http://www.latempete.info/37163-2/
° https://www.radiookapi.net/2019/06/21/actualite/securite/rdc-quatre-morts-apres-une-serie-dattaques-sur-le-littoral-du-lac



"Entretien avec le président rwandais Paul Kagame
° https://afrique.lalibre.be/37965/entretien-avec-le-president-rwandais-paul-kagame/
Paul Kagame, président en exercice de l’East African Community (EAC), accueille chaleureusement la candidature de la République démocratique du Congo à rejoindre l’organisation régionale. Malgré des tensions récentes avec l’Ouganda, le président rwandais écarte la possibilité d’un affrontement.

C’est avec bienveillance que le Président rwandais a accueilli la demande congolaise de rejoindre au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie. Elle avait été introduite le 8 juin dernier dans un courrier du Président Félix Tshisekedi à Paul Kagame, président de l’EAC jusqu’en novembre 2019. En marge des Journées Européennes du Développement, qui se sont tenues à Bruxelles, les 18 et 19 juin derniers, Paul Kagame réagit positivement à cette candidature, dans un entretien à La Libre Afrique. 
« Quand un pays africain demande à faire partie d’une organisation comme l’East African Community, je pense que c’est bienvenu, car nous y gagnons tous, comme pays et comme région », explique le président rwandais.

Vous appuiriez ette candidature ?
« Absolument ! »
Vous avez assisté aux funérailles du père du Président congolais, feu Étienne Tshisekedi. Peut-on s’attendre à une plus grande collaboration entre Kinshasa et Kigali ?
« Je le pense. C’est déjà en train de se produire. Par exemple, nous avions demandé au gouvernement précédent du Président Kabila de permettre à notre compagnie aérienne, Rwandair, d’ouvrir une liaison entre Kigali et Kinshasa. Cela avait été refusé. Je n’avais pas compris pourquoi. C’était juste de la politique. Mais, ils ont autorisé ces vols à présent sous la présidence de (Félix) Tshisekedi (le vol inaugural a eu lieu le 17 avril). Le trafic est énorme. L’avion est toujours plein. Il n’y a même pas assez de places. Cela démontre déjà une évolution très positive. Nous sommes même en train de formaliser une coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité pour pouvoir traiter régler les problèmes que posent les fauteurs de trouble le long de notre frontière commune. »
En même temps, il y a eu beaucoup de tensions dernièrement avec votre voisin, l’Ouganda. Où en est-on ? Jusqu’à quel point, cela affecte l’économie et le commerce au sein de l’EAC ?
« Toute tension va sans conteste affecter la stabilité de l’économie, du commerce et de tas de choses. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin de tension du tout. Mais en politique (sourire), nous voyons ce genre de choses se produire n’importe où dans le monde … Nous avons eu une relation facile pendant de longues années (avec l’Ouganda). Les tensions vont et viennent. Nous espérons un jour en être débarrassés pour toujours. Mais ces temps-ci, nous avons vu l’Ouganda s’impliquer dans l’appui à des groupes (armés, notamment les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda et le Rwanda National Congress) qui oeuvrent contre nous parce qu’ils pensent (à Kampala) que nous ne défendons pas les intérêts de l’Ouganda. Ils n’apprécient pas que le Rwanda ait un gouvernement différent et souhaiteraient qu’il fasse allégeance, quelquechose du genre. »

Comment se manifeste cette hostilité ?
« Nous avons vu des gens se faire arrêter en Ouganda. Des Rwandais croupissent actuellement en prison par centaines en Ouganda. L’Ouganda continue de raconter toutes sortes d’histoires, que ces gens se sont retrouvés là illégalement, que ce sont des espions. Nous avons soulevé le problème parce que nous avons recueilli des informations à ce propos. Et maintenant, voici qu’ils cherchent à développer des accusations autour de cela. Ils (les Ougandais) demandent: “mais comment connaissez-vous tous ces détails ? C’est parce que vous (les officiels rwandais) avez des gens ici qui travailent contre pour votre gouvernement…”. Mais les arrestations ont été indiscriminées. On a arrêté des femmes, des hommes, des jeunes gens et même des élèves, raflés dans les écoles ! La dernière fois que j’ai rencontré Museveni, je lui ai dit que ces accusations n’avaient aucune crédibilité. Deux cents personnes ont été arrêtées. Aucune n’a été inculpée. Cela témoigne de l’ampleur du problème. Et cela a eu pour effet que nous avons dit à nos compatriotes de ne pas aller en Ouganda. Nous ne pouvons pas dire aux Ougandais ce qu’ils ont à faire. Nous les avons priés et nous leur avons même dit: “ si vous avez des personnes en détention, faites-les comparaître devant les tribunaux s’ils ont commis des délits. Les gens viennent nous raconter qu’ils ont été incarcérés pendant neuf mois, un an, pour rien. Mais nous sommes restés calmes. Les gens redoutent un affrontement entre nous. Je ne le vois pas venir parce que je pense que l’Ouganda comprend quel en serait le coût. Et nous, nous ne voulons pas nous embarquer dans cette direction parce que chacun y perdrait. »
Vous avez averti l’Ouganda en avril. Vous avez dit : « si vous voulez mettre le bazar, nous allons nous y mettre en grand ! ”
« Oui. Vous pouvez faire ce que vous voulez sur votre territoire, arrêter des gens par exemple. Mais si on traverse notre frontière et qu’on veut faire des choses sur notre territoire, alors… C’est cela ce que je voulais dire. »"


"Rwanda/RDCongo: l’histoire des FDLR, à partir des documents de justice"
° https://afrique.lalibre.be/37961/rwanda-rdcongo-lhistoire-des-fdlr-a-partir-des-documents-de-justice/


Compatriotiquement !



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 27/6/2019, 8:59 pm

Mine de rien cette fois l'autorité centrale a vraiment osé, elle s'attaque en la personne de Guidoni à un gros poisson très nuisible à l'Est du pays. Ce chef de guerre tutsi, ancien officier des FARDC contrôle une large zone du Nord Kivu couvrant le Rutsuru, le Masisi et le Walikale d'abord pour ses intérêts et des siens à l'encontre de ceux du pays. C'est d'autant plus osé de la part de Kinshasa que Guidon a été régulièrement utilisé comme « supplétif de l’armée congolaise » et a mené à ce titre « une guerre par procuration » commanditée par notre notre armée complice à l’Est, au prix d’importantes violations des droits de l’homme.
Il est temps d'arrêter comme Ntanganda et cie avant lui ce sinistre seigneur de guerre qui représente "une grave menace pour la stabilité de la région". Espérons que très vite on mettra la main dessus après ce mandat.

Entre-temps plus au Nord en Ituri la flambée de violence continue de sévir avec quasiment des morts quotidienness et toujours des souffrances et des déplacements des populations. Il est temps d'arrêter ce drame d'autant que l'on sait que les querelles intercommunautaires sont manipulées par des vautours locaux, régionaux et internationaux. Une » main noire  » aimerait  voir cette province riche en or et en pétrole s’embraser comme ce fut le cas entre 1999 et 2003 et cela sous l'instigation  d'une Coopérative  
(Codéco) qui représente en fait une secte politico-militaro-religieuse qui arme des milices pour le compte des tireurs de ficelles tapis derrière.
Un article ci-dessous de la Tempête des Tropiques vient à propos rappeler le "complot" dont nous avons parlé dès le début comme tous les observateurs sérieux.

On apprend en même temps que notre voyageur de PR va se rendre à Bunia entre deux destinations. A-t-il enfin compris que l'insécurité et Ebola à l'Est sont les premières priorités qu'il doit résoudre ? Espérons que c'est le cas maintenant et qu'il apportera des promesses crédibles de pacification à nos frères et sœurs de l'Ituri, de Beni et de tout l'Est (à noter aussi au Sud Kivu dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga ainsi que dans le secteur d’Itombwe, la permanence depuis deux ans des conflits intercommunautaires meurtriers entre Banyamulenge, Bafuliiru, Banyindu et Bavira où l'instrumentalisation politique n'est pas loin...).


"[Info RFI] RDC: le chef de guerre Guidon sous le coup d’un mandat d’arrêt
° http://www.rfi.fr/afrique/20190626-info-rfi-rdc-chef-guerre-guidon-mandat-arret

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? 000_1fs7qj_1
Guidon Shimiray Mwissa est notamment pointé du doigt par plusieurs sources dans l’inquiétante augmentation des cas de viols dans le Masisi, au Nord-Kivu.© ALEXIS HUGUET / AFP

La justice militaire congolaise du Nord-Kivu a émis un mandat d’arrêt contre Guidon Shimiray Mwissa. RFI s’est procuré le document daté du 7 juin 2019, dont le procureur militaire, le général Timothée Mukuntu, a confirmé l’authenticité.
« Participation à un mouvement insurrectionnel », « crime de guerre par recrutement d’enfants » et « crime contre l’humanité par viol ». Voilà les motifs qui figurent sur le mandat d’arrêt lancé contre Guidon Shimiray Mwissa par la justice militaire, qui avait ouvert un dossier contre lui en mars 2018. Depuis, plusieurs victimes ont été entendues, précise l’auditeur général de l’armée Timothée Mukuntu.

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Mandat_1_0

Déjà sous sanctions de l’ONU, le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés, baptisée NDC-R (Nduma Defense of Congo-Rénové) qui mène des offensives contre divers groupes armés hutus, congolais comme étrangers, dans le Nord-Kivu.
Ces derniers mois, de sources onusiennes, Guidon Shimiray Mwissa a considérablement étendu sa zone d’influence, occupant désormais « des localités et sites miniers du territoire de Walikale », mais aussi du Lubero, du Masisi et du Rutshuru. Dans le mandat d’arrêt, il est accusé de se « substituer aux autorités locales » et de se livrer avec ses hommes « à des exactions graves sur les populations civiles ».

« Une grave menace pour la stabilité de la région »

Guidon Shimiray Mwissa est notamment pointé du doigt par plusieurs sources dans l’inquiétante augmentation des cas de viols dans le Masisi sur fond d’affrontements avec les Nyatura, un autre groupe armé.
Dans son dernier rapport paru début juin, le groupe d’expert des Nations unies notait une « augmentation de ses effectifs » et le tenait aussi pour responsable du déplacement du « CNRD, un groupe armé rwandais » du Masisi vers la zone de Kalehe, dans le Sud-Kivu, où l’arrivée des hommes du CNRD a entraîné une « montée de tension » avec les populations locales. Le rapport estime qu’il constitue une « une grave menace pour la stabilité de la région. »

Les mêmes experts, qui ont régulièrement pointé l’absence d’opérations militaires menées contre Guidon Shimiray Mwissa et ses hommes, confirment aussi dans ce rapport l’existence d’une « collaboration » entre son groupe et « l’armée congolaise ».
Pour Jason Stearns, directeur du Groupe d’experts sur le Congo (GEC), rattaché à l'Université de New-York, le NDC-R de Guidon a été utilisé depuis sa création comme « supplétif de l’armée congolaise » et symbolise à ce titre « la guerre par procuration » menée par cette armée à l’est du Congo, au prix d’importantes violations des droits de l’homme.
Souvent dans ces régions, quand les FARDC (l'armée congolaise) ont besoin d'un allié, ils ont recours aux NDC-R, comme ils ont une grande capacité de mobilisation et une grosse puissance de feu (...). Lorsque l'armée congolaise lance ses opérations en 2015 contre le groupe FDLR, c'est aux NDC-R qu'ils ont recours pour les aider dans leurs opérations...
Jason Stearns, directeur du Groupe d’experts sur le Congo (GEC)
26-06-2019 - Par Florence Morice
° https://www.france24.com/fr/20192606-rdc-guidon-mandat-arret-gambie-yahya-jammeh-violences-sexuelles-nigeria-peuls-boeuf
° https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/rd-congo-mandat-darr%C3%AAt-contre-le-chef-de-guerre-guidon/vi-AADsXiR
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53145_nord_kivu_le_chef_de_guerre_guidon_shimiray_sous_le_coup_d_un_mandat_d_arret.html

"RDC: qui est Guidon, à la tête d’une coalition à l’offensive dans le Nord-Kivu?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190227-rdc-guidon-chef-guerre-nord-kivu
° http://www.rfi.fr/afrique/20170728-rdc-societe-civile-lubero-appelle-neutraliser-le-chef-guerre-guidon
° http://www.rfi.fr/afrique/20160618-rdc-ndc-renove-guidon-sheka-attaque-buleusa-walikal-lubero-nord-kivu

"RDC: mandat d’arrêt contre un chef de guerre, l’ONU promet son soutien"
° https://afrique.lalibre.be/38173/rdc-mandat-darret-contre-un-chef-de-guerre-lonu-promet-son-soutien/

"La situation sécuritaire en Ituri est « extrêmement grave », selon la Monusco
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53203_la_situation_securitaire_en_ituri_est_extremement_grave_selon_la_monusco.html
Le commandant adjoint de la Force de la mission onusienne en République démocratique du Congo (Monusco), le général de division Bernard Commins, a déclaré, au terme de sa visite à Bunia, que la situation sécuritaire dans la province de l’Ituri est préoccupante voire grave. Il l’a dit au cours de la conférence hebdomadaire de la Monusco, ce mercredi 26 juin à Kinshasa.  

« Nous avons une situation comme cela a été́ dit et comme cela préoccupe notre Représentante spéciale, une situation extrêmement grave, qui est plus grave sans doute que celle que nous avons connue l’année dernière en raison de l’existence d’un groupe armé qui a été́ clairement identifié, localisé et qui est reconnu par tous ceux que j’ai pu rencontrer comme étant celui aujourd’hui qui est l’instigateur et l’acteur d’une violence inacceptable », a-t-il déclaré.
Le général de division Bernard Commins a cependant annoncé l’ouverture de trois fronts pour faire face à cette situation préoccupante.  
« Le premier front est celui de notre mission de protéger les civils. Et pour cela, avec toutes les ressources qui étaient disponibles dans le secteur Nord, le bataillon de déploiement rapide du Bangladesh et le bataillon marocain qui étaient dans cette zone. Je leur ai donné́ l’ordre de mettre en œuvre 100 % de leurs moyens. Le deuxième front est celui de la facilitation de l’acheminement rapide de l’assistance humanitaire. Le troisième volet de notre mission, c’est celui de l’appui à nos camarades militaires congolais qui sont engagés directement contre ce groupe armé qui a été localisé et identifié et contre lequel ils ont entrepris une opération militaire à laquelle nous apportons notre concours », a-t-il ajouté.

Le territoire de Djugu dans la province de l’Ituri est devenu depuis le début de ce mois de juin le théâtre des violents affrontements entre les communautés Lendu et Hema. Un conflit qui a coûté la vie à plusieurs personnes et forcé 300 000 personnes à fuir vers les territoires  voisins, selon les chiffres de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés."

"Djugu : les FARDC récupèrent le bastion de Wago après d’intenses combats avec les hommes armés, 19 morts"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/27/actualite/securite/djugu-les-fardc-recuperent-le-bastion-de-wago-apres-dintenses-combats
° https://www.radiookapi.net/2019/06/27/actualite/securite/ituri-les-casques-bleus-de-la-monusco-assurent-la-securite-de-plus-de

"RDC: 300.000 personnes ont fui les violences en Ituri depuis début juin"
° https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/rdc-300-000-personnes-ont-fui-les-violences-en-ituri-depuis-debut-juin_2084868.html


"Ituri : le Président Félix Tshisekedi attendu à Bunia ce samedi
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-53179_ituri_le_president_felix_tshisekedi_attendu_a_bunia_ce_samedi.html
La nouvelle est confirmée par la presse présidentielle citée par nos confrères du média en ligne politico.cd
Le Chef de l'État, Félix Tshisekedi, est attendu à Bunia ce samedi 29 juin 2019 pour s'enquérir personnellement de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans cette partie du pays, principalement dans les territoires de Djugu et de Mahagi.
Le gouverneur Bamanisa l'avait déjà lui aussi annoncé en début de cette semaine, appelant la population à se mobiliser pour accueillir le Président Tshisekedi.
C'est sa première visite en Ituri depuis sa prise des fonctions à la tête de la RDC, son arrivée était attendue depuis la reprise des violences début avril dernier."


"RDC: en Ituri, des « assassins » cibles d’opérations militaire"
° https://afrique.lalibre.be/38182/rdc-en-ituri-des-assassins-cibles-doperations-militaire/

° https://www.dw.com/fr/le-conflit-en-ituri-est-aussi-%C3%A9conomico-politique-abb%C3%A9-drileyo/av-49358751
° https://afrique.lalibre.be/38126/rdc-larmee-annonce-avoir-tue-16-miliciens-en-ituri/
° https://afrique.lalibre.be/37948/au-moins-16-morts-lors-dune-nouvelle-attaque-dans-le-nord-est-de-la-rdc/


"Tueries en Ituri: la piste de complot évoquée !
° http://www.latempete.info/37354-2/
Réfutant l’hypothèse de conflit intercommunautaire entre Hema et Lendu,  certains témoignages affirment que les récentes violences ayant fait plus de 160 morts et plus 300.000 déplacés seraient le fait d’une   » main noire  »  qui aimerait  voir cette province riche en or et en pétrole s’embraser comme ce fut le cas entre 1999 et 2003

Très riche en or et en gisements de pétrole, la province de l’Ituri serait au centre d’un complot fomenté par des  » tireurs de ficelle  » qui aimeraient voir cette partie de la république Démocratique du Congo s’embraser à nouveau, comme ce fut le cas lors des violences survenues en 1999 et qui avait coûté la vie à plusieurs milliers de personnes.
Cette thèse fait de plus en plus du chemin à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, où des voix s’accordent à balayer d’un revers de la main la version de conflit intercommunautaire concernant les violences meurtrières dont cette province est le théâtre depuis le mois de mai de l’année en cours.

Violences qui, selon les dernières estimations auraient déjà coûté la vie à plus de 160 personnes et fait de plus de 300.000 déplacés ayant fui leurs villages et vivant désormais dans des camps de fortune érigés par le HCR (Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés).
Selon le nouveau Gouverneur de province, Jean Bamanisa Saïdi, qui a aussi confirmé ce bilan, ces violences meurtrières sont attribuées à  » des miliciens  non encore identifiés « .

Un camp des déplacés  dans un camp  à l’extérieur de la ville de Bunia, dans la province d’Ituri ( Ph  AFP)
Alors que la version répandue à Kinshasa , capitale de la RDC, et dans certains milieux officiels fait état de nouvelles violences intercommunautaires entre Lendus et Hemas, à l’instar de celles qui avaient embrasé la région entre 1999 et 2003, le nouveau gouverneur de l’Ituri, Jean Bamanisa cité par le journal français Libération soutient que cette fois-ci il ne s’agit pas de conflit entre les deux communautés locales.
L’article de Libération rappelle même qu’entre 1999 et 2003, le Rwanda et l’Ouganda jouaient des tensions en Ituri, en soutenant et en armant des milices Hema (en majorité éleveurs) et Lendu (en majorité agriculteurs) pour » mener leurs batailles d’influence en RDC ».

Plusieurs années après et alors que la RDC vient de vivre sa première alternance » pacifique et civilisée  au sommet de l’Etat  » avec l’élection de Félix Antoine Tshisekedi  à la magistrature suprême du pays, à l’issue d’un scrutin organisé le 30 décembre 2018  le 10 janvier 30 décembre 2018, les démons de la division hantent à nouveau la province très convoitée de l’Ituri.

» Main noire « ,  » planificateur « ,  » tireurs de ficelles «

Mais, pour cette fois-ci, l’autorité provinciale est catégorique.  » Ce n’est pas un conflit inter-ethnique. Les Hemas n’ont pas répondu », affirme le gouverneur Jean Bamanisa dans les colonnes du journal français Libération.
Une autre source locale jointe par ce journal va jusqu’à affirmer que les nouveaux massacres qui embrasent aujourd’hui cette province  » seraient le fait des membres « égarés » de la communauté lendue regroupés dans une sorte de secte politico-militaro-religieuse, la Coopérative pour le développement du Congo (Codéco).
Selon une source officielle qui s’est exprimai sous couvert d’anonymat, la Codéco aurait  fait croire aux Lendu  » qu’on leur a tout pris », glisse une source officielle. Et l’abbé Alfred Buju de l’organisation Caritas cité par l’AFP d’ajouter qu’ils  » se battent pour la libération de l’homme lendu du joug de l’homme hema, perçu comme un blocage à leur développement » !

Ce discours entretenu par la Codéco est cependant qualifié de « non-sens » par un représentant de la communauté Lendu, notamment Me Célestin Tawara Angaika qui a réagi en déclarant : « Nous ne sommes pas sous la domination des Hema. Il y a des Lendu médecins ou avocats, comme moi qui vous parle. Il y a des Lendu vice-gouverneur et président de l’Assemblée territoriale ».

La piste d’un complot

De là à mettre sur le compte d’un complot les massacres récents et les déplacements massifs de populations occasionnés dans cette province par ces actes condamnables, nombreux sont désormais les Ituriens qui franchissent le pas et partagent cette thèse. A en croire la correspondance du journal français Libération, dans les rues de Bunia, on n’hésite plus à parler de « main noire », « planificateur », « tireurs de ficelles » au sujet du nouveau drame humanitaire qui se  déroule depuis le 10 juin 2019 dans cette région du nord-est de la République démocratique du Congo.
A en croire Me Célestin Tawara qui s’est exprimé dans les colonnes de Libération,  » les planificateurs voudraient  que la province s’embrase coûte que coûte, comme en 1999″. Aussi reprend-il aussi à son compte  la thèse d’une  « main noire » derrière ces violences. La même version serait également soutenue du côté Hema.  Voilà qui donne déjà matière à la conférence de paix annoncée dans les mois qui viennent en Ituri."
° https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-en-ituri-la-recherche-d-une-main-noire-derriere-les-tueries-307567
° https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/rdc-en-ituri-%C3%A0-la-recherche-d%E2%80%99une-main-noire-derri%C3%A8re-les-tueries/ar-AADfmcv
° https://www.liberation.fr/planete/2018/07/10/rdc-terreur-tactique-en-ituri_1665607


"Insécurité en Ituri : la Monusco botte en touche"
° https://www.lephareonline.net/%ef%bb%bfinsecurite-en-ituri-la-monusco-botte-en-touche/


"RDCongo: une « secte » encourage les crimes à Djugu, accuse l’évêque"
° https://afrique.lalibre.be/38098/rdcongo-une-secte-encourage-les-crimes-a-djugu-accuse-leveque/

° https://afrique.lalibre.be/38049/la-cpi-rend-son-jugement-sur-lex-chef-de-guerre-ntaganda-le-8-juillet/


"Sud-Kivu : le dialogue intercommunautaire pour la sécurité et la paix dans les Hauts Plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga a ouvert ses portes ce mardi
° https://www.politico.cd/actualite/2019/06/25/sud-kivu-le-dialogue-intercommunautaire-pour-la-securite-et-la-paix-dans-les-hauts-plateaux-duvira-fizi-et-mwenga-a-ouvert-ses-portes-ce-mardi.html
Les travaux du dialogue intercommunautaire sur les questions liées au conflit dans les territoires d’Uvira, de Fizi et Mwenga ainsi que dans le secteur d’Itombwe au Sud-Kivu ont été lancés dans la ville d’Uvira ce mardi 25 juin 2019.
Lancé par le gouverneur Theo Ngwabidje, ce dialogue est organisé par l’ONG Alerte International, dans le consortium “Tujenge Pamoja kwa ajili ya Amani”, en français, “Construisons la paix ensemble pour la paix”. Ce dialogue vise à permettre aux communautés ethniques en conflit, les institutions étatiques et coutumières de ces différents territoires de maîtriser les enjeux des conflits et de l’insécurité dans cette partie de la province du Sud-Kivu.


Selon les organisateurs, il sera aussi question de trouver des solutions de paix de façon concertée et participative pour la stabilisation de cette région et offrir aux communautés, à la chefferie de Bavira et aux institutions étatiques les options de décisions conséquentes susceptibles de résoudre la question de gestion administrative du regroupement de Bijombo.
Les acteurs de la société civile disent attendre de ce dialogue les stratégies adéquates pour pacifier une fois pour toute cette région en proie aux affrontements à caractère tribal qui ont repris depuis le début du mois. Ils ajoutent sensibiliser les communautés pour la cohabitation pacifique reste la seule solution pour arriver à une paix durable.

Depuis plus d’une année, les Hauts Plateaux de Fizi est devenu le théâtre des conflits armés généralisés entre les Banyamulenge, les Bafuliiru, les Banyindu et les Bavira et qui ont occasionnés de milliers de personnes à se déplacer, d’autres tuées et plusieurs maisons incendiées.
Ce dialogue qui ira jusqu’au samedi 29 juin réunit les leaders communautaires de ces différentes communautés, les autorités provinciales du Sud-Kivu, une délégation venue de Kinshasa, ainsi que certains élus provinciaux."


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 28/6/2019, 5:37 am, édité 1 fois (Raison : as)

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau le 2/7/2019, 7:26 pm


"RDC : Félix Tshisekedi en Ituri auprès des déplacés
° https://www.jeuneafrique.com/797105/politique/rdc-felix-tshisekedi-en-ituri-aupres-des-deplaces/
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s'est rendu lundi à la rencontre des déplacés de l'Ituri, au deuxième jour de sa visite dans cette province du nord-est traumatisée par des massacres de civils début juin.

Le chef de l’État s’est rendu dans le territoire de Djugu, où « des criminels, des meurtriers, des assassins » – selon les Nations unies – ont tué « des femmes et des enfants », entraînant la fuite de milliers de personnes (au moins 160 morts et 300 000 déplacés, d’après des chiffres officiels impossibles à vérifier).
Les autorités congolaises pointent la responsabilité d’une milice nommée Ngoudjolo. Une opération militaire « de grande envergure », selon les mots du chef de l’État, a été lancée contre ce groupe armé. « En ce qui concerne la sécurité, l’armée va rester en Ituri jusqu’à ce que l’on n’entende plus un seul coup de feu », a déclaré lundi le président Tshisekedi sous les applaudissements. « Nous mettrons tout en oeuvre pour mettre fin aux assaillants », a-t-il assuré.

Crainte du retour des violences

L’Ituri a été le théâtre d’un conflit entre deux communautés de la province, les Héma et les Lendu entre 1999 et 2003. Des dizaines de milliers de personnes ont péri. Vingt ans plus tard, les autorités et les responsables communautaires refusent de croire à la reprise du conflit dans cette région frontalière de l’Ouganda qui dispose de pétrole et d’or.
« Aimez-vous les uns les autres (…). Cette province est la province de tous les Ituriens. Il y a de la place pour tout le monde », a lancé le chef de l’État. « J’ose croire que sa présence va ramener la paix en Ituri », a déclaré un porte-parole de la communauté héma, Victor Ngona, qui estime que les membres de sa communauté sont particulièrement visés par les tueries.Il demande la traduction en justice « des planificateurs intellectuels et matériels » des tueries."
° http://www.rfi.fr/afrique/20190629-rdc-bunia-deplaces-president-tshisekedi
° https://4pouvoir.cd/2019/07/ituri-dans-quelques-minutes-le-chef-de-letat-sera-face-a-la-presse-nationale/
° https://7sur7.cd/2019/07/02/rdc-le-chef-de-letat-quitte-bunia-pour-kinshasa

"Félix Tshisekedi à la population de l’Ituri : « Arrêtez de vous haïr, de vous entretuer »"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/01/actualite/politique/felix-tshisekedi-la-population-de-lituri-arretez-de-vous-hair-de-vous
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/rdc-felix-tshisekedi-enjoint-aux-miliciens-des-frpi-de-deposer-les

"Ituri : Félix Tshisekedi se rend à Djugu pour s’imprégner de la situation sécuritaire et humanitaire"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/01/actualite/securite/ituri-felix-tshisekedi-se-rend-djugu-pour-simpregner-de-la-situation
° https://afrique.lalibre.be/38443/rdc-le-president-tshisekedi-en-ituri-aupres-des-deplaces/
° http://www.rfi.fr/afrique/20190701-rdc-djugu-ituri-felix-tshisekedi-chevet-populations-meurtries

"RDC : Félix Tshisekedi décide de renforcer la présence militaire à Djugu"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/rdc-felix-tshisekedi-decide-de-renforcer-la-presence-militaire-djugu
° https://4pouvoir.cd/2019/06/rdc-felix-tshisekedi-veut-faire-du-retablissement-de-la-paix-sur-lensemble-du-territoire-lune-des-priorites-de-son-mandat/

"Félix Tshisekedi: « l’armée va rester à Djugu jusqu’à ce qu’il n ‘y aura plus un coup de feu »"
° https://4pouvoir.cd/2019/07/felix-tshisekedi-larmee-va-rester-a-djugu-jusqua-ce-quil-n-y-aura-plus-un-coup-de-feu/

"RDC: l’ONU accroît son aide en Ituri pour secourir 300.000 déplacés"
° https://afrique.lalibre.be/38469/rdc-lonu-accroit-son-aide-en-ituri-pour-secourir-300-000-deplaces/

"Eradication des groupes armés étrangers : la RDC, la MONUSCO et les pays voisins réfléchissent sur un plan"
° https://www.radiookapi.net/2019/06/30/actualite/securite/eradication-des-groupes-armes-etrangers-la-rdc-la-monusco-et-les-pays

"Éradication des groupes armés en RDC : Félix Tshisekedi face à une épineuse mission
° https://lepotentielonline.net/2019/07/01/eradication-des-groupes-armes-en-rdc-felix-tshisekedi-face-a-une-epineuse-mission/
L’insécurité grandissante régnant à l’Est du pays a atteint son paroxysme. De nombreux groupes armés congolais et étrangers ne veulent pas y quitter. Face à cette question sécuritaire de fond, le chef de l’État Félix Tshisekedi s’en imprègne en misant sur un plan d’urgence pouvant rétablir la paix dans cette partie du pays.
Profit dear last commération dear l’indépendance dear last République démocratique dude Congo, Flip Tshisekedi a apple less congolais at calme, end leur promettant un « plan sécuritaire » visant
En profitant de la commémoration de l’indépendance de la RDC, Félix Tshisekedi a appelé les Congolais au calme, en leur promettant un « plan sécuritaire » visant éradiquer des groupes armés étrangers dans l’Est du pays.  « L’insécurité est aussi et surtout le fait des groupes armés étrangers. Un plan de leur éradication totale est en train d’être discuté avec la Monusco et les pays voisins concernés », a-t-il annoncé ce dimanche 30 juin.
Le chef de l’État congolais invite aussi les groupes armés à déposer les armes et à prendre part au processus de réintégration sociale. Il fait remarquer que le gouvernement en concertation avec la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) est en train d’étudier la possibilité de leur réinsertion dans la société.
Il a salué les efforts engagés par les FARDC d’avoir réduit certains groupes armés à l’Est du pays. « Nous saluons les nombreuses redditions des groupes armés observées depuis notre accession à la Magistrature suprême », a-t-il ajouté.

FARDC-MONUSCO

Dans un entretien accordé aux médias français RFI et France 24, le président Félix Tshisekedi avait affiché sa volonté de voir la Monusco travailler avec les différents services de la Monsco. « Il y a eu des tensions à certains moments avec la Monusco donc peut être aussi dans un élan ça peut m’arriver mais ici pour le moment on a besoin de la Monusco, et surtout besoin dans les zones à problème. Je vous ai parlé de renforcement des capacités de nos forces de sécurité et défense, la Monusco est un partenaire essentiel comme la brigade d’intervention composée de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi. En ce moment nous avons besoin d’appui par rapport à nos capacités de défense et la Monusco est nécessaire », avait déclaré Félix Tshisekedi aux médias français.

Par contre, le professeur Jojo M. Sekimonyo propose un plan Marshall pour sortir les provinces de l’Est du pays de la crise sécuritaire. Il évoque dans ses propositions notamment le développement économique des provinces plutôt que la réponse militaire qui, selon lui, ne conduit pas à une solution durable. « Le problème qu’on a dans l’Est, c’est beaucoup plus socio-économique que sécuritaire. Le président dit qu’on doit neutraliser les groupes armés dans l’Est, je pense que la solution à cette situation passe par la prise en compte des problèmes socio-économiques. Il faut mettre de l’argent dans l’Est du pays dans les programmes de développement, la construction des routes, des hôpitaux. Et ça fera que l’Est soit plus attractif et ça permettra notamment la création d’une nouvelle culture. On fait la guerre tous les jours et la situation ne change pas, je pense qu’on doit investir dans les programmes de développement », a dit Jojo M. Sekimonyo dans une interview à Lepotentieloneline.net.

Si l’une des causes de cette instabilité est le chômage, soutient-il, la solution passe par la création d’un environnement qui puisse permettre la création d’emploi, l’entrepreneuriat et un écosystème pour développer l’économie.
Pour Jojo M. Sekimonyo, on ne peut pas imposer la paix, mais le développement économique peut aider au rétablissement de la paix dans cette partie du pays.
Par ailleurs, l’armée congolaise a annoncé que la milice qui semait la désolation à Djugu est totalement neutralisée. Félix Tshisekedi a dirigé le dimanche 30 juin une réunion du comité provincial de sécurité à Bunia. C’était en présence notamment des commandements des FARDC, de la PNC, de l’ANR et d’autres autorités provinciales."

° https://afrique.lalibre.be/38289/rdc-en-ituri-larmee-affirme-avoir-repris-le-fief-des-hors-la-loi/
° https://www.jeuneafrique.com/790218/politique/rdc-en-ituri-nous-navons-pas-reussi-a-asseoir-lautorite-de-letat/
° https://laprosperiteonline.net/2019/07/01/solution-contre-linsecurite-a-outrance-rdc-constant-mutamba-pour-la-formation-militaire-de-tous-les-diplomes-detat/



"RDC : Les communautés de Kalehe exigent le rapatriement des FDLR au Rwanda
° https://afrique.lalibre.be/38407/rdc-les-communautes-de-kalehe-exigent-le-rapatriement-des-fdlr-au-rwanda/
Six communautés du territoire de Kalehe demandent aux autorités congolaises, le désarmement et le rapatriement dans un bref délai des rebelles des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) et du Conseil National pour le Renouveau Démocratique (CNRD) cantonnés à Ziralo (une localité située à environ 70 kilomètres de Kalehe centre – province du Sud-Kivu) depuis février 2019.

Il s’agit des communautés Bahavu, Batembo, Barongeronge, Bahutu, Batusti et Batwa du territoire de Kalehe. Les informations livrées par la société civile du territoire de Kalehe confirment la présence des rebelles dans les villages de Kitindiro et Rutare dans le groupement de Ziralo en chefferie de Bahavu.
D’après Xavier Bachirongo, président de la communauté Batembo, la présence des éléments FDLR à Kalehe constitue une menace sérieuse par rapport à la sécurité de la population et de leurs biens. « Ces personnes doivent quitter le territoire de Kalehe le plus tôt possible. Ils commettent des exactions depuis leur arrivée à Kalehe. Ils ont tout d’abord occupé illégalement les champs et les terres des populations autochtones. Cela a créé des déplacements de populations civiles et de leurs troupeaux contraints de fuir vers des villages voisins par peur de ces éléments armés. Par ailleurs, ces rebelles vendent des armes à certaines populations civiles moyennant 10 à 15 mille francs congolais. Nous craignons une fois de plus la prolifération des armes en territoire de Kalehe qui aura sûrement des conséquences sur la sécurité des habitants ».

Les rebelles FDLR ont laissé une mauvaise image au sein de la population du territoire de Kalehe. En effet, avant leur départ forcé de Kalehe en 2012, ces rebelles FDLR avaient commis des crimes et des tueries similaires à ceux commis au Rwanda, leur pays d’origine, et cela de 1996 à 2012, rappelle encore le président de la communauté  Batembo.
Ces rebelles armés et leurs femmes, jeunes et enfants sont estimés à 6.000 personnes. Par ailleurs, selon les informations de la société civile sur place à Ziralo, ils se promèneraient librement en tenue civile sur toute l’étendue du territoire d’Idjwi, la ville de Goma et en territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Delphin Birimbi, président du cadre de concertation territorial de la société civile de Kalehe (CCTSC) confirme également que ces rebelles se livrent à l’exploitation de l’or dans le groupement de Ziralo en toute quiétude.

Jeudi dernier, les communautés du territoire de Kalehe s’étaient réunies à l’issue d’un dialogue social en vue de présenter à la communauté locale, nationale et internationale leur position face à l’incursion et à l’occupation illégale de leur territoire par les FDLR. A l’issue de ce dialogue, les communautés signataires demandent au Gouvernement congolais de rapatrier les rebelles FDLR au Rwanda, leur pays d’origine, et de traquer les éléments refusant d’être rapatriés.
Ils dénoncent par ailleurs l’inaction de la force onusienne présente en RDC (Monusco) dans leur territoire et leur demandent d’assister les forces armées congolaises dans cette traque ou de quitter la RDC. Enfin, ces mêmes communautés du territoire de Kalehe se sont indignées des déclarations de Monsieur Paul Rusesabagina, président de la plateforme « Mouvement Rwandais pour le Changement démocratique » (MRCD) qui déclarait dans une lettre datée du 4 juin 2019 signée à Bruxelles que les rebelles des FDLR et du CNRD devaient être considérés comme de simples réfugiés rwandais au Congo. Or, pour les communautés du territoire de Kalehe, ces groupes rebelles sont extrêmement dangereux du fait qu’ils sont armés"


"Masisi : 19 civils tués et 3 femmes violées en une semaine à Shibo et à Kilondo
° https://www.radiookapi.net/2019/07/02/actualite/securite/masisi-19-civils-tues-et-3-femmes-violees-en-une-semaine-shibo-et
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Kitshanga-Masisi-Nord_Kivu
Carte de Kisthanga à Masisi au Nord Kivu

Au moins 19 civils ont été tués et trois femmes violées dont une fille de dix ans, la semaine dernière à Shibo et à Kilondo, en groupement de Bashali Mokoto, territoire de Masisi (Nord-Kivu), annoncent les sources locales. Ces dernières précisent que ces meurtres et viols, ont été commis par les présumés combattants du NDC-Rénové de Guidon.
La population victime de ces atrocités, exige une enquête sérieuse sur ces « graves violations des droits de l’homme » et que les auteurs soient traduits devant les juridictions compétentes du pays.
Vous pouvez écouter ici, le témoignage de l’un des leaders communautaires de Lukweti, qui s’exprime sous couvert d’anonymat.

  • play
  • stop
  • mute
  • max volume

00:00
00:50

  • repeat

Télécharger
Les responsables administratifs de Masisi joints par Radio Okapi promettent de s’exprimer dans les heures qui suivent.

Pétition sur la sécurité adressée au nouveau gouverneur

Le vice-président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu, a adressé lundi 1er juillet une pétition au gouverneur nouvellement investi de province, Carly Nzanzu Kasivita. Dans ce document de cinq pages, il décrit la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le Nord-Kivu avec l’activisme des groupes armés.
Cet activisme se caractérise selon lui par les déplacements intempestifs des populations, les attaques récurrentes dans les grandes agglomérations, des tueries et de viols de civils.
L’élu de Lubero sollicite également du nouveau gouverneur, un plan concret de réinsertion communautaire de près de 600 combattants issus de différents groupes armés de la province, éligibles à la démobilisation."

  • play
  • stop
  • mute
  • max volume

00:00
00:58

  • repeat

Télécharger


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  ndonzwau Hier à 3:18 pm


"RDC : la tête d'une victime décapitée exhibée pour protester contre la tuerie de civils
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-la-tete-d-une-victime-decapitee-exhibee-pour-protester-contre-la-tuerie-de-civils?id=10274021
 
QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? 2ef6a36f58e12cc0096ecedac2e8245a-1563462326
RDC : la tête d'une victime décapitée exhibée pour protester contre la tuerie de civils - :copyright: SAMIR TOUNSI - AFP  

Des manifestants ont exhibé la tête d'une victime décapitée pour dénoncer un nouveau massacre de civils près de Bunia en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs source.

Des jeunes ont manifesté mercredi leur colère après le massacre de cinq personnes qui se rendaient aux champs en périphérie de Bunia, chef-lieu de l'Ituri traumatisée par des tueries de civils en juin.
"Quand la nouvelle est arrivée à Bunia, les jeunes sont allés récupérer les cadavres. Ils étaient à bord d'un véhicule. Ils exhibaient la tête en l'air", raconte Luc Malembe, porte-parole de la coalition d'opposition Lamuka et ancien journaliste, joint par l'AFP.
Une journaliste d'une radio locale jointe par l'AFP, qui affirme avoir été sur place, livre le même témoignage.
Une photo d'un manifestant avec la tête à bout de bras circule sur les réseaux sociaux.
D'après ces témoignages, les manifestants avaient l'intention de ramener les corps vers un bâtiment officiel.
"La police a dû les stopper. Elle a tiré des gaz lacrymogènes, et conduit les cadavres à la morgue", reprend M. Malembe.

Dans un communiqué, la police parle de "cinq civils interpellés" et de deux blessés dont un policier.
"Les enquêtes sont en cours en vue de retrouver les auteurs de ce massacre", ajoute la police.
Trois nouveaux corps ont été retrouvés jeudi matin, "découpés à la machette", a indiqué à l'AFP Rachel Tarwaya, administrateur de territoire d'Irumu.
Les assaillants sont "venus du territoire de Djugu" pour semer "la panique": "Les opérations de poursuite de l'ennemi se poursuivent", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Tshikudi, porte-parole de l'armée en Ituri.
En juin, 160 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes se sont déplacées fuyant les violences, d'après des chiffres officiels invérifiables.
Ces crimes ont été attribuées à une milice locale.
Le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, s'est rendu le 1er juillet en Ituri où il a annoncé des opérations militaires "d'envergure". "L'armée va rester en Ituri jusqu'à ce que l'on n'entende plus un seul coup de feu", avait-il promis.
L'Ituri avait été ravagée par une guerre entre les milices de deux communautés entre 1999-2003 qui avait fait des milliers de morts."

"RDC/Bunia: une tête coupée exhibée pour protester contre l’insécurité'
° https://afrique.lalibre.be/39062/rdc-bunia-une-tete-coupee-exhibee-pour-protester-contre-linsecurite/
° https://actualite.cd/2019/07/18/scene-dhorreur-bunia-pour-protester-contre-linsecurite-les-jeunes-defilent-avec-la-tete


"RDC: mobilisation contre l’insécurité après la découverte de corps près de Bunia
° http://www.rfi.fr/afrique/20190718-rdc-mobilisation-contre-insecurite-apres-decouverte-corps-pres-bunia
Des corps sans vie ont été découverts à environ 10 kilomètres de Bunia, chef-lieu de la province, mercredi 17 juillet, provoquant la colère des jeunes.

Au moins huit personnes tuées par des inconnus, la plupart décapitées à environ dix kilomètres de Bunia, chef lieu de la province de l'Ituri. Excédés par l’insécurité, les jeunes ont décidé de défiler dans les rues de la ville mercredi, brandissant la tête d’une des victimes. Ils voulaient exposer la dépouille devant la tribune officielle de la ville pour interpeller les autorités locales et nationales.

Rapidement, la situation a dégénéré et la police s’est interposée. A la suite de ces heurts, deux civils ont été blessés dont un par balle. Dix autres civils et quatre policiers ont été interpellés, selon la même source. La scène a choqué les habitants de Bunia. Les activités étaient paralysées et n’ont repris normalement que ce jeudi.
La communauté Alur à laquelle appartiennent les victimes a décrété un deuil de trois jours. Pour sa part, Jean Bamanisa Saidi, gouverneur de la province, a assuré la population de la détermination des autorités à rétablir la paix et a indiqué que des mesures sont prises pour sécuriser davantage Bunia."


"Bunia : 3 jours de deuil décrété par la communauté Alur après la décapitation de 8 personnes"
° https://actualite.cd/2019/07/19/bunia-3-jours-de-deuil-decrete-par-la-communaute-alur-apres-la-decapitation-de-8

"RDC : combats à l’arme lourde entre les FARDC et des hommes armés à Djugu"
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/securite/rdc-combats-larme-lourde-entre-les-fardc-et-des-hommes-armes-djugu

° https://www.jeuneafrique.com/805296/politique/rdc-pour-en-finir-avec-linsecurite-dans-le-sud-kivu-il-faut-une-approche-regionale/
° http://www.adiac-congo.com/content/violences-djuguituri-le-president-de-la-republique-qualifie-de-tentative-de-genocide-les
° https://www.digitalcongo.net/article/5d1611e6c3fe850004192d88/
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/societe/tanganyika-les-nations-unies-veulent-aider-les-deplaces-regagner-leurs
° https://www.radiookapi.net/2019/07/18/actualite/securite/kalemie-un-chef-mai-mai-appelle-les-autres-miliciens-se-rendre
° https://www.refworld.org/pdfid/51d2c26f4.pdf


"RDC: attaque d’un groupe armé dans le quartier Kamasaka, à Lubumbashi"
° http://www.rfi.fr/afrique/20190713-rdc-attaque-groupe-arme-bakata-katanga-kamasaka-lubumbashi-kyungu-mutanga-gedeon


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ? Empty Re: QUE SE PASSE-T-IL ENCORE EN ITURI ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum