EBOLA AU NORD-EST DU CONGO, UNE ÉPIDÉMIE DÉCIDÉMENT HORS CONTRÔLE ? POURQUOI DONC ET QUE FAIRE POUR EN VENIR A BOUT ?

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Message  ndonzwau le 4/10/2019, 3:20 am


"RDC : la vaccination, nouveau front de la lutte contre Ebola à Beni
° https://www.msf.fr/actualites/rdc-la-vaccination-nouveau-front-de-la-lutte-contre-ebola-a-beni

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Joseph MbokaniI Kambale, l’un des agents de sensibilisation déployés par le dispositif national de réponse à Ebola, répond aux questions des participants. Les craintes et les rumeurs découragent de nombreuses personnes de se faire vacciner. République démocratique du Congo. 2019.  :copyright:Samuel Sieber/MSF  

Beni, dans la province du Nord-Kivu, est l'un des principaux foyers de l'épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC). Depuis plus d'un an, la réponse à l'épidémie se déploie dans la ville. Sur place depuis les premiers jours de l'épidémie, Médecins Sans Frontières (MSF) a récemment commencé à soutenir les activités de vaccination, un outil prometteur dans la lutte contre la maladie. Mais atteindre les bonnes personnes à temps s’avère complexe.

Esther cligne à peine des yeux lorsqu'un médecin de l'équipe de vaccination lui injecte le vaccin expérimental Ebola appelé rVSV-ZEBOV dans le bras gauche, à Kimbangu, un village au sud-ouest de Beni. Justin*, son fils de deux ans et demi, éclate en sanglots lorsqu'il voit qu’une autre seringue est remplie et ne se calme que quelques minutes après avoir reçu son injection. Le vaccin provoque une petite douleur dans le bras, mais les effets secondaires sont généralement légers et les premiers résultats montrent que le vaccin offre une protection efficace à 95 % des participants après dix jours.

Communiqué de presseEbola en RDC : face à l’opacité de l’OMS, MSF appelle à la création d’un comité indépendant pour gérer la vaccination

Esther et son fils se sont rendus sur l'un des trois sites de vaccination mis en place chaque jour par MSF à Beni, dans le cadre des efforts renouvelés pour contenir Ebola, en collaboration avec les équipes d'intervention du ministère de la Santé et de l'Organisation mondiale de la Santé. « Il y a eu des cas confirmés d'Ebola dans mon quartier, et une équipe de surveillance m'a dit que nous devrions nous faire vacciner car nous sommes probablement des contacts », explique Esther. 
La mise en place des sites de vaccination suit une routine bien coordonnée. Une série de tables en plastique sont alignées à côté d'une salle d'attente, des formulaires d'inscription et de consentement sont mis en place et l'équipe de vaccination s'habille avec des tenues de protection. Ensuite, un véhicule MSF livre les premiers flacons du vaccin dans une boîte réfrigérée, et un membre de l'équipe de surveillance commence à identifier les personnes qui correspondent aux critères d’éligibilité.

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Justin, deux ans et demi, reçoit sa piqûre du vaccin expérimental Ebola rVSV-ZEBOV, dans un point de vaccination installé dans la communauté de Kimbangu, dans la ville de Beni. République démocratique du Congo. 2019.  :copyright: Samuel Sieber/MSF  
Les cas d'Ebola sont en baisse à Beni depuis fin août 2019, mais de nouveaux cas suspects et confirmés sont néanmoins admis chaque jour dans les zones d'isolement des centres de santé de la ville, ou dans le centre de traitement Ebola (CTE) géré par MSF. Déjà deux fois, en décembre 2018 et juin 2019, l'épidémie semblait être contenue, mais le nombre de cas est ensuite reparti à la hausse.
Ebola reste une maladie mortelle. Malgré la disponibilité d'un vaccin pour prévenir les infections et de nouveaux traitements pour les patients confirmés, plus de 3 100 personnes ont été infectées depuis le début de cette dixième et plus grande épidémie en RDC, et plus de 2 100 sont mortes à la mi-septembre. Les patients symptomatiques présentant de la fièvre, de la diarrhée ou des vomissements sont infectieux et doivent être isolés et traités le plus rapidement possible. Pourtant, dans l'ensemble du Nord-Kivu, le délai moyen entre la suspicion et le diagnostic d'un cas d'Ebola est de cinq jours, pendant lesquels les malades voyagent souvent et peuvent visiter plusieurs centres de santé. 
L'identification et la vaccination de contacts comme Esther et Justin sont donc fondamentales pour protéger les personnes à risque et représentent l'un des principaux défis pour contenir l'épidémie. Trois équipes MSF ont collaboré à la vaccination de 700 personnes au cours des deux premières semaines de vaccination et plus de 51 000 personnes ont été vaccinées à Beni par la réponse nationale Ebola et ses partenaires jusqu'à maintenant.

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Un membre des équipes MSF se prépare à entrer dans la zone à haut risque du centre de traitement Ebola de Beni. République démocratique du Congo. 2019.  :copyright: Samuel Sieber/MSF  
Néanmoins, en raison de l'utilisation restreinte et du statut expérimental du vaccin, la stratégie de vaccination dans le Nord-Kivu se limite actuellement à une approche dite “en anneau”. Seuls les contacts directs et indirects de cas probables et confirmés Ebola ou de travailleurs de première ligne comme les médecins et le personnel humanitaire sont ciblés par la campagne actuelle. Les équipes nationales de surveillance ne parviennent toutefois à retracer qu'un quart des contacts connus et probables – les autres ne sont toujours pas identifiés ou ne font l'objet d'aucun suivi. MSF a appelé à la création d'un comité international indépendant chargé d'évaluer et d'étendre la stratégie de vaccination et de gérer l'approvisionnement en vaccins de manière plus transparente.
« Nous aimerions élargir notre stratégie de vaccination et être plus flexibles pour répondre plus rapidement dans les zones sanitaires avec des cas confirmés Ebola, mais nous sommes actuellement limités à un nombre fixe de doses quotidiennes et travaillons dans des sites de vaccination prédéfinis », précise Joseph Musakane, responsable de cette activité pour MSF.
Les craintes et les rumeurs persistantes concernant le vaccin dans les communautés locales posent un défi supplémentaire aux équipes de vaccination. « Beaucoup de gens croient que la piqûre provoque l'impuissance, la maladie mentale, ou même Ebola, détaille Joseph MbokaniI Kambale, l’un des agents de sensibilisation déployés par le dispositif national de réponse à Ebola. D'autres confondent les symptômes d'Ebola avec une autre maladie ou suspectent un empoisonnement, et nous devons souvent convaincre les gens de venir se faire vacciner. »

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Une vaccination Ebola dans le centre de santé de Kanzulinzuli à Beni, soutenu par MSF. République démocratique du Congo. 2019.  :copyright: Samuel Sieber/MSF  
Rendre le traitement plus accessible et établir un climat de confiance avec la population locale s'est avéré tout aussi important pour les patients présentant des symptômes d'Ebola au début de l’épidémie. Dans un premier temps, les équipes MSF intervenaient dans un grand centre de transit de référence pour les cas suspects, mais elles se sont vite aperçues que les capacités d'isolement seraient beaucoup mieux positionnées au plus près des communautés. « Nous avons commencé à intégrer des petites structures d'isolement dans six des dix-huit centres de santé de Beni, où les patients et les cas suspects se sentaient plus à l'aise à l'époque », explique Tristan Le Lonquer, coordinateur du programme d’urgence de MSF à Goma. 
Les centres de santé sont désormais aussi de possibles sites de vaccination, offrant un espace sécurisé et abrité à proximité des communautés. En même temps, MSF renforce les services de soins de santé primaires existants dans les centres. « Nous soutenons les consultations ambulatoires, les maternités ou les activités de laboratoire, qui sont des services nécessaires et qui risquent d'être négligés pendant la réponse à Ebola », ajoute Tristan.

Un deuxième vaccin expérimental, nécessitant deux doses administrées à 56 jours d'intervalle, vient d'être approuvé en RDC dans le cadre d'un essai clinique, et MSF et son centre de recherche Epicentre font partie du consortium international qui guide l’essai.
À Beni, mettre fin à l'épidémie d'Ebola reste une tâche complexe. MSF n'a repris que récemment le centre de traitement Ebola qui dispose de 13 cubes d'isolement pour les soins d'urgence, trois grands services d'isolement pouvant accueillir jusqu'à 40 patients et où travaillent plus de 160 personnes. 
« Pour briser la chaîne de transmission, nous devons étendre notre approche de vaccination, offrir des possibilités intégrées d'isolement et de traitement, disposer d'un CTE de référence, mais aussi répondre à d'autres besoins de santé et établir une relation de confiance avec la communauté locale. Nous devons être présents sur tous les fronts pour gagner le combat contre Ebola », conclut Tristan Le Lonquer."
* Les noms des personnes ont été changés pour des raisons de confidentialité.


"RDC-Ebola : Dr Muyembe a fait part à Ilunkamba de l’évolution positive de la situation épidémiologique sur le terrain
° https://actualite.cd/2019/10/03/rdc-ebola-dr-muyembe-fait-part-ilunkamba-de-levolution-positive-de-la-situation

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Dr Jean-Jacques Muyembe et les membres du secrétariat technique de lutte contre Ebola ont échangé ce jeudi 3 octobre 2019 avec le premier ministre Ilunga Ilunkamba sur l’évolution de la situation épidémiologique au Nord-Kivu et en Ituri.
M. Muyembe a fait part au chef du gouvernement, de l’amélioration de la situation sur le terrain.

« De 10 à 20 cas de contamination par jour, le chiffre est passé hier mercredi à 1, des gros progrès rapportés au chef du Gouvernement. Des réalisations accomplies grâce à la molécule curative et efficace découverte par le DG de l’INRB Jean- Jacques Muyembe », indique le service de communication de la primature.

Le cumul total au 1 octobre 2019 est de 3197 cas (3083 confirmés & 114 probables) incluant 2136 décès enregistrés depuis le début de l’épidémie ; soit un taux de létalité de 67%.
Dr Jean-Jacques Muyembe a fait part également de besoin financier pour continuer la riposte. « Plusieurs partenaires impliqués dans ce combat vont bientôt bénéficier des appuis de la Banque Mondiale, des réunions fréquentes ont été sollicitées au numéro 1 du Gouvernement pour un meilleur partage des informations », ajoute le service de communication.
Le Gouvernement affirmait avoir déboursé 4 millions USD pour la riposte contre l’épidémie pendant le règne du Dr Oly Ilunga à la tête du ministère de la santé. Ce dernier ne reconnaît d’avoir géré qu’un million USD."


"Ebola en RDC : un deuxième vaccin sera introduit mi-octobre (OMS)
° https://information.tv5monde.com/afrique/ebola-en-rdc-un-deuxieme-vaccin-sera-introduit-mi-octobre-oms-322973
Les autorités congolaises entendent introduire un deuxième vaccin anti-Ebola à la mi-octobre. C'est une annonce de l'Organisation mondiale de la santé ce 23 septembre 2019, alors que MSF vient d'accuser l'OMS de "rationner" le premier vaccin en RDC où une épidémie de la fièvre hémorragique a déjà fait quelque 2 100 morts en plus d'un an.

"Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé leur intention d'introduire un deuxième vaccin expérimental Ebola, fabriqué par Johnson & Johnson, à partir de mi-octobre", a indiqué l'OMS dans un communiqué.
L'agence spécialisée de l'ONU a précisé que le vaccin, qui requiert l'administration de deux à 56 jours d'intervalle, sera administré à des populations à risque ciblées dans des régions où il n'y a pas de transmission active du virus Ebola.
"Les autorités de RDC, en décidant de déployer le deuxième vaccin expérimental (...) ont une fois de plus fait preuve de leadership et de détermination afin de mettre fin à cette épidémie dès que possible", a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.
Déclarée le 1er août 2018, la 10e épidémie de fièvre hémorragique Ebola sur le sol congolais a tué plus de 2.100 personnes. 
En juillet dernier, l'OMS a élevé la menace Ebola au rang "d'urgence de santé publique de portée internationale".
Jusqu'à présent, seul le vaccin expérimental fabriqué par Merck, jugé "très efficace et sûr" par l'OMS, avait été utilisé par la RDC.

L'ancien ministre de la Santé congolais Oly Ilunga avait démissionné le 22 juillet 2019, en dénonçant des tentatives d'introduction d'un deuxième vaccin "par des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste".
L'ex-ministre de la Santé a depuis été inculpé pour "détournement" présumé de fonds alloués à la lutte anti-Ebola, et placé en résidence surveillée à Kinshasa.
A ce jour, plus de 223 000 personnes ont reçu ce vaccin au cours de l'épidémie actuelle. Il continuera d'être administré à toutes les personnes à risque élevé d'infection à Ebola, dont celles qui ont été en contact avec une personne dont il a été confirmé qu'elle est atteinte d'Ebola.
Les contacts des contacts des personnes infectées par le virus sont également vaccinées, selon le principe dit de la "vaccination en anneau", a détaillé l'OMS.
En mai, le Groupe stratégique consultatif d'experts de l'OMS avait publié de nouvelles recommandations pour faire face aux difficultés liées à la mise en oeuvre de la vaccination anti-Ebola en RDC, suggérant notamment d'introduire le vaccin développé par Johnson & Johnson.
Le laboratoire belge Janssen Pharmaceuticals, filiale de l'Américain Johnson & Johnson, avait alors déclaré à la presse belge qu'il était prêt à envoyer des doses du vaccin en très grandes quantités."
° https://news.un.org/fr/story/2019/09/1052302
° https://www.radiookapi.net/2019/09/23/actualite/sante/ebola-en-rdc-un-deuxieme-vaccin-sera-introduit-la-mi-octobre-oms
° https://www.7sur7.cd/2019/09/23/ebola-en-rdc-loms-annonce-lintroduction-dun-deuxieme-vaccin-des-mi-octobre-par-les
° https://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/ebola/actualites/rdc-deuxieme-vaccin-ebola-30092019.html

"Nord-Kivu: le 2e vaccin va être introduit, il sera préventif et va d’abord cibler les commerçants"
° https://actualite.cd/2019/09/23/nord-kivu-le-2e-vaccin-va-etre-introduit-il-sera-preventif-et-va-dabord-cibler-les


"RDC: MSF accuse l’OMS de rationner le vaccin contre le virus Ebola
° http://www.rfi.fr/afrique/20190923-rdc-msf-oms-vaccin-virus-ebola-accusations-rationnement
En République démocratique du Congo, Médecins sans frontières demande la création d'un comité indépendant pour coordonner la vaccination contre le virus Ebola. L'ONG dénonce l'opacité de la gestion des stocks de vaccins par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'organisation Médecins sans frontières pousse un coup de gueule contre la gestion du premier vaccin contre le virus Ebola par l'Organisation mondiale de la santé, accusée de faire cavalier seul. Elle dénonce « le contrôle extrême » imposé par l’OMS sur la filière de vaccination. MSF, qui note le fait que le taux de mortalité est toujours très élevé, estime qu’« un des problèmes majeurs » auxquels ils font face est le rationnement de fait du vaccin par l'OMS aujourd'hui.
« On a un désaccord important avec l’OMS, notamment sur la vaccination en RDC, explique Isabelle Defourny, la directrice des opérations de MSF. On est face à une épidémie qui continue, qui a déjà fait 3 000 malades dont 2 000 sont décédés. Donc, on est face à une mortalité extrêmement élevée, 67% de mortalité. Et ceci, malgré l’existence de traitements et de vaccins efficaces. Voilà le constat. Pour le moment, ce n’est pas celui d’une réussite, même si on sait que c’est un combat long et compliqué évidemment, la lutte contre Ebola. Et concernant le vaccin, on pense qu’il y a besoin d’un vrai changement parce qu’il est possible aujourd’hui de doubler le nombre de personnes vaccinées. »

MSF en appelle donc à la mise en place d'un comité de coordination international indépendant du vaccin. « Cela fait des mois et des mois qu’on leur demande d’avoir un débat transparent et de pouvoir travailler avec eux à la résolution de ce problème qui est à un rythme trop faible de vaccination. Et la création d’un comité indépendant international serait une très bonne chose pour réussir à délivrer à plus de monde ce vaccin qui semble extrêmement efficace », ajoute Isabelle Defourny.

Vaccin encore au stade expérimental

L'OMS se justifie en rappelant qu'ils appliquent le principe de précaution en suivant un protocole « rigoureux » pour un vaccin encore au stade expérimental. « Il ne peut donc pas être utilisé comme d'autres vaccins, explique docteur Michel Yao, coordinateur de l'OMS pour la riposte contre Ebola dans le Nord-Kivu et l'Ituri.
« Ce vaccin, n'ayant pas encore eu l'autorisation de mise sur le marché, doit être encadré par un protocole strict, poursuit-il. Il doit être approuvé par des comités d'éthique. Son utilisation ne peut pas être la même que pour d'autres vaccins en-dehors de ce protocole autorisé par un groupe d'experts scientifiques indépendants. Un vaccin qui n'a pas encore eu sa licence ne peut pas non plus être produit en grande quantité. Les quantités que nous avons nous permettent de mettre en place le protocole conseillé par le groupe d'experts scientifiques »."
° https://www.jeuneafrique.com/833214/politique/ebola-en-rdc-msf-accuse-lorganisation-mondiale-de-la-sante-de-rationner-un-vaccin/

"Vaccin contre Ebola : «  seule une fraction de la population éligible en a bénéficié, une situation due en partie à un système opaque de gestion des vaccins », selon MSF
° https://actualite.cd/2019/09/23/vaccin-contre-ebola-seule-une-fraction-de-la-population-eligible-en-beneficie-une

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) constate que bien que le rythme de transmission de la maladie à virus Ebola semble en train de s’infléchir, mais certains foyers sont toujours actifs depuis un an tandis que d’autres se réactivent. Aussi, « le rythme de vaccination est trop lent et seule une fraction de la population éligible en a bénéficié jusqu’à présent  une situation due en partie à un système opaque de gestion des vaccins ».  Pour l’organisation, un des problèmes majeurs réside aujourd’hui dans le fait qu’en pratique le vaccin « est rationné par l’Organisation mondiale de la santé, et que trop peu de personnes à risque sont aujourd’hui protégées ».
«  On a trop pointé la défiance de la communauté et son ignorance supposées comme des obstacles majeurs dans la lutte contre la maladie. En réalité, davantage de gens demanderaient à être vaccinés si on leur faisait savoir clairement qu’ils peuvent être protégés du virus grâce à un vaccin qui a démontré son efficacité, tout comme ils chercheraient à obtenir des soins dès l’apparition des symptômes si on leur faisait savoir clairement qu’ils ont de grandes chances de guérir en recevant rapidement un des traitements (qui ont récemment fait leurs preuves).  Nous devons arrêter de faire des communautés les premiers responsables de leurs morts, et leur donner plus d’accès concret aux traitements et aux vaccins” déclare Dr Natalie Roberts, coordinatrice d’urgence pour MSF.

Pour MSF, il faut changer le dispositif vaccinal.
« Nous pensons qu’il est nécessaire et réaliste de doubler le rythme de vaccination : jusqu’à 2000-2500 personnes pourraient être vaccinées chaque jour, contre un rythme actuel de 500 à 1000 personnes. Nous disposons d’un vaccin efficace ; d’équipes de vaccinations prêtes à être déployées ; la chaîne de froid nécessaire à l’acheminement du vaccin est fonctionnelle ; le nombre de doses nécessaires pour couvrir les besoins actuels et l’extension de la couverture vaccinale est disponible, comme vient de le confirmer récemment l’entreprise pharmaceutique Merck qui le produit. Enfin, la vaste majorité de la population souhaite être vaccinée. Malgré ces éléments objectifs, la mise à disposition effective du vaccin sur le terrain, les critères d’éligibilité et leur application font l’objet de restrictions inexplicables », explique Dr Isabelle Defourny, Directrice des opérations pour MSF.

Dans un communiqué publié ce lundi, l’ONG signale que les efforts de MSF pour étendre l’accès à la vaccination en collaboration avec le Ministère de la Santé, et en conformité avec les recommandations du groupe SAGE, le groupe consultatif d’experts de l’OMS se sont heurtés au contrôle extrême imposé par l’OMS sur l’approvisionnement en vaccins et les critères d’éligibilité. Les équipes de vaccination de MSF au Nord Kivu ne reçoivent ainsi qu’au compte-gouttes des doses réservées à des personnes inscrites sur des listes prédéfinies.
« Les raisons derrière ces restrictions restent obscures : le rVSV-ZEBOV vaccin a démontré son innocuité et son efficacité avec des essais cliniques dont un essai de phase III en Guinée en 2015. En l’absence d’homologation, le Ministère de la santé congolais et l’OMS autorisent son administration en « accès élargi » dit aussi « usage compassionnel », et peut donc être théoriquement délivré largement aux personnes exposées. Merck vient de déclarer qu’en plus des 245 000 doses déjà délivrées à l’OMS, ils étaient prêts à envoyer 190 000 autres doses si nécessaire, et que 650 000 autres seraient mises à disposition dans les 6 à 18 prochains mois », ajoute MSF.

Ainsi, l’ONG appelle à la création d’un comité de coordination international indépendant afin de garantir une gestion transparente des programmes de vaccination Ebola, et d’assurer que les vaccins profitent au plus grand nombre possible de personnes exposées au virus.
« MSF appelle en urgence à la création d’un comité de coordination international indépendant, sur le modèle de l’International Coordination Group créé en 1997 qui est composé de MSF, de la Fédération internationale de la Croix Rouge, de l’OMS et de l’Unicef, et qui a fait la preuve de son efficacité dans la gestion d’épidémies massives de méningite, de fièvre jaune et de choléra et d’accès limité aux vaccins. Ce groupe rassemblerait des partenaires mandatés pour améliorer la coordination de la vaccination, garantir la transparence sur la gestion des stocks et le partage des données, stimuler des discussions ouvertes avec les producteurs de vaccins, et au final assurer que les vaccins bénéficient au plus grand nombre possible de gens exposés au virus », argumente l’organisation."
° https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-ebola-polemique-sur-la-politique-de-vaccination-23-09-2019-2337150_3826.php

"Ebola en RDC : les vaccins de la discorde"
° https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Ebola-RDC-vaccins-discorde-2019-09-24-1201049584


"RDC : 9 contacts à haut risque interceptés à Ngongolyio (Nord-Kivu), ils venaient d’une aire de santé de l’Ituri
° https://actualite.cd/2019/10/01/rdc-9-contacts-haut-risque-interceptes-ngongolyio-nord-kivu-ils-venaient-dune-aire-de
Neuf contacts à  haut risque de la maladie à virus Ebola en provenance de Lwemba, une Aire de santé de la zone de santé de Mandima (Ituri) ont été interceptés à Ngongolyio (Nord-Kivu), a rapporté ce mardi le sous-coordonnateur de la riposte à Beni, Dr Pierre-Céleste Adike.
La même source renseigne que ces personnes ont été interceptées par un chef de quartier, qui avait automatiquement alerté les équipes de la riposte à Beni. Une équipe d’intervention rapide avait été dépêchée sur place.

« Ces neuf personnes étaient en transit à Beni chez l’un des membres de leur famille  pour Kabasha à Kalunguta dans la sous-coordination de Butembo, où ils résident en provenance de Lwemba, où ils sont allés assister à un deuil.  Aussitôt après cette interception, les membres de la famille d’accueil ont été vaccinés. Le suivi de ces neuf personnes contacts continuera à Butembo, d’autant plus que leurs noms a déjà été communiqués dans toutes les coordinations de la riposte », a rapporté le secrétariat technique de la riposte, qui rappelle que depuis 15 jours, les activités de la riposte sont suspendues à Lwemba suite aux conflits interethniques et à l’insécurité.

Suivez les explications du Dr Pierre-Céleste Adike ici.
Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.194, dont 3.080 confirmés et 114 probables. Au total, il y a eu 2.136 décès (2022 confirmés et 114 probables) et 991 personnes guéries."
° https://www.radiookapi.net/2019/09/22/actualite/sante/ebola-en-ituri-9-nouveaux-cas-enregistres-butama


"RDC: Cinq nouveaux médicaments approuvés seront introduits dans la lutte contre Ebola, annonce F. Tshisekedi
° https://actualite.cd/2019/09/27/rdc-cinq-nouveaux-medicaments-approuves-seront-introduits-dans-la-lutte-contre-ebola
Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo (RDC), s’est exprimé ce jeudi 26 septembre au cours de la 7e plénière du débat général de la 74e session de l'assemblée générale de l’ONU à New York (USA).  Il a notamment évoqué les efforts fournis par les équipes de la riposte contre la maladie à virus Ebola pour mettre fin à l’épidémie qui sévit dans l’Est de son pays.
« La nouvelle stratégie de riposte commence à produire ses effets, notamment dans la ville de Goma qui est aujourd’hui à l’abri du virus. Même si beaucoup a été fait, l’épidémie n’est pas encore éradiquée. La stratégie sera renforcée par l’introduction de cinq nouveaux médicaments approuvés, en plus du vaccin contre la maladie à virus Ebola, qui permettront de se débarrasser complètement de ce fléau », a annoncé Félix Tshisekedi.

Il a rendu hommage au Professeur Jean-Jacques Muyembe, coordonateur du secrétariat technique de la riposte. Il est celui « qui a identifié le virus d’Ebola et dont les travaux de recherche ont conduit à la découverte du MB114, une molécule thérapeutique pour le traitement de cette maladie ».
En plus de l’introduction de ces nouveaux médicaments, la RDC va introduire un deuxième vaccin dans la lutte contre la maladie à virus Ebola à partir de mi-octobre. Vaccin préventif, il ne sera utilisé que dans des zones non encore infectées et va cibler premièrement les commerçants qui traversent régulièrement la frontière Goma-Gisenyi.
Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.178, dont 3.066 confirmés et 112 probables. Au total, il y a eu 2.126 décès (2014 confirmés et 112 probables) et 981 personnes guéries."


"Ebola : le secrétariat technique adopte une stratégie basée sur les messages éducatifs positifs""
° https://www.radiookapi.net/2019/09/26/actualite/sante/ebola-le-secretariat-technique-adopte-une-strategie-basee-sur-les

"Ebola : L’apport des médias a aussi permis aux communautés du Nord-Kivu de s’approprier la riposte contre l’épidémie"
° https://actualite.cd/2019/09/27/ebola-lapport-des-medias-aussi-permis-aux-communautes-du-nord-kivu-de-sapproprier-la


° https://www.radiookapi.net/2019/10/01/actualite/sante/mambasa-des-hommes-armes-attaquent-une-equipe-de-riposte-contre-ebola
° https://www.radiookapi.net/2019/10/02/actualite/societe/ituri-paralysie-dactivites-economiques-mongwalu
° https://actualite.cd/2019/09/24/rdc-le-canada-pret-aider-rebatir-le-systeme-de-sante-touche-par-ebola


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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