TSHISEKEDI EN COURS DE GAGNER LA BATAILLE CONTRE 'JK' ET KAMERHE ? TSHISEKEDI CONTRAINT DE CHOISIR ENTRE LE FCC ET L'AMERIQUE ? JUSQU'OU PEUT-IL ALLER MAINTENANT ?

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Message  ndonzwau le 14/2/2020, 7:33 pm

Tshisekedi en cours de gagner la bataille contre 'JK' et Kamerhe ? Tshisekedi contraint de choisir entre le FCC et l'Amérique ?? Jusqu'où peut-il aller effectivement ???
En effet des titres de la presse ont rejoint heureux mes avis et interrogations, "La fin d'un mythe : les Kabilistes impuissants face à Tshisekedi ?", "RDC: Félix Tshisekedi, l’Amérique ou Kabila", "Des cadavres dans les placards/Tshisekedi-Kabila : qui va couler l’autre ?", "Instabilité dans l’Est de la RDC: les Etats-Unis conditionnent leurs appuis à la réforme dans l’armée", "La descente aux enfers de Kalev Mutond"... ; tout pour pousser à en savoir davantage...


Que se passe-t-il exactement sur la scène politique du pays en même temps que les conditions socio-économiques du citoyen empirent jour après jour partout ? Beaucoup de choses en fait mine de rien, notamment Félix Tshisekedi contre son partenaire 'JK' ou CACH contre FCC càd Tshisekedi contre Kamerhe, l'Udps contre l'UNC mais aussi le président Tshisekedi planté entre l'Amérique et 'JK'...  Jusqu'où ? Voyons voir...

1° L'année 2019 a quasiment correspondu à l'An 1 du pouvoir de Tshisekedi qui a succédé officiellement à 'JK' le 24 janvier 2019 et le gros de cette année a vu un faux rythme de fonctionnement des institutions et affaires du pays tant quand tout n'était pas en attente des substituts pas toujours valides pavaient les parterres informes d'un pays où tout semble flou comme si un loup était au coin de la rue. De la confusion et du  flou qui sont devenus encore plus sensibles ces derniers jours quand les relations déjà compliquées entre les principaux partenaires de la coalition au pouvoir, CACH-FCC, se sont davantage tendus et s'y sont ajoutés des brouilles progressivement fortes au sein de CACH, Kamerhe devenant de plus en plus décrié par l'Udps.

2° Ces jours-ci aprés les querelles verbales entre un Kabund, un Kabuya... contre un Shadary, un Mova, un Kinanga..., on en est arrivé à un Yuma débarqué de l'avion, absent lors d'une importante inauguration à la Gécamines pour poursuites
judiciaires en cours en rapport avec des centaines des millions disparues  ; puis c'est Shadary et 'Jaynet Kabila' qui ont subi le même sort. Avant-hier c'est l'ex-tout-puissant administrateur de l'ANR Kalev qui a été interpellé et longtemps entendu pour soupçons d'atteinte à la sécurité de l'Etat lors d'un voyage en Ouganda. Ca y'est les 'dignitaires kabilistes' ne sont plus intouchables le nouveau Président enfin capable d'imposer son autorité dans le pays face à l'ancien régime qui le lui empêchait jusque-là. Fini le mythe de leur toute-puissance, Tshisekedi enfin à même de les défier ouvertement !?

3° Tshisekedi comme tous ses autres collègues africains se voit obligé de coopérer avec les puissances occidentales et davantage avec l'Amérique qui lorgne sur notre riche patrimoine matériel et humain comme de notre position géostratégique idéale au cœur de l'Afrique et nous offre volontiers son partenariat privilégié. Ce n'est pas encore le lieu de discuter de l'opportunité 'idéologique' de leur présence à nos côtés mais de décider de façon pragmatique si leur soutien peut nous apporter un plus dans notre combat pour une démocratie efficace, au contraire des régimes arbitraires et prédateurs d'avant. Et cette Amérique à raison plus qu'à tort, conditionne très clairement son aide totale à l'absence de la moindre alliance de Tshisekedi et ne manque pas ainsi de regretter la lenteur de Tshisekedi à se séparer des troupes du FCC malgré son insistance.

Question : Washington a-t-il pu lui accorder des moyens supplémentaires pour s'en séparer ou c'est ce dernier qui n'a pas encore l'intelligence et le courage de déboulonner le système dictatorial comme il en avait pris l'engagement lors de son premier voyage en Amérique en avril dernier ? Qu'importe, aujourd'hui  il lui faut choisir sous peine de rater un atout de plus pour sa survie.
Que va faire effectivement Tshisekedi ?



"La fin du mythe: les Kabilistes impuissants face à Tshisekedi?
14 février 2020

° https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/02/14/la-fin-du-mythe-les-kabilistes-impuissants-face-a-tshisekedi.html/54137/
Un à un, les dignitaires Kabilistes sont touchés par le nouveau pouvoir de Félix Tshisekedi, dans un bras de fer que l'actuel Chef de l'Etat semble, pour l'instant, remporter.

Histoire d’une drôle d’alliance. La coalition entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila a toujours connu des hauts et bas, sans pourtant atteindre un niveau aussi tendu. Pendant longtemps, des cadres Kabilistes, surtout politiques, ont résisté au changement de régime, aboyant parfois, comme s’ils gardaient encore tous les pouvoirs en RDC. Emmanuel Razamani Shadary en est le symbole.
« Nous sortons d’un système qui est resté longtemps au pouvoir et certains collaborateurs ont encore quelques réflexes du passé, ont tendance à croire qu’ils sont encore au pouvoir, il y a eu des actes maladroits mais, essayant de m’élever au-dessus de tout cela je crois qu’il faut privilégier la paix, la stabilité… Eviter toute crise intempestive qui aurait un impact sur l’économie et l’évolution du pays », avait appelé Félix Tshisekedi dans les colonnes du journal Belge Le Soir.

En effet, durant toute l’année 2019, le candidat malheureux du FCC à la Présidentielle ne manquera pas d’occasion pour clamer la force politique de son camp, frisant parfois la provocation à l’endroit du pouvoir du président Félix Tshisekedi. En novembre, Shadary s’affiche en Kimono, promettant des “uppercuts” et défiant plus que jamais l’UDPS et ses alliés. D’autres dirigeants du PPRD lui emboîtent le pas. Henri Mova, ancien secrétaire général du PPRD entre mai 2015 et février 2018, s’est fait remarqué dans une sortie à polémique.  « Comme vous le pouvez voir ! Est-ce qu’il (Emmanuel Shadary, ndlr) avait échoué ? Est-ce que quelqu’un qui a échoué peut-il se tenir avec autant d’assurance devant les gens ? Est-ce qu’il peut avoir encore la force diriger autant des personnes comme aujourd’hui? Comprenez qu’il s’agit des stratégies. Comme le Général Che Guevara lui-même, notre Général Major, c’est toujours de la stratégie ».
Le fait est que depuis son élection, Félix Tshisekedi est décrit comme un « pantin » tant par l’opposition, emmenée par Martin Fayulu, que par des cadres même de Kabila. Ces déclarations ont peu-être fini par jouer une influence chez le président congolais qui semble visiblement décidé à prendre les choses en main. Mais Shadary ne sera pas le premier à être touché. Dans des échanges qui resteront secrets, il est rapporté qu’Albert Yuma, dirigeant de la Gécamines et très puissant proche de Kabila, serait allé jusqu’à menacer le président congolais de destitution.

Bras de fer

Soudain, Félix Tshisekedi rend les coup. Yuma se voit interdit de voyager. La justice enquête désormais sur lui, dans un dossier de détournement présumé de 200 millions de dollars. Continuant sur sa lancée, Emmanuel Shadary croit bien faire en venant au sécours de Yuma, menaçant de “paralyser le pays”. A son tour, il est épinglé à l’aéroport de N’djili, interdit de voyager, accusé de détenir un passeport diplomatique dont il n’avait pas le droit. Le lendemain, la panique gagne Shadary lorsqu’il apprend que son domicile au centre-ville de Kinshasa pourrait lui être retirée…

La soeur-jumelle du président Joseph Kabila, plus réservée certes, voit la DGM la rappeler à l’ordre, du moins à en croire certains médias. Elle se serait soustraite des démarches de voyages à l’aéroport. Mais le coup le plus spectaculaire touche l’homme le plus intouchable de la maison Kabila. Kalev Mutond, flic et maître espion de Kabila, est ciblé par les renseignements, accusé, semble-t-il, d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Lui aussi est interdit de voyager.
Joseph Kabila et le FCC n’ont jusque-là, répondu que par des voies discrètes entre les deux camps. En dehors de l’épisode de Londres, qui avait donné lieu à des menaces de dissolution de l’Assemblée nationale de la part du président Tshisekedi et de destitution de la part de la coalition de Kabila, le FCC n’a jamais répondu officiellement aux incidents touchant Shadary ou, désormais, Kalev Mutond.

A Kinshasa, le mythe du pouvoir Kabiliste tombe néanmoins. L’insolent silence de sa coalition laisse entendre que cette dernière ne dispose pas beaucoup de marges de manœuvres pour répondre au président congolais. Tant, aux yeux de la rue et de la communauté internationale, Félix Tshisekedi dispose d’un grand soutien. Un quelconque affrontement pourrait rapidement précipiter la coalition de Kabila.
Cependant, il est aussi clair que ni le PPRD, encore moins le FCC ne resteront de marbre face à ce que beaucoup de leurs cadres qualifient “humiliations répétées et inutiles”. Au risque d’avoir une réaction concertée et demeurée."


"RDC: Félix Tshisekedi, l’Amérique ou Kabila - 13 février 2020
° https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/02/13/rdc-felix-tshisekedi-lamerique-ou-kabila.html/54077/
Le soutien des Etats-Unis au pouvoir de Félix Tshisekedi se heurte à son alliance avec Joseph Kabila que l’Amérique ne veut plus voir dans la sphère du pouvoir en République démocratique du Congo. Alors que le nouveau président de la RDC a longtemps surfé entre les deux, il est temps pour lui de choisir.

Mike Pompeo, le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis annoncé en République démocratique du Congo durant ce mois de février par le Président Félix Tshisekedi lui-même, ne viendra pas. A la place, le Chef de la diplomatie américaine a choisi l’Angola. Si les Etats-Unis, du moins l’Ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer, a tenté de sauver les apparences en annonçant et obtenant la visite de l’Envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands Lacs, Peter Pham, cette visite manquée du plus haut responsable de la politique étrangère des Etats-Unis en RDC est un véritable affront pour le président Tshisekedi, qui avait tout fait pour l’obtenir.
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POLITICO.CD  ✔  @politicocd
Contrairement à l'annonce du président Tshisekedi, Mike Pompeo ne viendra pas en #RDC en février https://www.politico.cd/en-clair/2020/02/05/contrairement-a-lannonce-du-president-tshisekedi-mike-pompeo-ne-viendra-pas-en-rdc.html/53751/ …

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En effet, derrière cette annulation, se joue un duel entre l’Amérique et Joseph Kabila, l’ancien président congolais, qui continue d’exercer le pouvoir en RDC, dans une alliance avec Félix Tshiskedi, depuis son départ officiel de la présidence à l’issue des élections de décembre 2018.  Dès son élection, Félix Tshisekedi a tenté de se rapprocher des Etats-Unis, mais ces derniers ont été un peu plus clairs dans leurs intentions.  « Le grand problème qu’il y a au Congo c’est la corruption. Il n’y avait pas d’investissement américain dans ce pays parce qu’il y a de l’insécurité et de la corruption. La plupart des compagnies américaines sont sorties de la RDC à cause de la corruption », confiait Mike Hammer, l’Ambassadeur américain à Kinshasa en avril dernier.

« Kabila contre l’aide américaine »

Un peu plus tôt, le même ambassadeur américain, très actif, au point d’être le seul officiel américain qui jure par Kinshasa, proposait déjà une collaboration officielle entre le nouveau pouvoir de Kinshasa et Washington autour de la lutte contre la corruption. “Cette semaine, j’ai discuté avec le Président Tshisekedi des moyens par lesquels les États-Unis peuvent l’aider à lutter contre la corruption en RDC. Voyez ici certains des programmes que notre Bureau INL peut utiliser pour appuyer les efforts congolais“.
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Mike “Nzita” Hammer  ✔  @USAmbDRC
Cette semaine, j'ai discuté avec le Président Tshisekedi des moyens par lesquels les États-Unis peuvent l'aider à lutter contre la corruption en #RDC. Voyez ici certains des programmes que notre Bureau INL peut utiliser pour appuyer les efforts congolais. https://twitter.com/USAenFrancais/status/1091671374643503104 …
USA en Français  ✔  @USAenFrancais
Le @StateINL collabore avec plus de 90 pays, contribuant à établir des institutions de justice pénale transparentes et efficaces et à promouvoir l’état de droit, prévenir la #corruption et faire payer les corrompus. #UniscontrelaCorruption @ONUDC http://ow.ly/L2XL30n3MlC

Mais lutter contre la « corruption » est une affaire difficile en RDC. De plus, les Etats-Unis n’ont pas choisi ce créneau innocemment. Le fait est que dans leur opposition au système de Kabila, les Etats-Unis espèrent ainsi, au départ de l’ancien président, affaiblir sa coalition, à l’image de ce qui se fait en Angola, où João Lourenço liquide petit à petit le système Eduardo Dos Santos.
En RDC, la situation est différente. Jusqu’à la veille des élections, Félix Tshisekedi n’avait encore aucune idée de l’emporter. A la différence de Lourenço, qui est un ancien général très respecté, en plus de faire partie de la même formation politique que son prédécesseur, Félix Tshisekedi vient de l’opposition, sans ancrage dans l’ancien pouvoir, et a été élu sans majorité parlementaire, dans une victoire contestée. Le nouveau président congolais se retrouve face à une opposition pléthorique et un ancien président qui, en plus d’être son allié, n’a pas véritable fini avec la politique, comme le serait Eduardo Dos Santos.

Félix Tshisekedi captera néanmoins la volonté américaine au bout de ses multiples voyages à Washington. Dès le début, il déclare vouloir « déboulonner le système dictatorial » de Joseph Kabila. Mais très vite, le fils d’Etienne Tshisekedi, par pragmatisme ou crainte, met en place une pratique d’équilibrisme étonnant. Quand il voyage, il affirme son pouvoir, comme à Berlin, en Allemagne, où affirme que Joseph Kabila n’est qu’un « consultant ». A son retour au pays, on le voit à nouveau déclarer sa flamme à son alliance avec Kabila.  Des lieutenants de Félix Tshisekedi jouent également dans les deux sens. Un moment, on voit Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS, appeler à préserver la coalition, l’autre moment, on le voit menaçant ses alliés de nages.

Un pas à gauche, deux pas à droite

Quelques semaines avant l’annonce de l’arrivée de Mike Pompeo à Kinshasa, Félix Tshisekedi se voit interpeller tant par les américains que les Kabilistes de ses vas-et-viens, qui finissent par lasser tous les bords. Car pendant que Tshisekedi voyage à tout-va, la situation au pays ne s’améliore pas. Les travaux du programme de cent jours du président Tshisekedi tournent en un fiasco. La situation économique également n’est pas au beau fixe. Le pays manque de l’argent et dépense mal! Les retombées des nombreux voyages du président se font rares. A l’image des américains, le monde et les organisations financières internationales hésitent, regardant de loin le duel. Par ailleurs, si la coalition de Joseph Kabila est jugée nuisible par la donne internationale, au Congo, on découvre qu’au sein même de la coalition de Félix Tshisekedi, il y a bel et bien des pommes pourries.

Entre-temps, le FMI envisage certes un nouveau partenariat financier avec la RDC à la suite de la reprise des discussions entre les deux parties, obtenue par le président Félix Tshisekedi. Mais le Conseil d’administration du FMI a achevé ses consultations, au titre de l’article IV, avec la RDC le 3 septembre dernier, annonçant une série de recommandations au gouvernement congolais. Parmi les recommandations, le FMI appelle les autorités congolaises à s’activer dans la mise en place des mesures pour la lutter contre la corruption en RDC.  “Les administrateurs ont convenu que la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance étaient essentiels pour renforcer l’efficacité des dépenses publiques et les perspectives de croissance“, fait savoir un communiqué du FMI.
Pour renforcer la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources naturelles, les Administrateurs du FMI ont également appelé à la “mise en adjudication publique des actifs miniers, à la publication de tous les contrats miniers, à la divulgation de la propriété réelle des contractants et à la publication des états financiers vérifiés des entreprises d’État

L’équilibrisme de Tshisekedi lasse

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POLITICO.CD  ✔  @politicocd
GRAND ANGLE/ Le monde déroule le tapis rouge à Tshisekedi, mais conditionne son retour en #RDC [par @litsanichoukran] https://www.politico.cd/encontinu/2019/11/16/tshisekedi-au-dela-des-tapis-rouges.html …

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Alors pour arranger le terrain, à l’arrivée de Pompeo, Félix Tshisekedi, durant une visite à Londres, hausse le ton, menace cette fois de virer des ministres, mais également de dissoudre l’Assemblée nationale. Le message visible adressé aux Kabilistes, est finalement envoyé aux américains, dans le souci de s’activer finalement. Mais l’Amérique, tout comme Kabila, est fatiguée de l’équilibrisme du président.
D’un côté, les Kabilistes haussent le ton, menacent à leur tour Tshisekedi de « destitution ». Le menace résonne jusqu’à Washington, car entre-temps, une pluie violente s’abat sur Kinshasa, et décoiffe les tôles bleues qui cachaient l’évolution de la construction des saut-de-moutons, des éléphants blancs qui provoquent la colère des kinois. La polémique éclate et, avec elle, des accusations de corruption. Mais, pour une fois, aucun Kabiliste n’est cité. Des gens de Tshisekedi ont commis le forfait seuls. Le mot « corruption » naît pour la première, sans intervention de Kabila.

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POLITICO.CD  ✔  @politicocd
#RDC GRAND ANGLE/ Saut-de-moutons, autopsie du fiasco: où se situe réellement le problème!
[par @litsanichoukran] https://www.politico.cd/grand-angle/2020/02/06/saut-de-moutons-autopsie-du-fiasco.html/53818/ …

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Aux Etats-Unis, le cocktail est suffisant pour jugement : Félix Tshisekedi n’est pas aussi prêt que Joao Lourenco de l’Angola, à lutter contre la « corruption ». La décision tombe. Mike Pompeo prend Félix Tshisekedi à contre-pied. Sans explication, du moins officielle. Pour faire passer le message, Mike Hammer obtient l’arrivée de Peter Pham à Kinshasa. Mais ce dernier ne vient pas avec des cadeaux. Une maigre signature de « mémorandum » d’investissement, promettant un milliard sans trop de détails. Mais devant les caméras, jamais des officiels n’ont été clairs : il faut lutter contre la corruption.
« Je viens dans le cadre de notre partenariat privilégier pour la paix et la prospérité que les USA ont commencé l’année dernière avec le nouvelles autorités congolaises.  Nous continuons à venir dans ce pays parce que c’est engagement est important. Nous tenons à ce partenariat et dans ce cadre il faut écouter le partenaire. Je suis venu écouter le partenaire, le 1er ministre mais aussi de discuter de nos priorités. Ce sont des priorités tracées par le président. Il y a aussi la lutte contre la corruption qui est nécessaire pour l’amélioration du climat des affaires afin d’attirer les investisseurs », insiste  Dr J. Peter Pham à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre (Kabiliste). 
« Honoré d’être reçu par Son Excellence Felix Tshisekedi pour réaffirmer notre partenariat privilégié avec une important accord d’investissement privé et savoir comment les USA peuvent aider la RDC à apporter la sécurité, à lutter contre la corruption et quiconque fait obstacle au changement », enfonce-t-il, cette fois dans un tweet.
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Litsani Choukran  @LitsaniChoukran
Les USA ne peuvent pas assister militairement la #RDC, notamment dans la traque des ADF dans la région de Beni, parce qu'il y a des militaires sanctionnés au sein de l'armée congolaise. @DrJPPham l'a une fois de plus expliqué hier au Palais dr la nation.

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Comme pour réagir, à l’aéroport international de N’djili, presque au même moment, Kalev Mutond, qui s’offrait quelques menaces à l’encontre du parti de Tshisekedi, est interpellé et auditionné par la même ANR sur qui il régnait jadis. La portée symbolique est immense à Kinshasa. Mais avant Mutond, Emmanuel Ramazani Shadary avait vécu la même situation, au même aéroport. Et la rumeur veut que la sœur-jumelle du président Kabila, Jaynet Kabila, ait vécue la même scène. Sauf que ces vas-et-viens ne ressemblent, ni aux yeux des américains, encore moins à Kinshasa, à une vraie lutte contre la corruption. Ils ressemblent de plus en plus à des hésitations ou une guerre de nerfs entre alliés, qui se testent et testent leurs limites.

Le temps de faire un choix

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Une chose reste également incertaine : la dévotion de Félix Tshisekedi envers l’Amérique. La légende veut que le pays de l’Oncle Sam n’ait jamais été fidèle dans ses engagements et Joseph Kabila peut en témoigner dans l’oreille de Tshisekedi. Pendant ce temps, il est aussi clair que « la lute contre la corruption » conduise Félix Tshisekedi à se séparer d’un autre allié de taille, en la personne de Vital Kamerhe, qui croule sous des soupçons pour son rôle de gestionnaire du programme de 100 jours. Car au Congo, loin de la conception américaine, Kabila ne symbolise pas à lui tout seul la corruption. Les alliés et même les membres du cabinet du président Tshisekedi ne sont non plus irréprochables. Une telle chasse risque de chambouler la donne, pour un pouvoir qui ne maîtrise toujours pas tous les aspects. Surtout que jusque-là, Joseph Kabila, loin, depuis sa ferme à Kingakati, n’a jamais véritablement réagi… Rien n’indique qu’une alliance totale avec les Etats-Unis ne puissent garantir une réussite à Félix Tshisekedi, encore moins une tranquillité et une stabilité à la RDC.

Toutefois, la rue gronde. Le « peuple d’abord » tant attendu d’un pouvoir qui avait tout promis n’est toujours pas visible. Après un an de promesses, l’année de l’action doit commencer. Mais elle n’aura lieu qu’en choisissant un camp, une lutte à mener. Entre Kabila et les Etats-Unis, Félix Tshisekedi ne peut plus continuer à jongler. Ses deux courtisans s’impatientent. Du côté de Vital Kamerhe, les menaces à répétition ne passent plus. Martin Fayulu aussi, aux côtés d’autres opposants, commencent à se faire entendre, la situation est plus que grave. Bref, jamais, un après son arrivée Félix Tshisekedi n’a autant été placé dans une situation où il doit s’assumer."

"Des cadavres dans les placards/Tshisekedi-Kabila : qui va couler l’autre ? - 13 février 2020
° https://lepotentielonline.net/2020/02/13/des-cadavres-dans-les-placards-tshisekedi-kabila-qui-va-couler-lautre/

"La descente aux enfers de Kalev Mutond - 14 février 2020
° https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/02/14/la-descente-aux-enfers-de-kalev-mutond.html/54129/
"D’anciens prisonniers d’opinion vont déposer une plainte collective contre Kalev Mutond - 13 février 2020
° https://www.politico.cd/encontinu/2020/02/13/danciens-prisonniers-dopinion-vont-deposer-une-plainte-collective-contre-kalev-mutond.html/54124/
"Tous les postes frontières saisis, Kalev interdit de sortir du pays 14 février 2020
° https://actualite.cd/2020/02/14/tous-les-postes-frontieres-saisis-kalev-interdit-de-sortir-du-pays
"RDC: une plainte va être déposée contre Kalev  - 14 février 2020
° https://actualite.cd/2020/02/14/rdc-une-plainte-va-etre-deposee-contre-kalev
"Caricature: Kalev et sa « visite » à l’ANR - 13 février 2020
° https://actualite.cd/2020/02/13/caricature-kalev-et-sa-visite-lanr
° https://actualite.cd/2020/02/12/rdc-kalev-mutond-interpelle-laeroport-de-ndjili


"Instabilité dans l’Est de la RDC: les Etats-Unis conditionnent leurs appuis à la réforme dans l’armée - 13 février 2020
° https://lepotentielonline.net/2020/02/13/instabilite-dans-lest-de-la-rdc-les-etats-unis-conditionnent-leurs-appuis-a-la-reforme-dans-larmee-2/
"Kalev libre après une brève interpellation par l’ANR - 13 février 2020
° https://lepotentielonline.net/2020/02/13/kalev-libre-apres-une-breve-interpellation-par-lanr/
"Mystère sur le « cas Kalev » - 13 février 2020
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article24049
"
"RDC: Kalev Mutond, une “interpellation” pour le faire taire?
13 février 2020

° https://www.politico.cd/debats/2020/02/13/rdc-kalev-mutond-une-interpellation-pour-le-faire-taire.html/54096/

"RDC: le tribunal de l’UE rejette les recours déposés par les proches de Kabila placés sous sanctions - 14 février 2020
° https://actualite.cd/2020/02/14/rdc-le-tribunal-de-lue-rejette-les-recours-deposes-par-les-proches-de-kabila-places-sous


"Balkanisation de la RDC:Une obsession rwandaise (Réponse d'Honoré NGBANDA aux rwandais) 12 févr. 2020
https://youtu.be/1fE2yQLpHcs
"ATTAQUES CONTRE VITAL KAMERHE SUR LES RESEAUX SOCIAUX
* D’ores et déjà, le parti du dircab de Fatshi... - 13 février 2020

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article24050

"Washington demande de fouiner dans les placards de Kabila - 14 février 2020
° https://lepotentielonline.net/2020/02/14/washington-demande-de-fouiner-dans-les-placards-de-kabila/
"Instabilité dans l’Est de la RDC: les Etats-Unis conditionnent leurs appuis à la réforme dans l’armée - 13 février 2020
° https://lepotentielonline.net/2020/02/13/instabilite-dans-lest-de-la-rdc-les-etats-unis-conditionnent-leurs-appuis-a-la-reforme-dans-larmee-2/
"Coopération RDC-USA : Tshisekedi récolte les premiers fruits - 13 février 202
° https://laprosperiteonline.net/2020/02/13/cooperation-rdc-usa-tshisekedi-recolte-les-premiers-fruits/


"Pourquoi Mike Pompeo ne s’est pas rendu en RDC, la réponse de Mike Hammer - 13 février 2020
° https://actualite.cd/2020/02/13/pourquoi-mike-pompeo-ne-sest-pas-rendu-en-rdc-la-reponse-de-mike-hammer
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/14/le-chef-de-la-diplomatie-americaine-part-en-afrique-pour-tenter-d-y-dissiper-les-malentendus_6029568_3212.html
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/06/le-secretaire-d-etat-americain-se-rendra-en-afrique-mi-fevrier-pour-la-premiere-fois_6028608_3212.html
"RDC: la lutte contre la corruption préalable indispensable pour les investisseurs US - 13/02/2020
° http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-rdc-lutte-corruption-pr%C3%A9alable-indispensable-investisseurs-us


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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TSHISEKEDI EN COURS DE GAGNER LA BATAILLE CONTRE 'JK' ET KAMERHE  ?  TSHISEKEDI CONTRAINT DE CHOISIR ENTRE LE FCC ET L'AMERIQUE ? JUSQU'OU PEUT-IL ALLER MAINTENANT ? Empty Re: TSHISEKEDI EN COURS DE GAGNER LA BATAILLE CONTRE 'JK' ET KAMERHE ? TSHISEKEDI CONTRAINT DE CHOISIR ENTRE LE FCC ET L'AMERIQUE ? JUSQU'OU PEUT-IL ALLER MAINTENANT ?

Message  ndonzwau le 15/2/2020, 5:34 am

PS


"Les Etats-Unis accentuent la pression sur Félix Tshisekedi pour « dékabiliser » la RDC -14 février 2020
° https://congolibere.com/les-etats-unis-accentuent-la-pression-sur-felix-tshisekedi-pour-dekabiliser-la-rdc/

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Peter Phan a rencontré Félix Tshisekedi mardi 12 février. Si l'échange a été courtois, ce dernier a l'envoyé spécial des Etats-Unis a fait part de son impatience au président RD congolais © Twitter/Présidence RDC


Suite à son interpellation et à son audition mercredi à son arrivée à l’aéroport de Ndjili/Kinshasa, l’ex-AG de l’ANR, intouchable sous Joseph Kabila, a fait l’objet d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire prise par la Direction des migrations. L’un des nombreux gages apportés par le chef de l’Etat RD congolais aux Etats-Unis qui exigent une rupture plus franche avec l’ex-chef de l’Etat Joseph Kabila. Pas sûr toutefois que ces mesures, perçues comme cosmétiques, suffisent.

La note de la DGM est datée du jeudi 13 février. « Sur ordre de la hierarchie, M. Kalev Mutond, ancien administrateur général de l’ANR, est interdit de sortie du territoire national », indique le document dont nous avons vérifié l’authenticité par le biais de plusieurs sources. L’interdiction est valable pour toutes frontières, qu’elles soient aériennes, terrestres ou maritimes. Pour s’assurer de sa mise en oeuvre effective, l’ensemble des documents de voyage en possession de l’intéressé (passeports normaux, passeports diplomatiques, visas) lui ont été confisqués.

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Cette décision a été prise le lendemain de l’interpellation à l’aéroport international de Ndjili/Kinshasa de l’ex-patron de l’ANR. Contrairement à ce que l’intéressé – connu pour son rapport distant à la vérité – à lui-même déclaré à certains médias (il évoqué une « visite de courtoisie à ses anciens collègues »), il a bel et bien été interpellé et auditionné par les services de la direction qu’il a longtemps dirigé et n’a été relâché que plusieurs heures plus tard, dans la soirée. S’il a pu répondre à certains journalistes dans le courant de l’après-midi, leur affirmant à ce moment-là qu’il était libre de ses mouvements, c’est parce qu’il se trouvait dans un salon d’attente, muni de ses téléphones qui lui ont par la suite été retirés.

L’interpellation de ce pilier du régime de Joseph Kabila, hier intouchable, intervient au moment où la pression des Etats-Unis s’accentue sur les épaules du président Félix Tshisekedi. Washington commence à s’agacer de ce qu’elle perçoit comme un double jeu de la part du chef de l’Etat RD congolais qui ne s’est pas à ce jour, semble-t-il, résolu à rompre son alliance avec Joseph Kabila. C’est la raison pour laquelle le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a changé son itinéraire pour sa première tournée africaine, préférant finalement se rendre à Luanda en Angola plutôt qu’à Kinshasa. Cette semaine, Peter Phan, le représentant spécial des Etats-Unis dans les grands lacs, s’est entretenu, en guise de compensation, avec, le président RD congolais. Si le discours officiel a été relativement policé, en privé, les propos ont été plus directs. Autant la diplomatie américaine loue les efforts de Luanda pour lutter contre la corruption et récupérer les biens de l’Etat accaparés par la famille de l’ex-président Dos Santos, autant elle se dit déçue par Félix Tshisekedi qui fait preuve sur ce dossier, le mot est faible, de pusillanimité.

Tenter de plaire aux Etats-Unis

M. Tshisekedi, qui a impérativement besoin du soutien de Washington, tant sur le plan diplomatique qu’économique, a bien compris le message. Ces dernières semaines, il a tenté de donner des gages de bonne volonté à la puissance américaine, qui a accepté de cautionner son élection contestée en décembre 2018 en contrepartie de son engagement à « dékabiliser » la RDC. La semaine dernière, le chef de l’Etat RD congolais a enfin procédé à la nomination de nouveaux magistrats alors que le dossier était prêt, sur son bureau, dès septembre 2019 et qu’il est considéré comme crucial dans la lutte contre la corruption (une exigence majeure de Washington et du FMI). Une semaine auparavant, le 30 janvier dernier précisément, la députée Jaynet Kabila, sœur jumelle de Joseph, a été contrôlée et interrogée par des agents de la DGM. Motif : elle avait refusé de se conformer aux formalités d’usage. Et pour cause, dans ses valises, de très fortes sommes d’argent en espèces avaient été placées. Cette semaine, l’interpellation de Kalev Mutond, pilier de la Kabilie, est un nouveau signal envoyé aux Américains de la part de Félix Tshisekedi pour tenter de lui montrer ses bonnes intentions. Mais plus d’un an après l’investiture controversée de ce dernier à la tête de l’Etat RD congolais, l’administration américaine ne se contente plus de promesses. Elle veut des résultats.

Félix Tshisekedi est prévenu. Entre son alliance avec Joseph Kabila et le soutien des Etats-Unis, il devra choisir. La posture qu’il a adopté depuis janvier 2019, celle de l’âne de Buridan, qui consiste à tenter de plaire aux Américains sans déplaire à l’ex-chef de l’Etat par la grâce duquel il a été installé au pouvoir, est de moins en moins tenable."

° http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-rdc-lutte-corruption-pr%C3%A9alable-indispensable-investisseurs-us


"RDC: La part de Vital Kamerhe dans le fiasco des 100 jours - 14 février 2020"
° https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2020/02/14/rdc-la-part-de-vital-kamerhe-dans-le-fiasco-des-100-jours.html/54147/


"

" Sécurité nationale: Ex-chef barbouze, « Kalev » suspecté de… « menées subversives » - 13 février 2020
° http://www.congoindependant.com/securite-nationale-ex-chef-barbouze-kalev-suspecte-demenees-subversives/

TSHISEKEDI EN COURS DE GAGNER LA BATAILLE CONTRE 'JK' ET KAMERHE  ?  TSHISEKEDI CONTRAINT DE CHOISIR ENTRE LE FCC ET L'AMERIQUE ? JUSQU'OU PEUT-IL ALLER MAINTENANT ? Kalev-mutondo

Tout est vanité. Administrateur général (AG) de l’Agence nationale de renseignements (ANR) jusqu’au mois de mars 2019, Kalev Mutond fut un des hommes les plus redoutés du Congo-Kinshasa. Il pouvait faire arrêter qui il voulait et quand il le voulait. La remise en liberté intervenait dans les mêmes conditions. « Kalev » recevait ses instructions de « Joseph Kabila » à qui il rendait exclusivement compte. Durant les huit années de sa présence à la tête des « services secrets », l’ex- chef barbouze avait mis ses « talents » de tortionnaire au service de la survie du régime de son mentor « Kabila ». Et ce au détriment des missions classiques de tous les « services spéciaux ». A savoir: veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat. Mercredi 7 février 2020, Kalev Mutond s’est retrouvé dans une situation kafkaïenne. Il a été interpellé par des agents de la DGM et ceux de l’ANR avant de subir un interrogatoire.

La nouvelle s’est répandue au début de l’après-midi comme une traînée de poudre: « Kalev Mutond a été interpellé, mercredi, aux environs de 13 heures, à l’aéroport de Ndjili. Il a été auditionné jusqu’au milieu de l’après-midi avant d’être autorisé à rentrer chez lui ». Toutes les dépêches précisaient  que « le motif de son interpellation n’est pas connu ».
Selon une source bien informée, l’ex-administrateur général de l’ANR revenait d’un voyage en Ouganda où il aurait eu plusieurs réunions avec des ex-combattants de l’ex-« rebellion » pro-rwandais du M23. De quoi ont-ils parlé? Mystère. « Le passage incognito à Kampala de l’ex-patron de l’ANR a mis la puce à l’oreille des services ougandais. Ce sont les Ougandais qui ont signalé son arrivée et son départ aux services de l’AG Inzun Kakiak », croit savoir notre interlocuteur.

RELATIONS APAISÉES


Il importe d’ouvrir la parenthèse pour relever que depuis l’investiture de Felix Tshisekedi à la tête de l’Etat, le Congo-Kinshasa entretient des « relations apaisées » avec ses neuf voisins. L’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région signé le 24 février 2013 à Addis Abeba par onze Etats (Afrique du Sud, Angola, Burundi, RCA, Congo-Brazzaville, Ouganda, RDC, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie) oblige les signataires notamment à « empêcher les groupes armés de déstabiliser les pays voisins » et à « ne pas assister les groupes armés ».
Début avril 2019, le président Tshisekedi a nommé Claude Ibalanky Ekolomba et Patrick Mutombo Kambila en qualité respectivement de coordonnateur et coordonnateur adjoint du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS). 
Cette structure a pour mission de matérialiser les engagements contenus dans ce traité. La situation des ex-combattants du M23 ayant trouvé refuge en Ouganda fait partie des dossiers à évoquer avec la partie ougandaise. Ibalanky et Mutombo sont donc les interlocuteurs attitrés. Fermons la parenthèse.

Après Kampala, Kalev a pris un vol de la compagnie aérienne « Ethiopian » à destination d’Addis Abeba avant de prendre un avion de « Kenya Aiways » à Naïrobi. Ce dernier aéronef a atterri, mercredi 12 février, aux environs de 13 heures à Kinshasa. Un « comité d’accueil » attendait au bas de la passerelle. C’est l’interpellation. Que lui reproche-t-on? Réponse: « Kalev Mutond est suspecté de menées subversives ».
D’après notre interlocuteur, l’ex-premier flic de la République voyageait avec un « vrai-faux » passeport de service. En guise de profession, il était mentionné: « conseiller du Premier ministre ». Qui a délivré ce titre de voyage? Qui en avait fait la demande? 
Selon des informations parcellaires,  l’ex-président « Kabila » n’était pas au courant des pérégrinations de son ancien « bras sécuritaire ». Même son de cloche au cabinet du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

DEVOIR DE RÉSERVE MÉCONNU


Natif du « Grand Katanga », ancien chef des travaux à l’Université pédagogique nationale (UPN), Kalev Mutond n’a jamais reçu la formation « d’officier de renseignement ». « Il a été recruté sur base des critères tribalo-régionalistes à l’époque où l’ANR était dirigée par Georges Leta Mangasa, un équatorien, confie un ancien agent joint à Kin dans la soirée. Tout en étant le numéro 2 chargé de la direction de la Sécurité intérieure, Kalev était, en fait, le véritable patron. Et ce y compris sous la direction de l’AG Daruwezi Mokobe ».
De l’avis général, le départ de Kalev de la direction de l’ANR, en mars 2019, a été accueilli comme une « délivrance ». « Incompétent, Kalev a confondu la Sûreté nationale avec la pérennité d’un régime à l’image de la Tchéka soviétique ou de la Gestapo sous l’Allemagne hitlérienne. C’était une façon pour lui de dissimuler ses insuffisances. Il multipliait des actes illégaux dont des arrestations et détentions arbitraires pour conquérir le cœur du raïs », enchaîne un autre agent.
Il faut bien reconnaître que l’ex-chef barbouze n’a cure du « devoir de réserve » cher aux professionnels des « services spéciaux » issus des grandes écoles américaines, israéliennes, françaises ou belges. Depuis son départ, l’homme donne de lui l’image d’un aigri. Il a publié au moins deux « communiqués de presse » en l’espace de huit mois. 

RÉACTIVER DES « RÉSEAUX DORMANTS »

Le premier communiqué, daté du 8 mai 2019, était une sorte de « mise en garde » adressée à ceux qui, à ses yeux, ont « trahi » « Kabila ». « Plus que la sagesse universelle, la sagesse bantoue préconise, à bon droit, de ne guère oublier d’où l’on vient et par où l’on est passé », écrivait-il.
Dans le second daté du 28 janvier dernier, il donnait la réplique au secrétaire général de l’UDPS qui l’avait accusé, trois jours auparavant, de suivre Fatshi partout à l’étranger « pour demander ce qu’il était allé faire ». Kalev menaçait de révéler des « événements » dont il a été « témoins et acteurs ».
L’interpellation de l’ex-patron de l’ANR risque d’exacerber l’aigreur de cet homme qui semble mal vivre sa toute-puissance perdue autant que la peur que l’évocation de son nom ne suscite plus. 
Trois questions restent, pour l’instant, sans réponses. De quoi Kalev Mutond a pu parler avec des anciens combattants du M23 exilés en Ouganda? L’ex-chef barbouze, spécialisé dans le montage des groupes armées, s’est-il rendu à Kampala pour « réactiver » des « réseaux dormants »? A quel dessein?"

"RDC: l'ANR interpelle et auditionne son ex-patron pendant plusieurs heures - 13/02/2020
° http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-interpellation-kalev-mutondo-ex-patron-agence-renseignements-rdc

Kalev Mutondo a été interpellé mercredi 12 février à l’aéroport de Kinshasa. L’ex-patron de l’Agence nationale des renseignements (ANR) a été auditionné pendant plusieurs heures par ses anciens collaborateurs. Une affaire qui, selon certaines sources, serait liée à des questions sécuritaires.

Un haut responsable de l’Agence nationale des renseignements a confirmé cette interpellation de Kalev Mutondo mercredi en début d’après-midi à sa descente d’avion. Il a ensuite été conduit au siège de l’Agence, situé au centre-ville, pour y être auditionné.
Tout au début de l’interrogatoire, l’homme, qui disposait de ses deux téléphones portables, répondait aux appels de tiers, démentant son interpellation et affirmant soit qu’il était assis tranquillement chez-lui, soit qu’il était passé à l’ANR rendre visite à son ancien adjoint devenu titulaire.
Les agents qui l’interrogeaient ont alors confisqué ses appareils jusqu’à la fin de l’audition, vers 19h, heure à laquelle il a été autorisé à regagner son domicile.
Sur le fond de cette affaire, l’ANR, tout comme Kalev Mutondo, sont restés muets. Selon nos sources, l’ex-patron de l’ANR est suspecté d’être au centre d’une conspiration visant à déstabiliser le nouveau pouvoir à Kinshasa. Un projet révélé lors de son dernier voyage en Ouganda. Kalev Mutondo reste donc à la disposition des services « chaque fois qu’on aura besoin de lui », a déclaré une source proche de l’enquête."

"RDC: quels soupçons pèsent sur l'ancien patron de l'ANR, Kalev Mutondo? - 13/02/2020
° http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-rdc-interpellation-kalev-mutond-rupture-passe-selon-acaj
L’ancien patron de l’ANR, qui a été relaxé après plusieurs heures d’audition, semble entretenir le flou sur les raisons de sa présence dans les locaux des services de renseignements, eux-mêmes peu bavards sur le motif de l’interpellation de Kalev Mutondo. Mais on en sait désormais un peu plus sur les suspicions d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui pèsent sur lui. Par ailleurs, cette interpellation ne laisse pas indifférentes les organisations de défense des droits de l'homme.

Kalev Mutondo, ex-patron de l’Agence nationale des renseignements (ANR), a été interpellé mercredi 12 février à l’aéroport de Kinshasa. Auditionné pendant plusieurs heures, l’ancien chef des renseignements a été autorisé à regagner son domicile en fin de journée.
Mais Kalev Mutondo fait l’objet de mesures conservatoires. Selon une source proche du dossier, avant de quitter les installations de l’ANR mercredi, l’ex-super flic congolais a dû remettre son passeport et ses autres documents de voyage. Il lui a été alors signifié l’interdiction pour lui de quitter Kinshasa avant la fin de l’enquête. Il ne peut pas non plus s’approcher des aéroports, des ports et des autres postes frontaliers, renseigne un document des services des renseignements.

De graves soupçons pèsent sur l’ancien numéro 1 de l’ANR qui, estiment ses successeurs, serait en intelligence avec des forces hostiles au régime actuel de Kinshasa. Ces derniers évoquent surtout des contacts qualifiés de « compromettants » que Kalev Mutondo aurait noués avec des groupes armés nationaux et étrangers qui écument l’Est de la RDC.
On parle de membres de l’ex-rébellion pro-rwandaise M23 réfugiés en Ouganda, ainsi que de rebelles rwandais qui sont traqués par les FARDC avec objectif de les rapatrier dans leur pays d’origine. Y-aurait-t-il un lien entre la persistance de l’insécurité dans la région de Beni et les visites de Kalev Mutondo dans les pays voisins? C’est ce que Kinshasa veut savoir, répond un des responsables des renseignements congolais.

« Un acte qui va dans la bonne direction » 


Cette interpellation résonne, en République démocratique du Congo, comme un signal fort envoyé par le nouveau pouvoir pour exprimer sa volonté de restaurer l’État de droit dans le pays."

TSHISEKEDI EN COURS DE GAGNER LA BATAILLE CONTRE 'JK' ET KAMERHE  ?  TSHISEKEDI CONTRAINT DE CHOISIR ENTRE LE FCC ET L'AMERIQUE ? JUSQU'OU PEUT-IL ALLER MAINTENANT ? ZnqSuiZ2_normal

 Georges Kapiamba  @KapiambaGeorges

#RDC: M. Kalev Mutond vient d’être remis en liberté, avec obligation de répondre à toute convocation de l’ANR. L’ACAJ salue le fait que ses droits fondementaux aient été respectés par les responsables de l’ANR.

Georges Kapiamba, coordonnateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), le message derrière cette interpellation est que plus personne n’est intouchable. « C’est une vraie rupture avec le passé, dans la mesure où Kalev Mutondo avait toujours été considéré, en RDC, comme faisant partie des personnes intouchables. Le fait qu'il a été interpellé, soumis à un interrogatoire et détenu pendant un bref temps avant d'être relâché sous certaines conditions, constitue vraiment une rupture », estime l’avocat.
Le coordonnateur de l'Acaj espère que Kalev Mutondo va continuer de coopérer avec la justice : « Cela constitue un signal fort lancé à tout autre citoyen ou citoyenne congolais, quel que soit son rang. Chacun doit savoir que s'il ne respecte par les lois de la République, s'il viole les droits de l'Homme, il peut être interpellé, entendu, poursuivi et il peut devoir rendre des comptes devant une juridiction compétente. C'est vraiment un acte qui va dans la bonne direction pour réaffirmer la restauration d'un État de droit que les Congolais et Congolaises réclament tant depuis l'arrivée du nouveau président. »
C'est vraiment un acte qui va dans la bonne direction pour réaffirmer la restauration d'un État de droit que les Congolais et Congolaises réclament tant depuis l'arrivée du nouveau président
Me Georges Kapiamba

"Kalev Mutond était bel et bien en possession d’un ordre mission de la Primature! - 14 février 2020


"Peter Pham échange avec Joseph Kabila autour de la lutte contre la corruption en RDC - 14 février 2020"
° https://www.politico.cd/encontinu/2020/02/14/peter-pham-echange-avec-joseph-kabila-autour-de-la-lutte-contre-la-corruption-en-rdc.html/54201/
° https://www.politico.cd/encontinu/2020/02/14/le-charge-daffaires-de-lambassade-du-royaume-uni-a-ete-recu-par-joseph-kabila.html/54197/


"Peter Pham: “nous sommes limités sur le plan militaire parce qu’il existe encore des généraux qui sont sanctionnés dans les rangs de l’armée” - 13 février 2020
° https://www.politico.cd/en-off/2020/02/13/peter-pham-nous-sommes-limites-sur-le-plan-militaire-parce-quil-existe-encore-des-generaux-qui-sont-sanctionnees-dans-les-rangs-de-larmee.html/54


[]"L’Union européenne maintient ses sanctions contre 15 personnalités congolaises -14/02/2020[/b]
° https://www.radiookapi.net/2020/02/14/actualite/politique/lunion-europeenne-maintient-ses-sanctions-contre-15-personnalites


"Interview : « Aujourd’hui comme hier en RDC, corrompus et corrupteurs ne sont toujours pas inquiétés » (Dr Boniface P. Yemba) - 6 février 2020"
° https://congolibere.com/interview-aujourdhui-comme-hier-en-rdc-corrompus-et-corrupteurs-ne-sont-toujours-pas-inquietes-dr-boniface-p-yemba/

" Auditorat général: Et si la reconduction du général Mukuntu était un aveu d’impuissance? - 12 février 2020"
° http://www.congoindependant.com/auditorat-general-et-si-la-reconduction-du-general-mukuntu-etait-un-aveu-dimpuissance/
° https://www.jeuneafrique.com/896111/societe/rdc-le-tribunal-de-lue-rejette-les-recours-des-proches-de-kabila-sous-sanctions/

"


"[Tribune] L’UDPS de Félix Tshisekedi, un parti présidentiel en quête d’identité - 13 février 2020
° https://www.jeuneafrique.com/895301/politique/tribune-ludps-de-felix-thisekedi-un-parti-presidentiel-en-quete-didentite/
L’investiture de Félix Tshisekedi à la tête de l’État congolais fait-elle forcément de l’Union pour la démocratie et le progrès social le parti présidentiel en RDC ? Il est permis d’en douter, selon l’analyste politique congolais Martin Ziakwau Lembisa.

Après près de quatre décennies de lutte pour la conquête du pouvoir, l’UDPS fait, en aucun doute, une expérience inédite. Le cinquième président de la RDC, issu de ses rangs, a opté pour une énigmatique coalition « de circonstance » avec la plateforme de Joseph Kabila, son prédécesseur et ancien adversaire politique. De la complaisance, diraient certains. De la realpolitik, rétorqueraient d’autres.
Une année après la prestation de serment du fils du Sphinx de Limete, l’UDPS est aujourd’hui engagée dans une transition qui l’oblige à questionner sa nature profonde, ainsi que ses stratégies et son positionnement sur le très mouvant échiquier politique congolais. S’agira-t-il d’actualiser celles-ci ou de les repenser de fond en comble ?

Considéré comme un parti de masse, l’UDPS, indépendamment du chef de l’État qui n’y a officiellement aucune charge, traverse une période de crise manifeste. La discorde est d’abord interne, sur l’organisation du parti et les attentes divergentes de certains de ses membres. Elle est alimentée par les relations tendues  avec le Front commun pour le Congo (FCC, de Jospeh Kabila), son allié au pouvoir, de même qu’avec l’Union pour la nation congolaise (UNC, de Vital Kamerhe), son allié de campagne électorale. À quoi il faut encore ajouter la défiance qui s’est installée avec certains de ses associés d’antan au sein de l’opposition.

Un parti aphone

Prise dans ces luttes politiciennes, l’UDPS semble aphone ou, quand ce n’est pas le cas, n’affirme pas assez de cohérence. Les arguments ne manquent pourtant pas pour mobiliser ses militants et maintenir l’élan d’espoir suscité par l’alternance, d’autant plus que la population s’impatiente de voir enfin apportées des réponses concrètes aux défis de divers ordres auxquels elle est confrontée quotidiennement. Le parti peine-t-il à s’assumer pleinement et sans compromission dans ce nouveau contexte politique ?
Quand la voix de l’UDPS réussit à porter, c’est ordinairement sur les diatribes contre ses alliés, que les cadres du parti accusent d’entraver les initiatives et de saboter les actions du chef de l’État Pour évaluer l’an un de Félix Tshisekedi au sommet de l’État, ainsi que ses relations avec le FCC et l’UNC, le parti a récemment tenu, à Kinshasa, une retraite politique. Sans surprise, étant donné le très faible nombre des députés nationaux élus sous l’étendard de l’UDPS, il n’y aura – pour l’heure – pas de rupture avec ces derniers.

Plutôt que de naviguer à vue, l’UDPS est désormais tenue d’opérer un choix décisif
La rencontre n’a pas non plus permis de répondre aux problèmes internes : la persistance des conflits, latents ou ouverts, qui déchirent le parti, les frustrations causées par les nominations à des postes à responsabilité et les sérieuses menaces que font peser ces problèmes sur la base militante, passablement désemparée.
Pour prouver sa vitalité, le parti projette une grande manifestation populaire, le 15 février prochain au mythique stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, qui peut accueillir jusqu’à 80 000 personnes. Un véritable pari à quitte ou double pour un parti qui s’est investi successivement contre les régimes de Mobutu, Kabila père et Kabila fils et a, aujourd’hui, la responsabilité de prouver, dans les actes, sa fermeté sur ses principes d’éthique politique.

Face à un choix décisif

La réalité du pouvoir et sa perception ne font pas toujours bon ménage. Plutôt que de naviguer à vue, l’UDPS est désormais tenue d’opérer un choix décisif. Soit soutenir pleinement le chef de l’État dans ses options politiques, y compris celles des alliances, et donc s’inscrire dans une dynamique « pédagogique » visant à favoriser la transformation du système combattu des décennies durant ; ce avec le concours des partenaires qui en seraient les architectes.
Soit, tirer entièrement les conséquences de ses critiques à l’égard des alliances politiques, au risque que cette stratégie de la désignation d’un bouc émissaire n’expose le parti et ses responsables à un effet boomerang et ne fasse douter de leur constance. Ce choix, l’UDPS devra l’assumer résolument, tant il déterminera  la mise en ordre de bataille du parti pour les échéances électorales de 2023, au premier rang desquels la présidentielle."



"ACTU EXPLIQUEE 14.02 - KALEV INTERDIT DE QUITTER LA RDC : FIN DE PARCOURS POUR LE FLIC DE KABILA?"



"JUSQU'OÙ IRA L'ALLIANCE UDPS UNC?





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