Le depute Martin Fayulu(Interview)

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Troll le 3/3/2015, 7:51 pm

Razz "TRANSITION"?

La question qu´on avait posé á Fayulu était la suivante: " Si Kabila quitte le pouvoir tout de suite, QUI peut diriger le Congo" Surprised Fayulu a eu le malheur d´exprimer...sa conviction directement en disant tout haut "le dr Mukewge et les églises" peuvent diriger le Congo jusqu´aux élections l´an prochain au cas où Kanambe quittait tout de suite Cool

Mauvaise réponse? On dirait qu´il est "question d´un candidat unique"...avant tout, quand on navigue sur le site Voice Of Congo, on tombe sur des propos de Makila qui fait réflechir Surprised Surprised
Quand Makila affirme que "l´opposition devrait se reunir autour de Tshitshi...avant d´aller s´entretenir avec les responsables aux USA..afin de trouver un consensus sur un candidat unique"

E monani polele...Même á Xlles, Fayulu repondait á une question sur ce qu´il pensait de Tshitshi..Il a été plus "diplomate" en disant " Tshitshi est entrain de se faire soigner, dès qu´il sera en forme "il va nous dire ce qu´il pense lui même" Like a Star @ heaven What a Face Vous retrouverez la vidéo sur le site de Télé Tsangu

On dirait qu´aux USA...certains decideurs ont une autre option au cas où Kanambe..ne se plie pas, ils peuvent le faire partir avant fin 2015..et toutes les options sont sur la table Rolling Eyes Rolling Eyes Sauf que ceux de l´opposition ne possede pas un consensus explicite sur le nom de celui qui peut prendre la tête...d´une telle alliance Twisted Evil


Il ne peut y avoir "TRANSITION" qu´au cas où Kanambe va quitter subitement le pouvoir...mais..certaines personnes accusent Tshitshi...de vouloir "negocier avec Kanambe"...Or, Kanambe est OUT...Lui accorder une "negociation" peut faire "glisser" les choses.. Embarassed

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Admin le 3/3/2015, 8:46 pm

Troll a écrit:
On dirait qu´aux USA...certains decideurs ont une autre option au cas où Kanambe..ne se plie pas, ils peuvent le faire partir avant fin 2015..et toutes les options sont sur la table Rolling Eyes Rolling Eyes Sauf que ceux de l´opposition ne possede pas un consensus explicite sur le nom de celui qui peut prendre la tête...d´une telle alliance Twisted Evil [/color]

Il ne peut y avoir "TRANSITION" qu´au cas où Kanambe va quitter subitement le pouvoir...mais..certaines personnes accusent Tshitshi...de vouloir "negocier avec Kanambe"...Or, Kanambe est OUT...Lui accorder une "negociation" peut faire "glisser" les choses.. Embarassed

Ok Troll heureusement que tu utilises le conditionnel "On dirait que" ... Je crois qu'on peut dire aujourd'hui que le départ de kabila est acquis.
Mais même en réfléchissant dans le cadre de cette hypothèse (Kabila décide de rester) .. Un renversement impliquerait des hommes en uniforme et une configuration particulière. Les dieux n'ont besoin de personne ni de Fayulu ni de qui que se soit sur un scénario de coup d’état ... ils auront leur "Al-Sissi" tu peux en être sure     Wink  ... Je préfère donc discuter sur la situation actuelle réelle plutôt que sur des hypothèses disons plus d'actualité Wink

Mais sinon je partage aussi les craintes de ceux qui ne veulent pas de transition entre l'Udps et Kabila ... ça ne peut se faire qu'en violant la constitution et je n'en vois pas la nécessité ni le cote opportun
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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 3/3/2015, 9:45 pm

Admin a écrit:[...]
Cher Ndonzwau,

Si vous me lisez bien dans ma dernière intervention, vous comprendrez que je ne m'intéresse pas vraiment au Ping pong Fayulu Diongo qui démontrent à suffisance les maladresses des politiciens congolais. Ce qui m'intéresse c'est le rôle de premier plan jouer par Ruberwa ... Laissez moi vous faire une image... Les opposants critiquent Kabila, ils pourront parler librement de tout sauf de l'intelligence avec le Rwanda pourquoi!? Pcq on est là grâce à un Ruberwa qui est sans doute "les yeux et les oreilles" de Kagamé!
Toutes discussions qui se font, Kagamé est au courant... Il peut même s'exprimer via son proxy Ruberwa, il a donc son mot à dire dans cette élection "très démocratique" qui se fait dans ces bureaux de Washington sans associer le peuple congolais. Dites moi cher Ndonzwau ça ne vous rappelle pas l'élection de J Kabila!? Revenons qlqs années en arrière disons en 2006, remplaçons les USA par La Belgique de L Michel et bien nous serons dans un remake quasi identique ... c'était donc ça l'esprit de mon intervention le reste est sans importance sauf peut-être l'utilité de nous révéler le rôle de premier plan du révérend pasteur Ruberwa membre de l'AMP et de l'opposition à la fois et officieusement délégué spécial de Kagamé!

Des révélations oui nous en avons tous hélas elles éclaboussent tous, mais bon laissons ça aux journalistes à polémique ... ce qui m'intéresse c'est l'avenir du Congo et le bien-être de sa population. Je vous rappelle pour ma part, je n'ai jamais chercher à combattre l'individu Kabila, mais plutôt le système et donc si le système demeure avec à sa tête Kamerhe (mon préféré), Mukwege, Katumbi, Bemba, etc. Croyez moi cher Ndonzwau, je m'opposerai à eux de la même manière ... Je dis donc pour conclure que ma lecture actuelle des éléments m'emmène à penser que nous sommes en plein remake pour les raisons que j'ai décrites plus haut.

Admin,

J'ai pris acte de votre précision sur le lamentable ping-pong Fayulu /Diongo autour duquel vous soulignez le rôle des "dieux" qui nous subjuguent et subsidiairement celui de Ruberwa...
J'ai une lecture relativement plus nuancée sur ces derniers volets !

1° Les "dieux" càd les puissants de la CI en tête l'hyperpuissance yankee
ont certes l’œil et la main sur la suite de notre gouvernance mais pour ma part je ne crois pas comme vous le suggérez qu'ils le font sans nous, sans tenir complètement compte de notre opinion nationale, des principes et actes de nos leaders politiques et de la société civile, de nos forces et faiblesses...
Dans ce sens je reste convaincu qu'il nous reste une bonne marge de manœuvre face à eux qu'hélas nous n'exploitons pas intelligemment et qui pourtant aurait pu et devrait nous permettre un tant soit peut une certaine maîtrise de notre destin...
Exactement comme je le disais ailleurs, dans le cas des hommes et des plans pour les prochaines échéances électorales, notre déficit de maturité politique à détenir une ligne claire nationale et même dans chacun des bords, majorité et opposition, favorise un pilotage extérieur trop à nos dépens !

En effet, qui nous interdit de nous accorder sur un calendrier électoral réaliste, consensuel et souverain, de présenter des candidats uniques vertébrés de notre choix et qui n'auraient aucun intérêt à rejeter en bloc la coopération avec les puissants, de confectionner un projet politico-social national qui profite à notre peuple sans léser outre-mesure les intérêts des partenaires, d'assurer un processus électoral crédible qui prouve nos capacités de gouvernance aux yeux du monde qui ne voit en nous que des "entrepreneurs politiques" trop personnels et simplement corporatistes ?
Je suis en effet convaincu qu'en pratique loin de toutes les théories, l'intérêt géostratégique et économique que suscite notre pays n'est pas incompatible avec un exercice souverain de ses enfants pourvu qu'ils fassent preuve d'une vision claire et une maîtrise gestionnaire de notre projet national; d'autres pays dans le monde autant convoités comme le Brésil, le petit Ghana ou d'autres le font ou commencent à le faire !
La première responsabilité de nos échecs est donc selon moi d'abord nôtre plutôt que relevant de la domination impérialiste dont nous nous rebattons continuellement les oreilles jusqu'à oublier l'espace de manœuvres que nous sommes capables de nous constituer et y agir...

2° La place de Ruberwa
est, selon moi, moins celle d'une courroie avec les Américains qu'un pion du Rwanda : je ne crois donc pas avec votre scénario des Congolais qui n'auraient d'autre choix pour traiter avec l'Usa que de passer par lui !
Une frange puissante géopolitique et économique au sein de ses décideurs reste attachée au rôle de pivot du Rwanda (et de l'Ouganda) dans les Grands Lacs mais une autre partie pas moins importante a émergé surtout depuis l'avènement d'Obama qui n'est pas moins soucieuse de régler l'insécurité de la région autrement, en accusant notamment le rôle néfaste de Kagame et en tentant de mieux responsabiliser les acteurs Congolais !
Certes pas encore de quoi espérer un désengagement américain total du Rwanda mais leur volonté de voir une alternance démocratique au Congo indique déjà que leur axe a subi des réaménagements !

Déjà selon cette logique aux yeux des Usa le Rwanda ne représente plus tout à fait au Congo  ce qu'il était il y'a peu et Ruberwa en tant que représentant mwanamulenge cher à une lecture des Grands Lacs de la CI a perdu un peu de son importance !
De plus, à voir les rondes que les responsables yankees organisent autour des Congolais, il n'est pas usurpé d'y voir leur préoccupation à fidéliser de nouvelles passerelles plus adaptées par qui ils veulent passer leurs volontés...
Voilà pourquoi réduire notre réseau de représentation auprès de l'oncle Sam autour du seul Ruberwa me paraît excessif et dangereux parce que démobilisateur !
Voilà où une représentation unie, lucide et claire dans l'opposition mais aussi dans la majorité est à construire aujourd'hui de toute urgence pour faire valoir notre droit souverain !

Bref à mieux nous organiser, il y a moyen d'éviter ou de tempérer un scénario à la 2006 !
Dans tous les cas, nous avons à agir en toute responsabilité et nous le pouvons dans le sens à nous faire respecter des partenaires internationaux même les plus puissants; c'est ce que nous n'avons pu faire depuis un demi-siècle de souveraineté !
Et pourtant lorsqu'un peuple veut, il peut déplacer des montagnes; allons-y au lieu de passer notre temps à pleurer sur notre domination  et en accuser interdits d'agir les impérialistes !!!




Une précision supplémentaire après avoir écouté d'une oreille la conférence de Fayulu à Bruxelles : contrairement à ce que certains même Luakabuanga lancent en pâture, il n'introduit pour le moment la candidature de Mukwege que dans le cas d'une transition intervenant avant le terme constitutionnel, un peu comme au Burkina pour baliser consensuellement et apaiser les élections à venir... Pourquoi pas, il peut être utile dans cette configuration somme toute bien hypothétique, pas de quoi l'agiter en é(pou !)ventail !





Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 3/3/2015, 11:14 pm, édité 3 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  LORD MBAKAMA le 3/3/2015, 10:18 pm

famille, frero....
moi je veux savoir ce que vous avez comme impression de ma  nouvelle creature, c patrimoine qui fera des bruits dans les jours a venir une fois finito sa construction Laughing  mon doyen, mon wilco... qu'est-ce qu'il y à ameliorer ? :
http://www.likambonamabelecongo.com/#!politique/c7te
http://www.likambonamabelecongo.com/

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Troll le 3/3/2015, 10:33 pm

Cool Mr l´Admn

La RDC n´est pas l Egypte..où les "généraux", tous les généraux en Egypte possedent une éducation academique;) et la gestion de la Défense en Egypte n´est pas comparable à celle des FARDC...Dans les années ´90, des membres de la Garde Civile avaient étudiés dans une academie de la Police en Egypte.....ils ont racontés...comment l´armée en Egypte est une "grande entreprise économique" qui possede des hotels de luxe, des immeubles d´habitation...en bref possede une industrie économiquement importante..L´armée possede une part importante dans l´industrie du tourisme en Egypte....Embarassed

Nous connaissons de loin ou de près ceux qui commandent l´armée au Congo⭐ Like a Star @ heaven Nous avons des doutes que les USA puissent confier la gestion du Congo...même pendant une periode de transition á des généraux...qui ne possedent pas une solide niveau intellectuelle...Des gens incapables de planifier une opération militaire..des incompetants tout simplement⭐

Après l´an 2016, vous allez voir le nombre des généraux qui seront radiés des rangs des FARDC⭐ Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven

L´approche des USA...est plus "constitutionelle" au Congo...Un coup contre Joé Kanambe place ...Kengo comme "Président" d´une transition What a Face s´il n´est pas assassiné en même temps que Kanambe Laughing Laughing


Croyez-moi, aux USA on a pas beaucoup de respect pour les généraux congolais...comme les généraux Egyptiens..qu´eux même ont formés depuis des années dans leur propres academies Like a Star @ heaven
Like a Star @ heaven

SPECULATION

Sans se perdre dans des speculations What a Face perso, j´observe avec attention le procès Bemba..qui doit prendre fin ce mois de mars Wink Tout comme beaucoup des choses se jouent pendant ce mois de mars au Parlement What a Face What a Face La fameuse "majorité" risque d´imploser..Lisez attentivement le speech de Lutundula qu´on trouve sur le site de JJ Wondo Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven

Ce mois de mars peut-être the end of the game...Ce que Obama n´a que deux ans, son admnistration peut choisir une voie plus radicale et plus courte au cas où Kanambe ne plie pas...et l´option des militaires qui vont prendre le pouvoir á Kin.. Mad n´est pas tellement crédible


WAIT AND SEE

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 3/3/2015, 10:38 pm

Admin a écrit:Comme je te le disais LE il y a un seul CAMP VERITABLE celui des USA ... On peut donc voir dans ce camp Fayulu Mukwege Kamerhe Moleka Katumbi Kabila etc ... Seul Etienne Tshisekedi n'y est pas. C'est pour ca qu'il n'aura pas le pouvoir. Telle est ma lecture aujourd'hui crois moi pour une fois j'espère me tromper dans cette analyse mon cher LE mais je ne vois pas autre chose hélas.

De ce que je peux tirer de ses dernières sorties, ne m’en tenant qu’à l’image qu’il projette, je ne vois pas Ya Tshitshi encore dans la course. Le temps a accompli son œuvre comme il l’accomplit en chacun de nous. Ya Tshitshi a mené le bon combat, il appartient aujourd’hui aux autres de prendre la relève et de le gagner.

Si je m’en tiens à ta façon de voir les choses, je dirai que Ya Tshitshi aura au moins permis à ce que différents hommes politiques congolais puissent exprimer publiquement et auprès de ceux qui choisissent, notamment les Etats-Unis, leur opposition envers celui qu’ils ont choisi. C’est ainsi que Martin Fayulu peut leur dire en face que l’homme que vous avez choisi n’a jamais gagné les élections, qu’il a triché en 2006 et qu’il a triché en 2011. Nous sommes donc désormais dans un espace où des acteurs politiques congolais, de différentes tendances, peuvent exprimer leur désaccord sur le choix faits par ceux qui, comme tu dis, choisissent et se présenter comme un choix viable, et pour ceux qui choisissent et pour le Congo; nous sommes dans un espace où des acteurs politiques congolais peuvent faire entendre leurs voix.

Ces voix ont-elles été entendues ? J’aurai tendance à dire que oui parce que tout simplement selon l’avis de plusieurs d’entre nous et de certains hommes politiques congolais, ceux qui choisissent ne veulent plus de Joseph Kabila. Si c’est bien vrai qu’ils ne veulent plus de Joseph, ce serait pour quelles raisons ?

L’hypothèse prédominante, rappelons-le, est que ceux qui choisissent ne choisissent que ceux qui vont être totalement à leurs services. En ce cas, Joseph Kabila aurait-il cessé d’agir aux mieux de leurs intérêts ? Et si c’est le cas, pour quels autres intérêts agit-il, contre les intérêts de ceux qui l’ont mis au pouvoir ?

On pourrait évidemment poser autrement toutes ces questions. Par exemple, les Etats-Unis en voulant voir Joseph Kabila quitter le pouvoir, agissent-ils pour seulement leurs intérêts ou ont-ils également en considération les intérêts du Congo ? Si nous concluons que les Etats-Unis n’agissent qu’en fonction de leurs intérêts, nous ne pouvons qu’également conclure que Joseph Kabila agirait contre leurs intérêts, voilà pourquoi ils veulent le voir quitter le pouvoir pour le remplacer par quelqu’un qui agirait pour leurs intérêts.

Il nous reste, dès lors, à examiner la question suivante : est-ce que Joseph Kabila travaille pour les intérêts du Congo et pour les Congolais ? Rien qu’en me limitant à la réaction de Joseph Kabila et son régime sur les derniers massacres qui se perpètrent à Beni,  je réponds par un non catégorique.

Dans le même ordre d’idées, on pourrait examiner si en faisant renverser Joseph Mobutu par Laurent-Désiré Kabila, Bill Clinton n’avait à l’esprit seulement les intérêts des Etats-Unis et non ceux du Congo ?

Je dirai donc ceci : choisis ou pas, nos dirigeants ne travaillent et ne servent avant tout que leurs propres intérêts sans aucune autre considération. Ils ne sont là que pour eux-mêmes. Et cet état de fait est empiré par le fait qu’ils opèrent dans des contextes non démocratiques où ils ont tous les pouvoirs. A la longue, on en arrive à des situations où les intérêts de ceux qui choisissent s’opposent aux intérêts de ceux qui ont été choisis. Et lorsque ces genres de situation arrivent, on peut voir que ceux que nous disons sont choisis ne sont pas totalement sous le contrôle de ceux qui les ont choisis parce qu’ils sont capables de multiplier des manœuvres pour se maintenir au pouvoir.

Je ne pense pas que nous aurons ou qu’il soit absolument nécessaire d’avoir à la tête du pays quelqu’un qui échapperait totalement à l’influence des grandes puissances, et plus particulièrement des Etats-Unis. Je ne pense pas non plus que les grandes puissances ont un contrôle total sur les personnes qu’ils choisissent pour nous diriger. Je pense que nous avons suffisamment d’exemples de pays qui se sont soustraits de l’emprise des Etats-Unis, et avec lesquels, les Etats-Unis cherchent aujourd’hui à nouer des partenariats productifs avec eux.

En dernier ressort, je pense qu’il appartient à ceux qui nous dirigent, choisis ou pas, de nous sortir des situations dans lesquelles nous sentons enfermer. Et ceci ne peut se faire que s’ils consentent à faire des sacrifices personnels. Et ce sacrifice, c’est la renonciation au pouvoir absolu, c’est la renonciation aux privilèges, c’est l’application des lois, c’est la recherche de la justice pour les plus faibles, c’est le respect de la vie humaine, c’est le jour où on ne va pas tirer sur les Congolais parce qu’ils manifestent contre vous, c’est le jour où on va se lever pour défendre la vie des Congolais, c’est le jour où Beni ne sera pas accepté, c’est le jour où les enfants de nos dirigeants n’auront pas droit de vie et de mort sur nous. C'est un engagement continuel pour l'avènement et le maintien d'un état de droit au Congo.

Vois-tu Admin, même en adhérant à ta façon de voir les choses, j’en arrive toujours à la conclusion que tout dépend de nous. Ce sont les valeurs auxquelles nous croyons et que nous décidons de mettre de l’avant qui vont déterminer quelle société nous allons être. Notre Congo aujourd’hui n’est que reflet de nos valeurs. Ce sont les valeurs que le régime Mobutu nous a inculquées et nous a laissées, ce sont ces valeurs que le régime Kabila perpétue.


Dernière édition par Libre Examen le 4/3/2015, 3:51 pm, édité 4 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Troll le 3/3/2015, 10:39 pm

Mister LORD

Nous allons....y aller de temps en temps..Merci pour l´info sur les nouvelles provinces...Encore une stratégie de "sabotage" visant á compliquer les choses Relisez encore une fois le speech de LUTUNDULA sur le site "Défense et sécurité au Congo"


Lutundula met en garde contre la création des nouvelles provinces qui vont compliquer la gestion du Congo..et même pire, rendre le pays ingouvernable

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Admin le 3/3/2015, 11:26 pm

LibreExamen,

Merci pour ce brillant exercice qui consiste à voir les choses à ma façon   Smile

Je vous trouve une position comparable à celle de Ndonzwau … J'en profiterai donc avec ce post pour répondre à Nonzwau en même temps.

Il ne faut pas voir en moi une action de diabolisation de nos dieux … Je suis "croyant", je suis moi-même aussi sous leur coupole et pire de mon plein gré parfois ... je vous l'ai avoué précisément quand je parle de pragmatisme … Et puis même … formé par eux, j'ai un peu d'eux en moi je n'y peux rien je dirais même qu'il y a un formatage hérité de mes ancêtres    
… Donc je ne suis pas farouchement opposé seulement je m'inquiète sur des choses qui ne sortent pas de mon imagination aussi fertile qu'elle soit mais plutôt qu'il y a des précédents pas seulement en 1960, en 1965, en 1990 mais très récemment en 2006 et 2011 donc tout frais dans ma tête!  

Vous faites bien tous les deux de rappeler que certains de nos frères s'en sortent bien dans leur indépendance politique …. Vous avez pleinement raison … Descendants des Songhaï ou des Bantous … les dieux nous traitent également buzoba nde ya biso moko c'est tellement vrai!        

Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

LE tu vas même un peu plus que moi dans ce mimétisme du moi    
     
Je dirai donc ceci : choisi ou pas, nos dirigeants ne travaillent et ne servent avant tout que leurs propres intérêts sans aucune autre considération. Ils ne sont là que pour eux-mêmes. Et cet état de fait est empiré par le fait qu’ils opèrent dans des contextes non démocratiques où ils ont tous les pouvoirs. A la longue, on en arrive à des situations où les intérêts de ceux qui choisissent s’opposent aux intérêts de ceux qui ont été choisis. Et lorsqu’arrive ces genres de situation, on peut voir que ceux que nous disons sont choisis ne sont pas totalement sous le contrôle de ceux qui les ont choisis parce qu’ils sont capables de multiplier des manœuvres pour se maintenir au pouvoir.

Voilà tout est dit là !
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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 4/3/2015, 1:45 am

Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:Comme je te le disais LE il y a un seul CAMP VERITABLE celui des USA ... On peut donc voir dans ce camp Fayulu Mukwege Kamerhe Moleka Katumbi Kabila etc ... Seul Etienne Tshisekedi n'y est pas. C'est pour ca qu'il n'aura pas le pouvoir. Telle est ma lecture aujourd'hui crois moi pour une fois j'espère me tromper dans cette analyse mon cher LE mais je ne vois pas autre chose hélas.

De ce que je peux tirer de ses dernières sorties, ne m’en tenant qu’à l’image qu’il projette, je ne vois pas Ya Tshitshi encore dans la course. Le temps a accompli son œuvre comme il l’accomplit en chacun de nous. Ya Tshitshi a mené le bon combat, il appartient aujourd’hui aux autres de prendre la relève et de le gagner.

Si je m’en tiens à ta façon de voir les choses, je dirai que Ya Tshitshi aura au moins permis à ce que différents hommes politiques congolais puissent exprimer publiquement et auprès de ceux qui choisissent, notamment les Etats-Unis, leur opposition envers celui qu’ils ont choisi. C’est ainsi que Martin Fayulu peut leur dire en face que l’homme que vous avez choisi n’a jamais gagné les élections, qu’il a triché en 2006 et qu’il a triché en 2011. Nous sommes donc désormais dans un espace où des acteurs politiques congolais, de différentes tendances, peuvent exprimer leur désaccord sur le choix faits par ceux qui, comme tu dis, choisissent et se présenter comme un choix viable, et pour ceux qui choisissent et pour le Congo; nous sommes dans un espace où des acteurs politiques congolais peuvent faire entendre leurs voix.

Ces voix ont-elles été entendues ? J’aurai tendance à dire que oui parce que tout simplement selon l’avis de plusieurs d’entre nous et de certains hommes politiques congolais, ceux qui choisissent ne veulent plus de Joseph Kabila. Si c’est bien vrai qu’ils ne veulent plus de Joseph, ce serait pour quelles raisons ?

L’hypothèse prédominante, rappelons-le, est que ceux qui choisissent ne choisissent que ceux qui vont être totalement à leurs services. En ce cas, Joseph Kabila aurait-il cessé d’agir aux mieux de leurs intérêts ? Et si c’est le cas, pour quels autres intérêts agit-il, contre les intérêts de ceux qui l’ont mis au pouvoir ?

On pourrait évidemment poser autrement toutes ces questions. Par exemple, les Etats-Unis en voulant voir Joseph Kabila quitter le pouvoir, agissent-ils pour seulement leurs intérêts ou ont-ils également en considération les intérêts du Congo ? Si nous concluons que les Etats-Unis n’agissent qu’en fonction de leurs intérêts, nous ne pouvons qu’également conclure que Joseph Kabila agirait contre leurs intérêts, voilà pourquoi ils veulent le voir quitter le pouvoir pour le remplacer par quelqu’un qui agirait pour leurs intérêts.

Il nous reste, dès lors, à examiner la question suivante : est-ce que Joseph Kabila travaille pour les intérêts du Congo et pour les Congolais ? Rien qu’en me limitant à la réaction de Joseph Kabila et son régime sur les derniers massacres qui se perpètrent à Beni,  je réponds par un non catégorique.

Dans le même ordre d’idées, on pourrait examiner si en faisant renverser Joseph Mobutu par Laurent-Désiré Kabila, si Bill Clinton n’avait à l’esprit seulement les intérêts des Etats-Unis et non ceux du Congo ?

Je dirai donc ceci : choisi ou pas, nos dirigeants ne travaillent et ne servent avant tout que leurs propres intérêts sans aucune autre considération. Ils ne sont là que pour eux-mêmes. Et cet état de fait est empiré par le fait qu’ils opèrent dans des contextes non démocratiques où ils ont tous les pouvoirs. A la longue, on en arrive à des situations où les intérêts de ceux qui choisissent s’opposent aux intérêts de ceux qui ont été choisis. Et lorsque ces genres de situation arrivent, on peut voir que ceux que nous disons sont choisis ne sont pas totalement sous le contrôle de ceux qui les ont choisis parce qu’ils sont capables de multiplier des manœuvres pour se maintenir au pouvoir.

Je ne pense pas que nous aurons ou qu’il soit absolument nécessaire d’avoir à la tête du pays quelqu’un qui échapperait totalement à l’influence des grandes puissances, et plus particulièrement des Etats-Unis. Je ne pense pas non plus que les grandes puissances ont un contrôle total sur les personnes qu’ils choisissent pour nous diriger. Je pense que nous avons suffisamment d’exemples de pays qui se sont soustraits de l’emprise des Etats-Unis, et avec lesquels, les Etats-Unis cherchent aujourd’hui à nouer des partenariats productifs avec eux.

En dernier ressort, je pense qu’il appartient à ceux qui nous dirigent, choisis ou pas, de nous sortir des situations dans lesquelles nous sentons enfermer. Et ceci ne peut se faire que s’ils consentent à faire des sacrifices personnels. Et ce sacrifice, c’est la renonciation au pouvoir absolu, c’est la renonciation aux privilèges, c’est l’application des lois, c’est la recherche de la justice pour les plus faibles, c’est le respect de la vie humaine, c’est le jour où on ne va pas tirer sur les Congolais parce qu’ils manifestent contre vous, c’est le jour où on va se lever pour défendre la vie des Congolais, c’est le jour où Beni ne sera pas accepté, c’est le jour où les enfants de nos dirigeants n’auront pas droit de vie et de mort sur nous. C'est un engagement continuel pour l'avènement et le maintien d'un état de droit au Congo.

Vois-tu Admin, même en adhérant à ta façon de voir les choses, j’en arrive toujours à la conclusion que tout dépend de nous. Ce sont les valeurs auxquelles nous croyons et que nous décidons de mettre de l’avant qui vont déterminer quelle société nous allons être. Notre Congo aujourd’hui n’est que reflet de nos valeurs. Ce sont les valeurs que le régime Mobutu nous a inculquées et nous a laissées, ce sont ces valeurs que le régime Kabila perpétue.

like

C'est l'essentiel de ma lecture sur notre présence en ce monde dominants/dominés : il nous reste à nous les dominés un espace où nous avons la possibilité de mieux faire pour nous-mêmes !
OK donc sur l'essentiel sauf peut-être à nuancer ici et là :

- Globalement les dominants ont presque toujours des intérêts qui ne se confondent pas aux nôtres mais il peut arriver le contraire
dans ce monde de plus en plus globalisé où les partenaires ont aussi besoin des débouchés pour leurs marchés...
Dans ce cas les dominants peuvent avoir intérêt de disposer des dominés "acheteurs" càd dont le niveau socio-économique, technologique, intellectuel nécessite de s'élever et leurs conditions de paix et de stabilité politique assurées; toutes choses profitant quelque part aux faibles...
Et dans le cas exprès des relations Usa/Afrique actuelles, l'administration Obama a vraisemblablement  souhaité un changement en Afrique ("des institutions fortes plutôt que des hommes forts"), par lassitude des actions passées et peut-être aussi poussée par la qualité afro-américaine de son animateur : j'ai eu personnellement à le défendre en le documentant ailleurs...  

- Je suis réservé sur la place de nos valeurs : certes "notre Congo aujourd’hui n’est que reflet de nos valeurs" mais doute qu'elles soient nôtres parce que seulement "le régime Mobutu nous les aurait inculquées et "JK" les  perpétuer...
L'histoire politique et sociologique des sociétés ne justifie pas toujours que seul un homme ou un régime soit responsable durablement des mutations comme celles que connait notre pays depuis plus de quatre décennies (je parts ici de 1965 à aujourd'hui); elles sont souvent rendues possibles par la "participation" des peuples eux-mêmes...
De plus, bien des pays africains ont suivi le même parcours et souffrent encore quasiment des mêmes maux..

Bref encore ici il nous faut rester conséquent; trop facile de nous déculpabiliser collectivement des causes des mutations aussi résistantes même si le rôle d'un homme et d'un régime comme dans le cas du mobutisme reste prépondérant mais que ce soit le cas partout dans ce continent, les Africains feraient mieux un utile "examen de conscience" aujourd'hui...



Compatriotiquement!

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  KOTA le 4/3/2015, 2:05 am

VU LE NOMBRE ET L APPROFONDISSMENT DES REPONSES, IL ME SEMBLE QUE MA PRECISION ETAIT OPPORTUNE...N EMPECHE QUE FAYULU NE NOUS DIT PAS S IL A DEMANDE L ACCORD DE Denis Mukwege AVANT DE LE PROPULSER EN TANT QUE CANDIDAT D UNE TRANSITION DONT LES TENANTS ET LES ABOUTISSANTS SERAIENT A PRECISER...

APRES TOUT, AVEC FORTE PROBABILITE, CEUX QUI DIRIGERAIENT UNE QUELCONQUE "TRANSITION" NE POURRONT PAS SE PRESENTER AUX ELECTIONS....C EST PRESQUE LA REGLE VOIR LE CAS DU BURKINA.... Cool

BIEN CHEZ VOUS

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 4/3/2015, 2:32 am

Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traités exactement comme Joseph Kabila et ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux aujourd'hui.

Admin, nos frères bantous savent ce qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bino na bino.


Dernière édition par Libre Examen le 4/3/2015, 3:54 pm, édité 3 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 4/3/2015, 3:34 am

Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traité exactement comme Joseph Kabila ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux.

Admin, nos frères bantous savent ceux qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bin na bino.

Je ne suis pas aussi sûr que nos politiciens ont toujours la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs décisions et de tous leurs actes !
Ce serait à la limite ajouter à leur perversion une toute puissance que nous nous condamnerions à ne jamais pouvoir contrer...

Voulons-nous attester une tare atavique qui du coup nous désespérerait une fois pour toutes de notre avenir ?
Je n'ose pas y croire...



Compatriotiquement!

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 4/3/2015, 3:49 am

ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traité exactement comme Joseph Kabila ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux.

Admin, nos frères bantous savent ceux qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bin na bino.

Je ne suis pas aussi sûr que nos politiciens ont toujours la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs décisions et de tous leurs actes !
Ce serait à la limite ajouter à leur perversion une toute puissance que nous nous condamnerions à ne jamais pouvoir contrer...

Voulons-nous attester une tare atavique qui du coup nous désespérerait une fois pour toutes de notre avenir ?
Je n'ose pas y croire...



Compatriotiquement!

Incroyable mais vrai Dom. Si vous ne voulez pas y croire, comment expliquez-vous cela ? Serait-ce vraiment parce qu'ils n'en savent pas plus que nous ? Je n'ose pas y croire...

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 4/3/2015, 4:45 am

Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traité exactement comme Joseph Kabila ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux.

Admin, nos frères bantous savent ceux qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bin na bino.

Je ne suis pas aussi sûr que nos politiciens ont toujours la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs décisions et de tous leurs actes !
Ce serait à la limite ajouter à leur perversion une toute puissance que nous nous condamnerions à ne jamais pouvoir contrer...

Voulons-nous attester une tare atavique qui du coup nous désespérerait une fois pour toutes de notre avenir ?
Je n'ose pas y croire...



Compatriotiquement!

Incroyable mais vrai Dom. Si vous ne voulez pas y croire, comment expliquez-vous cela ? Serait-ce vraiment parce qu'ils n'en savent pas plus que nous ? Je n'ose pas y croire...

Je me trompe peut-être mais c'est pour moi incroyable et vrai que réduire les crimes même les plus abjects de nos autocrates à la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs actes c'est, disais-je, se condamner à désespérer définitivement de notre sortie du tunnel, c'est abusivement ne mettre que de la morale là où l'homme agit aussi par ignorance...
Aucune expertise exhaustive ne justifie d'ignorer la complexité multidimensionnelle des actes d'une dictature, l'examen de toutes celles qui de gré ou de force ont évolué ou ont été vaincues le démontre...

Que de bonne foi, ou pas d'ailleurs, il arrive à un Ngbanda ou d'autres de se repentir ou de reconnaître leurs méfaits commis en pleine dictature ou dans d'autres crimes graves prouve que l'humanité parfois si insondable psychologiquement et moralement s'explique par une ignorance objective !
Et ce n'est pas là minorer leur culpabilité, au contraire c'est la comprendre et l'expliquer pour espérer en sortir un jour...

Je n'ose y croire non drapé dans mes convictions et droit moraux mais parce qu'objectivement cela est inexact !
Voilà !



Compatriotiquement!

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 4/3/2015, 5:53 am

ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traité exactement comme Joseph Kabila ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux.

Admin, nos frères bantous savent ceux qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bin na bino.

Je ne suis pas aussi sûr que nos politiciens ont toujours la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs décisions et de tous leurs actes !
Ce serait à la limite ajouter à leur perversion une toute puissance que nous nous condamnerions à ne jamais pouvoir contrer...

Voulons-nous attester une tare atavique qui du coup nous désespérerait une fois pour toutes de notre avenir ?
Je n'ose pas y croire...



Compatriotiquement!

Incroyable mais vrai Dom. Si vous ne voulez pas y croire, comment expliquez-vous cela ? Serait-ce vraiment parce qu'ils n'en savent pas plus que nous ? Je n'ose pas y croire...

Je me trompe peut-être mais c'est pour moi incroyable et vrai que réduire les crimes même les plus abjects de nos autocrates à la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs actes c'est, disais-je, se condamner à désespérer définitivement de notre sortie du tunnel, c'est abusivement ne mettre que de la morale là où l'homme agit aussi par ignorance...
Aucune expertise exhaustive ne justifie d'ignorer la complexité multidimensionnelle des actes d'une dictature, l'examen de toutes celles qui de gré ou de force ont évolué ou ont été vaincues le démontre...

Que de bonne foi, ou pas d'ailleurs, il arrive à un Ngbanda ou d'autres de se repentir ou de reconnaître leurs méfaits commis en pleine dictature ou dans d'autres crimes graves prouve que l'humanité parfois si insondable psychologiquement et moralement s'explique par une ignorance objective !
Et ce n'est pas là minorer leur culpabilité, au contraire c'est la comprendre et l'expliquer pour espérer en sortir un jour...

Je n'ose y croire non drapé dans mes convictions et droit moraux mais parce qu'objectivement cela est inexact !
Voilà !



Compatriotiquement!

Dom,

Qu'est-ce que ça veut dire une ignorance objective ?

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Admin le 4/3/2015, 3:07 pm

Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:[...]
Donc mes frères mon action c'est pour interpeller ceux de nos frères bantous qui sont nos émissaires auprès des dieux … Ba fungola nde miso po ba kosami pe mingi trop … c'est le peuple qui en souffre.

[...]

Crois-moi Admin, ils connaissent plus que nous. Ce sont des experts en leurs domaines. Ils ont acquis une expérience pratique que nous ne pouvons pas rivaliser. Je n'ai jamais mis en doute leurs intelligences et leurs connaissances. Ils savent ceux qu'ils font; ils savent en quoi ils s'engagent.

Bafungola miso kala. Esprit na bango ezali tika tomela ba Mindele oyo, tika toliela bango. Mais ils le font strictement pour eux-mêmes peu importe les répercussions que leurs actes peuvent avoir sur le pays.

Tiens par exemple : coirais-tu qu'Honoré Ngbanda ne sait ce qu'il dénonce aujourd'hui qu'après qu'on les ait chassés du pouvoir ? Il n'en avait cure tant qu'il pouvait en profiter comme il voulait. Et qu'ont-ils fait ? Ils ont tout fait pour empêcher tout changement de régime ou même toute reforme parce que cela pouvait nuire à leurs intérêts. Et tous ceux qui se sont opposés à leur pouvoir ont été traité exactement comme Joseph Kabila ceux qui le soutiennent sont en train de traiter ceux qui s'opposent à eux.

Admin, nos frères bantous savent ceux qu'ils font. Ils roulent pour eux-mêmes. Et ils manipulent aussi bien les mindele que le peuple.

Elobaka nango Lito, bo koliana bin na bino.

Je ne suis pas aussi sûr que nos politiciens ont toujours la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs décisions et de tous leurs actes !
Ce serait à la limite ajouter à leur perversion une toute puissance que nous nous condamnerions à ne jamais pouvoir contrer...

Voulons-nous attester une tare atavique qui du coup nous désespérerait une fois pour toutes de notre avenir ?
Je n'ose pas y croire...



Compatriotiquement!

Incroyable mais vrai Dom. Si vous ne voulez pas y croire, comment expliquez-vous cela ? Serait-ce vraiment parce qu'ils n'en savent pas plus que nous ? Je n'ose pas y croire...

Je me trompe peut-être mais c'est pour moi incroyable et vrai que réduire les crimes même les plus abjects de nos autocrates à la pleine conscience et l'entière connaissance de leurs actes c'est, disais-je, se condamner à désespérer définitivement de notre sortie du tunnel, c'est abusivement ne mettre que de la morale là où l'homme agit aussi par ignorance...
Aucune expertise exhaustive ne justifie d'ignorer la complexité multidimensionnelle des actes d'une dictature, l'examen de toutes celles qui de gré ou de force ont évolué ou ont été vaincues le démontre...

Que de bonne foi, ou pas d'ailleurs, il arrive à un Ngbanda ou d'autres de se repentir ou de reconnaître leurs méfaits commis en pleine dictature ou dans d'autres crimes graves prouve que l'humanité parfois si insondable psychologiquement et moralement s'explique par une ignorance objective !
Et ce n'est pas là minorer leur culpabilité, au contraire c'est la comprendre et l'expliquer pour espérer en sortir un jour...

Je n'ose y croire non drapé dans mes convictions et droit moraux mais parce qu'objectivement cela est inexact !
Voilà !



Compatriotiquement!

Dom,

Qu'est-ce que ça veut dire une ignorance objective ?

Je crois que LE a raison la-dessus contrairement aux années 60, les politiciens d'aujourd'hui connaissent assez bien le jeu.
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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  LORD MBAKAMA le 4/3/2015, 3:22 pm

peut-etre celle qui constitue une cause d'excuse kiekiekie mon Wilco

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 5/3/2015, 3:04 am

Admin a écrit:
Libre Examen a écrit:[...]

Dom,

Qu'est-ce que ça veut dire une ignorance objective ?

Je crois que LE a raison la-dessus contrairement aux années 60, les politiciens d'aujourd'hui connaissent  assez bien le jeu.    

Je vais essayer de faire schématique et juste car on ergote et on risque de s'éloigner du sujet ; quoi que...

Ma thèse (hypothèse?) est qu'attester de la pleine conscience et de l'entière connaissance de la part de nos dirigeants dans leurs actes, c'est oublier l'aspect intellectuel pour la seule dimension morale quant à l'étiologie de nos échecs, combien  multifactorielle et pis, c'est se condamner à ne pas en sortir jusqu'au jour miraculeux où nos criminels se seront repentis, seront devenus des anges !
Pour moi, comme il y'a "le bien et le mal" qui relève schématiquement de l'âme humaine, de la morale humaniste (et religieuse) à côté du "vrai et du faux" qui procède de la démonstration objective, il y a ce que j’appellerais "l'intelligence  du cœur" (prenons ici le "cœur" comme site des sentiments hauts et bas)  à coté d'une "intelligence de la raison" !

Pour ne plus y revenir, je vais tenter de m'expliquer le mieux que je peux avec quelques illustrations :


1° Lorsqu'on lit de façon "scientifique" càd loin de sa dimension religieuse les "Dix Commandements" connus même de non-chrétiens, on y découvre un traité logique des règles qui doivent mieux guider une société, un peu à la manière des règles contenues dans toutes les Constitutions du monde, ! Une Constitution universelle minimale ; en quelque sorte !
C'est là une lecture de la raison à côté de celle morale et religieuse d'un traité religieux qu'est la Bible !

Comparons les comportements professionnels d'un Médecin et d'un homme politique de chez nous !
Là où le premier basera sa logique professionnelle sur l'exercice de son savoir et ses résultats effectifs, - un chirurgien plus compétent que d'autres va attirer davantage de patients et va fixer ses honoraires en conséquence -, le second va avoir tendance à ignorer le contrat tacite qui le lie à ses électeurs, - logiquement plus il remplit son devoir en étant efficace sur leurs attentes, plus il a une base objective pour être reconduit aux prochaines élections- , lui ne compte que sur sa propagande démagogique où il va acheter les consciences !
Une illustration d'une ignorance intellectuelle, objective de sa mission, de sa fonction; qu'elle soit favorisée ou pas par son statut moral...

3° Dans les années 1990-2000, l'équipe de "Politique Africaine" a émis le concept de "la politique par le bas" , sans doute lassée et déçue des explications excommuniatrices et condescendantes trop comparatives au  modèle occidental et frappée par la permanence et l'ubiquité des parcours (d'échec) en Afrique pour tenter de mieux les comprendre et les expliquer et non les justifier...
Selon cette théorie les politiques africains (l'en haut) étaient des vrais "entrepreneurs politiques" qui répondaient par leurs pratiques jugées pourtant de nous tous mauvaises sinon inefficaces à une réelle intelligence de l'offre et de la demande dans leurs sociétés tandis que par des modes d'action populaires et à première vue non politiques, les populations (l'en bas) agissaient sur les politiques plus qu'on  peut le penser ! Vue de l'Occident et de nos-mêmes, l'explication du jugement de nos politiciens a toujours été moralisante, accusatrice alors que vu d'une intelligence de notre Afrique à travers leur concept, nos comportements avaient une meilleure compréhension...
Quitte à se poser la question de leur efficacité réelle; le fait est que pour y agir, une compréhension est indispensable plutôt que la simple condamnation !

4° Une dernière illustration peut-être encore plus éclairante : on s'époumone sur les prétentions d'un Ngbanda qui a attendu d'être exclu du pouvoir avec son Mobutu pour prêcher le contraire de ce qu'ils ont fait mais on s'étonne moins d'un Tshisekedi qui après avoir mis sur pied toutes les bases théoriques et même pratiques du mobutisme s'en est écarté pour réclamer "l'état de droit"...
Qu'a-t-il fait d'autre dans le fond sinon reconnaître qu'il s'était trompé pendant quinze de ses premières années politiques (de 1965 à 1980), sur le plan éthique comme intellectuel ?
Qu'était-ce d'autre en effet le Manifeste de la Nsele auquel il a collaboré sinon un traité de science et de pratique politiques à leur sauce ?


Sur tous ces exemples nous nous retrouvons devant deux lectures principales : une simple sinon simpliste, morale et pénale, une autre plus complète et constructive qui donne aussi à comprendre comment y agir ! Un peu comme devant une résurgence des crimes sexuels, une société ne faisait qu'envoyer ses pervers sexuels en prison (première lecture) sans politique préventive ni souci d'empêcher la récidive en recherchant leurs désordres organiques (ou socio-psychologiques) qui nécessitent un traitement médical ou un suivi psychologique et/ou psychiatrique....
Des politiciens vus comme seulement des criminels qui fautaient en toute connaissance parce que pervers ou ceux d'aujourd'hui jouant mieux un "jeu" qu'ils ont apprivoisé plus que les anciens ne nous renvoie qu'à l'excommunication (morale) qui quel que soit leur réel statut moral ou pénal ignore dangereusement les limites de leur culture intellectuelle et politique qui les a condamnés à un mimétisme décadent sans se donner un horizon nouveau d'autres modus operandi plus efficients et moins pénalisables !

Les anciens dictateurs qui se repentent reconnaissent bien qu'ils s'étaient trompés; que ce soit sur un jugement moral ou intellectuel de leur part, ils font bien l'aveu de leur ignorance au moment des faits; de plus vu la permanence et l'ubiquité du phénomène en Afrique c'est refuser exprès d'y voir le déficit manifeste d'une culture intellectuelle (et politique démocratique) !
A mon avis, nous ne serions alors que des simples voyeurs, spectateurs amusés d'attraper nos proies sans chercher la compréhension, les voies et moyens pour en sortir !
Voilà pour moi où se trouve la vraie "excuse" d'autant que reconnaître le déficit "intellectuel" de nos dictateurs à travers leurs crimes politiques n'empêche guère de les condamner moralement, judiciairement, politiquement...; au contraire cela nous donne plus de moyens d'éviter l'immobilisme ambiant, de changer, d'avancer...
Ainsi on ne leur accorde "aucune excuse" : ils sont coupables d'avoir volé comme d'avoir prétendu savoir ce qu'ils faisaient !
 
Voilà ma petite explication !





Compatriotiquement !

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 5/3/2015, 4:28 pm

ndonzwau a écrit:
Admin a écrit:
Libre Examen a écrit:[...]

Dom,

Qu'est-ce que ça veut dire une ignorance objective ?

Je crois que LE a raison la-dessus contrairement aux années 60, les politiciens d'aujourd'hui connaissent  assez bien le jeu.    

Je vais essayer de faire schématique et juste car on ergote et on risque de s'éloigner du sujet ; quoi que...

Ma thèse (hypothèse?) est qu'attester de la pleine conscience et de l'entière connaissance de la part de nos dirigeants dans leurs actes, c'est oublier l'aspect intellectuel pour la seule dimension morale quant à l'étiologie de nos échecs, combien  multifactorielle et pis, c'est se condamner à ne pas en sortir jusqu'au jour miraculeux où nos criminels se seront repentis, seront devenus des anges !
Pour moi, comme il y'a "le bien et le mal" qui relève schématiquement de l'âme humaine, de la morale humaniste (et religieuse) à côté du "vrai et du faux" qui procède de la démonstration objective, il y a ce que j’appellerais "l'intelligence  du cœur" (prenons ici le "cœur" comme site des sentiments hauts et bas)  à coté d'une "intelligence de la raison" !

Pour ne plus y revenir, je vais tenter de m'expliquer le mieux que je peux avec quelques illustrations :


1° Lorsqu'on lit de façon "scientifique" càd loin de sa dimension religieuse les "Dix Commandements" connus même de non-chrétiens, on y découvre un traité logique des règles qui doivent mieux guider une société, un peu à la manière des règles contenues dans toutes les Constitutions du monde, ! Une Constitution universelle minimale ; en quelque sorte !
C'est là une lecture de la raison à côté de celle morale et religieuse d'un traité religieux qu'est la Bible !

Comparons les comportements professionnels d'un Médecin et d'un homme politique de chez nous !
Là où le premier basera sa logique professionnelle sur l'exercice de son savoir et ses résultats effectifs, - un chirurgien plus compétent que d'autres va attirer davantage de patients et va fixer ses honoraires en conséquence -, le second va avoir tendance à ignorer le contrat tacite qui le lie à ses électeurs, - logiquement plus il remplit son devoir en étant efficace sur leurs attentes, plus il a une base objective pour être reconduit aux prochaines élections- , lui ne compte que sur sa propagande démagogique où il va acheter les consciences !
Une illustration d'une ignorance intellectuelle, objective de sa mission, de sa fonction; qu'elle soit favorisée ou pas par son statut moral...

3° Dans les années 1990-2000, l'équipe de "Politique Africaine" a émis le concept de "la politique par le bas" , sans doute lassée et déçue des explications excommuniatrices et condescendantes trop comparatives au  modèle occidental et frappée par la permanence et l'ubiquité des parcours (d'échec) en Afrique pour tenter de mieux les comprendre et les expliquer et non les justifier...
Selon cette théorie les politiques africains (l'en haut) étaient des vrais "entrepreneurs politiques" qui répondaient par leurs pratiques jugées pourtant de nous tous mauvaises sinon inefficaces à une réelle intelligence de l'offre et de la demande dans leurs sociétés tandis que par des modes d'action populaires et à première vue non politiques, les populations (l'en bas) agissaient sur les politiques plus qu'on  peut le penser ! Vue de l'Occident et de nos-mêmes, l'explication du jugement de nos politiciens a toujours été moralisante, accusatrice alors que vu d'une intelligence de notre Afrique à travers leur concept, nos comportements avaient une meilleure compréhension...
Quitte à se poser la question de leur efficacité réelle; le fait est que pour y agir, une compréhension est indispensable plutôt que la simple condamnation !

4° Une dernière illustration peut-être encore plus éclairante : on s'époumone sur les prétentions d'un Ngbanda qui a attendu d'être exclu du pouvoir avec son Mobutu pour prêcher le contraire de ce qu'ils ont fait mais on s'étonne moins d'un Tshisekedi qui après avoir mis sur pied toutes les bases théoriques et même pratiques du mobutisme s'en est écarté pour réclamer "l'état de droit"...
Qu'a-t-il fait d'autre dans le fond sinon reconnaître qu'il s'était trompé pendant quinze de ses premières années politiques (de 1965 à 1980), sur le plan éthique comme intellectuel ?
Qu'était-ce d'autre en effet le Manifeste de la Nsele auquel il a collaboré sinon un traité de science et de pratique politiques à leur sauce ?


Sur tous ces exemples nous nous retrouvons devant deux lectures principales : une simple sinon simpliste, morale et pénale, une autre plus complète et constructive qui donne aussi à comprendre comment y agir ! Un peu comme devant une résurgence des crimes sexuels, une société ne faisait qu'envoyer ses pervers sexuels en prison (première lecture) sans politique préventive ni souci d'empêcher la récidive en recherchant leurs désordres organiques (ou socio-psychologiques) qui nécessitent un traitement médical ou un suivi psychologique et/ou psychiatrique....
Des politiciens vus comme seulement des criminels qui fautaient en toute connaissance parce que pervers ou ceux d'aujourd'hui jouant mieux un "jeu" qu'ils ont apprivoisé plus que les anciens ne nous renvoie qu'à l'excommunication (morale) qui quel que soit leur réel statut moral ou pénal ignore dangereusement les limites de leur culture intellectuelle et politique qui les a condamnés à un mimétisme décadent sans se donner un horizon nouveau d'autres modus operandi plus efficients et moins pénalisables !

Les anciens dictateurs qui se repentent reconnaissent bien qu'ils s'étaient trompés; que ce soit sur un jugement moral ou intellectuel de leur part, ils font bien l'aveu de leur ignorance au moment des faits; de plus vu la permanence et l'ubiquité du phénomène en Afrique c'est refuser exprès d'y voir le déficit manifeste d'une culture intellectuelle (et politique démocratique) !
A mon avis, nous ne serions alors que des simples voyeurs, spectateurs amusés d'attraper nos proies sans chercher la compréhension, les voies et moyens pour en sortir !
Voilà pour moi où se trouve la vraie "excuse" d'autant que reconnaître le déficit "intellectuel" de nos dictateurs à travers leurs crimes politiques n'empêche guère de les condamner moralement, judiciairement, politiquement...; au contraire cela nous donne plus de moyens d'éviter l'immobilisme ambiant, de changer, d'avancer...
Ainsi on ne leur accorde "aucune excuse" : ils sont coupables d'avoir volé comme d'avoir prétendu savoir ce qu'ils faisaient !
 
Voilà ma petite explication !





Compatriotiquement !

Excusez-mon ignorance Dom. L’ignorance objective est-ce une nouvelle théorie, un nouveau concept pour expliquer pourquoi les noirs agissent comme ils agissent quand ils sont au pouvoir, qu’ils ignorent qu’ils agissent mal, qu’ils ignorent qu’ils commettent des crimes, qu'ils ne sont pas conscients de leurs actes et leurs répercussions malgré les cris et les pleurs qui viennent de la population, qu'ils n'entendent pas ces cris et ces pleurs ? Et la preuve qu’ils ignorent ce qu’ils font ou ont fait pouvait être criminel, serait qu’à un moment donné ils reconnaissent leurs méfaits ?

A-t-on exemple des dictatures qui ont reconnu cela pendant qu’elles exercent le pouvoir et ont mis, conséquemment, fin à leurs façons de faire ? Ou serait-ce l’aveu de celui qui, des fonds des eaux, dit que le massacre des chrétiens du 16 février 1992 était une réaction au meurtre d’un soldat de FAZ par les combattants de l’UDPS ? Est-ce même un aveu ou une justification ?

Quand on organise une épuration ethnique d’une composante de son peuple, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand la banque centrale devient ton compte privé, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand on vide le compte de la SOZACOM, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on déclare « ata ba ibaka, ibaka na mayele », on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on fait bombarder la maison de Kibassa, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand son fils se fait appeler Sadam Hussein, en raison entre autres de la terreur qu’il crée dans la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand des enfants de ceux qui sont au pouvoir sont impliqués dans un accident qui a causé des morts, qu’on les soustrait de la justice, on sait ce que l'on fait, on n’ignorent pas

Quand on assassine un défenseur des sans-voix, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on cherche à éliminer un médecin qui soigne les femmes violées, on sait que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on envoie l’armée et la police tirée sur la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on envoie une mission de clarification pour nier toutes les accusations dont on fait l’objet, on sait ce que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on met en doute le nombre de morts qu’il y a eu et qu’on cherche à en minimiser l'importance, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on condamne même les manifestants, et qu’on les traite de toutes sortes de nom, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand même ici sur CD, des voix s’élèvent pour condamner les manifestants et appuyer le régime qui a commis et commet des meurtres, ceux qui agissent ainsi savent ce qu’ils font, ils ne l’ignorent pas.

Voilà une énumération non exhaustive des faits. Cela relève tout simplement du sens commun. Il n’y a aucune condamnation, aucun jugement moral, aucune théorisation. Si ces faits ne sont pas vrais, qu’on les répudie.

Dire les choses telles que sont ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer. Il y a un sénateur qui, lors de la révision de la modification de la loi électorale, a dit que nous n’avons pas un problème des textes, mais que nous avons un problème de comportement.

Boshab n’ignore pas ce qu’il proposait; Mende n'ignore pas ce qu'il défend.

Nous n’avons donc jamais soutenu qu’un changement de comportement serait impossible. Nous pensons que beaucoup d'entre nous désirons voir un changement de comportement, qu'il ya des Congolais qui combattent pour ça et que ce désir finira pas l’emporter et qu’un jour nous aurons au pouvoir des gens, des Congolais qui n’ignorent pas ce qu’ils font.

Nous sommes conscients et prévenons en même temps que le changement ne sera pas facile. Il n’y aura pas des miracles. Ceux qui œuvreront pour changer les choses seront fortement combattus par ceux qui ne pourront plus profiter du système. Ils vont mettre leurs vies en danger. Ils vont peut-être même avoir le peuple contre eux parce qu’il faut mettre fin aux anciennes habitudes, valeurs et pratiques, et en instiller des nouvelles. La tâche sera ardue mais à force de persistance, on y arrivera.

Et pour reprendre Martin Fayulu, il faut déraciner le système. Et ça ne sera pas facile. Il le sait parce qu'il le vit déjà.

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 5/3/2015, 9:31 pm

Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Admin a écrit:[...]
 [...]

Excusez-mon ignorance Dom. L’ignorance objective est-ce une nouvelle théorie, un nouveau concept pour expliquer pourquoi les noirs agissent comme ils agissent quand ils sont au pouvoir, qu’ils ignorent qu’ils agissent mal, qu’ils ignorent qu’ils commettent des crimes, qu'ils ne sont pas conscients de leurs actes et leurs répercussions malgré les cris et les pleurs qui viennent de la population, qu'ils n'entendent pas ces cris et ces pleurs ? Et la preuve qu’ils ignorent  ce qu’ils font ou ont fait pouvait être criminel, serait qu’à un moment donné ils reconnaissent leurs méfaits ?

A-t-on exemple des dictatures qui ont reconnu cela pendant qu’elles exercent le pouvoir et ont mis, conséquemment, fin à leurs façons de faire ? Ou serait-ce l’aveu de celui qui, des fonds des eaux, dit que le massacre des chrétiens du 16 février 1992 était une réaction au meurtre d’un soldat de FAZ par les combattants de l’UDPS ? Est-ce même un aveu ou une justification ?

Quand on organise une épuration ethnique d’une composante de son peuple, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand la banque centrale devient ton compte privé, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand on vide le compte de la SOZACOM, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on déclare « ata ba ibaka, ibaka na mayele », on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on fait bombarder la maison de Kibassa, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand son fils se fait appeler Sadam Hussein, en raison entre autres de la terreur qu’il crée dans la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand des enfants de ceux qui sont au pouvoir sont impliqués dans un accident qui a causé des morts, qu’on les soustrait de la justice, on sait ce que l'on fait, on n’ignorent pas

Quand on assassine un défenseur des sans-voix, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on cherche à éliminer un médecin qui soigne les femmes violées, on sait que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on envoie l’armée et la police tirée sur la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on envoie une mission de clarification pour nier toutes les accusations dont on fait l’objet, on sait ce que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on met en doute le nombre de morts qu’il y a eu et qu’on cherche à en minimiser l'importance, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on condamne même les manifestants, et qu’on les traite de toutes sortes de nom, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand même ici sur CD, des voix s’élèvent pour condamner les manifestants et appuyer le régime qui a commis et commet des meurtres, ceux qui agissent ainsi savent ce qu’ils font, ils ne l’ignorent pas.

Voilà une énumération non exhaustive des faits. Cela relève tout simplement du sens commun. Il n’y a aucune condamnation, aucun jugement moral, aucune théorisation. Si ces faits ne sont pas vrais, qu’on les répudie.

Dire les choses telles que sont ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer. Il y a un sénateur qui, lors de la révision de la modification de la loi électorale, a dit que nous n’avons pas un problème des textes, mais que nous avons un problème de comportement.

Boshab n’ignore pas ce qu’il proposait; Mende n'ignore pas ce qu'il défend.

Nous n’avons donc jamais soutenu qu’un changement de comportement serait impossible. Nous pensons que beaucoup d'entre nous désirons voir un changement de comportement, qu'il ya des Congolais qui combattent pour ça et que ce désir finira pas l’emporter et qu’un jour nous aurons au pouvoir des gens, des Congolais qui n’ignorent pas ce qu’ils font.

Nous sommes conscients et prévenons en même temps que le changement ne sera pas facile. Il n’y aura pas des miracles. Ceux qui œuvreront pour changer les choses seront fortement combattus par ceux qui ne pourront plus profiter du système. Ils vont mettre leurs vies en danger. Ils vont peut-être même avoir le peuple contre eux parce qu’il faut mettre fin aux anciennes habitudes, valeurs et pratiques, et en instiller des nouvelles. La tâche sera ardue mais à force de persistance, on y arrivera.

Et pour reprendre Martin Fayulu, il faut déraciner le système. Et ça ne sera pas facile. Il le sait parce qu'il le vit déjà.

Rassurez-vous, LE; je n'ai pas encore de capacité à inventer des concepts et vous aurez beau avoir la gentillesse de me les rappeler, je n'ignore pas les faits, ils sont accablants pour les dictateurs !
En vous donnant quelques exemples des lectures et des utilisations que peuvent donner les observations des faits même les plus abjects, jamais je n'ai prétendu ainsi les absoudre; ne me faites surtout pas dire ce que je n'ai pas dit !


Nous sommes partis sur un différend sur le "savoir" qu'ont ou non nos autocrates quand ils cafouillent et tuent dans leur exercice ! J'ai prétendu et crois toujours que c'est leur donner une toute puissance que nous ne pouvons vaincre qu'uniquement en les diabolisant parce que maîtres de tout ! Sans les justifier, j'opte pour une lecture qui ajoute à leurs actes criminels l'incompétence, ils ne maîtrisent pas tout notamment le "savoir" même chez nos universitaires nombreux dans ces dictatures qui ont refusé de "pensé" et je l'ai illustré par des exemples flagrants au Congo comme en Afrique où cette lecture est plus que plausible; je n'ai donc rien inventé tout !
Maintenant si vous croyez toujours que la seule lecture qu'on peut faire des crimes de nos dictateurs c'est les condamner et même les diaboliser, c'est votre entendement; mais c'est aussi le droit de ceux des autres d'en faire une lecture plus complète, plus "scientifique" loin des émotions pour tenter de les comprendre et de mieux les "traiter" !

"Surveiller et punir" est le titre d'un essai majeur du philosophe Miche Foucault autour de la "prison" ! Je n'ai donc rien fabriqué dans mon laboratoire secret et pourquoi pas suspect, ce n'est que ma petite réflexion à l'observation des faits, à peine nourrie de rudiments de dilettante à la lecture des spécialistes comme lui qui s'était appliqué à étudier le rapport entre "pouvoir et savoir" !
Et le "savoir" ici concerne moins ou autant celui des dictateurs dans leur funeste exercice que vous ne voulez lire dans mon terme "ignorance objective", il s'applique aussi au "savoir" qu'un observateur averti peut lire dans leurs actes !
Vous pouvez l'ignorer, n'empêche que c'est un domaine que maints "savants" ont labouré et c'est celui que j'ai voulu illustrer dans les exemples que j'ai donnés !

Bref, que vous le vouliez ou non cette lecture est indispensable pour mieux comprendre la geste politique de partout et de toujours loin de nos émotions et de nos condamnations légitimes !
C'est donc clair que nous ne nous embarquerions que dans des vaines polémiques simplistes à agiter les pour et les contre les dictatures, les condamner ou les excuser parce qu'ils savaient oui ou non ce qu'ils faisaient !
Je suis au delà comme personne de sensé ne va ici louer les crimes de dictateurs, c'est aussi de tout soupçon chez n'importe qui de la plupart d'entre-nous mais permettez-moi en même temps de clore cette parenthèse "académique" par cette provocation qui en fait n'est pas une : "si la prison suffisait à améliorer l'humanité, ça se saurait depuis qu'elle existe des fonds des âges" !




Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 5/3/2015, 10:25 pm, édité 1 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 5/3/2015, 10:12 pm

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Excusez-mon ignorance Dom. L’ignorance objective est-ce une nouvelle théorie, un nouveau concept pour expliquer pourquoi les noirs agissent comme ils agissent quand ils sont au pouvoir, qu’ils ignorent qu’ils agissent mal, qu’ils ignorent qu’ils commettent des crimes, qu'ils ne sont pas conscients de leurs actes et leurs répercussions malgré les cris et les pleurs qui viennent de la population, qu'ils n'entendent pas ces cris et ces pleurs ? Et la preuve qu’ils ignorent  ce qu’ils font ou ont fait pouvait être criminel, serait qu’à un moment donné ils reconnaissent leurs méfaits ?

A-t-on exemple des dictatures qui ont reconnu cela pendant qu’elles exercent le pouvoir et ont mis, conséquemment, fin à leurs façons de faire ? Ou serait-ce l’aveu de celui qui, des fonds des eaux, dit que le massacre des chrétiens du 16 février 1992 était une réaction au meurtre d’un soldat de FAZ par les combattants de l’UDPS ? Est-ce même un aveu ou une justification ?

Quand on organise une épuration ethnique d’une composante de son peuple, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand la banque centrale devient ton compte privé, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand on vide le compte de la SOZACOM, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on déclare « ata ba ibaka, ibaka na mayele », on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on fait bombarder la maison de Kibassa, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand son fils se fait appeler Sadam Hussein, en raison entre autres de la terreur qu’il crée dans la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand des enfants de ceux qui sont au pouvoir sont impliqués dans un accident qui a causé des morts, qu’on les soustrait de la justice, on sait ce que l'on fait, on n’ignorent pas

Quand on assassine un défenseur des sans-voix, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on cherche à éliminer un médecin qui soigne les femmes violées, on sait que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on envoie l’armée et la police tirée sur la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on envoie une mission de clarification pour nier toutes les accusations dont on fait l’objet, on sait ce que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on met en doute le nombre de morts qu’il y a eu et qu’on cherche à en minimiser l'importance, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on condamne même les manifestants, et qu’on les traite de toutes sortes de nom, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand même ici sur CD, des voix s’élèvent pour condamner les manifestants et appuyer le régime qui a commis et commet des meurtres, ceux qui agissent ainsi savent ce qu’ils font, ils ne l’ignorent pas.

Voilà une énumération non exhaustive des faits. Cela relève tout simplement du sens commun. Il n’y a aucune condamnation, aucun jugement moral, aucune théorisation. Si ces faits ne sont pas vrais, qu’on les répudie.

Dire les choses telles que sont ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer. Il y a un sénateur qui, lors de la révision de la modification de la loi électorale, a dit que nous n’avons pas un problème des textes, mais que nous avons un problème de comportement.

Boshab n’ignore pas ce qu’il proposait; Mende n'ignore pas ce qu'il défend.

Nous n’avons donc jamais soutenu qu’un changement de comportement serait impossible. Nous pensons que beaucoup d'entre nous désirons voir un changement de comportement, qu'il ya des Congolais qui combattent pour ça et que ce désir finira pas l’emporter et qu’un jour nous aurons au pouvoir des gens, des Congolais qui n’ignorent pas ce qu’ils font.

Nous sommes conscients et prévenons en même temps que le changement ne sera pas facile. Il n’y aura pas des miracles. Ceux qui œuvreront pour changer les choses seront fortement combattus par ceux qui ne pourront plus profiter du système. Ils vont mettre leurs vies en danger. Ils vont peut-être même avoir le peuple contre eux parce qu’il faut mettre fin aux anciennes habitudes, valeurs et pratiques, et en instiller des nouvelles. La tâche sera ardue mais à force de persistance, on y arrivera.

Et pour reprendre Martin Fayulu, il faut déraciner le système. Et ça ne sera pas facile. Il le sait parce qu'il le vit déjà.

Rassurez-vous, LE; je n'ai pas encore de capacité à inventer des concepts et vous aurez beau avoir la gentillesse de me les rappeler, je n'ignore pas les faits, ils sont accablants pour les dictateurs !
Et en vous donnant quelques exemples des lectures et des utilisations que peut donner les observations des faits même les plus abjects, jamais je n'ai prétendu ainsi les absoudre; ne me faites surtout pas dire ce que je n'ai pas dit !


C'est simple, si vous croyez que la seule lecture qu'on peut faire des crimes de nos dictateurs c'est les condamner et même les diaboliser, c'est votre entendement; mais c'est aussi le droit de ceux des autres d'en faire une lecture plus complète, plus "scientifique" loin des émotions pour tenter de les comprendre et de mieux les "traiter" !
"Surveiller et punir" est le titre d'un essai majeur du philosophe Miche Foucault autour de la "prison" ! Je n'ai donc rien inventé sinon ma petite réflexion à l'observation des faits, à peine nourrie de rudiments de dilettante à la lecture des spécialistes comme lui qui s'était appliqué à étudier le rapport entre "pouvoir et savoir" !
Et le savoir ici concerne moins ou autant celui des dictateurs dans leur funeste exercice que vous ne voulez lire dans mon terme "ignorance objective", il s'applique aussi au savoir qu'un observateur spécialiste peut lire dans leurs actes !
Vous pouvez l'ignorer, n'empêche que c'est un domaine que maints savants ont labouré et c'est celui que j'ai voulu illustrer dans les exemples que j'ai donnés !

Bref, que vous le vouliez ou non cette lecture est indispensable pour mieux comprendre la geste politique de partout et de toujours loin de nos émotions et de nos condamnations légitimes !
C'est donc clair que nous ne nous embarquerions que dans des vaines polémiques simplistes à agiter les pour et les contre les dictatures, les condamner ou les excuser parce qu'ils savaient oui ou non ce qu'ils faisaient !
Je suis au delà comme personne de sensé ne va ici louer les crimes de dictateurs, c'est aussi de tout soupçon chez n'importe qui de la plupart d'entre-nous mais permettez-moi en même temps de clore cette parenthèse "académique" par cette provocation qui en fait n'est pas une : "si la prison suffisait à améliorer l'humanité, ça se saurait depuis qu'elle existe des fonds des âges" !




Compatriotiquement!

Je n’ai envoyé personne en prison. Ceux qui envoient en prison et punissent sont ceux qui ont le pouvoir de le faire et qui tuent par ignorance. Et ils sont connus. Adressez-vous à eux. Moi, je ne fais que constater, qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait et qu’ils font ce qu’ils font.

Le pauvre jeune congolais qui meurt de faim, qui vole pour se nourrir, si attrapé, va être puni, mis en prison, et peut-être y mourir à la suite des traitements qu’il aura reçus sous ordre de ceux-là même qui ignorent qu’il en est arrivé là à cause de leurs actes.

Nous prenons la prétention selon laquelle que le fait d’avouer qu’on ait commis un acte, signifie qu’on l’ait commis par ignorance soit la seule façon objective de voir les choses dans son ensemble pour ce qu’elle est.


Dernière édition par Libre Examen le 6/3/2015, 12:15 am, édité 1 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 5/3/2015, 11:31 pm

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Excusez-mon ignorance Dom. L’ignorance objective est-ce une nouvelle théorie, un nouveau concept pour expliquer pourquoi les noirs agissent comme ils agissent quand ils sont au pouvoir, qu’ils ignorent qu’ils agissent mal, qu’ils ignorent qu’ils commettent des crimes, qu'ils ne sont pas conscients de leurs actes et leurs répercussions malgré les cris et les pleurs qui viennent de la population, qu'ils n'entendent pas ces cris et ces pleurs ? Et la preuve qu’ils ignorent  ce qu’ils font ou ont fait pouvait être criminel, serait qu’à un moment donné ils reconnaissent leurs méfaits ?

A-t-on exemple des dictatures qui ont reconnu cela pendant qu’elles exercent le pouvoir et ont mis, conséquemment, fin à leurs façons de faire ? Ou serait-ce l’aveu de celui qui, des fonds des eaux, dit que le massacre des chrétiens du 16 février 1992 était une réaction au meurtre d’un soldat de FAZ par les combattants de l’UDPS ? Est-ce même un aveu ou une justification ?

Quand on organise une épuration ethnique d’une composante de son peuple, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand la banque centrale devient ton compte privé, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand on vide le compte de la SOZACOM, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on déclare « ata ba ibaka, ibaka na mayele », on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on fait bombarder la maison de Kibassa, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand son fils se fait appeler Sadam Hussein, en raison entre autres de la terreur qu’il crée dans la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand des enfants de ceux qui sont au pouvoir sont impliqués dans un accident qui a causé des morts, qu’on les soustrait de la justice, on sait ce que l'on fait, on n’ignorent pas

Quand on assassine un défenseur des sans-voix, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on cherche à éliminer un médecin qui soigne les femmes violées, on sait que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on envoie l’armée et la police tirée sur la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on envoie une mission de clarification pour nier toutes les accusations dont on fait l’objet, on sait ce que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on met en doute le nombre de morts qu’il y a eu et qu’on cherche à en minimiser l'importance, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on condamne même les manifestants, et qu’on les traite de toutes sortes de nom, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand même ici sur CD, des voix s’élèvent pour condamner les manifestants et appuyer le régime qui a commis et commet des meurtres, ceux qui agissent ainsi savent ce qu’ils font, ils ne l’ignorent pas.

Voilà une énumération non exhaustive des faits. Cela relève tout simplement du sens commun. Il n’y a aucune condamnation, aucun jugement moral, aucune théorisation. Si ces faits ne sont pas vrais, qu’on les répudie.

Dire les choses telles que sont ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer. Il y a un sénateur qui, lors de la révision de la modification de la loi électorale, a dit que nous n’avons pas un problème des textes, mais que nous avons un problème de comportement.

Boshab n’ignore pas ce qu’il proposait; Mende n'ignore pas ce qu'il défend.

Nous n’avons donc jamais soutenu qu’un changement de comportement serait impossible. Nous pensons que beaucoup d'entre nous désirons voir un changement de comportement, qu'il ya des Congolais qui combattent pour ça et que ce désir finira pas l’emporter et qu’un jour nous aurons au pouvoir des gens, des Congolais qui n’ignorent pas ce qu’ils font.

Nous sommes conscients et prévenons en même temps que le changement ne sera pas facile. Il n’y aura pas des miracles. Ceux qui œuvreront pour changer les choses seront fortement combattus par ceux qui ne pourront plus profiter du système. Ils vont mettre leurs vies en danger. Ils vont peut-être même avoir le peuple contre eux parce qu’il faut mettre fin aux anciennes habitudes, valeurs et pratiques, et en instiller des nouvelles. La tâche sera ardue mais à force de persistance, on y arrivera.

Et pour reprendre Martin Fayulu, il faut déraciner le système. Et ça ne sera pas facile. Il le sait parce qu'il le vit déjà.

Rassurez-vous, LE; je n'ai pas encore de capacité à inventer des concepts et vous aurez beau avoir la gentillesse de me les rappeler, je n'ignore pas les faits, ils sont accablants pour les dictateurs !
En vous donnant quelques exemples des lectures et des utilisations que peuvent donner les observations des faits même les plus abjects, jamais je n'ai prétendu ainsi les absoudre; ne me faites surtout pas dire ce que je n'ai pas dit !


Nous sommes partis sur un différend sur le "savoir" qu'ont ou non nos autocrates quand ils cafouillent et tuent dans leur exercice ! J'ai prétendu et crois toujours que c'est leur donner une toute puissance que nous ne pouvons vaincre qu'uniquement en les diabolisant parce que maîtres de tout ! Sans les justifier, j'opte pour une lecture qui ajoute à leurs actes criminels l'incompétence, ils ne maîtrisent pas tout notamment le "savoir" même chez nos universitaires nombreux dans ces dictatures qui ont refusé de "pensé" et je l'ai illustré par des exemples flagrants au Congo comme en Afrique où cette lecture est plus que plausible; je n'ai donc rien inventé tout !
Maintenant si vous croyez toujours que la seule lecture qu'on peut faire des crimes de nos dictateurs c'est les condamner et même les diaboliser, c'est votre entendement; mais c'est aussi le droit de ceux des autres d'en faire une lecture plus complète, plus "scientifique" loin des émotions pour tenter de les comprendre et de mieux les "traiter" !

"Surveiller et punir" est le titre d'un essai majeur du philosophe Miche Foucault autour de la "prison" ! Je n'ai donc rien fabriqué dans mon laboratoire secret et pourquoi pas suspect, ce n'est que ma petite réflexion à l'observation des faits, à peine nourrie de rudiments de dilettante à la lecture des spécialistes comme lui qui s'était appliqué à étudier le rapport entre "pouvoir et savoir" !
Et le "savoir" ici concerne moins ou autant celui des dictateurs dans leur funeste exercice que vous ne voulez lire dans mon terme "ignorance objective", il s'applique aussi au "savoir" qu'un observateur averti peut lire dans leurs actes !
Vous pouvez l'ignorer, n'empêche que c'est un domaine que maints "savants" ont labouré et c'est celui que j'ai voulu illustrer dans les exemples que j'ai donnés !

Bref, que vous le vouliez ou non cette lecture est indispensable pour mieux comprendre la geste politique de partout et de toujours loin de nos émotions et de nos condamnations légitimes !
C'est donc clair que nous ne nous embarquerions que dans des vaines polémiques simplistes à agiter les pour et les contre les dictatures, les condamner ou les excuser parce qu'ils savaient oui ou non ce qu'ils faisaient !
Je suis au delà comme personne de sensé ne va ici louer les crimes de dictateurs, c'est aussi de tout soupçon chez n'importe qui de la plupart d'entre-nous mais permettez-moi en même temps de clore cette parenthèse "académique" par cette provocation qui en fait n'est pas une : "si la prison suffisait à améliorer l'humanité, ça se saurait depuis qu'elle existe des fonds des âges" !


Compatriotiquement!

Je n’ai envoyé personne en prison. Ceux qui envoient en prison et punissent sont ceux qui ont le pouvoir de le faire et qui tuent par ignorance. Et ils sont connus. Adressez-vous à eux. Moi, je ne fais que constater, qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait et qu’ils font ce qu’ils font.

Le pauvre jeune congolais qui meurent de faim, qui volent pour se nourrir, si attrapé, va être puni, mis en prison, et peut-être y mourir à la suite des traitements qu’il aura reçus sous ordre de ceux-là même qui ignorent qu’il en est arrivé là à cause de leurs actes.

Nous prenons la prétention selon laquelle que le fait d’avouer qu’on ait commis un acte, signifie qu’on l’ait commis par ignorance soit la seule façon objective de voir les choses dans son ensemble pour ce qu’elle est.

La "prison" est ici synonyme, un générique qui désigne la condamnation exclusive sans tentative autre de compréhension, de contextualisation qui peuvent, elles, prêter en plus à d'autres "réaménagements" (c'est ce que vous faites) avant de signifier l'embastillement géographique, les sanctions, la punition...
C'est que la prison avant d'être la sanction matérielle (ou non) qu'inflige l'autorité, elle existe dans le regard culpabilisateur du quidam, selon les sociétés et les contextes !

Et ne faites pas semblant de ne pas comprendre que ma lecture (comme celle de mes exemples) ne condamne pas le crime des dictateurs, qu'elle ne reconnait pas les affres de la victime; seulement parfois elle fait plus que simplement condamner, elle prête à une compréhension et un traitement plus larges, plus complets du crime; c'est tout !
N'inventez donc pas des polémiques sans objet sinon c'est sûr on en sera encore là dans deux semaines à pinailler sur tout; surtout qu'au delà, toute personne reste libre et responsable de ses avis et de ses actes !  



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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  Libre Examen le 6/3/2015, 12:27 am

ndonzwau a écrit:
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Excusez-mon ignorance Dom. L’ignorance objective est-ce une nouvelle théorie, un nouveau concept pour expliquer pourquoi les noirs agissent comme ils agissent quand ils sont au pouvoir, qu’ils ignorent qu’ils agissent mal, qu’ils ignorent qu’ils commettent des crimes, qu'ils ne sont pas conscients de leurs actes et leurs répercussions malgré les cris et les pleurs qui viennent de la population, qu'ils n'entendent pas ces cris et ces pleurs ? Et la preuve qu’ils ignorent  ce qu’ils font ou ont fait pouvait être criminel, serait qu’à un moment donné ils reconnaissent leurs méfaits ?

A-t-on exemple des dictatures qui ont reconnu cela pendant qu’elles exercent le pouvoir et ont mis, conséquemment, fin à leurs façons de faire ? Ou serait-ce l’aveu de celui qui, des fonds des eaux, dit que le massacre des chrétiens du 16 février 1992 était une réaction au meurtre d’un soldat de FAZ par les combattants de l’UDPS ? Est-ce même un aveu ou une justification ?

Quand on organise une épuration ethnique d’une composante de son peuple, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand la banque centrale devient ton compte privé, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand on vide le compte de la SOZACOM, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on déclare « ata ba ibaka, ibaka na mayele », on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on fait bombarder la maison de Kibassa, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas

Quand son fils se fait appeler Sadam Hussein, en raison entre autres de la terreur qu’il crée dans la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand des enfants de ceux qui sont au pouvoir sont impliqués dans un accident qui a causé des morts, qu’on les soustrait de la justice, on sait ce que l'on fait, on n’ignorent pas

Quand on assassine un défenseur des sans-voix, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on cherche à éliminer un médecin qui soigne les femmes violées, on sait que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on envoie l’armée et la police tirée sur la population, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on envoie une mission de clarification pour nier toutes les accusations dont on fait l’objet, on sait ce que l’on fait on n’ignore pas.

Quand on met en doute le nombre de morts qu’il y a eu et qu’on cherche à en minimiser l'importance, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand on condamne même les manifestants, et qu’on les traite de toutes sortes de nom, on sait ce que l’on fait, on n’ignore pas.

Quand même ici sur CD, des voix s’élèvent pour condamner les manifestants et appuyer le régime qui a commis et commet des meurtres, ceux qui agissent ainsi savent ce qu’ils font, ils ne l’ignorent pas.

Voilà une énumération non exhaustive des faits. Cela relève tout simplement du sens commun. Il n’y a aucune condamnation, aucun jugement moral, aucune théorisation. Si ces faits ne sont pas vrais, qu’on les répudie.

Dire les choses telles que sont ne veut pas dire qu’on ne peut pas changer. Il y a un sénateur qui, lors de la révision de la modification de la loi électorale, a dit que nous n’avons pas un problème des textes, mais que nous avons un problème de comportement.

Boshab n’ignore pas ce qu’il proposait; Mende n'ignore pas ce qu'il défend.

Nous n’avons donc jamais soutenu qu’un changement de comportement serait impossible. Nous pensons que beaucoup d'entre nous désirons voir un changement de comportement, qu'il ya des Congolais qui combattent pour ça et que ce désir finira pas l’emporter et qu’un jour nous aurons au pouvoir des gens, des Congolais qui n’ignorent pas ce qu’ils font.

Nous sommes conscients et prévenons en même temps que le changement ne sera pas facile. Il n’y aura pas des miracles. Ceux qui œuvreront pour changer les choses seront fortement combattus par ceux qui ne pourront plus profiter du système. Ils vont mettre leurs vies en danger. Ils vont peut-être même avoir le peuple contre eux parce qu’il faut mettre fin aux anciennes habitudes, valeurs et pratiques, et en instiller des nouvelles. La tâche sera ardue mais à force de persistance, on y arrivera.

Et pour reprendre Martin Fayulu, il faut déraciner le système. Et ça ne sera pas facile. Il le sait parce qu'il le vit déjà.

Rassurez-vous, LE; je n'ai pas encore de capacité à inventer des concepts et vous aurez beau avoir la gentillesse de me les rappeler, je n'ignore pas les faits, ils sont accablants pour les dictateurs !
En vous donnant quelques exemples des lectures et des utilisations que peuvent donner les observations des faits même les plus abjects, jamais je n'ai prétendu ainsi les absoudre; ne me faites surtout pas dire ce que je n'ai pas dit !


Nous sommes partis sur un différend sur le "savoir" qu'ont ou non nos autocrates quand ils cafouillent et tuent dans leur exercice ! J'ai prétendu et crois toujours que c'est leur donner une toute puissance que nous ne pouvons vaincre qu'uniquement en les diabolisant parce que maîtres de tout ! Sans les justifier, j'opte pour une lecture qui ajoute à leurs actes criminels l'incompétence, ils ne maîtrisent pas tout notamment le "savoir" même chez nos universitaires nombreux dans ces dictatures qui ont refusé de "pensé" et je l'ai illustré par des exemples flagrants au Congo comme en Afrique où cette lecture est plus que plausible; je n'ai donc rien inventé tout !
Maintenant si vous croyez toujours que la seule lecture qu'on peut faire des crimes de nos dictateurs c'est les condamner et même les diaboliser, c'est votre entendement; mais c'est aussi le droit de ceux des autres d'en faire une lecture plus complète, plus "scientifique" loin des émotions pour tenter de les comprendre et de mieux les "traiter" !

"Surveiller et punir" est le titre d'un essai majeur du philosophe Miche Foucault autour de la "prison" ! Je n'ai donc rien fabriqué dans mon laboratoire secret et pourquoi pas suspect, ce n'est que ma petite réflexion à l'observation des faits, à peine nourrie de rudiments de dilettante à la lecture des spécialistes comme lui qui s'était appliqué à étudier le rapport entre "pouvoir et savoir" !
Et le "savoir" ici concerne moins ou autant celui des dictateurs dans leur funeste exercice que vous ne voulez lire dans mon terme "ignorance objective", il s'applique aussi au "savoir" qu'un observateur averti peut lire dans leurs actes !
Vous pouvez l'ignorer, n'empêche que c'est un domaine que maints "savants" ont labouré et c'est celui que j'ai voulu illustrer dans les exemples que j'ai donnés !

Bref, que vous le vouliez ou non cette lecture est indispensable pour mieux comprendre la geste politique de partout et de toujours loin de nos émotions et de nos condamnations légitimes !
C'est donc clair que nous ne nous embarquerions que dans des vaines polémiques simplistes à agiter les pour et les contre les dictatures, les condamner ou les excuser parce qu'ils savaient oui ou non ce qu'ils faisaient !
Je suis au delà comme personne de sensé ne va ici louer les crimes de dictateurs, c'est aussi de tout soupçon chez n'importe qui de la plupart d'entre-nous mais permettez-moi en même temps de clore cette parenthèse "académique" par cette provocation qui en fait n'est pas une : "si la prison suffisait à améliorer l'humanité, ça se saurait depuis qu'elle existe des fonds des âges" !


Compatriotiquement!

Je n’ai envoyé personne en prison. Ceux qui envoient en prison et punissent sont ceux qui ont le pouvoir de le faire et qui tuent par ignorance. Et ils sont connus. Adressez-vous à eux. Moi, je ne fais que constater, qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait et qu’ils font ce qu’ils font.

Le pauvre jeune congolais qui meurent de faim, qui volent pour se nourrir, si attrapé, va être puni, mis en prison, et peut-être y mourir à la suite des traitements qu’il aura reçus sous ordre de ceux-là même qui ignorent qu’il en est arrivé là à cause de leurs actes.

Nous prenons la prétention selon laquelle que le fait d’avouer qu’on ait commis un acte, signifie qu’on l’ait commis par ignorance soit la seule façon objective de voir les choses dans son ensemble pour ce qu’elle est.

La "prison" est ici synonyme, un générique qui désigne la condamnation exclusive sans tentative autre de compréhension, de contextualisation qui peuvent, elles, prêter en plus à d'autres "réaménagements" (c'est ce que vous faites) avant de signifier l'embastillement géographique, les sanctions, la punition...
C'est que la prison avant d'être la sanction matérielle (ou non) qu'inflige l'autorité, elle existe dans le regard culpabilisateur du quidam, selon les sociétés et les contextes !

Et ne faites pas semblant de ne pas comprendre que ma lecture (comme celle de mes exemples) ne condamne pas le crime des dictateurs, qu'elle ne reconnait pas les affres de la victime; seulement parfois elle fait plus que simplement condamner, elle prête à une compréhension et un traitement plus larges, plus complets du crime; c'est tout !
N'inventez donc pas des polémiques sans objet sinon c'est sûr on en sera encore là dans deux semaines à pinailler sur tout; surtout qu'au delà, toute personne reste libre et responsable de ses avis et de ses actes !  



Compatriotiquement!

Les polémiques ! Il y a sûrement l'un d'entre nous deux qui les  invente. Mais voyez-vous, je ne peux pas être mon propre juge. Je me soumets donc à votre verdict objectif et éclairé.

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

Message  ndonzwau le 6/3/2015, 4:22 am

LORD MBAKAMA a écrit:peut-etre celle qui constitue une cause d'excuse kiekiekie mon Wilco

Mulopwe Lord,

Je vais tenter de vous répondre le plus simplement possible !

Vous êtes, si je ne m'abuse, un inconditionnel de Ya Tshistshi ! C'est tout à votre honneur car ce grand Patriote est notre symbole national de la résistance à la dictature et les sociétés ont besoin, oh combien, des symboles d'autant que le Lider Maximo est plus qu'un symbole, un acteur résolu depuis plus de 30 ans du combat pour la démocratie et le progrès social (UDPS) !
Mais vous ne devez pas en même temps oublier que bien avant les Ngbanda et les Kamerhe que vous brocardez à raison, Tshisekedi fut aussi à son temps la cheville ouvrière du mobutisme (il élabora des années durant à côté de Mobutu les bases théoriques du mobutisme et les mit en pratique avec lui) avant de se constituer en féroce opposant à Mobutu !

Dites-moi alors sincèrement comment semblez-vous revendiquer l'excuse pour lui qui a reconnu s'être trompé pendant ses années ferventes de mobutisme et l'ignoreriez quand il s'agit d'autres ?

Non mon cher frère, il n'y a aucune excuse à reconnaître qu'un homme politique s'était trompé, vaut mieux une fin honorable malgré des débuts controversés, la bonne intelligence de nos parcours d'échecs ne peut tolérer trop de manichéisme et d'avis définitifs, tranchés aux couteaux même si il importe aussi de condamner fermement les moments de dérapages !

La politique comme la vie est ainsi faite qu'elle mérite aussi d'être vue comme un parcours dynamique ! Lorsqu'on ne la voit qu'en condamnation, on court le risque de ne pas la comprendre et de risquer de rester un révolutionnaire éternel toujours spectateur à attendre un grand soir qui ne vient jamais alors que comme nos vies à nous tous elle est faite des petits pas !
Vous les arpentez si bien à votre place mais comprenez aussi les autres sans les excuser qu'ils fassent même des allers-retours; la somme de nos succès et de nos échecs nous permettra de trouver à la fin le meilleur chemin !

Ailleurs, au delà des intentions proprement criminelles des autocrates - des pervers tuent -, se tromper au pouvoir n'est pas si rare quand il s'agit de prendre des décisions importantes dont certaines peuvent conditionner fortement et durablement l'avenir un pays, c'est la problématique connue des relations entre "pouvoir et savoir" ou plus exactement ici "du savoir quand on est au pouvoir"  !
C'est si capital que l'on voit dans des grandes démocraties des bataillons d'experts composer les cabinets présidentiels et ministériels ainsi que les commandements des armées ou des services secrets !
Décider des lignes à suivre y exige parfois des mois de préparation ou des années à l'avance dans certains domaines ! Tenez; quoi que peuvent s'en défendre encore les auteurs et encore pas tous (demandez-le par exemple à C Powel), combien d'observateurs avisés ne reconnaissent-ils pas aujourd'hui que l'équipe Bush avait commis une erreur pour sa guerre en Irak ?

Je viendrai à l'occasion vous parler de tout ça sur votre Site qui risque d'en avoir bien besoin !
Courage, détermination et sagesse !
A plus...



Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 7/3/2015, 5:09 am, édité 1 fois

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Re: Le depute Martin Fayulu(Interview)

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