QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

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QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  ndonzwau le 15/2/2012, 5:48 am

Je ne reviendrai pas ici sur ma position personnelle : je crois qu'un plan B qui satisfait le travail
(et les ambitions) de ceux qui sont élus officiellement aux législatives en même temps qui les
engage à lutter intelligemment en dedans est plus réaliste que le boycottage prôné par
le Lider Maximo et que très vite il faut s'organiser en ce sens !

Nous en avons un peu parlé ici mais surtout certains ici et beaucoup de groupes Congolais
militants en général ont pris position là-dessus; globalement je ne les approuve pas là et
je m'en suis déjà expliqué !
Bref La politique de la chaise vide, sauf objection éthique suprême, n'a jamais été efficace,
selon moi !
En même temps que nous sommes "cooptés officiellement" dans le système, en même temps
nous y puiserons les armes pour le combattre, "talk and fight"; c'est la position la plus
sécurisante pour le moment; pourvu qu'on s'y prépare et qu'on s'organise pour agir...

Sinon voici où en sont les hommes politiques eux-mêmes ?
Qu'en pensez-vous ???


"Opposition politique congolaise : Eviter l’implosion.
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7113
La décision du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président élu de la RD Congo, d’annuler les élections législatives du 28 novembre 2011 et la convocation des nouveaux députés «élus» à la plénière du 17 février 2012 feront certainement la Une des actualités congolaises cette semaine. Cela, en dépit, du deuil qui frappe la famille politique de Joseph Kabila.
Etant donné cette convocation de l’Assemblée nationale des "députés" pour la plupart «nommés et non élus» au moment où : d’une part, la Cour Suprême de justice (CSJ) entame l’examen des requêtes en contestation de 168 circonscriptions sur 169, et d’autre part, le bureau de la CENI est contesté de façon unanime ; le plus grand enjeu sera la présence ou non des députés de l’opposition au sein de cette institution pour laquelle des voix s’élèvent pour dire que sa composition découle de la magie électorale de Ngoy Mulunda et ses collaborateurs de la CENI. Signalons au passage que plus de 340 de ces
«députés élus» sur les 500 déclarés provisoirement "élus" sont contestés au niveau de la CSJ.
Disons tout de suite que nous n’accordons aucun crédit à cette Institution, la CSJ, dont tous les Juges ont été nommés précipitamment par Joseph Kabila pour effectuer le travail que l’on connait. Il n’y aura pas de miracle car la composition de l’Assemblée nationale des "fraudeurs" sera celle voulue par les stratèges de la Majorité présidentielle (MP) de manière à noyer complètement l’opposition. C’est la raison pour laquelle le président Etienne Tshisekedi a rejeté la mise en place de cette caisse de résonance du pouvoir sortant de Joseph Kabila en décrétant l’annulation pure et simple des élections législatives du 28 novembre 2011. C’est une décision de bon sens et mûrement réfléchie.

Décision mûrement réfléchie
Comme d’habitude, le problème qui se pose actuellement est celui de savoir si tout le monde a bien compris le bien-fondé de cette décision que certains qualifient de "solitaire" sans concertation. Pour bien la comprendre, il suffit de relire tous les rapports publiés à ce jour sur les élections du 28 novembre 2011, spécialement la déclaration des évêques de la CENCO qui ont dit: «ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable ; c’est une honte pour notre pays». Faut-il être surdoué pour comprendre que cette mascarade est à rejeter. D’aucuns disent que le président Etienne Tshisekedi aurait dû prendre la même décision pour l’élection présidentielle au motif que les deux élections se sont déroulées le même jour et avec les mêmes acteurs. Autant nous sommes d’accord pour dire qu’il y a eu fraude massive et tricherie aux deux élections, autant nous devons nous garder de tirer les conclusions erronées pour des multiples raisons. D’abord, les deux élections ont des spécificités qui ne sont pas comparables notamment le fait qu’à l’élection présidentielle, la circonscription est l’ensemble du territoire congolais et qu’il n’y avait que 11 candidats; tandis qu’aux législatives, il y a 169 circonscriptions avec des particularités politiques et ethno-géographiques. Aussi, l’enjeu pour la présidentielle n’est pas tout à fait le même que pour les législatives.

Soulignons, en outre, que le mode de compilation n’était pas la même pour les deux élections. Comme tout le monde le sait, la compilation définitive pour la présidentielle a été effectuée au niveau du Bureau de la CENI où, comme l’a déclaré les observateurs de l’Union Européenne, les témoins des candidats à la Présidence n’étaient pas acceptés ; alors que pour les législatives, la compilation se fait, selon la loi électorale, au niveau des CLCR. Selon la même loi, la proclamation des résultats provisoires des législatives aurait dû se faire aux mêmes endroits des compilations, ce qui n’a pas été le cas.
Aux législatives, on a connu beaucoup d’interférences du Bureau de la CENI. A plusieurs endroits, les noms des élus étaient connus avant même de connaître leurs scores. Les chiffres ont été manipulés, falsifiés et adaptés en fonction des choix des "élus" souhaités par le Bureau de la CENI dont chaque membre, selon les rumeurs, avait un quota.
Ceci nous permet de comprendre que le modus operandi de la fraude ou tricherie était différent selon le type du scrutin. Il est plus facile de compter des voix de 11 candidats à la Présidence sur base de 169 PV authentiques des CLCR plutôt que des législatives où le cafouillage avait permis les «nominations» des "députés" non régulièrement élus. C’est la raison pour laquelle le président Tshisekedi estime qu’il faut d’abord réclamer "la vérité des urnes" avant d’envisager un second tour de l’élection présidentielle qui est, en fait, l’équivalent d’une annulation de l’élection présidentielle. La sommation des différentes preuves (PV authentiques) détenues par certains partis politiques de l’opposition, l’Eglise catholique, les observateurs nationaux de la Société civile, les observateurs internationaux et certains organismes, sera suffisante pour aboutir à la vérité des urnes. Contrairement aux PV falsifiés par la CENI, beaucoup de PV authentiques détenus par l’opposition sont gardés en lieu sûr.

La politique de la chaise vide
Beaucoup d’arguments aussi variés qu’intéressés sont avancés par les partisans de la thèse de participation à cette Assemblée nationale à dominance MP. Parmi ceux-ci, nous entendons dire qu’il ne faut pas pratiquer la politique de la chaise vide parce que "nos députés" peuvent arracher certaines décisions à l’occurrence dans la composition du Bureau de la future CENI. Nous nous posons la question de savoir par quel mécanisme démocratique on pourrait arracher ces décisions dès lors qu’avec près de 400 "députés", sans compter les traitres de l’opposition, la MP parviendra à étouffer complètement les quelques députés de l’opposition dont la CENI est fière de brandir à l’opinion internationale que l’opposition serait bien représentée à l’Assemblée nationale. Habitués à narguer l’opposition avec des complicités au sein même de l’opposition, les députés de la MP ne feront aucun cadeau à celle-ci. Ne soyons pas naïfs. Au cours de la dernière législature, nous avons connu une soi-disant opposition parlementaire. Quelles sont les lois importantes que ces députés de l’opposition ont-ils adopté avec l’aide de la majorité de l’époque? Les prises des paroles ressemblaient plus à des défoulements qu’à des propositions constructives dont les députés de la majorité ne tenaient absolument pas compte. Même pour la composition du Bureau de la CENI, l’opposition s’est fait rouler dans la farine. Plus grave des choix des personnes opérées pour cette institution a été néfaste pour Monsieur Etienne Tshisekedi, en tant que challenger de Kabila. Ces partis et groupes parlementaires de l’ex-opposition parlementaire n’ont jamais jugé bon, ni de demander la démission des ces personnes qu’ils ont désignées à la CENI, ni de nous rendre des comptes sur les comportements complices de ces personnes et surtout pas la moindre réprobation de leur part vis-à-vis de toutes ces attitudes complices qui ont mis en danger tout un peuple avec des massacres dans les rangs des contestataires. Dans notre pays, la notion de l’opposition a perdu tout son sens à tel point que l’on ne sait plus à qui on s’oppose. Dans une opposition plurielle comme la nôtre, l’éthique et le bon sens n’existent plus.

Certaines personnes avancent des arguments à caractère pécuniaire et humanitaire. Humainement parlant, quand on a dépensé toute une fortune pour battre campagne et se faire élire comme député, il est tout à fait normal que l’on puisse siéger et que par le travail parlementaire, quelle que soit la forme, on puisse être rétribué en conséquence. Nous sommes devant une situation où cette participation, même de bonne foi, équivaut à cautionner un "fait accompli" de la part des bénéficiaires de la fraude et sont à la recherche de la légitimité. La meilleure attitude serait de s’abstenir de siéger. Si on cherche absolument à se faire élire pour des raisons alimentaires ou de confort personnel, il n’est pas nécessaire de lutter dans l’opposition. Nombreux sont ceux qui ont choisi de se faire élire dans les rangs de la MP ou comme indépendants avec l’objectif de trouver un "job" et un salaire confortable chaque mois dans un pays où il y a plus de 90% des chômeurs.
Nous avons connu une certaine époque où l’opposition était "un fond de commerce" c.à.d. qu’il fallait crier fort dans le rang de l’opposition pour se faire débaucher par le pouvoir en place. Le président Tshisekedi en a vu de toutes les couleurs et ce n’est pas aujourd’hui qu’il va accepter cette forme d’opposition à géométrie variable. Le comportement des certains "opposants" n’a rien de compatible avec la lutte pour le changement car on ne peut vouloir une chose et son contraire. Dans la situation de notre pays, la RD Congo, le succès de cette lutte passera absolument par certaines privations comme l’honneur et le matériel.

Candidats malheureux?
Certains membres de l’opposition feraient véhiculer l’argument selon lequel certaines personnes "non élues" proches du président Tshisekedi le pousseraient à radicaliser sa position. Non seulement cet argument est faux, léger et fallacieux, mais aussi il est destiné à nous opposer les uns aux autres. Il s’agit d’un débat où chacun vient avec ses arguments. Le président Tshisekedi n’a pas eu besoin de ces "candidats malheureux" pour faire l’analyse correcte de la situation et prendre sa décision. L’opinion doit savoir qu’aussi bien dans la Ville de Kinshasa que dans les différentes provinces du pays, certains candidats de l’opposition non déclarés "élus" ont réalisé de très bons scores, contrairement à la "blague" que leur a joué la CENI. On serait même tenté de dire que certaines personnes auraient été ciblées sinon comment comprendre la non élection de certains opposants comme : Valentin Mubake, Jacquemin Shabani, Auguste Mampuya, Tharcisse Loseke, Ingele Ifoto, Jean-Pierre Lisanga, Joseph Olengakoy, et tant d’autres. L’objectif doit demeurer la vérité des urnes pour que notre président accède à son impérium.

Dossiers brûlants
Plutôt que de chercher à siéger dans cette Assemblée nationale et côtoyer les fossoyeurs de notre processus électoral, il y a des dossiers brûlants pour lesquels l’opposition devrait se préoccuper en priorité. C’est notamment: le dossier de la résidence surveillée de notre président de la République, l’affaire Jacques Chalupa et les tentatives d’inculpation du secrétaire général de l’UDPS, Me Jacquemain Shabani.
L’opinion ne comprend plus que notre Président puisse rester séquestré pendant plus de deux mois sans que l’opposition dans son ensemble mette fin d’une manière ou d’une autre à cette situation intolérable. A force de tolérer cette situation, nous risquons de la banaliser avec les conséquences que cela puisse avoir sur la suite des événements. Une campagne faite en Occident n’a pas le même impact qu’en RD Congo.
L’affaire Chalupa est une rocambolesque mise en scène du pouvoir en place finissant qui adore ridiculiser les acteurs politiques de l’opposition. Dans cette affaire, nous devons contre-attaquer car le plus grand nombre d’étrangers à la peau noire se trouve dans les rangs de la MP. A titre d’exemple, le ministre sortant de la Défense du gouvernement Kabila et «député élu» de la circonscription de Moba est de nationalité belge prouvée avec toutes les références à l’appui. Qu’attend l’opposition pour dénoncer cela et d’autres étrangers qui sont actuellement aux affaires à Kinshasa dans les rangs de la MP ? François Mitterrand adorait dire à qui voulait l’entendre que la meilleure façon de faire la politique est d’être fréquemment à l’attaque et non à la défensive. Bientôt le «député» de Moba, en tant que doyen d’âge, sera le président du bureau provisoire de leur assemblée nationale. L’occasion sera propice pour relancer ce débat sur la nationalité en dénonçant ce «député» et d’autres qui sont dans la même situation.
Si nous ne réagissons pas vigoureusement, l’affaire du SG de l’UDPS Me Shabani risque d’être un précédent que nos adversaires politiques n’hésiteront à utiliser pour nous humilier. Le pouvoir en place manipule l’opinion au moyen des médias publics entièrement sous son contrôle pour faire la désinformation en se servant des faits mineurs. L’objectif est de couvrir la torture infligée sauvagement à Me Shabani et surtout l’empêcher de sortir du pays pour des activités politiques à l’extérieur. Si nous ne faisons rien, d’autres acteurs politiques de l’opposition se feront interpeller à l’aéroport de Ndjili pour des raisons diverses.

Validation des mandats
Une certaine opinion pense qu’il serait mieux que les «députés» de l’opposition fassent valider leurs mandats et, par la suite, refuser de siéger en guise de protestation au hold-up électoral. Cette position quoique séduisante à cause de l’immunité parlementaire qu’elle confère à nos «honorables députés», demeure un piège car elle est une façon déguisée d’entériner ce forfait électoral.
Comme beaucoup d’entre nous le pensons, la meilleure stratégie serait le dédoublement de l’Assemblée nationale. Il est possible de compléter le nombre des députés élus de l’opposition avec d’autres cooptés dans les circonscriptions non représentées et siéger en dehors du Palais du Peuple. Si cela fonctionne bien, ce sera la meilleure pression à l’endroit des imposteurs.
Au stade actuel de la lutte politique pour le changement, il n’est pas permis de faire de cadeau à l’adversaire. La décision du président Tshisekedi d’annuler les élections législatives du 28 novembre 2011 et d’inviter les députés de l’UDPS à ne pas siéger dans cette assemblée nationale découle de cette logique. Au-delà de nos intérêts divergents, c’est l’unité derrière notre Président qui nous conduira à la victoire finale qui pointe à l’horizon.

La majorité d’acteurs politiques de l’opposition vivent dans la précarité mais ce n’est certainement pas une raison de faiblir. Ceux qui sont en face de nous sont surtout guidés dans leurs démarches politiques par le souci de préserver leurs privilèges. Il n’y a rien à envier en eux. Qui aurait imaginé que le concepteur, le planificateur et surtout l’organisateur, bref le cerveau, d’une fraude électorale sans précédent en Afrique pouvait connaitre une mort tragique dans un accident d’avion?
Evitons l’implosion de l’opposition en restant solidaire avec la décision de notre président de la République. Nous devons encourager le président Tshisekedi à engager un débat avec les acteurs politiques de l’opposition qui partagent la même vision que lui sur des problèmes aussi délicat que celui évoqué dans cette libre opinion. En revanche, la versatilité de certains acteurs à un moment aussi délicat que celui que nous vivons aujourd’hui, risque de nous être fatale.
Les propos de cette réflexion engagent personnellement son auteur et non le parti politique ou le regroupement politique auquel il appartient au sein de l’opposition.
Tharcisse Loseke Nembalemba, MD, PhD

Compatriotiquement!

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  ndonzwau le 13/3/2012, 4:04 am

DES PROPOSITIONS POUR D'EVENTUELLES NECOCIATIONS
AVEC LE POUVOIR !?!


Lorsqu'on scrute la situation du pays et qu'on projette sa caméra sur ce que nous appellons l'opposition çàd sur les "forces acquises au changement" face au régime meurtrier qui nous gouverne, on peut décompter au moins trois chapelles !
On y trouve selon moi :
- l'Eglise de radicaux, essentiellement "tshisekedistes" purs et durs pour lesquels le Messie incontournable, Ya Tshitshi doit être mis au centre de tout règlement, de tout changement et envers lequel peu de critique sont permises;
- la Chappelle de ceux qui croient en Tshisekedi comme moteur du changement mais qui peuvent se montrer critiques envers ses méthodes statiques qui n'ont pas montré leur efficacité et plaident pour leur évolution;
- une Secte qui condamne carrément chez Tshisekedi son arrogance, son ego et surtout son incapacité d'adaption et veut l'exclure de la lutte s'il ne change pas, faisant davantage confiance à d'autres tactiques, à de nouveaux héros !

Les justifications, les motivations des uns et des autres sont complexes : sentimentales et plus, idéalistes et idéologiques, pragmatiques et soucieuses de l'efficacité politique...
Si je peux respecter les unes et les autres, ici tout le monde a déjà compris que je préfère d'abord l'efficacité qui peut permettre de mettre en oeuvre son "idéologie, ses convictions , son programme" au service du pays et surtout à terme il est plus utile pour le pays de trouver entre les différentes obédiences au moins un mimimum syndical de consensus pour avancer...
Suivez même ceux qui se disent "combattants" : des divergences entre eux rélèvent des mêmes choix différents mais ne peuvent qu'exiger respect et consensus entre eux pour l'objectif primordial !

C'est qu'à crise insurmontable des solutions inédites pourquoi pas iconoclastes, comme l'avance ailleurs Ma Tsippo... C'est un peu dans ce sens que je propose une participation "conditionnelle" à la gouvernance actuelle !
Ainsi donc je me situe à ce stade de notre situation à une recherche des conditions de ce pragmatisme malin en l'occurence ici pour pour participer à la conduite du pays plutôt que de nous isoler en dehors... Tout Congolais lucide et rééllement soucieux du sort de ses frères ne pouvant qu'opter pour le changement tant le bilan du pouvoir en place est catastrophique et nos différentes chapelles (citées ci-dessus) ne peuvent que converger unies vers ce but !

Les préalables releveraient de l'Etat de droit, de la démocratie, de la vérité et de la justice (des urnes) mais forcément aussi des conditions exceptionnelles que nous connaissons, nées du refus frauduleux du pouvoir en position de force de reconnaître sa défaite ! Il va donc sans dire que si ces dernières ne peuvent justifier de piétiner les lois, nous ne pouvons en revanche ne pas en tenir compte pour chercher des solutions, elles ne doivent pas devenir un obstacle incontournable, massif et bien droit ! Il ne faudrait donc pas qu'à l'absurdité et même à la violence des bourreaux ne réponde que l'intransigeance, le radicalisme de ceux qui se défendent; on n'en finirait jamais or il faut qu'on en sorte pour faire avancer le pays...

Et ce n'est donc pas un poste de PM qui importe, il n'y a pas que l'Exécutif qui compte mais dans notre contexte, un contre-pouvoir qui peut malignement s'installer dans les autres "pouvoirs" pour miter progressivement le régime en place de dedans !
Et ce n'est pas non plus des tactiques maladroites, genre "Zongisa ye na Rwanda" ou chaise vide au Parlement ou encore exigence idéologique et incontournable de reconnaisance de la vérité des urnes mais une stratégie intelligente et efficace qui nous permette de renverser progressivement le rapport des forces en cours...
On voit certains n'évoquer la sortie que par l'option militaire; pourquoi pas mais mesurent-ils vraiment la complexité, la difficulté, la longueur et l'imprévisibilité d'une telle entreprise ? Je l'écarte donc ici exprès où elle n'a pas lieu d'être spéculée ! Si déjà nous nous réunissions et nous nous organisions tous opposés au régime, nous y gagnerions une bataille sans violence, sans écoulemet de sang !
J'évacue aussi les solutions constitutionnelles d'un changement de régime (parlementaire ou carrément présidentiel) qui exigent une révision plus profonde (réferendum!) envisageable qu'à moyen ou long terme...
Je crois un soulèvement populaire général capable de sécouer et plus le conformisme ambiant mais il est aussi difficilement programmable: fondons donc notre combat sur des bases davantage maîtrisables...

Tentons donc en vrac ce cahier de charges que l'opposition pourrait amener à la table d'éventuelles "négociations" avec le pouvoir non pour "lui couper l'herbe illico sous les pieds" (c'est autant irréaliste que peu lucide; nous avons en face de nous non des enfants de choeur mais des cyniques maffieux et rusés qui tiennent à leur position de puissance...) mais pour le bousculer intelligemment en nous inscrutant dans leur logique à partir de laquelle nous pouvons tisser notre grinottage, un "talk and fight" rempant qui prépare patiemment et intelligemment nos lendemains de reconquête pour le changement !

Voici quelques recommandations qui peuvent donc présider à un possible compromis (gagnant) avec le pouvoir en position de force aujourd'hui mais pouvant être obligé à des négociations, si la crise se prolonge ou si la CI arrive à l' y contraindre, à moins que ce ne soit sa remise propre en question, la prise de conscience de ses rélles responsabilités !
1° Exiger illico la "libération" du Lider Maximo assigné illégalement (il n'est coupable de rien sinon de sa liberté d'expression, bien constitutionnelle; il ne représente pas un trouble à l'ordre public, il l'a affirmé) : plus d'arsenal repressif pour empêcher ses allées et venues et ses visites...
2° Exiger la liberté d'expression et d'actions des membres de l'Udps et de l'opposition mais aussi de leurs organes de presse télé-audio et écrits conformément à une démocratie normale... La pluralité dans les médias publics est un droit mieux un devoir : à une proposition du pouvoir une "critique" et au besoin une contre-position programmée dans les mêmes médias...
3° Exiger des poursuites ou une Commission d'enquête sur les violations faites aux membres de l'opposition en tant que tels (on y retrouvera par exemple les cas Shabani, Chalupa et d'autres, les fermetures arbitraires des télé de l'opposition...)

4° Instruire une procédure sur les violations des droits avec morts d'hommes, arrestations, intimidations... dont ont fait l'objet non seulement les opposants mais aussi toute la population depuis la période préelectorale à ce jour; notamment envers les kuluna commandités...
Le pouvoir a un devoir des moyens et des résultats sur l'insécurité; sur la non-impunité contre les délinquants politiques comme celui de la séparation des pouvoirs : un Judiciaire indépendant et un Législatif responsable...
5° Les irrégularités (les fraudes) ont été reconnues au delà des organes extérieurs et internes par le pouvoir actuel;, pour avancer il doit logiquement en tirer des conséquentes : vous avez gagné sur le tapis, acceptez donc de négocier votre puissance "illégitime" contre un certain gain de légitimité par un compromis discuté qui exige pour le moins un certain partage de pouvoir en vue de l'intérêt général de notre pays...

6° Un partage de pouvoir légal, constitutionnel , démocraratique !!!
-a) la reconnaissance et l'application officielles d'une opposition républicaine avec octroi du statut à son Chef et à son collège comme prévu et subséqueemment de leur fonction légale de contre-pouvoir avec droits de cité dûs à leur égard...
-b) la restructuration de la Ceni défaillante avec en son sein toutes les forces politiques représentatives et la Société civile pour officier dans la transparence dès les prochaines élections provinciales, sénatoriales et locales...
-c) des subventions officielles définies pour les partis politiques de l'opposition et généralement pour tous ceux non subventionnés officiellement jusque là, au prorata de leurs résultats électifs...
-d) l'abandon de ce délit d'offense au PR dans le cadre de la libre expression et le droit d'exiger au PR de s'exprimer sur les affaires du pays et sur les différentes crises possibles au besoin dans un débat contradictoire avec se opposants plutôt que le laisser regner sans jamais rendre des comptes au peuple...
-e) laisser libre la critique et le contrôle de l'Exécutif par le Législatif et généralement respecter les différents pouvoirs d'agir dans la séparation avec droit de regard sur les différentes nominations qui ne peuvent pas être qu'unilatérales à la discrétion du pouvoir; interpellations régulières officielles de l'Exécutif par le Législatif...
-f) respecter les procédures démocratiques de contrôle de l'armée, de la police et bien sûr de l'administration et de la population...

7° Dans le cadre de l'mpératif plus que patriotique de la reconstruction de notre pays à partir de toutes ses brides de controverses inconciliables d'avance entre "nationaux" s'impose, selon moi, une crête large qui impose le seul intérêt général au delà des impostures personnelles... Ce n'est plus le lieu de nous perdre en différentes chappelles mais nécessite une vision, un modèle aguerri !
Tshisekedi ou son (ses) représentants serait notre Réprésentant idéal par exemple Président du Sénat pour faire le pendant idéal afin de reprendre et continuer légalement son exercice de contre-pouvoir que le peuple lui a reconnu à travers son vote massif...

8° Etc, etc...

Merci à ceux qui y sont intéressés de critiquer ou abonder mes propositions
que j'ai en fait rapidement élaborées mais qui nécessitent d'être paufinées !



Compatriotiquement!

PS
Merci de lire ou relire et méditer cette dépèche et analyse ci-dessous quelque part à l'appui de ma thèse !

RDC : l'UDPS au bord de la crise de nerfs
° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2669p032-033.xml0/election-legislative-joseph-kabila-elikia-m-bokolo-vital-kamerherdc-l-udps-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html


Dernière édition par ndonzwau le 14/3/2012, 2:24 am, édité 1 fois

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  ndonzwau le 14/3/2012, 1:10 am

J'attends vos commentaires, les amis : je tiens beaucoup à ce sujet et j'aurais bien voulu lire vos avis, svp !

En attendant, je me permets de vous afficher quelques commentaires glanés sur JA à la suite de son article sur les tensions à l'Udps conséqentes à l'ordre du parti aux députés élus de ne pas siéger à l'AN !
Ils ne peuvent être exhaustifs ni représentatifs (peu nombreux, 21 et pour la plupart épidermiques) de la position des Congolais mais ils en disent quand même quelque chose sur l'avis des internautes qui sont quand même plus nombreux dans la diaspora, fief de l'opposition !
Ce n'est pas non plus précisément mon sujet mais étant donné "ma thèse participationniste," ils lui sont quelque part corollaires !

Juste un bout de commentaire en parenthèse sur Mubake qui accuse ses députés "siégeurs" de se précipiter à aller bouffer l'argent de Kanambe ;
1° Depuis quand l'argent du Congo est-il celui de Kanambe : leur paye n'émarge-t-elle pas au budget national ?
2° Tshisekedi ne conseillait-il pas à la population il y a peu de "bouffer" l'argent que le pouvoir leur léguerait pour les corrompre mais de ne pas le voter car après tout c'est l'argent du pays ?
Fermons vite la parenthèse, elle est accessoire...



Vives tensions en RDC dans le camp d'Étienne Tshisekedi. Son parti, l'UDPS, ne reconnaît toujours pas la validité des législatives, mais de nombreux élus en novembre aimeraient siéger à l'Assemblée congolaise.
21 réaction(s) dont 16+ et 5- pour moi
+1. jeanne - 13/03/2012 à 12h:03

L'UDPS est-il au service du peuple congolais ou à celui de Ya Tshishi? Existe-t-il le système démocratique au sein-même de l'UDPS ou c'est une mini-royauté? En effet, même pour la succession du leader, c'est son propre fils qui se prepare déjà, si je ne me trompe pas. Avec tout cela, à quel degré peut-on considérer les propos de l'UDPS???.
+2. Ben Yogo Bolenge Boluta - 13/03/2012 à 12h:03
L'Udps, à l'image de son chef, est sonnée, dans les cordes...Incapable de réagir, de s'adapter à la situation, d'offrir des perspectives/prospectives acceptables aux masses déboussolées !..
-3. Monavenir - 13/03/2012 à 12h:03
J'aimerais parler à lingala pour me faire mieux comprendre. Nous avons voté le président Tshisekedi et les candidats députés de l?UDPS pour ns. aider a changer cette nation, certes. Mais nani abosani que na Kabila ye moko azali conscient que aganiaki ba élections te, pe bobosani te que la majorité ya ba députés oyo batondisi parlement bazali ba députés oyo ba échouaki na ba éléction. (à suivre). .
+4. Blaise - 13/03/2012 à 12h:03
L'UDPS a boycotte les elections de 2006 pour se donner des raisons de boycotter les institutions en 2012! Quand est-ce que nous congolais beneficierons enfin de la competence et de la droiture tant vantees des cadres de ce parti? Ils boycottent tout depuis que ce parti existe. Ne serait-ce pas la un parti des "NONISTES"?.
+5. Gary le Bel - 13/03/2012 à 11h:03
l'UDPS est coupable des memes pratiques antidemocratiques qu'ils deplorent chez Kabila..
-6. Akamo - 13/03/2012 à 10h:03
Ce n'est pas une Assemblée nationale, c'est un lieu où l'argent circule à flot. La grande majorité des députés ont été nommées par le pouvoir. Elikya Mbokolo ne dénonce jamais le système de prédation dans son pays d'origine ni la mainmise étrangère qui prépare une balkanisation criminelle..
+7. Mopotu Arthur - 13/03/2012 à 10h:03
Je suis désolé qu'un grand parti comme l'UDPS puisse renoncer au mandat que les électeurs congolais ont accordé aux candidats de ce parti.Ces élus,une fois qu'ils auront posé cet acte,espèrent-ils encore avoir la confiance des électeurs déçus? La politique de la chaise vide ne paie pas. En outre,si être parlementaire signifie bouffer l'argent de Kabila,pourquoi se sont-ils portés candidats?.
+8. Babeth Moyi Bolemwa - 13/03/2012 à 09h:03
L'Udps aux prises avec la pratique réelle et effective du pouvoir en RDC ? Pour ce faire, il faudra encore attendre plus de deux décennies, le temps qu'ils mettent de l'ordre dans leurs idées !.
+9. Jos-Paulin Mukendi Nyema - 13/03/2012 à 09h:03
A l'Udps Valentin Mubake est conseiller (??). Albert Moleka est Directeur de cabinet (???). Tous font partie du staff inopérant, inefficace et perdant de Tshisekedi. Le SG du parti est un garnement écervelé et présomptueux nommé Shabani. La ligne politique de ce parti n'est plus la résultante d'une réflexion plurielle, apaisée et structurée..
+10. Poto Djuma - 13/03/2012 à 09h:03
Que l'Udps cesse de nous distraire. Ils n'ont pas la capacité de dégager une ligne-synthèse politique claire et cohérente. J'ajouterais efficace mais c'est trop pour eux. En quoi peuvent-ils se réveler utiles dans la résolution des problèmes multiples de la RDC ? Qu'ils restent à leurs réflexions délirantes, schizophréniques et improductives..
+11. Bob Boyilanga - 13/03/2012 à 09h:03
Ce truc là de l'Udps, dans ses miasmes habituels et réduit à son expression actuelle ne nous a plus jamais convaincus sur ses capacités réelles de prendre le pouvoir en RDC, de se présenter en force de gouvernement. C'est désormais une ligne directrice, émanation d'une autocratie bornée, accrochée aux gloires des temps passés et révolus..
+12. Pius Bialwa Panubule - 13/03/2012 à 08h:03
En effet, c'est illustratif...On le voit sur la photo avec sa radio-fétiche syntonisée toute la journée, je présume sur Rfi...Dans son hermétisme légendaire. Tout ce qui se passe autour de lui, dans le pays ne l'intéresse pas....
+13. Raoul - 13/03/2012 à 08h:03
Quelles élections ? Les résultats de 3.000 bureaux de votes ont disparus dans les fiefs de l'opposition. Les députés ont été désignés par la CENI. Exemple : ma circonscrition de la Funa à Kinshasa présente 12 députés issus de - 8 partis; chose impossible. L'UDPS ne doit pas sièger avec les tricheurs qui s'appreteront bientôt à changer la constitution pour faire sauter certains verous.
-14. alain - 12/03/2012 à 22h:03
pitié pour nos intellectuels Congolais,Elikia Mbokolo conseillent l'UDPS,d'aller siegé avec les voleur. Monsieur Elikia Mbokolo est ce que tu sais comment ce sont deroulé ces élections?.
+15. Georges Ambusu Ongana - 12/03/2012 à 19h:03
Comme Etienne Tshisekedi n'écoute personne. Il décide, décrète, suspend, annulle... sans consulter personne. Voici donc qu'on en arrive à des absurdités, pas très loin de la schizophrénie au sein de ce parti là..
+16. Joachim Umba Kalasa Milom - 12/03/2012 à 19h:03
Crise de nerfs, valses-hésitations... C'est connu. A l'Udps avec son directoire actuel, c'est la médiocrité. Ils ont une peur bleue d'avaler des couleuvres dans les prestations institutionnelles en RDC. Raison pour laquelle ils préfèrent rester à la touche à amuser la galerie et défendre des causes perdues. Lassant !.
-17. dede - 12/03/2012 à 19h:03
Elykia Mbokolo, qu'il aille participer au festin des tricheurs en RDC. KABILA a triché, c'est connu et cette hipocrisie et c'est cela faire de la politique pour les nègres. MBOKOLO connaît la vérité, mais il fait semblant de ne rien savoir pour assurer ses arrières.Un tricheur est toujours négativement sanctionné.
+18. Munganga Nkuira- 12/03/2012 à 19h:03
J'ai toujours soutenu qu'Etienne Tshisekedi est un contraste cérébro-mental et intellectuel saisissant. Voilà qu'on en arrive à la fameuse "crise des nerfs".....Le doute hamlétique de ces députés là...Que faire ???.
-19. Plus Plus - 12/03/2012 à 19h:03
Au bout du compte Tshisekedi a toujours eu raison dans ses décisions. Qu'est-ce que l'opposition peut faire au parlement à 150 contre 350??? Passer de lois? Connaissant bien les politiciens congolais, c'est l'argent seul qui motive tous ceux qui vont siéger! Allez bouffer!!!.
+20. Gerry Ngalamulume Shambuy - 12/03/2012 à 18h:03
Vraiment cette Udps nous a rompu les "cousins". Ce n'est pas qu'ils nous manquent. Pas le moins du monde !. Ils peuvent demeurer dans leurs crises de nerfs. V. Mubake lorsqu'il était DGA de quelque entreprise publique de la place, l'argent de Mobutu, il en a bouffé...! ...Qu'est-ce-qu'ils veulent nous raconter ???? .
+21. Tito Boyande - 12/03/2012 à 18h:03
Ce n'est pas l'argent de Kabila. C'est un service rendu à la RDC, en échange d'une rémunération....Avec cette manière rétrograde de s'exprimer de la part des faucons de l'Udps comment la RDC peut-elle faire un pas et plus en avant dans le changement des mentalités ??.
° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2669p032-033.xml0/election-legislative-joseph-kabila-elikia-m-bokolo-vital-kamerherdc-l-udps-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Commentaires sur : RDC : l'UDPS au bord de la crise de nerfs | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Compatriotiquement!

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Admin le 14/3/2012, 2:12 am

En tout cas moi, Je suis un peu vacillant ...

D'une part je pense qu'un boycott va à la longue décrédibiliser encore plus ce pouvoir. Imaginons par exemple au sommet de la Francophonie à Kinshasa en octobre prochain, un régime Kabila sans opposition, ce malaise va remettre en avant l'élection controversée de Kabila. La situation inverse lui donnera du crédit et fera oublier cette grande farce électorale. 

D'autre part, je pense qu'une opposition sans complaisance, structurée permettra à l'opposition de démonter un avant goût du pouvoir qu'ils pourront exercer. Ça permettra aussi (et c'est le plus important) à l'opposition de contrôler le pouvoir en limitant les dégâts. Et si l'opposition est présente dans un gouvernement d'union, elle pourra encore mieux jouer ce rôle. 

Il y a enfin ce problème des députés ... Sur ce point, j'estime qu'ils sont avant tout redevables à la population qui les a élu. Ainsi donc, ils ont le mandat de représenter ce peuple. Ils devraient donc par conséquent ... Siéger peu importe le contexte. 

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Message  Libre Examen le 14/3/2012, 4:30 am

Admin,

Très rapidemment car dans l'ensemble ma position n'a pas fondamentalement changé :

1. D'accord avec toi sur le premier point. Il aurait été preferable que tous les deputes élus de l'opposition ne siègent pas à côté des deputes nommés.

2. Sur le deuxième point, il convient de reconnaitre qu'il n'existe pas cette chose qu'est l'unanimité. L'opposition est mutliple. On ne peut être d'accord sur tous les points. Par ailleurs, des éminentes personalités de l'oppostion ont toujours fait partie du pouvoir et, parfois, à des postes importants où elles pouvaient par leurs actions changer le courant des choses. Cela n'a jamais eu lieu. Il y en a un qui, semble-t-il, a avoué son impuissance aux Kinois dans un fameux discours où il les aurait appelés à suivre ses gestes plutôt que ses paroles : bana kin bolanda ba gestes comme pour enjoinder les Kinois à suivre le mot d'ordre venant de Limete. Mais il n'a jamais eu le courage de démissionner. Un deuxième exemple est celui de Josephine Kasa-Vubu qui avait choisi de travailler avec LDK contre le mot d'ordre de l'UDPS. Elle a montré une volonté réelle à faire changer les choses et a été forcé à quitter le gouvernement. Elle a compris qu'elle n'y avait rien qu'elle pouvait faire à l'intérieur du gouvernement de LDK. On la voulait aux pas mai elle ne l'entendait pas ainsi. C'est d'ailleurs, ce qu'a toujours été la politique des pouvoirs dictatoriaux : récupérer les opposants, les affaiblir et en meme temps affaiblir l'opposition sans jamais changer véritablement sa politique. L'histoire du Congo sous Mobutu et sous les Kabila en abonde d'exemples. Cette histoire de participation de l'opposition aux institutions n'est pas un phénomène nouveau, ca a toujours été le cas. Et en plus de 45 ans, ça nous a conduit là où nous sommes aujoud'hui pluôt que d'avoir aidé à changer de trajectoire.

Pourions-nous soutenir que si tshisekedi avait accepté de faire l'opposition à l'intérieur du MPR, le 24 avril 1990 aurait eu lieu ? Pour ma part, je mets le 24 avril 1990 au compte de la politique de la chaise vide de Tshisekedi plutôt que celle de la participation de certaines têtes de l'opposition dans le régime de Mobutu. Face à des pouvoirs dictatoriaux, la politique de la non participation aux institutions, ce que certains aiment à qualifier pour des raisons de politiques ou pour tout simplement discréditer la personne qui la prône de politique de la chaise vide se revèle jusqu'à preuve du contraire la meilleure voie à moins bien sûr qu'un reformateur ne surgisse dans le rang du pouvoir pour vraiment changer les choses. Qu'on le veuille ou non, c'est grâce à la consistence de Tshisekedi que nous vivons toujours cette gestation plein d'espoir de voir y naître un jour un Etat de droit avec ou sans lui.

3. Sur le troisième point qui concerne la participation des députés élus à l'assemblée nationale. Il est de mon avis qu'il appartient à chaque député élu d'agir selon sa conscience mais ce faisant il devrait en assumer toutes les consequences. Nous sommes donc entièrement d'accord qu'on soutienne que les députés sont élus d'abord pour représenter leurs électeurs. Cependant, si ce n'est donc que cela qui importe, ils n'ont pas, de ce fait, besoin d'un parti; ils n'ont pas besoin de l'UDPS. Conséquemment, qu'ils soient exclus ou pas de l'UDPS, cela n'a plus aucune espèce d'importance et le débat n'a pas à avoir lieu; le député élu agissant dans ses droits, et l'UDPS dans les siens.


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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  brown-man le 14/3/2012, 9:40 am

L.E.
A te lre, je viens de conclure que t'es un Tshisekediste de pointe.
Arrow Donc, un extremiste pure et dure.

Pour toi, la volonte' du parti prime sur la volonte' du peuple What a Face malgre' l'hypocrisie mal cache' de Tshisekedi qui a detourne' la fermete' de sa decision de la non-reconnaissance de cette legislature suite a la pression des elus de l'opposition qui lui ont cracher la verite' dans une seance a huis clos en utilisant des mots souples qui sont: que chacun fasse selon sa conscience Wink
D'ailleurs, tu le sais comme moi que Tshisekedi leur a donne' le feu vert indirectement en abdiquant a leurs pressions.
Arrow Saches que ces deputes qui ont postuler et honnetement elus pour la legislature n''ont que des comptes a rendre a leurs bases qui est le peuple et le parti se positionne a la deuxieme position.
Tu insistes sur le point que leur presence ne fera que legitimer le pouvoir dictatorial actuel Rolling Eyes Mais oublies-tu qu'ils sont la' malgre' la non-reconnaissance de l'opposition?
En quoi Tshisekedi changera les donnes? si c'est d'accepter un poste tailler a sa mesure afin qu'il soit un peu actif et sortir de son isolement Exclamation Exclamation
ATIKA MOTEMA MABE NDE

LE PEUPLE D'ABORD



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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Arafat le 14/3/2012, 10:25 am

J´ai quant à moi toujours pensé que la politique de la chaise vide ne mène et ne mènera à rien; ceci étant dit, je ne pense pas que l´opposition gagnerait quelque chose en restant en dehors du système. Bien sûr qu´on me dira avec 30 % de représention au sein de l´AN, cette opposition ne serait que de façade, Mbuta Ndozwau qui est du PS se souviendra que lors des législatives de 1993, le PS n´avait pas plus de 55 deputés et l´opposition de gauche n´atteignait même pas le nombre de 100 deputés malgré cela, elle (l´opposition) avait accompli sa mission. Je disais donc que selon moi, cette opposition a tout intérêt à accepter une éventuelle rencontre avec la majorité (j´aurai aimé que ça soit le président de la république en personne) afin d´exiger l´application de certaines prérogatives que lui confère la constitution, je pense notamment à la mise en valeur du poste de porte-parole (ou représentant) de l´opposition, exiger aussi que l´accès aux médias nationaux ne soit pas seulement reservé à la majorité présidentielle. Cette opposition ne doit pas être l´esclave d´une personne ou d´un clan, elle doit comprendre que la meilleure façon de se défendre c´est d´attaquer et le terrain propice pour attaquer n´est rien d´autre que la tribune de l´assemblée nationale.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Libre Examen le 14/3/2012, 10:57 am

Arafat a écrit:J´ai quant à moi toujours pensé que la politique de la chaise vide ne mène et ne mènera à rien; ceci étant dit, je ne pense pas que l´opposition gagnerait quelque chose en restant en dehors du système. Bien sûr qu´on me dira avec 30 % de représention au sein de l´AN, cette opposition ne serait que de façade, Mbuta Ndozwau qui est du PS se souviendra que lors des législatives de 1993, le PS n´avait pas plus de 55 deputés et l´opposition de gauche n´atteignait même pas le nombre de 100 deputés malgré cela, elle (l´opposition) avait accompli sa mission. Je disais donc que selon moi, cette opposition a tout intérêt à accepter une éventuelle rencontre avec la majorité (j´aurai aimé que ça soit le président de la république en personne) afin d´exiger l´application de certaines prérogatives que lui confère la constitution, je pense notamment à la mise en valeur du poste de porte-parole (ou représentant) de l´opposition, exiger aussi que l´accès aux médias nationaux ne soit pas seulement reservé à la majorité présidentielle. Cette opposition ne doit pas être l´esclave d´une personne ou d´un clan, elle doit comprendre que la meilleure façon de se défendre c´est d´attaquer et le terrain propice pour attaquer n´est rien d´autre que la tribune de l´assemblée nationale.
Arafat,

Il n'y a pas un seul exemple depuis 1965, depuis la prise de pouvoir de Mobutu jusqu'à ce jour de la participation de l'opposition dans les institutions qui ait résulté en avancée de la démocratie au Congo. Encore une fois, nous faudrait-il pérsister à comparer la France et RDC.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Arafat le 14/3/2012, 11:28 am

Tout à fait LE, il est évident que rien n´a marché depuis 1965 mais cela ne doit pas être une raison pour rester les bras croisés sans agir en se disant que de toute façon ça ne marchera jamais, les mentalités évoluent et il n´est pas exclu qu´il puisse y avoir des avancées tôt ou tard. Si j´ai fait ce petit rapprochement avec la France, ce n´était pas à titre de comparaison entre les deux pays mais plutôt pour appuyer la thèse selon laquelle le nombre des deputés de l´opposition ne joue aucun rôle dans l´assemblée (sauf pour faire du boucan), que l´opposition soit minoritaire avec 240 deputés n´apporterait rien de plus que si elle ne le fût qu´avec 45 deputés.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  SpirituS le 14/3/2012, 11:49 am

Le boycotte de Tshisekedi est une bonne chose pour l’opposition armé. Pendant qu’ils sont focalisé à maltraiter ou à étouffer Tshisekedi, les autres se préparent à prendre le pouvoir par la force ou à prendre les armes pour rééquilibrer les choses. Je suis un supporteur de cette option !
Kanambe ne partira pas sans une opposition armé, il ne connait que ce langage des armes. Ceux qui vont au parlement pour faire du figurant se suicideront politiquement en se faisant sacrifier avant échéance 2016 comme les élis du PALU ou du MLC en 2011. L’UDPS pour survivre politiquement doit rester en dehors des institutions car l’échec de cette législative est évidente. En plus il n y a aucune volonté de la part de ce régime à partager la gestion du pays avec l’UDPS ou d’associer ce dernier pour jouer librement et pleinement son rôle. Tout est mis en marche pour saboté leurs actions donc ils feront mieux de résister en dehors pour n’est pas perdre ce qu’ils ont de plus précieux, l’appui du peuple! Pour le peuple opposant ou pas, si vous êtes au parlement et qu’il y a pas des changements vous êtes aussi responsable, le vote sanction de 2016 sera plus désastreux que celui de l’année passée.
Je parle de l’UDPS par ce que c'est la mère de l’opposition les autres sont en majorité au mangeoire et sont manipulable par contre Ya Tshishi est à mesure de s’opposer catégoriquement au kanambistes sans complaisance!

SpirituS

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  brown-man le 14/3/2012, 12:17 pm

Pour etre reelu pour la deputation, le secret est d'étre toujours en contact avec sa base durant son sejour au parlement.
Etre en contact ne veut pas dire; distribuer l'argent comme le saint-nicolas, mais plutot satisfaire sa base par des petites realisations utiles a leurs vies quotidiennes.
exemple concret
Arrow Je connais un depute' qui simplement en construisant 3 petits ponts sur des chemins que la population de sa base utilisait pour joindre la grande route et les arrets de bus, fut reelu.
Arrow les ponts en question n'ont carrement rien couter: avec l'utilisation des materiaux locaux et l'expertise d'un jeune issu de l'IBTP (institut des batiments et travaux publiques), ces ponts resistent jusqu'a ce jour et permettent a sa base de traverse' ces cours d'eau sans problemes meme en cas de forte pluie.

Avec de telles initiatives, la base ne se referera au grand jamais si le candidat en question est de l'UDPS ou qu'il etait actif au parlement avec un francais digne d'un juriste ya milayi-milayi.. TE Exclamation Exclamation
Mais simplement les actions sur le terrain qui comptent.Rolling Eyes Rolling Eyes


A dire que les deputes de l'opposition qui siegent actuellent vont a une suicide politique...non car je viens de te le demontrer.

Voici mon apport, spiritus.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  SpirituS le 14/3/2012, 1:06 pm

En te lisant je me rend compte que tu ne vis pas au Congo. De quel contact avec la base parles-tu? Pour se faire élire il faut obeta coop na CENI to na MP. Sinon Henriette Wamu, Pascaline Kudura ou Ingele Ifoto auront été réélu. Par exemple Henriette Wamu a boyaki ko pesa to ko bima na mokonzi moko ba oyo ba sutukela basi ya ba métisses to pembe, voilà ba longolaki ye na liste des élus! Même Gecocco (MP) soutenu par les mamans pêcheuses de Kingabwa a payé à la CENI pour se faire élire, tika ozangi parrain na RD Congo eloko eko salema te. A l’intérieur du pays on vote tribal par ce que cette tribalisme est favorable à cette élite médiocre, tuna Mende, un grand tribaliste oyo asali na Lodja. Tala wana ezali mboka te heure moko na sekaka kotanga masolo mingi awa. Oyebi que même ba gardes du corp ya Ngoyi mulunda ba kotisaki ba kombo ya batu na bango na ba listes ya ba députés élus? Na Congo ezali na politicien moko te oyo ako tombola musapi que aliaka coop te bango nioso miyibi, naza na surcuit banquier donc na yebi bango bien même JP Bemba to le clan Kanambe ba yaka ko luka lisungi pona ba bimisa mbongo libanda ya mboka. Kimbuta par example avait 1500 temoins oyo apesaki 10$ par personnes or chaque témoin avait le droit de voter pour son candidat donc, Kimbuta asombaki 15000 voix mais il fallait Ngoyi Mulunda a kende ko lia ofele na restaurant ya mwasi ya Kimbuta na likangu na ye na centre ville avant a tika Kimbuta na liste ya ba élus. Sikoyo yebisa ngai mutu ya ndenge wana okanisi soki il faut à voter lois oyo ezali pour Kanambe a kosala yango ya ofele ? jamais il faut Kanambe a futa ye sinon a yibi oyo ezali na caisse ya hôtel de ville par ce que pour lui ezali effort perso po azala wana !

Soki to lobi que Kanambe akosala rien surtout par ce que akoki jamais ko maitriser batu nioso wana oyo bazo sala ba sacrifices pour lui dans le mal bien sur. Bango pe bazali komimona que bazali ba ayant droit.
Si je dis que Ya Tshishi, c’est en connaissance des choses, lui est un peu mieux que les autres mais entourage na ye nde na yebi bien te. Le congolais est corrompu et corrupteur voilà le problème et les exceptions sont minoritaire.


SpirituS


brown-man a écrit:Pour etre reelu pour la deputation, le secret est d'étre toujours en contact avec sa base durant son sejour au parlement.
Etre en contact ne veut pas dire; distribuer l'argent comme le saint-nicolas, mais plutot satisfaire sa base par des petites realisations utiles a leurs vies quotidiennes.
exemple concret
Arrow Je connais un depute' qui simplement en construisant 3 petits ponts sur des chemins que la population de sa base utilisait pour joindre la grande route et les arrets de bus, fut reelu.
Arrow les ponts en question n'ont carrement rien couter: avec l'utilisation des materiaux locaux et l'expertise d'un jeune issu de l'IBTP (institut des batiments et travaux publiques), ces ponts resistent jusqu'a ce jour et permettent a sa base de traverse' ces cours d'eau sans problemes meme en cas de forte pluie.

Avec de telles initiatives, la base ne se referera au grand jamais si le candidat en question est de l'UDPS ou qu'il etait actif au parlement avec un francais digne d'un juriste ya milayi-milayi.. TE Exclamation Exclamation
Mais simplement les actions sur le terrain qui comptent.Rolling Eyes Rolling Eyes


A dire que les deputes de l'opposition qui siegent actuellent vont a une suicide politique...non car je viens de te le demontrer.

Voici mon apport, spiritus.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  brown-man le 14/3/2012, 1:24 pm

spiritus,
Ok pona ba info opesi
Arrow kasi olobi pona tshisekedi ye un peu bien Exclamation
Donc mua ndambu ya mayuya pe eza naye?
Eloko mosusu na moni mua louche, ba deputes mingi ya kala bazongi te.
Mbongo nde ezangaki bango to base nabango baboyaki ko vote' bango?

po olobi ke na congo po oleka soki oliesi ceni to MP te, mawa na yo.
po vote ya base eza nango pamba.

Toyoka yo nanu na mituna oyo?

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Libre Examen le 14/3/2012, 2:49 pm

Arafat a écrit:Tout à fait LE, il est évident que rien n´a marché depuis 1965 mais cela ne doit pas être une raison pour rester les bras croisés sans agir en se disant que de toute façon ça ne marchera jamais, les mentalités évoluent et il n´est pas exclu qu´il puisse y avoir des avancées tôt ou tard. Si j´ai fait ce petit rapprochement avec la France, ce n´était pas à titre de comparaison entre les deux pays mais plutôt pour appuyer la thèse selon laquelle le nombre des deputés de l´opposition ne joue aucun rôle dans l´assemblée (sauf pour faire du boucan), que l´opposition soit minoritaire avec 240 deputés n´apporterait rien de plus que si elle ne le fût qu´avec 45 deputés.
Arafat,

Si l'on définit et l'on comprend politique de la chaise vide comme seulement le fait de ne pas participer aux institutions politiques alors je dirai que, depuis la prise de pouvoir de Mobutu jusqu'à ce jour, c'est grâce à cette politique de la chaise vide, qu'elle ait été non violente ou armée, que nous avons pu obtenir les quelques avancées dans le sens de la démocratie. Par contre, la participation des opposants aux institutions a toujours eu comme résultat de consolider et renforcer le pouvoir et d'affaiblir les opposants qu'y participent et l'opposition en générale. Cela ne veut pas dire que je ne pense pas qu'il n'y ait pas eu hier comme aujourd'hui en RDC, des femmes et des hommes politiques de bonne volonté voués au bien-être du pays.

Encore une fois, Arafat, comparons ce qui est comparable. Ne comparons pas ce qui se fait en France à ce qui peut se faire en RDC.


Dernière édition par Libre Examen le 14/3/2012, 4:48 pm, édité 1 fois

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  link le 14/3/2012, 3:14 pm

Libre Examen a écrit:
Arafat a écrit:Tout à fait LE, il est évident que rien n´a marché depuis 1965 mais cela ne doit pas être une raison pour rester les bras croisés sans agir en se disant que de toute façon ça ne marchera jamais, les mentalités évoluent et il n´est pas exclu qu´il puisse y avoir des avancées tôt ou tard. Si j´ai fait ce petit rapprochement avec la France, ce n´était pas à titre de comparaison entre les deux pays mais plutôt pour appuyer la thèse selon laquelle le nombre des deputés de l´opposition ne joue aucun rôle dans l´assemblée (sauf pour faire du boucan), que l´opposition soit minoritaire avec 240 deputés n´apporterait rien de plus que si elle ne le fût qu´avec 45 deputés.
Arafat,

Si l'on définit et l'on comprend politique de la chaise vide comme seulement le fait de ne pas participer aux institutions politiques alors je dirai que, depuis la prise de pouvoir de Mobutu jusqu'à ce jour, c'est grâce à cette politique de la chaise vide, qu'elle ait été non violente ou armée, que nous avons pu obtenir les quelques avancées dans le sens de la démocratie. Par contre, la participation des opposants aux institutions a toujours eu comme résultat de consolider et renforcer le pouvoir et d'affaiblir les opposants qu'y participant et l'opposition en générale. Cela ne veut pas dire que je ne pense pas qu'il n'y ait pas eu hier comme aujourd'hui en RDC, des femmes et des hommes politiques de bonne volonté voués au bien-être du pays.

Encore une fois, Arafat, comparons ce qui est comparable. Ne comparons pas ce qui se fait en France à ce qui peut se faire en RDC.

LE,

Arafat n’étant pas un grand admirateur de tshitshi tu auras du mal a le convaincre du bien fondé de cette démarche on a vu la législature de 2007 a 2012 qui na rien donné de bon a part les changement de constitution en faveur de Raîs kabila kabange alias sisa bidimbu et la démission forcé de l'attaquant de pointe vital kamerhe dit le pacificateur tout les sujet dérangeant pour la kabilie et la MP on tous été étouffé et sans suite mais bon .....

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Admin le 14/3/2012, 3:42 pm

SpirituS a écrit:En te lisant je me rend compte que tu ne vis pas au Congo. De quel contact avec la base parles-tu? Pour se faire élire il faut obeta coop na CENI to na MP. Sinon Henriette Wamu, Pascaline Kudura ou Ingele Ifoto auront été réélu. Par exemple Henriette Wamu a boyaki ko pesa to ko bima na mokonzi moko ba oyo ba sutukela basi ya ba métisses to pembe, voilà ba longolaki ye na liste des élus! Même Gecocco (MP) soutenu par les mamans pêcheuses de Kingabwa a payé à la CENI pour se faire élire, tika ozangi parrain na RD Congo eloko eko salema te. A l’intérieur du pays on vote tribal par ce que cette tribalisme est favorable à cette élite médiocre, tuna Mende, un grand tribaliste oyo asali na Lodja. Tala wana ezali mboka te heure moko na sekaka kotanga masolo mingi awa. Oyebi que même ba gardes du corp ya Ngoyi mulunda ba kotisaki ba kombo ya batu na bango na ba listes ya ba députés élus? Na Congo ezali na politicien moko te oyo ako tombola musapi que aliaka coop te bango nioso miyibi, naza na surcuit banquier donc na yebi bango bien même JP Bemba to le clan Kanambe ba yaka ko luka lisungi pona ba bimisa mbongo libanda ya mboka. Kimbuta par example avait 1500 temoins oyo apesaki 10$ par personnes or chaque témoin avait le droit de voter pour son candidat donc, Kimbuta asombaki 15000 voix mais il fallait Ngoyi Mulunda a kende ko lia ofele na restaurant ya mwasi ya Kimbuta na likangu na ye na centre ville avant a tika Kimbuta na liste ya ba élus. Sikoyo yebisa ngai mutu ya ndenge wana okanisi soki il faut à voter lois oyo ezali pour Kanambe a kosala yango ya ofele ? jamais il faut Kanambe a futa ye sinon a yibi oyo ezali na caisse ya hôtel de ville par ce que pour lui ezali effort perso po azala wana !

Soki to lobi que Kanambe akosala rien surtout par ce que akoki jamais ko maitriser batu nioso wana oyo bazo sala ba sacrifices pour lui dans le mal bien sur. Bango pe bazali komimona que bazali ba ayant droit.
Si je dis que Ya Tshishi, c’est en connaissance des choses, lui est un peu mieux que les autres mais entourage na ye nde na yebi bien te. Le congolais est corrompu et corrupteur voilà le problème et les exceptions sont minoritaire.


SpirituS


brown-man a écrit:Pour etre reelu pour la deputation, le secret est d'étre toujours en contact avec sa base durant son sejour au parlement.
Etre en contact ne veut pas dire; distribuer l'argent comme le saint-nicolas, mais plutot satisfaire sa base par des petites realisations utiles a leurs vies quotidiennes.
exemple concret
Arrow Je connais un depute' qui simplement en construisant 3 petits ponts sur des chemins que la population de sa base utilisait pour joindre la grande route et les arrets de bus, fut reelu.
Arrow les ponts en question n'ont carrement rien couter: avec l'utilisation des materiaux locaux et l'expertise d'un jeune issu de l'IBTP (institut des batiments et travaux publiques), ces ponts resistent jusqu'a ce jour et permettent a sa base de traverse' ces cours d'eau sans problemes meme en cas de forte pluie.

Avec de telles initiatives, la base ne se referera au grand jamais si le candidat en question est de l'UDPS ou qu'il etait actif au parlement avec un francais digne d'un juriste ya milayi-milayi.. TE Exclamation Exclamation
Mais simplement les actions sur le terrain qui comptent.Rolling Eyes Rolling Eyes


A dire que les deputes de l'opposition qui siegent actuellent vont a une suicide politique...non car je viens de te le demontrer.

Voici mon apport, spiritus.
Spiritus, oza na Kin ... o decrire penza mediocrité ya oyo to zo benga "classe politique" Mais soki mwa espoir ezali, yo moko olobi yango pe en d'autres mots ... ezali nde esika ya mutu lokola Tshisekedi mutu oyo azali capable ya ko loba NON na corruption pe azali capable ya ko transmettre courant wana. Yango wana na lobaki na 1ere interventio na nga que opposition akoki ko limiter ba degats.

D'autres parts, olobi ozali artisan ya lutte armee yango nde eko changer situation.
1erement lutte yango okoki ko zela yango ti Kabila ako silisa mandat na ye lutte yango pe eko ya te.
2iemement ... to zala realistes meme nga moko je pense que Kabila akoki ko zala chasser na minduki et c'est la seule voie par contre je ne pense pas que les choses vont change po probleme ya congo eza nde likambo ya systeme.
Mobutu akenda, Kabila lelo na bokonzi mais systeme ezali le meme.
Systeme ezali nde soutenu je dirai meme maintenu, entretenu par mindele.
Mutu moko akoki ko boma Kabila lelo, mais mindele ba koki ko boma lobi na yango pe batie ya bango pion.
Tala ba Kadhaffi, ba Saddam, ba Ben Laden, etc... Ba meka ko telemisa mitu mais ba oyo ba koma ba nzamne ya se ba elimina bango lokola ba nzinzi.
Systeme wana ekoki ko changer kaka soki revolution populaire esalami mais pour le moment on est loin alors la tres tres loin ya revolution populaire na RDC.


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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Libre Examen le 14/3/2012, 3:51 pm

link a écrit:
Libre Examen a écrit:
Arafat a écrit:Tout à fait LE, il est évident que rien n´a marché depuis 1965 mais cela ne doit pas être une raison pour rester les bras croisés sans agir en se disant que de toute façon ça ne marchera jamais, les mentalités évoluent et il n´est pas exclu qu´il puisse y avoir des avancées tôt ou tard. Si j´ai fait ce petit rapprochement avec la France, ce n´était pas à titre de comparaison entre les deux pays mais plutôt pour appuyer la thèse selon laquelle le nombre des deputés de l´opposition ne joue aucun rôle dans l´assemblée (sauf pour faire du boucan), que l´opposition soit minoritaire avec 240 deputés n´apporterait rien de plus que si elle ne le fût qu´avec 45 deputés.
Arafat,

Si l'on définit et l'on comprend politique de la chaise vide comme seulement le fait de ne pas participer aux institutions politiques alors je dirai que, depuis la prise de pouvoir de Mobutu jusqu'à ce jour, c'est grâce à cette politique de la chaise vide, qu'elle ait été non violente ou armée, que nous avons pu obtenir les quelques avancées dans le sens de la démocratie. Par contre, la participation des opposants aux institutions a toujours eu comme résultat de consolider et renforcer le pouvoir et d'affaiblir les opposants qu'y participent et l'opposition en générale. Cela ne veut pas dire que je ne pense pas qu'il n'y ait pas eu hier comme aujourd'hui en RDC, des femmes et des hommes politiques de bonne volonté voués au bien-être du pays.

Encore une fois, Arafat, comparons ce qui est comparable. Ne comparons pas ce qui se fait en France à ce qui peut se faire en RDC.

LE,

Arafat n’étant pas un grand admirateur de tshitshi tu auras du mal a le convaincre du bien fondé de cette démarche on a vu la législature de 2007 a 2012 qui na rien donné de bon a part les changement de constitution en faveur de Raîs kabila kabange alias sisa bidimbu et la démission forcé de l'attaquant de pointe vital kamerhe dit le pacificateur tout les sujet dérangeant pour la kabilie et la MP on tous été étouffé et sans suite mais bon .....
Je le sais Link mais je comprends sa position. Il n'a jamais reconnu qu'il y ait eu tricherie. Pour lui, les résultats de la CENI reflètent la justice et la vérité des urnes. Il est donc tout à fait normal qu'il appuie la participation des députés à l'assemblée nationale.


Dernière édition par Libre Examen le 14/3/2012, 4:47 pm, édité 1 fois

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Arafat le 14/3/2012, 3:58 pm

Consacrez votre temps au sujet au lieu de le perdre bêtement en parlant de moi.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Libre Examen le 14/3/2012, 4:13 pm

Arafat a écrit:Consacrez votre temps au sujet au lieu de le perdre bêtement en parlant de moi.
Arafat,

J'espère que vous comprenez que c'est dans le flot des échanges...

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Libre Examen le 14/3/2012, 7:52 pm

SpirituS a écrit:En te lisant je me rend compte que tu ne vis pas au Congo. De quel contact avec la base parles-tu? Pour se faire élire il faut obeta coop na CENI to na MP. Sinon Henriette Wamu, Pascaline Kudura ou Ingele Ifoto auront été réélu. Par exemple Henriette Wamu a boyaki ko pesa to ko bima na mokonzi moko ba oyo ba sutukela basi ya ba métisses to pembe, voilà ba longolaki ye na liste des élus! Même Gecocco (MP) soutenu par les mamans pêcheuses de Kingabwa a payé à la CENI pour se faire élire, tika ozangi parrain na RD Congo eloko eko salema te. A l’intérieur du pays on vote tribal par ce que cette tribalisme est favorable à cette élite médiocre, tuna Mende, un grand tribaliste oyo asali na Lodja. Tala wana ezali mboka te heure moko na sekaka kotanga masolo mingi awa. Oyebi que même ba gardes du corp ya Ngoyi mulunda ba kotisaki ba kombo ya batu na bango na ba listes ya ba députés élus? Na Congo ezali na politicien moko te oyo ako tombola musapi que aliaka coop te bango nioso miyibi, naza na surcuit banquier donc na yebi bango bien même JP Bemba to le clan Kanambe ba yaka ko luka lisungi pona ba bimisa mbongo libanda ya mboka. Kimbuta par example avait 1500 temoins oyo apesaki 10$ par personnes or chaque témoin avait le droit de voter pour son candidat donc, Kimbuta asombaki 15000 voix mais il fallait Ngoyi Mulunda a kende ko lia ofele na restaurant ya mwasi ya Kimbuta na likangu na ye na centre ville avant a tika Kimbuta na liste ya ba élus. Sikoyo yebisa ngai mutu ya ndenge wana okanisi soki il faut à voter lois oyo ezali pour Kanambe a kosala yango ya ofele ? jamais il faut Kanambe a futa ye sinon a yibi oyo ezali na caisse ya hôtel de ville par ce que pour lui ezali effort perso po azala wana !

Soki to lobi que Kanambe akosala rien surtout par ce que akoki jamais ko maitriser batu nioso wana oyo bazo sala ba sacrifices pour lui dans le mal bien sur. Bango pe bazali komimona que bazali ba ayant droit.
Si je dis que Ya Tshishi, c’est en connaissance des choses, lui est un peu mieux que les autres mais entourage na ye nde na yebi bien te. Le congolais est corrompu et corrupteur voilà le problème et les exceptions sont minoritaire.


SpirituS
En d'autres mots, on ne peut prétendre combattre un pouvoir dictatorial qui triche, ceux qui trichent et la tricherie en participant dans des institutions politiques qui en émanent.

Tout ne peut être justifiable et acceptable sous le couvert de l'intérêt supérieur de la nation..


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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  ndonzwau le 15/3/2012, 7:30 pm

"Revue de la presse congolaise de ce jeudi (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=185602&Actualiteit=selected
Le sujet le plus universellement mis en exergue par la presse du jour est, comme on pouvait s’y attendre, la culpabilité de Thomas Lubanga établie à la Cpi, qui soulève des réactions et commentaires mitigés. Du côté du « fait accompli », les tractations pour la formation du futur gouvernement de la République démocratique du Congo avec sa série de consultations entamées depuis mardi par l’Informateur Mwando Nsimba mènent à d’insolites suggestions de dialogue sur le contentieux postélectoral. Le désaveu de l’Abbé Bahala du Csac par ses pair vient accroitre un peu plus encore le discrédit jeté sur les institutions ayant entouré le processus électoral. Saupoudrez ces trois thèmes de quelques « divers » et vous avez les sujets qui alimentent l’actualité dans les journaux parus ce matin dans la capitale de la RDC.
(...)
Politique

Sous le titre « Dialogue d’abord, L’Opposition pose problème à Mwando ! », La Prospérité rapporte que réunis au sein de la plate-forme ‘‘Forces acquises au changement’’, les partis et regroupements politiques ayant soutenu la candidature d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba à la Présidentielle 2011, viennent de choisir l’option de siéger au sein de la nouvelle Assemblée Nationale et ce, disent-ils, pour mieux défendre les aspirations profondes des congolais. Ils l’ont dit, mercredi à Fatima, note La Prospérité, lors de la clôture du conclave politique de l’Opposition organisé du 5 au 14 mars 2012.
Les Forces acquises au changement exigent, par ailleurs, selon La Prospérité, la convocation, dans le meilleur délai, d’un dialogue politique franc pour sortir la RDC de la crise postélectorale. Une rencontre Tshisekedi- Kabila- Société civile – Communauté internationale, soutiennent-ils, doit permettre de mettre un terme à la crise et, de rétablir la vérité des urnes. Ceci, soulignent-ils, est un préalable avant de rencontrer Mwando Nsimba, l’informateur désigné par JKK, conclut La Prospérité !

(Nous revoici devant ce problème de « l’opposition » et de la « majorité », définies uniquement par rapport au président, alors que Mwando Nsimba doit s’informer en vue des possibilités de majorité gouvernementale et qu’il n’y a donc pour le moment ni majorité ni opposition, puisqu’il n’y a pas de gouvernement par rapport auquel se définir. En fait, il n’y a à la Chambre que deux petits blocs bien définis : d’un côté environ 150 « joséphistes » convaincus et de l’autre des « étiennistes » non moins convaincus. Aucun de ces blocs n’est à lui seul une « majorité » et aucun de ces blocs ne cherche réellement la « vérité des urnes ». Les uns et les autres se cramponnent à « leur » résultat de la présidentielle. Mais les uns comme les autres le font de manière dogmatique, puisqu’aucun ne produit à l’appui de sa conviction les PV des bureaux de vote, certifiés par les témoins. Comme il est certain que les fraudes les plus importantes ont eu lieu au niveau des centres de compilation, on pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » en se référant à ces PV, dernière opération à avoir été publique et vérifiée par des témoins. Le temps s’est écoulé, la pluie tropicale est tombée sur les bulletins abandonnés en plein air, il y a eu un incendie à la CENI. Tout ce que l’on peut dire, c’est que les résultats des élections demeureront sans doute à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait, à moins de recommencer les élections à zéro. « A zéro » voulant dire depuis le fichier électoral, en remettant à plat tout le processus, sans quoi on se retrouvera devant les mêmes difficultés.
Arithmétiquement, même unis dans un refus contradictoire d’admettre la nullité des élections écoulées, joséphistes inébranlables et étiennistes fanatiques ne font pas, ensemble, une majorité de 251. Le groupe le plus nombreux semble bien être celui des indécis, c'est-à-dire ceux qui n’ont choisi le camp de JKK que parce que c’était celui qui fleurait bon l’entrecôte et les membres de l’opposition sortante qui ne suivaient pas Tshisekedi à a présidentielle. Mathématiquement, ils sont majoritaires mais, politiquement, il ne faut pas s’attendre à les voir prendre une position courageuse et tranchée. On ne bâtt rien de solide sur un marécage.
Quant à la rencontre Tshisekedi- Kabila- Société civile – Communauté internationale, a dernière nommée la fuirait comme la peste. Il est manifeste depuis trois mois que la Communauté internationale ne veut en rien assumer un rôle de certification des résultats, et fuira tout ce qui pourrait y ressembler. NdlR)


« Assemblée nationale : Rendez-vous manqué du 15 mars », dit un autre titre du Potentiel.
La session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuit aujourd’hui en séance plénière, note-t-il. Et pourtant, selon lui, il était prévu ce 15 mars 2012 la tenue, «de plein droit», de la session ordinaire de cette institution issue du scrutin du 28 novembre 2011.
Le Potentiel conclut tout simplement qu’il s’agit là d’un rendez-vous manqué car la première session ordinaire de l’Assemblée nationale a été renvoyée sine die.
(...)"


"MEMORANDUM DE L’APARECO
L’APARECO appelle l'OIF à ne pas organiser le prochain sommet de
la francophonie en RDC dans le contexte politique actuel"

° http://www.apareco-rdc.com/87-fil-info/524-memorandumlapareco-appelle-loif-a-ne-pas-organiser-le-prochain-sommet-de-la-francophonie-en-rdc-dans-le-contexte-politique-actuel.html
Compatriotiquement!

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  Admin le 15/3/2012, 10:02 pm

Libre Examen a écrit:Admin,

Très rapidemment car dans l'ensemble ma position n'a pas fondamentalement changé :

1. D'accord avec toi sur le premier point. Il aurait été preferable que tous les deputes élus de l'opposition ne siègent pas à côté des deputes nommés.

2. Sur le deuxième point, il convient de reconnaitre qu'il n'existe pas cette chose qu'est l'unanimité. L'opposition est mutliple. On ne peut être d'accord sur tous les points. Par ailleurs, des éminentes personalités de l'oppostion ont toujours fait partie du pouvoir et, parfois, à des postes importants où elles pouvaient par leurs actions changer le courant des choses. Cela n'a jamais eu lieu. Il y en a un qui, semble-t-il, a avoué son impuissance aux Kinois dans un fameux discours où il les aurait appelés à suivre ses gestes plutôt que ses paroles : bana kin bolanda ba gestes comme pour enjoinder les Kinois à suivre le mot d'ordre venant de Limete. Mais il n'a jamais eu le courage de démissionner. Un deuxième exemple est celui de Josephine Kasa-Vubu qui avait choisi de travailler avec LDK contre le mot d'ordre de l'UDPS. Elle a montré une volonté réelle à faire changer les choses et a été forcé à quitter le gouvernement. Elle a compris qu'elle n'y avait rien qu'elle pouvait faire à l'intérieur du gouvernement de LDK. On la voulait aux pas mai elle ne l'entendait pas ainsi. C'est d'ailleurs, ce qu'a toujours été la politique des pouvoirs dictatoriaux : récupérer les opposants, les affaiblir et en meme temps affaiblir l'opposition sans jamais changer véritablement sa politique. L'histoire du Congo sous Mobutu et sous les Kabila en abonde d'exemples. Cette histoire de participation de l'opposition aux institutions n'est pas un phénomène nouveau, ca a toujours été le cas. Et en plus de 45 ans, ça nous a conduit là où nous sommes aujoud'hui pluôt que d'avoir aidé à changer de trajectoire.

Pourions-nous soutenir que si tshisekedi avait accepté de faire l'opposition à l'intérieur du MPR, le 24 avril 1990 aurait eu lieu ? Pour ma part, je mets le 24 avril 1990 au compte de la politique de la chaise vide de Tshisekedi plutôt que celle de la participation de certaines têtes de l'opposition dans le régime de Mobutu. Face à des pouvoirs dictatoriaux, la politique de la non participation aux institutions, ce que certains aiment à qualifier pour des raisons de politiques ou pour tout simplement discréditer la personne qui la prône de politique de la chaise vide se revèle jusqu'à preuve du contraire la meilleure voie à moins bien sûr qu'un reformateur ne surgisse dans le rang du pouvoir pour vraiment changer les choses. Qu'on le veuille ou non, c'est grâce à la consistence de Tshisekedi que nous vivons toujours cette gestation plein d'espoir de voir y naître un jour un Etat de droit avec ou sans lui.

3. Sur le troisième point qui concerne la participation des députés élus à l'assemblée nationale. Il est de mon avis qu'il appartient à chaque député élu d'agir selon sa conscience mais ce faisant il devrait en assumer toutes les consequences. Nous sommes donc entièrement d'accord qu'on soutienne que les députés sont élus d'abord pour représenter leurs électeurs. Cependant, si ce n'est donc que cela qui importe, ils n'ont pas, de ce fait, besoin d'un parti; ils n'ont pas besoin de l'UDPS. Conséquemment, qu'ils soient exclus ou pas de l'UDPS, cela n'a plus aucune espèce d'importance et le débat n'a pas à avoir lieu; le député élu agissant dans ses droits, et l'UDPS dans les siens.
Libre Examen,

Comme je l'ai dit ... je reste encore partagé. Mais je reviens juste pour dire ceci.
En 1977, Nous étions au Zaïre dans un système monolithique. Et 13 parlementaires (minoritaires) ont su faire quelque chose qui est à la base de l’avènement de la démocratie aujourd'hui.

Faut-il encore se rappeler que le meneur de ce groupe (le plus haut hierarchiquement à l'époque car vice-président) était bel et bien Etienne Tshisekedi.

L'Udps n'est pas le MLC de François Muamba, l'Udps peut mener une véritable opposition au sein du parlement.

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  link le 15/3/2012, 10:58 pm

KOFFI OLOMIDE JUGE SÉVÈREMENT LA POLITIQUE DE l'UDPS ET CONTINUE DE PARLER DE COMBATTANTS...

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Re: QUELLE AUTRE BONNE STRATEGIE POUR L'OPPOSITION POLITIQUE ???

Message  ndonzwau le 16/3/2012, 3:08 am

J'ai lu vos avis et en voudrais davantage; pour tout vous dire, si vous permettez, je ne suis pas bien satisfait ni de leur qualité ni de leur quantité; mais c'est moi...
Je réserve donc mes commentaires dessus à plus tard même si ça me gratte de le faire de suite sur les interventions des uns et des autres; mais en attendant permettez que j'explicite encore une fois ma thèse !


D'une part je suis pour une participation conditionnelle aux institutions non pour capituler dans le combat pour la vérité des urnes ou plus indispensablement pour le changement mais pour mieux le mener et mieux le réussir à l'intérieur du système car je crois cela possible et c'est même le challenge patriotique le plus indispensable pour le moment selon moi : trouver les moyens de cette croisade !
D'autre part qu'un boycottage ponctuel ne serait indiqué que pour monter les enchères en vue de mieux imposer nos conditions à la négociation; je l'entends donc limité dans le temps et tactique !

Entre-temps permettez aussi pour rendre le sujet davantage utile à la discussion sur le pays et plus clair que je tente de le recadrer en deux questions !

1° Etes-vous pour ou contre une participation conditionnelle de l'opposition (entière) aux institutions pour son efficacité et pour le bien de la Nation ?
Si oui pourquoi et comment y arriver et quels sont donc les bons préalables, les conditions et règles indispensables pour les meilleurs résultats selon vous ?
(J'avais indiqué mes conditions; quelles seraient les vôtres ???)
Si non, pourquoi et comment donc faire pour que l'opposition agisse vraiment sur le système et
en obtienne des résultats en dehors de ce qu'on voit aujourd'hui ?

2° Comment jugez-vous jusque là l'action de l'opposition et comment croyez-vous l'optimiser si vous n'en êtes pas suffisamment satisfait ?
Et subsdiairement que pensez-vous et que voulez-vous de l'union large de l'opposition au régime en place ?


Voilà !
A plus !


Compatriotiquement!

PS
J'attends donc plus de commentaires de MM et Mmes Tsipporra, Mathilde, Geetaime, ME, Admin, LE, KD, Congomoko, DF, CD, Link, kM-Wr, Spiritus, Troll, Djino, HH, Arafat, Kota, Djodjo B, Taty, JKK, Calcul, Logique, Honorable, Tonton Ricos, Lord, Henrija, BM, RBV,...

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