L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

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L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 31/5/2012, 2:10 pm

Un de plus : oui que de sujets de ma part autour de l'opposition; c'est dire où je me situe et quelle utilité je lui vois pour notre pays !!!
L'actualité m'y pousse en plus; voyez donc !
N'empêche si vous y trouvez redondance d'avec les sujets proches qui obère les possibilités d'une discussion suivie, je peux toujours le rattacher à un sujet déjà existant !


C'est heureux ou malheureux mais il en est ainsi : nous risquons bien de parler bientôt au passé, selon moi, de l'ancien cadre de l'opposition politique, l'échec du changement nous impose de réfléchir, de proposer et d'organiser des structures nouvelles qui soient davantage gagnantes ! Vous le savez maintenant, c'est à mon humble niveau l'un de mes chevaux de bataille dont je n'ai cessé de parler ici mais des frémissements nouveaux autorisent d'y revenir plus que jamais !

En attendant, la plupart d'entre-nous qui discutons ici ou ailleurs, qui agissons d'une manière ou d'une autre en "combattants" attitrés visibles ou en "combattants" silencieux;, sincères et lucides nous avons en vue le changement du leadership dans notre pays ! Ce n'est pas le lieu ici de nous attarder sur nos défaillances et nos querelles de représentativité sauf à réaliser que quelque part nous n'avons pas encore réussi et que nous avons sûrement besoin de nous organiser et sans doute à nous unir...

Parlons d'abord de l'opposition politique dont nous avons besoin pour superviser et orienter la lutte ! Les causes de l'échec de cette opposition reflètent cette culture ambiante de faillite qui nous plombe... Elles sont sans doute complexes et nombreuses mais l'absence d'une volonté large à nous unir et à élaborer une stratégie d'ensemble est l'une de plus criante ! Partout sur cette terre une opposition divisée se coupe les chances de gagner ! Il y a donc aujourd'hui obligation urgente d'unité, de débat et de démocratie entre tous ceux de l'opposition et chacun de ses partis en son sein. Sur notre scène politique on ne voit pas davantage de souci de l'intérêt général dans l'opposition politique plutôt qu'en face au sein du pouvoir : les intérêts individuels priment souvent partout et dans ce cas comme partout l'opposition en pâtit plus qu'à ceux qui sont au pouvoir ! Où l'on voit que pour plus de chances d'une alternance cette opposition a d'abord un impératif des garanties d'alternative, çàd de différence dans ses pratiques intellectuelles et démocratiques d'avec le pouvoir; bref doit faire mieuxi... Quel rude défi pour elle !
De façon pratique que devraient faire ceux qui se disent acquis au changement ?

Un Séminaire avec l'appui de la Fondation Adenauer dont personnelemment je n'ai pas toutes les nouvelles les a rassemblé et il semble bien qu'ils y ont discuté à bâtons rompus définition du role de l'opposition dans notre "démocratie à construire", bilan de notre opposition, contenus à donner à son combat, stratégies pour l'organiser et pour la mettre en ordre de bataille et modalités des choix de ses représentants surtout que sommeille en arrière une structure Constitutionnelle de l'opposition dont il faut "élire" le Responsable et le bureau !
L'entreprise sera laborieuse d'autant que selon moi, il importe d'abord de dépasser la querelle trop surfaite de la participation et de la non-participation aux institutions; il y a plus important et plus urgent à faire : nous atteller à l'organisation d'une force non pas unanime et sans aspérités entre ses membres mais bien un groupe où les différentes composantes malgré leurs convictions et leurs personnaités respectives travaillent ensemble à préparer le changement dont le pays a besoin ! Les élections ont démontré cette volonté répandue dans la population que le bilan meurtrier de ceux qui sont au pouvoir et généralement l'échec patent de nos 50 ans d'indépendance rendent incontournable...

Mais pour nous d'ores et déjà quelle bonne substance aurions-nous voulu donner à cette opposition; quelle meilleure stratégie pour la composer et la mettre en marche vers la conquête du pouvoir; qui de meilleur choisir et comment pour la représenter ?
Voilà de quoi j'aurais voulu qu'on discute sur ce sujet en nous aidant notamment de ce qui s'est dit et fait dans ce Séminaire !


Je vais chercher à obtenir le plus de documents de cette réunion; entre-temps j'ai trouvé un premier en l'occurence un bilan sans concession de l'opposition qu'y a fait l'Abbé Joseph Mpundu !
Je me permets de joindre ci dessous l'intégralité de son intervention !
Qu'en pensez-vous ???

Compatriotiquement!



Dernière édition par ndonzwau le 1/6/2012, 12:13 am, édité 1 fois

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 31/5/2012, 2:55 pm

PS

"Evaluation de l’action de l’opposition politique en RDC
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7315
Introduction

Qu’il me soit permis d’abord de remercier les organisateurs de cet atelier pour m’avoir invité à y prendre la parole ! «Evaluation de l’action de l’opposition politique en RDC». Voilà un sujet très délicat car qui dit «évaluation» dit nécessairement «jugement». Je cours donc le risque de me présenter ici devant vous comme un censeur, un juge-président. La délicatesse du sujet tient aussi au fait que lorsqu’il s’agit d’évaluer une action, on touche nécessairement aux acteurs et donc à des personnes concrètes qui agissent, qui posent ces actions. Sans tomber dans le piège d’un discours moralisateur et culpabilisant, je vais essayer d’être le plus objectif possible dans mon appréciation de l’action de l’opposition politique dans notre pays. Bien plus, je ne vais pas me limiter seulement à une critique qui pourra paraître acerbe, mais je vais faire aussi des propositions pour une action constructive de l’opposition.

Dans cet exercice que vous m’avez demandé de faire, je me propose de répondre à trois questions.
La première : existe-t-il une opposition politique en RDC ?
La deuxième : comment apprécier l’action de l’opposition politique congolaise ?
La troisième : que peut-on proposer à l’opposition politique congolaise pour qu’elle joue son vrai rôle dans notre pays ?

Quid de l’opposition politique en RDC ?


Qu’en est-il de l’opposition politique en RDC ? Pour répondre à cette question, je vais me baser sur la définition, les conditions d’existence et les fonctions d’une opposition politique.
Par rapport à la définition de l’opposition politique
Dans l’encyclopédie Encarta à laquelle je me suis référé, l’opposition politique est définie comme «un ensemble des forces politiques qui expriment des divergences importantes par rapport aux détenteurs du pouvoir». Ces divergences ou autres manières de voir les choses sont non seulement importantes mais aussi fondamentales et essentielles.
Déjà ici apparaît la notion d’alternative qui diffère de l’alternance au pouvoir dont on parle tant dans notre pays. Une alternative suppose une autre manière de concevoir et d’agir. La question fondamentale que l’opposition congolaise devrait se poser serait, pour moi, la suivante : quelle est l’idéologie alternative qu’elle propose aux congolais?

Je me suis amusé à lire les projets de société de différents partis politiques de l’opposition et ceux des partis de la majorité au pouvoir. J’ai fait une étude comparative de ces textes. Et à ma grande surprise, j’ai constaté que, «mutatis
mutandis» (toutes choses étant égales par ailleurs), ils disent presque tous la même, ils véhiculent tous la même idéologie capitaliste libérale. Un exemple frappant est que presque tous proposent sur le plan économique, l’économie sociale de marché. Au regard de ce constat, je peux donc me permettre d’affirmer sans risque d’être contredit que, dans notre pays, la RDC, il n’existe pas une opposition idéologique.
Il apparaît très clairement, à mon sens, que ce que l’on appelle l’opposition politique et la majorité au pouvoir sont tous nourris à la même mamelle idéologique. Tous ont la même origine : les puissances euro-américaines ou ce que l’on appelle «la communauté internationale» qui en réalité n’est qu’une «maffia politico-financière internationale». Il suffit, pour s’en convaincre, de voir le tour des capitales occidentales que les uns et les autres font à l’approche des échéances électorales. Une façon de dire que le pouvoir des uns et des autres est donné et avalisé par les « grandes » puissances euro-américaines.

Dans cette définition de l’opposition politique, nous retiendrons que l’on parle d’un «ensemble de forces politiques». Qui dit «ensemble» dit action collective.
«L’opposition, poursuit Encarta, est ouverte et collective. Lorsque la lutte contre les détenteurs du pouvoir est clandestine, il ne s’agit pas d’opposition mais de résistance. De même, l’opposition n’est pas normalement la critique individuelle mais le regroupement de personnes partageant des vues critiques sur la manière dont le pays est gouverné». Dans notre pays, l’opposition a tendance à être personnalisée. En effet, on observe que certaines personnes s’attribuent le statut social d’opposant éternel. On entend dire que telle personne incarne l’opposition. Une opposition émiettée et individualisée ne prétendre être une vraie opposition politique.

Par rapport aux conditions d’existence d’une opposition politique
Voyons maintenant les choses par rapport aux conditions requises pour qu’on puisse parler d’une opposition. Je reviens encore à l’encyclopédie Encarta qui nous dit ceci : « Pour qu’il puisse exister une opposition, il faut que le système politique d’un pays soit organisé et régi par des règles précises ». Et moi j’ajoute que ces règles devraient être acceptées et observées par tous. Il faut donc ce qu’on appelle généralement un Etat de droit, un Etat démocratique.
Ici aussi, nous devons nous poser la question de savoir si notre pays est un Etat de droit. Au regard de ce que nous vivons depuis des décennies, nous ne pouvons pas dire que nous sommes dans un Etat de droit. Bien au contraire, nous sommes plutôt en présence d’un Etat dictatorial totalitaire. Oui, dans notre pays, le pouvoir est exercé de manière totalitaire. Notre opposition, dans ce cas précis, existe comme une opposition de façade. Elle est reconnue par la Constitution du pays mais dans la réalité, le pouvoir en place ne tolère aucune opposition. Il suffit, pour comprendre cela, de voir les brimades et la répression violente, les achats de conscience et corruptions, les intimidations dont les forces politiques de l’opposition sont victimes.
Nous pouvons donc dire que si la condition sine qua non pour parler d’une opposition politique est l’existence de la démocratie, dans notre pays qui n’a de démocratique que le nom (République Démocratique du Congo), dans notre pays où la démocratie n’existe pas, l’opposition politique ne peut exister.

Par rapport aux fonctions de l’opposition politique
Nous référant toujours à l’Encyclopédie Encarta, nous pouvons dire que
«l’opposition assure certaines fonctions indispensables en démocratie. Elle permet d’abord une information contradictoire des décisions et des intentions du gouvernement du pays. Il revient à l’opposition de soulever des questions, de critiquer les interrogations ou les orientations de telle ou telle politique.
L’opposition doit ensuite constituer pour les électeurs un éventuel gouvernement de rechange. Cela signifie que l’opposition doit avoir un programme réalisable. Le principe de l’alternance fait donc de l’opposition un gouvernement en puissance. »
Ici, l’opposition politique congolaise devrait s’interroger pour savoir si elle joue vraiment son rôle.

Certes, nous entendons de temps en temps des regroupements politiques qui se disent de l’opposition émettre des critiques et soulever des questions mais souvent ce ne sont pas des questions de fond. Par exemple, au sujet des élections, s’est-on posé les questions de fond concernant les conditions de réalisation d’élections vraiment démocratiques ? Peut-on avoir des élections démocratiques dans un contexte de dictature tant sur le plan interne que sur le plan externe ?
Une fois de plus, il nous faut reconnaître que ne vivant dans un pays démocratique, ces fonctions de l’opposition ne peuvent guère être assumée de manière efficace.
Le principe de l’alternance faisant défaut, l’opposition ne représente pas un gouvernement en puissance. En effet, dans notre pays, ceux qui sont au pouvoir ont tendance à s’y éterniser en recourant à tous les moyens y compris la tricherie et la fraude électorale sans oublier la violence.

En résumé, nous pouvons dire qu’en RDC l’opposition politique vraie n’existe pas. On peut parler d’une opposition opportuniste qui fonctionne selon le principe de
«ôte-toi de là que je m’y mette» face à un pouvoir qui est régi par le principe de « j’y suis, j’y reste » et s’il le faut «avec force».
En un mot comme en mille : pas de démocratie, pas d’opposition politique.

Mon appréciation de l’action de l’opposition politique en RDC

Comment j’apprécie l’action de ce que l’on appelle en RDC l’opposition politique ? Nous avons vu l’opposition politique congolaise organiser des marches pacifiques, des journées villes-mortes, des sit-in, des boycotts ; nous l’avons vu lancer des pétitions. Nous avons vu l’opposition politique congolaise dénoncer publiquement les dérives du pouvoir. Nous nous rappellerons ici la fameuse lettre historique des 13 parlementaires à l’époque de Mobutu. Au regard de tout cela, nous ne pouvons donc pas dire que l’opposition n’agit pas. Au contraire, elle est vraiment agissante à certains égards.

Manque de persévérance et d’endurance
Cependant, force nous est de reconnaître que l’action de l’opposition politique congolaise manque de persévérance et d’endurance. En effet, la plupart de ces actions ne s’inscrivent pas dans la durée. Elles ne durent que l’espace d’un matin.
D’où, leur inefficacité quant aux résultats qu’elles sont censées obtenir. Ce qui fait dire au pouvoir : «laissons-les faire, ils vont se fatiguer eux-mêmes».

Manque de consistance et inconstance
L’action de l’opposition congolaise manque de consistance dans la mesure où elle ne touche pas les vraies causes des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Elle s’attaque souvent aux épiphénomènes. Elle est donc superficielle. D’où, elle ne peut rien changer radicalement.
En fait, l’action de l’opposition politique congolaise manque d’envergure. C’est une action timorée, timide.
Les opposants congolais sont inconstants. Cette inconstance des opposants congolais se manifeste dans le fait qu’ils n’ont pas une position fixe. Ils tournent avec le vent. Le matin, ils sont opposants ; le soir, ils sont avec la majorité au pouvoir. Ils mangent à tous les râteliers. D’où, les trahisons, les délations et autres reniements qui caractérisent l’opposition politique congolaise.

Une opposition sans base sociale
L’opposition congolaise n’est pas capable d’une grande mobilisation de masse. Nous n’avons pas encore assisté à une action de l’opposition qui mobilise la population sur toute l’étendue du territoire national. Ceci montre que l’opposition est quelque peu coupée de la population. La plupart des partis politiques dits de l’opposition n’ont aucune base sociale. Que de fois, je n’ai pas été sollicité par des opposants pour les aider à créer une base sociale ! Une opposition de salon sans connexion réelle et profonde avec la masse populaire ne peut obtenir des réels changements.

Manque de cohésion
L’une des plus grandes faiblesses qui marquent les actions de l’opposition politique en RDC est liée à son manque de cohésion. En effet, nous avons une opposition divisée, émiettée, éparpillée. Elle est incapable de se mettre ensemble pour être forte. Comment réussir dans la division ?
Ce qui est curieux c’est d’entendre toutes ces dénominations des partis de l’opposition qui comporte le mot « union » (Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Union pour la Nation, Union des Forces du Changement) et qui sont incapables de s’unir y compris parfois au sein de leur propre formation politique.

Une opposition extravertie et dépendante de l’extérieur
Une opposition extravertie qui dépend des puissances euro-américaines, de la « communauté internationale », qui agit en fonction des attentes des « maîtres du monde » ne peut avoir un impact réel sur le changement de la situation dans notre pays.
Une illustration parfaite de cette extraversion nous la trouvons dans cet atelier qui réunit des politiciens congolais et qui est organisé par la Fondation Konrad Adenauer. Pour nous parler entre nous, pour parler de nous et évaluer notre action, avons-nous besoin que ce soit une organisation extérieure qui nous convoque et nous réunisse ? Quand apprendrons-nous à nous prendre en charge nous-mêmes et sortir de cette dépendance infantile ?

Mes recommandations à l’opposition politique congolaise

Unité dans la diversité
Pour ma part, l’opposition politique congolaise si elle veut être efficace et obtenir des résultats probants dans le sens du changement dans notre pays, elle doit être unie. Cette unité devrait se faire non pas autour du partage du pouvoir qu’on appelle ici « gâteau », mais autour d’une vision commune. Il s’agit ici d’une manière commune de voir le pays. Les opposants doivent se mettre sur le pays que nous voulons ensemble, le pays dont nous rêvons tous. Cela n’exclut pas des projets de société et des programmes d’action différents mais qui seront toujours complémentaires visant tous la réalisation du même rêve.
L’unité de l’opposition n’est pas synonyme d’unanimisme. Il s’agit ici de voir une opposition une et diverse. Unie dans la vision commune et diverse dans les voies d’approche et les programmes d’action.

Lutte pour la démocratie
Il est clair que sans démocratie, nous ne pouvons parler d’opposition politique. Or, il s’avère que dans notre pays, nous vivons dans la dictature et le totalitarisme depuis l’époque de Léopold II.
Aussi, le seul combat qui peut mobiliser tous les congolais avant qu’on ne puisse parler d’opposition politique, c’est le combat pour la liberté, pour la démocratie.
Nous devons donc tous nous engager dans la lutte pour passer de la dictature à la démocratie. Je recommande ici vivement à tous la lecture du livre de Gene Sharp intitulé « De la dictature à la démocratie. Un cadre conceptuel pour la libération ». On trouve ce livre sur Internet. Il suffit de taper ce titre dans Google pour l’obtenir en format pdf et gratuitement. Je recommande aussi le livre très récent d’une compatriote, Françoise Mianda dont le titre est « Boom au Congo-Zaïre » paru aux Editions Monde Nouveau-Afrique Nouvelle et qu’on peut trouver à la librairie des Filles de Saint Paul.
Il est bien entendu évident que la lutte pour l’instauration d’une société démocratique ne peut se faire qu’avec des stratégies d’action non violente.
Cette lutte pour la démocratie devrait commencer au sein des partis de l’opposition eux-mêmes. En effet, comment parler de démocratie pour la grande société lorsqu’au sein du parti, la démocratie n’existe pas ? Par exemple, comment parler d’élection démocratique lorsqu’au sein du parti, on est incapable d’organiser les primaires pour désigner les candidats du parti aux élections générales ?

Formation, organisation et mobilisation des masses
Pour mettre toutes les chances de notre côté afin de gagner ce combat pour la démocratie, il nous faut être formé et formé notre population. Il s’agit ici d’une formation-conscientisation qui va recourir aux moyens médiatiques : radio et télévision populaire de proximité. Cette formation est à la fois idéologique et stratégique. On crée des convictions fortes et on apprend des stratégies d’action efficaces.
Il faudrait aussi organiser et mobiliser la population car ce combat pour la démocratie est avant le combat du peuple qui doit reprendre son pouvoir confisqué par les dictateurs de tout bord.

Développer la culture du débat contradictoire et constructif
Les opposants congolais doivent apprendre à développer la culture du débat contradictoire et constructif. La plupart des débats auxquels nous assistons sont très superficiels et manquent de rationalité. On laisse parler plus ses émotions, ses sentiments que sa tête. Aussi a-t-on assisté parfois à des pugilats qu’à un débat d’idées en pleine émission télévisée !
Bien plus, les débats doivent apporter quelque chose de constructif. En fait, l’opposition devrait apprendre à s’opposer et à proposer : « Je m’oppose à ceci et je propose cela ».

Etre prêt à payer le prix
Les opposants congolais doivent apprendre à payer le prix du changement à la manière d’un Mahatma Ghandi, ue père de l’indépendance de l’Inde qui n’a jamais été premier ministre ni président de l’Inde, qui n’a occupé aucun poste ministériel, mais qui a payé le prix de sa vie. Pensons aussi au Pasteur Martin Luther King aux USA qui a mené un combat déterminé contre le racisme et qui a payé aussi le prix de sa vie.

Conclusion

Si on me demande de conclure cet exposé, je dirais qu’il n’y a pas de conclusion. En effet, je n’ai aucune prétention d’avoir le dernier en ce qui concerne l’évaluation de l’action de l’opposition politique en RDC. Aussi, je termine en disant que le débat est ouvert.Je vous remercie pour votre aimable attention.

Fait à Kinshasa, le 23 mai 2012
Notre-Dame de Fatima
Abbé José Mpundu3

Compatriotiquement!

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  djino le 31/5/2012, 5:37 pm

Mbuta NDz,

Si vous êtes outré par ce qui vous semblent être les turpitudes de l'opposition au Congo, essayez, malgré cela, de savoir raison gardée. Oui, en dépit de tout.....

Regardez ce qui se passe parmi les amis et anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy; La guerre de succession a commencée ! Very Happy

Souvenez-vous que le Royaume de Belgique est reste sans gouvernement pendant presque deux ans, à cause de tribalisme communautaire qui gangrène de petit pays et des rancœurs tenaces entre ses politiciens; Very Happy

Demandez-vous pourquoi les Travaillistes peinent toujours à retrouver leur force de frappe au Royaume-Uni; Shocked

Informez-vous sur les dissensions et inimitiés entre les dirigeants palestiniens et la façon dont leurs énnemis instrumentalisent ces divisions;

Demandez-vous pourquoi un major d'homme de l'actuel pape Benoît XVI a pu le trahir, en diffusant ses documents secrets; Mad

Nous ne sommes pas différents des autres humains. .......

Les Congolais sont loin d'être des extra - terrestres confused

Mais, historiquement et sociologiquement tout cela va nécessairement ensemble avec le combat lui-même.

Et c'est par toutes ces épreuves et contradictions que l'on acquière une plus grande lucidité, une maturité et un sens solide de discernement.

Une lutte politique n'est pas d'abord affaire de psychologie, de psychodrame et des émotions. Oui, cela passe aussi par là. Mais, en définitive, c'est avant tout l'intelligence froide et le courage qui comptent.

La dynamique qu'incarnent l'opposition dans son ensemble est quelque chose d'intense. C'est une énergie qui nous traverse. Si nous n'arrivons pas à la canaliser sur une cible bien claire, alors elle se retourne vers nous. C'est pour cette raison que l'on dit que la Révolution mange ses propres enfants !

S'il vous plaît : Gardons bien Kanambe et son système en ligne de mire !!! D'abord ensuite l'organisation viendra mais à condition de continuer à nous OPPOSER, DENONCER et CRIER mais en intelligence pour ne pas être bouffé ...

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de savoir qui fait le reality oppositioon en RDC

Message  piélé de dongo le 31/5/2012, 7:18 pm

Quelle leçon de MLC à UDPS, depuis longtemps l'udps pense être le seul parti opposant et altérnatif au pouvoir en RDC, mais le temps et les faits finissent par leurs confondre. MLC a toujours montré l'image d'un parti mature, reflèchit, qui ne se mèlent pas aux calmonies et autres desordres. Dernière acion en date, saisir la justice pour poursuivre l'enrichissement des ministres du gouvernement sortant faute de passer par le parlement. Si c'etait UDPS on allait passer par les déclarations d'eugene diomi, mukendi ou autre et l'histoire allait se terminer à la bouche des con mbatas, comme si leur rôle c'est de talquer les yeux de la population. En tout cas je ne regrette pas d'avoir recommander à voter MLC et d'attendre l'alternatif de JP Bemba à la présidence.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  KOTA le 31/5/2012, 8:52 pm

DANS LE CONTEXTE CONGOLAIS, FAUT-IL PARLER D " OPPOSITION" OU BIEN DE "RESISTANCE" ?

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 31/5/2012, 9:10 pm

djino a écrit:Mbuta NDz,

Si vous êtes outré par ce qui vous semblent être les turpitudes de l'opposition au Congo, essayez, malgré cela, de savoir raison gardée. Oui, en dépit de tout.....

Regardez ce qui se passe parmi les amis et anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy; La guerre de succession a commencée ! Very Happy

Souvenez-vous que le Royaume de Belgique est reste sans gouvernement pendant presque deux ans, à cause de tribalisme communautaire qui gangrène de petit pays et des rancœurs tenaces entre ses politiciens; Very Happy

Demandez-vous pourquoi les Travaillistes peinent toujours à retrouver leur force de frappe au Royaume-Uni; Shocked

Informez-vous sur les dissensions et inimitiés entre les dirigeants palestiniens et la façon dont leurs énnemis instrumentalisent ces divisions;

Demandez-vous pourquoi un major d'homme de l'actuel pape Benoît XVI a pu le trahir, en diffusant ses documents secrets; Mad

Nous ne sommes pas différents des autres humains. .......
Les Congolais sont loin d'être des extra - terrestres confused

Mais, historiquement et sociologiquement tout cela va nécessairement ensemble avec le combat lui-même.
Et c'est par toutes ces épreuves et contradictions que l'on acquière une plus grande lucidité, une maturité et un sens solide de discernement.

Une lutte politique n'est pas d'abord affaire de psychologie, de psychodrame et des émotions. Oui, cela passe aussi par là. Mais, en définitive, c'est avant tout l'intelligence froide et le courage qui comptent.

La dynamique qu'incarnent l'opposition dans son ensemble est quelque chose d'intense. C'est une énergie qui nous traverse. Si nous n'arrivons pas à la canaliser sur une cible bien claire, alors elle se retourne vers nous. C'est pour cette raison que l'on dit que la Révolution mange ses propres enfants !

S'il vous plaît : Gardons bien Kanambe et son système en ligne de mire !!! D'abord ensuite l'organisation viendra mais à condition de continuer à nous OPPOSER, DENONCER et CRIER mais en intelligence pour ne pas être bouffé ...
Svp, cher Djino, soyez plus gentil envers moi : accordez-moi même une petite faveur en m'imaginant connaîtrene fût-ce qu'un tout petit peu ce qui se passe dans le monde; en France, en Belgique, au RU, au Vatican....
Et si vous m'avez bien lu, que c'est bien Kanambe et sa dictature que j'ai en ligne de mire...

Maintenant après cette brève mise au point, je peux bien comprendre que pour vous la seule ligne basée sur la spontanéité brute et éparpillée de nos actions suffit pourvu que nous nous attaquions à ce pouvoir; moi je prône une autre voie, celle de l'organisation, de la préparation et de l'unité de notre combat parce qu'ainsi que je l'ai dit, pour moi une opposition divisée est handicapée pour conquérir le pouvoir...
Voilà pourquoi si je peux respecter votre choix, il n'est pas le mien et propose donc de plancher sur cette nécessaire organisation !

Et "l'intelligence froide, le courage, prendre les Congolais pour ce qu'ils sont et non pour des extra-terrestres...", c'est justement mon discours depuis fort longtemps et c'est exactement dans tout ce cadre que je place ma proposition (même si contrairement à vous "la psychologie, le mélodrame, les émotions..." sont aussi à prendre en compte); si vous me faites l'honneur de me lire de temps à autre...

Bien sûr cela ne nous interdit pas d'agir vigoureusement contre les actes et méfaits successifs de Kanambe lorsqu'ils sont devant nous comme nous y sommes habitués maintenant; au contraire...
Mais la conquête du pouvoir surtout en face d'une dictature, disais-je, exige une stratégie et une structure beaucoup plus élaborées en sus...


Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 31/5/2012, 11:18 pm, édité 2 fois

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Amara le 31/5/2012, 10:02 pm

djino a écrit:Mbuta NDz,

Si vous êtes outré par ce qui vous semblent être les turpitudes de l'opposition au Congo, essayez, malgré cela, de savoir raison gardée. Oui, en dépit de tout.....

Regardez ce qui se passe parmi les amis et anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy; La guerre de succession a commencée ! Very Happy

Souvenez-vous que le Royaume de Belgique est reste sans gouvernement pendant presque deux ans, à cause de tribalisme communautaire qui gangrène de petit pays et des rancœurs tenaces entre ses politiciens; Very Happy

Demandez-vous pourquoi les Travaillistes peinent toujours à retrouver leur force de frappe au Royaume-Uni; Shocked

Informez-vous sur les dissensions et inimitiés entre les dirigeants palestiniens et la façon dont leurs énnemis instrumentalisent ces divisions;

Demandez-vous pourquoi un major d'homme de l'actuel pape Benoît XVI a pu le trahir, en diffusant ses documents secrets; Mad

Nous ne sommes pas différents des autres humains. .......

Les Congolais sont loin d'être des extra - terrestres confused

Mais, historiquement et sociologiquement tout cela va nécessairement ensemble avec le combat lui-même.

Et c'est par toutes ces épreuves et contradictions que l'on acquière une plus grande lucidité, une maturité et un sens solide de discernement.

Une lutte politique n'est pas d'abord affaire de psychologie, de psychodrame et des émotions. Oui, cela passe aussi par là. Mais, en définitive, c'est avant tout l'intelligence froide et le courage qui comptent.

La dynamique qu'incarnent l'opposition dans son ensemble est quelque chose d'intense. C'est une énergie qui nous traverse. Si nous n'arrivons pas à la canaliser sur une cible bien claire, alors elle se retourne vers nous. C'est pour cette raison que l'on dit que la Révolution mange ses propres enfants !

S'il vous plaît : Gardons bien Kanambe et son système en ligne de mire !!! D'abord ensuite l'organisation viendra mais à condition de continuer à nous OPPOSER, DENONCER et CRIER mais en intelligence pour ne pas être bouffé ...

Djino, ce serait une bonne chose de citer l'auteur de ces propos. Na esprit ya bien!

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 31/5/2012, 10:49 pm

piélé de dongo a écrit:Quelle leçon de MLC à UDPS, depuis longtemps l'udps pense être le seul parti opposant et altérnatif au pouvoir en RDC, mais le temps et les faits finissent par leurs confondre. MLC a toujours montré l'image d'un parti mature, reflèchit, qui ne se mèlent pas aux calmonies et autres desordres. Dernière acion en date, saisir la justice pour poursuivre l'enrichissement des ministres du gouvernement sortant faute de passer par le parlement. Si c'etait UDPS on allait passer par les déclarations d'eugene diomi, mukendi ou autre et l'histoire allait se terminer à la bouche des con mbatas, comme si leur rôle c'est de talquer les yeux de la population. En tout cas je ne regrette pas d'avoir recommander à voter MLC et d'attendre l'alternatif de JP Bemba à la présidence.
C'est bien gentil, mon cher Mr, de venir nous balancer maintenant votre coming-out : vous votez Mlc et attendez le retour providentiel de Bemba !
Quelle attention soudaine pour l'opposition que vous ignoriez et brocardiez jusque là qui cache mal une suite à mon sujet ! Nous ne pouvons que vous en féliciter !

Continuez alors dans le même sens et soyez courageux, logique et honnête de demander à Admin de fondre votre sujet dans le mien où il a bien sa place !
Ça profitera à tous pour la bonne suite de la discussion sur cette rubrique !
Merci d'avance !


Compatriotiquement!

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 1/6/2012, 12:57 am

KOTA a écrit:DANS LE CONTEXTE CONGOLAIS, FAUT-IL PARLER D " OPPOSITION" OU BIEN DE "RESISTANCE" ?
Votre revendication bienvenue "de vocabulaire", je n'en doute point surtout vous connaissant un peu, suppose une option "de contenu" à discuter; à insuffler et à assumer sur(à) cette "opposition/résistance"...

Dans le mil : c'est exactement l'objet de mon sujet; parlons-en !
Me voilà donc rassuré et attends impatiemment votre contribution !!!

Profitons-en pour détendre entre-temps l"atmosphère : ça ne peut qu'aérer utilement la réflexion !
bom bom

Compatriotiquement!

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  djino le 1/6/2012, 10:04 am

geetaime a écrit:Djino, ce serait une bonne chose de citer l'auteur de ces propos. Na esprit ya bien!

Vous avez raison ! Ces propos ne sont pas de moi.

Je les ai extraits d'une discussion que j'ai eu avec l'auteur ce texte, que je préfère taire le Nom. Sorry ! Sad

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  djino le 1/6/2012, 11:52 am

ndonzwau a écrit:
moi je prône une autre voie, celle de l'organisation, de la préparation et de l'unité de notre combat parce qu'ainsi que je l'ai dit, pour moi une opposition divisée est handicapée pour conquérir le pouvoir...
Voilà pourquoi si je peux respecter votre choix, il n'est pas le mien et propose donc de plancher sur cette nécessaire organisation !

Pour pouvoir s'organiser, l'opposition devraient se reférrer aux Elections de 2011.

L'UDPS a été placée en deuxième position après l'AMP à l'issue de celle-ci. Ce qui veux dire que l'UDPS doit être le fer de lance sur lequel l'opposition doit s'appuyer pour réboandir et reprendre du Poils de la bête ...elle a du potentiel, de la notoriété et est encore très populaire ..

Par contre L'UDPS doit se restructurer et doit revêtir un peau neuve :

Le Vieux vu son âge doit prendre congé de la Tête de l'UDPS , organiser sa succession et se mettre à l'écart de la Présidence de L'UDPS, pour prendre du recul, du repos et surtout pour étudier comment rebondir ...

Qu'il se resolve à désolidariser TSHISEKEDI de L'UDPS, qu'il ne soit plus Président de L'UDPS qu'il laisse le flambeau à un probable successeur. Il a besoin d'un replis mais stratégique. Qu'il laisse faire les Jeunes, mais gardes une influence sourdine et pas trop voyant, pour pouvoir refléchir et surtout BIEN TRAVAILLER la stratégie de son come back ...

Je pense que c'était une maldresse de crée la MPP tout en étant Président de L'UDPS ....Car l'ombre du Vieux était trop visible sur ce MPP ...

Son rôle dans l'ombre serait de faire du Lobbying auprès des autres partis politiques, partenaires, diaspora etc ... Pour étudier comme faire un come back réussit et bien rebondir....Après un an ou deux ..

Ainsi, il y aura du sang neuf dans l'opposition, la jeune génération viendrait renforcer celle d'avant et la lutte continuera ...


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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  piélé de dongo le 1/6/2012, 4:07 pm

Mr Ndonzwau, pour moi il n'ya pas de problème l'admin peut fusionner les 2 sujets. Ce qui est vrai que moi j'en ai marre de voir l'extériorisation de division majorité-opposition, opposition-opposition, collabo-combattant. Car l'autre nous voit et nous domine. On devait arrêter de se bagarrer devant l'autre malgré nos divergenses. Je suivie un semainre à BXL, où les con mbatas sont venus empêcher les gens de s'exprimer sans les écouter et pourtant ce qui devait se dire c'était parmis les maux dont souffre le pays. Il faut tolakisa ba misusu que congo echangé.
Au debut je soutenais le combattisme jusqu'à ce que les pitchou, muke, boketshu... viennent le pervertir.
C'est pour celà chapeau à MLC qui ne veut pas se mouiller dans cette buzobalogie.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  piélé de dongo le 4/6/2012, 4:01 pm

Je suis archi contre les manifestations visant le sommet de la francophonie, la voix de la RDC commence à être ecouter la preuve le feu vert diplomatique de mater non seulement les rebellions rwandais et aussi toutes les forces negatives à l'Est, est un signal qui qui doit nous pousser à ne plus se renfermer sur nous même. Ceux qui demandent le boycot de ce sommet, ne savent pas ce qu'ils veulent. Nous pouvons plus decliner ou fuir nos responsabilités internationales, seule façon de s'ecouter et de faire entendre notre voix. Ca se confirmer sur le terrain à l'est. Do not forghet qu'il y a quelques mois c'est toujours les rebelles qui gagnaient le terrain, on n'a jamais vu les rwandais sur notre sol alors qu'à l'époque c'est vraiment leurs militaires qui étaient au front. N'appliquons pas, à l'echelle nationale, la politique qui continue à isoler UDPS de tshisekedi.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Admin le 4/6/2012, 5:47 pm

Même la fameuse expectative dans laquelle Tshisekedi a plongé ses partisans pour attendre l'impérium, la grande majorité de ses propres lieutenants et des membres de son entourage immédiat n'y croient pas du tout. A commencer par son propre fils le plus actif en politique, Félix Tshisekedi, reclus à Bruxelles depuis pour ne pas avoir à affronter son père. Tout comme le frère de celui-ci, Christian Tshisekedi qui avait pris son courage pour aller dire son ras-le-bol à la prétention légendaire de son papa d'avoir toujours raison sur les autres, même lorsqu'il est mis en minorité. Encore minorisé cette fois-ci, Tshisekedi refuse d'écouter la majorité gagnée à l'idée que le tout boycott n'est pas payant. «Qu'allons-nous gagner à la fin? Au niveau de toutes les Structures de l'UDPS, l'opinion majoritaire penche pour une participation aux prochaines élections législatives provinciales. Si nous parvenons à. gagner quelques provinces, cela nous mettra en position pour préparer 2016.


http://www.7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=33626:climat-a-la-10eme-rue--nouvelle-rebellion-en-gestation-chez-tshisekedi&catid=6:congonews

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 4/6/2012, 11:58 pm

"Silence, on s’oppose !"
° http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=123609&id_edition=100130

"Désignation du porte-parole de l’Opposition : les violons ne s’accordent pas encore"
° http://www.lepotentiel.com//afficher_article_archive.php?id_article=123555&id_edition=100129&yearID=2012&monthID=06&dayID=02

"Kinshasa : une marche de soutien aux FARDC et à la population de l’Est a été dispersée
° http://radiookapi.net/actualite/2012/06/02/kinshasa-une-marche-de-soutien-aux-fardc-la-population-de-ete-dispersee/
Une marche de soutien à l’armée et à la population de l’Est de la RDC a été dispersée par la police samedi 2 juin à Kinshasa. La marche dénommée « debout congolais » et initiée par le député national, membre de l’opposition, Clément Kanku, visait à « dire non à la guerre et à la balkanisation de la RDC »."

"Manifestation de l'opposition congolaise au siège de l'OIF à Paris
° http://www.rfi.fr/afrique/20120603-rdc-manifestation-opposition-congolaise-siege-oif-francophonie-paris
Le dernier sommet de la Francophonie s'était tenu à Montreux, en Suisse, en octobre 2010.
AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI
Par RFI
Une manifestation de l'opposition congolaise a eu lieu ce samedi 2 juin 2012 à Paris, devant le siège de l'OIF, l'Organisation internationale de la Francophonie. Les manifestants dénonçaient l'organisation du 14e sommet de la Francophonie en octobre prochain à Kinshasa, en RDC. Ils ont répondu à l'appel de l'Apareco, l'Alliance des patriotes pour la refondation du Congo, un mouvement créé en exil par Honoré Ngbanda, ancien conseiller du régime de l'ex-président Mobutu. Candide Okéké, directrice de cabinet du président de l'Apareco, a été reçue avec une délégation par le directeur de cabinet d'Abdou Diouf, le secrétaire général de l'OIF. Elle relate cette rencontre.

Candide Okéké, directrice de cabinet du président de l'Apareco
La suite pour nous est déjà le 29 juin, une manifestation au Bénin pour interpeller Monsieur Yayi Boni...
Écouter (01:05)"

Compatriotiquement!


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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 5/6/2012, 1:11 am

Admin a écrit:Même la fameuse expectative dans laquelle Tshisekedi a plongé ses partisans pour attendre l'impérium, la grande majorité de ses propres lieutenants et des membres de son entourage immédiat n'y croient pas du tout. A commencer par son propre fils le plus actif en politique, Félix Tshisekedi, reclus à Bruxelles depuis pour ne pas avoir à affronter son père. Tout comme le frère de celui-ci, Christian Tshisekedi qui avait pris son courage pour aller dire son ras-le-bol à la prétention légendaire de son papa d'avoir toujours raison sur les autres, même lorsqu'il est mis en minorité. Encore minorisé cette fois-ci, Tshisekedi refuse d'écouter la majorité gagnée à l'idée que le tout boycott n'est pas payant. «Qu'allons-nous gagner à la fin? Au niveau de toutes les Structures de l'UDPS, l'opinion majoritaire penche pour une participation aux prochaines élections législatives provinciales. Si nous parvenons à. gagner quelques provinces, cela nous mettra en position pour préparer 2016.


http://www.7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=33626:climat-a-la-10eme-rue--nouvelle-rebellion-en-gestation-chez-tshisekedi&catid=6:congonews
Ya Tshitshi nous avait demandé de nous saisir de Kanambe et de l'amener ligoté chez lui à Limete et avec ce paquet il récupérerait aussi l'imperium; kiekiekie... Sad lol! lol! lol!

Le fameux"imperium" çàd l'effectivité de l'appareil de l'Etat si on ne pouvait l'obtenir par l'élection c'est soit par une révolution populaire soit par une conquête armée qu'on le pouvait : n'ayant pas les moyens de la seconde la première n'était mieux jouable que dans l'après-élection immédiat...
Aujourd'hui pour moi boycott contre participation ne peuvent plus se conjuguer qu'au passé; seuls les efforts dans le système pour préparer l'alternance signifient quelque chose...

C'est méchant mais je ne peux m'empêcher de le dire car c'est la vérité : ne tirons pas sur l'ambulance...
Ceux qui sont autour du Sphinx doivent l'aider à se faire soigner s'ils veulent son bien !
Ici je n'attends plus de notre ami Kota que de nous exposer comment son chef Diomi devenu fidèle allié compte-t-il faire pour assurer la "résistance" autrement qu'en bons sentiments et bonnes paroles !!!


Compatriotiquement!

PS

"L’ imperium : illusion du pouvoir ou l’espérance d’un changement à venir ?"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7322

"05.06.12 Congo Nouveau - CHOIX DU PORTE-PAROLE DE L'OPPOSITION Des opposants « payés » pour écarter Tshisekedi ou Kamerhe"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=187295&Actualiteit=selected


Dernière édition par ndonzwau le 5/6/2012, 4:19 am, édité 2 fois

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  mongo elombe le 5/6/2012, 1:30 am

D'abord en RDC un opposant c'est quoi? On les comptent les sincères DIOMI, THISEKEDI...

Un opposant congolais est d'abord un opportuniste qui ne pense qu'à se faire connaître, s'enrichir mpifo avec tout les intérêts qui vont avec....

Un opposant congolais est un membre du parti du gouvernement ayant occuppé un poste et s'étant fait éjecté devient opposant et à partir de là commence à parler négativement du gouvernement qu'il idôlatrait.

Le congolais ne peut se libérer que de lui même le reste n'est que bla bla, il faut un leader capable de jouer les meneurs sinon continuons de blablatter.

Quand certains voient en KAMHERE l'homme qu'il faut ors que le même officie depuis MOBUTU on n'est pas sorti du bordel actuel.


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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Admin le 5/6/2012, 2:54 am

mongo elombe a écrit:D'abord en RDC un opposant c'est quoi? On les comptent les sincères DIOMI, THISEKEDI...

Un opposant congolais est d'abord un opportuniste qui ne pense qu'à se faire connaître, s'enrichir mpifo avec tout les intérêts qui vont avec....

Un opposant congolais est un membre du parti du gouvernement ayant occuppé un poste et s'étant fait éjecté devient opposant et à partir de là commence à parler négativement du gouvernement qu'il idôlatrait.

Le congolais ne peut se libérer que de lui même le reste n'est que bla bla, il faut un leader capable de jouer les meneurs sinon continuons de blablatter.

Quand certains voient en KAMHERE l'homme qu'il faut ors que le même officie depuis MOBUTU on n'est pas sorti du bordel actuel.


Hum ya ME, en quoi Diomi serait plus sincère que Kamerhe par exemple?

En 1990 Eugène Diomi devient membre du Haut Conseil de la République - Parlement de transition dans la de la CNS, il faisait parti de ceux qui s'opposaient à Tshisekedi.

Qlqs mois plus tard il est vice-ministre à l’Economie, puis aux Finances sous le régime Mobutu (ce que tu appelles souvent toi-même la mangeoire).

À Sun City, il se range du côté de Zaidi Ngoma, ils écartent Tshisekedi de la composante "opposition politique" il hérite du ministère des mines. Il en sera ejecté pour des raisons liées à des détournements.

Ma sis il faut éviter les divisions, il faut éviter l'exclusion. Aucun homme politique congolais est exempt de reproches. L'adversaire est au pouvoir et non dans l'opposition.

Kamerhe, Diomi, Tshisekedi, etc... sont plus forts unis que désunis.


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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Troll le 5/6/2012, 12:03 pm

confused Mr l´Admn

Troll voudrait comprendre une chose si simple: Comment Tshitshi se retrouve sur la liste des candidats "porte parole de l´opposition" affraid Question

Troll croyait que Tshitshi se considere comme le Président élu démocratiquement de la RDC Evil or Very Mad pourquoi serait-il un "porte parole" de l´AMP..qui se trouve être son opposition Smile Very Happy

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Admin le 5/6/2012, 6:39 pm

Effectivement Troll cette question mérite d’être posée.
Dans le titre même du sujet, Ndonzwau a bien fait en mettant le mot "leadership" … Et c'est bien ça le problème.

Tshisekedi comme Kamerhe ont jusque là échouer entant que leader de l'opposition. Ils sont jusque là incapables de fédérer de manière plus large et plus significative l'ensemble de l'opposition.

L'opposition aujourd'hui est très affaibli.

Il y a le camp des boycotteurs avec à la tête, Ya Tshitshi lui-même.
Ya Tshitshi est peut-être après Lumumba l'homme politique congolais le plus important.
Mais il n'est pas comme un Mandela qui a su avec tact partager le pouvoir avec l'oppresseur afin de pouvoir léguer ce pouvoir aux siens par apres.
Nous avons vu pendant son périple européen de précampagne, un Tshisekedi radical refusant tout partage avec ceux que l'occident lui proposaient. La suite logique c'est le veto de ce puissant occident qui a préféré encore un Kabila impopulaire que Tshisekedi.
La logique de Tshisekedi aujourd'hui avec son utopique imperium frise le ridicule. C'est une stratégie perdante.

Il y a le camp de ceux qui sont dans le parlement. La ténacité d'un Fayulu ou la clairvoyance d'un Kiakwama ne fera pas grand chose sans l'appui morale d'un Tshisekedi. Ils sont comme des petits orphelins face à une majorité écrasante qui pour les court-circuiter lancent ses stars populistes qui font la diversion de mimer l'opposition, ainsi donc Gecoco, Zacharie, etc... ces wengemen qui ont bcp appris de la lutte JB – Werra ne manquent pas de stratégies pour donner l'impression qu'ils critiquent aussi leurs camps, ils savent comment parler aux kinois de la rue … crois-moi ils sont efficaces. Le tonitruant Welo aurait pu challenger dans cette catégorie mais ba lekalaki ye mayele.
On aurait pu compter aussi sur les poids lourds de l'Udps comme Mutamba, Massamba, etc... mais ils souffrent d'avoir été éjectés du parti, ils ont perdu leurs repères.

Il y a le camp Kamerhe qui non plus je ne comprends pas trop la stratégie. Il ne peut peut pas se contenter des quelques sorties sporadiques alors que le vrai leadership s'est de se lever et donner le ton.
J'aurais aimé le voir faire une visite dans l'est du pays. J'aurais aimé le voir instigateur des marches pacifiques. J'aurais aimé le voir continuer à chercher des alliances avec l'occident et d'autres leaders africains.

Il y a les combattants … oui c'est une nébuleuse dont les leaders manquent de sérieux à cause de leur inexpérience en politique. Il y a aussi aussi un manque criant de leadership en eux. Ils se distinguent désormais dans des luttes fratricides puériles. Il aurait pu sortir d'eux un leader qui aurait pu aussi bien devenir le leader de l'opposition.

Je crois finalement que le vrai leader de l'opposition celui qui aurait pu fédérer le plus largement possible autour de lui est Jean-Pierre Bemba Gombo.
Malheureusement, je ne pense pas qu'il sera acquitté. Ainsi donc l'opposition congolaise restera pour un bon moment à mon avis sans un véritable leadership.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Tsippora le 5/6/2012, 7:34 pm

Généralement d'accord avec toi Admin, sauf pour JPB, qui selon moi est un leader autoritaire et "divisif"; on a vu comment il gérait le MLC d'une main de fer, ignorant ou étant hostile à tous les autres partis de l'opposition.

Pour ce qui est de l'Udps et de ya Tshitshi, ils devraient faire une introspection et afûter leur stratégie s'ils veulent tjrs être dans une lutte constructive. Jusqu'à présent, ils n'ont rien offert de substantiel comme alternative au gvt actuel, bien au contraire. Bongo ba cellules stratégiques, cellules de crises et zalaka te?
Joseph est dépassé par les événements et reste muet alors que le Rwanda s'en prend farouchement aux Ong, à l'Onu et la CI, qui dénoncent son ingérence (ou la guerre par proxy qu'elle mène en terre congolaise). Les tutsis seraient en danger et la cible de groupes armés. On dirait que la Monusco ne croit pas à ce discours victimisant puisqu'ils se sont donné comme priorité la protection des civils (ça coupe l'herbe sous les pieds à ceux qui crient à la persécution ethnique).

Pour ce qui est de Kamerhe, je trouve qu'on le surestime. Il ne peut donner que ce qu'il a...peut-être finira-t-il par surprendre. dans tout ça, si les billets circulaient, il y aurait plus de cohésion au sein de l'opposition parlementaire.

Admin a écrit:Effectivement Troll cette question mérite d’être posée.
Dans le titre même du sujet, Ndonzwau a bien fait en mettant le mot "leadership" … Et c'est bien ça le problème.

Tshisekedi comme Kamerhe ont jusque là échouer entant que leader de l'opposition. Ils sont jusque là incapables de fédérer de manière plus large et plus significative l'ensemble de l'opposition.

L'opposition aujourd'hui est très affaibli.

Il y a le camp des boycotteurs avec à la tête, Ya Tshitshi lui-même.
Ya Tshitshi est peut-être après Lumumba l'homme politique congolais le plus important.
Mais il n'est pas comme un Mandela qui a su avec tact partager le pouvoir avec l'oppresseur afin de pouvoir léguer ce pouvoir aux siens par apres.
Nous avons vu pendant son périple européen de précampagne, un Tshisekedi radical refusant tout partage avec ceux que l'occident lui proposaient. La suite logique c'est le veto de ce puissant occident qui a préféré encore un Kabila impopulaire que Tshisekedi.
La logique de Tshisekedi aujourd'hui avec son utopique imperium frise le ridicule. C'est une stratégie perdante.

Il y a le camp de ceux qui sont dans le parlement. La ténacité d'un Fayulu ou la clairvoyance d'un Kiakwama ne fera pas grand chose sans l'appui morale d'un Tshisekedi. Ils sont comme des petits orphelins face à une majorité écrasante qui pour les court-circuiter lancent ses stars populistes qui font la diversion de mimer l'opposition, ainsi donc Gecoco, Zacharie, etc... ces wengemen qui ont bcp appris de la lutte JB – Werra ne manquent pas de stratégies pour donner l'impression qu'ils critiquent aussi leurs camps, ils savent comment parler aux kinois de la rue … crois-moi ils sont efficaces. Le tonitruant Welo aurait pu challenger dans cette catégorie mais ba lekalaki ye mayele.
On aurait pu compter aussi sur les poids lourds de l'Udps comme Mutamba, Massamba, etc... mais ils souffrent d'avoir été éjectés du parti, ils ont perdu leurs repères.

Il y a le camp Kamerhe qui non plus je ne comprends pas trop la stratégie. Il ne peut peut pas se contenter des quelques sorties sporadiques alors que le vrai leadership s'est de se lever et donner le ton.
J'aurais aimé le voir faire une visite dans l'est du pays. J'aurais aimé le voir instigateur des marches pacifiques. J'aurais aimé le voir continuer à chercher des alliances avec l'occident et d'autres leaders africains.

Il y a les combattants … oui c'est une nébuleuse dont les leaders manquent de sérieux à cause de leur inexpérience en politique. Il y a aussi aussi un manque criant de leadership en eux. Ils se distinguent désormais dans des luttes fratricides puériles. Il aurait pu sortir d'eux un leader qui aurait pu aussi bien devenir le leader de l'opposition.

Je crois finalement que le vrai leader de l'opposition celui qui aurait pu fédérer le plus largement possible autour de lui est Jean-Pierre Bemba Gombo.
Malheureusement, je ne pense pas qu'il sera acquitté. Ainsi donc l'opposition congolaise restera pour un bon moment à mon avis sans un véritable leadership.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Admin le 5/6/2012, 9:15 pm

Tsippora a écrit:Généralement d'accord avec toi Admin, sauf pour JPB, qui selon moi est un leader autoritaire et "divisif"; on a vu comment il gérait le MLC d'une main de fer, ignorant ou étant hostile à tous les autres partis de l'opposition.

Pour ce qui est de l'Udps et de ya Tshitshi, ils devraient faire une introspection et afûter leur stratégie s'ils veulent tjrs être dans une lutte constructive. Jusqu'à présent, ils n'ont rien offert de substantiel comme alternative au gvt actuel, bien au contraire. Bongo ba cellules stratégiques, cellules de crises et zalaka te?
Joseph est dépassé par les événements et reste muet alors que le Rwanda s'en prend farouchement aux Ong, à l'Onu et la CI, qui dénoncent son ingérence (ou la guerre par proxy qu'elle mène en terre congolaise). Les tutsis seraient en danger et la cible de groupes armés. On dirait que la Monusco ne croit pas à ce discours victimisant puisqu'ils se sont donné comme priorité la protection des civils (ça coupe l'herbe sous les pieds à ceux qui crient à la persécution ethnique).

Pour ce qui est de Kamerhe, je trouve qu'on le surestime. Il ne peut donner que ce qu'il a...peut-être finira-t-il par surprendre. dans tout ça, si les billets circulaient, il y aurait plus de cohésion au sein de l'opposition parlementaire.

Admin a écrit:Effectivement Troll cette question mérite d’être posée.
Dans le titre même du sujet, Ndonzwau a bien fait en mettant le mot "leadership" … Et c'est bien ça le problème.

Tshisekedi comme Kamerhe ont jusque là échouer entant que leader de l'opposition. Ils sont jusque là incapables de fédérer de manière plus large et plus significative l'ensemble de l'opposition.

L'opposition aujourd'hui est très affaibli.

Il y a le camp des boycotteurs avec à la tête, Ya Tshitshi lui-même.
Ya Tshitshi est peut-être après Lumumba l'homme politique congolais le plus important.
Mais il n'est pas comme un Mandela qui a su avec tact partager le pouvoir avec l'oppresseur afin de pouvoir léguer ce pouvoir aux siens par apres.
Nous avons vu pendant son périple européen de précampagne, un Tshisekedi radical refusant tout partage avec ceux que l'occident lui proposaient. La suite logique c'est le veto de ce puissant occident qui a préféré encore un Kabila impopulaire que Tshisekedi.
La logique de Tshisekedi aujourd'hui avec son utopique imperium frise le ridicule. C'est une stratégie perdante.

Il y a le camp de ceux qui sont dans le parlement. La ténacité d'un Fayulu ou la clairvoyance d'un Kiakwama ne fera pas grand chose sans l'appui morale d'un Tshisekedi. Ils sont comme des petits orphelins face à une majorité écrasante qui pour les court-circuiter lancent ses stars populistes qui font la diversion de mimer l'opposition, ainsi donc Gecoco, Zacharie, etc... ces wengemen qui ont bcp appris de la lutte JB – Werra ne manquent pas de stratégies pour donner l'impression qu'ils critiquent aussi leurs camps, ils savent comment parler aux kinois de la rue … crois-moi ils sont efficaces. Le tonitruant Welo aurait pu challenger dans cette catégorie mais ba lekalaki ye mayele.
On aurait pu compter aussi sur les poids lourds de l'Udps comme Mutamba, Massamba, etc... mais ils souffrent d'avoir été éjectés du parti, ils ont perdu leurs repères.

Il y a le camp Kamerhe qui non plus je ne comprends pas trop la stratégie. Il ne peut peut pas se contenter des quelques sorties sporadiques alors que le vrai leadership s'est de se lever et donner le ton.
J'aurais aimé le voir faire une visite dans l'est du pays. J'aurais aimé le voir instigateur des marches pacifiques. J'aurais aimé le voir continuer à chercher des alliances avec l'occident et d'autres leaders africains.

Il y a les combattants … oui c'est une nébuleuse dont les leaders manquent de sérieux à cause de leur inexpérience en politique. Il y a aussi aussi un manque criant de leadership en eux. Ils se distinguent désormais dans des luttes fratricides puériles. Il aurait pu sortir d'eux un leader qui aurait pu aussi bien devenir le leader de l'opposition.

Je crois finalement que le vrai leader de l'opposition celui qui aurait pu fédérer le plus largement possible autour de lui est Jean-Pierre Bemba Gombo.
Malheureusement, je ne pense pas qu'il sera acquitté. Ainsi donc l'opposition congolaise restera pour un bon moment à mon avis sans un véritable leadership.

Tsipora,

Il y a une raison pourquoi je dis que JP Bemba aurait réussi à rassembler plus largement. Par je ne sais quelle pudeur je me suis censuré le droit d'en parler po esalaka soni.. Mais tu l'as dit toi-même alors je laisse tomber ma petite gêne .. Il s'agit bien entendu des billets verts

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  link le 5/6/2012, 10:26 pm

Admin a écrit:
Tsippora a écrit:Généralement d'accord avec toi Admin, sauf pour JPB, qui selon moi est un leader autoritaire et "divisif"; on a vu comment il gérait le MLC d'une main de fer, ignorant ou étant hostile à tous les autres partis de l'opposition.

Pour ce qui est de l'Udps et de ya Tshitshi, ils devraient faire une introspection et afûter leur stratégie s'ils veulent tjrs être dans une lutte constructive. Jusqu'à présent, ils n'ont rien offert de substantiel comme alternative au gvt actuel, bien au contraire. Bongo ba cellules stratégiques, cellules de crises et zalaka te?
Joseph est dépassé par les événements et reste muet alors que le Rwanda s'en prend farouchement aux Ong, à l'Onu et la CI, qui dénoncent son ingérence (ou la guerre par proxy qu'elle mène en terre congolaise). Les tutsis seraient en danger et la cible de groupes armés. On dirait que la Monusco ne croit pas à ce discours victimisant puisqu'ils se sont donné comme priorité la protection des civils (ça coupe l'herbe sous les pieds à ceux qui crient à la persécution ethnique).

Pour ce qui est de Kamerhe, je trouve qu'on le surestime. Il ne peut donner que ce qu'il a...peut-être finira-t-il par surprendre. dans tout ça, si les billets circulaient, il y aurait plus de cohésion au sein de l'opposition parlementaire.

Admin a écrit:Effectivement Troll cette question mérite d’être posée.
Dans le titre même du sujet, Ndonzwau a bien fait en mettant le mot "leadership" … Et c'est bien ça le problème.

Tshisekedi comme Kamerhe ont jusque là échouer entant que leader de l'opposition. Ils sont jusque là incapables de fédérer de manière plus large et plus significative l'ensemble de l'opposition.

L'opposition aujourd'hui est très affaibli.

Il y a le camp des boycotteurs avec à la tête, Ya Tshitshi lui-même.
Ya Tshitshi est peut-être après Lumumba l'homme politique congolais le plus important.
Mais il n'est pas comme un Mandela qui a su avec tact partager le pouvoir avec l'oppresseur afin de pouvoir léguer ce pouvoir aux siens par apres.
Nous avons vu pendant son périple européen de précampagne, un Tshisekedi radical refusant tout partage avec ceux que l'occident lui proposaient. La suite logique c'est le veto de ce puissant occident qui a préféré encore un Kabila impopulaire que Tshisekedi.
La logique de Tshisekedi aujourd'hui avec son utopique imperium frise le ridicule. C'est une stratégie perdante.

Il y a le camp de ceux qui sont dans le parlement. La ténacité d'un Fayulu ou la clairvoyance d'un Kiakwama ne fera pas grand chose sans l'appui morale d'un Tshisekedi. Ils sont comme des petits orphelins face à une majorité écrasante qui pour les court-circuiter lancent ses stars populistes qui font la diversion de mimer l'opposition, ainsi donc Gecoco, Zacharie, etc... ces wengemen qui ont bcp appris de la lutte JB – Werra ne manquent pas de stratégies pour donner l'impression qu'ils critiquent aussi leurs camps, ils savent comment parler aux kinois de la rue … crois-moi ils sont efficaces. Le tonitruant Welo aurait pu challenger dans cette catégorie mais ba lekalaki ye mayele.
On aurait pu compter aussi sur les poids lourds de l'Udps comme Mutamba, Massamba, etc... mais ils souffrent d'avoir été éjectés du parti, ils ont perdu leurs repères.

Il y a le camp Kamerhe qui non plus je ne comprends pas trop la stratégie. Il ne peut peut pas se contenter des quelques sorties sporadiques alors que le vrai leadership s'est de se lever et donner le ton.
J'aurais aimé le voir faire une visite dans l'est du pays. J'aurais aimé le voir instigateur des marches pacifiques. J'aurais aimé le voir continuer à chercher des alliances avec l'occident et d'autres leaders africains.

Il y a les combattants … oui c'est une nébuleuse dont les leaders manquent de sérieux à cause de leur inexpérience en politique. Il y a aussi aussi un manque criant de leadership en eux. Ils se distinguent désormais dans des luttes fratricides puériles. Il aurait pu sortir d'eux un leader qui aurait pu aussi bien devenir le leader de l'opposition.

Je crois finalement que le vrai leader de l'opposition celui qui aurait pu fédérer le plus largement possible autour de lui est Jean-Pierre Bemba Gombo.
Malheureusement, je ne pense pas qu'il sera acquitté. Ainsi donc l'opposition congolaise restera pour un bon moment à mon avis sans un véritable leadership.

Tsipora,

Il y a une raison pourquoi je dis que JP Bemba aurait réussi à rassembler plus largement. Par je ne sais quelle pudeur je me suis censuré le droit d'en parler po esalaka soni.. Mais tu l'as dit toi-même alors je laisse tomber ma petite gêne .. Il s'agit bien entendu des billets verts

Tout ceux qui on travailler avec jean-pierre bemba l'on fais dans un premier temps parce que il avais une armée seul moyen au Congo d'être écouté. Mais pour ce qui des billets verts, Bemba est d'un tel égoïsme que même kamitatu et ghonda l'on lâcher en chemin.

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  Troll le 5/6/2012, 11:34 pm

Ghonda et Kamitatu..

Ils croyaient faire quelque chose de mieux pour leur avenir politique..mais où se trouvent-ils maintenant..et quelle influence possedent-ils après avoir eu les billets verts qu´ils desiraient tant

L´Admn devrait trouver une réponse á cette question; Tshitshi est il dans une opposition? Mais laquelle quand il est dans la logique qui fait de lui le "Président élu" du Congo..
Peut-il designer ou être un "porte-parole" de l´opposition quand il est le "Président" ? 6 mois après a-t-il changé d´option et serait dans les rangs pour diriger l´opposition

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

Message  ndonzwau le 6/6/2012, 12:32 am

Je laisserai volontiers de côté le procès de Bemba qui n'est pas là et qui risque de ne toujours pas être là du moins en force en 2016; Moreno d'Argentine et sa CPI ont encore la dent dure condamnés d'en faire une preuve de leur utilité... J'en connais un bout non sur le bilan de Bemba au pouvoir mais de ces conclusions lorsqu'il a été débarque, obligé d'être exfiltré pour ne pas périr... Et je peux vous dire qu'il en a tiré des leçons utiles pour lui-même et pour le pays... Je ne dis pas qu'il faut les prendre pour argent comptant quant à un meilleur exercice à ce niveau si la chance lui accordait de l'exercer à nouveau mais... Si l'occasion s'en présente peut-être qu'un jour je me permettrais de le raconter ici... Passons !

C'est une incompréhensible supercherie que certains opposants fourbissent l'argument de la notoriété de Tshisekedi pour le proposer comme Chef de l'opposition soit ils devaient d'abord l'en convaincre car lui s'est jusque là décidé d'agir en dehors, se réclamant toujours être "le Président élu"... soit c'est encore l'irresponsabilité à laquelle nous ont habitué nos politiciens pour ne pas s'entendre sur un nom, de ne pas voir l'intérêt général et une stratégie plus gagnante comme au précédent mandat...

Quant au rassembleur que nous recherchons à raison il n'existe pas naturellement, il l'a rarement existé dans notre pays depuis nos 52 ans de souveraineté, de Kasa-Vubu, Lumumba à Kanambe, Tshisekedi, Kamerhe (souvenez-vous des cortèges d'opposants ou rivaux que chacun a drainés...); le rassemblement chez-nous a toujours été de raison (ou de partage de postes ou d'achats de votes...) !
Ne rêvons donc pas trop sur un Leader naturel qui rassemblerait sans négociations, compromis et peut-être même compromissions...

Maintenant pour juger les uns les autres sur leurs capacités de rassemblement écoutons peut-être leurs arguments (de candidature) et regardons leurs stratégies de conquête au lieu d'anathèmes à l'avance contre celui-ci, celui là auquel cas nous ne proposerions rien de mieux, nous ne nous abandonnerons comme on le sent chez nos politiciens qu'à l'impasse programmée, à l'Irresponsabilité bref à l'incapacité criminelle de ne pouvoir choisir un Chef de l'opposition !

J'y reviendrai mais avant d'en terminer ici, permettez que je vous affiche une de mes interventions qui militait pour la participation afin de consacrer exactement Ya Tshitshi Chef de l'opposition que bien d'aveugles n'avaient point vu alors et y reviennent la queue entre les pattes...


ndonzwau a écrit: le Mar 13 Mar - 2:04
° http://congodiaspora.forumdediscussions.com/t5403-quelle-autre-bonne-strategie-pour-l-opposition-politique
DES PROPOSITIONS POUR D'EVENTUELLES NECOCIATIONS
AVEC LE POUVOIR !?!


Lorsqu'on scrute la situation du pays et qu'on projette sa caméra sur ce que nous appellons l'opposition çàd sur les "forces acquises au changement" face au régime meurtrier qui nous gouverne, on peut décompter au moins trois chapelles !
On y trouve selon moi :
- l'Eglise de radicaux, essentiellement "tshisekedistes" purs et durs pour lesquels le Messie incontournable, Ya Tshitshi doit être mis au centre de tout règlement, de tout changement et envers lequel peu de critique sont permises;
- la Chappelle de ceux qui croient en Tshisekedi comme moteur du changement mais qui peuvent se montrer critiques envers ses méthodes statiques qui n'ont pas montré leur efficacité et plaident pour leur évolution;
- une Secte qui condamne carrément chez Tshisekedi son arrogance, son ego et surtout son incapacité d'adaption et veut l'exclure de la lutte s'il ne change pas, faisant davantage confiance à d'autres tactiques, à de nouveaux héros !

Les justifications, les motivations des uns et des autres sont complexes : sentimentales et plus, idéalistes et idéologiques, pragmatiques et soucieuses de l'efficacité politique...
Si je peux respecter les unes et les autres, ici tout le monde a déjà compris que je préfère d'abord l'efficacité qui peut permettre de mettre en oeuvre son "idéologie, ses convictions , son programme" au service du pays et surtout à terme il est plus utile pour le pays de trouver entre les différentes obédiences au moins un mimimum syndical de consensus pour avancer...
Suivez même ceux qui se disent "combattants" : des divergences entre eux rélèvent des mêmes choix différents mais ne peuvent qu'exiger respect et consensus entre eux pour l'objectif primordial !

C'est qu'à crise insurmontable des solutions inédites pourquoi pas iconoclastes, comme l'avance ailleurs Ma Tsippo... C'est un peu dans ce sens que je propose une participation "conditionnelle" à la gouvernance actuelle !
Ainsi donc je me situe à ce stade de notre situation à une recherche des conditions de ce pragmatisme malin en l'occurence ici pour pour participer à la conduite du pays plutôt que de nous isoler en dehors... Tout Congolais lucide et rééllement soucieux du sort de ses frères ne pouvant qu'opter pour le changement tant le bilan du pouvoir en place est catastrophique et nos différentes chapelles (citées ci-dessus) ne peuvent que converger unies vers ce but !

Les préalables releveraient de l'Etat de droit, de la démocratie, de la vérité et de la justice (des urnes) mais forcément aussi des conditions exceptionnelles que nous connaissons, nées du refus frauduleux du pouvoir en position de force de reconnaître sa défaite ! Il va donc sans dire que si ces dernières ne peuvent justifier de piétiner les lois, nous ne pouvons en revanche ne pas en tenir compte pour chercher des solutions, elles ne doivent pas devenir un obstacle incontournable, massif et bien droit ! Il ne faudrait donc pas qu'à l'absurdité et même à la violence des bourreaux ne réponde que l'intransigeance, le radicalisme de ceux qui se défendent; on n'en finirait jamais or il faut qu'on en sorte pour faire avancer le pays...

Et ce n'est donc pas un poste de PM qui importe, il n'y a pas que l'Exécutif qui compte mais dans notre contexte, un contre-pouvoir qui peut malignement s'installer dans les autres "pouvoirs" pour miter progressivement le régime en place de dedans !
Et ce n'est pas non plus des tactiques maladroites, genre "Zongisa ye na Rwanda" ou chaise vide au Parlement ou encore exigence idéologique et incontournable de reconnaisance de la vérité des urnes mais une stratégie intelligente et efficace qui nous permette de renverser progressivement le rapport des forces en cours...
On voit certains n'évoquer la sortie que par l'option militaire; pourquoi pas mais mesurent-ils vraiment la complexité, la difficulté, la longueur et l'imprévisibilité d'une telle entreprise ? Je l'écarte donc ici exprès où elle n'a pas lieu d'être spéculée ! Si déjà nous nous réunissions et nous nous organisions tous opposés au régime, nous y gagnerions une bataille sans violence, sans écoulemet de sang !
J'évacue aussi les solutions constitutionnelles d'un changement de régime (parlementaire ou carrément présidentiel) qui exigent une révision plus profonde (réferendum!) envisageable qu'à moyen ou long terme...
Je crois un soulèvement populaire général capable de sécouer et plus le conformisme ambiant mais il est aussi difficilement programmable: fondons donc notre combat sur des bases davantage maîtrisables...

Tentons donc en vrac ce cahier de charges que l'opposition pourrait amener à la table d'éventuelles "négociations" avec le pouvoir non pour "lui couper l'herbe illico sous les pieds" (c'est autant irréaliste que peu lucide; nous avons en face de nous non des enfants de choeur mais des cyniques maffieux et rusés qui tiennent à leur position de puissance...) mais pour le bousculer intelligemment en nous inscrutant dans leur logique à partir de laquelle nous pouvons tisser notre grinottage, un "talk and fight" rempant qui prépare patiemment et intelligemment nos lendemains de reconquête pour le changement !

Voici quelques recommandations qui peuvent donc présider à un possible compromis (gagnant) avec le pouvoir en position de force aujourd'hui mais pouvant être obligé à des négociations, si la crise se prolonge ou si la CI arrive à l' y contraindre, à moins que ce ne soit sa remise propre en question, la prise de conscience de ses rélles responsabilités !
1° Exiger illico la "libération" du Lider Maximo assigné illégalement (il n'est coupable de rien sinon de sa liberté d'expression, bien constitutionnelle; il ne représente pas un trouble à l'ordre public, il l'a affirmé) : plus d'arsenal repressif pour empêcher ses allées et venues et ses visites...
2° Exiger la liberté d'expression et d'actions des membres de l'Udps et de l'opposition mais aussi de leurs organes de presse télé-audio et écrits conformément à une démocratie normale... La pluralité dans les médias publics est un droit mieux un devoir : à une proposition du pouvoir une "critique" et au besoin une contre-position programmée dans les mêmes médias...
3° Exiger des poursuites ou une Commission d'enquête sur les violations faites aux membres de l'opposition en tant que tels (on y retrouvera par exemple les cas Shabani, Chalupa et d'autres, les fermetures arbitraires des télé de l'opposition...)

4° Instruire une procédure sur les violations des droits avec morts d'hommes, arrestations, intimidations... dont ont fait l'objet non seulement les opposants mais aussi toute la population depuis la période préelectorale à ce jour; notamment envers les kuluna commandités...
Le pouvoir a un devoir des moyens et des résultats sur l'insécurité; sur la non-impunité contre les délinquants politiques comme celui de la séparation des pouvoirs : un Judiciaire indépendant et un Législatif responsable...
5° Les irrégularités (les fraudes) ont été reconnues au delà des organes extérieurs et internes par le pouvoir actuel;, pour avancer il doit logiquement en tirer des conséquentes : vous avez gagné sur le tapis, acceptez donc de négocier votre puissance "illégitime" contre un certain gain de légitimité par un compromis discuté qui exige pour le moins un certain partage de pouvoir en vue de l'intérêt général de notre pays...

6° Un partage de pouvoir légal, constitutionnel , démocraratique !!!
-a) la reconnaissance et l'application officielles d'une opposition républicaine avec octroi du statut à son Chef et à son collège comme prévu et subséqueemment de leur fonction légale de contre-pouvoir avec droits de cité dûs à leur égard...
-b) la restructuration de la Ceni défaillante avec en son sein toutes les forces politiques représentatives et la Société civile pour officier dans la transparence dès les prochaines élections provinciales, sénatoriales et locales...
-c) des subventions officielles définies pour les partis politiques de l'opposition et généralement pour tous ceux non subventionnés officiellement jusque là, au prorata de leurs résultats électifs...
-d) l'abandon de ce délit d'offense au PR dans le cadre de la libre expression et le droit d'exiger au PR de s'exprimer sur les affaires du pays et sur les différentes crises possibles au besoin dans un débat contradictoire avec se opposants plutôt que le laisser regner sans jamais rendre des comptes au peuple...
-e) laisser libre la critique et le contrôle de l'Exécutif par le Législatif et généralement respecter les différents pouvoirs d'agir dans la séparation avec droit de regard sur les différentes nominations qui ne peuvent pas être qu'unilatérales à la discrétion du pouvoir; interpellations régulières officielles de l'Exécutif par le Législatif...
-f) respecter les procédures démocratiques de contrôle de l'armée, de la police et bien sûr de l'administration et de la population...

7° Dans le cadre de l'mpératif plus que patriotique de la reconstruction de notre pays à partir de toutes ses brides de controverses inconciliables d'avance entre "nationaux" s'impose, selon moi, une crête large qui impose le seul intérêt général au delà des impostures personnelles... Ce n'est plus le lieu de nous perdre en différentes chappelles mais nécessite une vision, un modèle aguerri !
Tshisekedi ou son (ses) représentants serait notre Réprésentant idéal par exemple Président du Sénat pour faire le pendant idéal afin de reprendre et continuer légalement son exercice de contre-pouvoir que le peuple lui a reconnu à travers son vote massif...

8° Etc, etc...

Merci à ceux qui y sont intéressés de critiquer ou abonder mes propositions
que j'ai en fait rapidement élaborées mais qui nécessitent d'être paufinées !


Compatriotiquement!

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Re: L'OPPOSITION AUJOURD'HUI : QUE FAIRE, QUOI ET QUI PRENDRE POUR (LEADER)SHIP ?

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