RDC : la SADC demande le remplacement de la MONUSCO par une force africaine

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RDC : la SADC demande le remplacement de la MONUSCO par une force africaine

Message  KOTA le 24/1/2013, 7:06 pm




par mpp le 24 janvier 2013

RDC : la SADC demande le remplacement de la MONUSCO par une force africaine


( Xinhua )
24.01.2013 à 13h16


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UN CONTRE UA

Les ministres de la Défense des pays de l’Afrique australe et des Grands Lacs ont recommandé le remplacement de la Mission des Naitons Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) par une force africaine dans l’est de la RDC, a fait savoir mercredi le général Aronda Nyakairima, ministre ougandais de la Défense à Kampala.


Les ministres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui s’étaient réunis le week-end passé, ont avancé cette proposition à l’Union africaine (UA) en raison de l’échec de la MONUSCO dans ses efforts de protéger les Congolais.

« Nous recommandons que l’Afrique prenne le relais de la MONUSCO « , a-t-il dit, estimant que les forces africaines peuvent mieux faire que « les forces internationales qui viennent de l’extérieur et qui ne ne savent pas ce qu’elles font ».
Le général Aronda a rappelé que certains membres de l’ONU se déclarent contre l’idée de déployer une force internationale neutre pour combattre les forces négatives dans l’est de la RDC, avancée par le sommet de la CIRGL l’an dernier, proposant que la force neutre soit intégrée dans la MONUSCO.
« Nous n’accepterons pas la position de l’ONU…Nous voulons rien que le remplacement de la MONUSCO », a-t-il dit.

Le général ougandais a souligné que les ministres de la Défense s’en tiennent à sa proposition initiale de déployer la force internationale neutre.

Il a précisé que les résultats de la réunion des ministre de la Défense seraient présentés au prochain sommet de l’UA qui se tient fin janvier à Addis Abeba en Ethiopie.

http://democratiechretienne.org/2013/01/24/rdc-la-sdac-demande-le-remplacement-de-la-monusco-par-une-force-africaine/

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Re: RDC : la SADC demande le remplacement de la MONUSCO par une force africaine

Message  KOTA le 26/1/2013, 8:03 pm

Nord Kivu : Un mirage nommé Force internationale neutre


par mpp le 26 janvier 2013

Nord Kivu : Un mirage nommé Force internationale neutre


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D’après des sources bien informées au sein de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs) et de la SADC (Marché commun d’Afrique australe), la fameuse Force internationale neutre censée venir combattre les forces négatives à l’Est de la RD Congo ne viendra plus. Au meilleur des cas, elle ne viendra pas de sitôt.

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Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les connaisseurs de la situation sécuritaire en RD Congo et dans la région des Grands Lacs. Une situation très compliquée pour le président Joseph Kabila qui a refusé de bâtir une armée républicaine en RD Congo, préférant confier la sécurité nationale aux forces étrangères, spécialement la Monusco.Pour les chefs d’Etat membres de la CIRGL, soutenus par leurs pairs de la SADC, Joseph Kabila est une grande partie du problème. Ses pairs renseignent qu’ils lui ont donné tous les moyens pour faire de la RD Congo un pays émergent et stable. Mais il s’est amusé à entretenir des milices et rebellions contre ses voisins. A chaque occasion, il fait recours à un discours «nationalisto-patriotique», accusant chacun de ses voisins. Si ce n’est pas le Rwanda ou l’Ouganda, c’est le Congo Brazzaville qui est accusé de garder des opposants. Tout le monde accuse une « fatigue » certaine.
L’autre situation complexe, c’est l’incapacité du pouvoir congolais à participer efficacement à la stabilisation de la région. Il fait régulièrement recours aux forces « impérialistes » pour imposer la volonté des dominants sur les dominés. Le bien-être du peuple congolais ne l’a jamais préoccupé. Seule la préservation de son pouvoir lui tient à coeur. Bref, tout ce qui va mal en RD Congo, ce sont les voisins. Joseph Kabila et son gouvernement n’y sont pour rien. Les conclusions de la réunion des chefs d’état-majors des deux régions – SADC et CIRGL- en dit long.
Les chefs d’état-majors de la CIRGL et de la SADC
Une énième rencontre réunissant les chefs d’état-majors de la CIRGL et de la SADC s’est tenue à Kampala, le 23 janvier dernier. Les participants ont analysé la situation sécuritaire générale dans la région des Grands Lacs. Il ressort de cette analyse que, l’insécurité continue à se propager dans la région d’une manière inquiétante. De tous les pays membres, les chefs d’état-majors ont fait le constat suivant : seul la RD Congo ne fournit aucun effort pour éradiquer les forces négatives œuvrant sur son territoire. Tous les groupes armés qui déstabilisent les pays de la région opèrent à partir de la RD Congo. Pire, le gouvernement congolais, au lieu de faire son travail, en profite pour vilipender les pays voisins, les traitant d’agresseurs, alors que c’est son incapacité à mettre en place une armée professionnelle et dissuasive qui en est la cause.
L’on retrouve donc : les miliciens du FNL (Front national national de libération) qui combattent contre le gouvernement du Burundi à partir de la Plaine de la Ruzizi en territoire congolais. Les FDLR luttent contre le gouvernement rwandais à partir des provinces congolaises du Nord et du Sud Kivu. Les combattants de l’armée du seigneur (LRA) et ceux de l’ADF/ NALU lancent des actions de déstabilisation contre l’Ouganda, toujours à partir du territoire congolais. Les Maï-Maï de tout genre sont crées et entretenus par le gouvernement pour suppléer une armée nationale inexistante insécurisent impunément la population.
Une situation pour le moins trouble selon les chefs d’état-majors de la CIRGL et de la SADC.
Mais ce qui rend complexe la lisibilité de cette situation, c’est le fait que ces « forces négatives » opèrent dans une zone où sont déployées les forces onusiennes lesquelles, à leur tour, brillent par leur affairisme et une incompétence dans l’ éxécution de leur mission.
Le rôle trouble de la Monusco et son remplacement
Pour les chefs d’état-majors de la région, il faut revoir le rôle de la Monusco. Une force composée de près de 20.000 hommes de troupes, avec un budget de plus d’un milliards de dollars (1.300.000.000 US) par an, accompagnée d’une logistique dernier cri, est incapable de faire face aux défis sécuritaires dans la région.
Accusée de faire du « tourisme » par le président Yoweri Museveni de l’Ouganda lors du dernier sommet de la SADC à Arusha en Tanzanie, des femmes sont violées près de leurs positions tant au Nord qu’au Sud Kivu. Les groupes armés nationaux et étrangers naissent et prolifèrent partout en RD Congo sous le regard bienveillant de la Monusco. Elle n’a pas été en mesure d’empêcher le M23 de prendre la ville de Goma, malgré ses multiples incantations. Pour les chefs militaires des deux régions, la Monusco est une partie du problème, non seulement en RD Congo, mais dans toute la région. En treize années d’existence, elle n’a réussi qu’à enrichir ses agents sans apporter la moindre stabilité en RD Congo. Les soldats onusiens sont impliqués dans des trafics de tout genre comme cette cargaison des matières premières saisie à Gisenyi l’an dernier. Des femmes ont portées plainte pour viol à Kisangani. Des exemples sont légion. En conséquence, les chefs militaires réunis à Kampala ont tout simplement constaté l’échec de la Monusco. Ils ont fait la proposition suivante : que les Nations Unies déclarent l’incapacité de la Monusco à endiguer le « mal congolais ». Que cette fameuse force onusienne soit remplacée par une force africaine qui aura pour mission de mettre définitivement fin aux soubresauts des groupes armés opérant à l’Est de la RD Congo. Un débat qui ne fait que commencer et dont le grand perdant c’est Joseph Kabila. En un mot : les Africains n’acceptent pas d’être commandés par une force onusienne qui a échouée dans sa mission. C’est une question d’honneur !
La Force internationale neutre ne viendra pas !
Plutôt que d’organiser son pays, le président Joseph Kabila s’est contenté d’installer progressivement une dictature, réprimant toute forme de contestation. Il a développé une corruption inqualifiable à tous les niveaux des services de l’Etat et plus particulièrement au sein d’une armée sans visage, les FARDC. Conscient de l’absence d’une armée capable de protéger son pouvoir, Joseph Kabila a misé sur la Force Internationale Neutre – FIN – qui malheureusement risque de ne plus voir le jour. Motif : la Monusco voudrait qu’on lui fasse une demande explicite, afin qu’elle fournisse la logistique. Une démarche que refuse les chefs d’état-majors de la CIRGL et de la SADC. Ceux-ci que estiment que la Mission onusienne doit purement et simplement « déguerpir » de la RD Congo. Car elle a échoué dans sa mission de pacifier et de stabiliser la RD Congo.
C’est un débat qui suscite des questions : comment la Force internationale neutre pourrait-elle être déployée alors que la Monusco n’en veut pas ? Comment penser à une force neutre, alors que les Africains demandent aux soldats onusiens qui ne maitrisent pas les réalités régionales à laisser la tâche aux seuls Africains de la Sous-Région? Enfin, comment penser à une force neutre sans l’accord explicite des pays de la région ? D’ailleurs, l’un des chefs militaires de la Monusco ne disait-il pas que «même la venue des Tanzaniens sans l’accord préalable de la Monusco est une erreur diplomatique ?»
Voilà ce qui a conduit des observateurs de la politique de la sous-région des Grands Lacs à conclure que la fameuse Force internationale neutre ne viendra pas au Congo démocratique.
Du moins, pas très rapidement comme le chante le « raïs » Joseph Kabila et ses séïdes. Or, le grand perdant dans l’histoire reste bien « Joseph ». Celui-ci risque de voir le M23 monter en puissance dans le cas où les négociations de Kampala ne donneraient aucun résultat satisfaisant. En tous cas, le leadership du M23 n’en demord pas. Il entend de voir le vainqueur des élections du 28 novembre 2011 assumer pleinement ses responsabilités. « C’est une vaste blague », pourrait rétorquer Apollinaire Malu Malu.
Joseph Kapinga Shambuyi, analyste politique
http://democratiechretienne.org/2013/01/26/nord-kivu-un-mirage-nomme-force-internationale-neutre/

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