GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

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GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 4/3/2013, 6:04 am


GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU
Les dernières nouvelles sur la situation au Masisi, plus
précisément dans la ville de Kitchanga dans la province du Nord Kivu, nous
donnent l’opportunité de réfléchir sur ce phénomène désastreux de prolifération
de groupes armés qui frappe particulièrement l’Est de la RDC.


<blockquote>

</blockquote>


La population de Kitchanga a été victime il y a 2 jours de violents affrontements qui ont lourdement touché les civiles de cette partie de la R.D. Congo :
<blockquote>55 morts, 135 blessés graves et plus de 500.000 déplacés constituent le bilan macabre rendu publique par l’ONG Internationale « Médecins sans frontières » et la Croix Rouge Internationale.
</blockquote>Alors que dans le territoire de Rutshuru les congolais sont victimes de la guerre « interne » des chefs entre deux factions du mouvement M23, l’une dirigée par Bosco Ntanganda et l’autre par Sultani Makenga, à Kitchanga, en parallèle, une autre « guerre » a lieu entre les anciens « alliés », les Hundes de l’ APCLS, et les troupes régulières des FARDC.
Quelques heures après les graves affrontements qui ont conduit à la destruction de toutes les maisons de cette ville ainsi que de son seul hôpital, occasionant la mort d’une grande partie des malades qui était hébergés dans le centre de santé, une brève accalmie a été vite interrompue, exactement au même moment où démarrait la danse de chaises musicales entre les troupes régulières de la RDC et les rebelles du M23 dans le territoire de Rutshuru, où le M23 a abandonné certaines de ses positions qui ont été occupées par les FARDC. Après 24 heures, à leur tour, les FARDC se sont retirées des mêmes territoires pour les remettre au …mouvement rebelle M23, malgré les protestations de la société civile locale criant au scandale.
<blockquote>Ce jeu de passe-passe – politiquement injustifiable – marque le commencement des combats à Kitchanga entre Fardc et les Mai Mai de l’APCLS, que RFI vient de definir dans un article de son site web comme le groupe le mieux armé de la nebuleuse mai-mai (Qui est le fournisseur des armes lourdes dont APCLS dispose? )

</blockquote>Quand l’on sait qu’ il y a peu les FARDC et les Hundes de l’APCLS étaient des alliés de circonstance contre le M 23, cela donne matière à réfléchir sur le tenants et les aboutissant du »Poker Menteur » qui est en train de se jouer en ce moment au Kivu.
LA DIPLOMATIE ET LA MONUSCO SONT IMPUISSANTS FACE A LA PROLIFERATION ET EMIETTEMENT DE BANDES ARMES DANS L’EST DE LA RDC. NEANMOINS, LE LIEN ENTRE CE PHENOMENE DE PROLIFERATION DES GROUPES ARMES ET LE JONGLAGE DES ALLIANCES SI CHER A LA POLIQUE DITE « SECURITAIRE » DE JOSEPH KABILA EST PLUS QU’EVIDENT.
<blockquote>ASSISTONS-NOUS, ENCORE UNE FOIS, A UN REVIREMENT DES ALLIANCES COMME A L’EPOQUE DE NKUNDA BATUARE ET BOSCO NTANGANDA EN FIN 2008 / 2009, AVEC LES MORTIFERE CAMPAGNE AMNI LEO 1 ET 2 QUI ONT PROVOQUE LE DEPLACEMENT DE PLUS DE 2.000.000 DE CONGOLAIS SANS ATTEINDRE NULLEMENT L’OBJECTIF STRATEGIQUE DES DESARMEMENT DES GROUPES ARMES QUI ONT CONTINUE A SE MULTIPLIER?
</blockquote>SI CE CHANGEMENT D’ALLIANCES EST DEJA EN COURS, CELA VEUT DIRE QU’UN ACCORD ENTRE KABILA ET LE M23 DIRIGE PAR SULTANI MAKENGA A ETE VRAISEMBLABLEMENT NEGOCIE (COMME LAISSE ENTENDRE LA RESTITUTION DES TERRITOIRES OCCUPES PAR LES FARDC AU M23 / MAKENGA. D’AILLEURS LA PRESSE INTERNATIONALE A FAIT ECHO D’UNE VISITE, PRETENDUEMENT « PRIVEE » DE JOSEPH KABILA A KAMPALA, OU IL A PU AISEMENT NEGOCIER AVEC SULTANI MAKENGA LE RETRAIT DES FARDC DES POSITION RECEMMENT ACQUISES EN ECHANGE D’UNE PROCHAINE REINTEGRATION, SOUS L’EGIDE ET LA MEDIATION OUGANDAISE ET SOUS COUVERTURE DU PROCESSUS DE DIALOGUE EN COURS A KAMPALA).

La perspective d’un enième mixage FARDC/M23 aura comme conséquence encore un revirement des alliances au détriment des Hutus et les groupes Mai-Mai qui ont été armés et formés…par les troupes régulières pour combattre avec eux le M23 avant la prise de pouvoir de Sultani Makenga et son deal avec Kabila).
LES HUTU, LES HUNDES ET LES MAI MAI ET …LE BASHI, LES NANDES DEVIENDRONT PROBABLEMENT LES NOUVEAUX « ENNEMIS A ABATTRE » DE LA PROCHAINE CAMPAGNE DE RATISSAGE SELON LE MODELE AMANI LEO OU KIMYA 1 ET 2 A CONNOTATION, ENCORE UNE FOIS, ETHNIQUE: LE TUTSI INTEGRES ET PROMUS; LES HUTU ET AUTRES MAI MAI DECHUS DU ROLE D’ALLIES A CELUI DE FORCES NEGATIVES A POURCHASSER.
DANS CE TURBILLON GENERATEUR DE CONFLITS SANS FIN, LES CIVILS CONGOLAIS PAYERONT LE PRIX LE PLUS LOURD.

<p style="text-align: justify;"><blockquote>LE SCHEMA DE LA DESTABILISATION DE L’EST DE LA RDC EST TOUJOURS LE MEME DEPUIS 16 ANS.
Tout observateur averti du drame congolais distinguera aisément les [b]étapes suivantes dans le processus de déstabilisation de la RDC et dans la genèse des groupes armés à la base du processus de « SOMALISATION » de l’Est de la RDC:


</blockquote>
VOICI LES ETAPES DU PLAN DE SOMALISATION DU KIVU ICI REPRESENTEES:
1. LA CREATION D’UNE REBELLION DE « PROXY », A PREDOMINANCE MONO-ETHNIQUE TUTSI ( cela a été le cas pour l’AFDL, le RCD, le RCD/Goma, le CNDP et le M23) ;

2. LE DECLANCHEMENT DES HOSTILITE ET L’OCCUPATION DU TERRITOIRE CONGOLAIS A LA SUITE DE MASSACRES ET DEPLACEMENT MASSIFS DE LA POPULATION. L’ARMEE, INFILTREE JUSQU’AU COMMANDEMENT A LA SUITE DES PRECEDENTS BRASSAGES AVEC DES REBELLIONS, EST INCAPABLE DE FAIRE FACE A L’ AGGRESSION/INSURRECTION ;

3. SOUS COUVERTURE DE LA RENTREE DESORDONNEE ET ANARCHIQUE DE REFUGIES « CONGOLAIS » DU RWANDA, LES TERRES DES DEPLACES SONT OCCUPES PAR DES IMMIGRES NON PROPRIETAIRES QUI SONT PROTEGES PAR LES MUTINS BRASSES DANS L’ARMEE (LES EX-REBELLES AVOUENT SANS GENE VOULOIR RESTER AU KIVU POUR PROTEGER LES POPULATIONS TUTSI).

4. DES MAI MAI ET AUTRES GROUPES SONT INITIALEMENT CREES ET ARMES EN TANT QUE GROUPES ALLIES DES TROUPES REGULIERES CONTRE LES REBELLES TUTSI, MALHEUREUSEMENT SELON UNE LOGIQUE D’AFFRONTEMENT ETHNIQUE.

5. UNE FOIS L’ACCORD « POLITIQUE » SIGNE ENTRE GOUVERNEMENT ET LES REBELLES PRO-TUTSI, CEUX-CI SONT RE-INTEGRES CONGOLAISE DANS LES TROUPES REGULIERES TOUT EN DEMEURANT UNE ARMEE DANS L’ARMEE, AVEC PRIVILEGE DE GRADE, SANS CONTROLE D’IDENTITE ET NATIONALITE ET SURTOUT AVEC LE PRIVILEGE DE DEMEURER AU KIVU, D’OU IL DECLENCHERONT, LE MOMENT OPPORTUN, UNE NOUVELLE MUTINERIE QUI CONSTITUERA LE NOYAU DE LA PROCHAINE REBELLION DE PROXY FILO RWANDAISE ( AFDL-RCD-RCD/GOMA-CNDP-M/23).
IL SIED DE SOULIGNER QUE L’INFILTRATION NE SE LIMITE PAS AUX RANGS DE L’ARMEE MAIS TOUCHE LARGEMENT LA SPHERE POLITIQUE DU PAYS, COMME CONSEQUENCE D’UN ACCORD POLITIQUE.

6. LE DERNIER JONGLAGE DES ALLIANCES QUE SEMBLENT ANNONCER LES ENVENEMENTS EN COURS A KITCHANGA, CONDUIRONT VRAISEMBLABLEMENT A UNE ENIEME CAMPAGNE CONTRE LES GROUPES REBELLES RESIDUELS, A L’INSTAR DES CAMPAGNES NOMMEES AMANI LEO 1 ET 2 , KIMYA 1 ET 2, ETC. LANCEES DANS LE PASSE CONTRE LES HUTUS DES FDLR ET LA NEBULEUSE MAI-MAI.
CES CAMPAGNES MILITAIRES AUX DENOMINATIONS TROMPEUSEMENT PAISIBLES ONT ETE TOUJOURS UN ECHEC TOTAL EN CE QUI CONCERNE LEURS OBJECTIFS MILITAIRES DECLARES, MAIS ELLES ONT A CHAQUE FOIS PROVOQUE UNE AUGMENTATION EXPONENTIELLE DES DEPLACES DE GUERRE (PLUS DE 2.500.000 ), UN NOMBRE INDETERMINES DE MORTS ET DES COMBATS SANS FINS QUI ONT ACCRU LES TENSIONS ETHNIQUES AU KIVU ET LA PAUPERISATION DE SA POPULATION.
AU DELA DE LA DESTABILISATION GENERALE DU PAYS, UN PROCESSUS LENT MAIS A CROISSANCE EXPONENTIELLE DEPUIS 16 ANS DE DEPEUPLEMENT DE L’EST DE LA RDC S’ACCOMPAGNE D’UN FLUX INCONTROLE ET ANARCHIQUE DE REFUGIES « TUTSI » QUI VIENNENT DU RWANDA ET OCCUPENT LES TERRES DES POPULATIONS DEPLACEES, TOUT EN PROFITANT DELA PROTECTION DES ANCIENS- MUTINS INTEGRES POUR VEILLER A LA CONSERVATION DES TERRES ACQUISES PAR LES NOUVEAUX « IMMIGRES ».
Ce processus mortifère se poursuit depuis 16 ans, AVEC LES MËMES CAUSES PRODUISANTS LES MEMES EFFETS DEVASTATEURS.
Une diplomatie onusienne complaisante et une communauté internationale indifférente ne font que cautionner la poursuite de ce cycle infernal :
mutinerie, rébellion de proxy, agression, soutien et armement des groupuscules mai-mai et Hutus, réintégration de la rébellion, campagne contre les anciens alliés « taxés de forces négatives », déplacement massif des populations congolaises, immigration incontrôlée rwandaise, conflits fonciers et ethniques.
<blockquote>Comment croire un seul instant que la répétition des mêmes phases de ce cycle mortifère pourrait, cette fois-ci, pacifier la RDC ?

</blockquote>L’on dit que la folie consiste à s’attendre à des résultats différents tout en reproduisant chaque fois exactement les mêmes gestes : des lors, soit les forces au pouvoir – héritières du régime Afdl – ont perdu la raison, soit elles participent activement au processus de « somalisation » de la RDC, créant et soutenant des groupes armés qu’ils vont combattre par la suite, entrainant cyniquement les populations civils congolaises en tant que « degats collateraux » des conflits.
Situer le problème exclusivement au sein des FARDC destructurées ne serait pas suffisant pour expliquer la répétition en chaine d’un politique sécuritaire mortifère depuis des années :
la responsabilité de Joseph Kabila dans le processus d’entropie avancée de la RDC est incontestable.
Quel est l’objectif final de la somalisation du Kivu?
Dans le bref délai, la création d’une « terra nullius » dans des provinces richissimes en matières premières, en hydrocarbures et avec des grandes potentialités agricoles;

au long terme, la constitution d’un état autonome dont la configuration ethnique aura été modifiée dans l’optique de permettre la tenue d’un referendum d’auto- d2termination dans un Kivu démographiquement restructuré.

Fait à Kinshasa, le 04/03/2013
Eugène DIOMI NDONGALA,

Porte – Parole de la MPP
http://democratiechretienne.org/2013/03/04/genese-de-la-somalisation-du-kivu/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 5/3/2013, 2:34 pm

ÛN POINT DE PRESSE DE DIOMI NDONGALA TRES ATTENDU CE MATIN 05/03/2013 / CONGO NEWS


par mpp le 5 mars 2013

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  Mathilde le 5/3/2013, 6:06 pm

Changement de tactique la communauté internationale préfère "SOMALISER" le conflit en RDC


_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 6/3/2013, 4:35 pm

RFI: DIOMI NDONGALA: « LE PLAN DE SOMALISATION DU KIVU EST EN MARCHE »/AUDIO


par mpp le 6 mars 2013
….


Pour la branche la plus radicale de l’opposition congolaise, l’éventualité d’un accord entre le gouvernement et le M23 serait révélatrice d’un véritable complot contre la RDC. C’est ce qu’a expliqué l’opposant Eugène Diomi Ndongala, porte-parole de la « Majorité présidentielle populaire », c’est-à-dire le camp Thisekedi.











Diomi Ndongala

Porte-parole de la «Majorité présidentielle populaire»


« A un certain moment, on va vers la

proclamation de l’autodétermination du Kivu.

Voilà, le plan machiavélique. »



http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201303/64_-_RDC_SON_diomi_ndongala_sur_Kivu.mp3

http://democratiechretienne.org/2013/03/06/rfi-diomi-ndongala-le-plan-de-somalisation-du-kivu-est-en-marqueaudio/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 6/3/2013, 4:37 pm

CONFERENCE DE PRESSE DU PORTE-PAROLE DE LA MPP: UN NOUVEAU PLAN CONTRE LE KIVU DEVOILE / TEMPETE DES TROPIQUES 06.03.13


par mpp le 6 mars 2013
Révélation d’Eugène Diomi Ndongala
Écrit par Lefils Matady
Mercredi, 06 Mars 2013 12:08




Un nouveau plan contre le Kivu dévoilé

Les étapes de ce schéma présentées hier à la presse. Dans un bref délai, la création d’une » terra nullius » dans des provinces richissimes en matières premières et hydrocarbures

Lors d’un point de presse animé hier mardi 5 mars 2013 à Kinshasa, le président national de la Démocratie chrétienne (DC) et porte-parole de la Majorité présidentielle populaire (MPP), Eugène Diomi Ndongala, a dénoncé un plan de somalisation de la région du kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Toujours fidèle à Etienne Tshisekedi, Diomi Ndongala a soutenu que le schéma de déstabilisation de l’Est de la RDC est le même depuis 16 ans.

Les étapes du plan machiavélique

Présentant les étapes de ce plan, l’orateur a dénoncé la création d’une rébellion de » Proxy » à prédominance mono ethnique tutsi, comme cela a été le cas pour l’AFDL, le RCD, le RCD/Goma, le CNDP et le M23.

Ensuite, poursuit-il, c’est le déclenchement des hostilités ainsi que l’occupation du territoire congolais à la suite des massacres et déplacements massifs de la population. L’armée régulière qui ressent encore les méfaits de précédents brassages avec des rébellions se trouvera en difficulté de faire face à l’agression.


Aujourd’hui, sous couvert de la rentrée désordonnée et anarchique des réfugiés » congolais » du Rwanda, les terres des déplacés sont occupées par des immigrés non propriétaires, protégés par des mutins brassés dans l’armée. D’ailleurs, ces derniers avouent, sans gêne, vouloir rester au Kivu pour protéger les populations tutsi.

Entre-temps, des Mai Mai et autres groupes sont créés et armés en tant que groupes alliés des troupes régulières contre les rebelles tutsi, malheureusement selon une logique d’affrontements ethniques.

Une fois l’accord » politique » signé entre le gouvernement de Kinshasa et les rebelles pro-tutsi, ceux-ci sont réintégrés dans les troupes régulières tout en demeurant une armée dans une armée avec privilège de grades, sans contrôle d’identité ni de nationalité, surtout avec le privilège de demeurer au Kivu d’où ils déclencheront, au moment opportun, une nouvelle mutinerie qui constituera le noyau de la prochaine rébellion de Proxy filo rwandaise.

L’orateur a souligné que l’infiltration ne se limite pas qu’aux rangs de l’armée, mais touche largement la sphère politique du pays, conséquence d’un accord politique.

A en croire Diomi, le dernier » jonglage » des alliances que semblent annoncer les évènements en cours à Kitchanga, conduiront vraisemblablement à une énième campagne contre les groupes rebelles résiduels, à l’instar de Amani Leo I et II, Kimia I et II…, lancées dans le passé contre les FDLR et la nébuleuse Mai Mai.

Ces campagnes militaires aux dénominations trompeusement paisibles ont toujours été un échec total. Par contre, elles ont provoqué une augmentation exponentielle des déplacés de guerre (plus de 2 500 000), un nombre indéterminé de morts ainsi que des combats sans fin qui ont accru des tensions ethniques au Kivu et la paupérisation de sa population.

L’objectif final de la somalisation du Kivu

Le porte-parole de la MPP révèle que l’objectif final de la somalisation du Kivu est, dans un bref délai, la création d’une » terra nullius » dans des provinces richissimes en matières premières, hydrocarbures et avec de grandes potentialités agricoles.

A long terme, le but visé est la constitution d’un Etat autonome dont la configuration ethnique aura été modifiée dans l’optique de permettre la tenue d’un référendum d’auto-détermination dans un Kivu démographiquement restructuré.

Diomi empoisonné !

Répondant à une question de la presse, l’honorable Eugène Diomi Ndongala a déclaré être victime d’un empoisonnement, et que cela nécessite des soins à l’étranger pour se tirer du danger de mort qui le guette. Incapable d’effectuer ce déplacement en dehors de la République démocratique du Congo (RDC), il se dit » otage des services de sécurité » qui surveillent tous ses mouvements.

La dernière fois qu’il a tenté de traverser le fleuve pour Brazzaville pour des raisons de soin, a-t-il rappelé, il en a été empêché par les mêmes services.

D’ailleurs, » même mon chargé de communication, Verdict, croupit depuis plusieurs mois aux geôles de l’ANR « , a-t-il dit, de même que beaucoup d’autres combattants de la Démocratie chrétienne (DC), coffrés sans jugement et de manière injuste dans la prison centrale de Makala.

Néanmoins, des observateurs notent que tous les tutsi ne sont pas nécessairement impliqués dans cette entreprise criminelle de balkanisation de la République démocratique du Congo. D’ailleurs, certains d’entre eux qui siègent dans les institutions du pays, ne cessent de condamner ce plan qui ne fait que déstabiliser toute la sous-région des Grands-Lacs.

Mise à jour le Mercredi, 06 Mars 2013 12:13
http://latempete.cd/component/content/article/1-nation/1214-revelation-deugene-diomi-ndongala-.html

http://democratiechretienne.org/2013/03/06/conference-de-presse-dudu-porte-parole-de-la-mpp-un-nouveau-plan-contre-le-kivu-devoile-a-la-une-de-la-tempete-des-tropiques/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 6/3/2013, 6:48 pm

LE PHARE DU 06/03/2013: DIOMI NDONGALA DENONCE LE PLAN DE SOMALISATION DU KIVU
GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU
Les dernières nouvelles sur la situation au Masisi, plus précisément dans la ville de Kitchanga dans la province du Nord Kivu, nous donnent l’opportunité de réfléchir sur ce phénomène désastreux de prolifération de groupes armés qui frappe particulièrement l’Est de la RDC.
La population de Kitchanga a été victime il y a 2 jours de violents affrontements qui ont lourdement touché les civiles de cette partie de la R.D. Congo :
55 morts, 135 blessés graves et plus de 500.000 déplacés constituent le bilan macabre rendu publique par l’ONG Internationale « Médecins sans frontières » et la Croix Rouge Internationale.
Alors que dans le territoire de Rutshuru les congolais sont victimes de la guerre « interne » des chefs entre deux factions du mouvement M23, l’une dirigée par Bosco Ntanganda et l’autre par Sultani Makenga, à Kitchanga, en parallèle, une autre « guerre » a lieu entre les anciens « alliés », les Hundes de l’ APCLS, et les troupes régulières des FARDC.
Quelques heures après les graves affrontements qui ont conduit à la destruction de toutes les maisons de cette ville ainsi que de son seul hôpital, occasionnant la mort d’une grande partie des malades qui était hébergés dans le centre de santé, une brève accalmie a été vite interrompue, exactement au même moment où démarrait la danse de chaises musicales entre les troupes régulières de la RDC et les rebelles du M23 dans le territoire de Rutshuru, où le M23 a abandonné certaines de ses positions qui ont été occupées par les FARDC. Après 24 heures, à leur tour, les FARDC se sont retirées des mêmes territoires pour les remettre au …mouvement rebelle M23, malgré les protestations de la société civile locale criant au scandale.
Ce jeu de passe-passe – politiquement injustifiable – marque le commencement des combats à Kitchanga entre Fardc et les Mai Mai de l’APCLS, que RFI vient de definir dans un article de son site web comme le groupe le mieux armé de la nebuleuse mai-mai (Qui est le fournisseur des armes lourdes dont APCLS dispose? )
Quand l’on sait qu’ il y a peu les FARDC et les Hundes de l’APCLS étaient des alliés de circonstance contre le M 23, cela donne matière à réfléchir sur le tenants et les aboutissant du »Poker Menteur » qui est en train de se jouer en ce moment au Kivu.
LA DIPLOMATIE ET LA MONUSCO SONT IMPUISSANTS FACE A LA PROLIFERATION ET EMIETTEMENT DE BANDES ARMES DANS L’EST DE LA RDC. NEANMOINS, LE LIEN ENTRE CE PHENOMENE DE PROLIFERATION DES GROUPES ARMES ET LE JONGLAGE DES ALLIANCES SI CHER A LA POLIQUE DITE « SECURITAIRE » DE JOSEPH KABILA EST PLUS QU’EVIDENT.
ASSISTONS-NOUS, ENCORE UNE FOIS, A UN REVIREMENT DES ALLIANCES COMME A L’EPOQUE DE NKUNDA BATUARE ET BOSCO NTANGANDA EN FIN 2008 / 2009, AVEC LES MORTIFERE CAMPAGNE AMNI LEO 1 ET 2 QUI ONT PROVOQUE LE DEPLACEMENT DE PLUS DE 2.000.000 DE CONGOLAIS SANS ATTEINDRE NULLEMENT L’OBJECTIF STRATEGIQUE DES DESARMEMENT DES GROUPES ARMES QUI ONT CONTINUE A SE MULTIPLIER?
SI CE CHANGEMENT D’ALLIANCES EST DEJA EN COURS, CELA VEUT DIRE QU’UN ACCORD ENTRE KABILA ET LE M23 DIRIGE PAR SULTANI MAKENGA A ETE VRAISEMBLABLEMENT NEGOCIE (COMME LAISSE ENTENDRE LA RESTITUTION DES TERRITOIRES OCCUPES PAR LES FARDC AU M23 / MAKENGA. D’AILLEURS LA PRESSE INTERNATIONALE A FAIT ECHO D’UNE VISITE, PRETENDUEMENT « PRIVEE » DE JOSEPH KABILA A KAMPALA, OU IL A PU AISEMENT NEGOCIER AVEC SULTANI MAKENGA LE RETRAIT DES FARDC DES POSITION RECEMMENT ACQUISES EN ECHANGE D’UNE PROCHAINE REINTEGRATION, SOUS L’EGIDE ET LA MEDIATION OUGANDAISE ET SOUS COUVERTURE DU PROCESSUS DE DIALOGUE EN COURS A KAMPALA).
La perspective d’un enième mixage FARDC/M23 aura comme conséquence encore un revirement des alliances au détriment des Hutus et les groupes Mai-Mai qui ont été armés et formés…par les troupes régulières pour combattre avec eux le M23 avant la prise de pouvoir de Sultani Makenga et son deal avec Kabila).
LES HUTU, LES HUNDES ET LES MAI MAI ET …LE BASHI, LES NANDES DEVIENDRONT PROBABLEMENT LES NOUVEAUX « ENNEMIS A ABATTRE » DE LA PROCHAINE CAMPAGNE DE RATISSAGE SELON LE MODELE AMANI LEO OU KIMYA 1 ET 2 A CONNOTATION, ENCORE UNE FOIS, ETHNIQUE: LE TUTSI INTEGRES ET PROMUS; LES HUTU ET AUTRES MAI MAI DECHUS DU ROLE D’ALLIES A CELUI DE FORCES NEGATIVES A POURCHASSER.
DANS CE TURBILLON GENERATEUR DE CONFLITS SANS FIN, LES CIVILS CONGOLAIS PAYERONT LE PRIX LE PLUS LOURD.
LE SCHEMA DE LA DESTABILISATION DE L’EST DE LA RDC EST TOUJOURS LE MEME DEPUIS 16 ANS.
Tout observateur averti du drame congolais distinguera aisément les étapes suivantes dans le processus de déstabilisation de la RDC et dans la genèse des groupes armés à la base du processus de « SOMALISATION » de l’Est de la RDC:
VOICI LES ETAPES DU PLAN DE SOMALISATION DU KIVU ICI REPRESENTEES:
1. LA CREATION D’UNE REBELLION DE « PROXY », A PREDOMINANCE MONO-ETHNIQUE TUTSI ( cela a été le cas pour l’AFDL, le RCD, le RCD/Goma, le CNDP et le M23) ;
2. LE DECLANCHEMENT DES HOSTILITE ET L’OCCUPATION DU TERRITOIRE CONGOLAIS A LA SUITE DE MASSACRES ET DEPLACEMENT MASSIFS DE LA POPULATION. L’ARMEE, INFILTREE JUSQU’AU COMMANDEMENT A LA SUITE DES PRECEDENTS BRASSAGES AVEC DES REBELLIONS, EST INCAPABLE DE FAIRE FACE A L’ AGGRESSION/INSURRECTION ;
3. SOUS COUVERTURE DE LA RENTREE DESORDONNEE ET ANARCHIQUE DE REFUGIES « CONGOLAIS » DU RWANDA, LES TERRES DES DEPLACES SONT OCCUPES PAR DES IMMIGRES NON PROPRIETAIRES QUI SONT PROTEGES PAR LES MUTINS BRASSES DANS L’ARMEE (LES EX-REBELLES AVOUENT SANS GENE VOULOIR RESTER AU KIVU POUR PROTEGER LES POPULATIONS TUTSI).
4. DES MAI MAI ET AUTRES GROUPES SONT INITIALEMENT CREES ET ARMES EN TANT QUE GROUPES ALLIES DES TROUPES REGULIERES CONTRE LES REBELLES TUTSI, MALHEUREUSEMENT SELON UNE LOGIQUE D’AFFRONTEMENT ETHNIQUE.
5. UNE FOIS L’ACCORD « POLITIQUE » SIGNE ENTRE GOUVERNEMENT ET LES REBELLES PRO-TUTSI, CEUX-CI SONT RE-INTEGRES CONGOLAISE DANS LES TROUPES REGULIERES TOUT EN DEMEURANT UNE ARMEE DANS L’ARMEE, AVEC PRIVILEGE DE GRADE, SANS CONTROLE D’IDENTITE ET NATIONALITE ET SURTOUT AVEC LE PRIVILEGE DE DEMEURER AU KIVU, D’OU IL DECLENCHERONT, LE MOMENT OPPORTUN, UNE NOUVELLE MUTINERIE QUI CONSTITUERA LE NOYAU DE LA PROCHAINE REBELLION DE PROXY FILO RWANDAISE ( AFDL-RCD-RCD/GOMA-CNDP-M/23).
IL SIED DE SOULIGNER QUE L’INFILTRATION NE SE LIMITE PAS AUX RANGS DE L’ARMEE MAIS TOUCHE LARGEMENT LA SPHERE POLITIQUE DU PAYS, COMME CONSEQUENCE D’UN ACCORD POLITIQUE.
6. LE DERNIER JONGLAGE DES ALLIANCES QUE SEMBLENT ANNONCER LES ENVENEMENTS EN COURS A KITCHANGA, CONDUIRONT VRAISEMBLABLEMENT A UNE ENIEME CAMPAGNE CONTRE LES GROUPES REBELLES RESIDUELS, A L’INSTAR DES CAMPAGNES NOMMEES AMANI LEO 1 ET 2 , KIMYA 1 ET 2, ETC. LANCEES DANS LE PASSE CONTRE LES HUTUS DES FDLR ET LA NEBULEUSE MAI-MAI.
CES CAMPAGNES MILITAIRES AUX DENOMINATIONS TROMPEUSEMENT PAISIBLES ONT ETE TOUJOURS UN ECHEC TOTAL EN CE QUI CONCERNE LEURS OBJECTIFS MILITAIRES DECLARES, MAIS ELLES ONT PROVOQUE UNE AUGMENTATION EXPONENTIELLE DES DEPLACES DE GUERRE (PLUS DE 2.500.000 ), UN NOMBRE INDETERMINES DE MORTS ET DES COMBATS SANS FINS QUI ONT ACCRU LES TENSIONS ETHNIQUES AU KIVU ET LA PAUPERISATION DE SA POPULATION.
AU DELA DE LA DESTABILISATION GENERALE DU PAYS, UN PROCESSUS LENT MAIS A CROISSANCE EXPONENTIELLE DEPUIS 16 ANS DE DEPEUPLEMENT DE L’EST DE LA RDC S’ACCOMPAGNE D’UN FLUX INCONTROLE ET ANARCHIQUE DE REFUGIES « TUTSI » QUI VIENNENT DU RWANDA ET OCCUPENT LES TERRES DES POPULATIONS DEPLACEES, TOUT EN PROFITANT DELA PROTECTION DES ANCIENS- MUTINS INTEGRES POUR VEILLER A LA CONSERVATION DES TERRES ACQUISES PAR LES NOUVEAUX « IMMIGRES ».
Ce processus mortifère se poursuit depuis 16 ans, AVEC LES MËMES CAUSES PRODUISANTS LES MEMES EFFETS DEVASTATEURS.
Une diplomatie onusienne complaisante et une communauté internationale indifférente ne font que cautionner la poursuite de ce cycle infernal :
mutinerie, rébellion de proxy, agression, soutien et armement des groupuscules mai-mai et Hutus, réintégration de la rébellion, campagne contre les anciens alliés « taxés de forces négatives », déplacement massif des populations congolaises, immigration incontrôlée rwandaise, conflits fonciers et ethniques.
Comment croire un seul instant que la répétition des mêmes phases de ce cycle mortifère pourrait, cette fois-ci, pacifier la RDC ?
L’on dit que la folie consiste à s’attendre à des résultats différents tout en reproduisant chaque fois exactement les mêmes gestes : des lors, soit les forces au pouvoir – héritières du régime Afdl – ont perdu la raison, soit elles participent activement au processus de « somalisation » de la RDC, créant et soutenant des groupes armés qu’ils vont combattre par la suite, entrainant cyniquement les populations civils congolaises en tant que « dégats collateraux » des conflits.
Situer le problème exclusivement au sein des FARDC destructurées ne serait pas suffisant pour expliquer la répétition en chaine d’un politique sécuritaire mortifère depuis des années :
la responsabilité de Joseph Kabila dans le processus d’entropie avancée de la RDC est incontestable.
Quel est l’objectif final de la somalisation du Kivu?
Dans le bref délai, la création d’une « terra nullius » dans des provinces richissimes en matières premières, en hydrocarbures et avec des grandes potentialités agricoles;
au long terme, la constitution d’un état autonome dont la configuration ethnique aura été modifiée dans l’optique de permettre la tenue d’un referendum d’auto- determination dans un Kivu démographiquement restructuré.
Fait à Kinshasa, le 06/03/2013
Eugène DIOMI NDONGALA,
Porte – Parole de la MPP
PUBLIE PAR LE PHARE LE 06/03/2013

http://democratiechretienne.org/2013/03/06/le-phare-du-06032013-diomi-ndongala-denonce-le-plan-de-somalisation-du-kivu/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 6/3/2013, 11:25 pm

CONFERENCE DE PRESSE DE L’HON. DIOMI NDONGALA / REPORTAGE CNTV 06.03.13

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 8/3/2013, 7:08 pm

Eugène Diomi averti sur une éventuelle «somalisation» du Grand-Kivu











Vendredi, 08 Mars 2013 14:25


<blockquote>L’opposant Eugène Diomi Ndongale a effectué sa rentrée politique le mardi 05 mars, à l’occasion d’un point de presse réuni à son Hôtel Cana à la Gombe.
Il a abordé plusieurs questions politiques de l’heure notamment la guerre de l’Est avec ses conséquences visant la balkanisation de la RD-Congo. En ce qui concerne cette guerre de l’Est, le président de la Démocratie chrétienne va jusqu’à dénoncer un complot dont l’objectif est la «somalisation» du Kivu. S’agissant de l’Accord-cadre, Diomi a affirmé qu’il y a des points positifs, qu’il faut cependant capitaliser.

Donnant sa position sur le dialogue national, Eugène Diomi a renseigné que ce rendez-vous doit être inclusif et coordonné par un facilitateur neutre à l’exemple du Cardinal Laurent Monsengwo. Et ce dialogue ne peut se tenir sans Etienne Tshisekedi. (Ci-dessous l’intégralité du texte de la conférence de presse du porte-parole de la MPP).



SUITE:

http://democratiechretienne.org/2013/03/08/eugene-diomi-averti-sur-une-eventuelle-somalisation-du-grand-kivu/

</blockquote>

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 8/3/2013, 8:14 pm

DIOMI NDONGALA: LE PLAN MACHIAVELLIQUE DE JOSEPH KABILA EST EN MARCHE/ AUDIO VOC


par mpp le 8 mars 2013


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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 8/3/2013, 8:43 pm


Kitchanga est le summum du chaos, de l’irresponsabilité et des dysfonctionnements qui règnent entre l’État et son armée: Crimes commis par les FARDC, silence coupable de Kinshasa

Kitchanga: Crimes commis par les FARDC, silence coupable de Kinshasa


ingetaMarch 8, 2013




Par Pascal Mugaruka, président de Africa Reconciled (AR).
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo n’avaient pas l’intention de laisser de quartier à Kitchanga. Les affrontements ayant opposé le 27 et 28 février 2013 les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et l’Armée du Peuple pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) dans la cité de Kitchanga, groupement Bashali-Mokoto (en aval) et à Bishusha (en amont) dans le Bwito respectivement dans le territoire de Masisi et dans le territoire de Rutshuru à plus ou moins 90 km au Nord-Ouest de la Ville de Goma, chef lieu de la province du Nord-Kivu ont causé plusieurs dégâts sur le plan humain et matériels.
Pour rappel, les affrontements ont commencé le mercredi 27 février 2013 à 5h, heure locale lorsque les éléments des APCLS s’étaient vus disperser par les unités des FARDC du 812ème régiment dirigé par le Colonel Mudahunga alors qu’ils allaient enterrer l’un de leur chef assassiné à proximité du Camps de Kahé à côté duquel se trouve installé l’Etat-Major du 812ème régiment. Cela a constitué l’élément déclencheur des affrontements entre les deux parties.
En effet, selon les résultats de nos enquêtes sur le terrain, les APCLS avaient déjà délogé les FARDC des coins stratégiques de la cité de Kitchanga l’avant midi de ce mercredi 27 février 2013.
En représailles, les FARDC, ont commencé à larguer les bombes et les obus dans les quartiers de la cité de Kitchanga sans distinction. Les premières qui auraient été larguées par les FARDC seraient celles qui auraient détruits les Bureaux de Médecins Sans Frontière Hollande et de Bon enfance.
Les crimes commis en violation du droit international humanitaire
Africa Reconciled a noté des attaques contre les personnes et leurs biens pendant et après les affrontements. La majorité de victimes de ces carnages sont les Hundes, les Nandes et les Hutus. Les FARDC et les APCLS se sont attaqués aux civils sur base de présomptions de leur appartenance ethnique et de leur connivence avec la partie belligérante.
<blockquote>Le bilan Humain

Plus de 120 personnes ont été tuées pendant ces affrontements. Une catégorie de victimes a été tuée à balles réelles, une deuxième catégorie de victimes a été tuée par des bombes, des obus des lances roquettes et une troisième catégorie de victimes a été tuée par l’incendie dans leurs maisons. Les recherches pour trouver les corps dans les décombres des maisons incendiées continuent. Plusieurs blessés sont accueillis dans les centres hospitaliers de Mweso et de CEBECCA Ndosho à Goma. Certains blessés graves ont été évacués par la MONUSCO vers Goma pour y recevoir les soins appropriés.

</blockquote>Bilan matériel
Le bilan matériel est énorme. Le centre commercial de Kitchanga (Hôtels, magasins, boutiques, pharmacies, restaurants) ont été détruits et incendiés. Les quartiers Camp Sayo, Mberere et remblaie ont été détruits à 90%. Selon la Croix Rouge locale, plus de 256 maisons ont été incendiées à l’aide de l’essence et 30 maisons ont été détruites ou endommagées par des bombes et des obus largués sur la cité par les FARDC.
Les bureaux des organisations humanitaires comme Médecin sans frontières Hollande, Bonenfance, la base de Heal Africa, le bureau de Bâtir notre terre et le bureau de la Commission Nationale des Réfugiés ont été détruits par des bombes et incendiés.
<blockquote>Observation

Les éléments des APCLS se sont retrouvés à Kitchanga sur invitation de l’Etat Major forces terrestres des FARDC pour leur intégration dans l’armée nationale.

</blockquote>Selon les informations récoltées auprès des sources indépendantes, les combattants APCLS étaient entrain d’être enregistrés et identifiés par les services de la 8ème région Militaire. Selon plusieurs sources contactées par Congo Peace Network sur le terrain, certaines maisons ont été incendiées à l’aide de l’essence par des personnes qui seraient présumées venir du camp de Kahe avec le soutien de certains militaires des FARDC après que les APCLS se seraient retirés de la cité. Les FARDC sous le commandement du Colonel Mudahunga et son adjoint Lt. Colonel Muhire n’avaient pas l’intention de laisser des quartiers à Kitchanga au regard du bilan sur le plan humain et matériel.
Au regard de tout ce qui précède nous rappelons que tous ces actes sont constitutifs des crimes de guerre et des cimes contre l’humanité au regard des conventions de Genève, du Statut de la Cour Pénale Internationale, du Code Pénal Congolais Militaire et des lois et coutumes internationales. Nous dénonçons le silence coupable des autorités et leur inaction après les crimes commis par les FARDC à Kitchanga.
<blockquote>AR invite le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à tirer toutes les conséquences juridiques pour lutter contre l’impunité de ces crimes commis par les membres de ses Forces Armées. A défaut, il sera tenu responsable de leurs actes au nom de la responsabilité hiérarchique.

</blockquote>AR exige l’arrestation du Colonel Mudahunga et de son adjoint le Colonel Muhire et leur mise à la disposition de la justice militaire pour des raisons d’enquête. Nous condamne sans ambages les actes d’attaques orientés contre les civils et leurs biens à Kitchanga en raison de leur appartenance ethnique ou idéologique et rappel à leurs auteurs que de tels actes constituent des violations graves des droits humains.
Fait à Goma, le 6 Mars 2013
Pascal Mugaruka,
Président.
www.africareconciled.org

http://democratiechretienne.org/2013/03/08/kitchanga-est-le-summum-du-chaos-de-lirresponsabilite-et-des-dysfonctionnements-qui-regnent-entre-letat-et-son-armee-crimes-commis-par-les-fardc-silence-coupable-de-kinshasa/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 15/3/2013, 2:11 pm

STRATEGIE DE LA TERRE BRULEE A KITCHANGA: CE QUI S’EST REELLEMENT PASSE A KITCHANGA SELON UN TEMOIN DE LA VILLE


par mpp le 15 mars 2013
PUBLIE DANS LE GROUPE « PARLONS EN » :
AUTEUR: Jacques Israel

FLASH MASISI/KITCHANGA : CE QUI S’EST REELLEMENT PASSE

VOICI L’ETAT DE LA VILLE DE KITCHANGA AU MASISI – NORD KIVU – EN CE MOMENT, APRES LES AFFRONTEMENTS MEURTRIER ENTRE FARDC/EX CNDP ET MAI MAI DE LA APCLS, EX ALLIES DE FARDC.

Selon nos sources surplaces (Humanitaires et
habitants), tout est parti du « fait que les retournés
Tutsi communément appelés les Réfugiés du
Rwanda étaient armés jusqu’au dent pour une
cause que vous connaissez bien CONQUÉRIR LE
MASISI TERRE DE PÂTURAGE POUR LEURS
VACHES !

Voici les faits : Le Gen. François OLENGA, CEM des
FARDC dans sa stratégie de résister à tout prix à
l’agresseur rwandais venu sous la veste du M23, va
trouver mieux d’initier une compagne patriotique
auprès de tous les Mai-Mai et combattants armés
(Groupes armés) de la région. C’est ainsi qu’il a
réussi à convaincre les APCLS de Janvier en
tendance Hunde et les NYATURA en tendance Hutu
de venir rejoindre les forces régulières pour mieux
combattre l’ennemi commun qui est l’agresseur le
M23. Les APCLS de Janvier ont été cantonné dans
la cité de Kitchanga en attendant leur lieu
d’intégration.

Pendant ce temps, les réfugiés Tutsi du Rwanda,
qui étaient dans les camps devenaient de plus en
plus menacent parce qu’ils étaient désormais bien
armés. La population Hunde de Kitchanga se
tentant menacée va interpeller les miliciens
d’APCLS de Janvier pour qu’ils viennent constater
le fait.
Malheureusement, celui-ci va envoyé un des
ces officiers pour enquêter dans le camps, il sera
simplement décapité par les Tutsi retournés du
Rwanda.
Pris de colère, Janvier va voir le
Commandant en Chef du 812 Régiment du Colonel
MUDAHUNGA, d’origine Tutsi et un Ex-CNDP (M23)
pour interpeller celui-ci du danger et de la situation
qui se passe dans le fameux camp. Ils se
conviennent ensemble de mener le lendemain un
bouclage dans ledit camp. Tôt le matin, les
éléments d’APCLS vont encerclé le camp des
réfugiés lourdement armés, ceux-ci se sentant à
leur tour envahit vont appeler leur Frère le Colonel
MUDAHUNGA qui leur répondra, qu’ils doivent à
tout prix attaquer les éléments APCLS et qu’il vient
lui-même avec ses troupes les renforcés.
Chose faite, les affrontements ont commencé entre les
deux camps ; APCLS seul contre FARDC 812eme
Régiment Tutsi Ex-CNDP du Col. Mudahunga + Ses
frères retournés du Rwanda armés. Les éléments
des APCLS ont reçu à repousser les Tusti de
Kitchanga.

Mudahunga se voyant perdu la bataille soit la cité
de Kitchanga, va demander renfort au nom des
FARDC, chose faite, la hiérarchie des FARDC va
dépêcher vite un renfort des Commandos FARDC
pour soutenir le camp de Mudahunga.

Janvier de l’APCLS, voyant que les commandos
venus en renfort sont ses frères congolais, va
décider de se retirer de Kitchanga pour éviter un
affrontement avec ses frères du sang Bantoues.
Chose faite, lorsque les Commandos arriveront,
Mudahunga leurs donnera une autre version de fait
autre ; il s’agit des Mai-Mai qui ont attaqué les
FARDC et ils se cachent dans les maisons, il suffit
de les brûler. Imaginez la suite des événements…..
Apres, le génocide sur les Hunde et certains Hutu
de Kitchanga par les éléments des FARDC Tutsi de
Mudahunga, les incendies, pillages…..
Les éléments de l’APCLS ont à nouveau attaqué les Tutsi de
Mudahanga, celui-ci croyait que les Commandos
vont l’aider mais hélas nos frères avaient vite
compris le piège dans lequel ils sont tombé en
brûlant les maisons des innocents congolais et
portant ainsi une responsabilité pénale, ils vont
simplement se retirer et laisser la place aux
éléments de l’APCLS qui ont à leur tour démanteler
tous les camps fantômes des rwandais venus sous
la bénédiction des Accords CNDP – Joseph Kabila de
2009 pour conquérir notre Masisi.
Pour l’instant, le 812 Régiment génocidaire Tutsi a été délocalisé loin
de Kitchanga je ne sais où pour semer ce qu’il sait
fait :
Distribué la mort aux congolais.
http://democratiechretienne.org/2013/03/15/strategie-de-la-terre-brulee-a-kitchanga-ce-qui-sest-reellement-passe-a-kitchanga-selon-un-temoin-de-la-ville/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 16/3/2013, 1:49 am

« LALA SALAMA »: LES FARDC ET LES GROUPES ARMES EXPLOITENT FINANCIEREMENT LES CIVILS DES ZONES DE GUERRE


par mpp le 15 mars 2013
Communautés locales f orcées de payer les salaires de l’armée de la RDC et les rebelles


Par Taylor Toeka Kakala Reprint | | Imprimer | Envoyer par e-mail

Les rebelles M23 sont parmi les autres groupes rebelles et l’armée congolaise qui ont été accusés d’avoir extorqué de l’argent des gens du pays pour payer leurs soldats. Crédit: William Lloyd-George/IPS
GOMA, 15 mars 2013 (IPS) – Sur le chemin de ses champs, Denise Mambo, un résident de Kitshanga, Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’arrête à une corde fixée sur son chemin.
<blockquote>« Personne n’a le droit de dépasser cette corde sans avoir à payer le » lala salama « , » une armée congolaise (FARDC) sergent connu seulement sous le surnom de Django explique à IPS.

Le « lala salama », terme swahili pour « dormir en paix », est une taxe illégale souvent imposé par l’armée et les rebelles de l’est de la RDC champs de bataille du Nord et du Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga et les provinces de l’Est – et en particulier dans la région de l’Ituri en le nord-est.

</blockquote>Initialement, « lala salama » était le nom d’une émission de radio diffusée par Kisangani basée sur Radio Liberté, est de la RDC, en 2000. À l’époque, le programme a été exécuté par un agent appartenant à un groupement politique congolaise alliée à l’Ouganda, qui a accusé le Rwanda et ses alliés au sein de la RDC de causer des malheurs du pays.
Maintenant, « lala salama » est plus une question d’argent que de l’idéologie.

Chaque personne sur leur chemin pour récolter leurs champs doivent payer une taxe d’un dollar ou l’équivalent de deux à trois kilogrammes de récoltes aux hommes postés aux points de contrôle informels. Cette taxe illégale est parfois appelé une «contribution de sécurité. »
«Parfois, l’armée et la milice ne commencent à se battre juste pour contrôler un marché ou un chemin qui mène aux champs», Jean Ngoa, le chef traditionnel pour Kitshanga, Nord-Kivu, a déclaré à IPS.
Les groupes armés ont également imposé une taxe parallèlement aux impôts locaux sur les marchés. La taxe varie de 20 cents à 10 dollars, en fonction de la quantité de marchandises d’un fournisseur. Cette somme est payable le jour du marché, généralement deux fois par semaine, et reflète les taux d’autorités locales, qui sont aussi les ramasser à la même heure.
Depuis l’échec de l’intégration des anciens rebelles dans l’armée congolaise en 2009, ce qui a conduit à la M23 rébellion ou mutinerie de l’armée en Avril 2012, la population civile est devenue l’une des principales sources de revenus pour nourrir les FARDC, les groupes rebelles armés, et la milice rwandaise comme les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda.
Aujourd’hui, les cinq provinces de l’est de la RDC regorgent de milice, et des milliers de civils ont été victimes de pillages, de viols et d’assassiner, selon Juvénal Munubo, député de Walikale, au Nord-Kivu, et membre du Comité de l’Assemblée nationale de la défense et sécurité.

« Mais les civils sont également victimes d’exploitation financière insupportable », at-il dit à IPS.

Le général François Olenga a été nommé chef d’état-major des FARDC en Novembre 2012, suite à des accusations dans un rapport des Nations Unies que son prédécesseur, le général Gabriel Amisi, vendait des armes aux rebelles. Olenga reconnu l’inefficacité de l’armée et a tenté de rassurer ses troupes. «Je veillerai personnellement à ce que chaque soldat reçoit son salaire», il a promis à l’époque.
Bien que les chefs de l’armée disent que le salaire moyen d’un soldat est passé de 10 à 60 dollars par mois entre 2006 et 2013, les soldats affirment que leur salaire est insuffisant et irrégulier. Des civils ont été la proie la plus facile pour racket.
«Si nous avons la chance de recevoir de l’argent, nous obtenons 60.000 dollars pour payer mille hommes, officiers compris,« le capitaine George Sakombi du régiment 810e à Masisi, Nord-Kivu, a déclaré à IPS.
« Nous étions dans une armée sans salaire», le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, le porte-parole des rebelles qui M23 ont pris le contrôle de Goma en Novembre 2012, a dit à IPS. Les rebelles sont M23 de l’ancien Congrès national pour la défense du peuple, qui a signé un accord de paix avec le gouvernement congolais en Mars 2003.
Le « lala salama » fiscale a encouragé la création de groupes armés. Au Nord-Kivu, par exemple, entre 2008 et 2013, le nombre de groupes armés est passé de 12 à 25 ans, selon les organisations de la société civile. Au Sud-Kivu, le nombre de groupes armés est passé de 11 en 2008 à environ 20 en 2013.

S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, un professeur de la ville de marché de Kashuga, le Nord-Kivu a déclaré à IPS que son village a été attaqué 12 fois entre Avril et Juillet 2012 par les forces armées congolaises, l’Alliance rebelle des patriotes pour un Congo libre et souverain, et le groupe M26. Ce dernier est un nouveau groupe rebelle, qui réclame la mise en œuvre intégrale de l’accord de paix Mars 2009 entre le gouvernement et la Résistance patriotique congolaise, qui est maintenant un parti politique.
«Quand ils ont pris Kashuga, le M26 forcé chaque personne de plus de 13 ans pour payer 1.200 francs congolais (un peu plus d’un dollar), » at-il dit. La taxe est appelée «rengera buzima», qui signifie «protéger la vie» en kinyarwanda, la langue « locale ».
Contrairement à la « salama lala » où personne ne demande une preuve de paiement », la milice M26 passe par les PDI (personnes déplacées à l’intérieur) des camps, des écoles et des églises pour forcer tout le monde à montrer leurs recettes» rengera buzima « , » dit le professeur.

http://www.ipsnews.net/2013/03/local-communities-forced-to-pay-salaries-of-drc-army-and-rebels/

google traduction

http://democratiechretienne.org/2013/03/15/lala-salama-les-fardc-et-les-groupes-armes-exploitent-financierement-les-civils-des-zones-de-guerre/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 21/2/2014, 8:37 pm

M23, ADF-Nalu, FDLR, Bakata-Katanga… : insécurité en RD Congo, des signaux d’impuissance !
Publié par lephare le 21 février 2014 | 105 views | dans A la une, Actualités | 0 Comment

L’annonce des opérations conjointes FARDC -  Monusco dans les jours à venir, en vue d’éradiquer les Bakata-Katanga ainsi que des groupuscules armés qui sèment l’insécurité au Nord-Katanga, tout en réjouissant de nombreux compatriotes, ne jette pas moins le doute dans les esprits quant à l’état de notre système de défense. L’armée nationale n’est-elle pas en mesure de sécuriser, sans concours militaire extérieur, cette partie de la République ? Qu’est-ce qui manque aux officiers et soldats congolais pour mettre hors d’état de nuire des « forces négatives » encore embryonnaires, dont les combattants et les commanditaires sont connus sur la place publique ?
 Il est bon de rappeler qu’en ce début d’année, une mission de sensibilisation comprenant des notables, des députés, des sénateurs, des ministres et des responsables religieux du Katanga a battu campagne en faveur du désarmement volontaire des milices armées qui écument cette province et du règlement des conflits par le dialogue. Mais, au terme de sa balade à travers les villes et villages de la province cuprifère, l’impression du moment est qu’elle a prêché dans le désert. Car, au lieu de fléchir, l’insécurité entretenue par les « Bakata-Katanga » et d’autres forces négatives s’installe de plus belle.
 Des signaux d’impuissance 
L’entrée en scène imminente de la Monusco sur la scène katangaise, à l’image des troupes de  l’ONUC (Organisation des Nations Unies au Congo) en 1960, est perçue par nombre d’observateur comme un signal d’impuissance, lequel vient s’ajouter à ceux qui proviennent du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de la Province Orientale. Dans les trois provinces à la situation sécuritaire toujours volatile, les forces négatives internes (nébuleuses Mai-Mai, Hema, Lendu) comme externes (FDLR, ADF-Nalu, Mbororo) continuent de narguer au quotidien les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Il a fallu, pour chasser les rebelles du M23 du Nord-Kivu, un solide appui logistique de la Monusco et de la Brigade d’Intervention des Nations Unies aux troupes gouvernementales congolaises. Mais, en dépit de cette victoire militaire, le Nord-Kivu est loin de retrouver la voie de la paix, ainsi que le démontrent les foyers d’insécurité en ébullition dans cette province. Il y a de sérieuses raisons de s’inquiéter car cela fait maintenant 20 ans que l’Est du pays n’est toujours pas pacifié. Et c’est depuis presque 15 ans que les casques bleus de la Monuc d’abord et de la Monusco ensuite y sont déployés, dans l’espoir de mettre fin à l’insécurité.
Si les Congolais ne font pas attention, le Nord-Katanga risque de basculer, à l’image du Nord-Kivu, dans une insécurité chronique, avec des territoires entièrement sous contrôle des Bakata-Katanga et d’autres groupes armés que l’attentisme général a laissé prospérer.
 Tolérance zéro contre BDK et Enyele… complaisance vis-à-vis des Bakata-Katanga
Lorsque les adeptes du mouvement mystico-religieux BDK (Bundu dia Kongo) au Bas-Congo et les Enyele à l’Equateur avaient tenté de se soulever contre l’autorité établie, il leur avait été appliqué la tolérance zéro. Des instructions formelles avaient été données aux forces de l’ordre pour étouffer dans l’œuf les velléités d’insurrection manifestées par les uns et les autres. Bien que des organisations congolaises et internationales de défense des droits de l’homme aient accusé le pouvoir en place à Kinshasa d’avoir fait usage des moyens disproportionnés pour mater des miliciens porteurs d’armes blanches, l’ordre avait été rétabli par la force.
D’où, beaucoup s’étonnent de voir les forces de sécurité nationale, qui ne sont pas absentes au Katanga, ne pas appliquer la tolérance zéro contre les « Bakata-Katanga » et les nébuleuses armées qui ont pris cette province en otage. Pourquoi l’armée nationale affiche-t-elle, dans cette partie de la République, une attitude qui s’apparente à la complaisance et, partant, au refus de l’Etat de détruire les poches d’insécurité ? Voudrait-on conduire le Katanga vers le pourrissement de la situation, afin de laisser la Monusco s’installer dans la durée ? En tout cas, au vu des proportions inquiétantes que prend la situation sécuritaire au Nord-Katanga, on s’attendait à une réponse autre que celle du recours à cette force onusienne.
 Après la Monusco… le déluge ?
Les observateurs ne cessent d’attirer l’attention des autorités politiques et militaires congolaises, depuis la fin du Dialogue intercongolais en 2003, sur le caractère limité des mandats des troupes onusiennes en territoire congolais. En principe, de telles alertes devaient les inciter à prendre à cœur les recommandations pertinentes adoptées à l’occasion de ce forum au sujet de la nécessité de réformer l’armée, la police et les services de sécurité du pays.
Malheureusement, l’urgence que devait revêtir le processus de réforme de notre système national de défense semble avoir cédé le pas à la logique de la dépendance militaire et sécuritaire vis-à-vis de la Monuc hier et de la Monusco aujourd’hui. Les gestionnaires de l’armée nationale, de la police nationale et des services de sécurité donnent la désagréable impression d’agir comme si les forces étrangères actuellement présentes sur notre sol y resteraient pour l’éternité, de telle sorte qu’à la moindre alerte à la rébellion, elles pourraient voler à notre secours sans se faire prier.
Cette acceptation volontaire de notre « colonisation militaire » pourrait avoir comme revers de la médaille l’implosion du pays en deux ou plusieurs Républiquettes, comme c’est le cas aujourd’hui de la Corée du Nord et du Sud, du Soudan et du Sud-Soudan, de l’Ethiopie et de l’Erythrée, etc. La RDC ne peut pas survivre comme Etat autonome uni, si sa sécurité doit tout le temps dépendre des forces armées étrangères.
Kimp

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  ndonzwau le 26/2/2014, 7:38 pm

"RDC : Quelles leçons tirer des rébellions congolaises ?
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quelles-lecons-tirer-des-rebellions-congolaises/
Des chercheurs du Projet Usalama se sont plongés pendant 18 mois sur les motivations et les modes de fonctionnement des groupes armés en République démocratique du Congo (RDC). Une analyse instructive pour mieux comprendre les conflits dans cette région.

Que savons-nous des groupes armés et des rébellions qui sévissent depuis maintenant 20 ans en République démocratique du Congo (RDC) ? Pendant un an et demi, les chercheurs du Projet Usalama du Rift Valley Institut (RVI) ont enquêté sur le terrain, essentiellement à l’Est de la  RDC. 11 rapports ont ensuite été publiés sur les différents groupes armés, des ex-CNDP au M23 en passant par les Pareco, les Raïa Mutomboki ou les FPRI de la province de l’Ituri 
(documents à télécharger ici). Les informations contenues dans ces enquêtes sont sans doute les mieux renseignées et les plus à jour pour comprendre l’histoire et les multiples motivations des groupes armés congolais. Une meilleure compréhension de ces groupes permettra-t-elle d’expliquer pourquoi les conflits perdurent depuis si longtemps dans l’Est du Congo ? C’est ce que pensent les membres du Projet Usalama qui ont présenté fin novembre 2013 les conclusions de leurs travaux à Kinshasa.

Des causes déjà identifiées

Pour Jason Stearns, le directeur du Projet Usalama, les objectifs de ces enquêtes étaient tout d’abord d’expliquer la « persistance du conflit« . Les théories communément avancées pour expliquer le conflit congolais, tournaient essentiellement autour de la faiblesse de l’Etat, de l’ingérence du voisin rwandais, des conflits locaux et notamment l’accès à la terre et enfin la course à la prédation des richesses naturelles. Les conclusions du Projet Usalama apportent un éclairage, sinon différent, du moins complémentaire aux causes déjà identifiées du conflit.

Des erreurs à ne pas renouveler

Selon Jason Stearns quatre facteurs expliquent la persistance de la guerre dans les Kivus. « Paradoxalement, explique le responsable du Projet Usalama, le processus de paix mené entre 2003 et 2006 a été une des causes de la perpétuation de la guerre« . Pour le chercheur, « le fait que le RCD (prédécesseur du CNDP et de M23) était à deux doigts de tout perdre à cause du processus de paix, explique la création d’une nouvelle rébellion (CNDP) pour sauvegarder ses intérêts. » Au Congo, les accords de paix portent en effet souvent les germes des nouvelles rébellions. Le Projet Usalama explique ensuite que les nombreux groupes armés (CNDP, M23, FDLR, FNL…) ont eu « un effet démultiplicateur, poussant d’autres groupes à prendre les armes, soit pour les soutenir, soit pour se défendre. » Selon Jason Stearns, les groupes armés se sont également « progressivement détachés des communautés locales au sein desquelles ils étaient apparus dans les années 66 et 90. » Ces groupes armés auraient alors rejoint les « élites » politiques et économique de la région.

L’armée à reconstruire

La « militarisation » de la vie politique congolaise,
constitue aussi une des raisons de la persistance de la violence à l’Est, notamment lors des rivalités électorales. D’après l’enquête du Projet Usalama, « la violence est aujourd’hui un outil qu’exploitent les politiciens et les hommes d’affaires pour négocier des postes de pouvoir avec l’Etat. » Les politiciens locaux se servent des groupes armés pour « mobiliser » les électeurs pendant les campagnes électorales. Dernier point soulever par les enquêtes des chercheurs : « les multiples vagues d’intégration des groupes armés dans l’armée nationale n’ont fait qu’affaiblir les FARDC« , toujours en cours de reconstruction.

Les bailleurs engagés « politiquement«

Les voies de sorties de crise
sont étroites pour mettre fin au règne des groupes armés en RDC (ils sont encore une quarantaine à sévir à l’Est du pays). Un double objectif est à atteindre pour Jason Stearns : mettre un terme à la violence des groupes armés et réformer en profondeur l’armée régulière (FARDC). Pour à venir à bout des rébellions à répétition, le Projet Usalama estime qu’il faut « démanteler les réseaux de soutien aux groupes armés« . Les chefs militaires de ces groupes doivent être « amenés devant les tribunaux » pour mettre fin à l’impunité qui règne dans la région. Il faut ensuite que les bailleurs de fonds « délaissent les démarches technocratiques » et « s’engagent sur un plan politique« .

Démobilisation – Réinsertion


Les enquêtes du Projet Usalama révèlent enfin une mutation inquiétante des groupes armés sur le terrain. Certains groupes d’auto-défense, qui se sont constitués en réponse à l’insécurité, sont devenus avec le temps eux-mêmes des sources d’insécurité. C’est notamment le cas des groupes Maï-Maï, qui se sont construits en réactions à l’arrivée des rébellions soutenues par le Rwanda (RCD et ensuite du CNDP) ou des Raï Mutomboki qui combattent les milices hutus rwandaises des FDLR. En luttant militairement contre les FDLR, la « franchise » Raï Mutomboki, s’est ensuite démultipliée dans plusieurs territoires de l’Est. Plusieurs groupes locaux autonomes ont alors vu le jour. Selon le Projet Usalama « les conflits avec l’armée congolaise ont augmenté et les exactions contre les populations locales sont devenues de plus en plus fréquentes ». Pour ces groupes, une délicate intégration dans l’armée congolaise est à envisager ainsi qu’un plan de démobilisation et de réinsertion. Pour l’heure, ces deux initiatives sont encore au point mort en RDC."

Pour plus d’informations sur le Projet Usalama vous pouvez consulter le site du Rift Valley Institut 
(RVI) ici. 

° http://riftvalley.asilialtd.com/publications      
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Dernière édition par ndonzwau le 27/2/2014, 12:47 am, édité 1 fois

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 26/2/2014, 8:15 pm

PROPHETIQUE....http://democratiechretienne.org/2013/03/04/genese-de-la-somalisation-du-kivu/

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 11/4/2014, 12:09 am

Est : A quoi joue le très énigmatique "Joseph Kabila"? / CONGOINDEPENDANT
par fsddc le 10 avril 2014
Nord-Kivu, Sud-Kivu, Province Orientale :
Est :
A quoi joue le très énigmatique "Joseph Kabila"?

"Joseph Kabila", le "commandant suprême" d’une armée congolaise impuissante face aux milices nationales et étrangères
Suite aux violents combats qui ont opposé l’armée congolaise aux combattants maï maï Yakutumba, trois mille citoyens ont fui leur foyer mercredi 9 avril dans la localité de Misisi (Fizi) dans la province du Sud-Kivu. Les gouvernants congolais actuels démontrent, une fois de plus, leur impuissance – à moins qu’il ne s’agisse de complicité – à garantir à la population des conditions minimales de sécurité. Comble d’ironie, on apprenait que le parti présidentiel (PPRD) se serait enrichi de plus de 400 nouveaux membres. La partie orientale du Congo-Kinshasa est plus jamais malade de la duplicité de "Joseph Kabila".
A quel jeu se livrent "Joseph Kabila" et ses nombreux acolytes dans la partie orientale du Congo-Kinshasa mais aussi au Katanga? Comment expliquer l’inefficacité tant des pouvoirs publics à venir à bout des milices qui imposent leur "loi", depuis plus d’une décennie, dans ces régions du pays? A quoi sert l’arsenal exhibé lors des parades militaires?

Selon des organisations non gouvernementales locales, plusieurs milliers de personnes – il est question de 3.000 – ont fui leurs habitations mercredi 9 avril. En cause, des violents affrontements ayant opposé l’armée congolaise aux éléments d’une des nébuleuses maï maï dite "Yakutumba", du nom de son "leader", un certain William Amuli Yakutumba. Les combats ont eu lieu aux environs de la localité de Misisi, situé dans le territoire de Fizi à 250 kilomètres. Des victimes se compteraient par dizaines dans les deux camps. Un colonel et un major des FARDC seraient parmi les blessés.
Ces combattants maï maï tentaient, semble-t-il, de s’emparer des localités de Katshemba, Misisi et Lulimba. Ils escomptaient, par ces prises, contraindre le gouvernement à s’asseoir à la table de négociation. Pour négocier quoi?
La duplicité de "Joseph Kabila"
Les maï maï Yakutumba entendaient manifestement réclamer le même "traitement privilégié" réservé à leurs "congénères" des Ba Kata Katanga. Le 31 janvier dernier, 220 membres de ce dernier groupe armé, natifs de Manono, au Nord Katanga, ont été acheminés à la Base de Kitona. But : suivre une formation militaire. Sur ordre de «Joseph Kabila».
Selon divers témoignages, des soupçons de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pèsent pourtant sur ces hors-la-loi qui bénéficient ainsi d’une prime à l’impunité de la part du premier magistrat du pays. Un premier magistrat censé garantir à tous les citoyens une égale protection devant la loi. Inutile de souligner que le Katanga est le fief des puissants du jour.
Les actes de "Joseph Kabila" n’étant soumis à aucun contrôle judiciaire ou parlementaire, le "raïs" gère le pays au gré de ses intérêts. C’est un secret de Polichinelle de dire que "Joseph" entretient des contacts avec les rebelles hutus des FDLR. D’autre part, trois mois après l’assassinat du colonel Mamadou Ndala, nul ne sait les conclusions de l’enquête (?) qui a été ouverte. Il en est de même des attaques du 30 décembre 2013 à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu. Attaques revendiquées Joseph Mukungubila.
Mi-mars dernier, le "général de Brigade" Delphin Kahimbi, un des fidèles parmi les fidèles du "commandant suprême" des FARDC au Sud Kivu, invitait les combattants maï maï Raïa Mutomboki à quitter leur maquis à Shabunda et Walungu. Un délai de dix jours leur était donné en vue de leur intégration dans l’armée nationale. La question n’a jamais fait l’objet d’une délibération au Conseil des ministres.
En incluant tous ces bandits dans les FARDC, "Joseph Kabila" ne serait-il pas en train d’exécuter un plan destiné à entretenir l’instabilité permanente dans la partie orientale du pays et au Katanga?
"Les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent"
Comble d’ironie, pendant que des milliers de Sud Kivutiens errent sous les intempéries, on apprenait, via une dépêche datée du 7 avril de la très officielle Agence congolaise de presse, que le parti présidentiel (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) se serait enrichi de quatre cent soixante quatre nouveaux membres ayant adhéré, la veille, à Bukavu et à Nyangezi (territoire de Walungu).
A Bukavu, l’accueil des nouveaux membres a eu lieu dans la commune de Bagira. La cérémonie a été présidée par le gouverneur Marcellin Cishambo, en sa qualité de président l’Interfédéral de cette formation politique passe de s’ériger en parti-Etat. "Marcellin" a appelé les nouveaux militants "à soutenir le président Joseph Kabila Kabange en sa qualité d’initiateur de ce parti pour son action de pacification et de développement de la RDC". Si le chef de l’Etat et les gouverneurs des provinces se considèrent au service du "clan kabiliste", qui s’occupera, dès lors, de l’intérêt général? Les peuples n’ont décidément que les dirigeants qu’ils méritent…
Issa Djema/B.A.W
© Congoindépendant 2003-2014
http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8827

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  Imperium le 11/4/2014, 9:36 pm

Est-il rwandais ou congolais?


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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  KOTA le 13/5/2014, 10:13 pm

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Re: GENESE DE LA SOMALISATION DU KIVU

Message  Tsippora le 13/5/2014, 10:33 pm

S'ils avaient commence par l'Afdl, leurs conclusions seraient surement differentes.
ndonzwau a écrit:
"RDC : Quelles leçons tirer des rébellions congolaises ?
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quelles-lecons-tirer-des-rebellions-congolaises/
Des chercheurs du Projet Usalama se sont plongés pendant 18 mois sur les motivations et les modes de fonctionnement des groupes armés en République démocratique du Congo (RDC). Une analyse instructive pour mieux comprendre les conflits dans cette région.

Que savons-nous des groupes armés et des rébellions qui sévissent depuis maintenant 20 ans en République démocratique du Congo (RDC) ? Pendant un an et demi, les chercheurs du Projet Usalama du Rift Valley Institut (RVI) ont enquêté sur le terrain, essentiellement à l’Est de la  RDC. 11 rapports ont ensuite été publiés sur les différents groupes armés, des ex-CNDP au M23 en passant par les Pareco, les Raïa Mutomboki ou les FPRI de la province de l’Ituri 
(documents à télécharger ici). Les informations contenues dans ces enquêtes sont sans doute les mieux renseignées et les plus à jour pour comprendre l’histoire et les multiples motivations des groupes armés congolais. Une meilleure compréhension de ces groupes permettra-t-elle d’expliquer pourquoi les conflits perdurent depuis si longtemps dans l’Est du Congo ? C’est ce que pensent les membres du Projet Usalama qui ont présenté fin novembre 2013 les conclusions de leurs travaux à Kinshasa.

Des causes déjà identifiées

Pour Jason Stearns, le directeur du Projet Usalama, les objectifs de ces enquêtes étaient tout d’abord d’expliquer la « persistance du conflit« . Les théories communément avancées pour expliquer le conflit congolais, tournaient essentiellement autour de la faiblesse de l’Etat, de l’ingérence du voisin rwandais, des conflits locaux et notamment l’accès à la terre et enfin la course à la prédation des richesses naturelles. Les conclusions du Projet Usalama apportent un éclairage, sinon différent, du moins complémentaire aux causes déjà identifiées du conflit.

Des erreurs à ne pas renouveler

Selon Jason Stearns quatre facteurs expliquent la persistance de la guerre dans les Kivus. « Paradoxalement, explique le responsable du Projet Usalama, le processus de paix mené entre 2003 et 2006 a été une des causes de la perpétuation de la guerre« . Pour le chercheur, « le fait que le RCD (prédécesseur du CNDP et de M23) était à deux doigts de tout perdre à cause du processus de paix, explique la création d’une nouvelle rébellion (CNDP) pour sauvegarder ses intérêts. » Au Congo, les accords de paix portent en effet souvent les germes des nouvelles rébellions. Le Projet Usalama explique ensuite que les nombreux groupes armés (CNDP, M23, FDLR, FNL…) ont eu « un effet démultiplicateur, poussant d’autres groupes à prendre les armes, soit pour les soutenir, soit pour se défendre. » Selon Jason Stearns, les groupes armés se sont également « progressivement détachés des communautés locales au sein desquelles ils étaient apparus dans les années 66 et 90. » Ces groupes armés auraient alors rejoint les « élites » politiques et économique de la région.

L’armée à reconstruire

La « militarisation » de la vie politique congolaise,
constitue aussi une des raisons de la persistance de la violence à l’Est, notamment lors des rivalités électorales. D’après l’enquête du Projet Usalama, « la violence est aujourd’hui un outil qu’exploitent les politiciens et les hommes d’affaires pour négocier des postes de pouvoir avec l’Etat. » Les politiciens locaux se servent des groupes armés pour « mobiliser » les électeurs pendant les campagnes électorales. Dernier point soulever par les enquêtes des chercheurs : « les multiples vagues d’intégration des groupes armés dans l’armée nationale n’ont fait qu’affaiblir les FARDC« , toujours en cours de reconstruction.

Les bailleurs engagés « politiquement«

Les voies de sorties de crise
sont étroites pour mettre fin au règne des groupes armés en RDC (ils sont encore une quarantaine à sévir à l’Est du pays). Un double objectif est à atteindre pour Jason Stearns : mettre un terme à la violence des groupes armés et réformer en profondeur l’armée régulière (FARDC). Pour à venir à bout des rébellions à répétition, le Projet Usalama estime qu’il faut « démanteler les réseaux de soutien aux groupes armés« . Les chefs militaires de ces groupes doivent être « amenés devant les tribunaux » pour mettre fin à l’impunité qui règne dans la région. Il faut ensuite que les bailleurs de fonds « délaissent les démarches technocratiques » et « s’engagent sur un plan politique« .

Démobilisation – Réinsertion


Les enquêtes du Projet Usalama révèlent enfin une mutation inquiétante des groupes armés sur le terrain. Certains groupes d’auto-défense, qui se sont constitués en réponse à l’insécurité, sont devenus avec le temps eux-mêmes des sources d’insécurité. C’est notamment le cas des groupes Maï-Maï, qui se sont construits en réactions à l’arrivée des rébellions soutenues par le Rwanda (RCD et ensuite du CNDP) ou des Raï Mutomboki qui combattent les milices hutus rwandaises des FDLR. En luttant militairement contre les FDLR, la « franchise » Raï Mutomboki, s’est ensuite démultipliée dans plusieurs territoires de l’Est. Plusieurs groupes locaux autonomes ont alors vu le jour. Selon le Projet Usalama « les conflits avec l’armée congolaise ont augmenté et les exactions contre les populations locales sont devenues de plus en plus fréquentes ». Pour ces groupes, une délicate intégration dans l’armée congolaise est à envisager ainsi qu’un plan de démobilisation et de réinsertion. Pour l’heure, ces deux initiatives sont encore au point mort en RDC."

Pour plus d’informations sur le Projet Usalama vous pouvez consulter le site du Rift Valley Institut 
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