FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

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Message  Troll le 29/3/2013, 12:51 am

LIKAMBO OYO... E MATI NZETE Twisted Evil

Sur RFI..on parle d´une autre histoire...où il s´agit des acteurs politiques katangais qui s´opposent ouvertement á l´application de la constitution...
En clair, la partition du Katanga prevue dans la constitution n´est pas acceptée par ceux qui sont puissants..et au pouvoir en ce moment Twisted Evil

Ce que la constitution met tout simplement fin á l´existence du Katanga..avec plusieures provinces..or la réalité est que Lubumbashi par exemple sera la capitale d´une province du Sud...où (mes excuses) les Balubakat au pouvoir ne possedent aucune influence car devant se contenter d´une province au Nord Katanga avec Manono comme capitale Laughing
Pire encore, la question des "ressources minières" dont les industries se concentrent au Sud ne fait pas le bonheur des Balubakat Laughing

Des ministres et des parlementaires..en mission de "pacification" Question Wait and see Arrow

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  Tsippora le 29/3/2013, 8:05 pm

Moise Katumbi, comme bcp d'autres gentils membres de ce régime sont la gangrène qui empêche à la population de se révolter et se libérer de l'imposteur et sa clique de jouisseurs. Il passe son temps à rassurer Joseph qu,il ne veut pas le remplacer et a même battu campagne pour lui mais les Congolais continuent à lui accorder du crédit. si ce n'est pas déjà fait, allez voir le film de Thierry Michel et vous me direz ce que vous en pensez.

Les investisseurs et la BM ont commencé à menacer le régime s'il continue à se montrer incapable de protéger leurs actifs. Si on vérifie les actions boursières des compagnies minières actives au Katanga, on pourra constater qu'elles ont chuté considérablement. Comme quoi il faut kozwa bango na côté le plus pete...

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 29/3/2013, 9:58 pm

Même en écoutant les analyses, explications, communications des autorités nationales et locales, de la Société Civile, des journalistes et autres observateurs, la signification de cette incursion/reddition des "Kata Katanga" parait confuse ! Veut-on vraiment en divulguer la vérité ?

Déjà le scénario de leur cavale dans Lubumbashi révèle une curieuse impunité, des failles des services sécuritaires et pourquoi pas des complicités sinon un laisser-faire suspect !
Que veulent-ils et que revendiquent les arrière-boutiques qui les soutiendraient ?
Le séparatisme katangais actuel (ils auraient tenté de hisser le "drapeau katangais") ?
Le refus du découpage constitutionnel de la province qui couperait le Nord dont ils sont du Sud plus juteux ?
Une autre revendication comme cette info qu’on recoupe quelque part selon laquelle certains balubakats reprocheraient à Kanambe son "ingratitude" après qu’ils l’eurent adopté et porté victorieusement (Numbi suspendu, Ngoy Mulunda en stand-by, Katumba décédé…) ou seulement des rivalités en leur sein ?
Une vraie reddition acceptée de ces Mai Mai et négociée pour un compromis acceptable qui aurait mal tourné piégée ?
Et pourquoi pas un épisode d’un plan qui nous dépasse (rumeurs des soldats "rwandais" au Katanga) ?

Il y a quelques jours le crapuleux Kyungu appelait à désarmer et Katumbi malgré ses velléités réitérées d’abandonner la politique vient d’être nommé Président du Pprd local… : que signifient toutes ces gesticulations ?
Il existe bien au Katanga un balai de revendications sociales et politiques comme des positionnements et rivalités politiciennes qui ne cachent plus un malaise certain divers des populations et des politiciens, que la cavale des Mai-Mai, bande des cadets entrepreneurs politico-militaro-mafieux, instrumentalisés ou pas, qui cherchent autant à manger qu’à exister dans un Katanga autonome et fécond, confirme !

Au haut Est l’insécurité est attestée et visible de tous mais le Katanga, fief revendiqué de notre petit Chef, n’est pas autant paisible qu’il n’y parait (combien des troubles et morts -dont 35 dans cette dernière épopée- depuis un certain temps ?), une situation trouble que le pouvoir ne contrôle pas…
250 Mai-Mai ont été transférés à Léo et seront déférés devant la justice (leurs soutiens aussi, espérons-nous); des enquêtes parlementaires et gouvernementales ont été diligentées… : en saura-t-on plus ; veut-on la vérité et surtout celle-ci aboutira-t-elle à sanctionner les coupables, à régler les différends, à sécuriser la province ?

La vérité est sans doute que des politiciens, fédéralistes comme Kyungu et unitaristes comme les balubakats mais tous ou presque autonomistes katangais, instrumentalisent les frustrations et révoltes des populations ici-là pour capitaliser leurs intérêts tandis que ceux nationaux, internationaux et locaux qui les défendent pataugent dans cette fange !
Jusqu'où, jusque quand ?


° http://radiookapi.net/actualite/2013/03/28/entree-des-mai-mai-lubumbashi-7-ministres-des-deputes-nationaux-rencontrent-les-autorites-locales/
° http://radiookapi.net/en-bref/2013/03/23/panique-lubumbashi-la-suite-de-larrivee-des-miliciens-bakata-katanga/
° http://radiookapi.net/actualite/2013/03/27/lassemblee-nationale-va-depecher-une-mission-dinformation-sur-la-situation-securitaire-au-katanga/
° http://radiookapi.net/actualite/2013/03/25/rdc-le-gouvernement-diligente-une-enquete-sur-lentree-des-mai-mai-lubumbashi/#more-146515
° http://radiookapi.net/actualite/2013/03/25/rdc-230-miliciens-bakata-katanga-transferes-de-lubumbashi-kinshasa/
° http://www.rfi.fr/afrique/20130325-rdc-katanga-guerriers-mai-mai-transferes-lubumbashi-kinshasa-monusco
° http://www.rfi.fr/afrique/20130325-rdc-mai-mai-decoupage-katanga-lubumbashi
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130325162028/moise-katumbi-katanga-lubumbashi-unafecrdc-la-mysterieuse-reddition-des-kata-katanga-a-lubumbashi.html
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2013/03/24/des-mai-mai-revoltes-envahissent-lubumbashi/
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7896
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7894
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7889

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  KOTA le 31/3/2013, 9:01 pm

EXCELLENTE ANALYSE, CHER NDON
La vérité est sans doute que des politiciens, fédéralistes
comme Kyungu et unitaristes comme les balubakats mais tous ou presque
autonomistes katangais, instrumentalisent les frustrations et révoltes des
populations ici-là pour capitaliser leurs intérêts tandis que ceux nationaux,
internationaux et locaux qui les défendent pataugent dans cette fange
!
Jusqu'où, jusque quand ?

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  KOTA le 2/4/2013, 12:31 pm

La societé civile du Katanga accuse John Numbi et le Gouverneur de la Banque Centrale d’ être les commanditaires de l’ insecurité au Katanga


par mpp le 2 avril 2013
Voici le rapport des ONG de la societé civile du Katanga accusant John Numbi et Le Gouverneur de la Banque Centrale d’ être les commanditaires de l’ insecurité au Katanga.

IV. RESPONSABILITES
Les informations faisant état de l’attaque de la ville de Lubumbashi et de la date probable de ces attaques ont été mises à la portée des responsables chargées de la sécurité qui ne les ont pas prises au sérieux.
<blockquote>En effet, le jeudi 21 mars 2013 un groupe Ba Kata Katanga qui s’étaient évadé de l’ANR s’étaient réfugiés dans la ferme nommé Beijing appartenant au Général John NUMBI et après vérification, aucun ordre de les maitriser n’a été donné. Il s’en est suivi que quelques jours seulement après, il y a eu assaut de la ville de Lubumbashi le samedi 23 mars 2013.

</blockquote>Plusieurs assaillants interrogés par les enquêteurs des Organisations de la société civile du Katanga ont avoué que le chef Ferdinand KAZADI NTANDA IMENA MUTOMBO était en contact régulier avec le Général John NUMBI qui le fournirait en armes et minutions ainsi que des stratégies d’attaques. En outre , on se souviendra qu’alors qu’il était encore ambassadeur de la RDC en Zambie, l’actuel Ministre provincial de l’Intérieur, Monsieur Jean Marie DIKANGA Kazadi avait fait arrêté et déféré devant les autorités nationales Monsieur Ferdinand KAZADI NTANDA pour le même activisme qui l’avaient libéré sans aucune forme de procès.
<blockquote>S’agissant de leur source des finances, ils ont aussi reconnu que le Gouverneur de la Banque Centrale Monsieur Masangu MULONGO est l’un de leur pourvoyeur. Ils ont toujours reçu des nouvelles coupures de billets banque de 10.000 et 20.000 francs congolais à titre d’encouragement pour les différentes attaques opérées.

</blockquote>Pour les organisations membres de la société civile du Katanga, les services de sécurité ont donc fait montre non seulement d’une mauvaise lecture de la situation, mais aussi n’ont pas pris des mesures appropriées pour les empêcher de réaliser leur plan. Pire encore, des éléments de la police et de l’armée ont fortement paniqué au point d’abandonner leurs armes après avoir enfilé des tenues civiles. Elle salue la décision du gouvernement central de mettre en place une commission d’enquête, elle exige cependant sa participation et celle de la MONUSCO dans la dite commission pour raison de transparence. 10
Il est à noter qu’une grande discordance règne parmi les membres du conseil provincial de sécurité, ce qui explique qu’il n ait pas eu des stratégies de coordination et une bonne planification d’intervention.
De ce qui précède, les Organisations de la Société civile du Katanga recommandent :
Qu’une enquête sérieuse soit diligentée pour déterminer les responsabilités de la 6eme Région militaire, de la Police, de la Garde Républicaine, de la DEMIAP et de l’Agence Nationale des Renseignements. Les responsables de ces services devraient être relevés de leur fonction le plus rapidement possible pour être remplacés par d’autres personnes plus compétentes qui ne laisseraient pas pareil cinéma se reproduire.
V. RECOMANDATIONS
Au Président de la République
-Que le dialogue national soit organisé le plus tôt possible ;
A la Justice
-De poursuivre les commanditaires dont la responsabilité sera établie ;
A la MONUSCO
-D’accompagner le Gouvernement congolais dans la réforme des services de sécurité ;
A la SOCIETE CIVILE DU KATANGA
-De faire un lobbying pour la prise en compte des revendications légitimes ;
-De veiller à e que les personnes arrêtées bénéficient d’une justice équitable ;
A la POPULATION DU KATANGA
-De redoubler la vigilance et de dénoncer toutes personnes suspectées
Fait à Lubumbashi, le 26 mars 2013
Pour les Organisations de la Société du Katanga
1. Afia Mama, AMA
2. Association des Agriculteurs Sans Frontières, AASF
3. Centre Le Zébreau, Zébreau Asbl
4. Centre des Droits de l’Homme et Droit Humanitaire, CDH
5. Centre pour la Justice et la Réconciliation, CJR
6. Fédération des Droits de l’Homme, FDH
7. Justicia asbl
8. Humanisme et Droits Humains, HDH
9. Nouvelle Dynamique Syndicale, NDS
10. Réseau des Communicateurs Sociaux, RCS


  • VOICI LE RAPPORT EN INTEGRALITE / CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT :
Rapport insecurité au Katanga


http://democratiechretienne.org/2013/04/02/la-societe-civile-du-katanga-accuse-john-numbi-et-le-gouverneur-de-la-banque-centrale-d-etre-les-commanditaires-de-l-insecurite-au-katanga/

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  KOTA le 5/4/2013, 3:26 pm

Lubumbashi :incendie du grand marche mzee Laurent désire kabila au centre ville



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LUBUMBASHI BRULE, AU SENS PROPRE COMME AU FIGURE Exclamation

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 10/4/2013, 8:23 pm

"Quand «Joseph Kabila» loue l’incompétence des "forces de sécurité"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7918
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du Conseil supérieur de défense qu’il a présidée, vendredi 5 avril, à Kinshasa, «Joseph Kabila», «félicite» les forces de sécurité lesquelles, selon lui, ont réussi à «neutraliser» et à «assurer le transfèrement» à Kinshasa des éléments appartenant à la milice «Maï Maï Ba Kata Katanga». Le locataire du Palais de la nation serait-il déconnecté des réalités?
Le samedi 23 mars dernier, les miliciens Maï Maï "Ba Kata Katanga", armés de fusils AK 47, lance-roquettes, flèches et lances, ont fait irruption dans la ville de Lubumbashi. De l’avis général, les services de renseignements tant civils que militaires ont semblé pris au dépourvu. Et dire que ces organismes ont une "mission de surveillance" de tout ce qui pourrait, à court, moyen ou long terme, constituer une menace tant interne qu’externe. Il est donc surprenant que le premier magistrat du pays tiennent des propos mensongers alors que les forces de sécurité dont il parle ont brillé par une impéritie sans nom.
(...)
«Joseph Kabila» tente-t-il de noyer le poisson au moment où l’opinion congolaise attend que les autorités judiciaires fassent toute la lumière sur cette étrange affaire en répondant, en toute transparence, à au moins trois questions : Qui manipule les Maï Maï au Katanga? D’où proviennent les armes que détenaient les «assaillants» du 23 mars ? Quid de l’audition des personnalités suspectées de connivence avec la milice "Ba Kata Katanga" ?
(...)
Un confrère lushois a eu ces mots : «Les félicitations gratuites adressées, par le chef de l’Etat, aux forces de sécurité dont l’incompétence a été unanimement reconnue, sont vraiment ubuesques. Douze années après son arrivée au sommet de l’Etat, Joseph Kabila parait toujours incapable de se dépouiller des habits d’ancien rebelle pour revêtir ceux d’un chef d’Etat censé être le garant de l’indépendance de la justice…»."

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7914

"Le Katanga, « un volcan endormi »"
° http://www.lepotentielonline.com/6845-le-katanga-un-volcan-endormi
"Les députés du Nord-Katanga déplorent « la misère et l’absence de l’autorité de l’Etat »"
° http://www.lepotentielonline.com/110-online-depeches/6837-les-deputes-du-nord-katanga-deplorent-la-misere-et-l-absence-de-l-autorite-de-l-etat
"Le Katanga souffre de « déficits structurels au niveau des services de sécurité et de l’armée »"
° http://www.lepotentielonline.com/110-online-depeches/6836-le-katanga-souffre-de-deficits-structurels-au-niveau-des-services-de-securite-et-de-l-armee
"Affaire « Bakata Katanga » : avec « un brin de complaisance, la situation va exploser »"
° http://www.lepotentielonline.com/110-online-depeches/6835-affaire-bakata-katanga-avec-un-brin-de-complaisance-la-situation-va-exploser

° http://radiookapi.net/actualite/2013/04/09/katanga-la-misere-favorise-lemergence-des-groupes-mai-mai-au-nord-selon-les-deputes-provinciaux/
° http://radiookapi.net/actualite/2013/04/08/katanga-la-societe-civile-satisfaite-des-premieres-sanctions-dans-laffaire-de-bakata-katanga/
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=192996&Actualiteit=selected
° http://www.congoone.net/cng/index.php?option=com_content&view=article&id=1127:affaire-kata-katanga-panique-et-nervosite-dans-le-box-des-balubakat-&catid=27:diaspora&Itemid=58
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130325162028/
° http://www.lepotentielonline.com/6429-affaire-kata-katanga-matata-ponyo-ce-vendredi-a-l-assemblee-nationale
° http://www.rfi.fr/afrique/20130331-rdc-kata-katanga-attaque-lubumbashi-rebelles-manipulation
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7890
° http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/188823/rdc-reddition-pacifique-des-245-mai-mai-kata-katanga-a-lubumbashi-35-morts-samedi.html


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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  djino le 22/4/2013, 12:15 am



Au Katanga, trois acteurs de la société civile partent en exil

Trois des principaux animateurs de la société civile de la province du Katanga ont pris la route de l'exil. Jean-Pierre Muteba, Timothée Mbuya et Freddy Kitoko disent avoir reçu des menaces de mort après des révélations en rapport avec l'attaque contre la ville de Lubumbashi le 23 mars 2013. Le collectif des ONG du Katanga avait mis en cause des personnalités influentes à cette occasion.


http://www.rfi.fr/afrique/20130421-province-katanga-rdc-societe-civile-exil-anr-lubumbashi

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  mongo elombe le 22/4/2013, 9:17 am

MASANGU et consort ont été cités, ils sont tellement sûr d'eux qu'ils ne portent même pas plainte pour calomnie où je ne sais quoije ne suis pas juriste, il n'y pas d'enquête et ceux qui sont menacés sont ceux qui ont dénoncés.

Ceux qui ont été convoyés à Kinshasa pour soi disant être jugés les bakata je ne sais quoi aucune nouvelles BIZZARRE........Comme si on ne pouvait pas les emprisonner et juger à Lubumbashi.

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 23/4/2013, 7:19 pm

"RDC : les civils oubliés du "Triangle de la mort" katangais
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130423161757/rdc-fardc-ocha-milicesrdc-les-civils-oublies-du-triangle-de-la-mort-katangais.html
Dans un rapport publié le 22 avril, l’Ocha lance un cri d’alarme sur la "crise oubliée du Triangle de la mort" au Katanga où, entre les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto, miliciens et certains éléments de l’armée régulière congolaise tuent, pillent et violent en toute impunité. Quasiment sous les yeux d’une mission onusienne aux effectifs réduits dans cette partie de la RDC.(...)"

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 4/5/2013, 2:14 pm

"RDC : Le Katanga en débat sur Africa N°1
° http://www.africa1.com/spip.php?article32076
"Le Grand Débat", l'émission de Francis Laloupo, s'est penché jeudi 2 mai sur la dégradation de la situation sécuritaire au Katanga. Le 23 mars dernier, un groupe de 250 miliciens a investi la ville de Lubumbashi, sans rencontrer aucune résistance des forces de sécurité congolaises. Que réclament ces rebelles ? Comment expliquer l'absence de l'Etat dans cette riche province minière ? Réponses dans cette émission avec : Marc-André Lagrange d'International Crisis Group, Zobel Behalal du CCFD-Terre solidaire et Christophe Rigaud d'Afrikarabia.com.

Comment Lubumbashi, la "capitale du cuivre" et deuxième ville de République démocratique du Congo, peut-elle se retrouver à la merci d'un groupe armé ? Pourquoi le "coffre-fort" de cette riche province est-il aussi mal gardé par l'Etat central ? Ce sont les questions légitimes que l'on peut se poser après l'attaque de Lubumbashi le 23 mars dernier. Pendant quelques heures, un groupe de 250 miliciens, les Maï-Maï "Bakata Katanga", a investi la ville, sans résistance de la police et de l'armée congolaise. Objectif affiché des rebelles : l'indépendance du Katanga !

Car en arrière plan de cette attaque "indépendantiste", il y a la politique de décentralisation très controversée du président Joseph Kabila. Le futur redécoupage du Katanga prévu par la Constitution devrait créer 2 provinces (agricoles) au Nord et 2 provinces (minières) au Sud. La province serait alors morcelée entre un Katanga "utile" (au Sud) et un Katanga "inutile" et non-viable (au Nord)... ce qui n'est visiblement pas du goût de tout le monde. On soupçonne donc plusieurs personnalités politiques katangaises de manipuler le fameux groupe indépendantiste Maï-Maï pour faire pression sur Kinshasa.

Qui sont ces rebelles ? Pourquoi l'Etat est-il aussi absent dans cette province ? "Le Grand Débat" d'Africa N°1 a consacré son émission du jeudi 2 mai à la situation au Katanga. Autour de Francis Laloupo : Marc-André Lagrange, analyste à International Crisis Group depuis NaIrobi, Zobel Behalal, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre solidaire et Christophe Rigaud, Journaliste, spécialiste de la RD Congo et de l’Afrique centrale et responsable du site afrikarabia.com. L'émission est à réécouter ici :
http://www.africa1.com/spip.php?article32076
"Katanga (RDC) : Quand l'Etat perd le contrôle"
° http://afrikarabia.com/
Je viens d'écouter d'une oreille le débat sur le Katanga d'Africa N°1 mais assez pour en saisir l'essentiel, du moins pour moi !
Ecoutez-le, svp, si vous le pouvez; il vaut la peine...
Oh, rien de nouveau mais un rappel utile pour tous : le Congo sous Kanambe est "une entité chaotique et ingouvernable" du fait de l'incapacité et de la complicité (la trahison, le manque de volonté politique) du régime ! Kanambe règne de Léo par procuration, une souveraineté du pays par substitution : à la Monusco et bientôt sa BI d'assurer à sa place la sécurité, aux Ong divers et variés les rares services sociaux...
Et aussi bien sûr du fait des voisins prédateurs et mafieux, et de la CI avec ses multinationales toutes puissantes consommatrices de nos matières, tous laissés impunis et hypocrites complices...

Et au Katanga, comme nous l'avons répété ici, rien d'autre que cette même démission qui laisse les véreux politiciens locaux prendre en otage la population pour leurs luttes factieuses; seule la Monusco a pu agir...

Et Kanambe ne contrôle que sa ferme de Kingakati et les pauvres civils innocents opposants et autres qu'il affame et réprime, payant en espèces sonnantes ici là les services que lui rendent ses misérables et cupides complices..


Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 17/5/2013, 2:20 am

"Antoine Gabriel Kyungu : "En RDC, trop de pouvoirs sont concentrés à Kinshasa"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2729p079.xml0/joseph-kabila-moise-katumbi-rdc-katangaantoine-gabriel-kyungu-en-rdc-trop-de-pouvoirs-sont-concentres-a-kinshasa.html
Porte-étendard du fédéralisme, le président de l'assemblée provinciale du Katanga, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a lancé une pétition, qu'il soumettra au Parlement congolais en 2016.(...)"
Compatriotiquement!


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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 27/5/2013, 1:25 am

"Katanga : des militaires contrôlent des dépôts des mines à Mulungwishi
° http://radiookapi.net/actualite/2013/05/26/katanga-des-militaires-controlent-des-depots-des-mines-mulungwishi/
Les militaires de la Garde républicaine (GR) contrôlent cinq dépôts miniers sur huit dans les installations minières de Mulungwishi, à 150 kilomètres de Lubumbashi (Katanga), s’est plaint dimanche 26 mai l’inspecteur de division de ce poste minier, Banze Kitoko.
Dans un entretien accordé à Radio Okapi, il a affirmé que ces militaires empêchent ses services de percevoir des taxes allouées à l’Etat sur les produits entreposes dans les dépôts sous leur contrôle.(...)"
Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  mongo elombe le 27/5/2013, 11:13 am

Le commentaire de ce compatriote dit tout :


La loi est claire à ce sujet, la garde républicaine est un outil que l'état met à la disposition du président de la république pour sa sécurité et celle de ses dépendants. Je ne comprends pas où la sécurité du président est menacée dans des dépôts miniers. A moins que celui-ci fasse du commerce, ce que la loi lui interdit formellement. Quand apprendra t-on à respecter les lois de la république au sommet de l'état ?


Si la garde s'ennuie qu'ils aillent au Kivu.

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  KOTA le 1/6/2013, 5:11 pm

KATANGA: LES MAÏ-MAÏ BAKATA KATANGA ONT BRULÉ 13 FEMMES À LWELAKALUNGA.


par mpp le 1 juin 2013
1 Juin 2013

KATANGA: LES MAÏ-MAÏ BAKATA KATANGA ONT BRULÉ 13 FEMMES À LWELAKALUNGA.






Les Maï-Maï Bakata Katanga ont brulé, il y a une semaine, treize femmes après les avoir enfermées dans une maison en paille dans la localité de Lwelakalunga, en territoire de Manono (Katanga). L’ONG Voix des minorités indigènes affirme que huit de ces treize femmes tuées étaient enceinte.

Selon les mêmes sources, plusieurs autres habitants de cette localité étaient blessés les uns par balles et les autres par des flèches et ils ont actuellement trouvé refuge dans la brousse.
L’Ong Voix des minorités indigènes appelle les autorités à prendre leur responsabilité.
Le président de cette organisation citoyenne, Georges Mbuyu, craint que cette attaque de Bakata Katanga se généralise entre les communautés de cette contrée:
«Les pygmées de cette contrée se mobilisent et ils ont pris des flèches. Mêmes les pygmées de Kalemie commencent à aller vers Manono. Il faudrait qu’on arrête cette hémorragie et que le pire ne puisse pas arriver».
Informé de ces atrocités, le commissaire de district de Tanganyika, Moïse Koni Ngoie, se dit très préoccupé et il annonce un mouvement des militaires, déployés dans le secteur de Fatuma à 120 km au Sud-Ouest de Kalemie, vers la localité de Lwilakalunga.
Il condamne et appelle à l’interpellation du chef de cette localité cité par plusieurs sources locales pour son rôle joué dans ce drame.
Des témoins qui ont mis une semaine pour atteindre Kalemie parlent d’une attaque ayant ciblé les membres de la communauté de pygmées du secteur de Lwilakalunga.
Des députés provinciaux élus du Nord Katanga avaient indiqué, début avril dernier, que la misère favorise l’émergence des groupes armés dans cette contrée, en proie à l’insécurité.
Ces députés provinciaux élus dans les circonscriptions du Nord Katanga s’exprimaient au cours d’une plénière tenue à l’Assemblée provinciale du Katanga.
http://www.adamoekula.com/katanga-les-ma%C3%8F-ma%C3%8F-bakata-katanga-ont-brul%C3%89-13-femmes-%C3%80-lwelakalunga

http://democratiechretienne.org/2013/06/01/katanga-les-mai-mai-bakata-katanga-ont-brule-13-femmes-a-lwelakalunga/

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 4/6/2013, 11:12 pm

"Katanga : Un hors-la-loi nommé Gabriel Kyungu
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8048
Président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza vient de décider… l’interdiction des "manifestations pacifiques" à Kolwezi. Il a chargé le maire de cette ville de "veiller à l’exécution" de cette mesure qui "heurte" la légalité. Le très fanfaron gouverneur Moïse Katumbi, chef de l’exécutif provincial, se tait. Il regarde et laisse faire. La province du Katanga va-t-elle sombrer dans l’anarchie du fait de l’absence d’un véritable «arbitre» tant au niveau local qu’au sommet de l’Etat congolais?
Le mot «hors-la-loi» désigne un «individu qui, par ses actions, se met hors la loi». Dans dictionnaire "Micro Robert", ce vocable est encore mieux précisé : «Personne qui s’affranchit des lois, vit en marge des lois». Lorsqu’on analyse les agissements de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, il apparaît que cet homme n’est qu’un anarchiste. Ne possède-t-il pas une milice pour intimider ou "corriger" ses contempteurs dont des députés provinciaux? Procès d’intention ? Nullement ! Il vrai que le cas Kyungu est loin d’être unique en genre dans ce Congo dit démocratique. L’exemple vient sans doute d’en haut. Le parti présidentiel (PPRD) ne compte-t-il dans ses rangs des "gros bras" regroupés au sein de la très sulfureuse "Ligue des jeunes du PPRD"? Dans un Etat normal, Kyungu perdu tout droit à l’éligibilité. Hélas, l’homme est un "intouchable".

De quoi s’agit-il ?
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, s’est rendu fin mai dans la ville de Kolwezi. Il y a présidé une «réunion de sécurité» - on se demande bien en quelle qualité – à l’issu de laquelle il a annoncé l’interdiction des «marches dites pacifiques» sur toute l’étendue de la ville de Kolwezi. Et ce «jusqu’à nouvel ordre».
Selon une dépêche de l’Agence congolaise de presse, cet ukase serait motivé par le «climat de tension» qui règne dans cette ville. En cause, le découpage territorial. Au cours d’un point de presse, Kyungu a invité les journalistes présents à ne pas relayer «des messages de nature à troubler l’ordre public».
Le 18 février 2006, «Joseph Kabila» promulguait la nouvelle Constitution congolaise. L’article 2-2 de la nouvelle charte fondamentale découpait le territoire national en 25 provinces plus la ville de Kinshasa. Pour la petite histoire, l’actuelle province du Katanga «implosait» en quatre entités : Haut Lomami, Haut Katanga, Lualaba et Tanganyika. Le gouvernement disposait d’un délai de 36 mois – à dater de la promulgation de la Constitution – pour procéder à l’installation de nouvelles institutions (article 226-1). Le problème ? Tout le Katanga n’est pas «utile». Il y a d’une part, le Nord à vocation essentiellement agricole. Et d’autre part, le Sud, riche en divers minerai.

Sept années après, les gouvernements successifs traînent les pieds à jeter les bases du nouveau découpage territorial. Les pesanteurs se situeraient dans la province du Katanga où les Balubakat ou Baluba du Nord Katanga font obstruction à la mise en œuvre de ce processus. Ceux-ci se considèrent comme étant les «légataires» du pouvoir que "leur frère" Laurent-Désiré Kabila a "laissé" à son "fils". Aussi, se considèrent-ils au-dessus des lois. «Le Katanga n’est pas encore prêt pour le découpage territorial», déclarait le plus sérieusement du monde l’impayable Kyungu, le 24 janvier 2012 à Lubumbashi. Inimaginable! Le président d’une des institutions provinciales se permet d’afficher une position contraire à la Constitution sans écoper d’un "blâme". Kyungu étant un «intouchable», le ministre de l’Intérieur, le PPRD Richard Muyej Mangez réagissait mollement en mettant «en garde» les politiciens katangais qui, selon lui, tenteraient de «semer la confusion» au sein de la population. «Le processus de décentralisation va se poursuivre sans désemparer», soulignait-il. Seize mois après, ce discours démagogique est resté sans effet.

Trois mois après la signature, le 24 février dernier à Addis-Abeba, du fameux Accord-Cadre pour la paix et la sécurité et la coopération pour la RD Congo et la région, le ministre Muyej est sorti de son silence sur la question pour annoncer «un nouveau découpage territorial qui se fera de manière progressive». C’était le mardi 21 mai à l’auditorium de Congo Fleuve Hôtel. Soit vingt-quatre heures avant l’arrivée à Kinshasa du secrétaire général des Nations Unies. Ban Ki-moon venait pour examiner le niveau d’exécution de ce "traité". Muyej lança à cette occasion «la campagne de communication nationale sur la décentralisation» en RDC. Dans l’Accord-Cadre précité, il est notamment demandé au Congo-Kinshasa d’«effectuer des progrès en matière de décentralisation» y compris de «consolider l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays. Flagorneur, Muyej s’est cru en droit de saluer «les efforts conjugués du président de la République, Joseph Kabila pour faire aboutir le processus de mise en œuvre de la politique nationale de la décentralisation (…)». De quels efforts parle-t-il alors que l’échec est patent au regard des trente-six mois fixés par la Constitution promulguée en février 2006. Un échec qui trouve son origine tant dans l’absence de volonté politique dans le chef du locataire du Palais de la nation que de l’incapacité de celui-ci à aller à l’encontre de l’opposition de ses «oncles» regroupés au sein de l’association socio-culturelle «Buluba-I-Bukata». En janvier 2012, Kyungu avait prévenu : «Le développement du Katanga dépend de son unité. Certains territoires sont plus pauvres que d’autres, le découpage ne ferait qu’accentuer cette situation».
Ce qui devait arriver arriva. Depuis un certain temps, des voix discordantes s’élèvent à Kolwezi pour exiger la mise en œuvre du découpage. Des divergences sont apparues entre les membres de la communauté Sanga et Tshota. Les premiers exigent l’érection du district de Kolwezi en une province à part entière. Les seconds, eux, soutiennent le découpage territorial tel que prévu par la Constitution avec la ville de Kolwezi comme chef-lieu de la future province du Lualaba.

«Démarche illégale»
Dans une dépêche datée du 30 mai dernier, l’ACP rapporte que le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, «a accompagné» Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, à Kolwezi où celui-ci «a présidé une réunion avec les membres du conseil de sécurité locale». Kyungu «s’est ensuite entretenu à huis clos avec les responsables des associations socio culturelles à savoir le Lwanzo lwa Mikuba, les Assondef et le Tshota». Les deux groupes «antagonistes» avaient projeté une marche pour appuyer le découpage territorial avec Kolwezi comme chef-lieu de la future province du Lualaba pour les uns tandis que les autres soutenaient que le district urbano rural de Kolwezi soit érigé en province à part».
Consulté par Congo Indépendant, un constitutionnaliste congolais, qui a requis l’anonymat, a bondi de sa chaise en apprenant ce qui s’est passé à Kolwezi. «La démarche de Gabriel Kyungu est sans doute politiquement tolérable quand il invite les deux groupes au calme, dit-il. Cette démarche reste néanmoins illégale voire anarchique. C’est à croire que n’importe qui peut faire n’importe quoi dans ce pays». Notre expert de poursuivre : «L’administration doit agir conformément au droit. Ce qui veut dire que toute décision émanant d’une autorité politico-administrative doit s’appuyer sur un texte légal. Au nom de quel principe, Kyungu s’est-il cru en droit d’instruire le maire de Kolwezi de veiller au respect de sa décision interdisant les manifestations sur les voies publiques ? Par ignorance ou par mauvaise foi, le président de l’assemblée provinciale du Katanga est sorti de son rôle d’organe délibérant pour s’aventurer dans un domaine qui relève de l’exécutif provincial. Ce qui surprend dans cette histoire c’est bien le mutisme du gouverneur Katumbi. Des hors-la-loi de la trempe de Kyungu wa Kumwanza paradent dans les institutions du fait non seulement de l’absence de séparation des Pouvoirs mais aussi de l’inexistence, au sommet de l’Etat, d’un vrai leadership, capable de défendre la Constitution et les lois de la République en se mettant au-dessus des contingences politiciennes…»."



"4 06 13 Le Phare - Province du Katanga : Bakata-Katanga et Mai-Mai en fête
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=194088&Actualiteit=selected
Réputé ventre mou de la République Démocratique du Congo, avec un record difficile à égaler de 19 ans d’insécurité (1994-2013), le Nord-Kivu risque de partager, dans les mois à venir, ce triste palmarès avec le Nord-Katanga, qui ploie sous la pression des groupes armés depuis les années 2000. En effet, depuis que près de la moitié de la province était passée sous le contrôle des ex-rebelles du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), cette partie du pays n’a plus jamais retrouvé une paix durable.
Les «forces négatives» semblent y naître toujours les jours, à l’image des champignons. En conséquence, les nébuleuses Mai-Mai ne se comptent plus, avec en tête de liste la bande à Kyungu Gédéon. Le dernier-né des groupes armés serait probablement les «Bakata-Katanga», qui avaient troublé la quiétude des compatriotes de la ville de Lubumbashi pendant plusieurs heures au cours d’un week-end du mois de mars de l’année en cours.

Avec l’arrestation de près d’une cinquante d’assaillants, leurs chefs compris, et leur transfert à Kinshasa, on a cru que ce mouvement insurrectionnel était décapité et que toutes les dispositions avaient été prises pour qu’il cesse de nuire. Mais, quelle n’est pas la surprise de plus d’un Congolais d’apprendre que les « Bakata-Katanga » ont encore eu le loisir de frapper à Lwilakalunga, la semaine passée, dans le territoire de Manono. Selon notre consoeur Radio Okapi, qui citait l’Ong «Voix des minorités indigènes», ces criminels se sont permis de brûler vives 13 femmes, dont huit portaient des grossesses.
Et, pas plus tard que le week-end dernier, des inciviques armés ont attaqué et pillé, sur l’axe Kalemie-Nyunzu, un convoi composé de deux bus de transport en commun et d’une dizaine de taxi-motos. Les occupants ont été pris en otage pendant trois heures avant d’être relâchés. On laisse entendre que c’est le quatrième guet-apens tendu à de paisibles voyageurs en l’espace de trois semaines.

Une insécurité d’une autre époque
Plus les années passent, et davantage on a l’impression que le Nord-Katanga est en train d’échapper progressivement au contrôle des autorités nationales et provinciales. Les seigneurs de guerre et leurs combattants, dont beaucoup opèrent avec des armes traditionnelles telles les flèches et les lance-pierres, semblent jouir d’une totale impunité. Ils sèment la mort, pillent, violent, incendient, mutilent, terrorisent aussi bien les villages que les centres urbains, sans être inquiétés par qui que ce soit. Il a fallu que les Bakata-Katanga par exemple frappent au cœur de Lubumbashi pour être neutralisés, sur le tard, par les FARDC, dans une atmosphère de flottement des services sécuritaires qui avait intrigué plus d’un compatriote.
Les Congolais n’oublieront pas de si tôt l’évasion spectaculaire de Gédéon Kyungu et ses principaux lieutenants de la prison hautement sécurisée de Buluwo, alors qu’ils avaient été mis aux arrêts en vue de répondre, devant la justice militaire, de leurs actes de rébellion et d’incivisme.
Ce qui inquiète le plus dans l’insécurité qui sévit au Nord-Katanga, c’est le fait que les « forces négatives» s’attaquent indistinctement aux populations civiles, aux autorités civiles et militaires ainsi qu’aux éléments de l’armée et de la police. Ils ne semblent reculer devant rien en personne dans les contrées sous leur contrôle. Cette sorte d’aveu d’impuissance des autorités tant civiles que militaires face aux activités de ces hors-la-loi les conforte dans leur sentiment de gérer un no man’s land.

Pourquoi laisse-t-on faire Bakata-Katanga, Gédéon et consorts ?
Après la chaude alerte donnée par les Bakata-Katanga à Lubumbashi et la pluie de sanctions qui s’était abattue sur des responsables des services spéciaux (armée, police, renseignements civils et militaires), l’on a cru que les jours des forces négatives étaient désormais comptés au Nord-Katanga. Lorsqu’on apprend que 13 femmes ont été brûlées vives dans le territoire de Manono et que des voyageurs sont régulièrement dépouillés par des hommes armés sur l’axe Kalemie-Nyunzu, l’on est en droit de se poser des questions sur la sécurité des personnes et de leurs biens dans cette partie du territoire national.
A force de laisser carte blanche aux «forces négatives», celles-ci se sont installées dans la durée dans des territoires qu’elles considèrent désormais comme leurs «domaines privés», où elles peuvent tuer, extorquer, piller, violer, lever des taxes sans se poser des questions sur l’existence d’une puissance publique. C’est le lieu de rappeler aux dépositaires de l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République de prendre leurs responsabilités. Car, l’impunité des chefs des groupes armés et de leurs éléments est de nature à provoquer l’adhésion des milliers de jeunes sans travail à leurs nébuleuses.
L’on peut soupçonner ceux qui ferment les yeux sur les activités des groupes armés de vouloir favoriser la jonction entre ceux-ci et les forces négatives étrangères, telles les FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda), très actives dans les provinces voisines du Sud-Kivu et du Maniema. Si le Nord-Katanga bascule, comme le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dans le vivier naturel des forces négatives, une bonne partie du pays risque de devenir ingouvernable. Est-ce cela le résultat recherché par ceux qui refusent d’agir pendant qu’il est encore temps d’éviter le pire ? Difficile de le savoir"



"Roger Meece juge préoccupante la situation sécuritaire au Katanga
° http://radiookapi.net/en-bref/2013/06/04/roger-meece-juge-preoccupante-la-situation-securitaire-au-katanga/
Le patron de la Monusco, Roger Meece a indiqué, mardi 4 juin à Lubumbashi, que la situation sécuritaire de la province du Katanga est préoccupante à cause l’activisme des Maï-Maï « qui menacent la population et la stabilité de la province».
Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC a affirmé vouloir rétablir la sécurité au Katanga en collaboration avec les autorités congolaises.
Des députés provinciaux élus du Nord Katanga ont déclaré récemment que la misère favorise l’émergence des groupes armés dans cette province."


° http://radiookapi.net/actualite/2013/06/03/katanga-des-voyageurs-attaques-par-des-hommes-armes-entre-kalemie-nyunzu/?utm_source=Feednanga&utm_medium=Share%20stats%20widget&utm_campaign=Feednanga%3A%20Most%20shared%20links
° http://radiookapi.net/actualite/2013/06/01/katanga-les-mai-mai-bakata-katanga-ont-brule-13-femmes-lwelakalunga/
° http://radiookapi.net/actualite/2013/04/09/katanga-la-misere-favorise-lemergence-des-groupes-mai-mai-au-nord-selon-les-deputes-provinciaux/
Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 6/6/2013, 8:09 pm

"Kalemie : Roger Meece affirme la détermination de la communauté internationale contre l’insécurité
° http://radiookapi.net/actualite/2013/06/06/kalemie-roger-meece-affirme-la-determination-de-la-communaute-internationale-contre-linsecurite/
Le patron de la Monusco, Roger Meece, a affirmé mercredi 5 juin à Kalemie la détermination de la communauté internationale à combattre l’insécurité qui prévaut dans le nord de la province du Katanga. Le nord de cette province est en proie depuis plusieurs mois à des groupes armés qui commentent des exactions contre les populations civiles.
« Nous sommes très préoccupés par tous ces problèmes. C’est notre intérêt d’utiliser tous nos moyens possibles en collaboration avec les autorités face à ces menaces, ces problèmes d’insécurité qui se posent », a déclaré Roger Meece.(...)"


° http://radiookapi.net/actualite/2013/06/03/katanga-des-voyageurs-attaques-par-des-hommes-armes-entre-kalemie-nyunzu/
Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 20/6/2013, 12:25 am

"AFFAIRE « BAKATA-KATANGA » : LE DESSOUS DES CARTES
° http://lepotentielonline.com/site2/index.php?option=com_content&view=article&id=674:affaire-bakata-katanga-le-dessous-des-cartes&catid=85&Itemid=472



Les adeptes de « Bundu dia Kongo » ont tenté de se soulever dans le Bas-Congo, l’Etat a dû s’imposer pour finalement rétablir l’ordre dans la province. Les Enyele dans l’Equateur ont à leur tour défié la puissance publique. L’Etat, jouissant de tous les attributs du pouvoir, a fini par triompher. Mais, dans la province du Katanga, un groupe d’insurgés, présentés sous la dénomination de « Bakata-Katanga », défie impunément l’Etat depuis des mois. La mollesse de la réaction étonne. Il y a certainement des intérêts obscurs qui agissent dans l’ombre. Un dessous de cartes qui échappe à l’entendement du grand public.

Leur première apparition remonte au mois de mars 2013, lorsqu’ils ont traversé la ville de Lubumbashi, sous la barbe des autorités politico-militaires de la province. C’est finalement par voie de négociation que les autorités provinciales, appuyées par la Monusco, ont obtenu la reddition de plus de 200 éléments. Présentement, ils sont à la disposition de la justice… mais à Kinshasa, loin du théâtre des infractions par eux commises.
L’on croyait que l’affaire était totalement classée. Et la menace éloignée en même temps. Personne, dans les rangs du gouvernement n’a plus osé évoquer publiquement le sujet. Même le Parlement, censé représenter les aspirations les plus profondes de la population, s’est abstenu d’aborder le sujet. Pendant ce temps, au Katanga profond, les « BaKata-Katanga » s’organisaient. Ils redoublent d’ardeur pour faire entendre leur voix.
Pire, en avril dernier, l’Assemblée nationale a diligenté une commission d’enquête dans le Katanga pour s’acquérir des tenants et des aboutissants de cette aventure aux allures d’une chronique à plusieurs épisodes. La commission a ramené des preuves d’une situation explosive qui pouvait à tout moment faire embraser toute la province. Mais, la Chambre basse du Parlement a préféré se taire. Pour quelle raison ? Nul ne le sait pour l’instant.

Le mystère du Katanga
Loin des zones troublées de l’Est, les « Bakata-Katanga » sèment pour le moment la terreur dans le Katanga – sans que quelqu’un ne s’en émeuve. Au contraire, l’affaire paraît tout à fait anodine. Au point que le Parlement, particulièrement l’Assemblée nationale, n’a trouvé mieux que de reléguer aux calendes grecques l’audition du rapport final de sa commission d’enquête. Pourtant, le rapport prédisait le danger, indiquant dans des termes clairs que l’affaire « Bakata-Katanga » augurait d’une situation qui pouvait embraser toute la province.
Tous, malheureusement, ont minimisé la situation. Ceux qui ont obtenu des fuites d’informations sur ce rapport ont été publiquement traités de tous les noms d’oiseaux.
Mais, dans la province du Katanga, les indépendantistes « Bakata-Katanga » ne se sont pas priés pour faire entendre à nouveau leur voix.

La milice « Bakata-Katanga » s’est donc signalée dans de nouvelles exactions, en brûlant il y a quelques jours 15 femmes après les avoir enfermées dans une maison en paille dans la localité de Lwelakalunga, en territoire de Manono (Katanga), rapportait radio Okapi, citant l’ONG Voix des minorités indigènes.
Selon la source, huit de ces quinze femmes tuées étaient enceintes. « Plusieurs autres habitants de cette localité étaient blessés les uns par balles et les autres par des flèches et ils ont actuellement trouvé refuge dans la brousse », a confié cette structure à radiookapi.net.
D’après le rapport hebdomadaire des Nations unies, dont l’AFP a obtenu une copie, un groupe d’auto-défense local, appelé Simba-Moto, a repoussé l’attaque des Maï-Maï, tuant sept assaillants, précisait la même source.
A en croire la radio onusienne, l’ONG Voix des minorités indigènes a appelé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités. Le président de cette organisation citoyenne, Georges Mbuyu, contacté par radio Okapi, craint que cette attaque de Bakata-Katanga ne se généralise entre les communautés de la contrée. Déjà, les pygmées de cette contrée, indiquent des sources provinciales, se mobilisent et ont pris des flèches. « Même les pygmées de Kalemie commencent à aller vers Manono. Il faudrait qu’on arrête cette hémorragie et que le pire ne puisse pas arriver », a-t-il fait remarquer.

Pendant que le Katanga s’embrase, à Kinshasa, on croise les bras. En mars, lors de la première incursion à Lubumbashi de cette milice, un collectif l’ONG locales avait dressé un rapport, retraçant ces événements et ses dessous. Comme toujours, à Kinshasa, la publication de ce rapport est parue comme un non événement. Pire, les auteurs ont eu droit à faire face à des invectives et des attaques en règles sur leur moralité et crédibilité.
Comme pour rappeler leur activisme dans la province du Katanga, les « Bakata-Katanga » ont encore récidivé. Des affrontements ont opposé le week-end dans la matinée aux portes de Lubumbashi des militaires des Forces armées de la RDC et des miliciens « Bakata-Katanga » au village Shindaika à près de 20 km de Lubumbashi.
Des sources locales font état d’un militaire tué. Plusieurs miliciens ainsi que des civils auraient été blessés. Le bourgmestre de la  commune de la Rwashi, voisine du village de Shindaika, a confirmé ces informations, indiquent plusieurs sources. Le calme est cependant revenu à Shindaika, apprend-on, en début d’après-midi en fin de week-end.
Par ailleurs, d’autres sources interrogées par radio Okapi ont rapporté que la même milice et les FARDC se sont affrontées le samedi 15 juin sur la route Kasenga à plus de 80 kilomètres de Lubumbashi.

Face à la grave menace que représente cette milice, à Kinshasa, l’on brille par une indifférence innommable. Si bien que la situation qui prévaut actuellement dans le Katanga passe véritablement pour un mystère, un sujet tabou que personne n’ose soulever ou affronter publiquement de peur de se voir exclu de la cour. Pourtant, des noms – et pas de moindre – ont été cités dans cette affaire.
Ne serait-ce que pour des raisons d’enquête, l’on aurait souhaité qu’une action soit amorcée au niveau de Kinshasa pour établir les responsabilités et, éventuellement, étouffer cette révolte qui tend à s’amplifier. Mais, tous ont préféré curieusement se taire.

Comme les animaux malades de la peste
Comme les animaux atteints de la peste, les « Bakata-Katanga » passent pour « Un mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre. La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), capable d'enrichir en un jour l'Achéron, faisait aux animaux la guerre. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ».
Voilà, grande nature, la situation qui prévaut au Katanga. Ils sont tous frappés de la peste. Mais, personne n’a le courage de dénoncer le mal. Si bien que tous assistent passivement à son évolution – en attendant, comme un cancer, qu’il n’atteigne l’étape irréversible de métastase.
Dans certains couloirs, l’on rapporte que l’affaire « Bakata-Katanga » serait juste une guerre de palais, dont le seul but est le positionnement dans la sphère du pouvoir. L’idée, soutient-on, est de faire plier le président Kabila en vue de le contraindre à céder au chantage.

L’affaire « Bakata-Katanga » ne serait qu’une façade qui cache les gros enjeux qui se jouent autour du pouvoir au sein de puissants lobbies Katangais. Eventuellement, l’idée est de récupérer tous les pouvoirs pour le confier aux seuls fils du Katanga. La Primature serait dans le viseur. Mais, il y a également la succession de Kabila, qui ne pourrait pas se représenter en 2016, que l’on négocie déjà à l’avance dans les grands cercles politiques du Katanga.
Selon certains observateurs de la mouvance politique du Katanga, le contrôle de la Primature et l’éventuelle succession à Kabila en 2016 sont, entre autres, les deux faits – du reste gardés au plus grand secret – qui se cachent derrière l’action de « Bakata-Katanga ». Serait-ce là le dessous des cartes de ces épisodes macabres à répétition ? Dans ce cas, cette course ne vaut pas qu’une seule goûte de sang des Congolais ne coule rien que pour le contrôle du pouvoir après le cycle électoral enclenché par Joseph Kabila."


"LE SILENCE COUPABLE DU PARLEMENT
° http://lepotentielonline.com/site2/index.php?option=com_content&view=article&id=575:le-silence-coupable-du-parlement&catid=85&Itemid=472

Accord-cadre d’Addis-Abeba, pourparlers de Kampala, affaire « Ba kata Katanga »
(...)
Outre ces deux dossiers, le plus épineux reste incontestablement l’affaire « Ba kata Katanga ». Les « Ba kata-Katanga » s’étaient manifestés le 23 mars dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga. Venus du Nord de la ville, ils avaient traversé la ville, jusqu’à ce que des affrontements s’en suivent aux abords du gouvernorat. Le bilan officiel avait été de 23 morts. Ils s’étaient rendus ensuite dans une caserne des Nations unies où ils avaient été désarmés, puis confiés aux forces de l’ordre congolaises et transférés à Kinshasa.
Leur reddition a été négociée entre les autorités locales  de la province et la Monusco. Depuis, les « Ba kata Katanga » qui revendiquent l’indépendance de la province du Katanga ont transféré, sans autre forme de procès, à Kinshasa. Que sont-ils devenus ? Qu’en est-il finalement du phénomène « Ba kata Katanga » ? Le sujet est curieusement classé « secret défense » ?
Pourtant, fin mars, l’Assemblée nationale, saisie de cette affaire, a diligenté une mission d’enquête dans le Katanga pour faire toute la lumière sur cette affaire. La commission d’enquête parlementaire a déposé courant avril 2013 son rapport au bureau de l’Assemblée nationale. Après, plus rien.
Membre de la Commission, André-Claudel Lubaya a été dur par rapport aux événements du 23 mars 2013 à Lubumbashi.
Les recommandations contenues dans le rapport de la mission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Bakata Katanga devront être appliquées avec « objectivité » et « responsabilité » et « sans complaisance » par ceux qui auront la charge de les exécuter, avait proposé le samedi 6 avril le rapporteur de la délégation parlementaire, André-Claudel Lubaya, à l’issue de la mission d’enquête. « Si on y ajoute juste un brin de complaisance, la situation va exploser », a-t-il estimé, interviewé par radio Okapi.
Plus virulent, André-Claudel Lubaya avait affirmé que l’entrée des rebelles dans la ville katangaise et les affrontements qui s’en sont suivis n’est que « la partie visible de l’iceberg ». Le fond du problème mérite d’être examiné avec la plus grande attention, relevant que « Le Katanga est un volcan endormi dont il faut redouter les dégâts en cas d’irruption ».
Convaincu de la bonne foi de l’Assemblée nationale, il avait assuré que les recommandations de la mission d’enquête, qu’il n’a pas révélées, pourraient constituer des pistes de solutions pour affirmer de façon impérative l’autorité de l’État dans la province du Katanga ainsi que le caractère indivisible et unitaire de l’État congolais.
Malheureusement, ses propos lui auront valu une mise en garde en bonne et due forme, en plénière, du bureau de l’Assemblée nationale. L’on pensait cependant que la sortie médiatique du député de Kasaï Oriental pouvait pousser le bureau de l’Assemblée nationale à sortir de sa torpeur pour élucider l’énigme de « Ba kata Katanga ». Bien au contraire, les déclarations ont durci la position de la représentation nationale, la refermant davantage dans sa tour indétrônable.   
Or, le phénomène « Ba Kata Katanga » reste une menace réelle pour la province du Katanga. Selon le rapport hebdomadaire des Nations unies transmis jeudi à l’AFP, seize personnes ont été brûlées vives le 1er juin « par des éléments Maï-Maï Bakata-Katanga » lors d’une attaque contre le village de Lwela, un village du centre du Katanga. Un groupe d’auto-défense local appelé Simba-Moto a repoussé l’attaque des Maï-Maï, tuant sept assaillants, précise-t-on de même source.


Toutes ces questions, et bien d’autres d’ailleurs, ont été superbement ignorées par le Parlement. Les parlementaires se sont cependant distingués dans des motions, questions orales – généralement alimentaires – reléguant au second plan de questions de haute portée nationale."

"NORD-KATANGA : 57.464 DÉPLACÉS INTERNES EN « VIE DE PRÉCARITÉ » BÉNÉFICIENT D’UNE ASSISTANCE HUMANITAIRE À KALEMIE"


"18 06 13 Le Phare - Katanga : quel arbre cache la forêt ?
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=194338&Actualiteit=selected
Le phénomène « Bakata Katanga » commence à énerver la conscience nationale à plus d’un titre. Au départ, le commun des mortels n’y avait pas attaché beaucoup d’importance, les prenant pour une autre branche de la milice de l’UNADEF de l’indécrottable Gabriel KYUNGU Wa Kumwanza désirant se faire remarquer dans l’espoir d’obtenir des dividendes politiques en prévision d’un probable remaniement ou nomination dans le Portefeuille de l’Etat, la territoriale, la diplomatie ou autre poste dit liquide. Une pratique à laquelle recourt souvent cette milice et l’opinion se rappelle encore de la séquestration de Me KABUKAPWA, un ministre du gouvernement central et logé à l’hôtel Park Hôtel de Lubumbashi. 
Une foule évaluée à plus de quatre cents personnes brandissant des calicots et pancartes  de l’UNADEF s’étaient présentés devant et autour de cet hôtel situé au centre des affaires de la capitale du cuivre pour s’emparer de ce ministre pourtant membre de leur parti mais dont le crime est d’être originaire du Kasaï. Quelque temps après, l’on apprenait que des miliciens de ce parti avaient fait irruption dans la salle des réunions de l’assemblée provinciale pour corriger des députés provinciaux coupables d’avoir dénoncé certains abus et violations des lois et règlements de la République.
 
Le règne de l’impunité 
A la surprise générale, aucune sanction n’avait été prise à l’endroit des responsables de ce parti politique ni aux éléments de cette milice qui avaient été appréhendés par les services de la Police. Des députés provinciaux avaient été tabassés à mort et blessés dans la salle des réunions de l’assemblée provinciale et au cours d’une plénière présidée par KYUNGU Wa Kumwanza. Certains de ceux qui avaient séquestré le ministre KABUKAPWA avaient été rattrapés par les agents de la Police nationale et avaient été relâchés quelques heures après.
 
Il n’y a pas deux sans trois
Vers la fin du premier semestre de l’année 2011, le monde avait été surpris par une évasion spectaculaire à la prison de la Kasapa située dans la périphérie de la ville de Lubumbashi. Un certain Gédéon KYUNGU communément appelé « CHINNJA CHINJA » qui avait été reconnu coupable des crimes contre l’humanité et des violations flagrantes des droits de l’homme à l’issue d’un long procès devant la Cour Militaire de Lubumbashi venait de s’évader en compagnie d’une centaine d’autres détenus. Le coup avait été opéré aux environs de 12 heures sans que les agents de la Police commis à la garde ne s’en aperçoivent. Il se fait aussi que la prison de la Kasapa se trouve non loin d’un camp militaire et de la cité universitaire de la même ville. Comment est-ce que ces prisonniers déjà condamnés à la peine capitale ont pu s’évader en pleine journée et prendre la clef des champs sans que ni la Police ni les éléments des FARDC ne s’en aperçoivent ? Qui leur avait-il fourni des moyens de transport pour disparaitre dans la nature ? La milice dirigée par Gédéon KYUNGU dit «CHINJA CHINJA» avait commis des crimes inimaginables dans le Nord du Katanga, notamment par des viols massifs, des exécutions sommaires des paysans ne leur coupant les têtes que certains des miliciens portaient autour du cou comme des trophées de guerre. Des images prises par des activistes des droits de l’homme avaient fait le tour du monde.  M. Gédéon KYUNGU dit « CHINJA CHINJA » finit par être rattrapé et traduit devant la justice.
 
Et voici les BAKATA KATANGA
Le samedi 23 mars 2013, une foule des jeunes gens portant des calicots et pancartes « BAKATA KATANGA » venus du Nord du Katanga firent leur irruption aux environs de douze heures dans la ville de Lubumbashi. Leur nombre s’agrandissait au fur et à mesure qu’ils défilaient à travers les rues et avenus de la ville. Arrivés au niveau de Park Hôtel, ils se regroupèrent à la Place dite Moïse TSHOMBE où ils montèrent un drapeau du futur Etat du Katanga, en chantant son nouvel hymne. Qu’est-ce qui a empêché les éléments de la Police et des FARDC d’intervenir pour rétablir l’ordre ? Selon des sources policières, c’est pour éviter un bain de sang parmi la foule des enfants en bas âge et d’autres badauds ou enfants de la rue qui accompagnaient ces miliciens.
 Après cette démonstration de force, ces miliciens « BAKATA KATANGA » se dirigèrent vers le Poste de la MONUSCO où ils furent internés avant d’être livrés à la Police Locale. Plus de deux cents d’entre eux furent transférés à Kinshasa pour être internés à la prison militaire de Ndolo. Depuis lors, l’eau continue à couler dans le fleuve Congo comme si de rien n’était. Pas d’ouverture d’une action judiciaire, une chape de plomb entoure cette affaire. Pourquoi les garde-t-on en détention pendant si longtemps sans déclencher des enquêtes en vue de remonter la filière jusqu’aux vrais commanditaires tapis dans l’ombre ? Or, pour des députés nationaux l’on déclenche des procédures de flagrance dans les quarante huit heures. C’était le cas de CHALOUPA et Adolphe ONUSUMBA condamnés sur base des dossiers reposant sur des éléments fallacieux et mensongers montés par les services de sécurité. Guy-Eugène DIOMI Ndongala a d’abord été en détention dans un endroit inconnu avant d’être libéré sous la pression de la rue et des partenaires extérieurs. Avant d’être repris et déféré en détention provisoire à la prison de Makala. Il vient de se voir retiré son mandant de député en violation des lois et règlements en vigueur.
Des questions fusent de partout. Est-ce que Gédéon CHINJA CHINJA ne fait-il pas partie du haut commandement des BAKATA KATANGA ? Dès lors que ce sont les mêmes crimes de sang, notamment des viols massifs des femmes, des exécutions sommaires sur des paysans provoquant des déplacements massifs et forcés des populations locales dans les localités d’origines des hauts dignitaires du régime au pouvoir à Kinshasa. Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ? On ferme les yeux pour des crimes contre l’humanité et l’on s’acharne sans motif valable  sur de simples députés de l’opposition ! En ressuscitant à ce jour dans le Nord de la Province du Katanga et aux environs de la ville de Lubumbashi où ils se permettent de s’attaquer avec des armes automatiques et lourdes aux FARDC, quel message veulent-ils lancer au Monde entier ? Pourquoi déclenchent-ils des hostilités juste au moment où la Brigade Spéciale d’Intervention de l’ONU commence à se déployer dans le Nord-Kivu ? Qui les arme-t-il ? Qui les finance-t-il ? Ne risque-t-on pas de s’acheminer vers une situation semblable à celle qui prévaut depuis plus de vingt ans au Kivu ? Car, si rien n’est fait par le Gouvernement Central, le monde va apprendre un matin que ces « BAKATA KATANGA » ont pris des villes et localités de deux provinces du Kasaï. Quel arbre cache la forêt et de quoi est-elle peuplée?"


RDC: Appel à une conférence sur la paix au Katanga
° http://french.news.cn/2013-06/18/c_132462585.htm
KINSHASA, 17 juin (Xinhua) -- La société civile du Katanga ( sud-est de la RDC) a réitéré son appel à l'organisation d'une conférence sur la paix dans la province afin de trouver une solution aux problèmes récurrents d'insécurité provoquée par des groupes armés, dont les Maï Maï Bakata Katanga, a déclaré le 17 juin Jean-Pierre Muteba, président de la société civile du Katanga.
"Il y a quelques mois que nous avons proposé une conférence sur la paix au Katanga au cours de laquelle plusieurs problèmes d' ordres économique, politique et social devront être abordés et pour lesquels des solutions appropriées devraient être trouvées à tous les niveaux", a souligné M. Muteba, ajoutant que la situation sécuritaire est volatile dans la province.
Selon M. Muteba, beaucoup de groupes Maï Maï Bakata Katanga sont actifs autour de Lubumbashi, et continuent de menacer, depuis près de 3 mois, à investir la ville. Le 16 juin dernier, les rebelles Bakata Katanaga se sont affrontés avec les forces loyalistes à une vingtaine de kilomètres de Lubumbashi, faisant un mort dans les rangs des FARDC et plusieurs blessés parmi les rebelles et les civils.
Le groupe Maï Maï Bakata Katanga est une milice indépendantiste qui se rend régulièrement coupable d'exactions contre la population civile au Katanga."



Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 24/6/2013, 8:44 pm

"Lubumbashi : les gardiens de la prison de Kasapa repoussent une attaque des Bakata Katanga
° http://radiookapi.net/actualite/2013/06/23/lubumbashi-les-gardiens-de-la-prison-de-kasapa-repoussent-une-attaque-des-bakata-katanga/

Des combattants Mai-Mai ont attaqué la prison de la Kasapa à Lubumbashi (Katanga) dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin. Les miliciens ont ouvert le feu sur les gardiens de l’établissement pénitentiaires qui ont repoussé l’attaque. Cet affrontement a duré une vingtaine de minutes. Des témoins font état d’un milicien tué, un autre grièvement blessé et un troisième capturé. Aucune évasion n’a été enregistrée.

Les mêmes sources indiquent que les miliciens se dirigeaient vers la porte d’entrée de la prison en file indienne lorsqu’ils ont été interpelés par les gardiens, informés d’une présence suspecte de civils en armes à proximité de l’établissement pénitencier. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur les gardiens.
Après vingt minutes d’affrontements, les assaillants ont été repoussés sans réussir à pénétrer dans la prison. Le Maï-Maï tué avait sur lui deux grenades offensives, selon les gardiens.
A en croire les mêmes gardiens, cette attaque avait pour objectif de libérer un officier de Forces armées de la RDC (FARDC), condamné le mois dernier pourdétournement de minutions et armes de guerre et violation de consignes. Ils affirment avoir trouvé une tenue militaire portant le nom de cet officier emprisonné.
La sécurité a été renforcée autour de la prison de la Kasapa et la situation est calme.
Les impacts de balles sur la grande porte de la prison et sur le mur d’un poste de contrôle à l’entrée de l’établissement pénitencier étaient encore visibles ce dimanche dans la matinée. Et plusieurs douilles étaient éparpillées dans le rayon de la prison, preuves l’ampleur des affrontements.
Cette attaque est la deuxième de la milice Bakata Katanga contre la prison de la Kasapa, après celle de septembre 2011 qui s’était soldée par l’évasion de Kyungu Mutanga Gédéon, chef de cette milice.
Les Maï-Maï Bakata Katanga sont entrés à Lubumbashi, le  samedi 23 mars dernier avec des armes. Après des accrochages avec les militaires, ils s’étaient rendus au bureau local de la Monusco où ils avaient déposé leurs armes. Le lendemain, plus de 200 d’entre eux avaient été transférés dans la prison militaire de Ndolo à Kinshasa."


""Bakata Katanga" : Une Ong invite "Joseph Kabila" à clarifier sa position 
Suite à l’attaque de la Prison centrale de Kasapa, menée dans la nuit du 22 au 23 juin, par les désormais fameux "maï maï Ba Kata Katanga", Justicia a.sb.l. invite "Joseph Kabila" à faire une "déclaration publique pour clarifier sa position" sur l’insécurité pour les personnes et les biens qui se développe dans la province du Katanga. C’est ce qu’indique cette association de défense des droits humains dans un communiqué daté du dimanche 23 juin 2013.

e 23 mars dernier, les maï maï "Ba Kata Katanga" faisaient irruption dans la ville de Lubumbashi. Les autorités provinciales semblaient prises de cours. La suite est connue. Trois mois après, ces miliciens ont récidivé en attaquant la prison centrale de la Kasapa. L’attaque a eu lieu dans la nuit du samedi 22 et dimanche 23 juin. Ils ont tenté sans succès de faire évader un officier de l’armée congolaise (FARDC), non autrement identifié. Les assaillants ont cependant été trouvés en possession d’une tenue militaire portant le nom d’un certain capitaine Ngoy Mutonkole. C’est la deuxième fois, en l’espace de deux ans, que des combattants maï maï osent narguer les pouvoirs publics dans une opération de ce genre. La première date du 7 septembre 2011 au cours de laquelle l’ex-chef milicien Kyungu Mutanga, alias "Gédéon" a pu "faire la belle".
Dimanche, des observateurs dissimulaient mal leur stupéfaction face au silence du pouvoir kabiliste tant au niveau provincial que national. Le très volubile ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga, est devenu économe de sa parole. "Joseph Kabila" qui concentre toutes les affaires sécuritaires entre ses mains n’est ni audible ni visible. Rien de bien nouveau. "Kabila est plus préoccupé par 2016 que par les actions des maï maï au Katanga, commente un observateur. Le président de la République devait prononcer un discours le 2 juin dernier pour donner des orientations aux 500 participants aux concertations nationales. Rien ne s’est passé. Depuis lors, il se fait invisible". Et d’ajouter: "Il devait par la suite prononcer un discours de clôture de ces assises le 30 juin prochain". On note la même "discrétion" au niveau du Parquet général de la République, de l’Agence nationale de renseignements (ANR), de l’ex-Demiap (renseignements militaires) et de la garde présidentielle dite garde républicaine, dirigés pourtant par des natifs du Katanga. Il en est de même des ministères de l’Intérieur, de la Défense nationale et de la Justice. A quel jeu se livre ce beau monde? 

Vacuité au sommet de l’Etat
Face à ce qui ressemble bien à une vacuité délibérée au sommet de l’Etat, Justicia A.s.b.l, se dit "surprise" par l’insécurité qui prend des proportions inquiétantes dans la province du Katanga. Pour cette association, il s’agit d’une "insécurité voulue et provoquée" par des miliciens qui appartiendraient tantôt à une organisation dénommée "Corak", tantôt "Kata Katanga". 
Se fondant sur des "informations concordantes", ce groupement signale l’attaque de certaines positions des FARDC "vers la route Kinsevere et le village Shindaika par les miliciens mai mai, Corak ou Kata Katanga".
Après avoir rappelé la bruyante entrée, des Bakata Katanga, le 23 mars, à Lubumbashi, "sous prétexte de se rendre aux autorités congolaises", l’association de relever qu’une "commission parlementaire instituée à cet effet a remis au bureau de l’Assemblée nationale un rapport d’enquête au mois d’avril". Quel est le sort réservé à ce rapport? Nul ne le sait. Justicia a.s.b.l. de noter que ce rapport "aurait du être examiné de toute urgence mais dont la lecture a été renvoyée aux calendes grecques pendant que la situation sur terrain ne fait que pourrir et les commanditaires vaquent librement et en toute impunité à leurs activités criminelles". "En outre, poursuite-elle, en septembre 2011, des éléments armés avaient lancé un assaut sur la prison centrale de la Kasapa et avaient réussit à y extraire près d’un millier des personnes ainsi que le Seigneur de guerre Gédéon Kyungu Mutanga, lequel, quelques mois âpres, a réussit à mettre à feu et à sang certains territoires du Nord Katanga".

Incapacité ou complicité?
Justicia a.s.b.l. de se poser des questions sur le "manque d’intérêt" qu’affichent les gouvernants congolais face à la détérioration de la situation sécuritaire au Katanga. Est-ce par "incapacité institutionnelle" ou par "complicité frisant la haute trahison?", s’interroge-t-elle.
Dans son communiqué, cette association fait, par ailleurs, état d’une lettre datée du 6 mai 2013 adressée à toutes les autorités politico-administratives et aux agences des Nations Unies. L’auteur de cette missive serait le "Mouvement pour l’indépendance du Katanga". Celui-ci y affirme sa volonté de "développer des stratégies pour des attaques généralisées de la ville de Lubumbashi au 30 juin 2013".
Dans ses "recommandations", Justicia a.s.b.l invite "Joseph Kabila" "en sa qualité de garant de la nation" à faire "ne serait-ce qu’une déclaration publique pour clarifier sa position sur ces incidents qui continuent à mettre en péril des nombreuses vies des compatriotes et qui a des répercussions néfastes sur l’économie et la vie sociale des habitants de la province du Katanga".

Deux poids, deux mesures...
La "démission" qu’affiche "Joseph Kabila" face à l’instabilité qui se développe au Katanga surprend plus d’un analyste. En 2007 et 2008, l’homme avait fait preuve d’ardeur pour broyer la vie de plusieurs centaines d’adeptes du mouvement politico-religieux "Bundu dia Kongo". Ceux-ci étaient accusés de sédition. Les opérations ont été menées par des éléments du tristement célèbre "Bataillon Simba", commandé à l’époque par un certain major Christian Ngoy Kenga-Kenga, sous la supervision du "général" John Numbi Banza. Les victimes protestaient contre un vote truqué lors de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Bas-Congo. Bilan : 304 morts et plusieurs blessés. On se souviendra des moyens militaires déployés, fin 2010 et avril 2011, dans la province de l’Equateur, pour «mâter» les «Enyele» dans le district du Sud Ubangi. La Monusco - dont les éléments «cohabitent» avec les rebelles du M-23 dans les «territoires occupés» au Nord Kivu - était venue à la rescousse des «forces loyalistes» pour traquer les "insurgés". Deux poids, deux mesures?
Revenons au Katanga. Les observateurs sont affligés par le discours ambigu tenu par les autorités provinciales. Lors de l’entrée des maï maï à Lubumbashi le 23 mars, un conseiller du gouverneur Moïse Katumbi laissait entendre, sans rire, que "les maï maï sont entrés à Lubumbashi pour se rendre aux autorités provinciales". Lors de l’attaque, plusieurs semaines auparavant, de la localité de Kinsevere près de Lubumbashi, Katumbi a fait une communication le 18 février à la presse locale disculpant les maï maï. "Ce ne sont pas les maï-maï mais des bandits qui ont tué sept personnes", déclarait-il. Quel sont les faits matériels qui lui permettaient de faire une telle affirmation? Président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza va inviter les combattants maï maï "à déposer les armes pour intégrer les FARDC". Qui se moque de qui au Katanga?

Ci-après, le texte intégral du communiqué de Justicia a.s.b.l :

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 008/2013
Attaque de la prison centrale de la Kasapa par les miliciens Maï Maï : Des mesures sécuritaires doivent être renforcées pour protéger cette institution pénitentiaire

Justicia Asbl, une organisation de promotion et de défense des droits de l’homme et du Droit international humanitaire basée au Katanga en république Démocratique du Congo est surprise de la recrudescence de l’insécurité dans la province du Katanga, insécurité voulue et provoquée par des miliciens, tantôt se nommant mai mai, tantôt CORAK et parfois Kata Katanga . 
Dans la nuit de samedi à dimanche 23 juin 2013 vers 1 H 30 du matin, un groupe de personnes, dont le nombre n’est pas déterminé, provenant de la Commune Annexe et avançant en file indienne vers la prison centrale de la Kasapa, située à 6 km du centre ville de Lubumbashi , a été appréhendé par un militaire en tenue civile assurant la surveillance de la prison, alors qu’il allait se soulager dans la brousse située à proximité de la prison. Ce dernier alertera ses collègues restés à la guérite qui se déploieront tout au tour du centre pénitentiaire. Ces miliciens arrivés au niveau du centre de controle ouvriront le feu et en riposte, les éléments FARDC commis à la garde de la prison tueront un milicien mai mai, blesseront un autre au niveau des cotes et mettront la main sur un troisième sur qui il sera trouvé une tenue militaire sur laquelle était inscrite Capitaine Ngoy Mutonkole.

Des informations concordantes font état de l’attaque de certaines positions FARDC vers la route Kinsevere et village SHINDAIKA par les miliciens mai mai, CORAK ou Kata Katanga.
Pour rappel, le 23 mars 2013, des colonnes de centaines des miliciens dits Kata Katanga ont sillonné presque toute la ville de Lubumbashi sous prétexte de se rendre aux autorités congolaises. Apres leur neutralisation, ils ont été acheminés à la prison de Ndolo à Kinshasa ou ils subissent un interrogatoire, pendant que les enfants ayant été recruté dans ce mouvement ont été confiés aux organisations de protection de l’enfant qui les hébergent dans une maison d’accueil.
Une commission parlementaire instituée à cet effet a remis au bureau de l’Assemblée nationale un rapport d’enquête au mois d’avril, lequel aurait du être examiné de toute urgence mais dont la lecture a été renvoyée aux calendes grecques pendant que la situation sur terrain ne fait que pourrir et les commanditaires vaquent librement et en toute impunité à leurs activités criminelles.

En outre, en septembre 2011, des éléments armés avaient lancé un assaut sur la prison centrale de la Kasapa et avaient réussit à y extraire près d’un millier des personnes ainsi que le Seigneur de guerre Gédéon Kyungu Mutanga, lequel, quelques mois âpres, a réussit à mettre à feu et à sang certains territoires du Nord Katanga.
Comme si la situation sécuritaire qui prévaut dans la province du Katanga n’intéressait personne, aucune institution de la République n’ose s’y pencher de manière sérieuse. Est-ce par manque d’intérêt, par incapacité institutionnelle ou par complicité frisant la haute trahison ?
Par ailleurs, dans une lettre datée du 06 mai 2013 et adressée à toutes les autorités politico administratives et aux agences des Nations Unies, le mouvement pour l’indépendance du Katanga affirme développer des stratégies pour des attaques généralisées de la ville de Lubumbashi au 30 juin 2013.
S’agissant des derniers événements en date, il faut signaler que n’eut été le hasard ayant renvoyé cet élément FARDC à se soulager en brousse et n’eut été aussi son courage à alerter ses collègues pour des dispositions utiles, tous les éléments commis à la surveillance de cette prison seraient morts et les prisonniers libérés, surtout profitant de l’obscurité totale dans laquelle se trouve cette prison et de l’absence des moyens de communication.

Eu égard à ce qui précède, Justicia Asbl recommande :

Au Président de la République Démocratique du Congo, en sa qualité de garant de la nation :
- De faire ne serait-ce qu’une déclaration publique pour clarifier sa position sur ces incidents qui continuent à mettre en péril des nombreuses vies des compatriotes et qui a des répercussions néfastes sur l’économie et la vie sociale des habitants de la province du Katanga

A l’Assemblée nationale et au sénat :
- D’inscrire de toute urgence l’examen du rapport parlementaire sur les événements du 23 mars dernier parmi les priorités et ce à travers une cession extraordinaire pour proposer au Gouvernement et à la justice, des mesures et sanctions contre toutes les personnalités impliquées dans ces actes de terrorisme.

Aux autorités tant civiles que militaires du Katanga :
- De continuer à rassurer la population pour qu’elle ne cède pas au chantage et autres messages d’attaques et de déstabilisation de la ville de Lubumbashi
- De renforcer des mesures de sécurisation de la population et de ses biens ;
- D’électrifier aux moyens des projecteurs puissants la prison centrale de la Kasapa et ses environs et doter en matériels de communication (talkie walkie et appareils de communication) et de moyens de déplacement les éléments police et FARDC commis à la garde de la prison de Kasapa.
Aux miliciens mai mai , CORAK ou Kata Katanga :
- De recourir aux moyens pacifiques et constitutionnellement garantis pour faire valoir leur revendication

Aux Forces Armées de la RDC et autres services de sécurité :
- De continuer courageusement à se battre pour la protection des populations et de leurs biens et préserver ainsi l’unité de la nation
 
A la population :
- De travailler en étroite collaboration avec les services de sécurité pour dénoncer toute tentative de déstabilisation des institutions,

Fait à Lubumbashi, le 23 Juin 2013
---------------------------------------------------------------------
1.CORAK c’est la Coordination pour l’Organisation du Référendum d’autodétermination du Katanga, ce mouvement milite pour l’independance du Katanga
2.Le Tribunal Militaire Garnison de Lubumbashi a condamné à 20 ans de Servitude pénale principale et expulsion des Forces Armées de la RDC du Capitaine Ngoyi Mukonkole Chef de Bureau ordonnancement, section logistique de la 6eme Région militaire pour tentative de détournement des minutions
3. Le dimanche 16 juin 2013, des affrontements ont été signalés entre éléments FARDC et miliciens Kata Katanga au village Shindaïka à une vingtaine de kilomètres de la ville de Lubumbashi et d’autres encore sur la route Kasenga. Le bilan de ces affrontements reste pour le moins incertain."



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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  Mathilde le 11/1/2014, 1:02 am

Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, République démocratique du Congo (DRC)
Message de sécurité pour les citoyens américains
Troubles près de Lubumbashi dans la Province du Katanga




Le 10 janvier 2014

L’ambassade a reçu des informations faisant état d’échanges de coups de feu entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et divers groupes armés près de Lubumbashi, dans la province du Katanga, y compris des combats dans le village de Kajiba (situé à 25 kilomètres à l’est de Lubumbashi) et Kiziba (10 kilomètres au sud-est de Lubumbashi).
L’ambassade a aussi reçu des informations selon lesquelles des groupes armés envisageraient d’attaquer Lubumbashi et d’autres villes du Katanga. L’ambassade fournira des informations supplémentaires à ce sujet dès que possible. L’ambassade des Etats-Unis conseille aux citoyens américains d’éviter toute manifestation publique et tout lieu où la foule s’est assemblée, car des événements pacifiques en apparence peuvent parfois devenir rapidement violents, voire mortels, de manière inopinée.

Les citoyens américains doivent s’assurer que leurs documents de voyage, y compris leurs passeports américains, leurs visas congolais et leurs permis de séjour sont valides. En outre, les citoyens américains doivent avoir leurs documents de voyage en leur possession en tout temps, en cas de besoin de voyage immédiat.

_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 20/6/2014, 12:31 am

"19 06 14 Xinhua - La milice Bakata Katanga jure de proclamer l'indépendance du Katanga en juillet
 Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing   Rolling Eyes  Rolling Eyes 
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=198793&Actualiteit=selected
La milice Bakata Katanga va annoncer l'indépendance du Katanga au mois de juillet prochain, a indiqué mercredi 18 juin à Xinhua par téléphone le chef de cette milice, Ferdinand Kazadi Mutombo.
"Nous serons à Lubumbashi (capitale de la province du Katanga) le 11 juillet prochain pour proclamer l'indépendance de notre pays le Katanga", a déclaré M. Mutombo.
"Nous ne viendrons pas tuer nos frères congolais ni étrangers, nous viendrons pour hisser le drapeau de notre pays le Katanga", a- t-il affirmé.
 Laughing  Laughing  Laughing 

Par la même occasion M. Mutombo a démenti les informations d'éventuelles reddition de Gédéon Kyungu, le chef de la Force de Bakata Katanga.
"Je suis avec Gédéon ici, il n'a jamais eu l’intention de quitter le mouvement. Les gens du Comité international de la Croix- Rouge (CICR) l'ont vu aussi", a-t-il dit.

Selon la Monusco, le climat sécuritaire demeure volatile et imprévisible dans plusieurs territoires de la province du Katanga à cause de ces activités négatives des groupes armés, principalement les différentes factions Mayi Mayi Bakata-Katanga.
Le Katanga est la province la plus méridionale de la RDC, avec une superficie de 497.000 km2, environ la taille de l'Espagne. La province renferment de très riches gisements de cobalt, cuivre, fer, radium, uranium et diamant."

 lol!  lol!  lol! 


"Reddition de « Gédéon » Kyungu : « Ce criminel doit faire face à la justice ! », répond la Monusco"
 Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes 
° http://www.lephareonline.net/criminel-doit-faire-face-a-la-justice-repond-la-monusco/


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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  Mwana ya Congo le 20/6/2014, 10:47 am

Buzoba mususu... attendons les reveurs qui vont voir en ca un acte de liberation du congo ... pff na mawa na posa ya ko lela na ya ko seka . quel melange ?

quand est ce qu'on apprendra de notre histoire?

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 4/7/2014, 3:37 am

"Insécurité au Katanga : Qui manipule les Ba Kata Katanga et la nébuleuse Maï Maï?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9057


Les miliciens Ba Kata Katanga lors de leur irruption à Lubumbashi

C’est une sonnette d’alarme que le député provincial Freddy Majende Bin Kanfwa a tiré le week-end dernier lors d’une séance plénière de l’Assemblée provinciale du Katanga. Président de la commission spéciale chargée d’élaborer les rapports des vacances parlementaires du district du Haut Katanga, ce parlementaire a dénoncé le climat d’insécurité entretenu par les miliciens Bakata Katanga et Mai-mai dans la chefferie Kyona-Zini et dans le village Mwenge. Les habitants ont fui leurs domiciles pour trouver refuge dans les écoles et les églises. Il est clair que les miliciens bénéficient de la "protection" du pouvoir kabiliste
.

On apprend aux termes du rapport qui a été présenté que les tristement célèbres Ba Kata Katanga et les Mai-mai ont brulé quatre villages sur l’axe Kizabi-Moba, Kamakonga, Kabulembe, Mukuba, Kamakoba et Musesha sur l’axe Pweto-Kilwa ainsi que sur les plateaux de Kundelungu. Des habitants ont été attaqués et pillés. Des cas d’assassinat et de viols ont été enregistrés à Kasumbalesa.

Ledit rapport fait, par ailleurs, état de la présence de "coupeurs de route" sur la nationale n°1 précisément sur le tronçon Kasumbalesa-Sakania et dans le territoire de Kambove. L’auteur de ce document attribue ce phénomène au flux migratoire. Selon lui, celui-ci favoriserait la recrudescence des actes de criminalité dont les vols, les violences sexuelles et les meurtres autour des différents sites miniers.
Au-delà de ce rapport parlementaire, l’insécurité qui prévaut dans certaines parties de la province du Katanga étonne plus d’un observateur. Il en est de même de la facilité avec laquelle opèrent ces "forces négatives" - dans une région privilégiée, réputée comme étant le "fief" de l’actuel chef de l’Etat - ne cesse de surprendre. D’aucuns n’hésitent plus à suspecter l’existence des complicités au niveau le plus élevé de l’Etat. "Les Congolais ont la mémoire courte, commente un analyste. Ils ont oublié que les Ba Kata Katanga et la nébuleuse Maï Maï sont en réalité des avatars des forces dites d’autodéfense populaire créées en 1999 par le Mzee Laurent-Désiré Kabila. Le fameux "Gédéon" en est un beau spécimen".

Certains indices laissent apparaître que "Joseph Kabila" a toujours entretenu des "relations incestueuses" avec plusieurs bandes armées mises sur pied à l’époque de Mzee LD Kabila. Ces pseudos "patriote-résistants" n’ont jamais été désarmés et "démobilisés" au cours d’une cérémonie officielle.
Dans son allocution d’investiture prononcée le 26 janvier 2001, le successeur de Mzee avait stupéfait l’assistance en "saluant" notamment les "forces d’autodéfense populaire pour leur contribution (...)". Dans une seconde adresse en date du 26 janvier 2002, il dira : "Le gouvernement a aussi favorisé le désarmement des groupes armés de manière à enlever aux Rwandais le prétexte utilisé pour continuer à occuper une partie du territoire national". Bizarre.

Selon certaines sources, c’est le pouvoir kabiliste qui organisa
l’évasion de Kyungu Mutanga, alias Gédéon, de la prison de haute sécurité de Kasapa à Lubumbashi. C’était le 7 septembre 2011, soit deux mois avant l’élection présidentielle. L’homme continue sa cavale sous la barbe des forces dites de sécurité. Il se permet même à haranguer la foule.
A en croire Radio Okapi, "Gédeon" aurait tenu un "meeting" le 23 mai au village Kapangwe dans la chefferie Kyona Nzini où les Ba Kata Katanga ont brûlé récemment plusieurs maisons. Le chef milicien qui circule aussi librement qu’un poisson dans l’eau était accompagné d’une centaine de membres de sa "garde rapprochée". Où sont passés les "James Bond" de l’Agence nationale de renseignements? Ne seraient-ils efficaces que lorsqu’il s’agit de traquer les opposants non armés?

En dépit de cette tragique réalité, "Joseph Kabila" s’est permis d’annoncer, dans son discours à la nation du 29 juin, que "nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national". Et que "(...), depuis fin 2013, il a été mis fin à la rébellion et à la guerre dans plusieurs contrées du pays (...)". Des propos qui sonnent comme un aveu selon lequel les Ba Kata Katanga et la mouvance Maï Maï ne seraient en réalité qu’une "armée secrète" au service du "clan Kabila"."


° http://radiookapi.net/en-bref/2014/07/03/katanga-plaidoyer-pour-les-victimes-de-tortures-pweto/#.U7XvgNJ_sgc


Compatriotiquement!

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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  ndonzwau le 15/9/2014, 7:48 pm

Evil or Very Mad Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes  silent silent silent silent silent  Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Evil or Very Mad

Alerte DESC : La Garde Républicaine a menacé de renverser Joseph Kabila s’il ne réhabilite pas John Numbi

° http://desc-wondo.org/alerte-desc-la-garde-republicaine-a-menace-de-renverser-joseph-kabila/



La situation de frustration qui règne au sein de l’armée que nous avions signalée dans nos précédentes publications ne se limite plus entre le reste de l’armée contre la Garde républicaine (GR), chargée d’assurer la protection présidentielle. La même tension est également ressentie au sein de plusieurs éléments de la GR, selon nos sources.

Entre Amisi et Numbi, deux poids deux mesures disent les officiers de la GR

En cause, le blanchiment du général Gabriel Amisi Tango four, ancien chef d’état-major de la force terrestre, de tous les soupçons qui pesaient contre lui lors de la chute de Goma en novembre 2012. D’après plusieurs sources de l’état-major général des FARDC, de la Démiap (renseignement militaire) et de la maison militaire du chef de l’Etat,Kabila s’apprête à réhabiliter le général Amisi de ses fonctions de chef d’état-major de la force terrestre. Une suite logique du fait qu’aucun indice de culpabilité n’a été trouvé contre lui, suivant les résultats d’enquête menée par l’inspection générale de l’armée.
Cette information n’a pas été du goût de plusieurs (jeunes) officiers de la GR. Ces derniers ont tenu récemment des réunions secrètes à Mbanza-Ngungu, Kinshasa et Lubumbashi au terme desquels ils ont élaboré un mémorandum contenant plusieurs revendications qu’ils ont fait parvenir au président Kabila par la voie hiérarchique, c’est-à-dire le général Dieudonné Banze Lubunji.

Dans ce mémo, parvenu à DESC par un vent favorable, on peut lire qu’ils menacent de « faire un coup d’état si le président de la république, le commandant suprême des forces armées ose réinstaller le général Amisi Kumba (Tango Four) comme chef d’état-major de l’armée de terre »… « Une telle réhabilitation ne passera pas chez nous et parait injuste à nos yeux »… « Si le commandant suprême veut réhabiliter le général Amisi, il doit alors signer et publier deux décrets : un pour le général Amisi et le second pour le général John Numbi mettant fin à suspension et le réhabilitant à la tête de de la Police nationale congolaise. »
« Il n’est pas normal que le Général Numbi qui est suspendu depuis le 05/06/2010 à la suite du double assassinat deFloribert Chebeya et Fidel Bazana alors que la haute cour militaire l’a blanchi depuis juin 2012, ne soit pas réhabilité dans ses fonctions. Et pourtant, pouvait-on encore lire, « le général Gabriel Amisi, qui est responsable de la mort de près d’un millier de militaires congolais dont plusieurs de nos braves frères d’armes de la garde républicaine à Mushake[1], Kibumba, Tongo, Pont Mabenga et Kibati lors des guerres contre le CNDP en 2007 contre le M23 entre 2012 et 2013, soit blanchi sans aucune enquête judiciaire ne soit réalisée« .

Dans la note adressé à Kabila, les protestataires qualifient d’  « injurieux » cette politique de deux poids deux mesures et menacent le chef de l’Etat en ces mots « si le commandant suprême persiste et confirme Amisi en le réhabilitant dans ses anciennes fonctions, ils prendront nous n’hésiterons pas à prendre notre responsabilité », préviennent-ils. Ils recommandent ce qui suit à Kabila « si le chef aime beaucoup Amisi Tango Four, il n’a qu’à le garder auprès de lui comme étant son chef état-major particulier, mais pour nous, il n’est question qu’il lui donne à nouveau un poste de commandement au sein des structures des FARDC. »

Pourquoi la GR défend-elle à ce point John Numbi qui n’en fait pas partie ?

Dans notre constante logique de recherche et d’investigation, nous avons voulu comprendre pourquoi ces jeunes officiers de la GR se sont permis de prendre le risque de défier le chef de l’état en prenant la défense de général-major John Numbi, actuellement sous suspension de ses fonctions à la tête de la Police nationale congolaise (PNC).
L’Article 114 de la Loi organique numéro 11/012 portant organisation et fonctionnement des FARDC stipule que : «La Garde Républicaine est une unité des Forces armées ayant pour mission d’assurer : – la garde, la protection du Président de la République et les hôtes de marque de la République ; – la sécurité des installations présidentielles ; – les escortes et les honneurs à l’échelon de la Présidence de la République. »

En réalité, la GR échappe à l’autorité du chef d’Etat-major général des FARDC et relève de l’autorité directe du chef de l’Etat. Elle évolue en toute impunité et échappe de ce fait à tout contrôle étatique du ministère de la Défense, comme une milice autonome. Ce, au mépris de l’article 140 de la loi organique sur l’organisation et le fonctionnement des FARDC. Elle n’a pas subi l’épreuve de brassage[2]. La garde républicaine est commandée par le général Dieudonné Banze Lubunji, un Mulubakat et comprend entre 10.000 à 15.00 hommes[3]. Elle dispose d’une task force d’appui composée de 6.000 hommes.
Pour rappel, lorsqu’en 2001, Joseph Kabila devint président, ne faisant pas confiance aux troupes des FAC, il s’appuya sur la garde présidentielle, GSSP (Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle), de son défunt prédécesseur, qui sera rebaptisée plus tard Garde Républicaine (GR). Cette nouvelle garde prétorienne va mimer la DSP tribale deMobutu en étant consolidée avec des soldats provenant principalement de la tribu des Lubakat à laquelle appartenait LD Kabila.

La puissance militaire et l’influence de John Numbi sur la GR s’expliquent sur deux aspects :

1°) Il faut remonter en 1998 lors de la création d’abord de la police d’intervention rapide (PIR) par des Angolais, devenue entre-temps la LENI (Légion Nationale d’Intervention). Souvent considérée comme un «bastion» de l’ethnie Lunda, la P.I.R. a été longtemps dirigée par un cousin du président L.D. Kabila, le général Célestin Kifwa, qui exerçait également la fonction d’Inspecteur général de la Police nationale jusqu’en juin 1998, lorsqu’il sera nommé chef d’état-major des FAC, fonctions qu’il assuma jusqu’à l’assassinat de L.D. Kabila. En même temps, son fils,Jean-Claude Kifwa, sera nommé commandant de la G.S.S.P. au mois de février 2002. JC Kifwa est l’actuel commandant de la 9ème région militaire couvrant la Province Orientale.
Le général Numbi a joué un très grand rôle dans la création de la garde républicaine qui devrait succéder à la GSSP. L’actuel noyau des (jeunes) officiers qui composent le fer de lance de la GR sont tous pour la plupart des anciens du défunt Service National[4], dirigé à l’époque par le général Denis Kalume Numbi (Kusu du Maniema, ERM). C’est le général John Numbi qui est allé en 1999 réquisitionner des jeunes désœuvrés envoyés au centre de Service National de Kanyama Kasese (Katanga) en vue de suivre notamment « une formation paramilitaire et d’autodéfense ». Car les instructeurs Nord-coréens qui sont venus pour former les troupes de la GSSP à l’époque à Mura (Katanga) avait exigé que les officiers et sous-officiers devraient être au-moins détenteur d’un diplôme d’état. C’est ainsi que LD Kabila va instruire John Numbi de se rendre au camps du service national de Kanyama Kasese pour y recruter tous les jeunes diplômés et instruits valides. Il va en ramener 3000 jeunes qui seront envoyés à Mura pour suivre une formation commando chez les Nord-Coréens. Depuis, c’est ce noyau d’officiers et sous-officiers qui est aux commandes des troupes de la GR. La plupart de ces jeunes sont des Balubakat. C’était aussi un moyen de contrer l’influence des Lunda (du sud Katanga) qui formaient les éléments d’élite de la PIR. C’est ainsi que la plupart des officiers de la garde républicaine sont redevables à et reconnaissants à Numbi. Ces éléments n’ont d’égard qu’à Numbi à qui ils doivent « leur salut » et leur insertion socioprofessionnelle.

2°) Lubakat de Malemba-Nkulu dans le Haut-Lomami au nord du Katanga, où sévit actuellement la milice Maï-Maï Kata Katanga, l’ex- « bras armé », homme de confiance et des missions délicates du président Kabila, le généralNumbi, malgré sa mise à l’écart à la suite de l’Affaire Chebeya-Bazana, reste l’un des militaires les plus puissants du pays. A l’époque de son grand amour avec Kabila, pour Numbi, il n’y avait pas d’équivoque, « les ennemis de Kabila sont ses ennemis » (Jeune Afrique, 9/03/2009). Lire aussi l’article référence 2014 : (http://desc-wondo.org/dossier-special-les-personnalites-congolaises-a-tenir-a-loeil-en-2014-jj-wondo/). Et l’homme est décrit très ambitieux[5]par les chancelleries occidentales.

John Numbi, en plus d’être fils du terroir Katangais, a aussi un autre atout militaire, outre la confiance dont il bénéficie de la part de la GR, c’est celui d’avoir été le commandant de la 6ème région militaire correspondant au Katanga en 1999 et 2000 (sous LDK) lors de la chute surprise de Pweto par le RCD. Il connait très bien les militaires de la province.

Une menace prise au sérieux par Kabila qui a chargée Olenga pour jouer au démineur.

Ayant pris la décision de blanchiment du général Amisi en Conseil supérieur de la défense du 30 juillet 2014, juste avant de s’envoler pour le sommet Etats-Unis – Afrique du 5 au 6 août 2014 à Washington, le renseignement militaire (Démiap) avait transmis à Joseph Kabila des réactions de grogne suscitée par cette décision surprise au sein de la GR. C’est ainsi qu’à son retour de Washington, pris de panique, l’avion présidentielle n’est pas rentré directement à Kinshasa et a évité d’atterrir à l’aéroport de Loano à Lubumbashi.  L’avion ramenant le présidentJoseph Kabila est allé se poser sur le nouvel aérodrome construit par la firme Tenke Fungurume Mining – qui a bénéficié d’une exonération et d’un redressement fiscaux de l’ordre des centaines de millions de dollars (effacés à son profit) au détriment du trésor public congolais – près de Kambove, un territoire situé à environ 20 Km de Likasi et Shinkolobwe, dans le sud du Katanga. De là, Kabila s’est directement rendu dans sa ferme de Kambove, où il a passé 26 jours des vacances vu qu’il y avait un risque très élevé pour sa sécurité à Kinshasa et à Lubumbashi, deux villes quadrillées par la GR du fait de sa décision de réhabiliter Tango Four, quatre jours avant de s’envoler pour les Etats-Unis.
Très préoccupé par cette menace qu’il prend au sérieux en plus des pressions politiques internes et diplomatiques,Joseph Kabila s’offre le service de son bras droit et homme de confiance dans le business du trafic d’armes notamment, l’omniprésent général Olenga, son bon berger depuis la mise à la touche de John Numbi. Le généralOlenga est alors chargé de prendre la langue auprès des jeunes officiers frondeurs et en colère en vue de les rassurer en leur transmettant le message suivant : « le chef est très sensible à vos préoccupations et requêtes auxquelles il va accorder une suite favorable et vous demande de vous calmer et de continuer à travailler dans la discipline. »

Olenga est très respecté et écouté par les éléments de la GR. Mais pour réussir cette délicate mission de sensibilisation et d’apaisement des officiers, on lui a adjoint le coordonnateur des task-force[6] de la GR et commandant de la brigade blindé de la GR, le général de Brigade Hughe Constant Ilunga Kampeteun Katangais et ancien commandant de l’escadron blindé (chars T59) au sein du bataillon blindé de la DSP sous les FAZ. Ce dernier actuellement un des officiers très apprécié et respecté par les soldats de la GR. Parviendront-t-ils à leur mission ?Kabila finira-t-il d’opposer Numbi et Ilunga Kampete ou ces deux finiront par entrer en collusion pour élargir le front anti-Kabila ? Que fait alors le général bedonnant Banze Lubunji, commandant de la GR ? Voici des questions qui intéressent encore DESC.
C’est ainsi qu’absent durant le CSM du 30 juillet pour cause de mission sécrète en Russie (Lire http://desc-wondo.org/desc-investigation-loffensive-diplomatique-discrete-gagnante-de-kabila-aux-usa/), Joseph Kabila va demander à Olenga, au retour de ce dernier de Kremlin, de prendre les mesures de sécurité suivantes : La 32ème brigade des forces de réaction rapide, composée d’un effectif d’environ 4.000 hommes à ainsi que les 41ème et43ème bataillons commandos, des unités autrefois commandés par le feu colonel Mamadou Ndala, seront désormais basés à Kinshasa alors que ces unités s’y étaient rendues dans le cadre du défilé militaire du 30 juin 2014. Depuis, ce sont ces unités qui s’occupent de la protection des différents sites stratégiques de Kinshasa à la place des unités de la GR : Etat-major général des FARDC au Mont-Ngaliema, la base logistique à Lingwala près de la RTNC, l’aérodrome militaire de Ndolo, le Palais de la nation, (le bureau officiel de Kabila), etc.

« Le colonel Ephraim Ramazani est le nouveau coordonnateur des forces de réaction rapide (FRR). Il a succédé au colonel Mamadou Ndala. Nos sources le décrivent comme un bon chef de guerre tacticien, aussi brave que charismatique, à l’instar de son prédécesseur Ndala, auprès de ses troupes. Ce sont ses troupes qui ont délogé la coalition M23/RDF de leurs derniers retranchements dans les collines de Tshanzu et Runyonyi où ils s’étaient retirés pour concentrer leur effort principal en y déployant leur matériel d’artillerie. Le Col Ramazani était également à la tête des soldats qui ont récemment contenu les assauts de l’armée rwandaise (RDF) sur la colline Kanyejesha 2 en les repoussant vers le Rwanda lors des combats qui se sont déroulés du 11 au 13 juin 2014. C’est un ‘petit’ du general Olenga qui le coache depuis longtemps. Il a reçu une base de formation en Chine et c’est lui que Olenga et Kabilaont désigné pour commander les forces de réaction rapide transférées à Kinshasa actuellement. Il est très respecté et écouté par ses troupes. Etant donné qu’il bénéficie de l’entière confiance de Olenga, il jouit également de l’entière confiance du boss. Même si les revendications de la GR semblent avoir été entendues par le boss et que la situation s’est calmée pour l’instant, mais le boss reste très méfiant et n’exclut aucune confrontation avec la GR. Ainsi, par mesure de prudence, le boss a ordonné à ce que les FRR restent à Kinshasa jusqu’à nouvel ordre pour parer à toute éventualité. Elles ont établi leur QG à Maluku et mises à disposition du chef d’état -major de l’armée de terre (Olenga). Ces troupes sont lourdement armées et très combatives, cher J.J Whisky« .

« Les FRR se considèrent comme étant les soldats de la marque déposée exclusive (made in) Joseph Kabila,  contrairement aux éléments de GR que les FRR qualifient de soldats de Mzee Laurent Désiré Kabila. Les soldats des FRR se vantent aussi d’être les pionniers et le symbole de la nouvelle armée et se nomment ‘les soldats de la réforme’, car issus des recrutements de 2008-2009/2012-2013. »
Toutefois, à propos de l’option choisie par Olenga et Kabila de recourir aux FRR, l’on se demande s’il s’agit d’une bonne solution. Il ne faut pas perdre de vue que plusieurs jeunes éléments de ces unités vouaient à Ndala une loyauté eu une soumission viscérale au point que beaucoup d’entre eux attendent le moment idéal pour venger leur ‘afande’ (chef) charismatique dont ils n’ont jamais digéré l’élimination. L’étouffement ou sinon la lenteur de l’enquête judiciaire pour rechercher ses assassins, la grogne grandissante qui gagne progressivement la majorité des troupes des FARDC ainsi que d’autres facteurs politiques et diplomatiques du moment pourraient constituer un cocktail détonateur susceptible de les pousser au passage à l’acte en neutralisant le régime Kabila dans la capitale stratégique congolaise, Kinshasa, siège des institutions républicaines et haut lieu diplomatique du pays.


Quelle(s) issue(s) possible(s) dans ce bras  de fer opposant à distance Numbi et la GR  à Kabila ?

Trois scenarii possibles envisagés par les analystes spécialisés de DESC :



De g à Dr: John Numbi, Joseph Kabila et Gabriel Amisi

a) Soit Le général Olenga réussit sa mission de déminage et tout rentre dans l’ordre : Kabila rencontre totalement les préoccupations de la GR : pas de poste de commandement pour Amisi Tango Four, si ce n’est dans l’état-major particulier de Kabila en même temps qu’il réhabilite John Numbi dans ses fonctions à la tête de la Police nationale congolaise car blanchi sur le plan judiciaire. Une solution de façade certes apaisante pour Kabila, mais risquée dans la mesure où par ces actes de grogne, la rupture entre Kabila et Numbi ne fait que s’accentuer. Ainsi dans une logique d’une pareille dialectique militaire, la solution du plus fort (militairement) non seulement ce sera la meilleure mais aussi la seule efficace pour les deux camps opposés. C’est ici que les analystes de DESC estiment que les officiers de la GR auraient commis une grave erreur stratégique d’annoncer leurs intentions. Non seulement ils dévoilent leur plan de manœuvre à l’égard d’un ennemi (potentiel), ce qui ôtera à leurs actions futures tout caractère de surprise (l’effet de surprise étant une composante stratégique capitale dans toute confrontation (armée ou non). Ils oublient que Joseph Kabila est un fervent lecteur de l’art de la guerre de Sun Tzu, un de ses livres de chevet préféré, selon une source de la maison civile du président. Les GR vont certainement regretter cela dans les tout prochains mois...

Pour Tzu : « Tout l’art de la guerre est basé sur la surprise et la duperie. »« La victoire est acquise par la combinaison de l’emploi de moyens ordinaires (non-créatifs), le chen’g, et de moyens extraordinaires (créatifs), lechi’ ».« Si tu connais tes adversaires, le terrain sur lequel tu te bats et tes forces, sur mille batailles tu remporteras mille victoires… » « Attaquez là où l’ennemi ne vous attend pas ; surgissez toujours à l’improviste« . Or en dévoilant à ce point leurs intentons, ils permettent à Kabila de mieux les cerner et les connaitre. D’où les mesures qu’il a demandées à Olenga de prendre : décharger la GR de la protection des sites stratégiques à Kinshasa. Ainsi, petit-à-petit, Kabila finira par neutraliser subtilement tous les officiers frondeurs de la GR ainsi que les unités et éléments sous leur commandement de la même façon qu’il a dissout les escadrons de la mort des bataillons « Simba » et « Cobra« . Deux unités redoutables d’élite de la PNC qui n’obéissaient qu’exclusivement à John Numbi. Elles s’étaient tristement illustrées lors des massacres des adeptes de Bundu dia Kongo (Bundu dia Mayala actuellement) dans le Bas-Congo et impliquées dans l’affaire Chebeya et Bazana, dont les éléments d’analyse politiques et stratégiques de DESC n’excluent pas que ce soit une sorte de crime parfait visant à neutraliser subtilement John Numbi, décrit par les chancelleries occidentales et les câbles wikileaks de très ambitieux (lire plus haut). L’affaire Chebeya a amené Kabila à dissoudre ces unités spéciales e mutant tous leurs chefs et en dispersant leurs éléments vers la PIR (LENI) ou la police territoriale. C’est exactement vers un schéma similaire que Kabila et Olenga vont neutraliser les officiers de la GR et noyer la puissance de feu de leurs troupes. Ainsi, un officier GR averti par DESC en vaut deux! L’avenir confirmera certainement une fois de plus la prospective de DESC.

b) Soit la mission du général Olenga échoue et la GR passe à l’action en perpétrant un coup d’Etat en faveur de Numbi. Une solution plausible mais inappropriée au contexte politique actuel d’accession au pouvoir par la voie des urnes. Aussi longtemps de Kabila ne se sera pas officiellement et publiquement prononcé sur son avenir politique ou en faveur de la modification/changement de la constitution, il continuera à bénéficier « du bénéfice du doute ». De la sorte, toute tentative de prise de pouvoir par la force, quoique souhaitée par une majorité de l’opinion publique nationale et certaines chancelleries occidentales, sera anticonstitutionnelle et difficile à justifier politiquement. Sauf, si Kabila se prononce officiellement en faveur d’un troisième mandat consécutif. Dans ce cas, le renversement deKabila par la force entrerait dans la logiqu de ‘article 64 de la constitution et aura le soutien de tous.
c) Soit la mission de Olenga échoue et Kabila confirme Amisi Tango Four à un poste de commandement stratégique au sein des FARDC. Il s’agit d’une hypothèse plausible lorsqu’on analyse les relations très fusionnelles que Kabila entretient avec Amisi qui est un de ses piliers militaires stratégiques au sein des FARDC dans l’exécution de certaines missions sensibles en RDC. Cependant, selon notre source et analyste de DESC évoluant au sein de la Démiap : « Je ne pense pas que le président peut avoir la maladresse de réhabiliter Tango four. C’est une bombe qui peut lui péter à la figure. Le boss a besoin de toutes ces troupes d’élite pour 2016. Il n’a aucun avantage à tirer au stade actuel d’une réhabilitation du général Amisi, sinon de s’attirer le foudre et le couroux desKatangais de la GR qui ont même deja tiré sur l’escorte du général Amisi à Goma en 2012 lors de la prise de la ville par le M23. »

Kabila sortira-t-il victorieux de cette conjonction de défis qu’il doit affronter?

[justify]Lorsque qu’on pense que le grand bastion régional sur lequel compte Joseph Kabila aujourd’hui n’est plus que le Katanga, le Maniema étant géopolitiquement et démographiquement insignifiant. En faisant la sommation des signaux émis au Katanga depuis la réélection frauduleuse de Kabila en 2011, avec tous les risques pris pour le maintenir au pouvoir, l’on se rend compte que si Kabila ne gère pas bien le « dossier Katanga », cette province pourra bien être une pierre d’achoppement pour lui car il perdra tous les appuis stratégiques qu’il fauten vue de se maintenir au pouvoir dans son schéma de coup de force constitutionnel de 2016. Parmi ces signaux, l’on peut citer les attaques à répétition des Bakata-Katanga depuis mars 2012, le mécontentement politique des katangais et leur refus de voir Kabila rempiler en 2016, exprimés clairement par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo. Last but not least, la déclaration agressive de la société civile katangaise du 10 septembre 2014, faisant l’effet d’une bombe et allant dans le sens de Muyambo.

En effet, la société civile du Katanga recommande à la Cour suprême de justice d’inculper pour haute trahison tout initiateur d’une proposition de révision de la constitution. Le porte-parole de la plate-forme des organisations et associations membres de la concertation nationale pour la bonne gouvernance en RDC, Timothée Mbuya, estime qu’« il est du devoir patriotique pour chaque citoyen de défendre et protéger la constitution de la République contre toute forme de sa violation ». La société civile du Katanga exige donc que le président de la République respecte son serment constitutionnel. «Nous invitons le président de la République à respecter scrupuleusement les termes de l’engagement contenu dans le serment fait à la nation, de respecter la constitution et de ne rien poser comme acte qui aille à son encontre». Il appelle aussi le chef de l’Etat à «user de ses prérogativesde garant de la constitution et de la préservation des valeurs et acquis démocratiquesen décourageant toute initiative de révision partielle ou totale de la constitution visant à prolonger indéfiniment la durée ou le mandat du président de la République». Joseph Kabila doit aussi poursuivre pour «haute trahison quiconque proposerait la révision totale ou partielle de la constitution visant les articles 219 et 220», a-t-il recommandé.

A propos des Bakata Katanga, DESC se pose des questions sur l’absence de réaction de la GR lors de l’attaque surprise ( ?) et facile de 400 Maï-Maï « Bakata Katanga », le 23 mars 2013 à Lubumbashi. Etait-ce un acte délibéré d’omission de la part de la GR car un rapport de l’ONU a fait état de la collusion entre John Numbi et les Bakata-Katanga ? La Garde républicaine est principalement déployée aux points stratégiques de Kinshasa et de Lubumbashi, seconde ville et poumon économique de la RDC. Comment se fait-il que lorsqu’il s’agit des attaques d’autres groupes (de Mukungubila ou de Brazza) à Lubumbashi et à Kinshasa, la GR est la seule unité à riposter mais quand il s’agit des attaques des natifs du Katanga, les Bakata-Katanga, personne ne bouge ?
Par ailleurs, plusieurs sources signalent que le camp des opposants à toute prolongation du mandat de Kabila au-delà de 2016 au sein de la MP ne ferait que s’étendre et plusieurs partis n’attendent que le moment opportun pour se prononcer.
Ainsi comme on le voit, les jours à venir risquent d’être décisifs. DESC est curieux de voir comment Kabila, fervent lecteur de Sun Tzu, va s’amuser avec le puzzle des FARDC depuis que celles-ci sont secouées par une série d’événements qui illustrent la nervosité grandissante qui règne dans ses rangs. Toutefois, il faut reconnaitre que depuis qu’il a été désigné par l’Occident à la tête de la RDC en janvier 2001, Kabila a remporté toutes les confrontations auxquelles il était opposé avec ses adversaires militaires et politiques (Bemba, Kamerhe, Tshisekedi…). Il s’agit là d’un atout que ses adversaires ne doivent pas l’ignorer car c’est son apparence faible qui fait sa force (une belle illustration de la duperie de Tzu).

Jean-Jacques Wondo Omanyundu – Exclusivité DESC

[1] En 2007, lors de la débandade des FARDC face aux combattants du CNDP de Laurent Nkunda, sur les 6.000 éléments des FARDC engagés dans la bataille de Mushake, 2.600 militaires ont été tués dont 2.000 policiers en tenue militaire et 600 éléments de la garde républicaine.
[justify][2] En effet, l’ex-GSSP, comme toutes les unités de l’armée, devrait subir le procédé d’intégration. En janvier 2007, seul un bataillon de 800 hommes avait été annoncé comme brassé. Formé dans un centre de brassage dans une banlieue de Kinshasa à Kibomango, ce bataillon brassé de la GR était composé d’une moitié des hommes issus de l’ancien GSSP et l’autre moitié des militaires issus du MLC et du RCD Goma. Elle est dirigée par un katangais apparenté au président, le Général BANZE et comprend en son sein une majorité de ressortissants du Katanga.
[3] ICG, 2007; Wondo JJ, 2013; Berghezan G, 2014.

[4] Le 15 octobre 1997, L.D. Kabila a promulgué un décret présidentiel créant un Service national (SN). Un autre décret du même jour nomme, à la tête du SN, avec le titre de commandant, Denis Kalume Numbi, ancien général Ex-FAZ diplômé de l’ERM, chargé sous Mobutu et Gouvernement Kengo de la défense de Kisangani et de la contre-offensive foudroyante contre l’AFDL qui se réduisit à une tempête dans un vers d’eau. Selon le décret qui le constitue (ACP, 17/10/1997), le Service national « est un organe paramilitaire d’éducation, d’encadrement et de mobilisation des actions ». Le Service national était organisé en trois départements : le « département de la conscience » ; le « département de la vigilance » ; le département de la défense civile. Il a en particulier pour objet de : « organiser sur l’ensemble du territoire national des centres d’encadrement des jeunes filles et garçons désœuvrés, de jeunes finalistes d’enseignement primaire ou secondaire, en vue de leur inculquer une éducation civique et patriotique, de les inciter aux travaux de production agricole, suivis d’une professionnalisation éventuelle, et de leur donner une formation paramilitaire et d’autodéfense ».
[5] Selon les câbles wikileaks citant William J. Garvelink,l’ambassadeur américain à Kinshasa : “We continue to engage with Numbi, who could come to assume even greater responsibilities during the latter half of Kabila term as president” in https://www.wikileaks.org/plusd/cables/09KINSHASA314_a.html.
[6] Une des unités spéciales de cette task force est le 32ème bataillon commandé par le général Mohindo Akili,soupçonné dans l’assassinat du Col Mamadou Ndala. Suite à la pression populaire suscitée par la débâcle des FARDC à Goma et aux mécontentements au sein de l’armée, le président Kabila a nommé le 20 avril 2013 le général de BrigadeHughe Constant Ilunga Kampetecomme coordonnateur de la task force pour seconder le général Moundos (Mohindo Akili).



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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

Message  KOTA le 6/11/2014, 7:54 pm

RDC : Tensions autour de Lubumbashi / BBC

par FreeDiomi le 6 novembre 2014
RDC : Tensions autour de Lubumbashi

  • 6 novembre 2014

L’armée a lancé des opérations pour repousser les Maï-Maï présents au Katanga.
Depuis quelques jours, l’armée a amorcé des opérations des combats contre les miliciens Maï-Maï indépendantistes opérant au nord de la province du Katanga.

Les miliciens en colère contre cette opération encerclent depuis quelques jours Lubumbashi, au sud-est du pays et menacent d’attaquer la ville....



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Re: FLASH: LUBUMBASHI ATTAQUEE ?

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