L’IRRESPONSABILITE GENERE L’ANARCHIE EN RDC

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L’IRRESPONSABILITE GENERE L’ANARCHIE EN RDC

Message  KOTA le 12/5/2013, 6:00 pm

L’IRRESPONSABILITE GENERE L’ANARCHIE EN RDC


par mpp le 12 mai 2013

L’IRRESPONSABILITE GENERE L’ANARCHIE EN RDC:


LE CAS DE LA “REBELLION AVEC RECIDIVE” DU PGR FLORY KABANGE NUMBI





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Qui est responsable de quoi dans cette République du Congo-Kinshasa pompeusement qualifiée de "démocratique"?


A quelle porte un citoyen peut-il frapper lorsque ses droits les plus élémentaires sont foulés aux pieds par un Procureur Général de la République ou un membre de la garde prétorienne de "Joseph Kabila" comme le Colonel Kanyama, alias « Esprit de mort » ?

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Les citoyens congolais chosifiés n’ont aucune porte où frapper pour faire valoir leurs droits violés par un haut magistrat qui pietinne les garanties constitutionnelles d’un député de l’opposition ou bien un responsable des services de sécurité qui s’arroge un droit de vie et de mort sur tous les congolais. A Kinshasa les enlèvements d’Etat sont devenus monnaie courante dans l’indifférence générale d’un communauté internationale plus intéressée à signer des contrats léonins avec le régime en place à Kinshasa plutôt qu’à dénoncer les violations gravissimes des droits de l’homme dont les congolais sont victimes.

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Que dire d’une Mission de l’Onu de stabilisation – Monusco en sigle – qui se limite à son rôle passif d’observation de la derive totalitaire en place à Kinshasa et limitant son action à la compilation de rapports internes sans impact sur la vie des congolais?


Voilà des questions que les Congolais se posent désormais dans un Etat où la notion de responsabilité ainsi que les garanties fondamentales de la personne se diluent au jour le jour.

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Au lendemain de la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, adoptée par referendum, les congolais avaient cru qu’un chapitre de l’Histoire de leur pays venait d’être tourné et qu’un "Congo nouveau", fondé sur les valeurs démocratiques et le respect des droits humains allait enfin naître.

La nouvelle charte fondamentale ne proclame-t-elle pas en son article 16 que "la personne humaine est sacrée" et que "l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger"?

Sept années après, la désillusion est totale. Pourquoi?

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Charcutée et inappliquée, la Constitution de la RDC ne peut pas rivaliser avec la parole du "Raîs"…





Les détenteurs du pouvoir d’Etat affichent un comportement qui n’a rien à envier à celui de "bandits de grand chemin". L’ intolérance et la répression politique sont des piliers de la « democrature » kabiliste qui essaye de colmater les plaies béantes de son manque de légitimité arrêtant les opposants politiques qui luttent pacifiquement en RDC, en multipliant les montages les uns le plus invraisemblables que les autres.

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Aux quatre coins du pays, les droits et libertés se portent mal. Très mal. Le pays ressemble de plus en plus à une jungle où les "animaux les plus féroces" passent le temps "à bouffer" les plus faibles. Ces animaux les plus féroces ne sont pas toujours des combattants à la mine patibulaire appartenant aux bandes armées qui fleurissent à l’Est. Bien au contraire.


Ils se nomment procureurs généraux, Colonels de l’Armée ou même haut responsables de services de sécurité.


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Au lieu de se comporter en dernier rempart de l’ordre et de la paix sociale la justice congolaise est devenue le complice du délitement de l’Etat. Sa mission se limite désormais à "faire du bien" aux "amis" de "Joseph Kabila" et à "faire du mal" aux "ennemis" de celui-ci.


Le cas le plus flagrant de l’instrumentalisation politique de la justice congolaise est certainement celui du député National de l’opposition Eugène Diomi Ndongala, détenu au secret, enlevé et maintenant détenu illégalement en prison après en violation de deux décisions de la Cour suprême, à cause de la "rébellion avec récidive » du Procureur Général de la République qui refuse d’appliquer la décision de la haute Cour pour des raisons strictement politiques, faisant ainsi du député Diomi Ndongala, un otage personnel de l’exécutif congolais.


C’est le règne de la terreur! Pris en otage par des "terroristes" déguisés en hommes d’Etat, l’Etat congolais est incapable de garantir à chacun et à tous une égale protection devant loi et des conditions minimales de sécurité pour les personnes et les biens.

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Voilà ce que La libre Belgique vient de publier dans un article daté 09 mai 2013 sous la signature de Marie-France Cros :

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« Le 8 avril, le député Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie chrétienne, proche d’Etienne Tshisekedi et fer de lance de l’opposition à Kinshasa (c’est lui qui organisait les mouvements de protestation populaire pour "la vérité des urnes" et encore plus avant la « transparence du fichier électoral »), est arrêté sans mandat. Le 11, on apprend qu’il est accusé d’être à la tête d’un mouvement insurrectionnel, "Imperium", désireux d’attenter à la vie du président Kabila et du Premier ministre Matata. Le directeur de cabinet adjoint d’Etienne Tshisekedi est arrêté dans le même "complot". Des bouteilles en plastique et une machette ont été saisies comme "preuves" du complot. Le parti de Tshisekedi, l’UDPS, a dénoncé ce "montage" comme "ridicule", mais Eugène Diomi reste en prison, bien que la Cour suprême ait ordonné qu’il soit assigné à résidence. M. Diomi avait déjà été détenu trois mois au secret, de juin à octobre 2012. »





Pour la deuxième fois (après la première ordonnance de la CSJ datée 15/04/2013 assignant l’honorable Diomi Ndongala en résidence et la deuxième avec le même contenu du 03/05/2013) le Président Nationale de la DC et Porte-parole de la MPP, Majorité Présidentielle populaire, continue d’ être détenu arbitrairement et illégalement en prison à Kinshasa au CPRK à cause de la « rébellion avec récidive » du PGR Flory Kabange Numbi qui refuse d’exécuter matériellement la décision de la Haute Cour évacuant l’Honorable Diomi Ndongala de la prison où il est illégalement détenu pour le placer en résidence dans son domicile.


Une plainte déposée par le Député Diomi Ndongala contre ce haut magistrat pour rébellion et abus de pouvoir demeure sans instruction à ce jour, donnant une énième preuve qu’en RDC la Justice se résume à un simple instrument de répression et de règlement de comptes politiques.


De plus, depuis une semaine, les prisonniers politiques Diomi Ndongala, Chalupa, Mokia et Kikunda font l’objet de tortures et durcissement du régime carcérale à cause de la publication sur le net d’une photo le reproduisant et qui est en train d’être brandie dans toutes le capitales d’Europe par la diaspora congolaises dans des manifestations demandant la libération des prisonniers politiques de la RDC.



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Il sied de souligner que la lois congolaise interdit l’incarcération préventive d’un député national en fonction. Mais quand il s’agit d’un opposant au régime Kabila, qui a lutté pour la « Vérité des urnes » les « pasteurs » haut magistrats oublient leur serment de fidélité à la République ainsi que la différence entre le bien et le mal.

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Il y a seulement une semaine, à l’occasion de la céremonie d’ouverture de l’année judicaire, le Président de la Cour suprême de Justice a rappelé l’obligation pour les juges et magistrats congolais de respecter toujours et en toute circonstance la « primauté du droit »….

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Encore un discours « protocolaire » manifestement sans lendemain.

Vérité et Justice pour le Congo

Marc Mawete





http://wp.me/p18AQh-1BZ

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Re: L’IRRESPONSABILITE GENERE L’ANARCHIE EN RDC

Message  mongo elombe le 12/5/2013, 7:56 pm


Congo-Kinshasa : Où va-t-on?


Kalev Mutond, l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements, la police politique de "Joseph Kabila"



"L’anarchie est partout quand la responsabilité n’est nulle part", a pu dire un homme politique. Qui est responsable de quoi dans cette République du Congo-Kinshasa pompeusement qualifiée de "démocratique"? A quelle porte un citoyen peut-il frapper lorsque ses droits les plus élémentaires sont foulés aux pieds par un membre des Forces armées ou un membre de la garde prétorienne de "Joseph Kabila"? A quelle porte peut-on frapper pour faire valoir ses droits violés par un agent des services de renseignements civils ou militaires ou par un membre de la "famille présidentielle"? Voilà des questions que les Congolais se posent désormais dans un Etat où la notion de responsabilité se dilue au jour le jour.

Au lendemain de la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, les ex-Zaïrois avaient cru qu’un chapitre de l’Histoire de leur pays venait d’être tourné et qu’un "Congo nouveau", fondé sur les valeurs démocratiques et le respect des droits humains allait enfin naître. La nouvelle charte fondamentale ne proclame-t-elle pas en son article 16 que "la personne humaine est sacrée" et que "l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger"? Sept années après, la désillusion est totale. Pourquoi? Les détenteurs du pouvoir d’Etat affichent un comportement qui n’a rien à envier à celui de "bandits de grand chemin".

Aux quatre coins du pays, les droits et libertés se portent mal. Très mal. Le pays ressemble de plus en plus à une jungle où les "animaux les plus féroces" passent le temps "à bouffer" les plus faibles. Ces animaux les plus féroces ne sont pas toujours des combattants à la mine patibulaire appartenant aux bandes armées qui fleurissent à l’Est. Bien au contraire. Dans les provinces du Kivu et la Province Orientale, les soldats des Forces armées de la RD Congo sont accusés de se comporter en hors-la-loi. Ils rançonnent, violent et tuent. En toute impunité. Ailleurs, ce sont les éléments de la garde présidentielle et les agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui imposent leur "loi". Ils font sentir aux autres le poids de leur "autorité".

Tous ces abus sont nourris par l’impunité ambiante frisant l’anarchie.

Au moment où ces lignes sont écrites, un procès vient de s’ouvrir devant une juridiction militaire à Kipushi dans la province du Katanga. Au banc des accusés, un certain Guisha Mateno. Capitaine des FARDC, cet officier est accusé d’avoir ordonné l’exécution sommaire, en juillet dernier, de 14 personnes suspectées d’appartenir à la nébuleuse "Maï Maï" laquelle sème la terreur au Nord Katanga.

L’affaire a failli être étouffée. C’est le lieu de saluer la ténacité des activistes de la société civile. C’est le cas notamment des membres de "Justicia asbl", une organisation citoyenne qui lutte contre l’impunité. Cette association a mené des investigations ayant abouti à l’identification de l’auteur présumé de ce crime odieux.

Dans une lettre, datée du mardi 7 mai 2013, adressée à "Joseph Kabila", l’organisation non gouvernementale américaine "Human Right Watch" demande instamment au numéro un Congolais de "mettre fin à l’impunité pour les auteurs de graves violations des droits humains" dans les provinces du Kivu. L’organisation stigmatise non seulement des combattants du M23 mais également des militaires des FARDC.

Pour avoir dénoncé l’implication présumée du gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu, et de l’ancien patron de la police nationale congolaise John Numbi Banza, dans le financement et l’approvisionnement en armes des "Maï Maï" Bakata Katanga, les activistes de la société civile du Katanga Jean-Pierre Muteba et Freddy Kitoko ont pris le chemin de l’exil pour échapper aux nervis du régime. La justice n’a pas été d’un grand secours. Que dire de l’arrestation, sans motif, des proches de l’avocate Marie-Thérèse Nlandu et de l’interpellation et de la détention du mécanicien Augustin Tshamala Bakajika sur intervention d’un colonel de la Direction de renseignements militaires?

Au lieu de se comporter en dernier rempart de l’ordre et de la paix sociale - en engageant des poursuites et en sanctionnant sans complaisance ni rémission les auteurs des actes asociaux -, la justice congolaise est devenue le complice du délitement de l’Etat. Sa mission se limite désormais à "faire du bien" aux "amis" de "Joseph Kabila" et à "faire du mal" aux "ennemis" de celui-ci.

C’est le règne de la terreur! Pris en otage par des "terroristes" déguisés en hommes d’Etat, l’Etat congolais est incapable de garantir à chacun et à tous une égale protection devant loi et des conditions minimales de sécurité pour les personnes et les biens. Un tel Etat ne laisse à ses citoyens qu’une seule alternative : se laisser occire à l’image de l’agneau qu’on égorge dans un abattoir ou résister en faisant usage de son droit légitime à se défendre...

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013






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Kumbikumbi [kumbikumbi@yahoo.fr] 10/05/2013 16:38:11
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Monsieur Amba Wetshi, vous concluez sagement votre éditorial en ces termes: "C’est le règne de la terreur! Pris en otage par des "terroristes" déguisés en hommes d’Etat, l’Etat congolais est incapable de garantir à chacun et à tous une égale protection devant loi et des conditions minimales de sécurité pour les personnes et les biens. Un tel Etat ne laisse à ses citoyens qu’une seule alternative : se laisser occire à l’image de l’agneau qu’on égorge dans un abattoir ou résister en faisant usage de son droit légitime à se défendre..."
Imaginez-vous que ce régime de terreur que la Banque mondial veut secourir. Voyez-vous quels sont les ennemis du Congo?

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Tout va bien pour kabila et les 40 voleurs .........

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