NELSON MANDELA, la fin de la course?

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Libre Examen le 10/7/2013, 9:19 pm

Mwana Ya Lola a écrit:
Libre Examen a écrit:La question de ma propre existence me tourmente chaque jour de plus en plus. Jusqu'où et jusqu'à quand ? Et à quoi bon ?

Que se passe-t-il M. LE ?  Quelque chose vous tourmente-t-il ?  

Oui bien sûr MYL : Entre autres, l'idée de pas m'être résolu à arrêter la mort à moi mais de l'avoir transmise.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Admin le 10/7/2013, 9:31 pm

Libre Examen a écrit:
Mwana Ya Lola a écrit:
Libre Examen a écrit:La question de ma propre existence me tourmente chaque jour de plus en plus. Jusqu'où et jusqu'à quand ? Et à quoi bon ?

Que se passe-t-il M. LE ?  Quelque chose vous tourmente-t-il ?  

Oui bien sûr MYL : Entre autres, l'idée de pas m'être résolu à arrêter la mort à moi mais de l'avoir transmise.
LE Very Happy  Parfois tu inquiètes sérieusement mon frère
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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Libre Examen le 10/7/2013, 9:36 pm

Admin a écrit:
Libre Examen a écrit:
Mwana Ya Lola a écrit:
Libre Examen a écrit:La question de ma propre existence me tourmente chaque jour de plus en plus. Jusqu'où et jusqu'à quand ? Et à quoi bon ?

Que se passe-t-il M. LE ?  Quelque chose vous tourmente-t-il ?  

Oui bien sûr MYL : Entre autres, l'idée de pas m'être résolu à arrêter la mort à moi mais de l'avoir transmise.
LE Very Happy  Parfois tu inquiètes sérieusement mon frère
Transmettre la vie, c'est transmettre la mort.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 10/7/2013, 10:37 pm

regarder et bien voir a écrit:Quand on dit reveillons-nous, ca dit tout et doit s'appliquer en toutes choses. Je ne vois pas en quoi la mort ou la vie de Mandela nous concerne nous les congolais. A` moins qu'on parle de lui comme quelqu'un qu'on ait connu personnellement. Mais sans quoi Mandela n'est pas un hero pour les africains, mais un heros pour les sud-africains.

Mandela a subi l'injustice racialle, a` sa sortie de prison, il a prefere' de mener une politique des interets et de respect aux puissants de ce monde. Si ce n'etait pas le cas l'Afrique du Sud devrait etre le siege des vrais opposants africains. Malheureusement on a vu l'Afrique du Sud dans les affaires sales en Afrique, le cas de la RDC n'en parlons meme pas, le nom de l'Afrique du Sud y est cite'. Donc je ne vois pas honnettement en quoi quelqu'un qui a decide' uniquement de servir son afrique du sud et non de compatir et contribuer contre le mauvais sort impose' aux africains, je ne vois pas en quoi il doit etre considere' heros africain a` tel point de parler de sa mort ou de sa vie en longueur de journee'.

Pourquoi sommes nous si sentimentaux nous les congolais et nous les noirs? Mandela a du succes aujourdhui et peut devenir tous les beaux noms parce qu'il a compose' avec les occidentaux puissants qui sont auteurs de beaucoup de peine en Afrique. D'ailleurs pendant la lutte sud africaine il utilisait la methode diplomatique et ce n'est pas du tout a` cause de lui que l'afrique du sud s'est libere' de l'apartheid. L'afrique du sud s'est libere' a` cause de grands leaders militantistes qui ont succombe' parce qu'ils agacaient tellement le pouvoir de l'homme blanc, les gens comme le Steve biko et autres; la` les noirs n'en parlent meme pas. Mais Mandela que les blancs ont loue', c'est celui dont tous les noirs acclament. Je m'etonne. Je compatis a` la sante' de Mandela comme je dois le faire sur toute autre personne de la planete mais non comme un heros ou une personne speciale pour nous africains et particulierement nous les congolais.

Je vous remercie
Rvb,

A quel age et apres combien d'annees Mandela avait-il juge necessaire de secomprettre pour le Bien Etre du Peuple Sud Africain et de L'integrite du Peuple NOIR DU MONDE ENTIER???


MANDELA N'EST PAS UN SELL-OUT, DESMOND TUTU SI...Les Occidentaux se servent du Nom de MANDELA pour symboliser la farce qu'est L'unite multiraciale sud-Africaine.  Voila Pourquoi, ils sont entrain d tt faire pour que cela soit considere comme etant le seul heritage politique de Mandela legue al'humanite...It's a Joke...C'est un Hold-up ideologique pour perpetuer le myth pour que les gens ne se rappellent plus du vice qu'est L'Appartheid...C-a-d ils veulent transformer l'histoire comme ils l'ont toujours fait tout au cour de leur histoire con-tempo-reine.

OR MANDELA et ses compagnons d lutte de L'ANC livraient un combat contrel'invasion Occidentale,  l'oppression ainsi que la seggregation raciale qui sevissaient en Afrique du Sud.

Notez aussi que la visite du President OBAMA en AFRIK DU SUD C'est en grande partie pour gerer cette situation d pres.

MANDELA N'EST PAS UN HEROS, MAIS IL EST PLUTOT UN GEANT QUI SYMBOLISE L'AVENIR DU LEADERSHIP POLITIQUE AFRIK1...CAR MINDELE BAYEBI QUE MANDELA AZALA PUPPET NA BANGO T...

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  regarder et bien voir le 11/7/2013, 4:58 pm

Mr Cavalier, je comprends que tu as de l'estime pour l'homme mandela, ce n'est pas un probleme. Mais jusque la` ce que j'ai dit demeure une realite' parce que tu ne m'as pas non plus contredit jusque la`, tu as seulement parle' autres apspects que tu juges bons sur Mandela. Mais tu n'as pas dementi mon constat. J'ai bien dit ceci: Avec ce que l'Afrique du Sud des noirs a vu pendant l'Apartheid et toute la malice occidentale durant cette periode, l'Afrique du Sud devrait etre un pays ou` les opposants africains contre le neo imperialisme pouvait trouver refuge ou un siege pour leur combat, ce qui n'est pas le cas. Les noirs sont au pouvoir en Afrique du Sud mais depuis l'afrique du Sud est cite' dans les affaires sales en Afrique, au Congo certains exploiteurs miniers dont nous deplorons les actions sont aussi sud africains. Mandela a accepte' de ne pas toucher aux imperialistes et a` leurs interets, Mandela a poursuivi la politique des interets pour son Afrique du Sud et non une politique fraternelle. Je te pose une question: tout ce que je viens de dire c'est vrai ou c'est faux? Si c'est vrai, je ne vois pas en quoi un congolais doit passer de longs moments sur la mort ou la vie de mandela. etali biso na nini? Lui mandela et les politiciens de l'ANC poursuivent la politique des interets, ebongo ya biso nini kuna na kati? On aime parler et discuter sur le Congo, mais on ne s'interesse pas a` pratiquer le combat. Tout commence par un, par makambo ya mike mike. Aprrenons d'abord a` cesser d'etre emotionnel. C'est comme on avait vu un jour a` Kin les Papa wemba et un groupe de gens faire la messe de requieme de Michael jackson. Batu bayebi bino kutu te, baza ata na idee na bino kutu te et puis vous allez faire une messe en leur honneur. Il est temps de devenir realiste. je ne vois pas en quoi nous allons passer notre temps pour parler de Mandela si akokufa to akobika comme si un heros ou un geant africain voulait tomber. Je dis bien il est heros, geant ou autre pour son Afrique du sud et pour les puissants de ce monde qui jouent toujours a` l'hypocrisie mais pas pour les congolais ou d'autres africains. Dire non aux blancs c'est une chose pour soi et son peuple sud africain, mais ca n'a rien a` avoir avec nous autres quand il poursuit la politique des interets et prefere jouer le jeu geopolitique a` sa facon pour leur propre bien etre et non de l'afrique entier ou du congo. Il n'est pas oblige' bien-sur, ainsi j'ai dit aussi que nous sommes pas oblige' a` passer des heures de journee' sur son devenir.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  NgongaEbeti le 11/7/2013, 5:50 pm

regarder et bien voir a écrit:Mr Cavalier, je comprends que tu as de l'estime pour l'homme mandela, ce n'est pas un probleme. Mais jusque la` ce que j'ai dit demeure une realite' parce que tu ne m'as pas non plus contredit jusque la`, tu as seulement parle' autres apspects que tu juges bons sur Mandela. Mais tu n'as pas dementi mon constat. J'ai bien dit ceci: Avec ce que l'Afrique du Sud des noirs a vu pendant l'Apartheid et toute la malice occidentale durant cette periode, l'Afrique du Sud devrait etre un pays ou` les opposants africains contre le neo imperialisme pouvait trouver refuge ou un siege pour leur combat, ce qui n'est pas le cas. Les noirs sont au pouvoir en Afrique du Sud mais depuis l'afrique du Sud est cite' dans les affaires sales en Afrique, au Congo certains exploiteurs miniers dont nous deplorons les actions sont aussi sud africains. Mandela a accepte' de ne pas toucher aux imperialistes et a` leurs interets, Mandela a poursuivi la politique des interets pour son Afrique du Sud et non une politique fraternelle. Je te pose une question: tout ce que je viens de dire c'est vrai ou c'est faux? Si c'est vrai, je ne vois pas en quoi un congolais doit passer de longs moments sur la mort ou la vie de mandela. etali biso na nini? Lui mandela et les politiciens de l'ANC poursuivent la politique des interets, ebongo ya biso nini kuna na kati? On aime parler et discuter sur le Congo, mais on ne s'interesse pas a` pratiquer le combat. Tout commence par un, par makambo ya mike mike. Aprrenons d'abord a` cesser d'etre emotionnel. C'est comme on avait vu un jour a` Kin les Papa wemba et un groupe de gens faire la messe de requieme de Michael jackson. Batu bayebi bino kutu te, baza ata na idee na bino kutu te et puis vous allez faire une messe en leur honneur. Il est temps de devenir realiste. je ne vois pas en quoi nous allons passer notre temps pour parler de Mandela si akokufa to akobika comme si un heros ou un geant africain voulait tomber. Je dis bien il est heros, geant ou autre pour son Afrique du sud et pour les puissants de ce monde qui jouent toujours a` l'hypocrisie mais pas pour les congolais ou d'autres africains. Dire non aux blancs c'est une chose pour soi et son peuple sud africain, mais ca n'a rien a` avoir avec nous autres quand il poursuit la politique des interets et prefere jouer le jeu geopolitique a` sa facon pour leur propre bien etre et non de l'afrique entier ou du congo. Il n'est pas oblige' bien-sur, ainsi j'ai dit aussi que nous sommes pas oblige' a` passer des heures de journee' sur son devenir.

Je suis completement d'accord avec toi REBV!

Mandela a preferre la compromission face aux interets Occidentaux et la politique etrangere sud-africaine est completement calquee sur celle de l'Occident en Afrique. La guerre au Congo se serait totalement arretee en 1998 ou 1999 si et seulement si l'Afrique du Sud, avec Mandela comme president, avait APPLIQUE LA RESOLUTION DE LA SADC en cas d'agression d'un de ses membres. Au contraire, non seulement Mandela a refuse de venir en aide au Congo, mais en plus son pays a continue de fournir Kagame en armes! Tout ca sur instructions des Occidentaux. Ce n'est que Mugabe qui a eu le courage de demeurer fidele a ses ideaux et qui s'est sacrifie et qui a sacrifie et son pouvoir et l'economie de son pays pour venir en aide a un peuple africain.

Recemment encore, l'Afrique du Sud avait appuyee la resolution de l'ONU qui a autorise l'Otan a bombarder la Lybie et a assassiner Khadaffi alors que pendant de longues annees ce meme Khadaffi a fournit a l'ANC de l'argent, des armes etc... Et meme a part cela, comment un parti qui se dit "revolutionnaire" peut se liguer avec des etrangers contre ses propres freres africains?

L'ANC a reellement perdu ses repaires! Mais si l'histoire du Zimbabwe nous apprend quelque chose c'est qu'a un momnt ou l'autre les noirs sud-africains vont se revolter et forcer l'ANC a entreprendre les reformes agraires et minieres qui ont ete a la base de la creation de ce parti.

Et puis, vu la maniere dont l'Occident "adule" Mandela, cela veut tout dire pour ce qu'il represente pour eux: UN BON NEGRE! C'est-a-dire qulqu'un qui ne menace pas leurs interets.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Mwana Ya Lola le 11/7/2013, 5:55 pm

NgongaEbeti a écrit:
regarder et bien voir a écrit:Mr Cavalier, je comprends que tu as de l'estime pour l'homme mandela, ce n'est pas un probleme. Mais jusque la` ce que j'ai dit demeure une realite' parce que tu ne m'as pas non plus contredit jusque la`, tu as seulement parle' autres apspects que tu juges bons sur Mandela. Mais tu n'as pas dementi mon constat. J'ai bien dit ceci: Avec ce que l'Afrique du Sud des noirs a vu pendant l'Apartheid et toute la malice occidentale durant cette periode, l'Afrique du Sud devrait etre un pays ou` les opposants africains contre le neo imperialisme pouvait trouver refuge ou un siege pour leur combat, ce qui n'est pas le cas. Les noirs sont au pouvoir en Afrique du Sud mais depuis l'afrique du Sud est cite' dans les affaires sales en Afrique, au Congo certains exploiteurs miniers dont nous deplorons les actions sont aussi sud africains. Mandela a accepte' de ne pas toucher aux imperialistes et a` leurs interets, Mandela a poursuivi la politique des interets pour son Afrique du Sud et non une politique fraternelle. Je te pose une question: tout ce que je viens de dire c'est vrai ou c'est faux? Si c'est vrai, je ne vois pas en quoi un congolais doit passer de longs moments sur la mort ou la vie de mandela. etali biso na nini? Lui mandela et les politiciens de l'ANC poursuivent la politique des interets, ebongo ya biso nini kuna na kati? On aime parler et discuter sur le Congo, mais on ne s'interesse pas a` pratiquer le combat. Tout commence par un, par makambo ya mike mike. Aprrenons d'abord a` cesser d'etre emotionnel. C'est comme on avait vu un jour a` Kin les Papa wemba et un groupe de gens faire la messe de requieme de Michael jackson. Batu bayebi bino kutu te, baza ata na idee na bino kutu te et puis vous allez faire une messe en leur honneur. Il est temps de devenir realiste. je ne vois pas en quoi nous allons passer notre temps pour parler de Mandela si akokufa to akobika comme si un heros ou un geant africain voulait tomber. Je dis bien il est heros, geant ou autre pour son Afrique du sud et pour les puissants de ce monde qui jouent toujours a` l'hypocrisie mais pas pour les congolais ou d'autres africains. Dire non aux blancs c'est une chose pour soi et son peuple sud africain, mais ca n'a rien a` avoir avec nous autres quand il poursuit la politique des interets et prefere jouer le jeu geopolitique a` sa facon pour leur propre bien etre et non de l'afrique entier ou du congo. Il n'est pas oblige' bien-sur, ainsi j'ai dit aussi que nous sommes pas oblige' a` passer des heures de journee' sur son devenir.

Je suis completement d'accord avec toi REBV!

Mandela a preferre la compromission face aux interets Occidentaux et la politique etrangere sud-africaine est completement calquee sur celle de l'Occident en Afrique. La guerre au Congo se serait totalement arretee en 1998 ou 1999 si et seulement si l'Afrique du Sud, avec Mandela comme president, avait APPLIQUE LA RESOLUTION DE LA SADC en cas d'agression d'un de ses membres. Au contraire, non seulement Mandela a refuse de venir en aide au Congo, mais en plus son pays a continue de fournir Kagame en armes! Tout ca sur instructions des Occidentaux. Ce n'est que Mugabe qui a eu le courage de demeurer fidele a ses ideaux et qui s'est sacrifie et qui a sacrifie et son pouvoir et l'economie de son pays pour venir en aide a un peuple africain.

Recemment encore, l'Afrique du Sud avait appuyee la resolution de l'ONU qui a autorise l'Otan a bombarder la Lybie et a assassiner Khadaffi alors que pendant de longues annees ce meme Khadaffi a fournit a l'ANC de l'argent, des armes etc... Et meme a part cela, comment un parti qui se dit "revolutionnaire" peut se liguer avec des etrangers contre ses propres freres africains?

L'ANC a reellement perdu ses repaires! Mais si l'histoire du Zimbabwe nous apprend quelque chose c'est qu'a un momnt ou l'autre les noirs sud-africains vont se revolter et forcer l'ANC a entreprendre les reformes agraires et minieres qui ont ete a la base de la creation de ce parti.

Et puis, vu la maniere dont l'Occident "adule" Mandela, cela veut tout dire pour ce qu'il represente pour eux: UN BON NEGRE! C'est-a-dire qulqu'un qui ne menace pas leurs interets.

Il est vrai que l'adulation, parfois malsaine, dont fait l'objet Mandela dans les médias occidentaux m'a souvent refroidi. Mais ceci n'est-il pas fait à son insu ?

Sur ce qui concerne la guerre au Congo, il faudra que les Congolais fassent clairement et calmement le procès du rôle joué par les Sud Af. dans notre histoire récente. Pour l'instant, l'aura de Mandela bloque cette entreprise, mais elle se fera.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 8:43 pm

regarder et bien voir a écrit:Mr Cavalier, je comprends que tu as de l'estime pour l'homme mandela, ce n'est pas un probleme. Mais jusque la` ce que j'ai dit demeure une realite' parce que tu ne m'as pas non plus contredit jusque la`, tu as seulement parle' autres apspects que tu juges bons sur Mandela. Mais tu n'as pas dementi mon constat. J'ai bien dit ceci: Avec ce que l'Afrique du Sud des noirs a vu pendant l'Apartheid et toute la malice occidentale durant cette periode, l'Afrique du Sud devrait etre un pays ou` les opposants africains contre le neo imperialisme pouvait trouver refuge ou un siege pour leur combat, ce qui n'est pas le cas.
Mon cher Rbv,

Laisses-moi t rassurer d'abord que mon estime envers Mandela n'emane pas d'une Mandelaphilie.  Et l'objectif d mon intervention n'est pas d t contredire, mais J'ai l'impression comme si ton constat se base sur c qui est projette comme film a travers le mainstream media et non pas sur la realite des faits.  Mon cher ca c de la mise en scene.  Un film bien concocte pour faire dormir debout les moins avises.

A titre d rappel qui selon vs a la main-mise sur L'ETAT SUD AFRIK1 pour qu'il soitconsidere comme etant un refuge pour les opposants africains contre le neo imperialisme ?


Les noirs sont au pouvoir en Afrique du Sud mais depuis l'afrique du Sud est cite' dans les affaires sales en Afrique, au Congo certains exploiteurs miniers dont nous deplorons les actions sont aussi sud africains. Mandela a accepte' de ne pas toucher aux imperialistes et a` leurs interets, Mandela a poursuivi la politique des interets pour son Afrique du Sud et non une politique fraternelle.
Crois-tu que Les Noirs detiennent  reellement un qlconque pouvoir en Afrique du Sud?


Je te pose une question: tout ce que je viens de dire c'est vrai ou c'est faux? Si c'est vrai, je ne vois pas en quoi un congolais doit passer de longs moments sur la mort ou la vie de mandela. etali biso na nini? Lui mandela et les politiciens de l'ANC poursuivent la politique des interets, ebongo ya biso nini kuna na kati? On aime parler et discuter sur le Congo, mais on ne s'interesse pas a` pratiquer le combat.
J'ai l'impression comme si tu confondais la politique a un conte de fee la ou les heros sont vainqueurs et les villains moisissent dans le neant.  La politique reelle est faite que des bad guys, bad ass.  C'est un monde qui a des regles contraires a la morale ou a l'ethique.  Prends le temps d t ressourcer sur l'histoire Sud Africaine durant la periode de L'appartheid ou tu verras comment Mundele azo boma noir lokola nyama, akangiye basinga atindi ba mbwa ba devorer ye mabindi po o comprendre que Mandela n'etait pas un opposant theoricien, mais il etait aussi combattant d force, un voyou.

En 1985 Ronald Reagan l'avait qualifie de terroriste y compris La Baronnesse Margaret Thatcher.  Les Occidentaux une fois qu'ils decouvrent un Geant Noir soit ils l'commanditent son extermination, soit ils essayent de l'acheter, maintenant dis moi honnetement peut-on acheter L'ESPRIT D Quelqu'un comme Mandela, Mohamed Ali, Bob Marley, Tupac Shakur, Michael Jackson, Malcom X, Dr Martin Luther King, Marcus Garvay, N'kwameh N'Krumah, Thomas Sankara, Patrice Emery Lumumba?

Mon cher il faut savoir etudier Les Caracteres...Mandela n'est pas un sell-out.  MANDELA A DEFENDU AVEC FORCE & BCP D'ENERGIE L'ESPRIT NEGRE, LISEZ OU COMPRENNEZ ENTRE LES LIGNES LA GRANDEUR DE VRAIS LEADERS NOIRS DE CETTE ERE MODERNE


Dernière édition par Cavalier le 11/7/2013, 9:51 pm, édité 2 fois

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 9:13 pm

NgongaEbeti a écrit:Je suis completement d'accord avec toi REBV!

Mandela a preferre la compromission face aux interets Occidentaux et la politique etrangere sud-africaine est completement calquee sur celle de l'Occident en Afrique. La guerre au Congo se serait totalement arretee en 1998 ou 1999 si et seulement si l'Afrique du Sud, avec Mandela comme president, avait APPLIQUE LA RESOLUTION DE LA SADC en cas d'agression d'un de ses membres. Au contraire, non seulement Mandela a refuse de venir en aide au Congo, mais en plus son pays a continue de fournir Kagame en armes! Tout ca sur instructions des Occidentaux. Ce n'est que Mugabe qui a eu le courage de demeurer fidele a ses ideaux et qui s'est sacrifie et qui a sacrifie et son pouvoir et l'economie de son pays pour venir en aide a un peuple africain.

Recemment encore, l'Afrique du Sud avait appuyee la resolution de l'ONU qui a autorise l'Otan a bombarder la Lybie et a assassiner Khadaffi alors que pendant de longues annees ce meme Khadaffi a fournit a l'ANC de l'argent, des armes etc... Et meme a part cela, comment un parti qui se dit "revolutionnaire" peut se liguer avec des etrangers contre ses propres freres africains?

L'ANC a reellement perdu ses repaires! Mais si l'histoire du Zimbabwe nous apprend quelque chose c'est qu'a un momnt ou l'autre les noirs sud-africains vont se revolter et forcer l'ANC a entreprendre les reformes agraires et minieres qui ont ete a la base de la creation de ce parti.

Et puis, vu la maniere dont l'Occident "adule" Mandela, cela veut tout dire pour ce qu'il represente pour eux: UN BON NEGRE! C'est-a-dire qulqu'un qui ne menace pas leurs interets.
NgongaEbeti,

Etes-vs entrain d defendre Le President Robert Mugabe puisqu'il avait assiste J Ka a la ceremonie de La phrancophoie ou parce qu'il s'oppose a ses bourreaux d'antan aujour'hui?


Ce n'est ps c que Mandela represente pour les Occidentaux qui devrait ns preoccuper, car les Occidentaux ne changeront pas.  Mais c'est plutot ce que NELSON MANDELA represente pour Ns AFRIK1...C'EST L'ESPRIT MANDELA QUI DOIT SERVIR DE MODELE...Est-ce MANDELA a martyrise son peuple?  Est-ce que ayiba mbongo ya peuple pour se construire des villas ca et la...Est-ce que akenda kosala imposture politique dans un pays voisin...

Si l'on n critique pa Kabila, je vois mal pourquoi l'on pointerait du doigt MADIBA...NA KAMWE...Sad


Dernière édition par Cavalier le 11/7/2013, 9:26 pm, édité 1 fois

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 9:25 pm

Mwana Ya Lola a écrit:Il est vrai que l'adulation, parfois malsaine, dont fait l'objet Mandela dans les médias occidentaux m'a souvent refroidi. Mais ceci n'est-il pas fait à son insu ?
Tres bonne question MYL...

Les medias occidentaux sont payes pour ca...Certains d nos freres gobent facilement c que ces medias leurs projettent comme scenario....Presque tous les evenemetns historques modernes ne sont pas le fruit d'un hasard...ce sont des stunts historiques...Ce sont des scenarios montes d tte piece souvent a l'insu des Acteurs Pricipaux car ils ne contolent pas le contexte dans lequel leur image est representee.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  ndonzwau le 11/7/2013, 10:10 pm

Un point sur Mandela, si vous permettez !!!

Loin de moi de déconsidérer des opinions sur Mandela que je lis ici, toutes ont droit de cité mais je ne les partage pas…

En effet je me souviens à l’époque de mes propres interrogations et recherches, des discussions savantes et de nganda que j’ai eues avec les autres et enfin des conclusions que j’en ai tirées !
Il y’a une bonne proportion de Congolais et d’Africains dont vous semblez être et moi pas qui ne s’acharnent à juger l’action de Mandela qu’à l’aune africaine, à l’aune d’un combat d’ailleurs primaire Noirs/Blancs en le traitant de traître parce qu’il aurait pactisé avec les Blancs dans son pays et n’aurait pas assez défendu la cause de ses frères noirs sur le plan africain notamment au Zaïre/Congo (face au Rwanda...) et international…

Mais que diable oublient-ils si vite qu’il a payé le prix le plus fort pour cette lutte 27 ans dans les geôles de l’apartheid et que sud-africain dans un pays ravagé par la haine raciale il y avait fort à faire ? Comment ne peuvent-ils voir l’évidence de l’absence de Mandela en prison pendant les premières 30 années de l’indépendance où les Africains se sont compromis en guerres civiles, dictatures à partis uniques, gabegie, descente en enfer… à faire regretter beaucoup de ses citoyens la période de chaînes coloniales ? Et comment Mandela deviendrait-il comptable  de leurs turpitudes dont les lourdes conséquences continuent à endeuiller l’Afrique ? De plus en 1996-98 la jeune Rsa de l'Anc souffrait encore de pesanteurs de l'ancienne structure et de l'inexpérience de nouveaux-venus au point que Mandela avait été intoxiqué par la propagande du lobby tutsi qui propageait la fable d'un pogrom des leurs au Congo... Mais cela ne l'a pas empêché d'accepter la médiation entre LDK et Mobutu : il tenait ce dernier pour "un ami" de l'Anc qu'il avait aidé dans ces dernières années et voulait lui éviter une sortie humiliante... De là à le rendre personnellement coupable d'un complot contre le Congo....... ?

Libéré en 1990, Mandela se consacre à sortir son pays de l’apartheid par la voie de la Vérité/Conciliation et crée la Nation arc-en-ciel… Aujourd’hui les inégalités entre Noirs et Blancs persistent mais commencent à baisser (naissance d’une classe moyenne noire…), les tensions sociales et les replis identitaires ne manquent pas mais le pays a évité la guerre civile et l’Anc à majorité noire dirige le pays depuis près de 20 ans … Surtout la Rsa  est la locomotive de l’Afrique ! Que reproche-t-on alors à Mandela ? Un bel exemple (à suivre) de lucidité, de courage, de réalisme… pour l’Afrique !!! Imagine-t-on un instant ce que serait devenu ce pays, à feu et à sang, de longues années de pérégrinations (comme son équivalent, l’ancienne Rhodésie du Sud devenue le Zimbabwe vandalisé…) si il avait été livré à d’autres options de lutte raciale sauvage ?

Même un grand homme comme Mandela a ses faiblesses, ses faux-pas mais à lui trouver des compromissions rédhibitoires, à le juger traître dépasse mon entendement (voir pour le reste ma réponse ci-dessous à une opinion contraire comme la vôtre, aussi ci-dessous…)
Pour moi, c’est en toute sagesse et pleine responsabilité que Mandela instruit de toutes ces expériences personnelles, nationales, régionales, continentales et internationales a choisi la moins mauvaise voie ; c’est pareillement que les Africains devraient en apprendre de lui : son héritage porte les meilleurs espoirs de l’Afrique du Sud et du reste de l’Afrique !
J'ai lu quelques livres sur Mandela y compris ses propres écrits : on l'y voit décider la lutte armée et en sortir et jusqu'aujourd'hui critiquer le camp occidental en Rsa comme ailleurs (de 1990-93 ses discussions avec De Keirk furent houleuses, lors de son intronisation il imposa la compagnie d'un F Castro à Al Gore et ailleurs un Kadhafi...) Lisez le livre "Déjouer l'ennemi. Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation" de J Carlin qui inspira le film "Invictus"; il résume assez le fond de la stratégie choisie par Mandela !
Cette vision pour moi primaire de nous opposer mécaniquement à l'Occident et cette antienne ressassée de complot contre nous sont un de notre malheur et nous ôtent les bonnes stratégies (elles ne nous jamais rien donné au contraire elles nous ont souvent détourné d'actions idoines; elles nous déresponsabilisent plus qu'autre chose !) car notre succès dépendra de savoir quoi lui proposer pour mieux composer et non chercher toujours à l'affronter sans s'en donner les moyens !!!

"Cher Mr Gombo Ngongo,

Vous avez presque tout dit sur Mandela, sur le contexte national, régional, continental et international mais, à mon avis, vous en tirez des conclusions orientées, partiales et partielles… Vos révélations , qui n’en sont pas tant que ça, n’ajoutent t rien de vraiment nouveau. En effet si les détails nous sont inconnus, pour ceux comme moi qui se sont penchés sur la vie de Madiba, leur teneur générale nous est connue… Le comble est que votre qualité d’ancien conseiller du Président Mobutu n’autorise pas un jugement aussi tranché !

Personnellement je me souviens de mes recherches et surtout de quelques soirées de discussions animées, savantes et moins, autour de l’action de Mandela : il est tout sauf un homme comme tout autre ! Il est un Homme exceptionnel et un Leader politique visionnaire, réaliste, dévoué et désintéressé !
La (bonne) décision en politique (sur plusieurs voies possibles) est la première priorité ; a-posteriori le résultat en fait foi ! Il a eu moins de succès dans ses médiations dans le reste de l’Afrique mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait, vous le montrez d’ailleurs mais vous n’en tirez pas toujours des conclusions justes : Mandela a été certes instrumentalisé par l’Occident mais il a d’abord été sollicité par les Occidentaux et les Africains en raison de cette grandeur d’homme et de leader politique…

Schématiquement :
1° La vie d’un homme est faite de bonnes et moins bonnes actions et au soir de ses 95 ans, la balance de celle de Madiba penche légitimement vers le grand homme qu’il a été : de longues années de combat pour la liberté et la justice dont 27 ans en prison, un accord courageux et lucide avec ses anciens ennemis pour fonder la Nation arc-en-ciel, un mandat à la tête du pays puis s’en va alors qu’il pouvait rempiler s’il ne devait penser qu’à lui-même, des actions de médiation en Afrique notamment au Burundi et au Congo moins ou plus réussies, un modèle pour l’Afrique et le monde célébré partout…

2° Dans leurs relations avec les autres, les Etats sont d’abord animés par leurs intérêts ; la grandeur d’âme de Mandela ne suffit pas à gommer cet impératif ailleurs comme en Afrique du Sud, son pays !
Et dans cette compétition les rapports sont malheureusement basiques : l’avantage est au plus fort, économiquement, militairement, intellectuellement, technologiquement… L’Afrique du Sud de Mandela n’y est donc pas toujours gagnante.

3° L’éviction de Mobutu comme la déchéance du Congo sont moins dues à un Mobutu devenu incontrôlable face aux occidentaux ou à un simple et cynique jeu de chaises musicales dans la Région, elles sont d’abord le résultat de l’échec global de Mobutu : un règne plutôt qu’une démocratie, trop long (32 ans), à terme un démotivant désastre étatique, administratif, militaire, socio-économique… Le Congo aurait été à l’époque mieux géré, un Etat viable ; c’est encore avec lui que les yankees auraient cherché, réussi et continué à contrôler la Région et non avec le Rwanda ni l’Ouganda… Pas la peine de tirer toujours sur l’extérieur surtout sur Mandela !

4° Mobutu (le Zaïre) a aidé l’Anc, Mandela viendra l’en remercier ; c’est peut-être même l’une des raisons qui le fit accepter une médiation entre Mobutu et LDK ! Mais dans le camp occidental pendant la Guerre froide, le même Zaïre couvrit quelques actions du pouvoir de l’apartheid avant que ce dernier subisse progressivement l’embargo… Aujourd’hui la Rsa arc-en-ciel est une puissance régionale çàd qui impose quelque part aux autres sa puissance géopolitique, militaire, économico-commerciale…
Dès Mandela et par la suite, elle a montré ses sympathies envers le Rwanda, lui a vendu des armes, commerce avec lui mais realpolitik, libéralisme ou opportunisme oblige la Rsa traite aussi, hier comme aujourd’hui avec le pouvoir de Kinshasa comme avec d’autres pays africains et occidentaux qui par ailleurs ne nous sont pas toujours favorables politiquement, économiquement…

Où commence et où finit le complot conscient, délibéré de Mandela et de la Rsa pour affaiblir le Congo ; de même où commence et finit la collaboration consentie de Mandela et de la Rsa avec le Rwanda pour déstabiliser le Congo au-delà du jeu diplomatique normal ou du commerce néolibéral ambiant monopolisés par les plus puissants, les mieux organisés, les plus malins ? Que l’argent y circule n’est pas toujours une preuve de compromission : il est partout dans ce monde si marchandisé que même les transactions les plus légales donnent lieu à des commissions çàd des pourboires organisés légaux. Ainsi donc ce n’est pas l’argent qu’aurait empoché Mandela qui en fait un corrompu : quelque part c’est la juste rétribution de son dur labeur! D’ailleurs toute sa vie a bien démontré que l’argent n’en a jamais été le moteur.

Ailleurs les plans néocolonialistes, prédateurs, déstabilisateurs… du Congo stratégique existent certes en Occident et transitent sans doute par la Rsa, c’est un peu la géostratégie normale... Le problème chez-nous; quels moyens nous sommes-nous donnés par exemple pendant les 32 ans de Mobutu pour les contrer, les apprivoiser ? Des boucs émissaires et quoi d’autre demain ? Notre premier devoir était de réussir notre développement dans l’espace nous laissé... C’est peut-être plus difficile pour le Congo très convoité, un quasi-comptoir occidental depuis Léopold II; n’empêche que la vérité est que nous n’avons pas non plus brillé de nous inventer beaucoup de possibilités, moins que beaucoup de pays du Tiers-Monde qui disposaient de moins de potentialités...
Voilà pourquoi la lucidité, le courage, le réalisme de Mandela eurent valu en place de le rendre responsable de nos maux !!!

Au final, la vague de ferveur favorable envers Madiba au soir de sa vie, en Afrique du Sud et de partout dans le monde, n’est point une imposture ; c’est un légitime témoignage en faveur d’un homme exceptionnel ! Son modèle tissé d’humanisme et de réalisme, de lucidité et de courage, de dure vérité mais aussi de réconciliation, de la volonté d’un destin commun n’est pas toujours exportable, aura encore bien de barrières à franchir même en Afrique du Sud mais n’en véhicule pas moins un idéal de conduite de la Cité en ce siècle de globalisation confuse et inégalitaire qui aura bien besoin d’un cap…

Moi je suis Congolais, plutôt patriote, plutôt intellectuel et désolé, Mr Gombo, au courant de certaines vérités, de plus l’idolâtrie n’est pas exactement mon rayon, ce n’est donc pour moi pas vraiment ici le propos…Ainsi en pleine conscience et en toute connaissance, je n’hésiterai guère à l’assumer tout haut : moi, Mandela est aujourd’hui l’un de mes héros !!! Voilà !"
"Nelson Mandela, un homme comme tout autre
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8104
Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement fonfont peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales
J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine
Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante - déjà ! - n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha
Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays - en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué - par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.
Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.
Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
Gombo N’gongo
Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre"
Compatriotiquement !


Dernière édition par ndonzwau le 12/7/2013, 12:40 am, édité 2 fois

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Troll le 11/7/2013, 10:16 pm

afro Razz Evil or Very Mad Mr CAVALIER

Ceux qui parlent de Mandela..devraient avoir un peu de memoire..qu´ils observent presque tous les pays en Afrique sans exception..Ils se rendront compte avec lucidité et realisme ce que NOUS avons fait de nos independances:P Razz 

Mandela et ses amis ont sans doute étudiés profondement les BOURDES, et les IDIOTIES des pays Africains..qui tous ou presque ont bousilés le peu qu´ils avaient hérités de l´independance:star: Like a Star @ heaven 

La RDC et le Zimbabwe sont sans doute des bonnes réferences:star: Ceux qui défendent Mugabe oublient combien sa présence á la tête d´un État qui était très riche avec son industrie agro-industrielle, ses mines ..et surtout le meilleur système de santé et d´éducation en Afrique sub-saharienne..Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 
Par rapport á la RDC qui n´avait même pas un seul medecin le jour de l´independance..le Zimbabwe devait-être ce que l´Afrique du Sud..en ce moment:star: ..

Pendant 15 ans, après la chute de Mobutu..les prix des minerais sont en hausse constants..ce que l´industrie électronique de la planète a grandement besoin des minerais qu´on trouve au Congo:star: Razz Razz Mr Ngonga serait incapable de nous expliquer pourquoi la RDC recule..et dans ce recul, le pays a même fait pire que pendant les 32 ans de Mobutu:star: Razz 

Voyez vous un pays riche, incapable ne fis que d´engager une compagnie privée des mercenaires pour en finir avec la guerre au Kivu..á sa tête un inculte..

Mandela est une réference..ce n´est pas par hypocrisie..Il a fait mieux que tous les afro afro afro qui ont dirigés les pays Africains,..dans moins de 20 ans, les afro SudAf vont coloniser l´Afrique tout simplement:inlove:  

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  ndonzwau le 11/7/2013, 10:22 pm

Désolé, mauvaise manœuvre !

Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 11/7/2013, 10:51 pm, édité 1 fois

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Mwana Ya Lola le 11/7/2013, 10:30 pm

ndonzwau a écrit: Un point sur Mandela, si vous permettez !!!

Loin de moi de déconsidérer des opinions sur Mandela que je lis ici, toutes ont droit de cité mais je ne les partage pas…

En effet je me souviens à l’époque de mes propres interrogations et recherches, des discussions savantes et de nganda que j’ai eues avec les autres et enfin des conclusions que j’en ai tirées !
Il y’a une bonne proportion de Congolais et d’Africains dont vous semblez être et moi pas qui ne s’acharnent à juger l’action de Mandela qu’à l’aune africaine, à l’aune d’un combat d’ailleurs primaire Noirs/Blancs en le traitant de traître parce qu’il aurait pactisé avec les Blancs dans son pays et n’aurait pas assez défendu la cause de ses frères noirs sur le plan africain notamment au Zaïre/Congo (face au Rwanda...) et international…

Mais que diable oublient-ils si vite qu’il a payé le prix le plus fort pour cette lutte 27 ans dans les geôles de l’apartheid et que sud-africain dans un pays ravagé par la haine raciale il y avait fort à faire ? Comment ne peuvent-ils voir l’évidence de l’absence de Mandela en prison pendant les premières 30 années de l’indépendance où les Africains se sont compromis en guerres civiles, dictatures à partis uniques, gabegie, descente en enfer… à faire regretter beaucoup de ses citoyens la période de chaînes coloniales ? Et comment Mandela deviendrait-il comptable  de leurs turpitudes dont les lourdes continuent à endeuiller l’Afrique ? De plus en 1996-98 la jeune Rsa de l'Anc souffrait encore de pesanteurs de l'ancienne structure et de l'inexpérience de nouveaux-venus au point que Mandela avait été intoxiqué par la propagande du lobby tutsi qui propageait un pogrom des leurs au Congo... Mais cela ne l'a pas empêché d'accepter la médiation entre LDK et Mobutu : il tenait ce dernier pour "un ami" de l'Anc qu'il avait aidé dans ces dernières années et voulait lui éviter une sortie humiliante... De là à le rendre personnellement coupable d'un complot contre le Congo....... ?

Libéré en 1990, Mandela se consacre à sortir son pays de l’apartheid par la voie de la Vérité/Conciliation et crée la Nation arc-en-ciel… Aujourd’hui les inégalités entre Noirs et Blancs persistent mais commencent à baisser (naissance d’une classe moyenne noire…), les tensions sociales et les replis identitaires ne manquent pas mais le pays a évité la guerre civile et l’Anc à majorité noire dirige le pays depuis près de 20 ans … Surtout la Rsa  est la locomotive de l’Afrique ! Que reproche-t-on alors à Mandela ? Un bel exemple (à suivre) de lucidité, de courage, de réalisme… pour l’Afrique !!! Imagine-t-on un instant ce que serait devenu ce pays, à feu et à sang, de longues années de pérégrinations (comme son équivalent, l’ancienne Rhodésie du Sud devenue le Zimbabwe vandalisé…) si il avait été livré à d’autres options de lutte raciale sauvage ?

Même un grand homme comme Mandela a ses faiblesses, ses faux-pas mais à lui trouver des compromissions rédhibitoires, à le juger traître dépasse mon entendement (voir pour le reste ma réponse ci-dessous à une opinion contraire comme la vôtre, aussi ci-dessous…)
Pour moi, c’est en toute sagesse et pleine responsabilité que Mandela instruit de toutes ces expériences personnelles, nationales, régionales, continentales et internationales a choisi la moins mauvaise voie ; c’est pareillement que les Africains devraient en apprendre de lui : son héritage porte les meilleurs espoirs de l’Afrique du Sud et du reste de l’Afrique !
J'ai lu quelques livres sur Mandela y compris ses propres écrits : on l'y voit décider la lutte armée et en sortir et jusqu'aujourd'hui critiquer le camp occidental en Rsa comme ailleurs (de 1990-93 ses discussions avec De Keirk furent houleuses, lors de son intronisation il imposa la compagnie d'un F Castro à Al Gore et ailleurs un Kadhafi...) Lisez le livre "Déjouer l'ennemi. Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation" de J Carlin qui inspira le film "Invictus"; il résume assez le fond de la stratégie choisie par Mandela !
Cette vision pour moi primaire de nous opposer mécaniquement à l'Occident est un de notre malheur car notre succès dépendra de savoir quoi lui proposer pour mieux composer et non chercher toujours à l'affronter sans s'en donner les moyens !

"Cher Mr Gombo Ngongo,

Vous avez presque tout dit sur Mandela, sur le contexte national, régional, continental et international mais, à mon avis, vous en tirez des conclusions orientées, partiales et partielles… Vos révélations , qui n’en sont pas tant que ça, n’ajoutent t rien de vraiment nouveau. En effet si les détails nous sont inconnus, pour ceux comme moi qui se sont penchés sur la vie de Madiba, leur teneur générale nous est connue… Le comble est que votre qualité d’ancien conseiller du Président Mobutu n’autorise pas un jugement aussi tranché !

Personnellement je me souviens de mes recherches et surtout de quelques soirées de discussions animées, savantes et moins, autour de l’action de Mandela : il est tout sauf un homme comme tout autre ! Il est un Homme exceptionnel et un Leader politique visionnaire, réaliste, dévoué et désintéressé !
La (bonne) décision en politique (sur plusieurs voies possibles) est la première priorité ; a-posteriori le résultat en fait foi ! Il a eu moins de succès dans ses médiations dans le reste de l’Afrique mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait, vous le montrez d’ailleurs mais vous n’en tirez pas toujours des conclusions justes : Mandela a été certes instrumentalisé par l’Occident mais il a d’abord été sollicité par les Occidentaux et les Africains en raison de cette grandeur d’homme et de leader politique…

Schématiquement :
1° La vie d’un homme est faite de bonnes et moins bonnes actions et au soir de ses 95 ans, la balance de celle de Madiba penche légitimement vers le grand homme qu’il a été : de longues années de combat pour la liberté et la justice dont 27 ans en prison, un accord courageux et lucide avec ses anciens ennemis pour fonder la Nation arc-en-ciel, un mandat à la tête du pays puis s’en va alors qu’il pouvait rempiler s’il ne devait penser qu’à lui-même, des actions de médiation en Afrique notamment au Burundi et au Congo moins ou plus réussies, un modèle pour l’Afrique et le monde célébré partout…

2° Dans leurs relations avec les autres, les Etats sont d’abord animés par leurs intérêts ; la grandeur d’âme de Mandela ne suffit pas à gommer cet impératif ailleurs comme en Afrique du Sud, son pays !
Et dans cette compétition les rapports sont malheureusement basiques : l’avantage est au plus fort, économiquement, militairement, intellectuellement, technologiquement… L’Afrique du Sud de Mandela n’y est donc pas toujours gagnante.

3° L’éviction de Mobutu comme la déchéance du Congo sont moins dues à un Mobutu devenu incontrôlable face aux occidentaux ou à un simple et cynique jeu de chaises musicales dans la Région, elles sont d’abord le résultat de l’échec global de Mobutu : un règne plutôt qu’une démocratie, trop long (32 ans), à terme un démotivant désastre étatique, administratif, militaire, socio-économique… Le Congo aurait été à l’époque mieux géré, un Etat viable ; c’est encore avec lui que les yankees auraient cherché, réussi et continué à contrôler la Région et non avec le Rwanda ni l’Ouganda… Pas la peine de tirer toujours sur l’extérieur surtout sur Mandela !

4° Mobutu (le Zaïre) a aidé l’Anc, Mandela viendra l’en remercier ; c’est peut-être même l’une des raisons qui le fit accepter une médiation entre Mobutu et LDK ! Mais dans le camp occidental pendant la Guerre froide, le même Zaïre couvrit quelques actions du pouvoir de l’apartheid avant que ce dernier subisse progressivement l’embargo… Aujourd’hui la Rsa arc-en-ciel est une puissance régionale çàd qui impose quelque part aux autres sa puissance géopolitique, militaire, économico-commerciale…
Dès Mandela et par la suite, elle a montré ses sympathies envers le Rwanda, lui a vendu des armes, commerce avec lui mais realpolitik, libéralisme ou opportunisme oblige la Rsa traite aussi, hier comme aujourd’hui avec le pouvoir de Kinshasa comme avec d’autres pays africains et occidentaux qui par ailleurs ne nous sont pas toujours favorables politiquement, économiquement…

Où commence et où finit le complot conscient, délibéré de Mandela et de la Rsa pour affaiblir le Congo ; de même où commence et finit la collaboration consentie de Mandela et de la Rsa avec le Rwanda pour déstabiliser le Congo au-delà du jeu diplomatique normal ou du commerce néolibéral ambiant monopolisés par les plus puissants, les mieux organisés, les plus malins ? Que l’argent y circule n’est pas toujours une preuve de compromission : il est partout dans ce monde si marchandisé que même les transactions les plus légales donnent lieu à des commissions çàd des pourboires organisés légaux. Ainsi donc ce n’est pas l’argent qu’aurait empoché Mandela qui en fait un corrompu : quelque part c’est la juste rétribution de son dur labeur! D’ailleurs toute sa vie a bien démontré que l’argent n’en a jamais été le moteur.

Ailleurs les plans néocolonialistes, prédateurs, déstabilisateurs… du Congo stratégique existent certes en Occident et transitent sans doute par la Rsa, c’est un peu la géostratégie normale... Le problème chez-nous; quels moyens nous sommes-nous donnés par exemple pendant les 32 ans de Mobutu pour les contrer, les apprivoiser ? Des boucs émissaires et quoi d’autre demain ? Notre premier devoir était de réussir notre développement dans l’espace nous laissé... C’est peut-être plus difficile pour le Congo très convoité, un quasi-comptoir occidental depuis Léopold II; n’empêche que la vérité est que nous n’avons pas non plus brillé de nous inventer beaucoup de possibilités, moins que beaucoup de pays du Tiers-Monde qui disposaient de moins de potentialités...
Voilà pourquoi la lucidité, le courage, le réalisme de Mandela eurent valu en place de le rendre responsable de nos maux !!!

Au final, la vague de ferveur favorable envers Madiba au soir de sa vie, en Afrique du Sud et de partout dans le monde, n’est point une imposture ; c’est un légitime témoignage en faveur d’un homme exceptionnel ! Son modèle tissé d’humanisme et de réalisme, de lucidité et de courage, de dure vérité mais aussi de réconciliation, de la volonté d’un destin commun n’est pas toujours exportable, aura encore bien de barrières à franchir même en Afrique du Sud mais n’en véhicule pas moins un idéal de conduite de la Cité en ce siècle de globalisation confuse et inégalitaire qui aura bien besoin d’un cap…

Moi je suis Congolais, plutôt patriote, plutôt intellectuel et désolé, Mr Gombo, au courant de certaines vérités, de plus l’idolâtrie n’est pas exactement mon rayon, ce n’est donc pour moi pas vraiment ici le propos…Ainsi en pleine conscience et en toute connaissance, je n’hésiterai guère à l’assumer tout haut : moi, Mandela est aujourd’hui l’un de mes héros !!! Voilà !"
"Nelson Mandela, un homme comme tout autre
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8104
Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement fonfont peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales
J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine
Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante - déjà ! - n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha
Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays - en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué - par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.
Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.
Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
Gombo N’gongo
Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre"
Compatriotiquement !

Le prix le plus fort ? Vous ne pensez pas y aller un peu fort ? Si Mandela a payé le prix le plus fort, que dire d'un Steve Biko qui a été torturé à mort et balancé des fenêtres d'un commissariat ? Je suis désolé mais de tous ceux qui en Afrique du Sud ont combattu l'oppression, Mandela n'est pas celui qui a payé le plus fort. Sans vouloir minimiser le combat de Mandela ni ce qu'il a subit, mais passer 27 ans en prison et finir sa vie en superstar adulée par le banc et l'arrière banc du show-biz mondial n'est pas le plus tragique des destins. Les Sankara n'ont pas eu cette "chance".

Cela étant dit, la question du rôle joué par l'Af. du Sud dans l’agression de notre pays en 1998 doit être revisité. L'admiration que beaucoup d'entre nous, Congolais, ont pour Mandela ne suffit pas pour balancer cette séquence sous le tapis. Je n'accuse pas Mandela mais je ne le disculpe pas non plus. Cette question devra être creusée, quelle que soit l'amour que les uns ou les autres ont pour Mandela. Je n'affirme rien, si ce n'est que la question mérite d’être posé. Et si certains ont des éléments de réponses factuelles qui disculpent Mandela, je serai le premier à les écouter.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 11:14 pm

ndonzwau a écrit: Un point sur Mandela, si vous permettez !!!

Loin de moi de déconsidérer des opinions sur Mandela que je lis ici, toutes ont droit de cité mais je ne les partage pas…

En effet je me souviens à l’époque de mes propres interrogations et recherches, des discussions savantes et de nganda que j’ai eues avec les autres et enfin des conclusions que j’en ai tirées !
Il y’a une bonne proportion de Congolais et d’Africains dont vous semblez être et moi pas qui ne s’acharnent à juger l’action de Mandela qu’à l’aune africaine, à l’aune d’un combat d’ailleurs primaire Noirs/Blancs en le traitant de traître parce qu’il aurait pactisé avec les Blancs dans son pays et n’aurait pas assez défendu la cause de ses frères noirs sur le plan africain notamment au Zaïre/Congo (face au Rwanda...) et international…

Mais que diable oublient-ils si vite qu’il a payé le prix le plus fort pour cette lutte 27 ans dans les geôles de l’apartheid et que sud-africain dans un pays ravagé par la haine raciale il y avait fort à faire ? Comment ne peuvent-ils voir l’évidence de l’absence de Mandela en prison pendant les premières 30 années de l’indépendance où les Africains se sont compromis en guerres civiles, dictatures à partis uniques, gabegie, descente en enfer… à faire regretter beaucoup de ses citoyens la période de chaînes coloniales ? Et comment Mandela deviendrait-il comptable  de leurs turpitudes dont les lourdes continuent à endeuiller l’Afrique ? De plus en 1996-98 la jeune Rsa de l'Anc souffrait encore de pesanteurs de l'ancienne structure et de l'inexpérience de nouveaux-venus au point que Mandela avait été intoxiqué par la propagande du lobby tutsi qui propageait un pogrom des leurs au Congo... Mais cela ne l'a pas empêché d'accepter la médiation entre LDK et Mobutu : il tenait ce dernier pour "un ami" de l'Anc qu'il avait aidé dans ces dernières années et voulait lui éviter une sortie humiliante... De là à le rendre personnellement coupable d'un complot contre le Congo....... ?

Libéré en 1990, Mandela se consacre à sortir son pays de l’apartheid par la voie de la Vérité/Conciliation et crée la Nation arc-en-ciel… Aujourd’hui les inégalités entre Noirs et Blancs persistent mais commencent à baisser (naissance d’une classe moyenne noire…), les tensions sociales et les replis identitaires ne manquent pas mais le pays a évité la guerre civile et l’Anc à majorité noire dirige le pays depuis près de 20 ans … Surtout la Rsa  est la locomotive de l’Afrique ! Que reproche-t-on alors à Mandela ? Un bel exemple (à suivre) de lucidité, de courage, de réalisme… pour l’Afrique !!! Imagine-t-on un instant ce que serait devenu ce pays, à feu et à sang, de longues années de pérégrinations (comme son équivalent, l’ancienne Rhodésie du Sud devenue le Zimbabwe vandalisé…) si il avait été livré à d’autres options de lutte raciale sauvage ?

Même un grand homme comme Mandela a ses faiblesses, ses faux-pas mais à lui trouver des compromissions rédhibitoires, à le juger traître dépasse mon entendement (voir pour le reste ma réponse ci-dessous à une opinion contraire comme la vôtre, aussi ci-dessous…)
Pour moi, c’est en toute sagesse et pleine responsabilité que Mandela instruit de toutes ces expériences personnelles, nationales, régionales, continentales et internationales a choisi la moins mauvaise voie ; c’est pareillement que les Africains devraient en apprendre de lui : son héritage porte les meilleurs espoirs de l’Afrique du Sud et du reste de l’Afrique !
J'ai lu quelques livres sur Mandela y compris ses propres écrits : on l'y voit décider la lutte armée et en sortir et jusqu'aujourd'hui critiquer le camp occidental en Rsa comme ailleurs (de 1990-93 ses discussions avec De Keirk furent houleuses, lors de son intronisation il imposa la compagnie d'un F Castro à Al Gore et ailleurs un Kadhafi...) Lisez le livre "Déjouer l'ennemi. Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation" de J Carlin qui inspira le film "Invictus"; il résume assez le fond de la stratégie choisie par Mandela !
Cette vision pour moi primaire de nous opposer mécaniquement à l'Occident et cette antienne ressassée de complot contre nous sont un de notre malheur et nous ôtent les bonnes stratégies (elles ne nous jamais rien donné au contraire elles nous ont souvent détourné d'actions idoines; elles nous déresponsabilisent plus qu'autre chose !) car notre succès dépendra de savoir quoi lui proposer pour mieux composer et non chercher toujours à l'affronter sans s'en donner les moyens !!!

"Cher Mr Gombo Ngongo,

Vous avez presque tout dit sur Mandela, sur le contexte national, régional, continental et international mais, à mon avis, vous en tirez des conclusions orientées, partiales et partielles… Vos révélations , qui n’en sont pas tant que ça, n’ajoutent t rien de vraiment nouveau. En effet si les détails nous sont inconnus, pour ceux comme moi qui se sont penchés sur la vie de Madiba, leur teneur générale nous est connue… Le comble est que votre qualité d’ancien conseiller du Président Mobutu n’autorise pas un jugement aussi tranché !

Personnellement je me souviens de mes recherches et surtout de quelques soirées de discussions animées, savantes et moins, autour de l’action de Mandela : il est tout sauf un homme comme tout autre ! Il est un Homme exceptionnel et un Leader politique visionnaire, réaliste, dévoué et désintéressé !
La (bonne) décision en politique (sur plusieurs voies possibles) est la première priorité ; a-posteriori le résultat en fait foi ! Il a eu moins de succès dans ses médiations dans le reste de l’Afrique mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait, vous le montrez d’ailleurs mais vous n’en tirez pas toujours des conclusions justes : Mandela a été certes instrumentalisé par l’Occident mais il a d’abord été sollicité par les Occidentaux et les Africains en raison de cette grandeur d’homme et de leader politique…

Schématiquement :
1° La vie d’un homme est faite de bonnes et moins bonnes actions et au soir de ses 95 ans, la balance de celle de Madiba penche légitimement vers le grand homme qu’il a été : de longues années de combat pour la liberté et la justice dont 27 ans en prison, un accord courageux et lucide avec ses anciens ennemis pour fonder la Nation arc-en-ciel, un mandat à la tête du pays puis s’en va alors qu’il pouvait rempiler s’il ne devait penser qu’à lui-même, des actions de médiation en Afrique notamment au Burundi et au Congo moins ou plus réussies, un modèle pour l’Afrique et le monde célébré partout…

2° Dans leurs relations avec les autres, les Etats sont d’abord animés par leurs intérêts ; la grandeur d’âme de Mandela ne suffit pas à gommer cet impératif ailleurs comme en Afrique du Sud, son pays !
Et dans cette compétition les rapports sont malheureusement basiques : l’avantage est au plus fort, économiquement, militairement, intellectuellement, technologiquement… L’Afrique du Sud de Mandela n’y est donc pas toujours gagnante.

3° L’éviction de Mobutu comme la déchéance du Congo sont moins dues à un Mobutu devenu incontrôlable face aux occidentaux ou à un simple et cynique jeu de chaises musicales dans la Région, elles sont d’abord le résultat de l’échec global de Mobutu : un règne plutôt qu’une démocratie, trop long (32 ans), à terme un démotivant désastre étatique, administratif, militaire, socio-économique… Le Congo aurait été à l’époque mieux géré, un Etat viable ; c’est encore avec lui que les yankees auraient cherché, réussi et continué à contrôler la Région et non avec le Rwanda ni l’Ouganda… Pas la peine de tirer toujours sur l’extérieur surtout sur Mandela !

4° Mobutu (le Zaïre) a aidé l’Anc, Mandela viendra l’en remercier ; c’est peut-être même l’une des raisons qui le fit accepter une médiation entre Mobutu et LDK ! Mais dans le camp occidental pendant la Guerre froide, le même Zaïre couvrit quelques actions du pouvoir de l’apartheid avant que ce dernier subisse progressivement l’embargo… Aujourd’hui la Rsa arc-en-ciel est une puissance régionale çàd qui impose quelque part aux autres sa puissance géopolitique, militaire, économico-commerciale…
Dès Mandela et par la suite, elle a montré ses sympathies envers le Rwanda, lui a vendu des armes, commerce avec lui mais realpolitik, libéralisme ou opportunisme oblige la Rsa traite aussi, hier comme aujourd’hui avec le pouvoir de Kinshasa comme avec d’autres pays africains et occidentaux qui par ailleurs ne nous sont pas toujours favorables politiquement, économiquement…

Où commence et où finit le complot conscient, délibéré de Mandela et de la Rsa pour affaiblir le Congo ; de même où commence et finit la collaboration consentie de Mandela et de la Rsa avec le Rwanda pour déstabiliser le Congo au-delà du jeu diplomatique normal ou du commerce néolibéral ambiant monopolisés par les plus puissants, les mieux organisés, les plus malins ? Que l’argent y circule n’est pas toujours une preuve de compromission : il est partout dans ce monde si marchandisé que même les transactions les plus légales donnent lieu à des commissions çàd des pourboires organisés légaux. Ainsi donc ce n’est pas l’argent qu’aurait empoché Mandela qui en fait un corrompu : quelque part c’est la juste rétribution de son dur labeur! D’ailleurs toute sa vie a bien démontré que l’argent n’en a jamais été le moteur.

Ailleurs les plans néocolonialistes, prédateurs, déstabilisateurs… du Congo stratégique existent certes en Occident et transitent sans doute par la Rsa, c’est un peu la géostratégie normale... Le problème chez-nous; quels moyens nous sommes-nous donnés par exemple pendant les 32 ans de Mobutu pour les contrer, les apprivoiser ? Des boucs émissaires et quoi d’autre demain ? Notre premier devoir était de réussir notre développement dans l’espace nous laissé... C’est peut-être plus difficile pour le Congo très convoité, un quasi-comptoir occidental depuis Léopold II; n’empêche que la vérité est que nous n’avons pas non plus brillé de nous inventer beaucoup de possibilités, moins que beaucoup de pays du Tiers-Monde qui disposaient de moins de potentialités...
Voilà pourquoi la lucidité, le courage, le réalisme de Mandela eurent valu en place de le rendre responsable de nos maux !!!

Au final, la vague de ferveur favorable envers Madiba au soir de sa vie, en Afrique du Sud et de partout dans le monde, n’est point une imposture ; c’est un légitime témoignage en faveur d’un homme exceptionnel ! Son modèle tissé d’humanisme et de réalisme, de lucidité et de courage, de dure vérité mais aussi de réconciliation, de la volonté d’un destin commun n’est pas toujours exportable, aura encore bien de barrières à franchir même en Afrique du Sud mais n’en véhicule pas moins un idéal de conduite de la Cité en ce siècle de globalisation confuse et inégalitaire qui aura bien besoin d’un cap…

Moi je suis Congolais, plutôt patriote, plutôt intellectuel et désolé, Mr Gombo, au courant de certaines vérités, de plus l’idolâtrie n’est pas exactement mon rayon, ce n’est donc pour moi pas vraiment ici le propos…Ainsi en pleine conscience et en toute connaissance, je n’hésiterai guère à l’assumer tout haut : moi, Mandela est aujourd’hui l’un de mes héros !!! Voilà !"
"Nelson Mandela, un homme comme tout autre
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8104
Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement fonfont peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales
J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine
Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante - déjà ! - n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha
Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays - en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué - par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.
Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.
Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
Gombo N’gongo
Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre"
Compatriotiquement !
pirate MUKUBWA J'approuve, non pas point par point, mais I get the point...Ns oublions quel genre d'adversaire notre Afrik est entrain d faire face avec.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 11:47 pm

Troll a écrit:afro Razz Evil or Very Mad Mr CAVALIER

Mandela est une réference..ce n´est pas par hypocrisie..Il a fait mieux que tous les afro afro afro qui ont dirigés les pays Africains,..dans moins de 20 ans, les afro SudAf vont coloniser l´Afrique tout simplement:inlove:  
Sir Troll,

Mandela a fait c qu'il pouvait...D'ailleurs si l'on rentre dans l'arene politique qui que tu sois tu finirais par diner avec le diable...La compromission est presqu'inevitable...Mandela n'a jamais ete le produit des Ocidentaux, mais Zuma l'est par contre.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 11/7/2013, 11:58 pm

Mwana Ya Lola a écrit:Le prix le plus fort ? Vous ne pensez pas y aller un peu fort ? Si Mandela a payé le prix le plus fort, que dire d'un Steve Biko qui a été torturé à mort et balancé des fenêtres d'un commissariat ? Je suis désolé mais de tous ceux qui en Afrique du Sud ont combattu l'oppression, Mandela n'est pas celui qui a payé le plus fort. Sans vouloir minimiser le combat de Mandela ni ce qu'il a subit, mais passer 27 ans en prison et finir sa vie en superstar adulée par le banc et l'arrière banc du show-biz mondial n'est pas le plus tragique des destins. Les Sankara n'ont pas eu cette "chance".

Cela étant dit, la question du rôle joué par l'Af. du Sud dans l’agression de notre pays en 1998 doit être revisité. L'admiration que beaucoup d'entre nous, Congolais, ont pour Mandela ne suffit pas pour balancer cette séquence sous le tapis. Je n'accuse pas Mandela mais je ne le disculpe pas non plus. Cette question devra être creusée, quelle que soit l'amour que les uns ou les autres ont pour Mandela. Je n'affirme rien, si ce n'est que la question mérite d’être posé. Et si certains ont des éléments de réponses factuelles qui disculpent Mandela, je serai le premier à les écouter.
MYL,

Steve Biko et autres se retrouvent en Mandela...Je n pense pas que Mandela aurait des comptes a rendre avec LA RDC pendant que cette RDC ne fait que continuer avec la serie des dynasties Presientielles....

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Mwana Ya Lola le 12/7/2013, 12:21 am

Cavalier a écrit:
Mwana Ya Lola a écrit:Le prix le plus fort ? Vous ne pensez pas y aller un peu fort ? Si Mandela a payé le prix le plus fort, que dire d'un Steve Biko qui a été torturé à mort et balancé des fenêtres d'un commissariat ? Je suis désolé mais de tous ceux qui en Afrique du Sud ont combattu l'oppression, Mandela n'est pas celui qui a payé le plus fort. Sans vouloir minimiser le combat de Mandela ni ce qu'il a subit, mais passer 27 ans en prison et finir sa vie en superstar adulée par le banc et l'arrière banc du show-biz mondial n'est pas le plus tragique des destins. Les Sankara n'ont pas eu cette "chance".

Cela étant dit, la question du rôle joué par l'Af. du Sud dans l’agression de notre pays en 1998 doit être revisité. L'admiration que beaucoup d'entre nous, Congolais, ont pour Mandela ne suffit pas pour balancer cette séquence sous le tapis. Je n'accuse pas Mandela mais je ne le disculpe pas non plus. Cette question devra être creusée, quelle que soit l'amour que les uns ou les autres ont pour Mandela. Je n'affirme rien, si ce n'est que la question mérite d’être posé. Et si certains ont des éléments de réponses factuelles qui disculpent Mandela, je serai le premier à les écouter.
MYL,

Steve Biko et autres se retrouvent en Mandela...Je n pense pas que Mandela aurait des comptes a rendre avec LA RDC pendant que cette RDC ne fait que continuer avec la serie des dynasties Presientielles....

ll ne s'agit pas de rendre compte, cher Cavalier: Mandela est déjà mort. Seul l’Être Suprême le jugera. Il s'agit de notre Histoire, il s'agit de bien comprendre ce qui s'est passée pendant cette séquence qui a vu 6 millions d'entre nous périr afin d'éviter que nos enfants et nos petits enfants ne revivent ce calvaire et cette humiliation. Dans cette démarche de compréhension et de relecture de notre histoire, nous ne pouvons pas faire l'impasse sur le rôle que Mandela a joué dans notre Histoire récente. Le fait que le Congo soit toujours dans la boue par la faute de certains de ses fils ne change rien au fait que nous devons examiner le rôle de chacun de protagonistes impliqués dans la vie de notre nation; que ces protagonistes soient intérieurs ou extérieurs.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  ndonzwau le 12/7/2013, 12:23 am

Mwana Ya Lola a écrit:
ndonzwau a écrit: Un point sur Mandela, si vous permettez !!!

Loin de moi de déconsidérer des opinions sur Mandela que je lis ici, toutes ont droit de cité mais je ne les partage pas…

En effet je me souviens à l’époque de mes propres interrogations et recherches, des discussions savantes et de nganda que j’ai eues avec les autres et enfin des conclusions que j’en ai tirées !
Il y’a une bonne proportion de Congolais et d’Africains dont vous semblez être et moi pas qui ne s’acharnent à juger l’action de Mandela qu’à l’aune africaine, à l’aune d’un combat d’ailleurs primaire Noirs/Blancs en le traitant de traître parce qu’il aurait pactisé avec les Blancs dans son pays et n’aurait pas assez défendu la cause de ses frères noirs sur le plan africain notamment au Zaïre/Congo (face au Rwanda...) et international…

Mais que diable oublient-ils si vite qu’il a payé le prix le plus fort pour cette lutte 27 ans dans les geôles de l’apartheid et que sud-africain dans un pays ravagé par la haine raciale il y avait fort à faire ? Comment ne peuvent-ils voir l’évidence de l’absence de Mandela en prison pendant les premières 30 années de l’indépendance où les Africains se sont compromis en guerres civiles, dictatures à partis uniques, gabegie, descente en enfer… à faire regretter beaucoup de ses citoyens la période de chaînes coloniales ? Et comment Mandela deviendrait-il comptable  de leurs turpitudes dont les lourdes conséquences continuent à endeuiller l’Afrique ? De plus en 1996-98 la jeune Rsa de l'Anc souffrait encore de pesanteurs de l'ancienne structure et de l'inexpérience de nouveaux-venus au point que Mandela avait été intoxiqué par la propagande du lobby tutsi qui propageait la fable d'un pogrom des leurs au Congo... Mais cela ne l'a pas empêché d'accepter la médiation entre LDK et Mobutu : il tenait ce dernier pour "un ami" de l'Anc qu'il avait aidé dans ces dernières années et voulait lui éviter une sortie humiliante... De là à le rendre personnellement coupable d'un complot contre le Congo....... ?

Libéré en 1990, Mandela se consacre à sortir son pays de l’apartheid par la voie de la Vérité/Conciliation et crée la Nation arc-en-ciel… Aujourd’hui les inégalités entre Noirs et Blancs persistent mais commencent à baisser (naissance d’une classe moyenne noire…), les tensions sociales et les replis identitaires ne manquent pas mais le pays a évité la guerre civile et l’Anc à majorité noire dirige le pays depuis près de 20 ans … Surtout la Rsa  est la locomotive de l’Afrique ! Que reproche-t-on alors à Mandela ? Un bel exemple (à suivre) de lucidité, de courage, de réalisme… pour l’Afrique !!! Imagine-t-on un instant ce que serait devenu ce pays, à feu et à sang, de longues années de pérégrinations (comme son équivalent, l’ancienne Rhodésie du Sud devenue le Zimbabwe vandalisé…) si il avait été livré à d’autres options de lutte raciale sauvage ?

Même un grand homme comme Mandela a ses faiblesses, ses faux-pas mais à lui trouver des compromissions rédhibitoires, à le juger traître dépasse mon entendement (voir pour le reste ma réponse ci-dessous à une opinion contraire comme la vôtre, aussi ci-dessous…)
Pour moi, c’est en toute sagesse et pleine responsabilité que Mandela instruit de toutes ces expériences personnelles, nationales, régionales, continentales et internationales a choisi la moins mauvaise voie ; c’est pareillement que les Africains devraient en apprendre de lui : son héritage porte les meilleurs espoirs de l’Afrique du Sud et du reste de l’Afrique !
J'ai lu quelques livres sur Mandela y compris ses propres écrits : on l'y voit décider la lutte armée et en sortir et jusqu'aujourd'hui critiquer le camp occidental en Rsa comme ailleurs (de 1990-93 ses discussions avec De Keirk furent houleuses, lors de son intronisation il imposa la compagnie d'un F Castro à Al Gore et ailleurs un Kadhafi...) Lisez le livre "Déjouer l'ennemi. Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation" de J Carlin qui inspira le film "Invictus"; il résume assez le fond de la stratégie choisie par Mandela !
Cette vision pour moi primaire de nous opposer mécaniquement à l'Occident et cette antienne ressassée de complot contre nous sont un de notre malheur et nous ôtent les bonnes stratégies (elles ne nous jamais rien donné au contraire elles nous ont souvent détourné d'actions idoines; elles nous déresponsabilisent plus qu'autre chose !) car notre succès dépendra de savoir quoi lui proposer pour mieux composer et non chercher toujours à l'affronter sans s'en donner les moyens !!!

"Cher Mr Gombo Ngongo,

Vous avez presque tout dit sur Mandela, sur le contexte national, régional, continental et international mais, à mon avis, vous en tirez des conclusions orientées, partiales et partielles… Vos révélations , qui n’en sont pas tant que ça, n’ajoutent t rien de vraiment nouveau. En effet si les détails nous sont inconnus, pour ceux comme moi qui se sont penchés sur la vie de Madiba, leur teneur générale nous est connue… Le comble est que votre qualité d’ancien conseiller du Président Mobutu n’autorise pas un jugement aussi tranché !

Personnellement je me souviens de mes recherches et surtout de quelques soirées de discussions animées, savantes et moins, autour de l’action de Mandela : il est tout sauf un homme comme tout autre ! Il est un Homme exceptionnel et un Leader politique visionnaire, réaliste, dévoué et désintéressé !
La (bonne) décision en politique (sur plusieurs voies possibles) est la première priorité ; a-posteriori le résultat en fait foi ! Il a eu moins de succès dans ses médiations dans le reste de l’Afrique mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait, vous le montrez d’ailleurs mais vous n’en tirez pas toujours des conclusions justes : Mandela a été certes instrumentalisé par l’Occident mais il a d’abord été sollicité par les Occidentaux et les Africains en raison de cette grandeur d’homme et de leader politique…

Schématiquement :
1° La vie d’un homme est faite de bonnes et moins bonnes actions et au soir de ses 95 ans, la balance de celle de Madiba penche légitimement vers le grand homme qu’il a été : de longues années de combat pour la liberté et la justice dont 27 ans en prison, un accord courageux et lucide avec ses anciens ennemis pour fonder la Nation arc-en-ciel, un mandat à la tête du pays puis s’en va alors qu’il pouvait rempiler s’il ne devait penser qu’à lui-même, des actions de médiation en Afrique notamment au Burundi et au Congo moins ou plus réussies, un modèle pour l’Afrique et le monde célébré partout…

2° Dans leurs relations avec les autres, les Etats sont d’abord animés par leurs intérêts ; la grandeur d’âme de Mandela ne suffit pas à gommer cet impératif ailleurs comme en Afrique du Sud, son pays !
Et dans cette compétition les rapports sont malheureusement basiques : l’avantage est au plus fort, économiquement, militairement, intellectuellement, technologiquement… L’Afrique du Sud de Mandela n’y est donc pas toujours gagnante.

3° L’éviction de Mobutu comme la déchéance du Congo sont moins dues à un Mobutu devenu incontrôlable face aux occidentaux ou à un simple et cynique jeu de chaises musicales dans la Région, elles sont d’abord le résultat de l’échec global de Mobutu : un règne plutôt qu’une démocratie, trop long (32 ans), à terme un démotivant désastre étatique, administratif, militaire, socio-économique… Le Congo aurait été à l’époque mieux géré, un Etat viable ; c’est encore avec lui que les yankees auraient cherché, réussi et continué à contrôler la Région et non avec le Rwanda ni l’Ouganda… Pas la peine de tirer toujours sur l’extérieur surtout sur Mandela !

4° Mobutu (le Zaïre) a aidé l’Anc, Mandela viendra l’en remercier ; c’est peut-être même l’une des raisons qui le fit accepter une médiation entre Mobutu et LDK ! Mais dans le camp occidental pendant la Guerre froide, le même Zaïre couvrit quelques actions du pouvoir de l’apartheid avant que ce dernier subisse progressivement l’embargo… Aujourd’hui la Rsa arc-en-ciel est une puissance régionale çàd qui impose quelque part aux autres sa puissance géopolitique, militaire, économico-commerciale…
Dès Mandela et par la suite, elle a montré ses sympathies envers le Rwanda, lui a vendu des armes, commerce avec lui mais realpolitik, libéralisme ou opportunisme oblige la Rsa traite aussi, hier comme aujourd’hui avec le pouvoir de Kinshasa comme avec d’autres pays africains et occidentaux qui par ailleurs ne nous sont pas toujours favorables politiquement, économiquement…

Où commence et où finit le complot conscient, délibéré de Mandela et de la Rsa pour affaiblir le Congo ; de même où commence et finit la collaboration consentie de Mandela et de la Rsa avec le Rwanda pour déstabiliser le Congo au-delà du jeu diplomatique normal ou du commerce néolibéral ambiant monopolisés par les plus puissants, les mieux organisés, les plus malins ? Que l’argent y circule n’est pas toujours une preuve de compromission : il est partout dans ce monde si marchandisé que même les transactions les plus légales donnent lieu à des commissions çàd des pourboires organisés légaux. Ainsi donc ce n’est pas l’argent qu’aurait empoché Mandela qui en fait un corrompu : quelque part c’est la juste rétribution de son dur labeur! D’ailleurs toute sa vie a bien démontré que l’argent n’en a jamais été le moteur.

Ailleurs les plans néocolonialistes, prédateurs, déstabilisateurs… du Congo stratégique existent certes en Occident et transitent sans doute par la Rsa, c’est un peu la géostratégie normale... Le problème chez-nous; quels moyens nous sommes-nous donnés par exemple pendant les 32 ans de Mobutu pour les contrer, les apprivoiser ? Des boucs émissaires et quoi d’autre demain ? Notre premier devoir était de réussir notre développement dans l’espace nous laissé... C’est peut-être plus difficile pour le Congo très convoité, un quasi-comptoir occidental depuis Léopold II; n’empêche que la vérité est que nous n’avons pas non plus brillé de nous inventer beaucoup de possibilités, moins que beaucoup de pays du Tiers-Monde qui disposaient de moins de potentialités...
Voilà pourquoi la lucidité, le courage, le réalisme de Mandela eurent valu en place de le rendre responsable de nos maux !!!

Au final, la vague de ferveur favorable envers Madiba au soir de sa vie, en Afrique du Sud et de partout dans le monde, n’est point une imposture ; c’est un légitime témoignage en faveur d’un homme exceptionnel ! Son modèle tissé d’humanisme et de réalisme, de lucidité et de courage, de dure vérité mais aussi de réconciliation, de la volonté d’un destin commun n’est pas toujours exportable, aura encore bien de barrières à franchir même en Afrique du Sud mais n’en véhicule pas moins un idéal de conduite de la Cité en ce siècle de globalisation confuse et inégalitaire qui aura bien besoin d’un cap…

Moi je suis Congolais, plutôt patriote, plutôt intellectuel et désolé, Mr Gombo, au courant de certaines vérités, de plus l’idolâtrie n’est pas exactement mon rayon, ce n’est donc pour moi pas vraiment ici le propos…Ainsi en pleine conscience et en toute connaissance, je n’hésiterai guère à l’assumer tout haut : moi, Mandela est aujourd’hui l’un de mes héros !!! Voilà !"
"Nelson Mandela, un homme comme tout autre
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8104
Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement fonfont peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales
J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine
Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante - déjà ! - n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha
Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays - en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué - par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.
Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.
Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
Gombo N’gongo
Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre"
Compatriotiquement !

Le prix le plus fort ? Vous ne pensez pas y aller un peu fort ? Si Mandela a payé le prix le plus fort, que dire d'un Steve Biko qui a été torturé à mort et balancé des fenêtres d'un commissariat ? Je suis désolé mais de tous ceux qui en Afrique du Sud ont combattu l'oppression, Mandela n'est pas celui qui a payé le plus fort. Sans vouloir minimiser le combat de Mandela ni ce qu'il a subit, mais passer 27 ans en prison et finir sa vie en superstar adulée par le banc et l'arrière banc du show-biz mondial n'est pas le plus tragique des destins. Les Sankara n'ont pas eu cette "chance".

Cela étant dit, la question du rôle joué par l'Af. du Sud dans l’agression de notre pays en 1998 doit être revisité. L'admiration que beaucoup d'entre nous, Congolais, ont pour Mandela ne suffit pas pour balancer cette séquence sous le tapis. Je n'accuse pas Mandela mais je ne le disculpe pas non plus. Cette question devra être creusée, quelle que soit l'amour que les uns ou les autres ont pour Mandela. Je n'affirme rien, si ce n'est que la question mérite d’être posé. Et si certains ont des éléments de réponses factuelles qui disculpent Mandela, je serai le premier à les écouter.
Vous y allez en concurrence de victimisation;; le héros, vous ne le voulez que mort : c'est tout votre droit mais moi je maintiens que 27 ans en prison, c'est un prix fort... Moi perso je ne sais pas si j'en serais sorti et capable de faire le début de ce qu'il a pu à sa sortie...

Ailleurs je ne sais pas si c'est le désespoir et l'entrée en religion des Congolais qui les inclinent tant à convoquer n'importe où n'importe quand "l'amour, l’idolâtrie"... ???
Mandela est un personnage politique, historique... Qu'ai-je à l'aimer "d'amour"" comme une pauvre midinette en pâmoison devant son chanteur préféré ? En plus comme je disais ailleurs, l'idolâtrie n'est vraiment pas de mon rayon (déjà je n'adore même pas Dieu...) : j'ai une immense estime en Mandela pour son action; cela me suffit...

Enfin juger le rôle de Mandela dans l'histoire du Congo; quelle entreprise vaine vous vous donnez là, mon pauvre ??? Bon courage ! Déjà, le rôle de la Rsa serait plus raisonnable si la chasse aux boucs émissaires vous comble... Moi si je peux je vous conseillerais de décortiquer et de tirer les conséquences de nos propres crimes envers notre pays; ce n'est pas demain que les Etats n'auront pas d'intérêts à poursuivre chez les autres...

Compatriotiquement!

PS

Mister Cavalier,

Ne perdons pas non plus tout notre temps à nous fabriquer des ennemis; nous ne trouverons jamais en face de nous quelqu'un venir pour nos beaux yeux ou même pour nos larmes... Il viendra pour ses intérêts; ainsi va la vie des hommes et des Etats ! Alors occupons-nous d'abord à bien préserver les nôtres, à bien travailler pour notre pays et nous saurons mieux affronter les ennemis...

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Mwana Ya Lola le 12/7/2013, 12:42 am

ndonzwau a écrit:
Mwana Ya Lola a écrit:
ndonzwau a écrit: Un point sur Mandela, si vous permettez !!!

Loin de moi de déconsidérer des opinions sur Mandela que je lis ici, toutes ont droit de cité mais je ne les partage pas…

En effet je me souviens à l’époque de mes propres interrogations et recherches, des discussions savantes et de nganda que j’ai eues avec les autres et enfin des conclusions que j’en ai tirées !
Il y’a une bonne proportion de Congolais et d’Africains dont vous semblez être et moi pas qui ne s’acharnent à juger l’action de Mandela qu’à l’aune africaine, à l’aune d’un combat d’ailleurs primaire Noirs/Blancs en le traitant de traître parce qu’il aurait pactisé avec les Blancs dans son pays et n’aurait pas assez défendu la cause de ses frères noirs sur le plan africain notamment au Zaïre/Congo (face au Rwanda...) et international…

Mais que diable oublient-ils si vite qu’il a payé le prix le plus fort pour cette lutte 27 ans dans les geôles de l’apartheid et que sud-africain dans un pays ravagé par la haine raciale il y avait fort à faire ? Comment ne peuvent-ils voir l’évidence de l’absence de Mandela en prison pendant les premières 30 années de l’indépendance où les Africains se sont compromis en guerres civiles, dictatures à partis uniques, gabegie, descente en enfer… à faire regretter beaucoup de ses citoyens la période de chaînes coloniales ? Et comment Mandela deviendrait-il comptable  de leurs turpitudes dont les lourdes conséquences continuent à endeuiller l’Afrique ? De plus en 1996-98 la jeune Rsa de l'Anc souffrait encore de pesanteurs de l'ancienne structure et de l'inexpérience de nouveaux-venus au point que Mandela avait été intoxiqué par la propagande du lobby tutsi qui propageait la fable d'un pogrom des leurs au Congo... Mais cela ne l'a pas empêché d'accepter la médiation entre LDK et Mobutu : il tenait ce dernier pour "un ami" de l'Anc qu'il avait aidé dans ces dernières années et voulait lui éviter une sortie humiliante... De là à le rendre personnellement coupable d'un complot contre le Congo....... ?

Libéré en 1990, Mandela se consacre à sortir son pays de l’apartheid par la voie de la Vérité/Conciliation et crée la Nation arc-en-ciel… Aujourd’hui les inégalités entre Noirs et Blancs persistent mais commencent à baisser (naissance d’une classe moyenne noire…), les tensions sociales et les replis identitaires ne manquent pas mais le pays a évité la guerre civile et l’Anc à majorité noire dirige le pays depuis près de 20 ans … Surtout la Rsa  est la locomotive de l’Afrique ! Que reproche-t-on alors à Mandela ? Un bel exemple (à suivre) de lucidité, de courage, de réalisme… pour l’Afrique !!! Imagine-t-on un instant ce que serait devenu ce pays, à feu et à sang, de longues années de pérégrinations (comme son équivalent, l’ancienne Rhodésie du Sud devenue le Zimbabwe vandalisé…) si il avait été livré à d’autres options de lutte raciale sauvage ?

Même un grand homme comme Mandela a ses faiblesses, ses faux-pas mais à lui trouver des compromissions rédhibitoires, à le juger traître dépasse mon entendement (voir pour le reste ma réponse ci-dessous à une opinion contraire comme la vôtre, aussi ci-dessous…)
Pour moi, c’est en toute sagesse et pleine responsabilité que Mandela instruit de toutes ces expériences personnelles, nationales, régionales, continentales et internationales a choisi la moins mauvaise voie ; c’est pareillement que les Africains devraient en apprendre de lui : son héritage porte les meilleurs espoirs de l’Afrique du Sud et du reste de l’Afrique !
J'ai lu quelques livres sur Mandela y compris ses propres écrits : on l'y voit décider la lutte armée et en sortir et jusqu'aujourd'hui critiquer le camp occidental en Rsa comme ailleurs (de 1990-93 ses discussions avec De Keirk furent houleuses, lors de son intronisation il imposa la compagnie d'un F Castro à Al Gore et ailleurs un Kadhafi...) Lisez le livre "Déjouer l'ennemi. Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation" de J Carlin qui inspira le film "Invictus"; il résume assez le fond de la stratégie choisie par Mandela !
Cette vision pour moi primaire de nous opposer mécaniquement à l'Occident et cette antienne ressassée de complot contre nous sont un de notre malheur et nous ôtent les bonnes stratégies (elles ne nous jamais rien donné au contraire elles nous ont souvent détourné d'actions idoines; elles nous déresponsabilisent plus qu'autre chose !) car notre succès dépendra de savoir quoi lui proposer pour mieux composer et non chercher toujours à l'affronter sans s'en donner les moyens !!!

"Cher Mr Gombo Ngongo,

Vous avez presque tout dit sur Mandela, sur le contexte national, régional, continental et international mais, à mon avis, vous en tirez des conclusions orientées, partiales et partielles… Vos révélations , qui n’en sont pas tant que ça, n’ajoutent t rien de vraiment nouveau. En effet si les détails nous sont inconnus, pour ceux comme moi qui se sont penchés sur la vie de Madiba, leur teneur générale nous est connue… Le comble est que votre qualité d’ancien conseiller du Président Mobutu n’autorise pas un jugement aussi tranché !

Personnellement je me souviens de mes recherches et surtout de quelques soirées de discussions animées, savantes et moins, autour de l’action de Mandela : il est tout sauf un homme comme tout autre ! Il est un Homme exceptionnel et un Leader politique visionnaire, réaliste, dévoué et désintéressé !
La (bonne) décision en politique (sur plusieurs voies possibles) est la première priorité ; a-posteriori le résultat en fait foi ! Il a eu moins de succès dans ses médiations dans le reste de l’Afrique mais c’est bien plus complexe qu’il n’y parait, vous le montrez d’ailleurs mais vous n’en tirez pas toujours des conclusions justes : Mandela a été certes instrumentalisé par l’Occident mais il a d’abord été sollicité par les Occidentaux et les Africains en raison de cette grandeur d’homme et de leader politique…

Schématiquement :
1° La vie d’un homme est faite de bonnes et moins bonnes actions et au soir de ses 95 ans, la balance de celle de Madiba penche légitimement vers le grand homme qu’il a été : de longues années de combat pour la liberté et la justice dont 27 ans en prison, un accord courageux et lucide avec ses anciens ennemis pour fonder la Nation arc-en-ciel, un mandat à la tête du pays puis s’en va alors qu’il pouvait rempiler s’il ne devait penser qu’à lui-même, des actions de médiation en Afrique notamment au Burundi et au Congo moins ou plus réussies, un modèle pour l’Afrique et le monde célébré partout…

2° Dans leurs relations avec les autres, les Etats sont d’abord animés par leurs intérêts ; la grandeur d’âme de Mandela ne suffit pas à gommer cet impératif ailleurs comme en Afrique du Sud, son pays !
Et dans cette compétition les rapports sont malheureusement basiques : l’avantage est au plus fort, économiquement, militairement, intellectuellement, technologiquement… L’Afrique du Sud de Mandela n’y est donc pas toujours gagnante.

3° L’éviction de Mobutu comme la déchéance du Congo sont moins dues à un Mobutu devenu incontrôlable face aux occidentaux ou à un simple et cynique jeu de chaises musicales dans la Région, elles sont d’abord le résultat de l’échec global de Mobutu : un règne plutôt qu’une démocratie, trop long (32 ans), à terme un démotivant désastre étatique, administratif, militaire, socio-économique… Le Congo aurait été à l’époque mieux géré, un Etat viable ; c’est encore avec lui que les yankees auraient cherché, réussi et continué à contrôler la Région et non avec le Rwanda ni l’Ouganda… Pas la peine de tirer toujours sur l’extérieur surtout sur Mandela !

4° Mobutu (le Zaïre) a aidé l’Anc, Mandela viendra l’en remercier ; c’est peut-être même l’une des raisons qui le fit accepter une médiation entre Mobutu et LDK ! Mais dans le camp occidental pendant la Guerre froide, le même Zaïre couvrit quelques actions du pouvoir de l’apartheid avant que ce dernier subisse progressivement l’embargo… Aujourd’hui la Rsa arc-en-ciel est une puissance régionale çàd qui impose quelque part aux autres sa puissance géopolitique, militaire, économico-commerciale…
Dès Mandela et par la suite, elle a montré ses sympathies envers le Rwanda, lui a vendu des armes, commerce avec lui mais realpolitik, libéralisme ou opportunisme oblige la Rsa traite aussi, hier comme aujourd’hui avec le pouvoir de Kinshasa comme avec d’autres pays africains et occidentaux qui par ailleurs ne nous sont pas toujours favorables politiquement, économiquement…

Où commence et où finit le complot conscient, délibéré de Mandela et de la Rsa pour affaiblir le Congo ; de même où commence et finit la collaboration consentie de Mandela et de la Rsa avec le Rwanda pour déstabiliser le Congo au-delà du jeu diplomatique normal ou du commerce néolibéral ambiant monopolisés par les plus puissants, les mieux organisés, les plus malins ? Que l’argent y circule n’est pas toujours une preuve de compromission : il est partout dans ce monde si marchandisé que même les transactions les plus légales donnent lieu à des commissions çàd des pourboires organisés légaux. Ainsi donc ce n’est pas l’argent qu’aurait empoché Mandela qui en fait un corrompu : quelque part c’est la juste rétribution de son dur labeur! D’ailleurs toute sa vie a bien démontré que l’argent n’en a jamais été le moteur.

Ailleurs les plans néocolonialistes, prédateurs, déstabilisateurs… du Congo stratégique existent certes en Occident et transitent sans doute par la Rsa, c’est un peu la géostratégie normale... Le problème chez-nous; quels moyens nous sommes-nous donnés par exemple pendant les 32 ans de Mobutu pour les contrer, les apprivoiser ? Des boucs émissaires et quoi d’autre demain ? Notre premier devoir était de réussir notre développement dans l’espace nous laissé... C’est peut-être plus difficile pour le Congo très convoité, un quasi-comptoir occidental depuis Léopold II; n’empêche que la vérité est que nous n’avons pas non plus brillé de nous inventer beaucoup de possibilités, moins que beaucoup de pays du Tiers-Monde qui disposaient de moins de potentialités...
Voilà pourquoi la lucidité, le courage, le réalisme de Mandela eurent valu en place de le rendre responsable de nos maux !!!

Au final, la vague de ferveur favorable envers Madiba au soir de sa vie, en Afrique du Sud et de partout dans le monde, n’est point une imposture ; c’est un légitime témoignage en faveur d’un homme exceptionnel ! Son modèle tissé d’humanisme et de réalisme, de lucidité et de courage, de dure vérité mais aussi de réconciliation, de la volonté d’un destin commun n’est pas toujours exportable, aura encore bien de barrières à franchir même en Afrique du Sud mais n’en véhicule pas moins un idéal de conduite de la Cité en ce siècle de globalisation confuse et inégalitaire qui aura bien besoin d’un cap…

Moi je suis Congolais, plutôt patriote, plutôt intellectuel et désolé, Mr Gombo, au courant de certaines vérités, de plus l’idolâtrie n’est pas exactement mon rayon, ce n’est donc pour moi pas vraiment ici le propos…Ainsi en pleine conscience et en toute connaissance, je n’hésiterai guère à l’assumer tout haut : moi, Mandela est aujourd’hui l’un de mes héros !!! Voilà !"
"Nelson Mandela, un homme comme tout autre
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8104
Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement fonfont peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales
J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine
Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante - déjà ! - n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha
Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays - en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué - par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.
Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.
Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
Gombo N’gongo
Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre"
Compatriotiquement !

Le prix le plus fort ? Vous ne pensez pas y aller un peu fort ? Si Mandela a payé le prix le plus fort, que dire d'un Steve Biko qui a été torturé à mort et balancé des fenêtres d'un commissariat ? Je suis désolé mais de tous ceux qui en Afrique du Sud ont combattu l'oppression, Mandela n'est pas celui qui a payé le plus fort. Sans vouloir minimiser le combat de Mandela ni ce qu'il a subit, mais passer 27 ans en prison et finir sa vie en superstar adulée par le banc et l'arrière banc du show-biz mondial n'est pas le plus tragique des destins. Les Sankara n'ont pas eu cette "chance".

Cela étant dit, la question du rôle joué par l'Af. du Sud dans l’agression de notre pays en 1998 doit être revisité. L'admiration que beaucoup d'entre nous, Congolais, ont pour Mandela ne suffit pas pour balancer cette séquence sous le tapis. Je n'accuse pas Mandela mais je ne le disculpe pas non plus. Cette question devra être creusée, quelle que soit l'amour que les uns ou les autres ont pour Mandela. Je n'affirme rien, si ce n'est que la question mérite d’être posé. Et si certains ont des éléments de réponses factuelles qui disculpent Mandela, je serai le premier à les écouter.
Vous y allez en concurrence de victimisation;; le héros, vous ne le voulez que mort : c'est tout votre droit mais moi je maintiens que 27 ans en prison, c'est un prix fort... Moi perso je ne sais pas si j'en serais sorti et capable de faire le début de ce qu'il a pu à sa sortie...

Ailleurs je ne sais pas si c'est le désespoir et l'entrée en religion des Congolais qui les inclinent tant à convoquer n'importe où n'importe quand "l'amour, l’idolâtrie"... ???
Mandela est un personnage politique, historique... Qu'ai-je à l'aimer "d'amour"" comme une pauvre midinette en pâmoison devant son chanteur préféré ? En plus comme je disais ailleurs, l'idolâtrie n'est vraiment pas de mon rayon (déjà je n'adore même pas Dieu...) : j'ai une immense estime en Mandela pour son action; cela me suffit...

Enfin juger le rôle de Mandela dans l'histoire du Congo; quelle entreprise vaine vous vous donnez là, mon pauvre ??? Bon courage ! Déjà, le rôle de la Rsa serait plus raisonnable si la chasse aux boucs émissaires vous comble... Moi si je peux je vous conseillerais de décortiquer et de tirer les conséquences de nos propres crimes envers notre pays; ce n'est pas demain que les Etats n'auront pas d'intérêts à poursuivre chez les autres...

Compatriotiquement!

PS

Mister Cavalier,

Ne perdons pas non plus tout notre temps à nous fabriquer des ennemis; nous ne trouverons jamais en face de nous quelqu'un venir pour nos beaux yeux ou même pour nos larmes... Il viendra pour ses intérêts; ainsi va la vie des hommes et des Etats ! Alors occupons-nous d'abord à bien préserver les nôtres, à bien travailler pour notre pays et nous saurons mieux affronter les ennemis...

Bien protéger ses intérêts revient également à identifier ceux qui les menacent. Et ceci s'applique également dans le contexte congolais: pour cela, revoir les agissements des uns et des autres pendant l'agression de notre pays depuis 15ans est un impératif. Vous parlez d'ennemis, mais avant d'affronter l’ennemi il faut l'identifier.

D'ailleurs, pourquoi parlez-vous de boucs émissaires ? Rechercher ceux qui ont voulu nous nuire dans le passé équivaut, à vos yeux, à rechercher des boucs émissaires ?

De toutes les façons, les ennemis on ne le fabrique pas, ils sont toujours là, il faut plutôt les identifier.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  ndonzwau le 12/7/2013, 1:31 am

Troll a écrit:afro Razz Evil or Very Mad Mr CAVALIER

Ceux qui parlent de Mandela..devraient avoir un peu de memoire..qu´ils observent presque tous les pays en Afrique sans exception..Ils se rendront compte avec lucidité et realisme ce que NOUS avons fait de nos independances:P Razz 

Mandela et ses amis ont sans doute étudiés profondement les BOURDES, et les IDIOTIES des pays Africains..qui tous ou presque ont bousilés le peu qu´ils avaient hérités de l´independance:star: Like a Star @ heaven 

La RDC et le Zimbabwe sont sans doute des bonnes réferences:star: Ceux qui défendent Mugabe oublient combien sa présence á la tête d´un État qui était très riche avec son industrie agro-industrielle, ses mines ..et surtout le meilleur système de santé et d´éducation en Afrique sub-saharienne..Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 
Par rapport á la RDC qui n´avait même pas un seul medecin le jour de l´independance..le Zimbabwe devait-être ce que l´Afrique du Sud..en ce moment:star: ..

Pendant 15 ans, après la chute de Mobutu..les prix des minerais sont en hausse constants..ce que l´industrie électronique de la planète a grandement besoin des minerais qu´on trouve au Congo:star: Razz Razz Mr Ngonga serait incapable de nous expliquer pourquoi la RDC recule..et dans ce recul, le pays a même fait pire que pendant les 32 ans de Mobutu:star: Razz 

Voyez vous un pays riche, incapable ne fis que d´engager une compagnie privée des mercenaires pour en finir avec la guerre au Kivu..á sa tête un inculte..  

Mandela est une réference..ce n´est pas par hypocrisie..Il a fait mieux que tous les afro afro afro qui ont dirigés les pays Africains,..dans moins de 20 ans, les afro SudAf vont coloniser l´Afrique tout simplement:inlove:  
J'en ai assez dit sur Mandela, je voudrais juste préciser dans la suite et dans celle des pas que Sir Troll vient de m'emboîter : le jour où les dirigeants africains suivront l'exemple de Mandela, agiront dans leurs intérêts avec sa lucidité, son courage et son réalisme...; ce jour là ils commenceront à engranger des victoires durables !!!

Imaginez-vous un Mandela dans l'imbroglio et le chaos qui sont les nôtres au Congo depuis 17 ans : il aurait usé de la lucidité, du courage et du réalisme qui conviennent à préserver l'intérêt général et la cohésion nationale dans notre riche diversité !

Compatriotiquement!

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Cavalier le 12/7/2013, 2:09 am

Mwana Ya Lola a écrit:Bien protéger ses intérêts revient également à identifier ceux qui les menacent. Et ceci s'applique également dans le contexte congolais: pour cela, revoir les agissements des uns et des autres pendant l'agression de notre pays depuis 15ans est un impératif. Vous parlez d'ennemis, mais avant d'affronter l’ennemi il faut l'identifier.

D'ailleurs, pourquoi parlez-vous de boucs émissaires ? Rechercher ceux qui ont voulu nous nuire dans le passé équivaut, à vos yeux, à rechercher des boucs émissaires ?

De toutes les façons, les ennemis on ne le fabrique pas, ils sont toujours là, il faut plutôt les identifier
Tt a fait d'accord avec vs MYL...Souvent on a tendance a sous-estimer L'empleur de la guerre...L'on ne combat jamais sans enemi...Ns sommes tellement christianises a tel point que ns croyons que combattre est synonyme d pecher...C'est ca la faiblesse de L'AFRIK...DIEU EST COMBATTANT...IL USE DE SA COLERE POUR DETRUIRE, il n'y a que les chretiens qui croient combattre sous la gentillesse.

_________________
L'originalité est un des grands principes du romantisme.

ALPHA DOG

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  ndonzwau le 12/7/2013, 5:44 am

C'est si sorcier à comprendre ?

Se fabriquer des ennemis c'est d'abord de ne pas comprendre que nos pires ennemis sont dans la bergerie au lieu de les chercher ailleurs... Kagame est notre ennemi attitré : il envoie le M23 mais ses agents les plus décisifs sont ceux qui empêchent d'être à même de les chasser, ceux qui nous empêchent de construire une armée républicaine et forte; et ceux-là il les a infiltré dans notre armée,  nos institutions et cela avec la complicité des nôtres, nos pires ennemis !

C'est ensuite nous tromper d'ennemis comme Mandela : l'avez-vous vu venir conclure des contrats comme Zuma ?
De principe tout bon diplomate chez-nous, tout Président en voyage officie chez-nous, tout entrepreneur étranger chez-nous sont nos ennemis parce qu'ils viennent négocier leurs intérêts; c'est notre capacité à bien gérer, bien négocier de notre gouvernement, notre administration qui va faire qu'ils ne nous arnaquent pas, ne nous volent rien, ne nous corrompent à la défaveur de nos intérêts...
Si nous sommes incapables de fermer nos portes, tous les étrangers entrent surtout les moins recommandables... Voilà l'une des raisons de la bonne gouvernance, l'impératif de notre savoir-faire !

Et chercher des boucs émissaires, c'est de ne pas voir l'évidence que nous pataugeons partout et que la première cause de nos malheurs ce sont nos crimes répétitifs contre nous-mêmes !
Par exemple dire comme je l'ai lu que l'Occident en avait voulu à Mobutu parce qu'il était devenu incontrôlable alors qu'il avait ruiné son pays Etat minimum, pas d'armée, pas d'administration, pas de services publics, misère galopante... Voilà un exemple de bouc-emissairation !

Compatriotiquement!

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  regarder et bien voir le 12/7/2013, 8:21 am

Mr Ngonga Ebeti, merci beaucoup pour votre argumentaire. Voila` tu viens de donner des exemples politiques en des termes politiques ce que moi j'ai parle' simplement par reflexe bien que c'est la meme chose. Le tien d'ailleurs je le trouve tres efficace pour soutenir le mien. Quant a` ceux qui veulent parler de "leur heros africain Mandela", c'est comme ils veulent. Les congolais ne comprennent jamais le contexte d'un argument, c'est un peu ca le probleme. J'ai bien dit que la mort ou la vie de mandela ca nous avance en rien nous les congolais, namoni eloko ya lokuta awa te. Comme ils disent que Mandela a lui compris la politique des interets, alors il a servi les interets de son Afrique du Sud et pas des notres, enfin de compte qu'est ce que son sort nous sert il alors? Je ne vois rien en mal de me poser cette question et d'exhorter les congolais que ce n'est pas profitable pour nous de s'occuper toute la journee avec plusieurs pages du forum sur Mandela, car lui Mandela n' pas aussi trouve' profitable d'appliquer l'altruisme sur nous comme c'est la politique des interets qui bat son plein au monde. Ebongo toke zero-zero, ou` est le mal? Compatir sur un malade, la` oui; mais suivre l'actualite' de la sante de Mandela comme si l'Afrique changerait d'epoque ou s'ecraserait, la` je trouve ca emotionnel. Wana eza point de vu na nga. Merci encore Ngonga Ebeti.

Je n'ai jamais compris cette coincidence: mutu muindu oyo mundele ako promouvoir, tous les noirs seront derriere lui. Mais jamais les noirs soient capables de promouvoir l'un de leur au choix sur la scene internationale et que ce noir devienne egalement approuve' par des blancs. Less Mandela, Koffi Anan et plein d'autres en Amerique et ceux qui les soutiennent sont des noirs qui revent la primaute' quand ils sont accepte' par un homme blanc. Ils croyent qu'en faisant ou en suivant l'approche ou la philosophie de l'homme blanc, qu'il serait un noir pas comme les autres. Pour moi Mandela ne me dit rien. Naza na ba vieux na nga bien cale' au pays comme en Occident qui peuvent bien demontrer techniquement et academiquement l'uninfluence de Mandela sur quoi que ce soit de positif en Afrique ou aux peuples africains. Parlez moi de feu Ghadafi, j'accepterai il y a des preuves, mais de Mandela non; c'est un cnanceux, il a vecu et a travaille' pour son peuple sud-africain. Que son peuple se peine pour lui, mais pas les congolais, je ne vois rien de faux ici.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

Message  Invité le 12/7/2013, 10:41 am

hmmm RBV polytechnique technologie Smile tu as tout dit vanda nayoo Smile Smile
En fait je partages ton avis et je n'ai rien contre Nelson Mandela c'est un vieux papa qui veut simplement se reposer alors qu'il repose en paix il a fait son chemin sa lutte pour son pays bla bla bla je crois que avec son âge il est temps qu'on lui laisse partir.
RBV le Congolais = discussion voila on passe trop le temps à rêver quand en ce moment les blancs qui idéalise Mandela passe leur temps à penser sur leurs futur,ma mère me dit tjrs soki ba noir bayibaka bango kk ndenge nini na ndenge na bango moko basalaka te koleka batu oyo bayibaka bango donc le voleur ne peut pas tout voler et te laisser sans rien que tu ne connaisse donc on te vole tout et tu peut plus rien faire c bizarre donc le voleur est plus qu'un simple voleur bref! cette discussion peut durer des années cela ne changera en rien le sort de la RDC.


regarder et bien voir a écrit:Mr Ngonga Ebeti, merci beaucoup pour votre argumentaire. Voila` tu viens de donner des exemples politiques en des termes politiques ce que moi j'ai parle' simplement par reflexe bien que c'est la meme chose. Le tien d'ailleurs je le trouve tres efficace pour soutenir le mien. Quant a` ceux qui veulent parler de "leur heros africain Mandela", c'est comme ils veulent. Les congolais ne comprennent jamais le contexte d'un argument, c'est un peu ca le probleme. J'ai bien dit que la mort ou la vie de mandela ca nous avance en rien nous les congolais, namoni eloko ya lokuta awa te. Comme ils disent que Mandela a lui compris la politique des interets, alors il a servi les interets de son Afrique du Sud et pas des notres, enfin de compte qu'est ce que son sort nous sert il alors? Je ne vois rien en mal de me poser cette question et d'exhorter les congolais que ce n'est pas profitable pour nous de s'occuper toute la journee avec plusieurs pages du forum sur Mandela, car lui Mandela n' pas aussi trouve' profitable d'appliquer l'altruisme sur nous comme c'est la politique des interets qui bat son plein au monde. Ebongo toke zero-zero, ou` est le mal? Compatir sur un malade, la` oui; mais suivre l'actualite' de la sante de Mandela comme si l'Afrique changerait d'epoque ou s'ecraserait, la` je trouve ca emotionnel. Wana eza point de vu na nga. Merci encore Ngonga Ebeti.

Je n'ai jamais compris cette coincidence: mutu muindu oyo mundele ako promouvoir, tous les noirs seront derriere lui. Mais jamais les noirs soient capables de promouvoir l'un de leur au choix sur la scene internationale et que ce noir devienne egalement approuve' par des blancs. Less Mandela, Koffi Anan et plein d'autres en Amerique et ceux qui les soutiennent sont des noirs qui revent la primaute' quand ils sont accepte' par un homme blanc. Ils croyent qu'en faisant ou en suivant l'approche ou la philosophie de l'homme blanc, qu'il serait un noir pas comme les autres. Pour moi Mandela ne me dit rien. Naza na ba vieux na nga bien cale' au pays comme en Occident qui peuvent bien demontrer techniquement et academiquement l'uninfluence de Mandela sur quoi que ce soit de positif en Afrique ou aux peuples africains. Parlez moi de feu Ghadafi, j'accepterai il y a des preuves, mais de Mandela non; c'est un cnanceux, il a vecu et a travaille' pour son peuple sud-africain. Que son peuple se peine pour lui, mais pas les congolais, je ne vois rien de faux ici.

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Re: NELSON MANDELA, la fin de la course?

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