Le M23 etait serieux donc?

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  ndonzwau le 29/11/2013, 4:38 pm

Mwana Ya Lola a écrit:
Troll a écrit: drunken  
Mwana Ya Lola a écrit:Pour revenir sur Fukushima, ce dernier indique, et là je serai d'accord avec lui, que la démocratie nécessite pour exister un État solide, sans lequel toute expérience démocratique est voué à l’échec !

Sans État solide, comme au Congo, la multiplication des élections, qui ne serviront qu'à ramener la même classe politique au pouvoir, encore et encore, ne servira à rien, si ce n'est à affaiblir le pays.

Depuis 2006, nous avons organisé deux élections; à quoi ont-elles servi si ce n'est à fragiliser davantage le pays et à le diviser ?
Helas

Mister Mwana Lola,
Un État solide au Congo passe obligatoirement par..la démocratie et des élections crédibles:P Cool 

Il est pratiquement impossible maintenant de justifier la présence d´un "homme fort" qui peut diriger le Congo sans obtenir une légitimité via les élections:P Razz Razz 

Contrairement aux apparences, le Congo n´est pas "divisé" après deux élections...L´absence de leadership á la tête de l´État n´a pas provoquée une partition du Congo comme en 1960..ni même divisée les congolais:nonono:
La démocratie n´est pas une "multiplication des élections" En deux élections, nous avons vu la classe politique se renouveler... Il suffit de comparer la composition du Parlement pendant ces deux élections pour s´en convaincre:welcome:


Une fois de plus, un État solide au Congo ne peut exister que sur une base légale via la démocratie et les élections..qui garantissent une alternance.
Les prochaines élections seront un test...car mettant l´application de la Constitution en jeux avec la fin de deux mandats de l´actuel Président:drunken: drunken^

Cette théorie d´un "homme fort" est au contraire le grand danger qui menacerait l´existence du Congo.
Une grande majorité des congolais ne peuvent plus accepter un autre Mobutu..avec sa tribu ou sa province d´orgine qui va s´imposer et brimer les autres congolais:nonono:  Dans un sens, Kanambe a été une chance pour le Congo car étant "faible", il a posé sans le savoir les bases futures des institutions fortes á la place d´un homme fort:lol!: lol! 

La Russie

la Suéde est plus..proche de la Russie "géographiquement" et historiquement...Les Viking avaient colonisés la Russie il ya très longtemps..Et les dirigeants Russes post URSS voyagent souvent dans les pays Nordiques où ils disent ouvertement rechercher l´inspiration pour accomplir les réformes necessaires en Russie:sunny:
La Russie n´a rien d´un pays "Asiatique"..même s´il faut se demander quel est ce pays "asiatique" qui peut inspirer la Russie "chrétienne"?sunny  La Chine, le Japon..ect ne partagent pas la même culture que la Russie..sunny sunny
Mbuta Troll,

Au contraire, Kabila, de par sa faiblesse, a posé les bases d'un système dans lequel les hommes politiques et d'autres groupes d’intérêts privés vont prendre le pays en otage. On le voit déjà actuellement.

Et puis, ce ne sont pas les élections qui  ont renouvelé la classe politique, c'est le temps qui passe.

Contrairement à vous, je pense qu'un État fort doit précéder (ou accompagner) l'installation de la démocratie, sinon nous irons tout droit vers la situation malienne. Des institutions fortes ne peuvent pas exister dans le cadre d'un État faible, comme le notre. La démocratie ne peut pas créer elle-même les conditions de son bon fonctionnement. Pour justifier votre position, vous soulevez, à juste titre, le risque que le pays ne soit soumis à la dictature d'un tyran, et vous avez raison en indiquant que personne ne l'accepterait. Cependant, là ou vous vous trompez de diagnostic, c'est que vous ne voyez pas que ce n'est pas risque ce qui est le plus imminent pour notre pays, mais c'est au contraire, le risque d'un leadership trop faible, qui selon vous conduirait à l’émergence d'institutions fortes, mais c'est faux; cela conduirait en réalité, comme nous pouvons en voir les prémisses aujourd'hui, à la domination de l’État par des groupes (classe politique et mafia affairiste).

En cela, nous sommes plus proches de la Russie des années 90 ou un groupe de gens, les oligarques, avait profité de la faiblesse de l’État, malgré, et même grâce à la démocratie, pour mettre le pays en coupe réglée. Il a fallu Poutine (un homme fort) pour remettre l’État au dessus des affairistes et de la classe politique corrompue (des institutions fortes).

Et pour rester sur la Russie, elle est en partie asiatique: par sa population, une grande partie de celle-ci est composée de Tartares, qui sont des asiatiques; par sa situation géographique; mais aussi par sa religion: la religion orthodoxe puise une partie de ses racines dans le monde oriental. La Russie est un empire; elle est à cheval sur deux mondes.
   

Je n'avais pas lu votre réponse, MyL; je la trouve excellente et la prends plutôt comme un complément à la fois moins générique, moins théorique que plus (géo)stratégique et plus complet à définir et à décrire notre situation par rapport à la mienne !


Compatriotiquement!

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  mongo elombe le 29/11/2013, 5:24 pm

http://democratiechretienne.org/2013/11/29/a-lest-de-la-r-d-congo-la-terreur-fait-place-aux-jubilations-temoignage-de-viols-et-pillage-par-les-forces-gouvernementales/


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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  ndonzwau le 30/11/2013, 4:21 am

djino a écrit:Est ce que vous y comprenez quelque chose ? Shocked  lol! afro 

Quelqu'un peux m'expliquer KE KI DIT ????


djino a écrit:Kanambe Dit :

C'est un processus Régional Qui selon LUI doit aboutir à une déclaration pour mettre fin à la guerre au Nord KIVU Very Happy Very Happy Very Happy 

Quid de cette fameuse DÉCLARATION Very Happy Very Happy 

Quels seraient les Termes de cette fameuse DECLARATION !  

Intégration des M-23 au PPRD avec le bonus de ne pas être démobiliser en dehors des KIVU ? Etc ....Very Happy 
Je me trompe peut-être, cher Djino, tant moi je crois avoir compris et lui trouve une bonne vue stratégique au discours de notre petit-roi !

De quoi s’agit-il ici ; que dit "JK" ?

On entend d’abord comme une récitation monocorde sans conviction d’un texte appris par cœur et du déjà entendu avec ce concept et ce terme ressassés chez-lui de "processus" (en place d’un acquis ou d’une production fixes)… Mal lui en prit car derrière se dit le plus important : la conclusion des pourparlers doit être rattachée à leur dimension originelle régionale (et donc internationale) justifiée par le fait qu’ils ont été convoqués sur base de l'Accord d'Addis signé par les 11 pays de la CIRGL !
Notre Kanambe a donc bien raison tactiquement et juridiquement de rappeler aux opinions régionale, internationale et nationale que la signature entre le Congo (officiel) et le fantôme du M23 engage aussi au-delà les 11 signataires de l’Accord-mère !!!

 
Perso, contrairement à beaucoup de Congolais même ici et y compris notre Gouvernement qui à l’annonce de l’Accord-Cadre et de sa résolution 2098 avec sa BI ont jubilé pour la fin alors imminente du M23, j’étais de ceux qui le trouvaient sinon autant dangereux au moins insuffisant pour le résultat attendu (="à cause que" l’Accord passait outrageusement par pertes et profits les culpabilités indiscutables et meurtrières des agresseurs pour ne stigmatiser que les responsabilités passées et futures, légitimes seraient-elles, des Congolais; comment alors arriver à un règlement durable ?) !

Je recommandais alors la seule arme qui pût contourner la toute-puissance hostile de la CI : chercher à nous approprier l’Accord !

S’approprier cet Accord,
c’est à mon sens exactement ce que réalisa enfin le Gouvernement Congolais lorsqu'il réussit à s’affranchir des oukases ponctuelles de cette CI qui l’invitait à rejoindre le dialogue politique à Kampala et à suspendre en conséquence les opérations militaires alors que notre Armée y engrangeait déjà des succès bienvenu, il privilégia alors l’option militaire ! Cette dernière n’enfreint en rien l’Accord d’autant que sa nouveauté était précisément la validation d’une option militaire pour neutraliser le M23 (et les autres groupes armés) !

Ainsi donc quoi de plus juste et de stratégiquement payant, selon moi, que de faire le choix de la dimension régionale dans le diagnostic, le discours et l’action stratégique ? Pourvu  que le Congo reste ferme partout dans ses positions jusqu’au terme de ce combat...
C'est tant cette fermeté dans le primat des intérêts nationaux, de notre indépendance qu'en même temps cette habileté à insérer notre politique dans !e cadre régional, continental et international dont nous dépendons que nous voulions ou non, qui doivent composer l'essentiel de notre Déclaration ! Honnêtement il me semble que ce régime qui nous avait habitués au pire semble cette fois réussir là dessus ! Mieux vaut tard que jamais ? Attendons voir...
Voilà mon humble avis !




Compatriotiquement!

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 30/11/2013, 5:42 pm

mongo elombe a écrit:http://democratiechretienne.org/2013/11/29/a-lest-de-la-r-d-congo-la-terreur-fait-place-aux-jubilations-temoignage-de-viols-et-pillage-par-les-forces-gouvernementales/


100 commentaires.
Ba biloko ya ba viols et pillages de la part des forces regulieres congolaises, ebandi lelo te, les soldats gouvernementaux l'ont fait depuis.
Maintenant on dit que la justice doit etre equitable, que devrions-nous faire pour ces soldats loyalistes qui ont commis de telles infractions? La punition vsera t elle seulement les rebelles ou inclurera aussi les forces regulieres? En RDC il y a trop de dossiers a` resoudre, musala penza.

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  joss0 le 3/12/2013, 12:28 am

Kabila à Goma: «La plus grande promesse que j'ai faite, c'est la paix»
Le président Kabila à Goma, le 30 novembre 2013.


Sa parole était très attendue. Au deuxième jour de sa visite dans la capitale de la province du Nord-Kivu, le président congolais Joseph Kabila a prononcé un discours, ce dimanche 1er décembre, pendant près d'une heure, devant un millier de notables. Et ce, moins d'un mois après la défaite de la rébellion du M23. Une allocution à tonalité politique, mais aussi économique.

C’est devant une salle de 1 500 hommes politiques, représentants de la société civile et notables de Goma que Joseph Kabila s’est exprimé. Cinquante minutes de discours pour parler de son action politique, mais surtout justifier ses choix. Celui, par exemple, d’avoir attendu un an et demi avant de lancer une offensive contre les rebelles du Mouvement du 23-Mars, mais aussi pour expliquer les retards de développement du Nord-Kivu.

« Nous avons des routes à construire, mais nous avions de l’argent pour acheter soit des chars de combat soit un bulldozer pour réparer les routes de Goma. Et jusque-là, je ne regrette rien du choix que j’ai fait et j’assume », a lancé le président de la République démocratique du Congo.

La guerre terminée, Kabila a promis, une nouvelle fois, que des moyens financiers seraient fournis à l’administration et que l’argent de la guerre irait aux infrastructures.

« Hier, quand je passais, j’ai vu des gens me dire : "Président, tu as fait des promesses. Tu as dit les routes, tu as dit l’eau, l’électricité." Au fond de mon cœur, je me suis dit : "Ils ont oublié la plus grande promesse que j’ai faite au Nord-Kivu." La plus grande promesse que j’ai faite, c’est celle de la paix. »

Joseph Kabila a insisté pour dire que sans la paix, aucun autre développement n'aurait été possible. « Si une personne a 5 000 francs congolais dans sa poche, qu’il se sent malade et qu’il n’a pas de souliers pour se chausser ; il a le choix soit d’acheter des souliers, soit d’acheter un remède contre sa maladie. Moi, c’est ce dernier choix que j’ai fait. »

Une explication qui a convaincu Mathieu Batumike, président d’un parti d’opposition du Nord-Kivu : « Mieux vaut tard que jamais. La paix, c’est un processus et on ne peut pas développer une partie pendant que la maison brûle. La guerre est finie, nous allons voir dans un trimestre si les projets de développement seront réellement mis sur pied. »...

http://www.rfi.fr/afrique/20131201-rdc-president-kabila-goma-promesse-paix-tournee-discours

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  mongo elombe le 3/12/2013, 12:38 am

Kie Kabila a des pertes de mémoire il a oublié le nombre de fois où il a dit " J'ai pacifié le Congo".

1500 personnes triés et pas de société civile ni opposants.



 
[1]Les 5 chantiers :Dans une interview accordée à la presse nationale le 27 octobre(2006 ndlr), Joseph Kabila(avait)annoncé cinq chantiers prioritaires : lesinfrastructures(routes, rails, ponts), la création d’emplois(…), l’éducation(les écoles et les universités), l’eau et l’électricité, et enfin, la santé. Ajoutant : « Il faut évidemment insister sur la transparence dans la gestion de la cité, des affaires de l’Etat. Il faut remettre de l’ordre dans le pays ». Lors d’un autre entretien au journal belge Le Soir, en novembre, Kabila affirme : « Pour moi, le Congo, c’est la Chine de demain : d’ici 2011 (…). Le Congo va surprendre, car il se redressera beaucoup plus vite que prévu ».
Source :http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_47988.asp.
Le développement promis en 2006 est toujours en attente. Si l’on en croit le dernier rapport 2013 du PNUD sur la pauvreté dans le monde, le Congo est classé tout dernier(186èmesur 186 pays). Voir rapport :http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2013_FR.pdf

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  mongo elombe le 3/12/2013, 12:51 am


L'ACTU EN PODCASTS
TOUS LES PODCASTS



  • A la 4 eme minute Kabila s'explique mwa complique sur le journal de BBC matin.
    Le journal BBC Afrique Matin


  • Le journal BBC Afrique Midi


  • Le journal BBC Afrique Soir





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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  joss0 le 3/12/2013, 11:53 pm

FARDC : LE DEBRIEFING SUR TERRAIN DE L'OPERATION "POMME ORANGE"

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 4/12/2013, 4:50 pm

joss0 a écrit:FARDC : LE DEBRIEFING SUR TERRAIN DE L'OPERATION "POMME ORANGE"

Kie kie eza pasi, les congolais toujours sans personalite', tout eza kaka "tata mokonzi alobi, tata mokonzi asali." Il n y a qu'au Congo qu'on voit une telle manque de dignite' meme chez les militaires et chez les instruits. Ils disent que commandant supreme ye moko apesaki plan na ye de guerre." Oh ca c'est du bruit et de l'enfantillage, qu'est ce que Kabila sait de la guerre ou du plan de guerre? C'est vraiment enfantin. Est ce que c'est un mal de dire que le chef d'état-major ou encore tel et tels generaux ont concus un plan et le commandant supreme l'a approuve'? Donc ils sont oblige' de dire que c'est kabila qui a fait le plan pour demontrer leur allegiance a` Kabila? Il n y a qu'au Congo qu'on voit des bassesses pareilles.

Ne nous etonnons pas que la RDC ne change en rien jusqu'aujourd'hui c'est a` cause de cette culture d'immaturite', culte de personalite' et avarisme. Voyez comment les militaires et les policiers respectent, honorent Mr Joseph Kabila, eux en principie qui etaient les mieux positionnes' pour le bouter du siege lors de la fraude electorale. Les militaires n'ont pas voulu mourir pour debarasser le pays de la tyrannie pendant cette periode la`, mais ils acceptent de mourir quand Kabila a eu des problemes avec ses anciens camarades de la MP. Ebongo certains disent que c'est facile de chaser kabila du pouvoir; non ce n'est pas facile, une telle personne avec tous ces appuis, pour s'en debarasser il faudra composer avec les occidentaux.

Eza kaka bien parce qu'en 2016 ou aux environs de 2016 une autre personne remplacera Kabila et y aura quand meme du changement j'en suis sur. Parce qu'un Minaku, Katumbi par exemple, meme si ils continueront dans le meme systeme, ils feront quand meme une petite difference etant intellectuels et travailleurs, par rapport a` la presidence de Kabila, je crois.

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  joss0 le 4/12/2013, 11:05 pm

RDC : ALLOCUTION DE JOSEPH KABILA A GOMA, RESUME ET TRADUCTION.

Joseph Kabila a affirmé que la guerre qui a éclaté en 2012 l’a surpris, au moment où il pensait que le temps d’entreprendre des actions de développement était arrivé, après une longue période de rébellions). Il a reconnu n’avoir pas réalisé ses promesses électorales (au passage il a fait allusion aux messages des jeunes de la LUCHA qui, lors de son arrivée à Goma, tenaient des pancartes lui rappelant ses promesses non tenues : eau, routes, électricité). Mais à sa défense, il a estimé que la première de ses promesses était la paix ; que la paix était enfin là ; et qu’il allait pouvoir dorénavant se mettre à en réaliser les autres. Il a indiqué que l’effort de guerre avait nécessité la suspension de tous les projets de développements, non seulement au Nord-Kivu, mais partout dans le pays. Enfin, il a expliqué qu’il lui a fallu plus d’une année et demie pour lancer une offensive contre le M23 parce que « la guerre n’est pas un jeu » et qu’il lui fallait : préparer l’armée (la moderniser), changer le commandement des FARDC, mener les fronts politique et diplomatique (pour, a-t-il dit, faire éclater la vérité sur les raisons de ces guerres répétitives aux yeux du monde, et construire la cohésion nationale), et « trouver une stratégie militaire » efficace pour vaincre ladite guerre.

- Avertissement envers les voisins de la RDC

« Le Congo a respecte tous ses voisins », a lancé Joseph Kabila. Avant d’ajouter : « J’ai dit que les pays voisins doivent aussi commencer à respecter le Congo et son peuple… Nous n’avons pas l’intention déstabiliser un seul pays voisin ; nous n’avons aucune raison de le faire. Mais nous ne voulons pas que quelque pays voisin que ce soit continue ou s’imagine pouvoir continuer de déstabiliser le Congo. Je sais que vos voisins ici tout près vont réagir. Quand ils réagiront, vous me direz ». Il a affirmé que toutes les guerres qui se mènent au Congo n’ont pas pour but que le pillage des ressources naturelles, mais « visent la balkanisation du Congo ». A ce sujet, il a même dit faire une révélation au sujet d’une délégation occidentale qu’il aurait reçue à Kinshasa en 2002, et qui lui aurait proposé à l’époque une « gestion séparée » des trois parties jadis occupées respectivement par son gouvernement, le RCD et le MLC. « Je leur ai dit : vous pouvez prendre votre proposition et la jeter dans les toilettes », a-t-il scandé, dans un torrent d’applaudissements.

- Annonce de quelques mesures :
Joseph Kabila a en outre annoncé qu’avant la fin de l’année en cours, il va changer plusieurs « responsables sur l’ensemble du Nord-Kivu…et dans les autres provinces de l’Est », comme une réponse aux allégations de tracasserie et de corruption dont la population lui a fait part. « Il y en a qui, à force de rester trop longtemps, ont transformé leurs entités en de petites républiques », a-t-il dénoncé en substance. Enfin, il a promis que « la modernisation de l’armée » allait se poursuivre, et que les élections locales et provinciales allaient se avoir lieu « bientôt », exhortant « tout le monde » à se préparer déjà.

- Reconnaissance envers la population de Goma et du Nord-Kivu
A la fin de son allocution, Joseph Kabila a remercié et félicité la population de Goma et du Nord-Kivu pour avoir « résisté et refusé de se soumettre au joug des autres ». « Bien qu’étant loin à Kinshasa – vous pouvez me croire ou ne pas me croire – mon esprit était à Goma », a-t-il dit. Et d’ajouter : « votre résistance et votre courage nous ont permis de vaincre cette guerre ».
Bref commentaire

- C’est un Joseph Kabila étonnamment détendu qui s’est adressé à l’audience du New Riviera, malgré dix jours de voyage sur un millier de kilomètres d’une route en très mauvais état et traversant des milieux à haut risque sécuritaire, de multiples réunions, ... A Goma, il a fait quelque trois kilomètres de marche à pieds.

- Joseph Kabila a littéralement évité des meetings populaires et les points de presse. A l’exception notable de Rutshuru, où il s’est adressé à la population au stade Mwami Ndeze, il a préféré des réunions en salles closes avec « des représentants de toutes les couches de la population » invités par les soins des autorités locales (le gouverneur et les maires en l’occurrence). Etait-ce faute de temps ou par crainte de s’offrir en proie à des masses dont il n’est pas certain d’avoir reconquis l’âme ? Difficile de savoir. Le fait est qu’à Goma, son arrivée

Principaux extraits

« La guerre qui a éclaté début 2012 a été une grande surprise pour moi. Parce qu’après tout ce que nous avons accompli depuis 2003, nous pensions que la guerre était terminée, et que nous allions nous focaliser sur le développement, mais une nouvelle guerre a éclaté... »

« La population se demandait pourquoi cette nouvelle guerre, et pourquoi cela prenait beaucoup de temps pour y mettre fin. Le Kivu, c’est une région où règne beaucoup de rumeur, de mensonges et d’intoxication, ce qui produit une situation explosive. Je veux vous dire pourquoi il nous a fallu deux ans pour terminer cette guerre et ce que nous faisons pour qu’elle ne recommence pas… Cela ne dépend pas de nous. Si tout dépendait de nous, nous ne voudrions pas que la guerre survienne un seul jour. Mais nous vivons avec des voisins dont l’intention est peut-être de voir le Congo demeurer dans la guerre, et pour qui le Nord et le Sud-Kivu sont les portes d’entrée dans notre pays. Nous avons mis beaucoup de temps à terminer cette guerre parce que nous nous sommes dits :
« cette fois, il faut que nous la menions vaillamment ».
« J’ai dit nous allions mener la guerre sur trois fronts.
Le front diplomatique : les gens disaient qu’il y a la guerre au Congo à cause du tribalisme, parce qu’une certaine communauté serait victime d’exclusion, ou encore parce qu’il y aurait des problèmes de nationalité. Dans la guerre diplomatique, nous voulions que le monde entier sache la vérité sur qui fait cette guerre, pourquoi il la fait, qui le soutient, … Nous l’avons fait et je pense qu’aujourd’hui la voix du Congo a commencé à être entendue.

Le deuxième front c’est le front politique, que j’appelle le front de la cohésion interne, parce que nous voulions que la guerre qui se menait au Nord-Kivu ne soit pas seulement celle des enfants de Goma, de Rutshuru, mais celle du Congo tout entier, et pour que cela soit possible, il était nécessaire de mettre tous les Congolais ensemble, les amener à regarder dans la même direction et à avoir une même vision. C’était un front important et très difficile, parce que le Congo a de nombreux partis politiques, opposition comme majorité. Certains nous ont accepté de nous soutenir, d’autres ont choisi de ne pas nous soutenir. Mais nous ne nous soucions pas de savoir qui nous a soutenus ou pas. Nous regardons l’objectif que nous voulons atteindre, qui est de galvaniser l’ensemble de la population congolaise en vue de combattre pour la paix au Congo et dans la province du Nord-Kivu.

Je suis heureux de vous dire aujourd’hui que ce front nous a permis d’amener toute l’opinion nationale ou presque à se ranger derrière nos FARDC, derrière l’objectif que nous poursuivons : ramener la paix, le développement au Nord-Kivu. La deuxième raison qui nous a poussé à mener ce front politique, c’est que lorsque le M23 a été créé par les gens X, des députés – pas tous, mais certains – des députés ont rejoint le M23… Je me suis dit que si un député élu par le peuple peut se réveiller un matin et décider que sa place n’est plus à l’assemblée nationale mais à côté du M23 à Runyoni ou je ne sais où, c’est qu’il y a un problème très sérieux de vision, de patriotisme. C’est cela qui nous a poussé à galvaniser l’opinion…et c’est un grand travail qui nous a pris beaucoup de temps.

Le troisième front, qui était le plus important, c’est le front militaire : je sais que la population de Goma ou de tout le Nord-Kivu était très en leste, mais la guerre n’est pas une blague. Tu ne peux pas juste te réveiller un matin et te dire « je vais faire la guerre ». La guerre se planifie. Et moi je n’ai pas voulu que nous puissions tomber dans les mêmes erreurs que nous avons commises en 2009… J’ai dit « nous allons faire la guerre, mais nous la ferons de manière professionnelle ». Ca signifie qu’il nous a fallu faire des changements au niveau du commandement de notre armée ; il nous a fallu nous procurer l’équipement militaire ; et il nous a fallu trouver une stratégie militaire pour mener cette guerre…
C’est là qu’il y a souvent une contradiction entre vous, population du Nord-Kivu, et moi-même… La contradiction que nous avons c’est laquelle ? Vous vous imaginez que s’il y a une telle stratégie militaire quelconque, je viendrai vous trouver et vous dire voilà demain nous attaquerons telle personne ! La guerre ne se fait pas comme cela. C’est de cette façon que la guerre se conduisait par le passé, et c’est ce qui nous conduisait aux échecs que nous avons connus. Nous avons mis un temps long, une année et demi, pour pouvoir préparer notre armée – et nous continuons de la préparer.

Parce que, bien que je vous ai dit tout à l’heure que la guerre est finie, ce n’est qu’une étape. Lorsqu’une guerre se termine dans la région des Grands-Lacs, tu commences à te préparer à la guerre suivante parce qu’elle viendra nécessairement. Elle viendra. Quelqu’un dit : « au nom de Jésus !» Ne nous y trompons pas, car il est dit aide-toi et le Ciel t’aidera. Notre façon de nous aider nous-mêmes, c’est continuer à nous préparer nuit et jour. Et c’est pour cela que je demande à la population du Nord-Kivu d’être très vigilante, pour que nous ne soyons pas surpris par une autre guerre. Et je veux que lorsque cette autre guerre va commencer nous soyons prêts, nous soyons debout ; que nous ayons la capacité d’y résister et de la vaincre.
« La guerre nous a pris beaucoup de temps, qu’est-ce qui suit ?
Hier quand je passais j’ai vu des gens qui me rappelaient que j’avais fait des promesses : des routes, tu as dit l’eau, tu as dit l’électricité… Au fond de mon cœur j’ai dit ils oublient la plus grande promesse que j’ai faite au Nord-Kivu. La plus grande et la première promesse que j’ai faite au Nord-Kivu c’était la paix. Et j’ai dit, fin 2011, avant que la paix n’éclate en 2012, que sans la paix nous ne réussirons pas à faire toute autre chose. Et c’est l’exemple que j’ai donné à la population de Butembo comme le gouverneur vient de le rappeler : si une personne a cinq mille francs ; qu’elle se sent malade, et qu’elle sent qu’elle en même temps besoin de chaussures ; elle a le choix entre se procurer les chaussures ou utiliser cet argent pour se procurer le médicament et se soigner. C’est ce dernier choix que moi j’ai fait. C’est-à-dire, nous avons la guerre – ce sont ces maux de tête – ; nous avons des routes à construire, de l’eau à amener – ce sont ces pieds sans chaussure – et nous avons l’argent pour acheter soit un char de combat, soit une niveleuse pour faire les routes à Goma.

J’ai dit à la population de Butembo que jusque là moi je ne regrette rien du choix que j’ai fait, et j’assume. J’assume ce choix qui était de nous procurer l’équipement, de faire la modernisation de l’armée pour que nous puissions vaincre la guerre, ce qui devait nous permettre par la suite de réaliser toutes les promesses que nous avons faites. Moi je tiens toujours mes promesses. Aujourd’hui, prenez bien note, c’est le 1er décembre, et je répète mes promesses : en 2003 j’avais promis la réunification et nous l’avons réalisée, en dépit de toutes les complications....

Je voudrais vous dire, population de Goma, que la réunification n’était pas un jeu. Parce que toute guerre qui se mène au Congo, son objectif n’est pas simplement le pillage et partir ; l’objectif de la guerre c’est toujours la balkanisation de ce pays… En 2003 ou 2002, je recevais une délégation à Kinshasa. Dix ans ont passé, et lorsque tu as gardé un secret pendant dix ans tu es permis de le livrer. Alors – et je l’ai déjà dit à des gens de la société civile qui étaient venus me voir – en 2002, je reçois une délégation venue de l’Europe. Ils arrivent à Kinshasa et ils me disent « Président, tu vois, le gouvernement contrôle la plus grande partie du pays pour le moment ; le pays est divisé en trois parties avec le RCD à l’Est, le MLC au nord ; nous nous venons avec notre proposition que voici, et nous avons déjà pris langue avec les autres qui sont à Goma et à Gbadolité : pourquoi n’accepterais-tu pas qu’il soit établi une gestion séparée de ces parties sur une période de cinq ans, et par la suite vous pouvez vous asseoir et voir comment vous allez faire…» Je leur ai dit : vous pouvez jeter votre proposition dans les toilettes. Alors, l’objectif de la guerre dans le pays, il faut le savoir, ce toujours la balkanisation. Mais aujourd’hui toute la population congolaise s’est levée, et c’est depuis longtemps, et elle refuse la balkanisation de son pays.

La troisième chose, comme je l’ai dit à la population de Rutshuru, après la guerre, nous ne devons pas nous enivrer de victoire. S’enivrer de victoire c’est s’imaginer que la guerre est finie, qu’on est les premiers, … J’ai dit abandonnons l’exclusion ; abandonnons le tribalisme s’il existe. Tous ceux qui sont dans les groupes armés : Mayi-Mayi tel, Mayi-Mayi La Fontaine, Mayi-Mayi Cheka…disons-leur que ce jeu est terminé. Je veux que tous les leaders d’opinions, tous les notables, les députés au niveau national et provincial, fassent de la démobilisation de tous les miliciens leur affaire. Parce que notre population veut la paix, et eux ne peuvent pas triompher de l’Etat… Nous avons pris la décision, cette fois-ci, s’ils ne veulent pas déposer les armes, nous allons les poursuivre partout et nous allons les désarmer […]. Les autres groupes : FDLR, ADF/NALU, à eux le message c’est le même : quitter la forêt, déposer les armes, nous les remettons à la MONUSCO et elle les ramène chez eux. Dans le cas contraire, nous allons les traquer et en finir avec eux.

Voilà le message que je donne à la population. A Rutshuru, j’ai aussi adressé un message à nos voisins. Et c’est vous qui êtes avec eux tous les jours, vous allez leur faire parvenir ce message : j’ai dit que le Congo respecte tous les pays qui l’entourent. Le Congo n’a jamais entrepris de faire une agression dans un autre pays. Parce que nous n’avons ni l’intention, ni le motif, ni l’envie de le faire. Nous voulons vivre dans la paix, et nous avons tout ce dont nous avons besoin chez nous. J’ai dit : nous voulons qu’eux aussi aient ce même respect pour le Congo et son peuple. Parce que la tendance depuis dix ans maintenant c’est un jeu consistant à fabriquer des rébellions. Nous n’avons pas l’intention déstabiliser un seul pays voisin ; nous n’avons aucune raison de le faire. Mais nous ne voulons pas que quelque pays voisin que ce soit continue ou s’imagine pouvoir continuer de déstabiliser le Congo. Je sais que vos voisins ici tout près vont réagir. Quand ils réagiront, vous me direz.

« La cinquième chose, ce sont les problèmes qui sont dans la province. La guerre était une bataille, l’autre bataille c’est celle de la lutte contre la pauvreté et le sous-développement… Quand je passais dans le grand-Nord, la population me disait : président notre grand problème ce sont les tracasseries, surtout pour les personnes qui font des déplacements. L’autre problème c’est la corruption ; nous avons un problème avec notre justice. Et moi je leur ai dit la solution que j’ai à très court, peut-être moyen terme, à très court terme je leur ai dit : la plupart des problèmes de tracasserie c’est dû – et cela c’est notre faute – c’est dû au fait que nous avons laissé certains responsables très longtemps en place, à presque tous les niveaux, et ils sont devenus des chefs coutumiers.

« D’autres ont transformé leurs ressorts en de républiques, leurs petites républiques. Pour cela, la solution à très court terme avant la fin de cette année – c’est déjà le mois de décembre – mais avant la fin de cette année nous allons effectuer des changements. Ces changements seront effectués avec objectivité et vont concerner les responsables à tous dans l’ensemble de la province. Et ce n’est pas seulement au Nord-Kivu, c’est un problème que nous avons en Province orientale, au Sud-Kivu...presque toutes les provinces de l’Est de notre pays. Cela nous allons le faire…

« Nous tenons un Conseil de ministres ici…qu’est-ce que nous allons décider ? Nous déciderons deux ou trois choses. La première c’est la consolidation de la paix dans cette province, qui passe elle-même par plusieurs étapes, dont celle de la poursuite de la modernisation de l’armée pour que nous soyons toujours prêts ; celle de la dotation de moyens à l’administration, à la justice pour que les services de l’Etat soient assurés ; celle aussi de trouver les moyens nécessaires pour poursuivre tous les projets que nous avions suspendus. J’ai dit que nous avions suspendu tous les projets pas seulement au Nord-Kivu, mais dans tout le pays – j’insiste pour que nous puissions nous entendre – parce que nous nous disions, notre premier ennemi il faut que nous puissions le vaincre, et si nous y arrivons nous poursuivons avec les projets. C’est chose faite, maintenant nous allons débloquer les moyens et nous allons poursuivre avec tous les projets qui étaient gelés.

« Je sais que c’est devenu un fond de commerce pour beaucoup de gens, surtout les politiciens qui disent voyez ils ont dit qu’ils construiraient ceci, qu’ils feraient cela… Moi quand je promets je réalise. Et si je n’arrive pas à réaliser, je dois venir et dire voilà je n’ai pas pu réaliser telle promesse pour telle raison et telle autre. Et c’est ce que je viens de faire ici. J’avais promis de réaliser un certain nombre de choses, nous avons échoué de le faire, et je vous en ai donné les raisons. Pour cela, je vous prie d’avoir la patience… Bien que comme on dit « Saint Thomas croit seulement ce qu’il voit », je veux que vous puissiez me croire.

« Le dernier point, c’est celui de la démocratie. Après 2003, nous avons pris l’option de la démocratie, pour que la population se choisisse ses dirigeants. Nous avons déjà fait des élections à deux reprises. Certains disent qu’en 2006 elles se sont bien déroulées, en 2011 elles se sont mal déroulées ; pour ma part je pense qu’elles se sont toutes bien déroulées. La démocratie c’est un long processus, et d’autres élections – locales et provinciales – viennent bientôt, que tout le monde se prépare déjà… Le maire sera élu, les bourgmestres seront élus… ainsi après ces élections lorsque je reviendrai ne venez pas me demander pourquoi il n’y a pas tel boulevard : la première personne à qui il faudra vous adresser c’est le maire de la ville, le gouverneur de province.

« Je terminerai par où j’ai commencé : vous présenter ma compassion. Bien que j’étais loin à Kinshasa – vous pouvez me croire ou ne pas me croire – mon cœur battait à Goma. Désolé pour tout ce qui est arrivé ! Je félicite la population du Nord-Kivu, parce que c’est une population qui a résisté ; qui a refusé de se placer sous le joug des…autres. Certains ont prétendu qu’ils sont de Goma, du Nord-Kivu, mais la population n’est pas dupe. Elle a dit : « toi tu es un enfant de Bukavu, de Goma, mais qui est derrière toi ? » Félicitation parce que vous nous avez donné la force de vaincre cette guerre ».

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  FLEUR DE LYS le 5/12/2013, 1:21 pm

joss0 a écrit:RDC : ALLOCUTION DE JOSEPH KABILA A GOMA, RESUME ET TRADUCTION.

Joseph Kabila a affirmé que la guerre qui a éclaté en 2012 l’a surpris, au moment où il pensait que le temps d’entreprendre des actions de développement était arrivé, après une longue période de rébellions). Il a reconnu n’avoir pas réalisé ses promesses électorales (au passage il a fait allusion aux messages des jeunes de la LUCHA qui, lors de son arrivée à Goma, tenaient des pancartes lui rappelant ses promesses non tenues : eau, routes, électricité). Mais à sa défense, il a estimé que la première de ses promesses était la paix ; que la paix était enfin là ; et qu’il allait pouvoir dorénavant se mettre à en réaliser les autres. Il a indiqué que l’effort de guerre avait nécessité la suspension de tous les projets de développements, non seulement au Nord-Kivu, mais partout dans le pays. Enfin, il a expliqué qu’il lui a fallu plus d’une année et demie pour lancer une offensive contre le M23 parce que « la guerre n’est pas un jeu » et qu’il lui fallait : préparer l’armée (la moderniser), changer le commandement des FARDC, mener les fronts politique et diplomatique (pour, a-t-il dit, faire éclater la vérité sur les raisons de ces guerres répétitives aux yeux du monde, et construire la cohésion nationale), et « trouver une stratégie militaire » efficace pour vaincre ladite guerre.

- Avertissement envers les voisins de la RDC



« Le Congo a respecte tous ses voisins », a lancé Joseph Kabila. Avant d’ajouter : « J’ai dit que les pays voisins doivent aussi commencer à respecter le Congo et son peuple… Nous n’avons pas l’intention déstabiliser un seul pays voisin ; nous n’avons aucune raison de le faire. Mais nous ne voulons pas que quelque pays voisin que ce soit continue ou s’imagine pouvoir continuer de déstabiliser le Congo. Je sais que vos voisins ici tout près vont réagir. Quand ils réagiront, vous me direz ». Il a affirmé que toutes les guerres qui se mènent au Congo n’ont pas pour but que le pillage des ressources naturelles, mais « visent la balkanisation du Congo ». A ce sujet, il a même dit faire une révélation au sujet d’une délégation occidentale qu’il aurait reçue à Kinshasa en 2002, et qui lui aurait proposé à l’époque une « gestion séparée » des trois parties jadis occupées respectivement par son gouvernement, le RCD et le MLC. « Je leur ai dit : vous pouvez prendre votre proposition et la jeter dans les toilettes », a-t-il scandé, dans un torrent d’applaudissements.

- Annonce de quelques mesures :
Joseph Kabila a en outre annoncé qu’avant la fin de l’année en cours, il va changer plusieurs « responsables sur l’ensemble du Nord-Kivu…et dans les autres provinces de l’Est », comme une réponse aux allégations de tracasserie et de corruption dont la population lui a fait part. « Il y en a qui, à force de rester trop longtemps, ont transformé leurs entités en de petites républiques », a-t-il dénoncé en substance. Enfin, il a promis que « la modernisation de l’armée » allait se poursuivre, et que les élections locales et provinciales allaient se avoir lieu « bientôt », exhortant « tout le monde » à se préparer déjà.

- Reconnaissance envers la population de Goma et du Nord-Kivu
A la fin de son allocution, Joseph Kabila a remercié et félicité la population de Goma et du Nord-Kivu pour avoir « résisté et refusé de se soumettre au joug des autres ». « Bien qu’étant loin à Kinshasa – vous pouvez me croire ou ne pas me croire – mon esprit était à Goma », a-t-il dit. Et d’ajouter : « votre résistance et votre courage nous ont permis de vaincre cette guerre ».
Bref commentaire

- C’est un Joseph Kabila étonnamment détendu qui s’est adressé à l’audience du New Riviera, malgré dix jours de voyage sur un millier de kilomètres d’une route en très mauvais état et traversant des milieux à haut risque sécuritaire, de multiples réunions, ... A Goma, il a fait quelque trois kilomètres de marche à pieds.

- Joseph Kabila a littéralement évité des meetings populaires et les points de presse. A l’exception notable de Rutshuru, où il s’est adressé à la population au stade Mwami Ndeze, il a préféré des réunions en salles closes avec « des représentants de toutes les couches de la population » invités par les soins des autorités locales (le gouverneur et les maires en l’occurrence). Etait-ce faute de temps ou par crainte de s’offrir en proie à des masses dont il n’est pas certain d’avoir reconquis l’âme ? Difficile de savoir. Le fait est qu’à Goma, son arrivée

Principaux extraits

« La guerre qui a éclaté début 2012 a été une grande surprise pour moi. Parce qu’après tout ce que nous avons accompli depuis 2003, nous pensions que la guerre était terminée, et que nous allions nous focaliser sur le développement, mais une nouvelle guerre a éclaté... »

« La population se demandait pourquoi cette nouvelle guerre, et pourquoi cela prenait beaucoup de temps pour y mettre fin. Le Kivu, c’est une région où règne beaucoup de rumeur, de mensonges et d’intoxication, ce qui produit une situation explosive. Je veux vous dire pourquoi il nous a fallu deux ans pour terminer cette guerre et ce que nous faisons pour qu’elle ne recommence pas… Cela ne dépend pas de nous. Si tout dépendait de nous, nous ne voudrions pas que la guerre survienne un seul jour. Mais nous vivons avec des voisins dont l’intention est peut-être de voir le Congo demeurer dans la guerre, et pour qui le Nord et le Sud-Kivu sont les portes d’entrée dans notre pays. Nous avons mis beaucoup de temps à terminer cette guerre parce que nous nous sommes dits :
« cette fois, il faut que nous la menions vaillamment ».
« J’ai dit nous allions mener la guerre sur trois fronts.
Le front diplomatique : les gens disaient qu’il y a la guerre au Congo à cause du tribalisme, parce qu’une certaine communauté serait victime d’exclusion, ou encore parce qu’il y aurait des problèmes de nationalité. Dans la guerre diplomatique, nous voulions que le monde entier sache la vérité sur qui fait cette guerre, pourquoi il la fait, qui le soutient, … Nous l’avons fait et je pense qu’aujourd’hui la voix du Congo a commencé à être entendue.

Le deuxième front c’est le front politique, que j’appelle le front de la cohésion interne, parce que nous voulions que la guerre qui se menait au Nord-Kivu ne soit pas seulement celle des enfants de Goma, de Rutshuru, mais celle du Congo tout entier, et pour que cela soit possible, il était nécessaire de mettre tous les Congolais ensemble, les amener à regarder dans la même direction et à avoir une même vision. C’était un front important et très difficile, parce que le Congo a de nombreux partis politiques, opposition comme majorité. Certains nous ont accepté de nous soutenir, d’autres ont choisi de ne pas nous soutenir. Mais nous ne nous soucions pas de savoir qui nous a soutenus ou pas. Nous regardons l’objectif que nous voulons atteindre, qui est de galvaniser l’ensemble de la population congolaise en vue de combattre pour la paix au Congo et dans la province du Nord-Kivu.

Je suis heureux de vous dire aujourd’hui que ce front nous a permis d’amener toute l’opinion nationale ou presque à se ranger derrière nos FARDC, derrière l’objectif que nous poursuivons : ramener la paix, le développement au Nord-Kivu. La deuxième raison qui nous a poussé à mener ce front politique, c’est que lorsque le M23 a été créé par les gens X, des députés – pas tous, mais certains – des députés ont rejoint le M23… Je me suis dit que si un député élu par le peuple peut se réveiller un matin et décider que sa place n’est plus à l’assemblée nationale mais à côté du M23 à Runyoni ou je ne sais où, c’est qu’il y a un problème très sérieux de vision, de patriotisme. C’est cela qui nous a poussé à galvaniser l’opinion…et c’est un grand travail qui nous a pris beaucoup de temps.

Le troisième front, qui était le plus important, c’est le front militaire : je sais que la population de Goma ou de tout le Nord-Kivu était très en leste, mais la guerre n’est pas une blague. Tu ne peux pas juste te réveiller un matin et te dire « je vais faire la guerre ». La guerre se planifie. Et moi je n’ai pas voulu que nous puissions tomber dans les mêmes erreurs que nous avons commises en 2009… J’ai dit « nous allons faire la guerre, mais nous la ferons de manière professionnelle ». Ca signifie qu’il nous a fallu faire des changements au niveau du commandement de notre armée ; il nous a fallu nous procurer l’équipement militaire ; et il nous a fallu trouver une stratégie militaire pour mener cette guerre…
C’est là qu’il y a souvent une contradiction entre vous, population du Nord-Kivu, et moi-même… La contradiction que nous avons c’est laquelle ? Vous vous imaginez que s’il y a une telle stratégie militaire quelconque, je viendrai vous trouver et vous dire voilà demain nous attaquerons telle personne ! La guerre ne se fait pas comme cela. C’est de cette façon que la guerre se conduisait par le passé, et c’est ce qui nous conduisait aux échecs que nous avons connus. Nous avons mis un temps long, une année et demi, pour pouvoir préparer notre armée – et nous continuons de la préparer.

Parce que, bien que je vous ai dit tout à l’heure que la guerre est finie, ce n’est qu’une étape. Lorsqu’une guerre se termine dans la région des Grands-Lacs, tu commences à te préparer à la guerre suivante parce qu’elle viendra nécessairement. Elle viendra. Quelqu’un dit : « au nom de Jésus !» Ne nous y trompons pas, car il est dit aide-toi et le Ciel t’aidera. Notre façon de nous aider nous-mêmes, c’est continuer à nous préparer nuit et jour. Et c’est pour cela que je demande à la population du Nord-Kivu d’être très vigilante, pour que nous ne soyons pas surpris par une autre guerre. Et je veux que lorsque cette autre guerre va commencer nous soyons prêts, nous soyons debout ; que nous ayons la capacité d’y résister et de la vaincre.
« La guerre nous a pris beaucoup de temps, qu’est-ce qui suit ?
Hier quand je passais j’ai vu des gens qui me rappelaient que j’avais fait des promesses : des routes, tu as dit l’eau, tu as dit l’électricité… Au fond de mon cœur j’ai dit ils oublient la plus grande promesse que j’ai faite au Nord-Kivu. La plus grande et la première promesse que j’ai faite au Nord-Kivu c’était la paix. Et j’ai dit, fin 2011, avant que la paix n’éclate en 2012, que sans la paix nous ne réussirons pas à faire toute autre chose. Et c’est l’exemple que j’ai donné à la population de Butembo comme le gouverneur vient de le rappeler : si une personne a cinq mille francs ; qu’elle se sent malade, et qu’elle sent qu’elle en même temps besoin de chaussures ; elle a le choix entre se procurer les chaussures ou utiliser cet argent pour se procurer le médicament et se soigner. C’est ce dernier choix que moi j’ai fait. C’est-à-dire, nous avons la guerre – ce sont ces maux de tête – ; nous avons des routes à construire, de l’eau à amener – ce sont ces pieds sans chaussure – et nous avons l’argent pour acheter soit un char de combat, soit une niveleuse pour faire les routes à Goma.

J’ai dit à la population de Butembo que jusque là moi je ne regrette rien du choix que j’ai fait, et j’assume. J’assume ce choix qui était de nous procurer l’équipement, de faire la modernisation de l’armée pour que nous puissions vaincre la guerre, ce qui devait nous permettre par la suite de réaliser toutes les promesses que nous avons faites. Moi je tiens toujours mes promesses. Aujourd’hui, prenez bien note, c’est le 1er décembre, et je répète mes promesses : en 2003 j’avais promis la réunification et nous l’avons réalisée, en dépit de toutes les complications....

Je voudrais vous dire, population de Goma, que la réunification n’était pas un jeu. Parce que toute guerre qui se mène au Congo, son objectif n’est pas simplement le pillage et partir ; l’objectif de la guerre c’est toujours la balkanisation de ce pays… En 2003 ou 2002, je recevais une délégation à Kinshasa. Dix ans ont passé, et lorsque tu as gardé un secret pendant dix ans tu es permis de le livrer. Alors – et je l’ai déjà dit à des gens de la société civile qui étaient venus me voir – en 2002, je reçois une délégation venue de l’Europe. Ils arrivent à Kinshasa et ils me disent « Président, tu vois, le gouvernement contrôle la plus grande partie du pays pour le moment ; le pays est divisé en trois parties avec le RCD à l’Est, le MLC au nord ; nous nous venons avec notre proposition que voici, et nous avons déjà pris langue avec les autres qui sont à Goma et à Gbadolité : pourquoi n’accepterais-tu pas qu’il soit établi une gestion séparée de ces parties sur une période de cinq ans, et par la suite vous pouvez vous asseoir et voir comment vous allez faire…» Je leur ai dit : vous pouvez jeter votre proposition dans les toilettes. Alors, l’objectif de la guerre dans le pays, il faut le savoir, ce toujours la balkanisation. Mais aujourd’hui toute la population congolaise s’est levée, et c’est depuis longtemps, et elle refuse la balkanisation de son pays.

La troisième chose, comme je l’ai dit à la population de Rutshuru, après la guerre, nous ne devons pas nous enivrer de victoire. S’enivrer de victoire c’est s’imaginer que la guerre est finie, qu’on est les premiers, … J’ai dit abandonnons l’exclusion ; abandonnons le tribalisme s’il existe. Tous ceux qui sont dans les groupes armés : Mayi-Mayi tel, Mayi-Mayi La Fontaine, Mayi-Mayi Cheka…disons-leur que ce jeu est terminé. Je veux que tous les leaders d’opinions, tous les notables, les députés au niveau national et provincial, fassent de la démobilisation de tous les miliciens leur affaire. Parce que notre population veut la paix, et eux ne peuvent pas triompher de l’Etat… Nous avons pris la décision, cette fois-ci, s’ils ne veulent pas déposer les armes, nous allons les poursuivre partout et nous allons les désarmer […]. Les autres groupes : FDLR, ADF/NALU, à eux le message c’est le même : quitter la forêt, déposer les armes, nous les remettons à la MONUSCO et elle les ramène chez eux. Dans le cas contraire, nous allons les traquer et en finir avec eux.

Voilà le message que je donne à la population. A Rutshuru, j’ai aussi adressé un message à nos voisins. Et c’est vous qui êtes avec eux tous les jours, vous allez leur faire parvenir ce message : j’ai dit que le Congo respecte tous les pays qui l’entourent. Le Congo n’a jamais entrepris de faire une agression dans un autre pays. Parce que nous n’avons ni l’intention, ni le motif, ni l’envie de le faire. Nous voulons vivre dans la paix, et nous avons tout ce dont nous avons besoin chez nous. J’ai dit : nous voulons qu’eux aussi aient ce même respect pour le Congo et son peuple. Parce que la tendance depuis dix ans maintenant c’est un jeu consistant à fabriquer des rébellions. Nous n’avons pas l’intention déstabiliser un seul pays voisin ; nous n’avons aucune raison de le faire. Mais nous ne voulons pas que quelque pays voisin que ce soit continue ou s’imagine pouvoir continuer de déstabiliser le Congo. Je sais que vos voisins ici tout près vont réagir. Quand ils réagiront, vous me direz.

« La cinquième chose, ce sont les problèmes qui sont dans la province. La guerre était une bataille, l’autre bataille c’est celle de la lutte contre la pauvreté et le sous-développement… Quand je passais dans le grand-Nord, la population me disait : président notre grand problème ce sont les tracasseries, surtout pour les personnes qui font des déplacements. L’autre problème c’est la corruption ; nous avons un problème avec notre justice. Et moi je leur ai dit la solution que j’ai à très court, peut-être moyen terme, à très court terme je leur ai dit : la plupart des problèmes de tracasserie c’est dû – et cela c’est notre faute – c’est dû au fait que nous avons laissé certains responsables très longtemps en place, à presque tous les niveaux, et ils sont devenus des chefs coutumiers.

« D’autres ont transformé leurs ressorts en de républiques, leurs petites républiques. Pour cela, la solution à très court terme avant la fin de cette année – c’est déjà le mois de décembre – mais avant la fin de cette année nous allons effectuer des changements. Ces changements seront effectués avec objectivité et vont concerner les responsables à tous dans l’ensemble de la province. Et ce n’est pas seulement au Nord-Kivu, c’est un problème que nous avons en Province orientale, au Sud-Kivu...presque toutes les provinces de l’Est de notre pays. Cela nous allons le faire…

« Nous tenons un Conseil de ministres ici…qu’est-ce que nous allons décider ? Nous déciderons deux ou trois choses. La première c’est la consolidation de la paix dans cette province, qui passe elle-même par plusieurs étapes, dont celle de la poursuite de la modernisation de l’armée pour que nous soyons toujours prêts ; celle de la dotation de moyens à l’administration, à la justice pour que les services de l’Etat soient assurés ; celle aussi de trouver les moyens nécessaires pour poursuivre tous les projets que nous avions suspendus. J’ai dit que nous avions suspendu tous les projets pas seulement au Nord-Kivu, mais dans tout le pays – j’insiste pour que nous puissions nous entendre – parce que nous nous disions, notre premier ennemi il faut que nous puissions le vaincre, et si nous y arrivons nous poursuivons avec les projets. C’est chose faite, maintenant nous allons débloquer les moyens et nous allons poursuivre avec tous les projets qui étaient gelés.

« Je sais que c’est devenu un fond de commerce pour beaucoup de gens, surtout les politiciens qui disent voyez ils ont dit qu’ils construiraient ceci, qu’ils feraient cela… Moi quand je promets je réalise. Et si je n’arrive pas à réaliser, je dois venir et dire voilà je n’ai pas pu réaliser telle promesse pour telle raison et telle autre. Et c’est ce que je viens de faire ici. J’avais promis de réaliser un certain nombre de choses, nous avons échoué de le faire, et je vous en ai donné les raisons. Pour cela, je vous prie d’avoir la patience… Bien que comme on dit « Saint Thomas croit seulement ce qu’il voit », je veux que vous puissiez me croire.

« Le dernier point, c’est celui de la démocratie. Après 2003, nous avons pris l’option de la démocratie, pour que la population se choisisse ses dirigeants. Nous avons déjà fait des élections à deux reprises. Certains disent qu’en 2006 elles se sont bien déroulées, en 2011 elles se sont mal déroulées ; pour ma part je pense qu’elles se sont toutes bien déroulées. La démocratie c’est un long processus, et d’autres élections – locales et provinciales – viennent bientôt, que tout le monde se prépare déjà… Le maire sera élu, les bourgmestres seront élus… ainsi après ces élections lorsque je reviendrai ne venez pas me demander pourquoi il n’y a pas tel boulevard : la première personne à qui il faudra vous adresser c’est le maire de la ville, le gouverneur de province.

« Je terminerai par où j’ai commencé : vous présenter ma compassion. Bien que j’étais loin à Kinshasa – vous pouvez me croire ou ne pas me croire – mon cœur battait à Goma. Désolé pour tout ce qui est arrivé ! Je félicite la population du Nord-Kivu, parce que c’est une population qui a résisté ; qui a refusé de se placer sous le joug des…autres. Certains ont prétendu qu’ils sont de Goma, du Nord-Kivu, mais la population n’est pas dupe. Elle a dit : « toi tu es un enfant de Bukavu, de Goma, mais qui est derrière toi ? » Félicitation parce que vous nous avez donné la force de vaincre cette guerre ».


Tna kuani .., kuani tina .. bawela m'pifo, tinana!!! ..
MOPAYA ZOBA .., ba lokumu., ZUA !!!..
KONGO mboka ya ba N'KA ..(ba koko) ..
ba nini niva ya nini kisakata mal place.., soit!

A suivre .. EZA NGA, PAPA FOLOLO

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 13/12/2013, 2:16 am

C'est inacceptable! On souhaitait la dissolution du M23, helas` on a autre chose. Le M23 va tout simplement changer de nom avec une methode de lutte politique cette fois-ci. Kokamua pour une partie qui a perdu la guerre, leur offrir une telle concession, c'est de la trahison. Entre nous qui disions que makambo ya ba M23 toza kuna te, que kabila lui-meme s'en prend et ceux qui venaient faire le djalelo kabila-Kabila a gagne' la guerre; ou` en sommes nous? Qui sont les plus ridicules maintenant quand le pretend gagnant de guerre signe un accord pour amnistier tous les crimes commis? Entre nous les kabilistes sont vraiment terre a` terre.

Selon un gand journal anglais, "Le M23 est autorise' a` devenir un parti politique." Au Congo nous serons toujours surpris:


Congo and M23 rebels sign agreement to demobilize rebels, allow them to become political party

NAIROBI, Kenya - Congo and the so-called M23 rebels signed a peace agreement Thursday that will see the insurgent group demobilize its fighters and transform itself into a political party.

Kenya's presidency said Ugandan President Yoweri Museveni, who is the chairman of the International Conference of the Great Lakes Region, and Malawian President Joyce Banda oversaw the signing ceremony in Nairobi.

The agreements also foresee that members of the M23 insurgency will be granted an amnesty for acts of war. The agreements also allow for the return of refugees.

M23 launched its rebellion in in eastern Congo in April 2012, becoming the latest reincarnation of a Tutsi rebel group dissatisfied with the Congolese government.

The U.S. welcomed the agreement, State Department deputy spokeswoman Marie Harf said, adding the declarations "represent a strong step forward for peace in eastern DRC."

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  Tsippora le 13/12/2013, 2:27 am

Rien d'etonnant puisque l'Afdl, rebellion d'ou emane l'enfant-soldat, s'est mue en parti politique; le CNDP, la rebellion qui fait partie de l'AMP et a renoue avec ses habitudes de massacrer, piller et violer comme l'Afdl avant elle, est revenue a ses vieilles habitude en devenant M-23. Et devinez quoi? Ils seront integres au sein de l'AMP encore une fois. Rien d'etonnant, ce sont des oiseaux de meme plummage.

regarder et bien voir a écrit:C'est inacceptable! On souhaitait la dissolution du M23, helas` on a autre chose. Le M23 va tout simplement changer de nom avec une methode de lutte politique cette fois-ci. Kokamua pour une partie qui a perdu la guerre, leur offrir une telle concession, c'est de la trahison. Entre nous qui disions que makambo ya ba M23 toza kuna te, que kabila lui-meme s'en prend et ceux qui venaient faire le djalelo kabila-Kabila a gagne' la guerre; ou` en sommes nous? Qui sont les plus ridicules maintenant quand le pretend gagnant de guerre signe un accord pour amnistier tous les crimes commis? Entre nous les kabilistes sont vraiment terre a` terre.

Selon un gand journal anglais, "Le M23 est autorise' a` devenir un parti politique." Au Congo nous serons toujours surpris:


Congo and M23 rebels sign agreement to demobilize rebels, allow them to become political party

NAIROBI, Kenya - Congo and the so-called M23 rebels signed a peace agreement Thursday that will see the insurgent group demobilize its fighters and transform itself into a political party.

Kenya's presidency said Ugandan President Yoweri Museveni, who is the chairman of the International Conference of the Great Lakes Region, and Malawian President Joyce Banda oversaw the signing ceremony in Nairobi.

The agreements also foresee that members of the M23 insurgency will be granted an amnesty for acts of war. The agreements also allow for the return of refugees.

M23 launched its rebellion in in eastern Congo in April 2012, becoming the latest reincarnation of a Tutsi rebel group dissatisfied with the Congolese government.

The U.S. welcomed the agreement, State Department deputy spokeswoman Marie Harf said, adding the declarations "represent a strong step forward for peace in eastern DRC."

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 13/12/2013, 2:35 am

Entre-nous, pourquoi alors tuer les kulunas quand ceux qui ont commis des crimes plus horibles viennent d'etre amnesties'? je viens d'avoir pitie' de ces enfants de la rue tues' pendant que les M23 se jouiront en parti politique. La justice est applique'e si facilement qu'aux plus faibles, na mawa.

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  Tsippora le 13/12/2013, 2:44 am

Je suis d'accord avec toi. ce qu'ils ont fait aux kuluna merite d'etre refere a la CPI. Je lisais certains commentaires de compatriotes au Congo qui se rejouissaient de ces meurtres. C'est d'un profond lavage de cerveau qu'on aurait besoin et surtout, de virer les clowns qui sont a la tete de ce pays. Mais qui les virera quand la population n'arrive pas a raisonner normalement? On n'est pas sortis du trou!

regarder et bien voir a écrit:Entre-nous, pourquoi alors tuer les kulunas quand ceux qui ont commis des crimes plus horibles viennent d'etre amnesties'? je viens d'avoir pitie' de ces enfants de la rue tues' pendant que les M23 se jouiront en parti politique. La justice est applique'e si facilement qu'aux plus faibles, na mawa.

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 13/12/2013, 3:04 am

L'agressivite'

Dans tout ca ou` est l'Opposition? A` mon avis ce sont des evenements pareils des faits graves auquels les opposants peuvent developper analytiquement et porter en retour des grands coups politiques et diplomatiques contre la kabilie, mais rien. Des` demain ils se presenteront seulement devant des micros, critiquer puis s'arreter la`; ce n'est pas ca la politique reelle, des fois il faut etre agressif.
Par exemple on a vu l'Udps detenir des preuves des meurtres lors des elections chaotiques de 2011, aller porter plaintes a` la Cpi ou utiliser ces accusations en graves menaces peuvent amortir d'une maniere ou d'une autre la mouvance kabiliste et kabila lui-meme. C'est ca le jeu politique qui manque grandement a` l'Opposition. Un tel derapage d'autoriser officiellement le M23 a devenir un parti politique, est tres grave. L'Opposition si elle etait aggressive pouvait s'en servir de cette information profitablement.

Roger Lumbala

Maintenant je comprends pourquoi Roger Lumbala etait serein et calme et se moquait de ceux qui l'insultait. Il savait plus que nous que c'etaient les parrains qui commandent les choses et non Kabila, il etait tres sur que les parrains les exigeront aux negotiations, c'est pourquoi il n'avait pas peur de cette aventure de M23 dont il avait regagne' la partie. Dans ce sens, j'avoue qu'il connaissait tres bien le dessous du M23, abimi pe ruse' lokola Kabila na ndenge na ye. Mais moi j'aurais souhaite' la poursuite et la punition des soldats du M23 et les chefs de commande, comme ca tous les autres civils du M23 comme Lumbala pouvaient se sauver chacun si il le peut, cas par cas. Malheureusement les parrains ont decide' la transformation du M23 et non sa dissolution. Donc l'Est du Congo sera toujours en balance pour servir les occidentaux a` menacer une rebellion a` tout president congolais qui ne voudra pas se soumettre a` leurs strategies geopolitiques.

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  djino le 13/12/2013, 1:56 pm



Voyez les rires de Kabila, et devinez bien ce qui se dit des "Con-golais" : La médiocrité de la classe politique Congolaise est sans doute la cause des rires de Kabila !

Nous sommes dans la continuité du cheminement des Accord de Léméra.  Rolling Eyes  What a Face  clown 

C'était prévisible que Kabila allait signer ces accords et le mode opératoire est le même. Guerre, négociations, intégrations au MPP, et élections truquées ...Jusqu'à obtenir le Contrôle TOTALE du Congo et la DIVISER ... Je ne serai pas surpris de voir Un Rubérwa Président en RDC, déclarer le fédéralisme, et partager le Congo comme un joli Gâteau entre les pays signataires des accords de LEMERA !  Rolling Eyes 

Les concertations nationales devraient faire le lit de ce fameux nouveau gouvernement va voir le Jour ....Kabila traitre vous avez dit ? Non c'est un homme de paix, comme dirait l'autre ...

On comprend aisément pourquoi jusqu'à ce jour le nouveau gouvernement n'a pas encore vu le Jour : Voilà que maintenant que les accords ont été signés le M-23 va intégrer les institutions aisément ...

Donc Roger LUMBALA sera notre futur ministre au nom de la paix et des "accords" de Naïrobi !!!  pirat 

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  mongo elombe le 13/12/2013, 3:39 pm

Djino, avandi ye na nani? Vue que banto wana nayebaka bango te.

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  djino le 13/12/2013, 3:47 pm

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  djino le 13/12/2013, 3:53 pm

mongo elombe a écrit:Djino, avandi ye na nani? Vue que banto wana nayebaka bango te.

  Tika yé a ngbénia, rira bien qui rira le dernier , La Victoire est aux Congolais , pas à Kabila le traître !!!!   

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  Admin le 13/12/2013, 3:55 pm

mongo elombe a écrit:Djino, avandi ye na nani? Vue que banto wana nayebaka bango te.
C'est pas un membre du M23 mais plutôt le président du Kenya Uhuru Kenyatta
Voici une autre photo prise la même journée

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 13/12/2013, 11:21 pm

djino a écrit:

Voyez les rires de Kabila, et devinez bien ce qui se dit des "Con-golais" : La médiocrité de la classe politique Congolaise est sans doute la cause des rires de Kabila !

Nous sommes dans la continuité du cheminement des Accord de Léméra.  Rolling Eyes  What a Face  clown 

C'était prévisible que Kabila allait signer ces accords et le mode opératoire est le même. Guerre, négociations, intégrations au MPP, et élections truquées ...Jusqu'à obtenir le Contrôle TOTALE du Congo et la DIVISER ... Je ne serai pas surpris de voir Un Rubérwa Président en RDC, déclarer le fédéralisme, et partager le Congo comme un joli Gâteau entre les pays signataires des accords de LEMERA !  Rolling Eyes 

Les concertations nationales devraient faire le lit de ce fameux nouveau gouvernement va voir le Jour ....Kabila traitre vous avez dit ? Non c'est un homme de paix, comme dirait l'autre ...

On comprend aisément pourquoi jusqu'à ce jour le nouveau gouvernement n'a pas encore vu le Jour : Voilà que maintenant que les accords ont été signés le M-23 va intégrer les institutions aisément ...

Donc Roger LUMBALA sera notre futur ministre au nom de la paix et des "accords" de Naïrobi !!!  pirat 

Ca m'etonne souvent comment Kabila sait tres bien rire en public a` l'etranger. C'est une attitude tres complaisante a` mon avis, je ne sais pas si c'est pour faire plaisir a` qui.

Vraiment, j'ai compris pourquoi le gouvernement de cohesion nationale tarde a` venir. C'est pour inserrer quelques membres de M23 convertis en opposants de dernieres minutes. Moi mon rire viendra quand j'entendrais les commentaires de ceux qui vantaient la victoire fictive de Kabila a` l'Est, je n'ai jamais vu un gagnant faire une telle concession au vaincu comme si la guerre battait encore son plein et qu'il n y avait pas de vainqueur. Donc en bref Kabila est le president le moins souverain qui soit, il est clairement sous la dictee' des parrains.

L'Afrique n'a pas encore de fils et de filles

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 13/12/2013, 11:34 pm

djino a écrit:
mongo elombe a écrit:Djino, avandi ye na nani? Vue que banto wana nayebaka bango te.

  Tika yé a ngbénia, rira bien qui rira le dernier , La Victoire est aux Congolais , pas à Kabila le traître !!!!   

Cette video peut nous permettre de comprendre les choses. Le monsieur de colonel envoit indirectement le message que les congolais d'internet et de facebook font du bruit et tapent a` cote' pendant qu'eux savent tres bien ce qui se passe dans le noir. D'ou` son sourire. Dans ce sens il a raison, ce que nous voyons sont le resultat de ce qui se passe dans des salons secrets qu'on appelle conciliabule.

Je trouve que ces gens de M23 vont s'enfler d'orgueil et vont signer a` part d'autres accords secrets avec les parrains pour faire du contre-poids a` Kabila des` qu'il y a derapage de la part de ce dernier. Ces gens en se transformant en parti politique, ils auront obtenu certaines concessions du pouvoir qui ne leur sera par retirer jusqu'a` la fin du mandat de Kabila. C'est ainsi que je donne raison a` ceux qui disent que pour avoir de la place dans la sphere politique congolaise, il faut prendre des armes. Rappelez-vous après Sun city, tous les anciens seigneurs de guerre maintenerent chacun son pouvoir jusqu'a` la fin de 1+4; mais Olenga Nkoyi, Diomi furent virer des` le debut de la periode. Les ex seigneurs peu importe bonne gestion ou pas se sont maintenus au pouvoir avec Kabila et ont maintenu les leurs dans les affaires jusqu'a` la fin.
La delivrance de la RDC est une equation simultanee' de plusieurs variables.

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  regarder et bien voir le 14/12/2013, 12:35 am

D'apres le journaliste Eliezer Ntambwe, Mende vient de confirmer la prochaine transformation de M23 en parti politique. Eliezer dit ceci:

Après Kampala,Lambert MENDE annonce la transformation de ce mouvement en parti politique.

La question est celle de savoir si ce parti sera de la majorité ou de l opposition, un parti des congolais ou des Ugandais et Ruandais comme d autres que vous connaissez et quelle est votre lecture sur les déclarations signées a Nairobi.

Nini esali que batika Uganda bakende ko signer n'a Kenya ?
A quel hauteur estimez-vous les dépenses engagées pour cette aventure? Bon dodo

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Re: Le M23 etait serieux donc?

Message  mongo elombe le 14/12/2013, 1:21 am

Hum.... Tosuki wapi ? Tokei wapi? Les révisionnistes ooo tango ya bitumba na France on avait délivrés des prisonniers etc etc bakotaka na gouvernement? Na armées? Basalaka parti? On ne signera pas dixit MENDE tolongwe Kampala le vainqueur a fini au Kenya... Tout sourire..,

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Re: Le M23 etait serieux donc?

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