Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

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Message  Arafat le 19/5/2014, 8:51 am

Mathilde a écrit:
Le rapport recommande notamment la fermeture provisoire de la frontière, la saisine des instances internationales compétentes par la voie diplomatique notamment la CPI et la Cour africaine des droits de l’homme, le rappel de l’ambassadeur de la Rd Congo à Brazzaville pour consultation, le renforcement du contrôle et la surveillance le long des frontières communes, la mise en œuvre du principe de la réciprocité, etc.
Tout à fait, il n´y a pas de quoi tergiverser car c´est la loi du talion qu´il faut appliquer vedire testicule pour testicule, fesse pour fesse. Evil or Very Mad 

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 19/5/2014, 10:11 am

Je lis: le silence de kabila est la voie de la sagesse??? Qu'il ne parle pas soit mais depuis le temps que ça dure rien ne l'empêche d'aller voir où accueillir les congolais expulsés. Et puis renvoyer les congolais dans leurs provinces celui qui n'est pas né où qui n'a pas vécu dans sa province où qui n'a pas de famille ça se passe comment?

Il leur a fallu du temps aux déshonorables pour réagir j'éspère que ses décisions seront suivi des actes.

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  ndonzwau le 19/5/2014, 7:31 pm

Je vais sans doute en heurter plus d’un en faisant part de ma déception quant à la réponse que nous Congolais avons apportée face à l’humiliation et l’agression que le Congo voisin nous a infligées; j’en attendais bien plus au fil de la séquence que nos ressentiments, nos pleurs et nos condamnations...
Je veux dire : si nous nous devons en tant que patriotes de dénoncer vigoureusement et l’acte non fraternel et même assassin et les conditions barbares et juridiquement condamnables de nos Compatriotes expulsés du Congo; (je ne parle même pas ici du silence ou du blabla insensé, impuissant et couard de nos autorités comme elles nous ont habitués), nous faisons preuve d'un déficit de gestion en ne poussant pas notre notre parole et notre réflexion jusqu'à investiguer pourquoi Brazza a agi ainsi; quel est le mobile profond qui a poussé Sasu à user d’une telle extrémité et même d'une illégalité sauvage ?

Qui peut croire que cela ne relèverait que du souci de régler un problème presque banal de cohabitation entre voisins : Brazza et tout le pays auraient été du jour au lendemain mis à feu et à sang par des bandits ("kuluna") venus de Léo et cela les aurait empêchés d'user d'un règlement fraternel mais d'une subite barbarie ? Joli prétexte qui cache mal un différend à creuser !
C‘est bien ainsi que nous arriverons à affronter ce défi : à laisser de côté le pouvoir fainéant mais à  prendre déjà connaissance nous même des réels dessous; c'est déjà ça !

Tenez le bouquet : c'est quoi donc que de baptiser cette opération "Mbata ya Bakolo" ? Ewuuti wapi ba Congolais ya ngambu bakoma mbala moko mikolo na biso ? La belle affaire : kaka oyo awuti Mars akomona Congo/Brazza mokolo ya Congo/Kinshasa; na nini  ?
En  revanche lorsqu'on regarde à un niveau personnel Sasu/"JK" on compend mieux nani "mokolo" nani "leki" ! Voilà à mon avis le début de l'explication du mobile qui a présidé à l'action du premier : une réponse personnelle de Sasu (Mokolo) à un acte de "JK" (Leki) si "droits d’aînesse"» en question ! On subodore alors un engagement personnel envers Sasu que "JK" n’a pas  honoré ... Lequel ?

A moins que de concert ils aient fomenté tous les deux un plan macabre qui terrorise et endeuille les populations exprès en vue de provoquer (s'autoriser ?) un état d’urgence qui bloque les institutions ordinaires, càd plus d’élections dans les 5 ans à venir, les pouvoirs en place rempilent pour assainir l’instabilité ainsi créée et le tour est joué… Mais alors pourquoi seulement contre les pauvres Zaïro-Congolais………… ?
On a même vu le comble de l’humiliation avec un Kengo grand commis de l’Etat d’un Grand Congo aller s’humilier comme un gamin venu de nulle part devant Sasu (regardez les images où il se prosterne pour rendre les honneurs et la lettre à Sasu comme un vulgaire japonais devant Hiro Hito son Empereur !!!)
Et revenu, les expulsions ont continué de plus belle le lendemain jusqu’à aujourd’hui.
Mais que sommes-nous devenus bon Dieu  pour servir ainsi de victimes consentantes ?
Qui peut raisonnablement croire qu’il y avait au Congo/Brazza plus de 70000 bandits ou SDF ou chômeurs Zaïro-Congolais ? Et quelle est la réponse donnée par l'auteur de ces brutalités inhumaines car la première doléance devait bien s'enquérir du réel mobile de ce bing bang subit pour trouver un compromis...  
Le Grand Zaïre/Congo devenu la risée de tous les voisins !

Voilà ce que je regrette que nous n’ayons pu faire au delà de nos indignations morales, souverainistes, juridiques… : rechercher le cadre du primum movens où Sasu s'est lancé dans ce défi visiblement bien personnel à l'encontre de notre Kanambe National !
Je n'ai lu aucun organe de presse Congolais qui ait enquêté sérieusement sur cette cause; La Libre a fait des analyses dans ce sens sans à mon avis noter le prétexte précis : pétrole...
Lisez jusqu'au bout cette longue analyse de Wondo, peut-être nous met-il sur la(les) bonne'(s) voie('s)... Voilà où j’aurais voulu que nous débroussaIllions pour l’heure !
Et lorsqu’on voit que Dos Santos (plutôt proche de Sasu) se moque depuis plus d'une décennie pareillement de nous avec des expulsions régulières, on est en droit de se poser la question sur le fonctionnement ou plutôt sur l'attitude que nos voisins adoptent pour faire pression sur notre "petit" et fainéant Roi !


"Comprendre les enjeux géopolitiques sous-jacents des expulsions des « zaïrois »
° http://desc-wondo.org/comprendre-les-enjeux-geopolitiques-sous-jacents-des-expulsions-des-zairois-desc/

L’expulsion des RD Congolais : l’arbre qui cache la forêt de la stratégie Kabila-Sassou ?

Si Kinshasa observe un mutisme diplomatique incompréhensible sur l’expulsion des ressortissants « zaïrois »[1] au Congo-Brazzaville, plusieurs analystes des deux Congo contactés par DESC sont unanimes pour avancer la thèse d’une complaisance du pouvoir de Kinshasa avec les autorité de la République du Congo voisine. Ne dit-on as que qui ne dit mot consent ? D’autres expliquent cette indifférence des autorités congolaises face à cette situation humanitaire de grande ampleur par le fait que Kabila déteste les kinois. Ces derniers ne l’ont jamais adopté et l’ont manifesté en 2006 (14,7 % à Kinshasa au 1er tour), et 2011 (avec 28,15% des suffrages), malgré des moyens financiers colossaux consentis pour vendre son image (Avec Raïs 100% sûr) et des tripatouillages électoraux opérés pour limiter les dégâts de son rejet par une population kinoise frondeuse très hostile à sa personne et une cohorte de griots de service chantant des cantiques de louange sur tous les médias publics réquisitionnés pour le besoin de sa cause (perdue).

Une diplomatie des deux poids deux mesures selon qu’il s’agit des Tutsi ou des Kinois

Alors que plusieurs dizaines de milliers des RD Congolais s’entassent dans des sites improvisés de la capitale, à ce jour, celui censé être le père de la nation congolaise ne manifeste aucun acte de compassion envers ces refoulés. Il préfère accueillir, à moins de 5 Km de là et en grandes pompes, son homologue tanzanien, le président Jakaya Kikwete. L’indifférence et le profil bas diplomatiques affichés par le régime congolais frisent l’infamie et une humiliation nationale.
Pourtant, il y a quelques mois, en juillet 2013 puis après la débâcle du M23, le président Kabila a fait preuve d’une hyperactivité diplomatique débordante lorsqu’il s’agissait de trouver une solution politique et diplomatique à ses ex-frères d’armes du M23 en difficulté, jusqu’à les ressusciter politiquement, en leur accordant une amnistie, alors que défaits militairement. Nous l’avions constaté dans une analyse intitulée : « Etrange ballet diplomatique au moment où les FARDC dominent le M23[2] ».

Dans cette analyse, nous nous posions la question de savoir « comment interpréter ce ballet diplomatique, de juillet 2013, au moment où sur le terrain militaire dans le nord Kivu, les troupes loyalistes congolaises infligent une série de revers militaires au M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, d’après plusieurs rapports d’experts de l’ONU.Si dans certains milieux politiques congolais, ces activités sont saluées et applaudies comme un succès diplomatique pour le président Kabila, au niveau des analystes, la question qu’on se pose est pourquoi subitement cette effervescence diplomatique au moment où la situation militaire semble favorable au Congo et défavorable au M23 et ses parrains rwandais et ougandais ? »

Rapprochement stratégique entre Sassou, Kabila et Kagame

Sassou est actuellement mis sur le banc des accusés par l’Elysée, le vrai propriétaire et occupant du Congo-Brazzaville, l’un des derniers protectorats français tropicaux´ avec le Gabon, la Cote d’Ivoire, le Togo et Burkina fasso. L’Histoire des procès des biens mal acquis semble être l’alibi qui pousse le vieux « Otshombe » vers la porte de sortie. Ainsi, pour contourner le verrou diplomatique français, il est allé frapper à la porte de Kigali pour que Kagame plaide sa cause auprès des Etats-Unis, la seule puissance mondiale capable de contourner la France dans sa zone de chasse gardée en Afrique comme ce fut le cas au Rwanda en 1994 et en RDC en 1996. Cela s’est traduit par un rapprochement stratégique étonnant entre Brazzaville et Kigali dans une stratégie de mettre la RDC en étau. En effet, depuis la veille des élections congolaise de novembre 2011, les relations  bilatérales entre la République du Congo et le Rwanda se sont intensifiées, notamment par des échanges commerciaux et l’ouverture d’une ligne aérienne Kigali-Brazzaville-Libreville par la Compagnie rwandaise de navigation aérienne, la Rwandair Express. Et le Rwanda a compris qu’une manière de séduire politiquement Brazzaville à défendre sa cause belliciste au Congo, passe par les arguments économiques.

L’analyste Boniface Musavuli est revenu là-dessus dans son analyse du modus operandi militaire du Rwanda dans sa guerre d’occupation de la RDC par procuration à l’AFDL[3], se référant au décryptage opéré dans l’ouvrage Les armées au Congo-Kinshasa. Musavuli l’a bien décrit en ces mots : «… Les « stratèges militaires du Congo-Kinshasa » seraient ainsi bien inspirés d’ajouter le Congo-Brazza sur la liste des pays dont la frontière commune (2.410 km) mérite une attention accrue. Il est encore trop tôt d’établir un lien entre les expulsions des ressortissants du Congo Kinshasa par les autorités du Congo-Brazzaville et le péril sur la Patrie de Lumumba qui prend forme sur l’axe Kigali-Bangui-Brazzaville. En tout cas, si la coopération militaire entre Kigali et Brazzaville, maquillée en convoyage des denrées agricoles, se confirme, les stratèges de Kigali auront réussi de main de maître, à l’échelle régionale, ce qui a toujours fait, selon les experts militaires, leur force sur les champs de bataille : encercler une cible (ville, village, base ennemie), mener des infiltrations puis passer à l’attaque. »

Ainsi, pour compléter Musavuli, pour l’axe Kigali-Bangui-Brazzaville ne vise pas seulement à isoler militairement Kinshasa mais surtout à y maintenir un régime favorable au projet rwandais en RDC. Non seulement Kigali est parvenu à s’allier avec Sassou, mais aussi à infiltrer le dispositif sécuritaire du Congo-Brazzaville par l’entremise de Kabila qui a pratiquement acheté tous les généraux autour de Sassou (Ndeguet, Dabira, le très spécial Jean-Dominique Okemba, etc.) qui travaillent désormais pour Kabila car étant rémunérés également par le pouvoir de Kinshasa. De plus, tous ces hauts cadres du Congo-Brazza dont le régime expulse les « zaïrois », ont chacune au-moins une maîtresse zaïroise lorsqu’elles ne sont pas Tutsi.

Le rapprochement Sassou Kabila a en outre permis aux services de renseignement congolais, d’opérer depuis 2011, des expéditions punitives nocturnes au Congo-Brazza, sous la supervision de leurs homologues d’outre pool, à l’encontre des opposants de Kabila (Ex-FAZ, Enyeles, Munene et sa bande) et autres anciens ex-FAR rwandais exilés chez Sassou. C’est dans ce cadre précis que plusieurs contacts proches de Udjani, le chef des Enyeles, expliquent le guet-apens tenu contre leur chef.

André Okombi Salissa, l’homme qui donne des cauchemars à Sassou

Ce quinquagénaire, ingénieur civil diplômé de l’institut polytechnique de Karkov en Ukraine, Secrétaire permanent et membre éminent du bureau politique du PCT, le parti quasi état au pouvoir au Congo Brazzaville et député national de Lékana (un district du département des Plateaux situé dans le centre du Congo) est en passe de devenir le tsunami politique qui emportera, d’un trait, le pouvoir décadent du maître de Oyo, miné par la maladie et par un régime récusé par la France pour de nombreux faits de corruption et par la population pour ses méthodes féodales.
Ministre de Denis Sassou Nguesso, de 1997 à fin 2012, éminent membre du bureau politique du PCT (Parti Congolais du Travail), le parti au pouvoir depuis 1997, le député André Okombi Salissa, retenez bien ce nom, se positionne comme le prochain successeur de l’actuel homme fort du Congo-Brazzavile. Okombi est également ancien Coordonnateur du Conseil central de l’ex-CADD-MJ, un mouvement de la jeunesse très influent affilié au sein du PCT, .

La Constitution interdit à Sassou de se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Celui que d’aucuns considèrent comme « l’enfant terrible » du paysage politique congolais, en a les atouts, la capacité et la stature. Il est le seul à avoir dit tout haut ce que tout monde dit bas en se prononçant ouvertement sur le départ de Sassou en 2016 ou avant, en mars 2013. Une déclaration (de guerre ?) mal ressentie par Sassou qui n’imaginait donc pas que la contestation la plus farouche à sa gestion ethnique et patrimonialiste viendrait de son propre camp politique, et encore moins d’un de ses protégés, André Okombi Salissa. Désemparé dans une situation de fin de règne, Sassou ne sait plus où donner la tête et se met, tel Hérode à l‘annonce de la naissance du Christ le roi des Juifs, à opérer des expéditions punitives dans la région des Batéké, fief de Okombi et du malheureux Colonel Ntsourou dont on dit avoir recruté les Enyeles pour se débarrasser de Sassou. Furieux, Sassou opère également des purges au sein de son propre parti, le PCT, où la majorité des  « jeunes loups » et plusieurs caciques » se rangent discrètement derrière celui qu’ils appellent  « le camarade André ».
Dans sa mise en garde à Sassou, André Okombi appelle tous les congolais au « sursaut national » au moment où son pays, « le Congo-Brazzaville est à la fin d’un cycle de son histoire… » en martelant que « le temps d’une autre génération est venu ». Serein, il avait déclaré dans une interview que ceux qui iront contre la démocratie nous trouveront sur leur chemin. Et l’homme y travaille sérieusement nous dit-on en disant qu’il réfléchit à l’avenir de son pays, ce qui est normal pour tout Congolais.

Ce ressortissant Téké dispose de plusieurs atouts qui feront pratiquement de lui le Macky Sall du Congo-Brazzaville en 2016, voire avant. Au Congo-Brazzaville, le département des Plateaux, fief des Batéké est une région stratégique sur le plan géopolitique. La position géographique centrale de leur implantation régionale leur confèrent un rôle géopolitique extrêmement important au Congo-Brazza et de faire le pont et le relais entre les deux pôles ennemis, la Cuvette (fief des Bangala) au nord et le Pool (fief des Bakongo) au Sud. Une inimitié qui a débouché à la guerre civile de 1997 entre Sassou (du nord) et Lissouba du sud.
Fort et conscient de ce rôle, Okombi semble exploiter ce potentiel géopolitique à son profit pour travailler, telle une courroie de transmission, en vue de la stabilité du Congo. Les Batéké se sentent à la fois proches des Bakongo et des Bangala. Ils sont quasiment la seule ethnie congolaise qui est bien implantée aussi bien au Nord, au Centre qu’au Sud de la République du Congo. Les Téké, un peuple transfrontalier, répandu dans les deux Congo et au Gabon se retrouvent dans la région des Plateaux, de la Cuvette ouest (où ils sont appelés Mbéti et Tégué), du Niari (où ils sont nommés nzabi), de la Bouenza et la région du Pool. C’est très important dans une Afrique secouée par des tendances déstabilisatrices séparatistes à connotation ethnorégionale aux conséquences néfastes pour ses populations et son développement.

Un autre avantage de Okombi est qu’en tant qu’ancien proche collaborateur de Sassou, il connaît pratiquement tous ses secrets de son chef. C’est Okombi qui a largement contribué de manière décisive, via le « Front 400 » qu’il a créé en 1997, à la victoire de Sassou dans sa confrontation armée contre Lissouba. Ce sont particulièrement les combattants du « Front 400″ qui ont permis à Sassou de prendre le contrôle de la capitale. Un point stratégique pour la victoire de Sassou dans la mesure où Brazzaville abrite l’infrastructure politico-administrative du pays, siège des institutions républicaines. Les ambassades et représentations diplomatiques internationales étaient également situées à Brazza la verte. Cela a permis au camp Sassou, coupé du monde et reclus dans son fief de Oyo, de disposer des possibilités bien supérieures de contact avec le monde extérieur. C’est ce qui explique la confiance que Sassou a placée en Okombi en le maintenant de façon continue ministre depuis 15 ans et haut cadre du parti en charge.
Salissa peut enfin et surtout compter sur la machine politique du PCT où pendant des années, il a effectué un travail formidable de conscientisation politique et d’éveil démocratique de la jeunesse congolaise. Une jeunesse qui lui est devenue aujourd’hui loyale et prête à mourir pour son prophète. Or la jeunesse est démographiquement largement majoritaire en Afrique en général et au Congo en particulier.

En outre, la dissension de Salissa a divisé le PCT de Sassou. Plusieurs cadres du parti au pouvoir, nous a confié une source du parti congolais du travail, sont en train de faire discrètement leur allégeance à l’élu de Lékana. Les milieux sécuritaires ne sont pas en reste, hormis les généraux affairistes conquis par la musique et les femmes « zaïroises », plusieurs cadres opérationnels et commandants d’unités de l’armée congolaise se disent également prêtes à se ranger derrière celui qui dit incarner la renaissance du Congo-B émergeant et prospère. Tous seraient déçus de la gestion patrimonialiste et népotique du pouvoir par le clan Sassou qui a pris le Congo et son avenir en otage. Sassou ne sachant donc plus à qui se fier, est allé se livrer, dans une alliance opportuniste belliciste et contre-nature pour le Congo-Brazza, au boucher des Grands Lacs, Paul Kagame, par les services de sécurité de Kabila interposé.

Vers un changement dans la continuité au Congo-Brazza?

Un atout supplémentaire au crédit de Okombi relève du dicton de la françafrique qui dit, à propos des maintiens des présidents favorables à la France : « Le diable que nous connaissons est moins terrifiant que celui que nous ne connaissons pas. » Après l’expérience décevante de Laurent Désiré Kabila en RDC, les occidentaux ont compris que pour leurs intérêts, autant favoriser le maintien ou l’accession au pouvoir des personnes qui peuvent les rassurer du fait de leur prévisibilité que ceux qui peuvent tout chambouler et se retourner contre eux. Cependant, depuis le début des années 2000, la France introduit une subtilité, le changement dans la continuité au Gabon et au Togo avec des démocraties dynastiques exercées par des jeunes présidents ‘modernes’, en rupture avec les pratiques  patrimonialistes de leurs défunts parents ou prédécesseurs du fait qu’ils ont une base de formation occidentale devant leur permettre une gestion managériale des affaires d’Etat du type occidental  en vue de la modernisation de l’Afrique. Cependant, depuis l’expérience réussie de Macky Sall,  un ancien proche de Wade, au Sénégal, tout porte à croire que Okombi Salissa pourrait conforter l’implémentation d’une autre variante de cette nouvelle tendance au Congo-Brazza. C’est-à-dire, soutenir un dissident du régime plutôt qu’un opposant inconnu qui pourrait amener une révolution des ‘ayatollah’ antioccidentale en Afrique. En tout cas, plusieurs sources congolaises anonymes et proches de Sassou ont confirmé a DESC que l’Homme est non seulement apprécié en France, mais aussi par plusieurs dirigeants africains en quête de renouveau de l’Afrique et même au Département d’Etat..
Ce déçu du manque de vision politique et de patriotisme de Sassou envers les congolais, dont il a pris ses distances,  se déclare farouchement hostile à une modification de la Constitution congolaise qui permettrait un 3ème mandat successif à Sassou Nguesso. Depuis, il parcours le monde entier Paris-Bruxelles -Londres-Washington-Moscou-Pékin et plusieurs capitales africaines pour faire entendre sa cause. Et ça marche nous dit-on par des sources bien introduites auprès des plusieurs chancelleries qui ont signalé notamment que Okombi Salissa aurait récemment été reçu au quai d’Orsay à Paris, mais aussi par plusieurs cadres du partis socialiste (PS) français : l’ex-premier secrétaire du PS, Harlem Désir, le secrétaire national à l’Europe et à l’international du PS, Jean Christophe Cambadélis ainsi que Pouria Amirshabi, le secrétaire national aux transitions démocratiques et à la francophonie.

Cela fait trembler Sassou et son clan qui n’ont plus d’autres options que de focaliser leurs services de sécurité sur André Okombi Salissa en réprimant et arrêtant ses proches et les ressortissants de sa tribu, Téké. C’est le cas de l’arrestation du Colonel Marcel Ntsourou, qu’on associe à tort à l’explosion de Brazzaville en 2013. Lire aussi http://desc-wondo.org/special-congo-brazza-denis-sassou-reserre-les-rangs-dans-un-parfum-de-fin-de-regne-jj-wondo/
Un autre opposant, lui aussi transfuge du régime et ressortissant de la même aire ethno-géographique que Salissa, Mathias Dzon, est également dans la visière de cette incurie policière qui s’est installée dans l’écurie présidentielle.

A propos de l’ »assassinat » de Udjani, le chef des Enyele

Des sources de l’entourage direct de Udjani ayant contacté DESC, ont livré des précisions qui contredisent les versions officielles de la fusillade de Owando. Selon ces sources, « l’affaire des expulsés du Congo-Brazza est un montage mis en place conjointement entre les autorités des deux Congo. Le montage de cette opération ainsi que son financement ont été assurés par Kinshasa. Il fallait éliminer à tout prix Udjani et expulser vers Kinhasa les autres ex-FAZ et Enyeles pour y être neutralisés« .
Alors qu’il était censé se trouver en détention ou en résidence surveillée par les services de sécurité du Congo-Brazza, nos informateurs indiquent que Udjani était déplacé de son lieu d’exil à Itoumbi vers Owando où il a été la cible d’un guet-apens monté avec la collaboration des services de renseignement RD Congolais de l’ANR et de la PNC. A propos de la fusillade, d’autres sources crédibles parlent de centrafricains, de camerounais et d’un seul zaïrois tués. Manifestement, la version officielle semble fabriquée, les guerriers Enyele n’utilisent pas d’armes à feu car se battant exclusivement avec les armes blanches, tout en croyant en une protection ancestrale les rendant invulnérables. Avec quelles armes auraient-ils tiré sur la police? En outre, les proches de Udjani n’étaient pas informés du déplacement de celui-ci à Owando. Au moment de l’incident, Udjani se trouvait reclus chez lui, en résidence surveillée. Aucun indice ne présageait qu’il se préparait à ce meoment précis à une opération contre les régimes de Sassou ou de Kabila. D’ailleurs, c’est avec sa machette qu’il a tué le capitaine qui est venu l’interpeller.

Selon ces sources de l’entourage de Udjani, celui-ci devenait la principale cible des services Rd Congolais car il ne cessait de clamer haut et fort à qui veut l’entendre qu’il allait s’occuper « personnellement » de Kabila au moment venu. Les services de sécurité du Congo-Brazza en étaient évidemment au courant, notamment « le très spécial JDO ». Alors qu’il était naïvement convaincu de bénéficier des soutiens des autorités de son pays d’exil pour accomplir sa mission qu’il qualifiait de « divine et salutaire » pour la RDC, il était malheureusement loin de se douter que les personnes auxquelles il s’est confiée travaillent également pour Kinshasa qui paierait à certains hommes clés du sérail de Sassou jusqu’au double de leur salaire officiel. Notons que l’assassinat de Udjani  a été assassiné pendant que le président du sénat de la RDC, Léon Kengo wa Dondo, se trouvait en visite auprès de Sassou à Oyo; simple coïncidence vraisemblablement!

Des observateurs, citant des sources des services de sécurité, avancent deux pistes pour expliquer cette situation:
1°) Inquiet de voir certains opposants politiques du Congo-Brazza ne recourrent aux  rebelles et ex-militaires RD Congolais contre le pouvoir de Sassou, d’autant qu’on aurait tué tris Enyele dans la résidence du colonel Marcel Ntsourou, les services de sécurité du Congo-Brazza ont monté cette opération pour les  mettre hors d’état de nuire.
2°) Livrer Udjani aux autorités de la RDC pour rassurer le président Kabila des bonnes intentions du Congo-Brazza. C’est ce qui expliquerait en substance la présence du président du sénat de RDC Kengo Wa Dondo se trouvait à Oyo au moment de l’assaut.

3°) Evacuer vers Kinshasa tous le rebelles et militaires hostiles à Kabila. Prendre prétexte qu’ils allaient s’attaquer à Kinshasa. Avec deux bateaux ayant transportés des militaires rwandophones à Maluku, venus par avion d’Ouganda vers le Congo-Brazza, le régime allait les utiliser pour semer le chaos et la panique à Kinshasa de sorte à y in,staurer une situation d’insécurité en vue de rendre la tenue des élections impossibles. Des soldats qui feraient jonction avec d’autres militaires rwandophones casernés à Kitona (Bas-Congo). But de la manœuvre : perpétrer un coup d’état militaire qui placerait le général Charles Bisengimana, l’actuel n°1 de la PNC, à a tête du pays (Source : Lt-Col Eric Mankesi Ndamba, entretien téléphoniqueavec JJ Wondo, le 15 mai 2014)
Selon plusieurs sources du Congo-Brazza, Sassou, affaibli par la maladie, la traque judiciaire en France, des querelles intrafamiliales et des dissensions au sein de son camp politique, est désemparé et ne contrôle plus rien. Il n’y voit que du feu, son entourage qui l’a pris en otage devient un danger pour l’avenir du Congo-Brazza, voire la sous- région.
A propos du général Munene, il réside à Owando, où la liquidation d’Udjani  s’est opérée, mais aucune source crédible n’atteste sa mort. On voulait, manifestement, les éliminer.

Point de vue des congolais de Brazzaville sur les expulsions

La plupart des congolais de Brazzaville se disent satisfaits de l’opération mbata ya bakolo. Cependant, il faudrait qu’on leur fournisse la bonne information : le pouvoir exploite la xénophobie anti-zairoise pour cimenter une unité nationale érodée, voire factice. L’objectif final consiste à faire avaler la pilule de la révision de la constitution. En effet, elle en constitue l’une des facettes de l’opération.

Sassou dans une impasse diplomatique livre sa dernière bataille diplomatique ?

C’est ce que semblent confirmer les faits observés ses derniers temps. Le signal fort vient de Luanda. Depuis que les soldats angolais de sont permis une promenade de santé occupant sans réaction une partie du Congo Brazzaville, Sassou a cessé d’être le protégé de Dos Santos et leurs relations se sont considérablement détériorées. Il semble d’ailleurs que l’après Sassou a été un des sujets de l’ordre du jour de la visite d’Etat de Dos Santos à Paris. La France voudrait amorcer un rajeunissement de son pré-carré en Afrique depuis l’alternance réussie de Macky Sall au Sénégal. C’est le nom d’André Okombi qui fait de plus en plus l’unanimité au quai d’Orsay et dans certaines chancelleries africaines et occidentales, à en croire plusieurs sources concordantes.

Kabila et Sassou, hantés par le spectre de 2016, planifient-ils la stratégie du chaos?

Mis sous pressions diplomatiques de leurs faiseurs de rois respectifs, la France en 1997 et les États-Unis en 2001, les deux compères, conseillés par Kagame, veulent instaurer le chaos dans la région pour contourner l’exigence électorale à laquelle ils sont tenus en 2016 dans leurs pays respectifs. Sassou ne contrôlant plus rien chez lui avec des généraux (Dabira, Ndenguet, le très spécial Okemba…) à la solde de la RDC, donc indirectement du Rwanda, n’a plus d’autre argument politique à faire valoir que la terreur de la guerre civile. Kabila quant à lui veut profiter du retours massif des zaïrois de Brazzaville pour recommencer à zéro l’identification des électeurs avec la conséquence de retarder le processus électoral en cours. Ainsi, il pourra invoquer l’impossibilité technique d’organiser les élections en 2016 et mettre les congolais et la communauté internationale devant un fait accompli. Forcer une transition qu’il piloterait et remettre le compteur constitutionnel à zéro. Il est dès lors évident que ces expulsions massives et le retour volontaire des congolais fuyant des représailles, estimés à 500.000 personnes par les humanitaires, n’émeuvent outre mesure le Régime congolais.

Pour Sassou, il espère user de la stratégie du pyromane pompier de 1997 pour s’imposer auprès des occidentaux comme l’élément stabilisateur de son pays et en obtenir sa légitimation internationale, c’est de bonne guerre dit on sous les tropiques.
Ainsi, un scénario apocalyptique se dessine pour les deux Congo si leurs populations respectives et la communauté internationale n’agissent pas suffisamment en amont pour stopper ce drame qui se profile à l’horizon 2016. Attendre 2011, le coq risque d’avoir malheureusement chanté à trois reprises : en 2014 au travers de cette analyse prospective; DESC la rappellera certainement en 2015 et en 2016 pour constater l’accomplissement des prédictions du chant du Coq. A ce moment, les résolutions de l’ONU ne serviront alors plus à rien comme d’habitude (RCA, Sud Soudan…)

DOSSIER SPECIAL DESC

[1] C’est ainsi que les Congolais de Brazzaville continuent à nommer leurs voisins de la RDC.
[2] http://desc-wondo.org/etrange-ballet-diplomatique-au-moment-ou-les-fardc-dominent-le-m23/.
[3] http://desc-wondo.org/rd-congo-un-pays-encercle-militairement-boniface-musavuli/ "




Compatriotiquement!

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  ndonzwau le 20/5/2014, 11:51 pm

"Kinshasa-Brazzaville : la traversée du fleuve Congo désormais conditionnée par un visa
° http://radiookapi.net/actualite/2014/05/20/kinshasa-brazzaville-la-traversee-du-fleuve-congo-desormais-conditionnee-par-visa/#.U3u6IdJ_sgc


L’embarquement au Beach principal de la Société Commerciale de Transports et de Ports (SCTP ex-Onatra) pour Brazzaville le 19/02/2013 à Kinshasa-Gombe.

Les ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) devront désormais se munir d’un visa pour se rendre au Congo-Brazzaville, en plus du laissez-passer exigé jusque là. C’est ce qu’ont décidé samedi 17 mai les autorités de la République du Congo.
Le cabinet du responsable de la Direction générale des migrations (DGM) à Kinshasa a indiqué que cette mesure est entrée en vigueur depuis le dimanche. Le service de migration de la RDC dit avoir été verbalement informé samedi par les autorités brazzavilloises.
En réaction, les autorités de la RDC ont décidé de prendre la même mesure. Depuis le lundi 19 mai, les ressortissants du Congo-Brazzaville doivent disposer d’un visa dans leur passeport pour venir en République démocratique du Congo.


Kinshasa et Brazzaville sont les capitales les plus proches du monde. A ce jour, il n’existe pas de vols commerciaux pour relier les deux capitales. Les habitants de ces deux villes recourent aux embarcations pour traverser le fleuve Congo qui sépare les deux capitales.
Ces mesures sont prises alors que les relations entre Kinshasa et Brazzaville ne sont pas au mieux. La République du Congo a expulsé environ quatre-vingt mille ressortissants de la RDC depuis le mois d’avril. Officiellement, ces expulsions sont effectuées dans le cadre de l’opération « Mbata ya bakolo » (gifle des aînés, en français) menée pour refouler les immigrés clandestins.
Mais les conditions d’expulsions de ces personnes sont déplorées par des ONG et les autorités de la RDC. Au cours du compte-rendu du conseil de ministres tenu mardi 6 mai à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement congolais a indiqué que les expulsés de Brazzaville sont victimes d’exactions, d’extorsions, des tortures et des lynchages."



"Beach Ngobila : Il faut désormais un visa pour aller à Brazzaville et vice versa"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8936




"Vagues d’expulsions des Congolais des pays frontaliers : la RD Congo «encerclée»"
° http://www.lephareonline.net/vagues-dexpulsions-des-congolais-des-pays-frontaliers-la-rd-congo-encerclee/



Compatriotiquement!

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 21/5/2014, 2:45 pm

Kokamwa nos déshonorables honte à eux.


Le monde le sait et l’avoue même, notamment des institutions «internationales» et la plupart d’organismes non- gouvernementaux, qu’un génocide de grande ampleur commis sur des peuples de la « RD-Congo » se perpétue en ce moment même, et ce impunément, sur le sol de la «RD Congo». Des noms et la liste des criminels sont diffusés, voire des pays entier cités. Des rapports de l’«Organisation des Nations Unies» accusent nominalement le Rwanda, l’Ouganda et les sieurs Paul Kagamé et Yoweri Museveni, deux grands « nègres de service » qui non seulement font commettre ces crimes mais également les endossent au nom de leur compromission et dépendance psychique vis-à-vis de ceux qui les emploient à la besogne pendant qu’ils les font passés pour des monstres de Frankenstein.

Des chiffres sont également publiés. Entre 5 000 000 et 8 000 000 des morts depuis le 17 mai 1997, date d’entrée des loups dans la bergerie congolaise. Et ce cataclysme congolais arrache au Tchèque André Vitchek le cri suivant : « J’ai travaillé au Congo à plusieurs reprises, réalisant un film documentaire Rwanda Gambit (la Tactique du Rwanda, ndlr) qui montre comment l’Occident pille cette nation [...] La RDC a été détruite par deux nations africaines : le Rwanda et l’Ouganda – mais cela a été fait clairement et strictement pour le compte des intérêts géopolitiques et économiques occidentaux. Entre 6 et 10 millions de personnes sont mortes. Bien sûr le public européen et nord-américain ne sait rien, et il semble qu’il ne veuille rien savoir », (Interview accordée à Algeriepatriotique : «Les dogmes chrétiens ont causé de terribles dommages », www.algeriepatriotique.com).

De cette tragédie humaine, ni « Joseph Kabila », ni sa chambre de sonorité autrement appelée « Parlement Congolais », n’a osé menacer ni le Rwanda, ni l’Ouganda. Et aucune institution congolaise n’a demandé à l’unanimité, voire à sa majorité la plus simple la fermeture des frontières avec ces deux pays, à savoir le Rwanda et l’Ouganda, comme ils se complaisent et s’affichent en Ponce Pilate dans leur décision « votée ». il paraît à l’unanimité, contre Sassou et les peuples frères du Congo voisin. Bien sûr que se passe ou s’est passé à Brazzaville, je ne suis pas là pour discuter les décisions d’un État souverain, inquiète et cherche compréhension mais je constate tout simplement que Brazzaville et Sassou ne sont jamais rentrés en territoire congolais, armes et bombes à la main, pour y tuer des « Zaïrois ». Je dénoncer certains traitements que des citoyens « zaïrois » ont endurés, et ce selon ce qui se raconte, bien que des ex-militaires congolais avec lesquels nous restons en contacts et qui vivent à Brazzaville en refugiés dûment reconnus et enregistrés ne souffrent pas de menaces directs. Qui veut manipuler qui et pour quel intérêt ?

J’interroge le silence de la classe politique congolaise, particulièrement de son parlement vis-à-vis du Rwanda et de l’Ouganda. Pourquoi tous ces messieurs qui tout d’un coup se montrent viriles et votent contre Sassou et Brazzaville ne sont jamais parvenus à le faire vis-à-vis de Paul Kagamé et du Rwanda. Les Frontières avec le Rwanda demeurent ouvertes malgré le génocide et le viol de nos filles et femmes. Et l’Occident insiste même pour qu’elles restent poreuses. Mais comment justifier cette soudaine robustesse qui apparaît juste quand il s’agit de nos frères de Brazzaville dont l’élite ne dirige ni la RD-Congo, ni ne se pavane dans les rues de Kinshasa en territoire conquis comme se comportent des frères et sœurs de Paul Kagamé et de Museveni sur notre sol. Qui peut expliquer aux Congolais tout ce cinéma ?

L’unanimité de la classe politique congolaise de la RD-Congo autour de « Joseph Kabila sonne comme un coup de maître de la part de la Kabilie qui à quelques mois de la fin d’une période de gestion du pays qu’elle s’est octroyée se félicite en arrachant une adhésion à son leadership. Soutenir « Joseph Kabila » dans une forme d’union sacrée derrière l’homme alors que son régime se noie prouve à suffisance soit l’ignorance soit la complicité de la classe politique congolaise de vouloir maintenir bon gré, mal gré le règne de la Kabilie et ce contre la colère populaire qui gronde.

À quel jeu joue-t-on ? À quoi participe-t-on et c’est quoi qui se passe à Kinshasa. Qui a corrompu qui ? Qui fait quoi et ce contre qui ? Brazzaville serait-il un piège stratégique dans lequel tout le monde s’est engouffré et même ceux qui prétendent être les plus illuminés? Comment traiter cette question qui comparativement aux crimes du Rwanda au Congo existe à peine sans que cela n’apparaisse comme un soutien apporté au régime de Kabila ni un silence tacite vis-à-vis du dérapage de la police du Congo voisin?

Mais tout ce que je sais, et ce avec certitude, est que quand un peuple commence à se poser des questions, ce qu’il est en passe de prendre des armes si certains d’entre de ses enfants ne l’ont déjà pas encore fait.

Mufoncol Tshiyoyo
Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
Mouvement Politico-militaire,
mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo




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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 21/5/2014, 8:18 pm

VIDÉO PARTIE 1 : ACHAT DES VIVRES POUR NOS EXPULSÉS DE BRAZZA !


Première partie de l'opération 1€ pour le Congo en faveur des expulsés de Brazza,achats des denrées...la vidéo de distribution des vivres à Maluku sera en ligne dans 2 petites heures, en attendant voici celle des achats !

Encore merci à tous pour vos dons et votre confiance, nous vous avions promis la transparence et le sérieux donc voilà...à vous de juger!!!!


L'opération 1€ continue sur....>>> www.1europourlecongo.info





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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 23/5/2014, 5:43 pm

KIN-BRAZZA: BRAZZA FRAPPE FORT,KINSHASA CONTINUE D'ARBORER UN SOURIRE JAUNE


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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 23/5/2014, 7:24 pm

COÛT DES VISAS KIN-BRAZZA ! LOOL

Pour une seule entrée et un séjour de 7 à 15 jours comptez 80$...

Pour des entrées multiples et un séjour valable 3 mois, il vous faudra débourser 120$ !


http://www.hot243.com/politique/kinshasa-brazzaville-voici-les-tarifs-des-visas/

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 24/5/2014, 4:21 pm


SECONDE PARTIE: ACTION 1 EURO POUR LE CONGO, REMISE DES VIVRES AUX EXPULSÉS DE BRAZZA
.



http://www.1europourlecongo.info/

€1 pour le Congo | €1 pour changer une vie
www.1europourlecongo.info
Notre Mission:  Améliorer le quotidien des populations congolaises en RDC,via des projets d’éducations,humanitaires, de développement…dans un souci d’émergence et d’émancipation visant à sortir toute une frange de la société congolaise de l’assistanat et ce à long terme
.


http://www.1europourlecongo.info/

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  djino le 26/5/2014, 11:13 am

MENDE  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Laughing  Rolling Eyes  What a Face  clown  pirat  Like a Star @ heaven  Wink  Mad 

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  djino le 26/5/2014, 5:43 pm

http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/lonu-exige-que-brazzaville-cesse-dexpulser-des-ressortissants-de-rdc-0

Depuis le 4 avril 2014 , "plus de 130.000"  What a Face  clown citoyens de RDC ont été expulsés du Congo voisin, Selon la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

L'ONU exige l'arrêt des expulsions, demande que cessent les violences sur les expulsés et souhaite que les Congolais (Brazzavillois) Ouvrent une enquête ....

Si la honte devrait tuer les membres de ce gouvernement MATATA et leur Président, seraient tous morts, ensevelis, et en Enfer What a Face .

Comment peuvent ils être aussi insensibles, et inconséquents au Peuple qui vous ont élus et fait confiance ?

Un gouvernement responsable, légitime, et démocratiquement élu, de non-tricheurs , et voleur des Urnes aurait démissionner et rendu leur tabliers. La violence faite à cette population de les laisser à leur propre sort montre devant toute l'opinion, que KABILA n'est pas à la hauteur du poste qu'il occupe dans notre pays .... Il ne doit plus se présenter en 2016.

Il est impératif que l'opposition se fédéralise et se ligue par une candidature Unique pour virer ce Monsieur incompétent qui n'est pas à la hauteur des enjeux au Congo!!!

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 26/5/2014, 7:05 pm

Qui les a élus? Le congolais de l'intérieur où au fin fond de la brousse a voté qui?

Kabila depuis avandi nye est ce que akei kotala mba congolais? Est ce esalemaka? Est ce que eza normal? NON....

Solution bazui nazongisaka bango certains mboka et ceux qui n'y ont jamais mis les pieds? Ils vont vivre de quoi? Et puis ta bilanga yango? Avec quels moyens?

Nionso wana faute ya congolais monto aza kotikela bango temps.

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 27/5/2014, 8:06 pm

Kemi Seba:"Expulsions des KINOIS du CONGO BRAZZAVILLE ? UNE HONTE POUR TOUTE L'AFRIQUE"


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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 27/5/2014, 10:36 pm

REFOULÉS DE BRAZZA: ENFIN LE NATIONS-UNIES RÉAGIT ET DEMANDE UNE ENQUÊTE AU CONGO BRAZZAVILLE



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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Troll le 27/5/2014, 11:42 pm

Mathilde a écrit:REFOULÉS DE BRAZZA: ENFIN LE NATIONS-UNIES RÉAGIT ET DEMANDE UNE ENQUÊTE AU CONGO BRAZZAVILLE



Que les "panafricanistes" nous expliquent...un peu pourquoi AUCUN pays Africain ne proteste ni ne se pointe comme "mediateur" Arrow Arrow ..Pourquoi l´UA..union africaine est absente une fois de plus Question Arrow Arrow Ah, l´ONU parce que Kobler est le vrai Président du Congo qui se derange pour aller consoler les congolais refoulés..tandis que Kanambe et Matata se cachent Arrow 

 Rolling Eyes Panafricanisme... Rolling Eyes 

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 27/5/2014, 11:51 pm

Jose EDUARDO DOS SANTOS

Après le feuilleton de Brazzaville, qui est loin d'avoir dit son dernier mot, les expulsions se poursuivant encore, l'attention des Congolais, à leur tête leurs dirigeants, doit désormais se tourner vers l'Angola qui a déjà prévenu, pardon, qui a déjà commencé à refouler les Congolais de son territoire. Plus de 200 d'entre eux sont arrivés à Dilolo, à 600 km de Lubumbashi, dans la province du Katanga. Voilà qui doit nous pousser à nous préparer à les accueillir, comme nous le faisons déjà avec les refoulés du Congo Brazzaville.

Les signes indiens continuent de poursuivre le Congo Kinshasa. En effet, alors que les expulsions des compatriotes congolais du territoire de la République du Congo se poursuivent sans désemparer, Luanda a déjà commencé à refouler tous les Congolais vivant en territoire angolais. Les provinces frontalières à l'Angola ont, par conséquent, commencé à accueillir certains d'entre eux depuis quelques jours.

C'est le cas de la cité de Muanda au Bas-Congo et de Dilolo au Katanga. Dans cette dernière localité, plus de 200 ressortissants congolais y sont arrivés et se plaignent de mener des conditions de vie précaires. Ils y sont accueillis, certains par des familles locales, d'autres, plus malchanceux, passent la nuit à la belle étoile.

Les premiers refoulés se plaignent d'avoir tout laissé
Les conditions de leur refoulement ne sont pas très différentes de celles subies par les compatriotes refoulés du Congo Brazzaville. Certains se plaignent d'avoir perdu leurs habits, leurs biens, leurs meubles, leurs maisons. Bref, ils ont tout laissé en Angola.

Ces premiers refoulés d'Angola constituent un échantillon de ce qui nous attend sous peu, alors que nous avons déjà des migraines avec la gestion des expulsés du Congo Brazzaville. Les autorités angolaises avaient déjà prévenu leurs homologues congolaises qu'elles étaient en pleine opération de recensement de la population et des habitations qui avait commencé depuis vendredi 16 mai et qu'il allait se poursuivre jusqu'au 31 mai.

A l'instar du général Ndenguet de Brazzaville, en Angola, c'est le commandant provincial en second de la police nationale angolaise, Joaquim Manuel Pereira qui se charge de l'opération de refoulement des Congolais sous couvert du recensement de la population et des habitations et de la mission de protéger les recenseurs et des receveurs de cette opération.

Combien de Congolais vivent en Angola ?
Si la communauté congolaise à Brazzaville est estimée à quelque 400 000 âmes et que plus de 120 000 compatriotes ont été déjà expulsés de l'ensemble du territoire national congolais, l'opinion nationale se demande de combien de personnes est constitué l'ensemble de la communauté congolaise en Angola.

Quatre mille cinq cent quatre-vingt-six Congolais expulsés d'Angola étaient enregistrés au poste frontalier de Yema, en territoire de Moanda (Bas-Congo) depuis le début de l'année 2014, selon des sources sécuritaires dans cette province citées par  Radio Okapi dans son site web. D'après un rapport des services de sécurité du Bas-Congo, ils étaient 1 110 au mois d'avril, 783 en mars, 1 106 en février et 1 587 en janvier.  La source ajoute que le nombre d'expulsions record avait été atteint en mai 2013 lorsque 52 231 Congolais avaient été expulsés en trois semaines de l'Angola, via le poste frontalier de Kamonia, dans le Kasaï Occidental.

Crainte d'augmentation de la population
Si les autorités de Luanda vont appliquer la même rigueur, les mêmes méthodes que leurs homologues de Brazzaville, il y a à craindre que les villages, les centres, les cités et les villes de la RDC vont connaître une augmentation sensible de leurs populations. Par conséquent, nous devons nous préparer à faire face à ces problèmes supplémentaires.

Dans tous les cas, de quelle que manière que puissent se dérouler les expulsions en Angola- les Angolais nous ayant déjà montré, par le passé, de quel bois ils se chauffent en cette matière-nous devons avoir à l'esprit que nos soucis actuels iront croissant.

C'est pourquoi, mettons-nous à nous préparer à accueillir nos compatriotes. Qu'ils trouvent comme refuge la capitale ou les villages, centres et villes du Bas-Congo, du Katanga, du Bandundu, du Kasaï oriental et du Kasaï Occidental, attendons-nous à une situation humanitaire avec toutes ses corollaires de famine, des maladies, de criminalité, de vols et autres problèmes qui accompagnent ce genre de déplacement.

Hospitalité oui, mais…
Préparons-nous donc à y apporter des solutions appropriées. Nous plaindre comme quoi nous sommes victimes des signes indiens qui ne veulent plus nous relâcher ne servirait à rien, sinon à préparer le lit à des situations plus dramatiques. Ce qui n'est pas du tout intéressant ni profitable pour un pays qui vient de sortir d'une longue guerre contre la rébellion pro rwandaise dans sa partie orientale, qui fait encore face à plusieurs groupes armés dont un grand nombre restent réfractaires à la reddition.

Que tous ces cas de refoulement de nos compatriotes par nos voisins nous servent de leçon pour que notre territoire, comme c'est le cas pour l'instant, ne serve pas de refuge à des étrangers qui ne s'inquiètent pas, même sans titres de séjour. L'hospitalité, oui, mais conditionnée à l'obtention de tout papier donnant droit à y vivre légalement.

[Kléber Kungu]



100 commentaires.....


http://afrique.kongotimes.info/rdc/politique/7546-expulsions-signes-indiens-continuent-poursuivre-kinshasa-apres-expulses-congo-brazzaville-preparons-nous-accueillir-refoules-angola.html

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  link le 28/5/2014, 1:01 am

djino a écrit:MENDE  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Laughing  Rolling Eyes  What a Face  clown  pirat  Like a Star @ heaven  Wink  Mad 



Lambert Mende me fais vraiment honte aucune compassion pour c'est compatriote congolais, en tout cas j'espère pour lui que Kabila ou sa femme ougandaise ne le lâcherons pas au moment du grand départ.

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 29/5/2014, 5:19 pm

KOULAMA est dans l'excès .... Akanisi nini?



Le Mercredi 28 mai 2014 1h46, NERRATI PRESS <nerrati.press@gmail.com> a écrit :









LES ZAÏROIS MANIPULENT LA MONUSCO QUI EXIGE QUE BRAZZAVILLE CESSE D'EXPULSER DES RESSORTISSANTS DE RDC.
Après avoir écouter les allégations apportées par des organisation des droits de l'homme de RDC, les Nations unies, par la voix de la « Monusco (Mission des Nations Unies pour le Congo) » exigent un arrêt immédiat des expulsions des ressortissants de la RDC et demandent aux autorités de la République du Congo (Brazzaville) d’enquêter sur les allégations de violations des droits de l’homme.



Des migrants kinois expulsés de Brazzaville vers Kinshasa.

« Les Nations unies ont reçu des informations faisant état d’abus physiques, de mauvais traitements et de violences sexuelles infligés aux citoyens de la RDC lors de leur expulsion », notent Martin Kobler et Zainab Hawa Bangura. Est-ce vraie qu'il y a eu d'abus ? En rappel, la « Monusco » qui lance cet appel est basée à Kinshasa.

ZAÏROIS MANIPULATEURS !!!
Maintenant tout congolais a la preuve que les zaïrois refoulés sont des menteurs. Le Congo héberge des menteurs et des xénophobes qui salissent l'honneur de la république du Congo. Ces mêmes qui ont vécu au Congo, ne se sont même pas gêné à injurier le peuple congolais dans son ensemble, le pays dans son ensemble, son président et se sont pris aux symboles de la république. Quelques témoignages des refoules :
- Laissez-moi rire un peu ! Il y a des kinois qui se sont réveillés de la morgue après 24 heures, d'autres après 48 heures. Or dans une vidéo Youtube postée depuis l'Afrique du Sud, un congolais qui a travaillé à la morgue de Brazzaville souligne : « Un vivant dans un tiroir de la morgue meurt dans les 10 minutes, en effet par manque d'oxygène qui va se faire vite sentir ».
- D'autres refoulés racontent : « Les congolais jettent les corps dans le fleuve ». Vu qu'aucun corps n'est trouvé à ce jour dans le fleuve, les kinois qui ont les plus gros cerveaux au monde, ont trouvé une parade : « Si l'on ne voit pas des corps, parce qu'ils mettent de l'Acide dans le fleuve ». Et là les gros cerveau kinois se rétrécissent, car en effet, malgré l'acide mis dans l'eau effacer les corps dans l'eau, aucun poisson n'est trouvé mort dans les deux rives du fleuve.
- Les témoignages des badauds et délinquants qui ont traverser les premiers vers Kinshasa, et, qui soit-disant venaient d'être battus par la police congolaise, ont montrer sur eux, des cicatrices sans sang, sans pansements et bien sèches. Cet état de fait devrait laisser perplexe tout journaliste ayant un bon sens professionnel, mais les journalistes de la RDC ont préféré appuyer sciemment le mensonge pour diffamer l'opération et entretenir la haine entre les peuples. L'on se souviendra les conséquences de la propagande de la radio mille Colline où les tutsy ont été massacrés par les houtous.
Les chefs des quartiers et les chefs des blocs qui ont été associé dans l'opération, afin que cette opération se passe sans bavure, ont démissionné pour certains, parce qu'ils ont été menacé par les zaïrois de représailles, en disant qu'ils reviendront dans les deux jours, après le rapatriement. Et de nombreux témoignages dans les quartiers sur les soit-disant viols, vols, expropriation des biens sont démentis surplace à Brazzaville par la population qui crie au mensonge et à la manipulation.
Cependant, pour la police, ce n'est pas dans notre intérêt de maltraiter celui qui rentre dans son pays, et notre objectif affiché, que cette opération se passe dans le respect des droits humains. Jusqu'alors, la population ne s'est pas mêlée de cette opération qui concerne uniquement que la police.

IMMIGRATION ET INTÉGRATION
Le Congo-Brazzaville est un des pays qui a été officiellement reconnu par l'Union Africaine, faisant partie des pays qui intègrent les étrangers en son sein, alors que le Gabon voisin n'en fait pas partie.
Par ailleurs, il nous faut comparer ce qui est comparable. Certains posent la question suivante : Lorsque les congolais commettent des crimes à l'étranger, est ce tous les congolais vivant dans ce pays sont expulsés ? Pour faire une comparaison idiote avec « MBata Ya Bakolo ».
Or, le Congo-Brazzaville n'est pas dans une situation ou individuellement, un zaïrois commet un crime. Dans le cas du pays, nous sommes dans une situation de crime organisée, qui est proportionnelle à l'immigration clandestine, dont nombreux de ces clandestins hébergent les criminels.
Aujourd'hui, si les autorités arrêtent l'opération serait irresponsables et contre productif relativement aux objectifs souhaités, les populations qui ont repris à sortir la nuit, s'effrayeront, en effet, la population se demande que les « Kuluna » se cachent et attendent la fin de l'opération pour semer encore la terreur.
Ainsi, l'opération « MBata Ya Bakolo » pour être efficace doit démanteler les réseaux clandestins, lutter contre la criminalité et l'immigration clandestine. Quand à ceux qui pensent qu'il faut laisser les clandestins ? Laisser fleurir l'immigration clandestine, c'est de l'incompétence, le gouvernement de Sassou ne doit ni être incompétent, ni être laxiste envers l'immigration clandestine.
Quand à la dignité des expulsés, il est opportun de savoir que, cette opération est supervisée, également, par les officiels de Kinshasa à Brazzaville. Tout se passe dans le respect du droit. Le Congo a expulser près de 1000 zaïrois avec des vagues de 100 personnes en moyenne. L'ambassade de RDC à Brazzaville est bien placée pour témoigner, car elle donnait son accord et apposait sa signature. Et tous les autres (on parle de 130.000 refoulés actuellement) sont des candidats volontaires de retour au bercail.
Les expulsions massives, que certains déplorent. Prenons l'exemple, ici en France, n'avez-vous jamais entendu parler des charters ? Ce sont des expulsions massives qui se font au moyen des avions. La France a déjà expulser de façon regroupée plus de 300 maliens au même moment en utilisant deux avions qui se sont suivis et nous sommes finalement au dessus du chiffre 100 refoulés en moyenne. Dans le cadre de l'Union européenne, il existe des accords inter-états européens, où il est prévu des expulsions massives regroupées concernant les pays européens qui ont des immigrés clandestins à expulser.
Selon les estimations, il reste encore plus de 600 zaïrois qui vivent et travaillent au Congo-Brazzaville, sans être inquiétés. Aucun viol n'a été déploré à Brazzaville, et les zaïrois restés à Brazzaville ont témoigné de leur étonnements de « voir l'ingratitude de ceux qui sont partis d'eux-même, parce qu'ils n'avaient pas de papiers et mentir qu'ils ont été battus par la police. S'ils reviennent, ils rendront compte de leur mensonge au quartier, au chef du quartier et au chef du bloc », selon eux.

NOTE :
Le Congo ne fait rien, que de lutter contre la criminalité et l'immigration clandestine. L'intérêt du gouvernent congolais, c'est d'accepter de diligenter les enquêtes sur les faits qui lui sont reprochés sur la maltraitance des refoulés par les zaïrois, le peuple congolais, et les officiels de la RDC installés à Brazzaville, sont les premier témoins incontournables, puisque les faits s'ils existent, sont passés à Brazzaville.
Les allégations des zaïrois, qui ont allumé le feu, qui ont été propagées par des médias nationaux, se trouvent, également, dans les vidéo Youtube, que les enquêteurs devront saisir et jugé la fiabilité des témoins. Ces vidéos devront prouver rapidement la supercherie honteuse des zaïrois, en vue d'abuser le Congo-Brazzaville, en demandant des réparations qui n'ont aucun sens avec l'opération « MBata Ya Bakolo ».
Les congolais sont plusieurs fois victimes des zaïrois depuis l'époque du feu maréchal Mobutu jusqu'à nos jours. Tous les soubresauts des phénomènes sociaux du Zaïre ont été encaissés de façon régulière et soutenue, aujourd'hui le laxisme prend fin, on assiste désormais à un retournement de la victimisation.
Comme ce qui se passe dans les grandes démocraties occidentale, l'opération « MBata Ya Bakolo » doit être permanente, la police et la gendarmerie doivent faire des contrôles d'identité et de protéger les frontières par une surveillance régulière.
Appolinaire Noël KOULAMA (ANK).

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  ndonzwau le 3/6/2014, 2:17 pm

"RDC - Congo-Brazzaville : réunion à Kinshasa pour régler le problème des expulsions
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140603090042/diplomatie-immigration-raymond-mboulou-richard-muyej-immigration-rdc-congo-brazzaville-reunion-a-kinshasa-pour-regler-le-probleme-des-expulsions.html
Afin de régler la crise causée par l'expulsion ou le retour de nombreux ressortissants de RDC vivant au Congo, de hauts responsables de la RDC et du Congo se sont retrouvés lundi à Kinshasa.
Les deux pays voisins, séparés par un fleuve, ont décidé de se réunir, lundi 1er juin à Kinshasa, afin de tenter de mettre un terme à la crise qui les oppose sur la question de l'expulsion des ressortissants de RDC au Congo. Les deux délégations comptaient chacune une trentaine de membres et étaient conduites par le ministre de l'Intérieur de leur pays : pour la RDC, Richard Muyej, et pour le Congo, Raymond Mboulou.


Dans son discours, le Premier ministre congolais a accusé la "république soeur du Congo" d'avoir procédé à des "expulsions massives sans aucun respect des droits humains". D'après lui, les expulsions et retours contraints se chiffrent désormais à près de 137 000, et le flux des retours a nettement baissé, passant de plusieurs milliers par jour à plusieurs centaines.
Son homologue congolais a pour sa part estimé qu'"environ 2 000" ressortissants de l'ex-Zaïre ont été expulsés et que "près de 128 000" autres sont rentrés dans le cadre des "retours volontaires" faute de "document" nécessaire pour vivre légalement au Congo.
Il a par ailleurs justifié l'opération par une hausse de la criminalité des étrangers, et notamment celle des "kuluna", ces délinquants armés de machette qui ont parfois fui la police de RDC en traversant le fleuve Congo, frontière naturelle entre Kinshasa et Brazzaville. Chacun a campé sur ses positions, mais les ministres ont dit vouloir trouver une solution acceptable pour les deux parties. La fin des travaux est prévue mardi.

L'opération d'"assainissement" de Brazzaville, lancée le 4 avril, a rapidement tourné à une vaste opération d'expulsion des "Zaïrois", en règle ou non, et des dizaines de milliers de ressortissants de RDC sont rentrés d'urgence, selon des ONG et des témoignages recueillis sur place. Deux hauts responsables des Nations unies, dont le chef de la Mission de l'ONU en RDC, Martin Kobler, avaient exigé fin mai que le Congo cesse "immédiatement les expulsions de ressortissants de la RDC" et qu'il enquête sur les allégations de violations des droits de l'Homme.
Brazzaville, qui a reconnu des dérapages et radié 17 policiers, avait toutefois jugé "grossières" ces déclarations. Le Congo estime qu'environ 400 000 ressortissants de la RDC vivent encore au Congo, où la plupart exercent des métiers peu qualifiés.
(Avec AFP)"



"Kinshasa-Brazzaville : la commission mixte devrait évaluer l’opération des expulsions
° http://radiookapi.net/actualite/2014/06/03/kinshasa-brazzaville-la-commission-mixte-devrait-evaluer-loperation-des-expulsions-selon-richard-muyej/#.U42jRdJ_sgc
La quatrième session de la commission spéciale défense et sécurité entre la RDC et le Congo-Brazzaville se tient depuis lundi 2 juin à Kinshasa. Cette rencontre devrait permettre aux experts de deux parties d’évaluer l’opération des expulsions massives des Congolais de la RDC de Brazzaville et d’autre part d’évaluer l’exécution des accords de défense et de sécurité qui lient les deux pays, a déclaré Richard Muyej, ministre congolais de l’Intérieur à l’ouverture des travaux.
Selon Richard Muyej, 136 804 Congolais de la RDC ont déjà été expulsés du Congo-Brazzaville depuis le mois d’avril par le beach Ngobila, le port de Maluku et par d’autres entrées des provinces du Bandundu, du Bas-Congo et de l’Équateur.


La RDC a été surprise par ces expulsions lancées un mois après la dernière session de la commission mixte de défense et sécurité tenue en mars dernier à Oyo au Congo-Brazzaville. A en croire Richard Muyej, rien ne présageait de telles expulsions après cette rencontre. Les deux pays s’y étaient d’ailleurs félicités de la lutte contre l’immigration clandestine, a-t-il précisé.
« Pourquoi brusquement ces expulsions massives sans aucun respect des droits humains », s’est interrogé Richard Muyej.
Identités à l’appui, Richard Muyej a accusé le Congo d’être allé jusqu’à expulser des citoyens de la RDC qui étaient pourtant en règle.

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Lutter contre le banditisme

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation de la République du Congo a estimé de son côté qu’il n’y a pas eu violations des droits lors de ces expulsions qu’il a qualifié de légitimes. Le but était, selon lui, de lutter contre le banditisme :
«Voici quelques temps, qu’il s’est développé une forme de criminalité qui a fait souffler un vent de panique dans nos grandes agglomérations : des crimes crapuleux, des braquages sanglants, même en plein jours, des vols, des viols collectifs, des zones entières dans nos quartiers, dans nos villes, sont interdits d’accès aux Congolais parce que s’y sont installés des citoyens étrangers. Ce sont des situations qu’aucun état ne peut ne pourrait tolérer », s’est justifié Raymond Zéphirin Mboulou.
L’officiel congolais a nié toute exaction pendant ces expulsions.
«Pour ce qui est des sujets de la République démocratique du Congo, victimes du contrôle de l’opération d’expulsions l’opération a déploré deux victimes décédées. Pour la première de suite d’un diabète, et pour la seconde d’un arrêt cardiovasculaire dans le site d’où viennent les chiffres monstrueux qui sont exhibés ici et là », a-t-il expliqué.

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D’après Zéphirin Mboulou, près de 400 mille Congolais de Kinshasa vivent encore à Brazzaville."


"Plus rien ne sera comme avant entre les deux Congo :
«Mbata ya bakolo» : Le silence suspect de «Joseph Kabila»

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8962
«Les expulsions massives des ex-Zaïrois procèdent d’un accord secret passé entre Joseph Kabila et le président Denis Sassou Nguesso. Les deux chefs d’Etat ont trouvé là un moyen subtil pour éliminer leurs opposants respectifs refugiés de part et d’autre du fleuve Congo en perspective des années 2015 et 2016 qui marquent respectivement la fin du mandat de Sassou et celui de Kabila". C’est en tout cas l’«information» qui circule depuis quelques jours dans certains milieux politiques et sécuritaires à Kinshasa. Deux mois après le lancement par le Congo-Brazzaville des expulsions massives et humiliantes des «ex-Zaïrois», «Joseph Kabila» a présidé une seule réunion. Celle du «Conseil supérieur de la défense». Il a instruit le gouvernement "de s’occuper des expulsés". Il a, par ailleurs, envoyé deux émissaires «au Congo d’en face» en l’occurrence le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda et le président du sénat Léon Kengo wa Dondo. "C’est du cinéma", dit-on. Sassou Nguesso est resté inflexible. «Joseph», lui, n’a pas ouvert la bouche pour exprimer son indignation face aux traitements – à la limite de la barbarie primitive – infligés, depuis deux mois, à ses concitoyens encore moins pour compatir, au nom de la Nation, aux souffrances endurées par ceux-ci. Une fois de plus, ce sont les représentants de la communauté internationale qui se disent scandalisés. Où sont passés les gouvernants congolais payés par le trésor public pour faire le «boulot» accompli par la Mission onusienne au Congo? A travers certaines réactions, l’opération «Mbata ya Bakolo» a mis à nu le fossé qui sépare plus que jamais la grande masse congolaise et les membres de la nomenklatura kabiliste. Une bande d’irresponsable.

"Des relations au beau fixe"


Qui a dit qu’il y a crise entre Kinshasa et Brazzaville suite à l’opération «Mbata ya Bakolo» ? Le président de l’Assemblée nationale du Congo démocratique, le PPRD Aubin Minaku, vient de prouver que «tout baigne dans l’huile» entre les deux pays malgré l’expulsion à ce jour de 130.000 ex-Zaïrois. Tout va bien sans doute entre les dirigeants. Il n’est plus rare d’entendre dans les milieux kinois ou congolais de l’étranger des réflexions du genre : «Sassou regrettera ce qu’il a fait subir à notre peuple»; «C’est Joseph Kabila qui a demandé ces refoulements pour neutraliser les derniers de Mohicans de l’ex-Division spéciale présidentielle du maréchal Mobutu. Il suspecte ceux-ci de constituer une menace potentielle à sa volonté de modifier la Constitution pour rempiler en 2016…». Il faut dire que le silence de «Kabila» et de Sassou n’est pas d’un grand secours pour faire le départ entre l’info et l’intox. «Qui ne dit mot consent», dit un dicton populaire.
Le vendredi 23 mai, un visiteur assez particulier a été reçu à la chambre basse du Parlement congolais. Il s’agit de Justin Koumba qui n’est autre que le président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville. Tel un vulgaire homme de la rue, le président Koumba a émis l’espoir de voir les relations entre les deux pays rester «au beau fixe». Ces propos en décalage avec le climat ambiant sont révélateurs d’une réalité : à Kinshasa comme à Brazzaville, "Kabila" et Sassou sont les seuls à faire la pluie et le beau temps. Ils sont les véritables détenteurs du pouvoir d’Etat. En dehors d’eux, il n’y a que des figurants. Comment une telle situation peut-elle encore être possible au Congo dit démocratique?

Lundi 26 mai, Minaku a traversé le fleuve Congo pour se rendre, à son tour, à Brazzaville. But : participer à la 22ème assemblée régionale «Afrique» de l’Association des parlementaires francophones (AFF) et à la conférence sur le changement climatique dont les assises se tiennent du 25 au 30 mai 2014.
Pour la petite histoire, le voyage de Minaku a failli se terminer «en eau de boudin» comme disent les Belges. Contre toute attente, un groupe d’épouses des militaires ont interpellé bruyamment «Aubin». Que voulaient-elles? Ces «Mamans» voulaient tout simplement empêcher le «Speaker» à se rendre à Brazzaville. Une manière de manifester leur «mauvaise humeur» suite aux traitements inhumains subis par les refoulés. «Le président de l’Assemblée nationale a promis de recevoir ces épouses de militaires à son retour de la République du Congo», indique une dépêche de l’ACP.

L’ONU indignée

A Brazzaville, Minaku n’a pas manqué de réaliser, mercredi 28 mai, que les rapports bilatéraux entre les deux Congo étaient loin d’être "au beau fixe".
Réagissant aux critiques exprimées non seulement par le chef de la Mission onusienne au Congo mais aussi par la représentante spéciale des Nations unies sur la violence sexuelle dans les conflits armés, Zainab Hawa Bangura, les autorités brazzavilloises ont dit leur «indignation». «La République du Congo est surprise par ces déclarations grossières», a déclaré avec un brin d’arrogance et de légèreté le ministre de la Communication, Bienvenu Okiemy, en réponse aux critiques de Martin Köbler. Ajoutant : «M. Köbler, qui n’est ni coordonnateur des institutions de l’ONU, ni proconsul au Congo, aurait été inspiré de vérifier ses allégations auprès de ses collègues accrédités à Brazzaville, lesquels ont été associés aux opérations d’assistance humanitaire organisées à Brazzaville». En fait, Okiemy élude le fond du problème.
Dans un communiqué publié lundi 26 mai, Köbler et Mme Bangura ont exigé des autorités de Brazzaville qu’elles "cessent immédiatement les expulsions de ressortissants de la RDC" estimant que ces mesures «sont à l’origine d’une grave crise humanitaire». Les deux diplomates ont relevé au passage des témoignages selon lesquels ces mesures se seraient accompagnées de violences physiques, mauvais traitements et violences sexuelles. Kobler et Mme Bangura ont exhorté Brazzaville « à enquêter sur ces incidents ».

Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme et témoignages recueillis par l’AFP, les expulsions ont rapidement dégénéré en une chasse violente aux «Zaïrois» en règle ou pas parfois avec le concours ou le soutien de la population locale. « Nous avons reçu des informations faisant état des violences sexuelles commises avant et pendant les opérations d’expulsion et ceci est inacceptable», a martelé, pour sa part, Mme Bangura, dans un communiqué de presse publié à Nairobi.

Un "deal" Kabila-Sassou?

Lundi 26 mai, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a reçu, au Palais du peuple à Kinshasa, une délégation des femmes membres de la plateforme des femmes congolaises pour la paix (RDC). Conduite par la ministre du Genre, famille et enfants, Géneviève Inagosi, la délégation lui a remis un mémorandum en rapport avec les expulsions précitées. Une démarche citoyenne qui tranche avec l’indolence affichée par la plus haute autorité pays. Une indolence qui est interprétée par les uns pour de la faiblesse. Pour les autres, il s’agit simplement d’une «connivence» avec Sassou Nguesso. Une chose paraît sûre : pour les ex-Zaïrois rien de sera plus comme avant entre les deux Congo après les expulsions qui durent depuis deux mois.
L’insouciance affichée par «Joseph Kabila» et son gouvernement sur ce dossier humanitaire est diversement commentée. «Joseph Kabila est indifférent parce qu’aucun Mulubakat ne fait partie des personnes refoulées, commente une source parlementaire. Si c’était le cas, il se serait ému face à la pression des gens comme Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Dans le cas qui nous occupe, il n’y a que les ressortissants de l’Equateur, de Bandundu, du Bas Congo et de la province Orientale. Le raïs dort tranquille. C’est politiquement sans intérêt!».

Une source militaire jointe au téléphone, vendredi soir, à Kinshasa, estime que la situation est «beaucoup plus complexe». «Le président Kabila n’ose ouvrir la bouche tout simplement parce qu’il est dans le coup. Les expulsions que l’on déplore découlent d’un deal qu’il a conclu avec Denis Sassou Nguesso», commente-t-elle. Quel en serait le but ? «Joseph Kabila est décidé à briguer un troisième mandat, ajoute la source. Il est convaincu que les éléments ex-DSP réfugiés de l’autre côté du fleuve pourraient constituer un obstacle à son ambition». D’autres sources assurent que le président rwandais Paul Kagamé a profité de ces événements pour "récupérer" certains de ses opposants Hutu qui avait obtenu asile au Congo-Brazzaville. Psychose?
Après recoupements, il semble bien que plusieurs ex-Faz expulsés vers Kinshasa au cours des mois d’avril et de mai ont été interpellés par les «services» au Beach Ngobila. «Ils sont détenus dans des cachots secrets», confie un activiste des droits humains qui assure avoir recueilli «plusieurs témoignages» des proches dans ce sens. «Il est fait état des disparitions », ajoute-t-il.

Des irresponsables

L’opinion congolaise reste sans voix face à l’irresponsabilité dont a fait preuve "Joseph Kabila" et son gouvernement dans la gestion de ce dossier. Les expulsions ont débutées le 4 mai. Ce n’est que le 14 du même mois que le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a jugé bon de rompre le silence. Pour dire quoi ? Au cours d’un point de presse, il bredouilla que « les enquêtes entreprises après la mission du vice-ministre Tunda wa Kasende à Brazzaville ont permis d’identifier les éléments de la police responsables de bévues dans la conduite de l’opération « Mbata ya mikolo». Et d’ajouter : « Les services qui sont au contact avec nous nous signalent qu’un très grand nombre de ces compatriotes expulsés sont des personnes qui sont entrés régulièrement à Brazzaville avec un laisser passer. On nous rappelle qu’un laissez-passer n’est valable que pour 3 jours. Ils ont dépassé les trois jours et on les a renvoyés ».
Au sujet des violences dont ont été victimes ces compatriotes, Mende d’expliquer dans un beau spécimen de la langue de bois : «Nous sommes entrés en contact avec nos partenaires pour soulever le problème de respect qui est dû aux droits fondamentaux de ces personnes ». Il invite dans la foulée les victimes de ces violences à informer leur gouvernement. « C’est l’occasion d’appeler nos compatriotes qui auraient été victimes d’une expulsion irrégulière, d’articuler une information avec le gouvernement. Nous leur confirmons que nous serons toujours derrière eux pour les soutenir lorsqu’ils font l’objet d’une expulsion irrégulière ou lorsqu’une expulsion régulière les concernant s’est déroulée dans les conditions qui manifestement violent leurs droits de la personne. Mais il faut que nous soyons informés».

Un président mystérieux

Dans une interview accordée à Congo Indépendant le 8 mai dernier, l’opposant Vital Kamhere n’a pas trouvé des mots assez fermes pour fustiger le mutisme du "raïs". Tout en reconnaissance que chaque Etat est souverain sur son territoire, il a souligné que "chaque Etat est tenu de respecter le droit à la vie et à la dignité de la personne humaine". "Nos «mamans» ont été dénudées, ajoute-t-il, violées et tabassées. Des hommes et des jeunes gens ont été torturés. C’est une situation inacceptable ! Nous sommes en colère". Pour "Vital", Sassou Nguesso n’est pas le problème. "Le problème, martèle-t-il, c’est d’abord Kabila. Que dit Kabila devant la situation que nous déplorons ? Pourquoi ne parle-t-il pas ? A-t-il peur du président Sassou Nguesso ? De quoi a-t-il peur ?"
Lors d’une séance plénière organisée le lundi 12 mai, les députés nationaux, ont recommandé au gouvernement de saisir, "dans un meilleur délai", la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour africaine des droits de l’homme face aux atrocités, actes de pillage et exactions de toutes natures, dont les ressortissants de la RDC ont été victimes à Brazzaville, dans le cadre de l’opération dite «Mbata ya Bakolo». Tous les regards sont tournés vers un "Joseph Kabila" plus mystérieux que jamais et dont le souci du moment tient en six mots : demeurer au pouvoir pour le pouvoir. Question : Pour quoi faire?"



"Mbata ya bakolo
° http://www.jeuneafrique.com/Article_JA2786p006.xml0_immigration-denis-sassou-nguesso-delinquance-editorialmbata-ya-bakolo.html
Toutes proportions gardées, cet exode a quelque chose de biblique. En deux mois, près de 200 000 ressortissants du "grand" Congo (66 millions d'habitants, sans doute plus) ont fui le "petit" Congo (5 millions, sans doute moins) en retraversant non pas la mer Rouge mais le fleuve commun aux deux capitales les plus proches du monde, dans un capharnaüm de ballots ficelés à la hâte, de plaintes et de jérémiades. L'histoire est simple et banale. Depuis une dizaine d'années et la multiplication des chantiers de la "municipalisation accélérée", le Congo-Brazza, terre de fonctionnariat où le travail manuel n'a jamais eu bonne presse, attire comme une nuée de lucioles la main-d'oeuvre bon marché du "Congo d'en face". Le PIB par habitant y est onze fois plus élevé et 44 places séparent le pays de Denis Sassou Nguesso de celui de Joseph Kabila au classement de l'indice de développement humain : autant dire que, pour cet immense réservoir d'inemployés qu'est l'ex-Zaïre, l'aimant a quelque chose d'irrésistible. Si des dizaines de milliers de RD Congolais, peut-être plus d'un demi-million, dont une majorité en séjour illégal après l'expiration du délai octroyé par leur laissez-passer, ont pu s'installer au Congo B et y trouver du travail, c'est donc parce qu'une forte demande existe, surtout dans le secteur informel - mais aussi parce que le laxisme et les petits arrangements qui minent la fonction publique congolaise font que les frontières de ce pays en plein boom pétrolier sont d'une porosité alarmante, à laquelle il conviendrait de remédier d'urgence.

Le problème, c'est que, dans ce flot de migrants, outre la cohorte habituelle des faux pasteurs, des petits trafiquants de médicaments contrefaits et des séductrices professionnelles venues, s'indignent les mamans du cru, "voler nos maris", s'est glissé un noyau dur de dangereux délinquants, les Kuluna. Chassées de la rive gauche du fleuve par les opérations coups-de-poing de la police kinoise, ces bandes de détrousseurs à la machette ont trouvé refuge sur la rive droite, terrorisant des quartiers entiers de Brazzaville et de Pointe-Noire. L'indéniable popularité de l'opération Mbata ya bakolo ("gifle du grand frère"), déclenchée le 4 avril par les forces de l'ordre congolaises et qui visait d'abord à renvoyer à son expéditeur ce colis empoisonné, avant d'entraîner dans son tourbillon un flot ininterrompu de sans-papiers, vient donc de là. Ainsi s'explique également le contenu, plutôt modéré, des critiques formulées par les autorités de Kinshasa à l'égard de ces expulsions, lesquelles portent beaucoup moins sur leur justification que sur leur mode opératoire musclé et sur l'absence de concertation qui y a présidé.  Rolling Eyes  Rolling Eyes À l'évidence, la police congolaise ne donne pas dans la dentelle humanitaire. À l'évidence aussi, elle est loin d'être la seule : qu'elles soient africaines, européennes, asiatiques ou américaines, les polices n'ont jamais eu la réputation d'enfiler des gants en matière de refoulement d'étrangers.

Comme souvent hélas dans ce type de crise, les médias de part et d'autre ont parfois sombré dans la tourmente xénophobe. Témoignages truqués et fausses images d'atrocités imputées aux forces de l'ordre sur les chaînes kinoises. Appels en direct à la délation sur les plateaux de la télévision nationale congolaise. Au-dessus du fleuve-trait d'union devenu mur de défiance, le beau projet de pont rêvé depuis les indépendances ressemble plus que jamais, hélas, à une chimère..." Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes 



"La RDC et le Congo cherchent l’apaisement sur l’affaire des expulsions"
° http://www.rfi.fr/afrique/20140602-rdc-le-congo-cherchent-apaisement-affaire-expulsions/

"A la lumière des propos du Ministre de l'Intérieur du Congo-d'en face à la Commission mixte ouverte hier dans la capitale RDCongolaise
Brazzaville se moque de Kinshasa !"

° http://forumdesas.org/spip.php?article1220
"EX-ZAÏROIS RIME AVEC CRIMINALITÉ !
° http://forumdesas.org/spip.php?article1219
Sans jouer au prestidigitateur quant à leur issue, les prémices des travaux de la Commission mixte entre les deux Congo n’augurent en de bon. Le ministre de l’Intérieur d’en face s’enferme dans le déni des réalités. En somme, le " moyen de défense " de Brazzaville depuis le début des expulsions. Un peu dans le genre " circulez, il n’a pas grand-chose à voir ", le missi dominici du Congo- Brazza ne reconnaît que plus de 1000 refoulés. Et tous non seulement des sans papiers, mais surtout des criminels. Embrayant sur le " je persiste et signe ", le premier flic d’en face répète à Kinshasa même que les expulsions pourraient se poursuivre tant qu’il y aura des " criminels ".
Pas besoin d’exégèse pour comprendre que pour Brazzaville, rien de grave ne s’est passé. Juste une opération de police pour nettoyer le Congo des criminels que l’on peut traduire par " ex-Zaïrois " ! Certes, les ressortissants rd congolais présents à l’autre rive du fleuve ne sont pas tous des saints. (...)"



° http://www.rfi.fr/afrique/20140602-commission-mixte-entre-rdc-le-congo-affaire-expulsions/
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140505134209/congo-securite-brazzaville-rdc-immigration-congo-rdc-comprendre-l-operation-mbata-ya-bakolo-a-brazzaville-en-10-questions.html
° http://radiookapi.net/actualite/2014/06/02/kinshasa-brazzaville-ouverture-dune-reunion-mixte-sur-les-expulsions/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/06/02/equateur-les-autorites-provinciales-sappretent-accueillir-786-expulses-de-brazzaville/#.U42mONJ_sgc
° http://www.lephareonline.net/viols-sur-les-expulsees-de-brazzaville-des-congolaises-en-colere/
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/kinshasa-et-brazzaville-debattent-des-expulsions-des-ressortissants-de-la-rdc-au-congo  



Compatriotiquement


Dernière édition par ndonzwau le 3/6/2014, 4:42 pm, édité 1 fois

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 3/6/2014, 3:45 pm

Le ministre congolais de Brazza se permet de nous ridiculiser sur notre sol sur France 24 et il se permet de dire ça va continuer et on distrait les congolais avec une réunion le mal étant fait depuis 2 mois.


http://7sur7.cd/index.php/8-infos/5689-a-la-lumiere-des-propos-du-ministre-de-l-interieur-du-congo-d-en-face-a-la-commision-mixte-ouverte-hier-dans-la-capitale-rd-congolaise-brazzaville-se-moque-de-kinshasa


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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 4/6/2014, 5:16 pm

Affaire brazza : Kabila na gouvernement na ye bayokisi Congo sonii


_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  ndonzwau le 5/6/2014, 3:09 am

"Kinshasa et Brazzaville signent une convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre les deux pays.
° http://radiookapi.net/actualite/2014/06/04/kinshasa-brazzaville-signent-une-convention-sur-la-circulation-letablissement-des-personnes/#.U4-XF9J_sgd


De gauche à droite; échange des dossiers entre le Ministre congolais de l’Intérieur, Zéphirin Mbulu et son homologue de la RDC, Richard Muyej, lors de la clôture des travaux de la commission mixte entre Kinshasa et Brazzaville le 3/03/2014 à Kinshasa. 

Les travaux de la commission mixte défense et sécurité entre la RDC et le Congo-Brazzaville se sont achevés mardi 3 juin à Kinshasa. Principale retombée de ces assises : la signature d’une convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre les deux pays.
Les experts ont déclaré à l’occasion que les huit textes règlementaires existants sur la circulation et l’établissement des personnes entre les deux rives du fleuve Congo sont caducs car ils n’avaient jamais été ratifiés. La convention signée mardi à Kinshasa devra être ratifié « urgemment » par les parlements des deux États.


Les deux pays ont aussi convenu de mettre sur pied une équipe mixte RDC-République du Congo. Elle examinera au cas par cas les allégations relatives aux violations des droits humains commises lors des expulsions des Congolais de la RDC de Brazzaville dans le cadre de l’opération « Mbata ya Bakolo », [gifle des aînés, NDLR].
Autre avancée obtenue : les représentations diplomatiques et consulaires concernées devraient désormais être informées avant toute opération d’expulsion massive, ont préconisé les deux parties en discussion.
Les deux parties sont tombées d’accord sur les chiffres des personnes concernées par ces opérations d’expulsions lancées en avril dernier, soit cent trente six milles personnes dont cinquante-sept mille enfants.

Selon RFI, l’un des principaux points de cet accord, toutes les personnes vivant le long de la frontière de plus de 1 300 Km qui sépare les deux pays vont pouvoir, de nouveau, traverser cette frontière pour un séjour court – trois jours maximum – avec simplement un laissez-passer et une carte d’identité. En dehors de cette zone frontalière, les personnes qui voudront traverser devront se munir d’un passeport et d’un visa.
En outre, tous ceux qui veulent s’installer au Congo Brazzaville ou au Congo Kinshasa et y vivre, auront besoin d’un passeport et d’un contrat de travail.
Les représentants de deux pays ont cependant reconnu le droit de chacun d’appliquer sa règlementation nationale en matière d’entrée et de séjour des étrangers."



"Accord entre la RDC et le Congo sur l’affaire des expulsions"
° http://www.rfi.fr/afrique/20140603-accord-entre-rdc-le-congo-affaire-expulsions/

"L’autre face des expulsions de Brazzaville"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=8160:l-autre-face-des-expulsions-de-brazzaville&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"Martin Kobler se dit satisfait de la décrispation du climat entre les deux Congo"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/06/04/martin-kobler-se-dit-satisfait-de-la-decrispation-du-climat-entre-les-deux-congo/#.U4-s8tJ_sgf


° http://www.jeuneafrique.com/actu/20140603T215202Z20140603T215140Z/kinshasa-et-brazzaville-vont-enqueter-sur-les-violences-presumees-lors-d-expulsions.html
° http://radiookapi.net/actualite/2014/05/23/martin-kobler-choque-par-les-temoignages-des-expulses-de-brazzaville/#.U4-tbdJ_sgd  


Compatriotiquement!

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Boite Noir le 5/6/2014, 7:27 am

Affaire eza kaka ya ba congolais te il ya aussi des camerounais expulser du Gabon.Do santos aussi se prepare pour expulser des congolais

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  mongo elombe le 15/6/2014, 8:33 pm

Le langage toza bandeko non nous sommes 2 pays points barres.

OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO » : À BRAZZAVILLE, L'OBJECTIF EST ATTEINT SELON LA POLICE.

La police congolaise présentera au moment opportun le rapport d’étape de l’opération lancée le 04 avril 2014 à Brazzaville. Mais le constat général à mi-parcours, fait au niveau des commissariats et des populations, signale que les objectifs sont atteints.





La police congolaise.


Lancée officiellement le 04 avril 2014, l’opération « Mbata ya bakolo » visait à lutter contre la criminalité et l’immigration clandestine. Elle se poursuit à Brazzaville, avec les départs des étrangers sans papiers, notamment les sujets de la RDC, même si leur nombre a baissé contrairement aux premiers jours de l'opération car, pour la police, l’un des motifs clé était de lutter contre le phénomène « Kuluna ». « Nous pouvons affirmer que depuis que l’opération a commencé, on assiste plus aux délinquants qui détroussent les paisibles populations avec les machettes. Le phénomène est éradiqué », déclare le colonel Jules Moukala-Tsoumou, directeur de la Sécurité publique, porte-parole de la police.

Au-delà du phénomène « Kuluna » qui a traumatisé les populations de Brazzaville, et dont les principaux assaillants étaient des ressortissants de l’autre Congo, des témoignages positifs sur le rétablissement de la sécurité dans certains quartiers de la ville légitiment davantage le bilan sécuritaire de l’opération. Interrogés, les responsables de la plupart des commissariats de police et de gendarmerie reconnaissent, en effet, avoir enregistré une baisse considérable des plaintes sur des faits de criminalité. Les palabres liés aux viols et vols ont considérablement baissé, précise-t-on. Cependant, les statistiques pour illustrer ce tableau ne sont pas encore disponibles. De leur côté, les populations affirment jouir désormais d’une liberté de circuler, surtout dans les quartiers périphériques où hier il n'était plus possible de sortir à certaines heures du soir de peur d’être agressé.


DES ARTÈRES LIBERÉES

Les avenues sont libres d’accès. L’époque où les arrêts de bus et les voies publiques souffraient d’encombrement dû à la présence des « Sans domicile fixe » est presque révolue. Même si aucune enquête pour l’heure ne donne des résultats officiels sur la rareté de certains produits alimentaires dans les marchés, ou sur leurs prix, les informations recueillies auprès de certaines populations, à Bacongo par exemple, soulignent une légère amélioration des prix des denrées, bien que certains produits, comme les légumes et les poissons d’eau douce, deviennent rares. L’opération « Mbata ya bakolo » a réussi, par ailleurs, à briser les meutes de jeunes vendeurs à la sauvette qui proposaient des marchandises à la criée dans les principales artères de la ville avec les conséquences que cela entraînait.


DES FERMETURES SPONTANÉES DE PLUSIEURS ÉGLISES DE RÉVEIL

Selon le porte-parole de la police, la plupart de ces temples servaient de « refuge aux délinquants ». Leur fermeture, souligne-t-il, a aussi permis de « baisser les nuisances sonores dans la ville ». Dans ce registre, il faut également noter la satisfaction de plusieurs associations et ONG de lutte contre le Sida devant la fermeture de plusieurs « maisons closes de prostitution » et la pénurie des prostituées sur les trottoirs. Le fameux « Nganda ya ba soso », dans le marché Moungali, et le « Nganda Mabouaka » à Bacongo, où s’exposaient de jeunes femmes kinoises, presque nues, et où se troquaient quelques pincées de drogue, ne sont plus qu’un souvenir …


« LONGWA NA NZELA », L'AUTRE FACE DE « MBATA YA BAKOLO »

Derrière ces motifs de satisfaction, l’opération n’est pas finie. « À Brazzaville nous allons continuer à assainir parce qu’on a constaté qu’il y a beaucoup de sujets étrangers, en situation irrégulière, qui se sont cachés soit dans les quartiers de Brazzaville, soit dans les villages environnants », souligne le colonel Jules Moukala-Tsoumou. « Il y a aussi le fait que ces sujets en situation irrégulière sont en train d’exercer le métier de chauffeur de taxi alors qu’il y a des dispositions réglementaires qui le leur interdisent. C’est pour cela que la décision qui a été prise est de poursuivre l’opération à Brazzaville et de l’étendre dans les départements parce que jusque-là l’opération était concentrée à Brazzaville », poursuit-il.

Cette deuxième phase s’appellera « Longwa na nzela » (ce qui signifie « Dégage ou libère la route »). C’est, en effet, une partie de l’opération « Mbata ya Bakolo » qui vise à assainir les voies publiques. « Il y a des chauffeurs de taxi qui ont des comportements indécents. Il y a des voitures qui sont dans un état très défectueux et qui sont, comme on dit, des cercueils roulants », commente Jules Moukala-Tsoumou.


POINTE-NOIRE EN ATTENTE DE « MBATA YA BAKOLO » ???

Dans quelques jours, précise-t-il, le directeur général de la Police va faire l’annonce de l’organisation de la deuxième phase de l’opération « Mbata ya Bakolo » appelée « Longwa na nzela », à Brazzaville, à Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi précisément. mais l’intérieur du pays n'est pas exclu.

Sur le terrain, des étrangers sans papiers s’empressent déjà à rentrer chez eux de leur propre gré, à en croire les témoignages provenant de plusieurs villes. À Pointe-Noire, plusieurs ressortissants de la RDC ont entrepris volontairement des démarches de retour au pays. La plupart sont dépourvus de carte d’identité ou de passeport prouvant leur nationalité et capables de les aider à obtenir un titre de séjour en toute légalité. « Tous ceux qui sont partis à Kinshasa ne l’ont pas été seulement que par le fait de l’interpellation de la Police. Il y a bien des sujets en situation irrégulière qui rentrent d’eux-mêmes », témoigne le porte-parole de la Police.



VIDÉO : >> LE MINISTRE DE LA JEUNESSE, ANATOLE MAKOSSO, DÉFEND LE GOUVERNEMENT À PROPOS DE L'OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO ».

Ou cliquez ci-contre : >> http://www.youtube.com/watch?v=fcoy6jSiy78



Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS.

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Re: Plus de 400 ressortissants de la RDC expulsés de Brazzaville

Message  Mathilde le 16/6/2014, 3:34 pm



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L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux

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