JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

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Re: JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Message  ndonzwau le 17/11/2014, 10:57 pm

"RDC: l’opposition inquiète sur un possible report de la présidentielle
° http://www.rfi.fr/afrique/20141117-rdc-sauvons-congo-fayoulou-ngoy-report-presidentielle/
L’opposition de RDC lance une nouvelle opération pour contrer le maintien de Joseph Kabila au pouvoir après 2016. Elle est signée de la coalition « Sauvons le Congo » et invite la population à boycotter toute action qui tendrait à contourner la Constitution et à repousser la présidentielle de 2016.
Retirer tous les projets de révision constitutionnelle, supprimer l’Office national d’identification de la population : ce sont les deux principales exigences de Savons le Congo, une plateforme de l’opposition.
.

Le député Martin Fayoulou et le leader de la société civile, Christopher Ngoy, qui font appel à la population, veulent empêcher coûte que coûte le maintien du président Kabila au pouvoir après 2016. « Sauvons le Congo » soupçonne la majorité, qui domine l’Assemblée nationale, de vouloir prolonger la présence de Joseph Kabila à la tête du pays par tous les moyens, y compris l’organisation d’un recensement général de la population, qui selon certaines sources, devrait glisser vers 2019–2020.

L’opposition veut une annonce publique de Kabila

Selon les signataires du document, la présidentielle serait ainsi reportée de quelques années d’où l’invitation à la population à boycotter et à rejeter toute initiative qui tendrait à éviter ou à contourner les élections en 2016. Une allusion faite à l’Office national d’identification de la population.
Plus exigeante, la plateforme demande au président Kabila de renoncer publiquement à un troisième mandat, au risque de compromettre la stabilité et la consolidation de la démocratie."



"INVITE AFRIQUE
J.M. Guéhenno:«L'exemple du Burkina devrait faire réfléchir en RDC»

° http://www.rfi.fr/emission/20141117-jean-marie-guehenno-icg-burkina-rdc-mandat-presidentiel-constitutions-afrique/
Pendant huit ans, de 2000 à 2008, il a été le numéro 2 des Nations unies et le chef des opérations de maintien de la paix. Aujourd'hui, le diplomate français Jean-Marie Guéhenno préside l'ONG International crisis group. Que pense-t-il de l'action des casques bleus au Congo et au Mali ? Quelle est son opinion sur les chefs d’États africains qui veulent modifier leur constitution pour briguer un 3e mandat ?

RFI : Jean-Marie Guéhenno bonjour. Après la chute de Blaise Compaoré est-ce qu’il peut y avoir un effet domino ?
Jean-Marie Guéhenno :
un président qui essaie de changer la règle du jeu pour s’éterniser au pouvoir... je crois tous les chefs d’Etat africains devraient faire attention. Je pense que dans certains pays – je pense par exemple à la République démocratique du Congo – où on parle beaucoup de révision de la Constitution, c’est un exemple qui devrait faire réfléchir. C’est très important que la République démocratique du Congo ne change pas la règle du jeu.
Pensez-vous comme beaucoup d’hommes politiques, qu’après dix ou quinze ans de pouvoir il faut une alternance ?
Je le crois absolument. Le pouvoir isole dans tous les pays inévitablement ! Et donc on a toujours besoin de sang neuf.

Vous parlez de la République démocratique du Congo. En Occident, aux Etats-Unis, en Europe, beaucoup pensent que dans un tel pays il vaut mieux un régime stable qu’un régime démocratique.
Je crois que dans un pays comme le Congo, – qui est un pays très divers – c’est compliqué de gérer la démocratie. Mais je pense que la stabilité du Congo se réalisera le jour où les différentes composantes du pays pourront se retrouver dans les pouvoirs qui les dirigent dans les différentes provinces. Et que l’idée qu’une main de fer peut assurer la stabilité d’un pays comme la République démocratique du Congo, je ne crois pas que ce soit possible. On verrouille les tensions, on les ignore, mais elles ne disparaissent pas. On met un couvercle sur la cocotte-minute et un jour la cocotte-minute explose ! On l’a vu un certain nombre de fois.
En République démocratique du Congo il y a une force de l’Onu, composée d’environ 20 000 hommes. Mais que peuvent faire ces 20 000 Casques bleus pour la sécurité de quelque 60 millions de Congolais ?
Vingt mille hommes c’est un chiffre dérisoire. Ce qui est extraordinaire c’est que dans un certain nombre de circonstances ils aient pu faire une différence. On l’a vu récemment avec la brigade d’intervention qui a mis fin aux activités du M23 dans l’Est du pays. Mais même là, la force militaire, il a fallu qu’elle soit accompagnée d’un environnement politique. Et je dois dire que l’Onu n’aurait pas réussi ce qu’elle a réussi dans l’Est s’il n’y avait pas eu des forces congolaises courages, patriotes, qui ont joué un très grand rôle. Et puis il y a eu la pression politique pour qu’il n’y ait pas d’interférence de pays voisins au Congo. Et ça a été très important.

Autre force de l’Onu très critiquée, la Minusma au Mali. Et au ministère français de la Défense on s’étonne que seuls 25 % des Casques bleus soient au nord de la boucle du Niger.
Les troupes de la Minusma n’ont pas toujours les équipements nécessaires, l’entraînement nécessaire. Je pense qu’il faut un peu d’indulgence. Et moi je crois personnellement, que dans ce genre de missions difficiles il faut un appui, une capacité de soutien aussi, fournis par des troupes très bien équipées. Il faut que le risque soit partagé.
Et les Casques bleus ne peuvent pas remplacer les soldats français ?
Je crois qu’il y a une complémentarité. Une force comme la force française peut aider parce qu’elle peut être une sorte de force d’action rapide qui, quand il y a une difficulté quelque part, peut agir rapidement, monter en puissance. Ce qu’une force des Nations unies laissée à elle-même a beaucoup plus de mal à faire.

Avec la guerre au Nord-Mali, le Tchad est devenu un pilier de la stratégie régionale. Est-ce que cette place ne met pas le président Idriss Deby en position de force face aux Occidentaux qui pourraient lui demander de démocratiser son régime ?
Je crois que le Tchad effectivement a joué un rôle important dans un certain nombre d’opérations. Il a des forces aguerries qui connaissent bien notamment la guerre du désert. Je pense qu’il est très important pour l’avenir du Tchad que toutes les composantes de ce pays très divers soient représentées, aient une voix. Et donc je pense qu’au Tchad on a besoin d’évolution politique, que la sagesse pour le président Deby ce serait de le reconnaître et de faire une véritable ouverture dans ce pays.
Jean-Marie Guéhenno, quand vous étiez à l’Onu, vous supervisiez de multiples médiations. Est-ce que le facteur humain, ça compte ?
C’est décisif. Parce que la médiation ça repose sur la confiance que les partis vous font. Et donc il y a une grande dimension d’équation personnelle. Ne pas être arrogant, savoir écouter… Je dirais que Saïd Djinnit qui connaît très bien l’Afrique , qui a été Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine – on le voit à l’œuvre maintenant dans les Grands Lacs – et pour une région qui a tellement besoin de paix, moi je me suis beaucoup réjoui quand j’ai vu qu’il était chargé de ce dossier difficile.

Dans quelques jours Abdou Diouf va faire ses adieux à la Francophonie. Est-ce que cette organisation n’est pas devenue trop politique et n’a pas tendance à s’occuper de médiation et d’affaires qui ne la regardent pas ?
Vous savez, il y a des personnalités qui peuvent apporter beaucoup. Le président Abdou Diouf est très respecté dans toute l’Afrique. Et donc je crois que quand on la chance d’avoir un secrétaire général de ce calibre à la tête de la Francophonie, ça aurait été dommage de ne pas l’utiliser. Il faut utiliser les capacités là où elles se trouvent. Là encore, l’équation personnelle compte.
Et qui a votre préférence pour la succession ?
Oh ! Ça, je me garderai de prendre une position là-dessus.

Vous présidez une fondation qui se dit indépendante. Mais est-ce que International Crisis Group n’est pas de droit américain et est-ce que de fait ce n’est pas une organisation pro-occidentale ?
C’est une organisation de droit américain, vous avez raison. Mais si vous regardez la liste de notre conseil d’administration, on a des personnalités d’Afrique du Sud, du Nigeria… On a des personnalités chinoises, des Indiens… On a eu Kofi Annan lui-même…
Notre souci et mon souci personnel, c’est que le Crisis Group ce soit vraiment le ministère des Affaires étrangères de tous ceux qui n’ont pas de ministère des Affaires étrangères. Notre rôle, notre crédibilité consiste à ne pas représenter les priorités d’un pays ou d’un autre. C’est de parler pour tous ceux qui n’ont pas toujours une voix à la table des négociations et d’essayer d’inventer, d’imaginer des solutions sur la base d’une connaissance solide des faits."



"Abdou Diouf : « L’Afrique se porterait mieux si tout le monde acceptait la limitation du nombre de mandats à deux »"
° http://www.lemonde.fr/international/article/2014/11/17/abdou-diouf-l-afrique-se-porterait-mieux-si-tout-le-monde-acceptait-la-limitation-du-nombre-de-mandats-a-deux_4524861_3210.html

"INTERNATIONALES
Abdou Diouf

Diffusion : dimanche 16 novembre 2014"

° http://www.rfi.fr/emission/20141116-abdou-diouf/


"Le pouvoir congolais médite «les leçons de Ouagadougou»
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Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Rolling Eyes  Question  Question  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://jn.lesoir.be/?_ga=1.46523812.268696801.1397507779#/article/187516
La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso a été suivie de près sur le continent africain. En particulier en République Démocratique du Congo, où se profilent des élections à hauts risques, dominées par la délicate succession du président Joseph Kabila, qui arrive au terme de ses deux mandats.(...)"




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Re: JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Message  ndonzwau le 21/11/2014, 5:32 pm

"Après la chute de Compaoré, Kabila peut-il faire réviser la Constitution de RDC ?
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141120134647/joseph-kabila-blaise-compaore-constitution-congolaise-opposition-rdc-rdc-apres-la-chute-de-compaore-kabila-peut-il-faire-reviser-la-constitution-de-rdc.html
[/url]
Manifestation le 23 septembre 2014 près de Kinshasa, en RDC. 

On le sait : la chute de Blaise Compaoré a été énormément suivie et commentée dans les pays africains. En RDC notamment, où l'hypothèse d'une révision constitutionnelle en vue d'une réélection de Joseph Kabila en 2016 agite les esprits.[/b]

La chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso semble avoir refroidi à Kinshasa les partisans d'une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Joseph Kabila de rester en poste après 2016. Pour plusieurs diplomates et analystes, l'option désormais privilégiée pour permettre à M. Kabila d'effectuer un troisième mandat consiste à retarder au maximum l'échéance de la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016.
"La chute de Blaise Compaoré a changé les choses ici, cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d'alerte pour le pouvoir", dit un diplomate en poste à Kinshasa. "Kabila et ses acolytes ont dû suivre cela de près et non sans inquiétude. La censure de ces événements ou leur minimisation dans le discours public sont assez révélateurs", commente un analyste congolais sous le couvert de l'anonymat.

"Cela a été un vrai coup de tonnerre, un vrai signal d'alerte pour le pouvoir, dit un diplomate en poste à Kinshasa."

André Atundu, ancien ambassadeur et responsable de la communication pour la Majorité présidentielle, doute que les Congolais suivent "aveuglément ce qui s'est passé au Burkina", mais concède : "La leçon c'est que la classe politique doit faire attention au pouvoir que le peuple lui a donné, car le peuple peut le lui reprendre."

Arrivé au pouvoir en 2001, Joseph Kabila a été élu en 2006 à l'occasion des premières élections démocratiques du pays, puis en 2011 lors d'un scrutin contesté par l'opposition et la communauté internationale. La Constitution lui interdit donc de briguer un nouveau mandat en 2016.
S'il n'a jamais révélé publiquement ses intentions, des membres de la majorité et du gouvernement ont plaidé ouvertement pour un changement de Constitution dont il serait bénéficiaire. Difficile de croire que ces déclarations se seraient faites sans son accord.

Le scénario battait déjà de l'aile

Au cours de la session en cours, le Parlement doit étudier des projets de révision constitutionnelle présentés par l'exécutif pour modifier le mode de scrutin des prochaines élections provinciales. Mais l'opposition soupçonne que l'examen de ces textes sera le moment choisi par la majorité pour toucher plus largement à la loi fondamentale.
Mais les événements au Burkina ont conduit, "au moins provisoirement, à mettre sous le boisseau le projet de révision constitutionnelle", note le diplomate. Selon des sources parlementaires, les élus devraient à la place se pencher sur une proposition de loi électorale, déposée par un député indépendant.
Pour Fidel Bafilemba, chercheur de l'ONG américaine Enough Project, le scénario d'une modification constitutionnelle avait déjà "perdu de l'élan" avant la révolte burkinabè, à cause des pressions de la communauté internationale et de l'Église catholique, et des mises en garde de plusieurs responsables politiques influents, certains membres de la majorité.

"Seule l'armée" serait en mesure de déstabiliser le régime

Pour retarder la présidentielle, plusieurs scénarios sont jugés possibles : l'organisation préalable d'un recensement administratif, qui devrait prendre au minimum 18 mois, ou la tenue en premier d'élections locales (prévues en théorie pour 2015).
Plusieurs analystes et hommes politiques estiment qu'une telle consultation risque d'attiser les antagonismes locaux, en particulier dans l'est, et d'aviver une violence susceptible de servir de prétexte pour bloquer le processus électoral.

L'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne et les États-Unis tentent d'éviter un report des élections. Néanmoins, indique-t-on de source diplomatique, certains pays pourraient s'en accommoder, si et seulement si cela permettait de "faire de bonnes élections".
Pour plusieurs diplomates, la forte augmentation des budgets alloués à l'armée, à la police et aux autres services de sécurité inscrite dans le projet de loi de finances pour 2015, comme les récentes nominations à la tête de l'armée, pourraient être le signe que le pouvoir se prépare à une épreuve de force.
Le récent déboulonnage d'une statue du président Kabila par une foule en colère dans l'est serait-il le signe avant-coureur d'émeutes populaires susceptibles d'emporter le pouvoir ? Beaucoup en doutent. Les habitants de Kinshasa rappellent volontiers qu’on tire facilement à balles réelles sur les manifestants, et les morts des violences pré et postélectorales de 2011 sont encore bien présentes dans les mémoires. Pour un haut fonctionnaire de l'ONU à New-York, "seule l'armée" serait en mesure de déstabiliser le régime.

(Avec AFP)"



"Nouvelle campagne de la plate-forme «Sauvons la RDC» contre la révision constitutionnelle
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/20/nouvelle-campagne-de-la-plate-forme-sauvons-la-rdc-contre-la-revision-constitutionnelle/

]
Martin Fayulu, juillet 2014.

La plate-forme de l’opposition «Sauvons la RDC» a lancé une nouvelle campagne pour empêcher toute initiative tendant à maintenir le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila au pouvoir au delà de 2016. Le coordonnateur de cette structure, Martin Fayulu Madidi, distribue, depuis quelques jours à Kinshasa et à l’intérieur du pays, un message estampillé : «Peuple congolais, l’heure a sonné, réveille-toi».
«Nous demandons à la population congolaise de tout faire pour barrer la route, de boycotter et d’interdire tout ce qui a tendance d’éviter les élections en 2016 », a indiqué Martin Fayulu.


Le député Fayulu craint que la mise en place de l’Office national d’identification de la population (Onip) serve d’alibi à la majorité présidentielle pour qu’elle tire les choses en longueur et n’organise pas l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel:
«Le nouveau-né chez les Kabilistes, Onip pour glisser après 2016. Nous avons vu tout ça de loin et nous disons non».
Martin Fayulu a également appelé au retrait, à l’Assemblée nationale, des projets de loi relatifs à la révision des articles 197 et 198 de la constitution qui, selon lui, procèdent des manœuvres dilatoires.
Il a par ailleurs appelé le chef de l’État à dire clairement qu’il ne se présentera pas à la présidentielle de 2016.

En avril dernier, la Société civile du Katanga avait également réaffirmé son opposition à une révision constitutionnelle en RDC visant à prolonger le mandat de Joseph Kabila. Pour cette structure, il n’est pas question de prolonger le mandat du chef de l’Etat actuel, qui expire en décembre 2016, pour cause de report de l’élection présidentielle. Dieudonné Bin Masudi, membre de la  société civile du Katanga, avait même fait état d’une pétition initiée pour faire échec à toute éventuelle révision constitutionnelle.
Plusieurs formations de l’opposition politique congolaise soupçonnent Joseph Kabila de vouloir rester au pouvoir après la fin de son mandat en décembre 2016."





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Re: JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Message  ndonzwau le 25/11/2014, 3:12 am

24/11/14/REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=200082&Actualiteit=selected
Plusieurs articles dans la presse de ce jour concernent le processus électoral, que lesuns envisagent sous l’angle du recensement de la population, d’autres sous celui d’une éventuelle révision constitutionnelle. La presse évoque aussi l’évaluation de l’économie congolaise de ces 50 dernières années faite par le Palu en marge de la célébration du cinquantenaire de ce parti. La télévision JUA a été interdite de diffusion, ce qui pose encore une fois laquestion de la liberté des médias. Tout cela est saupoudré de « divers » et assaisonné d’un peu de sport.

Processus électoral (Recensement / Révision constitutionnelle)


ACP s’est intéressée à la « présentation officielle de l’Office National d’Identification de la Population »
Le ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Richard Muyej Mangeze  a procédé vendredi au Congo Fleuve Hôtel, à la présentation officielle de l’Office National d’indentification de la population (ONIP) ainsi que des membres du Conseil d’Administration et du Comité de gestion de cet office en présence des membres du Gouvernement, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, des organismes du système des Nations Unies, de la Commission électorale Nationale indépendantes, des partis et regroupements politiques ainsi que de la société civile.

L’Avenir, sous le titre « Recensement de la population: pas d’agenda caché pour la Majorité présidentielle », revient sur la présentation des membres de l’Office national de l’identification de la population (ONIP), ce vendredi dernier, 21 novembre, à Kinshasa.
A cette occasion, le directeur général de cet office, Adolphe Lumanu, a répondu à certains politiciens qui estiment que le recensement de la population relève d’un « agenda caché » de la Majorité présidentielle. Il indique que le Professeur Lumanu a fustigé le comportement d’une certaine opposition politique qui pense qu’en soutenant le recensement, la Majorité présidentielle aurait un agenda caché.
Et pourtant, écrit L’Avenir, c’est l’opposition politique qui a la mémoire courte. Car, lors de son conclave tenu à Kinshasa du 02 au 11 juillet 2013, elle avait préconisé, dans la perspective des concertations nationales, de repenser le système électoral congolais, notamment par le recensement administratif de la population, afin de déterminer entre autre, le calcul du quotient électoral non pas en fonction du nombre des citoyens enrôlés, mais plutôt de celui des recensés, mentionne le quotidien. Nombreux sont les observateurs de la scène politique qui sont au regret de constater qu’une année après, l’opposition ne tient plus le même discours, fait remarquer ce journal.

Richard Muyej a indiqué que l’ONIP a reçu du législateur la mission d’identifier systématiquement et effectivement la population, constituer et entretenir le fichier général de la population, délivrer la carte d’identité et d’autres imprimés de valeur, etc. Et ce, avant d’exhorter les nouveaux promus à plus d’abnégation, de créativité et de professionnalisme, pour que l’ONIP réponde aux attentes du Président de la République, du Gouvernement et de la population. D’autant plus que c’est à travers le fichier général de la population que la CENI va constituer le fichier électoral pour l’organisation des élections.

La Prospérité, dans son édito intitulé « Agenda caché ? », tente d’expliquer pourquoi certains politiques trouvent suspecte l’organisation du recensement de la population avant les élections de 2016. Le journal note deux faits qui, selon lui, créent polémique.
Pour les uns, avance ce joiurnal, chercher à tout prix à réaliser le recensement administratif procède des stratagèmes savamment orchestrés pour retarder les scrutins de 2016. Ils disent que le temps ne s’y prête, parce que le délai reste court.  
Pour d’autres, mentionne encore le quotidien, l’argent destiné au fonctionnement de l’ONIP pouvait bien permettre à la CENI d’organiser les élections couplées de 2016. Le journal avance le chiffre de cinq cents millions de dollars américains.

(Il faut certes cesser de vouloir des choses contradictoires, mais aussi cesser de voir des contradictions là où il n’y en a pas. Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Fort bien. Mais, si l’on admet cette évidence, il faut aussi admettre que le recensement doit avoir la priorité sur le respect fétichiste du calendrier.Il faut cesser de brandir comme des dogmes des affirmations sur le temps nécesaire pour mener à bien le recensement, qui varient de 18 moisà six ans !. En réalité c’est une question de choix non sur le coût de l’opération,mais sur la méthode : une province à lafoisoules 11 provinces en même temps. Il faut admettre que Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, ne peut être maintenu à la Présidence de la CENI ! Il faut admettre aussi que depuis novembre 2011, il n’y a plus d’autorité légalevraiment digne de ce nom en RDC. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait dont le principal ressort a consisté à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Il faudrait admettre encore que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on sanctionne les responsables et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.  
Il faudrait admettre enfin que ces élections ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité actuellement usurpée peut, au grand maximum être considérée comme provisoire, intérimaire ou transitoire. NdlR)


Le Phare, lui, se penche sur la « Révision constitutionnelle : nouvel avertissement de Hollande aux présidents à vie », et commente :
« Le président français, François Hollande, continue de passer aux yeux de l’opinion tant africaine qu’internationale pour le principal architecte du scénario surréaliste ayant conduit à la triste fin de règne de Blaise Compaoré, candidat à la présidence à vie à la tête du Burkina Faso. Alors que celui qui avait nargué le président américain Barack Obama, au lendemain du Sommet USA-Afrique du mois d’août dernier, en soutenant que sans hommes forts, l’Afrique ne pouvait avoir d’institutions fortes, est devenu un authentique « SDF », et continue de méditer sur ses 27 ans de règne sans partage, le numéro un français semble décidé à ne pas relâcher la pression sur ses éventuels adeptes.
En effet, lors de sa sortie publique du dernier week-end, à l’occasion de la remise des prix aux lauréats de la « Fondation Chirac pour la Prévention des Conflits », il est revenu sur l’actualité de l’heure à travers le continent africain, à savoir l’expiration imminente des mandats de plusieurs Chefs d’Etat et les velléités de modification des textes constitutionnels annoncées avec fracas ça et là avant la chute déshonorante de Blaise Compaoré. Depuis les événements du Burkina Fasso, les candidats aux mandats à vie et leurs « alliés » politiques sont devenus plus discrets. Même les tenants des référendums populaires visant les tripatouillages des textes constitutionnels ne donnent plus de la voix.
C’est dans ce climat de recherche des solutions de rechange pour les candidats à la présidence à vie que François Hollande vient de lancer un nouvel avertissement de nature à faire frémir plus d’un chef d’Etat africain fiché comme en voie d’épuiser ses mandats présidentiels. « L’Afrique a besoin que l’on promeuve partout des valeurs démocratiques. Et encore ces derniers jours, la population du Burkina Faso a fait une belle démonstration qui doit, à mon avis, faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir au-delà du temps nécessaire à la tête de leurs pays, en violant l’ordre constitutionnel », souligne-t-il.
Et l’imprévisible locataire de l’Elysée de poursuivre : «Parce que ce qu’a fait la population du Burkina Faso, c’est tout simplement de faire respecter le droit et de permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale pour une convenance personnelle ».

Sourds comme Compaoré ?
De tels propos sont perçus par de nombreux observateurs comme l’expression d’un nouveau et sévère avertissement de François Hollande aux dirigeants africains, enclins à ne pas vouloir passer la main pour des sorties honorables en fin de mandat. Il se dégage un fort sentiment de ras-le-bol chez les décideurs politiques occidentaux et américains face à la persistance des régimes non démocratiques à travers l’Afrique, animés par des présidents-monarques qui charcutent les Constitutions au gré de leurs intérêts et de ceux des membres de leurs clans politiques.
En principe, tous les chefs d’Etat et leurs « alliés » politiques visés par une telle mise en garde devraient tourner et retourner dans tous les sens la lettre adressée par le président français à son ex-homologue Blaise Compaoré, l’exhortant à se retirer du pouvoir au terme de son quatrième mandat et à rebondir au niveau du Secrétariat général de la Francophonie. Sourd et aveugle, l’homme fort du Burkina Faso a choisi le passage en force, comptant sur la peur légendaire de la « majorité silencieuse », la puissance de feu de son armée et la solidité de ses alliances avec ses collègues dictateurs d’autres Etats, regroupés au sein d’un « syndicat » appelé à leur garantir la pérennité au pouvoir.
L’histoire a montré que Compaoré n’était qu’un colosse aux pieds d’argile et que sa Majorité parlementaire n’était qu’un conglomérat de profiteurs de la République, qui l’ont lâché dès que la « rue » brûlé le siège du Parlement et de la Radio Télévision Nationale, avant de se présenter aux portes de la présidence de la République. C’est le moment ou jamais, pour d’autres Compaoré en sursis, de rectifier le tir et de s’aménager des décors démocratiques et apaisés de fin de règne. Sinon, à l’image de Ben Ali (Tunisie), Hosni Moubarak (Egypte), Mouammar Kadhafi (Libye), Mobutu Sese Seko (ex-Zaïre), Laurent Gbabo (Côte d’Ivoire)… en lieu et place d’une retraite dorée, les téméraires risquent de s’exposer à un exil chaotique ».(...)"




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Re: JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Message  ndonzwau le 3/12/2014, 2:01 am

"Recensement: un moyen pour prolonger le mandat de Kabila, selon Kamerhe
° http://radiookapi.net/actualite/2014/12/02/recensement-moyen-pour-prolonger-de-mandat-de-kabila-selon-kamerhe/
Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a déclaré lundi 1er décembre à Kinshasa que la mise en place de l’Office national de l’identification de la population (ONIP) est destinée à retarder la tenue des prochaines élections et prolonger ainsi le mandat de Joseph Kabila qui doit prendre fin en 2016. L’ONIP est chargé d’effectuer le recensement de la population.
Pour Vital Kamerhe, cet office d’identification de la population n’est qu’une nouvelle trouvaille de la majorité après avoir tenté de passer par le Parlement et un référendum pour réviser la constitution afin de prolonger le mandat de l’actuel président.


« Ils ont créé l’ONIP. Ils disent que c’est pour faire le recensement. Nous avons compris qu’après avoir essayé la première stratégie de faire un forcing à l’Assemblée nationale et au Sénat, ils ont senti que la majorité est fissurée. Ils ont senti que le président du Sénat a haussé le ton. Donc ça ne peut pas passer. Ils ont essayé le référendum. Après avoir visité la province du Bas-Congo, la Province Orientale et le Katanga, ils ont senti que le peuple  est farouchement opposé à toute idée de révision. Là, ils trouvent une recette mais c’est un piège », soutient le président de l’UNC.
« Nous disons que le recensement qu’on est en train de vouloir faire c’est pour retarder tout simplement les élections », ajoute-t-il, réclamant un calendrier électoral « clair ».
« Nous exigeons un calendrier clair qui définit les étapes essentielles de tel sorte que 90 jours avant le 19 décembre 2016 à minuit, date de la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila, nous organisions les élections présidentielle et législatives nationales », réclame-t-il.

Le 21 novembre dernier, lors de la présentation des membres de l’ONIP à Kinshasa, le directeur général de cet office, Adolphe Lumanu, avait expliqué que le recensement de la population ne relevait pas d’un « agenda caché » de la Majorité présidentielle.
L’opposition soupçonne la majorité de vouloir modifier la constitution pour permettre au chef de l’Etat Joseph Kabila de rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat. L’actuelle constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels en RDC.​"


"RDC: les déclarations d’Hollande font mouche au sein de l’opposition
° http://www.rfi.fr/afrique/20141202-rdc-declarations-hollande-font-mouche-sein-opposition-kabila-kamerhe/
Les déclarations de François Hollande au sommet de la Francophonie de Dakar sont très commentées à Kinshasa. Le président français a lancé une mise en garde aux pays où « les règles constitutionnelles sont malmenées et où l'alternance est empêchée ». Alors que le débat sur une possible révision constitutionnelle défraie la chronique en RDC, le parti d'opposition Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe s'est félicité hier des propos de Francois Hollande à Dakar et a agité le spectre d'une réédition des événements du Burkina Faso version congolaise.

Le ton est ferme. C’est à la limite un défi lancé au pouvoir. L’UNC appelle le peuple congolais à se lever comme un seul homme à la manière du peuple burkinabè et faire échec à toutes tentatives de révision ou de changement de la Constitution.
Le parti de Vital Kamerhe invite ainsi l’opposition, la société civile et l’ensemble du peuple congolais à taire les querelles intestines pour gagner le combat de la démocratie et de l’Etat de droit. « La direction politique nationale de l’UNC appelle toutes les forces nationales acquises aux valeurs républicaines à faire bloc pour protéger la Constitution et entrer démocratiquement et définitivement cette démocratie dans les habitudes et la vie des Congolais, a déclaré Jolino Makelele, porte-parole de l’UNC, à RFI. En même temps, elle invite le peuple congolais à se lever comme un seul homme et à se prendre en charge pour barrer la route aux imposteurs et autres réfractaires au changement. »

La position de la France saluée

La position de la France au dernier sommet de la Francophonie à Dakar est saluée par l’UNC qui estime que cette position rejoint celles des Forces acquises au changement (FAC), des évêques et des Etats-Unis qui rejettent toute révision constitutionnelle dans l’intérêt personnel des ténors du pouvoir.
Le leader de l'UNC renchérit sur son porte-parole et dénonce l'objectif du recensement de la population organisé par les autorités de Kinshasa : « Nous devons éviter à notre nation un chaos que personne ne saurait arrêter. Ils [le pouvoir] ont créé l’Onip, l'Office national d'identification de la population. Ils disent que c’est pour faire le recensement. Mais c’est un piège, nous le voyons. Et nous disons [que] le recensement qu’on est en train de vouloir faire, c’est pour retarder tout simplement les élections. »

Et Vital Kamerhe d’exiger « un calendrier clair qui définit les étapes essentielles de telle sorte que quatre-vingt-dix jours avant le 19 décembre 2016 à minuit, date de la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila, nous organisions les élections présidentielles et législatives nationales. »"



"Présidents à vie : l’UNC salue la position de la France"
° http://www.lephareonline.net/presidents-vie-lunc-salue-position-france/



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Re: JUSQU’AU-BUSTISTE, LE CLAN KABILA CONFIRME LA REVISION CONSTITUTIONNELLE

Message  ndonzwau le 6/12/2014, 1:38 am

"L’appel du Conseil de sécurité au gouvernement de la RDC
° http://www.lephareonline.net/lappel-du-conseil-securite-au-gouvernement-rdc/
Les tenants de la révision constitutionnelle en Afrique doivent avoir chaud sous les chaussons. En une semaine, il y a eu deux sorties du président français François Hollande sur le sujet. De l’artillerie lourde, en fait. D’abord, la conférence de presse à l’Elysée, face aux journalistes de TV5, RFI et France 24. «Ce qui s’est passé au Burkina Faso est le signe que les Africains tiennent à la démocratie, attachés à l’ordre constitutionnel. Quand on fait voter des peuples pour des constitutions par référendum, on ne doit pas les réviser impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, alors qu’à un moment, on a fixé une limite d’âge, ou un nombre de mandats de suite qu’on ne peut pas dépasser, on ne peut décider autrement».

Ensuite, il y a eu le discours de Dakar, au XVème sommet de la Francophonie : «Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où les libertés sont bafouées, là l’alternance où est empêchée, les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la démocratie, le droit et la justice».  En guise d’avertissement, on ne saurait être plus clair. Quelques jours plus tôt, c’est de l’ONU qu’est venu un appel très fort pour le respect de l’ordre constitutionnel en RDC. A la manœuvre depuis plusieurs mois dans les capitales occidentales, Samy Badibanga peut afficher sa satisfaction. Après plusieurs rencontres avec les dirigeants européens, il avait plaidé pour que ces derniers passent carrément aux sanctions.
A la veille du sommet de Dakar, il s’était retrouvé à Paris aux côtés de nombreux opposants et personnalités de la société civile d’Afrique pour la mise en place d’une Plateforme africaine pour la démocratie et les libertés.

A Dakar, François Hollande n’a pas fait dans la dentelle. D’abord : «La Francophonie est soucieuse des règles en démocratie, de la liberté du vote, du respect des lois constitutionnelles et de l’aspiration des peuples, de tous les peuples à des élections libres». Ensuite, enfonçant le clou : «Ce qu’a fait le peuple burkinabè doit faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir à la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel». Mais, maints observateurs n’ont pas remarqué que le discours du président français est la conséquence, ou à tout le moins, s’inscrit dans une politique d’ensemble mise en place par les grandes puissances afin de faire, désormais, respecter les règles démocratiques en Afrique, particulièrement en RDC où les dernières élections ont été chaotiques. En témoigne la Déclaration du président du Conseil de sécurité de l’ONU qui est presque passé inaperçue à Kinshasa, mais qui est d’une importance capitale pour l’avenir proche du Congo-Kinshasa, car même aux Nations-Unies, l’on a également embouché la trompette du respect de l’ordre constitutionnel.

«Elections conformes à la constitution»

Dans une déclaration pour le mois de novembre, le président du Conseil de sécurité, le diplomate australien Gary Quinlan, a dit : «Le Conseil rappelle qu’il incombe au gouvernement de la République Démocratique du Congo et à ses partenaires nationaux d’assurer un processus électoral transparent et crédible. Il demande la publication d’un calendrier électoral et d’un budget détaillé, et souligne qu’il importe de planifier et préparer pleinement et en temps utile les prochaines élections parlementaires et présidentielle. Le Conseil  réaffirme l’importance d’élections libres, régulières, pacifiques et ouvertes à tous, qui respectent la volonté du peuple congolais et soient conformes aux engagements que la République Démocratique du Congo a pris dans l’Accord-cadre en vue de favoriser la réconciliation, la tolérance et la démocratisation». Et il ajoute : «Le Conseil souligne que le bon déroulement d’élections
crédibles et conformes à la Constitution nationale sera déterminant pour la poursuite de l’action visant à promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit en République Démocratique du Congo et à établir une paix et une stabilité dans la région». Les défenseurs de la révision constitutionnelle en ont pris pour leur grade, car «conformes à la Constitution» signifie qui respecte l’ordre constitutionnel. Or celui-ci ne permet que deux mandats à la présidence de la République.

Conditionnement du soutien

Plus grave : pour la première fois, la communauté internationale menace et conditionne son aide. En effet, le président du Conseil de sécurité poursuit : «Le Conseil rappelle par ailleurs que la MONUSCO ne pourra apporter un soutien logistique qu’après l’adoption d’une feuille de route et d’un budget pour les élections. Il rappelle également que cet appui sera évalué et réexaminé en continu au regard des progrès accomplis par les autorités congolaises dans la gestion du processus électoral, selon les critères énoncés au paragraphe 16 de sa résolution 2053 (2012)».
Président du plus grand groupe d’opposition à  l’Assemblée nationale, le groupe UDPS et Alliés, et de ce fait leader de l’opposition parlementaire congolaise, Samy Badibanga affiche sa satisfaction. Il soutient avoir été le premier à avoir exigé, en juillet dernier dans une interview vidéo au site de Jeune Afrique, que les partenaires de la RDC passent à l’étape des sanctions. Cette année 2014 n’a pas été de tout repos pour lui. L’homme a multiplié des rencontres au niveau international pour obtenir davantage de pressions sur le régime afin de le dissuader de réviser – ou de changer – la Constitution. En février dernier, il était l’hôte du Parlement européen. Après avoir été reçu par le coordonnateur de l’Union européenne, M. Verbeeck, il a ensuite eu l’insigne honneur d’animer une conférence sur le thème: «RD Congo, quel avenir?». L’événement avait connu comme cadre la salle 3G3 du  Bâtiment
Spinelli au parlement européen. C’était sur invitation du député socio-démocrate allemand  Norbert Neuser,  sous la modération de l’ancien député européen Ecolo, Frank Schwalba-Hoth, qui a dirigé par le passé le groupe Ecolo au Parlement européen. Invité au Sommet Afrique-USA, il déploie une diplomatie active : tour à tour, il rencontre Mme Linda Thomas Greenfields, secrétaire d’Etat adjointe chargée des Affaires africaines, David Gilmoor, le sous-secrétaire d’état américain chargé des Affaires africaines, avant de se rendre au Capitole rencontrer six sénateurs membres de la commission des affaires étrangères, et d’être reçu au cabinet du SG de l’ONU Ban Ki-Moon. Avec tous ses interlocuteurs, il a plaidé pour des pressions accrues sur le régime Kabila pour le respect de la Constitution.

Un nouveau vent souffle

Le vendredi 14 novembre 2014, Samy Badibanga  représentait l’opposition congolaise à la rencontre des opposants et des personnalités de la société civile d’Afrique qui militent contre les révisions constitutionnelles dans leurs pays respectifs. Venus du Congo-Brazzaville, de République Démocratique du Congo, du Burundi, de Centrafrique, du Bénin, du Gabon, du Sénégal et de Guinée Equatoriale, les opposants réunis à Paris ont exigé le respect des textes fondateurs, l’organisation d’élections libres et le respect du caractère républicain des armées. «J’ai bon espoir, car un vent nouveau souffle sur le continent. Mais notre peuple doit rester vigilant, et la communauté internationale ne doit pas relâcher ses pressions», a conclu Badibanga."



"«Sauvons le Congo» en campagne contre l’ONIP
° http://www.lephareonline.net/sauvons-congo-en-campagne-contre-lonip/
Farouchement opposée à toute modification de la Constitution et à toute prolongation du mandat présidentiel, «Sauvons le Congo» est toujours en campagne de sensibilisation de l’opinion nationale au sujet du respect strict des règles du jeu prédéfinies pour les élections locales, municipales, urbaines, législatives provinciales, sénatoriales, législatives nationales et présidentielle. C’est dans ce cadre que le Coordonnateur des FAC, Martin Fayulu, annonce l’organisation, le jeudi 11 décembre 2014 à Kinshasa, d’une grande conférence-débat sur l’ONIP (Office National d’Identification de la Population). Le lieu et l’heure de l’activité restent à préciser.

Selon ce député national, son regroupement politique va profiter de cette tribune pour dénoncer toutes les manœuvres politiciennes qui se cachent derrière une structure dont la mission réelle serait de trouver un palliatif contre le refus, par le peuple congolais, de tout charcutage de la Constitution et de toute démarche visant l’organisation d’un référendum constitutionnel. Il s’agira, en clair, d’informer pleinement le souverain primaire de l’option levée par le pouvoir en place de prolonger la législature actuelle de trois à quatre ans, en s’appuyant tout simplement sur les formalités de mise en place de l’administration de l’ONIP et de conduite des opérations de recensement.
L’identification et l’évaluation de la population congolaise sont perçues par «Sauvons le Congo» comme les deux armes secrètes préparées par la Majorité Présidentielle pour contourner les écueils de la révision et du référendum constitutionnels, deux initiatives fort critiquées au plan interne mais surtout à l’extérieur par plusieurs décideurs de l’hémisphère Nord.

Grand meeting le 11 janvier 2015

Dans le même ordre d’idées, «Sauvons le Congo» a planifié un grand meeting populaire pour le dimanche 11  janvier 2015 de 10 heures à 16 heures à l’Esplanade situe entre le stade des Martyts et l’avenue de l’Enseignement à Kasa-Vubu.  Afin de parer à toute surprise désagréable, l’Hôtel de Ville de Kinshasa a déjà été saisi. Jusqu’à preuve du contraire, rien ne s’oppose à la tenue de ce rassemblement populaire. Comme pour la conférence-débat du 11 décembre, le menu du face à face entre «Sauvons le Congo» et la population va graviter autour de l’agenda caché que pilote la famille politique du Chef de l’Etat, en s’appuyant sur un cheval apparemment inoffensif, à savoir l’ONIP (Office National d’Identification de la Population).
Il convient de signaler qu’hier mercredi, Martin Fayulu était l’invité de la Jeunesse de l’UDPS, section Lemba, où il a planché sur les tenants et aboutissants de la création, par ordonnance présidentielle, de l’ONIP."



"Le MLC exige une réunion d’évaluation avec la CENI
° http://www.lephareonline.net/mlc-exige-reunion-devaluation-ceni/
Le Comité Exécutif National du Mouvement de Libération du Congo s’est réuni, ce mardi 02 décembre 2014 au siège national du Parti.
Après avoir examiné les points inscrits à l’ordre du jour et analysé l’actualité politique du pays, le MLC fait la déclaration suivante:

1. De la situation d’insécurité à BENI


Le Mouvement de Libération du Congo condamne les tueries dont la population de BENI est victime et l’insécurité générale qui y règne. Le MLC exige du gouvernement congolais la prise de mesures énergiques capables de mettre un terme au calvaire de la population de BENI. Le MLC demande aussi à la MONUSCO, conformément à son mandat d’accompagner les autorités congolaises dans cette croisade contre la barbarie et l’insécurité qui ont élu domicile à l’est de notre pays.
Le MLC exprime sa compassion et sa solidarité avec nos compatriotes de l’Est en général victime de cette insécurité et ceux de BENI en particulier.

II. De l’affaire HUNAN WRIGHT WATCH

Après avoir suivi dans les médias la polémique suscitée par la publication du rapport de HUMAN WRIGHT WATCH, relatif à l’opération « LIKOFI », le MLC fait des observations suivantes:
1.      L’opération policière menée par les agents de la Police Nationale Congolaise contre les groupes d’individus appelés « KULUNA» qui semaient la terreur et l’insécurité dans certains quartiers de la ville de Kinshasa était une nécessité.
2.      Néanmoins, conformément aux principes régissant un Etat de droit, toutes les opérations ou activités des agents de l’Etat doivent se faire dans le strict respect de la loi et des règlements de la République.
3. S’il s’avère que lors du déroulement de l’opération « LIKOFI » certains agents de la Police Nationale Congolaise ont commis des exactions, des crimes ou autres délits, ils devront en répondre personnellement devant les instances compétentes.
4. Il est donc irresponsable de rejeter d’un revers de la main le rapport HUMAN WRIGHT WATCH en se parant du manteau de la souveraineté nationale pour couvrir, le cas échéant, certaines violations de droit de l’homme.
5. Il est donc nécessaire et utile de mettre en place une commission d’enquête mixte, (police nationale, société civile et membres du parlement) afin de vérifier la véracité des allégations contenues dans ce rapport et proposer des mesures adéquates.

III. Du processus électoral

Le MLC slnquiète sérieusement du retard pris par la Commission Electorale Nationale Indépendante dans le cadre de l’élaboration d’un calendrier .électoral global, consensuel et la réalisation participative de certains préalables nécessaires à la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes dans le strict respect de la constitution.
A ce sujet, le MLC demande à la CENI, de convoquer sans délai une réunion d’évaluation du processus électoral avec les principaux acteurs politiques de la majorité et de l’opposition.
Le MLC a suivi avec attention l’évolution de la situation politique au BURKINA FASO et invite dès lors la classe politique congolaise, singulièrement la majorité au pouvoir, à en tirer toutes les leçons utiles à la préservation de la paix sociale et des acquis démocratiques.
Par ailleurs le MLC a suivi avec intérêt la mise en place des organes dirigeants de l’office national d’identification de la population, ONIP en sigle. Tout en partageant le souci de maîtrise des données démographiques de notre pays, le MLC s’inquiète de la politisation de cet établissement public par la nomination de seules personnalités politiques de la majorité au pouvoir.

IV. De la situation du Sénateur Jean Pierre BEMBA GOMBO

Le MLC se réjouit de constater que le long procès politique infligé à son Président National arrive enfin à son terme. Ayant suivi attentivement les déclarations finales du bureau du procureur et celles de la défense, le MLC félicite l’équipe’ d’avocats du Sénateur Jean Pierre BEMBA pour la qualité du travail abattu, travail qui a éclairé l’opinion sur l’innocence de notre Président National.
Dans l’attente du verdict qui interviendra dans un délai raisonnable, le MLC appelle ses cadres et militants à la mobilisation générale pour affronter les défis et les enjeux politiques qui se présenteront devant nous lors du prononcé du verdict qui, logiquement et raisonnablement, ne peut être qu’un verdict d’acquittement de notre Président National.
« Avec Dieu, nous vaincrons ».
Fait à Kinshasa, le 02/12/2014
Thomas LUHAKA LOSENDJOLA"

° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5043


"Accompagnement du processus électoral : RDC, l’Union Européenne attend le calendrier global !"
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5061



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