RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

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RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  KOTA le 2/7/2014, 7:54 pm

Le cri de la CENCO : « Protégeons notre nation »
par FreeDiomi le 2 juillet 2014
Le cri de la CENCO : « Protégeons notre nation »



















 
REVISION CONSTITUTIONNELLE (ARTICLE 220)


 
Une semaine après la tenue de son assemblée générale, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a présenté, hier mardi 1er juillet à Kinshasa, la position de l’Eglise catholique sur les différentes questions d’actualité, notamment la révision de la Constitution, le processus électoral et les expulsions des Congolais de la RDC de la République du Congo. L’essentiel du message des pasteurs de l’Eglise catholique est résumé en cette  phrase : « Protégeons notre nation. Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur ».
Dans ce message lu par le secrétaire général de la CENCO, l’abbé Santedi, devant un parterre de journalistes, les évêques de l’Eglise catholique de la République démocratique du Congo appellent les uns et les autres au respect de la Constitution de la République, et s’opposent ouvertement à la révision de tous les articles verrouillés.
Saisissant cette opportunité, les évêques  appellent le peuple congolais à la vigilance afin de barrer la route à toute sorte de manœuvre dilatoire visant à réviser la Constitution.
A une question de la presse de savoir comment réagirait l’Eglise catholique en cas d’une quelconque violation de la Constitution, le secrétaire général de la CENCO s’est voulu évasif.  « Nous disons : Wait and see. Mais, nous ne pouvons pas à ce stade faire un procès d’intention à l’endroit du pouvoir actuel. Les évêques sont clairs dans leur message et y ont tout dit. Et nous pensons qu’en 2016, la Constitution sera respectée », s’est-il limité à dire.
Loin de toute polémique, l’abbé Santedi a fait observer que « le message de la CENCO n’est  pas un appel à la révolte mais à la prise de conscience ». « Non loin de chez nous, précisément au Sénégal, le peuple sénégalais s’est mobilisé pour empêcher le régime de  l’époque de changer la Constitution. On ne doit pas toujours placer le peuple congolais à la traîne. Pour barrer la route à toute manouvre visant à réviser la Constitution, il y a plusieurs voies auxquelles les Congolais peuvent recourir afin de se faire entendre. Il y a, notamment, les marches pacifiques. Et les autorités compétentes ont la mission d’encadrer les manifestants en pareille circonstance », s’est-il expliqué.
De l’avis du secrétaire général de la CENCO, le message des prélats s’inscrit dans le cadre de la mission de l’Eglise, à savoir rechercher le bien-être de la population.
C’est depuis longtemps qu’on attendait la réaction des évêques à l’actualité du pays. C’est aujourd’hui chose faite.  La CENCO pense avoir tracé une voie ; celle de la sagesse que tous devaient, pense-t-elle, suivre pour éviter à ce que le pays ne chavire et tombe dans le chaos.
 Lire en encadré, l’intégralité du message de la CENCO.
Protégeons notre Nation
Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur
Message de la 51ème Assemblée plénière des évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO)
1. A l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo,
Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27 juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013-2016 est lancé, nous offre l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices.
2. Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
3. Protéger la Nation, c’est travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.
4. Protéger la Nation, c’est défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien-être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo/Brazzaville. En même temps, nous disons notre’ indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes.
5. Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir.
6. Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct.
7. Protéger la Nation, c’est respecter la loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non-modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule: « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel.
8. Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives: à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une monarchie; à la forme de l’Etat Congolais; à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel; à la nature du pouvoir politique en RD Congo. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à- dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives : au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois; à l’indépendance de la justice, condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité.
9. Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même, ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30 juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides.
10. Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.
11. Pour toutes ces raisons, le constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les « préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives ». Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire.
12. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel. Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la nation.
Pour un avenir meilleur de la nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fondamentales qui sauvegardent notre jeune démocratie et la stabilité du pays.
13. Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible.
14. Aussi pour contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande:
1° Au gouvernement de la République
- De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux;
- De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel
2° Au Parlement
- De s’abstenir de voter des modifications constitutionnelles susceptibles de rompre un vouloir-vivre collectif et des valeurs fondamentales acceptées par l’ensemble du peuple;
- De veiller en tant qu’autorité budgétaire à la dotation par le gouvernement des moyens nécessaires à une bonne organisation des scrutins électoraux;
- D’élaborer des lois nécessaires au processus électoral dont la loi portant répartition des sièges aux différentes élections des organes délibérants
3° Aux Partis politiques
- D’amener leurs membres à s’imprégner et à respecter les lois essentielles au processus électoral et de s’atteler à l’éducation civique et électorale de leurs militants
- D’organiser, à temps, l’observation par leurs témoins, des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales ;
- De promouvoir la culture démocratique et le « leadership éthique » en privilégiant la construction d’un ordre social juste et la gestion communautaire du « bien-vivre- ensemble »;
- De faire du débat politique un débat d’idées et non un lieu d’attaques des personnes sur des considérations ethniques
4° A la CENI
- De s’acquitter avec conscience et honorabilité de la mission qui lui a été confiée par la République afin de mériter la confiance du peuple;
- De poursuivre le dialogue avec toutes les parties prenantes pour garantir l’organisation en toute indépendance, neutralité et impartialité, des scrutins libres, démocratiques, crédibles et transparentes ;
- De respecter les exigences du cycle électoral, les lois et réglementations essentielles au processus électoral;
5° Aux Organisations de la Société civile
- De contribuer à la vulgarisation des textes légaux, à l’éducation et à l’observation électorales ;
- De mobiliser les électeurs et les électrices congolais à chaque étape du processus électoral.
6° A la Population congolaise
- De faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés
- D’interpeller leurs élus en leur demandant de dire leur claire option en ce qui concerne la question constitutionnelle
- A nos fidèles catholiques en particulier, de se rappeler que, comme « sel de la terre et lumière du monde »8, ils ont une grave responsabilité de participer activement au processus électoral et de s’engager pour sa réussite;
7° Aux Partenaires de la RD Congo
De s’impliquer davantage dans l’appui financier, la logistique et l’accompagnement du processus électoral pour soutenir le gouvernement congolais dans l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes
8° Aux Ecclésiastiques en RD Congo
- D’accompagner la population congolaise dans la réussite du processus électoral;
- De ne faire allégeance à aucun parti politique et, comme nous l’avons déjà dit, «de ne pas participer activement aux partis politiques et associations à caractère politique, ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections ».
Notre engagement
15. Redisant notre ferme volonté d’apporter notre contribution pour protéger la nation et travailler au bien-être intégral de la population congolaise, nous accompagnerons ce processus électoral par l’éducation civique et électorale. Nous organiserons à cet effet, des moments de prière dans tous les diocèses de notre pays. Nous veillerons à sauvegarder la liberté de l’Eglise en évitant toute forme de récupération.
16. Nous souhaitons que la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays apporte à tous un sursaut patriotique et un réel engagement pour réussir le pari de bâtir un pays plus beau qu’avant et d’assurer la grandeur de la RD Congo.
17. Nous confions la réussite du processus électoral à l’intercession de la Vierge Marie et de la Bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite en cette année du 50ème anniversaire de son martyre. Que Dieu prenne en grâce notre peuple et bénisse notre pays10.
Fait à Kinshasa, le 27 juin 2014
http://www.congo24.net/Acceuil/index.php/rdc/4287-le-cri-de-la-cenco-protegeons-notre-nation.html

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http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140701183253/#.U7OwstVAJdM.twitter




RDC : les évêques demandent à Kabila de partir en 2016
www.jeuneafrique.com
Dans un communiqué rendu public mardi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exhorté le président Joseph Kabila à ne pas briguer un troisième mandat 

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  KOTA le 2/7/2014, 8:36 pm

L’Eglise catholique montre le carton rouge à «Joseph Kabila» / Congoindependant
par FreeDiomi le 2 juillet 2014

Alternance 2016 :
L’Eglise catholique montre le carton rouge à «Joseph Kabila»

Des évêques du Congo
Soixante-douze heures après l’allocution de «Joseph Kabila» du 29 juin et vingt-quatre heures après la parade militaire – unanimement qualifiée de «démonstration de force» – organisée à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance, les évêques du Congo ont décidé de larguer leur «bombe à fragmentation». Dans un communiqué publié mardi 1er juillet à l’issue d’une assemblée plénière, les prélats catholiques ont enfoncé le clou déjà planté en demandant au locataire du Palais de la nation de respecter la Constitution en s’effaçant à l’expiration de son second et dernier mandat en cours. Au nom de l’alternance démocratique. Stupeur et tremblement ! Lors de son allocution du dimanche 29 juin, «Joseph Kabila» a laissé l’impression d’un homme déconnecté des réalités. Un homme aveuglé par ses fausses certitudes.
Analyse
L’année 2014 est décidément une année horrible – annus horribilis – pour «Joseph Kabila». C’est un secret de Polichinelle : l’homme est prêt à tout pour briguer un troisième mandat. Au mépris des dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandat présidentiel à deux et la durée à cinq ans. Constitutionnellement, «Joseph» doit céder la place à son successeur le 19 décembre 2016.
Depuis le mois de juin 2013 à ce jour, le «président sortant» et ses affidés multiplient des manœuvres sordides (Livre d’Evariste Boshab, concertations nationales, gouvernement de cohésion nationale, déclarations bruyantes de certains cadres du parti présidentiel, lancement de l’idée d’élire les députés provinciaux au suffrage universel indirect…) pour arracher la révision constitutionnelle. Des sources bien informées prêtent à «Kabila» – à tort ? – l’intention d’instaurer le suffrage universel indirect pour le scrutin présidentiel. Au grand dam de la grande majorité de la population désireuse d’un autre avenir.
"Le Congo est une République et non une monarchie"
Dans le communiqué diffusé mardi, les évêques du Congo jouent à fond la carte de la légalité. Se fondant sur l’esprit et la lettre du premier alinéa de l’article 64 de la Constitution, ils encouragent les citoyens congolais à «faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés». «Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution».
Dans son communiqué, l’Eglise dit, par ailleurs, désapprouver «toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel», alors que ce «verrou» été conçu par le législateur pour
«assurer la stabilité du pays» et garantir «la nature de l’Etat congolais, qui est une république et non une monarchie ».
Au cours d’une conférence de presse, abbé Léonard Santedi, porte-parole de la Cenco (Conférence des évêques du Congo), a indiqué que la charte fondamentale qui régit le Congo-Kinshasa est «claire». A savoir que le mandat présidentiel est de cinq ans renouvelable une fois, «c’est tout !». «Abbé Léonard» de préciser que les évêques tiennent au strict respect de la Constitution. Coup de chapeau à l’Eglise pour le carton rouge montré à « Joseph Kabila» !
Un chef d’Etat déconnecté des réalités
Lors de l’allocution qu’il a prononcé, dimanche 29 juin, à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance, «Joseph Kabila» a laissé l’impression d’un homme aveuglé par ses fausses certitudes au point d’être déconnecté des réalités. Le locuteur espérait «intimider» les auditeurs. C’est l’effet contraire qui s’est produit.
Il a osé déclarer que les «forces armées et de sécurité» congolaises ont mis fin à l’instabilité qui régnait dans la partie orientale du pays. A quoi servent, dès lors, les forces onusiennes présentes dans le pays depuis 1999? Quid de la Brigade internationale mise sur pied aux termes de la résolution 2098 du Conseil de sécurité du 28 mars 2013?
«Joseph Kabila» d’ajouter sans rire : «J’annonce solennellement à la nation congolaise que nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national». Et pourtant. Dans le district de l’Ituri, dans la Province Orientale, les «éleveurs» Mbororo continuent à terroriser la population; les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu font de même. Au Nord Kivu, toutes les bandes armées sont loin d’avoir été défaites. C’est le cas particulièrement des miliciens Hutu des FDLR et autres Maï Maï machin et truc. Que dire du Nord Katanga où les miliciens Ba Kata Katanga, avec à leur tête Kyungu Mutanga alias « Gédéon »?
Dans son discours, « Joseph » a adopté la posture du maître d’école en débitant des principes pseudo-nationalistes : «La souveraineté de notre pays et la dignité congolaise ne se marchandent pas ! Il en est de notre indépendance et de notre liberté. Elles méritent plutôt tous les sacrifices. Les préserver à tout prix est donc, pour chacun de nous, un devoir citoyen.» « Ayons confiance en nous-même et en notre capacité à gérer notre destin; faisons, en toutes circonstances, preuve de solidarité et de cohésion nationale; et le succès que nous escomptons pour l’avenir de notre pays sera certainement au rendez-vous». Des mots. Rien que des mots, en lieu et place d’exemplarité.
Feignant d’ignorer non seulement le fossé séparant les citoyens et la classe dirigeante mais aussi le piètre estime que l’opinion congolaise porte à la Ceni ainsi qu’à son sulfureux président Apollinaire Malumalu, le numéro un Congolais a fait preuve d’une légèreté inqualifiable en prononçant ces mots : «Je demande donc à notre peuple de ne pas céder au chantage et d’appuyer toutes les institutions de la République, notamment la Commission Nationale Indépendante qui a reçu la mission d’organiser les élections dans un climat apaisé ». Climat apaisé?

Après tous les signaux négatifs lui envoyés tant par les représentants des forces politiques et sociales que par la «communauté internationale», « Joseph Kabila » refuse de comprendre que «le jeu est terminé!». The game is over! L’homme n’a pas compris qu’il y a belle lurette qu’il ne fait plus «rêver».

Il faut espérer que la bruyante sortie médiatique des évêques aura pour effet d’extraire la jeunesse congolaise de son profond sommeil. Une manière de démentir les propos tenus par l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary R. Clinton dans ses mémoires intitulés « Le temps des décisions », publiés chez Fayard : «J’ai décelé de la résignation chez les jeunes de Kinshasa».
Baudouin Amba Wetshi

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  ndonzwau le 3/7/2014, 2:16 am

C'est vrai, comme luttant pour être le dernier rempart, les Évêques Catholiques ont toujours eu la parole juste et audible mais pas toujours assez forte et pourquoi pas téméraire pour qu'elle devienne décisive : leurs derniers rappels en dignes citoyens et en autorités morales n'ont pas suffi à nous éviter toutes les turpitudes !
Cette fois, vont-ils aller plus loin pour empêcher "JK" et leur "confrère" Malu² de nous plonger dans plus d'incertitude ? Justement il faudra pour l'éviter qu'ils "«...utilisent des moyens appropriés pour sensibiliser la population », de sorte que « le peuple congolais ne (soit) pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation »." Càd prendre tous les risques de convaincre et de mobiliser ce dernier de sortir contester dans la rue, au besoin accompagné de ses prêtres...
Iront-ils jusque là ? Espérons-le, il est impossible de manger l’œuf sans l'avoir cassé au préalable, hélas !


"Politique en RDC: nouvelle mise en garde de la Conférence épiscopale
° http://www.rfi.fr/afrique/20140702-politique-rdc-cenco-mise-garde-conference-episcopale-kabila-consitution-220/


Parade de l'armée de la République démocratique du Congo pour le 54ème anniversaire de l'indépendance, à Goma, le 30 juin 2014.


Des évêques catholique lors d’un point de presse le 4/12/2011 à Kinshasa, en rapport avec le déroulement des élections de 2011 en RDC

En République démocratique du Congo, l'Eglise catholique souhaite que l'élection présidentielle de 2016 soit l'occasion d'une transition véritablement démocratique et exhorte le président Kabila à s'effacer du pouvoir à cette date. Les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo, réunis la semaine dernière en assemblée plénière, ont rédigé un message très ferme à l'égard des autorités et de la commission électorale à l'occasion du 54e anniversaire de l'indépendance du Congo.

La déclaration, qui a été rendue publique au lendemain de la célébration du 54ème anniversaire de l'indépendance, avait pour thème « Protégeons notre nation ». « Protéger la nation, c’est bâtir un Congo plus beau qu’avant, ramener la paix, défendre, promouvoir les droits, la dignité, le bien être des Congolais », affirme les évêques dans leur déclaration. « Protéger la nation, c’est aussi valoriser nos ressources naturelles, et ne pas les aliéner, c’est également consolider la démocratie en organisant des élections libres, crédibles et transparentes », poursuivent les signataires.

La Cenco favorable à un scrutin direct

La conférence épiscopale n'en est pas à sa première mise en garde. La Cenco avait été l'une des premières organisations à dénoncer les irrégularités lors des élections de novembre 2011 avec sa mission d'observation.
« Nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le peuple de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité ». Les évêques disent donc - comme en février dernier - soutenir les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct, prenant ainsi le contrepied du gouvernement qui envisage quant à lui, officiellement pour des raisons financières, de passer au mode de scrutin indirect pour certaines élections.

L'article 220 et la réélection de Jospeh Kabila

« Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale, le socle de la Nation » stipule la déclration épiscopale. Il n’est pas question aujourd’hui, selon les évêques, de toucher à l'article 220 et aux autres articles verrouillés par la Constitution
 qui limitent notamment le nombre de mandats du président. « Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel », explique l’abbé Santedi, secrétaire général de la CENCO. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives à la nature de l’état congolais qui est une république et non une monarchie. »
Le pouvoir au Congo « ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne » ajoute le texte.
C'est donc en véritable protecteur de la Nation que se pose la Conférence épiscopale qui lance un appel pressant à toute la classe politique pour tenter de trouver « un consensus aussi large que possible » dans le respect de la Constitution.
« Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population », prévient la Cenco, de sorte que « le peuple congolais ne (soit) pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation »."



"Le cri de la CENCO : « Protégeons notre nation »"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=8812:le-cri-de-la-cenco-protegeons-notre-nation&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"Processus électoral 2014-2016 : les Evêques toujours fermes : pas de révision de la Constitution"
° http://www.lephareonline.net/processus-electoral-2014-2016-les-eveques-toujours-fermes-pas-de-revision-de-la-constitution/

° http://laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=3116&rubrique=POLITIQUE
° http://forumdesas.org/spip.php?article1449



Compatriotiquement!

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  zobattants le 3/7/2014, 4:37 am

l'eglise catholique est l'opium du peuple!!!!
Depuis quand elle se porte comme l'authorite morale du congo? La majorite de la population n'accepte pas cette authorite...

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  NgongaEbeti le 3/7/2014, 6:23 am

zobattants a écrit:l'eglise catholique est l'opium du peuple!!!!
Depuis quand elle se porte comme l'authorite morale du congo? La majorite de la population n'accepte pas cette authorite...


Exactement! Qui s'occupe des bêtises que raconte ce groupe de prêtres? Et au nom de quel peuple parlent-ils? Qui les a mandaté?

Eux-meme ils font partie d'une organisation qui ne connait en RIEN les règles les plus élémentaires de la démocratie, ou le vote de leur pape (président a vie) est secret et limité a un nombre hyper réduit d'électeurs qui sont eux-meme nommés, n'ont absolument AUCUNE LECON a donner a qui que ce soit au Congo.

Bref, de toutes les facons personne ne se soucie de leur déclarations qui n'ont aucune force. Les gens au pays ont d'autre préoccuations plutot que de se focaliser sur un problème créé de toute pièce dans l'imagination limitée de notre opposition a bout d'idées et de stratégie face aux progrès remarquables effectués a l'Est par notre armée ainsi que la normalisation de la vie économique dans bien de secteurs dans l'ensemble du pays.

Ces prêtres veulent prêter main forte a l'opposition mais malheureusement pour eux, la CENCO n'a pas le monopole d'opinion au sein de cette église au Congo. Nous savons tous que les prêtres qui ont vécu et qui vivent la guerres et les opérations militaires a l'Est ont d'autres préoccupations que ce procès d'intentions ridicule cher aux petits politiciens de Kin.

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  Troll le 3/7/2014, 6:41 pm

Question ETRE "CONGOLAIS" DANS LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE:P Shocked Rolling Eyes Embarassed 

Les évêques ont-ils cessés d´être des citoyens congolais Razz Shocked  Si la réponse est negative, alors pourquoi tenter de leur interdire de s´exprimer Question ..

Ce n´est pas la premiére fois que les prelats catholiques congolais se prononcent sur la situation politique du Congo Arrow et depuis l´independance, ils ont toujours eu un mot á dire Idea sur la politique..

Troll qui est musulman reconnait d´avance selon les statistiques que les catholiques sont "majoritaires" au Congo..Ainsi, la CENCO est une autorité morale..et spirituelle importante au Congo..

Le Président de la RDC semble appartenir á la communauté catholique..son mariage avait été celebré par l´Église Catholique Arrow 

Il ya moins d une semaine, les évêques ont été en visite á la Primature...avant de lancer leur message.. Razz Razz 

RENDEZ-VOUS AU MOIS D´AOÛT AUX USA Question

Les invitations sont dèjà lancées..car pendant la visite du Président de la RDC aux USA, il semble que l´admnistration Obama lance des invitations aux congolais..une sorte de mini-sommet où des acteurs politiques, de la societé civile..et de la diaspora seront en "conférence" avec les dirigeants américains...afin de tracer le chemin pour le futur politique de la RDC

Nous ne serons pas surpris de voir la CENCO participer á cette rencontre Rolling Eyes 

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  ndonzwau le 4/7/2014, 4:47 am

"RDC : Lambert Mende recommande aux évêques de ne pas violer la constitution
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° http://radiookapi.net/actualite/2014/07/03/rdc-lambert-mende-recommande-aux-eveques-de-ne-pas-violer-la-constitution/#.U7X4CtJ_sgc
Le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, recommande aux évêques de l’Eglise catholique de ne pas violer la Constitution de la République, « en interdisant ce qu’elle [la constitution] autorise ou en autorisant ce qu’elle [la constitution] interdit ». Au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée jeudi 3 juillet à Kinshasa, il a indiqué que l’exécutif national désapprouve « un procès d’intention » sur une éventuelle révision de la constitution que lui prête la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dans son message « Protégeons notre nation » publié mardi dernier à l’occasion du 54e anniversaire de l’indépendance de la Rdc.
Le gouvernement fustige notamment le choix de la Cenco sur le mode de scrutin électoral direct, a affirmé Lambert Mende
« En proclamant urbi et orbi sa désapprobation de tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de designer ses gouvernants, la Cenco se lance dans un débat politique où elle donne l’impression de croire, à tort, que les options fondamentales relèvent du dogme », a-t-il ajouté.


Dans son message, la Cenco a invité la population congolaise à tout mettre œuvre pour protéger la nation congolaise, notamment en empêchant toute tentative de révision de l’article 220 de la Constitution.
Pour Lambert Mende, c’est un « procès d’intention» que lui prête la Cenco au sujet de cet article qui limite les matières non révisables de la constitution dont celles portant sur la durée et le nombre de mandats du president de la République. Il l’invite à demeurer une église au milieu du village.
Lambert Mende relève tout de même dans le texte des prélats catholiques un certain nombre de points de vue que partage le gouvernement.
« Il s’agit de l’engagement pris par les évêques catholiques de s’investir dans la sensibilisation de la population pour un processus électoral apaisé et de défendre les options fondamentales de la constitution », a-t-il expliqué.
Il a aussi salué la reconnaissance par les évêques du travail abattu par le gouvernement.
« Nous avons noté que les évêques reconnaissent que le gouvernement travaille à bâtir un Congo plus beau qu’avant, notamment par la maitrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance », a déclaré Lambert Mende."



"PLUTOT QUE DE DONNER L’IMPRESSION DE SOUTENIR UN CAMP POLITIQUE
LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES INVITÉS À RESTER AU MILIEU DU VILLAG"

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° http://forumdesas.org/spip.php?article1464

" Le Phare : Suffrage direct ou indirect : Malumalu ‘décodé’ !  "
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=198904&Actualiteit=selected

"Les Evêques catholiques s’engagent à accompagner le processus électoral en RDC"
 Question  Question  Question  Question  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question 
° http://www.digitalcongo.net/article/100857


° http://radiookapi.net/actualite/2014/07/01/rdc-leglise-catholique-met-en-garde-contre-toute-modification-de-larticle-220-de-la-constitution/#.U7X8MdJ_sgd



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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  KOTA le 7/7/2014, 7:09 pm

FLASH: ENCORE UN MONTAGE DE VIOL MONTE PAR LE POUVOIR KABILISTE, CETTE-FOIS CONTRE L EGLISE CATHOLIQUE: 6 ABBES ACCUSES DE"VIOL SUR MINEUR" et 7 MAGISTRATS ARRETES POUR TENTATIVE DE CORRUPTION
par FreeDiomi le 7 juillet 2014

Nous venons de recevoir la grave information qui suit :
6 Abbés de l’Eglise Catholique seraient arrêtés et détenus en ce moment à la prison de Ndolo pour une accusation fantaisiste et sans preuves de "viol sur mineurs" sur des "filles" de l’ INSTITUT MOKE.
Les prêtres ont été arretés alors qu’ils résidaient tranquillement dans leurs domiciles.
Le rebondissement de l’affaire est en encore plus rocambolesque car le 7 magistrats chargés par "les autorités" de l’enquête, auraient demandé de l’ argent à la hiérarchie de l’Eglise Catholique. Les magistrats auraient été filmés en train de recevoir la forte somme d’argent exigées pour libérer des abbés.
 Une plainte pour tentative d’escroquerie et corruption aurait été déposée contre ses magistrats  – dont un certain  magistrat Tshiamala. Ainsi, les 7 magistrats seraient déjà détenus à Makala.
Il sied de souligner que la récente déclaration des évêques de l’Eglise catholique contre la modification de la Constitution et la prolongation du mandat de l’actuel "Président" a été violemment critiquée par le pouvoir en place qui  excelle par la strategie d’instrumentaliser la justice afin de neutraliser ses adversaires politiques, salis par des accusations de viol montées de toute pièce.
La même accusation avait été lancée contre le président national de la Démocratie Chrétienne, S.E Eugène Diomi Ndongala la veille du lancement d’une grande plateforme de l’opposition qui revendiquait la vérité des urnes après les élections présidentielles et législatives frauduleuses de 2011.
Nous invitons les membres de la Démocratie Chrétienne et les fidèles catholiques à faire échec à cette énième tentative d’instrumentalisation de la justice avec des accusations infamantes pour réduire au silence toute forme de dissidence politique ou bien d’opinion contraire aux thèses liberticides du pouvoir de facto en place à Kinshasa prêt à tous pour continuer à confisquer le pouvoir en République Démocratique du Congo.
Vérité et Justice pour le Congo,
Marc Mawete,
A suivre…..

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  ndonzwau le 8/7/2014, 1:43 am

Qui ignore les péroraisons creuses et mortifères des djalélolistes d’hier (mobutistes) comme d’aujourd’hui (kanambistes) ? Ils vous chanteront qu’eux seuls auraient reçu mandat de parler au nom du peuple alors que leur conquête (du) et leur maintien au pouvoir sont tout sauf droits, complètement usurpés,frauduleux… Ils vous débiteront des professions de foi démocratiques, alors qu’ils ne peuvent gouverner que par défi, en violation de la Constitution… Ils vous promettront des lendemains qui chantent alors que depuis des décennies qu’ils sont là, ils ont fait du Congo un couloir de la mort; par baguette magique réaliseront-ils demain ce qu’ils n’ont pu par le passé ?
Leur religion c’est la dévotion cupide des adeptes pour un Roi fainéant et meurtrier du peuple mais ils ne s’empêchent rien pour refuser ici aux catholiques et leur hiérarchie de croire à leur Dieu et à ses recommandations qui veulent qu’on travaille  pour le peuple, qu’on protège cette Nation en respectant la dignité et la volonté de ses populations…

Les journalistes alliés qui ne croient en rien sinon aux sonnantes et trébuchantes dont leurs génuflexions et éloges remplissent leurs poches y sont allés dans leurs papiers de leurs djebels habituels contre la hiérarchie catholique qui non seulement n’aurait aucune leçon à donner parce qu’elle-même non démocratique et divisée mais aussi dont personne n’entendrait le cri…Allons donc, si l’Église catholique est autant inaudible pourquoi en faites-vous cas à ce point ?  


"RDC : quand l’église fait de la politique
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quand-leglise-fait-de-la-politique/#comment-327
Les évêques ont demandé au président Joseph Kabila de ne pas se représenter en 2016 pour permettre l’alternance. L’église catholique compte-t-elle toujours dans la vie politique congolaise ?

L’église catholique a toujours donné de la voix sur la scène politique congolaise. C’est une habitude et personne ne s’en offusque. Une tradition qui n’est pas nouvelle. En 1991, c’est un archevêque, Laurent Monsengwo, qui se retrouve à la tête du bureau de la Conférence nationale souveraine, une réunion censée sauver le régime du  maréchal Mobutu, à bout de souffle. Le même Monsengwo deviendra plus tard  président du Haut conseil de la république, de 1992 à 1994. Après la réélection contestée de Joseph Kabila en novembre 2011, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), observatrice des élections, s’était fortement émue des nombreuses irrégularités du scrutin et des violences post-électorales. Laurent Monsengwo, toujours lui, devenu depuis Cardinal, avait déclaré que les résultats n’étaient conformes « ni à la vérité ni à la justice ». Un slogan repris à l’envi par l’opposition congolaise.

L’église opposante ?

L’église catholique serait-elle la meilleure alliée de l’opposition politique en RDC ? Pas toujours. Certains ecclésiastes n’hésitent pas à s’afficher auprès du pouvoir en place. C’est le cas de l’abbé Apollinaire Malu-Malu, proche du président Joseph Kabila, qui a accepté de présider la très stratégique Commission électorale nationale indépendante (CENI) en  juin 2013 après avoir déjà dirigé la Commission électorale indépendante (CEI). Une nomination qui avait fortement déplu à Laurent Mosengwo (encore et toujours) qui avait demandé à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) d’interdire aux prêtres, religieux et religieuses catholiques de se porter candidats pour faire partie de la nouvelle CENI. Pour la Cenco, il y aurait désormais « incompatibilité entre la mission religieuse et les charges étatiques ». Un crédo que partage également le Vatican qui voit d’un très mauvais oeil les « sorties politiques » de ses évêques et cardinaux. Depuis que Laurent Monsengwo fait partie des neufs prélats nommés par le pape François pour plancher sur la réforme de la Curie romaine, le cardinal se fait très discret sur la scène politique congolaise et laisse la Cenco parler en son nom.

L’église appelle à la « vigilance »

La dernière sortie politique des évêques congolais, via la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), n’y va pas par quatre chemins. Après John Kerry en mai dernier (voir notre article), la Cenco demande au président Kabila de ne pas modifier la Constitution et donc de partir en 2016, à la fin de son deuxième (et dernier) mandat. Alors que tout Kinshasa se demande si le président congolais s’en ira dans 2 ans, comme l’exige la Constitution, ou cherchera par tous les moyens à s’accrocher au pouvoir, la Conférence épiscopale nationale du Congo prend les devants et appelle les Congolais à la vigilance.

« Ne pas modifier l’article 220 »

Dans un texte appelé « protégeons notre nation » les évêques affirment que « protéger la nation, c’est aussi valoriser nos ressources naturelles, et ne pas les aliéner, c’est également consolider la démocratie en organisant des élections libres, crédibles et transparentes ». Les évêques désapprouvent également « tout mode de scrutin qui priverait le peuple de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité ». Une allusion à peine voilée à la volonté de la CENI de vouloir faire élire sénateurs et les gouverneurs des provinces au scrutin indirect. « Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale, le socle de la Nation », poursuit la Cenco qui demande aussi de ne pas modifier le fameux article 220 de la Constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. Une initiative qui « viderait » la Constitution « de son contenu essentiel ». En guise de « menace », les évêques brandissent enfin le risque que les Congolais s’opposent « par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modifications des articles verrouillés ».

L’église peut-elle encore mobiliser ?

Derrière ces déclarations médiatiques, quel est le poids réel de l’église catholique sur l’échiquier politique congolais ? En RDC, l’église catholique représente environ 40% de la population. Son influence reste donc importante au Congo malgré la montée ne puissance des églises du Réveil. Elle a toujours été une voix protestataire contre le  régime en place, dénonçant les souffrances de la population. C’est aussi la seule institution présente sur l’ensemble du territoire congolais, dans un pays où les services de l’Etat sont le plus souvent absents. Pourtant, lors des dernières élections générales de 2011, les prises de positions sans ambiguité de l’église (plutôt en faveur de l’opposition), n’ont pas vraiment pesé sur le cours des événements, avant et après l’élection. Les divisions de l’opposition n’ont jamais permis  aux forces d’opposition de mobiliser fortement la « communauté catholique ». La fameuse « marche des chrétiens » de février 2012 qui visait à dénoncer les résultats des élections du 28 novembre 2011 et à exiger la démission du bureau de la Commission électorale nationale indépendante, n’a pas vraiment mobilisé et a été rapidement dispersé par la police.

La mise en garde de la Cenco aura au moins eu le mérite de mettre le président Joseph Kabila sous pression, au moment où chacun attend de sa part une clarification sur ses intentions pour 2016. Le 30 juin dernier, jour de la fête de l’Indépendance congolaise, tout le monde a scruté dans les moindres détails le discours présidentiel : aucune allusion sur 2016 n’est venue. La déclaration des évêques est venue lui rappeler que l’église compte toujours jouer son rôle d’aiguillon politique au Congo."



« Quand l‘Église fait de la politique », le titre de votre papier use d’un angle d’analyse qui oppose de principe, quasiment de façon cynique et/ou opportuniste l‘éventuelle prise de position citoyenne de l‘autorité morale que peut ou veut représenter le cénacle des Évêques catho à une division intéressée et politicienne de l’espace national qui lui interdirait d’avoir un point de vue et de l’exprimer  sur les affaires nationales… Oui au nom de quoi et de qui ces derniers en seraient-ils donc interdits ?
Vous tracez pourtant dans votre article l‘historique de la participation ancienne de l‘Église catholique au débat et même à l‘action citoyens volontiers « politiques » qui ne sont d‘ailleurs pas une originalité Congolaise en Afrique ; des autorités religieuses ont fait ou font pareil ailleurs.

Ainsi le réel intérêt de votre expertise n‘est sûrement pas votre facilité à  rapprocher l’Église de l‘Opposition politique ni la question que suggère votre titre, « l‘Église fait-elle et/ou est-elle habilitée à faire de la politique“  lorsque la GENCO exprime son point de vue sur l‘avenir de notre démocratie (« protégeons notre Nation ») » ? Vous faites là une analyse « politicienne » et pourquoi pas partisane et donc regrettable car vous prenez quelque part position contre l‘Église ?
Le réel intérêt, disais-je, c‘est bien la question que vous posez de son influence effective sur la scène politique et ici sur un pouvoir dont objectivement qu‘on soit de « gauche ou de droite » ou plutôt de « l‘Opposition ou de la majorité » le bilan est peu convaincant quant à son action républicaine et démocratique et surtout quant à sa mission améliorer les conditions de vie des Congolais !
C‘est bien dommage pour ces pauvres Congolais que dans votre logiciel vous ne disposiez ou n‘ayez le courage de cette digne préoccupation !
 





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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  Mathilde le 8/7/2014, 10:47 pm

les évêques ne veulent pas d'un 3ème mandat de Kabila et le disent



_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Chanson patriotique...

Message  Imperium le 11/7/2014, 12:12 am

 Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy Mrs les abbes.... Hypocrisie toboyi..candidats na bino Joseph Mobutu Kabila Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy 

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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

Message  ndonzwau le 18/7/2014, 10:03 pm

"(...)Eglise

L’Avenir, sous le titre « Quand l’Eglise n’est plus dans son rôle », s’intéresse ce jeudi aux prises de position de l’Eglise catholique sur les questions qui alimentent l’actualité politique congolaise. Le journal estime qu’on peut se féliciter de l’implication active de l’Eglise dans le processus démocratique de notre pays. Par ailleurs, ajoute le quotidien, il est établi que dans un État démocratique, aussi laïc soit-il, il ne peut être interdit à une institution religieuse ou à un prélat d’être habité par une grande sensibilité politique. Mais L’Avenir fait cependant remarquer que l’Eglise ne devrait pas s’aligner sur les prises de position d’une composante de la vie politique. Et d’ajouter qu’épouser délibérément les thèses d’une frange de l’opposition politique et à vouloir les imposer à l’ensemble de la communauté nationale est une initiative mal venue qui est vécue par bon nombre de compatriotes catholiques comme une trahison de leur idéal chrétien. Evil or Very Mad  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Twisted Evil 
Le journal pointe du doigt ce qu’il considère comme une polémique suscitée par le dernier message des évêques catholiques intitulé : “Protégeons notre Nation”.
Depuis la publication de ce texte des évêques, écrit L’Avenir, plusieurs voix se sont élevées soit pour applaudir, soit pour fustiger ce que d’aucuns considèrent comme la manifestation d’un interventionnisme débridé de l’Eglise catholique dans la vie politique en RDC. Cette dernière catégorie de nos compatriotes estime, à tort ou à raison, qu’aussi légitime soit-il, l’interventionnisme de l’Eglise catholique dans la sphère politique nuit à son image et décrédibilise son message, surtout quand la substance de ce message épouse une posture partisane, note ce journal.

(Le problème n’est pas nouveau. Il date en effet de 313 et de l’Empereur Constantin, ce qui fait un bail ! D’autres journaux proches de la Majorité en avaient déjà fait état, en usant généralement de la formule « l’Eglise doit rester au milieu du village ».

C’est, implicitement, inviter l’Eglise à renouer avec son attitude sous le régime Mobutu où l’Eglise traduisait les plaintes précises et argumentées de sa base en textes flous et moralisateurs. Rolling Eyes  Rolling Eyes  C’est un peu ce que l’Eglise a encore fait après les élections de 2011 où, malgré la déclaration du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa : « Les résultats publiés ne sont conformes ni à la justice ni à la vérité “, elle n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs.
Cependant, pour prendre une position « chèvre-choutiste », Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  il faut que la polémique en cours s’y prête. Or, celle qui concerne la révision de la Constitution, même simplement au niveau du mode de scrutin n’offre aucune possibilité de se perdre dans le labyrinthe des nuances fines. C’est « oui » ou c’est « non ». NdlR)(...)"

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=199030&Actualiteit=selected



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Re: RDC: Les évêques: respect de la constitution. Pas de prolongation de mandats pour J.Kabila. Scrutin direct à tous les niveaux.

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