LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  ndonzwau le 13/1/2016, 6:33 pm

djino a écrit:

"RDC: 7,5 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire en 2016
° http://www.radiookapi.net/2016/01/12/actualite/societe/rdc-75-millions-de-personnes-ont-besoin-dassistance-humanitaire-en-2016


Des déplacés fuyant des affrontements dans l'Est de la RDC (Juillet 2012).

Le plan de réponse humanitaire 2016 publié le 6 janvier dernier par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) révèle que 7,5 millions de personnes (9% de la population du pays) auront besoin d’assistance humanitaire et de protection cette année. Avant cette année, ils étaient 7 millions à avoir besoin de cette assistance.

Ocha  indique que plusieurs décennies « de chocs successifs » ont intensifié les besoins humanitaires et la vulnérabilité en RDC.
Ce qui, selon l’agence humanitaire, augmente progressivement la part de la population en proie à l’impact des violences et des conflits, des flambées d’épidémies, de la malnutrition aiguë persistante et de l’insécurité alimentaire.
La partie Est du pays est la plus frappée par la crise humanitaire.
Selon Ocha, elle compte plus d’ 1,6 millions de déplacés internes, fuyant principalement la violence et les conflits armés.

A en croire l’AFP, Ocha, avec l'aide de ses partenaires, prévoit dans son plan de venir en aide à 6 millions de personnes en RDC cette année. L’agence chiffre pour cela le besoin de financement de son plan à 690 millions de dollars.
Si les « personnes déplacées sont particulièrement vulnérables, c'est aussi très souvent le cas des foyers qui les accueillent », ajoute Ocha, notant « le manque de développement généralisé » d'un pays où « la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique » et où choléra, paludisme, rougeole et fièvres hémorragiques font des ravages.

La partie Est de la RDC connaît depuis plus de vingt ans de conflits armés qui occasionnent le déplacement des populations.
Le pays doit connaître l’organisation de plusieurs scrutins cette année.
A l’instar des précédentes périodes d’élections générales, note Ocha, la population s’apprête à traverser une année particulièrement agitée.​"



"RDC : plus de 7 millions d’enfants et d’adolescents ne sont pas scolarisés
° http://www.radiookapi.net/2016/01/13/actualite/societe/rdc-plus-de-7-millions-denfants-et-dadolescents-ne-sont-pas-scolarises


10 août 2014, un jeune garçon écrit dans un cahier de mathématiques à l'abri dans une base de la Mission de maintien de paix des Nations unies à Juba au Soudan du Sud (UNMISS). 24 millions d'enfants et d'adolescents comme lui ne sont pas scolarisés dans des nombreux pays du monde, selon une analyse de l'Unicef dont les résultats ont été publiés mardi 12 janvier 2015. Photo UNICEF/Nesbitt

Plus de 7 millions d’enfants et adolescents « évoluent en dehors de l’école » en République démocratique du Congo (RDC), indique le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un communiqué parvenu mercredi 13 janvier à Radio Okapi.
 
Parmi ces enfants 3,5 millions dont l’âge varie entre 6 et 10 ans peuvent être scolarisés pour le cycle primaire, précise le communiqué qui ajoute que l’ampleur du phénomène est plus forte dans les provinces où les conflits sont récurrents, comme dans l’Est de la RDC. 
Grâce à la prise en compte de l’éducation pour la paix et l’éducation en situation d’urgence, l’Unicef a pu mener en faveur de 390.000 enfants en RDC, en 2015, des interventions susceptibles de promouvoir la paix et la cohésion sociale dans les provinces affectées par les conflits.
 
24 millions d’enfants au monde concernés
 
Au niveau global, l’Unicef souligne que près de 24 millions d’enfants de 6 à 15 ans vivant dans les zones de crise de 22 pays touchés par un conflit ne vont pas à l’école. Ces enfants ont la possibilité d’être scolarisés dans les classes de primaire et le premier cycle du secondaire. 
«Les enfants vivant dans les pays touchés par un conflit ont perdu leurs foyers, des membres de la famille, des amis, leur sécurité et leur routine. Maintenant, incapables d'apprendre ne seraient-ce que la lecture et l'écriture de base, leur avenir est compromis et ils risquent de ne pas avoir la possibilité de contribuer aux sociétés et aux économies de leur pays quand ils atteindront l'âge adulte», a déclaré Jo Bourne, la responsable de l’éducation à l’Unicef.
 
C’est au Soudan du Sud que l’on trouve la plus forte proportion d'enfants non scolarisés, plus de la moitié (51 %) des enfants d'âge primaire et de second cycle du secondaire n’ayant pas accès à l'éducation. Le Niger est juste derrière avec 47 % d’enfants non scolarisés, suivi par le Soudan (41 %) et l’Afghanistan (40 %). 
L’Unicef indique que dans les pays touchés par les conflits, la collecte de données sur les enfants « est extrêmement difficile » ce qui fait que ces chiffres ne reflètent pas correctement l'ampleur et la profondeur du problème. 
«Si l’on ne donne pas la priorité à l'éducation dans les situations d'urgence, toute une génération d’enfants vivant dans des zones de conflit va grandir sans acquérir les compétences dont elle a besoin pour contribuer à la vie et à l’économie de son pays»,craint l’Unicef.​"




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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  ndonzwau le 18/2/2016, 2:55 pm

"AFRIQUE ÉCONOMIE
RD Congo/Egypte: accord sur le barrage d’Inga

° http://www.rfi.fr/emission/20160217-rd-congo-egypte-accord-montage-financier-inga-
° http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201602/RDC_AFRIK_ECO_GRAND_INGA_EGYPTE_17_fev.mp3

 
Le barrage d'Inga en RDC. 

«Afrique économie» revient sur l'accord de coopération signée entre la République démocratique du Congo et l'Egypte signé il y a une dizaine de jours au Caire par une délégation menée par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Le président congolais Joseph Kabila s'était lui-même rendu en Egypte en août dernier. A l'issue de cette visite, un accord avec plusieurs volets avait été paraphé, dont le plus important concerne un projet pharaonique au Congo : le Grand Inga et ses barrages hydroélectriques qui peinent encore à trouver des financements.



"Accord RDC-Egypte pour le projet grand Inga
° http://citaf.over-blog.com/2016/02/accord-rdc-egypte-pour-le-projet-grand-inga.html
La République démocratique du Congo et l’Egypte ont signé la semaine passée lors de la visite officielle du Premier ministre Matata Ponyo dans ce pays un accord sur le développement du secteur de l’énergie.
Selon les termes de cet accord dont peu de détails ont été rendus publics, la République arabe d’Egypte pourra apporter une assistance financière et technique à tout projet à développer en RDC qu’il s’agisse des barrages, de centrales thermiques, éoliennes , solaires ou de tout autre nature.


L’Egypte a d’énormes besoins d’énergie pour sa population qui dépasse les 1200millions d’âmes et ses mégapoles comme Le Caire qui compte près de vingt millions d’habitants sans oublier une industrie fort dynamique. La production actuelle autour du barrage d’Assouan et d’autres centrales thermiques ne suffit pas pour satisfaire ces besoins. C’est pourquoi depuis longtemps elle est à la recherche des sources nouvelles d’approvisionnement et surtout de cette électricité propre et bon marché derrière tout le monde court en ces temps de lutte contre le réchauffement climatique.
Grande réserve de cette denrée rare, la RDC intéresse l’Egypte depuis des années surtout pour le développement du projet de Grand Inga qui avait déjà réservé une partie de sa production vers

Le pays des Pharaons. L’intérêt du Caire a été ravivé lorsque Kinshasa a sorti le projet des tiroirs et surtout lorsqu’a été signé le traité entre la RSA et la RDC sur l’exploitation et le développement du site d’Inga avec son potentiel de 40.000 MW. Les deux pays s’étant entendus pour se partager les 4.800 premiers MW que devait produire la première phase de ce méga projet, tous les pays africains intéressés par le projet se sont positionnés prestement pour la suite des événements afin de ne pas rater le coche une fois de plus.
Dans l’accord qui a été signé la semaine passée, l’Egypte s’est engagée à participer activement au développement des ressources énergétiques de la RDC en lui apportant les moyens humains et surtout financières appropriés. L’Egypte a les uns et les autres et c’est pour le montrer qu’elle fait visiter à Matata Ponyo le fleuron des dernières réalisations du peuple égyptien que constitue le Canal de Suez II.

La zone économique du Canal de Suez et l’Agence de développement et de promotion d’Inga(ADEPI) ont signé un protocole d’accord qui règle leurs relations dans le développement du grand projet d’Inga. L’Egypte s’intéresse à toutes les phases du projet, précise-t-on dans l’accord."



"Energie : Le nouveau Canal de Suez a besoin d’Inga"
° http://actu.cd/2016/02/06/5828/


° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6638
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9098


"Barrages d’Inga : la RDC et l’Afrique du Sud veulent accélérer le projet d’extension"
° http://www.jeuneafrique.com/272627/economie/barrages-dinga-la-rdc-et-lafrique-du-sud-veulent-accelerer-le-projet-dextension/

"François Misser sur RFI: «Grand Inga apporterait une solution à l'Afrique toute entière»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20130630-francois-misser-rfi-barrage-grand-inga-congo-afrique-du-sud

° https://books.google.fr/books?isbn=2804800717
° www.mines-rdc.cd/fr/documents/Presentation_sem_rhe_goma.ppt



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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  Mathilde le 21/2/2016, 1:47 pm


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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  ndonzwau le 8/3/2016, 1:56 am

"RDC – Barrage Grand Inga : son avenir est-il compromis?
Sinaseli Tshibwabwa

° http://desc-wondo.org/fr/rdc-barrage-grand-inga-son-avenir-est-il-compromis-sinaseli-tshibwabwa/


[/size]

Réfutation des arguments de ses opposants


Partie 1 : historique du projet d’inga

«Quelle que soit la solution adoptée,
il importe en tout cas de sauvegarder autant
que possible la totalité des réserves énergétiques
du site (d’Inga) afin de ne pas hypothéquer l’avenir
F. Campus (1958).

Introduction

L’obscurantisme est défini comme une attitude ou un système de pensées visant à s’opposer à la diffusion dans la population des connaissances scientifiques du progrès. Sous cet angle, et par extension, l’obscurantisme s’oppose farouchement à l’évolution, au progrès social, à l’amélioration des conditions de vie de la majorité. En R.D. Congo, cette attitude, qui trouve son origine dans l’absence de vision scientifique de notre territoire, engendre le plus souvent de faux débats, de fausses analyses des défis à relever pour le développement du pays et, plus grave, des comportements autodestructeurs. C’est cet obscurantisme que nous dénonçons dans le chef de ceux et celles, nationaux comme étrangers, qui ont initié des actions contre le Projet hydroélectrique Grand Inga.

D’après le Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), «la demande d’énergie électrique (en Afrique) passera de 590 Térawatts-heure (TWh) en 2010 à plus de 3100 TWh en 2040. Ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen proche de 6 %. Pour y faire face, la capacité de production électrique installée devra passer du niveau actuel de 125 gigawatts (GW) à près de 700 GW en 2040 !»(1)

D’après le Ministère des Ressources Hydrauliques et Électricité de la R.D. Congo, en 2013, ce pays comptait 65 millions d’habitants. Sur ce nombre, seuls 9 % avaient accès à l’énergie électrique (soit 5 850 000 habitants) avec un réseau électrique qui souffre depuis bientôt une décennie d’un délestage quotidien de plusieurs heures nuisant terriblement à l’activité économique. En d’autres termes, 59 150 000 Congolais n’ont pas accès à l’électricité ! Dans ces conditions, comment peut-on entrevoir un développement social, économique et industriel du pays ? En 2050, ce ministère estime que le pays comptera 160 millions d’habitants, auxquels il faudra fournir de l’énergie électrique. À ces besoins du Secteur public, il faudra ajouter les besoins du Secteur industriel et minier dont la demande en énergie électrique connaît une croissance phénoménale depuis la libéralisation de l’exploitation minière (2). Seul le Grand Inga pourra répondre à tous ces besoins avec le moins d’impact socio-environnemental possible que d’autres filières énergétiques proposées par les opposants à ce projet. D’où la nécessité pour l’État congolais et ses partenaires d’investir dans sa construction et pour le peuple congolais de soutenir tous les efforts allant dans ce sens. C’est à ce titre que se justifie notre intervention. Elle est fondée sur quatre éléments essentiels :

-1) nous connaissons relativement bien la région du Bas-Congo que nous avons visitée soit pour des raisons de recherche scientifique, soit pour des visites familiales et touristiques (Jardin botanique de Kisantu, Kuilu-Ngongo, Centrales d’Inga 1 et 2, Boma, Moanda avec son Parc national de la Mangrove et Banana, etc.) ;

-2) nous avons étudié la biodiversité des poissons d’eau douce de cette région du fleuve Congo, plus particulièrement les poissons du genre Labeo (Teleostei, Cyprinidae) dans le cadre de notre mémoire de Maîtrise en Écologie des Eaux Continentales(3) ;

-3) nous avons participé au «Congo Project», un projet initié par une équipe d’ichtyologistes de l’«American Museum of Natural History» de New York (USA) sous la direction de la Dr. M. Stiassny. Ce projet portait essentiellement sur l’étude de la biodiversité des poissons du cours inférieur du fleuve Congo et ses affluents, du Pool Malebo à l’embouchure, en passant par le site d’Inga. C’est dans ce cadre que, en 2006, nous avions décrit une nouvelle espèce de poisson du genre Labeo (L. fulakariensis Tshibwabwa, Stiassny & Schelly, 2006)(4). Donc, nous avons une vue relativement précise de la biodiversité des poissons d’eau douce de cette région dont le site d’Inga concerné par la construction du barrage Grand Inga ;

-4) enfin, nous avons été invité l’année dernière par une équipe internationale de Scientifiques dans le domaine de la biodiversité pour contribuer à une étude collective sur l’impact de grands barrages sur l’environnement. Nous avions dû débarquer de cette équipe après avoir constaté que les idées avancées par la majorité des Scientifiques tendaient à empêcher la construction des grands barrages dans le monde, plus particulièrement le barrage Grand Inga dont l’importance est quasi vitale pour le développement de notre pays.

De nombreux organismes internationaux, institutions de recherche scientifique et groupes autochtones instrumentalisés ont engagé une lutte féroce contre le Projet Grand Inga. Les arguments des uns et des autres ne résistent pas à l’analyse face aux nombreux avantages que les populations congolaises et africaines pourront tirer de ce complexe énergétique. Outre le manque d’informations, certains arguments relèvent carrément de la désinformation et de la mauvaise foi, par exemple, le barrage Grand Inga va occasionner le déplacement de10 000 communautés locales(5) ou, ce barrage va entraîner la suppression des pêcheries endémiques du fleuve Congo(6). En outre, les filières énergétiques de substitution proposées par ces organismes et institutions de recherche scientifique ne sont pas de nature à permettre à la R.D. Congo et à l’Afrique d’atteindre leurs objectifs du développement.

La présente analyse se propose de recenser les différents arguments avancés par ceux qui s’opposent au Projet Grand Inga, d’examiner leurs pertinences (ou fondements) et de proposer de puissants arguments de réfutation et nos suggestions aux décideurs appelés à contrer l’action de ces opposants auprès des organismes ayant montré leur intérêt à financer ce projet.

Étant donné l’importance du sujet pour cette génération et les générations à venir, cette analyse sera présentée en deux parties. La première partie va traiter de l’historique du Projet d’Inga. «Sans mémoire, base de l’histoire, point d’évolution», dit-on. Apprendre l’histoire d’Inga permettra à nos compatriotes, particulièrement ceux instrumentalisés par certains ONG, de mieux comprendre tous ces débats et surtout de mieux saisir les véritables enjeux de notre société dans ce XXIe siècle et aussi de relativiser leurs appréhensions. La deuxième partie fera l’inventaire et l’analyse des arguments de ses opposants. C’est aussi dans cette partie que nous ferons la réfutation de ces arguments et donnerons nos suggestions avant de conclure notre sujet.

Grand Inga : espoir pour la r.d. Congo et l’Afrique


1. Site d’Inga : 199 ans d’une longue et riche histoire


Le fleuve Congo n’est navigable que sur 140 km dans son cours inférieur, de l’embouchure au port de Matadi. En amont de cette ville, le fleuve traverse les monts de Bangu et n’est, sur 350 km, qu’une succession de nombreuses chutes dont 32 sont répertoriées. Dans la zone des rapides, à moins de 30 km de Matadi, se trouve le majestueux site d’Inga avec une pente importante du fleuve. En effet, sur une distance de 15 km, entre l’île Sikila et la confluence avec la rivière Bundi, la dénivellation est de 8 % avec successivement les rapides de Shongo, Inga et Kanza.  Dans cette zone, le fleuve a une largeur d’environ 1,5 km et des profondeurs supérieures à 100 m. En saison sèche (juillet-août), le débit est de 30 000 m3/s à l’étiage, par contre, en saison des pluies, il peut dépasser 75 000 m3/s ! Cette série de rapides fait du site d’Inga (que nous qualifions de «Trigone de la Puissance Énergétique du Congo»en raison de sa forme en triangle droit) le plus important gisement de puissance énergétique naturelle concentrée en un même point de notre planète (Fig. 1).



2. Du nom de «Inga»



Le nom «Inga» est une mauvaise transcription du terme «Yinga» par l’explorateur britannique et Capitaine de laRoyal Navy James-Kensington Tuckey. En effet, Tuckey, alors âgé de 40 ans, avait accosté son voilier dans une crique du Fleuve Congo en amont de Boma le 5 août 1816. Quatre jours plus tard, son expédition arriva en chaloupes aux pieds des rapides de Yelala en amont de l’actuelle ville de Matadi. Ne pouvant remonter le fleuve à cause de ces rapides, le Capitaine Tuckey demanda aux populations autochtones le nom de ces chutes. Ne comprenant pas l’Anglais, elles répondirent «Yinga», terme signifiant «Oui» en langue locale (le Kikongo d’Isangila) et que Tuckey transcrivit en «Inga» dans ses «Carnets de voyage». Le 4 octobre 1816, Tuckey mourrait, comme 16 autres membres de son équipage de la fièvre (malaria). On doit aussi à l’Expédition Tuckey au Congo, plus particulièrement à son premier adjoint scientifique, le Prof. Chrétien Smith, une grande collection de plantes recueillies le long du fleuve Congo. Cette collection fut identifiée et publiée en 1818 par le botaniste britannique Robert Brown, elle comprenait 620 espèces de plantes (dont 250 nouvelles pour la Science) réparties en 30 nouveaux genres, inédits à l’époque. Ce fut le premier apport à la Systématique botanique du Bassin du Congo, mais aussi, le début de la grande épopée d’Inga.(Cool

3. Naissance et Évolution du projet de barrage à Inga



En 1885, le géographe belge Alphonse-Jules Wauters publia les premières études topographiques sur la région des cataractes dans la recherche d’un tracé de chemin de fer pour les contourner. Il fit connaître davantage le relief de cette région. Mais, ce géographe belge est surtout connu pour sa phrase quasi prophétique : «Qui nous dit que ces chutes qui sont aujourd’hui un obstacle à la navigation du fleuve, ne deviendront pas un jour, une force, un générateur d’électricité dynamique propre à distribuer la lumière et la force motrice dans les provinces riveraines?» En effet, les chutes d’Inga sont aujourd’hui un générateur d’électricité !(9)

En 1887, dans son livre intitulé «Cinq années au Congo, 1879-1884 : Voyages-Exploration-Fondations de l’État libre du Congo», le journaliste et explorateur britannique Henry Morton Stanley (de son vrai nom John Rowlands[) fit les premières reconnaissances géologiques du lit du fleuve Congo au saillant d’Inga. On doit surtout à cet explorateur le tracé général des frontières de l’État Indépendant du Congo.(10 et 10bis)

En 1900, Hubert Droogmans, Secrétaire de l’État Indépendant du Congo, publia dans un atlas au 1/100.000 de la région comprise entre l’Océan et le Stanley Pool (actuel Pool Malebo), la première carte détaillée du site d’Inga dressée par le géomètre Abrassart, du service du cadastre de l’État Indépendant du Congo(11).

En 1911, la Compagnie du chemin de fer (ligne Matadi-Léopoldville (actuel Kinshasa) projette d’importantes modifications et améliorations à sa voie. Elle envoie une mission sous le commandement du Lieutenant et Ingénieur Robert Thys pour explorer la région en vue de l’utilisation des forces hydrauliques. C’est cette mission qui fournira les premières données scientifiques sur l’hydrologie du fleuve Congo. Ce Robert Thys n’est pas à confondre avec Albert Thys dont il est le fils. Les Congolais connaissent l’histoire d’Albert Thys, à qui on doit le nom de Thysville (actuelle Mbanza-Ngungu dans la province du Bas-Congo). Albert Thys entre, à vingt-sept ans, au service du Roi Léopold II des Belges en qualité d’Officier chargé du Secrétariat des Affaires coloniales en 1876 grâce à sa grande intelligence et sa meilleure connaissance de la géographie de l’Afrique. En 1883, il est nommé Officier d’ordonnance du Roi Léopold II et devient la pièce maîtresse de l’action du Roi au Congo : il sera le créateur du chemin de fer au Congo, le grand organisateur du développement économique de l’État Indépendant du Congo et de son exploitation par le travail forcé et tous ses abus et atrocités(12), le créateur de nombreuses compagnies et banques, etc. Qualifié par ses compatriotes de «grand remueur de pierres, d’hommes et de capitaux», Albert Thys terminera sa carrière au grade de Général et grand financier belge du début du XXe siècle. Sa grande carrière coloniale fait partie intégrante de la conquête économique du Congo. Sa ville natale, Dalhem en Belgique, est aujourd’hui jumelée à la ville de Mbanza-Ngungu (ex-Thysville).(13)

En 1913, B.P. Wall, publia dans un rapport dactylographié la «Première étude hydrographique du fleuve Congo entre Léopoldville et Matadi»(14).

En octobre 1925, le Colonel Pierre Van Deuren, Docteur en Sciences (1904) de la Faculté des Sciences de Paris, publia sur la base des documents disponibles à son époque, un rapport sur la mise en valeur intégrale du fleuve Congo dans la région des cataractes par la construction des barrages de régulation. Après son voyage au Congo en 1927, il fut alors confronté à la réalité de terrain et publia en 1928 un travail plus réaliste sous le titre : «Aménagement du Bas-Congo». Dans ce travail, le colonel P. Van Deuren prévoyait en plus de barrages, des centrales hydroélectriques, une industrie lourde centrée sur l’électrométallurgie et l’électrochimie, trois centres urbains et un nouveau port de mer à Banana. En régularisant le cours du fleuve par des barrages, il créait des biefs navigables dont les différences de niveau étaient surmontées par des ascenseurs. Mais, il sous-estima la hauteur des rapides d’Inga en limitant la hauteur des barrages à 40 m (15,16,17, 18). Van Deuren est surtout connu des Congolais par le nom qui fut donné à la vallée du site d’Inga (Vallée Van Deuren) rebaptisée aujourd’hui sous le nom authentique de Vallée N’Kokolo. On lui doit aussi la création d’un syndicat d’études pour la mise au point de la question et la constitution des sociétés d’exploitation nécessaires. Ce syndicat vit le jour en janvier 1929 sous le nom de «Syndicat d’études du Bas-Congo (SYNEBA) avec une triple mission : – établir un port maritime avec ses liaisons vers l’intérieur ; – créer dans le Bas-Congo des centres de production d’énergie hydroélectrique ; – étudier la navigation sur le fleuve en amont de Matadi.

En mars 1932, le Syneba fit connaître, dans son rapport au Ministre des Colonies, qu’il était possible de construire à Inga des installations de production d’énergie électrique satisfaisant à tous les besoins de la Colonie (Congo), même dans un avenir très éloigné, «sans avoir à construire d’ouvrages de régularisation du fleuve»(19). C’est cette recommandation qui a été suivie jusqu’à présent dans la mise en valeur du site d’Inga.

En novembre 1946 (donc après la deuxième guerre mondiale qui avait ralenti bon nombre de projets sur le Congo), M.F. Leemans initia la création de quatre syndicats d’études dont le Syndicat pour le Développement de l’Électrification du Bas-Congo (SYDELCO). Le but principal de ce syndicat était l’étude du captage des chutes du cours inférieur de la rivière Inkisi (Centrale de Zongo). Mais, ses statuts prévoyaient aussi que ses travaux pouvaient s’étendre à d’autres projets dans la région du bas fleuve, notamment sur le site d’Inga dont la production électrique d’environ 50.000 MW d’après les estimations de P. Van Deuren devrait répondre aux besoins en énergie des régions de Matadi, Mayumbe et Léopoldville ainsi que les régions de l’Afrique Équatoriale française et de l’Angola, dans un rayon de 1.000 km.

En 1952, le Syndicat Sydelco fit faire de nombreux travaux dans la région d’Inga notamment :
– l’installation du matériel permanent d’études hydrographiques sur les rives du fleuve ;
– le placement des signaux de repérage pour les levés aériens utilisés par les services de l’Institut géographique du Congo pour l’ensemble des 200 km2 du site d’Inga ;
– la construction d’une route carrossable de 20 km à partir de la route de Matadi à Boma ;
– la construction de deux ponts définitifs respectivement de 22 m et 52 m sur les rivières Mvunzi et Bundi ;
– la construction sur le plateau d’Inga des maisons pour trois agents européens et une soixantaine de travailleurs autochtones ;
– la construction d’une piste d’atterrissage pour avions légers, etc.

En 1954, le site d’Inga, particulièrement riche en ressources hydroélectriques et situé à seulement 40 km du bief maritime du fleuve Congo, retint l’attention de la «Foreign Opération Administration» des États-Unis, en quête de sources d’énergie pour les besoins futurs de l’industrie américaine de l’aluminium(20).

En mars 1955, une Commission nationale pour le Développement économique du Congo belge et du Ruanda-Urundi fut instituée par Arrêté royal. Son but était de faire rapport au Roi Baudouin (cinquième roi des Belges, arrivé au trône le 17 juillet 1951) sur l’opportunité et les modalités de création d’un Office de Développement économique du Congo belge et du Ruanda-Urundi qui devait, en fait, s’occuper du problème de la mise en valeur d’Inga.

En janvier 1956, M.A. Buisseret, Ministre des Colonies, fort des conclusions du Sydelco dirigé par M. P. Guelette depuis juin 1955(21) et des résultats d’une étude économique des Prof. I. De Magnée et W.L. De Keyser de l’Université de Bruxelles (22), fit observer à la Commission des Colonies de la Chambre que «l’intérêt de l’installation d’une puissante centrale hydroélectrique dans le site d’Inga n’était plus discuté».

Au cours de la même année, les bureaux d’études techniques des compagnies belges (Traction et Électricité, Électrobel, Électrorail, Sofina et Bureau d’Études Industrielles Fernand Courtoy) se constituèrent en un nouveau syndicat, le Syndicat pour le Développement et l’Électrification d’Inga (SYDELINGA), pour l’étude technique de l’aménagement du site(23). Toujours en 1956, fut constitué le Syndicat Belge de l’Aluminium qui comprenait différentes sociétés : la Société Générale, les sociétés du groupe Brufina, la Financière Africaine, la Sidal et la Banque de Paris et des Pays Bas et la Cominière. À la fin de 1956, le Syndicat Belge de l’Aluminium s’associa à plusieurs compagnies productrices d’aluminium dans un nouveau Syndicat, l’ALUMINGA :

– la Compagnie de produits chimiques et électrométallurgiques Pechiney ;
– la Société d’Électrochimie, d’Électrométallurgie &Des Aciéries électriques d’Ugine ;
– la Société anonyme pour l’industrie de l’Aluminium ;
– la Société Montecatini ;
– la Vereinigte Aluminium Werke ;
– l’Aluminium limited (Canada) S.A. ;
– la Reynolds Metals Compagny, USA
– la British Aluminium CY Limited;
– l’Aluminium Compagny of America (Alcoa);
– l’Olin Mathieson Chemical Corporation.

En avril 1957, le Syndicat Belge de l’Aluminium se constitua en Société anonyme : la Compagnie belge pour l’industrie de l’aluminium (COBEAL). L’Aluminga identifia des sites favorables à l’établissement d’une usine d’électrolyse de l’aluminium dans le Bas-Congo dont le plateau de Kitona, les terrains situés au nord-est de Boma, la région de Sumbi où, un an plus tard, on découvrit de la bauxite (minerai d’aluminium) au taux de 35 %. Plusieurs groupements, futurs utilisateurs de l’énergie qui sera produite à Inga, furent créés en vue d’associer des intérêts belges à l’œuvre d’Inga. Il s’agit des groupements ou syndicats suivants :

– AZOTINGA (la Société Belge de l’Azote, la Société Carbochimique et l’Union Chimique Belge) ;
– CIMINGA (la Compagnie du Congo pour le Commerce et l’Industrie, C.B.R. et C.I.C.O.) ;
– MARITIMINGA (la Compagnie du Congo pour le Commerce et l’Industrie, l’Union Financière et Maritime « UFIMAR », C.M.B., C.M.C., A.M.I., CHANIC, Mercantile Marine Engineering & Graving Dock Cy.) ;
– TRANSINGA (la Cominière, Vicicongo, Otraco) ;
– URANINGA (Electrobel, Compagnie d’Outremer, Electrorail, Evence Coppée, Belge-Nucléaire, Brufina, Cominière, Sofina, Traction, Union Fin. Boël). Ce dernier syndicat, créé à l’initiative du Ministre des Colonies, devait étudier la possibilité d’installer à proximité d’Inga une usine d’enrichissement d’uranium 238. Les États-Unis s’y opposèrent en exprimant clairement leur désir d’empêcher la production d’uranium enrichi à l’étranger. Signalons que les bombes atomiques larguées par l’armée américaine sur Hiroshima et Nagasaki au Japon lors de la deuxième guerre mondiale étaient fabriquées avec l’uranium enrichi provenant du minerai d’uranium extrait des mines de Shinkolobwe au Katanga. Pour les États-Unis d’Amérique, installer une usine d’enrichissement de l’uranium dans un pays qui en produisait signifiait ouvrir à ce pays la voie à la fabrication d’une arme atomique de destruction massive, donc une menace pour le monde dit libre. Pour la petite histoire, l’argent de l’achat de l’uranium de Shinkolobwe par les Américains finança en juin 1959 la construction du Centre Régional d’Études Nucléaires de Kinshasa (CREN-K), un centre destiné exclusivement à la recherche scientifique de très haut niveau sur les applications pacifiques de l’énergie nucléaire pour le développement de la R.D. Congo.

Le 13 novembre 1957, le gouvernement belge annonça officiellement la décision «de réaliser la mise en valeur du site d’Inga par la construction de vastes barrages et de centrales hydroélectriques». Au cours de la même séance officielle, le Roi Baudouin souligna dans son discours que : «l’importance et la valeur économique de l’énergie disponible font un devoir à la Belgique d’en assurer la mise en œuvre…Les bienfaits et le développement que les populations locales en retireront seront à la mesure des efforts qui y seront consentis….Ainsi s’ouvrira un chapitre nouveau de collaboration harmonieuse et fertile entre la Belgique et le Congo». Le syndicat Sydelinga cité ci-dessus avait proposé un schéma technique de développement du site d’Inga dont les traces de prospection géologique sont encore visitables aujourd’hui (Fig. 2)


En décembre 1957, fut créé par Arrêté Royal l’institut National d’Études pour le développement du Bas-Congo, communément appelé Institut d’Inga. L’objectif de cet institut était d’étudier l’ensemble de l’équipement hydroélectrique du site, l’infrastructure, le mode de financement des travaux d’équipement du site, les possibilités économiques d’utilisation du courant électrique, les problèmes de transport, démographiques, sociaux et d’urbanisation. Les différents bureaux d’études déjà impliqués dans les études du projet Inga formèrent deux groupes compétitifs, le Sydelinga et la Cominière. Le Sydelinga, une association de bureaux d’études de Traction & Électricité, gérant du Syndicat, Electrobel, Ecetra et Sofina, avait aussi intégré le bureau Courtois. Par contre, la Cominière s’était assuré le concours des bureaux étrangers dont Harza Engineering Compagny International de Chicago, le bureau d’études Ebasco de New York (USA), la Vattenbyggnadsbyran (V.B.B) de Stockholm (Suède), l’Electro-Watt de Suisse et la Compagnie Africaine des Ingénieurs-Conseils (CADIC). Afin de mettre un terme à cette compétition malsaine, une décision ministérielle conduisit à la constitution d’un nouveau syndicat sous le nom d’Association nationale des bureaux d’études belges pour l’électrification d’Inga (ABELINGA). Au cours de la même année fut créé le Comité International des experts chargés d’étudier les projets remis par les bureaux d’études cités ci-dessus en vue de faire des propositions au Gouvernement. Ce comité était composé de dix experts :

– M. Campus, Professeur à l’Université de Liège et Président du comité ;
– M. C.E. Blee, Ingénieur-conseil, ancien Ingénieur en chef de la Tennessee Valley Authority (TVA), USA ;
– I. de Magnée, Professeur à l’Université de Bruxelles, Belgique ;
– P. Fourmarier Jr, Professeur à l’Université de Liège, Belgique ;
– Cl. Marcello, Ingénieur-conseil, Milan, Italie ;
– J. Lamoen, Professeur aux Universités de Bruxelles et Liège, Belgique ;
– A. Juillard, Ingénieur-conseil, Berne, Suisse ;
– F.L. Lawton, Ingénieur en chef du département Énergie de l’Aluminium Ltd Montréal, Canada ;
– L. Dupriez, Professeur à l’Université de Louvain, Belgique ;
– Fr. Vogt, Directeur général de la Norwegian Watercourse and Electricity board, Oslo, Norvège.

En 1958, Fernand Campus, Pro-Recteur de l’Université de Liège, Président du Comité des Experts pour Inga, Président de l’Institut National d’Études pour le développement du Bas-Congo et Membre de l’Académie royale des Sciences Coloniales, publia une importante étude sur l’aménagement hydroélectrique du fleuve Congo à Inga(25). Cette étude peut être considérée comme la base scientifique du projet Grand Inga en ce sens que l’on y trouve la description détaillée du site d’Inga, sa géologie, son hydrologie, sa bathymétrie, les calculs des mesures de puissance et énergie disponibles en fonction de la hauteur des chutes et du débit, etc.

En août 1959, sous la pression des aluminiers (grands demandeurs d’énergie électrique pour leur industrie d’aluminium) et craignant la concurrence du projet du barrage de la Haute Volta au Ghana, le Ministre des Colonies créa l’Établissement Public Inga (EPINGA), qui devait s’occuper de la réalisation des travaux sur le terrain. Parmi les administrateurs de cet établissement, on trouvait, en plus des Belges, deux Congolais, Joseph Pambu, Chef de Territoire (Bas-Congo) et Godefroid Munongo, Chef des Yeke au Katanga. La composition du CA de cet établissement public fut sévèrement critiqué par M. Campus lors de la réunion de novembre 1959 : «…C’est aussi ma conviction profonde que l’Établissement Public INGA, tel qu’il est constitué, n’est pas à même de remplir ce rôle. Il ne s’y trouve aucune compétence en matière de construction hydraulique et de génie civil des aménagements hydroélectriques…» En effet, on peut se demander ce que faisait M. G. Munongo (alias Kifwakiyo dans la première épuration des Kasaïens au Katanga), descendant de M’Siri, dans ce C.A. ?
En février 1960, le syndicat Abelinga remit à Epinga tous les résultats de son étude complémentaire d’où il ressortait que l’aménagement de la vallée Van Deuren (Vallée Nkokolo) avec une première étape de 200 000 kW était techniquement possible sans porter atteinte au développement ultérieur du site. Le schéma technique des experts de ce syndicat proposait le développement du site d’Inga en 16 centrales (Fig. 3).


En mai 1960, Epinga envoya M. Guillain (Administrateur-délégué) et M. Puttemans (Administrateur-Directeur) à Washington pour présenter à la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (B.I.R.D.) le dossier technique de l’aménagement du site d’Inga. La B.I.R.D. posa plusieurs conditions dont deux majeures : «la conclusion d’engagement ferme de la part des consommateurs et la position des autorités congolaises relativement au projet.»
Le 30 juin 1960, la colonie du Congo belge acquiert son indépendance. Le nouvel État, visionnaire, créa fin 1960, un nouvel organisme dénommé « Haut-Commissariat d’Inga » dont le but était de diriger pour le compte du nouvel État les activités d’Epinga.

4. Vers la matérialisation du projet d’Inga


Après 145 ans de gestation (soit de 1816, date de la découverte des chutes à 1961, l’an 1 de la Première République), le projet d’Inga allait enfin connaître sa matérialisation.
En 1961, le Président J. Kasa-Vubu fit rétablir les contacts avec la B.I.R.D. et le syndicat des utilisateurs de l’électricité. La B.I.R.D. subordonna le financement de l’aménagement d’Inga à la signature préalable d’un contrat de vente d’énergie électrique aux aluminiers américains, particulièrement la Kaiser Aluminium.
En 1963, les Italiens de la Société Italo­-Congolaise pour les Activités Industrielles (SICAI) s’intéressent au projet d’Inga, ils reprennent les études d’Abelinga et pensent pouvoir créer un pôle de développement industriel tourné vers le marché intérieur.
Le 24 novembre 1965 : cette date marque la naissance de la Deuxième République par un coup d’État militaire. Le Président Kasa-Vubu est chassé du pouvoir par l’armée dirigée par le Colonel Mobutu qu’il venait d’élever six jours plus tôt au grade de Lieutenant-Général de l’Armée Nationale Congolaise (A.N.C.) lors d’une cérémonie officielle au Camp Kokolo à Kinshasa. Le gouvernement congolais promulgua un Décret-Loi portant création de l’Office National de Développement de la Zone d’Influence d’Inga, chargé des coordinations économiques.

En 1967, visionnaire (ou frappé de folie de grandeur selon certaines critiques), le Président J.-D. Mobutu décida le commencement de la construction de la Centrale Inga 1. Il créa pour cela le « Comité de Contrôle Technique et Financier d’Inga ». Ce comité était chargé d’actualiser le dossier technique et de surveiller les travaux de construction sur le site. À cette date, le pays n’avait toujours pas eu les accords des utilisateurs de l’électricité qui sera produite, en l’occurrence, une usine sidérurgique et une usine d’engrais.
En janvier 1968, le Président Mobutu dissout Epinga, le Haut-Commissariat d’Inga et l’Office National du Développement de la Zone d’Influence d’Inga. Leurs attributions furent confiées au «Comité de Contrôle Technique et Financier d’Inga», le Maître d’ouvrage étant l’État congolais et les études d’industrialisation liées à Inga supervisées par le Bureau de la Présidence de la République sous la direction de l’Ingénieur électricien rwandais Barthélémy Bisengimana Rwema. La passation des travaux, les fournitures et le montage du matériel étaient confiés à Italinga, un groupe formé d’une entreprise des travaux publics et de deux constructeurs italiens. Cette date marque aussi le début effectif des travaux du barrage Inga 1.

En 1969, la Communauté Économique Européenne (C.E.E.) soutint le projet de barrage à Inga.
En mai 1970, le Comité de Contrôle Technique et Financier d’Inga est dissous et remplacé par une nouvelle compagnie, la Société Nationale d’Électricité (SNEL).
En 1972, les sociétés italiennes Ansaldo-Gie et Astaldi achèvent la construction du barrage et de l’usine hydroélectrique et mettent en service la Centrale Inga 1 avec 6 groupes de turbines-alternateurs de 58,5 MW unitaire, soit une puissance totale de 351 MW (Fig. 4).
Fin 1973 débutait la construction du barrage et de l’usine hydroélectrique de Inga 2.
En 1982 : Fin des travaux du barrage et usine hydroélectrique de Inga 2 : Inga 2A avec 4 groupes montés par le consortium Acec-Westinghouse et Inga 2B avec 4 groupes montés par le consortium Siemens-Neyrpic. Chaque groupe a une puissance de 178 MW, soit une puissance totale de 1424 MW (Fig. 4).



En 1983 : La ligne HTCC Inga-Kolwezi (communément appelée Inga-Shaba) est mise en service le 24 novembre par le Président Mobutu. La construction de cette ligne de transport de courant continu haute tension, longue de 1700 km, donna raison à ceux qui avaient perçu la folie de grandeur chez le Président Mobutu. En effet, pour des raisons politiques et de règlement de comptes personnels, il refusa que les villages traversés par cette ligne HTCC ne soient éclairés : – haine contre les Kasaïens dont certains Commissaires du Peuples (Députés) avaient, malgré le régime répressif de parti unique (le MPR) qui sévissait au Zaïre, fondé l’UDPS, unique parti d’opposition intérieure qui lui donnait des insomnies ; – rancune contre les habitants de Bandundu, particulièrement du Kwilu, fief de la rébellion lumumbiste d’Antoine Gizenga et Pierre Mulele. Cette rébellion avait presque décimé les troupes de Mobutu dans le Bandundu, celles-ci n’avaient eu leur salut que grâce à l’intervention de l’armée belge. Quand il en eut l’occasion avec la complicité de Justin Bomboko (Ministre des Affaires Étrangères), Mobutu tua personnellement Mulele par torture sauvage et démembrement au Camp militaire Kokolo à Kinshasa le 3 octobre 1968 et fit jeter les parties de son corps dans le fleuve Congo.

En 2004, Signature des accords du «Western Power Corridor and Télécommunication (Westcor)» entre les gouvernements et les compagnies d’électricité de cinq pays membres : Afrique du sud, Angola, Botswana, Namibie et RDC.
En 2005 : BHP-Billiton réalise le deuxième projet nommé «Option tunnel» sur la base de l’étude de faisabilité réalisée par la firme canadienne SNC-Lavalin. Cette option ne sera pas retenue et les tunnels de prospection géologique, creusés en 1957, demeureront une empreinte historique sur le site (Fig. 2).
En 2010 : la Banque Africaine de Développement (BAD) et le consortium RSW/EDF signent un contrat pour la réalisation d’une étude de faisabilité du développement du site d’Inga.
En 2011 : Organisation au Grand Hôtel de Kinshasa (27 janvier) d’un atelier national préparatoire au lancement de l’étude de développement du site d’Inga par phases successives selon l’étude de faisabilité réalisée par AECOM-EDF. C’est le troisième projet nommé «Option à ciel ouvert». C’est cette dernière option qui a été retenue (Fig. 5 et 6).

  



Et le 12 novembre de la même année, le Gouvernement de la R.D.C. (fournisseur) et le Gouvernement de la R.S.A. (client), sous le patronage des Présidents J. Kabila et J. Zuma, signaient le protocole d’entente en ce qui concerne le Projet Grand Inga. Cette signature était précédée au courant du même mois par le Sommet de Cannes du G20 au cours duquel Grand Inga figurait parmi les 11 « projets exemplaires» mis en avant à ce sommet.
En 2012 : le groupement AECOM-RSW/EDF dépose auprès du gouvernement congolais le Rapport de faisabilité provisoire de l’Étude de développement du site hydroélectrique d’Inga et des interconnexions associées.
En 2013 : (20-21 septembre) un grand atelier financé par la BAD et le gouvernement de la RDC est organisé à Kinshasa pour présenter les résultats de l’étude de faisabilité de développement du site d’Inga et des réseaux associés(24). Au cours de la même année, le Traité du Projet Grand Inga est signé entre l’Afrique du Sud et la RDC.

En 2014, M. Bruno Kapandji Kalala, Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, présente à la 2ème édition de la Conférence minière de la RDC à Goma une conférence intitulée « Inga 3 au service de l’Afrique : Défis et Perspectives». Il annonce que le gouvernement a retenu les services de trois candidats développeurs motivés (le groupement SNC-Lavalin/Daewoo/Posco, le groupement ACS/EUROFINSA/AEE et le groupement CTGPC/CWE/SINOHYDRO) et trois structures opérationnelles de gestion du projet : CODESI, CFI et CGI3. Il annonce également que la pose de la première pierre est programmée pour octobre 2015.
Le 14 mars de la même année, M. Eustache Ouayoro, Directeur des opérations de la Banque Mondiale en R.D. Congo, déclarait dans une conférence de presse à Kinshasa au sujet de la première phase (Inga 3) du Projet Grand Inga : « En finançant la construction du barrage Inga 3, la Banque mondiale veut créer les conditions favorables pouvant permettre à la RDC de bien se reconstruire ».
Le 6 juin de la même année, le Sénat congolais adopte le projet de loi portant autorisation de ratification du Traité du Projet Grand Inga, signé en 2013 entre l’Afrique du Sud et la RDC.

En 2015 : Ordonnance no 15/079 du 13 octobre 2015 portant création, organisation et fonctionnement d’un service spécialisé au sein de la Présidence de la République dénommé «Agence pour le Développement et la Promotion du Projet Grand Inga» en sigle «ADPI-RDC»(27). Cette structure est semblable à celle créée par le Président Mobutu en janvier 1968 pour contrôler la construction des barrages Inga 1 et 2, structure qui était dirigée par l’Ingénieur électricien rwandais Barthélémy Bisengimana Rwema.
Bruno Kapandji Kalala, ancien Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité est nommé Chargé des missions au cabinet du Président de la République pour assurer la direction, l’organisation, la coordination et la surveillance de l’Agence. Il sera assisté par deux coordonnateurs, l’un en charge des questions administratives et financières et l’autre en charge des questions techniques. Selon l’article 2 de cette ordonnance, l’Agence est l’Autorité compétente notamment pour la promotion, le développement et la mise en œuvre du projet hydroélectrique Grand Inga. A ce titre et sans limitation, elle détermine le cadre du Projet, le lancement, le suivi et le contrôle de qualité des études et des travaux de chaque phase du projet, la sélection des partenaires privés ainsi que l’octroi et la gestion des concessions."

A Lire prochainement  :

Barrage Grand Inga : son avenir est-il compromis ?

Partie 2 : Inventaire et Analyse des arguments de ses opposants.

Réfutation et Suggestions – Conclusion.

Sinaseli TSHIBWABWA

Expertise en Biodiversité des Poisons d’Eaux douces d’Afrique
& Écologie des Eaux Continentales
sinaseli@hotmail.com
06 Janvier 2016
—————————

Références


(1) Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA)-Interconnecter, intégrer et transformer un continent. http://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/PIDA
(2) Kapandji Kalala, B., 2014. Inga 3 au service de l’Afrique : Défis et Perspectives. Présentation à la 2e édition de la Conférence minière de la RDC à Goma. 21 diapositives.
(3) Tshibwabwa, S. and G.G. Teugels; 1995.-Contribution to the systematic revision of the African Cyprinid genusLabeo (Teleostei, Cyprinidae) – species from the Lower Zaire river system. Journal of Natural History, London, 29: 1543 – 1579.
(4) Tshibwabwa, S., M.L.J. Stiassny and R.C. Schelly; 2006. – Description of a new species of Labeo (Teleostei : Cyprinidae) from the lower Congo River. Zootaxa, 1214: 33-44.
(5) désinformation et de la mauvaise foi, par exemple, le barrage Grand Inga va occasionner le déplacement de 10 000 communautés locales(5) ou ce barrage va entraîner la suppression des
(5) Asanzi, Ange, 2014. What future for Inga 3 affected communities? http://www.internationalrivers.org/blogs/337(Thu, 07/31/2014 ; Ange Asanzi est originaire du Bas-Congo, elle est «Africa Program Assistant» chez InternationalRivers)
(6). International Rivers 23 déc. 2013. Civil society letter calling on US not to support Inga 3 Dam (pêcheries endémiques).
(7). J. Nzakimuena et al., 2013. Hydroelectric development schemes of the Inga site (Democratic Republic of the Congo). ICOLD-2013. International Symposium, Seattle USA; 17 p.

(8): Narrative of an Expedition to explore the River Zaire, usually called the Congo, in South Africa in 1816, under the direction of Captain J. K. Tuckey, R. N. – To which is added the Journal of Professor Smith, some general observations on the country and its inhabitants, and an Appendix containing the natural history of that part of the Kingdom of Congo through which the Zaire flows. Published by permission of the Lords Commissionners of the Admiralty, London, John Murray, Albemarle Street, 1818.
(9) :Wauters, A.J., 1885, Le Congo au point de vue économique. Bibliothèque géographique. Institut National de Géographie, Bruxelles
(10) Stanley, H. M. ; 1886. Cinq années au Congo, 1879-1884. Voyages-Exploration-Fondations de l’État libre du Congo. Institut National de Géographie, Bruxelles, 2o éd.
(10bis) VALCKE (Lt),1886.- Description de la région des cataractes de Vivi à Isangila. Société belge des Ingénieurs et Industriels. Conférences sur le Congo, 2o fasc, Bruxelles.
(11) Droogmans, H. ; 1900.- Feuilles 1 à 15 de la carte du Bas-Congo à l’échelle du 100.000e. Secrétariat de l’E.I.C., Bruxelles.
(12)Hochschild Adam, 1999. Les fantômes du roi Léopold. Un holocauste oublié. Éd. Belfond
(13)DEFAUWES Georges (sd). – ALBERT THYS, de Dalhem au Congo. “Les facettes méconnues d’un personnage d’exception”. Collection Comté de Dalhem “Choses, gens et sites de chez nous”, Belgique.
(14)Westminster (Rapport conservé à la Bibliothèque du Ministère des Colonies, à Bruxelles, sous le no 12.261).

(15) VAN DEUREN, P. ; 1925.- Projet de mise en valeur intégrale du fleuve Congo dans la région des cataractes (Rapport polycopié, octobre 1925).
(16) Van Deuren, P. ; 1928. Projet d’aménagement du Bas-Congo. Edition de l’Association des Ingénieurs de l’École royale militaire d’application de l’Artillerie et du Génie, Bruxelles ; 300 p.
(17) La solution des transports et la force hydroélectrique dans le Bas-Congo (Congo, avril 1926, pp. 631 à 656).
(18) Campus, F.; 1958.- L’aménagement hydroélectrique du fleuve Congo à Inga.
Académie royale Sciences coloniales. Classe des Sciences Techniques. Mémoires in-8o. Tome VI, fasc. 6. Éd. Duculot, Gembloux, Belgique.
(19) Syneba, 1932.- Captage des forces hydrauliques dans le Bas-Congo, Rapport du Comité d’administration du Syneba, suivi du Rapport technique par MM. Grunier, H. E., et De Rham, P. (Bruxelles, avril 1932).

(20).Ministère des Colonies : Chambres Législatives de Belgique – Questions et Réponses, Session ordinaire de 1955-1956, p. 331.
(21) Geulette, P. ; 1955.- Considérations sur l’aménagement hydro-électrique du fleuve Congo à Inga. Mém. in-8o, A. R. S. C, Cl. Sc. techn., Nouv. Sér., T. II, fasc. 3, Bruxelles.
(22) De Keyser, W. L., et De Magnée, L. ; 1956.- Possibilités d’emploi de l’énergie hydroélectrique du Bas-Congo. Mém. in-8°, A. R. S. C, Cl. Sc. techn., Nouv. Sér., T. IV, fasc. 2, Bruxelles.
(23) Pirenne, J.-H., 1957. Histoire du site d’Inga. Académie royale des Sciences coloniales. Classe des Sciences Techniques. Mém. in-8o. A. R. S. C, Cl. Sc. techn., Nouv. Sér., T. VI, fasc. 3, Bruxelles. (Docteur en Philosophie et Lettres, Administrateur du Syndicat pour le Développement et l’Électrification du Bas-Congo).
(24) Nzakimuena, T.J., 2013. Présentation du rapport de l’étude de faisabilité du projet du barrage Grand Inga. Étude de développement du site hydroélectrique d’Inga et des interconnexions associées. Atelier technique international de présentation du rapport de faisabilité. Kinshasa, 20-21 septembre 2013.
(25) Campus, F., 1958. L’aménagement hydroélectrique du fleuve Congo à Inga. Académie royale des sciences coloniales. Classe des sciences techniques. Mémoires in-8o, nouv. sér., t. 6, fasc. 6. Bruxelles).
(26) http://www.agenceecofin.com/inga/2509-1421-inga-la-solution-pour-eclairer-enfin-l-afrique.
(27) http://acpcongo.com/acp/ordonnance-n-15-079-du-13-octobre-2015.
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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Un extra terrestre aka Hypo alias Lino aka Mende aka autorite Immorale

Message  voisin4 le 19/3/2016, 7:44 pm

Mathilde a écrit:





Ces chefs d’Etat étaient-il bons à l’école ?

Quels écoliers ont été les Obama, Sarkozy, Putin ou Merkel et jusqu'où sont-ils allés ? Retour sur leurs études et leurs diplômes.

21 chefs d'Etat Image

Les diplômes des chefs d'Etat


Les grands de ce monde étaient-ils studieux quand ils étaient plus petits ?

Quels écoliers ont été les Obama, Sarkozy, Putin ou Merkel et jusqu'où sont-ils allés ? Retour sur les études et les diplômes des chefs d'Etats en images.

Barack Obama (USA)

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• Doctorat en Droit (Harvard)

Si Barack Obama a passé une partie de sa jeunesse et de ses années de lycéen à Hawaï, c'est bien dans les universités les plus prestigieuses des Etats-Unis qu'il a fait ses études. En 1981, il entre à l'université de Columbia de New York, la 7e mondiale selon le classement de Shanghaï......

• Il y obtient un diplôme en Sciences politiques et en relations internationales. Après un premier job à Chicago, c'est à Harvard, connue comme la meilleure université du monde, qu'il poursuit ses études à partir de 1988. Il y dirigera la prestigieuse revue de droit "Harvard Law Review". Bien que son Doctorat, obtenu avec les honneurs, lui ouvre les portes des grands cabinets d'avocats, il préfèrera retourner à Chicago en tant que travailleur social..

• On connaît la suite


Hu Jintao (Chine)

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• Diplôme d'ingénieur en Hydro-électricité

Hu Jintao doit avant tout sa carrière politique à son ascension dans le parti communiste chinois.

• Issu d'une famille de commerçants, le chef de "l'Empire du milieu", est souvent décrit comme un lycéen talentueux, passionné par les cours de chant et de danse. Dans les années 1960, il commence ses études supérieures à l'université Tsinghua de Pékin.

• Un établissement classé dans les 300 premières universités du monde. C'est là qu'en 1964, il rejoint le parti communiste chinois et commence ses nombreux voyages entre la capitale, et les régions plus pauvres de l'ouest. En 1965, à 23 ans, il obtient le diplôme d'ingénieur en Hydro-électricité (équivalent à un bac +5). Il devient immédiatement, et pendant trois ans, instructeur politique à l'université

Angela Merkel (Allemagne)

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• Doctorat en Physique

Angela Merkel est une scientifique.
• Dès le lycée, elle démontre des facultés au dessus de la moyenne pour les mathématiques, et les langues. Rapidement, elle parle couramment le russe et l'anglais.
• Des facilités qui lui permettent d'obtenir son Abitur (le bac allemand) en 1973 avec la note maximale de 1. En 1973, elle intègre l'université Karl-Marx de Leipzig (dans les 300 premières mondiales) et est diplômée en Physique en 1978.
• Elle est ensuite admise à l'Institut central de chimie-physique de l'Académie des sciences de Berlin-Est.
• Sa thèse, achevée en 1986, porte alors sur le "Calcul des constantes de vitesse des réactions élémentaires des hydrocarbures simples". Elémentaire en effet...


Hamid Karzaï (Afghanistan)

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• Diplôme de l'ESJ Lille

En 1985, alors que sa famille a fui l'invasion soviétique en Afghanistan, Hamid Karzaï débarque en France avec la "bande des dix".
• Un groupe de jeunes Afghans invité par le gouvernement Fabius à suivre des études en France, loin du joug communiste.
• Le groupe étudie l'audiovisuel à l'Ecole supérieure de Journalisme de Lille, d'abord secrètement, puis au grand jour après des fuites dans la presse. Outre un diplôme atypique, l'actuel président de l'Afghanistan en garde une excellente maîtrise du français.
• Auparavant, il avait étudié les Sciences politiques en Inde, à l'université de l'État d'Himachal Pradesh. Il en est ressorti en 1982 avec un diplôme équivalent à un bac +4 ou bac +5 en France

Michelle Bachelet (Chili)

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• Doctorat en Médecine et diplôme en Sciences militaires

• Après avoir fréquenté de nombreuses écoles jusqu'aux Etats-Unis pour suivre son père militaire, Michelle Bachelet obtient son bac en 1969, finissant première de sa classe dans un prestigieux lycée pour jeunes filles du Chili.
• Elle opte ensuite pour des études de Médecine et obtient le meilleur score au concours d'entrée.
• Capturée avec sa mère dès l'arrivée au pouvoir de Pinochet, elle se réfugie en Australie en 1975.
• Elle part étudier l'Allemand à l'université Karl Marx de Leipzig puis la Médecine à l'université Humboldt de Berlin.
• De retour au Chili en 1979, elle devient finalement chirurgien en 1982. Toujours interdite de pratiquer par les militaires, elle obtient tout de même une bourse et se spécialise en pédiatrie et santé publique. Plus tard, elle étudiera la Stratégie militaire à Washington.

Kim Jong-Il (Corée du Nord)

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• Diplôme en Economie politique

Difficile d'obtenir des informations précises sur la jeunesse de Kim Jong-Il.
• Selon la biographie officielle, le chef suprême de la Corée-du-Nord serait né en 1942. Un double arc-en-ciel et une étoile seraient apparus dans le ciel pour saluer l'événement.
• Pour les occidentaux, sa naissance aurait plutôt eu lieu un an plus tôt, en URSS avant que son père rejoigne la Corée en 1945 pour y mener la révolution.
• Kim fait ses études primaires et secondaires à Pyongyang. Il suit ensuite des cours dans la toute première université Nord-coréenne, réservée aux enfants de hauts-dignitaires communistes, où il obtient un diplôme en économie politique en 1964. Kim Jong-Il aurait aussi étudié l'anglais lors de ses nombreuses vacances à Malte. Selon d'autres sources, il aurait aussi été formé en République populaire de Chine.

Gordon Masiala...heu!!...Gordon Brown (Grande Bretagne)

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• Doctorat en Histoire

• Issu de la banlieue de Glasgow, Gordon Brown passe sa jeunesse dans la ville sinistrée d'Hamilton. Un premier contact avec le chômage et la pauvreté qui éveillera la curiosité du jeune Gordon sur les luttes sociales.
• A l'université d'Édimbourg, il suit donc des cours d'histoire. Il obtient un Master avec les honneurs en 1972 puis un Doctorat en 1982. Sa thèse porte sur le "Parti travailliste et les changements politiques" en Ecosse dans l'entre-deux guerres.
• Passionné de rugby, il a été privé des terrains après un grave accident en 1967 qui lui fera perdre un œil et manquera de le rendre aveugle.
• Autre anecdote sur les études de Gordon Brown : il a été élu recteur et président du conseil d'administration de l'université d'Edimbourg en 1972 grâce au soutien d'un groupe de jeunes femmes surnommées les "Brown Sugars", en référence à un titre des Rolling Stones

Mahmoud Ahmadinejad (Iran)

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• Doctorat en Ingénierie civile et transports

Dans les années 1950, en plein exode rural, la famille Ahmadinejad rejoint Téhéran où de nombreux foyers modestes, imprégnés de l'Islam traditionnel, découvrent une capitale moderne et occidentalisée.
• Le jeune Mahmoud, lecteur assidu du Coran, est séduit dès l'âge de 7 ans par l'ayatollah Khomeiny. Il se décrit alors comme l'un des meilleurs élèves de l'école.
• Au concours d'entrée à la faculté, il raconte avoir saigné du nez et n'être sorti "que" 132e en math sur plus de 400 000 étudiants. Il est admis malgré tout à l'université de Science et de technologie en 1976. Immédiatement "révulsé par la débauche et la liberté des mœurs" étudiantes, il s'implique activement dans la révolution islamique. Son Master de Sciences n'est validé qu'en 1986 et son doctorat en 1997. Ce parcours universitaire atypique est aujourd'hui sujet à caution.

Ooooh Pire vieux ya Djodjo...Hugo Chávez (Vénézuela)



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• Diplôme de Sciences et Arts militaires

• Fils de deux enseignants, Hugo Chavez intègre l'armée dès l'âge de 17 ans, au sein de l'Académie militaire du Vénézuela.
• Il est diplômé de Sciences et Arts militaires et obtient le grade de lieutenant-colonel en 1975.
• Toujours dans l'armée en 1983, Hugo Chavez constitue, avec plusieurs autres militaires, le Mouvement bolivarien révolutionnaire.
• Entre 1989 et 1990, il intègre l'université Simon Bolivar pour y étudier la Science politique, mais abandonne après quelques mois, tournant définitivement la page des études.
• Moins de deux ans plus tard, il tente son premier coup d'Etat, le 4 février 1992 contre Carlos Andres Perez. Un autre coup de force et des peines de prison médiatiques finiront de forger la réputation de Chavez qui sera élu Président en 1999.

Bachar el-Assad (Syrie)

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• Doctorat de Médecine (ophtalmologie)

• En devenant malgré lui Président de la Syrie, Bachar el-Assad a raté sa vocation.
• Après des études à l'école franco-arabe al-Hurriyet de Damas, il se destinait plutôt à la médecine. Passé le Doctorat à l'université de Damas en 1988, il exerce même jusqu'en 1992 à l'hôpital militaire de Tishreen comme ophtalmologiste, puis part à Londres pour peaufiner sa spécialisation au Western Eye Hospital.
• C'est alors son frère, Bassel, qui doit prendre la succession du patriarche, Hafez el-Assad, à la tête de la Syrie. Mais celui-ci meurt dans un accident de voiture avant que Bachar ait pu achever sa formation.
• Contraint de revenir en Syrie en 1994, il entre à l'académie militaire de Homs. Il est promu Major en 1995, Lieutenant-colonel en 1997, puis Colonel de la garde présidentielle en janvier 1999. Il succèdera à son père 18 mois plus tard.

Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire)

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• Doctorat en Histoire (Sorbonne)

Président de la Côte d'Ivoire depuis 2000, Laurent Gbagbo est avant tout un historien.
• Après avoir obtenu son baccalauréat de Philosophie en 1965 au lycée d'Abidjan, il intègre l'université et obtient une licence d'Histoire en 1969.
• Un diplôme qui lui permet déjà d'enseigner la discipline au lycée Abidjan Cocody.
• En 1970, Gbagbo est déjà un syndicaliste actif.
• Son enseignement, jugé subversif, lui vaut plusieurs années d'emprisonnement.
• C'est sans doute ce qui le pousse à choisir la France pour sa maîtrise en 1974 à la Sorbonne puis pour sa thèse en 1979 à Paris VII sur "Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne, 1940-1960". Gbagbo sera de nouveau contraint à l'exil en France, de 1982 à 1988, avant de pouvoir participer aux élections.

La racaille...ouf!!! Pardon...Nicolas Sarkozy (France)

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• DEA en sciences politiques et diplôme d'avocat

La scolarité de Nicolas Sarkozy n'a pas été un long fleuve tranquille.
• Le Président français a d'abord redoublé sa 6e au lycée Chaptal. Il devra d'ailleurs quitter l'établissement pour le Cours Saint-Louis de Monceau.
• Son bac B en poche en 1973, il étudie le Droit privé à Nanterre et obtient sa maîtrise en 1978.
• De retour du service militaire, il intègre l'Institut d'études politiques de Paris qui sera un nouveau coup dur pour le chef de l'Etat.
• Handicapé par l'anglais selon plusieurs sources, il échoue après deux années.
• En 1980, retour à Paris X Nanterre avec un DEA de sciences politiques et un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.
• Peu enclin à rester dans le monde universitaire, il envisage le journalisme puis passe finalement, en 1981, le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). Le barreau sera son premier métier.

Álvaro Uribe (Colombie)

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• Diplôme d'Avocat et Certificat en Administration et Management (Harvard)

Le président colombien débute sa scolarité dans des écoles jésuites de Medellin, sa ville natale, et sort diplômé de l'Institut Jorge Robledo à 18 ans.
• Ses résultats étaient tellement bons, qu'il fut exempté d'examen final pendant ses deux dernières années lycéennes. Uribe intègre ensuite l'Université d'Antioquia, l'une des plus grandes du pays, où il devient avocat en 1977.
• Dès lors, il multiplie les postes à responsabilités : directeur de l'Agence Aéronautique Civile, maire de Medellin et enfin sénateur......
• Une expérience qui lui ouvre les portes d'une spécialisation en Management et Administration à Harvard grâce à un Certificat d'études spéciales.
• De 1998 à 1999, l'attribution d'une bourse d'études lui permettra de travailler comme professeur agrégé à l'Université d'Oxford.

Paul Biya'a (Cameroun)

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• Diplôme de l'Institut des hautes études d'Outre-mer

Le Président du Cameroun Paul Barthélémy Biya'a bi Mvondo est le dernier chef d'Etat africain à avoir fréquenté l'Institut des hautes écoles d'Outre-mer.
• Ecole emblématique de la période coloniale formant, en deux à trois ans, les cadres chargés de l'administration des colonies françaises avant les mouvements d'indépendance.
• Paul Biya l'a rejoint dans les années 1960, l'école étant ouverte aux Africains à partir de 1956. Il y a obtenu un diplôme équivalent à un bac +5.
• Auparavant, il avait obtenu une Licence en Droit Public de l'Institut d'études politiques de Paris en 1961.
• Le président camerounais est aussi passé par l'université de la Sorbonne et le prestigieux lycée Louis le Grand à Paris après ses études secondaires au lycée général Leclerc de Yaoundé.

Fidel Castro (Cuba)

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• Doctorat en Droit

Fidel Castro n'a été reconnu par son père qu'à 17 ans, ce qui ne l'empêche pas de vivre toute son enfance dans une famille relativement aisée.
• Il a étudié chez les jésuites, au collège Belén de La Havane. Entré à l'université de La Havane en 1945, il obtient un diplôme en droit en 1950.
• Pendant ces années estudiantines, il participe aux Bogotazo, une série d'émeutes à Bogota, menées par des mouvements d'extrême gauche en 1948...
• Après ses études, Castro entame une carrière d'avocat spécialisé dans la défense des plus déshérités. Adhérent du Parti "orthodoxe" du peuple cubain (PPC), il en devient le principal leader en 1952 et fonde le Mouvement national révolutionnaire.
• Il lui faudra encore sept années avant de prendre le pouvoir par la force.

Zine el-Abidine Ben Ali (Tunisie)

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• Diplôme militaire de Saint-Cyr

• Issu d'une famille modeste d'Hammam Sousse, dans le Sahel, Ben Ali effectue ses études, jusqu'à la fin du secondaire, au Lycée des garçons de la ville, avant de rejoindre le parti Néo-Destour.
• Ce dernier lutte alors pour libérer la Tunisie du protectorat français. Lorsque la France donne son indépendance au pays en 1956, Ben Ali intègre la jeune armée tunisienne.
• La réconciliation avec l'ancien colonisateur passe notamment par des formations militaires en France......
• Ben Ali obtient ainsi plusieurs diplômes de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et de l'École d'application de l'artillerie de Châlons-sur-Marne.
• Il suivra aussi, aux Etats-Unis, les enseignements militaires de Fort Holabird (Maryland) et de Fort Bliss (Texas).
• Il est aussi titulaire d'un diplôme d'ingénieur en électronique.

Robert Mugabe (Zimbabwe)


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• Master en Sciences (+6 autres diplômes)

Robert Mugabe est souvent présenté comme un chef d'Etat surdiplômé.
• Après avoir passé une enfance solitaire à la mission catholique de Kutama, il glanera en effet pas moins de sept diplômes universitaires.
• La majorité par correspondance pendant sa lutte pour transformer l'ancienne Rhodésie du sud Anglaise en Zimbabwe indépendant : un Bachelor d'Histoire de l'université de Fort Hare en 1951 ; un Bachelor d'Administration et un autre d'Education à l'université d'Afrique du Sud en 1957 ; et enfin, à l'université de Londres, un Bachelor et un Master de Droit pendant qu'il est en prison de 1964 à 1974, puis un Bachelor et un Master Sciences lors de son premier mandat de Premier ministre de 1980 à 1987.
• En plus de tous ses diplômes, le très controversé Mugabe précise aussi à qui veut l'entendre qu'il est

Stephen Harper (Canada)

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• Master en Economie

Stephen Harper a été diplômé sur le tard.
• Ce n'est qu'à 34 ans qu'il obtient son master en Economie, l'équivalent d'un bac +5.
• Il faut dire que malgré une scolarité brillante, ses études ont été parsemées d'interruptions.
• En 1978, il sort premier du Richview Collegiate Institute avec une moyenne de 95 %. Il a même fait partie de l'équipe du collège pour le célèbre jeu télévisé "Reach for the Top".
• Il commence alors ses études à l'université de Toronto, mais abandonne et s'installe à Edmonton.
• Il travaille ensuite pour Imperial Oil où il est programmateur informatique.
• Dans les années 1980, il décide de reprendre ses études à Calgary d'où il sort avec un Bachelor en économie (l'équivalent d'un bac +3). Déjà très impliqué dans le parti conservateur, il n'obtiendra son Master qu'en 1993.

Mouammar Kadhafi (Libye)


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• Diplôme d'officier dans le corps des transmissions

• Issu d'une famille de paysans bédouins et élevé dans le désert, Mouammar Kadhafi reçoit une éducation très religieuse.
• Alors qu'il suit les cours de l'école préparatoire de Sebha dans le Fezzan, au sud-ouest de la Libye, il crée, avec des amis, un groupuscule révolutionnaire.
• Un premier acte politique contre le pouvoir en place qui lui vaut d'être exclu de l'école en 1961.
• Passionné par l'Egyptien Nasser et son courant panarabe, Kadhafi se dirige alors vers le Droit.
• A l'université de Libye, il obtient un diplôme dit "de seconde classe", le "2:1 Hons", équivalent à un bac +3.
• Sa formation est ensuite essentiellement militaire : à l'académie militaire de Benghazi en 1963, où il réactive son mouvement contre la monarchie en place, puis au British Army Staff College en Angleterre, où il obtient, en 1966, le grade d'officier dans le corps des transmissions

Abdoulaye Wade (Sénégal)

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• Doctorat en Droit

• Comme beaucoup de chefs d'Etat africains, Abdoulaye Wade a conservé de ses études un lien très fort avec la France.
• Après un diplôme de fin d'études à l'École normale fédérale William Ponty à Sébikotane en 1947, le Président sénégalais, âgé aujourd'hui de 83 ans, poursuit ses études en métropole.
• Les Mathématiques élémentaires et supérieures seront sa première discipline phare au lycée Condorcet (Paris), entre 1951 et 1952.
• Direction l'université de Besançon l'année suivante puis l'université de Grenoble où Abdoulaye Wade valide un doctorat en Droit et Sciences économiques en 1959.
• Sa thèse est alors baptisée "l'Economie de l'Ouest africain : unité et croissance".
• Wade exercera le métier d'avocat en France puis à Dakar avant enseigner à l'Université et enfin de se consacrer à la politique.

Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila (RDC)

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• Pas de diplôme et qualification

• N’ayant qu’un certificat d’école primaire ,il abandonna ses études secondaire faute de moyen et se convertit pour survivre en taximan, barman et mécanicien dans les villes de Dar-es-salaam et de Kigoma en Tanzanie.

• Formé comme OR (officier de renseignement) au Centre de formation des services de renseignement de l’armée Rwandaise ,il fut envoyé en Chine par après pour une formation militaire accélérée qui encore une fois de plus n’a pas été achevée, après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, il le succéda d’une façon controversée et devint le chef de l’Etat de l’un de pays le plus riche du monde: La République Démocratique de Congo.
Eh bien, le voila...l'homme le plus chanceux. Chance eloko pamba!!!

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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  King David le 5/4/2016, 6:17 am

abel august amundala

#RDC Voici l'etat du chemin de fer! Le changement c'est maintenant; Comme @moise_katumbi Tumetshoka mateso

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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  King David le 6/4/2016, 5:29 pm


Albert Fabrice Puela


Qui trop embrasse, ...
Voici le stade international moderne, olympique et omnisports de Sokol (rebaptisé Kasa-Vubu) de Boma construit par le tout puissant lourd roitelet du Kongo Central. Il semble qu'il sera inauguré en fin 2015. Et nous sommes en 2016, regardez vous mêmes.
Bana Boma, ata beno mosi, beno tala. Stade ya beno, ya me kuma finda pe repère ya ba nioka.




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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  Mathilde le 23/6/2016, 11:29 pm

L'immeuble de la Sozacom est en feu......

C'est sur Code 243 et nulle part ailleurs.

Abraham Luakabuanga pour Code 243 Radio-TV NEWS et le Réseau des Médias Congolais
.




[/b]

_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  Mathilde le 24/6/2016, 6:34 pm



Shocked Shocked

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L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  ndonzwau le 17/7/2016, 6:23 pm

Nouvelles( ?) d’Inga...





"RD Congo – Grand Inga : encore beaucoup de barrages à lever

° http://www.jeuneafrique.com/mag/338501/economie/rd-congo-grand-inga-beaucoup-de-barrages-a-lever/
Il faudra mobiliser 12 milliards de dollars pour lancer le projet Grand Inga. Et sa dimension régionale ne facilite pas les choses.
Menés par l’espagnol ACS et le chinois Three Gorges Corporation, les deux consortiums encore en lice pour la construction du barrage Inga III (4 800 MW), première phase du mégaprojet du Grand Inga (estimé à environ 100 milliards de dollars – 90 milliards d’euros), devraient présenter leurs[url=#23590494] offres[/url] en juillet.
Ensuite, la désignation du vainqueur pourrait marquer une étape décisive vers la réalisation de ce complexe pharaonique, dont le potentiel total est estimé à 42 000 MW et qui serait capable de fournir 40 % des besoins en électricité du continent.(…)"


"RD Congo : à petits pas vers le Grand Inga
° http://www.jeuneafrique.com/mag/338499/economie/rd-congo-a-petits-vers-grand-inga/
C'est une étape cruciale avant d'espérer lancer le pharaonique projet hydroélectrique sur le fleuve Congo : la réhabilitation des barrages Inga I et II, vieux de plus de 30 ans. Plongée dans les entrailles de ces monstres de ciment en pleine cure de rajeunissement.(…)"

"Inga III BC : la Chine intéressée par le projet
° http://www.latempete.info/inga-iii-bc-la-chine-interessee-par-le-projet/
Lors d’un entretien mercredi 29 juin dernier à Kinshasa, Emmanuel Musuyu, secrétaire technique de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (CORAP), a expliqué que tout a commencé par la visite du président de la République Joseph Kabila à Pékin, en réponse à l’invitation lui[url=#27922279] adressée[/url] par son homologue chinois, le président Xi Jinping, lors des célébrations du V-Day de la Chine le 4 septembre 2015.  » La Chine serait prête à travailler avec la RDC dans un contrat bénéfique et convivial ; et à développer les résultats gagnant-gagnant », a déclaré le président chinois.
Une visite guidée par le directeur d’investissement international de Wang yu a été effectuée sur le siège du barrage de Three Gorges, à travers laquelle la Chine a manifesté son intérêt de jumeler celui-ci avec le barrage de Grand Inga en commençant par Inga 3 Base Chute (BC).(...)"


"Construction d’Inga III : imbroglio dans la conduite du projet
° http://adiac-congo.com/content/construction-dinga-iii-imbroglio-dans-la-conduite-du-projet-51859
Le gouvernement chinois a instruit ses constructeurs hydroélectriques de ne construire aucun barrage en RDC sans étude d’impact environnemental préalable alors que les autorités congolaises paraissent relativiser cette exigence.
Entre les gouvernements chinois et congolais, l’heure est au dialogue des sourds dans la conduite du projet relatif à la construction du barrage Inga III. Les deux parties, à en croire l’ONG International Rivers au faite du dossier, semblent ne pas s’accorder sur les modalités liées au lancement des travaux. L’un des préalables majeurs censés déterminer la suite du processus, en l’occurrence l’étude de l’impact environnemental, divise. Pour les chinois, il n’est pas question de se hasarder dans un tel ouvrage dès lors qu’on ne dispose pas des données nécessaires pouvant renseigner sur les éventuels risques à encourir sur le plan environnemental. Instruction aurait même été donnée dans ce sens aux constructeurs hydroélectriques chinois de ne construire aucun barrage tant que ce préalable ne sera pas satisfait.(...)"


"RDC : la construction du barrage Inga III débutera malgré tout
° http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/2705-38419-rdc-la-construction-du-barrage-inga-iii-debutera-malgre-tout
(Agence Ecofin) - Le gouvernement de la République démocratique du Congo débutera la construction du barrage électrique d’Inga III en dépit du fait qu’une étude d’impact environnemental n’ait pas été conduite et que la Banque mondiale désapprouve ce mouvement. Selon l’ONG International Rivers, Bruno Kapandji, le directeur de l’Agence du projet Inga aurait confié cela aux représentants de l’organisation lors d’une[url=#71376547] rencontre[/url].
« Inga III est là pour répondre à un besoin. Il s’agit d’un projet congolais, implanté au Congo, et vous devez réfléchir en tant que Congolais. En tant que Congolais, nous n’avons d’autres choix que de construire le barrage. Notre industrie ne peut pas se développer sans énergie. Inga III produira près de 3 000 MW dont 1 000 MW seront mis à la disposition de la région et 1 000 MW dans le Sud pour l’industrie minière.», a affirmé M. Kapandji.(...)"


"RD Congo : plus que deux groupes en lice pour la construction du barrage géant Inga III
° http://www.jeuneafrique.com/325067/economie/rdc-plus-deux-consortiums-lice-construction-barrage-geant-inga-iii/
L’échéance est désormais fixée à octobre 2016 : c’est la date à laquelle le gouvernement de République démocratique du Congo (RDC) départagera les deux consortiums encore en lice pour la construction du premier barrage du projet Inga III, dit « Inga III basse chute ».(...)
Il s'agit du groupement d'entreprises chinois, mené par China Three Gorges Corporation, qui a réalisé le barrage de Trois Gorges en Chine, et du consortium emmené par le groupe de BTP espagnol ACS.(...)"


"Barrages d’Inga : la RDC et l’Afrique du Sud veulent accélérer le projet d’extension
° http://www.jeuneafrique.com/272627/economie/barrages-dinga-la-rdc-et-lafrique-du-sud-veulent-accelerer-le-projet-dextension/
La République démocratique du Congo et l'Afrique du Sud ont réaffirmé vendredi à Kinshasa leur volonté d'accélérer le projet d'extension des barrages hydroélectriques d'Inga sur le fleuve Congo, qui pourrait fournir du[url=#46805143] courant[/url] à l'Afrique entière.
Le président congolais Joseph Kabila et son homologue sud-africain Jacob Zuma se sont entretenus vendredi matin dans la capitale congolaise et ont « salué le progrès enregistré dans la mise en œuvre du traité sur le projet Grand Inga », conclu en 2013, selon le communiqué final de leur[url=#1071223] rencontre[/url].
MM. Kabila et Zuma « ont exhorté » les services concernés dans leurs deux pays « à accélérer le processus en vue de résoudre toutes les questions en suspens […] afin de baliser la voie pour l’exécution de ce projet panafricain », a ajouté le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, en donnant lecture de ce communiqué.(...)"



"Le projet d’Inga III pourrait conduire la RDC vers un désastre"
° http://afrique.kongotimes.info/eco_tech/9926-projet-inga-pourrait-conduire-rdc-vers-desastre-caracteristiques-exceptionnelles-site.html

"En République du Congo le rêve fou des megabarrages
° http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/08/14/en-republique-democratique-du-congo-le-reve-fou-des-megabarrages-inga_4724583_3244.html
Le soleil est au zénith lorsque le petit avion à hélices ukrainien se pose sur la piste cabossée d’Inga, réveillant quelques militaires engourdis. Sans couper les moteurs, le pilote belge largue ses passagers puis disparaît dans la brume en direction de Kinshasa, 250 kilomètres au nord-est. Ce jour-là, Inga, village artificiel sur un plateau entre des collines brûlées par le soleil et les eaux furieuses des chutes du fleuve Congo, ressemble à un camp de vie endormi. Pourtant près de 5 000 personnes vivent ici, des familles de militaires et de fonctionnaires de la Société nationale d’électricité (SNEL), dans cette zone aussi reculée que stratégique pour la République démocratique du Congo (RDC), et peut-être même un jour, pour toute l’Afrique.
Pas lent et allure soignée, costume bleu électrique et souliers[url=#73521290] bien[/url] cirés, Henri Makep détonne dans ce décor à la fois rural et industriel. Le directeur des opérations de la SNEL nous convie dans un chalet en bois au décor inchangé depuis l’ère Mobutu. En contrebas, deux barrages hydroélectriques : Inga I, érigé en 1972, et Inga II, mis en service dix ans plus tard. Tous deux ne fonctionnent plus qu’à 28 % de leur capacité.(…)"

"Barrage d'Inga III : le Congo ressuscite le rêve de Mobutu
° http://www.lopinion.fr/edition/international/barrage-d-inga-iii-congo-ressuscite-reve-mobutu-25700
Les travaux d’un gigantesque complexe hydroélectrique d’Afrique centrale pourraient débuter en 2017(...)"


"La RDC et l’Afrique du Sud décidées à relancer l’extension du méga barrage d’Inga
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/19/barrages-d-inga-la-rdc-et-l-afrique-du-sud-veulent-accelerer-le-projet_4792200_3212.html
La République démocratique du Congo et l’Afrique du Sud ont réaffirmé vendredi 16 octobre à Kinshasa leur volonté d’accélérer le projet d’extension des barrages hydroélectriques d’Inga sur le fleuve Congo, qui pourrait fournirdu[url=#94540635] courant[/url] à l’Afrique entière.
Le président congolais Joseph Kabila et son homologue sud-africain Jacob Zuma se sont entretenus vendredi matin dans la capitale congolaise et ont« salué le progrès[url=#21176672] enregistré[/url] dans la mise en œuvre du traité sur le projet Grand Inga », conclu en 2013, selon un communiqué.(…)

"RD-Congo: la construction d'Inga, le plus grand barrage du monde, peine à démarrer
° http://geopolis.francetvinfo.fr/rdc-la-construction-dinga-le-plus-grand-barrage-du-monde-peine-a-demarrer-55989
C'est un chantier monumental dont le coût total d'investissement est estimé à 80 milliards de dollars. Le plus grand barrage du monde, sur les rives du fleuve Congo, aura une capacité de production de 40.000 mégawatts. De quoi alimenter plus de la moitié du continent africain. Le projet devait entamer sa première phase en octobre 2015, mais les bailleurs de fonds ne se bousculent pas au portillon.(...)"



"INGA III : début des travaux de construction en 2017 ou rien
° http://www[url=#28828958] alterinfo[/url].net/INGA-III-debut-des-travaux-de-construction-en-2017-ou-rien_a113154.html
Il a fait l’objet du rapprochement particulier entre la RDC, disposant du potentiel électrique, et la République Sud Africaine, dont les besoins en énergie ne sont que partiellement satisfaits. Il a constitué une des promesses électorales de l’actuel chef de l’Etat congolais. Il peut produire jusqu’à 4.800 MW et nécessite, pour sa matérialisation, environ 13 milliards USD. Il, le projet de construction du barrage Inga III, est en phase de devenir une réalité. Il est aussi la première phase du Grand Inga qui produirait 39.000 MW s’il venait à être construit.(...)"

"Barrage d'Inga III en RDC : le projet monte en puissance
° http://www.romandie.com/news/Barrage-dInga-III-en-RDC--le-projet-monte-en-puissance/583908.rom
Kinshasa - Le projet de NOUVEAU barrage hydroélectrique à Inga, en République démocratique du Congo, est en pleine montée en puissance, a estimé lundi le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo lors d'un entretien accordé à l'AFP.
Il y a une certaine synergie aujourd'hui qui fait que le projet est dans un tournant décisif d'accélération, a déclaré M. Matata.
Nous avons revitalisé la structure ministérielle qui s'occupe de la gestion de ce projet, a ajouté le Premier ministre, indiquant avoir des contacts directs réguliers avec la direction de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD), qui soutiennent financièrement le projet.(...)"


"Le grand gâchis de l’hydroélectricité en Afrique
° http://www.jeuneafrique.com/mag/243578/economie/le-grand-gachis-de-lhydroelectricite-en-afrique/
Les fleuves du continent représentent un potentiel considérable et sous-exploité : une énergie propre et parmi les moins chères au monde. Mais pour les États, la construction d'un barrage est un long, très long parcours semé d'embûches…
Le chiffre est sidérant. Si le fleuve Congo, le Zambèze, la Volta ou encore le Nil s’écoulent naturellement à travers le continent et pourraient lui fournir de précieux mégawatts (MW), « seulement 5 % du potentiel hydroélectrique de l’Afrique est utilisé », nous confirme en marge de l’Africa Energy Forum – qui s’est tenu à Dubaï du 8 au 11 juin – Alex Rugamba, responsable de ce secteur à la BAD. Un mois plus tôt, à Abidjan, lors des Assemblées générales de cette institution, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a qualifié cette situation d' »inacceptable » alors même que l’accès à l’énergie est l’une des préoccupations majeures sur l’ensemble du continent.(...)"

° http://www.jeuneafrique.com/mag/243580/economie/hydroelectricite-des-solutions-made-by-china/
° http://www.jeuneafrique.com/18833/economie/dossier-lectricit-le-paradoxe-africain/
° http://www.jeuneafrique.com/59422/archives-thematique/que-la-lumi-re-soit/

"AFRIQUE ÉCONOMIE
Inga 3, le plus grand projet de barrage au monde

° http://www.rfi.fr/emission/20140321-inga-3-le-plus-grand-projet-barrage-monde
C’est l’un des plus grands projets de barrage au monde : Inga 3. En gestation depuis plus de dix ans, ce barrage sur le bas du fleuve Congo doit permettre à la RDC de produire 4 800 mégawatts, soit l'équivalent de trois réacteurs nucléaires de troisième génération. En novembre dernier, la promesse faite par l’Afrique du Sud, d’acheter plus de la moitié de l’électricité produite par le barrage a rendu le projet viable économiquement. Reste[url=#41390965] maintenant[/url] à réunir les capitaux pour financer ce projet pharaonique. La Banque mondiale vient de donner 73 millions de dollars pour financer des études techniques et rassurer les investisseurs pour qu’ils se lancent dans ce projet.(…)

"La réalisation du projet Inga 3 devient un impératif absolu pour la RDC, selon le ministre des Ressources hydrauliques - Bruno Kapandji
° http://ambardcmadrid.com/?p=372
La cérémonie d’ouverture mardi de la réunion de concertation avec les partenaires au projet Inga et dont les assises sont organisées au Grand Hôtel Kinshasa a été marquée par un vibrant discours du ministre des Ressources hydrauliques Bruno Kapandji qui a déclaré que la réalisation du barrage Inga 3 est devenu un impératif absolu pour la RDC.
La réalisation de la Centrale hydroélectrique d’Inga 3, avec une puissance installée de 4800 mégawatts, en première phase, devient un impératif absolu pour le développement socio-économique de la République Démocratique du Congo et une des conditions d’intégration régionale et de la création du marché commun de l’Afrique, a déclaré le ministre des Ressources hydrauliques et électricité Bruno Kapandji Kalala, à l’ouverture mardi de la réunion de concertation avec les partenaires au projet d’Inga au Grand hôtel Kinshasa.(...)"


"RD Congo : à qui profitera le barrage d’Inga 3 ?
° http://www.jeuneafrique.com/20893/economie/rd-congo-qui-profitera-le-barrage-d-inga-3/
Selon un protocole d'accord signé en mars, plus de la moitié de la production de l'ouvrage congolais sera exportée en Afrique du Sud. Un choix qui ne fait pas l'unanimité en RD Congo.
Le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo est convaincu de son affaire : la construction d’Inga 3, le premier des six barrages formant le complexe du Grand Inga, va pouvoir démarrer et durera six ans. Après l’abandon, en février 2012, par BHP Billiton de sa raffinerie d’aluminium, qui devait être le principal client et partenaire financier d’Inga 3, Kinshasa a finalement répondu positivement aux sollicitations de l’Afrique du Sud pour démarrer ce projet sans cesse reporté. Après deux rencontres sur le sujet, l’une à Pretoria en octobre 2012, l’autre à Kinshasa les 7 et 8 mars, les représentants des deux pays ont signé un protocole d’accord, qui doit prochainement passer en conseil des ministres.(...)"


"Un grand Inga… Et l’Afrique s’éclairera
° http://www.jeuneafrique.com/187974/archives-thematique/un-grand-inga-et-l-afrique-s-clairera/
Le pays vit presque dans le noir. Pourtant, la puissance du fleuve Congo pourrait fournir assez d'énergie pour soulager une bonne partie du continent.

C’est à Inga – contraction d’Ingeta, qui signifie « oui » en kikongo – que le débit du fleuve Congo, après avoir dévalé les rapides, est le plus puissant : entre 30 000 et 60 000 m3/seconde. Un potentiel de 44 000 MW d’électricité, soit deux fois et demie la capacité du barrage des Trois-Gorges, en Chine. Et de quoi alimenter l’ensemble du pays et exporter vers l’Afrique australe, l’Afrique de l’Ouest, et même du Nord… Reste à réunir les financements nécessaires à la réalisation de nouveaux complexes hydroélectriques et, pour commencer, à remettre en état les turbines des deux centrales existantes.
En effet, l’immense concession d’Inga compte déjà deux barrages et leurs centrales, construites en 1972 (Inga I) et en 1982 (Inga II), dont la gestion est assurée par la Société nationale d’électricité (Snel). Elles alimentent une partie des districts du Bas-Fleuve et des Cataractes, les villes de Matadi et Boma, ainsi que Kinshasa, une partie des provinces du Bandundu et du Katanga. Le reste de la production est exporté vers le Congo-Brazzaville, le Zimbabwe, l’Angola, la Zambie et l’Afrique du Sud.

Seulement voilà : alors que la capacité installée d’Inga dépasse les 1 750 MW, la puissance exploitée actuelle excède difficilement les 700 MW. Et pour cause, la moitié des quatorze turbines que compte le site sont à l’arrêt ou tournent au ralenti. Entraînant de récurrents délestages et la limitation de l’exportation d’électricité. Dans le cadre du Projet de développement du marché d’électricité pour la consommation domestique et à l’exportation (PMEDE), les centrales d’Inga vont être remises à niveau. Cofinancé par la ­Banque mondiale (297 millions de dollars), la Banque européenne d’investissement (110 millions) et la Banque africaine de développement (BAD, 55 millions), le PMEDE prévoit aussi la construction d’une deuxième ligne très haute tension (THT) entre Inga et Kinshasa, la réhabilitation et l’extension du réseau est de la capitale, et des travaux d’urgence.
En attendant que ce projet soit engagé, MagEnergy devait financer la réhabilitation de quatre turbines d’Inga II en échange de l’exploitation de 165 MW sur quinze ans. Mais à la suite d’un différend avec la Snel, les travaux d’urgence sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Parce que la réhabilitation d’Inga ne suffira pas à satisfaire la demande, les projets de construction de deux nouveaux barrages et centrales hydroélectriques sont réactivés. Le plus avancé est celui d’Inga III (4 320 MW), dont l’étude de faisabilité est en cours. Financée par le géant minier BHP Billiton (10 millions de dollars), futur client, la BAD (9,5 millions de dollars) et la Banque mondiale (don de 730 000 euros), elle devrait s’achever en 2009. L’étude de faisabilité financière, assurée par BNP Paribas, permettra de déterminer le coût exact de réalisation de la centrale (estimé à 3,6 milliards de dollars), le prix de revient du kilowattheure et l’organisation du consortium qui gérera l’infrastructure.
Même si le potentiel est là, le second projet, baptisé Grand Inga, est ­encore chimérique, avec sa capacité de 39 000 MW et son coût estimé à 50 milliards de dollars. Véritable projet intégrateur pour le continent, il prévoit de desservir l’Afrique australe, l’Afrique de l’Ouest et l’Égypte."


° http://www.suedwind-institut.de/fileadmin/fuerSuedwind/Publikationen/Publikationen_Franz%C3%B6sisch/2004-15_Energi%C3%A9_hydraulique_de_barrage_d_Inga.pdf
° http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/03/13/ces-grands-barrages-hydroelectriques-controverses/
° https://www.internationalrivers.org/fr/resources/grand-inga-n%E2%80%99est%E2%80%93il-qu%E2%80%99une-grande-illusion-1949



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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  ndonzwau le 27/7/2016, 5:12 am

"RD Congo : la Banque mondiale suspend le financement de la centrale Inga 3
° http://www.jeuneafrique.com/344844/economie/rd-congo-banque-mondiale-suspend-finance-dinga-3/
La Banque mondiale a annoncé la suspension de son aide au projet hydroélectrique Inga 3 en République démocratique du Congo. L'institution conteste "l'orientation stratégique" du gouvernement.

C’est un coup dur pour le projet de barrage hydroélectrique Inga 3 (4 800 mégawatts – MW), en RD Congo.
Dans un communiqué publié le lundi 25 juillet, la Banque mondiale a annoncé avoir suspendu le décaissement du financement accordé à ce projet et à d’autres infrastructures hydroélectriques de moyenne taille du pays.
En mars 2014, la Banque mondiale a approuvé un financement de 73,1 millions de dollars pour l’assistance technique pour le développement de ces infrastructures : 47,5 millions de dollars pour le développement d’Inga 3 Basse Chute (BC) et 25,6 millions de dollars pour celui de centrales de moyenne puissance (10 MW à 100 MW). Une part minoritaire (6 %) de cette aide a été déboursée depuis 2014.

Une orientation stratégique différente

Dans son communiqué, l’institution de Bretton Woods indique que cette suspension « fait suite à la décision du gouvernement de la RDC de donner au projet une orientation stratégique différente de celle qui avait été convenue en 2014 ».
Le texte n’indique pas quelle est cette nouvelle orientation et en quoi elle contrevient au cadre établi à l’époque par la Banque mondiale.
L’institution financière se borne simplement à rappeler qu’au moment de l’approbation de cette aide, l’objectif était de soutenir « le développement transparent d’Inga-3 BC piloté par le gouvernement dans le cadre d’un partenariat public-privé ».
Une évaluation sévère de l’état d’avancement du projet
La dernière note d’évaluation de l’avancement du projet, datée du 13 juin dernier, dresse toutefois un diagnostic sévère.
Les équipes de la Banque mondiale jugent très insuffisants les progrès enregistrés  vers la réalisation de ce projet, en particulier en ce qui concerne les retards dans l’instauration de l’autorité en charge du développement et de la gestion d’Inga 3, prévue en avril 2014 dans le calendrier initial, puis reportée au plus tard à décembre 2015 (sans plus de succès).
Si cette autorité a désormais vu le jour, c’est son autonomie – considérée comme essentielle par la Banque mondiale – qui semble en question.
Dans la note du 13 juin, les équipes de l’institution de Bretton Woods s’interrogent sur le fait que cette autorité ait été intégrée au cabinet de la présidence.

Quel choix pour la BAD ?

Si elle suspend son aide à Inga3, la Banque mondiale rappelle sa détermination àCONTINUER à soutenir la RDC pour « l’amélioration des résultats de la Société nationale d’électricité (SNEL), la modernisation de centrales hydroélectriques de taille moyenne, l’amélioration de l’accès à l’énergie et l’aide aux efforts déployés dans le domaine des interconnexions régionales de transport d’électricité ».
La position de la Banque africaine de développement quant à la poursuite de son assistance technique au projet Inga 3 n’est pas encore connue. L’institution panafricaine s’était engagée en 2014 à apporter un financement de 30 millions de dollars aux côtés de la Banque mondiale.
Les deux institutions avaient déjà contesté, fin 2014, le coût jugé exorbitant des honoraires perçus par les conseillers juridiques, financiers et techniques du projet."



"Le Groupe de la Banque mondiale suspend le financement de son assistance technique au projet Inga-3 Basse
° http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2016/07/25/world-bank-group-suspends-financing-to-the-inga-3-basse-chute-technical-assistance-project 
WASHINGTON, le 25 juillet 2016 — 
Le Groupe de la Banque mondiale a suspendu le décaissement des financements au titre de son projet d’assistance technique portant sur le développement du projet hydroélectrique Inga-3 Basse Chute (BC) et de quelques sites de taille moyenne en République démocratique du Congo (RDC). Cette suspension fait suite à la décision du gouvernement de la RDC de donner au projet une orientation stratégique différente de celle qui avait été convenue en 2014 entre le gouvernement et la Banque mondiale.

Le 20 mars 2014, le Conseil des administrateurs de la Banque avait approuvé un don de 73,1 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) à l’appui du projet d’assistance technique, composé de deux volets : une aide au développement d’Inga-3 BC (47,5 millions de dollars) et un soutien au développement de projets hydroélectriques de taille moyenne (25,6 millions de dollars). Au moment de la suspension des décaissements, environ 6 % du  montant total du financement du projet avaient été décaissés. 
L’objectif du volet Inga du projet d’assistance technique était de financer un ensemble flexible d’activités d’assistance technique, notamment la fourniture de conseils stratégiques au gouvernement, la réalisation d’études complémentaires et le renforcement des capacités et des institutions. Le projet d’assistance technique de l’IDA visait à appuyer le développement transparent d’Inga-3 BC piloté par le gouvernement dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le Groupe de la Banque mondiale poursuit son dialogue avec le gouvernement sur les modalités de mise en œuvre du projet afin de veiller à ce que les bonnes pratiques internationales soient respectées.

Le Groupe de la Banque mondiale reste déterminé à aider la RDC à fournir une énergie abordable et fiable à sa population et à promouvoir des sources de croissance économique durables. Au-delà du projet Inga, le Groupe de la Banque mondiale continuera de contribuer aux activités du secteur de l’électricité de la RDC en concentrant son action sur l’amélioration des résultats de la Société nationale d’électricité (SNEL), la modernisation de centrales hydroélectriques de taille moyenne, l’amélioration de l’accès à l’énergie et l’aide aux efforts déployés dans le domaine des interconnexions régionales de transport d’électricité."



° http://www.financialafrik.com/2016/07/26/rdc-la-banque-mondiale-suspend-son-financement-de-731-millions-usd-sur-inga-3/



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Re: LES CINQ CHANTIERS DE LA RDC

Message  El-Shaman le 27/7/2016, 8:09 am

ndonzwau a écrit:
"RD Congo : la Banque mondiale suspend le financement de la centrale Inga 3
° http://www.jeuneafrique.com/344844/economie/rd-congo-banque-mondiale-suspend-finance-dinga-3/
La Banque mondiale a annoncé la suspension de son aide au projet hydroélectrique Inga 3 en République démocratique du Congo. L'institution conteste "l'orientation stratégique" du gouvernement.
C’est un coup dur pour le projet de barrage hydroélectrique Inga 3 (4 800 mégawatts – MW), en RD Congo.

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Very Happy Kiekiekiekiekiekiekie lol! lol! lol!  Veut dire mboka na biso eza envoûter (Kindoki)
Mingi balandaki propagande ya pasteur Kabila na gouvernement naye ndenge bayebisaki biso que bako exorciser MARI DE NUIT wana na prière ya 5 chantiers.
Nzoka nde Nkolo ayokaka naye prière ya pasteur Kabila te ,po pasteur Kabila na batu naye baza basumuki pe batosaka mibeko ya nkolo te  Laughing  kiekiekiekie

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