BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  Hiro-Hito le 3/11/2014, 5:01 pm


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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  ndonzwau le 3/11/2014, 6:56 pm


"Le Rwanda veut enterrer cette histoire, q peut faire l'intelligentsia congolese pour q la verite triomphe? "

J'ai déjà commencé de tenter de répondre à ma façon à cette question, je vais poursuivre dès que je peux :

ndonzwau a écrit:CONGO/RWANDA : NOTRE VOIX ENFIN MIEUX ENTENDUE ?!? CAS DE C BRAECKMAN ! QU’EN FAIRE ???
le Mar 28 Oct - 18:33
° http://congodiaspora.forumdediscussions.com/t7846-congo-rwanda-notre-voix-enfin-mieux-entendue-cas-de-c-braeckman-quen-faire
Les Congolais sont-ils enfin arrivés à faire mieux entendre leur voix dans la tragédie née du génocide rwandais qu'ils subissent depuis près de vingt ans ?

Personne d’entre-nous n’est plus dupe de la mauvaise conscience des Occidentaux face au génocide rwandais de 1994 : ils auraient pu l’empêcher ou l’arrêter plus tôt mais n’ont pu ou voulu(?) le faire ! Aussi ont-ils tenté depuis de le réparer à leur façon !
A côté d’agendas plus guère cachés à ce jour, cette mauvaise conscience explique largement leur peu d’empressement à aller fouiller dans les pratiques pourtant suspectes du régime de Kagame au Rwanda, représentant attitré des victimes, sinon leur indulgence si pas leur impunité quoi qu’il fasse depuis…
Est-il encore besoin de le rappeler : le génocide au Rwanda a vu s’entre-tuer en 1994 de Rwandais entre eux : schématiquement des Hutu ont tué leurs concitoyens Tutsi parce que Tutsi; pas un Zaïro-Congolais n’y a participé de près ou de loin…
Il en est autrement des conséquences, toute la planète le sait ou devrait le savoir aujourd‘hui : les Zaïro-Congolais en ont subi et en subissent encore des contre-coups horribles, la plus grande tragédie du monde depuis la Seconde Guerre avec au moins 6.000.000 de morts directes et indirectes et de multiples autres horreurs comme des milliers de filles, femmes, vieilles violées…

La journaliste belge C Braeckman, s’est constituée en spécialiste de l’"Afrique des Grands Lacs Africains" de papa (celle aux confins de "l’Afrique Centrale et de l’Afrique de l’Est" de jadis) dont son pays colonisa le Congo belge, le Rwanda et le Burundi et dont elle a sillonné l‘espace, observé les vies politiques et sociales et brossé non sans talents les situations ! On se souviendra de sa "campagne" heureuse contre le Mobutu des derniers jours ("Le Dinosaure, le Zaïre de Mobutu, 1992") !
Avec le génocide rwandais, par métier, sympathies personnelles(sic!), honnêteté intellectuelle, convictions anti-colonialistes…, elle prit vigoureusement faits et causes pour le régime de Kagame…
Puis, après ses panégyriques, entre deux charges incontournables contre la France, on a vu poindre dans ses livres, (écartons de suite ses chroniques qui sont souvent du registre de la propagande pour n’analyser que ses livres qui sont plus équilibrés...), un début de critique envers le FPR rwandais jusqu’à avouer dans l’une de ses dernières livraisons que c’est à la vue de ce qu’a fait Kagame au Congo qu’elle a commencé à mieux mesurer la qualité de son pouvoir...
Que disent d’autre les Congolais depuis 20 ans sans qu’elle, ses confrères et leurs chancelleries leur prêtent oreille ?

Braeckman est de ceux qui ont médiatisé le travail et le combat de Dr Mukwege au Kivu, ce médecin qui "répare" les dégâts causés chez les femmes, victimes des viols…
Autour et à l’occasion de son dernier prix elle nous affirmait dans un entretien (voir ci-dessous):
- que le viol au Congo est une pratique importée du Rwanda (une extrémité qui a quelque part à avoir avec cette autre qu’est le génocide ?)
- son embarras à voir le Rwanda s’entêter à nier sa déstabilisation du Congo et la CI ne pas s’afficher ferme pour l’en sanctionner…
Plus généralement elle loue en Mukwege un héros contemporain dont l’engagement humaniste et citoyen fait la fierté des Zaïro-Congolais et "rend visible tous ces combattants de l’ombre, ces résistants qui ont dit à l’Est et partout au Congo non à la guerre, à l’occupation, à la balkanisation…"
La guerre, l’occupation, la balkanisation… contre qui sinon contre les voisins rwandais et ougandais qui sous-traitent avec bonheur localement et mafieusement les agendas des puissants ?

Dommage que ces déclarations combien décisives de la part d'une journaliste occidentale dont on connaît le passé dithyrambique envers l'autocratie monoethnique rwandaise pro-tutsi ne fassent suffisamment l’objet d’exploitation par les Congolais, les Belges et toutes les bonnes consciences !
Avec les voix qui prennent de plus en plus le courage de révéler les dessous du génocide rwandais et le projet déstabilisateur du régime rwandais au Congo (BCC, report mapping Onu et autres rapports…) nous nous approchons de la vérité qui peut conduire à la justice, la réconciliation et la paix dans cette Région...
Mme Braeckman qui met au jour la geste du "médecin résistant" Mukwege devrait logiquement mettre aussi le couvert sur le prometteur complice rwandais de ces pathologies, ses mensonges et ceux de tous ceux qui le parrainent et pourquoi pas nous commettre (à côté du livre co-écrit sur Dr Mukwege que je n‘ai pas encore lu) une nouvelle production qui si elle ne peut réparer son passé hagiographique du sulfureux Kagame et de son régime, remette les points sur les i sur la véritable réalité du régime rwandais quant aux génocides rwandais et Congolais…
C’est seulement ainsi qu’elle parfera son oeuvre pour la paix dans les Grands Lacs africains derrière Dr Mukwege !

Quel parti nous Congolais pouvons-nous tirer de ces nouvelles vérités ?

[...]

Compatriotiquement!



Compatriotiquement!

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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  ndonzwau le 21/11/2014, 8:29 pm

Un témoin, un rwandais exilé au Kenya, devrait donner au juge français Trévidic chargé du dossier du génocide rwandais, sa version sur les faits, notamment sur la responsabilité de Kagame comme commanditaire des tirs qui ont abattu l'avion d'Habyarimana le 06 avril 1994...
Comme d'habitude, aussi rocambolesque que cela puisse paraître mais le pouvoir rwandais a toujours surfé dessus, ce dernier a été kidnappé la veille pour une destination inconnue !

Comme d'autres témoins décisifs, comme Karegeya en Afrique du Sud, l'autocratie monoethnique tutsi au Rwanda arrive à avoir la peau de ceux qui le défient; qui peut encore douter de ses actions diaboliquement rusées et de l'aide efficace la CI qu'il a réussi à enrôler jusque-là; pour toujours; jusque quand ?


"Affaire Habyarimana: le nouveau témoin rwandais disparu (Info RFI)
° http://www.rfi.fr/afrique/20141117-affaire-habyarimana-le-nouveau-temoin-rwandais-disparu/
Le nouveau témoin dans l'affaire de l'attentat contre l'avion de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana - le 6 avril 1994 à la veille du génocide -, a disparu depuis jeudi 13 novembre. C'est une information RFI. Il devait être entendu prochainement par les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux. Selon les témoignages recueillis par RFI, Emile Gafirita a été enlevé, à Nairobi, au Kenya, par deux hommes qui l'ont menotté et forcé à entrer dans leur véhicule. La police kényane assure ne pas avoir procédé à son arrestation et enquête sur cette affaire.

Emile Garafita s'était installé, il y a deux mois, dans le quartier de Dagoretti, à Nairobi sous un nom d'emprunt, Emmanuel Mughisa. Un Rwandais « sans histoire, plutôt sympathique et ouvert », selon les habitants des environs. Le jeudi 13 novembre, il était sorti boire un verre à deux pas de son domicile avec des compatriotes rwandais au restaurant Dreams. Et c'est en rentrant chez lui - peu avant minuit - que selon des témoins, il a intercepté, menotté et traîné par deux hommes dans un van blanc Toyota.
Attirés par les cris, deux Kenyans sont sortis de leur boutique et ont entendu les kidnappeurs s'adresser à Emile Gafirita dans une langue qu'ils ne comprenaient pas - avec toutefois quelques mots en swahili, la langue parlée au Kenya. « J'étais encore en train de travailler quand j'ai entendu des gens crier, raconte Peter, un Kenyan qui connaissait Emile Garafita sous son nom d'emprunt. Je suis sorti de ma boutique et j'ai vu Emmanuel être tiré par deux hommes. Il était menotté et l'un des types l'a frappé et l'a forcé à monter dans la voiture. Et ils ont immédiatement démarré. Ces gens parlaient une langue que je ne comprenais pas », a-t-il dit à RFI.
Ceux parmi ces compatriotes rwandais qui étaient encore dans le restaurant ont immédiatement cherché dans les commissariats du secteur. En vain. La police kényane semble tout aussi perplexe. Selon la porte-parole, Emile Gafirita alias Emmanuel Mughisa n'a pas été arrêté par ses services, ni d'ailleurs un quelconque rwandais ce jour-là. Cependant, son enlèvement leur a été signalé.

Selon son avocat français, Maître François Cantier, Emile Gafirita venait tout juste de recevoir sa convocation quand il a été enlevé jeudi, mais son nom et sa qualité de témoin des juges Trévidic et Poux étaient connus depuis plusieurs semaines de toutes les parties, y compris des personnalités du régime rwandais inculpées dans ce dossier.
« Cette situation est tragique, d’abord parce que c’est un homme qui disparaît, avec des risques sérieux d’assassinat et puis aussi, c’est un pan de la vérité sur l’assassinat du président Habyarimana qui risque de ne pas être mis à jour, explique maître Cantier à RFI.

Quand cette personne s’est adressée à moi en me disant qu’il avait des déclarations à faire sur les circonstances de cette tragédie, immédiatement je l’ai mis en garde moralement et par écrit, sur les risques qu’il courait en acceptant de témoigner, parce que nous avions déjà des exemples de témoins potentiels qui ont été assassinés.
Je pense notamment à Patrick Karegeya.  Donc évidemment, j’ai attiré son attention sur le risque. Et malgré cela, il a accepté de venir témoigner ! D’ailleurs il est donc enlevé dans la nuit de jeudi à vendredi. Et moi, le lui avais annoncé la nouvelle de sa convocation comme témoin dans la journée de jeudi ».



"Affaire Habyarimana: la police kényane gênée par la disparition d’un témoin
° http://www.rfi.fr/afrique/20141120-kenya-police-nie-toute-enquete-disparition-rwandais/
Toujours aucune nouvelle du nouveau témoin de la justice française dans l’affaire de l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana en 1994. Emile Gafirita, un ex-militaire rwandais, est porté disparu depuis maintenant près d'une semaine. C'est jeudi dernier au soir que, selon des habitants du quartier, il aurait été enlevé par deux hommes non identifiés, à Nairobi, au Kenya, alors qu'il rentrait chez lui. La police kényane avait démenti l'avoir arrêté lundi, mais reste bien silencieuse face à cette disparition.

Avant même que l'information ne circule publiquement, interrogée par RFI, la police kényane démentait avoir arrêté un quelconque Rwandais, qu'il s'appelle Emile Gafirita ou Emmanuel Mughisa, le nom d'emprunt qu'il utilisait au Kenya. La porte-parole de la police assurait avoir vérifié dans les commissariats avoisinant le quartier de Dagoretti où vivait le témoin qui devait être entendu par la justice française.
Le lendemain, la même porte-parole affirmait que la police kényane n'avait pas - à proprement parler - lancé d'enquête, puisque, assurait toujours la porte-parole, elle n'a jamais été officiellement informée de cette disparition. Et pourtant, le samedi 15 novembre, un proche d'Emile Gafirita s’est bien présenté, accompagné par des activistes locaux des droits de l'homme, pour signaler cette disparition au poste de police de Kabete. Accompagné car deux jours plus tôt, les proches du témoin affirmaient ne pas avoir été bien accueillis quand ils avaient voulu signaler l'enlèvement auquel ils disaient avoir assisté.

De sources concordantes, cette disparition a bel et bien été signalée sous le numéro de dossier OB 53/45/11/2014. Mercredi, nouvelle tentative auprès du porte-parole adjoint de la police kényane qui ne semblait pas du tout être au courant de l'affaire. Mais ce dernier se disait prêt à répondre à toutes les questions. Il avait alors demandé trente minutes à RFI, le temps de réunir les informations nécessaires. Un porte-parole qui depuis est aux abonnés absents."




La réaction de la FIDH, c’est d’abord l’inquiétude que cela puisse advenir aujourd’hui dans un pays comme le Kenya.
Florent Geel responsable Afrique de la FIDH

Écouter


° http://www.rfi.fr/afrique/20140102-afrique-du-sud-rwanda-patrick-karegeya-assassine-opposition-rwandaise/






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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  ndonzwau le 23/6/2015, 8:03 pm

"Le chef des services de renseignement rwandais arrêté à Londres

° http://www.rfi.fr/afrique/20150623-rwanda-karenzi-karake-londres-foreign-office-espagne-interpol-kagame/
Emmanuel Karenzi Karake, chef des services de renseignement du Rwanda, a été arrêté à Londres samedi par la police britannique en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. Il a été inculpé en 2008 dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour génocide et crimes contre l'humanité. Il est accusé de nombreux crimes commis au Rwanda et en RDC pendant et après 1994, notamment l'assassinat de trois membres espagnols d'une association humanitaire.

Cette arrestation intervient sept années après l’émission de mandats d’arrêt internationaux par un juge espagnol, et dix ans après le début des enquêtes en Espagne visant le chef des services de renseignement rwandais.
Le Foreign Office britannique a confirmé à RFI en début de soirée que Karake avait été arrêté samedi par la police métropolitaine, sans donner plus de précisions si ce n’est ce rappel des relations étroites et des nombreux intérêts partagés par le Rwanda et la Grande-Bretagne.
D’après l’avocat des parties plaignantes en Espagne, les services d’Interpol en Grande-Bretagne se sont tournés vers Interpol Espagne pour vérifier que les mandats d’arrêt internationaux étaient toujours actifs, ce que leur a confirmé le juge espagnol.

Accusations

Maître Jordi Palou Loverdos espère désormais que Londres acceptera d’extrader Emmanuel Karenzi Karake pour qu’il soit jugé en Espagne. « Il a été le chef des services renseignements militaires parallèles et secrets en 1994 et 1997. Ça coïncide avec beaucoup de tueries dans le pays pendant le génocide, mais surtout après le génocide et pas seulement au Rwanda, mais aussi au Congo [RDC, NDLR], souligne-t-il. Et pas seulement contre des personnes (espagnoles, rwandaises, hutues et congolaises), mais aussi des pillages systématiques dans l’est du Congo qui d’une façon ou d’une autre avait financé la guerre. »
Il est par ailleurs soupçonné d'avoir commandité le meurtre de trois humanitaires espagnols de l'ONG Medicos del Mundo. Son nom est aussi cité dans plusieurs autres affaires. En 2007 par exemple, Human Rights Watch demande à l'ONU l'ouverture d'une enquête sur son rôle présumé dans des massacres de civils, qui auraient été commis par l'armée rwandaise en 2000 à Kisangani, dans l'est de la RDC.
Il n’est pas impossible qu’Emmanuel Karenzi Karake soit de nouveau au cœur d’une brouille diplomatique. Il avait été commandant adjoint de la Minuad, la force hybride de l'Union africaine et de l'ONU au Soudan de janvier 2008 à avril 2009. Kagame s’était résigné à ce qu’il quitte son poste sous la pression de l’ONU, justement car son nom figurait sur une liste de quarante personnalités visées par la justice espagnole pour avoir commandité des massacres et des assassinats.

Kigali demande une « explication »

Le Rwanda a officiellement demandé une « explication » au gouvernement du Royaume-Uni sur les raisons de l'arrestation du général Karenzi Karake, alors que ce dernier allait s'embarquer dans un avion pour Kigali à l'aéroport de Londres. Cité par le quotidien rwandais New Times, le ministre rwandais de la Justice, Johnson Busingye, a expliqué que le chef des services de renseignements avait été présenté à un tribunal dimanche pour une audience d'identification et a été informé qu'il comparaîtrait à nouveau jeudi.
Il a ajouté que le gouvernement rwandais serait « surpris » si le général avait été arrêté dans le cadre de la procédure judiciaire espagnole, laquelle selon lui ne répond pas aux critères requis par Interpol et « dont la légitimité aurait été sérieusement mise en doute par la justice espagnole », concluant enfin que si c'était le cas, la procédure serait contestée devant les tribunaux. Cette arrestation est « inacceptable » et relève de la « folie de pro-génocidaires », a réagi ce mardi la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

■ Une figure clé de l'appareil sécuritaire rwandais

Agé de 54 ans, le général Emmanuel Karenzi Karake, dit « KK », est issu, comme le président Kagame, de la diaspora qui était en Ouganda. Il a fait partie des chefs militaires de la rébellion du FPR avant qu'elle ne prenne le pouvoir en 1994.

Il a ensuite toujours occupé des postes importants et avait été choisi de janvier 2008 à avril 2009 pour être numéro deux de la Minuad, la force hybride de l'Union africaine et de l'ONU, déployée au Darfour. C'est à cette période que le mandat d'arrêt espagnol a été émis provoquant des tensions entre le Rwanda et l'ONU.
Réputé pour son franc-parler, Emmanuel Karenzi Karake est brièvement tombé en disgrâce en avril 2010 et mis en résidence surveillée pour « mauvaise conduite » avant d'être libéré en novembre de la même année après avoir « demandé pardon ». Retour définitif en grâce en juillet 2011, lorsqu'il prend la tête des renseignements rwandais."


Les familles depuis de nombreuses années travaillent pour savoir qui est responsable de la mort violente de leur frère, fils, sœur...
Jordi Palou Loverdos Avocat des familles des victimes23/06/2015 - par Nicolas Champeaux Écouter


"Le chef des services de renseignement rwandais arrêté à Londres
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/23/le-chef-des-services-de-renseignement-rwandais-arrete-a-londres_4659688_3212.html
Le chef des services de renseignement du Rwanda, Emmanuel Karenzi Karake, poursuivi pour génocide par la justice espagnole, a été arrêté samedi 20 juin à Londres, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne, a rapporté mardi 23 juin le ministère des affaires étrangères britannique.
« Karake a été arrêté par des agents de l’unité de l’extradition de la police londonienne à l’aéroport d’Heathrow », a précisé un porte-parole de Scotland Yard. Le chef des services de renseignement du Rwanda, âgé de 54 ans, a comparu devant un tribunal londonien samedi après-midi et a été placé en détention provisoire jusqu’à jeudi, date à laquelle il doit de nouveau comparaître devant la justice britannique;

Quarante mandats émis par la justice espagnole


Un juge d’instruction espagnol avait émis, en février 2008, quarante mandats d’arrêt à l’encontre d’officiers supérieurs de l’armée rwandaise pour actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme commis au Rwanda et en République démocratique du Congo (RDC) entre le 1er octobre 1990 et 2002. La justice espagnole avait été saisie, en 2000, par des proches de victimes espagnoles tuées au Rwanda — religieux et humanitaires — et par des organisations rwandaises en exil.
Le Foreign office s’est refusé à commenter davantage l’arrestation, soulignant simplement la « relation profonde et de longue date » entre le Royaume-Uni et le Rwanda."
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/23/le-chef-des-espions-rwandais-arrete-a-londres_4659789_3212.html


° http://www.france24.com/fr/20150623-chef-services-renseignement-rwanda-arrete-londres-karenzi-karake-mandat-arret-espagne
° http://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150623_rwanda_reaction
° http://www.jeuneafrique.com/238953/politique/rwanda-emmanuel-karenzi-karake-chef-des-renseignements-a-ete-arrete-a-londres/
° http://www.jambonews.net/actualites/20150622-londres-arrestation-de-karenzi-karake-chef-des-services-de-renseignement-rwandais/
° http://www.voaafrique.com/content/kigali-reagit-a-l-arrestation-d-emmanuel-karenzi-karake-a-londres/2833813.html
° http://www.rfi.fr/afrique/20150623-rwanda-colere-apres-arrestation-responsable-londres/


"Rwanda : qui est Karenzi Karake ?
° http://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150623_karenzi_karake_profil


Karenzi Karake est le premier responsable de haut rang parmi les 40 officiers du FPR, inculpés par un juge espagnol, à être arrêté.

Communément appelé KK au Rwanda, le lieutenant général de 54 ans, Karenzi Karake, est le premier responsable de haut rang, parmi les 40 officiers du FPR sous le coup d’un mandat d’arrêt espagnol,
à être arrêté.


Ils sont poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis contre les Hutus au milieu des années 1990 dans le nord du Rwanda.
Trois humanitaires espagnols figurent parmi les personnes qui auraient été tuées sous ses ordres.
Ils travaillaient dans le nord du Rwanda. Les mandats d’arrêts ont été délivrés en février 2008 par le juge Fernando Merreles.
Le gouvernement rwandais a soutenu que les charges sont infondées.
Il a accusé le juge Merreles d’être utilisé par les extrémistes opposés au gouvernement.
Selon Kigali, il n’a fait aucun effort pour avoir des témoins au Rwanda ou travailler avec la justice rwandaise.
Karenzi Karake a eu différents postes militaires depuis qu’il a rejoint le FPR dans les années 1980, après avoir servi au sein de l’Armée de résistance nationale ougandaise.
Il a été officier de liaison du FPR à Kigali durant les pourparlers de paix avec le gouvernement Hutu.
L’accord de paix a été signé le 4 août 1983.

Carrière

Après la prise de pouvoir du FPR, à la suite du génocide en 1994, Karenzi a eu différents postes militaires notamment chef des renseignements et chef de la formation et des opérations.
Pendant qu’il servait comme commandant de brigade, il dirigeait les troupes rwandaises durant la guerre au Congo en 2000.
Entre 2007 et 2009, il a été le commandant adjoint de la force conjointe de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) et de l’ONU au Darfour.
Des agences de presse ont rapporté que l’ONU a reçu des pressions pour ne pas renouveler son contrat après que des agences des droits de l’homme ont fait part des poursuites du juge espagnol.
Il avait été remplacé par un officier qui n’est pas sur la liste du juge espagnol.
Le lieutenant-général Karenzi Karake a été le directeur général du service national de sécurité et des renseignements rwandais.
Il est considéré par le gouvernement rwandais comme un des héros rwandais qui ont mis un terme au génocide contre les Tutsi."
° http://www.voaafrique.com/content/qui-est-emmanuel-karenzi-karake/2833742.html


"La justrice britannique immobilise le légendaire général Karenzi Karake
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/06/23/la-justrice-britannique-immobilise-le-legendaire-general-karenzi-karake/
Après avoir été arrêté samedi à Londres, alors qu’il se préparait à reprendre un vol pour Kigali, le général Emmnanuel Karenzi Karake, chef des services de renseignements rwandais, a été remis en liberté mais il demeure à la disposition de la justice britannique. Cette dernière est intervenue en vertu d’un mandat d’arrêt européen délivré en Espagne voici sept ans par un magistrat espagnol, qui, à l’époque accusait le légendaire général « K K » de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité (chefs d’inculpation qui furent classés en 2014 à la suite d’un changement de la loi sur la compétence universelle en Espagne) lorsque) mais aussi de « crimes de terrorisme ». Rolling Eyes  Question
Le parquet de l’Audience nationale espagnole, en charge des affaires de terrorisme, a sollicité la remise à l’Espagne de l’officier rwandais.

Même si cette requête a peu de chances d’être exaucée, l’affaire a provoqué à Kigali une réaction extrêmement vive : le ministre de la justice du Rwanda, Busingye Johnston a annulé la visite qu’il devait faire en Espagne, Kigali a officiellement « demandé une explication » au gouvernement britannique et la ministre rwandaise des affaires étrangères Louise Mushikiwabo, très en phase avec la pensée du chef de l’Etat, a qualifié cette arrestation d’ « inacceptable » et dénoncé « la solidarité occidentale pour avilir les Africains, (…) sur base de la folie de pro-génocidaires ». Shocked  Shocked  Laughing  Laughing  Laughing
En réalité, plusieurs raisons expliquent l’obstination de la justice espagnole : la première est sans doute l’implication supposée du général Karenzi Karake dans le meurtre de trois travailleurs humanitaires espagnols membres de l’organisation Médecins du monde, qui avaient eu connaissance d’assassinats massifs imputés au Front patriotique rwandais et découvert des fosses communes en territoire rwandais. Ces assassinats de ressortissants espagnols, (neuf au total) s’ajoutent à une campagne de critiques menée par les milieux catholiques. S’y ajoutent les témoignages recueillis par des ONG internationales comme Human Rights Watch, qui avait documenté les massacres de civils commis en 2000 dans la ville de Kisangani, lors des affrontements qui avaient mis aux prises les armées de l’Ouganda et du Rwanda alors que ces forces se disputaient le contrôle des comptoirs de diamant. Emmanuel Karenzi commandait alors les forces rwandaises qui furent accusées de nombreux crimes de guerre, massacres de civils congolais et même exécutions sommaires de militaires ougandais. Par la suite, les Nations unies documentèrent plus de 600 massacres commis au Congo par les diverses forces en présence et publièrent un texte de synthèse, le « rapport mapping ». Ce dernier demeura longtemps sans suite mais il pourrait être exhumé si un Tribunal international sur les crimes commis au Congo venait à être créé.

Membre lui aussi de la diaspora tutsie venue d’Ouganda, combattant de la première heure du FPR et jouissant d’une réelle popularité , le général Karenzi Karake a déjà suscité la polémique : de janvier 2008 à avril 2009, il fut le numéro deux de la force hybride de l’ONU et de l’Union africaine déployée au Darfour avant d’être déchargé de ses fonctions à cause des accusations espagnoles. Au Rwanda même, il connut la disgrâce pour « mauvaise conduite » en 2010 et, après avoir «demandé pardon », il fut placé en 2011 à la tête des services de renseignements rwandais, un poste clé s’il en est.
Alors que l’officier avait déjà voyagé en Europe à plusieurs reprises et se rend à Londres plusieurs fois par an, les déboires actuels du « général KK », membre du premier cercle autour du  président Kagame qui s’interroge sur l’opportunité d’un troisième mandat laissent perplexe. Le zèle subit de la justice britannique serait il une réponse au fait que Kigali ait  suspendu les émissions de la BBC à la suite de la diffusion d’un reportage controversé sur l’”histoire non dite” du génocide? Faut il y voir un avertissement, à la veille de la décision concernant un éventuel troisième mandat? Même si la justice est, théoriquement, indépendante,  l’arrestation d’un “maître espion”‘ n’est pas un procédé fréquent et  d’aucuns rappellent le proverbe rwandais “qui veut atteindre le maître frappe d’abord le chien…..”"





Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  djino le 24/7/2015, 2:35 pm

Rwanda: exécutions massives de Hutus dans l'ombre du génocide des Tutsis : Le nouveau régime de Kigali serait responsable de plus de 100.000 morts Shocked Cool


Selon des témoignages recueillis par Libération, corroborés par des recoupements effectués à partir de listes de victimes, le Front patriotique rwandais (FPR), émanation de l'ethnie minoritaire tutsie, a toléré, voire organisé, le massacre d'au moins plusieurs dizaines de milliers de civils hutus au fur et à mesure de son avancée et depuis sa prise du pouvoir en juillet 1994. Shocked



Ces tueries, intervenant sous couvert de l'émotion provoquée par le génocide de 800.000 Tutsis entre avril et juillet 1994, ont été passées sous silence par la communauté internationale, qui tarde à mettre en place une commission d'enquête... Shocked Shocked

http://www.liberation.fr/evenement/1996/02/27/rwanda-executions-massives-de-hutus-dans-l-ombre-du-genocide-des-tutsis_161810

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Re: BBC passe á l´offensive contre...Kagame !

Message  djino le 7/8/2015, 10:47 am

Des escadrons de la mort venus du Rwanda actifs en Belgique ?


Le régime au pouvoir au Rwanda tenterait d'éliminer des dissidents et des opposants en Belgique, annonce Het Belang van Limburg sur base d'indices sérieux. Kigali utiliserait pour cela des commandos performants envoyés dans notre pays. La Sûreté de l'Etat aurait déjà dû fournir sa protection à plusieurs personnes.



Mercedes blindée

L'histoire commence l'an dernier. Une journaliste canadienne, Judi Rever, auteur d'articles critiques à l'égard du régime du président rwandais Paul Kagame, est en visite de travail en Belgique. Durant son séjour d'une semaine, elle doit se déplacer en Mercedes blindée accompagnée de deux agents de la Sûreté, écrit le journal.



Un accord avec la Sûreté

La Sûreté de l'Etat s'abstient évidemment de tout commentaire à ce sujet, mais Het Belang van Limburg a pu consulter l'accord signé à ce sujet par Judi Rever et les services belges.

La journaliste canadienne témoigne aussi : "L'agent m'a informé du fait que la Belgique avait de sérieuses informations selon lesquelles l'ambassade rwandaise à Bruxelles constituait une menace pour moi".

Approché pour liquider des opposants

Het Belang van Limburg a également recueilli le témoignage d'un ancien allié de Kagame, Robert Higiro, approché par les services de renseignement rwandais pour liquider des opposants, témoignage qu'il a aussi donné à Judi Rever.



L'histoire de Judi Rever est en outre confirmée par notre confrère de la VRT, spécialiste de l'Afrique centrale, Peter Verlinden qui a eu l'occasion de la rencontrer l'an dernier en Belgique : elle bénéficiait effectivement à ce moment de la protection d'un membre de la Sûreté, témoigne le journaliste de la VRT.

Peter Verlinden souligne aussi que de nombreux Rwandais sont placés sous protection, permanente ou momentanée, comme l'ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu, cible possible de menaces de mort en mai 2014.



En morceaux dans le canal

Le journaliste de la VRT, qui dénonce au passage un régime "criminel et meurtrier", évoque par exemple les cas plus tragiques le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignements, étranglé le 1er janvier 2014 dans un hôtel à Johanesburg ou ce Rwandais retrouvé en morceaux dans le canal à Bruxelles, deux cas qui se retrouvent dans la liste des assassinats politiques d'opposants rwandais à l'étranger dressée par Het Belang van Limburg.

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