Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

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Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 17/10/2014, 10:16 pm

RD Congo, Beni pleure ses 30 civils assassinés après une attaque meurtrière (Témoignage)



Le correspondant de France 24 s’est rendu dans la ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où la population reste inconsolable après une attaque qui a fait 26 morts.

Dans la nuit du 15 au 16 octobre, au moins 26 personnes ont été tuées à l’arme blanche lors d’une attaque attribuée à des rebelles islamistes ougandais sur la ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Et ce, alors que les autorités congolaises affirmaient que les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques (ADF-Nalu) étaient pratiquement défaits.

Le correspondant de France 24 s’est rendu sur place où la population locale reste inconsolable. Une grande messe a été organisée jeudi soir, en présence du gouverneur du Nord-Kivu et de responsables de l’ONU. Les corps des victimes ont été découverts à Ngadi et Kadowu, deux localités du territoire de Beni, fief de la tribu des Nande et carrefour commercial de la région des Grands Lacs.
“Nous avons fui pour échapper à la mort”
Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants sont allés de maison en maison, pillé les habitations et assassiné les propriétaires.
Ceux qui ont survécu à l’attaque sont désemparés. “Nous avions passé la nuit ailleurs. Ce matin, nous avons vu les cadavres de nos voisins alors nous avons fui pour échapper à la mort”, explique une habitante.
“J’étais dans ma maison, j’ai vu des personnes passe avec des torches. Dieu est grand, j’ai eu de la chance. Quelques minutes après leur passage, on m’a dit que le chef de notre village avait été déjà tué ainsi que le pasteur de notre église”, raconte un autre témoin.
Après avoir appris la nouvelle du massacre, certains se sont précipités sur les lieux de l’attaque pour mettre leurs proches à l’abri. “On m’a appris que plusieurs personnes venaient d’être tuées ici. Voilà pourquoi je suis venu chercher ma grand-mère”, explique une habitante de la région.
L’ADF-Nalu a perdu ses principaux bastions selon l’ONU
Au début du mois, l’ONU annonçait que les ADF-Nalu, rebelles islamistes opèrent depuis une vingtaine d’années dans le Nord-Kivu, avaient tué plusieurs personnes dans les environs de Beni.
Visé depuis juillet par des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, ce groupe est accusé de meurtres et d’enlèvements. Traqué par l’armée congolaise, soutenu par les Casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), il a perdu ses principaux bastions depuis janvier. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à semer la terreur dans la région de Beni.
Source : France 24

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 17/10/2014, 10:24 pm





« Je suis venu à Beni pour exprimer toute ma solidarité et présenter mes profondes et sincères condoléances aux familles des victimes. Je condamne fermement les carnages perpétrés par les rebelles de l'ADF. Ces crimes odieux et inacceptables ne resteront pas sans conséquences », a déclaré M. Kobler.

Pfffffffffffffffffffff Evil or Very Mad  Twisted Evil



MON PAUVRE PAYS... Sad  Sad  Sad
La ville de Béni, en République démocratique du Congo, a été le théâtre d’une attaque d’une rare violence dans la nuit de mercredi à jeudi. Au moins 27 personnes ont été sauvagement assassinées au cours d’une incursion rebelle. La ville, connue jusque-là pour être une zone sécurisée, tombe peu à peu dans la psychose.
L’attaque a eu lieu à la tombée de la nuit dans le quartier de Ngadi, situé à sept kilomètres du centre-ville de Béni. Plusieurs assaillants armés de fusils, de machettes et de marteaux s’en sont violemment pris à des habitants du quartier, faisant 13 morts et de nombreux blessés. L’intervention des forces armées a permis de repousser les agresseurs, mais lors de leur retrait en direction du parc des Virunga, les assaillants ont tué 14 autres personnes.
Jeudi matin, les habitants de la ville de Béni ont découvert les corps des 27 victimes. Mais le bilan pourrait être plus lourd, une dizaine de personnes ayant également été blessées lors de l’attaque. Le maire a été décrété une journée de deuil.
Source : Observers France 24



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 19/10/2014, 2:24 pm

Encore 24 Congolais tuées par les ADF à BENI ce samedi 18 octobre 2014



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 22/10/2014, 12:35 am

"Vidéo : en RD Congo, Beni pleure ses morts après une attaque meurtrière
le 17/10/2014

° http://www.france24.com/fr/20141017-rdc-rdcongo-beni-nord-kivu-attaque-adf-nalu-ougandais-rebelles-islamistes/
Dans la ville de Beni, située dans l'est de la République démocratique du Congo, la population reste inconsolable après une attaque qui a fait 26 morts. Reportage.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre, au moins 26 personnes ont été tuées à l'arme blanche lors d'une attaque attribuée à des rebelles islamistes ougandais sur la ville de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Et ce, alors que les autorités congolaises affirmaient que les rebelles de l'Alliance des forces démocratiques (ADF-Nalu) étaient pratiquement défaits. (...)"


"La terreur revient à Beni
le 21/10/2014

° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2014/10/21/la-terreur-revient-a-beni/
Le déchaînement de violence à Beni, où des massacres ont fait plus de 80 morts, suscite une vive émotion dans un Nord Kivu qui n’a pas oublié la guerre qui, voici un an, s’est terminée par la victoire des forces gouvernementales sur les rebelles du M23.
A ce moment, les forces armées congolaises, soutenues par les Casques bleus de la Monusco et la Brigade d’intervention africaine, forte de 3000 hommes, avaient promis de réduire tous les autres groupes armés sévissant dans l’Est du pays, dont essentiellement les rebelles hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et les rebelles ADF-Nalu, d’origine ougandaise et opérant dans le « grand nord » du Nord Kivu, du côté de Beni. Un an plus tard, on est loin du compte : les FDLR, refusant d’être délocalisés à Kisangani ou dans l’Equateur ou de rentrer pacifiquement au Rwanda, ont obtenu un nouveau répit, jusque janvier 2015.
Quant aux combattants ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), ils mènent des opérations de terreur : en moins de deux semaines, ils ont tué environ 80 civils. La dernière tuerie a eu lieu à Eringeti, une localité de 2000 habitants. Selon des témoins interrogés par l’AFP, hommes, femmes, enfants et nourrissons sont tombés sous les coups de tueurs opérant à l’arme blanche et vociférant : « où sont vos protecteurs ? Si vous voulez rester en paix, il ne faut plus nous envoyer vos soldats… » Il s’agissait là d’une allusion à l’offensive gouvernementale que les combattants ADF souhaitaient décourager en menant des représailles contre les populations civiles. Selon les habitants d’Eringeti, le massacre a duré deux heures et demie, durant lesquelles les assaillants se sont livrés à des actes de terreur pure : sans commettre de vols ou de viols, ils ont décapité et amputé à la hache et à la machette.

Cependant, si l’émotion est aussi vive dans la région et si une journée « ville morte « a été décrétée à Goma, la capitale du Nord Kivu, mais aussi à Lubero, c’est aussi parce que la population s’interroge sur l’inaction des autorités : selon des sources locales, la compagnie affectée à la garde de l’état major local n’a pas bougé et un petit groupe de soldats aurait même fait demi tour après avoir tiré quelques coups de feu au début de l’attaque.
Des associations de femmes ont demandé au chef de l’Etat de sanctionner les autorités qui ont failli à leur mission de sécuriser la population et demandent des explications au Ministre de la Défense.
Les observateurs relèvent que l’offensive contre les rebelles ougandais, entamée au début de cette année, avait engendré de bons résultats, mettant hors d’état de nuire des centaines de combattants. La mort soudaine du général Lucien Bahuma, décédé d’un arrêt cardiaque fin août à mis fin à cet optimisme sans doute prématuré : considéré comme l’artisan de la victoire contre le M23, le général Bahuma, un officier chevronné, diplômé de Saint Cyr, menait avec succès l’offensive congolaise . Depuis sa disparition, que d’aucuns ont même jugée suspecte, l’offensive militaire marque le pas et la localité d’Eringeti a pu être attaquée en dépit de la présence de deux régiments cantonnés à proximité. La méfiance est d’autant plus vive qu’un autre héros de la guerre contre le M23, le général Mamadou N’Dala, avait été, au début de cette année, victime d’une embuscade sur la route de Béni, attribuée aux ADF mais résultant vraisemblablement d’une trahison au sein des forces gouvernementales. Joint par téléphone, un habitant de Béni, souhaitant demeurer anonyme, nous a d’ailleurs confié « qu’il n’est pas certain que ces atrocités soient réellement l’œuvre des ADF, il y a beaucoup de divisions au sein des forces gouvernementales elles-mêmes et nous assistons à d’étranges jeux politiques… »
Cet interlocuteur nous a également confirmé la réalité d’un « péril islamiste » dans le « grand nord » du Kivu : «les ADF sont en contact avec les shabab somaliens et certains de mes employés, qui avaient été enlevés puis relâchés, ont confirmé que leurs ravisseurs étaient bien des musulmans radicaux… »"


"“D’ici peu on sentira les effets de la nouvelle stratégie” à Beni, promet Richard Muyej"
le 21/10/2O14

Twisted Evil Evil or Very Mad Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
° http://radiookapi.net/emissions-2/linvite-du-jour/2014/10/21/dici-peu-sentira-les-effets-de-la-nouvelle-strategie-beni-promet-richard-muyej/

"BENI : DES SOLUTIONS APPROPRIÉES ATTENDUES
le 21/10/2014

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article2344
Plusieurs groupes socioprofessionnels proposent des voies de sortie.
Face au drame qui frappé la population de Beni, au Nord-Kivu, le Gouvernement congolais a dépêché une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur Richard Muyej et comprenant également en son sein des membres du Parlement. Au centre de cette mission, la recherche des solutions en vue de mettre un terme à l’insécurité qui règne dans la ville de beni et ses environs et qui serait le fait des rebelles appartenant au groupe " ADF-Nalu ". Arrivée dimanche dernier à Beni, la délégation a eu, hier lundi, des contacts avec des groupes socioprofessionnels et avec les membres du conseil de sécurité local. A l’issue de cette démarche, le ministre Muyej a fixé l’opinion sur la conduite à tenir.

Hier, au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du conseil de sécurité qu’il a présidée à Beni, Richard Muyej Mangaz a fait état des solutions appropriées pour mettre fin aux tueries de civils dans le territoire de Beni,. Le gouvernement congolais et les Forces armées de la RDC (FARDC) disposent de "réponses appropriées" pour mettre fin aux tueries de civils dans le territoire de Beni. Raison pour laquelle, le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières a appelé les forces de sécurité (FARDC et Police), la population et les différentes forces politiques à travailler ensemble pour mettre un terme à l’insécurité qui prévaut à Beni.

MUYEJ A L’ECOUTE DES GROUPES SOCIOPROFESSIONNELS DE BENI

Dès hier lundi, Richard Muyej a écouté plusieurs groupes socioprofessionnels sur la recrudescence des cas d’assassinats et des pistes de solutions, confient nos sources, ont été préconisées, notamment des solutions appropriées. Voilà pourquoi, le ministre de l’Intérieur a sollicité leur collaboration pour traquer les bandits qui sèment la désolation parmi la population. Cette détermination, indique-t-on, se faisait remarquer à travers les dires des officiers des FARDC et de la Police ainsi que des membres du conseil local de sécurité au cours de la réunion que Richard Muyej a présidée à Beni, au Nord-Kivu, peu après son arrivée. 
"C’est un coup dur. Je ne voudrais pas faire le débat de comptabilité des morts. Même quand il y a deux morts, c’est grave. Mais, cette fois-ci, c’est par dizaine qu’on compte des morts. C’est très grave", a déclaré Richard Muyej. "Nous avons emmené des solutions. C’est le rôle de la République. J’ai eu l’occasion de parler avec des officiers de l’armée, et j’ai senti qu’ils avaient des réponses appropriées. C’est un processus. Je suis persuadé que d’ici peu, on sentira l’effet de la nouvelle stratégie", rassure-t-il. "Ce qui est arrivé est grave et la méthode utilisée est délicate, pernicieuse je dirais. Mais, il faut des efforts pour l’arrêter, et nous l’arrêterons, c’est ça le rôle de l’Etat", ajoute le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières.

LA POPULATION SENSIBILISEE A S’UNIR DANS LA LUTTE CONTRE LES BANDITS

Les membres des délégations gouvernementales et parlementaires se sont entretenus avec la population de Beni pour les sensibiliser à unir les forces dans la lutte contre ces tueries. "Nous avons réuni les notables parce qu’ils sont aussi la solution à ce problème. Ils doivent nous aider dans l’effort d’identification du réseau de ces inciviques, pour qu’ensemble nous puissions les neutraliser. Nous devons travailler à l’unisson population, FARDC, PNC, Majorité, opposition ; nous devons nous mettre ensemble pour vaincre l’ennemi", a expliqué le chef de la grande délégation mixte venue de la ville de Kinshasa. 
Les responsables des confessions religieuses, des partis politiques, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), de la société civile, des jeunes … ont échangé avec le ministre. Chaque groupe a donné sa version des faits. Les deux délégations sont arrivées à Beni, alors que la population locale est encore sous le choc du regain d’assassinats des civils par des hommes armés identifiés comme des rebelles ougandais des ADF. Faisant le bilan des tueries de Beni, la société civile parle d’environ 84 civils tués dans l’intervalle d’un mois. 
Pour sa part, la population de la ville de Beni attend des solutions appropriées promises par le ministre Richard Muyej Mangaz en vue de l’éradication de ces drames qui l’ont endeuillée. Il revient donc aux forces de sécurité de relevé le défi lancé par les miliciens de l’ADF-Nalu appelés à disparaître après le M23."


"Tueries de Beni : Richard Muyej promet des «réponses appropriées»"
le 20 /10/2014 

° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/20/tueries-beni-richard-muyej-promet-des-reponses-appropriees/

"RDC: mobilisations dans l’Est contre les violences récurrentes"
le 21/10/2014

° http://www.rfi.fr/afrique/20141021-rdc-mobilisations-est-contre-violences-recurrentes-beni-oicha-richard-muyej/


BENI : PLUS DE 80 MORTS : C’EST TROP !"
le 21/10/2014

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article2345

"Beni : la population se sent abandonnée
le 21/10/2014"

° http://www.lephareonline.net/beni-population-se-sent-abandonnee/

"Tueries de Beni: journée ville-morte à Goma et Lubero
le 20/10/2014"

° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/20/tueries-de-beni-journee-ville-morte-goma-lubero/

"RDC: à Beni, la population s’organise pour assurer sa défense
le 20/10/2014"

° http://www.rfi.fr/afrique/20141020-rdc-beni-population-jeune-adf-organise-assurer-defense/

"Les tueries de Beni : le Gouvernement accuse
le 17/10/20014"

° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11071:les-tueries-de-beni-le-gouvernement-accuse&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"RDC: 22 morts dans le massacre de civils à Béni par l'ADF
le 19/10/2014"

° http://www.rfi.fr/afrique/20141019-rdc-massacre-beni-fait-22-morts-kivu-paluku-adf-monusco-fardc/

"Nord-Kivu: 9 personnes tuées dans une attaque des ADF à Oicha
le 09/10/2014"

° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/09/nord-kivu-9-personnes-tuees-dans-une-attaque-des-adf-oicha/

"Nord-Kivu: 4 morts et 7 personnes enlevées dans une attaque des ADF à Beni
le 06/10/2014"

° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/06/nord-kivu-4-morts-7-personnes-enlevees-dans-une-attaque-des-adf-beni/

"Beni : incursion des présumés rebelles ADF à Mukoko, 3 morts
le 04/10/2014"

° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/04/beni-incursion-des-presumes-rebelles-adf-mukoko-3-morts/

"RDC : après les massacres à Béni, la ville n'a plus confiance dans l'armée
le 20/10/2014"

°     http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141020084501/defense-securite-adf-nalu-securite-rdc-apres-les-massacres-a-beni-la-ville-n-a-plus-confiance-dans-l-armee.html

"RDC : 26 morts dans une attaque à Beni, attribuée à l'ADF-NALU
le 16/10/2014"

° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141016165742/armee-congolaise-est-de-la-rdc-adf-nalu-rdc-rdc-26-morts-dans-une-attaque-a-beni-attribuee-a-l-adf-nalu.html

° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2014/10/20/meurtres-beni-villes-morts-au-nord-kivu/
° : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/10/141020_congo_beni
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/massacre-dans-lest-de-la-rdc-les-rebelles-ougandais-ont-laisse-un-message
° http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Dans-l-Est-du-Congo-les-rebelles-cherchent-a-effrayer-la-population-2014-10-19-1251436
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141021085216/defense-securite-nord-kivu-adf-nalu-adf-nalu-rdc-operation-villes-mortes-dans-les-grandes-agglomerations-du-nord-kivu.html

° http://www.rfi.fr/afrique/20141018-rdc-civils-nouveau-victimes-massacre-region-beni-adf-nalu/
° http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20141018120949/adf-nalu-rdc-rdc-nouveau-massacre-de-civils-par-les-rebelles-ougandais.html
° http://www.rfi.fr/afrique/20141016-rdc-attaque-meurtriere-beni-nord-kivu-ouganda-adf-nalu-securite/
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130717151446/#  




Compatriotiquement!

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 25/10/2014, 7:17 pm

ADF-Nalu: un ancien ministre congolais met en cause un haut gradé



En RDC, l'ancien ministre Mbusa Nyamwisi, originaire du territoire de Beni, met en cause la version officielle des massacres survenus dans ce territoire et attribués par les autorités aux rebelles ougandais des ADF-Nalu. Pour lui, l'armée congolaise n'a pas fait preuve que d'incompétence. L'ancien patron de la rébellion RCD-KML accuse le général Mundos, le commandant de l'opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d'être le complice des rebelles. Mbusa Nyamwisi exige une enquête indépendante.
Des ADF-Nalu massacrent plus de 80 citoyens dans un périmètre de 50km² où il y a des milliers de soldats congolais, et bien entendu la Monusco [la force onusienne en RDC], sans que l'armée ne soit en mesure de capturer un seul de ces assaillants. Au-delà de l'incompétence, c'est plutôt de la complicité.

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 25/10/2014, 7:31 pm

Face à l'escroquerie qu'incarne la MONUSCO les jeunes du Kivu s'organisent en groupes d'auto-défense


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 26/10/2014, 12:11 am

RD Congo : Les massacres des populations et un Etat vide
° http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rd-congo-les-massacres-des-158522

Ecoutez

Une série de massacres ont été perpétrés en territoire de Beni dans le Nord-Kivu. En l’espace de deux semaines, 80 personnes ont été tuées de manière extrêmement barbare, les assaillants s’étant servi de moyens rudimentaires, mais infiniment cruels(machettes, haches, douilles de houe). Les autorités ont rapidement attribué ces tueries aux rebelles ougandais, les ADF. Une version que de nombreuses sources locales ont toutefois mise en doute, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus important. Ce qui inquiète véritablement est que le pays en est à son quatrième massacre d’aussi grande ampleur depuis dix mois seulement, tandis qu’une peur, tout à fait justifiée, traverse les couches populaires. Du coup, des voix s’élèvent pour appeler à la création des groupes d’auto-défense, ce qui plongerait la région dans une situation comparable à celle qui a prévalu il y a de cela deux décennies, avec des dérives qu’on n’a pas fini de déplorer.

 
Quatre massacres sous la barbe des autorités
Il y a quatre mois un carnage d’ampleur comparable s’était produit à Mutarule, dans le Sud-Kivu. Des assaillants, toujours non identifiés, avaient ouvert le feu sur près de 200 personnes qui étaient réunies à l’extérieur d’une église le soir du 6 juin dernier. Les rescapés qui tentaient de se protéger en s’engouffrant dans l’église et les maisons d’habitation avaient été pourchassés et achevés l’un après l’autre, à l’arme blanche, puis brûlés. Comme à Beni, les assaillants avaient « bénéficié » de l’inaction des casques bleus et des unités des FARDC qui se trouvaient non loin du lieu du drame. Les forces onusiennes et l’armée congolaise avaient été appelées à l’aide, mais n’avaient pas bougé d’un sourcil, comme l’affirme l’ONG américaine Human Rights Watch[1]. Un officier avait même reçu l’ordre de ne pas intervenir pour aider la population qui se faisait massacrer. Bilan : 37 morts[2]. Ils s’ajoutent aux 70 victimes de la série de massacres dans le Masisi en janvier et février dernier.

Comme si le tableau n’était pas assez sombre, il faut rappeler les massacres du 13 et 14 décembre 2013 dans les localités de Mwenda et Musuku, les premiers de la série sur les dix derniers mois. Le patron de la Monusco, Martin Kobler, avait alors martelé : « Ces atrocités ne resteront pas impunies, les auteurs ne connaîtront pas de répit tant qu'ils n'auront pas répondu de leurs actes devant la justice ! »[3]. Depuis, trois massacres de plus grande ampleur se sont produits. Leurs auteurs et leurs complices sont toujours dans la nature, libres comme l’air. Et même s’ils avaient été arrêtés, rien ne permet de croire qu’ils seraient toujours en détention. Au Congo, comme si l’impunité doit être préservée à tout prix, les évasions de prisons sont désespérément monnaie courante. Si bien qu’au moment où les habitants de Beni enterraient les victimes des massacres,233 détenus, dans la ville voisine de Butembo, se faisaient la belle, sous la barbe des autorités. Une évasion de plus. Ils ont rejoint les milliers de truands qui fourmillent dans tous les recoins du Kivu. La jungle ! Où est passé l’Etat promis depuis deux décennies ?...
Du coup, à Beni, la population s’organise. Les habitants, quartier par quartier, allument un feu et veillent toute la nuit pour dissuader d’éventuelles infiltrations dans la ville. Ceux qui ne peuvent prendre part aux veillées populaires se tiennent prêts dans leurs maisons avec les bidons et des casseroles. Dès qu’un incident se produit, on tambourine sur les ustensiles pour alerter la cité, une technique d’autodéfense qui a souvent fait ses preuves dans cette partie meurtrie du pays. Mais elle ne suffira pas, et la population en prend de plus en plus conscience. Des assaillants qui, aujourd’hui, attaquent à l’arme blanche, reviendront sûrement avec des armes à feu. Ils ne reculeront pas devant le bruit de casseroles. D’où l’idée qui fait son chemin, d’une organisation de la population en groupes d’auto-défense.

Personne ne sait combien d’armes circulent dans le Kivu. Ce qui est certain est que, si la population en arrive à devoir créer des groupes d’autodéfense, les armes à feu feront leur réapparition dans les maisons d’habitation. Des jeunes aptes au combat afflueront des villes et des villages pour se battre aux côtés de leurs communautés respectives. Du déjà-vu. C’est ce qu’on appelle « mai-mai ». Les Mai-mai n’étaient rien d’autre que les populations congolaises qui, face à un gouvernement défaillant et une communauté internationale aux abonnés absents, s’étaient organisées en milices tribales pour opposer une résistance armée aux agressions qu’elles subissaient, notamment de la part des « Rwandais ».
Ils ont pourtant pris des engagements !
Depuis, des engagements ont été pris sur le plan national et international. On a appelé les milices congolaises à déposer les armes et à s’impliquer dans un processus de rétablissement de l’unité du pays. On a promis que les groupes armés étrangers seraient neutralisés. Des engagements ont été pris à Sun City pour garantir aux autorités de Kinshasa le monopole de la mission de protéger la population congolaise, ses biens et le territoire national. Sur le plan international, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une série de Résolutions renforçant les pouvoirs de la force de maintien de la paix. Cette force a aujourd’hui mandat pour user des armes pour protéger la population. En mars 2013, une brigade d’intervention a été créée par la Résolution 2098 avec pour mission de « traquer » et d’éliminer tous les groupes armés opérant sur le sol congolais. Sur le plan politique, le pays a organisé deux élections majeures (2006 et 2011) et est supposé avoir eu assez de temps pour se doter d’un personnel politique à la hauteur des défis. Les autorités devraient être en mesure de prévenir des attaques contre la population comme celles qui se produisent depuis dix mois, ou, au moins, de retrouver leurs auteurs et leurs complices pour qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice. Eh bien non !

Il y a une impressionnante présence militaire à Beni chapeautée par une dizaine de généraux et autres « très haut-gradés » de l’armée. Comme du temps de Mobutu, on apprend de l’ONG RRSSJ, que les généraux congolais se livrent aux trafics[4] et se chamaillent entre eux à n’en point finir. Les salaires des militaires ont été détournés. Les généraux font des affaires. A leurs côtés, il y a une importante présence des casques bleus. D’ailleurs, les massacres se sont déroulés alors que le patron de la Monusco, Martin Kobler, se trouvait dans la ville, de même que le nouveau commandant de la 3ème région militaire qui inclue le territoire de Beni, mais aussi le gouverneur de la Province du Nord-Kivu. Les assaillants ont frappé quand même et ont continué de trucider la population en toute impunité. Sous la barbe de tout ce « beau monde » dont les Congolais se demandent qui, finalement, est responsable de quoi. La faute à qui ?

La communauté internationale verse, depuis quinze ans, plus d’un milliard de dollars chaque année pour financer la Mission de l’ONU au Congo (1.506.067.900 dollars pour la période du 1erjuillet 2014 au 30 juin 2015). Une mission dont tout porte à croire qu’elle devrait prolonger sa présence dans le pays pour une durée qui reste indéterminée, quelle que soient les critiques dont elle fait l’objet au quotidien. On ne voit pas comment la Monusco pourrait se désengager du jour au lendemain au profit de ces autorités congolaises-là, toujours pas prêtes à assumer seules la charge de protéger leurs populations. Elles sont empêtrées dans des crises qu’elles ont créées de toute pièce. Le pays est paralysé par une insurmontable crise de légitimité depuis les élections calamiteuses de 2011. Et pour ne rien arranger à la situation, la crise se trouve aggravée depuis de nombreux mois par l’interminable débat sur une possible révision de la Constitution afin d’assurer à Joseph Kabila une présidence à vie[5].

A qui donc confier la charge de protéger la population congolaise ? Face au vide, la population manifeste contre la Monusco et son patron Martin Kobler. Bilan : deux morts[6]. Pour une fois, l’Etat congolais s’est servi de ses armes. Pas contre l’ennemi qui massacre de paisibles citoyens, mais contre sa propre population « coupable » d’avoir manifesté pour dénoncer les massacres qu’elle subit.
A Kinshasa, tout est fait pour méconnaître le martyre de cette population, voire tout simplement son existence. Les autorités n’auront même pas eu la présence d’esprit d’organiser un hommage national à la mémoire des victimes, de mettre, comme dans n’importe quel pays, les drapeaux en berne, de s’adresser solennellement à la nation et d’initier des actions de solidarité en faveur des victimes, des rescapés et de leurs familles. C’est-à-dire tout ce qu’il y a de plus normal lorsque les dirigeants d’un pays prennent conscience qu’ils ont failli à leur mission de prévenir des drames comme ceux de Beni et de Mutarule. Ici, rien à faire ! Personne n’est responsable de rien. Au Congo, l’irresponsabilité gangrène la vie politique d’un bout à l’autre. Mais on se bouscule quand même pour être nommé dans un prochain gouvernement. Le gouvernement de « cohésion nationale ».

Boniface MUSAVULI
 


[1] HRW, « RD Congo : L’armée et l’ONU n’ont pas agi pour arrêter un massacre », 2 juillet 2014.
[2] « Massacre de Mutarule : l'abattement des familles des victimes », rfi.fr, 28 août 2014.
[3] « RDC : au moins 21 morts lors d'une attaque au Nord-Kivu », francetvinfo.fr, 17 décembre 2013.
[4] RRSSJ, « Communiqué du Centre pour la Gouvernance : Situation à Beni », 22 octobre 2014.
[5] Le débat est d’autant plus âpre que cette révision, si elle s’opère et fait disparaître la limitation à deux mandats, Joseph Kabila sera assuré de régner à vie, malgré les élections. En recourant aux fraudes électorales, à la corruption et à la violence armée, le président-candidat ne pourra, de son vivant, être inquiété par aucun opposant dans les urnes.
[6] « RDC : deux jeunes tués dans une manifestation contre la Monusco dans l'Est »Jeune Afrique, 22 octobre 2014.
 
Manifestation des écoliers de Butembo contre les massacres de Beni

"Communiqué du Centre pour la Gouvernance:
Le Carnage de Beni confirme l’extrême fragilité des forces de sécurité congolaises

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9349
Les tueries, dans la cruauté et la barbarie, perpétrées depuis début octobre dans les localités de Eringeti, Oïcha, Kabasha en territoire de Beni-Oïcha et les quartiers Ngadiet Matongedanslaville de Beni sont la preuve de l’extrême et persistante fragilité des forces de sécurité congolaises,a déclaré aujourd’hui le Centre pour la Gouvernance, CEGO en sigle.
Ces tueries, qui ont déjà fait une centaine de victimes parmi la population civile et qui interviennent quelques semaines seulement après la proclamation du succès des opérations militaires SOKOLA dans la même zone, trahissent également les limites de la stratégie de recours à la force comme unique méthode de lutter contre la persistance et la prolifération des groupes armés en République Démocratique du Congo.

Le Centre pour la Gouvernance note avec préoccupation que cette brusque dégradation de la situation sécuritaire contrarie profondément les déclarations officielles faisant état de la reprise, de la maitrise et ducontrôle des bastions de la prétendue rébellion ougandaise de Allied Democratic Forces/National Army for Liberation of Uganda, ADF-Nalu, a l’issue des opérations «SOKOLA 1» lancées et menées avec pompe par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et accompagnée par une campagne médiatique systématique.
En réalité, les opérations «Sokola» étaient minées depuis plus longtemps par d’autres facteurs bien plus inquiétants, y compris la mort brutale et plus ou moins mystérieuse des officiers Mamadou Ndala et Lucien BAUMA, le non-paiement régulier de la solde des militaires engagés au front et surtout l’implication des officiers dans le commerce illégal des ressources naturelles, notamment le bois, l’or et lecoltan,ainsi que dans diverses opérations de fraude douanière.. Tous ces facteurs ont contribué à une détérioration générale du climat de confiance au sein des troupes engagées dans l’opération «Sokola ».

D’après des sources locales, en effet, les officiers généraux déployés dans la région se livrent régulièrement à des querelles intestines liées à la pratique du commerce des ressources naturelles dans la région, lequel commerce est financé par les fonds qui devraient servir au paiement de la solde du militaire. Parmi les causes de la détérioration du climat au sein des FARDC on cite également la décision du Gouvernement congolais de relever les éléments de l’Unité de Réaction Rapide (UPR) commandée anciennement par le Colonel Mamadou Ndala et de les remplacer par des éléments moins aguerris et dépourvus de moyens de subsistance.
CEGO note qu’en général la tendance quasi continuelle de recourir à la force pour la neutralisation des groupes armés s’est toujours soldée par des dérapages aux conséquences incalculables contre les populations civiles prises pour cible par les parties au conflit et accusées de pactiser avec l’adversaire ou de refuser à dénoncer la présence de collaborateurs parmi elle, occasionnant de ce fait la mobilisation des jeunes pour se protéger contre les actes de répression des forces de sécurité nationales ou les représailles de la part des groupes armés étrangers actifs dans la partie orientale du pays.
Centre pour la Gouvernance

Devant des actes d’une telle cruauté et d’une terreur extrême, les populations civiles ont besoin de compassion, protection et assistance de la part des autorités locales et nationales. Les rendre responsables ou complices, ou exiger qu’elles soient plus vigilantes et apportent une plus grande collaboration aux FARDC est contraire à l’obligation de l’Etat de leur procurer la sécurité en s’assurant que la région n’est pas livrée à la merci des militaires appauvris et dépourvus de moyens de survie à la suite du détournement de leur solde par les officiers généraux qui se comptent à une dizaine pour unpetit périmètre du territoire de Beni.
Le CEGO craint que cette insécurité grandissante et les appels des communautés à l’autodéfense n’ouvrent la voie à la prolifération et à la persistance des groupes armés avec pour risque majeur les atteintes aux droits de l’homme comme cela fut le cas dans le Sud de Lubero lors de la traque contre les éléments FDLR et des milices locales du Général autoproclamé KAKULE SIKULI Lafontaine.

Aussi, le CEGO note que les espoirs nés de la signature de l’Accord Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération en RDC et dans la région des Grands Lacs sont entrain de se volatiliser, pour au moins deux raisons majeures. D’une part, la MONUSCO peine à se déployer dans la région malgré la présence en son sein d’une Brigade d’intervention dotée d’un mandat d’user de la force contre les groupes armés.
D’autre part, , les contradictions entre la MONUSCO et les FARDC sur l’approche militaire à mettre en œuvre ainsi que sur les groupes armés devant être la cible prioritaire des actions armées conjointes, ne sont pas de nature à contribuer efficacement au rétablissement de la paix et de la sécurité dans la partie orientale du pays.

En effet, l’hypocrisie est le mot qui caractérise le mieux la mise en œuvre des engagements pris aux termes de l’Accord Cadre par les différentes parties prenantes, en ce qui concerne la neutralisation des groupes armés. Aussi bien la République Démocratique du Congo que les Etats de la région semblent incapables de sortir du cercle vicieux constitué par la succession des ultimatums aux groupes armés et des conditionnalités posées par les leaders de certains de cesgroupes armés étrangers.
Par ailleurs, le CEGO s’interroge sur les bienfaits de prétendus prêts, soutien ou accompagnement annoncé par différents partenaires bi et multilatéraux de la RDC pour la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) pendant que les forces de sécurité congolaises affichent des graves dysfonctionnements et une extrême fragilité quant à la capacité réelle d’assumer ou de prendre à charge la sécurisation du territoire nationale.

C’est pourquoi, le Centre pour la Gouvernance recommande :

Au Gouvernement Congolais :
Prendre des dispositions pour mettre fin à l’insécurité grandissante dans le territoire de Beni ainsi que dans d’autres contrée de la République ; 
Enquêter sur l’origine réelle des attaques et massacres contre les populations civiles de Beni et engager les poursuites contre les auteurs et complices de ces massacres ; 
Enquêter sur les présumés détournements de la solde de militaire par des Officiers ainsi que la pratique du commerce auquel les officiers militaires se livrent ;
Revoir la décision tendant à déployer les troupes moins aguerries au détriment des Unités de Réaction Rapide qui ont montre d’un professionnalisme et d’une capacité incontestable dans une zone encore en proie ;
Repenser la chaîne de commandement du secteur opérationnel de Beni aux fins de doter les unités combattantes de commandement exempt de tout soupçon ;
S’en tenir à ses responsabilités en matière de sécurisation du territoire, des populations civiles et de leurs biens au lieu de l’entrainer dans des options susceptibles d’ouvrir la voie à des règlements de compte inutile.

Aux partenaires financiers et techniques de la RDC: 
Repenser leur politique en rapport avec la réforme du secteur de sécurité en exigeant notamment une évaluation des étapes déjà parcourues voici prêt de quinze (15) ans; 
Conditionner l’appui à l’obligation pour le Gouvernement Congolais de respecter les règles de la diligence raisonnable en matière de la réforme du secteur de sécurité, particulièrement le respect des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité au sein des forces de sécurité, notamment les auteurs des massacres des adeptes de Bundu dia Kongo, les enfants communément appelés «Kuluna», etc. A la Mission de l’Onu pour la Stabilisation du Congo, particulièrement la Brigade d’Intervention 
S’acquitter de son mandat et se déployer toute affaire cessante dans les zones en proie à l’activisme des groupes armés, particulièrement en Territoire de Beni ;

Aux Pays de la Région :
S’employer activement à la mise en œuvre des engagements pris au terme de l’Accord Cadre, particulièrement en ce qui concerne la neutralisation des groupes armés, y compris l’interdiction de leur apporter tout soutien ou appui de quelque nature de ce soit et d’engager les poursuites contre les auteurs de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire.
Kinshasa, le 21 octobre 2014 "


"Tueries de Beni: une marche de l’opposition réprimée à Goma"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/25/tueries-de-beni-une-marche-de-lopposition-reprimee-goma/

"Richard Muyej : «Ce qui s’est passé à Beni est une humiliation pour la nation»"
silent  silent  silent  lol!  lol!  lol!  lol!  lol!
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/24/richard-muyej-ce-qui-sest-passe-beni-est-une-humiliation-pour-la-nation/

"Le QG de la Monusco pris d’assaut par des manifestants"
° http://www.lephareonline.net/qg-monusco-pris-dassaut-manifestants/

"L’Onu appelée à imposer un dialogue entre les groupes armés étrangers et leurs gouvernements"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/24/la-vsv-appelle-lonu-imposer-dialogue-entre-les-groupes-armes-etrangers-leurs-gouvernements/


° http://www.rfi.fr/afrique/20141025-adf-nalu-ancien-ministre-congolais-met-cause-haut-grade/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/25/tueries-de-beni-richard-muyej-annonce-larrestation-de-quelques-suspects/
° http://www.lephareonline.net/lest-cest-ras-bol/
° http://radiookapi.net/regions/nord-kivu/2014/10/22/beni-vive-tension-apres-la-mort-des-deux-jeunes/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article2399
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/23/rdc-le-cicr-preoccupe-par-les-tueries-des-civils-beni/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/20/tueries-de-beni-journee-ville-morte-goma-lubero/
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11141:nord-kivu-des-milliers-de-personnes-prises-dans-une-spirale-de-violence-a-beni-et-walikale&catid=86:politique
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/22/soulevement-des-jeunes-beni-le-gouverneur-julien-paluku-lance-appel-au-calme/





Compatriotiquement!

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Troll le 26/10/2014, 1:18 pm

...POUR UNE FOIS

un acteur politique congolais ACCUSE un général de l´armée nationale de "traitrise et d´incompetance" **! c´est nouveau, au Congo les hommes politik évitent soigneusement de s´en prendre aux responsables militaires..

L´accusation de Mbusa a un impact sur le "terrain" car étant un parlementaire orginaire de Beni...donc plus proche de la population...Voyons la suite..WAIT AND SEE

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 27/10/2014, 12:58 am

"RDC : « des amnisties trop sélectives et discriminatoires »                                                                                                                                  ° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-des-amnisties-trop-selectives-et-discriminatoires/
Le défenseur des droits de l’homme, Paul Nsapu (FIDH), dénonce les conditions d’exécution de l’amnistie accordée par Kinshasa aux groupes armés. Selon lui, les libérations se déroulent « au bon vouloir » d’une commission composée exclusivement des principaux organes de sécurité du régime.


Paul Nsapu est défenseur des droits de l’homme congolais, responsable de la Ligue des électeurs et secrétaire général de la FIDH pour l’Afrique subsaharienne

Afrikarabia – Environ 850 personnes ont bénéficié de la loi d’amnistie en République démocratique du Congo concernant des faits de guerre, insurrectionnels ou infractions politiques entre 2006 et 2013. Cette amnistie était-elle nécessaire pour pacifier le pays ?

Paul Nsapu –
D’un certain point de vue, cette amnistie était nécessaire. Elle a permis la libération de personnes innocentes qui avaient été arrêtées sans motif valable sinon pour  des raisons discriminatoires ou idéologiques. Mais au départ, il faut se souvenir que le gouvernement ne voulait l’amnistie que pour le M23. Il a été ensuite contraint par la société civile, une partie de l’opposition politique, ainsi que la diaspora, d’élargir la liste des bénéficiaires.
Afrikarabia – Comment s’est déroulée la mise en oeuvre de cette amnistie par les autorités congolaises ?
Paul Nsapu –
L’exécution de la loi d’amnistie est problématique. En principe, ce sont les instances judiciaires (les Parquets), les Cours et Tribunaux où les bénéficiaires étaient déférées, qui devraient s’en occuper. En fait, c’est une commission mixte sécuritaire, composée des agents de l’ ANR (les renseignements congolais), de la DEMIAP, la Police, de la présidence de la République, ainsi que l’auditorat, qui a décidé des libérations. Les libérations se sont déroulées par vagues, selon le bon vouloir des membres de cette commission. C’est ainsi que dans un groupe, certaines personnes ont été libérée alors que d’autres sont encore en détention. Ces libérations sont sélectives et discriminatoires. On a vu que lorsque le M23 a haussé le ton, ainsi que les Bakata Katanga, on a aussitôt libéré une centaine de personnes de leurs groupes, tandis que les détenus qui sont isolés, à deux ou trois… restent maintenus en prison.

Afrikarabia – Dans quelles conditions ces prisonniers amnistiés ont été libérés ?
Paul Nsapu –
Lors de ces libérations, les civils ont regagné leur domicile alors que les policiers et militaires étaient cantonnés dans un centre à la périphérie de la ville. Dans ce centre de l’Inss à Mama Mobutu, les conditions sanitaires sont déplorables et il y a une forte surpopulation. Il faut également souligner que lors de leur arrestation, la plupart de prisonniers se sont retrouvés dépouillés de leurs biens : véhicules, argent et cartes bancaires. Il y a notamment le cas d’Eric Kikunda, propriétaire d’une jeep Hyundai, qui voit désormais son véhicule rouler avec une plaque militaire ! Il y a visiblement une consigne du premier Président de la Haute Cour Militaire interdisant aux juges de remettre les biens saisis. C’est clairement un enrichissement répréhensible par la loi.
Afrikarabia – Ces amnisties ne sont-elles pas synonymes d’impunité pour les victimes ?
Paul Nsapu –
Oui, pour beaucoup l’amnistie est synonyme d’impunité car il n’y a eu aucune enquête, aucun procès pour déterminer les responsabilités dans les différents crimes commis. C’est seulement sur la base de listes que les actes d’engagement sont délivrés. Ces personnes ne sont pas identifiés comme il se doit. Je pense que même des enquêtes sommaires sur les lieux des crimes auraient permis d’identifier certains auteurs de ces crimes.

Afrikarabia – Les anciens rebelles du M23 ont déclaré être déçus par ces amnisties. Ils en attendaient 4.000 alors que seuls 193 noms ont été publiés. N’est-ce pas un risque de voir le M23 reprendre les armes ?
Paul Nsapu
– La tentation est grande pour les rebelles de faire figurer sur la liste un maximum de noms et notamment de faire passer des non-nationaux. Il est donc difficile de  confirmer le chiffre de 4.000 ex-M23 étant donné qu’il fallait exclure ceux qui se seraient rendus coupables des crimes graves. Comment le savoir pour les exclure? Quels critères utilisés? Difficile de dire que l’amnistie va pacifier le pays car, à chaque fois, ceux qui prennent les armes trouvent toujours un prétexte dans le non-respect des accords avec le gouvernement pour reprendre le chemin de la rébellion. Il y a eu le RCD, puis le CNDP avec Laurent Nkunda, plus tard c’est Bosco Ntaganda, puis enfin le M23. Le problème de fond ce sont les conflits entre dirigeants : rwandais, burundais, ougandais et congolais. Il faut un vrai débat sur toutes ces questions. Il revient donc aux différents États signataires de ses accords de peser de tout leur poids pour que ces ex-rebelles ne reprennent plus les armes. Je pense notamment au Rwanda et à l’Ouganda qui les hébergent encore.
Afrikarabia – Le nouveau plan DDR III de démobilisation et de réinsertion des groupes armés tarde à se mettre en place. Que peut-on faire des anciens miliciens ? Doit-on les réintégrer dans l’armée régulière ?
Paul Nsapu
– Il est vrai que le programme de DDR traîne et c’est cela le danger qui nous guette. Il y a effectivement un risque de voir un autre mouvement rebelle naître à partir de ce cantonnement. Il y a un réel problème de prise en charge des anciens groupes armés. Par contre, je ne pense pas qu’il faille encore réintégrer les anciens miliciens qui, au vu de différents mouvements rebelles et de leurs présence dans ces derniers, ont pris l’habitude de recourir à chaque fois aux armes pour défendre leurs intérêts et pas ceux des populations."



"ADF-Nalu: les accusations de Mbusa Nyamuisi font réagir à Kinshasa
° http://www.rfi.fr/afrique/20141026-adf-nalu-accusations-mbusa-nyamuisi-font-reagir-kinshasa/
Les réactions aux affirmations de Mbusa Nyamuisi sur RFI, samedi, concernant la situation à Beni, se multiplient en RDC. L'ancien ministre et président du RCD/KML, en exil, a accusé des responsables des FARDC, les forces armées congolaises, sur place à Beni, d'entretenir l'insécurité en se faisant les complices des rebelles ADF-Nalu. Plusieurs Kinois exigent une enquête indépendante.
Quelques membres de la délégation parlementaire dépêchés à Beni ont affirmé que les témoignages recueillis sur place corroborent quelques peu les affirmations de Mbusa Nyamuisi, et pour de nombreuses personnes interrogées à Kinshasa, ce sont des accusations graves qui méritent d’être examinées minutieusement.

L’opposant Vital Kamerhe de l’UNC a affirmé que la question de l’armée est tellement sérieuse qu’au regard de la recrudescence de l’insécurité et des atrocités d’une violence rare à travers les pays, cette question nécessite un débat national. C’est également l’avis de Lisanga Bonganga du Front populaire : « Quand il y a des suspicions, il faut qu’il y ait des enquêtes. Et pour parler des enquêtes sérieuses, il faut qu’il y ait des enquêtes indépendantes. Je pense que ce n’est qu’après des enquêtes indépendantes, qu’on saura établir les responsabilités. » Une délégation de l’opposition a prévu de se rendre sur les lieux mercredi prochain pour manifester de sa solidarité aux populations meurtries de cette contrée.
Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a tenu lui aussi à réagir aux propos de l'ancien ministre Mbusa Nyamwisi. Il rappelle que les FARDC luttent tous les jours dans la région contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu. Mais il explique qu'il est parfois difficile pour les forces armées de les arrêter : « Les actes qui ont été perpétrés ces derniers jours l’ont été dans les périphéries des milieux urbains. Dans les dix minutes qui ont suivi, ils sont immédiatement entrés dans la forêt. Il est difficile de mettre dans chaque maison un policier ou un militaire. » Selon Julien Paluku, les rebelles ont profité des villes les plus éloignées« où ne sont pas déployés les éléments des forces armées pour y perpétuer ce massacre ». Des forces armées « qui sont, à l'heure qu'il est, à leur poursuite. »"



"Beni : La grande manipulation
Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9359
Décidé à rester au pouvoir pour le pouvoir, "Joseph Kabila" fait désormais feu de tout bois. Après les intimidations par la "démonstration de force" - par la présentation de ses nouveaux "jouets" - lors de la parade militaire organisée le 30 juin dernier, il recourt à la "manipulation". Objectif : trouver un bouc émissaire de ses échecs en matière notamment sécuritaire. La Monusco devient ainsi un "témoin gênant" d’un régime en plein "délire despotique". Ce qui vient de se passer à Beni tient lieu de sonnette d’alarme.
«Manœuvre destinée à tromper». Telle est la définition la plus usuelle du mot «manipulation». Point n’est besoin de suivre une session de formation à l’ex-KGB ou dans le FBI pour découvrir les indices conduisant au commanditaire des «manifestations» anti-Monusco qui ont eu lieu en ce mois d’octobre dans le territoire de Beni, au Nord Kivu. Tout indique qu’il s’agit d’une "manœuvre" qui porte la signature des officines à barbouzes du régime vacillant de «Joseph Kabila».

De quoi s’agit-il ?

Au cours de ce mois d’octobre finissant, 79 personnes ont été tuées respectivement à Erengeti et à Ngadi, deux localités situées dans le territoire de Beni. Qui sont les auteurs de ces crimes ? Tous les regards sont tournés opportunément vers la très nébuleuse rébellion ougandaise ADF. Certaines sources locales suspectent des rebelles rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). En cause, le modus operandi.
A en croire des activistes de la société civile du Nord Kivu, les victimes présentaient des blessures béantes provoquées manifestement par des coups de machettes, de haches et de houes. Des enfants avaient le crâne fracassé comme s’ils avaient été projetés contre le mur. Etrangement, les agresseurs courent toujours. Au moment où ces lignes sont écrites, les autorités judiciaires restent discrètes. Aucune information judiciaire n’est ouverte. La mort est ainsi banalisée.

Qu’il s’agisse des rebelles ougandais ou des agresseurs «rwandais» non autrement identifiés, on se demande bien d’où pourraient sortir ces agresseurs dans la mesure où les autorités congolaises entonnaient le cocorico selon lequel l’armée nationale avait mis les insurgés ougandais «hors d’état de nuire».
Dans son message à la nation à l’occasion de la commémoration du 54ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance, «Joseph Kabila», auto-satisfait, déclarait notamment : «Comme vous le savez, depuis une vingtaine d’années, l’Est de notre pays a été le théâtre d’agressions, de guerres, de mouvements armés et de rebellions. Grâce à la montée en puissance de nos Forces Armées et de Sécurité, nous y avons mis fin. Cette victoire (…) nous la devons au savoir-faire et à la bravoure de nos Forces Armées et de Sécurité.(…) ». «J’annonce solennellement à la Nation congolaise que nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national», ajoutait-il. Propos irresponsables d’un chef d’Etat déconnecté des réalités de son pays?

Défiance à l’autorité

Dès le lendemain de ces tueries, des observateurs à Beni ont constaté la montée d’une colère à peine sourde à l’encontre d’un pouvoir d’Etat qui a fait la pleine démonstration - à moins qu’il ne s’agisse d’une complicité avec les assaillants – de son impuissance à garantir les conditions minimales de sécurité pour les personnes et les biens.
On apprenait ainsi que la population de Beni envisageait de s’organiser en
«force d’autodéfense». Un désaveu lancé à la face d’un pouvoir défaillant. Maire de Beni, Nyonyi Masumbuko a tenté sans convaincre de redonner confiance en diffusant en boucle des messages du genre : «Restez calmement dans vos maisons, les autorités maîtrisent la situation». C’était le dimanche 19 octobre.
Au Nord Kivu, des voix s’élèvent pour dire que depuis le décès brutal, le 30 août dernier, du général Lucien Bahuma, qui commandait l’armée au Nord-Kivu, l’opération de l’armée est pratiquement au point mort. Et ce en dépit du fait que depuis le 13 septembre, « Joseph Kabila » a nommé un de ses hommes de confiance pour succéder à un Bahuma qui était constamment sur le terrain. L’homme dont question n’est autre que le très sulfureux général Muhindo Akili Mundosi, alias « Moundos ». Pour le pouvoir kabiliste, l’enjeu consistait à détourner cette colère populaire pour le moins légitime. Une colère aux conséquences imprévisibles.

Un bouc émissaire nommé Monusco

Coup de théâtre! Le mercredi 22 octobre, une manifestation «improvisée» a lieu à Mavivi, une localité située à une quinzaine de kilomètres de Beni. Qui est l’organisateur de cette « demonstration » ? Mystère. L’autorité administrative a-t-il été informée? Silence radio. Que voit-on ? Plusieurs centaines de jeunes gens et des femmes entonner des chants en swahili que l’AFP résumait comme suit : «La population de Beni ne veut plus de vous ici, parce que vous ne faites rien du tout pour sa sécurité ». Ce chant est destiné aux forces onusiennes.
Les « protestataires » vont tenter de prendre d’assaut le QG des Casques bleus, situé non loin de l’aéroport. Etrangement, l’armée congolaise est arrivée plusieurs longues minutes après que le portail de la représentation de la Monusco ait été cassée et que les manifestants commençaient à pénétrer dans les installations onusiennes en criant : « Il faut nous laisser chasser ces gens! », «ils ne font rien pour nous ici! ».
A Oicha, on a assisté à une «marche de la colère» contre la Monusco. Ici, les onusiens sont accusés « de n’avoir pas pu empêcher de récents massacres dans la région ». « Nous voulons le départ de la Monusco, criaient en swahili des jeunes et des personnes âgées. Si c’est notre pays, que les autorités nous écoutent ». La police congolaise toujours prompte à disperser les manifestants étaient invisibles. A qui profite le "crime"? Poser la question revient à y répondre.

Témoin gênant

Depuis que «Joseph Kabila» s’est mis en tête de faire réviser la Constitution afin de faire sauter les « verrous » qui l’empêchent de bringuer un troisième mandat - en dépit d’un bilan sécuritaire et socio-économique désastreux -, la Mission onusienne au Congo est en passe de devenir le bouc émissaire des échecs du régime en place. La récente expulsion du chef du bureau des Nations Unies pour les droits de l’Homme, Scott Campbell, rentre dans ce cadre.
Chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer la Monusco. Il faut être parfaitement malhonnête pour ne pas reconnaître que la Mission onusienne comble les lacunes d’un Etat incapable de servir l’intérêt général. Depuis les tueries survenues à Beni, "Joseph Kabila" garde son mutisme légendaire. Ce sont les responsables onusiens qui exercent le ministère de la parole pour rassurer la population. Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, est allé "paradé" à Beni.
A force de prendre pour modèles de référence son mentor rwandais Paul Kagame et dans une certaine mesure l’Ougandais Yoweri Museveni, "Joseph Kabila" a lamentablement échoué. Le successeur de Mzee finira par apprendre à ses dépens qu’il n’est ni Kagame ni Museveni. Et que le Congo-Zaïre n’est pas le Rwanda. Encore moins l’Ouganda.

Intervenant à l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre dernier, «Joseph Kabila» a prétendu que la situation du Congo-Kinshasa était «en nette amélioration» et que le pays «est de nouveau un pays debout, où la paix retrouvée se consolide chaque jour davantage».
Comment pourrait-on expliquer que ce «pays debout» soit si incapable d’assurer à sa population la jouissance du bien le plus précieux à l’homme, à savoir la vie ? Jusqu’à quand « Joseph Kabila » et les « durs » de son oligarchie vont-ils continuer à manipuler impunément l’opinion ?"



                                                                                                                      Compatriotiquement!

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 27/10/2014, 9:33 pm


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 29/10/2014, 10:10 pm

Sad  Sad  Sad



Joseph Kabila vient d'arriver, ce mercredi, à Béni dans le nord-est de la RDC. Un déplacement dix jours après une série de massacres qui ont fait plus de 80 morts dans la région. C'est une visite rare puisque le dernier voyage de Joseph Kabila remonte à l'année dernière. Une visite attendue alors que la situation sécuritaire s'est fortement dégradée.

La sécurité, c'est clairement la principale préoccupation des centaines de personnes qui sont rassemblées à Béni sur un grand rond-point du centre-ville, sous un soleil cuisant. Elles ont attendu plusieurs heures l'arrivée du chef de l'Etat, armées de parapluies et de banderoles.

La foule réunie à Béni espère entendre des mots du chef de l'Etat, alors que la sécurité s'est terriblement dégradée ces derniers jours. Il y a eu un massacre de 82 personnes il y a une dizaine de jours, mais aussi des attaques régulières comme encore la nuit dernière. Un nouvel assaut attribué à la rébellion ougandaise des ADF et qui a coûté la vie à un militaire.

Kabila devra répondre aux nombreuses critiques

« Nous voulons la paix, la sécurité et que Kabila prenne enfin des mesures pour améliorer la situation. » Voilà ce que tout le monde répète. Des attentes donc, mais aussi beaucoup de critiques. « Nous sommes fatigués, disait un instituteur, fatigués de voir que ce président au pouvoir depuis 2001 échoue à assurer la sécurité de ses citoyens. Cela fait des années, trop longtemps, que tous les jours des civils sont tués. »
Le programme de Joseph Kabila à Béni n'a pas encore été rendu public. Son cortège est passé en trombe, signe que le chef de l'Etat devrait bientôt venir à la rencontre des habitants de Béni.

RFI

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 30/10/2014, 12:24 am

"Massacres à Beni : «Joseph Kabila était obligé de venir»
° http://www.rfi.fr/afrique/20141029-rdc-massacres-beni-joseph-kabila-etait-oblige-venir-rebelles-ougandais-adf-mai-mai-%20/


Le président congolais Joseph Kabila (d) à son arrivée à l'aéroport de Mavivi, lors de sa visite à Béni, le 29 octobre 2014.

En République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila est arrivé mercredi 29 octobre à Beni dans le grand nord du Nord-Kivu. Un territoire qui a été frappé par plusieurs attaques ces dernières semaines qui ont fait des dizaines de morts. Des massacres imputés aux rebelles ougandais des ADF. Pour Caroline Hellyer, journaliste et analyste politique, spécialiste du Grand Nord du Nord-Kivu, le chef de l'Etat congolais devait faire ce déplacement, notamment pour remettre de l'ordre dans son armée.

RFI - Le gouvernement, la société civile et même la Monusco ont immédiatement accusé les rebelles ADF d'être derrière ces attaques. Pensez-vous qu'ils soient responsables de toutes ces exactions ?

Caroline Hellyer - Je ne pense que ça soit très clair jusqu'à présent. C'est une possibilité. La première question à se poser, c'est pourquoi les ADF ont été accusés aussi vite et sans preuve. Il faut aussi se poser la question de pourquoi ils attaqueraient maintenant. C'est possible que ça soit les ADF, mais ça peut être aussi des miliciens maï-maï qui ont des liens avec les ADF.
Depuis le début de l'année, il y a eu une vaste opération de l'armée congolaise contre les ADF. On disait que leurs bases avaient été détruites, que les forces étaient dispersées dans la forêt. Comment expliquer qu'ils aient pu attaquer à Beni même et dans d'autres villes.
Il y a plusieurs facteurs. D'abord, vous avez raison, il y a eu cette importante opération militaire et ça a poussé les ADF à se replier dans la forêt, leurs principales bases ont été détruites. Ils se sont répartis en petits groupes, il y en a même un dans la Province orientale. Et c'est l'une des raisons qui peuvent nous faire douter que les ADF soient derrière ces attaques. Mais il faut aussi vous souvenir que les ADF vivent là depuis plus de 25 ans. Ils ont des connexions locales très fortes et voir ce groupe comme d'autres dans ce secteur comme un groupe dont les contours sont fixes, c'est un problème. En fait, c'est un réseau. C'est l'autre raison qui me fait douter que ce soient les ADF. Avec les groupes maï-maï, ils travaillent ensemble, quand ils ont des intérêts communs, peuvent se redissocier. Et ces derniers temps, on a vu beaucoup d'ex-miliciens congolais retournés en brousse, se réarmer. Les ADF, ce sont comme des poupées russes. Il y a une poupée centrale, le noyau dur, qui est impossible à atteindre, mais plus on s'éloigne de ce centre, ça devient difficile à dissocier de ces groupes maï-maï. Et tout ce réseau s'est fait beaucoup d'argent ces dernières années en travaillant comme des supplétifs

Des supplétifs travaillant pour qui ?
Pour des politiciens locaux, pour des groupes d'intérêts économiques. Je ne parle pas de Kinshasa, ce sont vraiment des hommes forts locaux. Tout ce qui se passe dans le territoire de Beni, ce sont toujours les soubresauts des guerres du Congo. Rien n'a été résolu. Et ça arrange tout le monde de tout labelliser ADF. C'est le meilleur moyen de nuire à Joseph Kabila, à l'armée congolaise et à la Monusco. Je ne dis pas que les ADF ne sont pas une menace, ce sont des experts dans l'art de la guérilla. Mais c'est une erreur de les séparer de cet environnement. Ce serait une lecture dangereuse de la situation. Vous avez ces réseaux criminels qui ont la main sur certaines parties du commerce, de la société civile, de l'armée... Ce sont des réseaux transfrontaliers qui sont extrêmement forts. Les ADF en font partie, c'est ce qui leur a permis de rester aussi longtemps. C'est pourquoi une solution militaire ne réglera rien, il faut développer cette région, créer de l'emploi et trouver des solutions politiques locales.
L'ancien ministre Mbusa Nyamwisi, originaire de la région, c'est son fief politique, accuse certains hauts gradés d'être complices des ADF. Lui-même a été accusé en son temps d'en être proche. A-t-il raison de porter ces accusations?
Deux choses. D'abord Mbusa accusant l'armée de complicité, c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Sa famille - et ça remonte à son père - a effectivement une longue histoire de liens non seulement avec les ADF, mais d'autres groupes armés dans la région. Mais ceci étant dit, il y a des éléments dans l'armée qui sont hautement corrompus. A Beni, dans l'armée, il y a de bons soldats, des éléments loyaux qui n'ont pas toujours suffisamment de soutiens de Kinshasa, qui n'ont pas été payés pendant des mois, qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Ces soldats étaient au front contre les ADF et ils ont beaucoup souffert. Mais il y aussi des officiers qui travaillent avec les groupes armés, ont des relations purement commerciales. Ca va de Kisangani, en passant par Butembo et de l'autre côté de la frontière en Ouganda. On parle de racket des services de protection, de corruption et puis de véritables relations d'affaires.
Le Grand Nord, c'est la frontière avec l'Ouganda. Cette frontière est très importante. Les commerçants de Butembo notamment ont toujours eu historiquement des relations commerciales un peu partout. Pendant la guerre, on a toujours pu trouver des produits d'importation à Butembo qu'on ne trouvait pas ailleurs. Il y a toute sorte de trafics et ça ne se voit pas forcément de l'extérieur, ce sont des réseaux informels, secrets... Mais des dizaines de millions de dollars qui sont brassés. C'est par exemple une région de mines d'or et le trafic va de l'Ouganda jusqu'à Burundi. Et tout ça depuis le Grand Nord. Et l'insécurité sert comme un outil politique, ça empêche les choses de changer. Là-bas, ils appellent « la politique », quand ils en parlent, cela n'a rien à voir avec ce qui se passe à Kinshasa, c'est tout ce qui se joue dans le Grand Nord.

Mais quel serait l'intérêt politique de commettre de tels massacres ?
Cela permet d'envoyer toutes sortes de messages, le premier, c'est de démontrer que le président Kabila ne contrôle pas le territoire. Que la Monusco, les Nations unies sont incapables de protéger les civils. Et le problème, c'est que ceux qui viennent de l'extérieur ne comprennent pas ces messages, ils ne comprennent pas ce qui se passe. Un exemple, c'est la manifestation à Oicha contre la Monusco. Les Tanzaniens étaient très bien vus localement après leur soutien aux opérations de l'armée contre les ADF. Mais maintenant, on sait bien qu'il y a un mouvement pour tenter de casser leur image et de les faire partir. Il y a ces folles rumeurs qui embrasent Beni, que la Monusco donne des armes aux ADF... La désinformation comme outil politique. Mais ce que les observateurs n'ont pas vu, c'est que les taxis et moto-taxis étaient souvent à l'origine de ces manifestations. Or ils ont été employés par le passé par les ADF
Mais pourquoi les ADF commettraient ces massacres en sachant que cela risque de relancer des opérations militaires contre eux ?
Je vous le redis, on n'est pas sûr que les ADF soient derrière ces attaques. Mais il faut noter que les ADF sont connus pour répondre de manière particulièrement vicieuse aux menaces par le passé, il y a des exemples au Congo, mais aussi en Ouganda. Et puis il y a ceux qui pensent aussi que ca peut être une démonstration de force.

La visite du président Kabila à Beni, est-ce que vous pensez que c'est parce qu'il a entendu ces messages et qu'il veut montrer qu'il contrôle la situation ?
Kinshasa, ça parait très loin pour tout le monde dans le Grand Nord. Et Kinshasa est vraiment coupé des réalités de Beni. Avant même ces massacres, la population était frustrée du peu d'intérêt que Kinshasa leur portait, les hommes politique et les militaires aussi. Kabila était obligé de venir. Il aurait même dû y aller avant. Il doit envoyer un message. Que ça soit ouvertement débattu ou non, il sait ce qui se passe dans sa propre armée. Il doit rassurer ceux parmi les officiers qui se sont montrés loyaux et se sont battus. Leur autorité aussi est sapée par ceux qui sont corrompus. Il doit rassurer aussi la population qui se sent ignoré. Bref, il y a beaucoup d'attente. On verra ce qu'il en ressort.

A l'approche des élections, est-ce que vous craignez une recrudescence des violences ?
Absolument, ces forces aux motivations politiques et économiques très sombres tirent les ficelles dans le Grand Nord. Ce qu'on a vu lors des dernières élections, avant, pendant et après, c'est le retour massif d'ex-combattants en brousse qui se réarmaient. Et d'après mes sources, c'est ce qui est à nouveau en train de se passer à nouveau aujourd'hui. Il y a des mouvements de milices maï-maï allant du territoire de Lubero vers Beni. Et je crois que toute cette agitation, cette violence a toutes les chances d'augmenter au fur et à mesure que l'on approche des élections.
Comment expliquer que la Monusco et l'armée n'ont pas réussi à éviter ces massacres ?
Encore une fois, c'est un ensemble de facteurs. Si on prend la Monusco, il y a deux groupes. Les casques bleus népalais et jordanais qui sont là depuis longtemps et qui ont toujours été complètement déconnectés de la population. Vous ne les voyez jamais patrouiller. Et il y a les Tanzaniens de la Brigade d'intervention. Ces casques bleus là, contrairement à ce qui se dit, patrouillent, compris la nuit. Mais ce qu'ils peuvent faire est limité quand on voit l'étendue de cette région. Et puis, il y a cette mauvaise lecture de la situation, de considérer les ADF comme un groupe dont les contours sont clairement définis. Les ADF sont mélangés avec la population. Ils peuvent être votre voisin de palier. Certains ne sont actifs qu'une partie du temps."



° http://www.rfi.fr/afrique/20141029-rdc-president-joseph-kabila-beni-securite-pays/
° http://www.rfi.fr/afrique/20141029-rdc-rencontre-kabila-deplaces-region-beni/



Compatriotiquement!

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 31/10/2014, 1:13 am

République démocratique du Congo: 14 personnes tuées dans l’est

Quatorze personnes ont été tuées dans une attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où près de 100 civils ont péri en octobre dans des tueries, a annoncé jeudi une ONG locale.

Après une «incursion des ADF (rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques alliées) dans la localité de Kampi ya Chui (...) le bilan est lourd: 14 personnes massacrées à la machette», a annoncé Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni. Les autorités n’ont pas confirmé ce bilan, annonçant simplement que l’attaque a fait «des morts».



http://www.lesoir.be/694732/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2014-10-30/republique-democratique-du-congo-14-personnes-tuees-dans-l-est

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 31/10/2014, 9:11 pm

NO COMMENT...
" Je promet de traquer et d'arrêter les rebelles ougandais qui ont massacré les civils congolais à Béni".
Signé Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila pseudo président de la RDC .
Source : Bande passante BFMTV



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Troll le 1/11/2014, 12:04 am

Mathilde a écrit:République démocratique du Congo: 14 personnes tuées dans l’est

Quatorze personnes ont été tuées dans une attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où près de 100 civils ont péri en octobre dans des tueries, a annoncé jeudi une ONG locale.

Après une «incursion des ADF (rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques alliées) dans la localité de Kampi ya Chui (...) le bilan est lourd: 14 personnes massacrées à la machette», a annoncé Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni. Les autorités n’ont pas confirmé ce bilan, annonçant simplement que l’attaque a fait «des morts».


LE NECROMANTICIEN ?

Depuis qu´il avait franchi la frontière du Congo au Kivu en compagnie de James Kabarebe, la MORT est toujours en oeuvre au Congo ! J Kanambe serait-il un "nécromanticien" dont l´existence aurait besoin de la mort des êtres Humains? Comment expliquer ces morts qui collent á ses pieds depuis 15 ans ?


http://www.lesoir.be/694732/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2014-10-30/republique-democratique-du-congo-14-personnes-tuees-dans-l-est

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  KOTA le 1/11/2014, 6:46 pm

Chrère Mathilde,

la seule action concrète entreprise a été:

DEMANDER A LA MONUSCO DE AUGMENTER SA PRESENCE AUTOUR DE BENI....

VOILA CE QU IL AURIT FALLU FAIRE/

Encore 15 morts près de Beni entre le 29 et 30/10/2014:
http://democratiechretienne.org/2014/10/31/encore-des-massacres-pres-de-beni-afp/
Ce qui ne va pas:
1. Kabila est à Beni et les massacres se poursuivent dans ce territoire même sa présence n'est pas dissuasive, c'est comme si rien ne fait.
2. Même méthode inefficace d'agir de sa part parce que comme se fait-il là où l'on parle insécurité lui va toujours "consulter" les couches sociales de la population ? Alors qu' il aurait fallu convoquer l'Etat Major des FARDC et Police, sanctionner, réorganiser les opérations militaires musclées contre les ADF-NALU, renforcer les troupes d'élites avec les commandos de Kindu, coordonner les op. avec la Brigade Monusco, renforcer les renseignements ANR, DEMIAP, T2. Assurer le paiement de solde militaires au front + prime de combat, assurer la logistique et ration militaires, mobiliser le peuple tout entier.


EDN

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 2/11/2014, 1:07 am



Tout a fait d'accord avec toi KOTA
.
Crying or Very sad Crying or Very sad
#
#quote="KOTA"]Chrère Mathilde,

la seule action concrète entreprise a été:

DEMANDER A LA MONUSCO DE AUGMENTER SA PRESENCE AUTOUR DE BENI....

VOILA CE QU IL AURIT FALLU FAIRE/

Encore 15 morts près de Beni entre le 29 et 30/10/2014:
http://democratiechretienne.org/2014/10/31/encore-des-massacres-pres-de-beni-afp/
Ce qui ne va pas:
1. Kabila est à Beni et les massacres se poursuivent dans ce territoire même sa présence n'est pas dissuasive, c'est comme si rien ne fait.
2. Même méthode inefficace d'agir de sa part parce que comme se fait-il là où l'on parle insécurité lui va toujours "consulter" les couches sociales de la population ? Alors qu' il aurait fallu convoquer l'Etat Major des FARDC et Police, sanctionner, réorganiser les opérations militaires musclées contre les ADF-NALU, renforcer les troupes d'élites avec les commandos de Kindu, coordonner les op. avec la Brigade Monusco, renforcer les renseignements ANR, DEMIAP, T2. Assurer le paiement de solde militaires au front + prime de combat, assurer la logistique et ration militaires, mobiliser le peuple tout entier.



EDN

[/quote]

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 2/11/2014, 5:05 pm

La population brûle et détruit la statue de Kabila à Beni






http://democratiechretienne.org/2014/11/02/situation-explosive-a-beni-encore-un-carnage-la-nuit-du-01112014/

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Troll le 2/11/2014, 6:23 pm

DESC

Le site de mr JJWondo donne des informations sur l´état de l´armée, où on apprend qu´un proche du général Olenga...est mort subitement en plein reunion ! Assassiné comme Bahuma**
Á l´EFO, une revolte couve á cause des salaires detournés et des bourses detournées..

Ce que mr Ngbanda disait ce samedi risque de se réaliser..à savoir un mouvement de revolte dans l armée...

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 2/11/2014, 8:06 pm





http://banamikili.skyrock.com/

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Tsippora le 3/11/2014, 12:36 am

Le peuple a compris depuis longtemps qui est l'ennemi et surtout a qui profite la psychose qu'engendre toute cette barbarie. Lisez l'analyse de cette journaliste interviewée par Rfi pour comprendre a quel point notre peuple est non seulement manipule et instrumentalise dans la lutte contre les groules armes. Bcp dans ce forum en appelaient au depart de l'Onu alors que la force d'intervention rapide avait réussi a venir a bout du M23. Il faut mettre de la pression pour forcer les soldats de la Monusco a faire leur travail et les rendre imputables de la.securite des civils car s'ils partaient, ce serait tout simplement catastrophique.
Pourquoi croyez-vous que Joseph et son oncle Kagame exigent le depart de la Monusco? Ne trouvez-vous pas curieux que le kadogo national, comme l'Adf-Nalu, souhaitent le depart de l'Onu?


Mais quel serait l'intérêt politique de commettre de tels massacres ?


Cela permet d'envoyer toutes sortes de messages, le premier, c'est de démontrer que le président Kabila ne contrôle pas le territoire. Que la Monusco, les Nations unies sont incapables de protéger les civils. Et le problème, c'est que ceux qui viennent de l'extérieur ne comprennent pas ces messages, ils ne comprennent pas ce qui se passe. Un exemple, c'est la manifestation à Oicha contre la Monusco. Les Tanzaniens étaient très bien vus localement après leur soutien aux opérations de l'armée contre les ADF. Mais maintenant, on sait bien qu'il y a un mouvement pour tenter de casser leur image et de les faire partir. Il y a ces folles rumeurs qui embrasent Beni, que la Monusco donne des armes aux ADF... La désinformation comme outil politique. Mais ce que les observateurs n'ont pas vu, c'est que les taxis et moto-taxis étaient souvent à l'origine de ces manifestations. Or ils ont été employés par le passé par les ADF
http://m.rfi.fr/afrique/20141029-rdc-massacres-beni-joseph-kabila-etait-oblige-venir-rebelles-ougandais-adf-mai-mai-%20/

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 4/11/2014, 2:55 pm

BREAKING NEWS CODE 243:QUI A TIRE SUR LE CORTÈGE DE JOSEPH KABILA A BENI?
3 novembre 2014

BREAKING NEWS

Qui a tire sur le cortège de JOSEPH KABILA a Beni?


Cela sent le roussi pour le Rais car Il vient d’echapper a un attentat a Beni. Qui a eu l’audace de commettre un tel acte qui vient encore de demontrer la fragilite de son dispositif de securite car c’est la MONUSCO de Martin KOBLER qui a du l’exfiltrer.

Malgré sa presence, des massacres ont eu lieu par deux fois ce qui demontre a suffisance que ses propos d’un Congo debout et securise dans l’Est, propos repercutes par le nouveau vuvuzelateur de “Jeune Afrique”, Francois Soudan, ne sont que de la poudre aux yeux.

Par ailleurs l’on nous apprend que plusieurs demandes de visa et d’ordre de mission des membres de familles des dignitaires de la Kabylie sont dans les tiroirs de plusieurs chancelleries Occidentales.



http://jambonewschannel.com/archives/280

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 7/11/2014, 1:41 am

"Situation sécuritaire à Beni : la Monusco sollicite le soutien de la population"
° http://www.lephareonline.net/situation-securitaire-beni-monusco-sollicite-soutien-population/

"BENI:CHAINE DE COMMANDEMENT FARDC EN CAUSE"
° www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11238:beni-chaine-de-commandement-fardc-en-cause&catid=85&Itemid=472

"RDC:Beni, symbole du mal congolais
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-beni-symbole-du-mal-congolais/
Multiplicité de groupes armés, inefficacité de l’armée congolaise, impuissance des Nations unies et silence de Kinshasa… Les tueries à répétition de Beni rappellent aux Congolais que le pays ne s’est pas encore débarrassé de ses vieux démons.(...)"

"Nouvelle énigme à Beni : uniformes FARDC et Swahili bizarre chez les ADF/Nalu"
° http://www.lephareonline.net/nouvelle-enigme-beni-uniformes-fardc-swahili-bizarre-chez-les-adfnalu/

"RDC - Massacres de Beni : 200 suspects aux arrêts, selon la Monusco"
° www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141105142818/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/05/nord-kivu-la-monusco-la-police-congolaise-arretent-200-suspects-beni/

"Affrontements entre FARDC et ADF près de Beni"
° www.lavoixdelamerique.com/content/affrontements-fardc-/2506467.html

"RDC : la situation explosive de Beni expliquée en 4 points"
°  www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141104153309/securite-fardc-nord-kivu-monusco-crise-dans-le-kivu-rdc-la-situation-explosive-de-beni-expliquee-en-4-points.html

"RDC: qui est derrière les récentes tueries à Beni?"
° www.rfi.rfr/afrique/20141104-rdc-derriere-recentes-tueries-beni-adf-m23/


° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/03/tueries-de-beni-des-congolais-parmi-les-suspects-arretes/
° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2014/11/03/lavenir-fin-de-mission-de-kabila-beni-pas-de-negociations-avec-les-adf/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/04/nord-kivu-amnesty-international-plaide-pour-la-protection-des-civils-beni/
° www.45enord.ca/2014/11/rdc-cette-fois-cest-la-bonne/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/10/17/beni-la-societe-civile-appelle-la-relance-de-loperation-sokola/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/03/nord-kivu-couvre-feu-instaure-beni/



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 11/11/2014, 10:19 am



http://www.change.org/p/au-conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-de-l-onu-lancer-une-enqu%C3%AAte-internationale-et-saisir-la-cpi-au-sujet-des-massacres-plus-de-300-victimes-selon-la-fidh-du-30-d%C3%A9cembre-2013-%C3%A0-lubumbashi-kinshasa-et-dans-d-autres-villes-de-la-rdc?utm_campaign=new_signature&utm_medium=email&utm_source=signature_receipt#share
Lancer une enquête internationale et saisir la CPI au sujet des massacres (plus de 300 victimes selon la FIDH) du 30 décembre 2013 à Lubumbashi, Kinshasa et dans d'autres villes de la RDC
Petitioning Au Conseil de sécurité de l'ONU
Lancer une enquête internationale et saisir la CPI au sujet des massacres (plus de 300 victimes selon la FIDH) du 30 décembre 2013 à Lubumbashi, Kinshasa et dans d'autres villes de la RDC

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 17/11/2014, 2:31 am

Kabila est tombé à Beni.

https://www.facebook.com/video.php?v=276358005908892&set=vb.100006040836786&type=2&theater

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L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

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