Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 18/11/2014, 11:09 pm

POUR UNE TRÉS LARGE DIFFUSION !!!
RAPPORT D’EVALUATION HUMANITAIRE ET DES MASSACRES EN VILLE ET TERRITOIRE DE BENI .
Octobre, 2014

1. Introduction
Née de la fusion de groupes armés opposés au Président Ougandais YOWERI KAGUTA MUSEVENI au pouvoir depuis 1986, le groupe armé de l’Allied Democratic Forces/National Army of Libération of Uganda (ADF/NALU) doit sa triste renommée à des combattants qui se sont, au fil des années radicalisés. A l’origine, composé essentiellement des militants du Tabliq ( mouvement missionnaire Musulman), aujourd’hui, ce groupe armé étranger dirigé depuis 2007 par Jamil MUKULU (chrétien converti à l’Islam) serait composé d’islamistes, en majorité.
Positionné dans le maquis sur les pentes et au pied du Mont Rwenzori en R.D.Congo depuis 1997, l’ADF/Nalu a été, pour la première fois, la cible de la traque de la MONUC (devenue MONUSCO) et les FARDC en 2005. Comme cette traque n’avait pas été concluante, le gouvernement avait lancé les opérations «Rwenzori» le 25 juin 2010 en vue d’en finir avec l’ADF/Nalu présent sur le sol congolais depuis bientôt 3 décennies. Les conséquences humanitaires ont été énormes (déplacements massifs des populations et pertes des biens et des récoltes, détérioration avancée de l’économie locale,… 219 personnes tuées et 350 personnes portées disparues). Malheureusement, ces opérations avaient connu un arrêt brusque laissant le temps aux rebelles de se réorganiser et de commettre d’innombrables exactions infra humaines illustrées par l’enlèvement des centaines des personnes.

La traque de ce groupe armé dite opération «SOKOLA» lancée depuis 2013 se trouve aujourd’hui ponctuée par une situation inouïe d’enlèvements et des massacres par les présumés ADF en grande échelle des paisibles citoyens de la ville et du territoire de Beni. En effet, dans l’espace de 47 jours soit du 1er Septembre au 16 Octobre 2014 un carnage inouï a été vécu en territoire et en ville de Beni à la base non seulement de la psychose au sein de la population mais aussi du deuil (massacre de près de 80 personnes) et des déplacements massifs de la population.
2. «Holocauste» du 02 septembre au 09 octobre 2014

Les enlèvements et les assassinats des paisibles citoyens par les présumés ADF/Nalu au courant de la période du 02 septembre au 09 octobre 2014 sur l’axe Oicha Eringeti ont été à la base de la situation humanitaire critique sur l’axe OICHA-ERINGETI. En effet, dans la nuit du 02 au 03 octobre 2014 près de 50 éléments des présumés ADF/Nalu ont fait incursion dans la localité de MUKOKO où ils ont enlevé, tué des personnes, pillé de l’argent, des chèvres et de la volaille. Ainsi les localités de Mukoko et de Kokola situées sur la nationale N° 4 s’étaient complètement vidées de leurs habitants laissant derrière eux la plupart de leurs biens pour trouver refuge à Oicha, ville de Beni, Eringeti,... Comme si cela ne suffisait pas, le dimanche 05 octobre 2014 vers 19 h00 un autre groupe assimilé aux éléments ADF a réussi aussi à faire incursion dans le village LINZOSISENE à plus ou mois 25 km au Nord de la cité de OICHA où ils ont enlevé une dizaine des gens dont le Chef du village. Bilan: déplacement massif de la population, 5 personnes tuées, 8 disparues et 4 blessées.
3. «Holocauste» de la ville de Beni/au quartier NGADI

Des sources locales (les membres des ménages rescapés) nous ont rapporté que les faits se sont passés autour de 19 heures, le 15/10/2014. Les malfrats déguisés en pagnes et en robe blanche «tenue musulmane» étaient visibles dans le quartier autour de 18 heures en train de siroter un verre. Ayant constaté qu’ils étaient déjà dans le collimateur du Commandant FARDC de la place qui a tenté d’alerter ses militaires par un coup des balles en l’air, les malfrats ont tiré à bout portant sur lui et démarré ainsi leur salle besogne. Tuant ainsi au quartier Ngadi, Kadoghu et Bamale une trentaine de personnes dont 2 militaires FARDC, le chef du village de Kadoghu du nom de BAMBITI, un homme de BAMALE égorgé, un bébé de 2 ans dont les assaillants ont embuté la main après avoir assassiné tous les membres de famille parmi lesquels sa mère.

4. «Holocauste» de la localité de ERENGETI


Dans la nuit du 17 au 18 octobre 2014 les présumés ADF/Nalu se sont encore illustrés dans une nième massacre, d’une rare cruauté, de 24 personnes dont 10 enfants, 9 femmes et 5 hommes. La plupart des victimes ont été sommairement exécutées à l’arme blanche. Parmi les victimes de ERENGETI était aussi le lieutenant KABEA tué par balles. La plupart de la population a pu se déplacer surtout vers Luna.
5. Besoins exprimés par la population
Depuis les opérations Rwenzori (2010), voici bientôt 4 ans l’axe OICHA-ERINGETI en général et l’Est de cette axe en particulier n’a pas eu une sécurité durable devant permettre aux populations de reprendre paisiblement les activités champêtres (activité principale de la population) si bien que l’économie de la contrée se trouve dans une sorte de «coma» à la base d’une pauvreté criante. Le spectre de l’insécurité alimentaire plane sur les localités de cette zone où la population a du mal à accéder aux champs qui, malheureusement, se trouvent soit en zone opérationnelle ou soit occupés par les présumés ADF/Nalu. L’espoir de reprendre les activités économiques que la population avait déjà suite à la bonne évolution de l’opération SOKOLA s’estompe suite aux massacres à grande échelle. Le calvaire vécu en territoire de Beni et en ville de Beni édifie la population que la partie où se trouvent leurs champs reste pour eux un SANCTUAIRE DE LA MORT où il est prudent de ne pas s’engager. Pour que la population de cet axe vive encore dignement, de l’échange avec eux et de l’analyse du contexte dans lequel ils ont vécue pendant bientôt 4 ans il ressort que les priorités sont les suivantes:
l’assistance alimentaire
L’assistance médicale dans la mesure où la capacité de réponse aux besoins de santé des structures sanitaires de cette axe est de loin inférieure. C’est une nécessité que les structures sanitaires soient renforcées en médicaments, en motivation du personnel soignant en vue d’une meilleure prise en charge des cas des maladies (dont le nombre augmentera certainement), assurer la vaccination des enfants et des femmes enceintes (suite aux déplacements massifs).
Initiation des actions de protection en faveur des populations de l’axe BENI-ERINGETI (Monitoring protection, accompagnement psychosocial en faveur des membres de la communauté dont la plupart sont en proie à la dépression, réinsertion et/ou prise en charge des orphelins, des veuves, éducation à la paix…)

6. Témoignage poignant d’un enfant orphelin victime de «l’holocauste» de Ngadi

«Je venais d’aller au lit. Les assaillants sont arrivés et ont abattu les miens (papa, maman, mes frères et sœurs). Ce sont les coups des balles qui m’ont arraché de mon lit. Je suis le seul premier témoin de la mort de tous les miens. Le seul parent qui me reste c’est mon oncle paternel qui était à Eringeti pour des activités de champs. Je ne sais pas comment je vais continuer avec les études. Nous avons besoin de la paix (amani) » ERIC, près de 10 ans, est retourné néanmoins à l’école.
7. Conclusion ( note de Youyou Muntu-Mosi ).
Après lecture de ce rapport donné avec force et détails , je tenais particulièrement à remercier toutes les personnes ayant contribué à son élaboration au péril de leur vie et qui pour des raisons de sécurité évidentes ont vu leurs noms ôté de ce résumé .
Ceci est la réalité brute, terrifiante de ce que nos frères , sœurs, compatriotes vivent actuellement au Nord-Kivu.
Ce drame humanitaire , cette violence inouïe , cette barbarie sans nom trouve ses racines dans le silence complice de la communauté dite " internationale", mais aussi au sein d'une grande partie du peuple congolais qui se dissocie , se désolidarise des leurs et laisse l'indicible se produire !
Ce rapport macabre n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de sang qui recouvre désormais notre pays la RDC , d'autres récits existent plus dantesques les uns que les autres.
Maintenant que vous avez touché du doigt la vérité , vu la barbarie en face...svp ne restez ni muet, ni sourd , encore moins aveugle et diffusez ceci un maximum pour que le monde sache ce qu'on fait à notre peuple !
Que ce pseudo gouvernement soit mis face à ses responsabilités et à son incompétence...incapable qu'il est à protéger les nôtres.
Ceci est fait au nom du DEVOIR DE MÉMOIRE...pour la paix et la justice , pour un état de droit en RDC !
QUE LES ÂMES DES INNOCENTS DISPARUS REPOSENT EN PAIX .
Patriotiquement .
Youyou Muntu-Mosi .
Source et crédit photo : Caritas Butembo-Beni










Sad Sad Sad Sad

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 22/11/2014, 4:36 am

Que se passe-t-il exactement à Beni ?

Des tueries insolentes de plus de 120 personnes depuis près de 45 jours presqu''au vu et au su de tous, des populations paniquées et abandonnées à elles-mêmes, des criminels qui courent impunis et des bourreaux identifiés sans trop de preuves tantôt ADF ougandais, tantôt adversaires politico-militaires locaux, rarement des rwandophones du M23 jusqu'à inquiéter hier des patrouilles de la Monusco mais jamais explicitement désignées des complicités des forces loyalistes dont on se demande bien qu'est-ce qu'ils font alors que toute une opération, "Sokola" a été entreprise ?
Quels sont les tenants et les aboutissants de cette tragédie effroyable, qui sont ceux qui sont derrière ?

Les autorités loyales nous promettent encore et encore d'en venir à bout sans jamais y arriver; la Monusco leur emboîte le pas mais tous sont censés contrôler la Région depuis des lustres, ne se moquent-ils pas de nous ?


"MESSAGE DE LA SOCIETE CIVILE SUR LE DERNIER MASSACRE PRES DE BENI
NOUVEAU CARNAGE EN TERRITOIRE DE BENI, ENTRE 50 ET 80 CIVILS MASSACRES EN LOCALITE DE NGITE

Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.democratiechretienne.org/2014/11/21/message-de-la-societe-civile-sur-le-dernier-massacre-pres-de-beni/
Ca fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 14 et 19h locale de jeudi 20 novembre courant. En effet des présumés ADF-NALU ont investi les villages de TEPIOMBA et VEMBA, logeant la
rivière ANZUMA, à environs 10km-Est de MAVIVI, en Groupement de BATANGI-MBAU, dans le Secteur de BENI-MBAU, en cheval avec le Parc National de Virunga.

Les assaillants, vêtus en uniforme militaire ont pris d’assaut les villages, simulant une présence-FARDC pour détourner l’attention de la population civile. Selon les survivants que nous avons rencontré,
c’est entre 50 et 80 personnes, ceux qui étaient exécutés par armes blanches jusqu’aux environs de 19h, le soir de jeudi dernier.

L’un des survivants dont la mère, les frères et sœurs ont été exécutés, Mr KASEREKA KITOBI AMOS (20ans) nous a affirmé avoir vu plus de 50 cadavres. Lui et d’autres témoins ont déclaré que chez le Chef
de Village de VEMBA, Mr KAROSE, une trentaine des personnes qui sirotaient leur ver dont le chef de  Village ont été égorgé à la machette. Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le Chef de
Village au tour de 13h locale et avaient bu avec eux en se passant pour militaires FARDC avant de changer de face une plus tard.

Parmi les cibles, les civils qui revenaient de leurs champs en direction de la localité de MAVIVI, les habitants de TEPIOMBA et VEMBA trouvés sur place ou revenant du marché de MAVIVI pour leurs
domiciles.

Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte de cacao et des tronçonneuses. Les corps des personnes exécutées sont encore sur le lieu des incidents, où les
FARDC viennent de se déployer. Par ailleurs, la MONUSCO effectue de patrouille aérienne dans la zone.

Maître OMAR KAVOTA, Vice-président et Porte-parole de la Société
Civile du Nord-Kivu"


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             "Nouveau massacre de civils à Beni
° http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/11/141121_drc_killings
En République démocratique du Congo, la société civile du Nord Kivu dénonce un nouveau massacre dans la zone de Beni, à la frontière avec l’Ouganda.
Au moins 50 personnes auraient été massacrées à l’arme blanche jeudi soir près de Mavivi lorsque des individus armés et en uniforme de l’armée congolaise, auraient surgi dans des villages proches de Mavivi.
Selon la société civile qui soupçonne que ce sont des rebelles de l’ADF- Nalu.
Ils se seraient fait passer pour des éléments de l’armée loyaliste afin de commettre leur forfait.
Entre 50 et 80 personnes auraient ainsi été assassinées à l’arme blanche.
Ces informations n’ont pas été vérifiées de source indépendante.
Les villages attaqués se trouvent dans une zone isolée, difficile d’accès.
Une source proche de la Mission onusienne avance le nombre de 9 morts, tout en indiquant l’envoi prochainement d’une équipe sur place pour mener des enquêtes.
Pour la société civile, au moins 200 personnes auraient été tuées en mois d’un mois.
Des officiers de l’armée congolaise ont été reconnus coupables de complicité avec cette rébellion ougandaise actif dans la région depuis une vingtaine d’années.
Les forces armées de République démocratique du Congo et les Casques bleus ont renforcé leur dispositif dans la zone pour mettre fin à ces massacres de civils"
                                                                                                                                                                                                                                   
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              "RDC: un massacre de plus dans la région de Beni
° http://www.rfi.fr/afrique/20141122-rdc-massacre-region-beni-tuerie-casques-bleus/
La veille de cette tuerie, une patrouille de casques bleus était tombée dans une embuscade non loin des villages concernés.

Dans l’est de la RDC, une nouvelle tuerie est venue endeuiller la zone de Beni vendredi. Les corps de dix personnes ont été emmenés à la morgue de l’hôpital le plus proche, mais d’après des rescapés sur place, il pourrait y avoir entre 50 et 80 victimes. Une attaque particulièrement violente qui survient après une quinzaine de jours de relative accalmie.


Vendredi soir, l’armée congolaise continuait à chercher les corps des victimes. L’attaque a eu lieu à une dizaine de kilomètres à l’est de l’aéroport de Beni dans trois petits villages au milieu de la forêt. Ce sont les rescapés qui ont donné l’alerte hier, dans la matinée. Les survivants ont été priés de quitter la zone pour rejoindre les localités près de la nationale afin d’éviter de nouvelles victimes.
Cette fois encore, à en croire le récit des témoins, les assaillants étaient vêtus de tenues militaires et se sont d’abord fait passer pour des soldats de l’armée congolaise. Mais à partir de 16h jusqu’à la tombée de la nuit, ils se seraient mis à tuer tous ceux qui croisaient leur route : par balle, à coups de haches et de machettes.

Impuissance de l'armée

De nouveau, aucune revendication ni d’identification de leur groupe. Les assaillants sont repartis comme ils étaient venus, sans être inquiétés après avoir pillé un certain nombre de biens. Résultat : la société civile s’inquiète du manque d’efficacité de l’armée congolaise pour empêcher ces attaques. La veille de la tuerie, une patrouille de casques bleus était tombée dans une embuscade  à quelques kilomètres à peine de ces villages. Mais les soldats congolais n’étaient pas partis à la recherche de ces mystérieux assaillants.
Depuis le début du mois d’octobre, la région de Beni est secouée par des attaques non revendiquées sur des civils qui ont fait plus de 100 morts en un mois. Ce nouveau massacre démontre l’impuissance des autorités à rétablir la sécurité dans une région qui s’enfonce chaque jour un peu plus."  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              "RDC: que se passe-t-il à Beni?
° http://www.rfi.fr/afrique/20141121-rdc-passe-beni-nord-kivu-kasindi-butembo-monusco/
Que se passe-t-il à Beni dans l’est de la RDC ? C’est la question qui se pose depuis plusieurs semaines, après une série d’attaques non revendiquées sur des civils dans la zone, attaques qui ont fait plus de 100 morts en un mois. Mercredi soir, c’est une patrouille de la Mission de l’ONU au Congo qui, pour la première fois, a été attaquée tout près de la route et d'une position de l'armée congolaise. Pendant ce temps dans la ville de Beni, des membres de la société civile s’inquiètent d’une vague d’arrestations dont les autorités ne donnent pas la raison officielle.

Vers 19h30 mercredi soir, une patrouille de casques bleus indiens, des policiers, se retrouve ciblée par des tirs. L’attaque a lieu sur la route nationale qui mène à Beni, à moins de dix kilomètres du centre-ville. Selon la Mission de l’ONU au Congo, les échanges de tirs sont intenses et durent plus de 30 minutes. Une patrouille de la brigade d’intervention des Nations unies arrive en renfort et fait elle aussi l’objet de tirs.
Au final, pas de blessés, mais 27 impacts de balles sur les véhicules et plusieurs questions : comment des éléments lourdement armés peuvent-ils circuler si près de la route sans être inquiétés dans une zone contrôlée par l’armée congolaise ? Y aurait-il collaboration de certains éléments de l’armée ?
Reste que l'attaque a eu lieu au même endroit qu'une autre attaque sur des containers d'essence pendant la visite du président Kabila fin octobre. C'est à cet endroit aussi que le colonel Mamadou Ndala a été tué par un tir de roquette en janvier 2014.

Nombreuses interpellations

Dans le même temps, dans les villes de Beni, Kasindi et Butembo, des arrestations sont signalées depuis 48h par les habitants. Aucun chiffre ni de confirmation officiels de la raison de ces attaques. Des sources concordantes parlent d’une dizaine d’interpellations par les services de renseignement. Des commerçants, mais aussi l’ancien maire de la ville de Béni et la présidente de la fédération des entreprises congolaises.
Tous sont réputés proches du parti d’opposition, le Rassemblement congolais pour la démocratie/Mouvement de libération (RCD-KML) que les autorités accusent d'être impliqué dans les attaques récentes dans la zone de Beni. Le président de ce parti, Mbusa Nyamwisi, joint par RFI dément toute implication et s’insurge contre une politique de bouc émissaire. De son côté, l’Agence nationale de renseignement (ANR) confirme seulement la présence d’agents venus de Kinshasa, il y a une semaine, pour mener l’enquête.

Enfin, la société civile du Nord-Kivu s’inquiète de la fermeture de cinq radios communautaires à Beni et Butembo par les autorités depuis quelques jours sans raison précise. Des radios proches de différents partis d’opposition, dont le RCD-KML et le Mouvement de libération du Congo (MLC). La société civile dénonce une « atteinte à la liberté d’expression »."


"Tueries de Beni: «Tous les commanditaires seront démasqués», assure le général Wafy"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Question  Question  Laughing  Laughing  Laughing  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/19/tueries-de-beni-tous-les-commanditaires-seront-demasques-assure-le-general-wafy/

° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/20/beni-environ-10-acteurs-locaux-interpelles-par-lanr/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/20/nord-kivu-convoi-de-la-monusco-attaque-beni/
° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2014/11/18/forum-des-condamne-mort-dans-laffaire-mamadou-le-colonel-birocho-depuis-hier-kinshasa/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/16/nord-kivu-julien-paluku-accuse-mbusa-nyamwisi-de-preparer-une-nouvelle-rebellion/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/15/beni-les-presumes-adf-ont-tue-4-personnes-butemba/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/14/beni-abdallah-wafy-appelle-la-population-garder-la-foi-en-lavenir/




Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 22/11/2014, 6:58 pm, édité 3 fois

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 22/11/2014, 11:01 am


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 22/11/2014, 5:28 pm

Le conflit en RDC expliqué : genèse, enjeux, crimes, responsabilités......


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 22/11/2014, 7:08 pm

NOUVEAU MASSACRE A BENI, PLUS DE 50 MORTS Sad Sad Sad


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 25/11/2014, 7:25 am

"Tueries de Beni : le gouvernement déterminé à anéantir « les égorgeurs des femmes et enfants »
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/24/tueries-de-beni-le-gouvernement-determine-aneantir-les-egorgeurs-des-femmes-enfants/
Le gouvernement de la RDC se dit déterminé à anéantir « par tous les moyens les égorgeurs des femmes et d’enfants dans le territoire de Beni ». Le ministre des Médias, Lambert Mende l’a affirmé lundi 24 novembre au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa.
« A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle », a déclaré le porte-parole du gouvernement qui invite ses concitoyens du grand Nord « à faire échec à toute idée d’initiative de justice populaire ».


Les rebelles de l’ADF avaient tué jeudi dernier une cinquantaine de personnes à l’arme blanche dans les villages de Tepoimba et Vemba, à 10 km de Mavivi, en groupement de Batangi-Mbau. Selon le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le nombre de personnes tuées est passé de 100 à 200.
Lambert Mende dit faire confiance  aux investigations qui pourront aboutir à l’arrestation des criminels qui sèment la désolation à Beni et leurs complices.
« Nous pouvons dire que l’armée a reçu mission d’aider et encourager les populations de ce petit village de fournir un effort de se rapprocher de grandes agglomérations pour des raisons de sécurité », a déclaré Lambert Mende faisant allusion à la population civile, victime des tueries jeudi dernier.
Pour le ministre des Médias, ceux qui voudraient bien se déplacer pourront bénéficier du transport des militaires.

Des présumés rebelles ougandais de l’ADF auraient tué une cinquantaine de personnes a au cours d’un massacre à l’arme blanche perpétré à Beni, dans le Nord-Kivu. pour le vice-gouverneur du Nord-Kivu, ce nouveau massacre vient alourdir le bilan des précédentes tueries en «passant de 100 à plus de 200 personnes massacrées».
Le week-end dernier,  60 corps sur une centaine de civils massacrés ont été inhumés  à Tepiomba dans le territoire de Beni. Ce qui porterait à près de 70, le nombre de corps déjà enterrés, après les 9 cadavres retrouvés vendredi dans la localité de Masulukuede."


"RDC : un nouveau massacre porte à 200 le nombre de civils tués près de Beni
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141124114449/securite-rdc-kivu-adf-rdc-rdc-un-nouveau-massacre-porte-a-200-le-nombre-de-civils-tues-pres-de-beni.html
La ville de Beni le 20 octobre 2014 en RDC. La ville de Beni le 20 octobre 2014 en RDC. © AFP
Un nouveau massacre près de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a fait une centaine de morts, selon des députés de la région. L'identité des responsables de la tuerie est pour le moment inconnue.
Selon une source administrative, le massacre perpétré jeudi 20 novembre dans quatre localités voisines situées entre la ville de Beni (environ 250 km au nord de Goma, capitale du Nord-Kivu) et celle de Mbau, à une vingtaine de kilomètres plus au Nord, a fait au moins 80 morts.


"J'ai le chiffre de 95 corps qui ont été enterrés dans une fosse commune, ainsi que neuf autres qui ont été présentés aux autorités dans une morgue", a déclaré lundi 24 novembre Juma Balikwisha, député de l'opposition.
"On n'a pas encore un bilan définitif. C'est entre 70 et 100 personnes tuées, a dit pour sa part Albert Baliesima, député de la majorité. On nous a expliqué que les (Forces armées de la RDC, FARDC) ne voulaient pas que les gens aillent plus loin dans la brousse, où d'autres corps pourraient encore être découverts."
Joint par téléphone, un habitant de la zone a affirmé qu'on avait ramassé 95 corps en brousse, et qu'ils avaient été ensevelis dans le village de Tepiomba.

Gouvernement silencieux

Vendredi, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait indiqué que 9 corps avaient été acheminés jusqu'à une morgue des environs. La Société civile du Nord-Kivu, ONG basée à Beni, avait indiqué de son côté qu'au moins 50 personnes avaient été tuées, sur la base du témoignage de l'un des survivants.
Le gouvernement de Kinshasa n'a fait aucune déclaration au sujet de ce massacre depuis jeudi. Son porte-parole, Lambert Mende, devait tenir une conférence de presse lundi à 14h00 (13h00 GMT).
Ce nouveau carnage porte à plus de 200 le nombre de civils tués dans cette zone du nord de la province du Nord-Kivu depuis la première moitié d'octobre, début d'une série de massacres perpétrés par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).
(Avec AFP)"



"RDC : une centaine de personnes massacrées dans l'est
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/11/24/rdc-une-centaine-de-personnes-massacrees-dans-l-est_4528283_3212.html

Nouveau carnage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où une centaine de personnes ont été massacrées jeudi près de Beni, ont rapporté lundi 24 novembre des députés de la région.



Cela porte à plus de deux cents le nombre de civils tués dans cette zone du nord de la province du Nord-Kivu depuis le début d'une série de massacres perpétrés par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ou ADF, pour Allied Democratic Forces), dans la première moitié d'octobre. Sous la férule de leur chef, Jamil Mukulu, un chrétien converti à l'islam dont la trace se retrouve auSoudan, au Kenya et à Londres, les ADF s'intègrent à la nébuleuse islamiste d'Afrique orientale.
Les diverses sources interrogées par l'Agence France-Presse ont expliqué ne pasconnaître l'identité des responsables de cette tuerie pour le moment. « J'ai le chiffre de 95 corps qui ont été enterrés dans une fosse commune », ainsi que« neuf autres qui ont été présentés aux autorités » dans une morgue, a déclaré Juma Balikwisha, député de l'opposition.

Lire (édition abonnés) : Une succession de massacres endeuille l’est de la RDC

« PAS ENCORE DE BILAN DÉFINITIF »

« On n'a pas encore un bilan définitif. C'est entre 70 et 100 personnes tuées », a dit pour sa part Albert Baliesima, député de la majorité. « On nous a expliqué que les [Forces armées de la RDC, FARDC] ne voulaient pas que les gens aillent plus loin » dans la brousse, où d'autres corps pourraient encore être découverts.
Selon une source administrative à Beni, le massacre de jeudi, perpétré dans quatre localités voisines situées entre la ville de Beni (environ 250 kilomètres au nord de Goma, capitale du Nord-Kivu) et celle de Mbau, à une vingtaine de kilomètres plus au nord, ont fait « au moins 80 morts ».
Vendredi, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait indiqué que 9 corps avaient été acheminés jusqu'à une morgue des environs. La Société civile du Nord-Kivu, organisation non gouvernementale basée à Beni, avait indiqué de son côté qu'au moins 50 personnes avaient été tuées, sur la base du témoignage de « l'un des survivants ». Le gouvernement de Kinshasa n'a fait aucune déclaration au sujet du massacre. "


"Massacres de Beni : «une situation inadmissible», pour le vice-gouverneur du Nord-Kivu"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/23/massacres-de-beni-une-situation-inadmissible-selon-le-vice-gouverneur-du-nord-kivu/

"Dernier massacre à Beni : plus de 100 morts, selon le vice-gouverneur"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/24/dernier-massacre-beni-plus-de-100-morts-selon-le-vice-gouverneur/

"RDC : la situation explosive de Beni expliquée en 4 points"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141104153309/


° www.rfi.fr/afrique/20141122-rdc-massacre-region-beni-tuerie-casques-bleus/
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/22/beni-les-adf-accuses-dune-cinquantaine-de-meurtres-larme-blanche/



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Troll le 26/11/2014, 7:52 pm

Surprised LA BOMBE.. DES PARLEMENTAIRES SELON "RFI" Shocked

Des parlementaires congolais de l´opposition et de la majorité Like a Star @ heaven en mission á Beni sont tombés sur des informations incroyables...dont les extraits de leur rapport se retrouve sur www.rfi.fr Idea Twisted Evil Twisted Evil

Selon ce rapport, non seulement certains officiers des FARDC stationés á Beni ont réfusés d´intervenir lors des massacres (qui continuent Twisted Evil ), [color=#0000ff]ces mêmes officiers ont menacés de fusiler ceux de leurs hommes qui allaient tenter de secourir la population What a Face [/color] Shocked Surprised Rolling Eyes Rolling Eyes
Même un Colonel des FARDC qui voulait intervenir a été menacé de mort par ces mêmes officiers Rolling Eyes Exclamation Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

En plus, les parlementairs affirment que les informations provenance des services de renseignement et de la population envoyées expressement aux responsables de l´armée et la police faisant été des attaques imminentes What a Face What a Face ont été tout simplement ignorées Embarassed

Pire, les parlementaires soulignent que la population demande depuis des années, les mutations de certains officiers de l´armée qui sont stationés á Beni depuis longtemps...et le "Président" Kanambe...ne fait que promettre d´agir sans suite...cela depuis des années Razz Evil or Very Mad Mad


LE SYNDROME "MUHINDO"


Selon RFI, ces parlementaires exigent une "Commission d´enquête" plus efficace dans ce dossier afin de sanctioner les officiers des FARDC qui sont visiblement "complices" ou "auteurs" de ces massacres Rolling Eyes

Il ya un precedent au Kivu, avec le parlementaire de la majorité Muhindo qui s´est retrouvé á la prison de Makala Evil or Very Mad Embarassed pour avoir exigé que la MONUSCO quitte Goma ou passe á l´action pour defaire le M23 What a Face

Decidement, nous sommes retournés á la situation de Goma...quand les ordres en provenance de Kin..faisaient "reculer" les FARDC au front No Maintenant c´est le tour de Beni...où le même scenario est en place affraid affraid

Pauvres parlementaires...contraint de contredire Mende...et de soutenir les accusations de Nyamuisi...qui disait depuis longtemps que les officiers des FARDC étaient complices dans ces massaces
drunken drunken

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 26/11/2014, 8:21 pm

Dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la région de Béni, la confusion règne autour des massacres des dernières semaines qui ont fait plus de 200 morts et qui n'ont pas été revendiqués. Parallèlement, un rapport de douze députés du parti au pouvoir et de l'opposition qui se sont rendus sur place fin octobre - et dont RFI a obtenu une copie - jette une lumière nouvelle sur les événements des dernières semaines et notamment sur les défaillances au sein de l'armée congolaise sur place.

Pendant cinq jours, les douze députés se sont entretenus avec les autorités et les habitants de Béni. Ils ont aussi rencontré des survivants et des témoins des attaques à Eringeti, Ngadi et Oicha, trois localités où des tueries ont eu lieu courant octobre.

Première remarque, selon ces députés, le système d'alerte a été un échec. A plusieurs reprises, la population et les services de renseignement ont signalé l'imminence d'une attaque aux forces de l'ordre - après avoir reçu des tracts, par exemple - mais à chaque fois, aucune disposition n'a été prise.

A chaque fois également, la police ou l'armée sont intervenues tardivement. Plus grave, le rapport cite plusieurs cas où des personnes, censées coordonner la protection de la population, n'ont pas fait leur travail.

Ce fut, par exemple, le cas dans la localité de Ngadi, à 7 km du centre de Béni. Un major, prévenu qu'une tuerie était en cours, aurait menacé « de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir ». Des menaces également proférées contre un colonel qui voulait se rendre sur les lieux de l'incident le lendemain. Cette nuit-là, trente personnes seront tuées.

Un autre exemple, à Béni, fait état d'un commandant de la police qui aurait fermé les deux numéros verts mis en place par la mission de l'ONU (Monusco) pour que la population puisse alerter la police en cas d'attaques. Enfin, à Eringeti, l'arrivée des secours pour stopper le massacre en cours, la nuit du 17 octobre, a été largement retardée par une dispute entre deux unités de l'armée présentes sur place.

Les députés réclament une commission d'enquête parlementaire

Pourquoi ces défaillances ? N'y aurait-il pas une implication de certains éléments de l'armée ou de la police dans ces tueries ? Le rapport des députés ne répond pas à cette question mais réclame une commission d'enquête parlementaire.

Il relaye aussi la demande de la société civile de Béni, à savoir la mutation des fonctionnaires ou militaires en place depuis longtemps dans cette zone. Le président Joseph Kabila l'avait promis en décembre 2013 et l'a répété fin octobre lors de sa visite.

A ce jour, aucune mutation ou changement dans l'armée n'a été annoncé. Le rapport a été débattu à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Les recommandations des députés doivent maintenant être adoptées en plénière pour être soumises au gouvernement.

L'armée congolaise a par ailleurs annoncé avoir arrêté 34 hommes armés et dix civils soupçonnés d'être impliqués dans le dernier massacre, le 20 novembre, dans trois localités situées à une dizaine de kilomètres de l'aéroport de Béni et qui a fait une centaine de morts. Vingt-quatre armes auraient également été saisies.

Ces éléments sont cruciaux au moment où aucune de ces attaques n'a été revendiquée et au moment où les enquêtes pour identifier ces assaillants sont toujours en cours.



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 26/11/2014, 9:01 pm

Qui commet les massacres à répétition au Nord-Kivu ?



° http://observers.france24.com/fr/content/20141126-rdc-congo-nord-kivu-beni-massacres-attaques-assaillants-identite-floue-fardc-monusco


Ce panneau à Mutsanga, ville de Butembo, indique "Génocide à Butembo - Beni”, après un massacre commis début octobre 2014. Photo prise par Nguru Wasingya Anselme.

Plus de 100 personnes ont été tuées jeudi 20 novembre dans les villages de Masulukwede, Tepiomba et Vemba, à une trentaine de kilomètres de Beni, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Les auteurs de ces attaques n’ont pas encore été formellement identifiés. Si les soupçons portent essentiellement sur les rebelles ougandais ADF-Nalu, certains évoquent aussi des complicités locales.

Ces attaques sont les dernières d’une longue série dans la province du Nord-Kivu. Depuis un mois et demi, plus de 200 personnes – en comptant les victimes de ce dernier massacre – ont été tuées dans la zone. Jeudi, les villageois ont été assassinés avec des machettes, des haches et des armes à feu.


ATTENTION, CERTAINES IMAGES PEUVENT CHOQUER.


CONTRIBUTEURS

Fiston Mahamba ...

Omar Kavota

"Les assaillants portaient l’uniforme de l’armée congolaise, les habitants ne se sont pas méfiés"







Fiston Mahamba Larousse est bloggeur et journaliste pour une radio locale de Béni. Le lendemain du massacre, l’un de ses collègues s’est rendu à Masulukwede, où il a rencontré un rescapé.


Un rescapé, que l'un de mes collègues a rencontré, a raconté que les assaillants étaient arrivés en début d’après-midi à Masulukwede. Ils étaient vêtus d’uniformes des FARDC [Forces armées de la RDC, NDLR], donc les habitants ont pensé qu’il s’agissait de militaires congolais en patrouille et ne se sont pas méfiés. Ils parlaient le swahili, la langue locale, avec un accent kinyarwanda, mais ça n’a pas étonné les villageois car il y a certaines unités rwandophones dans les rangs des FARDC [le kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda, est également parlé au sud de l’Ouganda et à l’est de la RD Congo. C’est aussi l’une des principales langues parlées par les rebelles ougandais ADF-Nalu, NDLR]

Ensuite, ils ont commencé à arrêter les villageois et à leur demander leurs cartes d’identité. Ils les ont rassemblés chez le chef du village, puis ont commencé à les ligoter. C’est à ce moment-là que le rescapé s’est échappé, comprenant que ces individus n’étaient pas des militaires de l’armée régulière. Il s’est caché dans la forêt, d’où il a assisté au massacre, impuissant. Il n’a pas osé aller chercher de l’aide car il était paralysé par la peur. Il est sorti de sa cachette le soir, après le départ des assaillants.

Selon plusieurs témoignages, des faits similaires se sont déroulés dans les autres villages. D’autres civils ont également été massacrés en fin d’après-midi, alors qu’ils rentraient des champs et se dirigeaient vers Mavivi ou qu’ils revenaient du marché de la ville. Avant de repartir, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, du cacao et des tronçonneuses. 

Depuis ces attaques, les militaires congolais ratissent la zone, avec le soutien de la Monusco, la mission de l’ONU présente en RDC, afin de trouver les assaillants. Jusqu’à présent, l’armée a interdit aux villageois de retourner dans leurs villages ou dans leurs champs.

Les corps de villageois massacrés jeudi dernier, à la morgue de Oicha. Photo de Pascal Muhindo Mapenzi.


Fiston Mahamba ...

"Il nous semble trop réducteur de dire que les attaques proviennent uniquement du groupe rebelle ougandais ADF-Nalu"







Maître Omar Kavota est le vice-président de la Société civile du Nord-Kivu, une plateforme regroupant plusieurs associations de la province. 


On pense que les auteurs de ces récentes attaques sont les rebelles ougandais du groupe ADF-Nalu. Mais il nous semble trop réducteur de dire qu'elles proviennent uniquement de ce groupe. Nous pensons que ce ne sont pas les seuls responsables.

On s’interroge notamment sur l’existence éventuelle de liens entre le groupe ADF-Nalu et des membres du M23 [un groupe rebelle congolais, théoriquement dissous depuis la signature de l’accord de Nairobi en décembre 2013 entre ses dirigeants et le gouvernement, NDLR]. Au mois d'août, j’ai rencontré un jeune combattant ADF-Nalu qui s’était rendu peu de temps auparavant. Il disait avoir été formé par le M23. On craint donc que certains anciens éléments du M23 fassent partie des groupes à l’origine de ces massacres. 

Ce qui est sûr, c’est que les assaillants souhaitent contrôler la zone et déstabiliser les institutions. Pour nous, il s’agit d’une nouvelle guerre, d’une nouvelle rébellion partant de Beni.


Une quarantaine de suspects arrêtés depuis un mois

Joint par FRANCE 24, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, indique avoir reçu un premier rapport des services de la police locale, à la suite des récents massacres. "Ce rapport remet principalement en cause les ADF-Nalu, mais ils sont accompagnés de complices congolais", précise-t-il.

"Au cours des trois premières semaines du mois de novembre, 38 suspects ont été arrêtés, dont 11 Congolais. Parmi eux, certains sont des activistes du parti politique RCD-KML de l’ex-ministre des Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi (2007-2008), un ancien élu de Beni", indique-t-il.

Lambert Mende précise toutefois qu’il n’y a aucun ancien combattant du M23 parmi les 11 Congolais arrêtés. "Peut-être que certains anciens membres du M23 font partie des groupes à l’origine des massacres, mais ce ne sont que des supputations", estime-t-il. Neuf autres suspects – des membres présumés de l'ADF-Nalu – ont également été arrêtés depuis jeudi.

Par ailleurs, il affirme qu’il "est encore trop tôt pour parler de rébellion". "Il s’agit d’actions criminelles avant tout. Et si on doit parler de rébellion, alors il s’agit d’une rébellion du groupe ADF-Nalu regroupant autour d’elle des Congolais", indique-t-il. 

Du côté de la Monusco, on indique également que "les FARDC ont arrêté un certain nombre de membres du groupe ADF-Nalu, mais qu’il est encore trop tôt pour se prononcer avec exactitude sur l’identité des attaquants", selon Charles Bambara, son directeur de l’information publique. "La présence d’anciens combattants du M23 au sein des groupes ayant commis les récentes attaques n’a pas été prouvée. L’essentiel d'entre eux se trouvent encore dans des camps de démobilisation en Ouganda, car le M23 est en train de négocier avec le gouvernement pour avoir une amnistie totale de ses membres", ajoute-t-il.

Depuis un mois, la Monusco et les FARDC ont renforcé leur présence dans la zone afin de dissuader de nouvelles attaques.

Cet article a été rédigé en collaboration avec Chloé Lauvergnier (@clauvergnier), journaliste à France 24.


Omar Kavota

» 



Commentaires






Ce qui est certain c'est que







Submitted by Tyrion on mer, 26/11/2014 - 12:52.

Ce qui est certain c'est que ces assassinas sont très certainement liés aux contrôles des ressources naturelles de cette région de l'Afrique.
Supprimer ces villageois c'est:
1- enlever de la main d’œuvre potentiel pour l'exploitation des ressources.
2- tenté de prouver que les militaires congolais et la force internationale sont en échec
3- si la population locale décide de fuir la région cela peut supprimer la justification d'une présence militaire congolaise et internationale dans cette partie du monde.
4- remplacer petit à petit la population supprimée par une autre ethnie plus favorable aux commanditaires des assassinas.
5- cela pourrait permettre aux commanditaires de ces crimes de renégocier avec les multinationales les contrats pour l'exploitation des ressources.



"RDC: les défaillances de l’armée lors des massacres à Béni
° http://www.rfi.fr/afrique/20141125-rdc-defaillances-armee-lors-massacres-beni/


Le président congolais Joseph Kabila (d) à son arrivée à l'aéroport de Mavivi, lors de sa visite à Béni, le 29 octobre 2014.

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la région de Béni, la confusion règne autour des massacres des dernières semaines qui ont fait plus de 200 morts et qui n’ont pas été revendiqués. Parallèlement, un rapport de douze députés du parti au pouvoir et de l’opposition qui se sont rendus sur place fin octobre - et dont RFI a obtenu une copie - jette une lumière nouvelle sur les événements des dernières semaines et notamment sur les défaillances au sein de l’armée congolaise sur place.

Pendant cinq jours, les douze députés se sont entretenus avec les autorités et les habitants de Béni. Ils ont aussi rencontré des survivants et des témoins des attaques à Eringeti, Ngadi et Oicha, trois localités où des tueries ont eu lieu courant octobre.
Première remarque, selon ces députés, le système d’alerte a été un échec. A plusieurs reprises, la population et les services de renseignement ont signalé l’imminence d’une attaque aux forces de l’ordre - après avoir reçu des tracts, par exemple - mais à chaque fois, aucune disposition n’a été prise.
A chaque fois également, la police ou l’armée sont intervenues tardivement. Plus grave, le rapport cite plusieurs cas où des personnes, censées coordonner la protection de la population, n’ont pas fait leur travail.

Ce fut, par exemple, le cas dans la localité de Ngadi, à 7 km du centre de Béni. Un major, prévenu qu’une tuerie était en cours, aurait menacé « de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir ». Des menaces également proférées contre un colonel qui voulait se rendre sur les lieux de l’incident le lendemain. Cette nuit-là, trente personnes seront tuées.
Un autre exemple, à Béni, fait état d’un commandant de la police qui aurait fermé les deux numéros verts mis en place par la mission de l’ONU (Monusco) pour que la population puisse alerter la police en cas d’attaques. Enfin, à Eringeti, l’arrivée des secours pour stopper le massacre en cours, la nuit du 17 octobre, a été largement retardée par une dispute entre deux unités de l’armée présentes sur place.

Les députés réclament une commission d'enquête parlementaire

Pourquoi ces défaillances ? N'y aurait-il pas une implication de certains éléments de l’armée ou de la police dans ces tueries ? Le rapport des députés ne répond pas à cette question mais réclame une commission d’enquête parlementaire.
Il relaye aussi la demande de la société civile de Béni, à savoir la mutation des fonctionnaires ou militaires en place depuis longtemps dans cette zone. Le président Joseph Kabila l’avait promis en décembre 2013 et l’a répété fin octobre lors de sa visite.

A ce jour, aucune mutation ou changement dans l’armée n’a été annoncé. Le rapport a été débattu à l’Assemblée nationale la semaine dernière. Les recommandations des députés doivent maintenant être adoptées en plénière pour être soumises au gouvernement.
L’armée congolaise a par ailleurs annoncé avoir arrêté 34 hommes armés et dix civils soupçonnés d’être impliqués dans le dernier massacre, le 20 novembre, dans trois localités situées à une dizaine de kilomètres de l’aéroport de Béni et qui a fait une centaine de morts. Vingt-quatre armes auraient également été saisies.
Ces éléments sont cruciaux au moment où aucune de ces attaques n’a été revendiquée et au moment où les enquêtes pour identifier ces assaillants sont toujours en cours."



"RDC - Massacres à Beni : des députés réclament l'ouverture d'une enquête parlementaire"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141126090806/securite-monusco-adf-beni-crise-dans-le-kivu-rdc-massacres-a-beni-des-deputes-reclament-l-ouverture-d-une-enquete-parlementaire.html

"RDC: après les massacres près de Beni, l'armée fouille des villages (ONU)
(AFP 26/11/14)"

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-apres-les-massacres-pres-de-beni-larmee-fouille-des-villages-onu

"Les Etats-Unis préoccupés par les attaques contre des civils à Beni"
° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/26/les-etats-unis-preoccupes-par-les-attaques-contre-des-civils-beni/


° http://radiookapi.net/actualite/2014/11/26/rdc-le-dernier-massacre-beni-fait-58-morts-officiel/
° http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-une-trentaine-de-personnes-arretees-apres-les-massacres-de-beni?id=8453015
° http://www.lephareonline.net/massacres-beni-rcdk-ml-met-mbusa-cause/



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Dernière édition par ndonzwau le 26/11/2014, 10:43 pm, édité 3 fois

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 26/11/2014, 9:06 pm

DES MILITAIRES UKRAINIENS DE LA MONUSCO PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE TRAFIC D'UNIFORMES DES FARDC ( FORCES ARMÉES DE LA RDC ) !

Effervescence cet après midi à l’aéroport de Goma, les services de sécurité militaire ont surpris avec la police des frontières, des pilotes de la MONUSCO avec des tenues de la garde républicaine.

Plus de dix militaires ukrainiens reconnus comme des pilotes ont été arrêtés avec un congolais qui facilitait ce trafic et ont été conduit par les FARDC à la 34ème région militaire.

Selon plusieurs sources , ce trafic était soupçonné depuis longtemps et c’est ce mercredi 26 Novembre 2014 que le réseau vient d’être démantelé. Le commandant de la 34 ème région militaire a commencé à entendre les 10 prévenus ukrainiens et leur complice congolais.

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 26/11/2014, 10:51 pm

Mathilde a écrit:DES MILITAIRES UKRAINIENS DE LA MONUSCO PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE TRAFIC D'UNIFORMES DES FARDC ( FORCES ARMÉES DE LA RDC ) !

Effervescence cet après midi à l’aéroport de Goma, les services de sécurité militaire ont surpris avec la police des frontières, des pilotes de la MONUSCO avec des tenues de la garde républicaine.

Plus de dix militaires ukrainiens reconnus comme des pilotes ont été arrêtés avec un congolais qui facilitait ce trafic et ont été conduit par les FARDC à la 34ème région militaire.

Selon plusieurs sources , ce trafic était soupçonné depuis longtemps et c’est ce mercredi 26 Novembre 2014 que le réseau vient d’être démantelé. Le commandant de la 34 ème région militaire a commencé à entendre les 10 prévenus ukrainiens et leur complice congolais.

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"RDC: trois Casques bleus arrêtés en possession d'uniformes congolais (officiel)
(AFP 26/11/14)

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-trois-casques-bleus-arretes-en-possession-duniformes-congolais-officiel
Trois Casques bleus et un Congolais ont été arrêtés mercredi après-midi à Goma, dans l'Est de la République démocratique du Congo, pour détention illégale d'uniformes de l'armée congolaise, a-t-on appris de source officielle.

"Trois militaires ukrainiens et un Congolais" ont été arrêtés "à 13h00 (11h00 GMT) à l'aéroport de Goma" parce qu'ils détenaient "illégalement des tenues militaires FARDC (armée congolaise)", a déclaré à l'AFP Célestin Sibomana, attaché de presse du gouverneur de la province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale.
Selon lui, les quatre hommes se préparaient à partir pour une destination non précisée. Mais lors d'une fouille des services de sécurité, le Congolais a tenté de dissuader les agents d'ouvrir le "lot de tenues qui étaient emballées", en leur expliquant qu'il contenait des "aliments".
Face à l’insistance des agents, les militaires Ukrainiens ont à leur tour expliqué que le colis contenait de la nourriture. Les agents ont ensuite découvert des tenues neuves de la Garde républicaine, l'unité chargée d'assurer la protection du président Joseph Kabila, a affirmé Célestin Sibomana.

"Les services de sécurité et de renseignement mènent une enquête" et sont "à pied d’œuvre pour voir s'il n'y a pas d'autres sacs ou d'autres tenues" qui ont été illégalement convoyés.
Interrogée par l'AFP, la Monusco s'est refusée à tout commentaire faute d'éléments. Selon des sources proches du dossier, le chef de la force militaire de la Mission, le général de corps d'armée brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, était en pourparlers avec les autorités militaires du Nord-Kivu.

La Monusco, l'une des missions les plus importantes au monde, compte quelque 20.000 hommes, essentiellement déployés dans l'Est de la RDC, en proie à une instabilité chronique, causée par des groupes armés locaux et étrangers actifs depuis parfois 20 ans."




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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 28/11/2014, 10:40 am




Mbusa Nyamwisi, ancien patron de la rébellion RCD-KML, accuse le général Mundos [ami du président « Joseph KABILA », Hyppolite KANAMBE de son vrai nom], le commandant de l'opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d'être le complice des rebelles ougandais : " Des ADF-Nalu massacrent plus de 80 citoyens dans un périmètre de 50km² où il y a des milliers de soldats congolais, et bien entendu la Monusco [la force onusienne en RDC], sans que l'armée ne soit en mesure de capturer un seul de ces assaillants. Au-delà de l'incompétence, c'est plutôt de la complicité. " Il exige une enquête indépendante.

Les massacres des populations et un Etat vide
Une série de massacres ont été perpétrés en territoire de Beni dans le Nord-Kivu. En l'espace de deux semaines, 80 personnes ont été tuées de manière extrêmement barbare, les assaillants s'étant servi de moyens rudimentaires, mais infiniment cruels (machettes, haches, douilles de houe). Les autorités ont rapidement attribué ces tueries aux rebelles ougandais, les ADF. Une version que de nombreuses sources locales ont toutefois mise en doute, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Ce qui inquiète véritablement est que le pays en est à son quatrième massacre d'aussi grande ampleur depuis dix mois seulement, tandis qu'une peur, tout à fait justifiée, traverse les couches populaires. Du coup, des voix s'élèvent pour appeler à la création des groupes d'auto-défense, ce qui plongerait la région dans une situation comparable à celle qui a prévalu il y a de cela deux décennies, avec des dérives qu'on n'a pas fini de déplorer.


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 2/12/2014, 12:59 am

L'HONORABLE MARTIN FAYULU EXPOSE SUR LES MASSACRES DE BENI AU PARLEMENT


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  KOTA le 2/12/2014, 7:26 pm

Encore trois morts à Beni

http://radiookapi.net/actualite/2014/12/02/nord-kivu-3-morts-dans-une-nouvelle-incursion-des-adf-beni/

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 3/12/2014, 3:46 am

Suspect  Suspect      Suspect  Suspect

Bonne analyse et joli texte !!!

"Les massacres de Beni donnent raison à Honoré Ngbanda et disqualifient totalement et définitivement "Joseph Kabila" au Kivu
° http://apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/le-fil-de-linfo/2050-les-massacres-de-beni-donnent-raison-a-honore-ngbanda-et-disqualifient-totalement-et-definitivement-joseph-kabila-au-kivu.html
Après une série des massacres dans la plaine de la Ruzizi, notamment à Sange et Mutarule, qui ont vu disparaître plus de 100 vies en l'espace de quelques semaines au cours du trimestre dernier, et la mort de plusieurs dizaines d'autres à Shabunda au cours de différents accrochages entre des éléments des FARDC et des milices armées que ces dernières n'arrivent toujours pas à éradiquer, et entre des milices rivales pour le contrôle des gisements miniers, la mort est en permanence à Beni dans le Nord-Kivu. Ce sont près de 200 Congolais qui y ont perdu la vie en l'espace des quelques jours entre octobre et novembre 2014.
Ces différents massacres qui ont ému le Congo tout entier ont causé auprès de nous autres ressortissants du Kivu et nos parents restés sur place un sentiment de révolte général contre le pouvoir en place à Kinshasa. Jamais pouvoir n'aura été aussi inutile, aussi néfaste et aussi nuisible à ses propres citoyens que celui de M. Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila. De là à le désavouer totalement et définitivement il n'y a eu qu'un pas que vite on a franchi, contrairement à tout ce que les relais locaux du pouvoir d'occupation distillent dans la presse collaborationniste de Kinshasa. "Pour nous ici, c'est clair: C'est Honoré Ngbanda qui a raison: Joseph Kabila est l'alpha et l'omega de nos malheurs", confiait dimanche dernier entre deux soupirs un parent joint au téléphone à Kiliba, ancienne importante cité industrielle située à 100 km de Bukavu.

En effet, à Mutarule, Shabunda comme à Beni, si les victimes des massacres sont toutes dénombrables et identifiables, il en est autrement de leurs bourreaux. Personne n'a pu jusqu' à présent indiquer avec précision ni leur nombre ni leur identité et encore moins leur morbide motivation. Le pouvoir d'occupation installé à Kinshasa qui a l'obligation morale et juridique de faire la lumière sur ces lugubres dossiers s'est contenté, du moins pour les cas de Mutarule et Beni, de faire un service minimum de prise en charge des funérailles des victimes en présence de ses représentants nationaux et provinciaux. Quant aux victimes de Kaligila, Mintoko, Kamangu ou Kabulungu dans le territoire de Shabunda (350 km de Bukavu) ou de Ziralo du fait des affrontements entre bandes armées c'est à peine que leur sort a été ne fut-ce qu'évoqué. A Bukavu comme à Kinshasa les autorités compétentes font comme si ces cas n'ont jamais existé.
En ce qui concerne les cas les plus médiatisés, ceux de Beni et qui surpassent en ampleur et sans doute en cruauté les autres intervenus dans le Sud-Kivu, comme à son habitude, le gouvernement a choisi de botter en touche tout en faisant son marketing devant des cercueils des victimes avec un ministre de l'Intérieur fallacieusement inconsolable et, une autre fois, un "Joseph Kabila" faussement compatissant et nullement rassurant, venu express de Kisangani à Beni-ville écraser une cynique larme. Le tout sans manquer de semer la confusion et jeter un doute sur ses bonnes intentions.

Mende et le fruit de sa rapine

En effet, sans aucune sérieuse enquête préalable et sans aucun élément pouvant prouver ses allégations, le gouvernement d'occupation a d'abord accusé des rebelles Ougandais de l'ADF-NALU, ensuite un de ses anciens alliés en la personne de M. Antipas Mbusa Nyamuisi, et finalement, selon les propres propos du ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement Lambert Mende, des "complicités" de "personnalités Congolaises à tous les niveaux des institutions congolaises dans le terrorisme de Beni".
Loin d'apporter un éclairage sur un tragique dossier qui ne manquera pas de faire parler de lui dans les tous prochains jours et sans doute de rattraper le régime d'imposture par le revers de son manteau, au Kivu en tout cas, cette déclaration du "Perroquet national" en a ajouté au désespoir de voir un jour la sécurité revenir dans le Kivu tant que le régime d'occupation sera en place. Car quand on accuse tout le monde, comme l'a fait Lambert Mende, et surtout sans une moindre preuve, on n'accuse finalement personne.

S'agit-il dans ce cas d'une méprise de la part de ce ministre si zélé, si corrompu et si volubile de la "kabilie"? Il est de notoriété que quand Mende Omalanga ouvre sa bouche c'est pour y fourrer le fruit de ses rapines, justifier sa place dans la mangeoire ou tenter de tirer son imposteur de président d'une mauvaise passe où il se serait laissé enfermer autant par ses propres turpitudes, ses crimes divers que sa félonie qu'il paiera un jour.
Mais pour une fois, et comme il sera désormais le cas maintenant que la stratégie du chaos et du mensonge de nos ennemis a été dénoncée sur la place publique par le président national de l'APARECO [NDLR: Honoré Ngbanda et Patrick Mbeku: Stratégie du Chaos et du mensonge: poker menteur en Afrique des Grands Lacs. 656 pages, Edition de l'Erabliere, 2014), Mende n'a pas réussi à convaincre. Car là-bas, à Beni, selon des proches parents sur place, tout le monde a compris que les massacres dont sont victimes les paisibles citoyens Nande aux pieds de ces massifs de Ruwenzori ne sont ni l'oeuvre des ADF-NALU, et encore moins celle de Mbusa Nyamuisi.

Car en effet, les premiers préfèrent procéder aux enlèvements des personnes pour ensuite les libérer contre rançons et jamais les massacrer gratuitement. Quant au second, il faut peut-être le rappeler, il est issu du même peuple supplicié auquel pendant des longues années il doit son gîte et son couvert, et voire aussi son viatique. Tout aussi répréhensible aux yeux de la communauté nationale que peut être le mobile de son combat, surtout en considérant les obscures relations qu'il entretient avec des officiels Ougandais, Mbusa reste l'enfant du terroir, et par conséquent mal venu pour massacrer les siens avec une si barbare cruauté. Son élection comme député national à Beni même en 2011 témoigne de son immersion dans sa base naturelle Nande qu'il a "héritée" de son frère Enoch Nyamuisi Muvingi, co-fondateur, en 1990, avec feu le professeur Ngoma, du parti DCF (Démocratie Chrétienne Fédéraliste).
Dans tout le Grand Nord, la région qui va des Kabasha jusqu'aux pieds de la Ruwenzori et arrosée par la Semliki qui des monts à monts dégringole jusqu'au fleuve Nil qu'elle revigore et enrichit de la pureté de ses eaux, tout le monde est d'avis que les rebelles ougandais et Mbusa Nyamuisi ne sont dans les massacres de Beni que des boucs émissaires, sinon la petite feuille de vigne d'Adam et Eve après leur mortel péché au paradis. Et que les vrais assaillants sont connus du pouvoir d'occupation installé à Kinshasa qui évite de les nommer pour des raisons évidentes, notamment la poursuite par d'autres voies des mêmes objectifs que ceux dévolus par les 3 K (Kagame du Rwanda, Kaguta de l'Ouganda et Kabila du Congo démocratique), et leurs complices des milieux politico-financiers de la maffia internationale, à l'AFDL, au RCD-Goma, au CNDP et tout récemment encore au M23: la création d'un chaos généralisé dans cette partie du pays aux fins d'y chasser des originaires, y installer des populations Tutsis d'origine rwandaise et finalement arriver à y créer, dans le cadre du projet de l'empire Hima-Tutsi, un foyer national Tutsi.

Par ailleurs, pour tous les Kivutiens, le fait que les "assaillants" réussissent toujours à "opérer" au grand jour, devant le nez et la barbe des éléments des FARDC et de la MONUSCO est symptomatique du degré de complicité dont ils bénéficient. Non pas que tous les éléments de la FARDC soient eux-mêmes complices, mais sans doute que des ordres obscurs venant des échelons supérieurs leur intiment l'ordre "d'aller voir ailleurs", au moment M, en prévision des tragiques opérations.

Le "Rais", roi désormais nu

Bien plus, la duplicité des larmes de crocodile que Hyppolite Kanambe a versées à Beni au lendemain d'une autre hécatombe de quelques 100 citoyens congolais et qui a été suivie le surlendemain par une autre de 80 victimes, n'a pas échappé aux populations de Beni. Pour tout Congolais attentif, tel un criminel qui revient toujours sur le lieu du crime, Hippolyte Kanambe était allé à Beni dans le but d'effacer des traces et de se fabriquer un alibi. Mais mal l'en prît. N'ayant pas réussi à convaincre une population désormais sur ses gardes, il s'en était retourné à Kinshasa où il est resté muet comme une carpe devant deux autres séries des massacres opérés avec la même cruauté, la même dextérité et le même modus operandi dans le même territoire de Beni.
La prise d'assaut et la destruction par la population de la statue en bêton armé que le l'imposteur s'était fait ériger on ne sait pour quel haut fait à l'entrée de la ville de Beni ont procédé de cette conviction que le "Rais" est désormais un roi nu. Il n'est point de doute à ce sujet car, contrairement à ce que distillent les medias arrimés au pouvoir d'occupation et qui lui servent d'instruments d'embrigadage et d'asservissement mental des Congolais, au Kivu en général et dans le Nord-Kivu en particulier, derrière les massacreurs de Beni on voit bel et bien des protégés Rwandais de Joseph Kabila. D'office, pour les congolais en général et ceux de Beni en particulier, tout le bénéfice du doute n'est plus de saison pour Hyppolyte Kanambe. Si sa complicité dans les tragiques événements restera à établir au moment opportun, au moins il n'en est pas de même de son incapacité et ou de son indolence devant le devoir d'assurer la sécurité du peuple dont il s'est arrogé la charge. Ce qui n'est pas moins grave.

Car le premier devoir d'un chef de l'Etat, outre la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté internationale du pays ( ce que "Joseph Kabila" n'assure pas du tout), c'est celui de protéger la nation contre toute forme d'agression. Qu'elle soit civile, militaire, terroriste, climatique, épidémiologique, etc., toute forme d'agression exige une réponse immédiate. Partout au monde il appartient toujours au pouvoir en place (sauf celui de la RD congo de Hyppolite Kanambe) de prendre toutes les dispositions pour mettre des fléaux de ce genre hors d'état de nuire à la population. Autrement (comme ça se passe en RD Congo) c'est soit de la connivence, soit de l'incompétence, voire les deux à la fois. Ce qui dans l'un ou l'autre cas est impardonnable et condamnable.
Nos compatriotes de Beni qui l'ont compris, l'ont démontré, en tuant symboliquement l'imposteur national, à travers sa statue qu'on a écroulée. Le pays tout entier est appelé à leur emboîter le pas, cette fois-ci concrètement. C'est urgent, au risque pour notre pays de disparaître corps et biens, comme ne cesse de le professer le Président National de l'APARECO, Son Excellence Honoré Ngbanda, leader de la résistance congolaise dont l'écho de la voix est de plus en plus suivi jusque dans le fin fond des montagnes du Kivu.

Londres, 02/12/2014
Jean-Luc KASIGWA
Cadre de l'Apareco-UK (Originaire du Sud-Kivu)"




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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 4/12/2014, 10:22 am

Tokomi Wapi : Affaire tuerie à Beni, Ndeko Elieser épluche le dossier avec Mfumu Ntoto.



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 7/12/2014, 10:26 pm

RDC : 32 personnes tuées
Un nouveau massacre perpétré à Beni, dans l’est de la RDC, a coûté la vie à 32 personnes. La société civile locale soupçonne les rebelles islamistes ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF-Nalu) d’être derrière cette attaque
.
Sad Sad Sad
http://www.hot243.com/2014/12/rdc-32-personnes-tuees/

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 8/12/2014, 4:21 am

"RDC: nouveaux massacres de civils dans la région de Béni
° http://www.rfi.fr/afrique/20141207-rdc-nouveau-massacre-civils-region-beni-oicha-est-afd-nalu/
Les populations civiles de la région de Béni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, sont régulièrement la cible de massacres. Les victimes se comptent par centaines depuis le mois d'octobre. Dans la nuit de samedi à dimanche, des villages de la zone ont été de nouveau attaqués. Un dernier bilan fait été de trete-six personnes tuées à l'arme blanche.
Les deux premiers villages, Ahili et Manzanzaba, sont situés à une dizaine de kilomètres de Oicha dans le secteur de Béni. Il fait déjà nuit ce samedi, tout est calme et les habitants dans leurs cases se préparent au repos. C’est alors qu’arrivent des hommes munis d’armes blanches qui s’introduisent dans chaque case, une après une, et assassinent hommes, femmes et enfants.

Tués à la machette ou brûlés vifs

Un habitant du premier village attaqué, la commune d'Ahily, raconte qu'il a échappé de peu au massacre. Ses voisins ont été tués, lui a réussi à se cacher dans la brousse. Deux heures plus tard, les assaillants repartent tranquillement laissant derrière eux plus de trente personnes tuées, pour la plupart à la machette. Onze cadavres calcinés sont retrouvés à Manzanzaba, l’un des deux villages, dans la maison incendiée du chef de groupement. On a appris un peu plus tard qu'un troisième village de la région, Moulobya, a été également la cible d'exactions.

RFI a joint Omar Kavota, représentant de la société civile dans la zone. Il récapitule la chronologie de la tragédie : « Autour de 20 heures locales, les assaillants ont encerclé trois villages, Ahili, Manzanzaba et Moulobya. Dans la première localité, ils ont fait du porte-à-porte, tué à la machette les personnes rencontré sur leur passage. Dans la deuxième localité, ils ont aspergé d'essence la maison du chef du village, qui est mort calciné avec sa famille, son épouse et ses enfants. Au total lui et dix membres de sa famille ont péri. Dans le troisième village, deux civils ont été retrouvés morts, toujours tués à la machette. Les personnes seront enterrées sur place parce que les autorités craignent que si l'on ramène tous ces corps en charpie dans le territoire de Béni, cela pourra créer une très grande psychose. »
La zone d'Ahili est traversée par la route nationale 4. Pour la première fois, les assaillants, qui ont toujours attaqué à l'est de cet axe sont passés à l'ouest. Selon Omar Kavota, « l'armée n'était pas déployée dans cette zone. Toutes les attaques ont été perpétrées à l'est de la RN4, et la partie ouest était encore sécurisée, donc c'est une surprise que cette attaque y soit opérée. »

Les tueurs toujours dans le secteur, selon les habitants

Un premier bilan fait état de 36 morts et deux blessés graves. Cette attaque a provoqué une panique générale et un exode massif des 20 000 habitants du secteur. « Toutes les populations ont quitté la zone, rapporte l'habitant d'Ahily cité plus haut. La population craint qu'il n'y ait encore de nouvelles exactions de l'ennemi. »
Depuis dimanche midi, l'armée régulière de RDC, patrouille dans la brousse à la recherche des assaillants. Assaillants qui sont toujours dans le secteur affirment les habitants. « L'armée régulière a déjà été dépêchée dans la zone pour y mener des opérations de râtissage et chercher les auteurs de ces crimes qui courent encore », témoigne Omar Kavota.

Depuis plusieurs semaines, le territoire de Béni fait l’objet de nombreuses attaques attribuées aux AFD-Nalu par la société civile, les autorités et l’armée. « Ce massacre est le énième du genre et amène le bilan à plus de 250 civils tués dans l'espace des deux derniers mois », établit Omar Kavota. Jusque-là, ces deux villages n’avaient pas été touchés. Les villageois survivants attendent une réaction des autorités."



"RDC : le bilan du massacre dans l'Est s'alourdit à 36 morts"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20141207173415/kivu-adf-rdc-rdc-le-bilan-du-massacre-dans-l-est-s-alourdit-36-morts.html
Trente-six personnes ont été tuées au cours d'un massacre nocturne dans l'Est de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan communiqué dimanche à l'AFP par les autorités locales.
Cette nouvelle tuerie attribuée à des rebelles ougandais porte à plus de 250 le nombre de personnes tuées dans des circonstances similaires dans le territoire et la ville de Beni, dans le Nord de la province du Nord-Kivu depuis le début du mois d'octobre.
Elle a été perpétrée dans la nuit de samedi à dimanche à la lisière de la ville d'Oicha et dans deux villages des alentours.


"Le bilan a été revu à la hausse, à 36 morts", a déclaré à l'AFP Jean-Baptiste Kamabu, chef de la cité d'Oicha, joint par téléphone depuis Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.
"Nous avons mené une opération de reconnaissance et de recherche des victimes [...] et nous déplorons le carnage de 36 compatriotes", a dit à l'AFP le colonel Célestin Ngeleka, porte-parole de l'opération congolaise Sokola 1, offensive militaire visant les groupes armés dans le Nord du Nord-Kivu,
Les deux hommes avaient donné précédemment un bilan de 14 morts."



"RDC : à Beni, des parlementaires dénoncent les manquements de l'armée
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-a-beni-des-parlementaires-denoncent-les-manquements-de-larmee/
12 députés congolais se sont rendus en mission à Beni fin octobre après une série de massacres. Sans parvenir à établir les responsabilités dans les tueries, les députés pointent les « dysfonctionnements » dans l’armée congolaise et demandent « l’ouverture d’une enquête parlementaire ».
 

Victimes des massacres de Beni en octobre 2014

Dans un rapport d’un dizaine de pages que nous avons pu consulter (1), la mission parlementaire envoyée à Beni au lendemain des attaques d’octobre 2014, accuse les défaillances et les manquements de l’Etat congolais et de l’armée congolaise (FARDC), pourtant présente dans la région. Cette mission a été menée à la fin de la première vague de tuerie, mais depuis, trois autres carnages se sont produits autour de Beni, portant à plus de 200 morts le bilan de ces attaques,  attribuées aux rebelles ougandais des ADF-Nalu.

« Ennemi non identifié »

Les députés racontent tout d’abord les difficultés rencontrés pendant leur mission. Et tout d’abord , la courte durée de leur déplacement sur le terrain (seulement 5 jours), « l’insuffisance des moyens logistiques et financiers », mais aussi « l’insécurité sur les sites à visiter ». Preuve que la zone n’est pas sous le contrôle total de l’armée régulière. Le rapport note ensuite « la difficulté de se battre contre un ennemi non identifié, quand bien même il serait vaguement qualifié d’ADF ». Depuis le début des massacres, l’armée attribue les attaques aux ADF-Nalu, une rébellion ougandaise, présente en RDC depuis 25 ans. Mais beaucoup doutent de ces accusations. Certains y voient la main des ex-M23 qui se seraient alliés aux ADF pour « peser » sur leur dossier à Kinshasa. D’autres soulignent la « collusion » entre des ADF et des officiers de l’armée régulière, impliqués dans des trafics divers avec les ougandais. Mais aucune preuve n’a été apportée sur l’une ou l’autre de ces thèses.

« Des incohérences dans le commandement des FARDC»

Si les députés congolais n’ont pas appris grand chose sur les auteurs de ces attaques, ils dénoncent  les manquements des autorités congolaises et notamment dans l’armée nationale. Le rapport s’étonne du « relâchement observé dans les opérations Sokola 1 (censées mettre fin aux agissements des groupes armés dans la zone) au lendemain de la mort du général Jean-Lucien Bahuma (en charge de l’opération) ». Le non-paiement de la solde de certains militaires pose également problème pour les parlementaires, ainsi que « les incohérences dans le commandement de plusieurs unités ». Le rapport pointe enfin « l’immobilisme ou l’inaction de la Monusco (les casques bleus de l’ONU) face aux tueries, alors que ses éléments sont postés non loin des lieux des drames ». L’état exécrable des routes étonne enfin la mission parlementaire, « alors que le FONER  (Fond d’entretien routier) perçoit beaucoup d’argent ».

Des régiments « se sont tirés dessus »

Le rapport relate ensuite les tueries « d’une rare cruauté » et les assaillants opérant à l’aide d’armes blanches, machettes, haches, marteaux, couteaux, houes, et de grosses pierres et d’armes à feu. Selon les témoignages recueillis par les députés, « les assaillants étaient habillés en uniformes militaires, en soutanes, et certains étaient déguisés en femmes (pagnes, blouses et foulards) à Ngadi. Ils s’exprimaient dans des langues identifiées par les rescapés comme le kiswahili, le kiganda et le kinyarwanda ». Les tueries sont perpétrées non loin des positions des FARDC et de la Monusco.  Ironie du sort, le rapport note que dans la confusion « le 1003ème et le 1007ème régiments se sont tirés dessus alors que la population était livrée au massacre ».

FARDC complices ?

Des éléments troublants sont relatés par la mission parlementaire concernant la possible complicité entre les assaillants et certains membres des FARDC. « Un Major, contacté par un enfant alors que les tueries étaient en cours et que les cris des victimes parvenaient à la position que l’officier  contrôlait, a menacé de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir et a même arraché les chargeurs de certains des ses éléments qui voulaient intervenir. Il en est de même d’un Colonel qui a jugé utile de recevoir et de garder un rescapé pour aller constater les dégâts le lendemain matin ». Des éléments qui renforcent « la crise de confiance » entre l’armée et la population.

Une enquête parlementaire attendue

Les députés recommandent la redynamisation et la réorganisation des opérations Sokola 1, l’augmentation des effectifs des éléments de la police nationale, le remplacement des éléments FARDC par des ressortissants d’autres provinces et enfin la nécessité de lancer une commission d’enquête parlementaire pour déterminer les responsabilités dans ces tueries. Le 29 octobre 2014, le président Kabila s’est déplacé à Beni dans un climat de défiance de la population, qui accuse Kinshasa d’avoir « abandonné » la région. Joseph Kabila a plaidé pour un renforcement de la Monusco et des FARDC sur le terrain, ainsi que pour une réorganisation au sein de l’armée congolaise. Mais la colère des Congolais s’est alors portée sur une base de la Monusco, brièvement encerclée, et sur une statue de Joseph Kabila qui a été déboulonnée à Beni. Depuis le départ de Joseph Kabila, trois autres attaques ont endeuillées Beni. Maigre signe d’amélioration, la dernière tuerie du 1er décembre n’a fait « que » trois morts « grâce à l’intervention des FARDC » selon le chef coutumier du village d’Eringeti. Une intervention rapide de l’armée saluée par la Société civile du Nord-Kivu. Si les députés ont été en partie entendus par Kinshasa, la Commission d’enquête parlementaire pour savoir qui se cache derrière ces attaques n’est toujours pas en place.

(1) Le rapport de la Mission parlementaire est à télécharger ici.



"RDC: les défaillances de l'armée lors des massacres à Béni"[/b]
° http://www.rfi.fr/afrique/20141125-rdc-defaillances-armee-lors-massacres-beni/



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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 15/12/2014, 6:02 pm

Dans le Journal Afrique de TV5MONDE ,
Les terribles témoignages des survivants des derniers massacres dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo


https://www.facebook.com/video.php?v=808610285867555&set=vb.581329788595607&type=2&theater Sad Sad

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 11/1/2015, 3:06 pm

RDC: KAMERHE dénonce une occupation étrangère de Béni. Une cession d'une portion du territoire?


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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Troll le 11/1/2015, 5:15 pm

Mathilde a écrit:RDC: KAMERHE dénonce une occupation étrangère de Béni. Une cession d'une portion du territoire?



LE SECRET DU VOYAGE DE KANAMBE Á BENI DEVOILÉ ?
Shocked

Non loin de Beni, Kanambe possede un "rach", une vaste proprieté sous la protection de la GR...Aucun paysan ne peut entrer dans cette espace, et les gens disent qu´il ya des mines..car des camions quittent souvent l´endroit..direction l´Ouganda Shocked Shocked

Quand Kamerhe affirme qu´on est entrain de deplacer les villagois sous pretexte de les "sécuriser"...alors que l´ADF a ses bases dans le parc de Virunga et non dans les villages ...un grand projet d´exploitation des mines...ou du petrole est en marche Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven

Ecoutez attentivement le nouveau vice PM Thomas Luhata" pendant la conférence du PALU...Lui aussi disait ouvertement que les gens sont tués parce qu´on souhaite vider l´espace afin d´exploiter du pétrole Twisted Evil

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  ndonzwau le 3/2/2015, 1:05 am

"RDC: une attaque d’hommes armés dans une boîte de nuit fait 14 morts à Aru
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/01/rdc-une-attaque-dhommes-armes-dans-une-boite-de-nuit-fait-14-morts-aru/
Un groupe d’hommes armés ont tué 14 personnes samedi 31 janvier dans une boîte de nuit dans la cité d’Aru en Ituri (Province Orientale). Des témoins rapportent que les assaillants, venus de l’Ouganda voisin, ont également blessé plus de 15 personnes. Parmi les personnes tuées, on compte deux femmes et un fonctionnaire de la Monusco de nationalité indienne. Les autorités politiques et administratives locales ont convoqué ce dimanche à Aru une réunion de sécurité locale pour identifier les assaillants.

Des sources locales indiquent que c’est après 22 heures (heure locale) que le commando armé a surgi au Dancing club Bandal d’Aru, situé dans l’enceinte de l’Hôtel Digital.
Les assaillants auraient ensuite ouvert le feu sur des clients qui célébraient la victoire des Léopards de la RDC face aux Diables Rouges du Congo-Brazzaville et l’anniversaire de la tenancière de la boîte de nuit.
La femme qui célébrait son anniversaire ainsi qu’une autre femme et 12 hommes dont deux militaires FARDC, un officier de la police, un volontaire des Nations unies de nationalité indienne, sont morts.
La plupart des blessés sont soignés à l’hôpital général de référence d’Aru et à l’Hôpital protestant d’Anya. Parmi les blessés, on compte une femme qui a perdu un œil.

Une délégation de la Monusco en provenance de Bunia est arrivée à Aru ce dimanche dans la matinée pour se rendre compte de circonstances qui ont conduit à ce drame.
L’administrateur du territoire Henry Venant Nkosi déclare avoir convoqué une réunion de sécurité d’urgence pour identifier les assassins. Plusieurs sources locales soutiennent qu’ils seraient venus de l’Ouganda voisin et qu’ils y seraient retournés après l’attaque. La cité d’Aru est frontalière à la ville ougandaise d’Arua située à 300 km au Nord de Bunia."



° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-14-personnes-tuees-dans-un-apparent-reglement-de-comptes-la-frontiere-ougandaise
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=200633&Actualiteit=selected




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Dernière édition par ndonzwau le 3/2/2015, 1:59 am, édité 1 fois

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 3/2/2015, 1:40 am

Carnages a ARU apres les Match des Leopards, 14 Tuées Sad Sad Sad



RIP

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Re: Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés

Message  Mathilde le 3/2/2015, 11:17 pm

Martin Kobler visite les rescapés d’Aru



Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, séjourne depuis ce mardi 3 février à Aru-centre, dans le district de l’Ituri (Province Orientale), où 15 personnes avaient été tuées, samedi dernier, par un commando armé. Après avoir visité le lieu du crime, Martin Kobler s’est rendu à l’hôpital général d’Aru, où une vingtaine de blessées, rescapés de ce drame, sont soignés.
Ces personnes étaient en train de célébrer le succès des Léopards de la RDC sur les Diables rouges du Congo Brazzaville, en quarts de finale de la Can 2015.
Martin Kobler, accompagné du vice-gouverneur de la Province Orientale, Pascal Mombi, a reçu de l’administrateur du territoire d’Aru, des explications sur cette tuerie survenue samedi dernier.
La Monusco a souhaité que ces patients soient transférés à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, où ils pourront bénéficier des soins appropriés.
Lire aussi: Ituri: les activités tournent au ralenti après le meurtre de 15 personnes à Aru
Sur le lieu du crime, on pouvait encore apercevoir des balles, des traces de sang de victimes ainsi que le gâteau d’anniversaire de la tenancière de Dancing club tuée dans cette attaque, affirment des témoins.
L’auditorat près la Cour militaire de Kisangani a déjà interpellé certaines personnes sur cette affaire dont le numéro un de la police à Aru et certains agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
Lundi, les activités ont tourné au ralenti à Aru-centre, où des boutiques et magasins étaient restés fermés. Certains commerçants déclaraient être encore gagnés par la peur pour leur sécurité surtout qu’aucun assassin n’est encore appréhendé.
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L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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