RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

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RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

Message  ndonzwau le 18/12/2014, 12:07 am

ndonzwau a écrit:[...]

Marxisme et démocratie ! Marxisme et anti-impérialisme !
Curieuse coïncidence que d'en parler aujourd'hui où une des puissantes citadelles résiduelles du communisme, Cuba, est en voie d'être "prise" par son pire ennemi, les Usa !
Pragmatisme, souci d’efficacité, realt politik oblige ?

Monsieur Barach Hussein OBAMA et le camarade Raul CASTRO veulent ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire mondiale avec la fin de la fin de la Guerre froide non par la force mais sur un impératif socio-économique et diplomatique mutuel(?) !

Curieux aussi que ce le soit au moment ou la Chine, une autre ancienne citadelle communiste convertie au capitalisme d'Etat ravit la place de la première puissance économique (nominale et non vraiment effective au niveau de l'habitant !) aux Etats-Unis !
Et à côté néanmoins le rouble russe s'effondre !
Du coup Obama ne peut s'empêcher de clamer victorieux(!?) "Todos somos Americanos, nous sommes tous Américains" !


J'ai déjà eu à parler de ces notions ici mais ma culture marxiste est si élémentaire que notre "marxiste en chef, le camarade Ngonga Ebeta Te National en parlerait mieux que moi !
Je sais à peine et encore que pour le marxisme surtout version léniniste, je crois, la démocratie reste une construction bourgeoise que la lutte des classes devra à terme remplacer par la "dictature" du prolétariat...

Je sais aussi par ma petite culture historique que le marxisme a réussi chronologiquement et idéologiquement à privatiser l'anti-impérialisme : non seulement idéologiquement il avait un substrat objectif meilleur pour définir l'anti-impérialisme mais aussi historiquement le capitalisme euro-américain a représenté et représente encore l'impérialisme colonisateur et dominateur de par le monde alors que sur le terrain la réalité de la domination n'exige en soi aucune idéologie !
La ruée chinoise actuelle n'en parcourt pas par exemple moins l'Afrique pour ses intérêts comme hier et toujours la colonisation et le néocolonialisme volontiers euro-américains !

Compatriotiquement!


"Le rapprochement Cuba-USA"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/live/2014/12/17/en-direct-le-rapprochement-entre-les-etats-unis-et-cuba_4542232_3222.html


Le président Barack Obama s'exprime depuis la Maison Blanche le 17 décembre 2014 et annonce la normalisation des relations diplomatiques avec Cuba.


« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro.  REUTERS TV

Barack Obama sert la main de Raul Castro, le 10 décembre au FNB Stadium de Johannesburg lors d'un hommage rendu à Mandela. Une première depuis 60 ans

"Rapprochement diplomatique historique entre Cuba et les Etats-Unis
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/les-etats-unis-et-cuba-prets-a-normaliser-leurs-relations-diplomatiques_4542184_3222.html
Après plus d'un demi-siècle d'embargo, les relations entre les Etats-Unis et Cuba vont être presque normalisées. Le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, ont confirmé dans deux discours prononcés en même temps, mercredi 17 décembre, le rapprochement historique entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1961.
« Nous commençons un nouveau chapitre entre les nations des Amériques », a dit le président américain. « Nous sommes séparés par quelques kilomètres, mais une barrière psychologique nous éloignait. Etant donné que nous avons des relations avec la Chine, un pays communiste, et avec le Vietnam, j'ai souhaité revoir nos relations avec Cuba », a-t-il ajouté, avant de lancer en fin de discours : « Todos somos Americanos » (« Nous sommes tous américains », en espagnol.)

Concrètement, les Etats-Unis vont « rouvrir une ambassade à La Havane », dans un délai qui n'a pas été donné par M. Obama, et l'embargo, en vigueur depuis 1962, sera examiné par le Congrès, seul habilité à décider d'une éventuelle levée. La Maison Blanche souhaite que cet embargo commercial soit levé avant que le président Barack Obama ne quitte ses fonctions, en 2017. Une visite du président américain sur le sol cubain n'est « pas exclue », a également déclaré le porte-parole de la Maison Blanche.
L'objectif de cet embargo était de précipiter la chute du régime cubain mis en place après la révolution de 1959, les Etats-Unis étant le débouché traditionnel de l'économie cubaine. Mais les décennies ont passé sans que les restrictions économiques et financières produisent de résultats probants. « Les sanctions ont eu relativement peu d'effet, l'isolement n'a pas fonctionné », a d'ailleurs reconnu M. Obama.
Après des mois de négociations secrètes, le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, ont  annoncé la restauration des relations diplomatiques entre leurs deux pays.

CASTRO : « NOUS AVONS DÉCIDÉ DE RÉTABLIR LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS »

« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro, prônant « un dialogue respectueux avec les Etats-Unis » et « des mesures mutuelles pour aller vers la normalisation ». « Cela ne veut pas dire que le principal est résolu, l'embargo doit cesser », a-t-il ajouté, reconnaissant « nos différences en matière de démocratie et de droits de l'homme, mais nous sommes disposés à discuter ».
Avant ces discours, plusieurs responsables américains cités par l'agence Associated Press et le New York Times affirmaient que les Etats-Unis allaient alléger les restrictions sur les voyages et le commerce qui touchaient l'île.
Dans l'après-midi, le gouvernement cubain avait libéré l'Américain Alan Gross, 65 ans, en prison sur l'île depuis cinq ans pour espionnage. Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (Usaid). Dans la foulée, le gouvernement cubain a aussi libéré cinquante-trois prisonniers politiques, selon un responsable américain. Aux Etats-Unis, trois personnes considérées comme des prisonniers politiques par Cuba ont été libérées.
« Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment Raul Castro.

LE RÔLE CLÉ DU PAPE

Le pape François a joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans ce rapprochement historique. A l'annonce des deux chefs d'Etat, le Vatican a fait part de  la « grande satisfaction » du pape concernant « une décision historique ». Selon un haut responsable américain, cité par le New York Times, François avait lancé un appel personnel à Barack Obama dans une lettre « cet été », et séparément à Raul Castro. Le Vatican, dont Cuba est un des dossiers diplomatiques privilégiés, avait accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement. Par contre, Fidel Castro n'aurait « pas été impliqué dans les discussions ».
Des signes de détente étaient apparus ces dernières années. Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, a mis un frein aux diatribes antiaméricaines. Barack Obama a lui pour sa part assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île communiste. La publication, il y a quelques mois, d'un éditorial du New York Times intitulé « Il est temps d'en finir avec l'embargo sur Cuba », avait été jugé « d'une grande habileté » par Fidel Castro."


"Que va changer le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba ?
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/que-va-changer-le-rapprochement-entre-les-etats-unis-et-cuba_4542345_3222.html
A La Havane.
Le président Barack Obama a annoncé, mercredi 17 décembre, avoir demandé au secrétaire d'Etat John Kerry d'engager des discussions avec Cuba sur une normalisation des relations diplomatiques, rompues depuis 1961. « Nous avons décidé de rétablir les relations avec les Etats-Unis », a dit presque au même moment le président cubain Raul Castro, tout en demandant que l'embargo en vigueur depuis 1962 soit levé. Seul le Congrès peut prendre cette décision. En attendant, ce rapprochement a plusieurs conséquences.

Sur le plan diplomatique
– Les Etats-Unis vont rouvrir une ambassade à La Havane dans les mois à venir, et Cuba devrait faire de même à Washington.
– Des contacts sont prévus entre de hauts responsables états-uniens et cubains sur des dossiers tels que l'immigration, la lutte contre le trafic de drogue, la protection de l'environnement et le trafic d'êtres humains. Les frontières maritimes de Cuba et du Mexique dans le golfe du Mexique seront évoquées lors de ces discussions.
– Au cours des six prochains mois, John Kerry va reconsidérer la qualification de « soutien au terrorisme » de Cuba.

Voyages
L'administration états-unienne va assouplir les conditions d'octroi des autorisations d'entrée à Cuba pour les ressortissants des Etats-Unis. Les voyages touristiques de ces derniers vers l'île resteront impossibles pour l'instant, la levée totale des restrictions aux voyages ne pouvant être décidée que par le Congrès.
Des autorisations de voyage seront toutefois plus facilement accordées pour les visites familiales, les journalistes, les scientifiques, les activités éducatives, les réunions professionnelles, les activités religieuses, les compétitions sportives, les projets humanitaires et certaines activités d'exportation.

Commerce
Le commerce avec des entreprises privées cubaines sera autorisé dans le secteur des matériaux de construction destinés à la construction de logements, ainsi que dans ceux des équipements industriels et des équipements agricoles destinés aux petites exploitations. L'embargo général sur le commerce avec Cuba ne peut être levé que par le Congrès.

Banque
– Les banques états-uniennes pourront désormais ouvrir des comptes de correspondant dans des banques cubaines pour faciliter les transactions commerciales autorisées et les transferts de fonds.
– Les ressortissants des Etats-Unis se rendant à Cuba pourront utiliser des cartes de paiement états-uniennes.
– Les sociétés à capitaux états-uniens sises dans d'autres pays seront autorisées à fournir des services à des ressortissants cubains hors de Cuba.
– Les comptes bancaires américains de ressortissants cubains ne vivant plus à Cuba seront débloqués.

Transferts de fonds
– Les ressortissants états-uniens pourront envoyer jusqu'à 2 000 dollars (1 610 euros) par trimestre à des Cubains ou des organisations humanitaires sises à Cuba, contre 500 dollars aujourd'hui. Ces transferts ne seront plus soumis à autorisation préalable.

Télécommunications
– Les exportations états-uniennes de matériel et de services de télécommunications seront autorisées. Les opérateurs de télécommunications pourront fournir des services commerciaux de téléphonie et d'accès Internet à Cuba."



"Le plus ancien embargo vit-il ses dernières heures ?"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/le-plus-ancien-embargo-vit-il-ses-dernieres-heures_4542291_3222.html#3BIfo5Q1fKhR1Y7P.99

"Une « rectification historique » qui ne contente pas tout le monde"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/reactions-au-nouveau-chapitre-des-relations-entre-cuba-et-les-etats-unis_4542320_3222.html

Alan Gross, un Américain retenu depuis 5 ans à Cuba, libéré à la demande des Etats-Unis
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/alan-gross-libere-par-cuba-a-la-demande-des-etats-unis_4542117_3222.html

"A Cuba, la timide ouverture accroît les inégalités"
° http://www.lemonde.fr/international/article/2014/08/26/a-cuba-la-timide-ouverture-accroit-les-inegalites_4476728_3210.html#us4f4lgS66Qsszc4.99

"Obama prêt à normaliser les relations américaines avec Cuba"
° http://www.courrierinternational.com/article/2014/12/17/obama-pret-a-normaliser-les-relations-americaines-avec-cuba



° http://www.nytimes.com/?WT.z_jog=1
° http://www.vox.com/2014/12/17/7409291/obama-cuba-deal

° http://wwww.huffingtonpost.fr/2014/12/17/etats-unis-cuba-normalisation-imminente-relations-diplomatiques-pays_n_6340760.html?utm_hp_ref=france

"Barack Obama annonce un « un nouveau chapitre » avec Cuba"
° http://www.rfi.fr/ameriques/2min/20141217-barack-obama-annonce-normalisation-relations-cuba/
"Retour de Cuba dans le concert des Amériques"
° http://www.rfi.fr/ameriques/20141213-sommet-ameriques-retour-cuba-panama-obama-oea/
° http://www.rfi.fr/ameriques/20141217-pape-francois-cuba-etats-unis-vatican-rapprochement-obama-raul-castro-artisan-/

"Cuba-Etats-Unis, le grand dégel"
° http://www.liberation.fr/monde/2014/12/17/cuba-etats-unis-le-grand-degel_1165908
"Obama: « L'isolement de Cuba n'a pas fonctionné » "
° http://www.liberation.fr/monde/2014/12/17/obama-l-isolement-de-cuba-n-a-pas-fonctionne_1165635
"Etats-Unis : les parlementaires isolationnistes furieux"
° http://www.liberation.fr/monde/2014/12/17/etats-unis-les-parlementaires-isolationnistes-furieux_1165992
"Les Cubains de Miami dénoncent la trahison d'Obama"
° http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/17/01003-20141217LIVWWW00289-en-direct-etats-unis-cuba-tournant-historique-dans-la-relation-diplomatique-entre-les-deux-pays.php#214548



Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 20/12/2014, 2:00 am, édité 1 fois

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Re: RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

Message  Mwana Ya Lola le 19/12/2014, 1:03 pm

Je ne comprends vraiment pas en quoi Cuba est tombé dans les mains des Américains et en quoi cela consiste en une victoire pour ces derniers.

Les USA ont unilatéralement collé à un embargo à Cuba en 1962 afin de faire tomber le régime castriste. Plus de 40 as plus tard, ils mettent fin eux-mêmes à cet acte injuste, qui a par ailleurs été inefficace. Ou est donc cette victoire ?

Hier, je pense, Mbuta Ndonzwau expliquait que les Cubains verraient leur niveau de vie s'améliorer à l'image des Américains de souche. Peut-être, mais ce qu'on peut constater c'est que la plupart des pays voisins de Cuba sont des alliés américains et que le marché y règne en maitre; y vit-on cependant mieux qu'à Cuba ? La vie est-elle plus belle à Haïti ou en Jamaïque ? Sad



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Re: RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

Message  ndonzwau le 19/12/2014, 10:42 pm

Mwana Ya Lola a écrit:Je ne comprends vraiment pas en quoi Cuba est tombé dans les mains des Américains et en quoi cela consiste en une victoire pour ces derniers.

Les USA ont unilatéralement collé à un embargo à Cuba en 1962 afin de faire tomber le régime castriste. Plus de 40 as plus tard, ils mettent fin eux-mêmes à cet acte injuste, qui a par ailleurs été inefficace. Ou est donc cette victoire ?

Hier, je pense, Mbuta Ndonzwau expliquait que les Cubains verraient leur niveau de vie s'améliorer à l'image des Américains de souche. Peut-être, mais ce qu'on peut constater c'est que la plupart des pays voisins de Cuba sont des alliés américains et que le marché y règne en maitre; y vit-on cependant mieux qu'à Cuba ? La vie est-elle plus belle à Haïti ou en Jamaïque ?  Sad

Pour ma part qu'un représentant africain, sud-américain ou asiatique faisant donc partie du camp des faibles, relaye le discours de "victoire" (des Américains) ici, c'est paradoxalement entrer dans le traquenard que l'impérialisme le plus pervers lui tend quand même l'Amérique ne le clame, beaucoup de ses membres y vont même jusqu'à évoquer une capitulation de leur pays...
Alors dans quel suicide idéologique m'engagerais-je que de rejoindre cette piste ? Je refuse cette lecture commanditée (sans nous en rendre compte ?) par une référence restée incantatoire, une "logorrhée anti-impérialiste" relevant d'une propagande "nationaliste" trompeuse de fumeux "révolutionnaires-nationalistes" que je ne peux plus digérer; bon c'est moi...
Juste je remarquerais que dans leur position incontestée des puissants, les Yankees par la voix de leur Président (et son actuelle administration) ont eu toute opportunité, tout pragmatisme de prendre l'initiative...
Mais l'affaire est loin d'être scellée, elle attend encore son dénouement même si il sera raisonnablement difficile de revenir complètement en arrière !

Que ceux qui ne peuvent parler qu'en termes de victoire et de défaite, qu'en termes de capitalistes impérialistes opposés aux dominés invoquent plutôt une victoire du peuple cubain (plus, dirais-je, que de celle du pouvoir castriste) ne me dérangerait pas; celle des Américains me parait donc plus idéologique là où l'idéologie (du moins à l'ancienne !) nous a presque quittés depuis un moment, là où le réalisme de l'efficacité dicte (ou devrait dicter) davantage les "politiques" des uns et des autres, d'ailleurs de partout, au Nord comme au Sud, à l'Est comme à l'Ouest...
En effet, avec les Américains mais pas spécialement à leur pilotage, le Mur était déjà tombé depuis 1989 grâce aux facteurs complexes de la marche du monde à la fin du XXème siècle;aujourd'hui les résidus de la Guerre froide sont entrain de tomber à leur tour ! Aujourd'hui Obama a joué, joue personnellement et très courageusement une place dans l'Histoire au moment où le bilan notamment international de ses deux mandats est presque au compteur zéro, c'est lui (et son administration) qui aura seul le droit de crier demain "victoire" s'il en est encore là et si l'Histoire exactement, son pays et le monde reconnaissent à terme son fait comme un des derniers Murs abattu entre les Hommes !

Le voir comme cela peu paraître naïf mais ce sont pourtant aussi des gestes à l'apparence d'une générosité si empruntée et même suspecte qui ont élevé notre Humanité au dessus des simples "bêtes"...
Eh ben moi j'assume ma naïveté ici et la revendique même !
Je vais y revenir sûrement...


« Todos somos Americanos »
°  http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/18/todos-somos-americanos_4542760_3222.html
Editorial du « Monde ». Comme le voyage en Chine communiste de Richard Nixon en 1972 ou la signature de la paix à Camp David entre Israël et l’Egypte en 1978 pour Jimmy Carter, Cuba sera associé à Barack Obama pour la postérité. La décision du président américain, annoncée mercredi 17 décembre depuis le bureau Ovale, de renouer avec l’île de Fidel Castro après plus d’un demi-siècle de gel des relations cubano-américaines est lucide, courageuse et historique.

Lucide parce que, comme l’a dit lui-même le président américain, « on ne peut pas poursuivre la même politique pendant plus de cinq décennies et espérer obtenir un résultat différent ». La stratégie américaine à l’égard de Cuba, immuable alors que le monde entier se transformait, était de plus en plus contre-productive. Fidel Castro, qui a cédé les rênes du pouvoir à son frère en 2008, a survécu à pas moins de onze présidents des Etats-Unis. L’embargo américain, que les Cubains appellent blocus, non seulement pénalise la population, mais surtout a permis au pouvoir castriste de se poser en victime de l’impérialisme yankee, assise commode de son idéologie.
Lucide aussi parce que les planètes sont aujourd’hui alignées pour un changement de cap. L’effondrement de l’économie cubaine après la chute de l’URSS, qui la portait à bout de bras, avait déjà poussé le régime à engager de timides réformes. Puis le Venezuela d’Hugo Chavez, riche en pétrole, s’était porté au secours de Cuba. Mais le Venezuela est à son tour plongé dans une crise profonde, et l’ouverture de l’économie cubaine apparaît aujourd’hui comme une nécessité : les mesures d’assouplissement commercial et financier annoncées par M. Obama arrivent donc à un moment crucial pour soutenir le secteur privé et le jeune entrepreunariat cubains.

L’initiative de la Maison Blanche est historique, enfin, parce qu’elle consacre l’abandon de la stratégie du changement de régime pour celle, plus subtile, du soutien à la société civile et aux forces de changement au sein de la population. Cette politique, qui a fait ses preuves dans d’autres régimes communistes, va être portée notamment par les entreprises américaines des technologies de l’information, qui, volet important des mesures annoncées par les présidents Barack Obama et Raul Castro, vont pouvoir s’installer à Cuba. Ayant désormais perdu son meilleur ennemi, le pouvoir castriste va maintenant s’apercevoir qu’Internet et Western Union sont des armes bien plus puissantes que tous les embargos de la Terre.



En Angola, on se félicite du rapprochement américano-cubain
° http://www.rfi.fr/afrique/20141218-angola-rejouit-rapprochement-entre-etats-unis-cuba/
La nouvelle du rétablissement des relations entre Cuba et les Etats-Unis est largement commentée et saluée en Angola. Le pays est un ami et allié historique de La Havane d’autant que Cuba a en effet apporté une aide décisive au camp de l'actuel président angolais José Eduardo dos Santos lors de la guerre civile qui a secoué le pays entre 1975 et 2002. Depuis, les liens sont restés très forts entre les deux pays.
« L'Angola est très satisfaite de voir qu'un pays ami enregistre une victoire supplémentaire dans la recherche de son bien-être et de son développement. Je suis très content, vraiment ravi. C'est une nouvelle qui me satisfait ». C'est le sentiment partagé par nombre d'Angolais qu'exprime le professeur d'histoire Fernando Gamboa. Et pour cause, l'amitié qui unit Luanda et La Havane est ancienne. « Nous, les Angolais, nous avons des liens très forts avec Cuba. Surtout les personnes qui sont du parti au pouvoir, le MPLA [le Mouvement populaire de libération de l’Angola, ndlr], car il y a des sacrifices qu'on ne peut pas oublier : beaucoup de Cubains sont morts aux côtés des Angolais dans la lutte contre le régime sud-africain de l'apartheid. »

Une proximité réaffirmée sur la scène internationale

En 1975, au lendemain de l'indépendance, l'Angola bascule dans la guerre civile. Le Mouvement populaire de libération de l'Angola est mis en difficultés par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita) et le Front national de libération de l'Angola (FNLA), soutenus par le Zaïre et l'Afrique du Sud. Grâce à l'intervention militaire massive de Fidel Castro, le MPLA communiste fait face, puis prend l'avantage. Mais la coopération entre les deux alliés ne s'arrête pas là. « Beaucoup d'Angolais doivent leur éducation au gouvernement cubain, depuis l'école primaire jusqu'à la formation universitaire », ajoute Fernando Gamboa.
Aujourd'hui, cette proximité entre l'Angola et Cuba devrait être réaffirmée sur la scène internationale, comme l'explique le spécialiste de la diplomatie angolaise Berlamino Van Dunem : « Il est question des relations bilatérales entre Américains et Cubains, mais leur évolution pourrait faciliter les relations multilatérales au niveau des Nations unies notamment où l'Angola se situe aux côtés de Cuba. »



"Cuba-Etats-Unis : les points clés d'un rapprochement historique"
° http://www.metronews.fr/info/cuba-etats-unis-les-points-cles-d-un-rapprochement-historique/mnlq!ZHJsiGV1tEm26/


"Barach Obama aux Cubains : « Nous sommes tous des Américains »"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/18/barack-obama-aux-cubains-nous-sommes-tous-des-americains_4542727_3222.html
Barack Obama effectuera-t-il une visite à Cuba avant de quitter la Maison Blanche, en janvier 2017 ? Interrogé sur ce point sur ABC, mercredi 17 décembre, après l’annonce historique d’une normalisation entre les deux pays, le président des Etats-Unis ne l’a pas exclu tout en avouant que rien n’était prévu pour l’instant. « Voyons comment les choses vont évoluer », a-t-il ajouté prudemment. S’il se concrétise un jour, un tel déplacement, qui serait le premier depuis 1959, signifiera que M. Obama aura gagné le pari audacieux pris devant les Américains.

Car c’est bien un pari qu’a fait le président en décidant de classer un dossier vieux de plus de cinq décennies qui apparaissait pour beaucoup, et depuis longtemps, comme anachronique. Cette prise de risque, de la part d’un président souvent critiqué pour son attentisme, ne survient pas par hasard. M. Obama, comme paradoxalement libéré depuis la défaite cinglante essuyée aux élections de mi-mandat, le 4 novembre, a tranché sur Cuba comme il l’a fait le 20 novembre en annonçant des mesures de régularisation pour les immigrés clandestins après six années d’immobilisme.
 Alors que la voie est désormais dégagée de toute échéance électorale jusqu’à son départ de la Maison Blanche, le président a eu le courage de reconnaître publiquement que la politique suivie depuis plus d’un demi-siècle par les Etats-Unis à l’égard du régime cubain, « l’isolement », n’avait pas porté ses fruits (« Cuba est toujours dirigé par les Castro et le Parti communiste arrivé au pouvoir il y a un demi-siècle (…) ».
"


"Le rapprochement Cuba-Etats-Unis a "un écho semblable à la chute du mur de Berlin""
° http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/le-rapprochement-cuba-etats-unis-a-un-echo-semblable-a-la-chute-du-mur-de-berlin_1633803.html#YEUuEWrMcQVv3TJi.99

"« Les Cubains sont demandeurs de plus d’Etats-Unis »"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2014/12/18/les-cubains-sont-demandeurs-de-plus-d-etats-unis_4542841_3222.html

"Cuba/Etats-Unis : le monde salue leur rapprochement historique"
° http://fr.euronews.com/2014/12/18/cubaetats-unis-le-monde-salue-leur-rapprochement-historique/

"L’Amérique latine se réjouit du rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/18/l-amerique-latine-se-rejouit-du-rapprochement-surprise-entre-cuba-et-les-etats-unis_4542505_3222.html
° https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/rapprochement-entre-cuba-et-les-etats-unis-salue-en-amerique-latine/267962#.VJMHLj0BBA

"Rapprochement Etats-Unis - Cuba : 18 mois de négociations secrètes"
° http://www.lesechos.fr/monde/ameriques/0204025235979-rapprochement-etats-unis-cuba-18-mois-de-negociations-secretes-1076141.php

"Rapprochement Cuba-Etats-Unis: belle initiative ou trahison ?"
° http://www.lenouvelliste.ch/fr/monde/rapprochement-cuba-etats-unis-belle-initiative-ou-trahison-481-1389848

"Aux Etats-Unis, des Cubains amers sur le rapprochement avec  La Havane"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/18/aux-etats-unis-des-cubains-amers-apres-la-levee-de-l-embargo_4542403_3222.html

"CUBA-Etats-Unis : Une politique dépassée à l’égard de Cuba"
° http://www.cubania.com/post/cuba-etats-unis-politique-depassee-egard-de-cuba/

"Rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis: une fausse bonne nouvelle ?"
° http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/17/rapprochement-entre-cuba-et-les-etats-unis-une-fausse-bonne-nouvelle/

"Le rapprochement Cuba-Etats-Unis fait grincer des dents"
° http://www.europe1.fr/international/cuba-etats-unis-le-rapprochement-fait-grincer-des-dents-2321607

"Six chiffres qui racontent Cuba"
° http://www.lemonde.fr/les-decodeirs/article/2014/12/18/six-chiffres-qui-racontent-cuba_4542739_4355770.html

° http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-de-pontcharra/181214/rapprochement-cuba-etats-unis





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Re: RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

Message  ndonzwau le 20/12/2014, 5:58 pm

Je disais plus haut que le rapprochement qu’Obama a initié avec Cuba repose sur des "bases socio-économiques et diplomatiques", je le maintiens si même pour être complet je devrais ajouter que cela relève sûrement aussi de sa part d’une vision historique qui prend en compte le passé et l’avenir de son pays et du monde dont il a encore conscience de détenir un leadership responsable en tant que super-puissance !
C’est si certain que sa décision provoque et va encore provoquer davantage des réticences dans son pays, un réel débat interne sur les choix de société et de politique étrangère que seules les initiatives "politiques" et non seulement "politiciennes" sont capables de créer en bousculant tout un pays, les choix socio-économiques et diplomatiques réels en relèvent !

Obama paradoxalement comme débarrassé du souci de vote de disposer d’une majorité qu’il a déjà perdue et de séduire pour un nouveau mandat, ose davantage et même plus fait en même temps un coup politique en se permettant de solder ce qu'il avait en tête qu'il n'a pu faire en tant de le mettre en oeuvre avant la fin de son dernier mandat, quitte à embarrasser son opposition politique en la mettant devant ses responsabilités qui risquent d'être ici bien nationales et mondiales !
C‘est le cas des lois sur l‘immigration et maintenant le rapprochement avec Cuba…
Les réussira-t-il comme il le souhaite, c’est autre chose toujours et-il que les responsables politiques comme la population américains, disais-je, auront peut-être ici plus qu'il n'y parait, à faire des choix de société et de politique internationale qui les prendront à témoin pour l'Histoire !

Qu’en sera -t-il donc, l’Amérique nous le dira dans les deux ans (et plus) qui viennent surtout que dès janvier, la majorité républicaine aura le contrôle de la loi !
N‘empêche qu’a travers la décision du rapprochement avec Cuba il va se poser :
- une question sociale au sens le plus large : l’Amérique profonde judéo-chrétienne est-elle encore celle de la Guerre froide qui ne voyait sa mission qu’en défendant la liberté contre l’arbitraire, le pauvre cubain victime de la mécréance de ses dictateurs pour continuer à isoler en bloc Cuba dont le peuple pourrait pourtant bénéficier du dégel de leurs relations fermées depuis plus d’un  demi-siècle ? Et qu'en pensera la frange hispanique grandissante de sa population ?
- un enjeu économique : si l’Amérique n’a guère besoin de Cuba pour prospérer, Cuba, disais-je, a en revanche besoin d’elle mais au passage l’Amérique n’y perdrait pas en gagnant quelques parts marchés à exporter son savoir et son savoir-faire et à investir quelques capitaux dans certains domaines comme l’agriculture, la technologie y compris celle informatique et dans bien d’autres domaines dans un pays où beaucoup reste à reconstruire; et qui sait quels autres besoins à satisfaire que la cohabitation fera naître…
- un choix diplomatique, géopolitique : l’Amérique veut-elle en rester à la Guerre froide ou tourner la page de vieilles confrontations idéologiques pour lesquelles elle a été obligée de perdre ses fils (comme au Vietnam); la longue poLitique d’isolement du régime castriste a-t-elle eu raison de lui depuis 1962;  le monde n’a-t-il pas évolué avec la chute de l’ennemi communiste pour autoriser de nouveaux choix ?

Je disais plus haut que la  manœuvre d’ouverture ne fait que commencer, elle a besoin d’être validée dans un débat interne au sein de la société politique et citoyenne américaine qui risque d’être ardue : il a fallu du temps (au moins 12 mois de négociations secrètes, semble-t-il) pour en arriver à cette déclaration commune, il en faudra encore pour boucler tout et surtout il vaudra mieux qu'Obama réussisse à faire abroger par le Congrès l'embargo avant son départ…
En face pour que cette entreprise d‘ouverture soit pleinement bénéfique, le régime cubain devrait accepter et appliquer bien des compromis douloureux que son dirigisme habituel n’autorisait jusqu’alors; en sera-t-il capable et dans combien de temps ?
A bout de moyens, il avait commencé à ouvrir son économie étatique et après avoir été lâché par l’URSS puis la Russie, il dépendait en partie des largesses du Venezuela qui lui même sombre et davantage avec la chute des cours du pétrole; cette extrême fragilité économique suffira-t-elle de créer au sein du pouvoir castriste une urgence qui permette des réformes rapides, osons l’espérer mais là il faudra sûrement encore plus de temps pour des changements substantiels…

Enfin, dois-je peut-être ajouter que perso j’ignorerai exprès les aboyeurs du continent jamais en défaut de crier leur nationalisme en dénonçant incantatoirement l’impérialisme américain qui une fois de plus n’y poursuivrait que ses intérêts pour exploiter le peuple cubain mais de quel bénéfice substantiel pour les populations africaines ont-ils été capables dans leurs pays respectifs jusqu'ici ? Utopiques plus que réalistes, plus qu’efficaces ?
Je me méfie davantage des "fausses bonnes consciences occidentales tiers-mondistes pro-castristes" tapies par exemple à Paris autour du Monde Diplo qui vont encore nous bassiner avec leurs vieilles lunes prolétariennes pour parler au nom des cubains qui ne les ont jamais mandatées…
Le monde avance malgré tous ces idéologues qui ont tout échoué : le Mur du communisme s'est écroulé, la Guerre froide voit ses derniers bastions tomber, Obama s’est mis dans le sens de l’Histoire; il nous faut trouver de nouveaux angles de lutte pour conforter la défense des plus faibles non pas tant dans un face-à-face idéologique dominants contre dominés, capitalistes contre communistes mais tous ensemble selon les fronts !

Osons espérer que cet événement est un grand moment de l’avancée de notre Humanité, plus que symbolique, une progressive destruction de certaines barrières mentales, physiques, administratives qui nous relèguent un peu trop chacun dans son coin ! 
Les conflits restent nombreux hélas même où l’Amérique prend partie jusque dans son Amérique (du Nord du Sud), au Proche, Moyen, Extrême Orient, en Ukraine, en Afrique…, mais qu’un commence à se résoudre; qui s'en plaindrait ?



"Derrière le rapprochement Etats-Unis-Cuba"
° http://www.marianne.net/Derriere-le-rapprochement-Etats-Unis-Cuba_a243461.html

"Cuba-Etats-Unis: «un coup politique extrêmement habile d'Obama»
° http://www.rfi.fr/ameriques/20141218-etats-unis-cuba-obama-castro-rapprochement-coup-politique-gross/
L'annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane est une « décision historique » pour le pape François, l’un des acteurs du rapprochement. Pour le président du Venezuela , il s'agit d'un « geste courageux et nécessaire pour l’histoire ». La fin d’un demi-siècle de rupture, « le rêve d’un continent où règnera la paix totale » pour le président colombien, Juan Manuel Santos. L'émotion est perceptible. Quel impact ces annonces simultanées peuvent avoir aux Etats-Unis ? François Durpaire, maître de conférence à l’université de Cergy-Pontoise, répond aux questions de RFI.

RFI : Est-ce que ce changement de ligne répondait à une véritable attente de l’opinion aux Etats-Unis ?
François Durpaire :
Exactement. Une des raisons de cette préparation de la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, c’est que l’opinion américaine y est favorable : 67 % des Américains étaient favorables à la normalisation. Donc l’opinion américaine a évolué. Et là, Barack Obama a fait évoluer l’opinion publique américaine. Alors cette année, il y a eu deux choses. D’abord l’image, c’était celle de Barack Obama serrant la main de Raul Castro. C’était au stade de Soweto à l’occasion de l’hommage rendu à Mandela. Puis les hommages rendus notamment de John Kerry à Cuba, dans son rôle en Sierra Leone, en Guinée, sur la lutte contre Ebola. Donc l’opinion américaine finalement a évolué progressivement et dans cette opinion américaine, les citoyens américains d’origine cubaine, les plus anciens faisant partie d’associations anti-castristes et étant toujours sur des positions extrêmement fermes, mais leurs enfants, les petits-enfants citoyens américains, qui ont beaucoup changé sur le sujet et dans la majorité comme l’ensemble des Américains souhaitent une normalisation.
La colère de ceux hier qui dénonçaient la trahison : ce sentiment est donc aujourd’hui très minoritaire ?
Oui, les images de ceux qui protestaient, ce sont les parents et les grands-parents. Les plus jeunes, eux, se félicitent. Puis il y a aussi un peu de schizophrénie c’est-à-dire que même ceux qui sont hostiles en théorie à ce rapprochement seront contents d’aller à Cuba, de revoir leurs tantes, leurs oncles, leurs frères et seront contents aussi d’envoyer les fameuses «remesas». Toutes les diasporas connaissent les mandats que l’on envoie au pays. Et dans ce qui est nouveau, c’est que Obama annonce que les Cubains aux Etats-Unis pourront envoyer jusqu’à 2 000 dollars par trimestre à leur famille à Cuba.

En effet, il va y avoir toute une série de décisions à suivre. Forcément, la plus spectaculaire, ce sera l’embargo. Mais là, la réponse, ce n’est pas directement entre les mains de Barack Obama ?
C’est tout à fait exotique que d’un point de vue français : la politique étrangère ne se décide pas à la Maison Blanche, en tout cas pas seulement. C’est un équilibre des pouvoirs entre le Congrès et la Maison Blanche. Et là le Congrès, c’est lui qui a la possibilité de lever ou non l’embargo. C’est donc un coup politique extrêmement habile de Barack Obama. Souvenez-vous il y a quelques semaines, en novembre, à l'occasion des Midterms, on disait que Barack Obama était le « Lame duck président », « le président canard boiteux », celui qui peut-être avait déjà fini son mandat. Et depuis des annonces sur l’immigration, 5 millions de clandestins vont être régularisés.
Et puis cette annonce très forte sur Cuba. Il met le Congrès dans les cordes, c'est-à-dire devant ses responsabilités. Si le Congrès bloque - vous avez souligné que l’opinion américaine était favorable à ce rapprochement -, il apparaîtra finalement comme l’institution qui empêche cette cohabitation d’avancer et de produire des actes concrets. Donc c’est très habile, d’autant plus qu’au sein du Congrès, un certain nombre de républicains sont ou seront probablement candidats à la présidentielle. On pense à Marco Rubio. Il est d’origine cubaine et est très lié au lobby anti-castriste. Il a donc dû faire des déclarations qui dénoncent le rapprochement d’Obama. Si Marco Rubio se coupe d’une partie du reste de la communauté hispanique, ce sont peut-être les espoirs présidentiels qui s’envolent.

En citant cet homme, vous citez justement la Floride ?
Il est sénateur de Floride.
Un Etat très important, on peut dire même un Etat-clé pour toute présidentielle américaine ?
Exactement. Barack Obama ne tient pas ses victoires 2008 et de 2012 seulement à la Floride, mais aussi au fait que la Floride est devenue bleue, c’est-à-dire démocrate, au cours de ces deux dernières présidentielles. Elle avait fait défaut à Al Gore et c’était la victoire de George W. Bush, pour quelques voix contestées. La Floride est un Etat en balance. Et en Floride, les Cubains, pour la première fois de l’histoire, ont voté démocrates notamment parce qu’il y a eu une mobilisation forte des jeunes Cubains, des moins de 30 ans. Et ces moins de 30 ans sont favorables au rapprochement vers Cuba. Donc c’est un événement de politique étrangère qui est un événement historique, un événement qui touche également les relations avec l’Amérique Latine. L’an prochain en 2015, il y aura le sommet des Amériques. Et c’est sans doute aussi une des raisons de la décision de Barack Obama, mais c’est aussi un événement de politique intérieure pour les Etats-Unis.

? François Durpaire, auteur de Histoire des Etats-Unis aux éditions PUF dans la collection «Que sais-je ?»"



"Les effets incertains du geste positif d’Obama envers Cuba
° http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/19/les-effets-incertains-du-geste-positif-d-obama-envers-cuba_4544002_3232.html
Depuis la poignée de main entre Barack Obama et Raul Castro aux obsèques de Nelson Mandela en 2013, on pouvait supposer une volonté réciproque de rapprochement. C’est devenu manifeste depuis mercredi lorsque les deux présidents ont annoncé simultanément, dans des messages séparés à Washington et à La Havane, leur accord sur des mesures concrètes pour un changement historique dans les relations entre les deux pays. Libération par Washington des trois agents cubains prisonniers aux Etats-Unis depuis 1998 et celle, en retour, de Alan Gross, emprisonné à Cuba depuis 2009, et mesures d’assouplissement visant la levée de l’embargo et la libre circulation des personnes.

Barack Obama a déclaré en espagnol : « Nous sommes tous Américains », inscrivant subrepticement le rétablissement progressif des relations diplomatiques avec Cuba dans la ligne du président démocrate Monroe qui, en 1823, déclarait à l’encontre des prétentions européennes sur l’hémisphère « l’Amérique aux Américains ».
M. Obama a en effet reconnu l’échec de la politique américaine au cours des cinquante dernières années. Alors que la rupture avec Cuba et l’embargo imposé depuis 1962 à l’île visait à faire pression en faveur d’une ouverture politique et économique, Barack Obama a observé que cette stratégie avait été contre-productive, contribuant à la poursuite de la politique et de l’économie autoritaires.

Les conséquences de la levée de l’embargo seraient en effet importantes. Economiques d’abord, et en premier lieu pour les capitaux nord-américains qui pourront s’investir dans tous les secteurs, comme ils l’ont fait au Vietnam après la normalisation des relations entre les deux pays, tandis que les Européens étaient tenus en lisière. Pour les Cubains, qui verraient leurs conditions matérielles s’améliorer au quotidien.

"L’ACCORD SURVIENT AU MOMENT OÙ L’ÉCONOMIE DU VENEZUELA, QUI MAINTENAIT CUBA SOUS PERFUSION, EST DANS UNE SITUATION CATASTROPHIQUE"

D’autant que l’accord entre les Etats-Unis et Cuba survient au moment où l’économie du Venezuela, qui maintenait Cuba sous perfusion, est dans une situation catastrophique du fait de la gestion chaviste calamiteuse et de la baisse des prix du pétrole. Si les Etats-unis se substituent au Venezuela, dont les transferts de fonds actuels s’élèvent de 4 à 5 milliards de dollars par an, Cuba verrait fortement augmenter ces flux financiers.

Opposition farouche

Mais l’achèvement de cette nouvelle politique promue par Obama risque de se heurter au vote du Congrès américain, désormais à majorité républicaine. On connaît les fortes réticences de la part d’une grande partie des républicains, partisans obtus de la mano dura (« main dure ») comme on dit en Amérique latine. Ainsi, Jeb Bush a aussitôt déclaré que les « bénéficiaires » de cette décision seront les « abjects frères Castro, qui ont opprimé le peuple cubain depuis des décennies ». Quant à John Boehner, président de la Chambre basse du Congrès, il estime que ces mesures visant à lever certaines des restrictions sur l’île sont de nouvelles « concessions à la dictature insensée qui maltraite son peuple et revient à conspirer avec les ennemis ».

Opposition farouche relayée par des figures de l’anticastrisme comme le sénateur de Floride d’origine cubaine Marco Rubio, qui a promis de faire « tout son possible » pour bloquer l’action du président au Congrès. L’élue cubano-américaine de Floride, Ileana Ros-Lehtinen, a considéré pour sa part que « l’action erronée du président Obama (…) est un autre coup de propagande pour les frères Castro qui remplissent désormais leurs coffres avec plus d’argent, au détriment du peuple cubain ».
Toutefois, Obama trouvera peut-être une majorité au Congrès en faveur de sa nouvelle politique car, outre le soutien sans faille de John Kerry et du chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, ainsi que des sénateurs Dick Durbin et Jim McGovern, plusieurs sondages suggèrent que la plupart des Américains se déclarent désormais en faveur d’une normalisation croissante des relations avec Cuba.
Quant aux réactions en Amérique latine, elles sont unanimement favorables. Pour le secrétaire général de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), Ernesto Samper, « il est temps de penser à une relance des relations hémisphériques avec les Etats-Unis ». Pour le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, les deux parties ont fait preuve d’une « remarquable grandeur d’âme » et il a exhorté le Congrès américain à « prendre les mesures législatives nécessaires pour lever l’embargo contre Cuba ».

Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a espéré que cela permettra d’accomplir le « rêve » d’avoir une « région unie » lors du septième sommet des Amériques, que son pays accueillera en avril 2015. Cuba (qui refusait de rejoindre l’OEA, malgré l’invitation officielle qui lui a été faite en juin 2009) a déjà confirmé sa participation au sommet, et Obama a annoncé qu’il sera présent les 10 et 11 avril avec ses pairs du reste de l’Amérique.
Au demeurant, l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba dépend de deux éléments. Le premier, que l’action du lobby anticastriste au Congrès ne soit qu’un baroud d’honneur, obtenant au maximum une résolution condamnant l’action du président qui serait symbolique mais avec peu d’effets pratiques. Le second élément consiste dans les changements qu’est prêt à faire le gouvernement cubain. Certes, une autre concession cubaine à consisté dans la libération de 65 dissidents emprisonnés. Mais rien ne garantit que Cuba soit prêt à court terme à tolérer la dissidence et à cesser de persécuter les opposants.
La libéralisation politique du régime cubain sera sans doute un processus de longue haleine. Toutefois, la logorrhée anti-impérialiste, ciment du peuple cubain avec ses dirigeants contre l’adversité, perd avec la levée de l’embargo son plus solide argument de propagande. Gageons donc de la sagesse du peuple américain et de ses représentants…"


"Cuba : « Il n’y a plus d’alibi pour justifier la répression »
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/19/cuba-il-n-y-a-plus-d-alibi-pour-justifier-la-repression_4543729_3222.html#Zo2ul0zF2zlDZbrj.99



A l’annonce du rétablissement prochain des relations diplomatiques entre La Havane et Washington, mercredi 17 décembre, la Cubaine Ileana de la Guardia, fille du colonel Antonio de la Guardia, fusillé à Cuba en 1989 après un procès stalinien, s’est réjouie de la « flexibilité » inédite démontrée par les deux gouvernements en vue d’une détente et d’une normalisation. Maintenant que les Etats-Unis ne sont plus « l’ennemi », les communications, les échanges et les visites entre les Cubains de l’île et les exilés « ne devraient plus susciter des reproches » de la part des
autorités de La Havane, espère-t-elle.


Toutefois, certains anticastristes historiques particulièrement virulents jugent que le président Barack Obama a capitulé devant la dictature des frères Castro. L’intensification des échanges économiques représenterait à leurs yeux une bouffée d’oxygène, une « bouée de sauvetage » pour un régime incapable de relancer la production et de transformer un système purement étatique en économie mixte.
Ileana de la Guardia est plus nuancée : « Même si l’augmentation des échanges économiques profite aux officiels, elle bénéficiera aussi aux travailleurs à leur propre compte, elle facilitera l’aide apportée par les familles expatriées, elle contribuera au développement et à la prospérité de l’île », confie cette psychologue réfugiée en France. A l’entendre, pour la jeunesse cubaine, le conflit entre Fidel Castro et Washington « est de l’histoire ancienne ». « Les jeunes aspirent à partager les opportunités du monde occidental », précise-t-elle. 

« Sans esprit de revanche »
Ileana de la Guardia souhaite elle-même se rendre à Cuba après vingt-quatre années d’absence. Elle doute néanmoins que le régime soit disposé à revenir sur le procès de 1989, l’« affaire Ochoa », du nom du général rentré en héros de la guerre d’Angola, mais fusillé avec d’autres officiers, dont le père d’Ileana. Envisager une révision et une réparation des victimes « serait une démarche intelligente », affirme-t-elle. « A condition de la mettre en œuvre sans esprit de revanche, pour mieux nous comprendre et pacifier ainsi les rapports entre les Cubains de différentes opinions. »
L’historien Rafael Rojas, exilé à Mexico, est, lui aussi, content, mais reste prudent. « La fin du différend diplomatique n’entraîne pas la fin de la confrontation idéologique, mais sa mutation, son déplacement vers d’autres terrains, assure-t-il. Le conflit continuera tant qu’il y aura à Cuba un régime de parti unique, le contrôle de la société civile par l’Etat et les médias, et la répression des opposants. » A son avis, c’est maintenant que commencent les complications. « Je ne crois pas à une accélération des changements économiques en cours dans l’île. »
A Cuba, les médias ont censuré le discours de Barack Obama. Les téléspectateurs ont dû regarder la chaîne vénézuélienne Telesur pour l’entendre. Pour la célèbre blogueuse havanaise Yoani Sanchez, l’annonce représente une « défaite politique » pour Raul Castro, car « le système cubain s’appuie sur l’existence d’un ennemi permanent : David ne peut pas vivre sans Goliath ».

« Plus d’alibi pour justifier la répression »
Cela étant, pour commencer à « démanteler le totalitarisme », et pouvoir parler de « démocratisation », Yoani Sanchez estime, sur son blog « Génération Y », qu’il faudrait un « calendrier politique », incluant la libération de tous les prisonniers politiques, la fin du harcèlement des dissidents, la ratification des pactes des Nations unies relatifs aux droits civils et politiques, ainsi qu’aux droits économiques, sociaux et culturels, signés par La Havane en 2008 mais jamais appliqués, et la reconnaissance d’une société civile.
Elizardo Sanchez Santa Cruz, l’infatigable animateur de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale, jamais reconnue par le régime, souligne qu’on ignore l’identité des 53 détenus dont la libération a été annoncée mercredi et qu’il s’agit de la moitié à peine des prisonniers politiques de l’île. « Le gouvernement n’a plus d’alibi pour justifier la répression », souligne Elizardo Sanchez, un pilier de la dissidence, souvent accusé par le gouvernement d’être un « mercenaire » à la solde de Washington. La Commission qu’il a fondée est membre de la Fédération internationale des droits de l’homme.
Les Cubains de la rue, eux, sont partagés entre la joie et la surprise. La détente leur semble de bon augure. Certains d’entre eux n’ont pas hésité à attribuer ce « miracle » à saint Lazare, entité vénérée du syncrétisme afro-cubain, assimilée à Babalu Ayé, dieu des maladies et de la mort. Le pèlerinage traditionnel de San Lazaro a lieu justement chaque année le 17 décembre."


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"Etats-Unis/Cuba: le Congrès désapprouve le rapprochement entre les deux pays"
° http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/18/etats-unis-cuba-congres-desapprouve-le-rapprochement_n_6345676.html

"Rapprochement Etats-Unis-Cuba : "un pari osé et risqué pour Obama""
° http://videos.tf1.fr/infos/2014/rapprochement-etats-unis-cuba-un-pari-ose-et-risque-pour-obama-8535090.html

° http://lci.tf1.fr/monde/amerique/obama-cuba-va-changer-mais-pas-tout-de-suite-8536003.html
° http://www.lemonde.fr/international/article/2014/12/19/a-miami-obama-est-un-faible-un-liberal_4543643_3210.html
° http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2014/12/18/les-cubains-saluent-le-rapprochement-avec-les-etats-unis_4542745_3222.html
° http://actu.orange.fr/cuba/a-cuba-le-rapprochement-avec-les-etats-unis-divise-reveurs-et-sceptiques-afp_CNT0000006vh1V.html
° http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/rapprochement-etats-unis-cuba-nouvelles-reactions-politiques_1633924.html
° http://www.lemonde.fr/sport/article/2014/12/19/le-baseball-americain-veut-profiter-du-rapprochement-entre-les-etats-unis-et-cuba_4543899_3242.html

° http://actualite-du-jour.com/comment-le-vatican-a-permis-le-rapprochement-cuba-etats-unis/
° http://www.rtbf.be/info/monde/detail_etats-unis-et-cuba-ebola-ou-le-virus-du-rapprochement?id=8393076
° http://www.cubania.com/post/cuba-etats-unis-vivre-bon-voisinage/
° http://www.cubania.com/post/cuba-e28093-etats-unis-omment-vivre-en-bon-voisinage/
° http://www.msn.com/fr-ca/finances/other/rapprochement-%C3%A9tats-unis-cuba-la-fin-du-castrisme/vp-BBgZrHc
° http://www.swissinfo.ch/fre/-l-opposition-se-renforcera-%C3%A0-cuba-/41179952





Compatriotiquement!

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Re: RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

Message  ndonzwau le 13/4/2015, 2:43 pm

L'Homme n'a pas le droit de désespérer de l'homme : dans notre histoire certes le pire a été souvent à notre rendez-vous mais le meilleur aussi; le meilleur ici  dans la mesure où l'Amour entre les Nations vaut mieux que la Guerre...
C'est quelque part ce qui se passe entre Cuba et les Etats-Unis, brouillés depuis un demi-siècle sur fond d'intérêts idéologiques divergents, ils se retrouvent sur des intérêts communs plus "humanistes" si pas "humanitaires; du moins devons-nous le croire...
Tout n'est pas aplani entre eux mais la hache de guerre semble avoir été enterrée; dans tous les cas les désaccords subsisteront entre deux pays à l'histoire et aux choix différents, leurs visions sur la manière d'organiser leurs sociétés ne sont pas les mêmes et le resteront sans doute pour encore longtemps mais le respect nouveau pour les uns et les autres et le temps déboucheront, qui sait, sur moins d'antagonismes entre eux comme partout dans le monde où le pragmatisme pour l'intérêt réel des peuples semble avoir pris le pas sur les "idéologies séparatistes et meurtrières du passé" !

De bonne foi(?) certains idéalistes(!) nous rétorqueront : "l'idéologie socialiste" qui semble ainsi sombrer mérite lui aussi un combat; mais lequel donc si au bout il y'a tant de souffrances ?
En effet, si personnellement je suis plus que réservé sur l'ultralibéralisme (mais encore plus sur les "idéologies"), je ne peux pas ne pas voir qu'il fait mieux vivre aux USA qu'à Cuba, c'est la dure réalité ! Surtout qu'il y'a aussi un moyen terme entre les extrêmes ! Osons espérer que c'est là la voie non vers le "Meilleur des Mondes" mais quand-même vers un "monde meilleur" !

Evénement historique mais surtout encourageant pour l'harmonie de l'humanité : encore "hyperpuissance mondiale" l'Amérique d'Obama a peut-être mieux compris que telle que la Planète avance, elle ne le restera pas toujours, dans tous les cas, plus dans les mêmes conditions et s'est résolue plutôt que de rester "prisonnière de l'Histoire", de la "(re)construire, de la dépasser à travers ce rapprochement inédit entre les deux pays et partant avec le reste du monde; le Cuba du frère Castro ayant eu la sagesse de rattraper la balle au bond ! Déjà si les représentants de tout le continent n'ont pas manqué de donner de la voix sur la diversité de leurs choix et sur leurs récriminations mutuelles, ils n'en ont pas moins souhaité l'amitié de leurs peuples et de leurs Etats(?) !


"Le tête-à-tête historique entre Barack Obama et Raul Castro
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/11/sommet-des-ameriques-raul-castro-qualifie-barack-obama-d-homme-honnete_4614433_3222.html



Le face-à-face tant attendu entre le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, a finalement eu lieu, samedi 11 avril en début d'après-midi, en marge du septième Sommet des Amériques, au Panama.
Leur réunion à huis clos a été suivie d'une brève rencontre conjointe avec la presse, au cours de laquelle les deux présidents sont apparus très décontractés, parlant presque à l'unisson. Dans un sommet où les voix dissonantes n'ont pas manqué, le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, deux voisins ennemis pendant cinquante-six ans, fait figure d'événement encourageant, mais exceptionnel.
Barack Obama a été le premier à prendre la parole devant les caméras : « Après cinquante ans sans changement de la politique américaine à l'égard de Cuba, j'ai pensé qu'il était temps de tenter autre chose ». « Le fait que le président Castro et moi soyons assis ici aujourd'hui représente un évènement historique », a poursuivi le président américain, estimant que le changement de cap dans la politique cubaine des Etats-Unis marquait « un avant et un après dans l'hémisphère ».

« Tout peut se discuter »


L'administration Obama estime être en mesure de surmonter les difficultés du passé et d'ouvrir la voie vers l'avenir. La majorité des deux peuples répond d'ailleurs favorablement à ces changements. M. Obama estime que l'intensification des contacts directs et des connexions aura des retombées positives sur les modifications en cours dans les deux nations.
Bien entendu, a poursuivi le président américain, il restera des « différences profondes » entre les deux gouvernements. Washington « continuera à évoquer la démocratie et les droits de l'homme et le discours passionné du président Raul Castro au sommet montre qu'il ne manquera pas de faire part de ses préoccupations sur la politique américaine ».
Il est possible selon lui d'être en désaccord tout en respectant l'autre, le temps se révélant être le meilleur allié pour « tourner la page ». M. Obama a loué l'esprit d'ouverture et la courtoisie de M. Castro lors de leurs rencontres. L'essence de sa politique, a-t-il assuré, vise à favoriser la prospérité des Cubains et l'épanouissement « de leurs incroyables talents, ingéniosité et capacité de travail ».
Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, s'est dit disposé à aborder tous les sujets concernant Cuba et les Etats-Unis. « Tout peut se discuter si cela se fait avec beaucoup de respect pour les idées de l'autre », a assuré le chef d'Etat cubain, qui a abondé dans le sens de son homologue sur la question des droits de l'homme. En somme, les deux parties sont tombées d'accord sur le fait qu'elles pouvaient avoir des désaccords.


Barack Obama et Raul Castro, le 11 avril à Panama City. 

Il ne faut pas se faire d'illusions, les différences sont nombreuses et l'histoire des deux pays compliquée. Mais M. Castro affirme sa volonté de progresser dans l'amitié des deux peuples, au cours des réunions bilatérales, vers l'ouverture d'ambassades et des visites mutuelles. Les deux pays sont proches du point de vue géographique, mais il faudra beaucoup de patience. Cela étant, le rythme de vie est devenu très rapide. Il se peut qu'un désaccord d'aujourd'hui débouche sur un accord demain.

Les récriminations persistantes


Ce climat apaisé contraste avec les discours prononcés au cours de la séance plénière du sommet, samedi matin. Alors que les 35 chefs d'Etat et de gouvernement disposaient de huit minutes chacun, Raul Castro a justifié de parler six fois plus car Cuba était représentée pour la première fois dans ce type de conférence. Il a procédé à une virulente évocation des interventions des Etats-Unis dans l'île depuis le XIXe siècle et des méfaits du « blocus » américain depuis un demi-siècle.
Il a rappelé avec le ton dramatique d'un ancien combattant le débarquement anticastriste de la baie des Cochons (1961). Il a néanmoins affirmé que Barack Obama n'était nullement responsable de cette politique, contrairement à ses dix prédécesseurs à la Maison Blanche. Il a affirmé aussi que le président américain était un « honnête homme » et a loué sa demande au Congrès de lever l'embargo, tout comme le retrait de Cuba de la liste des Etats soutenant le terrorisme.
Cette longue digression historique suivait l'intervention de M. Obama lui-même devant ses pairs des Amériques et des Caraïbes. Avec un mélange de décontraction et d'ironie, le président américain a dit qu'il appréciait les leçons d'histoire qu'on lui prodiguait lors de ces sommets. Il a rappelé ses propres souvenirs de la lutte de Martin Luther King pour les droits civiques. Mais il préfère régler les problèmes et se tourner vers l'avenir au lieu de laisser les Etats-Unis « prisonniers de leur passé ».
Le premier à égrener des récriminations historiques avait été le président équatorien, Rafael Correa. Après Raul Castro, la présidente argentine, Cristina Kirchner, a défié à son tour son homologue américain : « J'adore l'Histoire. » Outre les leçons du passé, elle a défendu les idéologies et critiqué les organisations non gouvernementales (ONG), coupables à ses yeux de financements obscurs et de manœuvres déstabilisatrices.

« Obama n'est pas George W. Bush »


Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a poussé les analogies historiques plus loin : il a comparé l'invasion militaire américaine du Panama, en 1989, et la menace qui pèserait aujourd'hui sur le Venezuela. « Obama n'est pas George W. Bush, a-t-il affirmé. Je respecte Obama, mais je ne lui fais pas confiance. »
Pas surprenant, puisqu'il a accusé l'ambassade des Etats-Unis à Caracas de conspirer en vue de son assassinat. L'intervention d'Evo Morales, le président de la Bolivie, a renchéri en mettant en parallèle le passé colonial de l'Amérique latine et le présent, où « l'Empire » est incarné par les Etats-Unis.
Ces opinions expliquent qu'il n'y ait pas eu de consensus pour adopter une déclaration finale du Sommet des Amériques, en dépit d'un minimum commun dénominateur constitué par le soutien unanime au rapprochement entre Washington et La Havane, ainsi qu'aux négociations en cours entre Bogota et la guérilla colombienne.


Obama et Maduro ont eu un « bref échange »

Le président américain Barack Obama a eu samedi un « bref échange » de quelques minutes avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro en marge du Sommet des Amériques. Le président Obama a répété que « notre intérêt n'est pas de menacer le Venezuela mais de soutenir la démocratie, la stabilité et la prospérité au Venezuela et dans la région », a indiqué à la presse Katherine Vargas, porte-parole de la présidence américaine.
L'échange a eu lieu alors que M. Obama quittait le sommet. Le président américain a également répété « son fort soutien à un dialogue pacifique » au Venezuela, pays secoué par une crise économique et politique, avec plusieurs opposants au gouvernement socialiste de Nicolas Maduro emprisonnés."


"De Cuba à l’Iran, Obama formule sa doctrine
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/13/de-cuba-a-l-iran-obama-formule-sa-doctrine_4614768_3222.html#Yp1YVjVTPsVLTE7q.99
Ceux qui cherchaient depuis des années à définir la « doctrine Obama » en politique étrangère et avaient fini par conclure qu’il n’en existait pas, ont eu la surprise d’entendre, le 5 avril, une réponse de la bouche même du président américain : « Vous m’interrogez sur une doctrine Obama, a-t-il dit au New York Times, à quelques jours du premier tête-à-tête d’un président des Etats-Unis avec un dirigeant cubain en plus d’un demi-siècle. La doctrine est celle-ci : nous faisons des ouvertures, mais nous préservons toutes nos capacités. »

Illustration de cette politique, samedi 11 avril, son face-à-face tant attendu avec son homologue cubain, Raul Castro, a eu lieu, en marge du 7e Sommet des Amériques à Panama. « Après cinquante ans sans changement de la politique américaine à l’égard de Cuba, j’ai pensé qu’il était temps de tenter autre chose », a expliqué M. Obama. Bien entendu, il restera des différences entre les deux gouvernements : Washington « continuera à évoquer la démocratie et les droits de l’homme, a-t-il poursuivi. Et le discours passionné du président Raul Castro au Sommet montre qu’il ne manquera pas de faire part de ses préoccupations sur la politique américaine ». Le chef de l’Etat cubain s’est voulu à l’unisson : « Tout peut se discuter, si cela se fait avec beaucoup de respect pour les idées de l’autre. »

Doctrine ? Le mot était tabou il n’y a encore pas si longtemps(...)"


"Barack Obama change la donne dans les Amériques
° http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/04/13/barack-obama-change-la-donne-dans-les-ameriques_4614711_3232.html#25wdujTkcBqr2lSR.99
Les Etats-Unis seraient-ils de retour en Amérique latine et dans les Caraïbes ? Le septième Sommet des Amériques, les 10 et 11 avril au Panama, a scellé l’extraordinaire rapprochement entre Washington et La Havane et pourrait laisser cette impression. A ce propos, un analyste argentin, Juan Gabriel Tokatlian, a cité les paroles d’un vieux tango d’Anibal Troilo : « Quelqu’un a dit une fois que j’avais quitté mon quartier. Quand ? Mais quand ? Alors que je ne cesse d’y arriver. » Par sa présence au sommet de Panama et son entretien historique avec Raul Castro, Barack Obama a changé la donne dans les Amériques.

Les priorités stratégiques des Etats-Unis ont changé, avec le tournant vers le Pacifique et l’Asie, et les principaux soucis militaires se trouvent toujours au Moyen-Orient, mais les Américains ne se sont jamais vraiment absentés de « l’hémisphère occidental ». Ils restent les principaux partenaires de l’Amérique latine et des Caraïbes, malgré la présence des Européens et l’arrivée des Chinois. Il est vrai, néanmoins, que les Latinos sont devenus une question de politique intérieure, avec un poids croissant sur l’électorat américain, et la nécessité de trouver une solution pour les millions d’immigrés sans papiers.
Cette distance a été mise à profit par l’Amérique du Sud pour accroître son autonomie par rapport à Washington, d’où la création d’une Union des nations sud-américaines, bientôt doublée d’une Communauté d’Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac). Pourtant, le cadre de la rencontre historique entre le président Barack Obama(...)"



"Barack Obama et Raul Castro, ensemble, au sommet des Amériques"
° http://www.lavoixdelamerique.com/content/barack-obama-et-raul-castro-ensemble-au-sommet-des-ameriques-/2713756.html

"Rencontre Obama - Castro : que se sont-ils dit" 
° http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150412.OBS6983/rencontre-obama-castro-que-ce-sont-ils-dit.html

"Obama et Castro ont rendez-vous avec l'histoire au Sommet des Amériques"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/10/obama-et-castro-ont-rendez-vous-avec-l-histoire-au-sommet-des-ameriques_4613336_3222.html#SYPBPJ68oLZuyYA4.99

"Rencontre Obama-Castro: Il y aura «un avant et un après dans l'hémisphère»"
° http://www.20minutes.fr/monde/1584535-20150412-rencontre-obama-castro-avant-apres-hemisphere

"Sommet des Amériques. Jusqu’où ira Barack Obama ?"
° http://www.humanite.fr/sommet-des-ameriques-jusquou-ira-barack-obama-570942

"Obama: "Le temps des ingérences des Etats-Unis en Amérique latine est révolu""
°  http://fr.sputniknews.com/international/20150411/1015609745.html#ixzz3XBOynneY

"Fidel Castro: l’hôte invisible du Ve Sommet des Amériques"
° http://www.cubanismo.net/teksten_fr/venezuela/sommet_amerique_fidel.html

"Les 6 clés diplomatiques du Sommet des Amériques"
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/10/le-sommet-des-ameriques-sous-l-egide-des-retrouvailles-avec-cuba_4613488_3222.html#KZgplsyTiSbqU4iQ.99

"Obama et le président vénézuélien Maduro ont eu un bref échange au Panama"
° http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/67163-150410-cuba-sur-le-point-de-quitter-la-liste-des-pays-soutenant-le-terrorisme


° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/11/au-sommet-de-panama-cubains-et-americains-font-durer-le-suspense_4614292_3222.html
° https://www.whitehouse.gov/photos-and-video/video/2015/04/11/president-obama-meets-president-castro
° http://prive.www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/que-va-changer-le-rapprochement-entre-les-etats-unis-et-cuba_4542345_3222.html
° http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/10/01003-20150410ARTFIG00009-cuba-narcotrafic-venezuela-les-enjeux-cruciaux-du-sommet-des-ameriques.php
° https://fr.news.yahoo.com/entretien-historique-obama-castro-au-sommet-des-am%C3%A9riques-092014528.html
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/09/entre-les-etats-unis-et-cuba-les-secrets-d-un-degel_4612395_3222.html
° http://www.mondialisation.ca/lorsque-lempire-se-fait-rappeler-a-lordre/5441735?print=1
° http://www.marxau21.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=200:k-b-anderson-marx-aux-antipodes-preface-a-ledition-francaise-2015&catid=53:sur-marx&Itemid=76
° http://fr.cubadebate.cu/auteurs/fidel-castro-ruz/2015/02/05/mes-compagnons-de-la-federation-etudiante/
° http://www.orange.ci/economie/26793-ONU-G-77-politique-diplomatie-Bolivie-sommet.html
° http://fr.sputniknews.com/international/20141218/203249884.html
° http://www.985fm.ca/national/nouvelles/sommet-des-ameriques-une-serie-d-enjeux-delicats-710917.html
° http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/03/11/la-surenchere-de-caracas-face-a-washington_4591250_3222.html
° http://fr.sputniknews.com/international/20150310/1015105383.html





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Re: RAPPROCHEMENT HISTORIQUE ENTRE CUBA ET ETATS-UNIS ! POUR QUEL AUTRE AVENIR MONDIAL ?

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