KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

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Message  piélé de dongo le 10/4/2015, 12:40 pm

Ngayi ba complexes nazalaka nango ebelé kasi depuis na vandi na bango tiii kozonga na ngayi, na fungoli miso. Même s'il y a dans ce forum un qui pense que le sort de la RDcongo c'est le lier comme un exclave aux USA. Je le dis et je le répète, même si il faut aussi consideré UE et UA comme ennemi de la RDC, mais nos plus grands ennemi restent les USA au numero 1 car même s'ils nous utilisent pour ses interets en afrique, ils s'enragent toujours du côté des adversaires de notre (dans le conflit avec les rwando-ouganda, dans la limitation frontalière avec l'angola...), au numero 2 c'est la Belgique c'est un pays qui veut qu'on ne parle que du mal de notre pays dans le monde, la chose que ni le portugal, ni la france, ni même l'angleterre ne le font avec leurs ex colonies, enfin au numro 3 ces sont nos voisins directs: ll'angola, le congo, le rwanda, l'ouganda, le burundi,... ce sont des pays qui bénéficie beaucoup de notre pays mais il faut voir comment eux se comportent avec nos population. Mobutu nous a privé longtemps de l'élèctrisité et l'eau pour servir ces pays avec son slogan MPR egal servir: nos villes frontalières ont tous de barrage hydroélèctrique mais pour service ses. Zongo vit dans le noir pour sevir RCA, uvira, goma, Buvavu, beni, butembo, ituri, matadi, kahemba... la même chose au profit de l'angola, Rwanda, ouganda, burundi, ...
Bongo ba mouvement comme balais citoyen ou il y en a marre baya kofiatola Tiaaa
. Evil or Very Mad Twisted Evil Evil or Very Mad

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  ndonzwau le 10/4/2015, 4:58 pm

Faut-il le rappeler encore et encore en raison des confusions et même des contradictions qu'on lit dans la tête de certains jusqu'à ne plus les repérer eux-mêmes ? Ils disent une chose et son contraire et ne s'en rendent même pas compte et commettent l'irréparable scientifique à se trouver des justifications introuvables, des théories oiseuses !!!

Nous pouvons nous tromper bien sûr mais pour nous et pour beaucoup au Nord et au Sud, à l'Ouest comme à l'Est, les faits sur le terrain universel et multi-sectoriel où ils se produisent, convergent pour affirmer que la folie meurtrière des djihadistes en pleine dérive religieuse, le retour du religieux millénariste ou séculariste en ce XXIème siècle (en d'autres termes le fameux mot de Malraux "Le XXIème sera religieux...") est la première cause de leurs actes ignobles et pas le contraire ou le parallèle, l'accessoire instrumentalisation qu'en font ou peuvent en faire les puissants !
Faut-il des PHD d'Harvard ou d'ailleurs pour comprendre que lorsque on s'invente la paternité d'une lapalissade, d'une analyse quasi-scientifique comme "la complexité d'une folie criminelle" on invalide par la même occasion une prétendue cause première dans le chef d'une fabrication américaine, occidentale qui à la limite ont l'intelligence et la puissance de s'en servir pour leur cause, la domination du reste du monde : voilà d'où viennent les funestes "axe du mal, clash of civilisations" qu'on s'interdit ainsi de combattre, enfermés dans ce piège !

En effet est-il si sorcier, si inaccessible scientifiquement d'entériner que les deux affirmations s'opposent, qu'on raconte des sornettes en les rapprochant sans honte ??? Non si on fait l'effort élémentaire d'examiner à froid, sans parti-pris préalable, les faits, rien que les faits !!!
Résultat : aucune explication propre valide dans ce cas, nullité d'un argumentaire à somme nulle !
La justification des actions des shebabs (somalis) au Kenya par la présence des militaires kényans dans l'Amisom qui opère en Somalie n'est que secondaire; tout syllogisme qui tienne suppose une prémisse incontournable de l'existence préalable des shebabs ! Voilà où se situe le nœud gordien du problème ! 

 
L'Afrique aurait donc tout bénéfice à prendre d'abord le djihadisme fou pour une réalité du siècle et de partout càd aussi la sienne afin de trouver ses propres bons leviers pour en venir à bout mais aussi coopérer sur ce domaine avec les partenaires étrangers car le mal est ubiquitaire !!!




Compatriotiquement!


PS


"Les shebabs somaliens: sept questions sur un mouvement terroriste
° http://www.rfi.fr/afrique/20150409-shebabs-somalie-questions-kenya-garissa-westgate-al-qaida-ei-terrorisme/


Des membres d'une milice shebab dans les rues de Mogadiscio le 30 octobre 2009


Les jihadistes somaliens ont de nouveau fait régner la terreur dans la sous-région de la Corne de l’Afrique. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Quelle est leur stratégie ? Une foultitude de questions qui se posent au lendemain de l’attaque de Garissa.

Les islamistes somaliens, les shebabs, ont revendiqué le massacre commis le jeudi 2 avril sur le campus de l’université Garissa, dans l’est du Kenya, qui a coûté la vie à cent quarante-huit personnes. C’était déjà eux responsables de l’assaut spectaculaire contre le centre commercial Westgateà Nairobi en septembre 2013, qui avait fait 67 morts en quatre jours de siège. Outre ces deux tueries, le groupe islamiste a revendiqué une série d’attaques perpétrées dans le territoire somalien et dans les autres pays de l’Afrique de l’Est frontaliers avec la Somalie. Pour mieux comprendre l’identité de ces agresseurs, leur évolution et leurs motivations, voici un décryptage en 7 points

1 – Qui sont les shebabs ?

Les « shebabs » qui signifie « les jeunes » en arabe, sont des combattants islamistes qui sont à la tête de l’insurrection armée en Somalie, plongée dans le chaos depuis 1991. Le mouvement est né dans la première moitié des années 2000, de la fusion de plusieurs groupes islamistes somaliens. Il se caractérise par sa vision rigoriste de l’islam, qui inclut la lapidation à mort des femmes accusées d’adultère et l’amputation des mains des personnes accusées de vol, à l'instar de l'Arabie saoudite. Les militants veulent mettre en place un Etat islamique fondé sur la charia, et le jihad global.
Les shebabs se sont fait connaître comme la branche jeunesse de l'Union des Tribunaux islamiques (UTI). Celle-ci a contrôlé pendant six mois en 2006 le centre et le sud du pays, dont la capitale Mogadiscio, avant d'en être délogée par les troupes éthiopiennes. Les jeunes islamistes, eux, tiennent tête aux Ethiopiens, obligeant ces derniers à se retirer du pays à la fin de l'année 2008. C'est aussi l'époque où le groupe se lie avec al-Qaïda à travers ses cellules en Afrique orientale et attire des combattants étrangers qui rejoignent leurs rangs. Les shebab seront finalement chassés de Mogadiscio par la force de paix de l’Union africaine (Amisom) déployée en Somalie depuis 2007. A partir d’août 2011, ils accumulent des revers militaires, perdant la totalité de leurs bastions en Somalie (Mogadiscio, Baïdoa, le port de Kismaayo), mais continuent toutefois de contrôler de larges zones rurales, notamment dans le sud, où ils ont imposé la charia.

2 – Combien sont-ils ?

Leurs effectifs sont estimés entre 5 000 et 9 000 hommes qui se répartissent entre recrutés locaux et combattants islamistes étrangers, venus notamment de pays arabes et du sous-continent indo-pakistanais. Les Somaliens de la diaspora reviennent aussi grossir les rangs du mouvement. Enfin, les shebabs recrutent leurs forces vives par le biais d’al-Qaïda, organisation à laquelle les islamistes somaliens ont proclamé leurallégéance en 2010.

3 – Qui sont leurs dirigeants ?

L’homme qui dirige les shebabs depuis septembre 2014 s’appelle Ahmed Umar Abou Oubaïda. Il a succédé à Ahmed Abdi Godane, qui a été tué par un drone américain. Sa tête avait été mise à prix par les Américains pour 7 millions de dollars. Proche de la nébuleuse fondée par Oussama ben Laden, le nouveau chef Oubaïda est en conflit ouvert avec des figures clés du mouvement qui militent pour un rapprochement avec le groupe Etat islamique (EI). Le leadership des shebabs est aussi divisé entre des factions à la sensibilité nationaliste et des groupes à l’agenda jihadiste mondial.

4 – De quel soutien disposent-ils en Somalie ?

Le soutien est d’ordre financier. L’irruption au milieu des années 2000 de l’Union des Tribunaux islamiques dont les shebabs faisaient à l’époque partie, avait permis de rétablir l’ordre dans les grandes villes de la Somalie et de désarmer les innombrables milices qui y faisaient la loi en l’absence de l’Etat somalien en faillite depuis 1991. Les milieux d’affaires avaient particulièrement apprécié le rétablissement de l’ordre qui avait ouvert la voie à la reprise des flux commerciaux. En contrepartie de leur protection, les shebabs prélèvent dans les régions qu’ils contrôlent des dîmes auprès des milieux d’affaires. Selon un rapport publié par l’ONU, les revenus du groupe étaient estimés entre 70 et 100 millions de dollars US en 2011, essentiellement des taxes portuaires.
Mais le soutien des Somaliens aux jihadistes n’est pas seulement financier. Dans une interview accordée au quotidien français Libération, Roland Marchal, chercheur au CNRS et auteur en 2011 d’une étude sur les shebabs, a expliqué que « si des mouvements violents et radicaux comme les shebabs continuent d’exister, c’est parce qu’ils ont une base sociale qui va au-delà de l’acceptation du terrorisme ». Les spécialistes s’accordent pour dire que les islamistes continuent à jouir d’une certaine popularité dans plusieurs endroits du pays. Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste des conflits armés en Afrique, les shebabs « surfent sur le nationalisme somali ». «Ce sentiment national existe bel et bien », explique le spécialiste, et cela malgré l'effondrement de l'Etat national en Somalie.

5 – Pourquoi les Shebabs sont-ils considérés comme la principale menace à la paix en Somalie ?

Un référendum constitutionnel est prévu en 2015 en Somalie, suivi l’année d'après par des élections multipartites. L’objectif est de doter le pays d’une véritable autorité centrale dont la Somalie est dépourvue depuis près de vingt-cinq ans.
Or les islamistes somaliens ont juré de ne pas laisser les politiciens classiques soutenus par la communauté internationale prendre le pouvoir et établir un gouvernement démocratique à l'occidentale. Pour marquer leur opposition, ils mènent depuis 2011 d’innombrables opérations de guérilla et des attentats-suicides à travers le pays. Leur dernière attaque en date est celle qu’ils ont perpétrée le 12 mars 2015, dans Baïdoa,grande ville du Sud somalien. Cette attaque visait une enceinte fortifiée abritant le siège du gouvernement local, l’aéroport, le QG de la force de l’Union africaine et des bureaux de l’ONU. Les shebabs ont mené parallèlement des actions meurtrières dans les pays voisins : au Kenya, en Ouganda et à Djibouti.

6 – Pourquoi le Kenya est-il devenu leur cible privilégiée ?

Avec 148 morts, l’attaque de Garissa est l’action terroriste la plus meurtrière perpétrée sur le sol kényan depuis l’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi (213 morts) en 1998, alors revendiquée par le réseau al-Qaïda, auquel les shebabs sont affiliés depuis 2012.
Depuis l’intervention des troupes kényanes fin 2011 en Somalie, à la poursuite des shebabs accusés d’attaques et d’enlèvements d’étrangers sur son sol, les islamistes somaliens sont obsédés par l'idée de vengeance et ont multiplié les raids sur les régions frontalières et dans la capitale Nairobi. En septembre 2013, ils ont pris d’assaut le centre commercial Westgate dans la capitale kényane, faisant 67 morts en quatre jours de sièges. Les attaques meurtrières se sont poursuivies tout au long de l’année 2014, faisant environ 160 morts. Ces attaques ont visé particulièrement la région côtière du Kenya, cotée pour son potentiel touristique qui est la deuxième source de devises du pays.[

Les shebabs qui ont revendiqué l’attentat de Garissa, ont déclaré sanctionner la présence militaire kényane en Somalie. Le Kenya combat en Somalie dans le cadre de l’Amisom et a engagé environ 4 000 hommes sur le terrain. Dans leur communiqué, les agresseurs dénoncent l’occupation des terres musulmanes par Nairobi, mais aussi « l’oppression », « les politiques répressives » et « la persécution systématique des musulmans » à l’intérieur même du Kenya qui compte une minorité musulmane. Par ailleurs, Oumar Abou Oubaïda qui dirige le mouvement shebab depuis septembre 2014, est issu du Jubaland, région de la Somalie et frontalière avec le Kenya. Animé par l’idéal jihadiste de la nébuleuse al-Qaïda dont il est proche, il rêve d’étendre son mouvement sur le territoire kényan où une minorité musulmane jeune et délaissée par le pouvoir central constitue un terreau pour l’islamisme radical. Le Kenya paie aujourd'hui le prix d'avoir laissé les islamistes radicaux infiltrer la société.

7- Les shebabs, sont-ils en perte de vitesse ?

Selon les spécialistes, malgré la véhémence de leur attentat du 2 avril, les islamistes somaliens sont en perte de vitesse chez eux. Depuis 2011, ils ont été chassés de leurs principaux bastions par les troupes bien équipées et déterminées de l’Amisom. Par conséquent, ils ne peuvent plus prélever les taxes dans les régions qu’ils contrôlaient jadis.
Défaits militairement et menacés de banqueroute, les shebabs sont aujourd’hui moins nombreux qu’en 2007. Par ailleurs, le mouvement est profondément divisé en factions rivales qui se détestent. En 2013, ils ont tué deux de leurs chefs historiques. Les contestations internes se sont accentuées à mesure de la montée en puissance du groupe Etat islamique qui exerce un ascendant croissant, notamment sur les jihadistes somaliens de la diaspora. Ceux-ci vont désormais combattre et parfois mourir en Iraq et en Syrie plutôt que dans la Corne de l’Afrique.
L’attaque de l’université de Garissa, serait-elle alors le chant de cygne des shebabs ? C’est ce que les autorités kényanes aimeraient croire, mais les spécialistes mettent en garde contre la capacité de nuisance et de rebond dont le groupe islamiste a déjà su faire preuve dans le passé."  

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  Libre Examen le 16/4/2015, 5:05 am

Il semblerait que l'avion qui devait transporter la force d'intervention rapide pour libérer les étudiants à Garissa était réquisitionné pour les vacances de la famille du chef de police, Monsieur Roger Mbiti.

http://www.nation.co.ke/news/Rogers-Mbithi-Kenya-Police-Airwing-Plane-Recce-Squad/-/1056/2684920/-/10sxt24/-/index.html

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Message  El-Shaman le 14/8/2015, 8:41 pm

Leçon de Géostratégie Africaine n° 84
SUSPENSION DE LA TÉLÉVISION AFRIQUE MEDIA : LA France ET LES ETAT-UNIS FINANCENT-ILS BOKO HARAM ?
De Jean-Paul Pougala

N.B: le détail de cette leçon de 5 Page format A4 sera disponible ce soir 14/08/15 ou demain matin très tôt. Voici juste le sommaire pour les pressé :

A- LE NIGERIA ACCUSE LES ETATS-UNIS ET L’EUROPE DE SOUTENIR BOKO HARAM

B- LE TCHAD ACCUSE LA FRANCE DE LIVRER LES ARMES A BOKO HARAM

C- LE NEW YORK TIMES ACCUSE LA FRANCE D’ETRE LE PREMIER FINANCEUR DU TERRORISME ISLAMISTE

D- QUELLES LEÇONS POUR LE CAMEROUN ET L’AFRIQUE ?

E- CONCLUSION
Le quotidien français Le Figaro nous révèle dans son édition du 08/10/2014 le titre : « La DGSE (le service de renseignement extérieur français) veut installer une station d'écoute dans le Sud tunisien, pour mieux surveiller le Sahel. »
Le Figaro écrit : «les discussions achoppent sur un point important: les grandes oreilles françaises refusent de partager les données recueillies par cette nouvelle base technique avec leurs homologues tunisiens, comme ceux-ci l'exigent avant de donner leur feu vert». La DGSE aurait plutôt proposé aux 007 tunisien ceci : «On vous renverra depuis Paris les données qu’on estime être transférables». Et les tunisiens de se demander ce que les français auraient à cacher sur ce qui pourrait résulter de ces écoutes au point d’aller d’abord aire le tri à Paris avant de renvoyer à Tunis ce qu’ils jugent bons pour eux. Selon le quotidien français, les tunisiens ne sont pas passés par 4 chemins pour mettre en difficulté la non transparence et les vrais objectifs de la France avec un tel instrument d’écoute en terre tunisienne en leur demandant : «Qu’est-ce que cela vous coûte de nous faire partager le renseignement?»
Le porte-parole du ministère tunisien de la défense le lieutenant-colonel Belhassen Oueslati pour couper court aux attentes de la DGSE française a déclaré sur la radio de Tunis, Shems Fm, le 9 octobre 2014 ceci : "iln’est point possible de négocier avec qui que ce soit quelque chose qui met à mal la souveraineté du pays et à sa sécurité nationale".
Après la suspension d’Afrique Media pour s’être posé les mêmes questions légitimes que le ministère tunisien de la défense, je me demande ce qu’auraient répondu les officiels camerounais à une telle requête.
Je conclus cette leçon par une citation de Gandhi que j’adresse à Afrique Media :
"D'abord ils vous ignorent, ensuite, ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez"

Rio le 14 Août 2015
Jean-Paul Pougala
(Ex-vendeur d’avocats à la sauvette)
N.B: le détail de cette leçon de 5 Page format A4 sera disponible ce soir 14/08/15 ou demain matin très tot

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  El-Shaman le 15/8/2015, 10:33 am

A- LE NIGERIA ACCUSE LES ÉTATS-UNIS ET L’EUROPE DE SOUTENIR BOKO HARAM

Nous sommes le lundi 20 juillet 2015, durant sa première visite à la Maison Blanche, le nouveau président nigérian M. Muhammadu Buhari, déclare face au président Obama que ce dernier soutient Boko Haram. Voici ses propos tels que l’agence Reuters nous a communiqués :

“The US has "aided and abetted" the Boko Haram Islamist militant group by refusing to provide weapons to Nigeria”.

En d’autres termes : “Les États-Unis «aident et encouragent» le groupe militant islamiste Boko Haram en refusant de vendre des armes au Nigeria »
Oui, vous avez bien compris. Le Nigeria vit sous embargo américain sur les armements, embargo respecté et appliqué par tous les Occidentaux, soi-disant parce que ce pays ne respecte pas les droits de l’homme. Les mots du président nigérian sont sans appel : les Américains non seulement « aident » mais encouragent Boko Haram en se cachant derrière une loi dite appelé Leahy Law qui lie les ventes d’armes américaines au respect des droits de l’Homme. C’est ce qui va expliquer que souvent Boko Haram est mieux équipé que l’armée nigériane. Et c’est tout naturel que souvent, vue la supériorité des équipements de Boko Haram, l’armée nigériane ne pouvait battre qu’en retraite. Les Occidentaux font diversion en renvoyant cette débâcle à la corruption de l’armée nigériane.

Le plus choquant dans cette stratégie du mensonge entretenu nous vient de la chaine publique britannique BBC qui a une méthode à elle de dénigrer le Nigeria et d’éviter cet embargo qui a été déterminant pour permettre à Boko Haram de se développer de façon sereine sur le territoire nigérian, c’est de donner le chiffre de morts nigérians à cause de Boko Haram (10 000 selon leur dernier décompte) et toujours flanquer à côté le nombre de morts dans les rangs non pas de Boko Haram (8 000), et non pas à une bataille régulière mais des hommes et garçons en détention, sous la torture parce que suspectés d’appartenir à Boko Haram. C’est-à-dire que les Britanniques participent à justifier l’embargo en ne donnant jamais le nombre de membres de la secte islamiste Boko Haram tués par l’armée nigériane, mais en présentant ces morts comme des innocentes victimes tuées par erreurs par l’armée nigériane juste parce que suspectées d’appartenir de Boko Haram.
Pour confirmer que ce sont bien tous les pays occidentaux qui appliquent l’embargo américain sur les ventes d’armes sophistiquées au Nigeria, voici ce que déclare le 7 août 2015, depuis Abuja, le correspondant de la télévision publique britannique BBC, Bashir Sa'ad Abdullahi :

« The US's stance has effectively stopped other Western countries from selling sophisticated military hardware to the country (Nigeria) ».

Face à ce problème c’est le Président Buhari lui-même qui annonce lors de la remise des diplômes de sortie aux nouveaux officiers de l’armée nigériane, le 6 août 2015 dernier que le Nigeria va construire une usine pour fabriquer elle-même les armes sophistiquées sous licence russe qui lui font défaut. Le président Buhari dit en détail :

“The defense ministry had been told to develop plans for a "military industrial complex," (…) Nigeria is going to establish a domestic weapons factory in an effort to cut its dependence on imported arms. (…) Nigeria must evolve viable mechanisms for near-self-sufficiency in defense equipment that it usually imports.”

En d’autres mots, le président nous dit d’avoir demandé à son ministre de la défense d’élaborer un projet pour un véritable complexe militaro-industriel pour produire les armes que le pays a des difficultés à importer. Le Nigeria doit s’orienter vers un mécanisme d’autosuffisance en équipements de défense qu’il importe habituellement.

Nous sommes très loin d’un Goodluck Jonathan qui, oubliant l’embargo américain qui empêche son armée de défendre sa population, demandait de l'aide des Américains pour combattre le groupe islamiste. Voici ce qu’il déclare dans une interview du 13 février 2015 au journal américain Wall Street Journal "(Les Américains) sont nos amis. Si le Nigéria a un problème, et bien j'attends des États-Unis qu'ils viennent nous aider"

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  El-Shaman le 15/8/2015, 10:36 am

B- LE TCHAD ACCUSE LA FRANCE DE LIVRER LES ARMES A BOKO HARAM

Nous nous trouvons à Yaoundé, le 4 mars 2015, lors de sa visite de travail au Cameroun avec son homologue camerounais, le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Ben Bakari annonce que « 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française » selon les informations fournies par l’agence d’information Anadolu Agency. Le ministre Bakari ajoute :

« Mon pays montre ces images et continuera de les montrer afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles doivent être »
Et son homologue camerounais M. Issa Tchiroma présent à cette conférence de presse renchérit avec ces mots :

« Aucun pays africain ne fabrique ces armes. Tous les pays africains en achètent auprès de pays comme la France, la Russie, les États-Unis. »
Mais comment les armes françaises ont-elles pu se retrouver entre les mains de Boko Haram au point de constituer les 40% de son arsenal tel que énuméré par les tchadien ? La réponse, comme nous la verrons plus tard, fournie par le quotidien américain le New York Times.

Restons sur les accusations qui ont abouti à la suspension de la chaîne de télévision Afrique Media, que répond la France aux accusations du ministre tchadien de 40% des armes saisies à Boko Haram qui sont françaises ? Rien. Voilà un accusé qui devant un tribunal s’arroge la faculté de ne pas répondre à des accusations soutenues par des faits vérifiables et c’est une chaîne de télévision qu’on veut condamner parce qu’elle en a conclu que ce silence signifie son aveu de culpabilité. Cela est quelque peu étrange. Chaque pistolet, chaque mitrailleuse comme chaque téléphone portable porte un numéro de série ou n° matricule. Chaque fabriquant tient un cahier de registre contenant les matricules pour assurer la traçabilité de ce qu’on vend. Ceci est valable pour les yaourts, comme pour les biscuits afin de remonter à la source de problème en cas d’empoisonnement des consommateurs par exemple, pour retirer les lots incriminés du marché.
Ceci est encore plus vrai pour les marchés très réglementé des ventes des armes, où les Nations Unies n’autorisent les ventes d’armes qu’aux Etats, ou aux entreprises ayant des autorisations spéciales des Etats de le faire. Ainsi, la France devrait assez facilement nous dire à qui elle a vendu les armes correspondant aux numéros de matricule en possession du gouvernement tchadien. Pourquoi ne le fait-elle pas ? Est-il légitime pour une télévision camerounaise de s’étonner de ce silence de la France sur la traçabilité des armes qui sont entre les mains d’un ennemi qui a déjà fait plus de 10.000 morts dans le seul Nigeria ? Et que 80 000 militaires nigérians et 14 000 militaires camerounais ne parviennent pas à stopper ?

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  El-Shaman le 18/8/2015, 6:16 pm

C- LE NEW YORK TIMES ACCUSE LA FRANCE D'ETRE LE PREMIER FINANCEUR DU TERORISME ISLAMISTE

Nous sommes le 29 juillet 2014. Dans le quotidien américain New York Times paraît un article publié sous la plume du journaliste Rukmini Callimachi présentant une très sérieuse recherche faite sur les financements du terrorisme international avec le titre accusateur:

« Paying Ransoms, Europe Bankrolls Qaeda Terror »

C'est-à-dire, en payant les rançons, l'Europe finance le terrorisme. Cette fois-ci, Rukmini change d'angle de vision. Plutôt que de se demander qui a financé tel groupe islamiste, il pose une autre question : qui a payé la rançon qui sert au financement premier des groupes terroristes islamistes ? Et à la tête de son classement, se trouve la France.

L'auteur de l'article commence son récit au Mali en 2003 et explique comment les Européens ont financé le terrorisme au Mali et ont permis les évènements qu'on a ensuite trop facilement attribué à des fous venus de Lybie. Voici ce qu'il écrit :

« BAMAKO, Mali — The cash filled three suitcases: 5 million euros. The German official charged with delivering this cargo arrived here aboard a nearly empty military plane and was whisked away to a secret meeting with the president of Mali, who had offered Europe a face-saving solution to a vexing problem. Officially, Germany had budgeted the money as humanitarian aid for the poor, landlocked nation of Mali. In truth, all sides understood that the cash was bound for an obscure group of Islamic extremists who were holding 32 European hostages, according to six senior diplomats directly involved in the exchange."

En d'autres mots :

"BAMAKO, Mali – L'argent comptant remplit trois valises : 5 millions d'euros. Le fonctionnaire allemand, chargé de réaliser cette cargaison est arrivé à bord d'un avion militaire presque vide et a été emmené à une réunion secrète avec le président du Mali, qui avait offert à l'Europe une solution pour sauver la face à un problème épineux. Officiellement, l'Allemagne avait budgétisé l'argent de l'aide humanitaire pour les pauvres, pays enclavé du Mali. En vérité, toutes les parties savaient très bien l'argent était destinée à un obscur groupe d'extrémistes islamiques qui tenaient 32 otages européens, selon six diplomates de haut rang directement impliquées dans l'échange.»
La suite 10 ans après au nord du Mali, de la conséquence de ce financement de 5 millions d'Euros par les européens à un groupe terroriste, on la connait. Avec au final, la France rentrera dans le pays en sauveuse. Le président Hollande dira même que c'est le moment le plus important de sa vie.

Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui dans l'analyse de Rukmini Callimachi est les accusations faites de façon plus précise contre la France. Il établit un tableau des otages kidnappés dans le monde et les rançons payés. Il en ressort qu'entre 2008 et 2014, pour libérer 10 otages, la France a déboursé la somme de presque 60 millions de dollars, et, pour être plus précis, 58,10 millions de dollars. Il en ressort qu'avec seulement 65 millions d'habitants, la France arrive en tête des otages dans le monde.

Pire, avec 17 otages, la France compte autant d'otages que l'Espagne, la Suisse, l'Autriche, le Canada, l'Allemagne et l'Italie réunis. Et l'auteur de se poser la question légitime de cette surreprésentation de la France. Il en ressort que pour se financer, les groupes terroristes ont un bon client qui est la France. Par exemple, l'analyse montre que pour une population totale de 375 millions d'habitants, le Royaume unis et les États-Unis d'Amérique pour la même période de 2008 à 2014 n'ont connu que 5 prises d'otage.

En effet, les terroristes savent d'emblée que ces 2 pays-là ne paient pas de rançon et donc, n'en capturent pas les ressortissants. Ce qui n'est pas le cas de la France qui paie toutes les rançons sans à aucun moment se demander ce que deviendra autant d'argent versé à des terroristes sans scrupule. Et l'auteur de conclure que selon l'administration américaine, la France en payant les rançons est devenu la première source de financement du terrorisme islamiste surtout en Afrique.

C'est aussi cela le revers de la démocratie au suffrage universel. Pour amadouer l'opinion publique, les politiciens français aiment se faire photographier à l'aéroport avec les anciens otages à peine libérés. Il parait que cela crée une forte adrénaline dans l'émotivité populaire française. Et du coup, c'est comme si ces politiciens souhaitaient que l'on capture d'autres Français en otage pour ensuite les libérer et s'afficher à leur côté.

Combien la France a-t-elle payé pour financer Boko Haram pour obtenir la libération de ses nombreux citoyens pris en otage dans le nord du Cameroun ?

Pour lire l'analyse complète de Rukmini, cliquer sur ce lien :

http://www.nytimes.com/…/ransoming-citizens-europe-becomes-…

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Re: KENYA (147) VS CHARLIE HEBDO (12) [Marche en memoire des victimes]

Message  El-Shaman le 18/8/2015, 6:20 pm

D- QUELLES LECONS POUR LE CAMEROUN ET L'AFRIQUE ?

Je fais partie de ces Camerounais qui se battent contre tous ceux qui parlent mal de mon pays le Cameroun. J'ai accepté de porter le boubou du méchant qui tacle certains Camerounais de la diaspora que je qualifie d'inutiles et de nuisibles parce qu'ils ont osé mal parlé de mon pays.

Mais lorsqu'au même moment, c'est du Cameroun que des décisions déraisonnées sont prises pour mettre à mal et de façon durable l'image de mon pays, j'ai envie de me demander si vraiment cela vaut la peine un tel combat avec des acteurs camerounais qui semblent faire tous leur possible pour lutter contre nos propres intérêts, si ce sont ceux qui devaient profiter de la lutte pour l'image du pays que nous avons engagés sont ceux qui depuis le Cameroun redoublent d'effort pour qu'on parle mal du pays.

Je fais partie de ces Africains qui ont toujours cru et dit que des médias qui publient depuis Paris ou Londres pour l'Afrique sont une imposture. Des radios qui émettent depuis Paris et Londres soi-disant pour informer les Africains sont une mise en scène macabre de la marginalité que ces gens font du continent africain. Imaginez si pour informer les Américains, quelqu'un publiait son journal ou émettait depuis Londres. Ce serait une véritable insulte à la dignité de ce peuple qu'on prétend informer.

Les épisodes comme ceux de la suspension de la chaine de télévision Afrique Media ne sont-elles pas de nature à donner raison à ceux qui préfèrent mettre leur siège à l'étranger pour éviter ce genre de surprise incompréhensible ?

Et pour une fois qu'une télévision panafricaine, c'est à dire qui a vocation à informer et conscientiser tous les francophones du continent africains, voilà qu'on lui met les bâtons dans les roues comme à confirmer que ceux qui émettent depuis Paris ou Londres ou le Vatican ont bien raison de le faire, puisque sur le continent, les autorités vivent encore dans le moyen-âge de l'information.

Et ne sont tout simplement pas en mesure de comprendre que lorsqu'une radio, un journal ou une télévision calomnie quelqu'un, c'est à la victime de porter plainte auprès d'un tribunal civil et c'est à ce dernier de demander à l'accusé d'apporter les preuves de ses accusations. Et un pays dit de droit est un pays où on laisse la justice faire son travail, sans interférence, soit disant pour des raisons de déontologie.Moi-même, souvent je suis énervé par le ton trop criant et accusateur d'Afrique Media contre la France, car cela ressemble plus à un aveu de faiblesse qu'à un programme d'action pour répondre efficacement au problème qu'on dénonce.

C'est comme le débat sur le Franc CFA, qui laisse croire qu'en changeant la monnaie on va résoudre nos problèmes, oubliant que cela ne changera rien si 80% de l'économie est solidement entre les mains des français et que nos principaux produits de consommation alimentaire sont importés de France du petit déjeuner au coucher avec la tisane.

Je suis aussi énervé de constater qu'ils sont presque tous des créationnistes et qu'ils ignorent tout de la bataille qu'ils mènent si au final ils croient en un Dieu oppresseur blanc.

Mais sommes-nous obligés d'être d'accord sur tout pour apprécier le talent et le courage des uns et des autres ? Afrique Media avec tous ses défauts est une vraie nouveauté dans la scène médiatique de toute l'Afrique. C'est la seule télévision qui se charge de la conscientisation permanente du peuple africain. Ils commettent souvent trop d'erreurs dans leur stratégie de communication, comme le fait de trop parler des attentats de Boko Haram à Maroua en secondant et jouant ainsi le jeu de Boko Haram qui visait l'objectif de créer la psychose dans la population camerounaise.

Moi qui lis et relis Sun Tzu, je sais ce qu'ils ne savent pas, que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ou tout au moins, pas n'importe quand. Et que dans la guerre qui nous est déclarée, nous ne devons à aucun moment faire comprendre à nos ennemis ce que nous avons compris d'eux et tout ce que nous savons d'eux, encore moins quels sont leurs alliés.

Selon Sun Tzu, on gagne la guerre parce qu'on fournit à l'ennemi des informations erronées sur ce qu'on sait de lui et sur ce qu'on est en train de faire. C'est surtout pour cela que je n'ai jamais écrit le moindre texte sur Boko Haram. Cela aurait été pour répondre à l'exigence du pur voyeurisme des bas instincts d'une population avec un niveau culturel bas, sans pour autant aider à la solution du problème, qui ne se résout ni à la télévision, ni sur les réseaux sociaux. La suspension d'Afrique Media par les camerounais est la preuve que la France n'est pas le problème au Cameroun, mais les Camerounais eux-mêmes.

La France ne peut rien réussir au Cameroun sans la complicité des Camerounais. Et peut-on lui reprocher de faire et soigner ses intérêts ? La bataille doit peut-être consister à réduire notre degré d'ignorance et de naïveté qui nous amène à aller contre nos propres intérêts. Je suis plus inquiet de l'idiotie des Africains qui exécutent et appliquent certains ordres que de la méchanceté de ceux qui les donnent.

Mais en dehors de ces erreurs, nul ne peut nier à Afrique Media son rôle dans l'éducation de masse pour une certaine prise de conscience de la nécessité du patriotisme en Afrique. Malcolm X disait que « nous avons fait un beau projet pour libérer l'homme noir, mais nous avons oublié un détail que ce peuple dormait, ronflait et qu'avant le projet, il aurait fallu au préalable réveiller ce peuple. » Afrique Media est un réveilleur de conscience. Ils ont le courage de toucher les sujets que les autres journalistes africains évitent, pour ne pas se voir ensuite refuser le visa d'un pays occidental que tous rêvent.

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