DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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Message  ndonzwau le 15/4/2015, 6:08 pm

"Le silence de "Joseph Kabila"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9849
Le mutisme de "Joseph Kabila" ne cesse de susciter des questions voire une certaine exaspération au sein de l’opinion congolaise. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il "neige" au Congo démocratique, l’actuel locataire du Palais de la nation a pris la fâcheuse habitude de se murer dans un silence de "monarque républicain". Au motif, disait-il en septembre 2012, qu’il vaut mieux "être maître de son silence qu’esclave de ses paroles".
"Joseph Kabila" donne l’impression de considérer le pouvoir d’Etat comme un bien. Un élément faisant partie de son patrimoine.
Et pourtant. Tout détenteur d’une parcelle du pouvoir est avant tout un mandataire. Peut-on imaginer un seul instant un mandataire qui s’exonère proprio motu de l’obligation de rendre compte au mandant sur la manière dont il exécute la mission lui confiée? Un tel mandataire serait un "rebelle". Un rebelle qu’il importe de virer illico presto.

Depuis le 4 avril dernier, un seul sujet est au centre de toutes les conversations au Congo démocratique. Il s’agit de la découverte d’une "fosse commune" contenant 421 cadavres à Maluku. Une découverte faite début avril par des habitants de cette commune. On le sait, ceux-ci se sont empressés d’en informer la Monusco plutôt que la police ou les autorités judiciaires. Un signe de la méfiance ambiante.
Depuis près de deux semaines, on assiste à une agitation sans précédent au sein de certains grands corps de l’Etat. C’est le cas notamment du gouvernement, de l’appareil judiciaire, de la police nationale et des "services" en général et de l’Agence nationale de renseignements en particulier. Les gouvernants en place se reprocheraient-ils quelque chose? Auraient-ils des choses à  dissimuler?

Face à cette agitation, "Joseph Kabila" reste "égal" à lui-même. Il affiche un silence assourdissant. Comme à  l’accoutumée, il envoie au feu ses "petits soldats".
A en croire le ministre de la Communication et des médias, le très volubile Lambert Mende Omalanga, il n’y a rien à fouetter un chat après cette macabre découverte. Selon lui, ce genre d’enterrement est "routinier" et "somme toute banal".
Routinier et banal? Voilà des épithètes pour le moins malheureuses. Des épithètes qui mettent à nu la légèreté autant que l’immoralité - et pourquoi pas l’irresponsabilité ? - des "élites" au pouvoir au Congo-Kinshasa. On ne peut, dès lors, que comprendre le fossé de méfiance qui ne cesse de s’élargir entre le peuple congolais et leurs gouvernants.

En tous cas, les Congolais veulent savoir ce que sont devenus leurs concitoyens appréhendés lors des manifestations des 19, 20 et 21 janvier à  Kinshasa et à Goma. Il en de même des militants pro-démocratie arrêtés le 15 mars. Dans le premier cas, Mende avait fait état de 343 personnes arrêtées. Que sont-elles devenues?
Il semble que "Joseph Kabila" et ses sbires n’auraient rien à cacher. Pourquoi rechignent-ils à faire exhumer les dépouilles enfouies à  Maluku afin qu’une autopsie fixe l’opinion sur les causes de décès, cas par cas?
La légitimité de l’Etat, en tant que pouvoir politique, se mesure à la dimension de la confiance que les citoyens accordent à leurs "mandataires" ou représentants. Dans le cas sous examen, la crise de confiance est en passe de se muer en crise de régime.

"La personne humaine est sacrée, annonce le premier alinéa de l’article 16 de la Constitution promulguée le 18 février 2006 par "Joseph Kabila". L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger". En affichant un silence frisant l’impotence pendant que Mende qualifie la fosse commune de Maluku d"enterrement routinier", "Joseph Kabila" a trahi son serment de défendre la Constitution et les lois du pays.
Cet "homme taiseux" est plus que jamais indigne de continuer à porter le titre de chef d’Etat à fortiori celui de chef d’un Etat de la dimension du Congo-Kinshasa.
Si "Joseph Kabila" avait encore un brin de sens de l’honneur, il devrait ici et maintenant tirer les conséquences de son parjure en se démentant. A bon entendeur..."



"A Kinshasa, l’atmosphère politique est aussi délétère que celle des fosses de Maluku
Twisted Evil  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Evil or Very Mad
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/04/13/a-kinshasa-latmosphere-politique-est-aussi-deletere-que-celle-des-fosses-de-maluku/
La découverte de la fosse commune de Maluku, où 421 personnes ont été inhumées de nuit dans la nuit du 19 au 20 mars dernier a produit au Congo un double choc, psychologique et politique et les explications officielles n’ont pas dissipé le malaise.
Rappelons que, selon les autorités provinciales de Kinshasa, les corps emballés dans des housses de plastique étaient ceux d’indigents et d’enfants morts nés, abandonnés dans plusieurs hôpitaux de la ville (Saint Joseph, Mont Ngaliéma) et rassemblés à la morgue de l’hôpital général (ex-Mama Yemo). La capacité de la morgue ne dépassant pas 300 places, décision fut prise de procéder à un enterrement collectif des dépouilles que nul n’avait jusque là réclamé. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Exclamation

Ce lundi, le gouvernorat de la ville de Kinshasa prévoit d’ailleurs d’organiser à l’hôpital général une séance d’information afin d’expliquer le processus d’enfouissement des corps et de montrer que depuis l’opération de mars dernier, la morgue compte déjà une centaine de nouveaux cadavres non réclamés. Un travailleur social de Kinshasa, joint par téléphone, refuse de politiser le dossier : « le fait que, dans cette ville de dix millions d’habitants, des indigents puissent mourir sans que leur corps soient réclamé est un effet de la misère généralisée : les deuils coûtent cher, la solidarité familiale diminue. Quant aux corps des enfants morts nés, l’usage voudrait que les fœtus soient incinérés, comme le placenta. Mais les hôpitaux de la ville ne possèdent plus d’incinérateur, seuls les musulmans ont encore les moyens de brûler les corps… Et si l’enfouissement a eu lieu au milieu de la nuit, c’est pour une raison très simple, éviter la chaleur du soleil». Embarassed  Embarassed  Question  Question  Question  Laughing  Laughing
Cette confirmation de la misère qui règne à Kinshasa ne surprendra que ceux qui se contentent de saluer les chiffres d’une croissance à deux chiffres, sans se préoccuper du fait que la population ne voit pas-encore- les retombées d’un progrès économique qui ne s’accompagne pas de développement social…

Pour Kalev Mutomb, chef de l’ANR (Agence nationale de renseignements) que l’opposition accuse d’avoir « vidé ses cachots » et dissimulé dans l’inhumation collective de Maluku les corps de manifestants disparus en janvier, ces accusations « méchantes » n’ont aucun sens et son témoignage, en un sens, confirme la misère sociale qui règne dans la capitale: « chaque matin, on ramasse des corps dans les caniveaux, on les amène à la morgue centrale puis le permis d’inhumer est délivré et un procès verbal est rédigé. Dans le cas précis de Maluku, ce sont les autorités provinciales qui ont signalé que dans le cimetière Fula Fula, il y avait encore de la place, ailleurs c’était complet… Le transfert des corps a été réalisé par des fossoyeurs dépendant de la municipalité sans qu’aucun agent de la police ou des services de renseignements ne se trouve à bord… De toutes manières, la Monusco, comme le Procureur général de la République ont été chargés de mener une enquête. » Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
Qu’il s’agisse du gouverneur de Kinshasa ou des autorités provinciales, tous les officiels assurent qu’il n’y a aucun lien entre les victimes des manifestations de janvier et les corps enfouis à Maluku, mais sans réussir à convaincre l’opinion : beaucoup de familles n’ont pas récupéré les corps des étudiants portés disparus en janvier, les chiffres des victimes demeurent contradictoires, le nombre d’indigents ensevelis dans l’anonymat paraît démesuré. Selon un représentant de la société civile, la brutalité de l’opération, présentée comme « routinière », « la quatrième en moins d’un an… »a provoqué un véritable « choc psychologique » au sein d’une population qui demeure traumatisée par les atrocités commises durant les guerres à l’Est du pays, qui refuse de croire que des morts puissent être traités avec un tel manque de respect et que,pour des raisons souvent économiques, les rituels du deuil ne puissent plus être observés.
Pour Ida Sawyer, de Human Rights Watch, «le gouvernement doit mener une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées et donc exhumer les corps… » La Belgique insiste également sur une enquête «crédible et indépendante » et est prête à libérer des fonds à cet effet.

Si l’affaire des fosses communes de Maluku suscite un tel malaise, c’est aussi parce qu’en plus du malaise social, elle s’ inscrit dans un climat politique délétère : l’opposition multiplie les interpellations sur le sujet mais surtout la majorité présidentielle elle même est divisée.
A moins de deux ans des prochaines élections tout ses passe comme si la bataille de l’ «après Kabila » avait déjà commencé, et plusieurs « hommes forts » à la tête de courants différents, se positionnent : le premier Ministre Matata Mponyo, le Ministre de l’ Intérieur Evariste Boshab (qui a promis une enquête sur Maluku), le président de l’Assemblée Aubin Minaku, (qui avait renoncé à changer la loi électorale), sans oublier les chefs de l’armée et les responsables des services de renseignements, comme Pierre Lumbi (opposé au changement de la Constitution) ou Kalev Mutomb, auxquels les politiques, soucieux de leur avenir, -avec ou sans Kabila- aimeraient faire porter le chapeau des disfonctionnements actuels. A ces considérations politiciennes se mêlent des enjeux ethniques ou régionaux (le très puissant Evariste Boshab est un Kasaïen, Kalev Mutomb est Katangais mais opposé au gouverneur Moïse Katumbi…)..
Ces ambitions et ces rivalités autorisant bien des coups bas, l’atmosphère politique risque de devenir aussi délétère que celle des fosses de Maluku…"



"RD Congo – Maluku : La révolte des macchabés
° http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rd-congo-maluku-la-revolte-des-166124

Ecoutez

Les Congolais semblaient épuisés et résignés face au pouvoir imposé à Kinshasa par les guerres d’agression et de massacres que subit le pays depuis 1996. Toute manifestation contre le régime de Joseph Kabila doit se terminer par des cas à la morgue, au cimetière, aux urgences et de disparitions forcées. C’était donc un peuple face à un régime de la mort, et les gens ont fini par perdre patience à force de se faire tuer. Ni la« communauté internationale », ni les « amis du peuple congolais » ne se bousculaient pour venir en aide à un peuple qui se faisait littéralement massacrer au quotidien. Il fallait donc attendre le messie, et il est arrivé du côté de Maluku. En effet, à force de tuer et d’enterrer les populations, la terre finit par refuser les cadavres. Et, n’ayant plus où aller, les morts remontent à la surface. 



Il ne fait plus l’ombre d’un doute que les 425 cadavres retrouvés dans un charnier au cimetière de Maluku, près de Kinshasa, sont les victimes des répressions barbares que mène le régime de Joseph Kabila contre ses opposants et la population. Tous les efforts visant à expliquer cette macabre découverte ne convainquent plus personne[1]. Les ministres bégayent et se contredisent entre eux, et il n’y a rien d’étonnant. Dès le soir du 19 janvier, les témoins à Kinshasa décrivaient des « scènes de guerre généralisées dans la capitale » et « des victimes qui devraient se compter par centaines et non pas par dizaines »[2]. Des diplomates à Kinshasa, mis au courant des horreurs qui se commettaient, avaient discrètement prévenu les autorités qu’elles pourraient un jour avoir à répondre de ces tueries devant la justice. Mais ils ne firent pas davantage pour arrêter le massacre et on passa à autre chose. Il faudra donc attendre que « les cadavres parlent » pour que le cri de détresse d’un peuple trucidé soit entendu à travers le monde. Maintenant c’est fait.

Le règne des massacreurs

La République Démocratique du Congo est ce pays où plus de six millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été impunément envoyés à la mort depuis 1996 lorsqu’une guerre partie du Rwanda amena à Kinshasa les dirigeants actuels. Depuis, l’actualité du pays est inlassablement morbide. Des massacres quasiment chaque semaine, des manifestants tués par l’armée et la police, des femmes violées, bref, l’enfer. Le pays est tout entier devenu un abattoir à ciel ouvert et une gigantesque scène de crime avec des sites de massacres qui ne se comptent plus. Massacre des manifestants contre la loi électorale (janvier 2015), massacre de Ndjili contre les militants de l’UDPS (2011), massacres des adeptes du Bundu dia Congo, massacre des Enyelés, massacres des adeptes du Prophète Mukungubila (Kinshasa, Lubumbashi), massacre de l’Opération Likofi, massacres de Kisangani, massacres de Butembo-Kikyo, massacre de Kyavinyonge, massacre de Kiwanja, massacres de Makobola, Kasika, Kiliba, massacre de Mutarule, massacres de Beni, massacre de Mwenda, massacres de Mwenga,… Que deviennent les auteurs de ces massacres ? Soit ils sont déjà dans l’armée et la police, et conservent leurs poste en attendant de recommencer à massacrer, soit ils sont dans des groupes armés parrainés par le Rwanda et l’Ouganda et obtiennent des amnisties[3]. Ils intègrent l’armée et la police et se mettent, comme leurs camarades, à massacrer sous l’uniforme, ce qui est plutôt « confortable ».
Toutes les tentatives visant à créer un tribunal pénal international pour juger ces « massacreurs » ont échoué. Les massacres des Congolais peuvent ainsi se poursuivre parce que l’impunité est là. Les Congolais ont beau crier aux quatre coins de la planète. Personne ne leur vient en aide. La Cour pénale internationale (CPI) est muette comme une carpe. Les grandes démocraties se taisent et caressent Kabila dans le sens du poil. Pourquoi ? Kabila est l’homme qui signe des contrats léonins qui ruinent le Congo mais qui font le bonheur des oligarques anglo-américains. Il vaut donc mieux se taire sur les massacres pour ne pas énerver l’homme qui permet aux multinationales d’engranger des profits faramineux et aux mafieux de tous poils de dissimuler les bénéfices tirés du pillage du Congo dans des paradis fiscaux. Et il y en a pour toutes les filières : du cuivre, du cobalt, du diamant, de l’or, du pétrole, de la cassitérite, du coltan (pour nos téléphones portables), de l’uranium, du manganèse, du zinc, du platine, de la bauxite, du bois, des terres agricoles,… bref le paradis pour toute personne qui rêve de faire fortune en se contentant de tuer des populations. Impunité garantie ! Et du monde se bouscule aux portes de Kabila. Donc, silence, on tue…

La révolte des macchabés

Seulement voilà. Puisque les vivants ne veulent pas dénoncer le massacre, alors les morts vont parler à la place des vivants. Ils ont beau être traités d’« indigents » par le régime[4], ils ont un message à faire entendre et ils n’ont plus rien à perdre. Ainsi cette nuit du 19 mars, des cadavres de trop vont être jetés, comme d’habitude, dans une fosse commune. Comme des immondices. Les escadrons de la mort du régime sont sans doute exténués à force de tuer et de se trimballer toute ces années avec de macchabés. Ils vont donc les jeter là, à la sauvette et repartir tellement il y a du boulot. Sauf que la terre congolaise n’en veut plus. Six millions de morts, c’est assez ! Mais que vont donc faire ces cadavres que la terre refuse ? Les macchabés n’ont pas le choix. Ils doivent « manifester » pour se faire entendre.
Une odeur nauséabonde va se répandre sur la commune de Maluku. C’est leur seule façon de s’exprimer. Le « message » et entendu à 100 % par les riverains, « les vivants », ou plutôt les« survivants » du régime sanguinaire. Comme tout Congolais, les habitants de Maluku savent qu’ils ne doivent surtout pas dénoncer les « manifestants » auprès des autorités. Au Congo on tue les manifestants. Les 425 « manifestants » d’outre-tombe risquaient une seconde mort (incinérés ou coulés dans le fleuve ?...). Non, il faut protéger ces braves « compatriotes ». Les Congolais (les vivants) vont donc se confier à la Monusco, la Mission des Nations Unies au Congo. Excellente initiative ! Depuis, le cri des morts du Congo a été entendu à travers le monde. De nombreux analystes estiment que les gémissements et les larmes du peuple congolais ont enfin été entendus et vus. Et que le régime de Joseph Kabila court à présent à sa perte. Peu importe.
Au moins ici se réalise de la plus remarquable des manières une sagesse africaine que nous enseigne Birago Diop[5] : « les morts ne sont pas morts ; ceux qui sont morts ne sont jamais partis ». Et ils sont revenus à Kinshasa pour le faire savoir. La révolte des macchabés !

Boniface MUSAVULI 


[1] JJ Wondo, « Les corps des ‘’indigents’’ qui enterrent le contrat républicain de Kabila avec les Congolais ? », desc-wondo.org, 10 avril 2015.
[2] Ibidem.
[3] La dernière loi d’amnistie en date a été promulguée par le président Kabila le 11 février 2014. Elle assure l’impunité aux membres du M23 pourtant responsables d’innombrables crimes(bombardement de Goma, massacre de Kiwanja,…) d’être à l’abri de poursuites judiciaires. Le régime a commencé à les ramener au Congo à bord d’avions du gouvernement. Pour les intégrer dans les institutions.
[4] Le vice-ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, a utilisé le terme « indigents » pour qualifier les 425 cadavres entassés dans la fosse commune de Maluku.
[5] Birago Diop, Le souffle des ancêtres, Recueil leurres et lueurs, Ed. Présence africaine, 1960.


"RD Congo – cadavres de Maluku : Le massacre de trop ou un « Timisoara » ?
° http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rd-congo-cadavres-de-maluku-le-165854
(...)
En effet, par le passé, il est arrivé qu’un président, bien que responsable de nombreux crimes auparavant, « tombe » des suites d’un « massacre » dont il s’avèrera plus tard qu’il n’en fut pas un. L’une des affaires les plus mémorables fut sans nul doute l’affaire des « charniers de Timisoara  »[qui, en décembre 1986, signa la fin du régime de Nicolaï Ceausescu en Roumanie. Mais pour se prémunir d’un « Timisoara », les dirigeants d’un pays doivent pouvoir montrer patte blanche et avoir toujours été irréprochables sur des affaires aussi sensibles que les enlèvements et les exécutions extrajudiciaires. Ce qui est loin d’être le cas du régime actuel de Kinshasa"




Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 15/4/2015, 10:49 pm, édité 1 fois

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Jim KK le 15/4/2015, 10:08 pm

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/

La découverte de la fosse commune de Maluku, où 421 personnes ont été inhumées de nuit dans la nuit du 19 au 20 mars dernier a produit au Congo un double choc, psychologique et politique et les explications officielles n’ont pas dissipé le malaise.
Rappelons que, selon les autorités provinciales de Kinshasa, les corps emballés dans des housses de plastique étaient ceux d’indigents et d’enfants morts nés, abandonnés dans plusieurs hôpitaux de la ville (Saint Joseph, Mont Ngaliéma) et rassemblés à la morgue de l’hôpital général (ex-Mama Yemo). La capacité de la morgue ne dépassant pas 300 places, décision fut prise de procéder à un enterrement collectif des dépouilles que nul n’avait jusque là réclamé.
Ce lundi, le gouvernorat de la ville de Kinshasa prévoit d’ailleurs d’organiser à l’hôpital général une séance d’information afin d’expliquer le processus d’enfouissement des corps et de montrer que depuis l’opération de mars dernier, la morgue compte déjà une centaine de nouveaux cadavres non réclamés .

Un travailleur social de Kinshasa, joint par téléphone, refuse de politiser le dossier : « le fait que, dans cette ville de dix millions d’habitants, des indigents puissent mourir sans que leur corps soient réclamé est un effet de la misère généralisée : les deuils coûtent cher, la solidarité familiale diminue. Quant aux corps des enfants morts nés, l’usage voudrait que les fœtus soient incinérés, comme le placenta. Mais les hôpitaux de la ville ne possèdent plus d’incinérateur, seuls les musulmans ont encore les moyens de brûler les corps… Et si l’enfouissement a eu lieu au milieu de la nuit, c’est pour une raison très simple, éviter la chaleur du soleil».
Cette confirmation de la misère qui règne à Kinshasa ne surprendra que ceux qui se contentent de saluer les chiffres d’une croissance à deux chiffres, sans se préoccuper du fait que la population ne voit pas-encore- les retombées d’un progrès économique qui ne s’accompagne pas de développement social…
Pour Kalev Mutomb, chef de l’ANR (Agence nationale de renseignements) que l’opposition accuse d’avoir « vidé ses cachots » et dissimulé dans l’inhumation collective de Maluku les corps de manifestants disparus en janvier, ces accusations « méchantes » n’ont aucun sens et son témoignage, en un sens, confirme la misère sociale qui règne dans la capitale: « chaque matin, on ramasse des corps dans les caniveaux, on les amène à la morgue centrale puis le permis d’inhumer est délivré et un procès verbal est rédigé. Dans le cas précis de Maluku, ce sont les autorités provinciales qui ont signalé que dans le cimetière Fula Fula, il y avait encore de la place, ailleurs c’était complet… Le transfert des corps a été réalisé par des fossoyeurs dépendant de la municipalité sans qu’aucun agent de la police ou des services de renseignements ne se trouve à bord… De toutes manières, la Monusco, comme le Procureur général de la République ont été chargés de mener une enquête. »
Qu’il s’agisse du gouverneur de Kinshasa ou des autorités provinciales, tous les officiels assurent qu’il n’y a aucun lien entre les victimes des manifestations de janvier et les corps enfouis à Maluku, mais sans réussir à convaincre l’opinion : beaucoup de familles n’ont pas récupéré les corps des étudiants portés disparus en janvier, les chiffres des victimes demeurent contradictoires, le nombre d’indigents ensevelis dans l’anonymat paraît démesuré. Selon un représentant de la société civile, la brutalité de l’opération, présentée comme « routinière », « la quatrième en moins d’un an… »a provoqué un véritable « choc psychologique » au sein d’une population qui demeure traumatisée par les atrocités commises durant les guerres à l’Est du pays, qui refuse de croire que des morts puissent être traités avec un tel manque de respect et que,pour des raisons souvent économiques, les rituels du deuil ne puissent plus être observés.
Pour Ida Sawyer, de Human Rights Watch, «le gouvernement doit mener une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées et donc exhumer les corps… » La Belgique insiste également sur une enquête «crédible et indépendante » et est prête à libérer des fonds à cet effet.
Si l’affaire des fosses communes de Maluku suscite un tel malaise, c’est aussi parce qu’en plus du malaise social, elle s’ inscrit dans un climat politique délétère : l’opposition multiplie les interpellations sur le sujet mais surtout la majorité présidentielle elle même est divisée.
A moins de deux ans des prochaines élections tout ses passe comme si la bataille de l’ «après Kabila » avait déjà commencé, et plusieurs « hommes forts » à la tête de courants différents, se positionnent : le premier Ministre Matata Mponyo, le Ministre de l’ Intérieur Evariste Boshab (qui a promis une enquête sur Maluku), le président de l’Assemblée Aubin Minaku, (qui avait renoncé à changer la loi électorale), sans oublier les chefs de l’armée et les responsables des services de renseignements, comme Pierre Lumbi (opposé au changement de la Constitution) ou Kalev Mutomb, auxquels les politiques, soucieux de leur avenir, -avec ou sans Kabila- aimeraient faire porter le chapeau des disfonctionnements actuels. A ces considérations politiciennes se mêlent des enjeux ethniques ou régionaux (le très puissant Evariste Boshab est un Kasaïen, Kalev Mutomb est Katangais mais opposé au gouverneur Moïse Katumbi…)..
Ces ambitions et ces rivalités autorisant bien des coups bas, l’atmosphère politique risque de devenir aussi délétère que celle des fosses de Maluku…

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 16/4/2015, 12:19 am

Âmes sensibles s'abstenir . L'HORREUR ABSOLUE!


Voici encore les images qui prouve les massacres de Congolais par J. kabila et son régime Shocked

Shocked Sad


Veuillez nous excuser pour le contenu et la mauvaise qualite de ces images, neammoins, compte tenue de l'importance du dossier du charnier decouvert a Maluku, nous nous devons de les publier.
C'est sur Code 243 et nulle part ailleurs.
Abraham Luakabuanga pour Code 243 TV NEWS

_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 16/4/2015, 6:10 pm

"La face cachée des fosses communes : les vrais-faux indigents nous interpellent
° http://www.lephareonline.net/la-face-cachee-des-fosses-communes-les-vrais-faux-indigents-nous-interpellent/
Les débats sur ou les fosses communes de Maluku ont eu la particularité de réveiller les consciences sur le niveau fort élevé très suspect de mortalité dans les familles kinoises. Qui pouvait croire que ce taux pouvait atteindre le chiffre diabolique de six cents décès par mois dans une ville de près de dix millions d’habitants ? En d’autres termes, la capitale congolaise enterrerait  officiellement  7.200 personnes par an, sans compter ceux des Congolais indigents qui meurent et sont enterrés clandestinement dans des cimetières de fortune situés dans les zones périphériques de la capitale.
Des chiffres effarants, scandaleux et insoutenables dans un pays considéré comme l’un des plus riches en ressources naturelles sur la planète terre et situé au cœur du Continent. En proclamant ces chiffres la main sur le cœur, les autorités congolaises n’ont-elles pas évalué le danger que cela représente sur le plan national et même international ? Comment peut-on d’une part se vanter d’avoir maîtrisé les équilibres macroéconomiques, d’avoir rétabli l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et placé sur l’orbite de la croissance à deux chiffres  de notre pays pour atteindre le niveau des Etats émergents d’ici l’an 2020 et d’autre part faire un aveu constant d’un tel taux de mortalité fort élevé dans la capitale ?


Comme pour dire que si les cultivateurs et autres habitants de Maluku n’avaient pas saisi la Monusco sur la présence des odeurs nauséabondes dans un périmètre situé aux alentours d’un ancien cimetière, l’opinion n’aurait jamais su que les services urbains enterraient par mois plus de deux cents corps d’indigents, des fœtus et autres personnes inconnues dans des tombes... Embarassed  Shocked  Shocked  Rolling Eyes

Aveux contradictoires

Aussi curieux que cela puisse paraitre, malgré la forte onde de choc provoquée au sein des populations kinoises et congolaises par la découverte des « tombes communes ou fosses communes », celles-ci ont malheureusement tourné cela en dérision face aux contradictions flagrantes et spontanées observées du côté des autorités politico-administratives centrales et provinciale tout comme au niveau des deux chambres du parlement. Lesquelles ne se sont pas privées, de leur côté, de rivaliser de qualificatifs caricaturaux selon le camp politique où l’on se trouve. Chaque jour qui passe, l’opinion est sevrée des termes apparemment synonymes. Là, il est question d’une tombe commune, tandis que de l’autre côté, il s’agit des fosses communes.  C’est la guerre des sémantiques et des articles des lois sur les procédures des funérailles en RDC depuis l’époque coloniale. Mad  Embarassed  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes

Un nouvel Ogaden au Sud du Sahara

A en croire ces chiffres effrayants fournis par les autorités politico-administratives centrales et provinciales, la capitale serait aujourd’hui habitée par des populations plongées dans une telle misère que l’on dénombre un taux fort élevé des 7.200 décès par an. Mad  Mad  Embarassed  Embarassed   A ce rythme là, il est à craindre que l’on en arrive à un manque criant des espaces pour enterrer les gens d’ici dix ans. Dès lors que les cimetières existant affichent pleins et certains ont été fermés car ayant atteint l’âge requis par le législateur.
Ce taux effarant de mortalité à Kinshasa n’a rien à envier à celui atteint il y a plus de vingt ans par le territoire semi-désertique de l’Ogaden en Ethiopie. Pour lequel la communauté internationale a dû procéder à une immense mobilisation internationale pour obtenir des vivres, des médicaments, des fonds d’assistance, des équipes des médecins, infirmiers, logisticiens, pharmaciens, secouristes, etc. Des vedettes mondiales de la chanson furent mobilisées pour rédiger une belle chanson vendue par des centaines des millions des dollars pour voler au secours de ces populations souffrant de la faim et dont le taux de mortalité avait atteint des chiffres inimaginables.  Kinshasa n’est pas très loin de ce tableau apocalyptique si l’on en croit à ce que les autorités politico-administratives viennent de livrer au public à la faveur de ces « tombes communes ou fosses communes de Maluku ». Mad  Mad  Embarassed  Embarassed

L’heure des doutes  

Profitant de la découverte de ces « fosses communes les autorités politico-administratives du pays ont lancé une vaste campagne de sensibilisation et de conscientisation au sein des populations par médias interposés et au niveau de deux chambres du parlement. Avec comme objectif de rejeter en bloc les accusations formulées par les forces politiques et sociales proches de l’opposition. Lesquelles soutiennent que ces fosses communes de Maluku contiendraient, entre autres, des corps des victimes des trois journées chaudes du mois de janvier dernier ainsi que d’autres congolais ayant été exécutés clandestinement par des agents des services pour leur appartenance politique. Question  Question  Question  
Des activistes de l’Opposition, de la Société civile, des ONG internationales de défense des droits de l’homme ainsi que des partenaires extérieurs ne paraissent pas convaincus par les versions officielles. C’est la raison majeure de l’exigence d’une enquête crédible et transparente, avec la participation d’experts étrangers. En clair, le gouvernement congolais est appelé à jouer la carte de la vérité en mettant, sur la place publique, les listes des morts, indigents et corps , leurs identités, leurs adresses de résidence, leurs fiches médicales, leurs certificats de décès et d’inhumation. cyclops  cyclops      

Dans une capitale où les citoyens, en dépit de leurs problèmes sociaux, se saignent aux quatre veines pour s’acheter des uniformes, louer des funérariums, des instruments de musique, ou groupes musicaux, des cameramen et photographes, en vue de rendre les derniers hommages à des êtres chers disparus, la thèse de l’abandon massif des corps dans les morgues suscite bien de doutes. 421 corps abandonnés entre janvier et mars 2015 et 178 corps abandonnés entre le 19 mars et le 13 avril, cela est difficile à croire. La redevabilité exige que les gestionnaires de la chose publique ne cachent rien.
Les vrais-faux indigents nous interpellent. Le meilleur moyen de leur rendre hommage, c’est de charifier le feuilleton de Maluku.
En attendant l’issue des enquêtes déclenchées par le Parquet Général de la République, l’opinion est de plus d’avis que le Congo sombre dans une situation de misère indicible qui contraste avec le tableau reluisant que les officiels ne cessent de vendre à l’extérieur."



"Les morts ont droit à un enterrement digne"
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12333:les-morts-ont-droit-a-un-enterrement-digne&catid=86:politique
Affaire fosse commune
L’épisode macabre de la fosse commune a suscité de l’indignation chez tous les Congolais et même au-delà des frontières nationales. Pays à très faible densité de la population, la RDC n’a pa    s de problème d’espace pour institutionnaliser les enterrements de ses fils « indigents » dans des trous communs. D’où la nécessité de voir le gouvernement inhumer dignement les morts, quel que soit leur rang social.(...)"



"« Fosse » ou « Tombe » à Maluku ? La Monusco donne sa langue au cha
° http://www.lephareonline.net/fosse-ou-tombe-a-maluku-la-monusco-donne-sa-langue-au-chat/
La conférence de presse hebdomadaire de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC du mercredi 15 avril 2015 en son Quartier général de la Gombe, a été dominée par de nombreuses interrogations sur l’inhumation collective de 421 Congolais dans le cimetière Fula-Fula de la commune de Maluku. A ces préoccupations de la presse, le porte-parole de la Monusco, Charles Bambara, a déclaré qu’il est important que la lumière soit faite sur ce dossier qui est déjà entre les mains de la justice congolaise.
Tout en réaffirmant la volonté de la Monusco d’apporter son appui à cette enquête, le porte-parole s’est refusé à commenter la réponse du gouvernement congolais qui a rejeté l’offre de la Belgique se proposant d’appuyer financièrement les investigations avec un montant de plus d’un million et demi d’euros.(...)"

° http://radiookapi.net/nations-unies/magazine-un/2015/04/12/kinshasa-70-de-la-population-consomme-les-insectes/#more-206541
L’affaire de la fosse commune de Maluku a attiré dans la semaine les projecteurs de l’actualité. Lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies mercredi dernier à Kinshasa, Charles Antoine Bambara, porte-parole de la Monusco, a fait part de la position de la mission onusienne au stade actuel de la situation. Des détails dans cette émission:(...)"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201360&Actualiteit=selected


"Justice et Droits de l’homme:Charnier de Maluku : inquiétude autour de l’enquête"
° http://latempete.info/justice-et-droits-de-lhommecharnier-de-maluku-inquietude-autour-de-lenquete/
Alors que des voix s’élèvent pour réclamer des Casques bleus de la Monusco sur les lieux en vue d’une enquête crédible et impartiale, la présence des policiers à la solde du pouvoir sur ce site est perçue comme une entrave à cette enquête(...)"


"(...)La perspective de manifestations (qu’au Congo on appelle souvent des « marches ») relatives à la macabre affaire de Maluku est envisagée de façon alarmiste dans certains médias. Ce sont avant tout des publications papier de troisième ordre ou des intervenants de « l’Internet congolais » connus pour leurs positions favorables au pouvoir qui s’y collent, sur le thème de la « marche insurrectionnelle ». « Marche pour la tombe commune de Maluku : l’opposition veut rééditer ce 24 avril les manifs de janvier 2015 » écrit, par exemple, l’hebdomadaire Le Vif du Congo. L’opposition et une frange de la société civile se montreraient particulièrement actives sur ce dossier macabre. Une marche serait d’ailleurs projetée pour réclamer une enquête dite indépendante sur l’identité des personnes enterrées car les soupçons font état de victimes des manifestations de janvier dernier. D’après ce journal, l’opposition et la société civile compteraient rééditer l’insurrection de janvier dernier, avec la bénédiction, à en croire certaines indiscrétions, de certains diplomates accrédités à Kinshasa.(...)" 
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201354&Actualiteit=selected


"Fosse commune près de Kinshasa : l'ONU recommande l'exhumation des corps
(AFP 15/04/15)"

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/fosse-commune-pres-de-kinshasa-lonu-recommande-lexhumation-des-corps
° http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-l-onu-recommande-l-exhumation-des-421-corps-enterres-pres-de-kinshasa?id=8957026


° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150413162432/s-curit-droits-de-l-homme-maluku-pol-mique-rdc-bient-t-un-nouvel-enterrement-group-de-cadavres-conserv-s-la-morgue-de-kinshasa.html
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3920
° http://www.lalibre.be/actu/international/identifier-des-disparus-de-pearl-harbor-73-ans-apres-552deb883570fde9b2b43af1

° http://coraliekiengeshow.com/2015/04/09/cecile-kyenge-deputee-europeenne-revele-lexistence-de-plusieurs-autres-fosses-communes-et-demande-une-enquete-independante/
° http://coraliekiengeshow.com/2015/04/09/urgent-charnier-de-maluku-paul-nsapu-de-fidh-sinquiete-que-la-monusco-risque-de-ne-pas-etre-rigoureuse-dans-lenquete/
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/2015-02-10-09-20-43/politique/704-inhumation-collective-senat-evariste-boshab-en-appelle-a-une-nouvelle-reglementation-des-obseques





Compatriotiquement!

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  King David le 17/4/2015, 5:34 pm

IL N'Y A PIRE AVEUGLE QUE CELUI QUI REFUSE DE VOIR!

C'est comme si avec le dernier avion d'une compagnie aérienne de l'Allemagne qui s'est écrasé au Sud de la France, les autorités de ce pays emmenaient visiter les enquêteurs et familles au Centre de Toulouse voir comment les avions sont construits et ceux qui applaudissent ici, en supposant que leur famille soit parmi les victimes, approuvent la démarche.





Le foyer du drame étant Maluku :Les visites de la morgue de l’ex-Mama Yemo inopportunes



Une polémique âpre et dont l’épilogue pourrait se révéler dramatique, est engagée depuis deux semaines entre le pouvoir et les forces politiques et sociales internes ainsi que la Communauté internationale, au sujet du charnier de plus de 400 corps découvert à Maluku, la banlieue située à l’est de la ville de Kinshasa à plus ou moins 80 Km.

Une polémique purement logomachique, car le fond du problème est reconnu par toutes les parties qui animent cette controverse, à savoir une fosse commune à Maluku de 400 corps.

Selon les officiels, ces corps sont d’indigents et de mort-nés retirés de la morgue de l’hôpital général de Kinshasa et enterrés le 19 mars 2015 entre 2 et 4 heures, donc peu après minuit jusqu’à l’aube. La controverse est née du genre des corps, des conditions et de l’heure de leur ensevelissement, du manque de révélation de leur identité, et des causes de la mort de ces prétendus indigents. Les arguments fournis par le porte-parole du gouvernement sont plutôt des commentaires et ne convainquent pas l’opinion tant nationale qu’internationale, d’où la controverse devient de plus en plus enflammée et violente.

Les hautes sphères officielles sont visiblement prises de panique et d’angoisse, ne sachant plus où donner de la tête. Des ministres grand format aux premières loges du sérail rivalisent d’ardeur à tenir des points de presse improvisés, font des déclarations contradictoires restant toujours et toujours sur la défensive.

Ambassadeurs occidentaux et journalistes s’entendent dire qu’ils ont rendez-vous à la morgue de l’hôpital général de référence pour voir comment y sont entassés en souffrance des corps d’indigents et de mort-nés! A quel genre de comédie et de distraction s’adonne-t-on? Le point d’attention, le foyer du drame est le site de Maluku où le charnier est localisé, ce n’est pas à la morgue de l’hôpital général de référence ; c’est le charnier de Maluku qui a jeté l’opinion nationale et internationale profondément en émoi.

Ce qui intéresse ambassadeurs occidentaux et journalistes ce sont les corps (421 ou 425) déposés dans une fosse commune à Maluku, et non des cadavres d’indigents et de mort-nés en souffrance à la morgue de l’hôpital général de référence.

Les torchons et les serviettes

Ces ministres grand format de la cour sont tellement pris de panique et d’angoisse dont ils ne vont pas se remettre de sitôt. Ils sont effrayés par l’ampleur prise par la découverte du drame de Maluku et son retentissement immédiat dans l’opinion internationale.

Ce drame constitue le point le plus sensible pour les organisations et les puissances qui s’occupent étroitement de la protection des droits de l’homme.

Toutes proportions gardées, ils se sont vite rendu compte que c’est le drame du campus de Lubumbashi qui fut la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase pour le régime de Mobutu Sese Seko, alors qu’il n’y avait par là de fosse commune découverte quelque part à Lubumbashi. C’était, le commencement des tribulations pour le maréchal et son régime.

Pour le drame présent, le pouvoir reconnaît bien l’existence du charnier, mais prétend qu’il s’agit d’indigents et de mort-nées! Toutefois, on peine toujours à montrer l’identité de ces indigents! du charnier de Maluku.

Si ces corps étaient réellement retirés de la morgue de l’hôpital général de référence, on ne se heurterait pas à cette difficulté d’identification. L’hôpital disposerait de tous les renseignements pour les fournir facilement. Hésitations, réticences et tâtonnements à prouver l’identité des corps du charnier de Maluku donnent à croire qu’il y a anguille sous roche.

Il n’y a pas à mélanger les torchons et les serviettes. La morgue de l’hôpital général de référence de Kinshasa n’est pas en cause pour la faire visiter par les diplomates et les Journalistes, tout comme celles de Lubumbashi et de Kisangani citées par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur lors de ses explications devant les députés nationaux et n’ont absolument rien à voir avec ce qui s’était passé à Maluku le 19 mars dernier.

Ce qui est en cause en l’occurrence c’est bien le charnier de Maluku concernant l’identité des corps et les circonstances de leur mort. Qui étaient-ils et de quoi étaient-ils morts?

De mort naturelle, de maladie, d’inanition, de torture, assassinés ou tués par balles? L’identité des cadavres et les circonstances de leur mort doivent être divulguées pour laver le pouvoir de tout soupçon.

Toutes ces questions préoccupantes restent entières, en dépit du verbalisme abondant et creux utilisé pour soutenir l’insoutenable, défendre l’indéfendable. La multiplication à l’envi des points de presse de défensive agace plutôt qu’elle n’apaise les esprits troublés et choqués.

Vaine querelle conceptuelle?

On a entendu un baron de la mouvance présidentielle hasarder un distinguo saugrenu entre la fosse commune et la tombe commune. Pour lui à Maluku il s’agit d’une tombe commune et non d’une fosse commune. Quelle vaine querelle sémantique, conceptuelle soulevée maladroitement ici!

Les concepts « charnier », « fosse commune », « tombe commue » signifient tous les trois la même chose, c’est-à-dire « lieu où sont entassés ou déposés ensemble plusieurs cadavres », indépendamment de leur identité et des circonstances de leur mort. D’ailleurs, « la fosse » et « la tombe » signifient « un trou creusé en terre pour l’inhumation des morts », « lieu où l’on ensevelit un mort ».

On emploie indifféremment la fosse commune, la tombe commune ou le charnier. Il ne sert à rien de s’amuser à couper les cheveux en quatre, de se cacher derrière son petit doigt, cherchant à distraire l’opinion et à obscurcir intentionnellement une affaire pourtant très claire.


Un bonze du PPRD a même prétendu décréter que ses explications mettaient alors donc définitivement un terme à une polémique inutile! Le charnier de Maluku qui a mis en émoi l’opinion nationale et internationale, n’est pas une affaire aussi mince qu’on se l’imagine.

Les langues se délient…

Seule une enquête internationale indépendante peut dévoiler les mystères de la fosse commune et clore la polémique. Autrement dit, le gouvernement congolais étant considéré comme juge et partie, une enquête menée par le Parquet général, l’une des institutions nationales soupçonnée de partialité, ne peut donner des conclusions fiables et crédibles. La controverse subsistera et s’amplifiera toujours au désavantage du pouvoir.

En s’obstinant à repousser l’idée d’une enquête internationale indépendante, et de l’exhumation des corps du charnier de Maluku, le gouvernement prête le flanc aux critiques et montre qu’il se sent morveux, embarrassé à cause des squelettes qu’il a dans le placard. On est pratiquement en difficulté.

Les langues commencent à se délier, et certaines personnes témoins parlent déjà sous le couvert de l’anonymat, faisant leurs confidences soit à la Monusco, soit aux organisations de défense des droits de l’homme basées à Kinshasa. La réalité dépasse la fiction et dissipe le flou artistique dont on voudrait envelopper le drame de Maluku. Un drame qui a apparemment tout d’un secret de Polichinelle.

Par Jean N’Saka wa N’Saka/Journaliste indépendant)

http://7sur7.cd/new/le-foyer-du-drame-etant-maluku-les-visites-de-la-morgue-de-lex-mama-yemo-inopportunes/

Suspect Suspect Suspect silent silent silent Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 17/4/2015, 10:10 pm

CONGO10: FOSSE COMMUNE LES PREUVES D'UN MASSACRE. Hon. FRANK DIONGO


_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 17/4/2015, 11:17 pm

"Maluku : le gouvernement s’agite. La Monusco pour l’exhumation des corps
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9854
Près de deux semaines après la découverte à Maluku d’une fosse commune contenant 421 cadavres, «Joseph Kabila» se complait dans sa stratégie du «silence assourdissant». Le Premier ministre Matata et son gouvernement dissimulent mal un embarras certain. Signe de temps. Après la "sortie" de son collègue en charge de l’Intérieur, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, a attendu six jours (9 avril) avant de s’adresser à la presse. Il n’a rien dit d’original. Sauf que l’«enquête est en cours». Pourquoi mènerait-on des investigations alors que le même Mende qualifie ce genre d’inhumation à la sauvette d’«enterrement routinier» et «somme toute banal» ? La Mission onusienne « recommande » aux autorités congolaises d’exhumer les corps. Seule une autopsie pourrait déterminer les circonstances exactes du décès. Selon une source militaire, plusieurs cadavres de « Kulunas » et des manifestants de janvier ont été transférés, début avril, à Lubumbashi. Ils seraient enfouis dans une fosse commune au camp militaire Kimbembe. Lentement mais sûrement, l’étau se resserre autour du pouvoir kabiliste.

Exhumer les corps


Au cours d’un point de presse de la Mission onusienne au Congo, mercredi 15 avril à Kinshasa, José Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’Homme (BCNUDH), a annoncé que les Nations Unies ont «recommandé» aux autorités congolaises de procéder à l’exhumation des corps inhumés dans une fosse commune à Maluku. Objectif : faire toute la lumière sur cette affaire. Le directeur du BCNUDH a néanmoins reconnu qu’il revient aux autorités congolaises «de prendre toutes les mesures qui rassurent la population pour combattre les rumeurs».
A tort ou à raison, les Congolais de l’intérieur autant que ceux de l’étranger regardent avec la plus grande méfiance l’«enquête en cours» menée par la justice et les services de renseignements. A défaut de l’exhumation des corps, des observateurs n’excluent pas qu’on assiste à une « crise de régime » s’exprimant par des actes de «désobéissance citoyenne».

Dans son propos, le directeur du BCNUDH dissimule mal une certaine "frilosité". L’homme marche manifestement sur des œufs. Pour cause, son prédécesseur, Scott Campbell, a été déclaré persona non grata pour avoir fait publier un rapport accablant sur le pouvoir en place. A savoir, des exécutions sommaires et extra-judiciaires et autres disparitions forcées imputables aux éléments de la police nationale. Des crimes présumés commis, entre novembre 2013 et février 2014, lors de l’opération «Likofi». Une opération décrétée par « Joseph Kabila » pour combattre la criminalité dans la capitale. Campbell a quitté le Congo-Kinshasa le 17 octobre 2014. Et ce, en dépit des condamnations émises notamment par le département d’Etat américain.

Version officielle

Le 19 mars dernier, les services de la Morgue centrale de l’hôpital Mama Yemo ont procédé à un « enterrement collectif » de 421 corps de bébés et d’indigents au cimetière désaffecté de Fula Fula à Maluku. Incommodés par des odeurs pestilentielles, des habitants se sont plaints auprès des fonctionnaires de la Mission onusienne au Congo. C’est le point de départ de la découverte du « charnier ». La Monusco saisit aussitôt le procureur près le tribunal de paix à Maluku afin d’ouvrir une enquête.
Ouvrons la parenthèse. Lors des manifestations des 19, 20 et 21 janvier à Kinshasa, des ONG de défense des droits de l’Homme avait accusé les « forces de sécurité » d’avoir emporté les corps de leurs victimes afin d’effacer des traces. Fermons la parenthèse.

Informé de cette affaire, le ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, a rédigé un rapport ad hoc à l’intention notamment des organisations de défense des droits humains. Dans ce document daté du 3 avril 2015, Boshab rejete la version selon laquelle des corps enterrés dans cette fosse seraient ceux des victimes des manifestations survenues en janvier dernier dans la capitale.
Selon lui, il s’agit plutôt des indigents gardés longtemps à la morgue centrale de l’Hôpital général Mama Yemo et inhumés par l’Hôtel de ville de Kinshasa à la demande de la direction de la morgue. Boshab va ajouter que « le gouvernement était disposé à exhumer les corps, si la demande était faite ou si le moindre doute persistait».

Témoignages des habitants

Cette version officielle est battue en brèche par les témoignages, sous l’anonymat, de certains habitants de cette commune urbano-rurale située à une centaine de kilomètres de la capitale. Citant un "vieux commerçant", l’Agence France Presse rapporte que celui-ci assure que les faits se seraient déroulés « très tôt le matin du 19 mars ». Selon lui, c’était vers 04h00 du matin. "On se rendait dans nos petits travaux des champs et on a constaté qu’il y avait de gros véhicules, dont un de l’hôtel de ville de Kinshasa. (...) Une bâche s’est détachée d’un véhicule et j’ai pu voir des corps. C’était les corps d’adultes».
Interrogé par la chaine publique France24, un autre habitant prénommé Roland semble abonder dans le même sens : «Des hommes ont creusé un trou profond. Puis un camion s’est tourné pour jeter les corps. Une fois jetés, ils les ont ensevelis ». Il ajoute : « En partant, le camion a eu des difficultés car il y avait du sang au sol. […] Pour moi, ce n’est pas normal ce qu’il s’est passé. Ils ont fait cela durant la nuit, ils ont donc un secret à cacher.»

Le pouvoir kabiliste dans l’embarras

La découverte de ce charnier a mis le pouvoir kabiliste dans un embarras certain. A preuve, les « aboyeurs de la République» sont restés muets durant six jours.
Le jeudi 9 avril, le procureur général de la République, le très kabiliste Flory Kabange Numbi convoqua une réunion à son office. Les responsables des services de sécurité civils et militaires y étaient conviés. Il en est de même du patron de la police nationale. « Les services de sécurité ont fourni jeudi 9 avril au procureur général de la République, (…), les premiers éléments de l’enquête réalisée sur la +prétendue+ fosse commune dans la commune de Maluku », rapporte une dépêche de l’Agence congolaise de presse. Questions : que viennent faire des services de renseignements dans une telle affaire qui intéresse au premier chef la police judiciaire et le ministère public ? «Joseph Kabila » et les « durs » de son régime ont-ils pris conscience des conséquences politico-diplomatiques imprévisibles que pourraient générer l’absence de clarté sur ce dossier?

Le même jeudi 9 avril, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, est apparu enfin dans son « One man show ». Pour l’essentiel, on retiendra ces quelques mots : «L’enquête est en cours».
A bout d’arguments, Mende de lancer : « Lorsqu’on suit tout ce qui est dit et écrit sur l’enterrement collectif d’indigents et corps de mort-nés à Maluku, on a l’impression que pour certaines personnes, lorsqu’il n’y a rien qui puisse jeter l’anathème sur les dirigeants actuels de la RDC, il faut en inventer ». Il ajoute : « Ainsi en est-il de cet enterrement routinier et somme toute banal de dépouilles de personnes indigentes pris en charge par la municipalité de Kinshasa ». Question : quelle est, dès lors, la raison de l’enquête en cours alors que ce qui s’est passé à Maluku relève de la « routine » et de la « banalité » ?

Ironie de l’histoire, l’ancien opposant Mende qui alimentait à partir de mai 1990 les médias belges en informations dénuées de tout fondement sur le fameux « massacre de Lubumbashi », ose accuser les critiques de « Joseph Kabila » « d’alimenter inutilement l’affabulation ». « Cette affaire, poursuit-il, est instrumentalisée au point de pousser certains enfants du Congo dans la diaspora à entreprendre des actions malveillantes telle cette agression avec des casses en règle dont notre représentation diplomatique à Paris a été victime hier ».
Pourquoi l’enterrement a-t-il eu lieu la nuit ? A en croire Mende, c’était pour éviter « à l’équipe des fossoyeurs commis à cette tâche d’être exposée à la colère de la population environnante plus préoccupée à préserver leurs lopins de terre acquis en cet endroit ». Interdiction de rire.

Se débattant comme un beau diable, Mende de poursuivre : « A Kinshasa, les gens ont de plus en plus tendance à abandonner leurs proches souffrant. C’est une erreur de croire ou de faire croire que le Gouvernement ou toute autre institution a le pouvoir de suppléer à ce déficit de solidarité qui est pourtant une règle dans nos coutumes ». Est-ce bien un membre d’un gouvernement qui parle ? Inimaginable ! L’Etat n’a-t-il pas pour mission d’être le grand pourvoyeur de la solidarité nationale ? Peut-on franchement parler de « cohésion nationale » dans un pays où l’Etat ne remplit aucune tâche sociale ? L’article 13 de la Constitution ne dispose-t-il pas qu’aucun Congolais ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire du fait notamment de sa condition sociale ? Que dire de l’article 12 qui parle de l’égalité de tous les Congolais devant la loi ?
Selon une source bien informée, lors des manifestations des 19, 20 et 21 janvier, le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta Yango se trouvait en séjour médical à Paris. Pris de panique, « Joseph Kabila » lui enverra un jet de type Falcon pour le ramener au pays. « Joseph Kabila a quelques choses à cacher. Il avait besoin de Kimbuta pour l’aider à assurer l’enterrement des manifestants tués », commente la source. « Joseph Kabila est en réalité un peureux », ajoute-t-elle.

La guerre de sémantique

Après la sortie médiatique chaotique de Lambert Mende, les membres du gouvernement se sont donnés quelques jours pour se mettre d’accord sur quelques « éléments de langage ».
Lundi 13 avril, le Premier ministre, le très effacé Augustin Matata Ponyo a décidé enfin d’exercer le ministère de la parole. Selon lui, il y avait « eu peut-être des erreurs administratives dans le processus de l’enterrement ». Ajoutant que « dans le fond il n’y avait rien à craindre parce que l’enterrement des personnes était justifié». Question : quel est l’objet de l’enquête ouverte puisque tout semble baigner dans l’huile?

Le même jour, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, s’est adressé aux représentants du corps diplomatiques en poste à Kinshasa. L’heure est manifestement grave! Pour lui, on ne peut pas parler de « fosse commune » parce qu’une « fosse commune » suppose exécution, massacre, charnier. « J’utiliserai le terme de tombe commune », dira-t-il. Il semble que certains diplomates ont failli éclater de rire.
Imperturbable, Thambwe de poursuivre : « La fosse de Maluku n’est pas un charnier ». C’est quoi donc ? « Ce sont des gens qui ont été enterrés, et on les a enterrés conformément à la règlementation qui date de l’époque coloniale » belge. Quel manque de sérieux de la part du ministre de la Justice ? La législation à laquelle il fait allusion n’ordonne-t-elle pas d’inhumer les cadavres dans des fosses individuelles séparées les unes des autres de 30 centimètres sur tous les côtés ?

"Enquête indépendante et crédible"

Mardi 14, Boshab s’est présenté au Sénat dans le cadre d’une question orale posée par le sénateur Sébastien Adambu. Le ministre de l’Intérieur d’enfoncer le clou planté précédemment par le « Premier » Matata. Selon lui « la procédure d’inhumation qui s’est déroulée nuitamment à Maluku a été respectée ». Ajoutant que cette inhumation collective « n’est pas la première du genre ». Le sénateur de rétorquer : « Un mort, ce n’est pas un chien, c’est un homme et il a ses droits. Est-ce que tous ses droits ont été préservés ? La réponse nous l’aurons peut-être à la suite d’une question orale avec débat qu’un sénateur pourrait introduire ».
Dans un article intitulé « Atmosphère délétère, au propre et au figuré » publié dans le quotidien « Le Soir » daté du 13 avril 2015, la journaliste Colette Braeckman, autrefois « spécialiste ès massacre sans cadavres », semble venir à la rescousse du pouvoir kabiliste. Un pouvoir empêtré dans cette affaire de fosse commune. Citant un « travailleur social » kinois non autrement identifié joint au téléphone, la journaliste belge note que ce correspondant occasionnel a refusé « de politiser ce dossier ». Tiens ! Tiens ! A en croire ce témoin anonyme, les corps ont été enterrés au milieu de la nuit « pour une raison simple : éviter la chaleur du soleil ». Mende soutient le contraire. Qui croire?

A titre de comparaison, la rédaction de Congo Indépendant a contacté des fonctionnaires à la mairie de Goma et de Lubumbashi afin de savoir le sort réservé aux mort-nés ainsi qu’aux indigents décédés. Ces agents se sont dits stupéfaits par l’affaire de la fosse commune de Maluku. Dans le chef-lieu du Katanga, on apprend qu’en cas de découverte d’un corps sans vie, la mairie contacte le parquet pour constater le décès. Un communiqué est diffusé via les médias pour joindre la famille concernée. Après un délai de trente jours, la municipalité achète un cercueil et procède à l’inhumation. Les mort-nés eux sont enterrés le même jour dans le cimetière situé à l’hôpital.
Selon une source militaire, après la découverte de la fosse de Maluku, des cadavres ont été transférés à Lubumbashi. « Ils ont été enterrés au camp militaire Kimbembe », précise la source. Selon elle, il s’agirait des dépouilles de plusieurs dizaines de Kuluna et des manifestants des 19, 20 et 21 janvier.

La communauté internationale a demandé une enquête "indépendante", "crédible" et "transparente". Il en est de même de la société civile congolaise et des organisations de défense des droits de l’Homme. "Joseph Kabila" n’a pas vraiment le choix. Il doit faire exhumer les dépouilles enfouies à Maluku. A défaut, une crise de régime pourrait éclater. Le divorce paraît consommé entre l’oligarchie en place et le peuple congolais."



"RDC : l’ONU demande la clarté sur la fosse commune de Maluku
° http://www.rfi.fr/afrique/20150415-rdc-onu-maluku-fosse-commune/


Les autorités congolaises ont fait visiter la morgue centrale de Kinshasa à des diplomates, lundi 13 avril, en preuve de leur bonne foi dans l'affaire des cadavres de Maluku.

En République démocratique du Congo (RDC), la fosse commune de Maluku est toujours au cœur de l’actualité. Une enquête judiciaire sur cet enterrement collectif de 421 personnes, le 19 mars dernier, est en cours depuis dix jours. La mission de l’ONU en RDC appelle une nouvelle fois à faire toute la lumière sur cet enterrement. Jose Maria Arañaz, chef du bureau des droits de l’homme de l’ONU, à Kinshasa, encourage également les autorités à exhumer les corps pour faire cesser les inquiétudes sur la façon dont ces personnes sont mortes. Certaines organisations de protection des droits de l’homme craignent en effet que des personnes tuées pendant les manifestations de l’opposition, en janvier dernier, puissent figurer parmi ces corps."



Il faut fournir tous les efforts pour faire la lumière sur cette affaire, autrement dit, rassurer la population civile et la communauté internationale qu’il n’y a rien à cacher
José Maria ArañazChef du bureau des droits de l’homme de l’ONU, à Kinshasa.15/04/2015 - par Léa-Lisa Westerhoff Écouter


° http://www.alterinfo.net/Fosse-commune-de-Maluku-quand-les-soupcons-deviennent-des-faits-pour-alimenter-des-rumeurs_a112936.html
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9852
° http://rdcongorealites.mondoblog.org/2015/04/14/rdc-fosse-commune-loffre-d15-millions-euros-est-une-insulte/
° http://rdcongorealites.mondoblog.org/2015/04/09/fosse-commune-a-kinshasa-quand-la-communaute-internationale-sen-mele/



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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 19/4/2015, 10:53 am

Les combattants de l'udps pleurent les victimes de la barbarie kabiliste et exigent que justice soit rendue au peuple congolais dans les plus brefs délais.
JE SUIS MALUKU








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Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 20/4/2015, 9:40 am

KIMBUTA OFFRE DES CERCUEILS AUX " INDIGENTS" DE LA VILLE DE KINSHASA !
Le fumeur de chanvre notoire Mr Kimbuta qui est accessoirement gouverneur de la ville de Kinshasa vient de décider d'offrir 188 cercueils à ceux qu'il appelle des indigents !
En effet après avoir défendu avec acharnement la position de son foutu gouvernement quant au charnier de Maluku...voilà notre diambeur national qui joue au père-Noël morbide ?
Si le ridicule pouvait tuer tous ces clowns seraient déjà à la place de ceux qu'ils continuent d'appeler indigents !
Question: si ils ont la capacité d'enterrer dignement ces pauvres malheureux la plupart exterminés par leurs soins...pourquoi avoir jeté tels des chiens les 425 cadavres de Maluku ?
PS: Qui se justifie s'accuse, votre démagogie ne prend pas avec nous , vous vous justifiez car la culpabilité vous ronge bande de sorciers !YYMM

Evil or Very Mad Twisted Evil

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  djino le 22/4/2015, 7:35 pm

Kimbuta commencerait à Craquer :

Il semblerait que des fortes pressions s'exercent en ce moment pour que Kabila acceptent soit de se sacrifier, soit de sacrifier une partie de sa garde rapproché dans Kimbuta ...

Kimbuta abandi kosénga PARDON an ba Kinois hors Caméra :

"Alobi Basali ba makambu na bango na kunku bayébisaki bisso té, ébongo balingi to samba ?"  Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy : Traduisez :

"Ils ont fait leurs "affaires" en cachette sans nous avertir , et ils veulent qu'on soit jugés pour cela ?" Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  KOTA le 22/4/2015, 8:00 pm

Oui et il est curieuse aussi l info qui donne Kanyama en "Inde" pour des soins....

En Inde Esprit de Mort devra craindre le MAUVAIS KARMA comme son pire ennemi Cool

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 25/4/2015, 12:27 am

"Diversion : 188 cadavres inhumés dans une fosse commune à Maluku
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9863
 
 
André Kimbuta Yango, gouverneur de la ville de Kinshasa

Pendant que l’enquête sur les 421 cadavres enterrés dans une fosse commune à Maluku est toujours "en cours", le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a "supervisé", lundi 20 avril, l’inhumation de 188 dépouilles. Des observateurs interprètent cette action comme une opération de diversion. Le pouvoir kabiliste tente de démontrer, par l’absurde, le caractère "routinier" de ce genre d’enterrement. En réalité, le gouvernement central et les autorités de Kinshasa persistent dans la violation de la loi.


Sous la direction du gouverneur de Kinshasa, le PPRD André Kimbuta Yango, le service de la morgue centrale de la capitale - dont l’identité du responsable n’a jamais été divulguée - a procédé, lundi 20 avril, à l’inhumation, dans une fosse commune, de cent quatre-vingt-huit cadavres au cimetière désaffecté de Fula-Fula à Maluku.
Selon les informations données par le "service de la morgue centrale", la ventilation est faite comme suit : cent-trois mort-nés; vingt-huit personnes non identifiées, trente abandonnées et vingt-sept indigents. Question : comment distingue-t-on une personne abandonnée d’un indigent?
Etrangement, le service précité n’a pas publié les identités des vingt-sept "indigents " présentés comme "des personnes connues par la population mais abandonnées après leurs décès" dans les morgues de différentes formations médicales de Kinshasa.

A en croire André Kimbuta, cette opération n’aurait qu’un seul but : "désengorger les morgues" de la capitale. Sous d’autres cieux, cette hécatombe serait perçue comme un échec de la politique sociale d’un gouvernement central - et pourquoi pas provincial? - incapable de promouvoir une sécurité sociale et surtout des soins de santé de qualité, accessible à toute la population. 
Kimbuta devrait fournir des réponses à quelques questions. Quelles sont les identités des personnes enterrées? Des certificats de décès ont-ils été délivrés par un médecin légiste? Pourquoi ces enterrements ont-ils lieu dans un cimetière désaffecté? L’inhumation dans une fosse commune ne traduit-elle pas la volonté du pouvoir de faire disparaître des "traces"? 

"L’enquête est en cours"

Des images d’une inhumanité insoutenable circulent actuellement sur les réseaux sociaux. La scène se déroule apparemment à la morgue centrale de Kinshasa. On y voit des agents de ce service "décharger" d’un véhicule plusieurs cadavres ensanglantés avant de les placer - c’est un euphémisme - sur des civières. Quelques éléments de la garde présidentielle (avec béret rouge) sont chargés de superviser cette "livraison". L’image n’est pas datée. Reste qu’on entend distinctement une voix lancer en direction d’un militaire en swahili : "Toka palè!". Traduction : écartes-toi de là! Des commentaires indécents en lingala sont tout aussi audibles. S’agit-il des adeptes du "prophète" Joseph Mukungubila "canardés" comme des lapins, le 30 décembre 2013, par la garde présidentielle, ? 
Depuis la découverte de la fosse commune de Maluku, l’opinion congolaise est chauffée à blanc. Elle s’impatiente de connaître la vérité sur les circonstances exactes de ces décès. La crise de confiance est montée d’un cran à l’égard d’un pouvoir kabiliste qui n’a jamais fait mystère de son mépris de la vie et de la dignité de la personne humaine

Des sources bien informées laissent entendre qu’en ce qui concerne les 421 corps, la garde présidentielle auraient "mélangé" les corps des victimes de la répression des 19, 20 et 21 janvier avec ceux de quelques indigents et autres morts. Aucune vérité ne sortira des "investigations" en cours.
Lors de la question orale lui adressée, mi-avril, par l’Assemblée nationale et le sénat, le ministre de l’Intérieur Evariste Boshab a été bien incapable de justifier le choix de la nuit pour ensevelir les 421 morts. Jouant sur les mots, il a prétendu que la législation en matière d’inhumation était "orpheline" avant d’inviter les députés à légiférer. Le ministre de l’Intérieur ignore-t-il que l’initiative de la loi appartient aussi bien à l’exécutif qu’au législatif? 
Faisant le point, jeudi 16 avril, sur "l’état d’avancement de l’enquête" sur la fosse commune du cimetière Fula Fula à Mmaluku, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, a déclaré, sans rire, que "les investigations progressent normalement". Et d’ajouter : "car le gouvernement n’a rien à cacher". Rien à cacher? Question : pourquoi mène-t-on des investigations sur une inhumation collective que les autorités de la ville de Kinshasa et ceux du gouvernement central s’évertuent à présenter comme "banale" et "routinière"?

La législation congolaise en vigueur dont l’ordonnance du 14 février 1914 est claire : "Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations" (article3). "Chaque inhumation ne pourra avoir lieu que dans une fosse séparée (...)" (article 4). "Les fosses sont distantes entre elles d’au moins de 30 centimètres sur tous les côtés" (article5). L’article 6, lui, interdit manifestement les enterrements dans l’anonymat. Il impose l’inscription des noms, prénoms, profession, résidence et nationalité dans un registre. Où est ce registre?
En supervisant l’enterrement de 188 cadavres dans une nouvelle fosse commune au moment où l’opinion attend des clarifications sur l’enfouissement des 421 corps début avril à Maluku, le gouverneur André Kimbuta et les membres du gouvernement central persistent dans l’erreur. Une erreur assimilable à une faute politique. Ils ont foulé et continuent à fouler au pied la charte fondamentale qui régit ce pays. Et ce en infligeant une mesure discriminatoire à des citoyens congolais du fait de leur condition sociale."



"RDC - José Makila : "On ne peut pas entasser des Congolais comme des rats dans une fosse commune"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150421162206/droits-de-l-homme-variste-boshab-opposition-rdc-jos-makila-interview-rdc-jos-makila-on-ne-peut-pas-entasser-des-congolais-comme-des-rats-dans-une-fosse-commune.html

[/url]
L'opposant congolais José Makila, président de l'ATD.
 
Plus de 50 députés de l'opposition ont déposé dimanche une motion de défiance contre Évariste Boshab, vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur. Selon eux, sa responsabilité serait engagée dans l'affaire de la fosse commune de Maluku. Quatre questions à José Makila, initiateur du vote qui devrait avoir lieu mercredi.
Nouveau rebondissement dans l'affaire de la fosse commune de Maluku. Un mois après "l'enterrement collectif" de 421 personnes dans le cimetière de cette banlieue nord-est de Kinshasa, l'opposition n'est toujours pas convaincue par les explications des autorités. Dimanche 19 avril, une cinquantaine de députés ont ainsi déposé une motion de défiance contre Évariste Boshab, le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur.


Juvénal MUNUBO @juvenalmunubo

Motion de défiance E.Boshab sur affaire fosse commune Maluku.Débat et vote 48 heures après le dépôt,donc probablement Mercredi 22 avril 2015
9:09 PM - 19 Avr 2015



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Quelques jours après la découverte de la fosse commune, ce dernier était pourtant passé devant l'Assemblée nationale pour répondre aux préoccupations des députés. Sans convaincre, si l'on en croit la motion de défiance initiée par le député José Makila, ancien gouverneur de l'Équateur et président de l'Alliance des travaillistes pour le développement (ATD, opposition).

Jeune Afrique : Pourquoi initier une motion de défiance après les explications données par le gouvernement sur la fosse commune de Maluku ?
José Makila : Tout simplement parce que, dans ses explications devant les députés, le vice-Premier ministre Boshab a été tellement superficiel que plusieurs questions sont restées sans réponses : pourquoi la loi en vigueur n'a pas été scrupuleusement respectée ? Pourquoi la Croix-Rouge n'a pas été contactée, associée ? Pourquoi ce sont les gardes républicains qui ont procédé à l'inhumation ? Quelle est l'identité de ces indigents enterrés ? Pourquoi les avoir inhumés la nuit ?
Une enquête indépendante est nécessaire pour élucider l'affaire de la fosse commune de Maluku.
Nous estimons donc qu'une enquête indépendante ou internationale est nécessaire pour élucider cette affaire. D'autant que nous n'avons pas confiance en celle qui a été ouverte par le parquet général, lequel répond aux injonctions du ministère de la Justice.

Concrètement, en quoi la responsabilité du ministre pourrait être engagée dans cette affaire ?
Il n'y a jamais eu de communiqué officiel pour informer la population sur l'imminence d'un enterrement collectif de 421 personnes dans une fosse commune. Cela aurait permis à chacun de passer à la morgue centrale pour vérifier s'il s'y trouvait un membre de famille.
Pis, c'est la manière dont cette inhumation a eu lieu qui choque. On ne peut pas entasser des compatriotes comme des rats dans une fosse commune. Aucune loi ne l'autorise en RDC ! Mais le ministre est venu devant l'Assemblée nationale pour défendre cette pratique, prétextant qu'il s'agissait d'une habitude. Si c'en était vraiment une, pourquoi les autorités de la ville de Kinshasa ont-elles enterré aujourd'hui [20 avril] des gens dans des cercueils et dans des fosses séparées ?

Explications d'Adré Kimbuta, gouverneur de Kinshasa, avant "l'enterrement collectif" du 20 avril 2015.
° https://youtu.be/i97Xy8qNubs

Les autorités affirment en effet que ces "enterrements collectifs" ont toujours eu lieu depuis l'époque coloniale…
[La législation congolaise en vigueur interdit d'enterrer les gens dans des fosses communes.
Le texte de 1919 stipule que dans les zones urbaines, les fosses doivent être séparées de 30 cm. Et dans des zones rurales, c'est un mètre de distance par fosse. La législation congolaise en vigueur interdit donc d'enterrer les gens dans des fosses communes. En plus, il faut avoir un certificat de décès avant de procéder à une inhumation. Ce qui n'a pas été respecté lors de l'enterrement de ces 421 personnes à Maluku. Il y a eu violation de la loi.
Le ministre Boshab estime par ailleurs que la législation en matière funéraire en RDC est "obsolète" et invite les députés à la faire évoluer. Que lui répondez-vous ?
Ministre de surcroît, constitutionnaliste de son état, Évariste Boshab ne peut pas dire que "la loi est obsolète". En plus, il a été président de l'Assemblée nationale (2009-2012). Sachant que la législation en matière funéraire était dépassée, pourquoi n'a-t-il pas proposé une nouvelle loi ?
Qu'à cela ne tienne, l'initiative même de la loi appartient concurremment aux parlementaires – députés ou sénateurs – et aux membres du gouvernement. Comme c'est l'exécutif qui se trouve sur le banc des accusés, pourquoi Boshab n'a-t-il toujours pas présenté un projet de loi pour faire évoluer la législation funéraire ? Celle-ci n'est d'ailleurs pas la seule à dater de l'époque coloniale dans notre arsenal juridique. Elle doit donc être respectée et appliquée comme telle, tant qu'elle n'a pas été abrogée.  "




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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 1/5/2015, 4:39 pm

"Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

° http://radiookapi.net/actualite/2015/05/01/fosse-commune-de-malukuevariste-boshab-attendu-lassemblee-nationale/?utm_source=feednanga.com&utm_medium=referral&utm_campaign=Feednanga%20-%20Most%20shared%20links
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.
«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

 
Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.
Vous pouvez écouter Delly Sessanga:

Télécharger

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.
Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.
Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

° http://radiookapi.net/actualite/2015/04/20/fosse-commune-de-maluku-evariste-boshab-vise-par-une-motion-de-defiance/
° http://www.rfi.fr/afrique/20150419-fosse-commune-maluku-motion-defiance-evariste-boshab/


"RDC : polémique, loi coloniale et fosses communes
° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2832p017.xml0/justice-sant-pol-mique-rdc-pol-mique-loi-coloniale-et-fosses-communes.html
La découverte d'une fosse commune à Maluku suscite l'émoi et un débat sur les modalités d'inhumation des cadavres non réclamés par leur famille. Surprise : c'est une loi coloniale qui est encore en vigueur.

En RD Congo, une affaire en cache souvent une autre. Alors que les circonstances dans lesquelles 421 corps ont été nuitamment inhumés le 19 mars dans une fosse commune du cimetière Fula-Fula de Maluku, en banlieue kinoise, soulèvent bien des interrogations, la polémique enfle sur la législation en vigueur en matière funéraire. Celle-ci date en effet de l'époque coloniale. Plus de cinquante ans après l'indépendance !
"C'est la branche orpheline du droit congolais", a reconnu Évariste Boshab, vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur, appelant les députés à se pencher sur la question. D'autant que le texte de référence portant sur les déclarations de décès, les autorisations d'inhumer, la levée des corps, les délais pour les funérailles, les éventuelles autopsies et les modalités des obsèques est une ordonnance du pouvoir colonial belge, adoptée le 15 mars 1950 et qui ne comprend qu'un seul article.

Législation obsolète

Une législation obsolète, qui se réfère elle-même à des textes réglementaires signés entre 1907 et 1915. Des dispositions qui font toujours allusion aux "villages indigènes" et à la "Colonie". La procédure paraît pourtant simple : à Kinshasa - ville de plus de 10 millions d'habitants avec au moins 600 morts par jour -, les cadavres non réclamés par leurs familles sont envoyés à la morgue centrale, qui procède à un "enterrement collectif" après un délai de deux à trois mois, selon Boshab.
Et le ministre s'appuie sur des chiffres : l'an dernier par exemple, 84 corps ont ainsi été enterrés le 2 avril, 343 le 8 juin et 88 le 21 décembre. Une centaine d'autres dépouilles doivent bientôt être inhumées, la morgue de Kinshasa pouvant contenir au maximum 310 cadavres. Pour lui, la polémique que suscite la découverte de la fosse commune de Maluku n'a aucune raison d'être. Il ne s'agirait que de la "politisation" d'une procédure d'inhumation en vigueur depuis des lustres.
"Jusqu'ici, cela n'avait pas posé problème, estime pour sa part le député Christophe Lutundula. Moi-même, qui vis à Kinshasa depuis une trentaine d'années, je ne savais pas que l'État procédait à des enterrements collectifs pour des indigents ou d'autres cadavres abandonnés. Il est temps de faire évoluer notre législation." La balle est dans le camp des élus."


"Diversion : 188 cadavres inhumés dans une fosse commune à Maluku
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9863
Pendant que l’enquête sur les 421 cadavres enterrés dans une fosse commune à Maluku est toujours "en cours", le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a "supervisé", lundi 20 avril, l’inhumation de 188 dépouilles. Des observateurs interprètent cette action comme une opération de diversion. Le pouvoir kabiliste tente de démontrer, par l’absurde, le caractère "routinier" de ce genre d’enterrement. En réalité, le gouvernement central et les autorités de Kinshasa persistent dans la violation de la loi.(...)"


"Affaire fosse commune de Maluku : la VSV va déposer une liste des victimes réclamées et portées disparues au niveau de la justice »"
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12419:affaire-fosse-commune-de-maluku-la-vsv-va-deposer-une-liste-des-victimes-reclamees-et-portees-disparues-au-niveau-de-la-justice&catid=90:online-depeches


"Pour détourner l’attention sur le charnier de Maluku:Acculé, le gouvernement joue à la diversion"
° http://latempete.info/pour-detourner-lattention-sur-le-charnier-de-malukuaccule-le-gouvernement-joue-a-la-diversion/

"''Fosse commune de Maluku'' : L'Opposition Républicaine exige une enquête internationale crédible !"
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/a-chaud/752-fosse-commune-de-maluku-l-opposition-republicaine-exige-une-enquete-internationale-credible

"RDC : quatre fosses communes découvertes à Beni, selon l’armée congolaise"
° http://www.lavoixdelamerique.com/content/rdc-quatre-fosses-communes-decouvertes-a-beni-selon-l-armee-congolaise/2743032.html




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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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