DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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Message  ndonzwau le 21/5/2015, 3:02 pm

"Joseph Kabila démasqué pour crimes contre l’humanité : « Qu’attend la CPI pour appliquer la rigueur de la loi ? »
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9934
La Radiotélévision Belge Francophone (RTBF) a diffusé ce samedi 2 Mai 2015, à 19h30, un reportage inédit, pour tenter d’élucider le mystère de la « Fosse commune de Maluku », un charnier dans lequel furent ensevelis, à la totale surprise de sourciers anonymes, 425 corps dont 300 fœtus et 125 corps d’indigents, non identifiés donc ! Découverte supplémentaire, le cimetière Fula-Fula, à Maluku, bien que désaffecté, ne serait pas davantage, un des seuls à abriter une fosse commune dans le pays.

La situation serait comparable à N’sele, Benseke, Kimwenza et à Mbanza-Ngungu, dans la périphérie de la Ville de Kinshasa, et à Kimbembe, et dans celle de Lubumbashi, au Katanga. Cette pratique macabre, d’enterrer des citoyens congolais dans une fosse commune serait l’œuvre des forces dites de sécurité, et des membres de la garde présidentielle, qui, souvent, emportent ainsi les corps sans vie de leurs victimes. Ceci, dans le but d’effacer toutes traces de leur vie antérieur, et ainsi leur laisser toute conscience tranquille. C’est la honte d’un régime criminel, qui assure ainsi leur acquittement, par l’impossibilité de toute enquête, du fait de l’absence totale de toutes traces de preuve.
Pour confronter la réalité vécue aux faits déclarés, l’animateur de l’émission a projeté, en complément, un film où clairement on a pu voir un camion de l’Armée congolaise, en stationnement, devant la morgue de l’hôpital Général de Kinshasa ex. Mama Yemo, avec des militaires aux alentours, veillant sans compassion, à l’évacuation des corps sans vie, et ensanglantés, pour les déposer en conservation dans des chambres froides, préalablement réservées à cette fin.

Tout étant « caporalisé », en République Démocratique du Congo, cette opération de « déchargement des corps sans vie », s’est effectué dans la plus stricte discrétion. Il s’agit, évidemment, du spectacle d’un génocide programmé, dans lequel la responsabilité des femmes et hommes politiques congolais, avides et œuvrant pour ce régime, semble être engagé, avec complicité avérée, et crime de non-assistance à des personnes en danger de mort.
Le comble est que nul ne sait, jusqu’à ce jour, la provenance des corps enterrés à Maluku et quelles seraient les causes de leur décès ? Peut-on croire à la version des officiels congolais, déclarant qu’il s’agirait des fœtus et des mort-nés, enterrés ensemble avec des indigents ? Peut-on croire qu’un fœtus ou un mort-né peut garder sur lui une barbiche pimentée, une calvitie, et comment expliquer que certains morts-nés étaient même en cravate ?

Par ailleurs, les voix s’élèvent du côté de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, ont perdu parents ou fils, lors des manifestations du 19, 20 et 21 janvier 2015. Si l’on en croit les rumeurs, ce sont les corps de ces infortunés patriotes qui furent enterrés dans une fosse commune à Maluku, nuitamment, et loin des regards indiscrets, et surtout loin de la tendresse des leurs !
S’il faut comptabiliser toutes les opérations du genre, à travers tout le pays, pendant 14 ans de règne de Joseph Kabila, il est à craindre qu’avec un tel système, on arrive à réduire l’essor démographique de la population congolaise, et que même, également, on arrive à manquer d’espace pour enterrer les morts, naturels ou non, d’ici 5 ou 10 ans ! En conclusion, le Congo Kinshasa n’est pas très loin de l’apocalypse et/ou de sa disparition ontologique, puisqu’il assiste, en fait, à un génocide savamment orchestré du peuple congolais !

Bien que le Gouvernement congolais aie chargé Ghyslain Kahozi, Procureur de la République de Matete, de mener des enquêtes judiciaires, afin d’éclairer l’opinion publique sur ces découvertes de groupes importants de morts inexpliqués, ce magistrat, me semble-t-il, est inféodé par la maladie de la corruption. L’homme tient un discours décousu, et il fait preuve d’un amateurisme déconcertant !
Pourtant, lui comme moi, avons appris au cours de nos études universitaire, que le juriste doit être la seule personne au monde, qui ne croit qu’après examen et vérifications minutieuses à la mort d’une personne humaine découverte sur la place publique !Dès lors, comment ce fameux Procureur de la République peut-il valablement mener des enquêtes fiables sans authentifier ce qui est dans le trou, c’est-à-dire dans la fosse commune ? A-t-il pu confronter la liste reprenant l’identité de toutes les victimes, pour connaître, par conséquent, le nombre de fœtus, et/ou morts nés, et, séparément, celui des indigents ? A-t-on procédé au teste systématique de l’ADN de chaque corps déterré ?

Au regard de ce qui précède, ne serait-il pas souhaitable que la Cour Pénale Internationale relève la flagrance des manquements et ordonne des poursuites ? En examinant les enquêtes de Ghyslain Kahozi, Procureur de la République en charge du dossier de la fosse commune de Maluku, cela restera probablement sans résultat ! Comme d’ailleurs, dans les enquêtes précédentes de l’Etat : Fidèle Bazana, Armand Tungulu et autres, ont été tués par la Police et les services dits de sécurité, mais les corps de ces vaillants et illustres compatriotes n’ont pas été retrouvés ! Et peut-être ne le seraient-ils jamais !
Il faut que Joseph Kabila rende des comptes à la Nation congolaise, qui l’a accueilli, naïvement, un certain 17 Mai 1997 et pour comble même, comme libérateur !

Bamba-di-Lelo
Docteur en Sciences Politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo
E.mail : jbadil@hotmail.be"



"La fosse commune Maluku - RTBF (Vidéo) 2 mai 2015 -"
° http://www.rtbf.be/video/detail_la-fosse-commune-maluku?id=2012763



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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 30/5/2015, 1:22 pm

"Banditisme d’Etat :
Affaire fosses communes : Qui a enlevé Alain Bukasa?

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9955
Dans une lettre datée du vendredi 29 mai 2015, adressée au ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, l’Association nationale pour les droits, la défense des migrants et de femme" (Anaddem), dénonce "l’enlèvement" d’un de ses membres. Son nom : Alain Bukasa. Se fondant sur les dires de plusieurs témoins, l’association a fini par pointer un doigt accusateur en direction de la police congolaise. Les faits se seraient passés aux environs du cimetière de Benseke où Bukasa avait rendez-vous avec deux personnes. Une chausse-trappe.

Dès le premier paragraphe, le signataire de cette correspondance, Kande Kaoka Mwana, annonce au ministre de la Justice que leur collègue Alain Bukasa a été "enlevé" le mardi 26 mai dernier "aux environs de 17h47 par des éléments de la police nationale. Certains policiers étaient en uniforme, d’autres en tenue civile.
Selon Kande, l’activiste "porté disparu" fait partie de l’équipe en charge de la "Cellule d’enquêtes et investigations".

Traquenard

Le 26 mai, Alain Bukasa avait loué un taxi qui l’avait conduit à quelques encablures du cimetière de Benseke où il avait rendez-vous avec deux personnes non-autrement identifiées. Un traquenard. "Le dernier message que nous avons reçu de lui remonte à mardi 26 mai à 17h47", peut-on lire. Depuis lors, le téléphone de l’intéressé est aux abonnés absents.
Après une "descente" le mercredi 27 et le jeudi 28 mai, des membres de l’Annadem ont pu recueillir les "détails" fournis par des "témoins" sur ce que le groupement qualifie d’"enlèvement". Selon ces témoignages, Alain Bukasa a été interpellé au niveau du cimetière de Benseke. Le conducteur du véhicule qui l’a conduit a subi le même sort.
Une autre source confirme que l’arrestation a été opérée par neuf agents circulant à bord de deux véhicules 4x4, sans plaques d’immatriculation, de marque Nissan Patrol et Mitsubishi Pajero.

L’Anaddem sollicite l’"implication personnelle" du ministre de la Justice "dans la recherche de leur collègue et le chauffeur du véhicule à bord duquel il voyageait. "Notre collègue travaille depuis plusieurs mois sur les dossiers de toutes les personnes tuées par la police, l’armée et divers services des renseignements dont les corps auraient été emportés et jamais retrouvés par la suite", souligne Kande Kaoka Mwana. Et de conclure : "Et tout récemment, il (Alain Bukasa) a reçu plusieurs menaces de mort y compris tous les membres de la cellule d’enquêtes et investigations. Depuis quelques semaines, il avait dû quitter son habitation pour vivre ailleurs en raison de la récurrence de ces menaces".

Ministre sans pouvoir

Que pourrait faire le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba? La réponse tient en un mot : Rien! La raison est simple : tous les membres du gouvernement congolais ne sont que des ministres sans pouvoir. Le Premier Augustin Matata Ponyo, en tête. Le pouvoir effectif est détenu par "Joseph Kabila" et les membres du fameux "gouvernement parallèle".
En date du 24 avril 2015, la même association avait prévenu le ministre de la Justice - le même - de l’existence de plusieurs autres fosses communes notamment aux cimetières de Nsele, Mbanza Ngungu et de Benseke. Dans cette dernière nécropole, il serait question de six à sept fosses communes.

Dans cette dernière missive, l’association faisait état de nombreux cas de "disparitions" de cadavres. A titre d’exemples, elle citait le cas de Junior Mbuza Mabe, 23 ans, domicilié au n°10, rue Lubefu, commune de Ngaliema (Quartier Congo). Ce jeune homme a été "abattu froidement" par des policiers sous les yeux de ses amis. Le groupe revenait d’une soirée. Le corps du fils Mbuza Mabe n’a jamais été retrouvé. L’association cite également la "disparition" du cadavre de John Kikomba Mbala, "enlevé" le 22 novembre 2013 par des policiers.
Questions finales : Qui a enlevé Alain Bukasa? Alexis Thambwe va-t-il "faire le mort" comme ses prédécesseurs où prendra-t-il le courage d’assumer ses responsabilités de ministre de la Justice en interrogeant son collègue en charge de l’Intérieur et sécurité afin de mettre fin à la banalisation de ce banditisme d’Etat?"




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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  djino le 9/6/2015, 7:53 pm

FOSSE COMMUNE DE MALUKU : HRW ACCUSE LA GARDE PRÉTORIENNE DE «KABILA »  Suspect Suspect Suspect 


http://ladynamiquecongolaise.com/fosse-commune-de-maluku-hrw-accuse-la-garde-pretorienne-de-kabila/

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 10/6/2015, 1:17 am

"HRW : Il faut exhumer les corps enterrés dans une fosse commune
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9982
Des familles craignent qu’elle ne contienne les cadavres de victimes des forces de sécurité. Les autorités de la République démocratique du Congo devraient sans tarder et de manière appropriée exhumer les corps enterrés dans une fosse commune qui pourrait contenir les cadavres de victimes de disparitions forcées ou d’exécutions commises par les forces de sécurité congolaises, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Le 5 juin 2015, les familles de 34 victimes ont déposé une plainte publique auprès du Procureur général de la République, réclamant justice et l’exhumation des corps inhumés dans cette fosse, située à Maluku, dans une zone rurale à environ 80 kilomètres de la capitale, Kinshasa. Des habitants de cette zone, des dirigeants de l’opposition, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo (MONUSCO) et des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont exprimé leur préoccupation au sujet de l’inhumation massive effectuée de nuit le 19 mars à la lisière du cimetière de Fula-Fula à Maluku, à laquelle des membres des forces de sécurité gouvernementales ont participé.
Le gouvernement n’a ni exhumé les dépouilles ni révélé les identités des personnes enterrées. « Deux mois après la découverte de la fosse commune à Maluku, les autorités congolaises n’ont toujours pas fait la lumière sur l’identité des personnes qui y sont enterrées », a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Les familles de victimes de violations des droits humains ont le droit de savoir si leurs proches sont parmi les personnes ensevelies dans cette fosse. »

Les autorités devraient effectuer immédiatement une opération d’exhumation en bonne et due forme, avec l’aide d’experts internationaux, a déclaré Human Rights Watch. Des gouvernements étrangers, ainsi que les Nations Unies, devraient appuyer cette investigation, y compris en fournissant des experts en médecine légale qui seraient chargés d’aider à exhumer les corps et d’effectuer des analyses d’ADN. Les circonstances inhabituelles de cet enfouissement de masse a accentué la crainte que ce cimetière soit utilisé pour dissimuler les corps de victimes d’abus commis par le gouvernement, a souligné Human Rights Watch.
Une femme de Maluku a déclaré à Human Rights Watch que le 19 mars vers 2h00 du matin, alors qu’elle rentrait chez elle à pied d’une veillée de nuit dans son église, elle a vu un gros camion à benne entrer dans le cimetière de Fula-Fula. Elle a affirmé que plus d’une dizaine d’hommes en uniforme militaire se trouvaient à bord du camion, ainsi que d’autres en tenue civile, et qu’une grande bâche blanche recouvrait le contenu du camion.

Le propriétaire d’un champ situé à côté du cimetière a déclaré que le 19 mars vers 5h00 du matin, il a vu un gros camion à benne et des hommes qui pelletaient de la terre à la limite du cimetière. Quand il est retourné à son domicile ce matin-là, des hommes qui lui ont paru appartenir aux services de renseignement l’ont accosté et lui ont demandé ce qu’il avait vu au cimetière.
Au cours des jours et des semaines suivants, des hommes non identifiés se sont présentés à son domicile à au moins quatre reprises, puis sur son lieu de travail, où ils l’ont accusé d’avoir « divulgué le secret » au sujet de la fosse commune. Début avril, il a reçu un appel téléphonique d’un inconnu qui lui a dit: « Toi, attends. Tu vas mourir. »
La découverte de la fosse commune est survenue dans un contexte de tensions politiques croissantes et d’une répression de plus en plus sévère à l’encontre d’activistes, de dirigeants politiques et d’autres personnes qui se sont opposées aux tentatives visant à permettre au président congolais, Joseph Kabila, de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats imposée par la constitution, son second mandat se terminant fin 2016.

Le 3 avril, Évariste Boshab, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur de la RD Congo, a annoncé, lors d’une réunion avec d’autres officiels de haut rang du gouvernement et des forces de sécurité, des représentants de Human Rights Watch et de la MONUSCO ainsi que des journalistes congolais, que 421 corps avaient été inhumés dans la fosse commune. Il a affirmé que cette inhumation était une « procédure normale » et que les dépouilles étaient celles d’indigents dont les familles n’avaient pas les moyens de financer un enterrement classique, de personnes décédées non identifiées et de bébés morts-nés.
Toutefois, des responsables de la Croix-Rouge congolaise ainsi que des employés d’hôpitaux et de morgues ont affirmé à Human Rights Watch que cet enterrement massif n’était pas une procédure normale. Ils ont indiqué que la pratique habituelle concernant les bébés morts-nés était de les enterrer le même jour ou dans les deux jours suivant le drame, soit souvent dans des endroits réservés dans l’enceinte de l’hôpital, soit par les familles elles-mêmes dans un cimetière. Les corps de personnes indigentes et les cadavres non identifiés sont habituellement inhumés de jour dans des cercueils bon marché lors d’un enterrement digne dans l’un des cimetières de Kinshasa, si personne ne réclame le corps après l’annonce publique de sa découverte. Évariste Boshab a affirmé, lors de la réunion du 3 avril, que si des doutes subsistaient sur les identités des personnes enterrées dans la fosse, les corps seraient exhumés.

Le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, qui participait à cette réunion, s’est fait l’écho de l’engagement de son collègue de faire exhumer les corps en cas de tels doutes. Ghislain Mwehu Kahozi, un procureur de la république qui dirige une enquête judiciaire sur la fosse commune, a déclaré le 11 mai à Human Rights Watch que 12 familles de personnes présumées tuées ou victimes de disparitions forcées aux mains des forces de sécurité en 2013 et 2014 avaient individuellement déposé des plaintes en justice réclamant l’exhumation des corps. Il a indiqué que son équipe s’efforçait d’obtenir confirmation des allégations avant de prendre une décision.
Le procureur a affirmé que le site était bien protégé. Cependant, Human Rights Watch s’est rendu sur place dans l’après-midi du 11 mai et a trouvé le site désert et non gardé. Le site était délimité par une clôture de bois rudimentaire et un cordon de police, peu susceptibles de décourager quiconque aurait l’intention d’altérer les lieux. « Le nombre croissant de plaintes en justice déposées par des familles dont certains membres ont disparu souligne qu’il est urgent d’exhumer le contenu de cette fosse commune », a affirmé Ida Sawyer. « Le gouvernement congolais devrait honorer sa promesse d’exhumer les corps et donc protéger adéquatement la fosse en attendant. » Le décès dans des conditions suspectes, la nuit de l’inhumation de masse, d’un infirmier responsable d’une morgue de Kinshasa, soulève selon Human Rights Watch des préoccupations supplémentaires.

Dans la soirée du 18 mars, Claude Kakese, qui avait fini une formation en thanatologie et qui était chargé de la morgue de la clinique Ngaliema, l’un des principaux hôpitaux de Kinshasa, est décédé dans des circonstances suspectes dans ce qui a été présenté comme un accident de la route à quelques kilomètres de l’aéroport de Ndjili, sur la route de Maluku. Un de ses collègues a déclaré à Human Rights Watch que Kakese avait la réputation de fournir des informations exactes sur les causes des décès des personnes dont les corps étaient apportés aux morgues de Kinshasa. Sa famille pense que sa mort est liée à l’inhumation de masse à Maluku. Le lendemain, une station locale de télévision a affirmé que Kakese était mort dans un accident causé par la conduite en état d’ivresse et qu’une bouteille de whisky avait été trouvée dans sa voiture. Mais un témoin arrivé sur les lieux peu après l’accident a affirmé à Human Rights Watch que des militaires de la Garde républicaine avaient entouré la voiture de Kakese et qu’il n’y avait pas de bouteille d’alcool. Ce témoin a précisé que les militaires avaient donné des versions contradictoires des causes de l’accident. Il a affirmé avoir vu le corps de Kakese gisant sur les deux sièges à l’avant de la voiture, avec ce qui ressemblait à une blessure par balle sous le menton. Des membres de la famille de Kakese ont affirmé avoir constaté une blessure similaire lorsqu’ils ont vu son corps à la morgue. Les autorités congolaises devraient faire effectuer une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de Kakese et poursuivre en justice quiconque pourrait en être responsable, a affirmé Human Rights Watch.

La plainte conjointe déposée par des familles le 5 juin concernait des familles de personnes qui ont été exécutées sommairement ou victimes de disparitions forcées aux mains des forces de sécurité, lors de manifestations à Kinshasa en janvier 2015 visant à protester contre des propositions de modifier la loi électorale congolaise. Parmi les autres signataires de la plainte conjointe figuraient des membres des familles de personnes exécutées sommairement ou disparues de force lors de l’« Opération Likofi », une campagne abusive de la police de Kinshasa en vue de neutraliser des bandes criminelles organisées, de novembre 2013 à février 2014. « Le climat politique en RD Congo à l’approche des élections de 2016 devient de plus en plus répressif », a conclu Ida Sawyer. « Les partenaires internationaux de ce pays devraient s’efforcer d’empêcher de nouvelles escalades de la violence et insister pour que les responsables de violations des droits humains soient amenés à rendre des comptes devant la justice. »

Les manifestations de janvier 2015

Selon des recherches effectuées par Human Rights Watch, au moins 38 civils ont été tués par balles par la police et par des membres de la Garde républicaine, le service de sécurité de la présidence, lors de manifestations à Kinshasa du 19 au 21 janvier. De nombreuses victimes ont reçu des balles dans la tête ou dans la poitrine et semblaient avoir été visées délibérément. Dans certains cas, les forces de sécurité ont emporté les cadavres et les familles n’ont pas pu les retrouver pour les enterrer. Dans d’autres cas, les forces de sécurité ont empêché les familles de récupérer les corps à la morgue.
Human Rights Watch a également documenté cinq cas dans lesquels des personnes arrêtées par la police ou par les Gardes républicains pendant les manifestations ont disparu. Leurs familles n’ont pas été en mesure de les retrouver, que ce soit dans les prisons de Kinshasa, dans d’autres centres connus de détention ou dans les morgues. Un employé d’une des principales morgues de Kinshasa, qui travaille comme garde et qui nettoie aussi les corps avant qu’ils soient rendus aux familles, a affirmé à Human Rights Watch que des responsables des services de sécurité l’avaient empêché, ainsi que d’autres employés civils, d’entrer dans la morgue pendant la semaine du 19 janvier et qu’ils avaient été remplacés dans leurs tâches quotidiennes par des agents de police. Il a ajouté que des militaires de la Garde républicaine arrivaient à la morgue toutes les nuits vers minuit ou plus tard. « Ils entraient [dans la morgue] la nuit, puis repartaient, sans que nous sachions exactement ce qu’ils faisaient », a indiqué cet employé. « Quand nous essayions de regarder de loin, nous pouvions voir qu’ils apportaient des cadavres dans des sacs qui ressemblaient à des bâches. Nous devions regarder discrètement car, s’ils vous surprennent, vous ne savez pas comment cela va se terminer pour vous. »

Un chirurgien opérant dans un hôpital auquel est affiliée une autre morgue à Kinshasa a affirmé que pendant la semaine du 19 janvier, les responsables de cette morgue avaient « changé l’équipe » y travaillant, et remplacée par un groupe d’agents de police ou des services de renseignement: « On nous a dit que des agents de police apportaient des corps [à la morgue] toutes les nuits entre 2h00 et 4h00 du matin pendant la semaine du 19 janvier. Le vendredi de cette semaine-là, la police est venue avec de gros camions et a emporté des corps, probablement pour cacher des preuves. » Une mère qui a signé la plainte conjointe a déclaré que son fils sourd et muet de 22 ans, qui était cireur de chaussures, a été tué par des militaires de la Garde républicaine pendant les manifestations du 20 janvier. Lorsque ses amis ont tenté d’emporter le cadavre de son fils après qu’il eut été tué, les Gardes républicains les en ont empêchés en tirant en l’air et ont eux-mêmes emporté le corps, a-t-elle dit. Elle n’a pas été en mesure de localiser le corps depuis lors. « Sa mort a été un coup très dur pour moi et je veux que justice soit rendue », a-t-elle ajouté. « Ma famille a été incapable d’organiser un deuil. Il n’était pas parmi les manifestants mais il se trouvait là parce que c’est là que lui et ses amis travaillaient comme cireurs de chaussures. Mon enfant a été tué comme ça, pour rien, et puisqu’il ne pouvait pas parler, je suppose que cela a été difficile pour lui de savoir ce qu’il se passait ce jour-là et qu’il devrait quitter les lieux à temps …. Je veux qu’ils me rendent son corps pour qu’il puisse au moins avoir un enterrement. »

Le père d’un autre jeune homme qui aurait été tué pendant les manifestations à Kinshasa le 20 janvier, a affirmé que son fils avait été tué par balles par un agent de police qui a emporté son corps. Ce père a lui aussi signé l’appel conjoint pour la justice. Quand la famille de la victime s’est rendue à la morgue de l’hôpital général de Kinshasa pour tenter de retrouver son corps, un membre de la police militaire leur a ordonné de s’asseoir par terre et de donner leur argent, leurs téléphones et leurs ceintures. Le père a affirmé que le policier leur avait alors dit: « Nous allons vous laisser partir mais ne revenez jamais ici car ces corps, c’est l’État qui s’en occupe. Oubliez-le comme quelqu’un qui a perdu ses clés. Partez et ne vous retournez pas. »
Un autre homme signataire de l’appel conjoint a affirmé que le 19 janvier, la police de Ndjili, à Kinshasa, avait arrêté son frère cadet, qui portait le drapeau d’un parti politique d’opposition, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), lors d’une manifestation contre les propositions de changements dans la loi électorale. Sa famille n’a pas pu le retrouver, ni dans les prisons, ni dans les morgues de Kinshasa. Une semaine après la disparition de son jeune frère, le frère aîné a reçu un appel téléphonique d’un inconnu qui lui a dit: « C’est toi qui veux trahir le pays. Il faut arrêter ça. Attention. » « Quand j’ai vu l’information à la télévision [sur la fosse commune], j’ai eu un sentiment vraiment affreux », a ajouté le frère de la victime. « J’y ai beaucoup pensé, parce qu’ils ont dit que ces corps n’étaient pas identifiés. Cela a été vraiment dur pour moi. Je ne sais pas si je reverrai jamais mon petit frère … Plus les jours passent, plus je désespère. Mon souci est que je veux le revoir. Il aurait pu devenir un grand homme dans sa vie. »

L’Opération Likofi

Lors de l’« Opération Likofi », menée de novembre 2013 à février 2014, la police de Kinshasa qui y a participé a tué extrajudiciairement au moins 51 jeunes hommes et garçons et en a fait disparaître de force au moins 33 autres, selon des recherches effectuées par Human Rights Watch. La police a passé à tabac et humilié de nombreuses victimes devant la foule avant de les tuer, tandis que d’autres victimes ont été traînées de force hors de leur domicile et abattues sous les yeux de leur famille et de leurs voisins. La police a mis en demeure les témoins et les membres des familles des victimes de ne pas parler publiquement de ce qui s’était passé et, dans de nombreux cas, elle a emporté les cadavres des victimes et empêché les membres de leurs familles de récupérer les corps ou d’organiser des obsèques. Human Rights Watch, des familles de victimes, ainsi que d’autres ont appelé à l’époque le gouvernement congolais à faire rendre des comptes aux responsables de ces abus, notamment au général Célestin Kanyama, le commandant principal de cette opération. Il est maintenant commissaire provincial de la police pour la ville-province de Kinshasa. Le gouvernement a annoncé en novembre 2014 qu’il avait ouvert une enquête sur les crimes commis durant l’Opération Likofi, et que son rapport sur l’opération serait rendu public avant la fin de 2014. Mais ce rapport n’a toujours pas été rendu public et aucun policier de haut rang n’a été arrêté ou tenu responsable de ces crimes.

Un homme dont le fils a été tué par des policiers qui participaient à l’Opération Likofi, et qui a signé l’appel conjoint, a déclaré à Human Rights Watch qu’il craignait que son fils ne figure parmi les personnes enterrées dans la fosse commune. La police a emporté le corps de son fils et il n’a pas pu le retrouver dans aucune des morgues de Kinshasa, ni organiser des obsèques. « Si mon fils a fait du mal, ils auraient dû nous le dire », a-t-il dit. « Mais pourquoi l’ont-ils tué comme ça? Ils ont tué à coup de fusil mon fils aîné. L’État est censé nous protéger mais qu’est-ce que cette chose-là est devenue? »
Une mère dont le fils, âgé de 22 ans, a été victime d’une disparition forcée aux mains de policiers qui participaient à l’Opération Likofi, et qui a aussi signé l’appel conjoint, a déclaré: « Quand j’ai eu la nouvelle de Maluku, j’étais hors de moi. J’ai pensé que c’était mon fils qu’ils avaient enterré là-bas. Je me suis mise à penser qu’ils l’avaient caché, puis qu’ils avaient jeté là-bas [dans la fosse]. Quand je suis rentrée à la maison [après avoir appris les nouvelles concernant la fosse commune de Maluku], je me suis mise à pleurer, et la tension en moi n’a fait que monter. »

Human Right Watch "



"Fosse commune de Maluku : HRW accuse la garde prétorienne de «Kabila»
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9983
Trente-quatre familles congolaises dont les enfants et proches sont portés disparus depuis l’opération «Likofi» (novembre 2013- février 2014) et la répression des manifestations du 19, 20 et 21 janvier de l’année en cours, ont porté plainte le vendredi 5 juin auprès du Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi. La démarche vise à obtenir l’exhumation des corps ensevelis dans la fosse commune de Maluku. Ces familles suspectent le pouvoir kabiliste d’y avoir enfoui «les cadavres des victimes des forces de sécurité». L’information a été donnée, lundi 8 juin, par Ida Sawyer, chercheuse senior pour l’Afrique à Human Right Watch (voir le texte intégral dans la rubrique «communiqué»).

Un Président distrait


Une petite digression. Après quatre jours passés à Kinshasa, le secrétaire d’Etat adjoint US chargé de la Démocratie et les droits de l’Homme, Tom Malinowski, a, sans aucun doute, emporté avec lui un rapport accablant sur des graves atteintes aux droits et libertés imputables aux forces dites de sécurité dépendant directement de «Joseph Kabila».
Pour la petite histoire, Malinowski a été, de 2001 à 2014, directeur à Washington de la très influente organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW). Avant d’occuper ce poste, il a servi, de 1998 à 2001, à la Maison Blanche en tant que membre du Conseil national de sécurité en détachement.
Avant de quitter la capitale congolaise, ce haut responsable américain a prévenu, au cours d’un point de presse, jeudi 4 juin, que «le dialogue national voulu par le président Joseph Kabila ne doit pas servir de ‘prétexte’ pour retarder les élections en République démocratique du Congo».

Comme à l’accoutumée, piqué sur le vif à l’image d’un taureau qui voit un chiffon rouge, le ministre de la Communication et médias, Lambert Mende Omalanga, a tourné sa langue durant 48 heures avant de lancer, samedi 6 juin, la «riposte» : «Ce dialogue n’est pas l’affaire des étrangers. C’est une affaire des Congolais. C’est un cas type d’une affaire intérieure et domestique. Nous ne pouvons que rejeter toute tentative d’immixtion des officiels étrangers de quelque pays que ce soit ».
L’ancien opposant Mende Omalanga feint l’amnésie. Il feint d’ignorer que son patron de président a été porté à la tête de l’Etat congolais par des puissances étrangères. C’est le cas notamment de l’Angola, de l’Ouganda, du Rwanda et du Zimbabwe. A l’époque, Georges W. Bush venait d’inaugurer son premier mandat à la Maison Blanche. «W» a été le premier chef d’Etat étranger à féliciter «Joseph Kabila» en lui donnant du « Mister President » quelques heures seulement après la cérémonie d’investiture organisée le 26 janvier 2001. L’Amérique a été la première nation à adouber le successeur de Mzee en dépit du caractère dynastique de cette dévolution du pouvoir.

Quatorze années après, on assiste à une sorte de retournement pour ne pas parler de «la fin de l’Histoire» entre Washington et «Joseph Kabila».
Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat américain, a été la première observatrice de haut niveau à brocarder «Joseph Kabila». Reçue le 11 août 2009 à Goma par le numéro un Congolais, voici la description qu’elle faisait de celui-ci : « Kabila était distrait et incapable de se concentrer, manifestement dépassé par les nombreux problèmes que rencontrait son pays. Parmi eux se posait la question de rémunération des soldats. Indisciplinés et sous-payés, ils étaient devenus aussi dangereux pour les habitants que les rebelles qui attaquaient depuis la jungle». (Voir H. R. Clinton, Le temps des décisions 2008-2013, Ed. Fayard, 2014, p. 340).
Cinq années après « Hillary », c’est au tour de son successeur John Kerry de fouler le sol congolais. C’était le 5 mai 2014. Mission : exhorter «Joseph Kabila» à respecter la Constitution et de ne pas la faire réviser juste pour ses intérêts. S’adressant aux journalistes américains, le même jour, à Kinshasa, le sénateur Russel Feingold, alors Envoyé spécial du président Barack Obama dans la région des Grands Lacs, de lancer dans la langue de Shakespeare ces quelques mots très peu diplomatiques : "We believe that it is very important for the future of this country and its stability that the constitution be respected".
Question : « Joseph Kabila » serait-il perçu par l’hyperpuissance américaine - qui est le premier bailleur de fonds de la mission onusienne au Congo - comme un «obstacle» au progrès économique et social autant qu’une menace pour la stabilité du Congo-Kinshasa ?

Rapport accablant

Coïncidence ou pas, après le départ du secrétaire d’Etat adjoint Malinowski, Human Right Watch a publié, lundi 8 juin, un communiqué aux allures de réquisitoire à l’encontre du pouvoir kabiliste. Deux phrases contenues dans ce texte revêtu de la signature de la chercheuse Ida Sawyer, donnent le ton : «Le climat politique en RD Congo à l’approche des élections de 2016 devient de plus en plus répressif » ; « Les partenaires internationaux de ce pays devraient s’efforcer d’empêcher de nouvelles escalades de la violence et insister pour que les responsables de violations des droits humains soient amenés à rendre des comptes devant la justice.»
La suite de ce document ressemble à un «tapis de bombes». L’Ong HRW a invité «une nouvelle fois» les autorités compétentes congolaises « à exhumer les 421 corps» inhumés, mi-mars dernier, dans une fosse commune découverte à Maluku. Des officiels congolais avaient prétendu que la fosse dont question contenait des fœtus, des enfants mort-nés et des «indigents». L’objectif, disaient-ils, était de désengorger la morgue centrale de Kinshasa.

La découverte de ce charnier a eu lieu deux mois après les manifestations qui avaient secoué la capitale au cours des journées de 19, 20 et 21 janvier. Des rumeurs ont aussitôt couru que les cadavres découverts étaient ceux des victimes de la répression sanglante menée par des éléments de la police nationale et de la garde présidentielle dite "Garde républicaine".
Le communiqué de rappeler que HRW avait demandé une «enquête crédible» sur les morts de Maluku. Une demande qui avait été appuyée notamment par l’Union européenne, l’ONU, l’opposition et de nombreuses associations de défense de droits de l’Homme, congolaises et internationales. « Les familles de victimes de violations des droits humains ont le droit de savoir si leurs proches sont parmi les personnes ensevelies dans cette fosse », souligne le texte.

Le communiqué rappelle également que le 3 avril, le ministre de l’Intérieur, Évariste Boshab, annonçait, lors d’une réunion avec d’autres officiels de haut rang du gouvernement et des forces de sécurité, des représentants de Human Rights Watch et de la Monusco ainsi que des journalistes congolais, que 421 corps avaient été inhumés dans la fosse commune. Et d’affirmer que cette inhumation était une « procédure normale » avant de refiler la « patate chaude » aux autorités de la ville-province de Kinshasa.
Interrogé lors de la conférence de presse qu’il a tenue le 9 avril, le ministre Lambert Mende, de déclarer : « Si le magistrat chargé de l’enquête estime que l’exhumation est nécessaire, il le demandera ». « Nous rejetons les prétentions de HRW à se substituer à la justice », ajoutait-il.

Deux mois après la découverte de cette fosse commune à Maluku, les autorités congolaises se taisent dans toutes les langues. L’opinion tant nationale qu’internationale attend toujours de connaitre les conclusions des investigations qui seraient toujours «en cours». Une situation qui a l’heur de provoquer l’ire de HRW. L’organisation non gouvernementale maintient l’exigence posée aux autorités congolaises «de faire la lumière sur l’identité des personnes enterrées». Et ce, au nom du droit des familles des victimes «de savoir si leurs proches sont parmi les personnes ensevelies dans cette fosse.»

Lors de sa conférence de presse à Kinshasa, le secrétaire d’Etat adjoint Tom Malinowski a enfoncé le clou en exhortant les autorités congolaises « à exhumer les corps de Maluku». Dès le lendemain 5 juin, les familles de 34 victimes ont déposé une plainte publique auprès du Procureur général de la République.

« Malukugate »

Le communiqué publié par la chercheuse Ida Sawyer fait par ailleurs état d’un cas «de décès dans des conditions suspectes». Il s’agit de la mort dans des circonstances troubles de l’infirmier Claude Kakese, responsable de la morgue de la clinique Ngaliema. «Dans la soirée du 18 mars, note le communiqué, Claude Kakese, est décédé dans des circonstances suspectes dans ce qui a été présenté comme un accident de la route à quelques kilomètres de l’aéroport de Ndjili, sur la route de Maluku. » « Un de ses collègues a déclaré à Human Rights Watch que Kakese avait la réputation de fournir des informations exactes sur les causes des décès des personnes dont les corps étaient apportés aux morgues de Kinshasa. Sa famille pense que sa mort est liée à l’inhumation de masse à Maluku ». « Le lendemain, une station locale de télévision a affirmé que Kakese était mort dans un accident causé par la conduite en état d’ivresse et qu’une bouteille de whisky avait été trouvée dans sa voiture. Mais un témoin arrivé sur les lieux peu après l’accident a affirmé à Human Rights Watch que des militaires de la Garde républicaine avaient entouré la voiture de Kakese et qu’il n’y avait pas de bouteille d’alcool. Ce témoin a précisé que les militaires avaient donné des versions contradictoires des causes de l’accident. Il a affirmé avoir vu le corps de Kakese gisant sur les deux sièges à l’avant de la voiture, avec ce qui ressemblait à une blessure par balle sous le menton. »

Ici aussi, Human Rights Watch invitent les autorités congolaises à « faire effectuer une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de Kakese et poursuivre en justice quiconque pourrait en être responsable ». De là à parler de «Malukugate», il n’y a plus qu’un pas à franchir…"




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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  djino le 10/6/2015, 11:46 am

Fosse commune en RDC: «La décision d'exhumation revient au magistrat, et non à HRW»

Selon HRW, les autorités devraient effectuer immédiatement une opération d'exhumation en bonne et due forme , avec l'aide d'experts internationaux.  
« Des gouvernements étrangers, ainsi que les Nations Unies, devraient appuyer cette investigation, y compris en fournissant des experts en médecine légale qui seraient chargés d'aider à exhumer les corps et d'effectuer des analyses d'ADN », indique-t-elle.


http://www.lavoixdelamerique.com/content/fosse-commune-en-rdc-la-decision-d-exhumation-revient-au-magistrat/2813098.html

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 11/6/2015, 3:15 am

djino a écrit:Fosse commune en RDC: «La décision d'exhumation revient au magistrat, et non à HRW»

Selon HRW, les autorités devraient effectuer immédiatement une opération d'exhumation en bonne et due forme , avec l'aide d'experts internationaux.  
« Des gouvernements étrangers, ainsi que les Nations Unies, devraient appuyer cette investigation, y compris en fournissant des experts en médecine légale qui seraient chargés d'aider à exhumer les corps et d'effectuer des analyses d'ADN », indique-t-elle.


http://www.lavoixdelamerique.com/content/fosse-commune-en-rdc-la-decision-d-exhumation-revient-au-magistrat/2813098.html

Notre "Tchaku National", risible "Ministre du démenti" déclare sans rire : « La décision d'exhumation revient au magistrat, et non à HRW » ! Sans blague ?
Quel héroïque élan d'indépendance et de bon sens démocratique ce serait si le régime qu'il défend le concrétisait au quotidien en ne dépendant pas de l'extérieur pour ses taches régaliennes et en n'usant pas de l'arbitraire !

En passant où voit-il la volonté de HRW de passer outre le cadre judiciaire alors que seulement observant le cours des choses il n'a pas trouvé une seule instance judiciaire, un seul magistrat qui instruise ce dossier de manière indépendante ?
Voilà pourquoi en sa qualité d'organisme international défenseur des droits et libertés, il veille à recommander à ce Gouvernement autocratique de respecter dans le cas d'espèce la procédure juste pour les droits de victimes représentées notamment par quelques familles !

Le bel hymne à notre souveraineté et son corollaire procès d'ingérence aux étrangers ne tromperont ici que les pauvres Congolais qui refusent de voir les vrais responsables de notre désastre !
On a honte à la place de Mende de le rappeler encore et encore..........
Triste pays que notre Congo en ces sombres heures !



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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  djino le 8/7/2015, 10:36 am

Vidéo : la découverte d’une fosse commune ravive le débat sur la répression en RDC silent


http://www.france24.com/fr/20150408-video-rd-congo-decouverte-fosse-commune-eveille-soupcons-maluku-corps-manifestations-autorites-congolaises

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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