DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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Message  KOTA le 11/4/2015, 9:05 pm

Les morts congolais tombés lors de différents génocides congolais, qui parlera de vous ? Qui vous fera justice ? Qui fera du bruit pour qu’on dédommage les Congolais ?



Samy Bosongo
Samedi 11 Avril 2015



Vous êtes tombés alors que vous vous efforciez de livrer les ivoires et le caoutchouc ! Vous êtes tombés, décimés par les épidémies dans les camps de concentration ! Vous êtes tombés alors qu’on incendiait vos villages toutes les fois que vous ne fournissiez pas la quantité exigée par les Belges des ivoires ou du caoutchouc ! Vous êtes morts dans la brousse fuyant la répression belge chaque fois que vous ne fournissiez pas la quantité voulue d’ivoires ou de caoutchouc ! Vous êtes morts parce qu’on coupait vos bouts de membres, mains ou pieds ! Vous êtes morts parce que vous tentiez d’obtenir la libération de vos femmes emportées par les Belges chaque fois vous ne leur livriez pas ce qu’ils vous forçaient de leur livrer. Vous êtes par souci de voir les autres s’éteindre par hémorragie après section des bouts de leurs membres, vous êtes à force de vous soucier de vos enfants, frères ou maris emmenés vers les camps de concentration ! Vous êtes morts en, masse puisque flagellés par les chicottes ! Vous êtes tombés durant les corvées et la construction des chemins de fer et d’autres édifices pour les bourreaux belges. Vous êtes morts parce que votre humanité n’était pas reconnue par les Belges tout comme ils ne vous traitaient que comme des singes ou les animaux de sacrifice sur leur autel d’enrichissement !
Pourquoi après les 10 millions des morts congolais de l’époque coloniale y a-t-il encore eu un nouvel épisode de génocide en RDC ? La meute des prédateurs s’est encore réunie pour expédier la sale besogne de décimer les Congolais. Si seule la Belgique a tué les Congolais à l’époque coloniale; aujourd’hui, c’est toute la classe des prédateurs planétaires qui matérialisent un autre génocide des Congolais à travers différents mécanismes où les pays du graben africain sont mis à contribution pour semer le chaos en RDC et y sévir à volonté !
Congolais, avez-vous compris cela ? Connaissez ou maîtrisez-vous votre histoire ? Pourquoi faut-il encore et toujours que les Congolais soient tués comme de vulgaires abeilles dont on doit se débarrasser à tout prix pour accéder au miel ?
S’il faut compter les morts tombés durant l’esclavagisme, la RDC aura connu trois moments de génocide. Pourquoi tenant compte des Congolais tués durant la traite des esclaves ne parlerons-nous pas officiellement de trois moments de génocide au Congo ?
Oh, qui fera cesser ce cycle de génocide au Congo ? Au temple censé faire exécuter la justice au monde, à la chaire même où on clame les droits de l’homme, l’on dissimule, muselle et méconnaît les trois génocides connus par les Congolais ! Sans doute parce que ce sont elles, ces puissantes nations de l’ONU, qui ont initié différents génocides congolais.
Malgré tout ce que les Congolais ont enduré durant l’histoire, la meute des félins planétaires continue à entretenir le guêpier est-congolais et à alimenter la cohue générale en RDC ! Y a-t-il un pays au monde qui ait tant souffert de la traite des esclaves, de la colonisation et du néocolonialisme comme la RDC ? Pourquoi la justice à déterminants variables entre le cas du Rwanda et celui de la RDC ? Tous les félins du monde se montrent solidaires et sympathiques vis-à-vis du Rwanda qui n’a connu qu’un faible génocide d’environ huit cent mille personnes. Mais personne n’ose reconnaître les génocides congolais au point d’en tirer toutes les conséquences.
Pourquoi ne dédommage-t-on pas la RDC ? Pourquoi ne fait-on pas cesser la prédation de la RDC ? Congolais, avez-vous déjà compris que votre imbécillité, votre désunion, votre traîtrise et votre lâcheté sont pour beaucoup dans le fait qu’on ne vous rende pas justice. Si vous vous croyez forts, faites valoir votre force en obtenant le dédommagement de la RDC par tous ses prédateurs, voire la cessation de la prédation contre elle. Si vous étiez intelligents, montrez votre génie en forgeant des astuces grâce auxquelles cessera la prédation contre la RDC qui vous a tués vos aïeux, qui vous tue vos frères et sœurs, qui vous prive de la jouissance au niveau voulu de vos richesses naturelles et qui risque d’induire la partition de votre pays aux fins impérialistes, géopolitiques, néocolonialistes et géostratégiques des utilitaristes mercantilistes et machiavéliques de la planète ?
Après tous ces cataclysmes humanitaires et tous ces pillages subis par la RDC, pourquoi faut-il qu’elle continue à être battue en brèche par la meute des félins mondiaux ? Congolais, jusques à quand vous laisserez-vous faire, piller, tuer et malmener ?

Samy BOSONGO

http://www.alterinfo.net/QUI-PARLERA-DE-VOUS-MORTS-CONGOLAIS-TOMBES_a112763.html

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Message  Tsippora le 12/4/2015, 7:23 pm

Dire que je commencais a penser qu'il etait impossible pour cette bande de rapaces de tomber plus bas...Jusqu'a quand les Congolais vont-ils tolerer cette humiliation et ce deni de dignite de la part de ceux qui pretendent les diriger? Nulle part ailleurs au monde on a assiste a un genocide d'une telle ampleur, sur fond de pillages systematises et internationalises des ressources, sur une echelle jusqu'ici inedite dans l'histoire de l'humanite, et qui laisse le monde, y compris une grande majorite de Congolais eux-memes, indifferents. C'est revoltant, horrifiant !

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  KOTA le 12/4/2015, 10:41 pm

DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DECOUVERT ET DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE/MISES A JOUR CONTINUELLES
par FreeDiomi le 4 avril 2015

MISE A JOUR DU 12/04/2015 A 20H27

Dossier DESC : Les corps des « indigents » qui enterrent le contrat républicain de Kabila avec les Congolais?






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Dossier DESC : Les corps des « indigents » qui enterrent le contrat républicain de Kabila avec les Congolais?
Par Jean-Jacques Omanyundu Wondo Le 10 avril 2015

 

[img(479.79999999999995px,359.79999999999995px)]http://desc-wondo.org/wp-content/uploads/2015/04/Fosse-commune-de-Maluku-425-cadavres-enterres.jpg[/img]

Les corps des « indigents » qui enterrent le contrat

républicain de Kabila avec les Congolais?

Dossier compilé par Jean-Jacques Wondo Omanyundu

Ce n’est plus à démontrer que c’est sous les Kabila, père et fils, que la RDC a connu plus de 6.000.000 de victimes des guerres dont ils ont été des acteurs par procuration de la part de leurs mandants régionaux et internationaux. C’est le chiffre macabre et le souvenir le plus marquant que les analystes retiennent de leurs passages à la tête de la RDC. Par ailleurs, il est admis que si Joseph Kabila a été imposé et maintenu à la tête de la RDC, c’était dans le seul et l’unique but de servir d’agent des prédateurs néolibéraux et de cheval de Troie du Rwanda-Ouganda en RDC. Avec la découverte macabre des plus de 420 corps dans une fosse commune à Maluku, à Kinshasa, la liste des victimes de la gouvernance mortifère des Kabila en RDC semble s’allonger.

[img(602.8px,451.79999999999995px)]http://desc-wondo.org/wp-content/uploads/2015/04/Fosse-commune-de-Maluku-425-cadavres-enterres.jpg[/img]

Guerre des communiqués contradictoires

Selon la Radio télévision belge francophone (RTBF), citant les médias congolais, une fosse commune contenant 425 cadavres récemment enterrés a été découverte au cimetière de Fula-Fula dans la commune de Maluku, la grande banlieue de Kinshasa située à une centaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa[1]. Dans son édition du journal radio de 6h30, la RTBF a cité le témoignage des riverains de la fosse commune qui ont vu des véhicules militaires faire mouvement et stationner nuitamment sur les lieux où la fosse commune a été retrouvée.
Les versions divergeaient dimanche 5 avril sur l’origine des corps – victimes des incidents survenus fin janvier lors de violentes manifestations dans la capitale congolaise ou indigents décédés de mort naturelle à l’hôpital »[2].
D’après Radio Okapi citant des sources anonymes, ces corps seraient des victimes des événements à la base des violences entre le 19 et le 23 janvier 2015 à Kinshasa, lors de manifestations durement réprimées contre une modification de la loi électorale susceptible de maintenir le président congolais Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son second mandat, en décembre 2016.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, a rejeté cette version. Selon lui, les corps retrouvés sont plutôt ceux d’indigents, gardés longtemps à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo) et inhumés par l’hôtel de ville de Kinshasa sur une demande de la direction de la morgue. Selon M. Boshab, le nombre de victimes des manifestations de janvier est « bien connu ». M. Boshab a également déclaré que le gouvernement était disposé à exhumer les corps, si la demande était faite ou si le moindre doute persistait. Evariste Boshab a démenti avec énergie qu’il s’agit d’un charnier ! Rien de tout cela, rétorque-t-il. Il parle des « indigents » que l’hôtel de ville de Kinshasa a décidé d’enterrer. Ces corps, 425, étaient gardés à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa.
Déjà, le 28 mars dernier, le député Martin Fayulu de l’opposition signalait l’existence de ce charnier à Maluku, une commune de Kinshasa : « Il y a des rumeurs qui font de plus en plus état d’une fosse commune que la population de Maluku à Kinshasa aurait découvert depuis quelques jours ».
L’Hôtel de Ville de Kinshasa a, selon le journal Le Phare, jeté un pavé dans la mare. En effet, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée mardi 07 avril 2015, le ministre provincial de Kinshasa chargé du Budget, du Plan, des Travaux Publics et des Infrastructures, Robert Luzolanu, a laissé entendre que l’enterrement des indigents et inconnus dans des fosses commune fait partie d’une « pratique ordinaire » au niveau de l’administration urbaine. A l’en croire, l’Hôtel de Ville de Kinshasa s’est chargé de l’inhumation d’un total de 524 personnes au courant de l’année 2014, soit 83 le 02 avril 2014, 343 le 08 juin 2014 et 98 le 21 décembre 2014. Parlant de la fosse commune de Maluku, le même membre du gouvernement provincial de Kinshasa a donné le chiffre de 421 corps, inhumés le 19 mars 2015. Il s’agissait, selon lui, de 300 mort-nés et fœtus abandonnés, 23 corps abandonnés, 64 personnes non identifiées car dépourvues de pièces d’identité et 34 personnes dont les familles étaient incapables de supporter les frais funéraires.
Et Le Phare de confondre les déclarations de Robert Luzolanu qui « n’a pas précisé dans quel cimetière de la capitale étaient enterrés les 524 corps de l’exercice 2014. On note, d’emblée, que le bilan des « indigents » ou mort-nés inhumés à Kinshasa à l’insu de la majorité de la population ces deux dernières années s’élève à 524 + 421 = 945. S’il faut prendre cet officiel au mot, à savoir que le recours aux fosses communes relève d’une « pratique ordinaire », les observateurs peuvent être tentés de lui demander les statistiques du mandat du gouverneur André Kimbuta, en poste depuis 2007 ». Il serait d’ailleurs intéressant que l’enquête en cours puisse identifier au moins les 34 personnes indigentes et leurs familles respectives qui étaient incapables de supporter les frais funéraires car elles sont connues de l’administration de l’Hôpital et des autorités administratives de Kinshasa !, éclaire Le Phare.

Pourquoi signaler à la MONUSCO et non pas aux autorités congolaises

La découverte a été faite par la population de ce coin de la capitale, qui a saisi la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC) pour dénoncer des odeurs nauséabondes qui se dégageaient de l’endroit. Ainsi, le fait que les populations aillent signaler cette fosse commune à la MONUSCO plutôt qu’aux autorités congolaises compétentes dénote du manque de confiance de la population à l’égard du pouvoir congolais. Il s’agit là d’un signe évident que ces populations qui ont vu les mouvements suspects des véhicules militaires à cet endroit savaient qu’il s’agissait des comportements anormaux. La population craignait qu’en signalant ce charnier et ce remue-ménage suspect des véhicules militaires auprès des autorités judiciaires compétentes, le dossier allait vraisemblablement aboutir à un classique classement sans suite auquel le régime Kabila nous a habitués chaque fois qu’il est mis en cause. L’autre lecture politique de ce comportement des populations est qu’il s’agit là d’une preuve évidente de rupture de contrat social et républicain entre les gouvernés et leurs gouvernants, un signe de la persistance de la crise de légitimité du pouvoir qui ne recueille plus l’adhésion populaire à son action politique marquée par le déficit démocratique, des réformes sociales en trompe-l’œil avec des changements sans évolution sur le vécu des citoyens, une gouvernance clientéliste et kleptocratique ainsi qu’ une répression aveugle de ses contestataires.

Plusieurs sources doutent qu’il s’agit des indigents – Des questions sans réponses qui confondent le gouvernement congolais

Les déclarations avancées dans la précipitation par les autorités congolaises, prises au dépourvu suscitent des interrogations. 425 « indigents » que l’on enterre nuitamment dans une fosse commune, sans que les habitants des quartiers avoisinant le cimetière ne s’en rendent compte, en combien de temps cette pléthore s’est-elle constituée ? Quelle est la capacité de la morgue de l’hôpital Général pour contenir tous ces morts en plus des morts identifiées qui y séjournent ? Le temps que ces cadavres ont passé dans cette morgue reste une inconnue ? [3]. Est-ce le Gouvernorat de Kinshasa procède régulièrement à ces tyes d’enterrement puisqu’il parle d’une pratique banale. Dans l’affirmative, peut-il nous montrer d’autres fosses communes où des inhumations collectives similaires d’indigents sont effectuées en nombre ?
Selon Jérôme Ziambi Kengawe, analyste chez DESC : « Le gouvernement congolais ment… Pourquoi enterrez ces cadavres durant la nuit ? Le nombre des cadavres dépasse la capacité de places de la morgue de Mama Yemo (L’Hôpital général de Kinshasa). On constate d’ailleurs la contradiction dans les déclarations de Lambert Mende et d’Evariste Boshab… Normalement, c’est le Procureur général qui aurait dû s’exprimer et non le ministre de la l’Intérieur… D’autre part, le fait que ce soient les militaires qui aient été chargés de procéder à l’inhumation, avaient-ils un ordre de réquisition de l’armée en bonne et due forme? Il y a trop de zones d’ombre qui accréditent la thèse des victimes des répressions du régime.  Et puis ces enterrements sont contraires à toutes les valeurs culturelles religieuses du Congo… c’est de de l’irrespect vis à vis des morts ».
A propos de cette contradiction qui met en lumière l’absence de coordination et de cohésion de l’équipe gouvernementale qui, au passage, ne se réunit que sporadiquement, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, a d’abord évoqué la possibilité de procéder à des exhumations, en cas de doute. Mais lundi 6 avril, le ministre de la Communication, Lambert Mende, l’a ouvertement contredit et s’est fermement opposé à une telle opération. Sans doute, il a des raisons évidentes qui l’ont poussé à cacher la vérité à la population qui cherche à être éclairée sur cette affaire. Il s’agit là d’une attitude qui montre le malaise du Gouvernement. Surtout que ce refus vient du ministre Mende qui n’a pas bonne presse auprès de l’opinion congolaise qui le considère comme un « fou du roi » et qui ne prend plus au sérieux ses propos, fussent-ils véridiques, à force de mentir, de se contredire ou d’user de sophisme dans ses interventions transformées en une sorte de « one man show » pathético-comique!
Comme l’évoque encore le journal Le Phare qui ne va pas du dos de la cuillère : « Toujours au chapitre des interrogations, ils sont curieux de connaître les causes ayant entraîné les décès de ces 856 personnes : accident de circulation, maladie, chagrin, bavures policières, attaque à main armée, agression de « Kuluna », torture, suicide, noyade, etc. Il est à espérer que des bulletins médicaux de ces inconnus seraient disponibles au niveau des morgues ayant requis leur inhumation. Enfin, plus d’un continue de se demander si le gouvernement central et le gouvernement provincial de Kinshasa manquent des moyens pour inhumer, dans la dignité, 945 concitoyens. En prenant une moyenne de 200 dollars par personne, la dépense totale serait inférieure à 200.000 dollars américains. Dans le cas d’une trésorerie nationale et kinoise au rouge, on aurait pu lancer des appels des fonds auprès de nombreux ministres, parlementaires, mandataires publics et opérateurs économiques passés maîtres dans le paiement des factures d’hospitalisation des indigents dans les formations médicales de la place. La fosse commune de Maluku constitue un fâcheux précédent dans cette ville où des familles continuent de chercher, voici des années et des mois, des proches parents portés disparus et dont la mort n’a jamais été officiellement confirmée. Avec les révélations du ministre provincial du Budget, du Plan, des Travaux Publics et des Infrastructures, elles seraient en droit de lui adresser des mémos en vue d’obtenir d’éventuels renseignements sur ce qui leur serait arrivé à leur insu ».
Sur Vox of America, la Croix Rouge de la RDC a nié qu’elle a été associée par le Gouvernement congolais dans la procédure d’inhumation des 421 cadavres retrouvés à Maluku. Il s’agit là d’une contradiction qui met le régime congolais en mauvaise posture, l’isole et le discrédite davantage.
Pour Timothée Tshaombo, collaborateur de DESC et ancien chargé de mission de Joseph Kabila : « Bonjour Cher Jean Jacques. Juste pour te signifier pour éventuellement notre rédaction de DESC, que selon un ami proche, qui fait partie du service de renseignement de la police, sous le commandement du Général Kanyama dit Esprit de mort, recoupé aux informations reçues par un journaliste très proche aux officiers de police proches au Général Bisengimana, que les centaines des gens enterrés à Maluku dans cette fosse commune sont d’une part certains Congolais refoulés dernièrement de Brazzaville lors des opérations MBATA YA MOKOLO et ceux du massacre du 19, 20 et 21 janvier dernier. On y a sciemment enterré quelques bébés et des ‘indigents’ c’est vrai, pour brouiller les pistes, mais cette opération est connue de la haute hiérarchie me confirme-t-il ».
Selon l’analyste congolais Kiassi : « Alors ce que le porte-parole du Gouvernement doit savoir, c’est que cette situation n’est pas une habitude… d’enterrer même les indigents de façon indigne. En RDC, il y a un ministère des Affaires sociales qui reçoit des subsides du Gouvernement pour ça. Et que s’il en est ainsi, selon Mende qui dit que c’est une coutume du Gouvernement d’enterrer les gens comme ça. Mende doit nous montrer d’autres fosses communes pour que nous enterrions dignement nos morts que Kabila banalise. Il y a de l’espace pour ça. En effet, l’enterrement, dans une même fosse, de plus de quatre cent personnes inconnues, sans familles et sans ressources, aurait paru normal s’il avait été précédé d’une large publicité, dans le but de permettre à d’éventuels proches parents ou connaissances de passer par la morgue de l’ex-Mama Yemo pour s’assurer que les leurs ne se trouvaient pas dans le tas. Il n’y aurait rien à redire si l’Hôtel de Ville de Kinshasa avait intéressé les organisations non gouvernementales nationales et internationales des droits de l’homme, la justice, etc. Pourquoi c’est la population de Maluku qui a constaté la persistance d’odeurs insupportables dans son milieu de vie ? Pourquoi la direction de la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa a-t-elle attendu que les statistiques d’indigents grimpent jusqu’au-delà de quatre-cents pour saisir l’Hôtel de Ville. N’était-il pas plus pratique et moins compromettant de désengorger la morgue par vagues de vingt, trente ou quarante corps abandonnés ? Qu’est-ce qui a manqué à l’administration urbaine ou au gouvernement central pour dispatcher les indigents décédés et abandonnés entre la multitude de sites d’inhumation de la capitale, du Bandundu et du Bas-Congo ? »
« Dans quel état les quatre cents corps à problème se trouvaient-ils avant leur dernier «voyage» vers Maluku et dans quelles conditions étaient-ils mis sous terre, pour qu’ils se mettent à empester l’atmosphère ? Par respect pour les disparus, n’était-il possible de leur faire fabriquer des cercueils «économiques » et de les couvrir de draps à faible coût ? La fosse commune n’était-elle pas suffisamment profonde et spacieuse pour que ses « locataires » laissent échapper des odeurs peu commodes pour leurs frères et sœurs vivant à Maluku ?« , s’interroge M. Kiassi.

L’entourage militaire de Kabila parle d’un chantage grossier monté par Martin Kobler

Ces sources militaires du cercle fermé de Kabila évoquent un nouveau chantage de la MONUSCO et des Occidentaux afin d’infléchir la position de Kabila par rapport à son refus de mener les opérations contre les FDLR avec la MONUSCO. Ils parlent de l’opération « Lititi mboka  bis » (nom de code donné à l’opération des événements du campus de Lubumbashi en 1990 sous Mobutu), montée de toutes pièces à l’image du fameux charnier de Timisoara (en Roumanie Ceausescu) où la CIA est allée acheter des corps à coups de dollars dans différentes morgue de Roumanie et les enterrés à Timisoara. Et le pauvre Ceausescu et sa femme ont été fusillés avec ce gros mensonge. Et la source de signaler que « la FIDH, Humain Rigth Watch, Amnesty international ont fait des rapports finaux par rapport aux événements du 19, 20, 21 et 22 janvier 2015. Tous ont parlé entre 30 à 65 morts. D’où viennent ces morts? s’interroge cet officier supérieur de la DEMIAP[4].
Pour l’entourage militaire de Kabila, il s’agit d’un pétard mouillé, une manipulation de plus de la MONUSCO qui bizarrement découvre et exhume le charnier. Le pré-carré militaire de Kabila semble serein et parle d’ »un montage mal cousu qui n’aura aucune conséquence politique pour le boss qui continue à conserver les leviers du pouvoir. Une source de l’ANR[5] donne pour preuve que le quart de corps exhumés sont des bébé (morts-nés). Les bébés n’ont quand même pas participé aux événements de janvier 2015 ? N’est-ce pas c’est à la fois ridicule et absurde? », conclut-elle.
L’entourage de Kabila stigmatise Martin Kobler comme étant à la base de ce montage grossier. En fin de mission d’ici à la fin de cette année, l’entourage de Kabila nous déclare que Kobler voudrait au-moins terminer son mandat en RDC sur une note positive après avoir échoué en Irak où il a débarqué sur les pointes de pieds. « M. Kobler se trompe sérieusement. Il n’a aucun pouvoir de décision en RDC et ne pourra jamais changer la donne politique en RDC. Il ne peut même pas décider sur qui sera le président du Congo. Le fera-t-il avec quelles forces et quels moyens ? Ne lui donnez surtout pas des pouvoirs qu’il n’a pas et s’il était réellement aussi puissant comment se fait-il humilier chaque jour par le boss devant qui il rampe pour obtenir même un échange téléphonique ?Le boss refuse catégoriquement de le recevoir même pour 5 minutes. C’est juste un homme frustré! »
A ces arguments de l’entourage de Kabila, un responsable de la MONUSCO nous répond que « le régime Kabila se défonce lui-même par ses propres contradictions. Les informations publiées sur Radio Okapi sont véridiques car recueillies et déjà vérifiées par les services de renseignement de la MONUSCO. L’enquête conjointe menée avec la justice congolaise est juste pour veiller à ce que la justice congolaise ne soit pas manipulée par le pouvoir. Déjà nos équipes sont sur terrain, à Maluku, pour surveiller les lieux 24h sur 24 afin d’empêcher toute dissimulation ou destruction des preuves. »

Un premier avis juridique met à mal la posture du Gouvernement

DESC a recueilli quelques avis des juristes congolais pour savoir que prévoit le droit congolais en matière des fosses communes. Sa réponse est une première ébauche d’une réponse plus fouillée qui interviendra probablement dans une prochaine publication.
Les premiers éléments avancés par un premier juriste, un éminent avocat congolais, est qu’il n’a pas trouvé de texte particulier sur les fosses communes. Mais, juridiquement, les droits humains impliquent nécessairement l’ identification des gens et l’ inhumation dans des conditions décentes. La question se pose pour toutes les victimes des actions de répression: kulunas, Mukungubila, etc. Les a-t)-on identifié, a-t-on rendu les corps aux familles? Néanmoins, c’est avant tout une question d’éthique. Cela ressort aussi des textes précis ci après:
ORDONNANCE DU 14 FEVRIER 1914 SERVICE DES INHUMATIONS ET POLICE DES CIMETIERES
Article 2 ( modifié en 1957): Il est interdit de procéder à l’inhumation des corps des personnes décédées, sans un permis délivré par l’officier de l’état civil de la localité ou, à son défaut, par l’autorité administrative.
Conclusion: on doit s’ informer s’ il y a eu pour chaque cadavre, un permis d’ inhumation.
Article 3 : Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations.
Conclusion: le terrain de la fosse commune devait être affecté à cette fin. NB. Par arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa.
ORDONNANCE 11-170 DU 24 MAI 1950 SUR L’INCINÉRATION DES CADAVRES HUMAINS.
Article 1er Aucune incinération de cadavre humain ne peut avoir lieu sans l’autorisation de l’officier de l’état civil ou, à son défaut, de l’autorité administrative.
Conclusion: Ceci s’ applique à fortiori pour les corps abandonnés.
ORDONNANCE 78-179 du 26 avril 1978 portant réglementation de l’autopsie scientifique.
Art. 4. – Un corps abandonné, c’est-à-dire un corps qui n’est pas réclamé et qui n’est pas susceptible de l’être peut être livré à l’autopsie scientifique par le commissaire de région ou son délégué après un délai de 15 jours qui court à partir de la constatation du décès. Pendant ce temps, tous les moyens de communication seront mis en œuvre pour s’assurer de l’abandon.
Conclusion: à fortiori, ceci s’ applique en dehors de l’ autopsie.
DÉCRET du 28 juillet 1938 sur la police sanitaire des animaux domestiques.
Art. 19. — La destruction des cadavres d’animaux atteints d’une des maladies contagieuses … a lieu par enfouissement, incinération, cuisson ou par l’action d’agents chimiques, en suivant les règles et prescriptions qui seront fixées par ordonnance.
Conclusion: à fortiori, ce qui s’applique à des animaux, s’ applique aux citoyens.
Pour un autre juriste congolais, ancien magistrat :  Il n’existe pas dans le code pénal congolais une protection particulière du cadavre en déhors de la mutilation ou de la destruction des tombeaux.
Voici ce que dit l’unique disposition consacrée au respect dû aux morts:
Article 111 : « Sera puni d’une servitude pénale d’un mois à un an et d’une amende de vingt-cinq à cinq cents zaïres quiconque aura détruit, abattu, mutilé ou dégradé : des tombeaux, signes commémoratifs ou pierres sépulcrales; des monuments, statues ou autres objets destinés à l’utilité ou à la décoration publique. »
Je pense qu’il faudra que législateur tienne compte de la culture congolaise en matière d’inhumation, pour protéger de manière toute particulière les cadavres afin d’éviter ce qu’on est en train  de déplorer.

Des voix s’élèvent partout (au Congo et ailleurs) pour exiger une enquête impartiale

L’affaire de la fosse commune suscite déjà des réactions convergentes tant des congolais que des étrangers. Les ONG des droits de l’homme et plusieurs organisations congolaises de la société civile – dont l’Asadho ou L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) – exigent une enquête indépendante menée par les autorités congolaises et la communauté internationale. Au Parlement, le ministre Boshab fait l’objet des interpellations. Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo serait appelé d’urgence pour s’expliquer auprès de l’Union européenne sur ces faits. Les sources proches du Sénat parlent d’une situation très embarrassante pour le pouvoir. « Ce n’est pas parce que ce sont des indigents qu’ils doivent être mis dans une fosse commune », a déclaré l’italienne d’origine congolaise Cécile Kyenge, vice-présidente de l’assemblée parlementaire de l’UE-Afrique Caraïbe- Pacifique, qui conduit la délégation qui a rencontré le ministre de la Justice, Thambwe Mwamba.
Sur son compte twitter, la chercheuse de Human Right Watch (HRW) Ida Sawyer a réclamé une « enquête rigoureuse et indépendante » pour « savoir si ces personnes disparues [lors de ces opérations] sont là », enterrées dans la fosse commune : « Le gouvernement doit conduire une enquête crédible pour faire la lumière sur cette affaire, notamment sur l’identité des personnes enterrées », dit-elle. Il faut rappeler que l’ONG américaine HWR soupçonne les services de sécurité congolais d’avoir enterré des victimes de deux vagues de répression dans une fausse commune de la région de Kinshasa. Selon HRW, il s’agirait de victimes de lopération Likofi, menée par la police entre novembre 2013 et février 2014 pour lutter contre les bandes des jeunes délinquants appelés Kuluna de Kinshasa, ou de la répression des manifestations et émeutes de janvier en réaction à un projet de réforme électorale.
La Belgique en première ligne. L’étau se resserre sur le régime Kabila ?
Comme en 1990 lors des événements du Campus de Lubumbashi, la Belgique hausse le ton. C’est ce qu’on peut lire sur le portail du Ministère belge des Affaires étrangères. Un communiqué du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, daté du 08 avril 2015 fait état de sa préoccupation suite à cette découverte macabre qui « pose de très nombreuses questions auxquelles la population congolaise et la Communauté internationale sont en droit d’attendre des réponses ». Le Ministre Didier Reynders demande qu’une enquête indépendante et crédible puisse immédiatement être diligentée pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il importe par ailleurs de sanctuariser le site pour éviter la disparition de preuves et d’indices permettant de dire qui sont les personnes qui ont été enterrées et dans quelles circonstances elles l’ont été ». Mardi 7 avril, le Vice-Premier et Ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo a accepté de disponibiliser 1,5 million d’euros en faveur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH). Le gouvernement belge estime que le BCNUDH pourrait assister les autorités congolaises dans l’enquête, entre autres par l’interrogation de témoins.
Déjà sur le terrain, la MONUSCO, via le BCNUDH est décidée à accompagner la mission d’enquête diligentée par les autorités congolaises pour faire toute la lumière sur les circonstances qui entourent cette fosse commune découverte à Maluku. Le porte-parole intérimaire de la mission onusienne, Charles Antoine Bambara, l’a affirmé mercredi 8 avril au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies.
Pour le juriste-criminologue Jean-Bosco Kongolo analyste chez DESC : « Ça rappelle le vrai faux dossier des massacres des étudiants de l’Université de Lubumbashi qui avait déclenché le début de la fin du régime de Mobutu. Depuis ce temps-là, plus rien n’avait réussi à ce dernier. On dirait que toutes les forces cosmiques s’étaient liguées contre lui pour le couler. C’est juste un rappel de l’histoire, qui n’a rien de prémonitoire. »

Les criminologues de DESC disposés à apporter leur contribution – Appel à témoin pour constituer un dossier pénal

Tout en se mettant à la disposition de qui de droit pour apporter son expertise dans cette enquête, DESC lance un appel aux familles des victimes ou des personnes disparues ces derniers mois ainsi qu’aux témoins de se manifester et de nous signaler la disparition de leurs proches pour constitution des dossiers pénaux à charge des autorités congolaises. Nous garantissons la discrétion la plus absolue dans le traitement de cette affaire. 425 corps signifient plusieurs centaines de familles qui n’ont plus revu les leurs, c’est beaucoup. Il faudrait que les familles ainsi que les témoins arrivent à nous transmettre un maximum d’informations possible, nécessaires à l’identification des personnes disparues et des comportements suspects observés de la part des services de sécurité congolais.
Notre démarche est qu’une fois ces informations recueillies, en concertation avec M. Paul Nsapu de la FIDH, nous allons constituer un dossier à confier aux instances pénales internationales pour qu’elles diligentent une enquête internationale pour crimes contre l’humanité. Malgré le caractère politique de ces instances (tribunal des puissants), en attendant l’institution d’une justice indépendante, transparente et non inféodée au pouvoir politique, à l’état actuel des choses, nous ne savons pas à qui confier le martyre des populations cngolaises.
Nous rappelons que, suite aux nombreux indices et éléments de preuve recueillis, DESC est en train de finaliser également un dossier relatif aux événements de Lodja où une milice proche du ministre Lambert Mende a agressé des religieuses. (http://desc-wondo.org/depeche-desc-revision-de-la-constitution-premieres-victimes-a-lodja-le-fief-de-lambert-mende/). Le dossier, en analyse actuellement auprès de juristes spécialistes du droit pénal international, sera bientôt aux instances pénales internationales

Des responsables politiques et de sécurité susceptibles d’être traduits en justice en cas de confirmation des assassinats politiques

Nous reprenons ici des noms et la qualité des autorités susceptibles d’être poursuivies par la justice nationale et/ou internationale si jamais ce charnier est bel et bien celui des victimes des répressions de janvier 2015 ou d’autres bavures sécuritaires du régime Kabila. Il sied de rappeler que durant les événements de janvier 2015, nous avons pu entrer en contact avec une source experte dans une boîte informatique à Kinshasa. Il était parvenu à déjouer la coupure d’internet. Voici ce qu’il nous a confié : « Pally (Pseudonyme de JJ Wondo) ici nous sommes en guerre. Le campus de Kinshasa est attaqué par la GR. La population est décidée à RESISTER à l’armée et la police. Il y a des centaines de morts… Je te recontacte » (12h58 heures de Kinshasa, 20 janvier 2015) [6]. Une information confirmée par une autre source de la MONUSCO à Kinshasa (13h25 heure de Kinshasa).
Ayant appris cette situation, j’ai (JJ Wondo) décidé d’appeler directement par téléphone le général Camille Bombele (Commandant de la région militaire de Kinshasa) et le colonel Seguin Ngoi Sengelwa, commandant de la LENI[7], l’ex-PIR[8] qui ne reçoit des ordres que directement du président Kabila, pour les enjoindre de cesser de tirer sur les manifestants. Ils m’ont répondu qu’ils ne faisaient qu’obéir à leur hiérarchie. J’ai insisté sur le fait que la loi permet également de désobéir à un ordre illégal lorsqu’il s’agit d’exécuter un ordre ne respectant pas les principes juridiques fondamentaux d’usage légal, proportionné et opportun de la force. Mais les intéressés m’ont simplement dit qu’ils faisaient leur travail [abattre des manifestants !]. Nous avons conservé les traces de ces conversations.
Il semble de plus en plus plausible que lorsque les témoins nous parlent et décrivent des scènes de guerre généralisées dans la capitale en janvier 2015, que tout cela occasionne des victimes qui devraient se compter par centaines et non pas par dizaines. Dès le départ, DESC mettait en cause les chiffres provisoires avancés jusqu’à présent. DESC est bien au fait que les équipes de renseignement de la MONUSCO, chargées par la CPI, étaient à l’œuvre pour collectionner les preuves contre l’armée et les responsables politiques au pouvoir durant les manifestations de janvier 2015. Des services spécialisés et banalisés en tenue civile ont été discrètement déployés sur le terrain pour réaliser l’assessment des manifestions. Ces services sont le JOC (Joint opération center) [9], le JMAC (Joint mission analysis cell) et la UN Security ». A ce jour, nous sommes étonnés que le rapport du BCNUDH se fait toujours attendre. Nous espérons que ce rapport sortira en même temps que les résultats d’enquête actuelle sur le charnier de Maluku.
Une chose semble certaine, après s’être tiré une balle sur son pied en janvier 2015, par la cacophonie et les zones d’ombre qui entourent cette affaire de la fosse commune de Maluku dans sa communication, le régime Kabila semble enterrer davantage son contrat social et républicain avec le peuple congolais dont Kabila n’a que faire. Son silence et son indifférence, en sa qualité de prétendu père de la nation, après la dérive sécuritaire de janvier et cette découverte macabre, sont tout autant d’indices qui le culpabilisent aux yeux de l’opinion publique congolaise aix yeux de laquelle il apparait être responsable ou tout au-moins complice de la mort en série sans fin des Congolais depuis 1996, période où il a commencé sa carrière militaire sur le sol congolais sous l’uniforme du FPR (Front patriotique rwandais) qui a fini par le propulser au sommet de l’Etat en 2001.
Les autorités politiques et militaires mises en cause et passibles des poursuites pénales
Les officiels, les officiers généraux et supérieurs sous-mentionnés, sont techniquement, pénalement et individuellement responsables, au regard des prérogatives de leurs fonctions respectives, des 41 victimes et d’autres cas de violations et d’atteintes graves aux droits humains et à l’intégrité physique des populations civiles conformément au droit pénal national et international.
Il s’agit de :
Joseph Kabila Kabange, Chef de l’Etat, commandant suprême des FARDC et de la Police nationale. La Garde républicaine dépend directement de son cabinet militaire dirigé par le Général Olenga.
Auggustin Matata, Premier ministre et chef du Gouvernement. Il coordonne la politique nationale et sécuritaire du pays.
Pierre Lumbi Okongo, Conseiller spécial de Kabila en matière de sécurité, il conseille Kabila sur les grandes options stratégiques à prendre en matière de sécurité interne (dont l’ordre public) et externe du pays.
Général François Olenga : Chef d’état-major privé de Kabila. C’est l’actuel bras droit militaire de Kabila qui lui conseille sur les options stratégiques et opératiques à prendre en matière de sécurité militaire. Il a sous ses attributions l’autorité directe et fonctionnelle de la GR.
Général Didier Etumba : Chef d’état-major général des FARDC qui chapeaute toutes les forces armées de la RDC, y compris la GR.
General Constant Hughues Ilunga Kampete : commandant de la Garde républicaine (GR) qui a ordonné à ses hommes d’agir de la manière la plus ferme et sans état d’âme contre les manifestants.
Général Gabriel Amisi Tango Four : Commandant de la 1ère zone de défense comprenant les provinces de l’Equateur, du Bandundu, du Bas-Congo et de Kinshasa où se déroulent les opérations militaires contre des civils non armés. Il a sous sa responsabilité opérationnelle directe les unités des 41ème, 42ème et 43ème bataillons des forces de réaction rapide (FRR) retirés de Beni depuis juin 2014.
General Dieudonné Banze : chef d’état-major de la force terrestre et ancien commandant de la GR pour la supervision des opérations militaires des FRR
Général Camille Bombele Luwala : Commandant de la 14 région militaire correspondant à la ville de Kinshasa, secteur opérationnel sous son commandement direct. Il était déjà le chef des opérations contre les adeptes du prophète Mukunguble en décembre 2013 et de la répression des partisans de l’opposition qui conspuaient le cortège de Joseph Kabila le 26 novembre 2011.
Général Charles Bisengimana : Commissaire général de la Police nationale congolais (PNC) en tant qu’autorité hiérarchique et fonctionnelle de toute de la PNC qui décide et approuve toutes les opérations de police d’envergure menées sur le terrain.
Général Célestin Kanyama, l’Inspecteur divisionnaire adjoint de la PNC. Kanyama est indexé par le rapport du Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) sur les violations des droits humains commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi » (coup de poing), destinée à traquer les jeunes délinquants de Kinshasa appelés communément « Kulunas ».
General Seguin Ngoi Sengelwa : commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI). Il est très proche de Kabiĺa. C’est généralement cette police qui intervient pour mâter les opposants de Kabila. Il joue un rôle très important dans le dispositif sécuritaire de Kabila en RDC, plus particulièrement à Kinshasa.
Général Jean-Claude Yav Kabej, ancien directeur des renseignements militaires (la Démiap), est l’adjoint du général Olenga à la maison militaire du chef de l’Etat congolais.
Général Kalev Mutond, Administrateur général de l’ANR : le service de renseignement civil
Professeur Jules Katumbwe Bin Mutindi : le directeur provincial de l’ANR pour Kinshasa.
Georges Monga, Directeur des opérations de l’ANR qui reçoit ses ordres directement de Kabila qu’il rencontre pratiquement tous les jours pour faire rapport.
Général Ekutshu Wanzanga Michel : Adjoint chargé des Opérations et Renseignement dans la 1ère zone de défense.
Général Tangala Guillaume : adjoint chargé de l’Administration et Logistique dans la 1ère zone de défense
Général Dzaringa Lotshima Robert : Chef d’état-major de la zone de défense dans la 1ère zone de défense.
Général Crispin Tshiwewe Songesa : chargé des renseignements au sein de la GR
Colonel Waliuzi Kilandi Albati : responsable de l’administration et de la logistique. C’est lui qui équipe les éléments de la GR lors des opérations.
Colonel Ngoy Ndombe Ignace : Chef d’état-major de la Garde Républicaine. C’est lui qui planifie toutes les opérations militaires et la mise en conditionnement des troupes de la GR.
Colonel Djadjidja : Commandat du batallons PM (police militaire) du Camp Kokolo dont les éléments, sous les ordres du Général Etumba, ont commis beaucoup de bavures lors des manifestations du mois de janvier derniers. Une source le décrit plus brutal que le Général Célestin Kanyama
Professeur Aimé Ngoy Mukena : Ministre de la défense Nationale. Il est le responsable de la gestion quotidienne des Forces Armées, notamment en ce qui concerne l’administration et l’approvisionnement des FARDC.
Professeur Evariste Boshab : Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il est le responsable du maintien de l’ordre public, de la sécurité publique et protection des personnes et de leurs biens. Il exerce également l’autorité fonctionnelle et hiérarchique sur la Police Nationale et les services de sécurité.

Jean-Jacques Wondo Omanyundu – Exclusivité DESC

[1] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-une-fosse-commune-contenant-425-corps-decouverte-pres-de-kinshasa?id=8949534.
[2] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-une-fosse-commune-contenant-425-corps-decouverte-pres-de-kinshasa?id=8949534.
[3] http://toutlubumbashi.blogspot.be/2015/04/rdc-un-charnier-contenant-plus-de-200.html.
[4] Service de renseignement militaire.
[5] Service de renseignement civil.
[6] http://desc-wondo.org/flash-desc-la-garde-republicaine-prepare-un-assaut-au-campus-de-kinshasa/#sthash.1kkHBalj.dpuf.
[7] Légion nationale d’intervention formée par l’Union européenne.
[8] Police d’intervention rapide.
[9] Le JMAC est le service de récolte et de traitement de l’information, de renseignement. C’est le service secret de la MONUSCO.

http://desc-wondo.org/dossier-desc-les-corps-des-indigents-qui-enterrent-le-contrat-republicain-de-kabila-avec-les-congolais/#sthash.VyBXwGnJ.dpuf






 LA SUITE :

http://democratiechretienne.org/2015/04/04/un-carnier-avec-425-morts-denonce-par-la-population-de-maluku-on-aurait-enterre-la-nuit-les-manifestant-tues-le-192021-janvier-2015-une-enquete-approfondie-est-necessaire/

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 12/4/2015, 11:52 pm

"Fosse commune en RDC: les appels à une enquête indépendante se multiplient"
° http://www.lesoir.be/848009/article/actualite/monde/2015-04-10/fosse-commune-en-rdc-appels-une-enquete-independante-se-multiplient

"Fosse commune de Maluku en RDC: des zones d'ombre demeurent"
° http://www.rfi.fr/afrique/20150410-rdc-zones-ombre-fosse-commune-maluku/

"République démocratique du Congo. Les mystères de la fosse commune de Maluku"
° http://www.courrierinternational.com/article/republique-democratique-du-congo-les-mysteres-de-la-fosse-commune-de-maluku

"Fosse commune à Kinshasa : la VSV pas convaincue de la version du gouvernement"
° http://www.lavoixdelamerique.com/content/fosse-commune-a-kinshasa-la-vsv-pas-convaincue-de-la-version-du-gouvernement/2714290.html

"RDC/Affaire fosse commune : la MONUSCO va accompagner les enquêtes à Maluku"
° http://www.unmultimedia.org/radio/french/2015/04/210278/#.VSrO3NysUYQ

"RDC : stupeur et interrogations après la découverte de 421 cadavres dans une fosse commune"
° http://www.itele.fr/monde/video/rdc-stupeur-et-interrogations-apres-la-decouverte-de-421-cadavres-dans-une-fosse-commune-119353

"L'ambassadeur de la RDC à Paris agressé ?"
° http://www.lavoixdelamerique.com/content/rdc-le-gouvernement-denonce-l-agression-de-son-ambassadeur-a-paris-en-relation-avec-la-fosse-commune/2713077.html




Compatriotiquement!

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  mongo elombe le 13/4/2015, 9:18 am

Conseils des ministres de quelques minutes mais ils ont le temps d'aller dimanche à Kingakati pour des futilités....

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=81071#.VSta5Xgayc0

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Arafat le 13/4/2015, 9:36 am

mongo elombe a écrit:Conseils des ministres de quelques minutes mais ils ont le temps d'aller dimanche à Kingakati pour des futilités....

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=81071#.VSta5Xgayc0
Qui sait? Il se pourrait qu´ils s´y soient rendus pour creuser leur propre fosse commune.

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  KOTA le 13/4/2015, 2:51 pm

SELON LES DERNIERES INFOS, IL Y AURAIT 4 ETRANGERS JETES DANS LA FOSSE COMMUNE DE MALUKU. ON NE CONNAIT PAS LEUR NATIONALITE MAIS ILS AURAIT ETE TUES PENDANT LES EVENEMENTS DU 19-25 JANVIER 2015. NORMALEMENT, L INHUMATION D UN CITOYEN ETRANGER DOIT ETRE PRISE EN CHARGE PAR SON AMBASSADE QUI DOIT SE CHARGER DE REPATRIER LE CORPS affraid

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 13/4/2015, 5:44 pm

djino a écrit:

Po na NINI Ba Combattants basali Bureau Ya Ambassadeur ya Congo ya Paris boyé Ko ? Very Happy


Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  KOTA le 13/4/2015, 6:26 pm

TAMBWE MWAMBA, MINISTRE KABILISTE DE LA JUSTICE,  VIENT DE DECLARER DEVANT LES AMBASSADEURS ACCREDITES A KINSHASA  - CONVOQUES TOUS A SA CONFERENCE DE PRESSE- QUE LA FOSSE COMMUNE DE MALUKU A RESPECTE LES REGLES DE DROIT EN LA MATIERE/

A VOUS DE JUGER/ VOICI L ORDONNANCE REGLEMENTANT L INHUMATION EN RDC


VOICI LA LEGISLATION ACTUELLEMENT EN VIGUEUR EN MATIERE D’INHUMATION EN R.D.CONGO:

ORDONNANCE DU 14 FEVRIER 1914 SERVICE DES INHUMATIONS ET POLICE DES CIMETIERES.
Article 1er
[ Ord. du 11 avril 1957, art. 1er. Dans tous les centres d’occupation de la colonie, il sera établi, dans les terrains désignés par l’administrateur de territoire, un ou plusieurs cimetières.
Ils seront entourés d’une clôture d’au moins 1 m50 d’élévation. ]
Article 2
      [ Ord. du 11 avril 1957, art.2. Il est interdit de procéder à l’inhumation des corps des personnes décédées, sans un permis délivré par l’officier de l’état civil de la localité ou, à son défaut, par l’autorité administrative.]
Le permis d’inhumation ne seront accordés par les fonctionnaires ci-dessus désignés que sur le vu d’un certificat médical: s’il n’y a pas de médecin, l’officier de l’état civil ou l’autorité administrative ne pourra délivrer le permis d’inhumation qu’après s’être transporté auprès de la personne décédée, pour s’assurer du décès.
Article 3

      Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations.

Article 4

    Chaque inhumation aura lieu dans une fosse séparée; chaque fosse aura une profondeur de 1 m 50 sur 80 centimètres de largeur et 2 mètres de longueur.

Article 5
Les fosses sont distantes entre elles d’au moins 30 centimètres sur tous les côtés.

Article 6
    Il est cloué à la tête de chaque cercueil ou attaché au linceul une estampille en métal portant un numéro d’ordre, lequel sera reproduit sur les clôtures, pierres sépulcrales, croix ou autres signes funéraires élevés sur les tombes.
Article 7
 [ Ord. du 22 octobre 1948. Le gardien tiendra pour chaque cimetière un registre des inhumations et un  plan.

    Les nom, prénom, profession, résidence et nationalité des personnes inhumées, la date de l’inhumation, le numéro de la tombe et de l’estampille du cercueil ou linceul sont inscrits sur le registre.
Le plan reproduit l’emplacement des tombes et leur numéro d’ordre.
L’administrateur de territoire cote et paraphe par première et dernière (page) le registre des inhumations; il vise le plan du cimetière.]
Article 8
    [ Ord. du 4 octobre 1934. Sauf autorisation spéciale, ou dans le cas prévu à l’article 17, le transport au cimetière des corps des décédés ne pourra se faire que par les agents à ce désignés par l’autorité administrative.]
Article 9
[ Ord. du 11 avril 1957, art.3. les corps seront inhumés à l’endroit désigné par l’autorité administrative de la localité.]
Toutefois, le gouverneur général pourra accorder, dans les lieux consacrés aux sépultures, aux conditions fixées par l’arrêté du 16 mai 1907, des concessions de terrain aux personnes qui désireraient y posséder une place distincte pour y fonder leur sépulture et celle de leur famille. Pareilles  concessions pourront être accordées aux  associations religieuses et autres, possédant la personnalité civile, pour la sépulture de leurs membres ou agents.
Article 10
Tout particulier a la droit de placer sur la fosse d’un parent ou ami une croix ou autre signe pieux sans qu’il soit besoin à cette fin d’une autorisation préalable.

Aucune inscription ne pourra toutefois être placée sans l’autorisation de l’autorité administrative.

Article 11

Le placement de pierres tombales ou monuments, même en cas de concession, ne pourra avoir lieu que moyennant l’obtention de l’autorisation préalable de l’autorité administrative, qui veillera, notamment, à empêcher les empiétements sur les fosses voisines.
Article 12
    [ Ord. du 15 novembre 1952. Le tarif des frais d’inhumations est fixé comme suit:
creusement de fosse 150 francs
transport du corps au cimetière 350 francs

Lorsque la distance à parcourir exigera un déplacement de plus de dix kilomètres aller et retour, ces frais de transport seront majorés d’une somme dont le montant sera calculé suivant le tarif de location d’un véhicule employé.
Les frais d’inhumations seront acquittés par les commerçants, chefs d’industrie, gérants des maisons de commerce, chefs de société ayant la personnalité civile, capitaines de navires pour leurs employés, travailleurs ou hommes d’équipage, sauf à eux à en poursuivre le recouvrement sur la succession du défunt. ]
[Ord. du 11 avril 1957, art. 4. L’exemption totale de ces frais ou leur réduction à la moitié pourra être accordée aux  ]
Article 13
                 Les frais d’inhumation seront perçus par les officiers de l’état civil ou, dans les localités où il n’en existe pas,  par l’autorité administrative. Les sommes ainsi perçues seront versées, au fur et à mesure de leur perception, entre les mains du receveur des impôts compétents et le double du bordereau, modèle n°20 qui accompagne chaque versement, sera transmis au secrétaire général.
Un état annuel sera également envoyé.
Article 14
                 L’ouverture des fosses pour de nouvelles sépultures ne pourra avoir lieu que de dix en dix années.
Article 15
Aucune exhumation ne pourra avoir lieu que sur l’ordre des autorités judiciaires ou avec l’autorisation du gouverneur général.
Article 16
[ Ord. du 15 novembre 1952. Le tarif des frais d’exhumation est fixé comme suit:
Exhumation 500 francs
Transport du corps 350 francs

Lorsque la distance à parcourir exigera un déplacement de plus de dix kilomètres, aller et retour, ces frais de transport seront majorés d’une somme dont le montant sera calculé suivant le tarif de location du véhicule employé.]
Article 17
                 [ Ord. du 23 juin 1938- [ L’administrateur de territoire] pourra sur demande motivée de toute personne, physique ou morale, autoriser exceptionnellement l’installation de cimetières dans les endroits où ils n’existent pas d’autorités administratives.
modifié par l’Ord. du 15 mars 1950.
                 Toutefois, la demande ne pourra être accueillie que si le requérant désigne  nominativement la personne chargée des fonctions de gardien du cimetière.
Si, pour une raison quelconque, le gardien primitivement désigné cesse ses fonctions, il devra être remplacé par une personne présentée à l’agréation du chef de la province.]
Article 18
                 [ Ord. du 23 juin 1938- Les gardiens désignés conformément à l’article précédent sont chargés de faire observer les règlements sur les inhumations et de maintenir l’ordre et la propreté dans les cimetière pour lesquels ils auront été désignés.
Ils exerceront notamment, sous la surveillance et le contrôle de l’autorité territoriale, les devoirs attribués administrative par les articles 2,7,9,13, et 16 de la présente ordonnance.
Ils sont nommés officiers de police judiciaire. Leur compétence matérielle est limitée aux infractions aux règlements sur le service des inhumations et à la police des cimetières; leur compétence territoriale s’étend aux cimetières pour lesquels ils sont désignés et à la zone comprise dans un rayon de 500 mètres autour de ceux-ci.]
Article 19
La police de tous les cimetières de la colonie appartient à l’autorité administrative sous la haute surveillance du [directeur de la justice].
Ainsi modifié par l’Ord. du 17 avril 1916
[ Ord. du 19 mai 1932- Dans les cimetières de la colonie, il est nommé, par l’administrateur territorial, un gardien chargé de faire observer les règlements sur les inhumations et d’y maintenir l’ordre et la propreté].

Article 20

Il est défendu, dans les cimetières, de laisser paître ou divaguer le animaux, d’y commettre aucune indécence, d’y jeter ou conduire aucune immondice et d’y rien faire qui soit contraire au respect dû à la mémoire des morts.
Article 21
                 Il ne peut être élevé aucune habitation ni creusé aucun puits à une distance inférieure à au moins 50 mètres des cimetières.
Article 22
                 Les infractions à la présente ordonnance seront punies d’une servitude pénale de un à sept jours et d’une amende de 25 à 200 francs, ou d’une de ces peines seulement.
Article 23
L’arrêté du 29 septembre 1904 est abrogé

Article 24

Le directeur de la justice est chargé…
[url=http://www.leganet.cd/Legislation/Droit Public/SANTE/O.14.02.1914.htm][url=http://www.leganet.cd/Legislation/Droit Public/SANTE/O.14.02.1914.htm[/url]]http://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20Public/SANTE/O.14.02.1914.htm[/url][/url]
http://democratiechretienne.org/2015/04/04/un-carnier-avec-425-morts-denonce-par-la-population-de-maluku-on-aurait-enterre-la-nuit-les-manifestant-tues-le-192021-janvier-2015-une-enquete-approfondie-est-necessaire/

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Jim KK le 13/4/2015, 10:38 pm

Kinshasa: l’Hôtel de ville organise une journée porte ouverte à la morgue centrale

http://radiookapi.net/actualite/2015/04/13/affaire-fosse-commune-journee-porte-ouverte-la-morgue-centrale-de-kinshasa/

L’Hôtel de ville de Kinshasa a organisé lundi 13 avril une journée porte ouverte à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence (ex-Maman Yemo). Selon les organisateurs, l’objectif est de montrer aux médias comment s’organisent les services dans cette morgue.
Radio Okapi vous propose quelques photos prises en dehors de la morgue, étant donné que les caméras et les appareils photo n’étaient pas autorisés à accéder à l’intérieur.

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Hiro-Hito le 13/4/2015, 10:41 pm

Pdt qu'on se pose des questions sur la capacite d'acceuil de la morgue en question, on doit se rappeler qu'elle n'a pas seulement servi a garde les depouilles mortelles des indigents, ou est ce qu'on gardait les depouilles des gens dont les familles s'organisaient encore pour avoir des funerailles appropriees si la morgue etait saturee avec les indigents?

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Message  Troll le 14/4/2015, 12:15 am

Razz LA POSITION DU GOUVERNEMENT ?

1. Offensive mediatique Surprised

Tambwe Mwamba, Matata him self, le cocorico Mende, Boshab ... le gouvernement se lance dans une campagne médiatique cette fois ici..après avoir vu les bourdes sur la communication sur une affaire dont ils n´avaient vu venir une réation nationale et internationale Exclamation

2. Refus d´une enquête internationale

Sur le plan "juridique" et surtout diplomatique, ceux du gouvernement ont semble-t-il optés pour la position "ferme" et..nationaliste oppps Embarassed souveraine de Mende..par rapport á l´approche de la "transparence" affichée par Boshab Embarassed Embarassed
Ainsi, jusqu´á la prochaine pression, le gouvernement REFUSE d internationaliser l´affaire des fosses communes, ce qui reduit sa marge de défense car en face de lui il ya le parlement de l´UE avec les "socialistes" dont une parlementaire italienne d´orgine congolaises, l´ONU avec sa mission militaire et son Bureau de défense des droits de l´Homme...sans oublier l´opposition et la societé civile Arrow

3. Pas d´exhumation Shocked

La position du gouvernement implique qu´il n´est pas question d´exhumer ces corps et de leur accorder un rituel d´enterrement plus "humain", plus "bantou" et plus africain Exclamation Ce que s´il ya enquête internationale, les corps seront exhumés et des médecons legistes vont examiner chaque corps..avant lui accorder un "certificat" de dèces un un cerceuil individuel Like a Star @ heaven

LA POSITION DE L´OPPOSITON


1. Deux semaines accordées au gouvernement

Deuil de 3 jours, mais surtout un ultimatum adressé au gouvernement pour qu´il accepte une enquête internationale independante et crédible Like a Star @ heaven

2. Manifestation populaire dans toutes les provinces au cas où...

L´opposition se reserve le droit de lancer des manifestations dans toutes les provinces comme au mois de janvier...afin d´obtenir une enquête internationale What a Face
Une seconde confrontation dans la ville de Kin Rolling Eyes peut avoir des conséquences imprevisibles.. Rolling Eyes surtout cette fois ici l opposition va avoir le "moral", l´éthique et les réferences spirituelles du pays en sa faveur...y compris le back up internationale avec la Belgique en tête comme lors de l´histoire de l´université de Lubumbashi qui avait encore plus enfoncé Mobutu Rolling Eyes Embarassed

WAIT AND SEE...rendez vous dans une semai ne

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Message  King David le 14/4/2015, 1:14 am

Le gouvernement cherche un bouc émissaire dans cette affaire et accuse Mr Kobler d'être un homme frustré et manipulateur. C'est lui qui sera à la base de tout ce montage alors qu'il n'y a aucun problème à enterrer les indigents de la sorte. (???) Shocked Shocked Shocked

La MONUSCO rétorque que le gouvernement ne fait que s'enfoncer lui même car elle (MONUSCO) a déjà toutes les preuves incriminant le gouvernement. Si elle a fait appel au Procureur et maintient sa présence dans le dossier judiciaire c'est tout simplement parce qu'elle ne veut pas que la justice ne soit manipulée par le gouvernement.

Et DESK publie la liste de tous les officiels ayant les mains ensanglantées en commençant par lui même le "Rat-Hissé".
Le DESK demande à toute personne ayant remarqué une disparition suspecte dans son entourage, à le contacter le plus tôt possible. La discrétion de leur participation est totale.

Tout ce que le gouvernement fait à présent n'est que panique. Il ne s'en sortira pas.

7% + 10% + 20% + 65% n'égale pas 100% mais plutôt 102%. Awa tokotika bino te.

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Message  Libre Examen le 14/4/2015, 1:17 am

S'attend-on à ce que ces gens qui n'ont jamais démontré quelques considérations à l'égard de la vie des Congolais agissent autrement ? Ils ont déjà la garantie d'immunité et d'amnistie de la part de certains.

Et ce manque de considérations à l'égard de la vie humaine, à l'égard de la vie des autres, ne serait-ce pas une de nos caractéristiques ?

Je n'ose pas penser à la réaction des Français si ceci était arrivé en France. Ai-je dit j'étais Charlie ! Non. Je crois que les mêmes mots n'ont pas la même signification selon que l'on soit, par exemple, Français ou Congolais.

C'est vrai, je ne suis certainement pas Charlie. Je l'aurais été les choses se passeraient autrement.

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  King David le 14/4/2015, 1:25 am

Libre Examen a écrit:Je n'ose pas penser à la réaction des Français si ceci était arrivé en France. Ai-je dit j'étais Charlie ! Non. Je crois que les mêmes n'ont pas la même signification selon que l'on soit, par exemple, Français ou Congolais.
Nous devons gagner notre pain quotidien très cher Libre et même si nous exhibons ici nos grands diplômes obtenus dans les plus grandes universités occidentales, nous devons lécher le c... de celui qui n'a aucun diplôme. C'est notre contraste.

Oui, nous sommes Charlie, non nous ne sommes ni manifestants ni indigents.

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  mongo elombe le 14/4/2015, 1:34 am

En France, au Kenya où ailleurs le président réagit et ont de la compassion.

MENDE raconte tout et n'importe quoi, le ministre des affaires étrangère idem cacophonie à tout les niveaux vous attendez quoi? MENDE nie même les odeurs
et parle avec arrogance et s'en prend à la monusco comme quoi ils font une mauvaise réputation à la RDC.

Quand ces lettrès ont un conseil de ministres de quelques minutes et préfère faire des kilomètres jusqu'à Kingakati parler de futilités électorale au lieu d'aller à Maluku pourquoi d'autres pays seraient Charlie pour nous?

Eza mawa Libre examen. On n'est jamais mieux servi que par soi même ce n'est pas le cas.

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Arafat le 14/4/2015, 8:34 am

Hiro-Hito a écrit: Pdt qu'on se pose des questions sur la capacite d'acceuil de la morgue en question, on doit se rappeler qu'elle n'a pas seulement servi a garde les depouilles mortelles des indigents, ou est ce qu'on gardait les depouilles des gens dont les familles s'organisaient encore pour avoir des funerailles appropriees si la morgue etait saturee avec les indigents?
Emporio, c´est effectivement la question qui se pose et qui suscite par conséquent plusieurs débats, comment est-ce possible que la morgue principale d´une ville ayant 11 millions d´habitants ne puisse même pas avoir la capacité de contenir 500 corps et dire qu´on nous casse les couilles avec les 5 chantiers. Evil or Very Mad

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 14/4/2015, 10:02 am

Kinshasa, Les combattants de l' UDPS disent : JE SUIS MALUKU




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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 14/4/2015, 8:48 pm

Une vidéo d 'archives de 2010 remet en cause les propos du gouverneur André Kimbuta Shocked Shocked



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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  ndonzwau le 15/4/2015, 1:07 am

Les pitoyables digressions sémantiques entre fosse et tombe, les hasardeuses justifications administratives et les ridicules démonstrations du contraire avec visites impromptues de la morgue ne vont tromper que les gogos et les malhonnêtes de service qui veulent bien s'y laisser prendre !
Lorsqu'on jette nuitamment à la hâte des centaines de cadavres dans une fosse à peine creusée d'où les membres de certains ressortent et dont la décomposition empeste de son odeur, comment voulez-vous appeler cela ? Même dans nos coins reculés a-t-on jamais senti l'odeur d'un corps décemment enterré dans une tombe ? Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de "tombe commune" nulle part dans le monde sauf avec beaucoup de précautions de concept et d'usage dans les circonstances exceptionnelles comme la guerre et à ma pauvre connaissance ce n'est pas le cas à Léo aujourd'hui; il n'y a que de "fosse commune" en cet avril 2015 au Congo; honni et bien malheureux dans sa conscience et sa science celui qui penserait le contraire !!!

Ce qui se passe aujourd'hui dans notre cher Congo n'a pas d'autre sinon celui du déni de la dignité humaine, celui d'un pouvoir qui n'a aucun égard pour la vie humaine, celui d'un Etat failli qui a renoncé à sa mission de gestionnaire de la Cité sans bilan juste capable d'entasser les cadavres de ses citoyens dans les morgues puis jetés dans des fosses sans vouloir et pouvoir leur accorder une sépulture décente ? Ne peut-il même pas se questionner comment tout d'un coup après 15 ans il a pu fabriqué autant d'indigents ? Et depuis quand un indigent ne devrait-il pas bénéficier de toutes les sollicitudes d'un Etat et devrait être jeté dans une fosse contrairement à tous nos us et coutumes et à la gestion responsable de ses citoyens et plus généralement à l'élémentaire dignité humaine dont le respect à nos morts subsiste comme le prix accordé par nos traditions à la vie humaine, à l'Homme  ?

Et ces usurpateurs procureurs de notre pays peuvent-ils nous montrer le cimetière des morts de mi-janvier qui ont été refusés aux familles et tous les disparus recensés par les ONG ?
S'ils ne se reprochent rien, vu la méfiance tenace et légitime dedans et dehors, le plus efficace pour déjouer les "Lititi MboKa" ou les "Timisoara" qu'on leur tendrait en embuscade n'est-il pas de se prêter à une enquête ouverte et exhaustive avec exhumations et autopsies plutôt que les ridicules invitations aux  visites des morgues qui prouvent au contraire leur bilan catastrophique ? J'espère au moins que personne ne s'y laissera prendre...
Pitoyable ! Apocalyptique !!!


"(...)(Evariste Boshab a donc confirmé que 421 personnes ont été enterrées collectivement à Maluku, le 19 mars derniers. Il a conduit hier une délégation composée des journalistes nationaux et internationaux à la morgue centrale de l’HGRKinshasa où 178 corps sont prêts à être inhumés collectivement, ce qui revient à dire qu’on a pu constater que dans une morgue, on trouve des cadavres. On s’en doutait déjà un peu !  
Plus étonnante est l’affirmation que « cette inhumation collective s’est déroulée dans la dignité et le respect des normes, les listes des morts et les procès-verbaux du parquet près le tribunal de paix de Kinkole faisant foi ». Cela revient à dire que par un effet magique la présence de paperasses administratives transforme en funérailles décentes une inhumation effectuée nuitamment, en hâte et à la grosse pelle. Lorsqu’elle a été creusée à une profondeur suffisante, puis refermée avec soin, une tombe, même collective, ne se fait pas remarquer ensuite par des odeurs nauséabondes.  
Autre prodige administratif, comment Boshab peut-il être sûr qu’aucune victime de l’une ou l’autre violence ne s’y trouve, puisqu’il y a des cadavres anonymes et inconnus ?
Que, dans la foulée, le vice-Premier ministre ait exposé ses vues sur l’incinération et sur la dépénalisation de l’avortement parce que selon les décomptes officiels, 300 mort-nés abandonnés par des parents incapables de les prendre en charge, selon la version officielle, ont été enterrés à Maluku est sans rapport avec le sujet. NdlR)(...)"

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201342&Actualiteit=selected  


"14-04-15 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI (CongoForum)

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201342&Actualiteit=selected
Les journaux parus ce matin reviennent sur les interventions du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab et de son collègue de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba à l’Assemblée nationale sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. 

Fosse commune de Maluku

Le Phare
, sous le titre : «Tombe ou fosse commune : le dossier reste ouvert» (° http://www.lephareonline.net/tombe-ou-fosse-commune-le-dossier-reste-ouvert/  ) relate comme suit les débats parlementaires sur le sujet :  
« Très attendu depuis une semaine à la suite de la motion d’information du député Martin Fayulu et des questions orales avec débat du précité et de son collègue Toussaint Alongo au sujet de la fosse commune de Maluku, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, s’est finalement présenté hier lundi 13 avril 2014 à l’Assemblée Nationale. Dans sa suite, il y avait le ministre de la Justice, Alexis Thambwa Mwamba, lui aussi directement concerné par le dossier. Après la brève introduction du président de la Chambre basse du Parlement, Aubin Minaku, qui a fait savoir que la plénière allait porter sur la « tombe commune » de Maluku et non sur la fosse commune, le patron de l’Intérieur est monté à la tribune. 

D’entrée de jeu, Evariste Boshab a indiqué que le gouvernement était lié par le devoir de redevabilité, qui impliquait la transparence dans le traitement de la question de la « tombe commune » de Maluku. A son tour, il a tenu à faire un distinguo entre « tombe commune » et « fosse commune », soulignant au passage que celle-ci pouvait faire penser à un massacre et une inhumation conduite dans la précipitation et la clandestinité. Or, à l’en croire, le gouvernement congolais n’a rien à cacher.  
C’est pour ce faire que dès la saisine du Parquet général de la République par le BCNUDH (Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme), le 24 mars 2015, a-t-il rappelé, il s’est empressé de diligenter une enquête administrative, parallèlement à l’ouverture d’une enquête judiciaire. 
Selon l’invité de l’Assemblée Nationale, 421 corps avaient été enterrés collectivement par les services de l’Hôtel de Ville de Kinshasa le 19 mars 2015 au cimetière Fula-fula de Maluku, dont 300 mort-nés et fœtus morts, 64 inconnus sans identités en dépit des recherches menées à cet effet, 23 abandonnés préalablement identifiés, 34 sans liens sociaux. C’était à la suite d’un rapport des services sociaux de la morgue centrale de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa adressé à l’administration urbaine et faisant état des corps abandonnés et non réclamés par leurs familles éventuelles. A l’en croire, il s’agit d’opérations de routine qui interviennent au bout de 30 jours pour le cas de la morgue de cette formation médicale, dont la capacité d’accueil est de 310 corps. Quant aux petites morgues de la ville, dès qu’elles s’estiment débordées, elles transfèrent les corps abandonnés vers la morgue centrale de l’ex-Mama Yemo au bout de 15 jours.  

Evariste Boshab a laissé entendre que cette inhumation collective s’est déroulée dans la dignité et le respect des normes, les listes des morts et les procès-verbaux du parquet près le tribunal de paix de Kinkole faisant foi.  

178 corps en souffrance à l’HGRK
(° http://www.lephareonline.net/morgue-de-lhopital-ex-mama-yemo-178-nouveaux-corps-non-identifies-en-attente-dinhumation/  )

Le Vice-premier ministre chargé de l’Intérieur a révélé avoir conduit hier lundi une délégation composée des journalistes nationaux et internationaux à la morgue centrale de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa où il a été constaté la présence de 178 corps abandonnés et destinés à un enterrement collectif dans un proche avenir. Il a déploré l’absence des membres de la Commission socio-culturelle de l’Assemblée nationale, pourtant invités pour la circonstance. Il a par ailleurs martelé qu’aucune des personnes tuées lors des événements du 19 au 21 janvier 2015 ne se trouvait parmi les morts enterrés collectivement à Maluku. Il a affirmé avec force que pareille allégation était sans fondement. Il a balayé d’un revers de la main la rumeur ayant fait état des personnes massacrées à Lubumbashi, signalant au passage que les listes des morts inhumains collectivement à Lubumbashi de 2014 à 2015 étaient disponibles. Profitant de la tribune du Palais du peuple, Evariste Boshab a informé les députés nationaux avoir instruit tous les gouverneurs de province de respecter la dignité des morts à l’occasion des enterrements collectifs.
 
Dépénaliser l’avortement  

Avant de clore son intervention, le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur a déploré le caractère lacunaire de la législation congolaise en matière funéraire. A son avis, aussi bien les lois de l’époque coloniale que celles d’après l’indépendance sont muettes en ce qui concerne l’organisation des funérailles et l’industrie funéraire. Les textes en vigueur étant devenus obsolètes, son vœu est que le législateur puisse songer à les actualiser. L’incinération des corps serait, de son point de vue, un palliatif aux dépenses funéraires et un frein au phénomène d’abandon des morts. Dans le même ordre d’idées, Evariste Boshab a suggéré la dépénalisation de l’avortement, afin d’éradiquer ou de limiter les cas d’avortements clandestins et de bébés abandonnés morts dans des caniveaux et ruisseaux.

1,5 millions d’Euros : une insulte pour la RDC 

Le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, s’est invité dans le dossier de la tombe commune de Maluku. C’était pour compléter le titulaire du portefeuille de l’Intérieur. Dans son intervention, il a confirmé avoir instruit le Procureur général de la République d’ouvrir une enquête sur l’affaire sou examen, avec la participation de l’Auditorat général et du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme. Il a indiqué que toutes les dispositions étaient prises pour faire éclater la vérité. Selon lui, le corps diplomatique accrédité à Kinshasa a été largement informé de l’évolution de ce dossier hier lundi 13 avril 2015. 

Parlant de l’offre de 1,5 millions d’Euros proposée par un pays ami (NDLR : la Belgique) comme contribution au financement de l’enquête, ce membre du gouvernement l’a qualifiée d’insulte pour la RDC, au regard des dizaines des millions de dollars mobilisés, sur fonds propres, pour les routes, le Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, le processus électoral 2015-2016, etc. Ironique, il a relevé que cela représentait le fond de commerce de certaines mamans.  
Revenant sur le dossier du jour, Thambwe Mwamba a annoncé qu’il organiserait deux points de presse hebdomadaires pour fixer la presse sur l’évolution de l’enquête judiciaire confiée au procureur du parquet de Kinkole, un des meilleurs magistrats instructeurs de la République. Si ce dernier marquait son accord pour l’exhumation des corps, cette opération pourrait se dérouler en plein jour, en présence des journalistes, des membres du corps diplomatiques, des parlementaires, etc. 
Enfin, il a démenti la rumeur de la disparition du corps d’un prisonnier condamné dans le procès des assassins de feu le président Laurent Désiré Kabila. Le défunt, a-t-il signalé, a été enterré samedi par sa famille, après autopsie.
 
Les députés de l’Opposition toujours sceptiques 

Après les éclairages de ces deux membres du gouvernement, le débat s’est transformé en un face à face entre députés de la Majorité et de l’Opposition. Les premiers cités, notamment Boris Mbuku, Ramazani et Masela ont totalement adhéré à la thèse gouvernementale de l’inexistence de fosse commune et de l’enterrement, dans la dignité, des indigents et inconnus morts, en dépit de leur grand nombre. A l’unisson, ils ont  accusé l’Opposition d’avoir voulu politiser un dossier des morts mais le coup n’a pas réussi. Ils ont demandé et obtenu, au finish, que le débat soit suspendu en attendant les conclusions de l’enquête judiciaire. 

Quant aux députés de l’Opposition, ils ont persisté à croire que la fosse commune de Maluku cachait bien de choses, compte tenu de l’absence des certificats de décès et d’inhumation des morts, de leurs identités, de leurs adresses, des causes de leurs décès et de la violation des lois relatives à l’inhumation. Le député Alongo a déploré la pratique d’enterrements collectifs, dans des fosses communes, des citoyens congolais en période de paix, comme si le pays était en guerre. Il a rappelé l’ordonnance de 1950 qui dispose que tout Congolais doit être enterré dignement.  
Martin Fayulu a renchéri que les inhumations collectives et nocturnes procédaient de la volonté du gouvernement de cacher la vérité. Il estime qu’on ne peut pas faire confiance à un gouvernement qui n’a toujours pas rendu les corps de Fidèle Bazana et Armand Tungulu à leurs familles depuis 2010. Il faut, selon lui, une enquête internationale si l’on veut connaître la vérité sur le charnier de Maluku. Estimant qu’il a dépassé son temps de parole, Aubin Minaku a fait couper tout bonnement son micro. Samy Badibanga a fait remarquer que selon les ordonnances de 1909 et 1957, l’inhumation devrait se faire dans des fosses séparées et distantes d’au moins un mètre en milieu rural et de 30 centimètres en milieu urbain. Elle devrait être couverte d’un permis et certificat d’inhumation et le mort devrait être identifié. Redoutant le non respect de la législation, il a exigé l’exhumation pure et simple des morts de Maluku.  
Emery Okundji a condamné les enterrements collectifs de Maluku au mépris de la dignité des morts et tranché qu’on ne garde pas des mort-nés ni des fœtus dans des morgues.

Les députés ce mardi à la morgue de l’ex-Mama Yemo 

Avant de clore le débat et la séance, Aubin Minaku a annoncé la visite de la morgue de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa par une délégation des députés ce mardi 14 avril. Il a aussi signalé qu’aujourd’hui, le Vice-Premier ministre Evariste Boshab devrait être entendu au Sénat. Enfin, au stade actuel, il a invité tout le monde à attendre les conclusions de l’enquête judiciaire pour un nouveau débat de fond. Bref, le dossier reste ouvert
 ».

Là où Le Phare compte 178 morts gardés à la morgue centrale pour un prochain enterrement collectif, Forum des As en compte 315 (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3907  ). Ces 315 nouveaux corps non identifiés retrouvés à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence de Kinshasa “constituent une preuve pour le Gouvernement congolais que la fosse commune de Maluku n’a rien à voir avec un quelconque massacre de la part des autorités congolaises”, commente ce journal.

Figurant parmi les membres du Gouvernement présents hier à la journée porte ouverte à la morgue centrale, Lambert Mende dénonce " une certaine calomnie bien entretenue par la Communauté internationale au sujet de la fosse commune à Maluku ". " Nous ne voulons pas qu’on dise qu’on a tué des gens", lâche-t-il avant de poser la question de savoir qui a tué les 315 personnes dont les corps sont entreposés à la morgue centrale. Le porte-parole du Gouvernement pointe d’un doigt accusateur sur la Monusco comme étant " auteur de cette calomnie ". " Il n’y a pas eu d’odeur à Maluku. Nous irons jusqu’au bout pour comprendre la vraie motivation de ceux qui se réclament partenaires de la RDC ", s’exclame Lambert Mende appelant les Congolais à ne croire qu’en sur eux-mêmes.

Sur le contenu de l’enquête, « tous les membres du Gouvernement se limitent à la vérification des procédures administratives », renseigne pour sa part La Prospérité. Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a dit que le travail en cours consiste à « découvrir si oui ou non chaque mort a été enterré dignement, si les procédures ont été respectées », précise ce quotidien. Il semble, de plus en plus, que l’opposition ainsi que les Associations de défense des droits de l’homme ne vont pas se contenter d’une demi-solution, croit savoir La Prospérité. L’UDPS, l’Asadho, HRW et d’autres structures spécialisées en la matière ont publié, indistinctement, des déclarations pour demander l’exhumation des corps afin de faire la lumière sur les causes et les circonstances de la mort de ces ”indigents”. A ce propos, le ministre de la Justice a dit hier aux ambassadeurs et corps  diplomatique accrédités en RDC qu’il appartiendra au Procureur de Kinkole d’apprécier, conclut La Prospérité.

Le Potentiel titre « Cacophonie à l’Assemblée nationale ». (° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12313:cacophonie-a-l-assemblee-nationale&catid=85:a-la-une&Itemid=472  ) 


 
Il rapporte que des membres du gouvernement, dont le vice-Premier ministre et ministre en charge de l’Intérieur et sécurité de même que son collègue de la Justice ont défilé, lundi 13 avril 2015, à la tribune de la Chambre basse du Parlement. Cela à l’invitation du bureau qui a contourné l’initiative du député national Toussaint Alonga. La polémique est ravivée, car rien de concret n’est donc sorti des débats en plénière. Au point que l’on est encore loin de connaître la vérité sur ce qui s’est passé réellement au cimetière Fula-fula   de Maluku où ont été ensevelis plus de 400 corps.  

Le Potentiel rapporte qu’à la suite de l’information émanant du vice-Premier ministre de l’Intérieur faisant état de 178 autres corps non réclamés se trouvant actuellement dans la Morgue centrale de l’hôpital général provincial de référence et devant être enterrés prochainement dans une « tombe » collective, le président de l’Assemblée nationale a annoncé la descente dès ce mardi 14 avril d’une délégation des élus du peuple dans cette morgue.

L’Avenir fait remarquer qu’à cause de l’absence du cadre réglementaire en ce qui concerne la procédure relative à l’organisation des cérémonies funéraires, la RDC se trouve orpheline d’une législation en ce domaine. D’où la problématique de l’inhumation des corps dits abandonnés et des indigents. Il rapporte que répondant à la question d’information et ce de manière magistrale, Evariste Boshab et Alexis Thambwe ont fustigé la récupération politicienne pour tromper la population. Dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas de la fosse commune puisqu’il n’y a pas eu massacre en masse, ni crime contre l’humanité, mais plutôt l’enterrement dans une tombe commune de personnes mortes naturellement, sans implication de la guerre ni des conflits communautaires.
((...) NdlR)(...)"


"Fosse Commune de Maluku : Opinion d’un juriste

Par Jean-Bosco Kongolo

° http://desc-wondo.org/fosse-commune-de-maluku-opinion-dun-juriste-jean-bosco-kongolo/#sthash.Nr5z6TAK.dpuf
L’encre et la salive coulent et continueront encore de couler au sujet de la fosse commune de Maluku où de centaines de corps humains ont été « enfouis » nuitamment à l’insu de la population kinoise, en violation de la législation en matière d’inhumations et contrairement à la culture congolaise, qui accorde aux morts une très grande considération. D’où de nombreuses voix s’élèvent de partout pour exiger qu’une commission d’enquête indépendante vienne éclairer l’opinion notamment sur les causes  de décès d’un si grand nombre de citoyens. Déjà on pointe du doigt accusateur les autorités du pays qui, abusant des forces de sécurité, auraient perpétré des massacres des citoyens qui avaient manifesté en janvier 2015 contre une disposition de la loi électorale qu’examinait le Parlement. Au-delà des émotions, du reste justifiées, qui traduisent l’indignation des uns et des autres, nous voulons joindre notre voix et notre expérience en matière judiciaire pour tenter de répondre à un certain nombre de questions que pourrait soulever la commission d’enquête, si elle est mise en place. Ces questions sont les suivantes :

-(1) La commission d’enquête est-elle opportune?
-(2) Doit-elle être judiciaire ou indépendante?
-(3) Sur quelles responsabilités peut-elle déboucher : politiques ou pénales ?
-(4) Existe-t-il une législation congolaise relative à l’inhumation des cadavres humains?
-(5) Quelles recommandations, la commission d’enquête pourrait formuler pour l’avenir? Pour répondre à toutes ces questions, nous n’allons nous baser que sur la version officielle des faits tels que présentés par le Ministre de l’Intérieur lui-même.



1 La version officielle des faits    

                                                                                              
Cette version est ainsi résumée par Radio Okapi : « Pour Evariste Boshab, il s’agit plutôt des indigents, gardés longtemps à la morgue centrale de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo et inhumés par l’Hôtel de ville de Kinshasa sur une demande de la direction de la morgue. 
Selon le rapport du gouvernement, parmi ces indigents, il y a des personnes ayant rompu le tissu social avec leurs familles, des corps abandonnés, des corps non identifiés et des mort-nés, enregistrés en bonne et due forme à la morgue centrale.
Evariste Boshab a par ailleurs indiqué que c’est au nom de la transparence et du devoir de la vérité que le gouvernement rend public son rapport administratif, en attendant le volet judiciaire. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a également déclaré que le gouvernement était disposé à exhumer les corps, si la demande était faite ou si le  moindre doute persistait. Pour plus de transparence, Evariste Boshab a promis de mettre son rapport à la disposition de tous.» (Radio Okapi, 4 avril 2015,[/size]http://radiookapi.net/actualite/2015/04/04/kinshasa-des-centaines-de-corps-inhumes-dans-une-fosse-commune-maluku/)

Cette version est confirmée et complétée par un membre du gouvernement provincial en charge du Budget, Plan, Travaux publics et Infrastructures, qui renseigne qu’il s’agit d’une opération de routine : « Robert Luzolano confirme les faits et indique que ces personnes sont des indigents dont 300 mort-nés et de fœtus abandonnés, 23 corps abandonnés, 64 personnes non identifiées pour absence de pièces et 34 personnes dont les familles ont été incapables de les inhumer. Parmi ces personnes, argumente Robert Luzolano, il y a celles provenant d’autres morgues et qui ont été reversées à la morgue centrale. » (Radio Okapi, 7 avril 2015,[/size] http://radiookapi.net/actualite/2015/04/07/affaire-fosse-commune-a-maluku-une-question-orale-adressee-a-evariste-boshab/[/size]).

2. Pourquoi une commission d’enquête?


Plusieurs raisons militent en faveur de l’opportunité d’une enquête : l’intervention du gouvernement après dénonciation par la population auprès de la Monusco, le nombre impressionnant de corps humains retirés à la fois d’une morgue, le doute sur les causes de décès, le caractère routinier de l’opération selon le gouvernement de la ville-province de Kinshasa.
2.1 Intervention non convaincante du ministre de l’intérieur
L’enquête aura d’abord pour tâche de savoir pourquoi le Ministre de l’Intérieur s’est précipité à défendre le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa comme si l’opération menée par celui-ci ne pouvait en rien être choquante sur les plans moral, éthique, culturel et légal. Ce qui aurait été exact à faire, pour le gouvernement central, c’est non pas de se défendre mais plutôt de diligenter une enquête en direction des services urbains de Kinshasa chargés d’inhumations et des cimetières. Sinon, puisqu’il y a des indigents et des mort-nés ou des corps abandonnés partout au pays, que le ministre aille alors jusqu’au bout pour dire à la nation combien de fosses communes de ce genre il y a chaque année dans les autres provinces ainsi que les statistiques funéraires de ce genre, mises à sa disposition par les gouverneurs de toutes les provinces.

Il n’y a aucun doute que si les odeurs nauséabondes provenant de la fosse commune n’avaient pas incommodé les paisibles habitants de la Commune de Maluku pour que ces derniers en avisent les responsables de la Mission des Nations-unies, personne n’aurait jamais su ou soupçonné ce qui s’est passé dans ce coin de la capitale. Dans une ville aussi policière et fortement militarisée comme Kinshasa, où l’on déplore régulièrement des cas de disparitions des personnes lors des manifestations contre le pouvoir, les explications du Ministre de l’Intérieur jettent plus de doute qu’elles n’apportent de lumière sur le dossier.

2.2 Le nombre de corps humains enfouis dans la fosse commune

Pour apaiser l’opinion sur le nombre impressionnant de corps humains enfouis (enfuir  convient mieux qu’inhumer, car aucune culture congolaise n’inhume de cette façon) dans une seule fosse, l’enquête permettra, documents à l’appui, de connaître d’abord la capacité d’accueil de la morgue de l’Hôpital ex-Mama Yemo et le temps qu’il a été nécessaire d’accumuler tous ces corps avant que les gestionnaires demandent à l’Hôtel de ville de Kinshasa de les évacuer vers un lieu de repos éternel.

2.3 Les causes de décès

L’enquête est nécessaire pour faire la distinction entre d’une part les mort-nés et les fœtus des personnes adultes décédées pour quelle que cause que ce soit. S’agissant des mort-nés, la pratique dans toutes les maternités de Kinshasa est de les assimiler aux fœtus et d’en disposer, sauf avis contraire des parents, pour les incinérer comme on le fait avec les placentas. Dans presque toutes les coutumes congolaises on ne tient même pas un deuil pour un mort-né et cela s’explique aussi juridiquement dans ce sens qu’il faut être né vivant et viable pour être considéré comme une personne décédée.
Quant aux corps des personnes adultes, l’enquête devra permettre de distinguer celles ayant été hospitalisées à l’Hôpital Général de référence de Kinshasa, donc ayant logiquement des dossiers médicaux faciles à retrouver dans cet hôpital, de celles décédées dans des formations médicales sans morgue ou décédées d’une autre cause en dehors de tout établissement médical. Même dans ces derniers cas, chaque corps déposé dans une morgue est en principe identifié, un numéro lui est attribué et un reçu délivré à la personne ou famille qui l’amène. Lorsque le décès est survenu dans un hôpital, il y a toujours un certificat de décès signé et délivré par un médecin pour servir de preuve à toutes fins utiles (dépôt du corps dans une morgue, inhumation dans un cimetière, déclaration devant l’officier de l’état civil, etc.). Il est important de porter à la connaissance du public qu’à Kinshasa, sauf omission de notre part, il y a une morgue dans chacun des hôpitaux de l’État ci-après : Clinique Ngaliema, Cliniques Universitaires de Kinshasa, Hôpital de Kitambo, Hôpital du Centenaire.

3. Existe-t-il une législation relative aux inhumations?


A ce sujet, la commission est utile pour éclairer l’opinion sur les propos du ministre   provincial du Budget, Plan, Travaux publics et Infrastructures, selon lequel il s’est agi d’une opération de routine. Cela revient à dire, d’après lui, qu’il n’existe aucune législation en la matière ou, si elle existe, pourquoi le gouvernement provincial ne la respecte pas? Depuis quand et sur instruction de qui cette routine s’est installée ? Comme il y a des fœtus, des mort-nés et des indigents partout dans le pays, que font les autres autorités provinciales en pareils cas? Le gouvernement central, est-il au courant ces pratiques ? En ce qui nous concerne, un ratissage professionnel dans la dense forêt de nos lois et règlements nous a permis de retrouver une vieille législation, jamais abrogée, datant de l’époque coloniale, sur le service des inhumations et la police des cimetières, censée être connue de tous les responsables de la territoriale. Il s’agit de l’Ordonnance du 14 février 1914 sur le service des inhumations et police des cimetières, dont nous reproduisons quelques dispositions en rapport avec le sujet d’actualité :
Article 1er : Dans tous les centres d’occupation de la colonie, il sera établi, dans les terrains désignés par l’administrateur de territoire, un ou plusieurs cimetières. Ils seront entourés d’une clôture d’au moins 1 m50 d’élévation.

Article 2 : Il est interdit de procéder à l’inhumation des corps des personnes décédées, sans un permis délivré par l’officier de l’état civil de la localité ou, à son défaut, par l’autorité administrative. Les permis d’inhumation ne seront accordés par les fonctionnaires ci-dessus désignés que sur le vu d’un certificat médical: s’il n’y a pas de médecin, l’officier de l’état civil ou l’autorité administrative ne pourra délivrer le permis d’inhumation qu’après s’être transporté auprès de la personne décédée, pour s’assurer du décès.
Article 3 : Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations.
Article 4 : Chaque inhumation aura lieu dans une fosse séparée; chaque fosse aura une profondeur de 1 m 50 sur 80 centimètres de largeur et 2 mètres de longueur.      
Article 5 : Les fosses sont distantes entre elles d’au moins 30 centimètres sur tous les côtés.                
Article 6 : Il est cloué à la tête de chaque cercueil ou attaché au linceul une estampille en métal portant un numéro d’ordre, lequel sera reproduit sur les clôtures, pierres sépulcrales, croix ou autres signes funéraires élevés sur les tombes.
Il n’est pas besoin d’être juriste ou juge pour lire et comprendre la pensée du législateur en lien avec le sujet qui nous préoccupe ou de banaliser ce qui s’est passé, en trouvant inutile et inopportun une commission d’enquête.

4. Nature de la commission d’enquête   


Il faut être né de la dernière pluie pour croire les déclarations d’un membre du gouvernement qui prétend, comme à ses habitudes, que la justice congolaise est indépendante et qu’elle n’a d’ordre à recevoir que de la loi. Si tel était en effet le cas, combien d’enquêtes judiciaires menées par la justice congolaise sur des dossiers sensibles ont déjà abouti à des résultats qui la mettent en confiance avec la population ? Qu’il s’agisse de l’assassinat de Laurent-Désiré, de Chebeya, de beaucoup de journalistes disparus ou assassinés, du Colonel Mamadou Ndala et de tant d’autres anonymes victimes de la soldatesque du pouvoir, la nation a perdu toute confiance dans son institution qui aurait pu s’ériger comme dernier rempart contre les violations massives et  répétées des droits de l’homme. Par contre, toutes les fois qu’un citoyen ose user de sa liberté garantie par la Constitution pour émettre son opinion sur des sujets d’intérêt national (limitation desmandats présidentiels, alternance au pouvoir,…), la justice est toujours prompte à déployer tout l’arsenal répressif (atteinte à la sûreté intérieure de l’État, incitation à l’insurrection, incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, incitation à la haine tribale, etc.) pour anéantir les « téméraires » et les réduire au silence.
Alors que le gouvernement provincial avoue publiquement et solennellement que l’enfouissement des corps humains dans des fosses communes est une opération de routine depuis quelques années, de qui se moque le Parquet général de la République dans son communiqué adressé aux familles des personnes disparues : «Les victimes qui sont à la recherche de l’un des leurs, prière les informer qu’il existe un dossier judiciaire. Elles peuvent venir et en ce moment là nous prendrons leurs déclarations. »? (Okapi, 9 avril 2015,http://radiookapi.net/actualite/2015/04/09/affaire-fosse-commune-des-enquetes-sont-en-cours-affirme-mende/). 

Dans ce pays où l’échelle des valeurs est renversée, il faut être artiste musicien et chanter pour les autorités politiques afin de bénéficier des funérailles dignes d’un être humain (1million de dollars US). Qui a oublié comment les Gouverneurs de Bandundu et de Kinshasa se sont disputés l’organisation des funérailles de Emeneya ou comment la plupart des autorités nationales ont cherché à se rendre vedettes lors de ces mêmes funérailles au Palais du Peuple? (Pour qui a un quelconque doute, ces images sont encore disponibles sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=YziFfvpiaDg). «Ainsi, le Président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux, lui a décerné, à titre posthume, la médaille d’or de  mérite civique,  pour des bons et loyaux services rendus à la nation congolaise.  Des hommages les plus déférents, c’est aussi la présence du Premier Ministre et des membres de son gouvernement, du Président de  l’Assemblée nationale, de  quelques gouverneurs des provinces et de leurs Assemblées provinciales. Les gouverneurs de Kinshasa et de Bandundu vont ériger, en mémoire de l’illustre disparu, un monument à Kikwit. » (Source : Kongo Times, 03/02/2014, http://afrique.kongotimes.info/culture/7321-rdc-king-kester-emeneya-obseques-dignes-roi-ordre-kabila-immortalise-medaille.html).

Mais lorsqu’un professeur d’université, un magistrat ou un cadre de l’administration publique décèdent, ils sont inhumés par leurs familles comme des indigents. C’est ce qui s’est encore répété il y a à peu près deux semaines lorsqu’un Haut magistrat (Conseiller à la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete) est décédé à domicile, sans assistance financière ni médicale de l’État et enterré dans le dénuement total grâce à la cotisation de ses collègues. Au cours de notre carrière dans la magistrature, il nous était déjà arrivé (sous le règne de L.D.Kabila) de prononcer une oraison funèbre à l’occasion des funérailles d’un collègue enterré dans les mêmes conditions que ci-dessus. Pour toutes ses raisons, et pour tant d’autres qui disqualifient la justice congolaise, nous soutenons que seule une commission autre que judiciaire, à défaut d’être complètement indépendante, peut aboutir à des conclusions crédibles.

5. Établir des responsabilités    


Les conclusions attendues par l’opinion publique nationale varient selon qu’on est politicien ou activiste des droits de l’homme ou encore simple citoyen. Globalement, les membres de l’opposition politique et certains activistes des droits de l’homme trouvent dans cette affaire une aubaine pour discréditer le pouvoir et, au besoin, obtenir les têtes de certains responsables politiques et militaires habituellement pointés pour leur cruauté  et leur impunité. Les uns et les autres sont surtout convaincus que parmi les personnes enfouies dans cette fosse commune, se trouvent des anonymes qui auraient été victimes de la répression disproportionnée de la police et de l’armée en janvier dernier lors des manifestations contre la loi Boshab. Dans un État qui se veut et se proclame de droit, nous pensons que l’heure a sonné, à certains niveaux de responsabilité, de devoir rendre compte des ses actes. 
A l’issue des travaux de la commission, dont l’opportunité n’est plus à démontrer, l’opinion sera en droit d’attendre que certains responsables politiques et judiciaires démissionnent ou soient contraints de le faire à cause de leur gestion calamiteuse et de leur amateurisme dans ce dossier. Pénalement et pour une fois, s’il venait à être établi que parmi des personnes enfouies sans considération de la dignité humaine et de nos cultures congolaises il y en a qui sont mortes abattues par des balles ou à cause des violences de quelle que nature que ce soit, les suspects, peu importe leur rang, devront répondre de leurs actes devant la justice.                                                                                                      

 6. Recommandations  


Certains diraient qu’il est prématuré de formuler des recommandations à ce stade où l’enquête n’a même pas encore pris forme. Nous pensons pour notre part que vu la gravité des faits et la légèreté avec laquelle les responsables politiques gèrent et considèrent ce dossier comme un fait divers, il est urgent de formuler certaines recommandations à titre conservatoire, destinées au Président de la République, au Parlement et au Ministre de l’Intérieur.  
                                                                              
– Au Président de la République :
recadrer les compétences et les prérogatives de chaque ministre pour éviter l’empiètement et surtout des déclarations intempestives non-conformes à la réalité, qui désinforment et qui finissent par embarrasser et rendre ridicule le gouvernement dans son ensemble.                      
 – Au Parlement :        
- (1) revisiter la loi sur le service des funérailles et la police des cimetières, qui date de l’époque coloniale, en vue de l’actualiser et la conformer aux traditions congolaises, lesquelles accordent un profond respect aux morts;                                                                          
 – (2) interpeler de manière non complaisante et non partisane tout responsable politico-administratif mêlé de près ou de loin dans la gestion du dossier des fosses communes à travers tout le territoire national.                                                                                                        
- Au ministre de l’Intérieur : 
– (1) à défaut de démissionner, recenser tous les cimetières reconnus à travers toutes les provinces en vue d’ordonner la fermeture définitive de ceux qui ne répondent pas aux normes;       
– (2) diligenter une enquête sérieuse auprès de tous les services des funérailles du pays pour voir s’ils connaissent et respectent la législation en la matière;                                                      
- ( 3) mettre hors d’état de nuire quiconque bafoue les lois et les traditions funéraires congolaises.                                                                                                                             – (4) rendre public le rapport d’enquête.

Jean-Bosco Kongolo, Juriste&Criminologue Pour DESC"



"Affaire de Maluku: des diplomates visitent la morgue de Kinshasa"
° http://www.rfi.fr/afrique/20150413-rdc-affaire-fosse-maluku-diplomates-visite-morgue-kinshasa-lambert-mende/

"A Kinshasa, l’atmosphère politique est aussi délétère que celle des fosses de Maluku"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/04/13/a-kinshasa-latmosphere-politique-est-aussi-deletere-que-celle-des-fosses-de-maluku/

"Maluku : l’Udps saisit la justice belge"
° http://latempete.info/maluku-ludps-saisit-la-justice-belge-2/http://www.lephareonline.net/fosse-commune-de-maluku-grande-marche-de-ludps-le-vendredi-24-avril-2015/

"Fosse commune de Maluku : état des lieux de l’enquête"
° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2015/04/13/fosse-commune-de-maluku-etat-des-lieux-de-lenquete/
DEC - Radio Okapi
Télécharger


° http://radiookapi.net/actualite/2015/04/14/affaire-fosse-commune-la-procedure-dinhumation-ete-respectee-affirme-boshab/
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/2015-02-10-09-20-43/politique/688-affaire-fosse-commune-de-maluku-boshab-et-thambwe-mwamba-s-expliquent
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3906
° http://latempete.info/face-aux-deputes-boshab-plus-jongleur-que-convaincant/
° http://desc-wondo.org/dossier-desc-les-corps-des-indigents-qui-enterrent-le-contrat-republicain-de-kabila-avec-les-congolais/
° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2015/04/10/tribune-de-la-presse-affaire-fosse-commune-de-maluku/
° http://desc-wondo.org/quand-les-charniers-de-kabila-commencent-a-parler-outele-keita-journal-le-pays/
° http://www.tshangu.com/news/425-cadavres-%C3%A0-maluku-%3A-des-documents-officiels-renforcent-les-soup%C3%A7ons-et-le-doute-63
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/rasoir/686-la-lumiere
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3905




Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 15/4/2015, 6:39 pm, édité 2 fois

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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

Message  Mathilde le 15/4/2015, 9:54 am

L'INTEGRALITE DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE L'UDPS:AFFAIRE FOSSES COMMUNES ET MANIFESTATION DU 24/04/2015.


_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: DOSSIER: UN CHARNIER AVEC 425 CADAVRES DENONCE PAR LA POPULATION DE MALUKU: LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS – Y- AURAIT ENTERRE LA NUIT LES MANIFESTANTS TUES LE 19/20/21 JANVIER 2015? UNE ENQUETE APPROFONDIE EST NECESSAIRE /MIS A JOUR

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