Au Burundi aussi ca chauffe !

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 27/4/2015, 5:28 pm



http://www.rfi.fr/afrique/20150427-direct-burundi-deuxieme-journee-heurts-bujumbura-pierre-claver-mbonimpa/

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Burundi-Nkurunziza-candidat-seconde-journee-de-manifestations-730028

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 27/4/2015, 6:19 pm

http://www.iciccongo.com/burundi-les-manifestations-se-poursuivent-contre-le-president-nkurunziza/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  NgongaEbeti le 27/4/2015, 9:06 pm

Quiconque s'est meme légèrement renseigné sur la politique au Burundi sait que le président actuel est super populaire, surtout dans les campagnes, et qu'il est assuré de gagner ces élections. Pourquoi vouloir empecher a quelqu'un de se présenter alors que ce n'est pas du tout illégal de le faire et qu'en plus, il y a un autre moyen de le battre qui n'est que les élections! Si vous pensez qu'il est aussi impopulaire que ca, et bien allez aux élections et battez le au lieeu d'essayer de l'empecher de se présenter.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  KOTA le 27/4/2015, 10:10 pm

BURUNDI: PIERRE NKURUNZIZA III, AU RISQUE DU CHAOS
par FreeDiomi le 27 avril 2015

BURUNDI: PIERRE NKURUNZIZA III, AU RISQUE DU CHAOS


26 avr 2015
Bujumbura, burundi, Nkurunziza
par Christophe RIGAUD

Le président burundais sortant Pierre Nkurunziza sera pour la troisième fois candidat à la présidentielle de juin, en violation des fragiles Accords de paix d’Arusha d’août 2000. Le jusqu’auboutisme de son parti le CNDD-FDD et l’impunité de sa milice armée Imbonerakure, risquent de faire basculer le Burundi dans le chaos. Et menacent la stabilité de toute la région des Grands Lacs.


[img(655.8px,410.79999999999995px)]http://afrikarabia.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/Pierre-Nkurunziza-World_Economic_Forum_on_Africa_2008_1.jpg[/img]
Au pouvoir au Burundi avec son parti depuis 2005, le président Pierre Nkurunziza n’a pas hésité samedi 25 avril à défier la communauté internationale. Au terme d’un Congrès extraordinaire aux allures de farce, le CNDD-FDD a validé la candidature du chef de l’Etat pour briguer un troisième mandat à la tête du pays, lors des élections de juin prochain. Pourtant, l’Accord de paix d’Arusha puis la Constitution limitent à deux le nombre de mandats d’un président. Pierre Nkurunziza a ignoré les mises en garde de la communauté internationale, qui voit se profiler le spectre d’une nouvelle guerre civile. Il n’a tenu aucun compte des protestations de la société civile burundaise. Son bilan est un pays au bord de l’explosion, miné par la corruption, par l’impunité de la milice Imbonerakure (les membres de la ligue de la jeunesse du CNDD-FDD), et plus encore par l’incurie. Le régime ne tient plus que par l’institutionnalisation progressive de la terreur. Il semble avoir fait sienne la définition du pouvoir despotique par Lin Biao, longtemps le dauphin de Mao Tsé-toung : « Le pouvoir politique, c’est le pouvoir d’opprimer les autres. »
En terme de développement le Burundi a fait du sur-place.
Le Burundi a été souvent décrit par les observateurs comme un « frère jumeau du Rwanda ». Un frère d’infortune : même composition « ethnique », même colonisateur (régime de tutelle) qui avait racialisé la lutte pour le pouvoir, mêmes problèmes : indépendance violente manipulée par Bruxelles, surpopulation, enclavement, manque de matières premières et immense pauvreté générale. Voici un quart de siècle, Burundi et Rwanda figuraient parmi les trois pays du monde aux plus bas revenus par habitant. Si le second est aujourd’hui un modèle sa bonne gouvernance, en terme de développement le Burundi a fait du sur-place.
Le Burundi, « laboratoire d’expérimentation »
En octobre 1993, l’assassinat du premier président burundais démocratiquement élu, le Hutu Melchior Ndadaye, par des militaires tutsi putschistes, a ouvert le cycle d’une quinzaine d’années de guerre civile. 300 000 morts plus tard – Hutu ici, Tutsi là – et un pays ravagé,  l’heure a enfin sonné d’une négociation de partage du pouvoir. Le président sud africain Nelson Mandela avait mis dans la balance tout son prestige pour  imposer aux protagonistes un frêle arrangement : les Accords d’Arusha pour le Burundi, signés le 28 août 2000. L’Afrique du Sud envoyait 700 militaires pour veiller à la mise en place de l’accord et assurer la sécurité des membres de l’opposition de retour d’exil. Une assemblée nationale de transition était élue et l’Accord se transformait en Constitution.
Entretemps, le génocide des Tutsi du Rwanda puis l’enchaînement des guerres du Congo avaient réveillé la conscience de la communauté internationale. L’urgence était d’éviter un second Rwanda au Burundi. L’ONG International Crisis Group le résumait dans un rapport d’avril 2000 : la communauté internationale et la région « avaient dans l’esprit de faire du Burundi un laboratoire d’expérimentation pour la solution africaine aux problèmes africains dans la région des Grands Lacs ».
« Ils ont même quasiment annoncé la victoire avant l’heure »
De nombreux spécialistes de la région avaient exprimé leur inquiétude sur une « usine à gaz » qui faisait l’impasse sur le jugement des coupables de tueries et partageait le pouvoir en quotas ethniques, ce système qui avait conduit le Rwanda à l’abîme.. L’objectif des négociateurs d’Arusha n’était évidemment pas de construire un « Hutuland » et un « Tutsiland », mais de relever un pays où les deux groupes auraient trouvé leur équilibre. Un exercice particulièrement difficile. Nombre de Tutsi modérés ont soutenu l’accord.
Ce dernier week end, malgré l’interdiction de toute manifestation (une disposition qui ne vise réellement que les partis d’opposition), on savait que les miliciens Imbonerakure tiendraient le haut du pavé. Les habitants de Bujumbura se sont terrés à domicile après avoir constitué des stocks alimentaires. Avant même le vote du congrès extraordinaire, les Imbonerakure fêtaient la victoire de  Pierre Nkurunziza. La désignation n’était qu’une formalité pour le congrès extraordinaire du parti au pouvoir.
Selon la correspondante de RFI , « ils ont même quasiment annoncé la victoire avant l’heure, par une explosion de joie. « Pierre Nkurunziza est notre candidat », assuraient-ils, alors même que des officiels du parti disaient qu’à l’intérieur du siège du parti, le vote à huis clos et à main levé n’avait pas encore eu lieu. Il n’y avait donc aucun suspense ».
« Le jour où il [Nkurunziza] va se déclarer, il aura ouvert le feu. »
Depuis plusieurs mois, la communauté internationale multipliait déclarations et démarches pour réclamer à Pierre Nkurunziza l’engagement de ne pas se présenter pour un nouveau mandat[i]. L’ensemble des diplomates occidentaux a ostensiblement boudé le congrès extraordinaire, à l’exception de l’ambassadeur de Russie. Le fait que le Burundi s’effondrerait sans l’aide internationale n’a eu aucun impact. Pierre Claver Mbonimpa, l’une des principales figures des droits de l’homme au Burundi, a formulé une crainte générale : « Le Burundi va vers un danger. Une fois que le président de la République réclamera son troisième mandat, le jour où il va se déclarer, il aura ouvert le feu. »
Les chancelleries occidentales ont invité leurs ressortissants à éviter tout déplacement qui ne serait pas indispensable.
Coupure des émetteurs relais des trois principales radios indépendantes du Burundi
Dimanche 26 avril, lendemain du coup de force constitutionnel, les opposants avaient promis de descendre massivement dans la rue pour protester. Le Général Pontien Gaciyubwenge, ministre de la Défense menaçait de faire intervenir l’armée burundaise si le président Nkurunziza le lui demande : « Sur réquisition du commandant suprême ou d’une autre autorité, je suis prêt à accompagner les autres acteurs de la sécurité pour résister aux détracteurs de la paix ».
Au moins deux personnes ont été tuées par balle au cours de la matinée de dimanche. à Bujumbura dans des heurts entre la police et des milliers d’opposants à la candidature pour un troisième mandat du président sortant.
Selon l’envoyée spéciale de RFI, « les émetteurs relais des trois principales radios indépendantes du Burundi – les radios Bonesha, Isanganiro et RPA – ont été coupés dimanche par le gouvernement, empêchant la réception des émissions en province. » Le gouvernement prétend que ces radios incitent la population « au soulèvement ». Elles sont accusées d’avoir diffusé des reportages en direct sur les manifestations de dimanche dans les quartiers de Bujumbura.
« L’épreuve de vérité que constituent ces élections risque de devenir une épreuve de force »
« Le Burundi s’apprête aux élections de 2015, nous constatons que certains faits peuvent perturber la paix et la sécurité dans notre pays », a expliqué Edouard Nduwimana, le ministre de l’Intérieur, au micro de RFI. Il pointe des « risques de débordements, à cause des médias, à cause essentiellement de la RPA, qui retransmet en direct ce genre de soulèvement. »
Selon l’International Crisis Group (ICC), une ONG dont les analyses de la vie politique au Burundi font autorité, « la situation est beaucoup plus grave que les élections ratées de 2010 : ce qui est en jeu à travers ce nouveau cycle électoral est le maintien de l’accord d’Arusha comme fondation du régime burundais. (…) l’épreuve de vérité que constituent ces élections risque de devenir une épreuve de force »[ii] Son dernier rapport est un modèle de lucidité et de précision. Lire ici le rapport complet d’ICG.
Vers une suspension de l’aide européenne ?
Selon la journaliste Colette Braeckman, « Tout indique que le Conseil de Sécurité dispose désormais d’informations confirmant les rumeurs qui traversent le Burundi depuis des semaines, selon lesquelles le parti au pouvoir serait prêt à prendre le risque d’une déstabilisation violente afin d’assurer la victoire électorale de son candidat, le président sortant et que le recrutement de jeunes miliciens, les Imbonerakure et la distribution d’armes dans toutes les provinces seraient organisées par l’ancien chef des services de renseignements, Adolphe Nshimiymana, l’un des hommes les plus redoutés du pays, devenu conseiller à la présidence. »
Pour l’ICG, seule une pression internationale très forte pourrait dissuader le régime de basculer définitivement dans la terreur politique, seul moyen de faire réélire Pierre Nkurunziza, alors que tous les sondages d’opinion démontrent son impopularité[iii]. L’ICG propose notamment de faire savoir « aux responsables des services de sécurité burundais que des actes de répression contre la population conduiraient à une enquête de la Cour pénale internationale, une réduction ou une suspension des programmes de coopération policière et militaire des pays européens et des Etats-Unis, des interdictions de visas et l’interdiction pour les officiers en cause de servir dans des missions de maintien de la paix de l’UA et des Nations unies ». Leur retrait des missions de paix constituerait une menace sérieuse pour l’armée burundaise qui, par le jeu des roulements, en distribue les confortables bénéfices aux officiers et soldats. C’est pourquoi, selon l’ICG, « l’armée pourrait être beaucoup plus réticente que la police à agir contre les manifestants. »
L’Union européenne est pour sa part invitée à passer du dialogue politique renforcé aux consultations prévues par l’article 96 de l’accord de Cotonou[iv]. Et en cas de besoin, de suspendre son aide institutionnelle au Burundi[v].
Volonté d’intimider l’Eglise ?
L’ICG souligne le contexte d’exaspération populaire qui risque à tout moment de déborder les partis d’opposition, eux-mêmes harcelés par la police et le Parquet[vi] : « Les actes de résistance populaire spontanée contre la police se multiplient, illustrant la nervosité de la population de Bujumbura et le refus de l’ordre imposé. L’arrestation d’un dirigeant étudiant a donné lieu à une descente des étudiants au commissariat dans lequel il se trouvait et à sa libération[vii]. De même au principal marché de Bujumbura, les policiers font parfois face à des mouvements de foule hostiles et toute intervention semble comporter un risque d’émeute. »
L’Eglise catholique (plus de 60% de la population), a fermement pris position contre un troisième mandat par l’intermédiaire de la Commission épiscopale justice et paix (CEJP) qui n’hésite pas à dialoguer avec l’opposition. Pour le président Nkurunziza qui ne rate pas une occasion d’étaler sa populiste bigoterie, cet adversaire pèse d’un poids beaucoup plus lourd que la communauté internationale. Et son régime dispose de peu de moyens pour intimider l’Eglise.
Le mystérieux viol et assassinat de trois religieuses italiennes
Est-ce à cette aune qu’il faut interpréter les mystérieux viols et assassinats de trois religieuses italiennes du couvent de Kamenge, en périphérie de Bujumbura, en septembre 2014 ?.
Deux religieuses, sœur Lucia Pulici, 75 ans, et sœur Olga Raschietti, 83 ans, ont été tabassées, violées et égorgées. La troisième victime, sœur Bernadette Boggia, 79 ans, a été retrouvée un peu plus tard décapitée après avoir également subi un viol. Les assaillants ont agi avec une remarquable discrétion : deux autres religieuses, une Rwandaise et une Congolaise, qui dormaient également dans le couvent, n’ont rien entendu[viii]. Difficile de croire en la version du directeur général adjoint de la police burundaise, le général Godefroid Bizimana, qui incrimine un unique  suspect, « un jeune homme qu’on a vu fuir les lieux vers 17 heures […]  lors d’une tentative de cambriolage menée par une personne déséquilibrée  [qui] n’avait rien emporté ». La population de Kamenge s’est révoltée lorsqu’elle a appris qu’on incriminait ce faible d’esprit bien connu de tous.
Les mises en scènes macabre reviennent à l’approche de chaque échéance politique
L’enquête cyniquement bâclée de la police burundaise ouvre grand  le champ des supputations. La scénarisation de crimes horribles est récurrente dans la violence politique au Burundi. Les mises en scènes macabre reviennent à l’approche de chaque échéance politique et de chaque visite de personnalités étrangères : les armes à feu sortent des cachettes, les cadavres sont étalés, etc., comme un message à bon entendeur.
Selon certaines sources, le meurtre barbare des trois vieilles religieuses pourrait s’inscrire dans un agenda machiavélique du pouvoir pour provoquer une « terreur muette » chez les Burundais et les Occidentaux présents au Burundi, un mode de contrôle social enseigné notamment à l’Ecole de Guerre à Paris dans le cadre de la « guerre antisubversive », c’est-à-dire la guerre totale contre « l’ennemi intérieur ». Le régime Habyarimana à l’agonie avait eu largement recours à ces techniques[ix].
Un risque de fin du pacte entre élites tutsi et hutu
Jusqu’où peuvent aller les « durs » du régime pour imposer le troisième mandat du président sortant ? Selon l’ICG, « Le général Adolphe Nshimirimana a déclaré lors d’une réunion d’une association d’anciens combattants du CNDD-FDD qu’il faudra passer sur leurs corps pour éviter une nouvelle présidence de Nkurunziza. »[x]  Une posture classique d’auto-victimisation.
L’ONG s’inquiète de la réapparition de discours « racistes » d’acteurs du CNDD-FDD qui allèguent un risque de retour au pouvoir des Tutsi comme argument de mobilisation électorale, ou dénoncent la société civile comme une chasse gardée des Tutsi, etc., propos qui n’ont aucun fondement, pas plus dans les discours que dans les attitudes des personnalités politiques burundaises qui s’opposent au troisième mandat.
On a vu au Rwanda l’impact de discours haineux de ce type et de la stratégie du bouc-émissaire. Comme l’observe justement l’International Crisis Group, « les conséquences d’un tel scénario ne concerneraient pas seulement l’opposition et la structure des institutions. Elles remettraient en cause les fondations de la paix au Burundi. Non seulement l’opposition hutu serait exclue des institutions mais la fin du partage du pouvoir institutionnel signifierait aussi la fin du pacte entre élites tutsi et hutu – pacte dont les ramifications sont aussi bien politiques qu’économiques. »
Selon le scénario déjà évoqué d’un  « agenda machiavélique », le trucage des prochaines élections risque de s’accompagner de « disparitions » d’opposants, de provocations de toute nature à la violence, notamment par le biais de la déjà sinistre milice Imbonerakure, qui n’est pas sans évoquer l’idéologie et le mode de fonctionnement des Interahamwe au Rwanda jusqu’au génocide des Tutsi en 1994.
Comparer la mise en condition des Burundais par le régime du président Pierre Nkurunziza en 2015 à la situation qui prévalait au Rwanda avant le génocide n’est pas un anachronisme d’intellectuels en mal de dramatisation, mais un cauchemar éveillé pour les 99% de Burundais qui ne sont pas des extrémistes. Plusieurs milliers, devant le regain de violence politique et le harcèlement des Imbonerakure se réfugient chaque semaine au Rwanda en déjouant les barrages de la milice. Une situation qui inquiète Kigali[xi] et tous les pays voisins.
Paul Kagame a exprimé sa volonté de rester à l’abri de ce conflit et de préserver le dialogue diplomatique. Cependant, on voit bien que certains radicaux du régime de Bujumbura envisagent de susciter le chaos – voir de l’étendre aux pays voisins – pour prétendre être ensuite les seuls à pouvoir y remédier.
En conclusion de son dernier rapport, l’ICG écrit : « Dans les semaines à venir, le régime burundais va connaître son moment de vérité. Le choix d’un petit nombre de décideurs va être crucial pour l’avenir du pays. Ce choix peut être celui de l’apaisement et de l’esprit de dialogue et de consensus qui a conduit à la paix d’Arusha ou il peut être celui de la monopolisation du pouvoir et de la violence. Il faut tout faire pour éviter que cette épreuve de vérité ne se transforme en épreuve de force. »
On ne saurait mieux dire. Quinze ans après leur signature, les fragiles Accords d’Arusha pour le Burundi seront caducs si la communauté internationale ne réagit pas rapidement, et de façon pertinente.
Jean-François DUPAQUIER


[i] Pour la première fois depuis dix ans, le Conseil de sécurité s’est rendu au Burundi le 13 mars 2015 pour insister sur la nécessité d’élections apaisées et le secrétaire général des Nations unies a appelé le président Nkurunziza pour le dissuader de se représenter.
[ii] Les élections au Burundi : l’épreuve de vérité ou l’épreuve de force ?  Rapport Afrique de Crisis Group N°224, 17 avril 2015.
[iii] Selon un sondage réalisé en 2014, 62% des Burundais sont contre un troisième mandat.  Ce pourcentage était de 51% en 2012. Résultats du sixième tour d’Afrobaromètre au Burundi,  Bujumbura, janvier 2015.  Cité par Crisis Group, op. cit.
[iv] L’article 96 de l’accord de Cotonou prévoit notamment que si l’une des parties considère que l’autre manque à une obligation découlant du respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit, la situation doit faire l’objet d’un examen approfondi en vue de rechercher une solution acceptable par les parties de l’accord. À cet effet, elle invite l’autre partie à procéder à des consultations, afin d’examiner la situation de façon conjointe, approfondie et constructive et de permettre à la partie concernée de prendre les mesures appropriées pour y remédier. En cas d’échec, l’article 96 prévoit l’éventuelle suspension de la coopération européenne.
[v] L’Union européenne s’est notamment engagée à financer les  élections à hauteur de 8 millions d’euros, la Belgique à hauteur de 4 millions, les  Pays-Bas de 3 millions – les contributions de la France, la Suisse et l’Allemagne  étant symboliques.
[vi] Pour se présenter aux prochaines élections, les opposants à Pierre Nkurunziza devraient produire une « attestation de non-poursuite judiciaire » qui n’est mentionnée dans aucune loi et que le Parquet général annonce se refuser à donner.
[vii] Un mouvement contre la vie chère a été créé au Burundi et appelle régulièrement à manifester. Lire « Au Burundi, le casse-tête financier des étudiants », AFP, 27 mars 2015.
[viii] Voir :http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/09/08/burundi-trois-religieuses-italiennes-violees-et-assassinees_4484029_3212.html#ekz56Glo8pux4py5.99
[ix] Jean-François Dupaquier, Politiques, militaires et mercenaires français au Rwanda, chronique d’une désinformation, Paris, Karthala, 2014. Voir notamment le meurtre de la coopérante italienne Antonia Locatelli, assassinée le 10 mars 1992 par un gendarme rwandais, visiblement sur ordre, cité p 193 ; le meurtre du frère canadien François Cardinal le 25 novembre 1992 dans des conditions similaires, cité p. 218.
[x] Vidéo échangée sur les réseaux sociaux, Bujumbura, mars 2015. « Burundi : les ex-rebelles affichent leur soutien à Pierre Nkurunziza », RFI, 1er avril 2015.
[xi] Réécouter « Rwanda: le président Kagame rencontre son homologue burundais », RFI, 14 avril 2015.
http://democratiechretienne.org/2015/04/27/burundi-pierre-nkurunziza-iii-au-risque-du-chaos/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 29/4/2015, 7:38 pm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 4/5/2015, 6:24 pm

Burundi: manifestations contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza

http://www.lavoixdelamerique.com/media/photogallery/burundi-l-manifestations-contre-un-troisieme-mandat-de-pierre-nkurunziza/2736747.html

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 5/5/2015, 11:42 am

Burundi: le vice-président de la Cour constitutionnelle en fuite Very Happy Very Happy Very Happy

http://www.rfi.fr/afrique/20150504-burundi-bujumbura-vice-president-cour-constitutionnelle-fuite/?aef_campaign_date=2015-05-04&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=FB

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 6/5/2015, 10:34 am

Afflux des Burundais à Uvira : les autorités congolaises appelées à la vigilance


http://radiookapi.net/actualite/2015/05/05/afflux-des-burundais-uvira-les-autorites-congolaises-appelees-la-vigilance/


Une nouvelle rébellion Burundaise serait en gestation au Congo , rébellion imaginée et conçue encore par le triumvirat : KABILA , KAGAME, et NKURUZIZA sous la bénédiction des "Parrains" ... Smile

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  djino le 8/5/2015, 12:43 pm

Premier vrai test pour les USA et toute la Communauté Internationale : LE BURUNDI  Cool

Russ Feingold, l'ancien Secrétaire d'état USA a martelé aux dirigeants Africains et à qui il voulait l'entendre qu'il ne sera pas question aux USA de laisser faire les dirigeants Africains What a Face Like a Star @ heaven
De ses nombreux voyages en Afrique, l'on a surtout retenu la détermination des USA a faire de respecter le délai constitutionnel des mandats .
Le premier vrai test de la bonne foi des Américains est le BURUNDI !

Le président BURUNDAIS refuse les injonctions Américaines : Il réprime dans le Sang les manifestations de l'opposition  What a Face Idea , tue sa population au su et au vu de la CI  : Twisted Evil Evil or Very Mad Rolling Eyes

 Que disent les Amerlocs ? Silence Radio : Question Embarassed

Pire les Burundais affluent en masse au Congo, le Kivu est une de fois de plus occupé par des voisins qui plus tard peuvent devenir rebelles et demander une partie de terre au Congo car il est trop grand et ils sont chassés par un dictateur !!

Est ce pas un début d'une n'ème mouvement de population qui risque de d’entériner la théorie de Balkanisation qui redoute bon nombre de Congolais par des mouvements et des rebellions à répétition ?

Toute l'attention des Congolais se tourne vers Kinshasa alors que l'Est s'embrase de nouveau ... Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Pourquoi ce silence des Américains  Shocked Shocked Shocked Shocked

Ce qui se passe au Burundi risque de se reproduire au Congo : Le Congo n'est pas le Burundi certes , mais dès lors que le BURUNDI fait partie des Pays "Proxy-advisors" le Congo risque de se reveiller trop tard !!!

La timidité et l'indifférence de la CI et des USA est un mauvais présage Razz

Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  ndonzwau le 13/5/2015, 3:40 pm

"URGENT
Publié le 13/05/15 à 13:46
Burundi: l’ex-chef d’état-major Godefroid Niyombaré annonce sur une radio privée «la destitution» du président Pierre Nkurunziza

° http://www.rfi.fr/contenu/ticker/burundi-ex-chef-etat-major-godefroid-niyombare-annonce-une-radio-privee-destitution-p/
Impossible de savoir pour l’instant s’il est suivi par l’armée."


"Burundi: un général annonce la destitution du président Nkurunziza, la présidence dément
(AFP 13/05/15)

° http://fr.africatime.com/burundi/articles/burundi-un-general-annonce-la-destitution-du-president-nkurunziza-la-presidence-dement#sthash.HIZ0FTq3.dpuf
Un général annonce la destitution du président Nkurunziza à la radio
L'ancien chef du service de renseignements burundais, le général Godefroid Niyombare, a annoncé mercredi la destitution du président Pierre Nkurunziza, en déplacement à Dar es Salaam pour un sommet consacré à la crise ouverte par sa volonté de briguer un troisième mandat.
La présidence burundaise a de son côté affirmé sur Twitter que la "tentative de coup d'Etat a échoué" et que "la situation est maitrisée".


"Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous", a annoncé, sur les ondes de la radio privée Insaganiro, le général Niyombare, limogé en février par le chef de l'Etat après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat jugé inconstitutionnel par ses adversaires.
"Il est institué un comité pour le rétablissement de la concorde nationale, temporaire et ayant pour mission entres autres le rétablissement de l'unité nationale" et "la reprise du processus électoral dans un climat serein et équitable", a ajouté le général Niyombare, précisant qu'il prenait la tête dudit comité, sans en préciser ses membres.
"Il est demandé à toute la population de respecter la vie et les biens d'autrui", a poursuivi le général Niyombare.


Le président Nkurunziza se trouvait mercredi à Dar es Salaam, pour un Sommet des chefs d'Etat de la Communauté Est-africaine (EAC: Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie) devant se pencher sur la crise au Burundi.
Ancien compagnon d'armes de Pierre Nkurunziza au sein de la rébellion hutu du Cndd-FDD, devenu le parti au pouvoir depuis la fin de la longue guerre civile (1993-2006), le général Niyombare est, dans son pays, une personnalité respectée pour sa droiture et est considéré comme un homme de dialogue.
Après la guerre, il était devenu chef d'état-major adjoint, puis chef d'état-major de l'armée burundaise. Nommé en décembre 2014 à la tête du Service national de renseignements (SNR), il avait été limogé moins de trois mois plus tard.
Le pays est agité depuis le 26 avril par un mouvement de contestation qui a déjà fait une vingtaine de morts depuis l'annonce de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat."



"Un général burundais annonce la destitution de Nkurunziza
Reuters13/05/2015

° http://www.lorientlejour.com/article/924798/un-general-burundais-annonce-la-destitution-de-nkurunziza.html
Un haut gradé de l'armée burundaise a affirmé mercredi qu'il destituait le président Pierre Nkurunziza dont la candidature à un troisième mandat lors de l'élection du mois prochain provoque depuis près de trois semaines une crise politique sanglante au Burundi.
Des soldats ont parallèlement pris position autour du bâtiment de la radiotélévision publique à Bujumbura, dont ils interdisent l'accès, rapporte un journaliste de Reuters.


"En ce qui concerne l'arrogance et le défi lancé par le président Nkurunziza à la communauté internationale qui lui a conseillé de respecter la constitution et l'accord de paix d'Arusha, le comité pour l'établissement de la concorde nationale décide: le président Nkurunziza est limogé, son gouvernement aussi", a déclaré le général Godefroid Niyombaré
L'officier, qui s'exprimait depuis une caserne de Bujumbura, flanqué d'au moins trois généraux, a ajouté qu'il parlait au nom de plusieurs officiers de l'armée et de la police nationale.
Mais un conseiller du président a affirmé que cette déclaration était une "plaisanterie".

Pierre Nkurunziza se trouve ce mercredi en Tanzanie pour un sommet des dirigeants est-africains pour débattre de la crise en cours.
En décidant de briguer un troisième mandat, le président burundais a provoqué la colère de l'opposition, qui l'accuse de trahir la Constitution et les accords de paix d'Arusha qui ont mis fin en 2005 à la guerre civile entre Hutus et Tutsis du Burundi. Sa candidature a été toutefois validée par la Cour constitutionnelle.
Plus de 20 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, le 26 avril, dans des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre."



"Coup d’Etat au Burundi?"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9908

"En direct : flottement au Burundi après l'annonce d'un coup d'Etat"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/13/burundi-affrontements-dans-le-centre-de-la-capitale-entre-la-police-et-des-opposants_4632827_3212.html


"Un sommet régional en Tanzanie pour résoudre la crise burundaise
° http://www.rfi.fr/afrique/20150512-sommet-regional-tanzanie-burundi-dar-es-salaam-pierre-nkurunziza-troisieme-mandat-refugies/


Des manifestants poursuivis par la police s'enfuient dans le quartier de Buterere, le 12 mai.

La Tanzanie accueille mercredi 13 mai un sommet régional de la Communauté de l’Afrique de l’Est consacré à la crise au Burundi. Outre le président Nkurunziza, on y attend ses homologues Kagame du Rwanda, Museveni d’Ouganda, Kenyatta du Kenya. Joseph Kabila de la RDC est également invité, ainsi que le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa. Il semble peu probable, disent la plupart des observateurs, que cette réunion résolve la crise.

Le ministre tanzanien des Affaires étrangères Bernard Membe a fait une brève annonce à la presse à l’occasion d’une réunion de préparation du sommet. Il a dit que les deux principales questions seront « la sécurité au Burundi », et le « problème des réfugiés ». Il n’a cependant pas évoqué la cause de la crise politique, à savoir la candidature pour untroisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza.
De l’avis de plusieurs diplomates, il ne faut pas s’attendre à ce que ce sommet puisse trancher de manière claire sur la légalité ou non de cette course au troisième mandat. D’abord et surtout parce que c’est une question de souveraineté et de politique intérieure et que les chefs d’Etat de la région répugnent à se mêler publiquement des affaires de leurs voisins. « C’est d’autant plus délicat, souligne un analyste tanzanien, que plusieurs de ces présidents sont eux-mêmes à la recherche d’une bonne recette pour rester au pouvoir. »

Mais ce n’est pas le cas en Tanzanie. Le pays hôte pourrait tenter d’obtenir deux choses : que le dialogue s’instaure entre Nkurunziza et l’opposition et que les élections soient reportées. L’opposition et la société civile burundaise, à la tête des manifestations qui ont poussé les pays de la région à se saisir de la question, peuvent compter sur le président tanzanien Jakaya Kikwete, dont le pays est un des principaux parrains de l’accord de paix pour le Burundi signé à Arusha en 2000.

Deux camps identifiables face à la crise politique burundaise

Jakaya Kikwete était venu à Bujumbura il y a quelques semaines et n’avait pas hésité à appeler Pierre Nkurunziza au respect de l'accord de 2000, qui interdit au chef de l’Etat burundais d’aller au-delà de deux mandats présidentiels. L'opposition et la société civile burundais pourront par ailleurs compter sur le Rwandais Paul Kagame, ancien allié régional du président Nkurunziza, mais qui a multiplié les déclarations jugées hostiles depuis quelque temps.
Dans le camp Nkurunziza, on veut en revanche compter sur le soutien du président du Kenya Uhuru Kenyatta, qui a récemment appelé dans un tweet au dialogue entre les deux partis. Reste une inconnue qui pourrait faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre : le président ougandais Yoweri Museveni, qui n’a rien laissé échapper sur son choix. Lui et le président congolais Joseph Kabila, également invité à ce sommet, pourraient basculer dans le camp Nkurunziza.
Reste l’Afrique du Sud, qui sera représentée par son vice-président. Le numéro 1 sud-africain Jacob Zuma, qui avait pris la relève de Nelson Mandela dans les années 2000 dans le rôle de principal médiateur dans la crise burundaise, s’est également prononcé pour le respect de l’accord d’Arusha."

A écouter : des habitants de Bujumbura divisés sur le sommet en Tanzanie13/05/2015 - par Sonia Rolley Écouter



Compatriotiquement!


Dernière édition par ndonzwau le 13/5/2015, 4:50 pm, édité 2 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Imperium le 13/5/2015, 4:24 pm

Le nouveau homme fort du burundi.



Il était exactement 13 heures 30 lorsque l'ancien Chef d'Etat Major du Burundi a prononcé un discours sur les ondes de la radio Isanganiro et curieusement pas sur les ondes de la "RTNB" chaine nationale, annoncant qu' "ils" viennent de destituer le President Pierre Nkurunzinza...il s'ensuit une situation très floue pour le moment et la population est entrain de fuir en masse la capital craignant des clashes entre pro et anti Nkurunzinza.
Nous espérons que les autorités congolaises savent ca car le Gouverneur du Sud Kivu Marcellin Cishambo venait d'arriver de Bujumbura à Uvira quelques minutes avant. Avec le coup de maître qu'il vient d'accomplir depuis hier à Bujumbura que ceux qui attendaient de l'éjecter soient rassurés qu'il reste une longue main de Kabila comme joker pour jouer des sales besognes...
Si la RDC est impliqué de près ou de loin dans ce qui vient de se passer à l'instant à Bujumbura, il faudra avoir des nerfs solides pour éviter la fuite en avant du Rwanda car les rebus du Burundi vont se déverser en masse au Congo précisement au Sud Kivu. Mungu tu na maombi !!!!
L'HISTOIRE DU BURUNDI EST EN PERPETUELLE REPETITION.

DE 1965 JUSQU'EN 1990 C'EST MOBUTU QUI FAISAIT ET DEFAISAIT LES ROIS LA-BAS. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy ET AUJOUR'DHUI LA RDC VIENT DE PRENDRE ENCORE SA RESPONSABILITE. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
SUR LA PAGE FACEBOOK D'UN CONGOLAIS DU BURUNDI..
Je suis en train de parler au telephone tout de suite avec des gens a Bujumbura. Ca c'est passe pendant que le dictateur Pierre Nkurunziza etait en Tanzanie au sommet des chefs d'Etat sur la crise politique au Burundi. Les gens sont dehors dans les rues en train de chanter et de danser de joie, pcq le General-Major Godefroid Niyombaré (sur la photo) qui vient de destituer Pierre Nkurunziza est un hutu membre de CNDD-FDD le parti de Piierre Nkurunziza. Donc il y a 1000 chances que les choses marchent bien car c'est un coup entre freres


Dernière édition par Imperium le 13/5/2015, 5:08 pm, édité 2 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Admin le 13/5/2015, 4:27 pm

Quand ton Dieu te dit c'est fini, ne résiste pas sinon ta fin ressemblera à tous ceux qui ont tenté ca avant toi L Gbagbo, M Kadhafi, S Hussein, Mobutu, Bozize, Dadis Kamara, Samuel Doe, Charles Taylor, B Compaoré, S Hussein, LD Kabila, la liste est longue Wink

Admin
Admin
Admin


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  El-Shaman le 13/5/2015, 4:44 pm

Question Question Question Question Question Question Question Question Question Question


Dernière édition par El-Shaman le 13/5/2015, 5:46 pm, édité 1 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Libre Examen le 13/5/2015, 4:52 pm

Admin a écrit:Quand ton Dieu te dit c'est fini, ne résiste pas sinon ta fin ressemblera à tous ceux qui ont tenté ca avant toi L Gbagbo, M Kadhafi, S Hussein, Mobutu, Bozize, Dadis Kamara, Samuel Doe, Charles Taylor, B Compaoré, S Hussein, LD Kabila, la liste est longue Wink

Je ne sais pas quel rôle exact Dieu joue dans tous ces cas. Mais il me semble bien que sans soutien de l’armée, sans l’intervention de l’armée, sans une conquête du pouvoir par les armes, les manifestations populaires seules ne suffisent pas à renverser des régimes aussi faibles qu’ils puissent paraître.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  ndonzwau le 13/5/2015, 5:09 pm

PS

En direct : flottement au Burundi après l'annonce d'un coup d'Etat
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/13/burundi-affrontements-dans-le-centre-de-la-capitale-entre-la-police-et-des-opposants_4632827_3212.html#5j2LYyIBiUx8Xby7.99

L'essentiel


  • Un général de l'armée burundaise a annoncé mercredi, au micro d'une radio privée, la destitution du président, Pierre Nkurunziza, après plus de deux semaines de tensions.
  • M. Nkurunziza se trouve actuellement à Dar es-Salaam, en Tanzanie, à un sommet extraordinaire de chefs d'Etat d'Afrique de l'Est. La présidence a démenti sa destitution dans l'après-midi.
  • Depuis le 26 avril, des milliers de Burundais manifestent contre sa candidature à un troisième mandat, qu'ils jugent inconstitutionnelle.


Un certain chaos règne, mercredi 13 mai, au Burundi, où l'ancien chef du service des renseignements, le général Godefroid Nyombare, a annoncé la destitution du président, Pierre Nkurunziza. « Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous », a-t-il déclaré sur une radio privée, promettant « la reprise du processus électoral dans un climat serein et équitable ». Le général Nyombare avait été limogé en février par le chef de l'Etat après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel par ses adversaires politiques.
Il est encore trop tôt pour prendre la mesure de cette déclaration, et du soutien dont dispose Godefroid Nyombare au sein des forces armées. La présidence burundaise a très vite démenti tout « coup d'Etat », assurant que « la situation est maîtrisée ».
M. Nkurunziza, lui, se trouve acutellement à Dar es-Salaam, en Tanzanie, à un sommet extraordinaire de chefs d'Etat d'Afrique de l'Est pour tenter de trouver une solution à la crise ouverte qui a éclaté depuis le 26 avril. La présidence burundaise a, elle, affirmé mercredi sur son compte Twitter que la tentative de coup d'Etat « a[vait] échoué ».

Suivre la situation en direct à Bujumbura, avec notamment l'envoyé spécial du Monde sur place : 
Sonia Rolley@soniarolley

#Burundi : ça tire autour de la radio nationale. Qques rafales @RFI

De nombreux Burundais ont fui le pays depuis le début des manifestations. Environ 25 000 sont partis apour le Rwanda, 17 000 pour la Tanzanie, 8 000 pour la RDC, estime le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

mercredi 13 mai 2015 15h32 


Sonia Rolley@soniarolley

#Burundi : la RPA émet à nouveau, les réseaux sociaux aussi @RFI

Jean Philippe remy@jpremylemonde

Les militaires fraternisent. maintenant les manifestants voudraient bien "faire une balade en ville. #Burundi se détend 1 peu. .

La radio indépendante la plus écoutée au Burundi, la Radio publique africaine (RPA), émet à nouveau et diffuse le message du général putschiste.
mercredi 13 mai 2015 15h23 

monde

Les chefs d'état de la région réunis à Dar es Salaam pouvaient ils ignorer que quelque chose se tramait au #Burundi ?
[size]


[/size]

Le Monde Live@lemondelive

#Burundi Vous êtes à Bujumbura ou dans le pays ? Témoignez
[size][/size]

Jean Philippe remy@jpremylemonde

Des garçons de Kanyosha : "il y a des hutu et des tutsi parmi nous ! C'est le#Burundi ! Un homme : hé, il y a aussi des twa
[size][/size]

Jean Philippe remy@jpremylemonde

La tentative de coup d'état avait tellement été annoncée sous forme de rumeurs que personne n'y croyait. #Burundi
[size]
Jean Philippe remy
@jpremylemonde

Les manifestants défilent sur des tanks dans le centre. Police invisible. Les Imbonerakure invisibles. #Burundi
[/size]


Les soldats tirent en l'air pour disperser les manifestants devant les locaux de la Radio-Télévision nationale du Burundi (RTNB). Elle est sise dans le centre-ville, avenue du 13-Octobre

Barricade et pneus enflammés


A Bujumbura, la capitale du Burundi, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et quelques tirs de sommation pour disperser un rassemblement de quelques milliers de personnes, qui tentaient de se rendre au siège de la radio nationale, la RTNB. C'est la première fois depuis le début de la contestation, le 26 avril, qu'un groupe de manifestants parvient à se rassembler sur la place de l'Indépendance, en plein centre-ville.
Une barricade, faite d'arbres et de pneus enflammés, a été érigée pour la première fois dans le centre-ville, sur un axe majeur rejoignant le nord de la ville. Des détonations étaient entendues, sans que l'on sache s'il s'agissait de tirs de sommation ou sur les manifestants, à blanc ou à balles réelles.

Toute la matinée, la police a tenté d'empêcher des petits groupes de manifestants de se former dans le centre-ville. Depuis le 12 mai, la contestation contre la candidature du chef de l'Etat s'étend à un nombre croissant de quartiers.
Malgré pressions internationales et manifestations d'un côté, et la féroce répression de l'autre, le camp présidentiel et celui de ses adversaires restent arc-boutés sur leurs positions. Cette impasse suscite l'inquiétude, dans un pays dont l'histoire récente est jalonnée de massacres ethniques et qui peine à se remettre d'une longue guerre civile (1993-2006) encore présente dans les esprits.


° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150513131649/burundi-pierre-nkurunziza-godefroid-niyombare-crise-au-burundi-crise-au-burundi-burundi-le-g-n-ral-niyombare-annonce-la-destitution-de-nkurunziza-qui-est-dar-es-salaam.html
° http://www.lesoir.be/877705/article/actualite/monde/2015-05-13/temoignages-belges-au-burundi-c-est-liesse-populaire-dans-rues
° http://www.lesoir.be/877690/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2015-05-13/presidence-burundaise-affirme-que-coup-d-etat-echoue
° http://www.lesoir.be/877559/article/actualite/monde/2015-05-13/tentative-coup-d-etat-au-burundi-photos-et-videos
° http://www.lalibre.be/actu/international/analyse-d-un-coup-d-etat-attendu-a-bujumbura-555355033570fde9b336bc05
° http://www.lalibre.be/actu/international/burundi-la-tentative-de-coup-d-etat-a-ete-dejouee-555336a335704bb01c452085




Compatriotiquement!

Revenir en haut Aller en bas

LE PRESIDENT DU BURUNDI DESTITUE PAR UN ANCIEN CHEF D’ETAT MAJOR DE L’ARMEE NATIONALE BURUNDAISE, LE GENERAL NIYOMBARE/ MISES A JOUR CONTINUELLES

Message  KOTA le 13/5/2015, 5:32 pm

LE PRESIDENT DU BURUNDI DESTITUE PAR UN ANCIEN CHEF D’ETAT MAJOR DE L’ARMEE NATIONALE BURUNDAISE, LE GENERAL NIYOMBARE/ MISES A JOUR CONTINUELLES
par FreeDiomi le 13 mai 2015

*

BUJUMBURA, 13/05/2015

MISE A JOUR A 15H10

Chronologie des faits

En direct: suivez la tentative de coup d’Etat au Burundi
Par RFI
La foule se rassemble à proximité de la Radiotélévision du Burundi, à Bujumbura, le 13 mai 2015.RFI/SR
Au Burundi, la situation évolue rapidement ce mercredi. Alors qu’en Tanzanie, un sommet réunit plusieurs chefs d’Etat pour faire le point sur la crise qui secoue le pays, à Bujumbura, l’ex-chef d’état-major, Godefroid Niyombaré, annonce sur une radio privée la destitution du président Pierre Nkurunziza. La capitale burundaise est le théâtre depuis plusieurs semaines de manifestations contre le président et sa candidature à un troisième mandat.
Les heures sont données en temps universel (TU),
13h50 : selon la présidence tanzanienne, le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, se trouverait toujours à Dar es-Salaam où se devait se tenir ce jour un sommet sur la crise au Burundi.
13h43 : tirs entendus autour de la radio nationale.
13h40 : « C’est un jour inoubliable, c’est la première fois que la volonté du peuple est respectée ici au Burundi », déclare un manifestant.
13h28 : les réseaux sociaux fonctionnement de nouveau à Bujumbura, selon l’envoyée spéciale de RFI sur place.
13h20 : selon l’agence de presse AP, il n’y a pas de policiers visibles dans rues de Bujumbura ce mercredi.
13h15 : jusqu’à la mi-journée, la RPA était coupée sur l’ensemble du territoire. Deux autres radios privées, radio Bonesha et radio Isanganiro, n’émettaient plus ces dernières semaines que dans la capitale. Les signaux de ces trois radios ont été rétablis, ce mercredi, dans tout le pays.
13h05 : selon l’envoyé spécial du Monde au Burundi, Jean-Philippe Rémy, ce sont des militaires qui seraient allés ouvrir la RPA.
13h00 : la Radio Publique Africaine (RPA), très populaire au Burundi, vient de réémettre après 15 jours d’interruption. Elle couvre désormais les évènements qui se déroulent à Bujumbura, ce mercredi.
12h45 : sur RFI, Thierry Vircoulon, chercheur à l’International Crisis Group revient les évènements de ce mercredi au Burundi : « Après les accords d’Arusha, le général Niyombaré est devenu chef d’état-major des armées, et dans ce cadre il a joué un rôle très important dans l’intégration des différents mouvements de guérilla au sein de l’armée. Il est encore aujourd’hui très apprécié du fait de ce rôle de l’intégration des guérillas au sein de l’institution militaire, il est apprécié aussi bien des officiers hutus que des officiers tutsis. L’armée burundaise est le résultat de l’intégration d’une multitude de groupes, elle est donc composée de diverses factions qui ont des affinités politiques différentes et qui appartiennent à des ethnies différentes. La police a accueilli de nombreux membres du parti au pouvoir, le pouvoir a un contrôle plus serré sur la police que sur l’armée, où les équilibres sont plus respectés ».
12h40 : les manifestants chantent l’hymne national, selon notre envoyée spéciale à Bujumbura, Sonia Rolley.
12h37 : sur RFI, le correspondant à Dar es-Salaam, fait part d’une forte agitation en Tanzanie où doit avoir lieu un sommet sur la crise au Burundi. La cérémonie d’ouverture n’a pas eu lieu comme prévu et personne n’a encore vu Pierre Nkurunziza qui devait participer à cette rencontre. Les différents membres des délégations sont tous au téléphone et tentent d’avoir des informations sur la situation sur le terrain.
12h35 : les connexions Internet sont difficiles à Bujumbura.
12h33 : sur son compte Twitter, la présidence burundaise annonce que la situation est maîtrisée et que le coup d’Etat a échoué.
12h30 : des milliers de manifestants tentent de converger vers le centre-ville.
12h20 : des tirs sont toujours entendus vers la radio nationale. Des centaines de manifestants sont bloqués à proximité par des militaires.
12h00 : des militaires sont déployés autour de la radiotélévision publique à Bujumbura. Des militaires qui se disent fidèles au régime de Nkurunziza, selon notre envoyée spéciale sur place.
11h30: cette déclaration a immédiatement déclenché des tirs nourris dans le centre de la capitale.
La nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre ce mercredi au Burundi lorsque l’ancien chef d’état-major a annoncé sur la radio privée Isanganiro, la destitution du président Pierre Nkurunziza. Il déclare observer « avec désolation les violences, le cynisme qui ont caractérisé Pierre Nkurunziza ». « Les forces de sécurité décident de prendre la destinée du pays en main, Nkurunziza est destitué », a-t’il ajouté.
Godefroid Niyombaré dit s’exprimer au nom du Comité pour le rétablissement de la concorde nationale. Impossible de savoir pour l’instant s’il est suivi par l’armée.
Le général Godefroid Niyombaré est un ancien chef d’Etat major, ancien chef également des services secrets burundais. Ces derniers mois, il était encore conseiller à la présidence, mais en février, le général Godefroid Niyombaré a été limogé en raison, selon certaines sources, de son opposition à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Le président burundais se trouve actuellement à Dar es-Salaam en Tanzanie pour un sommet sur la crise qui secoue justement le Burundi.


 

Burundi : le général Niyombare annonce la destitution de Nkurunziza, qui est à Dar es-Salaam

Pierre Nkurunziza(117)crise au burundi(1)





13/05/2015 à 13:52 Par Jeune Afrique



La candidature de Pierre Nkurunziza à la présidentielle est rejetée par l’opposition. © AFP

Ancien chef des services secrets burundais, le général Godefroid Niyombare a annoncé mercredi sur une radio privée qu’il destituait le président Pierre Nkurunziza, alors que celui-ci se trouve depuis ce matin même à Dar es-Salaam pour participer à un sommet régional sur la crise politique dans son pays. Suivez en direct l’évolution de la situation.

>> Pour rafraîchir ce direct, cliquez ici
Dans une déclaration faite mercredi 13 mai sur la radio burundaise privée Insaganiro, le général Godefroid Niyombare, ancien chef d’état-major et ex-patron des services secrets, a annoncé la « destitution » du président Pierre Nkurunziza dont l’éventuelle candidature pour un troisième mandat a provoqué de violentes manifestations dans le pays.
Déclaration du général Godefroid Niyombare :

« Le président Pierre Nkurunziza est destitué de ses fonctions, le gouvernement est dissous », a déclaré le général Nyombare, affirmant sa volonté d’une « reprise du processus électoral ». « Il est institué un comité pour le rétablissement de la concorde nationale, temporaire et ayant pour mission entres autres le rétablissement de l’unité nationale » et « la reprise du processus électoral dans un climat serein et équitable », a-t-il ajouté.
Godefroid Niyombare avait été limogé de la direction des services de renseignement en février dernier par le chef de l’État après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat jugé inconstitutionnel par ses adversaires politiques.
15 heures 30 : Les réseaux sociaux sont de nouveaux accessibles sur mobile au Burundi. Une militante de la société civile, jointe au téléphone par Jeune Afrique, confirme qu’elle a accès « depuis quelques minutes » à Whatsapp, l’application mobile de messagerie.
14 heures 50 : Fermée depuis fin avril, la Radio publique africaine (RPA), principale radio indépendante du pays, émet de nouveau au Burundi. Une réouverture accompagnée de cris de joies dans la ville de Bujumbura, selon plusieurs témoins.
14heures 25 : Tweet désesperé mais confiant ? La présidence du Burundi reconnaît la réalité de la tentative de putsch, mais estime que celle-ci est ratée.
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Crise au Burundi | [Direct] Burundi : le général Niyombare annonce la destitution de Nkurunziza, qui est à Dar es-Salaam | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook


http://democratiechretienne.org/2015/05/13/le-president-du-burundi-destitute-par-un-ancien-chef-detat-major-de-larmee-nationale-burundaise-le-general-niyombare/
Concernant ces publicités

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  El-Shaman le 13/5/2015, 5:53 pm

Sur CODE 243 il y a le discours complet du général putschiste.Asali discours kitoko,bon cela reste un discours...
Espérons que la région sera stabilisé.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  ndonzwau le 13/5/2015, 6:32 pm

Libre Examen a écrit:
Admin a écrit:Quand ton Dieu te dit c'est fini, ne résiste pas sinon ta fin ressemblera à tous ceux qui ont tenté ca avant toi L Gbagbo, M Kadhafi, S Hussein, Mobutu, Bozize, Dadis Kamara, Samuel Doe, Charles Taylor, B Compaoré, S Hussein, LD Kabila, la liste est longue Wink

Je ne sais pas quel rôle exact Dieu joue dans tous ces cas. Mais il me semble bien que sans soutien de l’armée, sans l’intervention de l’armée, sans une conquête du pouvoir par les armes, les manifestations populaires seules ne suffisent pas à renverser des régimes aussi faibles qu’ils puissent paraître.

Nkuruziza a une personnalité singulière, volontiers populiste et pragmatique, c'est aussi un chrétien évangéliste "born aigain" qui en réfère toujours à sa foi, la relation à Dieu est donc ici entendue en ce qui le concerne; sa foi lui a toujours donné des justifications d'un "Messie" pour son pays...

Sinon, la situation est bien confuse aujourd'hui et risque de le rester longtemps car la tentative du coup d'Etat si en l'espèce risque d'échouer car il n'est pas certain que l'armée loyaliste dont la majorité d'officiers supérieurs sont les piliers du régime lâcheront leurs prébendes et si les troupes s'en désolidariseront... Mais plus préoccupant est que cette tentative de coup d'Etat émerge au sein d'une ambiance où une large majorité de la population semble acquise au départ du Président (sans vraiment clivages ethniques dans un pays où pourtant l'appartenance aux ethnies crée encore une césure même si elle est moins forte qu'elle ne l'était du temps des "génocides" passés; Nkuruziza lui-même s'il est catalogué  Hutu a en une double ascendance, Hutu par son père, Tutsi par sa mère)...
La situation du Burundi est donc complexe, sa lecture ne relève pas d'un seul angle : dérive autocratique "banale", justification d'un bon (ou mauvais) bilan, arrière-plan ethnique... ?

Dans ce sens l'armée partout en Afrique, si décisive a-t-elle toujours été dans de tels changements, elle n'a pas toujours été dans un sens, autiste, sourde à la population et rempart des autocraties; l'armée burundaise suivra-t-elle à terme le pouvoir ou jouera-t-elle un arbitre responsable ne fût-ce pour éviter un nouveau chaos sanglant ? L'inconnu demeure encore de mise !

Attendons donc voir, est-il que Nkuruziza a joué aux apprentis-sorciers et allumé un feu qu'il aura du mal à éteindre complètement... Comment va-t-il diriger le pays en ce XXIème siècle même en Afrique, en faisant totalement fi d'une désapprobation massive de la population à son égard, armée ou pas ?



Compatriotiquement!

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Hiro-Hito le 13/5/2015, 10:00 pm

Ben ceux qui s'evertuent a allumer le feu n'ont qu'a s'en prendre a eux mm. S'il est hors du territoire, a ko zonga na palais presidentiel nzela nini?

_________________
Cooperation only lasts as long as the status quo is unchanged (National Treasure)

I demand respect, if I can't get it, I'll take it

et que celui qui n'a pas d'épée vende son vêtement et achète une épée. Luc 22:36

Hiro-Hito
Admin
Admin


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

MERDE CA ECHOUER

Message  Imperium le 13/5/2015, 10:15 pm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Troll le 14/5/2015, 12:17 am

Hiro-Hito a écrit: Ben ceux qui s'evertuent a allumer le feu n'ont qu'a s'en prendre a eux mm. S'il est hors du territoire, a ko zonga na palais presidentiel nzela nini?
Sad


Empereur HH

Á force de nargeur tous le monde, sans se soucier qu´on est entrain de se faire des ennemis puissants qui peuvent vous surprendre Laughing ce fameux Président se retrouve presque dans la situation de Blaise Embarassed et même pire What a Face

Imaginez combien des ambassadeurs puissants sont entrain de faire pression sur les généraux au Burundi en ce moment Question
..Il suffit de le rendre "responsable" de la mort des manifestants...et de lancer la CPI sur lui, pour qu´il craque Twisted Evil Twisted Evil

Planqué en Ouganda...il risque de ne pas quitter ce pays...Ce que J Kerry disait il ya moins d´une semaine que ce troisième mandat est "illégal" Idea Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Twisted Evil et l´Ouganda est le proxy des USA..en Afrique Centrale Twisted Evil

WAIT AND SEE Rolling Eyes ?

Attendons jusqu´á la fin du weekend pour en savoir plus...même cette reunion á l´étranger..semble être un coup planifié... Rolling Eyes Wink

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  ndonzwau le 14/5/2015, 12:38 am

"La révolution des oeillets au Burundi, où la foule fraternise avec les militaires…
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/05/13/la-revolution-des-oeillets-au-burundi-ou-la-foule-fraternise-avec-les-militaires/
« Les militaires négocient entre eux, mais nous avons bon espoir. Cela devrait aller… »En début de soirée, Innocent Muhozi, directeur de la radio télévision nationale du Burundi, se montrait optimiste, certain que l’affrontement n’aurait pas lieu entre les militaires « putschistes » partisans du général Godefroid Nyonbare et le dernier carré des fidèles du résident Pierre Nkurunziza. Durant la journée en effet, on aurait pu craindre que l’armée se divise, non sur des lignes de fracture ethnique mais sur la fidélité au chef de l’Etat.
En effet, le général Godefroid Nyonbare est, au même titre que Pierre Nkurunziza un Hutu issu de la lutte armée menée par le parti au pouvoir, le CNDD et voici trois mois encore il se trouvait à la tête des services de renseignement. Il avait été limogé pour une raison très simple : ce militaire réputé loyal et compétent, qui avait supervisé l’intégration des ex rebelles au sein de l’armée nationale, avait averti la présidence du fait que le « troisième mandat » rencontrerait une très large opposition et que poursuivre dans cette voie risquait de replonger le pays dans la guerre civile.

Alors qu’il se trouvait en Tanzanie, le président Nkurunziza avait cependant refusé d’accepter sa déposition et annoncé son intention de regagner son pays. Mais ce plan fut très rapidement déjoué lorsque les militaires décidèrent de fermer l’espace aérien du Burundi.
Un observateur belge, présent à Bujumbura, ne cachait pas son enthousiasme : « nous assistons à une révolution des œillets à l’africaine » (allusion au coup d’Etat militaire qui, en 1974 mit fin à a dictature portugaise) où nous voyons, dans les rues de la capitale, la population fraterniser avec les soldats…

Ceux qui souhaitaient, en dépit des accords d’Arusha et de la Constitution, reconduire Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat se sont heurtés à une opposition très large, qui dépassait de loin les clivages ethniques et,finalement , c’est un officier hutu qui a destitué un chef d’ Etat, hutu lui aussi, qui voulait confisquer le pouvoir au profit d’un groupe très restreint… »
Aux dernières nouvelles, renonçant finalement à revenir dans son pays, Pierre Nkurunziza aurait tenté de gagner l’Ouganda, mais l’accès de ce pays lui fut refusé.
Au yeux de notre observateur belge, la liesse qui régnait dans les rues de Bujumbura, après deux semaines de manifestations ininterrompues, représentait non seulement une victoire de l’Etat de droit, mais un avertissement pour tous les chefs d’Etat de la région désireux de s’accrocher au pouvoir : « une nouvelle page se tourne en Afrique centrale » concluait-il…"



"En direct: suivez la tentative de coup d'Etat au Burundi
° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20150513-burundi-ex-chef-etat-major-affirme-destitution-nkurunziza-niyombare/


Le général Godefroid Niyombaré arrive à la RPA, le 13 mai au soir.
[...]
Les heures sont données en temps universel (TU),

20h55 : dans plusieurs quartiers de la capitale, des tirs ont été entendus alors que les négociations sont toujours en cours entre officiers de l'armée burundais, négociations tendues entre pro et anti-troisième mandat.
19h40 : selon les informations recueillies par notre correspondant à Bujumbura, il y a encore une heure, les deux camps en discussion paraissaient d’accord pour écarterPierre Nkurunziza. Il semblerait néanmoins qu’en ce moment un groupe d’officiers de l’ancienne rébellion CNDD-FDD, le parti actuellement au pouvoir ne veulent pas voir écarter leur chef de file. La tension serait donc montée d’un cran dans ces pourparlers, mais les deux parties rappellent leur volonté de trouver une solution pacifique à cette crise. Ils affirment vouloir trouver un accord avant demain matin pour éviter de nouvelles violences.
18h00: dans un message à la radio, le général putschiste affirme avoir « beaucoup » de soutiens au sein de l'armée et la police.
17h45 : la Maison Blanche appelle toutes les parties à déposer les armes au Burundi après la tentative de coup d'Etat contre le président Pierre Nkurunziza.
17h30 : la nuit est tombée à Bujumbura. La situation est calme et tout le monde est rentré chez soi. Les rues sont désormais vides. Les médias continuent à émettre et à évoquer la situation. Les discussions entre les militaires se poursuivent alors que la société civile et l’opposition ne se sont pas prononcées quant à leur positionnement dans cette crise
17h05 : retrouvez le portrait du général Godefroid Niyombaré sur le site rfi.fr
16h50 : pas de nouvelle de l’arrivée du président Nkurunziza au Burundi. En Tanzanie, selon notre envoyé spécial permanent, Bruno Minas, des rumeurs circulent pour évoquer un possible départ en direction de Kampala en Ouganda, n’ayant pu atterrir à Bujumbura où l’aéroport est fermé.
16h30 : le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon appelle au « calme et à la retenue ».
16h25 : à retrouver sur rfi.fr, l’analyse de la situation par Thierry Vircoulon, chercheur à l'International crisis group.
16h20 : près de l’aéroport, les manifestants ont quitté la route à la demande des militaires.
16h00 : Daniel Finnan, l’envoyé spécial du service anglais de RFI, signale que l’aéroport semble fermé. Personne ne peut y entrer. Des équipes de l’aéroport ont été vues quittant les lieux en bus alors que des colonnes de militaires entraient dans l’enceinte.
15h54 : premier bilan de cette journée de contestation, la Croix-Rouge annonce trois morts, dont un policier, et 66 blessés.
15h40 : l’envoyée spéciale de RFI à Bujumbura, Sonia Rolley, évoque des pneus brûlés devant le principal commissariat de police et des petits groupes de jeunes continuent de crier victoire.
[...]"




Compatriotiquement!

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Libre Examen le 14/5/2015, 2:56 pm

Les choses ne seraient pas si claires au Burundi. Il y aurait affrontement au sein de l'armée.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  El-Shaman le 14/5/2015, 8:38 pm

Libre Examen a écrit:Les choses ne seraient pas si claires au Burundi. Il y aurait affrontement au sein de l'armée.
Dans le titre du journal télévisé de France3 il est même dit :Tentative de putsch échoué !!!
Là , je viens d'apprendre que les forces loyalistes ont repris le contrôle de la ville,mais qu'il y aurait encore des affrontements.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Au Burundi aussi ca chauffe !

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 4:55 am


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 4 1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum