UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

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UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  until le 22/7/2015, 9:38 am

Conférence de presse du 17 juillet 2015

https://vimeo.com/133912873

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  until le 23/7/2015, 10:11 am

Ou est la democratie dans tout ça ?????

Quelle est alors la différence entre UDPS et le MPR ?

On se fout de qui ?

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  ndonzwau le 26/7/2015, 8:23 pm

"RDC – UDPS : La fin d’une utopie
– Dr. Florent Pumu

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1. Introduction 

Cette lecture critique sur l’UDPS n’est point une remise en cause de la bravoure des pères fondateurs de ce grand parti de masse, fleuron de la lutte contre l’obscurantisme politique des peuples établis dans ces contrées de la cuvette centrale et ses alentours dans cet espace vital à l’humanité entière appelé Congo. Leur bravoure, leur abnégation et leur détermination marqueront à jamais la marche de ce peuple glorieux vers la démocratie et le progrès social.

1987 est une année capitale dans le combat que mène l’UDPS depuis sa création en février 1982. En cette année, le collège des fondateurs du parti, c’est-à-dire la direction politique avait pris la grave décision de renoncer à la lutte contre le régime de Mobutu. En compagnie de Mr Etienne Tshisekedi, ils ont décidé de dialoguer avec Mobutu. La résultante de ce dialogue a été la signature des fameux accords de Gbadolite qui les intégraient dans le Comité Central du MPR. Mr Tshipamba Mpuila commentant sur ces accords a écrit ceci sur le blog de l’UDPS BENELUX ; « la Direction politique de l’UDPS s’était discréditée et disqualifiée par la signature des Accords de Gbadolite. Etienne Tshisekedi avait déclaré qu’il abandonnait la politique. La Base du Parti était abandonnée, déboussolée, désemparée. Certains Hauts Cadres sûrs et déterminés demandèrent à la Base et à tout le Parti de se prendre en charge, ils prirent leur responsabilité en mettant en place, à Kinshasa, la DPR (Direction Politique Rénovée) du Parti et sauvèrent le Parti. »
Cette démarche aboutira à la désignation du professeur Marcel Lihau Ebua en tant que Président de l’UDPS.

2. Importance capital de l’UDPS dans le devenir politique de la RDC

J’écrivais un jour que l’élection présidentielle de 2016 en RDC se jouera entre l’UDPS et le PPRD. J’ajoute ici une nuance : la seule personne capable en ce jour de bouleverser cet ordre est Moise Katumbi s’il quittait le PPRDpour créer d’urgence-ou adhérer dans-un nouveau parti politique. En politique, je disais encore qu’il n’y a pas de génération spontanée ou du moins elle est très rare et souvent imprévisible. Il y a des leaders des partis politiques présidentiables, comme on dit à l’instar de Vital Kamerhe, Martin Fayulu et le professeur Mbuyambu Matungulu, le facteur financier limitera encore leur ambition à assoir leur popularité au niveau national.If faut des très gros moyens pour assoir un parti politique. Ils sont bien capables de tisser des alliances à l’exemple de l’ANC mais les politiciens congolais ne sont vraiment pas encore experts des pareilles démarches politiques. Dans tous les cas de figures ces alliances n’engendreront pas d’ensembles viables dans la conquête du pouvoir suprême, à moins qu’elles englobent l’UDPS ou l’UDPS « rénovée », le PPRD, ou Moise Katumbi hors PPRD.

L’UDPS demeure une force de première importance dans le devenir politique de la RDC même avec Félix Tshisekedi débarrassé des autres « caciques » de son parti comme il a déjà presque réussi à le faire. La maturité politique limitée de l’ensemble du peuple congolais est un obstacle au discernement du « déviationnisme idéologique » qui caractérise l’UDPS aujourd’hui. Pour la grande majorité de ce peuple, seul l’UDPS incarne encore le vrai « changement » en RDC et pour beaucoup le mieux placé pour la marche vers la «  terre promise » est encore le Moise Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le sphinx, sinon le jeune sphinx Félix comme lu dans un pamphlet de l’UDPS- Kinshasa.

L’histoire africaine récente a démontré l’avantage des liens généalogiques dans l’ascension vers le pouvoir ; ce sont les Kenyatta, les Bongo, les Eyadema, etc. de pères aux fils ou presque. On vu cela aussi dans des pays dont la démocratie faisait les premiers pas, les Gandhi, les Duvalier, etc.
Il est au moins un fait, l’UDPS sous Félix sera un parti politique amoindri, incapable de conquérir le pouvoir à moins d’entrer en coalition presque qu’impossible avec d’autres poids lourd de la politique congolaise. Seulement, elle demeure encore une force de très grande importance dans la politique congolaise. Toute autre faction UDPS jouera le second rôle par défaut d’un leader rassembleur. Celui qui arrivera à s’imposer comme chef and coalisera les ambitions des uns et des autres. Nos pays sont encore loin de temps où les idées et idéologies sont au dessus des personnes. On peut s’élever par ces idées mais cela demande du temps, une grande organisation, l’utilisation des grandes masses media et surtout une mobilisation tout azimut sur le terrain, dans les villages, villes et localités. Le message UDPS a été véhiculé pendant des années et cela a été facilité par le niveau de précarité et de la crise sociale et économique accrue d’années 1980- 1990. A cette époque Les forces acquises au changement, dont je fus membre, avait réussi avec le moteur UDPS à paralyser par plusieurs actes de résistance pacifique le fonctionnement de l’appareil de l’état : opérations ville morte, boycott des billets de banque (Mukumbusu ou 5.000.000 de Zaïres), grèves, manifestations estudiantines, etc. La pression était constante face au pouvoir de Mobutu. Le contexte est très différent aujourd’hui.

3. Les cinq racines principales de la décadence de l’UDPS:

a) La maladie du président Tshisekedi
Beaucoup de cadres pas longtemps très proches de Mr Tshisekedi doutent de la bonne cognition de leur président par rapport à plusieurs décisions prises par la direction de leur parti. En ma qualité de docteur en médecine, Je suis presque convaincu que Mr Tshisekedi avait été victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’avait rendu dysphasique un moment, comme on dit, mais dont il récupère petit à petit. C’est vrai que l’AVC peut entraver le jugement, mais pour lui, je suis persuadé qu’il soit bien lucide mentalement. J’ai revu plusieurs de ses images vidéo récentes. Ses postures, ces gestes, son élocution avec des balbutiements surtout lors de la présentation de vœux de 2015 me pousse aussi à croire à l’assertion que très âgé et malade le leader de l’UDPS, ce vrai héros du combat pour le salut publique, comme un lion qui aurait combattu plus de la moitié de sa vie, ne dispose plus d’énergie physique suffisante pour combattre un ennemi resté élusif.

b) le vers dans la pomme
La création de l’UDPS a établi les prémices de la décadence actuelle. Dans le livre écrit par Jean-Claude Mbwankiem intitulé « Vincent- Robert Mbwankiem, le paradigme politique » les pages 98-99 sur Google book dit ceci, parlant de la création de l’UDPS: « Il est important de relever ici la bravoure des épouses des fondateurs, par leur rôle combien louable aux cotes de leurs maris au cours de cette période de lutte. Elles tenaient en bon capitaine de bord les ménages pendant les absences prolongées de leurs maris, maitres des lieux ; même en prisons, les épouses prenaient soins d’eux, et relégués au village, elles le suivaient. (…). En conséquence, elles ont été intégrées au parti comme fondatrices, à titre de récompense pour les hauts faits politiques et les enfants, dont les études étaient perturbées à cause des privations de différents ordres, étaient admis comme co-fondateurs dans la genèse de l’existence de ce parti. ». Vous avez surement déjà entendu cette argumentation quelque part.

Ce livre n’a été publié qu’en 2014. Si ceci est vrai, en élevant au rang de co-fondateurs de leur parti leurs femmes et enfants un peu à l’instar du groupe de Binza et les Compagnons de la Révolution, les pères fondateurs de l’UDPS ont fait de ce parti d’abord une affaire familiale, une entreprise politique familiale avait dit un ami. Ils devraient donc prévoir qu’un jour, ils pourraient tirer profit de cet investissement périlleux ; alors pourquoi ne pas le réserver comme héritage à leur progéniture ? Dans toute cette logique, ne nous étonnons pas que Maman Marthe croie jouir des prérogatives de co-fondatrice et ait un mot à dire sur le devenir de l’UDPS, et que Félix Tshisekedi dans le même élan se saisisse de l’héritage paternel. « Un trésor est caché dedans, un peu de courage vous le fera trouver. », parole de sage.

c) Les retombés du congrès de 10 au 14 décembre 2010
J’ai déjà écrit avec plus de détails sur l’impact qui plus tard s’est avéré négatif sur le changement dans les structures de l’organisation de l’UDPS dans mon article ci-présent : Congo-Kinshasa: UDPS – Réinventer l’avenir du partihttp://fr.allafrica.com/stories/201411211412.html.

d) Les erreurs des élections de 2011
A ce jour malgré tous les bruits que nous faisons tous sur la victoire de Tshisekedi face à Joseph Kabila, personne n’en a déjà publié les preuves matérielles. La seule « preuve » dont on s’est toujours accroché est constituée des phrases de Monseigneur Laurent Monsengwo qui d’ailleurs peuvent aussi être interprétées en ces termes : C’est vrai que « les résultats ne sont pas conformes à la vérité » mais cela n’altère pas nécessairement l’ordre des candidats. C’est la conclusion des occidentaux tel que publiée par leurs agences de politique extérieure. Pourquoi l’UDPS ne se réfère qu’aux témoins de l’église catholique dans les bureaux de vote? C’est parce que le parti ne disposait pas de leurs propres en nombre suffisant. Pourquoi l’UDPS n’en disposait pas assez ? C’est simplement à cause de l’impréparation et du défaut d’expertise dans le management de la chose politique dont l’UDPS se caractérise depuis sa création en 1982. L’indécision, les mauvais calculs et un manquement dans les capacités d’évaluation sérieuse des forces politiques en présences au pays et à l’étranger ont souvent constituaient le lot de la direction du parti. C’est un constat que nous avons fait déjà dans l’Union Sacrée de l’opposition radicale (USORAL) et qui nous avait alors poussés à la participation pour créer les Forces Novatrices de l’Union Sacrée, FONUS. J’avais eu l’opportunité de discuter de tout ceci, en tête à tête avec le professeur Félix Mvuemba Tanda alors conseiller principal d’Etienne Tshisekedi, élu premier ministre à la Conférence Nationale Souveraine.

e) Le chaos actuel dans la direction et l’idéologie du parti
Lorsque la direction politique foule aux pieds les textes qui régissent le parti et embrasse le dialogue avec celui qu’elle a toujours qualifié « d’imposteur », la résultante est une dénaturation claire de l’idéologie de combat de l’UDPS vers le changement radical de la manière dont le pays est gouverné.
Ceci a occasionné une fronde de plus en plus grande du peuple et provoque l’aliénation d’une grande partie de la classe politique et intellectuelle du pays dite acquise au changement. Ce fait éloigne de plus en plus le parti des aspirations de beaucoup.

4. Les alertes rouges méconnues

Le futur de l’UDPS a déjà fait l’objet d’analyse et de projections de certaines agences intéressées à situation politique de la RDC dont la notre, Kamoto Centre. Les américains par exemple aux travers de leur ambassade à Kinshasa et leurs représentants dont  Mr Roger Meece ont élaboré des messages confidentiels dits câbles à l’intention du Département d’Etat de leur pays. Ces câbles que certains n’ont pas encore lus contiennent des alertes rouges sur le devenir de l’UDPS. Dans un de ces documents publiés par Wikileaks et disponibles sur internet et faisant allusion de Tshisekedi en 2004, il est dit ceci (notre traduction de l’anglais) : Le secrétaire général de l’UDPS Rémy Massamba a déclaré à Polff (Political Officer américain) le 31 mai que Tshisekedi est de plus en plus dans un mauvais état de santé. M. Masamba ajoute que Tshisekedi a des difficultés à marcher en partie parce que sa vision s’est détériorée de manière significative. Ceci rend difficile le maintien de son équilibre. Massamba a spéculé ouvertement sur la capacité mentale du leader de l’UDPS, ajoutant que celle-ci, sérieusement diminuée, ajoutait à ces maux physiques (Note : les rumeurs concernant l’acuité mentale de Tshisekedi ont été en circulation depuis un certain temps). Tshisekedi selon Massamba a été ordonné par son médecin à maintenir le strict repos, de s’abstenir des apparitions publiques et politiques et à recevoir des visiteurs. Rémy Massamba dit que les médecins avaient conseillé à Tshisekedi tout stress supplémentaire qui aurait un impact négatif sur sa santé.

D’aucun croirait que M. Massamba, qui à cette époque nourrissait l’ambition de devenir leader de l’UDPS, ait exagéré certains faits dans un lobbying pour plaider sa cause. Néanmoins ce portrait de l’état de santé de Tshisekedi et surtout ses flottements sur les décisions politiques capitales ont créé une conviction de beaucoup dans les milieux politiques aux Etats-Unis et en Europe-dont le Département d’Etat américain-que Mr Etienne Tshisekedi, dont on reconnait toute fois la bravoure et la ténacité, est simplement impropre à diriger un pays aussi stratégique que la RDC. Ceci m’a été dit clairement par un officiel du Département d’ Etat américain lors de ma visite en 2014.

Dans le même document, M. Massamba a déclaré au Poloff que Tshisekedi devrait se retirer ou passer le règne à une autre personne, s’il arrivait qu’il meure sans alternance à la tête du parti, « l’UDPS serait certainement divisée en factions différentes ». Nous avons aussi déjà prédit ce risque dans notre article à la référence ci-haut.
Nous savons par ailleurs que ces alertes rouges n’étaient point méconnues par les proches de M. Tshisekedi avec que j’ai engagé des longues discussions. Le manque de la vraie démocratie au sein du parti et la grande concentration du pouvoir dans les mains d’une seule personne, le «  leader maximo » a étouffé toute velléité d’invoquer la simple idée de succession à la tête du parti. L’un d’eux m’a même confié ceci : vous savez que dans l’UDPS cette démarche serait « se faire Hara Kiri ».


Trois leaders parmi les fondateurs de l’UDPS : Kibassa, Tshisekedi, Mbwankiem

5. La fin d’un rêve éveillé jamais accompli

N’eût était les démarches de la base de l’UDPS avec la création en 1987 de l’UDPS rénovée, cette année aurait été l’année de la fin du rêve UDPS.
Le 29 décembre 2011, Lors de la prestation de son serment en tant que « président élu de la RDC, M. Tshisekedi invoque son combat acharné pour la démocratie et l’établissement d’un état de droit et parle de la victoire acquise face à la répression et la dictature. Dans son message de vœux 2012 à la population congolaise au mois de janvier, il fait une analyse sur les causes qui l’empêchaient jusque-là de remplir son rôle de président élu à la magistrature suprême du pays. Il dit que « le chef d’état élu doit réunir deux réalités pour ce faire ». Celle de la légitimité dont il jouissait à coup sur et celle de l’imperium directement liée à l’obédience de la force publique (armée et police nationale congolaise) qui lui faisait encore défaut. Il lança à l’occasion un appel pathétique aux officiers, sous-officiers, caporaux et soldats dans ce deux entités, je le cite  « de respecter la volonté du peuple en se soumettant à sa volonté »; et de se cesser d’être « aux services d’un individu pour se soumettre à ceux de la nation »
Plus tard, faisant allusion à l’impasse et la crise dans la direction du pays, il rejette l’argument de ceux qui préconisaient et proposaient déjà que la crise soit résolue par les dialogues et les négociations. Il se donne le devoir de continuer à éveiller la conscience des forces armées congolaises «  prises en otage par l’imposture ». Il fait allusion au temps nécessaire aux militaires et policiers congolais d’intérioriser l’appel pour cesser «  l’allégeance aveugle à l’imposteur et la culture de soumission aveugle ». Cette soumission est par ailleurs d’après nous le vrai tendon d’Achille de tout régime des « hommes forts ».



Il y a deux années, M. Tshisekedi dans un discours de propagande politicienne dit : « l’année 2013 sera l’année de libération du Congo de 52 ans de servitude » et dans la logique de l’Objectif 1980, il ajoute, « année où le Congo comptera parmi les pays les plus prospères du monde ! » et deviendra « un pays démocratique où règne la vraie justice, la bonne gouvernance, la lutte acharnée contre la corruption et d’autres antivaleurs ».

Il va promettre encore en 2014, l’accomplissement du rêve de « changement » en RDC, année dite de « l’aboutissement de toute l’aspiration ». Il invoque les souffrances de toutes les luttes de 34 ans d’existence de l’UDPS, et dit, les résultats de ces souffrances « vous l’avez absolument en 2014 » et invite le peuple à s’apprêter à se réjouir. Et il conclut que cette fois-ci ce ne sera pas des simples vœux.
Lors de la présentation de vœux de nouvel an de 2015, après les appels malheureusement sans succès à la force publique et pour poursuivre dit-il les démarches pour baliser la voie vers l’imperium et l’exercice des prérogatives constitutionnelles dévolues au chef d’état, il dit saisir la communauté internationale pour «  le dialogue politique conformément à la résolution 2098 du conseil de sécurité de nation unis ». Il ajoute que « cette initiative n’est pas un aveu de faiblesse, ni un acte de compromission, mais la voie la plus sûre de placer notre peuple aux commandes de sa propre destinée ».

Il y a dans cette démarche une utopie que nous connaissons tous, c’est « le rétablissement de la vérité des urnes de 2011 ». Invoquer le souci de règlement de ce contentieux électoral et la tenue des élections futures apaisées ne sont que des chants de sirènes qui ne trompent plus personne sinon une base qui sera de plus en plus réduite avec l’illumination qu’apporte la vérité et le bon sens.
Comme le dialogue de Gbadolite de 1987, je suis convaincu que la seule volonté exprimée de chercher à tout pris « le dialogue » avec un pouvoir accusé pendant des années d’être une imposture annonce un événement encore plus triste que ce qui est pressenti : le rêve fondamental d’un changement dit radical marqué par l’avènement de l’UDPS dans la direction des affaires de la RDC, rêve des millions de zaïro-congolais n’est plus qu’une illusion, c’est la fin d’une utopie. Et L’UDPS n’est déjà plus la même force. Tenez très bon, à cause de la mauvaise gouvernance, du manque de démocratie et de respect des textes en son sein, l’UDPS ne vaincra plus.

Dr Florent PUMU


Ancien Représentant de la Constellation dans l’USORAL,
Directeur Général du think tank Kamoto Centre, London.

flopumu@kamotocentre.com ,twitter @floPumu  
www.kamotocentre.com


"Congo-Kinshasa: UDPS - Réinventer l'avenir du parti
Par Dr Florent Pumu, Londres

° http://fr.allafrica.com/stories/201411211412.html
Personne ne nie aujourd'hui l'affaiblissement politique de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Seulement, quelle que soit la période de vaches maigres que traverse ce grand parti de masses, il demeure le plus grand parti politique de la République démocratique du Congo (RDC).
Et, avec un peu d'ingéniosité et d'intelligence de ses leaders, l'avenir très proche amènera un sourire à jamais resté un mirage. Aujourd'hui encore, le devenir meilleur du Congo dépend de la bonne performance de ce parti surtout en temps que parti au pouvoir.

Comme je l'ai dit dans mes précédents écrits sur www.kamotocentre.com, le combat électoral des prochaines échéances électorales de la base au sommet de l'Etat se fera ultimement entre l'UDPS et le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), à moins que le pays ne connaisse le tsunami possible du Burkina Faso qui verrait le PPRD sûrement effacé de la scène politique congolaise comme jadis le MPR.
A propos de ceci, nous avons déjà prédit dans nos précédents écrits que, pour le président Joseph Kabila, modifier les prescrits des articles 70 et 220 de la Constitution pour se maintenir au pouvoir, serait ouvrir une boîte de pandore (1). Cette expression utilisée dans ce contexte par nous a été reprise par le célèbre journaliste François Soudan de Jeune Afrique à propos de M. Blaise Compaoré.

Corriger les déficits pour le combat ultime de la conquête et l'exercice du pouvoir

Un fait majeur a fait place au sein de l'UDPS. Ce fait a la potentialité de reformer de façon « radicale » le modèle politique de l'UDPS pour aider ce parti à corriger ses déficits pour le combat ultime de la conquête et l'exercice du pouvoir.
C'est la publication en ce début de Novembre 2014 de « la déclaration de la base du parti : Appel à barrer la route au déviationnisme qui s'est incrusté dans l'UDPS en l'absence prolongée de président du parti, Etienne Tshisekedi ».

Cette démarche, nécessaire dans les circonstances présentes, peut être simplement interprétée comme un acte de révocation de leurs postes respectifs le Secrétaire national aux Relations extérieures (SNRE), M. Tshilombo Félix Antoine Tshisekedi, et le Secrétaire général, M. Bruno Mavungu Puati. Il faudrait rappeler que ce dernier a remplacé à ce poste M. Jacquemin Shabani en 2012.
Il est reproché à M. Bruno Mavungu «l'incompétence, la passivité et le suivisme» et à Félix Tshisekedi «l'incompétence, le trafic d'influence, l'usurpation, l'indiscipline, la trahison et l'abus de pouvoir».

La déclaration a surtout, il faut se le dire, la potentialité de provoquer la scission du parti. Les questions qui se posent sont alors les suivantes :
1. Quel est l'état des lieux?
2. L'UDPS : vers une scission?
3. Comment restaurer l'unité au sein du parti?
4. Comment gérer une scission possible?
5. Quelles sont en général les voies du progrès pour l'UDPS?

1. L'état des lieux


Les deux années passées ont été sûrement les plus difficiles de l'UDPS depuis sa création le 15 février 1982. Il faut dire que « l'investiture » de M. Etienne Tshisekedi comme président de la RDC n'a point aidé la crédibilité du parti à l'intérieur comme à l'extérieure du pays.
Il est vrai que la maladie persistante de M. Tshisekedi, même alors non acceptée vraiment par le parti, n'a point favorisé cet état des choses.

Mais, surtout les démarches récemment engagées par Félix Tshisekedi et Bruno Mavungu, dénoncées dans ce document, ont encore enfoncé l'UDPS dans un anachronisme et un amateurisme sans comparaison dans son histoire déjà glorieuse dans la lutte contre les dictatures en RDC.
Nous avons fait allusion à l'incompétence actuelle dans l'UDPS dans nos précédents écrits. Sous le titre « Le mal congolais », nous disions ceci : «Le mal congolais, c'est l'incompétence et l'ignorance de ce fait dans le chef de la majorité d'acteurs politiques», parlant de l'opposition et du pouvoir(2).

Nous sommes satisfaits de la position de la base de l'UDPS qui accepte avec nous que les actes posés par ceux qui effectivement dirigent leur parti en ces jours sont entre autres du ressort de l'incompétence.
La chose la plus ridicule a été sûrement la collecte des signatures à l'intention du président Barack Obama. Même si l'acte a été une manipulation des masses, il a démontré une ignorance de la part de ses concepteurs.

Un simple coup d'œil sur le portail internet de la Maison Blanche allait leur apprendre que ce processus de collecte de pétitions appelé « we the people », c'est-à-dire « nous le peuple » ne concerne que les citoyens américains et leur gouvernement.
La suspension de cadres du parti, dont M. Claude Iluju Kiringa en date du 1er août 2014 «pour manquement de discipline» et son remplacement par M. Paul Balebela (comme intérimaire), constitue un acte d'usurpation de pouvoir de la part M. Félix Tshisekedi.

Aujourd'hui, l'UDPS, comme la RDC, se trouve dans une impasse. L'éloignement de la scène politique et l'état végétatif politique de M. Etienne Tshisekedi ont trop duré. La situation sclérosante pour la bonne marche du parti et du pays perdure, de sérieux événements secouent la nation qui semble être au bord du gouffre et les échéances électorales s'approchent vite.
L'UDPS devra se réveiller rapidement et bien. Après la période post-convulsive des années Mobutu, la paralysie démocratique du pays persiste et surtout l'incompétence de beaucoup de dirigeants du pays continue d'opérer dans un magma de déboires du peuple.

Les moments interminables de désespérance de celui-ci devront rapidement être tournés en une phase nouvelle d'espoir pour tous et d'émergence d'une nation forte et prospère au cœur de l'Afrique. Le standstill politique doit faire place à une avancée rapide vers la démocratie et le bon fonctionnement des institutions de l'Etat.
Le pays est depuis des mois entre deux gouvernements. Le présent dont les membres continuent d'« expédier les affaires courantes » alors qu'ils ont déjà perçu leurs indemnités de sortie, et le prochain qui demeure encore un leurre.

Un ami, qui s'était embourbé dans les rangs du M23, aujourd'hui repenti, me dit depuis des mois que le prochain gouvernement ne sera pas nommé tant que le M23 n'arrivera pas à un accord sur ce faire avec le président Joseph Kabila. Celui-ci leur aurait proposé quatre postes ministériels mais ceci serait loin de satisfaire leurs revendications.
Est-ce la cause du blocage dans ce processus vers ce fameux gouvernement de « cohésion nationale » ? C'est une possibilité.

Une réalité pour M. Joseph Kabila est que, comme son père jadis, il se trouve encore entre le marteau de la classe politique de Kinshasa et l'enclume de ces anciens amis de l' AFDL, CNDP et les autres Banyamulenge qui l'ont soutenu d'une façon ou d'une autre.
Sans oublier la gué-guerre des Katangais autour de lui, à laquelle s'ajouterait celle des Kivutiens, sans aussi oublier la place et la position des Bandundois, transfuges de «yandi ve », qui lui a accordé une «légitimité électorale».

Pour les Kabila, le chemin à la direction du pays est comme qui dirait un passage de Charybde en Scylla. Ce passage a occasionné la fatalité de son père. Ce n'est point un chemin agréable. Cette mort triste qui a privé le pays d'un leader nationaliste de la trempe de son mentor Patrice Emery Lumumba.
Dans l'entre-temps, ce qui est devenu presqu'un simple slogan « Tshisekedi président élu de la RDC » est comme un chapitre du « village dans le nuage » de Christophe Izard.

2. Vers une scission ?

La situation actuelle que traverse l'UDPS a ses prémices dans les textes de loi organique du parti issus du congrès de Kinshasa de 2010, notamment « les statuts modifiés et complétés' »
Il a été constaté qu'« il devenait impérieux de moderniser le parti, de doter l'UDPS des moyens adéquats et souples afin d'appliquer efficacement son projet de société ».
Les reformes entreprises ont aboutit entre autres à l'incorporation des attributions du Secrétariat national dans la présidence pour « renforcer l'exécutif national et mettre fin au bicéphalisme ».
Loin de l'effet voulu de moderniser et de promouvoir la démocratie au sein du parti, la nouvelle loi organique a plutôt créé un système qui concentre trop de pouvoir au président du parti.

Comme « icing on the cake » comme disent les anglophones (la cerise sur le gâteau, chez les francophones), l'article 18 des statuts du parti lui ajoute un autre pouvoir, celui d'être consulté si le congrès extraordinaire doit être convoqué à la demande d'un tiers de fédérations.
La structuration, qui a conduit à la suppression des organes « Collège de Fondateurs », « Comite national » en tant qu'organe de contrôle et la création d'un nouvel organe « de concertation des responsables des organes du parti », la Convention démocratique du parti (CDP), a aboli un mécanisme de contrebalance du pouvoir du président du parti.

La CDP, comme organe de contrôle, aurait pu constituer un organe viable si l'UDPS avait participé dans les instances nationales du pouvoir. Du fait de sa constitution - premièrement, de députés nationaux, sénateurs sur la liste du parti, ministres et mandataires du parti et placé directement derrière la présidence dans l'organigramme du parti -, le défaut de matérialisation de cet organe a créé un vide important pour un fonctionnement adéquat des institutions au sein de l'UDPS.
Le président et les membres de la présidence dont M. Félix Tshisekedi (quand le président ne sait plus exercer son leadership) ne sont en fait redevables vis-à-vis de personne, le congrès ne se réunissant que tous les cinq ans. En plus, le président nomme et révoque presque tout le monde.

Une autre disposition de textes de loi relative à l'intérim du président du parti, article 27, stipule ceci : « En cas de décès, de démission, d'empêchement définitif du président du parti, le président de la Convention démocratique assume son intérim (... ) ».
Cette disposition, ignorant un empêchement assez long pour paralyser le fonctionnement du parti, comme c'est le cas aujourd'hui, ajoute à l'imbroglio.
C'est donc de toute cette situation dans l'organisation de l'UDPS que M. Félix tire profit. Ainsi, en s'emparant du rôle de président du parti, il peut régner presqu'en maître absolu.

En fait, les textes qui régissent l'UDPS fait de son président un vrai « lider maximo ». Le terme lider ou leader maximo est un terme négatif, inventé par les anti-Castro (Fidel) pour marquer le fait qu'ils le considéraient comme un dictateur qui avait le maximum de pouvoir.
La déclaration de la base ouvrant la voie à une possible scission de l'UDPS, nous risquons donc bientôt de nous retrouver avec deux ou trois UDPS. Avec cette lancée en boulet de canon, il est invraisemblable de voir Félix retrouver les rangs et se conformer aux règles du parti pour un but commun.

3. Comment préserver l'unité du parti

La base de l'UDPS peut chercher à éviter une scission en cherchant une médiation des parrains politiques du parti, s'ils existent.
De toute façon, malgré les foules amassées lors de ses passages entre autres au Kasaï et au Katanga, Félix Tshisekedi a autant d'ennemis que d'amis au pays et à l'étranger. Et, surtout, il n'a pas le profil nécessaire pour diriger un parti comme l'UDPS.
Déjà, les officiels du Département d'Etat américain, que j'ai rencontrés en février 2014, ne lui attribuent aucun poids politique majeur. Il en va de même pour Bruno Mavungu au poste de Secrétaire général de ce grand parti. Le congrès extraordinaire devra trancher sur leur cas.

La non-soumission aux décisions et recommandations du congrès sur leurs positions futures au sein du parti devrait amener à leur isolement rapide. Avec Félix qui se considère « Heir to the throne », l'unité du parti pourra s'obtenir par ce que j'appelle une seconde intention, c'est-à-dire sa révocation dans le fait et son positionnement dans un autre poste de responsabilité au sein du parti dans le futur.
Il a sûrement un grand rôle à jouer dans ce parti s'il sait se conformer aux normes établies.

4. Gérer une scission éventuelle

Comme dit ci-haut, avec le momentum pris par M. Félix Tshisekedi dans ses démarches d'hériter l'imperium au sein du parti, il faudrait déjà réfléchir sur « comment résoudre cette crise ».
Dans tous les cas, l'UDPS ne sera pas le premier cas dans l'histoire des grands partis politiques du monde à connaitre une scission. L'histoire politique française, par exemple, est pleine de scissions des partis de Gauche comme de Droite. Mon ami Emmanuel Nkunzumwami, candidat à la présidence du parti UMP, peut vous en raconter des récits.
Gérer la scission sera facile du moment où l'aile de la base, initiatrice de cette déclaration, continuera sûrement dans la démarche de la démocratisation, la modernisation et de la bonne gouvernance du parti. Le succès ici passe par ce que j'appelle les voies du progrès pour l'UDPS.

5. Les voies du progrès

Le parti, qui milite pour le progrès social en RDC, doit suivre certaines voies pour son propre progrès. Celles-ci passent premièrement par une modernisation et une vraie démocratisation des structures du parti.
La notion de « leader maximo », c'est-à-dire une notion patriarcale du leader, devra cesser. Cela va de soi pour tous les grands partis politiques de la RDC.
Une élection digne à la tête du parti, avec encouragement de plusieurs candidats si possible, et une élection des présidents des fédérations sont recommandables. Démocratie implique participation des membres dans le processus démocratique.

Si les millions de membres de l'UDPS ne peuvent pas être grands électeurs pour élire le président suprême lors des congrès du parti, élire les présidents de leurs fédérations est une bonne pratique de la démocratie au sein du parti.
Aux congrès, toutes les cinq années, devront être ajoutées des conventions annuelles ou bi-annuelles effectives pour accroître la redevabilité du président du parti et de son équipe.

Les discussions sur le programme d'un éventuel gouvernement de l'UDPS devront cesser de demeurer des dossiers secrets. Dans les démocraties modernes, ce qu'on appelle « policies » sont généralement du domaine public pour accroître l'attrait vers le parti par la persuasion. Ceci permettra aussi un examen minutieux de la part du public et des medias. Cela va de soi aussi pour tous les partis politiques du pays.
Dans le cas particulier de la crise actuelle, il faudrait concrétiser le verbe par le fait. Les leaders des signataires du document de novembre 2014 devraient d'urgence convoquer, et cela à tout prix, un congrès extraordinaire avec ou sans consultation du président du parti.

Ce congrès devra légitimer les décisions prises, à savoir la révocation de M. Félix Tshisekedi et M. Bruno Mavungu de leurs postes respectifs au sein de la présidence du parti, et surtout élire un président ad intérim. Il aura aussi pour tâche de redéfinir la politique générale du parti face aux enjeux actuels.
Il faudrait au parti de disposer de moyens de sa politique. Une considération importante devra être faite sur la réintégration au sein du parti du groupe parlementaire de l'UDPS dirigé par le député Samy Badibanga.

Comme je l'ai dit plusieurs fois au professeur Vangu Willy Mboyo-Di-Tamba et dernièrement encore à M. Claude Kiringa, éminents membres de l'UDPS encore un peu dans l'ombre, l'heure a sonné pour eux et autres grands activistes comme M. Valentin Mubake de prendre leurs responsabilités devant l'histoire pour le bien de la RDC.
Le devenir politique de la RDC dépend encore beaucoup de la performance de l'UDPS. Comme dans une course de relais, sûrement qu'il est temps pour M. Etienne Tshisekedi de passer le bâton aux autres.

Cet homme, sous la direction de qui j'ai milité dans l'USORAL, est un véritable héros national encore vivant. Il a livré une bataille de géant. A 82 ans, il lui faut un repos bien mérité.
Dans la couse de relais, on sélectionne les meilleurs athlètes pour le grand prix, surtout le dernier de la rangée pour la ligne d'arrivée. Pour ce faire, malgré toute la sympathie qu'on peut avoir pour M. Félix Tshisekedi et M. Bruno Mavungu, ils ont encore un chemin à faire pour mériter les postes qu'ils occupent dans la direction de l'UDPS.

Apres les autres géants, Kibassa, Mbwankiem, Lihau ... , il est plus que temps pour l'UDPS de réinventer son avenir, ce futur est déjà ces jours que nous vivons.
Sortir le Congo de la pauvreté en notre génération est le mot d'ordre. Sinon, l'UDPS doit ne pas avoir honte de faire appel, comme le font de grands partis du monde, à des experts pouvant les aider à s'en sortir...

Ref : (1), (2) Lire mes précédents écrits sur www.kamotocentre.com  "




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Libre Examen le 11/8/2015, 8:24 pm

ndonzwau a écrit:
"RDC – UDPS : La fin d’une utopie
– Dr. Florent Pumu

Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
[...]
Il y a dans cette démarche une utopie que nous connaissons tous, c’est « le rétablissement de la vérité des urnes de 2011 ». Invoquer le souci de règlement de ce contentieux électoral et la tenue des élections futures apaisées ne sont que des chants de sirènes qui ne trompent plus personne sinon une base qui sera de plus en plus réduite avec l’illumination qu’apporte la vérité et le bon sens.
Comme le dialogue de Gbadolite de 1987, je suis convaincu que la seule volonté exprimée de chercher à tout pris « le dialogue » avec un pouvoir accusé pendant des années d’être une imposture annonce un événement encore plus triste que ce qui est pressenti : le rêve fondamental d’un changement dit radical marqué par l’avènement de l’UDPS dans la direction des affaires de la RDC, rêve des millions de zaïro-congolais n’est plus qu’une illusion, c’est la fin d’une utopie. Et L’UDPS n’est déjà plus la même force. Tenez très bon, à cause de la mauvaise gouvernance, du manque de démocratie et de respect des textes en son sein, l’UDPS ne vaincra plus.

Dr Florent PUMU

[..]



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# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
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Ni la mort d'Etienne Tshisekedi, ni la disparition de l'UDPS ne mettront fin au rêve d'un changement radical au Congo. Ce rêve leur survivra. Car, qu'on le veuille ou pas, Etienne Tshisekedi a créé des millions d'autres Etienne Tshisedkedi. L'utopie survivra.

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  ndonzwau le 16/8/2015, 5:51 pm

"Le membre co-fondateur de l’UDPS Joseph Sita Nsonizeno adresse un mémo à Protais Lumbu Ndiba et à Etienne Tshisekedi !
° http://www.digitalcongo.net/article/109003
Un desmembres co-fondateurs du partu UDPS en la personne de M. Joseph Sita Nsonizeno vient d’adresser un mémo salé à ses pairs de cette formation qui a toujouirs revendiqué l’image de l’opposition radicale en RDC,mémo dans lequel l’auteur rappelle le tournant décisif et même l’impasse dans lesques se retrouve ce parti s’il n’opère pas une mutation qui éviterait de le condamner à disparaître définitivement.  Twisted Evil Rolling Eyes  Rolling Eyes

Joseph Sita Nsonizeno, membre du collège des  fondateurs de l’UDPS est maintenant membre influent de la direction Politique Rénovée, une tendance au sein du grand Parti UDPS. Il a adressé il y a quelques jours, un mémorandum à deux personnalités politiques ayant en commun l’UDPS. Il s’agit du président National de l’UDPS/Kibassa, sis au Boulevard Lumumba 12ème Rue Protais Lumbu Maloba Ndiba et de Etienne Tshisekedi Mulumba, secrétaire Général de l’UDPS Tshisekedi sis au Boulevard Lumumba 10ème Rue tous à Kinshasa/Limete.
Dans ce document  de cinq pages, M. Joseph Sita est d’avis que l’Udps doit se  transformer pour ne pas mourir. « En effet, l’Udps en tant que notre grande famille Politique, est actuellement dans une forte tourmente. Depuis un certain temps, le parti se trouve désuni, a perdu une grande part de son aura, de sa légendaire force d’entraînement. Ces faits prouvent avec évidence que notre mouvement est en perdition, menacé de scission, d’explosion et voire de disparition. Cependant, l’Udps étant un bien tellement précieux pour les Congolais, et Congolaises, pour les militants et les militantes, pour les combattants et les combattantes et, face à notre nationalisme,  notre courant politique est résolument décidé de travailler en synergie avec l’Udps grande famille pour redonner l’espoir aux nombreux militants et militantes de notre grande famille de l’Udps.»

La pomme de discorde

Dernièrement, la direction politique de l’Udps du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba a annoncé qu’elle met un terme à la bataille pour l’imperium. Cette lutte laborieuse, longue et rude, qui avait pour but de faire triompher la vérité des urnes. En outre, notre direction s’est également dite favorable à l’ouverture d’un dialogue national. Par conséquent, cela suppose que l’Udps établisse un compromis avec Joseph Kabila, président en exercice, auquel notre parti n’a toujours pas reconnu ni l’autorité, ni la légitimité. Cette nouvelle posture de notre direction prend pour fondement la résolution 2147 du Conseil de Sécurité de Nations Unies, qui consacre les accords d’Addis-Abeba.
Pourquoi notre direction donne tellement des forces à ces deux textes auxquels l’Udps n’est ni partie prenante ni signataire ? Pourquoi cette prééminence accordée à ces textes extranationaux au détriment de la promesse républicaine faite par l’Udps aux électeurs de notre président Etienne Tshisekedi, élu président de la République à l’issue de l’élection présidentielle de 2011 ? Comment la direction politique a-t-elle pu tourner le dos avec autant de désinvolture à cet engagement sacré, revêtu de l’onction du suffrage universel ? Ce revirement de notre direction est un tournant majeur, un acte politique grave.

Ce changement de cap déconcertant qui viole de manière choquante un engagement solennel pris à l’égard du peuple souverain, ne peut relever de la seule et unique volonté de l’exécutif de notre parti. Avant la prise d’une décision de telle ampleur il aurait fallu d’abord procéder à un véritable débat interne. En l’espèce, en absence de ce débat, il s’agit d’abus de pouvoir intolérable et d’une offense flagrante faite à nos règles de délibérations collectives.  « Nous assistons à une chasse aux sorcières, à l’ostracisme, à une purge frénétique et sans précédent contre tous ceux qui veulent faire entendre une autre voix.»
La direction politique rénovée récuse cette vilaine tentative de verrouillage de notre parti, de nos esprits ; l’Udps est un bien précieux qui appartient à tous. C’est par la propriété privée d’un petit cercle étriqué, vil, plein d’égos et pourfendeur d’une pensée unique et restrictive qui abime notre intelligence collective. Car l’Udps est un patrimoine national, ce parti politique est le tuteur de historique de la démocratie congolaise.

A 33 ans, l’heure de l’introspection démocratique et collective  pour un nouvel envol, a sonné. Il est temps d’entamer ensemble les changements nécessaires. Cela consiste à revisiter nos processus décisionnels, organisationnels et à actualiser notre doctrine afin d’aboutir à un nouveau corpus…Cela permettra de clarifier démocratiquement et dans la transparence la position de l’Udps sur  la nécessité de mettre fin au combat pour l’impérium et reconnaitre  les institutions en place et d’ouvrir ou non un dialogue avec le pouvoir actuel, la pertinence de participer ou de ne pas participer à un éventuel gouvernement d’union nationale, le fait de déterminer la place et le rôle de du Président élu, Etienne Tshisekedi dans une éventuelle concertation avec le pouvoir actuel, la question de la réhabilitation des élus de l’Udps exclus pour avoir siégé au sein du d’un Parlement jugé comme non légitime par notre parti..."




"RDC: nouvelle étape dans la crise de leadership au sein de l'UDPS
° http://www.rfi.fr/afrique/20150816-rdc-crise-leadership-udps-etienne-tshisekedi
Il y un an jour pour jour Etienne Thsisekedi, le président du premier parti d'opposition congolais, l'UDPS, était évacué et hospitalisé en Belgique. En convalescence depuis, son parti traverse une grave crise de leadership. Pour preuve une lettre ouverte signée par vingt-cinq membres de l'Union pour la démocratie et le progrès social vivant en Europe ou au Canada. Une déclaration dans laquelle pour la première fois, l'autorité du président et de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, est directement mise en cause.

Sur le constat, tout le monde semble d'accord : l'UDPS est en crise. Qui est le maître à bord ? Quelle est la vision du parti ? Ces derniers mois, les communiqués s'exprimant au nom de la présidence, puis démenti au nom de cette même présidence sont légions.
Dernier exemple en date, l'UDPS veut-elle ou non participer à un dialogue politique initié par le président Kabila ? Des membres se revendiquant de la branche historique de l'UDPS disent que oui, des réunions auraient déjà eu lieu autour d'une possible participation à un gouvernement d'union nationale, à Bruxelles et Kinshasa. Mais d'autres se réclamant de la base affirment que dialoguer avec Kabila serait vendre son âme au diable. Bref, la cacophonie est reine. Et le silence assourdissant d'Etienne Tshisekedi laisse libre cours à toutes les rumeurs. Face à cette situation, quelle solution ?

Certains voudraient que le chef rentre au plus vite au pays pour mettre de l'ordre dans le parti et donner des directives claires. Mais pour la première fois, 25 cadres de l'UDPS, tous à l'étranger, vont plus loin. Ils appellent à remplacer le numéro 1 du parti. Dans une déclaration politique, ils dénoncent l'indisponibilité de l'opposant historique depuis plusieurs mois, mais aussi l'ingérence de sa famille et une mauvaise gestion des finances de l'UDPS. Ils appellent donc à la tenue d'un mini conclave mi-septembre pour nommer un président intérimaire.
Du côté de la présidence du parti on qualifie cette initiative d'inutile, sachant qu'un congrès doit se tenir en décembre à Kinshasa. Selon eux, l'élection d'un leader intérimaire n'est possible que dans deux cas : le décès ou la démission. L'UDPS n'étant dans aucun de ces deux cas, le remplacement d'Etienne Tshisekedi, élu lors du dernier congrès en 2010, n'est pas justifié."





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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  djino le 17/8/2015, 10:42 am

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-25-membres-de-l-udps-remettent-en-cause-etienne-tshisekedi?id=9054665&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share


RDC: 25 membres de l'UDPS remettent en cause Etienne Tshisekedi


Vingt-cinq membres du premier parti congolais d'opposition en termes de parlementaires, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), dont la plupart vivent en exil en Europe ou au Canada, ont directement mis en cause le leadership du président et opposant historique Etienne Tshisekedi, dans une virulente déclaration adressée samedi à l'agence Belga.



"L'UDPS traverse en ce moment une grave crise causée par différents actes et comportements répréhensibles et condamnables posés par le président du parti", affirment-ils dans cette "déclaration politique" datée de Bruxelles.



"La crise actuelle a pour nom 'Etienne Tshisekedi' et pour prénom 'l'attentisme des cadres de l'UDPS qui ont peur et refusent de voir cette réalité en face'. Il y a des manquements graves qui constituent les causes multiples et profondes de la crise" que le parti traverse depuis 2013.



Premier parti de l'opposition au Parlement, l'UDPS est minée par des dissensions internes et n'est plus que l'ombre d'elle-même en l'absence de son chef historique, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, en convalescence depuis un an à Bruxelles.



C'est la première fois que des cadres de l'UDPS mettent aussi clairement en cause la personnalité du président du parti.



Les 25 signataires annoncent la tenue d'un "mini-conclave à la mi-septembre", qui sera suivi d'un conclave plus inclusif à Kinshasa, pour "préparer le parti à affronter efficacement les prochaines échéances politiques".



"Ce conclave proposera notamment la mise en place de structures organisationnelles appropriées. Un leadership intérimaire et responsable sera désigné pour conduire la période de transition nous menant vers le Congrès", ajoute le texte.


Un exemple de démocratie au sein du parti exemplaire et à suivre pour les autres partis ... Suspect

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Mathilde le 17/8/2015, 6:31 pm

EKANGA ABIMISI COMPLICITE YA KANAMBE NA JOURNALISTE GBANDA CONTRE TSHISEKEDI SUIVEZ




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Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

Jandy Nelson,  

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  zobattants le 17/8/2015, 7:06 pm

Mathilde a écrit:EKANGA ABIMISI COMPLICITE YA KANAMBE NA JOURNALISTE GBANDA CONTRE TSHISEKEDI SUIVEZ




Ya mado,tika ba Distractions
Djino a poste un article sur les incartades du grand guru... olobi nini???
tu diriges les blames chez quelqu' un qui n' est pas membre du parti aradjikal

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Imperium le 17/8/2015, 9:06 pm

zobattants a écrit:
Mathilde a écrit:EKANGA ABIMISI COMPLICITE YA KANAMBE NA JOURNALISTE GBANDA CONTRE TSHISEKEDI SUIVEZ




Ya mado,tika ba Distractions
Djino a poste un article sur les incartades du grand guru... olobi nini???
tu diriges les blames chez quelqu' un qui n' est pas membre du parti aradjikal
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
MAMOU YA MATHY EST EN DETRESSE POUR LE MOMENT. IL FAUT QU'ELLE TIRE SUR UNE CIBLE TRES FACILE QU'EST JOSEPH KABILA KABANGE FILS DE MZEE. Very Happy Very Happy Very Happy ELLE CROIT DURE COMME FER QUE L'UDPS SORTIRA DU TROU PROFOND DANS LEQUEL SON FRERE LIDER MAXIMO L'A PLONGE.. Sad  Sad  Sad  Sad  Sad  Sad MAMOU... LAISSE TOMBE. REJOIGNEZ NOUS DANS LE CAMP DE LA PATRIE

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  NgongaEbeti le 17/8/2015, 10:06 pm

Imperium a écrit:
zobattants a écrit:
Mathilde a écrit:EKANGA ABIMISI COMPLICITE YA KANAMBE NA JOURNALISTE GBANDA CONTRE TSHISEKEDI SUIVEZ




Ya mado,tika ba Distractions
Djino a poste un article sur les incartades du grand guru... olobi nini???
tu diriges les blames chez quelqu' un qui n' est pas membre du parti aradjikal
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
MAMOU YA MATHY EST EN DETRESSE POUR LE MOMENT. IL FAUT QU'ELLE TIRE SUR UNE CIBLE TRES FACILE QU'EST JOSEPH KABILA KABANGE FILS DE MZEE. Very Happy Very Happy Very Happy ELLE CROIT DURE COMME FER QUE L'UDPS SORTIRA DU TROU PROFOND DANS LEQUEL SON FRERE LIDER MAXIMO L'A PLONGE.. Sad  Sad  Sad  Sad  Sad  Sad MAMOU... LAISSE TOMBE. REJOIGNEZ NOUS DANS LE CAMP DE LA PATRIE

Kie, kie, kie, kie...
Tentative pathétique et ridicule mais avortée de diversion.
Lorsque l'on a rien a dire et qu'on est couvert de honte on cherche à faire de Joseph Kabila son bouc-émissaire or malheureusement pour ces misérables personnes, ils en ont trop fais. Ils utilise t cette tactique à tous les coups, pourocculter leurs propres trahisons et défauts depuis 2001 et malheureusement ça ne paie plus. Qu'ils se mettent maintenant à confronter leurs propres démons longtemps entretenus et tolérés que sont: la haine, le mensonge, la pensée unique, l'intolérance, le fanaticisme aveugle et tribal ainsi que l'absence totale d'idées, d'imagination productive, d'initiative et de bienveillance en leur sein.

Mais franchement qui aurait su qu'en acceptant cette idée stupide de dialogue demandée par une certaine partie de l' opposition, cela allait déclencher de telles passions, une telle d8scorde non seulement entres partis de l'opposition mais même à l'intérieur de ceux-ci? Non, je sais que Joseph Kabila est un fin tacticien politique bien au dessus de tous ses disques troués que représentent nos opposants mais dans ce cas précis, je ne pense pas que même lui savait à quel point cette initiative humble de sa part allait rapporter autant de dividendes.

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  ndonzwau le 18/8/2015, 10:43 pm

"RDC : Etienne Tshisekedi contesté à l’UDPS
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-etienne-tshisekedi-conteste-a-ludps/
25 cadres de l’UDPS tirent à boulets rouges sur leur leader historique et remettent en cause la gestion du parti, ainsi que le choix de participer au dialogue du président Joseph Kabila. Une première au sein du parti d'opposition.

L’UDPS a déjà traversé de nombreuses crises, mais celle-ci a quelque chose de très particulière : c’est la première fois que le leadership d’Etienne Tshisekedi est directement remis en cause. Un tabou vient même de tomber avec la déclaration de 25 membres importants du partis, installés essentiellement en Europe ou au Canada.: ils demandent le « remplacement » d’Etienne Tshisekedi ! Du jamais vu dans le parti congolais d’opposition. Dans un communiqué envoyé à la presse, dont Afrikarabia, les frondeurs dénoncent « la crise actuelle » du parti « qui a pour nom Etienne Tshisekedi et pour prénom, l’attentisme des cadres qui ont peur et refusent de voir la  réalité en face ». Rien ne va plus au sein du parti selon les signataires : « l’indisponibilité du président du parti, les tripatouillages des statuts par Etienne Tshisekedi, l’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires du parti et le manque de transparence et la mauvaise gestion des finances ».

« Ingérence de la famille biologique »

Les causes de la crise profonde que traverse l’UDPS sont à chercher du côté des absences répétées d’Etienne Tshisekedi pour des raisons médicales. A 82 ans, le leader historique vieillissant de l’opposition congolaise est en effet en convalescence depuis un an à Bruxelles et ses récentes apparitions publiques n’ont rassuré personne sur sa santé chancelante. L’opposant n’est plus que l’ombre de lui-même et beaucoup pensent que le parti a déjà glissé dans les mains de son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS. En novembre 2014, plus de 40 fédérations du parti avaient dénoncé « l’ingérence de la famille biologique du président dans les affaires de l’UDPS ».

Non au dialogue

La prise du parti par Félix Tshisekedi passe mal pour bon nombre de cadres de l’UDPS et la stratégie du parti de participer au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila reste incompréhensible pour la plupart des militants. Le reste des partis d’opposition, MLC, UNC et dissidents de l’UDPS ont tous refusé le dialogue, accusant Joseph Kabila de vouloir rallonger son mandat en dehors de tout cadre constitutionnel. Les 25 frondeurs sont également de cet avis : « c’est une passe en or adressée à Joseph Kabila, car elle n’est rien de moins qu’une ouverture à la recevabilité de sa candidature pour un troisième mandat! En effet ce dialogue débouchera inéluctablement sur la formation d’ un gouvernement (de Transition ou d’Union Nationale), ce qui correspond à l’ instauration d’ un nouvel ordre juridique conformément à la nouvelle pratique constitutionnelle. »

Entêtement

Le divorce semble donc bien consommé entre une partie de l’UDPS et les Tshisekedi père et fils. L’enfermement du parti après la réélection frauduleuse de Joseph Kabila avait découragé beaucoup de ses cadres. Etienne Tshisekedi, convaincu d’avoir gagné l’élection et d’être le président élu de la RDC avait interdit à ses députés de siéger à l’Assemblée nationale. L’entêtement d’Etienne Tshisekedi dans son « Imperium » qui se limitait au quartier de Limete avait décidé certains à franchir la porte de l’Assemblée nationale et à prendre leur distance. Son intransigeance envers le pouvoir de Joseph Kabila n’est donc plus compréhensible à l’heure où il veut maintenant dialoguer avec le président, à moins de deux de la fin de son mandat. La stratégie des Tshisekedi devient désormais illisible.

L’UDPS en solo

On assiste donc à une énième dissension interne au sein de l’UDPS. Les 25 signataires proposent  la tenue d’un « mini conclave à la mi-septembre à Bruxelles qui sera suivi d’un Conclave plus inclusif à Kinshasa aux fins de nous choisir un Président du Parti intérimaire qui nous représentera jusqu’à la tenue d’un Congrès extraordinaire. » Le remplacement d’Etienne Tshisekedi est donc exigé. Reste à savoir comment vont réagir Félix et Etienne Tshisekedi à cette nouvelle péripétie ? Au mieux quelques cadres partiront vers d’autres partis d’opposition ; au pire, le parti implosera au risque de perdre définitivement son rang sur l’échiquier politique congolais. Car une chose est sûre, l’UDPS a déjà beaucoup perdu depuis les élections de 2011. Le plus important : son leadership sur les autres partis d’opposition. Aujourd’hui se sont le MLC et l’UNC qui tirent la caravane des autres partis et qui sont aux avant-postes de la contestation. En janvier 2015, au plus fort des manifestations contre la loi électorale, l’UDPS n’avait pas appelé à manifester et s’était « réveillée » trois jours après le début du mouvement voyant que la contestation prenait de l’ampleur. Aujourd’hui encore, l’UDPS la joue « solo » en s’engageant dans un dialogue risqué avec Joseph Kabila et en refusant encore une fois de se joindre aux autres partis dans la prochaine manifestation prévue le 15 septembre à Kinshasa. Félix Tshisekedi avait choisi de se démarquer du reste de l’opposition en prenant les rênes du parti. Pour le moment… c’est très réussi."


° http://www.radiookapi.net/lu-sur-le-web/rdc-les-presidents-federaux-de-ludps-letranger-affirment-soutenir-m-tshisekedi-belga
° http://www.rtl.be/info/monde/international/rdc-les-presidents-federaux-de-l-udps-a-l-etranger-affirment-soutenir-m-tshisekedi-747031.aspx




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Dernière édition par ndonzwau le 21/8/2015, 10:55 pm, édité 1 fois

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Mathilde le 18/8/2015, 11:13 pm





_________________
Le deuil, c’est pour la vie. Ca ne s’en va jamais, ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle.”

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Imperium le 19/8/2015, 12:12 am

Mathilde a écrit:


mpuila est encore a l'udps?

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Mathilde le 19/8/2015, 12:24 am

"]


[/quote]

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Troll le 19/8/2015, 1:31 am

Surprised Shocked Franchement

La crise dans l´UDPS commence á prendre de la vitesse....quand vous allez voir les declarations de Sammy Badibanga sur la Net Shocked Ecoutez attentivement sa réaction sur la demande des 25 cadres...qui exigent la "demission" de Tshitshi Cool Smile Smile

Sammy "parlementaire" influent qui est chargé de la "diplomatie parlementaire" de l´UDPS @ n´est pas un homme qui parle sans réflechir What a Face
Ecoutez attentivement quand il souhaite que l´UDPS puisse se "reconcilier" et..concilier les positions sans exclusions ni "fatwa" Idea
affraid

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  El-Shaman le 19/8/2015, 12:16 pm

Very Happy  Very Happy  Very Happy  Kie kie kie kie....Djo oyo azalaka danze ya danze côté ko sanola.
Bolanda ye



lol! Mbote nayo pe grand prêtre. Topesi ya ba grand salam malekum ya soin lol!

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Re: UDPS conférence de presse du Dr Mpuila

Message  Mathilde le 19/8/2015, 4:18 pm

Qui dirige l’UDPS? Bruno TSHIBALA, porte-parole de l’UDPS, répond aux dissidents de Belgique



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