BI LIAKI KABILA BI KOKI

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  Libre Examen le 18/9/2015, 5:19 pm

El-Shaman a écrit:
Libre Examen a écrit:

En cela mon cher El-Shaman, nos positions sont loin de se réconcilier. Je n'adhère pas à toutes ces croyances nous faisant croire que nous nous faisons du mal entre nous parce le blanc nous imposerait à nous faire du mal pour son propre bénéfice. Si nous nous faisons du mal, il faut peut être se faire à l'idée que le mal est en nous. Car c'est lorsqu'on reconnaît et accepte ses propres faiblesses qu'on peut les changer soi-même.

Je juge donc nos dirigeants à partir de leur administration quotidienne de nos affaires, notamment comment ils nous traitent en tant qu'être humain à part entière, en tant que leurs semblables. Je ne pense pas que nos dirigeants reçoivent quotidiennement des ordres leur venant de l'Occident sur les actions qu'ils doivent poser chaque jour. Non, je n'y crois absolument. Les actions qu'ils posent reflètent les valeurs auxquelles ils croient et adhèrent.

L'Occident d'aujourd'hui n'est plus ce qu'il était hier. L'Occident évolue de plus en plus et chaque jour vers l'affirmation du droit et du respect de la personne. La Belgique d'hier n'est pas la même que la Belgique d'aujourd'hui. Je peux prétendre que si aujourd'hui, on laisse le Congo entre les mains de la Belgique, les Congolais vont y jouir des mêmes droit que les Belges. Les Libanais, Pakistanais et autres Chinois ne vont pas traiter les Congolais comme ils les traitent aujourd'hui. Les Belges vont faire en sorte que les Congolais jouissent d'une eau courante et de l'électricité chaque jour. Ils vont construire des hôpitaux et des centre de recherche, et les Congolais n'auront plus à se déplacer pour aller se faire se soigner en Europe. Ils vont construire des écoles à la dimension de l'athénée de Kalina. Ils vont établir un système de transport en commun respectable. Ils vont mettre fin aux constructions anarchiques de nos politiciens. Etc, Etc.

Et nous allons assister à un retour massif des Congolais au Congo. L'occident va se vider des Congolais.

Lorsque nous aurons au Congo des dirigeant comme Floribert Chebeya, qu'ils aient été choisis par les créateurs ou pas, vous verrez que les choses vont commencer à changer. Car, nous aurons enfin des dirigeants qui auront à cœur le bien-être des Congolais, qui vont traiter les Congolais comme leurs semblables.

Tes cher El-Shaman, désolé, le Congo est ce qu'il est parce que nous avons des politiciens foncièrement mauvais. Heureusement, même qu'il y a ces créateurs pour venir à ôter secours de temps en temps, sinon ils nous décimeraient.

L'intérêt du Congo ne doit pas seulement être un concept abstrait. Il se réalise concrètement, entre autres, par la manière dont les Congolais sont traités par leurs dirigeants.

Comment pensez-vous que les enfants de nos dirigeants nous considèrent. Ils peuvent nous écraser avec leurs belles voitures sans qu'ils ne s'en soucient. Nous ne valons rien à leurs yeux. C'est une mentalité qu'on leur inculque par leurs parents.
like like like
Cool Avec un regard profond,je suis d'accord avec toi.Sauf sur un point que tu as soulevé  ou je suis complètement opposé.Mais je ne veux pas le relevé ici,parce que nous allons tourner en rond en débattant dessus,car il s'agit de nos points de vue.

Par contre j'aimerais te posé une question qui relève plus de la "philosophie"et qui n'a rien à voir avec ton commentaire.
-J'entends souvent cette phrase : Les peuples méritent leurs dirigeants.
Penses-tu que nous méritons nos dirigeants ?
Si tu me répond par : Oui ,J'aimerais savoir dans ce cas pourquoi nous protestons toujours contre ceux qui nous correspond  ?
Si tu me répond par :Non, Dans ce cas pourquoi nous sommes toujours diriger par ceux-là qui ne sont pas en harmonie avec nous ?


Cher El-Shaman

Il nous faut apprendre à ne pas toujours accepter les formules toutes faites comme étant vraies en-soi. Il nous faut toujours les remettre en question afin, au moins, de pouvoir vérifier si elles d’appliquent dans tous les cas. Je crois que dans la mesure du possible, il nous faut rechercher les évidences dans nos démarches pour appuyer nos opinions ou nos propos. Ainsi donc, ce n’est pas parce que tout le monde affirme qu’une chose est vraie, qu’il faut tenir soi-même la chose pour vraie sans la mettre à l’épreuve.

Vous voulez donc savoir ce que je pense de l’expression selon laquelle « les peuples méritent leurs dirigeants » et comment ça s’appliquerait dans le cas de notre pays le Congo. Pour vous y répondre, je vais m’appuyer sur la réaction du Cardinal Mosengwo et Etienne Tshisekedi par rapport aux résultats officiels des élections de 2011, et la décision des politiciens congolais de l’opposition d’aller siéger au parlement. Je vais également, très brièvement, revenir sur la réaction de Jean Pierre Bemba par rapport aux résultats de l’élection présidentiel 2006. Mais je vais plus insister sur la réaction du Cardinal Mosengwo car elle nous permet de répondre si oui ou non nous méritons nos dirigeants.

Je crois que la réaction du Cardinal Mosengwo par rapport aux résultats des élections présidentielle et législative de 2011 tel que publiés par la CENI est instructive. Jugeant ces résultats, le Cardinal Mosengwo a dit, à peu près, qu’ils ne reflètent ni la justice ni la vérité des urnes. Le Cardinal Mosengwo voulait tout simplement exprimer, par-là, que les dirigeants choisis par la CENI ne sont pas ceux que le peuple avait choisis. Ainsi, le régime issu des élections ne pouvait être l’émanation de la volonté de la majorité des Congolais. C’est un régime qui ne pouvait se maintenir et gouverne que par défi et par la force. L’on peut donc dire que ceux qui nous dirigent actuellement n’ont pas été choisis par la majorité des Congolais. Comment dès lors quelqu’un peut soutenir que nous méritons les dirigeants qui nous dirigent lorsque nous les avons pas librement choisis ?

Je crois donc que les dirigeants qu’un peuple mérite sont les dirigeants que ce peuple a librement choisi.

Quelle a été la réaction d’Etienne Tshisekedi ? Il a refusé de reconnaitre les résultats proclamés par la CENI. Je crois que ce refus de la part d’Etienne Tshisekedi est significatif et explique pour beaucoup pourquoi nous nous retrouvons dans la situation de crise politique actuelle. Ce refus d’Etienne Tshisekedi a été pour beaucoup des Congolais une source de réconfort. Grâce à ce refus, beaucoup de Congolais continuent à le reconnaître comme le président élu, et refusent de reconnaitre Joseph Kabila comme leur président. Ceci montre encore, que les Congolais n’acceptent pas ceux qui les dirigent car ils ne les ont pas choisis. Autrement dit, les Congolais ne méritent pas les dirigeants qui les dirigent aujourd’hui. Nous référant à ce que devraient être les résultats s’ils avaient été conformes à la justice et la vérité, le président que les Congolais mériteraient serait Etienne Tshisekedi.

Et la réaction même de ceux qui sont au pouvoir laisse voir qu’ils  sont conscients que les Congolais ne les ont pas choisis. C’est pourquoi, ils ont déployé l’armée dans les rues au lendemain de la proclamation des résultats par la CENI, que Joseph Kabila a prêté serment dans un camp militaire, qu’ils envoient l’armée tirer à bal réel sur les Congolais.

Toutefois, ce refus des Congolais afin de bien montrer qu’ils ne méritent pas le président et sa bande qui les dirigent par défi a été mis à mal par l’acceptation des politiciens de l’opposition à siéger dans les institutions issus des élections 2011, particulièrement au parlement. Toute la communauté internationale regardait effectivement, quelle sera la réaction de députés de l’opposition. Leur entrée au parlement a donné légalité et légitimité au régime Joseph Kabila. Dans ce sens, ils sont complices du pouvoir. Comme Jean Pierre Bemba, ils ont accepté l’inacceptable. Ils ont refusé de défendre et de se conformer à la volonté du peuple. Quand Martin Fayulu peut à la face du monde déclarer que Joseph Kabila n’a jamais gagné des élections au Congo, comment peut-il en toute conscience siéger au parlement ? Quand Moïse Katumbi reconnait publiquement qu’il y a eu deux faux penalties, comment sachant cela peut-il avoir servi sous les deux mandats de Joseph Kabila. Et il serait bon savoir ce que pense Vital Kamerhe de l’élection présidentielle de 2006.

Je crois donc qu’il serait plus juste de conclure en ce qui concerne le Congo que nos dirigeants se méritent entre eux.

Je dirai donc à part les élections de 1960 et de 1965, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent, et que même en 1960 et 1965, les politiciens ont refusé de reconnaitre leurs choix. Au total donc, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent. Ainsi, pour ma part, l’expression « les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent » ne serait valable que dans des systèmes où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et que leurs choix sont respectés.

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  El-Shaman le 18/9/2015, 6:24 pm

Libre Examen a écrit:
El-Shaman a écrit:

Par contre j'aimerais te posé une question qui relève plus de la "philosophie"et qui n'a rien à voir avec ton commentaire.
-J'entends souvent cette phrase : Les peuples méritent leurs dirigeants.
Penses-tu que nous méritons nos dirigeants ?
Si tu me répond par : Oui ,J'aimerais savoir dans ce cas pourquoi nous protestons toujours contre ceux qui nous correspond  ?
Si tu me répond par :Non, Dans ce cas pourquoi nous sommes toujours diriger par ceux-là qui ne sont pas en harmonie avec nous ? [/size]

Cher El-Shaman

Il nous faut apprendre à ne pas toujours accepter les formules toutes faites comme étant vraies en-soi. Il nous faut toujours les remettre en question afin, au moins, de pouvoir vérifier si elles d’appliquent dans tous les cas. Je crois que dans la mesure du possible, il nous faut rechercher les évidences dans nos démarches pour appuyer nos opinions ou nos propos. Ainsi donc, ce n’est pas parce que tout le monde affirme qu’une chose est vraie, qu’il faut tenir soi-même la chose pour vraie sans la mettre à l’épreuve.

Vous voulez donc savoir ce que je pense de l’expression selon laquelle « les peuples méritent leurs dirigeants » et comment ça s’appliquerait dans le cas de notre pays le Congo. Pour vous y répondre, je vais m’appuyer sur la réaction du Cardinal Mosengwo et Etienne Tshisekedi par rapport aux résultats officiels des élections de 2011, et la décision des politiciens congolais de l’opposition d’aller siéger au parlement. Je vais également, très brièvement, revenir sur la réaction de Jean Pierre Bemba par rapport aux résultats de l’élection présidentiel 2006. Mais je vais plus insister sur la réaction du Cardinal Mosengwo car elle nous permet de répondre si oui ou non nous méritons nos dirigeants.

Je crois que la réaction du Cardinal Mosengwo par rapport aux résultats des élections présidentielle et législative de 2011 tel que publiés par la CENI est instructive. Jugeant ces résultats, le Cardinal Mosengwo a dit, à peu près, qu’ils ne reflètent ni la justice ni la vérité des urnes. Le Cardinal Mosengwo voulait tout simplement exprimer, par-là, que les dirigeants choisis par la CENI ne sont pas ceux que le peuple avait choisis. Ainsi, le régime issu des élections ne pouvait être l’émanation de la volonté de la majorité des Congolais. C’est un régime qui ne pouvait se maintenir et gouverne que par défi et par la force. L’on peut donc dire que ceux qui nous dirigent actuellement n’ont pas été choisis par la majorité des Congolais. Comment dès lors quelqu’un peut soutenir que nous méritons les dirigeants qui nous dirigent lorsque nous les avons pas librement choisis ?

Je crois donc que les dirigeants qu’un peuple mérite sont les dirigeants que ce peuple a librement choisi.

Quelle a été la réaction d’Etienne Tshisekedi ? Il a refusé de reconnaitre les résultats proclamés par la CENI. Je crois que ce refus de la part d’Etienne Tshisekedi est significatif et explique pour beaucoup pourquoi nous nous retrouvons dans la situation de crise politique actuelle. Ce refus d’Etienne Tshisekedi a été pour beaucoup des Congolais une source de réconfort. Grâce à ce refus, beaucoup de Congolais continuent à le reconnaître comme le président élu, et refusent de reconnaitre Joseph Kabila comme leur président. Ceci montre encore, que les Congolais n’acceptent pas ceux qui les dirigent car ils ne les ont pas choisis. Autrement dit, les Congolais ne méritent pas les dirigeants qui les dirigent aujourd’hui. Nous référant à ce que devraient être les résultats s’ils avaient été conformes à la justice et la vérité, le président que les Congolais mériteraient serait Etienne Tshisekedi.

Et la réaction même de ceux qui sont au pouvoir laisse voir qu’ils  sont conscients que les Congolais ne les ont pas choisis. C’est pourquoi, ils ont déployé l’armée dans les rues au lendemain de la proclamation des résultats par la CENI, que Joseph Kabila a prêté serment dans un camp militaire, qu’ils envoient l’armée tirer à bal réel sur les Congolais.

Toutefois, ce refus des Congolais afin de bien montrer qu’ils ne méritent pas le président et sa bande qui les dirigent par défi a été mis à mal par l’acceptation des politiciens de l’opposition à siéger dans les institutions issus des élections 2011, particulièrement au parlement. Toute la communauté internationale regardait effectivement, quelle sera la réaction de députés de l’opposition. Leur entrée au parlement a donné légalité et légitimité au régime Joseph Kabila. Dans ce sens, ils sont complices du pouvoir. Comme Jean Pierre Bemba, ils ont accepté l’inacceptable. Ils ont refusé de défendre et de se conformer à la volonté du peuple. Quand Martin Fayulu peut à la face du monde déclarer que Joseph Kabila n’a jamais gagné des élections au Congo, comment peut-il en toute conscience siéger au parlement ? Quand Moïse Katumbi reconnait publiquement qu’il y a eu deux faux penalties, comment sachant cela peut-il avoir servi sous les deux mandats de Joseph Kabila. Et il serait bon savoir ce que pense Vital Kamerhe de l’élection présidentielle de 2006.

Je crois donc qu’il serait plus juste de conclure en ce qui concerne le Congo que nos dirigeants se méritent entre eux.

Je dirai donc à part les élections de 1960 et de 1965, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent, et que même en 1960 et 1965, les politiciens ont refusé de reconnaitre leurs choix. Au total donc, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent. Ainsi, pour ma part, l’expression « les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent » ne serait valable que dans des systèmes où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et que leurs choix sont respectés.

M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E Suspect
Et je te dis : MERCI

"MERCI est un bien modeste petit mot,mais il ne sort de la bouche que sous l'effet d'un acte qui inspire de la gratitude" nous dit un adage Africain Cool

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  Libre Examen le 18/9/2015, 8:04 pm

El-Shaman a écrit:
Libre Examen a écrit:
El-Shaman a écrit:

Par contre j'aimerais te posé une question qui relève plus de la "philosophie"et qui n'a rien à voir avec ton commentaire.
-J'entends souvent cette phrase : Les peuples méritent leurs dirigeants.
Penses-tu que nous méritons nos dirigeants ?
Si tu me répond par : Oui ,J'aimerais savoir dans ce cas pourquoi nous protestons toujours contre ceux qui nous correspond  ?
Si tu me répond par :Non, Dans ce cas pourquoi nous sommes toujours diriger par ceux-là qui ne sont pas en harmonie avec nous ? [/size]

Cher El-Shaman

Il nous faut apprendre à ne pas toujours accepter les formules toutes faites comme étant vraies en-soi. Il nous faut toujours les remettre en question afin, au moins, de pouvoir vérifier si elles d’appliquent dans tous les cas. Je crois que dans la mesure du possible, il nous faut rechercher les évidences dans nos démarches pour appuyer nos opinions ou nos propos. Ainsi donc, ce n’est pas parce que tout le monde affirme qu’une chose est vraie, qu’il faut tenir soi-même la chose pour vraie sans la mettre à l’épreuve.

Vous voulez donc savoir ce que je pense de l’expression selon laquelle « les peuples méritent leurs dirigeants » et comment ça s’appliquerait dans le cas de notre pays le Congo. Pour vous y répondre, je vais m’appuyer sur la réaction du Cardinal Mosengwo et Etienne Tshisekedi par rapport aux résultats officiels des élections de 2011, et la décision des politiciens congolais de l’opposition d’aller siéger au parlement. Je vais également, très brièvement, revenir sur la réaction de Jean Pierre Bemba par rapport aux résultats de l’élection présidentiel 2006. Mais je vais plus insister sur la réaction du Cardinal Mosengwo car elle nous permet de répondre si oui ou non nous méritons nos dirigeants.

Je crois que la réaction du Cardinal Mosengwo par rapport aux résultats des élections présidentielle et législative de 2011 tel que publiés par la CENI est instructive. Jugeant ces résultats, le Cardinal Mosengwo a dit, à peu près, qu’ils ne reflètent ni la justice ni la vérité des urnes. Le Cardinal Mosengwo voulait tout simplement exprimer, par-là, que les dirigeants choisis par la CENI ne sont pas ceux que le peuple avait choisis. Ainsi, le régime issu des élections ne pouvait être l’émanation de la volonté de la majorité des Congolais. C’est un régime qui ne pouvait se maintenir et gouverne que par défi et par la force. L’on peut donc dire que ceux qui nous dirigent actuellement n’ont pas été choisis par la majorité des Congolais. Comment dès lors quelqu’un peut soutenir que nous méritons les dirigeants qui nous dirigent lorsque nous les avons pas librement choisis ?

Je crois donc que les dirigeants qu’un peuple mérite sont les dirigeants que ce peuple a librement choisi.

Quelle a été la réaction d’Etienne Tshisekedi ? Il a refusé de reconnaitre les résultats proclamés par la CENI. Je crois que ce refus de la part d’Etienne Tshisekedi est significatif et explique pour beaucoup pourquoi nous nous retrouvons dans la situation de crise politique actuelle. Ce refus d’Etienne Tshisekedi a été pour beaucoup des Congolais une source de réconfort. Grâce à ce refus, beaucoup de Congolais continuent à le reconnaître comme le président élu, et refusent de reconnaitre Joseph Kabila comme leur président. Ceci montre encore, que les Congolais n’acceptent pas ceux qui les dirigent car ils ne les ont pas choisis. Autrement dit, les Congolais ne méritent pas les dirigeants qui les dirigent aujourd’hui. Nous référant à ce que devraient être les résultats s’ils avaient été conformes à la justice et la vérité, le président que les Congolais mériteraient serait Etienne Tshisekedi.

Et la réaction même de ceux qui sont au pouvoir laisse voir qu’ils  sont conscients que les Congolais ne les ont pas choisis. C’est pourquoi, ils ont déployé l’armée dans les rues au lendemain de la proclamation des résultats par la CENI, que Joseph Kabila a prêté serment dans un camp militaire, qu’ils envoient l’armée tirer à bal réel sur les Congolais.

Toutefois, ce refus des Congolais afin de bien montrer qu’ils ne méritent pas le président et sa bande qui les dirigent par défi a été mis à mal par l’acceptation des politiciens de l’opposition à siéger dans les institutions issus des élections 2011, particulièrement au parlement. Toute la communauté internationale regardait effectivement, quelle sera la réaction de députés de l’opposition. Leur entrée au parlement a donné légalité et légitimité au régime Joseph Kabila. Dans ce sens, ils sont complices du pouvoir. Comme Jean Pierre Bemba, ils ont accepté l’inacceptable. Ils ont refusé de défendre et de se conformer à la volonté du peuple. Quand Martin Fayulu peut à la face du monde déclarer que Joseph Kabila n’a jamais gagné des élections au Congo, comment peut-il en toute conscience siéger au parlement ? Quand Moïse Katumbi reconnait publiquement qu’il y a eu deux faux penalties, comment sachant cela peut-il avoir servi sous les deux mandats de Joseph Kabila. Et il serait bon savoir ce que pense Vital Kamerhe de l’élection présidentielle de 2006.

Je crois donc qu’il serait plus juste de conclure en ce qui concerne le Congo que nos dirigeants se méritent entre eux.

Je dirai donc à part les élections de 1960 et de 1965, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent, et que même en 1960 et 1965, les politiciens ont refusé de reconnaitre leurs choix. Au total donc, les Congolais n’ont jamais eu les dirigeants qu’ils méritent. Ainsi, pour ma part, l’expression « les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent » ne serait valable que dans des systèmes où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et que leurs choix sont respectés.

 M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E Suspect
Et je te dis : MERCI

"MERCI est un bien modeste petit mot,mais il ne sort de la bouche que sous l'effet d'un acte qui inspire de la gratitude" nous dit un adage Africain Cool

S’il-vous-plaît cher El-Shaman, ne me faites pas rougir. Tiens voilà encore une expression qui ne serait pas vraie dans mon cas.

Merci, mais il ne fallait pas. Je suis flatté.

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  henrija1 le 20/9/2015, 3:42 pm

F.É.L.I.C.I.T.A.T.I.O.N.S A VOUS POUR CETTE MAGNIFIQUE DISCUSSION!

J'apprécie l'argumentaire de Libre examen. Il y a beaucoup de vrai dans ce qu'il a écrit notamment quand il fustige le comportement des dirigeants africains vis-à-vis du petit peuple ou du commun des mortels. Cependant j'ai une autre lecture ou interprétation du dicton disant: " Les peuples méritent leurs dirigeants."
Il ne faut pas interpréter "mériter" comme voulant dire "avoir pour dirigeants des personnes que le peuple lui-même a voté" ni "avoir pour dirigeant des personnes dont le peuple a accepté, validé les élections, furent-elles entachées de fraudes". Le fait de contester les résultats, de rejeter les dirigeants à la suite des fraudes comme non véritablement élus, tout cela ne veut pas dire que ce peuple ne mérite pas ces dirigeants fraudeurs-là. En d'autres termes, le fait que le peuple ait pour dirigeants des personnes qu'ils n'ont pas votées ne signifie pas qu'il ne les mérite pas.

Le dicton dit simplement que les dirigeants sont une émanation du peuple dont ils sont eux-mêmes issus. Ils portent les valeurs de leurs peuples et agissent en fonction de celles-ci, qu'ils soient véritablement élus ou pas. Quoiqu'il fasse un peuple pourri va toujours se retrouver avec des dirigeants pourris. La simple bonne volonté de se choisir des gens bons ne suffit pas. Les valeurs de base de votre société vont se retrouver comme motivations directrices des actions des vos dirigeants en différentes circonstances surtout quand des pièges vont vous être tendus, quand des forces extérieurs vont secouer le navire. C'est la base c'est-à-dire le peuple entier qui a besoin d'être éduqué, nettoyé de l'homme naturel, ennemi du bien, nettoyé des coutumes, des pratiques qui l'empêche d'avoir des hommes et des femmes de valeur. Parfois et à tort nous croyons que cela est facile, parfois et à tort, nous croyons que ce sont seulement les autres membres de la société qui sont dans ce besoin et pas nous-même. Mais en réalité il y a encore beaucoup de choses à changer en chacun de nous-même : orgueil, égoïsme, volonté de puissance, gourmandise des honneurs, manque de sens du respect du à la personne quelque elle soit, manque de respect du bien public, appropriation du moindre bien ou espace public laissé sans surveillance à notre disposition, tribalisme et culte de la personne..... autant de chose à changer pour s'acheter ne nouvelle mentalité, une nouvelle morale, une nouvelle conduite, des nouvelles valeurs. Ainsi les candidats dirigeants qui sortiront de ce peuple aspireront à ces nouvelles valeurs. Beaucoup d'entre nous recherchent d'être crédités des valeurs qu'ils n'ont pas, des honneurs qu'ils ne méritent pas, des bons sentiments qu'ils n'ont pas. Ils veulent que les gens les croient bons, dignes, consciencieux, confiants, valeureux alors qu'au fond ils ne le sont pas et ne font aucun effort pour sinon pour le paraître.

Mais comment changer la société, comment nous changer? Ceci n'est pas facile tant notre situation est complexe. Nous sommes maintenus dans des cercles vicieux d'où il est difficile de sortir, du genre: pour avoir des dirigeants de valeur, il faut avoir un peuple de valeur, et pour avoir un peuple de valeur, il faut avoir des dirigeants de valeur. Si les dirigeants ont des valeurs et que le peuple n'en a pas, ces dirigeants finissent par tomber car ils ne seront pas compris et ce sera leur peuple même qui va les descendre. Si le peuple a des valeurs, il doit finir par avoir de bons dirigeants. Mais comment expliquer qu'un peuple ait des valeurs et que ses dirigeants n'en aient pas? (ce qui est rare sauf si des intrus ou des pouvoirs intrus ne s'en mêlent) et que faire dans ce cas. On peut supposer comme je venais de le faire qu' il y a des forces intruses qui sèment la séparation entre peuple et Dirigeants. Mais si le peuple est à la base un peuple de valeur et un peuple uni, il aura moins de difficulté à défaire l'intrusion, une ingérence que dans le cas contraire. "Moins de difficulté" c'est un comparatif relatif et pas un relatif absolu. Je reconnais que la force de l'intrusion ou de l'ingérence peut être tellement forte que même si on est un bon peuple uni sur de bonnes valeurs, on ne saurait être à mesure de la contenir en raison par exemple de l'avance de certains peuples sur d'autres peuples (par exemple militairement ou financièrement) qui leur donne la facilité de semer le désordre,d' acheter des consciences, d'imposer une ligne de conduite.... Mais même dans ce cas, un peuple de valeur et uni saura tirer son épingle du jeu moins difficilement qu'un peuple disparate et sans valeurs.

A suivre...

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  Cavalier le 21/9/2015, 9:11 pm

Admin a écrit:

Si Tshisekedi avait pensé comme toi cher Libre Examen, certes aucun citoyen zaïrois n'aurait trouvé la mort dans les manifestations mais tu ne me contrediras pas si je dis qu'il n'y aurait aucune avancée démocratique. Tu n'aurais peut-être jamais connu cet homme que tu soutiens aujourd'hui.

Si nos grands parents avaient pensé comme ça cher Libre Examen nous serions encore une colonie belge vivant dans une ségrégation, nous n'aurions peut-être jamais pu prendre un verre à Gombe

Si les noirs américains avaient pensé comme ça Libre Examen, les noirs connaitraient encore des lynchages et pendaisons pour s'être simplement perdus sur une autoroute du Mississipi ...

Dans la même réflexion la Chine serait encore une colonie japonaise, l'Europe serait encore sous les nazis, la France serait encore sous la féodalité des Louis XVI .... etc...
ADMIN,,

J'aurais pu laisse passer UNE BAVURE que J'ai denichee a travers ce Sujet, mais C serait faire Preuve de Manque de Presence d'Esprit de Ma Part...

Car Je Connais LA PUISSANCE DE L'INFORMATION, DE LA DEFORMATION ET DE LA MAL FORMATION...Et Je Connais LE POUVOIR que detient L'INTERNET, et dans Le Cas-Ci Le Pouvoir Que Detient Un FORUM Comme
CongoDiasporA.

Premeierement, J'ai constate qu'en RDC, bcp ont tendance a comparer La Carriere Politique d'Etienne Tshisekedi a celle de Nelson Madiba Mandela...C-a-d croyant que Leur Combat est Le meme...ON -PEUT-PLUS-FAUX...N-O-N...Ce n'est pas Le meme Combat...

Car Nelson Mandela combattait L'Imperialisme symbolise par L'Apartheid en Afrique du Sud, son Pays...Il n'avait aucun soutient de la part de L'Occident ou des Institutions Politiques Occidentales...Il REPRESENTAIT LA FORCE LOCALE...

Par contre Etienne Tshisekedi a commence sa Lutte en Belgique lui et ses comperes d'antan, ils etaient soutenus des le debut par Les Occidentaux pour combattre La Dictature du Marechal Mobutu que les memes Occidentaux avaient aide a prendre Le Pouvoir via Un Coup d'Etat Arme...

Deuxiemement, Nelson Mandela n'avait pas approche Les Occidentaux, c'est FAUX...Ce sont Les Occidentaux qui l'avaient approche a plusieurs fois pendant son long sejour en Prison...Ils venaient lui faire des yeux doux, pour le corrompre et ils aveitnfini par reussir leur coup...

Mandela etait tellement devant un dilemme et qu'il avait fini par ccepte leur offre, L'offre des Occidentaux, mais Il l'avait fait pas pour des raisons personnelles...Sinon qu'on ns dise pourquoi etait-il incarcere durant 27 ans lui et ses compagnons de LUTTE tels que Serge Biko et autres Question Question

Et pourquoi tout d'un coup il doit etre libere et devenir Le Premier President Noir de L'Afrique du Sud Question Question

Ce que son incarceration n'etait pas justifiee...

REFLECHISSONS Exclamation Exclamation

_________________
L'originalité est un des grands principes du romantisme.

ALPHA DOG

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  Libre Examen le 21/9/2015, 9:24 pm

Cavalier a écrit:
Admin a écrit:

[...]
ADMIN,,

[...] Deuxiemement, Nelson Mandela n'avait pas approche Les Occidentaux, c'est FAUX...Ce sont Les Occidentaux qui l'avaient approche a plusieurs fois pendant son  long sejour en Prison...Ils venaient lui faire des yeux doux, pour le corrompre et ils aveitnfini par reussir leur coup...

[...]
REFLECHISSONS Exclamation  Exclamation

Alors c'est à Nelson Mandela que vous devriez-vous en prendre car c'est lui qui a écrit dans sa biographie "La longue marche vers la liberté" que c'est lui qui a approché le gouvernement sud-africain pour initier le dialogue qui allait sortir l'Afrique du Sud de l'apartheid. Et il l'avait caché à ses camarades avec qui il était en prison.

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

Message  djino le 11/2/2016, 4:54 pm

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Re: BI LIAKI KABILA BI KOKI

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