COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

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COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

Message  ndonzwau le 15/10/2015, 11:29 pm

COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KALIBIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

L'actualité mieux la réalité de ce qui se passe au Katanga depuis quelque temps, socialement et politiquement, est assez éloquente pour se poser la question de ce que représente aujourd'hui pour les katangais le pouvoir de "JK" dont le Katanga nous est offert comme sa base populaire et son fief électoral dans une république censée indivisible mais où les réflexes et les recours réels de ses citoyens convoquent l'appartenance locale, tribale, régionale...

Qu'en penser; qu'en conclure après avoir refait un tour sur cette riche réalité dont l'épisode Katumbi parti du PPRD précédé par la bruyante rupture opérée par le fameux G7 qui compte au moins deux leaders katangais et au vu de l'arsenal sécuritaire qu'y déploie le pouvoir ?
Et surtout qu'en pensent les katangais eux-mêmes sur le terrain avant ces auto-proclamés représentants qui fleurissent ici-là et même ici ! Et qu'en conclure pour tout le pays ???

C'est à mon sens là un front à visiter au plus près car non seulement il s'agit d'un constat majeur pour notre pays à travers le dépit des katangais et donc des Congolais à l'endroit de ce pouvoir mais peut-être aussi d'une préfiguration de la situation politique du pays...
Qu'en sortira-t-il à terme et pour l'heure, qu'y déploie le pouvoir de façon si opaque ?
J'y reviendrais mais voici déjà ces liens qui en rendent compte quelque part...



"Katanga : «Joseph Kabila» en passe d’instaurer l’état de siège
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10288
Dans le pur style d’une république bananière dirigée par un tyran malade du pouvoir, tous les chefs barbouzes du Congo démocratique (ANR, garde présidentielle dite « GR », DGM) sont arrivés à Lubumbashi le vendredi 9 octobre. Des sources locales font état d’un mouvement inhabituel des troupes dans la ville. Et pourtant, aucun péril imminent ne menace ni l’ordre public, ni la sécurité nationale dans cette partie du pays. Proclamé «Mulubakat à 100%» en 2006 par le Grand chef Kasongo Nyembo des Balubakat, «Joseph Kabila», en passe - si ce n’est déjà fait - de perdre son «fief» du Katanga, parait décidé à régler des comptes avec ses ex-alliés katangais. Plus de manifestations publiques ou «matinée politique» pour les formations politiques appartenant au « G7 », les fameux « frondeurs ». C’est la décision inconstitutionnelle aux allures d’état siège prise par l’actuel locataire du Palais de la nation. Pendant ce temps, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), lui, poursuit tranquillement ses activités.

"Situation dans laquelle, en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée, les pouvoirs dont l’autorité civile est investie, en matière de maintien de l’ordre et de police, sont transférés à l’autorité militaire". Telle est la définition de l’état de siège.
Que se passe-t-il à Lubumbashi ? Selon des sources locales, tous les chefs des « services secrets» et de la garde présidentielle séjournent dans le chef-lieu du Katanga depuis le vendredi 9 octobre. La délégation est dirigée par Kalev Mutond, l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Contactées par l’auteur de ces lignes, les autorités locales disent ignorer la nature de la mission confiée à ces «barbouzes».

Selon certaines indiscrétions, « Joseph Kabila » peine à digérer le « double affront » qui lui a été fait par les frondeurs du «G7» d’une part et l’ancien gouverneur du Katanga, de l’autre. «Depuis la démission fracassante de Moïse Katumbi, Joseph Kabila ressemble à un taureau face à un chiffon rouge, confie un cadre de la majorité présidentielle qui a requis l’anonymat. Le chef de l’Etat est dans tous ses états. Il est résolu de faire payer à ‘Moïse’ son ingratitude.» Et d’ajouter : « C’est un duel à mort qui s’annonce. La délégation conduite par Kalev Mutond est à la recherche des dossiers compromettants à charge de l’ancien gouverneur. En réalité, Katumbi et Kabila se tiennent par la barbichette. Les durs de l’entourage présidentiel ont tort de sous-estimer la capacité de nuisance de Moïse…»
Le même vendredi, Kalev, accompagné de l’administrateur principal Kibelisa (contre-espionnage) et du chef de poste Mongonda, a eu une réunion avec des représentants des principales sociétés minières. A savoir, Tenke Fungurume Minig, Boss Mining, Chemaf et KCC. Samedi 10 octobre, une autre réunion a eu lieu à l’hôtel Grand Karavia avec les chefs de division de l’administration publique au Katanga.

« Etat d’urgence »

La présence de tous ces « sécurocrates » à Lubumbashi suscite des interrogations. Des activistes de la Société civile tirent déjà la sonnette d’alarme. C’est le cas notamment de "Justicia Asbl".
Dans un communiqué daté du 12 octobre, cette association fait état d’une réunion du «conseil provincial de sécurité » tenue le samedi 10 octobre au cours de laquelle l’administrateur général de l’ANR a pris une série de décisions en violation de la Constitution. « Parmi les mesures prises, souligne le communiqué, figurent (…) l’interdiction de toute manifestation publique sauf dérogation expresse. Ils sont allés jusqu’à restreindre les libertés d’expression, en déployant un dispositif militaire lourdement armé dans différentes communes de la ville de Lubumbashi et en menaçant toute personne qui critiquerait l’autorité publique ou s’en prendrait à elle ». « Serait-ce un état d’urgence de fait et une nouvelle interprétation de l’alinéa 2 de l’article 262 de la constitution congolaise? », s’interroge ce groupement.

Au plan politique, l’ancien ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, un des «durs» du «clan kabiliste» se trouve également à Lubumbashi à la tête d’une délégation du «Comité national» du PPRD. Samedi 10, il a animé une matinée politique au siège local de cette formation politique sur l’avenue du 30 juin. C’était pour lui l’occasion « d’éclairer la lanterne» des militants sur toutes les questions qui font actuellement débat. Muyej a déclaré à cette occasion que «Joseph Kabila n’avait jamais dit qu’il sera candidat en 2016». Il a par ailleurs invité tous les membres du PPRD à « continuer à soutenir le raïs et son gouvernement ».
En déclarant que «Joseph Kabila n’avait jamais dit qu’il sera candidat en 2016», Richard Muyej n’a pas dit la vérité. Le langage peut être verbal mais aussi non-verbal. Dieu seul sait le nombre de réunions tenues à la Ferme de Kingakati et ailleurs autour de l’idée d’une révision constitutionnelle. Le but? Permettre à l’actuel locataire du Palais de la nation de briguer un troisième mandat.

« Résistance citoyenne »

Le tout-Kinshasa politique a encore frais en mémoire cette rencontre secrète organisée le 10 décembre 2014 à la ferme du « général » François Olenga. C’était en présence de Jaynet « Kabila ». Tout le "gotha katangais" était présent à l’exception de Moïse Katumbi. « Joseph Kabila voulait que les personnalités présentes lèvent l’option d’une révision constitutionnelle pour lui permettre de briguer un troisième mandat, rappelle un des participants. La réunion s’est soldée par un échec.» Etaient présents notamment : Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Charles Mwando Nsimba, Jean Mbuyu Luyongola, Norbert Nkulu Kilombo et Célestin Mbuyu Kabango. La Fondation Katangaise était également représentée.
Depuis l’année dernière, « Joseph Kabila » s’évertue à bâillonner, sous divers prétextes, les natifs du Katanga opposés à son ambition de faire sauter les verrous constitutionnels qui l’empêchent de se succéder à lui-même. L’avocat Jean-Claude Muyambo Kyassa a été le premier membre de la majorité présidentielle à clamer son opposition. C’était en août 2014. Dans une déclaration à radio Okapi, il déclarait ces mots : « En 2011, nous avons changé la Constitution avant les élections. Qu’on la change en 2016 avant les élections ? Non. Là on ne veut pas la stabilité ». Ajoutant : «S’il faut changer, il faut changer après les élections.» En décembre de la même année, c’est fut le tour du député honoraire Vano Kiboko. Tous les deux sont à la prison centrale de Makala.

Une source bien informée est formelle : "le Katanga n’est plus unanime derrière Joseph Kabila ". Selon elle, l’unité claironnée par Muyej ne serait qu’une vue de l’esprit. «Joseph Kabila n’a plus de fief, glisse notre interlocutrice. Il est très impopulaire. La province du Katanga en général et les habitants de sa partie septentrionale en particulier lui reprochent de n’y avoir aligné aucune réalisation au plan économique et social.» Lors d’une visite en août 2014 à Manono, Nord Katanga, Richard Muyej, alors ministre de l’Intérieur, a été hué par la foule. « Atuone Kintu », scandait celle-ci. Traduction : On n’a rien vu comme réalisation. La source de conclure : « Ce qui se passe actuellement à Lubumbashi constitue la démonstration de la dérive dictatoriale que redoutaient les rédacteurs de la Constitution promulguée en 2006. Le pouvoir teste notre capacité d’indignation. Les Congolais doivent opposer une résistance farouche à un Joseph Kabila au bord de la démence... »"



"L’ex-Province du Katanga en état d’urgence ?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10291
Monsieur Kalev Mutond, Administrateur général de l’Agence nationale des
renseignements décrète la surséance des manifestations publiques


JUSTICIA Asbl exprime ses vives inquiétudes au sujet de la tenue d’une réunion du « conseil provincial de sécurité» tenue par Monsieur l’Administrateur général de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), Monsieur Kalev Mutond, au cours de laquelle certaines décisions violant
délibérément la Constitution ont été prises.
En effet, en date du 10 octobre 2015, excluant toutes les autorités civiles (le Procureur général, le ministre provincial de l’Intérieur et de la justice et le Vice-gouverneur de province faisant office de Gouverneur de province ad intérim depuis la démission, le 29 septembre dernier, de M. Moïse Katumbi Chapwe), Monsieur Mutond Kalev a tenu personnellement à diriger cette réunion dans la salle de réunion du Gouvernorat de province. Seuls y ont pris part, les officiers de renseignements, ceux de l’Armée (le commandant de la 22e région militaire, l’Auditeur militaire supérieur, le commandant de la Garde républicaine les agents de la DEMIAP, ceux de la Direction
Générale des Migrations ainsi que le Commissaire provincial de la Police nationale congolaise.

Parmi les mesures prises figurent en bonne place l’interdiction de toute manifestation publique sauf dérogation expresse. Ils sont allés jusqu’à restreindre les libertés d’expression, en déployant un dispositif militaire lourdement armé dans différentes communes de la ville de Lubumbashi et en menaçant toute personne qui critiquerait l’autorité publique ou s’en prendrait à elle. Serait-ce un état d’urgence de fait et une nouvelle interprétation de l’alinéa 2 de l’article 262 de la constitution congolaise?
Si les raisons évoquées paraissent fallacieuses, il n’en demeure pas moins qu’elles suscitent moult interrogations.

L’ex province du Katanga est-elle en état d’urgence ou le sera-t-elle dans les jours à venir ? L’Administrateur général de l’ANR et le «conseil provincial de sécurité» jouissent-ils de pouvoirs exceptionnels qui leur permettraient de restreindre les libertés publiques, notamment la liberté de manifester, la liberté de réunion et d’expression et ce en cette période pré-électorale ?
Notre Organisation, qui émet des craintes de voir dans cette décision liberticide une façon d’imposer des restrictions et des interdictions aux voix discordantes (opposants politiques, société civile, ONG des droits de l’homme et autres groupes de pression militant pour le respect de la Constitution et l’alternance démocratique au
Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d’informer par écrit l’autorité administrative compétente.

Quant à l’état d’urgence, JUSTICIA Asbl rappelle ces prescrits de l’article 85 de la Constitution : « lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le Président de la République proclame l’état d’urgence ou l’état de siège, après concertation avec le Premier ministre et les Présidents des deux Chambres, conformément aux articles 144 et 145 de la présente Constitution. Il en informe la nation par un message» et exhorte les autorités congolaises à se conformer à leurs obligations en matière des droits de l’homme, à savoir, respecter, protéger et instaurer les droits fondamentaux».
De quel pouvoir dispose donc l’Administrateur général de l’ANR, agissant prétendument au nom du Chef de l’Etat, pour restreindre les libertés publiques en violation de la Constitution et des traités régionaux et internationaux dûment ratifiés par la R.D.Congo?

JUSTICIA Asbl réitère le plaidoyer qu’elle mène toujours pour la réforme de l’ANR en raison de nombreuses violations des droits de l’homme qui lui sont imputables et déplore encore une fois l’impunité dont jouissent les agents de cette agence.
Elle demande, par ailleurs, au Chef de l’Etat de prendre des sanctions à l’encontre de l’Administrateur général de l’ANR qui a outrepassé ses compétences. Car agir autrement peut être interprété comme un quitus assimilable à une violation de la Constitution dont il est le garant.
Elle demande enfin aux citoyens, aux partis politiques et organisations de la société civile de s’opposer par toute voie pacifique et de droit (article 64 de la Constitution) à toute tentative de confiscation des libertés publiques par un groupe des personnes et d’attaquer en justice toute mesure liberticide émanant de quelle que autorité que ce soit.

Fait à Lubumbashi, le 12 octobre 2015"



° http://www.radiookapi.net/2015/10/14/actualite/politique/haut-katanga-lunadef-soppose-la-nomination-des-commissaires-speciaux
° http://www.radiookapi.net/2015/10/15/actualite/politique/lubumbashi-lunadef-denonce-le-licenciement-abusif-des-membres-du-g7




Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

Message  Arafat le 16/10/2015, 8:28 am

Le danger pour Kabila ne viendra pas de l´opposition mais plutôt du Katanga disait encore avant-hier un analyste de la RTVS1. Un esprit de défiance s´est installé depuis l´histoire du 3° penalty et le démembrement de la province du Katanga a encore ajouté de l´huile sur le feu, cela n´a en tout cas pas été du goût de certains grands leaders Katangais (en l´occurence Kyungu et Katumbi) qui luttaient contre ce fameux démembrement, d´ailleurs Kyungu a bien dit que le Katanga finira par retrouver tôt au tard sa configuration d´antan. Kabila est conscient de ce danger permanent et c´est ainsi qu´il essaie de mettre une grosse pression sur le Katanga.

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Re: COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

Message  Admin le 16/10/2015, 10:26 pm

Si on enlève les mobutistes veritables "prostitués" politiques, les seuls appuis qui restent à Kabila sont au Katanga et encore... chaque jour ce soutien diminue... L'année prochaine il n'y aura plus personne
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Re: COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

Message  Arafat le 19/10/2015, 9:52 am

Le SG du PPRD Henri Mova Sakani était hier à Lubumbashi pour se rendre compte de l´état du parti, durement secoué après le départ de Katumbi. Il a fait une déclaration en reprochant au G7 et à Moïse Katumbi d’avoir engagé trop top la guerre, alors que la bataille n’a pas encore commencé.  Shocked  Shocked  Shocked
Et pourtant tout le monde sait que la guerre est déjà declenchée.
Mad Mad Mad

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Re: COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

Message  ndonzwau le 19/10/2015, 11:23 pm

"Katanga : Silence... Kalev et ses barbouzes épurent l’Administration
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10302
Après l’exclusion des sept partis du "G7" de la "Majorité présidentielle" (MP), le chef barbouze Kalev Mutond s’est rendu à Lubumbashi le vendredi 9 octobre dernier. Sa mission consiste notamment à épurer - le mot n’est pas trop fort - l’administration provinciale de ses fonctionnaires qui passent pour des membres ou sympathisants de l’ACO, l’ARC, le MSR, le MSSD, le PDC, l’Unadef et l’Unafec. La MP s’érige ainsi en parti unique.

En date du 12 octobre dernier, l’administrateur directeur provincial de l’ANR/Haut Katanga, Nzita Bamana, a adressé au gouverneur ad interim de cette province une "note d’information" n° 05/ANR/DSI/H-KAT/478//15. L’objet se passe de tout commentaire : "Présence des membres de l’Unafec aux réunions du Conseil ". Il s’agit du Conseil provincial de sécurité.
Dans cette correspondance, le nommé Nzita Bamana dénonce la "participation" des membres de l’Unafec (Union des nationalistes et fédéralistes du Congo) de Gabriel Kyungu wa Kumwanza "aux réunions du Conseil provincial de sécurité". Pour lui, l’Unafec est "désormais" un "parti d’opposition". Et ce, "conformément aux actes constitutifs du G7 rendus publics le samedi 10 octobre dernier". "Cette disposition est valable pour tous les membres des partis dudit groupe", souligne-t-il.

S’estimant au-dessus des lois, l’administrateur directeur provincial Nzita ne juge nullement utile d’invoquer le texte légal qui lui donne le pouvoir d’ostraciser ces citoyens. Il se contente de donner au gouverneur a.i l’injonction "de ne plus jamais les inviter ni les associer à quelques travaux que ce soit". Et ce "par souci de préserver les secrets autour des débats et de délibération de tous les sujets débattus".

Une Sûreté nationale ou une milice?

Dans une déclaration faite à la presse le mardi 14 octobre, l’ancien ministre des Finances du Katanga, Christian Mwando qui est le coordonnateur interfédéral de l’Unadef n’avait pas manqué de faire état de "licenciement abusif" qui frappait des membres de son parti et ceux du G7 sur décision des agents de sécurité. C’est le cas notamment de Mme Kafwena, responsable du Marché Mzee Kabila à Lubumbashi et de Stori Mwamba, représentant des vendeurs. Ce dernier aurait été emmené de force dans un poste de police. «Nous assistons aujourd’hui aux licenciements y compris des gens qui sont au marché parce que les services de sécurité se sont mués en services intimidateurs pour les membres des partis politiques qui sont membres du G7», a-t-il asséné.
Kalev Mutond et ses barbouzes ignorent-ils qu’ils ne vivent pas dans une jungle où "Joseph Kabila" serait le "roi lion"? Kalev et ses barbouzes ignorent-ils que l’ANR, à l’instar de tout service de "Sûreté de l’Etat" est chargée d’une mission de "surveillance" de tout ce qui pourrait constituer une menace tant intérieure qu’extérieure pour l’Etat et non celle de veiller sur les intérêts de l’oligarchie au pouvoir?

Depuis la divulgation de la 3ème correspondance adressée à "Joseph Kabila" par les "frondeurs" du "G7", celui-ci a perdu son self-control. L’homme est dans tous ses états. Et pourtant, dans leur correspondance, les sept frondeurs n’avaient fait que tirer la sonnette d’alarme sur le "flou" entretenu par un chef de l’Etat dont certains "lieutenants" ne font plus mystère de sa volonté de tripatouiller la Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

Une réaction puérile

Au lendemain de la métaphore de Moïse Katumbi sur les trois faux penalty, "Joseph Kabila" exigea le renvoi illico presto des responsables provinciaux de l’ANR, du DGM (Migrations) et de la police nationale. Une réaction pour le moins puérile. Il reprochait à ces fonctionnaires de n’avoir pas empêché la population lushoise à réserver un accueil délirant au gouverneur du Katanga.
Questions : Kalev Mutond et ses barbouzes ignorent-ils que la Constitution promulguée le 18 février 2006 par "Joseph Kabila" proclame que le pluralisme politique est reconnu au Congo-Kinshasa? Ignorent-ils que tous les Congolais ont droit à un traitement égal devant la loi et qu’aucun citoyen de ce pays ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire en raison notamment de ses opinions ou de ses convictions politiques?

En laissant le chef de l’ANR et ses collaborateurs se comporter au Katanga - et sans doute ailleurs - en miliciens de la "MP", "Joseph Kabila" avoue que cette plateforme politique s’érige désormais en parti unique. Un acte constitutif de haute trahison dans le chef d’un homme qui a fait le serment "d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République". Ceux qui jouaient les Saint Thomas auront compris que Kalev et ses barbouzes sont au service exclusif des intérêts de la "MP" en général et de "Joseph Kabila" en particulier. "L’Etat, pour être respecté, disaient deux éminents juristes français, doit représenter l’intérêt général". Il va sans dire qu’un pouvoir politique qui n’est pas au service de l’intérêt général s’auto-disqualifie et ne mérite que du mépris... "





"RDC: une ONG dénonce les entraves à la liberté de manifester dans l'ex-Katanga
° http://www.rfi.fr/afrique/20151014-rdc-ong-droits-homme-denonce-mesures-interdiction-manifestation
En RDC, dans l'ex-province du Katanga, une organisation de défense des droits de l'homme dénonce les restrictions imposées aux libertés publiques et notamment l'interdiction de manifester sans autorisation express, ce qui serait contraire à la Constitution. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, c'est l'appréciation de la sécurité par les autorités locales qui justifie cette interdiction de rassemblement qui sera maintenue tant qu'« il y a des menaces sur la sécurité ». Menaces dont le ministre congolais de la Communication n'a pas précisé la nature. Mais le président de Justicia Asbl, Me Timothée Mbuya, dénonce également le deux poids deux mesures d'une décision qui viserait tout débordement.


Ces mesures constituent purement et simplement des menaces faites non seulement à l'endroit de la population, mais aussi à l'endroit des partis politiques et des organisations de la société civile...
Me Timothée MbuyaPrésident de Justicia Asbl14/10/2015 - par Sonia RolleyÉcouter "


"Après la défection du G7 et de Katumbi : Mova Sakanyi à l’assaut du Katanga !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=8135&rubrique=POLITIQUE
*Combatif, Henri Mova Sakanyi, Secrétaire Général du PPRD, a entrepris une tournée interprovinciale qui devait le conduire dans toutes les provinces du pays.  A l’étape de Lubumbashi hier, dimanche 18 octobre 2015, il a reproché au G7 et à Moïse Katumbi d’avoir engagé trop top la guerre, alors que la bataille n’a pas encore commencé. Durant son périple katangais, il est attendu sur les questions du dialogue et des élections.  

Le Secrétaire général du PPRD, Henri Mova Sakanyi a débuté par l’ex-province du Katanga,  sa tournée nationale. Hier,  dimanche 18 octobre, Henri Mova est arrivé à Lubumbashi où il a été accueilli à l’aéroport de Loano par les membres du parti présidentiel. Il ne tiendra pas de meeting. On a appris qu’à Lubumbashi, les manifestations publiques sont interdites. A la foule venue lui faire honneur, le Secrétaire général du PPRD a lancé : Ne voulez-vous plus de Kabila, votre fils de sang ? « Si », « Si, nous voulons Kabila», a scandé la base katangaise du PPRD. Henri Mova voulait se faire une idée de la santé du parti,  après la défection du G7 et, dernièrement, la double démission de Moïse Katumbi comme membre du PPRD et comme Gouverneur du Katanga. Minimisant l’impact de ces départs, le Secrétaire général du PPRD a estimé que les dissidents sont entrés en guerre trop top, et qu’ils auraient donné ainsi  des coups dans le vide, la vraie bataille n’étant pas encore engagée. D’après des éléments d’information distillés par l’entourage de Mova Sakanyi, ce dernier a un agenda surchargé. Une semaine des travaux intensifs pendant laquelle il va animer des conférences-débat dans les universités, des cafés politiques, des conférences de presse, ainsi que des débats télévisés.

Comme on le voit, Henri Mova accomplit une mission de redynamisation des activités du parti. La communication ne sera pas à sens unique, mais participative. Le SG du PPRD  sera à l’écoute de la base pour cerner les vrais problèmes et résorber des différends, s’il y en a. Outre les quatre nouvelles provinces nées du démembrement du Katanga, le Secrétaire général du PPRD a prévu de faire la ronde du pays. Rien n’a encore filtré sur la prochaine étape de sa tournée nationale. Mais, cela ne devrait pas tarder. D’ici-là, l’on croit savoir que des Commissaires spéciaux auront été nommés à la tête de nouvelles provinces. La question du découpage territorial et de la manière dont les nouvelles provinces doivent être administrées fait partie du débat politique très animé en RDC. Au Katanga, sans doute, la seule province qui a vu son Gouverneur démissionner, le découpage territorial constitue une préoccupation fondamentale. Le Secrétaire général du PPRD, parti phare de la Majorité Présidentielle, dont est issu le Vice-Premier Ministre et Ministre  de l’Intérieur et Sécurité  qui, au fait,  pilote le processus d’installation des nouvelles provinces, devra rassurer.  Pour ceux qui l’ont vu à l’œuvre, Henri Mova est à la hauteur de la tâche lui confiée.

En cette période où le pays n’a plus de calendrier électoral, il n’est pas exclu qu’à l’occasion des conférences-débat, les étudiants  dont l’esprit déborde de fertilité, posent des questions pertinentes sur la suite du processus électoral. Mova, alors, rien que par sa position actuelle au sommet du PPRD, aura, certainement, à s’exprimer sur tous les sujets, sans recourir à la langue de bois. On l’attend également sur le dossier du dialogue politique annoncé par le Président de la République, Joseph Kabila. Mi-septembre, lorsque l’UDPS a mis unilatéralement fin aux discussions pré-dialogue, le PPRD a rendu public un communiqué dans lequel le Président Kabila était invité à convoquer, illico presto, ledit  dialogue. Sans doute  que le Secrétaire général du PPRD, depuis son périple du Katanga,  se chargera de donner une orientation à  la base du parti sur la suite des événements. "



"Lubumbashi : Sanguza rappelle le "caractère apolitique" des marchés
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10303
Le maire de Lubumbashi Jean-Oscar Sanguza Mutunda a invité, vendredi 16 octobre, les administrateurs des marchés de sa ville au respect du caractère apolitique de ces lieux de négoces où les vendeuses et vendeurs ainsi que leurs clients doivent vaquer paisiblement à leurs occupations, et non de s’adonner aux activités politiques.

Le maire de Lubumbashi a lancé cet appel au cours d’une réunion qu’il a présidée à l’hôtel de ville à l’intention des administrateurs des marchés de sa juridiction. Il a également insister sur la nécessité de protéger les infrastructures des marchés et de respecter la réglementation des heures d’entrée et de sorties ainsi que sur les renforcements des mesures sécuritaires.
Les différents marchés de la ville de Lubumbashi ont connu dans un passé récent des incendies d’origine inconnue à ce jour. Certains vendeurs des marchés se sont sentis en insécurité à cause de leur appartenance politique à la suite de la crise créée par la troisième lettre adressée à "Joseph Kabila" par le "G7".

Le mercredi 7 octobre, le commissaire provincial de la Police nationale dans le Haut-Katanga, le général Galenga Makongo Jean-Bosco, a tenu une "causerie morale" au camp Est de la police. L’orateur a insisté, à maintes reprises, sur le "caractère apolitique de la police nationale congolaise". Selon lui, la force publique de l’ordre ont pour mission "de maintenir la sécurité publique, l’ordre et le rétablissement de celle-ci en cas ce trouble".
Le général Galenga est resté muet sur le motif du déploiement de 200 membres de cette même "police apolitique", armés jusqu’au dent, pour encercler l’église où se trouvait Kyungu. C’était le dimanche 20 septembre.
Le samedi 10 octobre, le maire a interdit un meeting politique de l’Unafec (Union des nationalistes et des fédéralistes du Congo). La manifestation a été jugée "inopportune" du fait du "climat politique qui prévaut au pays". Les marches et meetings pour soutenir le "raïs" sont autorisés.

Issa Djema (avec ACP) "



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Re: COMMENT VA LE KATANGA ? SI SON ETAT DE LIEUX ACTUEL EN DISAIT LONG SUR LA GENÈSE, LE PRÉSENT ET L'AVENIR DE LA KABILIE ET DE LA KANAMBIE ??? POUR QUELLE SUITE DEMAIN POUR NOTRE PAYS ?

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