LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

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LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  KOTA le 20/10/2015, 7:52 pm

CONGO-BRAZZAVILLE: LE « SASSOUFFIT » DE LA POPULATION A L’APPROCHE DU REFERENDUM POUR LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION /DOSSIER DC – MISES A JOUR CONTINUELLES
par FreeDiomi le 20 octobre 2015



20/10/2015 A 17H00
PREMIERES IMAGES VIDEOS DE CE 20/10/15 A BRAZZAVILLE





20/10/2015 A 14H15
Le centre ville de Brazzaville est complètement désert et toute activité économique interrompue. Difficile de vérifier la situation dans les quartiers populaires ainsi que les autres  villes du pays à cause de l’interruption de toute communication orchestrée par le régime Sassou. Selon certains témoins, même la fourniture de courant électrique aurait été interrompue en certains quartiers de la capitale du Congo.
Le contrôle de certains villes du pays par la population n ‘a pas été confirmé par sources indépendantes à cause de la difficulté de communiquer avec l’intérieur du pays.
20/10/15 A 13H05
MESSAGE DE L’OPPOSITION CONGOLAISE ET REPRIS PAR DES MEDIA A BRAZZAVILLE (à confirmer):
Les localités qui viennent de tomber
( les correspondants de BrazzaNews)
->Zanaga: tombé…
->Mossendjo: tombé
->Yaya: tombé
->Sibiti: tombé
->Komono: tombé
->Nkayi : tombé
->Dolisie : sur le point de tomber
->Pointe-Noire : sur le point de tomber

20/10/2015 A 13H00
Nkayi
La ville de Nkayi vient de tomber, on enregistre 6 morts et une trentaine des blessés..




20/10/2015 à 12h00
By Philon Bondenga
BRAZZAVILLE Oct 20 (Reuters) – Police fired tear gas and warning shots on Tuesday at thousands of opposition supporters protesting against a planned referendum on constitutional reform that they say is aimed at keeping Congo Republic President Denis Sassou Nguesso in power.
Waving banners reading « Sassou get out » and « No to the referendum », protesters gathered in several central neighborhoods in defiance of a government ban on public meetings issued on Monday.
Marchers scattered after the police opened fire, but remained on the streets, burning tires and erecting barricades on several major thoroughfares.
A Reuters witness said he saw at least two wounded protesters. Shops, schools and government buildings remained closed, he said.
« People are demonstrating across the city. The police are firing tear gas bombs, » said Tresor Nzila, executive director of Congolese Observatory of Human Rights. « In certain places, the police have fired warning shots with live fire. »
http://af.reuters.com/article/congoNews/idAFL8N12K1U120151020





Brazzaville, 20/10/15 A 11H00
Congo : Manifestation anti-référendum : Scènes de guerre dans plusieurs villes du pays, des morts et des blessés signalés, l’armée tire à balles réelles sur des manifestants

Mardi matin à Brazzaville (ph KOACI)
Cliquez pour Agrandir

© Koaci.com – Mardi 20 Octobre 2015 – La révolte des congolais opposés au[url=http://www.koaci.com/search- r%C3%A9f%C3%A9rendum .html] référendum Rechercher référendum [/url]constitutionnel, décidé par le pouvoir de Denis Sassou Nguesso, est montée d’un cran, ce mardi, qui marque, le début de la désobéissance civile lancée par l’opposition.
A Brazzaville la capitale, des tirs nourris sont entendus dans plusieurs quartiers de la capitale et dans d’autres villes du pays, depuis ce matin. Les populations ont érigé les barricades et mis du feu sur les grands axes de la capitale, rapportent à KOACI, des témoins oculaires sur place.
Selon des sources médicales, il y aurait eu 2 morts, « un jeune homme a été écrasé par la brigade jaune de la police. Une unité spécialisée de la police congolaise. Un deuxième jeune homme a reçu une balle à l’œil », précise un manifestant.
Hugues Ngouenlondele maire de Brazzaville a fui sa résidence du plateau qu’il occupait depuis 15 ans pour se rendre à kintéle au nord de Brazzaville.
Toujours selon nos contacts, sur place, WhatsApp, Viber, Facebook, Twitter, sont coupés, le signal de certaines radios est également coupé.
Les postes de police de Diata, Mfilou, Bas -congo et Kinsoundi ont été attaqués par la population.
L’on nous signale également quelques fuites que nous n’avons pas pu vérifier. Ainsi, la famille du le directeur de cabinet de Sassou Nguesso, n’ayant pas obtenu de visa pour se mettre à l’abri, se serait réfugiée dans son village.
A Pointe-Noire, deuxième ville du pays, on parle également un mort. Les soldats de l’armée régulière refusent de tirer sur les manifestants. Et les laissent rejoindre le rond-point Lumumba, épicentre de la contestation. Seules les forces « Cobra », une milice tribale qui a installée Sassou Nguesso au pouvoir tirent sur la population.
Ici, dans la deuxième ville du pays, épicentre de la contestation, seule la gendarmerie continue de bloquer certains accès.
Selon une source bien informée, le président Denis Sassou Nguesso a mandaté son ministre de l’Intérieur, Raymond Z. Mboulou, de demander aux ambassadeurs des Etats- Unis, la France et la délégation de l’Union européenne d’entamer des négociations avec l’opposition.
Une autre source introduite dans les milieux financiers nous informe que de gros retraits d’espèces sont faits depuis lundi, dans plusieurs banques de Brazzaville, Pointe-Noire et à travers le pays par les dignitaires du régime ainsi que par certains citoyens ordinaires.
Des patrouilles de l’armée ont été déployées dans diverses parties de la ville dans le but d’éviter les foules de de marcher au centre-ville depuis lundi.
Des hélicoptères de combat équipés de missile et de gros canons tournent au-dessus de Bas-Congo.
Habillés en tee-shirt, les miliciens de Ndenguet entrent dans les quartiers Sud de Brazzaville.
A titre de rappel, en vue de se présenter à l’élection présidentielle pour un autre mandat, Denis Sassou Nguesso, 72 ans, dont 30 au pouvoir, a décidé de convoquer le corps électoral pour le[url=http://www.koaci.com/search- r%C3%A9f%C3%A9rendum .html] référendum Rechercher référendum [/url]de modification de la constitution. Si la[url=http://www.koaci.com/search- constitution .html] constitution Rechercher constitution [/url]est modifiée, elle ferra sauter les verrous de la limitation de mandat, et d’âge.
KOACI, Yaoundé

Congo : Manifestation anti-référendum : Scènes de guerre dans plusieurs villes du pays, des morts et des blessés signalés, l’armée tire à balles réelles sur des manifestants


20/10/15 A10H00
LE REGIME DE SASSOU COUPE INTERNET, SMS, APPELS SORTANT INTERNATIONAUX, SMS, SIGNAL DE RADIO FRANCE INTERNATIONALE: BRAZZAVILLE ET LE RESTE DU CONGO SONT COUPES DU MONDE
18/10/2015 Pointe-Noire – meeting de l’ opposition

18/10/2015 A POINTE-NOIRE: LES JEUNES ERIGENT DES BARRICADES

17/10/2015 L’OPPOSITION SE MOBILISE EN MASSE

SUITE:
http://democratiechretienne.org/2015/10/20/congo-brazzaville-le-sassoufit-de-la-population-a-lapproche-du-referendum-pour-le-changement-de-constitution-dossier-dc-mises-a-jour-continuelles/



la suite/

http://democratiechretienne.org/2015/10/20/congo-brazzaville-le-sassoufit-de-la-population-a-lapproche-du-referendum-pour-le-changement-de-constitution-dossier-dc-mises-a-jour-continuelles/

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  piélé de dongo le 20/10/2015, 8:08 pm

J'avais dis ici que l'avenir de sassou et sa famille est RDC, suivons cas même. Jusque là c'est Nkurunziza qui est l'homme fort.

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Troll le 20/10/2015, 10:33 pm

Very Happy http://afriqueeducation.com/congo_brazaville_sassou_nguesso_retire_son_projet_de_constitution

¤Le président du Burundi "homme fort"? Wait and see...avec les sanctions économiques, comment compte-t-il "financer" l´économie de son pays qui n´exporte que du "thé"?
Homme fort?
Sassou est entrain de constater la réalité planetaire...et la doctrine Obama..va certainement avoir raison de lui et les autres

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Troll le 20/10/2015, 10:39 pm



Si le lien ne Marche, ouvrez ce site www.afriqueducation.com vous allez apprendre beaucoup sur la suite au Congo-Bzv Smile

Sassou "menacé" de la CPI par les USA..et la France `?

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 20/10/2015, 11:10 pm

Où en est-on au Congo ?
Depuis ce matin les médias occidentales notamment francophones sont peu disertes sur la situation : il n'est pas toujours facile de rendre compte au chaud de telles tensions dans lune Afrique où les autocraties gardent encore facilement la haute main sur les masses et surtout malgré l'arbitraire de son chef, le Congo reste un fidèle allié économique et géostratégique de la France !
Mais quelle qu'en soit l'issue, cette contestation risque fort de laisser des traces...


"Congo : « La vie est normale à Brazzaville », assure le gouvernement
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/20/brazzaville-internet-mobile-et-signal-rfi-coupes-avant-un-meeting-de-l-opposition_4793082_3212.html


L’ultimatum de l’opposition a expiré. Mardi 20 octobre au matin, des manifestants hostiles au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso ont commencé à brûler des pneus et à se rassembler dans les quartiers sud de Brazzaville, la capitale congolaise. Ils réclament l’annulation du référendum sur une nouvelle Constitution qui permettrait au chef de l’Etat de se maintenir au pouvoir. Denis Sassou Nguesso, 72 ans dont une trentaine à la tête du Congo, ne peut pas briguer de troisième mandat en l’état. Si le texte soumis à consultation le 25 octobre était adopté, il pourrait conserver son poste quinze ans de plus.

Lire aussi : Congo : Sassou-Nguesso veut s’accrocher au pouvoir

Tensions à Brazzaville

De la fumée noire s’élevait de plusieurs points de la capitale dans la matinée. Des jeunes gens ont été vus en train de brûler des pneus. Un déploiement inhabituel de forces de l’ordre (police et gendarmerie) a pu être observé dans le sud de la ville, considéré comme un des bastions de l’opposition. Partout, magasins, écoles et administrations sont restés fermés.
D’après Paul Marie M’Pouele, responsable du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), contacté par Le Monde Afrique, trois commissariats ont été incendiés dans les quartiers de Diata, Makélékélé et Kinsoundi. « Les forces de l’ordre tirent en l’air à balle réelle, lancent des gaz lacrymogènes, et un hélicoptère survole les manifestants au moment où je vous parle », témoignait l’opposant depuis Brazzaville. La foule, qui convergeait vers le stade de Bacongo, a été dispersée.

La contestation bat son plein choses, la résistance s'organise, #Brazaville #Congo #Sassoufit #iwiri @afpfr @RFI https://t.co/GUP1QpZeBA
— blackosiris242 (@Perfect 242)

Difficile pour le moment d’établir un bilan précis des heurts. Selon des sources médicales sur place citées par l’AFP, l’hôpital de Makélékélé a reçu 7 blessés, dont cinq par balles et dans un état grave. Deux autres ont été atteints par des éclats de grenades lacrymogènes. Le correspondant de l’agence dit avoir assisté en début d’après-midi à l’admission d’un autre blessé, touché à l’abdomen.
Au moins trois personnes ont été tuées, affirme de son côté un journaliste de Reuters, assurant avoir vu les corps à la morgue. L’ancien ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat Guy Brice Parfait Kolélas, interrogé par Le Monde Afrique, a évoqué pour sa part « un mort par balle au quartier Château-d’eau ».
Lieu de ralliement prévu des protestataires, le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale, était désert dans la matinée.

Le gouvernement dément tout affrontement

« L’appel à la désobéissance civile de l’opposition a échoué, dit pour sa part le ministre de l’éducation, Anatole Collinet Makosso, joint au téléphone à Pointe-Noire. Nous assistons à une guerre des communiqués. Le climat de psychose créé par l’opposition a sans doute incité la population à adopter une attitude attentiste dans les premières heures de la journée mais les gens se sont ensuite rendus normalement sur leur lieux de travail quand ils ont vu qu’il ne se passait rien d’anormal ».
Quid des violences relatées par les membres de l’opposition ? « Les échauffourées de Brazzaville sont le fait de jeunes désoeuvrés qui ont cru pouvoir profiter de la situation pour piller des épiceries. On verra, lorsque ceux qui ont été arrêtés pour ces faits seront présentés à la population, si l’opposition les reconnait comme ses militants ».
Même constat du côté du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla :

« La vie est normale à Brazzaville, de même que la campagne pour le référendum se déroule normalement. Si l’oposition veut organiser des meetings dans ce cadre, elle le peut. En revanche, si elle décide de marcher sur la présidence, la police réagira en conséquence. »

La présidence appelle au calme

Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre, la présidence a appelé « tous les Congolais et tous ceux qui ont choisi le Congo comme deuxième patrie à vaquer normalement à leurs occupations ». Le message, émis par le cabinet de Denis Sassou Nguesso, met en garde contre les « déclarations de certains hommes politiques et des écrits anonymes incitant à la sédition et à la violence » pour créer « une psychose au sein de la population ».

RFI et Internet mobile coupés

L’Internet mobile, les services SMS et le signal de la radio française RFI ont été coupés dans la matinée à Brazzaville à quelques heures de la manifestation de l’opposition.
#CongoB Etat d'#alerte. Ce 20/10 Manifs réprimées, tél, électricité, Internet coupés, signal RFI interrompu. Référendum de tous les dangers.
— FrancisLaloupo (@Francis Laloupo)

Quelques habitants de #Brazzaville utilisent le signal de #Kinshasa pour avoir l'internet mobil #Sassoufit
— Bensum_2012 (@The Voice)

Le ministre de l’information, Thierry Lézin Moungalla, dément une interruption volontaire du signal de RFI par le gouvernement, et évoque un éventuel problème de maintenance.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/20/brazzaville-internet-mobile-et-signal-rfi-coupes-avant-un-meeting-de-l-opposition_4793082_3212.html#fssAVigCfe120upo.99


"Heurts à Brazzaville : les anti-Sassou bravent l’interdiction de manifester"
° http://www.france24.com/fr/20151020-brazzaville-anti-sassou-interdiction-manifester-referendum-congo
Des heurts ont éclaté, mardi, dans la capitale du Congo entre forces de l'ordre et opposants au référendum. Un scrutin qui pourrait permettre au président Nguesso de se maintenir au pouvoir. Analyse de la situation avec un responsable de la FIDH.

La situation se tend à Brazzaville, où le pouvoir semble décidé à museler l’opposition au président Sassou Nguesso. Bien qu’interdits par les autorités, des rassemblements ont bien eu lieu, mardi 20 octobre, dans la capitale, avant de rapidement dégénérer. Il y a plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, selon des témoins contactés par France 24. Des sources hospitalières, citées par les agences Reuters et AFP, font état de blessés par balles, laissant entendre que les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles.Contacté par France 24, le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla, a démenti tout incident : "À ce stade, il n’y a aucun événement qui matérialiserait une insurrection ou de manifestation de grande ampleur. Nous n’avons aucune connaissance de décès consécutifs aux échauffourées du matin."

Entretien avec Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme).

France 24 : Quelle est actuellement la situation au Congo-Brazzaville ?

Florent Geel :
La situation est grave. Les mails que j’ai pu envoyer ces dernières heures sont restés sans réponses. Le signal radio de RFI a été coupé et, selon certaines sources que j’ai tout de même pu contacter, des grenades lacrymogènes ont été tirées pour disperser les rassemblements. Certains témoins ont également vu des policiers tirer à balles réelles pour disperser les manifestants.

Le pouvoir est-il train de changer ?

Les Congolais sont au bout d’un cycle, ils veulent changer d’ère. Le peuple congolais voit des transitions démocratiques s’opérer avec succès dans d’autres pays africains. Alors il se dit légitimement, "pourquoi pas nous ?" Le président Denis Sassou Nguesso pensait certainement que le choix du référendum [prévu le 25 octobre, NDLR] lui permettrait de conserver le pouvoir par la voie démocratique. Les manifestations de l’opposition de ces derniers jours ont certainement dû le surprendre car il ne devait pas penser qu’après 30 années passées à la tête de l’État, un tel rapport de force ce serait mis en place. La répression des manifestants et les diverses restrictions des communications montrent bien que Sassou Nguesso a choisi de passer en force. Le pays s’apprête donc à vivre des temps extrêmement durs.
Reste que le changement proposé par l’opposition n’est pas forcément non plus rassurant. Celle qui s’est constituée ne semble pas toujours plus porteuse d’espoir pour la démocratie.

La communauté internationale peut elle agir ?

Florent Geel :
Il faut à tout prix que la communauté internationale se saisisse dès maintenant de ce dossier. Trop souvent, les instances internationales réagissent au lieu d’anticiper. L’ONU doit rappeler au président Denis Sassou Nguesso qu’il ne peut pas modifier les règles du jeu électoral au risque de plonger son pays dans le chaos. L’organisation onusienne doit se mobiliser en aval pour éviter d’avoir à envoyer dans quelques mois des missions de la paix. Car il y a un vrai risque d’embrasement du pays et un risque de contamination dans toute la région. L’Union africaine doit elle aussi se mobiliser. Pour l’heure, on ne sait pas ce qu’elle va faire face à la manœuvre de l’actuel président. Il est à craindre que ses membres attentent un mouvement plus large pour se prononcer. L’Union africaine doit se positionner en fonction de sa charte de bonne gouvernance. Elle y est parvenue au Burkina Faso, cela peut également se faire au Congo-Brazzaville."

"Congo : « Nous allons marcher sur le palais présidentiel »"
° http://www.lemonde.fr/afrique/video/2015/10/20/marcel-makome-nous-allons-marcher-sur-le-palais-presidentiel_4793329_3212.html#g4OTuFxhjQTDUQV5.99

"Congo-Brazzaville: l'opposition dans la rue contre le référendum"
° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151020-congo-brazzaville-opposition-rue-contre-referendum-reforme-constitution-troisi

° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151020-congo-brazzaville-observateurs-inquiets-montee-violence-referendum-denis-sasso
° http://www.bbc.com/afrique/region/2015/10/151020_brazza
° http://information.tv5monde.com/en-continu/brazzaville-internet-mobile-et-signal-rfi-coupes-avant-un-meeting-d-opposition-61362




Compatriotiquement



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 7/11/2015, 10:21 pm, édité 1 fois

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Troll le 21/10/2015, 12:03 am

@ LE POUVOIR SE TROUVE DANS LA RUE

La rue, rien que la rue..dixit Lord Mbakama depuis janvier 2015, les "congolais"de deux rives du fleuve savent que dans la "rue", ils vont changer la cours de l´histoire

25 OCTOBRE,

Sassou a pris rendez-vous avec l´histoire la semaine prochaine..avec son "réferendum" visant á modifier la constitution.. Voyons comment il va s´en sortir quand il se "retire" á Oyo

Kyungu promet qu´il va avoir des manifestations partout au Congo..pour bientôt..WAIT AND SEE..

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 22/10/2015, 12:32 am

"Congo-Brazzaville : une situation toujours potentiellement explosive"
° http://www.rfi.fr/afrique/20151021-congo-brazzaville-situation-toujours-potentiellement-explosive-sassou-referendum

"Deuxième jour d’affrontements dans les rues de Brazzaville"
http://www.france24.com/fr/20151021-congo-tensions-brazzaville-affrontements-referendum-denis-sassou-nguesso

"Congo: nouveaux affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Brazzaville"
° http://information.tv5monde.com/en-continu/congo-nouveaux-affrontements-entre-jeunes-et-forces-de-l-ordre-brazzaville-61587

"Congo: une coalition d'opposition annonce l'arrestation de six de ses cadres"
° http://www.lalibre.be/actu/international/congo-une-coalition-d-opposition-annonce-l-arrestation-de-six-de-ses-cadres-5627afde3570b0f19f8f4418

"Calme précaire à Brazzaville"
° http://www.bbc.com/afrique/region/2015/10/151021_brazzaville_calme
° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151021-congo-calme-relatif-brazzaville-tension-demeure-referendum-changement-constitu

"La France appelle au calme au Congo, en proie aux violences"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/21/congo-affrontements-sporadiques-a-brazzaville_4793952_3212.html

"Congo : Washington appelle les parties à dialoguer"
° http://www.voaafrique.com/content/congo-washington-appelle-le-sparties-a-dialoguer/3015767.html

"RDC: Washington appelle au transfert pacifique de pouvoir"
° http://www.radiookapi.net/2015/10/21/actualite/politique/rdc-washington-appelle-au-transfert-pacifique-de-pouvoir

° http://observers.france24.com/fr/20151021-congo-brazzaville-images-lendemain-violences-destructions-referendum-heurts
° http://www.france24.com/fr/tag/congo-brazzaville/
° http://www.france24.com/fr/20151021-congo-brazzaville-heurts-morts-policiers-opposants-manifestation-referendum
° http://www.rfi.fr/afrique/20151020-brazzaville-manifestations-affrontement-violent-sassou-pointe-noire-referendum-cong
° http://www.rfi.fr/afrique/20151007-congo-choc-gouvernance-coup-etat-institutionnel-constitution-referendum-sassou-ngue
° http://www.rfi.fr/afrique/20150923-elections-congo-brazaville-referendum-revision-listes-electorales-constitution-sass
° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2517-kinshasa-sous-haute-tension-ruberwa-zoe-et-janet-kabila-echappent-a-une-embuscade-au-niveau-de-ndjili-quartier1.html




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 7/11/2015, 10:20 pm, édité 2 fois

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 24/10/2015, 11:06 pm

"Référendum au Congo-Brazzaville: derniers préparatifs avant le vote
° http://www.rfi.fr/afrique/20151024-congo-brazzaville-referendum-vote-organisation-bulletins-urnes


Moungali, avenue de la Paix, Brazzaville (2012).

A quelques heures du référendum constitutionnel controversé, la journée du samedi 24 octobre s’est déroulée sans troubles ni manifestations à Brazzaville. Les autorités se veulent confiantes sur l’organisation de cette consultation, mais du côté de l’opposition, on a une tout autre vision des choses.


Bulletins, urnes, tout a été imprimé et acheminé dans les 111 circonscriptions que compte le pays. Selon Antoine Evoundou, directeur général des Affaires électorales, sur le plan matériel, au moins, « tout est prêt » pour faire démarrer le scrutin dès dimanche matin, 7h00, y compris dans les fiefs de la contestation, par exemple l’arrondissement de Bacongo, à Brazzaville.
On retrouve la même sérénité du côté de la Commission électorale. Son président assure qu’on devrait « théoriquement » être prêt pour aller aux opérations de vote. « Théoriquement », car il manque encore ça et là du petit matériel mais rien qui puisse « entacher la crédibilité du scrutin », promet-il.
Selon lui, en effet, les retards engendrés par les violences du début de semaine ont pu être rattrapés. Certes, dans les départements du Niari, de Bouenza et Lékoumou, une partie du personnel « s’était repliée », explique-t-il, mais désormais, « tout le monde » est à pied d’œuvre.[/size]
Du côté des plateformes de l’opposition qui contestent la légitimité même de ce scrutin, on a une tout autre vision des choses.

«  Pour qu’une élection se réalise, il faut des urnes, des bulletins, des bureaux de vote mais aussi des électeurs. Or, nos électeurs n’iront pas voter », rétorque Guy Romain Kinfoussia, porte-parole du Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (FROCAD).
Il déplore aussi que les listes électorales ne soient pas encore affichées et le fait que, selon lui, pour le moment, « aucun des bureaux de vote » n’a été clairement désigné."


Demain je vais rentrer dans tous les bureaux de vote, si j'ai mon nom là-bas je vais voter
Reportage à Brazzaville la veille du vote24/10/2015 - par Florence MoriceÉcouter


"Brazzaville, une capitale divisée à la veille d’un référendum contesté
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/24/brazzaville-une-capitale-divisee-a-la-veille-d-un-referendum-conteste_4796338_3212.html


C’est une jolie jeune fille au visage poupin et lumineux qui arpente le quartier de Moungali, en tête d’un cortège d’une trentaine de personnes. Il est 17 h 30, avenue de la Paix, le ciel s’obscurcit et les commerçants ouest-africains ferment déjà leurs échoppes. « Par prudence », glisse l’un d’entre eux.

La campagne s’est terminée vendredi 23 octobre à minuit. Si la vie a repris son cours dans une partie de la capitale, Brazzaville, le Congo reste sous tension, comme en apnée jusqu’à dimanche, jour du référendum sur la modification de la Constitution. La jeune fille, Marie, une lycéenne de 16 ans, n’a pas l’âge de voter, mais elle défile, danse et s’esclaffe avec ses amies, toutes vêtues d’un tee-shirt blanc griffé d’un « oui » à ce référendum voulu par le président Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, et qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat. La lycéenne s’amuse de voir un Chinois porter le même tee-shirt qu’elle. « C’est bon pour les affaires et pour le pays », lance le boutiquier, qui se prête au jeu du selfie. Lorsqu’on interroge l’adolescente sur ses motivations, ce sont des adultes qui répondent : « Denis Sassou-Nguesso est l’homme de la paix, et avec ce référendum, il démontre qu’il est un démocrate qui consulte son peuple. » Marie fait la moue de celle qui ne comprend pas vraiment et esquisse unsourire gêné.

Partout dans le centre-ville aux avenues propres et goudronnées, des poignées de jeunes gens apparaissent, arborant le même vêtement en faveur du oui au référendum, psalmodiant des slogans à la gloire du président. Ce tee-shirt n’existe pas dans sa version « non ». Dans cet épicentre du pouvoir, ceux qui sont opposés à ce scrutin, sympathisants ou militants de l’opposition, sont contraints au silence ou à se fondre dans la masse.

« Les gens sont payés pour vanter le oui »

Pourtant, même dans cette partie privilégiée de la capitale, le désir de changement et d’alternance politique est présent. Il s’exprime à voix basse, toujours en « off », et se conjugue à la peur d’une insurrection nationale, aux souvenirs douloureux de la guerre civile et à l’incertitude d’un « après-Sassou » dans un pays où tous les chefs d’Etat ont eu à quitter le pouvoir dans la violence. Et ce depuis l’abbé Fulbert Youlou, le président en soutane emporté par une vague de manifestations en août 1963. Jusqu’à Pascal Lissouba, élu en 1992 et renversé par la force en 1997 par Denis Sassou-Nguesso avec le soutien de l’ancienne puissance coloniale, la France, et de la nouvelle puissance régionale, l’Angola.

« Je ne crois pas que les Congolais sautent de joie comme des cabris si le oui passe et que Sassou se maintient au pouvoir, mais les gens ont vraiment peur d’une alternance à la Lissouba », confie une source proche de la présidence. Et le pouvoir veut croire que ce sentiment de crainte est un atout. « L’opposition avait décidé de faire à Brazzaville en octobre 2015 comme au Burkina Faso en octobre 2014 [chute du président Blaise Compaoré, en poste depuis vingt-sept ans] mais nos deux pays n’ont rien à voir, note le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Je pense que les Congolais sont effrayés par la rhétorique violente de l’opposition, qui ne répond pas à leurs attentes. »
Sur l’avenue de la Paix, le cortège de la jeune Marie continue son « carnaval », comme disent les Congolais. A l’autre bout de la rue, dans le quartier de Poto-Poto, Clément Olingue, 40 ans, dépose sa femme et ses trois enfants « à l’abri » chez un parent. Cet employé de l’opérateur téléphonique sud-africain MTN vit dans un quartier de Brazzaville en proie aux émeutes et aux affrontements avec les forces de l’ordre. « Mardi, des policiers et des miliciens en civil ont ouvert le feu sur des manifestants devant ma maison, et mon fils de 2 ans est traumatisé, explique-t-il. Ce qui me choque, c’est qu’ici, à Poto-Poto, les gens sont payés pour vanter le oui alors que chez moi, à Bacongo, Denis Sassou-Nguesso fait tirer sur des jeunes qui n’ont rien et ne réclament rien d’autre que la démocratie. »

Depuis mardi, Bacongo, quartier sud de Brazzaville, est encerclé par les forces de l’ordre. Quelques traces des affrontements y sont visibles, des barricades et des pneus brûlés, des postes de police incendiés. Les commerces restent fermés, et, selon les habitants, ceux qui l’ont pu ont quitté le quartier. Sur l’avenue Fulbert-Youlou défilent les véhicules des unités d’élite de la police, les quads et les blindés antiémeutes. Les contrôles sont incessants. Le décor contraste avec le centre-ville : des venelles de terre creusée par la pluie, des maisons indigentes et des coupures d’électricité. Les milliards de pétrodollars gérés entre autres par Denis Christel ou par Wilfried Sassou-Nguesso, respectivement fils et neveu du président, n’ont pas été dépensés dans les infrastructures des quartiers sud de Brazzaville. Les dépenses extravagantes de la famille au pouvoir, à Genève ou à Paris, où la justiceenquête sur des détournements présumés de fonds public et des biens mal acquis, ne font que renforcer l’ire populaire.

Les opposants maintenus à résidence

Ici, tout le monde se dit opposé au référendum et à Denis Sassou-Nguesso, considéré comme un homme du Nord, un Mbochi dont l’hostilité aux Congolais du Sud se traduirait dans la géographie de Brazzaville. « Sassou est juste le président du nord de Brazzaville, ici comme dans les autres quartiers du Sud, on ne lui obéit pas », lâche une mère de famille qui cherche désespérément un commerce ouvert. « Cette ville cosmopolite a été volontairement divisée en deux par le pouvoir, qui a développé le Nord et méprisé le Sud, c’est une dangereuse politique ethnique qui se retrouve au niveau local et national », constate le colonel à la retraite Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole du Front républicain pour le respect constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

L’homme fort de Bacongo est un ancien ministre devenu une figure de l’opposition : Guy Brice Parfait Kolelas. Impossible d’approcher sa villa, où il est maintenu à résidence par des militaires. « Je suis né dans ce climat de répression, c’est stressant et usant, mais nous ne lâcherons pas », explique-t-il par téléphone. Chez Christ, un bar populaire de Bacongo, des jeunes aux visages fermés sirotent des bières en regardant fixement les escouades de policiers sur le qui-vive. « Voilà le visage de la dictature. Denis Sassou-Nguesso est pire qu’Abdelaziz Bouteflika, Paul Biya et autres despotes africains. Voilà qui la France soutient, un vieux tyran qui nous tire dessus et lâche des gaz lacrymogènes dans les hôpitaux », fulmine l’un d’entre eux.
A Bacongo, comme dans tout le Congo, les déclarations de François Hollande, qui reconnaît à son homologue congolais « le droit de consulter son peuple » mais « condamne toute violence » ont été perçues comme une« trahison ». Alors, ces jeunes qui se sentent lâchés par la France se raccrochent à la position claire de Washington et discutent les consignes d’une opposition qui « appelle à la désobéissance civile et à perturber le vote en manifestant ». Jeune diplômé de 27 ans au chômage et membre de l’Upads, principal parti d’opposition, Prince Bignakoulou a déjà fait son choix : « On a été empêchés de manifester vendredi, on n’a pas réagi, mais on garde notre énergie pour descendre dans la rue dimanche. On est prêts. »"


"Au Congo, le pouvoir déploie un dispositif sécuritaire d’ampleur
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/24/au-congo-le-pouvoir-deploie-un-dispositif-securitaire-d-ampleur_4796343_3212.html



Brazzaville retient son souffle. Les unités d’élite de la police patrouillent jour et nuit dans les quartiers sud de la capitale congolaise où, ces derniers jours, des manifestations se sont transformées en affrontements. Denis Sassou-Nguesso, 72 ans cette année, au pouvoir depuis plus de trente ans, a déployé un dispositif sécuritaire d’ampleur avant la tenue, dimanche 25 octobre, d’un référendum sur la modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. Autrefois adepte du marxisme tropical, battu aux élections de 1992 par Pascal Lissouba avant de revenir au pouvoir par les armes en octobre 1997, Denis Sassou-Nguesso montre ses muscles.

Dans le quartier pauvre et délaissé de Mfilou, qui fut l’un des fiefs des milices fidèles à Pascal Lissouba, les stores des boutiques restent fermés. Sur des murs, on peut lire des graffitis « Sassou assassin ». Les jeunes désœuvrés fustigent ce « kleptocrate » et ses proches, nantis de milliards de pétrodollars. Eux sont privés d’accès à l’eau potable, de routes...(...)"


"Référendum au Congo Brazza : Hollande, parrain de Sassou"
° http://www.lequotidien.sn/index.php/societe/referendum-au-congo-brazza-hollande-parrain-de-sassou


° http://www.france24.com/fr/20151022-congo-brazzaville-hollande-referendum-sassou-nguesso-soutien
° http://www.europe1.fr/emissions/autour-du-monde/congo-un-referendum-tres-conteste-2534479




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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 8/2/2016, 9:33 pm

Si contrairement au Burkina, au Burundi, au Rwanda...,  l'opposition à Sassou tout puissant au Congo se trouvait dès avant l'élection un leader plus crédible pouvant lui faire face en la personne de ce Général Mokoko ?
Il restera que le chapelet de tous ses candidats pâlots qui se sont signalés s'effacent pour se mettre autour de lui car si la victoire de l'opposition reste plus qu'illusoire, seul un deuxième tour aujourd'hui très improbable pourrait timidement rebattre les cartes !

L'autre problème de fond : que vaut ce Mokoko en tant qu'homme, en tant que leader sur la scène politique congolaise et quelle crédibilité lui accorde-t-on lui qui a été jusque là toujours un proche de Sassou et du Nord comme lui pour permettre que d'autres se rassemblent autour de lui ?
Attendons voir mais c'est déjà bon signe dans un Congo où Sassou n'avait aucune concurrence de taille face à lui.................


"Général Mokoko : « Sassou doit se retirer comme un homme de paix »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/07/jean-marie-michel-mokoko-je-suis-candidat-a-la-presidentielle-pour-porter-la-voix-des-congolais_4861020_3212.html



Depuis Bangui, le général Jean-Marie Michel Mokoko annonce au Monde Afrique sa candidature à l’élection présidentielle du 20 mars au Congo. Représentant spécial de la présidente de l’Union africaine (UA), chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, il a démissionné le 3 févrierdu cabinet présidentiel, où il était, depuis 2005, conseiller chargé des questions de paix et de sécurité.

Cet ancien chef d’Etat major des forces armées congolaises (de 1987 à 1993) jouit toujours d’une certaine popularité dans son pays. Lors de la Conférence nationale, en 1991, il avait notamment persuadé Denis Sassou-Nguesso de seretirer du pouvoir et a contribué à l’avènement du multipartisme.
Toujours en fonction à l’UA pour qui il a mené ces dernières années des missions de médiation au Mali, en Côte d’Ivoire, ou en Centrafrique, Jean-Marie Michel Mokoko prévoit de rentrer à Brazzaville le 9 février. A l’élection présidentielle du 20 mars, il affrontera le chef d’Etat sortant, Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, et plusieurs figures de l’opposition.

Pourquoi annoncez-vous maintenant votre candidature à l’élection présidentielle ?

Au regard de la situation qui prévaut au Congo, le moment est venu pour moide me présenter pour porter la voix du peuple. Car l’heure est grave et la situation politique du pays n’a cessé de se détériorer. Il est temps d’écouter les Congolais qui veulent reprendre leur destin en main. Le président Denis Sassou-Nguesso doit l’entendre et se retirer comme un homme de paix. C’est un tournant dans ma vie. J’ai pris le temps de réfléchir. Je suis prêt.
N’est ce pas trop tard ?
Je ne crois pas. Tout le monde se préparait à une élection présidentielle prévue en juillet. Elle a été avancée au 20 mars. Dont acte. J’entends le chef d’Etat et l’opposition parler de paix. J’en prends note. Mais rien de concret n’a abouti. Or, le temps presse car la période électorale peut donner lieu à une crise grave si rien n’est fait. Je reste sceptique quant à un processus électoral transparent promis par le pouvoir en place. En m’engageant dans cette campagne, je vais poser le débat très clairement sur les conditions du scrutin.

« UN SOULÈVEMENT POPULAIRE ET PACIFIQUE N’EST PAS ÀEXCLURE. MOI, JE ME RANGERAI DU CÔTÉ DU PEUPLE »

Mais pour moi c’est très clair : si la commission électorale indépendante ne devient pas vraiment indépendante et si la transparence du scrutin n’est pas garantie, alors il faudra réagir. Ce sont les Congolais qui décideront de la suite. Un soulèvement populaire et pacifique n’est pas à exclure. Moi, je me rangerai du côté du peuple.
Vous aviez timidement pris position contre le changement de constitution voté par référendum en octobre 2015 dans des conditions décriées par la communauté internationale. Pourquoi n’avez-vous pas répondu aux appels de certains manifestants et membres de l’opposition qui sollicitaient votre retour à ce moment-là ?
Pour le compte de l’UA, je suis l’évolution de la situation régionale de très près. A mon sens, au Congo, depuis deux ans, il y a un débat porteur des germes d’une crise qui peut toujours survenir. L’opposition et le pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente ans à la tête de l’Etat, ne sont parvenus à établir les conditions d’un dialogue.

« AU CONGO, DEPUIS DEUX ANS, IL Y A UN DÉBAT PORTEUR DES GERMES D’UNE CRISE QUI PEUT TOUJOURS SURVENIR »

En octobre, des manifestants se sont tournés vers moi dans l’espoir que j’intervienne. Certains sont morts sous les balles de lapolice. J’ai senti un frémissement autour de mon nom, mais j’ai souhaité mûrir ma décision.
Il est aujourd’hui clair que cette modification constitutionnelle n’avait pour but que de fairesauter les verrous de l’âge et de la limitation de mandats prévus dans la précédente loi fondamentale pour permettre à Denis Sassou-Nguesso de se représenter. C’est sans doute une erreur de sa part. Dernièrement, j’ai été contacté par de nombreux émissaires et porteurs de messages venus me voir à Bangui, m’appelant à m’impliquer clairement. Une opinion du peuple se dégage, et je me suis toujours senti être un homme de devoir.
Plusieurs figures de l’opposition ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle, qu’en pensez-vous ?
Avec plusieurs candidatures de l’opposition, personne ne gagnera au premier tour. Je pense avoir une assise nationale et pouvoir être au second tour. A ce moment-là, nous discuterons des alliances en fonction de nos projets et visions. Et si je ne suis pas au second tour, je soutiendrai alors le candidat dont je me sentirai le plus proche. Il faut être clair : ce sera difficile pour l’opposition d’affronter un président sortant qui jouit d’une force de frappe financière sans égale. Et il ne faut pas non plus nier que le vote au Congo est influencé par des variables ethniques et régionales.

Comme Denis Sassou-Nguesso, vous êtes originaire du nord du pays. Comment comptez-vous réduire la fracture politico-ethnique qui divise le nord et le sud du Congo ?
Je crois que dans le passé, j’ai démontré que je n’étais pas l’homme d’une région, d’une ethnie, d’un clan. En tant que militaire, j’ai toujours œuvré au nom de l’intérêt national, pour l’unité. Aujourd’hui, comme candidat indépendant, je ne me sens ni du nord ni du sud du pays, mais plus que jamais congolais. Et je veux croire que les Congolais sont prêts à gommer cette fracture Nord-Sud si on leur propose un projet de développement national. Je veux un Congo où chacun dispose des mêmes chances, et où l’on privilégie les compétences qu’importe l’origine ethnique.
Avez-vous été récemment en contact avec les leaders de l’opposition ou avec le pouvoir ?
J’ai envoyé une lettre de démission du cabinet présidentiel le 3 février. Elle est claire. Et je n’attends pas de réponse de la part du président. Avec lespersonnalités politiques de l’opposition, je n’ai pas encore entamé de prise de contact officielle. Jusqu’à ce jour, j’ai travaillé dans l’ombre. Je rentre le 9 février à Brazzaville et je m’entretiendrai ensuite avec les responsables politiques de l’opposition.

Avec quels moyens allez-vous faire campagne, et sur quels thèmes ?
J’ai travaillé à mettre en place des comités de soutien dans tout le pays. Je sais bien que le président sortant mènera une campagne à l’américaine avec beaucoup de ressources dont on peut deviner la provenance. Je compte faire de mon mieux avec peu de moyens. Je n’irai sans doute pas courtiser des chefs d’Etat et des partenaires étrangers. Je parlerai directement aux populations, dans les villes et villages, je ferai du porte-à-porte et je défendrai un discours d’intégrité et de valeurs. Pour moi, la première urgence est dechanger les mentalités, moraliser l’appareil d’Etat, éliminer la corruption etregagner la confiance de la communauté internationale."
Congo : l’opposition attend une présidentielle transparente
Le général Mokoko quitte Denis Sassou-Nguesso, avant de l’affronter à la présidentielle
Présidentielle au Congo : le premier parti d’opposition désigne un candidat
« Sassou », maître du Congo jusqu’en 2031 ?


° http://www.rfi.fr/afrique/20160207-le-general-mokoko-annonce-rfi-candidature-presidentielle
° https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/080216/congo-brazzaville-jean-marie-michel-mokoko-dans-le-starting-bloc
° http://www.rfi.fr/emission/20160208-jean-marie-mokoko-j-ai-choses-dire-apres-avoir-reflechi-pendant-longtemps
° http://www.jeuneafrique.com/135411/politique/centrafrique-jean-marie-michel-mokoko-un-g-n-ral-congolais-pour-la-misca/
° http://mccdcongo.com/interview-le-general-jean-marie-michel-mokoko-dit-non-au-changement-de-la-constitution
° http://clubsassou2016.com/2016/02/05/petits-meurtres-entre-cousins-le-general-mokoko-remet-le-treillis-sassou-doit-partir/

"Congo : deux nouvelles candidatures de l’opposition à la présidentielle du 20 mars"
° http://www.jeuneafrique.com/depeches/300366/politique/congo-deux-nouvelles-candidatures-de-lopposition-a-presidentielle-20-mars/




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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  KOTA le 8/2/2016, 11:35 pm

DES QUE HOLLANDE A SOUTENUI PUBLIQUEMENT QUE SASSOU AVAIT LE DROIT DE FAIRE LE REFERENDUM, LA LUTTE DE L OPPOSITION CONGOLAISE DE BRAZZA S EST EFFRITEE; A CE STADE IL FAUT SE DIRE LES 4 VERITES EN FACE: SASSOUS VA S ACCROUCHER ET SANS DES EVENEMENTS POLITIQUES ET MILITAIRES MAJEURS, IL    VA SE MANTENIR AU POUVOIR.silent

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 11/2/2016, 12:23 am

"Des pierres, des gaz et des tirs, bienvenue à Brazzaville, M. Mokoko
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/10/des-pierres-des-gaz-et-des-tirs-bienvenue-a-brazzaville-m-mokoko_4862534_3212.html



Candidat à l’élection présidentielle du 20 mars, Jean-Marie Michel Mokoko s’est tourné mercredi 10 février vers le chef d’état-major pour lui faire part de son sentiment à l’égard d’un « acte insensé, honteux et nauséeux » survenu la veille. Comme il l’avait annoncé à Bangui, le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major, est rentré à Brazzaville le 9 février. Et la réception qui lui fut réservée est révélatrice du climat politique dans le pays, dit-il.

A son arrivée à l’aéroport international Maya-Maya, aux environs de 19 h 35, l’ancien conseiller du président Denis Sassou-Nguesso a eu un comité d’accueil pour le moins étonnant. D’abord empêché de quitter le salon d’honneur par des policiers en uniforme et en civil, Jean-Marie Michel Mokoko a ensuite été reçu par un groupe d’une quarantaine de personnes, descendues de deux bus de vingt-quatre places, visiblement bien équipés.

« Un message clair »

C’est sous des jets de pierres et des gaz lacrymogènes rendant l’air irrespirable que le général Jean-Marie Michel Mokoko et son escorte ont foulé le sol de Brazzaville. Sa voiture a été lapidée, le pare-brise a volé en éclats et son garde du corps a été légèrement blessé au visage. Puis, des éléments du comité d’accueil ont ensuite tiré quelques rafales en l’air, comme pour marquerle coup et envoyer un signal à cet ambitieux candidat à la présidentielle qui défie le chef d’Etat, au pouvoir depuis plus de trente ans et qui se représente en mars. « Le message est clair et menaçant, cela vient du plus haut niveau du pouvoir congolais », veut croire un proche de M. Mokoko.

Dans l’entourage de M. Mokoko, au sein de l’opposition et des observateurs, beaucoup voient dans ce comité d’accueil la main du directeur général de lapolice, Jean-François Ndenguet. Chef d’orchestre de la répression et des basses besognes, le général Ndenguet est la bête noire des Congolais qui redoutent sa violence et ses jeunes miliciens en civil, lourdement armés, qui quadrillent Brazzaville. Il a récemment dirigé les opérations musclées pourasphyxier tout embryon d’insurrection et réprimer les manifestations contre le changement de Constitution voté par référendum en octobre, un scrutin largement contesté par la communauté internationale. Contacté, le général Ndenguet n’a pas souhaité réagir. Pour le moment, le pouvoir n’a fait aucun commentaire."
Général Mokoko : « Sassou doit se retirer comme un homme de paix »
Le général Mokoko quitte Denis Sassou-Nguesso, avant de l’affronter à la présidentielle



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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  ndonzwau le 14/2/2016, 8:05 pm

N'y aurait-il pas un scandale journalistique nommé JA qui pour des raisons que seul son cœur connait s'engage visiblement à faire la propagande de Sassou contre Mokoko en diffusant une ancienne vidéo où ce dernier prépare au vu et au sus de tous un putsch contre le premier ?
Quelle information veut nous livrer JA en ce moment d'une vidéo qui date de 13 ans (2003) ?

En effet que nous dit exactement cette vidéo à laquelle personnellement je n'ai pu accéder, le signal reste muet ? Elle est visible sur You Tube mais la regarderai plus tard !
Selon JA , «  Mokoko n’est en réalité pas tout à fait l’homme de paix qu’il prétend être – et certainement un grand imprudent.
Dans une vidéo d’une quarantaine de minutes tournée il y a quelques années et sans doute à son insu dans le bureau d’un avocat parisien à la réputation sulfureuse (et que J.A. a pu visionner dans son intégralité), on peut voir cet officier supérieur « légaliste » discuter de la préparation d’un coup d’État contre Sassou Nguesso en compagnie de barbouzes françaises se faisant passer pour des agents de la DGSE. Mokoko y détaille les mesures et effectifs de protection entourant DSN, discute de la liste des officiers supérieurs à neutraliser, se répand en propos peu amènes à l’égard de l’ancien président Pascal Lissouba et des populations du Sud qualifiées de « tribalistes » et va jusqu’à promettre à ses interlocuteurs qu’ils seront ses « partenaires au développement » une fois le putsch réussi !
Puis, cette fois face à la caméra, il s’applique à répéter sa déclaration de prise du pouvoir, au cours de laquelle il exprime aux Congolaises et aux Congolais ses regrets d’avoir eu recours à un coup d’État, la situation, hélas, ne lui laissant pas d’autre choix. L’ensemble est à la fois surréaliste et confondant de naïveté. De quoi nuancer sérieusement l’image très « politiquement correcte » de l’ancien chef d’état-major. 
»

A chacun de juger mais l'intention de JA est bel et bien tendancieuse mais : qui est vraiment naïf, Général Mokoko ou ses interlocuteurs qui se sont prêtés à écouter son récit  et JA qui relaie l'info ?



"Congo-Brazzaville : Jean-Marie Michel Mokoko et la vidéo qui tue
° http://www.jeuneafrique.com/mag/302157/politique/congo-brazzaville-jean-marie-michel-mokoko-video-tue/



Une vidéo datant d'il y a quelques années montre Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d'état-major et candidat à la présidentielle congolaise, en train de préparer un coup d'État contre Denis Sassou Nguesso.
Candidat à la présidentielle du 20 mars, le général Jean-Marie Michel Mokoko, 69 ans, dont le retour à Brazzaville le 9 février a été quelque peu chahuté, présente un profil qui n’a pas manqué de séduire les observateurs de la scène congolaise. Saint-cyrien de la même promotion que les généraux Mathias Doué (Côte d’Ivoire) et Babacar Gaye (Sénégal), démocrate, au-dessus des clivages régionaux, « légaliste et républicain soucieux du respect des lois, des règlements et de la Constitution par tous », ainsi qu’il se définit lui-même, cet originaire de Mossaka (Cuvette) est en outre bien vu par la communauté internationale pour avoir dirigé diverses missions de maintien de la paix, notamment en Centrafrique.

Enfin un adversaire crédible face à Denis Sassou Nguesso ! Mais outre le fait qu’il ne sera pas le seul (ce qui réduit sensiblement ses chances), Mokoko n’est en réalité pas tout à fait l’homme de paix qu’il prétend être – et certainement un grand imprudent.
Dans une vidéo d’une quarantaine de minutes tournée il y a quelques années et sans doute à son insu dans le bureau d’un avocat parisien à la réputation sulfureuse (et que J.A. a pu visionner dans son intégralité), on peut voir cet officier supérieur « légaliste » discuter de la préparation d’un coup d’État contre Sassou Nguesso en compagnie de barbouzes françaises se faisant passer pour des agents de la DGSE. Mokoko y détaille les mesures et effectifs de protection entourant DSN, discute de la liste des officiers supérieurs à neutraliser, se répand en propos peu amènes à l’égard de l’ancien président Pascal Lissouba et des populations du Sud qualifiées de « tribalistes » et va jusqu’à promettre à ses interlocuteurs qu’ils seront ses « partenaires au développement » une fois le putsch réussi !
Puis, cette fois face à la caméra, il s’applique à répéter sa déclaration de prise du pouvoir, au cours de laquelle il exprime aux Congolaises et aux Congolais ses regrets d’avoir eu recours à un coup d’État, la situation, hélas, ne lui laissant pas d’autre choix. L’ensemble est à la fois surréaliste et confondant de naïveté. De quoi nuancer sérieusement l’image très « politiquement correcte » de l’ancien chef d’état-major.
Voir ci-dessous la vidéo reçue par Jeune Afrique :


"Brazzaville : la police encercle le domicile du général Mokoko, candidat présidentiel
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/14/brazzaville-la-police-encercle-le-domicile-du-general-mokoko-candidat-presidentiel_4865029_3212.html
L’air est lourd ce samedi soir 13 février à Brazzaville, et pas seulement en raison de la touffeur nocturne et d’un ciel orageux. Peu après 21 heures locales, des policiers en civil et en uniforme ont pris position au centre-ville, entre l’hôtel Mikhael et l’ambassade du Congo Kinshasa voisin. Visé par ce dispositif, le général Jean-Marie Michel Mokoko compte les heures, entouré de sa vieille mère et de sa garde rapprochée sur le qui-vive.

C’est bien de lui qu’il est question, à 2,5 km de là, au palais présidentiel. Le général Jean François Ndenguet, qui dirige la police, s’y entretenait avec le chef d’Etat, Denis Sassou-Nguesso, du sort à réserver à cette figure de la viepolitique congolaise devenue en quelques jours leader populaire de l’opposition – et bête noire du régime. Jean-Marie Michel Mokoko, joint au téléphone par Le Monde Afrique, se veut « serein », même s’il ajoute que « tout peut arriver dans ce pays » qu’il espère diriger, s’il est élu lors de l’élection présidentielle prévue le 20 mars. « Je n’ai pas peur de mourir ou d’être arrêté par des serviteurs de dirigeants qui considèrent ce pays comme leur patrimoine personnel », dit-il.

Relever un « Congo ruiné »

Quelques heures plus tôt, dans l’après-midi, il était acclamé par un aréopage d’opposants à Denis Sassou-Nguesso, de sympathisants et de curieux entassés dans la salle comble de conférences du palais des Congrès de Brazzaville. Le général, qui était encore conseiller du président chargé des questions de paix et de sécurité le 3 février, date de sa démission, et qui représentait l’Union africaine en Centrafrique, a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle. Son allocution a présenté les grandes lignes de son programme, et dénoncé le « désarroi du peuple et le désespoir de la jeunesse », « l’accentuation de la pauvreté », « la dégradation de l’Etat ».

Les leaders des partis d’opposition avaient fait le déplacement, y compris d’autres candidats à la présidentielle, pour soutenir celui qui est rentré à Brazzaville le 9 février, accueilli à l’aéroport par des jets de pierre et des gaz lacrymogènes jetés par des policiers aux ordres du Général Ndenguet. Certains journalistes et plusieurs partisans de Jean-Marie Michel Mokoko y avaient été violentés. Au Palais des Congrès ce samedi 13 février étaient notamment présents les anciens ministres Guy Brice Parfait Kolélas et Okombi Salissa qui furent tous deux maintenus à résidence durant plusieurs semaines en octobre 2015, lors du référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution, permettant à Denis Sassou-Nguesso de se représenter. Un vote entaché de « tricheries », selon l’opposition et des diplomates occidentaux, et dénoncé par la communauté internationale.

Jean-Marie Michel Mokoko a promis de relever un « Congo ruiné » et de « restaurer l’autorité de l’Etat bafoué ». Des mots qui désignent le clan « Sassou », visé en France par la plainte dite des biens mal acquis et soupçonné de détournements massifs de revenus pétroliers.

Étrange vidéo

La riposte n’a pas tardé. À 15 h 30, le site web de Jeune Afrique, hebdomadaire ayant souvent fait l’éloge de Denis Sassou-Nguesso, publie un article non signé intitulé « Congo Brazzaville : Jean-Marie Michel Mokoko et la vidéo qui tue ». L’article raconte une vidéo datant de 2003 dans laquelle on découvre Jean-Marie Michel Mokoko discuter d’un coup d’Etat. Ce document d’un peu plus de 30 minutes, présenté comme exclusif, circule en réalité depuis plusieurs années dans les rédactions et les milieux diplomatiques.Jeune Afrique ne publie pas la vidéo sur son site, mais elle apparaît, au même moment, sur des médias en ligne proches du pouvoir et postée sur YouTube.
Pour le général Makoko, présenté comme un putschiste avide de pouvoir, l’embarras est immédiat. « Je me souviens très bien de ce piège, se défend-il samedi soir au téléphone, depuis son domicile de Brazzaville entre-temps encerclé par des policiers. Mais en quoi un prétendu plan de coup d’Etat datant de 2003 est-il d’actualité en 2016, le jour de l’officialisation de ma candidature ? » Et d’ajouter qu’il avait remis en personne en 2003 cet enregistrement au cabinet présidentiel. « Nous en avions discuté avec le directeur de cabinet du président et Jean-Dominique Okemba [JDO, patron du Conseil national de sécurité] », dit-il.

À l’origine de cette étrange vidéo, il y a un avocat parisien plusieurs fois passé par la case prison, Me Sylvain Maier, connu pour avoir défendu l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Cet avocat a tenté de convaincre Jean-Marie Michel Mokoko d’adhérer à un plan fantasque visant à renverser Denis Sassou-Nguesso. Il introduit plusieurs « barbouzes » français à la mine patibulaire qui se disent proches de la DGSE. Des pieds nickelés qui tenteront plus tard un coup d’Etat en Côte d’Ivoire pour installer au pouvoir le militaire et rebelle Ibrahim Coulibaly, lequel sera assassiné en 2011. Certains extraits de la bande seront diffusés sur internet. Mais la vidéo complète, qui comprend une allocution du général Mokoko censée être diffusée après sa prise du pouvoir, n’a circulé que dans des cercles restreints jusqu’à ce samedi 13 février.

Il y a une dizaine d’années, Arlette Soudan-Nonault, l’épouse du directeur de la rédaction de Jeune Afrique, et membre du bureau politique du Parti Congolais du travail (PCT, au pouvoir) avait évoqué ce film devant des diplomates occidentaux en poste à Brazzaville. « Elle disait à tout le monde que je serai arrêté et jeté en prison », ajoute le général Mokoko pour qui « ce n’est pas un hasard si cette affaire ressort aujourd’hui dans Jeune Afrique ».

La semaine du 8 février, Mme Soudan-Nonault a proposé le document à plusieurs rédactions parisiennes, si bien que Jean-Marie Michel Mokoko redoute que les menaces d’arrestation ne soient mises à exécution. Il ignore s’il pourra, comme prévu, se rendre lundi 15 février dans son village natal, au nord du pays, pour prendre quelques jours de repos et songer à sa campagne présidentielle.

Général Mokoko : « Sassou doit se retirer comme un homme de paix »
HSBC : le compte en Suisse de l’ex-avocat de Laurent Gbagbo
Des pierres, des gaz et des tirs, bienvenue à Brazzaville, M. Mokoko
L’après-Sassou au Congo (2/4) : JDO, l’homme de l’ombre
« Sassou », maître du Congo jusqu’en 2031 ?
François Soudan, journaliste et bel ami des présidents africains


"Présidentielle 2016 : Jean Marie Michel Mokoko organise sa première sortie publique"
° http://www.adiac-congo.com/content/presidentielle-2016-jean-marie-michel-mokoko-organise-sa-premiere-sortie-publique-45916

"Congo-Brazzaville: Mokoko explique les raisons de sa candidature"
° http://www.rfi.fr/afrique/20160214-congo-brazzaville-mokoko-raisons-candidature-election-presidentielle
Après avoir déclaré sa candidature à la présidentielle depuis Bangui où il assumait les fonctions de représentant spécial de la Commission de l'Union africaine (UA), le général Jean-Marie Michel Mokoko, a expliqué les raisons de son engagement et de ses ambitions.
 
Dès l'entrée du général Jean-Marie Michel Mokoko dans la salle du Palais des Congrès, les militants l'ont ovationné avec frénésie en criant : « Moïse, le sauveur ». Prenant la parole, il a passé sous silence les événements survenus mardi 9 février à l'aéroport de Maya-Maya de Brazzaville, à l'occasion de son retour au pays.
Le général a détaillé les deux raisons de sa candidature : la dégradation constante de l'Etat dans ses fondements et la fracture sociale béante qui divise le Congo entre nantis et démunis.[/size]

« Je demande à la jeunesse abandonnée, aux femmes accablées, aux cadres ignorés et exclus, aux entrepreneurs, aux travailleurs et fonctionnaires délaissés, aux paysans marginalisés, à l'ensemble de nos communautés diverses de se rassembler pour projeter l'avenir », a lancé l'officier, d'un air serein.
« Projeter l'avenir pour moi, a-t-il poursuivi, c'est restaurer l'autorité de l'Etat bafoué et privatisé ; impulser une dynamique de rupture avec les mauvaises pratiques et le changement de mentalités ; garantir la paix et la sécurité des biens et des personnes sans discrimination ; rendre à la force publique sa dignité et son caractère national. »
Tous les candidats déclarés à l’élection présidentielle, membres des deux principales plateformes de l'opposition, étaient venus écouter le général Mokoko.
Le général Mokoko annonce sur RFI sa candidature à la présidentielle


"LE GÉNÉRAL MOKOKO, CANDIDAT AUX PRÉSIDENTIELLES, RACONTE SON AGRESSION"
° http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-general-Mokoko-candidat-aux-presidentielles-sauvagement-caillasse-911267



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  djino le 15/3/2016, 5:08 pm


Jean Marie-Michel Mokoko, « Je me retire de la course à l’élection présidentielle du 20 mars à cause d’une fraude organisée »


Longtemps sous la coupe de l’actuel président, Denis Sassou N’Guesso, candidat à sa propre succession, Jean-Marie Michel Mokoko, vient d’annoncer, devant la presse, son retrait dans la course à la présidentielle du 20 mars à cause de la tricherie bien organisée dans le cas adverse (PCT et Alliés).

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  djino le 23/3/2016, 7:11 pm



SASSOUFIT est à 67 % des voix Ils attendent pointe noire mais il passe à 67 % pas de 2 ème tour.

Nous attendons Les réaction de la population qui n'a toujours téléphone.

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  djino le 24/3/2016, 7:41 pm

Le Général OKOKO "demande le soulèvement Populaire "

En voilà qui a des C.... Sous sa culotte !!!!


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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Hiro-Hito le 24/3/2016, 9:12 pm

Apres avoir vu comment Lissouba est parti du Congo, je crains q mm si c Mokoko prennait le pouvoir, Sassou peut tjr ressurgir. Pona batu misusu, la solution malheureusement eza ko boma bango, sorry

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  KOTA le 4/4/2016, 1:32 pm

MISE  A JOUR DU 04/04/2016 A 12H00



DES TIRS A L' ARME LOURDE ET LEGERES ONT ETE ENTENDUS CETTE NUIT 04/04/16 ENTRE 3H00 ET 4H00 AM: il s' agissait de Brazzaville, où des hommes en armes non identifiés ont attaqué et incendié un commissariat et récupéré des armes.

Un exode de la population est déjà en cours dans les quartiers sud de la capitale du Congo...




Affaire à suivre.....







http://democratiechretienne.org/2015/10/20/congo-brazzaville-le-sassoufit-de-la-population-a-lapproche-du-referendum-pour-le-changement-de-constitution-dossier-dc-mises-a-jour-continuelles/

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Admin le 4/4/2016, 1:38 pm

Je viens d'appeler Brazzaville. Ça tire à l'arme lourde. RFI confirme également

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  KOTA le 4/4/2016, 1:45 pm

MISE A JOUR DE 12H30, 04/04/2016 - LA POPULATION DES QUARTIERS SUD DE BRAZZAVILLE SE DEPLACE EN MASSE VERS LES QUARTIERS NORD

 

[embed]https://video.twimg.com/ext_tw_video/716936487359668225/pu/vid/640x360/L3c50PT6_YlwJz68.mp4[/embed]




https://video.twimg.com/ext_tw_video/716936487359668225/pu/vid/640x360/L3c50PT6_YlwJz68.mp4


http://democratiechretienne.org/2015/10/20/congo-brazzaville-le-sassoufit-de-la-population-a-lapproche-du-referendum-pour-le-changement-de-constitution-dossier-dc-mises-a-jour-continuelles/

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  KOTA le 5/4/2016, 2:46 pm

UN FAUX COUP D ETAT VISANT A MASQUER ET DETOURNER L ATTENTION DE LA PROCLAMATION, PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE, DE LA VICTOIRE DE SASSOU A L ELECTION PRESIDENTIELLE, INTERVENUE LE SOIR DU 04/04/2016,  N EST PAS A EXCLURE Shocked Cool

LA MISE EN SCENE VISAIRAIT PARTICULIEREMENT LES OPPOSANTS ET LA POPULATION DES QUARTIERS SUD DE BRAZZAVILLE, PARTICULIEREMENT HOSTILES AU "NOUVEAU ELU" Twisted Evil

DANS CE SENS, MEME L ORDRE INTIME PAR L ARMEE A LA POPULATIONS DES QUARTIERS SUD DE QUITTER LEURS MAISONS, DEVRAIT ETRE LUE DANS SOUS CET ANGLE....

LE NINDJA ONT DEMENTITOUTE PARTICIPATION, NTOUMI AUSSI....AUCUN ASSAILLANT CAPTURE....

8)8)Cool

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Ya biso nini?

Message  Kakato le 5/4/2016, 4:51 pm

Ma question peut paraitre anti democratique,mais je la pose quand meme. Quel est notre interet dans toute cette histoire? Ya biso nini Zairois comme ils nous appellent...
Durant la dictature de Mobutu beaucoup d'entre nous a la recherche du changement avons soutenus les opposants d'Habyarimana,etions du cote de Dos Santos,et des opposants a Nimery,combattu John Garang et avions meme appuye Idriss Deby Itno pour ne citer que ceux la.
Lelo tozwa nini? Ceux qui ont recu l'appui des Congolais se sont retournes contre notre pays...Pour l'interet de la RDC,j'estime que le statut quo doit rester a Brazza. Ba potana bango na bongo et surtout ba meka kotisa epayi na biso te!!!!!!
Au nom de la democratie nous ne devon pas oublier nos propres interets!!!Savimbi mort et l'Angola dicte sa loi en RDC,Habyarimana mort et tout le monde connait l'histoire....
Certains dictateurs sont un mal necessaire pour nous et comme le dis Kagame:evil: Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad a propos de nos mort "I don't care"
Nous aussi nous devons nous dire "we don't care about LIYA". Si Kolelas ou Mokoko ou encore l'illumine de Ntumi arrive au pouvoir toyeba que rien de bon pour nos freres habitants a Brazza. Demandez l'opinion des intellos congolais LIYA sur nous et vous serez edifie.

Ba potana ti na suka...mbala oyo tokotia songisongi Suspect Suspect ...Denguess betabango masasi....mbata ya MAYANGA

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

Message  Libre Examen le 5/4/2016, 5:28 pm

Kakato a écrit:Ma question peut paraitre anti democratique,mais je la pose quand meme. Quel est notre interet dans toute cette histoire? Ya biso nini Zairois comme ils nous appellent...
Durant la dictature de Mobutu beaucoup d'entre nous a la recherche du changement avons soutenus les opposants d'Habyarimana,etions du cote de Dos Santos,et des opposants a Nimery,combattu John Garang  et avions meme appuye Idriss Deby Itno pour ne citer que ceux la.
Lelo tozwa nini? Ceux qui ont recu l'appui des Congolais se sont retournes contre notre pays...Pour l'interet de la RDC,j'estime que le statut quo doit rester a Brazza. Ba potana bango na bongo et surtout ba meka kotisa epayi na biso te!!!!!!
Au nom de la democratie nous ne devon pas oublier nos propres interets!!!Savimbi mort et l'Angola dicte sa loi en RDC,Habyarimana mort et tout le monde connait l'histoire....
Certains dictateurs sont un mal necessaire pour nous et comme le dis Kagame:evil: Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad  a propos de nos mort "I don't care"
Nous aussi nous devons nous dire "we don't care about LIYA". Si Kolelas ou Mokoko ou encore l'illumine de Ntumi arrive au pouvoir toyeba que rien de bon pour nos freres habitants a Brazza. Demandez l'opinion des intellos congolais LIYA sur nous et vous serez edifie.

Ba potana ti na suka...mbala oyo tokotia songisongi Suspect  Suspect ...Denguess betabango masasi....mbata ya MAYANGA

Il y a des gens qui veulent rester informer sur ce qui se passe autour d’eux partout dans le monde. Dans le cas particulier, de nos voisins d’enfance c’est d’autant plus intéressant et important, parce qu’il s’agit de voir comment les opposants et la population réagissent, comment les opposants mobilisent et encadrent la population face à des tricheurs qui ont décidé d’imposer leurs volontés par la force des armes.

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Re: LE CONGO BRAZZA SE REVOLTE: SASSOUFFIT

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