DIALOGUE : L’UDPS ENTRE ANARCHIE ET DESORDRE

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DIALOGUE : L’UDPS ENTRE ANARCHIE ET DESORDRE

Message  Imperium le 4/1/2016, 10:30 am

On ne sait finalement plus à quoi s’en tenir avec l’UDPS au sujet du dialogue pour les élections apaisées. Alors que les contacts allaient bon train en Europe pour ce faire, le parti cher à Etienne Tshisekedi tournera casaque pour annuler tout avancement avec les émissaires de Kinshasa. Pendant ce temps, des notes discordantes viendront embrouiller l’espace sonore avec une multiplicité de positions, les unes affirmant l’engagement du parti pour le dialogue, les autres le rejetant.


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Félix Tshisekedi, qui fait partie de l’équipe de contacts pour le dialogue, s’est retrouvé au Sénégal, à Gorée, avec les autres subversifs qui rejettent tous le dialogue. Il a même signé l’acte fondateur du mouvement dit « Front Citoyen 2016 ».

En date du 29 décembre 2015, Augustin Kabuya, Secrétaire National adjoint chargé de la communication, a réaffirmé la disponibilité de son parti à participer au dialogue sous une modération internationale, tout en prétendant que Félix Tshisekedi n’a jamais signé l’acte d’adhésion au « Front Citoyen 2016 », alors que sa signature est la toute première de la liste des signataires. Pendant ce temps, Etienne Tshisekedi garde un silence si assourdissant qu’on ne sait vraiment plus à quoi s’en attendre.

Pour autant qu’à l’UDPS l’on ait le sens de l’Etat, il est utile que les dirigeants de ce parti s’expriment clairement au lieu de faire chanter toute la Nation. L’on ne gagne rien à se faire désirer ainsi, comme si l’on prenait l’avenir de toute une Nation en otage pour des intérêts personnels. L’UDPS devrait donc mettre fin à ce double jeu qui l’a toujours caractérisé depuis pratiquement sa création. Ce parti avait, en effet, bel et bien négocié à plusieurs reprises (pendant sept ans) avec le dictateur Mobutu pour des transitions et le partage du pouvoir.

Il est alors inutile de faire la fine bouche et d’aligner des conditionnalités pour une pratique qui lui est traditionnelle, c’est-à-dire dialoguer.

La grandeur d’un parti politique vient aussi de sa capacité à faire bouger les lignes et donner de nouvelles orientations à la marche de la Nation. On n’apporte rien lorsque l’on s’enferme dans l’inertie, et pire encore, lorsque l’on plonge dans une cacophonie assourdissante comme c’est le cas aujourd’hui à l’UDPS.

Front citoyen 2016 : la lâcheté de son combat


Le samedi 19 décembre 2015 a vu se constituer le « Front citoyen 2016 » dans la faune politique congolaise. Un regroupement des partis d’opposition, des personnalités et des associations de la société civile qui s’est assigné pour objectif de barrer la route au chef de l’Etat congolais qui appelle à un nouveau dialogue politique. Ce sont Moïse Katumbi, Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Eve Bazaiba, Secrétaire général du MLC, Martin Fayulu, leader des Forces acquises au changement, FAC. Mais aussi des représentants d’ONG des droits humains comme Asadho et Amis de Nelson Mandela notamment ainsi que des mouvements dits citoyens, Lutte pour le changement, Lucha, et Filimbi qui joue un rôle de relais du regroupement en Europe, selon ce qu’en dit Jeune Afrique. Dans l’article « RDC : comment le Front citoyen 2016 compte empêcher le « glissement » du calendrier électoral »



Autres objectifs signalés

Dans le communiqué annonçant la création de la plate-forme, celle-ci est définie comme un « rassemblement inclusif de citoyens (…) qui (s’engage) à militer pour le strict respect de la Constitution. Pour Trésor Kibangula, le Front citoyen 2016 rassemble, en effet, tous ceux qui considèrent le dialogue en vue comme une manœuvre pour prolonger le bail du chef de l’État à la tête du pays.

Pour Yangu Kiakwama, le porte-parole du collectif Filimbi dont les propos ont été rapportés par le signataire de l’article, le Front citoyen 2016 n’est pas un front anti-dialogue, mais un front pour les élections démocratiques et l’alternance dans les délais constitutionnels. D’après ce porte-parole, le front exige que le processus électoral soit débloqué, l’établissement d’un nouveau calendrier consensuel et qui doit être publié par la CENI et la mise à jour du fichier électoral. Pour lui, la CENI doit faire son travail au plus tard le 31 janvier 2016 et la mise à jour du fichier électoral commencer au plus tard le 10 février 2016.



Il se trouve pourtant que

Il se trouve pourtant que le processus électoral congolais butte contre de vrais problèmes. Pour Trésor Kibangula, de l’avis de beaucoup d’observateurs avisés, il paraît quasi-impossible d’organiser ces scrutins dans les délais fixés par la Constitution, toutes les échéances prévues dans le calendrier global des élections n’ayant pas été tenues. Pour un expert de la CENI tenu anonyme et cité par le confrère, « Le pays a pris trop de retard : le fichier électoral n’a toujours pas été nettoyé, les nouveaux majeurs ne sont pas enregistrés et le financement des élections n’est pas disponible ».

Pour trouver des solutions à tous ces problèmes, il faut du temps. Combien de temps ? Seules de vraies études peuvent le déterminer avec précision. Mais quoiqu’il en soit, le respect des délais constitutionnels exigés à cor et à cris par le Front citoyen 2016 n’est plus de mise. Ce qui pousse à considérer l’opportunité et la pertinence du dialogue pour trouver des solutions consensuelles à toutes les difficultés auxquelles fait face le processus électoral. Curieusement, le même front, qui exige un nouveau calendrier consensuel, s’oppose au dialogue qui offre un excellent cadre pour l’établissement d’un tel calendrier.



La réponse

Trésor Kibangula pose une question à deux parties dans son article. « Qu’en est-il du front citoyen et comment compte-t-il barrer la route au Président Kabila qui appelle à un nouveau dialogue ? ». Si la réponse à la première partie de la question a déjà été donnée ci-haut, la deuxième partie de la question conduit à fouiller dans tout ce qu’analystes et autres observateurs de la politique congolaise ont dit et disent encore.

Pour Daniel Makila, dans la chute de son article « Voici pourquoi Joseph Kabila fait peur », l’opposition politique en RDC, que comprennent avant tout les lobbies miniers qui manipulent la fameuse communauté internationale et ses valets locaux, redoute la poursuite du leadership de Joseph Kabila. Ainsi donc, les lobbies manipulent leurs valets locaux constitués par ceux qui font partie du Front citoyen 2016 parce qu’ils ont hâte de placer au pouvoir leurs valets afin de faire leurs affaires. Le peuple congolais maîtrise-t-il ce complot contre lui ? Si le complot réussissait, les lobbies miniers et leurs valets se retrouveraient, mais pas le peuple. C’est pourquoi Daniel Makila estime que « le peuple congolais ne saurait tenter un saut vers l'inconnu. ».

Ce que Daniel Makila a dit confirme aussi les fouilles d’Omer Songo Die Lema. Dans son article, « L’Ile de Gorée continue de livrer ses secrets, « Dakar » : encore et toujours ces minerais 'maudits' » ! », le confrère démontre magistralement que ceux qui ont créé le Front citoyen 2016 après leur passage à l’île de Gorée au Sénégal ont été formés aux méthodes subtiles et séditieuses afin de déboulonner Joseph Kabila au pouvoir pour leurs intérêts d’exploitation minière en RDC. Pour Omer Songo, « « Qui finance commande », dit-on. Les fondations Konrad Adenauer appartenant au parti politique chrétien allemand CDU, Brenthurst fondée par le magnat sud-africain des mines Harry Frederick Oppenheimer et Human Rights Watch créée par le spéculateur boursier et philanthrope américain George Soros ne seraient pas prises autrement si, en choisissant l’Ile de Gorée – symbole de la traite des esclaves – elles voulaient évaluer, à défaut du niveau d’engagement des ONGDH et de l’Opposition radicale congolaises par rapport à leur propre pays, tout au moins celui de la corruptibilité gangrénant la société congolaise ! Au stade actuel, ce qu’il faut retenir, c’est que la malédiction des ressources naturelles frappe davantage la RDC. Car sous le couvert du processus électoral, c’est en vérité le diamant, le cuivre, l’uranium, le cobalt, le pétrole, le bois, l’eau, le coltan, les terres qui se bousculent dans la tête des faiseurs du monde. ».



L’analyste Jean-Pierre Mbelu a dit, dans son analyse, des choses intéressantes sur le mensonge du front citoyen, sur le mode opératoire de l’Occident, sur la quête de l’oiseau rare, sur la manipulation de l’opinion et sur ce que les Congolais doivent faire. Parlant de la supercherie du front citoyen, L’analyste affirme que c’est un mensonge que de conduire les Congolais à croire qu’ils ont affaire à Kabila, stratégiquement peint comme acteur majeur de la tragédie congolaise.



La conviction de Jean-Pierre Mbelu sur le mode opératoire de l’Occident est telle que : « Le problème n’est pas d’ignorer l’Occident. Il s’agit de dire comment l’Occident procède-t-il pour défendre ses intérêts. Quand vous passez le mode opératoire de cet Occident, vous vous rendez compte que pour pouvoir défendre ses intérêts, il est disposé à détruire des pays. Est-ce qu’il faut détruire des peuples, des pays, des cultures pour pouvoir défendre ses intérêts, ou est-ce qu’il y a moyen de jouer à visage découvert et de négocier ces intérêts dans le respect du droit humanitaire ? ».



Sur la quête de l’oiseau, on peut déduire de l’analyse de l’Abbé la grande vérité que l’Occident impérialiste passe à la vitesse supérieure en RDC avec l’endoctrinement des Congolais à l’île de Gorée, suivi de la formation du Front citoyen 2016. C’est cela le soubassement de toutes les manifestations prévues pour 2016 par le Front citoyen 2016.



A s’en tenir aux conclusions de l’Abbé sur la manipulation de l’opinion, «Nous sommes là face à un processus de la fabrication d’une révolution de couleur dont les Congolais ne sont pas les acteurs principaux… L’opinion est fondée sur l’ignorance. Il y a beaucoup d’ignorance et une inculture crasse. Nos amis qui viennent de Dakar, et qui prennent la parole sur la place publique, induisent l’opinion en erreur… »

Les lobbies miniers des impérialistes ont hâte de mettre au pouvoir en RDC leur valet déjà choisi. Avec le Front citoyen 2016, ils sont mis un stratagème pour, à défaut d’écouter la présence au pouvoir de Joseph Kabila, obtenir son départ du pouvoir en se basant sur l’actuelle Constitution. Les manifestations prévues pour 2016 sont des efforts pour écourter la présence de Joseph Kabila au pouvoir dans un schéma à la burkinabè. Les réclamations liées au respect de délais constitutionnels pour les législatives et la présidentielle prochaines sont des alibis qui cachent la vraie visée des lobbies miniers qui instrumentalisent les membres du Front citoyen 2016. Un lâche combat d’étranglement du nationalisme congolais et de trahison du peuple congolais.





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