A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

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Message  Troll le 24/2/2016, 2:02 pm

Sad CRISE ET DESORDRES ?

Sorry Mbuta Shaman

Il n´ya pas de "crise" ou de "désordres" au Congo* Il ya un gouvernement, un parlement, un président en fin de mandat..ect..un État qui fonctione*
Il n´ya pas "crise", il existe une constitution que les congolais devraient appliquer sans passer par un "dialogue" politique visant á des arrangements hors des institutions*

[color=#ff0000]
Si vous étiez pour l´ordre et le respect de la constitution, vous n´alliez pas soutenir un président auto-proclamé dans sa république de Limete*[/color]


Il n´ya rien á negocier avec Kanambe qui est entrain de terminer son dernier mandat.. Tous ce que les congolais demandent est l´application de la constitution**et pas des negociations, des dialogues, des conférences nationales.. Laissez les congolais voter tout simplement*

Faites comme vous aviez fait il ya 5 ans..Lol et WAIT AND SEE

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 24/2/2016, 3:47 pm

Troll a écrit:Laughing Sad Mbuta Shaman

Il ya 5 ans ou presque votre parti politique ne s´était pas soucié des nouveaux majeurs..ou nouveaux électeurs et avait participé aux élections avec le même fichier actuel**daté des premières élections*
[...]

Sir Troll,

Nous ne savons pas d'où vous tenez cette information mais si votre information est vraie cela veut dire qu’on agirait comme si la population du Congo est restée la même pendant 10 ans. Ainsi donc, pendant dix aucun nouveau majeur ne serait ajouté au nombre de majeurs qu’il y avait en 2006. Ou alors, Sir Troll vous êtes en train de décréter qu’au Congo l’âge de vote doit, pour l’élection de 2016, passer à 28 ans. Ou qu’au Congo l’âge de vote doit varier suivant les circonstances auxquelles le Congo fait face. Si telle est la situation Sir Troll, elle est encore plus pire que nous ne l’aurions pensé. Nous ne savons pas qui aux Etats-Unis serait au courant d’une telle situation et accepterait cela.

Nous ne sommes vraiment pas sûr qu’on n’ait pas ajouté des nouveaux majeurs au fichier pour l’élection de 2011 par rapport au fichier qui a servi à l’élection de 2006. Tout le monde doit avoir en mémoire les manifestations de combattants de l’UDPS sous le leadership de Jacquemin Shabani devant la CENI chaque lundi ou jeudi, lesquelles visaient à obtenir des modifications au fichier dont, entre autres, et l’enrôlement des nouveaux électeurs. Nous nous souvenons même que Mwana Congo avait rapporté l’incident qu’il avait connu lors de son enrôlement parce qu’il avait amené un appareil photo au lieu d’enrôlement et avait essayé de prendre des photos.

Toutes ces informations nous poussent à croire que le fichier de 2011 au moins du point de vue du nombre d’électeurs n’était pas le même que celui de 2006. En 2011, il nous semble qu’on avait enrôlé les nouveaux majeurs. A moins que nous nous trompions, ce dont nous nous excuserions d’avance, il nous semble qu’en 2010 ou 2011, il y a eu une opération d’enrôlement des nouveaux majeurs.

Quoiqu’il en eut été, les propos suivants d’Arafat semblent indiquer que le fichier de 2006 a été révisé au moins partiellement pour l’élection de 2011.


Arafat a écrit:
A partir du moment où tout le monde réconnait que le fichier électoral est corrumpu, rien de plus normal que de souhaiter sa révision complète pour des élections transparentes dit-on mais cela a un prix à payer car le délai constitutionnel serait depassé. Certains disent que Ngoy Mulunda avait realisé la même opération en 6-7 mois tandis que d´autres répliquent que Ngoy Mulunda s´était basé sur le fichier de 2006 pour le réviser partiellement et que par contre Nangaa de son côté doit tout commencer à zéro (vu que c´est une révision complète cette fois-ci et non partielle) d´où le délai compréhensible de 16 mois . Quant à parler d´une transition sans Kabila, difficile de l´entrevoir d´autant plus que la MP ne jure plus que par l´article 75 de la constitution qui stipule que le président de la république reste en place jusqu´à ce que etc...............

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 24/2/2016, 5:10 pm

Libre Examen a écrit:Serait-ce vrai que les kabilistes se seraient retrouvés à Maluku pour un dialogue informel entre eux ?

LE,

Je ne comprends pas tout de votre interrogation !
En effet que signifierait un "dialogue informel" entre kanambistes ?
Tous les échanges de ce genre ne sont-ils pas de principe "privés" et donc informels  ?
Certains nous sont livrés publiquement surtout pour propagande mais en dehors des réunions officielles des élus dans le cadres du Parlement, du Gouvernement ou des Partis, la question à se poser ici est non pas tant "l'informalité" mais bien l'authenticité de l'info  !  Passons...

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
Ou l'on ne fait jamais confiance à ce que disent Ngbanda et son groupe en raison d'une capacité de manipulation légendaire de l'ex-complice du dictateur Mobutu....
Ou l'on lui accorde quelque crédibilité mais alors on se dédirait quelque peu après de longues condamnations pour ses prétendus mensonges et crimes (passés?!)...

Pour moi, si je prends toujours avec des pincettes le flot d'infos que nous livre Ngbanda; je conviens néanmoins que beaucoup recèlent une parcelle d'authenticité noyée dans sa propagande pro-domo !
Je me méfie autant de notre classe politique d'abord de "JK" et de sa troupe, bien sûr, mais aussi de ceux de l'opposition même de Kamerhe qui cumule un réel risque de compromission manœuvrière derrière sa dévorante ambition !

A-t-il été en conciliabule avec "JK" ? Ce n'est pas impossible, dirais-je, mais moins selon moi parce qu'il est de mèche avec lui comme on présumeraient certains que parce que son ambition le conduira fatalement à jouer toujours sa carte personnelle contre et avec "JK", s'il le faut, selon les contextes !
Saurons-nous le fin mot de l'affaire ?
Attendons la suite non pas tellement à travers la démonstration de l'Apareco mais sur ce qui va se passer devant nous, même si les négociations et les conséquences avec Ban Ki-moon  présent aujourd'hui à Léo risquent de noyer l'authenticité de cette info !


"LES SECRETS DU COMPLOT DU CONCILIABULE TENU SUR LE BATEAU A MALUKU !
 Un pactole de 3.500.000 dollars us distribué à quelques leaders de l’opposition , seuls Franck Diongo et Gabriel Mokia résistent à la corruption"

° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2653-les-secrets-du-complot-du-conciliabule-tenu-sur-le-bateau-a-maluku.html
"F L A S H
KAMERHE EN CONCILIABULE AVEC « KABILA » !"

° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2649-f-l-a-s-h-kamerhe-en-conciliabule-avec-kabila.html



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Arafat le 24/2/2016, 5:43 pm

ndonzwau a écrit:

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
[/b]
C´est justement la raison pour laquelle je ne me suis même pas donné la peine de lire l´article en question. Elle est terrible cette Candice Okeke.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 24/2/2016, 5:44 pm

ndonzwau a écrit:
Libre Examen a écrit:Serait-ce vrai que les kabilistes se seraient retrouvés à Maluku pour un dialogue informel entre eux ?

LE,

Je ne comprends pas tout de votre interrogation !
En effet que signifierait un "dialogue informel" entre kanambistes ?
Tous les échanges de ce genre ne sont-ils pas de principe "privés" et donc informels  ?
Certains nous sont livrés publiquement surtout pour propagande mais en dehors des réunions officielles des élus dans le cadres du Parlement, du Gouvernement ou des Partis, la question à se poser ici est non pas tant "l'informalité" mais bien l'authenticité de l'info  !  Passons...

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
Ou l'on ne fait jamais confiance à ce que disent Ngbanda et son groupe en raison d'une capacité de manipulation légendaire de l'ex-complice du dictateur Mobutu....
Ou l'on lui accorde quelque crédibilité mais alors on se dédirait quelque peu après de longues condamnations pour ses prétendus mensonges et crimes (passés?!)...

Pour moi, si je prends toujours avec des pincettes le flot d'infos que nous livre Ngbanda; je conviens néanmoins que beaucoup recèlent une parcelle d'authenticité noyée dans sa propagande pro-domo !
Je me méfie autant de notre classe politique d'abord de "JK" et de sa troupe, bien sûr, mais aussi de ceux de l'opposition même de Kamerhe qui cumule un réel risque de compromission manœuvrière derrière sa dévorante ambition !

A-t-il été en conciliabule avec "JK" ? Ce n'est pas impossible, dirais-je, mais moins selon moi parce qu'il est de mèche avec lui comme on présumeraient certains que parce que son ambition le conduira fatalement à jouer toujours sa carte personnelle contre et avec "JK", s'il le faut, selon les contextes !
Saurons-nous le fin mot de l'affaire ?
Attendons la suite non pas tellement à travers la démonstration de l'Apareco mais sur ce qui va se passer devant nous, même si les négociations et les conséquences avec Ban Ki-moon  présent aujourd'hui à Léo risquent de noyer l'authenticité de cette info !


"LES SECRETS DU COMPLOT DU CONCILIABULE TENU SUR LE BATEAU A MALUKU !
 Un pactole de 3.500.000 dollars us distribué à quelques leaders de l’opposition , seuls Franck Diongo et Gabriel Mokia résistent à la corruption"

° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2653-les-secrets-du-complot-du-conciliabule-tenu-sur-le-bateau-a-maluku.html
"F L A S H
KAMERHE EN CONCILIABULE AVEC « KABILA » !"

° http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/2649-f-l-a-s-h-kamerhe-en-conciliabule-avec-kabila.html



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Dom, bien sûr que je taquine. Mais imaginons un peu ce qu’une rencontre à Maluku entre la MP de Joseph Kabila et l’UDPS donnerait. Je ne prends pas cet article au sérieux.

Plus sérieusement, je ne vois pas pourquoi des politiciens congolais qui veulent se rencontrer ne devraient pas se rencontrer. J’ai entendu dire que parfois des problèmes peuvent aussi trouver solution dans ces genres de rencontres.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 24/2/2016, 6:26 pm

Arafat a écrit:
ndonzwau a écrit:

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
[/b]
C´est justement la raison pour laquelle je ne me suis même pas donné la peine de lire l´article en question. Elle est terrible cette Candice Okeke.

Libre à vous, AA, de nier toute authenticité à cette rumeur signée Apareco !
Quant à moi, comme je l'ai dit, je me méfie autant de Mme Okeke (et surtout de son chef car elle n'est que la "voix  de son maître") que de tous nos politiciens !
Raison pour laquelle je ne l'écarte pas de principe ! Et ce n'est pas tant parce qu'une telle rencontre serait a-priori condamnable mais parce qu'on le veuille ou non, elle participe de ces "messes noires" incontournables en politique qui sont toujours quelque part suspectes qu'on les organise clandestinement...

La suite nous en apprendra-telle plus ? Peut- être pas, quoique....


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 24/2/2016, 7:08 pm

ndonzwau a écrit:
Arafat a écrit:
ndonzwau a écrit:

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
[/b]
C´est justement la raison pour laquelle je ne me suis même pas donné la peine de lire l´article en question. Elle est terrible cette Candice Okeke.

Libre à vous, AA, de nier toute authenticité à cette rumeur signée Apareco !
Quant à moi, comme je l'ai dit, je me méfie autant de Mme Okeke (et surtout de son chef car elle n'est que la "voix  de son maître") que de tous nos politiciens !
Raison pour laquelle je ne l'écarte pas de principe ! Et ce n'est pas tant parce qu'une telle rencontre serait a-priori condamnable mais parce qu'on le veuille ou non, elle participe de ces "messes noires" incontournables en politique qui sont toujours quelque part suspectes qu'on les organise clandestinement...

La suite nous en apprendra-telle plus ? Peut- être pas, quoique....


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Ce qui apparaît de plus en plus vraisemblable est que Joseph Kabila et Kalev se jouent simplement de ce cher Honoré Ngbanda et de son APARECO. N’oublions pas que Kalev a été au service de Ngbanda dans le CND. Honoré Ngbanda est tout simplement un pion entre leurs mains comme il a été un jouet entre les mains de Museveni. S’il nous prouve le contraire, nous allons l’applaudir.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 24/2/2016, 7:56 pm

"24-02-16/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203881&Actualiteit=selected
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon est arrivé mardi 23 février à Kinshasa. Sa visite en RDC suscite beaucoup d’attentes de la p[art des Congolais et la presse kinoise les relaye sous différentes formes. Il y a donc unanimité sur le fait de mettre Ban Ki-Moon en manchette, mais de profondes divergences entre les différents titres. On semble entre autre attendre de lui un arbitrage concernant les récentes empoignades autour de l’article 70 de la Constitution, qui viennent d’être relancées (voir RP d’hier) par la publication à grand bruit d’un « plan Kabila » qui, implicitement, repousse les limites des mandats de JKK au-delà de 2030. 

Méfiance et « plan Kabila »


La première question qui se pose est : le SG onusien se rend-t-il suffisamment compte de l’état extrême que la tension et la méfiance ont fini par atteindre en RDC après bientôt 5 ans d’un régime sans légitimité ?  
Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.  
[…]

Le « plan Kabila » a mis un comble à cette ambiance détestable. Ce qui explique des titres comme celui de La Tempête des Tropiques « Glissement » : J. Kabila veut s’accrocher jusqu’en 2035 ! ».  
« Le chef de l’Etat congolais, dont le second et dernier mandat expire en novembre 2016, vient de lever le voile sur son intention de violer la Constitution, afin de se maintenir au pouvoir au moins jusqu’en 2035. En témoigne le fameux « Plan stratégique de développement jusqu’à l’horizon 2035 » qu’il vient de publier.  
Dans exactement 10 mois, soit le 19 décembre 2016, le président Joseph Kabila aura achevé son second et dernier mandat en qualité de chef de l’Etat élu conformément à la Constitution. Au-delà de la limite fixée pour la Constitution, le chef de l’Etat se trouverait dans l’incapacité juridique de conduire les affaires de l’Etat.  
Curieusement, le 22 février au Palais de la nation, le directeur de cabinet et du chef de l’Etat a présenté à la presse un document intitulé « Plan stratégique nationale de développement pour la RDC », qui révèle en fait la stratégie du développement de la RDC que Kabila compte mettre en application d’ici l’horizon 2035. Un petit calcul indique que la prévision est fixée pour 19 ans. Par delà la considération de la valeur de la projection, deux petites préoccupations s’imposent à l’esprit. 
La première est celle de se demander ‘: comment le pouvoir en place s’est montré incapable de préparer, cinq années durant, et doter à la CENI des moyens diction? Deuxième préoccupation Kabila sera-t-il encore président de la République en 2035 ? Si non, pourquoi s’évertuer de mettre en place des projets de développement dont la mise en application relèvera d’autres dirigeants ? A l’heure où les Congolais attendent l’alternance au sommet de l’Etat dès la fin de cette année 2016, le projet balancé par Joseph Kabila est sujet à caution.[...]


Cela explique des prises de position brutalement explicite comme celle de Frank Diongo, cité par Le Phare « Le pavé de Franck Diongo : 20 décembre 2016, Kabila n’est plus Président »   (° http://www.lephareonline.net/le-pave-de-franck-diongo-20-decembre-2016-kabila-nest-plus-president/ )
« …Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier mardi 23 février 2016 au siège de son parti( Le MLP Mouvement Lumumbiste Progressiste NdlR ), sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, Franck Diongo a martelé que l’élection présidentielle soit organisée dans le délai constitutionnel ou pas, Joseph Kabila cesse d’être Président de la RDC à la date du 20 décembre 2016. Dans son entendement, l’article 70 de la Constitution n’a de sens qu’en cas d’organisation des élections 90 jours avant la fin du mandat du Président de la République. 
« A cette date fatidique du 20 décembre 2016, si le scrutin présidentiel n’est pas organisé, les forces du changement qui militent pour l’alternance au sein du Front Citoyen, constateront la vacance au sommet de l’Etat », a-t-il indiqué, avant de souligner que conformément à l’esprit de cet article 70, l’actuel Chef de l’Etat ne pourra rester à son poste jusqu’à l’installation effective de son successeur que si l’élection présidentielle se tient à la date fixée par la même Constitution et reprise dans le calendrier global et inclusif publié par la CENI en février 2015. 
Pour Franck Diongo, la Majorité Présidentielle devait tirer toutes les conséquences constitutionnelles de l’hypothèse où l’élection présidentielle n’aurait pas lieu le 27 novembre 2016.[...]


Tout cela fait dire Palmarès : « La tension monte dangereusement sur la scène politique ». Pour étayer son affirmation, il montre qu’on assiste à une flambée de provocations entre les principaux protagonistes majorité et opposition se sont illustrés durant le week-end, en communiqués presque incendiaires. Des communiqués qui en disent long sur l’état d’esprit belliqueux animant en ce moment les principaux acteurs politiques.

Le Phare titre «Ban ki-moon devant un mur, la méfiance !»   (° http://www.lephareonline.net/dialogue-entre-congolais-ban-ki-moon-devant-un-mur-la-mefiance/ )
« Le Secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon, est arrivé à Kinshasa hier mardi 22 février 2016 en fin d’après-midi, après un court transit par la province du Nord-Kivu, à la frontière congolo-rwandaise. On pense qu’il tenait à y toucher du doigt les effets du drame sécuritaire qui frappe, voici plus de 20 ans, cette partie de la République Démocratique du Congo. Officiellement, son séjour dans la capitale congolaise comporte deux volets : économique et politique. 
Au plan économique, il est appelé à prendre part à la Conférence sur l’investissement du secteur privé dans les Grands Lacs, prévu du 24 au 25 février 2016 à Kinshasa. Ce forum, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la sous-région des Grands Lacs signé le 24 février 2013 par onze Etats membres de cette partie du continent africain. Le souci des Nations Unies est de promouvoir la paix et la prospérité chez les peuples de Grands Lacs à travers des projets économiques intégrateurs concernant sept secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, les mines, les télécommunications, l’agro-industrie, l’énergie, le tourisme et les finances. 
[...]

« Communauté internationale » et « dialogue »

Le Potentiel 
rappelle « Le choix de Washington : Elections dans ‘un vrai délai constitutionnel’ » 
« A dix mois de la fin constitutionnelle du mandat du président Joseph Kabila, l’étau se resserre sur la Ceni, pressée de s’en tenir strictement aux délais fixés par la Constitution. Inscrite dans la logique du glissement, la Majorité doit apprendre en même temps à contenir la foudre au-dessus de sa tête. Après les élections « à bonne date » – termes évoqués par l’ONU, l’UA, l’OIF et l’UE dans une déclaration conjointe du 16 février 2016 – les Etats-Unis reviennent à la charge en insistant sur la tenue d’élections dans « un vrai délai constitutionnel». 
La communauté internationale, clans son ensemble, a fait bloc pour la tenue1 en cette année 2016, des élections en République démocratique du Congo. Dans les milieux internationaux, tous les partenaires extérieurs ne jurent que par la tenue d’élections dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire avant décembre 2016; échéance probable de la fin de la mandature en cours. 
A plusieurs reprises, la communauté internationale est sortie de ses gonds, appelant de vive voix toutes les parties congolaises à s’impliquer davantage pour conduire à bon port le processus électoral. L’on se souvient qu’après la déclaration de quatre organisations internationales, un quartet regroupant les ambassadeurs de la Belgique, du Canada, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne en RDC, a saisi l’opportunité qu’offrait la célébration le 18 février 2016 de 10 ans de la Constitution pour appeler les autorités congolaises à prendre soin de cette « loi suprême» dans l’effort de consolidation de la démocratie congolaise.
 
« A titre de loi suprême du pays, écrivaient-ils, ce texte fondamental et visionnaire consacre le souhait du peuple congolais d’être gouverné selon les normes démocratiques après avoir souffert des décennies sous un régime de parti unique, décennies qui se sont terminées par une période de grande turbulence politique et de conflits violents ».[...]

Toujours dans Le Potentiel nous apprenons que « Dialogue : le Front du peuple appelle à une concertation entre acteurs clés » 
« L’harmonisation des vues de représentants des forces politiques et sociales engagés dans la lutte pour le respect de la Constitution, c’est le vœu émis par le Front du peuple, en prévision de la tenue du dialogue politique. 
Le Front du peuple, sous la coordination de Jean- Pierre Lisanga, réitère sa volonté de voir le dialogue politique se tenir conformément à la feuille de route du président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi. Un dialogue qui tire son fondement aussi bien de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, du 24 février 2013, que les deux résolutions subséquentes du Conseil de sécurité des Nations unies (2098 et 2211)
 ».
(En fait, ces exigences de l’UDPS, dont la principale est un « dialogue » organisé et encadré par l’ONU, et non par les autorités congolaises, reposent sur UNE INTERPRETATION – possible, mais qui n’est qu’une parmi d’autres – des textes cités ci-dessus. Leur caractre contraignant est donc pour le moins discutable ! NdlR)[...]
Il faut aussi constater, toujours avec Le Potentiel « Accord-cadre d’Addis-Abeba : trois ans de passage à vide » [/i]
« 24 février 2013 – 24 février 2016. Voici trois ans qu’a été signé dans la capitale éthiopienne, sous l’égide des Nations unies, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands Lacs. 
C’est dans un contexte d’instabilité généralisée que les Nations unies, accompagnées de l’UA et d’autres organisations sous régionales, que cet accord a été signé. Dans l’espoir de ramener la paix dans la région des Grands Lacs. Trois ans après, l’Accord- cadre d’Addis-Abeba peine à s’affirmer.
Est-ce pour cette raison que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, fait le déplacement de la région?
[...]

La Prospérité titre : « Elections apaisées, Ban Ki-moon doit aider les Congolais à dialoguer ! » (° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9266 )
Ce quotidien fait remarquer que la visite de travail de Ban Ki-moon à Kinshasa n’aura vraiment de sens que s’il contribue à faire débloquer le processus électoral en panne. Et d’ajouter que si le dialogue est perçu comme l’un des moyens de parvenir à l’organisation des élections apaisées, comme l’ont si bien réaffirmé dernièrement l’UA, l’UE, l’ONU et l’OIF, donner un coup de main efficace serait l’acte décisif qui, logiquement, permettrait d’avancer. La tâche de Ban Ki-moon est immense. ‘’Mais, lorsqu’on considère les positions de la majorité, de l’opposition et la société civile en ce qui concerne, par exemple, la question du dialogue, il y a lieu de souhaiter que son implication personnelle fasse bouger, à coup sûr, les lignes. ‘’

Espoir

La méfiance peut cependant se nuancer d’espoir, même si l’expression en est douce-amère, comme chez Cheik Fita sur son  Info en ligne des Congolais de Belgique sous le titre « Fin de règne, tête à tête Ban Ki-moon Kabila » (° http://www.cheikfitanews.net/2016/02/fin-de-regne-tete-a-tete-ban-ki-moon-kabila.html )
« En tournée dans la région des Grands Lacs, monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU séjourne en RD Congo. Le mercredi 24 février 2016 il doit être reçu par le Président de la RD Congo, monsieur Joseph Kabila. 
De quoi pourront-ils parler ? 
En fin diplomate, Ban Ki-moon caressera d’abord son interlocuteur dans le sens des poils, en vantant ce qu'il considère comme réalisations positives du régime de monsieur Kabila dans différents domaines : paix, sécurité, développement, économie, démocratie... 
N'ayant pas fait ce long voyage pour des salamalecs, le numéro un de l'ONU sera bien obligé de demander au Président Kabila les mesures prises pour le processus électoral : enrôlement des électeurs, liberté d'expression, calendrier électoral, modalités de passation de pouvoir le 20 décembre 2016. 
L'ONU étant le gendarme du monde, le voyage de Ban Ki-moon relève de la politique de préventions. Ban Ki-moon cherchera à obtenir des garanties de la part de Joseph Kabila pour que dans les mois à venir, la RD Congo ne devienne pas un foyer de tension, de guerre.  
Solution ? Que Joseph Kabila prépare ses valises, au lieu de préparer la guerre contre le peuple qu'il est censé protéger. 
Ban Ki-moon réussira-t-il à convaincre Joseph Kabila ? 
À ce jour, personne n'a réussi pareille prouesse. 
En termes polis ou pas, le sujet concernant le départ de Kabila du pouvoir, sera abordé. En cas d'entêtement de Joseph Kabila, quelles solutions l'ONU pourrait-elle envisager pour que le Congo ne plonge pas dans le chaos ? 
Il conviendra de décrypter tous les petits signes et tous les non-dits de la rencontre. La constitution, l'opinion, la rue, le peuple congolais, les partenaires étrangers... Tous ne montrent à Joseph Kabila qu'une seule direction : la sortie. Jusque quand le concerné résistera-t-il ? Triste fin de règne ».


Dans son éditorial, Forum des As (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6790 ) estime que l’arrivée du patron de l’ONU est une bonne nouvelle qui réconforte lorsqu’on est justement en quête d’élections apaisées ! ‘’Quelle aubaine que de recevoir le chantre en chef du dialogue lorsque l’on peine à se rabibocher en vue de l’intérêt supérieur du pays ! Il va donc sans dire que la venue de Ban- Ki-moon est comme ce bon vin que l’on sert à la fin. Au parfum de nos chamailleries, le secrétaire général de l’ONU saura sans doute parler à tous les protagonistes rd congolais’’, caricature l’éditorialiste. (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6788 ) [...]

Sous le titre « Faire tomber le dernier verrou ! », (° http://groupelavenir.org/lappel-du-peuple-congolais-a-ban-ki-moon/ ) C’est aussi d’espoir et de dialogue que parle L’Avenir mais bien sûr, il s’agit pour lui du dialogue « initié par le Chef de l’Etat ». Il croit que Ban Ki-moon est la clé, le dernier espoir, aux yeux du peuple congolais, pour faire tomber les dernières résistances qui continuent à obstruer la voie vers un dialogue national inclusif. L’annonce de sa visite à Kinshasa avait déjà apaisé les inquiétudes dans le chef d’une population, effrayée quotidiennement par l’extrémisme et des propos incendiaires, incarnés par une frange de l’opposition anti-dialogue, explique ce journal.

La Référence + titre à la Une : [size=18]« Ban Ki-moon pour répondre aux nombreuses attentes».[/size] Tout le monde nourrit de grandes attentes, indique le quotidien qui note qu’aux commandes de la machine de la paix mondiale, le dialogue passe par la voie obligée des aceyrus congolais pour sortir de l’impasse. Et le journal de se demander : Ban Ki-moon pourrait-il décanter la situation politique en RDC ? La Réf+ indique que le secrétaire général des Nations unies mettra à profit sa visite à Kinshasa pour évoquer plusieurs dossiers avec le président Kabila, notamment permettre sans nul doute à l’ensemble de la classe politique congolaise, de booster le dialogue politique en RDC. Ce dossier est à la base de la division des politiques congolais, fait remarquer La Référence Plus.

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 24/2/2016, 11:02 pm

Troll a écrit::[…]

Mr LIBRE

Nous parlons de l´UDPS qui avait negociée en Italie et en Espagne...Felix n´a jamais figuré sur la liste des negociateurs de l´UDPS*

[…]

Nous ne vous saisissons pas très bien. Insinuez-vous que les négociateurs de l’UDPS négociaient en leurs propres noms et non au nom de l’UDPS. Nous ne comprenons pas comment vous faites pour séparer les deux. Ayez l’amabilité de nous expliquer la différence que vous y trouver. Cela étant dit, nous sommes près à mettre à votre disposition des entrevues de Félix relatant ce qui se passait à Venise et à Ibiza. Nous croyons que She Okitundu en a aussi parlé. Et jusque-là, personne n’est venue contredire ce que Félix raconte à propos des contacts pré-dialogue qui ont eu lieu à Venise et à Ibiza. En outre, comme nous l’avons déjà souligné ailleurs, mais comme vous avez votre fixation sur l’UDPS, il semble bien que la MP de Joseph Kabila est en contact avec tous les autres grands partis de l’opposition.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 25/2/2016, 12:27 am

Libre Examen a écrit:
ndonzwau a écrit:
Arafat a écrit:
ndonzwau a écrit:

Cette "messe noire" a-t-elle bel et bien eu lieu ou non
Nous ne pouvons le savoir que par des fuites et dans ce cas toutes les rumeurs sont à passer au tamis...
A ma connaissance, la seule source qui évoque une réunion de Kabila non pas à Kingakati comme à leur habitude mais à Maluku, non pas sur la terre ferme mais sur le fleuve dans un bateau, non pas entre les kanambistes de l'AMP entre eux mais entre eux et l'opposition pilotée par Kamerhe, c'est l'Apareco...
[/b]
C´est justement la raison pour laquelle je ne me suis même pas donné la peine de lire l´article en question. Elle est terrible cette Candice Okeke.

Libre à vous, AA, de nier toute authenticité à cette rumeur signée Apareco !
Quant à moi, comme je l'ai dit, je me méfie autant de Mme Okeke (et surtout de son chef car elle n'est que la "voix  de son maître") que de tous nos politiciens !
Raison pour laquelle je ne l'écarte pas de principe ! Et ce n'est pas tant parce qu'une telle rencontre serait a-priori condamnable mais parce qu'on le veuille ou non, elle participe de ces "messes noires" incontournables en politique qui sont toujours quelque part suspectes qu'on les organise clandestinement...

La suite nous en apprendra-telle plus ? Peut- être pas, quoique....


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Ce qui apparaît de plus en plus vraisemblable est que Joseph Kabila et Kalev se jouent simplement de ce cher Honoré Ngbanda et de son APARECO. N’oublions pas que Kalev a été au service de Ngbanda dans le CND. Honoré Ngbanda est tout simplement un pion entre leurs mains comme il a été un jouet entre les mains de Museveni. S’il nous prouve le contraire, nous allons l’applaudir.

Je ne sais si "JK" et son chef sbire se jouent de Ngbanda, ça ne m'obsède guère...
En revanche je suis inconsolable qu'ils relèguent les Congolais à la portion congrue, dans leur vie quotidienne comme dans leurs libertés...


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 25/2/2016, 5:08 am

Troll a écrit::[…]

Mr LIBRE

Vous qui est de la "maison UDPS" ferait mieux de nous apporter votre approche: transition ou pas transition? Election ou pas election?
S´opposer á la volonté des USA/ONU/UE/UA qui semble-t-il souhaitent "imposer" des élections ou pas?

Ce que nous souhaitons, ce dont nous sommes le plus sûr, ce que nous voudrions voir se réaliser de tout notre cœur est qu’au 20 décembre 2016, Joseph Kabila ne soit plus Président de la République Démocratique du Congo, qu’on tourne définitivement cette page de l’histoire de notre pays. Nous pensons qu’il y a suffisamment des Congolais dans la classe politique actuelle à même d’assumer et de s’acquitter des fonctions de la présidence de la RDC beaucoup mieux que Joseph Kabila. Nous sommes donc en faveur de tout moyen qui aiderait à réaliser cet objectif.

Cela étant dit, nous nous rendons compte que nous faisons face à une réalité et que Joseph Kabila et son camp font partie de cette réalité, que ce sont eux qui sont au pouvoir et que ce sont eux qui ont une plus grande marge de manœuvre sur le déroulement des événements. Si aujourd’hui nous sommes en train d’examiner les différentes options qui s’offrent à nous, si les Etats-Unis, l'ONU, l'UE et l'UA font entendre leurs voix, c’est parce que les choses ne se passent pas normalement. C’est parce que les signaux venant du pouvoir indiquent sa volonté de se maintenir au pouvoir par défi.

Le problème auquel nous faisons face est celui de réunir tous les moyens à notre disposition pour que cette fois-ci nous défaisons ce pouvoir qui attend s’imposer par défi. Ca veut dire que si nous allons aux élections, quels sont les moyens que nous allons prendre pour assurer que les résultats proclamés reflèteront le vote de la population. Si nous constatons qu’il y a fraude massive, allons-nous encore aller siéger dans les institutions qui vont être issues de telles élections ? Nous constatons que l’Église catholique prend des mesures dans le bon sens en préparant les Congolais et nous ne voyons pas les partis politiques s’en préoccuper. Nous avons déjà longuement parlé dans un posting antérieur à des petites mesures concrètes que l’opposition devrait prendre pour mettre toutes les chances de son côté pour assurer plus ou moins des élections justes. Qu’on nous permette de souligner qu’une de ses mesures comprendraient aussi la possibilité de présenter un candidat unique.

En ce qui concerne la transition, nous sommes d’accord avec vous, d’ailleurs Arafat l’a souligné, plusieurs fois qu’il sera difficile de réaliser une transition sans Joseph Kabila comme partie intégrante de la transition. Mais il vaut mieux une transition au cours de laquelle Joseph Kabila n’aura pas tout le pouvoir qu’une transition ou il détiendrait tout le pouvoir. Nous pensons que si nous allons vers une transition l’opposition doit exiger d’avoir ses hommes à des postes importants dans l’armée et dans la police. La défense et l’intérieur doit être paritairement contrôlé par la MP actuelle et l’opposition. Nous pensons que tout ceci devrait se négocier déjà au moins entre partie de l’opposition pour que nous ne soyons pas surpris devant un fait accompli. Dans tous les cas, une transition dans laquelle Joseph Kabila aurait tout le pouvoir devrait être inacceptable.

Finalement, vous voulez savoir nous semble-t-il si nous sommes contre les élections. Nous allons vous répondre d’emblée que nous sommes pour les élections. Mais de quelles élections s’agit-il ? Nous pensons que depuis 2005, nous nous sommes attachés plus à la forme qu’au fond. Comment peut-on accepter des élections si l’on suit votre raisonnement où l’âge de vote serait concrètement de 28 ans puisque pour vous les élections devraient se tenir à tout prix dans le délai constitutionnel avec le fichier de 2006 quand on sait que des élections crédibles peuvent être décidées par une différence de quelques milliers de voix ? Si l’on va aux élections avec le fichier qu’on a utilisé pour les élections de 2006, on éliminerait dans ce processus près du tiers des électeurs de 2016. En fait vous êtes en train de soutenir que seuls ceux qui ont voté en 2006 ont le droit de vote en 2016. Ainsi, si l’on tient compte de nombre de morts qu’il y a eu entre 2006 et 2016, on aurait moins d’électeurs en 2016 qu’on en avait en 2006. La situation serait encore pire dans l’Est du Congo où l’on estime qu’il y aurait eu des millions de morts à cause des guerres qui y persistent. Nous disons tout simplement, que ce sont des données dont il faut tenir compte avant d’aller aux élections.


Dernière édition par Libre Examen le 25/2/2016, 1:19 pm, édité 1 fois

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Arafat le 25/2/2016, 11:23 am

Libre Examen a écrit:

Nous pensons que si nous allons vers une transition l’opposition doit exiger d’avoir ses hommes à des postes importants dans l’armée et dans la police. La défense et l’intérieur doit être paritairement contrôlé par la MP actuelle et l’opposition. Nous pensons que tout ceci devrait se négocier déjà au moins entre partie de l’opposition pour que nous ne soyons pas surpris devant un fait accompli. Dans tous les cas, une dans laquelle Joseph Kabila aurait tout le pouvoir rte inacceptable.
Exactement c´est en effet ce qu´il faudrait  mais toujours est-il que cela doit se négocier lors du dialogue que refuse présentement l´opposition pour des diverses raisons. Lorsqu´on suit certaines discussions et les analyses de certains chroniqueurs politiques, il en ressort que l´opposition souhaiterait des négociations après le 20 décembre 2016 car ils estiment qu´une fois son mandat fini, Kabila sera en position de faiblesse. Au cas où il y aurait une transition (ce qui est fort probable) il faudrait une loi fondamentale pour la régir et que fera-t-on de l´actuelle constitution?

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  El-Shaman le 25/2/2016, 12:48 pm

Very Happy Jean de Dieu Moleka oyo aza penza aventurier. NÉGOCIATION eza nango pe kaka DIALOGUE.
Bozo s'embrouiller pour RIEN bino batu ya G7 na Dynamique de l'opposition.
ELECTION ou TRANSITION ? Tolanda mua interview oyo.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Troll le 25/2/2016, 1:45 pm

Mr LIBRE

Au moins nous avons votre position: pas d´élections et une "transition" où vous allez obtenir des postes pour vos gens dans l´armée et le police..

Avec tout le respect pour votre position..Troll est pour les élections avant decembre 2016..quelque soit le nombre des morts, les assassinats..Élections..élections et élections..

Nous detestons APARECO..mais naviguez sur ce site et si les informations sur la rencontre entre T Perriello et Kanambe sont confirmées..Une fois de plus..élections*



Nous n´avons pas la perception que les USA souhaiteraient une "transition" au Congo Nous nous reservons le droit de nous tromper
WAIT AND SEE

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 25/2/2016, 4:00 pm

Troll a écrit: Mr LIBRE

Au moins nous avons votre position: pas d´élections et une "transition" où vous allez obtenir des postes pour vos gens dans l´armée et le police..

Avec tout le respect pour votre position..Troll est pour les élections avant decembre 2016..quelque soit le nombre des morts, les assassinats..Élections..élections et élections..

Nous detestons APARECO..mais naviguez sur ce site et si les informations sur la rencontre entre T Perriello et Kanambe sont confirmées..Une fois de plus..élections*



Nous n´avons pas la perception que les USA souhaiteraient une "transition" au Congo Nous nous reservons le droit de nous tromper
WAIT AND SEE

Sir Troll,

Nous avons exposé les différentes possibilités qui sont devant nous, leurs avantages et désavantages. Notre choix est, dans tous les cas de figure, de ne plus avoir Joseph Kabila comme Président de la RDC au 20 décembre 2016. C’est cela notre choix. Mais cela ne veut pas dire que ça sera réalité au 20 décembre 2016 parce que nous reconnaissons bien humblement que nous ne détenons ni ne contrôlons toutes les variables qui concourent à l’évolution des choses.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 25/2/2016, 11:41 pm

"En RDC, Ban Ki-moon appelle les acteurs politiques à dialoguer
° http://www.rfi.fr/afrique/20160225-rdc-ban-ki-moon-appelle-acteurs-politiques-dialoguer-kabila


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président congolais Joseph Kabila, le 24 février 2016, à Kinshasa.P

Le secrétaire général des Nations unies a achevé sa visite en RDC. Il s'est envolé ce jeudi matin pour Juba, au Soudan du Sud. Mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Le président Kabila bien sûr, mais aussi la majorité, l'opposition et la société civile.


En visite à Kinshasa, mercredi, Ban Ki-moon a rencontré les acteurs de la vie politique congolaise. Il les a appelés à s'engager dans un dialogue inclusif dans le respect de la Constitution et à adopter un calendrier consensuel pour les élections. « J’ai eu la chance de rencontrer le président Kabila, les responsables du Parlement, des représentants de l’opposition et de la société civile. Je les appelle à s’engager de manière constructive dans un dialogue politique, je leur ai rappelé qu’il fallait mettre les intérêts de la population au centre des discussions, a expliqué le secrétaire général de l’ONU. Je les ai exhortés à travailler à un processus électoral inclusif et crédible dans le respect de la Constitution. »

Restriction de l'espace démocratique

Il a également exprimé sa préoccupation quant au processus électoral. « Les retards dans le processus électoral m’inquiètent et cela augmente les tensions politiques relatives à une possibilité d’un troisième mandat du président Kabila. J’ai continué d’encourager les acteurs politiques à se mettre d’accord sur un calendrier électoral consensuel », a indiqué le secrétaire général des Nations unies.
Ban Ki-moon a par ailleurs fait part de sa préoccupation quant à la restriction de l'espace démocratique et a appelé au respect des libertés publiques dans le pays. « Je suis également inquiet de la restriction croissante de l’espace démocratique et en particulier le fait que les membres de l’opposition, des médias et de la société civile sont ciblés. Les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont essentielles à une vie politique dynamique et à un processus démocratique », a-t-il déclaré.

« S'il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir »

Lors de la conférence de presse, il a également été interrogé sur les enjeux auxquels le continent africain fait face. « L'an dernier, lors du sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine, j'ai soulevé ce problème. J'ai dit : s'il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir. Et écoutez ce que vous dit votre population. Ecoutez attentivement quelles sont leurs difficultés, leurs aspirations. Mais quand la fin de votre mandat constitutionnel arrive, s'il vous plaît, ne vous accrochez pas au pouvoir, a-t-il rappelé. Il faut une bonne gouvernance. Pas de corruption, pas d'impunité. Il faut l'Etat de droit, rendre des comptes et être transparent. »
Et d'ajouter : « L'Afrique regorge de richesses en ressources naturelles, en ressources humaines. Mais comment sont utilisées ces ressources, cela dépend de la classe dirigeante. Les dirigeants doivent montrer l'exemple, avoir une conduite exemplaire, s'assurer que cela permet d'accélérer le développement économique et social. C'est l'un des messages que j'ai répété à de multiples reprises en tant que secrétaire général. C'est ce que j'ai dit l'an dernier et répété cette année. Et il y a eu des applaudissements nourris de la part des délégations ».
Le secrétaire général des Nations unies sera ce jeudi à Juba, où il rencontrera le président sud-soudanais Salva Kiir et visitera un camp de déplacés de l'ONU."


"(...)Sous le titre « Tête-à-tête Kabila-Ban Ki-moon » , leBulletin de l’ACP rapporte que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a eu mercredi, au Palais de la Nation, un tête-à-tête avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
Séjour de Ban Ki-moon à Kinshasa, Dialogue, autant de sujets à la Une des journaux qui nous replongent au cœur de nos classiques « feuilletons ». La présence de Ban Ki-Moon est tant et si bien mise en rapport avec la problématique du « dialogue » que la plupart des commentateurs semblent perdre de vue qu’il n’est pas venu à Kinshasa pour cela, mais pour prendre part à la ’’Conférence sur les Investissements du secteur privé dans la Région des Grands Lacs’’ (CIRGL), dont les assises ont démarré hier mercredi 24 février à la Cité de l’Union africaine et prendront fin ce jeudi 25 février à Kinshasa. En tous cas, il a déjà apporté une contribution au développement du vocabulaire hypocrite en usage pour parler de la problématique électorale en qualifiant le « dialogue » de consensuel (dixit Radio Okapi) sans doute pour éviter le mot « inclusif », un peu comme, récemment, les élections « dans les délais constitutionnels » avaient fait place aux élections à bonne date. (...)"

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203891&Actualiteit=selected

"L'appel du peuple congolais à Ban Ki-moon
° http://groupelavenir.org/lappel-du-peuple-congolais-a-ban-ki-moon/
° http://groupelavenir.org/en-prelude-du-dialogue-politique-inclusif/
° http://groupelavenir.org/face-a-la-presse-hier-ban-ki-moon-pour-un-dialogue-inclusif/
Faire tomber le dernier verrou

* Il est la clé. Il est le dernier espoir, aux yeux du peuple congolais, pour faire tomber les dernières résistances qui continuent à obstruer la voie vers un dialogue national inclusif. L’annonce de sa visite à Kinshasa avait déjà apaisé les inquiétudes dans le chef d’une population, effrayée quotidiennement par l’extrémisme et des propos incendiaires, incarnés par une frange de l’opposition anti-dialogue. Lui, c’est Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies. Puisqu’il est la voie autorisée d’une organisation dont le but est le maintien de la paix, les Congolais sont suspendus à ses lèvres pour ramener tout le monde au dialogue afin de sauver la paix en Rdc

*Il est arrivé hier mardi à Kinshasa, en provenance de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Sa visite s’inscrit dans le cadre de l’ouverture aujourd’hui dans la capitale congolaise, de la Conférence internationale sur les investissements du secteur privé dans la région des Grands Lacs, prévue par l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et le développement en RDC signé le 24 février 2013, à Addis-Abeba en Ethiopie. Mais il ne manquera pas de confirmer le communiqué de quatre organisations internationales (l’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF) qui ont souligné l’importance du dialogue et de la recherche d’un accord entre acteurs politiques dans le respect de la démocratie et de l’Etat de droit(...)"


"«  Le message de Ban ki-moon aux Congolais » 
Le Phare
 
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203891&Actualiteit=selected
« En marge de sa 5ème visite en RD Congo, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, le Sud-Coréen Ban ki-moon, a animé une conférence de presse, hier mercredi 24 février 2016 à Kempiski Fleuve Congo hôtel. Au menu : les activités menées en RDC depuis son arrivée le mardi 23 février. Entouré d’Hervé Ladsous, son adjoint en charge des opérations de maintien de la paix, et de Maman Sidikou, son représentant spécial en RDC, le patron de l’Onu a d’entrée de jeu annoncé que la situation de la RDC et celle de la région des Grands « restent au premier rang des préoccupations de l’ONU ». D’où sa démarche consistant à promouvoir un dialogue ouvert, car les populations méritent de vivre en paix.  
Au sujet de la crise congolaise marquée par un blocage du processus électoral, Ban ki-moon a indiqué avoir rencontré les différents acteurs congolais, notamment le Chef de l’État, Joseph Kabila, des représentants de l’Opposition et de la Société civile. Il a appelé à un engagement dans un dialogue politique pour l’intérêt de la population et de tout mettre en œuvre pour l’organisation des élections crédibles. Appelant au respect des droits de l’homme, le SG de l’Onu s’est dit préoccupé par la restriction de l’espace politique, en particulier celui d’expression des journalistes et des membres de l’opposition.  Enfin, au sujet de la Conférence internationale sur l’investissement du secteur privé dans la région des Grands Lacs, ouvert hier mercredi à Kinshasa, il a plaidé pour une bonne gouvernance et pour un développement économique et social sur des bases stables. Pour lui, cela permettra notamment à la population congolaise de mettre en activité toutes les ressources naturelles immenses du pays. « La région possède d’abondantes ressources naturelles et on sait que ses habitants sont très travailleurs. La succession des conflits et souffrances les a empêchés de réaliser leur potentiel. Pour briser ce cycle, il faut s’attaquer aux causes profondes en proposant une bonne gouvernance et un Etat de droit… » a-t-il martelé. (...)"


"« Ban Ki-moon met J. Kabila devant ses responsabilités » 
La Tempête des Tropiques
 
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203891&Actualiteit=selected
« Il a rappelé son message de janvier dernier aux dirigeants africains de ne pas s’accrocher au pouvoir.  
Le Secrétaire général de l’ON U, Ban Ki-moon a, à l’issue de sa visite de 48 heures en RDC, tenu hier mercredi soir une conférence de presse à Kempenski Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa.
Abordant les points les plus attendus par l’opinion publique congolaise, à savoir le Dialogue politique et le processus électoral, le Secrétaire général de l’ONU a reconnu qu’il y a une tension politique en RDC due au retard pris dans les opérations électorales et à la question d’un éventuel troisième mandat du Président Kabila. Le patron de l’ONU affirme avoir rencontré hier mercredi 24 février à Kinshasa des acteurs de la Société civile, des leaders des partis de l’opposition et des leaders de la Majorité présidentielle. Il a recueilli leurs points de vue sur le Dialogue politique et le processus électoral et les a transmis au Chef de l’Etat qu’il a aussi rencontré le même jour Le SG de l’ONU n’a pas dit clairement ce que les uns et les autres lui ont dit lors de leurs entretiens, laissant l’opinion publique congolaise sur sa soif. Ban Ki-moon dit qu’il a encouragé le Président de la RDC à organiser un Dialogue politique inclusif afin de trouver des solutions aux problèmes qui se posent. Le SG de l’ONU, bien qu’usant d’un langage diplomatique pour ne pas vexer les autorités au pouvoir à Kinshasa, met en fait Joseph Kabila devant ses responsabilités en tant garant de la Nation. En lui demandant d’organiser un Dialogue politique inclusif, il l’encourage en fait à apaiser, à travers ce Forum, la tension politique provoquée par des spéculations sur un troisième mandat du chef de l’Etat non prévue dans la Constitution. Il lui demande en fait de profiter de ce Forum pour effectuer une sortie honorable.
Il soutient qu’il a exhorté toutes les parties prenantes à élaborer un calendrier électoral consensuel pour l’organisation des élections apaisées. Ban Ki-moon se dit préoccupé par les restrictions des libertés en RDC..
Selon le numéro 1 de l’administration de l’ONU, tous les acteurs qu’il a rencontrés sont pour l’organisation d’un Dialogue politique inclusif.(...) »"

"AU TERME DE SON SEJOUR EN RDC
BAN KI-MOON ENCOURAGE UN DIALOGUE CONSTRUCTIF POUR ABOUTIR AUX ÉLECTIONS APAISÉES

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6803
" J’ai échangé avec tout le monde, le président de la République, les membres de la majorité présidentielle comme ceux de l’opposition. Je les ai exhortés à s’engager dans un dialogue constructif ". Tels sont les propos du Secrétaire général des Nations unies, tenus hier mercredi au terme de sa visite en RDC. Ban Ki-moon, qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse, a interpellé la classe politique de la RDC à « privilégier les intérêts de la population d’abord ». Le respect de droits de l’homme et de la liberté d’expression, est au cœur de tout, a note le patron de l’ONU.(...)"
"RDC : Ban Ki-moon insiste sur le dialogue !" 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9286
"DR BAN PRESCRIT LE DIALOGUE"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6800
"Ban Ki-moon : «Il faut qu’il y ait un dialogue consensuel » en RDC
° http://www.radiookapi.net/2016/02/24/actualite/politique/ban-ki-moon-il-faut-quil-y-ait-un-dialogue-consensuel-en-rdc
Lors d’une conférence de presse mercredi 24 février soir à Kinshasa, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a fait le point de ses rencontres avec les dirigeants et acteurs sociopolitiques de la RDC. Au cours de ces rencontres, il a  appelé la classe politique congolaise à privilégier le dialogue consensuel pour aboutir à la tenue d’élections apaisées dans ce pays.
Devant les journalistes, Ban Ki-moon a déclaré:
«Il faut qu’il y ait un dialogue consensuel entre toutes les parties prenantes. Et j’ai encouragé le président [Joseph Kabila] à entreprendre un dialogue inclusif. Toutes les parties que j’ai rencontrées ont indiqué qu’elles souhaitaient participer à un dialogue inclusif. De toutes les façon, il n’y a pas d’autre solution.»

Il a par aillers condamné la restriction de la liberté d’expression en RDC, appellant au respect des droits de l’homme dans ce pays.
Vous pouvez écouter le Secrétaire général de l’Onu ici :

  • play

  • stop

  • mute

  • max volume


00:00
01:09

  • repeat


Télécharger

Il ressort du premier entretien le même mercredi avec les organisations de la société civile que Ban Ki-moon s’est dit très attaché au principe d’un dialogue inclusif qui respecte l’Etat de droit et la démocratie.
Selon Jérôme Bonso de la Linelit, un mémorandum a été remis au Secrétaire général des Nations unies; dans lequel la société civile congolaise propose de trouver un consensus autour du processus électoral.

Réactions des politiques

Le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Alain Atundu, affirme que la rencontre avec Ban Ki-moon a été très positive. Il laisse entendre que le patron de l’Onu exhorte la classe politique à ne pas suivre le mauvais exemple de la Syrie et la Lybie, qui sombrent aujourd’hui dans la violence à cause justement de l’absence du dialogue.
Quant à la Dynamique de l’opposition, Joseph Olenghankoy des Fonus indique qu’il n’est pas question d’aller au dialogue avant la fin du mandat du président Joseph Kabila:
«Nous avons demandé au Secrétaire général de l’Onu de dire à Joseph Kabila qu’il y a une vie avant et après le pouvoir et qu’il sied d’organiser les élections dans les délais constitutionnels.»
Mwando Nsimba, de la plate-forme G7, réitère son refus d’aller dans un «dialogue foure-tout» sans identifier le vrai problème. Il en appelle plutôt aux négociations directes entre l’opposition et la MP «dans le respect des délais constitutionnels.»
De son côté, le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, pense qu’il faut dialoguer sous une médiation internationale neutre pour sortir de l’impasse électorale le plus rapidement possible; sinon, ce ne sera plus opportun."


"Unique issue !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9279
Arrivé à Kinshasa la veille, Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, a pris part, aux côtés du Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, et d’autres hôtes de marque, à l’ouverture de la conférence sur les investissements privés dans la région des Grands Lacs hier,  mercredi 24 février 2016. Mais,  dans quel contexte ce haut fonctionnaire international a-t-il atterri en République démocratique du Congo ?

D’abord, le Dialogue politique national inclusif convoqué par ordonnance présidentielle, le 28 novembre 2015, puis confirmé par le Président de la République dans ses allocutions du 14 et du 31 décembre 2015, connaît un blocage. Se référant à l’Accord cadre d’Addis-Abeba, une frange de l’Opposition dont l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) avait exigé une médiation internationale avant de participer à tout  éventuel Dialogue. C’est pour cela que le Président Kabila avait adressé une correspondance à Ban Ki-Moon en vue de désigner un Facilitateur parmi les noms de  quatre personnalités proposées. A son tour, le Secrétaire Général de l’ONU a dressé un rapport à l’attention du Conseil de Sécurité qui va se prononcer vers fin mars prochain. Pendant ce temps, la Présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA), Nkosazana Zuma, a chargé l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo de mener des consultations auprès de la classe politique et de la société civile de la RDC. Les anti-Dialogue, la Dynamique et le G7, ont réservé à ce dernier une fin de non recevoir. Au final, c’est un communiqué conjoint de l’ONU, l’UA, l’UE et l’OIF qui invite  tous les acteurs congolais au Dialogue et ces organisations ont apporté leur soutien à Edem Kodjo.

Par ailleurs, le processus électoral est toujours en panne. La centrale électorale tente de faire comprendre à toutes les parties prenantes que  la révision fichier électoral, sans lequel l’on ne pourra parler d’élections (onze au total), requiert seize  mois. Par contre, l’élection des gouverneurs des provinces démembrées, est prévue pour le 26 mars prochain. Quant à ce scrutin indirect, Corneille Nangaa, Président de la CENI, dit se conformer à l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Le drame est qu’en RDC,  n’importe  quel individu devient exégète de la Constitution en lieu et place de la Haute Cour Constitutionnelle. Le fonctionnement des institutions est aussi miné par une série de  dissensions telles,  le dédoublement de certains partis politiques au sein du Parlement, l’absence d’infrastructures dans la plupart des nouvelles provinces, etc.

C’est dans cette atmosphère tumultueuse que Ban Ki-Moon doit sauvegarder la paix et la stabilité. Dans sa conférence de presse, il a réitéré son appel au Dialogue politique inclusif, la seule et unique issue, aussi bien à la Majorité, l’Opposition que la Société civile dont il a reçu les membres, tour à tour, lors de son passage à Kinshasa. Cap vers le Dialogue, les portes restant encore ouvertes à tous."



"RDC : Ban Ki-moon appelé à s’impliquer pour l’application effective de l’accord cadre d’Addis-Abeba"
° http://www.radiookapi.net/2016/02/24/actualite/societe/rdc-ban-ki-moon-appele-simpliquer-pour-lapplication-effective-de


"Dialogue politique : le Front du peuple doute de l’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF"
° http://www.lephareonline.net/dialogue-politique-le-front-du-peuple-doute-de-lonu-lue-lua-et-loif/


"« L’UDPS, le G7 et la Dynamique face à Ban Ki Moon »
Le Phare

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=203891&Actualiteit=selected
« Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban ki-moon, a reçu hier mercredi 24 février 2016 plusieurs partis et regroupements politiques, tant de la Majorité que de l’Opposition, en vue d’un dernier tour de table autour du Dialogue. Son agenda de travail a fait que l’UDPS, le G7 et la Dynamique de l’Opposition puissent faire partie du même « bateau ». Parlant au nom de l’UDPS, Bruno Tshibala, Secrétaire général adjoint et porte-parole, qui avait ses côtés son Secrétaire général, Bruno Mavungu, a confirmé la participation de l’UDPS à ce forum, qu’elle considère comme la voie royale pour résoudre la grave crise de légitimité qui secoue le pays depuis 2011. Ce cadre s’est réjoui du fait que le préalable de la médiation internationale était rempli, de même que celui d’un ordre du jour devant graviter autour des questions électorales. Le parti cher à Etienne Tshisekedi a fait part de sa satisfaction de constater que les Nations Unies étaient pleinement impliquées dans la tenue du Dialogue.  
Selon des informations parvenues au Phare, Charles Mwando Nsimba, porte-parole du G7, et Joseph Olenghankoy, modérateur de la Dynamique de l’Opposition, ont soutenu devant Ban ki-moon l’option de leur refus de prendre part au Dialogue, au motif que ce dernier visait à cautionner le « glissement », à violer la Constitution, à entrainer le pays dans une énième transition et partant à permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Les deux sensibilités de l’Opposition ont soutenu qu’au lieu du dialogue, la communauté internationale devrait plutôt faire pression sur le pouvoir en place à Kinshasa afin de le contraindre à relancer rapidement le processus électoral en mettant à la disposition de la CENI les fonds nécessaires à l’organisation des élections dans les délais constitutionnels. On laisse entendre qu’après avoir pris connaissance des préoccupations de l’UDPS, du G7 et de la Dynamique de l’Opposition, Ban ki-moon a souligné le caractère incontournable du dialogue et relevé que les Nations Unies le considèrent comme l’unique alternative pour débloquer le processus électoral en panne. A cet effet, il a recommandé au G7, à la Dynamique de l’Opposition ainsi qu’aux partis et organisations de la Société civile opposés au dialogue de se faire violence et d’y amener leurs cahiers de charges en vue de leur examen par les participants. Ban ki-moon a souligné que c’est dans le feu des discussions que des convergences de vues pourraient se faire jour et un compromis politique global dégagé. Pour sa part, il a pris l’engagement de mettre le poids des Nations Unies dans la balance afin que le dialogue constitue la bouée de sauvetage du processus électoral congolais.(...) » "



"RDC: Ban Ki-moon a rencontré le docteur Mukwege"
° http://www.rfi.fr/afrique/20160224-rdc-ban-ki-moon-rencontre-nord-kivu-femmes-victimes-viols

"Visite de Ban Ki-moon en RDC : Dr Mukwege note des avancées dans la lutte contre les viols"
° http://www.radiookapi.net/2016/02/24/actualite/sante/visite-de-ban-ki-moon-en-rdc-dr-mukwege-note-des-avancees-dans-la-lutte


° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14116:elections-dans-un-vrai-delai-constitutionnel&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° http://www.rfi.fr/afrique/20160225-rdc-six-militants-lucha-condamnes-prison-incitation-revolte
° http://www.rfi.fr/emission/20160223-rdc-burundi-ban-ki-moon
° http://www.radiookapi.net/2016/02/24/actualite/securite/la-visite-de-ban-ki-moon-au-nord-kivu-un-signe-despoir-selon-julien
° http://www.jeuneafrique.com/304767/politique/rd-congo-ban-ki-moon-se-rend-nord-kivu-deuxieme-visite-pays/
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9266
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6802
° http://www.radiookapi.net/2016/02/23/actualite/societe/en-rdc-ban-ki-moon-souligne-la-necessite-de-la-collaboration-fardc
° http://www.rfi.fr/afrique/20160223-rdc-ban-ki-moon-rencontre-refugies-camp-kitchanga
° http://www.radiookapi.net/2016/02/23/actualite/politique/rdc-la-visite-de-ban-ki-moon-dans-lest-suscite-de-lespoir
° http://www.radiookapi.net/2016/02/22/actualite/securite/les-deputes-du-nord-kivu-interpellent-ban-ki-moon-sur-linsecurite-dans



"Les élections en Afrique, instrument de légitimation de l’absurde ?
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/25/les-elections-en-afrique-instrument-de-legitimation-de-l-absurde_4871643_3212.html



Seize élections présidentielles sont prévues cette année en Afrique, en comptant les scrutins centrafricains et ougandais. Pour de nombreux citoyens du continent, le vote est une transaction marchande : leur voix ira donc au plus offrant. Pour certains, il est le véhicule de pulsions ethniques : leur voix ira au candidat de leur région ou de leur religion. Pour d’autres, une minorité, il est l’expression d’un choix qui se veut rationnel. Cette minorité, qui constitue l’avant-garde de ce que d’aucuns appellent un peu pompeusement la « démocratie africaine », voudra faire élire le « meilleur candidat ».

L’exercice n’est pas aisé car, dans l’absolu, un « bon » candidat, cela n’existe pas. Il est certes permis de penser que certaines qualités sont nécessaires à l’exercice du pouvoir. Mais un candidat est « bon » parce que ses qualités personnelles rencontrent les circonstances particulières d’un peuple à un moment donné de son histoire.

Des Etats inefficaces, des sociétés fragmentées

Pour les votants, l’équation est donc double : ils doivent identifier un profil unique, mais ils doivent aussi comprendre le contexte singulier dans lequel évolue leur pays. Car celui-ci devrait informer le choix de celui-là.
Or malgré d’importantes différences, les pays africains sont confrontés à des problèmes fondamentaux similaires : des Etats inefficaces, des sociétés fragmentées sur des bases ethniques ou religieuses, une souveraineté souvent relative, des poches de pauvreté importantes...

Tant que ces dysfonctionnements structurels ne seront pas résolus, les désillusions se succéderont. Le candidat idéal à la fonction suprême devrait donc avoir les qualités requises pour répondre à ces problèmes précis. J’en dénombre au moins trois.

Intelligence stratégique : Il n’y a pas de volonté sans moyens de donnercorps à cette volonté. C’est particulièrement vrai dans de nombreux pays du continent, qui sont structurellement en position de dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Par conséquent, l’urgence pour notre candidat sera de créer des espaces de liberté. Pour cela, il devra gérer rigoureusement les financespubliques et analyser finement l’équilibre des forces et les mécanismes d’influence sur l’échiquier mondial. Ses marges de manœuvre seront réduites, mais s’il identifie sa ligne de crête, et la suit sans faillir, il pourra avancer…

Caractère : Nous recherchons un bâtisseur, pas un gestionnaire. Maisconstruire un Etat qui fonctionne, faire émerger une conscience nationale,implanter une culture du droit, maintenir une forme d’ordre..., tout cela requiert de prendre des décisions qui sont nécessaires mais dont certaines mécontenteront les gardiens du moralement correct. Les critiques seront nombreuses, certaines fondées, d’autres malveillantes ; certaines pertinentes, d’autres dérisoires. Mais toutes seront virulentes. C’est ainsi : l’homme 2.0 croit à la grandeur sans labeur. Alors, au plus fort de la tempête, il faudragarder la tête haute, le ton sûr, la main ferme.

Humilité : Le suffrage universel a ceci d’agréable qu’il offre un débouché noble « l’élection ! » à de sombres passions. Des individus dont l’amour-propre précède, lorsqu’elle existe, la détermination à transformer la vie des peuples, peuvent dissimuler leurs vils instincts sous une pluie de mots qui sonnent bien, mais ne disent rien (« démocratie », « alternance », « changement »). Ces ambitieux parviendront peut-être au pouvoir, mais ils échoueront à améliorer le sort des populations. L’histoire de l’Afrique témoigne en effet de la difficulté de réformer en profondeur nos pays. Et donc ce défi appelle des hommes en mission plutôt que des hommes en fonction ; des « soldats » plutôt que des politiciens ; des individus pour qui le pouvoir ne sera pas le résultat d’une quête, mais une contrainte nécessaire : l’irrésistible appel de l’histoire.

Mais la responsabilité des citoyens africains n’est pas uniquement de voter ! Elle est aussi de s’interroger sur l’utilité du suffrage universel dans nos pays : lorsqu’un Etat n’a pas le contrôle de son territoire, ne bat pas monnaie, ne possède pas d’armée autonome, le vote est-il l’exercice d’une souveraineté citoyenne ou l’acte d’une pièce de théâtre ? Lorsque les « opposants » sont des poseurs, et que l’Etat est la propriété des gouvernants, le vote est-il un mécanisme de changement ou un instrument de légitimation de l’absurde ? Peut-être est-ce à ces questions que les citoyens africains devraient d’abord répondre. Car le « devoir civique » est d’abord un devoir d’exigence…"

Au Niger, un scrutin sur fond d’instabilité sécuritaire
Ouganda : Museveni, un règne sans fin ?


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 26/2/2016, 6:25 pm

Tentons de faire un point à ce stade !

En contre-phrasant R Dumont, je me hasarderais à avancer que "le Congo n'est pas mal parti", il est parti dans les conditions bancales de tous les autres pays d'Afrique lors de leurs indépendances mais à coup sûr, il a été mal gouverné depuis !
Et moi je ne nous ai jamais dédouanés allègrement comme d'autres pour trouver des boucs émissaires ailleurs : certes selon les secteurs et les temps, des étrangers n'ont pas été et ne seront jamais nos fidèles alliés mais avons-nous arraché notre souveraineté pour ne pas assumer nos responsabilités ?
Qu'on le veille ou non, nous resterons bel et bien les premiers maîtres de notre destin, dans un sens comme dans l'autre, nous nous devons donc d'assumer nos échecs pendants comme nos quelques succès faute de nous reléguer au statut de sous-hommes !
Qui se résoudrait à cette impuissance atavique ? (Même pas et surtout Mobutu et pourtant, écoutez son historique discours aux NU!)

Un demi-siècle de souveraineté, le moins que nous puissions constater est que notre gestion n'y est pas folichonne et en ce début de 2016, en notre 56ème année, l'horizon est encore sombre comme si c'était toujours chez nous la "terra incognita" d'il y'a quelques siècles dans laquelle les ténèbres des lieux et des comportements ne semblaient obéir à aucune prévisibilité, à aucun respect des lois même à celles que nous-mêmes nous nous sommes données par la suite !
Nous aurons beau nous créditer les uns plus que les autres de je ne sais quel meilleur diagnostic, nous restons encore tous, ces pauvres Zaïro-Congolais qui n'avançons point, pataugeons entre nous !
Nous aurons beau sauter comme des cabris en hurlant souveraineté, souveraineté, pas d'ingérence quand ça nous arrange, c'est encore un étranger que nous sollicitons comme arbitre, en l'occurrence, le patron des NU que nous condamnions hier et c'est encore l'OIF qui a fait le meilleur état des lieux préélectoral, notre casse-tête d'aujourd'hui !
Et c'est bien cela notre problème aujourd'hui, le pouvoir à notre tête  n'a pu ou plutôt pas coupablement voulu préparer ces prochaines échéances électorales importantissimes !
Quelles solutions nous reste-t-il à ce stade; quels scénarii nous attendent ???

1° Les élections ont lieu comme prévu en décembre ou quelques semaines plus tard dans le cas d'un petit retard technique !
Deux questions s'invitent ici !
- D'une part, dans quel état peuvent-elles se dérouler, ce qui suppose d'un côté le niveau de préparation à ce jour et celui prévisible en septembre et de l'autre plus particulièrement les garanties acquises ou à acquérir d'ici-là pour que celles-ci soient les plus crédibles possibles pour ne pas entraîner de contestation grave ?
Que nous dit par exemple l'audit de l'OIF ?
- Le cadre institutionnel (légal, technique, politique, administratif ) actuel suffit-il ou devrions-nous prévoir une négociation ad hoc pour tout ça ?
(Notez déjà l'existence du fameux alinéa 2 de l'article 70 :
"(...)A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l'installation effective du nouveau Président élu.")

2° Les élections n'ont pas lieu comme constitutionnellement prévu sur un passage en force du pouvoir et des réactions violentes imprévisibles autant internes (soulèvement populaire peu ou prou médié par l'opposition) ou externes comme punition de la CI, créent quelque part le chaos !
N'oublions pas que du sein de l’establishment actuel, politique et militaire, peut surgir une contestation plus ou moins violente pour récupérer la situation à leurs comptes mais aussi pourquoi pas en vue de rétablir une nouvelle légitimité qui respecte des idéaux de démocratie et de paix ! Véritable coup d'Etat putsch ou révolution de palais !

Le problème, jusqu'où, jusqu'à quelle ampleur, quelle durée et quelles conséquences ces réactions peuvent mener ? Quel degré de violence dans le pays, pour les populations, quels retournements politiques et institutionnels ?
La tendance actuelle au sein des institutions internationales même si la Chine et la Russie commencent toujours par un son discordant, est de condamner toute prise de pouvoir en dehors des voies légales, vaut donc mieux d'y être poussés malicieusement par la fameuse CI càd en fait ses grandes puissances pour que le cadre institutionnel nouveau soit validé par elles !
Là encore, devrions-nous prévoir dès aujourd'hui un mécanisme qui prévienne ou tempère tout ce bouleversement ?

3° Craignant la catastrophe ci-décrite, les Congolais parviennent à avoir la sagesse d'un compromis consensuel en des négociations entre eux pour gérer décembre 2016 et son après !
C'est le seul lieu de ce fameux dialogue inclusif bénéfique, c'est dire qu'il ne serait pas là pour entériner la volonté des uns et des autres notamment comme le dialogue initié par "JK" mais jugé sereinement et démocratiquement indispensable pour traiter des vrais problèmes du pays au sortir des élections crédibles !
Que celui-ci soit "facilité" par une instance ou personnalité internationale censée neutre, il ne doit donc pas disculper mécaniquement les coupables au nom d'une recherche obsessionnelle de réconciliation car même en temps de crise, la solution la plus bénéfique se base sur la justice à partir de la vérité des faits passés et présents !

Je reviendrai pour compléter mes analyses sur les différents points abordés !


"Joseph Kabila". Profession : Marchand d’illusions
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10618
Lundi 22 février, le très falot directeur du cabinet présidentiel, Néhémie Mwilanya Wilondja, a réuni des journalistes pour leur présenter le "plan stratégique de développement de la RDC" conçu par le président sortant "Joseph Kabila". En grattant un peu, le fameux "plan" contient des thèmes déjà développés par le locataire du Palais de la nation dans son allocution d’investiture le 20 décembre 2011. Le "raïs" semble ignorer qu’il ne fait plus illusion.

Quinze années après son accession à la tête de l’Etat congolais et à quelques neufs mois de l’expiration de son second et dernier mandat, "Joseph Kabila" n’a pas cessé de se comporter en illusionniste. En quinze ans, il n’a pas cessé de "gaver" les Congolais en fausses espérances qui ont pour noms : les "Cinq chantiers du chef de l’Etat" (novembre 2006); la "Révolution de la modernité" (20 décembre 2011); les "28 mesures urgentes pour la stabilisation et relance économique de la RDC" (26 janvier 2016). Quid des réalisations? L’illusionniste n’en a cure. A preuve?
Lundi 22 février, le directeur du cabinet présidentiel, Néhémie Mwilanya Wilondja, a réuni des journalistes pour porter à leur connaissance un "Plan stratégique de développement de la RDC" que venait de "concevoir" son patron de Président.
Sans rire, le "dircab" a déclaré que ce "Plan" vise à "faire de la RDC, le don béni du ciel". Selon lui, "Joseph Kabila" voudrait "transformer le Congo en un pool d’intelligence et de savoir-faire". Il voudrait également faire de ce pays "un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne". Sans oublier, "un grenier agricole" et "une puissance énergétique".

"Néhémie" ne s’est pas arrêté là. Selon lui, le "raïs" entend faire de l’ex-Zaïre non seulement "un pool économique et industriel" mais aussi une "terre de paix et de mieux-être" mais surtout "une puissance régionale au cœur de l’Afrique". Des mots. Rien que des mots!
A en croire le "professeur Mwilanya", des actions concrètes seraient en cours de préparation pour "matérialiser" le fameux "Plan" qui couvre au moins "six secteurs prioritaires". Il est question de "développement industriel" et de création des "zones économiques industrielles et franches". On apprend enfin que "des emplois seront créés" et que le "niveau d’éducation scolaire" sera améliorée tout en renforçant la formation technique et professionnelle. Ouf!
"L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue", disait Nietzsche.

Un arrière-goût de plat réchauffé

Lorsqu’on gratte un peu, le "Plan" concocté par "Joseph Kabila" a un arrière-goût d’un "plat" réchauffé. Voici ce que déclarait le même "Kabila" dans son allocution d’investiture en date du 20 décembre 2011: "Mon projet de société est intitulé ’La Révolution de la Modernité’. Ce projet vise à faire de la République Démocratique du Congo, un pool d’intelligence et de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole, une puissance énergétique et environnementale, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au cœur de l’Afrique, l’objectif ultime étant l’émergence de notre pays".
Dans le même speech, l’orateur avait promis "une meilleure fourniture des services de base". Par services de base, il faut entendre principalement l’eau courante et l’électricité. Près de cinq années après, le gouvernement peine à franchir le taux de 27% en ce qui concerne la desserte en eau. Il en est de même de l’électricité. En 2012, Célestin Vunabandi, alors ministre du Plan, avait promis d’atteindre le coefficient de 40% "à l’horizon 2016".

"Joseph kabila" n’avait pas oublié le secteur agricole: " Dans le secteur agricole, l’autosuffisance alimentaire sera la plus urgente des priorités. Nos compatriotes seront encouragés à consommer congolais". Qu’en est-il du bilan?
S’agissant de l’éducation, le coordonnateur de la Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT), Jacques Tshimbalanga a présenté, vendredi 29 janvier, le rapport alternatif des progrès réalisés dans le domaine de l’Education pour tous (EPT) entre 2000 à 2015 au Congo-Kinshasa. Selon lui, le taux de scolarisation en "pré primaire" (maternelle) est passé de 3 à 4,1%. Au niveau primaire, le taux brut de scolarisation est passé de 81 à 106 %. Il a , par ailleurs, indiqué que 18 millions d’adultes habitant le "Grand Congo" ne savent ni lire ni écrire. Pour la petite histoire, "Joseph Kabila" a pris les rênes du pouvoir le 26 janvier 2001 soit trois mois après le lancement des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement).

Le 26 janvier 2016, "Joseph Kabila" a commémoré le quinzième anniversaire de son accession au pouvoir. L’opinion nationale a attendu en vain l’esquisse du bilan portant sur les réalisations des « Cinq chantiers du chef de l’Etat » ainsi que celles de la « Révolution de la modernité ». Rien ne s’est passé. Contre toute attente, le «raïs» a annoncé, ce même jour, « 28 mesures urgentes » destinées à "stabiliser" et à "relancer" l’économie congolaise "suite à la chute des cours des matières premières".
Depuis le 26 janvier 2001, "Joseph Kabila" - qui est arrivé au pouvoir dans les conditions que l’on sait - n’a jamais eu de véritable projet de société ou programme politique. Il a été "élu" en 2006 sans avoir dit aux Congolais ce qu’il entendait faire du pouvoir. L’homme n’a jamais eu non plus de grands desseins pour le Congo-Kinshasa.

Pour lui, le pouvoir d’Etat, loin d’être une force au service d’une idée, n’est qu’un rouleau compresseur pour écraser les têtes qui dépassent. Les "Cinq chantiers" et la "Révolution de la modernité" n’ont jamais été que des slogans creux. Les "28 mesures urgentes pour la stabilisation et la relance de l’économie" et le prétendu "Plan stratégique de développement de la RDC" constituent ni plus ni moins qu’une pitoyable fuite en avant de la part d’un marchand d’illusions..."


"Le bureau politique de la "MP" se rend coupable d’une citation tronquée de la Constitution pour soutenir le "glissement"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10621
Pour trouver un semblant de fondement légal au glissement que la Majorité s’ingénie à imposer à la Nation, son bureau politique n’a pas trouvé mieux que de tricher avec l’alinéa II de l’article 70 de la Constitution qui ne se prête nullement à son interprétation fantaisiste et tendancieuse.

En effet, la lecture de son communiqué de presse du 22 courant permet de constater que les sieurs de la MP sont coupables d’une citation délibérément tronquée de l’article 70 au bout du paragraphe 3 de leur communiqué où ils affirment, péremptoires: “L’article 70 dispose :«A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président»”.
Le problème est que la citation de la MP dont la réunion a été présidée et le communiqué signé par M. Aubin Minaku, un juriste de formation et un législateur de surcroît depuis 2011, a omis un mot capital qui clôt et donne tout son sens à la stipulation constitutionnelle citée à savoir: «élu»! Ainsi la citation correcte, impersonnelle, et non tendancieuse est: La Constitution dispose en son article 70 alinéa II: «A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu».(sic !) Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing

Il s’agit donc de «l’installation effective du nouveau Président élu»; participe passé qui sous-entend que le successeur du Président en fin de mandat, dans le cas d’espèce M. Joseph Kabila, est déjà élu et donc connu, n’attendant que l’investiture officielle ou l’installation effective selon les termes de la Constitution pour commencer son mandat qui court à partir de sa prestation de serment et non à partir de la date de son élection telle que constatée par la Commission électorale nationale indépendante et confirmée par la Cour Constitutionnelle.
Le participe passé «élu» dans la stipulation impersonnelle de la Constitution ferme la voie à toute spéculation de prolongation et l’application couplée des articles 70 et 73 qui stipule que «Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt dix jour avant l’expiration du mandat du Président en exercice», bétonne davantage l’organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel imparti; battant en brèche toute velléité à jouer les prolongations dans le chef de l’administration sortante dont la Majorité Présidentielle nous offre malheureusement le spectacle désolant aujourd’hui.

Bref, l’argument du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle qui a tenté frauduleusement de trouver un fondement constitutionnel au glissement en brandissant l’Article 70 s’affaisse et s’écroule devant deux mots de cet article dans le passage cité mais dont un manquait «Président élu» et non pas à élire. Qu’on se le dise!

Bouhdan M’bembo, B.Sc., M.A.
Le 25 février 2016"



Voyage de Ban Ki-moon au Burundi et en RDC : La tournée de la honte
– Saho/ Le Pays (Burkina Faso)

° http://desc-wondo.org/fr/voyage-de-ban-ki-moon-au-burundi-et-en-rdc-la-tournee-de-la-honte-saho/
Le Secrétaire général de l’ONU continue son pèlerinage en Afrique avec pour escales marquées les points chauds du continent, notamment le Burundi de NKurunziza et la RD Congo de Kabila. Sur les rives désenchantées des Grands Lacs, Ban Ki-Moon s’est fait l’apôtre de la paix, prônant un dialogue inclusif entre les régimes de ces deux pays et leurs oppositions. Mais point n’est besoin d’être prophète pour savoir que le Sud-Coréen prêche dans le désert. Si fait que son voyage se révèle d’une extraordinaire inutilité.  Pire, ce voyage du « patron de la planète »  au Burundi et au Congo sonne comme une prime à la dictature

En effet, le voyage du Secrétaire général de l’ONU au Burundi donne de la légitimité à un dictateur qui n’avait de place que sur le ban de la Communauté internationale. C’est trop d’honneur fait à ce satrape qui a saisi l’occasion pour donner des signes d’ouverture. En effet, on se souvient que l’homme s’était refusé à toute discussion avec certains de ses opposants comme le voudrait la Communauté internationale.  
Il en va de même pour la RD Congo où on comprend mal comment le SG de l’ONU peut aller rendre visite à un dictateur qui ruse avec son peuple, musèle la presse, embastille à tour de bras opposants et activistes de la société civile  quand ce n’est pas l’ONU elle-même qui en prend pour son grade. On garde encore en mémoire les demandes d’audits faites par Kabila sur la gestion des programmes des Nations Unies au Congo.  C’était donc pour signifier à l’ONU qu’elle doit d’abord balayer devant sa cour. Quel crédit peut-on, de ce fait, accorder à cette institution qui fait du respect des droits de l’Homme et la liberté des peuples son cheval de bataille ?

Ce voyage est même un précédent dangereux pour la démocratie, d’autant plus que le dialogue qu’il promeut risque de se faire au détriment des textes fondamentaux qui prônent l’alternance.Ban Ki-Moon de ce fait, écorne sérieusement son image en donnant l’impression d’un père débonnaire qui vient dire à ses gamins d’Afrique qu’ils peuvent se battre mais sans brûler la maison.

La démocratie et la paix ont un prix

Cette visite infantilisante est, pour tout dire, une insulte pour le continent. La visite aurait été utile si le patron de l’ONU était allé avec un discours de fermeté à l’égard des dictateurs. Si l’on doit s’en tenir aux déclarations faites, ce voyage est tout à fait superfétatoire. Une déclaration à partir du siège de l’ONU sur ces deux pays, du fait de sa solennité, aurait eu plus d’impact sur les consciences. Visiblement, l’homme se contente du strict minimum  alors qu’il détient les clefs des solutions aux crises qui secouent les deux pays. En décidant rien que du rapatriement des casques bleus burundais, il met la pression sur NKurunziza. En effet, l’une des principales sources de devises du pays est alimentée par les  missions de maintien de paix. Le gel de la participation des soldats burundais aux missions onusiennes, en plus d’assécher les finances du pays, pourrait provoquer l’ire de la soldatesque ; toute chose qui pourrait être fatale au régime.
De même, en RD Congo, le gel des activités de la MONUSCO à l’Est du pays pourrait provoquer, à lui seul, l’effondrement du régime de Kabila. Certes, il est vrai que ces solutions à l’extrême peuvent être dommageables aux populations, mais la démocratie et la paix ont un prix. Et comme le dit un adage : « tant que l’eau du marigot n’est pas troublée, elle ne peut pas bien se décanter ».

SAHO / Le Pays"


"Le dialogue ou la partie émergée de l’iceberg qui cache le piège tendu au peuple congolais !"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10614
"CENI : Nangaa continue son "petit jeu" dicté par le pouvoir kabiliste"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10622
"Kinshasa épinglé pour la répression d'opposants"
° http://www.parismatch.com/Actu/International/Kinshasa-epingle-pour-la-repression-d-opposants-920125
"Katumbi : "En RDC, c'est plus qu'une dictature""
° http://www.lalibre.be/actu/international/katumbi-en-rdc-c-est-plus-qu-une-dictature-56d025933570ebb7a8c084d7
"A LA SUITE DU MESSAGE SANS EQUIVOQUE DE BAN KI-MOON
DIALOGUE : J. KABILA INVITÉ À PRENDRE SES RESPONSABILITÉS !"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article6814

° http://www.lephareonline.net/le-cahier-de-charges-de-la-dynamique-de-lopposition-au-sg-de-lonu/
° http://www.lephareonline.net/23153-2/
° http://www.lephareonline.net/23148-2/
° http://groupelavenir.org/processus-electoral-lopposition-pro-tshisekediste-recue-a-la-ceni/


Compatriotiquement !


PS

Je ne partage pas toute la férocité du journal burkinabe envers Ban Ki-moon avec son périple burundo-Congolais mais je ne suis pas moins sceptique quant au succès de son mode de gestion encore trop diplomatique là où nos brigands de potentats ne marchent qu'à la chicote et aux trous à leurs poches...



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 27/2/2016, 12:16 am, édité 6 fois

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 26/2/2016, 8:02 pm

PS

"Processus électoral : les Alliés de Tshisekedi débarquent à la CENI !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9296&rubrique=POLITIQUE
*Conduite par Lisanga Bonganga, une délégation du Front du Peuple, la nouvelle plateforme qui soutient Etienne Tshisekedi, a échangé, jeudi 25 février, avec le Bureau de la CENI autour du processus électoral. Corneille Nangaa, Président de la CENI, a décidé de subordonner les élections à la révision du fichier électoral. Les opposants, de leur côté, ont insisté sur le respect des délais constitutionnels, quelles que soient les contraintes soulevées par la Centrale électorale.  

Est-il possible d’organiser les élections en 2016, dans le respect des délais constitutionnels ? C’est la question qui divise, actuellement, le microcosme politique rd-congolais. Deux camps s’affrontent. Les opposants,  d’un côté, le pouvoir,  de l’autre. Les opposants veulent y croire, en dépit du fait qu’il ne reste plus que neuf mois dans le temps réglementaire. Pendant ce temps, le processus électoral est bloqué depuis plus d’une année. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) multiplie des signaux qui vont dans le sens du report des élections. Le Président du Bureau de la CENI, Corneille Nangaa, est engagé dans une campagne d’explication et de justification. Il reçoit, tour à tour, les délégations des regroupements politiques et de diverses composantes de la Société civile notamment,  les confessions religieuses. Hier, jeudi 25 février 2015, Corneille Nangaa a échangé avec les dirigeants du Front du Peuple, une structure spontanée en soutien au leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi. A cette occasion, la CENI a fait des aveux d’impuissance. Elle n’est pas en mesure d’organiser les élections en 2016. Pour la simple raison qu’il faille,  avant toute chose,  réviser le fichier électoral. Une opération qui pourrait prendre 14 à 16 mois à partir de la date d’acquisition des kits d’enrôlement des électeurs. Si l’on considère que l’avis d’appel d’offres pour l’achat des kits électoraux a été lancé,  le 10 février dernier, il faudra attendre au moins 6 mois avant qu’un fournisseur ne soit sélectionné et que, plus tard, les premiers kits arrivent sur le sol congolais. C’est comme pour dire qu’à l’allure imposée ou subie par la CENI, les premières élections ne seront, probablement pas, organisées avant 2018.

Une pilule amère

Depuis que le Président de la CENI a pris l’habitude de donner sa version de la vérité sur l’état piteux du processus électoral, il est devenu la cible de toutes les critiques. Franck  Diongo, à la tête du Front Anti-dialogue, parle de Corneille Nangaa comme l’homme par qui le scandale va arriver.  Il y a quelques semaines, le G7, constitué des partis politiques dissidents de la Majorité Présidentielle, a trouvé longue et tendancieuse la période de 14 à 16 mois que réclame la CENI pour mener à bien,  les opérations de révision du fichier électoral. Dans une déclaration à la presse, le G7 affirmait qu’en 2006,  le fichier électoral s’était constitué en six mois. En 2011, toujours selon le G7, la révision du fichier électoral s’était faite en cinq mois. Le G7 évoquait aussi les recommandations de la Mission d’audit du fichier électoral de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), dépêchée en RDC, en 2015, qui a conclu que 5 mois étaient largement suffisants pour apprêter les listes électorales. Ainsi, certaines formations politiques, comme l’UDPS, ont sollicité un accompagnement international pour renforcer les capacités de la CENI. Le G7, également, a proposé que des experts et organisations spécialisées en matières électorales volent à la rescousse de la centrale électorale pour que les élections se tiennent dans le délai constitutionnel.

Et après ?

Le Président de la CENI est formel : « Nous n’aurons pas le respect de délai constitutionnel si nous ne faisons pas ce qu’il faut faire pour avoir ce délai. C’est qu’il faut faire, ce que nous devons constituer l’électorat, nous devons faire la révision du fichier électoral. Une fois l’électorat constitué, nous allons passer à la période des scrutins qui coïncide avec la convocation de l’électorat».
Les affirmations de la Corneille Nangaa  ont des conséquences sur la suite des événements politiques au pays. Qu’est-ce qui va se passer,  si, en définitive, il  n’y a pas d’élections en 2016 ? Deux hypothèses rivalisent d’ardeur. Pour les uns, une transition politique, négociée au dialogue politique national, sera nécessaire. C’est-à-dire que le Président de la République restera en place jusqu’à l’installation effective de son successeur. La Majorité Présidentielle qui soutient cette thèse, évoque l’article 70 de la Constitution. Pour d’autres tels que  le G7,  particulièrement, une présidence intérimaire serait, par contre,  instituée pour organiser l’élection du Président de la République sur base des articles 75 et 76 de la Constitution. On sent le débat évoluer sur la fin de mandat,  quel que soit le rôle que puisse jouer la CENI."



"RDC : après le passage de Ban Ki-moon, Kyungu favorable au dialogue sous l’égide de l’ONU
° http://www.radiookapi.net/2016/02/26/actualite/politique/rdc-apres-le-passage-de-ban-ki-moon-kyungu-favorable-au-dialogue-sous
«Nous sommes complètement d’accord avec l’appel du secrétaire général de l’Onu qui plaide pour des pourparlers politiques avec le pouvoir, mais à condition que cela se fasse sous l’égide de la Communauté internationale», a déclaré jeudi en conférence de presse à Kinshasa, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Unafec et membre du regroupement de l’opposition, G7.

Il rendait compte de la discussion que l’opposition a eue la veille avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon en visite en RDC.
Pour Gabriel Kyungu wa Kumwanza, le président Kabila ne devrait pas être concerné par le dialogue politique qui vise à baliser le chemin des prochaines élections étant donné que «le président Kabila est déjà fin mandat et que ce dialogue devra porter sur l’avenir de la RDC après son mandat».
«Nous avons souligné que lorsqu’on parle des négociations politiques, nous sommes complètement d’accord mais à condition que cela se fasse sous l’égide de la communauté internationale parce qu’en face de nous c’est la malhonnêteté qui règne», a déclaré Kyungu wa Kumwanza.
Il a insisté sur le fait que pour lui le président Kabila ne devrait pas être impliqué dans le dialogue puisqu’il accomplit son dernier mandat constitutionnel.


«Pour le moment, il est président de la République nous le reconnaissons. Mais nous sommes en train de nous projeter au-delà de son mandat. Notre satisfaction est qu’enfin les Nations unies ont touché du doigt les avatars, les difficultés, les souffrances que le peuple subit actuellement de la part du pouvoir en place. Nous avons profité de l’occasion pour montrer la mauvaise foi du pouvoir qui ne respecte plus rien notamment les droits de l’homme», a conclu Kyungu wa Kumwanza.

Le président Kabila a convoqué fin novembre 2015 un dialogue politique pour préparer les élections futures dont la présidentielle qui doit se tenir en principe en novembre 2016 et à laquelle il ne pourra pas se présenter au regard des dispositions constitutionnelles de la RDC qui limitent à deux les mandats successifs qu’un président de la République peut exercer.
Une frange de l’opposition boude le dialogue convoqué par le président Kabila, estimant que ce forum serait une astuce pour contourner les dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandats.
A la place, les opposants se disent favorables à un dialogue sous l’égide de l’ONU pour respecter la constitution.

De passage à Kinshasa en début de semaine, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a déclaré :
«Il faut qu’il y ait un dialogue consensuel entre toutes les parties prenantes. Et j’ai encouragé le président [Joseph Kabila] à entreprendre un dialogue inclusif. Toutes les parties que j’ai rencontrées ont indiqué qu’elles souhaitaient participer à un dialogue inclusif. De toutes les façon, il n’y a pas d’autre solution.»"
Kyungu wa Kumwanza: «Nous aurions voulu entendre le président faire allusion à son départ»


"Ecueils !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=9303
Y aura-t-il oui ou non élections durant cette année 2016 ? La question traine sur toutes les lèvres et occupe une part importante dans les débats du jour, dans presque tous les salons. Alors, quelle institution est-elle habilitée à donner une réponse idoine quant à ce ? Il a fallu attendre seulement 24 heures, après  que le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, ait invité clairement la classe politique congolaise à privilégier le dialogue inclusif, centré sur le processus électoral, avec un chronogramme consensuel pour des élections dans le délai constitutionnel, pour que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) monte au créneau. S’agit-il d’une réponse du berger à la bergère ? C’est possible. Sinon, par le biais de son Président, Corneille Nangaa, la centrale électorale présente des contingences. En fait, des écueils techniques qui sont de nature à ne pas permettre l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. La CENI s’en défend avec des arguments, qui peuvent  conduire à l’exacerbation des tensions. Mais, Corneille Nangaa l’a dit, au siège même de la CENI,  au cours d’un échange sur le processus électoral avec la plateforme « Front du peuple ».

Désappointés, mais aussi réceptif, les alliés de Tshisekedi ont appris, à leur dépend, que pour que les élections soient organisées, il faut une période de 16 mois, le temps pouvant permettre à cette institution d’appui à la démocratique de finir les opérations liées à la révision du fichier électoral. Mais, en amont, la centrale électorale doit bénéficier d’un financement du Gouvernement. Ce dernier a déjà consacré quelque quarante millions de dollars, pour diligenter le début d’exécution de certains travaux de cette institution. D’ailleurs, c’est ce qui a poussé la CENI à lancer un appel à candidature pour  une durée de 6 mois, temps nécessaire, dit-on, pour examiner le dossier de la firme devant fournir les Kits, le temps de leur réception, suivi de leur déploiement dans les vingt-six provinces de la République. Et, finalement, le lancement des opérations de révision du fichier électoral. Voilà que ces arguments n’arrivent à convaincre. Dans la classe politique, des voix s’élèvent pour soutenir que les mêmes opérations ont été exécutées en 2006, puis en 2011 pendant une période ne dépassant pas 6 mois pour le premier cas et 5 mois pour le second. Pourquoi doit-on aller au-delà du délai constitutionnel ? La Commission Electorale Nationale Indépendante a déjà répondu, parce qu’il s’agit là d’une question technique. Il est pourtant vrai que le débat est loin de se terminer tant, dans des officines, des analyses continuent à être faites, pour voir dans quelle mesure dénouer la crise, qui se profile à l’horizon."



"Corneille Nangaa dans la psychose du glissement"
° http://www.lephareonline.net/corneille-nangaa-dans-la-psychose-du-glissement/


"Thomas Perriello: «La constitution reste le meilleur chemin pour garantir la stabilité en RDC»
° http://www.radiookapi.net/2016/02/26/actualite/politique/thomas-perriello-la-constitution-reste-le-meilleur-chemin-pour


Tom Perriello, nouvel envoyé spécial des USA dans les Grands Lacs. Ph. Wikipedia

L’envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique dans les Grands lacs, Thomas Perriello soutient que "la constitution reste le meilleur chemin pour garantir  la stabilité en RDC".
Le diplomate américain l’a dit, vendredi 26 février, au cours d’une conférence de presse, à  Kinshasa.
Tout en respectant la position de chacun, il a dit soutenir les discussions entre acteurs politiques, en vue d’aplanir les divergences sur le processus électoral:
«Il appartient aux Congolais de trouver des solutions aux problèmes politiques. Que ça soit les négociations ou le dialogue, c’est plus au moins la feuille de route pour régler ce problème. Nous respecterons si oui ou non ceux qui décideront de participer au dialogue».
Thomas  Perriello est persuadé que les acteurs politiques congolais finiront par trouver un compromis pour sauver le processus électoral en cours.

Concernant les élections, l’émissaire de Washington dans la région a dit ne pas sous-estimer pas les contraintes budgétaires mais cela, poursuit-il, ne peut pas exclure le respect des fondamentaux:
«Nous prenons en compte le fait qu’il y aura le problème de budget mais le plus important est que les valeurs sociales et morales soient respectées et puis pratiquement la constitution».
Il y a deux semaines, Thomas Perriello avait soutenu que «les obstacles majeurs à la tenue d’élections d’ici fin 2016 sont d’ordre politiques et non pas techniques».
Le diplomate américain avait également exprimé la volonté des Etats-Unis d’Amérique de travailler en étroite collaboration avec la Monusco, l’Union africaine et autres partenaires en vue de parer aux éventuels troubles en RDC."

° https://twitter.com/7sur7_cd/status/703277063789109248?ref_src=twsrc%5Etfw

Après avoir rencontré quelques membres du gouvernement, les leaders de la majorité, de l’opposition et de la... http://fb.me/55vYDEONz 
 


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 27/2/2016, 3:12 pm

"Congo : l’alternance démocratique est-elle possible ?
International Crisis Group 5 mai 2015

° http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/rd-congo/225-congo-is-democratic-change-possible.aspx
° http://www.crisisgroup.org/~/media/Files/africa/central-africa/dr-congo/225-congo-is-democratic-change-possible.pdf

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

Les élections présidentielle et législatives de 2016 seront décisives pour la République démocratique du Congo (RDC) : elles pourraient être les premières élections organisées sans la participation du président actuel. Cette perspective met tous les acteurs de la scène politique congolaise sous tension et a déjà causé des violences mortelles. Le président Joseph Kabila doit impérativement respecter la limite de deux mandats imposée par la Constitution et se préparer à quitter le pouvoir. Un consensus sur les questions électorales clés, en particulier l’adoption du calendrier et la liste électorale, ainsi qu’un engagement à haut niveau des bailleurs et partenaires internationaux sont nécessaires. En cas d’absence d’accord et de manque de clarté sur le processus électoral, et si celui-ci accuse un retard significatif, les partenaires internationaux devraient revoir leur soutien au gouvernement.
La majorité au pouvoir est fragmentée et à cours d’options pour faire reculer la date butoir de 2016. Les tentatives du gouvernement de réviser la Constitution et les lois électorales afin de permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat ont suscité une forte opposition, y compris au sein de la majorité présidentielle, comme l’a montré la mini-crise politique de janvier 2015. Cette mini-crise, qui a entrainé des violences mortelles et une répression contre les activistes pro-démocratie, a donné un premier aperçu de ce qui pourrait se dérouler en 2016. Dans ce contexte tendu, les acteurs internationaux engagés en RDC doivent répondre à un discours de plus en plus souverainiste, qui affecte en particulier la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Compte tenu des insuffisances techniques et de l’absence de consensus autour de la liste électorale, les élections locales et provinciales prévues pour 2015 pourraient saper la crédibilité des élections nationales de 2016. En plus d’un calendrier électoral trop ambitieux et trop coûteux, le gouvernement précipite une décentralisation qui manque de ressources et n’est pas correctement préparée, notamment quant à la division des onze provinces actuelles en 26 comme le prévoit la Constitution de 2006. Le pouvoir cherche à finaliser en six mois ce qui n’a pas été accompli en neuf ans. Accélérer la décentralisation, au moment où le calendrier électoral est mis en œuvre, pourrait aggraver les tensions locales, causer des troubles sécuritaires lors des scrutins de l’an prochain et aggraver l’instabilité.

Il semble que gagner du temps en capitalisant sur de potentiels retards soit pour le gouvernement le principal objectif sur lequel il puisse se mettre d’accord. L’opposition, fragmentée et incapable de former un front uni, s’accorde toutefois pour s’opposer à toute manœuvre politique visant à prolonger le pouvoir du président Kabila au-delà de 2016. En plus des signaux ambigus envoyés par le président sur son intention de respecter ou non la limite de deux mandats, les problèmes rencontrés lors des élections de 2011 demeurent : le manque de confiance dans la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et une liste électorale controversée.

Le moment de vérité approche pour le processus de démocratisation lancé il y a une décennie. Les espoirs excessifs engendrés par les élections de 2006, les premières et jusqu’à présent les seules relativement libres depuis l’indépendance, ne se sont pas concrétisés. Néanmoins, retarder à ce stade les scrutins présidentiel et législatifs de 2016 équivaudrait à une extension inconstitutionnelle du régime. Les violences qui se sont déroulées en janvier à Kinshasa ont démontré clairement le désir de changement de la population congolaise. Si le processus électoral ne peut se dérouler librement, les acteurs internationaux, avec une importante mission des Nations unies en place, risquent de soutenir un régime encore moins légitime qu’il ne l’est maintenant.

Tous les efforts doivent se concentrer sur la création des conditions requises pour la tenue d’élections crédibles en 2016. A cette fin, les acteurs politiques congolais et la CENI devraient revoir le calendrier électoral et reporter les élections locales jusqu’à ce que le processus de décentralisation soit achevé. Les élections provinciales devraient être organisées de façon à coïncider ou à être combinées avec les élections nationales. Une stratégie sérieuse de prévention et de résolution des conflits doit être mise en place, en particulier au niveau local. Des élections réussies ne signifient pas démocratie et bonne gouvernance : la transformation du système politique est bien loin d’être acquise et requiert un changement dans les pratiques de gouvernance.

RECOMMANDATIONS

Pour empêcher le pays de sombrer dans la crise et favoriser un processus électoral consensuel

Au gouvernement de la RDC :

1.  Affirmer son engagement à respecter la Constitution, en particulier la limite de deux mandats présidentiels et l’échéance des élections présidentielle et législatives.
2.  Garantir le droit à la liberté d’expression pour la population, la société civile et l’opposition et s’abstenir de harceler et d’arrêter les opposants.
3.  Mettre à la disposition de la CENI les ressources financières nécessaires, et ce de façon transparente.
4.  Renforcer les structures judiciaires qui ont une responsabilité en matière électorale, tels que les tribunaux de grande instance et la Cour constitutionnelle.
5.  Ouvrir un dialogue inclusif sur la nature et la rapidité de la décentralisation, et en particulier sur la mise en place des autorités locales qui organiseront les élections locales dans le futur.

Au gouvernement de la RDC, aux partis d’opposition, à la société civile et à la CENI :

6.  Etablir un dialogue de travail permanent et institutionnalisé ayant entre autres objectifs de parvenir à un consensus sur le calendrier électoral, la liste électorale et l’ouverture de l’espace politique.
7.  Réviser le calendrier électoral et annuler l’achèvement du cycle électoral de 2011 (élections provinciales, sénatoriales et locales) pour se concentrer sur l’organisation des scrutins présidentiel et législatifs du 27 novembre 2016, si possible en combinaison avec les élections provinciales.
8.  Etablir en étroite collaboration avec les acteurs internationaux, en particulier la Monusco, une stratégie inclusive de prévention et de résolution des conflits et de sécurisation (comprenant pour la Monusco le déploiement de sa force et une surveillance au niveau local) comme précondition à la tenue des élections locales.

A la CENI :

9.  Avoir pour priorité l’élaboration et le maintien d’un consensus maximum autour de l’intégralité du processus électoral.
10.  Communiquer régulièrement et de façon totalement transparente ses décisions, les progrès qu’elle accomplit et les défis qu’elle rencontre dans la mise en œuvre du calendrier électoral, à travers une plateforme accessible publiquement et dans les médias.
11.  Travailler de façon transparente avec l’opposition, les experts électoraux, la société civile et le gouvernement sur la création de listes électorales légitimes et complètes.
12.  Collaborer étroitement avec les médias, la société civile, le gouvernement, l’opposition et les partenaires internationaux sur une campagne de sensibilisation publique et d’éducation des électeurs.

Aux partis de l’opposition politique :

13.  Créer une structure inter-partis pour améliorer leur coordination sur les problèmes électoraux.

Aux principaux bailleurs de fonds et aux partenaires internationaux (ONU, Union africaine, Communauté de développement de l’Afrique australe, Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, Union européenne, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Belgique) :

14.  Envoyer une délégation ministérielle composée de représentants des Nations unies, de l’Union africain (UA), de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis pour entamer un dialogue avec le président et les principaux acteurs congolais à propos du processus électoral. Confier le suivi de ce dialogue au groupe des envoyés spéciaux. Le message clé devrait être l’engagement total du président et du gouvernement au respect de la Constitution, soulignant qu’un non-respect aurait un impact sérieux sur le soutien international.
15.  Assurer une communication et des prises de positions cohérentes par le groupe de travail des ambassadeurs, coordonné par le représentant spécial du secrétaire général (SRSG) à Kinshasa.
16.  Fournir un appui cohérent aux tentatives de l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs et du SRSG d’apporter leurs bons offices en vue des élections, en conformité avec leurs mandats.

17.  Concentrer le soutien financier et matériel sur l’enregistrement des électeurs et la formation des agents électoraux pour contribuer à l’organisation des élections présidentielle et législatives de 2016 dans de bonnes conditions et dans le respect des délais, ainsi que sur l’observation par la société civile et l’éducation des électeurs.
18.  Envoyer des missions d’observations de long terme avec des effectifs adéquats et assurer une communication et une collaboration étroites entre elles.
19.  Evaluer et vérifier les avancées dans le processus électoral, comme prévu par la résolution 2211 du Conseil de sécurité, et suspendre le soutien au processus électoral et aux forces de sécurité congolaises si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats. En cas d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats, revoir l’aide publique au développement et envisager la révision du mandat de la Monusco.

Nairobi/Bruxelles, 5 Avril 2015



Hans Hoebeke
« Les tentatives de révision constitutionnelle pour permettre au président Kabila de briguer un troisième mandat en 2016 ont suscité une forte opposition au sein et en dehors de la majorité au pouvoir. La lenteur des préparatifs, les listes électorales contestées, les manifestations et les affrontements violents en début d’année, ainsi qu’un processus de décentralisation précipité, exacerbent les tensions et l’instabilité ».
Hans Hoebeke, analyste principal pour le Congo

tvircoulon
« Afin d’éviter une nouvelle flambée de violence politique et maintenir la paix, le président et son gouvernement doivent s’en tenir à la Constitution, respecter le calendrier électoral et prévoir un budget réaliste. Les élections devront également être compétitives et perçues comme telles. La Commission électorale nationale indépendante doit réaffirmer sa crédibilité et coopérer avec l’opposition, les experts électoraux, la société civile et le gouvernement afin de garantir des listes électorales légitimes et acceptées ».
Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale

ejhogendoorn
« L’histoire a montré que quand l’instabilité frappe ce vaste territoire au cœur du continent africain, les pays voisins se trouvent rapidement impliqués. Si le gouvernement congolais viole la Constitution et impose un troisième mandat pour Kabila, l’agitation qui suivra risque d’avoir des répercussions régionales. Les partenaires devraient agir dès maintenant et insister sur la nécessité de trouver des compromis qui permettraient une élection pacifique ».
EJ Hogendoorn, directeur adjoint du programme Afrique


« La communauté internationale ne peut pas commettre les mêmes erreurs qu’en 2011. Elle doit se tenir prête à retirer son soutien si le processus électoral est biaisé. L’ONU a accordé beaucoup d’attention aux opérations militaires dans l’Est du pays, elle devrait maintenant se concentrer sur son rôle politique de médiateur. La stabilité ne sera possible en République démocratique du Congo que lorsque des changements seront mis en œuvre au niveau politique ».
Jean-Marie Guéhenno, Président & Directeur Général

° http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/rd-congo/b107-congo-ending-the-status-quo.aspx


Compatriotiquement!


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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Troll le 27/2/2016, 6:54 pm

¤ Mbuta NDOZWAU

*Essayez de devenir "plus visibles"** Tout en vous remerciant pour les "réferences médiatiques" que vous apportez, nous souhaitons lire votre position...
Basketball Nous saluons la "franchise" de mr LIBRE qui est pour une "transition" Basketball Tandis que mr Ndozwau semble ne pas avoir une position "visible" confused

Que pense réellement mr Ndozwau sur les propos de T Perriello..il parle au nom des USA, qui est le principal financier de la mission militaire de l´ONU au Congo pale

Sur Johnimagetv O Kamitatu explique mieux l approche du G7 sunny qui demande une "implication" plus active de l´ONU sunny
Selon le G7, l´ONU (via sa mission militaire au Congo sunny ) devrait designer un envoyé chargé d´accompagner les congolais dans ce processus électoral
cherry Contrairement au cahier des charges de l´UDPS, le G7 recherche non seulement une médiation de l´ONU, mais surtout une "certification" du processus électoral par l ONU..( et une obscure "mediateur international") albino

Le G7 penche pour un "dialogue électoral" et non un "dialogue politique" où Kanambe compte faire participer des ONG, des musiciens, des chefs coutumiers..et Tshitshi tente de ramener la classe politique vers 2011 Sleep


Mr Ndozwau fera mieux d´écouter attentivement les arguments de KAMITATU qui démontre que NANGAA se contredit et pire fait du "sabotage" s´il faut se referer aux processus électoraux de 2006 et 2011 drunken

Mais quelle est la position réelle de mbuta Ndowau? Election, Transition...et attendre decembre ?

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 27/2/2016, 10:05 pm

Troll a écrit:¤ Mbuta NDOZWAU

*Essayez de devenir "plus visibles"** Tout en vous remerciant pour les "réferences médiatiques" que vous apportez, nous souhaitons lire votre position...
Basketball Nous saluons la "franchise" de mr LIBRE qui est pour une "transition" Basketball  Tandis que mr Ndozwau semble ne pas avoir une position "visible" confused

Que pense réellement mr Ndozwau sur les propos de T Perriello..il parle au nom des USA, qui est le principal financier de la mission militaire de l´ONU au Congo pale

Sur Johnimagetv O Kamitatu explique mieux l approche du G7 sunny qui demande une "implication" plus active de l´ONU sunny
Selon le G7, l´ONU (via sa mission militaire au Congo sunny ) devrait designer un envoyé chargé d´accompagner les congolais dans ce processus électoral
cherry Contrairement au cahier des charges de l´UDPS, le G7 recherche non seulement une médiation de l´ONU, mais surtout une "certification" du processus électoral par l ONU..( et une obscure "mediateur international") albino

Le G7 penche pour un "dialogue électoral" et non un "dialogue politique" où Kanambe compte faire participer des ONG, des musiciens, des chefs coutumiers..et Tshitshi tente de ramener la classe politique vers 2011 Sleep


Mr Ndozwau fera mieux d´écouter attentivement les arguments de KAMITATU qui démontre que NANGAA se contredit et pire fait du "sabotage" s´il faut se referer aux processus électoraux de 2006 et 2011 drunken

Mais quelle est la position réelle de mbuta Ndowau? Election, Transition...et attendre decembre ?

Sir Troll,

Pourriez-vous transcrire le passage où je me suis prononcé, sans lie moindre doute, en faveur d'une transition et contre l'élection.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 28/2/2016, 12:59 am

Troll a écrit:¤ Mbuta NDOZWAU

*Essayez de devenir "plus visibles"** Tout en vous remerciant pour les "réferences médiatiques" que vous apportez, nous souhaitons lire votre position...
Basketball Nous saluons la "franchise" de mr LIBRE qui est pour une "transition" Basketball  Tandis que mr Ndozwau semble ne pas avoir une position "visible" confused

Que pense réellement mr Ndozwau sur les propos de T Perriello..il parle au nom des USA, qui est le principal financier de la mission militaire de l´ONU au Congo pale

Sur Johnimagetv O Kamitatu explique mieux l approche du G7 sunny qui demande une "implication" plus active de l´ONU sunny
Selon le G7, l´ONU (via sa mission militaire au Congo sunny ) devrait designer un envoyé chargé d´accompagner les congolais dans ce processus électoral
cherry Contrairement au cahier des charges de l´UDPS, le G7 recherche non seulement une médiation de l´ONU, mais surtout une "certification" du processus électoral par l ONU..( et une obscure "mediateur international") albino

Le G7 penche pour un "dialogue électoral" et non un "dialogue politique" où Kanambe compte faire participer des ONG, des musiciens, des chefs coutumiers..et Tshitshi tente de ramener la classe politique vers 2011 Sleep


Mr Ndozwau fera mieux d´écouter attentivement les arguments de KAMITATU qui démontre que NANGAA se contredit et pire fait du "sabotage" s´il faut se referer aux processus électoraux de 2006 et 2011 drunken

Mais quelle est la position réelle de mbuta Ndowau? Election, Transition...et attendre decembre ?

Bien cher vieux-frère Troll,

Merci pour l'attention que vous voulez bien me prêter mais honnêtement à ce stade ma réponse n'est peut-être pas plus intéressante que celle des autres qui auraient déjà arrêté leur position surtout si votre question est de savoir si je suis pour les élections ou pour la transition, une sorte de pile ou face; ce n'est pas exactement le sens de mon cheminement... Déjà où mettez-vous le fameux dialogue qui est dans tous les esprits, dans toutes les bouches ? Un réel dialogue entre Congolais responsables, non pas celui de "JK" j'entends, peut favoriser autant les bonnes élections qu'une utile transition...

J'ai commencé à faire le point en moi-même ci-dessus, c'est en partie ce que j'y dis et si vous m'y lisez bien vous trouverez un début de réponse à votre interrogation !
Sinon dans notre immense majorité ici sur le forum, dans la diaspora et au pays, notre souhait est d'en finir avec ce traître meurtrier dès décembre comme prévu constitutionnellement mais la dure réalité est que les trois scénarii hypothétiques que j'ai soulignés sont bien prévisibles et le souci de l'intérêt supérieur de notre cher Congo exige que nous les examinons de plus près pour en favoriser peut-être le moins mauvais pour que nous ne soyons pas là qu'à subir l'avenir !

Elections ? Oui mais mais pas pour des élections à n'importe quel prix car elles peuvent aussi nous entraîner dans un chaos plus grave... (Perso, je ne ne me résignerai point pour un obsessionnel respect des délais constitutionnels jusqu'à me satisfaire d'un fichier électoral qui ne tient aucun compte des doublons, des morts non écartés et d'aucun nouveau majeur incorporé; on peut mieux faire même incomplètement, même au prix d'un petit retard technique dans un délai respectable...)
Transition ? De même pas n'importe laquelle... Et d'abord qui en prend l'initiative ? Sûrement pas un pouvoir qui y serait juge et partie...
Dialogue ? Encore pire ou mieux, il risque de ne rien résoudre si on le mène n'importe comment, quoique nous chantent tous ces étrangers soucieux, semble-t-il, d'un Congo paisible et gagnant...

C'est d'accord je reviens très vite, je l'espère, cher frère Troll, pour compléter tant que je peux le point que j'avais commencé dans mon précédent posting, peut-être que vous y trouverez mieux ma réponse à votre question...


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  King David le 28/2/2016, 4:36 am

Mr Ndonzwau,
Je reviens de Kinshasa où j'ai passé deux mois. Je dois vous dire que glissement ekozala te malgré tout ce que pourra faire Kanambe et son clan. Ma conviction se base sur la détermination populaire des congolais tant de Kinshasa que de l'intérieur du pays. Je n'ai jamais vu le peuple congolais aussi déterminé qu'en ce moment.
Tout ce que la MP ne fait n'est que gesticulation. Ma seule crainte, sera le sang versé pour chasser Kanambe et si c'est le prix à payer, le peuple le paiera.
Ne prenez pas à la légère l'ouragan populaire qui gronde. Il semblerait que c'est ce que Kanambe recherche: tuer plusieurs personnes avant de s'en aller.
Les mauvais jokers sont: Boshab, Mende, Atundu, Kinkie, Shadiri, Bababaswe et tant d'autres encore.

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  Libre Examen le 28/2/2016, 3:01 pm

A titre de rappel voici ce qu'on peut, entre autres, lire dans la feuille de route de l'UDPS pour la sortie de crise :


[...] la modération sera assurée par l'envoyé spécial du SG des Nations unies en RDC et chef de la Monusco conformément à la Résolution 2147 du conseil de sécurité de l'ONU qui dispose :

"Autorise la Monusco à appuyer, en coordination avec l'équipe de pays des Nations unies et d'autres acteurs, y compris par l'intermédiaire des bons offices du Représentant spécial du Secrétaire général les efforts des autorités de la République Démocratique du Congo pour mettre en œuvre les réformes prévues par l'accord-cadre et pour stabiliser l'Est du pays et, à cet effet, à : promouvoir la consolidation de la paix et un dialogue transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratie et encourager l'organisation d'élections crédibles et transparentes, conformément au cycle électoral et à la Constitution (...)"
[...]  

Feuille de route de l'UDPS pour la sortie de crise, février 2015

Ceci a été mis à la disposition de tout le monde sur Internet en février 2015. Ca fait donc 12 mois, soit un temps qui pouvait être mis à profit pour résoudre la question du fichier électoral. Mais Joseph Kabila et son camp, ainsi que la Dynamique de l'Opposition avait choisi de combattre contre cette proposition de sortie de crise. Plus tard Joseph Kabila et son camp se rendant compte que la Dynamique de l'Opposition s'acquittait bien de cette tâche ont choisi de laisser la Dynamique de l'Opposition continuer seule let travail.

Cela fait 12 mois. Aujourd'hui, on est à plus moins de 10 mois de l'élection et rien n'est encore fait. Mais on a l'assurance que le peuple va foutre Joseph Kabila dehors au 20 décembre 2016 parce que le peuple le dit. On semble oublier que "les paroles sont toujours plus courageuses que les actes".

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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

Message  ndonzwau le 28/2/2016, 6:32 pm

King David a écrit:Mr Ndonzwau,
Je reviens de Kinshasa où j'ai passé deux mois. Je dois vous dire que glissement ekozala te malgré tout ce que pourra faire Kanambe et son clan. Ma conviction se base sur la détermination populaire des congolais tant de Kinshasa que de l'intérieur du pays. Je n'ai jamais vu le peuple congolais aussi déterminé qu'en ce moment.
Tout ce que la MP ne fait n'est que gesticulation. Ma seule crainte, sera le sang versé pour chasser Kanambe et si c'est le prix à payer, le peuple le paiera.
Ne prenez pas à la légère l'ouragan populaire qui gronde. Il semblerait que c'est ce que Kanambe recherche: tuer plusieurs personnes avant de s'en aller.
Les mauvais jokers sont: Boshab, Mende, Atundu, Kinkie, Shadiri, Bababaswe et tant d'autres encore.

Cher KD,

Heureux de vous retrouver parmi nous ; eleki mikolo, mongongo na yo ya  buanya ezangaki biso...

Et surtout merci pour votre témoignage en direct du pays que je partage largement de ma lointaine France même si nous n'en sommes pas à des pronostics sportifs : demain est un autre jour mais il risque bien de voir un "JK" plus massivement et violemment contesté par une population qui n'en veut plus, son bilan étant catastrophique ,tourné vers son seul profit personnel, son maintien au pouvoir à tout prix !

Le comble pour un traître étranger à notre pays venu de but en blanc dans les bagages d'ennemis rwandais; espérons vivement que sa sortie de notre sol c'est pour bientôt...


ndonzwau a écrit:"(...)Sinon dans notre immense majorité ici sur le forum, dans la diaspora et au pays, notre souhait est d'en finir avec ce traître meurtrier dès décembre comme prévu constitutionnellement................." …

"(...)1° Parce que je sens que cette fois le peuple risque bien de trouver un prétexte décisif pour se soulever et ébranler au passage tout l'édifice du pouvoir en place !
Ça ne se décrète pas mais quand même...

Et si je devrais pousser la confidence plus loin, HH; je vous avouerais que non seulement j'en rêve pour notre pays mais il m'arrive de me dire que c'est peut-être la seule solution pour nous, non pas dans le registre de certains politiciens qui les recommandent urbi et orbi de façon démagogique mais parce que le ras le bol dans ce pays est au maximum même autour de "JK", même dans son ressenti quoiqu'il pavoise publiquement, que cela n'attend qu'un prétexte...
Viendra-t-il bientôt, je ne le sais; est-il que je rêve tout haut de voir "JK" fuir ce pays dans des conditions encore plus humiliantes que dans le cas de Mobutu !!!................"

"(...)Seulement "JK" n'a pas la maîtrise du calendrier tel qu'il le prétend, renseignez-vous sur la panique qui sourd dans la maison AMP : il n'y a pas que l'opposition et la Société civile organisée en face de lui, il y a une large majorité de la population qui lui refuse ce droit et dont on ne sait comment elle réagirait..............."



Compatriotiquement!



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Re: A SUPPOSER LE GLISSEMENT INÉVITABLE, QUE SERAIT ALORS UNE TRANSITION ACCEPTABLE ?

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