Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 4/4/2016, 3:29 am

"Blanchiment" ?  N'y allez pas trop vite en besogne; je ne crois pas qu'à ce niveau, les révélations vont jusqu'à criminaliser à ce point, il est question à la limite de fraude fiscale selon les pays et leurs législations ! Surtout que beaucoup de ces fortunes sont suffisamment outillées pour nous prouver à tort ou à raison qu'elles n'enfreignent aucune loi, que ce ne sont que des comptes offshore peut-être "moralement" reprochables mais tout à fait légales !

Vous ne serez pas surpris que Katumbi soit dans la liste ; peut-être ; hélas dans une république bananière comme la nôtre dans laquelle notre législation et notre pratique fiscales sont des plus douteuses ne répondant qu'à la tête du client ; mollo et surtout prudence car l'ami Moïse risque de ne pas se laisser piéger tout seul si c'est le cas; hélas, hélas...

Alors lancer un scoop lamentable selon lequel votre Gourou "JK" n'y figurerait pas risque d'être démenti pour peu qu'on n'y regarde de plus près : d'abord vous n'en savez rien à ce stade ; ensuite vous oubliez trop vite que le Congo est truffé de contrats léonins où la plupart de nos entreprises minières ont été bradées à des prédateurs étrangers dont beaucoup de prêtes-noms ou amis de JK et de son entourage ; alors, alors...

En France, "Le Monde" est l'un des journaux dans le coup, il vient de commencer sa livraison, je ne l'ai pas encore parcourue mais n'y manquerais pas régulièrement et vous tiendrai au courant  au besoin; soyez patient !
Chez-nous, Platini, Drai, Balkany sont quelques premiers noms mais ailleurs, Poutine ; Messi et d'autres sont déjà sur la liste...
Je vous affiche les premiers liens du "Monde" et on en reparlera...


"« Panama Papers » : la mystérieuse société offshore de Michel Platini
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/panama-papers-la-mysterieuse-societe-offshore-de-michel-platini_4894849_4890278.html



Outre l’Uruguayen Eugenio Figueredo, arrêté par la police zurichoise le 27 mai 2015 et inculpé par la justice américaine pour « corruption, racket et blanchiment d’argent », un autre ancien vice-président de la Fédération internationale de football(FIFA), et non des moindres, apparaît dans l’immense base de données de la société fiduciaire Mossack Fonseca au Panama : le Français Michel Platini, dirigeant suspendu de l’Union des associations européennes de football (UEFA).


Les « Panama Papers » en trois points



  • Le Monde et 106 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.

  • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.

  • Les Panama Papers révèlent qu’outre des milliers d’anonymes, de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.



 
Retrouvez l’intégralité de l’enquête dans notre édition abonnés :  La FIFA cède aux charmes de l’offshore

Une société offshore créée moins d’un an après son élection à la présidence de l’UEFA



L’ex-numéro 10 des Bleus s’est ainsi appuyé sur les avocats de Mossack Fonseca pour administrer Balney Enterprises Corp., une société offshore créée au Panama le 6 décembre 2007. Il s’est ainsi vu remettre un « pouvoir général et permanent », le 27 décembre 2007 - onze mois après son élection à la présidence de l’UEFA.
Balney Enterprises Corp. est toujours active et répertoriée au registre du commerce panaméen. Elle détient un compte à la banque suisse Baring Brothers Sturdza SA, rebaptisée en janvier Eric Sturdza et basée à Genève. A quoi sert Balney, créée à l’initiative de cette banque, et chapeautée par cinq directeurs, manifestement des prête-noms ? Pourquoi Michel Platini, 60 ans, a-t-il procuration pour cette mystérieuse société ? Peu enclin à lever le voile sur ce dossier, l’ex-capitaine de l’équipe de France n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde. Il assure en privé que ses « affaires sont tout à fait légales ».
« Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses, je n’ai pas d’autres choses à ajouter, a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque. » Contactée, la banque Eric Sturdza a l’air de découvrir le nom de la société offshore. Elle n’a pu « répondre » aux questions sur ce « dossier très sensible ».
L’avocat du triple Ballon d’or n’est pas mieux renseigné. « Je ne suis pas du tout en relation avec Michel Platini sur ce sujet-là, dont j’ignore les tenants et les aboutissants. Très honnêtement, je ne connaissais même pas le nom de cette société, assure au Monde Me Thibaud D’Alès. Il faut rappeler que Michel Platini est résident suisse. »

Scandale à la Fifa : retour sur le parcours de Michel Platini
L’avocat, membre du prestigieux cabinet Clifford Chance, assistera Michel Platini début mai à l’audience devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne. L’ex-joueur y jouera sa survie politique à la tête de l’UEFA et espère être blanchi avant l’ouverture, le 10 juin, de l’Euro 2016 en France. Michel Platini a saisi le TAS afin de faire appel de sa suspension de six ans, prononcée le 24 février par la commission des recours de la FIFA. Eu égard aux « services rendus au football » par l’ex-numéro 10, ladite commission avait allégé de deux ans la sanction infligée, le 21 décembre 2015, par le comité d’éthique de la Fédération internationale.
Comme son ancien ami Joseph Blatter, l’ancien président de la FIFA (1998-2016), Michel Platini avait été initialement suspendu pour huit ans pour « abus de position », « gestion déloyale » et « conflit d’intérêts », à la suite du versement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) accordés, en février 2011, par « Sepp » Blatter. Prétendument pour des travaux lorsqu’il officiait (entre janvier 1999 et juin 2002) comme conseiller du patron du foot mondial. Selon le comité d’éthique, ce paiement a été effectué « sans base légale dans le contrat signé dans les deux parties le 25 août 1999. »

Jérôme Valke, propriétaire d’un yacht via une société offshore


Compatriote de Michel Platini, Jérôme Valcke apparaît aussi dans les dossiers de Mossack Fonseca. L’ancien secrétaire général de la FIFA (2007-2015) a ainsi été l’unique actionnaire d’une société offshore, Umbelina SA, domiciliée aux îles Vierges britanniques. Elle a été créée en juillet 2013 pour acheter le « Jade Mary », un yacht enregistré aux îles Caïman et rebaptisé « Ornella » lors de sa rénovation en 2014. Le prix du bateau est estimé à 2,8 millions de dollars. Mossack Fonseca a officiellement mis un terme à son mandat d’intermédiaire auprès d’Umbelina le 18 septembre 2015. Au lendemain de la mise à pied de Jérôme Valcke, mis en cause dans une affaire de revente de billets lors du Mondial 2014.
« Le bateau que j’ai acquis d’occasion était sous pavillon des îles Vierges et je l’ai donc laissé ainsi, explique Jérôme Valcke dans un email envoyé au Monde. La société n’existe plus et n’a jamais eu de fonds propres, n’a jamais détenu de compte bancaire et n’a jamais eu d’activité commerciale. Me prenez-vousvraiment pour un truand ? Ce bateau est tout ce qu’il y a de plus légal, déclaré dans le cadre de biens que je possède. »
En février, l’ex-bras droit de Sepp Blatter a été suspendu douze ans par le comité d’éthique de la FIFA pour avoir enfreint sept chapitres du code d’éthique. Il est notamment poursuivi pour « conflit d’intérêts » et pour avoir « offert et accepté des dons et d’autres bénéfices. » Il a touché un salaire de 2,12 millions de dollars (1,87 million d’euros) en 2015 et été inculpé le 17 mars par la justice suisse. Le parquet helvétique a ouvert une procédure pénale pour « soupçons de gestion déloyale multiple et d’autres délits ».

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Michel Platini renvoie vers « l’administration fiscale suisse »



Le président suspendu de l’UEFA a adressé dans la soirée du dimanche 3 avril un communiqué après les révélations des « Panama Papers ».
« Suite aux informations diffusées, Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en charge de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007. »
Le texte précise par ailleurs que l’ancien meneur de jeu français « réserve tous ses droits quant à d’éventuelles fausses informations, allégations ou propos diffamatoires qui seraient publiés dans le cadre de ce travail journalistique ».



Lionel Messi et sa société panaméenne





Lionel Messi, l’Argentin quintuple ballon d’or, empêtré depuis plusieurs années dans ses déboires avec le fisc. Il doit être jugé avec Jorge, son père, à partir du 31 mai à Barcelone, pour une fraude fiscale s’élevant à 4,16 millions d’euros sur la période 2007-2009. La justice lui reproche de ne pas avoir déclaré des revenus liés aux droits à l’image, payés par des sociétés-écrans au Belize et en Uruguay. Depuis, le joueur a remboursé l’argent qu’il devait au fisc sur la période 2007-2009, et jure n’avoir jamais voulu frauder.
Les « Panama papers » révèlent toutefois que la star argentine et son père sont devenus, le 23 juin 2013, les bénéficiaires économiques de Mega Star Enterprises, une société domiciliée au Panama et créée par Mossack Fonseca, à peine plus de dix jours après la plainte de la justice espagnole pour fraude fiscale. En décembre 2015, Jorge Messi en est devenu l’actionnaire unique et refuse de s’exprimer sur la question.



#PanamaPapers Le lexique de l'offshore

ACTIONNAIRE(S)


Ce sont les propriétaires déclarés des sociétés offshore. Certains possèdent réellement le capital de ces sociétés, d’autres ne sont que des prête-noms.

ACTIONS AU PORTEUR


A la différence des actions nominatives, ces actions anonymes permettent aux propriétaires réels des sociétés offshore de dissimuler leur identité. Ce type de titres, qui organise une opacité totale sur l’actionnariat, est en train de disparaître. Le Panama est l’un des derniers pays à les proposer.

ACTIONS NOMINATIVES


C’est l’inverse des actions au porteur : l’identité des personnes physiques ou morales qui les détiennent est révélée. C’est ce type d’actions qu’émettent les entreprises des pays transparents.

ADMINISTRATEURS


Ce sont les personnes qui dirigent les sociétés et peuvent être indifféremment directeurs ou membres du conseil d’administration. Dans les sociétés offshore, cela n’implique pas de gérer une activité, mais d’assumer la responsabilité légale et d’assumer la responsabilité légale.

AGENT DE DOMICILIATION DE SOCIÉTÉS OFFSHORE


C’est l’une des activités principales du cabinet d’avocats Mossack Fonseca : l’enregistrement de sociétés dans des paradis fiscaux pour le compte de ses clients, un métier qui implique une solide connaissance du droit. En appui, la firme propose d’autres services : la location de prête-noms, des services bancaires...

AYANT-DROIT OU BÉNÉFICIAIRE ÉCONOMIQUE


Personne qui tire les véritables bénéfices d’une société, même si elle n’apparaît pas officiellement comme actionnaire ou administratrice.

BLANCHIMENT D'ARGENT


Il consiste à dissimuler des fonds de provenance illicite (trafic de drogue, vente d’armes, fraude fiscale...) pour les réinvestir dans des activités légales et donc les recycler. Les sociétés offshore sont parfois utilisées pour blanchir de l’argent.

CERTIFICAT D'ACTIONS


Document certifiant qu’une personne est actionnaire d’une société ou qu’elle détient un nombre d’actions donné. Si le certificat est émis « au porteur », et non pas à une personne ou à une entité nommément désignée, il s’agit d’un certificat d’action au porteur.

« COMPLIANCE »


C’est l’ensemble des procédures de « vérification de conformité » qu’un cabinet comme Mossack Fonseca a l’obligation de mener auprès de ses clients. Il vérifie notamment que ceux-ci n’ont pas d’antécédents judiciaires, qu’ils ne figurent pas sur une liste de sanctions internationales ou ne sont pas des « personnalités politiquement exposées » (présentant un risque).

ECHANGE AUTOMATIQUE DE DONNÉES


Cette procédure sera mise en place à compter de 2017 ou 2018 et consistera, pour les Etats, à s’échanger entre eux, de façon systématique, les informations bancaires sur les contribuables (comptes bancaires ouverts à l’étranger, parts de société etc.).
Les pays du G20 ont appelé à la généralisation de l’échange automatique, perçu comme le meilleur outil pour lutter contre la fraude fiscale. Les paradis fiscaux sont invités à mettre en place ce standard pour sortir des listes noires des pays non-coopératifs.

ÉVASION/OPTIMISATION FISCALE


Utilisation de moyens légaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper. Elle suppose une bonne connaissance des lois et de ses failles.

EXILÉ FISCAL


Se dit d’une personne qui, pour échapper à un impôt qu’elle considère trop important, déménage dans un pays à la fiscalité plus légère.

FONDATION


Une entité légale qui agit comme une société offshore mais garantit plus d’opacité. Les fondations ne sont soumises à aucune forme d’imposition au Panama. Les noms des bénéficiaires ne sont pas divulgués. Les fondations n’ont pas à produire de rapports financiers.

FRAUDE FISCALE


Utilisation de moyens illégaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper. Le fait de déplacer des capitaux dans des juridictions étrangères sans en avertir le fisc constitue une forme de fraude fiscale.

HOLDING


Généralement, une société dont la seule activité est de prendre des participations dans d’autres sociétés. Nombreux sont ceux qui créent des holdings au Luxembourg pour gérer leurs affaires, car l’imposition y est très faible.

INTERMÉDIAIRE FINANCIER


Personne ou institution qui fait le lien entre le bénéficiaire réel d’une société offshore ou un compte et l’agent de domiciliation, comme Mossack Fonseca, qui va effectivement l’ouvrir. Cet intermédiaire peut être un avocat fiscaliste, un gestionnaire de fonds ou une banque.

PARADIS FISCAL


Pays ou territoire où certains impôts sont très bas voire inexistants, et qui cultive une certaine opacité sur les titulaires des comptes et des sociétés. Leur définition varie selon l’époque et l’organisation qui établit la liste des paradis fiscaux.

PORT FRANC/ZONE FRANCHE


Zone où l’on peut entreposer des biens sans qu’ils soient soumis aux taxes douanières. De nombreuses œuvres d’art sont par exemple stockées dans le port franc de Genève.

PRÊTE-NOM(S)


Personne qui agit au nom d’une autre comme actionnaire ou administratrice d’une société. L’utilisation de prête-noms permet de dissimuler l’identité du bénéficiaire réel.

PROCURATION


Autorisation donnée à une personne, physique ou morale, pour représenter une société offshore. La procuration confère des droits, dont la gestion sans restriction de la société, la signature de contrats, l’achat de produits financiers ou encore la possibilité d’emprunter ou de prêter de l’argent. Chaque autorisation spécifie quels pouvoirs sont donnés à la personne qui agit au nom de la société.

SOCIÉTÉ COQUILLE


Société déjà créée qui ne détient pas ou peu d’actifs (comme un œuf vide) et qui n’exerce pas d’activité économique réelle. Elle peut servir à détenir discrètement des comptes en banque, des participations ou des investissements.

SOCIÉTÉ ÉCRAN


Société fictive créée dans le but d’opacifier les transactions financières d’autres sociétés.

SOCIÉTÉ OFFSHORE


Littéralement, « offshore » signifie « extraterritorial ». Une société offshore est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activités mais pour disposer d’une boîte à lettres – souvent pour profiter des avantages fiscaux ou règlementaires du paradis fiscal choisi.

TRUST/FIDUCIE/FIDUCIAIRE


Une fiduciaire (du latin fiducia, confiance) est la personne physique ou la société qui détient temporairement de l’argent ou des biens pour le compte d’un tiers (le fiduciant). A charge pour la fiduciaire de gérer les fonds ou les mandats qui lui ont été transférés. Le trust, ou fiducie, est le contrat qui lie ces deux parties. Quant aux sociétés fiduciaires, ce sont des structures spécialisées dans ces opérations.
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[size=24]"« Panama Papers »  : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux"

° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/03/panama-papers-une-plongee-inedite-dans-la-boite-noire-des-paradis-fiscaux_4894823_4862750.html

"« Panama papers » : la finance offshore, « machine à cash » du clan Poutine"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/panama-papers-la-finance-offshore-machine-a-cash-du-clan-poutine_4894822_4890278.html

"« Panama Papers » : en Islande, le chef du gouvernement et deux ministres sur la sellette"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/panama-papers-en-islande-le-chef-du-gouvernement-et-deux-ministres-sur-la-sellette_4894864_4890278.html

"Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires: premières révélations des « Panama Papers » sur le système offshore mondial"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-sur-le-systeme-offshore-mondial_4894816_4890278.html

"« Panama Papers » : Le récap’, épisode 1"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/panama-papers-le-recap-episode-1_4894878_4890278.html

"« Panama Papers » : Comment « Le Monde » a travaillé sur plus de 11 millions de fichiers"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/panama-papers-comment-le-monde-a-travaille-sur-plus-de-11-millions-de-fichiers_4894836_4890278.html
[i]


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  zobattants le 4/4/2016, 6:19 am

http://digg.com/2016/what-are-panama-papers-leak-shell-corporations

Jaynet est bien sur la liste.
Scroll down to:
So Who Else Is Named?
Selectionnez l' onglet : Politicians/Public Officials
bokomona Jaynet Kyungu.

Admin: oyebi bien qu' il ya des offshore legitimes... Jaynet afungolaki offshore naye na legitimite.
****
Avant Dec 2016=Apres Dec 2016...!!!
Very Happy Very Happy Very Happy
Legal There are legitimate uses for offshore companies, foundations and trusts. We do not intend to suggest or imply that any persons, companies or other entities included in the ICIJ Power Players interactive application have broken the law or otherwise acted improperly. If you find an error in the database please get in touch with us: contact@icij.org a écrit:

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  Arafat le 4/4/2016, 9:19 am

Les offshore sont considerés comme étant légitimes si et si seulement ils sont declarés au fisc du pays où on paie ses impôts. Cette liste n´est pas publiée sous l´effet du hasard, ne soyons quand même pas naifs jusqu´à ce point. Ah! Patrick Balkany, il est dans tout les mauvais coups Laughing

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  Admin le 4/4/2016, 1:25 pm

zobattants a écrit:http://digg.com/2016/what-are-panama-papers-leak-shell-corporations

Jaynet est bien sur la liste.
Scroll down to:
So Who Else Is Named?
Selectionnez l' onglet : Politicians/Public Officials
bokomona Jaynet Kyungu.

Admin: oyebi bien qu' il ya des offshore legitimes... Jaynet afungolaki offshore naye na legitimite.
****
Avant Dec 2016=Apres Dec 2016...!!!
Very Happy Very Happy Very Happy
Je te laisse seul te battre avec la légitimité ou pas de cette opération.
Je ne faisais que relayer l'information.
Du reste d'où provient cette somme? Pourquoi cet argent n'est pas dans une banque du pays? Ça sera aux instances judiciaires de se pencher là dessus un jour

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  djino le 4/4/2016, 1:38 pm

L'arroseur arrosé



A Kinshasa, on lui prête des pouvoirs qui vont au-delà de ses prérogatives. Officiellement, Jaynet Désirée Kabila Kyungu, 44 ans, est une femme d’affaires à la tête du groupe de médias Digital Congo, une héritière qui dirige la fondation dédiée à feu son père, l’ancien président Laurent Désiré Kabila (mai 1997-janvier 2001).

Et, depuis 2011, elle est aussi députée du Katanga, la riche province minière découpée en quatre à la suite de la réorganisation territoriale entrée en vigueur le 30 juin 2015. Elle serait également une conseillère de l’ombre, très écoutée par son frère jumeau, le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Et une cliente de la firme panaméenne Mossack Fonseca, selon des documents consultés par Le Monde.

C’est ainsi que Jaynet Désirée Kabila Kyungu a été codirectrice de Keratsu Holding Limited, avec l’homme d’affaires congolais Feruzi Kalume Nyembwe, ancien conseiller de Laurent Désiré Kabila. Cette société a été enregistrée par Mossack Fonseca à Niue le 19 juin 2001, soit quatre mois après l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila par l’un de ses gardes du corps le 16 janvier 2001.

Etablie dans un petit Etat insulaire du Pacifique inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE, Keratsu Holding Limited a détenu 19,6 % des parts du consortium Congolese Wireless Network (CWN) qui a contrôlé 49 % des parts de l’opérateur téléphonique Vodacom Congo.

Feruzi Kalume Nyembwe
est également le cogérant de CWN.

Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/04/les-africains-du-panama-2-ces-ministres-en-algerie-et-en-angola-clients-de-mossack-fonseca_4895210_3212.html#ifk56FuAjtbeiqrv.99

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  KOTA le 4/4/2016, 1:39 pm

BON, D AUTRES COMPTES OFFSHORE ONT ETE DEJA DENONCES PAR LA PRESSE INTERNATIONALE, DOC A L APPUI...


http://www.mbelgique.be/2014/01/loffshore-secrete-de-moise-katumbi.html

Razz:roll:What a Face

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  Arafat le 4/4/2016, 2:31 pm

Admin a écrit:
Du reste d'où provient cette somme? Pourquoi cet argent n'est pas dans une banque du pays? Ça sera aux instances judiciaires de se pencher là dessus un jour
Hum! Luzolo Bambi, le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux osera-t-il dire un mot là-dessus? Je verrai bien l´attitude de nos médias, auront-ils le courage de parler de cette affaire? Shocked

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 4/4/2016, 4:07 pm

Quelques unes de mes lapalissades peut-être pas inutiles à rappeler !

1° Il y'a bien d'autres paradis fiscaux que Panama,
les "fraudeurs" en trouveront toujours d'autres nouveaux ou anciens qui les accueilleront bien plus loin au delà des mers à l'abri; même si la traque officielle et officieuse s'intensifie notamment grâce aux nouveaux modes de communication et la détermination renouvelée des "alerteurs" qui organisent de plus en plus des "leaks" !
N'oubliez donc au delà des mers, les Iles Vierges Britanniques, Samoa et beaucoup d'autres...........

Il y'a des bonnes raisons de constituer des comptes ou sociétés offshore, optimisation de rentabilité grâce à des fiscalités plus que généreuses, discrétion mais alors on les déclare à son fisc...
Il y'a surtout des mauvaises raisons, dissimuler un patrimoine dont l'origine est délictuelle, alors on s'arme souvent de tous les artifices juridiques et politiques pour échapper au contrôle officiel de son pays !

Dans le cas de notre pays, le Congo, personne n'ignore plus que c'est le paradis des combines financières, des contrats miniers léonins avec nos dirigeants comme complices, prêtes-noms dont la famille biologique de notre fumeux rais et son entourage direct sont les premiers bénéficiaires !
Et on n'y comprendra encore moins si l'on oublie que le gain matériel, financier est une des premières motivations d'entrée en politique et d'abord celle des faux libérateurs venus en bottes de jardiniers, pauvres comme Job, devenus en un tourne-main en moins d'une dizaine d'année des milliardaires !
"JK", sa sœur "Jaynet", son frère Zoé et leur suite directe sont bien des criminels voleurs et pilleurs des richesses du pays, directement ou sous des prêtes-noms, ils sont les clients préférés des paradis fiscaux; ils figurent bien dans ce "Panamagate" ou plutôt dans les "Panama papers" et d'autres !
Espérons juste qu'un jour ils rendront des comptes !
4° Etc, etc, etc...............


"«Panama Papers»: des responsables africains impliqués
° http://www.rfi.fr/afrique/20160404-panama-papers-evasion-fiscale-responsables-africains


Le seul chef d'Etat africain directement impliqué est le Soudanais Ahmed al-Mirghani, décédé en 2008. © AFP PHOTO/ASHRAF SHAZLY

Depuis dimanche 3 avril et durant toute la semaine, un consortium de journalistes internationaux dévoile les résultats de neuf mois d'enquête sur les « Panama Papers ». Il s’agit de plus de 11 millions de documents émanant de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Entre 1977 et 2015, ce sont plus de 214 000 entités offshore qui ont été créées ou administrées par la seule Mossack Fonseca, dans 21 paradis fiscaux différents et pour des clients de plus de 200 pays. Certains responsables africains figurent parmi ces derniers.


Selon l'enquête du consortium, de nombreux clients de Mossack Fonseca sont loin d'être des anonymes : célébrités, sportifs, hommes d'affaires mais aussi 140 responsables politiques issus de 50 pays. Mais contrairement à l'Europe et au Moyen-Orient, en Afrique, aucun chef d'Etat en exercice n'apparaît personnellement comme détenteur d'une société offshore.
Seul l'ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. En revanche, on retrouve six proches de dirigeants, comme le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, la veuve de l'ex-chef d'Etat guinéen Lansana Conté et le secrétaire particulier du roi du Maroc.
Une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités, notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur du président congolais, le ministre algérien de l'Industrie et des mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais ou encore Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville.

Les journalistes soulignent qu'il existe des utilisations légitimes des sociétés offshore, même si ce type d'entité est l'un des outils privilégiés pour l'évasion fiscale. Légitimes ou non, l'existence de ces sociétés et des fonds qui leurs sont associés risque de faire couler beaucoup d'encre, notamment en cette année électorale pour la République démocratique du Congo ou en Afrique du Sud, où le président Zuma fait actuellement face à une procédure de destitution. "


"« Panama Papers » : des responsables africains cités dans le scandale des paradis fiscaux
° http://www.jeuneafrique.com/315420/politique/panama-papers-responsables-africains-cites-scandale-paradis-fiscaux/
Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan. Plusieurs responsables africains sont cités, directement ou indirectement.

« La plus grande fuite de l’histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption », a commenté Edward Snowden, principal lanceur d’alerte sur les activités du renseignement américain.
Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent depuis dimanche 3 avril le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée « Panama Papers », elle rend publique l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Ces données proviennent des archives de ce cabinet d’avocats entre 1977 et 2015.
Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Le recours aux sociétés offshore, outils privilégiés de l’évasion fiscale, est une pratique autorisée dans la plupart des pays du monde.
Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figurent notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu’à 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran, selon l’ICIJ. Le roi d’Arabie Saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dabi, Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ainsi que des cousins du président syrien Bachar Al-Assad sont également mentionnés.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n’est pas épargné : quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca. Les documents du cabinet d’avocats font aussi apparaître les noms d’une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore à Manchester United. Parmi eux, le multiple ballon d’or Lionel Messi.

Aucun chef d’État africain en exercice

Des responsables africains sont également cités, même si aucun chef d’État en exercice ne l’est personnellement. Seul l’ancien président soudanais, Amad Ali al-Mirghani, décédé en 2008, détenait des avoirs dans un paradis fiscal.
Des proches de président en exercice le sont en revanche. Parmi eux, on compte Clive Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, Mamadie Touré, la 4e épouse de l’ancien chef de l’État guinéen Lansana Conté (qui est déjà abondamment citée dans une affaire de corruption minière dans le Simandou), Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi du Maroc, Alaa Moubarak, le fils aîné de l’ancien président égyptien, mais aussi John Addo Kufuor, le fils aîné de l’ancien président ghanéen John Kufuour. Enfin, le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi, ancien proche du président Laurent Gbagbo et aujourd’hui proche de Charles Konan Banny, détient, selon les documents du ICIJ, des actifs dans une société offshore et un compte à Monaco.
Parmi les responsables politiques africains mentionnés figurent Jaynet Désirée Kabila Kyungu (députée et sœur jumelle du président de la RDC, Joseph Kabila), Abdeslam Bouchouareb (député et ministre algérien de l’Industrie et des Mines), José Maria Botelho de Vasconcelos (ministre angolais du Pétrole), Kalpana Rawal (vice-présidente de la Cour suprême du Kenya), Bruno Jean-Richard Itoua (ancien ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et actuel ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique du Congo-Brazzaville), le général de brigade Emmanuel Ndahiro (directeur de l’agence rwandaise de renseignement de 2004 à 2011), et le Sénégalais Pape Mamadou Pouye. Arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d’enrichissement illégal."


"Les Africains du Panama (1) : les circuits offshore des « fils de »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/04/les-africains-du-panama-1-les-circuits-offshore-des-fils-de_4895102_3212.html
]Les « Panama papers » consultés par Le Monde montrent que la firme Mossack Fonseca a servi à plusieurs « fils de » africains pour domicilier dessociétés dans les paradis fiscaux.



Le fils de Kofi Annan et un associé nigérian

Kojo Annan et Laolu Saraki ne sont pas considérés comme des« personnes politiquement exposées » par la firme panaméenne Mossack Fonseca. Et pourtant. Le premier, 43 ans, est le fils unique de l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, et avait été mis en cause dans le cadre du programme de l’ONU « pétrole contre nourriture » en Irak. Avant d’être blanchi en 2005 par le rapport du panel indépendant dirigé par Paul Volcker.
Le second est le fils de l’influent sénateur nigérian Abubakar Olusola Saraki, décédé en 2012. Tous deux apparaissent dans les fichiers consultés par Le Monde comme actionnaires de la société Blue Diamond Holding ManagementCorp, enregistrée par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques le 27 août 2002. Selon les statuts de ce véhicule financier au capital de 50 000 dollars, le champ d’action est large : immobilier, négoce « de toute marchandise », investissement…

On les retrouve également comme directeurs de la société Sutton Energy Ltd, enregistrée la même année aux îles Vierges britanniques puis transférée aux îles Samoa. « Ces sociétés opèrent en légalité avec les lois et les régulations de chaque juridiction où elles paient des impôts », explique l’avocat de M. Annan. Plus récemment, en 2015, Kojo Annan a utilisé un autre de ses véhicules financiers, Sapphire Holding Ltd enregistrée aux îles Vierges Britanniques puis transférée aux îles Samoa par Mossack Fonseca. Cette société a fait l’acquisition d’un appartement à Londres dont le prix indiqué est de 500 000 dollars (440 000 euros).
Lire aussi : « Panama papers » : le Panama, trou noir de la finance mondiale

Le fils du Ghanéen John Kufuor

L’un de ses compatriotes, John Addo Kufuor, figure aussi dans les fichiers de la firme panaméenne. Fils aîné de John Agyekum Kufuor, l’ancien président ghanéen (2001-2009), cet homme d’affaires actif dans l’industrie hôtelière est suspecté d’avoir profité de son influence et de celle de son père pour obtenirdes contrats avec le gouvernement. Des accusations qu’il a toujours niées et pour lesquelles une commission d’enquête n’a trouvé aucune preuve.
Mais, dès novembre 2010, un employé de Mossack Fonseca alerte, dans un message interne consulté par Le Monde, sur les risques de « continuer à fairedu business avec lui » au regard de soupçons de corruption. En vain. Son trust offshore, The Excel 2000 Trust, a été créé par Mossack Fonseca en 2001, année de l’élection de son père. Cette entité est liée à un compte au Panama alors crédité de 75 000 dollars dont est aussi bénéficiaire sa mère, la première dame Theresa Kufuor. Puis, en 2012, il demande la fermeture de ce trust et réapparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca avec deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques. Contacté à plusieurs reprises, John Addo Kufuor n’a pas souhaité s’exprimer.



Le fils de Denis Sassou-Nguesso

A Brazzaville, il est surnommé « Kiki le pétrolier ». Denis Christel Sassou-Nguesso ne se contente pas du statut de « fils de » Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis trente-deux ans et réélu le 20 mars à l’issue d’un scrutin contesté. Il est député d’Oyo, le fief familial au nord du pays, membre du bureau politique du Parti congolais du travail (au pouvoir), directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), administrateur général de la raffinerie nationale, Coraf.

Homme politique et homme d’affaires soupçonné de corruption, Denis Christel Sassou-Nguesso apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 1990. Selon les documents consultés par Le Monde, il a mandaté la firme panaméenne pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd.
Puis, en 2002, son nom réapparaît à côté de celui du négociant de pétrole Jean-Philippe Amvame Ndong, à la tête de l’entreprise genevoise Philia SA, sur un document à en-tête d’une société de conseil suisse, JC Consulting Co Sarl, adressé le 12 décembre 2002 à Mossack Fonseca. Il s’agit alors denommer Denis Christel Sassou-Nguesso fondé de pouvoir de Phoenix Best Finance Ltd. Contacté à Brazzaville par Le Monde, il nie en bloc : « Je ne connais ni Mossack Fonseca ni Phoenix, ni ces traders [de pétrole congolais]soi-disant proches de moi. »

Les « Panama papers » en trois points

  • Le Monde et 106 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.

  • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.

  • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes, de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.



Plus d’informations ces prochains jours sur Le Monde Afrique sur les pratiques offshore des proches de Denis Sassou-Nguesso et les structures apparemment constituées pour orchestrer le détournement massif des revenus pétroliers du Congo.


"Les Africains du Panama (2) : des ministres en Algérie et en Angola clients de Mossack Fonseca
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/04/les-africains-du-panama-2-ces-ministres-en-algerie-et-en-angola-clients-de-mossack-fonseca_4895210_3212.html
Le régime algérien et les paradis fiscaux ont pour point commun une certaine opacité qu’ils entretiennent pour préserver leurs systèmes. A Alger, l’évasion fiscale est un sujet tabou, réservé à une certaine élite. Il est théoriquement interdit de posséder des avoirs monétaires à l’étranger accumulés grâce à une activité en Algérie.

Toutefois, selon des documents consultés par Le Monde, le ministre de l’industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb, a détenu une société établie au Panama, Royal Arrival Corp. Elle a été créée en avril 2015 à travers les services de la société de domiciliation d’entreprises offshore Mossack Fonseca.

La société offshore du ministre de l’industrie de l’Algérie

Dans un courriel adressé le 6 avril 2015 au bureau luxembourgeois de Mossack Fonseca, le Français Guy Feite, fondé de pouvoir de Royal Arrival Corp, confirmait que le bénéficiaire effectif de la société était bien le ministre en fonctions depuis avril 2014, et tentait de rassurer quant à cette« personnalité politiquement exposée ». Car selon les recherches effectuées par Mossack Fonseca, M. Bouchouareb apparaît dans l’affaire Rafik Khalifa, du nom de ce pharmacien algérien improvisé banquier et homme d’affaires à la fin des années 1990, condamné en 2014 à cinq ans de réclusion en Francepuis à dix-huit ans de prison par le tribunal criminel de Blida (ouest d’Alger) pour association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux.

Les « Panama papers » en trois points(...)"

M. Feite, agent de change qui avait été mis en examen dans les années 1980 à Metz, puis incarcéré pour une vaste escroquerie de petits porteurs, explique dans ce courriel du 6 avril 2015 : « M. Bouchouareb s’est constitué un patrimoine en étant industriel et il n’a pas besoin de la politique pour vivre. »Puis il précise la raison d’être de Royal Arrival Corp : la gestion « d’un portefeuille de valeurs immobilières détenu actuellement à titre personnel (…). Ce portefeuille d’un montant de 700 000 euros est cantonné depuis ses prises de fonctions politiques et a été transféré de la BIL [Banque internationale à Luxembourg] vers NBAD Genève [National Bank of Abu Dhabi, dont la filiale suisse, sise à Genève, est spécialisée dans la gestion de fortune et le financement du négoce] ».

Selon les fichiers consultés par Le Monde, le ministre est passé par une société établie au Luxembourg, Compagnie d’étude et de conseil (CEC), pourgérer Royal Arrival Corp, qui a détenu un compte à la NBAD Private Bank (Suisse) SA. Dans plusieurs courriels, la CEC se montre plus précise sur les ambitions de Royal Arrival Corp : représentation commerciale, négociation et obtention de contrats, travaux publics, transport ferroviaire et maritime enTurquie, Grande-Bretagne et Algérie.
« Cela a été fait en toute transparence, se défend la CEC, contactée par le Consortium international des journalistes d’investigation (InternationalConsortium of Investigative Journalists, ICIJ) dont Le Monde est partenaire.Nous avons décidé, avec son accord, de suspendre toute utilisation de la société, et l’ouverture du compte bancaire à la NBAD de Genève n’a jamais été finalisée. M. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société le temps de son mandat. »


Du pétrole à la finance offshore

En Algérie, la fuite des capitaux entre 2004 et 2014 est estimée à 16 milliards de dollars (14 milliards d’euros) par une commission ad hoc. Soit, en moyenne, 1,6 milliard de dollars chaque année qui s’évaporent dans des circuits offshore. Ce qui n’est pas sans préoccuper les autorités, d’autant que la situation économique du pays subit la baisse des cours du pétrole qui génère plus de 95 % des revenus extérieurs. Il en va de même en Angola, deuxième producteur de pétrole du continent, où les pétrodollars assurent 75 % des recettes de l’Etat.
José Maria Botelho de Vasconcelos en sait quelque chose. Dans son bureau en plein cœur de Luanda, la capitale de l’Angola, le ministre du pétrole a pu assister à la métamorphose de la ville, aujourd’hui l’une des plus chères du monde. Cet ingénieur, qui a longtemps été cadre de Sonangol, la société pétrolière nationale, a achevé son premier mandat de ministre du pétrole en 2002, année de la fin de la longue guerre civile qui a duré vingt-cinq ans.

Selon les documents consultés par Le Monde, il apparaît comme fondé de pouvoir d’une société au capital de 1 million de dollars, Medea Investments Limited. Cette société est d’abord domiciliée à Niue, minuscule île-Etat du Pacifique, par Mossack Fonseca en septembre 2001, puis transférée aux îles Samoa cinq ans plus tard. La société est détenue par des actions au porteur, ce qui permet de rendre anonymes ses véritables détenteurs et d’opacifier ses structures financières. Medea Investments Limited est clôturée en février 2009. A cette date, José Maria Botelho de Vasconcelos est à nouveau ministre du pétrole. Contacté à plusieurs reprises, il n’a pas souhaité s’exprimer.

Nigeria, le gouverneur corrompu d’un Etat

Au Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, un homme pourraitincarner les déviances et actes de corruption aujourd’hui combattus par le chef de l’Etat Muhammadu Buhari : James Ibori. Ancien caissier d’une boutique à Londres, où il a été condamné pour de petits larcins dans les années 1980, il est devenu gouverneur de l’Etat pétrolier du delta du Niger (1999-2007), dans le sud du pays. Alors que son salaire mensuel avoisinait officiellement 5 500 dollars, il possédait à l’époque six propriétés rien qu’au Royaume-Uni, ainsi qu’une collection de voitures de luxe.
Arrêté à Dubaï en 2010 puis extradé vers la Grande-Bretagne, James Ibori a été condamné en avril 2012 à treize ans de prison par la cour de justice de Londres. Il avait plaidé coupable et reconnu avoir détourné plus de 75 millions de dollars des caisses de l’Etat nigérian, blanchis à travers de complexes circuits financiers offshore. Un montant bas, selon le juge britannique, pour qui la somme détournée pourrait dépasser 250 millions de dollars.

Que sait-on de la source des « Panama papers » ?
Le « leak » qui a mis au jour le scandale des « Panama papers » a permis la fuite de millions de documents et données de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Elle provient d’une source qui a remis gracieusement au Süddeutzsche Zeitung les fichiers de la firme spécialisée dans le montage de sociétés offshore. Pour le protéger, l’identité du lanceur d’alerte n’a pas été divulguée aux médias partenaires du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) qui ont travaillé sur l’enquête.
L’authenticité des fichiers a toutefois pu être vérifiée à deux reprises, par laSüddeutzsche Zeitung et par Le Monde. Plusieurs fractions de ce « leak », parcellaires et plus anciennes, avaient été vendues aux autorités fiscales allemandes, américaines et britanniques au cours des dernières années, une procédure qui est devenue relativement habituelle, notamment en Allemagne. La France fait ainsi partie des pays qui se sont vus proposer l’achat d’une partie des « Panama papers ». Outre-Rhin, les investigations sur la base de ces documents ont donné lieu à une série de perquisitions en février 2015 contre des banques allemandes soupçonnées de complicités de blanchiment et de fraude fiscale. La Commerzbank, deuxième établissement bancaire d’Allemagne, a accepté en octobre 2015 de payer 17 millions d’euros d’amende pour avoir aidé certains de ses clients à frauder le fisc avec l’aide de sociétés enregistrées par Mossack Fonseca.

L’argent siphonné était ensuite dissimulé à travers des sociétés immatriculées aux îles Vierges britanniques, à Maurice et en Polynésie. Plusieurs de ces véhicules financiers ont été créés par l’intermédiaire de la firme panaméenne Mossack Fonseca, selon les documents consultés par Le Monde. Il en va ainsi de Julex Foundation, enregistrée au Panama, et détentrice de Stanhope Investments domiciliée à Niue en 2003. Le gouverneur et sa familleapparaissaient parmi les bénéficiaires de Julex Foundation. Selon la justice britannique, M. Ibori a ouvert un compte en Suisse au nom de Stanhope Investments qui aurait servi à l’achat d’un jet privé pour un montant de 20 millions de dollars. Son nom est également associé à d’autres sociétés enregistrées par Mossack Fonseca, selon la base de données consultée parLe Monde, sans toutefois laisser apparaître les détails sur son rôle et les transactions.



La sœur jumelle de Joseph Kabila

A Kinshasa, on lui prête des pouvoirs qui vont au-delà de ses prérogatives. Officiellement, Jaynet Désirée Kabila Kyungu, 44 ans, est une femme d’affaires à la tête du groupe de médias Digital Congo, une héritière qui dirige la fondation dédiée à feu son père, l’ancien président Laurent Désiré Kabila (mai 1997-janvier 2001). Et, depuis 2011, elle est aussi députée du Katanga, la riche province minière découpée en quatre à la suite de la réorganisation territoriale entrée en vigueur le 30 juin 2015. Elle serait également une conseillère de l’ombre, très écoutée par son frère jumeau, le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Et une cliente de la firme panaméenne Mossack Fonseca, selon des documents consultés par Le Monde.
C’est ainsi que Jaynet Désirée Kabila Kyungu a été codirectrice de Keratsu Holding Limited, avec l’homme d’affaires congolais Feruzi Kalume Nyembwe, ancien conseiller de Laurent Désiré Kabila. Cette société a été enregistrée par Mossack Fonseca à Niue le 19 juin 2001, soit quatre mois après l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila par l’un de ses gardes du corps le 16 janvier 2001. Etablie dans un petit Etat insulaire du Pacifique inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE, Keratsu Holding Limited a détenu 19,6 % des parts du consortium Congolese Wireless Network (CWN), qui a contrôlé 49 % des parts de l’opérateur téléphonique Vodacom Congo. Feruzi Kalume Nyembwe est également cogérant de CWN.

Cet homme d’affaires tenta de réactiver cette société en juillet 2010 selon une déclaration écrite sous serment adressée aux autorités judiciaires de Niue qui lui reprochent des impayés depuis quatre ans. « J’ai maintenant besoin que Keratsu Holding Limited soit restaurée et réinscrite avant que les actifs de la société puissent être réalisés », écrit-il. A cette date, son conseil se tourne vers Mossack Fonseca pour insister : « [Feruzi Kalume Nyembwe] a besoin depercevoir les dividendes (…) et de signer un contrat avec la société sud-africaine Dikopane pour le développement de nouvelles technologies. » Car l’homme d’affaires congolais est alors en guerre ouverte avec un autre partenaire au sein de CWN au sujet de Vodacom Congo et de sa dissolution. Depuis 2013, il signe les documents de Keratsu Holding Limited pour Jaynet Désirée Kabila Kyungu. Contactée à plusieurs reprises, cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer.

Un général rwandais

Plus à l’est, au Rwanda, Emmanuel Ndahiro, l’ex-conseiller à la sécurité du président Paul Kagamé et patron des services de renseignement de 2004 à 2011, figure lui aussi dans les fichiers de Mossack Fonseca. Celui que le chef de l’Etat a nommé général en 2015 a été directeur d’une société offshore, Debden Investments Limited, enregistrée aux îles Vierges britanniques en septembre 1998. Selon les « Panama papers », le propriétaire de cette société est l’ancien militaire devenu homme d’affaires Hatari Sekoko, désormais à la tête de plusieurs biens immobiliers et d’hôtels tels que le Marriott à Kigali. La société Debden Investments Limited a été désactivée en 2010. Contactée à plusieurs reprises, Emmanuel Ndahiro n’a pas souhaité s’exprimer.

Un proche de Laurent Gbagbo

Autre ancien conseiller de chef d’Etat, Jean-Claude N’Da Ametchi est un banquier ivoirien qui a été sanctionné par l’Union européenne en 2011 pour avoir « contribué au financement de l’administration illégitime de M. Laurent Gbagbo ». A cette date, Laurent Gbagbo – dont le procès s’est ouvert au début d’année à la Cour pénale internationale – conteste l’élection présidentielle de 2010, la Côte d’Ivoire est en guerre et lui nationalise deux établissements bancaires, dont la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de la Côte d’Ivoire (Bicici). Il en confie la direction à M. N’Da Ametchi – un proche de l’ancienne première dame, Simone Gbagbo – également directeur général de Versus Bank.
Lire aussi : « Panama papers » : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux
Le banquier et conseiller de Laurent Gbagbo apparaît dès 2006 dans les fichiers de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Et ce à travers une société offshore, Cadley House Ltd, enregistrée aux Seychelles dont les actions sont au porteur, ce qui permet de dissimuler l’identité des détenteurs. Toutefois, dans des courriels consultés par Le Monde, M. N’da Ametchi apparaît bien comme le bénéficiaire effectif de cette société qui possède aussi un compte en banque à Monaco.

Dans un courriel envoyé en 2011 au bureau genevois de Mossack Fonseca, M. N’da Ametchi évoque la vente d’actifs et un transfert de 5 000 dollars de même que la gestion financière de sa société confiée à la banque genevoise Pasche. Puis, en septembre 2012, il a agi comme unique directeur de la société pour demander le transfert de la comptabilité de Cadley House Ltd à Abidjan. Ni les établissements bancaires ni Mossack Fonseca n’ont fait état de la sanction européenne qui vise M. N’Da Ametchi qui sera levée au début de 2012. La société semble toujours active en 2015, selon les documents consultés par Le Monde. Contacté, M. N’Da Ametchi n’a pas souhaité réagir. Il est aujourd’hui conseiller de l’ancien premier ministre, Charles Konan Banny, candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2015."


"Fraude fiscale - Panama Papers : l'Afrique n'y échappe pas
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/panama-papers-l-afrique-n-y-echappe-pas-04-04-2016-2029808_2365.php
Des politiques mais aussi des hommes d'affaires africains sont cités dans le scandale du Panama Papers, l'enquête sur l'univers opaque de la finance offshore qui vient d'être publiée.

"Tout est parti d'une masse de documents (mails, notes, tableaux, fax) livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, début 2015 alors que sa rédaction enquêtait sur des accusations de fraude fiscale visant la deuxième plus grosse banque du pays, la CommerzBank", explique le site du Monde. Et c'est ce dimanche 3 avril que les journaux associés à cette enquête ont commencé à publier les premiers éléments contenus dans les documents remis.
Le dossier comporte 11,5 millions documents, 2,6 téraoctets de données provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de sociétés offshore. L'enquête a été réalisée par 370 journalistes de 107 rédactions dans 76 pays et a été coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation (CIJI). Selon le site de BBC Afrique, il s'agit de "la fuite la plus massive de l'histoire du journalisme, dix fois plus importante que le dossier Offshore Leaks révélé en 2013". 

Un chef d'État et des proches de cercles du pouvoir cités

Outre des milliers anonymes, de nombreux chefs d'État, des milliardaires, des grands noms du sport (Messi, Platini), des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. L'Afrique n'est pas épargnée. Dans la liste, selon Le Monde, il y a Alaa Moubarak, le fils de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, également le fils aîné de l'ancien président ghanéen John Kufuor, John Addo Kufuor. Le banquier Jean-Claude N'da Ametchi, un proche de l'ancien président Laurent Gbagbo, apparaît également dans les fichiers rendus publics. Il y a lieu de préciser que seul l'ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. Parallèlement, on retrouve aussi des proches de dirigeants, comme Clive Khulubuse Zuma, neveu de Jacob Zuma, le président sud-africain actuellement face à une procédure de destitution, Mamadie Touré, veuve de l'ex-chef d'État guinéen Lansana Conté, et le secrétaire particulier du roi du Maroc, Mounir El Majidi. Sur un autre volet, une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités. Notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur jumelle du président congolais Joseph Kabila, Abdelslam Bouchouareb, ministre algérien de l'Industrie et des Mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais, ou encore Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville. En cette année électorale, la République démocratique du Congo est un pays à suivre dans ce dossier.

Des hommes d'affaires aussi

Au Sénégal, selon le site Ouestafnews, il y a le cas de Pape Mamadou Pouye dont il faut rappeler qu'arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d'enrichissement illégal. Précision de taille donnée par ledit site. "De grands hommes d'affaires sénégalais ont créé des sociétés offshore grâce à la firme Mossack Fonseca,  sans qu'on puisse établir un lien entre ces sociétés et une quelconque activité illégale". "Les documents de Mossack Fonseca citent aussi l'architecte Pierre Goudiaby Atepa et l'entrepreneur  Aliou Sow de la Compagnie sahélienne d'entreprises (CSE)", poursuit le site Ouestafnews. Et d'expliquer que "des recherches supplémentaires montrent la présence de Atepa engineering Corp dans l'annuaire des entreprises établies au Panama où le code des entreprises lui attribue le numéro 548105". "Entre 2005 et 2012, c'est plus d'une centaine de courriers qui ont été échangés entre Mossack Fonseca et les représentants de Atepa Engineering", précise-t-il. Le site indique avoir "tenté de recueillir la réaction de M. Goudiaby" par courrier daté du 13 mars 2016. En vain.  

"Dans les archives de MF", indique Ouestafnews, "figurent aussi une transaction effectuée en août 1998 par la Compagnie sahélienne d'entreprises, une des plus grandes entreprises privées de travaux publics en Afrique de l'Ouest, via une entreprise dénommée, Diassar Investment limited par un virement de 5 424 000 (francs français à l'époque) à l'ordre de la Nouvelle Menuiserie provençale. Selon Ouestaf, il s'agit d'une PME ayant pignon sur rue dans la zone industrielle de la Sodida à Dakar". 

Voilà qui illustre que cette affaire du Panama Papers n'en est qu'au début de son ruissellement. Ce que confirme Manon Aubry, porte-parole de l'ONG Oxfam, interrogé par RFI : "Personne n'y échappe, c'est un grand réseau qui est révélé qui va bien au-delà de la simple entreprise mise en cause... "."


"Panama Papers : ces autres pontes sénégalais titulaires de sociétés offshore (Exclusif – Encadré)
° http://www.ouestaf.com/Panama-Papers-ces-autres-pontes-senegalais-titulaires-de-societes-offshore-Exclusif-Encadre_a5989.html
Outre Mamadou Pouye (voir article précédent), d’autres grands hommes d’affaires sénégalais ont créé des sociétés offshore grâce a la firme Mossack Fonseca,  sans qu’on puisse établir un lien entre ces sociétés et une quelconque activité illégale.Les documents de MF citent aussi l’architecte Pierre Goudiaby Atepa et l’entrepreneur  Aliou Sow de la Compagnie Sahélienne d’Entreprises (CSE).  

Atepa Holding, Atepa engineering… 

L’architecte sénégalais, Pierre Atepa Goudiaby (conseiller spécial de l’ex- président Abdoulaye Wade) est l’une des personnes qu’on retrouve citées dans les documents. Via le cabinet juridique suisse Fidinam SA (intermédiaire que l’on nomme client dans le jargon de MF), Mossack Fonseca a ouvert une société offshore dénommée, Atepa Engineering Corp, en 2006, soit la même année que l’ouverture de ses bureaux sur les Champs Elysées à Paris. 
Atepa engineering est divisé en deux parts égales, une copropriété entre M. Goudiaby, et sa femme Yvette Sissoko, selon les documents classés confidentiels de MF consultés par Ouestafnews. Entre 2005 et 2012, c’est plus d’une centaine de courriers qui ont été échangés entre MF et les représentants de Atepa Engineering. 
Des recherches supplémentaires montrent  aussi la présence de Atepa engineering Corp dans l’annuaire des entreprises établies au Panama où le code des entreprises lui attribue le numéro 548105. 

Avant la création de Atepa Engineering, M.Goudiaby a été parmi les actionnaires de Atepa Holding Ltd, une société logée dans les Iles Vierges britanniques, qui était active de 1998 à 2009. Nous avons tenté en vain de recueillir la réaction de M. Goudiaby à qui nous avons adressé un courrier daté du 13 mars 2016. 
Dans certaines correspondances (essentiellement des courriels), on peut même constater que c’est un intermédiaire travaillant à la HSBC qui agissait au nom du propriétaire de l’entreprise. On se souvient que cette banque HSBC avait déjà fait l’objet d’accusations, dans le cadre d’une autre investigation journalistique à laquelle Ouestaf news avait pris partie,  il y a un an sur son rôle dans l’évasion fiscale à l’échelle mondiale. 

La CSE et Diassar Investment 

Dans les archives de MF figurent aussi une transaction effectuée en août 1998 par la Compagnie Sahélienne de d’entreprises, une des plus grandes entreprises privées de travaux publics en Afrique de l’ouest. 
Via une entreprise dénommée,  Diassar Investment limited , la CSE, a effectué un virement de 5.424.000  (Francs Français à l’époque) à l’ordre de la Nouvelle Menuiserie Provençale, une PME, qui d’après nos recherches avait pignon sur rue dans la zone industrielle de la Sodida à Dakar. 

L’argent qui a circulé entre deux entités établies dans le même pays, est issu d’un compte de la CSE, logé à la banque Crédit Commercial de France (devenue, aujourd’hui HSBC France). 
Dans les fichiers de MF, un compte rendu de réunion, mentionne noir sur blanc, le propriétaire de la Cse comme directeur de Diassar Investment, domicilié aux îles Vierges Britanniques avec comme client (intermédiaire), le Crédit Commercial. Des experts contactés par Ouestafnews nous ont précisé que la transaction peut être parfaitement être légale. 

Jointe par notre rédaction, la CSE par l’intermédiaire de son secrétaire général, Birane  Wane, a refusé toute réponse, préférant menacer Ouestafnews de poursuites judiciaires. Dans son courrier, qui ne répond pas de manière précise à nos questions, M. Wane qualifie de « radicalement fausses» les faits relatés dans les documents de MF. 
 « Les faits sur lesquels porte votre interpellation remontent à plus de vingt ans (…) rien ne nous oblige à vous répondre »,  affirme le secrétaire général de la CSE qui a refusé de répondre à deux questions toutes simples, notamment sur la légalité ou non de la transaction mentionné plus haut et l’appartenance de Diassar Investment au patron de la CSE. "

Panama papers, sur la piste des fonds de Karim Wade?

° http://www.rfi.fr/economie/20160403-panama-papers-revelations-evasion-fiscale-mossack-fonseca-platini-messi-poutine
° https://www.les-crises.fr/panama-papers-le-plus-gros-scandale-devasion-fiscale-de-lhistoire/
° http://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/panama-papers-la-lutte-illusoire-contre-la-finance-de-l-ombre
° http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/467197/panama-papers



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 5/4/2016, 4:10 am

"« Panama papers » : manifestation monstre en Islande contre le premier ministre"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/manifestations-monstres-en-islande-contre-le-premier-ministre_4895647_4890278.html

"« Panama papers » : 140 personnalités internationales ont utilisé les sociétés offshore"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/panama-papers-ces-12-dirigeants-mondiaux-qui-ont-utilise-des-societes-offshore_4894962_4890278.html

"Chefs d'Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers »  sur le système offshore mondial"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-sur-le-systeme-offshore-mondial_4894816_4890278.html

"Editorial. « Panama papers » : le tournis, le vertige et la nausée"
° http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/04/le-tournis-le-vertige-et-la-nausee_4895155_3232.html

"« Panama papers », le récap, épisode 2 : chefs d'Etat, Mossack Fonseca et un jeu"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/panama-papers-le-recap-episode-2-chefs-d-etat-fifa-et-messi_4895604_4890278.html

"Panama Papers : qui sont les Français mis en cause ?"
° http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160404.OBS7765/panama-papers-qui-sont-les-francais-mis-en-cause.html

"« Panama papers » : comment les chefs d'Etat mis en cause ont réagi (ou pas)"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/panama-papers-comment-les-chefs-d-etat-mis-en-cause-ont-reagi-ou-pas_4895628_4890278.html

"« Panama papers » : Stairway to tax heaven, le jeu"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/visuel/2016/04/04/panama-papers-stairway-to-tax-heaven-le-jeu_4895419_4890278.html

"« Panama Papers »: “Cash Investigation” 1, Platini 0"
° http://www.telerama.fr/medias/panama-papers-cash-investigation-1-platini-0,140503.php

"« Panama Papers »: le FN également mouillé ?'
° http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160404.OBS7827/panama-papers-le-fn-egalement-mouille.html

"Le contrat entre Nico Rosberg et Mercedes est cité dans le scandale des «Panama Papers» "
° http://www.lequipe.fr/Formule-1/Actualites/Le-contrat-entre-nico-rosberg-et-mercedes-est-cite-dans-le-scandale-des-panama-papers/649624

"Panama Papers » : en Algérie, l'argent du pétrole passe par l'offshore "
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/04/panama-papers-en-algerie-l-argent-du-petrole-passe-par-l-offshore_4895493_3212.html

"Tunisie, Algérie, Maroc, Égypte : L’Afrique du Nord au cœur de la tourmente Panama Papers"
° http://africanmanager.com/18_tunisie-algerie-maroc-egypte-lafrique-du-nord-au-coeur-de-la-tourmente-panama-papers/

° http://www.lemonde.fr/panama-papers/video/2016/04/04/les-panama-papers-touchent-la-france-ce-qui-vous-attend-mardi_4895623_4890278.html
° http://www.lefigaro.fr/international/2016/04/03/01003-20160403ARTFIG00197-une-fuite-massive-de-documents-revele-les-avoirs-de-personnalites-dans-des-paradis-fiscaux.php


"Panama papers : ces familles qui ruinent l’Afrique"
° http://www.lanouvelletribune.info/international/annonces/28391-panama-papers-ces-familles-qui-ruinent-l-afrique

"PANAMA PAPERS : Paradis fiscaux, enfer des peuples africains "
° http://lepays.bf/panama-papers-paradis-fiscaux-enfer-peuples-africains/

"PANAMA PAPERS : L’Afrique impliquée par les seconds couteaux"
° http://www.ledjely.com/2016/04/05/panama-papers-lafrique-impliquee-par-les-seconds-couteaux/

"BIENS MAL ACQUIS – LES AFRICAINS DU « PANAMA PAPERS », LA PLUS GROSSE REVELATION D’EVASION FISCALE ET DE DETOURNEMENT DE DENIERS DU SIECLE"
° http://www.dakaractu.com/BIENS-MAL-ACQUIS-LES-AFRICAINS-DU-PANAMA-PAPERS--LA-PLUS-GROSSE-REVELATION-D-EVASION-FISCALE-ET-DE-DETOURNEMENT-DE_a108781.html

° http://www.france24.com/fr/20160404-panama-papers-tour-monde-personnalites-politiques-visees-cahuzac-islande-arabie-saoudite
° http://ouaga24.com/scandale-panama-papers-voici-africains-impliques/

"Panama Papers: mais où sont les Américains?"
° https://fr.sputniknews.com/international/201604041023923970-panama-fuite-etats-unis/

° http://www.francetvinfo.fr/economie/fraude/panama-papers/?gclid=CN_exorT-MsCFQccGwodazAO9w
° http://www.franceinter.fr/depeche-evasion-fiscale-des-personnalites-eclaboussees-par-panama-papers
° http://www.franceinter.fr/sites/default/files/2015/11/03/1182471/fichiers/rapport-50nuances-evasion-fiscale.pdf
° http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/panama-papers-politiques-sportifs-patrons-dissimulaient-leur-patrimoine-dans-des-paradis-fiscaux-1114606


Compatriotiquement !


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Dernière édition par ndonzwau le 6/4/2016, 2:29 am, édité 2 fois

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  King David le 5/4/2016, 6:33 am



Le passeport biométrique congolais n'est qu'une arnaque pour enrichir les proches de Kabila. Pourquoi obliger les congolais à faire "la capture" au ministère des AE alors qu'une photo tirée chez Photo Guy ferait bien l'affaire. Quel lien y a-t-il entre la capture des AE et le passeport biométrique?
Peuple congolais, réveillez-vous. N'acceptez plus l'inacceptable

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  Arafat le 5/4/2016, 11:10 am

King David a écrit:

Le passeport biométrique congolais n'est qu'une arnaque pour enrichir les proches de Kabila. Pourquoi obliger les congolais à faire "la capture" au ministère des AE alors qu'une photo tirée chez Photo Guy ferait bien l'affaire. Quel lien y a-t-il entre la capture des AE et le passeport biométrique?
Peuple congolais, réveillez-vous. N'acceptez plus l'inacceptable
Je suppose que le studio Photo Guy est aussi equipé pour réaliser ce genre de capture.

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 5/4/2016, 7:00 pm

Silence radio ou presque !!!
Alors que les comptes et sociétés offshore de « Panama papers » crèvent l'écran de la presse occidentale rien n'en transparaît dans les journaux congolais ou à peine !
A ma connaissance seuls deux articles de "Le Phare" et de "La Tempête des Tropiques" (catalogués bien sûr proches de l'opposition) en font mention !

On en croirait que l'Afrique et le Congo n'y seraient concernés et pourtant des noms des Africains, hommes politiques ou opérateurs économiques, ont été abondamment cités ! L'un d'entre eux n'est autre que celui d'une députée nationale Congolaise, membre combien influent de l'establishment parce que sœur jumelle de notre Guide éclairé, le raïs "JK" dans une démocrature où la fratrie illustre a privatisé le pouvoir politique aussi bien qu'économique !
On comprend alors ce silence, une prudence de Sioux pour éviter les foudres de l'autocratie mais vu l'immense impact mondial et l'implication inévitable de plus d'un responsable Congolais, d'ailleurs de la majorité actuelle ou mobutiste d'hier mais aussi de l'opposition d'aujourd'hui, que provoquent et vont continuer à provoquer ces révélations inédites, je ne doute guère que de gré ou de force les Congolais seront aussi obligés d'en parler plus clairement !

Bref, pour un "tsunami de boue", selon une presse internationale, "prouvant l'existence d'un monde opaque parallèle où les puissants des pays riches plus organisés navigueraient en toute impunité", on comprend mal que dans nos sociétés désorganisées en Afrique des rusés prédateurs n'en profitent davantage, pas de doute là dessus; mais cette situation ne restera sans doute pas toujours ce qu'elle est : tôt ou tard des structures représentant mieux le peuple désabusé ne prendront la parole et agiront !
Attendons la suite !


"Panama papers : Tout finit toujours par se savoir
° http://www.lephareonline.net/panama-papers-finit-toujours-se-savoir/



Des gouvernants de nombreux Etats de notre planète et spécialement ceux d’Afrique n’ont toujours pas tiré les leçons des limites des secrets bancaires. Pourtant, l’histoire immédiate et lointaine est truffée de cas malheureux de pilleurs de leurs pays, dont les comptes ont fini par être connus du grand public après la percée du mythe du secret bancaire, à la suite d’actions judiciaires, mais aussi des pressions politiques et diplomatiques sur les banquiers. D’où, les faux secrets entretenus autour des avoirs illicites de Hailé Sélassié d’Ethiopie, Mobutu de l’ex-Zaïre, Mouamar Kadhafi d’Egypte, Hissène Habré du Tchad, Ben Ali de Tunisie, Moubarak d’Egypte, Compaoré du Burkina Faso…pour ne citer que cet échantillon, se trouvent aujourd’hui sur la place publique.

En dépit de ces mauvais exemples de gestion de la chose publique, l’Afrique est loin de sortir du cercle vicieux des dirigeants qui arrivent au pouvoir les poches vides et qui le quittent, de gré ou de force, les poches pleines. Certains, après avoir détruit économiquement leurs pays pendant des décennies et affamé leurs compatriotes, sont désagréablement surpris de ne savoir où aller se cacher pour jouir de l’exil doré dont ils rêvaient tant durant leurs années de gloire.
Ils finissent par se rendre compte, sur le tard, que les fortunes amassées au détriment des millions de leurs frères et sœurs deviennent inaccessibles dès la perte de leurs immunités et puissance. Comme si les tristes épisodes d’anciens hommes forts morts loin des paradis fiscaux ou en exil dans des conditions proches de la précarité ne suffisent pas, le scandale dit de « Panama papers » est là, grandeur nature. Bien qu’aujourd’hui, les noms de dirigeants africains ou des membres de leur entourage impliqués dans l’évasion des capitaux ne sortent qu’au compte- goutte, cela suffit pour décrier la culture de l’enrichissement personnel et illicite, au détriment de la
multitude.

Quand est-ce que ceux qui dirigent l’Afrique comprendront-ils que l’exercice des fonctions publiques devrait l’être au profit du bien de leurs congénères ? Quand penseront-ils bonheur collectif et travailleront-ils pour l’atteinte de pareil objectif ? Jusques à quand les peuples d’Afrique vont-ils continuer à vivre le spectre de la misère, de la famine, de l’espérance de vie précaire, des maladies, de l’analphabétisme… à cause du refus de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir de partager équitablement le patrimoine commun ? Si le scandale de « Panama papers » peut amener certains à méditer sur leur manière de gérer les richesses de la communauté, ce serait déjà un pas dans la voie du changement des mentalités."


"[...]Panama Papers

La Tempête des Tropiques ]titre «’ Panama Papers’  : Jaynet Kabila citée dans le scandale financier».Explication : 
 
« Depuis dimanche 3 avril et durant toute la semaine, un consortium de journalistes internationaux dévoile les résultats de neuf mois d’enquête sur les ” Panama Papers “. Il s’agit de plus de 11 millions de documents émanant de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Entre 1977 et 2015, ce sont plus de 214 000 entités offshore qui ont été créées ou administrées par la seule Mossack Fonseca, dans 21 paradis fiscaux différents et pour dés clients de plus de 200 pays. Certains responsables africains figurent parmi ces derniers. Selon l’enquête du consortium, de nombreux clients de Mossack Fonseca sont loin d’être des anonymes : célébrités, sportifs, hommes d’affaires mais aussi 140 responsables politiques issus de 50 pays. Mais contrairement à l’Europe et au Moyen-Orient, en Afrique, aucun chef d’Etat en exercice n’apparait personnellement comme détenteur d’une société offshore.  
Seul l’ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. En revanche, on retrouve six proches de dirigeants, comme le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, la veuve de l’ex-chef d’Etat guinéen Lansana Conté et le secrétaire particulier du roi du Maroc.  
Une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités, notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur du président congolais, le ministre algérien de l’Industrie et des mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais ou encore Bruno Jean- Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville. 

Les journalistes soulignent qu’il existe des utilisations légitimes des sociétés offshores, même si ce type d’entité est l’un des outils privilégiés pour l’évasion fiscale. Légitimes ou non, l’existence de ces sociétés et des fonds qui leurs sont associés risque de faire couler beaucoup d’encre, notamment en cette année électorale pour la République démocratique du Congo ou en Afrique du Sud, où le président Zuma fait actuellement face à une procédure de destitution
 ». 

(Le texte est celui que toutes les agences de presse diffusent depuis dimanche, y compris la mention essentielle que l’existence d’une société off-shore, en soi, n’a rien de délictueux, même si c’est fréquemment un instrument de fraude fiscale. Ce n’est pas parce que l’on possède un revolver qu’on est, ipso facto, un assassin. La situation de la RDC apparaît simplement semblable à celle de la plupart des pays d’Afrique : les Chefs d’Etat ne sont pas directement en cause, tout au plus leur parentèle ou de proches collaborateurs. Pour une fois que la situation du Congo n’est pas pire que celle des autres… c’est presque une bonne nouvelle ! NdlR)[...]"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204180&Actualiteit=selected


"Les Africains du Panama (3) : ces barons des affaires qui prospèrent offshore
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/05/les-africains-du-panama-3-ces-barons-des-affaires-qui-prosperent-offshore_4895822_3212.html



C’est un immeuble banal sur la Calle 54, dans le quartier financier de Panama City. Au premier étage se trouve le siège d’une des plus grandes sociétés mondiales de domiciliation d’entreprises offshore : Mossack Fonseca. Depuis des décennies, les secrets les mieux gardés de la finance y sont dissimulés. En toute discrétion, la firme panaméenne a enregistré des centaines de milliers de sociétés dans des paradis fiscaux tels que les îles Vierges britanniques, Nioué, les Seychelles, les Emirats arabes unis, ou à domicile au Panama.

Le Monde a eu accès à plus de 11 millions de fichiers internes de Mossack Fonseca, obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung et partagés au réseau du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). On retrouve dans les « Panama papers » certains de ces hommes et femmes d’affaires qui opèrent en Afrique à travers des complexes circuits financiers offshore.


Les « Panama papers » en trois points

  • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.

  • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.

  • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.



La femme de l’ancien président guinéen

Mamadie Touré n’est pas vraiment une consultante et encore moins une spécialiste du secteur minier en Guinée. En 2006, la quatrième épouse du président-général guinéen Lansana Conté, arrivé au pouvoir par la force vingt-deux ans plus tôt, figure pourtant dans les « Panama papers ». Cette même année, elle devient en effet fondée de pouvoir de la société Matinda Partners and Co Ltd.
Ce véhicule financier de l’épouse du président est domicilié bien loin de Conakry : aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal opaque. Selon les documents internes de la firme panaméenne Mossack Fonseca consultés parLe Monde, c’est une société genevoise de gestion de fortune, Agefor SA, qui l’a enregistrée et a orchestré le montage financier complexe pour dissimuler le plus possible le nom de la première dame. Comment ? A travers d’autres véhicules financiers comme Beneficence Foundation, actionnaire de Matinda, dont le gérant n’est autre que Agefor SA.

En 2006 toujours, Mamadie Touré est approchée par le diamantaire Beny Steinmetz Group Ressources (BSGR), qui a ouvert une filiale à Conakry. Des représentants de l’homme d’affaires franco-israélien lui auraient demandé deconvaincre le président de lui céder les droits sur le plus grand gisement de fer inexploité au monde, Simandou, ce que le groupe Beny Steinmetz a toujours démenti catégoriquement. En 2008, année de la mort du chef de l’Etat, le groupe obtient toutefois les droits de la concession grâce à l’aide de Mamadie Touré qui signe plusieurs documents et contrats avec BSGR en tant que « femme d’affaires » à la tête de Matinda Partners and Co Ltd, une société fermée en 2010, selon les « Panama papers ». Elle aurait perçu, selon ses déclarations aux enquêteurs américains, plus de 5,3 millions de dollars. Contactée à plusieurs reprises, Mme Touré n’a pas souhaité s’exprimer. Beny Steinmetz sera par la suite accusé de corruption par les justices américaine etsuisse.

L’incontournable Beny Steinmetz

On croise également Beny Steinmetz directement dans les « Panama papers ». Le diamantaire franco-israélien, établi à Genève, est à la tête d’une fortune estimée entre 4 et 8 milliards de dollars (3,5 et 7 milliards d’euros) acquis grâce à des affaires réalisées en Afrique à travers des sociétés hébergées dans les paradis fiscaux. Le cœur de son empire est une fondation liechtensteinoise créée en 1980, Balda, dont Me Marc Bonnant, avocat à Genève, est administrateur et Beny Steinmetz un bénéficiaire et conseiller.
Dans les « Panama papers », M. Steinmetz apparaît comme ayant droit économique de la société Octea Ltd qui détient des parts dans une myriade d’autres entreprises domiciliées dans un port franc de Genève et dans d’autres trous noirs de la finance et du commerce. Détenue par BSGR, domiciliée à Guernesey, Octea Ltd, enregistrée aux îles Vierges britanniques par Mossack Fonseca, est l’unique actionnaire de Koidu Holdings SA, devenue Koidu Ltd en 2012.


Cette dernière société exploite des mines de diamants à l’est de la Sierra Leone et fournit principalement le joaillier américain Tiffany & Co. Selon le Réseau africain de centres de journalisme d’investigation (ANCIR), partenaire comme Le Monde pour l’enquête « Panama papers » du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), Octea a exporté entre 2012 et 2015 des diamants bruts pour un montant de 330 millions de dollars. Mais, selon l’ANCIR, la complexité des montages financiers offshore révélés par les documents internes de Mossack Fonseca permet une évaporation des revenus à travers les sociétés établies dans des paradis fiscaux. C’est ainsi que Koidu Holdings SA ne détenait, en 2007, que 5 401 dollars sur son compte HSBC.
Toutefois, la gestion agressive du groupe Steinmetz, principal investisseur privé étranger dans le pays, a provoqué des tensions avec les autorités locales sierra-léonaises qui ont pointé en 2015 de nombreux impayés et des abus, comme l’a confirmé au Wall Street Journal l’ancien chef exécutif de BSGR, Brett Richards, qui a démissionné avec perte et fracas. Contacté par l’ANCIR, le groupe Beny Steinmetz Group Ressources n’a pas souhaité réagir.

L’homme le plus riche d’Afrique

Celui dont la fortune est estimée en 2016 à 17 milliards de dollars par Forbesapparaît également dans les « Panama papers ». Aliko Dangote est l’un des actionnaires de la société pétrolière Ovlas Trading SA enregistrée en 2003 par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques et dirigée par son neveu,Sayyu Dantata. Selon un document consulté par Le Monde daté de 2009, les deux hommes sont actionnaires de cette société au capital d’un million de dollars. L’autre actionnaire est la société Oil & Gas Co Ltd domiciliée aux Seychelles et à Lagos, capitale économique du Nigeria. Aliko Dangote est connu pour avoir justement fait fortune dans les secteurs non pétroliers du ciment, du sucre et du blé.
En 2011, Ovlas SA change de nom pour devenir Petrowest SA et de juridiction pour s’établir aux Seychelles, selon les « Panama papers ». M. Dantata reste le principal actionnaire aux côtés de Patrice Alberti, un ancien banquier de BNP Paribas, qui a alors pour adresse Ovlas Services SA à Genève. Aliko Dangote a également été actionnaire de Petrowest. Cette société est une filiale du groupe MRS, dirigé par M. Dantata et M. Alberti, dont l’activité s’étend à toute l’Afrique de l’Ouest et au Cameroun. Contacté, M. Dantata s’est refusé à tout commentaire, estimant que rien ne l’empêchait de posséderdes sociétés immatriculées aux îles Vierges britanniques.

John Bredenkamp, un proche de Mugabe

On retrouve aussi dans les « Panama papers » l’homme d’affaires zimbabwéen John Bredenkamp, 75 ans, très proche du dictateur Robert Mugabe, 92 ans. Connu pour avoir contourné l’embargo qui s’appliquait à la Rhodésie d’autrefois, M. Bredenkamp a aussi été accusé d’avoir vendu des armes au début des années 2000 à la République démocratique du Congo, où il s’en ensuite vu octroyer des mines dans le Katanga par le président Laurent Désiré Kabila.
Son nom figure en 2008 sur la liste noire du département du Trésor américain qui pointe cet « insider du régime de Mugabe » bien connu pour ses activités de vente d’armes, de commerce du tabac, ses investissements douteux, sa présence dans les secteurs du pétrole, du tourisme et du diamant, ainsi que son financement d’« entités para-étatiques » au Zimbabwe. Parmi les 19 sociétés pointées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), chargé desanctionner les entreprises faisant commerce avec des pays placés sous embargo américain, quatre ont été enregistrés par Mossack Fonseca : Timpani Export Ltd, Ridgepoint Overseas Developments Ltd, Tremalt Ltd, Breco International.

Que sait-on de la source des « Panama papers » ?

Le « leak » qui a mis au jour le scandale des « Panama papers » a permis la fuite de millions de documents et données de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Elle provient d’une source qui a remis gracieusement au Süddeutsche Zeitung les fichiers de la firme spécialisée dans le montage de sociétés offshore. Pour le protéger, l’identité du lanceur d’alerte n’a pas été divulguée aux médias partenaires du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) qui ont travaillé sur l’enquête.

L’authenticité des fichiers a toutefois pu être vérifiée à deux reprises, par laSüddeutsche Zeitung et par Le Monde. Plusieurs fractions de ce « leak », parcellaires et plus anciennes, avaient été vendues aux autorités fiscales allemandes, américaines et britanniques au cours des dernières années, une procédure qui est devenue relativement habituelle, notamment en Allemagne. La France fait ainsi partie des pays qui se sont vus proposer l’achat d’une partie des « Panama papers ». Outre-Rhin, les investigations sur la base de ces documents ont donné lieu à une série de perquisitions en février 2015 contre des banques allemandes soupçonnées de complicités de blanchiment et de fraude fiscale. La Commerzbank, deuxième établissement bancaire d’Allemagne, a accepté en octobre 2015 de payer 17 millions d’euros d’amende pour avoir aidé certains de ses clients à frauder le fisc avec l’aide de sociétés enregistrées par Mossack Fonseca.

Au grand dam de Mossack Fonseca, la société Tremalt Ltd a été citée dans un rapport de l’ONU daté de 2002 qui révélait son activité minière illégale en République démocratique du Congo (RDC) pour financer le régime zimbabwéen. « Le général Sibusiso Busi Moyo conseillait Tremalt (…) qui représentait des intérêts financiers de l’armée du Zimbabwe qui négociait avec des sociétés minières d’Etat de RDC », précise le rapport. Selon les experts de l’ONU, cette société représentée par M. Bredenkamp détenait les droits d’exploitation de six concessions minières de la Gécamines (société minière d’Etat) renfermant près de 2,7 millions de tonnes de cuivre et 325 000 tonnes de cobalt estimées sur vingt-cinq ans.
Or Tremalt Ltd aurait payé seulement 400 000 dollars au gouvernement congolais pour ces concessions, dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars. L’ONU souligne que « les véritables bénéficiaires de Tremalt sont dissimulés derrière des trusts et des holdings enregistrés aux îles Vierges britanniques et à l’île de Man ». Et ça, c’est le travail de Mossack Fonseca.

« Dans notre base de données, nous avons également trouvé M. Bredenkamp comme directeur d’autres sociétés qui ne sont pas listées par l’OFAC », écrit un cadre de la firme panaméenne dans un message consulté par Le Monde. Il y en a sept, selon le service de conformité de Mossack Fonseca.
En 2009, John Bredenkamp apparaît cette fois sur la liste noire de l’Union européenne pour le soutien financier qu’il apporte au régime de Robert Mugabe à travers ses sociétés offshore. Ce qui ne suscite pas pour autant l’inquiétude des cadres de la firme panaméenne. « Le fait est que ce gars est sur la liste [des Etats-Unis et de l’Union européenne] et devrait y resterlongtemps. Donc nous devons continuer à être extrêmement prudents [avec lui] », écrit Jürgen Mossack dans un message interne. Plus tard dans la même année, la prudence vire à la panique et Mossack Fonseca rompt tous ses liens avec M. Bredenkamp."
Les Africains du Panama (2) : ces ministres en Algérie et en Angola clients de Mossack Fonseca
Les Africains du Panama (1) : les circuits offshore des « fils de »
La justice panaméenne ouvre une enquête sur les révélations des « Panama papers »
« Panama papers » : le Panama, trou noir de la finance mondiale
« Panama papers » : l’incroyable histoire de Mossack Fonseca

"Panama Papers, une affaire également africaine
° http://www.financialafrik.com/2016/04/05/panama-papers-une-affaire-egalement-africaine/
C’est tout un pan du système opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux qui vient d’être dévoilé par une longue enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation.
11,5 millions de fichiers et 214 000 entités extraterritoriales provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015, ont pu être disséqués pour mettre à nu les noms de personnalités soupçonnées, à tort ou à raison, de vouloir  masquer leurs opérations financières afin de se dérober de toutes formes contrôles.
Des ministres, hauts fonctionnaires, des sportifs, des dirigeants d’entreprise, des hommes d’affaires etc. de toutes nationalités sont cités comme acteurs de cette affaire dénommée «Panama Papers».
Contrairement à ce à quoi l’on s’était habitué, aucun chef d’Etat africain en activité n’a été nommément impliqué dans ces affaires. Par contre, des personnes, parfois très proches ou gravitant autour des cercles de pouvoir du continent, et des personnalités africaines de premier rang apparaissent dans les fichiers de Mossack Fonseca.

Des proches des pouvoirs africains cités

D’après les premiers documents publiés par le journal français Le Monde, des progénitures de chefs d’Etat, présentés comme des «hommes d’affaires» figurent bien au nombre des personnes ayant des comptes dans des paradis fiscaux via Mossack Fonseca.
C’est le cas de John Addo Kufuor, fils aîné de l’ex président ghanéen John Agyekum Kufuor. Actif dans l’hôtelière, son nom apparaît dans les livres de Mossack Fonseca dès 2001, année de l’élection de son père, dans des entités liées à un compte au Panama, puis à deux autres sociétés enregistrées aux Iles Vierges britanniques.
Denis Christel Sassou-NGuesso est un autre «fils de». Ce parlementaire, notamment directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles du Congo, est présenté comme le fondateur de Phoenix Best Finance, immatriculé aux Iles Vierges britanniques.
Egalement, Kojo Annan, le fils de l’ancien secrétaire général de l’ONU et Laolu Saraki, fils de l’ancien sénateur nigérian Abubakar Olusola Saraki, sont présentés comme associés de la société Blue Diamond Holding Management Corp, établie aux Iles Vierges britanniques. Puis de Sutton Energy finallement transféré aux Iles Samoa.

Une Kabila figure parmi les noms révélé par le confrère. Il s’agit de Jaynet Désirée Kabila, la sœur jumelle de Désiré Kabila, le président de la RD Congo. Elle a codirigé Keratsu Holding Limited enregistré en 2001 à Niue, un pays insulaire de l’Océan Pacifique sud inscrit sur la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE.
On y retrouve également Emmanuel Nadihiro, ex patron des renseignements et général de l’armée rwandais, proche de Paul Kagamé, qui fut directeur de Debden Investments Limited, ouvert aux Iles Vierges britanniques en 1998 avant d’être clôturé en 2010.
L’actuel ministre angolais du pétrole, José Maria Botelho de Vasconcelos, fut fondé de pouvoir de la société Medea Investments Limited au capital d’un million de dollars, logé dans l’Etat de Niue, puis aux Iles Samoa, entre 2001 et 2009. « La société est détenue par des actions au porteur, ce qui permet de rendre anonymes ses véritables détenteurs et d’opacifier ses structures financières », souligne le confrère de Le Monde.
Autre ministre en fonction, l’Algérien Abdeslam Bouchoureb, ministre de l’Industrie et des mines, dont la société établie au Panama est de création récente, avril 2015.

La liste est bien longue et comprend Le  banquier ivoirien N’Da Ametchi, ex directeur général de la banque publique Versus Bank sous le régime de Laurent Gbagbo dont il est un proche. Clive Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, Kalpana Rawal, vice-président de la Cour suprême du Kenya, Bruno Itoua, ministre congolais de la Recherche, Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi du Maroc. Ou encore Alaa Moubarak, le fils de l’ancien président égyptien, Mamadie Touré, 4ème épouse de l’ex président Guinéen Lansana Conté.
Les journalistes prévoieng de nouvelles révélations dans leurs prochaines publications. Le listing est loin d’être exhaustif.

Comment va-t-on réagir en Afrique ?

Approchés par le confrère français, les individus qui ont bien voulu s’exprimer, souvent par le biais de leurs conseils, évoquent des activités en toute légalité, du moins qui n’enfreignent pas les législations des pays concernés. Certes, mais le fait est que les paradis fiscaux accueillent, bien souvent, des sociétés écrans qui servent à blanchir et à recycler des capitaux, à extraire discrètement des capitaux des Etats, et à se soustraire au fisc. Le chiffre de 60 milliards de dollars est souvent avancé pour estimer les capitaux qui sortent illégalement du continent chaque année.
En occident, en France, en Islande, en Allemagne, aux Pays-bas, etc., et ailleurs comme au Brésil, la société civile, les services du fisc et les autorités judiciaires sont en alerte, qui pour dénoncer des pratiques louches, qui pour enquêter (si ce n’est déjà le cas) à l’encontre de leurs contribuables en cause. En sera-t-il de même en Afrique ? Là, le silence se fait assourdissant.
En Afrique du Sud où le président Jacob Zuma (dont les noms de six proches sont cités) est mis à rude épreuve par l’appareil judiciaire, il est fort probable que la justice veuille donner une suite aux Panama papers. Mais ailleurs sur le continent, la proximité aux lieux de pouvoir est parfois beaucoup trop forte pour espérer une quelconque suite. Espérons en tout nous tromper.
Le cabinet d’avocats Mossack Fonseca n’a pas tardé à réagir sur ce qu’il a qualifié de « crime » et d’ « attaque » contre le Panama. Les autorités du pays ont, quant à eux, assuré de leur « coopération vigoureuse » en cas de procédures judiciaire."


"« Panama papers » : comment des proches de Marine Le Pen ont sorti de l'argent de France"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-comment-des-proches-de-marine-le-pen-ont-exfiltre-de-l-argent-de-france_4895769_4890278.html

"«Panama Papers» : les escapades offshore de proches du FN"
° http://www.liberation.fr/france/2016/04/05/panama-papers-les-escapades-offshore-de-proches-du-fn_1444092

"« Panama papers » : les 979 sociétés offshore créées par la Société générale via Mossack Fonseca"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-les-979-societes-offshore-creees-par-la-societe-generale-via-mossack-fonseca_4895993_4890278.html

"Panama Papers : la Société générale éclaboussée"
° http://www.lepoint.fr/economie/panama-papers-la-societe-generale-eclaboussee-05-04-2016-2030110_28.php

"« Panama papers » : pourquoi y a-t-il si peu d'Américains ?"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-pourquoi-y-a-t-il-si-peu-d-americains_4895914_4890278.html

"Pourquoi les médias américains sous-traitent le scandale des «Panama papers»"
° http://www.20minutes.fr/medias/1819623-20160404-pourquoi-medias-americains-sous-traitent-scandale-panama-papers

"Panama Papers: la Russie accuse des «anciens de la CIA» d’être derrière l’enquête
° http://www.lesoir.be/1170814/article/actualite/monde/2016-04-04/panama-papers-russie-accuse-des-anciens-cia-d-etre-derriere-l-enquete


° http://www.france24.com/fr/20160405-panama-papers-africains-personnalites-politiques-entourages-chef-etat-evasion-fiscale
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/panama-papers-afrique-annan-kufuor-zuma-kabila-et-consorts-05-04-2016-2030087_2365.php
° http://www.bonaberi.com/ar,evasion_fiscale_affaire_panama_papers_et_si_l_afrique_etait_concernee_,10489.html
° http://www.liberation.fr/planete/2016/04/05/panama-papers-et-le-celebre-riad-des-balkany-apparut_1444070
° http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/04/04/002-mossack-fonseca-helene-mathieu-paradis-fiscaux.shtml
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-du-bon-usage-de-l-offshore-des-proches-de-marine-le-pen_4895766_4890278.html


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# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
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Dernière édition par ndonzwau le 6/4/2016, 5:56 am, édité 1 fois

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 6/4/2016, 5:24 am

Deux questions plutôt gênantes mais justes se posent à l'observation des révélations des "panama papers" et ne manquent pas d'agiter les observateurs, moi le premier !

1° L'absence des personnalités et/ou sociétés américaines
citées parmi les éventuels coupables de fraude fiscale offshore... Certains y voient la main de la Cia jusqu'à Poutine ou ses défenseurs qui l'accusent nommément !
Pourquoi pas ; je laisse chacun à son avis notamment à la lecture des analyses qui l'évoquent affichées ici; n'empêche que s'agissant des personnes soupçonnées qui le revendiqueraient comme Poutine, seule la démonstration de leur innocence face aux accusations les lavera définitivement si besoin...
Pour le reste il faudra bien examiner les arguments de ceux qui font des américains les auteurs d'une cabale et les raisons de l'absence de ceux-ci si cela se confirme au terme de tout ce dossier !
Peut-être cela tient-il aussi à certaines lois fiscales existantes en Amérique, le cas de l'Etat de Delaware que j'ai vu à la télé me fait réfléchir : il ne faudrait dans tous les cas ne pas laisser place à une morale à géométrie variable qui ne vaudrait que d'un côté !
Il y'a ou il y'avait Monaco, le Luxembourg et d'autres en Europe ; on en reparlera...

2° Beaucoup accusent légitimement les autorités mondiales d'avoir tenu peu compte des Offshore Leaks qui avaient déjà alerté la planète il y a quelques années notamment à partir de la crise financière de 2008 et plus spécifiquement en 2013 !
Des fraudeurs, états hébergeurs, sociétés et personnalités auraient été peu inquiétés et législations et administrations changent à pas de tortue alors que ça urge !
Qu'en conclure ?
Continuons pour le moment à recenser les "inculpations" mais aussi à nous réjouir qu'ici et là elles arrivent à faire tomber certains coupables comme le PM islandais et à faire changer législations et administrations...

Un papier du Monde répond exprès à ce qu'il appelle "intox"; étant l'un des partenaires de l'enquête à partir des documents originaux, il se montre plutôt crédible, lisez-le ci dessous (° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/05/ces-intox-qui-veulent-repondre-aux-panama-papers_4896178_4862750.html  ) !


"Pourquoi les « Panama Papers » épargnent les Américains
° http://actu-edito.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/021818134554-pourquoi-les-panama-papers-epargnent-les-americains-1211715.php?xtor=EREC-141-[adthletic]
Les Américains ne sont que peu présents dans les révélations sur la finance offshore mondiale. Pour une bonne raison.

C’est une question qui agite les réseaux sociaux depuis les révélations des « Panama Papers »  : pourquoi n’y a-t-il aucune personnalité américaine de citée ? Avec plus de 11,5 millions de fichiers, les internautes et certains politiques ont rapidement exprimé leurs doutes et accusé ces révélations d’être biaisées, y voyant même la main de la CIA.
De fait, aucun nom américain n’apparaît dans les « Power Players », ou « hommes de pouvoir », sur le site du consortiuminternational des journalistes d’investigations (ICIJ) à l’origine de la publication massive de ces données sur la finance offshore internationale.

La main du gouvernement américain ?

De plus, certains ont fait remarquer que l'Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), l'un des partenaires de l'ICIJ, était soutenue par l'US AID, l'agence de développement international financée par le gouvernement américain. Même si l'OCCRP n'a pas eu la maîtrise de ces révélations, cela n'a pas empêché pas le député des Français de l'étranger et ancien ministre Thierry Mariani de faire le lien, sur Twitter.

Les Etats-Unis sont touchés néanmoins

Si l'on regarde de plus près, on s'aperçoit que les Etats-Unis sont néanmoins touchés par le scandale. Selon les données de l'ICIJ, le pays arrive en 4ème place des endroits où le cabinet Mossack Fonseca possède des intermédiaires, qui servent notamment à attirer des clients. Devant... le Panama.
Par ailleurs, comme le signale le magazine « Fusion », 211 personnes ont été identifiées comme Américains par les journalistes, qui se sont basés sur leur adresse postale. Comme le rappelle « Le Monde », cela ne veut pas forcément dire que l’ensemble de ces personnes soient effectivement de nationalité américaine. Comparé au millier de noms français, les Etats-Unis semblent malgré tout peu affectés.

Les Américains placent leur argent ailleurs

La raison se trouve ailleurs : « les contribuables américains préfèrent placer leur argent dans les îles Caïmans ou aux Bermudes plutôt que d’utiliser les îles vierges britanniques ou les Bahamas », affirme sur son blog Richard Murphy, professeur à la City University de Londres. « Ce n’est pas une surprise : la loi aux Caïmans est faite pour épouser les marchés américains », continue-t-il.
L’apparition des îles vierges britanniques peut paraître surprenante, mais elle concerne en réalité la majorité des sociétés écrans créées par le cabinet Mossack Fonseca. De fait, plus de 113.000 sociétés ont été établies sur ces îles, contre un peu plus de 40.000 pour le Panama.

Le Panama trop « spéculatif » pour les fortunes américaines

Ces deux pays ont cependant un point commun : ils apparaissent comme « spéculatifs » pour les grandes fortunes. « Panama se situe dans le rang inférieur des paradis fiscaux, il ne sert réellement que Poutine et son monde, ou bien des traffiquants de drogue », explique Ronen Palan, professeur à la City University, contacté par « Les Echos ». « Les schémas d’évitement d’impôts les plus sophistiqués se trouvent au Luxembourg, dans les îles Caïmans et la Suisse », ajoute l’auteur de « Tax havens: How Globalization Really Works » (Paradis fiscaux : comment la mondialisation fonctionne vraiment).
« Le Panama est très spectaculaire, mais il attrape les moins sophistiqués au niveau mondial », estime-t-il. Quant aux îles vierges, elles sont décrites comme un « far west ». De plus, les Etats-Unis ont signé des accords de transparence fiscale avec le Panama, ce qui n'inciterait pas les contribuables à y cacher leur argent.

Des révélations à venir ?

Si le nombre d'Américains est encore faible, il pourrait cependant augmenter au fur et à mesure que les révélations seront publiées. C’est ainsi l’avis du journaliste britannique Nicholas Shaxson, auteur de nombreux ouvrages sur les paradis fiscaux.
L'ICIJ prévoit de publier tous les jours jusqu'au 17 avril de nouvelles informations, relayées en France par « Le Monde » et « Cash Investigation »."

"Panama Papers : l'étrange absence américaine"
° http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160405.OBS7916/panama-papers-l-etrange-absence-americaine.html

"« Panama papers » : le Kremlin fustige une enquête qui « cible » Vladimir Poutine"[
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/panama-papers-le-kremlin-fustige-une-enquete-qui-cible-vladimir-poutine_4895287_4890278.html


"Offshore Leaks: les fichiers secrets des fraudeurs fiscaux
04-04-2013

° http://www.rfi.fr/afrique/20130404-offshore-leaks-affaire-cahuzac-nouvelles-revelations-mettent-cause-proche-francois-hollande
En plein scandale Cahuzac, la crise politique en France rebondit, ce 4 avril, avec de nouvelles révélations. SelonLe Monde, le trésorier de campagne de François Hollande, Jean-Jacques Augier, serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans. Des informations qui proviennent d’une association de journalistes d’investigation, et récupérées par plusieurs médias internationaux.

Plus de 2,5 millions de documents ont été analysés, selon le quotidien britannique The Guardian, l'un des journaux impliqués dans cette enquête mondiale « Offshore Leaks ». En France, c'est Le Monde qui les a exploités. Il livre les secrets d'un vaste système d'évasion fiscale, avec des montages financiers internationaux, très complexes.
Des données qui concernent près de 120 000 sociétés écrans, domiciliées aux îles Vierges britanniques, aux îles Caïmans ou encore à Singapour, le nouveau paradis des fraudeurs. L’ensemble de ces informations proviennent de deux sociétés spécialisées dans les domiciliations offshore, Commonwealth Trust Limited, à Tortola, dans les Îles Vierges britanniques et Portcullis Trustnet.

Des personnalités du monde entier

Des sociétés écrans sont reliées à plus de 130 000 personnes dans 140 pays. Parmi les bénéficiaires de ces sociétés offshore, on trouve les noms d'une centaine de contribuables français, dont l’homme d’affaires Jean-Jacques Augier. Le trésorier de la campagne de Francois Hollande serait actionnaire de deux sociétés offshore, dans les îles Caïmans, via sa holding financière Eurane, basée en Chine.
Toujours selon cette enquête, deux banques françaises, BNP Paribas et Crédit agricole auraient aidé leurs clients à placer des avoirs à l'abri des autorités fiscales. Des personnalités du monde entier sont, également, citées dans cette enquête, comme notamment Maria Imelda Marcos Manotoc, fille de l'ex-dictateur philippin, le dictateur zimbabwéen Robert Mugabe ou encore l’ancien ministre des Finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav. L’enquête compte également des dirigeants russes, des marchands d'armes ou encore des milliardaires indonésiens et d'Europe de l'Est.

Les trous noirs de la finance mondiale

Des centaines de milliards de dollars transitent chaque année, à travers ces paradis fiscaux. Selon l’ONG Transparency International, il y aurait une cinquantaine de paradis fiscaux dans le monde, dans lesquels se trouvent 2 millions de sociétés écrans et deux tiers des 2 000 fonds spéculatifs. Et ces paradis fiscaux, pour Daniel Lebègue, président de l'ONG Transparency International, ne sont pas vraiment coopératifs :
"Dans la majorité des cas, la Suisse ne répond pas aux demandes d'entraide.
Daniel Lebègue, président de l'ONG Transparency International
11-10-2013 - Par Bandane Sisounthone"

Les fonds spéculatifs sont donc largement responsables de la crise financière actuelle. Selon une étude de la Banque mondiale, cette fraude entraînerait des pertes considérables pour les autorités fiscales : près de 1 500 milliards de dollars dans le monde.
Si la fraude fiscale affecte les pays du Nord, elle constitue aussi un fléau budgétaire pour les pays du Sud. Le collectif d'ONG Oxfam estime que pour chaque euro d'aide au développement versé au continent africain, environ cinq euros sortent du continent pour s'abriter sur des comptes offshore. Et ce sont les entreprises multinationales qui profitent largement du système pour Félix Delhomme, responsable du plaidoyer chez Oxfam France:"
"Les paradis fiscaux font partie d'un système financier très complexe qui permet aux multinationales d'échapper à l'impôt.
Félix Delhomme, responsable du plaidoyer chez Oxfam France
11-10-2013 - Par Gaëlle Laleix "

"La fraude offshore prend aujourd’hui un goût de sang"
° http://www.lesoir.be/1170386/article/debats/editos/2016-04-04/fraude-offshore-prend-aujourd-hui-un-gout-sang

"Ces intox qui veulent répondre aux « Panama papers »"
° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/05/ces-intox-qui-veulent-repondre-aux-panama-papers_4896178_4862750.html
° http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2016/04/05/ignorer-se-justifier-menacer-crier-au-complot-ou-censurer-comment-reagissent-les-mis-en-cause/


"En Chine, les « Panama papers » sont ignorés"
° http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/04/05/en-chine-les-panama-papers-sont-ignores_4895947_3216.html
° http://www.lepoint.fr/economie/panama-papers-la-chine-censure-les-revelations-05-04-2016-2030125_28.php
° ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2016/04/05/003-panama-papers-chine-parti-communiste-paradis-fiscaux.shtml
° http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160404-panama-papers-chine-proches-president-xi-jinping-montres-doigt


"Le Premier ministre islandais première victime des «Panama Papers»"
° http://www.rfi.fr/europe/20160405-islande-panama-papers-premier-ministre-demission-sigmundur-gunnlaugsson
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-le-premier-ministre-islandais-menace-de-dissoudre-le-parlement_4896355_4890278.html

"« Panama papers », le récap, épisode 3 : FN, affaires politico-financières, Société générale et Islande"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-le-recap-episode-3-fn-affaires-politico-financieres-societe-generale-et-islande_4896494_4890278.html

""Panama papers" : David Cameron accusé"
° http://www.francetvinfo.fr/economie/fraude/panama-papers/panama-papers-david-cameron-accuse_1391857.html
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/panama-papers-le-pere-de-david-cameron-avait-cree-une-societe-offshore_4895325_4890278.html
° http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/05/97001-20160405FILWWW00297-video-panama-papers-david-cameron-se-justifie.php
° http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/04/05/20002-20160405ARTFIG00326-panama-papers-david-cameron-sous-pression.php

"« Panama papers » : le contrat douteux signé par Gianni Infantino, le nouveau patron de la FIFA
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-le-contrat-douteux-signe-par-gianni-infantino-le-nouveau-patron-de-la-fifa_4896503_4890278.html

"Demain dans les « Panama papers » : anonymes, grandes fortunes et grandes entreprises françaises VIDÉO"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/video/2016/04/05/demain-dans-les-panama-papers-anonymes-grandes-fortunes-et-grandes-entreprises-francaises_4896476_4890278.html

"Panama Papers : Edward Snowden se paye François Hollande"
° http://www.lepoint.fr/monde/panama-papers-edward-snowden-se-paye-francois-hollande-05-04-2016-2030277_24.php


° http://www.rfi.fr/economie/20160405-facilitateurs-affaires-fraude-evasion-optimisation-fiscale-quesaco
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/ce-que-les-panama-papers-nous-apprennent-sur-patrick-drahi-et-le-groupe-altice_4896487_4890278.html
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/ce-que-les-panama-papers-nous-apprennent-sur-patrick-drahi-et-le-groupe-altice_4896487_4890278.html
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/pourquoi-il-y-a-peu-de-politiques-francais-dans-les-panama-papers_4896298_4890278.html



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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  King David le 6/4/2016, 5:10 pm

Arafat a écrit:
King David a écrit:

Le passeport biométrique congolais n'est qu'une arnaque pour enrichir les proches de Kabila. Pourquoi obliger les congolais à faire "la capture" au ministère des AE alors qu'une photo tirée chez Photo Guy ferait bien l'affaire. Quel lien y a-t-il entre la capture des AE et le passeport biométrique?
Peuple congolais, réveillez-vous. N'acceptez plus l'inacceptable
Je suppose que le studio Photo Guy est aussi equipé pour réaliser ce genre de capture.

Mbuta Arafat, je ne sais pas s'il faille vraiment être équipé pour ce genre de capture. L'équipement doit provenir chez celui qui fabrique le passeport et non chez le photographe.
Tenez, au Canada par exemple, on va chez le photographe de son choix et on ramène les tirages au bureau des passeports qui juge de la conformité de la photo: dimension, clarté, ect...
Si tout est correct, le bureau émet votre passeport.

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  Troll le 6/4/2016, 10:12 pm

Surprised Canada ?

En Suède, la police possede son propre systéme photographique..Vous ne pouvez pas apporter une "photo", impossible..La photographie se fait au moment de la demande d´un passeport...même quand il faut renouveller le passeport, la police prend toujours une nouvelle photographie..
Ainsi, ils ont le temps de comparer les archives et se faire une nouvelle image de vous dans le système informatique** Laughing

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 7/4/2016, 1:55 am

J'espère qu'il n'existe au monde aucune conscience, aucune personnalité, aucune institution qui veuille ôter au Congolais le droit mieux le devoir de savoir ce que toute la terre sait aujourd'hui au delà de nos frontières, au delà des mers, que la puissante sœur de son raïs, membre combien éminent et influent de son pouvoir, vole et pille le pays et planque l'immense butin de son rapt dans les paradis fiscaux du monde !

Alors, svp, messieurs et dames Congolais de la presse et de partout habilités à informer et à former nos sœurs et frères, prenez votre courage et vos responsabilités à deux mains pour les en informer pleinement : dans ce pouvoir personnel reposant sur une fratrie et une famille biologique diabolique, pas la peine de nous attarder sur des prêtes-noms surtout familiaux, c'est une autocratie criminelle dans laquelle sœurs, frères, clientèle volent à qui mieux mieux sous l'inspiration et avec la bénédiction du palais de Kingakati, succédané impudent du maquis d'Hewa-Bora !
"Jaynet K"="JK" !

On vous attend pour annoncer la confirmation de leur forfait commun : elle rançonne l'Etat et pille le pays au nom de et avec son frère pour planquer son criminel pactole loin à l'abri de nos regards; merci !


"Un scandale nommé "Panama Papers"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10706
Décédé le 16 janvier 2001 dans des circonstances non élucidées à ce jour, le président Laurent-Désiré Kabila avait en horreur de parler de sa vie privée. L’homme n’aimait guère présenter les membres de sa famille biologique. "Ce sont des moeurs propres aux Blancs", ironisait-il au cours d’une conférence de presse.
Lundi 4 avril 2016, le Mzee a dû se retourner dans sa tombe en apprenant qu’une certaine Jaynet Désirée Kyungu "Kabila" - présentée dès le lendemain de ses funérailles comme étant la soeur jumelle de son successeur et "fils" "Joseph" - est mentionnée dans les conclusions infamantes de l’enquête dite "Panama Papers". Une investigation qui a le mérite de divulguer les noms des personnes anonymes et célèbres ayant planqué de l’argent dont l’origine est généralement illicite dans des paradis fiscaux dits "off shore".

Le Mzee LD Kabila a dû également se boucher le nez pour ne pas vomir en apprenant que cinq mois seulement après son décès, soit en juin 2001, "Jaynet", bombardée présidente de la Fondation Mzee LD Kabila, et un certain Feruzi Kalume Nyembwe - qui serait le fils de son vieil ami d’exil en Tanzanie, Didier Kazadi Nyembwe - s’étaient empressés de mettre de l’argent à l’abri des yeux indiscrets grâce à une société-écran dénommée "Keratsu Holding Limited".
L’expression anglaise "off shore" signifie littéralement au-delà des côtes. Dans le cas sous examen, ce vocable désigne une banque qui a localisé ses activités internationales dans un territoire généralement insulaire ou portuaire où elle trouve des privilèges particuliers.

Toutes les sociétés off shore ne sont pas illégales. Sauf que la grande majorité d’entre elles est créée non seulement pour échapper au fisc mais surtout pour dissimuler de "l’argent sale". De l’argent provenant du crime, de la drogue ou des dessous de table.
Il faut espérer que "Jaynet", qui est devenue députée nationale lors des législatives du 28 novembre 2011, va se décider, sans délai, à parler. Elle doit fournir des explications claires et nettes à l’opinion congolaise.

Il s’agit de répondre à trois questions majeures. Primo : quelle est l’origine de l’argent qui a nécessité la création d’une société off shore? Secundo : les montants déposés dans les comptes off shore ont-ils été déclarés auprès du fisc congolais? Enfin : "Joseph Kabila" était-il au courant de l’existence de ces sociétés-écrans?
"Jaynet" serait mal inspirée d’entonner le fameux dicton cher à son frère selon lequel "mieux vaut rester maître de son silence qu’esclave de sa parole". "Panama Papers" est un scandale qui pourrait éclabousser son président de frangin. Tout silence sera interprété comme un aveu de culpabilité. Une faute politique.

Pire, tout silence aura pour effet de jeter l’opprobre tant sur la mémoire de Mzee Laurent-Désiré Kabila que sur celle des fameux "libérateurs" du 17 mai 1997. Ceux-ci prétendaient que leur combat était justifié par la nécessité d’"abattre la dictature" et de "promouvoir la démocratie". Et non pour se mettre plein les poches. La réalité est là! Gouverner, c’est piller! Le "Congo libéré" est assimilé à la caverne d’Ali Baba.
Lors des consultations populaires initiées par le président Mobutu Sese Seko de janvier à mars 1990, les Zaïrois d’alors avaient dénoncé notamment le népotisme qui gangrenait le MPR parti-Etat. Le même reproche a été articulé à l’occasion de la "Consultation nationale" organisée du 24 février au 11 mars 2000 par le président LD Kabila.

Quinze années après la disparition de Mzee, l’Etat congolais est plus que jamais dirigé par un pouvoir népotiste. Joseph, Jaynet, Zoé, Selemani et consorts "arrivés jadis sans le sou avec des bottes en caoutchouc", comme aiment ironiser les Kinois, sont aujourd’hui à la tête d’une immense fortune difficile à évaluer. Aucun investisseur qui foule le sol congolais ne peut rien faire sans le concours de l’un deux.
Un journaliste américain, Richard Miniter, a crédité "Joseph Kabila" d’un patrimoine estimé à 15 milliards de dollars US. "Zoé" détiendrait le monopole de tous les imprimés de valeur (plaque d’immatriculation, permis de conduire, passeports, timbres fiscaux etc.). Selemani, lui, est directeur à la BGFI, une banque congolo-gabonaise dans laquelle la fratrie "Kabila" détiendrait 60% des parts. Il semble que celle-ci mènerait des démarches discrètes pour acquérir les parts détenues par la famille Forrest dans le capital de la BCDC (ex-Banque commerciale zaïroise).

Au regard de ce tableau peu reluisant, on ne peut que comprendre le combat d’arrière-garde que mène l’actuel locataire du Palais de la nation pour s’accrocher au pouvoir en dépit de l’interdit constitutionnel. L’objectif est de préserver des actifs mal acquis.
Dans son discours d’investiture prononcé le 26 janvier 2001, "Joseph Kabila" avait pris l’engagement de faire toute la lumière sur l’assassinat de son prédécesseur et "père" Laurent-Désiré Kabila. Quinze années après, rien ne profile à l’horizon. On devine à qui le crime a profité.

Les conclusions de l’enquête "Panama Papers" en ce qui concerne le Congo-Kinshasa est un scandale. Un scandale qui doit avoir une suite politique. Cité dans le même document, le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlangsson a dû démissionner mardi 5 avril. "Jaynet" doit quitter l’Assemblée nationale."



""Panama Papers" : Et si Jaynet "Kabila" n’était qu’un prête-nom?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10707
Selon des médias occidentaux dont le quotidien français "Le Monde" daté du 4 avril, Jaynet "Kabila" et un certain Feruzi Kalume Nyembwe avaient, dès le mois de juin 2001, créé une société off shore dénommée "Keratsu Holding Limited". Inconnue du public congolais jusqu’aux obsèques de LD Kabila, "Jaynet", promue présidente de la Fondation LD Kabila, avait l’habitude d’organiser des soirées de gala de "collecte de dons en faveur des victimes de la guerre à l’Est". La Fondation est gérée dans une totale opacité. Femme d’affaires boulimique, elle n’a pas peu contribué au bradage du patrimoine minier de la Gecamines.
Dans une tribune publiée in tempore non suspecto dans le magazine "Forbes" daté du 30 juin 2014, le journaliste américain Richard Miniter, se fondant sur des sources françaises et allemandes, affirmait que "Joseph Kabila" a pu amasser une fortune estimée à 15 milliards USD au cours de la décennie précédente. "Cette masse d’argent se trouverait dans des banques situées dans les îles britanniques et ailleurs", ajoutait-il.

Les révélations contenues dans "Panama Papers" donnent un nouveau relief à l’article précité. Toutes les sources crédibles confirment l’authenticité des documents ayant servi de base pour la rédaction des conclusions des investigations qui mettent en cause douze chefs d’Etat - dont six en fonction - et leurs proches.
En Afrique noire, plusieurs personnes sont épinglées: Khulubuze Zuma, Denis Christel Sassou Nguesso et Jaynet "Kabila". Les noms du fils de Kofi Annan et de John Kufuor, l’ex-président ghanéen (2011-2009) sont également cités. C’est le cas également d’un général rwandais non autrement identifié.

C’est au mois de juin 2001, soit à peine cinq mois après le décès du président LD Kabila que "Jaynet" et un certain Feruzi Kalume Nyembwe mettaient sur pied la société off shore "Keratsu Holding Limited". Les enregistrements nécessaires ont été effectués auprès du cabinet d’avocats Mossack Fonseca basé au Panama. Sieur Feruzi, un sujet tanzanien, serait le fils de Didier Kazadi Nyembwe.
Dans son édition datée du 4 avril, le quotidien français "Le Monde" rapporte que Keratsu Holding Ltd a détenu 19,6 % des parts du consortium" Congolese Wireless Network" (CWN) "qui a contrôlé 49 % des parts de l’opérateur téléphonique Vodacom Congo".

Qui est Jaynet "Kabila"?

Le public congolais a découvert la soeur jumelle de leur nouveau Président au lendemain des obsèques du président LD Kabila. Bombardée présidente de la Fondation Mzee LD Kabila fin janvier 2001, elle devint incontournable. Aucun investisseur ne foule le sol congolais sans aller lui présenter les "civilités". En 2005, Ban Ki-moon, alors ministre sud coréen des Affaires étrangères, lui attribue le grade de consul honoraire de la Corée du Sud à Kinshasa.
Comme son frère "Joseph", "Jaynet" est née le 4 juin 1971 à "Hewa Bora". Le problème? Cette localité n’a jamais existé au plan légal. C’était la dénomination donnée au "maquis" de Laurent-Désiré Kabila.
Dans l’ouvrage "Les femmes dans l’espace décisionnel congolais", publié par J.R. Mazanza Kindulu Ndungu, chez l’Harmattan, la localité de Mpiki est citée comme lieu de naissance. On y apprend que "Jaynet"serait titulaire d’une licence en journalisme de l’université de Makerere, en Ouganda.

En février 2002, Célestin Kabuya-Lumuna Sando publiait son livre intitulé "Histoire du Congo - Les Quatre premiers Présidents". Dans le chapitre consacré à Laurent-Désiré Kabila, l’auteur rapporte les "confidences" d’un certain Bienvenu Mwilambwe qui était l’ancien secrétaire particulier de LD Kabila durant les années d’exil en Tanzanie. A la page 186, on peut lire : "Le 8/1/1979, nous sommes allés accompagner les enfants du camarade président à l’école française". "(...). Les enfants dont question étaient Jenny Kyungu Mtwale et Hyppolite Kabange Mtwale, les jumeaux de Laurent-Désiré Kabila".
Dans une interview accordée au "Soir" de Bruxelles daté du 2 juin 2006, Mama Sifa Mahanya déclare que LD Kabila "avait tenu à inscrire Jaynet et Joseph à l’école française de Dar es Salaam". Cette information est reprise d’ailleurs par le journaliste François Soudan à la page 37 de la Revue de l’Intelligence, édition n°3 juillet/août 2006 avec sur la couverture le titre : "Portrait: Le vrai Kabila". "Joseph et Jaynet qui n’ont jusque là connu que l’école de brousse du parti, note-t-il, sont inscrits sous des noms d’emprunt (Kabange, puis Kanambe) dans un collège francophone de Dar es-salaam".

Selon un document officiel - daté du mois de septembre 2011- que l’auteur de ces lignes a pu consulter, la nommée "Jaynet" Désirée Hildegonde Kyungu "Kabila", alors candidate aux législatives, n’a jamais passé un seul jour de sa vie au Lycée français de la capitale tanzanienne. Elle n’a pas non plus accompli ses études primaires dans le maquis de Hewa Bora mais au "Green Valley Primary School" en Ouganda. Elle aurait obtenu son certificat de six ans primaires en septembre 1984 avant de terminer ses études secondaires en mai 1992 à Irambo Secondary School en Tanzanie. Le parcours de "Jaynet" autant que celui de son frère Joseph constituent les secrets les mieux gardés du Congo démocratique. Zoé, mêmement.

La montée en puissance

Selon des sources gouvernementales, le trésor public congolais verserait chaque année un montant de trois millions USD à la Fondation Mzee Laurent Désiré Kabila. "Depuis 2001, cette association n’a jamais présenté ses comptes annuels", assurent ces sources.
Présidente de la Fondation LD Kabila, "Jaynet avait l’habitude d’organiser des soirées de gala de "collecte de dons en faveur des victimes de la guerre à l’Est". Elle seule connaît la destination donnée aux biens reçus notamment de certains chefs d’Etat. C’est le cas de l’ancien président libyen Moammar Kadhafi.

L’appétit venant en mangeant, en 2006, la sœur du « raïs », a commencé à lorgner sur la mine d’uranium de Shinkolobwe, au Katanga. Son associé d’alors n’est autre que le Zimbabwéen Billy Rautenbach, patron de la société CAMEC (Central African Mining & Exploration Company). La Présidence de la République avait donné le « feu vert ». Au grand dam du ministre des Mines de l’époque, Ingele Ifoto, qui avait mis son veto. Au motif que la mine dont question était fermée. L’histoire ne dit pas qui a a pu avoir gain de cause.
Dans son édition datée du 17 août 2006, l’hebdomadaire belge «Trends tendances» titrait : «Le Congo livre-t-il de l’uranium à Téhéran ?» Citant le journal «Sunday Times» - lequel se référait à des documents des services tanzaniens de douanes -, mais aussi à des sources congolaises et divers documents, le magazine belge faisait état de «douze livraisons». « Selon ces mêmes documents, un dénommé John Kahozi, qui serait un homme de confiance du président congolais, voyageait entre Téhéran, Dubaï et Harare afin de régler le volet financier de la transaction via les banques iraniennes Melly Bank, Refah Kargavan et Bank Mellat», pouvait-on lire.

Dans le domaine minier, des anecdotes ne manquent pas. On apprend ainsi que la Gécamines avait conclu, en 2013, un contrat de "joint venture" avec un groupe australien sur la mine de "Deziwa", appelée également Kulumaziba. Après des travaux de prospection financés par la partie australienne, la mine s’est révélée riche en minerais. En février 2014, "Jaynet" atterrit à Lubumbashi. "Je veux cette mine", clama-t-elle devant le PCA (président du conseil d’administration) Albert Yumba Mulimbi et Ahmed Kalej Nkand, alors administrateur délégué général. Jaynet a fini par demander aux Australiens de vendre leurs parts. Montant : 187 millions $ US. Le montant aurait été réglé par un certain "Dan". Jaynet aurait exigé une "commission" de 15% aux Australiens. En mars 2014, sur décision de "Jaynet", la mine querellée fut attribuée à des "investisseurs" libanais dont un certain Monsieur Aza.
Le tout-Kinshasa parle d’un grand centre commercial que Jaynet a construit sur l’avenue du 24 novembre. Doté de plusieurs étages, l’immeuble est évalué à une dizaine de millions USD.

La fortune de "Joseph Kabila" et blanchiment

"Ils sont arrivés sans un sou avec aux pieds des bottes en caoutchouc, aujourd’hui ils roulent carrosse", aiment ironiser les Kinois au passage du cortège de "Joseph Kabila".
Arrivé au Zaïre en janvier 1997 avant de fouler le sol kinois quatre mois plus tard, "Joseph Kabila" trône, depuis 2001, sur une immense fortune. Ses biens immobiliers les plus connus sont les fermes de Kingakati (Kinshasa), de Kungelungu et de Kashamata dans le Haut Katanga. Il posséderait une autre ferme dans l’île de Mateba dans le Kongo central.

En mai 2009, par une simple lettre signée par son directeur de cabinet, "Joseph Kabila" arracha au Premier ministre de l’époque, Adolphe Muzito, la prérogative constitutionnelle d’ordonnancer les dépenses publiques. Tout paiement était soumis, à l’avenir, à son "autorisation préalable" alors même qu’il est politiquement irresponsable.
Lors de l’élection présidentielle et des législatives organisées en novembre 2011, l’Etat congolais a pu débourser 750 millions USD pour financer le processus électoral. Ce montant n’était pas inscrit au budget.
Dans son rapport 2014, la Cour de compte indique que 190 projets non prévus dans le budget de cet exercice ont été financés pour un montant de plus ou moins un milliard USD.

Dans l’édition du magazine américain Forbes (www.forbes.com) datée du 30 juin 2014, le journaliste américain Richard Miniter avait créé l’événement en révélant que l’actuel chef de l’Etat congolais possédait une fortune évaluée à 15 milliards USD. Miniter assurait, in tempore non suspecto, que cet argent est planqué dans des paradis fiscaux.
Sans absoudre "Jaynet", on peut se demander si celle-ci n’agirait pas, en définitive, comme un prête-nom pour le compte de son Président de frère. Dans un cas comme dans l’autre, on se trouve dans la logique du "blanchiment de l’argent sale". D’où provient l’argent litigieux?"


"Paradis fiscaux : quelle suite en RD Congo ?
° http://www.lephareonline.net/paradis-fiscaux-suite-rd-congo/
Dans ce grand village planétaire où tout finit toujours par se savoir, des millions de Congolaises et Congolais ont pris connaissance des révélations de « Panama papers ». Dans ce dossier de l’argent caché dans des paradis fiscaux, des noms sont cités en désordre, dont ceux de leurs compatriotes. Cela trouble de nombreux esprits dans un pays scandaleusement riche en ressources naturelles mais où la majorité des citoyens vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

Dans le souci de clarifier les choses et d’éviter des procès d’intention à l’endroit des présumés pilleurs des richesses nationales, il est souhaité que le Parquet Général de la République ou, mieux, le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat chargé de la Bonne gouvernance, de la lutte contre la fraude, le terrorisme et le blanchiment des capitaux, ouvre des réquisitions d’informations sur les allégations d’évasion des capitaux au préjudice de la communauté nationale. Les structures nationales chargées de la recherche des infractions et des opérations « mains propres » devraient, dans l’entendement du commun des Congolais, faire bouger les lignes en puisant dans la banque des données de « Panama papers » celles en rapport avec le pillage, vrai ou supposé, des richesses congolaises.

En apprenant qu’il existerait des compatriotes qui s’enrichiraient impunément au détriment de la multitude et cacheraient leurs millions ou milliards de dollars loin de la mère patrie, les Congolais d’en-bas se posent des questions sur la misère qui leur colle chaque jour à la peau. Depuis des décennies, ils vivent des promesses d’amélioration de leur situation sociale pendant qu’un avenir sombre se profile éternellement devant eux.
De nombreux regards sont présentement tournés vers la justice et les services du Conseiller spécial du Chef de l’Etat chargé de la Bonne gouvernance, de la Lutte contre le terrorisme et le Blanchiment des Capitaux pour éclairer la lanterne de tous. Cela est d’autant souhaité que dans plusieurs Etats d’Amérique, d’Europe et d’Asie, l’heure à l’ouverture d’enquêtes judiciaires destinées à débusquer les pilleurs des ressources communes blottis derrière des sociétés-écrans installées dans les paradis fiscaux. En Islande par exemple, le Premier ministre n’a pas hésité à démissionner, sous la pression de l’opinion publique, car cité dans « Panama papers ». Un peu partout à travers le monde, sauf en Afrique, la chasse aux fraudeurs fiscaux et à l’enrichissement illicite des individus est lancée. Un signal est vivement attendu du côté de Kinshasa. Dans le cas contraire, le mutisme risque d’alimenter abondamment les rumeurs.

Avec un budget annuel modique tournant autour de 9 milliards de dollars, nos concitoyens ont le sentiment que de petits malins s’accaparent du gros du patrimoine commun pour ne laisser que la portion congrue au grand nombre. Plus d’une fois, on a entendu le gouvernement congolais déplorer le « coulage » des recettes minières, pétrolières, fiscales, douanières, administratives et domaniales. Certains chiffres en circulation faisaient état d’une évasion de capitaux à hauteur de 30 milliards de dollars américains par an. On retient en tout cas de Luzolo Bambi Lesa, Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de Bonne gouvernance, que 15 milliards de dollars américains avaient pris une destination inconnue en 2015. Toutes ces zones  d’ombres exigent des éclairages."


"Ces intox qui veulent répondre aux « Panama papers »
° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/05/ces-intox-qui-veulent-repondre-aux-panama-papers_4896178_4862750.html
Le Monde, en partenariat avec 108 médias étrangers et le Consortiuminternational des journalistes d’investigation (ICIJ), a eu accès à 11,5 millions de fichiers provenant des archives du Mossack Fonseca, surnommés « Panama papers ». Les données de ce cabinet panaméen spécialiste de la domiciliation des sociétés offshore révèlent que des chefs d’Etat, des milliardaires ou encore des grands patrons ont eu recours à des montages de société pour dissimuler leurs avoirs.

Les « Panama papers » en trois points
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  • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.

  • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.

  • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.



Au fil des révélations, certaines personnes mises en causes ou leurs soutiens répondent avec de fausses informations. Tour d’horizon.

1. « Le trésorier de campagne de François Hollande est dedans »

L’homme d’affaires Jean-Jacques Augier, 62 ans, était le trésorier de François Hollande pour la campagne présidentielle de 2012. Des rumeurs qui circulent ces jours-ci le présentent comme concerné par les révélations des « Panama papers ». Par exemple ce message sur la page Facebook « Hollande Démission » :



Ou ce tweet de Nadia Hamour, secrétaire nationale du parti Les Républicains (LR) :
.@jjaugier, trésorier de campagne de @fhollande serait impliqué ds #panamapapers. Il fait aussi partie de la promotion #EnaVoltaire...
— nadia_hamour (@Nadia Hamour)

POURQUOI C’EST FAUX.

Jean-Jacques Augier est apparu comme actionnaire de deux sociétés offshore,comme le révélait Le Monde en 2013. Mais ces informations, anciennes, n’ont aucun lien avec les « Panama papers » : les sociétés en questions sont domiciliées aux îles Caïmans par une autre société.
Les journalistes du Monde qui ont travaillé sur l’enquête ont également fait des recherches sur le nom de Jean-Jacques Augier dans les plus de 11,5 millions de documents internes de Mossack Fonseca à leur disposition. Sans succès.

2. « Le clan Poutine n’est pas plus concerné que le clan Hollande »

Des défenseurs du président russe se sont indignés, depuis dimanche soir, de sa mention dans les révélations sur les « Panama papers ». Selon eux, Vladimir Poutine ne serait pas plus concerné, par exemple, que François Hollande, dont les« potes » seraient eux aussi cités :
AuBonTouiteFrançais ‎@VictorSinclair3
[ltr]On cite Poutine dans #panamapapers alors qu'en fait il y a tous les potes de Hollande : Porochenko, Salmane, Cahuzac, Augier, Platini, etc..[/ltr]
























19:35 - 4 Avr 2016 · Puteaux, France, France

Même défense sur le site prorusse Sputnik News, qui écrit :


POURQUOI C’EST FAUX.

Si l’on en croit ces messages, le nom de Vladimir Poutine ne serait cité que pour le calomnier, à cause de la présence d’« amis » dans les leaks. C’est résumer un peu vite l’enquête sur la « machine à cash » de son clan.
Les documents issus des données internautes de Mossack Fonseca montrent en effet que l’entourage proche du président russe n’a pas simplement disposé de sociétés offshore, mais bien amassé des centaines de millions d’euros issus de l’argent public et mis au service de l’oligarchie du régime. Avec, au bout du système, une emprise sur des secteurs stratégiques de l’économie russe. Ou encore des « cadeaux » entre membres du clan.
Au-delà du fait que Jean-Jacques Augier n’est pas concerné par cette affaire, les recherches du Monde sur les noms de François Hollande ou de nombreux membres de son entourage dans les « Panama papers » n’ont rien fait apparaîtrede comparable autour du président français.
Lire aussi :   « Panama papers » : la finance offshore, « machine à cash » du clan Poutine

3. « Aucun Américain n’est cité »

Le député LR Thierry Mariani s’est étonné sur Twitter de la supposée absence de citoyens américains dans les données internes de Mossack Fonseca :

BFMTV 
✔‎@BFMTV




















[ltr]#PanamaPapers: une affaire de fraude fiscale à l'échelle mondiale http://bfmbusiness.bfmtv.com//monde/panama-papers-une-affaire-de-fraude-fiscale-a-l-echelle-mondiale-964006.html …pic.twitter.com/UdimNxAZNL[/ltr]



















 Suivre
Thierry MARIANI ن 
‎@ThierryMARIANI
[ltr].@BFMTV C'est au #Panama, et il n'y aurait aucun américain en cause ? . Bizarre ....mais attendons la suite #panamapapers[/ltr]


















21:22 - 3 Avr 2016

Argument rapidement repris par Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué ou encore par des internautes…

[/size]

 Suivre
J-Chrîstôphe Bûîsson ‎@jchribuisson
[ltr]Quand on te dit qu'il n'y a aucun nom américain dans les#panamapapers. pic.twitter.com/ZAryseHXwO[/ltr]


















00:10 - 5 Avr 2016
… Certains y voyant même la main de la CIA.
Voir l'image sur Twitter


 Suivre
LaSynthese ‎@djamkun
[ltr]Le plus grand scandale d'évasion Fiscale sans aucun Américain???
Un scénario un peu trop Hollywoodien pour moi...[/ltr]


















00:26 - 5 Avr 2016

Patrice Charles ‎@patricecharles[/size]
[ltr]#panamapapers Aucun Américain.La #CIA n'est pas loin. Se rappeler que des chefs d'Etats européens avaient été mis sur écoutes.[/ltr]


















06:31 - 5 Avr 2016

POURQUOI C’EST FAUX.

Tout d’abord, il est erroné de dire qu’« aucun Américain » ne figure dans cette vague de révélations. Le site américain Fusion, lui aussi partenaire de l’opération, recense même jusqu’ici pas moins de 211 personnes avec des adressesaméricaines qui possèdent des sociétés mentionnées dans les documents – ce qui ne veut pas forcément dire qu’il s’agit uniquement de citoyens américains.
Le Miami Herald, lui aussi partenaire, a également montré comment des sociétés offshore ont financé le florissant marché de l’immobilier de luxe à Miami, notamment grâce à des fonds venus du Brésil.

Pays impliqués dans les Panama papers
Pays de provenance des actionnaires, bénéficiaires ou intermédiaires des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca.
[...]

Le Monde n’a pas publié l’intégralité de ces données, et donc des noms des personnes concernées, notamment pour des questions de respect de la vie privée et la nécessité d’enquêter au cas par cas. Ces investigations, qui ont demandé des mois de travail, se sont également focalisées en priorité sur les personnalitésles plus marquantes : chefs d’Etat, sportifs, milliardaires… La rédaction a systématiquement cherché à contacter toutes ces personnes avant parution.
Il y a aussi des raisons concrètes qui expliquent cette sous-représentation des Américains dans les fichiers de Mossack Fonseca :

- La faible fiscalité américaine (24 % de taux de prélèvements obligatoires contre, par exemple, 34 % en 2010 en moyenne pour les pays de l’OCDE).
- Le durcissement, depuis quelques années, des autorités américaines – notamment avec le Fatca (« Foreign Account Tax Compliance Act ») en 2010, vis-à-vis de l’évasion fiscale.
- La société Mossack Fonseca en elle-même était déjà « dans le viseur du département du Trésor américain », avance également Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE, au Monde.
- Enfin, des ressortissants américains ont très bien pu se tourner vers d’autres paradis fiscaux ou d’autres types de structures, comme les « single member LLC » (Limited Liability Company).

Lire aussi :   « Panama papers » : pourquoi y a-t-il si peu d’Américains ?

4. « La fondation Soros finance, partialité assurée ! »

Des internautes ont pointé sur Twitter le fait que le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) compte, parmi ses mécènes, l’Open Society Foundations, créée par le milliardaire américain George Soros :

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Capu Patriote ن ‎@CapuPatriote
[ltr]Le consortium international "indépendant" de journalistes d'investigation est financé par George Soros #panamapapers[/ltr]


















23:15 - 4 Avr 2016

Suffisant pour qu’Aurélien Legrand, conseiller régional FN d’Ile-de-France ou le député LR Thierry Mariani présentent George Soros comme le « commanditaire »de ces investigations ; ce qui les rendraient orientées :

Aurélien Legrand ‎@Au_Legrand[/size]
[ltr]Le scandale des #panamapapers éclabousse des milliers de noms mais nos médias ne cherchent qu'à mouiller ceux qui n'y sont pas... 1/2[/ltr]


















09:07 - 5 Avr 2016

Un internaute, dans le « live » du Monde, nous a également demandé si l’ICIJ pourrait couvrir « les intérêts des pays de l’Ouest vu le manque de personnalité US et le ciblage de personnalités comme Bachar Al-Assad ou Vladimir Poutine. Avez-vous la liberté de dévoiler ce que bon vous semble important de dévoiler ? »

POURQUOI C’EST FAUX.

Imaginer George Soros comme le grand architecte de cette enquête, c’estocculter la manière dont elle a été menée. Les premiers à avoir mis la main sur ces quelque 11,5 millions de documents sont en effet des journalistes du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Eux-mêmes les tiennent d’une source anonyme.
Les moyens de l’ICIJ ont permis d’étendre cette enquête à pas moins de 109 médias du monde entier, dont Le Monde, mobilisant 376 journalistes pendant près d’un an. Ces médias ont collaboré pour faciliter leurs recherches dans cette énorme base de données (2 600 Go, ce qui en fait le leak – « fuite » – le plus massif à ce jour).
L’ICIJ a donc joué un rôle important dans cette enquête, mais elle n’avait pas la mainmise sur le travail des 109 rédactions impliquées. Il est également faux de dire que cette association à but non lucratif dépendrait exclusivement de George Soros, qui n’est qu’un de ses nombreux donateurs



Par ailleurs, le Süddeutsche Zeitung et Le Monde ont pu vérifier l’authenticité de ces fichiers à deux reprises. Et les enquêtes des médias, que ce soit sur Vladimir Poutine, Bachar Al-Assad ou Mohammed VI ont recoupé leurs informations au-delà des seuls fichiers.
En outre, des fractions de ce leak, parcellaires et plus anciennes, ont été vendues aux autorités fiscales allemandes, américaines et britanniques au cours des dernières années. Une procédure qui est devenue relativement habituelle, notamment en Allemagne. Les investigations sur la base de ces documents ont abouti entre autres au paiement, par la Commerzbank (le deuxième établissement bancaire d’Allemagne) d’une amende de 17 millions d’euros en octobre 2015 pour avoir aidé certains de ses clients à frauder le fisc, avec l’aide de société enregistrées par Mossack Fonseca.
Pour qu’il y ait « manipulation » à grande échelle des leaks, il aurait fallu expurgerces 11,5 millions de documents de toutes informations gênantes. Ce qui paraît improbable, compte tenu de la complexité et du volume de ces données parce que le travail pour les manipuler serait colossal. De même, faire taire certaines informations aurait nécessité de museler pas moins de 109 médias du monde entier.

« Panama papers » : comment « Le Monde » a travaillé sur plus de 11 millions de fichiers
En direct : les nouvelles révélations des « Panama papers »


""Panama Papers" : pourquoi les banques ne peuvent pas se passer des paradis fiscaux
° http://www.francetvinfo.fr/economie/fraude/panama-papers/panama-papers-pourquoi-les-banques-ne-peuvent-pas-se-passer-des-paradis-fiscaux_1391463.html


"AUJOURD'HUI L'ÉCONOMIE
Barack Obama déterminé face à l’évasion fiscale"

° http://www.rfi.fr/emission/20160406-panama-papers-barack-obama-evasion-fiscale

"« Panama papers » : ces Français moyens qui ont un pied dans les paradis fiscaux"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/ces-francais-moyens-qui-ont-un-pied-dans-les-paradis-fiscaux_4896609_4890278.html

"« Panama papers » : ces riches Français à qui l’exil fiscal ne suffit plus"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-ces-riches-francais-a-qui-l-exil-fiscal-ne-suffit-plus_4896667_4890278.html

"Scandale Panama Papers : la colère de l’Algérie !"
° http://www.afrik.com/scandale-panama-papers-la-colere-de-l-algerie

"« Panama papers » : « Il y a un problème culturel et la justice fiscale doit évoluer »"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-il-y-a-un-probleme-culturel-et-la-justice-fiscale-doit-evoluer_4896683_4890278.html

"« Panama papers » : ces grandes sociétés françaises qui profitent du système offshore"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-ces-grandes-societes-francaises-qui-profitent-du-systeme-offshore_4896724_4890278.html

"David Cameron éclaboussé par le scandale des « Panama papers »"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/david-cameron-eclabousse-par-le-scandale-des-panama-papers_4896824_4890278.html

"« Panama papers » : passe d’armes entre WikiLeaks et le Consortium international de journalistes"
° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/06/panama-papers-passe-d-armes-entre-wikileaks-et-le-consortium-international-de-journalistes_4897082_4862750.html

"REVUE DE PRESSE FRANÇAISE
A la Une: «Panama papers» suite…"

° http://www.rfi.fr/emission/20160405-une-panama-papers-suite

"« Pourquoi j’ai caché mon argent dans un paradis fiscal »"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/visuel/2016/04/06/pourquoi-j-ai-cache-mon-argent-dans-un-paradis-fiscal_4897087_4890278.html

"D’UBS aux « Panama papers », une décennie de scandales financiers (et ce qu’ils ont changé)"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/d-ubs-aux-panama-papers-une-decennie-de-scandales-financiers-et-ce-qu-ils-ont-change_4897177_4890278.html

"« Panama papers » : le patron de la Société générale peut-il être poursuivi pour faux témoignage ?"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-peut-il-etre-poursuivi-pour-faux-temoignage_4897190_4890278.html


° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/06/maroc-la-methode-d-un-media-proche-du-palais-pour-degonfler-les-scoops-genants_4896687_3212.html
° http://www.mondafrique.com/panama-papers-bouchouareb-monsieur-fric-de-bouteflika-secouru-entreprises-francaises/
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/premiere-victime-des-panama-papers-l-islande-en-trois-graphiques_4897199_4890278.html
° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/06/apres-les-revelations-des-panama-papers-perquisition-de-la-police-suisse-au-siege-de-l-uefa_4897128_4862750.html
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/les-etats-unis-encore-peu-epargnes-par-les-revelations-des-panama-papers_4896900_4890278.html
° http://www.lalibre.be/economie/actualite/panama-papers-la-chine-marche-cle-de-mossack-fonseca-censure-les-revelations-5704df7035708ea2d4430e8e
° http://www.rfi.fr/emission/20160406-une-panama-papers-saison-1-episode-2-fn
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/video/2016/04/06/panama-papers-le-panama-contre-attaque_4896718_4890278.html
° http://www.huffingtonpost.fr/2016/04/06/panama-papers-france-represailles-paradis-fiscal_n_9622350.html
° http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/06/le-business-offshore-de-lsk-l-ex-fonds-d-investissement-de-strauss-kahn_4896612_4862750.html
° http://www.lefigaro.fr/societes/2016/04/06/20005-20160406ARTFIG00183-panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-denonce-des-amalgames-scandaleux.php
° http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/06/la-lutte-contre-la-fraude-fiscale-est-a-repenser-de-fond-en-comble_4896602_3232.html
° http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/06/la-lutte-contre-la-fraude-fiscale-est-a-repenser-de-fond-en-comble_4896602_3232.html



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  ndonzwau le 7/4/2016, 10:47 pm

"« Panama papers », le récap’, épisode 5 : football, Afrique et anonymat
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/07/panama-papers-le-recap-episode-5-foot-afrique-et-anonymat_4898223_4890278.html

Si vous avez raté un épisode, Le Monde et un consortium international de 108médias ont lancé dimanche 3 avril une série de révélations de grande ampleur surle monde opaque des paradis fiscaux et ceux qui en profitent.

Dimanche :   « Panama papers » : le récap, épisode 1
Lundi :   Le récap, épisode 2 : chefs d’Etat, Mossack Fonseca et un jeu
Mardi :   Le récap, épisode 3 : FN, affaires politico-financières, Société générale et Islande
Mercredi :   Le récap, épisode 4 : grandes et moyennes fortunes, démission et perquisition

Si vous vous sentez un peu perdus, voilà ce qu’il fallait retenir de la journée de jeudi dans les « Panama papers ».

1. Football : des patrons de clubs français jonglent avec l’offshore



Des sociétés offshore liées à des dirigeants de plusieurs clubs de Ligue 1apparaissent également dans les « Panama papers ». Waldemar Kita, le président du FC Nantes, est ainsi propriétaire d’une société aux îles Vierges britanniques — l’intéressé rétorque qu’il s’agit d’un homonyme, malgré plusieurs signes concordants, telle une adresse belge déjà connue pour le FC Nantes.
Le Russe Dmitri Rybolovlev, dirigeant et actionnaire majoritaire de l’AS Monaco,figure également derrière plusieurs sociétés offshore. Trois d’entre elles ont été gelées à la demande de son ex-épouse Elena Rybolovleva à la fin de 2008, au cours de leur divorce. Selon cette dernière, elles hébergeraient l’équivalent de 720 millions de francs suisses (660 millions d’euros), en partie sous la forme d’œuvres d’art, parmi elles des Picasso et des Modigliani.
L’ex-patron de l’OM Robert Louis-Dreyfus (« RLD »), est apparu comme coactionnaire de deux sociétés offshore. L’une entre elles, UIS RLD 2 Limited, a été créée moins d’un mois avant sa mort, en juin 2009. Margarita Louis-Dreyfus, sa veuve et propriétaire de l’OM, a ensuite été désignée directrice de cette société.

Lire :   Les patrons de club de foot français jonglent avec les sociétés offshore

2. La richesse du Congo s’envole vers les paradis fiscaux



Dans ce pays dont les revenus sont constitués à 75 % par le pétrole et où la corruption règne, la richesse s’évapore dans de complexes circuits financiers offshore que seuls maîtrisent certains membres de la famille au pouvoir et une poignée de traders qui leur sont proches. L’entourage du président Denis Sassou-Nguesso a en effet organisé un système avec une myriade de sociétés offshore.
Lire l’enquête :   Comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux
De l’autre côté du fleuve, en République démocratique du Congo, l’homme d’affaires israélien Dan Gertler a fait fortune à la tête d’un empire minier aussi vaste qu’opaque. Au point de faire partie des clients dont même la sulfureuse société de domiciliation fiscale offshore Mossack Fonseca ne veut pas.
Portrait :   Dan Gertler, roi de la RDC et de l’offshore

3. Comment conserver l’anonymat dans un paradis fiscal ?

Le secret bancaire ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir en Suisse, mais, pas de panique, des solutions offshore existent pour dissimuler son identité au fisc. Société-écran, prête-nom, cascade de sociétés, fondation : nous vous présentons les astuces les plus utilisées pour dissimuler son identité réelle.



Lire :   Comment garder son anonymat dans un paradis fiscal
A vous de jouer :   « Stairway to Tax Heaven », le jeu

4. Les « Panama papers », derniers d’une longue série de scandales financiers

Les « Panama papers » révélés par Le Monde et ses partenaires internationaux sont le dernier en date d’une longue série de scandales financiers, qui ont chacun levé à sa façon une partie du voile sur le monde opaque des paradis fiscaux, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent. Nous vous retraçons ces « leaks »… et leurs conséquences.

Synthèse :   D’UBS aux « Panama papers », une décennie de scandales financiers (et ce qu’ils ont changé)

5. Les conséquences des « Panama papers »


  • Les banques devront déclarer leurs activités offshore



Selon les informations du Monde, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, le « gendarme des banques », a enjoint aux établissements français de faire toute la lumière sur leurs activités dans les pays considérés comme des paradis fiscaux.


  • Une enquête ouverte en Argentine contre le président



La justice argentine a ouvert une enquête contre le président Mauricio Macri, dont le nom figure dans les registres de sociétés offshore révélés par les « Panama papers », et qui prônait une lutte sans merci contre la corruption. L’enquête devra notamment déterminer si Mauricio Macri, élu en novembre, a « omis » decompléter sa déclaration de biens, qui était obligatoire.


  • Elections anticipées en Islande



Le gouvernement a annoncé la tenue d’élections législatives anticipées à l’automne après la démission du premier ministre, Sigmundur David Gunnlaugsson, lié à des sociétés offshore aux îles Vierges britanniques. Il sera temporairement remplacé par son ministre de l’agriculture et de la pêche, Sigurdur Ingi Johannsson.

6. Les « Panama papers » à l’étranger :

  • De Kubrick à Cowell : les « Panama papers » exposent les transactions offshore des stars (The Guardian, en anglais)

  • Une histoire de trafiquants d’armes à Miami Beach – devenue un film à Hollywood – apparaît dans les « Panama papers » (Miami Herald, en anglais)

  • Comment les espions se cachent grâce aux sociétés offshore (ICIJ, en anglais)

  • Le régime castriste a contrôlé les passeports vénézuéliens (La Nacion, en espagnol)



7. Et aussi…

  • Me Bonnant, « Mozart du barreau » côté cour, administrateur offshore côté jardin

  • Paradis fiscaux : le bilan contrasté de François Hollande

  • Evasion fiscale : la France a récupéré 2,6 milliards d’euros en 2015



"« Panama papers » : Dan Gertler, roi de la RDC et de l’offshore
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-dan-gertler-roi-du-congo-et-de-l-offshore_4898097_3212.html



Dan Gertler fait partie de ces clients dont même la sulfureuse société de domiciliation fiscale offshore Mossack Fonseca ne veut pas. L’homme d’affaires israélien de 42 ans, à la tête d’un empire minier aussi vaste qu’opaque en République démocratique du Congo (RDC), est dans le viseur du Fonds monétaire international depuis 2012. Des ONG et le think tank de Koffi Annan, Africa Progress Panel, l’accusent de « pillage » et de corruption. Mais si la firme panaméenne tique alors qu’elle compte parmi ses clients despersonnalités politiques contestées et des sociétés visées par les sanctions de l’ONU, c’est qu’elle s’est sentie flouée par le milliardaire.

Les « Panama papers » en trois points(...)

L’ire de Mossack Fonseca remonte à 2010. Un de ses bons clients, avocat à Gibraltar, lui a demandé de créer en urgence deux sociétés aux îles Vierges britanniques. Elle s’y prête de bonne grâce sans réaliser le contrôle habituel. Ce n’est qu’un an plus tard, après des dizaines de relance par courriel restées sans réponse, et à la suite d’une enquête des autorités financières des îles Vierges britanniques, que les Panaméens découvrent l’identité du bénéficiaire effectif de Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd : Dan Gertler.
Opacité bien ordonnée commence par soi-même. Les deux sociétés étaient dissimulées derrière un montage étourdissant qui a servi à masquer leur véritable propriétaire. Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd étaient détenues par un fonds d’investissement domicilié aux îles Caïmans, African Ressources Investment Fund, lui-même contrôlé par deux fondations au Liechtenstein, qui sont à leur tour possédées par deux trusts discrétionnaires à Gibraltar. Un système d’écluses presque impossible à remonter sans les documents des Panama papers. Seuls deux noms apparaissaient : l’avocat suisse Marc Bonnant et Khulubuse Clive Zuma, neveu affairiste du président sud-africain Jacob Zuma. Qui n’ont pas voulu commenter ce sujet.

Lire aussi : Me Bonnant, « Mozart du barreau » côté cour, administrateur offshore côté jardin

Furieuse, Jennifer Mossack, la fille du fondateur de la société panaméenne, ordonne la fermeture de toute entité liée à Dan Gertler qu’elle qualifie le 2 juin 2011 de « marchand de diamants du sang » dans un message interne consulté par Le Monde. Le 11 juillet à 12 h 08, Marc Bonnant, impavide, transfère ces sociétés chez Morgan & Morgan, le principal concurrent de Mossack Fonseca, également établi à Panama City.

Les premiers pas d’un aventurier

Dan Gertler a bâti sa fortune, estimée à 1,26 milliard de dollars par le magazine Forbes en 2015, sur un coup de poker. Petit-fils d’un diamantaire, il a débarqué en 1997, à l’âge de 23 ans, à Kinshasa, capitale d’un pays alors en guerre et dirigé pour quelques mois encore par Mobutu Sese Seko. Le chef rebelle Laurent Désiré Kabila a besoin d’argent et d’armes pour lancerl’assaut sur la capitale. Le jeune Israélien lorgne les gisements de diamants de l’est du pays. Les deux hommes s’entendent. « Dan » lève 20 millions de dollars pour financer la rébellion. En échange, il obtient de Laurent Désiré Kabila, devenu président, un quasi-monopole sur les diamants.
A la mort du « Vieux », assassiné au janvier 2001 par l’un de ses gardes, c’est son fils, Joseph Kabila, alors âgé de 30 ans, qui prend le pouvoir. Dan Gertler courtise ce jeune président taiseux et inexpérimenté qu’il a croisé sur la ligne de front au Katanga lors de la seconde guerre en RDC (1998-2003). L’homme d’affaire israélien devient son émissaire spécial avec mission de lui négocierle soutien des Etats-Unis. Il lui aurait aussi mis à disposition son jet privé.

De fait, leur amitié semble perdurer au-delà de la rupture brutale du monopole sur le diamant cette année 2001. Dan Gertler est même invité au mariage de Joseph Kabila cinq ans plus tard. Il se rapproche surtout du plus procheconseiller du président : Augustin Katumba Mwanke. L’homme a la haute main sur la gestion des matières première congolais. Au début des années 2000, c’est lui qui remet à Dan Gertler les clés du coffre de la RDC.

Mines et pétrole



Selon les Nations unies, le pays recèle dans son sous-sol de ressources inexploitées estimées entre 18 000 milliards et 24 000 milliards de dollars. Au-delà du diamant, l’homme d’affaires israélien va se lancer dans le cobalt, le fer, l’or, le manganèse et surtout le cuivre. Il profite du démembrement de la Gécamines, la société publique d’exploitation minière et vache à lait du régime.
A l’époque de la brouille avec la firme panaméenne Mossack Fonseca, Dan Gertler franchit un nouveau cap en obtenant des permis d’exploitation pétrolière. Et non des moindres : après l’éviction des britanniques de Tullow Oil, le pouvoir lui octroie les blocs I et II de la partie congolaise du Lac Albert. Ses sociétés Foxwhelp Ltd et Caprikat Ltd sont intégrées dans Oil of DR Congo, une filiale de son groupe Fleurette constitué à Gibraltar et imposable aux Pays-Bas.
La région est instable. A la lisière du parc naturel des Virunga rodent des groupes armés. Dan Gertler n’en a cure. Cowboy rodé par ses aventures minières, il finance les forces de l’ordre et multiplie les investissements sociaux dans les villages. Après avoir claironné en 2014 la découverte d’une réserve de trois milliards de barils, il annonce le démarrage de l’exploitation de ces gisements pour 2016.

Sauf qu’à Kinshasa, nul n’y croit vraiment. Car Dan Gertler a la réputation d’acquérir les permis miniers et pétroliers mais de ne pas les exploiter.« Nous avons investi 100 millions de dollars dans ces projets du lac Albert depuis 2010, et 1,8 milliard de dollars pour exploiter des mines de cuivre dans le Katanga avec [le géant helvético-britannique du négoce de matières premières] Glencore », se défend un représentant de son groupe Fleurette.

Fraude au fisc congolais

Le nom de Dan Gertler est apparu sur des comptes en Suisse chez HSBC. Les domiciliations exotiques de ses sociétés, elles, lui permettent de ne payerqu’un minimum d’impôts en République démocratique du Congo, où les experts estiment que l’homme d’affaires israélien a fait perdre des milliards de dollars de revenus à l’Etat. En 2014, il a revendu au gouvernement les droits pétroliers détenus à travers une obscure société offshore, Nessergy, trois cent fois plus cher que leur prix d’achat.
« Dan Gertler fait partie des gens qui paralysent l’économie congolaise », constate un diplomate occidental à Kinshasa. « Les autorités congolaises n’ont pas la capacité d’enquêter sur les circuits financiers offshore, déplore de son côté le député congolais Samy Badibanga. La RDC est devenue une plateforme importante de blanchiment d’argent, de fraude fiscale et d’évasion illégale de capitaux ». Une fois encore, le groupe Fleurette conteste. « Nous employons 30 000 personnes (en RDC) nous sommes la plus grande source privée de recettes fiscales pour le gouvernement congolais », martèle Pieter Deboutte, le bras-droit de Dan Gertler à Kinshasa.
Pour la plupart des Congolais, Dan Gertler, notoirement proche de Joseph Kabila et du riche entrepreneur et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, reste une énigme. La RDC, pourtant, est sa « seconde patrie », dit-il. Naturalisé en 2003, il y débarque chaque semaine ou presque en jet privé, rend visite au rabbin de Kinshasa et reçoit ses interlocuteurs dans sa fastueuse villa du centre-ville, ou, plus rarement, dans celle qu’il loue au cœur des mines du Katanga.

Il a « tout compris à la politique des négros »

En plus des hôpitaux et des dispensaires, Dan Gertler le philanthrope a rénové le zoo de Lubumbashi mais aussi l’école française de cette ville, au plus grand embarras de Paris qui ne sait que penser de lui. Le vendredi, en général, il repart en Israël pour passer le shabat en famille dans sa demeure de Bnei Brak, cité connue pour abriter une communauté juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv. Celui que ses partenaires décrivent comme « un joueur de poker agressif et prêt à tout pour gagner » se vante aussi d’avoir « tout compris à la politique des négros », selon un de ses anciens collaborateurs interrogé par la justice israélienne en 2010.
L’Israélien sait aussi se jouer de ses détracteurs. Chassé de Mossack Fonseca en 2011, il est réapparu quatre ans plus tard dans les fichiers de la firme panaméenne à travers un contrat passé avec la société Callery Ressources Ltd, domiciliée au Panama, qui fait valoir des prestations de conseil à hauteur de 10 millions de dollars sur le site minier de Mutanda. Ce gisement, situé non loin de Kolwezi, au Katanga, est opéré par Glencore en partenariat avec Dan Gertler. Là encore, les actifs et les revenus de la mine irriguent des sociétés établies dans des paradis fiscaux.

Des circuits offshore qui commencent à inquiéter Kinshasa. Pour des raisons politiques. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, a rallié la principale coalition de l’opposition qui l’a désigné, le 30 mars 2016, comme candidat à la présidence. Il apparaît comme la menace la plus sérieuse pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui se méfie désormais de son « ami » Dan Gertler. « Le président n’a pas d’amis, tranche un de ses conseillers. Dan[Gertler] est beaucoup trop proche de Moïse [Katumbi]. Le président sait bien qu’il peut trahir et le tient à distance. » Ce qui fait sourire l’entourage de M. Katumbi, qui nie tout lien financier avec Dan Gertler : « Dan doit tout à Kabila, qui lui doit une bonne partie de sa fortune ».
De fait, le chef de l’Etat redoute désormais que la fortune qu’il a autorisé Dan Gertler à accumuler s’en aille financer la campagne d’un adversaire pour l’élection présidentielle, prévue fin 2016."
(Panama Papers : Dan Gertler, un proche de J. Kabila et M. Katumbi à son tour éclaboussé
° http://www.tshangu.com/Panama-Papers-Dan-Gertler-un-proche-de-J-Kabila-et-M-Katumbi-a-son-tour-eclabousse_a2017.html )


Panama Papers : le silence inquiétant de Kinshasa
(La Tempête des Tropiques 07/04/16)

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/panama-papers-le-silence-inquietant-de-kinshasa
Le Pr Luzolo Bambi dispose là d’éléments supplémentaires pour relancer son dossier auprès du PGR sur la corruption en RDC.
Il est enregistré à travers le monde de diverses réactions autour des révélations faites par “Panama Papers “ sur les bagatelles sommes d’argent détournées par des personnalités bien identifiées qui les ont mises à l’abri au Panama en Amérique latine. Des pays dont les ressortissants sont cités dans ce scandale financier ne cessent de se prononcer sur cette évasion fiscale aux conséquences désastreuses sur la marche de leurs économies respectives. Il en est aussi de certaines structures privées dont l’existence reste entièrement liée à la participation des sociétaires.

Tous les médias français en font leur affaire au regard de la présence de nombreuses personnalités de l’Hexagone dans ce dossier scabreux. C’est du reste ces médias qui ont été les premiers à ébruiter cette enquête mettant à nue la participation de certains chefs d’Etat et leurs proches, des milliardaires et de grands sportifs à un système d’évasion fiscale bâti autour de la firme Mossack Fonseca situé à Panama.
La Russie touchée par ce scandale financier n’a pas manqué de réagir d’une manière officielle contre ce qu’on a qualifié de « spéculations », d’”inventions” et de “ falsifications “ dans le but de déstabiliser le pays. La réaction reflète le pur style de Kremlin. Mais l’opposition au régime accuse, pour sa part, que” poutine avait pour idée de cacher l’argent qu’il a volé dans les lieux les plus inattendus avec les gens les plus imprévisibles ».

C’est le silence le plus assourdissant de la part de Kinshasa qui inquiète alors que le pays est cité dans ce dossier. A part certains médias privés qui ont relayé les dépêches d’agences étrangères sur les révélations des “ Panama papers “, c’est motus et bouche cousue du côté des autorités publiques rendant aussi la tâche difficile aux canaux d’Etat de traiter cette nouvelle. Les gestionnaires au quotidien de la chose publique ont l’obligation de fixer l’opinion en l’édifiant sur cette affaire tenant en haleine les populations de diverses nations.

Le Conseiller spécial du Chef de l’Etat chargé de la Bonne gouvernance, de la lutte contre le terrorisme et le Blanchiment des capitaux a là une occasion en or pour relancer son dossier déposé auprès du PGR sur le nombreux cas de corruption. Le Pr Luzolo Bambi peut aussi profiter de cette opportunité pour bien confronter les allégations avancées sur la place publique selon lesquelles la RDC avait enregistré en 2015 une perte de $us l5 milliards. Bien avant lui, son collègue professeur d’université, à l’époque influent membre de la première équipe du Premier ministre Matata Ponyo, avait fait un constat amer sur le coulage des recettes publiques. Référence faite par Mukoko Samba au détournement et autre corruption, à travers cet euphémisme."


Les papiers du Panama : Rawbank et les « Projets Kabila »
– Jean-Marie Mutu

° http://desc-wondo.org/fr/les-papiers-du-panama-rawbank-et-les-projets-kabila-jean-marie-mutu/
Publié le 06 avril 2016 sur www.congobox.com[/size]
http://www.congovox.com/les-%C2%AB-papiers-du-panama-%C2%BB-le-standard-d%E2%80%99or-du-congo#sthash.5JBYlxHC.dpuf

En dépit des lois internationales stipulant la divulgation de l’origine de l’or, une partie de quelques documents divulgués pointent à des comportements peu recommandables par les paradis fiscaux sur le commerce des matières premières.

La loi avait été saluée comme la première étape pour mettre fin à l’échange des soi-disant « minerais de sang » en République démocratique du Congo (RDC).
La Section 1502 de la loi Dodd-Frank ne nécessite pas le désinvestissement des zones potentielles de conflit, mais elle contraint les entreprises à divulguer les origines de l’or et les 3 T (étain, tantale et tungstène).
Le risque de perdre la réputation en étant identifié comme financier de « minerais de sang » était censé être suffisant pour influencer les multinationales à faire montre de diligence assez raisonnable. Mais le processus a seulement conduit à de nouvelles stratégies de démenti, en particulier dans l’industrie de l’or, et a créé des opportunités pour les banques et les raffineries de se nettoyer proprement de toute implication dans les histoires des minerais du conflit.
En 2014, par exemple, le Rapport du Groupe d’Experts de l’Organisation des Nations Unies avait constaté que l’or a continué d’être une source majeure de financement de l’armée congolaise ainsi que des groupes rebelles armés.

On estime que 70 % de l’or de la RDC avait quitté le continent via l’Ouganda pour Dubaï, où il a été vendu « sans problème », selon le rapport.
Pourtant, il y a de réglementation interdisant les banques d’accepter les paiements en or dans des pays comme la RDC où l’or reste de facto comme une monnaie.
Le rôle caché pour combler cet écart réglementaire est joué par les raffineurs d’or dans les étapes opérationnelles d’approvisionnement dans le commerce horizontal entre eux.
Le résultat final est l’absence de contrôle qui ignore un élément clé de l’industrie et, dans le processus, rend la provenance d’or inconnue. Cela rend d’autres systèmes inefficaces, et signifie que tout utilisateur final de l’or pourrait utiliser les minerais « du sang ».

Les Fuites de données de Mossack Fonseca, un agent fiduciaire basé à Panama, obtenu par le journal Süddeutsche Zeitung et partagé avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), montrent que le secret est devenu la norme pour le commerce entre entreprises et que, lorsque le secret est autorisé à gouverner, le processus de différenciation de ce qui est légal et illicite devient impossible.
Cela est particulièrement vrai des paradis fiscaux spécialisés dans les matières premières — comme Dubaï et en Suisse — où l’or est sans nationalité ou sans provenance d’origine.
Avec plus de 40 succursales à travers la RDC, Rawbank est devenue une institution financière de premier plan dans un pays qui en a désespérément besoin.
Les Fuites de données montrent que la famille Rawji, les actionnaires de l’entreprise familiale Rawbank, font un usage excessif des paradis fiscaux et des sociétés fictives. Les objectifs de ces entreprises restent flous.
La banque elle-même appartenait précédemment par RAWHOLDING, une entité basée au Luxembourg, une juridiction secrète, et appartenait à la famille Rawji avant d’être déplacé en 2015 à l’ile Maurice sous la même propriété.

Une source au sein du comité d’audit de Rawbank qui a parlé anonymement sur le rôle de l’or auKatanga, une province riche en ressources naturelles dans le sud de la RDC : « Presque toute l’économie est basée sur ces métaux, beaucoup plus que sur les devises en espèces. Nous acceptons les paiements en or et diamants de tous nos clients, si elles sont en mesure de prouver qu’ils sont les véritables propriétaires légitimes de ces métaux précieux ».
Il n’est pas courant pour les banques en RDC, ou globalement, d’acheter ou de vendre de l’or. Le rôle des institutions telles que Rawbank est inestimable dans la fourniture l’infrastructure financière critique. Mais la présence des banques dans les pays tels que la RDC se heurte à la politique.
Selon certaines sources, le rôle de Rawbank est d’assurer une diligence raisonnable pour les projets importants liés à l’État, appelés « projets Kabila », qui peuvent prendre place par le biais d’un acteur du secteur privé et la barre se penche vers les normes politiques non réglementaires.

ANCIR posa formellement de questions à Rawbank, notamment : comment la légitimité des bénéficiaires est vérifiée ; si l’or est enregistré dans les comptes ou converti en argent ; s’ils achètent l’or ou le stockent tout simplement et en cas de stockage où est stocké l’or, quelles sont les juridictions impliquées, ainsi de suite ?
Ces procédures sont particulièrement importantes à la lumière de la conclusion du rapport de l’ONU que l’or de la RDC est essentiellement introuvable. Après avoir demandé d’abord les informations sur la raison pour laquelle on demandait à certaines questions, l’agent de communication de Rawbank a cessé de répondre.
Les Fuites de données de Mossack Fonseca montrent des détails sur les bureaux de la famille RAWJI basée à Dubaï et s’étendant à plusieurs autres paradis fiscaux.

Le bureau maintient un réseau de structures d’entreprise offshore, y compris Khazana Holdings et Hurricane Investment dans les îles Vierges britanniques ; Impala, Ginko International, Pix Business et Trading Mamu Investments au Panama ; et nombreux d’autres.
Les membres de la famille Rawji sont des administrateurs dans plusieurs de ces sociétés. Chaque entité semble connectée à plusieurs autres sociétés fictives. Par exemple, le Rawson investissement basé dans les iles Caïmans s’était enregistré comme propriétaire effective de cinq sociétés additionnelles.
Ceux-ci comprenaient Ponki, MR Investment, MR Investment, Carbucco et Mutoto. Rawbank, les Rawjis et le conseiller juridique basés à Dubaï, leur plaque tournante, n’a pas répondu à des questions concernant l’objet ou de l’utilisation de ces entreprises.

La présence de sociétés offshore appartenant ne signifie pas un acte répréhensible, ni est-il illégal. Mais la structure d’entreprise opaque, y compris RAWHOLDING — elle-même une entreprise familiale et le plus grand acteur financier de la RDC — apparaît amarré à la société d’une manière qui le rend volontairement difficile d’identifier ou séparer ce que ces entités sont utilisées pour et pourquoi.
La publication de normes de diligence raisonnable, et de documenter l’origine et la provenance de l’or sur son chemin et par la géographie, les partenaires commerciaux et les systèmes logistiques, éliminerait les allégations contre Rawbank, et rendrait la norme de l’industrie en veillant à ce que seul l’or responsable soit négocié.

Raffineries

La montée de Dubaï comme acheteur d’or et vendeur XXX est particulièrement préoccupante, car elle fonctionne comme une juridiction secrète. Dubaï serait la destination finale pour plus de 70 pour cent de l’or de la RDC, elle détient le plus grand marché de cash-pour-l’or dans le monde.
L’or est vendu directement là bas aux raffineurs avec peu de paperasse et de diligence raisonnable. Cet or est ensuite principalement exporté aux raffineurs indiens ou basés en Suisse qui comprennent la majorité des raffineries crédibles du monde qui vend aux grandes multinationales.
Actuellement, l’industrie de l’or de Dubaï vaut plus de 75 milliards $. La régulation est appliquée par un organisme quasi-privé appelé le Dubaï Multi-Commodity Marketing Center (DMCC), qui avait dans le passé que cet auteur avait enquêté, sévèrement tordu ou modifié les règles ainsi que tourné un œil aveugle aux activités manifestement illicites de matières premières minières.

Une juridiction comme Dubaï peut acquérir un avantage concurrentiel financier dans le commerce de l’or en écrivant des lois qui lui donnent lui donne des avantages sur les autres juridictions où prend place une activité économique importante.
« Il y a des moments que les banques internationales sont incapables et ont des préjugés pour travailler avec les raffineurs qui opèrent dans certains pays ou régions », avait déclaré une source à Kaloti. Il en est ainsi, tant que la monnaie est attachée aux systèmes de régulation, les banques de réserve, et, en fin de compte, l’or est sans identité nationale, sans frontières et toujours précieux.
Nous avons demandé au DMCC, régulateur public de Dubaï, les questions suivantes : Quelle est la plus grande somme autorisée dans les transactions cash-pour-l’or ?

Qui sont les membres du comité de révision qui composent DMCC et quels sont les commerçants actifs ou des banques présentes ? Si oui, y a-t-il un conflit d’intérêts ? Quel est le processus d’importation de l’or à Dubaï par les compagnies commerciales, les voies privées et les expéditions par cargo ?
Le DMCC avait initialement confirmé que les réponses viendraient dans l’avenir ; plus tard, ils avaient demandé si l’article serait positif ou négatif. Lorsque nous avons répondu que ça tiendrait compte de faits, ils refusèrent de commenter.
SOURCE : [url=http://www.timeslive.co.za/africa/2016/04/04/Panama-Papers-The-DRC%E2%80%99s-Gold-Standard]http://www.timeslive.co.za/africa/2016/04/04/Panama-Papers-The-DRC%E2%80…


RDC : scandale des Panama Papers, le clan Kabila éclaboussé
° http://www.afrik.com/rdc-scandale-des-panama-papers-le-clan-kabila-eclabousse
Alors que le monde entier est frappé par l’onde de choc des "Panama Papers", la RDC n’est pas épargnée. Au centre du scandale, Jaynet Kabila, la sœur jumelle du chef de l’Etat, Joseph Kabila, soupçonnée de détenir des participations dans plusieurs sociétés offshore domiciliées dans des paradis fiscaux. A Kinshasa, comme dans le reste du pays, nombreux sont ceux à réclamer des comptes « au clan Kabila », soupçonné de s’être enrichi sur le dos de l’Etat.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent, depuis dimanche 3 avril 2016, le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée "Panama Papers", elle dévoile l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux.
Parmi les quelques 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, plusieurs responsables africains sont cités. Parmi eux, Jaynet Kabila, la sœur jumelle du Président de la RDC, Joseph Kabila, qui manifestement possède indirectement une partie du capital de la filiale congolaise de la société Vodacom, l’un des principaux opérateurs de téléphonie au Congo, ce qui lui aurait permis d’accumuler une fortune colossale, selon l’agence de presse Bloomberg.

Jaynet Kabila, actionnaire de Vodacom

Jaynet Kabila, élue députée en 2011, serait en effet propriétaire de la moitié des parts sociales d’une société dénommée Keratsu Holding Limited qui, selon l’enquête, a été immatriculée à Niue, une petite île du Pacifique, le 19 juin 2001, quelques mois seulement après l’entrée en fonction de son frère au poste de Président du Congo-Kinshasa. Cette société détient indirectement 19,6 % du capital de Vodacom Congo, selon des documents datant de décembre 2011 auxquels Bloomberg a eu accès. « Jaynet Désirée Kabila Kyungu en a été co-administratrice aux côtés de l’homme d’affaires congolais Kalume Nyembwe Feruzi », relèvent les enquêteurs des Panama Papers.

Vodacom Congo ne serait toutefois, selon Bloomberg, que la toute petite partie visible d’un énorme iceberg. Le clan Kabila aurait en effet accumulé une véritable fortune depuis que Laurent-Désiré, le père de l’actuel Président Joseph Kabila, assassiné en 2001, s’est emparé du pouvoir en 1997. « Les parts de Jaynet Kabila dans Vodacom donnent un petit aperçu de ce que beaucoup présument être une série d’actifs diversifiés très importante, détenue par la famille du Président », a déclaré à Bloomberg Jason Stearns, spécialiste du Congo-Kinshasa à l’Université de New York. « Les membres de la famille Kabila ont accumulé une immense fortune, incluant des parts dans de nombreuses sociétés offshore domiciliées dans des paradis fiscaux », indique pour sa part Martin Fayulu, l’une des figures éminentes de l’UNC, l’un des principaux partis d’opposition au Congo, qui réclame l’ouverture d’une enquête et le rapatriement au Congo des fonds évaporés.

Un permis d’exploitation pétrolier attribué à Clive Zuma, suite à une visite à Joseph Kabila

Au-delà de Jaynet et de Vodacom Congo, le nom de Kabila apparaît dans une autre affaire, en lien cette fois-ci avec la famille Zuma. Selon le quotidien anglais The Guardian, le sulfureux Clive Zuma, neveu de l’actuel Président sud-africain Jacob Zuma, « magnat » du secteur minier, est mis en cause dans l’acquisition frauduleuse d’un gisement pétrolier au Congo. Des faits qui remontent à 2010 lorsque Caprikat Limited, société basée dans les îles Vierges britanniques et dont il est le représentant, obtient la gestion du site pétrolier précité. Le journal britannique The Guardian n’hésite pas à faire le lien avec l’actuel président sud-africain, son oncle Jacob Zuma, qui avait rendu visite à Joseph Kabila cette même année. Une rencontre qui aurait été décisive dans l’attribution du contrat. Et ce, avec la bénédiction du Président Kabila.

A Kinshasa, comme dans le reste du pays, cette affaire est très mal perçue. D’autant que le pouvoir tire argument de l’impécuniosité de l’Etat pour repousser sine die la date des élections. « L’opposition, à travers Moïse Katumbi, a proposé d’organiser une table-ronde afin d’identifier l’origine de la fortune de tous les décideurs publics congolais. Proposition naturellement refusé par le Président et son clan », constate sous couvert d’anonymat, et non sans ironie, un observateur attentif de la vie politique kinoise. « Moïse Katumbi propose d’ailleurs dans son programme un code de bonne conduite, ainsi que l’obligation d’une déclaration publique de l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers détenus par tous les dirigeants congolais (Président, ministres, députés, sénateurs, etc.) ». Une mesure de nature à freiner sensiblement les pulsions prédatrices à l’égard de l’argent public, selon notre interlocuteur.

« Ni Joseph, ni Jaynet, ni Zoé n’ont travaillé de leur vie »

« Ni Joseph, ni Jaynet, ni Zoé (leur frère cadet, devenu riche homme d’affaires) n’ont travaillé de leur vie. Comment ont-ils pu amasser autant d’argent. Ils sont arrivés avec des bottes en plastique, il y a moins de vingt ans, à Kinshasa ! », déclare, amer, un ancien compagnon du Mzee, surnom de feu le Président Laurent-Désiré Kabila. « Impossible d’y parvenir à moins de privatiser une partie de l’Etat et du Trésor Public », conclut-il, dépité.

Interrogé sur le scandale mettant en cause Jaynet Kabila, Lambert Mende, a affirmé qu’il s’agissait d’une affaire privée sans lien avec le Gouvernement. Un peu court, pour beaucoup de Congolais. Interrogé par AFRIK.COM, le député Juvenal Munubo a répliqué en ces termes au porte-parole du Gouvernement congolais : « une affaire d’évasion fiscale, en l’occurrence les Panama Papers, dans laquelle des personnalités publiques sont citées et qui fait l’actualité, sort absolument du domaine privé. Elle n’est pas à banaliser par le Gouvernement car la moralité publique en dépend », a-t-il conclu.
Incontestablement, ces révélations interviennent à un très mauvais moment pour le Président Kabila qui cherche, selon l’opposition, à repousser la date de l’élection présidentielle afin de se maintenir au pouvoir. Pour des raisons politiques ou économiques ? Au vu des révélations contenues dans les Panama Papers, les Congolais sont en droit de s’interroger."


Panama Papers: Si Jaynet Kanambé "Kabila" s'expliquait sur sa fameuse fortune amassée en catimini et dévoilée au grand jour par des enquêteurs internationaux ?
° http://reveil-fm.com/index.php/reveil-fm.com2016/04/05/5943-panama-papers-si-jaynet-kanambe-kabila-s-expliquait-sur-sa-fameuse-fortune-amassee-en-catimini-et-devoilee-au-grand-jour-par-des-enqueteurs-internationaux



Alias Joseph Kabila est arrivé en République démocratique du Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, c'était en 1997 ! Seize ans après son usurpation et imposture sur le trône du Congo, l'incapacitaire de Kingakati a plus de 25 milliards de dollars américains planqués dans les îles Vierges britanniques. Alias Joseph Kabila a donc volé la République démocratique du Congo plus que le Maréchal Mobutu avec ses 32 ans de dictature féroce. Arriviste, parvenue Jaynet Kanambé "Kabila", la tante de celui qui trône par défi à la tête de la RDC, est arrivée au Congo avec des poux sur la tête, des chics aux pieds, habillée en haillons ! La voilà citée dans Panama Papers comme une africaine qui a amassé une fortune énorme au Panama, paradis fiscal. Comment Jaynet Kanambé "Kabila" qui a appris à écrire, lire et compter sur le tas, est aujourd'hui pillarde des ressources de la RDC ? Jaynet Kanambé "Kabila" a bénéficié de favoritisme, d'un régime d'imposture dont la fraude et enrichissement illicite est encouragée, soutenue et protégée.

Combien des députés de la RDC sont-ils capables avec leurs émoluments d'être cités dans Panama Papers ? Ce n'est pas pour la première fois, le silence assourdissant de la presse "Coupagiste" kinoise aux ordres sur l'affaire qui bouge le monde entier n'étonne personne. Des vuvuzélateurs, thuriféraires et fantomas du net qui soutiennent le régime d'imposture de Kinshasa se cachent car ils n'ont rien à dire. Ailleurs, des poursuites judiciaires sont lancés à l'encontre des contrevenants fiscaux. A Kinshasa, ni les parlementaires godillots habitués à se faire corrompre pour tripatouiller la Constitution pour permettre à demeurer éternellement sur le trône du Congo usurpé ne bronchent. Aucun député ni sénateur ne lève le petit doigt pour interpeller celle qui se prénomme Jaynet Kanambé "Kabila" ! Alors que les congolais pleuraient encore M'zée Laurent Désiré Kabila, la fameuse Jaynet Kanambé "Kabila" ouvrait un compte offshore de la société Keratsu Holding Limited qui, selon l’enquête, a été immatriculée à Niue, petite île du Pacifique, le 19 juin 2001, quelques mois après l’usurpation de son neveu alias Joseph Kabila sur le trône de la République démocratique du Congo.

On comprend aujourd'hui pourquoi alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ne veut pas quitter le trône de la République démocratique du Congo malgré ses 16 ans de gestion calamiteuse. On comprend aussi que la RDC est pris en otage par un conglomérat des mafieux, pillards, criminels qui veulent s'éterniser pour mieux continuer leurs sales besognes. Existe-t-il une justice en République démocratique du Congo ? Pourquoi Jaynet Kanambé "Kabila" ne peut-elle pas être entendue ? C'est la RDC qui est victime du pillage de Jaynet Kanambé "Kabila", aucun magistrat congolais n'est à mesure de l'entendre ?(...)"


"« Panama papers » : David Cameron reconnaît avoir détenu des parts dans un fonds offshore de son père"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/07/panama-papers-david-cameron-reconnait-avoir-detenu-des-parts-dans-un-fonds-offshore-de-son-pere_4898253_4890278.html

"« Panama papers », le récap, épisode 4 : grandes et moyennes fortunes, démission et perquisition"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-le-recap-episode-4-grandes-et-moyennes-fortunes-demission-et-perquisition_4897250_4890278.html

"Panama Papers : la Société générale dénonce des «amalgames scandaleux» "
° http://www.lefigaro.fr/societes/2016/04/06/20005-20160406ARTFIG00183-panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-denonce-des-amalgames-scandaleux.php

"« Panama papers » : les questions que vous avez le plus posées"
° http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-les-questions-que-vous-avez-le-plus-posees_4897232_4890278.htmll


° http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/06/moscovici-favorable-a-une-liste-europeenne-des-paradis-fiscaux_4897204_3234.html


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  El-Shaman le 8/4/2016, 12:24 am

"...Puis elle s'en alla. Mais avant de refermé la porte derrière elle,Jaynet Kabila leur dit :

Puis ils éclatèrent de rire...d'un rire tonitruant digne de grands bandits lorsqu'ils partagent leurs magots après un braquage.
Ils savaient qu'ils avaient un contrôle absolu sur les tribunaux,les juges et la justice de ce monde.
Ils ignoraient pas que la majorité de ceux qui vont les critiquaient ,les applaudissent dans d'autres circonstances, et apprécient leurs systèmes impérialiste de domination du monde.Ils avaient aussi sous leurs coupes beaucoup d'intellectuel Africain qu'ils manipulaient comme bon leur semble..."


(El-Shaman)Very Happy  Nazo meka na ngai kaka kokoma...

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  zobattants le 8/4/2016, 5:57 am

El-Shaman a écrit:"...Puis elle s'en alla. Mais avant de refermé la porte derrière elle,Jaynet Kabila leur dit :

Puis ils éclatèrent de rire...d'un rire tonitruant digne de grands bandits lorsqu'ils partagent leurs magots après un braquage.
Ils savaient qu'ils avaient un contrôle absolu sur les tribunaux,les juges et la justice de ce monde.
Ils ignoraient pas que la majorité de ceux qui vont les critiquaient ,les applaudissent dans d'autres circonstances, et apprécient leurs systèmes impérialiste de domination du monde.Ils avaient aussi sous leurs coupes beaucoup d'intellectuel Africain qu'ils manipulaient comme bon leur semble..."


(El-Shaman)Very Happy  Nazo meka na ngai kaka kokoma...

Dans l' entre temps, a plusieurs kilometres de l' eldorado congolais, dans le confort de son salon , bien fourni par les contributions des parlementaires debouts, le vieux ne veut plus sortir de son villa de Hainaut.
Tout Joufflu par la colere en apprenant qu'il devra, un jour rendre compte de sa gestion de l'udps. Lui, qui jadis, hero national, est devenu l'ombre de lui meme.


Il voit defile dans le noir, ses victimes...lumumba, les victimes de bakwanga, les pendus de la place des martyr, Lihau, Mbwakiem, Kibassa...
il sirota son vin rouge et esquiessa un sourire large et balbutia avec un accent propre de Ngandajika: " Nanu Buleli teeiin... Bakulela na munuku ya Mbuka"


Ngai pe nazo meka kokoma roman oyo...

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  El-Shaman le 8/4/2016, 5:37 pm

zobattants a écrit:
El-Shaman a écrit:"...Puis elle s'en alla. Mais avant de refermé la porte derrière elle,Jaynet Kabila leur dit :

Puis ils éclatèrent de rire...d'un rire tonitruant digne de grands bandits lorsqu'ils partagent leurs magots après un braquage.
Ils savaient qu'ils avaient un contrôle absolu sur les tribunaux,les juges et la justice de ce monde.
Ils ignoraient pas que la majorité de ceux qui vont les critiquaient ,les applaudissent dans d'autres circonstances, et apprécient leurs systèmes impérialiste de domination du monde.Ils avaient aussi sous leurs coupes beaucoup d'intellectuel Africain qu'ils manipulaient comme bon leur semble..."


(El-Shaman)Very Happy  Nazo meka na ngai kaka kokoma...

Dans l' entre temps, a plusieurs kilometres de l' eldorado congolais, dans le confort de son salon , bien fourni par les contributions des parlementaires debouts, le vieux ne veut plus sortir de son villa de Hainaut.
Tout Joufflu par la colere en apprenant qu'il devra, un jour rendre compte de sa gestion de l'udps. Lui, qui jadis, hero national, est devenu l'ombre de lui meme.


Il voit defile dans le noir, ses victimes...lumumba, les victimes de bakwanga, les pendus de la place des martyr, Lihau, Mbwakiem, Kibassa...
il sirota son vin rouge et esquiessa un sourire large et balbutia avec un accent propre de Ngandajika: " Nanu Buleli teeiin... Bakulela na munuku ya Mbuka"


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Very Happy Very Happy Very Happy Zobattants obomi ngai nakoseka....kiekiekiekie...n'importe quoi.
Blague à part, moi je suis en train d'écrire un roman qui se base sur une histoire vraie. Chacun pourra toujours vérifier les faits que j'avance.
Tandis que toi tu es en train d'écrire une fiction de mauvaise goût sortie tout droit de ton imagination et qui ne tient pas débout.

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

Message  zobattants le 9/4/2016, 1:21 am

El-Shaman a écrit:
zobattants a écrit:
El-Shaman a écrit:"...Puis elle s'en alla. Mais avant de refermé la porte derrière elle,Jaynet Kabila leur dit :

Puis ils éclatèrent de rire...d'un rire tonitruant digne de grands bandits lorsqu'ils partagent leurs magots après un braquage.
Ils savaient qu'ils avaient un contrôle absolu sur les tribunaux,les juges et la justice de ce monde.
Ils ignoraient pas que la majorité de ceux qui vont les critiquaient ,les applaudissent dans d'autres circonstances, et apprécient leurs systèmes impérialiste de domination du monde.Ils avaient aussi sous leurs coupes beaucoup d'intellectuel Africain qu'ils manipulaient comme bon leur semble..."


(El-Shaman)Very Happy  Nazo meka na ngai kaka kokoma...

Dans l' entre temps, a plusieurs kilometres de l' eldorado congolais, dans le confort de son salon , bien fourni par les contributions des parlementaires debouts, le vieux ne veut plus sortir de son villa de Hainaut.
Tout Joufflu par la colere en apprenant qu'il devra, un jour rendre compte de sa gestion de l'udps. Lui, qui jadis, hero national, est devenu l'ombre de lui meme.


Il voit defile dans le noir, ses victimes...lumumba, les victimes de bakwanga, les pendus de la place des martyr, Lihau, Mbwakiem, Kibassa...
il sirota son vin rouge et esquiessa un sourire large et balbutia avec un accent propre de Ngandajika: " Nanu Buleli teeiin... Bakulela na munuku ya Mbuka"


Ngai pe nazo meka kokoma roman oyo...

Very Happy Very Happy Very Happy  Zobattants obomi ngai nakoseka....kiekiekiekie...n'importe quoi.
Blague à part, moi je suis en train d'écrire un roman qui se base sur une histoire vraie. Chacun pourra toujours vérifier les faits que j'avance.
Tandis que toi tu es en train d'écrire une fiction de mauvaise goût sortie tout droit de ton imagination et qui ne tient pas débout.  

Vrais lisusu ndenge nini, ndeko na ngai???
deja photo otieli biso eza photoshopee...
On voit Jean-Marie Le Peine a l'avant plan, Ronald Reagan, l' actuel gouverneur de New Jersey, Chris Christie- a droite de George Bush , et a gauche de ce meme George Bush, on voit Marrion Branham...
Photo nayo eza claire te... donc, lisolo nayo ezali pe oeuvre ya fiction

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Re: Blanchiment d' argent.. je ne serais pas surpris si Katumbi est sur la list. Scoop Kabila n'y est pas

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