Bonne fête de l'indépendance

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Bonne fête de l'indépendance

Message  ndonzwau le 4/7/2016, 9:28 pm

"DISCOURS DE JOSEPH KABILA À L’OCCASION DU 56ÈME ANNIVERSAIRE D’INDÉPENDANCE DE LA RDC"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14841:discours-de-joseph-kabila-a-l-occasion-du-56eme-anniversaire-d-independance-de-la-rdc&catid=86:politique&Itemid=473

"JOSEPH KABILA : «LE PAYS FAIT TOUJOURS FACE AUX MÊMES MENACES QU’AU LENDEMAIN DE SON INDÉPENDANCE»
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14830:joseph-kabila-le-pays-fait-toujours-face-aux-memes-menaces-qu-au-lendemain-de-son-independance&catid=86:politique&Itemid=473
«L’Histoire de la RDC ne devrait plus s’écrire en lettres de sang et par les autres». Foi de Joseph Kabila, président de la RD Congo.
30 juin 2016.  Cinquante-six ans après son accession à l’indépendance, la République démocratique du Congo a commémoré, comme d’habitude, l’un des plus prestigieux moments de son histoire. A grand événement, grand rituel. Et cette fois-ci, le centre de gravité s’est déplacé, pour un temps, de Kinshasa, siège des institutions nationales, pour Kindu, chef-lieu du Maniema, l’une de 26 provinces du pays.

Discours-dénonciation(...)"


"Présidentielle: Kabila prolonge le suspense »
° http://www.lephareonline.net/presidentielle-kabila-prolonge-suspense/
Les spéculations sont allées dans tous les sens, à la veille de la célébration du 56me anniversaire de l’indépendance, au sujet de l’intention du Chef de l’Etat de ne pas se représenter pour un troisième mandat. Cela paraissait d’autant acquis qu’en fin de semaine dernière, lors d’un meeting populaire dans la ville de Kalemie, il a semblé prendre publiquement ses distances vis-à-vis des « faucons » de sa famille politique qui le poussent à rempiler à travers des slogans flatteurs.
Aussi son message du 30 juin 2016 était-il fiévreusement attendu non seulement au sein de la classe politique, mais aussi au niveau du commun de Congolais. Mais, à l’arrivée, Joseph Kabila a choisi de prolonger le suspense, en début de soirée du 29 juin 2016. Il a certes confirmé la tenue des élections mais il a donné l’impression de ne pas faire cas de leur chronogramme. Pourtant, le grand débat de l’heure se focalise sur l’organisation ou non de l’élection présidentielle en novembre 2016, pour laquelle il est constitutionnellement non partant.(...)"


"Elections en RDC : Kabila ira jusqu’au bout !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10484
*Aux grands maux, de grands remèdes, dit-on. Joseph Kabila mesure, à juste titre, la portée réelle des enjeux auxquels  son pays est confronté.   Loin de se soumettre aux ingérences et caprices de tous ceux qui, ces derniers temps, s’illustrent dans des remontrances et autres faits d’annonce des  sanctions ciblées  contre la RD. Congo et ses dirigeants,  le Chef de l’Etat congolais, dans son message à la nation, à la veille du 30 juin 2016, depuis son piédestal de Kinshasa, a lancé, plutôt, un appel à la mobilisation de toutes énergies des congolais autour du dialogue et des élections, dans un élan de résistance farouche contre  toute forme d’atteinte à la souveraineté. Levant plus haut, l’étendard de l’indépendance, fruit du sang immaculé des martyrs, le Président de la République croit inlassablement en la poursuite de son œuvre au profit du plus grand nombre des  congolais. Des efforts ainsi engagés devraient, selon lui,  se poursuivre jusqu'au bout. Du reste, le processus électoral est et demeure irréversible. Le Dialogue est, lui,  impératif. D’où, l’urgence,  pour Kodjo ainsi que ses compères   panelistes,  de s’y mettre résolument, pour sa matérialisation rapide. Joseph Kabila qui, en tout état de cause, FÉLICITE la CENI, dit avoir enjoint le gouvernement de la République de prendre toutes les dispositions en vue de  la réussite de la  révision des listes électorales mais, aussi, la bonne fin de  toutes les autres  opérations résiduelles.(...)"

"30 juin 2016 : le discours du président Kabila passé au scalpel
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10501
Indépendance cha-cha. Oui, le 30 juin est arrivé et il est vite passé, charriant avec lui des idées, de nouvelles idées que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a voulu mettre à la portée de ses compatriotes, en dépit du fait que tous ne regardent pas dans la même direction, mais aussi de la communauté internationale. A Kindu, dans la province du Maniema, où se sont déroulées les festivités marquant le 56ème anniversaire de l’Indépendance de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila a parlé des points qui le tiennent énormément à cœur, et qu’il considère comme prioritaires, pour la marche de la République. Il s’agit, entre autres, du dialogue, des élections, de l’économie, surtout du pouvoir d’achat des Congolais, mais aussi de l’ingérence occidentale dans les affaires internes du Congo-Kinshasa.(...)"

"RDC: le 56e anniversaire de l’indépendance célébré en grande pompe à Kindu
° http://www.rfi.fr/afrique/20160630-rdc-kabila-celebre-le-56e-anniversaire-independance-est-pays


Le président congolais, Jospeh Kabila, au côté de sa femme, Marie Olive Lembe, lors des célébrations de l'indépendance de la RDC à Kindu, le 30 juin 2016. © REUTERS/Kenny Katombe

Drapeaux, banderoles, photos du président et militaires tirés à quatre épingles pour la revue des troupes. En RDC, c'est la fête de l'indépendance, la 56e. Et pour l'occasion, le président Joseph Kabila est à Kindu dans la province du Maniema, dans l'est du pays. C'est une première.


A Kindu, il y avait beaucoup de monde ce jeudi pour cette cérémonie dans la rue principale, le boulevard Patrice Lumumba, où se passait ce défilé. A la tribune officielle beaucoup de monde là aussi : le président Kabila, sa femme, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les membres du gouvernement et devant, tous ces militaires qui défilaient, également des représentations de la province, de la société, de l’Assemblée provinciale.
Puis, autour du public, des militants surtout de la majorité avec les drapeaux des différents partis étaient visibles. D’ailleurs, ils le revendiquaient d’être de la majorité. « Pourquoi faudrait-il qu’il y ait une opposition ? A quoi cela sert ? », disaient ces militants, qui étaient donc massés autour. D’autres ont regretté un peu de ne pas pouvoir justement avancer, ils étaient derrière dans les ruelles environnantes avec leurs banderoles également. Ils n’arrivaient pas à atteindre cette avenue, cette tribune officielle pour pouvoir voir le président Kabila que tous ces militants de la majorité souhaitaient voir.


Un défilé militaire était organisé à Kindu pour marquer l'événement. © REUTERS/Kenny Katombe

Vers l'indépendance économique

Pour les gens rencontrés ce matin cette cérémonie signifie d’abord le souvenir du sang versé pour obtenir cette indépendance. Beaucoup en ont parlé, beaucoup ont parlé de Patrice Lumumba justement pour dire que cela avait coûté à la République démocratique du Congo. Fiers d’être Congolais, fiers d’être nés au Congo, c’est ce qu’on pouvait entendre un peu partout.
Quand la question suivante apparaissait : qu’est-ce que vous pensez qu’il y a encore à accomplir pour réaliser l’indépendance du Congo ? Tout de suite venait l’idée de l’indépendance économique, de produire congolais et d’être absolument autonome vis-à-vis notamment de l’Occident, qui apporte tout au Congo. Donc une envie d’indépendance économique et sociale, c’est le sentiment aujourd’hui de la population de Kindu."[/size]

On n'a jamais vu ça à Kindu ! D'ailleurs c'est la première fois que je vois le président de la République. Je suis très content.
Ecoutez le reportage sur les célébrations à Kindu
01-07-2016 - Par Sonia Rolley
00:00 
00:00

"56ÈME ANNIVERSAIRE D’INDÉPENDANCE : KINDU, LA CAPITALE MOMENTANÉE DE LA RDC
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14839:56eme-anniversaire-d-independance-kindu-la-capitale-momentanee-de-la-rdc&catid=85&Itemid=472
Les festivités commémoratives du 56ème anniversaire d’indépendance de la République démocratique du Congo ont été hautes en couleur dans le Maniema. La désormais « coquette ville de Kindu » a valablement accueilli cette fête d’indépendance en enfilant sa plus belle robe(...)"

"(...)Enfourchant le thème « plus nationaliste que moi, tu meurs !» le Bulletin de l’ACP publie, dans une rubrique intitulée « Ce qu’il faut savoir » un papier expliquant le discours de JKK à Kalemie, sous le titre « Le destin du peuple congolais dans ses propres mains et non ailleurs ».(...)"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204971&Actualiteit=selected

"Face aux plans machiavéliques des forces impérialistes: Kabila fonde sa foi sur la maturité des congolais
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://groupelavenir.org/face-aux-plans-machiaveliques-des-forces-imperialistes-kabila-fonde-sa-foi-sur-la-maturite-des-congolais/
La tradition en a fait un devoir mais surtout une obligation constitutionnelle. Depuis plusieurs années, le chef de l’État s’adresse à la nation à l’occasion de la fête de l’indépendance.  Joseph Kabila n’a pas dérogé à la règle pour l’édition 2016.

Très attendu, le discours du président de la République a vécu. C’est un Joseph Kabila souverainiste qui s’est adressé à ses compatriotes à travers un message diffusé sur la télévision nationale et largement relayé par les radios et les télévisions du pays et sur les réseaux sociaux. Un discours d’ appel à la responsabilité et à la prise de conscience car pour le chef de l’ État, célébrer l’anniversaire de la fête nationale, c’est rappeler, une fois de plus, que le Congo est un pays souverain, disposé à nouer des partenariats constructifs et mutuellement avantageux avec tous les autres États, dans le respect de leurs peuples respectifs. Joseph KABILA a tenu à rappeler que c’ ’est de haute lutte en effet que ce statut a été conquis. Visionnaire, il interpelle «  Nos héros et martyrs ont payé le lourd tribut, pour que vive la patrie, toujours et perpétuellement en danger»(...)"


"LE JOUR D’APRÈS…
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8034
Rideau sur les festivités du 30 juin ! Le réel dans sa complexité reprend ses droits. Dans ce jour d’après, deux échéances clés : le Dialogue et les élections. Dans son adresse à la Nation, le chef de l’Etat est revenu sur ces deux rendez-vous cruciaux pour l’avenir du pays.
Le Président y est allé de son encouragement au Facilitateur en vue de l’ouverture du Forum national. De même que le Raïs a envoyé un signal fort sur le front des élections. En annonçant notamment le lancement, dans quelques semaines, de l’enrôlement des électeurs.
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, là, c’est le garant constitutionnel de la bonne marche des institutions qui joue sa partition. Qui le lui reprocherait ? Le cap est donc tracé. L’engagement renouvelé. A chacun de remplir sa part de contrat en rapport avec l’agenda "dialogue et élections".
En commençant par la classe politique dans son extraordinaire diversité. Puis la Société civile, en particulier les confessions religieuses. Enfin, la galaxie "partenaires extérieurs" en ce compris le Facilitateur. Bref, pour tous les acteurs, le jour d’après devrait être synonyme sinon d’une nouvelle impulsion. La symbolique du 30 juin devant servir de référant pour conjurer le chaos annoncé, redouté ou "souhaité". C’est selon.
Que l’on soit "wumela" ou "yebela", on a vocation à trouver dans la date de l’indépendance et l’hymne national l’antidote aux prophéties millénaristes sur la RDC. Comme à la Table-ronde, l’intérêt du pays commande que les Congolais fassent front pour éviter de sombrer dans le chaos. Telle est l’interpellation collective en ce jour d’après."


"FACE AUX MENACES A L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, A LA STABILITE DES INSTITUTIONS ET A LA COHESION NATIONALE
JOSEPH KABILA APPELLE À LA VIGILANCE

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8035
*« L’histoire de la RD Congo s’écrira par ses propres fils et au pays », souligne le Raïs dans son discours à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance du pays. Le Chef de l’Etat rassure par ailleurs, concernant les élections, que toutes les dispositions sont prises en vue du financement du processus électoral en cours. Le Président invite enfin, la classe politique à conjurer les contestations et exhorte le Facilitateur Edem Kodjo à finaliser ses consultations en vue de l’ouverture rapide de ce forum.(...)"



"RDC: les opposants dénoncent le flou autour de la date de la présidentielle
° http://www.rfi.fr/afrique/20160701-rdc-opposants-denoncent-le-flou-autour-date-presidentielle
Les réactions des leaders de l'opposition congolaise en exil sont vives après le discours à la nation du président Joseph Kabila, prononcé mercredi à la veille de la fête d'indépendance du pays. Des opposants dans l’ensemble interloqués par le vide entretenu par le président Joseph Kabila autour de la date de l'élection présidentielle.

Charles Mwando Simba, le président du G7, estime qu'il « fallait un calendrier qui détaille les différentes séquences jusqu'au mois de décembre ». Or dénonce ce responsable, « le président Kabila ne dit mot sur sa situation, comme, souligne-t-il, pourCONFIRMER qu'il restera toujours en place ».
A l'UDPS, Etienne Tshisekedi, est ferme sur un point : il « exige la convocation du scrutin pour l'élection le 19 septembre conformément à l'article 73 de la Constitution », lit-on dans une déclaration transmise à la presse. Etienne Tshisekedi rejette, poursuit-il, toute « tentative de référendum pour modifier notre Constitution ».

L'opposant Moïse Katumbi, en exil à Bruxelles, dénonce aussi « le flou entretenu par ce discours ». L'ancien gouverneur du Katanga, estime que le président avait « l'obligation de rassurer sur son départ le 19 décembre 2016 ». Moïse Katumbi décrit un contexte politique délétère, avec une « justice instrumentalisée ». Candidat déclaré à la présidentielle, Katumbi affirme être victime de « harcèlement », en témoigne selon lui, la condamnation à trois ans de prison infligée par la justice dans « une affaire immobilière inventée de toutes pièces ».
Faux rétorque Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, qui déplore « une tentative pathétique de détourner l'attention ». Dans un communiqué de presse, ce responsable assure que le président et les institutions font « respecter les lois » et « défendent l'ordre constitutionnel ».

Du côté de l'opposition pro-dialogue, Justin Bitakwira, leader de l'Alliance pour la République et la conscience nationale (ARCN), appelle à la mesure et à des discussion constructives. « Quand on entend les dates fatidiques comme la fin du mandat du président Kabila, nous nous disons effectivement que nous sommes en face d’une réalité. Il faut qu’on se mette autour d’une table et que chacun mette un peu d’eau dans son vin, et du côté de l’opposition anti-dialogue et du côté de la majorité. Comme on dit chez moi, enterrons le caca et récoltons les légumes. Ce pays nous appartient tous. Il faut qu’on ait pitié de ce pays aussi fragile qu’il est. » 


"MESSAGE DE J. KABILA LE 30 JUIN : L’ESSENTIEL N’A PAS ÉTÉ DIT, SELON J-L. BUSA DE L’OPPOSITION
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14840:message-de-j-kabila-le-30-juin-l-essentiel-n-a-pas-ete-dit-selon-j-l-busa-de-l-opposition&catid=86:politique&Itemid=473
Le message du chef de l’État, Joseph Kabila, à la nation le 30 juin 2016, n’a pas laissé indifférents les acteurs politiques congolais. Pour la majorité présidentielle, le président a joué à l’équilibriste alors que l’opposition estime qu’il est passé à côté de l’essentiel, l’alternance.[/size]
 Après le discours du chef de l’État à l’occasion du 56ème  anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC), le député national, membre de l’opposition,  Jean-Lucien Busa estime que, une fois de plus, Joseph Kabila « a raté l’occasion de fixer l’opinion » sur l’alternance au pays. Il aurait pu mettre ainsi fin aux spéculations qui continuent d’aller dans tous les sens au sujet de son intention de ne pas se représenter pour un troisième mandat à la tête du pays, fait-il observer dans un entretien à Radio Okapi(...)"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: Bonne fête de l'indépendance

Message  ndonzwau le 4/7/2016, 11:50 pm

PS

"04-07-16/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=204979&Actualiteit=selected
Le message d’Etienne Tshisekedi adressé à la nation congolaise à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance de la RDC est largement commenté par les journaux parus lundi 4 juillet à Kinshasa.

Tshisekedi / le discours

Séparer le discours des commentaires est ici plus indispensable que jamais. En effet, si ce discours fait évidemment partie des actuelles polémiques congolaises concernant les élections normalement prévues à la fin de 2016 et que cette situation explique pour ne bonne part la chaleur ou la froideur des commentaires, il implique aussi une certaine lecture des faits ayant entouré en 1960 l’accession du pays à l’indépendance. Et, de ce fait, beaucoup de commentaires critiques visent moins le discours de circonstance que la vision de l’histoire qui le sous-tend.
Voici donc d’abord le texte intégral du message d’Etienne Tshisekedi à la Nation.

[...]
Tshisekedi / les commentaires de la presse

 Le Phare
 titre « Grand meeting le 31 juillet 2016 à Kinshasa : Tshisekedi rend compte du Conclave de Bruxelles » (° ° http://www.lephareonline.net/grand-meeting-31-juillet-2016-a-kinshasa-tshisekedi-rend-compte-conclave-de-bruxelles/  )
« Comme de tradition depuis qu’il se considère comme le vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2011, même si la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) avait donné un verdict qui le donnait perdant, Etienne Tshisekedi a adressé un message au peuple congolais à l’occasion du 56me anniversaire de l’indépendance. Il l’a fait, cette fois, dans sa peau de président du « Rassemblement pour la Défense des valeurs de la République», qui se veut le comité de suivi des résolutions de la conférence de l’Opposition tenue à Genval, près de Bruxelles, en Belgique, du 08 au 10 juin 2016. C’est sous ce statut que le président de l’UDPS annonce la tenue à Kinshasa, le dimanche 31 juillet 2016, d’un grand meeting de l’Opposition, au cours duquel il va rendre compte des travaux du Conclave de Bruxelles. C’est dire que son retour dans la capitale congolaise est imminent, après deux années passées en Belgique pour des raisons médicales. 
S’agissant de son message du 30 juin, il a dressé un bilan négatif des 56 ans de l’indépendance, à cause de la succession des régimes de prédation, qui ont fait du bien-être collectif, le cadet de leurs soucis. Afin de permettre aux filles et fils de ce pays de jouir équitablement du patrimoine commun, il pense qu’il faut une nouvelle gouvernance au sommet de l’Etat, à obtenir à travers des élections démocratiques, transparentes et apaisées, dont la voie devrait être balisée à travers un dialogue inclusif, conforme à la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Etienne Tshisekedi a rappelé, une fois de plus, que le combat des forces du changement, c’est l’avènement d’un Etat de droit en République Démocratique du Congo.  
On a par ailleurs appris qu’en prévision du meeting du 31 juillet 2016, le Comité de suivi du Conclave de Bruxelles tient, ce lundi 04juillet 2016 à 12 h30, au Centre Culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, son premier point de presse. Celui-ci sera animé par le modérateur du Conclave, Bruno Tshibala de l’UDPS
 ».

En rapport avec ce meeting du président de l’UDPS, La Prospérité précise qu’Etienne Tshisekedi, qui sera entouré de tous les opposants qui lui ont fait allégeance, parlera de l’organisation des élections dans les délais prescrits. Ces « délais prescrits » sont une obligation constitutionnelle qui ne peut souffrir d’aucune interprétation, a-t-il soutenu dans son message à la nation, rapporte le journal. Il parlera également de l’organisation et du fonctionnement de la CENI et de la Cour Constitutionnelle avant toute opération d’enrôlement des électeurs, suppute La Prospérité. (° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10514  )

L’Avenir constate que le chef de file du Rassemblement des Forces acquises au changement semble vouloir entraîner les Congolais dans une nouvelle voie sans issues. Comme il y a un peu plus de 20 ans, lorsqu’il croyait pouvoir déboulonner la dictature mobutiste à l’aide de discours enflammés. (° http://groupelavenir.org/rassemblement-des-forces-acquises-au-changement-le-piege-dune-decrispation-sans-kabila/ ) 
Commentant cette adresse de Tshisekedi à la nation à l’occasion des festivités du 30 juin, L’Avenir estime que le désormais chef de file du Rassemblement des Forces acquises au Changement semble vouloir entraîner les Congolais dans une nouvelle voie sans issues. A en croire le quotidien, dans son message à la Nation rendu public le 29 juin 2016, Etienne Tshisekedi préconise notamment la décrispation de l’espace politique qui implique, selon lui, la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion, des activistes des droits de l’homme et des journalistes, l’ouverture des médias, l’abandon de toutes sortes de tracasseries et de procédures judiciaires arbitraires à l’encontre des membres de l’opposition et de la société civile. 
L’Avenir note qu’à en croire le patron de l’UDPS, tout se passerait comme si la Majorité présidentielle et Joseph Kabila pouvaient être écartés de la scène politique en RDC sans conséquences sur l’avenir de ce pays. L’ennui, c’est que pareille expérience a déjà été tentée au pays sans succès et avec des conséquences incalculables. Un peu plus de deux décennies après, prétendre décrisper le climat politique sans tenir compte des forces en présence, principalement la Majorité au pouvoir, est un dangereux leurre.

Or, fait remarquer le quotidien, décrisper l’espace politique suppose et implique que toute la classe politique soit concernée par la décrispation. Et ce n’est pas ce que le vieil opposant propose, note le quotidien, faisant observer que pour Tshisekedi, la classe politique ne comprend pas ses adversaires. Pour le journal, prétendre décrisper le climat politique sans tenir compte des forces en présence, principalement celles de la majorité au pouvoir, est un dangereux leurre. Le quotidien s’interroge dès lors sur les aptitudes à diriger à la démocratie d’un leader politique qui affiche portant une attitude "exclusionniste". De l’avis de L’Avenir, le discours à la Nation d’Etienne Tshisekedi est, comme d’habitude, un problème à résoudre plutôt qu’une solution à la crise politique actuelle.

(On ne voit pas trop en quoi ce discours changera quoi que ce soit à la situation, ni même la fera évoluer. Il se borne en effet à la décrire. Tout ce qui est dit du «  dialogue » renvoie encore une fois à la partie de bras de fer engagée entre deux conceptions du « dialogue». JKK a fait étalage de sa volonté de suivre le processus programmé par la CENI, et l’opposition « conclaviste » de son soutien à Tshisekedi. Le « Dialogue » sombrera dans l’insignifiance si Kodjo ne parvient pas à y obtenir la présence au moins de l’UDPS, désormais renforcée d’une bonne partie de l’Opposition. L’UDPS persiste dans son attitude habituelle : répondre « Oui, Mais… » et développer le « mais » en une suite successive de revendications.  
Ce que la MP veut par dessus tout c'est un Dialogue National similaire aux Concertations Nationales, un forum sévèrement surveillé, formaté à l’avance et dont les résolutions seront transmises au « Chef de l'Etat » qui a son tour les transmettra aux institutions nationales pour analyse, observation et exécution éventuelle. Dans ce cas, l'UDPS ne voit pas pourquoi elle participerait à un tel forum inutile.  
(...)NdlR)


Indépendance

Avec Forum des As, nous entrons dans une autre catégorie de lectures critiques : celles qui s’en prennent au tableau brossé par Tshisekedi à propos de l’accès de la RDC à l’Indépendance, tel que « les pères de l’indépendance » ont été ignorés dans le message de Tshisekedi à la nation à l’occasion des 56 ans de l’indépendance de la RDC.
FdA titre à la Une « Etienne Tshisekedi ignore les Pères de l’indépendance ». (° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8057 )   
« Le président de l’UDPS Etienne Tshisekedi, a rendu public le 29 juin dernier un message à la Nation très révélateur de l’homme qui s’oppose à tout pouvoir auquel il ne participe pas depuis toujours. Auréolé du titre de " président du conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement " depuis la conférence de Genval (Belgique), l’homme qui avait reconnu un moment du bout des lèvres la légitimité de Joseph Kabila qu’il appelait à quitter ses fonctions fin décembre 2016 se revoit à nouveau président " élu " (en 2011) de la République Démocratique du Congo. Ainsi, ce n’est plus sur le papier à en-tête de son parti, l’UDPS, que Tshisekedi couche son message à la Nation. C’est sur celui du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales de la RDC Acquises au Changement. Au chapitre des titres, c’est désormais " Président élu " et " Président du Rassemblement pour la défense des valeurs de la République " qu’il faut nommer le patron de l’UDPS.  
En espérant que ses collègues du conseil des sages du Rassemblement lui pardonnent longtemps encore ces petites usurpations qui révèlent l’homme. Le révèlent encore plus, des pans entiers du message du 29 juin dernier. Comme celui dans lequel il soutient que " A sa création lors de la Conférence de San Francisco le 26 juin 1945, l’Organisation des Nations-Unies proclame le " droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ", principe qui entraina toute la dynamique de la décolonisation. Notre pays n’échappa pas à la vague des indépendances qui déferla peu après sur le continent africain en accédant le 30 juin 1960 à la souveraineté nationale et internationale " ! L’affirmation est à la limite du révisionnisme que beaucoup en RD Congo reprochent à cet ancien proche collaborateur du défunt dictateur, Mobutu Sese Seko, avec lequel ils sont à l’origine de la création du MPR, le parti politique qui devint le parti-Etat : ainsi comprise, la décolonisation serait un cadeau onusien aux Congolais. 
Les sacrifices des Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Patrice Lumumba et de nombreux héros morts inconnus au nom de l’indépendance et de la liberté de leurs compatriotes sont délibérément occultés. Pour faire place à … Etienne Tshisekedi : le patron de l’UDPS a, en effet, toujours manifesté la fâcheuse tendance à tout ramener à sa personne, y compris l’histoire politique de la RD Congo. Ce qui, naturellement, est loin d’être vrai.
  
Lorsqu’il vient aux affaires peu après l’indépendance acquise le 30 juin 1960, Etienne Tshisekedi fait partie du Collègue des Commissaires Généraux nommés par le Général Mobutu en remplacement d’un gouvernement démocratiquement élu, celui de Patrice Emery Lumumba. Le futur président de l’UDPS prenait ainsi une part plus qu’active à la naissance d’une des dictatures les plus féroces en Afrique, qui règnera sans partage sur la RD Congo durant 4 décennies. Commissaire Général en charge de la justice, Ministre de l’intérieur, Recteur de l’Ecole Nationale d’Administration, Membre du Conseil d’administration de Air-Zaïre jusqu’au milieu des années ’80, Etienne Tshisekedi compte parmi les acteurs du pouvoir prédateur mobutiste. C’est donc mentir, occulter une partie importante de l’histoire de la RD Congo pour s’en tirer à bon compte que soutenir, comme le fait Etienne Tshisekedi dans le même message à la nation du 29 juin dernier, que " Les espoirs aussi bien du peuple congolais que de l’Afrique seront déçus du fait de la succession à la tête du Congo des régimes oligarchiques corrompus … ". A la suite de cette énième dénonciation des antivaleurs par le leader de l’UDPS, un fin connaisseur de son parcours ne s’est pas empêché de rappeler un bout du passé d’Etienne Tshisekedi en ces termes : « L’homme dont la résidence actuelle est une propriété de Air Zaïre, la compagnie nationale d’aviation dont il fut membre du conseil d’administration n’est sûrement pas le mieux indiqué pour dénoncer quelque corruption que ce soit. C’est prendre les enfants de Dieu pour des canards sauvages, comme on dit ».
  
Encore qu’il y ait dans ce message à la Nation bien pire que ces égocentriques et maladroites tendances à tirer les draps vers soi. Etienne Tshisekedi soutient que le pouvoir en place à Kinshasa a " … érigé le pillage des ressources du pays, la prédation et autres antivaleurs en système de gouvernement avec comme conséquences l’aggravation de la pauvreté, de la misère ainsi que la perte par les congolais de leur dignité d’homme, ainsi que la crédibilité de notre pays dans le concert des nations ravalée au rang république bananière ". Du " déjà-entendu ". On croirait réentendre les diatribes antimobutistes d’il y a plus de 20 ans. 
A Kabila, Etienne Tshisekedi reproche exactement ce qu’il reprochait à son ancien compagnon le Maréchal Mobutu. Avec le recul du temps et un peu d’esprit critique, on peut se demander si en réalité le patron de l’UDPS n’en veut pas à quiconque occupe un siège qu’il convoite. 
Car, si " aggravation de la pauvreté " il y a en RD Congo, le fléau remonte à l’époque du Maréchal Mobutu, et il reste à vérifier, chiffres à l’appui, si il y a encore aggravation, à quel degré et par rapport à quelles périodes. 
Et s’agissant de la dignité des congolais et de la crédibilité de leur pays, il y a lieu de s’interroger sur la dignité qu’Etienne Tshisekedi lui-même accorde à ses compatriotes et à son pays après avoir organisé dans un pays étranger une conférence " pour discuter et échanger entre patriotes sur la crise actuelle ". Tout le sait : les conclusions de la fameuse conférence avaient été remises en primeur au ministre belge des Affaires étrangères ! Que vaut cette dignité des congolais qui vient après un plénipotentiaire belge ?


(Il est probable qu’en soulignant le rôle de l‘ONU en 1960, Tshisekedi n’avait pas de vues aussi vastes. Comme il a été dit plus haut, l’UDPS après avoir voulu un « dialogue » organisé à l’étranger par l’ONU pour d’évidentes raisons de sécurité et de neutralité continue à exiger une assez large « internationalisation » des débats, d’où ses exigences concernant la participation d’organisations qui devrait comprendre l’ONU, l’UE, l’UA, l’OIF et les USA. Dans ce but, il rappelle avec insistance le rôle joué par l’ONU dans le processus d’accès à l’indépendance des colonies africaines tout au long de la décennie 1950-1960. Ce fait est exact : si l’Onu est sur bien des points l’héritière de la Société des Nations, elle s’en est distinguée nettement par son attitude anticolonialiste. Et de petites métropoles coloniales comme la Belgique n’étaient pas en mesure de s’opposer à l’ONU sur ce point. D’où le fait que dès que se produisirent au Congo des événements graves manifestant un malaise social profond – les événements de janvier 1959 – le colonisateur accepta de lâcher prise (formellement) tout en préparant une nouvelle forme de mainmise, néocolonialiste celle-là. 

Ce qui est par contre croquignolet, c’est que Tshisekedi se réfère à la figure du panafricaniste N’Krumah. Celui-ci, en effet, voulait une Afrique unie, libre et socialiste, pour qu’elle soit maîtresse de ses ressources au profit de tous ses peuples et non d’une petite frange de bourgeois « évolués ». Cela amena N’Krumah à faire protéger Lumumba par les Casques bleus ghanéens dans sa résidence encerclée par les soldats de Mobutu et du Collège des Commissaires, parmi lesquels se trouvait Tshisekedi, commissaire-adjoint à la Justice et donc partie prenante à l’élimination du Héros National.  
La dispute en cours autour du processus électoral congolais est certes importante, mais cela ne doit pas faire oublier qu’’elle n’est qu’un affrontement secondaire entre fractions bourgeoises rivales, alors que l’Indépendance réelle est celle dont rêvaient N’Krumah et Lumumba : une Afrique libre, unie, panafricaine et socialiste. Et cela, ce n’est pas encore pour 2016 ! NdlR)


Divers

Le Potentiel s’intéresse au séjour de l’ex-Premier ministre Adolphe Muzito en Belgique. Le confrère rapporte que Muzito poursuit encore son séjour bruxellois entamé par une mémorable conférence débat à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Il a eu un entretien qualifié de « mutuellement fructueux » avec le vice-Premier ministre belge aux Affaires étrangères, Didier Reynders. Au menu, la crise financière qui n’épargne aucun pays à travers la planète, en ce compris évidement, la RDC. A cet effet, Adolphe Muzito a invité la Belgique à apporter plus d’appuis à la RDC afin d’éviter une exacerbation généralisée de la crise, particulièrement sur le plan social.

Moïse Katumbi devrait se rendre aux Etats-Unis car se présence est annoncée le 13 juillet à une Table ronde sur la situation et les perspective pour la RDC par le « Think Tank » Atlantic Council. Le professeur J Peter Pham, responsable du secteur Afrique dans cette organisation, annonce également parmi les invités le général en retraite James Logan Jones, ancien conseiller en sécurité de Barack Obama et président du Brent Scowcroft Council on International Security  
Le Général Logan n’est autre que… le patron de la société de sécurité qui a fourni à Katumbi les conseillers en sécurité – dont Darryl Lewis – récemment qualifiés de « mercenaires » par le gouvernement congolais. Le monde est décidément bien petit !"

"Etienne Tshisekedi : Le retour imminent du vieil opposant
° http://groupelavenir.org/etienne-tshisekedi-le-retour-imminent-du-vieil-opposant/
Les moins sceptiques croisent les doigts, cette fois, pourrait être la bonne ! Dans les milieux des opposants proches de la dixième rue Pétunias, l’information ne se murmure plus mais se confirme. A l’ UDPS, le conditionnel a progressivement cédé place à un futur simple. C’est officiel, Etienne Tshisekedi revient au pays.
Mais à quand ce grand retour de celui que l’ on présente actuellement comme le chef de fil de la disparate opposition politique ? La question reste pendante et le mystère demeure. Plusieurs dates sont avancées mais pas avec précision. Une chose est certaine, le vieil opposant retourne à Kinshasa, ce mois de juillet. «Soyez sûr qu’il est reviendra. Il sera à Kinshasa avant le 31 juillet car il tiendra à cette même date, un grand meeting de présentation du rassemblement  de Bruxelles » confie Me Peter Kazadi, le conseiller juridique du président de l’UDPS.

Retour en grande forme(...)"


° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8067
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10515
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8054
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10503
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article8055
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=10492



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum