Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

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Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

Message  KOTA le 29/10/2016, 7:12 pm

Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

Publié le 29 octobre 2016

*Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila

Rédaction en ligne

Exclusif : Jean-Jacques Lumumba, ex-employé d’une banque proche de la famille Kabila, dénonce des pratiques de corruption dans l’entourage du président. Il a confié au « Soir » de nombreux documents compromettants.



La perspective d’un report des élections inquiète et révolte beaucoup de jeunes Congolais. D’ici la fin décembre, les manifestations risquent de se multiplier. A l’intérieur du système aussi, de jeunes diplômés sont témoins d’irrégularités, en particulier au sein de la Commission électorale indépendante (Ceni) qui assure ne pas avoir les moyens d’organiser en temps voulu les élections promises.
Jean-Jacques Lumumba, chef du département des engagements à la BGFI, une banque de Kinshasa proche de la famille Kabila, au lieu de couvrir des opérations douteuses, a préféré claquer la porte. Il s’est présenté à la rédaction du Soir chargé de lourds dossiers, impliquant la banque BGFI, dont le directeur n’est autre qu’un ami d’enfance du chef de l’Etat.

La preuve d’opérations douteuses

Il nous a confié des documents compromettants pour la Banque nationale du Congo, pour une société d’importation de produits alimentaires dirigée elle aussi par un proche du président Kabila. Et surtout, il nous a donné les preuves d’opérations douteuses au détriment de la Commission électorale indépendante.
Barbe bien taillée, manteau de pluie, le Congolais de haute taille qui franchit les portes du Soir voici quelques jours semble courtois, sinon inoffensif. Cependant, dans sa serviette de cuir, c’est une bombe qu’il transporte et qu’il dégoupille avec des gestes tranquilles et assurés : des documents qui démontrent des malversations et des détournements de fonds commis par d’éminents membres de la «  galaxie Kabila  », des membres de la famille ou des proches du chef de l’État, jusqu’à présent considérés comme intouchables.

Notre interlocuteur commence par se présenter, par expliquer ses motivations. Son nom déjà est tout un programme : « Je m’appelle Jean-Jacques Lumumba, fils de Louise Lumumba, une nièce de Patrice. Mon grand-père en ligne directe était le jeune frère de Patrice, Louis Richard, mais je considère le Premier Ministre, assassiné en janvier 1961, comme mon véritable grand-père, ma référence. Jamais je n’ai fait de politique, cela ne m’intéresse pas. Moi, je suis un banquier. Après des études d’économie à Kinshasa, j’ai entamé un MBA (Master of business) en France et au début de cette année, j’ai été promu à la banque BGFI, comme chef de département des engagements ». BGFI Bank est l’une des principales banques du Congo, partiellement détenue par la famille présidentielle. Détail croustillant : à Kinshasa, le patron de la BGFI s’appelle Francis Selemani Mtwale… un « membre de la famille » du président Kabila, qui fait partie de son cercle rapproché.


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Des menaces de mort

Au poste qu’il occupe, Jean-Jacques Lumumba voit passer de bien douteuses opérations.

Lorsqu’il se décide à communiquer son malaise au directeur, ce dernier lui répond avec violence : « il m’a quasiment menacé de mort, m’a enjoint de me taire ». Le responsable des engagements fait alors profil bas, mais dans son for intérieur, l’indignation monte : « ce que je voyais filer, c’est l’argent du peuple, l’argent destiné à financer les élections et qui avait été déposé sur un compte par le gouvernement. J’ai alors pensé à mon grand-père, à son combat, à ses principes. J’ai trente ans, je ne veux pas toute ma vie traîner le boulet d’avoir été complice de ces malversations… »


Jean-Jacques Lumumba, discrètement, se met alors à photocopier les documents les plus parlants. Des documents, datés et signés, « qui dévoilent le cœur du système de corruption qui gangrène la République démocratique du Congo ». Et puis il prend l’avion pour l’Europe, le train pour Bruxelles et, sa liasse de feuillets dans une serviette d’allure banale, il débarque au Soir en vérifiant bien s’il n’est pas suivi. Il assure, avant de dévoiler son butin : « Vous pouvez me citer, j’ai pris ma décision, aujourd’hui même je démissionne. »
Et d’exhiber une lettre adressée au directeur général de la banque, Francis Selemani Mtwale et au directeur général adjoint, Abdel Kader Diop, dans laquelle il conclut froidement « fort de toutes ces basses manœuvres et dans le souci de préserver ma santé, mon intégrité, ma sécurité, ma réputation et surtout mon professionnalisme face à un environnement de travail jonché d’embûches placées volontairement par certains, je dépose ce jour ma démission au sein de la BGFI Bank RDC SA sans préavis, pour faute lourde de l’employeur et je reste dans l’attente de mon attestation de fin de service. »
S’adressant à nous, il lance, comme par défi : « tous les documents sont là, authentiques, vous pouvez me citer… »
Prudence oblige, durant des jours, nous avons pris la peine de faire expertiser le dossier par des spécialistes indépendants, de bons connaisseurs du Congo. La conclusion fut unanime : « L’authenticité des documents ne fait aucun doute. C’est explosif, c’est du béton… »

Un extrait d’un rapport d’audit de BGFI Bank réalisé par PwC, qui illustre parfaitement l’opacité de certains paiements réalisés par la banque. Bizarrement, ce paragraphe aurait disparu du rapport final de PwC.

Extrait des mouvements sur l’un des comptes de la Ceni, sur lequel on observe d’étranges retraits par chèque. Bizarrement toujours, les montants retirés sont particulièrement arrondis, avec au minimum cinq zéros à la suite.


Congo: ils n’ont même pas trente ans

Mis en ligne le 29/10/2016 à 08:33

Par Colette braeckman

Les moins de trente ans n’ont connu que Joseph Kabila. En peu de mots et beaucoup d’actes, il les a fait rêver d’un pays meilleur. Surtout beaucoup de promesses qui rappellent Mobutu.



Ils n’ont pas trente ans et n’ont connu que Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père. En peu de mots et beaucoup d’actes, il les a fait rêver d’un pays meilleur. Un Congo sorti de la guerre, réunifié, modernisé. Une puissance émergente, un géant qui retrouvait sa fierté.

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La comédie du pouvoir du temps de Mobutu

Durant plusieurs années, on a pu y croire, à ces promesses. Les résultats étaient visibles, la «  révolution de la modernité  » n’était pas un vain mot.
Mais voilà que les vieilles habitudes sont revenues, les trucs et ficelles pour rester au pouvoir.
On croit assister à un remake des années Mobutu, mis en œuvre par des spécialistes de l’époque. Avec des pourparlers en coulisses, des grands-messes appelées «  dialogue  », des enveloppes qui circulent sous la forme de per diem. Des voisins complaisants qui donnent quelques conseils pratiques au nouveau membre du club de ces présidents qui, ne voulant pas quitter le pouvoir, s’entourent de griots, de flatteurs, qui prendront la fuite ou retourneront leur veste au premier coup de grisou.

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Ils n’ont pas trente ans, mais leurs pères leur ont raconté la comédie du pouvoir du temps de Mobutu et surtout ils leur ont dit où cela pouvait mener : les révoltes dans la rue, voire les pillages, la répression, inévitablement excessive, meurtrière. Ils savent qu’un jour la révolte sera aveugle et destructrice et qu’elle risque d’anéantir les progrès déjà enregistrés.
Ils n’ont pas trente ans et leurs rêves sont simples : ils veulent du travail, une vie digne, un pouvoir qui ne ment pas, qui ne vole pas. Un pouvoir qui met les deniers du pays, qu’ils soient abondants ou diminués par la crise des matières premières, au service du social, des écoles, des dispensaires.

Système déjà vieilli

Les jeunes Congolais savent, mieux encore que leurs aînés, que tout est lié : la démocratie, le respect de la Constitution, c’est tout simplement le pouvoir de sanctionner ceux dont le capital de confiance s’est érodé, la possibilité de donner à d’autres la chance de faire autrement, mieux si possible. Entre le refus de l’alternance et la corruption, l’impunité des puissants assurés de leur pouvoir et de leur capacité de répression, le lien crève les yeux.

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Ils n’ont pas trente ans, mais ils refusent de cautionner un système déjà vieilli, ils disent non et posent des actes collectifs, mènent des manifestations durement réprimées, crient dans les stades à l’issue de chaque match.
Ils posent aussi des actes de courage individuel, à l’instar de ce jeune banquier qui a tout simplement refusé de se compromettre et qui, au nom d’une certaine idée de son pays, de sa famille, de sa dignité, a lancé une torpille au cœur du système. Il faut y voir un signe des temps.

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Au cœur de la galaxie Kabila

Mis en ligne le 29/10/2016 à 00:25

Par Colette braeckman et Xavier Counasse

Chaque semaine ou presque apparaissent de nouveaux rapports, aussi accablants les uns que les autres, sur la République démocratique du Congo, devenue le terrain d’investigation favori de certaines ONG spécialisées. Les révélations que nous publions ci-après sont bien différentes de cette sollicitude internationale parfois équivoque : elles émanent d’un citoyen congolais, professionnellement très qualifié sans doute, mais « lambda » sur le plan politique, formé uniquement par le souvenir de son grand-père. Un citoyen indigné par des abus de pouvoir commis par des proches du chef de l’État. Sans doute y a-t-il pire, plus cruel, plus lourd, mais comme le dit le vieil adage, « la femme de César doit être irréprochable ». Et donc, aussi, son frère, sa sœur, son ami.
Or dans ce cas-ci, nous voilà au cœur des relations affectives et familiales d’un homme qui assurait jadis « qu’il n’avait pas quinze Congolais auxquels il pouvait accorder sa confiance ».
Le petit réseau de parents et d’amis dont il est question ci-après représente effectivement des personnalités qui relèvent d’un autre ordre : toutes sont issues des années d’exil en Tanzanie auxquelles le jeune Joseph Kabila, (25 ans) n’échappa qu’en 1996, lorsque son père, Laurent-Désiré Kabila, devint le porte-parole puis le chef d’un mouvement armé qui, parti du Kivu en octobre 1996 atteignit Kinshasa sept mois plus tard, chassant le président Mobutu après 32 ans de règne.
Le jeune frère Zoé, la sœur cadette Gloria partagèrent l’enfance de l’actuel chef de l’État, lorsque la famille Kabila fut obligée de s’exiler en Tanzanie, après avoir « tenu » durant des années dans la « zone rouge » de Hewa Bora, le maquis que Laurent Désiré Kabila avait créé et maintenu sur les rives du lac Tanganyika.

Francis Selemani Mtwale appartient lui aussi à ce petit cercle soudé par l’exil, la pauvreté, le combat politique : son père était Adrien Kanambe, le plus proche ami de Laurent Désiré Kabila, un militant du PRP (parti pour la révolution populaire). Après sa disparition, les enfants des deux familles grandirent ensemble en Tanzanie, et aujourd’hui encore Francis Selemani, qui a étudié l’économie à l’Université Harvard, se considère comme un membre de la famille Kabila.


Bien qu’originaire du Katanga, Albert Yuma n’est, lui, pas un véritable membre de la « famille » Kabila. Mais il est certainement très proche du chef de l’Etat, et cela pour plusieurs raisons : la première c’est que cet homme puissant, à la tête de diverses entreprises congolaises, est l’un des argentiers du pouvoir en place. La deuxième est plus idéologique : Albert Yuma est aussi un « souverainiste » qui défend les choix idéologiques et économiques du Congo de Kabila.

Mis en ligne le 29/10/2016 à 00:27

C’est la Banque centrale qui régale



Parmi les documents fournis par Jean-Jacques Lumumba, on trouve des extraits de compte de la société Egal. « Il s’agit d’une société apparentée au chef de l’Etat, sous couvert de monsieur Albert Yuma », prétend Lumumba. Le nom du président Kabila n’apparaît pas dans les statuts de cette société anonyme, mais – au 31 décembre 2014 – le conseil d’administration était bien présidé par Albert Yuma, un proche du président. On y retrouve également Alain Wan et Marc Piedbœuf (un Belge).
Egal produit, stocke et transforme « des produits halieutiques, avicoles, caprins, bovins et divers autres produits vivriers », peut-on lire dans l’un des documents. En gros, cette société spécialisée dans l’alimentaire mise sur le poisson, la volaille, la chèvre et le bœuf. Constituée en octobre 2013, Egal a détrôné le groupe Damseaux.
Détail amusant : Egal semble être dans les bons papiers du fisc congolais. Ses produits de pêche maritime sont en effet reconnus « d’origine congolaise », ce qui leur permet d’éviter certaines taxes. Sauf qu’aucune mer ne borde le Congo. Qu’à cela ne tienne ! Même lorsque les poissons viennent de Namibie, Egal a obtenu le fameux label d’origine congolaise. Ces produits sont donc exonérés de certaines taxes. Original.

Mais il y a plus surprenant. Le 29 novembre 2013, soit un mois après la constitution de la société, quatre versements ont atterri sur l’un des comptes de la société chez BGFI Bank. Montant total : 42,999 millions de dollars. C’est l’expéditeur de ces versements qui interpelle : la Banque centrale du Congo. Motif du versement : « Provision investissement ».


Bref, c’est comme si la Banque nationale de Belgique versait 43 millions à une société privée. On nage dans l’illégalité. Selon les comptes d’Egal, ce montant n’a jamais été remboursé. Et il n’apparaît pas non plus dans le bilan comptable de la société. Curieux…


« Ce détournement a été fait avec la complicité du gouverneur de la Banque centrale du Congo à peine nommé », explique Lumumba. Ce gouverneur, c’est Deogratias Mutombo Mwana, nommé en mai 2013. Il nous a promis une réaction écrite… qui n’est jamais arrivée. Chez Egal, personne ne s’est montré plus bavard.



Des intérêts prélevés deux fois

Mis en ligne le 29/10/2016 à 00:29



La Gécamines est la plus grande entreprise d’État au Congo. Les documents que Le Soir a pu consulter révèlent que la société minière, dirigée par Albert Yuma, a ouvert une ligne de découvert de 30 millions de dollars auprès de la BGFI Bank en date du 15 septembre 2015. La Gécamines a douze mois pour rembourser, à un taux relativement élevé (11,5 %, auquel s’ajoutent diverses commissions et la TVA).

Jusque-là, rien de grave. Mais – surprise – les intérêts remboursés par la Gécamines ont en réalité été prélevés deux fois par la banque. Une fois automatiquement, et une seconde fois manuellement. Au total, entre octobre 2015 et mai 2016, c’est 2,7 millions de dollars qui ont été déduits manuellement par la BGFI, au détriment de la Gécamines. « Le directeur général m’a obligé à débiter doublement ces intérêts. Je lui ai fait comprendre le caractère irrégulier de l’opération et j’ai été menacé », témoigne Jean-Jacques Lumumba, désormais ex-employé de BGFI Bank.


Albert Yuma conteste. À ses yeux, le taux d‘intérêt demandé par BGFI (11,5 %) n’est pas excessif. Quant à la somme de 2,7 millions de dollars d’intérêt qui auraient été comptés deux fois, monsieur Yuma est formel. « Il s’agit d’une erreur, d’origine informatique (on parle pourtant de retraits manuels, NDLR), qui a été relevée à temps. La BGFI a rectifié et remboursé sans problème. »



http://www.lesoir.be/1354761/article/actualite/monde/2016-10-29/corruption-au-congo-preuves-qui-accablent-regime-kabila

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Re: Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

Message  Mathilde le 2/11/2016, 11:37 am




_________________

L'Amitié,ce n'est pas d’être avec les amis quand ils ont raison,c'est d’être avec eux même quand ils ont tort..." André Malraux


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Re: Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

Message  Troll le 3/11/2016, 12:03 am

Rolling Eyes

....Il est temps que les personnes qui compromettent notre "démocratie" et pillent ses ressources rendent des comptes...*



...Nous appelons le parti au pouvoir á prendre les mésures nécessaires pour protéger l´État et le place dans des mains sûres et capables*

Ce message correspond sans doute á la situation au Congo où le Parlement garde curieusement silence...et NAANGA prend le risque d´affirmer dans les medias (lire sur Radio Okapi Idea ) qu´il s´agit des "transactions ordinaires".. What a Face

Le message que vous lisez provient de la Fondation Nelson Mandela....et ce message concerne What a Face l´un des "parrains" de Kanambe.. Like a Star @ heaven ZUMA qui est de plus en plus menacé au sein même de l´ANC Idea


Quand certaines personnes sont content de la decision de l´Afrique du Sud qui quitte la CPI Wink Like a Star @ heaven Ce que la justice dans ce pays n´a rien de comparable dans AUCUN pays en Afrique Like a Star @ heaven Idea

L´Afrique du Sud est l´unique pays africain où la justice peut obliger un président á rembourser l´argent de l´État Like a Star @ heaven L´unique pays où la justice peut enquêter sur les accusations contre un président en fonction Like a Star @ heaven

Lisez attentivement ce message, et comparez avec la RDC où la prison de Makala est le lieu de sejours obligatoire des opposants, tandis que le Procureur de la République tremble...quand on parle d´une banque privée affraid oú la CENI ne doit jamais deposer de l´argent voté par un budget au Parlement

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Re: Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila – LE SOIR 29/10/16

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