CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

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CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Troll le 19/2/2017, 8:08 pm

Shocked pale CRIMES DE GUERRE IN LIVE AU KASAI

Montage dixit Sanka de Kunta MENDE Montage qui est entrain de faire des vagues..

PRECEDENT HISTORIQUE..

Pendant des années, la mission militaire de l´ONU a accusée des officiers des FARDC d´être des auteurs des crimes de guerre au Kivu ..le gouvernement congolais n´a jamais accepté ces accusations et pire n´a jamais rien fait pour verifier les accusations

Maintenant au Kasai, grâce á une vidéo pale toute la planète peut suivre in live comment les militaires congolais tirent sur leur propres frères et soeurs...des blessés par terre qui sont achevés, un officier qui donne les ordres, un militaire entrain de raconter ce qu´ils sont entrain de faire au nom ...de la "loi" No comme si la constitution de la RDC autorisait les crimes contre l Humanité What a Face


http://www.voaafrique.com/violence-au-kasai-des-elus-mettent-en-cause-les-autorites/3730832.html

http://www.rfi.fr/afrique/20170219-rdc-le-gouvernement-video-massacre-kasai-est-montage

http://congomikili.com/le-new-york-time-les-fardc-ont-commis-un-crime-de-guerre-les-americains-choques/

COMPARAISON...

JP Bemba sejourne en prison á la CPI..pour les mêmes accusations..Ces juges de la CPI qui insistent sur la responsabilité penale de JP devraient sans doute bouger un peu? Evil or Very Mad Question
L´actuel président de la RDC "sans mandat" devrait-il aussi repondre des crimes des FARDC au Kasai ? Grande question á tous ceux qui vont lire ce posting..

CRIMES DE GUERRE AU CONGO IN LIVE :shock:

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 20/2/2017, 8:21 pm



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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  mongo elombe le 21/2/2017, 12:59 am

Mende dit c'est un montage le ministre dit exercice de tir. La république à démocratiser est le seul pays où on fait des exercices de tirs sur des êtres humains vivants. La honte est morte en RDC.

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Imperium le 24/2/2017, 12:31 am

mongo elombe a écrit:Mende dit c'est un montage le ministre dit exercice de tir. La république à démocratiser est le seul pays où on fait des exercices de tirs sur des êtres humains vivants. La honte est morte en RDC.

Vous rejouissez quand on balance les images de soldats congolais mutiles par ces meme bandits que vous apitoyez.
Ces demons avaient assassine une hotesse de l'air de congo airways quand ils ont occupe l'aeroport de kananga. Elle a ete tuee parcequ'elle parlait swahili.
Elle etait Nande du nord-kivu. Elle n'etait pas humaine selon toi mamou, car etant kivutienne. Mad Mad Mad Mad
Il faut que l'etat retablisse son autorite sur le territoire par tous les moyens.

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 24/2/2017, 2:28 pm

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 24/2/2017, 5:48 pm





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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Troll le 9/3/2017, 1:23 pm

Sad CRIMESDE GUERRE ET Surprised What a Face FOSSES COMMUNES


http://www.voaafrique.com/a/des-fosses-communes-trouvees-dans-le-kasai/3755243.html No

What a Face ¤FOSSES COMMUNES No Même si les "fosses" communes de MALUKU attendent justice drunken et une enquête internationale, les crimes de guerre au Kasai sont entrain d´augmenter les charges contre Joseph et son gang drunken

En effet, même s´ils sont entrain de tenter de retarder leur depart du pouvoir, tous autour de Joseph savent que ces crimes et ces fosses communes qu´on trouve maintenant dans presque toutes les provinces de la RDC affraid ne vont pas être "classés" sans suite affraid de la part de l´ONU


L´option d´un tribunal international pour la RDC se precise de plus en plus affraid Joseph sait que ces crimes vont influencer son avenir..qu´il quitte le pouvoir ou pas...Obtenir une amnestie sur ces crimes drunken Mission impossible

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 9/3/2017, 2:44 pm

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Admin le 9/3/2017, 4:12 pm

Le gouvernement avait dit que c'était un montage ou un exercice de simulation.
Alors pourquoi ils sont aujourd'hui contre une enquête indépendante? http://www.voaafrique.com/a/sous-pression-rdc-refuse-enquete-apres-la-video-massacre/3732296.html
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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 16/3/2017, 10:34 pm

"RDC: que se passe t-il au Kasaï ?"
° http://information.tv5monde.com/info/que-se-passe-t-il-au-kasai-central-159173
Deux experts de l'ONU ont disparu depuis le 12 mars 2017, au Kasaï-central, en République démocratique du Congo. L'Américain Michael J. Sharp et la Suédoise Zaida Catalan ont été vus, pour la dernière fois, dans la ville de Kananga. Cette province est le théâtre d'une violente rébellion et d'exactions contre les populations civiles depuis six mois.
Le 12 août 2016 marque le début de l'insécurité politique au Kasaï.
Ce jour-là, Kamuina Nsapu -chef coutumier en rébellion contre le pouvoir de Kinshasa- est tué à Tshimbulu (Kasaï-Central), dans des conditions obscures. Sans doute au cours d'une opération militaire. Le bilan officiel de cette journée fait état de 19 morts: 11 policiers, 7 partisans de Kamuina Nsapu, ainsi que le chef coutumier lui-même.

Un cycle de violences et de répression

A partir de septembre 2016, la région entre dans un cycle de violences et de répression; la contestation s'étend aux trois provinces du Kasaï. 
Le 17 février 2017, une vidéo transmise à plusieurs médias et diffusée sur internet, montre des soldats semblant appartenir à l'armée congolaise, massacrer une quinzaine de civils désarmés -hommes et femmes- probablement des partisans du chef coutumier décédé. Peu après, d'autres vidéos similaires sont mises en ligne, sans que leur source ne soit identifiée. (Vidéos que nous avons décidé de ne pas reproduire ici, NDLR)
Après avoir qualifié ces vidéos de "montage grossier" et refusé d'enquêter sur ces massacres, les autorités congolaises reconnaissent que des soldats ont pu commettre des "excès" , avant d'annoncer -le 22 février- l'ouverture d'une commission d'enquête et de lancer un appel à témoins. 

Le 7 mars 2017, après la découverte de 3 charniers dans le Kasaï, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme demande l'établissement d'une commission d'enquête sur les violences contre les civils en RDC.
 
Mon bureau a récemment signalé un certain nombre de graves violations des droits de l’homme dans les provinces de Kasaï et de Lomami (...) étant donné les rapports récents de violations graves et la découverte de trois charniers, j’exhorte le Conseil à établir une commission d’enquête afin de se pencher sur ces allégations.
Zeid Ra’ad Al-Hussein, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.
Le 12 mars 2017, deux experts de l'ONU sont portés disparus, une disparition qualifiée d'enlèvement par les autorités congolaises. Selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, "Les deux experts sont l'un de nationalité américaine et l'autre suédoise. Ils ont été kidnappés et conduits dans la forêt par des éléments inconnus ainsi que quatre Congolais : trois chauffeurs de taxi-moto et un interprète. (...) ce groupe sillonnait la province du Kasaï-central à moto, sans que les autorités locales en aient été informées".
Interrogée par l'AFP, la Monusco (Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo) a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter cette affirmation avant d'avoir obtenu les résultats de son enquête sur le terrain.
 
Mardi 7 mars, un Casque bleu uruguayen avait déjà été blessé par balle dans cette région du Kasaï dans le centre de la RDC.

©TV5monde

Un conflit aux origines et aux revendications obscures

Les violences entre forces de l'ordre et miliciens sont parties de Kananga, capitale du Kasaï-central. Elles ont progressivement gagné les provinces voisines du Kasaï-oriental, du Kasaï et de Lomami. A l'origine du conflit, le refus du pouvoir de nommer au titre de chef coutumier, Kamuina Nsapu, qui finit par entrer en rébellion.
Selon Tshitenge Lubabu, journaliste et originaire du Kasaï, le rôle de chef coutumier est loin d'être anecdotique: "C'est une personne nommée par le ministère de l'Intérieur et responsable d'une communauté. Il n'y a pas de représentants du pouvoir sur toute l'étendue du territoire donc leur rôle est d'encadrer la communauté, de trancher certains litiges et d'assurer la paix sociale".
Les partisans de Kamuina Nsapu restent convaincus que leur chef a été spolié de ses droits avant d'être assassiné, d'où un ressentiment important. Mais leurs revendications politiques restent obscures, tout comme leur lien, réel ou supposé de leur mouvement, avec les différents partis de l'opposition congolaise. 

Alors qu'en est-il de la capacité de nuisance de cette rébellion pour le pouvoir central? Selon Thierry Vircoulon, chercheur à l'IFRI (Institut Français des relations Internationales) et spécialiste de l'Afrique centrale, elle est difficile à prévoir: "Ce n'est pas la seule révolte en RDC. Ce qui est dangereux pour le pouvoir, c'est surtout la multiplication de ces conflits locaux qui s'embrasent. A un moment donné, la multiplication des petits incendies risque de provoquer un gros incendie".
Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, plus de 140 personnes sont mortes de violences entre août 2016 et janvier 2017. Elles sont estimées à près de 400, deux mois plus tard."



"Opinion des évêques du Kasai sur le phénomène Kamuina Nsapu, datant de fin 2016"
° http://desc-wondo.org/fr/opinion-des-eveques-du-kasai-sur-le-phenomene-kamuina-nsapu-datant-de-fin-2016/
Publié dans kasaidirect.net, le 13 décembre 2016.
Cette position des évêques du Kasai date du mois d’août 2016, mais elle avait échappé à la lecture de beaucoup de Congolais. Avec l’ampleur qu’a prise ce phénomène, il est intéressant de lire l’opinion des prélats pour en comprendre les causes.
Jean-Bosco Kongolo


Les Evêques du Grand Kasayi se prononcent enfin sur le phénomène Kamwina-Nsapu.

Le 8 décembre 2016, l’Eglise du Kasayi a célébré, à Mikalayi, le 125ème anniversaire de son Evangélisation, lancée par le R.P. Emeri Cambier (CICM) le 8 décembre 1891. Au cours de la Messe solennelle présidée par S. Exc. Mgr Marcel Madila, Archevêque de Kananga, entourépar huit Evêques et une quarantaine de prêtres venus de tous les quatre coins du Kasayi, l’Assemblée Episcopale Provinciale de Kananga (ASSEPKA) a rendu publique une lettre pastorale que beaucoup de fidèles attendaient, compte tenu surtout de tristes événements que le Kasayi vit depuis quelques mois. En effet, outre l’action de grâce pour les bienfaits spirituels de ce Jubilé de l’Evangélisation, les Evêques du Grand Kasayi se sont enfin prononcés sur le phénomène Kamwina-Nsapu, lui consacrant sept des douze numéros que compte leur lettre pastorale.

Les conséquences douloureuses du phénomène Kamwina-Nsapo

L’ASSEPKA aborde la question par un constat douloureux : « En ce moment où nous clôturons cette Année du Jubilé, nous avons une forte douleur intérieure à vous confier. Les tristes événements que notre Région est en train de vivre dans le Kasayi Central, dans le Kasayi Oriental et dans le Kasayi, suscitent des inquiétudes qui font saigner nos cœurs de Pasteurs. Depuis le mois de juillet 2016, nos frères et sœurs sont sauvagement blessés ou assassinés ; des villages sont brûlés et vidés de leurs habitants ; des familles sont obligées de se déplacer et de se refugier dans la forêt, livrées aux intempéries et aux maladies, sans moyens de survie ; de nombreux enfants et jeunes sont victimes de cette situation et ne peuvent pas aller à l’école ; des infrastructures publiques sont détruites ; par endroit, des prêtres et des consacrés sont obligés d’abandonner leurs communautés d’apostolat ; l’insécurité est répandue dans nos agglomérations et sur
nos routes… »

Les causes profondes du phénomène Kamwina-Nsapu

Selon les Evêques du Kasayi, pour bien comprendre le phénomène Kamwina-Nsapo et sa rapide expansion dans plusieurs contrées du Kasayi, il faut éviter de l’enfermer dans les circonstances locales de son émergence, mais le situer dans le cadre de la souffrance à laquelle est condamné tout le Peuple congolais. Pour eux, nous sommes devant un phénomène politique, « l’une de multiples expressions des
graves frustrations sociales et politiques que vit toute la population congolaise. » Car, argumentent-ils, « après près de soixante ans d’indépendance, notre Pays tourne en rond et l’Etat n’arrive pas à assurer aux citoyens les services de base comme la sécurité sociale, les soins de santé, l’hygiène, l’eau potable, l’électricité, l’école et l’habitat. L’impunité est généralisée. La sécurité des personnes et de leurs biens est aléatoire, avec les intimidations, les pillages, les viols, les déplacements des communautés et les massacres que nous connaissons.

Les institutions républicaines ne sont pas souvent au service du Peuple. La violation des droits politiques des citoyens garantis par la Constitution ne cesse de grandir. La culture de la corruption et du détournement des biens publics ne recule pas. Le manque de voies de communication et de moyens de transport enclave des communautés entières, avec des conséquences néfastes pour les économies locales et le développement des peuples. Le chômage atteint des proportions catastrophiques, tandis que des jeunes sont condamnés à des métiers dangereux et improductifs comme le transport à vélo, l’exploitation artisanale des minerais, la production et la vente de la drogue.

Les rares entrepreneurs, qui créent pourtant des emplois et de la richesse, sont soumis à des tracasseries administratives qui ne profitent pas à la Nation. Beaucoup de petites et moyennes entreprises abandonnent nos Provinces de l’intérieur pour des villes où la pression fiscale et les tracasseries administratives sont moins élevées. Par milliers, des personnes et des familles entières abandonnent aussi ces Provinces à la recherche d’opportunités ailleurs. Les nouvelles entités administratives sont dépourvues de moyens de fonctionnement et pèsent lourdement sur une population déjà appauvrie. L’absence de gestion rigoureuse de notre riche patrimoine environnemental fait déjà ressentir ses impacts négatifs sur la production agricole, la disparition de plusieurs espèces de notre flore et de notre faune, l’insalubrité généralisée et les érosions qui menacent la plupart de nos villes et cités. Le bradage criminel d’immenses ressources minières et forestières de notre Pays se poursuit… Pendant toutes ces années d’indépendance, nous avons perdu beaucoup d’opportunités et raté beaucoup de rendez-vous avec l’Histoire ! Jusqu’à quand serons-nous toujours un petit Pays, incapable de s’imposer en Afrique et dans le concert des Nations comme une référence ?
La démocratie est encore un rêve dont la réalisation est toujours entravée et repoussée. » On comprend alors pourquoi les jeunes de Kamwina-Nsapo ne s’en prennent qu’aux fonctionnaires publics et à leurs bureaux, considérés comme symbole d’un Etat qui est à la base de la souffrance du Peuple. On comprend aussi pourquoi, comme une tache d’huile, le phénomène se poursuit et s’étend, malgré une forte répression militaire et policière.

Rendre sa noblesse à la politique

A la lumière de cette analyse, les Evêques du Kasayi pensent qu’on ne peut répondre adéquatement au phénomène Kamwina-Nsapu qu’en prenant en charge ses véritables causes. Aussi appellent-ils à « un vigoureux réveil des consciences de tous et une détermination à mettre fin au processus de déshumanisation et de marginalisation qui risque de plonger le Pays tout entier dans le chaos ». Ils invitent à redécouvrir la valeur du Bien commun, qui est la raison d’être de l’Etat et de la communauté politique. S’adressant particulièrement àl’actuelle génération des politiciens congolais, ils leur rappellent la grandeur et l’importance de leur vocation dans la vie de la Nation : « La construction d’un ordre social et politique respectueux du bien commun et de la dignité inaliénable de la personne humaine sera l’œuvre des politiciens à la hauteur de nos aspirations et d’immenses ressources humaines et matérielles dont dispose le Congo.

La politique étant l’une des formes les plus précieuses de la charité au service du bien commun, on y entre seulement pour faire du bien à son Pays et mettre le meilleur de soi-même au service de son Peuple. La politique est une vocation noble, un métier qui ne peut être bien exercé que par des hommes de grands principes. Le Congo a besoin de politiciens qui aiment leur Pays et qui soient de véritables sentinelles du bien commun, avec un sens élevé de la dignité humaine et de la responsabilité historique. Il est impérieux de bâtir un Etat de droit, une vraie démocratie favorisant l’alternance en politique. Un tel système est de nature à susciter une nouvelle classe politique plus soucieuse de l’intérêt commun. »

L’interpellation aux politiciens kasayiens

Les Evêques consacrent le numéro 7 de leur lettre à toutes les filles et à tous les fils du Kasayi engagés dans la politique. Ils leur demandent de prendre à cœur leurs obligations et de se battre pour l’amélioration des conditions de vie dans leur Région. Ils leur rappellent que la situation du Kasayi présente des indicateurs parmi les plus négatifs de tout le Congo et que les tristes événements dont souffre leur Région font malheureusement partie d’une longue chaîne de conflits qui opposent des communautés et ensanglantent le Kasayi depuis des années. Les Evêques notent que des conflits des terres, des conflits des chefferies et des conflits de leadership politique y sont entretenus depuis longtemps pour des objectifs qui desservent le développement local.
Et pour contribuer au changement, les Evêques lancent quelques grands défis aux politiciens du Kasayi : « Il est urgent qu’ils fassent un inventaire complet de tous nos conflits sociaux et s’engagent dans la recherche des solutions justes. Nous leur demandons de jouer un rôle de guides et d’éclaireurs de nos populations dans leur lutte pour vivre en paix. Et, vu la situation générale de notre Région, nous souhaitons que tous les politiciens du Kasayi se rencontrent, le plus tôt possible, dans le cadre d’un atelier technique, pour faire l’état des lieux de la situation socio-économique de notre Région, en vue du plaidoyer national et international pour son développement. Le Kasayi veut voir ses fils et ses filles politiciens se préoccuper de son sort et travailler pour son développement. La paix véritable passe par la justice, par le développement intégral et par l’engagement de tous au service du bien commun. »

Le phénomène Kamwina-Nsapu, une interpellation pour l’Eglise

Dans leur lettre, les Evêques du Kasayi ne se limitent pas seulement à l’analyse politique du phénomène Kamwina-Nsapu. Au terme d’une année consacrée à la méditation sur cent vingt-cinq années de foi chrétienne au Kasayi, ils ont aussi l’honnêteté d’affirmer que ce phénomène les pousse à s’interroger sur la qualité de l’accueil de l’Evangile et son impact dans la vie des kasayiens : « Dans une société où la majorité se déclare disciples du Christ, comment peut-on expliquer la banalisation de la méchanceté et de la violence ? Comment expliquer tant de souffrance après tant d’années d’Evangélisation ? Que font tous ces chrétiens que l’on entend prier à haute voix à longueur des journées et des nuits ? » Les Evêques vont encore plus loin en affirmant : « Nous sommes témoins de croyances et de pratiques de superstition qui ne sont possibles que là où la foi en Jésus-Christ est encore un vernis superficiel. » Aussi invitent-ils à relancer l’action pastorale de l’Eglise : « Nous devons travailler pour que la foi en Jésus-Christ féconde les cœurs et transforme les mentalités. » Ils rappellent aux prêtres, aux consacrés et aux laïcs engagés l’importance de leur mission ecclésiale et sociale, les conviant à la vigilance, à l’esprit critique et au discernement, comme témoins de la force transformatrice de la foi en Jésus. Pour les Evêques, les chrétiens doivent être le ferment d’un Kasayi nouveau et d’un Congo nouveau."



"" Kasaï-Central: le chef Kamwina Nsapu est mort dans les combats contre les forces de l’ordre"
° http://www.radiookapi.net/2016/08/13/actualite/securite/kasai-central-le-chef-kamwina-nsapu-est-mort-dans-les-combats-contre
Le chef coutumier Kamwina Nsapu, dont les hommes ont violemment affronté la police en début de semaine, a été tué vendredi 12 août à Tshimbulu (Kasaï-Central) dans de nouveaux combats avec les forces de l’ordre. Le bilan officiel fait état de 19 morts, selon le gouverneur Alex Kande. 
Parmi les victimes, on compte 11 policiers et 8 bandits fidèles à Kamwina Nsapu, dont lui-même, que le gouverneur a qualifiés de « terroristes ». Quatre policiers sont portés disparus.

 
Le chef de l’exécutif provincial ajoute que 40 autres hommes de la milice de Kamwina Nsapu ont été capturés, parmi lesquels « 14 mineurs âgés de 5 à 12 ans ». Plusieurs armes et munitions de guerre, dont le nombre n’a pas été précisé, ont été  récupérées.
Quant aux circonstances de ces affrontements, Alex Kande explique :

« A la suite d’une intervention des forces de l’ordre qui visait à sécuriser et protéger les paisibles citoyens vendredi 12 août, ces dernières ont été dangereusement attaquées par les terroristes du chef coutumier Kamwina Nsapu. C’est ainsi qu’elles ont été obligées de faire recours à la légitime défense ».

Le gouverneur du Kasaï-Central annonce que les corps des personnes tuées seront exposés ce samedi 13 août 2016 au stadium de l’espoir à Kananga.
Le calme était pourtant  revenu à Tshimbulu, après l’intervention des forces de l’ordre dépêchées sur place, qui avaient mis en déroute, le 10 août, la milice du chef Kamwina Nsapu, qui avait déjà tué neuf personnes, dans la nuit du dimanche à lundi 8 août.

Le chef Kamwina Nsapu avait pris, depuis deux mois, la résolution de « débarrasser le Kasaï-Central de tous les services de l’ordre, auteurs, selon lui, des tracasseries de tout genre à l’encontre de  la population », indiquent les sources locales. C’est dans ce contexte qu’est née cette milice."

° https://www.google.fr/search?q=photo+de+kamuina+nsapu&sa=X&rlz=1C1JZAP_frFR690FR690&tbm=isch&imgil=p0Plg0A9iqiJVM%253A%253B3-U7_UfEJWSHuM%253Bhttp%25253A%25252F%25252Fbenamwange-bajilakasanga.skynetblogs.be%25252Farchive%25252F2016%25252F08%25252F14%25252Fla-mort-de-kamuina-nsapu-le-roi-des-bajila-kasanga-8638916.html&source=iu&pf=m&fir=p0Plg0A9iqiJVM%253A%252C3-U7_UfEJWSHuM%252C_&usg=__mrb-erAaQeg5g6nihq_hhspCzEs%3D&biw=1242&bih=580&ved=0ahUKEwiUxdnfy9vSAhUBWxoKHZASDSoQyjcIMw&ei=BtHKWJSqEoG2aZCltNAC#imgrc=p0Plg0A9iqiJVM:


"Affrontements meurtriers entre l'armée et une milice dans le Kasaï-Central"
° http://www.voaafrique.com/a/affrontements-meurtriers-entre-l-armee-et-une-milice-dans-le-kasai-central-de-la-rdc/3643907.html

"Massacre filmé au Kasaï, dans le centre de la RDC"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/20/massacre-filme-au-kasai-dans-le-centre-de-la-rdc_5082401_3212.html
° http://www.jeuneafrique.com/depeches/404960/societe/video-de-massacre-kasai-kinshasa-admet-exces/

"RDC: la Monusco veut faire la lumière sur les troubles meurtriers à ..."
° www.congofilimbi.com/.../1093-rdc-la-monusco-veut-faire-la-lumiere-sur-les-trouble...

"RDC: des "troubles graves" sont prévisibles à l'approche de l'échéance électorale"
° https://www.rtbf.be/info/monde/afrique/detail_rdc-des-troubles-graves-sont-previsibles-a-l-approche-de-l-echeance-electorale?id=9241163


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 18/3/2017, 2:58 am

"RDC : comprendre la spirale de la violence au Kasaï
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-comprendre-la-spirale-de-la-violence-au-kasai/
Les provinces des Kasaï s’enfoncent dans la violence depuis l’été 2016 et la mort du chef traditionnel Kamuina Nsapu, à la tête d’une milice opposée au pouvoir central. Un conflit qui perdure sur fond de crise politique sans fin.

Le Kasaï est-il en train de devenir un nouveau Kivu, avec ses morts et son insécurité permanente ? Depuis maintenant huit mois, des poussées de violence enflamment régulièrement le centre du pays, une région qui avait pourtant échappé à l’insécurité chronique qui prédomine à l’Est du pays depuis maintenant plus de 20 ans. Si 70 groupes armés sévissent encore dans les deux provinces du Kivu, c’est une petite milice locale qui affronte régulièrement les forces de sécurité congolaises au Kasaï. Selon l’ONU, plus de 200.000 personnes déplacées ont été enregistrées depuis le début de conflit, tandis que plus de 400 sont mortes à la suite des affrontements entre l’armée, la police congolaises et les miliciens du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Contre le pouvoir central

Le début du conflit remonte à l’été 2016 lorsque ce gourou, à la tête d’un mouvement politico-religieux, décide de partir en croisade contre Kinshasa et ses représentations locales afin de dénoncer la corruption et les gabegies de l’Etat central. Leur chef est tué en août 2016 au cours d’une opération militaire particulièrement violente. A partir de la mort de ce chef de milice, la province plonge dans un engrenage représailles/répressions qui s’étend aux autres Kasaï, oriental et occidental. En février, le cycle de la violence s’amplifie après la diffusion d’une vidéo montrant des soldats congolais tuer à bout portant des adeptes de Kamuina Nsapu armés de simples bâtons. La vidéo fait grand bruit. Le gouvernement nie d’abord son authenticité avant d’autoriser la nomination d’une commission d’enquête sur ce qui ressemble à des exécutions sommaires de civils.

L’engrenage de la violence

Quelques jours plus tard, trois fosses communes sont découvertes en rapport avec les violences enregistrées depuis l’insurrection du groupe Kamuina Nsapu. Les miliciens menacent de fondre sur la ville de Kananga pour se venger, mais ils sont stoppés dans les faubourgs de la ville par l’armée. Les locaux d’un couvent sont saccagés par les miliciens. Le 11 mars, 18 miliciens sont tués dans des accrochages avec les forces de l’ordre à Mwene-Ditu, au Kasaï oriental. La crise sécuritaire prend une toute autre forme le lendemain, dimanche 12 mars, avec la « disparition » de deux experts étrangers de l’ONU en mission dans la région : la suédoise Zaida Catalán, l’américain Michael Sharp et quatre congolais qui les accompagnaient. Un « enlèvement » dénoncé par le gouvernement congolais qui pointe « des forces négatives ». De son côté, la Monusco, la mission des Nations unies au Congo, poursuit activement les recherches et accuse, comme les autorités congolaises, la milice Kamuina Nsapu d’être derrière cette enlèvement.

Crise politique sans fin

La flambée de violence dans les Kasaï intervient alors que la République démocratique du Congo (RDC) s’enfonce dans une grave crise politique, après la non tenue de l’élection présidentielle de décembre 2016. Après de nombreuses manifestations fortement réprimées par Kinshasa, un accord a finalement été trouvé le 31 décembre 2016. Un compromis qui prévoit le maintient de Joseph Kabila au pouvoir jusqu’à l’organisation d’élections fin 2017 et la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement pendant la période de transition. Deux mois et demi après la signature, l’accord est au point mort et aucune disposition n’a été mise en oeuvre. La majorité présidentielle et Joseph Kabila jouent la montre alors que l’opposition peine à se mettre d’accord depuis la mort de la figure symbolique de l’opposition, Etienne Tshisekedi, le 1er février 2017. Le blocage est complet… et inquiétant.

Une insécurité « utile » pour Kinshasa ?

Face à ce statu quo, le pays s’enfonce dans une période d’incertitude des plus dangereuses. Les massacres sans fin de Beni, le retour plus ou moins crédible d’éléments d’ex-rebelles M23 au Nord-Kivu, les violences au Kasaï ou au Tanganyka sont-ils instrumentalisés par Kinshasa ? C’est la question que l’on peut se poser tant le pouvoir en place cherche à se saisir de tous les prétextes pour retarder de nouveau le calendrier électoral et proposer un référendum comme unique solution de sortie de crise. Un référendum qui permettrait à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir et de se représenter aux élections alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

Stratégie du chaos

Au final, la spirale de la violence dans les Kasaï prend bien racine dans la crise politique congolaise à Kinshasa. L’absence de l’Etat, le délitement de l’armée congolaise qui balance entre impuissance et exactions contre les civils sont bien aux sources des affrontements entre miliciens et forces de l’ordre et en explique également la durée. En maintenant plusieurs foyers de tensions aux quatre coins du pays, le pouvoir s’assure la « compréhension » de la communauté internationale, mais justifie aussi la stratégie du président congolais, « moi ou le chaos ».

Une province d’opposition

Autre élément pour comprendre ce qui se passe au Kasaï : Kananga est la ville natale d’Etienne Tshisekedi, l’éternel opposant… de Mobutu à Joseph Kabila. La montée de la violence dans le centre du pays correspond également avec le retour politique du vieil opposant sur la scène congolaise et les crispations de la fin chaotique du dernier mandat de Joseph Kabila. Province « sans histoire », les Kasaï sont sortis de leur torpeur pour manifester dans les rues contre un troisième mandat de Joseph Kabila…comme à Kinshasa, Goma ou Lubumbashi. Le pouvoir y a surement vu un signal inquiétant.

Sortie de crise…politique

Même si les exactions des miliciens de Kamuina sont bien réelles et menacent également les civils, la solution à l’insécurité est bien politique. Et ce sont les députés congolais envoyés en mission parlementaire sur place qui tracent les contours de la sortie de crise. Les députés et sénateurs recommandent tout d’abord que de nouvelles têtes soient rapidement désignés « politiques et administratives » pour « assurer la neutralité d’un plan de sortie de crise ». Mais surtout, les parlementaires demandent aux autorités de reprendre le dialogue avec la famille de Kamuina Nsapu, notamment en vue de l’organisation des funérailles et de la succession du chef traditionnel, deux points revendiqués par les adeptes du groupe. Mais surtout, les députés voudraient voir réorganisés rapidement les services de sécurité provinciaux comme les renseignements (ANR), la police et l’armée. Ce dialogue demandé par la mission parlementaire est en cours depuis l’arrivée cette semaine du ministre chargé de la sécurité Emmanuel Ramazani Shadary. Mais pour l’heure rien ne filtre sur l’avancée des discussions alors que les opérations militaires se poursuivent."



"Kasaï central en RDC: les négociations continuent sur fond d’«escarmouches»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170317-dialogue-kasai-central-rdc-negociations-continuent-kabuya-escarmouches
En RDC, la province du Kasaï Central et sa région sont en proie depuis plus de 8 mois à une insurrection se revendiquant du chef coutumier Kamuina Nsapu. Des négociations sont en cours entre les autorités et les miliciens. Le vice-Premier ministre en charge de la Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, est sur place depuis le début de la semaine accompagné d’une délégation de parlementaires et notables de la province. Cette délégation a formulé une série de recommandations, mais parallèlement à ces négociations politiques, les opérations militaires continuent.

Pour tenter de résoudre la crise au Kasaï, les autorités jouent sur plusieurs tableaux. D’abord, il y a le volet politique : une délégation menée par le vice-Premier ministre en charge de la sécurité est sur place depuis le début de la semaine et formule ce vendredi des recommandations.
Le député du Kasaï Central, Martin Kabuya (UDPS) en fait partie et développe ces recommandations. « Désigner de nouveaux animateurs pour la gestion politique et administrative de la province du Kasaï Central, finaliser le dialogue que nous avons entamer avec la famille régnante du grand chef Kamuina Nsapu, afin d'organiser ses obsèques, continuer à libérer les éléments arrêtés du fait du phénomène Kamuina Nsapu et, quatrième recommandation, il faudrait qu'on puisse délocaliser le service de sécurité localement ici », explique t-il à RFI

Interrogé sur des opérations militaires menées parallèlement à ces négociations, « je ne suis pas au courant de ces opérations-là », nous répond Martin Kabuya qui concède qu'il peut y avoir eu des « escarmouches ».
Pendant les négociations, les opérations militaires ne semblent pas, pour autant, suspendues. La traque des miliciens se poursuit en commune de Nganza, avec des opérations de fouille maison par maison et encore des allégations d’exécutions sommaires, selon un observateur des droits de l’homme. Des sources parlent d’au moins 35 morts dans le quartier de Muimba. L’ONU n’aurait qu'un accès limité au théâtre des opérations."



Kasaï Central: Un dialogue social parallèle à une opération militaire, la méthode peut-elle payer?"
° http://cas-info.ca/kasai-central-un-dialogue-social-parallele-a-une-operation-militaire-la-methode-peut-elle-payer
C’est depuis près de huit mois que la province du Kasaï Central et tous ses environs sont en proie une insurrection attribuée du chef coutumier Kamuina Nsapu. Les victimes sont évaluées à plus de quatre cent morts selon les sources locales.

Pour régler la crise de manière définitive, les autorités ont décidé d’ouvrir deux fronts. D’abord, politique en envoyant le vice-Premier ministre en charge de la sécurité Emmanuel Ramazani Shadary accompagné des notables de la province. Objectif : établir un dialogue franc entre les miliciens et les décideurs. Parmi les recommandations formulées, il faut désigner de nouveaux animateurs pour la gestion politique de la province du Kasaï Central, organiser ses obsèques du Chef Kamuina Nsapu ainsi que la libération des miliciens arrêtés du fait du phénomène Kamuina .
Mais parallèlement au dialogue politique, le gouvernement poursuit les opérations militaires avec la traque des miliciens suivie de la fouille maison par maison. A ce niveau, les activistes de droit de l’homme qui craignent d’exécutions sommaires dans le quartier de Muimba où les opérations sont menées, évoquent déjà un chiffre de trente cinq cas sans plus de détails.
Les révélations inquiétantes

Africanews, un tri hebdomadaire paraissant en République démocratique du Congo révèle ce matin que les troubles enregistrés au Kasaï Central sont l’œuvre des écuries des milices entretenues par des hommes politiques. Selon le journal, il s’agit de deux groupes rivaux, l’un appartenant à un ancien gouverneur de l’ex-Kasaï Occidental et l’autre à un député provincial, identifié comme l’un des émissaires du Conseil provincial de sécurité initialement chargés de prendre langue avec feu chef Kamuina Nsapu, devenu depuis, un de ses alliés.
Pour l’instant, la vie reprend petit à petit à Kananga mais pour combien de temps ? Difficile de deviner."


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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 18/3/2017, 11:31 pm

"Shadary proclame la fin du phénomène Kamwina Nsapu dans l’espace Kasaï"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://actualite.cd/2017/03/18/shadary-proclame-fin-phenomene-kamwina-nsapu-lespace-kasai/

"Massacre de Mwanza Lomba en RDC: la justice militaire arrête sept soldats"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170318-rdc-arrestation-militaires-affaire-video-execution-kamuina-nsapu
° http://www.radiookapi.net/2017/03/18/actualite/securite/video-sur-les-tueries-des-adeptes-de-kamuina-nsapu-sept-soldats
° https://actualite.cd/2017/03/18/video-de-mwanza-lomba-les-noms-et-les-fonctions-de-7-militaires-inculpes/
° https://actualite.cd/2017/03/18/violences-a-kananga-monusco-hausse/
° https://actualite.cd/2017/03/18/video-fardc-lauditorat-general-de-kinshasa-annonce-larrestation-auteurs-presumes/
° http://www.jeuneafrique.com/418561/politique/video-dun-massacre-rdc-sept-soldats-arretes-kasai/
° https://actualite.cd/2017/03/18/video-de-mwanza-lomba-7-militaires-poursuivis-officiellement-crimes-de-guerre/

"RDC: pourquoi l'action de la Monusco a-t-elle été restreinte à Nganza?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170318-rdc-monusco-lambert-mende-kamuina-nsapu-nganza-kananga
° https://actualite.cd/2017/03/18/kananga-monusco-denonce-restrictions-imposees-a-services/

"Kasaï-Central: le corps du chef Kamuina Nsapu sera exhumé"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/18/actualite/politique/kasai-central-le-corps-du-chef-kamuina-nsapu-sera-exhume

"Une atmosphère timide à Mwene Ditu après l’incursion des miliciens Kamuina Nsapu"
° https://actualite.cd/2017/03/18/une-atmosphere-timide-a-mwene-ditu-apres-lincursion-des-miliciens-kamuina-nsapu/

"Analyse du 17 mars 2017"



"Actu Expliquée 18Mars - Vidéo Kamuina Nsapu : 7 Fardc inculpés, Mende confondu"





Que dire de cette tragédie du Kasai qui s'incruste ?

Qu’avec des motivations quelque peu différentes, tous ces troubles à travers le pays, à l’Est dans les Kivu, au Sud dans le Katanga, à l’Ouest dans le Bas-Congo et partout ailleurs et aujourd'hui au Centre du pays au Kasai, témoignent d’un déficit de l’autorité de l’Etat, d'une absence de l’administration nécessaire à travers le territoire de la République tant ils aboutissent tous à des violences incontrôlables et durables…

Que que ce soit au Kasai ou ailleurs quelles que soient leurs expressions diverses ils révèlent des revendications réelles des populations qui soit n’ont pas été satisfaites soit n’ont pas été écoutées : contrairement à la presse et aux chancelleries occidentales qui semblent les hiérarchiser selon leurs formes ou leurs ténors en convoquant par exemple la dimension mystico-politique d’un gourou comme Ne Muanda Nsemi au Kongo Central ou Kamuina Nsapu au Kasai, on ne peut négliger au-delà l’éventuelle justesse de certaines d’entre ces revendications…

Enfin que la réaction et la gestion de ces troubles par le pouvoir de ‘JK’ ont partout abouti à des échecs partiels avec ses morts (plus de 400), ses déplacés (plus de 200.000), la persistance des violences, d’une insécurité et d’un bouleversement social et un traitement indistinct préjudiciable : au Nord-Kivu le M23 et tous les autres groupes armés pro ou anti-pouvoir, pour ou contre le peuple, au Katanga avec Gédéon et ses « Bakata Katanga » bénéficient d’une gestion complice et lâche tandis qu’au Kasai la « milice » Kamuina Nsapu » et pire au Bas-Congo Bundu dia Kongo ont été unilatéralement et violemment châtiés…

Au Kasai après la brutalité des réactions et après avoir crié au montage de la vidéo, le pouvoir s’en remet à un possible dialogue et y envoie son Ministre de l’Intérieur y négocier la paix en élargissant certains prisonniers « mutins » et en nouant un dialogue avec la famille biologique du chef défunt comme il a fini par condamner des officiers des FARDC cette fois bien reconnus des « crimes de guerre »…
N'empêche que dans le fond en face d'une crise politique dont il veut sortir à son avantage on peut raisonnablement penser que le pouvoir s’il ne les favorise pas, aurait intérêt à maintenir des foyers de tension à travers le pays pour justifier sa persistance comme le seul garant de l’ordre en se souciant peu du désordre qui nuit gravement aux intérêts des populations et du pays pour autant qu’il en tire profit…

Ailleurs la composition des meneurs et le contenu réel de cette « milice Kamuina Nsapu » ne sont pas toujours clairs : que sont-ils exactement, que veulent-ils, comment agissent-ils, jusqu’où veulent-ils aller et peuvent-ils aller… ?  On n’a pas encore toutes les réponses sinon que la solution est d’abord politique comme partout ailleurs où le peuple formule des revendications sur l’insatisfaction de ses besoins; les Évêques du Kasai n'ont d'ailleurs pas hésité à placer le problème dans notre échec politique général post-colonial et interpellent à l'occasion les politiciens kasaiens…

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 20/3/2017, 5:49 pm

Des crânes humains sur une fosse commune découverte par les habitants de Tshimbulu, dans le centre de la République démocratique du Congo.

Ce sont au moins huit charniers  Shocked  Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes  Wink  qui ont été découverts dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), dans le Kasaï-Central, ont révélé, lundi 20 mars, l’agence britannique Reuters et RFI.

Au cours d’une enquête menée par les deux médias ces dernières semaines auprès des villageois autour du chef-lieu de Tshimbulu, les habitants ont dévoilé les traces des fosses communes où serait enterré un nombre important d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Affleurant la terre rouge parfois fraîchement retournée, des os, des crânes et des bandes de tissu rouge.




Une vidéo diffusée en février, qui montrait des militaires massacrant des membres présumés de cette milice, seulement armés de lance-pierres et de bâtons. Le gouvernement l’avait d’abord qualifiée de « montage grossier » avant de décider de mener l’enquête « par précaution » face aux allégations persistantes de violations graves des droits humains attribuées à des éléments des FARDC dans le village de Mwanza Lomba dans le Kasaï-Central.  Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes

Parmi les suspects placés en détention figurent des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d’une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC, précisant les chefs d’inculpations de « crimes de guerre par meurtre, par mutilation, par traitements cruels inhumains et dégradants, et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires ».

Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et sont depuis portés disparus.

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Troll le 22/3/2017, 12:04 am

bounce KANAMBE-KABILA, DE PLUS EN PLUS CITE ?

Les informations qu´on decouvre sur RFI semblent pencher en direction d´une implication du "Commandant Suprême des FARDC" qu´est le président Kabila dans les massacres au Kasai...

http://www.rfi.fr/afrique/20170321-violences-kasai-apres-fosses-communes-nouvelles-videos-accablantes

Ces videos semblent-être une sorte de "rapport" adressé au président Kabila pour démontrer que ses officiers étaient en action pour montrer qu´ils executaient ses "ordres"..
Sinon comment expliquer que ces militaires prenent soin de donner des precisions sur les lieux où ils sont en operation en citant les noms des villages, des cités ect.. ?


Le cercle se rapproche de plus en plus de Kabila Ceux qui avaient pris le risque d´envoyer JP Bemba á la CPI devraient se dire que cela est aussi une option pour Kabila quand les preuves contre son armée s´accumulent..

Nous sommes si loin du "montage" dont parlait Mende au contraire, si les preuves des fosses communes de Maluku ont été escamotées, ceux des fosses communes du Kasai vont faire des vagues

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 22/3/2017, 3:06 pm

"Violences au Kasaï: après les fosses communes, de nouvelles vidéos accablantes"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170321-violences-kasai-apres-fosses-communes-nouvelles-videos-accablantes

"RDC: les autorités face aux nouvelles vidéos d'exactions dans le Kasaï"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170321-rdc-autorites-reagissent-nouvelles-videos-kasai

"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une : la spirale de la violence au Kasaï"

° http://www.rfi.fr/emission/20170321-rdc-spirale-violence-kasai-onu-kamuina-nsapu-fosses-communes-fardc
° http://www.rfi.fr/afrique/20170320-rdc-scenes-liesse-entre-miliciens-kamuina-nsapu-policiers-kananga
° http://www.rfi.fr/afrique/20170320-enquete-exclusive-rdc-neuf-fosses-communes-decouvertes-autour-tshimbulu

"Kasaï: l’envers du Kivu enfoui au centre de la RDC"
° http://www.politico.cd/grand-angle/2017/03/21/kasai-lenvers-kivu-enfoui-centre-de-rdc.html

"Violences aux Kasaï : De nouvelles vidéos accablantes circulent"
° https://actualite.cd/2017/03/21/violences-aux-kasai-nouvelles-videos-accablantes-circulent/

"RD Congo : découverte de huit fosses communes dans le Kasaï Central, selon une enquête de RFI et Reuters"
° http://www.jeuneafrique.com/418702/politique/rd-congo-decouverte-de-huit-fosses-communes-kasai-central-selon-enquete-de-rfi-reuters/

"Kananga : des foyers des tensions persistent malgré la reddition des ex-miliciens de Kamuina Nsapu"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/21/actualite/societe/kananga-des-foyers-des-tensions-persistent-malgre-la-reddition-des-ex
° http://www.radiookapi.net/2017/03/21/actualite/en-bref/installes-au-stadium-de-lespoir-kananga-des-ex-miliciens-de-kamuina

"RDC: au moins huit fosses communes découvertes au Kasaï"
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-au-moins-huit-fosses-communes-decouvertes-au-kasai-58cfddaccd705cd98e0eefc6
° http://www.rfi.fr/afrique/20170320-enquete-exclusive-rdc-neuf-fosses-communes-decouvertes-autour-tshimbulu

"Mende: « L’inculpation de militaires n’authentifie pas la vidéo de Mwanza Lomba »"
° https://actualite.cd/2017/03/20/mende-linculpation-de-militaires-nauthentifie-video-de-mwanza-lomba/

"Exécutions sommaires :
Les massacres du Kasaï Central : «Kabila» accuse des lampistes"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11578

"Au moins 8 fosses communes près de Tshimbulu, l’enquête qui va faire mal"
° https://actualite.cd/2017/03/20/8-fosses-communes-pres-de-tshimbulu-lenquete-va-faire-mal/

"Massacre au Kasaï : les masques commencent à tomber"
° http://www.lephareonline.net/massacre-kasai-masques-commencent-a-tomber/

"Instauration de la paix au Grand Kasaï: Mission accomplie pour Emmanuel Shadary"
° http://groupelavenir.org/instauration-de-la-paix-au-grand-kasai-mission-accomplie-pour-emmanuel-shadary/

"Kasaï : Human Rights Watch demande au Conseil de sécurité de créer une commission d’enquête"
° https://actualite.cd/2017/03/22/kasai-human-rights-watch-demande-conseil-de-securite-de-creer-commission-denquete/

° https://actualite.cd/2017/03/22/communique-de-monusco-caracterise-allegations-imprecises-gouvernement/

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 24/3/2017, 1:37 pm

"Kananga : 3 morts dans l’attaque contre le convoi du vice-gouverneur à Nganza"
° https://actualite.cd/2017/03/23/kananga-3-morts-dans-lattaque-contre-le-convoi-du-vice-gouverneur-a-nganza/

"RDC: l'ONU soupçonne l'existence d'au moins 17 fosses communes dans les Kasaï"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170323-rdc-onu-fosses-communes-enquetes-kasai

"Kananga: des miliciens Kamuina Nsapu à l’assaut d’autres prétendus miliciens"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/23/actualite/securite/kananga-des-miliciens-kamuina-nsapu-lassaut-dautres-pretendus

"Crimes contre l’humanité :
Massacres au Kasaï Central : la VSV publie une liste des victimes"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11585
° https://actualite.cd/2017/03/23/kamuina-nsapu-voix-de-voix-publie-liste-dau-30-personnes-executees-blessees/

"Exécutions sommaires :
Les massacres du Kasaï Central : «Kabila» accuse des lampistes"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11578

° http://www.radiookapi.net/2017/03/23/actualite/securite/lomami-des-presumes-miliciens-de-kamuina-nsapu-sement-linsecurite
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-lonu-denombre-dix-fosses-communes-au-kasai
° http://www.radiookapi.net/2017/03/23/actualite/securite/rdc-le-bcnudh-rapporte-la-presence-de-10-fosses-communes-au-kasai



"Voici le visage du chef Kamuina, le rebelle de Tshimbulu qui a tué 11 policiers"
° http://m.cas-info.ca/rd-congo/politique/voici-le-visage-du-chef-kamuina-le-rebelle-de-tshimbulu-qui-tue-11-policiers/


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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  mongo elombe le 26/3/2017, 1:01 am

Bolinga bolinga te le president de l'Apareco avait prévenu lelo ekomi mba mwina sapu babomi 40 policiers Kabila et les 400 voleurs nous prennent pour des cons.

Selon moi tout ça c'est pour couvrir la mort où disparition des 2 experts de l'onu parceque les congolais, ils n'en ont rien à foutre.

J'usqu'à présent silence de Kabila et aucun ministre n'y est allé quand à l'idiote de la ministre des droits humains Mushobekwa, elle est dans la bétise de tout ceux qui sont dans la mangeoire nier la réalité.

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 27/3/2017, 12:43 am

"RDC: 42 policiers auraient été tués dans le Kasaï
° http://www.rfi.fr/afrique/20170325-rdc-42-policiers-auraient-ete-tues-le-kasai
Les autorités provinciales du Kasaï annoncent une embuscade contre des policiers. 42 policiers auraient été tués par des hommes armés, identifiés par les autorités locales comme membres de la milice Kamuina Nsapu, sur la route entre Tshikapa et Kananga. C'est l'attaque la plus meurtrière à ce jour dans cette région secouée par l'insurrection des adeptes du chef traditionnel Kamuina Nsapu, tué en août dernier.  

Selon des premières sources jointes sur place, vendredi dans la matinée, un convoi de deux véhicules qui transportait des policiers venus de Kinshasa aurait été attaqué par une centaine d'assaillants se réclamant de la milice locale Kamuina Nsapu.
Ces hommes auraient profité du fait qu'un véhicule du convoi s'était embourbé pour l'attaquer. Ils auraient décapité 42 policiers. Six auraient eu la vie sauve, car ils parlent la langue de la région à savoir le tshiluba. Enfin, les armes de ces policiers, tout comme les deux véhicules auraient été récupérés par les assaillants.

Le récit du président de l'Assemblée provinciale du Kasaï

Voilà ce que nous expliquait au conditionnel, samedi, le président de l'Assemblée provinciale du Kasaï, François Kalamba, joint par RFI. « L'un des véhicules se serait embourbé ». Les policiers auraient alors décidé alors de faire la route à pied pour gagner le village suivant, poursuit François Kalamba, « pour solliciter un renfort de la population. D'un coup, les miliciens ont surgi et sont tombés sur eux... les ont déshabillé et sur une cinquantaine d'éléments, 42 auraient été exécutés par des miliciens qui se réclament du grand chef Kamuina Nsapu ».
Un récit au conditionnel, car ni lui ni aucune équipe n'ont encore été dépêchés sur place. C'est grâce à des personnes jointes sur place que François Kalamba aurait pu confirmer cette attaque.

De nombreuses questions en suspens

Mais un certain nombre de questions restent en suspend ce soir : combien de policiers y avait-il exactement dans ce convoi ? Où sont les corps de ceux qui ont été tués ?
Selon le président de l'Assemblée provinciale, ils auraient pu être enterrés dans une fosse commune, mais personne n'a encore été sur place pour le vérifier. Et enfin, où sont passés les 6 policiers qui ont eu la vie sauve ? Autant de zones d'ombre qu'il va falloir élucider dans les prochaines heures.
A Tshikapa, les autorités locales disent attendre les instructions de Kinshasa pour envoyer une équipe sur les lieux de l'incident et le commandant de la police de la province disait samedi soir ne pas être au courant de cette attaque. Le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Ramazani Shadary, s'est lui refusé à tout commentaire sur cette attaque.

► Et dans le Kasaï toujours, près de deux semaines après la disparition des deux experts de l'Onu dans la province, l'organisation de protection des droits de l'Homme Human Rights Watch s'inquiète qu'il n'y ait toujours aucune nouvelle de ces deux ressortissants étrangers et des quatre Congolais qui les accompagnaient. HRW qui appelle donc les autorités à coopéer avec la mission de l'Onu au Congo et à redoubler d'efforts pour faire avancer l'enquête et dire avec certitude ce qu'il est advenu de l'Américain Michael Sharp et de la Suédoise Zahida Katala, disparus le 12 mars dernier."


"RDC: 42 policiers tués par des présumés miliciens Kamuina Nsapu
° http://www.radiookapi.net/2017/03/26/actualite/securite/rdc-42-policiers-tues-par-des-presumes-miliciens-kamuina-nsapu
Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) sont tombés dans une embuscade tendue près du village Kamuesha sur la route Tshikapa-Kananga par des présumés miliciens de Kamuina Nsapu. Quarante-deux policiers ont été tués et six ont réussi à s’échapper, ont rapporté dimanche 26 mars à la MONUSCO des sources policières de Kananga dans le Kasaï-Central.

En rapport avec cette embuscade, d’autres sources affirment que ce sont cinquante-deux policiers qui sont morts, décapités.
A Kinshasa, les responsables de la police, contactés par Radio Okapi, ont promis de se prononcer plus tard à ce sujet.
Cet évènement est survenu vendredi soir près de Kamuesha, lorsque le véhicule transportant les policiers s’est embourbé.
Les autorités provinciales à Tshikapa reconnaissent que le tronçon compris entre 45 et 120 km sur la route Tshikapa – Kananga est contrôlé par les miliciens.

Panique à Kamuesha

Depuis vendredi soir, la localité de Kamuesha, située à une centaine de kilomètres de la ville de Tshikapa, est sous une panique générale à la suite d’une incursion d’un groupe des présumés miliciens du défunt chef coutumier Kamuina Nsapu.
Ces derniers étaient arrivés sur le lieu à bord d’un camion de la police, ont indiqué des sources à Kamuesha, insinuant qu’il s’agirait du véhicule qui transportait les policiers tués.
Selon quelques habitants, à leur arrivée, les assaillants ont déclaré qu’ils étaient venus venger deux de leurs arrêtés par les chefs locaux et transférés à Tshikapa. C’est ainsi qu’ils ont incendié les maisons du chef de village, celle du chef de groupement et d’un habitant."


"Près de 40 policiers décapités par de présumés miliciens de Kamwina Nsapu"
° https://actualite.cd/2017/03/25/pres-de-40-policiers-decapites-par-de-presumes-miliciens-de-kamwina-nsapu/
"Décapitation des policiers : « situation volatile au Kasaï », s’alarme le président de l’Assemblée provinciale"
° https://actualite.cd/2017/03/25/decapitation-policiers-situation-volatile-kasai-salarme-president-de-lassemblee-provinciale/

"Lomami : Affrontement entre forces de l’ordre et miliciens à Mwene-Ditu"
° https://actualite.cd/2017/03/25/lomami-affrontement-entre-forces-de-lordre-miliciens-a-mwene-ditu/
"Tshimbulu:des présumés miliciens Kamuina Nsapu attaquent les FARDC et les Casques bleus"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/26/actualite/en-bref/tshimbuludes-presumes-miliciens-kamuina-nsapu-attaquent-les-fardc-et

"RDC : situation sécuritaire toujours instable dans les provinces du Kasaï Central et Oriental"
° http://fr.africanews.com/2017/03/22/rdc-situation-securitaire-toujours-instable-dans-les-provinces-du-kasai-central/

"RDC : les preuves de massacres de masse s’accumulent au Kasaï"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-les-preuves-de-massacres-de-masse-saccumulent-au-kasai/

"RDC : toujours sans nouvelle de l’équipe de l’ONU disparue"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-toujours-sans-nouvelle-de-lequipe-de-lonu-disparue/
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/03/23/kasai-monusco-toujours-preuve-de-vie-agents-de-lonu.html
"HRW appelle le gouvernement à collaborer pour retrouver les experts onusiens"
° https://actualite.cd/2017/03/25/hrw-appelle-gouvernement-a-collaborer-retrouver-experts-onusiens/

"Mensonge d’Etat :
Disparition de deux experts de l’Onu. Les sicaires du régime pointés du doigt... "

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11594
La nouvelle n’est pas encore officielle. Reste qu’il faut être un parfait naïf pour espérer retrouver les deux experts des Nations Unies vivants. Et ce, deux semaines après avoir quitté l’hôtel Woodland à Kananga. Il s’agit de Zaida Catalan (suédoise) et de Michael Sharp (Américain). Tout a commencé avec l’exécution sommaire du chef coutumier Kamwena Nsapu en août dernier. Les deux travailleurs onusiens étaient chargés d’enquêter sur le conflit qui ensanglante la province du Kasai Central. Ils étaient accompagnés des citoyens congolais Betu Tshintela (interprète) et Issac Kabuayi. Deux conducteurs de moto non identifiés faisaient également partie de l’expédition. Question : les deux experts seraient-ils toujours en vie? Des observateurs qui connaissent le «système Kabila et ses acteurs» répondent par la négation. Ces observateurs pointent des doigts accusateurs en direction de « Joseph Kabila » et du chef barbouze Kalev Mutondo.

Sous le titre "RD Congo : Aucune nouvelle de l’équipe de l’ONU disparue", Human Right Watch
a publié, samedi 25 mars, un communiqué qui semble reprocher aux autorités congolaises de ne pas "coopérer pleinement" avec la Mission onusienne au Congo afin de localiser les deux experts dont la date de disparition remonte au 12 mars.
Michaël Sharp et Zaïda Catalan devaient mener des investigations sur les "violations généralisées des droits humains" aux environs du village de Bunkonde à quelques dizaines de kilomètres de Kananga, indique le texte.
Les deux experts avaient manifestement récolté pas mal d’informations sur les atrocités commises dans cette région par des éléments présumés de l’armée nationale congolaise. Selon des sources, le "convoi" a été attaqué à quelques 15 kilomètres de Kananga. «Nous sommes extrêmement inquiets pour l’équipe de l’ONU disparue», a déclaré Ida Sawyer.

"Zone sensible"

La directrice pour l’Afrique centrale à Human Right Watch n’a pas tort. Selon des sources bien informées, les deux experts onusiens et leurs deux accompagnateurs congolais «ont été attaqués» à une quinzaine de kilomètres de Kananga. Les mêmes sources précisent que l’endroit dont question fait partie d’une zone sécurisée par les Forces armées de la RDC. "Les deux experts ont sans aucun doute été éliminés par des militaires FARDC". Quel en serait le mobile? "Ils se trouvaient dans une zone sensible où ils ont pu récolter des informations compromettantes pour le régime congolais".
Interrogé par l’AFP en date du 13 mars, le ministre de la Communication et des médias Lambert Mende semblait "blâmer" les deux experts. Au motif qu’ils ont sillonné la province du Kasaï Central "sans informer les autorités locales". Plus surprenant, Mende a situé l’endroit précis où le "rapt" aurait eu lieu. Selon lui, c’était "au niveau du pont de la rivière Moyo". Les victimes auraient été par la suite conduites "dans la forêt par des éléments inconnus". Comment a-t-il pu obtenir tous ces détails?

Dans son communiqué, HRW déplore le "manque de coopération" du gouvernement congolais. Les forces onusiennes déployées pour rechercher les disparus n’ont pas bénéficié du soutien des autorités congolaises. La Monusco l’a fait savoir le 18 mars en fustigeant les "restrictions imposées par les forces de sécurité à sa liberté de circulation à Kananga".
Une source sécuritaire jointe samedi 25 mars à Kinshasa est formelle : "Il est clair que le président Kabila et les durs de son régime ont des choses à cacher. Des crimes contre l’humanité ont été commis dans cette partie du pays. Qui a donné l’ordre de tuer? Les deux experts ne sont plus en vie". Des preuves? "Vous les aurez dans les heures et jours à venir".
Une autre source d’enchaîner : "L’armée, la police et les services de renseignements dépendent directement de l’actuel Président de la République. C’est bien le chef de l’Etat qui doit assumer la responsabilité de l’assassinat des deux experts onusiens par des sbires de son régime".

Témoins gênants

Selon cette dernière source, le cadavre d’un des experts onusiens aurait été mutilé. «L’objectif est double. Primo: crédibiliser la thèse soutenue par Lambert Mende selon laquelle Michaël Sharp et Zaidan Catalan ont été enlevés par des forces négatives se réclamant de Kamwena Nsapu. Secundo : convaincre les détracteurs du régime que les miliciens Kamwena Nsapu recourent aux méthodes dignes des terroristes».
Dans son communiqué, HRW souligne à juste titre que c’est la première fois que des travailleurs internationaux soient portés disparus au Congo-Kinshasa et à fortiori dans les provinces du Kasaï qui étaient "jusqu’à récemment, (...) en grande partie pacifique, contrairement à l’est de la RD Congo, depuis longtemps en proie aux conflits entre des dizaines de groupes armés".

Samedi 25 mars, une dépêche de Reuters annonce que 40 policiers congolais "ont été décapités par des présumés miliciens Kamwena Nsapu". Cette information a été donnée par François Kalamba, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï. Les faits seraient survenus, selon lui, sur la route Tshikapa-Kananga.
La "révélation" de François Kalamba a tout l’air d’un mensonge d’Etat cousu de fil blanc. On comprend que le locuteur ait été bien incapable de communiquer l’identité des policiers tués. Question : "Joseph Kabila" tente-t-il de conditionner l’opinion avant l’annonce de la mort atroce infligée aux experts onusiens par des présumés "miliciens Kamwena Nsapu"?
La vérité est ailleurs : les sbires du régime ont éliminé deux témoins gênants."



"Les charniers du Kasaï, stigmates des maux congolais"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/24/les-charniers-du-kasai-stigmates-des-maux-congolais_5100097_3212.html
Au moins dix-sept fosses communes ont été découvertes dans la province centrale de la République démocratique du Congo.

Après des mois de dénégations par le régime de Joseph Kabila, la découverte de charniers dans le Kasaï illustre l’ampleur de la violence qui sévit toujours en République démocratique du Congo (RDC). Dès décembre 2016, la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) avait transmis au gouvernement des « allégations sur la présence de sept fosses communes » dans cette province au centre du plus grand pays d’Afrique francophone, auxquelles se sont ajoutées trois autres, identifiées début mars. Entre-temps ont fuité sur Internet des vidéos de soldats congolais tirant, parfois à bout portant, sur des femmes et des hommes sans armes traités de « bandes d’animaux ». Puis, deux membres du groupe d’experts de l’ONU en mission dans la région disparaissaient le 12 mars. Une semaine plus tard, des journalistes de RFI et Reuters révélaient l’existence de sept autres charniers.
Mercredi 22 mars, les Nations unies, dont les enquêtes sont volontairement entravées par l’armée congolaise, ont appelé à la mise en place d’une commission internationale d’enquête, soupçonnant l’existence d’au moins 17 fosses communes. Des experts indépendants parlent de plusieurs dizaines de charniers, essentiellement concentrés dans la région de Dibaya, où régnait un chef coutumier nommé Kamwina Nsapu.

« Révolte rurale et urbaine »

Ce leader mystique avait osé défier les autorités à la suite de l’adoption, en 2015, d’une nouvelle loi sur le statut des chefs coutumiers. Désormais salariées de l’Etat, ces autorités traditionnelles sont récupérées par Kinshasa, qui a le pouvoir de les nommer ou de les démettre. Marginalisé, Kwamina Nsapu est entré en rébellion et a appelé les habitants à résister lors de discours enflammés dans lesquels il vilipendait le président Joseph Kabila. Ce dernier s’était rendu, en juillet 2016, à Kananga, la capitale du Kasaï-Central, pour tenter d’apaiser les esprits. Le mois suivant, Kwamina Nsapu était tué dans des affrontements avec les forces de l’ordre.
Les disciples du jeune chef traditionnel ont poursuivi la lutte contre le régime Kabila, dénoncé comme illégitime et ennemi des coutumes. Persuadés d’être dotés de pouvoirs magiques, armés de bâtons, de machettes ou de vieux fusils, ils ont enrôlé des femmes et des mineurs pour mener leur insurrection qui s’est répandue à d’autres régions du Kasaï.

« Ce ne sont pas seulement les disciples de Kamwina Nsapu qui se soulèvent, explique le chercheur Anaclet Tshimbalanga, de Kananga. C’est devenu une révolte populaire, rurale et urbaine, alimentée par des griefs coutumiers et un mécontentement à l’égard du pouvoir central. » La répression est brutale. « On ne laissera pas des illuminés troubler l’ordre public, on sera intraitable », déclarait fin février au Monde le ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu.

Depuis septembre, plus de 400 personnes ont été tuées dans les combats, dont une centaine entre le 9 et le 13 février, selon l’ONU qui a pointé les « atrocités commises par les miliciens », qui ont enrôlé de nombreux mineurs, de même que « l’usage disproportionné de la force » par les militaires congolais. Sept soldats identifiés dans les documents vidéo diffusés sur Internet en février ont été inculpés par la ustice militaire congolaise pour « crimes contre l’humanité ».
Sous pression de la communauté internationale, des émissaires du gouvernement négocient avec les notables locaux, dont des membres de la famille de Kamwina Nsapu. Un accord a été trouvé le 19 mars. Les miliciens ont accepté de déposer les armes, pour le moment. Mais les tensions demeurent.

Crise politique profonde

Ce regain de violence dans des provinces reculées du pays s’inscrit dans un contexte de profonde crise politique. Faute d’élections, le président Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat s’est achevé il y a trois mois, reste au pouvoir qu’il est censé partager avec un premier ministre de l’opposition, selon l’accord signé le 31 décembre 2016 par l’ensemble de la classe politique. Et ce, jusqu’à la tenue d’élections prévues à la fin de l’année. Un délai jugé irréaliste, d’autant que Joseph Kabila n’a toujours pas nommé de nouveau premier ministre.

Le pouvoir est soupçonné par des diplomates occidentaux d’entretenir le désordre sécuritaire pour repousser une fois encore l’élection présidentielle. « Bien que les origines de ces violences soient locales, elles défient directement l’autorité de l’Etat central et rappellent que la crise politique nationale déstabilise encore un peu plus les provinces », note Hans Hoebeke, analyste de l’International Crisis Group.
Marginalisé par les Occidentaux, à commencer par les Etats-Unis et l’Union européenne qui le menacent de nouvelles sanctions, le régime Kabila se tourne vers des partenaires moins sourcilleux sur les questions des droits de l’homme. Léonard She Okitundu s’est entretenu, le 22 mars à Moscou, avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Au Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou pourrait soutenir le blocage d’une enquête indépendante sur les crimes commis au Kasaï."



"Déclaration de Dr. Noel K. Tshiani sur les massacres et fosses communes au Kasai"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11592
Les atrocités et fosses communes découvertes par l’ONU au Kasai exigent des explications du Président de la République Joseph Kabila (en tant que garant de la paix intérieure et de la sécurité de tous les congolais) devant l’Assemblée nationale et le Sénat (même hors mandat).

Le Chef de l’Etat doit assumer ses responsabilités et nous dire qui tue les paisibles citoyens congolais sur le sol de leurs ancêtres et les enterre nuitamment dans de fosses communes et pour quelle raison.
Quand est ce que le Chef de l’Etat a-t-il pris connaissance de l’existence de ces fosses et qu’a t il fait à ce sujet depuis ce temps?
Pourquoi c’est l’ONU qui découvre ces fosses communes et non les services de sécurité, l’armée ou la police nationale congolaise? Pourquoi le Président garde-t-il silence devant de telles atrocités? Où se cache la vérité ?
Washington, DC le 26 Mars 2016
Dr. Noel K. Tshiani Muadiamvita
Tel +1202 4687272  "



"Le nébuleux phénomène « Kamuina Nsapu » : Réflexion d’un intellectuel – Jean-Bosco Kongolo
° http://desc-wondo.org/fr/le-nebuleux-phenomene-kamuina-nsapu-reflexion-dun-intellectuel/
Au départ banal et confiné dans un coin perdu de l’ex-Kasaï Occidental, le phénomène « Kamwina Nsapu » a pris une telle ampleur que des quatre coins de la République, tout le monde en parle sans vraiment en comprendre les tenants et les aboutissants. En dehors de l’aspect mythique ou mystique qui attribuerait au défunt chef Kamuina Nsapu et à ses sujets des pouvoirs surnaturels, même les ressortissants de ce coin n’en savent pas plus que nous tous sur les causes réelles de ce phénomène ni encore moins les raisons à la base de son expansion. Avant de se raviser, suite aux pressions internes et surtout internationales, pour tenter une approche plus conciliante, le gouvernement de Kinshasa n’a, dans un premier temps, trouvé comme solution que la répression disproportionnée et sanglante. Pendant ce temps, dans la diaspora, certaines voix se font entendre sur les réseaux sociaux, non pas pour proposer des pistes de solution mais, plutôt et malheureusement, pour appeler à soutenir ce mouvement considéré naïvement comme capable d’en découdre avec le pouvoir illégitime de Joseph Kabila.
Considérant que l’élite intellectuelle se rendrait coupable d’observer continuellement le silence, comme si elle ne se sentait pas concernée, nous voulons, à travers ces lignes, réfléchir à haute et intelligible voix sur ce phénomène qui risque d’embraser tout le pays. Nous inspirant largement de la position de la Conférence épiscopale du Kasaï, notre démarche consiste à géo localiser l’épicentre de ce phénomène et à nous interroger sur les facteurs qui l’ont déclenché ainsi que ceux qui en facilitent l’expansion. Un accent particulier sera mis sur les réponses des autorités tant locales que nationales à ce phénomène ainsi que sur les dangers qu’il représente sur le processus électoral ou, globalement, sur la paix et l’unité nationale.
(…)
Conclusion

Dans les médias et principalement sur les réseaux sociaux, chacun, selon sa source, donne sa version sur le phénomène Kamuina Nsapu. A cause du mutisme ou des mensonges du gouvernement sur les causes réelles de ce mouvement ainsi que de la manière chaotique d’y apporter des solutions, des bandits de tout bord en profitent pour enquiquiner les paisibles populations du Kasaï sous une fausse appellation de Kamuina Nsapu. Face au danger que présente l’expansion de ce phénomène sur la paix sociale, la cohésion nationale et le processus électoral en cours, le devoir de tout intellectuel consiste à faire la différence en réfléchissant et en éclairant l’opinion sur ce qui se passe réellement.
Sans prétendre détenir le monopole de la vérité, nous avons constaté que le défaut de l’alternance politique, l’absence ou la perte de légitimité par les autorités en place, leur refus de respecter les lois de la République et leur incapacité de s’occuper correctement du vécu quotidien de la population, sont les principales causes des foyers de tensions qui s’observent ça et là à travers tout le pays. Plutôt que de se tromper de cibles en encourageant ce genre de mouvements qui ne font que compromettre le processus électoral, il serait souhaitable et responsable de trouver d’autres moyens plus intelligents et plus organisés de débarrasser le Congo, conformément à l’article 64 de la Constitution, du groupe d’individus sans mandat et sans légitimité, qui ont confisqué le pouvoir à leur seul profit."


Compatriotiquement!

PS

"Manipulation : Rolling Eyes  cyclops  cyclops  Question  Question
Kasaï : 40 policiers tués et décapités?"

Evil or Very Mad  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Exclamation  Exclamation  Exclamation  cyclops  cyclops  cyclops
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11595
"Tout mensonge répété devient une vérité", disait Chateaubriand. Depuis l’accession de "Joseph Kabila" à la tête de l’Etat congolais, il y a seize ans, l’affabulation est élevée au rang d’art de gouvernement de la Cité. La dernière en date émane du président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, François Kalamba. Celui-ci a annoncé que quarante policiers ont été tués, vendredi 24 mars. Ils seraient tombés dans une embuscade sur le tronçon Tshikapa-Kananga. Selon lui, ils ont été "décapités" par des présumés miliciens Kamwena Nsapu. Cette "nouvelle" sensationnelle a été relayée par les agences de presse et autres médias. Près de 72 heures après, personne n’a vu un seul corps étêté. L’identité des "victimes" n’a toujours pas été divulguée. Empêtré dans le scandale découlant des exécutions sommaires commises par la force publique, le pouvoir kabiliste tente de justifier sa cruauté face aux "terroristes" de la nébuleuse Kamwena Nsapu.

Sur son compte Twitter, la très professionnelle "radio Okapi" annonce "RDC : 42 policiers tués par des présumés miliciens Kamuina Nsapu". Okapi cite la Monusco qui tiendrait ces informations des "sources policières" à Kananga, au Kasaï Central.
Dans une interview accordée au site d’information congolais "Actualité.cd", le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï a déclaré que ces policiers "ont été arrêtés par des miliciens qui en ont décapité 40". Six policiers auraient été épargnés parce qu’ils s’exprimaient en Tshiluba.
Près de soixante-douze heures après cette "attaque", le gouvernement à Kinshasa affiche un mutisme étrange. Contactés par Okapi, les responsables de la police semblent raser les murs. Ils ont promis de "se prononcer plus tard à ce sujet". Une placidité inhabituelle qui dissimule mal une gêne certaine.

On rappelle que lors de la "mort violente" à Lusambo, au Sankuru, du commissaire de police Michel Yamuimbi, le ministre de la Communication et des médias Lambert Mende Omalanga s’était fendu, mercredi 9 mars, d’un «communiqué du gouvernement» au ton martial.
On apprenait que le corps du défunt a été "mutilé" par des "assassins" présentés comme étant "des terroristes agissant sous l’étiquette du chef Kamwina Nsapu". "En réponse à cet acte odieux, les forces de sécurité sont aux trousses de ces assassins pour leur faire subir la rigueur de la loi", concluait Mende.
Dans le cas sous examen, il est question de 40 policiers tués et décapités. On attend en vain une déclaration du gouvernement. On attend également l’ouverture d’une enquête et surtout la présentation des corps.
Des experts peine à imaginer qu’un tel massacre ait pu avoir lieu alors que chaque policier congolais dispose d’un fusil automatique AK47, le fameux Kalachnikov. Une manière de dire que les 40 "flics" avaient les moyens de se défendre.

Pari risqué

Seulement voilà, l’annonce faite par le président François Kalamba a fait le tour du monde. L’agence Reuters indique que les "miliciens" se sont emparés non seulement des armes mais aussi des véhicules à bord desquels circulaient les policiers. "Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière commise contre les forces de sécurité congolaises depuis le début de la rébellion qui s’est étendue à cinq provinces", fait-elle remarquer.
L’agence de presse allemande DPA parle de 42 policiers tués et de six autres kidnappés. Interrogé, Kalamba a nuancé quelque peu ses propos en affirmant que "certains policiers ont été décapités, d’autres abattus". Le mystère demeure.
Interrogé par Actualité.cd, le vice-gouverneur du Kasaï, Hubert Ndingo Mvula donne un tout autre son de cloche. Selon lui, il y a eu "perte de contact" avec les véhicules qui transportaient les policiers. Pas un mot sur les tueries. Encore moins sur la décapitation. Qui dit vrai?

Depuis le 12 mars, deux investigateurs de l’Onu en mission dans le Kasaï Central sont portés disparus. Ils devaient enquêter sur des violations des droits humains dans cette région. Des sources bien informées assurent que les deux travailleurs onusiens ne seraient plus en vie.
On peut gager que la mort et la décapitation claironnées des 42 policiers visent à crédibiliser la thèse selon laquelle les symboles de l’Etat ne sont pas épargnés par les "miliciens" Kamwena Nsapu. Les "assassins" étant identifiés, le gouvernement congolais pourrait ainsi décliner toute responsabilité sur ce qui est arrivé à Michaël Sharp et Zaida Catalan. Un pari risqué..."


                       



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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 28/3/2017, 1:35 am

"C’est officiel ! La PNC confirme le massacre d’au moins 39 policiers au Kasai"
° https://actualite.cd/2017/03/27/cest-officiel-pnc-confirme-massacre-dau-39-policiers-kasai/
La Police nationale congolaise (PNC) a reconnu ce lundi 27 mars 2017 le « massacre » d’au moins 39 policiers le 24 mars dernier. Alors que plusieurs sources locales avaient confirmé à ACTUALITE.CD cette nouvelle, le Gouvernement ainsi que les forces de l’ordre n’avaient pas souhaité commenté ou en dire davantage.

« En effet, partis de Kinshasa pour aller appuyer les unités de la police de la Province du Kasaï, est à bord de deux camions de police de transport de troupes, en provenance de Tshiakapa, ces policiers sont tombés dans une embuscade leur tendue par les miliciens se revendiquant de Kamwina Nsapu à la hauteur du village Kamuesha en environ soixante-dix-sept kilomètres de Tshikapa», annonce la PNC dans un communiqué signé par le Colonel Mwanamputu Epong, porte-parole de la Police.
Le même document parle d’une perte d’une importante cargaison des matériels saisie.
« Il convient de signaler qu’outre les 39 policiers tués, le bilan fait aussi état de deux camions de police de transport de troupes ravis avec en leurs seins une importante cargaison des matériels et équipements de maintien de l’ordre ».
Plus de 400 personnes ont été tuées depuis aout 2016 et plus de 200.000 déplacés ont été documentés par l’ONU et Caritas. La Police annonce avoir pris des dispositions.
« La police tient à rassurer l’opinion que des dispositions urgentes et conséquentes ont été prises pour mettre définitivement un terme à l’insécurité qui sévit dans cette partie de la RDC par la mise hors d’état de nuire de ces inciviques pour le retour de la paix durable au sein de la population »"





" Kasaï : 39 policiers tués dans une embuscade à Kamuesha (Police) "
° http://www.radiookapi.net/2017/03/27/actualite/securite/kasai-39-policiers-tues-dans-une-embuscade-kamuesha-police
La Police nationale congolaise (PNC) a revu à la baisse ce lundi, le nombre des policiers tués vendredi 24 mars dans une embuscade tendue par les présumés miliciens Kamuina Nsapu. Selon le colonel Pierrot Mwana Mputu, porte-parole de la Police nationale congolaise, trente-neuf policiers ont été tués dans cette embuscade.

« Partis de Kinshasa pour aller appuyer les unités de la police de la province de Kasaï et à bord de deux camions de police de transport des troupes, à près de Tshikapa, ces policiers sont tombés dans une embuscade leur tendue par les miliciens se revendiquant de Kamuina Nsapu, à la hauteur du village Kamuesha à 77 km de Tshikapa », annonce le colonel Pierrot Mwana Mputu, dans un message lu lundi 27 mars dans la soirée à la télévision nationale.
Ces policiers, partis de Kinshasa dans la matinée du 24 mars, ont été enterrés par leurs bourreaux dans une fausse commune au lieu du massacre, précise la même source.
Le colonel Pierrot Mwana Mputu ajoute que les miliciens ont aussi récupéré les deux véhicules et leur contenu.
 « Outre les trente-neuf policiers tués, le bilan fait aussi état de deux camions de police de transport de troupe ravis  avec en leur sein, une importante cargaison des matériels et équipements de maintien de l’ordre », regrette le porte-parole de la police.

La police nationale congolaise condamne « ce massacre et tient à rassurer l’opinion que les dispositions urgentes et conséquentes ont été prises pour mettre définitivement un terme à l’insécurité qui sévit dans cette partie de la République, dans la mise hors d’état de nuire de ces inciviques, pour le retour de la paix au sein de la population ».
Des sources de la police à Kananga(Kasaï Central) avaient indiqué le 26 mars à la MONUSCO que quarante-deux policiers avaient été tués et six avaient réussi à s’échapper. En rapport avec cette embuscade, d’autres sources ont affirmé que ce sont cinquante-deux policiers qui sont morts, décapités.
La réunion institutionnelle présidée par le président Joseph Kabila le 21 mars et qui réunit les responsables de plusieurs institutions du pays, avait rapporté que soixante-sept policiers et plusieurs militaires de l’armée congolaise ont été tués depuis que les miliciens Kamuina Nsapu affrontent les forces de l’ordre dans les provinces du Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental et Lomami."



"Kasaï: La cité de Kabumba vidée par crainte d’exactions des miliciens Kamwina Nsapu"
° https://actualite.cd/2017/03/27/kasai-cite-de-kabumba-videe-crainte-dexactions-miliciens-kamwina-nsapu/


" RDC: Joseph Kabila et la CPI"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-joseph-kabila-et-la-cpi/


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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 29/3/2017, 6:08 pm

"Le gouvernement confirme la découverte des corps des deux experts de l’ONU dans un trou"
° https://actualite.cd/2017/03/28/gouvernement-confirme-decouverte-corps-deux-experts-de-lonu-trou/
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/03/28/corps-de-deux-experts-de-lonu-portes-disparus-kasai-auraient-ete-decouverts.html
° https://actualite.cd/2017/03/28/lua-lonu-lue-loif-preoccupees-massacre-denviron-40-policiers-kasai/
° http://www.jeuneafrique.com/422378/politique/rd-congo-lonu-confirme-mort-experts-disparus-kasai-central/
° http://www.radiookapi.net/2017/03/29/actualite/securite/lonu-confirme-la-mort-de-ses-deux-experts-en-rdc
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-les-deux-experts-de-lonu-retrouves-morts-au-kasai/
° http://www.france24.com/fr/20170328-rd-congo-police-accuse-rebelles-massacre-39-policiers-kasai-kamuina-nsapu

"Mwanamputu parle (enfin) des policiers "tués et décapités"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11597
Dans une très brève déclaration faite lundi 27 mars - au cours du journal télévisé de la RTNC de 20h00 -, le porte-parole de la police nationale, le colonel Pierrot Mwanamputu, a confirmé le "massacre" de... 39 policiers dans la province du Kasaï. "Les policiers ont été enterrés dans une fosse commune au lieu du massacre", a-t-il déclaré sans préciser la date des faits.

Arborant son sourire - rictus? - légendaire, le colonel Mwanamputu a indiqué que les "policiers tués" venaient de Kinshasa. Ils ont été affectés au Kasaï afin d’"appuyer" les unités déployées dans cette province. "En provenance de Tshikapa, ils étaient à bord de deux véhicules de transport de troupes lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade que leur avaient tendue des miliciens se revendiquant de Kamwena Nsapu à la hauteur du village Kamuesha à environ 67 kilomètres de Tshikapa".
A en croire Mwanamputu, trente-neuf policiers ont été tués. Le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï a avancé dans un premier temps le chiffre "40" avant de parler de 42 tués. Les assaillants auraient volé les deux camions de transport de troupes. Ceux-ci, a souligné Mwanamputu, contenaient "une importante cargaison de matériel et équipements de maintien d’ordre".
Concluant sa déclaration, le porte-parole de la police nationale a martelé que "la police nationale congolaise condamne énergiquement ce massacre". Et tient à rassurer l’opinion que "les dispositions urgentes et conséquentes ont été prises pour mettre définitivement un terme à l’insécurité qui sévit dans cette partie de la République". L’objectif est de mettre "hors d’état de nuire ces inciviques pour le retour de la paix durable au sein de la population".

Entre l’annonce du "massacre de 42 policiers" faite vendredi 24 par François Kalamba, le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, et la réaction de la police nationale, il s’est écoulé près de 72 heures. Une apathie qui tranche avec la gravité de la situation. Le colonel Mwanamputu est resté muet sur l’identité des victimes. Quid des cadavres? Pas un mot. Il n’a pas non plus prononcé le mot "décapitation"."



"Experts de l'ONU disparus en RDC: Guterres demande que justice soit faite"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170329-experts-disparus-rdc-reactions-onu-kasai-guterres
L'ONU a confirmé la mort de ses deux experts par un communiqué de son secrétaire général, Antonio Guterres. L'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan avaient été enlevés dans la région du Kasaï le 12 mars dernier. Leurs corps ont été retrouvés hier près de la ville de Kananga dans le Kasaï. L'ONU assure que justice doit leur être rendue.
Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau


En quelques lignes, Antonio Guterres dresse le portrait de ces deux jeunes trentenaires, dévoués entièrement à leur travail, souvent dans des conditions difficiles. « Ils ont perdu la vie en essayant de comprendre les causes du conflit et de l'insécurité en RDC, afin d'aider à ramener la paix à ce pays », écrit-il.
Il demande ensuite aux autorités congolaises de diligenter une enquête sur cette disparition, assurant que l'ONU en fera de même, pour que justice leur soit rendue en cas d'actes criminels.

Six experts indépendants

Michael Sharp, 34 ans, et Zaida Catalan, 36 ans, appartenaient à un groupe de six experts indépendants chargés de produire chaque année un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU sur les groupes rebelles. Selon le New York Times, ils étaient dans la région du Kasaï pour étudier la rébellion relativement nouvelle de Kamwina Nsapu. Ils étaient entourés de quatre accompagnateurs, chauffeurs et interprètes.
Quant à la présence de l'ONU dans la région : le message est clair. Antonio Guterres assure que l'ONU « honorera la mémoire » des deux experts en « continuant à soutenir le précieux travail du groupe d'experts et toute la famille onusienne en RDC ».

Mystère autour des motifs comme des meurtriers

De nombreuses questions restent toujours sans réponses sur cet assassinat. D'abord, qui sont les assassins ? C'est l'une des interrogations premières de cette enquête, sachant que le meurtre d'experts de l'ONU est inédit en République démocratique du Congo. Aucune réponse définitive, bien sûr, l'enquête est toujours en cours.
Au départ, les autorités congolaises avaient parlé d'un groupe armé non identifié. Désormais, elles évoquent la piste des Kamuina Nsapu, ces miliciens qui s'opposent régulièrement aux autorités dans cette région centrale du Congo un peu plus de six mois. Pour le porte-parole du gouvernement, il y a un mode opératoire qui pointe vers ce groupe du fait que l'un de ces corps a été décapité.
Mais ce n'est pas la seule possibilité, comme le dit l'ONG La Voix des sans voix. Il pourrait aussi s'agir d'une opération de représailles, de personnes qui auraient commis des violations des droits de l'homme et qui se seraient inquiétées de la présence de ces enquêteurs internationaux.
Car le mandat de ces experts est précisément celui-ci : enquêter sur de possibles violations de l'embargo sur les armes, toujours en vigueur dans le pays, mais aussi sur de possibles violations des droits de l'homme ou l'exploitation illégale des ressources naturelles. Un rôle stratégique, puisqu'au terme de leurs recherches, ces experts dressent une liste des personnes susceptibles d'être sanctionnées par les Nations unies, côté milicens ou parfois côté officiers congolais.

Des corps encore introuvables

Mais d'autres questions se posent sur l'enquête elle-même. Les autorités congolaises confirment la découverte de trois corps, celui des deux experts et de leur traducteur congolais. La mission de l'ONU, elle, ne confirme avoir retrouvé que deux personnes, la Suédoise Zaida Catalan et l'Américan Michael Sharp.
En tout état de cause, les trois autres Congolais qui les accompagnaient à moto manquent toujours à l'appel. Il n'ont pas encore été retrouvé. La Suède a proposé aujourd'hui de fournir une assistance aux enquêteurs congolais pour que la lumière soit faite sur l'assassinat de ces deux experts."


INTERNATIONAL
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a confirmé mardi soir que les corps découverts en République démocratique du Congo (RDC) étaient bien ceux de deux experts de l'ONU, assurant que les Nations unies feraient "tout leur possible pour que justice soit rendue."

L'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan "ont perdu leur vie en essayant de comprendre les causes du conflit et de l'insécurité en RDC, afin d'aider à ramener la paix à ce pays", a déclaré le secrétaire général dans un communiqué diffusé à New York
"Je fais confiance aux autorités congolaises pour qu'elles conduisent une enquête complète sur cet incident. Les Nations unies mèneront aussi une enquête. En cas d'actes criminels, les Nations unies feront tout leur possible pour assurer que justice soit faite", a ajouté M. Guterres, actuellement en déplacement en Jordanie.
M. Guterres a également appelé les autorités congolaises à "poursuivre les recherches pour retrouver les quatre ressortissants congolais qui accompagnaient les deux experts", en coopération avec l'ONU.

Un porte-parole du gouvernement congolais avait indiqué plus tôt mardi que les corps des deux experts, enlevés avec leurs accompagnateurs congolais le 12 mars dans la province du Kasaï, dans le centre du pays, avaient été retrouvés. La femme a été retrouvée décapitée, le corps de l'homme entier, avait-il précisé.
La région de Kasaï-central est agitée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa.
Parties de Kananga, capitale du Kasaï-central en septembre 2016, les violences entre forces de l'ordre et miliciens ont progressivement gagné les provinces voisines du Kasaï-oriental, du Kasaï et de Lomami, faisant au moins 400 morts.

Le Groupe d'experts onusiens sur la RDC est composé de six personnes nommées chaque année par le secrétaire-général de l'ONU. Il présente chaque année un rapport portant notamment sur les mouvements illicites d'armes sur le territoire congolais, déstabilisé par de nombreux groupes rebelles depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).
M. Guterres a souligné que l'ONU "honorerait la mémoire" des deux experts en "continuant à soutenir le précieux travail du groupe d'experts et toute la famille onusienne en RDC".
La mort de Michael Sharp et Zaida Catalan survient alors que l'ONU a repoussé à jeudi ou vendredi son vote sur le renouvellement du mandat de sa mission de maintien de la paix en RDC, la Monusco, plus importante des missions de maintien de la paix des Nations Unies avec quelque 19.000 soldats, policiers et observateurs militaires dans l'Est du pays et à Kinshasa.
Dans la région du Kasaï, l'ONU ne disposait d'aucune force jusqu'au déploiement récent d'une centaine de Casques bleus à Kananga et dans ses environs."

° http://www.lalibre.be/actu/international/experts-tues-en-rdc-l-onu-fera-tout-pour-que-justice-soit-rendue-58db3a4bcd7064612b0463dd
° http://www.izf.net/afp/experts-tues-en-rdc-lonu-fera-tout-pour-que-justice-soit-rendue-guterres
° https://actualite.cd/2017/03/29/lonu-demande-justice-apres-mort-de-deux-experts-kasai/


"RDC : l'assassinat des deux experts de l'ONU confirme la dérive du pays"
° http://www.liberation.fr/planete/2017/03/29/rdc-l-assassinat-des-deux-experts-de-l-onu-confirme-la-derive-du-pays_1559104
La découverte des corps de Zaida Catalán et Michael Sharp, ainsi que de leur interprète Betu Tshintela, disparus le 12 mars alors qu'ils enquêtaient sur des fosses communes dans la province du Kasaï en République démocratique du Congo, sonne comme un avertissement.

«Le corps de la femme a été décapité, celui de l’homme est entier», a précisé Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, juste après la découverte mardi des corps des deux experts de l’ONU, la Suédoise Zaida Catalán, 37 ans, et l’Américain Michael Sharp, 34 ans, ainsi que de leur interprète congolais Betu Tshintela. Tous trois avaient disparu le 12 mars, en compagnie de trois conducteurs de motos taxis (qui pour l’instant n’ont pas été retrouvés) alors qu’ils se trouvaient sur une route de forêt du Kasaï, vaste province au sud d’un pays gigantesque, la république démocratique du Congo (RDC).
Jusqu’à récemment, cette région semblait épargnée par les violences et les conflits qui ont émaillé l’histoire de la RDC ces vingt dernières années. Mais désormais, il va bien falloir placer le Kasaï sur la carte des régions troublées du monde : l’assassinat inédit de deux Occidentaux, dont l’un décapité, sans qu’on sache encore si cet acte barbare a occasionné la mort ou l’a suivi, ne fait que renforcer l’impression de péril dans un pays, grand comme l’Europe de l’Ouest, qui semble en passe de sombrer tout entier dans le chaos et n’a de «démocratique» que le nom.

Un défi supplémentaire pour l’ONU

Zaida Catalán et Michael Sharp travaillaient pour l’ONU, très impliquée dans le destin de la RDC depuis 1999, quand a été mise en place la Monusco, la plus coûteuse mission onusienne de la planète (près de 930 millions d’euros par an et 19 000 soldats ou policiers déployés). Avec des résultats pourtant plutôt mitigés, l'avenir de la Monusco était justement au menu d'une séance de l'ONU ce mercredi à New York. Ce débat sur son renouvellement a depuis été reportée à jeudi ou vendredi, alors que le pouvoir à Kinshasa plaide pour une diminution des contingents présents dans le pays. A l’heure du bilan, l’assassinat des deux experts sonne surtout comme un défi supplémentaire pour l’ONU  dont les troupes sont souvent accusées de passivité face aux massacres récurrents qui endeuillent le pays.
Michael Sharp et Zaida Catalán «ont perdu la vie en essayant de comprendre les causes du conflit et de l’insécurité en RDC, afin d’aider à ramener la paix dans ce pays», a aussitôt déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un communiqué.
Les deux experts assassinés ne faisaient pas partie de ces contingents de Casques bleus, cibles de toutes les critiques. Ils enquêtaient en toute indépendance au sein des «groupes d’experts» mis en place en 2004 pour répertorier les innombrables atteintes aux droits de l’homme et les exactions contre les civils, pris en étau entre des milices et guérillas diverses et les troupes des forces armées congolaises, FARDC, souvent tout autant redoutées que les bandes armées.

Fosses communes

Depuis juin, le Kasaï est entré à son tour dans cette danse mortifère. C’est à cette date qu’un chef traditionnel local, Kamuina Nsapu, décide de lever une milice pour combattre les représentants de l’Etat et les institutions, accusés de prédation massive sur la population locale.
A la mi-août, Kamuina Nsapu est tué lors d’une opération de l’armée. Mais loin de calmer le jeu, sa mort enclenche un nouveau cycle de violences lorsque ses héritiers reprennent le flambeau. Depuis la mort du chef traditionnel, 400 personnes ont ainsi perdu la vie au Kasaï central et plus de 200 000 autres ont dû quitter leurs maisons.
En février, une vidéo amateur montrant des soldats de l’armée tirant sur une foule désarmée avait suscité une certaine émotion. Après avoir contesté la réalité de ces images, le gouvernement avait brusquement fait machine arrière et nommé une commission d’enquête locale. Sept militaires ont été arrêtés le 18 mars. Mais les autorités, qui contestent souvent le travail des experts de l’ONU, ont toujours refusé la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour investiguer dans le Kasaï.
Lors de la découverte des premières fosses communes, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, estimera que les miliciens de Kamuina Nsapu y avaient enterré leurs propres combattants et niera toute responsabilité des forces armées, en interrogeant : «Pourquoi les soldats cacheraient-ils la vérité ?». 

«Forces négatives»

La vérité, c'est justement ce que recherchait les deux experts de l'ONU qui se déplaçaient toujours sans prévenir les autorités locales. Arrivés cinq jours avant leur disparition à Kananga, capitale de la province, Michael Sharp et Zaida Catalán devaient vraisemblablement penser que leur statut d’experts de l’ONU valait immunité et les protégerait, lorsqu’ils ont décidé de partir, en motos taxis par la piste, pour enquêter sur des rumeurs de charniers, qui auraient été découverts quelques jours plus tôt.
C’est précisément en route vers le sud de la province, en allant vers la localité de Tshimbulu, où depuis leur disparition au mois huit fosses communes ont été découvertes, que les deux experts et leurs comparses congolais ont soudain disparu. Dès l’annonce de ces disparitions, le gouvernement du président Joseph Kabila a immédiatement mis en cause «des forces négatives», expression qui en RDC désigne toutes les guérillas et milices opposées au pouvoir central.
Lequel se retrouve aujourd’hui contesté de toutes parts. Et d’abord à Kinshasa, la capitale, où la veille de la découverte des corps, lundi, les évêques de la Conférence épiscopale ont jeté l’éponge face à l’impossibilité d’arriver à un accord négocié entre l’opposition et la majorité présidentielle, qui s’accroche au pouvoir après avoir annulé les élections prévues en décembre. Mais les atermoiements d’une opposition divisée, surtout depuis le décès à Bruxelles le 1er février, de son chef historique, Etienne Tshisekedi, ne font que renforcer l’impasse politique, alors que les troubles dans les provinces, au Kasaï mais aussi dans l’Est, prennent une tournure inquiétante.

«Répression en cours»

Vendredi, au moment même où des guerriers traditionnels Maï Maï incendiaient des maisons dans la région de Beni, à l’est du pays, les corps de 39 policiers décapités étaient retrouvés au Kasaï. Selon les autorités, ils auraient été attaqués par les miliciens de Kamuina Nsapu qui n’auraient épargné que six d’entre eux : ceux qui parlaient la langue locale. Le porte-parole du gouvernement a quelque peu brutalement annoncé mardi qu’«une répression [était] en cours» en réagissant pour la première fois à ces décapitations massives. Le même jours des tirs auraient été entendus à Kananga, mais on ne sait toujours pas si la décapitation de Zaida Catalán est censée «signer» le crime en l’attribuant au groupe Kamuina Nsapu, ou s’il s’agit d’une mise en scène. 
Reste un constat effrayant : les experts de l’ONU, comme tous les observateurs étrangers, y réfléchiront désormais à deux fois avant de s’aventurer sur les routes de province d’un pays en pleine implosion." 



"RDC: les violences sont «instrumentalisées par le pouvoir», dénonce la FIDH"
° http://geopolis.francetvinfo.fr/rdc-les-violences-sont-instrumentalisees-par-le-pouvoir-denonce-la-fidh-138933
Le rapport publié par la Fédération internationale des ligues des Droits de l’Homme sur la RDC est particulièrement inquiétant. La FIDH redoute une généralisation des violences à neuf mois d’une présidentielle incertaine. Tout semble indiquer que la déstabilisation en cours est «instrumentalisée» par le pouvoir, estime Justine Duby, l’auteure du rapport de la FIDH qui s’est confiée à Géopolis.

Alors que Kinshasa vient d’annoncer la découverte des corps de deux experts de l’ONU disparus le 12 mars dans le centre de la RDC, la FIDH et ses ONG partenaires congolaises redoutent une terrible descente aux enfers si rien n’est fait pour arrêter les dégâts. 
«Les violations des droits humains qui sont commises depuis 2016 sur le territoire de la RDC ainsi que les violences liées au contexte électoral se sont intensifiées de façon inquiétante et de façon continue. Les Nations Unies indiquent une hausse de 30% des violations depuis 2016 dont les forces de sécurité du régime de Joseph Kabila sont les principales responsables, confie à Géopolis Justine Duby, chargée de programme du bureau Afrique de la FIDH».

Les violences ont gagné le centre du pays
Alors que le Conseil de sécurité doit renouveler le mandat de la mission de l’ONU en RDC, la FIDH fait un bilan catastrophique de la situation politique et sécuritaire du pays. Tous les clignotants sont au rouge et le bilan des victimes ne cesse d’augmenter, en toute impunité.
 «Depuis 2016, les foyers d’instabilité et de violence se sont multipliés en RDC. Il y a d’abord la recrudescence des violences et des massacres dans des zones qui connaissent des conflits de longues dates. Des conflits identifiés. C’est le cas dans les provinces du Kivu, à l’est de la RDC, où plusieurs dizaines de groupes armés et de milices opèrent et se livrent à des luttes de pouvoir qui ont des conséquences dramatiques pour les populations locales prises en otage. Les villages sont très régulièrement attaqués, pillés, brûlés. Des civils sont exécutés, des enfants sont recrutés dans les groupes armés. Les femmes, les filles et les garçons sont victimes de violences sexuelles qui sont parfois utilisées comme une arme de guerre pour terroriser la population», dénonce la FIDH.
 
L’auteur du rapport constate que parallèlement à ces foyers de violence connus, il y a de nouveaux conflits qui ont surgi en 2016 et ont contribué à une généralisation de ces violences. Dans le centre du pays, la province du Kassaï oriental est le théâtre de la rébellion Kamwina Nsapu, du nom d’un chef coutumier du Kassaï entré en conflit avec le pouvoir central. Son assassinat par les forces gouvernementales a mis cette région à feu et à sang. 400 personnes y ont trouvé la mort depuis septembre 2016. Une dizaine de fosses communes ont été recensées par l’ONU. 
«D’après nos informations, ce qui se passe dans le Kassaï central, c’est qu’en fait, depuis 2015, les autorités congolaises ont cherché à restructurer les chefferies coutumières, notamment en favorisant à des fins politiques et en vue de préparer le terrain des élections des notables qui sont affiliés au parti au pouvoir. Le statut de chef coutumier, chef traditionnel, a été remis en cause. Son pouvoir coutumier, ancestral a été refusé par les autorités congolaises parce qu’il ne soutenait pas le président Joseph Kabila.
 
Des hommes fidèles au chef assassiné, pour la plupart des mineurs armés de lances, de gourdins, de fétiches et parfois d’armes blanches et de fusils artisanaux, se sont soulevés contre les symboles du pouvoir de Kinshasa. 
«Cette milice locale s’est mise à attaquer des institutions de l’Etat, des bureaux administratifs, des tribunaux, des mairies, des commissariats, des policiers, des militaires dans un but de revendication, de vengeance de la mort de leur chef. Les autorités ont répondu par une répression sanglante. Les soldats de l’armée congolaise ont eu recours à la force de façon disproportionnée et excessive.»
 Selon la FIDH, toutes ces violences se déroulent souvent en toute impunité et semblent être encouragées et instrumentalisées par le pouvoir de Kinshasa. 
«Ce qui nous inquiète, c’est que différents signaux peuvent laisser penser, sans qu’il y ait nécessairement des preuves objectives, que les autorités centrales de Kinshasa voient une opportunité au report des élections dans cette déstabilisation générale qui est en train de s’installer dans le pays. Quand vous avez une région où les groupes armés s’affrontent de tous côtés, l’enrôlement des électeurs et l’organisation des élections deviennent quelque chose d’extrêmement compliqués», confie Justine Duby à Géopolis.
 
Une situation politique totalement bloquée
La FIDH constate que la situation politique en RDC reste totalement bloquée depuis la signature de l’accord du 31 décembre 2016 qui était censé mettre en place un gouvernement de transition. Elle recommande au Conseil de sécurité de renforcer la présence de la Monusco à l’est, dans le centre et dans les grands centres urbains pour sécuriser le processus électoral.
«Il faut bien comprendre aussi que si le conseil de sécurité de l’ONU ne saisit pas bien l’enjeu de la situation actuelle et que finalement la situation se met à dégénérer parce que la Monusco n’est pas en mesure de répondre aux enjeux sécuritaires, politiques et des droits humains, la RDC va sombrer de nouveau. C'est-à-dire que tous les efforts qui ont été déployés et tout l’argent qui a été investi dans cette mission n’auront servi à rien», [/i]souligne Justine Duby
La FIDH met en garde contre les conséquences dramatiques d’une déstabilisation générale de la RDC dans une région déjà en proie aux violences qui agitent le Burundi et le Soudan du Sud."



" Le rôle de la MONUSCO est essentiel, estime Amnesty International"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/29/actualite/securite/le-role-de-la-monusco-est-essentiel-estime-amnesty-international

"IRDH condamne la décapitation des policiers, l’exécution des experts de l’ONU et l’irresponsabilité des politiciens en RDC"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11602

"RDC: LA RÉBELLION KAMWINA NSAPU, UN DÉFI TRIBAL À KINSHASA
° http://www.izf.net/afp/rdc-rebellion-kamwina-nsapu-un-defi-tribal-kinshasa
Violences meurtrières, fosses communes, enlèvement d'experts onusiens et de leurs accompagnateurs congolais: depuis six mois la province du Kasaï, au cœur de la République démocratique du Congo, est le théâtre du soulèvement de la rébellion Kamwina Nsapu, qui met à mal un pouvoir central déjà fragilisé.

- Son inspirateur


Kamwina Nsapu est le titre honorifique du chef des Bajila Kasanga, un clan de la tribu Lulua dont le berceau se trouve dans le secteur de Dibataie, à 75 km au sud-est de Kananga, capitale de la province du Kasaï-central. La rébellion est née du refus du gouverneur de la province de reconnaître officiellement ce titre à Jean Pierre Mpandi, choisi en novembre 2011 par la famille régnante pour succéder à son oncle à la tête du clan.
Né en 1966, Jean Pierre Mpandi, qui a exercé comme médecin après de prétendues études en Chine et en Inde alors qu'il n'avait jamais terminé l'école secondaire, était revenu clandestinement au pays après un exil provoqué par une condamnation, dans les années 2000, pour escroquerie dans une affaire de commerce de diamant, la grande richesse du Kasaï.
Sa désignation comme Kamwina Nsapu, titre qui évoquerait une fourmi noire urticante, semble avoir été facilitée par sa possession d'un grand nombre de fétiches tutélaires dont il aurait amené de nombreuses familles à se dessaisir à son profit en échange de la promesse d'une protection surnaturelle contre le mauvais sort.

- L'origine de la rébellion

Après son accession à la tête du groupement Bajila Kasanga ("Ceux qui se privent de pangolin", en tshiluba), il attend sa confirmation par le gouverneur. Après l'arrivée d'un nouveau gouverneur, Alex Kande, en décembre 2012, Mpandi décide de faire le voyage de Kananga pour obtenir audience, mais il est éconduit.
Selon deux élus locaux, M. Kande propose ensuite à Mpandi de le reconnaître comme Kamwina Nsapu à condition qu'il adhère à son parti, petite formation de la majorité présidentielle constituée autour du chef de l’État Joseph Kabila.
Refus catégorique du chef outragé, qui annonce peu après ne plus reconnaître les autorités provinciales et nationales. Le conflit s'envenime.

A la présidentielle de 2011, l'opposant historique Étienne Tshisekedi avait raflé 75% des voix dans le Kasaï central considéré comme le plus important fief de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de Tshisekedi.
Légende parmi les Bajila Kasanga, avec les membres de sa cour, Mpandi organise des rites initiatiques appelés "tshiota" en tshiluba. Il est soupçonné début avril 2016 de détenir des armes de guerre et une mission d'enquête militaire perquisitionne sa résidence en son absence.
Kamwina Nsapu a accusé les membres de cette mission de tentative de viol sur son épouse, d'avoir "touché, ouvert et renversé la valise qui contenait ses fétiches" et "désacraliser son pouvoir", raconte à l'AFP le député provincial Daniel Mbayi, qui assurait la médiation entre les autorités et le chef coutumier.

Puis, il bat campagne dans son groupement et au-delà pour inciter à ne plus reconnaître aucun représentant de l’État à compter du 20 décembre 2016, date à laquelle le mandat de M. Kabila a pris fin, même si le chef de l’État s'est maintenu au pouvoir en vertu d'un arrêt, contesté, de la Cour constitutionnelle.
Il a été tué lors d'une opération des forces de sécurité le 12 août 2016.

- Combien sont les miliciens ?

Selon diverses sources locales, ces miliciens Kamwina Nsapu seraient plusieurs milliers. Est milicien celui - homme ou femme, jeune ou vieux - qui a subi avec succès le rite initiatique d'endoctrinement "tshiota", sanctionné par une traversée des flammes sans se faire brûler après avoir ingurgité de l'alcool frelaté de fabrication locale appelé "tshitshampa" censé rendre "invincible".
Les tshiota, disséminés dans des dizaines de villes et villages habités par les Bajila Kasanga (provinces du Kasaï, du Kasaï central, du Kasaï oriental et du Lomami), renforcent au quotidien les effectifs avec de nouveaux initiés, particulièrement des enfants et des jeunes d'une région enclavée parmi les plus pauvres de la RDC.

- Comment opèrent-ils ?

Bandeaux rouge autour de la tête ou des bras, "la majorité des miliciens sont des mineurs enrôlés localement à travers des pratiques mystico-religieuses et de fausses promesses", selon l'ONU. Ils sont sommairement armés de fusils de fabrication artisanale, de lance-pierres, de machettes, de bâtons, de flèches, de balayettes et de gris-gris... La justice militaire et le gouvernement les accusent de détenir également des fusils d'assaut AK 47.
Ces miliciens brûlent les biens de l’État alors que les militaires, policiers ou agents des renseignements interceptés sont torturés puis "décapités", selon plusieurs témoignages concordants d'officiels.
Les insurgés, qui ciblaient exclusivement les symboles de l’État, s'attaquent depuis février aux institutions scolaires et religieuses."



"Renouvellement du mandat de la Monusco : Kinshasa dit oui, mais…"
° http://www.jeuneafrique.com/421633/politique/renouvellement-mandat-de-monusco-kinshasa-dit-oui/

Que dire de la version « officielle » des autorités Congolaises du massacre des experts de l’Onu au Kasai que  pour moi sans être un expert militaire elle pose quelques problèmes "techniques" et qu’elle brasse bien plus dune zones d’ombre…
A combien étaient exactement ces « braves » policiers et à combien les prétendus miliciens ? 39 policiers en « chair et en os » et formés auraient été massacrés par les miliciens mais combien en ont-ils tués en face ?
Le colonel nous détaille sans honte que ses ouailles étaient à bord de « deux camions de transport de troupes contenant "une importante cargaison de matériel et équipements de maintien d’ordre"… Ah bon ???

En effet, on ne peut s’imaginer, faute de grave accusation d’un importe-quoi combien suicidaire ou alors à l’avance criminel, que notre fameuse PNC n’ait pas envoyé dans cette opération dangereuse, des éléments formés, bien préparés et bien équipés pour cette descente punitive càd qu’au moins chacun d’eux était armé de son Kalach…
Comment alors justifier ou simplement expliquer que tombés dans quelque embuscade que ce soit, au moins quelques-uns de ces 39 bons « combattants » n’aient eu l’opportunité ou alors le simple réflexe militaire de se défendre, de répliquer et d’user à leurs tours de leurs armes et de leurs savoir-faire ?
Comment expliquer que face à des miliciens fatalement équipés d’armes blanches et à peine de quelques armes de guerre perfectionnées ils se soient fait volés aussi aisément leurs véhicules et le reste de leur matériel et équipement ?
Et enfin au-delà à qui profite cette ignoble barbarie ? Peut-être pas seulement à la milice, l'armée, la police et le gouvernement n'ont-ils pas aussi des décisions et actes à cacher...

Bref je ne connais pas les dessous techniques d'une telle opération militaire est-il que je me permets de juger que soit nous sommes en face de grands incompétents envoyés comme à l’abattoir pour se faire ainsi décimés et donc d'une armée et d'une police juste bonnes à tirer sur des civils innocents et non armés, soit il y’a comme un mensonge délibéré dans la version de notre légendaire porte-parole de la Police dont possiblement tout ce qu'on nous narre des obscurantistes, criminels ou inciviques(?) miliciens "Kamwina Nsapu"…
A n’en point douter la vérité de cette ténébreuse affaire parait bien loin du récit concocté par Mwanamputu et sa hiérarchie ; je ne doute point qu’un jour les faits réels nous soient contés bien différemment par un témoin plus fidèle, malheureusement entre-temps c'est encore et toujours des victimes Congolaises de plus d'un pouvoir prédateur !
Et puis qui sont tous ceux qui sont derrière cet horrible assassinat ? Y répondrait aujourd'hui aussi effrontément et sans discussion comme notre perroquet de Ministre chargé au démenti auquel ne croit que lui seul ne convaincra que des gogos...

Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  Admin le 29/3/2017, 6:34 pm

Deux enquêteurs de l'Onu se font tués et la communauté internationale en parle à peine, même l'ambassade américaine ne réagit pas alors que pourtant 1 de des 2 victimes était citoyen américain. Kokamwa!!!!!!!
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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  djino le 29/3/2017, 7:52 pm

http://www.rtl.be/info/monde/international/les-corps-de-deux-enueteurs-de-l-onu-retrouves-en-republique-democratique-du-congo-904485.aspx

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a confirmé mardi soir que les corps découverts en République démocratique du Congo (RDC) étaient bien ceux de deux experts de l'ONU, assurant que les Nations unies feraient "tout leur possible pour que justice soit rendue."  Shocked  Shocked  Shocked  Shocked  Crying or Very sad  Crying or Very sad  Evil or Very Mad  Evil or Very Mad




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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 30/3/2017, 4:30 am

" La mort de deux experts onusiens:
« Joseph Kabila » fait commettre "le crime de trop" !

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11604
Qui a tué les experts onusiens Michaël Sharp et Zaida Catalan et leur interprète congolais Betu Tshintela? Quel est le sort réservé à leur accompagnateur Issac Kabuayi dont le corps n’a pas été retrouvé? Qui est le commanditaire de ces meurtres apparemment prémédités ? Quel en est le mobile ? Selon des sources sécuritaires congolaises, ces assassinats ont été commis dans le territoire de Tshimbulu dans un «périmètre» contrôlé par l’armée congolaise (FARDC). Des regards commencent à se tourner vers les «têtes brûlées» de la garde prétorienne de «Joseph Kabila» et celles de la « direction des opérations » de l’Agence nationale de renseignements. Des hommes et des femmes prêts à faire n’importe quoi "pour plaire au raïs". On apprend, par ailleurs, qu’un des conducteurs de moto était, en réalité, un agent de l’ANR (Agence nationale de renseignements). Directrice pour l’Afrique centrale de Human Right Watch, Ida Sawyer exige une enquête internationale indépendante. A Kinshasa, le ministre de la Communication et médias Lambert Mende joue la carte de la facilité en suspectant les « miliciens Kamwena Nsapu » d’avoir orchestré ces tueries.

La nouvelle est tombée dans la soirée de mardi 28 mars comme un coup de tonnerre : les corps sans vie de la Suédoise Zaida Catalan, 37 ans, et de l’Américain Michaël Sharp, 34 ans, ont été retrouvés la veille près de la localité de Bukonde, dans la province du Kasaï Central. Les deux experts onusiens avaient été portés disparus depuis le 12 mars avec leurs deux accompagnateurs congolais.
Dans un communiqué publié mardi soir, Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Right Watch, n’est pas allée par quatre chemins en exigeant une «enquête internationale indépendante» pour faire toute la lumière tant sur «ces morts et disparitions» que "les "violences généralisées dans la région du Kasaï". L’objectif, écrit-elle, est d’aider à «faire cesser les violations des droits humains et pour traduire les responsables en justice.»

Dans une déclaration diffusée mardi depuis New York, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres qui se trouve en Jordanie, a déclaré que les deux experts «ont perdu leur vie en essayant de comprendre les causes du conflit et de l’insécurité» qui règnent au Congo-Kinshasa.
Le patron de l’Onu dit faire «confiance aux autorités congolaises pour qu’elles conduisent une enquête complète sur cet incident». Il n’exclut pas que les Nations unies initient également des investigations. Guterres a prévenu qu’«en cas d’actes criminels, les Nations unies feront tout leur possible pour assurer que justice soit faite ».

La nébuleuse Kamwena Nsapu

Sous d’autres cieux, c’est un procureur qui se présente devant la presse pour donner les premiers éléments d’information sur un fait criminel. Au Congo de «Joseph Kabila», ce rôle revient au porte-parole de l’exécutif. Une entorse au principe de la séparation des pouvoirs.
Les auditeurs de Radio France internationale ont suivi, mercredi, la version officielle donnée par le ministre de la Communication et médias Lambert Mende Omalanga : «A la suite des renseignements fournis par des villageois, on a creusé une première fosse commune, ils n’ont pas trouvé des corps. C’est dans la deuxième fosse commune qu’ils ont retrouvé les trois corps. La femme n’avait plus de tête, l’homme était en entier ainsi que l’interprète congolais. C’est dans cet état que les corps ont été ramenés à Kananga». Une version pour le moins édulcorée.

Mende de poursuivre avec sa désinvolture légendaire : « Les soupçons se dirigent vers des milices qu’on appelle Kamwena Nsapu. On se demande s’il s’agit du même groupe ou des groupes de malfrats qui utilisent cette dénomination de Kamwena Nsapu pour agir. C’est le magistrat qui nous dira de quoi il s’agit».
Directeur de l’association de défense des droits humains « La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme », Rostin Manketa a confié à RFI son étonnement d’entendre le gouvernement congolais désigné déjà un suspect. « Je ne vois pas pourquoi le gouvernement doit se précipiter à tirer une telle conclusion. Les suspects sont à rechercher parmi les personnes qui ont commis des violations des droits humains et qui redoutent que cela soit connues au niveau international».

Un crime de trop

Dans sa relation des faits, Lambert Mende a omis d’indiquer que ces crimes ont été commis non seulement dans le territoire de Tshimbulu mais surtout dans un espace qui se trouve sous le contrôle de l’armée congolaise. «Cet élément suppose que les suspects doivent être recherchés au sein l’armée congolaise et de l’ANR», confie une source sécuritaire jointe au téléphone à Kinshasa.
Un autre «sécurocrate» préfère poser une rafale de questions. Comment un tel crime a pu être commis dans un périmètre contrôlé par l’armée et les services ? Comment est-ce que les autorités locales ont pu savoir que les corps des personnes disparues se trouvaient dans cette fosse commune là et pas dans une autre? Depuis quand des présumés miliciens Kamwena Nsapu - qui sont traqués par l’armée et la police - prennent-ils le temps de tuer et de creuser des fosses pour enfouir les corps de leurs victimes ? Que sont devenus les matériels dont des ordinateurs portables que détenaient les deux experts ?

Dans la capitale congolaise, les langues commencent à se délier. Il semble bien que les effets personnels de ces deux travailleurs onusiens se trouveraient entre les mains de l’administrateur général de l’ANR Kalev Mutondo. La montre que portait Michaël Sharp serait munie d’une puce électronique qui indique sa localisation.
Les informations recueillies auprès des sources inclinent à penser que les deux experts onusiens et leur interprète congolais ont été victimes non pas d’un crime crapuleux mais bien d’un assassinat. « Quelqu’un » voulait les empêcher de divulguer des informations accablantes sur des cas graves de violations des droits humains dans cette partie du pays. Qui?

Une chose paraît sûre, le pouvoir kabiliste a voulu justifier la cruauté reprochée aux forces dites de sécurité face aux "terroristes" de Kamwena Nsapu. Le message de "Kabila" pourrait s’articuler comme suit : "Comme vous pouvez le voir, ces terroristes n’épargnent personne". Le message sera-t-il reçu cinq sur cinq? On peut en douter.
L’assassinat de ces deux travailleurs onusiens pourrait se révéler dans les jours et semaines à venir comme un crime de trop. Inutile de dire que "Joseph Kabila" est en point de mire. Et pour cause, l’armée, la police et les services de renseignements civils et militaires relèvent de lui. C’est le temps de rendre compte..."



"« La MONUSCO aide un gouvernement qui massacre son peuple, il faut y mettre fin », lance l’Ambassadeur US à l’ONU"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/03/29/monusco-aide-gouvernement-massacre-peuple-faut-y-mettre-fin-lance-lambassadeur-us-a-lonu.html
L'ambassadeur américain auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a fustigé le gouvernement congolais et la mission onusienne dans le pays.

Alors que le mandat de la MONUSCO, mission des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo, expire ce vendredi, les Etats-Unis par le biais de ses diplomates, veulent réduire d’un quart le nombre des troupes commises à la mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo.
Pour Nikki Haley, Nikki Haley, l’Ambssaseur des Etats-Unis auprès des Nations Unies, citée par l’Agence Reuters, la missions des l’ONU en République démocratique du Congo ne peut plus continuer à aide le gouvernement congolais, qu’elle accuse de «corrompu et en proie à ses citoyens».
«La mission de maintien de la paix de l’ONU a le mandat de s’associer au gouvernement», a déclaré Haley au Conseil des relations extérieures de New York. «En d’autres termes, l’ONU aide un gouvernement qui inflige des comportements prédateurs à son propre peuple. Nous devrions avoir la décence et le bon sens pour y mettre fin».

Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres souhaite ajouter deux unités supplémentaires de police soit 320 officiers. Mais Washington ne veut pas changer le total actuel de 1050 policiers sur le sol congolais.
Quant à cette question, la France et d’autres pays membres du Conseil de Sécurité évoquent le coût exorbitant de cette mission en cas de changement drastique de l’opération. Ces derniers avertissent les 15 pays membres sur cette opération plus importante qui a coûté à la caisse de l’ONU.
Ce mandat de la mission de la MONUSCO s’élève à 1 milliard 200 millions de dollars dans cet Etat de l’Afrique centrale. Les négociations confidentielles du Conseil de sécurité sur son renouvellement se déroulent au milieu des avertissements des Nations Unies au regard de la violence qui se répand dans le Congo actuellement avant les élections prévues avant la fin de 2017.
En termes de chiffre, les Etats-Unis veulent que le plafond des troupes soit réduit de 15 000 mais le S.G Guterres a déclaré au conseil que les unités de police supplémentaires étaient nécessaires  » à la lumière de la menace croissante de la violence liée aux élections et de la situation politique ». Et la mission des états-Unis auprès des Nations Unies a refusé de commenter la proposition du numéro un de l’ONU en raison des négociations en cours.

Selon un haut responsable du Conseil de Sécurité parlant sous couvert de l’anonymat la semaine dernière, « Il ya une réduction qui peut être faite dans la MONUSCO et il serait prématuré d’attirer massivement la MONUSCO ou de la changer massivement cette année« . La position des USA est la conséquence de la politique menée par l’actuel président américain Donald Trump qui a proposé que Washington, qui du reste est considéré comme le plus grand contributeur de l’ONU, réduise le financement de son pays à l’organisme mondial.
Pour rappel, Washington fournit le plus d’argent pour le total de 7,9 milliards de dollars du budget de maintien de la paix de l’ONU, payant 28,5 pour cent, mais Trump et Haley veulent appliquer un plafond de 25 pour cent."



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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 1/4/2017, 3:37 am

"Tragédie du Grand Kasaï : l’église catholique condamne"
° https://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=16718:tragedie-au-grand-kasai-l-eglise-catholique-condamne&catid=85&Itemid=472

"Violences au Kasaï: l’Eglise catholique demande aux autorités de mettre fin aux atrocités"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/violences-au-kasai-leglise-catholique-demande-aux-autorites-de-mettre

"Experts de l’ONU tués en RDC: une vive émotion au Conseil de sécurité"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170330-experts-onu-tues-rdc-vive-emotion-conseil-securite

"La France exige « toute la lumière » sur le meurtre de deux experts de l’ONU"
° https://actualite.cd/2017/03/30/france-exige-toute-lumiere-meurtre-de-deux-experts-de-lonu/

" Etat-voyou :
Kasaï Central : Des miliciens Bakata Kata signalés à Kananga"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11614

"Kasaï: La cité de Luebo ce matin entre les mains des miliciens Kamwina Nsapu"
° https://actualite.cd/2017/03/31/kasai-la-cite-de-luebo-ce-matin-entre-les-mains-des-miliciens-kamwina-nsapu/

" Les fosses communes passent de 7 à 23 au Kasaï, selon l’ONU "
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/les-fosses-communes-passent-de-7-23-au-kasai-selon-lonu

" Des coups de feu entendus la nuit dernière à Kananga, 1 mort"
°  http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/societe/des-coups-de-feu-entendus-la-nuit-derniere-kananga-1-mort

"Tueries à Kananga : le vice-gouverneur attend le rapport des services de sécurité"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/tueries-kananga-le-vice-gouverneur-attend-le-rapport-des-services-de

"RDC : l’armée dément les allégations de tueries à Kananga"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/securite/rdc-larmee-dement-les-allegations-de-tueries-kananga

"Lomami: des jeunes appelés à se désengager de la milice Kamuina Nsapu"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/en-bref/lomami-des-jeunes-appeles-se-desengager-de-la-milice-kamuina-nsapu


"La CPI surveille avec une « extrême vigilance » la situation aux Kasaï"
° http://www.radiookapi.net/2017/03/31/actualite/justice/la-cpi-surveille-avec-une-extreme-vigilance-la-situation-aux-kasai


"Cl. André LUBAYA : Génocide en cours au Kasaï. Citoyens Congolais, indignez-vous"
° http://www.cheikfitanews.net/2017/03/cl.andre-lubaya-genocide-en-cours-au-kasai.citoyens-congolais-indignez-vous.html
"Violences au Kasaï : « La solution ne doit pas être que coutumière, mais aussi économique, politique et sociale» (Lubaya)"
° https://actualite.cd/2017/03/31/violences-au-kasai-la-solution-ne-doit-pas-etre-que-coutumiere-mais-aussi-economique-politique-et-sociale-lubaya/


"Cécile Kyenge à Kabila: "La saisine de la CPI en cours...""





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Re: CRIMES DE GUERRE AU KASAI !

Message  ndonzwau le 4/4/2017, 4:55 pm

"Shadary explique ce mardi devant le Sénat la persistance des violences au Kasaï central
° https://actualite.cd/2017/04/04/shadary-explique-mardi-devant-senat-persistance-violences-kasai-central/
Le vice premier ministre en charge de l’intérieur et de la sécurité Ramazani Shadary sera auditionné ce mardi 4 avril 2017 au sénat par une commission composée du bureau et des sénateurs ressortissants du Kasai Central au sujet du phénomène Kamwina Nsapu.
Qu’est-ce qui explique la persistance de ce phénomène depuis Août 2016, provoquant mort et déplacement massif de la population? Que dit le gouvernement des accusations sur l’opération porte à porte? Quid de l’exhumation du corps de Kamwina Nsapu? Telles sont des questions auxquelles Ramazany Shadary devrait faire face.


La situation dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central demeure explosive. Des affrontements quotidiens opposent les miliciens Kamwina Nsapu aux forces de l’ordre et de Sécurité. La solution à ce phénomène implique la voie coutumière mais aussi économique, insistent certains ressortissants de l’espace Kasaï.
Depuis l’exécution de leur chef par les forces de l’ordre l’année dernière, les adeptes de Kamwina Nsapu expriment leur colère en provoquant une insécurité dans tout l’espace Kasaï."



"Le Congo est miné par de sales petites guerres vicieuses
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2017/04/03/le-congo-est-mine-par-de-sales-petites-guerres-vicieuses/
Les sales petites guerres vicieuses qui minent le Congo et font des milliers de morts ne doivent rien au hasard. Certes, elles sont dictées par des enjeux locaux, rivalités ethniques, conflits fonciers, prosélytisme religieux, attrait des ressources naturelles et des profits faciles.
Mais si ces tensions multiples éclatent cette année, c’est avant tout à Kinshasa qu’il faut en chercher le foyer : depuis le 19 décembre dernier, non seulement le pouvoir central est affaibli par l’absence d’accord politique, mais il est illégitime car il s’exerce en dehors des délais constitutionnels et, en l’absence de consensus, il ne repose plus que sur la force. D’où la tentation, pour les innombrables groupes centrifuges, de profiter de cet affaiblissement de l’autorité pour jouer d’autres cartes.


Les violences qui éclatent au Kasaï , au Kivu ou ailleurs ont d’autres liens encore avec la situation politique dans la capitale : depuis qu’en 2002, lors des accords de Sun City, il a été accepté que des rebelles, traîtres à leur patrie ou agents de forces étrangères, soient intégrés dans la nouvelle direction du pays, au nom de la paix et de la réconciliation, la formule a fait des émules. Désormais l’exercice de la violence, le contrôle réel ou supposé d’un groupe armé, voire le macabre bilan des victimes représentent un très efficace ascenseur pour le pouvoir. De nombreux chefs de guerre, voire des politiciens à double jaquette lui doivent leur bâton de commandement ou leur portefeuille de ministre. Durant longtemps, il était de bon ton d’incriminer les appétits, bien réels, des pays voisins et d’y voir la source de tous les troubles. C’était l’arbre qui cachait la forêt et cette dernière est hélas bien congolaise : aussi belliqueux ou gourmands qu’ils soient, les voisins qui rêvent de dépecer le Congo, de le balkaniser ou tout simplement de tirer profit de ses richesses, seraient incapables de le faire s’ils ne pouvaient compter sur des alliés locaux, ou, plus simplement encore, s’ils se trouvaient en présence d’un pouvoir intègre, attaché à défendre les intérêts nationaux. On en est loin : l’échec de la médiation des évêques, -les derniers à avoir la foi-, a mis en lumière la duplicité d’une majorité présidentielle bien décidée à jouer les prolongations et la médiocrité d’une classe politique souvent dominée par les positionnements personnels.

Il y a pire encore : bien éclairées sur le devant de la scène, les sales petites guerres vicieuses rappellent les derniers temps du régime Mobutu, où l’orgueilleux président clamait « moi ou le chaos », comme s’il était le seul à pouvoir dompter une violence qu’il entretenait en sous main. Non seulement le dictateur fut chassé, mais le pays faillit disparaître de la carte. L’histoire n’apprendrait elle rien ?"



"RDC : l’ONU découvre treize nouveaux charniers dans le Grand Kasaï"
° http://www.jeuneafrique.com/424484/politique/rdc-lonu-decouvre-treize-nouvelles-fosses-communes-kasai/
Selon le directeur du Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme (BCNUHD), des enquêteurs des Nations Unies ont découvert treize nouvelles fosses communes dans le centre de la République démocratique du Congo, où des violences meurtrières opposent les forces de l'ordre et une milice depuis plus de six mois.

« Nous avons partagé avec les autorités la découverte de nouvelles fosses communes dans le Grand Kasaï. Leur nombre est passé de 10 à 23 dans le Kasaï, Kasaï central et Kasaï oriental », a déclaré à la presse ce lundi 3 avril le directeur du Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme (BCNUHD), José Maria Aranaz.
« On n’a pas encore enquêté dans la province de Lomami, mais on continue le travail puisque l’existence d’autres fosses communes est signalée », a-t-il ajouté. En revanche, pour José Maria Aranaz, « l’estimation du nombre des morts dans ces fosses communes est du ressort des autorités congolaises ».

Des centaines de morts 

Le 8 mars, suite à une première déclaration de l’ONU, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a reconnu « l’existence de plus de trois fosses communes » dans la région, sans préciser l’identité des personnes tuées et ni les auteurs des tueries.
Puis le 22 mars, des enquêteurs de l’ONU ont recensé dix nouvelles fosses communes liées aux violences qui opposent les forces de l’ordre et les miliciens de Kamwina Nsapu dans le Kasaï.[
Elles ont déjà causé la mort d’au moins 400 personnes dans la province."

° http://www.lalibre.be/actu/international/l-onu-decouvre-13-nouvelles-fosses-communes-aux-kasai-en-rdc-58e22a05cd70812a6532d305


"RDC: Ratissages meurtriers à Kananga par l’armée"
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-ratissages-meurtriers-a-kananga-par-l-armee-58e27a04cd70812a65341cb1
INTERNATIONALDes opérations militaires dans une commune urbaine auraient fait de nombreux morts la semaine dernière.

Alors que la presse du Kasaï (centre du Congo) se réjouissait, à la mi-mars, de la décision du ministre de l’Intérieur, Ramazani Shadari, de rechercher une solution négociée au soulèvement paysan "Kamwina Nsapu" (une reddition publique d’armes par les miliciens avait même eu lieu au Stade des Jeunes de Kananga), plusieurs sources kasaïennes ont donné à "La Libre Belgique" des détails sur une nouvelle offensive de l’armée contre la population la semaine dernière.
La révolte du chef - tué par l’armée en août dernier - Kamwina Nsapu après la non-reconnaissance par les autorités administratives de son accession à cette charge traditionnelle, le vol des objets rituels liés à celle-ci et la tentative de viol de son épouse, s’était rapidement répandue dans plusieurs provinces en raison du ras-le-bol de la population de se voir maltraitée par les forces de l’ordre et oubliée par ses élus. Peu organisé, le soulèvement compte de nombreux adolescents dans ses rangs et commet de meurtrières violences contre les symboles du pouvoir.

Maison par maison

Dans un communiqué daté de jeudi dernier, le nonce apostolique Mariano Montemayor, le président de la Conférence des évêques du Congo Marcel Mutembi et l’archevêque de Kananga Marcel Madila s’étaient inquiétés de "tueries de civils lors de perquisitions, maison par maison, à Nganza et Katoka II", à Kananga, chef-lieu du Kasaï-central (une des quatre provinces du Grand Kasaï avec le Kasaï, le Kasaï-oriental et le Lomami).
Selon les précisions obtenues de diverses sources par "La Libre Belgique", le gouvernement Badibanga (Premier ministre d’origine kasaïenne, comme nombre de ses ministres), a envoyé par avion des troupes à Kananga le dimanche 26 mars. Elles ont bouclé la commune urbaine de Nganza dès le lundi, contrôlant les habitations une à une "à la re cherche de miliciens de Kamwina Nsapu". Durant trois jours, elles ont ciblé les garçons, à partir "de dix ans", selon une de nos sources, et les jeunes gens; les soldats ont tué sommairement nombre d’entre eux, qu’ils accusent d’être des miliciens. Ils ont aussi cassé des portes d’habitation, exigé de l’argent des habitants, volé GSM, bijoux, montres, écrans plats de TV, motos, etc. "Certains, qui prétendaient ne rien avoir, ont été abattus sur place", nous indique une de nos sources. Une autre rapporte que les militaires en opération commettent aussi des "viols".
L’Onu a indiqué avoir dénombré déjà 23 fosses communes dans le Grand Kasaï.
A la violence de l’armée et de la police, répond celle des miliciens. La ville de Luebo a été attaquée vendredi et celle de Tshimbulu samedi. A Luebo, huit personnes ont été tuées, selon l’administrateur - dont son épouse et des policiers - tandis que les symboles de l’Etat et des bâtiments de l’Eglise catholique - qui a joué en vain les médiateurs pour un partage du pouvoir après la fin du mandat du président Kabila, en décembre - étaient incendiés."



° http://www.radiookapi.net/2017/03/29/actualite/securite/lualaba-18-miliciens-kamuina-nsapu-tues-dans-des-affrontements-avec
° http://www.radiookapi.net/2017/04/03/actualite/societe/une-centaine-de-morts-dans-la-traque-contre-les-miliciens-kananga-selon

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