UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 10/5/2017, 7:43 pm

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Tout a été dit sur le nouveau gouvernement notamment que la mouture Tshibala n’est pas différente de celle de Badibanga et que la majorité au pouvoir y garde toute sa mainmise contrairement à l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016 qui se fonde sur un compromis de cogestion entre l’opposition et la majorité selon une transition devant déboucher sur des élections apaisées et transparentes sanctionnant l’alternance démocratique attendue de tous dedans et dehors !
Tout a été dit sauf peut-être comment faire face au paquet ainsi posé devant nous par un PR certes arbitraire et quelque part « illégitime » mais somme toute « légal » lorsque l’on sait que ce même Accord l’a laissé en place à ce poste pour cette période qui va aux élections…

Ce n’est donc pas le moindre des paradoxes que ce faisant l’Accord et les tractations qui l’ont entouré, les fameux « arrangements particuliers » que pilotait la Cenco et que cette dernière a abandonnés à la discrétion du PR expliquent ce risque quasi évident d'un 'JK’ qui en profite pour saborder l’essentiel de l’accord : non seulement les élections sont en danger mais un référendum bouleversant le cadre constitutionnel en place au profit du pouvoir n’est pas  écarté…

Comment gérer cet « affront à peine masqué au peuple à travers un nouveau gouvernement autoritaire au profit de ‘JK’ » ?
Je crains que la rengaine qu’on entend du côté d’une opposition, elle-même fracturée selon laquelle elle ne le reconnaît pas et le démontre pas sans mérites ne suffise guère à y faire face !
On voit déjà (trop rapidement et avec pas assez de recul à mon avis) Tshibala sur une 'chaise éjectable !), on convoque volontiers l’Article 64 de la Constitution accordant le droit aux citoyens de combattre un pouvoir illégitime et illégal parce qu’exerçant autoritairement en violation de la lettre et de l’esprit de la Constitution mais quelle capacité ce peuple a-t-il de l’appliquer de plus dans un pays « militarisé » contre cette même population ?

On voit le ‘Rassemblement’ de l’opposition resté hostile aux méfaits flagrants du pouvoir se démener dedans et dehors pour contester le « coup d’Etat constitutionnel et contre l’Accord » mais sans garanties visibles de faire plus que de la gesticulation ?
Je ne crois pas non plus à une pression (ie les sanctions contre les caciques du pouvoir coupables !)de la fameuse CI suffisante à elle seule à faire changer les choses sur le terrain, du moins dans les délais souhaitables !

Que faire de plus ? La réponse à cette question n’est pas aisée, elle n’en est pas moins capitale pour l’avenir de plus en plus hypothéqué de notre pays !
Patriotes et démocrates essentiellement parmi notre élite politique intellectuelle ont le devoir d’y contribuer, d’entraîner le peuple à réagir : « Nzambe akosala te », « aides-toit et le ciel t’aidera », nous ne pouvons continuer à subir cet arbitraire criminel sans résister ! ‘JK’ et son camp ont sans doute les moyens mais il est impensable qu’il n’y ait pas parmi les 70 millions qu’eux capables de ruse pour gagner et le reste du peuple toujours perdre et souffrir ?
Prendre courageusement et intelligemment nos armes pour leur résister, voilà le défi impératif du moment pour le peuple Congolais, chacun se doit de proposer ses solutions !
Quelles sont les vôtres pour faire autrement qu’on a échoué jusque-là ?
J'y reviendrai personnellement…


"RDC: un nouveau gouvernement déjà contesté"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170509-rdc-nouveau-gouvernement-mais-pas-grand-changement
En RDC, près d'un mois après la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala, le nouveau gouvernement a été dévoilé ce mardi 9 mai. Aucun changement sur les portefeuilles clefs, seuls quelques frondeurs de la principale coalition de l'opposition font leur entrée dans ce gouvernement d'ores et déjà contesté par les poids lourds de l'opposition.

Les postes clés – Intérieur, Justice, Affaires étrangères, Défense, Mines et Pétrole –
restent entre les mains des personnes nommées en décembre dernier. Des fidèles au président Joseph Kabila pour la plupart. Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication reste lui aussi en place.
Parmi les nouveaux, on retrouve sans surprise des frondeurs de l'opposition qui ont choisi de suivre le Premier ministre Bruno Tshibala, ex-cadre du principal parti d'opposition l'UDPS, dans son rapprochement avec le pouvoir. Jean-Pierre Lisanga Bonganga, de la coalition des alliés d’Etienne Tshisekedi, a par exemple été nommé aux Relations avec le Parlement.

Le nouveau ministre des Postes et Télécommunications, Emery Okundji, vient également de l’opposition, de même que celui des Affaires foncières, Lumeya Dhu Maleghi, ou encore Freddy Kita, un ancien proche de l’opposant Eugène Diomi Ndongala, nommé vice-ministre à la Coopération.
En revanche, certaines personnalités réputées proches de Bruno Tshibala brillent par leur absence, à l'image de Joseph Oleghankoy ou du demi-frère de l'opposant Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto.

Un nouveau gouvernement légèrement réduit aussi, mais toujours le même problème de légitimité que le précédent. Il a en effet été nommé en dehors de l'accord conclu entre pouvoir et oppositionle 31 décembre dernier. En violation de ce dernier, estiment les ténors de l'opposition.

L'opposition dénonce un gouvernement « illégitime »

Le gouvernement fait peau neuve mais les problèmes restent donc les mêmes. L’accord du 31 décembre n’a pas été respecté. Le Premier ministre nommé par Joseph Kabila n'est pas celui que proposait le Rassemblement de l'opposition. Résultat : les poids lourds de l'opposition jugent le nouveau gouvernement « illégitime », mis en place de façon « frauduleuse ».

Le Rassemblement a dit qu'il ne se sentait pas concerné par la démarche de M. Kabila, totalement en dehors de l'accord et sans légitimité.
Christophe Lutundula
10-05-2017 - Par Anne Cantener

00:00 
00:00

Dans ce contexte de divisions, comment s’attaquer à la prochaine étape, à savoir organiser les élections d’ici la fin d’année ? Le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala arrivera-t-il à enclencher ces dynamiques et obtenir la publication rapide d’un calendrier électoral ? Son prédécesseur, [/url]Sami Badibanga, avait échoué à le faire.
Enfin, les partenaires économiques et bailleurs de fonds déplorent tous la paralysie de l’activité gouvernementale dans la gestion quotidienne du pays depuis des mois. C’est l’autre défi à relever d’urgence, la RDC étant en négociation permanente depuis le mois de décembre."


" Gouvernement Tshibala : la plupart des ministres reconduits"
° http://www.radiookapi.net/2017/05/10/actualite/politique/gouvernement-tshibala-la-plupart-des-ministres-reconduits
"Gouvernement Tshibala : la MP aligne ses pions "
° https://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=16913:gouvernement-tshibala-la-mp-aligne-ses-pions&catid=85:a-la-une&Itemid=472
"Un changement cosmétique :
Gouvernement Tshibala I : On reprend les mêmes…"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11707

"Après près d’un mois d’attente, le Gouvernement Tshibala est enfin là !"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article11528
"Bruno  Tshibala : l’équipe complète est là !"
° http://laprosperiteonline.net/2017/05/09/bruno-tshibala-lequipe-complete-est-la/
"Enfin: Le Gouvernement Tshibala (1) est là"
° http://groupelavenir.org/enfin-le-gouvernement-tshibala-1-est-la/
° http://www.lephareonline.net/enfin-lequipe-tshibala/
° https://actualite.cd/2017/05/09/59-membres-a-la-place-de-54-lunc-perd-2-postes-au-gouvernement-tshibala/
° http://www.lesoir.be/1499674/article/actualite/monde/2017-05-09/rd-congo-60-membres-dans-nouveau-gouvernement-kabila

"Nouveau gouvernement : La Monusco s’en tient à une « grande » inclusivité de l’accord du 31 Dec"
° https://actualite.cd/2017/05/10/nouveau-gouvernement-monusco-sen-tient-a-grande-inclusivite-de-laccord-31-dec/

"La fuite en avant de Kinshasa"
° https://afrique.lalibre.be/3022/la-fuite-en-avant-de-kinshasa/

"RDC: Le gouvernement congolais nie l’accord de la Saint-Sylvestre"
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-le-gouvernement-congolais-nie-l-accord-de-la-saint-sylvestre-591200d8cd702b5fbe798877
"RDC : les marges de manœuvre du Premier ministre sont assez limitées, selon Félicien Kabamba"
° http://www.radiookapi.net/2017/05/10/actualite/politique/rdc-les-marges-de-manoeuvre-du-premier-ministre-sont-assez-limitees
"A Kinshasa, un nouveau gouvernement pour garder au pouvoir le même président"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/10/a-kinshasa-un-nouveau-gouvernement-pour-garder-au-pouvoir-le-meme-president_5125309_3212.html
" RDC: Kabila nomme un nouveau gouvernement pléthorique"
° http://www.izf.net/afp/rdc-kabila-nomme-un-nouveau-gouvernement-plethorique

° http://www.radiookapi.net/2017/05/10/actualite/politique/rdc-les-femmes-representees-10-dans-le-gouvernement-tshibala
° https://actualite.cd/2017/05/10/gouvernement-tshibala-femmes-societe-civile-ne-de-figuration-cepadho/
° https://actualite.cd/2017/05/10/gregoire-kiro-rcd-kml-gouvernement-tshibala-passage-force-non-conforme-a-laccord/


"Que va faire maintenant le Rassemblement aile Félix Tshisekedi?"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/05/10/va-faire-rassemblement-aile-felix-tshisekedi.html
La coalition du tandem Tshisekedi-Lumbi a tenu ses cadres à l’abri de l’offre gouvernementale du Pouvoir. Seuls les « menu frétins » comme Jean-Pierre Lisanga ou Freddy Kita ont succombé à la drague de Bruno Tshibala. Néanmoins, les coéquipiers de Moïse Katumbi sont attendus au tournant.

En effet, avec la dépouille d’Étienne Tshisekedi dans les bas, Félix Tshisekedi doit à présent trouver des nouvelles solutions. Comment faire face au pouvoir sans rester à l’écart d’un processus électoral qui est désormais soutenu par plus d’opposants qu’en octobre dernier. Car, avec le Dialogue de la CENCO, la Majorité Présidentielle n’a pas seulement gagné du temps, ou la prolongation du mandat du président Kabila; elle a tout aussi élargi le camp des opposants qui lui sont favorables: à l’image du Premier ministre Bruno Tshibala, Vital Kamrhe et consorts. Une liste à laquelle il faudra ajouter le Front pour le Respect de la Constitution de Jean-Pierre Bemba.
Le tandem Felix-Lumbi continue de faire des va-et-vients impétueux entre l’Europe et Kinshasa comme pour mission principale: amasser un plus grand nombre de soutiens possible et marteler à qui veut l’entendre sa volonté de voir les élections être organisées, que l’accord soit appliqué, tout en martelant l’illégitimité de Joseph Kabila.

Compter sur des nouvelles sanctions contre Kinshasa

Cependant, les pèlerinages de la coalition des opposants n’ont pour l’instant accouché que d’une convocation à un troisième conclave à Kinshasa et un appel au peuple à résister. Des rhétoriques certes déjà entendues mais qui ont toutefois le mérité de voir la mise en place de la nouvelle stratégie qu’ils auraient concocté entre temps. Après avoir menacé maintes fois d’en recourir à la rue et après surtout la manifestation manquée du 10 avril, le Rassemblement est plus qu’attendu au tournant dans ces futures initiatives.
Le Rassemblement devra néanmoins compter sur les probables sanctions de la Communauté internationale, alors que plusieurs organisations, dont Human Rights Watch font pression sur les Etats-Unis et l’Europe. « Non seulement la coalition au pouvoir en RD Congo défie certains principes clés de l’accord de la Saint-Sylvestre, mais les forces gouvernementales exercent une répression politique effrénée et commettent des violations à grande échelle des droits humains », accuse Ida Sawyer, Directrice Afrique Centrale, dans un long article publié mardi sur le site de l’organisation Human Rights Watch
Soutenant visiblement l’opposition dirigée par Félix Tshisekedi, Mme Sawyer, qui a été refoulée de Kinshasa par les autorités l’année dernière, demande des nouvelles sanctions.

« Ce type de pression a fonctionné en RD Congo par le passé. Les partenaires internationaux du pays – notamment les États-Unis, l’Union européenne et les leaders régionaux – ont fait pression sur Kabila et son gouvernement dans les mois précédant le 19 décembre 2016, marquant la fin de son deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution. Cela avait entraîné des concessions importantes et l’aval de Kabila à l’accord conclu grâce à la médiation de l’Église catholique, qui stipule qu’il ne tentera pas de modifier la constitution ni de briguer un nouveau mandat, et que les élections auront lieu avant fin décembre 2017 », ajoute Mme Sawyer. La réaction des concernés est plus qu’attendue."

"RDC : un nouveau gouvernement pour quoi faire?"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-un-nouveau-gouvernement-pour-quoi-faire/
Le camp présidentiel garde la main sur les ministères clés du nouveau gouvernement de Bruno Tshibala qui possède peu de marge de manoeuvre pour obliger le pouvoir à organiser les élections fin 2017.

On prend les mêmes et on recommence ! Après un mois d’attente pour connaître les contours du nouveau gouvernement de Bruno Tshibala, censé conduire la transition politique en République démocratique du Congo (RDC), le nouvel exécutif a enfin été rendu public ce mardi (1). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ajustements sont mineurs par rapport au précédent gouvernement Badibanga. Une seule surprise : le nombre des ministres qui avait pourtant été limité à 54 dans « l’arrangement particulier » signé le 27 avril. Le gouvernement Tshibala compte désormais 59 membres. Un nombre pléthorique de portefeuilles qui ne doit pas faire oublier que les caciques de la majorité présidentielle continuent d’occuper les postes clés du gouvernement. Les ministères régaliens restent donc dans le giron présidentiel : les Affaires étrangères (She Okitundu), l’Intérieur (Ramazany Shardary), la Justice (Alexis Thambwe Mwamba), la Défense (Crispin Atama Tabe), les Médias (Lambert Mende) ou le très stratégique ministère des Mines (Martin Kabwelulu).

Deuxièmes ou troisièmes couteaux

Comme après chaque dialogue politique, les nouveaux gouvernements successifs au Congo voient entrer des transfuges de l’opposition, le plus souvent déjà exclus de leur formation d’origine. Mais à chaque fois, ce sont plutôt des deuxièmes ou troisièmes couteaux que des opposants de premiers plans. Outre le Premier ministre Bruno Tshibala, exclu du Rassemblement de l’opposition de Félix Tshisekedi, le nouvel exécutif compte bien évidemment quelques dissidents de l’opposition congolaise : Jean-Pierre Lisanga Bonganga (des Alliés d’Etienne Tshisekedi), ministre d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Emery Okundji (venu des Fonus), ministre des Postes et Télécommunications, Joseph Kapika, un ex-UDPS, ministre de l’Economie, Freddy Kita, (ancien Secrétaire général de la Démocratie chrétienne de l’opposant Eugène Diomi Ndongala), vice-ministre à la Coopération ou Lumeya Dhu Maleghi (DDC), ministre des Affaires foncières. L’UNC de Vital Kamerhe, qui avait participé à l’ancien gouvernement Badibanga perd deux ministères, mais garde le Budget avec Pierre Kangudia.

Badibanga-bis

Le gouvernement de Bruno Tshibala, qui ressemble compte comme à deux gouttes d’eau à celui de Samy Badibanga, a pourtant du pain sur la planche. Deux chantiers prioritaires attendent le nouvel exécutif : l’organisation des élections avant la fin de l’année 2017 et la fin des violences et des massacres dans les Kasaï et les deux Kivus. Mais Bruno Tshibala aura-t-il les coudés franches pour mener à bien ces deux dossiers ? On peut en douter au vue de l’inertie du précédent gouvernement. Le sécuritaire est toujours dans les mains des gros poissons de la majorité présidentielle, les finances dans celles de la présidence, et les élections sont du seul ressort de la puissante Commission électorale (CENI), qui n’a toujours pas publié de calendrier et parle déjà de reporter le scrutin faute de pouvoir enrôler les électeurs dans les Kasaï.

Qui pour présider le CNSA ?

Plus de quatre mois après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui a été vidé de sa substance faute d’avoir nommé un Premier ministre légitime et assez représentatif de l’ensemble de l’opposition, le pouvoir tire toujours les ficelles afin de ne pas être en mesure d’organiser l’élection présidentielle dans les délais. Si l’opposition ne peut rien attendre du gouvernement de Bruno Tshibala, son dernier espoir réside dans la nomination du président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), qui devait revenir au président du Conseil des sages du Rassemblement, Pierre Lumbi. Mais encore une fois, Joseph Kabila préfère choisir ses opposants et a récemment décidé de « valider » chaque membres du CNSA qui désigneront eux-mêmes leur président, sous la houlette du président congolais en personne. Mais le futur président du CNSA n’est peut-être pas très loin. Deux grands absents sont à noter dans ce nouveau gouvernement : Joseph Olenghankoy (Fonus) et Raphaël Katebe Katoto, tous les deux artisans du rapprochement de Bruno Tshibala avec la majorité présidentielle. La présidence du CNSA pourrait donc revenir à l’une ou l’autre de ces personnalités."



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  Admin le 11/5/2017, 5:29 pm

Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusque'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition
avatar
Admin
Admin
Admin


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  El-Shaman le 11/5/2017, 6:22 pm

Admin a écrit:Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusqu'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition

Sauf pour le grand prêtre Étienne Tshisekedi qui n'est plus de ce monde...Il savait donner du fil à retorde aux Kabila et à Mobutu.

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  zobattants le 11/5/2017, 10:26 pm

El-Shaman a écrit:
Admin a écrit:Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusqu'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition

Sauf pour le grand prêtre Étienne Tshisekedi qui n'est plus de ce monde...Il savait donner du fil à retorde aux Kabila et à Mobutu.
El Shaman, sango boni? ozali malamu? mikolo ebele eleki to tanga yo...
Bino batu ya rassop bolingi kaka bokutana na president Kabila? Pourquoi bo boudaki ye tangu atindelaki bino invitation?
Est-ce que bozali constants na ba decision nabino?
Tatu Tshisekedi fallait nzoto ezonga lobi... pourquoi bozomelisa ba fans nabino mayi ya lobo?
Mausolee na limete esili deja?

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  Arafat le 12/5/2017, 11:31 am

Admin a écrit:Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusque'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition
Félix aussi a fait du chantage avec le cadavre de son père mais il n´a rien eu.
Comme on dit chez nous : Wu mu nsweku kuendila, kabakidi mbizi ko vedire celui qui part à la pêche pendant le deuil, n´attrapera aucun poisson. Akozonga kaka maboko pamba Laughing

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 12/5/2017, 10:21 pm

Arafat a écrit:
Admin a écrit:Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusque'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition
Félix aussi a fait du chantage avec le cadavre de son père mais il n´a rien eu.
Comme on dit chez nous : Wu mu nsweku kuendila, kabakidi mbizi ko vedire celui qui part à la pêche pendant le deuil, n´attrapera aucun poisson. Akozonga kaka maboko pamba  Laughing


Je reviendrai pour développer mon introduction mais en attendant je me permets de vous convier à la lecture d’une analyse de Kibangula dans JA qui décrypte bien les « exploits » de ‘JK’ décidément « maître du jeu » incontesté malheureusement diabolique pour le pays face à une ‘opposition’ médiocre, incroyablement vénale, toujours prête à mordre l'hameçon de l'argent !

Triste pays qu’est le nôtre, nous sommes encore bien loin de sortir de cette dictature ‘assassine’ que nous impose ce pouvoir :
Lisez donc !


"RDC : comment Kabila a dispersé l’opposition en 3 temps, 4 mouvements
° http://www.jeuneafrique.com/433231/politique/rdc-kabila-a-disperse-lopposition-3-temps-4-mouvements/
Plus de quatre mois après la fin de son second mandat constitutionnel, Joseph Kabila paraît, plus que jamais, le maître du jeu politique congolais. Sa force : une opposition divisée qu'il n'a pas eu trop de peine à fragiliser davantage.
Toujours sous-estimé, jamais mis K.-O. Joseph Kabila, bientôt 46 ans dont 16 passés à la tête de la RDC, ne flanche pas. Il y a quelques mois pourtant, son second quinquennat constitutionnel touchant à sa fin, beaucoup le voyaient comme coincé dans les cordes du ring sans pitié de la politique congolaise. Mais, le « Raïs » n’a pas jeté l’éponge pour autant.
Ni les pressions internationales ni les manifestations de l’opposition exigeant son départ au lendemain du 19 décembre, date de la fin théorique de son dernier mandat présidentiel, n’ont entamé sa stratégie. Au contraire. La politique de la carotte et du bâton que le chef de l’État congolais a mis en place depuis lors continue de faire des ravages au sein de l’opposition : promesses de postes ministériels à ceux qui acceptent de jouer le jeu et répression garantie à ceux qui boudent. Le tout sur fond de succession de pourparlers politiques, débouchant systématiquement sur la question du partage du gâteau.
Une opération menée en trois temps, quatre mouvements. Suivez le guide.

Temps 1 : les « concertations nationales »

Fin stratège politique et bon calculateur, Joseph Kabila est également méthodique. Dialogue après dialogue, le chef de l’État attire dans son camp, l’une après l’autre, des figures de l’opposition. La machine se met en branle dès septembre 2013 lorsque s’ouvrent à Kinshasa les « concertations nationales » initiées par le chef de l’État.
Sur le papier, le forum doit permettre de « rétablir et consolider la cohésion interne » afin de faire face, à l’époque, à la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23).



  • Premier mouvement : le gouvernement de cohésion nationale

À l’arrivée, un nouveau gouvernement est mis en place début décembre 2014, avec à la clé une prime accordée aux opposants qui ont participé aux travaux. Thomas Luhaka, alors secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC, parti de Jean-Pierre Bemba) est bombardé vice-Premier ministre en charge des Postes et des Télécommunications. La même formation politique est également amputée de son porte-parole, Germain Kambinga, propulsé ministre de l’Industrie. Le temps de l’opposition désormais révolu, les deux anciens cadres du MLC ont depuis créé chacun leur propre parti d’obédience… kabiliste.

Il n’y a plus d’opposition en RDC, selon Germain Kambinga.
« Le mouvement Liberté que j’ai initié est plutôt au centre : il ne s’inscrit ni dans l’opposition ni dans la majorité », tient à nuancer Germain Kambinga qui dit vouloir « travailler désormais pour le renouvellement de la classe politique et la démocratisation des formations politiques ».
D’ailleurs pour lui, « il n’y a plus d’opposition dans le pays ». L’élu de la Lukunga, dans le nord-est de Kinshasa, s’explique : « Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, tous les groupes parlementaires ont − ou ont eu − un ou plusieurs membres dans le gouvernement. »

Des proches de Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat et autorité morale de la plateforme Opposition républicaine, ont également fait partie de cette première vague d’opposants qui ont rejoint l’équipe gouvernementale. Son gendre Frank Mwe Di Malila et le secrétaire exécutif de son parti (Union des forces du changement), Michel Bongongo, ont en effet hérité respectivement du vice-ministère à la Coopération internationale et du ministère d’État en charge du Budget.

Temps 2 : le dialogue de la Cité de l’OUA

Septembre 2016, rebelote ! Des nouveaux pourparlers politiques se tiennent à Kinshasa. Et aboutissent à la signature d’un accord, le 18 octobre de la même année, avec une partie de l’opposition politique conduite par Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et président de l’Union pour la nation congolaise (UNC).
Le Rassemblement de l’opposition, rangé alors derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, a pour sa part boudé les négociations ,qui se sont déroulées à la Cité de l’OUA, sur les hauteurs de la capitale congolaise, sous la médiation du facilitateur et ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo.



  • Deuxième mouvement : le gouvernement Samy Badibanga

On ne change pas une tactique qui paie ! Dans le cadre de ce nouveau compromis politique, les portefeuilles ministériels sont de nouveau redistribués aux opposants qui ont participé au dialogue. Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire UDPS et alliés − première force de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale − devient ainsi chef du gouvernement. Longtemps pressenti Premier ministre, Vital Kamerhe ne se contentera par ailleurs que de deux ministères (Budget et Commerce extérieur) et un vice-ministère (Justice) confiés à ses proches.

Étienne Tshisekedi a été très affecté par l’entrée de son médecin personnel au gouvernement
Plusieurs autres leaders des partis et personnalités d’opposition deviennent aussi des ministres : le député José Makila (Transports), l’ancien vice-président de la République Azarias Ruberwa (Décentralisation et Réformes institutionnelles), le député Jean-Lucien Bussa (Plan)… Sont aussi débauchés deux proches d’Étienne Tshisekedi : Tharcisse Loseke, son conseiller et ancien secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS, et Olivier Ilunga Kalenga, son médecin personnel.
L’entrée de ce dernier au gouvernement « a beaucoup affecté le vieux », nous confiait alors un collaborateur de l’opposant, décédé début février à Bruxelles.


Temps 3 : le dialogue de la Cenco

S’ouvrent enfin, le 8 décembre, des pourparlers directs entre le clan Kabila et les signataires du précédent accord d’un côté, le Rassemblement de l’opposition de l’autre. Dans le rôle des médiateurs : les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).


  • Troisième mouvement : Bruno Tshibala Premier ministre

Très vite, ce dialogue de la Cenco se cristallise, une fois de plus, sur le partage du pouvoir. Les garanties de la tenue des élections au plus tard fin décembre, soit une année après l’échéance du second mandat de Kabila, se retrouvent subitement renvoyées au second plan.
« Au sein du Rassemblement, tout le monde voulait être nommé Premier ministre par le même président Kabila qu’ils taxaient avant d’illégitime », rappelle, un brin moqueur, Adam Chalwe, coordonnateur de la jeunesse de la Majorité présidentielle (MP). « Aujourd’hui, le Rassemblement ne fait que payer ses propres divisions et sa désorganisation », soutient-il.

Pour affaiblir davantage le Rassemblement, Kabila choisit alors comme Premier ministre Bruno Tshibala, l’un des meneurs de la fronde au sein de cette plateforme de l’opposition.
Ce dernier était de surcroît porte-parole du regroupement politique avant son exclusion de l’UDPS. « C’est la marque de fabrique même du chef de l’État : à tous les échelons du pouvoir, il ne règne que sur des divisions, commente un connaisseur des arcanes du régime de Kinshasa. Ce faisant, il apparaît, aux yeux de sa cour, comme le seul élément fédérateur. »



  • Quatrième mouvement : le gouvernement issu de l’ « arrangement particulier »

Entre-temps, côté opposition, le bateau continue de se vider un peu plus chaque fois qu’est formé un nouveau gouvernement. Celui dévoilé mardi 9 mai n’a pas entraîné un bouleversement majeur certes, mais il a confirmé la tendance. Quelques dissidents du Rassemblement ont été nommés ministres. Parmi eux Jean-Pierre Lisanga Bonganga, leader de la Coalition des alliés d’Étienne Tshisekedi, Joseph Kapika, un ancien cadre de l’UDPS, le député Emery Okundji ou Freddy Kita, fraîchement demis de ses fonctions de secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC) − parti de l’opposant Eugène Diomi Ndongala, condamné en 2014 à dix ans de prison pour viol sur mineures −.

La RDC n’a pas d’hommes d’État, tranche le professeur Bob Kabamba
De fait, cette course effrénée aux postes ministériels en dit long sur la classe politique congolaise. « La RDC n’a pas d’hommes d’État », tranche le politologue Bob Kabamba. D’autant qu’aujourd’hui, le constat est sans appel : trop peu d’opposants tiennent encore débout sur le ring. Depuis son exil forcé, le dernier gouverneur de l’ex-Katanga, Moïse Katumbi, maintient quelques troupes en alerte, notamment ses soutiens au sein du G7 et de l’Alternance pour la République. Et à Kinshasa, il peut aussi compter sur son alliance avec Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique. Ou dans l’ex-Katanga, avec le patriarche local Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, très influent dans cette partie méridionale du pays. Mais cela suffira-t-il à déjouer la tactique Kabila ?

RDC : Kabila l’enchanteur



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 12/5/2017, 11:44 pm

PS

Dans l'introduction, je n’ai pas pris exprès le temps d’expliquer ou de justifier mon parti-pris de la « résistance » étant entendu que dans ma bouche elle désigne non la lutte contre des « personnes » mais bien contre un « système » représenté par un « régime » que je juge, je l’assume, « arbitraire, inefficace, pire criminel pour son peuple »… C’est donc, pour moi, un devoir patriotique que de le condamner, de le combattre !

Comment voulez-vous en effet qualifier un pouvoir qui pendant deux décennies assiste impuissant sinon complice au « génocide » de ses propres fils, aux viols de ses filles, aux déplacements forcés, aux spoliations et à l’insécurité endémique à ses frontières ?
Comment qualifier un régime qui fraude toujours aux élections (2006, 2011) pour se maintenir au pouvoir, qui tue, emprisonne, réprime toute voix dissonante, qui vole les richesses du pays et cache son butin dans les comptes offshore, qui installe un système de prédation généralisée et pratique une impunité organisée des coupables, ses complices, qui installe de façon systématisée et intéressée comme autorités politiques des étrangers, qui…, qui… et par-dessus tout un régime installé  à la tête du pays par des Rwandais, Ougandais et parrains qui volent impunément note coltan, notre or, notre diamant, notre pétrole, notre gaz, nos bois, notre café, nos terres… ???

« Pas contre des personnes », ce serait d’autres qui agiraient de la sorte, mon jugement resterait le même, la preuve, celles qui hier se disaient opposantes semblent avoir enfilé le même costume, je les jugerai de même à l’acte demain…
« Pas contre des personnes » au point que je suis autant sévère pour les actes indus des opposants au régime !
Méfiez-vous, surtout pas un « inventaire à la Prévert, tout se tient et est documenté !

Ecoutez les indicateurs des institutions assermentées !
'Lorsqu’un pays aussi vaste que le nôtre avec d’immenses ressources naturelles et des potentialités humaines importantes, tout indiqué à devenir l’un des plus riches d’Afrique et l’un de ses leviers de croissance, on se retrouve avec un taux de pauvreté de plus de 50% (indices BM) comptant aujourd’hui parmi les pays les plus pauvres (176è sur 187 pays à l’indice de développement humain de l’ONU) avec en 2015 avec plus de 2 millions de personnes déplacées ou réfugiées en son sol et plus de 300000 Congolais dans les camps de réfugiés en dehors du pays', on comprend de suite que notre malheur provient d’abord d’une instabilité et d’une perversité politiques qui ont entraîné aujourd’hui ce marasme économique et social !

Tenez encore : 'la croissance décroit dangereusement depuis 2015, surtout en raison de la baisse des cours et de la demande mondiale des matières premières, l’excédent budgétaire est passé à son tour en déficit essentiellement à cause de la baisse des recettes et à une accélération continue de l’inflation. Les réformes pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et améliorer le climat des affaires semblent encore insuffisantes exigeant des efforts supplémentaires'…

Sur le plan politique ce régime est l’accélérateur du solde négatif de la dictature de Mobutu étant l’héritier des conflits qu’il a importés avec nos voisins de l’Est, ses parrains dès les années 90… Les scrutins de fin 2016 délibérément sabotés ont aggravé la crise politique que même la Cenco médiatrice du dialogue entre pouvoir et opposition n’a pu déminer, de plus la transition devant être cogérée a à son tour était sabordée sans garanties de sortie de tunnel via des élections prévues… Du coup le retour au cours normal aux institutions démocratiques par l'alternance politique post-électorale est en grand danger d’autant qu’un référendum achevant le sabotage n’est plus écarté...
La nomination d’un PM non-consensuel contrairement à l’Accord de la Saint Sylvestre dont les évêques assuraient le gage ayant été obligés de se retirer de la médiation en constatant l’échec fomenté de l’accord…

Ainsi donc j’assume mon jugement de « régime autoritaire, inefficace, quasi génocidaire et traître à la Nation » qui muselle exprès les droits et libertés de ses enfants auquel il faut résister, que je convoque ou non la réalité de l’« occupation » !


° http://www.banquemondiale.org/fr/country/drc/overview
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/04/en-rdc-la-crise-est-aussi-economique_5057573_3212.html
° http://www.jeuneafrique.com/mag/332816/economie/enquete-va-vraiment-rd-congo/


A suivre...

Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 13/5/2017, 6:34 pm

…Suite

Depuis quelque temps devant l’impuissance dans laquelle nous plonge la gestion liberticide de ce pouvoir il n’est pas rare et c’est même devenu à la mode d’entendre tel leader politique et d’abord l’un des plus illustres E Tshisekedi appeler le peuple « à se prendre en charge », d’autres utilisent volontiers pour désigner la même réalité le terme de « soulèvement populaire » !
Ngbanda et son Apareco ont popularisé ce concept, le convoquant comme la seule solution contre un peuple « occupé » qui ne peut se libérer à travers le processus alors vicié de démocratie, d’« élections » ! On en arrive même à faire un distinguo entre « combattants » et « résistants »

Ce n’est pas l’essentiel, l’essentiel est que le peuple Congolais se réveille pour porter efficacement le fer contre la dictature… En effet, ça ne mange pas de pain d’appeler le peule à « se prendre en charge », au « soulèvement populaire », encore faut-il qu’il en ait les moyens, encore faut-il lui donner les outils pour ce faire…

Que serait-ce donc le « soulèvement populaire » ?


Disons de suite que nous acceptons ici ce concept comme « une insurrection, une révolte significative non contre un pouvoir établi mais contre une autorité arbitraire » !
L’Article 64 de la Constitution n’est pas la moindre justification dans cette affaire : la mobilisation populaire devient non seulement un droit mais reste à terme la seule arme à même de pousser des dirigeants dictatoriaux à quitter le pouvoir !

Je ne récuse donc pas ce mode de contestation, au contraire au point où nous nous trouvons muselés, empêchés d’user de nos droits et libertés l’« appel au peuple »  est un droit et même un devoir pour recouvrer notre libre arbitre souverain, pour combattre la dictature…
Quels sont les moyens d’un soulèvement populaire réussi ? Comment créer une dynamique de mobilisation populaire massive comme seul préalable vers une possible stabilité politique dans le pays à l’avenir, le processus électoral étant délibérément bloqué, le pouvoir occupé à se maintenir par la ruse ou par la force ?

Des mobilisations (spontanées !?) appelant aux élections, au respect des mandats constitutionnels ont déjà eu lieu notamment en janvier 2015, en octobre et en novembre 2016 traduisant toutes la colère du peuple…
Les possibilités futures de tels soulèvements populaires décisifs sur le futur du pays en provoquant la chute du pouvoir existent donc mais on ne peut aujourd’hui en vérifier le degré d’occurrence ni son ampleur, leurs déterminants et leurs déclencheurs ainsi que les formes qu’ils pourraient revêtir et leur poids dans le futur national sont donc «évidement sujettes aux interrogations même si la situation reste explosive au point qu’un rien semble pouvoir en allumer la mèche  surtout dans une  grande ville comme  Kinshasa…

La crise a semblé s’apaiser après le cap fatidique du 19 décembre mais peut s’activer à tout moment avec les provocations de ces gouvernements arbitraires conduits par Badibanga, Tshibala ou qui d’autre…
Quand et par quel vecteur l’embrasement pourrait avoir lieu car, disais-je, si les ingrédients d’une explosion sont réunis un peu partout et surtout dans les grandes agglomérations cela ne signifie pas pour autant qu’une explosion aura lieu lorsque ailleurs que le pays vaste et divers ne manque pas de résilience, de capacité de résignation !

Si donc un « soulèvement populaire » est un évènement difficilement planifiable et qu’il est quelque part démagogique pour un leader politique de l’agiter comme solution, l’objet de notre sujet étant « comment réaliser une résistance contre la dictature, nous allons tenter d’en dessiner quelques déterminants lourds et quelques facteurs déclenchants possibles ou manquants mais aussi en déduire quelques scénarii probables…

La misère et l’insécurité physique et sociale sont le premier terreau de cette révolte possible au Congo !  
Une opposition politique capable de mobiliser les foules avec un/des leader(s) charismatique(s) comme feu Ya Tshitshi ferait le reste mais on dirait qu’il en manque aujourd’hui et on semble voir une méfiance monter dans la population envers des politiciens qui se ‘prostituent’ davantage qu’ils rassurent…
La jeunesse nombreuse qui n’a rien à perdre est l’autre ingrédient car se mobilise plus facilement…
Les Eglises et surtout l’Eglise catholique aujourd’hui dans le camp qui promeut l’alternance peuvent devenir des acteurs décisifs dans notre crise si au moment critique elles faisaient clairement le choix de la population insatisfaite, souffrante et en colère contre les manœuvres arbitraires du pouvoir…
Un prétexte imprévu mais décisif peut être l’étincelle qui embrase tout : imaginez par exemple l’arrivée et l’enterrement de la dépouille de Tshisekedi qui tourne court sur une ‘provocation’ des forces de l’ordre commanditées maladroitement par le pouvoir… Où l’on voit que dans ce cas entrent en jeu le potentiel d’indignation d’un évènement, la réactivité spontanée conséquente de la population mais aussi l’attitude du pouvoir en l’occurrence ici l’ampleur de la « provocation’ ou ressentie comme telle…
 
Un coup de pouce de la CI est possible si au moment clé elle prenait plus clairement le parti des citoyens lésés mais reste néanmoins peu probable parce non seulement la CI milite pour une évolution plus pacifique plutôt qu’une violence qu’elle ne peut totalement contrôler sur le terrain mais aussi parce qu’à l’avance elle ne se donne pas les moyens ou refuse d’agir plus étroitement  sur un terrain par ailleurs fort militarisé… Et la Monusco sur place s’est toujours montrée frileuse pour défendre la population face à la soldatesque de ‘JK’…
Enfin, après tout c’est peut-être ‘JK’ qui reste le premier déterminant du futur dans un sens comme dans un autre, par ses provocations avec son passage en force ou par son improbable retournement à quitter de lui-même le pouvoir ! Aujourd’hui il a planté et continue à planter des digues politiques, policières et militaires, juridiques et judiciaires et sociales notamment via une corruption organisée à l’endroit de l’opposition politique !

Alors en définitive on se retrouve essentiellement devant deux scénarios principaux pas réjouissants, le troisième plus agréable d’une sortie démocratique pacifique étant très peu prévisible : d’un côté le plus probable, l’usure et l’enlisement comme statu quo et continuation des manœuvres en cours, de l’autre le possible mais incertain, la Spirale du Chaos qui naîtrait des réactions violentes contre le passage en force de ‘JK’ !

Que dire alors à ce stade ? Le futur tranquille ou agité du pays reste quelque part d’occurrence incertaine même si le scénario de l’usure et de l’enlisement parait le plus envisageable vu les moyens d’Etat importants que le pouvoir y conséquent, n’empêche que l’avenir dépendra de l’évolution de tous les facteurs épinglés ci-dessus et de leur conjonction aux moments clés que vivra le pays dans les prochains mois : la situation économique et le pouvoir d’achat des congolais, les positionnements et comportement de la classe politique face aux enjeux nationaux, le poids des acteurs politiques comme de la jeunesse, le degré d’utilisation de la violence dans la colère de la population et de la répression plurivoque conséquente par le pouvoir…

Je reviendrai pour évoquer ce qui est réellement fait par les différentes forces en présence, dedans d’ailleurs comme dehors, pour alimenter ou non l’issue d’un « soulèvement populaire »…


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  El-Shaman le 14/5/2017, 9:05 pm

zobattants a écrit:
El-Shaman a écrit:
Admin a écrit:Etre opposant en RDC signifie ... faire du chantage jusqu'à ce qu'on soit nommé ministre.
Kabila l'a compris, du coup, tout le monde va le devenir, à chacun son tour et là il n'y aura plus d'opposition

Sauf pour le grand prêtre Étienne Tshisekedi qui n'est plus de ce monde...Il savait donner du fil à retorde aux Kabila et à Mobutu.
El Shaman, sango boni? ozali malamu? mikolo ebele eleki to tanga yo...
Bino batu ya rassop bolingi kaka bokutana na president Kabila? Pourquoi bo boudaki ye tangu atindelaki bino invitation?
Est-ce que bozali constants na ba decision nabino?
Tatu Tshisekedi fallait nzoto ezonga lobi... pourquoi bozomelisa ba fans nabino mayi ya lobo?
Mausolee na limete esili deja?

Sango malamu zobattants, naza penza bien pe santé malamu.Sauf que je suis un peu charger. J'espère que yope oza bien et que tout baigne.
Pona makambu ya invitation oyo ozo lobela.Yeba que soki Kabila à respectaki ba accords ya St Sylvestre (31 décembre), tolingaki tozala naba nkokoso oyo te.Il faut reconnaître que la mauvaise volonté est de votre côté parce que vous ne respectez pas grand chose dans ce que vous dise et dans vos fait et geste. Voila pourquoi mboka eza yeke yeke.
Concernant retour ya le grand sphinx, mituna pourquoi bo séquestraki ba membre ya UDPS na limete ?

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 15/5/2017, 9:41 pm

Revoici une ‘opinion/analyse’ dans le genre de celle de JA citée supra qui rencontre ‘globalement’ mon assentiment : je fais en effet moi aussi le constat que notre réalité politique est dominée par un pouvoir arbitraire qui gagne à tous les coups en profitant bien sûr de « tous les moyens de l’Etat » mais aussi d’une « opposition bien faible et aussi perverse » qu’il continue à « débaucher » sans peine !
D’où ma recommandation à cette opposition (et d’ailleurs à toute notre classe politique) d’un « changement de méthodes et dans la mesure du possible d’hommes » (‘dans la mesure du possible’ car nous ne pouvons nous illusionner outre mesure de faire avec des « martiens mais avec des Congolais de chair et d’os tels qu’ils sont »), plutôt donc que ce « bras de fer frontal » qu’elle continue d’opposer au pouvoir, qui « l’use et n’obtient jusque-là aucun résultat » !


C'est aussi quelque part pour moi que « le débauchage est ici bien sûr 'opportuniste', d'abord au profit de son auteur qu'au service de l'intérêt général mais peut-être aussi 'de bonne guerre politique', à l'opposition puiser dans le second terme les bonnes armes pour lutter contre le premier à condition qu'elle n'écarte pas d'autorité ('moraliste') les mérites d'un bon dialogue à tout moment » !

Ainsi donc quand je lis certains (beaucoup à mon goût) avec « ce rejet idéologique et arrogant du dialogue avec le pouvoir », je me demande s’ils parlent à eux-mêmes dans leurs chambres et s'ils n'ignorent pas trop vite les souffrances de la population que ces crises successives aggravent jour après jour....
Pour quand veulent-ils ce ‘grand soir’ ou cette ‘délivrance surnaturelle’, dans un siècle lorsque depuis 11 ans ‘JK’ n’en fait qu’à sa tête (2006, 2011 et maintenant 2016 vient de se consumer) ?

Nous sommes non à l’Eglise avec nos prières et notre foi en quelque 'parousie, nos bons sentiments et notre militantisme satisfait mais combien obtus, nous sommes en politique... « Et la (bonne) politique c’est la quête et surtout l'obtention du possible du souhaitable » et non le paradis sauf rien…
A quelques encablures près, il est bien question ici du passage réaliste indispensable de « l’éthique de conviction vers l’éthique de responsabilité (M Weber) ou de leur nécessaire équilibre », une conquête politique et socio-économique pour le moins !

Aujourd’hui, ce qui est possible doit se négocier autrement surtout avec notre classe politique aussi médiocre, aussi vénale, majorité et opposition comprises... La vérité est en effet qu'après les 32 années d'un mobutisme tantôt riche d'espoir tantôt convaincu de décadence malgré nos attentes et espoirs légitimes nous pataugeons depuis 20 ans avec l'héritage de la sinistre AFDL dans un immobilisme mortifère si nous ne nous engageons pas dans une descente en enfer inacceptable que ce soit avec ‘JK’, Badibanga et aujourd’hui Tshibala…

« La confirmation définitive d'une illusion pour le Congo (et l'Afrique) vers un quelconque développement » ?
Alors, svp, chers Compatriotes qui communiez avec l’opposition politique qui veut réellement l’alternance et avec la population qui attend le changement, proposons d’autres stratégies plutôt que toujours ce « niet absolu » à l'autre, ici le pouvoir; le dialogue se fait à deux et suppose des concessions, un compromis qui profite à tous mais déjà une union véritable dans l’opposition et non celle qui se craquelle chaque jour tant personne ne gagnera tout seul dans cette jungle ! Comment l’obtenir ? Pas simplement avec des oukases désuets d’exclusion ou des cris de victoire quasi irresponsables !

Le seul défi qui vaille aujourd'hui pour un Congo qui se veut gagnant : « ce pouvoir a certes repris tout en main, en route vers 'la présidence à vie', 'la dictature quasiment à visage découvert' », la réponse c'est comment le contrer efficacement ! Avec les mêmes méthodes (et les mêmes personnes !?) qui n'ont rien donné par le passé ?
Et n'oubliez surtout pas : à la guerre la ruse vaut parfois mieux que la force, être fort c'est aussi parfois surestimer les dangers , reconnaître ses faiblesses pour mieux s'armer en conséquence !


« Soulèvement populaire », disent certains, pourquoi pas sauf qu’il ne se décrète pas au coin d’une table, c’est pure démagogie que de l’agiter si on ne s’en donne pas les moyens, si on ne le ‘prépare’ pas un peu malgré sa dimension d’imprévisibilité, je ne vois personne en parler avec suffisamment d'expertise et de responsabilité…
Pauvre pays ! A vos armes, il est plus que temps, personne d’autre ne viendra nous sauver de cette dictature ‘génocidaire’ sinon nous-mêmes, chers Compatriotes !
Vous êtes chacun chacune l'homme et la femme dont vos frères et sœurs, vos enfants, petits-enfants, parents et arrières-parents attendent des remèdes  à leurs maux !!!


"Gouvernement Tshibala ou quand les dialogues vident l’opposition de toute sa substance (Papier d’angle)
° https://actualite.cd/2017/05/14/gouvernement-tshibala-dialogues-vident-lopposition-de-toute-substance-papier-dangle/
« Le dialogue, voie royale pour résoudre les problèmes en RDC ». Cette expression a raisonné tel un credo eucharistique au cours d’un office religieux pour convaincre les uns et les autres à un sursaut de « bon sens ». Appuyé par des spots radio-télévisés presqu’à la limite de l’irrationnel, selon une certaine opinion qui a crié à l’apologie du chaos, tout a été mis en œuvre pour pousser à mettre sur une table les acteurs politiques.
Seulement, comme dans chaque combat, le nul ne satisfait pas. En face d’une machine qui mise sur sa survie, l’opposition congolaise, si elle a pensé aux retombées finales, n’a visiblement pas mûri sa réflexion sur la méthode, misant peut-être sur les garanties que confèrent certaines instances internationales. 


Nul n’est besoin de démontrer que l’instinct de survie place l’individu dans un état second, lui confère forces et pouvoirs au-delà de sa nature. Psychologiquement, le danger que représente pour les tenants de la MP la perte du pouvoir et donc de la couverture tant sécuritaire que socio-économique comme enjeu est un aspect à prendre très au sérieux. L’exemple le plus probant reste la volonté pour garder la main mise sur les postes ministériels dits « de souveraineté ».
L’opposition politique congolaise, quant à elle, ne manque pas d’atout à faire valoir. Ce qui lui manque peut-être, ce sont les moyens de sa politique. Des observateurs s’accordent à dire que l’opposition congolaise est un ensemble hétérogène qui ne tire sa cohésion que de la nature des intérêts individuels dans lesquels se retrouve chacun des éléments.

Opposition, terrain de jeu du pouvoir?

Le scénario est identique et répétitif. Un cycle quasi parfait : on appelle au dialogue – objectif : montrer sa volonté – sur chemin, et après avoir montré et donné le goût du pouvoir et la volonté d’en céder une partie, on bloque tout. On indexe ensuite une frange d’être à la base de l’échec, puis on annonce que malgré tout on va former un gouvernement. Résultat final : l’opposition se vide.
Inconstance, dirait-on. Mais, bien plus, un manque de repère. De la Cité de l’Union Africaine au Centre interdiocésain, le  scénario reste identique. La MP assiste en première ligne au déchirement à la vitesse grand V d’une opposition à quête de repère. Elle sait que c’est inévitable étant donné que d’une manière assez large, l’opposition congolaise est composée des déçus d’un système dans lequel ils ne retrouvent pas leur compte. Facile à conditionner, du reste ! 

La nomination de Samy Badibanga en pleine discussions directes du Centre interdiocésain sonne déjà l’ouverture du bal. Kamerhe et toute la cohorte sont pris à contre-pied. L’opposition signataire de l’accord du 18 octobre est mise à froid.
Mais voilà, le Rassemblement tient encore sur ses deux pieds. Pas satisfaisant donc! Il faut la désintégrer à son tour. La CENCO ferait l’affaire pense-t-on. La suite, nous la connaissons. Le Rassop vole à son tour en éclat.

Moyen VS stratégie 

«La Cenco déplore que les consultations entre le Chef de l’Etat et le Chef de délégation du Rassemblement aux négociations au terme desquelles allait être nommé le Premier ministre n’aient pas eu lieu. Malgré tout, un Premier ministre a été nommé. Ceci constitue une entorse à l’Accord de la Saint-Sylvestre et explique la persistance de la crise» (CENCO, Conférence de Presse du 21 Avril 2017)
L’accord du 31 décembre 2016, même si on ne le dit pas, met K.O au premier round, celui du 18 octobre. Il va nourrir la division entre les deux franges de l’opposition,  à savoir celle signataire et celle non-signataire. Des déclarations d’animosité vont se succéder. 

L’annonce de la nomination de Bruno Tshibala comme Premier ministre, elle, sonne le coup de grâce. Avec son gouvernement fraîchement publié, le Rassop, déjà en proie à une division interne est mis à mal. La stratégie de l’effritement semble porter ses fruits.
Pour l’opposition politique congolaise, les accords issus de différents dialogues sont généralement des voies de sortie des crises, et donc des moyens auxquels sont continuellement opposées différentes stratégies de déstabilisation. 
Si le gouvernement Tshibala ne met pas fin à la crise politique, un autre dialogue n’aurait-il pas comme conséquence d’achever ni plus ni moins l’opposition, ou du moins ce qu’il en reste?"



"RDC : les élections s’éloignent, le référendum se rapproche"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-les-elections-seloignent-le-referendum-se-rapproche/
Byebye 2017 ! L’élection présidentielle prévue enfin d’année pourrait être de nouveau reportée. Ce qui laisserait le temps au président Joseph Kabila d’organiser un référendum pour avoir l’autorisation de briguer un nouveau mandat.

Tous les voyants sont au rouge pour la présidentielle de 2017 en République démocratique du Congo (RDC). L’élection de décembre prochain, pourtant âprement négociée après le report de celle de 2016, pourrait être de nouveau retardée. Le patron de la Commission électorale congolaise (CENI), Corneille Nangaa, souffle le chaud et le froid depuis quelques semaines sur les difficultés d’organisation du scrutin. Si l’opération d’enrôlement des électeurs « se fait plutôt bien »  avec 22,3 millions déjà enregistrés sur 45 millions, Corneille Nangaa tire la sonnette d’alarme sur la persistance de l’insécurité dans les Kasaï et le coût « extrêmement élevé »  des élections. Deux inquiétudes qui font craindre à l’opposition un nouveau « glissement »  du calendrier électoral qui permettrait au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir alors que son dernier mandat est arrivé à terme fin décembre 2016. Les opposants au chef de l’Etat accusent la majorité présidentielle et la CENI de retarder volontairement les élections « sur ordre » de Joseph Kabila.

Caisses vides et insécurité persistante aux Kasai

Petit à petit, Corneille Nangaa, distille les arguments d’une nouvelle incapacité de l’Etat congolais à pouvoir organiser les élections avant la fin de l’année. Côté finances, le ministre du budget avait déjà laisser entendre que les caisses de la RDC étant vides, l’Etat n’avait pas les moyens de débourser 1,3 à 1,8 milliard de dollars pour financer les scrutins. Avec la baisse du prix des matières premières, le budget de la RDC a fondu comme neige au soleil, passant de 9 à 4,5 milliards de dollars. Et Corneille Nangaa de rajouter que que le coût des élections « devait être revu à la baisse » dans une déclaration au site Actualite.cd. Autre menace que les élections : l’insécurité persistante dans les Kasaï, au centre du pays. Les affrontements entre la milice Kamuina Nsapu et les forces de sécurité ont fait plus de 400 morts et jeté plus d’un million de réfugiés sur les routes. Pour le patron de la CENI, « soit on va aux élections sans les Kasaï » , soit on stabilise la région « mais cela prendra un peu de temps » . L’argument de l’instabilité des Kasaï pour reporter les élections étonne nombre d’experts. Lors des deux derniers scrutins présidentiels de 2006 et 2011, la guerre dans les Kivus n’a pas visiblement pas empêché l’enrôlement des électeurs et la tenue des élections.

Glissement, le retour

Selon le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui suit avec attention la crise politique aen RDC, organiser les élections sans les Kasaï serait inconstitutionnel. « La seule voie de sortie résiderait dans le report pur et simple des scrutins » et ouvrirait donc la porte à un nouveau glissement du calendrier électoral. Quelques jours plus tard, Corneille Nangaa revient sur ses propos, estimant « qu’aucune option n’était levée. » Mais pour le GEC, « la CENI prépare les esprits » … il n’y aura pas d’élections en 2017 en RDC. Il y a donc de fortes chances pour que la CENI ne soit pas en mesure de mettre à disposition au 31 juillet prochain un fichier électoral fiable.

…comme Sassou et Kagame

Un nouveau report des élections peut-il servir les intérêts du président Joseph Kabila que l’opposition accuse de vouloir s’accrocher au pouvoir ? Oui, si le président Congolais s’inspire de ses homologues voisins, Denis Sassou-Nguesso en République du Congo et Paul Kagame au Rwanda. Ces deux chefs d’Etat ont en effet réussi à organiser un référendum afin de modifier la Constitution pour pouvoir briguer un nouveau mandat. En retardant une nouvelle fois la présidentielle, Joseph Kabila se donnerait un peu plus de temps pour organiser un tel scrutin, argumentant du « blocage politique et institutionnel » du pays. Comme Corneille Nangaa, le porte-parole de la Majorité présidentielle, Alain Atundu, a également commencé à « préparer les esprits », affirmant que « la classe politique ne peut ravir au peuple congolais le droit de s’exprimer soit par référendum soit par les élections. Le référendum est un droit constitutionnel inaliénable. Parce que c’est la seule disposition qui garantit au peuple d’intervenir à tout moment. » La stratégie de Joseph Kabila apparaît maintenant au grand jour."



" RDC : Kabila isolé sur fond de crainte de déstabilisation de la sous-région
° http://www.togosite.com/index.php/afrique/6615-rdc-kabila-isole-sur-fond-de-crainte-de-destabilisation-de-la-sous-region
Le régime congolais est à l’offensive diplomatique depuis quelques jours, dans la sous-région comme ailleurs sur le continent. Objectif : trouver une écoute favorable auprès de quelques pays et aider ainsi Kinshasa à accréditer l’idée que la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre est en bonne voie. Et Joseph Kabila a fort à faire pour accréditer cette interprétation !
La thèse selon laquelle les récentes évolutions gouvernementales sont la stricte application de l’accord du 31 décembre est pour l’instant largement battue en brèche au sein de la communauté internationale (ONU, Etats-Unis, Union européenne, etc.) qui « n’achète » pas la nomination de Bruno Tshibala comme Premier ministre au motif qu’elle… contrevient directement aux dispositions de l’Accord de la Saint-Sylvestre et à la résolution 2348, adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Frénésie diplomatique


Leonard She Okitundu, le ministre des Affaires étrangères RD congolais, accompagné de Kikaya Bin Karubi et d’Adolphe Lumanu, deux proches conseillers de Joseph Kabila, étaient hier au Burundi et hier soir au Rwanda, ef ils sont arrives ce jour en Ouganda. Une frénésie diplomatique qui cache mal la difficulté du régime de Kinshasa à trouver des oreilles attentives dans la sous-région.
En effet, au-delà des postures officielles et des discours convenus, les dirigeants des Etats de la sous-région, pourtant peu réputés pour leur attachement à l’ordre constitutionnel, sont tout particulièrement inquiets de l’incapacité croissante de Joseph Kabila à stabiliser la situation sur le plan sécuritaire en RDC. Troubles à l’Est, au Kasaï, tensions à Kinshasa… Les motifs d’inquiétude ne manquent pas. D’autant que la situation est aggravée par une crise politique aiguë provoquée par le chef de l’Etat RD congolais lui-même, qui refuse de quitter le pouvoir, alors que son second et dernier mandat constitutionnel est arrivé à échéance le 19 décembre 2016.

Kabila isolé sur fond de crainte de déstabilisation de la sous-région

En Egypte, où Joseph Kabila s’est rendu il y a quelques jours, pour tenter de « faire passer des messages à l’attention des Etats-Unis » (le président Abdel Fattah al-Sissi étant un allié de la première puissance mondiale dans la région), l’écoute a été « polie mais sans plus », indique un diplomate. Au Congo-Brazzaville et au Rwanda, c’est l’inquiétude qui domine, Joseph Kabila n’étant plus perçu comme le garant de la stabilité et les craintes de déstabilisation de la sous-région étant désormais bien réelles.
Des craintes particulièrement vives en Angola, qui a fermé il y a quelques semaines sa frontière avec le Congo-Kinshasa. Des milliers de personnes avaient toutefois eu le temps de la traverser. Même au Gabon, où le Président Bongo – réélu difficilement en 2016 – est gêné aux entournures, la RDC fait l’effet d’un caillou dans la chaussure. « Officiellement, le pays soutient – du bout des lèvres – le régime de Joseph Kabila. Mais en off, le discours est radicalement différent. Kabila n’est plus perçu comme le garant de la sécurité mais comme une source potentielle d’instabilité », explique un diplomate attentif.

En apparence, le chef de l’Etat RD congolais semble être le maître du jeu et des horloges. Mais c’est au prix d’un isolement diplomatique croissant. Même Jacob Zuma, l’un de ses plus fervents partisans, a de plus en plus de mal à lui afficher son soutien. Empêtré dans une série d’affaires qui le rendent impopulaire, il quittera l’année prochaine le pouvoir, au terme de son second et dernier mandat, se conformant ainsi à la Constitution. Un exemple que beaucoup de chefs d’Etat en Afrique centrale souhaiteraient désormais que Joseph Kabila suive, afin d’éviter que la sous-région ne sombre dans un chaos généralisé dont nul ne pourrait prévoir les effets."



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 16/5/2017, 7:17 pm, édité 6 fois (Raison : et)

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 16/5/2017, 10:37 pm

PS

"Des actions fortes sont nécessaires pour sauver l’accord de la Saint-Sylvestre en RD Congo
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11710
° https://www.hrw.org/fr/blog-feed/la-rd-congo-en-crise
La perspective d'élections démocratiques d'ici la fin de l'année en République démocratique du Congo semble s’éloigner de plus en plus, alors que les termes d'un accord posant les bases d'un vote sont largement ignorés.
Non seulement la coalition au pouvoir en RD Congo défie certains principes clés de l'accord de la Saint-Sylvestre, mais les forces gouvernementales exercent une répression politique effrénée et commettent des violations à grande échelle des droits humains. Le manque de mise en œuvre de l’accord commence à ressembler à une manœuvre dilatoire de plus pour maintenir le président Joseph Kabila au pouvoir. Des actions fortes, y compris de nouvelles sanctions ciblées, sont nécessaires de toute urgence afin de renouveler la pression et de tenter de remettre l’accord sur la bonne voie.


Ce type de pression a fonctionné en RD Congo par le passé. Les partenaires internationaux du pays – notamment les États-Unis, l'Union européenne et les leaders régionaux – ont fait pression sur Kabila et son gouvernement dans les mois précédant le 19 décembre 2016, marquant la fin de son deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution. Cela avait entraîné des concessions importantes et l'aval de Kabila à l’accord conclu grâce à la médiation de l’Église catholique, qui stipule qu'il ne tentera pas de modifier la constitution ni de briguer un nouveau mandat, et que les élections auront lieu avant fin décembre 2017.
Mais la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) s’est retirée de son rôle de médiatrice fin mars, en raison de l’impasse dans laquelle se trouvait la mise en œuvre de l’accord. Peu après, Kabila a refusé de permettre à la coalition d’opposition du Rassemblement de choisir le Premier ministre intérimaire, en apparente violation de l’accord de la Saint-Sylvestre. Au lieu de cela, le 7 avril, il a nommé Bruno Tshibala, un ancien leader de l’opposition qui avait été exclu du principal parti d’opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

L’Union européenne, la Belgique et la France ont toutes soulevé des préoccupations au sujet de sa nomination et ont appelé à la pleine mise en œuvre de l'accord de décembre. Le 21 avril, les évêques catholiques de RD Congo ont qualifié sa désignation d’« entorse » à l’accord pour lequel ils avaient servi de médiateurs.
Le dénommé « arrangement particulier », une annexe à l’accord de la Saint-Sylvestre exposant la façon dont cet accord sera mis en œuvre, a été finalement signé le 27 avril – mais seulement par la coalition au pouvoir et par quelques éléments de l’opposition modérée. La coalition du Rassemblement a refusé de le signer, dénonçant ce qu’elle a qualifié de « mascarade ». De nombreuses ambassades de même que l’Église catholique n’ont pas assisté à la cérémonie de signature.

Les « mesures de décrispation » mentionnées dans l’accord ont à peine été traitées. Des dizaines de prisonniers politiques demeurent en détention, au moins cinq médias proches de l'opposition restent fermés, et le signal de Radio France Internationale (RFI) est bloqué à Kinshasa depuis six mois.
Un rapport confidentiel de la CENCO sur deux des « cas emblématiques » traités par la commission du dialogue sur les mesures de décrispation, qui a fuité dans la presse la semaine dernière et consulté par Human Rights Watch, a conclu que les procès contre les leaders d’opposition Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo reposaient sur des motifs politiques, étaient entachés d’irrégularités et n’étaient « rien d’autre que des mascarades ». Le rapport, qui a été communiqué confidentiellement à Kabila le 29 mars, appelle à la libération immédiate de Muyambo, qui avait été arrêté pendant les manifestations nationales en janvier 2015 et condamné le 12 avril 2017 à cinq ans de prison. Il appelle également au retrait du mandat d’arrêt et à l’abandon des poursuites contre Katumbi, qui vit en exil depuis mai 2016, ainsi qu’à la libération des associés de Katumbi qui avaient été arrêtés.

Au cours des manifestations politiques qui ont eu lieu à travers le pays au mois de décembre, les forces de sécurité ont tué plus de 60 personnes et ont emprisonné des centaines de dirigeants et de partisans de l’opposition, d’activistes pro-démocratie et de manifestants pacifiques. Des officiers supérieurs des services de renseignement et des forces de sécurité responsables de la répression en décembre, et au cours des deux années et demi passées, occupent toujours des postes supérieurs, et aucun effort n’a été fait pour s’assurer qu’ils rendent des comptes.
Plus récemment, le 10 avril, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et arrêté plus de 80 personnes pour disperser ou empêcher de petites manifestations en RD Congo. Trente-trois activistes du mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) ainsi que deux autres personnes ont été arrêtés le 12 avril au cours d’un sit-in pacifique devant la Banque centrale à Goma. Ils protestaient contre le fait que des milliers de personnes qui avaient placé leurs épargnes auprès de prêteurs de microcrédit supervisés par la Banque centrale avaient ensuite été dans l’incapacité de les recouvrer. Les activistes voulaient dénoncer « l’incompétence » et la « complaisance » de la Banque centrale dans ce processus. Ils ont été relâchés plus tard le même jour. La police a également agressé plusieurs journalistes couvrant le sit-in. Le 19 avril, les forces de sécurité ont de nouveau arrêté 17 activistes de la LUCHA, dont trois jeunes femmes, au cours d’une manifestation similaire à Goma. Ils ont été relâchés le 22 avril, sans inculpation.

À Kinshasa, 24 activistes des mouvements LUCHA et « Il est temps » ont été arrêtés le 27 avril, alors qu’ils protestaient contre l’insalubrité dans la capitale. Des policiers ont pris les t-shirts des activistes et ont arraché d'autres symboles de leurs mouvements, laissant deux femmes à moitié nues. Ils ont été détenus dans un camp de la police et libérés plus tard, après que le gouverneur de Kinshasa soit intervenu. Treize activistes de LUCHA et de « Il est temps » ont été arrêtés le 5 mai devant l’Hôtel du gouvernement à Kinshasa, où ils s’étaient rendus pour remettre un document réclamant davantage d’emplois pour les jeunes. Ils ont été relâchés plus tard le même soir.
À Lubumbashi le 6 mai, les forces de sécurité ont dispersé des personnes qui s’étaient rassemblées au centre ville pour une réunion de la coalition d’opposition Rassemblement, arrêtant plusieurs partisans du Rassemblement.
Les autorités congolaises ont un long chemin à parcourir pour « assurer un environnement propice à la conduite de ce processus électoral », tel que demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans une déclaration du 4 mai, le Conseil a exhorté le gouvernement de la RD Congo et toutes les autres parties concernées à « créer les conditions nécessaires pour que le processus électoral soit libre, […] qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression, y compris pour la presse, la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’État, la sécurité de toutes les acteurs politiques et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs et témoins, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment des femmes. »

Entretemps, il n'y a toujours pas de calendrier électoral, et l’enrôlement des électeurs a été entravé par l'insécurité et les défis logistiques. Le 1er mai, la commission électorale a annoncé que l’enrôlement dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central avait été reporté sine die. Cette région du centre de la RD Congo – un bastion de l’opposition – s’est retrouvée en proie aux violences entre forces gouvernementales et milices locales et aux attaques ciblées contre des civils ces derniers mois, avec plus de 400 personnes tuées et 1, 27 million de personnes déplacées de leurs foyers, y compris plus de 100,000 nouveaux déplacés internes uniquement pour la semaine dernière. Plus de 40 fosses communes ont été documentées, et deux experts de l’ONU ont été assassinés en mars.

Il existe de graves préoccupations concernant une répression gouvernementale accrue à travers le pays. L’UDPS a annoncé que le corps d’Étienne Tshisekedi, le leader d’opposition de longue date en RD Congo décédé en Belgique le 1er février, serait rapatrié en RD Congo le 12 mai. Alors que la date pourrait être reportée à nouveau, le retour du corps de Tshisekedi pourrait être un point critique pour les violences entre les partisans de l'opposition mobilisés et les forces de sécurité gouvernementales.
Les États-Unis, l’Union européenne et le Conseil de sécurité devraient imposer de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des principales autorités de RD Congo les plus responsables des graves violations des droits humains et des tentatives de retarder ou d’entraver les élections. Une nouvelle série de sanctions ciblées par les États-Unis adresserait un message clair selon lequel la pression sur le gouvernement Kabila continuera sous la nouvelle administration Trump. Le 6 mars les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont chargé la Haute représentante Federica Mogherini d’entamer le processus menant à de nouvelles sanctions ciblées, et ils devraient désormais passer à l’adoption de ces sanctions lors du prochain Conseil des Affaires étrangères le 15 mai.

Ces mesures devraient être accompagnées d'une forte campagne de messages publics et privés de la part des partenaires internationaux et régionaux de la RD Congo, indiquant qu'il y aura des conséquences graves dans leurs relations avec la RD Congo si des élections crédibles ne sont pas organisées d'ici la fin de l'année.
Les partenaires internationaux ainsi que les dirigeants politiques et religieux congolais devraient appeler plus fermement les autorités à libérer les prisonniers politiques, abandonner les accusations basées sur des motifs politiques contre des activistes et des dirigeants politiques en exil, rouvrir les médias interdits, lever les interdictions de manifestations politiques pacifiques, et permettre aux jeunes activistes et à tous les Congolais d’exprimer librement leurs points de vue sans crainte d'arrestation ou de mauvais traitements. Ils devraient également faire en sorte de garantir que le Conseil national de suivi de l'accord (CNSA), conçu pour surveiller la mise en œuvre de l'accord de la Saint-Sylvestre et l'organisation des élections, soit établi rapidement. Ce Conseil devrait pouvoir agir de manière indépendante et avec un mandat fort pour soutenir l'organisation d'élections crédibles, transparentes et pacifiques avant la fin de l'année.
Des mesures vigoureuses et un engagement de haut niveau sont nécessaires maintenant, tant qu'il y a encore un espoir de mettre la RD Congo sur la voie d'élections crédibles et transparentes, et avant que le pays ne sombre dans davantage de violence et de violations des droits humains."

Ida Sawyer
Directrice pour l'Afrique centrale
ida_sawyer


"RDC: IL Y A VINGT ANS, KINSHASA S'OFFRAIT AU REBELLE KABILA PÈRE
° http://www.izf.net/afp/rdc-il-y-vingt-ans-kinshasa-soffrait-au-rebelle-kabila-pere
"Ils étaient très jeunes, sales, affamés, croulant sous le poids de leurs armes; sans réfléchir, nous leur avons offert boissons et nourriture", se souvient Chantal Kikalulu. Ce 17 mai 1997, fatiguée par trop de dictature, Kinshasa s'offre sans combat aux forces de Laurent-Désiré Kabila.

Partis de l'Est en octobre 1996, soutenus et armés par le Rwanda et l'Ouganda, Laurent-Désiré Kabila et son Alliance des Forces démocratiques de libération du Congo (AFDL) vont se rendre maîtres en moins de sept mois de ce qui s’appelait alors le Zaïre, immense pays usé par près de 32 ans de règne du maréchal Mobutu.
Kabila bénéficie d'un contexte régional et international particulièrement favorable. En plus du Rwanda et de l'Ouganda, il est soutenu par une coalition - incluant aussi l'Angola et le Burundi - bien décidée à chasser Mobutu au moment où celui-ci est lâché par les Occidentaux qui l'avaient soutenu depuis sa prise du pouvoir en 1965, jusqu'à l'éclatement de l'Union soviétique.
"Dès l'aube du 17 mai 1997, des Kinois enthousiastes accouraient vers nous avec du pain, des sachets d'eau, voire des seaux d'eau pour nous laver", se rappelle Cédric Kabeya, alias Zimbabwe, fantassin ayant participé à cette épopée l'année de ses 16 ans.

Pendant la conquête, les troupes de l'AFDL, qui avait recruté à tour des bras des enfants et des adolescents, semblent avoir été précédées d'une réputation de discipline contrastant avec les Forces armées zaïroises (FAZ).
"Nous nous accrochions plus avec des mercenaires blancs qu'avec des militaires ex-FAZ", raconte Zimbabwe, devenu électricien après sa démobilisation, en 1999.
"La majorité des villes tombaient entre nos mains sans résistance de la part des hommes de Mobutu démoralisés et vomis par la population", se rappelle le général-major Jean-Claude Kifwa, aujourd'hui commandant de la deuxième zone de défense.
La population collaborait d'autant plus facilement qu'elle en avait "marre de se faire humilier, piller et gratuitement tuer par les ex-FAZ indisciplinés", dit cet ancien commandant de la garde rapprochée de Laurent-Désiré Kabila. Au plus haut niveau des FAZ aussi on en avait assez du mobutisme, ajoute-t-il, et la rébellion disposait d'"informations stratégiques" qui lui parvenaient du sein même de l'état-major.

- Libérateurs -

Selon un ancien officier supérieur des FAZ, les derniers "véritables accrochages avec l'ennemi" ont eu lieu à Kenge, à plus de 200 km à l'est de Kinshasa. Cette ville tombée, "la défense de Kinshasa n'avait plus de raison d'être, sauf à vouloir un bain de sang" dans une mégapole, qui compte déjà plusieurs millions d'habitants.
Le 16 mai, l'AFDL est aux portes de Kinshasa. Mobutu fuit vers son repaire de Gbadolite, à la frontière avec la Centrafrique. Le général Donatien Mahele Lieko, chef d'état-major, décide de livrer la ville sans combattre. Il est assassiné dans la nuit par des hommes de la Division spéciale présidentielle (DSP), le dernier carré des fidèles du "Léopard".
Mais l'Histoire est déjà écrite. Le 17, les troupes de l'AFDL et de nombreux militaires rwandais entrent dans Kinshasa. La population en liesse les accueille aux cris de "Libérateurs !" et "Kabila nous t'attendons !" Le "Mzee" est alors à Lubumbashi, dans le Sud-Est, où il se proclame président de la République démocratique du Congo. Il arrivera le 20.
La mise au pas de l'opposition, la présence encombrante des soldats ougandais et rwandais et la dérive rapide du pouvoir vers l'autoritarisme font vite oublier aux Kinois leur enthousiasme.

- 'Désillusion totale' -

"C’était la désillusion la plus totale", regrette Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de Kabila fils, "le peuple s'est vite rendu compte que Laurent-Désiré Kabila avait était porté au pouvoir par des chars rwandais et qu’il était temps de le libérer de [ces] étrangers dont le rôle prépondérant apparaissait clairement".
"Ceux qui nous avaient accueillis comme des princes sont subitement devenus hostiles, nous taxant de Rwandais", témoigne Zimbabwe.
"[On nous a accusé] de nous comporter comme dans un pays conquis", raconte Armel Matabaro, ex-kadogo sans-emploi, comprenant le changement d'attitude de la population : "Nos commandants rwandais ont commencé à piller les biens des [mobutistes], ils maltraitaient de paisibles passants sans raison valable exactement comme les militaires de Mobutu".

Fin juillet 1998, Kabila renvoie les militaires rwandais et ougandais. Quelques jours plus tard, le Rwanda envahit la RDC. La deuxième guerre du Congo vient de commencer. Elle durera cinq ans. Au total, des centaines de milliers de personnes ont péri dans la violence au Zaïre puis en RDC entre 1996 et 2003.
Kabila est assassiné par un kadogo en janvier 2001. Son fils Joseph, 29 ans, lui succède. Élu président en 2006, lors des premières élections libres du pays depuis son indépendance en 1960, M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, reste à la tête du pays alors que son mandat est échu depuis décembre."



"Ce que pense Paul Kagame de la situation actuelle en RDC  
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes            
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/05/15/pense-paul-kagame-de-situation-actuelle-rdc.html
Dans une interview accordée à Jeune Afrique le 4 mai, le président rwandais est revenu sur la situation en RDC, notamment sur son aide apportée à la rébellion du président Laurent Désiré Kabila et sur ses relations avec Joseph Kabila.

Dans cet entretien réalisé par François Soudan, le directeur de la rédaction de Jeune Afrique, Paul Kagame s’est notamment disculpé des accusations de l’opinion publique congolaise, à cause de l’implication du Rwanda dans la guerre à l’Est de la RDC et le pillage de ressources minières du pays.
« Les faits parlent d’eux-mêmes. En quoi la situation actuelle en RD Congo a-t-elle quelque chose à voir avec le Rwanda ? Ce qui s’y passe aujourd’hui s’inscrivant dans la continuité de ce qui s’y déroule depuis des années, j’attends qu’on me démontre en quoi le Rwanda fait partie du problème« , a-t-il rétorqué.
Twisted Evil  Rolling Eyes            
Paul Kagame revient tout aussi sur son aide militaire octroyée à la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, 20 ans après la chute du Maréchal Mobutu. « (…) entre Kabila et Mobutu l’option Kabila était incontestablement la meilleure – ou la moins mauvaise, explique-t-il, avant d’ajouter: cette décision a été prise en fonction d’un contexte précis, qui concernait le Rwanda, sa protection et sa sécurité. Aurions-nous dû soutenir quelqu’un d’autre que Kabila ? Qui ? Je n’ai jamais eu de réponse à cette question. »

Concernant ses relations avec Joseph Kabila, le président rwandais parle d’une coopération « en bonne intelligence« . « C’est tout ce que je puis dire et c’est une bonne chose. De part et d’autre, les problèmes bilatéraux sont abordés dans un esprit positif », ajoute-t-il."

Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes      


"Tshibala promet d’organiser les élections dans le délai"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://actualite.cd/2017/05/16/tshibala-promet-dorganiser-elections-delai/
° https://actualite.cd/2017/05/14/mayo-atundu-ne-vise-revision-constitutionnelle-changement-de-constitution/
° http://www.jeuneafrique.com/437859/politique/rd-congo-lelection-risque-detre-reportee-selon-commission-electorale/

"Tensions au Palais du peuple : Des députés de l’opposition quittent la salle"
° https://actualite.cd/2017/05/16/tensions-palais-peuple-deputes-de-lopposition-quittent-salle/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article11600
° http://groupelavenir.org/assemblee-nationale-bruno-tshibala-investi-premier-ministre/
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=16967:gouvernement-et-cnsa-institutions-transitoires-des-debauches&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"L’UDPS annule sa marche et annonce une « réunion importante » ce 17 mai"  
Evil or Very Mad  Twisted Evil Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Laughing  
° https://actualite.cd/2017/05/16/ludps-annule-marche-annonce-reunion-importante-17-mai/

° https://actualite.cd/2017/05/15/bazaiba-noms-de-nos-4-delegues-cnsa-seront-deposes-bientot/
° https://actualite.cd/2017/05/15/cnsa-lunc-annonce-quelle-va-deposer-sa-liste-dans-les-prochaines-heures/
° https://actualite.cd/2017/05/13/lettre-de-kabila-meconnait-dirigeants-rassemblement-ny-repondrons-p-kazadi/
° https://actualite.cd/2017/05/13/lunc-exige-publication-calendrier-electoral/
° http://www.jeuneafrique.com/mag/437804/politique/rdc-vital-kamerhe-cherche-nouveau-souffle/

° http://www.radiookapi.net/2017/05/15/actualite/politique/le-cnsa-que-la-mp-veut-mettre-en-place-sera-biaise-selon-lutundula
° http://www.radiookapi.net/2017/05/15/actualite/politique/eve-bazaiba-le-front-confirme-sa-demande-de-diriger-le-cnsa

"« Il ne peut avoir des élections crédibles sans le Kasaï » – (OIF)"
° https://actualite.cd/2017/05/14/ne-elections-credibles-kasai-oif/

"Cour constitutionnelle : “Ramenez le nombre des juges à 5, c’est détruire l’équilibre institutionnel” – (Député Alonga)"
cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops                
° https://actualite.cd/2017/05/13/cour-constitutionnelle-ramenez-le-nombre-des-juges-a-5-cest-detruire-lequilibre-institutionnel-depute-alonga/


"Seuls le Rwanda et l’Angola peuvent siffler la « fin de la recréation » en RDC
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/05/15/seuls-rwanda-langola-peuvent-siffler-fin-de-recreation-rdc.html  
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops
Journaliste et éditorialiste, Louis Keumayou pense que l’opposition politique en République démocratique du Congo est à la traîne face au pouvoir. 

Intervenant à l’émission KIOSQE sur la chaîne française TV5 Monde, Louis Keumayou, journaliste camerounais exerçant en France, et qui a tour à tour été correspondant des quotidiens Le Messager, Mutations, de Radio Vatican et de BBC Afrique, dresse un bilan peu flatteur de l’opposition politique en République démocratique du Congo.
« On est dans un schéma qui a été prévu par le président Kabila et sa majorité. Ca fait seize ans qu’il est à la tête de ce pays. (…) Cela fait quatre mois qu’il a dépassé le mandat qui lui a été accordé, et que l’opposition n’arrive pas malheureusement à s’accorder sur la façon de gérer cet après mandat« , a-t-il dit durant l’émission diffusée dimanche dernier.
Pour lui, organiser les élections à la fin de l’année, comme l’exige l’accord signé le 31 décembre, est peu plausible. « On est très mal parti pour. Parce qu’il n’y a pas suffisamment de moyens pour le faire, il n’y a pas d’entente au niveau des partis politiques. Rappelons quand même que jean-pierre bemba était le président du MLC. Ce parti, s’est liquéfié complètement, aujourd’hui l’UDPS qui était incarnée par Étienne Tshisekedi est en voit également d’implosion. La, devant le président et sa majorité, il ne reste aujourd’hui que les organisations de défense des droits de l’homme« , analyse-t-il.

Alors que l’Angola a haussé le ton pour demander un Dialogue « sérieux » en RDC, le journaliste camerounais estime que seuls les deux puissances régionales, à savoir le Rwanda et l’Angola, peuvent « siffler la fin de la récréation en RDC« .

[ltr]
[/ltr]



 Suivre
TV5MONDE Info @TV5MONDEINFO
[ltr]"Aucune force politique ne représente une alternative à #Kabila" en #RDC selon @Keumayou dans #kiosque[/ltr]

19:05 - 14 May 2017


"RD Congo : "L'accord reste le seul espoir pour redresser la situation"
° http://www.france24.com/fr/20171204-rdcongo-accord-majorite-opposition-elections-joseph-kabila-entretien-analyse-kabamba
Quatre mois après la signature d'un accord historique entre majorité et opposition en RD Congo, l'instabilité politique et sécuritaire perdure. Bob Kabamba, professeur en Sciences politiques à l’université de Liège, livre son analyse à France 24.

En République démocratique du Congo, la situation politique et le contexte sécuritaire se détériorent, quatre mois après la signature d’un accord entre la majorité et l’opposition censé permettre une transition pacifique, grâce à une cogestion du pays, jusqu’à la tenue de nouvelles élections fin 2017.
Le professeur en Sciences politique à l’université de Liège, en Belgique, Bob Kabamba, spécialiste du pays, estime que la tenue de ces élections est aujourd’hui compromise en raison d’une absence de volonté politique, d’un manque de financement mais aussi d’une situation sécuritaire très dégradée partout en RD Congo. Malgré tout, selon lui, l’application de cet accord reste aujourd'hui le seul espoir de stabiliser le pays. 

France 24 : Abandon de la médiation par la Cenco, nouveau Premier ministre contesté par une partie de l’opposition, postes clés du gouvernement aux mains des proches du président Kabila, calendrier électoral toujours pas fixé. Un peu plus de quatre mois après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre entre l’opposition et la majorité, ce dernier est-il déjà caduc ?
Bob Kabamba : (...)"



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  ndonzwau le 17/5/2017, 1:53 am

Une parenthèse historiographique en ce vingtième anniversaire de notre « ‘nakba’, le ‘cauchemar’ de la ‘fausse libération' (une 'libération virtuelle' comme dit l'autre) du 'conglomérat d’aventuriers l’AFDL’ » le 16-17 mai 1997 qui s’est révélée une réelle « occupation » !
A propos la récente interview culotée de Kagame sur JA tout à sa propagande diabolique qui j’espère trompe peu de monde aujourd’hui vaut le détour…sur JA !

De « l’histoire immédiate » en fait d’autant que nous y sommes toujours en plein, le pouvoir de ‘JK’ n’est rien d’autre que le règne de l’AFDL ougando-rwando-congolaise qui avait repris le poil de la bête après le court intermède de rébellion mené par LDK…
La presse nationale et internationale à portée africaine n’a pas hésité à nous servir des analyses sur l’évènement et sur l’histoire du monarque déchu d’alors, Mobutu !
En voici quelques titres !


"RDC: IL Y A VINGT ANS, KINSHASA S'OFFRAIT AU REBELLE KABILA PÈRE"
° http://www.izf.net/afp/rdc-il-y-vingt-ans-kinshasa-soffrait-au-rebelle-kabila-pere

"Une libération virtuelle
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=16966:une-liberation-virtuelle&catid=85:a-la-une&Itemid=472
17 mai 1997-17 mai 2017, il y a 20 ans, jour pour jour, depuis que l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) s'est débarrassée de Mobutu, qui incarnait le « mal zaïrois ». Vingt ans de gâchis démocratique !
Les « libérateurs », qui n'étaient qu'un conglomérat d'aventuriers et d'opportunistes, pour reprendre l'expression de M'zée, se sont mués en dictateurs. Les ex-Zaïrois, qui croyaient être libérés de la tyrannie, ont vite déchanté. Les activités des partis politiques sont suspendues ; l'autoritarisme est revenu au galop, la boulimie du pouvoir aidant


En 2001, le fils succède au père. Après cinq années d'atermoiements, des élections sont organisées en 2006, puis en 2011. Hélas ! Tricherie et fraude massive sont au rendez-vous.
Quoi qu'imparfaits, les deux cycles électoraux de 2006 et 2011 ont redonné de l'espoir à tout un peuple. En 2016, le troisième cycle devrait inaugurer l'alternance démocratique au sommet de l'Etat. Malheureusement, il n'en a pas été ainsi. La machine a grippé - la majorité au pouvoir ayant refusé de se plier au jeu démocratique.
Aujourd'hui, vingt ans après Mobutu, la libération "afdlienne" reste une illusion. Le peuple congolais est toujours en captivité. Tout se passe comme si le 17 mai n'a été qu'un accident malheureux de l'histoire que tous voudraient vite oublier

Il y a 20 ans Mobutu est parti. Quoi que mort, enterré loin de sa terre natale, Mobutu revit par ses méthodes qui ont refait surface dans la gestion de la chose publique.
Après deux décennies de passage à vide démocratique, le bout du tunnel est encore loin. La libération, demeure une chimère. Elle est encore virtuelle. Tôt ou tard, le peuple opprimé prendra le dessus sur tous ceux qui confisquent son bien-être
20 ans après, la date du 17 mai reste un cauchemar pour un peuple qui rêve d'une liberté qui lui est confisquée au jour le jour."



"16 mai 1997: Kabila entre dans Kinshasa, Mobutu s’exile
° http://www.rfi.fr/afrique/20170516-rdc-zaire-chute-mobutu-16-mai-1997-kabila-entre-kinshasa-mobutu-exile-maroc


L'ancien président zaïrois, Mobutu Sese Seko. © (Photo : AFP)[/ltr][/size]

La chute du maréchal Mobutu a lieu le 16 mai 1997. Ce jour-là, le Zaïre tourne la page du « Léopard ». Le lendemain, le 17, les troupes de l'AFDL entrent victorieuses dans Kinshasa, sans aucune résistance des Forces armées zaïroises.

Le 16 mai, l'Histoire raconte que Mobutu se réveille la peur au ventre. Kabila a infiltré depuis des semaines Kinshasa et le gros de ses troupes stationne aux portes de la capitale. Le Léopard se sait lâcher par les Américains. Après l'échec de négociations sous l'égide de Nelson Mandela et d'Omar Bongo, Laurent Désiré Kabila annonce que « Mubutu est fini » : « Je sais qu’il est fini. Le pouvoir, il n’en aura plus. Il est assiégé maintenant, à l’heure où nous parlons. »
7h50 ce 16 mai, le convoi de Mobutu Sese Seko se fraye un chemin, direction l'aéroport de Ndjili, sans gyrophare ni sirène. Le maréchal, déchu, atterrit à Gbadolite, son village natal. Le 17, les Kadogo de Kabila - ces jeunes soldats aux tenues trop larges, aux bottes en caoutchouc noires - entrent dans Kinshasa en libérateurs. Boulevard du 30 juin, les Kinois applaudissent  « C’est le départ de Mobutu, Kabila est déjà arrivé. Nous sommes dans la joie ! Nous sommes très contents de la libération. »

L'invincible, l'éternel Mobutu Sese Seko est rongé par deux cancers : prostate et colon. François-Joseph Mobutu Nzanga, son fils aîné, le raisonne, le convainc de quitter le pays. « Papa », comme l'appelaient les Zaïrois, comprend que deux de ses vœux ne seront jamais exaucés : mourir président et au pays. Un Iliouchine 76 quitte l'aéroport de Moanda, près de Gbadolite, pour Lomé. Pour une dernière demeure, le Maroc.

■ Les derniers mois d’exil au Maroc

Joseph Désiré Mobutu a passé ses derniers 5 mois d'exil au Maroc avant de succomber des suites du cancer à Rabat. Le Maroc a été un fidèle soutien de l'ancien président zaïrois. Retours sur ses derniers mois d'exils discrets au Maroc, marqués par la détérioration de son état de santé.
À la mi-mai 1997, à son arrivée au Maroc Joseph Mobutu passe quelques jours dans le nord du pays à Tanger. Très vite, son état de santé le pousse à se rapprocher de la capitale et à s'installer quelques semaines avec son entourage dans un hôtel de la petite ville balnéaire de Skhirat, à 25 km au sud de Rabat. Ce n'est qu'à la fin du mois de juillet que l'ex-président congolais est admis à l'hôpital Avicenne à Rabat.

À l'époque les autorités marocaines l'assuraient : le séjour de Joseph Mobutu devait être bref. Hassan II pourtant était l'un des plus fidèles soutiens du maréchal. Fervent défenseur de l'unité congolaise, le roi du Maroc avait envoyé à deux reprises, en 77 et 78, des soldats marocains pour venir en aide au régime du président zaïrois.
Pendant ce temps son entourage composé notamment de ses deux épouses et compagnes, les jumelles Bobi et Kosia ainsi que leurs enfants, vivaient discrètement et sous bonne garde dans l'une des villas de Hay Riad, quartier huppé de la capitale, fréquentée par les diplomates et les expatriés. Aujourd'hui sa garde rapprochée continue de vivre au Maroc en toute discrétion, tandis que les membres de sa famille s'y rendent de manière occasionnelle.
À sa mort en 1997, Joseph Mobutu est enterré dans le carré chrétien du cimentière de Rabat. Régulièrement visitée par ses proches mais aussi des anonymes, la sépulture est toujours impeccablement entretenue. Sur le caveau en marbre noir et blanc figurent les initiales de MSS pour Mobutu Sese Seko, Mobutu le Guerrier. En 2007 le président Kabila avait donné son accord pour un rapatriement de sa tombe. Mais la mesure à ce jour n'a pas été appliquée."



"VOLS, DETOURNEMENT DES SALAIRES..
CES « ANTIVALEURS » QUI AVAIENT DISPARU À L’AVÈNEMENT DE MZEE LAURENT-DÉSIRÉ KABILA… "

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article11604



L’avènement de Mzee Kabila à la tête de la République démocratique du Congo, le Zaïre est un pays laminé par 32 ans de la dictature. La léthargie caractérise l’économie nationale minée par la corruption et autres antivaleurs.

Kabila a apporté un nouveau souffle. Le peuple avait confiance en lui. Il attendait beaucoup du soldat du peuple. A Kinshasa, l’avènement de Mzee a créé un nouvel environnement. Les voleurs ont disparu des lieux publics. Dans les bus, on avait l’habitude de croiser les jambes, ce comportement à été rejeté. Les receveurs ont appris à s’habiller correctement, ils ont cessé de s’accrocher à la portière. Bref, l’arrivée de LD Kabila a chassé un certain nombre d’antivaleurs.
En ville, il n’était pas possible de se promener librement, surtout quand on avait de l’argent. Les hommes en uniforme extorquaient tout. Avec l’arrivée de Mzee, les choses ont réellement changé. Les soldats et les policiers sont devenus disciplinés.

Pour lutter contre le banditisme, il a créé le Service national à Kanyama Kasese (Katanga) confié au général Denis Kalume. Après un temps, Kinshasa a été inondé avec le maïs de Kanyama Kasese.
Sur le plan du développement, il a appelé les Congolais à se prendre en charge.
Pour les fonctionnaires de l’Etat, c’est Laurent-Désiré Kabila qui vient humaniser leur salaire. Ils y greffent des primes qui sont à la longue incorporées dans le salaire. Avec lui, on sent que l’augmentation des salaires est possible en RDC. Il introduit la notion de reliquat. Lorsque l’augmentation de salaire intervenait au milieu de l’année, les fonctionnaires récupéraient le manque à gagner des mois précédents. C’est lui aussi qui introduit la pratique de la bancarisation en envoyant les fonctionnaires retirer leurs salaires à la banque.

L’HISTOIRE

Très tôt le matin du 17 mai 1997, les troupes de l’Afdl et de nombreux militaires de la coalition ougando-burundo-rwandaise sont entrées dans la ville de Kinshasa. La capitale était dans une liesse qui frôlait la frénésie. Cette population a accueilli les "rebelles" avec des cris de joie. En fait, les nouveaux venus ont été accueillis en libérateurs.
Les soldats ! Ils sont très jeunes, appelés affectueusement "Kadogo", petits ou enfants en swahili. Fatigués. La sueur perle sur les visages. La faim émacie leurs visages. Mais, à ce jour ils sont accueillis en héros.
Dans certains quartiers, les kadogos reçoivent de l’eau…pour se désaltérer ou se débarbouiller. Car, ce sont eux ! Ils ont offert la ville de Kinshasa à Laurent-Désiré Kabila. En réalité, c’est sans combat que Kinshasa se livre.
La ville était rongée par trente-deux ans de dictature. Kinshasa était fatiguée des antivaleurs que charriait le mobutisme au crépuscule de son existence.
Pendant ce temps, "Mzee" est encore à Lubumbashi où il se proclame président de la République démocratique du Congo. Il n’arrivera à Kinshasa que le 20 mai 1997.

LA CONQUETE DE LA VILLE

L’Alliance des forces démocratiques de libération du Congo (AFDL) qui porte Mzee au "trône" part de l’Est en octobre 1996. Dès les premiers combats sur les montagnes du Kivu, la détermination était au rendez-vous. Après les premières conquêtes, les villes ont commencé à tomber les unes après les autres. Sans résistance aucune.
Les hommes de Mobutu, démoralisés et vomis par la population, ne pouvaient pas résister à l’ "ennemi". A son époque, l’armée de Mobutu avait brillé par des exactions, des pillages et le mauvais traitement réservé aux compatriotes.
Les seuls vrais combats ont été enregistrés à Kenge. Les éléments des Forces armées Congolaises ont reçu du renfort de l’Unita de Savimbi. Défaits, ils ont battu en retraite. Le dernier verrou était donc tombé.
Le 16 mai 1997, l’Afdl est aux portes de Kinshasa. Mobutu est bien obligé de se retirer à Gbadolite. Tous ses généraux l’ont abandonné. Le général Donatien Mahele Lieko, chef d’état-major qu’on accuse d’être de mèche avec l’ennemi, décide de livrer la ville sans combattre.

Alors qu’il est allé dans une mission périlleuse qui consistait à calmer la mutinerie des éléments de la Division spéciale présidentielle (DSP), la garde du maréchal Mobutu, le général Mahele est assassiné dans la nuit par des hommes de la Division spéciale présidentielle, les derniers irréductibles de Mobutu. Voilà qui permettra aux éléments d’Afdl d’entrer dans la capitale sans coup férir.
La présence des soldats rwandais sera plus tard mal perçue par les Kinois particulièrement. Par contre, lorsque Mzee prend la décision de rapatrier les éléments rwandais et ougandais, la guerre déclenchée par les Rwandais rendra Laurent-Désiré Kabila très populaire."



"Il y a 20 ans, Mobutu tombait: "Kabila reproduit la politique de Mobutu. Avec des différences""
° http://www.lalibre.be/actu/international/il-y-a-20-ans-mobutu-tombait-kabila-reproduit-la-politique-de-mobutu-avec-des-differences-5919e7e9cd702b5fbe96b4d1
NTERNATIONAL
Le Pr Jean Omasombo analyse pour nous les points communs et les différences entre les deux Présidents. Entretien.

Il y a 20 ans, les 16 et 17 mai 1997, Kinshasa tombait aux mains des troupes de la coalition congolo-ougando-rwandaise à la tête de laquelle s’était hissé Laurent Kabila et, le 18, Mobutu fuyait en avion sa place-forte de Gbadolite (Equateur) pour le Togo et le Maroc. Aujourd’hui, de nombreux actes de Joseph Kabila rappellent la politique du "Léopard". Mais jusqu’à quel point les deux Présidents se ressemblent-ils ? Pour le savoir, "La Libre Belgique" a interrogé le politologue Jean Omasombo, chercheur au Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren et professeur à l’Université de Kinshasa.

Cette ressemblance entre la politique des deux hommes, est-elle une impression ou la réalité ?

Joseph Kabila reproduit la politique de Mobutu, c’est une évidence. Mais le Mobutu des dernières années - car il y a aussi d’énormes différences entre les deux hommes. Laurent Kabila s’était présenté au pouvoir pour corriger ce que Mobutu avait fait - piller, détruire, être manipulé par les Occidentaux. Nationaliste proclamé, il prétendait reprendre l’Histoire au 5 septembre 1960, interrompue à l’éviction de Lumumba. Vingt ans plus tard, Joseph Kabila, le fils de Laurent, reproduit le modèle Mobutu, celui des années de transition, du désordre. Avec le maréchal, le pouvoir était aux militaires; avec Kabila, il est aux affairistes. Sur le fond, le pillage n’a pas cessé.
Pourriez-vous nous donner des exemples des ressemblances entre les deux chefs d’Etat ?
La promesse que répète Kabila de respecter la Constitution rappelle celle de Mobutu qu’il ne s’accrocherait pas au pouvoir. Il y demeura 32 ans ! Kabila y est depuis 16 ans. Comme Kabila aujourd’hui, Mobutu, en avril 90, est sorti de la légitimité; ils demeurent chefs dans un "entre-pouvoir". Le cadre de l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui espérait contrôler la période après la fin du mandat de Kabila, tend à ressembler à la Conférence nationale souveraine, qui ouvrit la voie à une longue transition incontrôlée. Kabila n’étant pas tenu responsable de la non tenue des élections avant la fin de son mandat, son camp formule des exigences comme si le Président continuait à jouir d’un pouvoir légitime. Comme Mobutu qui, ayant autorisé le multipartisme, tenait à contrôler les événements, Kabila veut décider du moment où il lâchera les élections pour sa succession. Pas question de faire des concessions qui lui seraient fatales, quitte, pourquoi pas, à "vendre chèrement sa peau", comme le répétait Mobutu.(...)"



"La revanche des Mobutistes"
° http://www.politico.cd/grand-angle/2017/05/15/la-revanche-des-mobutistes.html
20 ans après le départ troublé du Maréchal Mobutu, ses dignitaires sont plus que jamais de retour dans le système politique du pays(...)"



"Biographie «Mobutu»: un dictateur africain chouchou des démocrates occidentaux "
° http://www.rfi.fr/afrique/20170516-mobutu-biographie-dictateur-africain-chou-chou-democrates-occidentaux

"APPELS SUR L'ACTUALITÉ
[Vos réactions] Que reste-t-il de Mobutu ? "

° http://www.rfi.fr/emission/20170516-vos-reactions-reste-il-mobutu

"REPORTAGE AFRIQUE
RDC: comment les diplomates français ont perçu le coup d'Etat de Mobutu en 1965"

° http://www.rfi.fr/emission/20170516-rdc-prise-kinshasa-mobutu-24-novembre-1965

"Qui était Mobutu Sese Seko?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170516-etait-mobutu-sese-seko-rdc-zaire-kabila

"Congo: quand le général Mobutu prenait le pouvoir «pour cinq ans»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170516-congo-quand-le-general-mobutu-prenait-le-pouvoir-cinq-ans

"Mahele: le Tigre sauveur de Kinshasa"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/05/16/mahele-tigre-sauveur-de-kinshasa.html
Il était une fois le Général Mahele… Le héros oublié. Dont la mort épargna Kinshasa d’un bain de sang certain.



Nous sommes samedi 17 mai 1997 à l’aube, l’information est tombée comme un couperet, alors que les troupes de Laurent-Désiré Kabila sont aux portes de Kinshasa. Le Général Donatien Mahele Lieko Bokungu est abattu par la Division spéciale présidentielle (DSP) ou le serait plus précisément, à en croire certaines sources, d’une rafale tirée sur ordre du capitaine Kongolu Mobutu, fils du Maréchal déchu, qui venait de quitter précipitamment la veille la capitale, sur conseil du même Général Mahele, Général de brigade, alors Chef d’Etat-Major général des FAZ, se sentant ‘‘pas en mesure d’assurer sa protection’’.
Dans le dernier carré de Mobutu, le conseil est vite perçu comme une trahison, de la part d’un militaire que Mobutu aurait ‘‘crée’’. Des menaces sont même directement et clairement proférées à son endroit. Lors des adieux à l’aéroport de N’djili. « Même toi Donatien », aurait même interrogé la Première dame Bobi Ladawa. Moins de 24 heures après le départ de Mobutu, après que la sentence ait été prise, il restait à trouver un exécuteur. Kongolu, le maniaque des armes, au sang chaud, le dernier des mobutu à avoir traversé le fleuve, vengea son père.
De son exile, « Saddam Hussein » démentira toutefois cette affirmation. Il serait plutôt venu en aide au général congolais. Une thèse appuyée par une large partie des ex-Faz, compliquant un peu plus l’établissement de la vérité dans la tragique mort de Mahele.

Toujours est-il que face au plan macabre de la DSP de contrecarrer les velléités des ‘‘Kadogo’’, entendez les enfants soldats de Kabila, à Kinshasa, la capitale était vouée à un bain de sang. Armées jusqu’aux dents, les bérets verts, les vrais, formés par Mobutu pour sa sécurité, étaient entrés en révolte. Kinshasa devrait être mise à sac. Ni le Général Likulia, dernier Premier ministre de Mobutu, ni le Général Nzimbi, le patron de la garde prétorienne du Maréchal ou tous les autres membres du clan, personne ne parvint à les dissuader. Un piège s’ouvrit donc pour Mahele, convaincu dans son for intérieur que la ville sombrerait dans un chaos. La hiérarchie avait flatté le chef d’Etat-Major général d’être ‘‘le plus écouté des chefs’’ et qu’il était le seul capable à réussir cette délicate mission. Il dut s’interposer entre les soldats survoltés de Mobutu, sans véritable commandement, qui ne ruminaient que la vengeance distillée par l’esprit de clan qui avait vu le jour dans l’entourage de Mobutu. Il ne reviendra plus.

Mahele, le sapeur pompier




L’homme de toutes les situations, un vrai tigre, un fauve qui rugissait et faisait régner la terreur dans le camp adverse. Ses haut-faits d’armes ne sont plus à énumérer. Dans la mémoire collective, Mahele reste un exemple de bravoure. L’on se souviendra d’une de ses explosives interventions à la tribune de la Conférence Nationale Souveraine où il s’est fait l’avocat des hommes en uniformes : ‘‘Vous venez de vous rendre compte de l’ensemble des conditions difficiles dans lesquelles évoluent le soldat zaïrois et sa famille. Ce constat est sombre à la suite de l’indifférence des Pouvoirs publics vis-à-vis de l’Armée. À ce sujet, des milliers d’hommes et de femmes, et surtout d’enfants, vous regardent fixement et vous interpellent pour savoir pourquoi et au nom de quoi le soldat zaïrois, depuis la Force publique, est privé d’avenir ? Serait-il irrémédiablement condamné à vivre ainsi, à s’éteindre ainsi en éternel quémandeur ?’’.

Un vrai guerrier, un Budja pur sang qui affronte le danger et sait le vaincre, le général Mahele suscitait l’admiration de tous ses pairs. Mais après le ballet de Chefs d’Etat-major qui se jouait dans le Palais au regard des intrigues que Mobutu lui-même entretenait, avec la complicité des courtisans, pour virer tout celui qui prenait de l’envergure, Mahele revient aux affaires en décembre 1996. Mission impossible : Kabila est applaudi et Mobutu honni. Officier intègre et dynamique, il admet en privé hériter d’une mission impossible: ‘‘réorganiser le néant’’. Mobutu est malade et Kabila a le vent en poupe.
Il est parfois obligé de quitter le front pour faire l’agent payeur de l’armée, dans le but de rehausser le moral des troupes. Le nerf de la guerre. Une augmentation substantielle de la solde mensuelle lui est due parmi les hommes de rang surtout. Mais les moyens ne suivent pas. On dit que chaque fois qu’il tournait le dos du front, du matériel prenait d’autres destinations… vendu aux Kabila. Paris qui a recommandé sa remise en scelle ne soutient pas. Ancien de Kolwezi, le chef d’Etat-major se sent ainsi trahi. Tous ses efforts sont tournés à la dérision. Il ne manifeste pas son abattement mais opte pour le dialogue, qu’il encourage d’ailleurs.

La débandade des troupes enregistrée sur plusieurs fronts dénote tout simplement la cote d’amour entre Mobutu et ce peuple qui l’a tant adulé d’une part et les attentes que suscite le discours de Kabila. Il restait Kenge. Le verrou tient. Mais pour combien de temps. La puissance de feu des FAZ est supérieure mais on accuse l’indiscipline au sein des troupes mais aussi des commandements parallèles et contradictoires. Lorsque le verrou de Kenge saute, dans les derniers jours de la guerre, en mai 1997, il ne reste plus que la voie de la négociation. Utenika I. Qui n’aboutit à rien. Utenika II. Annulé. Sans objet pour Kabila, très proche du but. Mahele doit prendre l’avion pour rencontrer Kabila en Zambie négocier un atterrissage en douceur. Il est rappelé et assassiné.

Des zones d’ombre subsistent




On ne saura jamais ce qui s’est réellement passé cette nuit du 16 au 17 mai au camp Tshatshi. Plusieurs versions circulent d’ailleurs.
Dans un entretien, le Général Mukobo, un ancien officier de l’armée de Mobutu donne sa version : ‘‘ Les carottes’’ étaient déjà cuites depuis le déclenchement des hostilités, et il n’y avait plus d’espoir pour les FAZ. Les troupes de l’AFDL sont aux portes de la capitale et s’apprêtent à investir la ville. En ce 16 mai 1997, dans l’après-midi, le Premier ministre du dernier gouvernement du Maréchal Mobutu, le Général Norbert Likulia Bolongo, apprend que les militaires de la DSP sont décidés à mettre à feu et à sang la ville de Kinshasa. Il cherche le Ministre de la Défense nationale et Chef Etat-major général des FAZ, le général Mahele.
Ce dernier se trouve à Brazzaville en République du Congo, en route pour aller rencontrer M. Laurent-Désiré Kabila à Lusaka (Zambie). Il le contacte par téléphone portable et l’informe de la menace qui pèse sur la ville. La situation est très critique et le général Mahele décide de regagner Kinshasa pour calmer les troupes. Le général Mahele traverse donc le fleuve et se rend immédiatement au camp Tshatshi, la caserne de la DSP. Le commandant en second de la DSP, le général Wezago, rassemble les militaires et les présente au ministre de la Défense nationale et au Chef Etat-major Général des FAZ. A peine ce dernier a-t-il prononcé quelques mots pour apaiser les esprits surchauffés que dans les rangs, les militaires se sont mis à crier (en lingala) : ‘‘traître, traître, tu as trahi le pays, tu ne sortiras vivant de ce camp’’. Le commandant en second a essayé par tous les moyens de calmer la situation, en tentant de persuader les militaires que Mahele était encore le chef des armées et qu’il fallait le laisser partir. Il avait encore un rôle.

Les militaires n’ont pas obtempéré aux injonctions de leur commandant. Et quand le général Mahele est monté dans sa jeep pour sortir, une voix s’est levé et a demandé aux soldats de garde de fermer la barrière. « Quand Mahele s’est présenté à la barrière, il a supplié les militaires de l’ouvrir, mais un autre militaire a crié : ‘‘bobeta ye masasi’’, traduisez ‘‘tirez sur lui’’. C’est ainsi qu’il y aurait un certain Adjudant chef Fwani qui aurait tiré sur le général.
Les balles ont atteint l’officier d’ordonnance du Général et le chauffeur qui sont morts sur le coup. Le général Mahele, blessé, a eu le courage et la force de glisser sous la jeep. Comme les militaires étaient déterminés à le tuer, ils se sont approchés du véhicule. Le premier qui regarde l’intérieur de la jeep constate qu’il n’y a que deux corps inertes. Il se retourne et dit à ses compagnons : ‘‘cet homme, comme il est reconnu, a des fétiches. Il n’est pas mort. Il a disparu !’’ Dans les rangs, un autre déclare que cela n’était pas possible et intime l’ordre à son compagnon de regarder en dessous de la jeep. En jetant un coup d’œil en dessous de la jeep, il s’écrie, effectivement, ‘‘il est caché sous la jeep’’ ! C’est alors qu’il sera achevé avec des coups de pistolet GP 9 mm. La panique s’installe dans la ville, le fils du Maréchal Mobutu, le capitaine Kongolu, est informé à l’entrée du camp de la mort du Général. « Kongolu revenait au camp parce qu’ayant appris que le général Mahele s’y rendait. Ainsi il demande au premier ministre de prendre les dispositions nécessaires pour se sauver des griffes des militaires de la DSP, qui déchaînés, se sont mis à courir vers les maisons des officiers accusés de trahison ».

La nouvelle de la mort de Mahele se répand comme une traînée de poudre. Les Budjas, qui composent une bonne frange de l’armée, crient vengeance. A Gbadolite, l’avion de Mobutu en partance pour Lomé essuie des tirs. Les plans de la DSP consistant à faire tomber une pluie de feu sur Kinshasa échouent, et les Ngbandi cherchant à traverser pour se mettre à l’abri à Brazzaville, décrochent. Les Kadogo n’ont plus qu’à marcher sur la ville. Tranquillement. Avec leurs bottes en caoutchouc. Sous les ovations des populations.
Mahele verse son sang pour épargner Kinshasa d’un bain de sang certain, mais jamais on n’a dit officiellement ce qu’il en fut. L’opinion reconnaît en lui un héros. Oublié."



" Kongulu Mobutu: la vie et la mort du Prince fou"
° http://www.politico.cd/encontinu/2017/05/16/kongulu-mobutu-vie-mort-prince-fou.html
Jamais un prince n’aura régné autant sur le Congo. Egal de son paternel, Kongulu Mobutu, devenu capitaine de la Division Spéciale Présidentielle (DSP), incarnait la terreur. L’image même d’un régime qui aura tout écrasé sur son passage, jusqu’à son inéluctable chute il y a 20 ans. Retour sur les exploits d’un Prince fou.



Au plus haut des 32 ans de règne du Maréchal Mobutu Sese Seko, ses proches et fils ont tout aussi trôné sur le Zaïre. A l’image de Kongulu Mobutu, né à l’aube même de la Zaïrianisation. Huitième enfant de la vénérée Marie-Antoinette, le jeune homme traînait une réputation sulfureuse qui lui avait valu le surnom de Saddam Hussein. La légende affirme qu’il aurait mis un jour un fils Tshisekedi dans le coffre de sa voiture à Bruxelles. A Kinshasa, dans les années 1990, alors que la fièvre des revendications démocratiques montait, le Capitaine débarque et kidnappe Étienne Tshisekedi himseft, interrompant la marche des partisans du leader de l’opposition qui voulaient installer ce dernier à la Primature.
Il reste néanmoins un militaire bien formé. Second Lieutenant sorti de l’École de formation des officiers de Kananga, il a débuté sa carrière dans le redoutable Service militaire pour l’action et le renseignement (SARM). En tant que capitaine, il était secrétaire personnel du général Bolozi, qui n’est autre que le mari de sa tente.

Saddam Hussein, le businessman




Du surnom de Saddam Hussein, c’est surtout une rébellion contre son père même qui lui vaudra ce fait d’arme. Très tumultueux, le fils Mobutu se rend coupable de blanchiment d’argent. Pour fuir son père Kongulu se réfugie vers la Libye et le Moyen-Orient. Le président Mobutu enverra même une équipe de « commandos » pour le ramener: sans succès. De ce court exil, Kongulu prit le surnom de Saddam Hussein.
A la tête de plusieurs sociétés au Zaïre,  dont la plus célèbre reste Yoshad Productions, qui l’aide ainsi à exercer une forte influence notamment sur le groupe musical populaire Wenge Musica BCBG et l’industrie du divertissement au Zaïre. Il força Koffi Olomide à se réconcilier avec Jossart Nyoka Nlongo. Quand Marie-Paul fit dissidence au Wenge, il confisqua son passeport. Une querelle avec l’artiste Emeneya au sujet d’une femme obligera ce dernier à vivre en exile jusqu’à la chute du régime.
Un de ses anciens employés, cité dans un rapport des Nations Unies, affirme que ses sociétés ont a joué un rôle dans  l’extorsion, la propagande de l’État et la surveillance des opposants politiques. Le programme d’enquête du réseau allemand ZDF Kennzeichen a affirmé que Kongulu a participé au siphonnage de la richesse nationale en aidant à organiser la cache d’or vers la Gambie au cours des années 1990, soit pas moins de 6 tones d’Or pour une valeur avoisinant, à l’époque, les 90 millions de dollars..

La chute




Très proche de son père à la fin de son règne, Kongulu est le dernier Mobutu à quitter Kinshasa, la nuit même du 16 au 17 mai 1997. En avril 1997 déjà, alors que les forces dirigées par Laurent-Désiré Kabila avançaient vers la capitale du Zaïre, il est allégué que Kongulu Mobutu compila une liste de 500 adversaires de son père qui devaient être assassinés . Bien après le départ du président Mobutu, le jeune officier, âgé de 27 ans,  a cherché à rassembler d’autres gardes dans une tentative de dernière minute pour empêcher la prise de Kinshasa et se venger de la défaite de son père.
Le 16 mai soir, le capitaine Mobutu a été vu entrer dans le camp Tshatshi où son père a gardé sa résidence définitive à Kinshasa. Quelques minutes plus tard, le ministre de la Défense, le général Mahele Lieko Bokungu sera abattu; On a affirmé que Kongulu avait un rôle dans son assassinat. Une thèse démentie par le concerné depuis son exile à Lomé, affirmant avoir tenté de secourir l’ancien ministre zaïrois de la Défense.
« J’ai essayé de le secourir. J’ai les mains plus blanches que celles d’un blanc, a-t-il déclaré, avant de donner sa version des faits. Vers 22 heures, le général Mahele Lihuku m’a annoncé qu’il allait au camp de la DSP. J’ai tenté de l’en dissuader, mais il a insisté. Il est général et je ne suis que capitaine« , s’en expliquera-t-il à l’Agence France Presse.

Exile, rébellion contre Kabila et la mort




S’il n’a pas participé à la mort du général Mahele, Kongulu a néanmoins dirigé ce qui peut être qualifié de Nuit des longs couteaux à Kinshasa.  Plus tard dans la nuit, il sera vu avec son escorte tantôt à l’hôtel Inter-Continental, à la recherche « des traîtres », tantôt paradant et tirant en l’air dans les rues. Il finira par quitter la capitale en direction de Brazzaville, pour rejoindre son père en exile au Togo.
A la mort de son père en septembre la même année, Kongolu n’abandonne toujours pas l’idée de revenir au pouvoir, Rejoignant le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Comme l’explique longue la journaliste Colette Braeckman du quotidien belge Le Soir, la famille Mobutu, et notamment son fils Kongulu ainsi que d’autres dignitaires du régime, ont largement soutenu le mouvement, grâces à des réserves d’or qui avaient été cachées par le régime Mobutu en Gambie.
Après des tentatives de recrutement de mercenaires avortées en Afrique du sud, ayant notamment conduit aux arrestations, en décembre 1997, des généraux Baramoto, Nzimbi et de l’amiral Mavua, Kongulu prend congé de la résistance. Il est très malade. Le prince fou décède anonymement le 24 septembre 1998 à Monaco. Selon le journaliste journaliste Michela Wrong, ancien de Reuters, il serait terrassé par le VIH/SIDA. Une thèse que la famille réfutera. Toujours est-il que le plus téméraire des fils de dictateurs n’aura jamais atteint ses 30 ans."



"INVITÉ AFRIQUE SOIR
Quel impact reste-t-il de la politique de Mobutu sur l'actuelle RDC?"

° http://www.rfi.fr/emission/20170516-impact-politique-mobutu-rdc


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR QUOI FAIRE ? TSHIBALA (1) A TOUT L’AIR D’UN BADIBANGA (2), DOMINÉ PAR LA MAJORITÉ, CONTRAIRE A L’ACCORD DU 31 DÉCEMBRE ET METTANT EN SOUFFRANCE TRANSITION COGÉRÉE ET ELECTIONS POUR L’ALTERNANCE ! COMMENT Y FAIRE FACE ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum