¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Troll le 11/6/2017, 11:32 pm

LA DYNAMITE "JUPITER" DE MACRON

Bien que sur cette page, il existe des Free Macons.."vielle école" qui n´aiment pas qu´on aborde l´aspect ou l´influence..de l´ésoterisme occidentale sur la politique Smile Smile


MACRON est entrain de "dynamiter" la scène politique en France Mad What a Face Like a Star @ heaven La couleur choisie par la France en marche Wink est "violet"..couleur de JUPITER, la force du "foudre" What a Face What a Face ( ceux qui des lecteurs sont passés par des initiations specifiques connaissent bien cette force Idea )

En bref, JUPITER signifie l´expansion...comme Einstein (influencé par la Kabbale) l´a démontré dans ses recherches sur l´expansion de l´Univers I love you
L´expansion á la place de la "contraction" Idea

En tout cas, une grande majorité au Parlement Like a Star @ heaven Macron est entrain de "dynamiter" les vieux partis politiques en France, les socialistes ne font que 10 % Evil or Very Mad au premier tour, tandis que les "Républicains" sont presque á 21% Idea Idea No
On parle d´un parti unique Like a Star @ heaven

L´abstention de 51 % peut s´expliquer par cette "monarchie présidentielle" dont parle si bien Melenchon No No Le système démocratique en France n´a pas encore atteint les espoirs de la Révolution No No
Ce que dans les démocraties parlementaires en Europe ( Espagne, Italie, Grande Bretagne, Allemagne et tous les pays Nordiques Like a Star @ heaven ) l´abstention est moindre parce que le pouvoir est exercé par le "parlement" qui designe un Premier Ministre issue d´une majorité parlementaire Like a Star @ heaven
Ce système qui fait d´un président un "roi" * qui n´a pas á se justifier devant le Parlement Embarassed Evil or Very Mad Comment expliquer que F Hollande Like a Star @ heaven qui a pourtant eu la majorité au Parlement et dans les Regions n´a pas reussie á "reformer" la France Like a Star @ heaven What a Face


En tout cas, MACRON qui tente de "remplacer" le personnel "politique" en faisant EXIT des politiciens "proffessionels" Embarassed semble être en route..surtout quand une loi va limiter Like a Star @ heaven le nombre des mandats parlementaires What a Face


¤ LA RDC ? COMPARAISON N´EST PAS RAISON Like a Star @ heaven


En relisant l´histoire de la démocratie au Congo Like a Star @ heaven Ces 10 ans sont mieux que les 5 ans des années ´60 où la "comprehension" de la démocratie était horriblement fausse Like a Star @ heaven Wink

Imaginez le président KASAVUBU, élu par le Parlement qui se permet de revoquer le PM LUMUMBA...sans consulter le Parlement Evil or Very Mad
No
LUMUMBA PM, ne fait pas mieux... Il passe par la radio pour revoquer le président KASAVUBU...sans consulter sa propre majorité au Parlement Like a Star @ heaven


Pendant ces 10 ans, Kamerhe semble avoir été le meilleur président du Parlement, mis á part Kengo qui a fait un travail remarquable au Senat Like a Star @ heaven
Ce que Kamerhe, bien qu´étant issue de la majorité a été á la pointe pour défendre le "pouvoir parlementaire" Like a Star @ heaven et mieux obtenir un certain "respect" du pouvoir législatif de la part du pouvoir executif Idea

¤ Ces 10 ans démontrent que les effets nefastes de la "monarchie présidentielle" qu´on trouve en France ont été pire au Congo..où le Président tout puissant Idea s´est imposé contre toutes les autres pouvoirs (Judiciaire et législatif Idea ) What a Face


Sans vouloir se projetter dans le futur de la démocratie au Congo, les prochaines élections peuvent-elles rassembler á celles de France Like a Star @ heaven avec une majorité écrasante d´un "MACRON" congolais qui serait determiné á "instaurer" la démocratie tout en apportant une gestion économique plus efficace de l´État Question

Ce que KATUMBI a fait ses preuves comme "gouverneur"...et la qualité des gens dans le Rassemblement est un facteur Like a Star @ heaven qui peut largement influencer la "copie" de ce qui se passe en France Like a Star @ heaven

En attendant vos commentaire @

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 12/6/2017, 2:44 am

silent silent silent silent silent silent silent


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Arafat le 12/6/2017, 2:18 pm

Troll a écrit:
[color=#0000ff]
En tout cas, une grande majorité au Parlement Like a Star @ heaven Macron est entrain de "dynamiter" les vieux partis politiques en France, les socialistes ne font que 10 % Evil or Very Mad  au premier tour, tandis que les "Républicains" sont presque á 21% Idea Idea No
On parle d´un parti unique Like a Star @ heaven


Macron a herité d´une situation exceptionnelle comme on dit en lingala "Abeti libaku na zelo". Le retrait de Hollande et l´affaire Fillon ont balisé le chemin pour lui, tant mieux. Il a maintenant la majorité absolue a lui seul, il n´a pas droit à l´erreur, ni de gauche ni de droite oyo alukaki yango oyo azui. Alakisa nde sikoyo de quoi il est capable.[/i]

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Troll le 13/6/2017, 2:53 pm

Cool Mbuta ABU AMAR

Nous attendons dimanche prochain afin de faire plusieures analyses sur la situation de France où Macron est entrain de "dynamiter" les vieux partis politiques et risque de changer pour longtemps la configuration politique de ce pays Smile

Wait...attendons la fin du second tour des législatives*

Vous allez être surpris...des réactions des hommes politiques et même de la fuite de certains hommes politiques pendant l´élection présidentielle Cool

WAIT..

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 13/6/2017, 4:46 pm

Le dimanche prochain il va faire plus. Macron est en train de bouleversé tout et c'est ça sa force.Il est vraiment EN MARCHE.
Mais au-delà de son exploit je me pose cette question :
Est-ce-que victoire législative oyo ya Macron ekokomela yete lokola NGUMA AMELI MOTO ?
Nous savons tous que nguma soki ameli eloko ya munene : ekomaka pasi pona a avancer (SE METTRE EN MARCHE Laughing )
Parce que tout ces nouveaux députés vu que baza presque bango tout ba novice, ekozala peut-être difficile ba maîtrize makambu misusu.

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Troll le 13/6/2017, 6:00 pm

El Shaman

On le compare avec Napoléon..qui était aussi "jeune", novice king et qui avait transformé la France pour longtemps queen

La force de "JUPITER" c´est l´extension.... "vimba" comme la danse de Zaiko lol! lol!

La France a grandement besoin des novices qui improvisent, apportent des innovations et peuvent prendre le risque de se tromper


Aussi étrange que cela peut être, la RDC a exactement besoin de ces genres de nouveaux politiciens..

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 14/6/2017, 12:05 am

Troll a écrit: El Shaman


La force de "JUPITER" c´est l´extension.... "vimba" comme la danse de Zaiko lol! lol!
Cool   Laughing  Oui, je comprend ce que tu veux dire.
Mais n'oublie pas que Jupiter / Gedoulah de par son VIMBA Laughing donne parfois des vertiges,et fait faire à beaucoup des bêtises.

Arrow  Voir : RITUELS MAGIQUES DE L'ORDRE HERMÉTIQUE DE LA GOLDEN DAWN de J.Pascal Ruggiu, si ma mémoire est bonne Wink

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 21/6/2017, 12:05 pm

Troll ozo landa ?
Véritable coup de tonnerre = François Bayrou alongwe na gouvernement. Et pourtant lobi sur BFMTV na émission "Bourdin en Direct", 1er ministre concernant Bayrou alobaki : ELOKO EYITE...

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Arafat le 21/6/2017, 1:47 pm

El-Shaman a écrit:Troll ozo landa ?
Véritable coup de tonnerre = François Bayrou alongwe na gouvernement. Et pourtant lobi sur BFMTV na émission "Bourdin en Direct", 1er ministre concernant Bayrou alobaki : ELOKO EYITE...
C´est bien fait pour les donneurs de leçon, après Fillon, lizwi lelo Bayrou bakolo moralité Laughing Laughing Laughing De toute façon, la position de Bayrou n´était plus tenable après la démission du ministre des armées mme Goulard, d´ailleurs Corinne Lepage avait déjà dit hier sur ITELE ou BFMTV (je ne me souviens plus exactement de la chaîne) qu´elle voyait mal comment Bayrou pouvait rester au sein du gouvernement. Nasepeli moyen te po nayina Bayrou mabe, akomi sikoyo mitelengano, azongi maboko pamba, il fallait pe a démissionner na fonction na ye ya maire ya PAU.

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Troll le 21/6/2017, 7:01 pm

Smile El Shaman

BAYROU qu´on a traité de "perdant" depuis des années possede plus de 40 députés Like a Star @ heaven presqu´autant que le PS Like a Star @ heaven I love you
Même quand il quitte le gouvernement á cause de la "loi sur la moralisation" de la classe politique, son parti politique Like a Star @ heaven a fait un grand bond, car ce parti ne possedait qu´un seul député á la dernière législature Idea

http://www.lemonde.fr/politique/live/2017/06/21/remaniement-rentree-des-deputés-suivez-l-actualite-politique-en-direct_5148394_823448.html

LA DROITE SE CASSE EN DEUX Rolling Eyes Idea

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/21/la-droite-consacre-son-divorce_5148628_823448.html Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven

LR, invention de Sarko se coupe en deux: Les "Républicains constructifs UDI et indépendants" et le reste.. No No
Ceux qui se disent "constructifs", sont des Macron-compatibles c´est á dire des parlementaires de la Droite qui peuvent soutenir les projets de Macron...et qui peuvent voter contre leur propre camp s´il le faut What a Face What a Face

Macron "Jupiter" Suspect

@ Comparaison n´est pas raison

Au Congo, même dans les rangs de la fameuse majorité...il existe de Katumbi-compatibles Idea qui n´attendent que le moment favorable...quand Kabila va designer un "dauphin" No pour rejoindre le Rassemblement ou ce qui va en rester après les candidatures á la présidence

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 26/6/2017, 11:54 pm

Arafat a écrit:
El-Shaman a écrit:Troll ozo landa ?
Véritable coup de tonnerre = François Bayrou alongwe na gouvernement. Et pourtant lobi sur BFMTV na émission "Bourdin en Direct", 1er ministre concernant Bayrou alobaki : ELOKO EYITE...
C´est bien fait pour les donneurs de leçon, après Fillon, lizwi lelo Bayrou bakolo moralité Laughing Laughing Laughing De toute façon, la position de Bayrou n´était plus tenable après la démission du ministre des armées mme Goulard, d´ailleurs Corinne Lepage avait déjà dit hier sur ITELE ou BFMTV (je ne me souviens plus exactement de la chaîne) qu´elle voyait mal comment Bayrou pouvait rester au sein du gouvernement. Nasepeli moyen te po nayina Bayrou mabe, akomi sikoyo mitelengano, azongi maboko pamba, il fallait pe a démissionner na fonction na ye ya maire ya PAU.
Very Happy Arafat osekisi ngai ndenge osepeli na démission ya François Bayrou.
François Bayrou qui est un bon père de famille en plus d'être un bon catholique azalaka bien, même s'il n'a pas vraiment eu une bonne étoile dans son parcours politique pour atteindre ce qu'il voulait atteindre à cause de ses positions.Position qui me rappelle un peu celui de notre Mfumu Ntoto qui est aussi un centriste,mais en mieux, car Mfulu Ntoto faisait vraiment du n'importe quoi.En tous cas pour moi ba français barataka chance na bango série wana oyo Modem ebimaka 3eme force.

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 9/7/2017, 6:59 pm

Je reviens sur une info parue quasiment à l’arrivée de Macron à l’Elysée qui faisait part des contacts qu’il a établis avec ‘JK’… Dans un premier temps, elle m’a semblé curieuse sans plus mais la découvrant au décours d’une navigation, elle a retenu cette fois un peu plus mon attention me renvoyant aux premiers pas de Macron en politique étrangère comme aux péripéties de l’heure au Congo où notamment se joue une partie entre régime et CI occidentale, une charge violente du pouvoir Congolais portée contre l’UE (et les Usa) en réplique à leurs sanctions des notables du pouvoir…
Que dit-elle exactement et qu’en penser ?


Très vite au lendemain de son élection le nouveau président français a dû donner un premier de coup de fil « chaleureux » à ‘JK’ pour le féliciter et le remercier de « sa mobilisation et de son efficacité » dans la libération d’un otage français au Sud Kivu enlevé trois mois plus tôt, puis le dialogue s’est poursuivi avec un mois plus tard l’envoi d’une délégation qui a été reçue par ‘JK’ à Lubumbashi où il séjournait alors…
Il semble que ‘JK’ y ait obtenu l’appui de Macron dans la résolution de la crise qu’agite son pays… Ah bon et Macron s’est-il en même temps empressé de prendre langue avec l’opposition (et celle-ci a-t-elle pris de son côté l’initiative de le joindre) et/ou Macron malgré ce « service » ne s’est pas empêché d’être critique envers la gestion de ‘JK’ ?

Personnellement j’avoue quelques craintes quant à la position de Macron sur ce sujet : d’un côté son entrée internationale semble le pousser à se faire le plus d’alliés possibles comme pour confirmer un éventuel retour de la France sur la scène internationale et de l’autre mutatis mutandis il penche à tort ou à raison vers un changement par rapport à ces prédécesseurs alors que par exemple Hollande (et Ayrault, son dernier ministre des AE) n’ont pas démérité dans la gestion du problème Congo… Ils ont particulièrement défendu au niveau de l’UE et des NU (CS) comme en bilatéral des positions fermes contre les velléités du régime au non-respect de la Constitution; plusieurs fois ils ont été à la tête d'initiatives louables sur la crise Congolaise, processus électoral, démocratie, droits de l’homme... Ils ont soutenu la possibilité et même la nécessité des sanctions, ainsi la France a désapprouvé publiquement le déficit de consensus dans la désignation de Tshibala comme il a exigé une enquête internationale sur le Kasaï…

Que sera exactement la politique Congolaise (africaine) de Macron, est-il permis de l’appréhender comme moi, est-ce la promotion de « la liberté et de la responsabilité », la «  stabilité politique des Etats partenaires plutôt que l’intervention militaire »… comme il nous a promu ou alors un accent poussé sur un volet économico-commercial gagnant/gagnant représenteront-ils un changement ou plutôt il y’aura plus de continuité surtout lorsqu’on voit que sa première sortie hors de France fut au lendemain de son intronisation 'son' Afrique militaire ?

Attendons la suite pour en savoir et en dire plus mais d’ores et déjà je crans qu'il fasse bien dissiper les craintes d’une affirmation du nouveau venu Macron qui passe par une entrave de la fermeté de l’UE et des Usa à l’encontre du régime de Kinshasa…


"RDC-France : allô Joseph Kabila ? Ici Emmanuel Macron"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/444896/politique/rdc-france-allo-joseph-kabila-emmanuel-macron/
Le 28 mai, Emmanuel Macron a téléphoné à Joseph Kabila. Le président français a félicité son homologue pour « la mobilisation et l’efficacité des autorités congolaises » dans la libération, la veille, d’un otage français dans l’est de la RDC.

« M. Philippe » (son nom d’emprunt, destiné à protéger son identité) travaillait pour la société canadienne Banro dans une mine d’or du Sud-Kivu. Il avait été enlevé le 1er mars, en compagnie de quatre autres employés – un Tanzanien et trois Congolais. Selon un proche de l’Élysée, le coup de fil du 28 mai – le premier entre les deux chefs d’État – a été « chaleureux »."



"RDC : le dialogue se poursuit entre Macron et Kabila"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/451064/politique/rdc-dialogue-se-poursuit-entre-macron-kabila/
Emmanuel Macron n’a pas perdu de temps pour prendre contact avec Joseph Kabila.

Comme Jeune Afrique l’avait révélé, le président français Emmanuel Macron a téléphoné à son homologue congolais Joseph Kabila, le 28 mai, afin de remercier les autorités de Kinshasa d’être intervenues dans la libération d’un otage français. Le dialogue s’est poursuivi depuis : le 20 juin, à Lubumbashi, Kabila a reçu une délégation française, composée de Franck Paris, le conseiller Afrique de l’Élysée, et de Rémi Maréchaux, le directeur Afrique du Quai d’Orsay. Accompagnés d’Alain Rémy, l’ambassadeur de France en RD Congo, de Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur de cabinet du président congolais, et de Léonard She Okitundu, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, ils ont fait l’aller-retour dans la journée depuis la capitale, à bord d’un avion spécialement affrété par le gouvernement. Selon une source diplomatique congolaise, l’entretien, « très cordial », a duré près de deux heures."


° http://www.afrique-sur7.fr/57894/crise-politique-en-rdc-coup-de-fil-demmanuel-macron-a-joseph-kabila/
° http://www.politico.cd/en-off/2017/06/27/emissaires-demmanuel-macron-chez-joseph-kabila.html
° https://fr-fr.facebook.com/code243news/posts/1499136200150511


"Liloba ya oppo : Macron soutient Kabila dans les troubles au Kasai…"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://banamikili.skyrock.com/3296938372-Liloba-ya-oppo-Macron-soutient-Kabila-dans-les-troubles-au-Kasai.html

"Emmanuel Macron, le 4e président français qui devra faire avec Kabila"
° https://actualite.cd/2017/05/08/emmanuel-macron-4e-president-francais-devra-faire-kabila/

"Scandale passeports : MACRON demande à Kabila de faire cesser l’exploitation du citoyen congolais"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes



"LA POLITIQUE EXTÉRIEURE D’EMMANUEL MACRON VIS-À-VIS DE LA RD CONGO : CONTINUITÉ OU NOUVELLES OPPORTUNITÉS "
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article11591

"Documentaire: La fin de Mobutu et les similitudes avec la fin de règne de Kabila"
° http://abcnewsgo.net/page/documentaire:-la-fin-de-mobutu-et-les-similitudes-avec-la-fin-de-r%C3%A8gne-de-kabila





Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 10/7/2017, 4:01 pm

Shocked  C'est chaud là...Je ne savais pas qu'Emmanuelle Macron avait téléphoné à Kabila.
Je ne sais quoi dire  silent  


*Petite remarque :
--------------------------
...surtout lorsqu’on voit que sa première sortie hors de France fut au lendemain de son intronisation 'son' Afrique militaire ?
Juste pour dire à Ndonzwau qu'il à fait une petite erreur. La 1er sortie de Macron hors de la France c'était l'Allemagne ou il avait rencontrer Angela Merkel et non l'Afrique.

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 10/7/2017, 8:14 pm

PS

"Ces vérités de Macron sur l'Afrique qui dérangent : Afrikipresse de retour du G20 à Hambourg"
° http://www.afrikipresse.fr/international/ces-verites-de-macron-sur-l-afrique-qui-derangent-afrikipresse-de-retour-du-g20-a-hambourg
Réunis pour la 12e fois à Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, sous la présidence de la chancelière Angela Merkel l, 20 leaders du monde (G20) ont planché sur les questions essentielles en vue de réguler le nouvel ordre mondial. Il s’agit du terrorisme, de l’économie mondiale, du commerce mondial, du climat, de l’énergie, du développement durable, de l’autonomisation des femmes et du partenariat avec le continent africain.

Le G20 est composé des pays du G7, de dix pays dits émergents, de la Corée du Sud et l’Australie. Soit, les 19 Etats les plus puissants au monde. L’Afrique du Sud est le seul pays africain, membre du G20 du fait de la croissance de son PIB qui avoisine celle des pays développés. Il faut savoir aussi que l’Afrique du sud, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine forment le groupe des pays émergents depuis 2011 (Brics). Dans le fonctionnement du G20, les dirigeants des pays membres invitent certaines organisations financières, régionales et internationales. Mais aussi des pays amis.
Cette année, l’Afrique a été invitée à travers l’Union africaine et le Nepad. Aussi, outre la présence africaine, le 12e sommet du G20 d’Hambourg s’est particulièrement intéressé au partenariat avec le continent africain.

« Je veux ici saluer l’avancée concrète de ce G20, notamment avec la mise en place d’un partenariat avec plusieurs pays africains, avec des engagements clairs impliquant la banque mondiale avec la banque africaine de développement. Et à mon avis la méthodologie qui a été retenue en la matière a été la bonne », a introduit, Emmanuel Macron qui animait une conférence de presse ce samedi 8 juillet 2017 à la clôture du sommet. Il a ajouté : « Là aussi si nous voulons une politique résolue en matière de développement, c'est le complément indispensable à la vraie politique de lutte contre l'insécurité que la France mène en particulier dans le Sahel et ce sont les deux piliers sur lesquels nous devons nous appuyer en permanence pour l'Afrique. J'ai eu l'occasion de le rappeler, dimanche dernier, lorsque je me suis rendu à Bamako pour un sommet du G5 Sahel en annonçant l'Alliance pour le Sahel ; c'est exactement l'esprit de ce que nous avons aujourd'hui discuté, la volonté de rassembler l'ensemble des financements, de pouvoir associer à ces financements des pays partenaires, des organisations internationales et de travailler sur des projets concrets pour éviter la perte de temps, les intermédiaires inutiles et le gaspillage institutionnel. Ce qui compte en matière de développement, ce sont les acteurs de terrain et les projets et donc c'est dans cet esprit que je souhaite avancer sur ce sujet et c'est dans cet esprit que nous avons discuté ce matin du développement pour l'Afrique » a-t-il dit. La question de l’immigration irrégulière, la pauvreté, les pandémies et surtout l’égalité des femmes et des hommes étaient également au menu de ce sommet, a-t-il précisé.

Le plan Merkel est différent du plan Marshall

Profitant d’une question de Afrikipresse sur la contribution concrète des pays du G20 pour le développement de l’Afrique et éviter les flux migratoires vers l’Europe comme ce fut le cas pour les européens avec le plan Marshall initié par les Etats-Unis en 1947 et qui a coûté près de 150 milliards de dollars pour la reconstruction d’une Europe détruite par la deuxième guerremondiale, Emmanuel Macron a révélé : « Je ne partage pas ce genre de raisonnement. Il y'a eu plusieurs enveloppes qui ont été données. Soit nous changeons d’objectif avec l’addition des milliards. Cela fait des décennies qu’on a décidé d’aider l’Afrique et on l’a fait. Si c’était aussi simple que ça, vous l’auriez constaté. Le plan Marshall, c’est un plan de reconstruction matériel, dans des pays qui avaient leurs équilibres et leurs stabilités. Le défi de l’Afrique, il est totalement différent, beaucoup plus profond et civilisationel aujourd’hui. Quels sont les problèmes en Afrique » a-t-il interrogé?

Et de répondre : « Les États faillis , les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est l’un des défis essentiels pour l’Afrique, les trafics multiples qui nécessitent des réponses pratiques en terme de sécurité, de coordination régionale. Trafic de drogue, trafic humain, trafic de bien culturel et c’est le fondamentalisme violent du terrorisme qui fait tout cela. Tout cela mélangé, crée les difficultés de l’Afrique. En même temps nous avons des pays qui réussissent formidablement, un taux de croissance extraordinaire et qui fait que l’Afrique est une terre d’opportunité. Si nous voulons des réponses cohérentes à l’Afrique et aux problèmes africains, nous devons développer une série de politiques qui sont bien plus sophistiquées qu’un plan simple plan Marshall et des milliards décaissés. Partout où le secteur privé peut s’impliquer, il doit s’impliquer et nous devons l’y orienter. Nous sommes d’accord avec la banque mondiale en matière d’infrastructures essentielles, d’éducation, de santé. Là il y a un rôle pour le financement public et c’est dans ce cadre que nous devons agir. C’est de notre responsabilité.En matière de sécurité, nous devons agir en lien avec les organisations régionales africaines.

C’est ce que la France fait avec l’opération Barkhane au Sahel, mais peu amplement à travers ce que nous avons installé le dimanche dernier avec G5 du Sahel. Développement, sécurité…Ensuite il y'a une responsabilité partagée. Le plan Marshal dont vous venez de parler, est aussi un plan qui sera porté par les gouvernements africains et les organisations régionales. C’est par le biais d’une gouvernance rigoureuse, la lutte contre la corruption, d’une lutte pour la bonne gouvernance, de la transition démographique réussie. Dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien. Le plan de cette transformation que nous devons conduire ensemble doit tenir compte des spécificités africaines par et avec les chefs d’États africains. C’est un plan qui doit prendre en compte nos propres engagements sur l’ensemble des chantiers que je viens d’évoquer, mieux associer public et privé; et il doit se faire parfois plus régional et même national. Voilà la méthode qui a été retenue et c’est ce que nous faisons partout où nous sommes engagés. J’aurai l’occasion la semaine prochaine d’y revenir beaucoup plus en détail »
.

Leur première rencontre

Le président américain, la star de ce sommet du G20 d’Hambourg a eu droit à un accueil des plus bruyants avec la cohorte de militants de l’extrême gauche qui ont paralysé la modeste ville d’Hambourg durant deux jours. Son crime est d’avoir quitté l’accord de Paris sur le climat (Cop 21). Une décision qui a aussi irrité le président français, Emmanuel Macron qui rencontrait Trump pour la deuxième fois après le mini-sommet de l’Otan de Bruxelles en mai dernier. Et si les deux hommes n’ont pas eu un tête-à-tête formel comme ce fut le cas à Bruxelles, Emmanuel Macron qui s’exprimait face à la presse à la fin du sommet d’Hambourg a dit espérer encore convaincre le président américain à réviser sa position."



"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: l'Afrique au G20"

° http://www.rfi.fr/emission/20170710-afrique-g20-rdc-crash-economique
La presse du continent revient abondamment ce matin sur le sommet du G20 qui s’est achevé avant-hier en Allemagne. Et pour cause, « l’Afrique n’aura jamais été autant au cœur d’un sommet du G20, s’exclame le site d’information Wakat SéraReprésenté à Hambourg par trois dirigeants - Jacob Zuma pour l’Afrique du Sud, Alpha Condé, le président en exercice de l’Union africaine et le président du Sénégal, Macky Sall - le continent a vu ses intérêts défendus par un renfort sans précédent. Pour autant, poursuit Wakat Séra, il n’y aura pas de plan Marshall pour l’Afrique. Encore moins des “enveloppes” à envoyer au sud de la Méditerranée.Concrètement, la clef pour sortir l’Afrique de ses problèmes serait de donner plus de possibilités au secteur privé dans les domaines d’infrastructures, de l’éducation ou encore de la santé. »

« Dans la déclaration finale du sommet, pointe Ledjely.com en Guinée, il est dit : “nous sommes prêts à aider les pays africains intéressés”. Le terme “intéressés” vaut tout son pesant d’or. Dans la mesure, estime le site guinéen, où il sonne comme un rappel à la responsabilité de l’Afrique. Il sous-tend que l’aide éventuelle que les pays du G20 devraient accorder doit se mériter. Ce n’est pas un acquis de fait. Cela veut dire que les pays africains désireux de bénéficier de l’appui et du soutien des pays du G20 doivent créer sur place des conditions qui favorisent les investissements privés. Nous pensons ici à la lutte contre la corruption et toutes les formes de tracasseries sur lesquelles buttent bien des investisseurs sur le continent. Cela veut dire aussi que le système judiciaire doit être performant et crédible et que le climat sécuritaire puisse rassurer. Bref, conclut Ledjely, ceux qui sont candidats à ces fameux investissements savent à quoi s’en tenir. Pour une fois, les choses sont très claires. »

L’immigration : vrai-faux prétexte ?

En fait, relève L’Observateur Paalga, « l’objectif affiché de cette bienveillance, c’est de réduire l’immigration. Nous y voilà !, s’exclame le quotidien burkinabé. Ce n’est pas par charité chrétienne que le G20 a daigné jeter un regard compatissant sur le “Berceau de l’humanité”. Mais plutôt pour sa propre sécurité et sa stabilité menacées par ces hordes de pauvres hères qui se massent aux portes d’une Europe repue. »
Résultat, pour Le Pays, toujours au Burkina, « tout en saluant le souci du G20 de tirer l’économie africaine vers le haut, on peut déplorer la véritable raison qui l’a poussé à opérer ce choix. On peut le déplorer d’autant plus que par les temps qui courent, l’Afrique n’est pas le seul continent dont les ressortissants se bousculent le plus aux frontières de l’Occident pour fuir la violence et la misère. La preuve, s’il en est encore besoin, c’est que les 7 pays africains qui ont été sélectionnés pour bénéficier en priorité du coup de pouce du G20, sont loin d’être considérés comme des nations d’où partent le plus d’hommes, de femmes et d’enfants pour l’eldorado de l’Occident. En réalité, il s’agit de pays qui sont déjà économiquement viables et qui constituent, de ce fait, des espaces propices pour l’Occident de réaliser de bonnes affaires. Et le G20 ne peut pas cracher sur ces opportunités. »

RDC : retour à la case départ ?

À la Une également, les autorités de la RDC qui demandent de l’aide aux institutions financières internationales… La RDC qui est au bord du crash économique. Le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, et le Premier ministre, Bruno Tshibala, ont récemment tendu la sébile à Washington et à Bruxelles. Une attitude dénoncée ce matin par certains quotidiens congolais, à l’instar de La République : « Kinshasa pleure devant les Occidentaux ! », s’exclame le quotidien kinois. « Pour obtenir gain de cause, estime La RépubliqueKinshasa devra faire mieuxen clair le gou­vernement congolais devra se rapprocher du diagnostic des Occidentaux qui voient dans la dérive actuelle, non seulement les réalités du marché international mais aussi, et surtout les conséquences de l’incertitude poli­tique au faîte de laquelle trône le manque d’assurance pour l’organisation des élections en décembre prochain. »
En effet, renchérit Le Potentiel, « la solution est simple et connue de tous. Il faut revenir à la case départ. Cela suppose la mise en œuvre effective de l’Accord global et inclusif ainsi que la mise en place d’un gouvernement responsable qui sera l’interlocuteur valable et crédible auprès de la communauté internationale. C’est la voie de la sagesse au lieu de se mettre aux abois. »"



"G20 : Condé et Sall, porte-voix de l’Afrique à Hambourg
° http://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2017-07-07/g20-conde-et-sall-porte-voix-de-l-afrique-a-hambourg-743231.html


Alpha Condé est invité en tant que président en exercice de l'UA, alors que Macky Sall a été invité en qualité de président du comité d'orientation du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD). (Crédits : Reuters)

Les présidents guinéen et sénégalais participent au sommet du G20 qui se tient les 7 et 8 juillet à Hambourg en Allemagne. En compagnie du sud-africain Jacob Zuma, dont le pays est le seul membre du club des pays des 20 pays les plus industrialisés du monde, Alpha Condé et Macky Sall vont essayer encore une fois de défendre les intérêts du continent. D’autant que jamais, un sommet d’une telle envergure n’a porté une si grande attention aux défis africains.

L'Afrique est à l'honneur au sommet du G20 qui se déroule actuellement à Hambourg en Allemagne. Deux chefs d'Etat africains, le sénégalais Macky Sall et le guinéen Alpha Condé,ont ainsi été invités à ce sommet qui se déroule sous haute tension. C'est certes une coïncidence, mais qui tombe à point nommé, et qu'il convient donc de relever : les deux dirigeants africains invités au sommet du G20 sont issus de pays francophones d'Afrique de l'ouest. L'explication est pourtant bien simple puisque Alpha Condé est le président en exercice de l'UA alors que Macky Sall a été invité en qualité de président du comité d'orientation du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD).


[ltr]Voir l'image sur Twitter
[/ltr]


 Suivre
Présidence Sénégal 
@PR_Senegal
[ltr]Le PR @Macky_Sall est arrivé à Hambourg pour le Sommet du G20.
Parmi les enjeux : 
☞ Développement durable 
☞ Compact avec l'Afrique[/ltr]

08:46 - 7 Jul 2017
[ltr]
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité[/ltr]

Au sommet de Hambourg, Condé et Sall vont donc porter la voix du continent sur certains des principaux aspects des défis majeurs actuels de l'Afrique, à savoir la problématique migratoire ainsi que la mobilisation des financements en faveur des projets de développement notamment les infrastructures.
Jusque-là, l'Afrique n'a été que sporadiquement inscrite à l'agenda de ce club très sélect des principaux pays industrialisés, qui n'accueille en son sein qu'un seul pays du continent, l'Afrique du sud. La nation arc-en-ciel est d'ailleurs représentée au sommet par son président, Jacob Zuma, qui avait également annoncé, la veille de son départ, qu'il « défendra les intérêts de l'Afrique ».

Compact With Africain, le plan Merkel pour l'Afrique

L'Allemagne qui préside le G20 a annoncé depuis plusieurs mois déjà, qu'elle inscrira l'Afrique au cœur des priorités de sa présidence tournante du groupe des pays les plus industrialisés du monde. L'initiave a déjà commencé à prendre forme avec la mise en œuvre d'un ambitieux plan de développement, le « Compact with Africa », qui a déjà donné lieu à plusieurs événements, dont une conférence ministérielle destinée à mobiliser le secteur privé ainsi que les investisseurs internationaux et un sommet Afrique-Allemagne, le premier du genre qui s'est tenu en juin dernier à Berlin.



En marge du sommet, une journée spéciale « Africa Day » a été consacrée aux opportunités d'investissements qu'offre le continent. Plusieurs événements dont des conférences et des panels seront également axés sur le développement du continent. Cependant, plus que tout, l'enjeu pour l'Afrique est de parvenir à maintenir la dynamique que vient d'insuffler l'Allemagne en faveur du développement du continent. Il est vrai que jusque-là, les contours de ce « Plan Merkel » que certains qualifient plutôt « plan Marshall africain » restent encore flous même si les premiers pays inscrits sur la liste des bénéficiaires de l'initiative sont déjà connus.
Au cours du sommet, l'Allemagne a également greffé la Chine à ce nouveau partenariat triangulaire en faveur de l'Afrique. Les deux pays ont en ce sens signé un accord pour mobiliser davantage de ressources destinées au continent même si les deux pays sont en concurrence dans bien des domaines et de pays africains.

Migration et changement climatique

L'Allemagne ambitionne donc de remodeler le partenariat entre les pays industrialisés et l'Afrique en misant sur la mobilisation de nouveaux instruments de financement de développement. Toutefois, les vrais sujets relatifs au continent qui vont cristalliser l'attention des dirigeants des pays développés risquent d'être ailleurs. Il s'agit notamment de la gestion du phénomène migratoire ainsi que le changement climatique.
C'est l'Union européenne, la seule organisation communautaire membre du G20, qui met la pression pour plus d'engagements en faveur du continent afin notamment de juguler les flux migratoires qui sont devenus ces derniers temps une vraie problématique pour l'Europe. L'UE a d'ailleurs annoncé l'extension de son fonds destiné à accompagner les pays africains à mettre en œuvre des politiques publiques visant à atténuer les causes des départs massifs de leurs citoyens vers l'Europe avec des conséquences assez souvent dramatiques.
L'autre sujet qui portera également sur l'Afrique sera la lutte contre le changement climatique avec les engagements pris en matière de financement pour le continent qui paie un lourd tribut au réchauffement climatique, mais ne bénéficie jusque-là que de moins de 5% des fonds destinés au climat.

Cependant, en dépit de la forte attention portée à l'Afrique, certains sont sceptiques sur l'impact concret de cette rencontre. Les dirigeants du G20 ont en effet d'autres priorités surtout au regard du contexte géopolitique actuel qui reste marqué par d'autres priorités propres aux pays développés. Avec l'arrivée de nouveaux chefs d'Etat dont c'est la première participation, et dont le peu d'intérêt accordé à l'Afrique n'est qu'un secret de polichinelle. C'est le cas particulièrement de l'américain Donald Trump dont la politique africaine reste encore sujette à inquiétudes.
D'autres analystes estiment par contre que les pays du G20 sont obligés de tenir compte du continent non seulement pour des problématiques liées aux migrations où à la lutte contre le terrorisme ou les changements climatiques, mais pour l'opportunité de croissance qu'elle symbolise auprès des pays développés.

C'est en tout cas l'avis de Friederike Röder, la directrice de l'ONG One France, qui dans une tribune publiée à l'occasion du sommet, fait remarquer que ce n'est pas un hasard si le continent jusque-là peu présent dans les préoccupations du G20, a été mis à l'honneur cette année. « L'Afrique est en passe de devenir le continent le plus dynamique et le plus jeune de la planète avec une explosion démographique qui représente certes le plus grand défi, mais aussi la plus grande opportunité du siècle », a estimé Friederike Röder avant de s'interroger par la même occasion : « qui pourrait être mieux placé pour saisir cette opportunité que le G20 lui-même ? ».

« La croissance démographique du continent africain pourrait bien devenir le moteur de la croissance économique et sociale mondiale dans les années à venir » Friederike Röder , directrice de l'ONG One France"


"Le G20 tirera-t-il l'Afrique de la pauvreté ?
° http://www.libreafrique.org/Tupy-Africa-G20
Marian Tupy – Le 6 mai 2009. Au début du mois d’avril la réunion à Londres du G20, le groupe des 20 pays les plus riches de la planète, réaffirmait les engagements du G8 de 2005 à Gleneagles en Écosse, consistant à accroître l’aide aux pays pauvre, alléger leur dette et ouvrir les marchés des pays du G8 aux produits africains. Le G20 ne fera malheureusement pas mieux que le G8 pour réduire la pauvreté africaine. La distribution d’aide et les allègements de dettes ces dernières décennies ont coexisté avec des revenus africains qui stagnaient ou même qui déclinaient. Les réformes internes, y compris l’ouverture unilatérale des barrières commerciales, sont bien plus susceptibles de réduire la pauvreté en Afrique sur le long terme.

Si l’on considère les diverses mesures du bien être humain, l’Afrique sub-saharienne est à la traîne derrière le reste du monde. Elle obtient un petit 0,472 pour l’indicateur de développement humain des Nations Unies en 2006 (mesuré sur une échelle de 0 à 1, les valeurs les plus élevées signifiant des niveaux de vie plus élevés). Les Etats-Unis par contraste sont notés 0,948.
Depuis des décennies de nombreux experts en développement ont préconisé plus d’aide et l'allègement de la dette comme solutions à la pauvreté africaine. En 2005 par exemple, le Professeur Jeffrey Sachs de l’Université de Columbia dévoilait son plan pour mettre un terme à l’extrême pauvreté autour de la planète pour 2025. Les pays riches devaient selon lui s’engager à accroître l’aide annuelle aux nations les plus pauvres de la planète, la faisant passer de 73 millions de dollars en 2006 à 135 en 2015.

Pourtant l’aide a échoué à générer la croissance en Afrique. Entre 1975 et 2005 par exemple, le montant de l’aide africaine per capita per annum a été en moyenne de 24,60 dollars. Par comparaison, en Chine il a été en moyenne de 1,50 dollars et en Inde, 2 dollars. Sur la même période les revenus chinois et indien (ajustés de l’inflation et en parité de pouvoir d’achat) ont crû respectivement de 888 % et 174 %. En Afrique les revenus ont chuté de 5%.
En réalité, l’aide a encouragé le gaspillage et la corruption. Elle a même financé « 40 % des dépenses militaires de l’Afrique » selon Paul Collier de l’Université d’Oxford.

De même, les effets de l'allègement de la dette restent ambigus. Si Oxfam et Jubilee 2000, deux ONG britanniques, ont fait un lien entre allègement de la dette et réduction de la pauvreté, une étude récente américaine du Government Accountability Office (la Cour des Comptes américaine) a trouvé cependant que « on ne connaît pas l’impact de l'allègement de la dette sur les dépenses des pays visant à faire reculer la pauvreté ».
En fait, loin de remettre les pays africains en meilleure forme financière, l'allègement de la dette a très souvent conduit à plus d’emprunts n’entraînant que des gaspillages, nécessitant alors d’autant plus d'allègement de dette. Ainsi, la banque Mondiale et le FMI ont dû lancer en 1996 l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), qui a été suivie en 1999 par une initiative PPTE renforcée, puis par la création d’une Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale (IADM) en 2005.

L’ouverture des frontières commerciales représente le potentiel le plus important pour aider l’Afrique à émerger de la pauvreté. Selon une étude de 2005 de la Banque Mondiale, « se diriger vers un commerce libre des marchandises doperait les revenus réels en Afrique sub-saharienne proportionnellement plus que dans n’importe quelle autre région en développement ou aux revenus déjà élevés… L’emploi et la production agricoles, la valeur des exportations agricoles, les rendements de la terre agricole et du travail non qualifié, ainsi que les revenus nets réels agricoles, augmenteraient tous dans la région, réduisant ainsi la pauvreté ».
La raison principale pour laquelle l’Afrique profiterait « proportionnellement plus » est que l’Afrique reste une des régions du monde les plus protectionnistes. Les droits de douanes appliqués y sont en moyenne beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Alors que ces droits de douanes dans les pays riches appartenant à l’OCDE sont tombés de 9,5% à 2,9% entre 1988 et 2007, en Afrique ils ne sont passés que de 26,6% à 13,1 % entre 1987 et 2007.

Malheureusement le cycle de négociations de Doha sur l’ouverture du commerce international est en stand-by, et la menace du protectionnisme est bien présente en cette période de crise mondiale. Tous les acteurs globaux majeurs sont responsables du fiasco de Doha. Les négociations mondiales sur l’ouverture commerciale se déroule le long de lignes directrices mercantilistes, selon lesquelles les pays négocient entre eux des concessions d’accès à leur marché.
Les mercantilistes voient les importations comme une menace. En réalité les importations accroissent la concurrence et la spécialisation et une spécialisation accrue entraine une productivité accrue. Sur un marché en concurrence la réduction des coûts de production mène alors à des biens et services moins chers, ce qui à son tour accroît le niveau de vie réel. C’est la raison principale pour laquelle les populations qui vivent dans des économies ouvertes sont généralement plus riches. Les pays africains devraient ainsi ouvrir leur commerce, quoi que fasse le reste du monde.

Malgré toutes leurs bonnes intentions, les sommets des nations riches, que cela soit le G8 ou le G20, donnent lieu à des attentes irréalistes. L’accent mis sur l’aide et l’allégement de la dette font passer les interventions étrangères pour les seules responsables possibles du recul de la pauvreté en Afrique. En réalité, les obstacles majeurs à la croissance économique de l’Afrique résident dans les politiques publiques et les institutions africaines, telles que la réglementation complexe et extrêmement coûteuse des affaires ou la faible protection des droits de propriété.
L’Afrique demeure la région la plus pauvre mais aussi la moins libre économiquement de la planète. Le G20 devrait faire tout ce qu’il peut pour aider l’Afrique à s’intégrer au reste du monde. Ces pays riches devraient éliminer leurs restrictions sur les produits africains, ainsi que leurs subventions agricoles. Mais ce sont les africains qui devront engager le plus de changements nécessaires pour résoudre le problème de la pauvreté."


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 14/7/2017, 9:06 am

"G20: une phrase de Macron sur la surnatalité en Afrique fait polémique"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170712-une-phrase-macron-surnatalite-afrique-lors-g20-fait-polemique
C'est une phrase qui depuis quelques jours fait bondir les réseaux sociaux. Interrogé sur la situation de l'Afrique au sommet du G20, Emmanuel Macron a expliqué que, selon lui, l'un des défis du continent est «civilisationnel» et ses problèmes liés entre autre à la surnatalité, évoquant des femmes qui ont entre 7 et 8 enfants. Un raccourci jugé raciste par bon nombre d'internautes et de journaux à l'étranger.

« Raciste », « condescendant », fruit d'une « vision colonialiste »… Les qualificatifs dans la presse étrangère et sur les réseaux sociaux sont unanimement critiques. En cause, cette phrase du président français : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien ».
Cette déclaration extrait de la réponse à la question d'un plan Marshall pour l'Afrique ne passe pas. Pas tant le chiffre sur le taux de fécondité mais plutôt ce que la phrase semble sous-entendre, à savoir que le problème du développement de l'Afrique viendrait des femmes qui auraient trop d'enfants. Une assertion fausse estime la politologue Françoise Verges, spécialiste de la question. « La plupart des études prouvent aujourd'hui que c'est le sous-développement qui entraîne la surpopulation », a-t-elle confié au journal Libération.

Quelques semaines à peine après le dérapage raciste sur les « kwassas kwassas », ces embarcations utilisées par des passeurs pour l'immigration clandestine des Comores vers Mayotte, pour le site américain Quartz, cette nouvelle déclaration sur la surnatalité en Afrique traduit la vision colonialiste de la France."


"Les propos d'Emmanuel Macron sur l'Afrique suscitent la polémique"
° http://www.20minutes.fr/politique/2103371-20170712-propos-emmanuel-macron-afrique-suscitent-polemique

"Pour Macron, le développement de l’Afrique passe par la baisse de la fécondité"
° http://www.france24.com/fr/20170711-macron-croissance-afrique-probleme-nombre-enfants-africaines-developpement
"Cette phrase de Macron sur les "sept à huit enfants par femme" en Afrique est jugée "raciste" à l'étranger"
° http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/11/cette-phrase-de-macron-sur-les-sept-a-huit-enfants-par-femme-e_a_23024830/


"Vu de Guinée. Macron et sa vision condescendante de l’Afrique"
° http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-guinee-macron-et-sa-vision-condescendante-de-lafrique
Pour le président français, l’Afrique est confrontée à un défi “civilisationnel” et “démographique”. L’intervention d’Emmanuel Macron au G20 le 8 juillet ne passe pas sur le continent africain. Cet éditorialiste guinéen dénonce des propos teintés de “condescendance, d’arrogance et d’irrespect”.

Quand, en mai dernier, Emmanuel Macron avait à la faveur de son déplacement à Gao au Mali, exigé de l’Algérie une plus grande implication dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, on y avait vu un franc-parler symptomatique d’une rupture en gestation. Puis, le 2 juillet, participant au sommet extraordinaire du G5 Sahel, il avait assorti l’appui de la France à la force sous-régionale d’une exigence d’efficacité. Là aussi, on s’est dit que c’est une nécessaire mise en garde.
Mais avec sa sortie le 8 juillet en marge du sommet du G20 de Hambourg, Emmanuel Macron a sans doute un peu poussé le bouchon. [Il a notamment déclaré : “Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien”].
De fait, sur le fond, le rapport entre la démographie et la pauvreté en Afrique est un débat ordinaire. Mais sur la forme, le président français, à la suite du discours de Nicolas Sarkozy de Dakar [en juillet 2007, ce discours avait suscité un tollé en Afrique – Sarkozy parlait notamment de “l’homme africain” qui n’était pas “entré dans l’Histoire”], s’est davantage exprimé en donneur de leçons.

Du candidat au président, une mue profonde

De ses propos, émane une forte odeur empreinte de condescendance, d’arrogance et de l’irrespect. En sorte que ce n’est pas nécessairement le président français qui s’est exprimé. Mais c’est le défenseur d’une civilisation occidentale qui se veut référentielle, qui exige des arriérés africains qu’ils se mettent dans les rangs. Plutôt décevant de la part de Macron qui, jusqu’ici, faisait rêver la jeunesse du continent.
En réécoutant Emmanuel Macron, on ne reconnaît pas en lui celui qui, il y a quelques mois à peine, avait osé assimiler la colonisation à un crime contre l’humanité. Du candidat au président, une mue profonde s’est opérée en l’homme. Ainsi donc, désormais, il fait davantage penser à Nicolas Sarkozy pour qui le péché originel de l’Afrique, c’est de n’être pas assez entrée dans l’histoire.

Sur le même ton et avec la même assurance, Emmanuel Macron nous dit que le problème africain est civilisationnel” [la retranscription complète de son intervention]. Le mot est ainsi lâché. Et par déficit de civilisation de la part des Africains, il entend taux de fécondité élevé. Les Africains seraient pauvres, misérables et éternellement à la queue du peloton, parce qu’ils enfantent trop. De là à penser qu’ils peinent à maîtriser leur libido, il n’y a qu’un sous-entendu.

La civilisation occidentale comme référence

Ce problème que le président français identifie comme à la fois profond” et ultime fait que, selon lui, aucune aide au développement ne saurait sortir l’Afrique de sa léthargie actuelle. La sentence est à la fois cruelle et injuste. D’autant plus injuste qu’en réalité, le taux de fécondité en Afrique est de 5 enfants par femme, et non comme il le dit, 7 à 8 enfants par femme.
Par ailleurs, même s’il est relativement en vogue, le discours imputant la responsabilité de la pauvreté à la surpopulation n’est pas universellement admis comme vrai. À l’inverse, des scientifiques pensent que c’est plutôt la pauvreté qui est à la base de la surpopulation.
Bref, dans sa sortie, Emmanuel Macron n’a fait que reprendre à l’aveuglette ce théorème de Thomas Robert Malthus [cet économiste britannique a donné son nom à une doctrine, le malthusianisme, qui inclut une politique active de contrôle de la natalité pour maîtriser la croissance de la population], dont l’objectif est de marteler davantage la civilisation occidentale comme une référence.

Par la même occasion, il a fait le choix de faire l’impasse sur les causes véritables du retard du continent africain. Des causes au rang desquelles la traite négrière et la colonisation occupent encore une place importante.
En fait, tout se passe comme si, Emmanuel Macron regrettant très profondément ses propos sur la colonisation, s’employait à rectifier le tir. Quitte à verser dans ce matraquage aux relents propagandistes destiné à imposer la vision occidentale du monde comme unique et meilleure. Sauf que c’est justement cette approche étriquée et suffisante des choses qui s’appelle du racisme."


° http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-guinee-conakry-ce-que-lafrique-attend-du-president-macron
° http://www.courrierinternational.com/article/polemique-aux-comores-la-blague-de-macron-ne-passe-pas
° http://www.cnewsmatin.fr/france/2017-07-12/polemique-apres-les-propos-de-macron-sur-la-surnatalite-en-afrique-759929
° http://www.seneplus.com/developpement/le-defi-de-lafrique-est-plus-profond-il-est-civilisationnel
° http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-pour-emmanuel-macron-le-sous-developpement-en-afrique-est-du-aux-sept-a-huit-enfants-par-femme_2279001.html
° https://francais.rt.com/france/40800-vrai-probleme-afrique-selon-emmanuel-macron-africaines-sept-huit-enfants

"Propos de Macron sur l’Afrique : cinglante la réplique anticipée d’Alpha Condé"
° http://afrique.latribune.fr/politique/2017-07-11/propos-de-macron-sur-l-afrique-cinglante-la-replique-anticipee-d-alpha-conde-743625.html


"« Pour la France, le vrai “défi civilisationnel” envers l’Afrique est simple : ne plus rien faire ! » "
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/12/pour-la-france-le-vrai-defi-civilisationnel-envers-l-afrique-est-simple-ne-plus-rien-faire_5159511_3212.html
Notre chroniqueur répond aux propos du président Macron sur le « problème africain », en marge du G20 à Hambourg, qui ont suscité de vives réactions.

En marge du G20 qui vient de s’achever en Allemagne, Emmanuel Macron, le président français, a donné une conférence de presse samedi 8 juillet. Au cours de celle-ci, un journaliste ivoirien peu inspiré, faisant référence au « partenariat [du G20] avec l’Afrique » et au « Plan Marshall », lui a posé la question suivante : « Concrètement, combien les pays du G20 sont prêts à mettre dans l’enveloppe pour sauver l’Afrique ? Et quelle sera la contribution de la France ? »
Après avoir dit d’emblée qu’il ne « croyait pas une seconde à ces raisonnements », le leader français a expliqué que le « Plan Marshall était un plan de reconstruction, dans des pays qui avaient leurs équilibres, leurs frontières, leur stabilité ». Or, a-t-il enchaîné, le « défi de l’Afrique est différent, il est beaucoup plus profond, il est civilisationnel », avant de lister la myriade de problèmes auxquels est confronté le continent – « Les Etats faillis, les transitions démocratiques complexes, la transition démographique » – et de présenter ses solutions.


Ces propos n’ont pas manqué de susciter de vives réactions au sein des communautés africaines, en France ou sur le continent. Certains ont vu dans cette référence à la « civilisation » le dernier avatar d’une série de réflexions racistes émises par les dirigeants français depuis le Général de Gaulle. D’autres, tout en reconnaissant la pertinence du diagnostic posé par le président français, ont fustigé le cynisme de dirigeants hexagonaux pourtant responsables aux yeux de beaucoup des fameux « Etats faillis » dénoncés par le locataire de l’Elysée. Pour ma part, j’y ai vu avant tout l’exposé le plus clair à ce jour de la vision et du projet africains d’Emmanuel Macron.

Prescription médicale

Une civilisation suppose une continuité historique, une conscience et une ambition collectives, une forme de permanence, et donc de résilience. En pointant la nature « civilisationnelle » du « problème africain », en usant, de la manière dont il l’a fait, du terme de « civilisation », le président français contestait, au fond, la prétention de l’Afrique à cette permanence, à cette communauté spirituelle et à cette continuité historique qui fondent les civilisations.


Les « Etats faillis » d’Afrique francophone sont un héritage direct de l’action de la France sur le continent, dont les conséquences sont cette insécurité protéiforme que le même président français a l’outrecuidance de dénoncer.
Il exprimait en creux l’idée que l’Afrique est par essence déstructurée, éclatée, dépourvue de racines, évanescente, éphémère. Le plus intéressant est que cette vision épouse précisément les contours de l’idéologie libérale dominante, chère au président français, qui substitue l’individu (déraciné) à la communauté, le marché à la nation (ou le consommateur au citoyen), l’économie (« l’Afrique est une terre d’opportunités ») à la politique.

Dès lors, la prescription médicale du docteur Macron était logique : « Partout où le secteur privé peut s’impliquer, il doit s’impliquer ; nous devons l’orienter. Ce que nous sommes agréés avec la Banque mondiale. » Et là où le « secteur privé » (les multinationales occidentales) ne trouvera pas son intérêt, dans les « infrastructures essentielles, la santé, l’éducation, là il y a un rôle pour le financement public ». Le message est on ne peut plus clair : pour le président français, cette Afrique décivilisée est sortie de l’Histoire, laissant le champ libre aux entreprises des pays du G20 ainsi qu’à leurs gouvernements. Du reste, cette lecture imprègne les rapports entre l’Occident de l’Afrique depuis quelques siècles. De ce point de vue, Emmanuel Macron est dans une sorte de continuité idéologique. De vieilles idées et de vieux réflexes dans un corps juvénile.

La responsabilité incombe aux jeunes générations d’Africains qui contestent la vision – au fond impérialiste – du président français de lui opposer, dans le discours et dans les faits, une vision différente. Non, le « défi » de l’Afrique n’est pas « civilisationnel » : il est politique. Uniquement. Les « Etats faillis » d’Afrique francophone sont un héritage direct de l’action de la France sur le continent, dont les conséquences sont cette insécurité protéiforme que le même président français a l’outrecuidance de dénoncer. La réponse à ce supposé « défi » africain n’est pas dans l’appropriation de l’Afrique par les multinationales occidentales, mais dans la substitution de régimes néocoloniaux par des pouvoirs souverains, légitimes, efficaces. Dans cette équation, le rôle de la France et du G20 est simple : ne plus rien faire. Plus d’aide, plus d’assistance militaire, plus de soutiens officieux à des dictateurs que l’on dénonce officiellement, plus de « politiques bien plus sophistiquées qu’un simple plan Marshall ». Est-ce envisageable ? Pour le coup ce serait, pour la France, un « défi civilisationnel » !"


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Troll le 15/7/2017, 3:01 am

Sad LE THEME INITIAL

..était la démocratie et non des "pasting" sur Macron Smile Vous pouvez toujours initier un autre thème avec des pasting sur tout ce qu´on raconte sur Macron puisque vous y êtes*


Sorry Sad

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 15/7/2017, 9:28 pm

Kieiekieeee, apparemment Macron avait bien raison, il n’est pas facile à comprendre ! Laughing  Laughing  Laughing

En effet, il aurait fait dire à son entourage pour justifier son refus d’’échanges intempestifs avec la presse’ que « sa pensée était complexe, trop riche pour être saisie par le public tout venant » ! Pas modeste le bigre !!! Et l'on voudrait nous faire avaler un Macron fantasmé... Parce que nouveau, parce qu'ayant brillamment gagné en France ? Pas nous, nous connaissons assez ces méandres politiques françaises et occidentales et de quoi d'autre voulez-vous parler dans un sujet sur 'Macron et la démocratie au Congo' sinon de ce qu'il dit et de ce qu'il fait ?!!!


En effet certains voudraient ‘gloser’ sur je ne sais quel apport il offrirait à la 'démocratie africaine' sans l’écouter, sans lire entre les lignes ses propos...
En réponse à un journaliste ivoirien qui au décours du G20 voulait en savoir plus sur ce qu’il proposait pour l’Afrique, il avait clamé droit dans ses bottes que « le défi de l’Afrique était en fait ‘civilisationnel’ » !
Vous avez bien entendu « civilisationnel » comme de cette « vieille aristocratie intellectuelle et politique blanche » qui a toujours réduit l’Afrique au seul décalage de développement pris comme cause et effet, comme un Chirac qui avait dit en passant que « l’Afrique n’était pas mûre pour la démocratie » ou encore comme plus sévèrement avait débité Sarkozy « l’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire » !
Plus que 'civilisationnel', le défi de l'Afrique est 'actuel', tant bien que mal 'en gestation' par les Africains eux-mêmes, dans tous les cas devrait l'être, n'en déplaise la question trop convenue de notre frère ivoirien  !!!

Certes c’est sans doute sur Macron un « jugement trop rapide » en attendant de le voir vraiment à l’œuvre, j'ai voté pour lui et crois en ses mérites n’empêche que sa vision de l’Afrique ainsi exprimée ramène le problème de l’Afrique à une « tare anthropologique » rétive à l’adaptation, à la survie dans ce monde en compétition… Allons donc, la « surnatalité africaine » pose problème mais sans nécessairement passer par les ‘diktats’ à la chinoise, c’est un frein que les Africains comprennent tout à fait comme ‘êtres sociaux totalement pensants et agissants’ et arriveront à résoudre et puis elle n’a pas que des inconvénients !
Macron ferait mieux de ne pas trop allonger la durée de ses présentations en s'obligeant de parler de tout et à tous...

Dans tous les cas, comme moi, beaucoup d’intellectuels africains ont reçu les propos de Macron comme un affront tacite fondé sur une méconnaissance de l’Afrique y compris dans les effets malfaisants que leur inflige cet Occident… Il y'a dans ses propos un zeste de condescendance et de préjugés malvenus !!
Je ne peux donc que convier tous ceux qui sont capables de les comprendre à la lecture de leurs réactions : on y trouve quelques pépites utiles sur les vrais défis de notre démocratie et ce qu’il importe d’attendre d’un Macron ou d’autres ! En voici dessous quelques autres !


"« En lâchant le gros mot de “civilisationnel”, M. Macron a ravivé une vieille blessure »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/14/dans-la-bouche-de-macron-civilisationnel-est-un-gros-mot-qui-ravive-une-vieille-blessure_5160429_3212.html
Pour notre chroniqueur, les propos maladroits du président français révèlent une vision d’un continent monolithique lesté par des défis insondables.

Quelle que soit sa couleur politique, le locataire de l’Elysée est rarement la personne la mieux placée pour étaler publiquement ses vues sur l’Afrique. Surtout quand lesdites vues semblent épouser les opinions proférées par M. Tout-le-Monde qui ne dispose pas, lui, on le sait, de l’esprit le plus pénétrant. Et souvent un mot, un seul, peut provoquer une levée de boucliers et une chaîne de réactions aussi enflammées qu’indignées.
Et le recours aux médias sociaux peut, à tout moment, mettre de l’huile sur le feu. Aujourd’hui, un individu disposant d’un ordinateur ou d’un portable connecté peut déformer un énoncé, le sortir de son contexte et le remettre en circulation sans le moindre contrôle. Cet individu peut être votre voisin de palier ou l’actuel occupant de la Maison Blanche connu pour son usage infantile et compulsif de Twitter.

Un repoussoir, un spectre menaçant

Cette fois, c’est un adjectif – « civilisationnel » – qui est à l’origine de la controverse relayée notamment dans la presse de langue anglaise. Il a été prononcé par le nouveau président Emmanuel Macron, samedi 8 juillet, en marge du sommet du G20 de Hambourg.
Replaçons-le dans son contexte. A la question d’un journaliste ivoirien qui demandait davantage d’aide pour le continent, le président lui a fait cette réponse : « Le défi de l’Afrique, il est totalement différent. Il est beaucoup plus profond, il est civilisationnel aujourd’hui. Quels sont les problèmes en Afrique ? Les Etats faillis, les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est, je l’ai rappelé ce matin, l’un des défis essentiels de l’Afrique. Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

Si le constat concernant les Etats faillis et les transitions démocratiques complexes passe comme une lettre à la poste, il faudrait être aveugle pour ne pas l’accepter, force est d’admettre que le reste du propos passe mal sur le fond comme sur la forme.
Le thème de la surpopulation n’est pas une nouveauté. Il traîne dans la quincaillerie depuis les années 1950. On l’agite toujours comme un repoussoir, un spectre menaçant. Dans le champ politique français et plus généralement européen travaillé par les discours racistes et xénophobes, ce thème renvoie à un autre qui est sur toutes les lèvres : les migrations.

La prédation coloniale

Evoquer la surpopulation, c’est convoquer les mouvements migratoires présentés également sur le mode apocalyptique. La réalité est tout autre. D’abord, si les Africains se déplacent, ils restent pour l’écrasante majorité dans leur périmètre régional. Toutes les données statistiques le confirment. De plus, depuis mon plus jeune âge, j’ai éprouvé cette réalité, je la connais intimement comme beaucoup d’Africains. La République de Djibouti, qui m’a vu naître, a accueilli et accueille sur son minuscule territoire un grand nombre de ressortissants transfrontaliers – éthiopiens, somaliens et yéménites. Imaginez le tableau. C’est comme si à l’échelle de la France, 20 à 25 millions d’étrangers vivaient dans l’Hexagone. On ne verrait pas ça en Europe !
Pour clore le chapitre démographique, rappelons enfin que le continent africain, saigné hier par les traites négrières et handicapé par la colonisation, est très vaste et encore largement sous-peuplé. Et point n’est besoin de le comparer à l’Asie pour s’en rendre compte.

En lâchant le gros mot de « civilisationnel », le président français a ravivé la vieille blessure ouverte par Nicolas Sarkozy en 2007. Pis, il a réintroduit, involontairement ou non, une ligne de démarcation entre l’humanité du Nord qui affronte des enjeux historiques et politiques et l’humanité du Sud lestée par des défis civilisationnels de nature insondable. Pour la première, le destin est à portée de main. Pour la seconde, les choses se présentent autrement. Son destin est capricieux. Ses défis « différents », « profonds ». Quid de l’histoire ? Quid des effets conjugués des traites négrières et de l’essor du capitalisme industriel toujours aussi friand des ressources et des corps que le continent produit en si grandes quantités ?
La différence que le président Macron met en scène si brillamment est, en partie, une invention, ou si vous préférez une fiction, que les conquistadors d’hier ne renieraient pas. Drapée sous un manteau prétendument noble – ah, la mission civilisatrice ! – elle a justifié la prédation coloniale. Pour être opérante, cette fiction de l’autre – ici l’Afrique comme masse monolithique – doit être racialisée, sexualisée à outrance, d’où l’allusion au ventre fertile des femmes africaines. De ce faux pas, tirons une leçon. Les défis de la planète sont d’abord et avant tout relationnels pour paraphraser Edouard Glissant ."



"« Frères Africains, répondons par le mépris aux élucubrations d’Emmanuel Macron ! »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/12/freres-africains-repondons-par-le-mepris-aux-elucubrations-d-emmanuel-macron_5159668_3212.html
Le « défi civilisationnel » de l’Afrique évoqué par le président français fait hausser les épaules de notre chroniqueur, qui considère l’indignation comme une perte de temps.

Je note avec beaucoup de circonspection le bruit, souvent excessif, provoqué par les propos d’Emmanuel Macron au G20 à Hambourg sur le « défi civilisationnel » de l’Afrique, que le président français précise ainsi : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ». Certains ont vite établi un parallèle avec le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, dans lequel l’ex-président français regrettait que « l’homme africain » ne soit pas « assez entré dans l’Histoire ».
Replaçons le contexte. Emmanuel Macron répondait à une question exaspérante de Philippe Kouhon sur comment l’Occident peut « sauver » l’Afrique. Le journaliste ivoirien représente, certainement de façon involontaire, cette « conscience de la défaite » qui nous étreint depuis si longtemps, celle qui place une large frange d’entre nous, Africains, dans la posture du mendiant réclamant une pitance au généreux « chef blanc ».

La condescendance des privilégiés

Il en est de même pour ceux qui demandent ce qu’un nouveau président français fera pour l’Afrique. Et comme l’agenda de chaque locataire de l’Elysée est exclusivement français, ils sont déçus et s’en remettent au bon vouloir du suivant. Eternel recommencement : nous souffrons d’une maladie post-coloniale que nous n’arrivons pas à traiter à sa racine.
Pour en revenir à la polémique, je suis convaincu d’emblée qu’Emmanuel Macron n’est pas raciste. C’est exagéré, voire malhonnête, de soutenir le contraire. Mais il porte en lui toute la condescendance de la classe sociale des privilégiés qu’il représente : mâle, blanc, riche, membre de l’élite issue des grandes écoles, etc.(...)"



"« Messieurs du G20, aidez l’Afrique à lutter contre la corruption en mettant fin à votre propre opacité ! »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/07/messieurs-du-g20-aidez-l-afrique-a-lutter-contre-la-corruption-en-mettant-fin-a-votre-propre-opacite_5157276_3212.html
Dans une tribune pour « Le Monde », Yemi Osinbajo, président par intérim du Nigeria, demande aux Européens de rendre publiques les informations sur les trusts et sociétés écrans qu’ils abritent.(...)"

"Après les déclarations de Macron sur la natalité en Afrique, la vérité des chiffres
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/12/apres-les-declarations-de-macron-sur-la-natalite-en-afrique-la-verite-des-chiffres_5159751_3212.html
La fécondité africaine alimente les fantasmes. Etat des lieux, alors que 2,5 milliards de dollars supplémentaires seront alloués au planning familial dans le monde.(...)"

"« L’Afrique ne peut rien attendre de positif du nouveau président français »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/08/l-afrique-ne-peut-rien-attendre-de-positif-du-nouveau-president-francais_5124336_3212.html
Pour notre chroniqueur, la « naïveté » affichée par le candidat Macron pendant la campagne sera rapidement broyée par les « rouages de la machine françafricaine ».(...)"

"« C’est aux femmes africaines de décider combien elles veulent d’enfants, quand et avec qui »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/14/c-est-aux-femmes-africaines-de-decider-combien-elles-veulent-d-enfants-quand-et-avec-qui_5160788_3212.html
Nicolas Meda, ministre burkinabé de la santé, est engagé dans le Partenariat de Ouagadougou, un programme ouest-africain de planification familiale lancé en 2011.(…)"


° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/16/l-afrique-doit-se-regarder-et-regarder-le-monde-avec-ses-propres-lunettes_5050251_3212.html
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/16/le-sahel-est-une-bombe-demographique_5063147_3212.html
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/12/solidarite-et-climat-emmanuel-macron-est-il-le-nouveau-champion-du-renoncement_5159596_3212.html


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 17/7/2017, 4:54 am, édité 3 fois (Raison : ;;;)

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 17/7/2017, 7:46 pm

PS

"INVITÉ AFRIQUE
JP de Sardan: «avoir beaucoup d’enfants est une sorte de rationalité économique» en Afrique

° http://www.rfi.fr/emission/20170717-enfants-afrique-rationalite-economique-sardan-lasdel-macron


Enfant, Ethiopie, janvier 2017 (photo d'illustration)
° https://itunes.apple.com/fr/podcast/invite-afrique/id934352267

Le 8 juillet dernier, lors du G20 de Hambourg, le président français Emmanuel Macron a tenu des propos choc sur la démographie africaine. Interrogé sur le développement, il a répondu que l'un des défis du continent était «civilisationnel» et a lancé cette phrase: «Quand des pays ont encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien !». Le socio-anthropologue franco-nigérien, Jean-Pierre Olivier de Sardan vit à Niamey depuis ving tans. Il y dirige le LASDEL, le Laboratoire d'études et de recherche sur les dynamiques sociales et le développement. Il répond aux questions de RFI.


Jean-Pierre Olivier de Sardan, chercheur au LASDEL, laboratoire de recherches en sciences sociales basé à Niamey.lasdel.net

RFI : Quand le président Emmanuel Macron dit que les pays qui ont sept à huit enfants par femme ne peuvent pas se développer, il a raison ou tort?
Jean-Pierre Olivier de Sardan : 
Difficile à dire si brutalement. On peut dire qu’il y a un problème démographique sans doute, mais il est particulièrement complexe et ne peut pas se régler dans des formules.
Prenons le cas du Niger où le taux de fécondité est de plus de sept enfants par femme. Je crois que c’est le record du monde. Pourquoi cette spécificité?
Bien souvent, on renvoie ça à une sorte de culture, de civilisation, tradition. C’est en partie vrai et en partie faux. Dans un pays où il n’y a aucune retraite, où les vieux dépendent des jeunes pour être pris en charge, plus on a d’enfants, plus on a de chance d’avoir des enfants qui réussissent et qui vont vous prendre en charge dans vos vieux jours. Donc quelque part, c’est presque une sorte de rationalité économique dans les campagnes que d’avoir beaucoup d’enfants. Il y a aussi une sorte de pression de rationalité sociale au sens où, pendant très longtemps, c’est le fait d’avoir un capital humain, capital social, beaucoup d’enfants de dépendants qui assuraient le prestige et la richesse. Et puis, bien sûr, il y a aussi d’autres éléments que parfois on sous-estime et qui sont le poids des idéologies religieuses, puisqu’il s’agit en particulier du wahhabisme qui lui aussi fait pression dans le sens d’une forte natalité.

Ceci étant, il y a une demande de contraception chez les femmes au Niger, mais elle est à certaines époques de leur vie, pas à tout moment. Il y a une demande de contraception chez les adolescentes qui ont des rapports sexuels prénuptiaux et toutes les mères du Niger vont voir des féticheurs, des marabouts, pour essayer de nouer le ventre des enfants pour qu’elles n’aient surtout pas d’enfants. Il y a aussi une demande de contraception chez les femmes allaitantes qui allaitent en général pendant deux ans et qui ne veulent pas retomber enceintes pendant cette période. Donc il y a des moments dans la vie génétique où les femmes ne veulent pas de contraception et puis il y a des moments où au contraire elles en veulent. Et là, c’est vrai qu’il peut y avoir une pression sociale importante, en particulier dans le contexte de la polygamie, des concurrences entre femmes pour avoir des enfants.

En Afrique comme en Europe, beaucoup de démographes disent que la baisse de la fécondité permet d’augmenter la richesse moyenne par habitant. C’est vrai ou ce n’est pas vrai?
Dans les classes moyennes supérieures urbaines à Niamey, il y a déjà une transition démographique. C’est-à-dire que les gens investissent dans le capital scolaire de leurs enfants, lorsqu’ils sont dans une trajectoire d’ascension sociale ne font pas dix enfants. C’est coûteux de mettre des enfants à l’école privée, etc. Dans d’autres cas, oui, on est confronté au problème où c’est un frein que d’avoir trop d’enfants.
Sur les réseaux sociaux, la petite phrase d’Emmanuel Macron a été considérée comme colonialiste, voire raciste. Qu’est-ce que vous en pensez?
Si c’est lié à un problème démographie, oui. Mais je pense que l’expression civilisationnelle n’est pas très bonne. Elle est malheureuse parce que ça fait comme si on disait qu’il y a une sorte de tradition culturelle ou de fatalité culturelle et civilisationnelle. Vous savez, il y a cette polémique autour des conflits de civilisation, etc. Et peut-être que de ce point de vue là, la phrase de Macron est aussi malheureuse, en ce sens qu’au Niger on perçoit les injonctions démographiques comme de nouvelles injonctions occidentales. Et bien souvent, les politiques de réduction des naissances impulsées par les pays du Nord sont mal perçues dans notre pays. Ça, c’est clair.

Les politiques de réduction des naissances –les politiques de planning familial– est-ce qu’elles sont portées par des gouvernements comme celui du Niger?
Oui et non. C’est-à-dire que le gouvernement du Niger, je pense, est conscient qu’il y a un problème démographique et il veut l’affronter. Mais je pense qu’il est dans une situation extrêmement contradictoire. D’un côté, il va bénéficier de l’aide ou de la rente par rapport à la question démographique – une des sous-rentes de l’aide au développement –, mais d’un autre côté il ne peut pas se mettre à dos l’ensemble des associations islamistes et des notables ruraux qui sont, eux au contraire, pronataliste. Il y a beaucoup de théories complotistes qui circulent au Niger et le complot contre la natalité africaine est une des théories complotistes qui a de la résonnance. D’autre part, beaucoup d’actions menées en faveur d’une réduction de la natalité pour la contraception sont menées depuis longtemps par des ONG ­– des ONG américaines, souvent chrétiennes – et ça accroît encore la méfiance vis-à-vis de ça. En plus, tout le monde sait aujourd’hui que les politiques de réduction de la natalité ont quelque chose à voir avec les intérêts de l’Occident en matière de freiner l’immigration ou de lutte contre le terrorisme et ça paraît encore quelque chose qui est sur l’agenda des Occidentaux et pas sur l’agenda national.

En période électorale, est-ce que le sujet fait débat entre les partis, entre les candidats?
Je crois que personne n’a envie en période électorale de trop le mettre devant. Je peux vous le dire. Le problème, c’est qu’aujourd’hui dans le pays c’est les groupes salafistes ou wahhabites sont minoritaires. Il n’y a aucun doute à cela. Mais en même temps, ils ont un peu gagné la bataille idéologique. C’est eux qui tiennent le haut du pavé. Et ils sont sur une position anti-contraception. Donc personne n’a trop envie de se mettre à dos cette influence idéologique qu’ont les islamistes.
Donc il n’y aura pas de changement tant que ça ne viendra pas de l’intérieur de la société?
Ça, je pense que oui, fondamentalement. Le problème c’est quels sont les leviers pour essayer de convaincre les femmes d’avoir moins d’enfants ? Il n’y en a pas beaucoup. L’école ? Mais il y avait une tentative de développer un manuel de traiter la question de l’éducation sexuelle. Les associations islamises se mettent vent debout contre ça et personne ne veut plus en parler. C’était la même chose avec le code de la famille. Le seul secteur dans lequel il pourrait y avoir à mon avis un peu de prise sur ce domaine, c’est les services de santé."


° http://www.rfi.fr/afrique/20170710-demographie-galopante-une-possible-menace-pays-ouest-africains
° http://www.rfi.fr/hebdo/20170331-demographie-jeunesse-africaine-risque-potentiel
° http://www.rfi.fr/emission/20140507-2-quelle-demographie-quel-avenir-emission-speciale-depuis-institut-francais-dakar


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Arafat le 18/7/2017, 2:13 pm

[quote="ndonzwau"]
"G20: une phrase de Macron sur la surnatalité en Afrique fait polémique"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170712-une-phrase-macron-surnatalite-afrique-lors-g20-fait-polemique
[size=11]C'est une phrase qui depuis quelques jours fait bondir les réseaux sociaux. Interrogé sur la situation de l'Afrique au sommet du G20, Emmanuel Macron a expliqué que, selon lui, l'un des défis du continent est «civilisationnel» et ses problèmes liés entre autre à la surnatalité, évoquant des femmes qui ont entre 7 et 8 enfants. Un raccourci jugé raciste par bon nombre d'internautes et de journaux à l'étranger.
Cela a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux dont celle d´un Burkinabé sur facebook :Eh! mr.Macron, un proverbe africain dit  "celui qui ne veut pas avoir d´enfants n´a qu´à epouser sa mère.............comme vous l´avez d´ailleurs fait conclue-t-il Laughing Laughing Laughing

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  ndonzwau le 18/7/2017, 6:30 pm

"14 juillet : L’œuvre civilisatrice doit continuer ! Monsieur Macron, on lève le verre?.                                                                                                                               
° https://actualite.cd/2017/07/14/14-juillet-loeuvre-civilisatrice-continuer-monsieur-macron-on-leve-verre/



« Un feu d’artifice qui implose et n’arrivait pas à atteindre le ciel. Voilà, quand je pense à la vie de beaucoup de gens, cette image-là me vient à l’esprit : des feux qui implosent au lieu de s’élancer vers le haut », avait écrit en 1994 Susanna Tamaro dans « Va où ton cœur te porte. »
14 juillet ! Oui, Monsieur le Président, on célèbre la France et les lumières, mais on n’a malheureusement pas oublié. Passe le bonjour à Nicolas Sarkozy. L’œuvre civilisatrice doit continuer ! On lève le verre ?"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 19/7/2017, 12:19 pm

Du jamais vu ! Le plus haut gradée de l'armée française démissionne.
Ça commence bien

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Arafat le 19/7/2017, 12:47 pm

El-Shaman a écrit:Du jamais vu ! Le plus haut gradée de l'armée française démissionne.
Ça commence bien
Et pourtant, c´était prévu qu´ils se rencontrent le vendredi mais général de Villiers a suti na ye makambo´ango. Mais petit Macron respect eza te na ba mbuta, comment azo gazer général en public boye? Ako suka mabe muana oyo. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  El-Shaman le 19/7/2017, 9:42 pm

Arafat a écrit:
Et pourtant, c´était prévu qu´ils se rencontrent le vendredi mais général de Villiers a suti na ye makambo´ango. Mais petit Macron respect eza te na ba mbuta, comment azo gazer général en public boye? Ako suka mabe muana oyo. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad
Very Happy Vimba ya Jupiter oyo tolobelaki awa.Jupiter epesaka kizungu-zungu. Yango wana Macron à gazaki général en public...kiekiekiekie.
Mais peut-être que tout ceci fait parti aussi des changements qu'il avait promis. Parce qu'il ne faut pas oublier que général oyo pe azalaka déjà mua têtu.A l'époque de Sarkozi et Hollande il y avait déjà eu quelques tensions, mais ces derniers savaient maîtriser tout ceci.Ce qui n'est pas le cas de Macron.

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Arafat le 20/7/2017, 8:29 am

Oui El Shaman, il y a toujours eu des tensions mais cela se passe à l´interne et non par des déclarations publiques d´un président de la république. Je ne sais pas si t´avais suivi hier sur LCI ou BFM TV (je ne sais plus exactement), un ancien général en retraite disait qu´on humilie pas ainsi un chef militaire devant ses subordonnées, tout le monde politique a par ailleurs condamé l´autoritarisme de Macron. Franchement, ce petit commence à m´énerver. Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Revenir en haut Aller en bas

Re: ¤ LA DYNAMITE "MACRON" ET LA DEMOCRATIE AU CONGO

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum