« LES HABITANTS DE GOMA FONT COMME DIEU : ILS RENTRENT DORMIR AU RWANDA !?» QU’EST-CE QUE DONC CETTE AFFIRMATION INCONGRUE, DÉFAITISTE, TOUTE A LA RÉVÉRENCE DU VOISIN NOUS ENSEIGNE-T-ELLE DE LA RÉALITÉ ET AU-DELÀ ?

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« LES HABITANTS DE GOMA FONT COMME DIEU : ILS RENTRENT DORMIR AU RWANDA !?» QU’EST-CE QUE DONC CETTE AFFIRMATION INCONGRUE, DÉFAITISTE, TOUTE A LA RÉVÉRENCE DU VOISIN NOUS ENSEIGNE-T-ELLE DE LA RÉALITÉ ET AU-DELÀ ?

Message  ndonzwau le 24/7/2017, 9:12 pm

« LES HABITANTS DE GOMA FONT COMME DIEU : ILS RENTRENT DORMIR AU RWANDA !?» QU’EST-CE DONC CETTE AFFIRMATION INCONGRUE, DÉFAITISTE, TOUTE A LA GLOIRE ET A LA RÉVÉRENCE DU VOISIN ? QUE NOUS ENSEIGNE-T-ELLE DE LA RÉALITÉ ET AU-DELÀ ?
DANS TOUS LES CAS ELLE NÉCESSITE TOUTE L’INVESTIGATION DE LA PART DE NOUS PAUVRES CONGOLAIS BIEN EN PEINE DE RÉUSSITE DANS NOTRE PAYS !!!

« Les habitants de Goma font comme Dieu : ils rentrent dormir au Rwanda » !?
J’ai été littéralement ébranlé et peiné par cet entrefilet tant il signe pour moi le réaliste mais triste aveu de la défaite des Congolais : le calme ‘divin’, la récompense après le dur labeur se trouve (aujourd’hui !?) non au Congo mais au Rwanda (ce même Rwanda, notons-le, où il y’a peu s’abattit un affreux génocide !)

Comment en sommes-nous arrivés là, nous Congolais, à échouer criminellement dans toute gestion de notre pays ?
Rien d’anecdotique ni de lâchement idéologique encore moins simple polémique : la vérité est que depuis deux décennies le régime rwandais réussit à construire souvent sur nos ruines son pauvre et petit pays tandis que les Congolais tantôt ‘complices’ tantôt simplement 'incapacitants" détruisent au fil des jours ce qui a commencé à s’y construire…

Je laisse bien sûr la ‘mauvaise foi’ ou le ‘parti-pris affectif’ à certains observateurs pas parties prenantes de notre vécu national ou sous-régional mais qui s'y intéressent réellement, la question essentielle qui s’impose à nous : pourquoi donc cet échec permanent, quelles sont les causes palpables de cet inacceptable déterminisme à la mauvaise fortune et comment en sortir ?

Dieu n’est pas à ce point injuste ou retors pour prévoir un ‘destin de tout bonheur’ aux uns et tout le contraire aux autres, il a laissé à chaque peuple le soin de construire le sien avec ce qu’il a : la question de leur infortune actuelle les Congolais se doivent de la dénouer eux-mêmes parce qu'ils en sont les premiers coupables, les Rwandais ne profitent d'abord que de nos faiblesses, si les Congolais aspirent au bonheur comme tout homme sur cette terre, s’ils ne veulent pas se laisser aspirer par les neuf voisins qui les entourent, ils doivent se mettre au boulot !

C’est notre insigne défi d’aujourd’hui, qui transparaît hélas à travers tous ces champs pendants en politique, à la main des politiciens hélas pas toujours lucides et responsables...


"Les habitants de Goma font comme Dieu : ils rentrent dormir au Rwanda
° http://www.lalibre.be/actu/international/les-habitants-de-goma-font-comme-dieu-ils-rentrent-dormir-au-rwanda-596b8ca5cd706e263ed7e69f
Beaucoup de Congolais vont s’installer de l’autre côté de la frontière, à Gisenyi, plus sûre.  Reportage.

Dieu est partout mais, le soir, il rentre dormir au Rwanda", dit un proverbe rwandais. Désormais, les habitants de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu (est du Congo) font comme Dieu : ils dorment au Rwanda.
Fuyant l’insécurité et les conséquences néfastes de l’absence de services étatiques dignes de ce nom au Congo, ils travaillent le jour dans leur ville, mais, le soir, passent la frontière toute proche qui la sépare de Gisenyi (aujourd’hui officiellement renommée Rubavu) au Rwanda.
Nombre d’expatriés œuvrant au Kivu vivent à Gisenyi parce que Goma n’est pas un poste où l’on peut amener sa famille, en raison de l’insécurité. Ils se sont donc souvent installés avec conjoint et enfants à Gisenyi et vont travailler chaque jour de l’autre côté de la frontière. Mais beaucoup de Congolais les imitent - de 7 000 à 8 000 familles, évalue l’un d’eux.
Les Tutsis congolais ont été parmi les premiers à le faire, pour des raisons de sécurité alors qu’ils étaient l’objet, dans leur pays, d’hostilité ethnique.

Les expatriés et l’éruption

"Mais le mouvement s’est beaucoup élargi après l’éruption" volcanique qui a endeuillé Goma en 2002, explique un Kivutien à "La Libre Belgique".
"Beaucoup de chefs de famille, dans la bourgeoisie de Goma (qui compte environ un million d’habitants, NdlR) avaient alors logé les leurs à Gisenyi (environ 200 000 habitants) en attendant le rétablissement de la situation chez eux. Ils se sont ainsi aperçus que les loyers étaient bien plus bas à Gisenyi, que la sécurité régnait - contrairement à Goma - et que l’eau et l’électricité ne subissaient pas de constantes coupures comme au Congo, poursuit-il. Alors peu à peu, de plus en plus de Congolais de tous horizons ont emménagé à Gisenyi."
Lui-même loue une grande villa, avec un magnifique jardin et vue imprenable sur le lac Kivu, pour un loyer équivalent à une chambre d’étudiant à Bruxelles. La différence de loyer est si grande avec Goma que certains Gomatraciens (nom officiel des habitants de la ville) donnent leur maison en location et, avec ce que leur rapporte le loyer, se logent plus luxueusement à Gisenyi et obtiennent encore un surplus pour assurer leur vie quotidienne.

Loyers et banques

Le mouvement pourrait encore s’amplifier. Au début de cette année, a commencé à Goma l’enrôlement des électeurs, très apprécié parce que la carte d’électeur vaut carte d’identité au Congo. "Comme ce document nous suffit pour passer la frontière, des colonnes et des colonnes de jeunes, qui venaient de recevoir leur carte d’électeur pour la première fois, se sont rués vers la frontière pour voir Gisenyi", raconte ce Gomatracien.
Il n’y a pas que les habitants qui sont touchés par la Gisenyimania. Longtemps, les Kivutiens ont eu recours aux banques rwandaises parce que, chez eux, elles ne fonctionnaient pas. Puis le secteur bancaire congolais s’est reconstitué "mais la sécurité bancaire est plus grande au Rwanda", dit le Kivutien. Le mouvement de retour a donc été très partiel. "Aujourd’hui, les banques et les micro-crédits vont mal à Goma, alors cela accentue le déplacement des capitaux vers Gisenyi."

Se fournir en biens de consommation

De plus, Goma se fournit largement en biens de consommation au Rwanda; bœuf, chèvres, poules, tomates sont importés chaque jour depuis Gisenyi vers le Congo par de petits commerçants. Des Congolaises passent quotidiennement la frontière avec des bidons jaunes de 20 litres pour acheter de l’eau de boisson à des habitants de Gisenyi, ville où elle est traitée, et la revendre à Goma, où l’eau de ville est moins fiable.
Ce sont des handicapés congolais - exemptés de taxes par Kinshasa - qui assurent le transport d’un côté à l’autre de la frontière, grâce à leurs " tshu kudus " , grosses trottinettes en bois capables de porter de lourdes charges."



"Les pénuries s’aggravent à Bukavu et le Rwanda suscite l’envie"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2017/07/21/les-penuries-saggravent-a-bukavu-et-le-rwanda-suscite-lenvie/
[...]
Certes, au Congo, on vit, envers et contre tout, et le miracle est quotidien. Mais on râle aussi. On épingle les puissants qui roulent carrosse, entourés de nuages de poussière, on désigne les autorités, et plus particulièrement le gouverneur et ses adjoints, comme boucs émissaires de tous les maux qui accablent la ville.
Il est vrai que Kinshasa la boulimique, où la misère est tout aussi grande, est bien loin, et que les autorités locales, à portée de main, ou de cailloux, font l’objet de tous les récits de corruption, vrais ou excessifs et représentent les boucs émissaires les plus accessibles… Pharaoniques, les chiffres qui détaillent la fortune accumulée par la famille Kabila dépassent l’imagination et l’homme de la rue mélange allègrement les millions et les milliards, retenant simplement que les ressources captées au sommet de l’Etat sont autant de moyens qui font défaut pour assurer le quotidien de chacun… Même même chez les “petits”, les simples citoyens la politique est omniprésente, elle absorbe toutes les énergies. Dans l’ombre des paillottes qui protègent du vent brûlant, on discute de l’insécurité qui se répand, des morts inexpliquées, des prisons qui se vident mystérieusement, des politiciens qui créent des milices pour imposer un improbable dialogue et qui recrutent sans scrupules parmi les dizaines de milliers de jeunes sans emploi malgré leurs diplômes chèrement obtenus…

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois… Dans ce Congo privé d’élections, où le échéances électorales reculent sans cesse, les élections présidentielles qui se dérouleront au Rwanda voisin le 4 août prochain finissent par faire rêver. Et pourtant elles seront sans surprise : le pays voisin est couvert de banderoles « Tora Kagame » votez pour Kagame, les adversaires et rivaux du « boss » qui remportera certainement un mandat de sept ans, renouvelable, sont presque invisibles, le drapeau du Front patriotique rwandais flotte partout, et chacun lorsqu’il s’agît de politique, ne s’exprime qu’à mi voix…
Au Congo, et plus particulièrement dans la turbulente Bukavu, un tel unanimisme susciterait une levée de boucliers, une poussée généralisée de scepticisme et de critiques acerbes. Mais dans la capitale du Sud Kivu en ce moment, on préfère relever que Kagame, l’ennemi d’hier, le voisin si longtemps abhorré et encore redouté, est aussi « un homme qui a une vision pour son pays , qui l’a mis sur les rails du développement. »
Et chacun d’énumérer, avec un mélange d’envie et de sentiment d’humiliation, les réalités du Rwanda d’aujourd’hui : « nos minerais sont raffinés chez eux, mais les légumes que nous consommons viennent du Rwanda ; grâce à la fibre optique, ils ont Internet partout, les routes, où la vitesse est drastiquement limitée, sont en excellent état…”
Il fut un temps où rancuniers, hostiles, humiliés par les défaites successives et l’exploitation de leurs ressources naturelles, les gens de Goma et de Bukavu préféraient faire un détour par le Burundi ou l’Ouganda plutôt que passer par le Rwanda. Tout cela est bien loin.

Aujourd’hui, ceux qui le peuvent voyagent via Rwandair qui offre des tarifs très compétitifs vers l’Europe. Les sédentaires traversent une frontière ouverte jusque 22 heures pour s’en aller passer la nuit au Rwanda : à Cyangugu en face de Bukavu comme à Gisenyi en face de Goma des logements modernes sont désormais loués ou vendus à des Congolais, de plus en plus nombreux, qui travaillent dans leur pays (quand ils ont un emploi) mais traversent la frontière pour jouir, à bas prix, de privilèges devenus introuvables chez eux : eau courante, électricité, réseau Internet. Sans oublier le bien le plus précieux de tous, la sécurité, garantie dans un pays où des la tombée de la huit les militaires envahissent les rues, silencieux, disciplinés, mais arme au poing…"
 


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: « LES HABITANTS DE GOMA FONT COMME DIEU : ILS RENTRENT DORMIR AU RWANDA !?» QU’EST-CE QUE DONC CETTE AFFIRMATION INCONGRUE, DÉFAITISTE, TOUTE A LA RÉVÉRENCE DU VOISIN NOUS ENSEIGNE-T-ELLE DE LA RÉALITÉ ET AU-DELÀ ?

Message  Kakato le 26/7/2017, 1:43 pm

La bible dans le livre d'Ecclesiastes et Lavoisier nous parlent d'un principe vieux comme le monde: "Il n' a rien de nouveau sous le soleil".
Les Congolais, meme du temps de Mobutu allaient travailler au Rwanda,la plupart des enseignants,bijoutiers etc... etaient des "Zairois"...
La plupart des ces articles sont ecrits a la gloire du rachitique Kagame qui veut faire croire a sa reussite.Je me rapelle encore au debut des annees 80 quand le telephone fixe etait un luxe a Kinshasa,au Rwanda il etait commun Sad le franc rwandais etait plus stable que le Zaire monnaie,ils abvaient meme l'electricite quand celui ci est apparu a Goma en 1985...C'est triste mais vrai.
Comme un grain,la grandeur de notre pays se trouve a l'interieur de ses enfants et il apparaitra un jour.

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Re: « LES HABITANTS DE GOMA FONT COMME DIEU : ILS RENTRENT DORMIR AU RWANDA !?» QU’EST-CE QUE DONC CETTE AFFIRMATION INCONGRUE, DÉFAITISTE, TOUTE A LA RÉVÉRENCE DU VOISIN NOUS ENSEIGNE-T-ELLE DE LA RÉALITÉ ET AU-DELÀ ?

Message  ndonzwau le 27/7/2017, 12:23 am

Kakato a écrit:La bible dans le livre d'Ecclesiastes et Lavoisier nous parlent d'un principe vieux comme le monde: "Il n' a rien de nouveau sous le soleil".
Les Congolais, meme du temps de Mobutu allaient travailler au Rwanda,la plupart des enseignants,bijoutiers etc... etaient des "Zairois"...
La plupart des ces articles sont ecrits a la gloire du rachitique Kagame qui veut faire croire a sa reussite.Je me rapelle encore au debut des annees 80 quand le telephone fixe etait un luxe a Kinshasa,au Rwanda il etait commun Sad  le franc rwandais etait plus stable que le Zaire monnaie,ils abvaient meme l'electricite quand celui ci est apparu a Goma en 1985...C'est triste mais vrai.
Comme un grain,la grandeur de notre pays se trouve a l'interieur de ses enfants et il apparaitra un jour.

« Rien de nouveau sous le soleil ! », nous dites-vous, Compatriote Kakato; voilà un regard ‘impassible, passif et même sage’ sur la triste vie qui est la nôtre, sur « la vie » en somme, que nous partageons quelque part !
Néanmoins contrairement à vous, moi je me suis permis un autre coup d’œil en direction de la « face recto » de l’affaire selon laquelle le succès parce qu’il y’en a un, du « rachitique Kagame » (Kagame aurait beau être notre pire ennemi ne pas reconnaître ses réussites est un départ sur des contre-vérités qui relève purement et simplement d'un renversement préjudiciable des termes du jugement objectif !) ne tient pas qu’à la(sa) ‘bonne fortune’ mais aussi à son ‘utilisation maximum au besoin mafieuse’ de la situation présente et mutatis mutandis des 'faiblesses des Congolais' qu’il exploite en attendant comme vous dites que « le grain de leur grandeur (re)apparaisse un jour »…

Mais pourquoi alors cette référence plutôt triste, plutôt défaitiste, « rien de nouveau sous le soleil » comme si la vie était éteinte sur notre terre Congolaise (avec Salomon ?), obligée à se répéter ? Non « il y'aura toujours du nouveau » aussi longtemps que l'homme sera en mouvement, en vie ; le « grain de sa grandeur » vous le dites bien, germera et donnera un jour ses fruits, espérons assez tôt pour qu'il serve...
Je n'en étais donc pas (encore) à désespérer définitivement de nous-mêmes mais à rameuter pour battre le fer de la 'résistance et de la reconstruction' pendant qu'il était encore chaud...

Passons, entre-temps, prendre le parti de souligner les raisons de nos échecs plutôt que les compromissions des succès de nos adversaires ne vaut-il pas mieux pour combattre demain nos errements ?
A chacun de choisir son tropisme didactique !

Compatriotiquement!



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