UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

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UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 19/8/2017, 7:37 am

UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

1° La « bonne nouvelle » !?!


‘JK’ est sur le chemin du départ, de gré ou de force et peut-être plus vite que ne croient ses stratèges qui plantent maints subterfuges pour échapper aux condamnations de plus en pressantes de l’opinion nationale et internationale qui le veulent « à la sortie » !
Pourquoi cet espoir soudain alors que le passé n’a cessé de nous confondre en des désillusions répétitives ?


Il y’a bien sûr le refus renouvelé de la population à le voir rempiler, légaliste et déçue comme meurtrie par son bilan mortifère mais on la sent jour après jour ces derniers temps et un peu partout nettement plus disposée à prendre des risques jusqu’au sacrifice tant elle est fatiguée et lasse des manœuvres dilatoires du pouvoir… Comme qui dirait qu’il suffirait d’un prétexte et d’une direction pour qu’elle 'occupe la rue' déterminée à conquérir sa liberté…

Il y’a aussi les forces politiques et sociales acquises au changement qui semblent malgré tout avoir pris conscience des reproches insistants de la population excédée par leurs atermoiements 'alimentaires' et semblent s’engageraient à agir vrai, efficace et juste pour ne pas rester dans l’histoire les « alliés objectifs d’une dictature…
En arriveront-elles à s’organiser autrement, déterminées et plus méthodiques pour enfin prendre le train d’une réelle « lutte finale » ?

Il y’a enfin et surtout les « forces citoyennes » d’où semble provenir cette impulsion nouvelle : de la ‘Lucha’ en passant par ‘Filimbi’ et bien des autres ‘associations citoyennes’ jusqu’à la nouvelle venue ‘Les Congolais debout’ qui plus convaincues et plus déterminées à arrêter la casse veulent semer auprès des politiques un « impératif résolu d'efficacité » qui leur interdise leurs louvoiements alimentaires criminels mais aussi auprès de la population une détermination qui la sauvera elle-même des affres de l'autocratie malgré ses 'coups' répétés...
C'est là où l'on retrouve cette dernière rencontre des mouvements citoyens tenue à Chantilly près de Paris avec un manifeste ambitieux

A côté cahin-cahan la CI bien qu’hypocrite dans sa condamnation de ‘JK’ auquel elle veut un successeur de son choix contrôlable et dans son souhait trop 'diplomatique' d’une conclusion ‘pacifique et conformiste’ alors que telle sortie est de principe difficilement planifiable de bout en bout... Le seul gage ce n’est pas des négociations interminables mais un « après » avec des leaders acceptés par le peuple...
Et c'est possible d'autant que cette CI a les ressources d'accepter tout leader en face des Congolais unis, déterminés et au fait de leurs projets d'autant qu'elle en a aussi pour l''apprivoiser' d'une façon ou d(une autre...

2° La « moins bonne nouvelle » !?

L’objectif reste difficile à atteindre, des accrocs multiples nous attendent toujours que ce soit au niveau des protagonistes dont nous ne tairons pas les rivalités entre eux, les récupérations individuelles et corporatistes, que ce soit au niveau des difficultés inhérentes à une restructuration de l'espace politique, administrative et sociale; c'est toujours complexe et laborieux…

Et surtout nous avons en face un « adversaire » sinon un « ennemi » déterminé à résister, à rester aux commandes et qui dispose des gros moyens (l’appareil et services de l’Etat, l’Armée, la Police, les Services de renseignement, les finances...) mais aussi parce qu’accroché à garder son butin, il est prêt à jouer sa survie, question de vie et de mort ( leur chute les exposant à rendre plus que jamais des comptes) à travers des excès encore plus génocidaires, de la terre brûlée à une répression exterminatrice…
Notre chance est qu’il se trouvera au sein de cet appareil honni à un moment ou un autre, des patriotes qui reviendront à la raison et se retourneront contre leurs anciens parrains ou alliés ; avons-nous des moyens de les infiltrer d’ores et déjà ?

Notre malheur c’est la division, une compétition sournoise où les politiques ou les associations citoyennes ‘envient’ et attaquent d’autres politiques ou d’autres mouvements citoyens, où les politiques se positionnent contre les mouvements citoyens, où des patriotes censés lutter contre la dictature s’entrebattent et du coup favorisent le pouvoir adversaire…

La dernière initiative de Paris conjurera-t-il enfin ce mauvais sort reflet chez-nous d’une criante immaturité politique, les égos et les profits individuels autant que corporatistes ou ethno-régionaux feront-ils enfin place à l'efficacité pour l'intérêt capital du pays, le Rassemblement et les autres d'opposition auront-ils enfin la sagesse de mutualiser leurs forces avec celles des associations citoyennes pour obtenir la mobilisation populaire indispensable pour peser contre la dictature ?
Rien n"est encore moins sûr et pourtant seuls le « changement », l’« alternance démocratique » offrent des espoirs nouveaux à ce pays prometteur dont le peuple continue à souffrir écarté du butin national, le leur...

3° Mais encore !?!

Oui, que nous réserve réellement cette nouvelle « mobilisation citoyennes », à quel délai peut-elle confirme les nouvelles promesses qu’on peut à raison placer en elle, comment va-t-elle entraîner politiques et population à cette « prise en charge » finale ?
Attendons voir mais ne nous résignons pas car il y’a bien un réel nouvel espoir qui nous impose à tous Congolais dépassement, investissements et sacrifices...
Enfin que les Congolais en soient capables et comptables jusqu’à la « victoire finale » !
Que vive et réussisse notre pays !!!


"RDC : Sindika Dokolo, Filimbi, la Lucha et Y’en a marre en France pour unir leurs forces
° http://www.jeuneafrique.com/466434/politique/rdc-sindika-dokolo-filimbi-la-lucha-et-yen-a-marre-en-france-pour-unir-leurs-forces/
Plusieurs mouvements de la société civile congolaise viennent de tenir un grand rassemblement en région parisienne. L’objectif de cette réunion, qui a duré trois jours : obtenir le départ du président Joseph Kabila avant la fin de l'année.

L’hôtel Dolce est situé au cœur de la forêt de Chantilly, à quelques encablures du château du même nom. C’est dans ce havre de paix, dans le nord de la région parisienne, que vient de s’achever, jeudi 17 août, un grand rassemblement de la société civile congolaise, débuté le 15 août en toute discrétion.
Conviés par l’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDGPA), il y avait là plusieurs leaders de mouvements citoyens congolais : Floribert Anzuluni, le coordonnateur de Filimbi, Marcel-Héritier Kapitene et Gloria Senga, de la Lucha, ou encore Sindika Dokolo, le fondateur du dernier né de ces mouvements, baptisé Les Congolais debout.
Ce riche homme d’affaires congolais est également l’époux d’Isabel dos Santos, PDG de la société nationale angolaise pétrolière Sonangol et fille du président José Eduardo dos Santos.

Objectif : élaborer une stratégie commune pour obtenir le départ de Kabila

Le Sénégalais Fadel Barro, figure du mouvement Y’en a marre, était également présent pour prodiguer avis et conseils, de même que des représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et des leaders de la société civile comme Georges Kapiamba (Association congolaise pour l’accès à la justice), ou Jean-Claude Katende (Association africaine de défense des droits de l’Homme).
Pendant ces trois jours, ils se sont efforcés d’élaborer une stratégie commune pour obtenir le départ du président Joseph Kabila d’ici fin 2017. Son dernier mandat constitutionnel a expiré le 19 décembre 2016, mais la Cour constitutionnelle l’a autorisé à se maintenir jusqu’à la prochaine élection présidentielle. Or la date du scrutin est toujours incertaine : le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, a reconnu que le scrutin ne pourrait probablement pas être organisé d’ici à la fin de l’année, comme initialement prévu.


Les évêques catholiques ont fait leur part du chemin en demandant aux Congolais de se mobiliser. À nous de prendre le relais
Pour les mouvements citoyens réunis, il ne s’agit plus d’attendre cet hypothétique scrutin, mais de mettre en place une transition, sans Joseph Kabila, jusqu’au scrutin. « Les évêques catholiques ont fait leur part du chemin en demandant aux Congolais de se mobiliser, explique un participant à la réunion. À nous de prendre le relais. »

Un nouveau cap ?

Les mouvements doivent rendre public un « manifeste » conjoint lors d’une conférence de presse à Paris aujourd’hui en fin de matinée. « Chaque mouvement gardera son identité propre, assure l’un des participants. Mais nous devons coordonner nos actions pour obtenir le départ de Joseph Kabila. »
Confrontés à la répression à Kinshasa, les mouvements citoyens congolais inspirés par leurs homologues sénégalais Y’en a marre et burkinabè Balai citoyen, n’ont jusqu’à maintenant pas réussi à organiser de grande manifestation en RDC.


'Nous avons besoin de moyens logistiques et financiers'
Mais leurs dirigeants veulent désormais franchir ce cap. « Il ne faut pas se raconter d’histoire : pour cela, nous avons besoin de moyens logistiques et financiers, confie un cadre. C’est ce que nous allons avoir cette fois. »"


"RDC : des organisations de la société civile signent un Manifeste pour obtenir le départ de Kabila
° http://www.jeuneafrique.com/467033/politique/rdc-des-organisations-de-la-societe-civile-signent-un-manifeste-du-citoyen-congolais-pour-obtenir-le-depart-de-kabila/


Une partie des signataires du Manifeste du citoyen congolais, réunis à Paris le 18 août. © Société civile congolaise

Plusieurs dizaines de personnalités de la société civile de RDC, parmi lesquels des membres de Filimbi, la Lucha ou encore Les Congolais Debout de Sindika Dokolo, ont signé vendredi à Paris un Manifeste du citoyen congolais. Leur objectif : unir le peuple afin d'obtenir le départ du président Joseph Kabila.

« Vive le peuple ! » Dans la salle de conférence exiguë du siège de la Fédération internationale des droits de l’Homme, à Paris, le slogan résonne à de multiples reprises. Ici, chacun espère que ce vendredi 18 août restera dans l’histoire de la RDC, dont l’hymne est entonné à deux reprises a capela, comme pour souligner la solennité de l’événement.
Plusieurs dizaines de militants de la société civile se sont réunis afin de signer le Manifeste du citoyen congolais, qu’ils préparent depuis plusieurs jours à Chantilly, en région parisienne, dans un secret sur lequel Jeune Afrique a quelque peu levé le voile.

Parmi eux, Fadel Barro, leader sénégalais de Y en a marre, fait figure de conseiller auprès des représentants de Filimbi, Floribert Anzuluni, de la Lucha, de la Ligue des électeurs ou encore des Congolais Debout, de Sindika Dokolo, discrètement installé sur un côté de la salle.

« Empêcher Kabila de se maintenir au pouvoir »

« Nous avons souhaité répondre à l’appel « Debout Congolais » lancé par les évêques et adopter un manifeste qui serait ouvert à tous les Congolais, car la République est l’affaire des citoyens et non celle d’un ou de quelques individus », explique André Mbata, directeur exécutif de l’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique.
« L’objectif est la mobilisation citoyenne pour un retour à l’ordre constitutionnel, car le gouvernement est illégitime du fait de la non-tenue des élections », ajoute-t-il.


'Ce mouvement n’est pas politique'

« Ce mouvement n’est pas politique, aucun d’entre nous n’est membre d’un parti et nous ne sommes lancés vers la conquête d’un pouvoir quelconque. Nous visons seulement l’alternance pour le bien-être du peuple congolais », précise à son tour Léonie Kandolo, membre de la société civile.
« Nous faisons le constat que Joseph Kabila n’organisera pas les élections. Dès lors, tous les Congolais doivent se lever pour l’empêcher de se maintenir au pouvoir », poursuit Floribert Anzuluni. Et le porte-parole des Congolais Debout, l’avocat Hervé Diakese de surenchérir : « Kabila est une partie du problème, il ne peut être une partie de la solution. »

« C’est la masse qui est la clé »

« Il n’y a pas lieu de dialoguer avec Kabila, qui est hors-jeu. On ne peut plus tabler sur sa bonne foi, alors qu’il a tout fait pour ne pas organiser les élections », glisse quant à lui Sindika Dokolo, après avoir apposé sa signature sur le manifeste, comme 45 autres personnalités présentes ce 18 août à Paris.

'Je suis un citoyen comme des milliers d’autres'
Le compagnon d’Isabel Dos Santos devient-il de fait la tête de pont du mouvement ? « Je ne suis pas un politicien, je suis un citoyen comme des milliers d’autres. C’est la masse qui est la clé pour faire comprendre qu’il n’y a pas d’alternative possible autre que recréer un environnement politique vertueux pour obtenir l’alternance. »


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Sindika Dokolo 
@sindika_dokolo
[ltr]Passons de la parole aux actes ; rassemblons-nous pour notre pays ! 
Je suis un Congolais debout. Et toi ? #LesCongolaisDebout#RDC[/ltr]
10:21 - 11 août 2017
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Sensibiliser tous azimuts

Reste désormais à convaincre. Pour cela, les signataires du manifeste vont entamer des actions de sensibilisation auprès des citoyens congolais, mais aussi des partis politiques − opposition et majorité confondues −, et des instances religieuses. « Nous pensons même que le pouvoir lui-même ne saurait rester insensible », assure encore, confiant, Hervé Diakese.
Derrière lui, un militant lance une énième fois le slogan « Vive le peuple ! » Certains le reprennent en écho. D’autres sourient, amusés. Tous, chantant à tue-tête l’hymne congolais en clôture du rassemblement, ont la même question en tête : le manifeste aura-t-il la portée espérée ? « Il est déjà historique car il nous permet d’agréger nos forces », conclut, malgré la pluie parisienne, un participant. L’optimisme, toujours.

MANIFESTE DU CITOYEN CONGOLAIS
° http://www.manifesterdc.com/manifeste/  
NOUS, citoyens Congolais, représentants des organisations de la société civile, des mouvements citoyens et personnalités indépendantes épris de paix :
#Réunis du 15 au 17 août 2017 à Paris, France, et faisant suite à la déclaration « Le Pays va très mal. Debout, Congolais ! Décembre 2017 approche », du 23 juin 2017, de nos Evêques, qui nous interpelle au sursaut patriotique ;
#Constatant la faillite généralisée de l’Etat et la grave détérioration des conditions de vie de notre peuple, résultant de la mauvaise gouvernance d’un groupe d’individus, ayant volontairement refusé d’organiser les élections ;
#Rappelant que sous l’égide de la CENCO, et afin d’éviter de plonger le pays dans un chaos certain, les forces politiques et sociales ont conclu, le 31 décembre 2016, un Accord politique Global et Inclusif ;
#Dès lors que le peuple exigeait l’alternance dans les délais constitutionnels, et malgré son refus de tout autre arrangement contraire à son droit légitime, l’Accord du 31 décembre 2016 a été toléré pour autant qu’un nouveau Président soit élu avant le 31 décembre 2017 ;
#En dépit du prolongement de mandat issu de l’arrangement politique, le Président sortant a foulé aux pieds cet Accord, défié le peuple congolais et renié le serment fait devant Dieu et la Nation de respecter la Constitution ;
#La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), instrumentalisée à son service, a surpris le peuple en affirmant publiquement son incapacité d’organiser les élections en 2017 contrairement à l’Accord et au cadre constitutionnel ;
#Ainsi, sont créées des zones d’insécurité et suscitées des tragédies meurtrières à travers le pays, notamment dans les provinces des Kivu, du Kongo central, des Kasaï, Ituri et Ville-province de Kinshasa dans le but de décréter indûment l’état d’urgence et retarder l’organisation des élections prévues par la Constitution ;
#Sous le régime en place, la terreur est devenue un mode de gouvernance qui empêche le peuple congolais de revendiquer ses droits ; les cours et tribunaux sont soumis et instrumentalisés ; les exécutions extra-judiciaires se multiplient ; les fosses communes se remplissent à travers le pays ; l’accès aux médias et aux réseaux sociaux est restreint ; et la nouvelle économie numérique est mise en danger ;
#Il s’en suit une répression systématique et violente de toute expression des libertés et droits fondamentaux à l’encontre des activistes des droits humains, des journalistes, des membres des mouvements citoyens, et des membres des partis politiques de l’opposition ;
#Il en résulte que monsieur Joseph Kabila s’impose à la tête de l’Etat par la violence des armes et la corruption financière dans le but d’asseoir durablement son régime de prédation, de paupérisation et de pillage des ressources du pays à son bénéfice personnel, celui de sa famille, de ses courtisans et de ses alliés étrangers tant en Afrique qu’à travers le monde.

En conséquence, Nous, citoyens Congolais :
Nous fondant sur le quatrième paragraphe du préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) qui dispose que : « Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression ».
#Déclarons que le Président Joseph Kabila, dont le dernier mandat constitutionnel a expiré le 19 décembre 2016, exerce le pouvoir en violation manifeste de la Constitution de la République Démocratique du Congo, et est passible de l’infraction de haute trahison conformément à son article 165 alinéa premier ;
#Appelons le peuple congolais à user de son devoir sacré de faire échec, avec des moyens pacifiques et non-violents, à la tentative du Président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du 31 décembre 2017 en application de l’article 64 de la Constitution ;
#Exigeons le départ de Monsieur Joseph KABILA KABANGE et une transition citoyenne dont les animateurs seront désignés à la suite d’une concertation nationale ayant mission principale d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres et qui n’en seront pas candidats ;
#Cette transition sera propice à doter la RD Congo, notre pays, d’un nouveau système de gouvernance, basé sur une justice indépendante, des services de sécurité protégeant les citoyens, assurant l’exercice effectif des libertés constitutionnelles, garantissant une gestion transparente et équitable de toutes les ressources nationales, des institutions fortes et démocratiques mettant les intérêts des citoyens Congolais au centre de tout projet politique ;
#Exigeons la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques et d’opinion ainsi que la réouverture des médias fermées ;
#Interpellons nos compatriotes de la police, de l’armée et des services de sécurité à respecter leurs missions républicaines de protection des citoyens et de la nation, au lieu de servir d’instrument de répression ;
#Appelons tous les Congolais, confessions religieuses, étudiants, jeunes, femmes, mouvements citoyens, syndicalistes, médecins, enseignants, professeurs, fonctionnaires, artistes, partis politiques ainsi que les congolais de la diaspora à adhérer massivement au présent Manifeste ;
#viii.Engageons toute Congolaise, tout Congolais à prendre part active à la grande campagne d’actions pacifiques et non violentes devant mener au retour de l’ordre démocratique constitutionnel ;
#Appelons la Communauté Internationale à accompagner le peuple congolais dans sa quête légitime de la liberté et de la démocratie.

Débout Congolais, Levons-Nous et Marchons, Esili !
Fait à Paris, le 18 août 2017


" RDC: adoption d'un manifeste de la société civile pour une "transition citoyenne""
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-adoption-dun-manifeste-de-la-societe-civile-pour-une-transition-citoyenne

"RDC : En présence notamment de Sindika Dokolo, plusieurs acteurs de la société civile réunis à Paris exigent une transition sans Kabila"
° https://actualite.cd/2017/08/18/rdc-presence-notamment-de-sindika-dokolo-plusieurs-acteurs-de-societe-civile-reunis-a-paris-exigent-transition-kabila/

" RDC : à Paris, la société civile agrège ses forces pour obtenir le départ de Kabila"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/18/rdc-a-paris-la-societe-civile-agrege-ses-forces-pour-obtenir-le-depart-de-kabila_5173938_3212.html

"RDC: adoption d’un manifeste de la société civile pour une « transition citoyenne »"
° https://afrique.lalibre.be/7500/rdc-adoption-dun-manifeste-de-la-societe-civile-pour-une-transition-citoyenne/

"Réunion SINDIKA et mouvements citoyens. Voici le MANIFESTE DU CITOYEN CONGOLAIS"
° http://congomikili.com/congomikili-reunion-sindika-et-mouvements-citoyens-voici-le-manifeste-du-citoyen-congolais/

"La société civile congolaise signe le Manifeste « ESILI » à Paris "
° http://www.kinshasatimes.cd/la-societe-civile-congolaise-signe-le-manifeste-esili-a-paris/

"Elections en RDC: lancement d’un «manifeste du citoyen congolais» à Paris "
° http://www.rfi.fr/afrique/20170818-elections-rdc-lancement-manifeste-citoyen-congolais-paris?ref=tw_i

"Des mouvements citoyens s’allient pour obtenir le départ de Kabila « avant la fin de l’année »"
° http://www.politico.cd/encontinu/2017/08/18/mouvements-citoyens-sallient-obtenir-depart-de-kabila-fin-de-lannee.html


"Manifeste "ESILI" à Paris"




"ESILI ,le cri de guerre qui ambitionne de chasser kabila du pouvoir"





Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 21/8/2017, 3:59 am

"La résistance s’organise
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17516:la-resistance-s-organise&catid=85:a-la-une&Itemid=472
Une stratégie commune pour obtenir le départ du régime de Kinshasa avant la fin de l'année, voilà la motivation du rassemblement de plusieurs mouvements citoyens en région parisienne. Ce énième appel sonne-t-il l'éveil de tout le Congo pour sauver la démocratie en péril ? La question demeure. À l'évidence, l'heure est grave.
Et à l'allure où vont les choses, la République démocratique du Congo peut basculer à tout moment dans un cycle de violence.


C'est quoi donc le message du peuple ? La réponse est connue, mais simplement ignorée. Pourtant, c'est une ignorance voulue et entretenue, qui risque de tourner mal dans une République où l'engagement à réinventer la démocratie s'accroît. Le message du peuple est aussi clair et évident : il n'est plus question d'offrir quelques compromis que ce soit au pouvoir en place avec le chef de l'État qui a terminé son second et dernier mandat depuis le 19 décembre 2016.
Aucun mécanisme ne sera toléré pour passer outre les dispositions constitutionnelles déterminant le nombre de mandats présidentiels. L'Accord de la Saint-Sylvestre qui a permis à l'actuel pouvoir de subsister au-delà du 20 décembre 2016, reste la seule feuille de route à suivre. Nul ne peut y échapper. Le verrou est incontournable...

Avec des stratagèmes et autres combines montés par ceux qui règnent pour gagner du temps, tous, ignorent qu'autant on ne peut perdre le pouvoir de manière définitive, autant on ne peut le conserver définitivement. Une prise de conscience de toutes ces réalités s'impose.
L'organisation de la résistance, dont la flamme est rallumée à partir de Paris, est une nouvelle voie qui définit un prix. C'est le prix de la liberté, le prix du changement, le prix de la consécration de la justice et l'équité sociale, un prix qui se paie..."


"Alternance démocratique : Un front de résistance est né à Paris
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17517:alternance-democratique-un-front-de-resistance-est-ne-a-paris&catid=85:a-la-une&Itemid=472
[...]
Avec la signature du « Manifeste du citoyen congolais », le 17 août 2017, c'est un nouveau courant qui vient de voir le jour dans le contexte de la crise politique en RDC. Les partis politiques ayant montré leurs limites à proposer une alternative crédible pour déjouer les manœuvres du pouvoir - qui s'obstine à organiser les élections -, les mouvements citoyens ont donc pris le relais. C'est de la France, pays de la « liberté, égalité et fraternité » que cet appel a été lancé.
Ce vent nouveau qui souffle depuis Paris est celui de l'espoir de tout un peuple qui n'aspire qu'à une seule chose : se choisir librement ses dirigeants par la voie des urnes."



"RDC: Tout savoir sur le “Manifeste du citoyen Congolais” signé vendredi à Paris"
° https://actualite.cd/2017/08/19/rdc-savoir-manifeste-citoyen-congolais-signe-vendredi-a-paris/
“ Nous, citoyens congolais, représentants des organisations de la société civile, des mouvements citoyens et personnalités indépendantes épris de la paix, réunis du 15 au 17 août à Paris et faisant suite à la déclaration du 23 juin 2017 de nos évêques, qui nous interpelle au sursaut patriotique. »
D’entrée de jeu, les membres de la société civile reviennent sur le contexte qui détaille leur motivation. Ils ont tous l’air satisfaits, motivés. Ils signent à tour de rôle le manifeste où, ils sont tous d’accord sur un premier point : Joseph Kabila dont le mandat constitutionnel a expiré le 19 décembre 2016, exerce le pouvoir en violation manifeste de la Constitution.

- La société civile exige le départ de Joseph Kabila
-“ Nous appelons le peuple congolais à user de son devoir sacré de faire échec, avec des moyens pacifiques et non-violents, à la tentative du Président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du 31 décembre 2017 en application de l’article 64 de la constitution”. Dans le même ordre d’idées, ils poursuivent : “ nous exigeons le départ de Monsieur Joseph Kabila Kabange et une transition citoyenne dont les animateurs seront désignés à la suite d’une concertation nationale ayant mission principale d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres et qui n’en seront pas candidats”.

- Elle exige la libération immédiate des prisonniers
Plusieurs personnalités politiques sont toujours détenus en prison. Au termes de l’accord de la Saint – Sylvestre, il était justement convenu que les prisonniers politiques retrouvent leur liberté. Si Ne Muanda Nsemi s’est carrément évadé de la prison centrale de Makala, certains y demeurent. “ exigeons la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques et d’opinion ainsi que la réouverture des médias fermés”.

- Elle interpelle les forces de l’ordre
-“ nous interpellons nos compatriote de la police, de l’armée et des services de sécurité à respecter leurs missions républicaines de protection des citoyens et de la nation au lieu de servir d’instrument de répression”, peut-on lire dans le document.
Lors des manifestations, plusieurs civils sont blessés, certains trouvent la mort.  Il y a souvent une confusion autour des chiffres sur les victimes. Récemment, pour le cas partisans de Bundu Dia Kongo, une secte politico-religieuse, L’ONG Human Rights Watch avait indiqué qu’au moins 23 personnes ont été tuées à Kinshasa, y compris 11 membres de BDK et 10 passants apparemment abattus par les forces de sécurité, ainsi que deux policiers tués par des manifestants. Le bilan de la Police nationale congolaise (PNC), signalait 19 tués, 7 blessés et  31 interpellés. De son côté, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) dénombre 21 personnes tuées, à Kinshasa.

- Elle appelle la communauté internationale à les accompagner
Après l’appel à tous congolais d’adhérer massivement au Manifeste signés par les participants pour la grande campagne d’actions pacifiques et non violentes devant mener au retour de l’ordre démocratique constitutionnel, la communication du manifeste du Citoyen congolais conclu “ nous appelons la communauté internationale à accompagner le peuple congolais dans sa quête légitime de la liberté et de la démocratie”."



"Sindika Dokolo : “ Je ne m’imagine pas rester les bras croisés pendant que mon pays  bascule dans le chaos” – Entretien
° https://actualite.cd/2017/08/19/sindika-dokolo-ne-mimagine-rester-bras-croises-pendant-pays-bascule-chaos-entretien/
Fin de matinée du vendredi 18 août à Paris, il pleuvote. Sous la grisaille parisienne, au siège de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), une dizaine d’associations et mouvements de la société civile congolaise vibre au rythme de “ Esili” ( C’est fini!, Ndlr.). L’atmosphère chaleureuse règne dans une salle où la société civile a donné rendez-vous à la presse à 11 heures pour clôturer les travaux amorcés le 15 août dernier en région parisienne. Les participants se sont tous mis d’accord pour signer le « Manifeste du citoyen congolais » qui réclame avant tout le départ du président Joseph Kabila. Parmi les signataires, Sindika Dokolo.
Il glisse discrètement dans la salle où une cinquantaine de personnes sont présentes.

Plus connu dans la communauté africaine comme un homme d’affaires, collectionneur d’arts, le gendre du président angolais, Dos Santos s’est depuis peu engagé à une vitesse 2.0 dans la lutte pour l’alternance politique en RDC, pays dont il tient les racines de son père.
Vieil ami d’Olivier Kamitatu, dans les premières heures d’engagement de Sindika Dokolo, une proximité se crée rapidement avec l’opposant Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle. Mais tous ses proches ne voient pas d’un bon oeil ce rapprochement avec l’ancien bras droit de Joseph Kabila.
45 ans, l’époux de la  femme la plus riche du continent africain selon le magazine Forbes va surprendre quand il décide de lancer en juillet, un mouvement citoyen: “Les congolais Debout!”. Objectif : obtenir le départ de Joseph Kabila. Selon l’homme d’affaires engagé, “ le président congolais exerce le pouvoir en RDC en violation de la constitution du pays.”  Entretien.

Pourquoi vous êtes ici ?
Parce que je ne m’imagine pas rester les bras croisés pendant que mon pays est entrain de basculer dans le chaos. Ce qui me pousse encore plus à m’engager aujourd’hui, c’est que moi, je ne peux pas m’imaginer, membre de la diaspora congolaise qui peut faire quelque chose pour aider le pays, éveiller les consciences, mettre en action mes concitoyens et ne pas le faire.
Quelle lecture faites-vous de l’initiative des membres de la société civile ?
Il s’agit d’abord d’une réponse à un appel. L’appel de l’église catholique. Deuxièmement, il s’agit d’une réunion autour de laquelle on a pu analyser profondément les questions à travers la présentation des spécialistes, notamment sur le processus électoral qui nous a permis d’établir qu’il y avait une volonté délibérée de saboter le processus électoral chez nous. Sur le cadre des négociations de la Saint-Sylvestre, nous nous sommes rendus compte qu’il y a une volonté manifeste de dépasser le délai qui avait été prévu de 12 mois pour organiser les élections, et nous avons eu la démonstration qu’il y a une instrumentalisation de nos institutions, pas seulement des services de sécurité et la répression, mais aussi l’Institution comme la cour constitutionnelle.

Les institutions du pays sont instrumentalisées?
La Cour constitutionnelle, par exemple, a pu  créer un cadre pour que M. Kabila se fabrique une forme de légitimité artificielle au delà de son mandat constitutionnel. Par rapport à tout ça,  nous sommes arrivés à la conclusion logique et scientifique que nous sommes bien dans le cas prévu par la constitution dans l’article 64 alinéa 1, et que donc Monsieur Kabila exerce le pouvoir en RDC en violation de la constitution du pays. C’était très important que nous l’établissions, nous le  proclamions, nous le démontrlons et c’est ça qui a été fait. La conclusion de cette démonstration, c’est justement ce manifeste. C’est un appel qui est fait à la conscience de tous les congolais.
A qui cet appel est-il directement destiné ?
Le manifeste n’est pas qu’une occasion de produire un document intellectuel et le partager entre nous, mais il est destiné à  tous les citoyens congolais également membres de la société civile, simple citoyen, membres des confessions religieuses et même les politiques, voire ceux de la Majorité présidentielle.Nous voulons que tous les congolais prennent conscience de ce qui se passe au pays.

Vous avez tous signé un manifeste, concrètement, c’est quoi son rôle ?  
Chaque congolais va devoir désormais se déterminer par rapport à cette proclamation, cette affirmation et agir en conséquence par rapport à l’obligation qui nous est faite dans la constitution de faire échec. On se rend compte qu’il y a une fenêtre d’opportunité jusqu’à la fin de l’année qu’on a donné pour essayer de tester la bonne foi de Joseph Kabila, qui nous a confirmé qu’il n’avait aucune foi, qu’il y a un sabotage délibéré avec une intention de se maintenir au pouvoir accompagné d’une politique de la terre brûlée là où l’Etat est fragilisé. On instrumentalise les massacres et instabilité de la population et ça pour nous, c’est constitutif d’un crime de haute trahison.
Vous avez récemment créée un mouvement citoyen, Pourquoi vous n’aviez pas carrément rejoint les autres mouvement qui existent ?
Pour deux raisons: ce sont des mouvements de jeunesse. Même si j’ai l’air jeune, je suis suffisamment âgé pour ne pas faire partie de cette catégorie à qui s’adresse les mouvements d’activisme. Ce qui est important, c’est d’offrir aux congolais la possibilité de faire quelque chose pour le pays sans forcément que ça inclut le sacrifice suprême.

Comment comptez-vous matérialiser ce manifeste sur le terrain ?
Je crois que ce qui manque aujourd’hui aux congolais, c’est une compréhension de la nature profonde et juridique de la situation que nous vivons et un moyen d’y faire quelque chose sans forcément exposer sa vie jusqu’à l’ultime sacrifice. Et ça aujourd’hui, ce que nous voulons arriver à utiliser ce manifeste, à l’expliquer et le vulgariser à un plus grand nombre, aux étudiants qui souvent sont plus conscients et politisés que le reste de la population, mais également à tous les niveaux de la population, les gens qui n’ont pas internet dans les zones périurbaines ou rurales décentralisées. Pour nous ce qui est important, c’est que tous les congolais prennent conscience de la situation que traverse notre pays à l’heure actuelle et ce qui convient de faire afin de retourner à l’ordre constitutionnel et à la stabilité, au progrès auquel nous aspirons tous. Parce que fondamentalement, la lutte citoyenne vise toujours un objectif: répondre à la soif de dignité de chaque individu."


"RDC : à Paris, la société civile agrège ses forces pour obtenir le départ de Kabila"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/18/rdc-a-paris-la-societe-civile-agrege-ses-forces-pour-obtenir-le-depart-de-kabila_5173938_3212.html

"Le "Manifeste du citoyen congolais": une pression de plus sur le régime de Kinshasa"
° http://www.lalibre.be/actu/international/le-manifeste-du-citoyen-congolais-une-pression-de-plus-sur-le-regime-de-kinshasa-5997344ccd70d65d2574db9e

"RDC: un «Manifeste du citoyen congolais» signé à Paris pour exiger le départ de Joseph Kabila"
° http://www.radiookapi.net/2017/08/19/actualite/politique/rdc-un-manifeste-du-citoyen-congolais-signe-paris-pour-exiger-le

"« Esili » le cri de guerre qui ambitionne de chasser Joseph Kabila du pouvoir"
° http://www.cheikfitanews.net/2017/08/esili-le-cri-de-guerre-qui-ambitionne-chasser-veut-joseph-kabila-du-pouvoir.html

° https://actualite.cd/2017/08/19/conclusions-de-paris-rejoignent-point-de-vue-de-lunc-japprouve-adhere-baudouin-mayo/

"Transition sans Kabila : chronique d’un débat entre internautes congolais"
° https://actualite.cd/2017/08/20/transition-sans-kabila-chronique-dun-debat-entre-internautes-congolais/


"ESILI à bâtons rompus avec Sindika Dokolo"



"ESILI, regards croisés, Mike Mukebayi, Gérard Bisambu, Christelle Vuangu, JJ WONDO, Léonie Kandolo"



"SINDIKA DOKOLO- Manifeste de Paris, Porte-parole du "Les Congolais Debout" s'explique"



"TOKOMI WAPI DU 20 AOÛT 2017: MOUVEMENT YA SIKA EYE KO SALA NINI NA RDC?"




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# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 22/8/2017, 5:32 am

Où en est-on avec cette récente fièvre militante citoyenne avec Dokolo et les autres ?

C’est peut-être trop tôt d'y répondre mais personnellement je n'hésite pas à cette occasion de pointer encore et encore pendant qu'il est encore temps l'écueil derrière toute réponse càd le grain de sable récurrent qui fait dérailler la machine à 'développer ce pays' et risque encore de l'empoisonner ici et ailleurs !
C"est comme j’ai déjà eu à le dire et à le répéter, « notre fétichisme toxique des chapelles, tribo-régionales’, ‘idéologiques’… et de leurs hommes » !  
Il a hélas le ‘mauvais génie’ de nous créer automatiquement des « divisions » là où le pays a besoin d’un « débat ouvert » qui ouvre la voie à « l’efficacité » de notre gestion !
L’’efficacité’ pour une majorité lorsqu’elle conduit le pays, l’’efficacité’ pour l’opposition lorsqu’elle convoite le ‘pouvoir’, l''efficacité' d'un Etat mieux d'une Nation à promouvoir son meilleur-être !

Même en période de crise comme celle que nous vivons, nous nous retrouvons presque toujours avec un groupe ou un leader qui n’a de hâte qu’à se positionner, à pourfendre mécaniquement les rivaux ou les adversaires sans jamais risquer le pari lucide, courageux et plus que jamais utile de tenter les alliances, les mutualisations ou les simples discussions sur une gestion du pays bien nationale, càd qui apporte le meilleur à tout le pays, l’intérêt général plutôt que les profits individuels et corporatistes comme on le dit communément…
Et en l'occurrence dans notre position d''opposants', cette nécessité pragmatique et efficiente d'un « front commun de résistance »...

Attendons voir !
Bien sûr nous nous devons d'exiger à cette force citoyenne ses ressources et ses résultats pour sa capacité de mobilisation propre mais comment ne pas nous enquérir de l’attitude des politiques notamment le ‘Rassemblement' et des autres forces sociales de l'opposition ! Seront-ils ouverts ou automatiquement adverses et agressifs envers cette ‘force citoyenne résurgente’ qui frappe à la porte, des divisions automatiques pour faire valoir leurs ‘assises’ ou la sagesse d’une mutualisation utile de forces ?
L’union bien réfléchie fera toujours la force surtout en face d’un pouvoir quasi 'ennemi ‘imposteur, puissant et déterminé’ à garder sa place, encore faut-il en prendre conscience...

Sans pour l’heure entrer dans le détail de leur offre, où en sommes-nous avec la fièvre militante citoyenne, disais-je, sinon comme la réceptionner pour qu’elle serve le combat pour le changement ? La question reste posée !
A ne pas prendre conscience de nos réelles et dangereuses « querelles de clocher et nos antagonismes primaires » conscients ou inconscients qui sont des vraies épines dans notre 'vivre-ensemble" contre lesquelles notre combat est de principe à notre portée, nous risquons de ne viser sans souvent être capables de les 'vaincre' les assauts venant de l'extérieur...
Nous avons certes des ennemis, des farouches ennemis mais nous sommes d'abord nos premiers ennemis...

Derrière la nouvelle militance citoyenne, il y'a le peuple et vraisemblablement le « fer de lance d'un renouveau patriotique congolais
», j'en suis convaincu...
Les 'politiciens' nous sont structurellement nécessaires mais seulement s'ils sont à l'écoute du peuple, efficaces pour mettre en oeuvre leurs besoins et revendications...
Inefficaces, ils nous ont jusque-là déçus et trompés voilà pourquoi personnellement je n’hésite pas trop à faire confiance à 'un Dokolo' « homme d’affaires » plutôt déjà assis à l’initiative d’une action citoyenne apolitique (sauf contre les politiques qui ne se soumettent pas à l'impératif de rendre des comptes et d'accepter des sanctions quand ceux-ci sont défavorables) plutôt qu’à nos politiciens même ceux qui se veulent « vertueux » à la face de tout le monde mais qui en vérité ne courent pas moins à leurs strapontins, à leurs positionnements les uns contre les autres, à la mangeoire...

Où en sommes-nous avec les nouveaux militants citoyens ?
Vivement qu'ils nourrissent notre combat pour le changement et que nous les y aidions, et en premier lieu les 'politiciens', pour sauver ce pays qui se meurt !


Un mot quand même pour finir sur le contenu du Manifeste...
Nos militants citoyens et leur 'mouvement' se veulent apolitiques (du moins à ce stade ?), leur principal pari c'est de faire adhérer massivement les Congolais à leurs résolutions pour « mener le pays au retour de l’ordre démocratique »… C'est là non seulement un défi difficile, politiques et subsidiairement autres mouvements et associations s'y ont essayés sans beaucoup de succès, se sont-ils mieux équipés pour y arriver ?
Mais aussi ils promettent au-delà du 31 décembre 2017 une transition sans 'JK', cela suppose ce pari compliqué, disais-je, d'obtenir son départ et la construction de cette transition : sous quelle législation, avec quels mandants et qui pour la piloter ?
L'entreprise reste donc bien laborieuse, surtout pas gagnée d'avance même à ce dernier nouveau...


"Sindika Dokolo : pierre angulaire du renouveau patriotique congolais ou nouvelle source d’antagonisme et de division?"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11903
Par synergies collectives, résister à l’annexion et à la balkanisation de la Mère-patrie !

Si l’occupation du Congo, sa recolonisation par ses impérialistes voisins et la prise en otage de ses institutions régaliennes est une évidence si avérée que ces colonisateurs ne se scandalisent plus à le clamer eux-mêmes avec une hautaine assurance i, sa balkanisation, faute d’annexion visée, n’est pas encore acquise et peut constituer aussi bien l’obstacle majeur au dénouement de ce processus que le ferment surprenant d’une farouche résistance congolaise. En effet, face à l’avenir, si angoissant scintillant à l’horizon congolais, le schéma d’un front commun de résistance s’impose désormais en règle absolue. En initiant une mobilisation patriotique dans ce contexte et selon les modalités populaires et démocratiques qui l’ont accompagnée, Sindika Dokolo s’inscrit dans la perspective des synergies collectives avec les autres mouvements patriotiques déjà opérationnels sur un terrain vivement en ébullition.

Fraîcheur et charme du sang neuf et sans sectarisme !

Evitant ainsi les pièges du sectarisme dans un terrain fortement miné, il a plus de chance de rassembler les patriotes congolais que de susciter des querelles de clocher et des antagonismes primaires ; qu’alimentent à souhait les ennemis du Congo pour affaiblir le camp de la Patrie et imposer allègrement leurs diktats.
Emergeant au moment où beaucoup se sont déjà grillés, calcinés même, à cause de leur rapacité, Sindika Dokolo dégage, dans le microcosme politique congolais, la fraîcheur et le charme d’un acteur neuf, dont les preuves déjà affirmées ailleurs, dans d’autres domaines, lui assurent en outre une bien large crédibilité. Bien entouré et face à la décrépitude courante, il a assez d’atouts pour percer en pierre angulaire et fer de lance du renouveau patriotique congolais.

S’ouvrir et mobiliser pour élargir la base originelle de « Les Congolais Debout »ii !

Aspirant à parler au nom de toute la diaspora congolaise de manière permanente et pérenne, la « Convention des Congolais de l’Étranger », CCE en sigle, vise à approcher, à rapprocher et à rassembler les ressortissants congolais pour réfléchir, débattre et agir ensemble en vue de libérer la Mère-patrie et de favoriser la prospérité de tous les Congolais ; où qu’ils habitent. La CCE devrait donc, et cela va de soi, saluer avec enthousiasme et optimisme la naissance du mouvement citoyen « Les Congolais Debout ». Jusque-là, Sindika Dokolo n’était qu’un nom et qu’un carnet d’adresses. Avec le mouvement citoyen « Les Congolais Debout », il acquiert un poids politique que vous, lui et nous allons jauger à l’aune de la capacité de mobilisation de « Les Congolais Debout ».

Par le débat contradictoire et le discernement, vers le front patriotique commun !

Face à des ennemis complexes, nébuleusement organisés, bien outillés et vivement déterminés, en tenant compte des divisions congolaises, un mouvement de large rassemblement par la base est un atout majeur de plus à même de renforcer la lutte pour libérer le Congo. La CCE devrait offrir sa tribune à M. Dokolo pour présenter aux Congolais son jeune mouvement dans les principaux pays de la diaspora congolaise. Soucieuse de rassembler et déterminée à combattre les divisions, la CCE devrait se soucier de convaincre que ce sont la rencontre de l’autre, le rapprochement entre Congolais et le débat contradictoire qui feront émerger, au niveau de la lutte politique, le front patriotique commun, que tous les Congolais appellent de tous leurs vœux pour être enfin plus efficaces. C’est l’une des visées majeures de l’existence de la CCE !

Eclairage
Chronique de Lwakale Mubengay BAFWA
i C’est Paul Kagame lui-même qui l’affirmait sur le plateau d’un puissant organe de presse international ; en
voici le lien : http://www.convention-congolais-etranger.ch/436290944
ii Dont la naissance a été annoncée de manière très séduisante et mobilisatrice ; voir le lien : http://www.convention-congolais-etranger.ch/436316598 "



"Faire échec à la dérive dictatoriale :
«Manifeste» : mobilisation pour l’alternance démocratique!"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11902

"RDC : une « transition citoyenne » sans Kabila ?"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-une-transition-citoyenne-sans-kabila/
Un « manifeste du citoyen congolais » a été présenté à Paris par une dizaine d’organisations de la société civile. Le texte demande le départ du président Kabila et la mise en place d’une nouvelle transition issue de concertations nationales.

L’appel a été lancé depuis Paris ce vendredi. Autour de la table, plusieurs organisations de la société civile et des plateformes citoyennes comme la Lucha, Filimbi ou le tout nouveau mouvement du riche homme d’affaires Sindika Dokolo, Congolais debout. Pendant 3 jours, ces opposants accusent  le président Kabila de vouloir s’accrocher indéfiniment au pouvoir et d’être le principal responsable de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC). Depuis la fin de son dernier mandat, fin 2016, et le report de l’élection présidentielle, Joseph Kabila avait réussi à négocier in-extremis une « rallonge » d’une année à la tête du pays à condition d’organiser le scrutin avant le mois de décembre 2017. Seulement voilà, les élections paraissent une nouvelle fois compromises et le pays s’enfonce dans une crise politique et sécuritaire des plus dangereuses.

Dans le manifeste du citoyen congolais publié à Paris vendredi, les signataires accusent le chef de l’Etat d’organiser volontairement le blocage du calendrier électoral afin de se maintenir au pouvoir. En cause : une Commission électorale (CENI) « instrumentalisée » et la mise en place de la « terreur, devenue un mode de gouvernance qui empêche le peuple congolais de revendiquer ses droits ». Selon ces mouvements citoyens, « les exécutions extra-judiciaires se multiplient, les fosses communes se remplissent et l’accès aux médias et aux réseaux sociaux est restreint ». Pire, le président congolais est également accusé « de créer des zones d’insécurité »  et « de susciter des tragédies meurtrières à travers le pays (…) dans le but de décréter indûment l’Etat d’urgence et retarder l’organisation des élections ». Les dernières violences dans les Kasaï auraient déjà fait plus de 3.000 morts selon l’Eglise catholique.

Vers une nouvelle concertation nationale?

Face à la crise politique qui perdure et au risque de chaos qui menace, le manifeste exige le départ du président congolais et propose l’instauration « d’une transition citoyenne dont les animateurs seront désignés à la suite d’une concertation nationale ayant pour mission d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres ». Le procédé n’est pas nouveau puisque des concertations nationales se sont déjà tenues en 2013 après la réélection contestée de Joseph Kabila, et deux « dialogues » se sont tenus avant la fin du mandat de l’actuel président congolais… sans résultat. Mais cette fois, le manifeste affirme « ne pas rouler » pour un parti politique mais pour les citoyens congolais. D’ailleurs, les représentants désignés pour piloter la transition ne seront pas autorisés à se présenter à la présidentielle. Reste à savoir quelle personnalité pourrait avoir assez de poids politique et morale pour assurer cette délicate transition ? Sur le sujet, c’est plutôt silence radio, mais on pense bien sûr au célèbre médecin Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes » ou au cardinal Laurent Monsengwo.

Concernant le départ de Joseph Kabila, qui n’a visiblement pas l’air de vouloir céder son fauteuil, le texte ne dévoile pas non plus la stratégie qu’elle souhaite mettre en place pour faire partir l’homme fort de Kinshasa. Le manifeste appelle les Congolais à mettre en application l’article 64 de la Constitution qui permet « au peuple d’user de son devoir sacré de faire échec avec des moyens pacifiques à la tentative du président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du 31 décembre 2017 ». Mais la répression est féroce à chaque mobilisation populaire et les Congolais semblent se lasser des opérations villes mortes alors que le pays traverse également une grave crise économique qui précarise un peu plus des Congolais qui vivent pour la grande majorité en dessous du seuil de pauvreté. Cette initiative lancée en dehors des cercles politiques congolais aura-t-elle plus de chance que le Rassemblement de l’opposition lancé en grande pompe l’été dernier, qui apparaît aujourd’hui bien affaibli ? C’est le principal défi de ce manifeste : faire adhérer massivement les Congolais afin « de mener le pays au retour de l’ordre démocratique »… un vaste programme."



"RDC: Sindika Dokolo, l’homme d’affaires qui veut le départ de Joseph Kabila"
° http://www.rfi.fr/afrique/20170821-rdc-sindika-dokolo-homme-affaire-veut-le-depart-joseph-kabila

"A l’initiative de « Congolais debout », « Filimbi », « Lucha » et consorts : « Manifeste du citoyen congolais » pour une transition sans Kabila"
° http://www.lephareonline.net/a-linitiative-de-congolais-debout-filimbi-lucha-consorts-manifeste-citoyen-congolais-transition-kabila/


Compatriotiquement!



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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 23/8/2017, 2:56 am

Une remarque pas inutile à cette étape !

Le panel visible de l’opposition attitrée nous offre aujourd’hui deux voix principales et une troisième moins importante ; le hic est qu’elles ne présentent pas exactement la même ligne d’action ; ce qui pour moi qui revendique son unité de diagnostic et d’action comme arme capitale en vue de son efficacité est plutôt un mauvais point…

1° Le Rassemblement (Limete)
a plutôt un double langage !
D’un côté il sollicite toujours l’application pleine de l’Accord de la St Sylvestre, ce qui quoi qu’il s’en défend (négociations secrètes en cours ou pas ?) l’autorise si celle-ci est effective de prendre le poste de PM (en l’occurrence pour FT) mais en même temps cela conduira forcément que le temps de sa « prise de pouvoir » soit au moins de 6 mois, il empiéterait non seulement sur la date limite du 31 décembre mais en même temps le pousse à accepter comme PR ‘JK’ au-delà de la fin de l’année…
De l’autre côté on a entendu F Tshisekedi militer pour une transition sans ‘JK’ après le 31 décembre prochain…

Et là-dessus si la tenue des élections reste une priorité pour tous, elle semble ici et là comme si sa non-tenue était déjà intégrée dans leur logiciel…
Le moins qu’on puisse leur demander c’est de clarifier leur ligne : non pas se réfugier sur un « non demandeur non preneur » mais sur « preneur » si l’Accord est effectivement appliqué (pour combien de temps vu que nous sommes déjà fin août ?) et pour une transition sans ‘JK’ après la fin de l’année si l’accord n’est toujours pas appliqué !

Autre chose cela signifie dans le premier cas qu’il y’aura des discussions (qu’on les appelle ‘3ème dialogue' ou pas) pour arriver à la nomination effective de FT comme PM…
Enfin à ne pas oublier sur un autre volet qu’au sein de ce Rassemblement/Limete se bousculent plusieurs candidats déclarés…

2° Ce sont les « mouvements et les associations citoyens qui ont repris le flambeau de l’opposition, qu’il s’agisse de ‘Lucha’, ‘Filimbi’, ACAJ, VSD, AZAHO comme le denier né ‘LES CONGOLAIS DEBOUT’ et surtout la dernière mouture qu’ils viennent de produire, ‘LE MANIFESTE DU CITOYEN CONGOLAIS’ et que nous y disent-ils ?
Les élections sans faute avant la fin de l’année et le départ de ‘JK’ (=application de l’Accord du 31 décembre) sinon une transition sans ‘JK’ !

3° Il subsiste une moins visible opposition politique et sociale à côté du Rassemblement/Limete, notamment le Front pour le Respect de la Constitution qui elle, exige tant bien que mal une transition constitutionnelle, maximale de 4 mois, avec non ‘JK’ mais Kengo en tant que Président du Sénat, ’intérimaire constitutionnel’…
Leur position précise quant aux différents scénarii n’est pas exactement connue…
Dans la presque la même veine on trouve un Kamerhe et quelques autres qui tantôt se rapprochent du Rassemblement/Limete tantôt s'en distinguent...

On peut ajouter à cette troisième composante une opposition politique et sociale officielle mais surtout informelle qui base sa revendication sur la condamnation des politiques présents au sein des institutions comme ‘collabo’ ou ‘accompagnateurs conscients ou inconscients’ de JK plutôt que des vrais opposants !
Pour eux, il n’y a pas d’élections qui tiennent dans un ‘Congo occupé, elles ne seraient qu’à la solde du même pouvoir imposteur, seul le ‘dégeage’ pur et simple s’impose comme solution au Congo…

J’ajouterais volontiers aussi à cette troisième composante les ‘transfuges du Rassemblement’ qui coopèrent aujourd’hui avec ‘JK’ !
Ils serait selon moi impropre de les ranger automatiquement comme on le fait du côté du pouvoir, il y’a place dans l’opposition d’une voie qui revendique sa ‘collaboration’ avec l’adversaire même si leurs motivations paraissent davantage ‘opportunistes, alimentaires’ mais dans l’absolu nous ne pouvons écarter de leurs consciences des mobiles plus pragmatiques au service du pays…

4° Que dire de ce rapide ‘catalogue’ sinon que les différentes lignes de conduite ne sont pas toutes irréconciliables, juste peut-on souhaiter que leur souci pour l’intérêt général les conduise davantage à les concilier et surtout à viser des stratégies les plus efficaces, elles passent encore une fois, selon moi, face à une dictature qui veut s’imposer en dehors de la démocratie par la « mobilisation populaire » !
Aujourd’hui nos politiques de l’opposition ont fait preuve des velléités tantôt opportunistes tantôt peu lucides qui n’ont pas été efficaces, osons espérer que toutes ces « bonnes volontés » se mutualisent et trouvent les tactiques enfin efficaces pour cette mobilisation populaire décisive…
Nous y reviendrons !


" Floribert Anzuluni (Filimbi) : « Le départ de Kabila est maintenant un préalable à toute élection crédible » "
° http://www.jeuneafrique.com/467548/politique/floribert-anzuluni-filimbi-le-depart-de-kabila-est-maintenant-un-prealable-a-toute-election-credible/
Le coordonnateur du mouvement citoyen Filimbi détaille, dans une interview à Jeune Afrique, la nouvelle stratégie de la société civile congolaise face au président Joseph Kabila. Au passage, il répond aux critiques que le lancement de ce manifeste a suscitées.
À peine né, le « manifeste du citoyen congolais » fait déjà polémique. Cette initiative venue de la société civile, lancée à Paris le 18 août, après trois jours de réunions confidentielles, vise à mobiliser les Congolais pour obtenir le départ du président Joseph Kabila.

Or, deux points ont suscité des réticences dans les milieux militants. D’abord, la présence de l’homme d’affaire Sindika Dokolo aux réunions et au lancement. Certains ont craint qu’il n’éclipse les autres participants par sa fortune et son influence en Angola (il est l’époux de la richissime Isabel dos Santos et donc le gendre du président José Eduardo dos Santos).
Il y a ensuite cette confidence faite à Jeune Afrique par un des participants au moment du lancement de l’initiative. « Nous avons besoin de moyens logistiques et financiers. C’est ce que nous allons avoir », nous confiait cette source.
Floribert Anzuluni, le coordonnateur de Filimbi – un des mouvements à l’origine de cette initiative – s’explique.

Votre mouvement et ses alliés ont lancé un « appel » aux Congolais vendredi. Pourquoi ?
Avec le maintien au pouvoir de [Joseph] Kabila malgré la fin de son mandat, le 19 décembre 2016, la Constitution a été violée. La tentative de la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo] de trouver une solution avec l’accord du 31 décembre 2016 a malheureusement échoué : elle a été torpillée par le régime. Le game changer c’est l’appel de la Cenco, qui demande aux Congolais de se lever pour obtenir l’alternance d’ici au 31 décembre 2017. C’est le point de départ de notre initiative. Avec les autres organisations citoyennes congolaises, nous ne faisons que répondre à cet appel et nous l’approprier.
Les élections devaient initialement se tenir en 2016. Comment les obtenir ?
Il est aujourd’hui clair qu’elles n’auront pas lieu non plus cette année. [Le président de la Commission électorale nationale indépendante] Corneille Nangaa l’a clairement dit. Et Kabila a clairement dit aussi n’avoir pas pris d’engagement par rapport aux élections. Notre conclusion, c’est qu’il ne sera pas possible de les organiser aussi longtemps qu’il sera à la tête du pays. Son départ est maintenant un préalable à l’organisation de bonnes élections.

Au-delà de cet appel, avez-vous créé une nouvelle structure ?
Non, ce n’est pas une plateforme, ni un mouvement, ni une nouvelle organisation. C’est seulement un appel et un cadre de concertation informel pour fédérer les forces et mettre en commun les actions. Nous avons d’ailleurs décider de ne pas rendre publique le nom de ses animateurs pour ne pas créer de confusion avec les organisations existantes.
Ce cadre a-t-il vocation à recueillir des financements ?
Oui. L’un de ses objectifs est de recueillir les ressources nécessaires pour organiser les actions à mener, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Déjà pour organiser la réunion de la semaine dernière à Chantilly [région parisienne] et les semaines de travaux préparatoires plusieurs organisations ont contribué, chacun en fonction de leurs moyens. Filimbi y a notamment participé, de même que l’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique [IDGPA], qui a l’habitude de recueillir des financements. Il y a aussi des cadres du secteur privé congolais. Tous ne souhaitent pas que leur nom soient connus. Mais je peux dire, par exemple, que Sindika Dokolo y a contribué.

Si la structure reste confidentielle, comment allez-vous garantir que l’argent récolté ne soit pas détourné ?
Un comité de suivi et des groupes de travail thématiques ont déjà été mis en place. Toutes les institutions sont collectives, ce qui ne permet à personne de gérer dans son intérêt propre. Le nom des membres n’est certes pas rendu public. Mais ils sont connus de nous et ont le devoir de nous rendre des comptes. Il y aura une transparence interne.
Quel était le budget global de cette première réunion à Chantilly ?
Nous ne souhaitons pas le dire. Mais on peut aisément l’imaginer : l’essentiel des dépenses étaient liées à l’hôtel.


'Je comprends que la présence de Sindika Dokolo, qui dispose de certains moyens, génère des questionnements. »'
Votre nouvelle méthode est déjà critiquée. Le coordonnateur de votre mouvement au Sud-Kivu, Ghislain Barholere a par exemple pris ses distances avec la réunion de Paris, principalement sur les questions financières justement…
Il a réagi à un article paru sur le site de Jeune Afrique, qui mentionnait des besoins en moyens logistiques et financiers. Il en a déduit que les participants à cette réunion étaient rémunérés et a réagi de manière épidermique. Nous avons eu des discussions et tout a été clarifié. Je comprends que la présence de Sindika Dokolo, qui dispose de certains moyens, génère des questionnements. Mais je peux certifier que personne n’a touché d’argent pour avoir assisté à cette réunion. J’ajoute qu’aucun activiste ni aucun participant à nos activités ne sera rémunéré pour cela.
Sindika Dokolo est le gendre du président angolais, Jose Eduardo dos Santos. Ce profil n’est-il pas problématique pour un mouvement citoyen congolais ?
Il faut d’abord préciser qu’il n’est pas à l’initiative de la réunion de Chantilly, pas plus que Filimbi ou les autres organisations. C’est une initiative collective, qui s’est formalisée sous l’impulsion de l’IDGPA.
Ensuite Sindika Dokolo est un citoyen congolais. C’est en cette qualité qu’il y adhère et que nous nous associons avec lui. Ses liens avec l’Angola ne nous posent pas de problème. Ils sont même un avantage compte tenu de l’influence de ce pays dans la région.

À-t-il des ambitions politiques personnelles ?
Il est clair, pour nous comme pour lui, que les mouvements citoyens n’ont pas l’intention de soutenir quelque personnalité politique que ce soit. De plus, il nous a très clairement dit qu’il n’avait pas d’ambition politique et a su nous rassurer sur ce point.
Plus largement, il faut comprendre que notre initiative n’est pas politisée. Nous espérons que les partis d’opposition seront nombreux à nous rejoindre. Mais il est clair que nous n’en soutiendront aucun.
Avez-vous eu du mal à réunir la société civile congolaise sur vos positions ?
Les discussions étaient animées. Il y eu rapidement consensus sur le fait que Kabila est le responsable de cette situation et que nous ne pouvons pas compter sur lui pour organiser les élections. Ce qui a fait l’objet de plus de débat, c’est l’organisation de l’après-Kabila.


'Aujourd’hui, toutes les institutions ont été rendues illégitimes par le régime. »'
Justement. Dans le cas où il accepterait de quitter le pouvoir, que se passerait-il ? Selon la Constitution, c’est le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo qui doit assurer l’intérim…
Nous voulons préserver au maximum le cadre constitutionnel. Mais aujourd’hui, toutes les institutions ont été rendues illégitimes par le régime : tous leurs mandats ont expiré. Il faudra donc trouver des animateurs de la transition, qui soient des personnalités intègres, crédibles et désignées de la manière la plus consensuelle possible. Un des principes que nous avons tous adoptés c’est que les autorités de transition devront s’engager à ne pas se présenter aux prochaines échéances électorales. Cela permettra de la dépolitiser et de s’assurer qu’elle reste courte.Quand auront lieux vos premières actions ?
Dans les prochaines semaines. Je ne m’étendrai pas sur leur nature, mais je peux déjà dire que toutes nos actions seront pacifiques et non-violentes."


"Ni chaos, ni apocalypse. RDC : Kitenge Yesu relance le schéma des Evêques !"
° https://laprosperiteonline.net/2017/08/21/ni-chaos-ni-apocalypse-rdc-kitenge-yesu-relance-le-schema-des-eveques/

"Regard sur le “Manifeste du Citoyen Congolais”
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11904
Depuis que Joseph Kabila a délibérément violé l’Accord politique global et inclusif du Centre interdiocésain de Kinshasa du 31 décembre 2016, à travers la nomination plus que controversée, le 7 avril 2017, du Premier Ministre Bruno Tshibala, le “Manifeste du Citoyen Congolais”, baptisé “Esili”, constitue, pour nous, l’acte politique majeur posé par et pour les Congolais. Fruit de la rencontre de Chantilly en France, du 15 au 17 août 2017, “d’une quarantaine d’acteurs congolais des mouvements citoyens, ONG des droits humains, Médias, Diaspora et de la Conférence Episcopale Nationale Congolaise (CENCO)”, “Esili” se situe dans la droite ligne de la déclaration “Le Pays va très mal. Debout, Congolais ! Décembre 2017 approche”, du 23 juin 2017, des Evêques congolais interpellant ainsi leurs concitoyens au sursaut patriotique. Ainsi, il rend hommage à la CENCO, l’opposition la mieux structurée et la plus constante du pays depuis nos dictatures successives et tout au long de notre démocratie de façade qui n’est rien d’autre qu’une dictature de plus.

“Esili” est un acte politique majeur de par sa démarche intellectuelle. D’abord, il rappelle que l’Accord dit de la Saint Sylvestre avait pour objectif “d’éviter de plonger le pays dans un chaos”, à la suite de la haute trahison de Joseph Kabila consistant à ne pas organiser les élections devant mettre un terme à son deuxième et dernier mandat le 19 décembre 2016. Haute trahison face à laquelle les contre-pouvoirs se montrent hélas impuissants. Ensuite, “Esili” explique que “dès lors que le peuple exigeait l’alternance dans les délais constitutionnels, et malgré son refus de tout autre arrangement contraire à son droit légitime, l’Accord du 31 décembre 2016 a été toléré pour autant qu’un nouveau Président soit élu avant le 31 décembre 2017”. Enfin, le Manifeste constate qu’en violant l’Accord ci-dessus, “le Président sortant a défié le peuple congolais et renié le serment fait devant Dieu et la Nation de respecter la Constitution”. Il constate également que “la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), instrumentalisée à son service, a surpris le peuple en affirmant publiquement son incapacité d’organiser les élections en 2017 contrairement à l’Accord et au cadre constitutionnel”. Tombe alors l’unique leçon à tirer de la crise politique ainsi créée et entretenue: “Exiger le départ de Monsieur Joseph Kabila Kabange et une transition citoyenne dont les animateurs seront désignés à la suite d’une concertation nationale”.

La nation congolaise doit une fière chandelle à l’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique (IGDPA), l’ONG dirigée par le professeur André Mbata, pour avoir organisé la rencontre de Chantilly qui a accouché d’une exigence aussi forte que cohérente. Dans le contexte de l’après Accord de la Saint Sylvestre et au moment où se profile à l’horizon une énième médiation sous l’égide de la SADC présidée par un autre adepte de la mauvaise gouvernance en la personne de Jacob Zuma, exiger le départ de Joseph Kabila est la seule manière de couper court à l’aventure désagréable dans laquelle les ambitions personnelles et démesurées du troisième despote congolais ont entrainé toute une nation, avec le grand risque de voir la mésaventure se prolonger indéfiniment à coup d’achats de conscience et de conciliabules, compte tenu du libre accès du despote aux fonds publics et aux ressources nationales ainsi que des faiblesses intellectuelles et morales de l’opposition.

En exigeant une énième transition depuis le lancement officiel du deuxième processus de démocratisation du pays, le 24 avril 1990, mais cette fois sans le despote et avec des animateurs qui ne seront pas candidats aux élections devant sonner la fin de la transition, “Esili” fait également preuve d’une lucidité jusqu’alors inconnue des élites congolaises. Mais au-delà de cette stratégie et de l’exigence du départ du despote, la mission principale de la nouvelle transition mériterait d’être clarifiée. On peut lire dans le Manifeste que celle-ci sera “d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres”. En même temps, on apprend dans le même Manifeste que la “transition sera propice à doter notre pays d’un nouveau système de gouvernance, basé sur une justice indépendante, des services de sécurité protégeant les citoyens, assurant l’exercice effectif des libertés constitutionnelles, garantissant une gestion transparente et équitable de toutes les ressources nationales, des institutions fortes et démocratiques mettant les intérêts des citoyens congolais au centre de tout projet politique”. Au regard de notre trajectoire depuis les élections générales de 2006, qui étaient sensées mettre en place un nouvel ordre politique fondé sur les valeurs démocratiques alors que celui-ci a pérennisé et accentué les pratiques dictatoriales jadis décriées, que doit être la mission principale de la nouvelle transition ? Organiser les élections ou doter le pays d’un nouveau système de gouvernance ? L’organisation des élections peut-elle être la mission principale d’une transition qui ambitionne également de doter le pays d’un nouveau système de gouvernance quand on sait que les élections s’organisent en fonction d’un système politique bien déterminé ?

Une chose est certaine. Avec le système de gouvernance boiteux actuel, boiteux parce que les contre-pouvoirs ne peuvent être effectifs faute de bonne disposition des choses, la nouvelle transition, animée par des personnalités n’ayant aucune main mise sur les leviers par excellence du pouvoir, aurait quelques chances de promouvoir la bonne gouvernance. Mais cela n’est pas forcement garanti. Pour preuve, le Liberia et la Centrafrique ont expérimenté des transitions animées par des personnalités qui ne devaient pas être candidats aux élections. Cette stratégie a conduit à “des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres”. Cependant, les deux transitions étaient loin d’être marquées par le sceau de la bonne gouvernance. A cet égard, rien que pour une gestion orthodoxe des recettes et ressources de l’Etat, la concertation nationale qui organisera la transition devra sortir des sentiers battus. Par ailleurs, même si la transition était gérée de manière satisfaisante, organiser les élections en fonction du système de gouvernance actuel ne permettrait pas d’espérer que l’Etat de droit tant souhaité soit finalement au rendez-vous. Concernant le futur, le peuple congolais réuni en conférence nationale dite souveraine ou plus tard à Sun City n’avait pas fait un rêve différent de celui des rédacteurs du “Manifeste du Citoyen Congolais”. Ceci revient à dire et répéter que la construction de ce que tout le monde s’accorde à appeler “véritable démocratie”, sans jamais dessiner ses contours, ne peut pas se passer d’un bilan de notre gouvernance de 2006 à ce jour.

Nous estimons que la mission principale de l’énième transition sous le ciel congolais ne devrait pas être d’organiser les élections, même si au final celles-ci s’avéraient être “crédibles, transparentes, ouvertes et libres”. La mission principale de toute nouvelle transition doit être de doter le pays d’un système politique susceptible de matérialiser l’effectivité des contre-pouvoirs, surtout vis-à-vis du pouvoir du premier des Congolais. Pour atteindre un tel objectif, les Congolais doivent se demander pourquoi leur rêve de démocratie que les élections de 2006 devaient traduire en réalité a tourné au cauchemar ou à la pérennisation d’une gouvernance rébarbative. Ils doivent se demander ce qu’il y a lieu de faire pour que les prochaines élections ne tombent pas dans le même travers.

Affirmer que notre nation est ce qu’elle est aujourd’hui parce que nous avons eu la malchance d’avoir Joseph Kabila comme président n’apportera rien de significatif à notre quête légitime de l’Etat de droit. Car, ce n’est pas Joseph Kabila qui a fait que des systèmes politiques similaires à celui en vigueur dans notre pays aient replongé le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, le Sud-Soudan, la Centrafrique, le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo-Brazzaville, pour ne citer que ces Etats-là, dans autant de gouvernances rébarbatives en matière de liberté d’expression, des droits de l’homme, des droits sociaux et des droits économiques des peuples.

On nous rétorquera que Joseph Kabila pouvait être de bonne foi comme certains de ses homologues ailleurs en Afrique subsaharienne. Car, ceux-ci sont également confrontés au même système politique. Mais face à tout homme politique, cela est valable partout au monde, toute nation doit se conduire comme si elle se trouvait en face d’un voleur. On ne demande pas à un voleur d’être de bonne foi. On met en place des mécanismes appropriés pour le mettre hors d’état de nuire aussitôt que sa passion fait des victimes au sein de la société. Pourquoi en dépit de leurs passions morbides aux conséquences si néfastes pour leurs peuples, les chefs d’Etat africains ne peuvent être pacifiquement mis hors d’état de nuire ? Comment expliquer la contradiction qui voudrait que les dirigeants des Etats riches et puissants y compris les présidents et premier ministres puissent être écartés pacifiquement du pouvoir alors que ceux des Etats pauvres et faibles à l’instar du Congo-Kinshasa demeurent intouchables pour des fautes ou manquements encore plus graves et plus visibles ?

Voilà les questions auxquelles toute nouvelle transition doit impérativement répondre avant d’organiser de nouvelles élections générales. Voilà la mission principale de toute nouvelle transition si l’on veut donner à notre peuple longtemps martyrisé la chance de respirer enfin. S’obstiner à ne pas tirer cette leçon majeure de nos errements depuis notre indépendance reviendrait à enfermer notre destin en tant que nation dans un cercle vicieux où s’alternent des espoirs immenses et des désillusions amères.
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo"


" Faire échec à la dérive dictatoriale :
«Manifeste» : mobilisation pour l’alternance démocratique!"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11902

"MP-Rassemblement : La bataille politique s’exporte à Londres, Paris et Bruxelles! - La Cité Africaine"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=208581&Actualiteit=selected


"Manifeste du Citoyen Congolais : « Il s’agit d’une démarche insurrectionnelle » – (Alain Atundu)"
° https://actualite.cd/2017/08/22/manifeste-citoyen-congolais-sagit-dune-demarche-insurrectionnelle-alain-atundu/

"CHANTILLY, UN AUTRE GENVAL ? "
° http://forumdesas.org/spip.php?article12811

"AVEC LA SORTIE DU " MANIFESTE DU CITOYEN CONGOLAIS "
SE DIRIGE-T-ON VERS UN DÉCEMBRE NOIR ?"

° http://forumdesas.org/spip.php?article12821

"NEGOCIATIONS DE COULISSES OU BALON D’ESSAI ?
GOUVERNEMENT : LES EXIGENCES ATTRIBUÉES AU RASSOP/LIMETE"

° http://forumdesas.org/spip.php?article12812

"Monique Mukuna contre l’appel à la transition des mouvements citoyens
° http://www.politico.cd/actualite/2017/08/22/monique-mukuna-contre-lappel-a-transition-mouvements-citoyens.html

""LA CRISE EN RD CONGO EST UN PROBLÈME DE GOUVERNANCE", DIXIT ADOLPHE MUZITO"
° http://forumdesas.org/spip.php?article12810
* Par ailleurs, le Premier ministre honoraire considère la RDC comme un faux malade qui recourt à un médecin.
"La crise politique, économique et financière persiste en RD Congo. Où allons-nous d’ici au 31 décembre prochain ?" Voici donc, une problématique centrale qui a donné lieu à un débat à bâtons rompus, au cours d’un déjeuner politique organisé vendredi dernier à Kinshasa, par Adolphe Muzito et les jeunes cadres de la République.


A quelque quatre mois de la fin de la Transition en cours, l’ancien Premier ministre rd congolais pose un diagnostic complet et sans complaisance, de la situation que traverse actuellement le pays. Dès lors, il prévient que la "RD Congo est un faux malade qui recourt, cependant, à un médecin". Moralité, "il n’y a pas de prescription médicale pour une maladie imaginaire" ! La métaphore en dit long.
La RD Congo n’est pas encore sortie de son marasme économique. Le pays porte encore des stigmates remarquables de la crise financière internationale, consécutive à la baisse des cours des matières premières sur le marché mondial. Par ricochet, la monnaie nationale s’est dépréciée de 40% depuis près de deux années sur le marché de change. Cette situation a entraîné la baisse du pouvoir d’achat de la population et, subséquemment, l’augmentation de la valeur des biens et services sur le marché.

Face à cette situation de crise financière internationale, le Gouvernement rd congolais se retrouve devant une situation de déficit budgétaire. Ainsi, pour y faire face, l’Exécutif national sans réserves, ne pouvait agir autrement. Aussi, a-t-il recouru à la planche à billets pour un financement monétaire dudit déficit. Cette situation connue de tous, a impacté négativement sur le vécu quotidien de la population.
Partant de ce tableau, Adolphe Muzito part d’un principe économique bien connu des experts, pour regarder l’avenir de la RD Congo avec beaucoup de réserves. "Toute chose restant égale par ailleurs, le pays risque de plonger davantage dans la crise, si jamais des solutions idoines ne sont pas envisagées dans de meilleurs délais", prévient-il. " La RD Congo est un faux malade qui a besoin d’un médecin. Les causes de la crise sont endogènes", déclare encore cet acteur politique, pétri de connaissances solides en économie.

LE PARADOXE

Le Pr Kasongo de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), relève d’emblée, ce qu’il considère comme un paradoxe existentiel. Selon lui, "La crise économique présentée par le Gouvernement, comme élément déclencheur de la dépréciation drastique du Franc congolais au cours des derniers mois, ne suffit pas. Dans son argumentation, le Pr Kasongo met en parallèle le taux de la production actuelle des matières premières en RD Congo et la dégringolade de la devise nationale.
" Notre production est de plus ou moins 1 million de tonnes de cuivre. Nous avons d’un côté, les cours qui augmentent, avec en même temps, l’augmentation du volume de production à 2%. Et, de l’autre, la dépréciation du Franc congolais. Comment peut-on expliquer cette situation ", se demande-t-il. Pour cet enseignant de l’Unikin, les dirigeants rd congolais ne doivent pas faire de la crise économique actuelle, l’apanage du pays. "La crise est internationale. Comment ne parvient-on pas à tenir le choc ", s’interroge encore le Pr Kasongo.

Dans sa thèse de faux malade, Adolphe Muzito fait remarquer que la RD Congo, pour sa maladie imaginaire, n’avait pas besoin du Fonds monétaire international (FMI). "Le choc pendant la période de 2008-2009 a eu comme effet, la réduction de 9000$US la tonne à 3000 $US, alors que la production a doublé. Pourquoi la monnaie ne s’est pas affermie pour la même période. Dans un contexte d’économie extravertie, où le Congolais consomme ce qu’il ne produit pas et produit ce qu’il ne consomme pas, il est bien évident que le pays ait besoin de beaucoup de dollars pour importer ce qui doit se consommer sur le plan national. Le problème de la RD Congo est un problème de gouvernance, de collisions politiques avec le monde fiscal.90% des dépôts bancaires sont en dollar", rappelle Muzito.
S’agissant de l’organisation des élections, le Premier ministre honoraire s’en remet à l’exécution du Budget de l’Etat pour l’exercice 2017. Selon lui, le Gouvernement avait réalisé, jusqu’à la fin du 1er trimestre de l’année en cours, environ 1 milliard 250 millions de Francs congolais sur l’ensemble de 6 milliards. Soit le quart du montant global. Partant, Adolphe Muzito est de ceux qui pensent qu’il serait difficile pour le Gouvernement de réunir l’enveloppe globale que requiert l’organisation du scrutin, pour prétendre l’organiser dans les délais."



"Manifeste du citoyen congolais : Adam Chwalwe (MP) promet une contre-offensive"
° https://actualite.cd/2017/08/22/manifeste-citoyen-congolais-adam-chwalwe-mp-promet-contre-offensive/
"Mende à propos du Manifeste du citoyen: “Seul le peuple peut changer la Constitution”"
° https://actualite.cd/2017/08/22/mende-a-propos-manifeste-citoyen-seul-peuple-changer-constitution/
"Elucubrations :
Atundu qualifie le «Manifeste Esili» de «démarche insurrectionnelle»"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11905


"INVITÉ AFRIQUE SOIR
RDC: «Les Congolais debout», l'engagement «apolitique» de Sindika Dokolo"

° http://www.rfi.fr/emission/20170822-rdc-congolais-debout-engagement-apolitique-sindika-dokolo
Le gendre du président angolais s’engage sur la scène congolaise. Sindika Dokolo, collectionneur d’art, homme d’affaires à succès et marié depuis 2002 à la richissime Isabelle Dos Santos, a décidé de s’impliquer dans la crise politique que traverse son pays, la RDC. Début août il a lancé un nouveau mouvement citoyen baptisé « Les Congolais debout », et il fait partie des personnalités à avoir signé le manifeste du citoyen congolais lancé vendredi dernier à Paris. Rencontre.

« Mon engagement est complètement apolitique et se fait autour de certaines valeurs. Il se fait autour d’un constat qui est que mon pays est, à l’heure actuelle, sous la coupe de dirigeants qui ont pris nos institutions en otage, et si l’on n’y fait rien, nous allons basculer dans plus d’instabilité. Par rapport à cela, mon engagement ne vise pas un projet politique ou une ambition politique de qui que ce soit. »"



"Actu Expliquée 23.08 : Manifeste "Esili" ou la réincarnation du Front Citoyen 2016?"





Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 25/8/2017, 3:49 am

"RDC : "Ne pas répéter les erreurs de la fin de l’ère Mobutu""
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-ne-pas-repeter-les-erreurs-de-la-fin-de-l-ere-mobutu-599c7fb7cd706e263f89f97b
INTERNATIONAL
La Lucha et d’autres mouvements citoyens congolais sont en pointe dans le combat pour l’alternance en RDC.
Poursuivre vers la voie des élections, c’est aller dans le sens de Kabila !" Marcel-Héritier Kapitene, une des figures du mouvement citoyen congolais Lucha, ne mâche pas ses mots. Vendredi dernier, le jeune chercheur du Nord-Kivu était à Paris avec d’autres responsables des mouvements citoyens ou de la société civile pour signer le Manifeste du citoyen congolais. Un texte qui constate la volonté du pouvoir en place à Kinshasa de tout faire pour ne pas organiser les prochaines élections, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et qui en appelle à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir.
"Si on devait aller aux élections aujourd’hui, avec Kabila qui contrôle tout, il peut présenter n’importe qui, il gagnera les élections", poursuit le membre de Lucha.

Mais les mouvements citoyens seuls n’ont pas les assises suffisantes, aujourd’hui, pour mobiliser la masse populaire comme pourraient le faire certains partis politiques. Vous êtes donc obligés de vous entendre ?
Aujourd’hui, avec certains partis de l’opposition et des partenaires de la société civile classique, notamment le réseau associatif et religieux, nous avons une cause commune : l’alternance. Mais il faut aussi proposer une alternative et une alternative crédibles à même de conduire le pays vers une stabilité institutionnelle acceptable par tous. Une alternance qui se ferait en interne n’aurait pas de sens. Le Congo ne veut plus des kabilistes ou d’une réplique du Kabilisme. Dans les années 90, au Zaïre, le peuple était fatigué de Mobutu. On savait ce qu’on ne voulait plus et on a accepté certaines alliances pour en finir avec ce régime mais on n’a pas préparé la suite et on s’est retrouvé avec d’autres Mobutu, les Kabila. Aujourd’hui, on sait qu’on ne veut plus du système Kabila et qu’on ne veut plus des institutions qu’il a mises en place pour le servir. On veut un vrai système démocratique, avec des échéances et des engagements clairs que le peuple puisse contrôler. On ne veut pas accompagner la naissance d’un nouveau Kabila qui aurait à son tour des organes comme la Ceni, la cour constitutionnelle, le CSAC ou le CNSA qui lui seraient inféodés.

Les partis politiques congolais ne sont pas signataires du manifeste du citoyen congolais, signé ce vendredi 18 août…
Le Manifeste leur est ouvert. Ils sont les bienvenus. Ils ont d’ailleurs plus à gagner que nous.
Que dites-vous à ceux qui réclament encore aujourd’hui, la publication d’un calendrier électoral ?
Le calendrier, c’est un piège. Il y a deux textes essentiels dont on doit tenir compte. La Constitution, qui limite la durée et le nombre de mandats et qui indique quand il faut organiser les élections, et l’accord de la Saint-Sylvestre (signé par la majorité présidentielle et les principaux mouvements de l’opposition sous la médiation des évêques catholiques, NdlR). Le pouvoir en place base sa légalité sur un arrêt charcuté de la cour constitutionnelle qui est à sa botte et sa légitimité sur l’accord de la Saint-Sylvestre, jamais respecté, pour se maintenir à la tête de l’Etat. Mais au-delà du 31 décembre 2017, l’accord de la Saint-Sylvestre expire. Joseph Kabila n’aura ni légitimité, ni légalité. En effet, la Constitution parle de deux mandats de cinq ans et l’accord de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2017. Il doit donc démissionner. Point. S’il ne le fait pas, le peuple doit se prendre en charge consécutivement à l’appel des évêques.

Comment voyez-vous les prochaines semaines ? Comment comptez-vous vous y prendre pour faire comprendre au président qu’il doit respecter l’échéance du 31 décembre 2017 ?
Le 1er septembre prochain, si le corps électoral n’est pas convoqué, comme le prévoit la Constitution, on constatera que Kabila n’est plus légitime et cela légitimera toute forme de recours à l’article 64 de la Constitution. Un calendrier d’actions sera mis en place.
Et s’il part ?
La classe politique et toutes les forces vives se mettront autour de la table pour organiser une période de transition. Sur ce point, notre manifeste est clair, ceux qui seront chargés de cette période de transition qui doit amener le pays aux élections ne pourront être candidats à cette élection. Il faut à tout prix éviter que cette transition soit à la base de la création d’un nouveau pouvoir, mais réellement une transition citoyenne pour remettre le pays sur les rails démocratiques."



"« Je ne vois pas qui que ce soit apporter le moindre crédit à Monsieur Kabila » (Dokolo)"
° http://www.politico.cd/encontinu/2017/08/23/ne-vois-soit-apporter-moindre-credit-a-monsieur-kabila-dokolo.html


"RDC: «Les Congolais debout», l'engagement «apolitique» de Sindika Dokolo"
° http://www.rfi.fr/emission/20170822-rdc-congolais-debout-engagement-apolitique-sindika-dokolo
Le gendre du président sortant d'Angola s’engage sur la scène congolaise. Sindika Dokolo, collectionneur d’art et homme d’affaires à succès, est marié depuis 2002 à la richissime Isabelle dos Santos. Il a décidé de s’impliquer dans la crise politique que traverse son pays, la RDC. Début août, il a lancé un nouveau mouvement citoyen baptisé « Les Congolais debout ». Il fait partie des personnalités à avoir signé le « Manifeste du citoyen congolais » lancé vendredi dernier à Paris. Entretien.

RFI : Pourquoi créer un nouveau mouvement citoyen en RDC, alors qu’il y en a déjà beaucoup ?
Sindika Dokolo : Parce qu’il me semblait qu’il manquait un mouvement qui soit basé sur la stratégie d’une très large adhésion. Donc, un mouvement de masse, organisé non pas autour de personnes mais autour de certaines valeurs, à un moment où notre pays est vraiment en danger.
N’est-ce pas ce que des mouvements déjà existants, comme la Lucha par exemple, essaient de faire depuis plusieurs années maintenant ?
Oui. Et avec beaucoup de courage, ce qui représente un vrai symbole pour tous les Congolais. Mais en même temps, je pense que la plupart des Congolais n'ont pas vocation au martyre. Effectivement, ce qui est toujours difficile, c’est d’arriver à proposer une action concrète pour tous les citoyens qui se sentent indignés par ce qui est en train de se passer au Congo.

Vous voulez dire qu’il ne faut pas aller manifester et protester comme le font régulièrement les membres de la Lucha, ce qui aboutit souvent à des arrestations ?
Ce n’est pas ce que j’ai dit. Ce que je disais, c’était que beaucoup de Congolais ne se sentent peut-être pas le courage ou la vocation de s’exposer à ce point-là. Et puis, la Lucha ou Filimbi sont des mouvements de jeunes. Tous les Congolais ne sont pas jeunes, même si on a une population très jeune. Moi en tout cas, à 45 ans, je ne me voyais pas dans la Lucha ou dans Filimbi - pour lesquels j’ai beaucoup de considération -, et je ne me voyais pas non plus les bras croisés.
Quels types d’actions différentes proposez-vous ?
Je pense que ce qui nous définit n’est pas seulement la question des actions. Aujourd’hui, on est dans une situation qui requiert avant tout une compréhension de ce qui est en train de se passer. La particularité du Manifeste, c’est que pour la première fois, des Congolais qui n’ont pas l’ambition d’accéder au pouvoir ont établi que M. Kabila tombe sous le coup de l’article 64 de la Constitution. Donc, déjà, c’est important que tous les Congolais sachent ce que dit cet article 64. Tous les Congolais ont le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exercerait le pouvoir en violation de la Constitution.

C’est ce que nous avons prouvé en analysant la manière dont M. Kabila a saboté le processus électoral pour s’assurer que les élections ne seraient pas tenues à la fin de son deuxième et dernier mandat. De la même manière qu’il a instrumentalisé les institutions pour se maintenir au pouvoir, et de la même manière qu’il a saboté délibérément les accords de la Saint-Sylvestre à la fin de son dernier mandat - qui lui accordait encore une année pour organiser les élections, ce qu’il n’a évidemment pas fait. Alors, c’est important, déjà, d’expliquer au plus grand nombre de Congolais possible la réalité juridique de cette situation et les implications qu’elle a ; ce que la Constitution nous oblige ou nous instruit de faire.

Les interlocuteurs ont insisté sur le côté citoyen des discussions qui se sont tenues en amont du lancement du Manifeste. Vous ne vous cachez pas, vous êtes proches de Moïse Katumbi. N'est-ce pas contradictoire ?
Je ne sais pas si être proche, cela veut dire être « politique » forcément. Ce n’est pas l’entendement que j’en ai, en tout cas. En l’occurrence, mon engagement est complètement apolitique et se fait autour de certaines valeurs. Il se fait autour d’un constat qui est que mon pays est, à l’heure actuelle, sous la coupe de dirigeants qui ont pris nos institutions en otage. Et que, si l’on n’y fait rien, nous allons basculer dans plus d’instabilité. Par rapport à cela, mon engagement ne vise pas un projet politique ou l'ambition politique de qui que ce soit.

Vous êtes le gendre du président angolais. Quelles incidences cette proximité peut-elle avoir dans votre combat au Congo ?
Je fais vraiment la part des choses entre ma vie privée, mes relations familiales et mon engagement citoyen. Et je constate qu’effectivement, le sentiment, non seulement de frustration mais aussi de très profonde inquiétude par rapport à l’évolution de la situation au Congo, est commun au citoyen congolais que je suis et aux différents représentants de la société civile et des partis politiques d’opposition, mais également à la plupart des voisins et des partenaires de la RDC. J’ai l’impression qu’il y a une communauté de point de vue concernant la dérive totalitaire et violente que M. Kabila est en train de créer délibérément.
Pensez-vous que l’Angola peut peser pour obtenir ce que vous souhaitez, à savoir le départ du président Kabila ?
En l'occurence, je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement de l’Angola, mais vraiment de tous les partenaires du Congo. Je ne vois pas, aujourd’hui, dans la communauté internationale, dans les observateurs, qui que ce soit qui accorde le moindre crédit à M. Kabila. Et puis on se rend compte que plus on avance dans ce système d’illégitimité, plus on constate des violences, des massacres, des situations qui, du point de vue des droits humains, sont absolument catastrophiques. Et de ce point de vue-là, ce n’est pas un constat ou une position qui est propre à l’Angola.

On ne vous entend pas, en revanche, sur l’Angola. Les scénarios sont différents mais, malgré tout, le MPLA est au pouvoir depuis 40 ans. Il y a aussi un désir de changement dans la société angolaise...
Et bien c’est parfait, parce qu’elle pourra s’exprimer le 23 août, étant donné qu’il y a des élections qui se tiennent à temps. Des élections dans lesquelles, je le constate d'ailleurs, le président dos Santos ne se présentera pas, alors qu’il aurait tout à fait le droit de le faire. Et donc, je pense qu’au-delà des critiques générales ou du déficit d’image dont peut souffrir l’Angola, il y a des actes qui sont posés, qui tendent à prouver le contraire.
Et le fait de ne pas être présent dans ce débat-là, alors que vous vous engagez au Congo sur des thématiques similaires, ce n’est pas un problème pour vous ?
Ce ne sont pas des thématiques similaires. On a des cas de massacres de masse, un non-respect des délais constitutionnels, un viol de la loi constitutionnelle, une instrumentalisation de la Cour constitutionnelle. Il n’y a rien d’absolument comparable en Angola."



"Sindika Dokolo: Mon engagement ne vise pas un projet politique»"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17549:sindika-dokolo-mon-engagement-ne-vise-pas-un-projet-politique&catid=85:a-la-une&Itemid=472


"Sindika Dokolo dément être politiquement engagé aux côtés de Moïse Katumbi"
° http://www.politico.cd/encontinu/2017/08/23/sindika-dokolo-dement-etre-politiquement-engage-aux-cotes-de-moise-katumbi.html


"Jusqu’où irait Sindika Dokolo ? RDC : l’ombre de Soros signalée !
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question
° https://laprosperiteonline.net/2017/08/23/jusquou-irait-sindika-dokolo-rdc-lombre-de-soros-signalee/



*‘’Ayant échoué dans cette tentative, ceux qui cherchent à balkaniser le pays  ont modifié leur démarche depuis quelque temps. Il ne s’agit plus seulement de financer des guerres, mais de joindre à cette violence, des moyens apparemment plus acceptables.  De plus en plus, le  nom d’un homme est  cité pour expliquer le drame congolais. L’américain SOROS apparaît comme le cerveau moteur de cette entreprise destinée à effacer la grande République Démocratique du Congo de la carte du monde et au  cœur de l’Afrique’’, soutient un analyste pro-Majorité qui, à sa manière, fait une autre lecture de l’action de Sindika Dokolo, initiateur du tout nouveau Groupe Politique : «Debout Congolais ». L’analyste, dans une nouvelle tribune, explique la genèse, décortique les méandres et visualise les stratégies  des réseaux Soros pour tenter, cette fois-ci, de nuire à la stabilité institutionnelle et de tout chambouler en RD. Congo. Il craint qu’au bout d’une telle entreprise somme toute dangereuse, que le pays  n’en arrive à être taillé  en mille pièces d’un puzzle qui, en réalité, révèle bien  l’existence d’une véritable stratégie de fragilisation et de balkanisation. Il y a lieu de découvrir, ci-dessous, la trame cachée de cette nouvelle réflexion aux allures d’un florilège de révélations.

1° Soros à la manœuvre pour dépecer la RDC(...)"



"SENTENCE D’UN ANALYSTE POLITIQUE
LE DESSEIN DE G. SOROS EN RDC : LA BALKANISATION

Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article12865
Les Congolais ont appris le 18 août 2017 l’apparition d’un nouveau groupe politique. Celui-ci s’est identifié : " Les Congolais Debout " ; l’organisation née à Paris prétend conscientiser les masses congolaises afin qu’elles se lèvent et marchent.
Pas besoin de longues études pour comprendre qu’il s’agit d’une pâle copie de la démarche qui a été celle de l’actuel Président français. Suffira-t-il d’un copier-coller pour réussir ?(...)"



"Kinshasa: sortie de la plate-forme «Front national pour le respect de l’accord du 31 décembre»"
° http://www.radiookapi.net/2017/08/24/actualite/en-bref/kinshasa-sortie-de-la-plate-forme-front-national-pour-le-respect-de

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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 26/8/2017, 3:06 am

Je suis peut-être naïf et peut-être pas suffisamment informé, en attendant j’avoue que les ‘professions de foi’ de Dokolo m’ont emballé, mieux m’ont conquis…
Sa ‘déclaration d’amour’ pour son pays est un réel motif espoir pour le Congo, tout un « programme et quel riche et lucide programme » !

Pourvu qu’elle se confirme, pourvu que les Congolais ces concitoyens lui emboîtent le pas plutôt qu’ils se confondent en préjugés et critiques tantôt pour le ‘riche parvenu qui de l’étranger’ vient se mêler des affaires du pays, pourtant le sien aussi, tantôt l’accusant d’être une taupe de certains politiciens ou une ‘couverture citoyenne’ qui plante ses avances pour entrer en politique, et pourquoi d’ailleurs lui refuserait-on de faire de la politique active !
Des divisions encore des divisions toxiques au lieu de l’union fait la force ? Non !

Tenez, prenez la peine de lire son interview ci-dessous, et dites-moi en quoi je me tromperais tant !


"Mobilisation citoyennes pour le retour à l’ordre constitutionnel :
A bâtons rompus avec Sindika Dokolo"

° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11909
Depuis plusieurs mois, l’homme d’affaires congolais Sindika Dokolo est de plus en plus présent dans le débat politique au Congo-Kinshasa. Marié à Isabel Dos Santos - la fille de José Edouardo du même nom -, « Sindika » n’est pas bien vu. D’aucuns le suspectent de faire le «jeu hégémonique» de l’Angola à l’image de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre) porta Laurent-Désiré Kabila au pouvoir en mai 1997. Des accusations que l’intéressé réfute avec des arguments imparables. A l’occasion de la publication du « Manifeste Esili », l’initiateur du Mouvement « Les Congolais debout » a répondu à quelques questions de Cheik Fita et B.A.W. Interview.

Monsieur [Sindika] Dokolo, vous venez d’assister à la signature du "Manifeste Esili" au siège de la FIDH à Paris. Quelle importance accordez-vous à cet acte? 
Je tiens à apporter un correctif. Je n’ai pas seulement assisté. J’ai aussi apposé ma signature. Je pense qu’il s’agit d’un acte d’une importance absolument stratégique pour le Congo-Kinshasa. Pour la première fois, des Congolais qui n’ont pas l’ambition d’accéder au pouvoir ont établi et démontré de manière scientifique et logique – à travers ces trois jours d’assises que nous avons eu -, que :

premièrement, il y a eu effectivement une volonté délibérée de Monsieur Kabila de saboter les élections afin qu’elles n’aient pas lieu comme la Constitution le prévoit à la fin de son second et dernier mandat avant décembre 2016 ; 
deuxièmement, nous avons eu la démonstration de l’instrumentalisation de nos institutions. Pas seulement les services de sécurité avec la répression généralisée mais également la Cour Constitutionnelle qui a taillé sur mesure un nouveau statut, une espèce de légitimité artificielle pour le président Kabila qui va lui permettre de se maintenir au-delà de la durée autorisée par la Constitution ; 
troisièmement, nous avons eu la démonstration - par la présentation des envoyés de la CENCO membres de la Commission Justice et Paix - qu’il y a eu une volonté délibérée de violer les Accords de la Saint Sylvestre qui accordait à Monsieur Kabila une année supplémentaire pour organiser les élections. Fort de ces constats étayés, nous avons établis sans doute possible que nous sommes bien dans la situation qui est identifiée au premier alinéa de l’article 64 de la Constitution.
C’est-à-dire que nous sommes en présence, en RDC, d’un Président qui est en train d’exercer le pouvoir en violation de la Charte fondamentale de notre pays. C’est très important que cela soit proclamé et dit par des acteurs de la société civile qui n’ont pas l’ambition de conquérir le pouvoir. Nous avons vu ici une réponse citoyenne qui a été faite suite à l’appel lancé [Ndlr : le 23 juin 2017] par nos évêques de prendre rendez-vous avec l’Histoire en nous mettant debout pour protéger nos acquis démocratiques. 

Vous venez de dire que la rencontre de ce jour a réuni des Congolais qui n’ont pas l’ambition de conquérir le pouvoir. Vous faites bien de le dire. Depuis que vous avez pris la tête du Mouvement "Les Congolais debout", il y a des commentaires dans tous les sens. Quel rôle comptez-vous jouer au Congo-Kinshasa de demain? 
Plus je dis que je n’ai pas d’ambition politique, plus les gens trouvent cela suspect. Ils sont persuadés que j’affirme le contraire de ce que je pense. Si j’avais voulu m’engager dans la politique, je me serai affilié à un parti. Je serai aujourd’hui en train d’occuper un poste de responsabilité. Je peux partager avec vous et vos téléspectateurs congolais, la raison de mon engagement. Je ne m’imaginais pas, en tant que Congolais de la diaspora qui a réussi à faire quelque chose hors de son pays – je ne m’imaginais pas restant les bras croisés à ne rien faire alors même que notre pays est en train de basculer dans le chaos généralisé avec un pouvoir qui instrumentalise non seulement la fragilisation de l’Etat mais également toute l’instabilité qui en découle. C’est le cas notamment des massacres et des violences terribles sur la population civile. 

Tout le monde connaît mon engagement dans la culture notamment le travail que je fais au niveau du musée de Dundo en Angola sur la civilisation tshokwe. Nous sommes occupés justement à récupérer les chefs d’œuvre de la civilisation tshokwe qui ont été volés pendant la guerre en Angola. Dundo se trouve exactement à la frontière entre Lunda Norte et la RDC par la province du Kasaï. C’est l’endroit où se trouvent justement les 30.000 réfugiés congolais. Moi qui suis présent à Dundo à travers ma Fondation, j’ai recueilli des témoignages qui m’ont glacé le sang. Des gens avec des bras et les pieds coupés. Des enfants de trois ou quatre ans qui sont sortis de la brousse, sans parents, du côté angolais. Des choses que je n’imaginais pas voir un jour dans ma vie. Ce qui m’a mis hors de moi, c’est le fait que pour la première fois, le Congo a eu deux Premier ministres successifs originaires du Kasaï. Je n’ai entendu personne faire quoi que ce soit pour mettre un terme à cette situation. Personne. Il y a d’un côté les gens qui instrumentalisent et s’amusent avec la vie de nos concitoyens. Et de l’autre, ceux qui considèrent que ce n’est pas leur problème. Il n’y a rien à faire et ils restent les bras croisés. 

Par rapport à cette situation, j’ai pensé qu’il était bon de proposer une autre voie. A savoir une approche citoyenne de masse. On m’a souvent demandé pourquoi je n’ai pas rejoint les mouvements citoyens Filimbi ou Lucha. J’ai répondu que ce sont des mouvements de jeunesse. Je ne suis plus si jeune que ça. Je considère que le grand problème est de savoir comment engager la grande masse de nos compatriotes qui sentent bien que le pays est en train de basculer et qui en souffre dans leur chair et dans leur âme mais ne savent quoi faire. Ils n’osent pas mettre leur vie en péril pour arriver à résoudre cette situation. C’est ça que nous voulons faire. Nous nous plaçons dans la perspective de l’Appel des évêques. Nous avons la conviction que tous ensemble nous arriverons à mettre un terme à cette situation dans la paix et dans le respect de nos lois. Le droit de manifester est consacré dans la Constitution. Et le fait que les représentants de l’Eglise catholique aient signé ce Manifeste, demain nous allons le présenter à tous les princes de l’église au Congo. Mais aussi au personnel politique. Nous allons vulgariser ce document auprès de tous les Congolais. Si nous n’arrivons pas, tous ensemble, dans le respect de nos lois, d’une seule voix, à rappeler Monsieur Kabila à l’ordre et lui faire comprendre qu’il ne pourra pas diriger le pays par défi avec la politique de terre brûlée qu’il mène, nous n’arriverons pas avant la fin de l’année au retour à l’ordre constitutionnel et à la démocratie. 

Le Manifeste Esili a des ambitions. Quelles sont, selon vous, les chances de réalisation de celles-ci?
C’est un Manifeste qui constitue pour moi le point de départ d’une nouvelle page de l’histoire de notre pays. Il ne s’agit plus maintenant uniquement de la lutte des politiques. Il ne s’agit plus de la lutte uniquement de certains mouvements citoyen ou de certains de nos compatriotes qui avaient pris conscience de la gravité de la situation. Il s’agit maintenant réellement d’inviter tous les Congolais à adhérer pour dire « Stop ! ». De ce point de vue, je ne vois pas comment il pourrait y avoir un échec. Dans le pire de cas, nous allons assister à une inversion de rapports de force. Nous allons assister maintenant à une situation où la peur va changer de camp. Il va falloir que les valeurs dont nous sommes porteurs puissent effrayer certains. Le président de la République est le président de la République même si il est illégitime. C’est important qu’il y ait la société civile dans sa grande diversité mais aussi et l’Eglise catholique. Pourquoi? Parce que nous mettons au centre de notre démarche des valeurs, des principes qui doivent guider cette transition nécessaire vers des élections qui doivent garantir que quel que soit le modèle qui doit être développé ils seront toujours faits dans l’intérêt de nos population dans le respect de nos lois avec des acteurs qui ne sont pas intéressés par la lutte pour le pouvoir. 

Une question un dérangeante. Personne ne peut vous dénier votre qualité de citoyen congolais. Il reste que vous êtes l’époux de la fille du chef de l’Etat angolais José Edouardo dos Santos. D’aucuns voient l’ombre de l’Angola derrière vous. Que répondez-vous à ceux allèguent que Luanda voudrait opérer une sorte d’OPA à l’image des Rwandais de l’AFDL en mai 1997? 
Je peux imaginer que les gens puissent avoir cette perception. Je me rappelle d’une époque en1997-1998, je n’étais pas encore allé en Angola. Des militaires rwandais s’étaient emparé du barrage d’Inga. Je me rappelle bien que ce sont des troupes angolaises qui les avaient délogés et rapatriés au Rwanda via l’Angola. Je n’ai pas vu des Angolais prendre en main les destinées du Congo. Je n’ai pas vu un Angolais se faire nommer chef d’état-major de l’armée. Je n’ai pas non plus vu des Angolais occuper des postes importants dans l’administration, l’armée et les services de sécurité. 

Alors que, plus que le Rwanda, l’Angola a beaucoup des citoyens qu’on appelle chez nous au Congo les "Bazombo" (les "regreçados" [Traduction : les retournés] en Angola) ils vivent de part et d’autre de la frontière longue de plus de 2.000 kilomètres qui sépare les deux pays. Croyez-moi, mon engagement et la manière dont je m’engage mettent beaucoup de gens mal à l’aise. Mais j’ai une chance. Cette chance tient au fait qu’en Angola, les gens ont la perception de ce qu’on appelle le combat. Le combat contre la tyrannie. Les Angolais ont souffert contre les portugais. Ils ont souffert face aux Sud-Africains. J’ai beaucoup apprécié l’attitude des Angolais lorsque Kinshasa a pris des initiatives pour me faire taire : « Il y a des lois au Congo. C’est un Citoyen congolais. Il peut avoir les opinions qu’il a. Qui sommes-nous pour l’empêcher de dire ce qu’il a à dire? » Dans cette perspective, je me suis senti très à l’aise en me disant : je dois m’engager. C’est un devoir sacré et patriotique. Je ne peux pas rester les bras croisés pendant qu’on passe la population de mon pays par le fil de l’épée. 

Un dernier mot ?

Oui! Ce mot je l’’adresse à tous mes compatriotes. Pas seulement ceux de la diaspora mais aussi ceux qui peuvent nous suivre au Congo. Je tiens à leur dire qu’il n’y a pas de fatalité. Aujourd’hui, un Congolais qui n’est pas une partie de la solution - qui est en train d’être dessinée à travers ce Manifeste à l’appel des évêques catholiques - un Congolais qui n’est pas dans la solution est dans le problème. Il n’y a plus de Congolais neutre. Il n’y a plus de Congolais, membre de la société civile, politicien ou simple citoyen, qui puisse dire qu’il n’est pas sûr de suivre. Nous nous trouvons devant un cas de conscience. Soit vous considérez, comme nous, que Monsieur Kabila a violé la Constitution et, de ce fait, il a saboté les élections et est coupable de haute trahison avec toutes les conséquences que cela implique. Soit vous estimez que ce n’est le cas. Il a fais preuve de bonne volonté et c’est un grand mal entendu. Et que c’était nécessaire d’acheter des avions et de construire l’immeuble intelligent là où l’Internet ne marche plus. Il est important que vous soyez attentifs. Vous y répondrez parce que dans la vie d’un homme et dans l’histoire d’un pays, on n’a pas souvent l’occasion de faire quelque chose qui change vraiment l’avenir.

Ce dont il est question aujourd’hui, c’est deux choses. C’est la dignité des Congolais et l’avenir de nos enfants. Trois à quatre mois restent pour déterminer l’histoire de notre pays. J’espère que tous les Congolais - chacun en son âme et conscience - trouvera l’inspiration de s’engager et non de rester les bras croisés. C’est en tous cas, ce que j’ai décidé de faire. Je me suis mis debout. Je peux parfois déranger. En tous cas, j’ai fait le choix de ne pas rester inactif.

Propos recueillis à Paris par Cheik Fita et Baudouin Amba Wetshi

"APRES ETIENNE TSHISEKEDI
QUI DE MOISE KATUMBI, TSHISEKEDI JUNIOR ET SINDIKA DOKOLO INCARNERA L’OPPOSITION ?

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article12867
* Dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, cette question sera, sans doute, la grande interrogation dans les mois à venir.
L’Opposition politique en RD Congo ressemble depuis peu à un candélabre. Plus métaphoriquement encore, on dirait qu’elle s’apparente à un « monstre » à plusieurs têtes. Une Opposition plurielle, moule de plusieurs cartels aux idéologies parfois clair-obscur et contradictoires. Moralité : à chaque acteur se réclamant de l’Opposition en RD Congo, son Opposition. Un clin d’œil, même furtifsur la classe politique du pays cher à Joseph Kabila, suffit pour comprendre tout le reste.

Historiquement, tout semble être parti des premières élections démocratiques post- Mobutu, organisées enjuillet 2006. Sur le terrain, les réalités sont bien évidentes. Le très emblématique et charismatique leader Etienne Tshisekedi, pour raison de santé, n’est candidat à aucune élection. Mais bien avant cela, il lance un appel au boycott du processus électoral à tous les Congolais. Pendant que l’opinion s’interrogeait constamment sur le candidat de l’Opposition, en l’absence d’Etienne Tshisekedi, c’est alors que Jean-Pierre Bemba Gombo arrivait au-devant de la scène. 
Fils du défunt président du patronat Zaïrois, Jeannot Bemba Saolona, Jean-Pierre Bemba postule comme candidat Président de la République, sur les 33 en lice. A l’issue du 1er tour du scrutin, il est classé 2ème, avec un score de 20,3%, après le candidat Joseph Kabila, qui réalise 44,81% des suffrages exprimés. Par conséquent, les deux meilleurs perdants s’affrontent au second tour de l’élection en octobre 2006. Depuis, une faction de l’opinion nationale lui fit porter la couronne royale de l’Opposition. 
Cependant, après son arrestation le 24 mai 2008 et sa remise à la Cour pénale internationale (CPI), le 3 juillet de la même année, Jean-Pierre Bembalaisse derrière lui une Opposition acéphale et presque totalement déstructurée. Entre 2006 et 2011, l’Opposition traverse,sinon une sorte de dépression, du moins, un moment de passage à vide. Toujours pas de porte-parole qui serait son Candidat naturel à l’élection présidentielle de 2011. Remis de ses ennuis de santé, Etienne Tshisekedi pose sa candidature parmi les 11 postulants à la présidentielle. Comme en 2006, dix candidats de l’Opposition doivent affronter, cette fois-ci, Joseph Kabila, candidat unique de la Majorité présidentielle au pouvoir. On connaît la suite.

L’ENTREE EN SCENE DE KATUMBI COMME OPPOSANT

Quelque trois années après le scrutin de 2011, soit en 2014, une défection de taille nait au sein de la MP. Moïse Katumbi Chapwe quitte son ancienne famille politique. Par conséquent, il démissionne de ses fonctions de Gouverneur de l’ex-province du Katanga. En même temps, nait une nouvelle plateforme de sept partis politiques : le G7. D’où, l’arrivée d’un nouvel opposant : Moïse Katumbi.
L’homme n’est donc pas n’importe qui. Acteur politique très connu aussi bien en Afrique qu’à travers le monde, Moïse Katumbi Chapwe est un grand homme d’affaires. Ancien Gouv de l’ex-province cuprifère de la RD Congo, au Sud-est du pays, Moïse Katumbi Chapwe doit aussi sa célébrité au très renommé club lushois, le Tout-Puissant Mazembe Englebert, qu’il dirige depuis plusieurs années. Même s’il n’a pas été physiquement présent à Genval, Moïse Katumbi a été cependant aux côtés d’Etienne Tshisekedi, le grand ordonnateur de la grand’messe de la banlieue bruxelloise. 

Présentement, au pays tout comme dans la plupart des capitales occidentales, Moïse Katumbi est considéré comme l’unique candidat valable de l’Opposition au prochain scrutin présidentiel. Dans ses escarcelles, il a le Groupe de sept partis politiques (G7) et l’Alternance pour la République (AR). Loin d’être un procès d’intention, Moïse Katumbi ne fait plus mystère de ses ambitions de postuler au sommet de l’Etat. Il le dit et le déclare plusieurs fois à la presse, chaque fois que l’occasion lui en donne.

FELIX TSHISEKEDI, L’HERITIER

La contreperformance de l’Opposition à l’issue de l’élection présidentielle de 2011, face au candidat unique de la Majorité présidentielle (MP) au pouvoir, a servi d’opportunité à ses ténors. Sonne alors l’heure de faire bloc. Etienne Tshisekedi bat le rappel de ses affidés à Genval. Ainsi naît la méga plateforme de l’Opposition, dénommée Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.
Après le décès de l’incontestable et inamovible président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le 2 février 2017, l’Opposition, telle une tumeur, atteint sa phase de métastase. Le Rassemblement éclate en deux ailes. D’un côté, le groupe de Limete conduit par Félix Tshisekedi. De l’autre, le camp de l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-vubu, sous la conduite de Joseph Olenghankoy. L’aile dite Kasa-vubu ayant convolé en justes noces avec la Majorité présidentielle, à la faveur de l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, Félix Tshisekedi est resté le seul à incarner la frange du Rassemblement qui s’oppose au pouvoir. 
Le vivant tenant le mort au vif, Fatshi a l’avantage d’avoir hérité de l’actif, notamment la base sociologique de son défunt père Etienne Tshisekedi. Il est, de fait, leader de l’UDPS. C’est à ce titre qu’il a été désigné Président du Rassemblement.

SINDIKA DOKOLO, PEU CONNU MAIS…

Aux côtés de Félix Tshisekedi et de Moïse Katumbi, voici depuis un certain temps, une nouvelle figure : Sindika Dokolo. Comme les deux acteurs politiques précédents, Sindika Dokolo n’est pas non plus n’importe qui. Certes, peu connu des Congolais, il est le fils du défunt Augustin Dokolo Sanu, homme d’affaires prospère que tout le pays et toute l’Afrique connaissent très bien. Il compte parmi ceux considérés comme nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. 
En plus de la fortune légendaire de son pater, l’histoire retiendra aussi que Sindika Dokolo a épousé la fille du Président sortant de l’Angola, Edouardo Dos Santos. Quand bien même qu’il n’aurait pas encore clairement exprimé ses ambitions politiques, Sindika Dokolo a été vu à la manœuvre à la rencontre de Chantilly, en France. Certains le considèrent comme l’inspirateur de cette réunion qui a décerné un certificat de naissance au « Manifeste congolais ».C’est tout comprendre. 
Tout bien considéré, les Congolais voient venir trois grandes figures, prétendant le poste de leader de l’Opposition. L’enjeu, si pas la grande question, est celle de savoir qui de Félix Tshisekedi, de Moïse Katumbi ou de Sindika Dokolo, incarnera l’Opposition politique en RD Congo ? Qui s’effacera au profit de qui ? Ce sera sans doute la grande question des mois à venir. En tout cas, du côté de l’Opposition."



"Qui est Sindika Dokolo, le dandy millardaire, féru d'art et nouvel opposant à Kabila?
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_qui-est-sindika-dokolo-le-dandy-millardaire-feru-d-art-et-nouvel-opposant-a-kabila?id=9689833
[...]
"Je préfère que la richesse du continent revienne à un Noir corrompu plutôt qu'à un Blanc néo-colonialiste."
[...]"


"Nouvelle tentative de balkanisation de la RDC: Une main noire démasquée"
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° http://groupelavenir.org/nouvelle-tentative-de-balkanisation-de-la-rdc-une-main-noire-demasquee/

"« CHANTILLYGATE » : LE COMPLOT DES USA, UE, CENCO, KATUMBI ET DOKOLO CONTRE LA RDC"
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° http://www.congovirtuel.org/index.php/photos/319-chantillygate-le-complot-des-usa-ue-cenco-katumbi-et-dokolo-contre-la-rdc


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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

Message  ndonzwau le 31/8/2017, 3:33 am

"Les universitaires congolais adhèrent au « Manifeste du citoyen Congolais »"
° https://actualite.cd/2017/08/30/les-universitaires-congolais-adherent-au-manifeste-du-citoyen-congolais/

"Abbé Lukelo : «Nous avons signé le manifeste citoyen de Paris pour que le pays sorte de la crise»"
° http://www.radiookapi.net/2017/08/30/actualite/politique/abbe-lukelo-nous-avons-signe-le-manifeste-citoyen-de-paris-pour-que

"La RDC en péril : les intellectuels interdits d’être des spectateurs"
° http://www.lephareonline.net/rdc-peril-intellectuels-interdits-detre-spectateurs/

"Haut-Katanga : ASADHO saisit le gouverneur pour une marche le 30 août"
° https://actualite.cd/2017/08/29/haut-katanga-asadho-saisit-gouverneur-marche-30-aout/

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Re: UN TOURNANT DANS LA LUTTE POUR LE "CHANGEMENT" OU CONTINUONS-NOUS ENCORE DE RÊVER, DE TÂTONNER? LA "MOBILISATION CITOYENNE" SE RENOUVELLE ET S’ACCELERE : POUR UNE REMOBILISATION POLITIQUE ET POPULAIRE VERS LA "VICTOIRE FINALE"?

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