AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

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AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 16/12/2017, 8:32 pm

MUGABE GATE Very Happy

MUGABE qui souhaitait "mourir" comme président a eu une fin non souhaitée á cause de son ambition de "placer" sa femme á sa place comme "présidente" Very Happy

Comparaison n´est pas raison..mais Surprised @ quand l´ANC est entrain de faire élire le président ou la présidente de ce parti si puissant...qui sera d´office la future présidente ou le futur président de l´Afrique du Sud Rolling Eyes Laughing l´histoire de MUGABE doit hanter les militants au congrès de l´ANC á Soweto What a Face


"ZUMA"

Comme MUGABE avant lui, ZUMA qui semble-t-il a la justice á se trousses et risquerait de se retrouver en prison quand il quitte ses fonctions de président de la RSA..oui ZUMBA.. No BIZUMBA Rolling Eyes ..nej, ZUMA compte sur son "ex" diplomate et très recement sécretaire Générale de l´Union Africaine drunken

Il n´ya certainement pas de comparaison á faire car l´ex de ZUMA a fait ses preuves á la tête de la diplomatie de son pays avant de s´affirmer á la tête de l´UA:bball: ..

Mais pourquoi l´ANC va-t-elle accepter de remplacer ZUMA par une autre ZUMA ? Comme dans le cas de la dame CLINTON dont rien que le nom "CLINTON" avait été un...handicap, le nom de ZUMA même au "feminin" n´est pas un avantage lors du congrès de l´ANC..même si le ZUMA sortant est coriace et va tout faire (comme MUGABE😕 ) de garder le contrôle du pouvoir.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/16/afrique-du-sud-plus-divise-que-jamais-le-parti-de-mandela-elit-son-nouveau-chef_5230722_3212.html

CYRIL

Encore une comparaison..qui n´est pas raison drunken syndicaliste de l´ANC qui fait fortune dans le privé...presque comme "Lacoste Ngando" le croco qui a remplacé MUGABE...Sauf que CYRIL RAMAPHOSA est un vrai homme d´affaire respecté en RSA.

La dame ZUMA.. ne m´a pas fait..une bonne impression..Quand elle parle de "nationaliser les banques" ou de confisquer les terres des ..blancs..pour nous les congolais qui avons vu comment cette politique destructive de "nationalisation" a fait ecrouler l´économie du ZAIRE affraid nous sommes tout simplement Surprised Surprised Surprised

Quand son adversaire promet d´attirer des capitaux et de faire repartir la création des emplois, la dame ZUMA souhaite reprendre l experience de MOBUTU et MUGABE Sad lol!

Franchement... WAIT AND SEE

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 17/12/2017, 5:16 pm

...LE CANDIDAT "DES MARCHÉS"..

Comparaison n´est pas raison... le cas de la RSA renvois á KATUMBI Sad Smile Smile

> KATUMBI est aussi un candidat des "marchés".. mieux? Presque comme CYRIL RAMPHOSA, KATUMBI est "millionaire" et va baser sa campagne sur ses capacités d´attirer les capitaux et de créer des emplois au Congo

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/15/enfant-de-soweto-et-millionaire-cyril-ramaphosa-fait-rever-les-sud-africains_5230518_3212 @

CYRIL possede... 450 millions de $ ...et serait prorietaire des licences de Mc Donnald´s et Coca-Cola cyclops cyclops cyclops

En tout cas, ZUMA ne cache pas son ambition de voir son ex epouse lui succèder..son speech que vous alllez lire devrait vous aider á vous faire une idée..
]font=Sans-serif]
*** On nous a menacés. On nous fait croire que l´ANC explosera et que l´économie s´effondrera si nous n´élisons pas la bonne personne á cette conférence. Si nous ne nous plions pas aux ordres du marché***[/font]
silent

http://www.rfi.fr/afrique/20171216-afrique-du-sud-zuma-quitte-tete-anc-deplorant-declin

Le bilan de dix ans de ZUMA tongue Embarassed Rolling Eyes

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 19/12/2017, 12:13 am

@ ..comme au Zimbabwe ou presque...


Le "vice-président" de l´ANC gagne sa victoire á plus de 179 voix sur la dame ZUMA pale cyclops cyclops Ainsi, les membres de l´ANC ne souhaitent pas voir la "famille" ZUMA continuer tongue tongue à gerer la RSA tongue tongue clown clown

Comme au Zimbabwe, l´ex femme d´un président ne peut pretendre prendre la suite avec le back up de son homme drunken drunken

http://www.rfi.fr/afrique/20171218-afrique-sud-cyril-ramaphosa-succession-jacob-zuma-anc

Il faut voir les choses (aussi) autrement, CYRIL était le "dauphin" ¤ de MANDELA...dont l´ANC avait preferé THABO MBEKI drunken drunken prend la tête de l´ANC...avant tout à cause de cette philosophie de MANDELA sunny ... avec un réalisme pratique où la "nationalisation des banques" que propose la dame ZUMA n´est pas populaire au sein même de l´ANC sunny Oui, avec CYRIL c´est MANDELA et..MBEKI qui en réalité vont continuer á influencer l´Afrique du Sud avec l´économie du marché où les capitaux privés peuvent faire avancer l´économie du pays et apporter plus des possibilités pour toute la population

COMPARAISON N´EST PAS RAISON


KATUMBI..millionaire qui possede pratiquement le même rêve comme CYRIL va-t-il refaire le chemin de l´ANC qui reste quand même la première force politique de la RSA ?

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 19/12/2017, 10:55 pm

Ramaphosa, le nouveau patron de l'ANC et ex-protégé de Mandela vient d'être consacré hélas dans un contexte plutôt délicat : élection serrée pour lui-même  (179 voix d'écarts) et pour le reste du bureau (3 contre 3), parti divisé en deux camps... ; du coup sa marge de manœuvre pour nettoyer le parti, lutter contre la corruption (dans laquelle Zuma est mis en cause dans plusieurs cas) mais aussi pour redresser l’économie (liens mafieux du clan Zuma avec certains hommes d’affaire), ses grandes priorités, risque d’être limitée…
Les élus du camp Zuma risquent de ne pas lui faciliter la conduite des réformes qu’il compte mener…

Autre chantier : saura-t-il se débarrasser de Zuma bien avant l’ultime terme de son mandat comme ce fut le cas pour Mbeki ? Sa victoire n’est pas totale comme ce le fut face à ce dernier, notamment le vice-président vient de l’autre camp...

Osons espérer quand même qu’il sera assez habile pour agir à travers tous ses obstacles en faveur d’une RSA en recul économiquement et (géo)politiquement, pour l’image et la place de l’ANC aujourd’hui fort abîmées dans le pays surtout que se précisait  pour la première un risque possible de ne pas gagner majoritairement les prochains scrutins nationaux (2019)...
Et à l’occasion unir un peu plus un parti divisé car en effet l'état d'une Afrique du Sud en panne reflété aussi l'essoufflement d'une ANC qui la conduit depuis l'abolition de l'apartheid (1994 = 23 ans) à l'épreuve de l'exercice du pouvoir !

On est ainsi passé à l'ANC d'un Mandela figure tutélaire qui a porté dignement le flambeau d'une nouvelle Nation Arc-en-Ciel vers un Zuma populiste mais pas véritablement son fidèle héritier en passant par Mbeki, technocrate ombrageux...
Et aujourd'hui un Ramaphosa dont on peut souligner les vœux tempérés, éthiques et réalistes (quoi à l'épreuve ?) en même temps que l'Afrique vit une transition démocratique et économique encore peu prévisible (voir par exemple les destins différés des voisins directs comme la Namibie, le Botswana, le Mozambique, le Zimbabwe...) ?

Que nous dit tout cela de l'Afrique du Sud, de la région (l'Afrique australe) et de tout le continent ? Difficile d'y répondre à moins de bénéficier d'une heureuse boule de cristal car ça tourne; attendons voir !


Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 24/12/2017, 4:31 am

Revenons un moment aux nouvelles de Ramaphosa car au-delà du de son destin propre, une Afrique du Sud qui modifie ses mœurs politiques (de Zuma à Ramaphosa) peut influer en bien sur le Congo ; d’autres pressions moins opportunistes sont possibles de la part de ce poids lourd du continent et encore plus de la région…

Sinon je n'ai pas de scoops, seulement rappeler que les défis du nouvel homme fort de l’ANC et de la RSA (?) sont connus et lui-même n’a pas manqué de nous les rappeler, redresser l’économie en panne de son  pays, lutter contre la corruption qui accable la société, nettoyer les mœurs de l’ANC qui ces derniers temps  (surtout avec Zuma) n’ont pas été recommandables et ont plombé son image au risque d’hypothéquer sa victoire aux élections nationales de 2019…
Ce sont quelque part les mêmes défis qui s'imposent chez nous : une 'moralisation' et une 'rationalisation' de la vie politique qui veut optimiser les potentialités d'une Afrique du Sud et d'un Congo au bénéfice de leurs pays même si notre état démocratique et socio-économique est de loin plus problématique que le leur...


Du pain sur la planche donc pour Ramaphosa càd davantage d'intelligence, de responsabilité et de courage pour lui surtout qu’il a une première bataille (de l’union !) à gagner contre les siens (le clan Zuma) pour avoir les mains plus libres pour reconquérir la première place et conduire autrement son pays…
C'est dire que le militant zélé et optimiste des années de lutte pour l'égalité a la tâche encore plus difficile, il va devoir faire le compte des succès et des ratés de la période passée depuis l'avènement au pouvoir de l'ANC et en l'occurrence ici au-delà des défis nationaux il va aussi faire face aux peaux de bananes qui ne manqueront pas venant de sa communauté...

Je ne prétends pas connaître davantage l'Afrique du Sud, je me fie à quelques analyses dont je vous affiche ci-dessous quelques liens et en liminaire je vous recommande ce portrait éclairant de Ramaphosa par Tirthankar Chanda (RFI/Hebdo dont j'apprécie de plus en plus la bonne manie de prendre de la hauteur sur les dossiers africains avec des analyses potaches et exhaustives matinées de ce zeste de défense de la veuve et de l’orphelin qui me satisfont  autant, j'espère, qu'elles vous en apprendront un peu plus sur Ramaphosa)…
Un Ramaphosa qui en inspirerait certains chez nous ? Pourquoi pas surtout s'il réussit...

Bonne lecture !


"[Portrait] Afrique du Sud: la «longue marche» de Cyril Ramaphosa"
° http://www.rfi.fr/hebdo/20171222-election-anc-longue-marche-cyril-ramaphosa-conference-parti-zuma-corruption


Le nouveau président de l'ANC, Cyril Ramaphosa. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Vétéran de la vie politique sud-africaine recyclé en hommes d’affaires milliardaire, Cyril Ramaphosa est le nouveau visage du Congrès national sud-africain (ANC), parti au pouvoir depuis 1994. Vice-président dans le gouvernement dirigé par Jacob Zuma, il succède à celui-ci à la tête de l’ANC menacé par l’éclatement et éclaboussé par des scandales de corruption. Elu pour redorer le blason du parti en perte de vitesse dans les urnes, il n’a pas réussi à obtenir la majorité au sein de la nouvelle direction de l’ANC. Sa réputation de négociateur hors pair ne suffira peut-être pas au nouveau président pour mener à bien ses réformes.

Dans les années 1960, jeune écolier à Soweto, Cyril Ramaphosa avait confié à un ami qu’il serait un jour président, raconte Ray Hartley qui vient de publier la biographie « Ramaphosa, l’homme qui sera roi  ». Cette ambition ardente aura été, si l’on en croit le biographe, le véritable moteur de la longue carrière de ce vétéran de la vie politique sud-africaine, qui vient d’être élu, à 65 ans, à la tête du Congrès national africain (ANC).
Malgré sa très courte victoire face à son adversaire Nkosazana Dlamini Zuma, Cyril Ramaphosa est désormais bien placé pour devenir le président de l'Afrique du Sud après les législatives de 2019, si l’ANC, qui détient les rênes de la nation « arc-en-ciel  » depuis la fin de l’apartheid, il y a 23 ans, remporte le scrutin. L’homme n’a jamais été aussi près de réaliser son ambition !

« Le plus doué de la nouvelle génération »

Cette situation a un goût de revanche pour l’élu qui n’a pas oublié qu’il avait déjà été candidat à la présidence du parti dans les années 1990. Les caciques de l’ANC lui avaient finalement préféré Thabo Mbeki, qui succèdera à Mandela à la Mahlamba Ndlopfu House, l'équivalent de l’Elysée française. « C’était une défaite d’autant plus humiliante que Ramaphosa était considéré à l’époque comme le dauphin de Nelson Mandela, se souvient Georges Lory, spécialiste de l’Afrique du Sud. Le président Mandela qui avait vu Ramaphosa à l’œuvre lors des négociations avec les Afrikaners (1991-1993) sur la question de la transition démocratique, disait de lui qu’il était parmi "les plus doués de la nouvelle génération" ».
La proximité des deux hommes est attestée par les clichés de l’époque, notamment ceux de la sortie de prison de Mandela le 11 février 1990, montrant l’actuel président de l’ANC se tenant aux côtés de l’artisan de la libération de la population noire sud-africaine. « Mandela avait fait savoir, explique Georges Lory, qu’il souhaitait que Ramaphosa lui succède, mais avait dû changer d’avis sous la pression du clan des exilés de l’ANC qui avaient fait main basse sur les postes importants.  »

Contrairement aux Zuma ou aux Mbeki, Ramaphosa n'a jamais été contraint à l'exil. Issu par ailleurs de la petite communauté Venda, il craignait moins la répression que les combattants appartenant aux Zoulou ou les Xhosa, les ethnies majoritaires. Né en 1952, fils d’un père policier et d’une mère femme au foyer, le nouveau chef de l’ANC a grandi à Soweto, berceau de la lutte populaire contre la ségrégation raciale. Il était encore au lycée quand il a rejoint des mouvements étudiants militants animés par les idéaux de la Conscience noire de Steve Biko. Il sera condamné en 1974 à plusieurs mois d’isolement en cellule, avant d’être de nouveau jeté en prison en 1976, après les émeutes de Soweto.

« Il fallait désormais compter avec Cyril »

A sa sortie de prison, poussé par sa famille à faire des études, il étudie le droit, et se tourne vers le syndicalisme. Il fonde en 1982 le Syndicat national des mineurs (NUM), qu’il a transformé au cours des années en une formidable machine de guerre, forte de plus de 300 000 adhérents. « Si le syndicalisme était une forme légale de protestation sous le régime d’apartheid, explique le commentateur politique et économique Victor Kgomoeswana, le génie de Ramaphosa a consisté à transformer les mineurs encartés de sa formation en une force d’opposition de premier plan contre le gouvernement blanc ségrégationniste. » L’homme se révélera un fin stratège en déclenchant en 1987 la grande grève du secteur minier, qui fit vaciller le régime.
Cette grève fut un échec en termes d’amélioration des conditions de vie et de travail revendiquée par les grévistes, mais installa la réputation de Ramaphosa parmi le patronat sud-africain. « Il fallait désormais compter avec Cyril », se souvient au micro de Reuters un cadre retraité du géant minier Anglo American, aux affaires à l’époque.

Le talent de mobilisateur de ce leader montant attira aussi l’attention des dirigeants de l’ANC, qui se trouvaient alors encore en prison à Robben Island. Ray Hartley, le biographe de Ramaphosa a raconté dans son ouvrage les conditions rocambolesques de la rencontre de son protagoniste avec Nelson Mandela, juste avant sa libération. A sa sortie de prison en 1990, Mandela va l’imposer aux instances dirigeantes de son parti, notamment pour négocier la transition politique.[
Redoutable négociateur, le poulain du « père de la nation » a marqué de manière indélébile ses interlocuteurs, dont Rolfe Meyer, un membre du Parti national (NP). Les deux hommes ont noué des liens d’amitié, donnant corps avant la lettre au programme de l’ANC appelant à la réconciliation entre les communautés.

En 1994, Cyril Ramaphosa est au Parlement où il dirige l’Assemblée constituante issue despremières élections démocratiques. Il supervise la rédaction de la Constitution qui sera adoptée en 1996, mais voit son étoile pâlir lorsqu’en 1997, il est évincé de la course à la présidence du parti par Thabo Mbeki. Lorsqu’en compensation, Mandela lui propose de prendre la tête du ministère des Affaires étrangères, son esprit est déjà ailleurs.

Une fortune personnelle de 383 millions d’euros

Frustré, il se tiendra à l’écart de la vie politique pendant les quinze années qui vont suivre, se réinventant en tant qu'homme d’affaires. A la tête de son consortium Shanduka, « changement » en langue venda, il fait fortune en prenant des participations dans de différents secteurs économiques, allant de la téléphonie mobile aux mines, en passant par la grande consommation, l’élevage, l’immobilier et les médias.
Il est l’un des premiers hommes d’affaires à profiter de la politique de discrimination positive (« Black Economic Empowerment ») que le gouvernement sud-africain a mis en place pour faire émerger des entrepreneurs noirs. Il se targue aujourd’hui d’avoir une fortune personnelle estimée à 383 millions d’euros, selon l’édition 2015 du magazine Forbes.

C’est ce héros de la lutte anti-apartheid, auréolé de son succès éclatant dans les affaires, que l’ANC est venu chercher il y a cinq ans pour redorer son blason aux yeux d’une élite urbaine désabusée par le spectacle des hommes politiques englués dans des scandales de pots-de-vin et de népotisme à ne pas en finir. Elevé au rang de vice-président dans le gouvernement Zuma en 2014, Ramaphosa a joué le jeu, avant de dévoiler son ambition présidentielle à l’approche de la conférence du parti pendant laquelle tous les cinq ans les principaux postes au sein de l’organe décisionnel sont remis en jeu.
N’étant pas lui-même « mis en cause dans aucune affaire de corruption », comme le rappelle Victor Magnani, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), il a pu mener une campagne dure axée sur l’éthique et la morale et multiplier les critiques contre le gouvernement de Jacob Zuma. « Il est absolument impératif d’agir vite et fort pour faire en sorte que nous ne devenions jamais un Etat-mafia », a-t-il martelé pendant ses tournées à travers le pays.

Ses détracteurs n'ont pas manqué de souligner en guise de représailles sa proximité au monde des affaires, le qualifiant de « pro-bourgeois ». Ils ont aussi remis sur le tapis le mystère jamais vraiment élucidé des e-mail qu'il aurait envoyé demandant à la direction de la société minière Lonmin de rétablir l'ordre dans la min de Marikana paralysée en août 2012 par une grève des mineurs. L'intervention musclée de la police avait fait 34 morts parmi les grévistes. Encore aujourd'hui, cette tragédie est associée au nom de Ramaphosa, même si celui-ci a été depuis blanchi par une commission d'enquête.
« Quoi qu'il en soit, la population sud-africaine apprécie cet homme discret qui, poursuit le chercheur africaniste de l’Ifri, jouit d’une image positive dans le pays, à cause de sa légitimité historique et son parcours qui l’a conduit de la pauvreté des ghettos à la prospérité.  »  Dans sa croisade anti-corruption, l’homme est soutenu par les vétérans de la lutte anti-apartheid, des syndicats, des organisations de la société civile ainsi que par les milieux économiques qui misent sur lui pour redresser l’économie plombée par un taux de chômage de 27,7% et une croissance proche de zéro.

Mais la très courte victoire de leur poulain à la présidence de l’ANC avec une avance de seulement 179 voix sur la candidate soutenue par le président Zuma, inquiète les sympathisants de Ramaphosa. Ils s’interrogent sur sa véritable marge de manœuvre pour redresser et réformer un parti dont la direction reste dominée par les « populistes » et les « idéologues  », proches du clan Zuma.
Pour toute réponse, le « fils préféré » de Nelson Mandela les a invités à se patienter. Le chemin vers le redressement et le renouveau de l'ANC que réclament ses militants de base promet d'être une nouvelle « longue marche », aussi ardue et semée d'embûches que ne fut celle de la génération des pères fondateurs vers la liberté."



"Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, l’homme qui doit sauver l’ANC"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/19/afrique-du-sud-cyril-ramaphosa-dauphin-de-mandela-elu-a-la-tete-de-l-anc_5231804_3212.html

"Cyril Ramaphosa promet d’éradiquer la corruption en Afrique du Sud"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/21/cyril-ramaphosa-promet-d-eradiquer-la-corruption-en-afrique-du-sud_5232746_3212.html
° https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2017-12-22/afrique-du-sud-ramaphosa-fait-de-la-lutte-contre-la-corruption-sa-priorite-762713.html


"Afrique du sud : les défis du nouveau président de l'ANC"
° http://fr.africanews.com/2017/12/18/afrique-du-sud-les-defis-du-nouveau-president-de-l-anc/
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-les-defis-que-ramaphosa-devra-relever-a-la-tete-de-l-anc-19-12-2017-2181061_2365.php

"Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa lance un appel à l'unité de l'ANC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171221-afrique-sud-cyril-ramaphosa-lance-appel-unite-anc


"Cyril Ramaphosa, milliardaire noir parti de rien, favori pour la présidence de l’Afrique du sud"
°  https://www.lopinion.fr/edition/international/cyril-ramaphosa-milliardaire-noir-parti-rien-favori-presidence-l-140112
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/15/enfant-de-soweto-et-millionnaire-cyril-ramaphosa-fait-rever-les-sud-africains_5230518_3212.html

° http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-les-defis-que-ramaphosa-devra-relever-a-la-tete-de-l-anc-19-12-2017-2181061_2365.php
° http://www.rfi.fr/afrique/20171219-afrique-sud-ramaphosa-president-anc-marge-manoeuvre-reduite
° http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/18/01003-20171218ARTFIG00250-afrique-du-sud-ramaphosa-nouveau-visage-de-l-anc.php


Compatriotiquement!



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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 5/2/2018, 11:52 pm

"Afrique du Sud: le sort de Jacob Zuma au cœur d'une réunion de l'ANC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180205-afrique-sud-anc-depart-zuma-quartier-general-parti-cyril-ramaphosa
En Afrique du Sud, l’avenir de Jacob Zuma est de plus en plus incertain. Le président de la République a rencontré, dimanche soir, l’exécutif de l’ANC, encore une fois, en mission, pour tenter de le convaincre de partir. Il semble cependant que le président ait refusé, même s’il n’y a pas eu de communiqué officiel. L’ANC a donc convoqué les cadres du parti pour une rencontre exceptionnelle, ce lundi 5 février, à Johannesburg. Devant le quartier général où se déroule la réunion, les pro et les anti-Zuma ont défilé toute la journée, avec quelques tensions entre les deux camps.

« Zuma Must Fall » (Zuma doit tomber).  Voici ce que la centaine de membres de l’ANC ont réclamé toute la journée devant le quartier général du parti. Lazarus Maumela est l’un d’entre eux. Il appui clairement le président de l’ANC, Cyril Ramaphosa, pour prendre la suite de Jacob Zuma.
« Zuma doit démissionner et s’il ne le fait pas, nous appelons à une grande grève nationale, à partir de demain. Nous allons nous assurer que personne ne travaille jusqu’à ce qu’il démissionne », a-t-il averti.

Face à eux, s’étaient réunis des combattants du parti ultra minoritaire, BLF, un mouvement de soutien à Jacob Zuma. Ils ont créé la zizanie dans les rangs de l’ANC en venant au milieu de la foule, à bord d’une camionnette. Motheo fait partie de ceux qui les ont repoussés.
« Cela n’a aucun sens de faire ça. S’ils veulent protéger le président Zuma, ils ont leur propre parti. C’est seulement à l’ANC de décider si Zuma doit partir ou non. Ils doivent laisser notre parti choisir », souligne-t-il.
Si les membres de l’ANC ont été bruyants toute la journée, dans la rue, la discrétion est de mise à l’intérieur du quartier général où le sort du président Zuma est sûrement en train de se jouer actuellement."



"Afrique du Sud : réunion d’urgence à l’ANC pour discuter d’un départ de Jacob Zuma"
° http://www.jeuneafrique.com/527392/politique/afrique-du-sud-reunion-durgence-a-lanc-pour-discuter-dun-depart-de-jacob-zuma/
Une des instances dirigeantes du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, doit se réunir en urgence lundi sur fond d'appels au départ anticipé du président Jacob Zuma, empêtré dans les affaires de corruption.

Jacob Zuma achèvera-t-il son second mandat présidentiel ? Empêtré dans une myriade d’affaires de corruption, le président sud-africain fait face à une pression grandissante pour obtenir son départ, y compris dans les rangs de son parti.
La prochaine réunion du Comité de travail de l’ANC, l’une des instances dirigeantes du parti, devait se tenir le 12 février prochain. Elle a finalement été avancée à lundi, comme le confirme à l’AFP un haut responsable de la formation : « Oui, elle a lieu (…) pour discuter de la situation ».

« Le meilleur intérêt de l’ANC et du pays »

Une accélération du calendrier, qui intervient au lendemain d’une réunion au sommet, dimanche soir, entre l’ANC et Zuma pour discuter, selon un haut responsable du parti, Gwede Mantashe, « de ce qui est dans le meilleur intérêt de l’ANC et du pays ».
L’ANC n’a pas officiellement communiqué sur l’issue de ces discussions. Mais selon Julius Malema, chef du parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), un ancien de l’ANC généralement très bien informé des débats au sein du parti au pouvoir, le président Zuma « a refusé de démissionner ». Il a estimé qu’il « n’avait rien fait de mal » qui justifierait son départ anticipé, a tweeté Julius Malema.




Julius Sello Malema
@Julius_S_Malema
[ltr]He refused to resign and he told them to take a decision to remove him if they so wish to do so because he didn’t do anything wrong to the country. He’s arguing that he complied with all legal instructions including paying back the money, what more do they want from him[/ltr]

22:25 - 4 févr. 2018

Un parti divisé

L’ANC se déchire sur le sort à réserver au président Zuma, remplacé en décembre à sa tête par le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption son credo de campagne. Les partisans de Ramaphosa font pression pour obtenir le départ du président Zuma avant son discours clé sur l’état de la nation, prévu jeudi devant le Parlement."



"Afrique du Sud : Jacob Zuma sous pression refuse de quitter l'ANC"
° http://fr.africanews.com/2018/02/05/afrique-du-sud-jacob-zuma-sous-pression-refuse-de-quitter-l-anc/

"Afrique du Sud: Jacob Zuma compte bien discourir devant la nation"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180205-afrique-sud-jacob-zuma-discours-nation-anc
° http://www.rfi.fr/afrique/20180202-afrique-sud-jacob-zuma-prononcera-il-discours-nation

"Afrique du Sud: Jacob Zuma sous la pression constante d'un départ anticipé"
° http://www.bbc.com/afrique/media-42949650
° https://www.theguardian.com/world/2018/feb/05/anc-jacob-zuma-south-africa
° https://www.timeslive.co.za/politics/2018-02-05-zumas-demands-are-nonsensical-protester/

"Afrique du Sud: l’avenir de Jacob Zuma en débat à l'ANC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180120-afrique-sud-avenir-jacob-zuma-debat-congres-annuel-anc
° http://www.rfi.fr/afrique/20180111-afrique-sud-avenir-zuma-agite-executif-anc

"Afrique du Sud: l’opposition dépose une motion de défiance contre Zuma"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180203-afrique-sud-opposition-depose-une-motion-defiance-contre-zuma-eff
° http://www.jeuneafrique.com/526849/politique/afrique-du-sud-jacob-zuma-menace-par-une-nouvelle-motion-de-defiance/

"Afrique du Sud: Jacob Zuma s’accroche à son fauteuil de président"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180111-afrique-sud-jacob-zuma-s-accroche-son-fauteuil-president
° http://vonews.net/a-la-une/afrique-sud-jacob-zuma-pression-refuse-de-quitter-lanc/

"Afrique du Sud : Jacob Zuma ira-t-il au bout de son mandat ?"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/500828/politique/afrique-du-sud-jacob-zuma-ira-t-il-au-bout-de-son-mandat%E2%80%89/

"Afrique du Sud : guerre de succession à la tête de l’ANC"
° http://www.jeuneafrique.com/dossiers/afrique-du-sud-guerre-de-succession-a-la-tete-de-lanc/

"En Afrique du Sud, les frères Gupta rattrapés par la justice"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/17/en-afrique-du-sud-les-freres-gupta-rattrapes-par-la-justice_5242958_3212.html

" Afrique du Sud : Jacob Zuma cherche à se protéger de la justice"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/19/afrique-du-sud-jacob-zuma-cherche-a-se-proteger-de-la-justice_5231842_3212.html

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 15/2/2018, 4:53 pm

"Cyril Ramaphosa élu président d’Afrique du Sud"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/cyril-ramaphosa-elu-president-d-afrique-du-sud_5257469_3212.html
Depuis des semaines, l’ancien vice-président tentait d’obtenir un départ en douceur de Jacob Zuma, qui a finalement démissionné mercredi soir.



Seulement quinze heures après la démission de Jacob Zuma, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), Cyril Ramaphosa, a été élu nouveau président de la République d’Afrique du Sud par les députés, jeudi 15 février.
En l’absence d’un autre candidat face à Cyril Ramaphosa, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, l’a déclaré président de la République sans même procéder à un vote. A l’annonce du résultat, le nouveau président, assis au premier dans l’hémicycle, a fait un salut de la tête, tout sourire, sous les applaudissements des députés réunis en session extraordinaire.

Jacob Zuma a annoncé sa démission avec effet immédiat, mercredi soir, plutôt que d’être poussé vers la sortie par une motion de censure de l’ANC. A 75 ans, dix ans de plus que celui qui le remplace, il était affaibli depuis des mois par des polémiques et des scandales teintés de corruption.

L’opposition applaudit le départ de Zuma(...)"


° https://www.voaafrique.com/a/cyril-ramaphosa-elu-president-ce-jeudi-par-le-parlement-sud-africain/4255632.html
° http://www.lepoint.fr/monde/cyril-ramaphosa-elu-president-de-l-afrique-du-sud-15-02-2018-2195207_24.php
° http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/02/15/97001-20180215FILWWW00182-cyril-ramaphosa-elu-president-d-afrique-du-sud.php



"Afrique du Sud: le président Jacob Zuma démissionne
° http://www.rfi.fr/afrique/20180214-afrique-sud-le-president-jacob-zuma-demissionne


Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé sa démission en direct à la télévision, ce mercredi 14 février. © Phill Magakoe / AFP

Embourbé dans les scandales, le président sud-africain Jacob Zuma a finalement annoncé mercredi soir 14 février sa démission « avec effet immédiat », cédant aux pressions de sa propre formation politique, le Congrès national africain (ANC).

Jacob Zuma fait son entrée et plaisante immédiatement avec les quelques journalistes présents. « Pourquoi vous avez l'air aussi sérieux, vous êtes fatigués ? », lance-t-il. C'est un président sous pression qui s'exprime ensuite, en direct à la télévision depuis sa résidence de Pretoria, pour la deuxième fois de la journée.
Ceux qui s'attendaient à une démission ont sans doute été déçus par les vingt premières minutes de son discours. Jacob Zuma insiste alors de manière parfois directe, parfois confuse, sur la ligne qui sépare les attributions de parti et les dispositions de la Constitution : « C'est grâce à la nomination de l'ANC que j'ai été élu président », reconnait-il, avant d'ajouter : « la ligne constitutionnelle entre le parti et l'Etat est souvent oubliée » ; ou encore : « on tend à placer le parti au-dessus de la Constitution ». Bref, autant de petites phrases qui semblaient aller dans le sens de ce qu'il avait toujours affirmé jusque-là, à savoir que l'ANC et Cyril Ramaphosa, son nouveau président, devraient attendre la fin de son mandat alors que son parti cherchait à le faire partir en douceur depuis janvier, avant de le « rappeler » formellement mardi dernier.

A quelques minutes de la fin de son discours, Jacob Zuma donnait l'impression qu'il était prêt à affronter le Parlement et l'humiliation d'un vote de défiance. Mais l'ex-président sud-africain se lance soudain dans une longue série de remerciements. Qui se terminent par les mots qui n'étaient plus attendus : « J'en suis arrivé à la décision de démissionner de mon poste de président de la République, une décision à effet immédiat. »
Des mots qui surviennent, d'abord en zoulou puis en anglais, à la toute fin de son allocution de 30 minutes. Une démission qu'il dit motivée par la crainte de voir des violences ou des divisions au sein de son parti, l'ANC.
« Aucune vie ne devrait être perdue en mon nom. Mais aussi, l'ANC ne devrait jamais être divisé en mon nom. J'en suis arrivé à la décision de démissionner de mon poste de président de la République, une décision à effet immédiat. Même si je suis en désaccord avec le leadership de mon organisation. »


« Je dois accepter que mon parti et mes compatriotes veulent me renvoyer, a-t-il poursuivi. J'ai toujours été un membre discipliné de l'ANC. Aussi longtemps que je vivrais, je continuerai à servir le peuple sud-africain mais aussi l'ANC, l'organisation que j'ai servi toute ma vie. »
Jacob Zuma annonce sa démission
14-02-2018 - Par RFI

00:00 
00:00


" Le président sud-africain Jacob Zuma démissionne avec « effet immédiat »
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/14/afrique-du-sud-le-president-jacob-zuma-demissionne-avec-effet-immediat_5257073_3212.html
Après des semaines de tractations et de réunions, le chef de l’Etat, empêtré dans des scandales de corruption, a finalement cédé aux pressions de son parti, l’ANC.(...)"

° http://www.france24.com/fr/20180214-afrique-sud-president-jacob-zuma-demission-immediate-anc-ramaphosa
° http://www.bbc.com/afrique/43066588
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-jacob-zuma-a-finalement-demissionne-14-02-2018-2195049_2365.php
° https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique-du-sud/afrique-du-sud-rattrape-par-des-affaires-de-corruption-le-president-jacob-zuma-annonce-sa-demission_2610790.html
° http://www.lesoir.be/140209/article/2018-02-14/afrique-du-sud-le-president-jacob-zuma-annonce-sa-demission-immediate
° http://www.lalibre.be/actu/international/le-president-sud-africain-jacob-zuma-a-annonce-sa-demission-immediate-5a84a401cd70fdabba0375bc
° http://plus.lesoir.be/140215/article/2018-02-14/afrique-du-sud-jacob-zuma-la-chute-du-president-corrompu


"Afrique du Sud. Le président Zuma démissionne, “la fin d’une erreur”
°  https://www.courrierinternational.com/article/afrique-du-sud-le-president-zuma-demissionne-la-fin-dune-erreur
Au terme d’un long bras de fer avec le Congrès national africain (ANC), le président sud-africain Jacob Zuma a finalement démissionné mercredi soir, mettant un terme à neuf années de pouvoir émaillées de nombreux scandales de corruption. 

Un cadre noir et quelques mots qui font mouche : “La fin d’une erreur”. Le célèbre caricaturiste sud-africain Zapiro a choisi la sobriété pour son dessin publié par le Daily Maverick, après la démission “à effet immédiat” du président sud-africain, Jacob Zuma, annoncée mercredi soir dans une allocution télévisée.
La situation était devenue intenable pour Zuma depuis que son parti, l’[ANC, lui avait intimé l’ordre de renoncer au pouvoir sous quarante-huit heures, pour le remplacer par le numéro un du parti, Cyril Ramaphosa. Le président leur avait opposé une fin de non-recevoir et quelques heures avant de jeter l’éponge, il s’est montré plus combatif que jamais, en s’invitant sur la chaîne SABC.

“Plus tôt dans la journée de mercredi, Zuma a insisté sur le fait qu’il n’avait rien fait pour mériter la décision du parti de le rappeler, assurant qu’il était visé de manière injuste”rapporte leMail and Guardian.
Mais face à la menace de l’ANC de le destituer de force jeudi lors d’une motion de défiance au Parlement, le président de 75 ans s’est finalement résolu à quitter le pouvoir. “J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation”, a-t-il déclaré, selon des propos repris par Business Day.

Affaires de corruption

À peine sa démission annoncée, ses opposants ont crié victoire et appelé la justice à faire son travail. Le désormais ex-président – qui a reconnu dans son discours ne pas être “un parangon de vertu” – est en effet cité dans de nombreuses affaires de corruption. “Il ne peut y avoir d’amnistie ou d’immunité pour Jacob Zuma”, a lancé Mmusi Maimane, le leader du parti d’opposition Alliance démocratique, cité par le site News24.
Mais l’ANC, traversé de multiples courants et au sein duquel Zuma bénéficie toujours de nombreux soutiens, a tenu à calmer le jeu par la voix de sa secrétaire générale adjointe, Jessie Duarte, rapporte News24. “Nous devons le respect à ce camarade”, a-t-elle dit, se félicitant par ailleurs de lui avoir “évité l’humiliation des motions de défiance”.

Le Daily Maverick, très critique à l’égard de la présidence de Zuma, n’a pas caché sa satisfaction à l’annonce du départ du président et ne sauve rien de son bilan. “Je pense que ce qui semblera stupéfiant aux générations futures”écrit le journaliste Richard Poplak dans le quotidien, “c’est le peu de chose que Zuma a fait en neuf années de présidence, la médiocrité de ses initiatives, son impact à ce point marginal”.
Son successeur, Cyril Ramaphosa, a désormais la lourde tâche de prendre les rênes du pays et d’éviter une débâcle électorale de l’ANC lors de l’élection présidentielle de 2019. Il devrait être élu d’ici vendredi par le Parlement et le Daily Maverick veut croire que ce sera désormais “différent”.
“Nous avons des problèmes devant nous, c’est certain, mais nous avons la volonté de les résoudre, pas de les rendre pires.” Et de conclure, optimiste : “Le cauchemar est fini. Le jour se lève en Afrique du Sud. À nouveau.”"



"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: la démission de Jacob Zuma"

° http://www.rfi.fr/emission/20180215-une-demission-jacob-zuma-afrique-sud-ramaphosa

"Afrique du Sud: réactions partagées après la démission du président Zuma"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-demission-zuma-afrique-sud-reactions-partagees-anc-ramaphosa


"Afrique du Sud: Jacob Zuma, la chute du président Teflon"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-afrique-sud-jacob-zuma-chute-president-teflon


"Zuma démissionne, Ramaphosa prend les rênes de l’Afrique du Sud"
° http://www.jeuneafrique.com/530984/politique/zuma-demissionne-ramaphosa-prend-les-renes-de-lafrique-du-sud/

" Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa endosse les habits de président dès ce jeudi"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-afrique-sud-cyril-ramaphosa-endosse-habits-president-jeudi


" Afrique du Sud: destituer Jacob Zuma sur une motion aurait été «une humiliation» "
° http://www.rfi.fr/emission/20180215-zuma-pression-destitution-motion-humiliation-ramaphosa-louw-vaudran


"Zuma parti, l’Afrique du Sud entre dans l’ère Ramaphosa"
° https://afrique.lalibre.be/15347/zuma-parti-lafrique-du-sud-entre-dans-lere-ramaphosa/


"Afrique du Sud: Jacob Zuma, 20 ans d’affaires"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180212-jacob-zuma-20-ans-affaires-gupta-thales-nkandla-viol

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Admin le 15/2/2018, 5:08 pm

En tout cas hier j'ai sabré Smile Smile Smile Smile Smile Smile
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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 15/2/2018, 8:13 pm

Admin a écrit:En tout cas hier j'ai sabré Smile Smile Smile Smile Smile Smile

Bon vent à Ramaphosa ; espérons juste qu’au-delà d’une meilleure gestion de son Afrique du Sud il se montre moins complaisant envers les turpitudes de ‘JK’ et pousse la SADC à moins de suivisme sur cet opportuniste syndicat des potentats qu’est devenue l’UA …

"Afrique du Sud: le président élu Ramaphosa promet de défaire la corruption
° https://www.afp.com/fr/infos/316/afrique-du-sud-le-president-elu-ramaphosa-promet-de-defaire-la-corruption-doc-zt4k313
L'ancien syndicaliste et homme d'affaires Cyril Ramaphosa a officiellement pris jeudi les rênes de l'Afrique du Sud en promettant de faire la guerre à la corruption, qui a terni le règne de neuf ans de son prédécesseur Jacob Zuma.
"Je déclare l'honorable Cyril Ramaphosa officiellement élu président de la République d'Afrique du Sud", a proclamé le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, dans un tonnerre d'applaudissements et de chants de victoire.


L'ancien syndicaliste et homme d'affaires Cyril Ramaphosa a officiellement pris jeudi les rênes de l'Afrique du Sud en promettant de faire la guerre à la corruption, qui a terni le règne de neuf ans de son prédécesseur Jacob Zuma.
Seul candidat en lice, le patron du Congrès national africain (ANC) au pouvoir a été élu chef de l'Etat par le Parlement, sans surprise et même sans recours à un vote formel.
"Je déclare l'honorable Cyril Ramaphosa officiellement élu président de la République d'Afrique du Sud", a proclamé le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, dans un tonnerre d'applaudissements et de chants de victoire.

Sitôt élu, le nouveau chef de l'Etat s'est engagé devant les députés à éradiquer la corruption.
"Ce sont des problèmes auxquels nous allons nous atteler", a promis M. Ramaphosa, "je travaillerai très dur pour essayer de ne pas décevoir le peuple sud-africain".
Il a indiqué qu'il détaillerait devant les députés certaines de ses propositions en la matière lors de son premier discours sur l'état de la nation, prévu vendredi soir (17h00 GMT).
Comme un symbole, la police a annoncé jeudi avoir lancé un mandat d'arrêt contre l'un des frères de la sulfureuse et jusque-là intouchable famille Gupta, Ajay, recherché dans le cadre d'une des nombreuses affaires dites de "capture de l'Etat".
La fratrie Gupta est accusée d'avoir mis en place, avec la complicité de l'ancien président et de ses proches, un système de pillage des ressources publiques. Leur luxueuse propriété de Johannesburg a été perquisitionnée mercredi et huit personnes inculpées, a annoncé la police.

- 'Désaccord' -

Au terme d'un long bras de fer avec Cyril Ramaphosa, Jacob Zuma a rendu les armes mercredi soir.
"J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la décision de la direction de mon organisation", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.
Dès qu'il a pris les rênes de l'ANC en décembre, M. Ramaphosa a tenté d'obtenir un départ en douceur de M. Zuma, convaincu que son maintien au pouvoir conduirait l'ANC à une cuisante défaite aux élections générales de 2019.
Mais il s'est heurté de front au refus du chef de l'Etat, dont le mandat n'expirait que l'an prochain. Jusqu'à ce que l'ANC le menace d'une motion de défiance.
"Je ne suis pas d'accord car il n'y a aucune preuve que j'aie fait quoi que ce soit de mal", s'est défendu, amer, M. Zuma, avant finalement de démissionner.


AFP / Phill Magakoe
Le président sud-africain Jacob Zuma, annonçant sa démission au cours d'une conférence de presse le 14 février 2018 à Pretoria.

Sa capitulation a été accueillie par un ouf de soulagement quasi unanime dans une Afrique du Sud épuisée par une fin de règne marquée par l'instabilité politique, la corruption généralisée et des difficultés économiques persistantes.
"C'est la fin d'une période où la plus haute fonction du pays a été détournée en vue d'un pillage généralisé des coffres du pays", s'est réjouie la fondation Nelson Mandela.
Les marchés ont salué jeudi le départ de Jacob Zuma par une hausse de l'indice de la bourse de Johannesburg (jusqu'à +2,7%) et de la devise nationale, le rand, à son plus haut niveau face au dollar depuis trois ans (11.65 R pour 1 USD).

- 'Imposteur' -

L'élection de Cyril Ramaphosa "marque la fin d'une période d'incertitudes politique et économique qui a considérablement pesé sur la croissance de l'Afrique du Sud", a résumé l'économiste Raymond Parsons, de la Northwest University.
L'opposition a aussi applaudi l'annonce du départ de Jacob Zuma.
"Toute la nation a été victime depuis plus de dix ans d'un délinquant et d'un imposteur (...), il va rejoindre les poubelles de l'histoire", a raillé Julius Malema, le chef des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).
Mais M. Malema a refusé d'accorder le bénéfice du doute à son successeur, qu'il a promis de surveiller de "très près". "Zuma est parti, maintenant je vais m'occuper d'eux", a-t-il lancé.
"Nous n'avons pas un problème avec Jacob Zuma, nous avons un problème avec l'ANC", a renchéri le chef de l'Alliance démocratique (DA), Mmusi Maimane, devant les députés, appelant à la dissolution du Parlement et à des élections anticipées "pour un vrai renouveau" du pays.

POOL/AFP / MIKE HUTCHINGS
Cyril Ramaphosa et la présidente de l'assemblée sud-africaine Baleka Mbete après l'annonce de son élection à la présidence de l'Afrique du Sud

La DA et les EFF ont infligé un sérieux revers à l'ANC aux élections locales de 2016 et espèrent le priver l'an prochain de la majorité absolue qu'il détient depuis 1994.
Conscient du danger, M. Ramaphosa a promis de tourner rapidement la page Zuma, assurant à qui voulait l'entendre que l'Afrique du Sud était entrée dans "une nouvelle ère".
Le défi s'annonce à la hauteur des espoirs placés en lui. "Toute l'Afrique du Sud vous regarde", lui a lancé Hanyani Mangwani, un habitant de Johannesburg interrogé par l'AFP, "nous attendons beaucoup de vous"."[/size]
° https://www.voaafrique.com/a/le-president-elu-ramaphaso-promet-de-defaire-la-corruption/4255904.html


"Corruption en Afrique du Sud : mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/corruption-en-afrique-du-sud-la-police-emet-un-mandat-d-arret-contre-l-un-des-freres-gupta_5257535_3212.html
° https://afrique.lalibre.be/15376/afrique-du-sud-mandat-darret-contre-lun-des-freres-gupta/
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/14/en-afrique-du-sud-la-chute-de-l-empire-de-la-famille-gupta_5257069_3212.html


"Afrique du Sud: enquête sur la corruption au sommet de l'Etat"
° http://information.tv5monde.com/afrique/afrique-du-sud-enquete-sur-la-corruption-au-sommet-de-l-etat-175353


"Afrique du Sud. Exit Zuma, Ramaphosa et l’ANC sont en grand péril"
° https://www.ouest-france.fr/monde/afrique-du-sud/afrique-du-sud-exit-zuma-mais-ramaphosa-et-l-anc-sont-en-grands-perils-5567240
 

Compatriotiquement!



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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Admin le 16/2/2018, 4:48 pm

ndonzwau a écrit:
Admin a écrit:En tout cas hier j'ai sabré Smile Smile Smile Smile Smile Smile

Bon vent à Ramaphosa ; espérons juste qu’au-delà d’une meilleure gestion de son Afrique du Sud il se montre moins complaisant envers les turpitudes de ‘JK’ et pousse la SADC à moins de suivisme sur cet opportuniste syndicat des potentats qu’est devenue l’UA …

"Afrique du Sud: le président élu Ramaphosa promet de défaire la corruption
° https://www.afp.com/fr/infos/316/afrique-du-sud-le-president-elu-ramaphosa-promet-de-defaire-la-corruption-doc-zt4k313
L'ancien syndicaliste et homme d'affaires Cyril Ramaphosa a officiellement pris jeudi les rênes de l'Afrique du Sud en promettant de faire la guerre à la corruption, qui a terni le règne de neuf ans de son prédécesseur Jacob Zuma.
"Je déclare l'honorable Cyril Ramaphosa officiellement élu président de la République d'Afrique du Sud", a proclamé le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, dans un tonnerre d'applaudissements et de chants de victoire.


L'ancien syndicaliste et homme d'affaires Cyril Ramaphosa a officiellement pris jeudi les rênes de l'Afrique du Sud en promettant de faire la guerre à la corruption, qui a terni le règne de neuf ans de son prédécesseur Jacob Zuma.
Seul candidat en lice, le patron du Congrès national africain (ANC) au pouvoir a été élu chef de l'Etat par le Parlement, sans surprise et même sans recours à un vote formel.
"Je déclare l'honorable Cyril Ramaphosa officiellement élu président de la République d'Afrique du Sud", a proclamé le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, dans un tonnerre d'applaudissements et de chants de victoire.

Sitôt élu, le nouveau chef de l'Etat s'est engagé devant les députés à éradiquer la corruption.
"Ce sont des problèmes auxquels nous allons nous atteler", a promis M. Ramaphosa, "je travaillerai très dur pour essayer de ne pas décevoir le peuple sud-africain".
Il a indiqué qu'il détaillerait devant les députés certaines de ses propositions en la matière lors de son premier discours sur l'état de la nation, prévu vendredi soir (17h00 GMT).
Comme un symbole, la police a annoncé jeudi avoir lancé un mandat d'arrêt contre l'un des frères de la sulfureuse et jusque-là intouchable famille Gupta, Ajay, recherché dans le cadre d'une des nombreuses affaires dites de "capture de l'Etat".
La fratrie Gupta est accusée d'avoir mis en place, avec la complicité de l'ancien président et de ses proches, un système de pillage des ressources publiques. Leur luxueuse propriété de Johannesburg a été perquisitionnée mercredi et huit personnes inculpées, a annoncé la police.

- 'Désaccord' -

Au terme d'un long bras de fer avec Cyril Ramaphosa, Jacob Zuma a rendu les armes mercredi soir.
"J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la décision de la direction de mon organisation", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.
Dès qu'il a pris les rênes de l'ANC en décembre, M. Ramaphosa a tenté d'obtenir un départ en douceur de M. Zuma, convaincu que son maintien au pouvoir conduirait l'ANC à une cuisante défaite aux élections générales de 2019.
Mais il s'est heurté de front au refus du chef de l'Etat, dont le mandat n'expirait que l'an prochain. Jusqu'à ce que l'ANC le menace d'une motion de défiance.
"Je ne suis pas d'accord car il n'y a aucune preuve que j'aie fait quoi que ce soit de mal", s'est défendu, amer, M. Zuma, avant finalement de démissionner.


AFP / Phill Magakoe
Le président sud-africain Jacob Zuma, annonçant sa démission au cours d'une conférence de presse le 14 février 2018 à Pretoria.

Sa capitulation a été accueillie par un ouf de soulagement quasi unanime dans une Afrique du Sud épuisée par une fin de règne marquée par l'instabilité politique, la corruption généralisée et des difficultés économiques persistantes.
"C'est la fin d'une période où la plus haute fonction du pays a été détournée en vue d'un pillage généralisé des coffres du pays", s'est réjouie la fondation Nelson Mandela.
Les marchés ont salué jeudi le départ de Jacob Zuma par une hausse de l'indice de la bourse de Johannesburg (jusqu'à +2,7%) et de la devise nationale, le rand, à son plus haut niveau face au dollar depuis trois ans (11.65 R pour 1 USD).

- 'Imposteur' -

L'élection de Cyril Ramaphosa "marque la fin d'une période d'incertitudes politique et économique qui a considérablement pesé sur la croissance de l'Afrique du Sud", a résumé l'économiste Raymond Parsons, de la Northwest University.
L'opposition a aussi applaudi l'annonce du départ de Jacob Zuma.
"Toute la nation a été victime depuis plus de dix ans d'un délinquant et d'un imposteur (...), il va rejoindre les poubelles de l'histoire", a raillé Julius Malema, le chef des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).
Mais M. Malema a refusé d'accorder le bénéfice du doute à son successeur, qu'il a promis de surveiller de "très près". "Zuma est parti, maintenant je vais m'occuper d'eux", a-t-il lancé.
"Nous n'avons pas un problème avec Jacob Zuma, nous avons un problème avec l'ANC", a renchéri le chef de l'Alliance démocratique (DA), Mmusi Maimane, devant les députés, appelant à la dissolution du Parlement et à des élections anticipées "pour un vrai renouveau" du pays.

POOL/AFP / MIKE HUTCHINGS
Cyril Ramaphosa et la présidente de l'assemblée sud-africaine Baleka Mbete après l'annonce de son élection à la présidence de l'Afrique du Sud

La DA et les EFF ont infligé un sérieux revers à l'ANC aux élections locales de 2016 et espèrent le priver l'an prochain de la majorité absolue qu'il détient depuis 1994.
Conscient du danger, M. Ramaphosa a promis de tourner rapidement la page Zuma, assurant à qui voulait l'entendre que l'Afrique du Sud était entrée dans "une nouvelle ère".
Le défi s'annonce à la hauteur des espoirs placés en lui. "Toute l'Afrique du Sud vous regarde", lui a lancé Hanyani Mangwani, un habitant de Johannesburg interrogé par l'AFP, "nous attendons beaucoup de vous"."[/size]
° https://www.voaafrique.com/a/le-president-elu-ramaphaso-promet-de-defaire-la-corruption/4255904.html


"Corruption en Afrique du Sud : mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/corruption-en-afrique-du-sud-la-police-emet-un-mandat-d-arret-contre-l-un-des-freres-gupta_5257535_3212.html
° https://afrique.lalibre.be/15376/afrique-du-sud-mandat-darret-contre-lun-des-freres-gupta/
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/14/en-afrique-du-sud-la-chute-de-l-empire-de-la-famille-gupta_5257069_3212.html


"Afrique du Sud: enquête sur la corruption au sommet de l'Etat"
° http://information.tv5monde.com/afrique/afrique-du-sud-enquete-sur-la-corruption-au-sommet-de-l-etat-175353


"Afrique du Sud. Exit Zuma, Ramaphosa et l’ANC sont en grand péril"
° https://www.ouest-france.fr/monde/afrique-du-sud/afrique-du-sud-exit-zuma-mais-ramaphosa-et-l-anc-sont-en-grands-perils-5567240
 

Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Tout a fait!
Surtout qu'il etait le protégé de Mandela
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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 16/2/2018, 10:11 pm

"Afrique du Sud: qui est Cyril Ramaphosa, le nouveau président issu de l'ANC ?
° http://www.rfi.fr/afrique/20180216-afrique-sud-cyril-ramaphosa-nouveau-president-carriere-anc-cosatu
Cyril Ramaphosa est le nouveau président de l’Afrique du Sud. Elu jeudi 15 février en début d’après midi par le Parlement, après la démission forcée de Jacob Zuma la veille au soir, Cyril Ramaphosa, est âgé de 65 ans. C'est une figure historique de l'ANC dont il a pris la tête récemment, il y a tout juste deux mois. Quel est son parcours ?

Militant anti-apartheid dès les années 70, alors que l'ANC était encore un mouvement clandestin, Cyril Ramaphosa, enfant du quartier de Chiawelo à Soweto, participe aussi à la création de la plus grande confédération syndicale du pays la Cosatu. 
Résultat, au début des années 90, il fait partie de ceux qui négocient la transition politique avec le pouvoir blanc, une période cruciale de l'histoire sud-africaine. Légitimité historique donc...[
Mandela a écrit de lui qu’il faisait partie «des plus doués de la nouvelle génération». Un temps considéré comme dauphin de Nelson Mandela, il perdra finalement face à Thabo Mbeki en 1999. Déçu, Cyril Ramaphosa quitte alors le parti pour se lancer dans les affaires. Il fait fortune avant de revenir en 2012 à la politique.

Et il reprend son ascension : vice-président du parti en 2012, vice- président du pays en 2015 et président de l’ANC en décembre 2017 battant sur le fil Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-épouse de Jacob Zuma et ancienne patronne de la Commission de l’Union africaine.
Ces derniers mois il s’est présenté comme un réformateur et fait campagne sur la morale dans un parti miné par les divisions et la corruption. Utilisant aussi son passé de «héros» de la lutte anti-apartheid pour séduire les classes moyennes et les investisseurs.
Mais certains lui reprochent d'avoir été trop longtemps complices de Jacob Zuma et de n'avoir condamné la corruption que tardivement. Autre point noir, son rôle dans le massacre de Marikana en 2012. Lors d’une grève dans une mine, il demande à la police de rétablir l'ordre. La police tire, faisant 34 morts.

Cyril Ramaphosa livrera ce vendredi soir, son discours sur l’état de la Nation. Un moment fort de la vie politique sud-africaine, qui devrait donner des indications sur les orientations politiques du nouveau chef de l’État.

Le discours sur l’état de la Nation est un moment fort de la vie politique sud-africaine puisque cette allocution permet de définir les grands axes politiques du chef de l’État pour les mois à venir. Cette année, cette adresse aura donc une portée particulièrement symbolique.
À l’origine, ce discours était programmé au 7 février mais il a été annulé à la dernière minute, pour laisser place aux négociations entourant le départ anticipé de Jacob Zuma.
Ces dernières années, le discours sur l’état de la Nation était devenue un moment de confrontation entre l’ex-président Jacob Zuma et l’opposition. Les membres du parti EFF de Julius Malema en sont même venus physiquement en mains avec la sécurité déployée en force lors de cet événement. L’année dernière, l’opposition avait même dénoncé «la militarisation» croissante du discours sur l’état de la Nation.
Avec le départ de l’ancien président controversé, l’adresse à la Nation devrait se dérouler plus calmement et permettre surtout d’en savoir plus sur les objectifs du nouveau président sud-africain."



"INVITÉ DE LA MI-JOURNÉE
Qui est Cyril Ramaphosa, nouvel homme fort de l'Afrique du Sud?

° http://www.rfi.fr/emission/20180216-est-cyril-ramaphosa-nouvel-homme-fort-afrique-sud
Le Parlement sud-africain a élu hier, Cyril Ramaphosa au poste de président de la République, à la suite de la démission la veille du controversé Jacob Zuma, poussé vers la sortie par son propre parti. Chef du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), Cyril Ramaphosa est souvent présenté comme le véritable successeur de Nelson Mandela. Son portrait avec Georges Lory, ancien délégué général des Alliances françaises en Afrique Australe et ancien conseiller culturel en Afrique du Sud."


" Trois choses à savoir sur Cyril Ramaphosa, président par intérim de l’Afrique du Sud
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/trois-choses-a-savoir-sur-cyril-ramaphosa-president-par-interim-de-l-afrique-du-sud_5257459_3212.html
Vingt ans après avoir été désigné comme son dauphin par Nelson Mandela, le millionnaire Cyril Ramaphosa succédera, jeudi, à Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, en tant que président intérimaire.(...)"

REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: Cyril Ramaphosa, nouveau président de l’Afrique du Sud…"

°  http://www.rfi.fr/emission/20180216-une-cyril-ramaphosa-nouveau-president-afrique-sud-gupta

"INVITÉ AFRIQUE SOIR
Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa a «une légitimité historique incontestable»"

° http://www.rfi.fr/emission/20180215-afrique-sud-cyril-ramaphosa-une-legitimite-historique-incontestable



"Afrique du Sud: déjà sous pression, Ramaphosa dévoile son plan d’action
° https://afrique.lalibre.be/15399/afrique-du-sud-deja-sous-pression-ramaphosa-devoile-son-plan-daction/
Le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa présente vendredi les grandes lignes de son plan d’action pour le pays, déjà sous la pression d’une opposition et d’une opinion publique qui exigent la preuve que l’ère Jacob Zuma a été enterrée.(...)"


" Cyril Ramaphosa en mission de sauvetage de l’Afrique du Sud
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/16/cyril-ramaphosa-en-mission-de-sauvetage-de-l-afrique-du-sud_5257899_3212.html
Le nouveau président doit attirer les investisseurs, lutter contre le chômage, la corruption, l’insécurité… et purger l’ANC.(...)"


" En Afrique du Sud, la délicate purge d’un Etat rongé par la corruption"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/16/en-afrique-du-sud-la-delicate-purge-d-un-etat-ronge-par-la-corruption_5257894_3212.html

"Afrique du Sud: l'étau judiciaire se resserre autour des Gupta"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-avancees-enquetes-corruption-gupta-afrique-sud

° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-corruption-confiance-economie-grands-defis-cyril-ramaphosa-gupta-zuma



"Afrique du Sud : Jacob Zuma, Thabo Mbeki et Cyril Ramaphosa, quand l’histoire se répète
° http://www.jeuneafrique.com/531319/politique/afrique-du-sud-jacob-zuma-thabo-mbeki-et-cyril-ramaphosa-quand-lhistoire-se-repete/
La démission de Jacob Zuma n'est pas une première, en Afrique du Sud. Il y a dix ans, le président aujourd’hui déchu est lui-même devenu chef de l’État après avoir poussé son prédécesseur Thabo Mbeki à la porte de l'ANC, et du pouvoir.

A l’heure où Cyril Ramaphosa prend les rênes de l’Afrique du Sud, la sortie de Jacob Zuma laisse une impression de « déjà vu ». En décembre 2007, c’est lui qui a chassé Thabo Mbeki du pouvoir. Et le scénario d’alors était quasi identique à celui qui s’est joué ces derniers jours.
A l’époque, le président Mbeki, qui avait remplacé Nelson Mandela à la tête du pays lors de son départ en retraite politique en 1999, est au milieu de son second mandat. Pendant toute l’année 2007, le bras de fer que se jouent Zuma et Mbeki au sein de l’ANC monte en puissance.

Lors d’un congrès de l’ANC, en décembre, Zuma prend la tête du parti, après avoir été limogé de son poste de vice-président par Mbeki, suite à une inculpation dans une affaire de pots-de-vin dans un contrat d’armement avec l’entreprise française Thales. Dix ans plus tard, c’est Ramaphosa qui ravira la tête de l’ANC, battant le clan Zuma.

Mbeki révoqué(...)"



"L’œil de Glez : si Mandela était là…"
- Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

° http://www.jeuneafrique.com/531252/politique/loeil-de-glez-si-mandela-etait-la/



Les soubresauts politiques du régime sud-africain télescopent les célébrations du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. L’ombre de Madiba étouffe-t-elle ses successeurs ?

Après la mort du patriarche, les ayant-droits se déchirent l’héritage de cette idole incontestée de plusieurs générations. Non, il ne s’agit pas d’évoquer la succession d’un rockeur français septuagénaire, mais celle de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela. Il ne s’agit pas non plus de faire le bilan d’un patrimoine matériel et financier, celui de Madiba ayant déjà connu les affres d’une répartition post-mortem douloureuse. La volonté posthume de Mandela avait pétrifié, en son temps, les composantes déshéritées d’anciennes cellules familiales. Mais le patrimoine dont il est question aujourd’hui, c’est l’héritage politique du prix Nobel de la Paix.

2018 est l’année du centenaire de Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918. Alors que viennent de débuter les commémorations au niveau du Congrès National Africain, l’ANC offre le spectacle d’une guerre fratricide pas tout à fait étrangère à la proximité d’échéances électorales. Voilà presque 19 ans que Madiba a quitté le palais présidentiel et aucun de ses successeurs n’a effectué un mandat complet. La démission avant terme de Jacob Zuma, « suggérée » par le parti au pouvoir, fait écho à la fin de règne de Thabo Mbeki. Après 9 ans à la présidence, fragilisé par des accusations d’interférences politiques dans l’environnement judiciaire, ce dernier s’était vu indiquée la sortie, lui aussi, par l’ANC. Aussi exubérant que Mbeki est introverti, c’est empêtré dans des affaires de corruption que Zuma vient de jeter l’éponge, après 8 ans et 9 mois à la présidence. En 2008, Ivy Matsepe-Casaburri n’avait assuré que l’intérim, cédant le trône à Kgalema Motlanthe pour… 7 mois.

Guerres d’ego

Pendant que ces guerres d’ego se déroulent sans surprise, l’Afrique du Sud a du mal à tenir son rang. Même si la Banque africaine de développement désigne toujours le pays comme l’un des deux géants du continent, les politiques économiques de Zuma n’ont pas permis de réduire conséquemment les inégalités qui tendent à démentir le rêve de Mandela, celui d’une nation « arc-en-ciel » égalitaire.
C’est cette fois un homme d’affaire et ancien syndicaliste qui s’installe –par intérim– à la présidence de la République. Ce profil garantira-t-il la combinaison idoine entre souci populaire et compétence entrepreneuriale ? Encore faudra-t-il que Matamela Cyril Ramaphosa fasse sienne l’intégrité politique de Nelson Mandela. Le souvenir de ce dernier, personnage historique de son vivant, pèse-t-il trop sur les simples humains que sont les politiciens actuels ? A propos du poète français Arthur Rimbaud, l’écrivain roumain Emil Cioran écrivait : « il a émasculé la poésie pour un siècle. Voilà la force des génies : ils rendent les autres impossibles ». Le génie politique Madiba a-t-il émasculé la politique sud-africaine ?"



"En l’espace de quelques mois , SADC : Joseph Kabila perd trois mentors !"
° http://www.latempete.info/27660-2/
Après le départ de l’Angolais Edouardo do Santos et du Zimbabwéen Robert Mugabe, c’est au tour du Sud-Africain Jacob Zuma de rendre son tablier. Des signes des temps qui doivent interpeller le chef de l’Etat congolais, alors que son homologue du Botswana le presse à respecter la Constitution

Un vent de changement est entrain de souffler sur la Communauté économique des Etats d’Afrique Australe(SADC), organisation dont fait également partie la République Démocratique du Congo et qui vient de voir trois de Chefs d’Etat rendre leur tablier en l’espace de quelques mois. Le dernier en date c’est le Sud-Africain Jacob Zuma dont le départ vient d’être précipité par son parti, l’ANC, suite aux multiples scandales dans lesquels il était empêtré.[
En effet, après avoir voulu faire de la résistance face aux multiples voix qui appelaient à sa démission depuis la nomination de Cyril Ramaphosa à la tête de l’ANC, afin de sauver l’image de ce parti en prévision de prochaines élections prévues au pays de Nelson Mandela, Jacob Zuma a fini par jeter l’éponge le mercredi 14 février 2018, tard dans la soirée.
Un départ qui a été accueilli avec grand soulagement non seulement par le peuple sud-africain, mais aussi par une frange non négligeable de Congolais de la RDC, particulièrement ceux des partis d’Opposition, au regard du soutien que Jacob Zuma inconditionnel apportait au régime de Joseph Kabila.

C’est le troisième mentor et non de moindre que l’actuel homme fort de la RDC vient de perdre au sein de la SADC, en l’espace de quelques mois. Car, avant la démission de Jacob Zuma de la présidence de la République Sud-Africaine, le vent du changement qui souffle sur les pays de la sous-région avait déjà emporté un autre mentor de Joseph Kabila, notamment l’Angolais José Eduardo Dos Santos, après que celui-ci ait régné d’une main de fer pendant longtemps sur l’Angola, pays qui partage une longue frontière avec la RDC.
Un autre signe de temps qui ne trompe pas sur le vent de changement qui souffle sur la SADC, c’est le départ en catastrophe du vieux Gabriel Robert Mugabe du Zimbabwe, au terme d’une révolution de palais menée par l’Armée et qui a fait d’Emmerson Mnanangwa le nouvel homme fort du Zimbabwe. Robert Mugabe, on le sait, faisait partie des chefs d’Etat de la SADC qui soutenaient sans retenue le régime Kabila.

Des signes des temps qui interpellent

Quels que soient leurs contextes, ces changements intervenus à la tête de trois pays membres de la SADC en l’espace de quelques mois doivent interpeller le président Joseph Kabila qui, après 17 ans de règne à la tête de la RDC, devrait faire une bonne lecture de ces signes des temps.
Car, le Général De Gaulle d’heureuse mémoire avait dit : « il faut savoir quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte » ! Pour rappel, Mugabe a rendu son tablier sous la pression de l’armée zimbabwéenne et de son Parti, laissant le Zimbabwe économiquement essoufflé et un peuple appauvri.
Aujourd’hui, c’est le tour de Zuma de partir aussi par la petite porte, contraint à démissionner sous la pression de son parti, l’ANC, laissant l’Afrique du Sud pratiquement à genou sur le plan économique, au regard du taux élevé de chômage que connaît actuellement le pays de Nelson Mandela. Seul, José Eduardo Dos Santos est sorti un peu par la grande porte,  après avoir passé la main à son ministre de la Défense, Joao Lourenco, nouveau président du pays.

Après le départ de ces mentors du régime de Kinshasa, le vent de changement qui souffle sur la SADC peut encore faire d’autres victimes au sein de la sous-région. Surtout quand on sait que la RDC fait face à une crise grave de légitimité depuis 2016, suite à la non tenue des élections présidentielle et législatives.
Avec les marches et manifestations pacifiques  déclenchées par l’Opposition et les Laïcs catholiques, la communauté internationale redoute que la RDC sombre dans le chaos, si Joseph Kabila  continue à faire sourde oreille à toutes ces revendications. Fin mandat depuis décembre 2016, le président Joseph Kabila est censé ne pas se représenter à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Des observations pertinentes d’Ian Khama

Dans un commentaire sur la politique des pays membres de la SADC, communauté d’Afrique australe dont fait partie la République démocratique du Congo, le très respecté président du Botswana, Ian Khama, s’est montré critique à l’endroit de l’actuel dirigeant de la RDC pour avoir reporté les  élections dans son pays. Selon « The East African » publié samedi 27 janvier 2018, le président Khama presserait même son homologue congolais à respecter la Constitution de son pays.
« Nous avons un des dirigeants de la région SADC qui ne veut pas obéir à l’Etat de droit », a-t-il regretté. « Il a retardé les élections en raison d’intérêts propres, ce qui est une mauvaise chose », a ajouté le chef de l’Etat botswanais lors d’une cérémonie d’adieu à la Présidence, tenue à Francistown.

« Modifier la Constitution devrait être la volonté des citoyens, pas d’une seule personne », a-t-il martelé.

Président de la plus ancienne démocratie d’Afrique  et un des pays les plus stables du continent, après avoir exercé les charges de chef de l’armée et vice- Président, Ian Khama est le fils de Sir Seretse Khama, un des principaux leaders indépendantistes de l’ancienne colonie britannique.Il terminera en Mars  prochain son second et dernier mandat présidentiel, après avoir servi un an (2008-09) à titre intérimaire, après que le président Festus Mogae eut démissionné avant la fin de son mandat."



" Démission de Zuma: l’onde de choc à Kinshasa"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/02/16/matata-ponyo-viole-propre-decret.html
La démission tant attendue du président sud-africain Jacob Zuma, allié traditionnel du président Joseph Kabila, a créé une onde de choc à Kinshasa où majorité et opposition ont chacun sa lecture de la situation. 

Ça y est, Jocob Zuma, président contesté de l’Afrique du Sud a finalement jeté l’éponge. Le sulfureux chef d’Etat, empêtré dans des scandales de corruption, a annoncé sa démission mercredi soir à la télévision, après une longue bataille politique où même le parti au pouvoir, l’African National Congress (ANC), a fini par le lâcher.
« J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation », a déclaré M. Zuma lors d’une allocution retransmise en direct à la télévision.
Après des semaines de tractations et de réunions, le parti au pouvoir avait exigé, mardi, la démission du président Zuma, empêtré dans des scandales de corruption. Faute d’une réponse de sa part, le parti [url=http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/14/en-afrique-du-sud-la-police-perquisitionne-le-domicile-des-gupta-proches-de-jacob-zuma_5256615_3212.html]avait décidé mercredi à la mi-journée de le forcer à quitter le pouvoir, en annonçant le vote dès jeudi d’une motion défiance dont l’issue ne faisait aucun doute.

Un ami à Kabila

A Kinshasa, la nouvelle est accueillie avec soulagement du côté de l’opposition. Car si Zuma reste loin de la RDC, c’est avant tout et surtout l’un des alliés indéfectibles du président Joseph Kabila. Une relation dénoncée même du côté de Pretoria.
En effet,  l’opinion publique sud-africaine, notamment chercheurs et journalistes, sont montés au créneau depuis plusieurs mois, affirmant que les relations entre Pretoria et Kinshasa sont régies au seul bénéfice des relations très personnelles entre les présidents Jacob Zuma et Joseph Kabila.
Stephanie Wolters, responsable du programme de recherche sur la paix et la sécurité à l’Institut d’études de sécurité, affirme au journal sud-africain The Financial Mail en décembre dernier, que les relations entre les deux pays sont liées par un rapport personnel. « L’une des questions est que la politique [entre la RDC et l’Afrique du Sud] n’est pas régie par le ministère des affaires étrangères, ni par l’ambassade, et ils ne sont pas consultés, ils voient Kabila comme déstabilisant
« , explique-t-elle, affirmant que les décisions entre l’Afrique du Sud et  la RDC sont plutôt prises par la présidence entre Zuma et Kabila.

À la Commission des droits de l’homme de l’ONU en août dernier, l’Afrique du Sud a voté contre une enquête internationale sur les fosses communes découvertes dans la province du Kasaï, où les combats entre l’armée et une milice ont déplacé 1,3 million de personnes.[
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), sous la direction de l’Afrique du Sud, a également échoué à faire face à la crise. Dans son discours de clôture du 37ème sommet de la SADC à Pretoria le en juillet dernier, Zuma a tacitement avalisé le report des élections en RDC au-delà de l’échéance de décembre 2017 convenue par la majorité et l’opposition l’année dernière.
« Fait frappant, les politiques de Zuma nuisent aux intérêts économiques de l’Afrique du sud en RDC« , explique toujours nos confères sud-africains. Grand Inga, un projet pharaonique sur le fleuve Congo destiné à fournir de l’électricité à la RDC et à la plus grande partie de l’Afrique australe, a été retardé à plusieurs reprises par l’instabilité politique à Kinshasa. Il offrirait une solution au déficit d’électricité et stimulerait le développement économique de la région. « Alors que la crise en RDC persiste, la perte de revenus potentiels est déjà de plusieurs milliards de dollars« , revèle-t-on.

Par ailleurs, les entreprises sud-africaines opérant dans les secteurs miniers sont également de plus en plus concernées par l’attitude de Pretoria vis-à-vis de Kabila. Bien que les mines appartiennent pour la plupart à des entreprises chinoises, indiennes et étrangères qui ont des capitaux pour développer des actifs miniers congolais, les sociétés sud-africaines ont trouvé un créneau en tant que fournisseurs de services experts. Alors que le secteur minier de l’Afrique du Sud se rétrécit, la RDC offre une alternative attrayante pour absorber la main-d’œuvre excédentaire.
Ironie du sort, l’Afrique du Sud a été un acteur décisif lors des deux dernières élections, imprimant des bulletins de vote et les transportant dans des régions reculées de la RDC dans des avions de compagnies aériennes sud-africaines. « Zuma a décidé de donner la priorité à la solidarité avec les autres chefs d’Etat », conclut Mme Wolters. « Ce n’est pas surprenant quand on regarde la crise actuelle en Afrique du Sud, il a violé les droits de son propre peuple, pourquoi s’intéresserait-il aux droits des Congolais? »

Onde de choc à Kinshasa

Par ailleurs, en annonçant sa démission,  le président sud-africain offre également une rhétorique utile aux anti-kabila durant son discours de départ. « Ne vous trompez pas, aucun leader doit  rester au-delà du temps qui lui est imparti par le peuple. Aucun leader ne doit chercher une sortie facile », a-t-il dit. [
Sur le continent noir, tout n’est pas noir. Il y a moments où les hommes se lèvent pour décider de leur destin. Bye bye Mr Zuma, si tu partais, c’est l’Afrique entière qui gagnera. Aux autres d’emboîter le pas à l’ANC« , s’excite le député congolais Claudel André Lubaya, cadre du Rassemblement. 
Du côté du pouvoir, le silence est de mise. Hors micro, on veut cependant rester serein. « L’Afrique du Sud n’est pas la RDC. Et de toutes les façons, nous le savions depuis longtemps », affirme un diplomate congolais à POLITICO.CD sous le sceau de l’anonymat.
Pour lui, le départ de Jacob Zuma ne change rien pour le président Joseph Kabila. « C’est un ami de la RDC certes, mais nous traitions et nous continuerons à traiter avec l’Etat sud-africain, qui est un pays ami. Rien ne change de ce côté », ajoute-t-til.[
N’empêche, Zuma est le deuxième allié traditionnel du président Kabila qui prend la porte après le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Litsani Choukran, éditorialiste et fondateur de POLITICO.CD qui réside en Afrique du sud,  pense néanmoins que ce départ ne risque pas de changer grand-chose. « Comme au Zimbabwe, nous avons ici en Afrique du sud une alternance au sein d’une même famille politique. Zuma laisse le pouvoir à son vice-président qui n’est autre que son proche ami. C’est le même système qui va continuer, même si publiquement, ils vont essayer de changer de discours« , explique-t-il.

« Kabila perd des parrains,  mais gagne en posture »

Toujours selon M. Litsani, le président Joseph Kabila, qui aurait sûrement anticipé cette chute de Zuma, se présente de plus en plus comme un homme qui n’a plus besoin de parrains.  « On pourra bien évidemment présenter cela comme un départ progressif des alliés de Kabila, mais c’est aussi et surtout la naissance d’une nouvelle race de dirigeants en Afrique, une nouvelle génération. Et dans celle-ci, le président Kabila devient de plus en plus une plaque tournante, où des présidents comme celui de l’Angola, du Zimbabwe, ou même le prochain président sud-africain sont des novices par rapport à lui », ajoute-t-il.
En effet, quelques heures avant le départ de Zuma, à Kinshasa, Joseph Kabila recevait le nouveau président angolais Joao Lurenco, venu visiblement faire adouber son nouveau pouvoir aux côtés du dinosaure Denis-Sassou Ngouesso. Joseph Kabila, qui totalise à présent 17 ans au pouvoir, semble être un doyen face aux nouveaux arrivants.

« Il y a cependant des leçons à tirer pour Kinshasa, la phrase Zuma, sans être spécifique à la RDC, appelle à savoir que l’alternance démocratique est inéluctable et le pouvoir du président Kabila gagnerait à se mettant vite en conformité avec cette donne politique », nuance M.Litsani.
Une lecture partagée même du côté de la Majorité présidentielle. Interrogé par POLITICO.CD, un député qui a requis l’anonymat affirme en effet qu’il « est temps de tirer les leçons de tous ces changements autour de nous ».[« Je crois sincèrement que le Président sait lire les signes du temps et est prêt pour anticiper ces changements. De toutes les façons, la majorité est prête pour les élections, nous sommes prêts pour aller aux urnes et l’emporter. C’est à nos amis de l’opposition qu’il faut poser la question de savoir s’ils sont prêts », dit-t-il."[/size]

["THE PRESIDENTIAL PALS
- Because of Jacob Zuma's personal relationship with the DRC'S Joseph Kabila, SA'S government and the SADC have sided with against democracy, and are suporting a leader who has refused to step down -"

° https://www.pressreader.com/south-africa/financial-mail/20170831/281857233674629  
"En Afrique du Sud, de voix s’élèvent contre l’amitié « nuisible » entre Zuma et Kabila"
http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/12/06/afrique-sud-de-voix-selevent-contre-lamitie-nuisible-entre-zuma-kabila.html ]

° http://www.lemonde.fr/afrique/video/2018/02/15/jacob-zuma-recit-d-une-chute_5257264_3212.html
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/15/justice-sud-africaine-les-casseroles-de-jacob-zuma_5257591_3212.html

Compatriotiquement!


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