AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

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AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 16/12/2017, 8:32 pm

MUGABE GATE Very Happy

MUGABE qui souhaitait "mourir" comme président a eu une fin non souhaitée á cause de son ambition de "placer" sa femme á sa place comme "présidente" Very Happy

Comparaison n´est pas raison..mais Surprised @ quand l´ANC est entrain de faire élire le président ou la présidente de ce parti si puissant...qui sera d´office la future présidente ou le futur président de l´Afrique du Sud Rolling Eyes Laughing l´histoire de MUGABE doit hanter les militants au congrès de l´ANC á Soweto What a Face


"ZUMA"

Comme MUGABE avant lui, ZUMA qui semble-t-il a la justice á se trousses et risquerait de se retrouver en prison quand il quitte ses fonctions de président de la RSA..oui ZUMBA.. No BIZUMBA Rolling Eyes ..nej, ZUMA compte sur son "ex" diplomate et très recement sécretaire Générale de l´Union Africaine drunken

Il n´ya certainement pas de comparaison á faire car l´ex de ZUMA a fait ses preuves á la tête de la diplomatie de son pays avant de s´affirmer á la tête de l´UA:bball: ..

Mais pourquoi l´ANC va-t-elle accepter de remplacer ZUMA par une autre ZUMA ? Comme dans le cas de la dame CLINTON dont rien que le nom "CLINTON" avait été un...handicap, le nom de ZUMA même au "feminin" n´est pas un avantage lors du congrès de l´ANC..même si le ZUMA sortant est coriace et va tout faire (comme MUGABE😕 ) de garder le contrôle du pouvoir.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/16/afrique-du-sud-plus-divise-que-jamais-le-parti-de-mandela-elit-son-nouveau-chef_5230722_3212.html

CYRIL

Encore une comparaison..qui n´est pas raison drunken syndicaliste de l´ANC qui fait fortune dans le privé...presque comme "Lacoste Ngando" le croco qui a remplacé MUGABE...Sauf que CYRIL RAMAPHOSA est un vrai homme d´affaire respecté en RSA.

La dame ZUMA.. ne m´a pas fait..une bonne impression..Quand elle parle de "nationaliser les banques" ou de confisquer les terres des ..blancs..pour nous les congolais qui avons vu comment cette politique destructive de "nationalisation" a fait ecrouler l´économie du ZAIRE affraid nous sommes tout simplement Surprised Surprised Surprised

Quand son adversaire promet d´attirer des capitaux et de faire repartir la création des emplois, la dame ZUMA souhaite reprendre l experience de MOBUTU et MUGABE Sad lol!

Franchement... WAIT AND SEE

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 17/12/2017, 5:16 pm

...LE CANDIDAT "DES MARCHÉS"..

Comparaison n´est pas raison... le cas de la RSA renvois á KATUMBI Sad Smile Smile

> KATUMBI est aussi un candidat des "marchés".. mieux? Presque comme CYRIL RAMPHOSA, KATUMBI est "millionaire" et va baser sa campagne sur ses capacités d´attirer les capitaux et de créer des emplois au Congo

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/15/enfant-de-soweto-et-millionaire-cyril-ramaphosa-fait-rever-les-sud-africains_5230518_3212 @

CYRIL possede... 450 millions de $ ...et serait prorietaire des licences de Mc Donnald´s et Coca-Cola cyclops cyclops cyclops

En tout cas, ZUMA ne cache pas son ambition de voir son ex epouse lui succèder..son speech que vous alllez lire devrait vous aider á vous faire une idée..
]font=Sans-serif]
*** On nous a menacés. On nous fait croire que l´ANC explosera et que l´économie s´effondrera si nous n´élisons pas la bonne personne á cette conférence. Si nous ne nous plions pas aux ordres du marché***[/font]
silent

http://www.rfi.fr/afrique/20171216-afrique-du-sud-zuma-quitte-tete-anc-deplorant-declin

Le bilan de dix ans de ZUMA tongue Embarassed Rolling Eyes

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  Troll le 19/12/2017, 12:13 am

@ ..comme au Zimbabwe ou presque...


Le "vice-président" de l´ANC gagne sa victoire á plus de 179 voix sur la dame ZUMA pale cyclops cyclops Ainsi, les membres de l´ANC ne souhaitent pas voir la "famille" ZUMA continuer tongue tongue à gerer la RSA tongue tongue clown clown

Comme au Zimbabwe, l´ex femme d´un président ne peut pretendre prendre la suite avec le back up de son homme drunken drunken

http://www.rfi.fr/afrique/20171218-afrique-sud-cyril-ramaphosa-succession-jacob-zuma-anc

Il faut voir les choses (aussi) autrement, CYRIL était le "dauphin" ¤ de MANDELA...dont l´ANC avait preferé THABO MBEKI drunken drunken prend la tête de l´ANC...avant tout à cause de cette philosophie de MANDELA sunny ... avec un réalisme pratique où la "nationalisation des banques" que propose la dame ZUMA n´est pas populaire au sein même de l´ANC sunny Oui, avec CYRIL c´est MANDELA et..MBEKI qui en réalité vont continuer á influencer l´Afrique du Sud avec l´économie du marché où les capitaux privés peuvent faire avancer l´économie du pays et apporter plus des possibilités pour toute la population

COMPARAISON N´EST PAS RAISON


KATUMBI..millionaire qui possede pratiquement le même rêve comme CYRIL va-t-il refaire le chemin de l´ANC qui reste quand même la première force politique de la RSA ?

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 19/12/2017, 10:55 pm

Ramaphosa, le nouveau patron de l'ANC et ex-protégé de Mandela vient d'être consacré hélas dans un contexte plutôt délicat : élection serrée pour lui-même  (179 voix d'écarts) et pour le reste du bureau (3 contre 3), parti divisé en deux camps... ; du coup sa marge de manœuvre pour nettoyer le parti, lutter contre la corruption (dans laquelle Zuma est mis en cause dans plusieurs cas) mais aussi pour redresser l’économie (liens mafieux du clan Zuma avec certains hommes d’affaire), ses grandes priorités, risque d’être limitée…
Les élus du camp Zuma risquent de ne pas lui faciliter la conduite des réformes qu’il compte mener…

Autre chantier : saura-t-il se débarrasser de Zuma bien avant l’ultime terme de son mandat comme ce fut le cas pour Mbeki ? Sa victoire n’est pas totale comme ce le fut face à ce dernier, notamment le vice-président vient de l’autre camp...

Osons espérer quand même qu’il sera assez habile pour agir à travers tous ses obstacles en faveur d’une RSA en recul économiquement et (géo)politiquement, pour l’image et la place de l’ANC aujourd’hui fort abîmées dans le pays surtout que se précisait  pour la première un risque possible de ne pas gagner majoritairement les prochains scrutins nationaux (2019)...
Et à l’occasion unir un peu plus un parti divisé car en effet l'état d'une Afrique du Sud en panne reflété aussi l'essoufflement d'une ANC qui la conduit depuis l'abolition de l'apartheid (1994 = 23 ans) à l'épreuve de l'exercice du pouvoir !

On est ainsi passé à l'ANC d'un Mandela figure tutélaire qui a porté dignement le flambeau d'une nouvelle Nation Arc-en-Ciel vers un Zuma populiste mais pas véritablement son fidèle héritier en passant par Mbeki, technocrate ombrageux...
Et aujourd'hui un Ramaphosa dont on peut souligner les vœux tempérés, éthiques et réalistes (quoi à l'épreuve ?) en même temps que l'Afrique vit une transition démocratique et économique encore peu prévisible (voir par exemple les destins différés des voisins directs comme la Namibie, le Botswana, le Mozambique, le Zimbabwe...) ?

Que nous dit tout cela de l'Afrique du Sud, de la région (l'Afrique australe) et de tout le continent ? Difficile d'y répondre à moins de bénéficier d'une heureuse boule de cristal car ça tourne; attendons voir !


Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: AFRIQUE DU SUD, L´OMBRE DE LA CHUTE DE MUGABE ?

Message  ndonzwau le 24/12/2017, 4:31 am

Revenons un moment aux nouvelles de Ramaphosa car au-delà du de son destin propre, une Afrique du Sud qui modifie ses mœurs politiques (de Zuma à Ramaphosa) peut influer en bien sur le Congo ; d’autres pressions moins opportunistes sont possibles de la part de ce poids lourd du continent et encore plus de la région…

Sinon je n'ai pas de scoops, seulement rappeler que les défis du nouvel homme fort de l’ANC et de la RSA (?) sont connus et lui-même n’a pas manqué de nous les rappeler, redresser l’économie en panne de son  pays, lutter contre la corruption qui accable la société, nettoyer les mœurs de l’ANC qui ces derniers temps  (surtout avec Zuma) n’ont pas été recommandables et ont plombé son image au risque d’hypothéquer sa victoire aux élections nationales de 2019…
Ce sont quelque part les mêmes défis qui s'imposent chez nous : une 'moralisation' et une 'rationalisation' de la vie politique qui veut optimiser les potentialités d'une Afrique du Sud et d'un Congo au bénéfice de leurs pays même si notre état démocratique et socio-économique est de loin plus problématique que le leur...


Du pain sur la planche donc pour Ramaphosa càd davantage d'intelligence, de responsabilité et de courage pour lui surtout qu’il a une première bataille (de l’union !) à gagner contre les siens (le clan Zuma) pour avoir les mains plus libres pour reconquérir la première place et conduire autrement son pays…
C'est dire que le militant zélé et optimiste des années de lutte pour l'égalité a la tâche encore plus difficile, il va devoir faire le compte des succès et des ratés de la période passée depuis l'avènement au pouvoir de l'ANC et en l'occurrence ici au-delà des défis nationaux il va aussi faire face aux peaux de bananes qui ne manqueront pas venant de sa communauté...

Je ne prétends pas connaître davantage l'Afrique du Sud, je me fie à quelques analyses dont je vous affiche ci-dessous quelques liens et en liminaire je vous recommande ce portrait éclairant de Ramaphosa par Tirthankar Chanda (RFI/Hebdo dont j'apprécie de plus en plus la bonne manie de prendre de la hauteur sur les dossiers africains avec des analyses potaches et exhaustives matinées de ce zeste de défense de la veuve et de l’orphelin qui me satisfont  autant, j'espère, qu'elles vous en apprendront un peu plus sur Ramaphosa)…
Un Ramaphosa qui en inspirerait certains chez nous ? Pourquoi pas surtout s'il réussit...

Bonne lecture !


"[Portrait] Afrique du Sud: la «longue marche» de Cyril Ramaphosa"
° http://www.rfi.fr/hebdo/20171222-election-anc-longue-marche-cyril-ramaphosa-conference-parti-zuma-corruption


Le nouveau président de l'ANC, Cyril Ramaphosa. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Vétéran de la vie politique sud-africaine recyclé en hommes d’affaires milliardaire, Cyril Ramaphosa est le nouveau visage du Congrès national sud-africain (ANC), parti au pouvoir depuis 1994. Vice-président dans le gouvernement dirigé par Jacob Zuma, il succède à celui-ci à la tête de l’ANC menacé par l’éclatement et éclaboussé par des scandales de corruption. Elu pour redorer le blason du parti en perte de vitesse dans les urnes, il n’a pas réussi à obtenir la majorité au sein de la nouvelle direction de l’ANC. Sa réputation de négociateur hors pair ne suffira peut-être pas au nouveau président pour mener à bien ses réformes.

Dans les années 1960, jeune écolier à Soweto, Cyril Ramaphosa avait confié à un ami qu’il serait un jour président, raconte Ray Hartley qui vient de publier la biographie « Ramaphosa, l’homme qui sera roi  ». Cette ambition ardente aura été, si l’on en croit le biographe, le véritable moteur de la longue carrière de ce vétéran de la vie politique sud-africaine, qui vient d’être élu, à 65 ans, à la tête du Congrès national africain (ANC).
Malgré sa très courte victoire face à son adversaire Nkosazana Dlamini Zuma, Cyril Ramaphosa est désormais bien placé pour devenir le président de l'Afrique du Sud après les législatives de 2019, si l’ANC, qui détient les rênes de la nation « arc-en-ciel  » depuis la fin de l’apartheid, il y a 23 ans, remporte le scrutin. L’homme n’a jamais été aussi près de réaliser son ambition !

« Le plus doué de la nouvelle génération »

Cette situation a un goût de revanche pour l’élu qui n’a pas oublié qu’il avait déjà été candidat à la présidence du parti dans les années 1990. Les caciques de l’ANC lui avaient finalement préféré Thabo Mbeki, qui succèdera à Mandela à la Mahlamba Ndlopfu House, l'équivalent de l’Elysée française. « C’était une défaite d’autant plus humiliante que Ramaphosa était considéré à l’époque comme le dauphin de Nelson Mandela, se souvient Georges Lory, spécialiste de l’Afrique du Sud. Le président Mandela qui avait vu Ramaphosa à l’œuvre lors des négociations avec les Afrikaners (1991-1993) sur la question de la transition démocratique, disait de lui qu’il était parmi "les plus doués de la nouvelle génération" ».
La proximité des deux hommes est attestée par les clichés de l’époque, notamment ceux de la sortie de prison de Mandela le 11 février 1990, montrant l’actuel président de l’ANC se tenant aux côtés de l’artisan de la libération de la population noire sud-africaine. « Mandela avait fait savoir, explique Georges Lory, qu’il souhaitait que Ramaphosa lui succède, mais avait dû changer d’avis sous la pression du clan des exilés de l’ANC qui avaient fait main basse sur les postes importants.  »

Contrairement aux Zuma ou aux Mbeki, Ramaphosa n'a jamais été contraint à l'exil. Issu par ailleurs de la petite communauté Venda, il craignait moins la répression que les combattants appartenant aux Zoulou ou les Xhosa, les ethnies majoritaires. Né en 1952, fils d’un père policier et d’une mère femme au foyer, le nouveau chef de l’ANC a grandi à Soweto, berceau de la lutte populaire contre la ségrégation raciale. Il était encore au lycée quand il a rejoint des mouvements étudiants militants animés par les idéaux de la Conscience noire de Steve Biko. Il sera condamné en 1974 à plusieurs mois d’isolement en cellule, avant d’être de nouveau jeté en prison en 1976, après les émeutes de Soweto.

« Il fallait désormais compter avec Cyril »

A sa sortie de prison, poussé par sa famille à faire des études, il étudie le droit, et se tourne vers le syndicalisme. Il fonde en 1982 le Syndicat national des mineurs (NUM), qu’il a transformé au cours des années en une formidable machine de guerre, forte de plus de 300 000 adhérents. « Si le syndicalisme était une forme légale de protestation sous le régime d’apartheid, explique le commentateur politique et économique Victor Kgomoeswana, le génie de Ramaphosa a consisté à transformer les mineurs encartés de sa formation en une force d’opposition de premier plan contre le gouvernement blanc ségrégationniste. » L’homme se révélera un fin stratège en déclenchant en 1987 la grande grève du secteur minier, qui fit vaciller le régime.
Cette grève fut un échec en termes d’amélioration des conditions de vie et de travail revendiquée par les grévistes, mais installa la réputation de Ramaphosa parmi le patronat sud-africain. « Il fallait désormais compter avec Cyril », se souvient au micro de Reuters un cadre retraité du géant minier Anglo American, aux affaires à l’époque.

Le talent de mobilisateur de ce leader montant attira aussi l’attention des dirigeants de l’ANC, qui se trouvaient alors encore en prison à Robben Island. Ray Hartley, le biographe de Ramaphosa a raconté dans son ouvrage les conditions rocambolesques de la rencontre de son protagoniste avec Nelson Mandela, juste avant sa libération. A sa sortie de prison en 1990, Mandela va l’imposer aux instances dirigeantes de son parti, notamment pour négocier la transition politique.[
Redoutable négociateur, le poulain du « père de la nation » a marqué de manière indélébile ses interlocuteurs, dont Rolfe Meyer, un membre du Parti national (NP). Les deux hommes ont noué des liens d’amitié, donnant corps avant la lettre au programme de l’ANC appelant à la réconciliation entre les communautés.

En 1994, Cyril Ramaphosa est au Parlement où il dirige l’Assemblée constituante issue despremières élections démocratiques. Il supervise la rédaction de la Constitution qui sera adoptée en 1996, mais voit son étoile pâlir lorsqu’en 1997, il est évincé de la course à la présidence du parti par Thabo Mbeki. Lorsqu’en compensation, Mandela lui propose de prendre la tête du ministère des Affaires étrangères, son esprit est déjà ailleurs.

Une fortune personnelle de 383 millions d’euros

Frustré, il se tiendra à l’écart de la vie politique pendant les quinze années qui vont suivre, se réinventant en tant qu'homme d’affaires. A la tête de son consortium Shanduka, « changement » en langue venda, il fait fortune en prenant des participations dans de différents secteurs économiques, allant de la téléphonie mobile aux mines, en passant par la grande consommation, l’élevage, l’immobilier et les médias.
Il est l’un des premiers hommes d’affaires à profiter de la politique de discrimination positive (« Black Economic Empowerment ») que le gouvernement sud-africain a mis en place pour faire émerger des entrepreneurs noirs. Il se targue aujourd’hui d’avoir une fortune personnelle estimée à 383 millions d’euros, selon l’édition 2015 du magazine Forbes.

C’est ce héros de la lutte anti-apartheid, auréolé de son succès éclatant dans les affaires, que l’ANC est venu chercher il y a cinq ans pour redorer son blason aux yeux d’une élite urbaine désabusée par le spectacle des hommes politiques englués dans des scandales de pots-de-vin et de népotisme à ne pas en finir. Elevé au rang de vice-président dans le gouvernement Zuma en 2014, Ramaphosa a joué le jeu, avant de dévoiler son ambition présidentielle à l’approche de la conférence du parti pendant laquelle tous les cinq ans les principaux postes au sein de l’organe décisionnel sont remis en jeu.
N’étant pas lui-même « mis en cause dans aucune affaire de corruption », comme le rappelle Victor Magnani, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), il a pu mener une campagne dure axée sur l’éthique et la morale et multiplier les critiques contre le gouvernement de Jacob Zuma. « Il est absolument impératif d’agir vite et fort pour faire en sorte que nous ne devenions jamais un Etat-mafia », a-t-il martelé pendant ses tournées à travers le pays.

Ses détracteurs n'ont pas manqué de souligner en guise de représailles sa proximité au monde des affaires, le qualifiant de « pro-bourgeois ». Ils ont aussi remis sur le tapis le mystère jamais vraiment élucidé des e-mail qu'il aurait envoyé demandant à la direction de la société minière Lonmin de rétablir l'ordre dans la min de Marikana paralysée en août 2012 par une grève des mineurs. L'intervention musclée de la police avait fait 34 morts parmi les grévistes. Encore aujourd'hui, cette tragédie est associée au nom de Ramaphosa, même si celui-ci a été depuis blanchi par une commission d'enquête.
« Quoi qu'il en soit, la population sud-africaine apprécie cet homme discret qui, poursuit le chercheur africaniste de l’Ifri, jouit d’une image positive dans le pays, à cause de sa légitimité historique et son parcours qui l’a conduit de la pauvreté des ghettos à la prospérité.  »  Dans sa croisade anti-corruption, l’homme est soutenu par les vétérans de la lutte anti-apartheid, des syndicats, des organisations de la société civile ainsi que par les milieux économiques qui misent sur lui pour redresser l’économie plombée par un taux de chômage de 27,7% et une croissance proche de zéro.

Mais la très courte victoire de leur poulain à la présidence de l’ANC avec une avance de seulement 179 voix sur la candidate soutenue par le président Zuma, inquiète les sympathisants de Ramaphosa. Ils s’interrogent sur sa véritable marge de manœuvre pour redresser et réformer un parti dont la direction reste dominée par les « populistes » et les « idéologues  », proches du clan Zuma.
Pour toute réponse, le « fils préféré » de Nelson Mandela les a invités à se patienter. Le chemin vers le redressement et le renouveau de l'ANC que réclament ses militants de base promet d'être une nouvelle « longue marche », aussi ardue et semée d'embûches que ne fut celle de la génération des pères fondateurs vers la liberté."



"Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, l’homme qui doit sauver l’ANC"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/19/afrique-du-sud-cyril-ramaphosa-dauphin-de-mandela-elu-a-la-tete-de-l-anc_5231804_3212.html

"Cyril Ramaphosa promet d’éradiquer la corruption en Afrique du Sud"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/21/cyril-ramaphosa-promet-d-eradiquer-la-corruption-en-afrique-du-sud_5232746_3212.html
° https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2017-12-22/afrique-du-sud-ramaphosa-fait-de-la-lutte-contre-la-corruption-sa-priorite-762713.html


"Afrique du sud : les défis du nouveau président de l'ANC"
° http://fr.africanews.com/2017/12/18/afrique-du-sud-les-defis-du-nouveau-president-de-l-anc/
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-les-defis-que-ramaphosa-devra-relever-a-la-tete-de-l-anc-19-12-2017-2181061_2365.php

"Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa lance un appel à l'unité de l'ANC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171221-afrique-sud-cyril-ramaphosa-lance-appel-unite-anc


"Cyril Ramaphosa, milliardaire noir parti de rien, favori pour la présidence de l’Afrique du sud"
°  https://www.lopinion.fr/edition/international/cyril-ramaphosa-milliardaire-noir-parti-rien-favori-presidence-l-140112
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/15/enfant-de-soweto-et-millionnaire-cyril-ramaphosa-fait-rever-les-sud-africains_5230518_3212.html

° http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-les-defis-que-ramaphosa-devra-relever-a-la-tete-de-l-anc-19-12-2017-2181061_2365.php
° http://www.rfi.fr/afrique/20171219-afrique-sud-ramaphosa-president-anc-marge-manoeuvre-reduite
° http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/18/01003-20171218ARTFIG00250-afrique-du-sud-ramaphosa-nouveau-visage-de-l-anc.php


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