EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 5/1/2018, 12:53 am

"RDC: l’église compare les martyrs de l’indépendance aux morts du 31 Décembre
° https://afrique.lalibre.be/13062/rdc-leglise-compare-les-martyrs-de-lindependance-aux-morts-du-31-decembre/
L’église catholique de la République démocratique du Congo a poursuivi jeudi ses attaques contre le régime du président Kabila en dénonçant les « brutalités policières » au cours d’une messe à Kinshasa, quatre jours après la marche des catholiques sévèrement réprimée.

Officiellement, l’office célébrait la mémoire des « martyrs » du 4 janvier 1959 victimes de l’administration coloniale belge, qui avait interdit et réprimé leur manifestation, un épisode fondateur de la marche vers l’indépendance du 30 juin 1960.
Très sévère envers le président Joseph Kabila, le cardinal de Kinshasa Laurent Monswengo a estimé que ces « martyrs de l’indépendance rappellent les morts d’aujourd’hui qui ont subi les brutalités policières ».
En ce jour férié, le cardinal s’exprimait dans une cathédrale Notre-Dame du Congo pleine à craquer, avec au premier rang deux des principaux opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.
Dans l’assistance figuraient également des activistes du mouvement citoyens « Congolais Debout » et des proches des victimes de dimanche dernier.
« Cela doit nous renforcer dans notre conviction que c’est le début de la fin de la dictature dans notre pays. D’autres actions doivent absolument suivre très rapidement », a déclaré après la messe M. Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition.
Le puissant épiscopat congolais avait parrainé fin décembre 2016 un accord majorité-opposition prévoyant des élections en décembre 2017 pour organiser la succession du président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Les forces de sécurité ont dispersé dimanche 31 décembre une marche organisée par une « coordination laïque » proche de l’église catholique exigeant le respect de cet accord.
Le bilan de la répression des marches de dimanche est au coeur d’une polémique. La police congolaise affirme qu' »aucun mort » n’a été enregistré parmi les manifestants, une douzaine de personnes ont été tuées selon les organisateurs des marches, et au moins cinq, selon l’ONU.
« On s’attendait à une consolation de la part des autorités. Mais on a désinformé pour faire passer notre frère pour un bandit », a déploré devant l’église un proche d’une personne tuée, dimanche, devant l’église Sainte-Alphonse de Matete."



"RDC - Thierry Nlandu : « Les marches se poursuivront. Nous irons jusqu'au bout ! »"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/thierry-nlandu-les-marches-se-poursuivront-nous-irons-jusqu-au-bout-03-01-2018-2183767_2365.php

° http://cas-info.ca/isidore-ndaywell-lintellectuel-congolais-qui-defie-joseph-kabila/


"Bilan politique de 2017 : un échec pour Fayulu, un succès pour Kokoniangi"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/04/actualite/politique/bilan-politique-de-2017-un-echec-pour-fayulu-un-succes-pour

"RDC : récit de la répression policière du 31 décembre dans l’une des paroisses de Kinshasa"
° http://www.jeuneafrique.com/507140/politique/rdc-recit-de-la-repression-policiere-du-31-decembre-dans-lune-des-paroisses-de-kinshasa/

"Marche du 31 décembre: 131 paroisses attaquées, 5 morts et 6 prêtres arrêtés (Église catholique)"
° https://actualite.cd/2018/01/04/marche-31-decembre-131-paroisses-attaquees-5-morts-6-pretres-arretes-eglise-catholique/


"Répression en RDC : violente passe d’armes entre le gouvernement et le clergé congolais"
° http://www.jeuneafrique.com/507193/politique/repression-en-rdc-violente-passe-darmes-entre-le-gouvernement-et-le-clerge-congolais/


"Marche du 31 décembre:  Les forces de l’ordre n’ont causé aucune perte en vies humaines, selon Lambert Mende"
Evil or Very Mad  Twisted Evil   Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question
° http://cas-info.ca/marche-31-decembre-les-forces-de-lordre-nont-cause-aucune-perte-en-vies-humaines-selon-lambert-mende/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/03/mende-monsengwo-lapotre-de-linsulte.html


"Kapiamba souhaite que les auteurs des violences du 31 décembre soient déférés devant la justice"
° https://actualite.cd/2018/01/04/kapiamba-souhaite-auteurs-violences-31-decembre-soient-deferes-devant-justice/

"Monsengwo explique: “Ils ont voulu uniquement qu’on applique l’accord de la Saint Sylvestre et rien de plus”"
° https://actualite.cd/2018/01/04/monsengwo-explique-ont-voulu-uniquement-quon-applique-laccord-de-saint-sylvestre-rien-de-plus/


" Comment Kabila s’est fait avoir par les Catholiques"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/03/kabila-sest-catholiques.html

° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rdc-kabila-s-accroche-le-pays-s-embrase-02-01-2018-2183590_2365.php


"Kinshasa: Une messe de requiem en mémoire des victimes de répression"
° https://actualite.cd/2018/01/04/kinshasa-messe-de-requiem-memoire-victimes-de-repression/
° http://cas-info.ca/4-janvier-1959-4-janvier-2018-59-ans-apres-les-congolais-rendent-hommages-aux-martyrs-de-lindependance/


"Crise politique en RDC : Réunion à huis clos la semaine prochaine à la chambre des représentants belge"
° http://cas-info.ca/crise-politique-en-rdc-reunion-a-huis-clos-la-semaine-prochaine-a-la-chambre-des-representants-belge/
"Crise politique en RDC : La Chambre entendra à huis clos MM. Reynders et De Croo"
° http://www.levif.be/actualite/belgique/crise-politique-en-rdc-la-chambre-entendra-a-huis-clos-mm-reynders-et-de-croo/article-normal-778601.html

{"[...]« Bruxelles- La crise en Republique démocratique du Congo sera au centre d’une réunion à huis clos le mercredi 10 janvier prochain à la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants belge, à Bruxelles, ont annoncé mercredi, des élus belges. Information relayée par Le Vif.be.  
Selon ce journal belge, le ministre des affaires étrangères Didier Reynders et son collègue de la coopération au développement, Alexander De Croo, seront auditionnés. Une réunion à l’abri des caméras, telle que l’a souhaité la commission, pour, selon la presse belge, permettre aux deux ministres de s’exprimer plus en profondeur sur un sujet « sensible », écrivent nos confrères de Levif.be rapportant les propos de Dirk Van der Maelen, président de la commission.
L’idée c’est de recueillir un maximum d’information pour ensuite adopter une résolution sur la situation en RDC où des nouvelles manifestations viennent de faire des nouvelles victimes. Alors que l’opposition appelle toujours au départ du chef de l’État Joseph Kabila. Au lendemain d’un 31 décembre 2017 sanglant, Didier Reynders avait déjà dénoncé une « répression brutale » avant de relever que la mise en œuvre « fidèle » des accords de la Saint Sylvestre s’imposait ».

(Il faut souligner, le langage diplomatique étant tout en nuances, que la grande nouveauté réside dans un seul mot. Il y a déjà eu quelques tonnes de résolutions prônant « la mise en œuvre des accords de la Saint Sylvestre », mais ici il est question de « la mise en œuvre « fidèle » des accords de la Saint Sylvestre ». Cela impliquerait alors l’engagement explicite de JKK à ne pas être candidat, le remplacement de Tshibala par un véritable opposant, le remplacement d’Olanghankoy par Lumbi à la tête du CNSA, la libération réelle de tous les prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites contre Katumbi, etc… Et cela ne serait pas encore suffisant.  
L’élection est en effet un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable. Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept :  
1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections.
2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.  
3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.  
4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.  
5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection…)  
6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin de parcours.  
7 – Là où, comme en RDC depuis les élections de 2011 , l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.  
Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.  
L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la « communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes. NdlR)[...]"}

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209679&Actualiteit=selected


"31 déc: Ruberwa, Makila, Mbikayi, Mushobekwa et Busa dénoncent “la manipulation du peuple”"
° https://actualite.cd/2018/01/04/31-dec-ruberwa-makila-mbikayi-mushobekwa-et-busa-denoncent-la-manipulation-du-peuple/
Les regroupements et partis politiques au sein du gouvernement s’indignent des incidents qui se sont produits en marge de la marche des fidèles catholiques réprimée par la police le 31 décembre.

L’opposition prenant part au pouvoir dénonce ce qu’elle qualifie de manipulation du peuple conduisant à la «désobéissance civile, au désordre, aux actes de vandalisme et des contestations non-fondées ».
«[Ces actes] sont de nature à retarder la tenue des élections dès lors que le processus électoral est entré dans sa phase d’irréversibilité (…) Les groupements et partis de l’opposition au gouvernement réitèrent leur volonté de contribuer de façon déterminante à faire aboutir le processus électoral», a dit cette frange d’opposants qui participe au gouvernement dans une déclaration mercredi 3 janvier 2018.

Selon le bilan officiel, cinq personnes ont été tuées lors des violences qui ont marqué la manifestation des chrétiens catholiques."

Qui manipule qui entre des politiciens bercés aujourd'hui au perdiem confortable du pouvoir par leur présence au gouvernement et des clercs et fidèles catholiques soucieux du bien-être quotidien de leurs frères et sœurs avec qui ils vivent ???
Ailleurs, ils déplorent même le 'recours à la violence' (° https://www.radiookapi.net/2018/01/04/actualite/en-bref/marche-du-31-decembre-les-ministres-issus-de-lopposition-deplorent-le  ) mais de qui se moquent-ils, qui a été l'auteur de violences sinon la soldatesque 'loyaliste' envers des citoyens qui ne voulaient que s'exprimer les mains nues ? N'en ont-ils pas le droit démocratique et humain ?


C'est donc bien une bande bien intéressée, pour cause elle a des postes juteux à préserver, composée vous avez vu ci-dessus de nouveaux convertis au ‘kabilisme’ qualifie l’appel des Catholiques de « manipulation du peuple » conduisant à la «désobéissance civile, au désordre, aux actes de vandalisme et des contestations non-fondées », tous actes de nature à retarder la tenue des élections, se justifient-ils…

Mais en vérité qui sont ceux qui manipulent consciemment ou inconsciemment ce peuple sinon ceux qui sans honte veulent nous vendre un processus électoral dont ils savent bien qu’à cette conduite, soit n’aura pas lieu soit sera traficoté au profit du pouvoir en place ?
A n’en point douter, les marcheurs du 31 décembre sont exactement ceux qui ont entrepris d’éventrer ce complot contre la Nation et les autres des réac traîtres à celle-ci par cupidité, idéologie ou parti de l'étranger et par ignorance crasse…


Compatriotiquement!


# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 5/1/2018, 6:20 pm, édité 2 fois

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 5/1/2018, 9:16 pm

L'occasion aussi de faire la part des différents leaders politiques et même sociaux ?

Il s'est trouvé quelques rares citoyens à dénoncer un parti-pris politique des prélats et fidèles Catholiques et beaucoup y relèvent la part prise par le Cardinal Monsengwo maintes fois dans notre histoire à la croisée de la 'mission sociale' de son Eglise et 'l'action citoyenne sinon politique'... Chacun appréciera...
Nous avons dans notre majorité dénoncé l'option dictatoriale prise par le pouvoir, nous n'y reviendrons sinon continuer à observer et à agir chacun à sa place...

Voici que l'on fait ci-dessous l'évaluation (le procès ?) du leader du Rassemblement, F Tshisekedi; ça vaut doublement la peine en ce moment où nous avons tout intérêt à peaufiner les moyens de lutte et où ça semble un peu tanguer au sein de la structure (je ne dirai rien de ce que je sais des colisses d'autant que sur le devant des failles sont déjà ouvertement visibles...)


"La part de Félix Tshisekedi: un leadership en question"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/05/part-de-felix-tshisekedi-leadership-question.html
Presque un an après la disparition du leader historique de l'opposition, son fils Félix Tshisekedi, qui lui a succédé à la tête du Rassemblement, peine à combler le vide.



Un Tshisekedi pour un autre. Telle était l’idée même de la succession contestée de Félix Tshisekedi à la tête de la principale coalition de l’opposition en République démocratique du Congo. Tard dans la nuit du 2 mars 2017, l’ancien Conseillé spécial de Joseph Kabila en matière de sécurité, Pierre Lumbi et le fils d’Étienne Tshisekedi, Félix-Antoine Tshisekedi sont désignés respectivement président du Conseil de sages et président de la direction politique.
Dès le lendemain, des voix s’élèvent pour contester cette intronisation. Bruno Tshibala, alors Secrétaire général adjoint de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), ou encore Joseph Olenghankoy ou même Raphaël Katebe Katoto créent une scission. Dans leur contestation, ils refusent alors au fils du leader historique de l’opposition la carrure et les compétences de diriger la fronde anti-Kabiliste.

Si la nouvelle dissidence a plus envie de partager les postes gouvernementaux avec la majorité au pouvoir, où elle finira finalement par faire partie du gouvernement, la remise en question des capacités de Félix Tshisekedi semble de plus en plus être justifiée.

Deux pieds gauches





En effet, à 54 ans, Tshisekedi fils, placé sur la voie de son père, accusera plusieurs égarements. Il y a notamment sa gestion du dossier des funérailles de son père, dont la dépouille est bloquée à Bruxelles depuis février dernier, qui n’a jamais été exemplaire. Outre le fait d’avoir conditionné le rapatriement et l’enterrement d’Etienne Tshisekedi par la mise en place d’un nouveau gouvernement de transition, Félix Tshisekedi et l’UDPS iront tour à tour confirmer leur intention unilatérale d’inhumer le défunt à Kananga, au siège du parti à Kinshasa ou même à Bruxelles.




Par ailleurs, dès avril, Félix Tshisekedi appelle à une marche, avant de quitter le pays la veille à destination supposée d’Addis Abeba. Un départ pourtant démenti par le concerné et son parti politique, l’UDPS. L’opposition ne sera plus capable de mobiliser dans la ville de Kinshasa depuis cette marche ratée du 10 avril.
Plus récemment, après une série d’appels à manifester, Félix Tshisekedi évoque notamment des problèmes de « coordination », « stratégie » ou même « de pluie » pour justifier les échecs de l’opposition, sauf qu’il lui-même à la tête de la coordination de la principale coalition de l’opposition.





Le 31 décembre, les Catholiques ont initié un grand mouvement de marches à travers le pays. A Kinshasa, les leaders de l’opposition dont Félix Tshisekedi ont largement adhéré à cette initiative. Cependant, le dimanche matin, depuis l’église Notre dame de Lingwala où il se trouvait, Félix Tshisekidi a, selon les témoins « fui » la marche. Le président du Rassemblent s’est engouffré dans son 4×4, alors que ses partisans attendaient de lui qu’il descende dans la rue pour manifester avec eux.
Un après la signature de l’accord du 31 décembre, l’opposition s’étoile, à l’image de son chef. Des rumeurs annoncent la création d’un nouveau Rassemblement du côté de Moïse Katumbi, qui dément. Coincée entre une transition hypothétique sans Kabila et un processus électoral embusqué, Félix Tshisekedi doit encore affronter Bruno Tshibala dans sa tentative belliqueuse de dédoubler l’UDPS.

A l’image du pays, le fils de Tshisekedi semble être dépassé par l’ampleur de la crise. Si son entourage, notamment le G7, le soutient officiellement, nul doute que les jours à venir appellent à une remise en question, qui aboutira à une restauration de cette coalition de l’opposition, longtemps en difficulté."



"RDC: l'Eglise dénonce la répression sanglante de la marche des catholiques"
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-l-eglise-denonce-la-repression-sanglante-de-la-marche-des-catholiques?id=9803347

"Monsengwo : « Nous parlerons à temps et à contretemps advienne que pourra mais nous parlerons »
° https://actualite.cd/2018/01/05/monsengwo-parlerons-a-temps-a-contretemps-advienne-pourra-parlerons/


"« Un long et gros chapelet noir pendu sur le buste: voici Mgr Kamerhe» ."
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209688&Actualiteit=selected


"La liste de martyrs congolais s’allonge sans cesse, déplore la LUCHA RDC-Afrique"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/04/actualite/politique/la-liste-de-martyrs-congolais-sallonge-sans-cesse-deplore-la-lucha


"RDC: La MP juge “injustes, injurieux et blessants” les propos du Cardinal Monsengwo"
° https://actualite.cd/2018/01/05/rdc-mp-juge-injustes-injurieux-blessants-propos-cardinal-monsengwo/

"Busa qualifie de “distraction” les multiples appels à manifester contre les institutions publiques"
° https://actualite.cd/2018/01/05/busa-qualifie-de-distraction-multiples-appels-a-manifester-contre-institutions-publiques/

° http://www.congoindependant.com/olenghankoy-crache-sur-la-memoire-des-victimes-de-la-barbarie-de-kabila/


"Kiosque: Serge Kabongo reçoit ce 5/01/18 Christelle Vuanga qui confirme la médiocrité des dirigeants en RDC"




Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 8/1/2018, 2:51 am


" Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi démentent tout éclatement du Rassemblement"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/06/moise-katumbi-felix-tshisekedi-dementent-eclatement-rassemblement.html
Les principaux leaders de l'opposition Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi ont réaffirmé les liens solides de leur coalition contre le pouvoir du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo, démentant toute rumeur d'éclatement. 


Des opposants discutant lors d'une veillée de prière à Bruxelles, à l'occasion de la mort de Tshisekedi[

Dans un communiqué commun, le président du Rassemblement Félix Tshisekedi et le leader du G7 Moïse Katumbi démentent les rumeurs « non fondées » d’une dissension interne entre les plates-formes politiques de la principale coalition de l’opposition en RDC. 
« Nous invitons notre peuple à ne prêter aucune oreille attentive et surtout à rejeter cette campagne de calomnies et de médisance attisée par quelques officines d’un pouvoir décadent et qui n’a pour finalité que de diviser le leadership de l’opposition et ainsi planter un décor de discorde entre ces deux personnalités politiques », affirme ce communiqué consulté par POLITICO.CD. 
« La division au sein de Rassemblement n’a aucun fondement étant donné que les causes que nous défendons transcendent nos propres personnes », ajoute-t-il.

Des rumeurs ont fait surface sur les réseaux sociaux annonçant que l’opposant Moïse Katumbi cherche à créer une nouvelle plateforme de l’opposition, alors que son allier, Félix Tshisekedi, fils du leader historique de l’opposition Étienne Tshisekedi, est fortement décrié après des échecs de mobilisation.
« A l’heure où nous faisons face à une dictature décadente et illégitime de Kabila, dont la barbarie venait de se répéter le dimanche 31 Décembre 2017 à l’encontre de nos concitoyens qui exprimaient pacifiquement leur rejet d’un système basé sur le do la médiocrité, nous ne laisserons guère de la place pour la discorde », insiste le communiqué commun publié ce samedi."



"ECHOS DE L'UDPS: FELIX TSHISEKEDI - KATUMBI METTENT FIN A LA POLEMIQUE DE L'ANR"



"MPBTV Actualité Compliquée 07-01-Moise Katumbi Félix Tshisekedi la guerre recommence-Mosengwo arrive"






"RDC : Mis en garde par le gouvernement, le Comité Laïc de Coordination appelle à la résistance"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-mis-garde-gouvernement-comite-laic-de-coordination-appelle-a-resistance/

"RDC : vers de probables nouvelles manifestations des chrétiens, signale le Nonce apostolique"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-vers-de-probables-nouvelles-manifestations-chretiens-signale-nonce-apostolique/

"RDC: le Vatican déplore « la réaction disproportionnée des forces de sécurité »"
° https://afrique.lalibre.be/13141/rdc-le-vatican-deplore-la-reaction-disproportionnee-des-forces-de-securite/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/07/actualite/securite/rdc-le-vatican-deplore-la-reaction-disproportionnee-des-forces-de


"« Que les médiocres dégagent »: Mgr Monsengwo, la bête noire de Kabila et de son régime"
° https://afrique.lalibre.be/13133/que-les-mediocres-degagent-mgr-monsengwo-la-bete-noire-de-kabila-et-de-son-regime/

"RDC : l’ONU s’alarme de l’action des forces de sécurité"
° https://afrique.lalibre.be/13111/rdc-lonu-salarme-de-laction-des-forces-de-securite/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/07/actualite/securite/rdc-lonu-salarme-de-laction-des-forces-de-securite
"Préoccupée par les violences du 31 décembre, l’ONU préconise un dialogue “constructif” entre acteurs politiques"
° https://actualite.cd/2018/01/06/preoccupee-violences-31-decembre-lonu-preconise-dialogue-constructif-entre-acteurs-politiques/


"RDC : Le gouvernement qualifie d’inacceptable les propos de Monsengwo et rappelle le principe de laïcité"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-gouvernement-qualifie-dinacceptable-propos-de-monsengwo-rappelle-principe-de-laicite/
"RDC : Le gouvernement demande à la justice de se saisir du dossier de la marche du 31 décembre “pour empêcher au CLC de récidiver”"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-gouvernement-demande-a-justice-de-se-saisir-dossier-de-marche-31-decembre-empecher-clc-de-recidiver/
"Busa qualifie de “distraction” les multiples appels à manifester contre les institutions publiques"
° https://actualite.cd/2018/01/05/busa-qualifie-de-distraction-multiples-appels-a-manifester-contre-institutions-publiques/

"La Ligue des jeunes du PPRD dément avoir  l’intention de porter plainte contre le Cardinal Monsengwo"
° https://actualite.cd/2018/01/07/ligue-jeunes-pprd-dement-lintention-de-porter-plainte-contre-cardinal-monsengwo/


"RDC : En mémoire de victimes du 31 décembre, Monsengwo dira une messe vendredi 12 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-memoire-de-victimes-31-decembre-monsengwo-dira-messe-vendredi-12-janvier/

"«L’élection présidentielle ne sera pas organisée tant que Kabila ne sera pas candidat à sa propre succession » – Franck Diongo"
° https://actualite.cd/2018/01/05/lelection-presidentielle-ne-sera-organisee-tant-kabila-ne-sera-candidat-a-propre-succession-franck-diongo/

° http://afrique.lepoint.fr/actualites/thierry-nlandu-les-marches-se-poursuivront-nous-irons-jusqu-au-bout-03-01-2018-2183767_2365.php


"Actu Expliquée 07.01 - Bras de fer entre Kabilie et le Cardinal Monsengwo : Qui l'emportera?"



"Bruxelles : Messe en mémoire des victimes du 31 décembre 2017"



"Message lors de la prière pour le Congo à Bruxelles «rationalisons nos actions futures »"



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# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 8/1/2018, 4:59 pm

"Entre l’Eglise catholique et le pouvoir : La rupture"
° http://www.latempete.info/26970-2/

"RDC: Guerre ouverte entre le pouvoir et l’église catholique"
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-guerre-ouverte-entre-le-pouvoir-et-l-eglise-catholique-5a526beacd70b09cef8452e4


"RDC: l’Eglise catholique principale opposante politique ?"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-leglise-catholique-principale-opposante-politique/
A chaque crise congolaise, l’Eglise catholique finie toujours par faire son entrée dans l’arène politique. Mais cette fois-ci, ce n’est pas pour assurer son rôle de médiatrice historique, mais plutôt pour venir combler les faiblesses de l’opposition politique, en manque de leadership.

Depuis la mort de l’opposant Etienne Tshisekedi, en février 2017, l’opposition congolaise peine à retrouver un second souffle et surtout, ne parvient plus à mobiliser dans la rue sur ses mots d’ordre. Les opérations ville morte et les différents appels à la mobilisation, depuis la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, se sont tous soldés par des échecs. Pourtant, les raisons ne manquaient pas aux Congolais pour descendre dans la rue : les élections avaient été une nouvelle fois reportées, Joseph Kabila continuait de s’accrocher au pouvoir et beaucoup de doutes planaient sur son intention réel d’organiser la présidentielle en décembre 2018.
Le 31 décembre 2017, jour anniversaire de l’accord politique de la Saint-Sylvestre, ce n’est pas l’opposition, mais le Comité laïc de coordination, soutenu par l’Eglise catholique, qui a réussi à mobiliser les Congolais. Certes, la quasi totalité des partis d’opposition s’était joint au mouvement, mais c’est bien la mobilisation de plus de 160 paroisses catholiques qui a permis à la contestation de s’exprimer, et ce, malgré une violente répression – voir notre article.

« Que les médiocres dégagent »

L’Eglise catholique, qui avait joué les bons offices lors de la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre, se retrouve ainsi aux avant-postes de la contestation. Tête de pont de la fronde anti-Kabila, le très respecté Cardinal Laurent Monsengwo, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le non respect de l’accord de la Saint-Sylvestre par le pouvoir. « Il est temps que les médiocres dégagent », « barbarie », « mensonge systémique », « brutalités policières »
En quelques expressions bien senties, Laurent Monsengwo s’est de nouveau glissé dans le rôle qu’il affectionne le plus : celui de principal opposant politique au régime en place. Il avait déjà officié sous la dictateur du maréchal Mobutu, il récidive désormais avec Joseph Kabila qui compte bien se maintenir au pouvoir alors que son mandat a expiré depuis le 19 décembre 2016.

Dans un pays très majoritairement catholique, l’Eglise vient palier aux deux principaux maux du Congo : l’incurie du pouvoir, et l’inconstance de l’opposition politique. Avec son important réseau de paroisses, l’Eglise catholique est sans aucun doute l’une des institutions les plus structurées en République démocratique du Congo (RDC), ce qui explique sa forte capacité de mobilisation… plus que ne le peut le faire l’opposition.

Une classe politique inconsistante

En dénonçant les « médiocres », le cardinal Monsengwo vise avant tout le pouvoir, incapable de gérer un pays où tout manque (eau potable, électricité, routes, hôpitaux…) et où l’insécurité règne. Plus de 120 groupes armés pullulent toujours à l’Est et 4 millions de personnes sont déplacés à la suite des violences, dans les Kivu et les Kasaï… beaucoup plus que le conflit en Syrie ou au Yémen.
Mais en fustigeant les « médiocres », Laurent Monsengwo pense peut-être aussi à la classe politique congolaise dans son ensemble. A ses opposants, qui n’hésitent pas à succomber aux sirènes du pouvoir, oubliant du jour au lendemain ce qu’ils dénonçaient, dès qu’ils sont nommés ministre. Mais aussi à ces « nouveaux opposants », tous venus de la majorité présidentielle et qui ont franchi le rubicon lorsqu’ils se sont rendus compte que Joseph Kabila ne leur céderait pas la place.

Des « nouveaux opposants » que l’on entendait pas dénoncer la répression, les arrestations arbitraires et la corruption, lorsqu’ils étaient proches de Joseph Kabila. Dans ce marigot pas très clair, l’Eglise catholique reste sans doute la seule à inspirer confiance aux Congolais. C’est doute pour cela que la population n’a pas eu peur de descendre dans la rue à l’appel de l’Eglise.

Une transition sans Kabila

Aujourd’hui, c’est donc l’Eglise catholique qui donne le tempo. Le Comité laïc de coordination à prévenu que d’autres manifestations seraient organisées prochainement, et le Nonce apostolique a également appelé à « se préparer à répondre aux éventuelles adhésions dans votre circonscription Ecclésiastique ». Reste à savoir ce que compte faire l’Eglise, qui n’a évidement pas vocation à prendre le pouvoir et gouverner. Principal opposant à Joseph Kabila, le cardinal Laurent Monsengwo se verrait bien à la tête d’une nouvelle transition… mais sans l’actuel président.
Une formule qui séduit dans l’opposition et qui permettrait notamment d’organiser le prochain scrutin dans un climat moins tendu et moins suspicieux. Mais comment imposer cette transition, alors que la communauté internationale a déjà validé le nouveau report de l’élection en décembre 2018 et le maintien de Joseph Kabila au pouvoir ? Sans doute en faisant appel à la rue. C’est l’unique stratégie qui reste à l’opposition pour une alternance politique au Congo. Et l’Eglise catholique l’a bien compris."
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"Réconforté par Vatican, le nonce apostolique annonce une nouvelle marche - Le Potentiel "
° https://www.radiookapi.net/2018/01/08/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-reconforte-par-vatican-le-nonce-apostolique
° https://afrique.lalibre.be/13214/rdc-le-nonce-encourage-les-prelats-a-se-preparer-a-dautres-marches/

"RDC : Avec la crise des Catholiques, Joseph Kabila s’est-il mis à dos le Vatican ?"
° http://cas-info.ca/rdc-avec-la-crise-des-catholiques-joseph-kabila-sest-il-mis-a-dos-le-vatican/

"RDC: le Saint-Siège apporte son soutien au «Comité laïc de coordination»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180107-rdc-saint-siege-soutien-comite-laic-coordination

"AU-DELA DE LA MARCHE DU 31 DECEMBRE 2017
LE CARDINAL MONSENGWO UTILISERAIT-IL LE CLC À DES FINS POLITIQUES ?"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14274


"Mwayila Tshiyembe : « Les paroles du cardinal Monsengwo ne signifient pas qu’il y a un conflit réel entre l’église et l’Etat »"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/08/actualite/politique/mwayila-tshiyembe-les-paroles-du-cardinal-monsengwo-ne-signifient-pas


"RDC: l'ONU dénonce les entraves à ses enquêtes sur la répression du 31 décembre"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180106-rdc-victimes-repression-31-decembre-entraves-enquetes-onu-mende
° https://afrique.lalibre.be/13208/rdc-marche-des-chretiens-les-autorites-congolaises-refusent-lacces-a-lonu/

"RDC: Credendo ne couvre plus les investissements belges au Congo"
° https://afrique.lalibre.be/13176/rdc-le-ducroire-ne-couvre-plus-les-investissements-belges-au-congo/



"Les dessous de la marche “pacifique” du 31 décembre 2017: Le plan était diabolique"
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° http://groupelavenir.org/les-dessous-de-la-marche-pacifique-du-31-decembre-2017-le-plan-etait-diabolique/


"LA SEMAINE DE Jean-Baptiste Placca
Protéger le peuple et braver l’ennemi…"

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° http://www.rfi.fr/emission/20180106-rdc-kabila-proteger-peuple-braver-ennemi-mosengwo
Il était important qu’une voix forte, comme celle du cardinal, retentisse, pour questionner la compétence des dirigeants actuels du Congo. Et suggérer une solution, une voie de sortie, aux dirigeants, lorsqu’ils n’ont pas été capables de résoudre les problèmes de leur peuple, et qu’en plus, le délai a expiré.

« Il est temps que les médiocres dégagent ». Voilà ce que prêche, au seuil de l’année nouvelle, l’archevêque de Kinshasa après l’irruption, brutale, des forces de l’ordre dans certaines églises de Kinshasa. Le prélat était à l’évidence furieux, d’autant plus que cette équipée s’est soldée par une dizaine de morts, selon des sources indépendantes. Mais le pouvoir conteste ce bilan, tout comme, du reste, la lecture que fait l’archevêque de Kinshasa de ces événements dramatiques. Quelle lecture faites-vous, vous, de cette nouvelle polémique ?
Si votre question est de savoir si la médiocrité dont parle le cardinal Mosengwo n’est qu’une impression, ou si cela a quelque rapport que ce soit avec la réalité, vous n’aurez aucune réponse !… Les Congolais, au regard de ce qu’ils vivent, savent quoi penser de ceux qui les dirigent. Pour le reste, le pouvoir de Kinshasa a toujours contesté la perception que pouvaient avoir les autres d’eux et de ce qui se passe dans leur pays, y compris lorsque ce sont les victimes elles-mêmes qui s’expriment.
Joseph Kabila vient de passer dix-sept ans au pouvoir, dont dix, dans le cadre des deux mandats que la Constitution l’autorise à faire. Il n’a donc plus, en principe, qu’à rendre son tablier. Mais les élections qui doivent sanctionner son départ n’ont toujours pas eu lieu, plus d’un an après le terme officiel du bail que lui a confié son peuple. Et, à ce jour, nul ne peut affirmer si ce pouvoir était réellement incapable d’organiser ces élections – prévues depuis plus de six ans –, ou s’il fait exprès, pour perdurer.

Ce peuple a tout de même quelques bonnes raisons de douter de lui-même. Avec Mobutu, c’était un long cauchemar. Avec Kabila-père, il n’a eu droit qu’à la guerre et à une instabilité chronique, dont ont abusé certains de ses voisins, en venant se servir dans les richesses naturelles du Congo. Aujourd’hui, avec Kabila-fils, leur sort demeure ce qu’il a toujours été. Les RD Congolais, comme on les appelle aujourd’hui, en sont arrivés à être perçus comme les parias de leur sous-région et même de l’Afrique, même s’ils ne sont pas seuls. Un douloureux paradoxe, pour un pays si riche, et un peuple si ingénieux. Aucun autre peuple n’a enrichi la culture musicale du continent, autant que celui du Congo. Les artistes peintres, plasticiens et autres, sont d’incontestables génies. Mais tout ce rayonnement artistique, sans compter quelques grands cerveaux, sur le plan intellectuel, ne doit rien, ou si peu, à ceux qui dirigent ou ont dirigé ce pays. Alors, oui, il arrive un moment où l’insupportable devient tel, qu’il faut bien que quelqu’un le dénonce. Le cardinal a parlé, mais il n’a certainement pas parlé que pour lui seul…

Voulez-vous dire que c’est la faute des dirigeants si, dans les pays voisins, les RD Congolais sont parfois méprisés ?
Pas nécessairement. Mais à quoi sert-il d’être citoyen d’un pays, si l’on n’en reçoit pas un minimum de protection ? Et la protection, ici, c’est aussi bien la bonne gestion des immenses ressources naturelles, afin que les citoyens de cette grande nation ne soient pas obligés d’aller à l’étranger se faire traiter comme des mendiants, alors qu’ils ont tout chez eux. Et lorsqu’ils sont l’objet d’un mépris évident, sinon maltraités, ils ne peuvent même pas dire qu’ils seraient mieux traités, s’ils avaient été dans leur propre pays. Quel nom donne-t-on, en définitive, à ce que vit ce peuple ?
Tel ou tel ministre belge des Affaires étrangères a bien osé, quelquefois, comparer le leadership de Paul Kagame à ce qu’il percevait comme l’incurie de la classe politique congolaise. Il fallait peut-être un fils de ce pays, un digne fils du pays, en l’occurrence, pour dire les mêmes choses, et de manière violente, pour qu’enfin, une réflexion courageuse s’engage sur ce que les dirigeants politiques de ce pays, doivent à un peuple dont ils sont, après tout, les employés, du moins, si l’on est réellement en démocratie.

En quoi devrait consister cette réflexion ?
D’abord, à admettre que l’on ne peut pas se résoudre à ce que des dizaines, sinon des centaines de personnes meurent chaque semaine dans ce pays, pour cause d’inondations mal maîtrisées, de déraillements de trains sur les chemins de fer, ou d’accidents sur de mauvaises routes, ou encore de navires qui sombrent sur le fleuve Congo, sans que viennent à temps les secours. On ne peut pas admettre que les Congolais revendiquant leurs droits tombent chaque semaine, sous les balles de policiers, de militaires (ou de miliciens), Ce n’est pas parce que ce vaste territoire de quelque 2 millions 345 410 kilomètres carrés est bien peuplé, avec près de 66 millions d’habitants, que l’on doit à ce point banaliser la mort. Tout cela est, en premier lieu, de la responsabilité des pouvoirs publics. pour qui la vie humaine n’a aucune valeur, et qui peuvent tuer sans se retrouver automatiquement face à la justice.


Si vous ne pouvez protéger votre peuple et braver l’ennemi, il faut céder le pouvoir à des hommes plus capables."


"RDC: inquiétude après l'arrestation de 5 militants du mouvement Filimbi"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180107-rdc-arrestation-militants-filimbi-inquietude-avocat-reac-gouvernement


"Deuil National. Gouvernement-Rassemblement : deux initiatives, deux motivations éloignées !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/07/deuil-national-gouvernement-rassemblement-deux-initiatives-deux-motivations-eloignees/


"Abbé Faustin Kwakwa: « Dieu ne nous sauvera pas sans nous… »"
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° http://www.congoindependant.com/abbe-faustin-kwakwa-dieu-ne-nous-sauvera-pas-sans-nous/
A l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance (04 janvier 1959), le « Groupe Epiphanie » – une association qui regroupe les prêtres congolais de Belgique et des « amis du Congo » – a organisé, dimanche 7 janvier, une célébration eucharistique à l’église Notre Dame de Lourdes à Jette. Actualité oblige, les organisateurs se sont appesantis sur la « répression barbare » de la marche initiée le 31 décembre 2017 par le « Comité laïc de coordination » (CLC). Le Groupe a, par la bouche de l’abbé Joseph Muaka, confirmé que d’autres initiatives pourront suivre dans les prochains mois. Il a invité les fidèles à se tenir prêt « à répondre à l’appel de la patrie ».

Combien étaient-ils? Sept cent? Mille? Plus? L’église Notre Dame de Lourdes à Jette était noire de monde le dimanche 7 janvier. Bravant le froid hivernal, des Congolais de Bruxelles et ceux d’autres villes de la Belgique sont venus nombreux assister à la messe annuelle organisée par le Groupe Epiphanie.



Notre Dame de Lourdes à Jette noire de monde

La rencontre du 7 janvier 2017 avait une signification particulière. Visages fermés, les fidèles et les prêtres congolais avaient à l’esprit les scènes insoutenables de la répression militaro-policière de la marche organisée le 31 décembre. Une manifestation initiée par des intellectuels catholiques réunis au sein du « Comité laïc de coordination ».
Il importe d’ouvrir la parenthèse ici. Sur les réseaux sociaux, le monde entier a vu des images montrant l’intrusion des « hommes en uniformes » dans l’enceinte de plusieurs chapelles ce dimanche 31 décembre 2017. Le monde entier a vu des gaz lacrymogènes lancés par les sbires de « Joseph Kabila ». Des témoignages concordants font état des « policiers » qui s’exprimaient en anglais. Que dire des tirs à balles réelles pendant que les fidèles étaient en prière? Que dire également des images circulant sur les réseaux sociaux où l’on voit les fameux « GR » récupérer les corps de leurs victimes? « Bilan »: 5 morts et plusieurs blessés. Sans omettre, plus d’une centaine d’arrestations. Une situation qui a mis l’archevêque de Kinshasa hors de lui.

L’opinion tant nationale qu’internationale suit avec intérêt la polémique aux allures d’épreuve de force entre le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya et le « clan kabiliste ». Le premier a traité le second de « menteurs » et de « médiocres »« Des médiocres qui doivent dégager ». Pour les porte-flingues de la mouvance kabiliste, Lambert Mende et André-Alain Atundu en tête, « le Cardinal est descendu dans les caniveaux ». Ambiance! Dimanche 7 janvier, une phrase signée Laurent Monsengwo occupait tous les esprits: « Le moment est venu pour que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique et que les médiocres dégagent et que règne la paix, la justice au Congo ». Fermons la parenthèse.

« POINT DE NON-RETOUR »

« C’est l’occasion de prier pour les morts et les blessés », a dit l’Abbé Joseph Muaka dans un mot introductif. Il a ajouté que le Congo-Kinshasa « se trouve à un point de non-retour ». Pour lui, la dynamique actuelle doit aboutir à l’avènement d’un temps nouveau permettant aux Congolais de vivre libre et heureux dans leur pays.
Pour ce prêtre, le CLC a pris l’initiative de cette marche « pour sortir le peuple congolais de l’immobilisme et de l’esprit de fatalisme ». Et de fustiger, au passage, la « réaction disproportionnée » des forces dites de sécurité. Une réaction qui n’a pas respecté, selon lui, le « caractère pacifique » de cette manifestation. Il a invité l’assistance à prier pour les compatriotes « qui sont tombés pour la démocratie et l’avènement d’un Congo nouveau ».
Après la lecture de deux textes bibliques tirés des livres d’Esaïe et de l’Epitre de Paul aux Ephésiens, l’abbé Faustin Kwakwa, curé à Jodoigne a prononcé l’homélie tant attendue en pareille occasion.
Introduisant son propos par les conditions ayant entouré la naissance de Jésus le roi des Juifs d’une part et la vie du roi Hérode de l’autre, Faustin Kwakwa a fini par « parler politique » en évoquant l’actualité brûlante au Congo-Kinshasa. « Quelle est la mission régalienne de l’Etat? », s’est-il interrogé.



Les « hommes de Dieu » conduisant la messe

« PLUS JAMAIS ÇA AU CONGO »

Pour lui, l’Etat doit assurer la sécurité des personnes et des biens et promouvoir la coexistence entre les différents membres de la Cité. « Abbé Faustin » considère, de ce fait, que nul n’a le droit d’empêcher les religieux ou des fidèles chrétiens à exprimer leur opinion lorsque l’Etat paraît incapable d’assumer ses missions. Il lance aussitôt une rafale de questions: Peut-on franchement pourfendre un citoyen parce qu’il a fait le constat que le pays est mal géré et que la corruption, les détournements des deniers publics et la misère y règnent au vu et au su de tous? En tant que citoyen, chacun de nous n’a-t-il pas une responsabilité vis-à-vis de la patrie? Est-on en droit de critiquer un fils du pays parce qu’il a stigmatisé les antivaleurs qui ont élu domicile dans notre pays?
Faustin Kwakwa a ponctué son homélie en citant à plusieurs reprises quelques valeurs. A savoir: la justice, la paix, la vérité et l’amour. Des valeurs, selon lui, « qui ne sont pas au rendez-vous ».

Le cas de la jeune kinoise Dorcas Makaya a été évoqué. Agée de 18 ans, la jeune fille a été grièvement blessée par une balle qui a fait littéralement « exploser » sa bouche. Elle devrait être transférée en Belgique pour recevoir des soins appropriés en compagnie d’un membre de sa famille. Les bonnes volontés sont sollicitées pour héberger celui-ci.
C’est ici que l’orateur a invité l’assistance à « s’engager » en participant à la mise en œuvre des « actions concrètes pour que les médiocres puissent dégager ». A ces chrétiens qui attendent que « Dieu agisse » en leur lieu et place, Faustin Kwakwa de lancer: « Dieu qui nous a créé sans nous, ne nous sauvera pas sans nous… ».
Pour lui, l’heure a sonné pour que ce qui s’est passé le 31 décembre 2017 ne se reproduise plus. « C’est bien beau de prier, a-t-il conclu. Nous devons dire: Plus jamais ça au Congo! »"


Compatriotiquement!

PS


"L'Alternance pour la République dément la rumeur sur un malaise au Rassop"




# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 10/1/2018, 5:29 am

Jusqu’où vont aller les Catho dans ce qui ressemble maintenant à un bras de fer assumé avec le pouvoir ?

Il y ‘a assurément quelques divergences dans l’option ‘combattive’ sinon offensive adoptée, autant à la Cenco que chez les ‘clercs’ subalternes comme chez les chrétiens de base, on les a d’ailleurs subodorées dans la tiédeur de certains ‘curés’ à appeler sans discussion à la marche (façon paroisse Notre Dame) comme dans la ‘précipitation’ de la hiérarchie à ‘valider’ le CLC (constitué ou finalisé en fait à cette occasion) mais il est un fait que sous l’impulsion de Monsengwo tous se sont résolus à y aller ! C’est que depuis fort longtemps Monsengwo a formalisé (en temps de 'crise d'un leadership responsable '?) la « mission sociale » de l’Eglise en une action citoyenne quasiment ‘politique’ : on l’avait vu dans son engagement à la CS et au HCR (on peut même se demander si son activisme actuel n’a a pas des airs de revanche à la fin brutale à ces fonctions d'alors)…
Sa hiérarchie et ses ouailles sont sur cette ligne et se plieront sans doute tant bien que mal à la parfaire…

Quel est le cadre ?
‘JK’ n’est pas Mobutu et n’est surtout l’e simple ’analphabète’ que certains veulent voir en lui, contrairement au Maréchal extraverti tempêtant sa puissance, ‘JK’ qui n’est pas suicidaire (mourir d’une balle à la tête c’est d’une balle au combat) est un combattant maquisard qui de l’ombre où il veut rester commande tout en manipulant à sa façon ceux qui l’entourent, qu’il apprivoise davantage en ‘ennemis’ ou en ‘alliés objectifs’ plutôt qu’en mentors à la manière de ce que disait le stratège chinois Sun Tzu : « « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer, en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité », càd restreindre tant que peu la liberté d’action de l’ennemi pour l’amener là où vous voulez qu’il aille.

Monsengwo et ses Catholiques n’ont qu’à bien se tenir,
ils annoncent poursuivre les « manifestations » moins pour contester ouvertement le pouvoir que pour le convaincre, le pousser à adopter la « ligne de la démocratie » qu’ils croient ‘indiquée’ pour le meilleur avenir de ce pays…
Est-ce cet air consensuel est le bon pour contrer un autocrate ? Qu'à cela ne tienne, j'imagine Monsengwo et sa Cenco disposer des ressources sinon de ruse brute du moins d'intelligence tactique pour contourner les assauts machiavéliques de ce pouvoir...

En effet en face ils n’ont pas qu’un « médiocre » (d’ailleurs pour que ‘JK’ soit un réel ‘médiocre’ dans sa gestion du pays encore faut-il reconnaître qu’il ait dans ce pays un rôle de réel fils du Congo, ce qui n’est pas acquis : notre ‘petit raïs’ a bel et bien une « mission spéciale à lui » peu compatible avec celle d’un Chef de l’Etat souverain, il agit largement pour l’étranger qu’il a installé à la tête du pays, c’est ce qu’on appelle à raison « l’occupation de notre pays », ne l’oublions jamais ! ) mais un stratège manipulateur diabolique qui n’a pas renoncé à sa détermination de régner envers et contre tout mais semble-t-il, 'JK' aurait ainsi ou aussi commandité des tiers (on a cité sa femme, Ghonda, Mwilania...) pour prendre langue avec Monsengwo et selon mes informations en même temps quelques voix s'élèvent aussi de son côté pour éviter un affrontement franc nuisible à tous...

Qui de 'JK' et de Monsengwo aura le dernier mot, qui pour éviter un 'jusqu’au boutisme' sanglant… ?
Le moins qu’on puisse dire que tout puissant que soit encore ‘JK’ il affronte non seulement les Catholiques mais tout un peuple, si sa défaite n’est pas pour tout de suite, elle est inscrite dans le ‘sens de l’histoire’ qui va à terme vers la ‘vérité des peuples’… Je la vois vers la défaite certaine des dictatures, celle-ci ou d'autres avant et après elle...

Attendons voir…


"A LA LUMIERE DE LA SITUATION DE LA LIBYE ET DE L’EGYPTE
LE POUVOIR ET L’EGLISE CATHOLIQUE APPELÉS À PRIVILÉGIER LA CONCERTATION "
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14278
* La RD Congo étant encore un Etat fragile parce qu’à peine post-conflit, une logique de confrontation pourrait faire le lit des partisans du schéma de sa balkanisation.

Le bras-de fer entre le Pouvoir l’Eglise catholique de Kinshasa, demeure l’un de principaux sujets qui défraient la chronique en ce début d’année 2018. Depuis, l’opinion, assiste à une sorte de bataille aux cornes entre les deux camps. Dans les rues de Kinshasa, chacun y va de son propre commentaire, selon que l’on soit partisan d’un côté ou de l’autre. Cependant, la question qui se pose est celle-ci : jusqu’où irait donc cette confrontation ? Subséquemment, quelle serait la part de la nation congolaise au cas où cet épreuve de force dégénérerait ? A priori, pas grand-chose, si ce n’est le chaos. 

Peu importe la pertinence des arguments qu’auront avancés l’un et l’autre camp pour sa défense, nul sage ne conseillerait l’affront. Sauf si l’objectif est de mettre le feu sur la case. Parce que 2018 est réputée une année électorale en RD Congo, plus d’un analyse conseille les princes de l’Eglise catholique de Kinshasa et les tenants du pouvoir, de privilégier la voie de la concertation. En d’autres termes, les deux parties doivent se mettre autour d’une même table, en vue d’un dialogue franc et sincère. Cela pour plusieurs raisons. Premièrement, la RD Congo qui a connu plusieurs séquences de guerres, est encore à ce jour un Etat fragile. L’existence de plusieurs groupes armés actifs dans les provinces de l’Est du très vaste territoire du pays, en est une illustration parfaite.

UN BON PRETEXTE AUX PARTISANS DE LA BALKANISATION DU PAYS(...)"



"Mutation !
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/08/mutation/
La politique est dynamique, foi d’une sagesse généralement admise dans l’opinion. Seulement, peu nombreux sont ceux qui comprennent la portée réelle de cet adage. Illustration. Depuis fin 2016, la République Démocratique du Congo est plongée dans une crise politico-électorale causée, rien d’étonnant, par la non-organisation des élections, attendues pour   décembre de la même année. Ce, alors que le mandat constitutionnel du Chef de l’Etat, le deuxième et dernier selon la loi mère, prenait fin. Le casse-tête était là et, hélas, et devenu un vrai délie-langue au pays. Depuis ce couac électoral, le Congo-Kinshasa s’est retrouvé dans une véritable impasse. Bien plus, le pays se trouvait là devant l’entame d’une transition extraconstitutionnelle. D’où, fallait-il tabler sur un modus vivendi et operandi pour la gestion de cette transition jusqu’aux élections.
Deux tentatives seront menées notamment, les assises de la Cité de l’Union Africaine conduites par le ‘‘controversé’’ Edem Kodjo et celles du centre interdiocésain menée par la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-. La suite n’est que trop connue. Mort du lider maximo.  Crash des discussions directes lors de l’examen des arrangements particuliers qui ont véritablement dérangé. Application sclérosée de l’Accord et paf, décembre 2017 pointa son nez sans que la promesse des élections avant le 31 décembre 2017 ne soit respectée.

Trêve du retro historique. En ce début de 2018, les regards sont rivés vers le 23 décembre, date de la tenue supposée des élections selon le calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante. C’est ici, oui, bel et bien ici que la donne change. Avec le passage sans consensus en cette nouvelle année, la promulgation de la loi électorale épicée au goût du seuil de 1 pourcent, des cautions revisitées à la hausse puis de l’usage de la machine à voter, le décor politique indique une mutation de la maladie de la non-organisation des élections dont souffre depuis fin 2016 la Res Publica cher au pays de Lumumba. C’est bien le cas.
Tenez ! Si depuis, l’organisation des élections, encore incertaines pour plusieurs, était la pilule miracle pour guérir le malade Congo, désormais, il faille revoir la molécule. Oui, celle prescrite par Nangaa ne semble plus être taillée pour anéantir les microbes qui gangrènent les âmes dans l’agora politique. L’aile dure de l’Opposition incarnée par le Rassop de Limete et bien d’autres forces politiques risquent de rester en marge de ce processus électoral s’il faut foncer en l’état puis plus tard, devront le contester. Ils, comprendre les opposants,  se sentent déjà exclus par la loi électorale qui,  avec le recours à la machine à voter, parait régler à la demande pour faire gagner la majorité, si, toutefois, il y a élections.

Avec un dauphin du Président Kabila ou pas, ces joutes restent donc à problème. Au-delà, la CENI est remise en cause. Pour plus d’un opposant, il faut, d’une part, la redynamiser et de l’autre, l’auditer. Des options rejetées par la mouvance. Quid de la solution ? Loin d’attendre décembre pour vivre la célébration annuelle de al crise, chose devenue habituelle, il appert qu’il faut que les politiques se retrouvent pour dialogueur préventivement. Prévenir ne vaut-il pas mieux que guérir ?"



"Joseph Kabila contre l’église catholique : la bataille des stratèges ou les rounds d’une guerre intelligente – Germain Nzinga"
° http://desc-wondo.org/fr/joseph-kabila-contre-leglise-catholique-bataille-strateges-rounds-dune-guerre-intelligente-germain-nzinga/



La définition canonique  de la guerre comme un conflit collectif, organisé et durable se déroulant sur un territoire et entrainant mort d’hommes est aujourd’hui obsolète[1]. Le conflit clausewitzien opposant des armées identiquement équipées appartient désormais à l’histoire au regard de nouvelles règles de jeu où l’on gagnera ou l’on perdra une guerre selon que l’on prendra l’information sur son ennemi et l’on anticipera les actions sur lui pour le contrôler et lui faire faire ce que l’on veut en lui imposant sa volonté. La stratégie de la terreur exercée par une armée plus équipée sur un petit groupe démuni ne fonctionne plus à cent pour cent. Sachant n’avoir aucune chance dans une guerre conventionnelle, beaucoup de stratèges réussissent à tirer à leur profit cette asymétrie des forces. Et c’est cela qui est en train de se reproduire en République « Démocratique » du Congo.
Face à un ennemi beaucoup plus fort (Kabila et son régime) armé jusqu’aux dents, des petits groupes minuscules conçoivent des stratégies de guerre non violente, faisant de leur taille et de leur désespoir, des armes létales contre une puissance monstrueuse. C’est cela le combat intelligent dont vous découvrirez dans les lignes suivantes les différents huit rounds qui scandent la bataille des stratèges à Kinshasa.




  • 1. S’il y a eu une image qui a pu retenir l’attention d’un grand nombre d’internautes le lundi 11 décembre 2017, c’est bel et bien celle du cardinal Monsengwo pris en photo avec Moise Katumbi quelque part en Europe, très probablement dans l’enceinte de l’aéroport de Zaventem à Bruxelles. Cette image parlait plus que mille mots et dans le contexte très tendu où le cardinal multipliait des déclarations hostiles au maintien de Kabila au pouvoir, son poster avec celui considéré à tort ou à raison (c’est selon) comme l’ennemi numéro un du pouvoir de la kabilie revêtira une saveur hautement politique et deviendra très vite un cliché viral sur les réseaux sociaux. Le lever de bouclier ne se fera pas attendre dans le camp de la Majorité Présidentielle. Et de fait, ici, le prélat s’en sortira avec une victoire à demi-teinte quant à l’évolution ultérieure des événements où le G7 semblera indiquer son rapprochement de plus en plus manifeste vis-à-vis de ces ennemis qui veulent la peau du prélat. Scène à peine dissemblable de l’arroseur arrosé d’autant plus qu’aucun de ténors de cette plate-forme ne sera au rendez-vous de la marche de dimanche 31 décembre et, en plus, aucun parmi eux ne prononcera une condamnation ferme contre la barbarie de la soldatesque de Kabila. Premier Round.

  • 2. De la configuration des guerres antiques, les générations modernes se posent rarement la question de savoir pourquoi chaque armée se faisait accompagner sinon précéder des tambours et trompettes. En réalité, les « ululatus » ou ces cris de guerre associés aux sons stridents et bruyants des instruments de musique constituaient une étape importante de la bataille car elle semait la panique dans le camp adverse. Cette musique de la peur a été remplacée de nos jours par des informations qui font le buzz sur la toile. Et la décision largement médiatisée et mise en exécution, dès la première moitié de décembre 2017, de sonner des cloches dans les églises puis de faire résonner des sifflets et des bruits des casseroles chaque jeudi à 21 :00 a semé une peur bleue dans le camp adverse qui était surpris par la nouveauté de cette méthode subversive qui ne se conformait plus au canon des celles utilisées ordinairement par l’opposition congolaise.


La plainte judiciaire déposée le jeudi 14 décembre 2017 au tribunal de Kalamu par Willy Mishiki[2] (sous commande de PPRD) a été une grossière réponse qui a contribué à faire la publicité de son adversaire grâce à deux convocations dont la presse nationale et internationale assurera une large couverture médiatique, démontrant en même temps la victimisation à outrance de l’accusé via l’obsession du régime à étouffer les droits fondamentaux des citoyens. Et l’argument puéril de l’AVC invoqué au profit de son client Pambi Yoka qui jouissait plutôt d’une bonne santé démontrait à suffisance la mauvaise foi du camp présidentiel sinon sa peur à peine masquée du camp adverse. Second Round.

3. Le vendredi 29 décembre 2017, Kabila commet l’erreur monumentale de s’envoler avec sa famille vers Goma, donnant clairement le signal qu’il redoute les événements de 31 décembre prochain et laissant ses milices faire le sale boulot pendant que lui sera à cheval entre la frontière congolo-rwandaise. Position jugée idéale par ses nombreux détracteurs qui l’accusent de chercher à sauver sa peau dans le pire des cas. Un général-major qui fuit le théâtre des opérations en s’éloignant de ses troupes perd, sans le savoir, et son prestige de condottieri et la confiance de ses hommes d’armes. Il a donné l’impression d’avoir été déstabilisé par les hurlements « ulalatus » des cloches des églises et de vouloir sauver sa propre peau devant l’éventuel carnage commandité par lui-même. Troisième Round.

4. Le samedi 30 décembre en tout désespoir de cause, la télévision d’État diffuse largement l’interdiction de la marche anti-Kabila annoncée par André Kimbuta qui annule l’initiative des laïcs catholiques, invoquant l’insuffisance des effectifs des policiers pour encadrer les manifestants. « Je ne prends pas acte de l’autorisation sollicitée par les organisateurs»[3] tonne au micro le gouverneur de la ville de Kinshasa. Le Comité des Laïcs annule à son tour la décision de Kimbuta. « La loi nous demande d’informer l’autorité et nous lavons fait. La loi ne dit pas que l’autorité a le droit de refuser. Nous avons fait un document écrit, l’autorité devrait nous répondre par écrit et non par un communiqué lu à la télévision. » Ceci dit, les laïcs prennent une décision solennelle qui va défier celle du Maire de la ville : « Nous marcherons parce que c’est un droit constitutionnel. Dans ce pays nous devons apprendre à respecter la Loi et la Constitution. Marcher est un droit constitutionnel[4] Cette réponse cinglante à Kimbuta signait la première victoire stratégique des stratèges du CLC, démontrant que rien ne pourra les faire reculer quant à l’exercice de leurs droits fondamentaux garantis par la Loi. Quatrième Round.

5. Nous sommes à la veille du jour J. La situation est tendue dans la capitale congolaise. Chaque camp fourbit ses armes pour la confrontation décisive du lendemain. En l’occurrence, les armes spirituelles (Bible, chapelets, crucifix) pour les chrétiens et l’armada d’armes de guerre pour le camp présidentiel. La cellule de commandement de Kabila décide d’attaquer ses adversaires par surprise dès le samedi 30 décembre 2017, pour intimider les masses populaires et les empêcher de sortir de leurs maisons en vue de vouloir se rendre à la prière dominicale le jour suivant. Ainsi donc, dès 20 :00, elle décide de positionner des chars de combat devant les églises situées dans les quartiers chauds de Kinshasa. Mal lui en a pris ! A peine les chars se positionnent dans la paroisse Saint Benoit à Lemba, les services de Kabila, commettant l’imprudence de faire l’excès de zèle, se saisissent du curé de cette paroisse pour le séquestrer et ce simple geste aura suffi pour jeter le feu à la poudrière… La population locale qui suivait la situation de très près se soulève comme un seul homme contre les envahisseurs et devant la disparité numérique, les chars reculent et battent en retraite. La population savoure sa victoire et l’information est abondamment relayée sur la toile comme premiers signaux annonçant la victoire pour le dimanche suivant. Cinquième Round.

6. Plus tard dans la nuit du même samedi, lorsque Monsieur Eméry Okundji, ministre des PTT, rendra publique une note de service annonçant la coupure de l’internet, des SMS et des réseaux sociaux, le régime de Kabila est loin de se douter qu’il est en train d’étendre à tout le peuple congolais un châtiment qui jusque là ne pouvait être réservé qu’à une portion de congolais. Il offre sur un plateau d’or ce que recherchaient les laïcs catholiques. A savoir agréger toutes les sensibilités non catholiques à la cause de leur combat. En coupant l’internet et les réseaux sociaux, toutes les composantes du peuple congolais (même celles du PPRD) se sont senties injustement lésées et rangées indistinctement dans le camp ennemi de Kabila. Ce dernier s’est aliéné la majorité de la population congolaise dans un scénario d’un contre tous… Sixième Round.

7. Enfin le soleil se lève sur Kinshasa le dimanche 31 décembre qui se veut le dernier jour de l’année 2017 mais aussi ce jour fatidique marquant la fin du délai de prolongation d’une année concédée au deuxième et dernier mandat non renouvelable de Kabila, d’après l’Accord de la Saint Sylvestre signé une année auparavant et dont aucune clause n’a été respectée par le président honoraire et sa famille politique… Forts du droit leur conféré par l’article 64 de la Constitution, les chrétiens se préparent à marcher pour réclamer le respect des accords pris entre parties sous l’égide de l’église. Le gouvernement qualifie ce mouvement de subversif contre les institutions de l’État et prend la décision de le mater avec la dernière énergie de la répression. L’armée nationale, mais surtout ses unités d’élite venues de Sud-Soudan, de Congo-Brazzaville, de l’Ouganda, de Zimbabwe et de l’Afrique du Sud prennent position devant les églises. Lorsque Kabila et ses services se décideront de lancer l’assaut contre les lieux de culte, ils vont tomber dans un grand piège qui leur a été tendu par les organisateurs des ces marches de 31 décembre 2017. En annonçant par un communiqué officiel que les points de jonctions de différentes marches des paroissiens seront communiqués à la messe de dimanche juste avant la marche, les services de Kabila ont vraiment cru à la possible prise de palais du peuple, de la radio ou des sièges des institutions. Ils vont tous tomber dans le piège…

Car contrairement à ce que les stratèges de CLC ont voulu faire croire au régime pour le « ruser », leur communiqué lu par des curés le dimanche matin demande scrupuleusement aux manifestants de sortir de l’église, de faire un tour d’un rayon d’à peine 300 mètres, pour finir par revenir vers le même bâtiment et lire ainsi une déclaration[5]. Le même procédé a été explicitement demandé à tous les fidèles des différentes églises, qui ne devraient pas marcher sur une longue distance. Ainsi, la marche tant clamée par les Catholiques s’est transformée en un piège qui pousse le pouvoir à la crainte, l’obligeant de s’offrir en spectacle devant les cameras du monde entier dans une série de violation massive de droits de manifestation et dans une répression disproportionnée avec des attaques excessivement brutales devant des chrétiens à mains nues[6],  à genoux en prière et sans volonté de répliquer ni avec des pierres ni avec des injures. De leurs lèvres ne sortaient que des chants de louanges et des prières.
Ces images tournées en boucle dans les télévisions du monde entier ont terni considérablement le régime de Kinshasa devant l’opinion internationale. Kabila l’homme le plus puissant du Congo qui a driblé pendant deux décennies toutes les forces politiques du pays vient de se laisser battre à plate couture par des pauvres personnes en prière. Ne le sait-il peut-être pas encore? Aucun président ne peut encore valoir quelque chose à la face du monde après avoir démontré sa grande férocité à écraser avec des chars des femmes et des enfants en prières… Cette image poursuivra Kabila jusque dans sa tombe si du moins il la méritera… Septième Round.



Deux jours après la répression sanglante, l’archevêque de Kinshasa lit une mise au point, traitant de barbares les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme aux événements de dimanche et poussant quasi à la sortie de la scène politique, la classe politique jugée de médiocre pour permettre l’alternance avec une autre de mieux préparée à rétablir la paix. « Il est temps que les médiocres dégagent et que règnent la paix et la justice en RDC. »[7] 
Cette parole assassine est le mot de trop pour pousser le camp présidentiel à envoyer ses griots au duel. Son sempiternel Mende Omalanga ne tardera pas de monter au créneau mais pour commettre la énième bévue d’avoir mal évalué, avant de prendre parole, la situation globale suivant les manifestations de dimanche 31 décembre et les renversements de plus en vue manifestes de rapports de force.


Au lieu d’attendre l’enterrement des cadavres dont sont comptables les milices anglophones de sa famille politique, il commet l’imprudence de réagir à brule-pourpoint comme il le fait d’habitude avec l’opposition politique congolaise. Il ignore complètement que parmi les victimes, se comptent et des militants de l’opposition et des militants de pprd, bref des simples gens du petit peuple qui sont allés prier le matin et beaucoup parmi eux n’avaient même pas l’intention de faire la marche et sur lesquels les hommes du camp de Mende ont tiré sans distinction… Dans son accusation contre le prélat, le chargeant d’avoir insulté les autorités « démocratiquement élues »[8], Mende met le doigt dans la plaie puante de la Majorité présidentielle qui dirige le pays hors de tout mandat démocratique et refuse d’appliquer l’alternance qui se veut le principe même de toute démocratie.

En justifiant d’avoir tiré sans sommation sur de « prétendus » terroristes qui voudraient déstabiliser l’état, Mende enfonce encore un peu plus un Kabila déjà lâché par le peuple congolais qui désormais le reconnait de moins en moins comme son chef au regard de sa passion à tuer ses filles et fils. En prononçant ad rem ses catilinaires musclés contre la personne du cardinal, il touche à la profonde sensibilité des masses populaires qui trouvent plutôt en cet homme comme l’unique interlocuteur qui comprend encore ses misères et lutte pour sa libération de l’oppression. En voulant trop faire avec son zèle habituel, Mende grossit encore davantage l’aura de Monsengwo et du coup écorne un peu plus l’image déjà affaiblie de son chef et de sa famille politique. Au pire, il a creusé un peu plus en profondeur le fossé entre le pouvoir et le peuple congolais dans un processus irréversible.
Ce jeudi qui célèbre la journée des martyrs de l’indépendance, l’archevêque de Kinshasa a choisi de répondre à Mende non point sur un média national mais sur la Radio Vaticane écoutée sur les cinq continents. « C’est du jamais vu… s’insurge le cardinal . Les soldats sont entrés dans nos paroisses, y compris dans la cathédrale Notre-Dame… Ils ont écrasé les gens qui voulaient défiler avec la Bible à la main. C’est du jamais vu. »

[9]. Au micro du journaliste qui l’interviewe, il va un peu plus loin dans la ligne d’Antonio Guterres[10], en prononçant cette sentence de mort : « L’on ne peut plus faire confiance à des gens incapables de défendre des populations civiles. On ne peut plus faire confiance à des gens vivant des mystifications et des mensonges autour de leurs personnes et de leur pouvoir. Il est temps que la vérité emporte sur le mensonge[11]
Je ne sais prédire les événements qui feront suite à ce huitième round mais tout concourt à considérer cette confrontation entre Kabila et l’église catholique comme une bataille très féroce. Moins par la force de ses muscles que par une somme de stratégies pensées et repensées en fonction du profil de l’ennemi qu’on pousse stratégiquement à l’erreur pour le laisser prononcer contre soi-même sa propre condamnation devant le tribunal de l’histoire. Qui vivra verra !

Germain Nzinga Makitu"

Références

[1] R. GREENE, Stratégie. Les 30 lois de la guerre, Paris, Ed. Alisio, 2016, pp.212-213
[2] Initiateur de l’opération cloche, l’Abbé Vincent convoqué au parquet dans http//www.actualite.cd
[3] 31 décembre : André Kimbuta « ne prend pas acte » de la marche dans http//politico.cd
[4] La CLC après l’interdiction de Kimbuta : « Nous marcherons parce que la marche est un droit constitutionnel » dans http//actiualite.cd
[5] L. CHOUKRAN, Comment Kabila s’est fait avoir par les catholiques dans http//www.politico.cd

[6] Ibid.
[7] Déclaration du cardinal Monsengwo en marge de la marche du 31 décembre 2017 dans http//www.archikin.org
[8] Mende accuse Monsengwo d’avoir insulté les autorités « démocratiquement élues” dans http//www.actualit.cd
[9] Interview du cardinal Monsengwo à la radio vaticane dans http//www.radiovaticana.va. ,
[10] M. DOSSOU, RDC : Antonio Guterres demande à Kabila de démissionner dans http//www.beninwebtv.com
[11] Interview du cardinal Monsengwo à la radio vaticane dans http//www.radiovaticana.va


" RDC : le nonce apostolique annonce d’autres manifestations pacifiques
° https://www.radiookapi.net/2018/01/09/emissions/dialogue-entre-congolais/rdc-le-nonce-apostolique-annonce-dautres
DIALOGUE ENTRE CONGOLAIS
Le Vatican a déploré le week-end dernier, la réaction disproportionnée des forces de sécurité congolaises pour disperser la marche des catholiques du 31 décembre dernier. Dans une lettre, le Nonce apostolique à Kinshasa estime probable qu’il y aura d’autres manifestations. Pour sa part, le gouvernement congolais a mis en garde les organisateurs contre toute récidive.
Quelle analyse faire de ces déclarations ?
Invités

-Bob Kabamba, Professeur à l’Université de Liège en Belgique et coordonnateur de la Cellule d’appui politologique en Afrique centrale.
-Etienne-Vivien Kalonji, Analyste politique indépendant et Chercheur en résolution non-violente des conflits.
-Israel Mutala, analyste politique et économique. "


"RDC: Le Nonce encourage les prélats à se préparer à d'autres marches"
° https://afrique.lalibre.be13214/rdc-le-nonce-encourage-les-prelats-a-se-preparer-a-dautres-marches/

"Devant des diplomates en poste au Vatican, le Pape attire l’attention sur la situation en RDC"
° https://actualite.cd/2018/01/09/devant-diplomates-poste-vatican-pape-attire-lattention-situation-rdc/
° https://actualite.cd/2018/01/09/larchidiocese-de-bukavu-entame-chaine-de-priere-reclamer-respect-calendrier-electoral/


"RDC: Violences le 31 décembre: l’ONU réclame des enquêtes"
° https://afrique.lalibre.be/13256/rdc-violences-le-31-decembre-lonu-reclame-des-enquetes/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/09/actualite/securite/marche-du-31-decembre-jean-pierre-lacroix-recommande-louverture-des
° http://www.jeuneafrique.com/508632/politique/rdc-lonu-reclame-des-enquetes-apres-la-repression-du-31-decembre/
"Marche du 31 décembre : Lacroix accuse les forces de sécurité d’avoir empêché la patrouille de la MONUSCO"
° https://actualite.cd/2018/01/09/marche-31-decembre-lacroix-accuse-forces-de-securite-davoir-empeche-patrouille-de-monusco/


"Manifestations du 31 décembre 2017 : le G7 rejoint les catholiques"
° http://www.lephareonline.net/manifestations-31-decembre-2017-g7-rejoint-catholiques/
° https://actualite.cd/2018/01/09/g7-suggere-reunion-rassop-harmoniser-vues-lobjectif-dune-transition-kabila/

"RDC : des agents de l'Etat et de la police visés par des plaintes pour «torture»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180109-rdc-agents-etat-police-vises-plaintes-torture
° http://www.rfi.fr/afrique/20180107-rdc-arrestation-militants-filimbi-inquietude-avocat-reac-gouvernement


" « Ite, missa est ! » - La Cité Africaine"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209715&Actualiteit=selected

"2018: L’année de tous les dangers ? - La Cité Africaine"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209715&Actualiteit=selected


" RDC : En mémoire de victimes du 31 décembre, Monsengwo dira une messe vendredi 12 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/06/rdc-memoire-de-victimes-31-decembre-monsengwo-dira-messe-vendredi-12-janvier/


"RDC : L’épiscopat de Kinshasa chez Sassou"
° https://afrique.lalibre.be/13249/rdc-lepiscopat-de-kinshasa-chez-sassou/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
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Dernière édition par ndonzwau le 10/1/2018, 10:34 pm, édité 2 fois

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 10/1/2018, 8:23 am

PS

Nous sommes obnubilés par le bras de fer entre les Catholiques et le pouvoir qui crève l’écran sans doute à raison parce qu’il donne à voir la démagogie néfaste de ‘JK’ qui vampirise tout règlement consensuel de la crise née de la non-organisation des élections à la date constitutionnelle en vu de l’alternance et plus particulièrement de l’application correcte de l’Accord de la St Sylvestre du reste préparé avec la médiation de la Cenco mais quid de la validité actuelle de l'Accord lui-même ?


C'est dire qu'à travers la marche et en scrutant de plus près tout le fond politique et social ambiant se pose une question qui concerne particulièrement la Cenco avec ses revendications...
En effet celle principale que véhiculait la manifestation du 31 décembre passé se fondait sur le respect de cet Accord, (il est « la seule feuille de route valable » pour aboutir à des élections crédibles en RDC, disait-on) : on a ainsi entendu les organisateurs le réclamer et mettre l’accent sur la « décrispation » et « l’engagement public de ‘JK’ » à ne pas briguer de quelque manière que ce soit un mandat de plus…

Une question se pose alors : ces revendications comme le contenu lui-même de l'Accord suffisent-ils encore à produire une alternance correcte au 23 décembre 2018, date prévue pour les prochaines élections ?

Quid entre autres du gouvernement prévu être assuré par un membre de (la vraie) l’opposition, quid de la restructuration indispensable de la Ceni, quid de la loi électorale modifiée iniquement au profit du pouvoir, quid de la fameuse 'machine à voter' pardon à tricher contestée à raison, quid du bon fichier électoral sur fond d’un enrôlement dont ici et là on a relevé des chiffres manipulés à dessein… ?

A se demander si la Cenco a prévu un réexamen de tous ces points non seulement avec le pouvoir mais aussi avec l’opposition autant concernée, on peut y ajouter la consultation utile des voisins notamment le Congo/B où ils se rendent et l'Angola... On parle d'un « troisième dialogue » qui ne peut aujourd'hui que rebuter, il ne servirait qu'à préparer réellement le cadre démocratique des prochaines compétitions électorales, je ne suis pas loin de l'approuver...
Ailleurs, qui doit représenter aujourd’hui cette opposition quand on sait qu’au sein du Rassemblement d’abord des voix divergentes sont entendues ensuite que l’opposition comprend raisonnablement d’autres partis et plateformes ?

Autant des questions sur lesquelles j’espère Monsengwo et ses troupes ont planché, dans tous les cas auxquelles ils nous doivent des réponses passée la seule guerre avec le pouvoir…
Pensez-vous qu’il nous faille évoquer tous ces points dès maintenant ou seulement se préoccuper des réponses concrètes aux principales questions sur la décrispation et l’engagement public de ‘JK’ à respecter son obligation à ne pas se représenter et que seulement les autres points seront mis sur la table ensuite ?




"Actu Expliquée 09.01 - Récupération : La kabilie bloque l'évacuation de Dorcas vers la Belgique"




"Analyse du 09/01/2018 sur l’état de lieu du Congo RDC après la manif du 31/12/2017"




"RDC: l’église catholique peut-elle déboulonner le pouvoir de Joseph Kabila?"
° http://geopolis.francetvinfo.fr/rdc-l-eglise-catholique-peut-elle-deboulonner-le-pouvoir-de-joseph-kabila-174347
La communauté catholique de Kinshasa est encore sous le choc. Elle dénonce la répression aveugle dont elle a été victime ces dernières 48 heures. Une violence policière inédite qui s’est introduite jusqu’à l’intérieur des lieux de prières dans les églises, envahies par des gaz lacrymogènes. L’église, une force très redoutée par le pouvoir de Kinshasa.

Pourquoi l’église catholique est-elle tant redoutée par le pouvoir congolais? Parce que c’est la seule force bien structurée dans ce pays qui prend l’eau, constate Thierry Nlandu, analyste politique congolais et professeur de lettres à l’université de Kinshasa. 
«Je crois que la grande force qui peut encore tenir les choses, c’est sans aucun  doute l’église catholique. Si l’église parvient à avoir quelques laïcs qu’elle peut soutenir, je crois qu’elle peut déclencher un processus à partir des accords du 31 décembre 2016  et de leur application. C’est la seule organisation qui est structurée et qui fonctionne réellement dans tout le pays», explique-t-il à Géopolis Afrique.

«Jamais des citoyens n’avaient été gazés dans une église»

Ces dernières 48 heures, les autorités de Kinshasa n’ont pas hésité à sortir la grosse artillerie pour étouffer la contestation des chrétiens qui dénoncent un pouvoir devenu «illégitime».
Il y a quinze ans, une marche de chrétiens avait été réprimée dans le sang par l’armée du Maréchal Mobutu. Mais ses hommes de main n’avaient pas osé franchir les portes des lieux de prière pour violenter les chrétiens, se souvient l’opposant congolais Vital Kamerhe.
Le 31 décembre 2017, il se trouvait à la paroisse Saint-Michel dans le centre de Kinshasa lorsque les policiers et les militaires ont fait irruption.

«Ce qui s’est passé à l’Eglise Saint-Michel où j’étais, c'est inacceptable. Nous avons dû secourir le pauvre curé qui n’arrivait plus à voir à cause des gaz lacrymogènes. Les mamans pleuraient et ne faisaient que maudire Kabila», a témoigné Vital Kamerhe sur l’antenne de Radio Okapi.
Il affirme que le processus de départ de Monsieur Kabila vient de commencer. L’opposition congolaise, très morcelée et affaiblie, a trouvé désormais un partenaire de poids au sein de l’église catholique.
«Peuple congolais, prenons notre destin en main. Le Congo, notre beau pays va mal.» Ainsi commence l’appel lancé début décembre par des «laïcs chrétiens» sous la bannière d’un comité de coordination qui invite les catholiques congolais à se mobiliser.




 Des prêtres congolais ont pris part à la marche anti-Kabila du 31 décembre 2017 à Kinshasa. 
© Photo AFP/John Wessels

Kinshasa dénonce «une agitation déstabilisatrice»

De quoi inquiéter le régime de Joseph Kabila qui affirme avoir affaire à «une agitation déstabilisatrice» qui vise à créer une situation insurrectionnelle dont l’objectif est de «prendre le pouvoir par des voies non démocratiques».
Officiellement, la très puissante conférence épiscopale du Congo ne soutient pas les marches des catholiques, mais aucun évêque congolais ne les a condamnées non plus.
En septembre 2016, le représentant du Vatican à Kinshasa avait dénoncé «un Etat prédateur», après une visite auprès des déplacés dans la province du Kasaï. Il avait rappelé que le pape refusait de se rendre en RDC dans le contexte actuel, pour ne pas soutenir [[«un pouvoir illégitime».

Le  bras de fer s’annonce périlleux dans les prochaines semaines. Les organisateurs, regroupés au sein du comité laïc de coordination de l'église catholique sont déterminés. Malgré la mort de plusieurs personnes tombées dans les églises le 31 décembre, ils entendent poursuivre la mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Ils exigent du président  une déclaration publique qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession et la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques. Ils veulent aussi un calendrier électoral consensuel à la place de l’actuel qui prévoit des élections le 23 décembre 2018."



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Dernière édition par ndonzwau le 12/1/2018, 4:11 am, édité 2 fois

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 10/1/2018, 10:56 pm

"RASSOP : QUE CACHE LA LETTRE DU G7 À FÉLIX TSHISEKEDI ?
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14296
* Dans une missive datant d’hier, Pierre Lumbi sollicite une réunion de toutes les composantes de la méga plateforme créée à Genval pour débattre notamment de la " Transition sans Kabila ".


Sous la signature de Pierre Lumbi, le G7 sollicite une réunion de toutes les composantes du Rassemblement. Le regroupement politique qui soutient Moïse Katumbi estime qu’il convient que tous les sociétaires du Rassop aient le même entendement sur le sort de l’Accord global inclusif du 31 décembre 2016. 

Dans certains cénacles de l’Opposition l’initiative du G7 donne lieu à moult interprétations. Si certains trouvent tout à fait normal qu’une composante du Rassop demande au président de cette méga plateforme de convoquer une réunion, d’autres sont d’avis que la missive de Pierre Lumbi est la preuve d’un début de malaise au sein du Rassemblement. En particulier la question de la " Transition sans Kabila " diviserait les poids lourds du Rassop dès lors qu’en ce début 2018, le Raïs est toujours aux commandes du pays. Il y a peu, le leader katangais du G7, Gabriel Kyungu, avait comme annoncé les couleurs en lâchant : « Nous sommes pour les élections sans Kabila et non la transition sans Kabila "
Trêve de commentaires. Voici la lettre de Pierre Lumbi."

° https://www.radiookapi.net/2018/01/10/actualite/politique/rassemblement-le-g7-appelle-des-strategies-pour-obtenir-la-transition
° https://www.mediacongo.net/dpics/files/2018-01-10-09-13-44_Lettre%20du%20G7%20au%20Pr%C3%A9sident%20du%20Rassop.pdf

"Trois heures d’entretien entre Félix Tshisekedi, JB Ewanga, Christopher Ngoy… et l’Envoyé spécial de l’UA"
° http://www.latempete.info/26999-2/

"Offensives de la MP autour de Félix Tshisekedi"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/10/offensives-de-mp-autour-de-felix-tshisekedi.html



"Crise électorale: la classe politique congolaise vers un troisième dialogue ? »
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° http://www.mediacongo.net/article-actualite-34174.html
Des signes indiquent que la classe politique congolaise tend vers un troisième dialogue, après ceux de la cité l'UA et du Centre interdiocésain.

Lundi 8 janvier, Vital Kamerhe de l'UNC a été aperçu, tard dans la nuit, au siège de l'Union africaine situé sur le boulevard du 30 Juin, en face du cimetière de la Gombe.
Ce mardi 9, des diplomates ont inondé ce bureau de représentation de l'UA dans l'avant-midi. Le soir, Félix Tshisekedi, Jean-Bertrand Ewanga, Henriette Wamu... du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, ont, à leur tour, été convoqués par l'envoyé spécial l'UA, en mission à Kinshasa.
Selon des indiscrétions, ce dernier négocierait un troisième dialogue, après l'échec de celui du 18 octobre et l'autre du 31 décembre. Une démarche "rejetée" par le Rassemblement, renseignent ces indiscrétions, cette méga plateforme ne jurant que sur une "transition sans Kabila".

Déjà, apprend-t-on, Kabila serait prêt à sacrifier le gouvernement Tshibala pour un nouveau deal politique avec d'autres leaders de l'Opposition, pour une année.
Au sortir de l'entretien, JB Ewanga, a déclaré que " nous avons insisté sur la mise en application intégrale de l'accord du 31 décembre 2016. Mais le seul blocage demeure Joseph Kabila... ".
Pour Ewanga, " nous ne pouvons parler du respect de ce compromis sans la libération des prisonniers politiques et l'abandon de poursuites contre certains leaders de l'Opposition ". Concernant de quelconques négociations, " cela n'est pas dans l'esprit de l'accord de la Saint Sylvestre ".
Il faut noter que cette idée d'un énième dialogue est soutenu par la communauté internationale pour mettre fin à la crise qui secoue le pays."


"Rassemblement : le G7 appelle à des stratégies pour obtenir «la transition sans Kabila»"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/10/actualite/politique/rassemblement-le-g7-appelle-des-strategies-pour-obtenir-la-transition

° http://www.lephareonline.net/marge-de-marche-31-decembre-2017-francois-lumumba-soutient-cardinal-monsengwo/



"Hier à Brazzaville: Face-à-face Denis Sassou N’Guesso-Mgr Utembi"
° http://groupelavenir.org/hier-a-brazzaville-face-a-face-denis-sassou-nguesso-mgr-utembi/
° http://www.adiac-congo.com/content/crise-en-rdc-une-delegation-de-la-cenco-recue-par-denis-sassou-nguesso-77722
° https://actualite.cd/2018/01/10/crise-politique-rdc-cenco-chez-sassou/
"Sassou veut jouer le facilitateur entre l’Eglise catholique et Kabila"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/10/sassou-veut-jouer-facilitateur-entre-leglise-catholique-kabila.html



"Si j’étais conseiller de Joseph Kabila – Le Potentiel "
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209727&Actualiteit=selected



"RDC : António Guterres évoque le risque réel que la tenue des élections au 23 décembre 2018 soit compromise"
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-antonio-guterres-evoque-risque-reel-tenue-elections-23-decembre-2018-soit-compromise/
° http://www.rfi.fr/afrique/20180110-rdc-guterres-report-elections-rapport

"RDC: António Guterres s’inquiète de voir des opposants s’écarter de toute participation au processus électoral"
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-antonio-guterres-sinquiete-de-voir-opposants-secarter-de-toute-participation-processus-electoral/

"Décrispation : « Aucun progrès véritable n’a été accompli dans ce domaine » (António Guterres)"
° https://actualite.cd/2018/01/10/decrispation-progres-veritable-na-ete-accompli-domaine-antonio-guterres/

"Nikki Haley, « horrifiée par les événements du 31 décembre », appelle Kabila à ne pas se représenter pour un nouveau mandat"
° https://actualite.cd/2018/01/10/nikki-haley-horrifiee-evenements-31-decembre-appelle-kabila-a-ne-se-representer-nouveau-mandat/
° http://www.jeuneafrique.com/508840/politique/rdc-lambassadrice-nikki-haley-absolument-horrifiee-par-la-repression-du-31-decembre/
° https://afrique.lalibre.be/13297/rdc-washington-juge-horrifiante-la-repression-des-chretiens/

"UE : La RDC au menu d’une séance à huis-clos ce mercredi à la commission des affaires étrangères"
° https://actualite.cd/2018/01/10/ue-rdc-menu-dune-seance-a-huis-clos-mercredi-a-commission-affaires-etrangeres/



"RDC : le sursaut républicain de l’historien Isidore Ndaywel è Nziem"
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° http://www.jeuneafrique.com/mag/507881/politique/rdc-le-sursaut-republicain-de-lhistorien-isidore-ndaywel-e-nziem/
Très consulté par le gouvernement dans un passé récent, cet historien congolais a cosigné l’appel à la marche du 31 décembre 2017 contre le régime.

Son durcissement de ton a surpris le pouvoir à Kinshasa. Dans le microcosme politico-intellectuel congolais, Isidore Ndaywel è Nziem, bientôt 74 ans, avait la réputation d’être modéré. « En tout cas, ce n’est pas de lui qu’on pouvait attendre un tel engagement contre le régime », confirme un député.
Cet historien figure pourtant bien parmi les cinq leaders du Comité laïque de coordination (CLC) qui a appelé à la marche des chrétiens du 31 décembre 2017. Ces manifestations anti-Kabila ont été violemment réprimées dans des paroisses de la capitale où elles devaient démarrer, faisant au moins cinq morts, selon l’ONU.

Dans un passé récent, cet essayiste chevronné était très consulté par le gouvernement. En 2010, l’enseignant universitaire a participé aux préparatifs des festivités des 50 ans de l’indépendance du pays.
Il avait ensuite pris la tête du comité national d’organisation du 14e sommet de la Francophonie, qui s’était tenu à Kinshasa en 2012. Jaynet Kabila, l’influente sœur jumelle du chef de l’État, en chapeautait alors une « commission parlementaire de supervision ».
Son interlocuteur principal n’était autre que Ndaywel. « Ce n’est pas une raison pour que je sois l’otage du système », se défend ce dernier. « Son déclic n’est pas justifié par une quelconque ambition personnelle, c’est un ras-le-bol républicain », complète le député de Patrick Muyaya, membre de la coalition au pouvoir.[

Impasse politique

Pour Ndaywel, tout est parti du message des évêques catholiques du 23 juin 2017. Ce jour-là, face à l’impasse politique, le clergé exhorte les Congolais à « prendre [leur] destin en main ». En novembre, après avoir « mûri la question », Ndaywel constitue, avec sept autres intellectuels, le CLC.
Objectif : obtenir l’application des mesures de décrispation politique prévues dans l’accord de la Saint-Sylvestre. La structure est aussitôt reconnue par le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, réputé hostile à Kabila.
Mais, comme Kinshasa ne fléchit pas, Ndaywel et son groupe ne comptent pas s’arrêter là."




"Abbé Mbelu: « Kabila a engagé des mercenaires pour tuer des Congolais »"
° http://www.congoindependant.com/abbe-mbelu-kabila-a-engage-des-mercenaires-pour-tuer-des-congolais/
Membre très actif du « Groupe Epiphanie » – qui réunit les prêtres diocésains ou missionnaires congolais de Belgique -, abbé Jean-Pierre Mbelu est curé de la Paroisse Sainte Thérèse à Nivelles, dans le Brabant wallon. Il explique la signification de la célébration eucharistique organisée dimanche 7 janvier et répond à quelques questions d’actualité dont la polémique qui oppose le « clan kabiliste » au cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. En cause, la répression de la marche du 31 décembre 2017.

La messe organisée ce dimanche 7 janvier a manifestement plusieurs significations…
Effectivement! Elle marque le début du dixième anniversaire du Groupe Epiphanie qui a vu le jour en 2008. Des circonstances extérieures nous ont obligés de combiner la célébration de l’Epiphanie et la prière pour les martyrs de la marche du 31 décembre 2017.
La manifestation réprimée le 31 décembre occupe tous les esprits. Le Groupe Epiphanie apporte manifestement un soutien clair au Comité des laïcs catholiques…
Nous devons faire la part des choses. Il y a d’abord la prière dite à la mémoire de nos frères et sœurs qui sont tombés sous les balles de la milice de la « Kabilie ». Cet acte est beaucoup plus important que le soutien que nous pouvons apporter au Comité des laïcs catholiques (CLC). Il va sans dire que nous nous inscrivons dans cette dynamique d’un peuple qui se laisse coordonner par ses filles et fils pour se mettre debout. Même si, à titre individuel, je ne vois pas très bien comment l’accord signé avec un groupe d’aventuriers opérant – comme le cardinal l’a dit sur fond de mensonge systémique -, je ne vois pas comment cet accord pourra encore être appliqué comme le demande le CLC. Néanmoins, j’estime qu’il est important de remettre le peuple congolais debout. Et ce, en ce moment où le pays s’enfonce dans l’illégitimité et l’illégalité.

Intervenant dans une émission télévisée, l’ex-opposant José Makila Sumanda a déclaré que le rôle de l’église se limite à prêcher l’évangile. Que lui répondez-vous?
Notre frère José Makila aurait dû commencer par nous dire ce qu’il entend par « prêcher l’évangile ». Comme abbé Faustin l’a dit dans son homélie, l’évangile veut dire que les chrétiens que nous sommes nous avons pour mission de promouvoir la paix. Comme nous l’avons entendu dans le livre des Psaumes, Dieu donne au roi le pouvoir afin qu’il gouverne son peuple avec justice tout en faisant droit aux pauvres. Bref, aux malheureux. L’évangile dont parle José Makila a une dimension prophétique d’attachement aux « petits ». Je l’invite d’ailleurs à lire Mathieu 25: 35-36. Jésus s’identifie aux « tous petits ». Je cite: « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi ». Quand on pose au Seigneur la question de savoir à quel moment on a pu le voir dans toutes ces circonstances, Il répond: « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez fait ». A contrario, chaque fois que l’on n’a pas fait cela, c’est à lui qu’on n’a pas fait. On ne peut pas comprendre que la prédication de la Bonne nouvelle passe à côté de cette identification de Jésus aux laissés pour compte dans un pays où il y a à boire et à manger pour tout le monde. Le Congo est pris en otage par un groupe d’aventuriers. Et le cardinal a bien fait de qualifier de « médiocres ».

Vous appuyez donc les déclarations du Cardinal?
Absolument! J’ai d’ailleurs rédigé deux textes sur la vie du cardinal Laurent Monsengwo. Je suis en train de l’enrichir. Le Cardinal fait bien de décrire les faits qui montrent que nous avons effectivement affaire à des médiocres. A titre d’exemple, comment voulez-vous que des gens qui n’avaient pas l’intention de tuer aient coupé l’Internet et les réseaux sociaux. Le lendemain, ils sont les premiers à dire qu’ils n’ont tué personne. Pour prouver leur bonne foi, ils n’avaient qu’à opérer au vu et au su de tout le monde. C’est un groupe de malfaiteurs. Un groupe de criminels qui a engagé le redoutable pari de prendre en otage tout un peuple pour des intérêts égoïstes. Il importe de souligner que ce groupe d’aventuriers voudrait détruire notre identité en tant que Congolais. Il veut bafouer notre dignité et notre fierté.
Au cours d’un de ses « one man show », Lambert Mende a déclaré qu’en qualifiant les gouvernants actuels de « médiocres », le « Cardinal est descendu dans le caniveau ». Votre réaction?
Entre nous, je ne prête plus attention aux propos de Lambert Mende. Et ce pour la simple raison qu’il est capable d’affirmer une chose aujourd’hui et son contraire le lendemain. En 2016, Lambert Mende a déclaré ce qui suit: « Les grandes puissances ont coalisé avec des criminels dans la sous-région des Grands lacs pour tuer des paisibles citoyens au Congo ». Que voit-on? Ces mêmes criminels sont accueillis par le conglomérat d’aventuriers auquel Mende appartient. On ne peut pas soutenir que le Cardinal est descendu dans le caniveau. C’est lui qui, opérant dans le mensonge systémique, a fini par entraîner notre peuple au fond du gouffre. Le Cardinal a trouvé des mots justes pour le dire. La médiocrité c’est le fait de fonder tout ce système sur la mystification. Avez-vous vu les dégâts matériels et humains causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale dans la nuit du 3 au 4 janvier?

Dans son mot introductif, l’abbé Joseph Muaka a déclaré que « le Congo se trouve à un tournant ». Qu’a-t-il voulu dire?
Personnellement, j’ai toujours considéré le Congo comme un éléphant qui est couché. Le fait que les filles et les fils du Congo commencent à se mettre debout constitue effectivement un « tournant ». Quand l’éléphant sera sur ses quatre pattes, il va avancer. Le monde sera pris à témoin pour constater que les dignes filles et les fils du pays se sont mis debout pour récupérer leur patrimoine de leurs aïeux. C’est ce tournant-là qui a commencé. Je tiens à ajouter un point important que je tire de l’homélie de l’abbé Faustin. Nous devons nous départir de l’émotion. Nous avons beau dire que c’est un tournant, mais s’il n’y a pas une organisation bien pensée, il y a des craintes que l’on retombe dans la situation que nous déplorons.
Le gouvernement de Bruno Tshibala a mis en garde le Comité des laïcs catholiques en cas de récidive. Qu’en pensez-vous?
Vous m’excuserez de ne pas donner à ce conglomérat d’aventuriers le titre de « gouvernement ». Je suis en train d’analyser un ouvrage intitulé: « Se défendre, une philosophie de la violence ». Je me rends compte que ce conglomérat d’aventuriers applique à sa manière le « code noir ». Ce conglomérat est occupé à asservir tout un peuple. Chaque fois que la population congolaise essaie de se défendre, c’est elle qui est culpabilisée. Il y a une application des méthodes esclavagistes du code noir. Pendant que le Congo était coupé du monde, des manifestants disent avoir entendu des « policiers » parler en anglais. Cela veut dire que ce conglomérat d’aventuriers a recruté des mercenaires pour exterminer nos populations en recourant au mode opératoire des esclavagistes. Nous sommes à une époque où notre peuple est en train de tomber dans l’esclavagisme.

Certaines sources parlent de dissension au sein du haut clergé. Ces sources allèguent que la marche du 31 décembre était une initiative de l’archevêque de Kinshasa. Avez-vous eu de tels échos?
Vous avez certainement appris, tout comme moi, que le Comité des laïcs catholiques est reconnu comme une organisation de droit canonique. Rome ne peut pas reconnaître une organisation qui ne dépendrait que du cardinal Monsengwo. Le fait que le CLC ait recouru à l’aval de ce dernier en sa qualité de responsable de l’église locale de Kinshasa pour mener des actions, cela est pastoralement légal. Il n’y a pas de dissension. D’ailleurs le nonce apostolique est revenu là-dessus pour dire qu’il y a une concordance de vues sur l’organisation du CLC."



"Dimanche dernier face aux jeunes de l’Association ADAM de Binza Ozone, Le député Alexis Mutanda : « le Congo est entrain de nous échapper » !"
° http://www.latempete.info/27001-2/


"SELON UN SONDAGE DE LES POINTS
ADOLPHE MUZITO, LE POLITIQUE PRÉFÉRÉ DES CONGOLAIS "

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° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14252



"Urgence de sortir la RDC du régime criminel illégitime et du sous-développement"
° http://www.congoindependant.com/urgence-de-sortir-la-rdc-du-regime-criminel-illegitime-et-du-sous-developpement/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 11/1/2018, 4:26 am

"RDC : Une grande réunion de toute l’opposition au menu de la rencontre Kamerhe-Tshisekedi ce mercredi"
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° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-grande-reunion-de-toute-lopposition-menu-de-rencontre-kamerhe-tshisekedi-mercredi/



Le président de l’UNC Vital kamerhe a rencontré ce mercredi 10 janvier 2018  Félix Tshisekedi,  président du Rassemblement,  avec qui ils ont,  dans la résidence d’Etienne Tshisekedi à Limete,  fait l’évaluation des événements  du 31 décembre derniers.
Les deux hommes ont déploré le déploiement des forces de sécurité qui ont violemment réprimé la marche  pacifique appelée par le Comité Laïc de coordination. Ils ont profité de cette occasion pour  rappeler  que la « flamme » qui a motivé les manifestations du 31 décembre 2017 devait être maintenue.


Selon des sources proches, les deux hommes se sont mis d’accord sur l’organisation dans les prochains jours d’une grande rencontre qui devrait  mettre autour d’une même table toute l’opposition afin de décider d’un calendrier commun d’actions en vue d’obtenir « le départ de Joseph Kabila ».
« Les violons avec Katumbi ont déjà été accordés. Même chose avec le MLC.  Maintenant on a décidé que dans les jours qui viennent, toute l’opposition se retrouve pour pouvoir proposer un seul chronogramme d’actions », a dit ce mercredi à ACTUALITE.CD une source proche de ces deux leaders d’opposition.

Les deux hommes ont également, au cours de leur discussion, abordé les contours de la dernière rencontre des leaders de l’opposition qui a lieu à Bruxelles et qui a connu la participation de Moïse Katumbi et de Mbusa Nyamwisi.
C’est la première fois depuis le décès d’Etienne Tshisekedi que Vital Kamerhe se soit dans sa résidence à Limete."




"RDC : Des députés belges proposent le durcissement des sanctions contre les certains dirigeants"
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-deputes-belges-proposent-durcissement-sanctions-contre-certains-dirigeants/
"RDC: La Belgique confie la gestion des 25 M€ de son aide aux ONG plutôt qu’au gouvernement"
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-belgique-confie-gestion-25-me-de-aide-aux-ong-plutot-quau-gouvernement/
"RDC : La Belgique aidera directement la population congolaise"
° https://afrique.lalibre.be/13314/rdc-la-belgique-aidera-directement-la-population-congolaise/
"Crise politique en RDC : la Belgique révise sa coopération avec la RDC et réoriente 25 millions d'euros d'aide"
° http://www.lalibre.be/actu/international/crise-politique-en-rdc-la-belgique-revise-sa-cooperation-avec-la-rdc-et-reoriente-25-millions-d-euros-d-aide-5a56490fcd70b09cef911466



"La Première dame Olive Lembe a téléphoné au cardinal Monsengwo"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/10/premiere-dame-olive-lembe-a-telephone-cardinal-monsengwo.html
"Monsengwo refuse de se rendre chez Sassou"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/10/premiere-dame-olive-lembe-a-telephone-cardinal-monsengwo.html



"Un cardinal congolais en guerre contre Joseph Kabila
° http://www.lejdd.fr/international/afrique/un-cardinal-congolais-en-guerre-contre-joseph-kabila-3540443
Vénéré en République démocratique du Congo (RDC), le cardinal Monsengwo, proche du pape François, attaque frontalement le président Joseph Kabila après la répression sanglante d'une manifestation de catholiques.


Le cardinal Monsengwo. (Reuters)

Ces derniers jours, le cardinal Monsengwo a coupé son portable et s'est enfermé chez lui. Seul le protocole l'a obligé à prendre au téléphone Mme Kabila, la femme du chef de l'État congolais. Lui a-t-il répété les mots de son communiqué, diffusé mardi après la répression deux jours plus tôt d'une manifestation de catholiques où, selon l'ONU, au moins cinq personnes ont été tuées? L'archevêque de Kinshasa y fustige les dirigeants de RDC (République démocratique du Congo), "incapables de protéger la population, de garantir la paix", et demande que "les médiocres dégagent" du pays.

La présidence du pays en vue?[

Jamais Mgr Monsengwo, véritable autorité morale en son pays, n'était allé aussi loin dans l'attaque du pouvoir. À 78 ans, ce proche du pape François a pourtant une longue expérience de la politique congolaise. Dans les années 1990, sous Mobutu, il a présidé le Parlement provisoire. Quand Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir en 1997, ce docteur en théologie est menacé de mort. Mais c'est avec son fils et actuel président, Joseph Kabila, qu'il soupçonne de vouloir s'accrocher au pouvoir au mépris de la Constitution, que les relations sont les plus tendues. Fin 2016, le cardinal est l'artisan de l'accord de la Saint-Sylvestre, qui prévoit des élections avant la fin 2017. Le scrutin n'a toujours pas eu lieu.
Plusieurs fois, on a prêté à Mgr Monsengwo l'intention de briguer la présidence du pays. Le gouvernement l'a en tout cas pris pour cible cette semaine, condamnant notamment "ses propos injurieux"."




"Kabila-2018 : Le pouvoir ou le pouvoir, il va tenter le diable – B. Musavuli"
° http://desc-wondo.org/fr/kabila-2018-pouvoir-pouvoir-tenter-diable-b-musavuli/
Dans notre analyse prospective de février 2016, nous avions annoncé que le Congo allait basculer dans un vide institutionnel, et que le maintien de Joseph Kabila à la tête du pays reposera sur sa capacité à produire de la violence répressive. Nous y sommes. La même projection vaut pour l’horizon 2018 après la répression barbare des chrétiens, qui dénonçaient, le 31 décembre 2017, le non-respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Pour rappel, l’accord de la Saint-Sylvestre est un document signé le 31 décembre 2016 par le pouvoir et l’opposition, sous l’égide des évêques, et qui permettait au « président hors mandat » d’organiser de façon consensuelle les élections au courant de l’année 2017. Ce qu’il ne fit pas. A la place, on a assisté à un déchainement des violences contre les opposants, la multiplication des messes noires, le recrutement des mercenaires pour assassiner les manifestants, l’adoption des dispositifs comme la « machine à frauder », l’inféodation, au pouvoir, des responsables de la Commission électorale (CENI)… Le message est sans ambages : hier, comme demain, que les élections se tiennent ou non, Kabila est déterminé à conserver le pouvoir, même en marchant sur les cadavres. Dès lors, les Congolais et les partenaires internationaux devraient commencer à anticiper les évènements. Il s’agit de réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre face aux désastres qui devraient découler de son obstination à conserver le pouvoir en dépit de l’aspiration des Congolais au changement.

Nous allons ainsi rappeler que de nouveaux reports du scrutin ne sont pas à exclure (I) parce que Kabila et ses fidèles n’envisagent pas d’organiser les élections s’ils ne sont pas sûrs de conserver le pouvoir (II). Cette absence d’alternative fait courir au processus électoral congolais le risque d’être annulé à tout moment, comme cela s’est produit en Algérie et au Nigéria dans les années 90, avec les conséquences sur lesquelles nous reviendrons (III).

I. Un nouveau report du scrutin ?

On n’est pas à l’abri d’un nouveau report du scrutin sur fond de « crise sécuritaire » ou de « contrainte budgétaire » sciemment orchestrées. Pour rappel, la crise sécuritaire dans le Kasaï, où le pouvoir et ses alliés avaient sciemment exacerbé les violences[1], a servi d’argument en or au président de la Commission électorale, M. Corneille Nangaa, pour justifier le report des élections. Une nouvelle crise sécuritaire n’est pas à exclure, et donc un nouveau report du scrutin pour le bonheur des « hommes au pouvoir ». L’autre levier est de nature budgétaire. Quelques jours après la publication du calendrier électoral, sous la pression de Mme Nikki Haley, envoyée spéciale du président Donald Trump, Corneille Nangaa a prévenu que les élections fixées en décembre 2018 seront reportées si les contraintes budgétaires persistent. Or, nous savons depuis les révélations de Jean-Jacques Lumumba, ancien banquier de la succursale kinoise de la BGFI et petit-neveu du héros de la lutte pour l’indépendance, Patrice Lumumba, que le régime Kabila siphonne les comptes bancaires destinés à financer le processus électoral[2]. Personne n’est en mesure de l’empêcher de continuer à vider ces comptes pour fournir à la Commission électorale l’inépuisable excuse pour justifier les reports du scrutin.

Ce double machiavélisme – sécuritaire et budgétaire – pèse toujours sur le processus électoral dont le dénouement en 2018, ni même à une échéance fixée par un nouveau report, n’est garanti d’aucune manière. Le Congo a toutefois des partenaires internationaux dont la patience, couplée avec le ras-le-bol des Congolais, a des limites. Ils pourraient, comme ils ont commencé à le faire, accentuer la pression sur Kabila pour le contraindre à organiser les élections sous peine de sanctions contre ses partisans et les membres de sa famille[3]. Il se résignera ainsi à organiser ces élections, mais uniquement dans le but de conserver le pouvoir, suivant la logique « on gagne ou on gagne ».



II. « On gagne ou on gagne »

A défaut de pouvoir se présenter personnellement, en raison des dispositions verrouillées de la Constitution[4], Kabila pourrait imposer le nom du gagnant à la Commission électorale qui, dans sa configuration actuelle, n’est rien d’autre qu’une cellule stratégique de la Majorité présidentielle[5] et le QG de la fraude électorale annoncée. D’ailleurs, les kabilistes affirment tous les jours, en bombant le torse, qu’ils vont conserver le pouvoir,  quoi qu’il arrive. Avec Kabila à la présidence et Nangaa à la CENI, il n’y a pas d’autre issue possible que « la victoire ou la victoire ». Évidemment. Lorsque l’arbitre vous est acquis, vous jouez un match gagné d’avance.

Cette perspective fait penser au slogan : « on gagne ou on gagne », scandé au cours de l’élection présidentielle chaotique de 2010 en Côte d’Ivoire qui opposait Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara. Attribuée au camp Gbagbo[6], cette expression signifie que quel que soit le vote des électeurs, les hommes au pouvoir conserveront le pouvoir[7]. Au Congo-même, en 2011, Kabila avait conservé le pouvoir en se faisant proclamer « vainqueur » à l’issue d’une élection notoirement perdue dans les urnes[8] face à l’opposant Étienne Tshisekedi, mais remportée parce qu’il en était ainsi ! On gagne ou on gagne !

En 2018, le contexte est toutefois différent puisque, ne pouvant pas se présenter en personne et ayant épuisé ses stratagèmes pour justifier de nouveaux reports du scrutin, Kabila fera en sorte que « son candidat » l’emporte par la fraude ou la violence. Et s’il s’aperçoit que malgré tout, son dauphin ne peut l’emporter, il n’aura pas d’autres choix que de « saccager » le processus électoral. Les expériences de l’Algérie en 1991 et du Nigeria en 1993 peuvent donner aux Congolais une idée de ce qui les attend dans un avenir prévisible.

III. Stopper le processus électoral : les précédents nigérian et algérien

Le 12 juin 1993, le Nigeria organisait une élection présidentielle sous la présidence du général Ibrahim Babangida, qui avait pris le pouvoir par les armes, et avait, comme Joseph Kabila, reporté le scrutin à plusieurs reprises. Les règles électorales furent modifiées de façon à ne permettre la participation que de deux formations liées au pouvoir : le Parti Social-Démocrate de Moshood Abiola, et la Convention Nationale Républicaine de Bashir Tofa. Très vite, le déroulement de la campagne permit à Moshood Abiola de s’ériger en figure du changement contre l’establishment incarné par le régime militaire. Les premiers résultats le donnèrent vainqueur, porté par un solide soutien dans toutes les régions. Mais avant l’annonce des résultats définitifs, le régime annonça la suspension du processus électoral, officiellement, en raison de contentieux devant les tribunaux. Parmi ces contentieux, un procès en vue de l’annulation des élections intenté par une association qui militait pour le maintien du général Babangida au pouvoir. Après une multiplication des plaintes donnant lieu à des injonctions contradictoires des tribunaux, le gouvernement fédéral annonça, le 23 juin 1993, que l’élection présidentielle était annulée[9].
Une vague de protestation s’éleva à travers le pays, à laquelle le pouvoir répondit par une répression brutale. Le 23 juin 1994, l’opposant Moshood Abiola est arrêté et jeté en prison où il mourra quatre ans plus tard, d’une crise cardiaque, selon la version officielle. L’expérience du Nigeria en rappelait une autre, deux ans auparavant.

Le 26 décembre 1991 eut lieu le premier tour des législatives en Algérie. À la surprise du pouvoir, le scrutin tourna au raz-de-marée pour le FIS (Front islamique du salut) mené par Abassi Madani et Ali Belhadj. Le parti au pouvoir depuis l’indépendance, le FLN, est sévèrement balayé dans quasiment toutes les circonscriptions n’obtenant que 15 sièges sur les 430 à pourvoir. L’ampleur du rejet populaire est telle que même la fraude n’y peut rien pour enrayer la victoire annoncée du FIS. Tenaillés par l’angoisse d’une disparition de la vie politique, les hommes du régime et l’armée décident d’interrompre le processus électoral. Le second tour des législatives n’aura jamais lieu et le pays ferma la parenthèse de son éphémère expérience démocratique. Les leaders du FIS, un parti pourtant autorisé, sont arrêtés, emprisonnés et leurs partisans pourchassés et tués à travers le pays.

Conclusion 

Dans son point de presse du 3 janvier 2018, le ministre congolais de la Communication et figure emblématique du régime, Lambert Mende, a évoqué le précédent égyptien[10] en se félicitant de l’interruption, par le général Al-Sissi, de l’expérience démocratique initiée dans la foulée du printemps arabe. Bien avant la fin de son mandat constitutionnel, Joseph Kabila avait confié à des proches que « les élections coûtent cher » et que les budgets consacrés à ces rendez-vous démocratiques devraient être affectés à d’autres priorités.
Le Congo est ainsi sous l’emprise d’un pouvoir foncièrement hostile à l’idée qu’un peuple puisse choisir librement ses dirigeants et mener de façon épanouie une vie démocratique. Cet état d’esprit n’est toutefois pas sans conséquences. Lorsque les dirigeants algériens et nigérians avaient décidé d’interrompre leurs processus électoraux, afin de conserver le pouvoir, ils étaient loin de se douter qu’ils plongeaient leurs pays dans des cauchemars. Les coups d’État n’ont pas tardé suivis d’interminables guerres civiles. Des organisations extrémistes, surfant sur les frustrations des masses populaires, vont ensanglanter des régions entières sous les regards impuissants des autorités, dépassées par la tournure des évènements. Le tissu social va être profondément détérioré par des haines incurables entre compatriotes, au pays-même et à l’étranger. Des années plus tard, les deux pays peinent toujours à s’en remettre et se demandent si tout cela valait vraiment la peine… Des expériences à revisiter pour ceux qui, au Congo, envisagent de tenter le diable.

Boniface Musavuli
Coordonnateur DESC

Références

[1] « Massacres au Kasaï : des crimes contre l’humanité au service d’un chaos organisé », https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/massacres-au-kasai-des-crimes-contre-l-humanite-au-service-d-un-chaos-22562.
[2] « RDC : les Lumumba papers éclaboussent la BGFI-Bank et l’entourage de Kabila »,www.jeuneafrique.com/370468/politique/rdc-lumumba-papers-eclaboussent-bgfi-bank-lentourage-de-kabila/
[3] Plusieurs personnalités du régime sont sous le coup des sanctions de l’Union européenne et du gouvernement américain pour leur rôle dans la violence contre les civils et les entraves au processus électoral.

[4] Les articles 70 et 220 de la Constitution limitent la présidence à un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
[5] JB Kongolo, « Preuves de collusion entre la CENI et la majorité présidentielle (MP) », http://desc-wondo.org/fr/preuves-de-collusion-entre-la-ceni-et-la-majorite-presidentielle-mp-jb-kongolo/.
[6] « On gagne ou on gagne », morceau phare de la chanteuse ivoirienne Antoinette Allany, fut le slogan de campagne du camp Gbagbo. L’expression fait toutefois polémique depuis qu’elle a été reprise dans le dossier d’accusation contre Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale.
[7] Il faut rappeler au passage que l’affaire se termina dans des violences généralisées à travers le pays, l’arrestation du président Gbagbo et des poursuites à son encontre devant la Cour pénale internationale.

[8] Le candidat sortant Joseph Kabila n’a pas pu remporter l’élection présidentielle de 2011. Il serait même arrivé troisième derrière Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, selon l’opposant en exil Mbusa Nyamwisi. L’imposture électorale a d’ailleurs été implicitement confirmée par le président de la Commission électorale de l’époque, Daniel Ngoy Mulunda, qui a accusé Kabila d’« ingratitude » à son égard au vu du service qu’il lui avait rendu. Les rapports des observateurs internationaux et l’Église catholique, dès le début, n’avaient laissé planer aucun doute sur la crédibilité des résultats officiels.
[9] http://pantheon.hrw.org/legacy/french/reports/nigeria96/3.htm.
[10] Le printemps arabe n’a pas été un échec dans tous les pays qui en ont fait l’expérience. S’il a tourné au chaos en Libye et en Syrie, il a permis à la Tunisie, son épicentre, de tourner la page Ben Ali et d’entamer un processus de démocratisation qui se poursuit de façon tout à fait prometteuse.




"Actu Expliquée 10.01 -Affaire Dorcas : Quand une ministre maudit une journaliste"




"Actu Expliquée 11.01- V. Kamerhe : Le Cardinal Monsengwo n'incarne pas l'opposition contre "Kabila" "



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 11/1/2018, 9:44 pm

Est-ce le parti-pris convenu des « élections en Rdc » y est-il un « réel gage de sortie de crise » ?

C’est une interrogation que personnellement je me suis posé ici et dont je voulais même faire un sujet dans le cadre du Congo et au-delà, de l’Afrique : les élections sont une étape incontournable du processus démocratique mais en Afrique bien souvent, qu’elles soient les plus crédibles possibles, elles provoquent contestations et violences…
A se demander s’il ne faut pas toujours les accompagner d’un surplus de précautions, toujours les contextualiser au maximum pour qu’elles y représentent cet ingrédient indispensable de la démocratie…


Comment ? Je ne peux y répondre mais pour l’heure les déclarations de Guterres particulièrement à l’endroit des opposants qui au Congo tenteraient de s’en départir a relancé mes interrogations…
Guterres dit dans son rapport au CS : « Par ailleurs, je m’inquiète de voir des figures clefs de l’opposition continuer d’écarter toute participation au processus électoral. S’ils veulent faire entendre les voix de ceux qu’ils prétendent représenter, ces dirigeants doivent participer au règlement de la crise. Je les invite donc à renouer avec l’esprit de dialogue et de compromis qui avait présidé à la signature de l’accord du 31 décembre 2016. Le moment est venu de répondre favorablement à l’appel de leur peuple en faveur de la tenue d’élections pacifiques, libres, équitables et crédibles »…

ACTUALITE.CD le contextualise en rappelant les propos de Kabund : « Nous croyons à des élections sans Kabila, à une transition sans Kabila. Nous ne prêchons pas au peuple les élections. Ici, nous prêchons une transition sans Kabila. Comment les choses se passeront après le 31 décembre ? Ce n’est pas à moi de répondre maintenant. Nous sommes suffisamment matures pour prendre la relève et organiser les choses »…
https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-antonio-guterres-sinquiete-de-voir-opposants-secarter-de-toute-participation-processus-electoral/ )

L’écueil principal sur le chemin des élections au Congo, on le connait, c’est le refus entêté du pouvoir à le quitter manipulant ainsi le processus électoral…
Cela se traduit par ces « reports intempestifs du calendrier », « le musèlement et la répression de tout celui qui le conteste » sans compter « la réforme unilatérale contestée de la loi électorale », « la fameuse machine à voter » prête à toutes les tricheries, le débauchage d’opposants…

Dans ces conditions où au pire les élections seront indéfiniment retardées et au mieux manipulées pour faire gagner un représentant du pouvoir actuel, tabler outre-mesure sur des élections incessantes nous évitera-t-il de retomber dans les mêmes travers d’un pouvoir arbitraire quoi qu’on en fasse pour rendre ces élections les plus libres possibles étant donné un rapport de forces difficilement équitable financièrement et logistiquement…
On comprend alors que certains ne se précipitent pas sur des élections tout de suite le temps d’une mise à plat de toutes les conditions électorales bien au-delà de la minimale décrispation dont on parle temps et de l’exclusion de ‘JK’ comme candidat comme d’autres qui revendiquent une « transition sans ‘JK’ » même si elle est plus difficile à obtenir…


Alors lorsque la CI par la voix de son représentant officiel, le SG de l’ONU ‘oblige’ les opposants Congolais frileux sur les élections d’y aller sans discussion on peut se demander si celle-ci prend vraiment en compte les craintes des Congolais et surtout un ‘après-élections’ qui soit non seulement une « alternance » mais une « alternative »… N’est-ce pas là le vœu légitime et responsable de toutes les bonnes volontés internes et extérieures au vu de la gestion mortifère actuelle ?

Guterres et toutes les puissances forcément tutelles seraient mieux inspirées de conditionner les élections à des impératifs de « changement effectif » plutôt que seulement à leur simple occurrence : les élections n’ont-elles pas assez démontré en Afrique leur surprenante potentialité de risques et ‘JK’ au Congo prouvé assez ses ressources de ‘dictateur’ à même de détourner les plus sourcilleux scrutins pour que ceux-ci ne soient pas que d'obligatoires étapes de la démocratie… ?
Comment ? En voilà un défi pour nous !


J’y reviendrai…



" DANS SON RECENT RAPPORT TRANSMIS AU CONSEIL DE SECURITE
ANTONIO GUTERRES EXHORTE L’OPPOSITION À S’INSCRIRE DANS LE PROCESSUS ÉLECTORAL "

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14310
*Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU appelle le Gouvernement à fournir l’appui financier à la CENI et à assurer la sécurisation des élections.

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies vient de rendre public son rapport sur la République démocratique du Congo. Dans ce document transmis cette semaine au Conseil de sécurité, Antonio Guterres parle des élections, de la Monusco, du climat politique, des violations des droits de l’homme, de la crise humanitaire, de la situation économique… qui prévalent au pays.

Dressant l’état des lieux de la situation politique en cours, le Secrétaire général de l’ONU a relevé "des fractures profondes qui divisent la classe politique et la société civile". Situation due notamment au nouveau report de la présidentielle et des législatives qui, selon l’accord politique de la Saint-Sylvestre, "auraient dû se tenir en décembre 2017 au plus tard", souligne Antonio Guterres.
Redoutant toutefois un énième report après le 23 décembre 2018, nouvelle date fixée le 5 novembre 2017 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Secrétaire général de l’ONU appelle pouvoir et opposition à contribuer à un processus électoral apaisé.

"J’exhorte, dit-il, tous les acteurs à collaborer à l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, qui demeure la seule voie viable pour sortir de l’impasse politique actuelle. L’engagement constructif de l’ensemble des principales parties prenantes est plus que jamais nécessaire pour sauver cet accord". 
Antonio Guterres demande instamment au Gouvernement de la République démocratique du Congo ’’de tout mettre en œuvre pour mener à bien la transition politique’’. "Je me félicite qu’il se soit engagé à le faire et salue les initiatives positives qu’il a prises ces dernières semaines, en présentant au Parlement un projet de loi visant à réviser la loi électorale ainsi qu’un budget pour les élections. Je me réjouis de l’adoption rapide de ces lois par le Parlement", écrit le n°1 de l’ONU. 

"Au-delà de ces mesures, souligne Guterres, j’engage le Gouvernement à faire en sorte que la CENI reçoive l’appui financier promis et à jouer un rôle moteur dans les efforts visant à élaborer et à mettre en œuvre un plan de sécurisation des élections". 
Le Secrétaire général de l’ONU invite, par ailleurs, Kinshasa à prendre, une nouvelle fois, l’initiative en ce qui concerne l’application des mesures de confiance prévues par l’accord du 31 décembre 2016. "Je m’inquiète du fait qu’aucun progrès véritable n’ait été accompli dans ce domaine, 107 prisonniers politiques étant toujours en détention et les acteurs politiques et les personnalités de la société civile continuant d’être harcelés. Aucun processus électoral crédible ne peut se dérouler dans un climat de harcèlement et de répression", a lâché le SGde l’ONU.

"En outre, déclare-t-il, je m’inquiète de voir des figures clefs de l’opposition continuer d’écarter toute participation au processus électoral. S’ils veulent faire entendre les voix de ceux qu’ils prétendent représenter, ces dirigeants doivent participer au règlement de la crise. Je les invite donc à renouer avec l ’esprit de dialogue et de compromis qui avait présidé à la signature de l ’accord du 31 décembre 2016. Le moment est venu de répondre favorablement à l’appel de leur peuple en faveur de la tenue d’élections pacifiques, libres, équitables et crédibles".
Lire ci-dessous l’intégralité du Rapport du SG de l’ONU.


Rapport du Secrétaire général sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo
I. Introduction (...)"[/size]

"RDC: António Guterres s’inquiète de voir des opposants s’écarter de toute participation au processus électoral"
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-antonio-guterres-sinquiete-de-voir-opposants-secarter-de-toute-participation-processus-electoral/


"Le processus électoral en RDC inquiète de plus en plus"
° http://www.politico.cd/en-clair/2018/01/11/processus-electoral-rdc-inquiete-de-plus-plus.html
La répression et des soupçons de "tricherie" préparée autour des prochaines élections inquiètent de plus en plus en République démocratique du Congo où, outre l'opposition, la Communauté internationale hausse le ton. 



« Comment voulez-vous que l’on aille aux élections dans ces conditions? » La question est du député de l’opposition et président de l’Union Démocratique Africaine Originelle (UDA Originelle) Claudel André Lubaya. Le cadre du Rassemblement, comme sa coalition politique, réfute le processus électoral actuel, qu’il juge biaisé.
« Il est impossible de manifester à travers le pays. Personne ne peut librement exercer ses droits constitutionnels, quand on s’oppose, même politiquement au régime, on est réprimé: les manifestants sont tués à balles réelles; comment allons-nous voter dans ses conditions?
 » interroge-t-il.

« Une tricherie en préparation »


Un homme arrêté par la police, le 19 janvier 2015 à Kinshasa, en marge des manifestations contre le pouvoir de Joseph Kabila (Photo d’illustration). © AFP/Papy Mulongo

Le Rassemblement avance également deux autres points qui rendent caduque le processus électoral actuel, dont le calendrier publié le 5 novembre dernier fixe la tenue du scrutin au 23 décembre 2018.  « La machine à voter est une manoeuvre pour falsifier les prochaines élections. Nous l’avons non seulement prouvé, mais le monde entier a entendu le chef de la majorité Aubin Minaku le confirmer« , explique de son côté le député Jean-Claude Vuemba, cadre de cette coalition de l’opposition. « La loi électorale a été également taillée sur mesure pour permettre à la Kabilie de voler la prochaine élection« , ajoute-t-il comme deuxième point.
En publiant le calendrier des élections, la Commission électorale a fixé notamment comme condition pour son respect: l’usage d’une machine à voter, qui réduirait le coût mais également la durée de préparation initialement prévue pour 2019. Pour autant, cette machine est redoutée par l’opposition après la diffusion des enregistrements audio d’une réunion de la majorité, où son Secrétaire général Aubin Minaku se ventait d’avoir « dupé tout le monde » en instaurant cette mesure.

Les Etats-Unis, le Canada et la Suisse ont également fait savoir leur désaccord au sujet de cette machine susceptible de faciliter la falsification de résultats électoraux. « Nous sommes préoccupés par le fait que la CENI se concentre sur l’utilisation d’un système de « machines à voter « , affirme un communiqué  publié par les trois pays la semaine dernière.
« La mise en oeuvre d’un tel système exige de la transparence auprès toutes les parties concernées en ce qui concerne les coûts et les risques. Il faut également avoir suffisamment de temps pour effectuer un examen juridique, des essais, une évaluation et offrir de la formation – aucune de ces étapes n’est achevée à ce jour ou n’est en cours. Le contournement de ces étapes et la mise en place d’un système de ce type et de cette ampleur à l’échelle nationale pour la première fois pourrait gravement compromettre l’élection présidentielle[/size]« , s’inquiètent les trois pays.
L’ONU de son côté, s’inquiète également du climat politique actuelle en RDC, caractérisée par une privation extrême de liberté et une répression systémique; mais aussi et surtout de la mise à l’écart des opposants congolais.

Crispation politique

Son Secrétaire Général António Guterres a haussé le ton sur le fait que certains opposants s’écartent du processus électoral en cours. « Je m’inquiète de voir des figures clefs de l’opposition continuer d’écarter toute participation au processus électoral. S’ils veulent faire entendre les voix de ceux qu’ils prétendent représenter, ces dirigeants doivent participer au règlement de la crise », dit-il dans un communiqué.
L’Eglise catholique a lancé, à travers le Comité des Laïcs, une série d’actions visant à obtenir l’application intégrale de l’accord signé le 31 décembre 2016 et qui prévoit également des mesures pour détendre la tension autour des opposants. Les évêques appellent le pouvoir congolais à libérer les prisonniers politiques et à cesser les tracasseries envers les opposants, tout comme à organiser un processus électoral crédible.
Pour l’instant, Joseph Kabila et son pouvoir ont préféré répondre par l’armée et la police. Des tractations sont néanmoins en cours pour apaiser la situation. Les prochains jours pourraient connaître un tournant en République démocratique du Congo."[/size]


"France: « Des élections crédibles permettront une alternance pacifique en RDC »"
° http://cas-info.ca/france-des-elections-credibles-permettront-une-alternance-pacifique-en-rdc/

"La transition « sans Kabila » au cœur des grandes manœuvres au sein du Rassemblement"
° http://cas-info.ca/la-transition-sans-kabila-au-coeur-des-grandes-manoeuvres-au-sein-du-rassemblement/

"L’HEURE DE VRAIES QUESTIONS "
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14308

"DERRIÈRE L’ANTI-KABILISME PROCLAMÉ "
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14295


"RDC : Bras de fer entre l’Eglise et le régime Kabila
° https://afrique.lalibre.be/13358/rdc-bras-de-fer-entre-leglise-et-le-regime-kabila/
C’est un bras de fer qui semble engagé, depuis la sanglante répression de la marche pacifique des chrétiens du 31 décembre dernier, entre le régime du président Joseph Kabila, hors mandat depuis décembre 2016, et la puissante Eglise catholique, soutenue par le Vatican. « Le Pape, combien de divisions? », avait répondu Staline, en 1935, au Français Pierre Laval, alors sénateur, qui lui demandait de respecter la liberté de religion en URSS. Le régime de Kinshasa serait bien inspiré de ne pas faire preuve de la même courte vue: le Pape est toujours là, l’URSS a disparu, notamment en raison des coups de boutoir de Jean Paul II.

Le 5 janvier, le gouvernement Tshibala a dénoncé les “propos injurieux” du cardinal Laurent Monsengwo, 78 ans, archevêque de Kinshasa, “à l’endroit des dirigeants du pays ainsi que des forces de l’ordre”. Le cardinal venait de qualifier de “barbarie” la sanglante dispersion de la marche des chrétiens, qui réclamaient pacifiquement l’application de l’Accord de la St-Sylvestre 2016 balisant le chemin vers des élections consensuelles, accord que le régime bafoue. Alors que le gouvernement s’obstine à assurer qu’il n’y a pas eu de morts « en lien avec les manifestations du 31 décembre », leur répression a fait « au moins 5 morts » – “dont un fidèle” -, de nombreux blessés, une centaine d’arrestations, 134 paroisses encerclées par des militaires ou policiers, dont dix visées par des tirs de gaz lacrymogènes, deux messes empêchées et cinq interrompues par les corps armés, selon la nonciature apostolique.

Le soutien du Vatican

Car le Vatican soutient le droit des fidèles congolais à manifester pour le respect de la Constitution et pour des élections régulières, au nom de la Doctrine sociale de l’Eglise, issue du Concile Vatican II (1962-1965).  L’Eglise congolaise occupe une place particulière aux yeux du Vatican pour plusieurs raisons. D’abord, elle est la plus grande d’Afrique, avec quelque 40 millions de fidèles, et Mgr Monsengwo, un érudit d’intelligence brillante, représente le continent dans le collège de 9 cardinaux nommés par le pape François pour proposer une réforme de la Curie. Mais sa valeur est loin de se limiter au nombre, car elle fait preuve d’une créativité exceptionnelle.
Ainsi, en 1977, sous la direction du cardinal Malula, a-t-elle créé l’institution des Bakambi, ministres laïcs chrétiens responsables de paroisse, dont ils assurent l’administration et l’organisation des activités pastorales, conformément à la recommandation de Vatican II de “faire surgir des Eglises où se vit la communion« .
En 1988, le Vatican reconnaît la messe de rite zaïrois – avec tam-tam, danse, culte des ancêtres, mise en valeur de la tradition orale, eau bénite et encens – qui mêle “fidélité à la foi et à la tradition apostolique, fidélité à la nature intime de la liturgie catholique elle-même, fidélité au génie religieux et au patrimoine culturel africain et zaïrois ». Cette « inculturation » est vue alors comme un chemin de libération et, aujourd’hui, comme un rempart partiel contre la poussée des sectes protestantes.

La rupture Eglise-Etat

Héritière d’une Eglise coloniale puissante, celle du Congo a, dès l’indépendance, été engagée dans les questions de société et a travaillé à la formation accélérée d’élites après la rupture avec Bruxelles, tandis que des prêtres conseillaient certains dirigeants politiques.
En 1965, le cardinal Joseph Malula avait donné l’appui de l’Eglise au président Mobutu, qui venait de prendre le pouvoir, pour avoir « rétabli la paix dans un pays déchiré ».  Mais, oeuvrant dans la santé, l’éducation et le développement, l’Eglise s’aperçoit vite de l’importance de la démocratisation. Dès 1966, Mgr Malula faisait l’éloge du partage des richesses avant de se prononcer, en 1969, pour une justice redistributive envers les travailleurs – ce qui provoqua la colère du dictateur.
En 1971, Mgr Malula s’oppose à l’introduction de cellules de la jeunesse du parti mobutiste MPR dans les séminaires et écoles catholiques; Mobutu nationalise alors les établissements d’enseignement confessionnels, abolit les fêtes religieuses et les prénoms chrétiens et lance une campagne contre l’Eglise. En 1972, le cardinal Malula s’exile à Louvain, ce qui n’empêche pas l’Eglise de demeurer ferme dans ses exigences de démocratisation dans les decennies suivantes.

La Conférence nationale souveraine

En mars 1990, un Memorandum des évêques, qui condamne « la concentration du pouvoir à outrance » et la corruption des dirigeants, est considéré comme essentiel dans l’avènement du multipartisme et l’ouverture de la Conférence nationale, qui doit en jeter les bases. Quand le régime mobutiste ferme ce forum, parce qu’il est trop critique, des comités de laïcs chrétiens, tels le groupe Amos, organisent la « Marche des chrétiens » pour sa réouverture; l’indignation internationale devant la répression sanglante des marcheurs pacifiques (13, 35 ou une centaine de morts, selon les sources) oblige Mobutu à rouvrir la Conférence nationale. Elle sera désormais « souveraine » et désignera Mgr Laurent Monsengwo à sa tête, puis à la présidence du parlement qui en sortira.
Près d’un an après la fermeture de la Conférence nationale souveraine, alors que le régime renâcle pour appliquer ses décisions, les évêques publient un autre Memorandum, soulignant la responsabilité de Mobutu dans la « situation catastrophique du pays » et déplorant « l’assassinat de l’Etat » dû au refus des politiques d’accepter le changement.

La seule institution encore debout

Car durant ces années-là, et encore sous le règne de Kabila père (1997-2001), l’Eglise est, de fait, la seule institution encore debout et le pays lui doit largement de ne pas avoir sombré dans le chaos. C’est elle qui soigne, c’est elle qui fait barrage à un désespoir destructeur, c’est elle qui organise des achats groupés qui sauvent les Congolais de la faim, c’est elle qui entretient jusqu’à la possibilité de commercer en jouant le rôle de banque alors que celles-ci ne fonctionnent plus: l’insécurité entravant les déplacements, un commerçant de Matadi pouvait déposer de l’argent auprès de l’Eglise dans sa ville et se rendre à Kinshasa, où il retirait une somme équivalente auprès d’un religieux dûment prévenu.

Sous les Kabila père et fils, l’Eglise continue à dénoncer « la misère du peuple (…) à son comble » (cardinal Etsou, 2001) ou les familles politiques « qui se partagent le gâteau du pouvoir » (Conférence épiscopale, 2004); invite à « un vote massif » aux premières élections démocratiques (Etsou, juillet 2006); fustige de « graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats publiés » lors des élections de fin 2011 (les évêques, janvier 2012); s’oppose au projet de la majorité présidentielle de supprimer le suffrage direct pour une série d’élections (les évêques, 2014) ou à la modification de l’article 220 de la Constitution qui verrouille le suffrage universel, le nombre de mandats présidentiels et l’indépendance du pouvoir judiciaire (les évêques, 2014).
Bref, la promotion de la justice sociale et la défense des droits civils et politiques des citoyens – qui « fait intégralement partie de la Doctrine sociale de l’Eglise », vient de rappeler le nonce apostolique – est loin d’être une nouveauté au Congo."


° http://www.lalibre.be/actu/international/crise-politique-en-rdc-la-cenco-denonce-les-attaques-lancees-contre-sa-hierarchie-et-soutient-mgr-monsengwo-5a57812ecd7083db8b825bed
° https://afrique.lalibre.be/13362/le-pouvoir-des-eglises-en-afrique/

"RDC : la CENCO dénonce une campagne «d’intoxication et de désinformation» contre l’Eglise catholique"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/11/actualite/societe/rdc-la-cenco-denonce-une-campagne-dintoxication-et-de-desinformation
° https://actualite.cd/2018/01/11/rdc-cenco-accuse-autorites-de-mener-campagne-de-diabolisation-contre-monsengwo/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/11/leglise-catholique-defend-droit-de-prendre-position-matiere-politique.html

"RDC, l’Eglise catholique en marche contre Joseph Kabila"
° http://mondafrique.com/rdc-leglise-catholique-marche-contre-joseph-kabila/
° https://www.voaafrique.com/a/l-episcopat-appelle-a-barrer-la-route-a-une-confiscation-du-pouvoir-en-rdc/4203532.html

"Crise en RDC : la mission désespérée de l’Eglise catholique chez Sassou"
° https://afrique.latribune.fr/politique/2018-01-10/crise-en-rdc-la-mission-desesperee-de-l-eglise-catholique-chez-sassou-764123.html

"Sindika Dokolo : « L’Église Catholique tient la société congolaise à bout de bras »"
° http://cas-info.ca/sindika-dokolo-leglise-catholique-tient-la-societe-congolaise-a-bout-de-bras/

° http://www.ingeta.com/que-les-mediocres-degagent-dixit-le-cardinal-monsengwo/
° http://www.ingeta.com/que-les-mediocres-degagent-dixit-le-cardinal-monsengwo-suite/
° http://www.ingeta.com/que-les-mediocres-degagent-dixit-le-cardinal-monsengwo-suite-avant-fin/


"Marche du 31 décembre : L’ONU évoque désormais un bilan d’au moins six morts et des tirs à balles réelles"
° https://actualite.cd/2018/01/11/marche-31-decembre-lonu-evoque-desormais-bilan-dau-six-morts-tirs-a-balles-reelles/

"RDC: Les évêques belges apportent leur soutien à la CENCO"
° https://actualite.cd/2018/01/11/rdc-eveques-belges-apportent-soutien-a-cenco/
° https://actualite.cd/2018/01/11/nshole-lepiscopat-congolais-ne-etre-dedouble-partis-politiques/
° https://actualite.cd/2018/01/11/cenco-caractere-laic-de-letat-congolais-ne-empecher-leglise-catholique-daccomplir-mission/

"Crise en RDC : jusqu’où irait Sassou ?"
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/10/crise-en-rdc-jusquou-irait-sassou/

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14278



"RDC: le G7 veut «harmoniser» les points de vue au sein du Rassemblement"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180111-rdc-le-g7-veut-harmoniser-points-vue-sein-rassemblement

" Dissonance au Rassop/Limete ?"
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/10/dissonance-au-rassoplimete/


"La Belgique «isole diplomatiquement» la RDC en suspendant son programme de coopération bilatérale (ACAJ)"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/11/actualite/politique/la-belgique-isole-diplomatiquement-la-rdc-en-suspendant-son-programme
° https://www.radiookapi.net/2018/01/11/actualite/politique/la-belgique-suspend-son-programme-bilateral-de-cooperation-avec-la
° https://www.voaafrique.com/a/bruxelles-revoit-sa-cooperation-avec-kinshasa-jusqu-a-l-organisation-d-elections-credibles/4202158.html
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/11/revision-fondamentale-de-cooperation-belgique-prend-kabila-cornes.html
"RDC: La Lucha salue la décision de la Belgique"
° http://cas-info.ca/rdc-la-lucha-salue-la-decision-de-la-belgique/
"Mende au sujet de 25 M€: “Ce n’est pas sur la Belgique que nous comptons pour développer notre pays”"
° https://actualite.cd/2018/01/11/mende-de-25-me-nest-belgique-comptons-developper-pays/
° https://actualite.cd/2018/01/10/rdc-deputes-belges-proposent-durcissement-sanctions-contre-certains-dirigeants/


"RDC: “Qui vous a dit qu’il n’y a pas d’argent pour financer les élections?” Mende"
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° https://actualite.cd/2018/01/11/rdc-a-dit-quil-ny-a-dargent-financer-elections-mende/


Compatriotiquement!



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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 12/1/2018, 11:02 pm

"RDC: mouvement de panique après des tirs à la fin de la messe
° http://www.rfi.fr/afrique/20180112-rdc-mouvement-panique-apres-tirs-fin-messe


Les diplomates et les opposants au premier rang lors de la messe en mémoire des victimes du 31 décembre 2017, à Kinshasa, le 12 janvier 2018. © RFI/Florence Morice

Il y avait foule ce vendredi matin à la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa. L'église était pleine pour une messe en mémoire des victimes du 31 décembre 2017, après la répression des marches des laïcs catholiques contre le maintien au pouvoir du président Kabila. Et à la sortie, quelques tirs ont été entendus provoquant un mouvement de panique.

Peu après la fin de la messe, une petite foule scandait des slogans hostiles au président Kabila devant la cathédrale Notre-Dame lorsque des tirs ont été entendus à l’extérieur. Selon des témoins, il y a d’abord eu des tirs de gaz lacrymogènes, puis des tirs de sommation.
Les fidèles ont couru de toute part. Beaucoup sont allés se réfugier au fond de la paroisse, là où se trouvait le cardinal Laurent Monsengwo qui venait de célébrer la messe. Des paroissiens choqués. « Même ici, ils tirent », a dit une religieuse. D’autant plus choqués, que de nombreuses personnalités avaient pris part à la messe : des opposants tels que Martin Fayulu, Vital Kamerhe ou encore Félix Tshisekedi, mais aussi plusieurs ambassadeurs occidentaux comme celui de l’Union européenne, du Canada, de la France, de la Belgique au premier rang. Des personnalités qui n’étaient plus sur place au moment des tirs.

Deux blessés selon la police

Pour justifier ces tirs, la police a publié un communiqué sur les réseaux sociaux. « A la fin de la messe à la cathédrale Notre-Dame de Lingwala, l'officiant du jour a demandé aux paroissiens et aux autres invités de regagner leur domicile ou leur lieu de travail. A l'étonnement général, le leader politique de l'UNC, Vital Kamerhe s'est fait suivre par un groupe de partisans qui ont immédiatement entamé une marche jusqu'à la hauteur du terrain Congo Loisirs. Et cette situation a créé un embouteillage sans précédent. A la demande pacifique de la police de se disperser, les manifestants ont répondu par des jets de pierre. Dans l'impératif de rétablir l'ordre public, les forces de l'ordre ont été amenées à les disperser  à coup de gaz lacrymogènes », détaille le colonel Mwanamputu, le porte-parole de la police dans ce communiqué. Il ajoute que le bilan fait été de « deux blessés légers, dont l'un aux pieds et l'autre à la hauteur de son nez ».

Cette messe a été marquée par des temps forts. Les noms des six victimes, recensées par l’Eglise, ont été égrenés, trois fois, et à chaque fois applaudis. L’auxiliaire de l’archevêque de Kinshasa a annoncé que « le 31 décembre resterait dans l’histoire, comme le jour des martyrs de l’accord de la Saint-Sylvestre ». Il a dénoncé les « mensonges » des autorités qui, selon lui, veulent « cacher » la violence de l’Etat.
Autre moment fort, le porte-parole de la Cenco qui s’est exprimé. L’abbé Donatien Nshole a redit que « l’Eglise était dans son rôle et qu’elle continuerait à appeler les Congolais à se mobiliser ». Une intervention ovationnée dans la cathédrale Notre-Dame."


"KINSHASA: TIRS DE SOMMATION PRÈS DE LA CATHÉDRALE APRÈS UNE MESSE CRITIQUE ENVERS LE POUVOIR
° http://www.izf.net/afp/kinshasa-tirs-sommation-pres-cathedrale-apres-une-messe-critique-envers-pouvoir
Un attroupement a été dispersé vendredi par des tirs de sommation de la police devant la cathédrale de Kinshasa, après une messe très critique envers le pouvoir du président Joseph Kabila, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les policiers ont dispersé des groupes de fidèles qui quittaient l'enceinte de la cathédrale Notre-Dame, après cette messe célébrée par le cardinal Laurent Monsengwo, en présence d'ambassadeurs occidentaux, à la mémoire des victimes d'une marche anti-gouvernementale interdite et dispersée le 31 décembre dernier.
Un jeune homme légèrement blessé au visage affirme avoir été touché par ces tirs de sommation. Il a été soigné dans le jardin de la cure derrière la cathédrale.

Très critique envers le président Kabila, l'archevêque de Kinshasa Laurent Monsengwo a célébré une messe marquée par la ferveur religieuse, mais à la résonance politique, dans la plus grande cathédrale de Kinshasa pleine à craquer.
Au premier rang étaient assis côte à côte les ambassadeurs de Belgique, de France, du Canada, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, une représentante des États-Unis, ainsi que le secrétaire du nonce apostolique au second rang.
La messe a été interrompue à plusieurs reprises par des salves d'applaudissements, des chants, des slogans, voire des huées, qui ont ponctué l'intervention de différents membres du clergé pour le respect d'un accord politique conclu sous l'égide de l'Eglise catholique, prévoyant le départ du pouvoir du président Kabila.

"Si nous avons perdu un frère, une soeur, nous avons gagné des héros, des vrais, parce qu'ils ont mêlé leur sang à celui de tous ceux qui sont morts pour l'alternance au pouvoir gage de la démocratie", a lancé pendant son sermon l'évêque auxiliaire Donatien Bafuidinsoni, faisant se lever l'assistance.
A plusieurs reprises, les intervenants ont récité le nom des six victimes de la dispersion par les forces de l'ordre des "marches pacifiques" du 31 décembre organisées par des laïcs proches de l'Eglise.
La nonciature et les Nations unies ont révisé jeudi le bilan de la répression à la hausse, passant de cinq à six morts. Les autorités affirment qu'il n'y a pas eu de décès en lien avec ces marches.

Des élections sont prévues le 23 décembre en RDC. Le deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016."


"Kinshasa : la police disperse une marche improvisée par les partisans de Vital Kamerhe
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://www.radiookapi.net/2018/01/12/actualite/politique/kinshasa-la-police-disperse-une-marche-improvisee-par-les-partisans


La police devant la cathédrale Notre dame du Congo à la sortie d’une messe célébrée par le cardinal Laurent Monsengwo à Kinshasa, le 12/01/2018 en mémoire des victimes de la marche organisée par les laïcs catholique le 31/12/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La police nationale congolaise a dispersé ce vendredi 12 janvier non loin de la cathédrale Notre Dame du Congo une marche improvisée par les partisans de l’opposant Vital Kamerhe. Ce dernier sortait d’une messe de requiem célébrée par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya en mémoire des victimes de la marche organisée par les laïcs catholiques le 31 décembre dernier pour réclamer l’application stricte de l’accord de la Saint Sylvestre.

Un appel largement entendu, la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa n’a en effet pu contenir tous les Congolais et les nombreux diplomates étrangers venus se recueillir.
Selon le général Sylvano Kasongo, commissaire provincial de la police de Kinshasa, Vital Kamerhe a créé un attroupement avec ses partisans sur la voie publique. Les forces de l'ordre ont fait usage des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes, car « ce politicien a refusé d’obtempérer aux ordres pour libérer la voie publique », indique-t-il.
« La messe était déjà terminée, il n’y avait aucun incident. Mais un politicien [Vital Kamerhe, Ndlr] qui voulait prendre un bain de foule. Il a commencé à marcher avec ses partisans. Ils ont commencé à troubler l’ordre public. La police leur a dit qu’ils n’avaient pas l’autorisation de marcher. Les partisans ont jeté les projectiles sur les policiers. La police s’est défendu et a fait usage des lacrymogènes », explique le général Kasongo.



Des fidèles catholiques se couchent sur la pelouse après avoir entendu les sifflements des balles et les détonations des gaz lacrymogène à la sortie d’une messe dite par le cardinal Laurent Monsengwo à Kinshasa, le 12/01/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le colonel Mwanamputu, porte-parole de la police indique, dans un communiqué que le bilan de la dispersion de cette marche improvisée est de « deux blessés légers, dont l'un aux pieds et l'autre à la hauteur du nez »."
° https://www.radiookapi.net/2018/01/12/actualite/societe/marche-des-catholiques-une-messe-en-memoire-des-victimes-celebree-par


° https://actualite.cd/2018/01/12/deux-blesses-legers-apres-messe-a-cathedrale-dame-congo-police/
° https://actualite.cd/2018/01/12/kinshasa-jet-gaz-disperser-marche-spontanee-apres-messe-a-cathedrale/
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-des-tirs-de-sommation-entendus-a-kinshasa-pres-de-la-cathedrale-apres-une-messe-du-cardinal-monsengwo-5a58aab0cd70b09cef99bd54
° https://afrique.lalibre.be/13406/rdc-coups-de-feu-a-la-sortie-de-la-messe-des-martyrs/
° http://www.jeuneafrique.com/509612/politique/rdc-la-fin-de-la-messe-en-hommage-aux-victimes-du-31-decembre-perturbee-par-des-tirs/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/12/tirs-panique-apres-messe-catholiques-a-kinshasa.html


"Accusé d’avoir instigué à une marche après la messe, Kamerhe parle d’un “gros mensonge”"
° https://actualite.cd/2018/01/12/accuse-davoir-instigue-a-marche-apres-messe-kamerhe-parle-dun-gros-mensonge/
° https://actualite.cd/2018/01/12/rdc-police-intervenue-disperser-militants-de-kamerhe-sattaquaient-a-police-sylvano-kasongo/


"Jean-Claude Vuemba: “S’attaquer aux prêtres, c’est aussi attaquer la population”"
° https://actualite.cd/2018/01/12/jean-claude-vuemba-sattaquer-aux-pretres-cest-attaquer-population/


"Edito : Kabila a commis une faute irréparable, celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivr"
° http://www.lalibre.be/debats/edito/edito-kabila-a-commis-une-faute-irreparable-celui-qui-ne-connait-pas-l-histoire-est-condamne-a-la-revivre-5a57c408cd7083db8b82e7d2


"RDC : Le sabre et le goupillon"
° https://afrique.lalibre.be/13400/rdc-le-sabre-et-le-goupillon/


"Communiqué de la CENCO
LA CENCO DENONCE LES ATTAQUES CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET SA HIERARCHIE"

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209755&Actualiteit=selected

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14319
° https://africa.la-croix.com/rd-congo-leglise-publie-deux-rapports-accablants-gouvernement-commission-electorale/



"RDC : la visite polémique de la ministre Mushobekwa à une victime de la répression du 31 décembre"
° http://www.jeuneafrique.com/509712/politique/rdc-la-visite-polemique-de-la-ministre-mushobekwa-a-une-victime-de-la-repression-du-31-decembre/



"Rassemblement : réunion de vérité ce vendredi"
° http://www.latempete.info/rassemblement-reunion-de-verite-ce-vendredi/



"Messe des martyrs du 31 déc forte présence de la communauté internationale qui sonne comme un"




"TOKOMI WAPI 12 01 2018 VERITES EBIMI NA MESSE?"




"En Toute Vérité avec Moïse Katumbi : "Nous sommes prêts à utiliser tous les moyens contre Kabila""




Compatriotiquement!


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# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 15/1/2018, 4:58 pm

"RDC : il est minuit, M. Kabila"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/509801/politique/rdc-il-est-minuit-m-kabila/
Certains cauchemars reviennent à nuit fixe. Ce 16 janvier 2018, comme chaque 16 janvier depuis dix-sept ans, Joseph Kabila Kabange revit l’assassinat de son père, celui du père de son père et tout ce que ce lourd passé fait peser sur son propre destin.

Joseph a alors 29 ans. C’est un jeune homme timide, reclus. Il parle l’anglais et le swahili, mal le français, pas du tout le lingala. Lorsque les « tontons » sécurocrates viennent le chercher à Lubumbashi pour succéder au Mzee, il refuse.
Il faut le forcer, le convaincre, presque le menacer pour qu’il accepte un pouvoir qu’il perçoit comme une malédiction, tel un lionceau jeté dans la fosse aux hyènes.
Aujourd’hui, Joseph Kabila a 46 ans et il est encore là, défiant toutes les Cassandre. Il porte la barbe poivre et sel d’un pasteur cananéen, parle un français fluide, comprend le lingala, s’accroche à ce pouvoir qu’il a fini non pas par aimer mais par absorber comme un antidote au vide et la seule façon pour lui de rester en vie.

La conscience d’un destin tragique

On ne peut comprendre Kabila, et l’on se condamne aux abîmes de perplexité dans lesquels son impénétrable détachement plonge ses interlocuteurs au sortir des rares audiences qu’il leur accorde, si l’on n’intègre pas cette donnée essentielle : la conscience d’un destin tragique. À la peur d’accéder au pouvoir a succédé le vertige de le perdre.
Qui, dans un an, le 16 janvier 2019, sera le président d’une RD Congo de moins en moins républicaine et démocratique ? Une seule chose paraît acquise : Joseph Kabila ne sera pas candidat à son propre remplacement. À moins d’établir une dictature militaire sanglante, toute velléité de déverrouiller le numerus clausus constitutionnel des mandats est inconcevable.

Pour le reste, et même si la commission électorale a annoncé la date du 23 décembre 2018 pour la tenue de l’élection suprême, absolument rien n’est gravé dans le marbre. Dans ce pays aux 45 millions d’électeurs répartis sur 2,5 millions de km2, le paradoxe confine souvent à l’absurde.
Pour le scrutin capital, le pouvoir endosse le rôle dévolu ailleurs à l’opposition : celui de la fétichisation absolue de la démocratie avec données biométriques, machines à voter, recensement intégral, bref une transparence à la suédoise dont la mise en place est inenvisageable d’ici à la fin de cette année sans l’aide financière aussi mirobolante qu’impossible à obtenir d’une communauté internationale prise en quelque sorte au piège de ses propres exigences.

Tout comme cette dernière, l’opposition, elle, revêt les habits habituellement réservés aux pouvoirs en place et qui entendent le rester, puisqu’elle se contenterait volontiers d’un simple et rapide toilettage, forcément aléatoire et contestable, du fichier électoral existant.

Dialogue de sourd et glissement perpétuel

Ce dialogue de sourds n’est compréhensible que dans le cadre d’un glissement perpétuel, Joseph Kabila ayant renoncé au scénario Bisounours du happy end, celui qui le verrait se retirer dans son domaine de Kingakati afin d’y jouir tranquillement de ses biens et de sa nouvelle vie de gentleman-farmer, après avoir adoubé, puis fait élire, fin 2018, un successeur qui le laisserait en paix.
Le problème, en effet, outre le fait que Kabila n’accorde sa confiance qu’à une quinzaine de personnes tout au plus, est que, même parmi ses proches, nul n’est en mesure de lui garantir un avenir paisible au Congo, encore moins à l’extérieur du Congo. En ce domaine, les promesses, y compris écrites, ne valent pas grand-chose.

Suivi avec attention à Kinshasa, le démantèlement accéléré en Angola voisin du système dos Santos par le successeur que ce dernier avait lui-même choisi, João Lourenço, est un épouvantail de plus : à qui se fier dès lors qu’un Brutus en puissance se dissimule en chacun de vos collaborateurs ?
Reste donc l’hypothèse la plus probable, celle que Kabila semble avoir choisie : pas d’élection cette année, en attendant la prochaine. Retenir le jour comme Johnny retenait la nuit.

Quelle porte de sortie ?

Qui pourrait l’en empêcher ? Des sanctions internationales de plus en plus dures ? La logique de survie pèsera toujours plus lourd que les interdictions de voyager. La mobilisation populaire ? L’émeute à la burkinabè ? Le régime y est préparé, la force est avec lui.
La Garde républicaine et les unités opérationnelles de la police et de la gendarmerie font l’objet de toutes ses attentions, et le temps est révolu où Mobutu disait à ses spadassins : « Vous avez des armes, vous n’avez pas besoin de salaires. »
L’opposition ? Elle a ses propres problèmes de crédibilité, s’obstine à croire que le salut viendra de l’extérieur, cultive sa scissiparité, est en panne de vrai leader depuis que Jean-Pierre Bemba est en prison à Scheveningen et qu’Étienne Tshisekedi est mort – bientôt un an que sa dépouille attend de rejoindre la terre de ses ancêtres, une aberration qui n’honore pas ses héritiers.

La société civile ? Les jeunes effrontés de la Lucha ne sont ni achetables ni manipulables, certes, mais que pèsent-ils hors de leur matrice de Goma, eux qui refusent d’entrer dans le jeu politique ?
Reste la porte de sortie ultime, celle que le destin a choisie pour Lumumba, Mobutu, Kabila père. À un journaliste qui lui demandait il y a quelques mois ce qu’il ferait après le pouvoir, Joseph Kabila Kabange a répondu : « Ne vous inquiétez pas, je ne me suiciderai pas. »
Drôle de façon de parler de l’avenir en écartant d’emblée l’hypothèse de la mort, comme s’il fallait sans cesse la conjurer. Quand on marche sur un fil au-dessus d’un volcan, chaque jour est une vie."



"RDC: Le CLC promet d’aller jusqu’au bout et annonce une nouvelle marche pour ce dimanche 21 janvier
° https://actualite.cd/2018/01/13/rdc-clc-promet-daller-jusquau-bout-annonce-nouvelle-marche-dimanche-21-janvier/
Le Comité Laïc de Coordination (CLC) annonce une nouvelle marche ce dimanche 21 janvier 2017 pour « libérer l’avenir».
«(…) main dans la main, comme d’habitude, nous allons marcher pacifiquement avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets et nos crucifix pour sauver le Congo, notre patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens», a dit le CLC dans un communiqué publié ce samedi 13 janvier 2018.


Le 5 janvier dernier, le gouvernement avait mis en garde le CLC contre toute récidive et avait demandé à la justice de se saisir du dossier de la marche du 31 décembre.
Le 5 janvier dernier, le gouvernement a mis en garde le CLC contre toute récidive et avait demandé à la justice de se saisir du dossier de la marche du 31 décembre.
«Pour arrêter le cycle de la violence en perspective pour cette année 2018, et empêcher aux organisateurs de la marche du 31 décembre de récidiver, le gouvernement demande à la justice de se saisir du dossier et d’établir des responsabilités. Le respect de la loi passe avant les considérations d’opportunité», avait dit le gouvernement dans le compte rendu du Conseil des ministres.

De son côté, le CLC promet d’aller jusqu’au bout de sa lutte.
« Loin de nous intimider, le pouvoir a renforcé notre détermination et notre volonté de jouir de notre droit constitutionnel de manifester publiquement. Nul ne peut se croire plus fort que nous tous réunis. Nous irons jusqu’au bout  », a ajouté les laïcs catholiques dans leur communiqué de ce samedi."


° http://www.jeuneafrique.com/509903/politique/rdc-des-catholiques-appellent-a-une-nouvelle-marche-anti-kabila-le-21-janvier/
° https://afrique.lalibre.be/13461/rdc-nouvelle-marche-des-catholiques-le-21-janvier/
° http://www.latempete.info/27098-2/
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/13/catholiques-appellent-a-nouvelle-marche-dimanche-21-janvier.html

"A Kinshasa, l’Eglise en route vers la révolution
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/15/a-kinshasa-leglise-route-vers-revolution.html
L'arrivée de l'Eglise catholique dans la lutte pour la démocratie en République démocratique du Congo laisse entrevoir une révolution en formation.



Jamais dans l’histoire récente de la nation congolaise la Saint Église n’aura autant pris position. Dupée par le pouvoir du président Joseph Kabila, en faisant d’elle l’artisan d’un glissement sans fin, l’Église Catholique lance la révolte et se positionne à présent à la tête d’une fronde qui prend de l’ampleur.(...)"

"RDC: la pression s’intensifie sur Joseph Kabila
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-la-pression-sintensifie-sur-joseph-kabila/
Une nouvelle journée de contestation anti-Kabila est annoncée dimanche 21 janvier, alors que l’Union européenne pourrait prendre une résolution d’urgence prochainement sur le Congo.

La pression va rapidement monter pour le président Joseph Kabila, hors mandat depuis le 19 décembre 2016 et incapable d’organiser les élections avec fin 2018. La rue, mais aussi la communauté internationale vont remettre le couvert pour tenter de contraindre le président congolais à organiser les élections et à ne pas briguer de nouveau mandat comme l’exige la Constitution. Le collectif soutenu par l’Eglise catholique, qui avait déjà organisé la marche du 31 décembre 2017, lourdement réprimée par la police, a décidé de ne rien lâcher et relance une nouvelle journée de mobilisation dimanche 21 janvier. A l’issu des messes dominicales, le Comité laïc de coordination appelle les Congolais à sortir « main dans la main, comme d’habitude (et) marcher pacifiquement avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets, nos crucifix pour sauver le Congo ».

Les revendications du Comité, relayées par l’ensemble de l’opposition politique, sont claires : libération des prisonniers politiques, retour des opposants en exil, restructuration de la Commission électorale (CENI) et la confirmation que Joseph Kabila ne briguera pas de nouveau mandat. Le succès de la mobilisation du 31 décembre, malgré la répression qui a fait 6 morts, a suscité un nouvel espoir pour les opposants au président Kabila. « Loin de nous intimider, le pouvoir a renforcé notre détermination et notre volonté de jouir de notre droit constitutionnel de manifester publiquement », « nous irons jusqu’au bout » ont prévenu les membres du Comité laïc de coordination.

Ligne rouge

Plus rien ne semble faire peur aux Congolais, qui ont assisté en nombre à la messe d’hommage aux victimes du 31 décembre, à la cathédrale de Kinshasa. La messe présidée par le très charismatique cardinale Laurent Monsengwo s’est rapidement transformée en rassemblement pour l’alternance politique en République démocratique du Congo (RDC). A la fin de l’office, la foule a été dispersée par la police devant la cathédrale, faisant deux blessés légers, selon les autorités congolaises.
Le cycle de la contestation-répression semble bel et bien enclenché au Congo. En faisant intervenir la police à l’intérieur même des églises  – voir notre article -, Joseph Kabila a sans doute franchi une ligne rouge que beaucoup de Congolais, majoritairement catholiques, croyaient infranchissable. Les autorités ont d’ailleurs hésité un long moment pour justifier les tirs de gaz lacrymogènes dans les lieux de culte avant de désavouer leurs propres forces de sécurité et de parler de « bavures ». Reste donc à savoir quelle sera l’attitude des forces de sécurité lors de la prochaine mobilisation du 21 janvier ? Joseph Kabila jouera-t-il l’apaisement… ou la fuite en avant ?

Nouvelles sanctions ?

En plus d’une nouvelle mobilisation populaire, le président congolais devra également affronter la pression internationale. Cette fois, c’est la Belgique qui prend les devants, en privant le Congo d’une aide financière de 25 millions d’euros. Un coup dur pour l’exécutif congolais, puisque cette décision marque le début d’un isolement diplomatique que réclame l’opposition congolaise après le nouveau report des élections fin 2018.
Mais Kinshasa doit davantage redouter les prochaines mesures de l’Union européenne (UE) promises par les eurodéputés (S&D) Cécile Kyenge, Marie Arena et Gianni Pittella, qui préparent « une résolution d’urgence avec débat en session plénière ». Après un communiqué de l’UE jugé très modéré au vue de la violente répression du 31 décembre, certains politiques prônent le renforcement des sanctions ciblées à l’encontre de personnalités congolaises politiques ou sécuritaires. Une accélération des sanctions que réclament également l’opposition congolaise et les ONG des droits de l’homme."



"Église Catholique contre Clan Kabila : Le point de non-retour"
° http://cas-info.ca/eglise-catholique-contre-clan-kabila-le-point-de-non-retour/

"L'épiscopat appelle à "barrer la route" à une confiscation du pouvoir - AFP - le 11/01/18"
° http://www.congoforum.be/upldocs/13%2001%2018.pdf

"L'Eglise persiste et signe en RDC face à Kabila"
° https://www.voaafrique.com/a/l-eglise-persiste-et-signe-en-rdc-face-a-kabila/4205541.html


"RDC : Kabila veut mettre en prison les leaders de la marche des Catholiques"
° https://afrique.lalibre.be/13426/rdc-kabila-veut-mettre-en-prison-les-leaders-de-la-marche-des-catholiques/


"RDC : la question des prisonniers et exilés politiques devrait être résolue avant les élections (ACAJ)"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/14/actualite/politique/rdc-la-question-des-prisonniers-et-exiles-politiques-devrait-etre
° http://www.rfi.fr/afrique/20180114-rdc-journee-solidarite-prisonniers-politiques-association-congolaise-acces-justice-
° http://www.latempete.info/lacaj-chevet-prisonniers-exiles-politiques/


"RDC : la visite polémique de la ministre Mushobekwa à une victime de la répression du 31 décembre"
° http://www.jeuneafrique.com/509712/politique/rdc-la-visite-polemique-de-la-ministre-mushobekwa-a-une-victime-de-la-repression-du-31-decembre/
° http://www.afriwave.com/?p=6869
"RDC : la vérité sur la polémique Mushobekwa – Rachel Kitsita"
° http://www.afriquechos.ch/?p=11463
"Dorcas Makaya, défigurée par une balle, enfin évacuée pour l’Afrique du Sud"
° https://7sur7.cd/new/2018/01/dorcas-makaya-defiguree-par-une-balle-enfin-evacuee-pour-lafrique-du-sud/


"Le Centre appelle à une rencontre entre Kabila et Monsengwo"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/15/centre-appelle-a-rencontre-entre-kabila-monsengwo.html


"RDC: après la Belgique, quelle stratégie pour l'UE?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180115-rdc-apres-belgique-quelle-strategie-ue
° http://www.latempete.info/a-linitiative-de-quelques-deputees-europeennes-une-resolution-sur-la-rdc-en-chantier/

Compatriotiquement!

PS

"PAR LA VOIE DE ROGER LUMBALA, LE RASSOP DEGAINE A SON TOUR ET ANNONCE
UNE MÉGA MARCHE VERTE CE DIMANCHE 21 JANVIER"

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° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14335

"Marche du 21 janvier 2018: Un pari risqué"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Laughing  Laughing  Laughing
° http://groupelavenir.org/marche-du-21-janvier-2018-un-pari-risque/


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 16/1/2018, 8:24 pm

Que conclure de tout ce remue-ménage ambiant dans notre pays ?
Qu’observe-t-on dans la population, chez les politiques de la majorité et de l’opposition ?
Quels effets ont produit dans le pays les marches passées et prévues des Catholiques et autres manifestations, les réactions des forces de l’ordre et apparentées, les actes et les paroles des uns et des autres, les morts, les blessés, les meurtris physiques et psychologiques ?

Bien sûr l’essentiel, comment le pouvoir entend-il gérer ou gère-t-il la situation et non pas la vie privée ou le dénigrement gratuit de tel notable de la ‘kanambie’, de l’opposition ou du côté des Catho ?


Le moins qu’on puisse dire est que tout cela fait tâche, inquiète mais fait-il pour autant pression sur ‘JK’ et son aréopage plus hétéroclite et même divisé qu'il n'y parait, au point de les faire changer d’avis final ?
En face, il semble bien que loin d'intimider les 'marcheurs' catholiques ou non, répression et intimidations du pouvoir malgré leur violence et leur constance ont renforcé la volonté de ceux-ci à s'exprimer, à manifester librement leur dépit et davantage, d'aller « jusqu'au bout »... Qu'en sera-t-il demain ? D'autres manifestations feront-elles d'autres demandes d'alternance d'opposants politiques ou de simples citoyens portés par leur intérêt 'citoyen' ?

Tout observateur un tant soit peu attentif sait que ce pouvoir n’entend pas renoncer aussi facilement à sa détermination à rempiler envers et contre tout; capital : en parangons discrets mais réels de l'« occupation ougando-rwandaise », la mission de 'JK' et de ses complices est de parfaire leur fonction de « chevaux de Troie »...
Dans ce sens à moins d'une désapprobation autrement plus populaire qui bouscule significativement leurs plans, ce qui ne semble pas encore le cas, les changements de cap ne sont pas encore au programme mais qui sait, le peuple à côté des Catho qui auraient à se faire pardonner pour s'être fait rouler lors de leur médiation à la demande de 'JK' peut nous réserver des surprises …

Cela peut venir avec l’accumulation des mouvements de masse, des marches courageuses comme celles qu’il y’a eu ces derniers jours et qui ne soient pas trop entravées par la soldatesque ‘loyaliste’ mais aussi avec un coup de pousse de l’extérieur, de cette fumeuse CI qui décidément est lassée par l'arrogance outrancière de notre autocratie...
Jusqu'où, jusque quand 'JK' et les siens vont-ils encore abuser de notre légitime patience ?

Que réclament Monsengwo, ses 'marcheurs' et une majorité des Congolais ?
Qu'avec l'application fidèle de l'Accord de la St Sylvestre ce pouvoir « remplisse enfin les conditions préalables d'élections réellement crédibles, qu'il libère sans condition des prisonniers politiques, mette fin à l’exil des opposants menacés, qu'il libéralise les espaces médiatiques, en finisse avec le dédoublement des partis politiques, entreprenne la restructuration de la CENI, et enfin confirme la volonté de 'JK' de ne pas briguer un troisième mandat comme l’exige la Constitution »...

Ce dernier est aujourd'hui hors mandat, peut-il ou va-t-il enfin respecter les termes de l’Accord ? Pour le moment il n'a pas répondu aux sollicitations des Cathos comme à ces exigences démocratiques de la population, c'est de l’arrogance irresponsable confinant au mépris sinon à une inconscience dangereuse, à un silence coupable d’un pouvoir insensible aux demandes d'un peuple insatisfait de son bilan et prompt à prendre son destin en mains sans laisser de répit à la dictature ,  voilà ce que veulent les "marcheurs"...

Ce n'est pas comme le chantent es fanatiques et idéologues de tout poil : il n'y a pas tant une opposition en face du camp du pouvoir mais un peuple majoritairement prêt à prendre ses responsabilités  Et en ce jour de commémoration de la mort d'un certain LDK, pensons à ses paroles “Ne jamais trahir le Congo !”... Le Congo appartient à tous les Congolais, non pas à quelques privilégiés, non plus aux étrangers : c'est donc à travailler pour l’intérêt de tous que nous devons nous atteler aujourd'hui et ainsi répondre aux demandes légitimes du peuple...

Si ce pouvoir ne l'intègre toujours pas, il faudra lui forcer la main...
Voilà ce qui nous reste à faire, voilà ce que signifie la vague de tension portée par les revendications des Catho et cette sourde désapprobation de l'arbitraire de ce pouvoir qui refuse de se conformer à la loi démocratique...
Voilà où va nous mener inéluctablement la gestion « médiocre » de ce pouvoir : à dégager la queue entre les pattes aujourd’hui, demain ou après-demain…


"RDC : ça s’énerve au PPRD"
° https://afrique.lalibre.be/13531/rdc-reglement-de-compte-au-pprd/



Début d’année compliquée dans le premier cercle du pouvoir à Kinshasa et en particulier au sein des pontes du PPRD, le parti de Joseph Kabila. Tant du côté des politiques que des militaires, le torchon brûle.
Qui ? Qui a trahi ? Qui a donné ces dernières semaines toute une série d’informations à la presse et aux opposants ? Ce sont les questions qui taraudent les membres du premier cercle du pouvoir autour du président hors mandat Joseph Kabila.


Tout a commencé fin novembre avec la fuite de la bande sonore d’un rassemblement de cadres de la majorité présidentielle dans un grand hôtel de Kinshasa. Une bande son qui a atterri à la rédaction de Jeune Afrique et dans laquelle on pouvait entendre le secrétaire général du PPRD, Henry Mova, mais aussi Aubin Minaku, secrétaire générale de la majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, Emmanuel Shadary, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale independante (CENI) défendre l’idée de la réforme de la loi électorale.

Un enregistrement qui démontrait notamment les doutes de Minaku et la détermination de Mova. A la veille de la marche du 31 décembre; nous avions éventé, grâce à un coup de fil « bien informé », le plan de certains militaires de monter de toutes pièces une tentative de coup d’Etat qui aurait permis d’arrêter les prêtres les plus combatifs sur la base de faux aveux de faux putschistes. Ces derniers jours, la volonté d’aller au référendum démontée par Moïse Katumbi – malgré les dénégations de la majorité – ont encore un peu plus énervé le clan présidentiel qui donnerait cher pour connaître l’identité du ou des coupables.

Mova, coupable idéal

Lors de la dernière réunion, le week-end dernier, à Kingakati, la ferme présidentielle dans la banlieue de Kinshasa, la question a été évoquée. « Henry Mova, le secrétaire général du parti n’a pas dû apprécier », explique un membre de la majorité. Pour beaucoup, « la fuite de la bande sonore, c’est lui », explique un autre, « absent » lors de cette rencontre de Kingakati. « Il était le mieux placé pour enregistrer et surtout, si la bande sortait, il apparaissait comme le meilleur soldat de la Kabilie. Il pouvait ainsi démontrer au chef qu’il était le plus fidèle quand les autres affichaient ouvertement leurs doutes. Une attitude qui en a enervé plus d’un.

Mova s’est fait quelques ennemis de plus avec cette bande sonore. »
 « Il se rêve trop gros », renchérit un autre membre de la majorité, ex-ministre qui, à la veille du week-end, prônait que la structure à la tête du PPRD soit largement modifiée. « Le secrétaire général est trop isolé. Il faut une structure avec un président, un vice-président et un secrétaire général permanent », expliquait-il, promettant que plusieurs cadres de la majorité s’étaient entendus pour défendre cette thèse devant l’autorité morale du parti, alias le président hors mandat Joseph Kabila. Selon diverses sources, cette piste aurait bien été évoquée et des changements seraient à prévoir dans la structure du PPRD.

Mais d’autres font remarquer que faire tomber Mova ne suffira pas. « Il y a plusieurs auteurs de fuites », explique un des membres de la majorité, qui ajoute : « Il ne faut pas oublier que les leaders de l’opposition ont été nos amis. Ils ont conservé des liens avec de nombreux membres de la majorité et les temps difficiles en ce début d’année peuvent inciter à réveiller certains liens, histoire d’essayer de se protéger au cas où les choses s’envenimeraient ».

Mêmes tensions chez les généraux

Et il n’y a pas que dans la classe politique que la tension est de mise. Une réunion entre généraux Tango Four, Numbi et Olenga a aussi tourné au vinaigre. Olenga estimant qu’il n’avait pas droit aux mêmes égards que ses collègues quand il se présentait chez le chez de l’Etat, alors qu’entre les deux autres, c’était le rôle dévolu à la soldatesque étrangère qui faisait monter le ton.

« Juste avant le sauf qui peut »

« Ce sont des crises qui devraient aller en s’accentuant. Beaucoup pensent que Kabila va finir par céder sous la pression internationale et qu’il devra désigner un remplaçant. Tous les autres coqs essaient de se positionner. C’est à celui qui criera le plus fort où qui fera voir ses plus belles plumes ou qui volera dans celles des autres. Cela va être le temps des règlement de compte. C’est l’étape qu précède le sauf qui peut », analyse un habitué du pouvoir en RDC.

Et pourtant, jusqu’ici, les troupes sont demeurées fidèles au pouvoir ? « D’abord, il y a beaucoup d’étrangers, de mercenaires  et de rebelles dans les troupes qui font régner la peur en RDC. Les militaires congolais, eux, sont peut-être tentés de déposer leurs armes mais la pression n’est pas suffisante aujourd’hui. Les catholiques et leur mouvement pacifique, ça pose question mais ça ne fait pas peur. La marche des catholiques annoncée pour dimanche prochain sera à observer de très près. On a l’impression qu’il suffirait aujourd’hui de pas grand-chose pour que les militaires congolais rallient le mouvement des catholiques. Tant que c’était l’opposition habituelle entre majorité et opposition politique, c’était facile. Avec l’arrivée des catholiques, tout devient plus difficile et sensible », conclut-il."



"RDC: Le gouvernement accuse Monsengwo d’avoir mené “quelques tentatives subversives contre les intérêts nationaux” "
° https://actualite.cd/2018/01/16/rdc-gouvernement-accuse-monsengwo-davoir-mene-quelques-tentatives-subversives-contre-interets-nationaux/
Le gouvernement congolais réitère que les dernières prises de position du Cardinal Monsengwo constituent des “tentatives subversives” contre les “intérêts nationaux”. C’est ce qui ressort du compte-rendu du 6ème Conseil des ministres, tenu le lundi 15 janvier 2018, sous la direction du Premier ministre Bruno Tshibala.

«Il en ressort une situation sécuritaire relativement calme sur toute l’étendue du territoire national avec, cependant, quelques tentatives subversives initiées notamment par un membre de la hiérarchie du clergé de l’Église catholique de la ville de Kinshasa (Ndlr : Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya). Ces tentatives que des membres de la CENCO ont tenté de rationaliser par la suite dans un communiqué, s’inscrivaient dans un schéma anticonstitutionnel de violence, de désordre, de perturbation du processus électoral compromettant gravement les Intérêts nationaux», a souligné Emmanuel Shadary, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité.

Au cours d’une conférence de presse jeudi 11 janvier 2018 au Centre interdiocésain à Kinshasa, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avait exigé des preuves à ceux qui estiment que le Cardinal participait à la déstabilisation des institutions de la République.« Depuis lors, l’on assiste à une campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrées même par des responsables des institutions de la République contre l’Église catholique et sa hiérarchie. Le peuple congolais en est témoin. C’est inacceptable ! Cette campagne de mépris vise particulièrement l’autorité de son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo, considéré à tort comme instigateur des actions visant à déstabiliser les institutions en place et à vouloir s’emparer du pouvoir.
Nous exigeons des preuves à ces graves accusations portées contre sa personne »
, avait protesté la CENCO, par la voix de son secrétaire général, l’Abbé Donatien Nshole Babula."



"RDC : Lettre ouverte au Président de l’Eglise du Christ au Congo"
° https://afrique.lalibre.be/13517/rdc-lettre-ouverte-au-president-de-leglise-du-christ-au-congo/

" Il y a de l’espoir » pour la tenue des élections en RDC, estime le général Ngweby "
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° https://www.radiookapi.net/2018/01/16/actualite/en-bref/il-y-de-lespoir-pour-la-tenue-des-elections-en-rdc-estime-le-general

"La conscience nationale et l’identité du peuple Congolais"
° http://www.congoindependant.com/la-conscience-nationale-et-lidentite-du-peuple-congolais/
"La République des médiocres"
° http://www.congoindependant.com/la-republique-des-mediocres/

" LA CROISADE LUZOLO ACCOUCHE D’UNE SOURIS"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14337


"L’assassinat de LD Kabila: un « Dossier classé », dix-sept ans de mystère!"
° http://www.congoindependant.com/lassassinat-de-ld-kabila-un-dossier-classe-dix-sept-ans-de-mystere/
"17 ans après son assassinat, L.D. Kabila : à qui a profité le crime ?"
° http://www.latempete.info/17-ans-apres-assassinat-l-d-kabila-a-a-profite-crime/

" Joseph Kongolo : «Laurent-Désiré Kabila n’a malheureusement pas d’héritier» "
° https://www.radiookapi.net/2018/01/16/actualite/politique/joseph-kongolo-laurent-desire-kabila-na-malheureusement-pas-dheritier
" À la veille du 16 janvier, Mwenze Kongolo cible Joseph Kabila, qui a «effacé tout le sillage de son père»"
° http://cas-info.ca/a-la-veille-du-16-janvier-mwenze-kongolo-cible-joseph-kabila-qui-a-efface-tout-le-sillage-de-son-pere/

"RDC : la messe en hommage à LD Kabila, un tribunal pour le pouvoir
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° https://afrique.lalibre.be/13574/rdc-la-messe-en-hommage-a-ld-kabila-un-tribunal-pour-le-pouvoir/



Le tenants du poyvoir en RDC avaient décidé de rendre hommage ce 16 janvier au président Laurent-Désiré Kabila, assassiné il y a 17 ans jour pour jour.

Evidemment, pas question pour le pouvoir, vu les tensions actuelles, de se rendre dans une église catholique pour cet hommage, pas question de prendre le risque de donner la parole à un des ces prêtres catholiques qui ont osé défier le pouvoir en descendant dans la rue le 31 décembre pour demander l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre et au président hors mandat Joseph Kabila d’annoncer qu’il ne briguerait pas un troisième mandat. Les mêmes ont d’ailleurs annoncé leur intention de « marcher » encore ce 21 janvier pour tenter de se faire entendre.
Mais ça, ce n’est pas nouveau. Depuis belle lurette, le pouvoir s’était tourné vers les protestants chez qui il savait qu’il allait trouver le réconfort nécessaire.

Tout le gouvernement était présent, les cadres du PPRD (le parti de Kabila) mais aussi Madame Joseph Kabila et d’autres membres de la famille présidentielle, le tout largement diffusé en direct sur l’antenne nationale de la RTNC.
Une belle mise en scène, de beaux atours et puis… l’homélie du Pasteur François-David Ekofo qui douche tout le monde avec un rappel aux engagements du défunt célébré ce jour de ne « jamais trahir le Congo » en pointant, toutes les dérives du pouvoir incapable de créer un Etat, de l’entretenir ou de le développer économiquement malgré les énormes richesses dont il dispose.

Les applaudissements se font polis, sur certains des visages du premier rang, c’est carrément la soupe à la grimace. dans la cathédrale du Centenaire de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), dans la commune de Lingwala (Kinshasa).
« Dieu nous a donné beaucoup de richesses, il nous jugera sur base de ce qu’il nous a donné”, lance le pasteur, avant d’ajouter, pour ceux qui auraient eu un doute sur ses propos : « L’Etat congolais n’existe pas. Nous devons léguer à nos enfants un pays de droit où tous les hommes sont égaux, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité par la justice quel que soit son rang. »
Le Pasteur Ekofo a ensuite plaidé pour le développement des infrastructures de la RDC.
“Quand on parcourt l’Afrique, il y a des routes qui permettent aux gens de circuler librement mais c’est seulement en arrivant à la frontière de la RDC qu’on remarque qu’il n’y a pas de route. Que ce soit du côté nord ou sud, c’est la même chose. Pourtant la libre circulation des personnes et des biens pourra permettre aux Congolais de se connaître davantage et d’apprendre à cohabiter. La libre circulation permet aussi de consolider l’unité nationale”, conclu le Pasteur sous les regards médusés des premiers rangs qui ne s’attendaient visiblement pas à une pareille gifle en public et devant les caméras de la télévision nationale.


Ce qui a permis à Kash, caricaturiste d’exception, de signer le dessin qui illustre cet article et qui résume tout…"


"Pasteur François-David Ekofo : “L’Etat congolais n’existe pas ! Léguons à nos enfants un pays de droit”"
° https://actualite.cd/2018/01/16/pasteur-francois-david-ekofo-letat-congolais-nexiste-leguons-a-nos-enfants-pays-de-droit/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/16/actualite/politique/reverend-ekofo-nous-devons-leguer-nos-enfants-un-pays-ou-letat-existe
° https://actualite.cd/2018/01/16/linterpellation-pasteur-ekofo-ne-concerne-dirigeants-monde-henri-mova/
"Cinglant réquisitoire et inédit, d’un Pasteur de l’ECC, sur un pays « riche aux populations pauvres »"
° http://cas-info.ca/cinglant-requisitoire-et-inedit-dun-pasteur-de-lecc-sur-un-pays-riche-aux-populations-pauvres/


"Dimanche 21 janvier 2018 : nouvelle marche des Catholiques - Le Phare"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209794&Actualiteit=selected
° https://afrique.lalibre.be/13461/rdc-nouvelle-marche-des-catholiques-le-21-janvier/
" Marche du CLC court-circuitée : Roger Lumbala annonce une méga marche verte !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/14/marche-du-clc-court-circuitee-roger-lumbala-annonce-une-mega-marche-verte/
"Olenghankoy dément formellement l’organisation d’une marche par le Rassop/Kasa-Vubu le 21 janvier prochain"
° https://actualite.cd/2018/01/16/olenghankoy-dement-formellement-lorganisation-dune-marche-rassopkasa-vubu-21-janvier-prochain/

"Marche du 21 janvier : la Dynamique de l’opposition rappelle les violences du 31 décembre et attire l’attention de la CPI"
° https://actualite.cd/2018/01/16/marche-21-janvier-dynamique-de-lopposition-rappelle-violences-31-decembre-attire-lattention-de-cpi/

"Marche le 21 janvier: Une structure de laïcs protestants soutient le CLC
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops
° http://cas-info.ca/marche-le-21-janvier-une-structure-de-laics-protestants-soutient-le-clc/
La Coordination des laïcs protestants(COLPRO) vient de sortir de son silence. Dans un communiqué publié tard das la soirée de lundi 15 janvier, elle  appelle toute la population congolaise; principalement,tous les leaders de confessions religieuses à s’unir à la démarche entreprise par le comité laïc de coordination pour la marche pacifique  le 21 janvier afin de« sauver la nation ».

Au regard la situation peu reluisant à laquelle se trouve la RDC, La Colpro dit : « Garder le silence ou rester indifférent est un acte de complicité » Et de poursuivre : « Il y a lieu que le mal soit arraché et abattu et détruit, pour qu’enfin soient bâties la paix,  la justice pour le peuple, au mieux intérêts de la nation »
D’après cette structure protestante « si tu es neutre en situation d’injustices, tu as choisi le parti de l’oppresseur ». Un front commun  qui rappelle  à la fois les tragiques souvenirs survenus avec la marche du 16 février 1992.  L’appel lancé par des laïcs catholiques pour cette deuxième journée de marche consécutive continue à déferler la chronique."



"RDC : Le MLC se dit prêt à démontrer “la tricherie planifiée” par l’usage de la machine à voter"
° https://actualite.cd/2018/01/16/rdc-mlc-se-dit-pret-a-demontrer-tricherie-planifiee-lusage-de-machine-a-voter/


"RDC: du Kasaï au Nord Kivu, l’armée face à l’hydre des milices"
° https://afrique.lalibre.be/13553/rdc-du-kasai-au-nord-kivu-larmee-face-a-lhydre-des-milices/
° https://afrique.lalibre.be/13513/mouvements-de-colere-contre-linsecurite-dans-lest-de-la-rdc/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 17/1/2018, 5:38 pm

"Messe en hommage à Lumumba : “Ne soyons pas à la base des malheurs du peuple congolais” (Évêque Jean-Pierre Kuambamba)"
° https://actualite.cd/2018/01/17/messe-hommage-a-lumumba-ne-soyons-a-base-malheurs-peuple-congolais-eveque-jean-pierre-kuambamba/



Une messe en mémoire de Patrice Emery Lumumba est en cours à la Cathédrale Notre Dame du Congo, à Kinshasa. La messe est célébrée pour commémorer la mort de l’ancien Premier ministre, il y a 57 ans.
L’officiant Jean-Pierre Kuambamba, évêque auxiliaire de Kinshasa, a, dans sa prédication, exhorté l’assistance à ne pas être à la base des souffrances du peuple congolais.


“Lumumba est mort pour que les Congolais vivent dans de bonnes conditions. Il a utilisé sa force pour être au service de la nation. Il a ressorti le portrait de quelqu’un qui a reçu l’onction du Christ. Réfléchissons chacun selon son rang, qu’avons-nous fait des aspirations de Lumumba qui a sacrifié sa vie pour la libération du Congo ? Nous sentons-nous concernés par les souffrances du peuple congolais ? Ne soyons pas à la base des malheurs de nos frères”, a dit Jean-Pierre Kuambamba.

Au cours de l’eucharistie, l’évêque Kuambamba a exprimé la désapprobation de  l’église catholique face à la profanation de certaines paroisses de Kinshasa le 31 décembre 2017, en marge de la marche appelée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) pour exiger l’application intégrale de l’accord de Saint-Sylvestre.
“Nous regrettons que nos églises aient été profanées, nous espérons que ces actes ne se reproduiront jamais”, a-t-il martelé en présence de plusieurs autorités dont le Premier ministre Bruno Tshibala.

Mardi, un culte avait eu lieu à la cathédrale du Centenaire de l’Église du Christ au Congo (ECC) en mémoire de Laurent Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001. A l’occasion, le Pasteur François-David Ekofo avait dénoncé l’inégalité sociale ainsi que l’absence d’un État de droit au Congo.
“L’État congolais n’existe pas. Nous devons léguer à nos enfants un pays de droit où tous les hommes sont égaux, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité par la justice quel que soit son rang. Préservons notre cher pays selon la volonté de  M’zee, surtout ne perdons pas même un centimètre de notre pays”, avait-il dit."



"RDC : personne « n’a ni le courage ni la lucidité et la volonté de Patrice Lumumba» (Pierre Verjans)"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/17/actualite/en-bref/rdc-personne-na-ni-le-courage-ni-la-lucidite-et-la-volonte-de-patrice
° https://www.radiookapi.net/2018/01/17/actualite/politique/rdc-pour-me-tunda-ya-kasende-la-lutte-de-lumumba-et-celle-de-laurent
° https://www.radiookapi.net/2018/01/17/actualite/politique/les-congolais-ne-jouissent-pas-de-la-liberte-pour-laquelle-lumumba

"La RDC incapable d’honorer son héros national Patrice Lumumba ? - Habari"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209812&Actualiteit=selected



"Laurent-Désiré Kabila Day : Mercenaires, chars, armes et gaz lacrymogènes impuissants devant la vérité – JB Kongolo
° http://desc-wondo.org/fr/laurent-desire-kabila-day-mercenaires-chars-armes-gaz-lacrymogenes-impuissants-devant-verite-jb-kongolo/
La semaine qui vient de s’écouler s’est caractérisée par une forte campagne de diabolisation contre l’Église catholique et son cardinal, l’archevêque Monsengwo, accusés à tort de mener une campagne subversive. Ce 16 janvier 2018, à la Cathédrale du Centenaire, c’était au tour de Monseigneur François-David Ekofo, membre de l’équipe qui a succédé à Marini Bodo, prélat protestant membre du PPRD et de la médiocrité présidentielle(MP), à la tête de l’église du Christ au Congo(ECC) d’annoncer ses couleurs faisant la différence avec son prédécesseur.

A l’exception de leur « autorité morale », ils étaient tous là, les têtes « couronnées de médiocritie » ou de la majorité arithmétique de Kingakati qui ont appris à leurs dépens que le peuple congolais n’est pas orphelin de leadership malgré la mort d’Étienne Tshisekedi. Ils étaient tous là, ceux dont les épaules galonnées de l’armée et de la police croient que les chars, les balles réelles ou en caoutchouc ainsi que les gaz lacrymogènes suffisent pour venir à bout d’un peuple déterminé à se prendre en charge pour arracher, même au prix du sacrifice suprême, sa liberté et son indépendance.
Ils étaient là, ces représentants des partenaires de la communauté internationale, qui ont toujours pensé que les Congolais n’avaient pas d’interlocuteurs valables pour exprimer leurs préoccupations profondes.

Ils étaient aussi là, ces mercenaires infiltrés dans toutes les institutions politiques, dans l’armée, la police et les services de renseignements et qui ont appris que toute portion du territoire national spoliée ou vendue par des traitres sera tôt ou tard récupérée par les fils et les filles du Congo, comme l’avaient fait les Français pour l’Alsace-Loraine successivement en 1918 et en 1945.
Même sans être visibles, ils étaient également là, ces archibishops, bishops, prophètes, apôtres autoproclamés des « églises de réveil » et autres vendeurs des miracles, sans scrupules, sans aucune instruction théologique, qui ont longtemps abusé de leurs fidèles pour leur propre prospérité plutôt que pour la vie éternelle.

Ils étaient presque tous là, ces anciens opposants devenus membres d’un gouvernement illégitime et qui ont cru qu’obtenir une place à la mangeoire relevait d’un quelconque mérite par rapport à leurs concitoyens.
Ils étaient là, des amis et camarades de l’université, des juristes ainsi que d’anciens collègues magistrats qui, par leurs parodies de justice et leurs décisions judiciaires iniques, ont permis à un groupe d’individus de s’installer avec arrogance au pouvoir et de l’exercer par défi, en violation de la Constitution et des lois de la République.

Ils étaient là, députés et sénateurs sans légitimité, dont le mandat de législateurs est déjà échu mais qui continuent de fabriquer des lois et de toucher des émoluments que ni les lois ni l’éthique élémentaire ne peuvent nullement justifier dans un État de droit.
Ils étaient là pour assurer la sécurité du culte, ces policiers et soldats congolais, qui ont vendu leur âme pour la gloire d’un individu, exécutant des ordres manifestement illégaux pour massacrer, arrêter et torturer leurs compatriotes civils qui se battent pour le bien-être de tous.
La plupart d’entre tous ces « croyants protestants de circonstance », dont la plupart avaient déserté l’église catholique pour fuir la fumée, se sont retrouvés en face du feu craché à leurs visages par un autre prélat de l’Église protestante alors qu’ils s’attendaient à être caressés dans le sens du poil comme ils en avaient été longtemps habitués. Aux uns et aux autres, c’est l’unique et même vérité qu’ils ont plutôt découverte et entendue malgré eux, venant de la majorité silencieuse.

Vérité du jour

Chaque peuple a reçu de Dieu sa portion de terre, il faut la mettre en valeur sans envier les autres. Le Congo, c’est terre donnée aux Congolais.
Malgré ses fabuleuses richesses du sol et du sous-sol, le Congo est mal ou pas du tout géré laissant croupir dans la misère la majorité de ses habitants au profit d’une minorité.
Les armes, fabriquées dans les industries occidentales et qui alimentent les rébellions peuvent tout aussi bien être vendues dans un Congo uni et pacifié, qui en aura besoin pour sa sécurité et celle de ses frontières.
Avec sa dimension continentale et sa nombreuse population, le Congo et les Congolais ont le droit légitime d’aspirer au développement. Si les partenaires extérieurs investissent dans les voies de communication, ce sont les voitures et avions fabriquées dans des usines occidentales qui seront vendues au Congo et c’est tout le monde qui y trouverait son compte plutôt que de faire la prédation des fabuleuses ressources naturelles de ce pays. De même, si le pays est électrifié jusque dans les campagnes, les téléviseurs fabriqués dans les usines occidentales trouveront preneurs auprès des Congolais.

De tout ce qui précède, les leçons à tirer de ce message politico-spirituel se résument en ceci :


  • Peuple congolais, le temps est venu de vous prendre en charge, car il n’y a point de salut dans la servitude.
  • Politiciens congolaisvous avez encore chacun le temps de faire votre choix définitif entre le bien et le mal[1], entre la médiocrité et l’excellence, entre le changement et le statu quo. Vous avez encore le temps, avant que ça ne soit trop tard, de vous repentir et vous reconvertir, au propre comme au figuré, spirituellement et politiquement pour mériter le pardon de ce peuple longtemps trahi et martyrisé. Ayez surtout à l’esprit que les chrétiens congolais, majoritaires au sein de la population nationale, parlent désormais un même langage venant du même peuple de Dieu, qui n’est ni protestant ni catholique, qui les a créés à son image et qui, dans sa divine bonté, sait pourquoi il leur a donné cette terre appelée « Congo ».

  • Partenaires extérieurs, suivez la voix du peuple congolais comme nous l’apprennent vos démocraties et comme vos peuples exigent que vous les traitiez.

Ça sera bénéfique pour la Paix et la sécurité dans le monde.
Merci, son Excellence Mgr François-David Ekofo, d’avoir choisi le camp du peuple que Dieu vous a confié. Félicitations d’être entré par la grande porte dans l’exercice de votre lourde tâche de contribuer à éclairer spirituellement et politiquement ce peuple dont vous faites partie."


Voici l’intégralité de la vidéo de l’homélie historique du Monseigneur François-David Ekofo :


Par Jean- Bosco Kongolo[
Juriste & Criminologue
Administrateur-Adjoint de DESC

Référence

[1]Ésaïe 5.20 : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume »


"Le pouvoir réuni à la Cathédrale du centenaire retrouve Monsengwo réincarné"
° http://www.kinshasatimes.cd/2018/01/16/celebration-mort-ldk-le-pouvoir-reuni-au-cathedrale-du-centenaire-retrouve-monsengwo-reincarne/

"« Kabila » pris en étau entre les « cathos » et les protestants…"
° http://www.congoindependant.com/kabila-pris-en-etau-entre-les-cathos-et-les-protestants/
"RDC: les autorités religieuses protestantes interpellent le gouvernement"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180117-rdc-religieux-protestants-interpellent-gouvernement-kabila
"L’Église protestante du Congo demande poliment à Joseph Kabila de « transmettre le bâton » à un autre"
° http://cas-info.ca/leglise-protestante-du-congo-demande-poliment-a-joseph-kabila-de-transmettre-le-baton-a-un-autre/



"Marche du CLC : L’ONU appelle les autorités à la retenue vis-à-vis des manifestants"
° https://actualite.cd/2018/01/17/marche-clc-lonu-appelle-autorites-a-retenue-vis-a-vis-manifestants/



Alors que la marche des chrétiens catholiques est programmée pour dimanche 21 janvier 2018 en RDC, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé, au cours d’une réunion mardi à New York, le gouvernement congolais au respect strict des droits des manifestants et à la plus grande retenue dans la répression des manifestations pacifiques.

Les membres du Conseil de sécurité ont également demandé aux autorités de traduire en justice les auteurs de la répression de la marche du 31 décembre 2017 qui avait fait six morts, selon l’ONU.
”Ils ont prié les autorités de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, en particulier le droit de réunion pacifique, et de faire preuve de la plus grande retenue dans leur réaction aux manifestations. Ils ont demandé au gouvernement congolais de traduire en justice les personnes responsables de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, conformément à la Constitution”, dit l’ONU dans le communiqué.

En ce qui concerne l’opposition congolaise, les membres du Conseil de sécurité demandent de “responsabilité” dans l’organisation des diverses réunions et manifestations pacifiques.
”Ils ont exhorté les forces de l’opposition, de leur côté, à se montrer responsables en assurant le caractère pacifique de leurs rassemblements”.
Dimanche 21 janvier 2018 devra avoir lieu la marche pacifique des chrétiens catholiques pour “libérer l’avenir du pays”. Cependant, les membres du Rassemblement/Kasa-Vubu ont aussi exprimé leur souhait de tenir une marche “verte et pacifique” en “soutien au processus électoral et pour la paix“."

(RDC : le Conseil de sécurité inquiet de la détérioration constante de la sécurité
° http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40787&Cr=RDC&Cr1=#.Wl-BV6jibIU
Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo
° http://www.un.org/press/fr/2017/sc13163.doc.htm  )




"RDC : Manifestation ce dimanche à Bruxelles aussi"
° https://afrique.lalibre.be/13609/rdc-manifestation-ce-dimanche-a-bruxelles-aussi/




"RDC: l'ONU exprime son mécontentement sur la situation sécuritaire du pays"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180117-rdc-onu-mecontentement-situation-securitaire-pays



"RDC : Kinshasa répondra par des "mesures appropriées" à la décision belge de réviser la coopération bilatérale "
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-kinshasa-repondra-par-des-mesures-appropriees-a-la-decision-belge-de-reviser-la-cooperation-bilaterale-5a5e1b7ecd70b09cefaef02d



"Arrestation au Gabon du général Munene, ex-chef d'état-major de la RDC accusé de coup d'Etat »"
° https://www.voaafrique.com/a/un-ex-chef-d-etat-de-la-rdc-accuse-de-coup-d-etat-arrete-au-gabon/4210539.html
° https://afrique.lalibre.be/13597/rdc-un-ex-chef-detat-major-accuse-de-coup-detat-arrete-au-gabon/



"Et si « Joseph Kabila » était mentalement « dérangé »?"
° http://www.congoindependant.com/et-si-joseph-kabila-etait-mentalement-derange/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 20/1/2018, 2:12 am

"RDC : la « mise au point » des catholiques avant la mobilisation anti-Kabila du 21 janvier
° http://www.jeuneafrique.com/516041/politique/rdc-la-mise-au-point-des-catholiques-avant-la-mobilisation-anti-kabila-du-21-janvier/
En RDC, la tension monte à l’approche de la marche des chrétiens prévue dimanche dans le pays, pour réclamer à nouveau l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre et « libérer l’avenir ». La précédente marche du 31 décembre avait été réprimée dans le sang par les forces de l’ordre.

« La marche du 21 janvier est une marche pacifique, a souligné jeudi 18 janvier le Comité laïc de coordination (CLC), à l’origine de l’appel à manifester. Ce sont des femmes et des hommes qui vont marcher pacifiquement en priant, en entonnant des cantiques, les chrétiens avec les chapelets, bibles, crucifix…, et les autres avec des rameaux. »
Qualifié de « mise au point », ce communiqué intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par de violentes passes d’armes entre les autorités de Kinshasa et la hiérarchie catholique.

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Shadari Ramazani, a qualifié en début de semaine la marche du 21 janvier « de tentatives subversives initiées notamment par un membre de la hiérarchie du clergé de l’Église catholique de la ville de Kinshasa ». Une allusion à peine voilée au cardinal Laurent Monsengwo, particulièrement critique envers le régime Kabila, qui avait appelé le 3 janvier au départ des « médiocres ».

Une association reconnue par le Saint-Siège

Dans ce climat explosif, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a adressé le 15 janvier une missive au cardinal Monsengwo et aux évêques congolais, dans laquelle il souligne la nécessité de rappeler que la marche du 21 janvier est organisée par le Comité laïc de coordination, et non par la Cenco.

Les fondateurs du CLC vivraient « dans la clandestinité »
L’archevêque de Kisangani leur enjoint toutefois de reconnaître que le CLC est « une association reconnue par un diocèse ». Une manière pour l’épiscopat de ne pas prêter le flanc aux critiques sur l’implication de l’Église dans la vie politique, tout en ne se dissociant pas de l’initiative des laïcs.



Le CLC a été fondé en novembre 2017 par sept intellectuels congolais, dont l’historien Isidore Ndaywel è Nziem, suite à l’appel du clergé en juin 2017 exhortant les Congolais « à prendre [leur] destin en main ».
Reconnu par le cardinal Monsengwo et le Vatican, le CLC avait alors lancé un appel à la mobilisation le 31 décembre, date d’anniversaire de l’accord de la Saint-Sylvestre, pour réclamer son application effective.

L’opposition fait bloc derrière les laïcs

Depuis, une source en contact direct avec les fondateurs du CLC affirme que ces derniers « vivent dans la clandestinité » et sont obligés de changer régulièrement de résidences, en raison de « menaces » pour leur sécurité. »
Une dépêche de l’Agence France-Presse a également fait mention jeudi soir d’un mandat « d’amener » délivré par le parquet de Kinshasa contre cinq d’entre-eux, sans qu’il soit possible pour l’heure de corroborer cette information.


Les laïcs ont invité les forces de l’ordre à ne pas considérer la population comme leurs ennemis
Moïse Katumbi, Martin FayuluFélix Tshisekedi… Comme en décembre dernier, tous les ténors de l’opposition congolaise se sont à nouveau rangés derrière l’appel à la mobilisation du CLC, faisant oublier leurs divergences et la piètre mobilisation du Rassemblement – la principale plateforme de l’opposition – lors de la manifestation du 19 décembre dernier.

Lors de la marche de la Saint-Sylvestre, cette union inédite de l’opposition avait fait craindre au pouvoir un début « d’insurrection », justifiant à leurs yeux la répression par les forces de l’ordre. Qu’en sera-t-il dimanche prochain ?
Dans leur communiqué diffusé jeudi, les laïcs ont invité « les policiers, les militaires et autres agents des services de sécurité à ne pas considérer la population comme leurs ennemis »."


"Le CLC appelle à une marche “sans pneus brûlés ni barricades” ce dimanche 21 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/18/clc-appelle-a-marche-pneus-brules-barricades-dimanche-21-janvier/

"RDC : Le CLC insiste sur le côté pacifique de « sa » marche"
° https://afrique.lalibre.be/13694/rdc-le-clc-insiste-sur-le-cote-pacifique-de-sa-marche/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/19/21-janvier-comite-laic-maintient-marche-depit-de-mandats-darret.html

"RDC: la CENCO demande aux prêtres d’encadrer les laïcs qui veulent marcher"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/19/actualite/politique/rdc-la-cenco-demande-aux-pretres-dencadrer-les-laics-qui-veulent

"Marche du 21 janvier: « les évêques reconnaissent aux laïcs  le droit de manifester », explique l’abbé Donatien Nshole"
° http://cas-info.ca/marche-du-21-janvier-les-eveques-reconnaissent-aux-laics-le-droit-de-manifester-explique-labbe-donatien-nshole/

" Que se passe-t-il entre la CENCO et Monsengwo?"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/19/se-passe-t-entre-cenco-monsengwo.html


"RDC: Tensions politiques avant la marche du 21 janvier"
° https://afrique.lalibre.be/13762/rdc-tensions-politiques-avant-la-marche-du-21-janvier/

"RDC: Mandat d’arrêt contre les organisateurs de la marche du 21 janvier"
° https://afrique.lalibre.be/13730/rdc-mandat-darret-contre-les-organisateurs-de-la-marche-du-21-janvier/
° http://www.congoindependant.com/kabila-ordonne-larrestation-des-animateurs-du-clc/

"RDC : Les églises du réveil appelées à la rescousse par le pouvoir"
° https://afrique.lalibre.be/13711/rdc-les-eglises-du-reveil-appelees-a-la-rescousse-par-le-pouvoir/

"RDC : les musulmans aussi interpellent le gouvernement"
° https://afrique.lalibre.be/13768/rdc-les-musulmans-aussi-interpellent-le-gouvernement/

"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une : la pression s’accentue sur Joseph Kabila"

° http://www.rfi.fr/emission/20180118-une-rdc-pression-s-accentue-joseph-kabila
° http://cas-info.ca/leglise-protestante-du-congo-demande-poliment-a-joseph-kabila-de-transmettre-le-baton-a-un-autre/
° http://desc-wondo.org/fr/lhomelie-patriotique-du-mgr-sebastien-muyengo-duvira-a-la-messe-du-4-janvier-2018/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/19/deputes-europeens-haussent-contre-kabila-elections-credibles-rdc.html


"Monseigneur Monsengwo, un “joker” inattendu
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/18/monseigneur-monsengwo-un-joker-inattendu/
La société civile, combien de divisions aligne-t-elle ? La classe politique, depuis le décès d’Etienne Tshisekedi, quel leader incontestable, capable de faire descendre les foules dans la rue , peut-elle présenter ? Les pressions internationales, que signifient elles ? Avec le soutien de la Chine, de la Russie, des voisins africains et peut-être de la France, il y a moyen de les contrer d’autant plus que les Etats, quels qu’ils soient, ont plus d’intérêts que de principes…
Sur le « terrain de jeu » congolais, voici quelques semaines encore, Joseph Kabila, longtemps sous estimé et enfin révélé dans sa vraie dimension, était incontestablement le plus fort. Arrivé au pouvoir en janvier 2001, après l’assassinat de son père, il s’était révélé un bon élève de Mobutu, lui-même disciple de Machiavel : capable de diviser une classe politique vulnérable, comptant sur l’efficacité de ses services de renseignement et la capacité de répression de ses forces de sécurité. Tablant sur la bonne volonté des évêques congolais qui s’étaient proposés comme médiateurs afin d’éviter l’explosion, il avait même cru, avec eux aussi, pouvoir jouer au plus malin, retarder autant que possible les échéances électorales et ne pas tenir ses promesses d’élargissement des détenus politiques.

Ayant grandi en Tanzanie, Joseph Kabila, malgré une épouse très croyante, aurait-il sous estimé la capacité de mobilisation de l’Eglise catholique, la puissance de ses réseaux associatifs, de ses moyens de communication, de ses relais internationaux ? N’aurait-il pas mesuré le fait que dans ce pays où l’Etat incarne plus l’extorsion et la contrainte que le bien commun, c’est l’Eglise catholique, aux côtés des autres confessions religieuses, qui assure une grande part des services sociaux, de l’enseignement, de la santé ?
Avoir donné à la conférence épiscopale le sentiment d’avoir été flouée après l’accord de la Saint Sylvestre a représenté une erreur politique qui n’a pas pu être corrigée par la publication de la loi électorale ni même par l’annonce de la date des élections le 23 décembre 2018. Mais il y eut pire : avoir porté la violence à l’intérieur des églises –gaz lacrymogènes, tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens en prière, arrestations- ressemble fort à une erreur fatale.
Car face au rusé président, poussé à la faute par la manifestation des laïcs chrétiens, le 31 décembre dernier, l’Eglise a sorti son joker, et il est de taille : Monseigneur Monsengwo est monté en ligne. Le cardinal de Kinshasa, indigné par les violences, n’a pas mâché ses mots :« barbarie » « mensonges systémiques » « brutalités policières ». Avec une conclusion accablante, qui vaut peut-être pour toute la classe dirigeante congolaise : « que les médiocres dégagent ».

Le pouvoir a beau démontrer que le prélat avait rencontré à Bruxelles des chefs de l’opposition (dont Moïse Katumbi) et suggérer qu’il y aurait eu collusion et manœuvre concertée, rien n’y fera : au Congo comme à Rome, le jugement de Laurent Monsengwo Pasinyia sera considéré comme parole d’Evangile et il fera date.
En effet, l’archevêque de Kinshasa est à la fois un très haut dignitaire de l’Eglise catholique et une figure marquante de la vie politique congolaise.
Originaire du Bandundu, Laurent Monsengwo, 78 ans, part pour Rome après ses études au grand séminaire de Kabwe et obtient un doctorat en Ecriture sainte à l’Institut biblique pontifical. Intellectuel de haut niveau, il maîtrise le latin, le grec mais aussi l’hébreu, l ’araméen et d’autres langues anciennes. Nommé évêque auxiliaire à Inongo puis archevêque à Kisangani, cet aristocrate de l’Eglise ne sillonnera pas beaucoup les brousses abandonnées et les paroisses rurales car en 1984 déjà il est élu président de la conférence épiscopale du Zaïre. Après qu’en 1991 le président Mobutu ait décrété la fin du parti unique, la Conférence nationale souveraine sera l’occasion d’un immense « examen de conscience » national au cours duquel s’exprimeront toutes les forces vives de la nation.
Voix nasillarde et timbre assuré, « Monseigneur » est élu président de la CNS dont il dirige les travaux avec autorité. Alors que le président Mobutu, assailli par les critiques, perd peu à peu le contrôle de la situation, qu’Etienne Tshisekedi, élu Premier Ministre, refuse d’assumer ses responsabilités et multiplie les manœuvres dilatoires, l’évêque de Kisangani semble être la seule personne sensée de cette fin de règne. Prudent, il refuse même de publier les conclusions des commissions consacrées aux « biens mal acquis » et aux assassinats. Son sens de l’Etat lui vaudra, de 1992 à 1996, d’être président du Haut Conseil de la République, érigé en Parlement de transition.

La fin du président Mobutu semble alors inéluctable : le « Guide » est miné par le cancer, il est incapable de faire face à l’avancée des troupes rebelles qui progressent inexorablement vers Kinshasa. Dans une ultime tentative, la France proposera même que l’évêque de Kisangani se voie confier, provisoirement, les rênes de l’Etat, mais il est trop tard : le 17 mai 1997 les rebelles entrent dans Kinshasa, Mobutu s’enfuit, Laurent Désiré Kabila devient président, une page est tournée.
Serein, Monseigneur Monsengwo retourne à ses charges écclésiastiques, à son diocèse, puis il est élu président du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar et vice président de Pax Christi. Il déclarera plus tard « je n’envie pas le pouvoir politique…Si je le voulais, je l’aurais pris en 1997, avec la chute de Mobutu mais je ne l’ai pas fait car mon pouvoir écclésiastique est mille fois supérieur au pouvoir politique. »
De fait, l’Eglise catholique a besoin de cet intellectuel brillant, de cet homme d’expérience, qui n’a cependant jamais rejoint la théologie de la libération et Benoît XVI, lors du consistoire du 20 novembre 2010, l’élève au rang de cardinal.

A cette occasion, on mesure combien le pouvoir de Kinshasa mesure mal le fonctionnement de l’Eglise : dans un premier temps, par des manœuvres de coulisses, la présidence tente d’influencer la diplomatie vaticane afin d’empêcher la promotion de cet homme jugé trop proche des anciens de l’UDI (union des démocrates indépendants),des conservateurs. Cette tentative s’étant soldée par un échec prévisible, elle est remplacée par les grandes orgues : à grands frais, une importante délégation est envoyée à Rome pour célébrer l’évènement et par la suite le nouveau prince de l’Eglise sera accueilli en grande pompe à Kinshasa.
Se faisant discret sur le plan politique, le cardinal Monsengwo poursuit son ascension au sein de l’Eglise catholique : il participe au conclave qui élit le pape François en 2013, puis, en signe de confiance, ce dernier le choisit pour représenter l’Afrique au sein d’un groupe de huit prélats chargés de l’épauler dans la réforme de la Curie romaine.
Malgré ses responsabilités au sein de l’Eglise le cardinal de Kinshasa demeure l’un des hommes les mieux informés du pays : il rencontre régulièrement les évêques des autres diocèses et des 160 paroisses de Kinshasa remontent toutes les informations de la base. Il n’ignore rien des carences de l’Etat, des coupures d’eau et d’électricité, des hôpitaux défaillants, des écoles dont les élèves sont chassés s’ils ne peuvent payer le minerval. Il sait que la violence a déplacé quatre millions de citoyens, et que, plus que jamais le Congo ressemble au Zaïre de Mobutu, « un pays où tout se vend et tout s’achète ».

Mais le cardinal sait aussi qu’à l’abri des églises se rassemble la nouvelle génération. Des jeunes qui refusent la corruption du système, qui luttent pour le changement, et qui réagissent au quart de tour lorsque la conférence épiscopale déclare, après l’échec des négociations, que les citoyens devront « se prendre en charge » et qu’un « plan B » sera mis en oeuvre.
Nous y voilà. Longtemps préparé dans l’ombre, le mouvement « Telema Ekoki » (mettez vous debout) est désormais lancé et l’appel des laïcs n’est que la face visible d’une vague de fond qui secoue le pays et qui pourrait déboucher sur une « transition sans Kabila », c’est-à-dire un pouvoir intérimaire. Pour diriger cette « TSK » qui se traduirait par de nouvelles tractations politiques, le temps d’organiser de futurs scrutins, plusieurs noms sont cités, dont celui du Docteur Mukwege ou de l’archevêque de Kinshasa. Reste à savoir si ces hommes d’expérience sont réellement tentés par cette aventure à hauts risques et ne préféreront pas préserver une posture morale qui les place au dessus de la bataille…"


" Pour la MP, les propos du pasteur Ekofo sont « excessifs » et « non fondés » "
° http://www.politico.cd/actualite/2018/01/19/mp-propos-pasteur-ekofo-excessifs-non-fondes.html


"RDC: Les autorités de Kinshasa refusent de prendre acte de la marche des catholiques"
° https://actualite.cd/2018/01/19/rdc-autorites-de-kinshasa-refusent-de-prendre-acte-de-marche-catholiques/


" RDC: Pour le bon déroulement de la marche du 21 janvier, la Monusco promet de déployer ses équipes"
° http://cas-info.ca/rdc-pour-le-bon-deroulement-de-la-marche-du-21-janvier-la-monusco-promet-de-deployer-ses-equipes/


"Honoré Ngbanda Réagit à la Démarche de l’Eglise Catholique et Soutient le Message de Mgr EKOFO"



"Actu Expliquée 19.01 : Dorcas Makaya abandonnée en Afrique du Sud + Mandat d'arrêt contre le CLC"



Compatriotiquement!


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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 20/1/2018, 11:41 pm

"RDC: le comité laïc maintient la marche à Kinshasa malgré son interdiction"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180120-rdc-le-comite-laic-maintient-marche-kinshasa-marlgre-son-interdiction

"Marche du dimanche 21 janvier : Forte mobilisation autour des laïcs catholiques"
° http://www.latempete.info/marche-du-dimanche-21-janvier/

"Marche du 21 janvier : soutien total au CLC  "
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18443:marche-du-21-janvier-soutien-total-au-clc&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"RDC : Épiscopat français apporte son soutien au Cardinal Monsengwo"
° https://actualite.cd/2018/01/20/rdc-episcopat-francais-apporte-soutien-cardinal-monsengwo/

"Thomas Luhaka redoute “une éventuelle infiltration subversive” en marge de la marche du 21 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/20/thomas-luhaka-redoute-eventuelle-infiltration-subversive-marge-de-marche-21-janvier/

"Kamerhe invite les militants de l’UNC à marcher ce dimanche 21 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/20/kamerhe-invite-militants-de-lunc-a-marcher-dimanche-21-janvier/

"Marche du 21 janvier: le Rassemblement/Grand Katanga se met en ordre de bataille"
° https://actualite.cd/2018/01/20/marche-21-janvier-rassemblementgrand-katanga-se-met-ordre-de-bataille/


"Faisant usage de son sens de véritable Homme de Dieu : Le Pasteur Ekofo étale la mauvaise gouvernance de la MP"
° http://www.latempete.info/27125-2/


"Kinshasa: Plusieurs checkpoints érigés la veille de la marche du CLC"
° https://actualite.cd/2018/01/20/kinshasa-plusieurs-checkpoints-eriges-veille-de-marche-clc/

"RDC : la MONUSCO sera sur le terrain pour «observer les marches pacifiques»"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/20/actualite/securite/rdc-la-monusco-sera-sur-le-terrain-pour-observer-les-marches
° https://actualite.cd/2018/01/20/rdc-usa-grande-bretagne-actions-pacifiques-respect-de-laccord-contribuent-processus-electoral/
° https://actualite.cd/2018/01/20/marche-21-janvier-communaute-internationale-multiplie-appels-respect-droit-de-manifester/

"Le PALU “pas concerné” par la marche du 21 janvier"
° https://actualite.cd/2018/01/20/palu-concerne-marche-21-janvier/

"Marche du 21 janvier : Olenghankoy appelle le CLC à privilégier le dialogue"
° https://actualite.cd/2018/01/20/marche-21-janvier-olenghankoy-appelle-clc-a-privilegier-dialogue/


" RDC: le cardinal Monsengwo, Desmond Tutu ou Machiavel congolais?"
° http://www.rfi.fr/hebdo/20180119-cardinal-monsengwo-rdc-portrait-eglise-politique
A près de 79 ans, le cardinal Laurent Monsengwo ne désarme pas. Après la répression sanglante des marches du 31 décembre 2017, approuvées par l’Eglise catholique, il n’a pas hésité à exiger « que les médiocres dégagent ». Pour les partisans de Joseph Kabila, l’archevêque de Kinshasa a prononcé les mots de trop, il est accusé à demi-mot de « tentatives subversives » visant à perturber les élections prévues officiellement pour la fin 2018. Portrait. 

Il y a un adjectif qui revient sur toutes les lèvres quand on évoque la personnalité du cardinal Monsengwo : « têtu ». « Quand il est décidé, il va jusqu’au bout », confirme le sénateur Mokonda Bonza. L’ex-directeur de cabinet du président Mobutu se souvient des messages déjà très politiques de celui qui n’était encore qu’archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale dans les années 90.
Suivant les traces de son mentor et prédécesseur, le premier cardinal du Congo, l’archevêque Joseph-Albert Malula, Laurent Monsengwo perpétuait déjà à l’époque la « mission prophétique » de l’Eglise catholique au Congo, dénonçant la misère du peuple ou la corruption à une époque où le Congo vivait sous le régime d’un parti-Etat. « Ses messages égratignaient le président Mobutu sans jamais le désigner », note Mokonda Bonza.
Selon l’ancien mobutiste, Laurent Monsengwo était déjà présenté par les faucons du régime comme « un soutien d’Etienne Tshisekedi », l’opposant historique : « Le président Mobutu ne voulait pas de lui à la tête de la conférence nationale, il a tout fait pour qu’un autre évêque soit désigné. » Le maréchal cherche à diviser la société civile et envoie son émissaire négocier le soutien des protestants et des Eglises du réveil contre le prélat catholique. Mais, en 1992, la personnalité de Laurent Monsengwo s’impose à tous, lui y compris.

Monsengwo, la « crème de l’Eglise »

A peine ouverte, la conférence nationale censée amener à une démocratisation du pays est suspendue par un parti-Etat devenu la cible de toutes les critiques. Le 16 février 1992, à l’appel des mouvements laïcs de l’Eglise catholique, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour réclamer la réouverture des débats dans le cadre d’une « Conférence nationale souveraine ». Pris de panique, le gouvernement congolais fait intervenir les forces de sécurité. Elles ouvrent le feu sur les manifestants. Le bilan officiel fait état d’une vingtaine de morts, l’opposition – elle – évoque un bilan d’une centaine de victimes. Le maréchal cède.
« Le président Mobutu s’est rendu compte à ce moment-là que l’Eglise était un adversaire redoutable, il ne voulait pas faire de l’Eglise un ennemi », se souvient le sénateur Mokonda Bonza. Mobutu Sese Seko nomme même, quelques mois après cette répression sanglante, son rival, l’opposant historique Etienne Tshisekedi, Premier ministre. Alors que la rébellion de Laurent-Désiré Kabila menace son régime, il acceptera en 1994 la « troisième voie » proposée par Laurent Monsengwo et désigne l’actuel président du Sénat, Kengo Wa Dondo, comme chef de son gouvernement. Aux yeux des Congolais, la première « marche des chrétiens » reste un tournant pour un régime qui n’en finira plus d’agoniser.

L’opposant Christophe Lutundula se souvient du jour où, en 1996, le cardinal s’est vu démettre de la présidence du Haut conseil de la République, le parlement de transition, dont lui-même était deuxième vice-président : « Quand on a commencé à lui demander de partir, il souriait, il n’arrêtait pas de répéter qu’il n’y avait pas de solutions en dehors des résolutions de la Conférence nationale, comme il le fait aujourd’hui avec l’accord de la Saint-Sylvestre ». Le vice-président du G7 lui avait donné le nom de ceux qui avaient voté contre lui. Laurent Monsengwo serait resté très calme. Selon Christophe Lutundula, sa réaction la plus expressive s’est limitée à un « ah bon, celui-là aussi ».
C’est Laurent Monsengwo, alors président de la Cenco, qui introduit la notion de « démocratisation » dans les discours de l’Eglise catholique, rappelle l’historien congolais Isidore Ndaywel, auteur de l’imposant ouvrage Histoire générale du Congo et l’un des initiateurs du nouveau comité laïc de coordination à Kinshasa. A travers les cardinaux Malula et Monsengwo, l’Eglise catholique, accusée d’avoir été l’un des piliers de la colonisation, menacée par la montée en puissance des Eglises du réveil, cherche à ancrer dans la société congolaise l’image d’une Eglise qui défend les véritables aspirations du peuple.

« Laurent Monsengwo est l’un des tous premiers africains à avoir choisi l’exégèse comme sujet d’étude », note l’historien Isidore Ndaywel qui a co-édité un livre sur les 25 ans de son épiscopat. Le choix de l’exégèse biblique, recherche ô combien difficile et sensible autour du texte sacré, a permis à ce jeune congolais issu d’un petit village de la province du Bandundu d’être remarqué très tôt alors qu’il faisait ses études à Rome. Cette discipline nécessite la maîtrise des langues bibliques, l’hébreu, l’araméen et le grec. « L’érudit » Monsengwo aurait « une très grande facilité à apprendre les langues », il en parlerait plus d’une quinzaine si l’on en croit ses collègues professeurs.
C’est aussi, et en partie, à Laurent Monsengwo que l’on doit la reconnaissance par le Saint-Siège du « rite zaïrois » qui insiste sur la participation active de l’assemblée au cours de la messe, permet une « procession en cadence », pas une danse, précisera Benoit XVI. Quelques mois avant sa mort, le cardinal Joseph-Albert Malula envoie son disciple, familier du Vatican, négocier cette adaptation du rite liturgique romain, perçue comme nécessaire à la survie de l’Eglise catholique sur le continent africain. Laurent Monsengwo devra pourtant attendre plus de vingt ans pour devenir cardinal à son tour.

En 2010, Benoit XVI lui octroie le titre de cardinal-prêtre de Santa Maria « Regina Pacis » in Ostia mare. En 2013, François fait de lui l’un de ses neufs conseillers pour l’une des réformes les plus ambitieuses de l’administration du Saint-Siège, mais qui suscite des résistances : la réforme de la curie romaine. « Qu’on aime ou qu’on déteste le cardinal Monsengwo, il est stratège, il sait où il va, sinon il ne serait jamais devenu cardinal », note l’ancien directeur de cabinet du président Mobutu, Mokonda Bonza, ajoutant : « C’est même la crème de l’Eglise aujourd’hui ».

« Kinshasa, lève-toi »

Silence, le cardinal compose sur l’orgue dans sa chambre, dit-on. Le morceau « Kinshasa, telema o ngenge na mwinda mwa Kristu », littéralement : « Kinshasa, lève-toi et resplendis de la lumière du Christ », est souvent joué lors des messes où Laurent Monsengwo officie. « Il est très florentin », commente un officiel congolais qui dit l’avoir souvent côtoyé. « Il aime l’exercice du pouvoir sous toutes ses formes, il est capable d’être machiavélique comme il l’est aujourd’hui ». A l’adjectif « têtu », cet officiel ajoute une ribambelle d’autres : sibyllin, très méthodique, retord, rancunier… Le mélomane de l’archidiocèse de Kinshasa a toujours inquiété les autorités congolaises. « On tablait sur les divisions au sein de l’Eglise catholique, mais il a complétement renversé la vapeur », reconnaît cet officiel.

En décembre 2015, les « évêques de l’est » partent rejoindre le pape François en Ouganda pour son premier voyage sur le continent. Les « évêques de l’ouest » en ont profité pour menacer Joseph Kabila – déjà soupçonné de vouloir s’accrocher au pouvoir – d’une « marche des chrétiens ». Le pape François aurait, dit-on, tapé du poing sur la table. La décision n’aurait pas été assez démocratique à son goût et le risque trop grand de voir couler le sang des chrétiens. A Kinshasa, à l’époque, un religieux s’emporte : « on ne peut pas laisser la Conférence épiscopale être noyautée par le G7 ». L’accusation fait sans doute référence à la proximité entre Laurent Monsengwo et plusieurs personnalités de cette plateforme dissidente de la majorité, passée à l’opposition. Ces liens avec le président et le vice-président du G7, Pierre Lumbi et Christophe Lutundula, remontent à l’époque de la Conférence nationale. Mais l’opposant Christophe Lutundula dément : « Le cardinal n’était ni pour le président Mobutu, ni pour Etienne Tshisekedi à l’époque. Il n’a pas non plus de biais politique aujourd’hui ».

Deux ans après la visite du pape François en Ouganda, le cardinal Monsengwo semble bel et bien « renverser la vapeur ». Un comité laïc de coordination a été mis sur pied dans l’archidiocèse de Kinshasa. A l’image des mouvements laïcs de 1992, cette association formée par des intellectuels proches de l’Eglise catholique cherche à travers des prières et des marches à arracher l’application de l’accord politique de la Saint-Sylvestre signé sous l’égide de l’Eglise catholique et notamment l’ouverture de l’espace politique au Congo, avant des élections promises pour la fin de l’année.

Ce sont cette fois les « évêques de l’est » qui sont accusés d’avoir entravé les marches du 31 décembre 2017, en décourageant les paroissiens de s’y rendre par des communiqués relayés dans les médias, comme à Goma, Bukavu ou Butembo. Même si la conférence épiscopale a démenti toute division dans le clergé congolais, de jeunes activistes sont allés frapper à la porte du Centre interdiocésain pour demander une enquête contre des prélats soupçonnés d’être « vendus au pouvoir ».
Dans une lettre adressée aux archevêques et aux évêques du pays, l’émissaire du Vatican, Monseigneur Montemayor, a montré cette fois sans ambiguïté le soutien du souverain pontife au cardinal, à la Conférence épiscopale et au comité laïc de coordination. Ce dernier se voit même octroyer un statut d’association de droit canonique par Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, à défaut de pouvoir espérer obtenir l’agrément du gouvernement.

« Que les médiocres dégagent »

Après la répression des marches du 31 décembre 2017, les paroissiens tués, les gaz lacrymogènes lancés dans les Eglises, le cardinal Monsengwo ira plus loin qu’il n’est jamais allé avec le maréchal Mobutu ou l’opposant historique, Etienne Tshisekedi. Il n’a jamais demandé le départ des uns ou des autres, il ne les aimait pas. « Il n’aime pas les politiciens », répètent ses proches. « Que les médiocres dégagent », lâche Laurent Monsengwo lors de sa conférence de presse le 2 janvier 2017. Face aux voix de la majorité qui protestent, accusant le cardinal d’être devenu « l’opposant numéro 1 », le secrétaire général de la Conférence épiscopale, l’abbé Nshole justifie : « Médiocre, ce n’est pas une insulte, c’est une évaluation ». L’expression sans ménagement ne surprend pas Isidore Ndaywel, l’historien du comité laïc, même s’il l’attribue à une forme d’exaspération : « Le cardinal utilise des mots très forts, parfois des phrases assassines, même sur le plan religieux ».

Pour le sénateur Mokonda Bonza, « le cardinal n’a fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. C’est ça qui a fait mal au régime. » La majorité présidentielle qualifie les propos de Laurent Monsengwo d’« injustes et injurieux ». Le gouvernement évoque « quelques tentatives subversives initiées notamment par un membre de la hiérarchie du clergé de l’Eglise catholique de la ville de Kinshasa » et accuse la Conférence épiscopale de s’inscrire « dans un schéma anticonstitutionnel de violence, de désordre, de perturbation du processus électoral », une démarche « compromettant gravement les intérêts nationaux ». Son porte-parole, Lambert Mendé ira jusqu’à qualifier l’archevêque de Kinshasa « d’apôtre de l’insulte ».

« Dans le gouvernement, il y en a qui sont persuadés que Monsengwo veut le pouvoir. S’il n’était pas cardinal, il aurait été arrêté », commente un officiel interrogé par RFI, ajoutant : « Il n’est pas l’opposant numéro 1, le pire, c’est qu’il est devenu le symbole de la résistance ». Les proches de l’archevêque de Kinshasa s’inquiètent pour sa sécurité, certains évoquent des messages de menaces à peine voilées. Le cardinal Monsengwo serait toujours protégé par un garde du corps. L’officiel sourit : « Monsengwo n’a pas peur, il vit dans la suspicion permanente. Il se méfie de ce qu’il mange et avec qui. En bon florentin, il a peur du poison. »[

Le 12 janvier 2017, malgré les critiques, le cardinal célèbre une messe à la mémoire des martyrs du 31 décembre. La cathédrale est archi-comble et dans le public de fidèles, à son apparition, des « Mandela  » fusent. Aux premiers rangs, ambassadeurs occidentaux et opposants congolais montrent leur soutien à l’archevêque de Kinshasa. Cette commémoration était annoncée par le comité laïc de coordination, qui avait demandé aux politiciens d’oublier les insignes de leur parti. Laurent Monsengwo ne prononce aucun mot à caractère politique. Sa parole reste rare, il laisse à d’autres le soin de porter les coups.
Quelques coups de feu et tirs de gaz lacrymogène disperseront les partisans de l’opposition à la sortie. « La messe est plus importante que ce qui s’est passé après », estime Fidèle Babala du MLC, l’un des députés d’opposition présents. Cette « communion » du peuple avec son clergé et son Eglise serait une leçon pour eux, les politiques, les opposants qui peinent à mobiliser depuis un an et la mort de l’opposant historique, Etienne Tshisekedi. Rongée par les divisions internes, soupçonnée de ne s’intéresser qu’aux postes, l’opposition ne cache pas son soulagement à voir l’Eglise catholique défendre l’accord de la Saint-Sylvestre.

Une réconciliation ratée ?

Pourtant, en 2016, la présidence congolaise semblait plutôt satisfaite de l’amélioration de ses relations avec le Saint-Siège. Quelques mois avant la fin de son deuxième et dernier mandat, Joseph Kabila accepte de signer avec le Vatican un accord consacrant les propriétés de l’Eglise catholique au Congo. L’un des proches du pape, Monseigneur Montemayor vient d’être nommé ambassadeur du Saint-Siège dans le pays, c’était une de ses requêtes en souffrance depuis plus de dix ans, l’Eglise s’étant vue spoliée d’une partie de ses biens au fil des guerres et des ans.
En septembre 2016, le président congolais est même reçu au Vatican par le pape François qui ne manque jamais de parler de la République démocratique du Congo dans ses homélies. Le souverain pontife suit de près la situation dans le plus grand pays chrétien d’Afrique, dit-on du côté de la nonciature, craignant qu’un chaos s’y installe et que prolifèrent des sectes religieuses ou autres groupes extrémistes. Le cœur de la chrétienté africaine fragilisé, c’est tout le continent qui serait menacé.

Autre signe d’ouverture en septembre 2016, la Conférence épiscopale est appelée à participer à un premier dialogue sous l’égide de l’Union africaine censée régler la crise institutionnelle ouverte par l’annonce du report de la présidentielle. Les principales forces de l’opposition boycottent. C’est à la Cenco que le président Kabila fait appel pour faciliter l’ouverture d’un deuxième dialogue « plus inclusif ». Elle avait pourtant donné le cadre de ce qu’allait être l’accord : une transition d’un an, l’engagement du président Kabila à ne pas se représenter ou changer la constitution et l’ouverture de l’espace politique.
Le 31 décembre 2016, les bases d’un accord politique global sont signées par les principales des forces politiques du pays. Le cardinal Monsengwo est resté silencieux durant les débats autour du désormais accord de la Saint-Sylvestre. C’est la Conférence épiscopale qui se prend les coups, de plus en plus accusée par la jeunesse des quartiers populaires de la capitale d’avoir permis au chef de l’Etat congolais, par ce second dialogue, de se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution. Les discussions sur le partage effectif du pouvoir trainent en longueur et les principales forces de l’opposition dénoncent une violation de l’accord, quelques semaines après sa signature.

L’engagement de l’Eglise catholique

« Je pense que le pape a voulu laisser la chance à l’accord », estime l’officiel joint par RFI. Un autre dit soupçonner qu’il peut s’agir du fameux plan B de l’Eglise catholique et accuse Laurent Monsengwo d’avoir tout orchestré, de pousser le comité laïc de coordination et ses marches interdites par le régime. Pendant les interminables discussions au centre interdiocésain, la Conférence épiscopale avait souvent menacé les acteurs politiques récalcitrants d’un « plan B » sans plus de précisions. Les médias congolais imaginaient déjà le cardinal Monsengwo à la tête d’une transition « sans Kabila ».
Pourtant, aucun de ceux qui l’ont réellement côtoyé ne lui prête d’ambition politique. « Ou peut-être juste la papauté », s’amuse même l’un d’eux. Un patron de presse n’hésite pas à le qualifier de « Desmond Tutu congolais ». L’ancien directeur de cabinet du président Mobutu voit dans la posture du cardinal, celle d’un homme qui veut parachever son œuvre au Congo. « C’est le changement qu’il cherche depuis Mobutu et qui n’arrive pas », médite Mokonda Bonza. L’opposant Christophe Lutundula voit dans la posture du cardinal et l’émergence d’un nouveau comité laïc de coordination « l’histoire se répéter ou du moins bégayer ». Même si la mobilisation n’est pas encore du niveau de celle de 1992, l’intention est là.

Le cardinal Monsengwo n’est pas le seul à s’attirer les foudres du camp présidentiel. L’abbé de la paroisse Saint-Joseph, Vincent Tshomba, est poursuivi pour tapage nocturne. C’est l’un des doyens de l’Eglise catholique à Kinshasa. Il avait initié l’opération « cloches », cet appel lancé à tous les curés de la capitale de sonner les cloches tous les jeudis à 21h pour réclamer l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre. Un parti réputé proche de la majorité présidentielle est à l’origine de la plainte. Le 31 décembre 2017, six personnes, dont quatre paroissiens et manifestants, ont été tuées, six prêtres et un séminariste arrêtés, une centaine d’églises encerclées, certaines envahies par les forces de sécurité, les messes interrompues, des tirs de gaz lacrymogènes dans les églises dans le seul archidiocèse de Kinshasa, selon un communiqué de la nonciature.

Ce jour-là, le comité laïc de coordination avait appelé les paroissiens de la capitale à marcher pour réclamer l’ouverture de l’espace politique dans un pays, où toute manifestation perçue comme hostile au régime est interdite depuis un an, selon le secrétaire général de l’ONU. Pour l’opposant Christophe Lutundula, le cardinal Monsengwo ne pouvait que réagir « à des actes qui sont commis dans sa cour ». « Aujourd’hui, c’est lui, l’archevêque de Kinshasa », insiste le vice-président du G7. L’officiel interrogé par RFI doute que Laurent Monsengwo se laisse intimidé : « Plus le gouvernement va essayer de le ridiculiser, plus il va leur prouver qu’il est capable de faire mal ».

L’indignation de Laurent Monsengwo à l’égard des autorités est approuvée par bien des prêtres de la capitale, fascinés par la forte personnalité de leur archevêque. « Le cardinal nous a toujours inspiré par son intelligence, son franc parler, son discours clair avec des mots bien choisis et puis sa notoriété », précise l’abbé Vincent Tshomba. Ce dernier n’a pas hésité à accueillir dans sa paroisse des réunions du comité laïc de coordination qui « répondait » à l’appel lancé par la Conférence épiscopale.
L’engagement de l’Eglise catholique ne doit pas se résumer, selon l’abbé Tshomba, aux mots et aux actes posés par le cardinal : « Ce n’est pas le combat d’un seul homme, c’est tout le peuple qui doit s’engager. » Cet « engagement » du peuple est prôné par la Conférence épiscopale depuis juin 2016. Dans tous les diocèses à travers le pays, la Cenco avait lancé une campagne prônant l’engagement citoyen. A travers huit images, des « laïcs » enjoignaient les paroissiens à ne plus rester indifférent à la misère de leurs semblables, de s’enrôler pour les élections, à se méfier des querelles entre politiciens congolais obsédés par le fauteuil présidentiel. Mais la dernière image montrait des Congolais de tous âges dans les rues, revendiquant leurs droits. Un prêtre à leur côté."



"La guerre pour et/ou contre le glissement de Kabila vient de commencer à l’Est de la RDC – JJ Wondo"
° http://desc-wondo.org/fr/guerre-contre-glissement-de-kabila-vient-de-commencer-a-lest-de-rdc-jj-wondo/
Depuis le 31 décembre 2017, la RDC est rentrée dans une situation de non droit par le fait de l’illégitimité et de l’illégalité des institutions républicaines électives. Dès cette date, Joseph Kabila se maintient désormais au pouvoir par la force en violant la Constitution congolaise qui lui interdit de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat. Depuis, le « président hors-mandat » et sa famille politique multiplient des subterfuges et des intrigues pour retarder ou éviter d’organiser les élections telles que prévues initialement par la Constitution, puis par l’accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 qui prolongeait son mandat jusqu’au 31 décembre 2017.  Pour ce faire, il a monté autour de la centrale électorale, la CENI, toute sa stratégie du glissement au pouvoir. Une autre ressource utile pour Kabila qui lui réussit très bien depuis son accession au pouvoir est de maintenir la partie orientale de la RDC dans une situation permanente de non paix. Cette région de la RDC vit depuis plus de 20 ans une situation cyclique de guerre entrecoupée par de petites périodes de paix. Depuis 2016, Kabila a étendu l’insécurité du pays dans les autres provinces, notamment dans les anciennes provinces du Kasaï.

Selon notre collègue chercheur du GRIP, Georges Berghezan avec qui on a discuté pendant la préparation de son dernier article, « Ce phénomène [Ndlr ; de prolifération des groupes armés] a été favorisé par la déliquescence de l’État congolais (…). En outre, l’obstination de Joseph Kabila à rester coûte que coûte au pouvoir fait dire à certains que seule la pression des armes parviendra à le faire partir. Cela n’empêche pas de nombreux observateurs de considérer que l’instabilité dans l’Est est délibérément entretenue par Kinshasa afin de justifier la non-tenue d’élection (…). Quoi qu’il en soit, il semble certain que tant que la même équipe restera aux commandes de la RDC, les groupes armés congolais et étrangers continueront à proliférer et à jeter sur les routes des milliers de familles dont ils prétendent être les porte-parole et les protecteurs »[1].

La guerre en RDC reste effectivement une ressource à la disposition de Joseph Kabila et des leaders régionaux pour maintenir des dividendes politiques dans leurs pays respectifs. La présente analyse tente de démontrer par des informations confidentielles et des documents originaux parvenus à DESC, la stratégie du régime de Kabila qui consiste à créer l’insécurité planifiée ou à faire face à une nouvelle guerre à l’Est en vue de consolider son maintien au pouvoir.

Une nouvelle opération de grande envergure alors qu’il n’y a aucun bilan concret des opérations Sokola 1 et 2 aux Kivu
[...]

2018 sera la guerre de survie pour Kabila au détriment des élections

C’est la conclusion prospective des faits marquants qui risquent d’émailler cette année qui semble de trop pour Kabila. Alors qu’il feint de se lancer en vain dans un processus électoral censé lui succéder à la tête du pays, c’est effectivement sur le terrain militaire que Joseph Kabila affûte ses armes politiques pour contrer toute tentative visant à le chasser pacifiquement ou militairement du pouvoir qu’il occupe illégalement depuis le 1er janvier 2018. Ce stratagème est brillamment mis à nu par l’analyste Boniface Musavuli qui a démontré que le maintien de Joseph Kabila à la tête du pays reposera sur « sa capacité à produire de la violence répressive »[19]. La répression sanglante du 31 décembre en est une première illustration. Les opérations lancées ce 13 janvier 2018 en constituent une seconde phase. Seule la riposte armée ou impliquant les militaires mettra fin à l’aventure de Joseph Kabila à la tête du pays. Les conciliabules politiques et les marches pacifiques ne sont désormais plus que des commérages. De ces éléments, on peut conclure que l’élection de décembre 2018 ne se tiendra probablement pas. Sauf si Joseph Kabila obtient ce à quoi il s’attend : un plomb dans sa tête.

Jean-Jacques Wondo Omanyundu / Exclusivité DESC

Références(...)"



"Congo: entre populisme et lutte pour l’indépendance"
° https://www.investigaction.net/fr/congo-entre-populisme-et-lutte-pour-lindependance/
Quel bilan pour les 16 ans de pouvoir de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo ? Où en est la gauche dans ce pays si riche et si pauvre en même temps? Le nouveau calendrier électoral déjà contesté peut-il être respecté ? Quel rôle jouent les Etats-Unis et l’Union européenne en coulisse ? Dans cette interview, Tony Busselen* qui suit de près les évènements en RDC apporte des réponses éclairées à ces interrogations et à bien d’autres. (Entretien réalisé le 29 décembre 2017)
Quelle est la situation actuelle en RDC et que peut-on attendre pour l’année 2018?(...)"



"Marche du 21 janvier : « Forces de l’ordre, ne tirez pas sur vos compatriotes » Katumbi"
° https://actualite.cd/2018/01/20/marche-21-janvier-forces-de-lordre-ne-tirez-vos-compatriotes-katumbi/

"RDC: Gabriel Kyungu soigné à Bruxelles"
° https://afrique.lalibre.be/13734/rdc-gabriel-kyungu-soigne-a-bruxelles/
"RDC/Exclusif: Vidéo de la rencontre Katumbi – Kyungu"
° https://afrique.lalibre.be/13803/rdcexclusif-video-de-la-rencontre-katumbi-kyungu/

° http://www.izf.net/afp/rdc-inquietudes-sur-detention-au-secret-cinq-militants-pro-democratie
° https://actualite.cd/2018/01/20/marche-21-janvier-communaute-islamique-demande-a-police-de-securiser-manifestants/
° http://www.izf.net/afp/rdc-derriere-les-marches-interdites-des-intellectuels-qui-vivent-caches
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-larmee-congolaise-visee-par-les-milices-dans-les-deux-kivus

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 21/1/2018, 4:56 am

"Les chrétiens du Congo se mobilisent à nouveau"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/20/les-chretiens-du-congo-se-mobilisent-a-nouveau/
Craignant pour leur sécurité, les initiateurs du Comité laïc de coordination se cachent dans Kinshasa et des mandats d’arrêt ont été émis contre cinq d’entre eux. Les mises en garde se multiplient et une « contre- marche » a même été prévue par l’aile pro-gouvernement de l’opposition, qui soutient l’actuel Premier Ministre Bruno Tshibala, ce qui fait redouter des affrontements entre les deux groupes de manifestants.
Malgré les menaces et les risques, les chrétiens congolais sont bien décidés, ce dimanche 21 janvier, à revenir dans la rue après avoir assisté à la messe du matin. Ils avaient déjà fait preuve de la même détermination en assistant massivement à la messe solennelle célébrée à la mémoire des victimes de la manifestation du 31 décembre. Durement réprimée, celle-ci avait fait huit morts sinon plus et l’archevêque de Kinshasa, Mgr Monsengwo, lors de la cérémonie d’hommage, avait dénoncé la « barbarie ».

Les revendications du CLC sont les mêmes qu‘en décembre, les organisateurs réclament la libération des prisonniers politiques et le retour des opposants, la restructuration de la CENI (Commission électorale indépendante) et aussi un engagement par lequel Joseph Kabila promettrait de renoncer à briguer un troisième mandat ou de s’accrocher au pouvoir. A première vue, rencontrer de telles exigences, qui avaient déjà été prévues dans l’accord du 31 décembre 2016, ne devrait pas être insurmontable et un geste en ce sens permettrait de décrisper une situation qui « glisse » inexorablement moins vers la prolongation de facto de l’imperium de M. Kabila, que vers une situation insurrectionnelle.
En province en effet les groupes armés se multiplient, et les Nations unies expriment une inquiétude croissante.

L’entrée en scène de l’Eglise catholique, bien plus écoutée que les partis d’opposition, a changé la donne : les protestants ont rejoint la protestation, le pasteur Jean-Paul Moka, qui dirige le mouvement « psaume 23 » a décidé d’être présent avec ses partisans alors que le 31 décembre dernier il s’était abstenu de manifester. Quant aux « églises de réveil », le pouvoir a sollicité leur appui, mais elles ne se sont pas encore prononcées. Sur le plan politique, le » patriarche » Antoine Gizenga, leader du Palu, parti lumumbiste unifié, allié de la première heure du parti présidentiel, a pris ses distances et exprimé lui aussi sa profonde inquiétude face à la détérioration de la situation. Le « patriarche » croit encore que les élections pourront avoir lieu et il assure que son parti présentera des candidats à tous les niveaux et qu’il sera prêt, le cas échéant, à assurer l’imperium….

Face à cette mobilisation croissante de la population, qui exprime son désaveu du régime et son scepticisme croissant face à la promesse de voir les élections se tenir le 23 décembre prochain, Corneille Nangaa, le président de la CENI, poursuit cependant sa tâche. Imperturbable, il nous assure que le travail se poursuit : « d’ici le 31 janvier, l’enrôlement des électeurs sera clôturé au Kasaï, le 13 mars prochain nous aurons terminé de nettoyer le fichier électoral qui sera débarrassé de tous ses doublons et l’Organisation internationale de la francophonie sera sollicitée pour réaliser un audit du fichier. » Et de conclure : « nous tiendrons les délais, les élections auront lieu à la date prévue… Sauf en cas de force majeure… »"



"Marche interdite au Congo: la police met en garde contre tout «trouble à l’ordre public»"
° http://www.lesoir.be/135265/article/2018-01-20/marche-interdite-au-congo-la-police-met-en-garde-contre-tout-trouble-lordre

"RDC: "marche pacifique" interdite dimanche, l'ONU enverra des observateurs"
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-marche-pacifique-interdite-dimanche-l-onu-enverra-des-observateurs-5a625e60cd7083db8ba65fbe
"RDC : la MONUSCO sera sur le terrain pour «observer les marches pacifiques»"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/20/actualite/securite/rdc-la-monusco-sera-sur-le-terrain-pour-observer-les-marches


"RDC : barrages routiers et coupures d’internet"
° https://afrique.lalibre.be/13813/rdc-barrages-routiers-et-coupures-dinternet/
"Pluie de barrières policières et militaires à Kinshasa, la veille d’une marche contre Kabila"
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/20/pluie-de-barrieres-policieres-militaires-a-kinshasa-veille-dune-marche-contre-kabila.html


"She Okitundu au Vatican, malgré « les images »
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/20/she-okitundu-vatican-malgre-images.html
Pour couper l'herbe sous les pieds des Catholiques congolais en rogne, Kinshasa a dépêché son Chef de la diplomatie au Vatican, malgré une image écorchée de l'homme.(...)"

° https://actualite.cd/2018/01/20/kinshasa-plusieurs-checkpoints-eriges-veille-de-marche-clc/
° https://actualite.cd/2018/01/21/rdc-membres-clc-vivent-clandestinite-28-decembre/
° http://www.jeuneafrique.com/517440/politique/rdc-les-musulmans-demandent-aux-autorites-de-ne-pas-reprimer-la-marche-des-catholiques/


"Dimanche, le rendez-vous de la conscience
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/20/dimanche-rendez-de-conscience.html
Dimanche, les Laïcs mènent de nouveau une mêlée contre le pouvoir du président Joseph Kabila, espérant mobiliser davantage que durant les manifestations du 31 décembre dernier. Cependant, tout dépend d’une population qui doit prendre son destin en main ou pas.(...)"


"RDC : Joseph Kabila de plus en plus isolé"
° https://afrique.lalibre.be/13807/rdc-joseph-kabila-de-plus-en-plus-isole/
Sale temps pour Joseph Kabila. En ce début d’année, le président (hors-mandat) fait face à une contestation de plus en plus vive à l’intérieur du pays et à une pression de plus en plus forte à l’extérieur. 

La communauté internationale de plus en plus remontée

Au lendemain de la répression des marches pacifiques du 31 décembre 2017 en RDC, l’administration américaine ne décolère pas. Après s’être indignée de l’usage excessif de la force contre les manifestants par les forces de sécurité  congolaises, Nikki Haley, l’ambassadrice permanente des Etats-Unis auprès des Nations Unies, exhorte sèchement Joseph Kabila à « respecter son engagement à quitter le pouvoir, conformément à la constitution de la RDC, à la suite d’élections crédibles en décembre 2018″. Le ton diplomatique de l’année sur la RDC semble donné.

Quelques jours plus tard, la Belgique ajoute sa voix au concert international. Le 10 janvier, le gouvernement belge prend la décision de cesser, jusqu’à nouvel ordre, toute coopération bilatérale avec le gouvernement congolais sans suspendre pour autant son aide humanitaire afin de ne pas pénaliser la population congolaise.
Concrètement, 25 millions d’euros qui auraient dû être alloués dans des secteurs gérés par les autorités congolaises seront reversés dans des programmes d’aide humanitaire ou de soutien à la société civile congolaise. Un précédent qui inquiète Kinshasa à l’heure où l’argent commence à se faire rare et où le régime congolais tente vainement d’ouvrir des négociations avec le FMI. Pire, les Etats-Unis pourraient dans les prochaines semaines renforcer leurs sanctions individuelles contre la famille et le premier cercle de Joseph Kabila. Parmi les noms qui circulent, figurent ceux d’Albert Yuma (le patron de la Gécamines), Francis Selemani Mtwale (le directeur général de BGFI en RDC), Jaynet Kabila ou encore Zoé Kabila.

Quelques jours plus tard, c’est au tour de l’Union européenne d’enfoncer le clou. Les eurodéputés – que l’on disait empêchés par la France et l’Espagne de protester plus vigoureusement au lendemain de la répression du 31 décembre – adoptent en effet, jeudi 18 janvier, une résolution contraignante contre le régime de Joseph Kabila, l’enjouant entre autres à mettre en place « des mesures concrètes démontrant la volonté politique manifeste [du régime de Kinshasa] d’organiser les élections le 23 décembre 2018″. Le signal est clair : les promesses ne suffisent plus, il faut des actes désormais. Joseph Kabila n’a plus le bénéfice du doute. Et comme pour les Etats-Unis, dans les couloirs de Bruxelles et de Strasbourg, un renforcement des sanctions pourrait prochainement être décidé.

Les pays de la sous-région de plus en plus inquiets

Mais il n’y pas qu’au sein de la communauté internationale, loin de là, que l’on s’inquiète de la tournure des événements en RDC. Les craintes sont également vives dans les pays voisins. 
De longue date, l’Angola – très ouvertement – et le Congo-Brazzaville – plus discrètement – sont notoirement préoccupés par le pourrissement de la situation politique intérieure au Congo-Kinshasa. Celle-ci nourrit en effet un risque de déstabilisation de la sous-région dans son entier. Une inquiétude partagée par le Rwanda où Paul Kagamé, qui s’apprête à prendre la tête de l’Union Africaine, a pris peu à peu ses distances avec un Joseph Kabila qu’il juge en privé « incapable » de garantir un niveau de sécurité satisfaisant, tant pour son pays que pour le voisinage. 

Mais ces derniers jours, ce sont essentiellement l’Ouganda et la Tanzanie, discrets jusqu’à présent, que l’on a vu taper du poing sur la table. La Tanzanie où l’opinion nationale s’est fortement émue de l’attaque meurtrière, le 7 décembre dernier, contre des casques bleus de la MONUSCO à Semuliki dans le Nord-Kivu à l’est de la RDC. Au total, 15 morts au moins, tous Tanzaniens, et 53 blessés. « Je suis très choqué et très attristé d’apprendre la mort de nos jeunes, de braves soldats et des héros qui ont perdu leur vie dans l’accomplissement de leur mission de paix chez nos voisins de la RDC », avait alors pudiquement déclaré John Magufuli, le président tanzanien. Mais en privé, le ton est tout autre. M. Magufuli, même s’il ne remet pas en question l’engagement des troupes tanzaniennes au sein de la MONUSCO, n’a pas eu de mots assez durs contre Joseph Kabila, soupçonné de s’accommoder de cette situation d’instabilité dans l’est de la RDC.

Côté ougandais, on n’est pas loin de penser la même chose, quand bien même le président Yoweri Museveni a longtemps compté parmi les soutiens de Joseph Kabila. Le 22 décembre dernier, l’armée ougandaise n’a pas hésité à passer de nouveau la frontière pour pourchasser en territoire congolais les rebelles de l’Allied Democratic Forces (ADF), en guerre depuis bientôt 23 ans contre le pouvoir de Kampala et qui a fait de l’est de la RDC sa base de repli. 

Plus au sud, les relations se tendent également avec l’Afrique du Sud. La défaite de Nkosazana Dlamini-Zuma (ex-épouse et soutien de Jacob Zuma) lors du dernier Congrès de l’ANC et la montée en puissance de Cyril Ramaphosa, prochain candidat à l’élection présidentielle en Afrique du Sud sous la bannière du parti au pouvoir, est une mauvaise nouvelle pour Joseph Kabila. D’autant que dans la nation arc-en-ciel, c’est peu dire que le président RD congolais, soutenu par le très impopulaire Jacob Zuma sous fond de relations d’affaires, a mauvaise presse.
Même constat délicat au Zimbabwe. Robert Mugabe, autre fervent soutien de Kabila au sein de la SADC, a été contraint par l’armée et Emmerson Mnangagwa à quitter le pouvoir. Or, le nouvel homme fort de Harare tient le président RD congolais en piètre estime.

La population remobilisée par les confessions religieuses

Mais l’événement le plus notable de ces derniers jours reste bien entendu la mobilisation populaire à l’intérieur même du pays. De ce point de vue, la journée du 31 décembre 2017 a été un succès, en dépit d’une répression féroce. L’Eglise reconnaît cinq morts contre zéro pour les autorités. Mais pour nombre d’ONG locales et internationales, le bilan serait bien plus lourd. « Il y a eu des blessés, des morts, bien plus de cinq car l’armée a confisqué certains corps. Deux jours après la manifestation, des inondations ont fait plus de 40 morts à Kinshasa et je soupçonne les autorités d’avoir mélangé les victimes », a ainsi déclaré le grand historien congolais Isidore Ndaywel, qui a lui aussi pris part à la mobilisation.

Une mobilisation qui, le 31 décembre, s’est faite à l’initiative du Comité Laïc de Coordination (CLC) mais dont l’ampleur s’explique surtout par l’implication très forte de l’Église catholique avec à sa tête le cardinal Laurent Monsengwo, considéré aujourd’hui par beaucoup en RDC comme le « principal opposant » à Joseph Kabila. N’y allant pas avec le dos de la cuillère, celui-ci avait demandé il y a quelques jours aux « médiocres de dégager et laisser aux personnes compétentes (le soin) de gouverner ». Depuis, la grogne a touché les autres confessions. Ainsi, mardi 16 janvier, devant un auditoire médusé composé de nombreux caciques du régime congolais et de membres de la famille Kabila, le pasteur François-David Ekofo de l’Église (protestante) du Christ au Congo n’a pas eu de mots assez durs contre le régime de Joseph Kabila à l’occasion d’une messe célébrée en hommage à Laurent-Désiré Kabila en la cathédrale du centenaire, à Lingwala, une commune de Kinshasa. Le pasteur a même appelé le président congolais à transmettre le témoin en prenant pour image la course de relais en athlétisme. Un vrai tournant lorsque l’on sait que, jusqu’à présent, l’Eglise du Christ au Congo a toujours soutenu Joseph Kabila, qui en est d’ailleurs l’un de ses fidèles. Depuis, la gronde s’est encore amplifiée.

Ce vendredi 19 janvier, c’était au tour de la communauté musulmane de faire entendre sa voix. Le représentant légal de la Communauté islamique en RDC, Cheikh Ali Mwinyi M’Kuu, a brossé un tableau très sombre de la situation politique du pays en indexant du doigt le responsable – sans toutefois le nommer – : Joseph Kabila. « Le Congo est malade, il nous faut une thérapie de choc. Nous devons nous comporter comme des médecins. Nous devons tout d’abord respecter nos engagements. Si vous avez pris un engagement devant Dieu et devant les hommes, il faut savoir le respecter », dans une allusion à peine voilée aux nombreuses promesses (non tenues) du président congolais de quitter le pouvoir, rappelant que « la Constitution est un engagement, l’accord de la Saint-Sylvestre aussi » et que « le droit de manifester est garanti par la Constitution« .Un appel indirect, en somme, à la mobilisation.

Fort de cette mobilisation sans cesse grandissante, le Comité laïc de coordination a lancé un appel à une nouvelle marche ce dimanche 21 janvier, malgré son interdiction par les autorités, pour demander l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre – dont l’organisation effective des élections et la mise en œuvre de la décrispation politique – signée entre la majorité et l’opposition le 31 décembre 2016 (mais jamais appliqué par les autorités). Une initiative très largement soutenue par les mouvements citoyens et les partis d’opposition, qui jouent un rôle majeur dans la fronde anti-Kabila.

Quid de l’armée ? 

Pour achever la peinture d’un Joseph Kabila de plus en plus isolé, reste une inconnue : l’armée. « Elle peut faire basculer d’un côté ou de l’autre le destin du pays », indique une source sécuritaire. Même s’il est difficile d’en cerner l’état d’esprit à l’heure actuelle, l’armée étant loin d’être monolithique, on sait cependant que pour réprimer les dernières manifestations, Joseph Kabila a été contraint de recourir à un noyau dur, toujours plus resserré, composé de l’ANR, d’une partie de sa Garde Républicaine, ainsi que de mercenaires. Le 31 décembre dernier en effet, de très nombreux témoins ont fait état de la présence d’éléments anglophones parmi les forces de l’ordre, ceux précisément qui se sont le plus illustrés par leur violence. « C’est logique car de plus en plus de soldats et de policiers congolais rechignent à exécuter les basses besognes du régime », explique notre source.

En RDC, indubitablement, le climat se tend. Et pour cause, l’isolement croissant du régime a pour contrepartie son raidissement, loin de la « décrispation » prescrite dans l’accord de la Saint-Sylvestre. Les victimes de la répression du 31 décembre dernier, les menaces et les intimidations sur les prélats et les ONG (dont Paul-Marie Nsapu de la FIDH) ou encore les mandats d’arrêt délivrés contre les organisateurs de la prochaine marche prévue ce dimanche 21 janvier sont là pour en attester.

A l’apaisement, Joseph Kabila semble préférer la fuite en avant…"




"Lieutenant Général Derrick Mgwebi : «La solution à la crise congolaise n’est pas militaire, mais politique»"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/20/actualite/securite/lieutenant-general-derrick-mgwebi-la-solution-la-crise-congolaise-nest

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 22/1/2018, 4:39 am

21 janvier 2018, le pouvoir arbitraire qui veut se maintenir de force au pouvoir a encore sévi par une lâche répression meurtrière sur des citoyens innocents sans armes qui ne demandent qu’un meilleur-être à travers plus de démocratie !

Cela, on le savait : pour ‘JK’ et sa camarilla civile et militaire point de liberté démocratique, les élections libres et équitables que tout le peuple appelle légitimement de ses vœux sont le dernier de leur souci, ils veulent garder le pouvoir illégalement et illégitimement envers et contre tout…
C’est la logique de toute dictature mais gardons espoir car son destin hier comme toujours, chez nous comme partout, c’est de disparaître un jour et peut-être bien plus vite qu’elle ne l’envisage…

Cela tombe bien, le peuple Congolais démontre en quelques jours qu'il a décidé de faire front contre elle, il est sorti massivement bravant sa peur malgré la répression qui l’attendait : on peut penser que demain et après demain il renouvellera sa pression pour « dégager les médiocres et les occupants »…
Déjà la base ouverte des contestataires s’est élargie : à côté des Catholiques, d’autres confessions religieuses, les protestants, les musulmans et même quelques ‘églises de réveil’ comme des kimbanguistes, ont osé se joindre disant tout haut ce que leur hiérarchie 'vendue' veut ignorer ou dire tout bas, ce que la majorité de notre population pense de cette autocratie…

Une nouveauté : la Monusco a été un peu plus présente s’interposant même à certains endroits pour éviter davantage la tragédie…
Osons espérer que cela augure de plus d’attention active aux morts du Congo de la part de cette puissante CI qu’on n’a pas trop vue jusque-là, plus que le sermon du pape qui s’est alarmé ce dimanche sur le sort des Congolais…
Des sanctions plus vigoureuses, plus ciblées et indispensables dans l'entourage de 'JK' de sa part suivront-elles ?

4°L'autocratie renvoie diaboliquement la violence
dans le camp des contestataires pourtant combien légitimes à revendiquer les mains nues et que c'est elle qui use du terrorisme d'Etat pour imposer unilatéralement ses vues démagogiques...
Dedans et surtout dehors va-t-on la laisser répandre son imposture ? Il nous faut encore et toujours la dénoncer par tous les moyens !

Aujourd'hui « libérer notre avenir, ouvrir de nouveaux espoirs à notre pays » passe par « dégager les médiocres, les génocidaires et les occupants à la tête du pays » : cette logique est aujourd'hui notre seule politique utile, l'avènement de notre souhaitable possible, attelons-nous sans  discussion à la réussir...
Ne lâchons rien, nous sommes sur la bonne voie, ne nous reste qu'à renforcer notre pression !!!


"RDC : 6 morts et 210 arrestations selon le bilan de la nonciature"
° https://afrique.lalibre.be/13872/rdc-6-morts-et-210-arrestations-selon-le-bilan-de-la-nonciature/
"RDC : 6 morts après dispersion de la marche des catholiques (MONUSCO)"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/rdc-6-morts-apres-dispersion-de-la-marche-des-catholiques-monusco
° http://www.jeuneafrique.com/518200/politique/marches-interdites-en-rdc-au-moins-cinq-morts-et-33-blesses/


"Marche des laïcs catholiques : l’ONG ACAJ dénonce la séquestration de 10 prêtres"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/marche-des-laics-catholiques-long-acaj-denonce-la-sequestration-de-10
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/societe/paroisse-saint-jean-baptiste-la-marche-dispersee-par-les-forces-de
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/en-bref/mbuji-mayi-la-police-lance-des-lacrymogenes-la-dans-la-cathedrale-saint
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/marche-pacifique-des-chretiens-catholiques-reprimee-kisangani-et
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/rdc-pas-de-marche-bunia-et-kalemie
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/kasai-central-pas-de-manifestations-kananga
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/mbuji-mayi-les-paroisses-cernees-par-les-forces-de-lordre
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/en-bref/marche-des-chretiens-catholiques-manifestants-disperses-yolo
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/politique/marche-pacifique-des-chretiens-catholiques-reprimee-kisangani-et


"RDC: violences autour des marches organisées par le Comité laïc de coordination"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180121-rdc-marches-interdites-anti-kabila-kinshasa-police-charge-comite-laic-coordination
"RDC: répression meurtrière de la marche du Comité laïc de coordination"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180121-rdc-repression-meurtriere-marche-catholiques-monsuco


"RDC : La police tire à balles réelles sur les marcheurs pacifiques"
° https://afrique.lalibre.be/13848/rdc-la-police-tire-a-balles-reelles-sur-les-marcheurs-pacifiques/
"RDC : Nouvelles violences policières face aux marcheurs"
° https://afrique.lalibre.be/13826/rdc-nouvelles-violences-policieres-face-aux-marcheurs/
"RDC : La police tire à balles réelles sur les marcheurs pacifiques"
° https://afrique.lalibre.be/13848/rdc-la-police-tire-a-balles-reelles-sur-les-marcheurs-pacifiques/


"Congo-Kinshasa: Marche des chrétiens. Silence… « Kabila » tue!"
° http://www.congoindependant.com/congo-kinshasa-marche-des-chretiens-silencekabila-tue/
"Kinshasa: Une ambiance d’état de siège!"
° http://www.congoindependant.com/kinshasa-une-ambiance-detat-de-siege-2/


" RDC: "KIN-LA-BELLE" TIENT TÊTE À LA POLICE DE KABILA"
° http://www.izf.net/afp/rdc-kin-belle-tient-tete-police-kabila
° http://www.izf.net/afp/rdc-les-anti-kabila-font-front-au-moins-5-morts-les-marches-interdites


"RDC : Les casques bleus s’interposent"
° https://afrique.lalibre.be/13832/rdc-les-casques-bleus-sinterposent/

"RDC : La base de la protestation anti-Kabila s’élargit"
° https://afrique.lalibre.be/13863/rdc-la-base-de-la-protestation-anti-kabila-selargit/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/en-bref/les-kimbanguistes-non-concernes-par-la-marche-du-21-janvier


"La RDC s’enfonce dans le cycle de la violence"
° http://afrikarabia.com/wordpress/la-rdc-senfonce-dans-le-cycle-de-la-violence/


"RDC: l’accès à l’internet et aux SMS de nouveau bloqué"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/21/actualite/en-bref/rdc-lacces-linternet-et-aux-sms-de-nouveau-bloque


"Le pape demande aux autorités d'éviter "toute forme de violence" en RDC"
° https://www.voaafrique.com/a/le-pape-demande-aux-autorites-d-eviter-toute-forme-de-violence-en-rdc/4217511.html
"Washington et Londres soutiennent les marches prévues pour dimanche en RDC"
° https://www.voaafrique.com/a/washingotn-et-londres-soutiennent-les-marches-prevues-pour-diamnches-en-rdc/4216845.html
"USA et UK contre une Transition sans Kabila mais pour un transfert pacifique du pouvoir en janvier 2019"
° https://7sur7.cd/new/2018/01/usa-et-uk-contre-une-transition-sans-kabila-mais-pour-un-transfert-pacifique-du-pouvoir-en-janvier-2019/


"Congo: comprendre la tension du week-end en 6 questions"
° http://plus.lesoir.be/135394/article/2018-01-21/congo-comprendre-la-tension-du-week-end-en-6-questions


"Actu Expliquée 21.01 - Marche du 21.01: "Kabila" charge, les Congolais résistent. Echos et images"



"TOKOMI WAPI 21 01 2018 MARCHE,BARUMBU EKOMI TSHANGU? "



"TOKOMI WAPI 21 01 2018 MARCHE, SANGO AKOMI NGANGA"



"TOKOMI WAPI 21 01 2018 NINI ELEKI NA MARCHE YA BA CATHOLIQUE"



"TOKOMI WAPI 21 01 2018 MARCHE,NDEKO ELIEZER AKITI NA KINGABWA"




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Message  ndonzwau le 23/1/2018, 4:48 am

"RDC: 9 personnes tuées lors des marches des chrétiens dimanche sur l’ensemble du pays (ACAJ)"
° https://actualite.cd/2018/01/22/rdc-9-personnes-tuees-lors-marches-chretiens-dimanche-lensemble-pays-acaj/
"Marche du 21 janvier : 6 morts de trop - Le Potentiel"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=209861&Actualiteit=selected
"Marches des catholiques : deux morts par balles perdues, selon la Police"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/securite/marches-des-catholiques-deux-morts-par-balles-perdues-selon-la-police


"RDC : « Nous n’avons pas peur »"
° https://afrique.lalibre.be/13908/rdc-nous-navons-pas-peur/
La marche du 21 janvier aura une fois de plus fait son lot de victimes. Aucun chiffre officiel mais une petite dizaine de Congolaises et de Congolais au moins ont succombé à la répression brutale et aveugle de la marche des catholiqques.

Une fois de plus, le pouvoir du président hors mandat Joseph Kabila n’a pas hésité à ouvrir le feu sur des manifestants armés, eux, de bibles, de chapelets ou de rameaux.
Une répression aveugle qui rappelle celle du 31 décembre. Une répression qui s’est heurtée, cette fois plus encore que le 31 décembre, à la mobilisation populaire. Le comité laïc de coordination, emmené par MM. Isidore Ndaywel, Thierry Nlandu et Justin Okana, salue le courage et la détermination de la population congolaise. Parlant de millions de Congolais descendus dans les rues.

Ils épinglent évidemment la répression sanguinaire mais saluent surtout le courage d’un peuple trop souvent présenté comme pas indolent. Ils insistent sur la mobilisation générale, quelles que soient la réligion, l’ethnie, la langue,… sur le courage des prêtres et terminent par quelques mots adressés à ceux qui n’ont « pas hésité à couper les réseaux sociaux pour perpétrer leurs crimes en cachette, pour tirer à balles réelles sur la population, pour lancer des gaz lacrymogène ».

Un pouvoir qui défie le peuple congolais et la communauté internationale, un pouvoir qui n’a toujours pas accepté d’appliquer les résolutions de l’Accord de la Saint-Sylvestre et qui ne veut pas en entendre parler et un président qui n’a toujours pas annoncé son intention de ne pas briguer un troisième mandat inconstitutionnel. A tous ceux-là, le comité laïc de coordination lance : « Nous n’avons pas peur, nous ne ferons jamais marche arrière ».
Avant de poursuivre : « il n’y aura plus de répit pour la dictature, qui a plongé le peuple congolais dans une crise aussi ruineuse qu’inutile » et de remobiliser  en demandent ainsi « au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre au  prochain appel ».

VOIR LA TOTALITÉ DE lA DECLARATION DU CLC



"Léonie Kandolo du CLC : «La police et l’armée sont là pour protéger le peuple et non le combattre»"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/politique/leonie-kandolo-du-clc-la-police-et-larmee-sont-la-pour-proteger-le


"RDC: « Usage disproportionné de la force » dans la répression des chrétiens"
° https://afrique.lalibre.be/13902/rdc-usage-disproportionne-de-la-force-dans-la-repression-des-chretiens/

" « RDC : bibles et rameaux contre tirs à balles réelles », titre Cas-info.ca."
° http://cas-info.ca/rdc-bibles-et-rameaux-contre-tirs-a-balles-reelles

"Haut-Katanga : 12 ONG dénoncent les «répressions répétitives» des manifestations publiques"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/politique/haut-katanga-12-ong-denoncent-les-repressions-repetitives-des

"Blocage d’accès à internet : l’Union pour la défense des droits des consommateurs appelle à saisir la justice"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/en-bref/blocage-dacces-internet-lunion-pour-la-defense-des-droits-des

"RDC : des manifestants trouvent refuge à la MONUSCO"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/securite/rdc-des-manifestants-trouvent-refuge-la-monusco

"RDC : Des ONG congolaises et les familles des victimes du 21 janvier apprêtent un dossier à déposer à la CPI"
° https://actualite.cd/2018/01/22/rdc-ong-congolaises-familles-victimes-21-janvier-appretent-dossier-a-deposer-a-cpi/


"RD-Congo : pour le P. Donatien Nshole, « la Cenco apporte un soutien moral aux marches »"
° https://www.la-croix.com/Religion/RD-Congo-P-Donatien-Nshole-Cenco-apporte-soutien-moral-marches-2018-01-22-1200907925?utm_source=outbrain&utm_medium=cpc&utm_content=Faits-religieux-retargeting


"RDC : La MP accuse le CLC de vouloir imposer une démocratie basée sur la violence"
° https://actualite.cd/2018/01/22/rdc-mp-accuse-clc-de-vouloir-imposer-democratie-basee-violence/
"RDC : La MP demande à la Communauté internationale de s’abstenir de prendre des décisions qui pourront envenimer la situation"
° https://actualite.cd/2018/01/22/rdc-mp-demande-a-communaute-internationale-de-sabstenir-de-prendre-decisions-pourront-envenimer-situation/
"Elections en RDC: Le parti présidentiel révise ses statuts"
° https://actualite.cd/2018/01/22/elections-rdc-parti-presidentiel-revise-statuts/
"La coalition au pouvoir dénonce « le comportement téméraire et incivique » des laïcs catholiques"
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/politique/la-coalition-au-pouvoir-denonce-le-comportement-temeraire-et


"RDC : un major de la police pleure sa fille tuée par balles à Kintambo"
° http://www.depeche.cd/rdc-un-major-de-la-police-pleure-sa-fille-tuee-par-balles-a-kintambo/

° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/politique/rdc-un-groupe-de-jeunes-appelle-les-laics-catholiques-se-concentrer
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/en-bref/marche-des-laics-catholiques-la-nogec-salue-le-comportement-responsable
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/20/21-janvier-katumbi-appelle-forces-de-securite-a-refuser-ordres-criminels.html
° https://www.radiookapi.net/2018/01/22/actualite/politique/repression-de-la-marche-des-catholiques-la-reaction-brutale-des

° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/22/en-rdc-le-regime-kabila-reprime-toute-tentative-de-manifestation_5245142_3212.html
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/01/20/21-janvier-katumbi-appelle-forces-de-securite-a-refuser-ordres-criminels.html

° http://www.latempete.info/marche-du-dimanche-21-janvier/
° http://www.rfi.fr/afrique/20180120-rdc-kinshasa-marche-human-rights-watch-31-decembre
° https://actualite.cd/2018/01/22/rdc-michaelle-jean-demande-violences-21-janvier-2018-ne-restent-impunies/


"TOKOMI WAPI 22 01 2018 LIWA YA KAPANGALA NA MARCHE"



"RDC: manœuvres pour pomper l’argent du pétrole"
° https://afrique.lalibre.be/13897/rdc-manoeuvres-pour-pomper-largent-du-petrole/


"RDC : pourquoi Kabila et cinq de ses proches sont condamnés à un demi-million de dollars aux États-Unis"
° http://www.jeuneafrique.com/518843/societe/rdc-pourquoi-kabila-et-cinq-de-ses-proches-sont-condamnes-a-un-demi-million-de-dollars-aux-etats-unis/
° https://afrique.lalibre.be/13819/la-rdc-condamnee-par-un-juge-americain/

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 24/1/2018, 2:11 am

"Répression en RDC: [reportage] des lacrymogènes dans une maternité"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180123-repression-rdc-reportage-lacrymogenes-une-maternite
° http://plus.lesoir.be/135553/article/2018-01-22/le-congo-le-pays-ou-gaze-des-bebes
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/22/des-gaz-lacrymogenes-dans-une-maternite/


"Répression en RDC: la Cenco déplore le «bilan macabre»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180123-repression-rdc-cenco-deplore-le-bilan-macabre

"RDC: « Sommes-nous en prison? », s’indigne le cardinal Monsengwo"
° https://afrique.lalibre.be/13999/rdc-sommes-nous-en-prison-sindigne-le-cardinal-monsengwo/
° https://www.radiookapi.net/2018/01/23/actualite/politique/cardinal-monsengwo-sommes-nous-dans-une-prison-ciel-ouvert

"Dans un Congo cadenassé, les chrétiens ont marché face aux fusils
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/22/2798/
Cadenassées, surveillées, mais finalement sous contrôle : Kinshasa et les grandes villes du Congo ont connu une nouvelle tension à la suite de l’appel du comité de coordination des laïcs catholiques (CLC) demandant aux fidèles de manifester après la messe du dimanche.

1. Quelle fut l’ampleur de la manifestation ?
Le samedi déjà, les forces de sécurité étaient en état d’alerte, établissant des barrages routiers, fouillant les véhicules et dans certains cas se saisissant de chapelets et de missels, les « armes » dont pensaient se munir les fidèles… La présence de Casques bleus dans les rues, en tant qu’observateurs, a peut-être empêché certains débordements.
A Kinshasa, la Monusco avance le chiffre de cinq morts mais de source officielle on assure que trois morts ont été des victimes accidentelles. Les organisateurs de la manifestation, eux, ont dénombré au moins douze morts. Dans l’ensemble du pays, 33 personnes ont été blessées lorsque les manifestants ont été confrontés aux gaz lacrymogènes mais aussi à des tirs à balles réelles. A Kinshasa cependant, des sources proches des forces de l’ordre nous ont assuré que les policiers n’avaient pas de balles dans leurs fusils et avaient reçu la consigne de ne pas ouvrir le feu, même si le docteur Jean-Baptiste Sondji, un opposant de longue date, a déclaré avoir vu un tir partir d’une auto mitrailleuse et, face à l’ église Saint François de Salles, provoquer la mort d’une jeune fille de 16 ans. A Delvaux Ngaliéma, près de l’église du Saint Sacrement, les policiers n’ont pas hésité à lancer des gaz lacrymogènes dans une maternité proche et 16 nouveaux nés ont du être placés en réanimation, un autre est mort intoxiqué par les gaz…
Dans la capitale, selon un observateur, un accord tacite aurait prévalu : les forces de sécurité avaient demandé aux manifestants de ne pas défiler sur les grands axes tout en tolérant qu’ils se déploient dans les quartiers et autour des églises. C’est ainsi qu’au sortir de la paroisse Christ Roi les manifestants ont parcouru deux kilomètres avant d’être stoppés au rond point Victoire.
Les observateurs relèvent aussi la relative résistance des manifestants: face aux gaz lacrymogènes, ils n’ont pas reculé. Et promis de marcher à nouveau.

2. Les provinces ont-elles bougé ?
A Kisangani, où la population est descendue massivement dans la rue, onze personnes ont été blessées, à Beni, 24 membres du collectif citoyen Lucha (lutte pour le changement) ont été arrêtés, des arrestations ont eu lieu à Goma, Mbuji Mayi au Kasaï s’est retrouvée totalement quadrillée. Ces faits amènent à conclure que la mobilisation citoyenne demeure intacte mais que les forces de sécurité ont également démontré leur capacité à se déployer efficacement sur l’ensemble du territoire.

3. L’appel du les laïcs chrétiens a-t-il fait tâche d’huile ?
D’autres confessions religieuses ont, à leur manière, rejoint le mouvement : le pasteur protestant David Ekofo, au cours d’une messe d’hommage à Laurent Désiré Kabila a tenu des propos aussi critiques que ceux de son collègue catholique et depuis lors craignant pour sa sécurité il a été obligé de se cacher. Les musulmans ont lancé un appel aux forces de l’ordre leur demandant de ne pas tirer sur les chrétiens et les kimbanguises se seraient également montrés solidaires du mouvement. Seules les églises de réveil ne semblent pas avoir bougé.

4. Des personnalités connues ont-elles rejoint le mouvement ?
A la tête du Comité des laïcs se trouvent des personnalités de renom comme le théologien Thierry Nlandu ou l’historien Isidore Ndaywel et depuis Bukavu, le docteur Mukwege a lancé un vibrant message aux manifestants, déclarant entre autres : « tenons bon dans la résistance, l’issue est imminente et notre peuple vaincra », ajoutant, après avoir cité Nelson Mandela et Abraham Lincoln, «nous n’avons qu’une mission, nous battre pour le retour de l’ordre constitutionnel et la restauration de la dignité de notre peuple. »

5. Quelles sont les relations entre les manifestants chrétiens et les partis politiques ?
La plupart des leaders de l’opposition (Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi…) ont participé aux marches, mais ils n’étaient pas à la manœuvre. Relativement déconsidérée, la classe politique a cédé la main à l’Eglise catholique et aux mouvements citoyens plus proches de la base.

6. L’objectif des chrétiens a-t-il évolué ?
Officiellement il s’agît toujours d’obtenir la décrispation du climat politique, la libération des prisonniers politiques mais dans les faits, beaucoup rêvent à un changement de régime, sans attendre les élections prévues pour décembre prochain. Quant à la « communauté internationale » c’est-à-dire les Occidentaux, elle se tâte : les Américains acceptent l’échéance de décembre, les Européens, avant de participer au financement des élections, souhaitent qu’un comité d’experts puisse accompagner, c’est-à-dire contrôler, la Commission nationale indépendante, ce que refuse le Congo, au nom de sa souveraineté. Les Français sont de plus en plus critiqués pour le soutien, supposé ou réel, qu’ils apporteraient au régime de même que l’Espagne et une campagne anti française a été lancée sur les réseaux sociaux."



"RDC : La Cenco réagit face aux enlèvements des prêtres"
° https://afrique.lalibre.be/13959/rdc-la-cenco-reagit-face-aux-enlevements-des-pretres/


"OPINION: le peuple congolais est debout et déterminé"
° https://afrique.lalibre.be/13987/opinion-le-peuple-congolais-est-debout-et-determine/
Par Jean Jacques LUMUMBA, activiste/ Lanceur d’alerte et Floribert ANZULUNI, Coordonnateur du mouvement citoyen FILIMBI

Bien que tragiques et révoltants, les événements des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018 nous ont, une fois de plus, remémoré cette phrase emblématique, et toujours d’actualité, de Patrick Emery Lumumba, l’un des pères de notre indépendance : «L’histoire du Congo ne s’écrira ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Washington mais au Congo ».

Par ces mots, nous rendons un vibrant hommage à nos compatriotes, martyrs de la liberté et de la démocratie, tombés sous les balles du régime barbare du tyran Joseph Kabila. Nous adressons nos sincères condoléances aux membres de leurs familles ainsi qu’à leurs proches, et nous engageons à les ériger en modèles afin que leurs histoires soient désormais enseignées à nos futures générations.
Nous félicitons l’ensemble du peuple congolais pour sa détermination à faire échec au régime dictatorial instauré par l’illégitime et illégal Joseph Kabila, appuyé par ses complices internes, parmi lesquels de piètres récidivistes, et externes. Seule notre lutte et notre résistance pacifique nous permettront de recouvrer notre liberté et notre dignité mais également d’exiger des conditions de vie plus décentes.
Nous adressons nos sincères remerciements et félicitations, pour leur engagement en faveur du changement des mentalités et de la prise de conscience collective, au Comité Laïc de Coordination (CLC), autour duquel s’articule la mobilisation citoyenne et pacifique, à l’Eglise catholique, à travers notamment le Cardinal Monsengwo, nos évêques, prêtres et tous les animateurs qui la composent, et au pasteur Ekofo, de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), dont le prêche du 16 janvier dernier a rencontré les principales préoccupations des citoyens. Nous encourageons toutes les autres confessions religieuses à se joindre au peuple congolais et la diaspora congolaise aux quatre coins du monde à poursuivre la mobilisation citoyenne non partisane, et à promouvoir de grandes actions communes car ensemble nous sommes plus forts.

Nous rappelons aux dirigeants des Etats et organisations membres de la Communauté Internationale que Joseph Kabila est aujourd’hui le principal facteur d’instabilité en République Démocratique du Congo, la grave crise politique, sécuritaire, économique et sociale actuelle étant principalement liée à son maintien par la force et la ruse au-delà de son second et dernier mandat constitutionnel échu le 19 décembre 2016. Depuis la répression féroce des dernières marches pacifiques appelées par le CLC et soutenues par tous, nous regrettons, pour certains, votre silence complice, et pour d’autres, votre complicité passive au vu de vos faibles réactions à travers des condamnations répétitives et sans réel impact, certains allant jusqu’à s’opposer à des nouvelles sanctions ciblées qui permettraient à coup sûr de fragiliser d’avantage certains piliers du régime dictatorial.

Nous nous permettons de vous rappeler que le peuple libéré rejettera tout accord commercial ou de coopération signé dans les conditions actuelles. La victoire du peuple étant inéluctable, le peuple congolais se souviendra de ceux qui auront contribué à sa libération.
Le régime illégal, illégitime et barbare de Joseph Kabila est totalement disqualifié, il ne peut donc plus nous conduire à des élections libres et transparentes. Un régime qui profane les lieux de culte, réprime nos mères, sœurs, prêtres … en plein jour et en utilisant des balles réelles, pendant des processions pacifiques au cours desquelles ils brandissent des bibles et chapelets. Du jamais vu en RDC ! Un régime qui a fusillé une jeune compatriote de 24 ans, Dechade Kapangala, fille d’un officier de la police et aspirante religieuse. Pire encore, un régime qui a osé lancer des grenades lacrymogènes à l’intérieur d’une maternité tenue par des religieuses, causant la mort d’au moins un nourrisson et l’asphyxie d’une dizaine d’autres. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO), dont la mission de protection des civils semble avoir été substituée par la comptabilisation des morts et blessés, est témoin de ces actes barbares.

La lutte pacifique ainsi entamée se poursuivra jusqu’à la chute de la tyrannie car toutes les options de résolution par le dialogue ont été franchies et piétinées par les ennemis internes et externes du Congo.

Fait à Bruxelles, le 23 janvier 2018"

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/crise-en-rdc-restons-inebranlable-chef-eglise-catholique-0


"A Kisangani, la marche des laïcs chrétiens fortement réprimée"
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-34562.html

"En RDC, le régime Kabila réprime toute tentative de manifestation"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/22/en-rdc-le-regime-kabila-reprime-toute-tentative-de-manifestation_5245142_3212.html


" INVITÉ AFRIQUEPodcast
Marie-Ange Mushobekwa: en RDC, «l'Eglise n'est pas là pour prendre parti»"

° http://www.rfi.fr/emission/20180123-rdc-eglise-prendre-parti-marie-ange-mushobekwa
"VIOLENCES POLICIÈRES EN RDC: UNE MINISTRE "NE COMPREND PAS""
° http://www.izf.net/afp/violences-policieres-en-rdc-une-ministre-ne-comprend-pas

"RDC: un ministre dénonce une « attaque » avec… des chapelets
° https://afrique.lalibre.be/14004/rdc-un-ministre-denonce-une-attaque-avec-des-chapelets/


 
Alors qu’internet était toujours coupé, mardi, en République démocratique du Congo, des images passaient en boucle depuis plus de 24 h sur la télévision publique et Tele50, pro-régime, relatant l’ »attaque » de la propriété d’un ministre par 145 personnes armées… de chapelets. Et le régime d’y voir la « preuve » de la « violence » des marches pacifiques de chrétiens.

Quelque peu secoués par les réactions unanimes de condamnation de la répression des marcheurs pacifiques chrétiens, pour la seconde fois en moins d’un mois, dimanche 21 janvier (même la ministre congolaise des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa, a demandé sur Radio France Internationale que les violences policières « soient punies »), certaines personnalités du régime Kabila tentent de faire passer des vessies pour des lanternes.


Lecteur vidéo
° https://afrique.lalibre.be/app/uploads/2018/01/video-1516725078.mp4?_=1
"RDC : LES CHAPELETS DE LA MORT ! LE MENSONGE DE KABANGE !"
00:00
05:04
 
Se mettre à l’abri… mauvais choix
 
Dimanche, alors qu’un groupe de marcheurs chrétiens tentaient de fuir les coups de feu tirés contre eux (on déplore au moins six morts), ils se sont réfugiés sur une parcelle en construction, le gardien ayant accepté de leur ouvrir le portail pour les mettre à l’abri, indique Lucha, une organisation de la société civile. Mais la police les y a enfermés et a prévenu le propriétaire du terrain, qui n’est autre que le ministre de l’Aménagement du Territoire, Felix Kabange Numbi – qui y a vu l’occasion rêvée de modifier l’image publique des marcheurs chrétiens, victimes de tirs de policiers alors qu’ils étaient parfois agenouillés sur la rue.
 
Profitant de l’absence d’internet et de réseaux sociaux – coupés depuis samedi pour entraver la marche des chrétiens et les rapports sur sa répression – le ministre a en effet fait filmer ces 145 personnes, dont des prêtres, après les avoir obligés à se déshabiller et à se coucher au sol les mains sur la tête – comme on le fait au Congo pour les voleurs – en assurant que c’était la preuve qu’il « n’y a pas de marche pacifique ». Le ministre a reçu l’appui d’autres faucons du régime, le pasteur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du président hors mandat Joseph Kabila, et Joseph Kokonyangi, secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle. Mais la video n’explique pas ce que ceux-ci faisaient sur la parcelle du ministre Kabange Numbi.
 
Chapelets mortels
 
Les trois notables se succèdent à l’image pour fustiger « les prêtres qui demandent aux enfants de quitter le temple de Dieu », afin de marcher en faveur du respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui balise le chemin vers des élections consensuelles, accord que le régime ne respecte pas. Ces prêtres, assure Théodore Mugalu, « ce sont des occultistes ». Et les orateurs de comparer les marches pacifiques des chrétiens , un « mouvement violent et subversif », au « fascisme de Mussolini » et au « nazisme de Hitler Adolf », tandis que Joseph Kokonyangi, agitant des chapelets, s’écrie: Voila la marche pacifique! Nous avons la preuve, ils sont venus pour tuer le ministre Kabange! Regardez ces chapelets, voilà la preuve, c’est ça la marche pacifique de l’Eglise! »"



"Répression en RDC: l'OIF appelle à une concertation internationale"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180123-repression-rdc-oif-appelle-une-concertation-internationale
° https://www.radiookapi.net/2018/01/23/actualite/en-bref/rdc-la-francophonie-condamne-avec-fermete-les-violences-policieres-qui


"RDC : l'Église mène la contestation, l'opposition à la peine"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rdc-l-eglise-mene-la-contestation-l-opposition-a-la-peine-22-01-2018-2188761_2365.php


"Billet.J. Kabila et Cie ni légaux, ni légitimes, quelles conséquences?"
° http://www.cheikfitanews.net/2018/01/billet.j.kabila-et-cie-ni-legaux-ni-legitimes-quelles-consequences.html
° http://www.cheikfitanews.net/2018/01/document.declaration-du-cardinal-monsengwo-apres-les-tueries-du-21.01.2018.html


° https://www.radiookapi.net/2018/01/23/actualite/politique/marche-des-laics-catholiques-gaz-lacrymogene-et-coups-de-feu-dans-75
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-un-dimanche-sanglant-22-01-2018-2188651_2365.php
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-joseph-kabila-objectif-referendum-18-01-2018-2187686_2365.php
° https://www.radiookapi.net/2018/01/23/actualite/en-bref/blocage-dacces-internet-les-activites-de-certaines-entreprises
° https://www.radiookapi.net/2018/01/23/actualite/securite/marche-des-laics-catholiques-la-police-dit-avoir-disperse-les-fauteurs
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/mal-prepares-mal-equipes-lonu-appelee-mieux-proteger-ses-casques-bleus
° http://www.izf.net/afp/manifestants-reprimes-en-rdc-lue-veut-que-les-responsables-soient-juges


"RD Congo : pensez-vous la déflagration générale évitable malgré les nombreuses manœuvres de Joseph Kabila ?
° http://afrique.lepoint.fr/sondages/rd-congo-pensez-vous-la-deflagration-generale-evitable-malgre-les-nombreuses-manoeuvres-de-joseph-kabila-23-01-2018-2188938_2264.php
30% OUI  70% NON"


"Renaud Girard : «Kabila, un danger au cœur de l'Afrique»"
° http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/01/22/31002-20180122ARTFIG00341-renaud-girard-kabila-un-danger-au-coeur-de-l-afrique.php
CHRONIQUE - Le 21 janvier 2018, les citoyens de la RDC avaient décidé de former des cortèges à la sortie de la messe pour protester contre le virage autocratique du président Joseph Kabila. Ces manifestations pacifiques furent réprimées férocement, faisant au moins six morts et plus de cent blessés.

Le 21 janvier 2018 restera comme un dimanche noir dans l'histoire postcoloniale des Congolais. À Kinshasa, à Goma, à Lubumbashi, les citoyens de la RDC (République démocratique du Congo, plus grand pays francophone d'Afrique) avaient décidé de former des cortèges à la sortie de la messe. Pour protester contre le virage autocratique du président Joseph Kabila, qui refuse de quitter le pouvoir, préférant violer la Constitution qu'il a lui-même promulguée il y a douze ans. Ces manifestations pacifiques avaient été interdites par le gouvernement. Elles furent réprimées férocement, faisant au moins six morts et plus de cent blessés
, selon la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, (...)"[/size]



"TOKOMI WAPI 23 01 2018 MOSENGWO AYE LISUSU"



"Analyse du 23/01/2018 sur le bilan de la manifestation du 21 Janvier 2018"



"Actu Expliquée 23.01 - "Kabila", un danger pour l'Afrique centrale. Monsengwo hurle sa colère"



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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 24/1/2018, 9:05 pm

"RDC : Il faut sanctionner le coeur du pouvoir !"
° https://afrique.lalibre.be/14010/rdc-il-faut-sanctionner-le-coeur-du-pouvoir/
Deux marches des catholiques, avec des Congolaises et des Congolais de tous âges brandissant Bibles, chapelets ou rameaux pour autant de répressions violentes et mortelles de la part du pouvoir. Un pouvoir dont plus aucun membre, aucune structure n’est légitime, tous ayant largement dépassés la durée de leurs mandats faute de nouvelles élections.

Que demandent ces manifestants qui nécessite une telle répression ? Le simple respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre, signé le 31 décembre 2016 par la majorité et l’opposition sous l’égide des évêques congolais. Un texte qui prévoit notamment la libération des prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires à des fins politiques de certains opposants, la fin des dédoublements des partis politique ou encore une réorganisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée de l’organisation des futures élections.
Le comité des laïcs de coordination qui a lancé ce mouvement de mobilisation populaire et pacifiste a aussi explicitement demandé au président Kabila de déclarer qu’il ne briguerait pas un troisième mandat inconstitutionnel.

Exigences élémentaires

Ces demandes des catholiques congolais, rejoints depuis le 17 janvier par les protestants et deux jours plus tard par les musulmans, n’ont rien de révolutionnaires. Tous demandent simplement le respect des textes (accord de la Saint-Sylvestre ou Constitution). Le premier a été signé par la majorité politique actuellement aux affaires, la seconde a été ratifiée en 2006 par Joseph Kabila, lui-même.
Mais qu’importe les promesses, les signatures ou les engagements pour le pouvoir de Kinshasa. Qu’importe aussi la vie des Congolaises et des Cogolais qui ont été abattus le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018 pour avoir osé rappeler ses engagements au pouvoir  qui, selon le dernier calendrier fournit par la CENI, devrait organiser, si tout va bien, le passage par les urnes le 23 décembre prochain.
Mais à onze mois de ce scrutin, plus personne ne croit vraiment que ces élections auront bien lieu même si, officiellement, la communauté internationale continue à presser le pouvoir de respecter ce calendrier.

« Pas de marche arrière possible »

Comme après la première marche des catholiques du 31 décembre 2017, mais avec plus de détermination peut-être, la communauté internationale a condamné la répression brutale de ces manifestations pacifiques qui ont tué au moins plus d’une dizaine de Congolais. Pas une voix pour tenter de défendre l’indéfendable. Le Cardinal Monsengwo, dans un communiqué publié ce mardi 23 janvier, a rappelé : « ceux qui ont prié et ont pu marcher ont été dspers2S à coups de grenades lacrymogènes, des balles éssourdissents et de désencerclement, des balles réelles (…). Nous von sencore compté des morts, des blessés (…). Alors que le chef de la police avait annoncé la consigne selon laquelle il n’y aurait aucun décès, que les droits humains seront respectés… Que nenni ! »

Et le cardinal de poursuivre : « Comment peut-on tuer des hommes, des femmes, des enfants, jeunes et vieux scandant des cantiques religieux, munis de bibles, chapelets, crucifix ? Que veut-on au juste : le pouvoir pour le pouvoir ou bien le pouvoir pour le développement intégral du peuple dans la paix, la justice et la vérité. Nous voulons que règ,e la force de la loi et non la loi de la force ».
La veille les initiateurs de ces marches, les responsables du Comité des laïcs de coordination, avaient déjà condamné cette répression barbare et salué le courage des Congolaises et Congolais descendus dans les rues pour défendre leur liberté pacifiquement face à la violence et la brutalité de la répression des autorités avant de prévenir le pouvoir « nous n’avons pas peur. Il n’y aura jamais de marche arrière » et d’appeler le peuple à rester mobilisé pour d’autres marches à venir.

Condamnation uanimes

Depuis dimanche soir, la communauté internationale est unanime. Du pape François aux Nations unies, en passant par la France, la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Etats-Unis, tous condamnent la répression sanglante de la marche des catholiques.

L’humiliation et le grostesque comme seule réponse

En face, dans le camp du pouvoir, on nie les chiffres et certains, plus zélés ou plus…, s’échignent à démontrer la « violence » des manifestants qui n’ont pas hésité à prendre d’assaut la parcelle (en construction) du ministre Félix Kabange Numbi. Lequel ministre n’a pas hésité à faire arrêter et à faire déshabiller ces manifestants (même le prêtre) pour les exhiber devant les caméras de la télévision, en violation de toutes les règles du respect des droits de l’homme. Mais que fallait-il attendre d’un pouvoir qui, trois semaine plus tôt, n’a pas hésité à faire ouvrir le feu sur des paroissiens à l’intérieur même des églises.
Et que dire de l’attitude du ministre de l’Aménagement du terrtoire, Joseph Kokonyangi, qui n’a pas hésité à expliquer que ces manifestants étaient des terroristes venus « pour assassiner le ministre Kabange », prouvant ses dires en brandissant fièrement l’arme qu’il avait saisie sur l’un d’eux… un chapelet.



Le ministre de l’Aménagement du Territoire, Joseph Kokonyangi brandissant l’arme d’un des manifestants… un chapelet.

Mise en garde claire…

La communauté avait appelé le pouvoir à la retenue à la veille de cette deuxième marche. Elle avait annoncé qu’elle serait attentive aux faits et gestes de l’un et de l’autre et qu’elle tirerait les conclusions qui s’imposent en cas de « dérapages ».
Sa condamnation unanime de la violence de la répression prouve qu’elle a bien été attentive.

Maintenant, des sanctions

Aujourd’hui, si cette communauté internationale ne veut pas perdre le peu de crédit dont elle dispose encore face au peuple congolais qui, lui, continue de tomber sous les balles d’une des pires dictatures de la planète, si elle ne veut pas offrir à ce pouvoir saguinaire le permis de tuer en toute impunité, alors, elle doit sévir.
Elle doit condamner… c’est déjà fait.
Elle doit surtout prendre des sanctions fortes et rapides contre le pouvoir en place.  Une dizaine de lampistes et quelques responsables politiques ont déjà été touchés par des sanctions internationales.
Aujourd’hui, il faut frapper juste, il faut frapper le coeur du pouvoir. Joseph Kabila, sa famille et son premier cercle sont les vrais responsables des violences qui tuent chaque jour d’innocents civils en République démocratique du Congo.

La CPI peut être saisie

Parmi d’autres africains, un ancien chef rebelle congolais devenu un temps Premier ministre et même candidat président de la RDC croupit aujourd’hui dans les prisons de la CPI à La Haye. Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable de crime de guerre en République centrafricaine. Il a été condamné. Sa peine pourrait même être prolongée en appel. Kabila pourrait le rejoindre. La CPI peut se pencher sur les crimes commis en RDC. Rien que pour l’année écoulée, les pistes sont nombreuses : meurtres commis dans l’intention de détruire un groupe, viols, mutilations, torture, prises d’otage ou encore le fait d’enrôler des enfants soldats peuvent, entre autre, justifier l’intervention de la CPI. Le Conseil de sécurité peut aussi saisir la CPI comme ce fut le cas pour le Darfour en 2005 et pour la Libye en 2011. Il suffit d’un consensus issu d’un instant de courage politique pour que cette voie s’ouvre réellement.




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"INVITÉ AFRIQUE
RDC: Isidore Ndaywel, arrêter maintenant, «c'est ne pas respecter ceux qui ont sacrifié leur vie»
Isidore Ndaywel: en RDC, il y a «une situation d'absence de gouvernance»"

° http://www.rfi.fr/emission/20180124-rdc-isidore-ndaywel-evoque-situation-absence-gouvernance

"APPELS SUR L'ACTUALITÉ
[Vos réactions] RDC: l'Eglise catholique mène la contestation"

° http://www.rfi.fr/emission/20180124-vos-reactions-rdc-eglise-catholique-mene-contestation

"Congo-Kinshasa – Marche du 21 Janvier 2018: « Trop, c’est trop! Tuez-nous aujourd’hui »"
° http://desc-wondo.org/fr/rdc-marche-21-janvier-2018-cest-tuez-aujourdhui/

"RDC: le cardinal Monsengwo condamne la répression"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180124-rdc-le-cardinal-monsengwo-condamne-repression
"RDC: le pape lance un appel à éviter la violence en RDC"
° https://afrique.lalibre.be/14068/rdc-le-pape-lance-un-appel-a-eviter-la-violence-en-rdc/
° http://www.izf.net/afp/pape-lance-un-appel-eviter-violence-en-rdc


"RDC: l’Onu durcit le ton"
° https://afrique.lalibre.be/14059/rdc-lonu-durcit-le-ton/
Les Nations unies et les pays occidentaux ont durci le ton envers Kinshasa après la nouvelle répression sanglante dimanche de marches organisées à l’initiative de catholiques qui demandent aux Congolais de rester mobilisés, et même « inébranlables », pour obtenir du président Joseph Kabila qu’il renonce à se déclarer candidat à sa propre succession et respecte l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016, qui balise le chemin vers des élections consensuelles.
Deux jours après avoir fait état de six morts dans les violences à Kinshasa, les Nations unies enquêtaient toujours mardi sur plusieurs autres possibles victimes des forces de sécurité. Les autorités congolaises ne reconnaissent que deux morts.

Observateur de l’Onu frappé
Les Nations unies ont révélé mardi qu’un de leurs observateurs des droits de l’homme à Kinshasa avait été blessé après avoir été frappé à « coups de pieds et de poings par les forces de sécurité ». « La police militaire a également tiré des gaz lacrymogènes vers au moins trois patrouilles des Nations unies », a fait savoir le Haut-commissariat aux droits de l’homme à Genève. La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) « est en train de discuter de cet incident avec les autorités », selon le Haut-commissariat.
Les autorités congolaises n’auraient pas apprécié le déploiement à Kinshasa de 100 à 200 Casques bleus et d’une cinquantaine d’observateurs, pour protéger les civils et relever d’éventuelles violences. Elles n’auraient pas davantage apprécié l’annonce en temps réel du bilan des morts par la Monusco.

Vers une nouvelle résolution de l’Onu
Membres permanents du Conseil de sécurité, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont déclarés « consternés par la violence perpétrée par les forces de sécurité », dans un communiqué conjoint de leurs ambassades. « L’usage d’une force disproportionnée » et « la coupure des services internet et SMS violent les assurances que nous avions reçues de la Présidence congolaise », selon le texte. « Ces actions du gouvernement entravent le processus démocratique », ont conclu Londres et Washigton.
Ces violences et ces condamnations interviennent alors qu’une mission conjointe américaine, britannique et française se trouve en RDC pour préparer une nouvelle résolution des Nations unies d’ici au mois de mars, ont indiqué à l’AFP des sources diplomatiques. Cette résolution déterminera le nouveau mandat annuel de la Monusco, alors que les autorité congolaises ont annoncé un calendrier supposé déboucher sur des élections le 23 décembre.

Rester mobilisés
« Il n’y aura plus de répit pour la dictature »: les organisateurs des marches – un « comité laïc de coordination » (CLC) reconnu par le Vatican – ont demandé mardi « au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre à son prochain appel ». « Restons inébranlable » a lancé l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, en condamnant les violences des forces de l’ordre « plus armées que sur un champ de bataille ».
Le cardinal Monsengwo, un proche du pape François, est la cible des pro-Kabila, lesquels rappellent qu’il n’incarne pas à lui tout seul les positions de l’épiscopat. Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, assure que le président de la conférence épiscopale, l’archevêque de Kisangani, Mgr Marcel Utembi, « dénie toute responsabilité de l’épiscopat dans l’organisation de la marche du 21 janvier ». Et le conseil des ministres congolais a appelé lundi les membres des confessions religieuses à « ne pas se compromettre dans les activités politiques susceptibles par ailleurs de générer le chaos en République démocratique du Congo ». Rappelons que le Vatican considère la défense des droits sociaux et politiques des fidèles comme partie intégrante de sa Doctrine sociale.

Couacs au gouvernement
La ministre congolaise des Droits humains a souhaité que les violences policières « soient punies » dans un entretien diffusé mardi par Radio France internationale (RFI). Marie-Ange Mushobekwa a déclaré « ne pas comprendre comment les forces de l’ordre décident d’ouvrir le feu », alors qu’elle était interrogée sur les tirs en rafale qui ont tué une jeune femme devant une église (une aspirante religieuse, par ailleurs fille d’un major de la police), selon des témoignages concordants. Le gouvernement a pourtant, lui, salué le « comportement professionnel de la police » en dénonçant la présence de « casseurs » parmi les manifestants."


"Lettre ouverte aux policiers et soldats de la RDC"
° http://www.congoindependant.com/lettre-ouverte-aux-policiers-et-soldats-de-la-rdc/


"RD Congo : Joseph Kabila, objectif référendum"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-joseph-kabila-objectif-referendum-18-01-2018-2187686_2365.php


"RD Congo : un dimanche sanglant"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-un-dimanche-sanglant-22-01-2018-2188651_2365.php


"RDC: lourdes conséquences économiques après la coupure internet"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180124-rdc-lourdes-consequences-economiques-apres-coupure-internet

"Culte œcuménique & Débat contradictoire: Comment dégager le Congo de l’emprise si entortillée du Tutsi-power?"
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° http://www.congoindependant.com/culte-oecumenique-debat-contradictoire-comment-degager-le-congo-de-lemprise-si-entortillee-du-tutsi-power/


"Après la marche du dimanche 21 janvier 2018: Laurent Monsengwo condamne et apaise"
° http://groupelavenir.org/apres-la-marche-du-dimanche-21-janvier-2018-laurent-monsengwo-condamne-et-apaise/

"Jusqu’où ira le bras de fer ? Marche et heurts du 21 : Monsengwo déplore les morts"
° https://laprosperiteonline.net/2018/01/23/jusquou-ira-le-bras-de-fer-marche-et-heurts-du-21-monsengwo-deplore-les-morts/

"Le Cardinal Monsengwo s’interroge : comment peut-on tuer des hommes, des femmes et des enfants chantant des cantiques ?"
° http://www.lephareonline.net/cardinal-monsengwo-sinterroge-on-tuer-hommes-femmes-enfants-chantant-cantiques/
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/01/24/on-tuer-hommes-femmes-enfants-jeunes-vieux-scandant-cantiques-religieux.html

" RDC : “L’église ne veut que contribuer à la paix et au bien commun de la société” (Pape François)"
° https://actualite.cd/2018/01/24/rdc-leglise-ne-veut-contribuer-a-paix-bien-commun-de-societe-pape-francois/

"Les États-Unis et le Royaume-Uni apportent leur soutien aux manifestants du 21 janvier, « qui ne demandaient rien de plus que des élections crédibles »"
° http://cas-info.ca/les-etats-unis-et-le-royaume-uni-apportent-leur-soutien-aux-manifestants-du-21-janvier-qui-ne-demandaient-rien-de-plus-que-des-elections-credibles/


"RETOMBEES DE SA 7EME REUNION EXTRAORDINAIRE
LE GOUVERNEMENT TAXE LA MARCHE DES LAÏCS DE COMPLOT CONTRE LA RÉPUBLIQUE"

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° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14414

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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 25/1/2018, 3:11 am

"RDC : l’ANR reparle « d’un coup d’Etat en préparation »
° https://afrique.lalibre.be/14100/rdc-lanr-reparle-dun-coup-detat-en-preparation/
Le 28 décembre dernier, à quelques heures de la première marche des catholiques, un mini conseil de sécurité s’était réuni en urgence à Kinshasa pour tenter d’échafauder un plan qui devait permettre d’arrêter le mouvement.

Le scénario privilégié par Kalev Mutond, le patron des renseignements congolais (ANR) était de construire de toutes pièces un faux coup d’Etat. Dans les heures qui suivaient cette réunion, le pseudo meneur de ce coup d’Etat devait être arrêté et devait psser rapidement aux aveux en dénonçant ses complices qui n’étaient autres que les leaders du mouvement des laïcs congolais et les prêtres les plus déterminés.
Eventé, le plan a été remisé. Mais Kalev Muton est un têtu. « Ce plan, il y croit. C’est son plan », explique un contact qui « ne veut pas jouer dans ce jeu ». Cette fois, le scénario échafaudé par Kalev ressemble comme deux gouttes d’eaux à celui qu’il avait mis sur la table le 28 décembre. Seule différence, le pseudo rebelle arrêté livrerait le nom de ses complices mais aussi celui de son commanditaire : Moïse Katumbi.

L’ex-gouverneur du Katanga malgré son exil est resté la bête noire de Joseph Kabila. « Kabila est persuadé que Katumbi est l’organsiateur de tout ce qui se passe au pays », explique notre source. « Kalev a déjà monté le dossier de la spoliation du bien immobilier qui a valu sa condamnation à trois ans à Moïse Katumbi. C’est aussi Kalev qui est derrière le dossier des faux mercenaires. Aujourd’hui, dans le climat actuel, dans la cour de Kabila, tout le monde tente de démontrer qu’il est le meilleur élève », continue notre contact.
« Kalev veut faire tomber Katumbi », explique, pour sa part, un ex-ministre qui ne porte pas le patron de l’ANR dan son cœur. « Il y aurait déjà des personnes qui auraient été arrêtées. Le coup est gros mais aujourd’hui, il n’y a plus de limite. L’objectif est de mettre Katumbi hors jeu, de le discréditer et de permettre d’instaurer l’état d’urgence. A partir de là, le pouvoir met le pays en black out et peut s’occuper à son aise des opposants. »"



"RDC : Vidéo des mercenaires au service du régime ?"
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° https://afrique.lalibre.be/14107/rdc-video-des-mercenaires-au-service-du-regime/



La scène se passe dans le quartier de Matete le 21 janvier. A l’étage une famille  kinoise qui passe du français au lingala. Dehors quatre « gros bras » en civile, fusil automatique à la main.

La maman met en garde l’auteur du film « Kitisa mutu » (baisse la tête). Le film se poursuit, on aperçoit un premier homme armé, trois autres vont se succéder. « Kuya, kuya, kuya », (viens, viens, viens,… en swahili) lance un des gars à un de ses « collègues ». Ils sont à l’arrière des cortèges. L’un d’eux avance dans une des ruelles et ouvre le feu avant de s’en aller « Ko Banga » (ça fait peur), dit encore la maman.
Si ces hommes sont des militaires, pourquoi sont-ils en civil ? Comment sont-ils arrivés là ? Pour qui ? Pas de réponse défintive. Mais on imagine mal les prêtres faire ouvrir le feu sur leur propre cortège par des hommes qui ressemblent peu à des attachés culturels."


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Re: EYINDA LE 31 DÉCEMBRE : APRES LES LAÏCS CATHOLIQUES LES LEADERS DE L'OPPOSITION CONVIENT LA POPULATION A UNE DERNIÈRE MANIFESTATION FIN DE RÈGNE !? QU’AURAIT-ON SOUHAITE QU’ILS LANCENT CET APPEL ENSEMBLE ? SOIT ! EN ATTENDANT, JOYEUSES FÊTES A TOUS !

Message  ndonzwau le 26/1/2018, 11:18 pm

"RDC: nouvelles marche des chrétiens annoncée pour le 4 février"
° https://afrique.lalibre.be/14253/rdc-nouvelles-marche-des-chretiens-annoncee-pour-le-4-fevrier/

"RDC : “Nous avons déjà vaincu l’inertie”, les catholiques promettent d’autres actions anti-Kabila (Interview)"
° https://actualite.cd/2018/01/25/rdc-avons-deja-vaincu-linertie-catholiques-promettent-dautres-actions-anti-kabila-interview/


"Mgr Ekofo : «C’est un péché pour le Congo d’être pauvre…»"
° http://www.lephareonline.net/mgr-ekofo-cest-peche-congo-detre-pauvre/

"Catholiques – Pouvoir : c’est la guerre totale ! "
° http://www.lephareonline.net/catholiques-pouvoir-cest-guerre-totale/

"RDC: des familles assurent avoir dû payer pour la libération des prisonniers"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180126-rdc-familles-payer-liberation-prisonniers-police

"RDC : Des morts “au vu et au su” de tout le monde dans les paroisses à Kinshasa (ONU)"
° https://actualite.cd/2018/01/25/rdc-morts-su-de-monde-paroisses-a-kinshasa-onu/


"Que reste-t-il encore de l’accord du 31 décembre 2016 ? – JB Kongolo"
° http://desc-wondo.org/fr/reste-t-de-laccord-31-decembre-2016-jb-kongolo/


"EN MARGE DE L’AN 17 DU POUVOIR DE JOSEPH KABILA CE VENDREDI 26 JANVIER
LE PASTEUR THÉODORE MUGALU INVITE MGR MONSENGWO À SE CONFESSER"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14419

"INDIGNATION"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18447:indignation&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"Dans les coulisses de la marche du 21 janvier 2018 : affaire Dechade Kapangala"
° http://www.lephareonline.net/coulisses-de-marche-21-janvier-2018-affaire-dechade-kapangala/
° http://www.lephareonline.net/coupure-de-linternet-pendant-trois-jours-nouveau-gachis-financier-rdc/
° http://www.lephareonline.net/marche-21-janvier-2018-cenco-na-lache-laics-catholiques/
° http://www.lephareonline.net/bilan-de-lacaj-9-morts-122-blesses-287-personnes-arretees/
° http://www.lephareonline.net/bilan-laics-6-morts-127-blesses-210-interpellations/

"EVE BAZAÏBA : « 7 JOURS DE MARCHES POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE »"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18448:eve-bazaiba-7-jours-de-marches-pour-l-alternance-democratique&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"Violence du 21 janvier en RDC: pour le pouvoir, la responsabilité est partagée"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180125-violence-21-janvier-rdc-pouvoir-atundu-responsabilite-partagee

"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: condamnations en série après la répression en RDC"

° http://www.rfi.fr/emission/20180125-une-condamnations-repression-rdc



"RDC: la contestation se poursuit à l’université de Kinshasa"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180126-rdc-contestation-universite-kinshasa-unikin-mbikayi-ministre
° https://www.radiookapi.net/2018/01/26/actualite/societe/rdc-retour-au-calme-luniversite-de-kinshasa
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18461:tension-a-l-unkin-les-etudiants-revendiquent-la-reintegration-de-trois-de-leurs-camarades-exclus&catid=90:online-depeches
° http://www.rfi.fr/afrique/20180125-rdc-unikin-rassemblement-etudiants-disperse-universite-kinshasa
° https://afrique.lalibre.be/14171/rdc-violente-repression-des-etudiants-a-lunikin/


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