LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

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LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Message  ndonzwau le 31/1/2018, 9:22 am

LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Kagame est non seulement le PR du Rwanda mais aussi le représentant d’un régime rwandais sorti du génocide (avril 1994) où « un hégémonisme tutsi » a pris sa 'revanche' sous des dehors d’unité officielle et heureusement louables de conduite efficace de son pays mais qui y est arrivé non sans contre-génocide envers ses compatriotes hutus et surtout des millions des Congolais et de leur pays pillé et colonisé en vue de balkanisation…

Là-dessus, une de nos graves failles à nous Congolais c’est de n’avoir pas assez réalisé que certes pour nous et la réalité objective, Kagame et son régime sont des criminels notoires s’agissant l’épisode post-génocide qui les a engagé dans un autre contre-génocide sur les Hutu sur place et à côté sur un Congo affaibli et conquis dont ils ont pillé et continuent à piller les richesses  et à coloniser (balkaniser) les territoires et nous n’avons pas assez compris que c’est d’abord ce discours largement propagandiste admis par la CI que nous nous devrions de dénoncer si nous voulons venir à bout de l'hégémonisme tutsi qui ploie sur nous…

C’est dire que nous aurons beau vociférer orbi et urbi que Kagame est le plus grand criminel des dirigeants en activité même en nous appuyant sur certains universitaires reconnus comme je l’ai entendu ici et là, l’engeance admise internationalement est qu’il est un héros qui a sauvé son pays, l’UA qui vient de l’introniser à sa tête ne dit pas autre chose, personne ne s’attarde sur ses crimes pourtant réels au Rwanda et surtout au Congo voisin…

Les Congolais qui ont multiplié à raison des média internes où en lingala ils s’adressent à leurs Concitoyens seraient mieux inspirés d’organiser d’autres messages à destination internationale pour passer leur message, comme nous aurions dû nous mobiliser après l’annulation de la plainte contre le Rwanda par ‘JK’ pour réclamer un Tribunal Spécial pour le Congo reconnaissant comme ailleurs la tragédie que nous avons subie…
Passons…


Revenons au Kagame aujourd’hui à la tête tournante de l’UA…

Une question essentielle serait ici de s’enquérir dans quelle mesure et dans quel sens un Kagame promu à la tête de l’UA peut influer sur le cours de la crise Congolaise…
La présidence de l’UA n’est pas rien surtout en une année cruciale où bien des défis nouveaux s’offrent à l’institution et qui correspond aux nôtres engagés à des tentatives de sortie d’une crise multiforme cruciale…
Le « Kagame occupant » peut-il devenir au moins un « allié objectif » qui se satisfait d’un « règlement de comptes national » pour une minimale sortie de crise qui acte le départ attendu des Congolais de son vieil allié qui serait devenu nuisible pour lui aussi comme pour les Congolais ?

« Timeo Danaos et dona ferentes », c’est dire que je ne crois pas à ses cadeaux surtout que je ne vois pas à l’instant des Congolais à même de lui contester l’usufruit qu’il tire de son intendance sur le régime… Des rumeurs ont annoncé des conciliabules entre lui et Katumbi accompagné de Mbusa Nyamuisi… Scénario fort risqué à même de déshabiller Paul pour habiller Pierre…

Voilà un sujet national qui devrait intéresser les vrais patriotes nombreux sur ce forum devenu hélas fort atone !
Svp, dépassez-vous où vous êtes quelque peu endormis par des enjeux moins politiciens et parfois des ‘antipathies personnelles’ quelque peu trop sentimentales…
Seul l’intérêt national devrait nous réunir, allez-y svp, réagissez et donnez votre avis sur ce sujet capital, le pays vous en saura gré un jour…


"Kagame est-il incontournable dans le jeu politique congolais post-Kabila ? – JJ Wondo"
° http://desc-wondo.org/fr/kagame-incontournable-jeu-politique-congolais-post-kabila-jj-wondo/
C’est l’impression que le Rwanda, via son intense lobbying diplomatique, tente de démontrer auprès des puissances occidentales. Pourtant, il nous revient des sources des renseignements proches de hautes sphères politiques et sécuritaires du Rwanda et de l’Ouganda que Kigali et Kampala manifestent de plus en plus de sérieuses craintes de voir le changement intervenir à la tête de la RDC sans leur implication directe ou indirecte. Un tel changement altèrerait considérablement la dynamique géopolitique régionale en cours depuis le génocide rwandais et par ricochet le leadership dans les Grands Lacs. Cela se traduirait concrètement par la fin d’une période de 20 ans de domination rwandaise en RDC par les Kabila interposés. Cette fin aurait surtout un impact géoéconomique considérable car elle marquerait la fin de la stratégie rwandaise de captation des richesses congolaises par l’établissement d’une « économie de guerre » dans sa partie orientale.

La présente analyse tente de démontrer comment le Rwanda, via une subtilité stratégique fine, parvient à duper la classe politique congolaise et l’opinion internationale sur son rôle « indispensable » dans le jeu politique congolais et régional des Grands-Lacs.


L’information publiée le 28 janvier 2018 sur une rencontre à Davos entre Paul Kagame et deux opposants congolais[1], Moïse Katumbi et Antipas Mbusa Nyamwisi, tend à corroborer cette prétention fallacieuse. Quand bien même démenti par Mbusa[2] et par le porte-parole de Katumbi, Olivier Kamitatu[3], sans réellement convaincre l’opinion[4], ces derniers n’ont pas non plus réfuté les rumeurs sur des contacts entre les opposants congolais et les autorités rwandaises et ougandaises responsables du drame congolais.

La RDC reste la principale préoccupation du Rwanda qui voudrait la contrôler à tout prix aux fins géoéconomiques par une stratégie de captation de ses richesses par l’établissement d’une « économie de guerre »

Malgré ses performances socioéconomiques apparentes, l’économie rwandaise repose essentiellement sur l’agriculture qui représente un tiers de son PIB (34%) et 90% de l’activité nationale. La population agricole est estimée à un peu moins de 80% de la population totale[5]. Pour un pays pauvre, l’accès du Rwanda aux minerais et les pâturages des Kivu est une question de survie. Ainsi, lorsqu’il perd du terrain à l’est de la RDC, le Rwanda tente de développer des stratégies alternatives, notamment de contournement de l’est du Congo, par la conclusion de nouvelles alliances au-delà de ses frontières naturelles avec la RDC[6].
Cet objectif géoéconomique vital, ajouté aux motivations sécuritaires, explique la stratégie obsessionnelle rwandaise visant à maintenir et à entretenir, à tout prix et par tous les moyens et subterfuges possibles, un double dispositif avancé politique – avec des sujets rwandophiles dans les institutions congolaises – et sécuritaire au sein de l’armée et des services de sécurité de la RDC. Ce qui lui permettrait de dicter son agenda politique en RDC et de tirer des rentes d’une économie de guerre afin d’augmenter ses revenus financiers, mais aussi d’éviter de faire à face à deux fronts susceptibles d’imploser le régime rwandais : le front sociopolitique[7] et le front socio-économique[8].

Lors de toutes les guerres directes ou par procuration menées par le Rwanda en RDC à partir de 1996-1997, plusieurs auteurs ont démontré, au-delà des motivations sécuritaires, que leur mobile primordial était économique. Pays pauvre, le Rwanda a trouvé dans une RDC rendue sciemment ruinée et faillie un terreau fertile de rentes minières stratégique pour son économie. Il a mis en place en RDC une juteuse « économie de guerre » par l’instauration d’un dispositif de prédations systématiques des ressources naturelles et minières de la RDC. Car l’exploitation des richesses minières à l’Est de la RDC est cruciale pour l’équilibre budgétaire de l’État rwandais, ainsi que pour l’enrichissement personnel de son élite politico-militaire[9].
Des experts estiment que l’enjeu des opérations « Umoja wetu »[10] dans le Nord-Kivu et « Kimya II »[11] dans le Sud-Kivu était la reconquête des sites perdus par le Rwanda et les rébellions qu’il a soutenues, un retour à la situation qui prévalait dans la région entre 1996 et 2002, avec la mise sous tutelle du « Petit Nord » (territoires de Rutshuru et du Masisi). Cela, avec pour conséquence une nouvelle redistribution de la carte économique (mines, terres de pâturage, forêts). « Le choix des sites des opérations (terroirs riches en sous-sol et en terres de pâturage) a conduit à conforter la thèse selon laquelle le Rwanda, en complicité avec les autorités nationales congolaises, était effectivement venu consolider ses positions économiques dans l’est de la RDC. (…) Il semblait également, au milieu de l’année 2009, que la cartographie des territoires « libérés » à la suite de l’intégration du CNDP, comme des zones sous influence du FDLR qu’il fallait reconquérir par la force ou la dissuasion, ressemblait en transparence à celle des sites miniers[12] ».

Plusieurs rapports de l’ONU affirment que « Le Rwanda constitue la plaque tournante du commerce illicite des pierres précieuses congolaises »[13]. Après l’opération conjointe ‘Umoja Wetu, Kigali a lancé une « Bourse de matières premières ». En 2011, selon la banque centrale rwandaise, l’exportation minière a rapporté 68.000.000 de dollars à l’État devenant ainsi la première source de rentrée de devises au Rwanda, dépassant pour la première fois, l’exportation du thé, qui a toujours été le premier secteur d’exportation. Le Rwanda ne dispose pas suffisamment des gisements à même de soutenir une telle production. Le Rwanda a créé le « Bureau Congo », une structure de gestion des ressources naturelles exploitées en RDC, dont les recettes servent à couvrir les besoins de son armée. En 2000, le Bureau Congo a réalisé 64.000.000 de dollars qui ont permis de couvrir 70% des dépenses militaires du Rwanda[14].
Déjà dès 2009, on a enregistré une exponentiation de création des coopératives minières au Rwanda. Au moins 300 coopératives ont été répertoriées par l’ONG britannique Global Witness qui a affirmé que « Les minerais du Congo sont exportés comme production rwandaiseA travers ces coopératives, ces minerais qui passent la frontière reçoivent une étiquette au Rwanda et sont écoulés vers les marchés internationaux »[15]Un rapport 2013 de Global Witness a indiqué que « La plus grande partie de l’étain, du tantale et du tungstène produits dans le Nord et le Sud-Kivu profite aux rebelles et aux FARDC. Les minerais transitent via le Burundi, mais aussi le Rwanda avant d’être exportés… Au Rwanda, « l’étain et le tantale introduits clandestinement sont blanchis à travers le système d’étiquetage national rwandais et exportés comme produits rwandais »[16].

Producteur marginal, le Rwanda est devenu depuis décembre 2014 le plus important exportateur mondial de minerai de colombo tantale, communément appelé coltan. Les statistiques de la Banque nationale du Rwanda indiquent qu’en 2013, le commerce du coltan a rapporté 134.500.000 de dollars et le revenu annuel du secteur minier s’est élevé à 226.200.000 de dollars. Le gouvernement rwandais ambitionnait d’atteindre la capacité de production minière du pays de 400 millions de dollars d’exportations de minéraux en 2017, avec à la clé, la création de plus de 600.000 emplois.[17].
En 2017, la multinationale canadienne « AB Minerals Corporation » planifiait de construire au Rwanda la première usine de séparation du coltan, le Colombo-Tantalite. Cette usine devrait opérationnelle dans le 2ème semestre de l’année 2017. A la surprise générale, le Rwanda est depuis 2017 le 1er exportateur du coltan dans le monde et fournit presque 30% du coltan au marché mondial. Plusieurs analystes, dont la chercheuse Kazuyo de l’Université de Tokyo, ont démontré, statistiques à l’appui, comment le Rwanda tire profit des minerais de conflits en RDC[18].

Le Rwanda, une puissance structurelle régionale, mais incomplète

La puissance reste le concept de référence prédominant dans les relations internationales ainsi que dans les domaines stratégique et sécuritaire. Cependant, des tentatives de définition de cette notion polysémique n’ont pas manqué de susciter des controverses et polémiques, et ne font pas l’unanimité scientifique. Le difficile débat sur la définition de la notion de puissance porte sur le point de savoir si l’on peut encore parler de « la » puissance dans un sens général ou s’il est préférable de s’attacher à une conception plus hétérogène de la puissance, comme un ensemble de capacités différenciées et relatives[19]. Bertrand Badie appelle à une relecture de la notion de puissance laquelle, sans disparaître, change de sens, et donc de statut.  « Elle devient capacité de faire ou de défaire l’événement, lui-même de plus en plus rebelle à la loi du plus fort, de modifier l’agenda, de structurer cette insécable globalité qui fait le nouvel ordre mondial »[20]. De même Raymond Aron appelle à relativiser la notion de « puissance » : « J’appelle puissance sur la scène internationale la capacité d’une politique d’imposer sa volonté à d’autres unités »[21].

Susan Range suggère la notion de « puissance structurelle », qui est une hybridation entre la conception statique de la puissance et une conception trop relationnelle. La puissance n’est plus un absolu mais un concept interactif et dynamique. Cette perspective signifie qu’une position dominante dans un secteur donné ne garantit nullement « la » puissance[22]. De même, être capable d’intervenir militairement n’importe où ne suffit plus, il faut également savoir séduire
La puissance s’exprimerait donc dans la capacité à agir sur plusieurs sous-systèmes à la fois et à passer facilement de l’un à l’autre sans être jamais complètement dépendant dans un sous-système donné. C’est le cas du Rwanda lorsqu’on analyse l’agilité avec laquelle cet État-croupion parvient à jongler et à tirer profit des multiples organisations régionales auxquelles il appartient. Par ailleurs, cette fission de la puissance en une série de capacités différenciées permet au Rwanda, malgré ses handicaps, de justifier dans une certaine mesure son statut de puissance régionale.

Le politologue camerounais Luc Sindjoun, partant de l’inopérationnalité du paradigme westphalien d’État en Afrique et de l’inopérationnalité des paradigmes réalistes et néoréalistes[23], établit un certain nombre de facteurs (humain, géographique, organisationnel…) générateurs de la puissance en Afrique[24]. Ces facteurs, appliqués au Rwanda, permettent de cerner sa posture en tant que puissance régionale africaine, mais que nous qualifions d’incomplète. Sindjoun propose d’appréhender les relations internationales africaines à travers les catégories de « société » et de « système » ou encore de « champ »[25].
Le facteur humain, en tant qu’enjeu intellectuel, permet au Rwanda (ou à Kagame) de développer une sorte de « puissance intelligente » ou un smart power, une notion conceptualisée par Joseph Nye et Suzanne Nossel. Il s’agit d’une savante combinaison de hard power (conception classique) et soft power[26] (puissance douce) qui est une forme indirecte, intelligente, mais extrêmement efficace, d’exercice de puissance. C’est le pouvoir d’influence, la capacité d’attraction dont peut bénéficier un pays[27]. Ainsi, dans une sorte d’obsession constante de vouloir exercer une influence dans les relations régionales africaines, le Rwanda développe constamment une stratégie visant à concilier puissance et intelligence. Sa présence armée (in)directe en RDC ou l’omniprésence de ses troupes en missions de maintien de la paix en Afrique, par une communication qui touche la sensibilité des puissances du monde (notamment autour du génocide), l’inventivité, capacity-building et un activisme diplomatique très efficace en cherchant à être présent ou représenté dans les différentes sphères institutionnelles mondiales (UA, BAD, OMC, Conseil de sécurité, missions de paix, etc.) en sont des illustrations.

Le facteur organisationnel de la puissance renvoie à l’influence des institutions politiques et au style de leadership dans la dynamique internationale d’un État. C’est la capacité collective et/ou individuelle à imposer un État, indépendamment de la nature du régime politique, comme acteur important des relations internationales africaines. C’est aussi l’effectivité de l’État, le style de leadership de ses dirigeants, la capacité à agencer les ressources ou à compenser les handicaps, etc. Ce facteur renvoie à la valeur ajoutée par l’exercice du pouvoir[28]. Pour le Rwanda, le facteur organisationnel de la puissance tient en grande partie de la manipulation réussie des symboles tels que le panafricanisme, la paix, la sécurité ; ainsi que des concepts empreints de charge émotionnelle comme le génocide. L’instrumentalisation et la référence au génocide (rwandais) est devenue l’arme de persuasion diplomatique (soft power) du Rwanda, de la même manière que la Shoah est instrumentalisée par certains lobbies juifs dans le monde.
Cela fait du Rwanda un État-pivot, particulièrement pour les États-Unis d’Amérique et les Anglo-saxons, dont la mission est de jouer un rôle d’influence et régulateur à un niveau plus global dans les relations internationales et régionales. Cela tient de la stratégie savamment orchestrée d’une déstructuration de la partie orientale de la RDC, suivie d’un chaos relatif ou prononcé, c’est-à-dire d’un désordre ordonné dans un pays à la dérive, accompagné du pillage de ses ressources naturelles par les États voisins ou par les acteurs multinationaux étrangers. C’est ainsi que l’on peut par exemple évoquer le contrôle des mines de niobium du Kivu par l’armée de Kigali. Il est difficile de croire que le soutien américain au pouvoir rwandais n’ait rien eu à voir avec l’approvisionnement en un minerai aussi rare et alors aussi recherché par les industries américaines de haute technologie[29].

Le facteur organisationnel de la puissance d’un État vise enfin à renvoyer au monde entier l’image du leader du pays en tant que champion de la bonne gouvernance, de la croissance économique, du renouveau de l’Afrique ou d’un grand artisan infatigable de la paix et la sécurité en Afrique. D’autant que Paul Kagame, par cette stratégie savamment développée, se veut être le modèle par excellence du « new leadership » de l’Afrique en brandissant un bulletin socioéconomique et sécuritaire alléchant d’un Rwanda en pleine renaissance. Cela permet au Rwanda de jouer les rôles de premier plan sur la scène africaine et de figurer dans la cour des grands sur le plan international.
Enfin, on peut envisager qu’un État soit puissant d’abord parce qu’on le perçoit ainsi. C’est exactement l’impression collective ressentie par beaucoup de congolais à propos du Rwanda. En RDC, la seule évocation du Rwanda ou du nom de Kagame suscite craintes et méfiance ; ou alors que cet État ou ses représentants se présentent comme tel à partir des cadres de l’expérience des relations internationales. Or l’obsession viscérale manifestée par la classe politique congolaise à bénéficier de l’aval de Paul Kagame pour s’imposer en RDC tient évidemment de cette conception virtuelle de la puissance.

Kagame finit-il par faire l’unanimité autour de lui sur l’après-Kabila ?

Une chose est certaine, l’information sur une éventuelle rencontre entre Kagame et les opposants congolais présente le mérite de créer un consensus opportuniste sur l’après-Kabila qui se dessine peu à peu. Cette posture de personnalité psychopathologique « dépendante » et infantile manifestée par cette opposition, étale sa méconnaissance d’analyse géopolitique régionale. Le fait que cette dernieère et certains milieux néolibéraux occidentaux croient qu’en 2018 Paul Kagame, pourtant en perte de vitesse, est toujours le faiseur de rois au Congo, relève d’une naïveté pathologique chez les premiers et d’un stratagème géostratégique inique voulant continuellement maintenir la RDC sous le statut quogéopolitique régional qui perdure depuis trois décennies.
En effet, le Rwanda qui refusait jusque-là de lâcher Kabila, laissant même ses milices congolisées au sein du M23 venir porter secours à Kabila en 2017 en réprimant lâchement les partisans de ces opposants congolais, aurait finalement accepté une solution pragmatique. Ce, par crainte de voir le changement provenir de l’ouest du pays sans son implication directe. Ce qui lui aurait été défavorable en termes de perte de son influence sur son grand voisin. 

L’on s’achemine donc vers une sorte de jeu à somme positive où les principaux acteurs régionaux autour du Congo (Rwanda, Angola et Ouganda) et les milieux néolibéraux occidentaux s’accorderaient sur le schéma de l’après-Kabila. Un schéma qui n’en est rien au gout des Congolais humiliés par Kagame depuis 1996. C’est en quelque sorte ce qu’on appelle “le compromis à la belge[30] auquel l’on s’achemine dans les prochains mois. Ce, au mépris des intérêts des Congolais pour qui la présence de Kagame dans le jeu sociopolitique congolais, via ses acteurs transnationaux tutsis, n’augure aucun lendemain meilleur.
C’est irrévérencieux de constater une fois de plus que, les faiseurs de roi occidentaux ne prennent nullement en compte cet impact négatif du Rwanda en RDC et le ressenti négatif des congolais qui finiront tôt ou tard par inverser ce rapport de forces défavorable et cet équilibre régional instable décentré vers l’Est, à l’instar de la Chine en Asie Pacifique. Kagame et ses alliés néolibéraux occidentaux ne doivent plus ignorer que les Congolais ne sont plus dupes. Ils veillent au grain et resteront toujours debout pour se réapproprier le Congo de Lumumba.  Cette mise en garde vaut également pour ces politiciens véreux qui voudraient se maintenir au bas rang d’acteurs inconscients de procuration éternelle de Kagame en RDC. L’ère de l’AFDL est révolue ! Enfin, il est temps pour l’Occident de cesser de considérer les peuples africains avec autant de condescendance négationniste en refusant de tirer les leçons de leur responsabilité historique en Afrique, notamment dans le drame congolais, en particulier. 
Jean-Jacques Wondo Omanyundu/ Exclusivité DESC

Références

[1] http://www.afroamerica.net/index.php/world/19-africa/1260-rwandan-general-paul-kagame-meets-congolese-opposition-leaders-moise-katumbi-and-mbusa-nyamwisi-in-davos-and-addis-ababa.
[2] https://afrique.lalibre.be/14291/mbusa-nos-voisins-ont-compris-que-kabila-ne-partira-que-si-on-le-pousse/.
[3] https://www.kinshasatimes.cd/olivier-kamitatu-dement-une-rencontre-entre-katumbi-et-kagame-a-davos/.
[4] DESC a eu confirmation de cette rencontre via une source onusienne.

[5] Rwanda Development Board. http://www.rdb.rw/departments/agriculture/agriculture-overview.html.
[6] [6] Boniface Musavuli, RD Congo : Un pays encerclé militairement ?, 27/04/2014. http://desc-wondo.org/rd-congo-un-pays-encercle-militairement-boniface-musavuli/.
[7] Le Rwanda court en permanence un risque latent d’éclatement d’un conflit ethnique en raison du verrouillage de son espace politique et des inégalités sociales entretenues par le pouvoir, qui favorise la minorité tutsi au détriment des Hutu, très largement majoritaires dans le pays.

[8] Risque d’explosion sociale par la crainte que l’éradication en RDC des groupes armés créés par le Rwanda puisse générer une crise sociale pour les dizaines de milliers de Rwandais et leurs dépendants vivant de l’exploitation des ressources de la RDC.
[9] Kris Berwouts, (ancien Directeur de l’EurAc  « Un semblant d’Etat en état de ruine »,  Rapport de mission en RDC – EurAc. www.eurac-network.org/web/uploads/documents/20100209. .
[10] « Umoja Wetu » (Notre Unité en swahili) est une intervention militaire conjointe menée le 20 janvier 2009 pendant 35 jours par les armées congolaise (FARDC) et rwandaise (RDF) au Nord-Kivu contre les rebelles rwandaises des FDLR en vue de détruire leurs bases arrières et favoriser leur retour au Rwanda.
[11] L’opération conjointe « Kimia 2 » (La Paix 2 en lingala), lancée en mai 2009 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par les FARDC, renforcées par les ex-combattants du CNDP et la MONUC, poursuivait  l’objectif d’anéantir tous les sanctuaires des FDLR.

[12] Pierre Jacquemot, (Ex-Ambassadeur de France en RDC), Économie politique des conflits en République Démocratique du Congo, Revue CAIRN.INFO /Afrique contemporaine, De Boeck Sup – n° 230, 2009/2, p.196.
[13] Rapport intermédiaire du groupe d’experts sur la RDC, Conseil de sécurité, Nations unies, mai 2009.
[14]  E. Debellex, « Les mines de coltan… Du sang sur les portables ».
[15] Jean-Jacques Wondo Omanyundu, Les Armées au Congo-Kinshasa. Radioscopie de la Force publique aux FARDC, Editions Monde nouveau/Afrique Nouvelle, Suisse, 2è Ed., Avril 2013, p.306.
[16] http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-des-militaires-de-haut-rang-impliques-dans-le-commerce-de-l-or?id=8020078.
[17]Patrick Bigabo, KT Press, « Rwanda Has Become World’s Largest Coltan Exporter », Reports KT Press, /Kigali, 16/12/ 2014.
[18] Kazuyo, La question de minerais de conflits en RDC : perspective de la société japonaise in Colloque du Cercle des économistes congolais, Bruxelles, 4 novembre 2017.

[19] Guillaume Devin, Sociologie des relations internationales, La Découverte, Paris, 2014, p. 29 et suivantes.
[20] Bertrand Badie, « La Puissance revisitée », Puissances d’hier et de demain, La Découverte, Paris, 2013, p. 14.
[21] Raymond Aron appelle à relativiser la notion de « puissance » : « J’appelle puissance sur la scène internationale la capacité d’une politique d’imposer sa volonté à d’autres unités.
[22] Ibidem, p. 33-37.
[23] Luc Sindjoun, Sociologie des relations internationales africaines, Karthala, Paris, 2011, p.24.
[24] Luc Sindjoun, Sociologie des relations internationales africaines, Karthala, Paris, 2011, pp.158 et suivants.

[25] Il précise dans un premier temps que relations internationales africaines peuvent être étudiées à partir d’un concept de « système » dès lors qu’on s’intéresse aux interactions entre acteurs de la région. Il existe un système international africain, distinct des acteurs occupant des positions et jouant des rôles précis. En deuxième lieu, il avance que les relations africaines sont constituées d’un champ, c’est-à-dire d’espace de relations, concurrentielles et complémentaires entre acteurs d’origine identique ou différente aux ressources variées. Enfin, la notion de champ permet d’appréhender de manière relationnelle, les acteurs étatiques et les acteurs transnationaux séparément et conformément dans leur dynamique d’accès aux profits particuliers et contingents. Luc Sindjoun, Sociologie des relations internationales africaines, Karthala, Paris, 2011, p.22.
[26] Le soft power permet d’exercer une influence politique, de faciliter la conquête des marchés, etc. Si une nation parvient à persuader une autre que leurs intérêts sont communs, elle parviendra beaucoup plus facilement et plus durablement à la faire adhérer à sa politique que si elle veut obtenir ce résultat par la contrainte.
[27] Pascal Boniface, La Géopolitique, Eyrolles, Paris, 2014, pp.145-146.

[28] Luc Sindjoun, Sociologie des relations internationales africaines, Karthala, Paris, 2011, p.204.
[29] Marc Fontrier, in « Transformations de la violence en Afrique » A. Augé & P. Klaousen, Réformer les armées africaines. En quête d’une nouvelle stratégie, Karthala, Paris, 2010, p.202.
[30] En sociologie politique belge, l’expression « compromis à la belge » renvoie à une pratique politique typiquement belge dans un pays marqué par un fort clivage linguistique et communautaire consacrant l’instabilité institutionnelle où le recours à un subtil sens poussé de consensus et/ou de compromis a permis de juguler et de réguler des conflits communautaires et politiques pouvant plonger le pays dans une crise institutionnelle complexe et presqu’insoluble. Ainsi, pour tenter de gouverner ce pays, marqué par un système électoral proportionnel et non majoritaire, les acteurs politiques ont savamment développé un subtil sens poussé et exercice continu de dialogue et de conciliation de forces qui relèvent des communautés linguistiques différentes et souvent antinomiques afin de parvenir à des accords politiques consensuels où toutes les parties prenantes semblent être gagnantes.



"Rwandan General Paul Kagame Meets Congolese Opposition Leaders, Moise Katumbi and Mbusa Nyamwisi, in Davos and Addis-Ababa"
° http://www.afroamerica.net/index.php/world/19-africa/1260-rwandan-general-paul-kagame-meets-congolese-opposition-leaders-moise-katumbi-and-mbusa-nyamwisi-in-davos-and-addis-ababa
"Olivier Kamitatu dément une « rencontre » entre Katumbi et Kagame à Davos"
° https://www.kinshasatimes.cd/olivier-kamitatu-dement-une-rencontre-entre-katumbi-et-kagame-a-davos/

"Mbusa Nyamwisi ou le retour d’un chef de guerre dans le bourbier congolais
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/30/mbusa-nyamwisi-ou-le-retour-d-un-chef-de-guerre-dans-le-bourbier-congolais_5249371_3212.html
L’entrepreneur, qui fut l’un des principaux belligérants de la deuxième guerre du Congo, prône le recours aux armes contre Joseph Kabila.(…)"
° https://afrique.lalibre.be/14291/mbusa-nos-voisins-ont-compris-que-kabila-ne-partira-que-si-on-le-pousse/


"La méthode Kagame à l’aune de l’Afrique
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/29/la-methode-kagame-a-laune-de-lafrique/
Un visiteur, sortant récemment de l’austère bureau de Paul Kagame à Kigali, ne cachait pas ses sentiments : « il prend très au sérieux son rôle à la tête du « comité des réformes » de l’Union africaine et sur sa table de travail, il a déployé des plans d’action par secteurs, aussi précis que des plans d’état major… »Elu pour six mois à la tête de l’organisation continentale, Paul Kagame lui imprimera certainement sa marque. Ce sera celle d’un panafricaniste convaincu, qui fit ses premières armes en Tanzanie où il rencontra les leaders des luttes de libération d’Afrique australe. Ce sera celle d’un pragmatique, désireux de faire sortir son pays de la pauvreté, à marches forcées s’il le faut.
Avec les Européens s’ils le souhaitent, mais aussi avec les Chinois, les Indiens, si cela permet d’aller plus vite. Sa marque sera aussi celle d’un homme à l’allure austère, mais à la réputation de star, habitué des sommets de Davos et interlocuteur de la haute finance internationale.

Entré sur la scène comme chef de guerre et stratège redouté, Paul Kagame, travaillant le jour, étudiant la nuit, a non seulement reconstruit un Rwanda détruit par le génocide, mais il s’est imposé par le rétablissement de la sécurité, par les succès enregistrés sur le plan économique dans un pays quelquefois appelé « Rwanda Inc… »
Assisté par un staff venu de Kigali, réussira-t-il à imprimer une rigueur identique à l’organisation panafricaine ? Il devra, en quelques mois, secouer bien des habitudes de dépendance, répondre à bien des défis et des susceptibilités… Car malgré son efficacité, son approche autoritaire ne fait pas l’unanimité et son maintien au pouvoir, légitimé par un referendum constitutionnel et des élections sur mesure, est difficile à présenter en exemple dans une organisation qui a fait de la démocratie l’un de ses maîtres mots.

Sauf que cet homme à l’allure austère séduit de plus en plus les jeunes générations du continent. Internet oblige : nul n’ignore le fait qu’il parle d’avenir et parie sur les nouvelles technologies, tous citent en exemple sa lutte contre la corruption et le comparent avec leurs propres dirigeants…"



" La gouvernance de Paul Kagamé à l’épreuve de l’Union africaine
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/29/la-gouvernance-de-paul-kagame-a-l-epreuve-de-l-union-africaine_5248447_3212.html
Désigné à la tête de l’institution pour un an, le président rwandais doit relever le défi de sa réforme. Mais ses méthodes ne font pas l’unanimité."

"Paul Kagame impose sa méthode à l’Union africaine"
° http://www.jeuneafrique.com/mag/522475/politique/paul-kagame-appose-sa-methode-a-lunion-africaine/

° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/29/lunion-africaine-une-vieille-dame-qui-veut-etre-secouee/


" Alpha Condé : « Les crises africaines seront de plus en plus résolues par les Africains »
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/30/alpha-conde-les-crises-africaines-seront-de-plus-en-plus-resolues-par-les-africains_5249360_3212.html
Le président guinéen revient sur son année à la tête de l’Union africaine. Il dit « regretter » l’absence d’initiatives sur les crises en Libye, RDC et en Centrafrique.

Le chef d’Etat guinéen, Alpha Condé, vient de [quitter la présidence de l’Union africaine (UA). « Je me suis efforcé, malgré les limites, d’imprimer une nouvelle dynamique », a-t-il déclaré le 28 janvier, dans son discours d’ouverture du 30e sommet de l’UA, à Addis-Abeba. Avant de passer le flambeau au président rwandais, Paul Kagamé, le Guinéen a insisté sur la nécessité de « passer de la rhétorique à l’action, des promesses aux résultats concrets et tangibles ».
En 2018, sous l’impulsion de M. Kagamé, l’UA pourrait faire sa mue et même devenir, pour la première fois dans son histoire, indépendante financièrement. Telle est la priorité de la réforme institutionnelle que doit concrétiser le Rwandais. Depuis la capitale éthiopienne, Alpha Condé, 79 ans, revient sur son année à la tête de l’organisation panafricaine.

Quel bilan dressez-vous de cette année de présidence de l’UA ?(...)"



"RD Congo : Un pays encerclé militairement ? – Boniface Musavuli"
° http://desc-wondo.org/fr/rd-congo-un-pays-encercle-militairement-boniface-musavuli/


Compatriotiquement!



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Re: LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Message  ndonzwau le 3/2/2018, 9:13 am

Pour un patriote Congolais et pour tout observateur discipliné et neutre, « le cas Kagame » présente deux faces !

Celle la plus visible illustrée par sa fonction plutôt réussie de leader principal rwandais
depuis la sortie du génocide avec un bilan socio-économique applaudi de tous au point qu’unanimement ses pairs lui transmettent aujourd’hui satisfaits la présidence d’une UA au tournant d’une réforme attendue de tous…
En effet en 24 ans l’ancien chef militaire a hissé un pays, en plein marasme général du plus abominable de conflits ethniques sanglants, au rang de bons élèves mondiaux en matière de gestion et de gouvernance, le conduisant de main de fer avec des méthodes autoritaires certes mais qui en 'manageur' ne privilégient que la sécurité et les résultats économiques combien prioritaires selon lui aux avancées démocratiques.

C’est dirait-on un « despote éclairé » qui bénéficie ainsi de louanges d’une large majorité de la CI lui pardonnant volontiers le verrouillage de son espace politique sans réelle ouverture démocratique et peu d’espoir pour le moment d’une alternance politique…  Aux yeux de beaucoup cela suffit à lui valoir l’admiration d’une Afrique qui réussit même en étant indocile aux canons démocratiques convenus, capable de tenir tête à quelques puissances encore réfractaires…

Aujourd’hui beaucoup de ses pairs à l’UA se disent que ce qu’il a réussi dans son pays, il le pourrait aussi au niveau du continent…
Mais les Congolais, eux, n’ont à raison que peu faire de cette réussite, ils ont des griefs autrement plus acerbes et plus autorisés à lui faire… Malheureusement ils n’ont pas toujours compris que leur hostilité légitime envers 'le criminel Kagame' devrait ou aurait dû leur exiger de le documenter orbi et urbi en place de se complaire à le faire entre eux !
Et là-dessus, n’avoir pas réussi à obtenir un Tribunal International est ce manque rédhibitoire qui pèsera lourd dans notre histoire, complicité du régime de ‘JK’ ou pas qui de surcroît, comble de trahison, aussitôt intronisé s’empressa de retirer de la CIJ la plainte contre le Rwanda…



C’est cette autre face cachée, celle d’un Kagame, qu’on l’admette ou pas publiquement (quelle victime peut tolérer ici le moindre 'politiquement correct' ?), coupable d’un « contre-génocide » dans les suites du premier avec comme champ le Rwanda mais aussi le Congo (on se souvient tous de la « chasse meurtrière au Hutu » à travers forêts et savanes du Congo par les troupes rwandaises incorporées au sein de l’AFDL) et surtout auteur d’un plus horrible génocide (humain !) et d’une mainmise politique et économique planifiée sur leur pays dont il a fait son coffre-fort, alimentant encore aujourd’hui son budget et lui fournissant davantage pour son pays pauvre en richesses naturelles mais bien rusé et riche en complots réfléchis…

C'est ainsi que Wondo en a fait excellemment le point ci-dessus : avec la bénédiction des puissances occidentales (essentiellement anglo-saxonnes) dont beaucoup ont voulu en plus se repentir de leur indifférence coupable lors du génocide tout en en faisant un partenaire intéressé, Kagame et son régime hégémoniste tutsi se sont construit un imperium mafieux qui leur permet de dicter leur agenda politique au Congo avec la complicité du pouvoir local qu’ils y ont installé…
Ils en tirent depuis la fausse libération qui n’a été qu’une invasion/occupation, des rentes planifiées selon une « économie de guerre » qui comble leur équilibre budgétaire et lui accorde des revenus financiers supplémentaires sans oublier d’enrichir personnellement son élite politico-militaire…

Avec cette présence bénéfique au Congo, le fourbe Kagame peut dans son pays faire autant face aux risques du front politique, social et économique potentiel (le risque politique toujours latent d'un pouvoir à dominance tutsi à réouvrir le conflit ethnique à la suite de son 'verrouillage politique', le risque socio-économique d’accroître les inégalités sociales pas effacées par magie si jamais ils éradiquaient les groupes armés qu'il a créés au Congo pour les milliers de Rwandais qui vivent directement ou indirectement de l'exploitation des ressources du Congo sans oublier que toute explosion sociale touchera forcément moins la minorité (tutsi) et davantage la majorité (hutu), ce qui augmente à son tour le risque d'implosion d'un régime largement mono-ethnique aux commandes...

Il a en effet été démontré clairement que le régime tutsi rwandais a mené et mène au Congo depuis 1996-97 d’abord des guerres directes puis de procuration par groupes armés interposés qui ont comme premier mobile une rente économique plutôt qu’un souci sécuritaire comme ils l’ont toujours clamé… Le pauvre Rwanda peu pourvu naturellement a trouvé dans un Congo à la dérive une source de revenus miniers, indispensables à son économie selon un dispositif de prédations systématiques des ressources du Congo.
Et voilà le Rwanda devenu, au vu et au su du monde qui ne peut lever son petit doigt, « la plaque tournante du commerce illicite des minerais Congolaises », notamment étain, tantale, tungstène  … Un « Bureau Congo » a même été créé pour gérer ces recettes (couvrant à plus de 70% ses dépenses militaires et ailleurs) : du producteur anecdotique de coltan, il en est devenu par cette mafia le 1er exportateur mondial, en fournissant presque 30% au marché mondial…

Quelle mafia d'Etat ! Quelle insulte à une gouvernance mondiale voulue vertueuse qui devient ici une jungle moderne au profit du plus fort par la bénédiction des puissances devenues exprès 'ripoux'... Mais ainsi va ce monde ; à nous de l'apprivoiser à notre tour...



Et c'est au carrefour de ces deux faces que se situe aujourd’hui l’apport dubitatif (j’imagine mal qu’il soit positif mais qui sait ?) à la résolution de la crise Congolaise du nouveau grand Kagame trônant en Grand Chef Africain à la tête de l’UA ) !
Subsidiairement c’est aussi à ce niveau que nous pouvons situer les rencontres vraies ou supposées entre Kagame et Katumbi avec Mbusa…
Pour traiter de quoi exactement ? Peut-on penser raisonnablement qu’un Kagame qui a toujours été un secret mais constant allié sinon commanditaire de ‘JK’ dont nous déplorons la catastrophique gestion de notre pays devienne un allié ou partenaire officiel simplement en sa nouvelle qualité d’'autorité continentale sur nous' en tant que Président de l’UA ou alors comme allié objectif en tentant de notre côté et du sien de tirer profit de son nouveau statut parce que seulement un parterre d'opposants le consulte ?

Que signifient par exemple ses propos de Mbusa «… l’opposition congolaise doit commencer à parler publiquement avec tous les acteurs qui comptent en Afrique. Qu’on en soit heureux ou non, le président rwandais, qui sera très bientôt président de l’Union africaine, fait partie de ces acteurs… Ce n’est pas parce qu’on parle avec quelqu’un qu’il faut tout accepter de sa part. … Pour beaucoup, Kabila est le président sortant. L’homme dont on attend qu’il parte. Sauf qu’ils ont compris qu’il ne partirait pas s’il n’y est pas contraint… » ?

S’agissant de Kagame et du Rwanda, nous ne pouvons perdre de vue qu’ils jouent depuis leur entrée en scène inédite au sortir du génocide dans lequel ils ne sont pas tout vierges, une diplomatie d’influence régionale et continentale par une présence armée (in)directe au Congo, par une omniprésence politique et militaire continentale à travers ses troupes en missions de maintien de la paix en Afrique et par ses citoyens qu’il a malignement placés dans les institutions continentales et mondiales ainsi que par une communication mondiale émotionnelle autour du génocide…
Réussira-t-il sans doute son mandat notamment par des « contrats de performance », comme il le fait au Rwanda mais que peut-il nous réserver de plus à nous Congolais sinon faire plus officiellement ce qu’il faisait jusque-là secrètement càd tenter de garder davantage la main sur notre agenda politique…

C’est dire que le peu qu’il peut c’est favoriser l’alternance selon nos Lois, mais vous imaginez bien, en cooptant un pion autre que ‘JK’ qui saura lui rester docile… On le voit mal en effet se faire hara-kiri en acceptant de perdre les juteux bénéfices sur nos minerais et cela non pas tant par une dissuasion militaire mais par les relations complices qu’il a nouées avec les autorités Congolaises actuelles… Les opposants qui se bousculent aujourd’hui chez lui seront-ils assez vertébrés pour lui contester ses choix ?
Voilà notre malheur !

- Aujourd’hui notre impuissance n’est donc pas tant « militaire
comme par exemple le recours aux armes que prône un Mbusa ; ce serait d’ailleurs pour se battre contre qui, certes pas contre le Rwanda dont il veut faire aujourd’hui un partenaire fiable, mais alors pour combattre ‘JK’…?
Non seulement c’est une équation à l'avance quasi insoluble lorsque l’on sait que ceux qui composent la garde militaire efficace de ce pouvoir sont des rwandophones dont plusieurs défendent les intérêts du Rwanda et de l’Ouganda à l’Est et puis cette modalité de conquête du pouvoir n’est plus acceptée dans les sphères continentales et mondiales…  
Dans tous les cas seule une volonté politique préside toujours à la construction d’une armée républicaine solide, quitte à nous munir des ressources intellectuels, techniques et humaines indiquées et cela reste à notre portée…

- Notre impuissance n’est même pas non plus l’absence de la « démocratie » en tant que telle comme le pense vite la CI occidentale qui ne table que sur les « élections »… Celles-ci ne peuvent représenter le remède suffisant à nos errements car contrairement aux vieilles démocraties qui disposent des leviers où les accrocher pour faire vivre la démocratie, nous avons d’abord à créer ceux-ci sinon en l’état, les élections peuvent facilement mener à des fins opposées à nos vœux… La démocratie se construit et les élections ne sont qu’un maillon, hélas encore insuffisant seul chez nous à la fonder…

- Notre impuissance reste « politique en tant qu'absence d’un 'leadership politique' solide pouvant venir en 'alternative' » au pouvoir en place…
La seule manière d’y arriver aujourd’hui c’est encore de nous constituer cette opposition politique unie, intelligente, déterminée et courageuse en qui le peuple se reconnait et à qui il accorde crédit pour « défendre un autre modèle de gouvernance et notre souveraineté »…
En l’occurrence c’est ce leadership indépendant et souverain qui peut négocier avec Kagame comme n’a pu le faire ‘JK’ sa créature..
Il nous faut donc nous libérer de la dépendance actuelle, de « l’occupation » en nous appuyant sur le peuple…


Au final donc la seule façon de rendre « contournable » (c'est l'interrogation de Wondo !)  le leadership de Kagame chez nous et de le convertir tout au plus en ‘allié objectif’ avec qui nous devons négocier souverainement plutôt loin de son statut d’occupant qui pille notre pays aujourd’hui, c’est de lui mettre ouvertement en face ce marché en tant que nouveau Maître de l’UA qui doit quitter ses chemins clandestins d’hier…
Mais pour cela il nous faut des hommes capables de se présenter devant lui en représentants attitrés et solides du peuple, qui puissent enfin faire entendre la voix du Congo sans passer par des négociations clandestines et quasi privées comme le font Katumbi et Mbusa qui, après tout encore sans aucun mandat électif ou populaire reconnu, ne représentent d’abord qu’eux-mêmes…

Nous pouvons, nous devons mettre à profit les sources de légitimité en cours : nous renforcer avec les pressions des manifestants sur ce pouvoir dont le peuple ne veut plus et parler ouvertement de l’après ‘JK’... Puissent ces mêmes pressions pousser l’opposition à ‘JK’ à se refonder unie le plus largement possible et parlant d’une seule voix quant à son vœu d’alternance…
Il y’aura bien peu d’alliés à ‘JK’ qu’on ne le pense, nouveaux comme anciens, à ne jamais le lâcher à terme, de gré ou de force, s’ils ont en face d’eux un peuple déterminé …

Et qui n’a pas vu que la situation en ce moment est mûre pour cette offensive de résistance, quitte à en précipiter, tant qu’on le peut, le prétexte, quitte à en accepter le prix car il en va toujours ainsi s’agissant de la conquête de la liberté et de la prospérité pour les 'opprimés'…, son combat fait aussi des victimes
Et croyez-moi, même cet Occident qui a toujours eu des yeux de Chimène pour ce Rwanda sera alors prêt à ressentir son impact nocif dont veulent se libérer les Congolais et ainsi accepter sinon pousser à ce renversement de rapport de forces; les temps de l’AFDL sont plus que passés…
Osons espérer que les Catho tiendront bon et poursuivront leur plan B jusqu'à obtenir du pouvoir les revendications capitales qui préservent au mieux les chances d'une réelle alternance !


Compatriotiquement!



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Re: LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Message  ndonzwau le 5/2/2018, 7:30 pm

La guerre chronique depuis deux décennies à l'Est est l'épine la plus contondante aux pieds de notre pays qui l'empêche de marcher d'un côté et de l'autre plus personne n'ignore aujourd'hui que le Rwanda de Kagame et l'Ouganda de Museveni sont les premiers artificiers qui y alimentent l'étincelle depuis...

En effet pour qui suit de près l'histoire du pays n'a pas de peine à tracer le chemin qui va d'un Zaïre finissant et périclitant de 1996-97 attaqué de plein fouet par la meute américano-africaine AFDL contre Mobutu mais en fait contre le pays convoité avec LDK rapidement déposé dès qu'il se tâta de se raviser pour être vite éliminé en janvier 2001 et remplacé par celui que vous connaissez, un fils traître à son père...

Tenez, voilà ce que disait alors sans le moindre scrupule en février 2001 Kagame, càd dès qu'il obtint la mort de LDK et pour cause : « Les changements survenus en RDC offrent une occasion à saisir pour faire la paix » (° http://www.un.org/press/fr/2001/CS2106.doc.htm ), se cachant sans honte derrière les « Accords de Lusaka » (juillet 1999) qui n'avaient pu se matérialiser car le Congo de LDK continuait quelque part à revendiquer sa souveraineté, on aboutit ainsi à l'« Accord de Sun City » (avril 2002) puis l'« Accord global et inclusif de Pretoria » (décembre 2002 ) d'où sortit à terme le gouvernement de transition 1+4 et entre-temps l'ONU (MONUC) prit pied pour longtemps au Congo...

S'agissant du Rwanda, il faut en retenir qu'il est depuis, présent au Congo pour ses propres intérêts géostratégiques et surtout économiques et comme sous-traitant des multinationales et des puissances occidentales (° http://www.france-rwanda.info/article-le-rwanda-de-kagame-est-devenu-l-avocat-de-la-recolonisation-de-l-afrique-118707426.html ), ce rôle du Rwanda dans la crise Congolaise justifie jusqu'à aujourd'hui que tous ses crimes et violations diverses commis au Congo sont largement passés sous silence au grand dam des Congolais...

Et ça n'a pas manqué avec le dernier sommet de l'UA où il prend la tête de l'organisation : il est encore question à côté du projet de réforme, de trois conflits majeurs qu'il faut gérer et parmi lesquels la crise (politique !) du Congo (° http://cas-info.ca/paul-kagame-devient-le-nouveau-president-en-exercice-de-lunion-africaine/ )... Mais comment va-t-il s'y prendre lui, qui été nommément indexé ici et là comme l'un des déstabilisateurs du Congo ? (° http://apr-news.fr/fr/actualites/union-africaine-paul-kagame-une-mission-un-peu-delicate )

Ou plutôt nous poser la question à nous Congolais quelle place nous lui laissons-nous dans cette partie ? Sans compter que ce même Kagame ciblé comme co-responsable dans la tragédie de l'Est, plusieurs rapports internationaux l'ont démontré, est le même qui tape non sans raison sur la Monusco présente au Congo et n'hésite pas non plus à rejeter la responsabilité de la crise sur les dirigeants Congolais qui n’ont pas su s’asseoir ensemble et résoudre leurs problèmes... Le beau rôle ?


"RDC: Ce n'est pas à Paul Kagame que revient le destin du Congo et des Congolais !
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question
° http://www.reveil-fm.com/index.php/reveil-fm.com2018/02/03/6307-rdc-ce-n-est-pas-a-paul-kagame-que-revient-le-destin-du-congo-et-des-congolais
La République démocratique du Congo a été constituée en 1885, lors de la conférence de Berlin. La RDC n'est pas le fruit de Paul Kagame. L'Union africaine se discrédite toute seule, en élisant à sa tête Paul Kagame, Hitler Africain. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Son pays le Rwanda est criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Au Rwanda, tous les Hutus sont considérés comme des génocidaires y compris ceux qui ne sont pas nés. Les Twa ont disparu. Seuls les tutsis ont droit de vie au Rwanda, pas d'opposition ni de liberté de presse. Paul Kagamé a tout verrouillé. Rolling Eyes  Question  Question


Paul Kagame, Hitler Africain et son comptoir florissant des minerais pillés du Congo

Coquille vide, l'Union africaine qui a remplacé l’organisation de l'unité africaine, n'est rien d'autre que le syndicat des dictateurs, criminels et tortionnaires. Depuis Oslo en Norvège, Julien Ciakudia répond sans ambages à nos questions. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question



1. Réveil FM International: Fake News ? Rumeurs ? On parle de la rencontre de Paul Kagamé, Hitler Africain avec Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi à Davos en Suisse. Pourquoi cette rencontre agace-t- elle tant les Congolais ?
Julien Ciakudia: Il ne s’agit nullement de rumeurs ou de Fake News car nos fins lumineux nous confirment cette rencontre à Davos et sur les mobiles cachés de sa rencontre avec quelques politicailleurs congolais en marge du 30è sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie. Souvenez-vous des tactiques de démenti de Ibiza, Monaco, Venise ….et comme l’histoire semble se répéter les participants de la rencontre avec Paul Kagame à Davos sont curieusement liés au groupe des affairistes politiques proches du Rassemblement et en plus très proches du laboratoire de nos bourreaux du Tutsi Power … dictateurs, extrémistes, terroristes, occupants, génocidaires et pilleurs non encore impunis:  Rolling Eyes  Question


Paul Kagame, pillard et ressources du Congo à la tête de l'Union Africaine

1. Soriano Chapwe Moise Katumbi, un pilleur des minerais du Katanga, homme à plusieurs identités ambiguës, marié à une Tutsie-Rwandais, Carine, une nièce de Paul Kagame , dont le papa fut autrefois Ambassadeur du Rwanda de Kagame à Bruxelles et aujourd’hui l’homme de mains et financier de Paul Kagame à Kigali. Rolling Eyes  Question
2. Antipas Musa Nyamwisi, récidivistes chef des rebellions, ayant occupe, génocide, pille et collecte des taxes pour sa poches dans une partie du Congo occupes par des troupes militaires Ougandais lui confie par son Chef Museveni , un des seigneurs des rebellions et des guerres crées par le chef terroriste et extrémiste tutsi-rwandais usurpateur et imposteur Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda. Rolling Eyes



Avant de se poser toutes ces questions de savoir si c’est Fake News ou Rumeurs , il faut de prime abord comprendre l’actualité de la République démocratique du Congo, le changement à la tête de l’ l’Union Africaine pour cette années 2018…, et donc situer d’une part le contexte dans lequel s’est déroulé le dernier Sommet Economique des Davos 2018 et la qualité des individus « des Congolais en présence –Soriano Chapwe Moise Katumbi et Antypas Mbusa Nyamwisi , tous les deux des criminels récidivistes qui croient toujours que le Congo est à "VENDRE" ; il faudrait aussi arrimer tous cela avec l’actualité politico-socio-économique et sécuritaire même de notre pays la République démocratique du Congo en ce début de l’année 2018 : l’avènement du Cardinal Laurent Monsengwo–le Rév.pasteur François-David Ekofo avec la marche des Chrétiens peut-être bientôt, la grande marche des confessions religieuses et plus tard peut-être pour boucler la boucle, la grande marche du peuple congolais qui se profile à l’horizon, une véritable tsunami à conséquence incalculable mathématiquement pour les Ruberwa, Bizima, Nyarugabo….avec le projet Kigali d’occupation de la République démocratique du Congo qui risque de s’écrouler comme un château de cartes. Rolling Eyes  Question  Question



Du contexte du sommet de Davos par rapport à la RDC : depuis fin 2016, fin des deux termes constitutionnels non renouvelable du Chef de l’Etat jusque-là élu par hold-up, fraude et bourrage des urnes 2006 et 2011.
Devant l’impasse et vu la forte contestation des rues, c’est par stratégie de continuité et d’auto-protection que les faiseurs du roi se cherchent des voies et moyens pour pérenniser à la fois l’occupation et le pillage du Congo.
Devenu gênant pour la mafia sous-régionale dans les pays des Grands Lacs Africains et ceux de la communauté internationale qui ont façonné malgré la volonté populaire,Hyppolite Kanambe Kazembere Mtuale, le pion et agent facilitateur de l’occupation et du pillage systématique des ressources minérales et stratégiques de notre pays doit partir, mais comment ? quoi faire pour n’est pas subir la volonté du peuple Congolais ? L’appétit venant en mangeant, Alias Joseph Kabila est devenu têtu et quelque peu incontrôlable….pour ses créateurs, il faut vite trouver « un homme ou des hommes à nous », se disent en coulisse la mafia pilleuse ….qui usent de la main du duo extrémistes terroristes tutsis-Rwandais Paul Kagame du Rwanda et Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, cerveau moteur de la crise militaro-terroriste de la sous-région des grands Lacs Africains.



Pourquoi alors le tutsi-militaro hitlérien Paul Kagame, homme sans coeur au centre du nouveau buzz? Profitant du nouveau statut d’un des chef tutsis extrémistes, ayant rendu des service macabres ces derniers 20 ans, Paul Kagame, ainsi devenu depuis fin Janvier 2018, Président en exercice de l’Union Africaine, les chefs maffieux s’empressent, course contre la montre avec ce qui se passe en RDC …fin imminente et peut-être brusque de Joseph Kabila, l’on doit vite influencer les décideurs corrompus, on doit aussi consulter la classe politique médiocre et collaborationnistes et mettre en place des stratégies militaires favorables pouvant conduire à la prise de pouvoir par force des pions déjà bien identifier pouvant faire l’affaire : les créateurs veulent faire ainsi rapidement en surprenant le peuple Congolais considéré par eux et les tutsis comme « naifs » : une opération effacer le tableau et trouver rapidement un homme qui doit être Joseph Kabila pour eux et sans être Joseph Kabila pour les Congolais, bref il faut faire avec un homme du « statu quo » qui pérenniserait sans contrainte d’une part la mainmise des pilleurs étrangers sur le pays et de l’autre, leur main-basse sur les ressources du pays. Continuité assurée contre le Congo et les Congolais avec Moise Katumbi Chapwe Soriano l’homme de Paul Kagame par sa femme appuyé par le confident de Yoweri Museveni, Mbusa Nyamwuisi. Rolling Eyes  Question



Cette rencontre de Davos et sa suite à Addis-Abeba sous forme de lobbying autour du Sommet des Chefs d’Etat de l’UA se justifie dans son timing car Hyppolite Kanambe qui a été transformé en Joseph Kabila pour remplir des taches précises lui assignées depuis 17 ans, place ainsi au sommet de notre pays par la force des armes ayant atteint sa date de péremption à cause des prescrits constitutionnels et de la colère populaire devenue incontestable et imprévisible dans son out come immédiat. Un nom va appuyé cette démarche c’est celui d’Etienne Tshisekedi par son fils mafieux, Félix Tshisekedi, proche de Katumbi, qui va engager à sa manière l’adhésion «populaire» de l’UDPS pour cautionner cette aventure malencontreuse pour notre pays et notre peuple.
L’équation se complique encore plus pour cette bande maffieuse avec la quasi impossibilité d’organisation et de convocation d’une énième tentative de prolongation par le «dialogue» dans le format tel qu’a été le cas en 2017 à coup des billets avec le faux dialogue de la CENCO dont les Accords de Saint-Sylvestre ayant expirés et connus des entorses et des limites dans sa praticabilité.

2. Réveil FM International: Pourquoi l'agacement des patriotes-résistants congolais ?
Julien Ciakudia: De tout ce qui précède , il convient de comprendre l’inquiétude, la révolte, la colère et l’agacement des camardes patriotes , combattants et résistants Congolais qui se battent des années durant a travers le monde entier bravant la mort, la pluie, le froid, le soleil et la neige pour en finir avec cet état d’occupation et de pillage du pays …. Et voilà que la libération pointant à l’horizon, un groupe mafieux autour de deux chiens couchants vendeurs du Congo refont surface une fois encore pour participer a ce projet macabre et se mettent comme des moutons de Panurge à la remorque des occupants pilleurs extrémistes terroristes tutsi-rwandais sous la houlette de Paul Kagame et Yoweri Museveni, plus de 20 ans après que dure l’occupation, le génocide, les viols, le pillage du Congo, la paupérisation et l’humiliation de notre peuple avec tentative de balkanisation du pays par ces bandits armes qui ont créés des dizaines des rebellions et des seigneurs des guerres dans le seul but de piller et occuper le Congo. Chose que nous ne pouvons jamais plus permettre…. Cette fois –ci c’est la patrie ou la mort. Question  Question



3. Notre peuple se bat-il pour retourner dans et sous l'occupation ? Pourquoi les occidentaux considèrent-ils que Paul Kagamé est incontournable dans la résolutions des conflits en RDC ?
Julien Ciakudia: De quels Occidentaux parlent-t-on ici ? Des mafieux ou des gens animés d’un esprit d’éthique politique responsable ? Il y a bien sur une pensée très mauvaise, une praxis des racistes et de négation catégorique de la dignité et des valeurs des Africains en général et de l’homme noir en particulier qui anime des hommes comme le Léopoldien Louis Michel, Bill Clinton et son épouse Hilary Clinton, Tony blaire et son épouse Sherry Blair, des multinationales comme Glencoore, des hommes d’affaires mafieux comme Dan Getler… pour ne citer que cela parmi ceux qui pensent et agissent comme eux de la France, des Etats-Unis d’Amérique, de la Chine, du Canada… Question

Sachant que certains pays de la vieille Europe sont aujourd’hui plongé dans une crise économique et financière aiguë et comme certaines multinationales de leurs pays sont à la recherche de la plus-value…..au regards de l’imbroglio politique du moment à travers la RDC, doublée d’une classe politique médiocre et irresponsable qui ne saisissent aucunement et très malheureusement pour la grandeur du Congo, l’importance de la défense des intérêts supérieurs de l’Etat…..la mafia organisée du monde dit moderne se trouve donc face à des interlocuteurs politiques irresponsables et ventripotents du cote de la RDC, ainsi qu’ils se coalisent pour nous humilier et nous ridiculiser en nous volant l’essentiel des ressources nous données par la providence. Dieu a voulu que nous soyons Congolais et il nous a comblés de toutes les bonnes ressources du sol et du sous-sol, pas pour que nous soyons le plus malheureux du monde ! Mais, avec une pauvre et ignorante classe politique que connait actuellement la RDC , nous sommes devenu un Etat sans Etat ! Alors tout concours alors au bien de ceux-là même qui se croient plus malins que nous, et ils sont sans conscience du bien commun. Ils veulent tout simplement continuer à devoir profiter de la faiblesse actuelle de la République démocratique du Congo (RDC) du reste un pays immensément riche en ressources minérales et stratégiques. Question



Comme du temps de l’occupation de la France par Hitler et les forces Nazies, le Rwanda de Paul Kagame, pays occupant avec son chef mercenaire hitlérien, génocidaire sanguinaire extrémiste terroriste violeur et pilleur est vu comme le seul interlocuteur valable devant engager notre pays la RDC sur tout le plan de diplomatie et de business. Une situation plus que dramatique et regrettable qui amène de petits bonshommes à la taille de Katumbi, Mbusa et autres des collabos Congolais cupides à ne pas se gêner de baisser leurs culottes devant ces dictateurs prédateurs terroristes extrémistes génocidaires occupants tutsis-rwandais qui se croient encore comme Adolphe Hitler en 1940, ainsi qu’ils s’attellent a mettre en place des stratégies afin de prolonger indéfiniment leur temps sur notre sol. Adolphe Hiltler se croyait maître de temps et de l’espace, sans compter à l’éventualité d’un renversement catastrophique de la situation qui devrait lui arriver subitement en 1945.

Le Pasteur Ekofo l’a bien dit dernièrement lors de son Sermon en la Cathédrale du Centenaire Protestant de Kinshasa face la Kabilie joséphiste quelque peu désemparée: c’ est une guerre qui va se continuer même par nos enfants et nos petits-enfants.
Laurent-Désiré Kabila de le dire encore bien avant son assassinat : la guerre sera longue et populaire.
Ainsi dis-je, chaque fois aux patriotes combattants résistants du monde : Congolais Prends ton pays en mains, plus jamais ça, notre cause est noble , Avec Dieu nous vaincrons, la Patrie ou la mort.



4. Notre peuple commence à se réveiller, pourquoi les politicailleurs et profito-situationnistes se précipitent-ils vers Paul Kagamé ?
Julien Ciakudia: Les causes exogènes de la crise politico-économico-sociale que traverse la République démocratique du Congo depuis la chute du dictateur Mobutu est profonde.
Et je crois bien savoir que vous en connaissez aussi tous les acteurs principaux, des éléments nuisibles étrangers et leurs entreprises respectives qui, pour des raisons égoïstes essentiellement mercantilistes ont provoqués volontairement l’hécatombe de la République démocratique du Congo ; ce qui fait mal c’est de voir un bon nombre de nos compatriotes anti-patrie du genre de Lambert Mende, Boshab, Minaku…et un groupe véreux de mobutuistes revenus de l’exil soutenir cette entreprise hitlérienne de Kagame et Museveni, vendant pour des miettes leur intelligence et leur âme sans gêne aux occupants et pilleurs de notre pays. Comme pour le General Français De Gaule après la libération de la France, je crois aussi que les Congolais anti-patrie, Cupides, vendeurs du Congo … tous ces collabos des occupants , répondront de leurs actes a la libération totale du Congo que nous voulons imminent. Ils doivent s’y préparer a chaque jour, et ce n’est pas pour longtemps. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question

Nous connaissons sans doute tous ces aventuriers internationaux et autres escrocs des différents pays du monde entier qui se cachent derrière les rideaux Kagame –Museveni qui se trouvent au cœur de la crise Congolaise, laquelle endommage totalement le développement durable de la RDC ainsi qu’elle soumet notre peuple a une vie misérable.
Kabila le taximan de Dar-es-Salaam catapulté au sommet de la RDC depuis le 26 janvier 2001 n'est pas le véritable problème du Congo tout comme le joker du pillage des minerais Soriano Moshe Moise Katumbi le pilleur du Katanga n'est pas non plus la solution politique à la crise majeure que traverse notre pays car il n'en a ni la capacité intellectuelle, politique ou géostratégique pour en scruter la profondeur.
Pi encore, Moise Katumbi n'est qu'un simple affairiste qui ne comprend nullement l’immensité et la complexité de la crise majeur politico-économico-financier et sécuritaire que traverse en ce moment la RDC. Rolling Eyes  Question

Disons le ici et une fois pour toute, Moise Katumbi n'a jamais fait un cheminement politique traçable en RDC, il n'a pas un parti politique connu en RDC, il n'est nullement un chef de l'opposition politique connu en RDC pour se permettre d’engager notre pays avec des tiers. Il est tout simplement un prisonnier en fuite, venu aux soins médicaux avec la complicité de son ami Joseph Kabila , au motif fallacieux d'empoisonnement comme il l’a affirmé lui-même et promit à la TV5 Afrique en direct d'apporter des preuves médicales une fois le diagnostic terminé ; Chose qu'il n'a plus jamais mentionnée depuis plus de 2 ans depuis de sa déclaration télévisée et captée le monde entier.
En dehors de son équipe de football , Moise Katumbi Soriano Chapwe n'a jamais été un politicien connu et traçable, à part une nomination par son ami KABILA au poste de gouverneur pour des opérations de pillage systématique et éhonté de nos ressources minières avec leurs complices étrangers et tutsis-rwandais dont Kagame et Museveni qui lui ont marie leur fille Carine pour mieux le contrôler ( voir panama papers et autres rapports Mapping des Nations Unies).

5. Notre peuple se bat-il pour retourner dans l'occupation ?
Julien Ciakudia: Il est regrettable que des hommes qui se disent ‘civilises’ font la promotion d'un criminel économique responsable aussi des crimes contre l’humanité pour en faire un chef d’Etat dans un pays en ruine tel que la RDC. Kagame est instrument de la maffia qui se serve et veulent se servir encore de Moise Katumbi afin qu’il devienne leur homme de paille et un véritable instrument des esclavagistes néo-colonialistes et racistes blancs qui croient encore posséder l’intelligence unique dans le choix de nos dirigeants en Afrique.
Près de 60 ans de notre souveraineté, ce groupe mafieux pro-tutsis terroristes extrémistes par surcroit, peaufinent en ce moment , en dehors et loin du Congo des stratégies macabres afin de continuer à avoir la mainmise dans la conduite de nos affaires internes, voulant s’assurer ainsi pour l’éternité la continuité de la prédation de nos ressources, aggravant ainsi la paupérisation de notre peuple ainsi que le sous-développement de notre pays pourtant très riches en ressources.
Nous , patriotes Congolais , de la résistance patriotique Congolaise mondiale nous ne les laisserons plus jamais refaire leur sale besogne dans notre pays.
Le Congo n’est pas à vendre.
Le Congo aux Congolais
La patrie ou la mort
Victoria es certa"



" EN MARGE DU 30EME SOMMET DE L’UNION AFRICAINE
LA CRISE CONGOLAISE S’INVITE À ADDIS-ABEBA"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14460

"Kagame, le réformateur de l’Union africaine"
° http://www.dw.com/fr/kagame-le-r%C3%A9formateur-de-lunion-africaine/a-42040368

"Rwanda – RDC : ce que Kabila et Kagame se sont dit à Rubavu"
° http://www.jeuneafrique.com/349037/politique/rwanda-rdc-kabila-kagame-se-dit-a-rubavu/

" Stratégies de domestication d'un peuple. BMW comme armes de ... "
° https://books.google.fr/books?id=1VUJCwAAQBAJ&pg=PA145&lpg=PA145&dq=kagame+pr%C3%A9sident+ua+et+crise+congolaise&source=bl&ots=uwu7MLQGjC&sig=mVCnDoRlAVglbma51oMXJy-puvE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjrkuH3247ZAhXIIMAKHeiyBR44ChDoAQgtMAE#v=onepage&q=kagame%20pr%C3%A9sident%20ua%20et%20crise%20congolaise&f=false

"Kagame à la 72e AG critique l’aide et la présence onusiennes en RDC"
° http://fr.igihe.com/politique/kagame-a-la-72e-ag-critique-l-aide-et-la-presence.html

"Pourquoi le Rwanda ne veut pas lâcher l'est de la RDC"
° http://www.slateafrique.com/88733/guerre-congo-rdc-kivu-rwanda-rebellion-ressources

"DÉCRYPTAGE - RWANDA: PAUL KAGAMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
° https://www.africa24tv.com/fr/decryptage-rwanda-paul-kagame-president-de-la-republique

"Kagame Président de l’UA : trois crises majeures comme plat de résistance"
° http://intelligences.info/article-2624-kagam-prsident-de-l-ua-trois-crises-majeures-comme-plat-de-rsistance.html

"« Les USA ont un agenda caché en République démocratique du Congo »"
° https://www.investigaction.net/fr/les-usa-ont-un-agenda-cache-en/

"Crise en RDC: vers une médiation de P. Kagame"
° http://www.latempete.info/26717-2/

"RD CONGO – L'UA prend Joseph Kabila à contre-pied"
° https://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18466:l-ua-prend-joseph-kabila-a-contre-pied&catid=85:a-la-une&Itemid=472

"Le Congo au coeur des ambitions régionales"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2017/12/30/le-congo-au-coeur-des-ambitions-regionales/

" Echos de la semaine: la désignation du génocidaire Paul Kagame à la tête de l’Union Africaine et le combat sans répit des résistants patriotes Congolais"
° https://www.info-apareco.com/2017/07/10/echos-de-la-semaine-la-designation-du-genocidaire-paul-kagame-a-la-tete-de-lunion-africaine-et-le-combat-sans-repit-des-resistants-patriotes-congolais/

"James Amaglo : «Paul Kagamé n’est pas comparable à Kabila, N’guesso ou Gnassingbé»"
° http://news.alome.com/h/106344.html

"Le 6 août 2009, visite historique du Président rwandais Paul Kagame à Goma."
° http://www.babunga.alobi.cd/2017/08/06/le-6-aout-2009-visite-historique-du-president-rwandais-paul-kagame-a-goma/
° http://www.congoplanete.com/article.jsp?id=45262277

"La RD Congo condamnée à une crise sans fin ?"
° http://www.iris-france.org/96397-la-rd-congo-condamnee-a-une-crise-sans-fin/

"Guerre à l’Est de la RDCongo : le problème…c’est Paul Kagame !"
° http://www.lephareonline.net/guerre-a-lest-de-la-rdcongo-le-problemecest-paul-kagame/

"La tentation du pouvoir à vie"
° http://www.ledevoir.com/monde/afrique/458517/afrique-la-tentation-du-pouvoir-a-vie

"Qui veut vraiment la paix au Congo ?"
° https://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/BRANCO/48344

"Crise du Congo: nouveau Rwanda?"
° https://www.alterinfo.net/Crise-du-Congo-nouveau-Rwanda_a25551.html

° http://africtelegraph.com/rwanda-paul-kagame-leve-toute-equivoque-sur-son-dernier-mandat/
° https://www.rts.ch/info/monde/1011575-rdc-la-diplomatie-occidentale-a-l-oeuvre.html
° http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/472314/2008/10/31/Michel-a-convaincu-Kabila-et-Kagame-de-participer-a-un-sommet.dhtml


"Congolais(es), attention ! La machine d’un faux changement au pays est lancée !
Par Jean-Pierre Mbelu

Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  Question  Question  silent  silent  silent
° http://www.ingeta.com/congolaises-attention-la-machine-dun-faux-changement-au-pays-est-lancee/
Lire est un art. Cela s’apprend. Questionner un texte en relisant l’histoire est important.

Quand, voulant démentir une rencontre avec Paul Kagame à Davos, Mbusa commence par nier avant d’affirmer que « la donne a changé », il est bon de lire le reste de sa communication pour comprendre la démarche dans laquelle « l’opposition congolaise » est engagée.
Voici ce qu’il dit :
« Aujourd’hui, la donne a changé », explique Mbusa. « Nous n’avons pas vu Kagame comme le prétend ce journal mais je pense que l’opposition congolaise doit commencer à parler publiquement avec tous les acteurs qui comptent en Afrique. Qu’on en soit heureux ou non, le président rwandais, qui sera très bientôt président de l’Union africaine, fait partie de ces acteurs. Il ne faut pas abandonner le fauteuil de la négociation régionale parce que nous pourrions devoir nous asseoir à sa table. Ce n’est pas parce qu’on parle avec quelqu’un qu’il faut tout accepter de sa part. Aujourd’hui, moi qui circule beaucoup sur notre continent, je peux vous dire que la donne a vraiment changé. Pour beaucoup, Kabila est le président sortant. L’homme dont on attend qu’il parte. Sauf qu’ils ont compris qu’il ne partirait pas s’il n’y est pas contraint et qu’ils craignent tous une explosion de violence en RDC. Une explosion qui pourrait peut-être avoir des conséquences fâcheuses directement pour eux mais qui aurait, sans le moindre doute, des effets pervers dans leur pays avec un flux de migrants, des échanges économiques nuls et un risque de violences chez des frères installés de l’autre côté de la frontière. »


"Quelle est cette « donne qui a changé » ? Kagame et ses parrains ont-ils répondu du « génocide congolais » ? Les trans et les multinationales occidentales ont-ils renoncé au recours à la guerre comme opération économique rentable au mépris des vies congolaises ? A partir de quand cette « donne » a-t-elle changé ?"

Ce texte devrait être archivé. Les compatriotes devraient restés attentifs pour voir quand « l’opposition congolaise » va « commencer à parler publiquement avec tous les acteurs qui compte en Afrique ». Tiens ! Pour Mbusa, « Kagame est un acteur qui compte », « il fait partie des acteurs ». Curieux ! Mbusa semble ne pas avoir vu les dernières photos de Kagame avec ses « maîtres d’hier et d’aujourd’hui » : Donald Trump et George Soros. Depuis quand un tueur de la trempe d’Hitler et une marionnette des anglo-saxons est-il devenu « un acteur qui compte » ? Pour justifier les prochaines rencontres de « l’opposition congolaise » avec « le boucher des congolais et des rwandais », Mbusa le présente comme étant « un acteur africain qui compte » ! Terrible ! Et il parle de son « Cheval de Troie » au Congo-Kinshasa comme étant « un président sortant » au nom de la donne qui aurait changé.

Quelle est cette « donne qui a changé » ? Kagame et ses parrains ont-ils répondu du « génocide congolais » ? Les trans et les multinationales occidentales ont-ils renoncé au recours à la guerre comme opération économique rentable au mépris des vies congolaises ? A partir de quand cette « donne » a-t-elle changé ? « L’opposition congolaise » veut-elle continuer à théâtraliser les massacres et les assassinats de nos compatriotes se battant  »mains nues » pour renouer avec Kaguta Museveni et Kagame afin que tout change pour que rien ne change ?

Lire est un art. Il a ses règles. Un texte peut être mieux compris s’il est situé dans un contexte historique un peu plus large. Cet article mérite d’être lu et relu. Il mérite d’être archivé afin d’éviter que l’histoire ne puisse se répéter au cœur de l’Afrique."



Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Message  ndonzwau le 10/2/2018, 4:01 am

Derrière et à travers toutes les interventions sur le Rwanda et l’Ouganda trône une interrogation capitale  : pourquoi, comment expliquer la présence rwandaise et ougandaise constante au Congo que le seul voisinage ne peut expliquer; (ils sont les seuls parmi nos neufs voisins directs à nous poser tant problème) ?
Pourquoi, comment expliquer l’intrusion du Rwanda et de l’Ouganda à ce point dans nos affaires ?


Il s’agit ainsi tantôt d’incursions ponctuelles tantôt d’invasions/occupations de longue date mais le fond de la réalité est que depuis deux décennies le Congo vit sous la hantise de ces deux voisins soit via des groupes armés rebelles essentiellement rwandophones (CNDP et M23 héritiers quelque part de l’AFDL et du RCD d’un côté et FDLR comme divers Mai-Mai de l'autre) en fait enkystés à nos frontières orientales, soit via les armées officielles rwandaise et ougandaise qui sous des justifications sécuritaires y agissent dans des prétendues opérations conjointes en fait plus unilatérales que jamais (on venait encore de le voir avec les dernières opérations ougandaises pour semble-t-il dérouter sur place les ADF pouvant sévir chez eux)...
Notre chronique macabre à l'Est a pour noms Bukavu, Goma, Mushake, Kitshanga, Beni... et comme auteurs Mutebisi, Nkundabatware, Ntanganda, Makenga… et ces derniers ont eu comme refuges des résidences ou des maquis au Rwanda et en Ouganda... C'est dire...

A cette question combien capitale pour notre pays tant il est mis à l’arrêt ou à reculons dans sa gestion en raison de cette extrême et chronique insécurité à l’Est, trois ordres de réponses se présentent dont à mon avis seul le dernier nous importe davantage car recoupe les deux premiers et valide la réalité et la logique des différents Etats dans la région :  

# 1° Le Rwanda et l’Ouganda (et subsidiairement le Burundi) habités par des ethnies équivalentes (notamment Hima et Tutsi) et rejoints par une histoire commune tenteraient d’établir en symbiose et avec l’aide des puissances anglo-saxonnes, USA en tête et Israël (pour des raisons géostratégiques et des intérêts économiques) un mythique « Empire Hima-Tutsi » au service et à la gloire des « Nilotiques » (dont Kaguta et Kagame sont membres) contre les « Bantous » dont les Hutus pourtant à la langue et à la culture identiques…
Ce projet funeste expliquerait et justifierait leur « guerre » au Rwanda et au Congo (pour le moment) contre les Hutu et l’essentiel des ethnies Congolaises, tous « Bantous et leur conquête (volontiers violente) de balkanisation de l’Est Congolais sinon de domination de ses habitants, accompagnée d'un pillage éhonté de nos richesses…

A noter que « Nilotiques » désigne ici des hommes qui auraient à l'origine immigré en Afrique centrale en provenance de la vallée du Nil et que seraient les Hima-Tutsi, volontiers « éleveurs » en comparaison avec les Bantous autochtones, essentiellement agriculteurs… En revanche « Bantous » dérive d’abord d’une classification à partir de la langue (« ntu » = « mutu/batu ») et la langue des Tutsi (la même que les Hutu) est une langue bantoue;  vaut donc mieux nous rabattre sur une distinction qui utilise des réalités actuelles sans trop nous lancer sur le chemin des origines…
Dans tous les cas ce n’est pas le lieu ici de trancher sur cette identité sinon dire juste que jusque-là ni les découvertes historiennes et archéologiques n’ont confirmé ces prétendues migrations ni les expertises génétiques n’ont établi une signature biologique foncièrement différente entre ceux qui se disent Tutsi et Hutu…

Il s'agit sûrement d’une catégorisation sociale progressive basée sur le mode de vie (notamment pasteurs contre agriculteurs) et la hiérarchie sociale (essentiellement chefs vs peuple ou maîtres vs esclaves) que l’histoire a fini par figer avec ses instrumentalisations politiques successives (rois et royaumes forts, colonisation) et pourquoi pas ses types physiques conséquents aux modes de vie (dont l'alimentation) transmis de génération en génération…
D'autre part contrairement aux tentatives de certains historiens qui de façon angélique, pour se mettre à la remorque d’un plan politique ou pour exorciser des tragédies passées, privilégient une construction récente possiblement favorisée par les colons, il existe donc bien depuis fort longtemps au Rwanda et au Burundi, des « ethnies sociales » d’où sont nés des agenda tragiques d’appropriations/exterminations mutuelles (génocides de 1959 et 1994 au Rwanda, 1993 au Burundi…)...

Faut-il en conclure l’existence d'un plan actif de domination nationale et d’expansionnisme régional qui ressemblerait au fameux « Empire Hima-Tutsi » jusque dans ses variantes encore plus fantasmées d'une parenté ethnique entre Tutsi et  Hébreux, quel opportunisme ?
Que vaut ce fameux plan de « nilotiques vs bantous », complot hypothétique ou réalité sérieuse ?


De 1990 à 2003 Kagame aidé de Kaguta et des USA a bataillé de l’Ouganda vers son Rwanda natal puis au Congo semant en route un « génocide » au Rwanda ainsi qu’un « contre-génocide » au Rwanda et au Congo dont les traces subsistent encore (500.000 Hutu et 6.000.000 Congolais au Congo victimes, ce n'est pas rien)… L’expliquer par le plan d’un « Empire hima-tutsi » ne suffit certes pas mais au total, il s’avère que sans être explicitement inscrit au programme des Etats, il n’est pas pour autant qu’un hypothétique complot que cela le laisse apparaître au premier abord... On peut en effet raisonnablement penser que non seulement l’intention trottine dans la tête de certains théoriciens et extrémistes de l’ethnisme présents dans quelques officines obscures ou dormant dans des cellules autour des pouvoirs mais aussi que selon les moments et les enjeux elle peut toujours être ravivée et inscrite au programme des gouvernements en mal de réussite…  

En outre  lorsqu’on voit la cascade des évènements qui a embrasé le Rwanda et le Burundi ne fût-ce dès 1990 pour culminer en génocides (anti-Hutu en 1993 au Burundi, anti-Tutsi en 1994 au Rwanda), on ne peut totalement le prendre pour un simple fantasme mais bien comme une ressource dont peut se servir tout pouvoir s'abreuvant à cette source (le Tutsi Kagame est bien parti d'Ouganda pour se venger de l'exil que lui avaient imposé les Hutu) coincé dans sa gestion quotidienne surtout si l'invasion lui procure des ressources qu'il n'a pas…
Selon le moment, le lieu, les enjeux et l’environnement international  comme ce le fut dans ces années 1990 (retour en force des réfugiés tutsi au Rwanda face à un gouvernement à dominance hutu, projet américain d’un rapt du pré-carré français avec ses richesses qu’est le Congo, un Mobutu finissant...) le calendrier s’est vite accéléré (« génocide » au Rwanda puis « contre-génocide » au Rwanda et au Congo) et la dynamique funeste se poursuit à travers les guerres de procuration, un pillage des richesses Congolaises, une tutelle politique et économique sur le Congo…

Bref, les « discours niloïsants » ne manquent pas et on les entend ici là de la bouche de certains comme on peut les subodorer dans l'attitude d'un Kagame qui continue à voir dans chaque Hutu un 'génocidaire'; alors si idéologiques, si enflammés et si irréalistes paraissent-ils, ils n'écartent pas totalement de l’avenir de l’Afrique des Grands Lacs une récupération et une dérive dangereusement 'puriste, un « Tutsiland » n’est donc pas un simple fantasme…
 

#2° La deuxième hypothèse serait que le Rwanda et l’Ouganda squattent l’Est de notre pays pour des raisons de sécurité, la partie orientale frontière à leurs pays présenterait une menace pour la sécurité de leurs pays que pour la conjurer ils ont décidé de contrôler une large frontière en y assurant la sécurité par leur propre présence sur le terrain ne faisant pas confiance au pays hôte voisin d’être capable de la sécuriser…
Qu’a-t-on vu pourtant aux primes lendemains du génocide rwandais au Congo ?
Une poursuite sans merci à la chasse au Hutu dans les camps des réfugiés que la nouvelle armée rwandaise (tutsi) sous assistance aérienne, logistique terrestre et intellectuelle des USA (+ 'l’opération Turquoise') les 'vida' vite fait des « génocidaires » et elle se poursuivit à travers forêts et savanes du Congo où au moins 500.000 Hutus furent sauvagement décimés par les Rwandais contenus dans l’AFDL (Kabarebe et ‘JK’ alias Commandant Hyppo à la tête)...

Les rapports des enquêtes d’alors (Gersony et autres) et de plus tard (Mapping 2010) n’ont pas manqué de souligner des massacres systématiques en fait des génocides pour des besoins sécuritaires que de revanche ou idéologique, dirait-on ; des proches frontières au fond du pays les Rwandais étaient censés avoir été sécurisés, comment alors justifier encore l'implication constante du Rwanda et de l'Ouganda au Congo pour des raisons de sécurité ?
De plus qui oublie « la guerre de six jours » que se livrèrent en plein Kisangani en 2000 Rwandais et Ougandais ? Ils étaient donc dans notre pays pour d'autres raisons que sécuritaires à se battre pour y rester… Sans compter que depuis, non seulement l’armée rwandaise est entrée par deux fois selon des opérations vaguement conjointes mais aussi Rwandais et Ougandais ont entretenu et entretiennent des groupes armés pour débarrasser la zone de leurs prétendus ennemis (FDLR) auteurs de leur menace...

Le moins que l’on puisse dire est donc que leur occupation constante n’est pas là que pour effacer une menace, les préoccupations territoriales et surtout économiques étaient certes là plus importantes que les menaces sécuritaires (cf nos précédentes interventions)…

Bref, avec 500.000 réfugiés Hutus et plus de 6.000.000 Bantous congolais exterminés par Kagame et ses alliés il ne devrait plus avoir d’insécurité à leurs frontières, c'est dire que l'alibi sécuritaire ne peut convaincre que les aveugles volontaires...


# 3° Non plus une logique de « coalition ougando-rwandaise » bien soudée ne résiste davantage aux interprétations démagogiques, à chaque fois que l’un d’entre eux avait à défendre ses intérêts contre l’autre, on l’a vu,  il n’a pas hésité (jusqu’à l’éclatement en une branche pro-rwandaise et une autre pro-ougandaise du RCD, pourtant mouvement armé contre un ennemi commun d’alors, LDK)…
Une troisième thèse plus judicieuse que ne suffisent à expliquer l’ethnisme politique extrême ou le souci sécuritaire l’intrusion ougando-rwandaise au Congo qui relève des motivations à la fois complexes mais aussi prosaïquement pragmatiques, utiles à tout Etat !
Kagame et Kaguta assurent la viabilité de leur gouvernance, construisent leurs Etats avec ce qu’is ont comme ressources internes et moyens de commercer (coopérer) avec l’étranger en l’occurrence les voisins que nous sommes…


Le Rwanda et l’Ouganda comme tous États ont leur foi patriotique et même nationaliste ; leur personnel politique et leurs élites poursuivent prosaïquement des intérêts nationaux matériels et politiques mais aussi des profits personnels et corporatistes pour chacun de leurs leaders et leurs regroupements politiques, ils sont aussi acculés à des calculs diplomatiques même acrobatiques…
Au final le cadre de leur action est un ordre national et régional qu’ils se construisent…Le Congo, le Rwanda, l’Ouganda représentent des territoires inégalement pourvus en richesses naturelles et des rapports de forces politiques différents... Les plus malins vont coaliser mais surtout vont tirer profit des gestions négatives à côté d’eux, non seulement (géo)politiquement mais aussi économiquement... Ainsi les faiblesses politiques d’un Congo (de l’Etat déliquescent du mobutisme finissant à son occupation) ont donné des opportunités économiques et territoriales à ses voisins moins pourvus et parfois à l’étroit dans leurs frontières…

Et ici les motivations économiques, la course à une rente pillée sur nos richesses, sont primordiales et expliquent à terme 'l'occupation permanente' dont nous sommes victimes...
Le Kivu du Sud au Nord et plus haut se retrouvent ainsi comme des zones d’influence « naturelle » pour le commerce, les entreprises et les capitaux rwandais et ougandais et pourquoi pas un déversoir pour desserrer leur pression démographique ou encore réguler leurs interactions ethniques s’agissant particulièrement du Rwanda… Tout ce marchandage repose sur des bases politiques, c'est là où il s’accommode peu d’un gouvernement congolais indépendant et efficace, du coup Kagame s’est créé aussi « ses » Congolais qu’il a largués au Congo et qui y agissent en ‘infiltrés’…


Voilà donc à terme la raison essentielle bien pragmatique, utilitaire de la logique politique de Kagame et de Kaguta, qui n’écarte ni l’ethnisme politique ni une éventuelle coalition conséquente entre eux, leur revendication sécuritaire étant sans objet comme nous l’avons démontré…
Cette raison, la construction de leur Etat est si 'logique' qu'elle vaudra en temps de paix et au retour à la puissance de notre pays… Nous aurons juste des relations diplomatiques et commerciales saines respectant la souveraineté des uns et des autres et on ne viendra plus faire impunément ses affaires chez nous comme dans un espace ouvert à tout vent comme aujourd’hui… Voilà pourquoi cette explication est plus complète...

Voilà aussi pourquoi un pouvoir fort et souverain est urgent au Congo : lutter vigoureusement contre l’hégémonisme tutsi expansionniste d’un Kagame et les appétits d’un Kaguta qui nous minent aujourd’hui…
D’autant que lorsque nous affirmons que Kagame comme Kaguta construisent leurs Etats respectifs dans le contexte national qui est le leur et le contexte régional que nous leurs offrons - en passant cela ne veut nullement donner quitus de leurs méfaits au Congo -, nous pointons en miroir les faiblesses de l’Etat Congolais du moins le pouvoir actuel qui le représente…

Que fait, que doit faire le pouvoir Congolais pour empêcher les pouvoirs rwandais et ougandais de continuer à miner le Congo ?
Voilà en conclusion la réponse pratique à notre questionnement initial : une critique exhaustive et active de la gouvernance de ‘JK’ qui a failli et a permis ainsi aux voisins vautours de nous dominer et de nous exploiter !
Aux Catho qui ont déjà réussi une mobilisation populaire sensible de ne pas lâcher leur pression !


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 13/2/2018, 2:27 am, édité 2 fois

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Re: LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

Message  ndonzwau le 12/2/2018, 9:11 pm

ndonzwau a écrit:[...]

"A L’EXEMPLE DE JOHN TSHIBANGU
LA SOCIÉTÉ CIVILE DE BENI EXIGE L’EXTRADITION DE LAURENT NKUNDA, SULTANI MAKENGA ET JAMIL MUKULU

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14598



Le Pasteur Gilbert Kambale, Président de la Société civile de la ville de Beni a salué hier l’extradition de la Tanzanie du colonel Tshibangu qui s’est déroulée sans encombres lundi dernier. Il demande cependant au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour obtenir de la même manière l’extradition de Laurent Nkunda, chef du CNDP réfugié au Rwanda, et de Jamil Mukulu, leader des rebelles islamistes ougandais des ADF en détention en Ouganda ainsi que Sultani Makenga, ancien commandant du M23.

Il estime que de la même manière que le Gouvernement avait émis un mandat d’arrêt international contre John Tshibangu, il l’a fait aussi pour Nkundabatware, Makenga Sultani et l’Ougandais Jamil Mukulu à qui il est reproché des crimes internationaux commis dans le Kivu. Le Président de la Société civile de Beni proteste du fait que le gouvernement tanzanien, lorsqu’il avait mis aux arrêts sieur Jamil Mukulu l’ait extradé en Ouganda alors que c’est bel et bien en RDC qu’il a commis des crimes innommables à la tête des rebelles ougandais des ADF qui ont mis la région de Beni à feu et à sang.
C’est ici où Jamil Mukulu doit être jugé. En plus, sur ce dossier judiciaire, l’Ouganda ne communique rien du tout à la RDC si bien qu’il est impossible de savoir à quel niveau se trouve la procédure judiciaire engagée en Ouganda. Gilbert Kambale demande à Kinshasa d’introduire à l’attention des autorités ougandaises une demande d’extradition motivée de Jamil Mukulu, chef des ADF qui est sous mandat d’arrêt international de la part de la RDC.

Il en est de même pour le Congolais Sultani Makenga, commandant de l’ex-M23, sous mandat d’arrêt international de la RDC et réfugié en Ouganda depuis 2013. Il faut à présent une demande d’extradition en bonne et due forme introduite auprès des autorités ougandaises. Le Président de la Société civile de Beni exige la même procédure d’extradition du Congolais Laurent Nkundabatware, chef du CNDP réfugié au Rwanda.
Gilbert Kambale ne voit pas où se situerait le blocage dans l’extradition demandant au gouvernement de faire de même que pour John Tshibangu qui est déjà en RDC, assigné déjà devant les instances militaires. Il faut cependant relever le fait que le cas de l’extradition du colonel John Tshibangu est différent de trois cités notamment Laurent Nkunda du CNDP, Sultani Makenga du M23 et l’Ougandais Jamil Mukulu des ADF.
La rébellion de Laurent Nkunda (2004-2009) dans le Nord-Kivu était, c’est connu, une création du Rwanda. L’objectif poursuivi est le même que sous le RCD/Goma, d’assurer la pérennité de l’exploitation illégale, des fabuleuses ressources naturelles dont regorge cette partie de la RDC. Le CNDP de Nkunda n’était qu’un agent d’exécution de ce plan du Rwanda avec le soutien de certaines multinationales anglo-saxonnes.

On comprend dès lors pourquoi Paul Kagame n’extradera jamais Laurent Nkundabatware. Pour quelle faute commise au détriment du Rwanda par celui qui peut être considéré comme son protégé ? Aucun. On comprend aussi pourquoi Paul Kagame a toujours réservé une fin de non de recevoir à toute idée d’extradition de Laurent Nkunda en trouvant toujours des arguties judiciaires. Comme par exemple qu’en RDC Laurent Nkunda ne bénéficiera pas d’un procès équitable car Kigali prétend que la Justice n’est pas indépendante. Même argumentaire entendu du côté de l’Ouganda pour ne pas extrader en RDC son protégé Sultani Makenga, commandant de l’ex-M23. Il ne faudra pas oublier le fait que le CNDP de Laurent Nkunda tout comme le M23 de Sultani Makenga et Bosco Ntanganda sont crées par le Rwanda de Paul Kagame avec la bénédiction de l’Ouganda de Museveni Kaguta. En ce qui concerne l’Ougandais Jamil Mukulu des ADF, on ne voit pas l’Ouganda l’extrader en RDC. Aucun pays ne peut livrer un de ses citoyens à un Etat étranger. Le chef des ADF sera jugé en Ouganda, dans son pays et non en RDC comme souhaité par le Pasteur Gilbert Kambale, le Président de la Société civile de Beni."


Compatriotiquement!


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Re: LE CAS KAGAME : VIEILLE CONNAISSANCE HONNIE MAIS OBJET DE TOUTES LOUANGES DE PAR LE MONDE ! LE VOILA A LA TÈTE DE L’UA, QUE NOUS RÉSERVE CETTE PROMOTION ?

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