RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

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RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  djino le 9/2/2018, 9:19 pm



Les mémoires des victimes de la marche des chrétiens catholiques le 21 janvier ont été honorées au cours d’une messe célébrée ce vendredi 9 février 2018 à la Cathédrale Notre-Dame du Congo sur demande du Comité Laïc de Coordination (CLC).

Dans l’homélie préparée par le cardinal Monsengwo, l’officiant a encouragé les initiatives du CLC et exhorte ce dernier à entreprendre d’autres initiatives.

« Le comité de laïcs est à applaudir, l’Église attend d’autres initiatives du CLC, la marche des chrétiens ne s’arrêtera pas. Nous devons continuer le combat pour un Congo nouveau. Notre mission est d’apporter de la lumière dans les coins et recoins de la RDC », a dit l’abbé François Luyeye de la paroisse Notre-Dame de la Sagesse à l’Université de Kinshasa.

En présence notamment du Cardinal Laurent Monsengwo, le prêtre a insisté que “le peuple ne tolérera plus la médiocrité”.

Sept personnes ont été tuées lors de la dernière marche. Au cours de la messe, les photos des victimes ont été affichées du haut de l’autel.

« Nos frères qui sont tombés sous les balles de ceux qui sont censés nous protéger sont en ce moment devant le trône de Dieu. Loin de nous la peur de ceux qui cherchent à faire disparaître les corps de leurs victimes après les avoir assassinés. Que celui qui a déjà donné l’ordre de tirer sur les manifestants, que celui qui a tiré sur les manifestants sans arme, sache que la balle est dans son propre corps  et non dans le corps de celui qui est tombé,  la balle est dans sa propre conscience et nous disons père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font« , a prêché l’abbé Luyeye.

Plusieurs cadres de l’opposition congolaise, les Ambassadeurs en poste à Kinshasa, les membres des familles des disparus ainsi que des militants des mouvements citoyens ont participé à la célébration eucharistique en mémoire des victimes de la manifestation du 21 février 2018.

Christine Tshibuyi

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 10/2/2018, 11:08 pm

"RDC : Les catholiques appellent à une nouvelle marche le 25 février contre la « dictature »"
Twisted Evil Evil or Very Mad  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops      
° https://actualite.cd/2018/02/10/rdc-catholiques-appellent-a-nouvelle-marche-25-fevrier-contre-dictature/



Le Comité Laïc de Coordination (CLC) appelle à une nouvelle marche pacifique le 25 février 2018 contre ce qu’il qualifie de « dictature ».

Cette structure d’intellectuels catholiques déclare que cette troisième manifestation est une réponse à «l’arrogance» des dirigeants congolais face à de nombreux appels au respect intégral de la constitution et de l’accord de la Saint-Sylvestre.
«Notre peuple ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d’assurer une alternance pacifique du pouvoir. En effet, les nombreuses fenêtres d’opportunités offertes à nos dirigeants actuels tant par la communauté nationale qu’internationale ont été volontairement et systématiquement rejetées, réaffirmant ainsi leur volonté de se maintenir au pouvoir sans respect de toute procédure démocratique. Aussi a-t-il décidé de se mettre résolument debout pour barrer la route à la présente dictature, premier obstacle à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées. Nous voulons des élections», lit-on dans le communiqué du CLC publié ce samedi 10 février 2018.

Ce nouvel appel à manifester contre le régime intervient 24 heures après la messe de requiem en mémoire des victimes de la manifestation du 21 janvier réprimée dans le sang par les forces de l’ordre.
«Plus de 3.000.000 de Congolaises et Congolais ont [déjà] marché pacifiquement pour réclamer l’application intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Comme seule réponse, le pouvoir a choisi une répression sanglante, affichant ainsi la persistance de son arrogance, de son mépris et de son insouciance. Bref le refus catégorique de prendre en considération les revendications de toute une nation », souligne le CLC.
Vendredi, l’Eglise catholique a encouragé les initiatives du Comité Laïc de Coordination qu’elle a appelé à poursuivre la mobilisation."



"RDC : « Les catholiques, cible de la terreur des autorités » (Église)"
° https://actualite.cd/2018/02/09/rdc-les-catholiques-cible-de-la-terreur-des-autorites-eglise/

"Ma priorité c’est que le peuple vive dans la dignité (Mgr Fridolin Ambongo)"
° https://actualite.cd/2018/02/10/priorite-cest-peuple-vive-dignite-mgr-fridolin-ambongo/

"A son tour Mgr Fridolin Ambongo qualifie de “persécution” les violences contre les catholiques"
° https://actualite.cd/2018/02/10/a-tour-mgr-fridolin-ambongo-qualifie-de-persecution-violences-contre-catholiques/
° https://afrique.lalibre.be/15052/rdc-mgr-ambongo-dans-la-ligne-de-mgr-monsengwo/

"Prêtres kinois aux dirigeants de la RDC : « A vous les armes et à Dieu la victoire »"
° https://www.radiookapi.net/2018/02/10/actualite/politique/pretres-kinois-aux-dirigeants-de-la-rdc-vous-les-armes-et-dieu-la

"Abbé Luyeye : «La marche des chrétiens ne s’arrêtera pas» en RDC"
° https://www.radiookapi.net/2018/02/09/actualite/politique/abbe-luyeye-la-marche-des-chretiens-ne-sarretera-pas-en-rdc
° https://afrique.lalibre.be/15059/rdc-la-marche-des-chretiens-ne-sarretera-pas/

"Cris et colère lors des obsèques de Thérèse, la manifestante tuée par “les collègues de son père”"
° https://actualite.cd/2018/02/09/cris-colere-lors-obseques-de-therese-manifestante-tuee-collegues-de-pere/
° https://www.radiookapi.net/2018/02/09/actualite/en-bref/kinshasa-derniers-hommages-la-religieuse-tuee-lors-de-la-marche-du-21

"RDC: une messe en hommage aux victimes des marches du 21 janvier"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180209-rdc-une-messe-hommage-victimes-marches-21-janvier

° http://www.rfi.fr/afrique/20180208-rdc-nomination-archeveque-fridolin-ambongo


"RD Congo - André-Alain Atundu : « Il ne s'agit pas d'une opération de persécution des chrétiens »"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/andre-alain-atundu-il-ne-s-agit-pas-d-une-operation-de-persecution-des-chretiens-01-02-2018-2191391_2365.php

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 12/2/2018, 8:35 pm

"RDC :  l’Église catholique réclame de « continuer le combat » contre Kabila
° http://www.jeuneafrique.com/529236/politique/rdc-leglise-catholique-reclame-de-continuer-le-combat-contre-kabila/
L’Église catholique congolaise a réclamé ce vendredi de nouvelles actions de la part de ses fidèles, lors d'une messe en hommage aux victimes de la répression de la marche du 21 janvier. Depuis plus d’un mois, les manifestants pressent le président Kabila à déclarer publiquement qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

« Le Comité laïc [de coordination, CLC, ndlr] est à applaudir. […] L’Église attend d’autres initiatives du CLC, la marche des chrétiens ne s’arrêtera pas. Nous devons continuer le combat pour un Congo nouveau », a lancé ce vendredi 9 février l’abbé François Luyeye, lors d’une messe organisée en hommage aux victimes de la répression policière du 21 janvier dernier en RDC, qui a fait sept morts et plus de 49 blessés.
Cette messe s’inscrivait dans le cadre des protestations initiées par le Comité laïc de coordination (CLC), contre le pouvoir du président Joseph Kabila.
Cette messe a été officiée par l’influent archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, dans la cathédrale Notre-Dame du Congo. Comme à son habitude le vendredi, celle-ci n’était pas remplie.

Plusieurs figures de l’opposition ont pris part au culte, dont Vital Kamerhe et la députée Ève Bazaiba, aux cotés de plusieurs diplomates occidentaux. Le chef de la principale plateforme de l’opposition, Félix Tshisekedi, n’était pour sa part pas présent.

"Ces personnes ont été tuées par des balles de la honte, tirées par ceux qui sont censés nous protéger"
À l’intérieur de la paroisse, des photographies de cinq victimes de cette marche, dont la fille d’un officier de police, ont été déposées sur un tréteau.

« Les balles de la honte »

« Ces personnes ont été tuées par des balles de la honte, tirées par ceux qui sont censés nous protéger », a ainsi affirmé l’abbé François Luyeye, applaudi par des centaines de fidèles, opposants et membres de famille des victimes. Celui-ci a également dénoncé « la peur de ceux qui cherchent à faire disparaître les corps de leurs victimes après les avoir assassinés ».


Voir l'image sur Twitter



Pascal Mulegwa@pascal_mulegwa
#RDC : Les prêtres de Kinshasa proclament leur soutien aux actions du comité laïc de coordination.
11:54 - 9 févr. 2018

Pour la deuxième fois depuis la fin du mois de décembre, des fidèles catholiques avaient marché le 21 janvier à l’appel du Comité laïc de coordination, pour arracher une déclaration solennelle de la part du président Kabila, afin qu’il affirme qu’il ne se présenterait pas lors de la prochaine présidentielle programmée le 23 décembre 2018.
Interdite par les autorités, cette marche, ainsi que celle du 31 décembre, avait été réprimée par les forces de sécurité, tuant « par balles » sept personnes, selon l’épiscopat, qui dénonçait alors une « barbarie ».



Affirmation du soutien des prêtres « aux actions du Comité laïc »

Durant ces manifestations, des prêtres catholiques ont été « molestés et déshabillés en public », a dénoncé l’abbé Jean-Marie Kande, qui a pris la parole vers la fin de la messe, au nom du clergé de l’archidiocèse.
Après un certain émoi visible sur les visages de l’assistance, l’abbé a solennellement affirmé le soutien des prêtres « aux actions du Comité laïc » pour « un État de droit ».
Plus grande structure sociale dans le plus grand pays francophone au monde, l’Église catholique est à couteaux tirés avec le régime du président Kabila, dont le second mandat a théoriquement pris fin en décembre 2016. Une interprétation controversée de la Constitution lui permet cependant de rester au pouvoir jusqu’à l’investiture de son successeur « élu ».
Par Pascal Mulegwa, journaliste basé à Kinshasa (RDC).



"Marche pacifique: Le « CLC » durcit le ton…"
° http://www.congoindependant.com/marche-pacifique-le-clc-durcit-le-ton/

"L’ÉGLISE S’ASSUME"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18505:l-eglise-s-assume&catid=85:a-la-une&Itemid=472

° http://www.latempete.info/27542-2/
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18533:rdc-25-fevrier-une-3eme-marche-pour-dire-non-a-la-dictature&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18546:paul-nsapu-le-pouvoir-en-rdc-a-touche-le-fond&catid=90:online-depeches


"MGR FRIDOLIN AMBONGO : «NOUS AVONS INVITÉ LES CHRÉTIENS CATHOLIQUES À SE METTRE DÉBOUT ET À PRENDRE LEUR DESTIN EN MAINS »
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18515:mgr-fridolin-ambongo-nous-avons-invite-les-chretiens-catholiques-a-se-mettre-debout-et-a-prendre-leur-destin-en-mains&catid=90:online-depeches
Dans une interview à la Deutsche Welle, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque coadjuteur de Kinshasa, a annoncé ses couleurs. Il déclare avoir une mission d’encadrer le peuple de Dieu dans toutes les dimensions, notamment la dimension spirituelle, économique et politique. Quant aux manifestations initiées par le Comité laïc de coordination, dans le cadre d’appeler le régime au respect de la Constitution, Mgr Ambongo affirme que cette structure n’a fait que répondre à l’appel lancé par la CENCO.
]Interview.

Comment réagissez-vous à votre nomination comme archevêque coadjuteur de Kinshasa?

Ma première réaction, c’était d’abord l’expérience de ma propre petitesse. Je dirai la modestie de ma personne par rapport à la hauteur de la charge à laquelle je suis appelé. Et en même temps, je fais confiance au Seigneur, parce que quand il appelle, il donne aussi la grâce, la force….
Est-ce que vous vous attendiez à être désigné comme successeur de Mgr Monsengwo ?
Pour dire la vérité, je dirai non. Parce que le système tel qu’il fonctionne dans l’Eglise catholique voudrait que la personne concernée ne soit jamais consultée. C’est au dernier moment que l’on vient vers vous quand tout est terminé. Je n’avais donc aucune chance de savoir que quelqu’un pensait à moi.
La relation entre l’Eglise catholique et les autorités congolaises ne sont pas bonnes du tout. Quel rôle allez-vous jouer pour espérer décrisper le climat politique en général ?
La première chose, c’est que je viens à Kinshasa pour une mission religieuse, une mission d’évangélisation en profondeur du peuple de Dieu. Et cette mission d’évangélisation est aussi une mission libératrice pour que le peuple, les enfants de Dieu vivent mieux. Et cette vie, qui est la vie du peuple de Dieu comporte la dimension spirituelle, la dimension économique et la dimension politique. Evidemment, c’est un peu dans ce cadre que j’aurai aussi à tenir compte de cette dimension politique pour que le peuple de Dieu qui est dans l’archidiocèse de Kinshasa puisse vivre une vie paisible.

En janvier dernier, Mgr Monsengwo a appelé les médiocres à dégager pour que règne la paix et la justice en RDC. Ces propos ont beaucoup irrité jusqu’au président Kabila qui a demandé à ce qu’on rende à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui est dû. Est-ce que vous allez évoluer sur la même lancée que Mgr Monsengwo ?
Moi, je ne comprends pas pourquoi on s’offusque de l’utilisation de ce mot parce que c’est aussi utilisé dans nos écoles pour évaluer les élèves à la fin de l’année. Et aucun parent ne s’est jamais offusqué lorsque son enfant reçoit la note médiocre. Evidemment, quand un élève reçoit cette note, c’est pour qu’après il puisse s’améliorer. Je sais que cela a suscité des réactions, mais je pense que nous devons toujours apprendre à être sincère avec nous-même. Au-delà des mots, posons-nous la question : Est-ce que ce qui est dit est vrai ou pas ?
Donc, pour vous, les médiocres sont ceux qui gouvernent en ce moment la RDC ?
Ça, c’est ce que le cardinal avait dit. Mais moi je pense que l’utilisation des mots devait plutôt nous renvoyer, envoyer les uns les autres à notre propre conscience. A notre sens de responsabilité.
Vous avez co-présidé les pourparlers qui ont abouti, fin décembre 2016, à l’Accord dit de la Saint-Sylvestre. Est-ce que vous allez condamner une éventuelle candidature du président Joseph Kabila à la présidentielle de 2018 ?
La question de la candidature du président Kabila ne se pose pas. Vous connaissez quand même la Constitution de notre pays. Il a terminé son deuxième mandat constitutionnel. Et la Constitution est claire. Moi, je ne sais pas comment on peut encore parler d’un autre mandat du président Kabila alors que la Constitution est là.

Officiellement, le président Kabila n’a pas déclaré qu’il ne sera pas candidat. C’est ce qui lui rend soupçonneux ?
Là, c’est mieux que vous lui posiez la question. Moi je sais que la Constitution ne lui autorise pas plus de deux mandats.
On sait que depuis mai 2017, les laïcs catholiques ont initié une série de manifestations pour demander à ce que le président Kabila ne se représente pas en 2018. Est-ce que vous allez appuyer ces initiatives des laïcs catholiques ?
Ce que font aujourd’hui les Catholiques, à travers le Comité laïc de coordination, ce n’est que la mise en application au message : « Le pays va très mal, debout Congolais ! ».  Nous avons invité les chrétiens catholiques à se mettre debout et à prendre leur destin en mains. S’il y a un groupe qui prend au sérieux notre message et qui essaie de le concrétiser, nous ne pouvons le décourager.
Vous allez appuyer tous les efforts visant à rendre possible l’alternance politique en RDC ?
Je crois que c’est un objectif pour tout le peuple Congolais. Un calendrier a été publié. La Céni travaille dans la perspective des élections. Evidemment, c’est un objectif pour lequel tout Congolais sérieux devait donner le meilleur de lui-même pour que les élections aient lieu et qu’il y ait une vraie alternance démocratique pour la première fois dans notre pays.
Et que répondez-vous à ceux qui disent que l’Eglise catholique ne devait pas s’immiscer dans la politique ?
Seulement, quand ils ont besoin de l’Eglise catholique, ils nous cherchent. S’immiscer dans la politique du Congo, je ne sais pas ce que cela signifie, puisque la politique n’est qu’une des dimensions de la société. Comment l’église peut-elle s’occuper de toutes les dimensions de la vie sauf la dimension politique. Ce serait un non sens.

Vous allez donc évoluer comme l’a fait Mgr Monsengwo ?
Mais, qu’a fait Mgr Monsengwo ? Il n’a fait qu’assumer sa mission de pasteur dans toutes ses dimensions. Et si moi je suis pasteur selon les normes de l’Eglise catholique, je ne peux que reprendre là où il s’est arrêté à la fin de sa mission et continuer à aller de l’avant, parce que la mission qui était celle du cardinal Monsengwo, ce n’est pas sa mission à lui. C’est la mission de Jésus-Christ qu’il lui a confiée. A un certain moment, il lui a reçu de son prédécesseur et moi je vais recevoir de lui. On continue la même mission de Jésus-Christ.
Donc, l’Eglise catholique a bien raison de se mêler de la politique ? C’est ça ?
L’Eglise ne se mêle pas de la politique. Elle assume sa mission évangélique, sa mission de relèvement de l’être humain sous toutes ses dimensions, y compris la dimension politique.
Juste après l’annonce de votre nomination, Mgr Laurent Monsengwo a expliqué que son coadjuteur évoluera à ses côtés au même titre que son évêque auxiliaire. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus, nous les profanes ?
Ils ont eu le temps de vous l’expliquer. Un évêque coadjuteur, c’est un évêque qui est nommé par le Saint Père auprès d’un évêque diocésain, celui qui a la charge du diocèse. Et c’est dans la perspective d’une éventuelle succession. C’est pourquoi on l’appelle coadjuteur. On ne l’appelle pas auxiliaire, il est coadjuteur parce qu’en plus du fait qu’il est l’aide principal, il a aussi le droit de succession.
[Quand est-ce que vous allez devenir effectivement archevêque de Kinshasa ?
Ça, je ne suis pas Dieu le Père pour le savoir. Donc, ça sera le jour où le cardinal Monsengwo aura fini sa charge comme archevêque métropolitain de Kinshasa.

Est-ce que Mgr Monsengwo atteint déjà l’âge de l’éméritat ?
L’âge de l’éméritat, c’est 75 ans, conformément au droit canonique. Il a déjà atteint cet âge. Et quand un évêque atteint cet âge-là, il doit donner sa démission. Mais libre au pape de l’accepter ou de ne pas l’accepter. C’est la situation actuelle du cardinal Laurent Monsengwo. Il va finir sa mission quand le pape va accepter sa démission. Jusque-là, il n’a pas encore accepté.
Dans la foulée de la crise politique et institutionnelle de la RDC, beaucoup d’évêques catholiques, même des fidèles sont menacés pour leur prise de position. Cela ne vous inquiète pas ?
Ça nous inquiète. Parce que l’Eglise catholique, jusque-là, n’a fait qu’assumer son rôle dans la société. Et parmi les fidèles catholiques qui font à l’Eglise, on n’a jamais attrapé un seul avec une arme, des bâtons pour se livrer à des violences ou bien au vandalisme. Mais, malgré ça, ils sont considérés comme des gens dangereux qu’on doit brutaliser, sur qui on doit jeter des gaz lacrymogènes, et cette situation est inacceptable.
Vous pouvez lancer un message aux fidèles congolais qui vous écoutent ?
Je voudrais dire aux fidèles, à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté de notre pays que malgré la situation que nous sommes en train de vivre dans le pays, nous n’avons aucune raison de désespérer, parce que l’avenir de notre pays dépend de nous. Et nous devons nous impliquer. Chacun là où il est, à la hauteur de sa responsabilité, de donner à ce pays un avenir heureux. A donner à ce peuple congolais une raison d’espérer. Et pour cela, nous n’avons pas à désespérer même si le temps est dur. Le Seigneur sera toujours du côté de ceux qui mettent leur espoir en lui."
 


"Mgr Ambongo: « Je ne viens pas pour combattre quelqu’un mais pour servir le peuple de Dieu dans la vérité » (Interview)"
° https://actualite.cd/2018/02/11/mgr-ambongo-ne-viens-combattre-quelquun-servir-peuple-de-dieu-verite-interview/


" Le Vatican explique le sens de la nomination d’un coadjuteur à Kinshasa
Agence Fides (Vatican) – le 07 02 18"

° http://cenco.org/le-vatican-explique-le-sens-de-la-nomination-dun-arcgeveque-coadjuteur-a-kinshasa/
" VATICAN - Entretien avec le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples : « l’Eglise de Kinshasa, réalité complexe et prometteuse »"
° http://www.fides.org/fr/news/63705-VATICAN_Entretien_avec_le_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_l_Eglise_de_Kinshasa_realite_complexe_et_prometteuse

" Brutalisés et humiliés lors des dernières marches des laïcs catholiques : Les prêtres annoncent un « combat mystique »"
° http://www.latempete.info/brutalises-et-humilies-lors-des-dernieres-marches-des-laics-catholiques-les-pretres-annoncent-un-combat-mystique/


"Marche anti-Kabila: l'opposition pour une mobilisation "massive""
Evil or Very Mad Twisted Evil Embarassed Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Question Question Question cyclops cyclops cyclops
° https://www.voaafrique.com/a/rdc-marche-anti-kabila-opposition-pour-une-mobilisation-massive/4249976.html
Le parti historique de l'opposition congolaise a appelé lundi à une mobilisation "massive" pour la marche des catholiques, prévue le 25 février à Kinshasa contre le maintien au pouvoir de Kabila en RD Congo.

Dans un communiqué, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a également indiqué que son congrès prévu les 26 et 27 février était "reporté pour soutenir la marche programmée le 25 février par le CLC (comité laïc de coordination)".


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Christophe RIGAUD@afrikarabia
#RDC Report du congrès de l'#UDPS prévu et les 26 et 27 février "pour soutenir la marche du 25 février"
2:18 PM - Feb 12, 2018

L'UDPS a appelé "tous les combattantes et combattants à répondre massivement à cette marche". 
Collectif proche de l’Église catholique, le CLC a appelé à une nouvelle marche le 25 février contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila en RDC.
Les deux précédentes marches organisées, le 31 décembre 2017 et 21 janvier dernier, à l'appel de ce collectif avaient été interdites et réprimées à balles réelles.
Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées, selon l'ONU et l'épiscopat.
Les autorités n'ont reconnu que deux morts le 21 janvier.
La Commission nationale des droits de l'Homme de la RDC a fait un décompte de sept morts le 31 décembre et quatre le 21 janvier.

"Ce 25 février 2018, où que nous soyons, au Congo ou à l'étranger, sans distinction d'appartenances religieuses ou politiques, levons-nous et marchons pour dire non à la dictature", a écrit CLC dans un communiqué.
"Soyons prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur", selon les termes du communiqué.
Dans leurs précédents appels, les catholiques demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu'il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre, et réclamer le respect des libertés fondamentales.
L'UDPS n'a pas avancé de nouvelle date pour la tenue de son congrès censé désigner le successeur de son ex-président, Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles.
Son corps n'a toujours pas été rapatrié ni inhumé en RDC faute d'accord entre les autorités, la famille et l'UDPS. 
Avec AFP


" Marche du CLC: l’UDPS reporte son congrès à une date ultérieure"
° https://actualite.cd/2018/02/12/marche-clc-ludps-reporte-congres-a-date-ulterieure/
° https://www.radiookapi.net/2018/02/12/actualite/en-bref/ludps-reporte-son-congres-extraordinaire


"RDC : une nouvelle marche pacifique pour maintenir Kabila sous pression
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-une-nouvelle-marche-pour-maintenir-kabila-sous-pression/
[...]
Le Comité de coordination appelle les Congolais à « se lever » pour « dire non à la dictature ». Ces opposants au président Joseph Kabila, « ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d’assurer une alternance pacifique du pouvoir ». Le Comité demande donc une nouvelle fois l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre, ainsi qu’une déclaration publique du président Kabila qu’il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018. Car si la Constitution interdit à l’actuel chef de l’Etat de se représenter, l’opposition l’accuse d’avoir retarder volontairement le scrutin et de manoeuvrer maintenant en coulisse pour se maintenir au pouvoir.

La Majorité tente de rassurer mais ne convainc pas
[...]
Fuite en avant


Une chose est sûre pourtant : la répression sera de nouveau au rendez-vous dimanche prochain dans les rues des grandes villes congolaises. Le pouvoir semble ne vouloir laisser aucun espace à la contestation dans la rue. Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches du 31 décembre et du 21 janvier, d’après les Nations unies et l’Eglise catholique. Mais la violence de la répression policière ne semble plus faire peur aux Congolais qui ont répondu massivement aux appels du Comité de coordination, preuve de la profonde colère qui s’installe dans la population, fatiguée des atermoiements de Joseph Kabila à jouer le jeu de l’alternance démocratique. Les Congolais s’attendent donc à des nouvelles violences dimanche prochain, ainsi qu’à de nouvelles coupures du réseau internet mobile, comme, c’est désormais la coutume avant chaque manifestation. Une bien mauvaise habitude qui laisse penser que le régime de Kinshasa s’enferme dans le cycle d’une répression sans fin. Une fuite en avant… qui ne peut que mal finir."




"Muzito : le bras de fer Eglise catholique – Gouvernement est bénéfique pour le pays"
° http://www.lephareonline.net/muzito-bras-de-fer-eglise-catholique-gouvernement-benefique-pays/


"RDC : Le Parlement accusé de pérenniser le mandat “inconstitutionnel”"
° https://actualite.cd/2018/02/09/rdc-parlement-accuse-de-perenniser-mandat-inconstitutionnel/



"Quelle issue possible de la crise politique au Congo-Kinshasa ? Décryptage de B. Musavuli sur KTO TV"
° http://desc-wondo.org/fr/issue-possible-de-crise-politique-congo-kinshasa-decryptage-de-b-musavuli-kto-tv/

° http://www.latempete.info/27537-2/

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 13/2/2018, 6:16 am

"La Lettre d’Honoré Ngbanda aux Evêques et Membres de la CENCO en RDC "



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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 14/2/2018, 1:25 am

"Dans une missive à Joseph Kabila : Non au harcèlement judiciaire contre les membres du CLC
° http://www.latempete.info/missive-a-joseph-kabila-non-harcelement-judiciaire-contre-membres-clc/
FIDH et OMCT appellent le chef de l’Etat à mettre un terme à toute forme d’attaque dont sont victimes les professeurs Thierry Nlandu, Isidore Ndawel, Justin Okana, Gerturde Ekombe, Mme Leonnie Kandolo…

Dans une lettre du 8 février 2018 à Joseph Kabila avec ampliation aux officiels congolais dont les ministres de la Justice et Droits Humains, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’homme FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), fustige le harcèlement judiciaire contre les membres du Comité Laïc de Coordination (CLC), initiateur des marches pacifiques anti Kabila des 31 décembre 2017 et 21 janvier courant.(...)"


"Répression brutale des marches du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 : La CNDH accentue la pression sur le Parlement congolais"
° http://www.latempete.info/repression-brutale-marches-31-decembre-2017-21-janvier-2018-cndh-accentue-pression-parlement-congolais/


"RDC: le Conseil de sécurité de l'ONU mobilisé pour la tenue des élections en 2018"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180213-rdc-conseil-securite-onu-mobilise-tenue-elections-2018-haley


Le Conseil de sécurité de l’ONU. © REUTERS/Brendan McDermid

C'est un débat sans précédent sur le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC) devant le Conseil de sécurité de l'ONU. A dix mois de la présidentielle, législatives et provinciales – élections reportées par deux fois et aujourd'hui promises par la commission électorale et le gouvernement congolais pour le 23 décembre 2018 – les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la Suède, la Côte d'Ivoire et la Guinée équatoriale ont invité la Céni et les partenaires de la RDC ce lundi 12 février à faire le point sur l'avancée du processus.

Lors de cette réunion étaient invités notamment le président de la commission électorale, Corneille Nangaa, et la directrice Afrique centrale de Human Rights Watch, Ida Sawyer. Un rendez-vous au cours duquel les Etats comme les organisations partenaires du Congo ont surtout laissé entrevoir leurs points de convergence plus que de divergences.
C'est l'Américaine Nikki Haley qui présidait la séance. L'ambassadrice américaine aux Nations unies a demandé à tous les partenaires du Congo de réfléchir « à ce qu'ils pouvaient faire de plus pour s'assurer que toutes les parties respectent leurs engagements ». Si Washington a en ligne de mire le gouvernement congolais, d'autres Etats comme la Guinée équatoriale, co-organisatrice de la réunion, ont au contraire souligné l'engagement de la RDC à organiser ce scrutin. Le représentant de l'Ethiopie est même allé jusqu'à mettre en garde contre « toute diabolisation ».

Mais au-delà de ces divergences d'approche, le but recherché par les organisateurs de cette rencontre était de prouver, à six semaines du renouvellement du mandat de la mission de l'ONU au Congo, qu'un consensus international pouvait se dégager autour de deux axes : le respect du calendrier électoral et de la date des élections, mais aussi de l'accord politique de la Saint-Sylvestre et de la mise en oeuvre des mesures de décrispation.

Objectifs remplis : même des pays réputés hostiles à toute ingérence, comme la Chine ou le Kazakhstan et comme d'ailleurs tous les pays voisins de la RDC ont rappelé le caractère crucial de cette transition pacifique cette année pour l'avenir du pays, comme pour la paix dans la région, mais également l'importance du soutien apporté par la Monusco, tant décriée ces dernières semaines par les autorités de la RDC.
Seule la Russie s'est quelque peu démarquée en insistant surtout sur le respect de la souveraineté de la RDC. A l'instar des autorités congolaises, Moscou a appelé la Monusco à éviter toute ingérence, mais a toutefois appelé Kinshasa à enquêter sur les usages abusifs de la force pour restaurer la confiance.

L'Union africaine insiste sur la création d'un groupe d'experts électoraux

Le représentant spécial du président de la Commission de l'Union africaine (UA) en RDC, Abdou Abarry, était invité à prendre part à cette réunion. Lui a insisté, comme beaucoup d'autres, sur l'importance de renouer la confiance entre la communauté internationale et la RDC sur le processus électoral et cela passe par la mise en place du groupe international d'experts électoraux promis depuis septembre, mais sur lequel la commission électorale tarde à faire avancer le dossier.
« Nous attendons le retour du président de la Céni pour qu'on puisse parachever les termes de référence qui concernent le groupe indépendant d'experts internationaux pour les élections. Nous plaidons pour dire ici que le groupe international indépendant est quelque chose d'indispensable dans le cadre de l'accompagnement de la Céni. »

Abdou Abarry a également souligné la nécessité de s'assurer que « la question des financements des élections a été résolue, que le soutien logistique nécessaire pour organiser les élections dans ce pays ait été rassemblé ». Et de conclure que « pour l'Union africaine ainsi que pour la plupart des partenaires, la seule voie de sortie de crise en RDC, c'est la voie de l'organisation des élections, et aucune autre voie ».

Les Etats-Unis interpellent le gouvernement congolais

Pour autant, Kinshasa n'a pas dit son dernier mot. Le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, était présent lors de cette réunion. Pour lui, pas besoin d'appel à la mise en oeuvre de l'accord de la Saint-Sylvestre ou des mesures de décrispation, car ce serait déjà fait. Du moins du côté du gouvernement. Mais surtout pas besoin d'un soutien de la communauté internationale au processus électoral s'il est sorti de certaines conditions.
« La République démocratique du Congo considère que les élections relevant du domaine de souveraineté nationale, [leur]financement est totalement pris en charge par le gouvernement de la République, a-t-il affirmé. Toutefois, si contribution il y aura, aucune conditionnalité ne sera acceptée. Sur le plan des mesures dites de décrispation de l'environnement politique, que plusieurs partenaires ressassent tel un réflexe pavlovien, la République démocratique du Congo n'est pas l'enfer des droits de l'homme que l'on veut bien présenter à tort ! »

Avant de clôturer les débats, l'ambassadrice américaine, Nikki Haley a répondu tout aussi franchement au ministre congolais : « Vous avez une communauté internationale qui veut vous aider, qui vient de passer des heures à parler de la manière dont on pourrait aller de l'avant, qui tient à des élections libres et justes. Ce qu'on apprécierait, ce serait des actions positives de la RDC, pas que vous hurliez sur les évêques ou blâmiez tous les autres, mais que vous compreniez que votre administration est aujourd'hui responsable de la souffrance de votre peuple.»
Pour l'ambassadrice américaine, si le gouvernement congolais est le seul à pouvoir résoudre la crise, la communauté internationale est en tout cas prête à aider la RDC.

La Cenco et l'opposition pas invitées

De leur côté, la conférence épiscopale – garante de l'accord – et l'opposition congolaise n'étaient pas invitées à cette réunion. Ce que déplore Martin Fayulu, l'un des leaders du rassemblement de l'opposition, qui était pourtant à New York. Pour lui, l'engagement et l'intérêt de la communauté internationale est une avancée, mais il aurait souhaité les mettre en garde."


C'est une avancée, mais nous avons peur du piège. Kabila peut nous mettre un pantin, [...] trouver quelqu'un qui va faire le Medvedev des Kabila, et après Kabila va reprendre la main.
Martin Fayulu, un des leaders du Rassemblement de l'opposition
13-02-2018 - Par Sonia Rolley
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"Élections, meurtres des experts de l’ONU… Ce qu’il faut retenir de la réunion sur la RDC à l’ONU
° http://www.jeuneafrique.com/530083/politique/elections-meurtres-des-experts-de-lonu-ce-quil-faut-retenir-de-la-reunion-sur-la-rdc-a-lonu/


"RDC: She Okitundu secoué par l’ambassadeur américain Nikki Haley"
° https://afrique.lalibre.be/15229/rdc-she-okitundu-secoue-par-lambassadeur-americain-nikki-haley/


"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: le processus électoral congolais scruté à la loupe"

° http://www.rfi.fr/emission/20180213-une-rdc-processus-electoral-congolais-scrute-loupe-onu-zuma

"RDC : Les Pays-Bays redoutent des “retards considérables” dans la tenue des élections"
° https://actualite.cd/2018/02/12/rdc-pays-bays-redoutent-retards-considerables-tenue-elections/

"ONU : « La RDC n’est pas l’enfer des droits de l’homme qu’on présente à tort » – Okitundu"
Twisted Evil  Evil or Very Mad  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing
° https://actualite.cd/2018/02/12/onu-rdc-nest-lenfer-droits-de-lhomme-quon-presente-a-tort-okitundu/
° https://actualite.cd/2018/02/12/rdc-plus-de-95-territoire-national-vit-paix-she-okitundu/


"Processus électoral : la Ceni présente les progrès réalisés, au Conseil de sécurité  de l’ON
° http://cas-info.ca/processus-electoral-la-ceni-presente-les-progres-realises-au-conseil-de-securite-de-lonu/
Au cours de la réunion en « formule Arria » au conseil de sécurité de l’ONU, ce lundi 12 février 2018, Corneille Nangaa, président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), a présenté devant l’Assemblée les progrès et les défis de la tenue des élections en Rdc. «Nous pouvons être sûrs d’organiser des élections comme prévu avant le 23 décembre 2018 », avait-il dit au conseil de sécurité."


"PRÉDISANT UNE FORTE PROBABILITÉ DE FRAUDE-MACHINE À VOTER : REJET DE WASHINGTON "
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18550:predisant-une-forte-probabilite-de-fraude-machine-a-voter-rejet-de-washington&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° http://www.izf.net/afp/elections-en-rdc-les-etats-unis-opposes-un-systeme-vote-electronique
° https://actualite.cd/2018/02/13/onu-usa-demandent-a-rdc-dabandonner-lidee-vote-electronique/
° https://actualite.cd/2018/02/12/pays-bas-appellent-ceni-a-tester-rigoureusement-lefficacite-machines-a-voter-elections/

"Crise politique en RDC: « Sans machine à voter, pas d’élections » dans les délais en RDC
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing
° https://afrique.lalibre.be/15234/crise-politique-en-rdc-sans-machine-a-voter-pas-delections-dans-les-delais-en-rdc/
Le président de la Commission électorale congolaise a annoncé mardi qu’il ne serait pas possible d’organiser comme prévu la présidentielle censée élire le successeur du président Joseph Kabila le 23 décembre sans utilisation de machines à voter contestées. « Sans machine à voter, il n’y aura pas d’élections le 23 décembre 2018 », a déclaré Corneille Nangaa, qui préside de la commission électorale nationale indépendante (Céni), interrogé sur la position des États-Unis qui se sont opposés, la veille, à l’utilisation d’un système électronique de vote en République démocratique du Congo (RDC).(...)"


"La galaxie de Joseph Kabila, le maître du silence et des réseaux
Twisted Evil  Evil or Very Mad  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/02/10/la-galaxie-de-joseph-kabila-le-maitre-du-silence-et-des-reseaux/
Voici quelques années, lors de l’une de ses rares interviews, Joseph Kabila reconnaissait qu’il ne connaissait pas quinze Congolais en lesquels il pouvait avoir confiance. Cet aveu fit jaser dans tout le pays et, quelque temps plus tard, alors que nous lui demandions s’il avait déniché les oiseaux rares, le président, sobrement, citait le chiffre de douze. « Comme les douze Apôtres », ajouta-t-il en souriant. Nous ne lui avons pas demandé combien de Judas se cachaient parmi les douze élus….
Plusieurs raisons expliquent pourquoi sont si rares les conseillers auxquels le « Raïs » (chef en swahili) accorde sa confiance. La première, c’est que le fils de Laurent Désiré Kabila, l’irréductible opposant à Mobutu, a grandi à l’étranger : il était très jeune encore lorsque sa mère, Maman Sifa, fut obligée de quitter le maquis que son père avait créé du côté de Fizi, dans une « zone rouge » appelée Hewa Bora, au bord du lac Tanganyika.
Les bombardements de l’armée zaïroise et le blocus avaient créé la famine dans cette région assiégée. « Il nous arrivait d’être obligés de manger de l’‘herbe » nous confiera un jour Maman Sifa…
La famille finit par se retrouver à Dar es Salam, vivant dans des conditions très précaires et sous la menace d’être repérée par les agents de Mobutu pour lesquels Laurent Désiré Kabila demeurait l’ennemi numero un. Inscrit à l’école française de Dar es Salam, (son père souhaitait qu’il apprenne la langue de ses compatriotes congolais, en prévision d’un éventuel retour au pays) le jeune Joseph dut se présenter sous un faux nom, cacher sa véritable identité et son père lui donna la consigne de ne faire confiance à personne. C’est là que le jeune garçon apprit à se taire et à écouter, à dissimuler ses sentiments et ses projets, à compartimenter ses amitiés.

De telles habitudes ont la vie dure et elles étaient encore la règle au moment de la constitution du mouvement rebelle dont son père allait devenir le porte parole, l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo). Lorsque Laurent Désiré Kabila atteignit Kinshasa en 1997 et se proclama président, son fils Joseph était intégré dans des troupes commandées par des officiers rwandais, dont James Kabarebe, qu’il avait pour mission de suivre partout, pour apprendre à se battre mais surtout pour pouvoir faire rapport à son père de ce qui se passait sur le terrain.
Arrivé à Kinshasa, le jeune officier ne connaissait pas grande monde et dans cette immense métropole gouailleuse, désordonnée, il préférait une fois encore observer et se taire. En 2001, l’ assassinat de son père, abattu par son garde du corps à l’issue d’une conjuration internationale, devait renforcer encore son tempérament méfiant, son goût du silence.
Aujourd’hui encore, Joseph Kabila demeure une énigme : deux ans après la fin officielle de son deuxième et dernier mandat, il ne se prononce clairement ni sur ses intentions réelles (se retirer ou non du pouvoir ? ) ni sur le nom d’un éventuel dauphin, se contentant de répéter qu’il respectera la Constitution.

Dans son entourage, la plupart de ses conseillers reconnaissent qu’ils ne connaissent pas les projets réels de leur chef, pas plus que les stratégies qu’il compte mettre en œuvre. La plupart d’entre eux ignorent tout autant en qui Joseph Kabila a réellement confiance.
La réalité, c’est que le compartimentage étant devenu une seconde nature, le « Raïs » n’a montré à personne la totalité de ses cartes. Sans illusions sur ses amis, il est aussi capable de diviser ses ennemis, de les retourner en sa faveur, de garder en réserve quelques « cavaliers », des pions qu’il avancera en temps utile…Malgré les années qui ont passé, Kabila est resté un homme seul, convaincu du destin tragique qui pourrait l’attendre, comme avant lui son père, son grand père, sa tante et d’autres encore, qui ont péri de mort violente.
En réalité, Kabila se trouve au centre de plusieurs cercles, qui parfois se croisent, mais pas toujours. Le premier réseau de sa confiance est évidemment celui de sa famille et d’abord son épouse Olive, une catholique fervente, rencontrée jadis à Goma et que les Congolais ont tendance à plaindre.trouvait. Comptent aussi sa mère Maman Sifa, sa sœur jumelle Jaynet, son frère Zoé et quelques autres membres de la fratrie. Des gens qui ont connu le maquis, l’exil, la pauvreté, mais aujourd’hui l’idéal révolutionnaire semble avoir été remplacé par l’avidité pour les biens matériels tandis que le désir d’assurer ses arrières a conduit la famille à être présente dans 80 sociétés s’il faut en croire le rapport de l’agence Bloomberg.

Le deuxième cercle est celui des amis d’enfance, des gens qui ont soutenu la famille durant les années d’exil : Kazadi Nyembe, un homme d’affaires qui vivait à l’époque en Tanzanie, le pasteur Mugalu, aujourd’hui chargé des « affaires civiles » et qui était ambassadeur à Dar es Salam du temps de Mobutu.
Lorsqu’il succéda à son père en 2001, Joseph Kabila était entouré des « tontons », les compagnons de lutte et de maquis de son père qui l’avaient choisi dans les heures suivant l’assassinat, mais il ne tarda pas à se défaire de leur tutelle :feu le général Lwetcha, qui avait organisé la résistance des Mai Mai à l’occupation rwandaise au Kivu, son oncle Gaëtan Kakudji, décédé lui aussi, un ancien de Belgique qui, jusqu’à sa mort se fit de plus en plus discret, le tonitruant Yerodia Ndombassi, secrétaire de Lacan durant son exil en France et qui fut mis sur la touche.
Cependant quelques anciens compagnons de lutte, exilés sous Mobutu, prirent du galon, comme Raus Chalwe responsable de la police dans le Bas Congo et qui mata sans états d’âme la rébellion des Bundu dia Congo, et surtout le général François Olenga, demeuré un intime. Se présentant comme le fils du légendaire général Olenga, exécuté par Mobutu, François Olenga vécut longtemps en Allemagne et fit des études militaires en Tchécoslovaquie. Ses contacts dans les pays d’Europe de l’Est lui permirent d’y acheter des armes, ce qui fut particulièrement prisé lorsque le Congo en butte à la rébellion du M23, entre autres, était frappe d’ embargo.
Assez populaire pour ne pas avoir craint de dénoncer les interventions rwandaises et jaloux de son nationalisme, François Olenga est le dernier des lumumbistes de la première heure à occuper une position clé, chef de la maison militaire du président. Le fait que près de Kingakati, (où le président possède une ferme) il ait édifié un vaste complexe hôtelier, Safari Beach, ne lui est pas trop reproché. François Olenga, appartenant à l’ethnie Tetela, comme Lumumba, est parfois mis en concurrence avec Didier Etumba, chef d’état major originaire de l’Equateur et formé en Belgique, à l’Ecole royale militaire.

Joseph Kabila garda aussi auprès de lui quelques anciens opposants à Mobutu, comme Kikaya Bin Karubi, aujourd’hui son conseiller diplomatique, qui fut journaliste en Afrique du Sud et universitaire en Grande Bretagne et surtout Léonard She Okitundu, ministre des Affaires étrangères.
Okitundu, qui vécut longtemps à Genève où il dénonçait le régime de Mobutu à la Commission des droits de l’homme de l’Onu demeura en réserve après son retour au pays, « campant » durant 15 ans à l’hôtel Intercontinental. Il est aujourd’hui sur le devant de la scène comme ministre des Affaires étrangères d’où il mène une diplomatie offensive et efficace, ayant réussi à faire admettre la RDC à la Commission des droits de l’homme. Les rebondissements de la querelle avec la Belgique, =ou plutôt avec son homologue Didier Reynders=, et la fermeture de la Maison Schengen qui pénalise surtout les Congolais risquent de l’affaiblir.
Quant à Lambert Mende Omalanga, porte parole du gouvernement et grand communicateur du régime, on s’étonne parfois de la longévité de cet ex=partisan de Tshisekedi,ex =rebelle, ex=opposant et même ex=mobutiste de la dernière heure…. C’est oublier que dans sa jeunesse Lambert Mende était un partisan de Lumumba, (il est originaire de la même région). Lorsqu’il était réfugié en Allemagne et en Belgique, où il créa une ONG Msaada, il organisa des opérations humanitaires en soutien au maquis de Laurent Désiré Kabila et tenta de mobiliser l’opinion en faveur des irréductibles rebelles. .. Chargé de réorganiser le parti présidentiel et aujourd’hui sur la touche, l’ancien ambassadeur à Bruxelles Henri Mova Sakanyi, un historien de Lubumbashi, très nationaliste, fut aussi un « kabiliste » de la première heure, l’un des premiers à apporter son soutien à l’AFDL.

Durant ses premières années au Congo, le jeune Joseph noua d’autres relations : au Katanga, où son père l’envoyait volontiers, quelquefois pour l’éloigner des tentations de Kinshasa ou pour le sanctionner, le jeune militaire fit la connaissance de John Numbi, qui était alors l’un des chefs de la police et s’était déjà distingué dans l’épuration ethnique des Kasaïens. Devenu général, Numbi négocia une opération conjointe avec les Rwandais, « Umoja wetu » dirigée contre les rebelles hutus au Kivu. L’assassinat du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya, dont Numbi fut tenu pour responsable alors qu’il était le chef de la police obligea Kabila à le renvoyer au Katanga où il s’occupa de sa ferme et de ses troupeaux. Du passé ayant fait table rase, John Numbi, l’homme le plus redouté du pays vient de revenir à Kinshasa avec quatre étoiles de général, décoré de la médaille des ordres nationaux.
C’est au Katanga aussi que Kabila rencontra celui qui allait devenir son mentor en politique, son principal conseiller, Katumba Mwanke, disparu dans un accident d’avion au Kivu en 2012 et c’est là aussi qu’il se lia d’amitié avec celui qui avait remplacé Katumba Mwanke au poste de gouverneur de la province du cuivre, un certain Moïse Katumbi, devenu aujourd’hui le pire adversaire du Raïs, à cause de sa fortune, de sa popularité et de ses relais internationaux, à Bruxelles entre autres. Au Katanga encore, le jeune Joseph rencontra Kalev Mutomb, un fonctionnaire réputé mobutiste à l’époque, mais qui devint le très efficace directeur de l’ANR, les services de sécurité. Prudent, Kabila ne met cependant pas tous ses œufs sécuritaires dans le même panier : Kalev Mutomb, réputé proche des Français, est quelquefois mis en concurrence avec François Beya Siku, chef de la DGM, Division générale des Migrations, un homme qui compte de nombreux amis en Belgique.

La garde de fer
Fils de maquisard, combattant de l’AFDL, militaire avant tout, Kabila entretient une relation particulière avec l’armée : s’il peut oublier le nom de ses ministres, il n’ignore rien de ses généraux. Il mise plus particulièrement sur la garde républicaine chargée de sa protection personnelle, veille sur les Bana Mura, les bérêts rouges chargés des sales besognes, mais il a aussi ses hommes à lui.
Des commandants redoutés, des noms que l’on retrouve dans les endroits chauds et les coups tordus (à Beni entre autres) qui sont visés par une pluie de sanctions internationales. Les plus connus sont Akili Mundos, Delphin Kahimbi, Gabriel Amisi, mais il y en a d’autres, discrets, efficaces, parfois rwandophones ou anglophones.. Des hommes de fer qui ont traversé toutes les guerres, toutes les rébellions et dont les états de service feraient ferait frémir s’ils étaient publiés. De son passé militaire Kabila a gardé des relations à tous les échelons de l’armée et il règne sur un réseau parallèle à celui de la hiérarchie officielle.

Le ballet des politiques
Loin derrière cette garde rapprochée viennent les politiques. Les conseillers, les confidents, les détenteurs de titres ronflants, les « Excellences » et les « Honorables ». Ils vont et viennent, convaincus de leur importance, certains d’avoir l’oreille d’un chef qui, bien souvent, se contente de répondre à leurs suggestions : « très bien, je te téléphonerai »…
Durant longtemps Marcellin Cishambo ne se contenta pas d’être le conseiller diplomatique de Kabila. Avec sa jovialité, sa fidélité à toute épreuve, il était aussi d’un commerce agréable, le seul capable de dénouer l’écheveau des relations belgo congolaises, si passionnées, si compliquées pour un homme qui n’avait jamais quitté l’Afrique de l’Est anglophone. Evariste Boshab, pur produit des facultés de droit de l’UCL fut lui aussi un éminent conseiller, jusqu’à ce que sa gestion de la crise du Kasaï entraîne sa disgrâce.

Il serait injuste d’oublier les anciens mobutistes : Kabila sait se servir de leurs talents, de leur plasticité. C’est ainsi que Tambwe Mwamba, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, semble inamovible, alors que cet avocat d’affaires était déjà ministre sous Mobutu, et que lors de son passage par la rébellion il revendiqua l’attaque d’un avion de Congo Airways, , dont le crash fit une centaine de victimes civiles. Ce qui le place aujourd’hui dans le collimateur de la justice internationale. André=Alain Atundu, qui travaillait dans les renseignements sous Mobutu est aujourd’hui l’un des conseillers du président, et se répand sur les réseaux sociaux, Kin Kiey Mulumba, le dernier ministre de l’information de Mobutu, passé ensuite par la rébellion, a été ministre des Communications. Désireux de plaire à son nouveau maître, ce communicateur né, journaliste de talent, fut à l’origine d’une campagne appelée « Kabila Désir » qui fit long feu. L’ancien ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda a lui aussi un passé mobutiste, du temps du Premier Ministre Mulumba Lukodji. Même le président de l’Assemblée, Aubin MInaku, quelquefois cité comme calife à la place du calife, est passé par le sérail mobutiste lorsqu’il travaillait avec Mokolo wa Pombo, un homme du renseignement, qui faisait le lien avec la francophonie… et avec la France. Autres temps, mêmes recettes : la résurrection des mobutistes se traduit par un nationalisme ombrageux, par des querelles avec la Belgique, qui risquent de nuire au Congo et de préfigurer l’halali du régime, sorte de vengeance posthume et amère d’un Mobutu évincé voici vingt ans et dont le souvenir est demeuré vivace…

Le « Raïs » mise aussi sur jeunes, comme le ministre des Petites et moyennes entreprises Bienvenu Lyiota, un avocat de talent, disciple de Me Nimy, l’un des tenors du régime Mobutu.
Dans cette galaxie kabiliste, il ne faudrait pas oublier les religieux : des kimbanguistes savamment courtisés, des protestants divisés avec méthode, des dignitaires catholiques en mal de subventions et surtout le pasteur Mulunda Ngoy, qui dirigea la Commission électorale indépendante en 2011 et présida à des élections très contestées. Un homme brillant, disposant de nombreux contacts aux Etats Unis, aujourd’hui sur la touche mais qui garde le contact en haut lieu…
Quant aux hommes d’affaires, le plus souvent cité est l’Israélien Dan Gertler, le plus discret est le Belge de Moerloose, tandis qu’Albert Yuma, le patron de la Gecamines, est un proche du président, qui s’emploie aujourd’hui à renégocier les contrats miniers, s’étant aperçu que les partenariats ne rapportaient rien à l’Etat congolais.
Dix sept ans après l’arrivée au pouvoir d’un jeune militaire peu loquace, (mutique disait la presse française…) même ses opposants reconnaissent que leur principale erreur fut d’avoir sous estimé Joseph Kabila. S’il est sincère lorsqu’il affirme vouloir respecter la Constitution, il devrait être sur le départ et assister à la foire d’empoigne des candidats à sa succession. M ais personne, ni ses amis ni ses adversaires, ne croit vraiment que cet homme qui a consacré sa jeunesse à gouverner le Congo, qui s’est considérablement enrichi au passage et qui ne fait confiance à aucun de ses successeurs potentiels consentira jamais à quitter la scène politique pour se contenter de devenir un gentleman farmer…"


"Lorsque Joseph Kabila lève la visière"
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/01/30/lorsque-joseph-kabila-leve-la-visiere/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 14/2/2018, 5:39 am

Question symboles et bien plus notamment sur les réelles intentions de l'administration Trump s'agissant du régime de 'JK'  la réunion à l'ONU sur le Congo d'hier a été des plus riches !
Mais encore ?!


Alors que Okitundu éructait de colère pour défendre son « petit raïs » et que le syndicat des potentats de l’UA se rangeait sans honte derrière lui, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU ne l’a pas raté...
Elle lui a cloué le bec comme un malpropre en « appelant son gouvernement à ‘ne pas hurler sur des évêques ou à blâmer tout le monde’ mais à ‘comprendre qu’il est responsable des souffrances de la population’ »…
Mme Haley l’a poussé dans les brancards jusqu’à l’inviter à « demander à son Gourou ce qu’il a fait de la liste qu’elle lui a remise sur les suspects de l’assassinat des experts de l’ONU au Kasaï »...

Ida Sawyer de HRW de son côté n’a pas manqué de lui signifier les yeux dans les yeux les critiques acerbes qu’elle portait sur le régime qui selon elle mène une « campagne brutale à l’encontre de tous ceux qui s’expriment en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux dans le but de « maintenir un homme au pouvoir en violation de la Constitution du pays »…

Les éluvucubrations de Nangaa n’ont pas plus convaincu : ses fameux « progrès et autres avancées enregistrés dans le processus électoral en RDC » ne sont pour le moment qu’un mimimum syndical…
Tout juste lance-t-il un chantage enfantin selon lequel les élections ne pourront alors avoir lieu le 23 décembre prochain lorsque les USA récusent sa « machine à voter », une occasion de frauder de plus...

Une journée de douches froides pour la délégation kanambiste où la charge portée au régime a été des plus féroces comme peut-être il ne l’a jamais eu à subir…
Question : quels lendemains auront ces attaques sévères ? On aurait voulu que si ‘JK’ reste sourd la CI Amérique en tête réponde par des sanctions autrement plus sévères, directes qui le paralysent net… Ils doivent bien avoir à leur pouvoir ce genre de mesure, le feront-ils ?

Je vous affiche ici l’excellent compte-rendu de JA sur cette mémorable journée !ainsi que l'exposé de Ida SAWYER


"Élections, meurtres des experts de l’ONU… Ce qu’il faut retenir de la réunion sur la RDC à l’ONU
° http://www.jeuneafrique.com/530083/politique/elections-meurtres-des-experts-de-lonu-ce-quil-faut-retenir-de-la-reunion-sur-la-rdc-a-lonu/


Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis à l'ONU, le 19 juillet 2017 au Conseil de sécurité. © Flickr/Mission américaine auprès des Nations unies

Une réunion du Conseil de sécurité des nations unies a suscité un vif débat ce lundi entre les représentants congolais et ceux de plusieurs pays, dont les États-Unis. Au menu : le processus électoral en RDC. Mais pas seulement.

Une rencontre informelle avec des échanges francs et directs. C’est à cela que l’on pouvait s’attendre, le lundi 12 février, à New-York, lorsque la problématique du processus électoral en RDC a été inscrite à l’ordre du jour de la réunion en « formule Arria » du Conseil de sécurité. Et l’on n’a pas été déçu. En témoigne la mise au point musclée de Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, à l’endroit de la délégation gouvernementale congolaise.

La claque de Nikki Haley

C’est sûrement le moment le plus intense des discussions. Après les exposés des participants, l’ambassadrice américaine Nikki Haley, qui présidait la séance, reprend la parole pour clore les débats. Mais l’intervention quelques minutes plus tôt de Léonard She Okitundu, chef de la diplomatie congolaise, lui est restée en travers de la gorge. Sa réplique sera cinglante. Une claque !
« Au lieu de vous offusquer par des commentaires négatifs sur la RDC, nous apprécierons que vous preniez des actions concrètes pour assurer le peuple [congolais] et que vous travailliez avec la Ceni [Commission électorale nationale indépendante] et des partenaires régionaux pour avoir des élections libres et transparentes », a lancé Nikki Haley, appelant le gouvernement congolais à « ne pas hurler sur des évêques » ou « blâmer tout le monde » mais à « comprendre qu’il est responsable des souffrances de la population ».
She Okitundu s’était pourtant évertué à rassurer tout le monde, en « [réaffirmant] l’engagement résolu du gouvernement de la RDC d’organiser les élections, conformément au calendrier électoral de la Ceni publié depuis le 5 novembre 2017 ». Visiblement sans convaincre les États-Unis.


La liste remise à Kabila comprend des « informations pour l’enquête »

Il en est de même de son argumentaire sur la volonté de Kinshasa de traquer ceux qui violent les droits fondamentaux et qui commettent des tueries en RDC. « La poursuite des procès des terroristes Kamuina Nsapu qui se sont rendus coupables de plusieurs assassinats à Kinshasa et au Kasaï [centre du pays], notamment le meurtre des deux experts des Nations unies, s’inscrit, selon le vice-Premier ministre congolais des Affaires étrangères, dans cet effort de sanctionner toute atteinte à la vie, quel qu’en soit son auteur. »


"Veuillez demander à M. Kabila ce qu’il a fait de [ma] liste[
Mais ce ne serait que de la poudre aux yeux, selon Nikki Haley qui a exhorté She Okitundu à « demander à M. Kabila ce qu’il a fait de la liste » liée au meurtre des deux experts onusiens au Kasaï qu’elle lui avait remise lors de leur tête-à-tête fin octobre à Kinshasa.
Dans l’entourage du chef de l’État congolais personne n’a été à mesure, pour l’instant, de nous dire ce qu’il est advenu de cette « liste », piste apparemment « sérieuse » pour les États-Unis dont un ressortissant, Michael Sharp, faisait partie de deux experts tués dans le centre de la RDC. « Aucune mesure n’a été prise », a déploré Nikki Haley.
Contactée, une source au sein du département d’État américain a insisté aussi sur la nécessité de « rendre justice » dans cette affaire, sans en dire davantage sur le contenu de la « liste » de Nikki Haley. « Il s’agit d’informations pour l’enquête », a-t-elle simplement confirmé à Jeune Afrique.

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Le coup de gueule de She Okitundu

De son côté, She Okitundu n’a pas digéré les critiques acerbes de Ida Sawyer, sur le régime de Joseph Kabila. Un pouvoir qui, selon la directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch, mène une « campagne brutale » à l’encontre « de tous ceux qui s’expriment en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux » dans le but de « maintenir un homme au pouvoir en violation de la Constitution du pays ».





[img]https://pbs.twimg.com/profile_images/2741703863/0856f21fb28db08c031e00685d98f263_normal.jpeg[/img<strong>Ida Sawyer</strong><font style=[/img]@ida_sawyer" />Voici la version française de mon discours hier à la réunion au Conseil de Sécurité de l’ONU sur le processus électoral en RD #Congo: https://www.hrw.org/fr/news/2018/02/12/le-conseil-de-securite-de-lonu-devrait-agir-face-la-crise-en-rd-congo … @hrw_fr #RDC
09:17 - 13 févr. 2018
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Suffisant pour faire sortir le chef de la diplomatie congolaise de ses neuf pages d’exposé. Voix tremblante et en colère, She Okitundu a qualifié de « réquisitoire complètement péremptoire » les propos de Ida Sawyer.
« Arrêtez d’accuser le président Kabila [de vouloir] se maintenir au pouvoir : on n’attend du chef de l’État de faire des déclarations sur son avenir, on attend de lui de respecter la Constitution et de se conformer au calendrier publié par la Commission électorale », a-t-il déclaré.


Quid du processus électoral et de la machine à voter ?

Invité à prendre la parole devant les membres du Conseil de sécurité, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), est quant-à lui essentiellement revenu sur « les progrès et autres avancées enregistrés dans le processus électoral en RDC ». Il a notamment évoqué les 46 021 454 électeurs inscrits sur les listes électorales à l’issue de l’enrôlement et la publication du calendrier électoral, lequel fixe la présidentielle au 23 décembre.



Mais certains de partenaires internationaux, ainsi que des voix au sein de l’opposition en RDC, ont émis des doutes sur la fiabilité du fichier électoral en cours de constitution, exigeant plus de transparence dans l’opération à venir de nettoyage des doublons.
Autre élément qui suscite des réserves : le recours aux machines à voter. Cette option, a soutenu Corneille Nangaa, « permet de réduire le poids de l’ensemble de matériel à déployer : de 16 000 tonnes à moins de 8 000 tonnes ».
« Le coût de trois scrutins du 23 décembre était initialement évalué à 554 925 751 dollars. Il est ramené aujourd’hui à 432 642 693 dollars, réduction obtenue grâce à l’option prise par la Ceni de recourir à un dispositif d’impression in situ de bulletin de vote par chaque électeur, avant de le glisser dans l’urne », a argué le président de la Ceni pour justifier le recours à la machine à voter.
Si le groupe africain a une fois de plus essayé de faire bloc derrière la RDC, notamment en soutenant la position de la Ceni, les États-Unis ont clairement souhaité que « l’option machine à voter » soit abandonnée. Avis plus nuancé de la part des Pays-Bas qui ont exigé des « tests rigoureux » de ce dispositif technique avant les scrutins.

La décrispation politique, un dialogue de sourds 

La France a quant-à elle insisté sur « les deux clés » pour la réussite du processus électoral en cours en RDC : « La confiance fondée notamment sur la transparence dans l’organisation des élections » et « le climat électoral ». Celle-ci implique, selon l’ambassadeur François Delattre, « le retour à l’esprit du consensus dans la mise en oeuvre pleine et entière de l’accord de la Saint-Sylvestre ».[ Pour que les résultats de ces élections soient acceptés par tous, il est essentiel en effet qu’elles puissent se tenir dans un climat ouvert et apaisé où tous les candidats puissent se déclarer et faire campagne librement et sans craindre des représailles », a précisé le diplomate français, insistant sur l’adoption des mesures de décrispation politique en RDC telles que prévues par le compromis politique du 31 décembre.
Kinshasa sera-t-elle prête, par exemple, à résoudre le cas de Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle mais contraint à l’exil depuis près de deux ans ? On en est encore loin, à en croire les propos de She Okitundu. Le chef de la diplomatie congolaise n’a pas hésité à qualifier de « réflexe pavlovien » l’insistance de certains partenaires internationaux dans le dossier relatif à la décrispation politique en RDC. « Cependant, des discussions sont en cours entre le CNSA, le ministre de la Justice et la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour trouver des solutions à certains cas », a-t-il conclu."


Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait agir face à la crise en RD Congo
Intervention à la réunion selon la formule Arria du Conseil de sécurité sur le processus électoral en RD Congo - par Ida Sawyer, Directrice HRW pour l'Afrique Centrale

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Madame l’Ambassadrice Nikki Haley, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, merci de m’avoir invitée à prendre à m’exprimer aujourd’hui au nom de Human Rights Watch. Votre Excellence She Okitundu et Président Corneille Nangaa, je suis honorée d’être ici avec vous aujourd’hui.

Le 21 janvier, les forces de sécurité ont abattu Thérèse Kapangala, 24 ans, juste devant son église à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, peu après la messe dominicale. La balle a pénétré son bras et a atteint son cœur. Thérèse est décédée sur le chemin de l’hôpital. Elle étudiait pour devenir religieuse et prévoyait d’entrer dans un couvent en juillet. La famille de Thérèse – dont son père, policier, et son oncle, prêtre – a été empêchée de retirer son corps de la morgue pendant plus de deux semaines, avant de pouvoir finalement l’enterrer vendredi dernier.
Thérèse n’est que l’une des nombreuses personnes congolaises tuées dans le cadre de la campagne brutale menée par le gouvernement à l’encontre de tous ceux qui s’expriment en faveur de la démocratie et des droits fondamentaux en RD Congo, et menée avec le but de maintenir un homme au pouvoir en violation de la constitution du pays.

Les 31 décembre et 21 janvier, des dizaines de milliers de fidèles catholiques et d’autres personnes ont protesté dans plusieurs villes, appelant le président Joseph Kabila à respecter la limite de deux mandats prévue par la constitution, à autoriser la tenue de nouvelles élections et à quitter le pouvoir. Les forces militaires, de police et de renseignement ont réagi en recourant à une force inutile ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles afin de disperser les foules, et même dans certains cas en tirant à l’intérieur des églises et sur les terres paroissiales. Au moins 16 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées ou arrêtées, dont de nombreux prêtres catholiques. Le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé, car les forces de sécurité ont emporté des corps vers des lieux inconnus. [1]

Au cours des trois dernières années, le président Kabila et ses proches ont utilisé une tactique dilatoire après l’autre pour reporter les élections et renforcer leur pouvoir par la répression brutale, la violence à grande échelle et d’autres violations des droits humains, financés par la corruption systémique. Les forces de sécurité ont abattu près de 300 personnes lors de manifestations politiques pendant cette période. La coalition de Kabila au pouvoir a systématiquement interdit les réunions et les manifestations de l’opposition, tout en emprisonnant des centaines de dirigeants et de sympathisants de l’opposition, ainsi que des défenseurs des droits humains et de la démocratie. Nombre d’entre eux ont été incarcérés dans des centres de détention secrets, sans inculpation ni accès à des membres de leur famille ou à un avocat. D’autres ont été jugés sur base d’accusations forgées de toutes pièces. En juillet dernier, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un juge, manquant de le tuer, car il refusait de rendre une décision contre un chef de l’opposition. Le gouvernement a également fermé des médias congolais, expulsé des journalistes et des chercheurs internationaux déterminés et réduit périodiquement l’accès à Internet et aux messages SMS.[2]

Un accord de partage du pouvoir conclu sous l’égide de l’Église catholique et signé à la Saint-Sylvestre 2016 a fourni à Kabila une excuse pour se maintenir au pouvoir une année de plus, soit au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats arrivés à échéance le 19 décembre 2016. Mais cet accord contenait également un engagement à mettre en œuvre des mesures de décrispation et organiser des élections d’ici la fin de 2017. Cependant, ces engagements ont été largement bafoués : le nouveau gouvernement, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont exclu les membres de la principale coalition de l’opposition et sont sous le contrôle total de la coalition de la majorité présidentielle de Kabila, tandis que la répression et les retards électoraux continuent.
Malgré la publication par la CENI du calendrier électoral en novembre – fixant au 23 décembre 2018 la nouvelle date pour des élections, avec la mise en garde que de nombreuses « contraintes » pourraient repousser encore cette date[3] –  Kabila n’a pas démontré qu’il s’apprêtait à se retirer ni à créer un climat propice à des élections libres, équitables et crédibles. Lors d’une rare conférence de presse le mois dernier, Kabila a refusé de dire explicitement qu’il quitterait ses fonctions d’ici la fin de 2018 ou qu’il ne tenterait pas de se représenter.[4] 
 
Certains membres de la majorité présidentielle de Kabila évoquent encore un éventuel référendum ou d’autres modifications du processus électoral qui permettraient à Kabila de se maintenir au pouvoir.
De nombreuses organisations de la société civile congolaise ont dénoncé le calendrier de la CENI comme une simple tactique dilatoire. Elles ont appelé à la démission immédiate de Kabila et à l’organisation d’une transition citoyenne sans Kabila, qui rétablirait l’ordre constitutionnel et organiserait des élections crédibles.[5]  
Bien que M. Nangaa ait vanté les nombreuses réalisations de la CENI à ce jour, des inquiétudes ont déjà été soulevées concernant la fraude potentielle lors du processus d’enrôlement des électeurs, avec un nombre inexplicablement élevé d’électeurs enregistrés dans certaines régions et aucune observation indépendante.[6] De nombreuses personnes ont également exprimé leurs craintes que la machine à voter électronique[7] proposée crée de nouvelles occasions de fraude dans la façon dont les votes sont comptabilisés. Et sachant qu’il faudra montrer à de nombreux Congolais comment utiliser la machine, cela les empêchera de voter à scrutin secret. Les experts électoraux internationaux des organismes régionaux et internationaux – mandatés lors d’une réunion en septembre dernier pour aider à restaurer la confiance envers le processus électoral – n’ont pas encore commencé leur travail, les responsables de la CENI rejetant l’idée que les experts puissent conserver leur indépendance.

[8] Sans transparence, et la coalition au pouvoir contrôlant l’ensemble du processus, il n’est pas surprenant qu’il y ait peu de confiance parmi les activistes congolais pro-démocratie et les dirigeants de l’opposition.
Le refus de Kabila de se conformer à la constitution et de renoncer à la présidence peut s’expliquer en partie par la fortune considérable[9] que lui et sa famille ont accumulée pendant son mandat et par les millions de dollars de revenus miniers qui ont disparu. Une telle corruption a contribué à priver le gouvernement des fonds qui lui auraient permis de répondre aux besoins fondamentaux d’une population appauvrie.

Pire encore, des sources bien placées au sein des services de sécurité et de renseignement ont décrit à Human Rights Watch des tentatives des autorités pour semer la violence et l’instabilité dans une grande partie du pays, dans une « stratégie du chaos » apparemment délibérée afin de justifier de nouveaux retards électoraux.
Depuis août 2016, une éruption de violence impliquant les forces de sécurité congolaises, les milices soutenues par le gouvernement et les groupes armés locaux a fait jusqu’à 5 000 morts dans la région centrale du Kasaï.[10] En mars dernier, deux enquêteurs de l’ONU – Michael Sharp, un Américain, et Zaida Catalán, de double nationalité suédoise et chilienne – ont été tués alors qu’ils enquêtaient sur de graves violations des droits humains dans la région.[11]Alors que les autorités congolaises continuent à incriminer les membres d’une milice locale et qu’elles ont interféré à plusieurs reprises dans l’enquête judiciaire congolaise sur les meurtres, les enquêtes de Human Rights Watch ainsi que des rapports publiés par Radio France Internationale et par Reuters s’orientent vers une responsabilité du gouvernement.[12] 

Des violences à grande échelle se sont poursuivies dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et celle du Tanganyika, et plus récemment dans la province de l’Ituri, où plus de 30 personnes auraient été tuées dans des combats interethniques au début du mois, dans l’est de la RD Congo.[13]Aujourd’hui, plus de 120 groupes armés sont actifs dans l’est de la RD Congo. Nombre de ces groupes reçoivent le soutien du gouvernement et des forces de sécurité congolaises, tandis que d’autres ont formé des coalitions contre le gouvernement Kabila. Pourtant, la menace la plus grave pour les civils congolais provient des forces de sécurité destinées à les protéger. Selon le Bureau de l’ONU aux droits de l’homme en RD Congo, 1 180 personnes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires par des « agents de l’État » congolais en 2017, soit beaucoup plus que celles qui ont été tuées par les groupes armés, et leur nombre a triplé en deux ans.
Les conséquences de cette violence ont été dévastatrices. Près de 4,5 millions de personnes sont déplacées en RD Congo aujourd’hui, soit davantage que dans tout autre pays d’Afrique.

[14] En octobre dernier, les Nations Unies ont classé la RD Congo comme une « urgence humanitaire de niveau 3 » (le plus haut niveau), une catégorie réservée à seulement trois autres pays : la Syrie, l’Irak et le Yémen.[15] Les pays voisins sont de plus en plus préoccupés par la détérioration de la situation en RD Congo et par les risques que la crise politique du pays fait peser sur la stabilité dans une région déjà fragile.
Alors que les forces de sécurité fomentent elles-mêmes une grande partie de la violence en RD Congo, cela a également servi de prétexte aux retards électoraux. En juillet dernier, M. Nangaa a affirmé que la violence dans les Kasaïs était l’une des principales raisons pour lesquelles les élections n’auraient pas lieu en 2017.[16] Pas plus tard que la semaine dernière, il a déclaré que la reprise des violences en Ituri pourrait « impacter négativement » sur le calendrier électoral.[17]

S’il n’y a pas de doute que la logistique de l’organisation des élections en RD Congo constitue un défi, le pays y est parvenu dans le passé, aussi bien en 2006 qu’en 2011, lorsque Kabila a été élu pour ses premier et deuxième mandats, malgré les menaces de sécurité persistantes.
Quelles excuses supplémentaires pouvons-nous attendre dans les semaines et les mois à venir ? Combien d’autres promesses seront-elles brisées ? Et plus important encore, combien de Congolais de plus seront tués, blessés et emprisonnés alors qu’ils cherchent à exercer leurs droits humains fondamentaux pour manifester, s’exprimer et s’associer librement de façon pacifique ?

Ce Conseil et les États membres des Nations Unies ont reconnu qu’un cycle électoral crédible et pacifique est crucial pour une paix et une stabilité durables en RD Congo. De nombreuses déclarations fortes ont été faites et des résolutions du Conseil de sécurité ont été adoptées, insistant d’abord sur le fait que les élections devaient se tenir d’ici fin 2016, conformément à la constitution congolaise, puis que les élections devaient avoir lieu d’ici fin 2017, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre.
La question clé aujourd’hui est, en quoi est-ce différent cette fois ? Qu’est-ce qui convaincra Kabila et d’autres hauts responsables que la communauté ne tolérera pas de nouveaux retards et que les violations des droits humains contre les manifestants, les activistes de la société civile, les membres de l’opposition et les journalistes doivent cesser pour permettre un processus crédible, juste et pacifique ?

De nouveaux retards électoraux, une possible manipulation de la constitution par Kabila afin de lui permettre de briguer un troisième mandat, ou bien une élection frauduleuse ou violente ne résoudront pas les problèmes sous-jacents de la RD Congo ni n’apporteront au pays une paix et une stabilité plus grandes. De tels scénarios doivent être évités.
Le Conseil de sécurité, sa mission de maintien de la paix en RD Congo, la MONUSCO, les États membres de l’ONU et l’Union africaine ont un poids important. Il est temps d’utiliser cet effet de levier pour le bien-être du peuple congolais.

Premièrement, le Conseil de sécurité devrait signaler clairement que le 23 décembre 2018 est la date limite pour la tenue d’élections crédibles. Entre-temps, le Conseil devrait être prêt à défier le gouvernement s’il ne crée pas un environnement propice à des élections crédibles, où tous les Congolais sont libres d’exprimer leur choix, de participer aux élections et de manifester pacifiquement.
Deuxièmement, lors du renouvellement du mandat de la MONUSCO, le Conseil de sécurité devrait conserver des termes forts concernant la protection des civils, notamment dans le contexte des élections. Il devrait également demander au Département des opérations de maintien de la paix de fournir à la mission des ressources suffisantes pour protéger efficacement les manifestants pacifiques contre la force illégale employée par les forces de sécurité congolaises, notamment en déployant des unités de police des Nations Unies formées et équipées pour travailler en milieu urbain. Conformément à la politique de l’ONU de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, le Conseil devrait veiller à ce qu’aucun soutien de l’ONU ne soit apporté aux forces de sécurité congolaises responsables d’abus. Au vu des abus généralisés du gouvernement, cela pourrait nécessiter de suspendre toutes les opérations conjointes et le soutien aux forces de sécurité congolaises, jusqu’à ce que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin aux violations généralisées des droits humains et pour traduire en justice leurs auteurs, quel que soit leur grade.
Troisièmement, des critères et des limites claires devraient être établis pour déterminer si les violations continues des droits humains portent atteinte à l’environnement favorable aux élections prévues. Ces critères pourraient inclure les délais fixés dans le calendrier de la CENI, et résumés dans la note conceptuelle de cette réunion, ainsi que les mesures suivantes pour ouvrir l’espace politique :
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  • Remettre en liberté tous les prisonniers politiques et les activistes détenus arbitrairement ;
  • Abandonner les accusations reposant sur des motifs politiques à l’encontre de dirigeants politiques et d’activistes, et permettre aux personnes qui vivent en exil de rentrer librement en RD Congo, à commencer par celles citées dans l’accord du Nouvel An ;
  • Permettre aux médias fermés arbitrairement de reprendre leurs activités ;
  • Permettre à l’opposition politique, à la société civile et aux mouvements de citoyens, ainsi qu’aux chefs religieux, d’organiser des réunions politiques et des manifestations pacifiques sans crainte de répression ;
  • Veiller à ce que les observateurs des droits humains de l’ONU aient libre accès aux lieux de détention officiels et non officiels, aux établissements médicaux et aux morgues ;
  • Cesser les interférences arbitraires avec Internet, la messagerie texte SMS et les plateformes de médias sociaux ;
  • Assurer la transparence des opérations de la CENI et la coopération avec les experts électoraux internationaux.



Quatrièmement, le Conseil devrait demander à la Représentante spéciale du Secrétaire général en RD Congo, Leila Zerrougui, d’organiser régulièrement des réunions d’information pour évaluer si les progrès nécessaires sont réalisés et être disposé à imposer des mesures, dans le cas où de graves violations des droits humains se poursuivent. Ces mesures pourraient inclure des modifications au mandat de la MONUSCO, le soutien à de nouveaux efforts régionaux, un appel aux États membres à s’abstenir de fournir des armes meurtrières aux forces de sécurité congolaises, et l’élargissement de sanctions ciblées, notamment contre le Président Kabila et d’autres personnes responsables de violations graves des droits humains internationaux et du droit international humanitaire. Au début du mois, le Conseil a annoncé des sanctions importantes contre un général de l’armée congolaise et trois dirigeants de milices qui ont été impliqués dans de graves abus dans l’est de la RD Congo. L’impact de telles actions serait beaucoup plus fort si le Conseil s’en prenait à un plus haut niveau dans la chaîne de commandement.
Le Conseil de sécurité, de concert avec l’Union africaine et les autres États membres de l’ONU, a une occasion cruciale de démontrer qu’il est dans leur intérêt de promouvoir le respect et la promotion des droits du peuple congolais. Mais cela nécessitera de passer rapidement de déclarations fortes à des actions concrètes.


[1] “RD Congo : Les forces de sécurité ont tiré sur des fidèles catholiques”, communiqué de Human Rights Watch, 19 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/news/2018/01/20/rd-congo-les-forces-de-securite-o... ; “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[2] Kenneth Roth, Ida Sawyer, “Une « transition citoyenne » pour la RD Congo”, traduction française de la tribune  “The Jig Is Up for Congo’s Embattled President” parue dans Foreign Policy, 19 septembre 2017, https://www.hrw.org/fr/news/2017/09/19/une-transition-citoyenne-pour-la-...Human Rights Watch, « Mission spéciale » : Recrutement de rebelles du M23 pour réprimer les manifestations en République démocratique du Congo, 4 décembre 2017, 

https://www.hrw.org/fr/report/2017/12/04/mission-speciale/recrutement-de....
[3] “Le nouveau calendrier électoral de la RD Congo fait face au scepticisme, dans un contexte de recrudescence des manifestations et de la répression”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/311106.
[4] “RD Congo : Kabila dédaigne la crise politique sur fond de nouvelles répressions”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 29 janvier 2018, https://www.hrw.org/fr/content/314356.
[5] “Un ‘manifeste du citoyen congolais’ appelle à une transition sans Joseph Kabila”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/308008.
[6] Voir, par exemple, Olivier Liffran, “RDC : des doutes autour des chiffres de l’enrôlement des électeurs,” Jeune Afrique, 9 février 2018, http://www.jeuneafrique.com/528322/politique/rdc-des-doutes-autour-des-c...(consulté le 12 février 2018).

[7] Voir, par exemple, “RDC : les « machines à voter » prévues pour les élections font polémique”, Radio France Internationale, 25 décembre 2017, http://www.rfi.fr/afrique/20171224-rdc-risques-machines-voter-elections(consulté le 12 février 2018).
[8] “Processus électoral en RDC : blocage autour du groupe d'experts internationaux”, Radio France Internationale, 31 janvier 2018, http://www.rfi.fr/afrique/20180131-processus-electoral-rdc-blocage-autou...(consulté le 12 février 2018).
[9] “La fortune familiale derrière le président de la RD Congo”, article sur le blog “La RD Congo en crise”, Human Rights Watch, 18 août 2017, https://www.hrw.org/fr/content/307205.
[10] “ONU : La RD Congo n’a pas sa place au Conseil des droits de l’homme”, communiqué de Human Rights Watch, 13 octobre 2017, https://www.hrw.org/fr/news/2017/10/13/onu-la-rd-congo-na-pas-sa-place-a....

[11] “RD Congo : Les corps de deux experts de l’ONU ont été retrouvés”, communiqué de Human Rights Watch, 28 mars 2017, https://www.hrw.org/fr/news/2017/03/28/rd-congo-les-corps-de-deux-expert....
[12] Sonia Rolley, “Experts de l’ONU tués en RDC: interrogations autour du rôle d’agents de l’Etat”, Radio France Internationale, 20 décembre 2017, http://www.rfi.fr/afrique/20171220-meurtre-experts-onu-rdc-role-agents-e...(consulté le 12 février 2018); Aaron Ross, “Who killed U.N. experts in Congo? Confidential prosecutor's file offers clues”, Reuters, 20 décembre 2017, https://www.reuters.com/article/us-congo-violence-un/who-killed-u-n-expe...(consulté le 12 février 2018).
[13] “At least 30 dead in ethnic violence in northeast Congo”, Reuters, 5 février 2018, https://www.reuters.com/article/us-congo-violence/at-least-30-dead-in-et... (consulté le 12 février 2018).

[14] Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, “Democratic Republic of Congo: Internally Displaced Persons and Returnees (as of 31 December 2017)”, 31 janvier 2018, https://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/democratic-republ...(consulté le 12 février 2018).
[15] “UN ‘Level 3 emergency’ declared in DR Congo highlights scale of crisis”, communiqué du Norwegian Refugee Council, 23 octobre 2017, https://www.nrc.no/un-level-3-emergency-declared-in-dr-congo-highlights-...(consulté le 12 février 2018).
[16] “RDC: « Pas possible » d’organiser les élections avant la fin de l’année (commission électorale)”, Radio Okapi, 8 juillet 2017, https://www.radiookapi.net/2017/07/09/actualite/politique/rdc-pas-possib...(consulté le 12 février 2018).
[17] Christine Tshibuyi, “RDC : “La situation en Ituri risque d’impacter négativement sur le calendrier électoral” – Corneille Nangaa”, Actualité.cd, 6 février 2018, https://actualite.cd/2018/02/06/rdc-situation-ituri-risque-dimpacter-neg... (consulté le 12 février 2018). [/size]


"Conseil de sécurité de l’Onu: Quand Okitundu perd son sang-froid…"
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° http://www.congoindependant.com/conseil-de-securite-de-lonu-quand-okitundu-perd-son-sang-froid/
Ministre des Affaires étrangères dans l’oligarchie kabiliste, Léonard She Okitundu est apparu, lundi 12 février, à bout d’arguments face à Ida Sawyer, la directrice pour l’Afrique centrale de l’ONG « Human Right Watch » (HRW). C’était lors d’un débat au Conseil de sécurité des Nations Unies à New York. A l’ordre du jour notamment le processus électoral et la situation des droits humains au Congo-Kinshasa. Les experts en « body language » vont sans doute se régaler. La gestuelle affichée par « She » était celle d’un individu colérique, en plein désarroi. Un moment, l’homme a cherché l’appui sur les accoudoirs de sa chaise avant de tendre les paumes de ses mains vers le ciel comme pour implorer du « secours ». Les propos tenus par cet oligarque sur les droits humains confirment cette citation chère au Duc de la Rochefoucauld: « Nous regardons tranquillement et sans émotion les injustices qui ne nous frappent point ».
« La RDC n’est pas l’enfer des droits de l’Homme que l’on veut bien présenter à tort »« Les exécutions extrajudiciaires! Quelles sont les personnes qui ont été exécutées de manière extrajudiciaire? » L’homme qui parle ainsi s’appelle Léonard She Okitundu. Ancien opposant au régime dictatorial de Mobutu Sese Seko, ce dernier se trouve, pour la seconde fois, à la tête de la diplomatie du régime… dictatorial de « Joseph Kabila ».



Ida Sawyer

Okitundu répondait, avec un brin de fanatisme, aux accusations précises articulées par Ida Sawyer. La vérité des faits est battue en brèche par la propagande et le mensonge d’Etat. Et pourtant, outre la volonté à peine dissimulée de « Kabila » de faire réviser la Constitution, l’activiste du HRW a épinglé les exécutions extrajudiciaires en citant le cas de 1.180 citoyens tués par des membres de la « force publique » au cours de l’année 2017.
Dans sa réplique, « She » a opté pour la facilité en qualifiant les déclarations de Sawyer de « réquisitoire complètement péremptoire ». Référendum? « A quel moment, on va faire ce référendum? » Les exécutions extrajudiciaires? « En RDC, le code pénal prévoit la peine de mort. Aucun condamné à la peine capitale n’a été exécuté. Pourquoi devrions-nous nous livrer à des exécutions extrajudiciaires? »

En conclusion, l’envoyé de « Kabila » dit émettre de « sérieuses réserves » à l’égard d’un rapport onusien qui compare la situation au « Grand Kasaï » à celle qui prévaut en Syrie ou au Yémen. Dans leur message « Le pays va mal », les évêques de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), parlant du Kasaï, ont fait état de 3.383 morts, 30.000 réfugiés en Angola, plus d’un million de déplacés internes et 3.698 habitations privées détruites.
La réunion précitée du Conseil de sécurité était présidée par l’ambassadeur des Etats-Unis, Nikki Haley. La diplomate a fait remarquer à Okitundu que le régime congolais est responsable des « souffrances de la population ». Et, au lieu d’exprimer des « frustrations » au Conseil de sécurité à New York, les dirigeants congolais feraient mieux, selon elle, de corriger les dysfonctionnements qui affectent l’appareil d’Etat.

UN ENFER POUR LES DROITS DE L’HOMME

A l’instar de « Joseph Kabila », le ministre Okitundu donne l’impression de vivre dans un autre monde. Il parait déconnecté des réalités congolaises. Comment peut-il soutenir sans pudeur que « la RDC n’est pas l’enfer des droits l’Homme que l’on veut bien présenter à tort »? Est-ce parce que les membres de la famille Okitundu sont jusqu’ici à l’abri de « balles perdues » des mercenaires recrutés par le régime? Oserait-il répéter un tel discours devant les familles congolaises qui pleurent des proches dont les vies ont été broyées par les sbires de « Kabila » ou dont les corps n’ont pas été retrouvés depuis 2015? Oserait-il affirmer devant des habitants de Beni – qui pleurent plus d’un millier des leurs assassinés par des prétendus rebelles ADF – que « la RDC n’est pas l’enfer des droits de l’Homme? ». Oserait-il parler ainsi devant les parents inconsolables de la jeune Dechade-Thérèse Kapangala, de Serge Kikunda et tant d’autres victimes des éléments de la garde prétorienne de « Kabila » épaulés par des mercenaires du M23?



Nikki Haley

Les faits parlent pourtant d’eux-mêmes.
En 2007 et 2008, « Joseph Kabila » a tombé le masque en montrant son véritable visage de tueur assoiffé de sang. Sous prétexte d’étouffer un « mouvement insurrectionnel » dans l’actuelle province du Kongo central, l’homme sorti du néant y dépêcha des éléments du fameux « bataillon Simba », commandé par le tristement célèbre John Numbi Banza. Bilan: plus de 200 adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo canardés comme des lapins. Le rapport établi par la Mission onusienne au Congo (Monuc) sera étouffé par son chef d’alors, l’Américain William Lacy Swing.
Lors des manifestations des 19, 20 et 21 janvier 2015, « Kabila » a fait commettre un nouveau bain de sang. Les victimes manifestaient pacifiquement contre le tripatouillage de la loi électorale. Des éléments de la garde prétorienne du « raïs » furent surpris en train d’emporter des cadavres. Est-ce pour fausser les « statistiques »? Des familles sont encore sans nouvelles de leurs proches disparus. Inutile de parler des blessés par balles et des arrestations arbitraires. Scène étrange, des « GR » seront positionnés devant des morgues de la capitale.
Le sang a, à nouveau, coulé les 19 et 22 décembre 2016. Des citoyens protestaient contre le maintien du Président sortant à la tête de l’Etat après l’expiration de son dernier mandat. Bilan établi par HRW: 62 tués. D’après cette organisation non gouvernementale, le régime kabiliste avait recruté en Ouganda et au Rwanda des ex-combattants du M23.
Les manifestations pacifiques organisées le 31 décembre 2017 et le 21 janvier dernier par le CLC (Comité Laïc de Coordination) se sont terminées dans le sang. Des tirs à balles réelles eurent lieu dans les églises où des gaz lacrymogènes furent lancés pendant que des fidèles étaient en prière. Le bilan oscille entre 6 et 20 morts. Ici aussi, des dépouilles mortelles ont été « dérobées ».


RÉFÉRENDUM

En balayant du revers de main l’idée d’un référendum pour permettre à « Kabila » de faire sauter les verrous constitutionnels qui l’empêchent de briguer un nouveau mandat, Okitundu n’a pas dit la vérité. Pire, il a menti.
Depuis 2013, les « faucons » de la « Kabilie » n’ont jamais fait mystère de leur volonté de voir leur « champion » conserver le pouvoir après le 19 décembre 2019. Et ce en dépit non seulement de l’interdit constitutionnel mais aussi d’un sombre bilan au plan économique, social, politique et sécuritaire.



Dechade-Thérèse Kapangala

Le professeur de droit constitutionnel Evariste Boshab, alors secrétaire général du PPRD, a été le premier à plaider dans son ouvrage « Entre la révision de la Constitution et l’inanition de l’Etat », que « toute Constitution est révisable ».
Lors du mini-congrès du PPRD tenu mi-avril 2014 à Mbandaka (Equateur), Boshab d’expliciter sa pensée: « Le respect de la Constitution de la RD Congo signifie notamment le respect de sa procédure de révision ». Il ajoute: « Le PRRD respectera la Constitution et alors toute la Constitution ».
Interrogé en novembre 2014 dans le cadre de l’émission « Grande édition » de la chaîne kabiliste Télé50, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la majorité présidentielle de lancer: « Le détenteur du pouvoir souverain, c’est le peuple. Et donc, pour toute question majeure en rapport avec la Constitution, nous souhaitons que cela se fasse par référendum ». Le mot est lâché! Minaku fait allusion à l’article 218 de la Loi fondamentale en vigueur. Celui-ci confère notamment au chef de l’Etat le pouvoir d’initier la révision constitutionnelle.

En guise de cerise sur le gâteau, les observateurs ont vu Tryphon Kin-Kiey Mulumba s’inviter dans les rédactions de quelques médias occidentaux. Objectif: conditionner l’opinion internationale à l’instauration du suffrage universel indirect pour l’élection présidentielle. « Joseph Kabila est un homme en pleine possession de ses moyens, pourquoi le mettre en congé », glissait-il dans un entretien publié par « Le Soir » de Bruxelles daté du 10 août 2015.
Plus folklorique, le chef de la maison civile de « Kabila » a battu et continue à battre campagne jusqu’à ce jour afin d’obtenir la « réformation » de l’actuelle Charte fondamentale. Au motif que celle-ci est une « pâle copie de la loi belge »« Pour instaurer la bonne gouvernance des affaires de la Cité, les Congolais doivent donc associer Dieu, car il n’y a de bon que Dieu », soulignait le pasteur Théodore Mugalu. Dès mi-novembre 2015, il va ameuter, sans succès, ses « confrères » des églises dites de réveil.


Okitundu, Boshab, Minaku et Kin-Kiey savent parfaitement que les « Concertations nationales » et les « dialogues politiques » organisés par « Kabila » n’étaient nullement motivés par l’altruisme politique. Ils n’avaient comme but que le partage du pouvoir avec les personnalités « débauchées » de l’opposition. En contrepartie, le « raïs » espérait arracher la révision constitutionnelle particulièrement de l’article 70 – dont le premier alinéa énonce que la durée du mandat présidentiel est de 5 ans renouvelable une fois – et de l’article 220 qui prohibe « toute révision constitutionnelle »qui concerne notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels.
« Joseph Kabila » et les « professeurs » qui peuplent son « clan » doivent revoir leur stratégie. Et pour cause, la véritable « opposition » congolaise est désormais incarnée non pas par quelques pique-assiettes mais par la puissante Eglise catholique. Ici, personne n’ose parier le moindre franc congolais sur la ferme volonté du successeur de Mzee de garantir l’alternance démocratique par des élections libres, transparentes et apaisées. Qui ne pourrait comprendre que She Okitundu perde son sang-froid. Il y a péril en la demeure…"
 


"Mende à Haley : « Le temps de la justice n’est celui des diplomates ou des politiciens »"
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° https://actualite.cd/2018/02/13/mende-a-haley-temps-de-justice-nest-celui-diplomates-politiciens/


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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 15/2/2018, 1:04 am

"CRISE POLITIQUE EN RDC : HUMAN RIGHTS WATCH EXIGE DES ACTIONS CONCRÈTES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18576:crise-politique-en-rdc-human-rights-watch-exige-des-actions-concretes-du-conseil-de-securite&catid=86:politique&Itemid=473


"LE CAS RDC: DEVOIR D’AGIR"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18568:le-cas-rdc-devoir-d-agir&catid=85:a-la-une&Itemid=472


"LA FRANCE PROPOSE DEUX PISTES DE SORTIE DE CRISE POLITIQUE"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18574:la-france-propose-deux-pistes-de-sortie-de-crise-politique&catid=90:online-depeches


"Processus électoral : La CENCO souhaite une implication particulière de Leila Zerrougui"
° https://actualite.cd/2018/02/14/processus-electoral-cenco-souhaite-implication-particuliere-de-leila-zerrougui/



"«Machines à voter» en RDC: Corneille Nangaa répond aux Etats-Unis"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180214-rdc-ceni-vote-electronique-etats-unis-nangaa-machine-elections-decembre

° https://7sur7.cd/new/2018/02/onu-la-machine-a-voter-permet-deconomiser-132-millions-c-naanga/
° http://www.politico.cd/encontinu/2018/02/13/machine-a-voter-ny-aura-delections-23-decembre.html
° https://laprosperiteonline.net/2018/02/13/machine-a-voter-new-york-nangaa-nikki-a-couteaux-tires/


"Experts de l'ONU tués en RDC: Kabila a transmis la liste sans «aucun doute»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180213-experts-onu-tues-rdc-kabila-lambert-mende

"ENQUÊTES SUR L’ASSASSINAT DE DEUX EXPERTS DE L’ONU : KINSHASA PRIS À PARTIE"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18569:enquetes-sur-l-assassinat-de-deux-experts-de-l-onu-kinshasa-pris-a-partie&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° https://afrique.lalibre.be/15260/rdc-meurtre-des-experts-onu-reponse-embarrassee-a-nikki-haley/
° http://www.rfi.fr/afrique/20180213-experts-onu-tues-rdc-etats-unis-denoncent-inaction-kabila

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 16/2/2018, 1:26 am

"RDC : Nangaa, la machine à voter et les trous de mémoire"
° https://afrique.lalibre.be/15323/rdc-nangaa-et-les-trous-de-memoire/
Les points 38 et 39 du calendrier électoral démentent les affirmations du président de la Ceni Corneille Nangaa. Oubli ou mensonge intentionnel ?

Machine à voter ou pas machine à voter? Depuis les doutes de l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley face à l’utilisation de cette « machine à voter » le président de la Ceni a pris la peine d’expliquer exactement ce qu’il avait prévu dans un entretien sur RFI. Conclusion, la machine à voter devient une imprimante et Nangaa nous joue une pièce dans laquelle il se moque clairement de toute la communauté internationale.
« La machine à voter dont nous avons eu une démonstration ne sert pas à imprimer des bulletins de vote. Elle sert  à exprimer son vote », nous explique un député de la majorité présidentielle.

Ce 14 février, suite aux recommandations de Mme Haley sur la nécessité de ne pas utiliser la machine à voter pour les prochains scrutins prévus en République démocratique du Congo le 23 décembre prochain, Corneille Nangaa s’est lancé dans une explication qui vaut son pesant de surréalisme. Il annonce ainsi, sans sourire : « On ne peut pas organiser un vote électronique au Congo« . Ca, tout le monde comprend. Ensuite, ça se complique. Nangaa explique donc qu’il s’agira d’un « vote papier… mais avec la machine à voter« . Comme il se doute que tout le monde va avoir des difficultés à la suivre, Nangaa poursuit : « la machine à voter va servir à imprimer les bulletins de vote au niveau du bureau de vote ». 

En gros, il nous explique qu’il a sorti des millions de dollars pour acheter des imprimantes en Corée du Sud, mais que c’était nécessaire parce que les derniers candidats peuvent s’inscrire jusqu’en octobre, selon le caledrier de la Ceni, et que si on n’utilise pas ce système de machine à voter, « il faudra passer commande de ces bulletins de vote en Afrique du Sud et que dans ce cas là, le scrutin ne pourra pas avoir lieu avant avril 2019 ». Et d’ajouter que le calendrier électoral se base sur la machine à voter.
Là, on dit Merci Monsieur Nangaa pour ce gain de temps et ces économies et on replonge dans le calendrier électoral de la Ceni. Que dit le point 39 de ce calendrier ? Le point couvre la période allant du 07 oct -18 au 15-nov -18. « Impression, conditionnement et livraison aux 15 hubs des bulletins de vote, des procès verbaux et des fiches de résultats. Il n’est nullement question de machine à voter, ni d’impression sur place des bulletins de vote.
Nikki Haley appréciera ."




"Machine à voter : « On nous demande d’apporter un soutien logistique, pas de commenter le choix de la CENI (MONUSCO)"
° https://actualite.cd/2018/02/15/machine-a-voter-on-demande-dapporter-soutien-logistique-de-commenter-choix-de-ceni-monusco/
° http://www.rfi.fr/afrique/20180214-rdc-ceni-vote-electronique-etats-unis-nangaa-machine-elections-decembre


"Pour Kyungu, « Katumbi, c’est le cauchemar de Kabila »"
° https://afrique.lalibre.be/15331/pour-kyungu-katumbi-cest-le-cauchemar-de-kabila/


"Doctorat de Matata  : Mabi Mulumba  critique et démissionne de son poste de Directeur de l’Ecole doctorale de l’UPC"
° https://actualite.cd/2018/02/14/doctorat-de-matata-mabi-mulumba-critique-demissionne-de-poste-de-directeur-de-lecole-doctorale-de-lupc/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14653
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/02/14/professeur-demissionne-accuse-matata-ponyo-dirregularites-autour-de-these.html
° https://afrique.lalibre.be/15300/rdc-le-diplome-de-matata-ponyo-recuse-par-le-pr-mabi-mulumba/


"En RDC, la réunion tripartite note des «avancées» sur le processus électoral"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question
° http://www.rfi.fr/afrique/20180215-rdc-reunion-tripartite-note-avancees-le-processus-electoral
"Lourenço, Sassou et Kabila ont condamné toute tentative d’accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles en RDC"
° https://actualite.cd/2018/02/14/lourenco-sassou-kabila-ont-condamne-toute-tentative-daccession-pouvoir-voies-non-constitutionnelles-rdc/
"Elections 2018. RDC : Denis Sassou Nguesso et João Lourenço soutiennent Kabila !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/02/14/elections-2018-rdc-denis-sassou-nguesso-et-joao-lourenco-soutiennent-kabila/
"Sassou, Lourenço et Kabila appellent au calme avant les élections en RDC"
° https://www.voaafrique.com/a/sassou-lourenco-et-kabila-appellent-au-clame-avant-les-elections-en-rdc/4254379.html
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/02/14/kabila-lourenco-sassou-saluent-avancee-processus-electoral.html
° https://afrique.lalibre.be/15343/rdc-appel-au-respect-de-lagenda-electoral-en-vue-des-elections-de-decembre/
° http://www.jeuneafrique.com/530603/politique/sommet-rdc-congo-angola-joseph-kabila-va-demander-laide-de-ses-voisins-pour-les-elections/
° https://www.radiookapi.net/2018/02/14/actualite/politique/les-presidents-sassou-lourenco-et-kabila-appellent-aux-elections
° https://www.radiookapi.net/2018/02/14/actualite/politique/rdc-tripartite-kabila-sassou-lourenco-kinshasa
° http://www.rfi.fr/afrique/20180214-tripartite-angola-congo-brazzaville-rdc-kinshasa-kabila


"Sanctions UE: de centaines des millions USD appartenant aux personnalités congolaises gelées au Royaume-Uni"
° https://actualite.cd/2018/02/14/sanctions-ue-de-centaines-des-millions-usd-appartenant-aux-personnalites-congolaises-gelees-au-royaume-uni/
° http://www.jeuneafrique.com/530741/politique/rdc-652-millions-deuros-geles-par-les-britanniques-au-titre-des-sanctions-europeennes/
° https://www.radiookapi.net/2018/02/14/actualite/politique/rdc-652-millions-deuros-geles-par-les-britanniques-au-titre-des
° https://afrique.lalibre.be/15266/rdc-sanctions-contre-des-congolais-650-millions-deuros-geles-en-grande-bretagne/
° http://www.mediacongo.net/article-actualite-35390.html

"Sanctions européennes contre des personnalités en RDC / Conseil de l'Europe"
° https://fr.scribd.com/document/371516197/Sanctions-europeennes-contre-des-personnalites-en-RDC-Conseil-de-l-Europe#from_embed

"CONSOLIDATED LIST OF FINANCIAL SANCTIONS TARGETS IN THE UK - REGIME: Democratic Republic of the Congo - Last Updated:12/02/2018 Status: Asset Freeze Targets"
° http://www.mediacongo.net/dpics/files/2018-02-15-09-47-00_Liste_des_membres_du%20_regime_sanctiones_en_Angleterre.pdf


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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 16/2/2018, 11:46 pm

"Ce jour-là : le 16 février 1992, la « marche de l’espoir » est réprimée par Mobutu Sese Seko
° http://www.jeuneafrique.com/531192/politique/ce-jour-la-le-16-fevrier-1992-la-marche-de-lespoir-est-reprimee-par-mobutu-sese-seko/
Vingt-six ans après la répression dans le sang de la « marche de l'espoir », des chrétiens font de nouveau face au pouvoir en RDC. Retour sur l'une des plus grandes manifestations populaires depuis l’indépendance du pays en 1960.

Le 16 février 1992, des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues, dans les vingt-quatre communes de Kinshasa. Les marcheurs, qui ont répondu à l’appel d’un groupe de prêtre kinois, réclament de réelles avancées démocratiques. Malgré l’interdiction de la marche par les autorités de Kinshasa et l’absence de soutien officiel de la hiérarchie de l’Église catholique, le mouvement est massivement suivi.
Chaque manifestant a été invité à ramener une bougie, un rameau ou un chapelet. Dans les rangs des manifestants, si les chrétiens sont très représentés, la marche réunit toutes les confessions.
Face à cette marche, la répression est extrêmement dure. Et immédiate. Les forces de l’ordre tirent sur la foule. Selon les témoignages de l’époque, pendant que, en première ligne, des policiers tirent sur les manifestants, des troupes placées en retrait s’empressent de ramasser et de cacher les cadavres. Une méthode qui explique le va rendre difficile le décompte des victimes de ce 16 février 1992. Selon le bilan officiel, treize personnes ont été tuées. Un chiffre sous-estimé pour la Voix de Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV), qui évoque le nombre de 35 victimes.

Zaïre – Couverture Jeune Afrique (n°1624) by jeuneafrique on Scribd


Les prémisses de la démocratie zaïroise

Pour comprendre ce qu’il s’est passé ce jour-là, il faut remonter à avril 1990. Mobutu Sese Seko, alors président du Zaïre, annonce la fin du monopartisme. Un an plus tard, en mai 1991, s’ouvre à Kinshasa une conférence nationale, grand forum national composé de 2 650 personnes venues de l’ensemble du pays et d’horizons différents. Objectif : trouver des moyens concrets de faciliter la transition du Zaïre vers la voie démocratique.
Mais ces assises sont suspendues une première fois en août 1991, avant d’être rouvertes le mois de décembre suivant, sous la direction de Monseigneur Laurent Monsengwo, qui faisait alors déjà figure d’opposant avec le pouvoir en place.


"Objectif : trouver des moyens concrets de faciliter la transition du Zaïre vers la voie démocratique
Elles sont de nouveau interrompues en janvier 1992. Jean Nguz Karl-I-Bond, alors Premier ministre, justifie ce nouvel arrêt par les coûts exorbitants des travaux de la conférence, tout en invoquant la surreprésentation de la province du Kasaï Oriental parmi les conférenciers. C’est cette décision qui déclenche la « marche de l’espoir ».

Une victoire entachée

Voulue pacifique, cette marche sanglante soulève une indignation générale dans l’ensemble pays, mais également au-delà. La communauté internationale condamne fermement les agissements du régime mobutiste, les États-Unis allant même jusqu’à qualifier la répression de massacre.
Acculé de toute part, Mobutu finit par céder : la Conférence nationale devient « Souveraine » (CNS) et reprend en avril 1992. Les suites de la « marche de l’espoir » ont révélé l’influence des chrétiens sur la chose publique en République démocratique du Congo, un rôle qui n’a cessé de s’accroître jusqu’à aujourd’hui.


"Acculé de toute part, Mobutu finit par céder
Les travaux de la CNS se développent jusqu’au 15 août 1992, date à laquelle Étienne Tshisekedi –farouche opposant du Léopard du Zaïre– est élu Premier ministre du gouvernement de transition.
En décembre 1992, la CNS clôture ses travaux après avoir jeté les bases de la démocratie, avec un projet de constitution et un calendrier électoral. Une réelle ambition politique, qui ne sera pas suivie.

Zaïre – Acte du 4 août 1992 – Digithèque MJP by jeuneafrique on Scribd


Une des plus grands soulèvements depuis l’indépendance

La marche du 16 février 1992 est l’une des plus grandes manifestations populaires depuis l’indépendance de 1960. Elle est désormais associée à la lutte pour la démocratie en République démocratique du Congo, tout en perdant année après année de sa postérité.
Une volonté de mémoire pourtant fréquemment renouvelée – d’autant plus dans le contexte actuel qui voit le retour des marches chrétiennes, à nouveau réprimées – y compris par l’Église qui à défaut d’avoir approuvé la « marche de l’espoir » à l’époque appelle désormais régulièrement à marcher le jour de la date anniversaire.
Pour autant, les événements du 16 février 1992 n’ont jamais été institué comme jour de commémoration officiel. En février 2013, l’association Entente inter-provinciale a invité le président Joseph Kabila et le Parlement à faire du 16 février la « Journée nationale des Martyrs de la démocratie » à l’instar du 4 janvier, « Journée nationale des Martyrs de l’indépendance », lui-même férié.


"Si ceux qui sont morts le 4 janvier 1959 l’ont été pour conquérir l’indépendance, ceux du 16 février sont morts pour conquérir la démocratie
Le président de l’association, l’ex-ministre Jean-Marie Ntantu Mey, justifiait alors sa position : « Si ceux qui sont morts le 4 janvier 1959 l’ont été pour conquérir l’indépendance, ceux du 16 février sont morts pour conquérir la démocratie. »"


"RDC : ni remords ni regrets pour l’ex-securocrate de Mobutu"
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° http://www.jeuneafrique.com/mag/526914/politique/rdc-ni-remords-ni-regrets-pour-lex-securocrate-de-mobutu/


Alain Atundu, porte-parole de la Majorite presidentielle, ancien directeur du renseignement sous la presidence de Mobutu. À Paris, le 26 janvier .2018. © Vincent Fournier/JA

Peu bavard sur les années Mobutu, Alain-André Atundu Liongo, cet ancien sécurocrate congolais porte désormais la voix de la Majorité présidentielle. Il nous a rendu visite, dans les locaux de Jeune Afrique, alors qu’il était à Paris pour affaires.

Ne comptez pas sur lui pour s’étendre sur sa longue carrière dans le renseignement. « En tout cas, pas avant que je sois à la retraite », précise-t-il. Alain-André Atundu Liongo, qui nous a rendu visite fin janvier, fut le dernier administrateur général du Service national d’intelligence et de protection (Snip) sous Mobutu – après avoir « gravi normalement les échelons », s’empresse-t-il d’ajouter.
Celui qui se revendique comme étant « stanleyvillois et fier de l’être » préfère se concentrer sur le présent. À 69 ans, l’ancien sécurocrate porte aujourd’hui une double casquette : porte-parole de la Majorité présidentielle (MP) et, depuis juillet dernier, président du conseil d’administration de la Société nationale d’électricité (Snel).

Ressurgir du passé

C’est ce second costume qu’il a revêtu pour venir à Paris « négocier un contrat d’audit » au nom de l’entreprise publique. « Je viens d’arriver. La première des choses à faire, c’est d’observer et de voir ce que nous pouvons améliorer », affirme Atundu, qui, avant de diriger le Snip, a été ambassadeur au Rwanda et est passé par la direction commerciale de la Gécamines.
De ses années dans les renseignements, il dit ne rien regretter. Travailler avec Mobutu ne fut, insiste-t-il, « ni une faute ni un blâme ». En mai 1997, lorsque le Maréchal est chassé du pouvoir par les hommes de Laurent-Désiré Kabila, le père de l’actuel chef de l’État, Atundu s’efface. Un ancien ministre qui le connaît bien raconte qu’à l’époque « il n’avait plus rien et se baladait à pied dans la ville ».

Près de dix ans plus tard, en 2006, Atundu resurgit. Torse bombé, il annonce sa candidature à la présidentielle. Coup de bluff ? Toujours est-il que l’ambition fait long feu. Il s’allie très vite à Pierre Pay-Pay, un autre ancien dignitaire de l’ère Mobutu.
Au second tour du scrutin, après l’élimination sans appel de son champion, Atundu se rapproche de Joseph Kabila. Son parti, la Convention pour la démocratie et la République (CDR), devient membre de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).

Toujours un pied en politique

Malgré tout, Atundu reste à l’écart de la gestion du regroupement politique et de la chose publique. Il se contente de jouer les communicants de la coalition au pouvoir, jusqu’à en devenir le porte-parole.

Le cardinal ne peut pas fixer le nombre de mandats présidentiels ni le mode de scrutin, déclare Atundu
Selon plusieurs cadres de la plateforme, c’est grâce à sa proximité avec Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, lui aussi passé par les « services », qu’Atundu a été propulsé à la tête de la Snel. « En tant que porte-parole de la MP, je suis proche de tout le monde », rétorque l’intéressé.
Une réponse d’ancien diplomate qui laisse vite la place aux punchlines d’homme politique lorsque la conversation s’oriente vers l’Église catholique, hostile au régime en place à Kinshasa. « Que chacun reste à sa place, lâche-t-il. Autant le chef de l’État ne va pas déterminer l’heure de la messe ni la date de la fête de Pâques, autant le cardinal ne peut pas fixer le nombre de mandats présidentiels ni le mode de scrutin. »
L’entretien s’achève. Atundu repart accompagné d’agents de sécurité spécialisés dans la « protection rapprochée des personnes ». Réflexe de sécurocrate face à ce qu’il qualifie d’« intolérance insupportable » des opposants radicaux à l’étranger."



"Abbé Vincent Tshomba : « Nous voulons manifester notre détermination à continuer la lutte commencée en 1992 »"
° https://actualite.cd/2018/02/16/abbe-vincent-tshomba-voulons-manifester-determination-a-continuer-lutte-commencee-1992/
L’Abbé Vincent Tshomba, curé de la Paroisse Saint-Joseph à Kinshasa, place la commémoration du 26e anniversaire de la marche des chrétiens sous le signe de la « continuité de la lutte ».
« Nous sommes dans la continuité de la lutte commencée en 1992. Nous voulons manifester notre détermination à continuer cette lutte. Nous voulons que les angoisses du peuple soient nos angoisses. Comme le dit le Pape, nous voulons être ces pasteurs aux odeurs des brebis, sortir du couvent pour aller à la périphérie », a-t-il dit notamment à ACTUALITE.CD à l’occasion de la procession organisée à cet effet.


Abbé Vincent Tshomba

Cette année, cet anniversaire a pris une autre dimension avec les violences ayant marqué les marches initiées par le Comité Laïc de Coordination.
« Nous avons commémoré toutes les victimes de la démocratie depuis le 16 février 1992. On a connu beaucoup d’actions réprimées dans le sang (…). Nous venons de commencer le carême. C’est dans la tradition de l’Eglise. Cela coïncide avec les 3 jours de jeûne et prière décrétés par les prêtres pour un armement spirituel par rapport à l’engagement aux côtés du peuple dans le combat pour la justice, mais aussi une démarche d’expiation par rapport aux humiliations et outrages subis pendant les deux dernières marches », a-t-il ajouté.[
L’abbé Vincent Tshomba est également le représentant du Collège des Curés doyens de Kinshasa.  C’est lui qui avait signé la lettre demandant aux curés de Kinshasa de sonner les cloches tous les jeudis à 21 heures."


Compatriotiquement!


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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau le 17/2/2018, 2:33 am

"ALORS QUE LE CLC APPELLE A UNE AUTRE MARCHE LE 25 FEVRIER
LE CLERGÉ KINOIS PRIVILÉGIE LA PRIÈRE AUX ACTIONS DE RUE"

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° http://www.forumdesas.org/spip.php?article14631



*C’est dans ce cadre que les prêtres ont décrété trois journées de jeûne et prière, partant du mercredi 14 février jusqu’au samedi 17 février 2018

Le clergé catholique de Kinshasa monte sur ses grands chevaux. A la demande de l’archevêque de Kinshasa, l’équipe sacerdotale mobilise les chrétiens de toutes les paroisses de la ville à observer trois journées de jeûne et de prière dès demain jeudi 15 février. Lancé au lendemain du mercredi de cendres, qui marque le début du carême sur l’échiquier planétaire, le triduum de mortification pour la RDC est visiblement privilégié aux actions des rues que compte encore organiser le Comité Laïc de Coordination (CLC) le 25 février.
(...)"



"RDC : les Evêques insistent pour des élections transparentes !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/02/15/rdc-les-eveques-insistent-pour-des-elections-transparentes/
° http://www.jeuneafrique.com/529236/politique/rdc-leglise-catholique-reclame-de-continuer-le-combat-contre-kabila/


"RDC: pétition à la CPI pour le Kasaï et les marches de chrétiens"
° https://afrique.lalibre.be/15296/rdc-petition-a-la-cpi-pour-le-kasai-et-les-marches-de-chretiens/

"Marches des laïcs catholiques : silence de la Tripartite Kabila-Sassou- Lourenço"
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° http://www.lephareonline.net/marches-laics-catholiques-silence-de-tripartite-kabila-sassou-lourenco/


"La CENI ôte son masque : sans machine à voter… pas d’élections en 2018"
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° http://www.lephareonline.net/ceni-ote-masque-machine-a-voter-delections-2018/
Au premier trimestre de 2015 déjà, la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) avait planté le décor du glissement du calendrier électoral en subordonnant la tenue des élections présidentielle, législatives nationales, provinciales et autres urbaines et locales à la satisfaction des contraintes politiques, sécuritaires, techniques, financières et juridiques. Le même épouvantail était brandi aux tenants du respect du calendrier électoral après la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, qui fixait les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales à décembre 2017 au plus tard. C’est le lieu de relever que la ligne de défense de cette institution d’appui à la démocratie n’a pas changé après la publication, le 05 novembre 2017, du calendrier électoral révisé.

En posant comme nouveau préalable à l’organisation couplée des scrutins présidentiel, législatif national et provincial le 23 décembre 2018, le recours à la « machine à voter », son président, Corneille Nangaa, n’a nullement surpris les compatriotes et partenaires étrangers qui doutaient déjà de sa prétendue volonté d’amener les Congolaises et Congolais aux urnes à la fin de cette année.(...)"



"La France exige l’examen de la machine à voter"
° http://www.latempete.info/27672-2/
"Pour la France, il est essentiel que « tous les candidats puissent se déclarer » aux prochaines élections"
° http://www.politico.cd/actualite/2018/02/16/france-essentiel-candidats-puissent-se-declarer-aux-prochaines-elections.html
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18574:la-france-propose-deux-pistes-de-sortie-de-crise-politique&catid=90:online-depeches


"Processus électoral : Corneille Nangaa demande à la CENCO le respect de l’indépendance de la CENI"
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° https://actualite.cd/2018/02/16/processus-electoral-corneille-nangaa-demande-a-la-cenco-le-respect-de-lindependance-de-la-ceni/

"RDC : Fayulu dénonce l’illégitimité des institutions et retourne ses émoluments de janvier"
 cyclops  cyclops  cyclops                  
° https://actualite.cd/2018/02/16/rdc-fayulu-denonce-lillegitimite-institutions-retourne-emoluments-de-janvier/


"L’action diplomatique mensongère du régime Kabila mise à nu par Nikki Haley – JJ Wondo"
° http://desc-wondo.org/fr/laction-diplomatique-mensongere-regime-kabila-mise-a-nu-nikki-haley-jj-wondo/
« Mentez, mentez il restera toujours quelque chose », cette citation résume très bien le stratagème rhétorique diplomatique du régime de Kabila pour justifier son glissement. Le mensonge d’Etat ou la mythocratie et le sophisme ont été pendant longtemps érigés en mode de rhétorique politique caractéristique du pouvoir de Kinshasa. Malheureusement pour le régime illégal de Kabila, toute chose a une fin. Les prétextes et autres subterfuges échafaudés de toutes pièces par le pouvoir congolais, avec l’aide de la CENI devenue l’instrument du glissement de Joseph Kabila, arrivent à leur péremption.

C’est le constat qui se dégage à l’analyse de la réplique opposée au ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, par l’Ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley. En effet, un grand débat du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur la situation politique et le déroulement du processus électoral au Congo-Kinshasa s’est tenu le 12 février 2018 à New-York sous la présidence de l’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley. Madame Haley n’est pas allée du dos de la cuillère pour fustiger en des mots très peu diplomatiques et très virulents, l’irresponsabilité générale du régime de Kabila dans la conduite générale des affaires d’Etat qui incluent autant la socio-économique désastreuse causant la misère des populations congolaises, que les questions politiques liées au processus électoral nébuleux et très peu fiable, ou les dossiers judiciaires relatifs à l’assassinat des deux experts de l’ONU ainsi que les aspects concernant les violations récurrentes des droits humains par le régime de Kinshasa.
On a assisté à une charge diplomatique inédite, humiliante et très virulente contre le régime de Kabila, qui restera sans doute dans les annales des Nations-Unies, faisant perdre le sang-froid à M. Okitundu. Ce dernier, très secoué par ce réquisitoire-surprise très sombre des Etats-Unis, pays où le régime de Kabila ne cesse de dépenser des dizaines de millions de dollars du trésor public dans le lobbying, n’a pas contenu sa nervosité qui traduisait en expression non verbale l’échec de toute la stratégie diplomatique qu’il a mise au point au profit de son chef Joseph Kabila.(...)"



 Nord-Kivu : Les FARDC confirment la présence de l’Armée Rwandaise sur le sol congolais"
° https://actualite.cd/2018/02/16/nord-kivu-fardc-confirment-presence-de-larmee-rwandaise-sol-congolais/


"Leïla Zerrougui appelle à la mobilisation de tous pour la réussite des élections en RDC"
° https://www.radiookapi.net/2018/02/15/actualite/politique/leila-zerrougui-appelle-la-mobilisation-de-tous-pour-la-reussite-des


"Coupures d’internet en RDC: les ONG menacent de saisir la justice"
° https://www.radiookapi.net/2018/02/16/actualite/economie/coupures-dinternet-en-rdc-les-ong-menacent-de-saisir-la-justice

[
"Le Conseil de sécurité de l’ONU dégoûte l’opposition en RDC "
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question    
° http://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/02/14/conseil-de-securite-de-lonu-degoute-lopposition-rdc.html


"Prendre ou laisser ?"
° https://laprosperiteonline.net/2018/02/15/prendre-ou-laisser/
Des défis énormes se dressent devant le train électoral censé atteindre la gare ce 23 décembre pour apporter à la démocratie congolaise le ouf de soulagement tant recherché pour une alternance apaisée début 2019.
Seulement, les défis sont énormes que l’impasse politique elle-même au Congo-Kinshasa se dote de plusieurs tournures et contours.
Oui. Elle n’est plus qu’une affaire mettant en jeu des contradictions entre congolais. Mais, même à l’échelle continentale et internationale, des intérêts ainsi que des vues s’entrechoquent sur le pays de Lumumba.

La séance de travail au Conseil de sécurité de lundi dernier sur le processus électoral congolais aura révélé tout un pan de cette problématique.
Au moment où se tenait, un peu plus tard, à Kinshasa la tripartite RDC-Angola-Congo/Brazza, là, à New York, Nangaa-Nikki Haley-She Okitundu, dans une séance   d’échange antithétique, scrutaient la même problématique congolaise : les élections.
Les dernières innovations de la loi électorale et, en dessous, la donne des marches du CLC, doublées de leurs revendications,…sont passés au scalpel.

Désormais, l’avis est de plus connu. La machine à voter est indésirable pour plusieurs membres de ce qui est appelé généralement ‘’la communauté internationale‘’, avec à leur tête, les Etats-Unis d’Amérique.
L’administration Trump, par Nikki Haley, celle là qui avait été dépêché à Kinshasa fin 2017 et dont la visite a produit l’effet de la publication du calendrier, s’oppose avec énergie à l’utilisation, lors des prochaines joutes en RDC, de la ‘’machine à voter’’. Les Usa la perçoivent comme un ‘’système capable de pousser à la contestation des résultats’’, avec son corollaire de crise postélectorale et ses graves conséquences.
Le duo CENI-Gouvernement (Pouvoir) ayant déjà succombé à la logique de foncer vers les prochaines élections, semblent ne point être prêt à céder au nom d’un ‘’Halley l’a dit’’. Du moins, jusque-là. Au Conseil de Sécurité, Nangaa disait que sans machine à voter, il ne pourra y avoir élections au Congo qu’en juillet 2019.

C’est là, en tous cas, une pilule qui ne saurait passer dans les gossiers des membres de l’Opposition encore moins être tolérée par l’Eglise Catholique dont les Evêques, à l’aube de la marche du 25 février, sont en assemblée extraordinaire. La relance de la controverse autour de la machine à voter dans ce contexte d’une marche à venir ne va-t-il pas réchauffer à blanc les esprits ?
Par dessus tout, quelle conclusion peut-il être tirée de cette situation ? A tout prendre, le train des élections du 23 décembre, sous la loi électorale avec ses innovations telle la machine à voter, parait foncer, dans le tableau actuel, vers un mur. Ce, dès lors que l’adhésion des forces nécessaires au pays comme à l’étranger, ces partenaires ‘’impérieux, n’est pas à l’ordre du jour.

La question, la vraie, c’est que faire ? Qui du trio Usa-Opposition-Eglise catholique et du duo CENI-Pouvoir devrait accepter de prendre et de laisser telle ou telle option pour peu que les congolais aillent aux urnes à temps ? La logique diplomatique voudrait qu’un compromis soit trouvé. Mais, comment le sera-t-il et quand ?"



"RDC: une propriété du président Kabila à nouveau attaquée dans le Nord-Kivu"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180216-rdc-propriete-president-kabila-attaque-nord-kivu-joseph-mai-mai-kabasha

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Re: RDC: L’Église catholique attend d’autres initiatives du CLC

Message  ndonzwau Aujourd'hui à 2:13 am

Sommes-nous au tournant sinon d’un dialogue au moins d’un début de négociation ou alors d’une offre bien calculée d'arrangement de la crise entre ‘JK’ et ses opposants y compris la Cenco lorsqu’on fait état (rumeurs ?) d’une récente rencontre entre Monsengwo et ‘JK’, lorsque dans ses déclarations la Cenco souligne qu’il n’y a pas de deal entre elle et l’Opposition, lorsque la libération de Diomi et Muyambo est programmée pour demain.............

Les pressions des Cathos ont-elles à ce point obligé le pouvoir de céder ou de baisser la garde au point de permettre cette libération quand bien même une tel début de largesse de sa part du pouvoir n'écarte pas d’autre piège étant donné qu'il cherche aussi à désamorcer la contestation contre lui à la veille d’une marche de protestation que la Cenco n'est plus en mesure d'arrêter mais peut-être de rendre moins vindicative ?
Les conclusions des Évêques à l'issue de leur Assemblée me paraissent assez tièdes (mauvais signe ?) mais elles font notamment et explicitement état d’une 'invasion et d’une occupation étrangère en vue de la balkanisation de notre pays', nous renseignent-ils davantage sur leur détermination ou jouent-elles un peu d’équilibrisme réaliste ?

Difficile de trancher sur ce que nous réservent les lendemains mais une chose est sûre, la bataille se joue aussi dans les interstices d'une certaine realpolitik : si notre Cardinal n'hésite pas à prendre son bâton de Général que la guerre ne peut effrayer, en général les prélats ne sont pas par nature des foudres de guerre, ils jouent volontiers le pardon, la concorde des âmes...
Et avec ce pouvoir qui commence à lâcher (précautionneusement !) du lest, attendons voir demain, c'est plus prudent...


"DECLARATION DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO A l’issue de l’Assemblée Plénière Extraordinaire du 15 au 17 février 2018"
° http://cenco.org/declaration-de-la-conference-episcopale-nationale-du-congo-a-lissue-de-lassemblee-pleniere-extraordinaire-du-15-au-17-fevrier-2018/

"CENCO : « Nous n’abandonnerons jamais notre engagement pour l’avènement d’un Etat de droit en RDC »"
° http://cenco.org/cenco-nous-nabandonnerons-jamais-notre-engagement-pour-lavenement-dun-etat-de-droit-en-rdc/


"Homélie de S.E. Mgr Marcel Utembi à la messe d’ouverture du Comité Permanent de la CENCO"
° http://cenco.org/homelie-de-s-e-mgr-marcel-utembi-a-la-messe-douverture-du-comite-permanent-de-la-cenco/
° http://cenco.org/mgr-gaston-ruvezi-ceux-qui-nous-font-souffrir-ont-besoin-de-la-conversion/

"Les résolutions de l’assemblée générale de la CENCO attendues ce lundi"
° https://actualite.cd/2018/02/17/les-resolutions-de-lassemblee-generale-de-la-cenco-attendues-ce-lundi/


"RDC : La CENCO appelle une fois de plus à la redynamisation de la CENI"
° https://actualite.cd/2018/02/19/rdc-cenco-appelle-de-plus-a-redynamisation-de-ceni/

"RDC : « Aucun deal entre l’Eglise Catholique et l’Opposition »-Donatien Nshole"
° https://actualite.cd/2018/02/19/rdc-aucun-deal-entre-leglise-catholique-et-lopposition-donatien-nshole/
° http://cas-info.ca/marche-du-clc-la-cenco-ne-voit-aucune-collaboration-entre-lopposition-et-leglise/


"RDC : Vite une décrispation avant la marche du 25 février"
° https://afrique.lalibre.be/15489/rdc-vite-une-decrispation-avant-la-marche-du-25-fevrier/



Le pouvoir congolais tente coûte que coûte de désamorcer la marche des catholiques de ce dimanche 25 février.

Près de quatorze mois que majorité présidentielle et opposition se sont entendus, sous l’égide des évêques de la Cenco, pour signer l’Accord de la Saint-Sylvestre. Et depuis cette signature, force est de reconnaître que la plupart des articles de cet accord sont demeurés sans lendemain.
Et soudainement, carnaval ou chandeleur obligent, le pouvoir annonce qu’il va mettre en pratique certains points du chapitre de la décrispation. Pas tous, il ne faut pas exagérer, mais certains, parmi les plus « emblématiques » ou les plus symboliques.

Le processus devrait donc commencer avec une vraie double bonne nouvelle ce mardi 20 février, avec la libération annoncée de Franck Diomi Ndonglala, le patron de la démocratie chrétienne, et de Jean-Claude Muyambo, ancien bâtonnier de Lubumbashi et président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scope). Deux des cas emblématiques repris dans l’Accord de la Saint-Sylvestre. Deux cas très symboliques qui, espère le pouvoir, va pouvoir apaiser un peu la tension particulièrement palpable dans les grandes ville de la République démocratique du Congo à quelques jours de la 3e marche des catholique qui s’annonce particulièrement bien suivie.
Mais, évidemment, pas question ici de parler de la fin des poursuites contre Moïse Katumbi, qui demeure toujours la bête noire du pouvoir.


Fin du dédoublement

Mais cette mesure ne suffira pas, à elle seule à faire retomber la tension, des tractations sont donc en cours au sein de la majorité pour garantir la fin du dédoublement des partis, autre promesse faite dans l’Accord de la Saint-Sylvestre. Mais ici aussi, comme pour la libération des prisonniers politiques, tous les partis ne seraient pas sur un pied d’égalité. Pour l’instant, si le PDC, l’ARC et l’Unadef paraissent concernés par la fin des dédoublements, le MSR de Pierre Lumbi, ancien conseiller à la sécurité du président Kabila serait oublié dans cette liste. De quoi satisfaire certains opposants out en tentant de diviser le G7.

Dépouille Tshisekedi

Et puis, il y a la négociation à double détente pour le poste de Premier ministre et le retour de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. L’UDPS tient plus que tout à ce retour. Le pouvoir craint la mobilisation populaire qu’il pourrait susciter ce retour.
Personne n’a oublié à Kinshasa les millions de Kinois qui se sont amassés sur le bord de la route pour salue le retour du vieil opposant en juin 2016, ni la foule compacte qui avait suivi son meeting quelques jours plus tard.
Mais aujourd’hui, s’il veut tenter de redorer son image de pouvoir intransigeant et s’asseyant sur tous les textes qu’il signe, de casser la dynamique de l’opposition et d’affaiblir la détermination des « marcheurs catholiques », le pouvoir sait qu’il doit prendre des risques et vite, la prochaine marche, c’est dans six jours. L’annonce du retour de la dépouille devrait par ailleurs, et le pouvoir le sait , permettre à Félix Tshisekedi de se présenter en position de force au prochain congrès de l’UDPS.

Monseigneur Gérard Mulumba, le frère d’Etienne et donc l’oncle de Félix n’a cessé de marteler que le corps devait rentrer, que « la famille n’envisageait pas un enterrement à Bruxelles ». « La pression sur Félix Tshisekedi est forte », explique un habitué de la 10e rue de Limete. Pression familiale et pression du parti et pression du pouvoir. « Kabila n’est pas chaud pour lui donner la primature. D’abord parce qu’il sait que ça va encore créer des frictions dans sa famille politique, ensuite, parce que après Badibanga et Tshibala, un troisième Muluba à la tête du gouvernement, ce n’est pas un gage de sérieux », indique cette fois un proche du pouvoir. « Mais il y a d’autres postes en vue qui pourraient être proposés à Félix ». 
« Jusqu’ici, Félix Tshisekedi n’a toujours pas cédé. Il sait que ce passage par la case pouvoir peut-être synonyme d’envoi aux oubliettes dès que le pouvoir n’aura plus besoin de lui », continue un proche de Félix Tshisekedi.

Course contre-la-montre

Du côté du pouvoir, même si on préfère jouer la nonchalance, on sait que le temps presse pour semer le doute dans l’esprit des opposants et de la société civile. Tout le monde attend dans les prochaines heures un communiqué des évêques congolais qui pourrait mobiliser plus que jamais une population qui n’entend pas abandonner ses marches sans obtenir un résultat vraiment significatif.
Car si les organisateurs des marches des Catholiques demandaient l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre – qu’ils pourraient donc obtenir en partie – ils exigeaient aussi que le président annonce publiquement qu’il ne briguerait pas un troisième mandat. Ce point-là, est toujours sans réponse."


"La libération de Diomi et Muyambo annoncée pour ce mardi (Avocat)"
° https://actualite.cd/2018/02/19/liberation-de-diomi-muyambo-annoncee-mardi-avocat/

° http://www.dw.com/fr/lib%C3%A9rations-annonc%C3%A9es-de-jean-claude-muyambo-et-eug%C3%A8ne-diomi-ndongala-en-rdc/a-42620809
° https://7sur7.cd/new/2018/02/rdc-decrispation-politique-diomi-et-muyambo-seront-liberes-ce-vendredi/
° http://times.cd/2018/02/16/folles-rumeurs-autour-de-la-liberation-de-diomi-ndongala-et-jc-muyambo/


"Dans une déclaration, les Evêques s’interrogent : « Pourquoi tant de morts ? » - 19 février 2018"
° http://www.diacenco.com/dans-une-declaration-les-eveques-sinterrogent-pourquoi-tant-de-morts/

"RDC : la CENCO réaffirme son soutien au Cardinal Monsengwo"
° http://cas-info.ca/rdc-la-cenco-reaffirme-son-soutien-au-cardinal-monsengwo/



"Point de presse de la Cenco par l'abbé Nshole secrétaire Cenco DU 19/2/18"



Actu Expliquée 19.02 : Diomi et Muyambo libres ce mardi? + Résolutions de la cenco"




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