LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

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LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 25/8/2018, 4:22 am


"URGENT
RDC: six candidats exclus de la présidentielle en RDC, dont Jean-Pierre Bemba (Commission électorale)

° http://www.rfi.fr/afrique/tag/rdc/
Six candidats exclus de la présidentielle en RDC. C’est ce qu’a annoncé ce vendredi soir la commission électorale congolaise. Sont visés l’ancien vice-président et l’un des principaux opposants Jean-Pierre Bemba, les anciens premiers ministres Antoine Gizenga, Adolphe Muzito et Samy Badibanga, ainsi que Marie-José Ikofu et Jean-Paul Moka⁩. Sur 25 candidatures, 19 ont été retenus. Pour les législatives, sur 15505 candidatures reçues, 282 ont été considérées par la commission électorale comme irrecevables. Plutôt dans la soirée, 6 des 7 principaux aspirants candidats de l’opposition à la présidentielle avaient signé une déclaration commune mettant en garde le président de la Ceni et dénonçant des injonctions. Ils avaient appelé Joseph Kabila à « libérer le processus électoral »."


"RDC : La CENI déclare irrecevable les candidatures de Bemba, Badibanga et Muzito
° http://actualite.cd/2018/08/25/rdc-la-ceni-declare-irrecevable-les-candidatures-de-bemba-badibanga-et-muzito/
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié la liste provisoire des candidats pour la présidentielle et les législatives nationales, ce samedi 25 août 2018, conformément au calendrier électoral. Les travaux de délibération des candidatures entamés le lundi 20 août 2018 se sont poursuivis jusque ce vendredi 24 août 2018 tard dans la nuit.

25 candidatures ont été reçues par la CENI pour la présidentielle. 19 ont été déclarées recevables, 6 irrecevables. Les raisons évoquées : Défaut de nationalité d’origine, paiement de frais de dépôt non traçable, conflit d’intérêt avec le parti politique, défaut de signature et condamnation par une cour.

Les candidatures jugées recevables :


  • Seth Kikuni
  • Kazadi Ngumbe Ngumbe
  • Ngoy Théodore
  • Mba Joseph
  • Noel Tshiani
  • Mabaya Jean
  • Kin Kiey Mulumba
  • Freddy Matungulu
  • Félix Tshisekedi
  • Shekomba Alain-Daniel
  • Radjabo Tebabo
  • Vital Kamerhe
  • Martin Fayulu
  • Yve Punga
  • Gabriel Mokia
  • Masheke Sylvain
  • Ramazani Shadary
  • Charles Luntandila
  • Francis Vemba


Pour les législatives, 15 505 candidatures ont été reçues, 15202 ont été jugées recevables et 282 irrecevables.
Un peu plus tôt, Nadine Mishika (MLC), questeur adjoint de la CENI avait quitté la plénière en pleine délibération.

A l’issue d’une nouvelle étape de contentieux électoral au niveau de la Cour constitutionnelle (du 25 août au 4 septembre 2018), une notification des arrêts sera transmise à la CENI par la Haute Cour. Il sera ainsi rendu publiques, le 19 septembre 2018, deux décisions définitives reprenant les listes des candidats président et députés nationaux.
170 Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) étaient repartis sur l’ensemble du territoire national. 25 dossiers de candidature ont été réceptionnés pour la présidentielle.
Par ailleurs, après traitement des 217 recours dans le cadre des contentieux électoraux des candidatures à la députation provinciale au niveau des Cours d’appel faisant office des Cours administratives d’appel, la CENI a publié la liste définitive reprenant les 19640 candidats retenus pour ce scrutin dont 12% des femmes."


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #
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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 25/8/2018, 11:22 pm

Voici les prolégomènes pour mieux comprendre les décisions et leur véritable destinée !

"CLC : « Le sang des Congolais doit-il encore couler ? »
° https://afrique.lalibre.be/23507/clc-le-sang-des-congolais-doit-il-encore-couler/
Deux semaines après l’annonce d’une non candidature de Joseph Kabila à la présidentielle, le comité Laïc de coordination écrit au secrétaire général des Nations Unies mais aussi aux responsables de plusieurs instances internationales pour mettre en garde contre un processus électoral bradé source de tous les chaos en RDC et dans toute la région.(...)"

"LETTRE ÇLC AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ONU
° https://afrique.lalibre.be/app/uploads/2018/08/Lettre-CLC-au-secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-de-lonu.pdf
Kinshasa, le 22 août 2018
 
Copies pour information à: 
- Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine 
- Madame la Présidente du Conseil : Affaires générales et Relations Extérieures de l'Union Européenne
- Madame la Secrétaire Générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)
- Monsieur le Secrétaire Exécutif de la SADC 
- Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC 
- Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CIRGL 
- Messieurs les Ambassadeurs de la République populaire de Chine, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis d'Amérique et de la Russie en République Démocratique du Congo 
- Monseigneur le Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) 

A Son excellence Monsieur Antonio GUTERRES
Secrétaire Général de l'ONU
Sutton Palace Manhattan, NEW YORK

Objet: Appel insistant du Comité Laïc de Coordination {CLC} à la Communauté internationale

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

1. Le Comité Laïc de coordination (CLC) a noté avec satisfaction le renoncement du Président Joseph Kabila à un troisième mandat du reste inconstitutionnel. Il regrette cependânt qu'il ait fallu le sacrifice des centaines de morts et de blessés ainsi que des arrestations et détentions arbitraires massives, qui auraient pu être évitées. Malgré tout, il salue ce geste rendu possible grâce au combat du peuple congolais et à l'accompagnement de la Communauté internationale. ~ ~
2. Aussi, félicite-t-il la Communauté internationale pour son extraordinaire engagement auprès du peuple congolais tout au long de ce combat pour soutenir la tenue d'élections démocratiques conformément à la Constitution congolaise. Il s'agit de cet engagement matérialisé, entre autres, par toutes les initiatives ayant découlé des Résolutions 2277, 2348 et 2409 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (ONU) ainsi que les prises de position et recommandations pertinentes de l'Union Africaine {UA), sans oublier celles de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), de la Communauté de Développement matérialisé, entre autres, par toutes les initiatives ayant découlé des Résolutions 2277, 2348 et 2409 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (ONU) ainsi que les prises de position et recommandations pertinentes de l'Union Africaine {UA), sans oublier celles de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), de la Communauté de Développement
des Etats de l'Afrique Australe (SADC), de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) et de l'Union Européenne (UE).
3. Le CLC relève cependant que beaucoup reste encore à faire car, ce geste de respect des dispositions constitutionnelles, salué par tous, n'apporte qu'une assurance limitée puisqu'il ne constitue qu'un élément d'un ensemble. Si l'on n'y prend pas garde, il pourrait occulter la
nécessité et l'urgence de s'attaquer à d'autres problèmes préoccupants dont la persistance continue à éloigner le processus électoral de son objectif. Les questions encore pendantes sont les suivantes: la violation du principe d'inclusivité, le non respect du consensus national et l'inféodation de la CENI et de l'appareil judiciaire au pouvoir en place.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
4. Alors que la nécessité d'organiser des élections inclusives a toujours été affirmée dans l'Accord de la Saint-Sylvestre comme un impératif incontournable, acceptée tant par la Communauté nationale qu'internationale, le Président Joseph Kabila continue d'exclure délibérément certains acteurs politiques de l'opposition et de la société civile. Tel est le cas de Moïse Katumbi. De plus, il s'efforce d'écarter de la compétition électorale certains autres candidats à l'élection présidentielle, comme Jean-Pierre Bemba dont l'invalidation a déjà été annoncée par le porte-parole de la Majorité Présidentielle, lors de l'une de ses conférences de presse, s'attribuant ainsi les prérogatives de la CENI et de la Cour Constitutionnelle. Par ailleurs, des sources concordantes font également état des tentatives de mise en place des stratégies d'exclusion de la candidature de Félix Tshisekedi des listes électorales.
-C'est, pourtant, dans le souci de respecter ce principe d'inclusivité que l'Accord du 18 octobre 2016 de la Cité de l'Union Africaine avait été rejeté pour être remplacé par celui du 31 décembre 2016. Tel que stipulé dans son préambule, les participants avaient signé cet Accord, « mus par la volonté de trouver une entente commune basée sur la recherche de plus d'inclusivité en vue du règlement des problèmes politiques causés par le retard dans l'organisation des élections, et attendu que cette recherche d'inclusivité devait se faire en harmonie avec la Constitution et les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ( ... ) »
-Par ailleurs, la Résolution 2409 du Conseil de Sécurité souligne précisément, en son point 6, « qu'il faut tout faire pour que les élections du 23 décembre 2018 soient transparentes, crédibles, inclusives et sûres ». Cette Résolution « exhorte le Gouvernement et toutes les parties concernées à créer les conditions nécessaires pour que ce processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme au calendrier électoral, à la Constitution congolaise et à l'Accord du 31 décembre 2016 ( ... ) » (point 10).
-L'exclusion de Moïse Katumbi, celle programmée de Jean-Pierre Bemba, de Félix Tshisekedi ou de tout autre citoyen congolais qui remplit les conditions requises d'éligibilité, est de nature à embraser le pays et l'ensemble de la sous-région.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
5. Le consensus national incarné par l'Accord de la Saint-sylvestre n'est d'application que de manière biaisée et sélective, suivant le bon vouloir de la Majorité Présidentielle pourtant signataire dudit Accord. Et cette situation, à l'état, ne garantit nullement le respect de l'égalité des chances dans la compétition électorale prévue.
-Les mesures de décrispation politique, jugées comme préalables incontournables pour des élections apaisées attendent encore d'être mises en œuvre. La monopolisation des médias publiques par une seule famille politique et la fermeture des médias privés demeurent
préoccupantes. Aucune mesure d'élargissement des prisonniers politiques emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo ou Franck Diongo, n'a été arrêtée, comme le réclame cet Accord.
-La partialité dans le traitement des candidats à l'élection présidentielle est plus que visible. Le candidat de la Majorité Présidentielle, Ramazani Shadari, bénéficie d'ores et déjà d'un traitement de faveur. Bien que n'exerçant aucune fonction gouvernementale, il fait désormais partie des délégations officielles de la République à des Conférences des Chefs d'Etat, comme lors du 38è Sommet de la SADC à Windhoek en Namibie. En outre, quelques jours auparavant, il avait bénéficié d'un entretien privé avec un Chef d'Etat étranger en visite de travail en RDC.

6. L'inféodation de la Commission Electorale Nationale Indépendante au pouvoir en place demeure fort préoccupante, puisque c'est à cette institution qu'incombe la gouvernance électorale en toute impartialité. lnstrumentalisée à souhait, elle reste sourde à tous autres
conseils et recommandations tant de la part de la communauté nationàle qu'internationale.
A titre illustratif, on fait entre autres les deux constats suivants :
-La Loi électorale n'a pas prévue le recours à la machine à voter. Dans son calendrier des élections: présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales qu'elle a rendu publique le 5 novembre 2017, la CENI avait même programmé, du 20 septembre au 6
octobre 2018, les préparatifs techniques de l'impression des bulletins de vote. Ceux-ci sont censés être imprimés, du 7 octobre au 15 novembre et distribués du 16 novembre au 5 décembre 2018 dans les différents bureaux de vote. Alors qu'on est dans les délais, contre toute attente, malgré le rejet de la population, la CENI improvise et s'entête à imposer, à la place, des machines à voter.
-La publication et le nettoyage du fichier électoral, maintes fois réclamés, n'ont jamais été réalisés. L'audit effectué par l'Organisation internationale de la Francophonie a relevé de très graves faiblesses dans ce fichier, notamment le manque d'empreintes digitales pour 16,
6% soit six millions sept cent mille d'enrôlés {6, 7 millions) et des millions de cartes vierges portées disparues, sans oublier le cas des 498.345 enrôlés qui n'auront pas l'âge de voter {18 ans), le 23 décembre 2018. Le refus de remédier à cette situation passe pour une preuve
irréfutable de l'existence d'un agenda caché à la base de ces anomalies.


7. L'instrumentalisation de la Justice, des Forces de Police, de l'Armée et des Services de Sécurité à des fins partisanes au protit de la Majorité Présidentielle fait l'objet du lot quotidien qui ne garantit pas la jouissance équitable de la justice électorale.
-La Cour Constitutionnelle, par sa loi organique, son Règlement intérieur et sa reconfiguration, fait déjà craindre de sa partialité dans le traitement des futurs Contentieux électoraux.
-Le harcèlement judiciaire et politique des jeunes des Mouvements citoyens, notamment dans le cas de Carbone Beni et de ses compagnons de Filimbi qui n'ont fait qu'exercer leurs droits de liberté d'opinion, est inacceptable.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,
8. En conclusion, au regard de ce qui précède, le CLC attire votre particulière attention et celle de l'ensemble de la Communauté internationale sur les perspectives peu rassurantes en matière d'inclusivité et de crédibilité qui continuent à hanter l'avenir de la ROC. A cela s'ajoute l'ambiguïté de la problématique du financement de ces élections, sans plan de décaissement et où le discours volontariste du gouvernement est en contradiction flagrante avec la réalité concrète du terrain.
-Si toutes ces équations ne sont pas résolues dans les jours qui viennent, elles constitueraient en elles-mêmes, les germes de conflit qui, inéluctablement, conduiraient vers une crise généralisée, pouvant plonger le pays ainsi que la sous-région dans le chaos.
Car, il ne sera pas possible de contenir plus longtemps la .colère de la population déçue et excédée par le comportement antidémocratique de ses dirigeants. Faudra-t-il que le sang des Congolais coule à nouveau ?
-Le retour à l'ère des violences des rebellions serait de nature à remettre en cause les acquis si précieux des Accords de Sun City, fondement de la troisième république, obtenus à l'arrachée au prix de tant d'efforts et de soutien de la Communauté internationale.

9. Voilà pourquoi, avec insistance, le CLC invite une fois de plus la Communauté internationale, en particulier les Nations Unies, l'Union Africaine, l'Union Européenne, la SADC, la CEEAC et la CIRGL, à accentuer leurs efforts pour qu'aucun acteur politique ne soit exclu du processus électoral, que la machine à voter soit retirée, que le fichier électoral soit nettoyé et que toutes les mesures de décrispation politique soient réellement
d'application. Tout cela avant le 19 septembre 2018, daf e la publication des listes définitives des candidats présidents et députés nationaux.
-Si ces dispositions ne sont pas remplies, le CLC se verra dans l'obligation de poursuivre jusqu'au bout son combat non violent pour le respect des règlements en vue d'une alternance démocratique et pacifique.  
Puisque le Président Kabila, son gouvernement et la haute direction de la CENI sont devenus, par leur partialité, des obstacles majeurs à la tenue des élections crédibles en ROC, il s'agira :
;;... d'exiger qu'ils soient déchargés, toutes affaires cessantes, de leurs prérogatives dans la gestion du processus en cours ;
;;... de solliciter des Nations-Unies et de l'Union Africaine d'assurer le parachèvement de ce processus électoral de tous les dangers, en collaboration avec une expertise congolaise exempte de toute ambition électorale et ayant un sens d'abnégation confirmée.

Vous remerciant d'avance pour la bonne attention que vous voudrez bien réserver à ce plaidoyer, nous vous prions d'agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l'assurance de notre très haute considération.
POUR LE COMITE LAIC DE COORDINATION
Mr Jonas Tshiombela
Prof Isidore Ndaywell
Prof Justin Okana
Mr Julien Lukengu
Mme Gertrude Ekombe
Mr Franklin Mbokolo "


"RDC : « Sans Katumbi, Bemba et Tshisekedi, cette élection, ce sera le chaos »
° https://afrique.lalibre.be/23519/rdc-sans-katumbi-bemba-et-tshisekedi-cette-election-ce-sera-le-chaos/

"RDC: Bien avant l’invalidation des candidatures, l’opposition avait appelé la population à se mobiliser
° http://actualite.cd/2018/08/25/rdc-bien-avant-linvalidation-des-candidatures-lopposition-avait-appele-la-population-a-se-mobiliser/
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/08/24/crise-a-la-ceni-lopposition-accuse-le-pouvoir-de-vouloir-faire-invalider-bemba-et-tshisekedi.html
° http://actualite.cd/2018/08/25/invalidation-de-bemba-katumbi-accuse-kabila-dinstrumentaliser-la-ceni/
"Opposition congolaise : « On a la preuve qu’ils veulent invalider Bemba et Tshisekedi »
° https://afrique.lalibre.be/23555/opposition-congolaise-on-a-la-preuve-quils-veulent-invalider-bemba-et-tshisekedi/



"Présidentielle en RDC: polémique autour des candidatures rejetées par la Céni
° http://www.rfi.fr/afrique/20180825-rdc-presidentielle-reactions-six-candidatures-rejetees-ceni-polemique-bamba
En République démocratique du Congo, la Commision nationale électorale (Céni) a rejeté six candidatures sur 25, à la présidentielle du 23 décembre prochain. Parmi les concernés figurent Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoin ainsi que l’ancien et éphémère Premier ministre de la Transition, Samy Badibanga, pour défaut de nationalité d’origine. Cette décision controversée de la Céni suscite beaucoup de réactions.

Pour Jean Pierre-Bemba, le grand exclu, le motif donné par la Céni fut sa condamnation pour subornation de témoin. L’ancien vice-président a été acquitté pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique. Cependant, la Cour pénale internationale l’a reconnu coupable de subornation de témoins, en mars 2017. Or, la loi électorale prévoit l’invalidation de tout candidat condamné par un jugement irrévocable de corruption et la Céni fait ainsi l'amalgame entre les deux délits, corruption et subornation.
Un choix qui « démontre totalement » que la Commission « est sous le contrôle du pouvoir en place » et « reçoit des injonctions du pouvoir en place pour éliminer des candidats », affirme Jean-Pierre Bemba lui même, interrogé par nos confrères de France 24. Le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC) envisage à présent de faire appel contre une « décision inique », inspirée selon lui par la volonté du pouvoir de se « perpétuer, par d'autres formes ».

Au micro de RFI, Eve Bazaiba, secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo, parti de Jean-Pierre Bemba, expliquait dès ce samedi matin que celui-ci a été écarté tout simplement parce qu’il représente une menace sérieuse pour le parti au pouvoir. A ses yeux, la candidature de Jean-Pierre Bemba « faisait trembler la Kabilie au point d’instrumentaliser la Ceni en vue de l’écarter ». Elle affirme par ailleurs que le ministre de la Justice avait envoyé une lettre « assortie de la liste des noms des personnes que Kabila ne voulait pas voir postuler ».

Une décision incompréhensible

Parmi les six candidats écartés par la Commission électorale nationale indépendante figure notamment l'ancien Premier ministre, Samy Badibanga. En ce qui le concerne, la Céni parle de défaut de nationalité d'origine pour expliquer sa décision. Selon elle, après avoir perdu sa nationalité d’origine, le recouvrement de cette dernière ne donne droit qu’à une nationalité d’acquisition et ne lui permet donc pas d’être candidat. Une décision que Samy Badibanga ne comprend pas.
« Je bénéficie d’un arrêté ministériel portant recouvrement de la nationalité congolaise d’origine, justement c’est bien spécifié ,qui a été signé le 25 novembre par le ministre actuel de la Justice. Donc, en prenant une telle décision, la Céni se substitue au ministère de la Justice et tente même de me faire croire que le ministre de la Justice est incompétent. D’autre part, comment se définit la nationalité congolaise d’origine ? J’ai les deux parents qui sont congolais et je fais partie de cette ethnie du centre du Congo. Donc, je remplis tout à fait les deux conditions. Comment peut-on me faire perdre ma qualité de Congolais d’origine ? On ne perd jamais ses origines à moins que la Céni veuille bien faire de moi un apatride et me demander de renier mes parents », précise-t-il.

La seule femme qui figurait sur la liste des 25 candidats à la présidentielle, Marie-Josée Lifou a également été écartée pour cette même raison, à savoir défaut de nationalité d’origine.
Adolphe Muzito est un autre ancien Premier ministre à avoir été écarté. Il a été suspendu de son parti, le Parti Lumumbiste Unifié, et se présentait comme indépendant, mais la Céni a retenu le conflit entre Muzito et son parti pour justifier sa décision.
Antoine Gizenga, âgé de 92 ans, a également écarté. La Céni reproche à ce compagnon de Lumumba de ne pas avoir pas bien rempli les différents formulaires lors du dépôt de sa candidature.
Et enfin, Jean-Paul Moka Ngolo également écarté par la Céni qui annonce n'avoir pas pu retracer le paiement de sa caution électorale.

Un possible recours

Un recours est toujours possible. Les six candidats écartés peuvent saisir la Cour constitutionnelle dans les 48 heures et ce n’est qu’après que la Commission électorale pourra alors publier la liste définitive des candidats, le 19 septembre.
Les partisans de Jean-Pierre Bemba ont déjà prévenu, ce samedi, qu'ils allaient se mobiliser contre le rejet de sa candidature.
« Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré la députée Eve Bazaiba. Le MLC va commencer par « un recours devant la Cour constitutionnelle d'ici mardi matin », a-t-elle ajouté.

Les autorités soulignent l'indépendance de la Céni

Les autorités congolaises soulignent que la Commission électorale est indépendante. Joint par RFI, Lambert Mendé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, indique qu’il faut, par conséquent, respecter ses décisions.
« Nous avons simplement pris acte de la décision de la Céni qui est un organe indépendant. Elle a suivi le prescrit de la loi et quand on examine bien cette liste, il y a aussi bien des candidats proches de la majorité que de l’opposition et donc, on ne peut pas l’accuser d’avoir été partisane, comme j’entends dire. C’est devenu, je pense, une seconde nature pour l’opposition que de contester tout. Je pense que c’est une attitude nihiliste qui n’arrange pas l’avenir de notre pays et qui est celle de tout remettre en cause parce que soi-même, on n’est pas prêt pour les élections le 23 décembre. L’opposition est un peu dans la situation de la cigale qui a chanté tout l’été. Lorsque maintenant le moment est venu de s’assumer, elle ne fait que se plaindre de tout et de rien puisque nous n’avons quand même pas pu donner, à la Céni, l’ordre d’invalider même des candidats, comme monsieur Gizeng, qui sont très proches de nous. Pourtant, ils ont été invalidés. Donc, il faut respecter l’indépendance de la Commission et cesser de chercher des poux sur la tête de la majorité ou du gouvernement », a déclaré Lambert Mendé à RFI, avant d’ajouter que des élections inclusives ne doivent pas justifier d’aller à l’encontre de la Constitution."



"Rejet de la candidature de Bemba : l’opposition s’enflamme sur les réseaux sociaux"
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-41571_rejet_de_la_candidature_de_bemba_l_opposition_s_enflamme_sur_les_reseaux_sociaux.html

° http://actualite.cd/2018/08/25/invalidation-des-candidatures-la-decision-de-la-ceni-est-incoherente-selon-lunc/


"Eve Bazaiba sur invalidation de Bemba : « Une simple lettre de Thambwe Mwamba a remplacé la loi électorale dans l’examen des candidatures »"
° http://7sur7.cd/new/eve-bazaiba-sur-invalidation-de-bemba-une-simple-lettre-de-thambwe-mwamba-a-remplace-la-loi-electorale-dans-lexamen-des-candidatures/


"Présidentielle du 23/12: « Kabila » et Nangaa ont osé. Bemba, « irrecevable »!
° http://www.congoindependant.com/presidentielle-du-23-12-kabila-et-nangaa-ont-ose-bemba-irrecevable/
Dans le pur style du pouvoir en place, c’est peu après minuit, soit ce samedi 25 août, que la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a publié son « oracle » tant attendu. Six candidatures sur vingt-cinq sont déclarées irrecevables. Samy Badibanga, Jean-Pierre Bemba, Antoine Gizenga, Jean-Paul Moka, Mpunga Mbomba, Adolphe Muzito font partie des « recalés » notamment pour défaut de nationalité, condamnation pour subornation de témoins, manque de preuve de paiement de la caution et défaut de signature. Dans un communiqué publié vendredi soir, les représentants de l’opposition avaient sommé « Joseph Kabila » et sa mouvance de « libérer » le processus électoral. Conformément à l’article 107 de la loi électorale, les prétendants « ajournés » sont en droit d’introduire un recours devant la Cour constitutionnelle. Les Congolais vont sans doute assister à la « mère de toutes les batailles juridiques »…(...)"

"  
"RDC : Bemba n’abandonne pas
° https://afrique.lalibre.be/23595/rdc-bemba-nabandonne-pas/


"Bemba écarté en RDC : ses partisans mobilisés, la police déployée par « dissuasion »"
° http://www.jeuneafrique.com/depeches/619885/politique/bemba-ecarte-en-rdc-ses-partisans-mobilises-la-police-deployee-par-dissuasion/

"Présidentielle en RDC: polémique autour des candidatures rejetées par la Céni"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180825-rdc-presidentielle-reactions-six-candidatures-rejetees-ceni-polemique-bamba


"Kwilu : manifestations à Gungu pour protester contre l’irrecevabilité des candidatures de Gizenga et Muzito"  
° https://www.radiookapi.net/2018/08/25/actualite/politique/kwilu-manifestations-gungu-pour-protester-contre-lirrecevabilite-des
° http://actualite.cd/2018/08/25/rdc-les-militants-du-palu-manifestent-a-gungu-contre-linvalidation-des-candidatures-de-gizenga-et-muzito/
° https://www.radiookapi.net/2018/08/25/actualite/politique/adolphe-muzito-la-ceni-est-en-train-dobeir-une-vision-politique

° http://actualite.cd/2018/08/25/rdc-lacaj-denonce-les-injonctions-du-ministre-de-la-justice-membre-du-fcc-a-lendroit-de-la-ceni/
° https://www.radiookapi.net/2018/08/25/actualite/politique/rdc-le-mlc-menace-de-quitter-le-processus-electoral



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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 27/8/2018, 1:28 am

"Elections en RDC : l’exclusion de Bemba fait craindre un retour de la violence
° http://afrikarabia.com/wordpress/elections-en-rdc-lexclusion-de-bemba-fait-craindre-un-retour-de-la-violence/
La candidature de l’opposant Jean-Pierre Bemba à l’élection présidentielle a été déclarée irrecevable par la Commission électorale. Une décision « instrumentalisée par le pouvoir » selon l’opposition, qui ravive les tensions au Congo.

La République démocratique du Congo (RDC) n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Après avoir été reportée par deux fois, l’élection présidentielle de décembre pourrait se tenir sans l’un des principaux opposants au camp présidentiel. L’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, récemment acquitté par la Cour pénal internationale (CPI), a vu sa candidature à la présidentielle invalidée par la Commission électorale (CENI) ce samedi dans la nuit.

Une invalidation « politique »

Selon la CENI, c’est « la condamnation de Jean-Pierre Bemba par la CPI à un an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation des témoins » qui a rendu sa candidature irrecevable. La loi congolaise estime qu’en cas de condamnation pour corruption, tout candidat se verrait frapper d’inéligibilité. Une lecture « politique » de la loi pour l’opposition, qui estime que cette décision a été « instrumentalisée par le pouvoir » pour disqualifier des candidats. « La peur de la candidature du sénateur Jean Pierre Bemba fait trembler la Kabilie » a dénoncé Eve Bazaïba, la numéro deux du Mouvement pour la libération du Congo (MLC).
Cinq autres candidats on vu leurs dossiers jugés irrecevables : l’ancien Premier ministre Antoine Gizenga (92 ans) pour défaut de signature ; Adolphe Muzito, également ancien Premier ministre pour contestation avec son parti ; Samy Badibanga, lui aussi ancien Premier ministre pour défaut de nationalité. Deux autres candidatures, dont celle d’une femme, n’ont pas été retenues pour le même motif de double nationalité. Et mystère de la CENI, Samy Badibanga, candidat invalidé pour la présidentielle par la Commission, a visiblement été jugé éligible à la députation à Kinshasa par la même Commission ! Il semblerait que les conditions de validation entre la présidentielle et la députation ne soit pas la même.


La CENI justifie l’invalidation de six candidats

Quand le pouvoir choisit ses opposants

Avec ces invalidations en cascade, en plus de l’exclusion de l’opposant Moïse Katumbi qui n’a pas pu déposer sa candidature, le pouvoir donne l’impression de vouloir sélectionner les candidats qu’il souhaite voir concourir pour affronter le seul candidat de la mouvance présidentielle. En éliminant (provisoirement) deux poids lourds de l’opposition, le camp présidentiel espère pouvoir imposer son propre candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, peu connu des congolais, mais désigné par Joseph Kabila comme son « dauphin ».
Cette stratégie de Kinshasa pour éliminer les opposants qu’elle considère comme les plus gênants pour faire gagner son poulain, replonge la RDC dans une crise politique des plus inquiétantes. Le président congolais avait pourtant fait retomber la pression en décidant de ne pas se représenter aux élections. Mais en verrouillant ainsi le scrutin, Joseph Kabila risque d’enflammer de nouveau le pays. L’opposition, l’Eglise catholique et la société civile ont prévenu que sans scrutin équitable, avec la participation de tous les opposants, la RDC pourrait s’enfoncer de nouveau dans le chaos. Le mouvement pro-démocratie Lucha appelle à une mobilisation le 3 septembre et le Comité laïc de coordination (CLC) pour le 19 septembre. Depuis le début de la crise politique, fin 2016, les manifestations de l’opposition ont été systématiquement réprimées dans le sang, faisant plusieurs centaines de morts.

Retour des violences ?

Mais c’est l’exclusion de Jean-Pierre Bemba qui suscite le plus d’inquiétudes sur le plan sécuritaire. Le leader du MLC avait fait un retour remarqué à Kinshasa après sa libération de la CPI cet été. Plusieurs milliers de sympathisants étaient descendus dans la rue pour accompagner le cortège du « chairman », démontrant que l’ancien vice-président avait gardé une forte capacité de mobilisation dans la capitale. En 2007, on se souvient des violences qui avaient secoué la capitale après la défaite de Bemba aux élections entre les troupes de Joseph Kabila et celles de la milice du MLC. A Kinshasa, les combats avaient fait entre 200 et 500 morts, poussant Bemba à l’exil. Si le MLC a aujourd’hui lâché les armes depuis longtemps, on peut toutefois redouter le retour des troubles à Kinshasa et dans la province de l’Equateur, fief du MLC.
Les candidats invalidés par la Commission électorale ont 48 heures pour faire appel devant la Cour constitutionnelle, qui devrait statuer pour le 19 septembre, date à laquelle on devrait connaître la liste définitive des candidatures. Mais déjà l’opposition conteste l’impartialité de la Cour dont deux membres, proches du président Kabila, ont récemment été nommés.
« Le renoncement de Joseph Kabila à un troisième mandat inconstitutionnel ne constituait pas la fin du combat dans la quête d’élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées » a prévenu l’opposition dans un communiqué. Un avertissement qui pourrait déboucher sur un boycott du scrutin par certains partis, dont le MLC, et ouvrir ainsi une période d’incertitude à haut risque en RDC."



"Congo: à vaincre sans péril…
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/08/26/congo-a-vaincre-sans-peril/
L’apaisement n’a été que de courte durée. La Commission nationale indépendante en effet a ratissé large : elle a écarté, pour cause de nationalité douteuse ou d’autres motifs des candidats tels que les anciens premiers ministres Sammy Badibanga ou Muzito, en délicatesse avec leurs formations politiques respectives et qui avaient peu de chances de l’emporter, surtout dans une élection à un seul tour. Mais elle a surtout frappé un poids lourd, Jean-Pierre Bemba, au motif que ce dernier, acquitté et libéré par la Cour pénale internationale qui l’accusait de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique, avait cependant été condamné dans une autre affaire, où il avait été accusé de subornation de témoin, ce qui pour la CENI équivaut à un délit de corruption. Alors que le porte parole du gouvernement lambert Mende rappelle que la CENI est un organisme indépendant et que même un candidat proche du pouvoir comme le vieil Antoine Gizenga a été invalidé pour défaut de signature, l’opposition estime que la mise à l’écart de Jean-Pierre Bemba représente une manœuvre politique destinée à écarter « un homme qui fait trembler la Kabilie », comme le dit Eve Bazaiba, numéro deux du mouvement pour la libération du Congo, le parti de Jean-Pierre Bemba.
De fait l’accueil triomphal que Kinshasa avait réservé à celui qui fut vice président en 2002 puis candidat malheureux face à Joseph Kabila en 2006 a démontré que dix années de prison n’avaient pas réussi à faire oublier celui qui est souvent appelé « Igwe » l’enfant du pays, ou le « chairman » et qui, depuis sa prison de Scheveningen, était demeuré en contact permanent avec son parti et ses sympathisants mais aussi avec les réalités du pays.

Ces invalidations en cascade, à propos desquelles la Cour Constitutionnelle devra statuer d’ici le 19 septembre, ont immédiatement fait remonter la tension et alimenté les soupçons selon lesquels le président sortant mettrait tout en œuvre pour faire élire son dauphin Emmanuel Shadary, un homme peu connu encore et qui n’a pas le même charisme qu’un Jean-Pierre Bemba ou un Moïse Katumbi, deux hommes écartés de la course. En écho à la colère des partisans de ces deux personnalités exclues, de nouvelles manifestations sont annoncées, tant par le mouvement La Lucha, le 3 septembre que par le Comité laïc de coordination, le 19 septembre. Si les manifestations précédentes, placées sous le signe de la non violence ont été fortement réprimées par les services de sécurité, faisant plusieurs centaines de morts, les suivantes risquent d’être plus tendues encore car les jeunes de Lucha et les chrétiens seront rejoints par les partisans des deux « poids lourds » tenus à l’écart du scrutin.

Une absente de taille : la confiance
Plus que jamais, in ingrédient majeur manque aux élections à venir : la confiance. Non seulement l’opposition dans son ensemble soupçonne le président Kabila, qui a annoncé son retrait, de vouloir maintenir son emprise sur le pays via son dauphin Shadary, mais le Congo tout entier redoute des « élections sur mesure », un exercice coûteux et vain si les dés sont pipés et illusoires les espoirs de changement. C’est aussi le manque de confiance qui provoque le rejet de la « machine à voter » une imprimante qui permettrait, peut-être, de gagner du temps mais qui, faute d’observateurs et de garants crédibles, est irrémédiablement qualifiée de « machine à tricher ». C’est le manque de confiance qui hypothèque la crédibilité de la CENI, accusée d’être aux ordres du pouvoir en place, ou qui invalide d’office les jugements de la Cour constitutionnelle où trois nouveaux juges proches de la majorité viennent d’être nommés et sont considérés comme aux ordres. C’est parce que la confiance fait défaut que le refus de financement étranger et donc d‘observateurs impartiaux est considéré comme suspect et que le « souverainisme » ombrageux revendiqué par le régime et défendu par quelques intellectuels n’est pas considéré comme une marque de nationalisme, mais comme un désir de fabriquer, sans témoins gênants des élections sur mesure qui ne répondront guère au besoin de changement et de justice des Congolais. Rien ne dit que les candidats écartés, Katumbi, Bemba ou les autres, auraient été capables de relever un tel défi, mais leur mise hors jeu ravive tous les soupçons et confirme le vieil adage « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire »."



"Présidentielle en RDC: les six candidats invalidés préparent leur contre-attaque"
° www.rfi.fr/afrique/20180826-presidentielle-rdc-six-candidats-invalides-preparent-leur-contre-attaque

"Cas Bemba: révoltante violation de l’article 10.3 de la loi électorale par la Céni!"
° http://www.congoindependant.com/cas-bemba-revoltante-violation-de-larticle-10-3-de-la-loi-electorale-par-la-ceni/

"Présidentielle en RDC: polémique autour des candidatures rejetées par la Céni"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180825-rdc-presidentielle-reactions-six-candidatures-rejetees-ceni-polemique-bamba

"Présidentielle du 23/12: « Kabila » et Nangaa ont osé. Bemba, « irrecevable »!"
° http://www.congoindependant.com/presidentielle-du-23-12-kabila-et-nangaa-ont-ose-bemba-irrecevable/

"Les 19 candidatures à la présidentielle validées par la Céni"
° https://afrique.lalibre.be/23599/les-19-candidatures-a-la-presidentielle-validees-par-la-ceni/

"Présidentielle en RDC : après le rejet de sa candidature, les partisans de Bemba restent mobilisés"
° http://www.jeuneafrique.com/depeches/619885/politique/bemba-ecarte-en-rdc-ses-partisans-mobilises-la-police-deployee-par-dissuasion/


"Invalidation de Bemba : Katumbi accuse Kabila d’instrumentaliser la CENI"
° https://actualite.cd/2018/08/25/invalidation-de-bemba-katumbi-accuse-kabila-dinstrumentaliser-la-ceni/
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/08/25/moise-katumbi-denonce-linvalidation-de-jean-pierre-bemba.html

"RDC : en écartant Bemba après Katumbi, Kabila poursuit son casting idéal pour l’élection présidentielle"
° https://congolibere.com/rdc-en-ecartant-bemba-apres-katumbi-kabila-poursuit-son-casting-ideal-pour-lelection-presidentielle/


"RDC-Présidentielle: l’UNC déplore l’invalidation des candidatures de Muzito et Bemba"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/26/actualite/politique/rdc-presidentielle-lunc-deplore-linvalidation-des-candidatures-de
° http://actualite.cd/2018/08/26/rdc-presidentiellele-delegue-de-lunc-a-la-ceni-affirme-avoir-vote-contre-lirrecevabilite-de-la-candidature-de-bemba/
° http://actualite.cd/2018/08/25/invalidation-des-candidatures-la-decision-de-la-ceni-est-incoherente-selon-lunc/


"RDC- Caricature : Bemba pas du tout content"
° http://actualite.cd/2018/08/26/rdc-caricature-bemba-pas-du-tout-content/



La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a publié la liste provisoire des candidats pour la présidentielle et les législatives nationales, le samedi 25 août 2018. La candidature de Jean-Pierre Bemba Gombo, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et comme celles des cinq autres postulants ont été écartées.
Le MLC va saisir la Cour Constitutionnelle sur l’interprétation faite par la CENI de la condamnation de Jean-Pierre Bemba à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour subornation des témoins. 



° https://www.france24.com/fr/20180825-rd-congo-jean-pierre-bemba-candidats-ecartes-course-presidentielle-kabila-election
° https://www.radiookapi.net/2018/08/26/actualite/politique/rdc-presidentielle-la-ceni-nest-pas-censee-interpreter-le-droit
° https://www.radiookapi.net/2018/08/26/actualite/politique/adolphe-muzito-la-ceni-est-en-train-dobeir-une-vision-politique
° https://www.laprunellerdc.info/2018/08/25/invalidation-de-jean-pierre-bemba-le-pouvoir-joue-bien-sa-partition



"En RDC, Jean-Pierre Bemba réagit à l'invalidation de sa candidature à la présidentielle"



"SUIVEZ LA REACTION DE JEAN PIERRE BEMBA APRES L' INVALIDATION DE SA CANDIDATURE PAR LA CENI"



"RDC : Le CLC demande la mise à l’écart de Joseph Kabila et de la CENI du processus électoral"
° http://actualite.cd/2018/08/26/rdc-le-clc-demande-la-mise-a-lecart-de-joseph-kabila-et-de-la-ceni-du-processus-electoral/

"Un Révolution citoyenne au Congo!"
° https://www.politico.cd/grand-angle/2018/08/26/jai-change.html


"Les élucubrations de l’historien Elikia Mbokolo
° http://www.congoindependant.com/les-elucubrations-de-lhistorien-elikia-mbokolo/
"  Pourquoi Elikia M’Bokolo s’est rallié à Kabila: “en face de nous c’est la droite cléricale”
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/08/25/pourquoi-elikia-mbokolo-sest-rallie-a-kabila-en-face-de-nous-cest-la-droite-clericale/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 27/8/2018, 4:40 pm

" Invalidation de candidatures, c’est mal parti !  
° http://www.lepotentielonline.com/
Sur les 25 candidatures reçues par la Céni pour la présidentielle du 23 décembre 2018, six ont été écartées de la course, dont Jean-Pierre Bemba du MLC et Adolphe Muzito de l’Union pour la République. La Céni est accusée de s’être pliée aux injonctions contenues dans la lettre du 15 août 2018 d’Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’Etat en charge de la Justice, au procureur près la Cour de cassation. Du coup, l’indépendance de la centrale part en fumée, remettant en cause la crédibilité de tout le processus électoral, désormais régenté par la MP/FCC. C’est mal parti pour le 23 décembre 2018.
Le Potentiel

Première déroute dans le processus électoral. La Céni a bel et bien pris en compte les recommandations contenues dans la correspondance que le ministre d’Etat en charge de la Justice a adressée le 15 août 2018 au procureur près la Cour de cassation. Dans cette correspondance, le Garde des sceaux enjoint à la Cour de cassation et à la Céni d’écarter de la liste des candidats à la présidentielles et aux législatives tous ceux qui présentent des indices sérieux d’une nationalité étrangère. Le 24 aout 2018, la Céni ne s’est pas écartée de la ligne tracée par Alexis Thambwe Mwamba.
En élaguant de la liste provisoires des candidats à la présidentielle six prétendants à la course, la Céni a fait un premier pas qui, sans doute, s’achèvera prochainement à la Cour constitutionnelle. Si la centrale électorale a évoqué, au-delà de la binationalité ou de non versement de la caution, d’autres raisons touchant au casier judiciaire des candidats ou à un éventuel confit d’intérêt avec leurs partis politiques respectifs, on sait désormais que le processus électoral vient de connaitre un coup dur qui ne manquera pas d’influer sur le reste des opérations. Lé Céni a fait allégeance à la majorité au pouvoir, cédant aux pressions du Garde des sceaux. Ce faisant, c’est une boite de pandore, lourde de conséquences, qui vient d’être ouverte. Qu’en sera-t-il dans les prochains jours ? Difficile à dire.
Toujours est-il que, dans les rangs des recalés à la course présidentielle, les réactions n’ont pas tardé. Les deux poids lourds écartés de la course, dont Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito ont tour à tour réagi, soit moins de 24 heures après la décision de la Céni.

Bemba joue à l’apaisement

Figure favorite à la candidature commune de l’opposition, Jean-Pierre Bemba estime que l’invalidation de sa candidature à la magistrature suprême de la République est un acte prémédité de la Céni, agissant sous l’influence du pouvoir, dans le but de l’empêcher de représenter la vraie opposition aux scrutins du 23 décembre prochain.
« La candidature unique de l’opposition est toujours d’actualité. C’est la raison pour laquelle la Céni a été instrumentalisée, voyant très Bien qu’il était probable que je puisse être le candidat commun de l’opposition.
Voyons voir ce que la suite va nous réserver au niveau de la Cour Constitutionnelle », déclare-t-il.
Par ailleurs l’ancien vice-président de la République appelle ses militants à ne pas céder au découragement. Il s’est dit déterminé plus que jamais à changer les choses dans le pays.
« Ne perdez pas espoir. Je suis aussi déterminé qu’hier à pouvoir rétablir la justice dans ce pays tant sociale, économique que sécuritaire. Ce que vit notre peuple est inacceptable il faut qu’on aille vers un changement. Ça ne doit pas continuer comme ça. J’aimerais d’abord épuiser toutes les voies de recours qui se présentent dans ce pays.

Ensuite nous verrons ce que nous devons faire », a soutenu le sénateur congolais
Entretemps, Jean-Pierre Bemba rejette pour le moment l’idée d’un quelconque boycott des élections. Il entend suivre avant tout la procédure édictée par la loi électorale dans ses articles 25 et 27, c’est-à-dire introduire un recours à la Cour constitutionnelle pour ce qui est de la présidentielle et des législatives nationales.
« Je n’en suis pas encore là (au boycott des élections). Peut-être qu’il reste un petit peu d’espoir par rapport à ce qu’une cour constitutionnelle, vu en tout cas tous les juristes éminents qu’il y a dans ce pays, devrait constater que cette affaire relève des décisions purement politiques et non pas juridiques », a-t-il conclu.
Le MLC, son parti, a également promis d’utiliser tous les moyens légaux pour rétablir son leader dans ses droits. « Nous allons utiliser toutes les voies de droit à notre disposition pour faire valoir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la présidentielle », a déclaré à l’AFP la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba.
Le MLC va commencer par un recours devant la Cour constitutionnelle d’ici mardi, dans le délai légal de 48 heures (en jours ouvrables), a-t-elle promis.

L’opposition se déchaîne

Dans la classe politique, plus particulièrement dans les rangs de l’Opposition, c’est la consternation.
Nombre d’opposants ne manquent pas de faire le lien avec l’opposant en exil Moïse Katumbi, que le pouvoir en place à Kinshasa a réussi à écarter de la présidentielle de décembre prochain.
Certains prédisent qu’après avoir échappé au tamis de l’Assemblée plénière de la Céni, la prochaine cible de cette élimination systématique s’appelle Félix Tshisekedi de l’UDPS, dont le sort devrait être scellé à l’étape de la Cour constitutionnelle.
Depuis Bruxelles, Moïse Katumbi n’a pas tardé à réagir à l’invalidation de Jean-Pierre Bemba. « Ces invalidations sont inacceptables et montrent encore une fois l’instrumentalisation totale de la Céni par Kabila. Avec la population, l’opposition, la société civile et nos partenaires, faisons front, augmentons la pression, refusons ce simulacre d’élection +kabiliste + », a écrit dans un tweet le leader d’Ensemble pour le changement.
Son « élimination scandaleuse » démontre « que le paramètre principal de ces élections sera le niveau de triche », s’est insurgé sur Twitter l’homme d’affaires Sindika Dokolo, leader du mouvement citoyen, Le Congolais debout.

A dire vrai, les conditions se gâtent pour des élections réellement libers et apaisées. De même, la Céni s’est éloignée de l’impératif des élections inclusives devant éviter toute crise postélectorale. En se laissant guider par la majorité au pouvoir, la Céni se trouve désormais dans une spirale infernale. Parviendra-t-elle à inverser cette tendance ? C’est peu probable, au regard de la grande mainmise qu’exerce le pouvoir sur les décisions rendues par la centrale électorale.
Dans tous les cas, après le traitement des contentieux électoraux des candidats à la présidentielle, c’est le 19 septembre prochain qu’il sera rendu publique la liste des candidats retenus pour le sprint final du 23 décembre 2018. C’est dire que d’autres surprises, tout aussi désagréables, sont encore au rendez-vous."


"RDC: les candidatures invalidées pour les législatives font également polémique
° http://www.rfi.fr/afrique/20180827-rdc-candidatures-invalidees-legislatives-font-egalement-polemique
Pour les législatives nationales en RDC, 15 222 ont été retenues sur les 15 505 dossiers déposés. Principal motif d'exclusion ? Une centaine de candidats s'étaient présentés sous différentes étiquettes politiques et dans différentes circonscriptions. Pour les autres motifs, comme pour les candidatures à la présidentielle, l'opposition dénonce un tri à la tête du client, quand la majorité se félicite que la Céni ait appliqué la loi dans toute sa rigueur.

Le premier exemple soulevé par l’opposition est celui de Fidèle Babala, coaccusé de Jean-Pierre Bemba devant la CPI. Il voit sa candidature à Kinshasa, invalidée pour « subornation de témoins », comme son patron. Le MLC, son parti, s’étonne alors de la validation d’une autre candidature, celle d'Aimé Kilolo comme suppléant à la députation provinciale à Lubumbashi ville. Ancien avocat de Jean-Pierre Bemba passé ensuite dans la majorité présidentielle, il a pourtant été condamné exactement pour les mêmes faits.
L'opposition dénonce également un deux poids, deux mesures sur l'invalidation pour défaut de nationalité. Sur les 13 recalés par la Céni, on trouve essentiellement des figures de l'opposition ou d'anciens proches du pouvoir. Alex Kandé l'ancien gouverneur du Kasaï central au début de l’insurrection Kamuina Nsapu ou l’ancien vice-ministre Willy Mishiki, par exemple. Dans le même temps plusieurs ministres ou députés de la majorité n'ont eux pas été dénoncés pour défaut de nationalité, pointe l’opposition.

Autre enseignement de cette liste provisoire, le dauphin « surprise » du président Kabila Emmanuel Ramazani Shadary n’apparait pas sur la liste des députés dans son fief du Maniema. Alors que ses rivaux, dont les noms étaient le plus souvent cités comme candidat de la majorité pour la présidentielle, ont tous bien pris le soin de déposer leur candidature aux législatives.
Enfin les exclusions pour défaut de paiements ne concernent que des candidats d'une seule province, le Sud Ubangi.



Présidentielle ou législatives : des délais de recours différents

D'après le code électoral, la démarche de recours n'est pas la même selon que l'on soit candidat à la présidentielle ou aux législatives. Les six candidats retoqués à la présidentielle ont jusqu'à mardi minuit pour saisir la Cour constitutionnelle. Les candidats aux législatives, en revanche, ont cinq jours ouvrés pour déposer leur recours. Les décisions de la Cour devront intervenir dans les dix jours ouvrables, alors que les listes définitives sont  attendues le 19 septembre."



" RD Congo: après le rejet de la candidature de Bemba, la tension remonte"
° http://www.lesoir.be/174941/article/2018-08-25/rd-congo-apres-le-rejet-de-la-candidature-de-bemba-la-tension-remonte

"La CENI « a choisi son camp » - Le Phare" 
° https://www.radiookapi.net/2018/08/27/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-invalidation-la-presidentielle-cest-mal-parti


]


" RDC : la grogne des Katangais après la désignation de Ramazani Shadary comme dauphin de Kabila
° http://www.jeuneafrique.com/mag/619699/politique/rdc-la-grogne-des-katangais-apres-la-designation-de-shadary-comme-dauphin-de-kabila/

"LA PAROLE À LA HAUTE COUR !
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16815


"UN ANALYSTE TIRE LES LECONS DU VERDICT DE LA CENI
"RESPECTONS NOS PROPRES LOIS !"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16828
"Respect de la loi devant la Cour Constitutionnelle. Présidentielle 2018 : un appel au calme lancé aux candidats invalidés !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/26/etat-de-droit-bataille-devant-la-cour-constitutionnelle-presidentielle-2018-un-appel-au-calme-lance-aux-candidats-invalides/

" Repêchage !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/26/repechage/

" Présidentielle en RDC: les six candidats invalidés préparent leur contre-attaque" 
° http://www.rfi.fr/afrique/20180826-presidentielle-rdc-six-candidats-invalides-preparent-leur-contre-attaque

" A. Muzito accuse : « Kabila élimine les candidats sérieux »"
° http://www.lepotentielonline.com/


"RDC: Des jeunes pro-Katumbi projettent une marche pour commémorer les victimes du 19 septembre 2016"
° http://actualite.cd/2018/08/27/rdc-des-jeunes-pro-katumbi-projettent-une-marche-pour-commemorer-les-victimes-du-19-septembre-2016/
° http://actualite.cd/2018/08/27/rdc-elections-apres-la-publication-des-listes-provisoires-par-la-ceni-place-aux-contentieux-des-candidatures-a-la-cour-constitutionnelle/



"CPI : affaire de subornation des témoins, bientôt un non-lieu pour Bemba
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question
° http://www.lephareonline.net/cpi-affaire-de-subornation-temoins-bientot-non-lieu-bemba/
Selon des sources dignes de foi, La Chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale dernièrement saisie en appel par le procureur Bensouda va se prononcer à ce sujet. De retour des vacances, les juges vont bientôt rendre le verdict qui selon des sources bien informées, sera sous forme d’un non-lieu à l’endroit de Jean-Pierre Bemba. On rappelle que dans son réquisitoire sur les bancs, Mme Fatou Bensouda avait demandé à la cour des céans de condamner Jean-Pierre Bemba à une peine de cinq ans de prison ferme, bien avant la décision de l’acquittement de l’intéressé, une plainte avait été déposée par le bureau du Procureur Bensouda à charge des quatre personnes, dont les deux avocats de l’incriminé, Mangenda, Arido et Aimé Kilolo. Après instructions à la barre, la chambre préliminaire de la CPI les avait condamnés à des peines d’un an chacun.

Cependant, quelque temps après, la 1ère chambre d’appel avait terminé ses instructions, avant de prendre l’affaire en délibéré. Le 8 juin
dernier, la décision finale est tombée, provoquant une bombe inattendue à travers l’opinion tant en RDC qu’à travers le Monde entier. Jean-Pierre Bemba avait été acquitté de toutes les charges retenues contre lui par la première chambre, notamment pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, pour lesquels il avait été condamné à 18 ans de prison ferme.
Après un examen fouillé et au regard des témoignages concordants provenant de divers milieux, les juges de cette chambre avaient relevé
d’innombrables erreurs de droit, ce qui les avait poussés à prononcer en faveur de l’incriminé son acquittement pur et simple. Ce dernier
avait été remis en liberté provisoire en attendant le prononcé du jugement concernant l’accusation secondaire de subornation des
témoins, pour laquelle il avait été condamné à une année.
Mme le Procureur Fatou Bensouda s’était ainsi pourvue en appel. Il se fait que lors de l’audience publique en chambre d’appel, les juges
avaient découvert que le Procureur avait déposé de nouveaux éléments d’accusation, sans les avoir transmis préalablement à la partie
incriminée. C’est pourquoi, avaient-ils fait remarquer que cette procédure violait certains prescrits de la Charte de Rome. Ils avaient
alors averti le procureur que ces nouveaux éléments ne pourraient pas être pris en compte, conformément au principe sacré de droit « ex
aequo bono » ou équité et égalité des chances.

En attendant, cette position avait provoqué des commentaires en sens divers dans l’opinion congolaise. Pour certains milieux, l’infraction
de subornation devrait être assimilée à celle de  corruption, avec comme conséquence immédiate de voir l’infortuné perdre ses droits
civiques et politiques pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. Pour d’autres, cette infraction qui n’a toujours pas été déclarée définitive par le juge doit être rejetée purement et simplement. D’autant plus qu’elle n’ pas influencé en quoi que ce soit la décision d’acquittement prononcé dans le dossier principal. Par ailleurs, il sied de se demander pourquoi Me Amé Kilolo, l’un des avocats de Jean-Pierre Bemba, a déposé tranquillement sa candidature à la députation nationale alors que lui aussi avait été condamné à un an de prison dans cette affaire de subornation des témoins. Est-ce une politique de deux poids et deux mesures.

Selon des sources dignes de foi, la CPI vient de réserver une fin de non-recevoir à la tentative menée récemment par certains envoyés
spéciaux du régime, qui se sont discrètement  rendus à la Haye pour obtenir du greffe de la CPI un prétendu jugement définitif condamnant
Jean-Pierre Bemba dans l’affaire de subornation des témoins. Une démarche qui n’a pas abouti car la CPI les a éconduits en leur signifiant qu’il n’existe aucune décision irrévocable à l’encontre du sénateur Jean Pierre Bemba. Raison pour laquelle, le président national du MLC bénéficie de son plein acquittement et libération conformément à la décision irréversible en appel rendue publique le 8 Juin dernier. D’autre part, la CPI a tenu à préciser aux envoyés spéciaux que très bientôt, une décision de non-lieu sera prononcée en faveur de BEMBA en ce qui concerne l’affaire dérisoire de subornation de témoins."


ndonzwau a écrit:Je me trompe peut-être, est-il que si sans Katumbi et Bemba, Tshilombo a quelque chance d’être choisi comme candidat commun sur ceux de l’opposition encore sur la  liste, je doute encore que pour autant il ait toutes ses chances pour gagner contre le candidat du pouvoir, notre fameux dauphin !

C’est vrai il a derrière lui la base bien fournie de l’Udps mais non seulement ce n’est pas exactement l’Udps telle que le présentait son feu père, la sienne risque fort d’être moins large car même aux yeux non pas tant des membres mais des sympathisants qui choisissaient volontiers l’Udps du temps de son père, lui, n'offre pas encore l’étoffe suffisante pour convaincre ces derniers mais aussi il y’a un gros risque qu’avec l’arrogance habituelle de l’Udps (on a encore récemment entendu Kabund dire que pour son parti « c’est Tshilombo ou pas d’union » et lui-même a osé dire que « si la candidature commune n’était pas possible, ce n’était pas une catastrophe ») les soutiens des autres candidats ne restent que timides sinon hypocrites et cela se verra et aura un impact négatif…
Dans tous les cas, sans Bemba et Katumbi sur le terrain pour l’appuyer et ainsi l’adouber fortement, personnellement j’accorde peu de garanties à Tshilombo de vaincre le candidat du pouvoir.

D’ailleurs pourquoi croyez-vous que le pouvoir l’ait épargné alors qu’il l’avait d’abord mis sur la liste des irrecevables (diplômes douteux, avançait-on) ? Sans doute pour ne pas trop alourdir les soupçons et le volume des mécontents mais peut-être pas que ça, il se disait que Tshilombo sans les autres est plus prenable…
Et puis encore une fois l’auto-surestimation de l’Udps favorisera-t-elle une campagne commune sincère et un soutien indéfectible des candidats laissés sur le carreau ?
Encore une fois, pour gommer ses faiblesses d’inexpérience et de fils de, Tshilombo ne peut conforter sa candidature que par cette adhésion franche des autres et comme je crains que Katumbi et Bemba écartés ne soient pas sur le terrain, personnellement je donne peu de chances à sa candidature ! Il faut donc qu'au moins l'Udps fasse preuve de plus d'humilité, de solidarité et d'ouverture pour conforter les chances d'un Tshilombo ; comment faire ?

Pour moi, si la situation reste celle-là, je crains que les chances de l’opposition soit lourdement réduites. C’est pourquoi j’aurais voulu que celle-ci engage une mobilisation solidaire résolue et massive pour tenter de récupérer ne fût-ce que Bemba et en cas d’échec pourquoi ne pas tenter un argumentaire choc pour se retirer de ses élections ?

En passant le procès de Bemba pour subornation des témoins n’est-il pas en appel et donc suspensif et pas encore irrévocable à moins que l’appel ne concerne que la peine ? Dans tous les cas on aurait vivement souhaité que la CPI statue définitivement là-dessus pour que la Ceni (pourquoi elle d’ailleurs ?) et surtout la CC n’utilisent pas de façon intéressée cet argument ? Qu’attend la Cpi pour le faire ? J’ose espérer qu'entre-temps le Conseil de Bemba ne manquera pas d’ajouter ce point à sa défense !

Vous l’aurez compris : personnellement malgré les embûches plantées par le pouvoir sur le chemin de ce processus, je croyais encore possible de prendre le régime à son propre jeu en lui arrachant quelques stratagèmes tels que la machine à voler et le fichier électoral pollué mais aussi avec une opposition unie ; mais sans Katumbi et Bemba je vois cette possibilité s’amoindrir.
Voilà pourquoi le combat pour réintégrer dans la course ne fût-ce que Bemba me semble vitale pour les forces acquises au changement en place de s’attarder à ce stade sur les chances de Tshilombo. Ce n'est pas la bonne priorité, selon moi !
Voilà mon avis quelque peu dissonant par rapport à l’enthousiasme en titre sur ce sujet !


[...]

Compatriotiquement!

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 27/8/2018, 9:12 pm

"APPELS SUR L'ACTUALITÉ
[Vos réactions]: RDC: la liste des candidats validés par la CENI"

° http://www.rfi.fr/emission/20180827-vos-reactions-rdc-liste-candidats-valides-ceni


"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: la Commission électorale congolaise sous le feu des critiques

° http://www.rfi.fr/emission/20180827-une-commission-electorale-congolaise-sous-le-feu-critiques
6 candidatures à la présidentielle en RDC sur 25 ont été invalidées vendredi par la CENI, la Commission électorale nationale indépendante. Et depuis, les critiques pleuvent. Les recalés, bien sûr, et une partie de la presse congolaise et au-delà.
Ainsi pour Le Potentiel à Kinshasa « la RDC se dirige dangereusement vers une crise électorale certaine. Plus de doute, les élections du 23 décembre vont déboucher sur un chaos encore plus redoutable que celles de 2011. »
Et le quotidien kinois de dénoncer une CENI aux ordres du pouvoir : « la majorité présidentielle a été la première à dire que Jean-Pierre Bemba devait être invalidé pour sa condamnation à la CPI dans l’affaire de subornation de témoins. La CENI vient d’exécuter parfaitement cette injonction, en invalidant la candidature du président du MLC. De même, le ministre de la Justice a transmis, le 15 août, une liste des personnalités à invalider pour une détention supposée de la double nationalité. La CENI s’est servie de cette liste, de manière sélective, pour écarter tous les candidats qui ne sont pas en odeur de sainteté avec la majorité. Qu’est-ce à dire ?, s’interroge Le Potentiel. Les élections de décembre sont définitivement compromises. La CENI a bradé sa neutralité et son indépendance. »

Même sentiment pour le site d’information Cas-Info : « pour Joseph Kabila, l’appareil institutionnel se présente comme cette vaste structure dans laquelle les acteurs sont manipulés à sa guise. Il peut ainsi, par sa simple volonté, décider d’y admettre Jean Pierre Bemba, là où Moïse Katumbi est exclu. Puis, attendre le tour suivant pour en exclure à son tour l’ancien vice-président de la république. Tandis que, Muzito et Gizenga, deux leaders du Bandundu, se voient renvoyés dos à dos en dehors de la course présidentielle. Histoire de jeter un peu plus le trouble au sein de leur électorat ? »
En tout cas, constate Le Nouvel Observateur, toujours à Kinshasa, « le sort de Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, et autres, sont actuellement entre les mains de la Cour constitutionnelle. Celle-ci est appelée à jouer clairement son rôle d’arbitre neutre, qui va rendre son verdict sur ce contentieux, sans la moindre pression extérieure. Car il y va de l’avenir même du processus en cours, estime le quotidien congolais. Il est un fait qu’avec l’absence de Moïse Katumbi, empêché de venir présenter sa candidature début août, avec l’invalidation de Jean-Pierre Bemba, deuxième lors de l’élection présidentielle de 2006, le processus électoral entre dans une phase d’incertitude[…]. Le souhait des Congolais est que les élections de décembre soient vraiment des élections démocratiques, transparentes, inclusives et apaisées. Car, conclut Le Nouvel Observateur, l’histoire nous enseigne que la politique d’exclusion a toujours été l’une des causes des conflits et guerres à répétition qu’a connus la République démocratique du Congo depuis son accession à l’indépendance.

En effet, attention aux retours des violences, prévient pour sa part Afrikarabia : « en verrouillant ainsi le scrutin, Joseph Kabila risque d’enflammer de nouveau le pays. L’opposition, l’Eglise catholique et la société civile ont prévenu que sans scrutin équitable, avec la participation de tous les opposants, la RDC pourrait s’enfoncer de nouveau dans le chaos. Le mouvement prodémocratie Lucha appelle à une mobilisation le 3 septembre et le CLC, le Comité laïc de coordination, pour le 19 septembre. Depuis le début de la crise politique, fin 2016, rappelle Afrikarabia, les manifestations de l’opposition ont été systématiquement réprimées dans le sang, faisant plusieurs centaines de morts. »

Enfin, dans la presse ouest-africaine, haro sur Joseph Kabila

Pour Wakat Séra, « l’homme qui a joué avec les nerfs de tout son monde, adversaires comme zélateurs, a fini par faire croire aux uns et aux autres qu’il pouvait être sensible aux effluves de la démocratie, surtout de l’alternance. Que nenni ! »
« Après la férule du mobutisme, les frasques de Kabila père, le pays va-t-il tanguer encore longtemps sous les dérives dictatoriales de Kabila fils ? », s’interroge L'Observateur Paalga à Ouaga.
Enfin, « le coup de génie de Kabila », s’exclame Ledjely en Guinée. « S’ingéniant à présenter sa non-candidature aux futures élections présidentielles comme la Grande victoire, il en a profité pour déblayer le terrain pour son poulain, Emmanuel Ramazani Shadary. […] Du grand art. »"



"Dangereuse issue
° http://www.lepotentielonline.com/
La RDC se dirige dangereusement vers une crise électorale certaine. Plus de doute, les élections du 23 décembre vont déboucher sur un chaos encore plus redoutable que celles de 2011. Tout le travail qui a été abattu pour un processus électoral apaisé tant par la classe politique, à travers le dialogue national inclusif piloté par les évêques catholiques, que par la communauté internationale est, aujourd’hui, sapé par la Centrale électorale qui ploie sous le dictat de la Majorité présidentielle (MP).
Par Le Potentiel

Tout ce que l’on craignait est en train d’arriver. La Majorité présidentielle est totalement engagée à torpiller le processus électoral. Après s’être doté d’un dauphin, le régime en place veut maintenant s’assurer, par tous les moyens y compris les coups bas politiques et la tricherie, de gagner les prochaines élections. Ce qui compromet l’alternance démocratique tant souhaitée.
Tenez. La MP a été la première à dire que Jean-Pierre Bemba doit être invalidé pour sa condamnation à la CPI dans l’affaire de subornation des témoins. La Céni vient d’exécuter parfaitement cette injonction, en invalidant la candidature du président du MLC. De même, le ministre de la Justice a  transmis, le 15 août, une liste des personnalités à invalider pour une détention supposée de la double nationalité. La Céni s’est servi de cette liste, de manière sélective, pour écarter tous les candidats qui ne sont pas en odeur de sainteté avec la majorité.

Qu’est-ce à dire ? Les élections de décembre sont définitivement compromises. La Céni a bradé sa neutralité et son indépendance. Elle est instrumentalisée pour régler des comptes à certains acteurs  politiques bien fichés.
Ce qui ne peut pas permettre que les résultats des élections du 23 décembre soient acceptés par tous. La Ceni a les pieds et les poings liés pour servir la cause du Front commun pour le Congo, la nouvelle majorité dont le président de la République sortant en est l’autorité morale.
Que ceux qui doutaient encore de l’inféodation de la Céni à la classe dirigeante tirent toutes les conséquences. Cette Céni n’a qu’un seul maître : la MP. Le peuple est-il prêt d’accepter un nouvel hold up électoral ? En attendant la suite."



"L’instrument institutionnel, dernier pilier (redoutable) de Joseph Kabila, qui déstabilise l’opposition
° https://cas-info.ca/linstrument-institutionnel-dernier-pilier-redoutable-de-joseph-kabila-qui-destabilise-lopposition/
Depuis le début de la crise politique, à l’amorce de la deuxième partie de son second et dernier mandat, Joseph Kabila a su user avec tact et souvent, machiavélisme, tous les piliers sous son contrôle pour protéger son pouvoir. Sinon, le maintenir au-delà du 19 décembre 2016, date à laquelle il était censé quitter le Palais de la Nation.

Des concertations nationales aux dialogues politiques en passant l’examen polémique de la loi électorale, le Chef de l’État, s’est aussi assuré ces dernières années, d’avoir sa mainmise totale sur l’appareil sécuritaire en initiant la réforme de l’armée dont il est resté seul maitre abord (lire notre article à ce sujet). En altérant, face à la contestation qui s’en est suivie, entre la manière douce (les pourparlers de la cité de l’Union africaine et du centre interdiocésain) et la manière forte (la répression des manifestations).
Dans ce dernier virage de la crise politique, le Président sortant, qui a essuyé plusieurs revers sur la scène internationale – sanctions financières des États-Unis et de l’Union européenne contre sa garde rapprochée, levée de bouclier des dirigeants régionaux, la SADC, en tête, pour exiger les élections dans le délai fixé par la CENI l’obligeant le chef de l’État à se résoudre à la désignation d’un dauphin – a décidé de mettre ses dernières forces, tous azimuts, dans les institutions politiques, administratives et même dans les organes d’appui à la démocratie. Objectif, coincer le plus possible ses opposants sur la scène nationale. Le moins qu’on puisse dire est que cette stratégie « diabolique »  fonctionne et s’avère même être très efficace.

Katumbi, indésirable, Bemba, évincé

La première victime de ce repli institutionnel du chef de l’État est restée la même : Moise Katumbi, cible préférée de la Majorité présidentielle. Déjà jetée en pâture à travers une série d’affaires judiciaires douteuses (institution judiciaire), l’ancien gouverneur du Katanga qui avait pris le risque de déclencher la guerre contre le 3e « faux penalty », s’est vu empêché de traverser la frontière le 3 et le 4 août 2018 pour ne pas accéder au territoire national. Dans un moment crucial de dépôts de candidatures à l’élection présidentielle. Une mission que deux autres instituions, la Direction générale des Migrations (DGM) et l’Autorité d’Aviation civile (AAC), se sont chargées d’accomplir parfaitement. La première ayant simplement décidé de déserter le poste frontalier de Kasumbalesa tout en rappelant l’invalidité des passeports demi-biométriques, seul document de voyage dont dispose le candidat d’Ensemble (instrumentalisation du passeport), et la seconde, l’AAC, ignorant purement et simplement, la demande de l’opposant d’atterrir à l’aéroport de Lubumbashi. Résultat, Moïse Katumbi, qui a réussi à mettre en difficulté le chef de l’État à l’étranger…, y reste coincé.

De son coté, Jean Pierre Bemba, comme cinq autres candidats de l’opposition à la présidentielle, apprenait sans surprise vendredi que son dossier de candidature était déclaré irrecevable. En effet, avant l’entrée en scène de la Cour constitutionnelle, à laquelle siège le très kabiliste Norbert Nkulu Kilombo, conseiller juridique du chef de l’État, dont les Congolais se souviennent encore de la brillante prestation lors du contentieux électoral de 2007 face à un certain …Jean Pierre Bemba, c’est la Commission électorale nationale indépendante qui s’est occupée d’abord d’élaguer de sa liste provisoire le patron du MLC. Tout comme l’ancien Premier ministre Adolph Muzito ou encore le Patriarche du Palu, Antoine Gizenga. Outrepassant parfois ses compétences dans ces décisions controversées, la CENI a eu du mal à cacher la main noire qui la guide. Qu’importe. Si cela permet, et c’est déjà le cas, de déstabiliser l’opposition.
Pour Joseph Kabila, en tout cas, l’appareil institutionnel se présente comme cette vaste structure dans laquelle les acteurs sont manipulés à sa guise. Il peut ainsi, par sa simple volonté, décider d’y admettre Jean Pierre Bemba, là où Moïse Katumbi est exclu. Puis, attendre le tour suivant lorsque le besoin l’exige, pour en exclure à son tour l’ancien vice-président de la république. Tandis que, Muzito et Gizenga, deux leaders du Bandundu, se voient renvoyés dos à dos en dehors de la course présidentielle. Histoire de jeter un peu plus le trouble au sein de leur électorat ? Pendant que des candidats que le camp présidentiel considère sans doute faciles à aborder filent tout droit, sans être iniquités, vers un échec programmé. Vers une victoire tout aussi orchestrée…du dauphin."



"Elections en Afrique: la cocotte-minute sifflera toujours!
° https://www.wakatsera.com/elections-en-afrique-la-cocotte-minute-sifflera-toujours/
Joseph Kabila, seul maître à bord en République démocratique du Congo, Emmerson Mnangagwa mauvais gagnant au Zimbabwe et Ibrahim Boubabacar Keïta, vainqueur très douteux au Mali. Ainsi pourrait se présenter la situation des élections passées et celle à venir sous peu en Afrique. En RDC et même loin des frontières du pays de Mobutu, tous se réjouissaient encore de la décision de Joseph Kabila de respecter la loi fondamentale de son pays en ne plus cherchant à briguer le fameux troisième mandat qui était devenu le sport favori des dirigeants africains. Mais c’est visiblement mal connaître le fils de l’autre qui a plus d’un tour dans son sac. Il a longtemps résisté à la pression de son peuple, aux actions diverses de ses opposant, aux sanctions ciblées de la communauté internationale et même aux invocations et coups de sang de l’Eglise catholique. Finalement, l’homme qui a joué avec les nerfs de tout son monde, adversaires comme zélateurs, a fini par faire croire aux uns et aux autres qu’il pouvait être sensible aux effluves de la démocratie, surtout de l’alternance. Que nenni! En véritable Ponce Pilate et fin boulanger pour qui «rouler dans la farine» est l’expression la mieux connue dans son répertoire de politicien, il laisse simplement le sale boulot à l’appareil judiciaire et surtout aux institutions électorales et étatiques qui sont à sa solde.

Ainsi, les candidatures de poids, comme celle de Jean Pierre Bemba, qui pourraient mettre en difficulté son poulain Emmanuel Ramazani Shadary, sont écartées sous des prétextes tout trouvés, à l’instar de «poursuivi par la Cour pénale internationale» pour subornation de témoin. Or, la subornation de témoins pour laquelle Bemba est poursuivie est liée à une affaire principale pour laquelle il a été relaxé par la même CPI! L’autre téméraire, Moïse Katumbi Chapwe, pour ne pas le citer a sur lui le couperet de la justice congolaise sur sa tête et est donc tenu éloigné de son pays. C’est donc en toute sérénité que Joseph Kabila est allé assister à la prestation de serment de son homologue zimbabwéen Emerson Mnangagwa, à qui son opposition reproche de lui avoir volé la victoire lors de la présidentielle du 30 juillet. Mais une fois de plus, la règle consacrée en Afrique étant que l’«on n’organise pas les élections pour les perdre», Nelson Chamisa, l’opposant du successeur de Robert Mugabe, n’a eu aucune chance d’être réhabilité dans ses droits. Il a juste eu droit à un espoir de très courte durée, la Cour constitutionnelle ayant tout de même pris le temps de vider le contentieux électoral, bien entendu au détriment de l’opposant. Et le «crocodile» a bien entendu prêté serment, à la suite de cette pseudo-élection qui elle-même a précédé un véritable coup d’Etat pour chasser le «Vieux Bob» du pouvoir, le tout ayant pour finalité de maintenir intacts les intérêts et autres avantages dont jouissent sans partage les officiers supérieurs de l’armée et les caciques de la Zanu-PF, l’inusable parti au pouvoir.

Les mêmes vertiges du trône provoquant les mêmes appétits gloutons pour le pouvoir, l’élection présidentielle du 29 juillet au Mali est largement contestée. Les résultats dès le premier tour ont été rejetés par l’opposition dont certains partis assimilent l’élection à un «simulacre» auquel ils ont refusé de continuer à apporter leur caution en refusant catégoriquement de donner des consignes de vote au profit de l’un des gagnants du premier round, Ibrahim Boubacar Kéïta et Soumaïla Cissé. Malheureusement, l’opposition aura bu le calice jusqu’à la lie, le président sortant ayant repris sa chose, nonobstant toutes les vitupérations de ses adversaires. Pouvait-il en être autrement quand le fichier électoral qui a servi de substrat au scrutin était déjà dénoncé comme «virussé» et donc vicié? La fin des choses pouvait-elle être autre chose quand des bureaux de vote ont été saccagés, des urnes et autres matériels électoraux emportés, et pire, un chef de bureau de vote tué? Comment qualifier un vote qui malgré son caractère national n’aura concerné qu’une partie du territoire malin dont l’autre partie est sous coupe réglée de jihadistes et bandits du même acabit? Malheureusement, des observateurs et pas de moindres ont conclu que le vote s’est bien déroulé dans son ensemble. Dommage, les mêmes observateurs donc hors-micro reconnaissent ne pas «comprendre par quelle magie» les résultats proclamés ont donné IBK vainqueur, ne seront plus à Bamako. Ils ne songeront même plus à travailler pour le retour au calme et à la paix, denrées dont le Mali a profondément besoin aujourd’hui pour espérer prendre le train du développement dont nombre de pays africains sont d’ailleurs absents. Et les élections continueront ainsi de constituer des germes de conflit et de violence dans une Afrique qui titube toujours sur les voies difficiles de la démocratie."



"SIX CANDIDATS RECALÉS À LA PRÉSIDENTIELLE EN RDC : UNE CENI PAS SI INDÉPENDANTE QUE CELA
° http://www.lobservateur.bf/index.php?option=com_k2&view=item&id=3007:six-candidats-recal%C3%A9s-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidentielle-en-rdc-une-ceni-pas-si-ind%C3%A9pendante-que-cela&Itemid=148



Faut-il croire Lambert Mendé, le volubile ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement de Joseph Kabila ? Il a beau dire qu’aussi dure que soit la loi, elle reste applicable à tous et que, dans le cas d’espèce, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne fait qu’y souscrire en toute indépendance, le doute tenaille plus d’un observateur de la situation politique congolaise sur l’indépendance de cette institution. Certes  une élection inclusive n’est pas synonyme de tolérance d’illégalités ou d’inconstitutionnalités des candidatures, mais il y a des exclusions qui font s’interroger sur la crédibilité du processus. 
 
C’est connu, six candidatures sur vingt-cinq à la présidentielle ont en effet été invalidées vendredi dernier. Des informations concordantes relayées par l’opposition congolaise font état de ce que le pouvoir du président Kabila, par l’entremise du ministre de la Justice, a influencé cette décision de la CENI. C’est à croire donc qu’après le cas emblématique de Moïse Katumbi, qui n’a pu rentrer au pays pour s’inscrire sur les listes électorales et surtout faire acte de candidature à la présidentielle, le pouvoir de Kinshasa continue de faire le tamisage des prétendants à la fonction de président de la République. Un suspect tamisage qui ne recale que les grosses pointures de l’opposition ou tout le moins les candidats susceptibles de faire ombrage à celui de la majorité, Emmanuel Ramazani Shadary.

En tout cas parmi les six recalés de la CENI, on note en bonne place un des prétendants sérieux à prendre ses quartiers au Palais de la nation à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba. Sa candidature a été retoquée par la commission électorale à cause de sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour  subornation de témoins. Pour les commissaires de la CENI, subornation de témoins s’apparente à de la corruption et  la loi congolaise exclut du processus électoral les coupables d’une telle incrimination. Subornation de témoin est-il synonyme de corruption ? C’est à cette question que la Cour constitutionnelle, que vont saisir les avocats du Mouvement de libération du Congo (MLC), devra répondre dans le cas Bemba. Suspense garanti donc jusqu’au 4 septembre où cette institution devra vider sa saisine. Mais d’ores et déjà, pour les partisans de Jean-Pierre Bemba, leur champion n’ayant été condamné qu’en première instance par la CPI, il ne tombe pas sous le coup de la loi électorale congolaise, car celle-ci exige une condamnation définitive. Par ailleurs, pour les avocats du président du MLC, la loi électorale cite limitativement les incriminations pour lesquelles on peut être exclu du processus, et la subornation de témoins n’en fait pas partie. En outre, ils font remarquer que subornation de témoins et corruption sont deux délits différents dans le code pénal congolais. Ils en déduisent alors que la candidature de Jean-Pierre Bemba fait trembler la « Kabilie », néologisme forgé par les contempteurs de Kabila pour désigner le Parti pour le renouveau démocratique (PPRD) et ses alliés du Front commun pour le Congo, la mouvance présidentielle en RDC. Voilà qui démontre, selon le MLC, l’instrumentalisation de la CENI pour écarter un candidat redouté par le pouvoir.

Même son de cloche chez deux autres candidats recalés : Adolphe Muzito et Samy Badibanga. Le premier a eu sa candidature rejetée pour conflit d’intérêt avec son parti, et le second pour absence de nationalité d’origine. L’un et l’autre crient à l’arbitraire et vont en saisir, comme Jean-Pierre Bemba, la Cour constitutionnelle. Trois autres candidats recalés ne saisiront pas par contre les juges constitutionnels : il s’agit de Jean-Paul Moka-Ngolo, recalé pour défaut de caution numéraire, Marie Josée Ifoku, pour manque de preuve de sa nationalité d’origine et Antoine Gizenga pour mauvais remplissage du formulaire de candidature, notamment par la non-apposition de sa signature sur ce document.

Si dans ces micmacs politico-judiciaires on s’interroge légitimement sur des acrobaties possibles du pouvoir pour éliminer des candidats redoutables à même d’empêcher Ramazani Shadary de perpétuer le système Kabila en RDC, on a la petite satisfaction de voir que la candidature d’Antoine Gizenga a été invalidée. La fonction présidentielle est si sérieuse qu’on voit mal comment ce vieillard  de 92 ans, visiblement atteint de sénilité, aurait pu battre campagne. Et si par extraordinaire il était élu, comment pourrait-il tenir son rôle de chef d’Etat ? Venu déposer sa candidature dans un fauteuil roulant, à l’image du grabataire président d’Algérie, Aziz Bouteflika, il a donné à voir l’image pitoyable d’une Afrique qui peine à renouveler sa classe politique. Si c’est tout ce qui reste de présidentiable parmi les défenseurs de l’héritage de Patrice Lumumba en RDC, le fougueux patriote révolutionnaire du Congo a dû se retourner de tristesse dans sa tombe.

Il sera davantage triste, l’icône du patriotisme congolais, si son pays, sous la houlette de Kabila, devrait sombrer dans les manipulations diverses visant à vider les scrutins à venir de leur essence démocratique. Après la férule du mobutisme, les frasques et la lubricité de Kabila père, le pays va-t-il tanguer encore longtemps sous les dérives dictatoriales de Kabila fils ? En tout cas l’opposition congolaise, en digne héritière d’Etienne Tchisekedi, ne l’entend pas de cette oreille. Avant même l’annonce des candidatures invalidées, elle prenait la communauté nationale et internationale à témoin des tentatives pour mettre la CENI sous la coupe du pouvoir. Les événements semblent lui donner raison. On a applaudi trop tôt la décision de Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat. L’arbre de cette velléité de respecter la constitution cache mal la forêt de ficelles qu’il tire dans les coulisses pour garder par procuration la main sur le pouvoir.

L’opposition ne l’entend pas de cette oreille qui appelle à la mobilisation générale du peuple congolais pour faire échec à cette volonté affichée de caporaliser le processus électoral et, partant, la démocratie en RDC. Pour ce faire, elle tient une énième réunion de concertation ce matin. Outre les recours devant la Cour constitutionnelle, elle entend peaufiner une stratégie unitaire pour parvenir à son objectif premier : provoquer l’alternance démocratique à l’issue du scrutin du 23 décembre prochain ; une mission difficile certes, mais pas impossible."



"RD CONGO: le coup de génie de Kabila
° http://www.ledjely.com/rd-congo-le-coup-de-genie-de-kabila/
Après la résistance, la roublardise. Même si cela ne fait gère plaisir, il faut bien admettre que Joseph Kabila a été futé. Dans ses manœuvres de ces dernières semaines, le président congolais a fait montre du grand art. S’ingéniant à présenter sa non candidature aux futures élections présidentielles comme la Grande victoire, il en a profité pour déblayer le terrain pour son poulain, Emmanuel Ramazani Shadary. De l’opposition congolaise, il a exploité la jalousie et les rivalités intestines. De la communauté internationale, il abusé de la naïveté. Ainsi, sous le nez et la barbe du monde, incrédule et plutôt assommé par le contre-pied, Kabila ouvre un boulevard pour permettre à son dauphin de reprendre le flambeau.

Katumbi, l’aîné des exclus

Kabila aura été parfait sur toute la ligne. Au point qu’à la veille du retour, il y a quelques semaines, de Jean-Pierre Bemba, certains avaient flairé une complicité entre lui et ce dernier. Voilà qu’on avait tout faux. En toute connaissance de cause, le président congolais avait laissé poindre ce doute pour détourner l’attention des gens. Il voulait ainsi que le monde entier, reportant son espoir sur l’ex-pensionnaire de la Haye, ne se focalise pas sur l’interdiction du retour qu’il notifiait à son autre opposant, Moïse Katumbi. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la stratégie a plutôt réussi. Dans la mesure où il y a quelques jours encore, quand l’ex-gouverneur du Katanga interpellait toutes les chancelleries du monde sur le sort à lui réservé à la frontière congolo-zambienne, très peu de personnes avaient accordé leur attention à ses cris de détresse. Résultat? Le gars a été insidieusement écarté du processus électoral, dans un silence total.

L’euphorie

De fait, tout le monde était encore en proie à l’euphorie. Et c’est justement là l’autre élément manipulateur dont a usé Kabila. Une candidature supplémentaire de sa part était si redoutée que son annonce de ne pas briguer un troisième mandat a été perçue comme une victoire ultime. Une fin en soi. De partout, on s’est mis à danser et à applaudir. On a fait comme si la seule annonce de Kabila résolvait tous les problèmes. C’est ainsi que les félicitations sont venues de partout pour subitement encenser celui qui, quelques jours plus tôt, était pourtant un paria, un pestiféré politico-diplomatique. Conséquence? On a relâché la vigilance et la pression. Un moment d’égarement dont a profité le président congolais pour poser les pions.

une circonstance favorable

Le premier de ces points, on l’a dit, a été le refus du retour de Moïse Katumbi. Le deuxième acte du scénario a été posé dans la nuit du vendredi au samedi avec la publication de la liste des candidats admis à prendre part à l’élection présidentielle. Là, obéissant à la même logique, le pouvoir congolais s’arrange à écarter le seul adversaire qui aurait pu constituer une menace pour le candidat du PPRD, à savoir Jean-Pierre Bemba. Et la manœuvre est si bien menée que la décision de la CENI est à la limite compréhensible. En effet, le leader du MLC est déjà condamné pour subornation de témoin. Or, entre un tel délit et la corruption pouvant disqualifier un candidat selon la législation électorale congolaise, la différence sémantique n’est pas grande. Au point qu’on a l’impression que le camp Kabila n’a fait qu’exploiter une circonstance qui lui était favorable.

Partir tout en restant

Si les choses restent en l’état, le scénario à la Poutine contre lequel certains avaient mis en garde, est bien parti pour réussir. Or, on voit mal comment empêcher Joseph Kabila de dérouler son plan. Comme on l’a vu, celui-ci a bien progressé. Par ailleurs, on ne peut plus reprocher au dirigeant congolais de s’accrocher au pouvoir. Bref, il semble avoir bien manœuvré. Du moins si on tient compte de son objectif qui est de partir tout en restant."



"RDC : Les militants du MLC à la Cour constitutionnelle lors du dépôt du recours contre l’irrecevabilité du dossier de Bemba
° http://actualite.cd/2018/08/27/rdc-les-militants-du-mlc-a-la-cour-constitutionnelle-lors-du-depot-du-recours-contre-lirrecevabilite-du-dossier-de-bemba/



Plusieurs dizaines de militants du Mouvement de Libération du Congo (MLC), se sont massés ce lundi 27 août 2018 aux abords de la Cour constitutionnelle pour accompagner les avocats de Jean-Pierre Bemba afin de déposer le recours contre la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), déclarant irrecevable le dossier de l’ancien président congolais à la présidentielle.
Le 25 août dernier, la CENI a rejeté le dossier de Bemba (pour subornation des témoins)."





"Bemba a pris l’option de « donner une chance à la Cour constitutionnelle de montrer son indépendance » (Djoli)"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/27/actualite/politique/bemba-pris-loption-de-donner-une-chance-la-cour-constitutionnelle-de


° https://www.radiookapi.net/2018/08/27/actualite/politique/presidentielle-en-rdc-les-dates-retenir-avant-la-publication-des
° http://actualite.cd/2018/08/27/rdc-les-militants-du-palu-se-rassemblent-devant-la-cour-constitutionnelle/
° http://www.latempete.info/31292-2/
° https://www.radiookapi.net/2018/08/26/actualite/politique/rdc-presidentielle-la-ceni-nest-pas-censee-interpreter-le-droit

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 28/8/2018, 4:01 am

"RDC : il faut consolider le niveau de confiance pour les élections, estime Leila Zerrougui"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops
° https://www.radiookapi.net/2018/08/27/actualite/politique/rdc-il-faut-consolider-le-niveau-de-confiance-pour-les-elections


"RDC : en écartant Bemba après Katumbi, Kabila poursuit son casting idéal pour l’élection présidentielle"
° https://congolibere.com/rdc-en-ecartant-bemba-apres-katumbi-kabila-poursuit-son-casting-ideal-pour-lelection-presidentielle/

° https://desc-wondo.org/fr/rdc-comment-la-sadc-entend-forcer-la-main-de-joseph-kabila-adrien-seyes/
° https://desc-wondo.org/fr/kabila-devoile-son-jeu-dans-le-poker-electoral-en-republique-democratique-du-congo-hans-hoebeke/


"RDC: Bemba et les cinq exclus poursuivent le combat devant la justice
° https://afrique.lalibre.be/23653/rdc-bemba-et-les-cinq-exclus-poursuivent-le-combat-devant-la-justice/
La marche vers des élections apaisées et inclusives traverse une étape-test en République démocratique du Congo où l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, trois ex-Premiers ministres, les héritiers politiques de Patrice Lumumba et la seule femme candidate protestent en justice contre leur exclusion.

L’attention s’est tournée ce lundi vers la Cour constitutionnelle, dernier espoir des six candidats -sur 25- recalés vendredi par la commission électorale.
Ils ont tous annoncé leur intention de saisir la Cour dans le délai légal de 48 heures. La Cour a dix jours pour se prononcer. La publication de la liste définitive des candidats est prévue le 19 septembre, à trois mois des élections annoncées le 23 décembre.

– ‘Verdict connu d’avance’-

L’opposition et des mouvements citoyens doutent autant de l’indépendance de la Cour que de celle de la commission électorale nationale indépendante (Céni).
L’opposition a accusé la Céni d’obéir aux « injonctions » du pouvoir du président Joseph Kabila pour éliminer ses candidats.
« Il n’y a pas d’inclusivité en dehors de la Constitution, en dehors des normes légales », a répondu le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, sur la télévision nationale RTNC.
« Pourquoi Joseph Kabila serait-il le seul à respecter la loi? », a-t-il ajouté. Le président, qui ne pouvait pas se représenter, a finalement désigné un dauphin après deux reports des élections depuis la fin de ses mandats en décembre 2016.
« Le verdict de la Cour constitutionnelle est connu d’avance », s’est insurgé sur Twitter le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha).
Lucha cite le nom du président de la cour, Benoît Lwamba, ancien conseiller du président Kabila, et du juge Norbert Nkulu, un des trois juges nommés il y a quelques semaines et qui passent pour des fidèles.

A ce stade, pas question pour l’opposition d’un boycott de l’élection, qui ouvrirait une nouvelle phase d’incertitude dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne.
« Voyons-voir ce que la suite va nous réserver au niveau de la Cour constitutionnelle », a temporisé sur France 24 Jean-Pierre Bemba, l’un des favoris à la succession du président Kabila avec ses bastions à Kinshasa et dans l’ouest.
« Pour autant que la Cour soit indépendante », a aussi prévenu M. Bemba, écarté en raison de sa condamnation pour subornation de témoins devant la Cour pénale internationale (CPI).

Lundi matin, une présence policière inhabituelle était visible dans l’enceinte de la Cour, a constaté une journaliste de l’AFP.
Des partisans d’un « lumumbiste » historique se sont rassemblés devant la Cour pour soutenir Antoine Gizenga, 92 ans, vice-Premier ministre au temps du héros national Patrice Lumumba à l’indépendance en 1960 – et, plus récemment, ancien Premier ministre de M. Kabila (2006-2008).
M. Gizenga défend le Parti lumumbiste unifié (Palu) face à un candidat dissident, Adolphe Muzito, lui aussi ancien Premier ministre.
Tous les deux ont été disqualifiés par la commission électorale, le patriarche parce qu’il n’aurait pas signé lui-même les formulaires (« défaut de qualité du signataire »), et M. Muzito pour « conflit d’intérêt avec le Palu qui conteste sa candidature ».
M. Muzito avait annoncé en mars la fin de l’alliance électorale avec la majorité pro-Kabila, avant de quitter le Palu. A cette époque, le patriarche Gizenga avait été salué par le président Kabila en personne lors d’une rencontre.

– Congolais d’origine ou pas –

Deux autres candidats ont été disqualifiés pour « défaut de nationalité (congolaise) d’origine »: l’ancien Premier ministre d’ouverture Samy Badibanga (novembre 2016-avril 2017) et la seule femme candidate, une haute-fonctionnaire, Marie-Josée Ifoku Mputa.
La double nationalité est interdite en droit congolais.
M. Badibanga, « congolais d’origine », « a déposé sa déclaration de recouvrement de la nationalité congolaise après sa renonciation à sa nationalité belge d’acquisition », selon un extrait du Journal officiel du 7 décembre 2016 reproduit par la Libre belgique.
« Je suis congolaise d’origine par mon père et par mère », s’est défendue Mme Ifoku Mputa jointe par l’AFP.
« Pendant un temps, j’ai acquis la nationalité canadienne. En 2011, j’y ai renoncé parce que je savais que j’allais entrer en politique. J’ai reçu un document de répudiation des autorités canadiennes. J’ai recouvré ma nationalité congolaise d’origine », plaide l’ex-vice-gouverneure de la province de la Tshuapa.
Le débat est encore juridique, mais le quotidien d’opposition le Potentiel accuse: « La Majorité présidentielle est totalement engagée à torpiller le processus électoral. Après s’être doté d’un dauphin, le régime en place veut s’assurer par tous les moyens, y compris les coups bas politiques et la tricherie, de gagner les prochaines élections »."



"Jean-Pierre Bemba sur France 24 : "La commission électorale est instrumentalisée"
° https://www.france24.com/fr/video/20180825-bemba-france-24-commission-electorale-est-instrumentalisee




"RDC: la Céni rejette 282 candidats aux élections législatives, l’opposition dénonce
° https://afrique.lalibre.be/23640/rdc-la-ceni-rejette-282-candidats-aux-elections-legislatives-lopposition-denonce/


"« Les Tshididistes » congolais en costumes et cravates et la protection de la fortune illicite du réseau de prédation. Essai sur  »la gestion de la barbarie »
° http://www.ingeta.com/les-tshididistes-congolais-en-costumes-et-cravates/

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 29/8/2018, 2:16 am

"RDC: Pour la Représentante spéciale du Secrétaire général, le niveau de confiance en prévision des élections de décembre doit encore être consolidé
– ce communiqué du CS sur sa séance du 27 août 2018 consacrée à la RDC détaille les déclarations respectives des membres et invités"

° https://www.un.org/press/fr/2018/cs13466.doc.htm
"Kinshasa inflige un camouflet au Conseil de sécurité des Nations unies"
° http://plus.lesoir.be/175304/article/2018-08-28/kinshasa-inflige-un-camouflet-au-conseil-de-securite-des-nations-unies

"L’ONU préoccupée par l’organisation des élections en RDC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180828-onu-preoccupee-organisation-elections-rdc
"Devant le conseil de sécurité de l’ONU, la CENCO appelle la CENI à crédibiliser le processus électoral"
° https://www.politico.cd/en-clair/2018/08/27/devant-le-conseil-de-securite-de-lonu-la-cenco-appelle-la-ceni-a-credibiliser-le-processus-electoral.html
° https://www.voaafrique.com/a/l-afrique-du-sud-confiante-dans-des-%C3%A9lections-paisibles-en-rdcongo-/4546127.html
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/27/elections-non-inclusives-la-cenco-alerte/
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/27/elections-credibles-et-inclusives-rdc-le-conseil-de-securite-de-lonu-insiste/

"Machine à voter: la Bolivie appelle la CENI à sensibiliser le peuple Congolais sur l’usage de ce mode de vote"
° https://www.politico.cd/en-clair/2018/08/27/machine-a-voter-la-bolivie-appelle-la-ceni-a-sensibiliser-le-peuple-congolais-sur-lusage-de-ce-mode-de-vote.html

"Elections en RDC: inquiétude partagée de la Cenco, des Etats-Unis et de l'ONU"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180828-rdc-eglise-cenco-election-presidentielle-monusco-inquietude-nikki-haley

"Selon Washington, la machine à voter est un risque énorme et inutile – Le Potentiel"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211261&Actualiteit=selected

"Mesures de décrispation: Leila Zerrougui préoccupée par l’exclusion des cas emblématiques"
° https://actualite.cd/2018/07/27/mesures-de-decrispation-leila-zerrougui-preoccupee-par-lexclusion-des-cas-emblematiques/
° https://www.radiookapi.net/2018/08/28/actualite/politique/rdc-il-faut-consolider-le-niveau-de-confiance-pour-les-elections
° https://actualite.cd/2018/08/28/rdc-la-france-appelle-la-levee-de-linterdiction-de-manifester/

"« Les élections biaisées nous maintiendront dans la crise », prévient la CENCO"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/28/actualite/politique/les-elections-biaisees-nous-maintiendront-dans-la-crise-previent-la

"L'ONU offre son aide logistique pour les scrutins de décembre en RDC"
° https://www.voaafrique.com/a/l-onu-offre-son-aide-logistique-pour-les-scrutins-de-d%C3%A9cembre-en-rdc/4546137.html



"RDC : l‘opposition, victime d’exclusion, de restriction des libertés à l’approche des élections (HRW)"
° https://actualite.cd/2018/08/28/rdc-lopposition-victime-dexclusion-de-restriction-des-libertes-lapproche-des-elections
"Les élections ne peuvent pas être crédibles lorsqu’on empêche un leader de l’opposition de participer, HRW"
° http://www.kinshasatimes.cd/elections-ne-peuvent-etre-credibles-lorsquon-empeche-leader-de-lopposition-de-participer-hrw/
"RD Congo : L’opposition fait l’objet d’attaques"
° https://www.hrw.org/fr/news/2018/08/28/rd-congo-lopposition-fait-lobjet-dattaques



"Les “2 conditions indispensables au succès du processus électoral” en RDC selon la France"
° http://www.kinshasatimes.cd/2-conditions-indispensables-succes-processus-electoral-rdc-selon-france/


"SA MAJESTÉ COUR CONSTITUTIONNELLE !"
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16829

"Présidentielle en RDC: quatre candidats invalidés ont déposé leurs recours"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180827-rdc-presidentielle-recours-deposes-quatre-candidats-recales-cour-constitutionnelle
"Muzito, Bemba, Badibanga, … passent à l’offensive : Test d’impartialité pour la Cour constitutionnelle"
° http://www.lepotentielonline.com/

"Samy Badibanga dépouillé de toute sa garde, selon ACAJ"
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-41670_samy_badibanga_depouille_de_toute_sa_garde_selon_acaj.html

"CANDIDAT A LA DEPUTATION NATIONALE
NGOY MULUNDA RECALÉ PAR LA CENI, LE "CENTRE" S’EN REMET À LA JUSTICE"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16835



"Présidentielle 2018 : selon l’IRDH, Kabila, Bemba et Katumbi inéligibles (tiré du journal Le Phare)"
° https://actualite.cd/2018/07/25/presidentielle-2018-selon-lirdh-kabila-bemba-et-katumbi-ineligibles-tire-du-journal-le



"RD Congo : Zoé Kabila répond aux recherches de Human Rights Watch"
° https://www.hrw.org/fr/news/2018/08/08/rd-congo-zoe-kabila-repond-aux-recherches-de-human-rights-watch




"RDC : La CENI a accepté la candidature d’un condamné à la prison à vie pour “crimes contre l’humanité par viol”"
° https://actualite.cd/2018/08/28/rdc-la-ceni-accepte-la-candidature-dun-condamne-la-prison-vie-pour-crimes-contre
"RDC : polémique autour de la candidature de Frédéric Batumike, condamné pour viols sur des fillettes"
° http://www.jeuneafrique.com/621244/politique/rdc-polemique-autour-de-la-candidature-de-frederic-batumike-condamne-pour-viols-sur-des-fillettes/
° https://afrique.lalibre.be/23703/rdc-un-condamne-a-la-prison-a-vie-admis-sur-les-listes-electorales/
° ° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/08/29/elections-en-rdc-la-candidature-d-un-milicien-condamne-pour-viols-sur-enfants-validee_5347256_3212.html
° http://www.jeuneafrique.com/502010/societe/rdc-viols-sur-des-fillettes-a-kavumu-prison-a-vie-pour-le-depute-et-chef-milicien-batumike/
° http://www.jeuneafrique.com/491004/societe/violences-sexuelles-en-rdc-debut-du-proces-de-lomerta-a-kavumu/
"RDC : Frédéric Batumike est candidat en attendant le jugement de la Cour de cassation (Avocat)"
° http://actualite.cd/2018/08/29/rdc-frederic-batumike-est-candidat-en-attendant-le-jugement-de-la-cour-de-cassation

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 30/8/2018, 2:01 am

"RDC: Adolphe Muzito milite pour une profession de foi commune de l'opposition"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180829-rdc-muzito-candidat-invalide-opposition-profession-commune
"Unité de l’opposition : Adolphe Muzito projette une rencontre avec les candidats à la présidentielle"
° https://cas-info.ca/unite-de-lopposition-adolphe-muzito-projette-une-rencontre-avec-les-candidats-a-la-presidentielle/


"Rétablir la confiance"
° http://www.lepotentielonline.com/

"CLIMAT DE CONFIANCE RIME AVEC AGENDA NATIONAL"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16839


"POUR S’ASSURER DE LA VERITE DES URNES
ELECTIONS 2018 : L’EGLISE CATHOLIQUE PRÊTE À LARGUER 40.000 OBSERVATEURS"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16851

"Les avis chocs des évêques à Nanga - AfricaNews"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsiad=211264&Actualiteit=selected


"Élections : « Refuser l’aide logistique de la Monusco ne peut qu’éveiller des soupçons », estiment les États-Unis"
° https://cas-info.ca/elections-refuser-laide-logistique-de-la-monusco-ne-peut-queveiller-des-soupcons-estiment-les-etats-unis/


"Candidats Présidents invalidés en attente. Cour Constitutionnelle : la balle dans le camp des juges !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/28/candidats-presidents-invalides-en-attente-cour-constitutionnelle-la-balle-dans-le-camp-des-juges/

"Elections 2018 : la CENI face aux défis opérationnels"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/28/elections-2018-la-ceni"-face-aux-defis-operationnels/

"Trois schèmes !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/28/trois-schemes/

"Washington à l’Onu: « l’histoire jugera le président Kabila – Le Potentiel"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211264&Actualiteit=selected

"« La réunion à l’ONU sur le processus électoral congolais relevait plutôt de la « guerre des éléphants ! » entre les fameux blocs « Ouest » et « Est » - Le Phare"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211264&Actualiteit=selected


"Soutien logistique de la MONUSCO aux élections 2018 : Les Congolais acceptent, le Gouvernement refuse !"
° http://www.latempete.info/soutien-logistique-de-la-monusco-aux-elections-2018/
"SONDAGE.
Radio Okapi constate la même discordance entre le pays et le gouvernement dans un de ses « mini sondages »
A la question « L’ONU a réitéré hier au conseil de sécurité son offre de transport et de la logistique à la CENI pour l’organisation des élections de décembre.
Accepter, accepter en partie, ou refuser » :
- 79% (1768 votes) des sondés ont estimé que « La RDC devrait accepter cette offre » purement et simplement,
- 6% (135 votes) que la RDC pourrait l’accepter en partie.
- La position de Mende et du gouvernement n’est donc partagée que par 15% (344 votes) des sondés"

° https://www.radiookapi.net/sondages


"Présidentielle : Freddy Matungulu appelle la Cour constitutionnelle à « écouter la population congolaise »"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/29/actualite/politique/presidentielle-freddy-matungulu-appelle-la-cour-constitutionnelle

"RDC : « Felix Tshisekedi épouse les préoccupations de l'ONU, de l'UA, de la CIRGL et de l'Église sur le processus électoral » (Tribune)"
° http://actualite.cd/2018/08/29/rdc-felix-tshisekedi-epouse-les-preoccupations-de-lonu-de-lua-de-la-cirgl-et-de-leglise

"Kabila instrumentalise la justice par crainte de poids lourds de l’opposition: [Moïse Katumbi]"
° https://www.politico.cd/en-clair/interviews/2018/08/24/kabila-instrumentalise-la-justice-par-crainte-de-poids-lourds-de-lopposition-moise-katumbi.html



"RDC: “le Katanga n'est pas contre la désignation de Shadary” - Félix Momat"
° http://actualite.cd/2018/08/29/rdc-le-katanga-nest-pas-contre-la-designation-de-shadary-felix-momat
"MISE AU POINT DU REPRESENTANT DE LA RDC A L’ONU
IGNACE GATA : "LA MACHINE À VOTER NE VOTERA PAS""

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16850
"Elections du 23 décembre 2018: La CENI rassure"
° http://groupelavenir.org/elections-du-23-decembre-2018-la-ceni-rassure/

Compatriotiquement!


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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 30/8/2018, 5:14 pm

La CPI annonce qu’elle rendra sa décision sur les peines à l’encontre de Bemba et son équipe (ici comme co-accusés, Kilolo et Mangenda) dans l’affaire de la subornation des témoins le 17 septembre 2018, la condamnation elle-même étant définitive, confirmée en appel le 08 mars 2018 (= « coupables de plusieurs atteintes à l’administration de justice, en lien avec la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la Défense dans l’affaire principale » (où il a été entre-temps acquitté le 08juin 2018) – à noter qu’elle a « acquitté les prévenus de l’accusation consistant en la production d’éléments de preuve faux en connaissance de cause »).

La Chambre d'appel a cependant annulé les peines prononcées à l'encontre de MM. Bemba, Mangenda et Kilolo (1 an) et envoyé cette question à la Chambre de première instance pour une nouvelle décision. Le Bureau de la Procureure y ayant requis « cinq ans d’emprisonnement et une amende conséquente » contre Bemba et ses coaccusés pour avoir « suborné 14 témoins ». La Défense pour sa part a demandé à la Cour d’« ordonner la relaxe moyennant une amende raisonnable au profit du fond pour les victimes. »


C’est cette décision qui est attendue le 17 septembre prochain, soit deux jours avant la liste définitive des candidats à l’élection de décembre prochain prévue le 19 septembre au Congo.

Question : que signifie pour la CPI le choix de cette date par rapport à ce qu’il se passe à la Ceni et la Cour Constitutionnelle au Congo, quel impact effectif apportera la décision de la CPI sur la réponse finale de la CC Congolaise aux requêtes de Bemba ? Une réduction ou annulation des peines ou leur maintien à 1 an prononcé en première instance de la CPI pourraient-ils pousser la CC à moins d’intransigeance dans l’interprétation de la subornation ramenée purement et simplement à la Ceni à une corruption ou alors l’aggravation des peines (à leur maximum de 5 ans) confortera la CC à invalider Bemba comme l’a fait impunément la Ceni, dont personne n’ignore plus assujettissement au pouvoir de ‘JK’ ?
Voilà l’enjeu autour de la décision de la CPI, c’est se demander notamment si sa Procureure désavouée en appel s’acharnera-t-elle comme une revancharde à enfoncer Bemba ?

Attendons voir….


"...(Deux raisons sont mises en avant pour justifier l’invalidation de la candidature Bemba. La première peut se discuter, mais la seconde est certainement mauvaise.
silent  silent  silent
1 – La subornation de témoin serait analogue à la corruption, l’une et l’autre consistant à obtenir moyennant payement un acte injuste. On raisonne alors par analogie, comme on le fait dans le langage courant lorsqu’on traite un escroc de « voleur » ou un chauffard dangereux d’assassin. Le raisonnement par analogie peut parfois être utile, mais les juristes sont d’avis qu’il est extrêmement dangereux de s’en servir en droit, et singulièrement en droit pénal, où les termes de la loi doivent être appliqués de façon très stricte, sans quoil’on en arriverait à condamner n’importe qui pour n’importe quoi. Cette argumentation est donc possible, mais extrêmement douteuse.
2 – Le prescrit de la loi dit, en propre termes, que l’invalidation doit reposer sur une condamnation irrévocable. Ce n’est pas le cas, puisque Bemba a interjeté appel. Là , il n’y a pas de doute possible : l’invalidation de Bemba n’est pas conforme à la loi. NdlR)(...)"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211275&Actualiteit=selected

"Affaire Bemba et al. Case : la Chambre de première instance VII rendra sa décision sur la peine le 17 septembre 2018
° https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=ma231&ln=fr



La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale ("CPI" ou "Cour") a programmé une audience le 17 septembre 2018 à 15:00 (heure locale de La Haye) pour rendre sa décision sur les peines à l'encontre de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, M. Aimé Kilolo Musamba et M. Jean-Jacques Mangenda Kabongo.

Scheduling order

Contexte :

Le 8 juin 2018, la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale a décidé, à la majorité, d'acquitter Jean-Pierre Bemba Gombo des charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité prétendument commis en République centrafricaine (RCA).
Suite à cet arrêt, la Chambre d'appel a estimé qu'il n'y avait pas lieu de maintenir M. Bemba en détention dans le cadre de l'affaire concernant les crimes allégués en RCA et qu'il revenait à la Chambre de première instance VII de déterminer si sa détention demeure justifiée en vertu de sa condamnation pour des atteintes à l'administration de la justice.
Le 19 octobre 2016, la Chambre de première instance VII avait déclaré Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido coupables de plusieurs atteintes à l'administration de la justice, en lien avec la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la Défense dans l'autre affaire concernant M. Bemba devant la CPI. Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance VII a rendu sa décision relative aux peines dans cette affaire. Le 8 mars 2018, la Chambre d'appel a confirmé les condamnations pour la plupart des accusations mais a acquitté M. Bemba, M. Kilolo et M. Mangenda de l'accusation consistant en la production d'éléments de preuve faux en connaissance de cause. Les condamnations et acquittements concernant les cinq accusés sont désormais définitifs.

Concernant les peines, la Chambre d'appel a confirmé les peines infligées à M. Babala et à M. Arido, qui sont désormais définitives. La Chambre d'appel a cependant annulé les peines prononcées à l'encontre de MM. Bemba, Mangenda et Kilolo et envoyé cette question à la Chambre de première instance pour une nouvelle décision.
Pour plus d'informations sur cette affaire, cliquez ici

Retransmission vidéo
L'audience pourra être suivie en direct sur le site Internet de la CPI au lien suivant: http://player.cdn.tv1.eu/statics/66005/icc.html?lang=FRE
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"RDC – Jean-Pierre Bemba : la CPI rendra sa décision le 17 septembre
° http://www.jeuneafrique.com/621488/politique/rdc-jean-pierre-bemba-la-cpi-rendra-sa-decision-le-17-septembre/
La Cour pénale internationale rendra sa décision le 17 septembre dans l'affaire de subornation de témoins dans laquelle Jean-Pierre Bemba est toujours poursuivi. Le parquet avait requis cinq ans de prison, la défense plaidant la relaxe.

Jean-Pierre Bemba sera donc fixé sur son sort judiciaire le 17 septembre. « La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale a programmé une audience le 17 septembre 2018 (…) pour rendre sa décision sur les peines à l’encontre de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, M. Aimé Kilolo Musamba et M. Jean-Jacques Mangenda Kabongo », a annoncé la Cour dans un communiqué publié mercredi 29 août.

Cinq ans de prison requis

Acquitté des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en juin dernier, Jean-Pierre Bemba reste poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire de subornation de témoins. Une affaire qui a valu à l’ex-chef de guerre de voir sa candidature à la présidentielle en RDC écartée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le 25 août. Jean-Pierre Bemba, qui conteste cette décision, a saisi la Cour constitutionnelle congolaise.

La liste définitive des candidats à l’élection de décembre prochain est prévue le 19 septembre, soit deux jours après l’audience de la CPI fixée au 17.
Lors de l’audience du 4 juillet dernier devant la chambre de première instance VII de la CPI, Me Kweku Vanderpuye, premier substitut de la procureure Fatou Bensouda, a requis « cinq ans d’emprisonnement et une amende conséquente » contre Jean-Pierre Bemba et ses coaccusés pour avoir « suborné 14 témoins ». Les avocats ont pour leur part demandé à la Cour d’« ordonner la relaxe moyennant une amende raisonnable au profit du fond pour les victimes. »"


° https://actualite.cd/2018/08/29/rdc-la-cpi-rendra-sa-decision-le-17-septembre-sur-la-peine-de-bemba-dans-laffaire-de-la
° https://www.voaafrique.com/a/subornation-de-t%C3%A9moins-bemba-fix%C3%A9-sur-sa-peine-le-17-septembre/4549291.html
° https://www.izf.net/afp/subornation-temoins-congolais-bemba-entendra-sa-peine-17-septembre
° https://afrique.lalibre.be/23761/subornation-de-temoins-le-congolais-bemba-entendra-sa-peine-le-17-septembre/
° http://www.lephareonline.net/affaire-bemba-al-case-chambre-de-premiere-instance-vii-rendra-decision-peine-17-septembre-2018/


"Affaire Bemba : la CPI bloque la CENI et la Cour Constitutionnelle"
° http://www.lephareonline.net/affaire-bemba-cpi-bloque-ceni-cour-constitutionnelle/

"Invalidation de Jean-Pierre Bemba : la CENI s’est-elle précipitée au risque de se fourvoyer ? – Le Phare"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211275&Actualiteit=selected


"DE L’ARRESTATION INATTENDUE A L’ACQUITTEMENT TOUT AUSSI INATTENDU
CPI : L’ÉNIGME BEMBA !"

° https://forumdesas.org/spip.php?article16853

"En attendant le 17 septembre prochain: Bemba potentiellement éliminé
° http://groupelavenir.org/en-attendant-le-17-septembre-prochain-bemba-potentiellement-elimine/


"CPI: « Subornation de témoins » ou la « lutte finale » entre Bemba et Bensouda?
° http://www.congoindependant.com/cpi-subornation-de-temoins-ou-la-lutte-finale-entre-bemba-et-bensouda/


Le samedi 25 août, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) déclarait « irrecevable » six dossiers de candidature à l’élection présidentielle sur 25. C’est le cas notamment de celui du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo. Motif invoqué: condamnation au premier degré à la CPI pour « subornation de témoins ». En se fondant sur des interviews réalisées jadis avec trois juristes en l’occurrence Jean FlammeAimé Kilolo-Musamba et Fidèle Babala Wandu, Congo Indépendant tente de rassembler les pièces de ce puzzle.

Interpellé à Bruxelles en mai 2008 avant d’être transféré en  juillet à la prison de Scheveningen à La Haye, l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba Gombo n’a pas cessé de clamer son innocence.


Ange-Felix Patassé

Tout en reconnaissant avoir mis des troupes à la disposition du président centrafricain d’alors Ange-Felix Patassé – qui était confronté à une rébellion armée conduite par le général François Bozize -, le « Chairman » a soutenu jusqu’au bout que les combattants du MLC étaient placés sous le commandement de l’état-major de l’armée centrafricaine. L’accusation, elle, s’arc-boutait sur la thèse contraire. Pour elle, bien qu’absent du théâtre des opérations, Bemba continuait à exercer l’autorité hiérarchique sur ses hommes. Des témoins à charge seront appelés par le Bureau du procureur pour conforter cette accusation au cours d’un procès autant inique qu’inéquitable. L’absence des protagonistes centrafricains au prétoire a été fort remarquée.
Contre toute attente, un des témoins à charge a vu rouge. Dans une correspondance adressée non seulement au président de la Cour pénale internationale mais aussi au secrétaire général des Nations Unies, ledit témoin de réclamer la « rétribution » promise par le bureau du Procureur Fatou Bensouda.

Dans sa lettre, l’homme fait remarquer aux illustres destinataires de sa missive que son cas n’est pas unique en son genre. « La Procureure était en possession de la ‘plainte’ de ce témoin depuis six mois, confie l’avocat gantois Jean Flamme, conseil de… l’avocat Jean-Jacques Mangenda. Elle aurait dû divulguer cette information dont le contenu était susceptible d’intéresser la défense. Elle ne l’a pas fait ».
Au mois de novembre 2013, Aimé Kilolo-Musamba, alors avocat principal de l’équipe de défense du sénateur Bemba évoque le sujet au téléphone avec le député national Fidèle Babala Wandu. Celui-ci un proche parmi les proches du président du MLC et secrétaire général de ce parti. « Kilolo me dit que le Bureau du procureur est en train de soudoyer les témoins à charge », dit Babala dans l’interview accordée à Congo Indépendant.

BENSOUDA « CONTRE-ATTAQUE »


Fidèle Babala

Au cours de cette conversation privée, Kilolo fait part à Babala d’un « souci »« J’ai besoin d’argent pour les [témoins à charge] contacter afin de savoir qui d’entre eux a été corrompu ». Concluant cette conversation, « Fidèle » reprochera sur un ton amical à son interlocuteur d’avoir oublié de garder le contact avec ces gens.
L’équipe de défense Bemba décide aussitôt de sortir l’artillerie lourde en déposant une « requête confidentielle ». Objectif: faire revenir à l’audience l’auteur de la lettre querellée afin qu’il soit auditionné. C’était sans savoir que le Bureau du procureur était au courant de la stratégie du « camp Bemba ». Le procureur avait mis en place un dispositif d’écoutes des conversations téléphoniques en lingala de l’accusé et ses avocats. Tous les entretiens étaient traduits et retranscrits à l’intention du Procureur. Ce travail était réalisé, en toute illégalité, par un avocat congolais du barreau de Bruxelles, appointé à la CPI. Le Bureau du procureur est donc prévenu que la défense de Bemba préparait une plainte contre lui pour… « subornation de témoins ». Ancien ministre de la Justice et procureur sous le régime gambien de l’ex-dictateur Yahya Jammeh, Fatou Bensouda organisa aussitôt la « contre-attaque ».

De retour d’un voyage en Afrique le 24 novembre 2013, l’avocat Aimé Kilolo-Musamba est « cueilli » à l’aéroport de Zaventem. Il apprend qu’il est suspecté de… « subornation de témoins ».
En fait, le bureau du procureur et l’équipe de défense du leader du MLC se livraient à une sorte de « lutte finale » voire un « duel à mort ». Et pour cause? Certains témoins avaient disculpé le sénateur Jean-Pierre Bemba en déposant clairement que le commandement des opérations militaires en Centrafrique était assuré sur le terrain par des Centrafricains eux-mêmes.

INSTRUCTION UNIQUEMENT À CHARGE

Contrairement au système romano-germanique où le procureur instruit à charge et à décharge, à la CPI le ministère public a décidé de priver certains témoins – auditionnés par lui – l’occasion d’exprimer certains éléments à décharge devant la Cour.


Me Jean Flamme

Dans le cas sous examen, il revenait à l’équipe de défense de Bemba d’appeler à la barre ses témoins. Ils étaient au nombre de soixante. L’objectif était de « corriger » le dysfonctionnement au niveau du bureau du procureur.
Dans une interview accordée à notre journal en juin 2014, Me Jean Flamme est formel: « Les écoutes téléphoniques ordonnées par le procureur étaient illégales ». Un avis qui est loin d’être partagé par le Greffe qui allègue, sans convaincre, que les conversations enregistrées n’étaient nullement confidentielles.
Dès le lendemain de l’arrestation successive des membres de l’équipe de défense de Bemba et du député national Fidèle Babala Wandu, le procureur Bensouda a prétendu qu’elle détenait des « preuve à charge ». Maître Flamme dit avoir attendu plus de sept sans que l’accusation communique les faits probants en sa possession. « Le délai a, chaque fois, été remis parce que le procureur… n’était pas prêt », dit-il.

Pour l’avocat Jean Flamme, la « deuxième affaire Bemba » dite « subornation de témoins » a été montée de toutes pièces. Il argumente: « Je suis en mesure d’établir que mon client Jean-Jacques Mangenda Kabongo n’a effectué aucun paiement au profit d’un quelconque témoin. Tous les paiements dont il est question ont été effectués via Western Union. Mon client m’a dit: ‘J’ai déposé tous les paiements au compte officiel de l’administration pénitentiaire au nom de Monsieur Bemba ».

« SUCRE »

Me Flamme ira plus loin: « Le comportement du procureur Bensouda prouve qu’il y a un intérêt, à mon avis, politique dont la préservation requiert que Bemba reste en prison ».
Arrêté dans la nuit du 23 au 24 novembre 2013, Fidèle Babala sera transféré dans la journée à La Haye. Menottes aux poignets. Et ce après une « escale » de plusieurs heures au siège de l’Agence nationale de renseignements et au Parquet général de la République.  Arrivé aux Pays-Bas, il s’entend signifier trois infractions: « subornation de témoins »; « corruption »; « production de faux documents » et « production de faux témoignages ». « Comment pourrais-je corrompre des personnes que je ne connais pas et que je n’ai jamais rencontrées ? », s’étonne-t-il. « Pour suborner un témoin, il faut non seulement le connaître mais aussi savoir les thèmes pour lesquels il va déposer », ajoute-t-il. Quid des faux documents? « Pour falsifier des documents dans une procédure judiciaire, il faut être partie au procès. Ce qui n’est pas mon cas ».

Pour Babala, son implication dans cette affaire découle uniquement du soutien financier qu’il apportait au sénateur Bemba ainsi qu’aux membres de son équipe de défense. « Ce soutien financier a été fait au grand jour via une voie traçable. A savoir: Western Union. Personne n’avait la volonté de dissimuler quoi que ce soit ».
Il a été reproché également au député congolais d’avoir utilisé le mot « sucre » dans une conversation téléphonique avec le « Chairman ». Selon lui, ce mot voulait simplement dire « de l’argent ».
Acquitté le 8 juillet dernier de l’accusation principale de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Bemba attend que la CPI rende son arrêt dans l’affaire « accessoire » dite « subornation de témoins ». Au cours des interviews qu’il a accordées aux médias, le président du MLC a, à maintes reprises, salué le « professionnalisme » autant que « l’honnêteté » et des juges de la Chambre d’appel à la CPI. Une critique implicite au caractère « brouillon » des enquêtes menées par le Bureau du procureur.
Question: entre Bemba et Bensouda, qui a tenté de suborner les témoins?"



Une réflexion au sujet de « CPI: « Subornation de témoins » ou la « lutte finale » entre Bemba et Bensouda? »
Nono dit :
29 août 2018 à 14 h 03 min
En vérité, non que le procès de Bemba initié par la CPI n’était pas justifié, sa milice en Centrafrique a commis des méfaits qui nécessitaient instruction mais que la CPI l’a instrumentalisé à outrance pour un agenda plus politique que vraiment judiciaire ! C’est ça le nœud autour duquel tout été fait et défait à la CPI dans cette affaire !

Avec Bemba la CPI (et particulièrement Moreno son premier Procureur puis sa successeure Bensouda, car il faut le dire, la face prise par cette Cour tient beaucoup au carriérisme zélé et à l’affairisme du premier copiés par la suivante) entendait valider l’opportunité et l’efficacité de la nouvelle institution en faisant un exemple sur la prise d’un gros poisson. Du coup au lieu de ne dire que le droit ce procès s’est conformé davantage à ce dessein avec tous les abus juridiques tels qu’on les a vus tout au long de son déroulement mais aussi la Cour s’y est constituée en toute-puissance, assise sur son statut de juridiction internationale naissante devant représenter l’ordre mondial sur le modèle convenu de l’institution planétaire que sont l’ONU et son CS. Et la CPI sans être structurellement attachée à eux n’en répondait pas moins politiquement. Et qui ignore qu’à l’ONU les vrais patrons sont d’abord les cinq membres permanents du CS avec en tête les USA ? Moreno puis Mme Bensouda se sont coulés avec excès de zèle très gratifiant au passage, dans le moule d’une institution voulue indépendante mais en fait à la grande écoute des puissants.

C’est essentiellement ce qui s’est passé dans l’affaire Bemba en Centrafrique (et plus tard dans l’affaire Gbagbo en CI), ce dernier désavoué par les puissants en faveur du nouveau régime de ‘JK’ est devenu allègrement la proie indiquée jusqu’à être condamné pour crimes contre l’humanité et de guerre quasiment en dehors des normes juridiques qui auraient dû au moins impliquer les autorités centrafricaines de deux camps d’alors.
Il a fallu je ne sais quelle fortune miraculeuse pour que sa Cour d’Appel arrache une indépendance inattendue et nomme les excès de la première qui répondait d’abord aux desirata du Bureau du Procureur.

Sinon la fumeuse subornation des témoins dont elle a accusé Bemba et son équipe suivait vicieusement cet agenda politique usant de ses écarts juridiques et de la toute-puissance de la Cour que plus aucun contre-pouvoir ne troublait à commencer celui de toute instance judiciaire, la chose jugée selon le droit.
Le malheur de Bemba est que tout en ayant échappé à une condamnation avec son acquittement inespéré dans l’affaire principale il continue à subir l’acharnement du Bureau du Procureur lourdement désavoué quasiment comme une vengeance, sur ce dossier accessoire qui aurait dû suivre le même destin que l’affaire principale d’autant que comme il est démontré ci-dessus, la vraie subornation est ailleurs, chez Bensouda.
Celle-ci via la Cour poursuivra-t-elle quand même Bemba jusqu’au Congo en aggravant sa condamnation en subornation qui le privera de toute chance de candidature en poussant ainsi la Ceni à interpréter la subornation comme une simple corruption ?
Bemba y échappera difficilement mais pour le moment au-delà de la non-prise en compte du caractère suspensif de cette affaire par ce qu’en appel, la Ceni a pris l’option d’une interprétation trop facile de la loi entre subornation et corruption ; hélas. Au Conseil de Bemba de tenter seul une bonne défense et d’espérer que le pouvoir sera sensible à toutes les protestations qui accusent légitimement l’inféodation veule de cette Ceni…"




"Subornation des témoins et autres atteintes à l’administration de la justice devant la CPI (Retour sur l’affaire Bemba Gombo) - Cour pénale internationale (CPI)"
° https://journals.openedition.org/revdh/3042

° https://sites.google.com/site/vernonkady/economie-finances/eco-news/news/j-p-bemba
° https://news.google.com/topics/CAAqIggKIhxDQkFTRHdvSkwyMHZNR0pvYW5KMEVnSm1jaWdBUAE?hl=fr&gl=BE&ceid=BE%3Afr


"Assemblée générale: « La CPI n’est pas parfaite mais elle fonctionne et a gagné en maturité », déclare sa Présidente"
° https://www.un.org/press/fr/2017/ag11966.doc.htm


"Invalidation des candidatures : La Cour Constitutionnelle doit agir en toute impartialité (Union Européenne)"
° https://cas-info.ca/invalidation-des-candidatures-la-cour-constitutionnelle-doit-agir-en-toute-impartialite-union-europeenne/


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 31/8/2018, 1:12 am

"RDC: la Cour constitutionnelle examine les recours des candidats invalidés"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180829-rdc-cour-constitutionnelle-recours-candidats-invalides

"RDC: les opposants planifient une stratégie d'action commune"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180830-rdc-opposants-planifient-strategie-action-commune



"Invalidations des candidatures de Bemba et Muzito, une « irrationalité absolue », selon Lokondo"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/30/actualite/politique/invalidations-des-candidatures-de-bemba-et-muzito-une-irrationalite

"29.08.18 Farce Electorale : La CENI sous l'impulsion de Joseph Kabila, élimine Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba de la Course Présidentielle (Congovox)"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=2&newsid=211271&Actualiteit=selected



"Pour la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’homme : Les inquiétudes et incertitudes sur le processus électoral demeurent"
° http://www.latempete.info/pour-la-voix-des-sans-voix-pour-les-droits-de-lhomme-les-inquietudes-et-incertitudes-sur-le-processus-electoral-demeurent/



"RDC : main tendue et mise en garde européennes"[
° https://afrique.lalibre.be/23781/rdc-main-tendue-et-mise-en-garde-europeennes/

"Pour une véritable transition démocratique en RDC : HRW tient à la pression régionale contre Kinshasa"
° http://www.latempete.info/31414-2/



"Dialogue. Elections africaines. Série VIII – Numéro 9 RDC"
° http://www.congoforum.be/upldocs/S%C3%A9rie%20VIII%20n%209%20RDC.pdf



"Daniel Safu : UDPS de Félix Tshisekedi n’est pas organisée"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://www.diaspordc.com/daniel-safu-udps-de-felix-tshisekedi-nest-pas-organisee/

Compatriotiquement!


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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 2/9/2018, 1:13 am

"Invalidation de la candidature de Bemba : la Cour Constitutionnelle décidée à ne pas attendre le verdict de la CPI
° http://www.lephareonline.net/invalidation-de-candidature-de-bemba-cour-constitutionnelle-decidee-a-ne-attendre-verdict-de-cpi/



Des sources roches du MLC, nous apprenons que la première de cette affaire est fixée à ce vendredi 31 août 2018. La défense de Bemba, apprend-on, sera assurée par un collectif parmi lesquels onb cite Mes Kaluba et Tasoki.
Selon le législateur, la Cour Constitutionnelle dispose d’un délai de 7 jours francs pour se prononcer sur les contentieux liés à l’élection présidentielle. Concrètement, elle devrait se prononcer au plus tard le mardi 04 septembre sur la requête du Sénateur Jean-Pierre Bemba contestant son invalidation de la présidentielle du 23 décembre 2018.

En attendant, deux thèses s’affrontent.

Selon la première, cette juridiction devrait absolument donner son  avis sur le recours du président du MLC (Mouvement de Libération du  Congo), conformément au délai légal et ne pas attendre la position de  la CPI (Cour Pénale Internationale), annoncée pour le 17 septembre 2018, c’est-à-dire 48 heures avant la publication de la liste définitive des candidats à la présidentielle. Cette décision, indique-t-on, devrait se fonder exclusivement sur les pièces du dossier déposées par les deux parties en cause, à savoir la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) et le MLC (Mouvement de Libération du Congo).
Concrètement, les juges de la Cour Constitutionnelle devraient constater si la condamnation de Jean-Pierre Bemba, dans l’affaire de la subornation de témoins, est « irrévocable » ou non. Dans l’hypothèse de son caractère « irrévocable », son élimination de la course à la présidentielle devrait être simplement constatée et confirmée. Dans le cas contraire, il devrait être rétabli dans ses
droits de candidat à la magistrature suprême.

Au regard des non-dits du dossier, il semble que la Cour Constitutionnelle a décidé d’ignorer le dernier communiqué de la CPI.
A en croire les tenants de la thèse contraire, la Cour Constitutionnelle devrait éviter toute précipitation et surseoir au
traitement du dossier de Jean-Pierre Bemba. La raison évoquée pour ce faire serait la probabilité d’un revirement à 180° de la CPI, dans le sens d’un nouvel acquittement et de l’annulation de toutes les peines retenues contre lui dans cette affaire de subornation de témoins.
De l’avis des tenants du caractère non « irrévocable » de la condamnation du « Chairman » à la CPI, une décision d’acquittement mettrait sérieusement à mal à la fois la Cour Constitutionnelle, où les Arrêts sont rendus sans appel, et la CENI, qui aura invalidé un candidat au casier judiciaire vierge.
Comment, dans cette hypothèse, cette institution d’appui à la démocratie pourrait-elle gérer un processus électoral dont serait
exclu un prétendant remplissant tous les critères d’éligibilité ? D’où, dans le souci de l’apaisement des cœurs et des esprits,
d’aucuns pensent que la Cour Constitutionnelle et la CENI n’auraient n’à perdre à attendre la décision finale de la Cour Pénale
Internationale au sujet de l’affaire de la subornation de témoins par Jean-Pierre Bemba et consorts. Une décision judiciaire claire et définitive aurait le mérite, pense-t-on, de mettre un terme à toute polémique au sujet de l’instrumentalisation de ces deux institutions afin de les contraindre d’invalider de la compétition électorale l’ancien Vice-président de la République sous le Régime 1 + 4 (un président et quatre vice-présidents de la République, de 2003 à 2006)."


Certificat de détention

Je soussigné, M. Patrick CRAIG, Chef du quartier pénitentiaire-de la Cour pénale internationale,
Certifie que:
M. Jean-Pierre BEMBA GOMBO,
Né à Bokada, Province d’Equateur, République démocratique du Congo de nationalité congolaise,
A été détenu au Centre de détention de la Cour pénale internationale à La Haye (Pays-Bas) du 3 juillet 2008 au 12 juin 2018,
N’a fait l’objet d’aucune procédure disciplinaire durant sa détention,
N’a fait l’objet d’aucun signalement pour quelque comportement perturbateur, abusif ou insultant, A entretenu des relations polies et respectueuses avec son entourage et notamment le personnel du quartier pénitentiaire et les autres détenus.
Dans un arrêt en date du 8 juin 2018 (lCC-0l/05-0l/08-3636-Red), la Chambre d’appel a acquitté M. Bemba Gombo (M. Bemba).
Dans l’affaire Le Procureur cl ]ean-Pîerre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu and Narcisse Arido, la peine initialement prononcée a été annulée en appel et la question a été renvoyée à la Chambre de première instance pour une nouvelle décision (ICC-01/05-01/13.-2276-Red).
Le 12 juin 2018, la Chambre de première instance VII a ordonné la mise en liberté de M. Bemba (ICC-Ol/OS-01/13-2291).
Signature, date et lieu :               Certifié, le 27.08.2018
10/08/2018 La Haye      Marc Dubuisson, Directeur division des services

° http://www.rfi.fr/afrique/20180901-rdc-presidentielle-audiences-candidats-invalides-cour-constitutionnelle


" RDC : Jean-Pierre Bemba « inéligible », selon le parquet général de la République
° http://www.jeuneafrique.com/622820/politique/rdc-jean-pierre-bemba-ineligible-selon-le-parquet-general-de-la-republique/
Au cours de l'audience sur le contentieux électoral entre Jean-Pierre Bemba et la Ceni, le procureur général de la République a demandé le 31 août à la Cour constitutionnelle de confirmer l'inéligibilité du candidat.

C’est une journée marathon qui a démarré, vendredi 31 août, devant la Cour constitutionnelle de la RDC. Des candidats invalidés à la présidentielle, représentés par leurs avocats respectifs, et des experts de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’y sont confrontés. Parmi les cas examinés, celui – très attendu – de Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel début juin de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI).
La candidature de l’ancien vice-président de la République a été déclarée, dans la nuit du 24 au 25 août, « non recevable » par la Ceni pour avoir été « condamné pour subordination de témoins » par la CPI.
Devant les juges constitutionnels, la Ceni s’est alors évertuée à démontrer la motivation de sa décision de ne pas reprendre le nom de Jean-Pierre Bemba sur la liste provisoire des candidats à la présidentielle, prévue le 23 décembre. Elle a expliqué s’être basée sur l’article 10 de la loi électorale, qui range « les personnes condamnées par un jugement irrévocable du chef de viol, d’exploitation illégale des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis » parmi les cas d’inéligibilité au scrutin présidentiel.

« La Ceni a violé la loi », selon la défense de Bemba

Subordination de témoins, est-ce de la corruption ? « Dans le cas d’espèce, il s’agit des actes, des faits », n’a cessé de marteler l’expert principal de la Ceni, soulignant que le contentieux électoral n’est pas régi par le droit pénal. À l’en croire, suivant l’esprit de loi électorale congolaise, « les actes de corruption ne sont pas à confondre avec une quelconque infraction qui aurait été qualifiée comme telle par une juridiction ». Et que l’arrêt de la première chambre de la CPI, confirmé en appel le 8 mars, revêt un « caractère définitif » concernant le verdict.
Du côté du collectif des avocats de Jean-Pierre Bemba, l’argumentaire a en revanche consisté à démontrer que la subornation de témoins n’est pas reprise dans la « liste limitative » des causes d’inéligibilité. En conséquence, selon la défense de l’opposant, « la Ceni a violé l’article 10 de la loi électorale », en procédant à une « interprétation par analogie ». Car « on ne peut pas dire que, dans tous les cas, suborner un témoin, c’est de la corruption », a avancé un avocat du collectif de défense.
Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont également soutenu qu’il n’y aurait pas encore de jugement irrévocable dans l’affaire de subornation de témoins. L’arrêt attendu le 17 septembre sur la peine sera « susceptible d’appel », selon eux. Ils ont aussi rappelé que le casier judiciaire de leur client indique que ce dernier a été « condamné en première instance ».

Cela n’a pas été suffisant pour convaincre le parquet général de la République. Appelé à donner son « avis » avant la clôture de l’audience, le procureur a demandé à la Cour constitutionnelle de déclarer « recevable » la requête de Jean-Pierre Bemba mais de la déclarer « non fondée ». Il a ainsi demandé aux juges de confirmer l’inéligibilité de l’ancien vice-président de la République. La Cour constitutionnelle dispose désormais de « dix jours ouvrables » pour rendre sa décision, suivant la loi électorale."


° https://www.radiookapi.net/2018/09/01/actualite/justice/rdc-le-ministere-public-demande-la-cour-constitutionnelle-de-declarer
° https://cas-info.ca/examen-des-recours-le-ministere-public-demande-a-la-cour-constitutionnelle-de-declarer-bemba-ineligible/
° https://afrique.lalibre.be/23805/le-recours-de-bemba-en-audience-devant-la-cour-constitutionnelle/
° https://www.mediacongo.net/article-actualite-27597.html/docs/Extra/echos/2009/article-actualite-41706_invalidation_de_bemba_la_subornation_des_temoins_entre_dans_la_definition_de_la_corruption_selon_le_professeur_nyabirungu.html


" RDC-présidentielle : L'UNC invite ses avocats “chevronnés” à défendre la candidature de Bemba à la Cour"
° http://actualite.cd/2018/08/31/rdc-presidentielle-lunc-invite-ses-avocats-chevronnes-defendre-la-candidature-de-bemba


"Rejet de la candidature de Jean-Pierre Bemba par la CENI : les notables du Grand Equateur protestent !"
° https://scooprdc.net/2018/08/31/rejet-de-la-candidature-de-jean-pierre-bemba-par-la-ceni-les-notables-du-grand-equateur-protestent/
° http://7sur7.cd/new/les-notables-du-grand-equateur-denoncent-linstrumentalisation-de-la-ceni-par-le-pouvoir-et-invitent-la-cour-constitutionnelle-a-retablir-bemba-candidat/
° http://actualite.cd/2018/08/31/rdc-presidentielle-les-notables-de-lex-equateur-appellent-la-cour-constitutionnelle


"Cour constitutionnelle : le ministère public plaide pour le rejet de des requêtes de Muzito, Gizenga et Moka"
° https://www.radiookapi.net/2018/09/01/actualite/justice/cour-constitutionnelle-le-ministere-public-plaide-pour-le-rejet-de-des


"RDC : le ministère public demande à la Cour constitutionnelle de déclarer recevables et fondées les requêtes de Badibanga et Ifoku"
° https://www.radiookapi.net/2018/09/01/actualite/justice/rdc-le-ministere-public-demande-la-cour-constitutionnelle-de-declarer-0
° https://cas-info.ca/examen-des-recours-a-la-haute-cour-samy-badibanga-et-marie-josee-ifoku-eligibles-selon-le-parquet-general-de-la-republique/


"LA JUSTICE À LA CARTE"
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16852


"Election en RDC : l’UE recommande à la CENI et à la Cour constitutionnelle d’agir en toute transparence et impartialité"
° https://www.radiookapi.net/2018/08/31/actualite/justice/election-en-rdc-lue-recommande-la-ceni-et-la-cour-constitutionnelle



"ELECTEURS RADIES ET PERSONNES SANS EMPREINTE DIGITALE
FIN DU MYSTÈRE CE LUNDI"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16867
° http://www.rfi.fr/afrique/20180831-rdc-ceni-publication-liste-electeurs-fictifs-empreinte-digitale-basengezi
° https://www.radiookapi.net/2018/08/31/actualite/politique/la-ceni-va-publier-lundi-3-septembre-les-listes-provisoires-des

"RDC-Présidentielle : La CENI s’expliquera également devant la Cour constitutionnelle sur sa décision de rejeter six candidatures"
° http://actualite.cd/2018/08/30/rdc-presidentielle-la-ceni-sexpliquera-egalement-devant-la-cour-constitutionnelle-sur-sa


Ne pas rester sourd"
° http://www.lepotentielonline.com/


" Les Congolais débout exigent la démission de Corneille Nangaa"
° https://cas-info.ca/les-congolais-debout-exigent-la-demission-de-corneille-nangaa/

"Carré des As ?"
° https://laprosperiteonline.net/2018/08/30/carre-des-as/

° https://afrique.lalibre.be/23810/rdc-la-decrispation-politique-vue-de-lubumbashi/


"« Joseph Kabila », un verrou à faire sauter pour sauver le Congo…
° http://www.congoindependant.com/joseph-kabila-un-verrou-a-faire-sauter-pour-sauver-le-congo/
Dans leur message au ton réquisitorial diffusé le 23 juin 2017, les évêques catholiques de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) ne sont pas allés par quatre chemins en clamant que « le pays va mal! ». Les prélats ont aussitôt pointé un doigt accusateur en direction des « responsables ». Il s’agit, selon eux, d’une « minorité de compatriotes qui a pris le pays en otage ».
« Le poisson pourrit par la tête », dit la sagesse populaire chinoise. Le Congo-Kinshasa va mal. Ce pays va mal parce qu’il est « dirigé » depuis bientôt dix-huit ans par un individu qui n’a jamais été ni préparé, ni qualifié pour assumer la fonction exceptionnelle qu’est celle de chef de l’Etat.

Forcé tant par l’opinion nationale qu’internationale de respecter la Constitution en ce qui concerne la limitation du nombre et la durée des mandats présidentiels, « Joseph Kabila » est en passe de bouter le feu à la « maison Congo ». Il a décidé d’instaurer un « bordel institutionnel » en menant une prétendue « chasse aux sorcières » aux détenteurs d’une nationalité étrangère. L’histoire ne dit pas si l’intéressé et sa fratrie sont concernés par ce qui ressemble bien à un règlement de comptes aux allures mafieuses.


Thomas Luhaka Losendjola

Intervenant récemment dans l’émission kinoise « Equipe nationale », l’ex-MLC Thomas Luhaka Losendjola, devenu un des adorateurs du « raïs » devant l’Éternel, a prononcé sans broncher ces mots: « On a dit à Joseph Kabila de respecter la Constitution. De quel droit, peut-on obliger un Congolais à respecter la Constitution et pas aux autres? » On a compris: le successeur de Mzee refuse de « mourir seul ».
Le chef de l’Etat ou « Chef » tout court ne peut être un pyromane. Le Chef ou « leader » est celui qui montre le chemin. Le chemin qui conduit vers la paix, la justice et le progrès. Le chemin qui conduit vers une vie collective harmonieuse. On ne le dira jamais assez que le premier magistrat d’un Etat est appelé à exercer une fonction de conciliation. Il est, de ce fait, le garant de la paix civile et du bon fonctionnement des institutions.
« Joseph Kabila » est tout le contraire d’un conciliateur et d’homme d’Etat. Cet homme sorti du néant est, en réalité, un voyou. Le mot n’est pas trop fort. Il se prend pour un cow-boy. Pour lui, tout différend politique se règle non pas par la négociation mais à coup de canons comme dans un film de western.

Dénué des ressources morales et intellectuelles, cet homme – qui a réalisé l’exploit de chloroformer les Congolais durant dix-sept ans – a donné toute la mesure de son incapacité à faire le départ entre le bien et le mal; le vrai et le faux; la vérité et le mensonge; la louange et la flagornerie; l’intérêt personnel et le bien commun; la justice et l’injustice. Cet homme considère le pouvoir d’Etat comme un butin voire un simple « rouleau compresseur » pour laminer les têtes qui dépassent. Les Congolais risquent de ne garder de lui qu’un cortège de souvenirs cauchemardesques.
Elu » en 2006 et « réélu » en 2011, le successeur de Mzee a cru et continue à croire que gouverner est assimilable à un jeu. Et que l’élection suffit pour légitimer un pouvoir. Alors qu’en plus du vote, les citoyens attendent des gouvernants de l’efficacité. C’est-à-dire la capacité à écouter et à résoudre les problèmes.
En dix-sept années d’exercice du pouvoir d’Etat, « Joseph Kabila » n’a tenu aucune de ses promesses. Il a évité tout contact avec les vrais gens. Insécurité des personnes et des biens, pauvreté, stagnation économique, prolifération des bandes armées, violation des droits et libertés, corruption, mépris de la vie humaine sont devenus les maux banalisés de la société congolaise. Sur le plan diplomatique, la voix du Congo-Kinshasa a cessé d’être audible.


Où sont les « 5 chantiers »?

« Dix-sept ans, ça suffit! », c’est le credo de la grande majorité de Congolais. L’élection est un moment d’espoir. L’espoir du renouveau. C’est l’occasion privilégiée pour les citoyens d’exiger des comptes à la majorité sortante.
En lieu et place de dire aux Congolais les réalisations accomplies en dix-sept années, « Kabila » dont le dernier mandat a expiré le 19 décembre 2016 s’évertue à s’accrocher au pouvoir. Il multiplie des stratagèmes à cette fin. La dernière en date est la désignation d’un « dauphin ». En fait, une future marionnette.
Par les intimidations et la tricherie, « Joseph » a engagé le pari très risqué de refuser aux Congolais le droit de s’autodéterminer. Il voudrait imposer son homme-lige.
En refusant aux Congolais le droit de choisir un autre avenir, « Kabila » est devenu pire qu’un obstacle. C’est un verrou. Un verrou à faire sauter pour sauver le Congo…"




"RDC : L’ex-Premier ministre Muzito pour un candidat commun de l’opposition à la présidentielle"
° https://afrique.lalibre.be/23822/lex-premier-ministre-muzito-pour-un-candidat-commun-de-lopposition-a-la-presidentielle/


"RDC: Jaynet et Zoe Kabila sont-ils éligibles?
° https://afrique.lalibre.be/23816/rdc-jaynet-et-zoe-kabila-sont-ils-eligibles/



Les élections présidentielle, législatives et provinciales en République démocratique du Congo sont toujours annoncées pour le 23 décembre prochain.

Avec qui sur la grille de départ ? Pas de réponse définitive, pour l’instant, à cette question.
Pour la présidentielle, il est de plus en plus évident que Jean-Pierre Bemba devrait rester dans les stands. Privé de compétition. L’annonce offcielle des candidatures invalidées par la Cours constitutionnelle est prévue pour le 18 septembre (au lendemain de l’annonce de la peine par la CPI dans le dossier pour subornation de témoins). Mais le procureur général de la République, a demandé à la cour constitutionnelle de confirmer le verdict de la Ceni le 18 décembre après une joute juridique, ce vendredi 31 août, entre le avocats de Bemba et les experts de la Ceni.
Sauf retournement de situation, Jean-Pierre Bemba, condamné pour subornation de témoins par la CPI, malgré son acquittement pour les dossiers de crime de guerre et crime contre l’Humanité, ne doit pas nourrir de grands espoirs de se retrouver sur la ligne de départ;

Tshisekedi inquiété

Après Moïse Katumbi, empêché de rentrer au pays, après Jean-Pierre Bemba, sur la voie d’une invalidation, c’est au tour de Félix Tshisekedi d’être dans le viseur du pouvoir.
En cause, son diplôme qui susciterait certaines interrogations quant à son signataire.
Félix Tshisekedi nous a fait savoir qu’il ne voulait pas réagir pour l’instant à ce début de polémique apparu dans certains médias proches du pouvoir. Une manière pour le pouvoir, selon certains, de tester la stratégie. « Un ballon d’essai » en quelque sorte avant de passer à l’offensive.
La semaine dernière, quelques heures avant l’annonce des six candidatures invalidées par la Ceni, plusieurs partis de l’oppositions avaient mis en garde sur l’élaboration d’une stratégie par le pouvoir kabiliste pour « éliminer Bemba et Tshisekedi » de la course à la présidence.

Quid de Zoe et Jaynet Kabila ?

La jumelle du président hors mandat et son frère cadet, tous les deux candidats aux législatives, n’ont rencontré aucun souci pour valider leurs candidatures. Pourtant, personne n’a oublié les déclarations de leur mère, qui avait éxpliqué dans divers entretiens que ses enfants avaient dû vivre avec des noms d’emprunt lorsqu’ils vivaient en Tanzanie. Une explication on ne peut plus convaincante. Jaynet et Zoe Kabila portaient alors les noms de Jaynet Ursula Kyungu et Zoe Francis Mtwale. Des noms que l’on retrouvera quelques années plus tard au bas de l’acte constitutif de la société Sycamore Investments, fondée le 18 juillet 2001. Un acte archivé au Groupe d’Etudes sur le Congo. les dates  de naissance reprises sur le document correspondent aux dates de naissance du frère cadet et de la soeur jumelle. Sur ce document officiel, les associés sont identifiés comme Tanzaniens.

Or, depuis ce temps, ils n’ont jamais entrepris la moindre démarche pour recouvrer la nationalité congolaise d’origine ni introduit une demande de naturalisation.
Le procureur général de la République sera-t-il aussi déterminé dans ce dossier qu’il ne semble l’être dans celui de Jean-Pierre Bemba ? Encore faudra-t-il, comme ces candidatures ont été validées, qu’un candidat indépendant ou un parti justifie de l’intérêt requis pour introduire une requête d’annulation devant la cour constitutionnelle vis-à-vis des décisions de la CENI sur ces deux candidatures?  Et ça, dans le climat actuel en RDC, ce n’est pas gagné d’avance !'




"FLASH/ Des leaders politiques congolais sans vision  ni idéal déstabilisés par un «Kabila» tout-puissant !"
° http://www.info-apareco.com/2018/08/27/flash-des-leaders-politiques-congolais-sans-vision-ni-ideal-destabilises-par-un-kabila-tout-puissant/
"ALERTE-Tous les candidats de l’opposition congolaise convoqués pour ” Genval 2 ” !"
° http://www.info-apareco.com/2018/08/24/alerte-tous-les-candidats-de-lopposition-congolaise-convoques-pour-genval-2/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 4/9/2018, 1:45 am

"RDC : Bemba exclu de la présidentielle (Cour Constitutionnelle)
° https://www.izf.net/afp/rdc-bemba-exclu-presidentielle-cour-constitutionnelle?language=fr
L'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba est exclu de l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo en raison de sa condamnation pour "subornation de témoins" par la Cour pénale internationale (CPI), selon un arrêt de la Cour constitutionnelle publié lundi soir.

"La Cour constitutionnelle siégeant en matière de contentieux de candidature à l'élection présidentielle, après avis du procureur général (...) confirme l'inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba Gombo pour subornation des témoins en recourant à la corruption", a déclaré le président de la chambre."



"RDC : 2 candidatures réhabilitées, Bemba exclu de la présidentielle
° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-2-candidatures-rehabilitees-bemba-exclu-de-la-presidentielle-5b8da610cd70f5387bdfcb08
International L'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba est exclu de l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo en raison de sa condamnation pour "subornation de témoins" par la Cour pénale internationale (CPI), a confirmé un arrêt de la Cour constitutionnelle publié lundi soir. M. Bemba passait pour un candidat de l'opposition sérieux à la succession du président Joseph Kabila, qui n'a pas le droit de se représenter.

"La Cour constitutionnelle siégeant en matière de contentieux de candidature à l'élection présidentielle, après avis du procureur général (...) confirme l'inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba Gombo pour subornation des témoins en recourant à la corruption", a déclaré le président de la chambre.
M. Bemba avait saisi la Cour constitutionnelle car la commission électorale nationale indépendante (Céni) avait déclaré sa candidature irrecevable fin août.
Il avait déposé sa candidature après un retour triomphal à Kinshasa et son acquittement en appel par la Cour pénale internationale (CPI) de sa condamnation à dix-huit ans dans l'affaire principale, celle de crimes de guerre et contre l'humanité.

Il a été condamné dans une affaire annexe pour subornation de témoins par la CPI, qui rendra en appel sa décision le 17 septembre.
Pour la Cour constitutionnelle congolaise, "la subornation de témoins est une circonstance aggravante dans l'infraction de corruption" en RDC. "C'est en bon droit que la Céni a conclu à l'inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba".
Les partisans de M. Bemba affirment au contraire que la subornation de témoins est différente de la corruption et ne fait pas partie des motifs d'invalidation d'une candidature.
Outre M. Bemba, la Cour a jugé "non fondé" le recours de l'ex-Premier ministre Adolphe Muzito, un des six candidats invalidés par la Céni.
La plus haute instance judiciaire du pays a par contre ordonné à la commission électorale d'annuler sa décision d'écarter de la course à la présidentielle deux autres candidats : l'ex-Premier ministre Samy Badibanga et la seule femme candidate, Marie-Josée Ifoku.
Tous deux avait été écartés par la Commission électorale pour "défaut de nationalité (congolaise) d'origine".
AFP



"RDC: La Cour constitutionnelle exclut Bemba de la présidentielle et réhabilite deux candidatures
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rdc-la-cour-constitutionnelle-exclut-bemba-de-la-presidentielle-et-rehabilite-deux-candidatures?id=10009919

° http://www.lesoir.be/176506/article/2018-09-03/rd-congo-bemba-exclu-de-la-presidentielle


"La Cour constitutionnelle déclare recevables les candidatures de Bandidanga et Ifoku, Muzito recalé
° https://www.radiookapi.net/2018/09/03/actualite/politique/la-cour-constitutionnelle-declare-recevables-les-candidatures-de



"Elections 2018: en direct de la cour constitutionnelle sur l' affaire Muzito, Badibanga et autres.."




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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 5/9/2018, 4:27 pm

"Démocratie sélective
° http://lepotentielonline.net/2018/09/04/democratie-selective/
La République démocratique du Congo se veut un pays démocratique, comme l’indique son nom. Mais la démocratie, la vraie, ne se déclare pas sur les toits des médias. Elle se vit. Comme disait Aimé Césaire, « le tigre ne crie pas sa tigritude… mais il bondit sur sa proie et la dévore ».
Le Potentiel


En effet, une démocratie de façade, où l’on prend les mêmes (médiocres) et on recommence, n’en est pas une. Bien plus, nous aurions voulu qu’un pays dont les dirigeants se choisissent leurs adversaires politiques ne fût pas le nôtre. Oui, en « vraie » démocratie, on peut se choisir ses alliés mais pas ses adversaires.
Or, à observer comment la Majorité au pouvoir, avec la complicité de la Céni et de la justice, a réussi à écarter des candidats-poids-lourds de l’opposition, on peut bien se demander si vraiment la RDC mérite d’être appelée un État démocratique. De Moïse Katumbi à Jean-Pierre Bemba, en passant par Adolphe Muzito, il est clair que le plan de leur mort politique était concocté avant même le dépôt de candidatures à la Céni et le simulacre de procès à la Cour Constitutionnelle. La logique du régime est simple : « Est saint, celui qui roule pour nous ; hors de nous, on est diable ».

Fait privé soit-il, l’élimination d’un grand acteur politique affecte sinon la vie publique, du moins celle du public. Alors, il faut qu’on soit moins complaisant. En un mot comme en mille, l’image actuelle de la RDC ne correspond pas avec sa qualité de « pays démocratique ».
On ne le dira jamais assez. Des lions en peau d’agneau, se présentant en démocrates alors que dans leurs veines coule le sang des apprentis-sorciers-despotes. Ils savent manipuler à leur guise la justice. Et, jusque-là, ça leur réussit parfaitement bien. Seulement, ils ignorent qu’ils se cachent derrière des masques transparents et le peuple commence à voir leurs vrais visages.
Maintenant que des adversaires encombrants au dauphin présenté par le président de la République sortant sont mis hors course, que faudra-t-on attendre des élections du 23 décembre 2018 ? Personne n’est dupe et le peuple qui a soif d’alternance ne pourra se leurrer outre mesure. Les dés sont jetés « Alea jacta est », comme disent les latinistes."



"RDC : l’éviction de Bemba fragilise le processus électoral
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-leviction-de-bemba-fragilise-le-processus-electoral/
L’un des principaux opposants au président Joseph Kabila vient de se voir barrer la route de la présidentielle par la Cour constitutionnelle. Un coup dur pour Jean-Pierre Bemba qui doit désormais préparer la contre-attaque.

Le jugement de la Cour constitutionnelle de Kinshasa est sans appel. L’opposant Jean-Pierre Bemba est exclu de la course à la présidentielle de décembre prochain. La Cour a estimé que l’affaire de subornation de témoins devant la Cour pénale internationale (CPI) est « une circonstance aggravante dans l’infraction de corruption ». Toute personne condamnée pour corruption est en effet inéligible en République démocratique du Congo (RDC). Mais pour les proches de l’opposant, cette décision fait une lecture biaisée de la loi congolaise, en assimilant deux infractions distinctes. Mais surtout, ils dénonce une éviction politique.

« Une parodie d’élection »

« C’est une décision pour écarter un adversaire gênant. Le Congo est tombé trop bas, c’est la honte pour la République démocratique du Congo » s’est emportée Eve Bazaïba, la secrétaire générale du MLC (Mouvement pour la libération du Congo), le parti de Jean-Pierre Bemba. Le principal intéressé s’est exprimé immédiatement sur France 24 ce lundi, dénonçant « une parodie d’élection ». Et c’est effectivement bien là le problème. Après les évictions en cascade de Moïse Katumbi, qui s’est vu interdire son entrée sur le territoire pour déposer sa candidature, ou Adolphe Muzito, ancien Premier ministre qui a vu son dossier retoqué également, on peut se poser la question de la réelle crédibilité de la prochaine présidentielle.

Un président qui choisit « dauphin » et adversaires

Le mouvement citoyen Lucha ni va pas par quatre chemins pour fustiger le manque d’inclusivité du scrutin. Ils dénoncent une élection avec de simples « figurants », tous choisis par le pouvoir. En désignant Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de la majorité présidentielle, Joseph Kabila a d’abord choisi son « dauphin », puis en éliminant Katumbi, Bemba et Muzito, il a choisi ses adversaires. Car ce que dénonce l’opposition, c’est « l’instrumentalisation de la Cour constitutionnelle par le pouvoir », qui a procédé dernièrement au changement de deux juges, tous proches du chef de l’Etat.

Quel avenir pour Bemba ?

Reste à savoir maintenant ce que va faire Jean-Pierre Bemba. Va-t-il continuer à se battre malgré son exclusion, ou quitter la politique ? Et si il continue le combat, quelle stratégie va-t-il choisir ? L’ancien vice-président peut tout d’abord décider d’apporter son soutien à l’un des candidats d’opposition encore en course, Félix Tshisekedi (UDPS) ou Vital Kamerhe (UNC). Un choix délicat qui pourrait être décisif, sous réserve que le « chairman » du MLC rentre en RDC pour mener campagne pour son poulain. Et pour l’instant, Jean-Pierre Bemba est en Europe.

Vers un boycott du scrutin ?

L’ancien vice-président pour également choisir de bien prôner pour le boycott du processus électoral. Nombreux sont ceux qui prônent cette option dans l’opposition. A l’image de la Lucha que demande aux candidats encore en lice « de revenir dans le camp du peuple et d’exiger de vraies élections, sans Kabila, ni sa Ceni, ni sa Cour constitutionnelle, ni son fichu fichier électoral ». Mais le boycott du scrutin ne serait efficace que si l’ensemble des opposants y prend part, de manière concerté. Pour l’heure, la balle est dans le camp des ténors de l’opposition qui restent muet sur la question. A eux de définir leur stratégie… d’une même voix. Car le grand gagnant de cette bataille pré-électoral reste avant tout le candidat du camp présidentiel, Emmanuel Ramazani Shadary. Le « dauphin » de Joseph Kabila, continue de compter les obstacles qui tombent un à un sur la route qui doit le mener au palais présidentiel."




"Invité Afrique  
Jean-Pierre Bemba: «Le gouvernement veut imposer un Etat de non-droit» en RDC

° http://www.rfi.fr/emission/20180905-jean-pierre-bemba-le-gouvernement-veut-imposer-etat-non-droit-rdc
En République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, qui a été définitivement exclu de la course à la présidentielle du 23 décembre lundi par la Cour constitutionnelle de son pays, assure qu’il va continuer de lutter pour ses droits légalement. Il dénonce également un processus électoral biaisé qui conduit tout droit la RDC vers le chaos.

RFI : La Cour constitutionnelle du Congo vient d’invalider définitivement votre candidature à la présidentielle. Quelle est votre réaction ?
Jean-Pierre Bemba: Je dirais que malheureusement, c’est sans surprise parce que, que ce soit la Cour constitutionnelle, que ce soit la Commission électorale indépendante (Céni), les deux sont inféodées et vraiment aux ordres du pouvoir à Kinshasa. Donc, tout ceci indique une suite malheureuse pour les élections qui font que le pouvoir en place ait choisi les candidats qu’'il souhaite voir pour opposer leur propre candidat du pouvoir au niveau des élections.
Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que vous avez épuisé toutes les voies de recours pour votre candidature, ou comptez-vous mener d’autres actions en justice ?
Non. Bien sûr, il y a toujours moyen de mener d’autres actions en justice, et ce sera fait d’ailleurs. Ce que nous regrettons, c’est qu’on va vers une phase d’élection qui n’est ni démocratique, ni transparente et qui, avec la question de la machine à voter électronique contestée par tant la communauté internationale que nationale, et les six millions d’électeurs fictifs font que malheureusement ces élections s’annoncent comme des élections qui veulent directement déterminer qui est le candidat qui doit gagner les élections demain.
Vous parlez d’autre recours, devant quelle chambre ?
Vous pouvez toujours aller au niveau de l’Union africaine, les chambres qui tranchent ces questions également, puis bien sûr la procédure au niveau de la CPI [Cour pénale internationale] n’est pas terminée.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) annonce la création d’un comité de crise avec d’autres forces citoyennes pour élaborer un agenda d’action commune. De quelles forces s’agit-il ?
Bien sûr, nous allons continuer à défendre les intérêts de la population. On ne peut pas abandonner la population face à un gouvernement qui veut imposer un Etat de non-droit. Donc, nous nous tenons près de la population et nous allons défendre les intérêts de la population, absolument.
Les discussions en ce sens ont-elles déjà débuté et avec qui ?
Elles n’ont pas simplement débuté, mais elles sont toujours en cours et n’ont pas commencé aujourd’hui. Donc l’opposition discute régulièrement sur les actions à mener et sur les positions et les stratégies communes. Bien sûr.
Pourquoi n’appelez-vous pas les militants à manifester comme ils le réclamaient hier matin devant le siège de votre parti, ou tout simplement à une sortie pure et simple du processus électoral ?
Cela fait partie de toutes les discussions qu’il y a à l’heure actuelle et donc ce sont les actions communes. C’est justement ça, les actions communes, qui vont être prises. Et bien sûr, la population a le droit de pouvoir défendre ses intérêts d’une manière pacifique et correspondant aux lois de ce pays.
Justement, le MLC a annoncé qu’il va évaluer le processus électoral avant de décider d’y prendre part ou non. Combien de temps vous donnez-vous avant de décider ?
Compte tenu de la situation quand même, vous avez une Commission électorale qui n’est pas indépendante du tout, qui est sourde à tout appel et recommandation de l’opposition. A un moment donné, il est question quand même que nous prenions des décisions. Je ne veux pas anticiper là-dessus. Ceci dépendra également des autres partenaires et des réunions qu’il y a aura justement avec les autres partenaires.

Est-ce que la décision qui est attendue à la Cour pénale internationale (CPI) le 17 septembre peut encore changer quelque chose ?
Mais bien sûr (rires). C’est justement une des erreurs que la Cour constitutionnelle a faites. Attendez et voyez.
Envisagez-vous de vous rallier à un autre candidat de l’opposition dont la candidature est maintenue, Félix Tshisekedi par exemple ?
Pour l’instant en tout cas, ce processus n’est ni équitable, ni transparent et ni démocratique. Nous ne pouvons que soutenir et aller vers les élections pour autant que ce processus montre une clarté, ce qu’il ne montre absolument pas.
Dans ces conditions, que va-t-il se passer maintenant ?
Je pense que, à l’heure où nous parlons, ces élections risquent vraiment d’être contestées au lendemain du vote puisque les élections, c’est fait pour que la population puisse choisir les dirigeants. Mais lorsque vous avez un pouvoir qui décide de qui sera voté au préalable, cela pose un sérieux problème de crédibilité des élections.
Quel est l’avenir de la RDC au regard de la manière dont le processus électoral est mené jusqu’ici ?
Le pouvoir a peur d’abandonner ses privilèges, de pouvoir aller aux urnes et du verdict populaire. Voilà pourquoi tout ce qui est mené aujourd’hui est en vue de pouvoir distraire la population. La population doit rester vigilante et nous allons rester très vigilants et donner à la population toutes les informations en temps voulu.

Mais que peut faire la population dans ces conditions ?
Tout est fait pour mettre et amener le chaos dans le pays au lendemain des élections. Il est évident que dans l’état actuel de la situation, avec ces machines à voter qui sont contestées mais qui ont été mises et faites à dessein, et ensuite les 6 millions d’électeurs qui n’ont aucune empreinte digitale, tout ceci est fait en sorte pour pouvoir amener des élections tronquées. Ce que je veux dire simplement là-dessus, c’est que le pouvoir a peur, c’est pour cela que toutes ces manœuvres ont été mises en place et le contrôle de toutes les institutions de ce pays aux ordres du pouvoir font que voilà vers quelle situation on se tend. Mais nous allons continuer à défendre les intérêts de la population.
L’opposition congolaise semble avoir privilégié jusqu’ici la voie légale. Est-ce que cela va continuer ainsi ?
Les choses ne peuvent aller que dans les voies légales dans lesquelles l’opposition s’insère et continuera à s’insérer, dans cette voie légale, jusqu’au moment où elle va revendiquer ses droits et faire en sorte qu’il y ait des élections crédibles dans ce pays. Bien sûr."




"Où va-t-on ?
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/04/ou-va-t-on-2/
Bemba et Muzito, deux des  principaux leaders  de l’Opposition sont  exclus de  la course à la présidentielle 2018. Depuis lundi 3 septembre dernier, Samy Badibanga et Marie-Josée Ifoku ont été, comme cela était, du reste,  prévisible, repêchés.  La Cour Constitutionnelle en a décidé ainsi, au terme de l’examen des recours introduits par chacun des candidats, après que la CENI les ait invalidés au grand soir du 24 août 2018.  Il y va de même du sort de Gizenga et Moka dont les dossiers accusant un déficit d’éléments ont été, simplement, classés dans les rangs des cas litigieux pour lesquels, seule, l’invalidation devrait être la sentence finale, quant à leur prétention à briguer la magistrature suprême du pays.

Donc, le 19 septembre prochain, lors de la publication des listes définitives des candidats à la présidentielle et aux législatives nationales, il ne ferait l’ombre d’aucun doute que les invalidés confirmés soient gommés et que les autres, deux au total, qui ont été relancés, soient retenus. Comme pour dire que dans les jours à venir, lorsque le go sera donné, eux aussi autant que les 19 premiers validés  dès le départ, se jetteront dans le  marigot de la politique congolaise  à l’assaut des âmes électrices.
Mais, au fait,  ce serait pour quel processus électoral, selon que les exigences devant sceller sa crédibilité ainsi que la fiabilité des résultats tentent d’ouvrir une nouvelle boîte de pandore à tel point qu’il n’est même plus  sûr d’affirmer, sans se faire taper sur les doigts, que les élections auront lieu, le 23 décembre 2018. Car,  les récriminations  des uns et des uns a  liment la déchirure et mettent en péril ou hypothèquent les chances de leur aboutissement heureux.  Si l’on est du côté de la Majorité, tout va bien. Les choses sur les rails. Alors que  si l’on est du côté des Opposants radicaux, tant que les préalables majeurs ne sont pas réunis, point n’est besoin d’aller, tête baissée, dans un tel  processus électoral  aux issues floues que méphistophéliques.

Comme si cela ne suffisait pas, ces derniers y mettent, en effet, tout un florilège de conditionnalités liées notamment, à la décrispation politique, aux fameuses mesures de confiance qui, autrefois, furent préconisées dans l’Accord de la Saint Sylvestre et la Résolution 2409 de l’Onu au sujet de la dépollution du climat politique en vue de l’organisation d’un processus ouvert, transparent et garantissant les chances égales à toutes les parties prenantes. C’est le cas, pour eux, d’ajouter, en outre,  les affaires de la libéralisation concrète et effective de l’espace des libertés publiques, au niveau des médias, de l’expression d’opinions, de manifestations publiques et de réunions. De telle qu’en tout, la sécurité physique et politique ne soit plus la chasse gardée des seuls sociétaires du Front Commun pour le Congo, comme si le Congo-Kinshasa était devenu, plusieurs décennies après son accession à l’indépendance, une caste réservée à une clique des tenants du pouvoir d’Etat.
Le risque, s’il faut l’appeler ainsi, est que derrière  ces tiraillements axés sur les jeux de mots et  les pièges  de la ritournelle, que le processus en question, avec ses défauts connus dont l’usage controversé de la machine à voter, le recours à un fichier au virus et, surtout, à la non-application du principe sacro-saint de la redynamisation de la centrale électorale, telle qu’exigée par l’Accord de la Saint Sylvestre, demeure devant les acteurs politiques, toutes tendances confondues. C’est-à-dire qu’un beau jour, on peut tout  arrêter.  Puis, on recommence à zéro. Parce qu’il n’y a pas de réponse aux préalables.  Et, dans ce cas, qui en tirerait le maximum de bénéfice ? Kabila, ses hommes ou les Opposants ? Et pour combien de temps ? Même là, faudra-t-il parler d’une petite ou grande transition supplémentaire, si spéciale soit-elle ?

Ainsi, la prise en compte de tous ces préalables exigeant naturellement du temps,  qui sont prêts à ne plus tenir le rendez-vous du 23 décembre 2018 ? Il y a quelques temps, Nangaa, s’exprimant depuis les USA, avait laissé entendre qu’une perspective d’abandon de la machine à voter, devait, à tout prix, tirer les choses en longueur. Et que l’échéance la proche serait, selon ses calculs approximatifs, vers le 9 juillet 2019 qui coïncide, d’ailleurs, avec son propre anniversaire, pour la tenue effective des scrutins, s’il advenait qu’ils soient postposés pour une raison ou pour une autre. Pendant ce temps, lui est à Séoul pour la production à grande échelle des machines à voter. Ici, la CENI procède au repérage des bureaux de vote ainsi qu’à l’affichage des listes provisoires des électeurs. Les compteurs sont en marche, alors que l’UE, l’Onu, la CENCO, le CLC et les autres râlent et grognent."



"RDC : menaces, chantages et machines à voter pour imposer le dauphin
° https://afrique.lalibre.be/23894/rdc-menaces-chantages-et-machines-a-voter-pour-imposer-le-dauphin/
La candidature de Ramazani Shadary provoque bien des tensions dans la plupart des provinces de la RDC. De quoi justifier la détermination de la Ceni d’imposer la « machine à voter »?

A trois mois de l’élection présidentielle, la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary dont la base se résume à un mouchoir de poche dans le Maniema la plus petite province de la RDC, est loin d’être chose facile pour Joseph Kabila et ses partisans ! En dépit des raouts organisés à grand renfort d’images télévisées et de déclarations solennelles d’adoubement par les notables autoproclamés de la majorité présidentielle, FCC, le choix de l’heureux nominé ne convainc pas ou si peu.
Frappé de sanctions par l’Union européenne pour son rôle dans les massacres perpétrés au Kasaï où l’on a dénombré plus de 80 fosses communes et des milliers de victimes, sans oublier l’assassinat de deux experts des Nations unies, Michael Sharp et Zaïda Catalan, l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité porte sur son curriculum vitae les stigmates d’une guerre civile dont les traces sont trop profondes.

La Kasaï n’oublie pas

Les notables kasaïens de la MP rassemblés autour de She Okitundu, Lambert Mende et Adolphe Lumanu peinent à tenter d’imposer le choix présidentiel au sein de communautés profondément meurtries par les massacres perpétrés par les fameux Bana Moura à la solde du régime. Par ailleurs, le refus de Joseph Kabila de rapatrier la dépouille d’Etienne Tshisekedi alourdit le contentieux.
Même constat dans l’ex-Bandundu, où les invalidations des anciens Premiers ministres du Palu – Antoine Gizenga et son filleul Adolphe Muzito en rupture de ban avec le patriarche – ne sont pas acceptées par une population.
Tout récemment, la cérémonie organisée par les notables de l’Equateur n’a pas manqué de piquant. La grand-messe d’adoublement du candidat présidentiel a été dirigée par le Président du Sénat Léon Kengo entouré de son Vice-président Edouard Mokolo et d’une poignée de ministres récemment débauchés de l’opposition à l’image de José Makila et Jean Lucien Bussa. Un rassemblement qui a ravivé la colère des populations du Sud Ubangui qui refusent d’accepter l’invalidation de Jean-Pierre Bemba par la Ceni.

Mais c’est au Katanga que le bât blesse pour Joseph Kabila et où les choses se corsent pour son protégé. La contestation et la colère provoquées par l’exclusion de Moïse Katumbi ne tarissent pas ! Bien au contraire ! Après avoir procédé à l’arrestation de plus de 70 partisans de l’ancien gouverneur lors de sa tentative avortée de franchir la frontière afin de déposer sa candidature, les autorités de Kinshasa font aujourd’hui face à une fronde généralisée.
Dans un premier temps, Josepha Kabila a cru bien faire en dépêchant à Lubumbashi la ministre du Portefeuille, Wivine Matipa Mumba afin de calmer les tensions. En choisissant la cousine de son ancien tout-puissant conseiller Augustin Katumba Mwanke disparu dans un accident d’avion en février 2012, le Président, hors mandat, a tenté d’apaiser la communauté des Babemba dont est issu Moïse Katumbi. Mal lui en prit car la ministre fut éconduite sans ménagement par la population en colère qui réclame le retour de l’ancien gouverneur.

Manière forte

Devant cet échec cinglant, le pouvoir a décidé d’agir par la force et la menace. En déployant la police pour interdire la tenue d’une réunion privée de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, le président provincial d’Ensemble et Vice-président du G7, le pouvoir a décidé d’engager un nouveau bras-de-fer avec les partisans de Moïse Katumbi. La police a dû recourir aux tirs de sommation afin de disperser une foule hostile qui a décidé d’en découdre avec ceux qui veulent exclure leur candidat de la course à la présidentielle.

Le 29 août, ce ne sont pas moins que les trois gouverneurs de l’ex-province du Katanga qui ont fait le déplacement de Lubumbashi pour rejoindre leur collègue Pande et affronter la puissante Fondation Katangaise dirigée par Raphaël Mututa qui regroupe toutes les communautés du Katanga. Après avoir accusé tour à tour le Président de la Fondation Katangaise de collaborer, à Moba, avec une supposée milice financée par le député Christian Mwando (par ailleurs ancien ministre des Finances du gouverneur Katumbi), de défendre l’identité katangaise et le retour de Moïse Katumbi au pays pour y déposer sa candidature à l’élection présidentielle, les quatre gouverneurs en sont venus à décider le remplacement sans autre forme de procès de Raphaël Mututa afin de le faire taire et de mettre ainsi en sourdine les revendications des communautés katangaises. Cette décision ne fait qu’accroître la colère et l’irritation des notables du Katanga qui, avec l’emprisonnement Jean-Claude Muyambo et de dizaines de partisans de Moïse Katumbi, paient un lourd tribut aux choix du régime. Et pour ajouter à l’irritation générale, le Gouverneur du Haut Lomami s’est exclamé devant un auditoire stupéfait : « Si Moïse Katumbi lui demande pardon, Joseph Kabila reverra sa position ! ».
Depuis cette rencontre, les notables ne décolèrent pas ! Le programme des quatre gouverneurs prévoit qu’ils poursuivent leur mission de présentation de la candidature de Ramazani Shadary dans les autres chefs-lieux de province issus du démantèlement de l’ex-Katanga. Mais dans le contexte de colère et de frustration actuel, nombre de Katangais annoncent déjà la couleur : « pas question d’accepter le choix de Kabila ».
Le rejet général de Ramazani Shadary explique sans doute le besoin d’imposer la machine à voter."



"Présidentielle en RDC: Jean-Pierre Bemba dénonce une «parodie d’élection»
° http://www.rfi.fr/afrique/20180904-presidentielle-rdc-jean-pierre-bemba-denonce-une-parodie-election
Parodie d'élection, instrumentalisation de la justice, la première réaction de Jean-Pierre Bemba en République démocratique du Congo, après son exclusion de la course à la présidentielle n’a pas tardé. La Cour constitutionnelle a confirmé l'inéligibilité de l'ancien vice-président à cause de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale.

Sur France 24, Jean-Pierre Bemba dénonce les obstacles mis en travers de la route des opposants en RDC : « Il est évident que tout juriste sait que cette affaire n’est pas encore terminée. Evidemment qu’on a utilisé et instrumentalisé la justice pour m'écarter une fois de plus. Je ne suis pas le seul candidat à avoir été écarté, de poids d’ailleurs, dans cette élection à venir. Je pense que tout acteur se rend très bien compte que tout cela n’est qu’une mise en place qui veut simplement que le choix du candidat au pouvoir puisse ne pas avoir de candidat sérieux devant lui ».
Après cette décision de la Cour constitutionnelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et plus globalement toute l'opposition ont cherché une stratégie. Le parti de Jean-Pierre Bemba s'est réuni ce mardi pour décider de la marche à suivre [lire ci-dessous].
A Kinshasa, l’arrêt de la Cour n’a pas été une surprise, mais on ne semble pas baisser les bras. On a appris ce matin que lundi la secrétaire générale du parti, Eve Bazaiba, a adressé une lettre à Fabienne Chassagneux, représentante de la CPI en RDC, pour lui demander de mettre un terme « à la confusion autour de la condamnation de Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins ». Pour le MLC, la Cour constitutionnelle a fait une mauvaise interprétation des décisions de la CPI pour l’écarter.
D’autres candidats de poids sont écartés de la course, notamment Moïse Katumbi qui n’a pas pu se présenter. Le 24 août, on se souvient, avant même la publication par la Céni de la liste des candidats recalés, plusieurs leaders de l’opposition s’étaient unis pour mettre en garde la Commission électorale nationale indépendante contre la tentation de céder à des injonctions politiques et menaçaient à l’époque d’appeler à la mobilisation générale du peuple congolais.



Le MLC a planché sur sa stratégie

Les cadres du MLC réunis ce mardi à Kinshasa ont planché sa la stratégie à adopter dans les semaines à venir. A la sortie, la secrétaire générale du parti, Eve Bazaiba, a donné une conférence de presse. Elle annonce notamment la création d'un « comité de crise ».
Pas d’appel à manifester dans l’immédiat mais la mise sur pied d’un comité de crise et la menace d’un boycott du processus électoral. Objectif de ce comité de crise : « planifier un agenda d'action citoyenne » commun à l'opposition afin d'amener le peuple congolais à « reconquérir ses droits souverains accaparés par un groupe de prédateurs ».
La liste des formations politiques qui pourraient y adhérer n'est pas encore connue. Mais le MLC dit vouloir préserver « l'unité d'action de l'opposition ». Le parti de Jean-Pierre Bemba n'exclut pas de boycotter l'élection et promet donc de mener rapidement une évaluation globale du processus électoral en cours avant de décider d'y prendre part ou non.
Le MLC réclame notamment une refonte de la commission électorale, accusée de « mettre en danger le processus » en « refusant la concertation » et d'être « inféodée au pouvoir » au même titre que « toutes les institutions politiques et administratives du pays », cour constitutionnelle inclue.
Le MLC accuse le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba d' « utiliser sa position » pour « continuer de distiller sa haine vis-à-vis de Jean Pierre Bemba ». Le MLC n'exclut pas enfin de tenter de nouveaux recours au sujet de la candidature de l'ex-vice-président auprès de la Cour africaine des droits de l'homme notamment, mais aussi en RDC, une fois que la CPI aura rendu sa dernière décision dans le dossier de subornation de témoin, le 17 septembre prochain.
LE MLC se dit également solidaire des autres candidats écartés de la course. Eve Bazaiba a cité Adolphe Muzito, Moise Katumbi mais aussi les prisonniers Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo.
Pour le porte-parole de la majorité présidentielle, Patrick Nkonga, le MLC aurait pu choisir un autre candidat sachant que Jean-Pierre Bemba était condamné :


Nul besoin de politiser des décisions qui émanent de la Cour constitutionnelle.
RDC: Patrick Nkanga, porte-parole de la majorité presidentielle, sur l'exclusion de Jean-Pierre Bemba de la présidentielle
05-09-2018 - Par Pierre Firtion

Du côté des autres partis de l’opposition, Félix Tshisekedi, dont la candidature a été validée, dit ne pas être encore informé de la création d’un comité de crise commun à l’opposition. Pierre Lumbi, du mouvement Ensemble de Moïse Katumbi confirme en revanche que des discussions sont en cours. Lundi, Moïse Katumbi et Adolphe Muzito, tous deux empêchés de se présenter, avaient également appelé dans une déclaration commune à renforcer la concertation au sein de l’opposition. Plus tôt ce mardi, l’UNC de Vital Kamerhe a de son côté qualifié « d’injuste et d’inique » l’invalidation par la Cour constitutionnelle de Jean-Pierre Bemba et d’Adolphe Muzito, dénonçant des manœuvres destinées à « diviser l’opposition »."
° https://afrique.lalibre.be/23954/rdc-bemba-reagit-a-son-invalidation-et-parle-dune-parodie-delection/
° https://www.izf.net/afp/rdc-bemba-exclu-presidentielle-denonce-une-parodie-delection




"Invalidations Bemba-Muzito et Cie : l’UNC dénonce une tactique de division de l’Opposition
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/04/invalidations-bemba-muzito-et-cie-lunc-denonce-une-tactique-de-division-de-lopposition/

"RDC : Deux nouveaux candidats exclus de la course à la présidence"
° https://afrique.lalibre.be/23964/deux-nouveaux-candidats-exclus-de-course-a-la-presidence-en-rdc/
° http://www.rfi.fr/afrique/20180905-presidentielle-rdc-dernieres-decisions-cour-constitutionnelle
° https://www.izf.net/afp/rdc-deux-nouveaux-candidats-exclus-presidentielle
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/04/apres-bemba-et-muzito-presidentielle-2018-gizenga-et-moka-elimines-de-la-course/
° http://www.lephareonline.net/presidentielle-antoine-gizenga-out/

° https://afrique.lalibre.be/23941/rdc-samy-badibanga-a-renonce-a-sa-nationalite-belge-le-3-aout-2018/

"Marie-José Ifoku : « La CENI a voulu quasiment m’humilier »"
° https://www.radiookapi.net/2018/09/05/actualite/politique/marie-jose-ifoku-la-ceni-voulu-quasiment-mhumilier

° http://www.congoindependant.com/affaire-bemba-vs-ceni-la-cour-constitutionnelle-a-assassine-et-le-droit-penal-et-la-justice-en-rdc/
° http://www.congoindependant.com/presidentielle-du-23-12-kabila-fait-ecarter-jp-bemba-de-la-course/

"Après le verdict de la Cour Constitutionnel: Mende remet Bemba à sa place
° http://groupelavenir.org/apres-le-verdict-de-la-cour-constitutionnel-mende-remet-bemba-a-sa-place/
° http://groupelavenir.org/au-cours-dun-point-de-presse-la-mp-replique-a-ses-detracteurs/

Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 5/9/2018, 8:24 pm, édité 1 fois

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 5/9/2018, 5:34 pm

PS

"RDC : chronique d'un président qui ne voulait pas organiser les élections
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-chronique-dun-president-qui-ne-voulait-pas-organiser-les-elections/#comment-3163
Le président Joseph Kabila se maintient au pouvoir alors que son dernier mandat a expiré depuis bientôt deux ans. Une série de stratagèmes lui ont permis de faire glisser le calendrier électoral, provoquant l’une des crises politiques les plus graves du pays.

Pour s’accrocher au pouvoir, les autocrates d’Afrique centrale (et d’ailleurs) choisissent majoritairement de tripatouiller les Constitutions ou de bourrer les urnes (régulièrement les deux), le tout assaisonné d’une dose plus ou moins forte de répression. Au Congo-Brazzaville, au Cameroun, au Rwanda ou au Burundi, la méthode continue de porter ses fruits. Denis Sassou-Nguesso est président depuis 28 ans, Paul Biya depuis 35 ans, Paul Kagame depuis 2000 et Pierre Nkurunziza depuis 2005. En République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en poste depuis 2001, a ajouté une nouvelle stratégie à celles de ses voisins pour garder le pouvoir : ne pas organiser les élections, ou plutôt, faire « glisser » le calendrier électoral. Une méthode visiblement efficace puisque le chef de l’Etat congolais est toujours au pouvoir aujourd’hui, alors que son dernier mandat s’est achevé en décembre 2016.

La stratégie du glissement

En 2013 et 2014, alors que la fin de son ultime mandat approche, Joseph Kabila a tout d’abord cherché à faire modifier la Constitution, qui lui interdisait de se représenter à la présidentielle de 2016. La technique est somme toute classique. Mais le président congolais, mal réélu en 2011 après des élections chaotiques, n’a pas réussi à convaincre. Et devant la levée de bouclier de l’opposition, mais aussi au sein de son propre camp, Joseph Kabila décide de reculer. C’est alors que l’idée de rester au pouvoir en repoussant la date des élections prend forme. En 2015, un texte tente de conditionner la tenue des élections avec un recensement complet de la population. Un projet louable, d’autant que le dernier comptage de la population congolaise datait de… 1984 ! Mais l’opposition a tout de suite compris que l’enregistrement de la population prendrait plusieurs mois, voir plusieurs années, au vue des infrastructures déliquescentes du pays.

Deux dialogues pour rien

Mi-janvier 2015, après quatre jours de fortes manifestations et d’une répression sanglante, le projet est retiré. Au moins une cinquantaine de morts sont à déplorer. Alors que de nombreux observateurs craignent que le président congolais ne cherche à s’accrocher au pouvoir, en mai 2016, une seconde alerte inquiète l’opposition. La Cour constitutionnelle autorise Joseph Kabila à se maintenir si l’élection n’est pas organisée avant le 20 décembre 2016. Avec cette décision, plus la date de la présidentielle approche, plus la situation se tend. Les 19 et 20 septembre, de nouvelles manifestations pour réclamer des élections dans les délais sont réprimées dans la violence. Joseph Kabila sort alors de sa manche l’arme secrète des présidents Congolais pour justifier leur maintien au pouvoir : le dialogue national. Un premier round, sous l’égide de l’Union africaine, peine à se mettre en place puisque les principaux ténors de l’opposition, à l’exception de Vital Kamerhe boudent la réunion.
Début octobre, comme redouté, le président Kabila annonce le report du scrutin. Le pouvoir explique qu’il faut « mieux préparer le pays à ces échéances », et que 10 millions d’électeurs ne sont pas inscrits sur les listes. Après l’échec du premier dialogue, une seconde négociation est ouverte avec la médiation de l’Eglise catholique (Cenco) et la présence des principaux partis d’opposition. L’accord signé in-extremis fin décembre, permet au président Kabila de rester en poste jusqu’à fin 2017, mais il doit organiser des élections d’ici là et nommer un Premier ministre d’opposition. Joseph Kabila foulera l’accord de la Saint-Sylvestre du pied, puisqu’il ne nommera pas le Premier ministre proposé par l’opposition et n’organisera pas les élections fin 2017.

Un conflit qui tombe à pic

Pour justifier le second report de la présidentielle, les autorités congolaises prennent pour prétexte l’arrivée du conflit dans les Kasaï qui a empêché d’enregistrer tous les électeurs de ces provinces. Plusieurs enquêtes internationales (ONU, FIDH) ont dénoncé l’instrumentalisation des violences dans les Kasaï par le pouvoir, qui a réprimé de manière excessive et a alimenté le conflit en créant un groupe armé paramilitaire à sa solde – voir notre article. Le 5 novembre 2017, sous pression, la Commission électorale annonce enfin une nouvelle date pour la tenue des élections générales : ce sera le 23 décembre 2018. Après deux ans de pouvoir « hors-mandat », Joseph Kabila cristallise alors toutes les tensions. Les 31décembre 2017, 21 janvier et 24 février 2018, l’Eglise catholique, par l’intermédiaire du Comité laïc de coordination (CLC) organisent trois marches pacifiques à l’issue de messes du dimanche. Les marches sont encore une fois réprimées très violemment. La police intervient jusque dans les églises et le bilan d’une quinzaine de morts n’est qu’une estimation.

Les silences de Kabila

S’en suit alors un interminable feuilleton sur l’avenir politique de Joseph Kabila, censé quitter le pouvoir fin 2018. A chaque prise de parole (et elles seront nombreuses) le président congolais botte à chaque fois en touche, refusant d’indiquer s’il quittait ou non le pouvoir. Sous pression internationale et alors que la crise politique est à son paroxysme, Joseph Kabila annonce enfin, juste avant la clôture du dépôt des candidatures pour la présidentielle, qu’il ne sera pas candidat et désigne son « dauphin » en la personne d’Emmanuel Ramazani Shadary, le patron du parti présidentiel (PPRD). Avec le nom du possible successeur voulu par Joseph Kabila, on pensait la RDC désormais sur la route des élections. Mais aujourd’hui, à quatre mois du scrutin, plusieurs inquiétudes se profilent à l’horizon.

Vers un troisième glissement ?

On se demande en effet si Joseph Kabila a vraiment l’intention de laisser son fauteuil et souhaite organiser les élections. Car finalement, un nouveau report permettrait à l’actuel chef de l’Etat de continuer encore à rester en place, comme le permet la Cour constitutionnelle. Plusieurs arguments et éléments de langage se mettent en place dans l’hypothèse de ce scénario, et notamment auprès de la Commission électorale (Ceni), pour préparer le terrain à un possible troisième glissement du calendrier, au cas où le président déciderait que les conditions de sa succession ne seraient pas « optimales ». Deux dossiers, défendus par l’opposition, pourraient justifier le report du scrutin : l’utilisation des très contestés machines à voter et un fichier électoral rempli de potentiels électeurs fictifs. Le patron de la Ceni a prévenu : « sans machine à voter, les élections ne pourront pas avoir lieu en décembre ». Et si le fichier électoral venait à être une nouvelle fois révisé, les délais pourraient s’allonger. Ironie du sort, ce pourrait être à cause de l’opposition que les élections seraient repoussée.

Retards logistiques et financiers

Enfin, d’autres signes montrent que le président Kabila se hâte très lentement pour lancer le processus électoral. Les machines à voter sont encore loin d’être toutes arrivées… et testées. L’argent manque et n’a pas encore été entièrement décaissé pour financer intégralement le scrutin, comme l’a souhaité le chef de l’Etat, et la formation des agents électoraux a pris du retard. Dernière inquiétude : l’insécurité qui peine à être maîtrisée aux quatre coins du Congo. Un peu plus de 140 groupes armées pullulent encore à l’Est du pays et l’annonce opportune de la création d’une nouvelle rébellion obscure cet été a relancé le débat, faisant dire au président de la Ceni, Corneille Nangaa, que le retour des troubles dans certaines provinces pouvait impacter la bonne tenue du scrutin.

Huis clos

A quatre mois de la présidentielle, on n’est plus vraiment sûr que Joseph Kabila veuille vraiment passer la main. En tout cas, le président a consciencieusement listé tous les prétextes et préparé tous les subterfuges pour justifier un troisième report des élections. D’autant que (autre signe inquiétant) la RDC poursuit son isolement diplomatique en refusant désormais la présence sur son sol d’envoyés spéciaux ou d’observateurs internationaux. Une visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été jugée « inopportune » par l’entourage de Joseph Kabila en juillet. Tous ces très mauvais signaux font craindre une nouvelle volte-face du président Kabila, si ce dernier voit que le scrutin pourrait échapper à son poulain. Car en fait, pour le pouvoir, le meilleur successeur à Joseph Kabila reste Joseph Kabila lui-même. Pour l’instant, le président contrôle fermement l’État, la machinerie électorale, et continue de diviser l’opposition. Un scénario parfait pour reporter encore une fois la présidentielle et se maintenir au pouvoir après un énième dialogue national. En tout cas, le président fait comme si ce scénario était désormais le plus plausible."



"Mi-septembre 2018 : Bemba annoncé à Kinshasa !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/04/mi-septembre-2018-bemba-annonce-a-kinshasa/

"Affaire Bemba : le MLC met en place un « Comité de crise »"
° http://www.lephareonline.net/affaire-bemba-mlc-met-place-comite-de-crise/

"Disqualifié, le leader du MLC monte un comité de crise, Bemba choisit la rue et le boycott - AfricaNews
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211307&Actualiteit=selected
° http://fr.africanews.com/2018/09/05/ineligibilite-de-bemba-son-parti-envisage-des-actions-the-morning-call/


" Mauvais jeu !
° http://lepotentielonline.net/2018/09/04/mauvais-jeu/
Ça y est ! Le plan concocté par la Majorité présidentielle pour maintenir le régime en place entre dans sa phase décisive. Face à la résistance des Congolais acquis au changement et à la pression de la communauté internationale pour le rejet de la machine à voter, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) procède maintenant par intimidation.Par Le Potentiel

Pour la Centrale électorale, le rejet de cette machine signifie le report des élections du 23 décembre 2018 de quatre mois. C’est-à-dire que les joutes électorales ne pourraient avoir lieu, en principe, qu’en avril 2019.
On ne le dira jamais assez. L’insistance ‘‘maladive’’ de la Céni à vouloir utiliser un système électronique de vote montre qu’il y a anguille sous roche.
Inféodée au pouvoir, la Centrale électorale est déterminée à faire élire le candidat du Front commun pour le Congo (FCC) avec son aide, par le truchement de la machine à voter qui rendra la tâche facile à la fraude. Le flou remplacera la transparence, en laissant un boulevard au candidat FCC, sûr de remporter la présidentielle haut la main. Surtout que l’Opposition peine à trouver un candidat unique.
De toute façon, on ose croire que les instigateurs du report des élections mesurent les conséquences d’une telle décision. Au regard de l’évolution de la situation politique, il y a fort à parier que le pays risque de verser dans la violence. Avec tout ce que cela pourrait entraîner comme désastres et pour le pays et pour sa population.

En tout cas, les membres de la Céni, qui font la sourde oreille aux revendications fondées des Congolais qui refusent d’être dupes, ne doivent pas chercher à devenir des boucs-émissaires pour porter seuls la responsabilité d’un chaos éventuel. Loin de nous d’être des prophètes de malheur, mais vaut mieux prévenir que guérir.
‘‘Errare humanum est, perseverare diabolicum’’, disent les Latins. En effet, l’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Il n’est pas tard pour les membres de la Céni de mieux faire, en cessant de jouer au mauvais jeu. Cela en se rangeant du côté du peuple qui tient à des élections libres, transparentes, démocratiques et surtout apaisées afin de ne pas être du mauvais côté de l’Histoire congolaise."



"Disqualification de Katumbi, Bemba et Muzito à la présidentielle: Le FCC balise la victoire de son dauphin
° http://lepotentielonline.net/2018/09/04/disqualification-de-katumbi-bemba-et-muzito-a-la-presidentielle-le-fcc-balise-la-victoire-de-son-dauphin/



Lorsqu’il s’agit de consolider son emprise sur les institutions, la MP, sous sa nouvelle bannière de FCC, ne lésine pas sur les moyens. La nouvelle coalition recourt à tous les moyens pour le triomphe du dauphin désigné, Ramazani Shadary, en décembre prochain. Tous ceux qui peuvent gêner ce dernier sont éliminés progressivement. Après Moïse Katumbi, c’est encore sur l’appareil judiciaire que s’est appuyé le FCC pour obtenir l’éviction de Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito de la course à la présidentielle. Du coup, la victoire du dauphin est presque assurée.
Par Le Potentiel


Le 23 décembre prochain, date prévue pour la ténue de l’élection présidentielle, le président Joseph Kabila ne sera pas de la course. Depuis le 8 août 2018, il a levé le suspense en désignant son dauphin, en la personne d’Emmanuel Ramazani Shadary, actuel secrétaire permanent du PPRD, le parti présidentiel.
Si Kabila est officiellement hors course, son ombre sera néanmoins présente aussi bien avant qu’après les scrutins de décembre prochain, en vertu de son statut d’autorité morale de Front commun pour le Congo(FCC), cette plateforme électorale qui porte la candidature de Ramazani Shadary.
Autrement dit, « celui qui a vu Shadary a vu Kabila ». Les deux sont presque liés par un pacte que Ramazani Shadary s’est engagé à respecter tout en restant fidèle à l’autorité morale du FCC. Si bien que le président Kabila a mis à contribution son emprise sur les instituions publiques pour baliser la voie qui mène à la victoire de son dauphin.

Bien avant que Joseph Kabila ne s’écarte de la course présidentielle de décembre 2018, son entourage travaillait déjà sur les moyens de neutraliser tout ce qui pouvait gêner le plan de la Majorité de conserver le pouvoir. En disgrâce avec la Majorité au pouvoir, Moïse Katumbi aura été la première cible à abattre. Un dossier judiciaire monté de toutes pièces au tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo a servi de déclic pour disqualifier l’actuel leader d’Ensemble pour le changement de la course présidentielle. Décidemment, Kinshasa a réussi son coup. Tout compte fait, Moïse Katumbi n’a pas pu se présenter à la présidentielle – jugé persona non grata dans son pays.
L’on pensait que la désignation d’un dauphin pouvait tempérer les ardeurs de la Majorité au pouvoir. Que nenni ! Comme toujours, c’est vers l’appareil judiciaire que s’est encore tournée la Majorité au pouvoir pour mettre hors d’état de nuire tout candidat sérieux à la présidentielle.
Invalidés en première instance à la Céni, Jean-Pierre Bemba du MLC et Adolphe Muzito d’Unis pour la République viennent d’être définitivement écartés de la présidentielle sur décision de la Cour constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux électoraux. Sans surprise, la Cour n’a pas dérogé à la règle en confirmant l’invalidation de ces deux poids lourds de l’Opposition. Ce n’est pas un fait du hasard, clame-t-on dans les milieux de l’Opposition. Nombre d’analystes pensent que les arrêts de la Cour constitutionnelle sont le fait d’un schéma tracé à l’avance au niveau de plus hautes instances de la Majorité au pouvoir.

Qu’est-ce à dire ?

Le plus évident est que le FCC est un fin calculateur. Toutes ces décisions – qui passent généralement par des instituions dûment mandatées-sont dictées par des motivations politiques bien réelles. En écartant Muzito pour un éventuel conflit d’intérêt avec son ancien parti, le Palu, la Majorité au pouvoir a l’ambition de récupérer à ses dépenses les voix du Palu. C’est fort probable que la Cour constitutionnelle valide la candidature d’Antoine Gizenga – quoi que recalée en première instance par la Céni. Gizenga validé contre Muzito écarté définitivement pourrait donc servir d’appât pour attirer davantage les électeurs du Palu vers le dauphin.
Quant à Samy Badibanga, également réhabilité par la Cour constitutionnelle, la Majorité au pouvoir qui craint que l’espace Kasaï n’échappe totalement à son contrôle. La MP/FCC compte se servir de l’ancien Premier ministre, transfuge de l’Udps, comme un fusible pour déstabiliser Félix Tshisekedi.

Que dire de Jean-Pierre Bemba ?

Katumbi n’ayant pas pu se présenter à la présidentielle, le président du MLC passe pour le redoutable challenger face au candidat du FCC. L’autorité morale du FCC n’a jamais oublié la grande confrontation électorale de 2006 et tout ce qui s’en était suivi. Bemba fait peur. Et si Joseph Kabila a eu du mal à s’en défaire en 2006, la MP ne donne pas beaucoup de chance à son dauphin face à de gros calibres de l’Opposition, tel Jean Pierre Bemba. Ecarter ce dernier avant le sprint électoral du 23 décembre 2018 était donc un nec plus ultra pour baliser la victoire du dauphin. Quoi de plus normal que la justice soit mise à contribution pour exclure de la course présidentielle le MLC Jean-Pierre Bemba et l’Urép Adolphe Muzito.
Comme de coutume, la MP a toujours disposé de plusieurs flèches à son arc. Depuis le premier glissement de 2016, elle a mis plusieurs fers au feu. En clair, Kinshasa ne minimise pas l’hypothèse d’un possible report de scrutins du 23 décembre 2018. Un rêve, mieux, une prière.
Tant que son autorité morale est assurée de conserver son fauteuil présidentiel, en vertu de l’article 70 de la Constitution, Kinshasa fera tout ce qui est à son pouvoir pour tripatouiller le jeu électoral. La Céni et la justice se tiendront prêtes pour régler le compte à tous ceux qui tenteront de se mettre en travers de leur route."
 


"EN MARGE DE L’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DE J-P BEMBA
Les militants MLC administrent une leçon de civisme aux partisans des autres partis"

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° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16926


"CONSULTATIONS EN VUE DE LA CANDIDATURE COMMUNE
Muzito et Katumbi préparent un programme commun des forces de l’opposition"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16925


"A trois mois des élections : La RDC de nouveau dans l’incertitude"
° http://www.latempete.info/a-trois-mois-des-elections-la-rdc-de-nouveau-dans-lincertitude/
° http://www.latempete.info/pour-joseph-sekabo-journaliste-independant-et-activiste-des-droits-de-lhomme-congolais-resident-a-kampala-les-prochaines-elections-risquent-de-creer-une-nouvelle-crise-en-rdc/


"DECLARATION DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO A LA SUITE DE L’INVALIDATlON DE SON PRESIDENT NATIONAL, LE SENATEUR JEAN- PIERRE BEMBA GOMBO, A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 23 DECEMBRE 2018 PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=211307&Actualiteit=selected
]Chers frères et soeurs patriotes congolais, le leader du MLC, Candidat  du peuple congolais, le Sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, a été empêché arbitrairement et irrégulièrement par la CENI et la Cour Constitutionnelle, de s’acquitter de son devoir citoyen, en qualité de candidat Président de la République avec d’autres concitoyens comme Adolphe MUZITO, et Moise KATUMBI contraint à l’exil, Diomi NDONGALA, Franck DIONGO et Jean Claude MUYAMBO détenu en prison.
Face à cette imposture de mauvais goût qui plonge à coup sûr la RD Congo dans une situation de chaos, le MLC prend solennellement ce jour, toutes ses responsabilités face à l’histoire en tant que partie prenante au processus consigné dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Le MLC fait les constats suivants:

-L’inféodation totale de la CENI constituée totalement des agents au service du régime en place et dirigée par Monsieur NAANGA, qui n’obéit qu’aux injonctions du pouvoir et refuse toute concertation avec les parties prenantes et décidé d’amener le peuple congolais aux élections de manière non consensuelle afin de consolider la confiscation du pouvoir par la famille politique de Monsieur KABILA ;
– L’instrumentalisation du pouvoir judiciaire en général et de la Cour Constitutionnelle en particulier qui rend des Arrêts sur commande politique qui dénaturent le système légal, mettant ainsi en danger la suite du processus électoral;
-Toutes les institutions politiques et administratives ont perdu leur neutralité. L’armée, la police, les services de sécurité, les autorités politico -administratives sont embarquées dans la dynamique d’un parti-Etat au service d’un homme et ses acolytes.

De ce qui précède:
1. Le MLC et ses alliés se sont engagés à évaluer dans un plus bref délai, l’ensemble du processus électoral et communiquer sur la décision de poursuite ou non de leur participation au processus en cours, ou encore sur la nécessité de requalifier le processus et restructurer la CENI
2. Le MLC maintient sa collaboration avec toutes les forces vives de la nation afin de faire échec aux institutions inféodées notamment la Cour Constitutionnelle ;
3. Le MLC rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale sa bonne foi suffisamment démontrée pour l’aboutissement heureux de ce processus. A ce jour, personne ne pourra lui reprocher une inclinaison active vers des actions citoyennes de grande envergure;
4. Le MLC annonce par conséquent la mise sur pied d’un comité de crise en collaboration avec les autres forces de changement pour élaborer un agenda des actions citoyennes; afin d’amener le peuple congolais à reconquérir ses droits souverains confisqués par un groupe de prédateurs;
5. Le MLC demande à toutes les forces vives de demeurer mobilisées et unies pour arracher une véritable alternance à la suite d’un processus électoral inclusif et crédible pour un Congo nouveau.

Que vive le peuple congolais
Que vive le MLC,
Que vive le Président National Jean -Pierre BEMBA GOMBO,
Avec Dieu nous vaincrons!
Fait à Kinshasa, le 04 septembre 2018
Honorable Eve Bazaiba Masudi
Secrétaire Générale"



"Congo: la diaspora de Belgique s’invite dans le débat électoral"
° http://plus.lesoir.be/176658/article/2018-09-05/congo-la-diaspora-de-belgique-sinvite-dans-le-debat-electoral

"L’opposition congolaise se réunit encore une fois à Bruxelles"
° http://plus.lesoir.be/176518/article/2018-09-04/lopposition-congolaise-se-reunit-encore-une-fois-bruxelles


Compatriotiquement!



# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 7/9/2018, 5:30 pm

"Election en RDC: discussion autour d’une stratégie commune pour l’opposition
° http://www.rfi.fr/afrique/20180907-election-rdc-discussion-strategie-commune-opposition
Quelle stratégie pour l’opposition en RDC ? La Cour constitutionnelle a rendu ses décisions et confirmé l’invalidation des candidatures de Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito alors que Moïse Katumbi est lui aussi empêché de se présenter. Mardi, le MLC de Jean-Pierre Bemba annonçait la création d’un comité de crise commun à l’opposition. Ce vendredi, une réunion de « mise au point » est annoncée cette fois au siège de l’UDPS.

Sur le principe, tout le monde semble d'accord. L'opposition doit « rester soudée autour d'une stratégie commune », explique Martin Fayulu. Encore faut-il la définir. L'hypothèse d'une candidature unique reste à l'ordre du jour, mais alors que le nombre d'options sur la table a considérablement diminué, chacun temporise et explique que la priorité est ailleurs.
« A quoi ça sert si c'est pour aller vers à une défaite programmée », plaide Moïse Katumbi pour qui il faut d'abord « se mettre d'accord sur les conditions d'une vraie élection démocratique » et « se battre pour les obtenir ». Même son de cloche chez Jean-Pierre Bemba. C'est d'ailleurs tout l'objet du comité de crise commun annoncé par le MLC, son parti, mais dont Felix Tshisekedi, discret depuis qu'il sait que lui, pourra se présenter, dit ne pas avoir entendu parler. Il invite à son tour l'opposition à une réunion ce vendredi à l'UDPS pour, dit-il, « vérifier qu'on est sur la même longueur d'onde ».

Les propos du parti de Jean-Pierre Bemba sur un éventuel boycott, en inquiètent certains. « Il faut privilégier les pressions », plaide Félix Tshisekedi. L'opposant qui, comme pour rassurer ses camarades écartés de la course, promet : « S'il y a une alternance, il faudra construire une union nationale ». Toujours dans la course, lui aussi, et plus discret encore Vital Kamerhe, qui n'a pas signé la dernière déclaration commune de l'opposition et ne s'est pas exprimé récemment autrement via un communiqué du secrétaire général de son parti, dans lequel il réaffirme sa « solidarité »."



"Après la série d’invalidations. Opposition : la candidature commune s’impose !
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/07/apres-la-serie-dinvalidations-opposition-la-candidature-commune-simpose/
*Qui cèdera sa place à qui ? A quelles conditions ? Et, quand est-ce que  les négociations, les vraies alors, débuteront pour déterminer l’Opposition à se choisir un  candidat de consensus  qui serait accepté par tous pour affronter le Dauphin de Kabila ? Après les ratés de Katumbi et  l’élimination de Bemba et, même, de Muzito, le tableau semble se dessiner  autour de quatre personnes au niveau de candidats alignés à la Présidentielle 2018, à savoir, Félix Tshisekedi, Kamerhe, Samy Badibanga et Martin Fayulu, pour ne parler que de l’Opposition interne, à l’exception de tous les Outsiders, venus de la Diaspora. Si chacun y va de sa tête ou de son gros dos, rien de bon ne saurait sortir pour arracher le fauteuil présidentiel qui, pourtant, ne demande pas mieux qu’une cohésion interne, un resserrement des rangs et une stratégie commune. D’où, les leaders de l’Opposition qui sont restés sur la liste et qui iront jusqu’au bout de leur démarche sont-ils appelés à réfléchir, dès maintenant, avant que le go de la campagne ne soit donné, le 22 novembre et, surtout, avant  la tenue des scrutins, le 23 décembre 2018.


Après la série d’invalidations, l’heure est au décompte. Du côté de l’Opposition, dans ses  multiples  facettes, il ne reste plus que Félix Tshisekedi, Kamerhe, Fayulu et Samy Badibanga. Bien d’autres figures se réclamant de l’Opposition ne sont pas de moindre importance. Mais, seulement, pour l’essentiel de ceux qui de plus en plus cités, ce sont ces quatre-là qui se doivent des concessions mutuelles, pour faire avancer la roue de cette histoire de la candidature commune. Il n’est pas exclu qu’ils adoptent un Outsider.  Or, à ce stade, les quelques rares  concertations n’ont jamais commencé au vrai sens du mot. A un certain moment, Muzito avait tenté mais, aujourd’hui, qu’il est recalé, cette initiative n’aurait peut-être réussi qu’à planter un décor incomplet dans la mesure où tous les candidats de l’Opposition ne se sont jamais mis ensemble pour en parler.
D’ailleurs, bien avant la publication des listes provisoires par la CENI, l’on avait entendu parler d’un groupe d’Opposants, réunis autour de  Fiyou Ndondoboni,  Noël Tshiani et de  Mokia qui  avaient, à leur tour, essayé d’engager quelques discussions sans pour autant parvenir à aplanir leurs propres  divergences de vue. Il y a peu, à Bruxelles, on a également  entendu dire  que Muzito a signé un communiqué conjoint avec Katumbi. Puis, dans le même esprit, il en a parlé aussi  avec Bemba. Au menu, selon des fuites d’informations, il était question de cette problématique de la candidature commune de l’Opposition. Comment y parvenir, si, au demeurant, les candidats restés en lice continuent à se regarder en  chiens de faïence ?

Dans l’opinion, des voix s’élèvent pour réclamer un minimum de sens de responsabilité de la part de ces Opposants engagés dans la course à la présidentielle 2018. Ils doivent, à tout prix, arrondir les angles et transcender les différences, s’ils veulent d’une victoire réelle aux prochaines élections.
Et, dans cet exercice, si âpre soit-il, tous les ‘’ego’’ et les luttes de positionnement personnel n’ont pas de place. En plus, ils n’ont pas beaucoup de temps, pour s’y perdre.  Car, le 23 décembre 2018, c’est quand même dans trois mois et quelques semaines. Ne dit-on pas qu’il ne sert à rien de courir, il faut plutôt partir à temps ? Au cas contraire,  l’Opposition creuserait, elle-même, sa propre tombe pour y enterrer ses ambitions et combines mal ficelles. Ce qui, au comble de tout, préparerait le lit de la montée en puissance du candidat ainsi désigné  de l’autre côté."


° https://laprosperiteonline.net/2018/09/06/affaire-candidature-commune-opposition-noel-tshiani-renouvelle-ses-appels-pour-lunite/

"RDC : l'UDPS ne va pas s'engager dans les élections si la CENI maintient la machine à voter, selon Kabund
° http://actualite.cd/2018/09/07/rdc-ludps-ne-va-pas-sengager-dans-les-elections-si-la-ceni-maintient-la-machine-voter
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) exprime des doutes sur la crédibilité des élections avec la machine à voter, les six millions d’électeurs sans empreintes et avec le maintien de Jean-Pierre Kalamba au poste de rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, déplore un processus électoral «bâclé » qui, d’après lui, met en cause la crédibilité des élections qui auront lieu au mois de décembre de l’année en cours.
«Il est clairement établi que la machine à voter présente un problème au processus électoral. Le fichier électoral corrompu ne rassure pas l'issu de celui-ci. Nous, étant un parti qui concourt aux élections avec ambition de les gagner, nous ne pouvons pas nous hasarder à des élections moins crédibles», a-t-il déclaré.
L’UDPS dénonce également le maintien de Jean-Pierre Kalamba, son délégué au poste de rapporteur de la CENI.
«Nous continuons à réclamer le départ de Kalamba parce qu'aujourd'hui nous ne savons pas qu’est-ce qu’il représente à la CENI étant donné qu’à l'UDPS nous l'avions désavoué, et que nous voulons le remplacer par un autre membre du parti. Le processus électoral actuel est biaisé et ceux qui sont appelés à organiser les élections sont sous les ordres du pouvoir », martèle-t-il.

L’UDPS reste réticente à l’idée de continuer à prendre part au processus électoral bien que son candidat président, Félix Tshisekedi, a été retenu parmi les challengers autorisés à concourir à la prochaine présidentielle.
«La CENI veut nous organiser des élections bâclées avec la machine à voter et un fichier corrompu, aussi des animateurs contestés par leurs partis. Nous disons clairement que ce processus est vicieux et nous ne pouvons pas nous y engager », a-t-il renchéri.
A quatre mois des élections, le débat sur le nettoyage du fichier électoral et de la mise à l’écart de la machine à voter reste inchangé. La France et l’Union africaine ont, toutes les deux, appelé à un consensus autour de ces sujets qui divisent la classe politique congolaise."


"Présidentielle en RDC : Les leaders exclus "doivent" participer aux discussions sur la candidature commune de l'Opposition (Kabund)"
° http://actualite.cd/2018/09/07/presidentielle-en-rdc-les-leaders-exclus-doivent-participer-aux-discussions-sur-la
"Kabund : “L'exclusion de Bemba, Katumbi et Muzito est la conséquence des élections avec Kabila à la tête du pays”"
° http://actualite.cd/2018/09/07/kabund-lexclusion-de-bemba-katumbi-et-muzito-est-la-consequence-des-elections-avec


"Face à l’incertitude sur le processus électoral: Rendez-vous crucial à Luanda sur la RDC"
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° https://lepotentielonline.net/2018/09/07/face-a-lincertitude-sur-le-processus-electoral-rendez-vous-crucial-a-luanda-sur-la-rdc/

"Tempérer le langage"
° https://lepotentielonline.net/2018/09/07/temperer-le-langage/

"AU LENDEMAIN DU VERDICT COUPERET DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
Adolphe Muzito et JP Bemba évaluent le processus électoral à Bruxelles"

° https://forumdesas.org/spip.php?article16947

"DETERMINEE A GAGNER L’ELECTION AU NOM DE L’ALTERNANCE
L’Opposition face à l’impératif d’un candidat commun"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16955


"CONTENTIEUX ELECTORAL
CPI : le MLC demande la qualification de la "subornation" et la "corruption"

Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  silent  silent  silent
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16939
C’est depuis avant-hier, sous le coup de l’Arrêt d’inéligibilité rendu par la Cour constitutionnelle contre Jean-Pierre Bemba Gombo, candidat Président de la République du MLC. C’est pour l’infraction de subornation des témoins que la haute Cour assimile à la corruption visée à l’article 10 de la loi électorale comme cause d’inéligibilité.

Pour la Cour, la subornation des témoins est même une circonstance aggravante de l’infraction de corruption. Ce que rejette le MLC. Une autre question, c’est elle de l’irrévocabilité de cette condamnation qui pour, la haute Cour est déjà actée alors que pour le MLC et la CPI, le dernier jugement sur l’affaire sera rendu le 17 septembre 2018. C’est seulement après cette date que l’on pourrait évoquer l’irrévocabilité de la procédure.
C’est pour avoir l’éclaircissement sur ces deux questions de Droit à la base de l’inéligibilité de Jean-Pierre Bemba Gombo que le MLC a adressé sa requête à la CPI. Il lui demande de qualifier ce qu’elle entend par l’infraction de " subornation des témoins" dont Jean-Pierre Bemba Gombo est condamné à 12 mois de prison au premier degré et attend la fixation de le peine de l’appel et la " corruption ".
Egalement sur l’irrévocabilité de la cause comme établi par la Cour constitutionnelle. Pourquoi alors cette démarche auprès de la CPI ? Le MLC que la RDC étant signataire du Statut de Rome ne peut se permettre de l’interpréter à sa guise. Les infractions qui sont de sa compétence doivent être interprétées conformément au Statut de Rome. Le MLC rappelle dans sa requête que le Statut de Rome interdit tout amalgame par les Etats-parties sur les faits pénaux connus par la CPI. Ils sont de stricte interprétation.

Cette requête du parti bembiste à la CPI est d’une extrême importance. Car, au cas où la CPI, elle qui a condamné Bemba parviendrait à faire une nette distinction entre la subornation des témoins et la corruption, comme le pensent certains pénalistes, ce serait un discrédit pour la Cour constitutionnelle. Celle-ci serait clouée au pilori. C’est que Jean-Pierre Bemba Gombo aura été invalidé pour rien. Injustement. Par une erreur d’appréciation juridique par la haute Cour.
Dans ce cas d’espèce, il faudrait reprendre toute la procédure à zéro pour corriger l’erreur. Mais on n’en est pas encore là. Car, ce n’est que mardi dernier que la CPI est saisie à et effet officiellement par le MLC."



"Unité de l’opposition : une réunion convoquée à l’UDPS, ce vendredi"
° https://cas-info.ca/les-leaders-de-lopposition-en-reunion-a-lupds-ce-vendredi/

"La «Tribune» de Claudel Lubaya : COMME LA GUERRE DE TROIE, AU 23 DÉCEMBRE, LES ÉLECTIONS N’AURONT PAS LIEU !"
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° http://www.lephareonline.net/tribune-de-claudel-lubaya-guerre-de-troie-23-decembre-elections-nauront-lieu/

"Elections, Logistique : la Ceni visiblement pas prête"
° http://www.latempete.info/31643-2/


ndonzwau a écrit:"RDC : Le MLC menace de boycotter les élections"
° https://actualite.cd/2018/09/04/rdc-le-mlc-menace-de-boycotter-les-elections

" RDC: l’opposition sur le point de boycotter les élections"
° https://allordc.com/rdc-lopposition-sur-le-point-de-boycotter-les-elections/

"Francis Kalombo appelle l’opposition à boycotter les élections"
° https://cas-info.ca/francis-kalombo-appelle-lopposition-a-boycotter-les-elections/

"Menace du MLC de boycotter les élections : « il est important que l’opposition puisse continuer dans ce processus » – Félix Kabange"
° https://cas-info.ca/menace-de-lopposition-de-boycotter-les-elections-il-est-important-que-lopposition-puisse-continuer-dans-ce-processus-retorque-felix-kabange/

"RDC : Les États-Unis intransigeants sur la tenue des élections en 2018"
° https://actualite.cd/2018/06/22/rdc-les-etats-unis-intransigeants-sur-la-tenue-des-elections-en-2018

"RDC : Au siège du MLC, les partisans de Bemba pas prêts à s'aligner derrière un autre candidat"
° https://actualite.cd/2018/09/06/rdc-au-siege-du-mlc-les-partisans-de-bemba-pas-prets-saligner-derriere-un-autre-candidat

"Freddy Matungulu rejette l’appel au Boycott des élections"
° https://congokin.media/2018/08/28/freddy-matungulu-rejette-lappel-au-boycott-des-elections/
° https://actualite.cd/2018/09/04/rdc-pour-lunc-linvalidation-des-candidatures-de-bemba-et-de-muzito-vise-diviser

"Présidentielle 2018 : l’Opposition écartelée
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16934

"CONSULTATIONS EN VUE DE LA CANDIDATURE COMMUNE
Muzito et Katumbi préparent un programme commun des forces de l’opposition"

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16925
° https://lepotentielonline.net/2018/09/06/front-pour-lalternance-democratique-katumbi-bemba-et-muzito-se-concertent-a-bruxelles/
° https://actualite.cd/2018/09/04/rdc-ecartes-de-la-presidentielle-katumbi-et-muzito-plaident-toujours-pour-une

"Candidature commune d’opposition à la présidentielle : un compromis se dessine"
° https://lepotentielonline.net/2018/08/15/candidature-commune-dopposition-a-la-presidentielle-un-compromis-se-dessine/

"La force de l'unité
° https://lepotentielonline.net/2018/09/06/la-force-de-lunite/

"Ecorné davantage !"
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/05/ecorne-davantage/

"RDC : Vers une candidature unique de l'opposition ?
° https://information.tv5monde.com/afrique/vers-une-candidature-unique-de-l-opposition-en-rdc-254947

"RDC: Vers un nouveau front de l’opposition autour de Bemba et Katumbi?"
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/09/04/rdc-vers-un-nouveau-front-de-lopposition-autour-de-bemba-et-katumbi.html

"Ecarté de la Présidentielle, Bemba n’entend pas (encore) soutenir un autre opposant"
° https://www.politico.cd/encontinu/2018/09/05/ecarte-de-la-presidentielle-bemba-nentend-pas-encore-soutenir-un-autre-opposant.html
° https://www.politico.cd/grand-angle/sopolitico/2018/09/04/capharnaum-electoral-en-rdc.html

"RDC : la Dynamique élection avec Katumbi plaide pour le réaménagement du calendrier électoral"
° https://www.radiookapi.net/2018/09/05/actualite/politique/rdc-la-dynamique-election-avec-katumbi-plaide-pour-le-reamenagement

"RD Congo - Jean-Pierre Bemba hors course : la voie royale pour Shadary ?"
° http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-jean-pierre-bemba-hors-course-nouveau-coup-dur-pour-l-opposition-04-09-2018-2248250_2365.php

"RD Congo, le géant malade"
° https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/rd-congo-le-geant-malade_1550082.html

"Comment faire s’effondrer une dictature? – Jacques Attali"
° https://desc-wondo.org/fr/comment-faire-seffondrer-une-dictature-jacques-attali/
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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 9/9/2018, 9:39 pm

"RDC : Nouvelle réunion des leaders de l’opposition ce lundi à Kinshasa
° https://actualite.cd/2018/09/09/rdc-nouvelle-reunion-des-leaders-de-lopposition-ce-lundi-kinshasa
Les leaders de l'opposition vont à nouveau se retrouver ce lundi 10 septembre 2018. Selon plusieurs sources, la rencontre devrait se tenir au siège du G7 à Kinshasa. Il devrait s’agir de la poursuite des discussions sur l’évolution du processus électoral et des options à lever.

« C'est la continuité de la réunion tenue récemment au siège de l'UDPS. Nous serons tous là », a dit ce dimanche 9 septembre à ACTUALITE.CD Jean-Baudoin Mayo Mambeke, secrétaire général de l'UNC.
Le vendredi 7 septembre dernier, les opposants Eve Bazaiba, Martin Fayulu, Pierre Lumbi, Gabriel Kyungu et Félix Tshisekedi s’étaient concertés pendant deux heures environ.
A l’issue de la réunion, ils avaient réitéré leur volonté de se choisir un candidat unique à la présidentielle.


"Nous sommes réunis pour mettre en place une ligne directrice de ce que nous devons faire. Nous sommes unis, l’idée du candidat commun demeure. Nous tenons aussi à la participation aux élections, mais des élections crédibles et transparentes, des élections sans machine à voter et sans électeurs fictifs. Nous ne boycottons pas des élections, mais nous ne tolérons pas une parodie d’élection", avait dit Martin Fayulu à ACTUALITE.CD

A la précédente réunion, l'UNC et SYENCO de Freddy Matungulu ainsi que Nouvel Elan d'Adolphe Muzito n'étaient pas représentés."


"ALERTE AU PEUPLE CONGOLAIS!
VIDEO/ Honoré Ngbanda interpelle E.Mokolo wa Mpombo et l’élite politique congolaise"

° https://www.info-apareco.com/2018/09/08/video-honore-ngbanda-interpelle-e-mokolo-wa-mpombo-et-lelite-politique-congolaise-alerte-au-peuple-congolais/





"Déclaration politique du Président national de l’APARECO et responsable stratégique du CNRC"
° https://www.info-apareco.com/2018/09/06/flash-declaration-politique-du-president-national-de-lapareco-et-responsable-strategique-du-cnrc/



"Est de la RDC : jours agités à Beni entre attaques rebelles et Ebola"
° http://www.jeuneafrique.com/626632/politique/est-de-la-rdc-jours-agites-a-beni-entre-attaques-rebelles-et-ebola/


"Militants de Filimbi emprisonnés en RDC: le rappel à la loi de leur avocat"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180908-militants-filimbi-emprisonnes-rdc-rappel-loi-avocat-jacquemin-shabani


ndonzwau a écrit:° https://www.diaspordc.com/felix-tshisekedi-sur-linvalidation-de-bemba-et-muzito-la-vie-ne-sarrete-pas-la-nous-demandons-a-nos-invalides-de-nous-faire-confiance/
° http://7sur7.cd/new/invalidation-bemba-et-muzito-f-tshisekedi-la-vie-ne-sarrete-pas-la-nous-demandons-a-nos-invalides-de-nous-faire-confiance/
° http://7sur7.cd/new/gueguerre-dans-lopposition-f-tshisekedi-invite-les-combattants-de-ludps-a-cesser-chamailleries-et-injures-avec-dautres-opposants/
° http://7sur7.cd/new/presidentielle-financement-campagne-felix-tshisekedi-lance-loperation-collecte-de-fonds-1-pour-fatshi/

° http://www.rfi.fr/afrique/20180909-rdc-unc-v-kamerhe-sort-silence-assure-opposition-soutien

° http://7sur7.cd/new/reunion-de-lopposition-a-ludps-pas-informee-la-syenco-de-matungulu-inquiete/
° http://7sur7.cd/new/reunion-de-lopposition-a-ludps-pas-informee-lunc-exprime-son-regret-mais-promet-dexecuter-les-decisions-prises-jb-mayo/
° https://actualite.cd/2018/09/08/rdc-lunc-regrette-son-absence-la-reunion-de-lopposition-mais-en-soutient-les-conclusions
° http://7sur7.cd/new/rdc-elections-credibles-des-activistes-pro-democratie-appellent-a-des-actions-de-rue-pour-une-transition-sans-kabila/

° https://www.radiookapi.net/2018/09/08/actualite/en-bref/elections-en-rdc-les-opposants-en-concertations-kinshasa

° https://www.info-apareco.com/2018/09/08/alerte-mobilisation-de-la-jeunesse-congolaise-pour-le-boycott-des-elections-en-vue-de-la-liberation-totale-de-la-rdc/


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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 11/9/2018, 3:33 am

"RDC : l’opposition retrouve les vieux démons de la division
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-lopposition-retrouvent-les-vieux-demons-de-la-division/
Sans les candidatures de Katumbi et Bemba, l’opposition doit redéfinir sa stratégie pour la présidentielle de décembre. Boycott ou soutien à une candidature unique ? L’opposition reste plus divisée que jamais.

Le paysage politique congolais n’en finit pas d’être chamboulé à trois mois et demi des élections générales, censées trouver un successeur au président Joseph Kabila. Deux poids lourds de l’opposition ont été écartés de la course à la présidentielle. Moïse Katumbi (Ensemble) s’est vu interdire son entrée sur le territoire pour déposer sa candidature et Jean-Pierre Bemba (MLC) a été déclaré inéligible par la Cour constitutionnelle après une condamnation par la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, ancien allié de la majorité présidentielle, s’est également retrouvé exclu de la présidentielle.
Ces éliminations d’opposants en série font craindre à Jean-Pierre Bemba “une parodie d’élection”, alors que Muzito dénonce “un scrutin joué d’avance” dans lequel Emmanuel Ramazani Shadary, candidat désigné par Joseph Kabila , se verrait assuré de remporter la présidentielle. Si on ajoute à cela les risques de fraudes liés à l’utilisation de la machine à voter et un fichier électoral rempli d’électeurs fictifs, de nombreuses voix s’élèvent pour demander le boycott du processus électoral, qu’ils estiment ni crédible, ni transparent, ni équitable.

Pas de consensus sur le boycott

Mais pour rendre le boycott du scrutin efficace, encore faut-il trouver un consensus au sein de l’opposition. Il faudrait alors que Félix Tshisekedi (UDPS), Vital Kamerhe (UNC), Martin Fayulu (Ecidé), Freddy Matungulu (Congo na biso) et Samy Badibanga renoncent à concourir. Mais pour le moment, aucun de ces candidats ne semblent valider cette stratégie. L’un des leaders restant encore en lice, Félix Tshisekedi, vient d’ailleurs de lancer une campagne de financement participatif.
Selon plusieurs opposants, favorables à leur maintien dans la course à la présidentielle, la faible notoriété d’Emmanuel Ramazani et le mauvais bilan de Joseph Kabila, donnent une chance inespérée à l’opposition de remporter la présidentielle. Mais pour cela, la condition sine qua non serait la présentation d’un candidat unique de l’opposition, seule chance d’arriver en tête dans une élection à un seul tour de scrutin. Là encore, difficile pour les opposants d’accorder leurs violons, d’autant que les querelles sont nombreuses.

Katumbi contre Bemba ?

Le retour de Jean-Pierre Bemba a fortement bousculé les fragiles équilibres politiques au sein de l’opposition congolaise. Deux blocs distincts sont alors dessinés. Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu forme un premier axe issu de la plateforme du Rassemblement de l’opposition de feu Etienne Tshisekedi. A la manoeuvre derrière ce regroupement, seul Moïse Katumbi avait la capacité financière de faire campagne. Mais l’homme d’affaires a été contraint à l’exil et n’a pas pu déposer sa candidature aux élections. Il semble pour l’instant condamné à ne rester qu’un simple “sponsor” de candidat. Reste à savoir s’il soutiendra celui-ci sera Félix Tshisekedi. Le même jour que la présidentielle se joue aussi le sort des législatives. Une élections vitale pour les partis. Et la toute nouvelle plateforme de Moïse Katumbi (Ensemble) espère bien se positionner pour s’inscrire dans le paysage politique.
Le deuxième axe politique tourne autour de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba. De manière assez “naturelle”, le patron du MLC se retrouve assez proche de Vital Kamerhe, Freddy Matungulu et Adolphe Muzito (recalé par la Cour constitutionnelle). Ecarté de compétition, Jean-Pierre Bemba, pourrait, comme Moïse Katumbi, se transformer en “faiseur de roi” s’il soutenait l’un de ces candidats… les yeux se tournant vers Vital Kamerhe, le plus expérimenté. Mais là encore, si Bemba, comme Katumbi, a les moyens de financer une campagne, le “chairman“ aura à coeur de faire gagner ses candidats aux législatives pour de nouveau peser sur l’échiquier politique.

Rancoeurs et querelles

Le problème concernant le candidat unique de l’opposition, c’est que ces deux blocs semblent difficilement conciliables. L’UDPS et l’UNC n’ont jamais réussi à trouver un accord lors de la présidentielle de 2011 et la participation de l’UNC au dialogue de la cité de l’Union africaine fin 2016 reste un désaccord profond entre les deux formations. L’UDPS ne reconnaît toujours pas Vital Kamerhe, ancien directeur de campagne de Joseph Kabila, comme un opposant à part entière et le soupçonne de ne pas avoir coupé les ponts avec le pouvoir. Du côté de l’UNC, on considère Félix Tshisekedi comme un simple “héritier” de son père, peu expérimenté en politique.
Les relations ne sont guère meilleures entre Félix Tshisekedi et Freddy Matungulu. Ce dernier est tenu pour l’un des responsables de l’éclatement du Rassemblement après la mort d’Etienne Tshisekedi avec la nomination de proches de l’opposant historique à la Primature et au CNSA (Comité national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre). Enfin, entre Katumbi et Kamerhe, les critiques sont également acerbes. Sur les réseaux sociaux, l’un des proches de Moïse Katumbi, Francis Kalambo, ancien membre du parti présidentiel passé dans l’opposition, accuse régulièrement Vital Kamerhe d’être “la caméra de surveillance de Kabila au sein de l’opposition”. Ce à quoi les sympathisants de l’UNC dénoncent le rôle de Kalombo dans la répression politique alors qu’il était encore dans la majorité présidentielle.

Symptôme anecdotique du climat délétère qui règne au sein de l’opposition, une réunion de concertation s’est tenue en fin de semaine dernière à Kinshasa dans la résidence de Félix Tshisekedi. Eve Bazaïba, secrétaire générale du MLC et Martin Fayulu étaient de la partie, mais l’UNC de Kamerhe, Freddy Matungulu et Adolphe Muzito n’avaient pas été invités. Une bévue vite réparée, puisqu’une nouvelle réunion a été organisée ce lundi, en présence de toute l’opposition. Mais certains ont visiblement envie d’aller plus vite que la musique.

“Vagabondage politique”

Rancoeurs et contentieux minent encore dangereusement l’opposition congolaise, toujours tiraillée entre “opposants historiques” et “opposants de la dernière heure”. D’autant qu’en République démocratique du Congo (RDC) le “vagabondage politique” est légion. Passer allègrement d’un parti à un autre, de la majorité à l’opposition, est monnaie courante. Dans un paysage politique congolais sans idéologie, sans réel programme politique, les électeurs peinent à s’y retrouver. Et les divisions intestines risquent tout simplement de donner un net avantage au candidat de la majorité, qui ne souffre d’aucune concurrence sérieuse dans son propre camp. Le mouvement citoyen Lucha résume la situation ainsi : « Vous vous tirez dessus pour une « compétition électorale » qui n’en est pas une, et vous voulez que les Congolais croient que vous valez mieux que ce régime prédateur que vous prétendez combattre? Assez de vos enfantillages !”. A bon entendeur."



"RDC :  Aucune communication à l’issue de la réunion à “huis clos” de l’opposition au siège du G7"
° https://actualite.cd/2018/09/10/rdc-aucune-communication-lissue-de-la-reunion-huis-clos-de-lopposition-au-siege-du-g7
"Présidentielle : Réunion de l’opposition au siège du G7 avec l’UNC de Kamerhe (en cours)"
° http://7sur7.cd/new/presidentielle-reunion-de-lopposition-au-siege-du-g7-avec-lunc-de-kamerhe/
"RDC : La réunion de l’opposition momentanément suspendue, les travaux se poursuivent en commission"
° http://7sur7.cd/new/drrdc-la-reunion-de-lopposition-momentanement-suspendue-les-travaux-se-poursuivent-en-commission/
"Réunion « stratégique » de l’opposition : le communiqué final attendu à la fin des échanges"
° https://cas-info.ca/reunion-strategique-de-lopposition-le-communique-final-attendu-a-la-fin-des-echanges/


"Félix Tshisekedi : un discours qui séduit"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  silent  silent  silent
° http://www.lephareonline.net/felix-tshisekedi-discours-seduit/

"F. Tshisekedi, Bazaiba, Fayulu et Lumbi réfléchissent à une stratégie commune : Opposition, vers un « front commun » contre la machine à voter"
Twisted Evil  Evil or Very Mad  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question
° http://www.lephareonline.net/f-tshisekedi-bazaiba-fayulu-lumbi-reflechissent-a-strategie-commune-opposition-vers-front-commun-contre-machine-a-voter/

"Bruxelles-Tête à tête entre A. Muzito et F. Tshisekedi : ce que les 2 personnalités se sont dit"
° http://7sur7.cd/new/bruxelles-tete-a-tete-entre-a-muzito-et-f-tshisekedi-ce-que-les-2-personnalites-se-sont-dits/
° https://www.forumdesas.org/spip.php?article16963


"Présidentielle : Shekomba adresse une lettre ouverte aux candidats pour une rencontre avec la CENI afin de lever une option sur la machine à voter
° http://7sur7.cd/new/presidentielle-shekomba-adresse-une-lettre-ouverte-aux-candidats-pour-une-rencontre-avec-la-ceni-afin-de-lever-une-option-sur-la-machine-a-voter/
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/09/degager-un-consensus-sur-la-machine-a-voter-alain-daniel-shekomba-propose-une-rencontre-de-tous-les-candidats-a-la-presidentielle-2018/
° https://www.radiookapi.net/2018/09/10/actualite/politique/rdc-presidentielle-2018-lettre-ouverte-dun-candidat-aux-autres-sur-la
° http://www.lephareonline.net/lettre-ouverte-dalain-daniel-shekomba-aux-candidats-presidents-de-republique/


"Plaidoyer pour de bonnes élections: Moïse Katumbi en lobbying aux États-Unisé
° https://lepotentielonline.net/2018/09/10/plaidoyer-pour-de-bonnes-elections-moise-katumbi-en-lobbying-aux-etats-unis/


"RDC : Les évêques catholiques en audience chez le président zambien"
° https://afrique.lalibre.be/24055/rdc-les-eveques-catholiques-en-audience-chez-le-president-zambien/
° https://actualite.cd/2018/09/10/en-tete-tete-avec-le-president-zambien-la-cenco-exprime-ses-inquietudes-sur-la-machine
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/09/10/rdc-des-eveques-de-la-cenco-en-zambie-pour-solliciter-une-audience-avec-le-president-lungu.html


"RDC: l’Afrique du Sud prête à s’investir pour que le processus électoral aboutisse"
° https://afrique.lalibre.be/24077/rdc-lafrique-du-sud-prete-a-sinvestir-pour-que-le-processus-electoral-aboutisse/
"Les élections en RDC au menu de la rencontre entre les diplomates belge et sud-africain
° https://actualite.cd/2018/09/10/les-elections-en-rdc-au-menu-de-la-rencontre-entre-les-diplomates-belge-et-sud-africain

"Le dialogue entre les autorités congolaises et l’opposition est nécessaire, pour que ces élections se transforment en succès (Didier Reynders)"
° https://cas-info.ca/le-dialogue-entre-les-autorites-congolaises-et-lopposition-est-necessaire-pour-que-ces-elections-se-transforment-en-succes-didier-reynders/


"Réaction du Prof André Mbata à l’ « Appel des universitaires congolais » pour soutenir le candidat Emmanuel Ramazani Shadary: Ridicule et scandaleux !"(tribune)
° http://7sur7.cd/new/reaction-du-prof-andre-mbata-a-l-appel-des-universitaires-congolais-pour-soutenir-le-candidat-emmanuel-ramazani-shadary-ridicule-et-scandaleux-tribune/
° http://groupelavenir.org/loin-des-clivages-sectaires-les-universitaires-se-rangent-derriere-shadary/
° https://scooprdc.net/2018/09/10/douche-froide-aux-professeurs-duniversite-emmanuel-ramazani-shadary-refuse-le-djalelo/


"Finances: en RDC le fonctionnement de la Céni épinglé dans un audit d'ONG"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180910-finances-rdc-fonctionnement-ceni-epingle-audit-ong-appels-offres


° http://www.rfi.fr/afrique/20180910-finances-rdc-fonctionnement-ceni-epingle-audit-ong-appels-offres
° https://www.politico.cd/grand-angle/2018/09/06/rdc-opposants-disons-nous-la-verite.html
° https://www.politico.cd/grand-angle/2018/09/03/vers-un-crash-electoral-en-rdc.html


"Actu Expliquée10.09 : La Cenco chez le président zambien + Vers l'unité de l'opposition à Bruxelles?"




"Ba mouvements citoyens basali Front ( Cct ) pona ko boycotté processus électoral ya kabila...




"MPBTV Actua.Compliquée 07-08-En rupture avec Fatshi, Bemba se tourne vers Katumbi et Muzito"
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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 11/9/2018, 6:08 pm

PS

A propos de cet « ordre mondial dominant » voici que les Usa de Trump avec leur « America first », « un protectionnisme conquérant et arrogant en refus de multilatéralisme, s’attaquent avec virulence à la CPI et menacent ses Juges et Procureurs de pires sanctions s’ils fouillaient dans leurs affaires, celles d’Israël et d’autres de leurs proches alliés…

Leur conseiller à la sécurité nationale John Bolton n’a eu des mots assez durs pour qualifier la CPI, « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse », elle serait même « déjà morte à leurs yeux ».

Comment en sommes-nous arrivés là ?
Il y’a bien sûr l’unilatéraliste Trump et son administration qui entendent imposer leur domination sur tout à tous et refusent toute ingérence externe, tout compte à rendre au reste du monde. Et cette fois ils se sont jetés sur un prétexte tout trouvé pour fustiger cette juridiction internationale qu’ils ont signée sans jamais la ratifier càd qu'ils la tolèrent à peine du moment qu’elle ne s’approche pas d’eux. En effet la CPI « a fait part de son intention d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre (américains !) en Afghanistan », elle « fait également peser sur Israël des risques inacceptables d’enquêtes sur des crimes de guerre que celui-ci aurait perpétrés sur les territoires occupés palestiniens, via la volonté affichée par l’Autorité palestinienne de la saisir ».

Voici la pauvre Bensouda et sa CPI écartelées entre deux fers, les faibles (africains) ou les rivaux des puissances occidentales lui reprochent de ne viser que leurs Etats tandis que cette fois les puissants yankees lui refusent de fouiller dans leurs affaires.
A quoi sert alors la CPI ? Son avenir risque de devenir de plus en plus problématique au sein de cet « ordre mondial dominant » et comme pour paraphraser notre ami Hureaux et aller plus loin, son point aveugle (qui ne voit pas et qu’on néglige de voir) ne concerne pas que les alliés compromis tel le Rwanda de Kagame mais plus simplement « l’ordre mondial américain lui-même ».

On nous habitue à ne pas voir ses réels dangers ; jusqu’ici ? Ainsi va l'ordre mondial dominant ?
Quelle sera à terme la réaction des rivaux plus puissants (Chine, Russie) et celle des faibles dont le volume et la capacité de contestation progressent ? La CPI, un machin dont on se sert pour tel projet et en tel moment mais qu'on abandonne ou foule même aux pieds lorsqu'il ne peut plus servir, lorsqu'il devient davantage une menace qu'un outil bénéfique ?
Et curieusement c'est la logique aussi bien des puissants 'fréquentables' ('axe du bien') que de ceux 'qui soutiennent les peu fréquentables' d'en face ('axe du mal')...
Quelle place alors pour les faibles (quelle place pour eux par exemple dans les manœuvres militaires en cours entre Russes et Chinois ?) ? Le risque de l'extinction d'une Cour voulue pour aider les faibles mais qui ne les a jamais en fait assistés vraiment ?
Les lendemains sont encore moins lisibles pour les 'Damnés de la Terre' !



"Pour les Etats-Unis, la Cour pénale internationale est « illégitime » et « déjà morte »
° https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/10/pour-les-etats-unis-la-cour-penale-internationale-est-illegitime-et-deja-morte_5353174_3222.html
Le conseiller de Trump, John Bolton, menace de « sanctions » contre la juridiction, qui a fait part de son intention d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre en Afghanistan.



John Bolton avait déjà ferraillé contre la Cour pénale internationale (CPI) – dont les Etats-Unis n’ont jamais ratifié la création – lorsqu’il était membre de l’administration républicaine de George W. Bush. Nommé en avril conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, il a relancé, lundi 10 septembre, ses attaques contre cette institution, fort du soutien qu’il sait pouvoir obtenir d’un président hostile à tout organisme supranational perçu comme une éventuelle menace pour la souveraineté américaine. Il a ainsi qualifié la CPI d’« inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ».

Car l’éphémère ambassadeur américain aux Nations unies (2005-2006), qui s’exprimait à Washington devant la Federalist Society, une organisation conservatrice, en est convaincu : « Le but non avoué mais central des partisans les plus vigoureux » de la CPI « a toujours été de corseter les Etats-Unis ». Un dessein d’autant plus néfaste que cette institution est incapable, selon lui, du moindre effet de dissuasion sur les Etats voyous et les dictateurs. « L’histoire a prouvé que le seul moyen de dissuasion est (…) la puissance juste des Etats-Unis et de leurs alliés », a assuré le conseiller à la sécurité nationale.
Le risque que des bavures américaines fassent l’objet d’une enquête et d’un jugement de cette Cour explique la méfiance qu’elle a toujours suscitée aux Etats-Unis, illustrée par le vote, en 2002, par le Congrès de l’American Service-Members’ Protection Act. Cette loi, visant à faire obstacle à la CPI, prévoit même le cas extrême d’une intervention militaire pour soustraire un ressortissant américain à la juridiction.

« La CPI est déjà morte à nos yeux »

John Bolton a franchi un pas supplémentaire, lundi, en multipliant les menaces contre la CPI, qu’il soupçonne de vouloir mettre en cause les Etats-Unis pour des actes de guerre en Afghanistan. Début novembre 2017, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé qu’elle allait demander l’autorisation d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine. « Si la Cour s’en prend à nous, a averti M. Bolton, nous n’allons pas rester silencieux. »


« Nous allons interdire à ses juges et procureurs l’entrée aux Etats-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire, a-t-il promis. Nous ferons la même chose pour toute entreprise ou Etat qui assiste une enquête de la CPI sur les Etats-Unis, et nous prendrons note si des pays coopèrent avec les enquêtes de la CPI sur les Etats-Unis et leurs alliés. »

Comme l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, qui avait promis, dès son arrivée à New York, de « prendre les noms » des Etats jugés hostiles, John Bolton a assuré que Washington se souviendrait « de cette coopération lors de l’établissement des niveaux d’assistance, d’assistance militaire et de partage des renseignements avec les Etats-Unis ».
Le conseiller à la sécurité nationale n’a pas voulu laisser dans le doute ceux qui jugent que ces menaces constituent une remise en cause de la Cour. « Nous laisserons la CPI mourir seule. Après tout, et pour ainsi dire, la CPI est déjà morte à nos yeux », a-t-il affirmé.
Cette nouvelle prise de distance vis-à-vis d’une institution internationale risque, si ces menaces sont mises en œuvre, de créer des tensions avec les alliés européens de Washington, qui continuent de lui accorder leur confiance. La CPI, qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a réagi en assurant « agir strictement dans le cadre légal défini » par son statut, et être « attachée à l’exercice indépendant et impartial de son mandat ».

Risques pour Israël

A plusieurs reprises, M. Bolton a évoqué les risques que la CPI ferait également peser sur Israël, compte tenu de la volonté régulièrement affichée par l’Autorité palestinienne de la saisir pour enquêter sur les « crimes de guerre » perpétrés, selon elle, par l’armée israélienne dans les territoires occupés. Sous les applaudissements de l’assistance, lundi, il a d’ailleurs confirmé la décision du département d’Etat de fermer le bureau de la délégation palestinienne à Washington.
Moins de deux semaines après la suppression de la quasi-totalité de l’aide américaine aux Palestiniens, cette mesure, mise sur le compte du refus palestinien de négocier avec Israël, est un signe de plus de l’alignement total de l’administration de Donald Trump sur les positions israéliennes, et d’une agressivité inédite, depuis des décennies, contre les Palestiniens.

John Bolton s’est indigné, lundi, que ces derniers aient envisagé de saisir la CPI à propos de la poursuite de la colonisation en Cisjordanie. Depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, Washington s’abstient de critiquer les constructions de logements supplémentaires. Contraires au droit international, elles ne font pourtant que compliquer le « processus de paix direct et solide » que John Bolton a appelé de ses vœux."

Le rapport de la CPI sur les crimes de guerre en Afghanistan déplaît à Washington
John Bolton, un « faucon » pour Donald Trump en politique étrangère



"Les Etats-Unis menacent de sanctions les juges de la Cour pénale internationale s'ils poursuivent des Américains"
° https://www.francetvinfo.fr/monde/afghanistan/les-etats-unis-menacent-de-sanctions-les-juges-de-la-cour-penale-internationale-s-ils-poursuivent-des-americains_2934479.html

"Menaces sans précédent des Etats-Unis contre la Cour pénale internationale"
° https://www.20minutes.fr/monde/2334127-20180910-menaces-precedent-etats-unis-contre-cour-penale-internationale
° http://www.liberation.fr/direct/element/les-etats-unis-menacent-les-juges-de-la-cpi-de-sanctions_87115/
° http://www.rfi.fr/ameriques/20180910-etats-unis-s-prennent-violemment-cour-penale-internationale


"Charge sans précédent de Washington contre la CPI"








"La CPI dit ne pas être « dissuadée » par les attaques de Washington
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° http://www.lepoint.fr/monde/attaque-sans-precedent-de-washington-contre-la-cour-penale-internationale-10-09-2018-2250102_24.php
La Cour pénale internationale a réagi aux propos de Washington, qui a menacé de sanctions si ses juges et procureurs s'en prenaient à des Américains ou à Israël. Source AFP

La Cour pénale internationale (CPI) a expliqué mardi 11 septembre ne pas être « dissuadée » par les menaces de Washington, qui a menacé de sanctions à l'encontre de ses juges et procureurs s'ils s'en prenaient à des Américains ou à Israël. « La CPI, en tant que cour de justice, continuera à faire son travail sans être dissuadée, conformément aux principes et à l'idée générale de la primauté du droit », a déclaré la Cour basée à La Haye.
Lundi 10 septembre, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, a accusé la juridiction internationale chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l'humanité, dont Washington n'est pas membre, d'être « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ». Devant la Federalist Society, une organisation conservatrice de Washington, il a dénoncé la possibilité d'une enquête contre des militaires américains ayant servi en Afghanistan, mais aussi d'éventuelles enquêtes contre Israël à l'instigation de l'Autorité palestinienne. « Si la Cour s'en prend à nous, à Israël ou à d'autres alliés des Américains, nous n'allons pas rester silencieux », a prévenu John Bolton, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles, dont les sanctions contre le personnel de la CPI.

La défense de la CPI

« Nous allons interdire à ces juges et procureurs l'entrée aux États-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire », a mis en garde le conseiller du président Donald Trump. La juridiction qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a répondu « agir strictement dans le cadre légal défini par le Statut de Rome », et être « attachée à l'exercice indépendant et impartial de son mandat ».
À lire aussi : Syrie : l'ONU réclame une nouvelle enquête de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre
Début novembre 2017, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait annoncé qu'elle allait demander aux juges l'autorisation d'ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l'armée américaine. En Afghanistan, les États-Unis sont toujours à la tête d'une coalition militaire qui a renversé le régime des talibans fin 2001.

« La CPI est déjà morte »

« À tout moment, la CPI pourrait annoncer l'ouverture d'une enquête formelle contre ces patriotes américains », a expliqué John Bolton. « Aujourd'hui, à la veille du 11 Septembre » et de l'anniversaire des attentats de 2001 qui avaient déclenché l'opération en Afghanistan, « je veux adresser un message clair et sans ambiguïté de la part du président des États-Unis : les États-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime », a-t-il martelé.
« Nous n'allons pas coopérer avec la CPI, nous n'allons pas lui fournir d'assistance, nous n'allons pas adhérer à la CPI. Nous allons laisser la CPI mourir de sa belle mort », car « pour nous, la CPI est déjà morte », a-t-il insisté.

Relation tumultueuse entre la CPI et les USA

La Cour pénale internationale est régie par le Statut de Rome, un traité entré en vigueur le 1er juillet 2002 et ratifié depuis par 123 pays. Son procureur peut déclencher ses propres enquêtes sans permission des juges à la condition qu'elles impliquent au moins un pays membre, c'est le cas de l'Afghanistan. Les relations entre Washington et la juridiction ont toujours été tumultueuses. Les États-Unis ont toujours refusé d'y adhérer et ont tout fait, notamment par des accords bilatéraux avec de nombreux pays, pour éviter que des Américains puissent être visés par ses enquêtes.
Mais John Bolton a déploré que certains pays, notamment membres de l'Union européenne, aient jusqu'ici refusé de tels accords. Selon lui, « l'objectif tacite, mais toujours central », des « plus fervents partisans » de la CPI « était de limiter l'action des États-Unis », en ciblant avant tout « ses dirigeants politiques ». Il a qualifié la Cour d'instance partisane, menant une « attaque contre les droits constitutionnels du peuple américain et la souveraineté des États-Unis ». Cette attaque en règle s'inscrit dans le programme « America First » (L'Amérique d'abord) de Donald Trump, qui a déjà mené au retrait des États-Unis de plusieurs organisations ou accords internationaux."



"L'Amérique de Donald Trump veut-elle la mort de toute justice internationale?
° https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-du-mardi-11-septembre-2018
Le conseiller à la Maison Blanche John Bolton s'en est pris très violemment lundi à la Cour Pénale Internationale de la Haye qu'il voue à une "mort" prochaine. Au sommaire également, les indigènes d'Amazonie équatoriens déboutés face au pétrolier Chevron et la répression des Ouïghours en Chine.

Les journaux des deux côtés de l'Atlantique ce matin remettent au goût du jour une théorie chère à Alexis de Tocqueville: celle de l'"exceptionnalisme américain". 
Cette conviction qu'ont les Américains d'eux même, qu'ils ne sont pas n'importe quel pays dans le monde, qu'ils ont une destinée à part, et qu'à ce titre ils pourraient s'affranchir des règles qui s'appliquent aux autres pays. A en croire [url=https://www.theguardian.com/us-news/2018/sep/10/trump-attack-on-icc-is-the-unacceptable-face-of-us-exceptionalism https://www.lavanguardia.com/politica/20180910/451745126918/eeuu-amenaza-con-sancionar-a-la-cpi-y-tomar-medidas-en-su-contra-en-la-onu.html]le Guardian[/url] britannique, ce matin, cet "exceptionnalisme américain" culmine à nouveau de manière "inacceptable" après ces propos très virulents tenus hier par le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump: John Bolton, devant un lobby conservateur, s'en prend à l'une de ses bêtes noires, la Cour Pénale.


(youtube]PLE-cMbm0sk?t=30[/youtube]

Les Etats-Unis utiliseront tous les moyens pour protéger leurs citoyens et nos alliés contre les poursuites injustes de cette cour illégitime. Nous laisserons la CPI mourir par elle-même. Pour nous cette Cour est en fait déjà morte. 
Il faut rappeler, comme le fait le Washington Post, que les Etats-Unis n'ont jamais ratifié l'accord de Rome qui créait la CPI pour juger les crimes de guerre et crimes contre l'humanité.  A l'époque, en 2002, John Bolton, dans l'ombre de Georges W Bush, avait fait signer à une centaine de pays amis de l'Amérique des accords bilatéraux jurant qu'ils n'utiliseraient pas la Cour pour poursuivre des Américains. 
Mais cet été les juges de la Haye ont redit leur volonté d'enquêter sur des crimes commis par des soldats US en Afghanistan. Et ça, c'est inacceptable, pour Trump et son administration qui, vous le lirez également dans la Vanguardia de Barcelone, n'ont pas hésité hier à menacer les magistrats de la CPI de sanctions personnelles, privation de visas américains et bannissement des marchés financiers, s'ils entamaient des recours contre les Etats-Unis ou leurs alliés à commencer par Israël. 

C'est donc cette virulence, dans les attaques, qui fait dire à Simon Tisdall dans le Guardian que les Américains n'ont pas seulement juré la mort de la CPI, mais bien de toute idée de justice internationale. Et à l'en croire, et "il y a de bonnes chances qu'ils réussissent". Car la Cour de la Haye est déjà très fragilisée, critiquée justement pour n'avoir aucun pouvoir contre les grandes puissances comme les Etats-Unis, et pour concentrer ses ardeurs presqu'exclusivement contre des dirigeants africains.
En s'attaquant, sous couvert de défense de leur souveraineté nationale,  à une CPI déjà contestée, les Américains pourraient donc bien précipiter sa disparition, prédit le Guardian, et cela ferait le bonheur aussi bien de la Russie, sous le coup d'une enquête sur son implication dans le conflit dans l'Est de l'Ukraine... que de la Chine, inquiétée à propos de Taïwan et du conflit en mer de Chine du Sud.
 

Toujours à la Haye, un tribunal d'arbitrage vient de rendre une décision très commentée par les médias étrangers. 

Victoire du pot de fer contre le pot de terre,  c'est à lire sur le site du Courrier International: la Cour permanente d'arbitrage de la Haye a donné tort aux indiens d'Amazonie contre le géant pétrolier américain Chevron.  La multinationale avait pourtant été condamnée, en juillet, par la Cour Constitutionnelle d'Equateur, à payer une amende de 9 milliards et demi d'euros en réparation de la pollution causée pendant des décennies à la forêt primaire.  
Mais, lit-on dans les pages du journal El Comercio à Quito,  les juges d'arbitrage en fin de semaine dernière ont donc cassée cette décision. Chevron obtient finalement gain de cause devant un tribunal privé, immédiatement contesté par le Collectif Indigène de Défense de l'Amazonie.
Dans l'article qu'y consacre BBC Mundo, ce revirement judiciaire est expliqué par les soupçons de pots-de-vins, qui auraient été versés par les plaignants à la Cour Constitutionnelle équatorienne en juillet.  Le gouvernement d'Equateur, s'il ne parvient pas à mener un ultime recours contre Chevron, va devoir à son tour dédommager la firme américaine. Et voilà, s'il  en était besoin,  qui illustre les dangers d'un affaiblissement de la justice internationale des Etats face à une justice d'arbitrage des intérêts privés.
 
Un sujet qui monte dans la presse internationale ces dernières heures, en particulier dans les journaux du monde musulman: la répression massive dont sont victimes les Ouïghours dans l'Ouest de la Chine. 

Ça fait suite à la publication dimanche d'un rapport accablant de l'ONG Human Rights Watch sur ces camps d'internement installés par les autorités chinoises dans le désert du Taklamakan pour y rééduquer, y siniser, et surtout y désislamiser la minorité turcophone et musulmane des Ouïghours  du Xin Tiang. La campagne de répression menée par Pékin serait selon Human Rights Watch "d'une ampleur équivalente à celle de la Révolution culturelle entre 1966 et 76". 



Alors les chaines panarabes qatari Al-Jazeera et Al-Araby se sont emparées du sujet pour dénoncer ces attaques contre l'Islam considéré par Pékin comme "une maladie infectieuse à éradiquer", et la défense des Ouïghours, depuis, devient un sujet fort dans la presse des pays à dominante musulmane. 
Le quotidien indien en langue ourdou, le Siasat Daily, reprend ce chiffre d'un million de Ouïghours passés de force dans ces camps d'internements; l'Indian Express titre sur cette campagne de "transformation forcée", d'endoctrinement politique de la communauté ouïghoure, sous couvert pour la Chine de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme islamiques.  

Mais il n'y a pas qu'en Asie et dans le monde arabe que l'on s'indigne du sort réservé aux Ouïghours: dans le New York Times on lira que, sous la pression du Congrès américain, l'adminsitration Trump réfléchit à des sanctions économiques contre les dirigeants chinois. Ce seraient les premières, prises en représailles de violations des droits humains. Mais ce n'est pas encore fait: de telles sanctions, nous explique le Times, fragiliseraient les négociations déjà incertaines avec la Corée du Nord, et dans lesquelles la Chine reste un médiateur incontournable."




"Les frontières de la compétence de la cour pénale internationale : observations critiques"
° https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RIDP_073_0023


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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 12/9/2018, 4:20 am

"RDC : les évêques de la CENCO « préoccupés » par l’état actuel du processus électoral
° https://www.radiookapi.net/2018/09/11/actualite/politique/rdc-les-eveques-de-la-cenco-preoccupes-par-letat-actuel-du-processus
Les évêques catholiques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), affirment qu’ils sont préoccupés par l’état actuel du processus électoral en RDC. Cette préoccupation est contenue dans un plaidoyer que cette structure de l’église catholique a fait auprès d’Edgar Lungu, Président de la Zambie et Chairman de la Troïka de la SADC sur la Politique, la Sécurité et la Défense, lundi 10 septembre.
Selon la CENCO, seules les élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées constituent la solution et l’unique voie de sortie pacifique de la crise socio-politique que traverse la RDC depuis 2016.


Les évêques notent, dans un communiqué rendu public lundi 10 septembre, certaines avancées liées au processus électoral. Ils citent notamment l’existence d’un fichier électoral audité, le respect des dates clés du calendrier électoral, la publication des listes des candidats à l’élection des députés provinciaux et députés nationaux, la publication des listes provisoires des candidats à l’élection présidentielle.
Les prélats catholiques ont aussi noté le financement progressif du processus électoral par le gouvernement congolais et le début d’affichage des listes électorales provisoires.

Inquiétudes

La CENCO soulève certaines inquiétudes liées à ce processus. Elle relève l’existence d’environ 6 millions d’électeurs enregistrés dans le fichier électoral sans empreintes digitales, la faible mise en œuvre des mesures de décrispation de l’espace politique.
Les évêques rapportent aussi les dénonciations par quelques parties prenantes de la manipulation de la CENI et des Cours et Tribunaux par le pouvoir en place:
Ils citent entre autres l’exclusion du processus électoral de quelques acteurs majeurs de l’opposition, les interdictions, les dispersions, les répressions des marches et manifestations publiques organisées par les partis et regroupements politiques de l’opposition et les mouvements citoyens et la confiscation des médias publics au profit du pouvoir en place.

Propositions

La CENCO recommande au chairman de la Troïka de la SADC sur la politique, la sécurité et la défense de convaincre le Gouvernement congolais à parachever la mise en œuvre des mesures de décrispation politique selon l’Accord de la Saint-Sylvestre et pour la tenue d’élections inclusives et apaisées.
Elle lui demande aussi d’aider les parties prenantes à trouver le consensus sur la machine à voter/ou à recourir aux bulletins papiers, le cas échéant,  et appeler la CENI à la clarification des cas des personnes enregistrées dans le fichier électoral sans empreintes digitales.
Les évêques plaident aussi pour l’accréditation des Observateurs électoraux tant nationaux qu’internationaux.
Car « si les questions soulevées ne trouvent pas des bonnes réponses, nous risquons, soit de ne pas avoir les élections le 23 décembre 2018, soit avoir des élections biaisées.
Dans l’un ou l’autre cas, faute d’élections crédibles, inclusives et apaisées, la RDC risque de basculer dans la violence voire dans le chaos qui peut embraser toute la sous-région des grands-Lacs », alerte la CENCO."


"RDC : Les évêques catholiques en audience chez le président zambien"
° https://afrique.lalibre.be/24055/rdc-les-eveques-catholiques-en-audience-chez-le-president-zambien/
° http://www.lephareonline.net/plaidoyer-de-cenco-aupres-president-lungu-de-zambie/
"RDC-Élections : Les évêques catholiques ont fait part des 6 inquiètes au président zambien et chairman de la Troïka de la SADC, E. Lungu (Plaidoyer)"
° http://7sur7.cd/new/rdc-elections-les-eveques-catholiques-ont-fait-part-des-6-inquietes-au-president-zambien-et-chairman-de-la-troika-de-la-sadc-e-lungu-plaidoyer/
"Retour à Lusaka"
° https://lepotentielonline.net/2018/09/11/retour-a-lusaka/

"En cas de non tenue des élections : La CENCO alerte sur l’embrasement de la RDC"
° http://www.latempete.info/31741-2/


"RDC: l’épiscopat veut éviter des « élections biaisées » en décembre
° https://afrique.lalibre.be/24117/rdc-lepiscopat-veut-eviter-des-elections-biaisees-en-decembre/
Les évêques catholiques congolais ont déclaré avoir sensibilisé la Communauté des États d’Afrique australe (SADC) sur les risques d’un « chaos » provoqué par le report ou l’organisation d’ »élections biaisées » le 23 décembre en République démocratique du Congo, selon un communiqué rendu public lundi. Cette déclaration rend compte des préoccupations des évêques soumises à Lusaka au président zambien Edgar Lungu en sa qualité de responsable des affaires de politique, sécurité et défense au sein de la SADC, qui compte la RDC parmi les Etats membres.

Les évêques s’inquiètent de l’existence sur les listes électorales de six millions d’électeurs sans empreintes digitales, de l’absence de consensus sur l’utilisation de la machine à voter, de l’exclusion du processus électoral de quelques acteurs majeurs de l’opposition et de la répression des marches d’opposants.
Si ces inquiétudes « ne trouvent pas des bonnes réponses, nous risquons soit de ne pas avoir les élections le 23 décembre 2018 soit d’avoir des élections biaisées », selon le communiqué de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
La Cenco s’est inquiétée aussi des « dénonciations par quelques parties prenantes, de la manipulation » de la commission électorale (Céni) « et des cours et tribunaux par le pouvoir en place ».

Début septembre, la cour constitutionnelle avait invalidé définitivement le dossier de candidature à la présidentielle de l’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba. Son parti a promis de mener des actions d’envergure dans les prochains jours.
L’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, n’a pu déposer son dossier pour ce scrutin. Par deux fois, il a été empêché de revenir en RDC en venant de Zambie.
Les autorités ont promis d’arrêter M. Katumbi dès son arrivée, en exécution d’une condamnation de trois ans de prison dans une affaire immobilière qu’il a toujours contestée.

Le 8 août, après plusieurs mois de tensions politiques, le président Joseph Kabila a désigné son ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire permanent du parti présidentiel (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat de la majorité à la présidentielle.
M. Kabila ne peut se représenter après deux mandats, dont le dernier s’est achevé fin 2016.
La RDC n’a jamais connu de passation pacifique de pouvoir depuis son accession à l’indépendance le 30 juin 1960."


"Retour à Lusaka
° https://lepotentielonline.net/2018/09/11/retour-a-lusaka/


"Candidature commune, programme commun, unité, machine à voter, fichier électoral, prisonniers politiques… : après Limete, l’Opposition en « Conclave » au G7
° http://www.lephareonline.net/candidature-commune-programme-commun-unite-machine-a-voter-fichier-electoral-prisonniers-politiques-apres-limete-lopposition-conclave-g7/
Lancée à Limete, au siège de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), le vendredi 7 septembre 2018, la série des réunions de l’Opposition s’est transformée pratiquement en un « Conclave » hier lundi 10 septembre 2018 au siège du G7, dans la commune de la Gombe, avec l’élargissement du cercle des participants aux délégués des
partis absents le vendredi passé.


A présent, toutes les forces politiques de l’opposition sont représentées. On a enregistré la présence, à la rencontre d’hier, de Jean-Marc Kabund (UDPS), Eve Bazaiba (MLC), Pierre Lumbi (G7), Martin Fayulu (Dynamique), Baudouin Mayo (UNC), Freddy Matungulu (Syenco/ Congo na Biso), etc.
Absents lors de la dernière réunion, Vital Kamerhe s’est fait représenter par le Secrétaire général de son parti, Baudouin Mayo, tandis que Freddy Matungulu a fait personnellement le déplacement du siège du G7.
En dépit des efforts déployés par la presse pour connaître le menu de leurs échanges, rien n’a filtré. Tous les acteurs politiques qui ont pris part à la concertation se sont refusé à émettre le moindre commentaire.

Approché par la presse, Me Baudouin Mayo, délégué de l’UNC, a laissé entendre que les travaux ont repris dans une sorte de « plénière » avant d’être momentanément suspendus pour se poursuivre en commissions.
Selon certaines indiscrétions, ces commissions devraient se pencher sur plusieurs sujets brûlants en rapport avec le processus électoral.
L’une d’elles devrait notamment examiner la possibilité et les modalités de désignation du « candidat commun » afin de donner à ce dernier le maximum de chances de battre celui du FCC (Front Commun pour le Congo).
Une autre devrait réfléchir sur la stratégie la plus efficiente pour obtenir le rejet de la machine à voter tant décriée pour les élections du 23 décembre.

En principe, une troisième commission devrait avoir, à son ordre du jour, le casse-tête du fichier électoral, dont un énième audit s’avère impératif en vue d’élaguer les 16,6 % d’électeurs sans empreintes digitales, qui représentent un quart de l’électorat.
Les questions relatives à la libération des prisonniers politiques, au retour au pays de ceux en exil et la disqualification illégale des candidats de l’Opposition à la présidentielle devraient également faire partie des matières à débattre en commissions.
«Les stratégies ne se révèlent pas au grand public », a ironisé Fabrice Puela, pour échapper aux questions pressantes des
journalistes, qui tenaient à lui tirer les vers du nez pendant la pause. L’élu de Matadi a toutefois assuré les chevaliers de la plume qu’un communiqué de presse sera rendu public à la fin de ce « Conclave  » qui se tient à huis clos.

F. Tshisekedi en Belgique

Il y a lieu de signaler que Félix Tshisekedi, qui avait présidé la réunion de vendredi, est absent de Kinshasa. Il séjourne à Bruxelles depuis le dernier week-end dans le cadre des contacts à prendre avec les opposants en exil ou en mission à l’étranger, en vue de la « réunification » de l’opposition.
A ce sujet, on signale qu’il a déjà pris langue avec Moise Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito."

° http://7sur7.cd/new/rdc-processus-electoral-bemba-katumbi-muzito-kamerhe-et-f-tshisekedi-en-reunion-ce-mercredi-a-bruxelles-2/

"LA REUNION S’ETANT TENUE A HUIS CLOS AU SIEGE DU G7
Mystère sur la rencontre de l’Opposition"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16976

"Actions communes à mener : L’Opposition tient les travaux en commission"
° http://www.latempete.info/31733-2/


Réunion des opposants en Belgique, Kokonyangi : « Ils ne veulent pas d’élections, ils sont allés négocier une nouvelle transition »"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://7sur7.cd/new/reunion-des-opposants-en-belgique-kokonyangi-ils-ne-veulent-pas-delections-ils-sont-alles-negocier-une-nouvelle-transition/

"DEUX REGARDS CONTRASTES SUR LE PROCESSUS ELECTORAL
] Sonnette d’alarme de la Cenco, satisfecit de la Sadc"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16979


"Angola/RDC: d’accord sur la RDC, Belgique et Angola relancent leur coopération"
° https://afrique.lalibre.be/24183/angolardc-daccord-sur-la-rdc-belgique-et-angola-relancent-leur-cooperation/
° https://actualite.cd/2018/09/11/la-belgique-et-langola-insistent-sur-linclusivite-des-elections-en-rdc
° http://7sur7.cd/new/rdc-elections-la-belgique-et-langola-insistent-sur-linclusivite-pour-des-elections-credibles/


"RDC: l’Afrique du Sud prête à s’investir pour que le processus électoral aboutisse"
° https://afrique.lalibre.be/24077/rdc-lafrique-du-sud-prete-a-sinvestir-pour-que-le-processus-electoral-aboutisse/


"La Lucha porte plainte pour torture"
° https://afrique.lalibre.be/24106/la-lucha-porte-plainte-pour-torture/


"RDC: l’affaire du « faux » passeport de Katumbi classée sans suite"
° https://afrique.lalibre.be/24165/rdc-affaire-du-faux-passeport-de-katumbi-classee-sans-suite/


"RDC: Félix Tshisekedi, un document de sa candidature n’est pas authentique!"
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/09/10/rdc-felix-tshisekedi-un-document-de-sa-candidature-nest-pas-authentique.html
° http://7sur7.cd/new/presidentielle-candidature-f-tshisekedi-les-jeunes-du-pprd-sollicitent-une-enquete-judiciaire-du-pgr-pour-faux-diplome/


"Candidature de l’opposition : Les militants de l’UDPS insistent sur les critères"
° https://actualite.cd/2018/09/11/candidature-de-lopposition-les-militants-de-ludps-insistent-sur-les-criteres

"Candidature commune de l’opposition : Ce qu’en pensent les militants du PALU"
° https://actualite.cd/2018/09/11/candidature-commune-de-lopposition-ce-quen-pensent-les-militants-du-palu

"Elections en RDC: l’affichage des listes électorales fait toujours polémique"
° http://www.rfi.fr/afrique/20180911-elections-rdc-affichage-listes-electorales-fait-toujours-polemique

"ELECTIONS 2018
Opposition : un parfum de boycott !"

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article16977


"Un Kabiliste demande le report des élections « très mal préparées » par la CENI
° http://www.latempete.info/31729-2/

"Nouvelle cabale belge contre la RDC: A qui profite le crime ?
° http://groupelavenir.org/nouvelle-cabale-belge-contre-la-rdc-a-qui-profite-le-crime/
"Distancée: L’opposition tentée par le boycott
° http://groupelavenir.org/distancee-lopposition-tentee-par-le-boycott/

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 12/9/2018, 9:15 am

"« S’il se retire, Joseph Kabila deviendra l’une des personnalités les plus importantes de l’histoire congolaise »
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/10/s-il-se-retire-joseph-kabila-deviendra-l-une-des-personnalites-les-plus-importantes-de-l-histoire-congolaise_5353024_3212.html
Le chercheur Jason Stearns, spécialiste de la RDC, décrypte les enjeux des élections prévues en décembre.



Situation exceptionnelle, le président Joseph Kabila dirige toujours la République démocratique du Congo (RDC) malgré la fin de son dernier mandat, le 19 décembre 2016. L’élection présidentielle a été reportée de nombreuses fois, au point d’être un temps devenue une chimère ou un mirage dans cet immense pays d’Afrique centrale.
Le pouvoir en place assure cette fois que le scrutin se tiendra le 23 décembre, en même temps que les législatives et provinciales. Joseph Kabila, 47 ans, a désigné au dernier moment son candidat. Il s’agit de l’ancien ministre de l’intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, qui figure sur la liste de sanctions de l’Union européenne (UE), accusé d’avoir joué un rôle dans la répression des manifestations prodémocratiques.

Bien qu’encore incertaines, ces élections se préparent dans un contexte de profonde crise politique et de suspicions de fraudes renforcées par l’usage de la machine à voter électronique. Des personnalités de l’opposition comme l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba ou l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi ont été empêchées de figurer sur la ligne de départ. Ce qui peut donner l’impression d’élections taillées sur mesure par le régime, qui refuse au nom de la souveraineté nationale tout financement étranger, de même que la présence d’observateurs électoraux.

Ces élections constituent un défi pour une nation grande comme l’Europe de l’Ouest et pourraient être un moment historique. Car jamais, depuis son indépendance, la RDC n’a pu vivre une alternance pacifique par les urnes. A la présidentielle de 1977, puis à celle de 1984, le pays s’appelait Zaïre et le candidat unique était Mobutu Sese Seko. Ce dernier sera renversé en 1997 par les rebelles de Laurent-Désiré Kabila, qui lui succède jusqu’à son assassinat en janvier 2001. Cette année-là, son fils Joseph, 29 ans, devient l’un des présidents les plus jeunes au monde. Il est élu une première fois en 2006, puis de nouveau cinq ans plus tard, et s’accrochera au pouvoir jusqu’à la tenue de ces élections tant attendues.

Chercheur à la New York University, où il dirige le Groupe d’étude sur le Congo, Jason Stearns décrypte les enjeux de ce scrutin et la stratégie du régime en place.

Peut-il encore y avoir des élections considérées comme crédibles par les organisations régionales et les partenaires occidentaux ?
Jason Stearns Si l’on évalue ces élections selon la qualité des institutions qui les organisent, la réponse est non. Car le régime de Joseph Kabila contrôle nombre d’entre elles, de la Commission électorale nationale indépendante [CENI] à la Cour constitutionnelle, en passant par la police et les administrations locales. Toutes ont été impliquées dans des manipulations politiques visant à reporter les élections, à défavoriser l’opposition et à réprimer la contestation.
Sur le plan technique, il y a aussi des failles, notamment celle du fichier électoral : il y a potentiellement 13,8 millions de cartes d’électeurs défectueuses en circulation – soit plus d’un tiers de l’électorat –, dont 6,2 millions sont des doublons ou ont été distribués à des mineurs et 6,6 millions manquent des données biométriques nécessaires. Du coup, beaucoup de Congolais n’ont plus confiance en ces institutions et redoutent des irrégularités.


« Le scrutin étant à un tour, Emmanuel Ramazani Shadary pourrait l’emporter avec très peu de votes »
Mais les résultats importeront plus que ces détails techniques. D’un sondage national que nous avons mené en juillet, il ressort que seulement 15 % des personnes interrogées ont l’intention de voter pour un membre de la coalition de Kabila. Le mode de scrutin étant à un tour depuis la révision de la Constitution en 2011, Emmanuel Ramazani Shadary pourrait l’emporter avec très peu de voix. Ce qui sera difficile à accepter pour beaucoup de Congolais, même si le processus est jugé crédible. En revanche, si un candidat de l’opposition l’emporte, malgré les dysfonctionnements techniques, beaucoup considéreront ce scrutin comme crédible.



La Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de Jean-Pierre Bemba. Cela risque-t-il de renforcer le clivage entre l’est du pays, dont est originaire M. Kabila, et l’ouest, fief de M. Bemba ?
Je ne crois pas. Si l’ethnicité compte indéniablement, c’est un paramètre situationnel. Ce clivage est-ouest a été artificiellement amplifié. Bien sûr, il y a des clichés, parfois nauséabonds, à propos des « swahiliphones » de l’est du pays et des « lingalaphones » de l’ouest.
Mais des sondages réalisés par notre Groupe d’étude sur le Congo apportent de la nuance. Ainsi, avant la libération de M. Bemba, le candidat le plus populaire dans la région de l’ex-Equateur [ouest] était Moïse Katumbi, un Katangais qui n’a aucun lien familial avec cette région. Et lors de la présidentielle de 2011, le leader de l’opposition Etienne Tshisekedi [décédé le 1er février 2017], originaire du Kasaï [centre], l’a emporté dans une grande partie des Kivus [est].
Beaucoup, dans l’opposition, critiquent la mainmise des « Katangais » aux postes stratégiques du régime…
Joseph Kabila n’a jamais été un idéologue ethnique. Il voit l’ethnie comme une éventuelle variable d’instrumentalisation, de même qu’un facteur pour organiser le pouvoir. Mais il n’a pas un attachement profond à une communauté. Il ne faut pas oublier qu’il n’avait pas vraiment vécu en RDC jusqu’à 25 ans et que la rébellion de son père, Laurent-Désiré Kabila, comptait dans ses rangs plus de miliciens des Kivus que du Katanga. Depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila s’est entouré de personnalités originaires de tout le pays, même si ceux du Maniema et du Katanga sont en effet très visibles.

Les marches organisées par l’Eglise, la société civile et l’opposition ont été systématiquement interdites ou réprimées et les poids lourds de l’opposition n’ont pas pu se présenter. Est-ce une stratégie du pouvoir ?
Je ne qualifierais pas cela de stratégie cohérente et pensée. Joseph Kabila est un bon tacticien mais pas un stratège. Lui et ses conseillers ont tâtonné ces dernières années, ont fait marche arrière lorsque leurs décisions ont provoqué de vives critiques de la part de leur population ou de leurs partenaires occidentaux et régionaux. Leur plan initial était, je pense, de maintenir Kabila à la tête de l’Etat en reportant sans cesse les élections ou en obtenant la possibilité de briguer un nouveau mandat. Ils ont changé d’approche suite aux grandes manifestations, aux sanctions ciblées des Etats-Unis et de l’UE et aux reproches formulés par les puissances régionales.
Leur tactique peut fonctionner, mais il y a beaucoup d’incertitudes. Si les élections se tiennent dans les conditions actuelles et que la coalition de Kabila l’emporte « à tous les niveaux », comme le martèlent ses leaders, il y aura sans doute des contestations, des manifestations. Mais si la population n’arrive pas à se mobiliser face à la répression souvent brutale, si les acteurs régionaux n’exercent pas une pression accentuée et si le cœur du système sécuritaire demeure loyal à Kabila, le régime pourrait bien se maintenir. Toutefois, compte tenu du manque de cohésion des élites au pouvoir et du niveau de frustration de la population, la situation est très volatile, ce qui rend toute prédiction difficile.



En désignant Emmanuel Ramazani Shadary comme son « dauphin », Joseph Kabila va-t-il pouvoir continuer d’exercer indirectement le pouvoir en cas de victoire ?
Le choix de M. Shadary n’est pas anodin. Peu connu, il ne dispose pas de véritable base politique en dehors de sa petite province du Maniema, d’où est originaire la mère de Joseph Kabila, et il est visé par des sanctions européennes. Autant de caractéristiques qui font de lui un allié loyal de Kabila. Se contentera-t-il de rester fidèle ? Kabila aura-t-il toujours le dernier mot sur les nominations dans l’armée, sur les contrats miniers et sur les alliances géopolitiques ? Il est trop tôt pour répondre.

« Depuis son arrivée au pouvoir, Kabila a gouverné à travers la faiblesse plutôt que par la force »
Là encore, il y a beaucoup de risques pour le chef de l’Etat. Depuis son arrivée au pouvoir, il a gouverné à travers la faiblesse plutôt que par la force. Fragmenter, diviser pour mieux régner ont été les clés de son pouvoir politique. Ainsi, pendant les élections de 2011, ses conseillers avaient par exemple encouragé la multiplication de partis politiques pour morceler le paysage et monter les rivaux les uns contre les autres. Désormais, Kabila a besoin de cohésion au sein de son équipe, ce qui n’est pas évident. Si le pays s’enfonce dans une crise profonde, ses alliés pourraient l’abandonner.

Comment analysez-vous les difficultés de l’opposition ?
La crédibilité de ses leaders est en cause. Nombre d’entre eux ont été fidèles à Kabila, qu’ils ont servi avec zèle. Certains, comme Moïse Katumbi, ont été très proches de lui et ont pu considérablement s’enrichir. La population a du mal à du mal à croire qu’ils seront différents une fois au pouvoir.
A ce problème de crédibilité s’ajoute la question des ressources. La coalition au pouvoir a un énorme avantage : l’argent et les moyens de l’Etat. Car, depuis la modification de la loi électorale en décembre 2017, il faut un million de dollars pour présenter des candidats à chaque scrutin [présidentielle, législatif et provincial]. D’autres millions de dollars sont nécessaires pour faire campagne dans tout le pays.
Mais il y a un problème plus général : le « factionnalisme ». Tant que les partis politiques seront perçus comme des vecteurs pour que les élites se propulsent au pouvoir, alors les divisions persisteront.
Quelles sont les principales incertitudes liées à ces scrutins ?
Primo : comment l’opposition va-t-elle réagir au fait que Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba ne peuvent pas se présenter ? Cela pourrait les contraindre à s’unir derrière un autre candidat – Félix Tshisekedi [le fils d’Etienne Tshisekedi] serait probablement leur choix naturel. D’autres pourraient appeler à une « transition sans Kabila ». Si une partie importante de l’opposition boycotte ces élections et se retrouve exclue du jeu, cela pourrait changer radicalement la situation politique.
Deuzio : comment la rue et les églises vont-t-elles réagir ? S’ils peuvent se mobiliser comme au début de cette année, cela rendra beaucoup plus difficile les fraudes électorales. Sinon, je doute que les diplomates étrangers fassent trop de bruit.
Tertio : la pression diplomatique étrangère. Si des manifestations d’ampleur sont déclenchées et qu’elles durent, il est probable que l’Angola et l’Afrique du Sud interviendront sous une forme ou une autre. L’Union africaine [UA] et les Nations unies seraient alors obligées de réagir.

Les Occidentaux ont-ils encore les moyens de peser sur l’évolution politique ?
La plupart des superpuissances ont finalement très peu d’intérêts stratégiques en RDC, à l’exception de l’accès au cuivre et au cobalt. La Chine et la plupart des pays occidentaux estiment qu’ils pourront continuer d’y bénéficier d’intérêts économiques, que Kabila ou un autre soit au pouvoir. Mais l’urgence humanitaire préoccupante, avec près de 4,5 millions de déplacés internes et 13 millions de personnes qui ont besoin d’assistance, explique en partie l’implication, voire l’ingérence, plus importante en RDC qu’au Burundi ou au Rwanda. Ce qui agace le pouvoir.

« Les sanctions américaines ont contraint le cœur du régime à se durcir, voire à se radicaliser »
Les sanctions américaines ciblées ont eu un effet certain, compte tenu du pouvoir du dollar. Mais elles ont aussi contraint le cœur du régime à se durcir, voire à se radicaliser. L’impact de ces sanctions dépendra finalement de l’évolution politique. Si Kabila continue d’attirer des investisseurs et renforce ses alliances avec la Chine, la Russie et certains pays de la sous-région, et si les zones urbaines congolaises restent plus ou moins stables – Kinshasa se soucie peu du sort des ruraux –, alors les sanctions n’auront pas l’impact souhaité.



Une partie du territoire échappe au contrôle de l’Etat, comme dans les Kivus, où près de 140 groupes armés ont été identifiés. Les élections vont-elles pouvoir s’y tenir ?
L’enregistrement des électeurs a pu être mené à bien sans trop de difficultés dans la plupart des Kivus et les élections de 2006 et 2011 s’y sont déroulées sans incidents majeurs. Mais ces élections pourraient exacerber les dynamiques du conflit : des groupes armés vont être utilisés par certains politiciens pour intimider les opposants et renforcer l’impression d’indispensabilité.
Du Tanganyika au Kasaï, de l’Ituri au Nord-Kivu, des massacres ont été perpétrés ces dernières années et plusieurs conflits sont toujours en cours. Comment jugez-vous les accusations de l’opposition, qui a pris l’habitude de pointer la « main noire » du régime ?
Cette théorie de la « main noire » flirte avec le conspirationnisme. Il y a une tendance à voir Kabila comme le principal problème et à se dire que, s’il part, le pays ira mieux. Oui, il y a une culture de l’impunité dans l’armée, dans laquelle le racket et autres crimes sont pratiqués par des soldats qui sont contraints à survivre. Et le président Kabila est en fin de compte responsable. Mais cela ne veut pas dire qu’il a forgé à lui seul cette culture de l’impunité ou qu’il ordonne lui-même à ses soldats de piller et violer. Les dynamiques de la violence sont plus insidieuses et impliquent de nombreux acteurs.
Le problème est devenu structurel. Il est difficile pour les forces de sécurité de prospérer en l’absence de guerre. Car leurs recettes réelles dépendent essentiellement des paiements légaux ou extrajudiciaires liés aux opérations militaires. L’armée paie à peine ses soldats et ses officiers, les rendant complètement dépendants du patronage politique de leurs supérieurs. La commission chargée degérer les démobilisations a quasiment disparu. Et il n’y a presque pas de pourparlers de paix entre le gouvernement et les 140 groupes armés actifs dans les Kivus.


« Kabila a privilégié la continuité des réseaux de patronage plutôt que la sécurité de ses citoyens »
Plus qu’un complot visant à instaurer le chaos, j’aurais tendance à pointer l’apathie du régime, qui n’a montré que peu d’intérêt à mettre fin aux guerres qui se déroulent loin de Kinshasa et ne menacent pas sa survie. Kabila a privilégié la continuité des réseaux de patronage plutôt que la sécurité de ses citoyens, la survie d’une élite plutôt que des réformes institutionnelles. Le pouvoir congolais récompense la fidélité au lieu d’instiller la discipline et n’a pas cherché à redonner à l’Etat le monopole de la force.
Ce n’est pas seulement le régime qui est coupable. Malgré les violences, le Parlement n’a jamais enquêté sur les forces de sécurité et n’a mené que des investigations rudimentaires sur les violences dans les Kivus. Oui, le gouvernement est responsable. Oui, Kabila est responsable. Mais la nature de leur responsabilité est complexe et changer de président n’est pas la solution miracle si le système en place demeure.
Comment Joseph Kabila est-il parvenu à garder le contrôle sur l’armée, estimée à près de 130 000 hommes ?
Les conditions de vie des soldats sont terribles. Des soldats blessés sur les lignes de front sont parfois transportés pendant des jours avant de bénéficier de soins et doivent souvent payer eux-mêmes les médicaments. Même les officiers reçoivent un salaire dérisoire – le général le plus élevé gagne moins de 100 dollars par mois.
Néanmoins, Kabila a été en mesure d’empêcher la dissidence au sein des forces de sécurité en les maintenant divisées, dépendantes du favoritisme et très loin de la capitale. La majorité des troupes sont dispersées dans l’est du pays et la capitale est contrôlée par la garde présidentielle, appuyée par quelques unités loyales de l’armée.
Enfin, il est difficile de contester le pouvoir central si l’armée est morcelée en une variété de réseaux de patronage. Des officiers supérieurs, qui ont beaucoup bénéficié de ce système, se démènent pour placer leurs hommes à des postes de commandement lucratifs et très prisés. Beaucoup pensent qu’ils seraient encore plus mal lotis si le système Kabila s’effondrait.

La mission des Nations unies en RDC semble se plier aux exigences du gouvernement congolais. N’est-ce pas un aveu d’échec de la part de l’ONU, présente depuis vingt ans et dont l’objectif était de rétablir la paix et la démocratie ?
Oui, mais je pense qu’il faut être réaliste avec les attentes de cette mission. La Monusco a énormément contribué à l’unification du pays en 2003 et à la transition démocratique qui a conduit à l’organisation des premières élections multipartites de l’histoire du pays, en 2006. Depuis lors, la Monusco a été marginalisée et confinée à ce qu’elle sait le moins bien faire : la protection des civils en danger immédiat.
Je pense que nous devons cesser de voir l’ONU comme un acteur essentiel. La Monusco est importante pour fournir des informations, faciliter un accès humanitaire et prévenir une escalade. Mais l’UA, les pays de la région, les Etats-unis et l’UE sont beaucoup plus importants politiquement. Et ce dont la RDC a besoin aujourd’hui, c’est d’une solution politique.



Si les élections se tiennent le 23 décembre, Joseph Kabila quittera la présidence. Que retiendra l’histoire de ses dix-huit années à la tête du pays ?
S’il quitte le pouvoir à l’issue des élections, Joseph Kabila se retirera comme l’une des personnalités les plus importantes de l’histoire congolaise. Lorsqu’il est devenu président à 29 ans, la plupart des articles de presse sous-entendaient qu’il ne finirait pas l’année. Il apparaissait faible et le pays était en crise, avec une économie exsangue et huit armées étrangères présentes sur son sol. La moitié du pays était occupée par des rebelles. Il savait qu’il devait prendre des mesures drastiques pour survivre et mettre son pays sur la bonne voie.
Joseph Kabila a adopté une politique radicalement différente de celle de son père, libéralisant l’économie, collaborant avec la Monusco, ouvrant des pourparlers de paix avec ses ennemis et acceptant de nouveaux programmes avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Il a unifié le pays et a pu se présenter comme le grand artisan de la paix, remportant la présidentielle de 2006. L’économie a connu une croissance de près de 500 % entre 2001 et 2014 et une Constitution, la plus progressiste que le pays ait jamais eue, a été adoptée. Autant de réalisations importantes.


« L’économie a connu un essor important mais les Congolais n’en ont que très peu profité »
Mais il y a d’autres facettes qui éclipsent ce bilan positif. L’économie a connu un essor important grâce à la fuite des actifs miniers vers les sociétés étrangères, entraînant d’énormes profits pour certains membres de l’élite congolaise – dont Joseph Kabila lui-même et Moïse Katumbi – et des sociétés étrangères. Les Congolais, eux, n’en ont que très peu profité.
Le conflit dans les Kivus est devenu plus fragmenté et moins visible, mais non moins meurtrier : plus de 4,5 millions de personnes sont déplacées, plus que jamais dans l’histoire congolaise. Enfin, alors que de nouvelles institutions démocratiques ont été créées – des parlements aux niveaux provincial et national, un nouveau régime de droits civiques, des élections régulières –, elles ont été sapées par l’accaparement du pouvoir politique et économique par des élites. On attend encore l’émancipation des Congolais."

Jean-Pierre Bemba : « Je souhaite conquérir le pouvoir par les urnes » en RDC
A la cour du roi Kabila, les barons sont à la fois puissants et révocables
RDC : Joseph Kabila sous pression de ses parrains régionaux
Dans le nord-est de la RDC, des morts par centaines et aucun tueur identifié
RDC : l’ONU travaille à « convaincre Kinshasa qu’il n’est pas en guerre avec son peuple »



"Jean-Pierre Bemba : « Je souhaite conquérir le pouvoir par les urnes » en RDC
° https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/07/25/jean-pierre-bemba-je-souhaite-conquerir-le-pouvoir-par-les-urnes_5335542_3212.html
Acquitté par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’ex-chef de la rébellion en République démocratique du Congo s’exprime pour la première fois.(...)"


Compatriotiquement!


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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  mongo elombe le 12/9/2018, 2:35 pm

Même si BEMBA avait été validé et les autres aussi le gagnant Kabila donc Shadary tout est programmé pour ce que certains ne veulent pas voir et les opposants se font avoir comme d'habitude.

Il reste 2 mois pour neutraliser Kabila et ses manigances où le mettre dehors sino ooo le diplôme de Félix oooo çi ooo ça distraction qu'adore certains des nôtres pendant ce temps là eux font leurs campagnes tranquillement tranquille.

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 19/9/2018, 8:44 pm

Bemba vient de prendre la lourde décision de faire appel du dernier jugement de la CPI qui confirme sa condamnation pour « subornation des témoins assortie d’une peine de prison d’un an et de 300000£. »

La CC Congolaise après la Ceni s’était appuyée sur la condamnation de la CPI et sur sa prétendue « irrévocabilité » pour invalider sa candidature à la présidentielle. Par cet « appel », non seulement il dénonce la condamnation (des « erreurs » selon son avocate australienne), mais aussi il démontre que le verdict n’était pas irrévocable comme nous l’ont seriné la Ceni et la CC et son calendrier n’est pas innocent (avant la liste définitive des présidentiables)…
Logiquement ces dernières devraient réviser leur décision, l’appel de Bemba prouvant la vacuité des bases qui l’avaient justifiée mais le feront-elles au seuil de leur « liste définitive » ?


Il reste qu'encore faut-il que la Cour accepte le principe et le droit à cet appel, une bataille juridique s'engagera sans doute là-dessus. En attendant on ne peut spéculer sur quelque légèreté ayant présidé à la décision de faire appel du côté de la défense de Bemba, son avocate note des « erreurs », sans doute de fond et de forme et s'appuie sur des articles précis de la charte de la Cour.
N'empêche que si Bemba veut à raison « laver son casier judiciaire », l’appel en lui-même reste à double tranchant : il peut aboutir à une relaxe comme à une reconfirmation et pourquoi pas à une aggravation de la condamnation.
C'est  sans doute sur cette dernière ficelle que du côté de la CC on va s'en tenir : à l’heure où elle finalise sa liste, rien n’est acquis pour une issue favorable à Bemba mais n’existe-il pas un principe sacré de droit selon lequel « le doute profite à l’accusé » ?

Attendons la suite…


"RDC: Jean-Pierre Bemba fait appel de sa condamnation à la CPI
° http://www.rfi.fr/afrique/20180919-rdc-bemba-fait-appel-condamnation-cpi
Ce mercredi, la Commission électorale congolaise, la Céni, doit rendre publique la liste définitive des candidats à la présidentielle de décembre. En toute logique, Jean-Pierre Bemba n'y figurera pas puisque la Cour constitutionnelle a confirmé la décision d'invalider sa candidature. Pour autant, l'ex-vice-président ne baisse pas les bras, comme en témoigne sa décision de faire une nouvelle fois appel de la peine prononcée contre lui ce lundi à la CPI pour subornation de témoin.

Le calendrier électoral lui est défavorable, mais Jean-Pierre Bemba ne baisse pas les bras. Pas question de laisser cette condamnation pour subornation de témoin hypothéquer durablement ses chances d'être un jour président. En faisant appel de la peine prononcée lundi, l'opposant espère non seulement une réduction de cette peine, mais aussi une éventuelle « annulation » de sa condamnation pourtant confirmée en appel. C'est en tout cas ce qu'affirme son avocate en invoquant l'article 81 du statut de Rome.
Quelle qu'en soit l'issue, avec cette démarche, l'ex-vice président entend aussi démontrer comme il l'a répété que sa condamnation, « n'est pas irrévocable », contrairement à ce qu'a estimé la Cour constitutionnelle congolaise pour justifier l'invalidation de sa candidature. Parallèlement, Jean-Pierre Bemba multiplie les contacts diplomatiques à Paris et Bruxelles pendant que ses proches et ses camarades de l'opposition sont en Afrique du Sud. Ils cherchent à trancher l'épineuse question d'une candidature commune et à s'attirer des sympathies à l'international malgré les mises en garde de Kinshasa contre toute ingérence étrangère.

L'ex vice-président prépare aussi son retour en RDC. Annoncé pour la rentrée parlementaire de samedi dernier, il a été repoussé. Le temps, entre autres, « de régler la question de son lieu de résidence », explique Jacques Djoli, l'un des porte-parole du MLC. En août dernier, Jean-Pierre Bemba avait dormi sur un matelas dans le bureau de l'une de ses sœurs. Kinshasa lui avait interdit de loger dans sa résidence familiale située dans le quartier présidentiel."


° https://www.politico.cd/encontinu/2018/09/19/rdc-jean-pierre-bemba-fait-appel-et-demande-lannulation-de-sa-condamnation-a-la-cpi.html
° https://www.jeuneafrique.com/631435/politique/rdc-jean-pierre-bemba-va-faire-appel-de-la-peine-prononcee-par-la-cpi/

° https://afrique.lalibre.be/21623/rdc-bemba-candidat-en-sursis/
° https://www.france24.com/fr/20180617-republique-democratique-congo-cpi-jean-pierre-bemba-revue-presse-retour-politique
° https://capsud.net/2018/09/17/jp-bemba-cpi-une-condamnation-au-gout-dune-imposition/
° https://www.france24.com/fr/video/20180917-condamnation-bemba-sentence-peut-encore-faire-lobjet-dun-appel
° http://kasaidirect.net/wordpress/?p=8335
° https://afrique.lalibre.be/19709/liberez-bemba-la-rdc-a-besoin-de-lui/


" La pilule CPI
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article17051
Le verdict de la CPI est enfin tombé hier lundi 17 septembre. Ce que tout le monde attendait pour être définitivement fixé sur le sort de Jean-Pierre Bemba, dans l’affaire de subornation des témoins, est désormais connu. Le chairman du MLC est condamné à 12 mois de prison et à une amende de 300.000€.
Bien sûr, que cette décision de la Cour de La Haye n’est pas du goût des militants et sympathisants du Mouvement de libération du Congo. Si d’aventure il y avait d’autres voies de recours, sans doute que le leader du parti de l’avenue du Port dans la commune de Gombe, serait en droit de les explorer. Et même de les utiliser. Ces recours seraient juridiques, politiques ou diplomatiques. Mais au stade actuel des choses, force est de reconnaitre que l’affaire subsidiaire dans la saga judiciaire de Jean-Pierre Bemba, vient de connaitre son épilogue. La sentence est dure aussi bien pour l’ancien vice-Président de la république en charge des questions Economiques que pour ceux des Congolais qui croient en lui. Mais, c’est bien cela la sentence. Hélas ! Comme disent les latinistes, dura lex, sedlex.

Devant cette dure réalité, il appartient à l’Opposition si tant est qu’elle tienne à présenter une candidature unique ou commune - c’est selon - à la prochaine élection présidentielle de décembre, d’avaler la pilule et de regarder la réalité en face. A savoir, faire avec ceux de ses sociétaires qui sont encore en lice. A moins que cette même Opposition n’ait un autre tour dans ses manches. Ce qui ne parait pas évident à trois mois des élections."



"CONFIRMATION DE LA CONDAMNATION PAR LA CPI
C’en est fini de Bemba "PR""

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article17054
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/17/plus-question-de-retourner-a-la-cpi-bemba-voici-la-sentence-finale/

"Nouvel aJean-Pierre Bemba : "Il faut trouver le moyen pour améliorer le fonctionnement de la CPI"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article17056

"Affaire Bemba et al: La CPI donne raison à la Cour Constitutionnelle et à la CENI"
° http://groupelavenir.org/affaire-bemba-et-al-la-cpi-donne-raison-a-la-cour-constitutionnelle-et-a-la-ceni/

"Affaire JP Bemba : La CPI cède aux menaces de Kinshasa !"
° http://www.latempete.info/31942-2/
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/18/les-choses-serieuses-commencent-elections-2018-les-listes-definitives-attendues-aujourdhui/



Compatriotiquement!



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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 20/9/2018, 1:54 am

PS

ndonzwau a écrit:Bemba vient de prendre la lourde décision de faire appel du dernier jugement de la CPI qui confirme sa condamnation pour « subornation des témoins assortie d’une peine de prison d’un an et de 300000£. »

La CC Congolaise après la Ceni s’était appuyée sur la condamnation de la CPI et sur sa prétendue « irrévocabilité » pour invalider sa candidature à la présidentielle. Par cet « appel », non seulement il dénonce la condamnation (des « erreurs » selon son avocate australienne), mais aussi il démontre que le verdict n’était pas irrévocable comme nous l’ont seriné la Ceni et la CC et son calendrier n’est pas innocent (avant la liste définitive des présidentiables)…
Logiquement ces dernières devraient réviser leur décision, l’appel de Bemba prouvant la vacuité des bases qui l’avaient justifiée mais le feront-elles au seuil de leur « liste définitive » ?


Il reste qu'encore faut-il que la Cour accepte le principe et le droit à cet appel, une bataille juridique s'engagera sans doute là-dessus. En attendant on ne peut spéculer sur quelque légèreté ayant présidé à la décision de faire appel du côté de la défense de Bemba, son avocate note des « erreurs », sans doute de fond et de forme et s'appuie sur des articles précis de la charte de la Cour.
N'empêche que si Bemba veut à raison « laver son casier judiciaire », l’appel en lui-même reste à double tranchant : il peut aboutir à une relaxe comme à une reconfirmation et pourquoi pas à une aggravation de la condamnation.
C'est  sans doute sur cette dernière ficelle que du côté de la CC on va s'en tenir : à l’heure où elle finalise sa liste, rien n’est acquis pour une issue favorable à Bemba mais n’existe-il pas un principe sacré de droit selon lequel « le doute profite à l’accusé » ?

Attendons la suite…


"RDC: Jean-Pierre Bemba fait appel de sa condamnation à la CPI
° http://www.rfi.fr/afrique/20180919-rdc-bemba-fait-appel-condamnation-cpi
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"RDC : la CENI retient définitivement 21 candidats à l’élection présidentielle
° https://www.radiookapi.net/2018/09/19/actualite/en-bref/rdc-la-ceni-retient-definitivement-21-candidats-lelection
La CENI a retenu 21 candidats qui participeront à l’élection présidentielle de décembre. Elle rendu publique la liste définitive des candidats retenus ce mercredi 19 septembre à Kinshasa, après le traitement des contentieux par la Cour constitutionnelle.
Samy Badibanga et Marie-Josée Ifoku ont été réintégrés, alors que Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antoine Gizenga et Jean Paul Moka sont définitivement recalés.
La CENI a aussi retenu 15.355 candidats pour les législatives nationales."



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# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: LA CENI EXCLUT DE LA PRESIDENTIELLE BEMBA ET CINQ AUTRES CANDIDATS DONT MUZITO ET BADIBANGA, POUR QUELLE SUITE ?

Message  ndonzwau le 23/9/2018, 12:38 am

"Bemba: “Nous allons appuyer un seul candidat de l’opposition avec qui nous aurons un accord”
° https://actualite.cd/2018/09/22/bemba-nous-allons-appuyer-un-seul-candidat-de-lopposition-avec-qui-nous-aurons-un-accord



[b]Le président du Mouvement de Libération du Congo, Jean-Pierre Bemba a une fois de plus réitéré ce samedi 22 septembre 2018, l'intention de l'opposition de désigner un candidat commun pour la présidentielle de cette année.[/b]
"Je suis en contact avec tous les responsables de l'opposition. Il nous faut désigner un candidat commun que nous allons soutenir. Nous allons signer les accords avec ce candidat-là pour qu'à l'issue des élections le pays soit démocratique", a-t-il déclaré lors de son adresse téléphonique aux militants et cadres du MLC regroupés au siège fédéral du parti à Kinshasa.
"Nous demandons de garanties pour la sécurité des candidats",  recommande Bemba qui a également critiqué l'invalidation de sa candidature.
"Ils ont invalidé les opposants redoutables comme moi. Ils savaient que je gagnerais l'élection. Pas de problème, mais si nous allons aux élections, il faut que ça soit des élections justes et apaisées", a ajouté Bemba.
Le sénateur congolais rejette la machine à voter et le fichier électoral dans son état actuel."



"Bemba : " Nous ne devons pas accepter qu'ils nous trompent avec de faux résultats de vote""
° https://actualite.cd/2018/09/22/bemba-nous-ne-devons-pas-accepter-quils-nous-trompent-avec-de-faux-resultats-de-vote

"Lors du meeting du 29 septembre, Bemba s’adressera aux militants depuis l’étranger"
° https://actualite.cd/2018/09/22/lors-du-meeting-du-29-septembre-bemba-sadressera-aux-militants-depuis-letranger

"RDC : « Nous ne sommes des vaches ni des chèvres pour cautionner les élections comme elles se présentent maintenant » (Bemba)"
° https://actualite.cd/2018/09/22/rdc-nous-ne-sommes-des-vaches-ni-des-chevres-pour-cautionner-les-elections-comme-elles

° https://politiquerdc.net/kinshasa-apres-le-rendez-vous-manque-du-weekend-dernier-jp-bemba-va-fixer-sa-base-ce-samedi-29-septembre/


"Message du Président JP Bemba aux membres du MLC présents au siège inter fédéral et aux congolais"




"APRES SA CONDAMNATION PAR LA CPI
Jean-Pierre Bemba s’adresse à sa base ce samedi

° https://www.forumdesas.org/spip.php?article17099
Quelques jours après sa condamnation par la CPI dans l’affaire subornation de témoins, le leader du MLC va s’adresser à sa base. L’événement aura lieu le samedi 22 septembre, par vidéo conférence. Jean-Pierre Bemba étant toujours à Bruxelles, en Belgique.

Des sources proches du MLC renseignent que le chairman va donner des directives à sa base en rapport avec le processus électoral et son équation personnelle.
Après le raté de samedi 15 septembre dernier à la suite des problèmes techniques, le président national du MLC a promis de s’adresser aux cadres, militants et sympathisants de son parti demain samedi 22 septembre à 11 heures au siège de la fédération provinciale de ce parti à Kasa-vubu.

LE COLLECTIF DE L’OPPOSITION SAISIT OFFICIELLEMENT KIMBUTA

C’est aussi au MLC qu’est revenu la charge d’engager l’Opposition quant au meeting projetée pour ce 29 septembre.
C’est dans une correspondance datée du 14 septembre dernier que la coalition des partis et regroupements politiques de l’Opposition, a saisi l’Hôtel de ville de Kinshasa. Le gouverneur de la ville André Kimbuta est ainsi informé par le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et les autres regroupements des partis politiques, de la tenue d’un meeting le samedi 29 septembre prochain de 10 heures à 15 heures à l’esplanade du boulevard Triomphal dans la commune de Kasa-vubu.
Dans ladite lettre au gouverneur, le collectif de l’opposition se fonde sur la Constitution en son article 26 pour justifier son action. Et de préciser à cet effet : "Conformément à l’article 26 de la constitution, nous vous informons de la tenue, par le Mouvement de Libération du Congo et de l’ensemble de partis politiques de l’opposition, signataires de la présente lettre, d’un meeting populaire, le samedi 29 septembre, à l’esplanade du boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-vubu, en vue d’échanger avec nos bases sur l’évolution du processus électoral dans notre pays ".

"A cette occasion, les militants de nos organisations politiques respectives, ainsi que les forces vives de la ville de Kinshasa, seront mobilisés pour assister à cette manifestation de 10 heures à 15 heures", note la correspondance.
Ainsi, l’opposition appelle l’autorité urbaine à assurer la sécurité et la protection des manifestants. "Nous vous saurions gré d’assurer la sécurité des biens et des personnes tout au long de cette manifestation tel que prévu par la loi", poursuit la note.
L’hôtel de ville a officiellement reçu la correspondance de l’opposition le 17 septembre dernier, soit 4 jours après son dépôt.
C’est le parti de Jean-Pierre Bemba qui est placé au devant de la scène pour le rendez-vous de samedi 29 septembre prochain. Il est dit dans cette lettre au gouverneur de la ville que pour toute réaction en rapport avec la lettre de l’opposition, de contacter le Mouvement de Libération du Congo, à son siège, à la Gombe.Entre temps, une source qui a requis l’anonymat parle de simple stratégie pour l’opposition.
La lettre de l’opposition a été signée par Freddy Matungulu, président de Congo na Biso, Eve Bazaiba, secrétaire général du MLC, Jean Marc Kabund, secrétaire général de l’UDPS, Jean Baudouin Mayo, secrétaire général de l’UNC, Devos Kitoko, secrétaire général de l’Ecidé, Jean Bertrand Ewanga, président du FRC et le président national du GR de Bofassa Djema."


"RDC: Jean-Pierre Bemba convoque ses cadres et militants à Kinshasa
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2018/09/20/rdc-jean-pierre-bemba-convoque-ses-cadres-et-militants-a-kinshasa.html
Le parti de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba a convoqué tous ses cadres et militants à une “réunion d’urgence” cet après-midi à Kinshasa, au lendemain de la publication définitive de la listes des candidats à la prochaine Présidentielle. 

Militants et cadres du Mouvement de Libération du Congo (MLC) sont conviés à une réunion cet après-midi au siège du parti à Kinshasa.  “Jean-Pierre Bemba va prendre la parole en vidéo conférence depuis Bruxelles où il se trouve“, fait savoir un de ses proches à POLITICO.CD.
Mercredi, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié la liste définitive des candidats aux prochaines élections sans Jean-Pierre Bemba, après avoir été invalidé par la Cour Constitutionnelle à la suite de sa condamnation par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour subornation de témoins.
L’ancien vice-président, qui a contesté cette invalidation, avait promis de réagir. Dans une interview à la presse, il a qualifié le processus électoral actuel de “parodie d’élection”, promettant de se battre pour obtenir des élections libres et transparentes."


° https://actualite.cd/2018/09/15/rdc-rendez-vous-manque-entre-jean-pierre-bemba-et-ses-militants-kinshasa

"Deux fers au feu. CPI : Bemba en appel !
° https://laprosperiteonline.net/2018/09/19/deux-fers-au-feu-cpi-bemba-en-appel/
*Alors que Katumbi, Kamerhe, Félix Tshisekedi et Muzito multiplient des contacts à Johannesburg, leur colistier  Bemba est, quant à lui, resté à Bruxelles où il a, enfin,  décidé de se pourvoir en appel contre la décision de sa condamnation par l’une des  chambres  préliminaires  de la CPI. Comme quoi, il s’engage dans une nouvelle bataille qui dit tout sur son avenir politique. Il tient, au fait,  au dépoussiérage de toutes les scories et interprétations qui, plus tard, risque encore de le rendre inéligible. Plus  que quiconque, Bemba qui se dit à soutenir un autre candidat pour le compte de l’Opposition, a compris-là,  qu’il fallait, à tout prix,  reculer pour mieux sauter. Qui saura l’invalider la prochaine fois, si jamais, cette peine autrefois confirmée en appel, venait à être réellement annulée ? Avec deux fers au feu, le Chairman du Mouvement de Libération du Congo a un pied en politique. Tandis qu’un autre, comme cela est devenu pour lui  une seconde nature,   depuis ses dix ans passés dans la cellule de Scheveningen, à la Haye, est  du côté de la justice internationale où il va continuer à chercher   à se tirer, une bonne fois pour toutes, de ses démêlées judiciaires avec la CPI dont la RD. Congo, pour des raisons qui lui sont propres,  menace, du reste, de s’en  détacher.

Au bout de compte, il vise loin. Non seulement qu’il tient à réduire la durée de sa peine mais également, à en vider toute la substance. De sorte que le moment, lorsqu’une prochaine  saison électorale sonnera le glas de nouvelles empoignades, qu’il ne soit plus recalé, ni empêché. Ainsi, a-t-il interjeté appel. Puis, les autres démarches suivront   au gré de la procédure devant la CPI. En attendant, Bemba dont le retour annoncé  à Kinshasa  a été, pourtant, confirmé, serait de nouveau bloqué à Bruxelles. Il semble que l’affaire liée notamment, à  son lieu de résidence aurait eu un effet sur le report de son arrivée dans la capitale congolaise.

Bras croisés ?

Quoique formellement exclu de la course à la Présidentielle 2018, avec la publication, depuis ce mercredi 19 septembre 2018, de la liste définitive des candidats, Bemba n’entend point annihiler pour l’éternité, toutes ses chances de pouvoir se  représenter à l’avenir, s’il voulait encore  briguer le même poste. Voilà pourquoi, il a levé l’option d’interjeter appel de la dernière décision de la chambre préliminaire, telle que rendue lundi 17 septembre et par laquelle sa condamnation en première et deuxième instance devenait irrévocable. Dans sa toute nouvelle démarche par devant la CPI, Bemba Gombo, 55 ans, tout en espérant la réduction de la durée de la peine ainsi prononcée à douze mois, croit se battre, dur comme fer, pour obtenir purement et simplement, son annulation sans équivoque.

Piège…

Ce qui, logiquement, lui permettrait, très prochainement,  de ne plus retomber dans le piège de la Cour Constitutionnelle qui, comme  tout le monde sait, l’avait condamné en s’appuyant, justement,  sur cette condamnation alors que la fixation de sa peine définitivement  n’était même pas encore officiellement  connue."



"RDC: Bemba s’est-il tiré une balle dans le pied ?"
° https://www.politico.cd/en-off/2018/09/19/rdc-bemba-sest-il-tire-une-balle-dans-le-pied.html

"Elections en EDC : Bemba et Katumbi passent leur tour
° http://afrikarabia.com/wordpress/elections-en-rdc-bemba-et-katumbi-passent-leur-tour/
La Commission électorale congolaise vient de valider la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle de décembre. L’opposition devra se passer de deux poids lourds ; Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba… déjà dans le coup d’après.(...)"


"RDC : Difficile consensus autour du candidat unique de l’opposition, de la machine à voter, et des électeurs sans empreintes"
° https://actualite.cd/2018/09/22/rdc-difficile-consensus-autour-du-candidat-unique-de-lopposition-de-la-machine-voter-et

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