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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! Empty REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 31/10/2021, 8:37 pm

Où en est l'état de siège, où en sommes-nous avec l'insécurité au Nord-Kivu et en Ituri ? Le bilan est pour le moins mitigé si pas négatif, selon beaucoup d'observateurs et on aurait tort de les accuser de pessimisme ou d'ennemi du pouvoir de Kinshasa quand ces dernières nouvelles nous viennent du GEC et de nos députés.

En effet le KST du GEC pose la question de savoir si "le Congo peut sortir de l'état de siège ?" Vaste programme quand cela veut dire qu'il n'ya "pas d'effet positif visible", 6 mois d'existence et 10 prolongations automatiques après. La Commission Défense et sécurité de nos députés, elle, épingle dans un rapport après enquête de graves entorses à l'état de siège, il dresse ce tableau sombre avec force faits à l'appui. Les députés du Nord-Kivu et d'Ituri renchérissent, ils annoncent qu'ils ne participeront pas à la plénière visant la 11e prorogation et exigent la démission des gouverneurs militaires devant ce maigre bilan de 6 mois de l'état de siège. Le pouvoir civil et militaire ainsi que l'administration militaire locale tempèrent l'échec ou le justifient par des faibles moyens humains, financiers et logistiques qui ne devraient en fait être résolus que par eux-mêmes.



"LA RDC PEUT-ELLE SORTIR DE L’ÉTAT DE SIÈGE ? · OCT 29, 2021
= https://congoresearchgroup.org/la-rdc-peut-elle-sortir-de-letat-de-siege/?lang=fr
Cette semaine, les relevés du Baromètre sécuritaire du Kivu ont franchi une barre tragique et symbolique : la mort de plus de 1000 civils a été enregistrée au Nord-Kivu et en Ituri depuis l’instauration de l’état de siège dans ces deux provinces, le 6 mai dernier.  Pourtant, tout laisse croire que le président Félix Tshisekedi va continuer à prolonger cette mesure. Pourquoi ?

Bonjour. Nous sommes le vendredi 29 octobre et vous écoutez le 37e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine, nous nous intéressons à l’état de siège.

Cela fait bientôt six mois que cette mesure a été mise en place par le président de la République. Et jusque-là, les chiffres ne montrent aucun bilan positif. Non seulement les tueries de civils se sont poursuivies. Mais elles se sont poursuivies au même rythme qu’avant l’état de siège. 
En réalité, les effets de cette mesure n’ont pas été ceux qui étaient attendus. Des militaires et policiers ont pris possession des administrations civiles dans les provinces, territoires, et villes  du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ils ont été largement accaparés  par cette charges. Et très peu de moyens supplémentaires leur ont été fournis.  Conséquence paradoxale : à l’exception notable du territoire de Djugu, en Ituri, l’activité de l’armée congolaise sur le terrain a en réalité diminué depuis l’instauration de l’état de siège.
Le rapport de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, qui a auditionné les ministres concernés au mois d’août, dresse un état des lieux accablant : « la proclamation de l’état de siège n’a pas été sous-tendue par une planification d’actions stratégiques de l’état de siège. Elle l’a été sans un montage financier conséquent et cohérent, sans définition d’objectifs militaires et sans un chronogramme d’actions stratégiques, opérationnelles et tactiques ».

Sur le terrain, l’opinion semble de plus en plus sceptique. Lors du dernier sondage du Groupe d’étude sur le Congo et de la Fondation  Berci, réalisée en septembre, 66% des personnes interrogées dans les provinces du Kivu et de l’Ituri estimaient que la situation sécuritaire s’était dégradée depuis  l’investiture  du gouvernement actuel, au mois d’avril. Malgré cela, le président Tshisekedi ne montre aucun signe de remettre en cause sa décision. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, à New-York, le 21 septembre, il a même dit qu’il la lèverait lorsque « les circonstances qui l’ont motivé disparaîtront ». 
Ce discours est très différent de celui de l’instauration de l’état de siège, qui prévoyait une période courte, d’un mois à l’origine. Ce changement  pourrait inscrire le pays dans un piège : celui d’une mesure  inefficace,  mais malgré tout maintenue indéfiniment . Alors, pourquoi le président tient-il tant à cette mesure ? Il y a d’abord une question de crédit politique : revenir en arrière, alors que les tueries se poursuivent manifestement, serait un aveu d’échec difficile à assumer devant l’opinion. Ensuite, en dépit d’une défiance croissante dans l’Est, la mesure demeure très populaire au plan national : 63% des Congolais interrogé s lors du sondage de septembre jugeaient que c’était une bonne chose. D’un point de vue strictement politicien, cette mesure présente des avantages : elle donne l’impression d’une action sur le problème, quand bien même aucun effort réel ne serait consenti.
 
De manière plus pernicieuse, les militaires qui ont obtenu, grâce à cette mesure, des postes et l’accès à des ressources, n’ont pas  d’intérêt personnel à ce qu’elle prenne fin. On peut  imaginer qu’ils ne fassent remonter que les informations qui les arrangent, dissimulent leurs pertes, pourtant nombreuses, et communiquent constamment sur des progrès, sans jamais atteindre  une paix véritable. Une manière de sortir de ce cycle inquiétant serait que le parlement joue pleinement son rôle de contrôle de l’exécutif, évalue objectivement cette mesure, et, s’il l’estime nécessaire, s’oppose à sa reconduction  ou la conditionne à des réformes. 
Le rapport de la Commission défense et sécurité, dont des extraits sont parus dans Jeune Afrique, pourrait être une étape importante s’il permettait l’ouverture d’un débat démocratique sur l’état de siège.
     
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"Est de la RDC: pas "d'effet positif visible" de l'état de siège, selon des experts - AFP -
= https://information.tv5monde.com/afrique/est-de-la-rdc-pas-d-effet-positif-visible-de-l-etat-de-siege-selon-des-experts-430586
Cinq mois d'état de siège dans deux provinces de l'est de la RDC n'ont pas produit "d'effet positif visible", selon le rapport mensuel d'un groupe d'experts publié dimanche, qui relève une "nette" augmentation des violences en septembre après une "baisse notable" en août.
Le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST, Kivu security tracker) a enregistré dans ces régions, en proie aux violences de groupes armés depuis plus d'un quart de siècle, 198 meurtres en septembre, en hausse de 19% sur un mois.
"L'Ituri a été la province la plus touchée par ces violences", précise le KST, initiative conjointe du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), rattaché à l'Université de New York, et de l'ONG américaine Human Rigths Watch.


Sur le territoire d'Irumu, "le nombre de civils tués a atteint un record depuis avril", avec notamment un massacre de 30 personnes perpétré le 3 septembre par les Forces démocratiques alliées (ADF).
Les ADF, à l'origine des rebelles ougandais majoritairement musulmans, désormais présentés par le groupe Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale, sont devenus le plus meurtrier des groupes armés sévissant dans l'est de la RDC.
Dans la province voisine du Nord-Kivu, "la relative accalmie des mois précédents, permise par une stratégie diplomatique des autorités militaires, semble s'essouffler: le nombre de redditions est en baisse et les violences sont reparties à la hausse", constate encore le KST.
Plus au sud, au Sud-Kivu, province non soumise à l'état de siège, les Forces armées de RDC ont poursuivi "leur traque des groupes armés avec un certain succès", estime-t-il. Cependant, "des appels à la haine ont encore été lancés contre" les Banyamulenge, Tutsi congolais aux lointaines origines rwandaises.

Faisant le bilan du 3e trimestre, le KST considère que "la comparaison avec le trimestre précédent ne permet pas de conclure à une efficacité de l'état de siège instauré en Ituri et dans le Nord-Kivu". "Le nombre de civils tués y est resté remarquablement stable (546 au 3e trimestre, contre 566 au 2e), de même que le nombre d'enlèvements (280 contre 273)".
Par ailleurs, Radio France Internationale a révélé ce week-end le contenu d'un rapport d'une commission parlementaire congolaise présenté fin septembre aux députés, épinglant dérapages, violations des droits de l'homme et faits de corruption de magistrats militaires dans le cadre de l'état de siège.
"En plus de problèmes financiers et logistiques, doublés d’insuffisances des troupes sur le terrain, le rapport fait état de 156 cas d'extorsions, plusieurs cas de viols et des arrestations arbitraires", précise RFI.
Dans les deux provinces placées début mai sous état de siège, les autorités civiles ont été remplacées par des officiers militaires et policiers."
= https://afrique.lalibre.be/65088/est-de-la-rdc-pas-deffet-positif-visible-de-letat-de-siege-selon-des-experts/
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/10/31/rdc-pas-deffet-positif-visible-apres-5-mois-detat-de-siege-barometre-securitaire-du-kivu.html/96363/


"RDC: un rapport épingle de graves entorses à l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu - 31/10/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211031-rdc-un-rapport-%C3%A9pingle-de-graves-entorses-%C3%A0-l-%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge-en-ituri-et-au-nord-kivu
L’état de siège proclamé par le président Félix Tshisekedi en mai 2021 dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu est émaillé de dérapages, violations des droits de l’Homme et corruptions des magistrats militaires. Cette fois, c’est l’Assemblée nationale qui met en exergue ce sombre tableau via sa commission Défense et sécurité, dans un rapport émis après audition des membres du gouvernement impliqués dans la gestion de l’état de siège. Le texte d’une quarantaine de pages a été dévoilé fin septembre aux députés et nous est parvenu samedi 30 octobre.
de notre correspondant à Kinshasa

Le constat des députés est direct: l’état de siège avait été proclamé dans des circonstances atypiques à savoir sans plan d’action stratégique et sans montage financier. Plusieurs semaines plus tard, les forces de sécurité ne sont toujours pas déployées. Les premiers décaissements, quelque 37 millions de dollars, ont été dépensés pour liquider les arriérés de paie des militaires et la moitié a été répartie entre les états-majors, à Kinshasa !
Même après le déploiement des responsables militaires, la chaîne de commandement de l’armée a continué à fonctionner « comme à l'ordinaire et cela pose problème vue la situation de l'état de siège », relève le rapport. 

« Divorce entre l’armée et les populations civiles »

Au cours des auditions, les députés ont relevé par exemple qu’il y a insuffisance et vieillissement des effectifs réels sur le champ des opérations et qu’il n’y a pas d’unités formées pour des opérations spéciales. Conséquence, les populations souffrent sur le terrain. Parfois indique le rapport, elles sont victimes des bombardements collatéraux dus à de mauvais ciblages.
La commission affirme avoir décelé un sentiment de « divorce entre l'armée et les populations civiles ». Les députés dénoncent également les tracasseries administratives nées de la multiplicité des barrières. Sur certains tronçons du Nord-Kivu, des taxes illégales dites « taxes de l'état de siège » sont créées et des fonds collectés
Les membres du gouvernement, en commençant par le ministre de la Défense, ont reconnu la faiblesse des effectifs et des moyens financiers.
Le général d’armée, Célestin Mbala, chef d'état-major Général des FARDC, a insisté sur les difficultés inhérentes à l'état de siège en épinglant notamment « les faibles moyens financiers et logistiques, l'inexistence d'unités de réserve, le déficit des capacités de la Police Nationale Congolaise (PNC) appelée à assurer la sécurité et la protection de la population et de leurs biens ainsi que l'irrégularité de la prise en charge sanitaire et la prime des militaires au front ». 
Le chef d'état-major général a plaidé pour la « constitution rapide » d'unités militaires de réserve et celles de la police de proximité.
Le ministre de la Défense, Gilbert Kabanda, dément toutefois qu’il y ait une hausse du taux de criminalité dans les grandes agglomérations depuis l'instauration de l'état de siège. Ce qui est vrai, toujours selon le ministre, est que l'ennemi a été chassé de ses anciens bastions et s'est rapproché des axes routiers pour « poser des actions spectaculaires afin de démontrer sa résilience au regard des pertes infligées. »

Les magistrats militaires pointés du doigt

En plus de problèmes financiers et logistiques, doublés d’insuffisances des troupes sur le terrain, le rapport fait état de 156 cas d'extorsions, plusieurs cas de viols et des arrestations arbitraires.  Les magistrats militaires sont pointés du doigt pour le monnayage des procédures et pour des actes de concussion, notamment dans la province de l'Ituri. 
La commission demande à la ministre de la Justice, Rose Mutombo, de faire « libérer immédiatement » les militants des droits de l'Homme, en détention pour avoir réclamé la paix et la bonne gouvernance. 
Lors des auditions, les députés ont, par ailleurs, relevé que les militaires sont accusés de collaborer avec les groupes armés dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Walikale, Djugu, Irumu et Mambasa, une collaboration qui se poursuit, affirme la commission dans son rapport. La ministre de la Justice affirme que des enquêtes sont en cours pour vérifier ces allégations.
En dépit du démenti du ministre de La Défense, la commission spécialisée conclut que, dans l'ensemble, depuis l’instauration de l’état de siège, les tueries, massacres, viols, braquages et incendies des véhicules se sont intensifiés. Elle propose une mission d'enquête à Kinshasa sur la traçabilité des fonds alloués aux forces armées, à la police et autres services de sécurité dans le cadre de l'état de siège. Des fonds, précise le rapport, « consommés à 68 % par les différents états-majors » dans la capitale.

#RDC🇨🇩 - Les populations des territoires sous état de siège sont également soumises à diverses taxes illégales dites « taxes de l'état de siège». (Rapport )
— Pascal Mulegwa (@pascal_mulegwa) October 30, 2021



"État de siège : bilan insatisfaisant, les députés du Nord-Kivu et Ituri annoncent qu'ils ne participeront pas à la plénière visant une 11e prorogation et exigent la démission des gouverneurs militaires -  31 octobre 2021
= https://actualite.cd/2021/10/31/etat-de-siege-bilan-insatisfaisant-les-deputes-du-nord-kivu-et-ituri-annoncent-quils-ne
Les députés nationaux des provinces sous état de siège, à savoir le Nord-Kivu et l’Ituri décident de ne pas participer à la prochaine plénière portant sur l'examen du projet de loi autorisant pour la 11e fois cette mesure exceptionnelle. Ils justifient cette position par le bilan mitigé de l'état de siège après dix prorogations. 

Outre cette raison, ces élus exigent entre autres que les gouverneurs militaires soient  révoqués parce qu'ils sont “incapables” de gérer les forces de sécurité mises à leur disposition.
"Toutes les prorogations qui sont faites n'ont plus leur sens, elles ne portent pas de résultats. Les caucus des députés de l'Ituri et du Nord-Kivu demandent à ce que les gouverneurs militaires démissionnent tout simplement parce qu’ils ont échoué. On est en train de proroger mais il n'y a pas de résultats, ça ne sert à rien que nous puissions participer à toute séance qui va proroger l'état de siège et pourtant il n'y a pas de résultats. Comme les gouverneurs militaires sont incapables”, a dit à ACTUALITE.CD Gratien Iracan.
Les élus de l’Ituri et du Nord-Kivu souhaitent une rencontre avec le Chef de l’Etat sur la question sécuritaire qui prévaut dans cette partie du pays. 
“Les deux caucus exigent une réunion avec le Chef de l'État autour du Président de l'Assemblée nationale et du Sénat pour la question de sécurité liée à l'Est de la République. C'est pour exiger à ce qu'on remplace les gouverneurs pour avoir des résultats dans le cadre de l'état de siège, on ne peut pas proroger pour proroger", a-t-il ajouté.  
L'état de siège est en vigueur dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu depuis le 06 mai dernier. Au parlement, il a été prorogé à dix reprises, la dixième prorogation expire dès le mercredi 3 novembre. Malgré cette mesure d'exception, les massacres des populations se poursuivent toujours, face à cette situation, des voies s'élèvent pour exiger la levée de cette mesure.
"Assemblée Nationale : Un élu de Butembo appelle les députés à boycotter la plénière prévue pour la prolongation de l'état de siège - 31 octobre 2021
= https://7sur7.cd/index.php/2021/10/31/assemblee-nationale-un-elu-de-butembo-appelle-les-deputes-boycotter-la-pleniere-prevue


"Plus de 1.000 morts au Nord-Kivu et en Ituri -octobre 31, 2021
= https://tazamardc.net/2021/10/31/rdc-5-mois-noirs-de-letat-de-siege-plus-de-1-000-morts-au-nord-kivu-et-en-ituri/
"RDC-Beni: résurgence des violences en plein état de siège, au moins 18 personnes tuées dans une nouvelle attaque des ADF à Kalembo - 21 octobre 2021
= https://actualite.cd/index.php/2021/10/21/rdc-beni-resurgence-des-violences-en-plein-etat-de-siege-au-moins-18-personnes-tuees

= RDC: au moins 16 civils tués lors des attaques dans deux villages en Ituri (experts et armée)
= RDC-Ituri : encore 11 civils tués par les miliciens de CODECO dans deux localités, soit 27 morts en une journée à Djugu
 = RDC-ADF : de plus en plus des violences à Beni, au moins 8 morts à Bulongo en plein état de siège[/size]



"État de siège – Bilan septembre-mi-octobre : plus de 622 ennemis neutralisés (FARDC - OCTOBRE 26, 2021
= https://depeche.cd/2021/10/26/etat-de-siege-bilan-septembre-mi-octobre-plus-de-622-ennemis-neutralises-fardc/
"RDC : État de siège, plus de 1 301 armes récupérées entre septembre et octobre 2021 - 27 octobre 2021
= https://zoom-eco.net/developpement/rdc-etat-de-siege-plus-de-1-301-armes-recuperees-entre-septembre-et-octobre-2021/
"État de siège : « plus de 632 rebelles neutralisés et plus de 615 otages récupérés » (septembre mi-octobre) - 26 octobre 2021
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/10/26/etat-de-siege-plus-de-632-rebelles-neutralises-et-plus-de-615-otages-recuperes-septembre-mi-octobre.html/95969/
"RDC/Nord-Kivu : 110 combattants du groupe APCLS ont rendu les armes - 31/10/2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/10/31/rdc-nord-kivu-110-combattants-du-groupe-apcls-ont-rendu-les-armes.html/96351/


"L’état de siège dans les provinces de l’Ituri et Nord-Kivu : des étapes éludées - 22/10/2021
= https://www.forumdesas.net/2021/10/letat-de-siege-dans-les-provinces-de-lituri-et-nord-kivu-des-etapes-eludees/

"6 mois d'Etat de siège : la perception communautaire diverge - 30.10.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-95558_6_mois_d_etat_de_siege_la_perception_communautaire_diverge.html



"État de siège : le député Éric Kamavu déplore l’insuffisance des magistrats à Butembo-Lubero- 29.10.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-95487_etat_de_siege_le_depute_eric_kamavu_deplore_l_insuffisance_des_magistrats_a_butembo_lubero.html


"Ituri : « Avant l’état de siège égale pendant l’état de siège » (Mgr Sosthène Ayikuli) - 09.10.2021
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-94487_ituri_avant_l_etat_de_siege_egale_pendant_l_etat_de_siege_mgr_sosthene_ayikuli.html


"RDC : 51 députés nationaux signent la motion de défiance contre le ministre de la défense -  26/10/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/10/26/actualite/politique/rdc-51-deputes-nationaux-signent-la-motion-de-defiance-contre-le


"Etat de siège: une ONG locale demande des procès publics pour les présumés ADF et leurs collaborateurs - 30/10/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/10/30/actualite/securite/etat-de-siege-une-ong-locale-demande-des-proces-publics-pour-les


"RDC : "CENI, état de siège, gratuité de l'enseignement, suppression des facultés de médecine", au menu des travaux de la 58ème session extraordinaire de l'ECC -  25 octobre 2021
= https://actualite.cd/2021/10/25/rdc-ceni-etat-de-siege-gratuite-de-lenseignement-suppression-des-facultes-de-medecine-au


"Etat de siège : Les Etats-Unis profondément préoccupés par la situation sécuritaire en RDC
= https://www.election-net.com/etat-de-siege-les-etats-unis-profondement-preoccupes-par-la-situation-securitaire-en-rdc/



Compatriotiquement! 


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 4/11/2021, 2:38 am

Pendant que le consternant Mboso tout à ses souvenirs de jeunesse sous Mobutu avec les groupes chocs de ses animateurs qui accueillaient le Guide en chantant et en dansant invite sans honte la population à réserver un accueil chaleureux à son Président de patron, les députés du Nord-Kivu et d'Ituri qui vivent en direct la détresse des tueries quotidiennes boudent la 11ème prorogation automatique de l'état de siège et leurs populations elles aussi clament leurs cauchemars de vivre  toujours la peur au ventre sous les violences des bandits armés en plein état de siège comme le montre ci-dessous un reportage... L'état de siège est encore un expédient qui profite à ses initiateurs et pas aux populations victimes !

Sinon, il est indubitable que des députés du Nord Kivu et de l'Ituri aux forces politiques et sociales qui sont indignés des poursuites des violences dans les provinces sous état de siège ne s'amusent pas pour des raisons partisanes à vouloir mieux jusqu'à refuser la prorogation automatique de cet état de siège et même à réclamer la démission des administrateurs militaires en fonction. Les députés du Nord Kivu et d'Ituri en exigent même l’organisation d’une rencontre ‘’des vérités’’ autour du Chef de l’Etat pour des solutions efficaces aux problèmes de leurs provinces sous état de siège, regrettant entre-temps que leurs démarches n’aient jusque-là été suivies des mesures appropriées de nature à améliorer la situation sécuritaire au Nord-Kivu et en Ituri. Les autorités civiles et militaires à Kinshasa, à Beni ou à Irumu... seraient mieux avisées de les écouter...



"Au stade Vélodrome de Kintambo, Mboso invite la population à réserver un accueil chaleureux à Tshisekedi lors de son retour au pays - 31/10/2021
= https://actu7.cd/2021/10/31/au-stade-velodrome-de-kintambo-mboso-invite-la-population-a-reserver-un-accueil-chaleureux-a-tshisekedi-lors-de-son-retour-au-pays/
L’autorité morale de la convention pour la République et la démocratie (CRD), Mboso N’kodia a, lors de son meeting tenu au stade Vélodrome de Kintambo ce dimanche 31 octobre à Kinshasa, invité toute sa base en particulier et les kinois en général à réserver un accueil chaleureux au chef de l’Etat Félix Tshisekedi lors de son retour au pays.
« Nous savons tous que le président de la République Félix Tshisekedi est à l’extérieur du pays. Alors je vous demande de lui reverser un accueil chaleureux à l’aéroport de Nd’jili. Nous devons lui montrer que nous l’aimons », a-t-il déclaré.
Après avoir séjourné en Israël et participé aux travaux du sommet G20 à Rome, Félix Tshisekedi prend part aux assises de la COP26 qui ont été lancées ce dimanche à Glasgow."


"Six mois après l’instauration de l’état de siège, les habitants de Goma, en RDC, vivent toujours « la peur au ventre » - 01 novembre 2021
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/01/rdc-six-mois-apres-l-instauration-de-l-etat-de-siege-les-habitants-de-goma-vivent-toujours-la-peur-au-ventre_6100593_3212.html
Les centres urbains ne sont pas épargnés par la violence qui fait rage dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Thomas* a disparu un matin d’août sur le chemin de l’école. Dans la journée, son père a reçu un coup de téléphone : une voix transformée, robotique, l’a informé que le petit avait été kidnappé et qu’il risquait d’endurer les pires sévices si une rançon n’était pas versée. D’abord incrédules, Patrice* et sa femme ont très vite appris qu’ils n’étaient pas les seuls touchés : les mêmes ravisseurs s’en sont déjà pris à d’autres familles de Goma. Alors ils ont déposé plainte.
Depuis, soupire Patrice, « les autorités restent bouches fermées ». S’il ne veut pas que son fils subisse le même sort que le gamin de 3 ans avec des entailles de machette plein les bras qu’il a vu après sa libération, il n’a pas le choix : 2 000 dollars ont déjà été transférés à huit numéros de téléphone via des plates-formes de paiement mobile. Il en faudrait le double.
A Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), vols, braquages, assassinats ciblés et enlèvements sont toujours monnaie courante, malgré l’instauration de l’état de siège en mai. A la nuit tombée, une bande surnommée les « 40 voleurs » terrorise les habitants.

]Ni le couvre-feu imposé à 22 heures, ni l’interdiction de circulation pour les motos après 19 heures, ni le remplacement des autorités civiles par des officiers des forces armées ou de police n’ont enrayé la délinquance urbaine.

« L’angoisse au ventre quand il fait nuit »

Pire, les associations citoyennes pointent du doigt les forces de l’ordre qu’elles accusent d’être complice de ce banditisme. Placide Nzilamba, secrétaire de la société civile du Nord-Kivu, une structure qui regroupe toutes les associations citoyennes de la région, se bat pour que les camps de l’armée et de la police déménagent en dehors de la ville. Aujourd’hui, regrette-t-il, « ils ne sont pas clôturés et ils sont peuplés de militaires hors de contrôle ».
Les gradés, de leurs côtés, se défendent de laisser prospérer la violence et l’impunité. « Il y a des audiences au niveau des cours militaires pour recadrer ceux qui se comportent mal », assure le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, l’un des porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu.
Certes, la présence accrue en ville des forces de l’ordre depuis le 6 mai a amélioré la situation sécuritaire par endroits. Au marché de Kituku par exemple, en périphérie de Goma, les bureaux du commissaire de police, de l’Agence nationale de renseignement (ANR) et de la Direction générale des migrations (DGM) surplombent les halles. Face au lac Kivu, les fonctionnaires scrutent les allers et venus des embarcations de fortune qui viennent ravitailler les étals.
Considéré comme l’un des bastions de la criminalité locale, le quartier a été « bouclé » à la mi-octobre. « Aujourd’hui, la sécurité est un peu revenue. Mais on a toujours l’angoisse au ventre quand il fait nuit », se désole Pierre, un riverain.

« Demain, ça pouvait être moi »

Les mêmes maux et les mêmes craintes minent toute la province. Aujourd’hui retranchés dans une étroite masure à Goma, Bruno, son frère, sa mère et ses grands-parents ont dû fuir Béni, la deuxième ville du Nord-Kivu. Là-bas, les Forces démocratiques alliées (ADF, l’acronyme en anglais) – un groupe armé composé à l’origine de rebelles musulmans ougandais dont les chefs ont fait allégeance à l’organisation djihadiste Etat islamique – volent, pillent et massacrent depuis plus de deux décennies.
Des attaques répétées qui ont obligé Bruno à abandonner ses études et son travail. « Je me disais tout le temps que demain ça pouvait être moi », explique-t-il, assis dans le canapé où il passe désormais ses journées à fixer un minuscule écran de télé.
D’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, l’Ituri, l’autre province de l’est de la RDC concernée par l’état de siège, comptait en août près de 1,7 million de déplacés. Comme dans le Nord-Kivu, les opérations militaires y ont augmenté depuis mai.
« Plus de 2 000 membres des groupes armés se sont rendus ou ont été neutralisés par les soldats congolais », affirme le général Marcos De Sá Affonso Da Costa, commandant de la force de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco).
Mais l’objectif de l’état de siège de mettre fin à une guerre sans fin est encore loin d’être atteint. Au moins 683 civils ont été tués par les groupes armés au cours des six derniers mois en Ituri et dans le Nord-Kivu, selon le décompte du baromètre sécuritaire du Kivu.
= RDC : augmentation de 50 % des violations des droits humains en août, selon l’ONU
= Des forces spéciales américaines associées à la traque des djihadistes dans l’est de la RDC
= En RDC, nouveau massacre de villageois en Ituri


"Populisme, cheval de Troie
= http://www.lepotentiel.cd/g?post=2715
À quoi jouent les parlementaires opposés à la prolongation de l’état de siège ? L’opinion publique interroge ces messies qui, face aux médias, se posent en sauveurs des populations de l’Ituri et du Nord-Kivu.

C’est ici le lieu de rappeler que les Congolais n’ont pas oublié les graves révélations faites par le chef de l’État, au lendemain de son séjour à l’est, concernant les mobiles et les acteurs de l’insécurité. Ils n’ont pas oublié que, pour avoir dénoncé la compromission de certains originaires avec l’ennemi, le président de la chambre basse s’était attiré une vive colère des députés natifs de l’est.
Aujourd’hui, les récriminations contre l’état de siège sont battues en brèche par des évidences. Exemple : les critiques ont assisté, deux décennies durant, aux massacres des leurs sans jamais dénoncer les détournements de fonds destinés au front militaire. Sans jamais trahir les creuseurs ou les trafiquants de minerais ; encore moins les marchands d’armes. Sans jamais boycotter les séances du parlement.

Constitutionnellement, tout citoyen a le droit de critiquer l’action gouvernementale, qu’il ait ou non l’expertise dans l’art de la guerre. Mais, dans le cas présent, chacun devrait, par éthique, faire preuve de probité. Les anti-état de siège devraient dire à leurs électeurs que des jeunes soldats et policiers se font tuer chaque jour au front, pour la sécurisation de l’Ituri et du Nord-Kivu. Que des fils égarés tuent et pillent dans leurs propres communautés, avec la même cruauté que les djihadistes ougandais. Que cette guerre, non conventionnelle, durera aussi longtemps que celle des Américains contre les Talibans en Afghanistan. Ou des Français contre les djihadistes au Mali, au Niger, au Burkina Faso. Ou du Nigeria contre Boko Haram.
L’unique moyen d’éradiquer ce cancer est de fédérer les énergies des Congolais autour des institutions. Et de combattre le populisme, cheval de Troie des soutiens aux groupes armés."


"RDC-état de siège: 53% du budget dépensé pour les besoins des États-majors à Kinshasa (Rapport) - 1 novembre 2021
= https://www.tsieleka.com/index.php/2021/11/01/rdc-etat-de-siege-53-du-budget-depense-pour-les-besoins-des-etats-majors-a-kinshasa-rapport/
C’est un rapport accablant que vient de faire la commission parlementaire chargée d’évaluation de la mise en œuvre de l’Etat de siège dans les provinces du Nord-kivu et l’Ituri. Elle constate que 12% de 37 millions $ censés couvrir les dépenses urgentes de l’état de siège ont été dépensées pour  liquider les arriérés de paie des militaires, 53% utilisé aux États-majors à Kinshasa et 3% affectés pour le commandement et le contrôle.

Auditionné par la commission défense et sécurité, le ministre des finances a affirmé avoir décaissé au total 108,7 milliards FC, l’équivalent de 54 millions de dollars en faveur du ministère de la défense entre avril et mai 2021.  « Certaines dépenses de l’ordre de 12 millions de dollars ont été payées avant même la proclamation de l’état de siège”, a précisé Nicolas Kazadi aux députés nationaux.
Par ailleurs le rapport révèle que de ce montant 38 millions de dollars ont été mis à la disposition des différents États-majors de l’armée.
“Au mois de juin 2021, le trésor public a payé 81 mille dollars américains pour le déplacement des autorités militaires vers les provinces concernées par l’état de siège”, précise-t-il.
La commission pointe aussi le non respect de la procédure des marchés publics par les services de sécurités. Ainsi, les parlementaires exigent un audit sur l’utilisation des fonds affectés à l’état de siège et le changement de la chaîne de commandement des FARDC.


"RDC : le FCC déplore « l’insécurité grandissante » dans l’Est du pays et dénonce « l’inefficacité » de l’état de siège - 2 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/02/rdc-le-fcc-deplore-linsecurite-grandissante-dans-lest-du-pays-et-denonce-linefficacite-de-letat-de-siege.html/96567/
Le Front Commun pour le Congo (FCC) deplore, à travers sa déclaration faite ce mardi 2 novembre, « l’insécurité grandissante » en Ituri et dans les deux Kivu. La plateforme politique de Joseph Kabila fait que la persistance de l’insécurité dans cette partie du pays se confond à une « situation de guerre permanente » dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Occasion pour le FCC de dénoncer « l’inefficacité » de l’état de siège dans les provinces concernées.[...]"


"RDCongo: état de siège en Ituri et au Nord-Kivu: un rapport parlementaire qui décoiffe - 2 novembre 2021
= https://afrique.lalibre.be/65139/rdcongo-etat-de-siege-en-ituri-et-au-nord-kivu-un-rapport-parlementaire-qui-decoiffe/
Il est daté d’août 2021 mais les députés congolais n’en ont eu connaissance qu’à la fin septembre avant qu’il ne « fuite » ce week-end auprès de certains médias, dont La Libre Afrique.be. Le rapport de synthèse de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale évaluant l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu après trois mois d’application (cinq aujourd’hui) vaut son pesant de papier.

Pour lire l’entièreté du rapport de synthèse de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, cliquez ici. [...]"
= https://afrique.lalibre.be/65088/est-de-la-rdc-pas-deffet-positif-visible-de-letat-de-siege-selon-des-experts/

"Etat de siège au Nord-Kivu : la société civile note « une amélioration progressive à Goma» depuis le mois de juillet - 03/11/2021
=  https://www.radiookapi.net/2021/11/03/actualite/securite/etat-de-siege-au-nord-kivu-la-societe-civile-note-une-amelioration
Le président de la société civile de Goma, Marion Ngavho, salue « l’amélioration progressive » de la situation sécuritaire dans cette ville du Nord-Kivu depuis le mois de juillet 2021. Il a fait cette évaluation mardi 2 novembre, au lendemain de la onzième prorogation par l’Assemble nationale de l’état de siège décrétée au Nord-Kivu et en Ituri.
Dans une déclaration rendu publique, cette structure explique cette embellie est due notamment aux bouclages et perquisitions opérées dans les quartiers et camps militaire et policier.


Marion Ngavho parle aussi de la mesure interdisant la circulation des motos pendant la nuit et bien d’autres aspects positifs.
Toutefois, la société civile note la persistance de plusieurs incidents sécuritaires, en dépit de l’instauration de l’état de siège. Elle pense à cet effet que le résultat n’est pas encore satisfaisant.
Marion Ngavho souhaite la réévaluation de l’état de siège en faisant une série de recommandations aux autorités :
« Nous pensons que nous devrions nous arrêter et voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Nous demandons aux autorités d’intensifier les opérations de traques des bandits armés, de voir la situation des frontières avec le Rwanda et l’Ouganda qui sont poreuses et qui facilitent la circulation d’armes. »
Le président de la société civile de Goma demande aussi d’appliquer une justice juste et de penser à la réinsertion de toutes les personnes démobilisées."


"RDC : onzième prorogation de l’état de siège en l’absence des députés de l’Ituri et du Nord-Kivu - 02/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/02/emissions/dialogue-entre-congolais/rdc-onzieme-prorogation-de-letat-de-siege-labsence-des

"Etat de siège /Le Caucus de parlementaires de l’Ituri et du Nord-Kivu exige une rencontre des vérités autour de Félix Tshisekedi - 3 NOVEMBRE 2021
= https://laprosperiteonline.net/2021/11/03/a-la-une/etat-de-siege-le-caucus-de-parlementaires-de-lituri-et-du-nord-kivu-exige-une-rencontre-des-verites-autour-de-felix-tshisekedi/
Tous, à l’unisson, ont boycotté la plénière du lundi 1er novembre récent, à l’Assemblée nationale, consacrée à la 11ème prorogation de l’état de siège. Ils se disent indignés de constater que plusieurs mois après la proclamation de cette mesure d’exception au Nord-Kivu et en Ituri par le Président Félix Tshisekedi, les groupes armés et groupes rebelles opèrent en force et continuent de massacrer les populations dans ces deux provinces situées à l’Est de la République Démocratique du Congo. Eux, ce sont les Députés nationaux et Sénateurs du Nord-Kivu, de l’Ituri et d’autres provinces du pays. A travers une déclaration publiée lundi 1er novembre 2021, ces parlementaires exigent des Honorables Modeste Bahati Lukwebo et Christophe Mboso, respectivement Président du Sénat et Président  de L’Assemblée nationale, l’organisation d’une rencontre ‘’des vérités’’ autour du Chef de l’Etat pour des solutions efficaces aux problèmes de toutes les deux provinces sous état de siège. En cas de rejet de leur appel, ils promettent de ne plus participer à toute prorogation. Dans l’entretemps, précise la déclaration, ils suspendent jusqu’à nouvel ordre leur participation aux plénières que convoquent les deux chambres du Parlement pour l’adoption de la Loi portant prorogation de l’Etat de siège au Nord-Kivu et en Ituri.

«Unis par le sort, les parlementaires de l’Ituri, Nord-Kivu et ceux d’autres provinces se sont réunis ce lundi, 01 novembre 2021, au Palais du peuple pour examiner la précarité de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu en plein régime exceptionnel. Après débat et analyse approfondie, les participants ont constaté avec regret et déception que la situation sécuritaire de ces deux provinces s’est détériorée davantage pendant l’état de siège en cours», déplorent les parlementaires de l’Ituri, Nord-Kivu et d’autres provinces. Au regard de la persistance de cette situation, ils exigent la démission pure et simple des Gouverneurs militaires et de Gilbert Kabanda, Ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants qui, d’après eux, a prouvé suffisamment ses limites. Dans leur déclaration évoquée ci-haut, ces représentants du peuple dénoncent la persistance de l’activisme des groupes armés locaux étrangers au Nord-Kivu et en Ituri, les tueries quasi permanente de la population civils dans leurs villages, le pillage des biens, l’incendie des maisons et des infrastructures sociales de base, le déplacement massif de la population dans tous les sens, l’occupation facile des entités par les groupes armés locaux et étrangers ainsi que le massacre et pillage de bétails par les groupes armés.
«Etant préoccupés par ces souffrances extrêmes de nos populations, nous n’avons cessé d’entreprendre plusieurs démarches institutionnelles notamment, les audiences suivies de dépôt des memos, cahiers des charges, déclarations, descentes sur terrain, travaux en commissions parlementaires et adoption des résolutions pertinentes pour recadrer la marche de l’état de siège et des contacts téléphoniques personnels avec différentes autorités concernés, etc. Malheureusement, toutes ces démarches n’ont pas toujours été suivies des mesures appropriées de nature à améliorer la situation sécuritaire dans les deux provinces sous état de siège», font savoir les parlementaires du Nord-Kivu, Ituri et consorts. Alors, enfin, ils se disent disponibles pour tout échange, avec quiconque, pour le rétablissement de la sécurité à l’Est du pays."


"État de siège en RDC : ce que contient l’accablant rapport de la commission défense de l’Assemblée - 28 octobre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1258137/politique/etat-de-siege-en-rdc-ce-que-contient-laccablant-rapport-de-la-commission-defense-de-lassemblee/
Les députés, chargés d’évaluer l’état de siège toujours en vigueur en Ituri et au Nord-Kivu, ont questionné plusieurs piliers du gouvernement. Manque de préparation, dépassements budgétaires… Voici le contenu exclusif de ces auditions. 

En août, l’Assemblée nationale, présidée par Christophe Mboso, a procédé à une évaluation de l’état de siège en vigueur depuis mai dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette mesure exceptionnelle est censée permettre d’endiguer l’interminable cycle de violences dans cette partie de la RDC. Mais, prorogée à plusieurs reprises, elle est de plus en plus critiquée par la société civile, certains diplomates et une partie de la classe politique.]
Pour apporter certaines réponses aux interrogations qui pèsent sur son efficacité, la commission défense et sécurité, dirigée par le député Bertin Mubonzi, a procédé à l’audition des cinq ministres directement concernés par la gestion de l’état de siège : Gilbert Kabanda Rukemba (Défense nationale et Anciens combattants), Rose Mutombo Kiese (Justice), Jean-Claude Molipe Mandongo (vice-ministre de l’Intérieur), Nicolas Kazadi (Finances) et Aimé Boji Sangara Bamanyirwe (Budget).
Le compte-rendu de ces auditions a été compilé dans un rapport confidentiel rendu le 29 septembre, auquel Jeune Afrique a eu accès.

« Divorce entre l’armée et les civils »[...]"


"RDC : « Il faut sanctionner ceux qui ont détourné les moyens alloués à la lutte contre l’insécurité dans l’Est » -  9 septembre 2021
= https://www.jeuneafrique.com/1230572/politique/rdc-il-faut-sanctionner-ceux-qui-ont-detourne-les-moyens-alloues-a-la-lutte-contre-linsecurite-dans-lest/
Pourquoi l’état de siège, décrété début mai, n’a-t-il pas permis de faire reculer la violence en Ituri et au Nord-Kivu ? Réponse avec Bertin Mubonzi, le président de la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale congolaise, qui s’apprête à rendre son rapport d’évaluation.
Voici plus de quatre mois que ]l’état de siège a été décrété dans l’est de la RDC. Mais pour quels résultats ? Selon le mouvement Lucha, 533 personnes ont été tuées entre les seuls mois de mai et juillet dans le Nord-Kivu et en Ituri, un bilan qui questionne l’efficacité des mesures annoncées par le président Félix Tshisekedi.[...]"



"RDC : 51 députés nationaux signent la motion de défiance contre le ministre de la défense - 26/10/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/10/26/actualite/politique/rdc-51-deputes-nationaux-signent-la-motion-de-defiance-contre-le
Cinquante et un députés nationaux ont signé la motion de défiance contre le ministre de la Défense, le général Kabanda.
A cet effet, les auteurs de cette motion ont passé plusieurs heures ce mardi 26 octobre, au service courrier du président de l'Assemblée nationale qui refuse, selon eux, d'accuser réception de cette motion.
D'après les députés Furaha et Jean-Baptiste Kasweka, respectivement élus de l'Ituri et du Nord-Kivu, cette motion est relative à la détérioration de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et en Ituri."

= https://www.radiookapi.net/2021/10/24/actualite/securite/la-societe-civile-de-beni-demande-lonu-le-renforcement-de-la-brigade
= https://www.jeuneafrique.com/1169630/politique/etat-de-siege-en-rdc-felix-tshisekedi-recherche-la-bonne-formule-a-lest/
= https://fr.sputniknews.com/20210917/etat-de-siege-en-rdc-laveu-dechec-1046146122.html
= https://www.radiookapi.net/2021/10/23/actualite/securite/toutes-les-pratiques-ternissant-limage-de-la-justice-en-cette-periode
= https://congovirtuel.com/information/rdc-nord-kivu-larmee-mettent-en-garde-les-deputes-provinciaux-qui-militent-contre-letat-de-siege/
= https://zoom-eco.net/developpement/rdc-etat-de-siege-plus-de-1-301-armes-recuperees-entre-septembre-et-octobre-2021/
= https://www.dw.com/fr/rdc-l%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge-une-strat%C3%A9gie-efficace/av-57457817


Compatriotiquement!
PS

"Etat de siège en RDC : les raisons d'un échec
= http://afrikarabia.com/wordpress/etat-de-siege-en-rdc-les-raisons-dun-echec/ 
Absence de planification, manque de moyens, corruption... Le rapport parlementaire sur l'état de siège en vigueur dans l'Est du pays dénonce les dérapages et l'inefficacité de cette mesure d'exception qui semble pourtant s'installer dans la durée.

Un constat sans appel et cinglant. Le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur l’état de siège, décrété en mai par le président Félix Tshisekedi au Nord-Kivu et en Ituri, est accablant pour les autorités congolaises. Les critiques sont acerbes sur la mise en oeuvre de cette mesure censée éradiquer les nombreux groupes armés qui sévissent dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Car six mois après son instauration, le bilan est bien mince sur le front de l’insécurité. Au moins 1.000 civils ont été tués par les groupes armés depuis la mise en place de l’état de siège, selon les chiffres du baromètre sécuritaire du Kivu. Un décompte macabre, qui n’a pas diminué depuis le printemps dernier. Et le rapport parlementaire éclaire d’une lumière crue les multiples raisons de cet échec.

« Une planification insuffisante »

La Commission parlementaire rappelle d’abord que l’insécurité quasi endémique dure depuis plus de 30 ans dans l’Est du Congo, sans que l’armée congolaise, ni les casques bleus de la Monusco ne parviennent à l’endiguer. L’annonce au mois de mai 2021 d’un état de siège de 30 jours cesser stopper la violence au Nord-Kivu et en Ituri paraissait donc bien peu réaliste. Mais ce que pointe le rapport parlementaire, ce sont les différents manquements du gouvernement et les dérapages de l’armée congolaise qui ont accompagné cet état d’exception. Ce qui ressort en premier lieu, c’est l’impréparation du dispositif après l’annonce du chef de l’Etat. Le ministre de la Défense auditionné a expliqué que l’état de siège avait été décrété « dans un contexte difficile sans un soubassement quelconque de chronogramme et sans un montage financier conséquent à même de couvrir les besoins opérationnels sur le terrain ». Il reconnait également une planification insuffisante des opérations militaires. Mais surtout, Gilbert Kabanda a dressé un état des lieux dramatique de l’armée congolaise : moyens inadaptés pour mener une guerre asymétrique, insuffisance des effectifs, vieillissement des troupes, effectifs fictifs…

« Complicité avec l’ennemi, affairisme… »

Le rapport dénonce également des critiques récurrentes concernant l’armée congolaise mais qui prennent une tout autre dimension dans le cadre d’un état d’exception. Les députés accusent certains militaires de complicité avec l’ennemi, de corruption, d’affairisme, mais aussi de taxer illégalement la population sur les routes, ou de marginaliser les députés provinciaux par les autorités politico-militaires qui les remplacent. Les parlementaires tapent fort en direction du gouvernement qu’ils accusent « de déficit de synergie et de coordination » entre les ministères et les services publics, « chacun semblant évoluer indépendamment les uns des autres ». Le manque de moyens financiers est enfin pointé par le rapport. Selon le rapporteur, Gratien de Saint-Nicolas Iracan, 68% des fonds alloués à l’état de siège sont restés à Kinshasa, en toute opacité.

« Pas d’effet positif visible de l’état de siège »

L’audit de l’état de siège par la Commission parlementaire date d’août 2021 et n’a été communiqué aux députés qu’en septembre. Mais depuis l’été, la situation ne s’est pas améliorée. Les violations des droits de l’homme par l’armée et la police se multiplient : arrestations arbitraires, extorsions de fonds, tabassages en règle, plusieurs cas de viols ont aussi été recensés. Mais surtout, les massacres se poursuivent au Nord-Kivu et en Ituri. Les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) ont enregistré dans ces régions, 198 meurtres en septembre, soit une hausse de 19% sur un mois. Concernant les six mois d’état de siège, le KST considère que « la comparaison avec le trimestre précédent ne permet pas de conclure à une efficacité de l’état de siège instauré en Ituri et dans le Nord-Kivu ». Les experts notent par ailleurs un certain déplacement des violences du Nord-Kivu vers l’Ituri et un retour des exactions et une baisse des redditions au Nord-Kivu après une légère période d’accalmie. Pour le KST, le bilan est clair : « pas d’effet positif visible après cinq mois d’état de siège ».

Une mesure politique

Félix Tshisekedi ne peut malheureusement pas faire mine de découvrir le piètre état de son armée avec ce rapport. Le manque de moyens, les violations des droits de l’homme et l’affairisme qui règnent au sein des FARDC ne sont pas des phénomènes nouveaux, et rien ne s’est pas amélioré ces derniers mois. Le président congolais avait même dénoncé en juin dernier « les pratiques mafieuses » et les « magouilles » de certains officiers qui minent les forces de sécurité. En déclenchant l’état de siège en mai dernier pour une courte période, Félix Tshisekedi ne s’attendait sûrement pas à éradiquer la totalité les groupes armés de l’Est du pays. La mesure était avant tout politique et misait davantage sur la mobilisation des esprits que sur l’efficacité militaire. D’ailleurs, politiquement, l’état de siège reste une mesure populaire au Congo, malgré l’absence de résultats. Le risque souligne le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Pierre Boisselet, serait « d’inscrire le pays dans un piège : celui d’une mesure inefficace, mais malgré tout maintenue indéfiniment ».

Sortir de l’état de siège

Pour éviter de laisser les mains libres à l’armée qui cumulent tous les pouvoirs, au détriment des politiques et des libertés des organisations des droits de l’homme et de la presse, la Commission parlementaire plaide pour « un plan de sortie de l’état de siège avant la demande d’autorisation de prorogation » (nous en sommes à la 11ème prorogation). Elle demande également une mission d’enquête à Kinshasa « pour la traçabilité des fonds alloués à l’état de siège », et la création d’une Commission de suivi. Mais surtout, elle exige une résolution urgente : « une restructuration profonde et un renouvellement de la chaîne de commandement militaire à tous les niveaux, stratégique mais aussi opérationnel et tactiques ». Un chantier que le président Tshisekedi a entamé prudemment depuis son arrivée à la Présidence, mais qu’il peine à mettre en oeuvre. L’armée est encore largement tenue par des anciens fidèles de Joseph Kabila et les timides remaniements au sein des FARDC, n’ont pas encore porté ses fruits. Si le général Numbi a été récemment écarté et est maintenant en fuite, le général Gabriel Amisi, sous sanctions internationales, est toujours en place, ainsi que de nombreux sous-officiers soupçonnés d’exactions et de trafics.

Le Sud-Kivu bientôt sous état de siège ?

Le piège de l’état de siège semble se refermer à l’Est du pays puisque, pour l’instant, ni le président Tshisekedi, ni les militaires n’ont intérêt à en sortir rapidement. Le premier pour éviter la reculade et maintenir un soutien populaire, les seconds pour continuer à faire des affaires dans l’Est. A un peu plus de deux ans de la présidentielle de 2023, ces mesures d’exception dans deux provinces électorales-clés inquiètent. Les élections pourront-elles se tenir dans des régions sous état de siège ? Une interrogation d’autant plus inquiétante que ce mercredi 3 novembre, un groupe armé maï-maï a opéré une incursion dans la ville de Bukavu, en attaquant des dépôts d’armes. Bilan provisoire : 11 morts. Un incident sécuritaire qui pourrait inciter les autorités congolaises à déclarer l’état de siège dans la province du Sud-Kivu, en proie également à de nombreux groupes armés. Le piège de l’état de siège n’est visiblement pas prêt de se refermer.


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 17/11/2021, 7:24 pm

L'état de siège de nouveau sur la sellette après de nouveaux massacres dont en Ituri le plus meurtrier et à l'occasion d'une énième prorogation automatique à l'Assemblée, la 12ème ! Les députés tentent de réévaluer son efficacité et ceux de deux provinces concernées par l’état de siège s’y opposent même et demandant une évaluation exceptionnelle en lieu et place de continuer à la proroger automatiquement  jusque même à exiger la démission de deux gouverneurs militaires pour incapacité à gérer les forces de sécurité mises à leur disposition mais le pouvoir qui mène la barque s'entête à l'imposer. Jusqu'à quand ?

Entre-temps au pouvoir comme en dehors des voix s'élèvent pour réclamer des crédits plus importants à la défense et à la sécurité dans la loi de finances de l'exercice 2022 chiffrée à un peu plus de 10 milliards USD en cours d'examen à l'Assemblée qui a encore prévu une part trop importante au fonctionnement des instutions aux dépens des crédits alloués au social de la population, aux investissements et bien sûr à la défense !



"RDC : de nouveaux massacres font une cinquantaine de morts dans l’est du pays - 17 novembre 2021
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/16/rdc-de-nouveaux-massacres-font-une-cinquantaine-de-morts-dans-l-est-du-pays_6102243_3212.html
Les rebelles des ADF sont accusés de l’attaque meurtrière d’un hôpital au Nord-Kivu, tandis qu’une milice communautaire aurait tué au moins 17 personnes en Ituri.

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! 336276c_532373436-000-9dl68x-1
Un mur criblé de balles dans un village du territoire de Beni, dans l’est de la RDC, pris pour cible par les ADF, en mai 2021. ALEXIS HUGUET / AFP

Un nouveau carnage attribué aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins 38 morts au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), vendredi 12 novembre. Un lourd bilan auquel s’ajoutent une vingtaine de personnes tuées lundi dans les provinces voisines de l’Ituri et du Sud-Kivu.
De premières informations avaient fait état, vendredi, d’au moins cinq personnes tuées et plusieurs prises en otage dans l’attaque nocturne d’un hôpital à Kisunga, dans le territoire de Beni. Les ADF, qui, selon l’armée, multiplient les attaques contre des centres hospitaliers et des pharmacies pour s’approvisionner en médicaments, ont été immédiatement accusés.


Ce bilan a été « réévalué à 38 morts après la découverte de nouveaux corps sur l’axe Kamwanga-Kibasiamwagha », deux villages voisins, a indiqué lundi sur Twitter le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), qui dispose d’experts sur le terrain. La Croix-Rouge locale, chargée de la recherche et de l’enterrement des corps, a également compté 38 morts au total dans les trois villages. « Les corps étaient pour la plupart ligotés et les cous tranchés à la machette », a expliqué à l’AFP Samy Kaleverwa, responsable de la Croix-Rouge. « Nous n’avons pas encore terminé les recherches des cadavres dans la brousse », a-t-il ajouté.

« Nous avions alerté les forces de sécurité »

D’après le KST, « il s’agit de l’attaque [des ADF] la plus meurtrière depuis celle de Boga et Tchabi [Ituri], dans la nuit du 30 au 31 mai », qui avait fait 57 morts. « Nous avions alerté les forces de sécurité sur la présence des ADF dans la zone. Mais il n’y a eu aucune réaction jusqu’à ce massacre », a déploré Moïse Kiputulu, président de l’organisation Nouvelle Société civile du Congo à Bashu (territoire de Beni).
Selon le KST, ces morts s’ajoutent à « au moins 1 137 civils tués au Nord-Kivu et en Ituri depuis le début de l’état de siège, le 6 mai ». Cette mesure exceptionnelle prise par le président Félix Tshisekedi a pour objectif de lutter contre les groupes armés sévissant depuis plus de vingt-cinq ans dans la partie orientale du pays – notamment les ADF, qui sont les plus meurtriers. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police.
A l’origine, les ADF étaient une coalition de groupes armés ougandais, dont le plus important composé de musulmans, opposés au régime du président Yoweri Museveni. Ils sont installés depuis 1995 dans l’est congolais, où ils ont fait souche. Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l’organisation Etat islamique (EI), qui désigne le groupe comme sa « province d’Afrique centrale ». En mars, les Etats-Unis ont placé les ADF parmi les « groupes terroristes » affiliés aux djihadistes de l’EI.

Les jeunes mobilisés « pour creuser les tombes »

Par ailleurs, en Ituri, province minée par des conflits communautaires, au moins 17 personnes ont été tuées lundi dans le village de Chabusiku, à 12 km du chef-lieu, Bunia, certaines ayant été retrouvées calcinées dans leurs maisons, a annoncé David Bahinduka Bamuhiga, chef du secteur rural de Bahema-Irumu.
Le KST a chiffré à « au moins 18 civils tués » le bilan de cette attaque, dont sont soupçonnés les miliciens du groupe Chini ya Kilima-FPIC. Cette « Force patriotique et intégrationniste du Congo » est une milice qui prétend défendre les intérêts des Bira, une des communautés de cette province aurifère qui a renoué avec les violences depuis fin 2017 après des années d’accalmie. Selon M. Bahinduka, les victimes de l’attaque de lundi sont « en majorité » des membres de la communauté hema. « Nous avons mobilisé les jeunes pour creuser les tombes », a-t-il dit, constatant que les militaires congolais étaient « intervenus, mais avec retard ».

Enfin plus au sud, dans la province du Sud-Kivu – qui n’est pas placée en état de siège –, au moins six personnes ont été tuées et sept blessées, dans la nuit de dimanche à lundi, dans une attaque attribuée à une milice d’autodéfense, a annoncé le gouverneur de province. Le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée dans le secteur, avait auparavant évoqué cinq morts et une douzaine de maisons incendiées. Selon lui, cette opération a été menée par la « coalition Ngumino Twigwaneho », composée de Banyamulenge (des Tutsi congolais aux lointaines origines rwandaises), en représailles à d’autres récentes attaques.
Le Monde avec AFP"
= https://actualite.cd/2021/11/15/adf-un-nouveau-carnage-fait-vendredi-au-moins-38-morts

« Si vous coupez les têtes au nom d’Allah, vous serez récompensés » : en RDC, dans l’enfer des ADF
Six mois après l’instauration de l’état de siège, les habitants de Goma, en RDC, vivent toujours « la peur au ventre »

"RDC: 38 morts dans une attaque à Beni, selon un nouveau bilan - 15 novembre 2021
= https://afrique.lalibre.be/65555/rdc-38-morts-dans-une-attaque-a-beni-selon-un-nouveau-bilan/
Trente-huit personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un nouveau bilan d’attaques d’au moins trois villages attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), a-t-on appris lundi de sources concordantes. Le bilan, qui faisait état dans un premier temps de six morts dans l’attaque d’un hôpital à Kisunga, « est réévalué à 38 morts après la découverte de nouveaux corps sur l’axe Kamwanga – Kibasiamwagha », deux villages voisins, a indiqué le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais).
La Croix-Rouge locale a également compté 38 morts au total.


Les ADF multiplient les attaques contre des centres hospitaliers et des pharmacies pour s’approvisionner en médicaments.
A l’origine, les ADF sont une coalition de groupes armés ougandais, dont le plus important était composé de musulmans, opposés au régime du président Yoweri Museveni. Ils sont installés depuis 1995 dans l’est congolais, où ils ont fait souche.
Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l’organisation Etat islamique qui désigne le groupe comme sa « Province d’Afrique centrale ». En mars dernier, les Etats-Unis ont placé les ADF parmi les « groupes terroristes » affiliés aux jihadistes de l’EI.
Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle pour lutter contre les groupes armés. Les autorités civiles y ont été remplacées par des officiers de l’armée et de la police."

"Ituri : 32 morts dans une nouvelle violence des miliciens Chini ya Kilima, à Chabusiki - 16 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/16/ituri-32-morts-dans-une-nouvelle-violance-des-miliciens-chini-ya-kilima-a-chabusiki.html/97477/
Au-moins 32 personnes ont été tuées dans une incursion des miliciens Maï-Maï, Chini ya Kilima, du Front Patriotique Intégrationiste (FPIC), la nuit du dimanche au lundi 15 novembre 2021 au village Chabusiku, situé dans le territoire d’Irumu (Ituri).
L’information est confirmée par Christophe Munyanderu, Coordonnateur de l’ONG-DH Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), qui renseigne qu’outre ces personnes tuées, plusieurs maisons ont aussi été incendiées par ces assaillants au cours de ce drame macabre.


« L’ennemi a attaqué le village Chabusiku dans la nuit du dimanche à ce lundi 15 novembre, où 33 personnes viennent d’être tuées aux côté des maisons incendiées et des vaches emportées par les miliciens Chini ya Kilima », a-t-il fait savoir.
Notre source précise que ce bilan reste encore provisoire. Suite à cette situation, les habitants se déplacent vers les régions supposées paisibles, craignant ainsi pour leur sécurité."
"Ituri : une nouvelle incursion des présumés rebelles de FPIC/Chini ya Kilima fait au moins 18 morts à Tchabusiku - 15/11/2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/15/ituri-une-nouvelle-incursion-des-presumes-rebelles-de-fpic-chini-ya-kilima-fait-au-moins-18-morts-a-tchabusiku.html/97456/
"Ituri : 18 morts lors d’une nouvelle attaque des miliciens de la FPIC au village Chabusiku - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/15/actualite/securite/ituri-18-morts-lors-dune-nouvelle-attaque-des-miliciens-de-la-fpic-au


"RDC : 22 victimes des atrocités de CODECO font des témoignages accablants devant le tribunal militaire en Ituri - 17 novembre 2021
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2021/11/17/rdc-22-victimes-des-atrocites-de-codeco-font-des-temoignages-accablants-devant-le-tribunal-militaire-en-ituri.html/97579/
"Ituri : au moins sept personnes tuées dans les attaques de la CODECO à Djugu (Société civile) - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/15/actualite/securite/ituri-au-moins-sept-personnes-tuees-dans-les-attaques-de-la-codeco


"Sud-Kivu : 6 morts lors d’une attaque des présumés combattants Twirwaneho et alliés dans les hauts plateaux d’Itombwe - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/16/actualite/securite/sud-kivu-6-morts-lors-dune-attaque-des-presumes-combattants-twirwaneho


"RDC: polémique sur l'efficacité de l'état d'urgence après un nouveau massacre - 17/11/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211117-rdc-pol%C3%A9mique-sur-l-efficacit%C3%A9-de-l-%C3%A9tat-d-urgence-apr%C3%A8s-un-nouveau-massacre
En RDC, nouvelle polémique entre l'armée et la société civile après un massacre attribué à de présumés rebelles ADF dans la nuit du 11 au 12 novembre, l'attaque la plus meurtrière depuis janvier 2020. La société civile de Beni estime que l'état d'urgence, instauré en mai dans le territoire de Béni, n'a pas répondu aux attentes de la population. De la « mauvaise foi », répond l'armée.

Attaques de villages, massacres de populations civiles innocentes poussées à fuir leurs domiciles, embuscades meurtrières sur l'axe qui va vers l'Ouganda... Les violences n'ont pas cessé, selon plusieurs organisations qui assurent qu'à part la ville de Beni, les rebelles des ADF sont en train d'étendre leur champ d'actions, notamment dans la chefferie des Bashu.
« L’ordonnance signée par le chef de l’État c’est, imposer la paix, restaurer l’autorité de l’État, mais aussi protéger les populations et leurs biens. Mais curieusement, pendant les six mois que nous venons de faire dans l’état de siège, la population continue à être tuée, la population n’est pas du tout sécurisée. En tout cas, au niveau du territoire de Béni, les choses n’ont pas changé », estime Kizito Bin Hangi, chargé de communication de l'Asadho à Beni.
Concernant la dernière attaque, la plus meurtrière depuis 2020, la société civile parle d'au moins 38 morts et jusqu'à 60 personnes enlevées. Le porte-parole des FARDC dans la province de l'Ituri en reste au bilan donné au lendemain du massacre : 5 civils tués et plusieurs blessés, ainsi que 8 présumés rebelles ADF tués lors des opérations de poursuite.

« Mauvaise foi »

Côté FARDC, on dénonce « la mauvaise foi » de certaines organisations de la société civile qui seraient mues, selon leur porte-parole dans la province de l'Ituri, par des intérêts politiques « inavoués ».
Le capitaine Anthony Mwalwishay pointe également la complicité dont « les terroristes des ADF » bénéficient dans la région. « Qui donne la force aux ADF de continuer des actions ? Mais qui sont ces mouvements Maï-Maï qui appuient souvent logistiquement ou bien opérationnellement les ADF sur le terrain ? Ce sont les fils et filles du terroir ! Donc nous devons à un certain moment arrêter l’hypocrisie et aborder les problèmes dans le bon sens »
Le capitaine Mwalwishay tente de calmer le jeu. Il appelle la population à appuyer massivement son armée, expliquant qu'il est encore tôt pour juger le travail qu'ils font sur le terrain.


"Six mois après l’instauration de l’état de siège, l’insécurité continue de ravager l’est de la RDC – JJ Wondo - 17 novembre 2021
= https://afridesk.org/six-mois-apres-linstauration-de-letat-de-siege-linsecurite-ravage-lest-de-la-rdc-jj-wondo/
Six mois après l’instauration de l’état de siège, proclamé par le président Félix Tshisekedi le 1er mai 2021, le gouvernement congolais ne parvient toujours pas à juguler l’insécurité endémique qui règne dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ce régime d’exception, prévu pour durer 30 jours aux termes de la Constitution, vient d’être prorogé pour la douzième fois par le parlement début novembre, ce qui renvoyait dans l’opinion l’impression d’un échec des pouvoirs publics face aux crises sécuritaires à répétition dans les deux provinces concernées.

Généralisation de l’insécurité à l’est de la RDC

Au-delà de l’état de siège, la situation sécuritaire globale de la RDC demeure très préoccupante et volatile. Le 18 octobre 2021, la localité de Kibumba, au Nord-Kivu, a été investie par les éléments de l’armée rwandaise avant d’en être délogés par les FARDC. Le 3 novembre 2021, c’était le tour de la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, qui a été le théâtre d’une incursion d’un groupe armé dénommé CMC-A64. Moins d’une semaine plus tard, ce sont les villages de Chanzu et Runyoni, dans la zone frontalière avec l’Ouganda au Nord-Kivu, qui ont subi les attaques dans la nuit du 7 au 8 novembre de la faction rebelle du M23/Runiga, soutenue depuis Kigali, selon les investigations approfondies menées par Afridesk.


REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! 9D252CB4-E0F1-4889-978A-3BCDE57A5828

Depuis le lancement de l’état de siège, la situation s’est vite enlisée au point que l’armée et les forces de sécurité ont vite perdu le contrôle de la situation. Désormais, c’est la confusion totale qui règne dans les deux provinces placées sous l’état de siège. Beni et Ituri sont devenus l’épicentre de l’insécurité et des massacres odieux commis sur les populations civiles face à l’impuissance militaire des FARDC.

Depuis le lancement des offensives militaires en mai 2021, aussi bien au Nord-Kivu qu’en Ituri, les massacres ont augmenté comparativement à la période précédant la mise en œuvre de l’état de siège, selon le monitoring du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) du GEC. Le mouvement citoyen La Lucha a recensé plus de 1502 civils tués dans les provinces sous état de siège; soit une moyenne de 8 civils tués par jour, 61 véhicules et 32 motos incendiées[1].
Plusieurs armées et groupes rebelles étrangers, en nombre toujours croissant, continuent d’opérer dans ces deux provinces. Il s’agit notamment du Rwanda, du Soudan du Sud, de l’Ouganda et du Burundi. En effet, Le Rwanda et l’Ouganda ont tous deux des liens historiques avec des groupes armés et des rébellions en Ituri et au Nord-Kivu. Pour des raisons de proximité géographique, le Rwanda entretient plus d’interactions avec le Nord-Kivu, qui borde le pays, tandis que l’Ouganda a joué un rôle néfaste en Ituri et dans le Nord du Nord-Kivu[2]. Plusieurs recherches ont démontré que les gouvernements ougandais, rwandais et congolais sont responsables de transferts d’armes et de la création de groupes armés dans la région[3].


REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! Ngadi-Massacres-benui-1

Etat de siège une mesure exceptionnelle qui s’éternise au mépris de la loi

En effet, sur le plan légal et constitutionnel, l’état de siège est un régime exceptionnel et temporaire, mettant en place une réglementation qui confie à une autorité militaire la responsabilité du maintien de l’ordre public et de la gestion administrative d’un pays ou d’une partie de son territoire confrontée à une menace sécuritaire très grave et imminente.
En tant que mesure exceptionnelle, entraînant notamment les restrictions des droits et libertés fondamentaux des citoyens, les opérations de l’état de siège, sont censées être limitées dans le temps, conformément à la Constitution. Ce qui n’est pas le cas. En effet, le Parlement congolais proroge quasi systématiquement cette mesure sans tenir compte des recommandations faites dans les débats ou dans le récent rapport parlementaire de synthèse sur l’évaluation de l’état de siège élaboré, au point de le banaliser. Ce qui distord l’essence même l’essence de cette mesure, avec le risque de générer une situation d’insécurité juridique en dévoyant l’état de siège de ses objectifs militaires initiaux vers des objectifs politiques et électoraux à moyen et long termes.[/size]
On peut donc retenir que la décision de décréter l’état de siège a été prise dans la précipitation et l’impréparation, mais surtout dans l’ignorance quasi totale des contours juridiques et militaires qui motivent, accompagnent et encadrent cette mesure.

Manque de moyens, de planification et de stratégie globale de lutte contre l’insécurité

L’évaluation faite par les députés congolais en août 2021 note un bilan mitigé alors que le ministre de la Défense relève des « résultats positifs ». Quant à nous, on peut affirmer que les résultats des actions militaires entreprises dans le cadre de l’état de siège sont largement négatifs.
Le Rapport de synthèse des auditions sur l’évaluation de l’état de siège élaboré par la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale de la RDC mentionne entre autres les arriérés des frais de fonctionnement ; les faibles moyens financiers et logistiques ; l’inexistence d’unités de réserve, l’irrégularité de la prise en charge sanitaire et la prime des militaires au front ; la problématique de la maîtrise des effectifs de l’armée sur le terrain des opérations ; l’infiltration des forces armées par les rebelles ADF ; la promotion d’anciens cadres militaires déjà compromis dans des activités criminelles au rang d’animateurs de l’état de siège dans les mêmes milieux où ils évoluaient auparavant, etc.[4].

On décèle globalement au sein de l’armée congolaise des problèmes récurrents d’indiscipline et de cohésion (unité de commandement). Les moyens logistiques sont insuffisants, à défaut d’être inappropriés et obsolètes. Le moral des troupes engagées aux combats reste anémique du fait de manque de moyens financiers pour entretenir correctement les militaires. Les soldes des militaires et leurs primes sont modiques, souvent détournées par la hiérarchie. Le budget militaire est insignifiant, soit environ 295 500 000 USD  pour 2021, en très nette baisse par rapport aux années précédentes. Le chef d’état-major général des FARDC a demandé la somme de 595 000 0000 USD, soit le double du budget actuel pour couvrir entre autres les dettes de l’armée et l’acquisition de matériels en vue de la montée en puissance de l’armée[5]. L’armée de la RDC ne dispose pas de loi de programmation militaire censée fixer des prévisions budgétaires pluriannuelles pour sa modernisation et sa montée en puissance.

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Les généraux Constant Ndima et Johnny Luboya, respectivement gouverneurs militaires du Nord-Kivu et de l’Ituri

Une armée en lambeaux

Sur le plan opérationnel, il n’y a pas eu pratiquement de remplacements des unités, souvent mises en cause, depuis plusieurs années. Comme mentionné plus haut, les opérations militaires au Nord-Kivu et en Ituri mettent en lumière l’état de déliquescence de l’armée et de son commandement. Sur le terrain, on assiste souvent à des conflits de compétence entre les différents responsables des structures militaires. La plupart se disputent les moyens alloués aux opérations. Ce qui impacte négativement la conduite des opérations. Tout comme le rapport parlementaire, on pointe également des cas de complicité interne au sein de l’armée par la collusion entre certains officiers/commandants de l’armée et des services de sécurité avec les milices de leurs communautés d’origine. Ce qui entraîne dans bien des cas la passivité des troupes au combat. Les effectifs – souvent fictifs – des militaires sur le terrain des opérations sont largement déficitaires par rapport aux effectifs théoriques.
Avec des effectifs théoriques – probablement gonflés – estimés à environ 176.000 hommes, les FARDC restent une armée faible sur le plan opérationnel et hétéroclite, avec un ordre de bataille flou sinon quasi inexistant. On note une désorganisation de l’armée due à des réformes infructueuses, à l’intégration des milices et des rébellions indisciplinées. Les FARDC sont une armée où coexistent des mécanismes de loyauté hiérarchique abscons et changeants, voire contradictoires, qui compliquent l’efficacité des troupes engagées au combat, victimes de complicités internes avec les groupes armés locaux et étrangers et de rivalités entre chefs d’unités.

L’état de siège, une patate chaude pour les élections de 2023 ?

Outre les aspects militaires, l’état de siège chamboule drastiquement le cours traditionnel de la vie publique dans les deux provinces concernées par son lot de mesures d’exception et l’omniprésence des militaires. On signale plusieurs actes de tracasserie administrative causés par des hommes en armes dans les deux provinces concernées. Le nombre d’actes de violations des droits humains dans les deux provinces est en forte croissance depuis le lancement de l’état de siège. Les restrictions des droits et libertés garantis par la population commencent à exacerber les populations locales qui se croient en zone sous occupation militaire. Toute cette situation risque d’hypothéquer sérieusement le prochain cycle électoral dans les deux provinces si rien n’est fait pour juguler l’insécurité dans ces deux provinces, voire au Sud-Kivu qui sombre également dans la violence. Les récentes déclarations du ministre de la Communication et des Médias[6], et du Président ad intérim de l’UDPS de prolonger ad vitam æternam l’état de siège aussi longtemps que la paix ne sera pas restaurée dans ces deux provinces risque d’échauffer les esprits pendant qu’aucune mesure concrète objective n’est prise par le Gouvernement pour permettre une montée en puissance des FARDC dans les opérations.


REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! F.-Tshisekdi-P.-Kagame

Conclusion

L’avenir de l’état de siège ne présage aucun optimisme possible à court et à moyen termes. On continue de refaire instinctivement la même chose : agir sans réfléchir ni planifier les opérations en amont pour en évaluer leur impact sur le terrain.
Nous ne cesserons de le dire que les FARDC restent une armée inefficace avec un commandement défaillant, désorganisé, dysfonctionnel (superposition des structures de commandement) et peu compétent[7] qui nécessite un profond relifting. Le népotisme et le clientélisme ne cessent de s’incruster dans l’armée.
Les efforts présidentiels, désordonnés et non conceptualisés dans un plan global stratégique de réforme des services de sécurité – comme le recommande notamment le rapport parlementaire sur l’état de siège – n’impactent pas encore l’efficacité opérationnelle des FARDC.
Les récentes attaques au Sud-Kivu et au Nord-Kivu montrent que la menace sécuritaire en RDC provient en grande partie de l’intervention des pays limitrophes. L’option militaire, via l’état de siège, ne nous semble pas être une solution appropriée à la crise sécuritaire à l’est de la RDC.  La crise est à la fois politique, géopolitique, sociologique et militaire. Elle nécessite une approche holistique, notamment régionale avec un appui ferme de la communauté internationale comme en 2013 lors de la défaite du M23.

Outre l’accélération de la mise en place d’un nouveau plan de réforme des FARDC, en ce comprise la réforme de la justice militaire, il y a urgence de mettre en place un ambitieux Plan National de la Sécurité Intégrale qui comprendrait l’allocation des ressources financières appropriées pour renforcer les institutions militaires et de sécurité.
Dans les secteurs opérationnels, il faudrait procéder au relèvement des officiers autochtones ayant longtemps presté à l’Est du pays, ainsi qu’à la relève, au reconditionnement et à la réorganisation rapide des unités engagées dans les opérations depuis plusieurs années. Il s’agit principalement des unités et des militaires issus des anciennes rébellions qui ont sévi dans la zone. Il faudrait résoudre de manière efficace la question de la maîtrise des effectifs en faisant respecter l’application des tableaux de dotation (TD) conformément aux tableaux organiques (TO).

Il faudrait en même temps s’investir dans le renforcement de la collaboration et de la restauration des liens de confiance entre les civils et les militaires car aucune guerre ne peut se gagner sans la confiance de la population. Or la situation de l’état de siège –  avec les tracasseries administratives, la présence des militaires dans les mines et dans les exploitations agricoles privées, ainsi que les dérives liberticides qu’elle entraine -, ne cesse de creuser le fossé de méfiance entre les populations civiles et les militaires. 
Il faudrait en outre revoir les mécanismes de la mise en œuvre du Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation (PDDRC-S) dont la structuration actuelle sème le doute sur son efficacité. En effet, son coordonnateur, Tommy Tambwe Ushindi, ancien responsable rebelle du M23, est contesté par plusieurs acteurs. Il est soupçonné d’entretenir encore des liens avec des groupes armés qui continuent à tuer à l’Est du pays.
Enfin, il faudrait plaider pour une implication active de la MONUSCO et une meilleure collaboration et coordination des opérations et des actions avec les FARDC et la société civile.
Plutôt que de continuer de gouverner par défi en se plongeant la tête dans le sable, nous invitons les autorités congolaises à prendre en compte les constats et les recommandations du rapport parlementaire. Ce rapport constate entre autres que la proclamation de l’état de siège n’a pas été sous-tendue par une planification d’actions stratégiques de l’état de siège. Elle l’a été sans un montage financier conséquent et cohérent, sans définition d’objectifs militaires et sans un chronogramme d’actions stratégiques, opérationnelles et tactiques. Le rapport parlementaire rejoint le crédo d’AFRIDESK. Il recommande au Gouvernement (surtout au Président[8]) de définir une politique nationale de sécurité avec toutes ses composantes dans un schéma de plan de réforme de la sécurité adaptée et révisée par une loi de programmation militaire à soumettre au Parlement. C’est à ce niveau précis que l’on pourrait évaluer le degré de volonté politique du Commandant suprême des forces armées de vouloir instaurer la sécurité en RDC.


Références

[1] https://www.7sur7.cd/2021/11/08/est-de-la-rdc-plus-de-1500-civils-tues-depuis-linstauration-de-letat-de-siege-lucha.
[2] International Crisis Group, RD Congo : en finir avec la violence cyclique en Ituri, Rapport Afrique N°292 | 15 juillet 2020.
[3] https://www.amnesty.org/download/Documents/100000/afr620062003fr.pdf.
[4] Assemblée nationale de la RDC, Rapport de synthèse des auditions sur l’évaluation de l’état de siège, août 2021.
[5]Ibid. 
[6] https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/l-entretien/20211105-patrick-muyaya-il-est-extr%C3%AAmement-dangereux-de-raviver-des-questions-tribales-en-rdc.
][7][/size] Les compétences des militaires restent insuffisantes et la formation de base des officiers est au rabais.
[8] La défense est un domaine de collaboration entre le Président et le Gouvernement. En réalité, en RDC, la défense reste un domaine de chasse gardée du Président. Le ministre de la Défense reste sans portefeuille. Il ne dispose d’aucun droit d’initiative sur l’affectation de ce budget et son contrôle. Ce sont d’autres personnes de l’entourage direct du chef de l’Etat, notamment de la Maison militaire du Président, qui se chargent d’actionner les lignes budgétaires de l’armée.


"6 mois depuis l'instauration de l’Etat de siège : la situation sécuritaire toujours préoccupante (Asadho) -  16.11.2021,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96351_6_mois_depuis_l_instauration_de_l_etat_de_siege_la_situation_securitaire_toujours_preoccupante_asadho.html

"Nouvelle prorogation de l’État de siège : Félix Tshisekedi échange ce mercredi avec les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri - 17 novembre 2021
= https://www.politico.cd/encontinu/2021/11/17/nouvelle-prorogation-de-letat-de-siege-felix-tshisekedi-echange-ce-mercredi-avec-les-elus-du-nord-kivu-et-de-lituri.html/97602/
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-96376_etat_de_siege_l_assemblee_nationale_convoque_une_pleniere_pour_une_nouvelle_prorogation.html


"RDC: les députés évaluent l'efficacité de l'état de siège dans l'est du pays -16/08/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210816-rdc-les-d%C3%A9put%C3%A9s-%C3%A9valuent-l-efficacit%C3%A9-de-l-%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge-dans-l-est-du-pays
Trois mois après la proclamation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, les députés procèdent à l’évaluation de son efficacité. Les députés veulent avoir des explications claires avant de procéder à une éventuelle sixième prorogation de l’état de siège dans ces deux provinces. Ils ne comprennent pas pourquoi et comment les violences se poursuivent en dépit des moyens déployés.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi
Tous les ministres et officiers supérieurs de l’armée auditionnés par les députés sont revenus sur le manque de moyens, qui ne faciliterait pas les opérations sur le terrain. L’armée recourt souvent aux drones de la Monusco pendant ses opérations et bénéficie parfois de la logistique de la mission onusienne pour le transport des militaires blessés.

Quel rôle pour la Monusco dans ce dispositif

Bertin Mubonzi, président de la commission Défense et Sécurité, a écrit au président de l’Assemblée nationale, pour que les ministres des Finances et du Budget soient à leur tour auditionnés afin d'apporter des explications sur la question des moyens. Il demande aussi que la Monusco soit invitée pour détailler son appui à la lutte contre les groupes armés, particulièrement pendant l'état de siège.
Il sera également question de la particularité de l’apport des troupes kényanes qui se déploient sur le terrain dans le cadre de la Brigade d’intervention rapide de la mission onusienne.
Pour un meilleur suivi, des commissions ad hoc ont été créées au sein de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Le député Juvénal Munubo veut quant à lui avoir des explications claires sur les moyens alloués au nouveau programme de DDR et les différents projets rattachés.



"Violences dans les territoires de Beni et Irumu en RDC: un rapport accablant et «fouillé» - 10/11/2021
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211110-violences-dans-les-territoires-de-beni-et-irumu-en-rdc-un-rapport-accablant-et-fouill%C3%A9


"Beni: l’ONG CRDH plaide pour l’évaluation de l’Etat de siège avant la prochaine prorogation - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/16/actualite/securite/beni-long-crdh-plaide-pour-levaluation-de-letat-de-siege-avant-la


"RDC-Rutshuru: Six militaires soupçonnés d'être des "coupeurs de route" arrêtés  - 16 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/16/rdc-rutshuru-six-militaires-soupconnes-detre-des-coupeurs-de-route-arretes
= https://afrique.lalibre.be/65583/arrestations-et-condamnations-de-militaires-dans-lest-de-la-rdc
"Quatre escadrons de la police déployés au Nord-Kivu et en Ituri pour « renforcer la sécurité » des zones libérées par l’armée - 16/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/16/actualite/securite/quatre-escadrons-de-la-police-deployes-au-nord-kivu-et-en-ituri-pour
"Etat de siège au Nord-Kivu : des centaines de rebelles neutralisés en 6 mois, selon l'armée - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/15/actualite/securite/etat-de-siege-au-nord-kivu-des-centaines-de-rebelles-neutralises-en-6
"Etat de siège : le CEPADHO appelle la population à la « solidarité » avec les FARDC, après l’attaque de Bashu - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/15/actualite/securite/etat-de-siege-le-cepadho-appelle-la-population-la-solidarite-avec-les
"Tanganyika : les FARDC récupèrent plusieurs villages jadis occupés par des miliciens - 15/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/15/actualite/securite/tanganyika-les-fardc-recuperent-plusieurs-villages-jadis-occupes-par


"RDC : Voici les principaux projets du gouvernement qui seront financés par le Budget 2022 - 15/11/2021
= https://7sur7.cd/2021/11/15/rdc-voici-les-principaux-projets-du-gouvernement-qui-seront-finances-par-le-budget-2022
Devant la représentation nationale ce lundi 15 novembre 2021, le premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a dévoilé les principaux projets à financer par son gouvernement pour 2022 en République démocratique du Congo. Il s'agit, d'après lui, entre autres de :

- Travaux de lutte anti-érosive à travers le pays ;
- L'acquisition des matériels pour l'installation de la fibre optique en vue de la migration vers le système téléphonique CUCM ;
- La construction des bâtiments devant abriter les Tribunaux de paix dans 145 territoires ;
- La pacification et la stabilisation de l'Est ;
- La réhabilitation et la construction des infrastructures devant abriter les 9èmes Jeux de la Francophonie ;
- L'acquisition des matériels informatiques pour la numérisation des administrations financières ;
- La création et le déploiement de la chaîne de la recette ;
- La réhabilitation des prisons à travers le pays ;

- La construction, la réhabilitation et l'entretien des routes, voiries et édifices publics en vue du désenclavement du pays ;
- La modernisation des parcs de la Foire internationale de Kinshasa ;
- L'acquisition d'équipements nécessaires à la certification des réserves pétrolières et gazières ;
- La construction de la Tour administrative des hydrocarbures ;
- L'électrification, par énergie solaire, de 145 territoires de la RDC et de 15 chefs-lieux des provinces ;
- L'appui au développement du site Inga et d'accès à l'électricité ;
- L'extension des systèmes d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement ;
- La réhabilitation des ports fluviaux et lacustres, des routes nationales et des voies ferrées ;
- L'appui à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA).

Il sied de signaler que tous ces projets seront financés par la loi de finances exercice 2022 évaluée à plus de 10 milliards de dollars américains, qui est en examen à l'Assemblée nationale.

"Assemblée nationale : le député Jackson Ausse appelle à revoir la répartition budgétaire en vue d’améliorer les 3,95% réservés à la défense - 16 novembre 2021
= https://actualite.cd/2021/11/16/assemblee-nationale-le-depute-jackson-ausse-appelle-revoir-la-repartition-budgetaire-en
La part réservée à la défense nationale dans le projet de loi des finances de 2022 ne fait pas l’unanimité à l’Assemblée nationale. Le député national Jackson Ausse a appelé lundi 15 à revoir ce projet de loi en vue d’augmenter les 3,95% réservés à la défense.
« Notre priorité maintenant c'est un État fort, un État fort passe par la sécurité. Nous tournons notre regard vers notre commission (ECOFIN), franchement il faut doubler, pourquoi pas tripler ce qui est prévu ici pour la défense, si ça reste comme ça c'est une manière de condamner à mort la population de l'Est dans les mains des groupes armés », a-t-il plaidé lors de débat général sur le budget 2022.[...]"
= https://actualite.cd/2021/11/16/djoli-suggere-que-le-budget-de-larmee-soit-double-comment-nous-pouvons-nous-memes-creer
RDC : la part du budget pour la défense fait polémiques
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211117-rdc-48-heures-pour-retravailler-le-budget-de-la-d%C3%A9fense-contest%C3%A9

"Nord-Kivu : l’armée annonce le déploiement des militaires formés à Kamina et Kitona - 14/11/2021
= https://www.radiookapi.net/2021/11/14/actualite/securite/nord-kivu-larmee-annonce-le-deploiement-des-militaires-formes-kamina
= https://www.radiookapi.net/2020/02/02/actualite/securite/rdc-1000-soldats-inactifs-de-la-base-de-kitona-crient-la-compassion-0



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Compatriotiquement! 




# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

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