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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

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Message  ndonzwau 26/5/2022, 2:44 pm

L'INSÉCURITÉ A L'EST TOURNE AUJOURD4HUI AUTOUR DU M23 ATTAQUE PAR LES FARDC ET DE CELLE DE L’ARMÉE RWANDAISE QUI LE COACHE ET DES FRAPPES DES FARDC TOMBÉES SUR LE SOL RWANDAIS ! LE POUVOIR DE KINSHASA EST-IL ENFIN PRÊT A ASSUMER UNE RIPOSTE MILITAIRE QUI ATTEINT LE RWANDA ?


"Attaque à Kibumba : le gouvernement congolais approuve l’implication de l’armée Rwandaise - 26 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/attaque-a-kibumba-le-gouvernement-congolais-approuve-limplication-de-larmee-rwandaise/
Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a, sur instruction du Chef de l’État, convoqué et tenu, ce 25 mai 2022, dans son cabinet de travail, une réunion sécuritaire de crise avec le Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, le Ministre de la Communication et Médias, la Ministre déléguée près le Ministre des Affaires sociales, des Actions humanitaires, et de la Solidarité nationale chargé des Personnes Vivant avec Handicap, le Vice-Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, le chef d’état-Major des FARDC, le Commissaire Général Adjoint de la PNC, le directeur des renseignements généraux PNC, l’administrateur principal du département extérieur, le conseiller du CEMG/ FARDC chargé des Renseignements militaires, le chef du département des opérations FARDC, le directeur général de la DGM ainsi que quelques membres de son cabinet pour passer en revue la situation qui sévit depuis quelques jours et surtout, depuis les petites heures du matin, ce jour, à Kibumba dans la province du Nord-Kivu.

Faisant la restitution de cette réunion devant la presse, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, a clairement évoqué le soutien que le Rwanda apporte au M-23 en violation de la frontière ainsi que les accords signés avec la RDC.
» Sur instruction du Commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo, le Premier Ministre a tenu une réunion de crise qui a réuni les responsables du gouvernement, de la défense, de l’Intérieur, mais aussi les chefs de l’armée et de la police pour passer en revue la situation qui se passe depuis quelques jours dans la province du Nord-Kivu. Il est établi suivant les éléments que nous avons reçu du terrain, qu’en tout cas des soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M-23 de la part du Rwanda », a-t-il affirmé.
Patrick Muyaya a au moins soulevé l’activation du mécanisme de suivi desdits accords avec le Rwanda pour préciser qu’une délégation est à Kigali pour en avoir le cœur net.

» A ce propos, nous avons activé le mécanisme de suivi. Et d’ailleurs, le chef de ce mécanisme se trouve présentement à Kigali pour attester ces faits », renseigne-t-il.
Mais déjà pour lui, le doute ne pouvait avoir qu’un tout petit ombre, parce que les faits sont plausibles à ses yeux.
« Ceci tend à se vérifier d’autant plus qu’il y a quelques jours, des nouvelles circulaient qu’il y aurait des représailles. Vous avez suivi que nos forces avaient totalement déstabilisé le M-23, qui de manière répétée, agissent par des actions provocatrices. Nos forces avaient pris le dessus et qu’il y a eu des éclats d’obus qui seraient tombés de l’autre côté de la frontière. Et en représailles évidemment, nous attendions des nouvelles de ce genre. Nous pensons que ce qui s’est produit à côté du M-23, serait une réaction de la part du Rwanda. Mais pour cela, nous serons fixés bientôt lorsque le rapport du mécanisme conjoint de suivi sera fait », a-t-il dit sous réserve.
Notons qu’après l’attaque d’une position militaire à Kibumba en territoire de Nyiragongo, des munitions et tenues appartement à l’armée rwandaise (RDF) ont été ramassées, ce qui prouverait pour la énième fois que Kigali appui les rebelles du M23 qui déstabilisent l’Est de la République Démocratique du Congo. L’armée loyaliste a pu repousser, après des forts affrontements, ce mouvement rebelle. Occasion pour le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, à inviter la population au calme. A noter que, le gouvernement a, pendant la journée du mercredi 25 mai, ordonné la fermeture des frontières entre la RDC et le Rwanda.


"Pour le MAE Christophe Lutundula, il n’y a point de doute: le Rwanda est directement impliqué aux côtés du M23 -  26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/pour-le-mae-christophe-lutundula-il-ny-point-de-doute-le-rwanda-est-directement-implique
Christophe Lutundula Apala Pen'Apala ne mâche pas les mots concernant les violences dans le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu). Selon lui, il est clairement établi que le Rwanda est derrière les attaques du M23. Il l’a dit ce mercredi 25 mai 2022 pendant la plénière du Conseil exécutif de l'Union africaine.
« Le Rwanda avance. Il y a 10 minutes, je le dis sans hésitation, le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC. Comment aujourd'hui, la journée nous célébrons la naissance de notre Alma mater où nous devons réfléchir sur notre avenir, on peut faire comme si de rien n'était. Je dis bien, le M23 soutenu par le Rwanda, a attaqué les troupes internationales de la MONUSCO. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Ne nous pouvons pas ne rien dire », a dit le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie congolaise a eu des mots forts et a parlé du terrorisme: « La RDC, je vais le dire, nous allons faire une déclaration politique demain ou après demain. On nous a dit que les déclarations politiques se font devant les Chefs d'État. J'en prends acte. Je voudrais qu'on prenne conscience que le terrorisme n'est pas seulement le terrorisme idéologique. Il y a le terrorisme à motivation politique, le terrorisme à motivation économique ». 

Et d’ajouter: 
« La RDC en sait quelque chose tant il est vrai que. Il y a des pays qui croient à l'Union africaine, à notre organisation. Mais il y a des pays qui se moquent de nous. Nous ne pouvons pas continuer à tolérer ces changements anticonstitutionnels. Ne traitons pas le mal à la surface. Il faut s'attaquer à la racine. Regardons nous dans le miroir de la gouvernance, dans le miroir des espérances de nos peuples.", a martelé le chef de la diplomatie congolaise ». 
A Kinshasa, le même jour une importante réunion s’est tenue autour du Premier ministre. Les soupçons se sont également cristallisés autour d’un appui du Rwanda. Sur le terrain, des milliers de personnes se sont déplacées et les besoins humanitaires deviennent de plus en plus importants.


"RDC: les soupçons se cristallisent autour d’un soutien du Rwanda au M23 (Gouvernement) -  26 mai 2022 -
= https://actualite.cd/2022/05/26/rdc-les-soupcons-se-cristallisent-autour-dun-soutien-du-rwanda-au-m23-gouvernement
Les réunions se multiplient depuis l’intensification des combats à une vingtaine de kilomètres de Goma entre les FARDC et le M23. A Goma comme à Kinshasa, les autorités ont pris leur temps avant de communiquer sur ces violences. Tard dans la soirée mercredi, l’armée s’est fendue d’une communication officielle laissant entendre qu’un pays voisin serait impliqué. Les affirmations des FARDC se basent sur des effets militaires qui ont été récupérés sur la ligne de front. Le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi (MCVE) a été saisi. Ce dispositif basée à Goma avait été lancé en Septembre 2012. Il comprend des experts militaires des États Membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Il surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la Région des Grands Lacs.

A Kinshasa, à l’issue d’une autre réunion de sécurité, Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias, est revenu également sur les soupçons.
« Il est établi, selon les éléments que nous avons reçu du terrain, que les soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M23 de la part du Rwanda. A ce propos, nous avons activé le mécanisme de vérification. Le chef de ce mécanisme se trouve actuellement à Kigali pour attester ces faits », a-t-il dit. 
Les capacités militaires du M23 étonnent. Les attaques subies par la MONUSCO et les FARDC depuis dimanche n’ont pas été anodines, confirment les sources onusiennes. C’est également la conviction du gouvernement congolais.
« Nous pensons que le M23 ne dispose pas de cet arsenal militaire, d’où la cristallisation de nos soupçons », a déclaré le porte-parole du gouvernement. 

Patrick Muyaya a également rassuré sur l’implication et la détermination des forces régulières: « Les FARDC ont été mobilisées pour être sûrs que chaque centimètre du territoire national soit protégé. D’ailleurs, il vous souviendra que nous avons lancé la campagne Bendele Ekweya te. C’est le moment de le relancer. Nous devons tous nous lever pour qu’aucune tentative d’aucun groupe ou d’un pays ne tente de prendre un seul centimètre de territoire ».
Il prend à témoin également la communauté sous régionale: « A la suite de notre adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est, tous les groupes armés se sont soumis au processus politique qui avait été décidé par les chefs d’Etat à l’exception du M23. C’est un acte de rébellion non seulement par rapport à la RDC mais vis-à-vis de tous ces chefs d’Etat de la sous région qui se sont engagés dans le processus de paix ». 
Le gouvernement pense également à l’option militaire à l’échelle sous régionale: « Si ce mouvement et tout ce qu’il y a comme forces affiliées continuent leur aventure, ils subiront la force. La force, c’est aussi l’alternative qui a été proposée. Nous tenons au retour de la paix. Nous faisons tout pour que la paix revienne. Il y a un seuil de tolérance ».


"Le Potentiel : « Soutien présumé au M23 : Kinshasa, l’heure de la fermeté a sonné » -  26/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/26/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-soutien-presume-au-m23-kinshasa-lheure-de-la
Revue de presse kinoise du 26 mai 2022. 

La reprise des hostilités entre les FARDC et le M23, dans le Nord-Kivu, est la principale information ayant fait la Une des journaux parus ce jeudi à Kinshasa.  [url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/POT 8336.pm.pdf]Le Potentiel[/url] ouvre le bal et barre en sa manchette : « Soutien présumé au M23 : Kinshasa, l’heure de la fermeté a sonné ». Dans cet article, ce quotidien soutient que cette énième attaque du M23 contre les positions des FARDC, au Nord-Kivu, est une provocation de trop. Ce journal fait également remarquer que tout est fait pour maintenir ouverts les robinets d’alimentation de la guerre en RDC. Pour ce quotidien, l’abandon d’armes et effets militaires de l’ennemi, notamment, la paire de tenue militaire non utilisée par les FARDC, ni par le M23, illustre davantage l’absence de franchise dans la sous-région, mieux, le dévoilement de faux-semblants d’échanges entre les parties. Avec ces preuves, note ce tabloïd, le soutien aux rebelles du M23 par une armée étrangère devient avéré. D’où, la nouvelle posture attendue de Kinshasa : celle de la fermeté traduite par la détermination de ses forces à ne laisser aucun centimètre du territoire national à qui que ce soit. A ce stade, souligne Le Potentiel, l’éclairage très attendu du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs sur les graves incidents signalés, notamment des obus et bombes tirés de l’Est vers l’Ouest de l’axe routier Goma-Rusthuru et sur le territoire congolais à Katale est déterminant pour de nouvelles options.
C'est ce qui poussé le gouverneur militaire du Nord-Kivu à solliciter l’enquête du mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL) sur ces affrontements, comme note [url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/Edition du Jeudi 26 Mai 2022.pdf]Forum des As.[/url] D'après un communiqué publié ce mercredi 25 mai par les FARDC, précise ce quotidien, il s'agit de mener des investigations sur l'origine de ces graves incidents. Par la même occasion, conclut Forum des As, le gouverneur du Nord-Kivu appelle la population au calme, à la vigilance et à faire confiance aux FARDC.

A ce sujet, l’Avenir estime que les rebelles du M23 jouent la stratégie de « bouclier frontalier », visant à s’attirer le soutien de Kigali et à le pousser à intervenir en plein jour dans cette guerre dont l’objectif est l’extension du conflit dans cette région. Pour étayer son argumentaire, ce journal cite le cas de la rhétorique de poursuite des FDLR en 1994 qui conduit à rébellion de l’AFDL en est une illustration et ne doit pas faire jurisprudence. C’est ainsi, poursuit l’Avenir, que le M23, qui agit, vraisemblablement par procuration pour la cause d’une main noire qui manipule non seulement des Congolais mais s’appuie aussi sur les voisins, joue le jeu du ‘bouclier frontalier’ pour impliquer le Rwanda dans sa lutte contre la RDC. C’est comme l’avait fait en son temps, Saddam Hussein, feu président irakien, dans la guerre du Golfe en pilonnant l’Israël pour le pousser à réagir en bombardant le territoire irakien, afin d’impliquer les pays arabes, les pousser à adhérer dans la guerre au motif qu’Israël a attaqué l’Irak. Ce tabloïd pense que les FARDC doivent faire montre d’intelligence dans la stratégie d’identification du vrai ennemi car l’ennemi joue à la diversion.
[url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/journal 1464.pdf]Le Journal[/url] se réfère au communiqué lu par le porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu, le général de brigade Sylvain Ekenge Bomusa, qui porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que, pendant ces affrontements, dans le groupement Jomba, plus de 20 obus et bombes tirés de l’Est vers l’Ouest de l’axe routier Goma Rutshuru ont explosé sur le territoire congolais à Katale, non loin du poste d’aviation de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), à Rumangabo et les environs.
Ce quotient cite de nouveau l’armée nationale qui annonce avoir récupéré plusieurs munitions de guerres des mains des assaillants. Ce journal signale que des affrontements entre FARC et le M23 n’ont pas été sans dégâts dans le Nord-Kivu. Sur plusieurs fronts, ajoute Le Journal, les Forces armées congolaises ont riposté aux attaques de ces assaillants, stoppant leur progression vers Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, comme du temps du régime passé.

Pour sa part, [url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/Edition du Jeudi 26 mai 2022 (2).pdf]La Prospérité[/url] revient sur le rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) qui rapporte que la poursuite de ces affrontements à Jomba dans le territoire de Rutshuru et à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, ont entraîné le déplacement de milliers de civils. Selon l’agence onusienne, les combats à Kikumba, situé à 25 km au nord de Goma, auraient forcé environ 10.000 personnes à fuir vers Rugari dans le Territoire de Rutshuru et Kibati, à environ 8 km de Goma.  «A en croire les partenaires de protection, environ 26.000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des violences le 22 mai à Rutshuru », a détaillé l’OCHA, dans son dernier rapport de situation sur l’Est de la RDC, souligne ce quotidien. Les 24.000 restants, note La Prospérité, sont répartis dans les villages de la zone de santé de Rwanguba, où ils vivent dans des sites improvisés, notamment des églises et des écoles, et ont un besoin urgent de nourriture et d’articles non alimentaires.


"RDC: tous les services impliqués dans le secteur de la Défense en réunion de crise autour du 1er ministre - 26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/rdc-tous-les-services-impliques-dans-le-secteur-de-la-defense-en-reunion-de-crise-autour
Les violences impliquant le M23 dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo dans le Nord-Kivu font l’objet de moult réunions au plus haut niveau. Mercredi a été particulier. Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a réuni les membres du gouvernement dont le Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, le Ministre de la Communication et Médias, la Ministre déléguée près le Ministre des Affaires sociales, des Actions humanitaires, et de la Solidarité nationale chargé des Personnes Vivant avec Handicap ainsi que le Vice-Ministre de l'Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières. 

La réunion considérée comme stratégique a connu également la participation du chef d'état-Major des FARDC, du Commissaire Général Adjoint de la PNC, du directeur des renseignements  généraux PNC, de l’administrateur principal du département extérieur, ainsi que du conseiller du CEMG/ FARDC chargé des Renseignements militaires.  Le chef du département des opérations FARDC, le directeur général de la DGM ainsi que quelques membres de son cabinet étaient aussi présents et ont passé en revue la situation sécuritaire autour de Goma.
Il en sort que le Rwanda est pointé du doigt et que le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi (MCVE) a été saisi. Rien n’a été révélé sur les décisions stratégiques.
« Il est établi suivant les éléments que nous avons reçu du terrain, qu'en tout cas des soupçons se cristallisent sur un soutien qu'aurait reçu le M23 de la part du Rwanda (…) A ce propos, nous avons activé le mécanisme de suivi. Et d'ailleurs, le chef de ce mécanisme se trouve présentement à Kigali pour attester ces faits », a affirmé Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias.

Les participants à cette réunion se sont penchés également sur la situation humanitaire: « Nous avons analysé la question au plan humanitaire. Parce que vous savez qu'il y a des populations qui ont été déplacées de part et d'autre d'ailleurs, que ce soit du côté de Kibumba ou du côté de Rutshuru. Il y a besoin d'un appui humanitaire. Le gouvernement s'y attelle. Les états des lieux se font sur le terrain. A partir des rapports qui seront faits, le gouvernement pourra agir dans les prochains jours pour apporter de l'appui à nos compatriotes ».
Un message a été lancé à destination de la population: « Nous tenons à rassurer la population congolaise en général et celle du Nord-Kivu en particulier, que le gouvernement, avec en tête le Président de la République, suit de près la situation et que toutes les mesures sont prises pour assurer la paix et la sérénité (…). Nous voulons lancer, à la même occasion, un appel au calme et suivre évidemment les instructions et les nouvelles qui sont lancées à la fois par les autorités militaires et par nous-mêmes. Et d'ailleurs, ils ont communiqué cette après-midi. Cette communication vient renforcer celle-là ».


"Affrontements FARDC-M23 : le gouverneur du Nord-Kivu saisit la CIRGL - 26/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/affrontements-fardc-m23-le-gouverneur-du-nord-kivu-saisit-la-cirgl/
Le gouverneur du Nord-Kivu saisit le mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL) pour enquêter sur les affrontements qui ont opposé les FARDC à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru. D’après un communiqué publié ce mercredi 25 mai par les FARDC, il s’agit de mener des investigations sur l’origine de ces graves incidents.
Par la même occasion, le gouverneur du Nord-Kivu appelle la population au calme, à la vigilance et à faire confiance aux FARDC.

Plusieurs localités sont occupées, depuis ce mercredi matin par les rebelles du Mouvement du 23 mars à Rutshuru et Nyiragongo. Elles sont tombées après de violents combats ayant suivi des attaques simultanées du M23 contre les positions des FARDC dans ces deux territoires du Nord-Kivu. La circulation la route Goma – Rutshuru reste aussi coupée au niveau de Kibumba. RO


"Enième agression : des questions sans tabou - 26/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/enieme-agression-des-questions-sans-tabou
La énième séquence d’agression sous couvert de rébellion en cours dans le Nord-Kivu ressemble à ses devancières. Même modus operandi, mêmes éléments de langage à Kigali comme dans les rangs des  » rebelles « .
Face à ce remake, mieux à ce « multi  » récidive,  même discours sibyllin, équivoque, même offre de dialogue des…dupes de la part de ce qui tient lieu de la communauté internationale. Une antienne aussi vieille que la tragédie dans l’Est de la RDC qui trahit au mieux la complicité  et, au pire,   le double- jeu des concepteurs et des exécutants de la conspiration tentaculaire contre la RDC.


Par rapport à cet éternel recommencement, façon mythe de Sisyphe, des questions valent peut-être mieux que de longs discours ressassés sur la même tragédie dont l’unique victime est la RDC.
Que gagne Kinshasa en s’enfermant dans le diplomatiquement correct ? La Rd Congo officielle va-t-elle continuer ad vitam aeternam à caresser systématiquement  Kigali dans le sens du poil ? Les dirigeants congolais vont-ils continuer à faire le jeu de leurs  voisins ainsi que  de leurs parrains  en ne nommant pas leurs  vrais agresseurs ?              
Jusqu’à quand les officiels de Kinshasa continueront-ils  à privilégier la déclinaison des agendas d’essence extérieure-sommets sans lendemain, négociations avec des forces négatives et autres rebelles d’opérette – au détriment de véritables intérêts nationaux ?
L’heure n’est-elle pas venue de sonner la révolte en créant et en imposant un rapport de force, préalable aux véritables pourparlers non avec des lampistes, mais avec le Rwanda et ses soutiens ? Cette révolution copernicienne appelle, bien évidemment, l’unité nationale -la vraie- autour d’un agenda strictement congolais et derrière les FARDC.

Gêné quelque peu  aux entournures par des partenariats sans vrai retour sur investissement pour le pays réel,  le Pouvoir congolais est-il capable d’un pareil sursaut patriotique ? Abonnée à la petite politique politicienne et en même temps sacrée cliente des puissances étrangères   -pour nombre d’acteurs-    , la classe politique est-elle soluble dans une dynamique unitaire  dont l’unique but est de sauver le Congo ?
Autant de questions qui devraient tarauder l’esprit de tout empêcheur de négocier en rond…point. Voilà des décennies que le même scénario de la guerre d’usure défile sous les yeux des Congolais.
Le hic, c’est que ce synopsis, qui charrie déjà  un long fleuve rouge de sang de centaines de milliers de Congolais, a pour finalité le démembrement du territoire congolais conçu depuis 1885 à Berlin comme un vaste comptoir pour  les « puissants  » de ce monde.  

"Bombardements des FARDC au Rwanda : Nouvelle stratégie de Tshisekedi ou fin de l’hégémonisme rwandais dans l’Est du pays ? - 25.05.2022
= https://congoprofond.net/bombardements-fardc-au-rwanda-nouvelle-strategie-tshisekedi-ou-fin-de-lhegemonisme-rwandais-dans-lest-de-la-rdc1/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 IMG-20220525-WA0248

Dans un communiqué, l’armée rwandaise par le biais de son porte-parole militaire, le colonel Ronald Rwivanga, indique qu’entre 9h et 10 h 20 de ce lundi 23 mai 2022, des tirs de roquettes de l’armée congolaise ont frappé les secteurs de Kinigi et de Nyange dans le district de Musanze qui borde également le secteur de Gahunga dans le district de Burera, blessant plusieurs civils et endommageant des biens.
Et comme réaction, les Forces rwandaises de défense (RDF) ont demandé au Mécanisme conjoint de vérification élargi (EJVM) d’enquêter sur les bombardements transfrontaliers sur le territoire rwandais par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).


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Il s’agit d’une première pour le Rwanda de saisir le Mécanisme conjoint de vérification élargi (EJVM) alors que Paul Kagame était plus enclin à des menaces.
« Ce que nous espérons, c’est la paix pour notre pays, pour la région, et pour tous. Mais pour ceux qui veulent la guerre avec nous, nous sommes prêts à nous battre. Nous avons une armée qui est entrainée à le faire et qui le fait bien, que ce soit ici (au Rwanda, ndlr) ou à l’étranger », avait déclaré Paul Kagame le 9 février 2022 devant le parlement seulement quelques jours après la réouverture des frontières entre le Rwanda et l’Ouganda et l’annonce de la normalisation des relations avec le Burundi.
Car s’il est sûr que Paul Kagame aime parler, et n’est pas connu pour avoir la langue dans sa poche, son discours avait sonné comme une menace.

Mais quel pays menaçait-il?

Réponse du berger à la bergère, en marge de la douzième conférence diplomatique de Kinshasa, qui se déroulait entre le 26 et le 28 février, Félix Tshisekedi a répondu à sa façon à son voisin.
« Il est un devoir sacré de chaque État de notre sous-région d’éviter tout acte générateur de tensions et de conflits avec les autres ou, à tout le moins, d’en minimiser le risque », a affirmé Tshisekedi qui a voulu mettre en garde le président rwandais : « En tout cas, il est irréaliste et improductif, voire suicidaire, pour un pays de notre sous-région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins ».
Le 27 mars 2022, les rebelles M23 ont attaqué les FARDC à partir du Rwanda dans les localités de Chanzu et Runyoni, dans le territoire de Rutshuru.
Le 28, le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima Kongba, a directement mis en cause les Forces de défense du Rwanda (RDF), explicitement accusées de soutenir le M23.
Il a également affirmé que deux soldats de l’armée rwandaise avaient été arrêtés au cours des attaques : l’adjudant Jean-Pierre Habyarimana et le soldat de rang John Uwajeneza Muhindi.

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Dans un communiqué, les RDF ont réfuté ces accusations de l’armée congolaise.
Ils ont démenti que les deux soldats arrêtés faisaient partie de leurs membres.
Le Rwanda affirme qu’ils avaient été arrêtés un mois plus tôt et que cette question avait déjà été évoquée lors d’une rencontre entre les services de renseignements des deux pays en février, à Kigali.

Opération conjointe FARDC-UPDF, le noeud du problème

Toutefois, ces attaques des rebelles du M23 coïncident avec deux évenements majeurs:
– le lancement des opérations conjointes entre les FARDC et l’Ouganda contre les rebelles ADF;
– lancement par la RDC et l’Ouganda des travaux de construction des infrastructures routières pour l’intégration de la sous-région (axe Bunagana-Goma).
Deux évenements qui semblent énerver le Rwanda et qui le prive de jouer son va tout en RDC.
Le président Paul Kagame se plaint toujours de n’avoir pas été associé par Kinshasa et Kampala dans la lutte contre les ADF et a appelé à des efforts collectifs des dirigeants régionaux pour mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC, principalement associés aux milices armées basées dans le pays.
Abondant dans le même sens que le porte parole militaire, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait déclaré sur TV5 qu’il était « temps de mettre fin à cette hypocrisie ou cette forme de complicité entre le M23 et le Rwanda ».  
Et d’ajouter que l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa était en passe d’être convoqué au ministère congolais des Affaires étrangères pour donner de plus amples explications sur l’attaque de Rusthuru.
Finalement, le Gouvernement Congolais a fait profil bas, comme à l’accoutumée, préférant se ranger du coté du Rwanda que de son armée.

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Le sommet de Naïrobi, sans Paul Kagame, tente de calmer les tensions

Par la suite des choses, il y eu le sommet de Nairobi pour calmer la tension de plus en plus violente qui s’élèvait dans la sous région.
Les Chefs d’Etat réunis à Nairobi malgré l’absence de Paul Kagame qui a préféré délégué son premier ministre, ont convenu qu’un processus politique soit lancé sous la direction du Président Uhuru Kenyatta du Kenya pour faciliter les consultations à entreprendre entre le gouvernement congolais et les groupes armés locaux en RDC qui écument l’Est du pays.
Selon le communiqué final publié le jeudi 21 avril, le sommet a rappelé qu’un dialogue consultatif entre le Président de la RDC et les représentants des groupes armés locaux en RDC doit avoir lieu dans les meilleurs délais.
Ce processus sera particulièrement suivi par Uhuru Kenyatta, président du Kenya, indique le communiqué final.
Tous les groupes armés en RDC sont appelés à participer inconditionnellement au processus politique “de règlement de leurs doléances”.
Hormis le dialogue, le sommet de Naïrobi décide de la mise en place de la force régionale de lutte contre les forces négatives, qui doit être opérationnelle immédiatement sous la direction de la RDC.

Félix Tshisekedi a été d’ailleurs invité à convoquer une réunion consultative le 22 avril.
Ce qui fut fait et dont la première étape des pourparlers a pris fin mercredi 27 avril à Nairobi au Kenya.
Une vingtaine de groupes armés ont finalement participé en présence des observateurs du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, des États Unis, de la France, des Nations-Unies et de la CIRGL.
Ils ont chacun pris la parole pour exposer à la délégation gouvernementale congolaise leurs motivations et attentes.
Tous les groupes armés de l’Ituri, Nord-kivu et Sud-Kivu ont remis, chacun, leurs mémorandums à la facilitation dans lesquels ils proposent des voies de sortie des tensions armées dans l’Est de la RDC.
Devant les médias, les délégués des groupes armés se sont montrés optimistes quant à l’issue de ces échanges.
Mercredi dans la soirée, en clôture de la rencontre, les présidents Uhuru Kenyatta du Kenya et Félix Tshisekedi de la RDC se sont adressés aux participants par message vidéo.
Ils ont exhorté les groupes armés de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu à privilégier la voie de la paix, en déposant les armes.
Félix Tshisekedi a exhorté les participants à renoncer aux armes et à avoir confiance dons le nouveau programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion).

« Vous pouvez compter sur moi », a dit Félix Tshisekedi aux responsables des groupes armés.
Un bemol toutefois lors de ces négociations.
Quelques heures seulement après le début de ces pourparlers, les rebelles M23 ont été chassés de la table de négociation.
Kinshasa les accuse d’avoir relancer les hostilités.
Dans un communiqué, le porte-parole de M23, Willy Ngoma, accuse l’armée congolaise d’avoir “l’intention manifeste de compromettre le processus de paix issu du récent conclave” des quatre chefs d’État à Nairobi.
Il déclare que les FARDC ont attaqué leurs positions à Bugusa et que leurs forces sont prêtes à riposter pour leur sécurité.
Une version balayée par les autorités congolaises.

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Kagame tente un rapprochement avec Museveni pour isoler la RDC

Quelques jours seulement après le sommet de Nairobi, le Rwanda tente un rapprochement avec Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, son Frère énnemi.
Le Président rwandais Paul Kagame assiste, dimanche 24 avril 2022,  à un banquet d’État organisé par le président ougandais Yoweri Museveni à State House d’Entebbe, en l’honneur des célébrations du 48e anniversaire du général Muhoozi Kainerugaba, fils aîné du président ougandais.
Ce dernier est aussi Chef de l’armée de terre ougandaise, la même qui est en opération conjointe en RDC contre les rebelles ougandais des ADF.
Quelques jours seulement après ce repas fastieux, Kampala annonce le retrait de ses troupes de la RDC dans deux semaines malgré les massacres en hausse des ADF et les dangers qu’ils représentent pour l’Ouganda.
C’est le général Muhoozi Kainerugaba, le fils du Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, qui a annoncé le retrait des militaires ougandais présents sur le sol congolais, d’ici le 31 mai.
«L’opération Shujaa cessera officiellement dans environ deux semaines, selon notre accord initial. Elle devait durer six mois», a-t-il déclaré sur sa page Twitter.

Félix Tshisekedi joue la carte du Burundi, l’autre ennemi juré du Rwanda


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Invité par son homologue burundais, Evariste Ndahishimiye, le président de la RDC Félix Tshisekedi a séjourné pendant 3 jours au Burundi depuis le vendredi 20 mai 2022.
Sur place, il a oeuvré particulièrement pour le renforcement de la coopération entre les deux États. “Aujourd’hui, nous voyons en la République du Burundi un partenaire fidèle “, a affirmé le Président Tshisekedi lors d’un point de presse tenu à l’aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura avec son homologue burundais, Evariste Ndahishimiye; faisant allusion au soutien burundais dans le processus de pacification de l’Est de la RDC.
Ce processus a fait l’objet de discussions entre les deux chefs d’État la veille à Gitega.
Le président du Burundi de son côté a promis d’aider la RDC dans la restauration de la paix dans sa partie Est.
« La RDC a longtemps supporté notre malheur en acceptant d’accueillir nos frères (réfugiés) pendant notre crise. Nous sommes pays amis de longue date, son malheur est notre malheur et son bonheur est aussi notre bonheur », a-t-il déclaré.

La situation militaire s’empire à l’Est ?

Depuis trois jours, le dimanche 22 mai, les affrontements se sont intensifiés entre les FARDC et la rébellion du M23 dans le territoire de Rutshuru, précisément dans le groupement de Jomba, dans la province du Nord Kivu.
Après de violents combats dimanche, des tirs étaient entendus encore le lundi matin sur les collines surplombant Bunagana.
Et ces rebelles M23 se replient au Rwanda en cas de contre attaque des FARDC où ils sont selon plusieurs sources ravitaillées et équipées par des officiers Rwandais dont certains combattent même en première ligne du coté des rebelles.

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Des tirs nourris ont été entendus, depuis 3 heures du matin de ce mardi 24 mai, dans le groupement de Buhumba, dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu.
Selon les sources sur place citées par la Radio Okapi, ce serait une attaque des rebelles M23 qui proviendraient de la frontière avec le Rwanda pour déboucher à Buhumba.
Une position FARDC située sur la colline Nyundo, à moins d’un kilomètre de la route Goma-Rutshuru, a été prises pour cible, avant que ces rebelles n’attaquent la zone de Kibaya.
Cette situation provoque de nouveaux déplacements de la population dans la zone, indique OCHA.
Et dans un communiqué publié dimanche 22 mai, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, condamne avec la plus grande fermeté les attaques du Mouvement du 23 mars (M23) contre les Forces armées de la RDC et les Casques bleus de la MONUSCO dans la zone de Shangi, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Bintou Keita appelle le M23 à cesser immédiatement toutes les hostilités et à déposer les armes sans condition, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Nairobi.
Des tenues militaires et autres matériels de l’armée rwandaise ont été découverts à Buhumba, après l’attaque des FARDC et les rebelles du mouvement du 23 mars, ce mardi 24 mai, dans le territoire de Nyiragongo, à plus de 20 kilomètres de la ville de Goma au nord Kivu.
Ces tenues et matériels militaires de l’armée rwandaise seraient une preuve de plus que le M23 est soutenu par le Rwanda pour attaquer les forces loyalistes et la population de ce coin,” affirment plusieurs militaires Congolais au front et des membres de la société civile.
Et c’est dans ce contexte que le Rwanda accuse la RDC d’avoir bombardé son territoire. Qu’en sera-t-il demain?
Wait and see.


"Affrontements au Nord-Kivu : Un mouvement citoyen exige du gouvernement l'expulsion de l'ambassadeur rwandais à Kinshasa - 26.05.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105278_affrontements_au_nord_kivu_un_mouvement_citoyen_exige_du_gouvernement_l_expulsion_de_l_ambassadeur_rwandais_a_kinshasa.html
Les réactions n'ont pas tardé à pleuvoir quelques jours après la résurgence des combats entre les FARDC et le M23 en territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu.
Très remonté par les récents affrontements qui fait des milliers des déplacés, le mouvement citoyen Vigilance Citoyenne, VICI en sigle "condamne le comportement barbare de l'armée rwandaise visiblement engagée à envahir une fois de plus la RDC via le mouvement rebelle du M23".


Dans un communiqué de presse de mercredi 25 mai, dont une copie est parvenue à la Rédaction d'Opinion Info CD, VICI déclare que "le Rwanda n'a jamais été un partenaire fiable en matière de pacification de la région des grands lacs".
En outre, il appelle la RDC à rappeler immédiatement son ambassadeur en poste à Kigali et expulser dans 48 heures l'ambassadeur rwandais, Vincent Karega, à Kinshasa en signe de protestation.
Toutefois, Vici invite le peuple congolais à se ranger derrière les FARDC et à s'abstenir de partager toute information dans les réseaux sociaux tendant à ternir l'image des FARDC.
Néanmoins, ce mouvement citoyen exprime sa solidarité envers les FARDC et annonce l'organisation sous peu d'une manifestation de soutien aux FARDC.


= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105273_attaque_des_positions_des_fardc_par_le_m23_kinshasa_denonce_officiellement_l_implication_du_rwanda.html
= https://actu30.cd/2022/05/attaques-du-m23-la-societe-civile-appelle-au-renforcement-des-effectifs-militaires-bien-equipes-a-rutshuru-et-nyiragongo/
= https://www.congoindependant.com/un-passe-toujours-present-17-mai-1997-afdl-liberation-ou-compromission/
= https://www.radiookapi.net/2022/05/26/actualite/securite/combats-entre-fardc-et-m23-la-monusco-note-une-evolution-positive-sur
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/25/rdc-lunion-africaine-condamne-les-attaques-du-m23-contre-larmee-congolaise-et-les-forces-de-la-monusco.html/109247/
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/25/rdc-a-rutshuru-le-m23-accuse-la-monusco-de-lintention-de-se-refaire-une-image-ternie.html/109251/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/25/attaques-simultanees-du-m23-contre-les-positions-des-fardc-a-quelques-kilometres-de-goma-kibumba-serieusement-menace.html/109267/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/25/nord-kivu-larmee-affirme-avoir-recupere-des-effets-militaires-non-utilises-ni-par-les-fardc-ni-par-les-m23.html/109276/
= https://www.diaspordc.com/combats-fardc-m23-a-rutshuru-le-rwanda-accuse-larmee-congolaise-davoir-bombarde-sur-son-territoire/
= https://www.jeuneafrique.com/1349153/politique/le-rwanda-denonce-des-tirs-en-provenance-de-rdc-et-exige-une-enquete-urgente/


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 26/5/2022, 2:51 pm

"


"RDC: les combats continuent entre le M23 et l'armée congolaise à proximité de Goma  - 25/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220525-rdc-les-m23-reprennent-l-offensive-et-se-rapprochent-de-goma
Les combats entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle du M23 se sont poursuivis toute la journée ce mercredi 25 mai. Des combats qui se sont déroulés à proximité de Goma, l’une des principales villes de l’Est du Congo, dans une zone frontalière avec le Rwanda - pays qui a affirmé lundi que des tirs de roquette congolaise avaient été tirés par l’armée congolaise sur le sol rwandais. Une situation explosive qui réveille d’anciens traumatismes.
Avec notre correspondante à Bukavu, Coralie Pierret

Dans sa déclaration ce mercredi, le général congolais Sylvain Ekenge ne s’est pas étendu sur les tensions géopolitiques dans la région. Ce porte-parole a simplement certifié que les forces loyalistes avaient récupéré des effets militaires n'appartenant ni à l’armée congolaise ni au M23. Alors à qui appartiennent-ils ?
Certaines sources évoquent le soutien du pays voisin, le Rwanda, aux rebelles du M23. Faux, répond le porte-parole de ce mouvement, le major Willy Ngoma. « Nous nous sommes préparés pendant 5 ans dans les hauteurs, mais nous ne recevons l’appui de personne », affirme-t-il depuis la ligne de front.
Des milliers d’habitants fuient les combats. Ils seraient environ 10 000 ces derniers jours à avoir quitté à la hâte leur village du groupement de Kibumba, selon un rapport du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Ces Congolais ont pris la route du sud en direction de la ville de Goma, fuyant les combats entre l’armée loyaliste et le mouvement rebelle du M23.

Mardi et mercredi, une partie des confrontations se sont déroulées à une vingtaine de kilomètres de Goma. « 20 obus et bombes ont été tirés de l’est vers l’ouest depuis mardi », affirme le général congolais Sylvain Ekenge, l’un des porte-paroles de l’armée. « Certaines positions auraient été attaquées par des combattants venus du Rwanda voisin », renchérit une source de la société civile. « Impossible », réplique le porte-parole du M23 le major Willy Ngoma, qui réfute tout soutien rwandais.
Les confrontations entre l’armée congolaise et le M23 ont repris en fin d’année dernière, alors que ce mouvement d’officier rebelle avaient déposé les armes en 2013. À cette époque, la ville de Goma était passée sous contrôle du M23.


"Situation au Nord-Kivu: Félix Tshisekedi active les leviers diplomatique et militaire -  26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/situation-au-nord-kivu-felix-tshisekedi-active-les-leviers-diplomatique-et-militaire
A Kinshasa, on ne tergiverse plus. Les hésitations de communication constatées depuis trois jours laissent place à une rhétorique qui pointe directement le Rwanda comme principal soutien du M23 dans les violences enregistrées dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo (Nord-Kivu). Cependant pour Félix Tshisekedi, la stratégie n’a pas changé: la doublette politique et diplomatique ainsi que la force militaire. Il a affermi l’axe Kinshasa-Bujumbura. Il a renforcé la coopération Kinshasa-Kampala et développé une relation de confession avec Uhuru Kenyatta (Kenya). Aujourd’hui, il n’est plus un secret sur le bug qu’enregistre la ligne Kinshasa-Kigali. La politique de « tape sur l’épaule » ou de chaudes accolades assorties de « mon frère » semble montrer ses limites.  

Christophe Lutundula Apala Pen'Apala n’a pas mâché ses mots à l’Union africaine mercredi. « Le Rwanda avance. Il y a 10 minutes, je le dis sans hésitation, le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC. Comment aujourd'hui, la journée nous célébrons la naissance de notre Alma mater où nous devons réfléchir sur notre avenir, on peut faire comme si de rien n'était. Je dis bien, le M23 soutenu par le Rwanda, a attaqué les troupes internationales de la MONUSCO. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Ne nous pouvons pas ne rien dire », a dit le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères.
Aujourd’hui, Félix Tshisekedi veut prendre à témoin le monde: « Le Président de la République, depuis son arrivée aux responsabilités, il l'a démontré. Nous faisons tout pour que la paix revienne. Ceux qui seront réfractaires à la paix, ils seront bien obligés de subir la force. Parce qu'il y a un seuil de tolérance », a déclaré mercredi Patrick Muyaya, le ministre de la communication et des médias.

Kinshasa veut s’appuyer sur une alliance sous régionale: « C'est un acte de rébellion visiblement. Non seulement vis-à-vis de la RDC, mais aussi de tous ces chefs d'État de la sous-région qui se sont engagés dans le processus de paix. Et donc, si ce mouvement et tout ce qu'il y a comme force affiliée derrière, continuent leur aventure, ils subiront la force. Parce que la force, c'est aussi l'alternative qui a été proposée. Je puis vous informer qu'il est prévu une réunion de tous les chefs d'état-major général pour étudier les mécanismes de mise en place de l'état-major conformément à la volonté exprimée par les différents chefs d'État. Nous, nous tenons au retour de la paix », a ajouté Patrick Muyaya.
Membre du bureau de l’Union africaine, Félix Tshisekedi veut activer tous les mécanismes possibles: « Le commandant suprême poursuivra lui-même des réunions tant au plan diplomatique que militaire pour prendre toutes les mesures qui s'imposent pour permettre le retour de la paix. Vous savez que tous les groupes armés, à la suite de l'adhésion de la RDC à la Communauté des États de l'Afrique de l'Est, tous les groupes armés se sont soumis au processus politique qui avait été décidé par les chefs d'État, à l'exception du M23, dont on parle encore maintenant », a ajouté le porte-parole du gouvernement.


"RDC : « Nous pensons que ce qui s’est produit à côté du M23, serait une réaction de la part du Rwanda » (Patrick... - 26 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/26/rdc-nous-pensons-que-ce-qui-sest-produit-a-cote-du-m23-serait-une-reaction-de-la-part-du-rwanda-patrick-muyaya.html/109282/
À Kibumba, dans la territoire de Nyiragongo, la situation sécuritaire a été très précaire tôt dans les petites heures du mercredi 25 mai 2022. L’armée et la population ont fait face à une attaque intense du M23, notamment, il faut peut-être le confirmer déjà, avec le soutien du Rwanda en violation flagrante des frontières et des accords signés avec la République Démocratique du Congo.
Préoccupé, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a réuni, le soir du mercredi, tous les services de sécurité et quelques membres du gouvernement. Au sortir, le Ministre de la Communication et Médias qui a fait la restitution de cette réunion, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour indexer une main noire du Rwanda dans les hostilités qui prévalent actuellement au Nord-Kivu, province contiguë du pays des milles collines. Muyaya fonde son soupçon sur le Rwanda sur son doute légitime à propos de l’arsenal militaire dont disposerait le M23 sur le terrain des opérations sans avoir les moyens nécessaires pour un tel armement.


« Nous pensons que le M-23 ne peut pas disposer de l’arsenal militaire comme celui qu’on trouve chez lui sur le terrain des opérations. D’où, la cristalisation de nos soupçons sur le Rwanda », a-t-il souligné, devant la presse.
« Il est établi suivant les éléments que nous avons reçu du terrain, qu’en tout cas des soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M-23 de la part du Rwanda. (…) Ceci tend à se vérifier d’autant plus qu’ il y a quelques jours, des nouvelles circulaient qu’il y aurait des représailles. Vous avez suivi que nos forces avaient totalement déstabilisé le M-23, qui de manière répétée, agissent par des actions provocatrices. Nos forces avaient pris le dessus et qu’il y a eu des éclats d’obus qui seraient tombés de l’autre côté de la frontière. Et en représailles évidemment, nous attendions des nouvelles de ce genre. Nous pensons que ce qui s’est produit à côté du M-23, serait une réaction de la part du Rwanda. Mais pour cela, nous serons fixés bientôt lorsque le rapport du mécanisme conjoint de suivi sera fait », a, ensuite, martelé le porte-parole du gouvernement congolais.


Patrick Muyaya
@PatrickMuyaya


#RDC : « Nous devons tous, chacun nous lever pour qu’aucune tentative, d’aucune manière, d’aucun groupe, d’aucun pays ne tente de prendre un seul centimètre de notre territoire ». Ils seront tous vaincus ! #BendeleEkweyaTe
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" Nord-Kivu: Congo-Kin/Rwanda, demain la guerre? - 26 mai 2022
= https://www.congoindependant.com/nord-kivu-congo-kin-rwanda-demain-la-guerre/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Ekenge_porte_parole

Des informations contradictoires ont « pollué les esprits » au cours de cette journée de mercredi 25 mai. En cause, les combats qui opposent depuis plusieurs jours l’armée nationale congolaise (FARDC) aux pseudo-rebelles du M23 – soutenus désormais ouvertement par l’armée rwandaise de Paul Kagame – dans la province du Nord Kivu. On apprenait mardi 24 que les forces loyalistes avaient les assaillants mis en débandade. Le lendemain, diverses sources annonçaient le contraire. A savoir notamment les belligérants s’affrontaient aux portes de Goma. On regrettera le long silence observé par le gouvernement. On a entendu dire que « Le Premier ministre Sama Lukonde devait présider une réunion de crise. L’armée fera par la suite un communiqué ».  

« Nous sommes en guerre! » Il n’était pas rare d’entendre ce genre de réflexion dans la soirée de mercredi 25 mai, auprès de certaines personnalités civiles et militaires que l’auteur de ces lignes a pu joindre au téléphone à Kinshasa. En guerre contre qui? La réponse quasiment en chœur n’a pas tardée: « Contre qui d’autre sinon le pays voisin qui soutient le M23… ». Vous avez compris. Il s’agit du Rwanda de Paul Kagame qui se comporte plus que jamais en « Etat voyou » de la région des Grands Lacs.

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Gilbert Kabanda, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants

Dans la soirée de ce même mercredi, le ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Gilbert Kabanda, était l’invité de l’émission « Redevabilité des ministres » à la RTNC. Ce médecin-général en retraite, n’a pas hésité longtemps à désigner le Rwanda de Kagamé comme étant le « soutien » des guérilleros du M23. Tard dans la soirée, des informations fragmentaires laissaient entendre que des éléments de la « RDF » (Rwadan Defence Force) se trouveraient dans la « proche banlieue » du chef-lieu du Nord Kivu.
Les propos du ministre Kabanda ont mis un peu de baume au cœur. Des observateurs ont suivi, mercredi, avec un étonnement, le communiqué, un peu timoré, lu par le porte-parole du gouverneur militaire du Nord Kivu, le général de brigade Ekenge Bomusa. C’est à croire que cet officier avait reçu l’ordre d’éviter soigneusement toute allusion à l’ennemi: « Dans sa débandade, l’ennemi a abandonné des armes et des effets militaires récupérés par les FARDC. Il s’agit notamment d’un mortier 60 mm, d’une arme AK81, de 8 roquettes antitank, d’une chaine de munitions de PKM, d’une paire de tenue militaire, d’un casque et de deux gourdes militaires non utilisés ni par les FARDC, ni par les terroristes du M23« . Le regretté chanteur Luambo Makiadi Franco aurait dit: « Soki omoni ndoki belela! » Traduction littérale: « Ameutez la foule dès que vous faites face à un occultiste ou un sorcier« . Les Congolais, dans leur grande majorité, portent le Rwanda de Kagame en piètre estime. « C’est le voisin le moins fiable sur les neuf qui entourent le Congo-Kin en« , clame-t-on

LE CONGO-KIN, UN « BUTIN DE GUERRE »?
Présent à Malabo, en Guinée Equatoriale, dans le cadre du Conseil exécutif de Union Africaine le ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula Pen’Apala a parlé vrai. Il a condamné la duplicité du « voisin rwandais« . Il a appelé le chat par son nom en fustigeant le « soutien » que ce pays voisin accorde au M23 dans les attaques des positions des FARDC.
De manière globale, les Congolais font preuve de patriotisme. Ils semblent être de cœur avec les forces armées de leur pays. Exception faite des Congolais ou opposants qui semblent confondre le Congo-Kinshasa avec son dirigeant du moment en l’occurrence Felix Tshisekedi. La réaction de la Coalition Lamuka est à insérer dans ce registre. Sur son compte Twitter @coalitionlamuka, on peut lire ces mots: « Notre peuple subit les conséquences d’un complot international appuyé par une complicité interne qui remonte jusqu’au plus niveau de responsabilité« .  
La Coalition Lamuka feint d’ignorer que les phénomènes CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda et le M23 dirigé successivement par Jean-Marie Runiga et Sultani Makenga sont des avatars de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre). Ce mouvement qui porta Laurent-Désiré Kabila au pouvoir un certain 17 mai 1997. La Coalition Lamuka feint également d’ignorer que l’AFDL est une trouvaille de l’actuel chef de l’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni et de son « filleul » le général Paul Kagame, alors ministre de la Défense et vice-président du Rwanda. La Coalition Lamuka feint enfin d’ignorer que les FARDC sont minées de l’intérieur. Et suite à l’intégration notamment des combattants du CNDP et du M23 dans les FARDC. Depuis 2008, le Congo-Kinshasa n’a plus d’armée. Celle-ci est infiltrée par des étrangers venus du Rwanda. Ici la loyauté est flottante.
Depuis 1997, le Congo-Kinshasa est considéré par le nouveau maître de Kigali comme un « butin de guerre« . C’est la cause principale de la rupture entre LD Kabila et ses ex-parrains.

M23-CNDP: KAGAME AUX COMMANDES?
REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Karegeya-300x300
Le colonel Patrick Karegeya, ancien patron des services de renseignements rwandais, assassiné en janvier 2014 à Johannesburg

Le 16 janvier 2001, le président LD Kabila meurt dans des conditions mystérieuses. « Joseph Kabila » – qui se trouvait en résidence surveillée à Lubumbashi, a été propulsé au sommet de l’Etat dans des conditions toutes aussi mystérieuses. Dans son allocution d’investiture, le 26 janvier de cette année, le nouveau chef de l’Etat et « fils putatif » avait pris l’engagement de « faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat de l’illustre disparu« . Dix-huit années après, la promesse n’a jamais été tenue. « Joseph » et sa fratrie sont devenus immensément riche. A qui profite le crime?
Revenons au M23. Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 6 novembre 2013, l’ex-patron des services de renseignements rwandais Patrick Karegeya y avait fait un « témoignage accablant » sur Paul Kagame en rapport avec l’insécurité récurrente à l’Est du Congo-Kinshasa. Pour Karegeya qui sera assassiné en janvier 2014, la prétendue rébellion du RCD lancée par Kigali en août 1998 « n’était pas nécessaire ». D’après lui, « ce fut une grave erreur, on a sacrifié des vies pour rien et nous en payons toujours le prix…La base politique de Kagame, c’est la violence, qu’il exporte dans la région…Le CNDP de Laurent Nkunda comme le M23, c’est lui qui les soutient. Il tient les commande.«
A l’issue de la « réunion de crise » présidée par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, mercredi soir, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a déclaré à la presse que les autorités congolaises ont « reçu du terrain » des éléments qui confirment les soupçons d’un soutien qu’aurait reçu le M23 de la part du Rwanda.
Et maintenant! La RDC doit se doter d’une armée dissuasive. Une escadrille de chasse est un must. « Il faut que nos voisins nous craignent », a pu dire le ministre de la Défense, Gilbert Kabanda, lors de l’émission précitée.


"Soutien du Rwanda au M23: Une délégation du MCVE séjourne à Kigali pour attester les faits... - 26.05.2022
= https://actu30.cd/2022/05/attaques-du-m23-une-delegation-a-kigali-pour-attester-les-faits-lies-au-soutien-du-rwanda-au-m23/
Une délégation du Mécanisme conjoint de Vérification Élargi (MCVE) séjourne à Kigali, au Rwanda, pour attester les faits liés au soutien du pays de Kagame aux rebelles du M23.
C’est ce qu’a fait savoir le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, à l’issue de la réunion de crise organisée à Kinshasa, mercredi 25 mai, par le premier ministre, Sama Lukonde, avec tous les services de la Nation impliqués dans le secteur de la défense et sécurité.
« Sur instruction du commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo, le premier ministre a tenu une réunion de crise qui a réuni les responsables du gouvernement, de la Défense, de l’Intérieur, mais aussi les chefs de l’armée et de la police pour passer en revue la situation qui se passe depuis quelques jours dans la province du Nord-Kivu. Il est établi suivant les éléments que nous avons reçus du terrain, qu’en tout cas des soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M-23 de la part du Rwanda », a renseigné le porte-parole du gouvernement.

Et de poursuivre : « À ce propos, nous avons activé le mécanisme de suivi. Et d’ailleurs, le chef de ce mécanisme se trouve présentement à Kigali pour attester ces faits ».
Patrick Muyaya fonde son soupçon sur le soutien du Rwanda suite à l’arsenal militaire dont dispose le M23 sur le terrain au cours des opérations militaires, sans avoir les moyens nécessaires pour un tel armement.
« Nous pensons que le M23 ne peut pas disposer de l’arsenal militaire comme celui qu’on trouve chez lui sur le terrain des opérations. D’où, la cristalisation de nos soupçons sur le Rwanda », a-t-il dit.
Par ailleurs, il a exprimé la détermination des forces armées de la RDC à défendre le pays.

« Mais cela dit, nos forces armées ont été encore une fois de plus mobilisées que se soit sur le front de Runyonyi ou sur le front de Tshanzu pour être sûr que chaque centimètre de notre territoire national est protégé. Et d’ailleurs, il vous souviendra qu’il y a quelques mois, nous avions lancé la campagne « Bendele ekweya te ». Je pense que c’est le moment de la relancer, parce que nous devons tous, chacun nous lever pour qu’aucune tentative d’aucune manière, d’aucun groupe ou d’aucun pays quelconque, ne tente de prendre un seul centimètre de notre territoire », a-t-il rassuré.
Cette réunion de crise a mis autour d’une table le premier ministre, Sama Lukonde, avec les ministre de la Défense nationale et anciens combattants, de la Communication et médias, la ministre déléguée près le ministre des affaires sociales, des actions humanitaires, et de la Solidarité nationale chargé des personnes vivant avec handicap, le vice-ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, le chef d’état-major des FARDC, le commissaire général adjoint de la PNC, le directeur des renseignements généraux PNC, l’administrateur principal du département extérieur, le conseiller du CEMG/ FARDC chargé des renseignements militaires, le chef du département des opérations FARDC, le directeur général de la DGM (Direction générale de Migration), ainsi que quelques membres de son cabinet.


"Analyse du rapprochement entre la RDC et le Burundi - 25 mai 2022
= https://www.africaradio.com/analyse-du-rapprochement-entre-la-rdc-et-le-burundi


"Violence en Ituri : une crise oubliée, toujours d’actualité
= https://www.msf.org/fr/rdcongo/violence-en-ituri-une-crise-oubli%C3%A9e-toujours-d%E2%80%99actualit%C3%A9


"Y a-t-il actuellement un génocide en RDC ayant déjà provoqué plusieurs millions de morts ? - 23 octobre 2020
= https://www.liberation.fr/checknews/2020/10/23/y-a-t-il-actuellement-un-genocide-au-congo-ayant-deja-provoque-plusieurs-millions-de-morts_1803262/


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 27/5/2022, 3:10 pm

LE M23 DE NOUVEAU SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE. MAIS C'EST QUOI, C'EST QUI LE M23 ???

Aussi longtemps qu'un Congo faible et impuissant n'eventrera pas énergiquement le boa de la vérité d'un Rwanda fourbe qui vit de la faiblesse du Congo, rien ne réglera les tensions permanentes entre les deux pays. La nature du pouvoir de Kagame au niveau régional et international, c'est l'esbroufe, son ubwenge atavique, cette culture et cette pratique de la dissimulation au profit de ses intérêts. Qui peut encore douter que le M23 est sa création après le RCD, le CNP, ses avants-postes au Zaïre/Congo composés essentiellement des Rwandais et de quelques Congolais à double loyauté pour le déstabiliser et le piller, un chantier vital pour son budget. Le Rwanda fera des pieds et des mains pour nier aujourd'hui d'être derrière le M23 à Goma anonnant sans scrupules que c'est une affaire Congolo-Congolaise et pourtant il existe quelques centaines de tribus au Congo qui est entouré de neufs voisins ; comment alors expliquer qu'il n'a des problèmes qu'avec les Rwandais et les Ougandais ?

Le Rwanda est un pays exigu surpeuplé doté de peu de richesses naturelles ; il s'est alors donné comme stratégie de profiter mafieusement de son voisin plus vaste et mieux doté comme d'ailleurs de la manne des bailleurs de fonds occidentaux qui n'ont jamais cessé de lui rester obligeants se repentant de ne pas avoir empêché le génocide en 1994. Voilà la vérité de l'équation des tensions endémiques rwando-Congolaises que le Congo doit imposer et prendre enfin en charge, voilà le seul indispensable changement de gouvernance que le pouvoir de Kinshasa doit diriger et non je ne sais quel débile nouveau narratif..

La vérité est que nous sommes en face d'un faux nez du Rwanda et non pount dans une confrontation Congs lo-Congolaise comme chantent les diaboliques Rwandais. La balle en est d'autant dans le camp du président Tshisekedi, qui surprise annule son juteux voyage à Malabo. A-t-il enfin pris conscience de son rôle de Commandant Suprême, le premier à veiller à la défense de la Patrie ? Attendons la suite..



"RDC : Kinshasa accuse le Rwanda d’attaques sur son sol
= https://www.jeuneafrique.com/1349918/politique/rdc-kinshasa-accuse-le-rwanda-dattaques-sur-son-sol/
Alors que des affrontements entre l’armée et les combattants du M23 se déroulent désormais à une vingtaine de kilomètres de Goma, le chef de la diplomatie congolaise a clairement pointé du doigt la responsabilité de Kigali. Le Rwanda dément toute action militaire en RDC.

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La rébellion du M23 menace toujours la ville de Goma, où l’armée congolaise est déployée. :copyright: Beatrice PETIT/REPORTERS-REA

L’inquiétude monte à Goma. « J’ai peur, je crains que le M23 arrive, il faut que l’armée repousse les rebelles », s’inquiète auprès de l’AFP Charlotte Kavira, vendeuse d’une trentaine d’années, à l’instar de nombreux habitants de la ville de l’Est de la RDC, où des renforts policiers sont visibles aux carrefours stratégiques. D’autres restent cependant confiants et poursuivent leurs activités, comme Muinguko Tulinabo, motard, qui considère que « la guerre est encore loin ».
« Des soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M23 de la part du Rwanda », déclarait mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au sortir d’une réunion de crise autour du Premier ministre.
À cause de la situation sécuritaire, le président congolais Félix Tshisekedi a annulé sa venue au sommet de l’Union africaine à Malabo, qui s’ouvre ce vendredi 27 mai pour deux jours. Mais hier, depuis la Guinée équatoriale, son chef de la diplomatie, Christophe Lutundula, n’a pas mâché ses mots : « le Rwanda, je le dis sans hésitation, a attaqué le camp de Rumangabo », importante base des forces armées de RDC (FARDC) à une quarantaine de km au nord de Goma. Selon des sources locales, des combats se sont poursuivis jeudi 26 mai aux abords de ce camp, qui abrite le quartier général du parc national des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.

« Le M23 est soutenu par le Rwanda »
« Le M23 soutenu par le Rwanda a attaqué les troupes internationales » de l’ONU, a poursuivi le ministre, selon une vidéo mise en ligne par ses services. « C’est le summum de l’outrecuidance, nous ne pouvons pas rester indifférents, nous ne pouvons pas ne rien dire », a-t-il ajouté.
L’armée congolaise avait auparavant affirmé que « plus de 20 obus » venus de « l’Est » étaient tombés en territoire congolais, où des effets militaires dont les rebelles du M23 ne sont pas censés être équipés avaient par ailleurs été découverts. Elle ajoutait avoir demandé une enquête au Mécanisme de vérification conjoint élargi (MCVE), un organisme régional qui surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région des Grands Lacs.
Ancienne rébellion tutsi, le M23, pour « Mouvement du 23 mars », avait brièvement occupé Goma fin 2012 avant d’être vaincu l’année suivante par l’armée congolaise. Il est réapparu en fin d’année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.
Lundi, c’était le Rwanda qui demandait une enquête au MCVE, affirmant que des roquettes venues de RDC avaient fait plusieurs blessés en territoire rwandais.

« Discours de haine »
Dans une déclaration de sa porte-parole Yolande Makolo, transmise à l’AFP, le gouvernement rwandais a réfuté les accusations congolaises. « Alors qu’il serait légitime que le Rwanda réponde aux attaques répétées des FARDC sur son territoire, il n’est pas impliqué dans les combats en cours », affirme Kigali, en qualifiant ces affrontements de « conflit intra-congolais ».
Les relations historiquement compliquées entre Kinshasa et Kigali s’étaient apaisées après l’arrivée au pouvoir, début 2019, de Félix Tshisekedi. Mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.
Depuis mardi, un nouveau front a été ouvert, lorsque des combats ont éclaté autour de Kibumba, à une vingtaine de km au nord de Goma, provoquant de nouveaux déplacements de populations et la coupure de la RN4, axe vital pour l’approvisionnement de la ville. La région de Kibumba était calme jeudi 26 mai, mais la route demeurait fermée.
Dans la ville, la tension était montée d’un cran la veille lorsqu’un haut responsable de la police, le général François-Xavier Aba van Ang, a encouragé les habitants à préparer leurs machettes pour se défendre. « La guerre contre l’ennemi doit devenir populaire », disait-il en lingala lors d’une parade de policiers.
Des organisations de défense des droits humains se sont émues de ces propos dans cette région ultrasensible. Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement a lui aussi estimé que « le recours aux machettes, au discours de la haine, à la stigmatisation, est extrêmement dangereux et à bannir ».
Avec AFP


"Fatshi annule-t-il ses rendez-vous pour lancer l’offensive contre le M23 ? -26 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/fatshi-annule-t-il-seexs-rendez-vous-pour-lancer-loffensiv e-contre-le-m23/?amp
Toute l’actualité de la RDC avec l’analyste politique Jeannot Kabuya. Sujet : Fatshi annule-t-il ses rendez-vous pour lancer l’offensive contre le M23 ?
"URGENT: UN BATAILLON DU M23 ET DES UNIFORMES CAPTURÉS A KIBUMBA TRAHISSENT L'ARMÉE RWANDAISE - 26 mai 2022"



"RDC : accusations contre le Rwanda, regain de tension à Goma - 27/05/2022
= https://afrique.lalibre.be/70319/rdc-accusations-contre-le-rwanda-regain-de-tension-a-goma/
Kinshasa accuse le Rwanda de complicité avec les rebelles du M23, ce que Kigali a une nouvelle fois démenti jeudi, et la tension monte à Goma depuis que les combats se sont rapprochés du chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est explosif de la RDC.
« J’ai peur, je crains que le M23 arrive à Goma, il faut que l’armée repousse les rebelles », s’inquiète auprès de l’AFP Charlotte Kavira, vendeuse d’une trentaine d’années, à l’instar de nombreux habitants de la ville, où des renforts policiers sont visibles aux carrefours stratégiques. D’autres restent cependant confiants, poursuivent normalement leurs activités et, comme Muinguko Tulinabo, motard, considèrent que « la guerre est encore loin ».

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Credits: Arlette Bashizi


« Des soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M23 de la part du Rwanda », déclarait mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au sortir d’une réunion de crise autour du Premier ministre.
Au même moment à Malabo, où étaient réunis les ministres des Affaires étrangères en prélude à deux sommets de l’Union africaine prévus en fin de semaine en Guinée équatoriale, le chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula, n’a pas mâché ses mots: « le Rwanda, je le dis sans hésitation, a attaqué le camp de Rumangabo », importante base des forces armées de RDC (FARDC) à une quarantaine de km au nord de Goma.

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Credits: Arlette Bashizi

Selon des sources locales, des combats se sont poursuivis jeudi aux abords de ce camp, qui abrite le quartier général du parc national des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.
« Le M23 soutenu par le Rwanda a attaqué les troupes internationales » de l’ONU, a poursuivi le ministre, selon une vidéo mise en ligne par ses services. « C’est le summum de l’outrecuidance, nous ne pouvons pas rester indifférents, nous ne pouvons pas ne rien dire », a-t-il ajouté.
L’armée congolaise avait auparavant affirmé que « plus de 20 obus » venus de « l’Est » étaient tombés en territoire congolais, où des effets militaires dont les rebelles du M23 ne sont pas censés être équipés avaient par ailleurs été découverts.
Elle ajoutait avoir demandé une enquête au Mécanisme de vérification conjoint élargi (MCVE), un organisme régional qui surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région des Grands Lacs.
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Credits: Arlette Bashizi

– « Discours de haine » –

Ancienne rébellion tutsi, le M23, pour « mouvement du 23 mars », avait brièvement occupé Goma fin 2012 avant d’être vaincu l’année suivante par l’armée congolaise. Il est réapparu en fin d’année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.
Lundi, c’était le Rwanda qui demandait une enquête au MCVE, affirmant que des roquettes venues de RDC avaient fait plusieurs blessés en territoire rwandais.
Dans une déclaration de sa porte-parole Yolande Maloko transmise à l’AFP, le gouvernement rwandais a réfuté les accusations congolaises. « Alors qu’il serait légitime que le Rwanda réponde aux attaques répétées des FARDC sur son territoire, il n’est pas impliqué dans les combats en cours », affirme Kigali, en qualifiant ces affrontements de « conflit intra-congolais ».

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Credits: Arlette Bashizi

Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994, avec l’arrivée massive en RDC de Hutu rwandais accusés d’avoir massacré les Tutsi. Elles s’étaient apaisées après l’arrivée au pouvoir, début 2019, de Félix Tshisekedi, mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.
Depuis mardi, un nouveau front a été ouvert, lorsque des combats ont éclaté autour de Kibumba, à une vingtaine de km au nord de Goma, provoquant de nouveaux déplacements de populations et la coupure de la RN 4, vitale pour l’approvisionnement de la ville. La région de Kibumba était calme jeudi mais la route demeurait fermée.
Dans la ville, la tension était montée d’un cran mercredi quand un haut responsable de la police, le général François-Xavier Aba van Ang, a encouragé les habitants à préparer leurs machettes pour se défendre. « La guerre contre l’ennemi doit devenir populaire », disait-il en lingala lors d’une parade de policiers.
Des organisations de défense des droits de l’Homme se sont émues de ces propos, dans une région ultrasensible où cohabitent difficilement certaines communautés. Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement a lui aussi estimé que « le recours aux machettes, au discours de la haine, à la stigmatisation, est extrêmement dangereux et à bannir ».


"Combats armée/M23 en RDC : au moins 37.000 déplacés en quatre jours - 27/05/2022
= https://afrique.lalibre.be/70316/combats-armee-m23-en-rdc-au-moins-37-000-deplaces-en-quatre-jours/
Au moins 37.000 personnes ont fui leurs maisons en quatre jours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) pour échapper aux combats entre l’armée et les rebelles du M23, ont annoncé vendredi des ONG. Selon le Comité international de secours (IRC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), près de 11.000 personnes ont fui leurs villages dans le territoire de Nyiragongo, environ 26.000 dans celui de Rutshuru. Les déplacés ont trouvé refuge dans des églises et des écoles et « ont un besoin urgent d’assistance humanitaire ».

Depuis le 22 mai, les affrontements ont repris dans le territoire de Rutshuru, théâtre habituel des combats avec le M23, et se sont étendus au territoire voisin de Nyiragongo, plus proche de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, rappellent les ONG dans un communiqué.
« Des milliers de familles ont été contraintes de fuir cette nouvelle vague de violence. Certaines ont dû marcher sur plus de 20 km pour arriver dans les faubourgs de Goma et d’autres seraient en route », déclare dans ce texte Caitlin Brady, directrice du NRC en RDC.
Adama Coulibaly, pour l’IRC, souligne de son côté la nécessité d’assurer la protection des équipes humanitaires intervenant sur le terrain. Les combats ont diminué d’intensité jeudi mais, dit-il, « la situation demeure incertaine ».
Mercredi, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) chiffrait déjà à 26.000 le nombre de nouveaux déplacés dans ce secteur du Nord-Kivu frontalier du Rwanda et de l’Ouganda. Quelque 1.500 avaient alors trouvé refuge en Ouganda, rejoignant environ 19.000 autres qui y étaient déjà depuis de précédents affrontements, en mars.
Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC (FARDC), le M23, pour « mouvement du 23 mars », est réapparu en fin d’année dernière, reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.
La RDC accuse de nouveau le Rwanda de soutenir ces rebelles, ce que Kigali a encore une fois démenti jeudi.
= https://actualite.cd/2022/05/27/rdc-m23-deja-72-000-deplaces


"Est de la RDC: le M23 a atteint la base militaire stratégique de Rumangabo - 27/05/202
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220527-est-de-la-rdc-le-m23-a-atteint-la-base-militaire-strat%C3%A9gique-de-rumangabo
Les combats entre le mouvement rebelle du M23 et l’armée congolaise durent depuis maintenant une semaine. Les affrontements avaient repris, jeudi 19 mai, dans le territoire de Rutshuru, vers Runyoni. Ils se sont étendus, depuis, à plusieurs localités dans la zone.
Rumangabo est l’un des principaux camps militaires de la province du Nord-Kivu. Sa position est tactique, car située dans l’est du Parc national des Virunga, à proximité de la route qui relie les villes de Rutshuru et de Goma. Son histoire aussi est symbolique : cette base militaire servait de quartier général au mouvement du M23 lors de l’insurrection de 2012 à 2013.


Ce jeudi, les rebelles ont de nouveau atteint ce camp, rapporte notre correspondante à Bukavu, Coralie Pierret. « Nous avons récupéré des armes avant de quitter les lieux », affirme l’un des combattants du M23. « Ce groupe poursuit ses manœuvres de harcèlement et d’intimidation », analyse le général Benoît Chavanat, commandant adjoint des forces de la mission de maintien de la paix des Nations unies. Depuis dimanche 22 mai, la Monusco agit conjointement avec l’armée congolaise, en réaction, dit-elle, à l’attaque des casques bleus par les M23. 
Toujours selon la Monusco, ces opérations conjointes ont permis de stabiliser la situation dans les zones de Tchanzu et Runyonyi. Ailleurs, le contexte reste très instable, notamment dans la région de Kibumba, une localité à la frontière avec le Rwanda, à une vingtaine de kilomètres de Goma.

Accusations réciproques entre Rwanda et RDC
Pendant ce temps, les tensions entre Kinshasa et son voisin Kigali s’enveniment. Lundi, le Rwanda a accusé la RDC d’avoir tiré des roquettes sur son territoire. Mercredi, les FARDC, puis le gouvernement congolais ont répliqué, en accusant de manière plus ou moins directe le Rwanda de soutenir la rébellion du M23. Des accusations rejetées en bloc par Kigali, indique notre correspondante à Kigali, Laure Broulard.
Interrogée par RFI, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, assure que le conflit entre les FARDC et le M23 est strictement intra-congolais. Selon elle, le Rwanda n’est pas impliqué dans les combats, ne veut pas y être mêlé et souhaite au contraire collaborer avec ses voisins pour trouver une solution pérenne face à l’insécurité dans la région. Pas de précisions cependant sur la nature de cette solution…
Ce n’est pas la première fois que Kigali est accusé de soutenir le M23, une rébellion qui avait été vaincue en 2013 avant de réapparaître fin 2021 dans l’est de la RDC. Après la prise de la ville de Goma par le groupe il y a dix ans, l’ONU et les États-Unis avaient dénoncé un appui du Rwanda aux rebelles. Kigali a toujours nié en bloc et répond aujourd’hui par d’autres accusations : selon la porte-parole du gouvernement, l’armée congolaise combat aux côtés des FDLR, un groupe de rebelles hutus rwandais réfugiés en RDC opposés au régime de Paul Kagame et créé par d’anciens génocidaires. Ce sont des accusations également portées par le M23, qui a déclaré à plusieurs reprises que les FARDC collaborent avec des FDLR. 
Dans ce contexte de tensions renouvelées, Kigali et Kinshasa ont tous deux saisi le mécanisme conjoint de vérification élargi, un dispositif d’enquête et de surveillance régional.


"RDC: les combats continuent entre le M23 et l'armée congolaise à proximité de Goma - 25/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220525-rdc-les-m23-reprennent-l-offensive-et-se-rapprochent-de-goma
Les combats entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle du M23 se sont poursuivis toute la journée ce mercredi 25 mai. Des combats qui se sont déroulés à proximité de Goma, l’une des principales villes de l’Est du Congo, dans une zone frontalière avec le Rwanda - pays qui a affirmé lundi que des tirs de roquette congolaise avaient été tirés par l’armée congolaise sur le sol rwandais. Une situation explosive qui réveille d’anciens traumatismes.
Avec nos correspondants à Bukavu et Kinshasa, Coralie Pierret et Patient Ligodi

Dans sa déclaration ce mercredi, le général congolais Sylvain Ekenge ne s’est pas étendu sur les tensions géopolitiques dans la région. Ce porte-parole a simplement certifié que les forces loyalistes avaient récupéré des effets militaires n'appartenant ni à l’armée congolaise, ni au M23.
Alors à qui appartiennent cet équipement ? Certaines sources évoquent le soutien du pays voisin, le Rwanda, aux rebelles du M23. Faux, répond le porte-parole de ce mouvement, le major Willy Ngoma. « Nous nous sommes préparés pendant 5 ans dans les hauteurs, mais nous ne recevons l’appui de personne », affirme-t-il depuis la ligne de front.
Côté congolais, c'est d'abord l'armée qui a communiqué. Sans citer le Rwanda, elle exige des enquêtes sur l’origine « de ces graves incidents ». À Kinshasa, à l’issue d’une importante réunion autour du Premier ministre, pour la première fois, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a évoqué « des soupçons qui se cristallisent autour du Rwanda qui aurait apporté un soutien au M23 ». Ces soupçons se fondent notamment, a-t-il dit, sur l’impressionnant arsenal militaire déployé par les combattants du M23. « Certaines positions auraient été attaquées par des combattants venus du Rwanda voisin », renchérit une source de la société civile.

Plusieurs milliers de déplacés
Déjà lundi, plusieurs sources onusiennes s’interrogeaient aussi sur l’origine des moyens déployés par cette rébellion. La réaction la plus virulente est venue de Malabo, en Guinée Équatoriale, où le chef de la diplomatie congolaise participe à deux sommets de l’Union africaine. Il a qualifié ces attaques de « terroriste ». Et pour lui, il ne s’agit pas d’un soupçon mais d’une agression rwandaise. « Le Rwanda avance. je le dis sans hésitation, le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC », selon les dires de Christophe Lutundula durant une plénière du Conseil exécutif de l'Union africaine. Face à cette escalade, l’ambassadeur du Rwanda en poste à Kinshasa, s’est refusé à tout commentaire.
Des milliers d’habitants fuient les combats. Ils seraient environ 10 000 ces derniers jours à avoir quitté à la hâte leur village du groupement de Kibumba, selon un rapport du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Ces Congolais ont pris la route du sud en direction de la ville de Goma, fuyant les combats entre l’armée loyaliste et le mouvement rebelle du M23. Mardi et mercredi, une partie des confrontations se sont déroulées à une vingtaine de kilomètres de Goma. « 20 obus et bombes ont été tirés de l’est vers l’ouest depuis mardi », affirme le général congolais Sylvain Ekenge, l’un des porte-paroles de l’armée.
Les confrontations entre l’armée congolaise et le M23 ont repris en fin d’année dernière, alors que ce mouvement d’officier rebelle avaient déposé les armes en 2013. À cette époque, la ville de Goma était passée sous contrôle du M23.


"Kagame n’a pas dit son dernier mot : La provocation continue! - 26 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/kagame-na-pas-dit-son-dernier-mot-la-provocation-continue/?amp
Critik Infos de ce jeudi 26 mai 2022 avec l’analyste politique Christian Bosembe. Sujet : Paul Kagame n’a pas dit son dernier mot : La provocation continue!



"RDC, Rwanda et M23: retour sur les derniers développements de la situation 26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/rdc-rwanda-et-m23-retour-sur-les-derniers-developpements-de-la-situation
Kinshasa accuse le Rwanda de complicité avec les rebelles du M23, tandis que la tension monte à Goma en plein affrontement entre l'armée congolaise et le groupe armé qui s'est rapproché du chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l'est explosif de la RDC.
"Des soupçons se cristallisent sur un soutien qu'aurait reçu le M23 de la part du Rwanda", a déclaré mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au sortir d'une réunion de crise autour du Premier ministre.


A Malabo, où étaient réunis les ministres africains des Affaires étrangères en prélude à deux sommets de l'Union africaine prévus en fin de semaine en Guinée équatoriale, le chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula, n'a pas mâché ses mots: "le Rwanda, je le dis sans hésitation, a attaqué le camp de Rumangabo", importante base des forces armées de RDC (FARDC) à une quarantaine de km au nord de Goma.
Selon des sources locales, des combats se sont poursuivis jeudi matin aux abords de ce camp, qui abrite le quartier général du parc national des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.
"Le M23 soutenu par le Rwanda a attaqué les troupes internationales de la Monusco" (la force des Nations unies en RDC), a poursuivi le ministre, selon une vidéo mise en ligne mercredi soir par ses services. "C'est le summum de l'outrecuidance, nous ne pouvons pas rester indifférents, nous ne pouvons pas ne rien dire", a-t-il ajouté.

Dans la journée de mercredi, le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, avait annoncé avoir demandé une enquête au Mécanisme de vérification conjoint élargi (MCVE), un organisme régional qui surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région des Grands Lacs.
Il ne citait pas nommément le Rwanda, frontalier de la province, mais précisait que "plus de 20 obus" venus de l'est étaient tombés en territoire congolais et que des effets militaires dont les rebelles du M23 ne sont pas censés être équipés avaient été découverts.

- "Discours de la haine" -
Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013, le M23, pour "mouvement du 23 mars", est réapparu en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.
Lundi, c'était le Rwanda qui demandait une enquête au MCVE, affirmant que des roquettes venues de RDC avaient fait plusieurs blessés civils en territoire rwandais.
"Nous pensons que ce qui s'est produit (avec) le M23 serait une réaction de la part du Rwanda. Mais nous serons fixés bientôt, lorsque le rapport du mécanisme conjoint de suivi sera fait", a commenté le porte-parole du gouvernement congolais.
Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994, avec l'arrivée massive en RDC de Hutu rwandais accusés d'avoir massacré les Tutsi.

Depuis, le Rwanda a été régulièrement accusé par Kinshasa d'incursions au Congo et de soutien à des groupes armés. Les relations s'étaient apaisées après l'arrivée au pouvoir, début 2019, de Félix Tshisekedi, mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.
Depuis mardi, un nouveau front a été ouvert, lorsque des combats ont éclaté autour de Kibumba, à une vingtaine de km au nord de Goma, provoquant la coupure de la route nationale 4, vitale pour l'approvisionnement de la ville d'environ un million d'habitants.
La région de Kibumba était calme jeudi matin mais la route demeurait fermée, le M23 étant présent dans la zone, selon des sources interrogées depuis Goma.
Dans la ville, la tension est montée d'un cran mercredi quand un haut responsable de la police, le général François-Xavier Aba van Ang, a encouragé les habitants à préparer leurs machettes pour se défendre. "La guerre contre l'ennemi doit devenir populaire", disait-il en lingala lors d'une parade de policiers, selon une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux.
Des organisations de défense des droits de l'Homme se sont émues de ces propos qu'elles ont qualifié de "discours de haine", dans une région ultrasensible où cohabitent difficilement certaines communautés.
Sur Twitter jeudi matin, le porte-parole du gouvernement a lui aussi estimé que "le recours aux machettes, au discours de la haine, à la stigmatisation, est extrêmement dangereux et à bannir". "Appel a été fait au gouverneur militaire pour un rappel à l'ordre de cet officier", a ajouté Patrick Muyaya.
AFP avec ACTUALITE.CD


"Combats FARDC-M23 : Ténues, casques et plusieurs effets de l'armée Rwandaise présentés à la délégation du MCEV
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/27/combats-fardc-m23-tenues-casques-armes-et-plusieurs-effets-de-larmee-rwandaise-presentes-a-la-delegation-du-mcve.html/109325/
Des tenues, casques, armes de guerre et plusieurs autres effets militaires qui appartiendraient à l’armée rwandaise (RDF) viennent d’être présentés, ce vendredi 27 mai 2022, à la délégation du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi (MCVE), qui comprend des experts militaires des États Membres de la CIRGL, séjournant dans la zone des combats pour vérifier les allégations de l’armée sur terrain.
Ces effets ont été présentés au MCVE par le général Peter Cirimwami, commandant des opérations Sokola 2.
 
Selon les sources sécuritaires, il s’agit notamment des preuves tangibles de l’appui du Rwanda aux rebelles du M23 qui s’affrontent, depuis plus d’une semaine, avec forces armées dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Sur plusieurs lignes des fronts, les unités rwandaises sont soupçonnées d’être au côté du M23 pour combattre les forces loyalistes de la RDC. Mercredi soir, le porte-parole du gouvernement congolais a sous réserve indexé le Rwanda d’une main noir dans les hostilités qui prévalent actuellement au Nord-Kivu, avançant des doutes légitimes à propos de l’arsenal militaire dont disposerait le M23 sur le terrain des opérations.
REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 IMG-20220527-WA0008
« Nous pensons que le M23 ne peut pas disposer de l’arsenal militaire comme celui qu’on trouve chez lui sur le terrain des opérations. D’où, la cristallisation de nos soupçons sur le Rwanda », avait indiqué Patrick Muyaya.
Jeudi soir, des sources sécuritaires ont affirmé la reconquête des plusieurs localités à Kanombe, Chanzu, Runyonyi et Rumangabo par les forces armées congolaises. Ces endroits sont sous contrôle total des FARDC. D’après l’armée, Il s’agit des lieux stratégiques pendant les combats. Cependant, certains rebelles du M23 en fuite se sont retranchés dans le parc de Virunga où ils sont en débandade. Ce vendredi, tout semble calme dans les zones d’affrontements.


"Attaques près de Goma : Les FARDC récupèrent la localité de Kabaya, tombée entre les mains du M23 - 26 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/26/attaques-pres-de-goma-les-fardc-recuperent-la-localite-de-kabaya-tombee-entre-les-mains-du-m23.html/109309/
Alors que les intenses combats se poursuivent entre les rebelles du M23 contre l’armée loyaliste de la RDC et ce, sur le sol congolais, les FARDC viennent de récupérer le contrôle de la localité de Kabaya, dans le groupement Kisigari, tôt ce jeudi 26 mai, affirment les sources civiles et militaires dans la zone.
Selon les mêmes sources contactées par la radio de la mission onusienne, les forces loyalistes ont également repoussé le M23 qui menaçait d’assiéger la base militaire de Rumangabo
.
Pendant ce temps, les combats se poursuivent ce jeudi, vers la localité de Kanombe située à une dizaine de km à l’est de Rumangabo, vers le Parc National des Virunga. Des villages restés vides et leurs habitants ont fui depuis mercredi 25 mai, vers Rubare, Rutshuru et Kiwanja.
Entre-temps, le trafic sur l’axe routier Goma-Rutshuru reste toujours coupé à la suite de ces accrochages.

Le M23 appelé à déposer les armes
L’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia a exprimé, depuis Nairobi, sa solidarité aux populations de l’Est de la RDC, victimes des souffrances causées par les groupes armés et, joignant sa voix à celle de la Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU et Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, condamne fermement les actions militaires répétées du M23 contre les FARDC et contre les casques bleus.
Dans communiqué de presse rendu public le mercredi 25 mai 2022, Huang Xia a exhorté le Mouvement du 23 mars (le M23) à déposer les armes sans condition et encourage les pays de la région à maintenir le dialogue pour mettre fin à la menace posée par les groupes armés. Car, insiste-t-il, « seul un dialogue continu permettra aux pays de la région de gérer pacifiquement des incidents sécuritaires transfrontaliers et de réduire les tensions qui pourraient en résulter ».

Selon lui, la CIRGL, le mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre d’Addis Abeba, tout comme le conclave de Nairobi demeurent des forums indiqués à cet égard.
Toutefois, il a réitéré l’appel du Secrétaire Général António Guterres, du 23 avril dernier, exhortant tous les groupes armés locaux de la RDC à participer sans condition au processus politique, et tous les groupes armés étrangers à désarmer et retourner sans condition et immédiatement dans leurs pays d’origine respectifs, conformément aux décisions du conclave de Nairobi du 21 avril, facilité par le Président Kényan Uhuru Kenyatta.


"Les militaires rwandais aperçus par la population à Kibumba - 26 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/les-militaires-rwandais-apercus-par-la-population-a-kibumba/?amp
Des éléments de l’armée rwandaise auraient été aperçus dans le groupement Buhumba pendant les affrontements, témoigne Boniface Ruvuyuyeki qui a également fui les combats avec sa famille.
« Comme vous nous voyez tous ici sur la route, nous fuyons la guerre provenant du Rwanda. Je le dis parce que j’ai vu des militaires Rwandais attaquer des positions de nos militaires FARDC. Chaque fois, l’on nous parle des rebelles du M23, mais ils ne sont pas dans notre territoire de Nyiragongo. A plusieurs reprises ces Rwandais ont envahi le sol congolais, les FARDC les pourchassent et ils prennent toujours la direction du Rwanda, avant de revenir avec des nouvelles énergies », dit Boniface Ruvuyuyeki, habitant du territoire de Nyiragongo cité par la radio allemande Deutsche Welle.


« Nous rappelons encore que même le M23 soutenu par l’armée rwandaise, a commandité d’énormes violations dans le territoire de Rutshuru et aujourd’hui, la présence de l’armée rwandaise a été rapporté sur le sol congolais au niveau de Kibumba. Voilà pourquoi je regrette de constater que le gouvernement congolais reste sans mot face à cette incursion qui viole les droits internationaux », à dénoncé, pour sa part, Roger Amani, un défenseur des droits de l’homme.
Des affrontements ont été signalés mardi 24 et mercredi 25 mai 2022 dans la localité de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, à quelques 30 kilomètres au nord de la ville de Goma. La population civile ayant fui vers la capitale du Nord-Kivu parle d’une attaque des forces de défense du Rwanda contre des positions des FARDC.
Sur la route principale du quartier Majengo situé au nord-est de la ville de Goma, ils sont nombreux les habitants de la localité de Kibumba ayant fui les affrontements. Florence Niyonzima, mère de deux enfants, attendait l’occasion de sortir de sa maison, mais ce n’est que vers 13 heures qu’elle a trouvé l’occasion de s’échapper, maintenant qu’elle est à Goma elle se sent en sécurité.

« Nous étions endormis avant d’être surpris par des détonations d’armes lourdes et légères à 3 heures du matin. Au réveil, nous avons trouvé beaucoup de militaires dehors en train de combattre, et nous n’avons pas trouvé le moyen de quitter la maison. C’est vers 13 heures, que nous venons de profiter d’une accalmie pour nous réfugier ici à Goma », explique Florence Niyonzima, habitante du territoire de Nyiragongo.
Cette situation survient moins de 48 heures après un communiqué de l’armée rwandaise qui indiquait que des roquettes de l’armée congolaise s’étaient abattues sur plusieurs localités de l’ouest du Rwanda tout proche de la frontière avec la RDC. Une affirmation qui a été rejetée par le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.


"RDC : le sénateur Jean Bakomito plaide pour une déclaration du Sénat condamnant le présumé soutien d'un pays étranger aux rebelles du M23 - 26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/rdc-le-senateur-jean-bakomito-plaide-pour-une-declaration-du-senat-condamnant-le-presume

"RDC : la Belgique appelle à une "désescalade urgente" dans les combats FARDC/M23 au Kivu - 27/05/2022
= https://afrique.lalibre.be/70311/rdc-la-belgique-appelle-a-une-desescalade-urgente-dans-les-combats-fardc-m23-au-kivu/

La Belgique a condamné vendredi la reprise des violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et en particulier les attaques du groupe M23 contre les Forces armées congolaises (FARDC) et contre les Casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). « Une fois encore, ce sont les populations civiles qui sont les premières victimes. La protection des civils est un impératif dans les conflits armés et prendre des civils pour cible est contraire au droit international », a affirmé le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères dans un communiqué. 


Selon la diplomatie belge, les combats qui ont repris dans la province du Nord-Kivu « constituent également une menace pour le Parc » national des Virunga (PNV), célèbre pour ses gorilles de montagne.
Ces combats, qui ont repris jeudi dernier après des mois de relative accalmie, opposent les FARDC à la rébellion du M23 (Mouvement du 23 mars). La RDC accuse de nouveau le Rwanda de soutenir ces rebelles, ce que Kigali a encore une fois démenti jeudi.
La Belgique salue également dans ce communiqué « la détermination des écogardes et des officiels de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) qui œuvrent à sa protection ».
La Belgique appelle encore toutes les parties impliquées à un arrêt immédiat des combats et une désescalade urgente. Elle appuie les déclarations de l’ONU, plaide pour l’utilisation des mécanismes existants de résolution des différends et de vérification conjointe des incidents et soutient le processus (de paix) de Nairobi. Elle condamne également toute incitation à la haine visant certaines communautés.
La Belgique rappelle enfin son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC et reste impliquée, avec les acteurs régionaux et ses partenaires, en vue de trouver des solutions politiques à l’insécurité dans l’est de la RDC.
Selon les Affaires étrangères, la Belgique continuera d’appuyer les FARDC et la Monusco, y compris par la formation de bataillons de réaction rapide, pour laquelle l’armée belge a déployé le mois dernier un détachement d’une trentaine de militaires à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est). Ils assurent le recyclage d’instructeurs d’une brigade d’élite formée par la Belgique entre 2008 et 2017.
= https://actualite.cd/2022/05/27/la-belgique-reitere-son-soutien-aux-fardc-et-rappelle-son-attachement-lintegrite


"L'ONU accuse les rebelles du M23 d'avoir attaqué des Casques bleus - 23/05/2022
= https://fr.africanews.com/2022/05/23/rdc-l-onu-accuse-le-m23-d-attaques-contre-les-casques-bleus//
Les Nations unies ont accusé dimanche les rebelles du M23 d'avoir "délibérément" attaqué des Casques bleus dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où les combats entre cette rébellion et l'armée congolaise avaient repris jeudi.
La représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en RDC, Bintou Keita, "condamne avec la plus grande fermeté les attaques du Mouvement du 23 mars (M23) contre les Forces armées de la RDC (FARDC) et contre les Casques bleus de la Monusco ce matin dans la zone de Shangi", dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, indique dans un communiqué la Monusco, force des Nations unies en RDC.


Selon ce texte, après avoir attaqué les positions de l'armée congolaise, "les rebelles du M23 ont délibérément ciblé les Casques bleus de la Monusco en position dans la zone, qui ont riposté conformément à leur mandat".
"Une opération conjointe FARDC-Monusco a ensuite été lancée pour libérer la zone des combattants M23", précise la Monusco, en appelant ce mouvement à "cesser immédiatement toutes les hostilités, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Nairobi".
Selon des habitants interrogés depuis Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la Monusco a notamment engagé des hélicoptères contre les rebelles.
Le M23 est une ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC et réapparue en fin d'année dernière, qui reproche aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.

Des combats avaient repris en avril entre l'armée et ce mouvement au premier jour de consultations menées à Nairobi entre le gouvernement congolais et des groupes rebelles actifs dans l'est de la RDC. La présidence congolaise avait alors indiqué avoir obtenu de la médiation kényane l'expulsion de la branche du M23 qu'il accusait d'avoir relancé les hostilités.
De son côté, le M23 a affirmé, également dans un communiqué, que des éléments des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, étaient venus renforcer l'armée congolaise et avaient attaqué certaines de ses positions dimanche matin. Selon le M23, les militaires congolais se sont "réfugiés" dans une base de la Monusco, "forçant ainsi la main" aux Casques bleus "pour intervenir dans les combats".
Selon des sources locales, les combats, qui ont repris jeudi entre l'armée et le M23 après plusieurs semaines d'accalmie, se poursuivaient dimanche soir, provoquant de nouveau la fuite de nombreux habitants de villages du territoire de Rutshuru.


"Attaques de plusieurs localités du Nord-Kivu : L’ONU exhorte le M23 à déposer les armes « sans condition » - 26 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/26/attaques-de-plusieurs-localites-du-nord-kivu-lonu-exhorte-le-m23-a-deposer-les-armes-sans-condition.html/109302/
L’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia a exprimé, depuis Nairobi, sa solidarité aux populations de l’Est de la RDC, victimes des souffrances causées par les groupes armés et, joignant sa voix à celle de la Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU et Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, condamne fermement les actions militaires répétées du M23 contre les FARDC et contre les casques bleus.
Dans communiqué de presse rendu public le mercredi 25 mai 2022, Huang Xia a exhorté le Mouvement du 23 mars (le M23) à déposer les armes sans condition et encourage les pays de la région à maintenir le dialogue pour mettre fin à la menace posée par les groupes armés. Car, insiste-t-il, «seul un dialogue continu permettra aux pays de la région de gérer pacifiquement des incidents sécuritaires transfrontaliers et de réduire les tensions qui pourraient en résulter».

 
Selon lui, la CIRGL, le mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre d’Addis Abeba, tout comme le conclave de Nairobi demeurent des forums indiqués à cet égard.
Toutefois, il a réitéré l’appel du Secrétaire Général António Guterres, du 23 avril dernier, exhortant tous les groupes armés locaux de la RDC à participer sans condition au processus politique, et tous les groupes armés étrangers à désarmer et retourner sans condition et immédiatement dans leurs pays d’origine respectifs, conformément aux décisions du conclave de Nairobi du 21 avril, facilité par le Président Kényan Uhuru Kenyatta.
Il a rappelé également le communiqué des institutions garantes de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, publié le 5 avril dernier, dans lequel elles appelaient le M23 à déposer définitivement les armes, à s’engager résolument dans le processus de désarmement volontaire et sans conditions conformément au cadre fixé par le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS) ainsi qu’aux décisions des différents sommets du Mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre d’Addis Abeba, signé en 2013.
Par ailleurs, l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia s’est félicité également des échanges en cours entre les autorités de la RDC et celles du Rwanda pour faire face à ce nouvel incident.


Compatriotiquement![/size]


Dernière édition par ndonzwau le 28/5/2022, 7:44 pm, édité 2 fois

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Message  ndonzwau 27/5/2022, 10:01 pm

"


"Affrontements FARDC-M23 : pour la députée Maguy Rwakabuba, « tant qu’on n’aura pas éliminé ces groupes armés ... ce sera encore un cycle Infernal » - 27 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/27/affrontements-fardc-m23-pour-la-deputee-maguy-rwakabuba-tant-quon-naura-pas-elimine-ces
La députée nationale Maguy Rwakabuba, membre de la commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale, se dit consternée par la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu, précisément à Kibumba, à quelques kilomètres de la ville de Goma où les combats se sont intensifiés ces derniers jours entre les FARDC et le mouvement du M23.
A ACTUALITE.CD, cette élue de Rutshuru (Nord-Kivu) note qu’il est nécessaire, comme l’a promis le chef de l’Etat, de renforcer la capacité des FARDC afin de mettre une fois pour toutes fin à cette instabilité sécuritaire dans la partie est du pays.
« Mes pensées vont d'abord à cette population qui est encore sur les routes suite aux combats, suite aux attaques du M23. Nous condamnons avec la plus grande énergie cette déstabilisation au niveau du territoire de Rutshuru. Nous espérons que nos vaillants soldats vont les repousser jusqu'à leur dernier retranchement. Tant qu'on n’aura pas éliminé ces groupes armés, qui sont là depuis plus de 20 ans, ce sera encore un cycle infernal. Malheureusement, c'est la population qui paie le plus fort », s'est indignée cette élue de Rutshuru dans le Nord Kivu.

Et d'ajouter :
« Nous avons appris qu'il y a des négociations au niveau de Nairobi. J'espère qu’une fois pour toutes une solution sera trouvée au niveau de notre province à travers la sous-région. Nous, en tant qu'élus, on ne fait que les plaidoyers auprès du commandant suprême le président de la République avec des recommandations. Et donc nous attendons le début de l'exécution. Nous avons quand même donné certaines pistes. Étant ressortissants du coin, nous sommes là pour ramener les doléances. Le chef nous a promis, il a dit que notre armée va être mieux équipée pour qu'on puisse monter en puissance et qu'on termine une fois pour toutes ce problème d'insécurité dans cette partie de la république ».
Les affrontements se poursuivent entre les FARDC et les rebelles du M23, avec comme conséquence plusieurs milliers de déplacés internes. La RDC indexe le Rwanda dans ces attaques du M23 contre les positions des FARDC. Dans le même temps, selon ces sources, des accrochages se sont produits un peu plus au nord, en territoire de Rutshuru, sur deux axes vers Bunagana, à la frontière ougandaise, et Rumangabo, base militaire où se trouve le quartier général du parc des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.


"Affrontements FARDC-M23 : une urgence s'impose en faveur des déplacés en détresse - 27 mai 2022 -
= https://actualite.cd/2022/05/27/affrontements-fardc-m23-une-urgence-simpose-en-faveur-des-deplaces-en-detresse
La situation humanitaire des déplacés suite aux affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le mouvement du M23 est alarmante. Ceux qui ont fui les combats de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo sont cantonnés, les uns, dans des écoles et églises dans les groupements Buvira, Munigi et Muja alors que les autres ont rejoint la ville de Goma où ils vivent dans des familles d'accueil.
Le président de la société civile du territoire de Nyiragongo, Mambo Kawaya, qui alerte précise que ceux-ci s'ajoutent aux sinistrés de l’éruption volcanique de l'année passée dont la prise en charge pose encore problème dans certains sites de cantonnement.
« La situation que traverse cette population reste médiocre. Vous savez que le territoire n'a ni cours d'eau, n'a ni lac, n'a ni source d'eau. Donc, il y a nécessité que le gouvernement puisse en toute urgence ravitailler cette population en eau mais aussi en nourriture. À Nyiragongo, il n'y a pas assez de champs qui puissent servir toute cette population en nourriture. La lave volcanique a presque tout endommagé l'année passée et actuellement, il y a une situation terrible. C'est pourquoi, en tant que société civile, nous crions auprès du gouvernement de venir en aide à cette population avant que nous puissions vivre des situations de maladie tel que le choléra et consorts », alerte Mambo Kawaya, président de la société civile de Nyiragongo.

Et d’ajouter :
« Sur le plan sanitaire, il y aussi nécessité de vite agir. À ces sinistrés du volcan, il vient s'ajouter les déplacés de guerre et cela nécessite un meilleur encadrement. Mercredi, il y a l'un des déplacés qui s'est suicidé au village Ngangi suite à la colère. Ce déplacé n'a pas su supporter la souffrance qu'il traverse depuis avant-hier et cette souffrance qui lui a été imposée par le M23 ».
Dans le territoire de Rutshuru, les déplacés sont victimes de plusieurs exactions conduisant jusqu’à la mort.
« Deux femmes ont été tuées hier jeudi vers Rumangabo.  L'une a été tuée en pleine cité de Kabaya, chef-lieu du groupement de Kisigari.  Elle voulait rejoindre aussi les autres déplacés qui étaient déjà vers le monument sur la route (RN2) pour faire route ensemble. L'autre a été tuée à Kanombe par les rebelles », témoigne Manouveau Nguka, coordonnateur de Badilika Asbl, une organisation membre de la société civile de Rutshuru.
La veille, mercredi, un autre jeune, taxi moto de son état, a également été tué par balle dans la zone contrôlée par l'ennemi à Rumangabo.
 « Il y a un jeune qui a perdu sa vie à Rumangabo. Il s'agit d'un motard qui voulait rejoindre sa famille qui était en route vers Katale mais malheureusement celui-ci, en arrivant dans le camp de Rumangabo, il a été touché par balle et en est décédé. La situation reste donc compliquée dans cette partie. Il y a une école appartenant à l'église CBCE de Katale qui a été touchée par un obus. Les déplacés sont nombreux à Rutshuru centre, d'autres ont atteint Kiwanja. Il y a des enfants qui se sont séparés de leurs parents. Il y a des femmes enceintes et des personnes de troisième âge qui ont pris aussi le risque de fuir pendant la nuit », a ajouté Manouveau Nguka.

Mercredi, le ministre de la communication et des médias,  porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé que le gouvernement s’attèle à assister les déplacés en détresse.
« Nous avons analysé la question au plan humanitaire. Parce que vous savez qu'il y a des populations qui ont été déplacées de part et d'autre d'ailleurs, que ce soit du côté de Kibumba ou du côté de Rutshuru. Il y a besoin d'un appui humanitaire. Le gouvernement s'y attèle. Les états des lieux se font sur le terrain. A partir des rapports qui seront faits, le gouvernement pourra agir dans les prochains jours pour apporter de l'appui à nos compatriotes », a rassuré Patrick Muyaya, à l’issue d'une réunion sécuritaire de crise présidée par le premier ministre Sama Lulonde, à l'intention de certains membres du gouvernement et des responsables des services de défense et de sécurité concernés par la question.
L’armée a confirmé, mercredi dernier, l'attaque de ses positions aussi bien dans le territoire de Nyiragongo que dans celui de Rutshuru. Dans une communication faite à la presse,  le porte-parole du Gouverneur militaire, le lieutenant général Constant Ndima,  a affirmé que plus de 20 obus et bombes ont été tirés de l'est vers l'ouest de l'axe routier Goma Rutshuru ont explosé  mardi et  mercredi sur le territoire congolais a Katale, non loin de la poste d'aviation de l'institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), à Rumangabo et dans les environs. Le général Sylvain Ekenge a affirmé que des effets militaires non utilisés, ni par l'armée, ni par les M23 ont été récupérés sur le champ des combats.
= https://www.radiookapi.net/2022/05/26/actualite/securite/rdc-le-gouvernement-evoque-le-soutien-du-rwanda-aux-rebelles-m23


"RDC : pour bloquer la progression du M23 vers Goma, le député Kasekwa exhorte le gouvernement à renforcer les FARDC avec des moyens conséquents - 27 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/27/rdc-pour-bloquer-la-progression-du-m23-vers-goma-le-depute-kasekwa-exhorte-le
Les combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23 ont causé la coupure de la route nationale numéro 4 (RN4), vitale pour l'approvisionnement de la ville de Goma et ses environs. Le député national Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa appelle le gouvernement à s'impliquer en urgence dans la réhabilitation et renforcer les FARDC en capacités et moyens afin que les rebelles n'aient pas la facilité d'accéder à Goma.
Il estime que si rien ne se fait, le M23 qui est soutenu par le Rwanda aura l'avantage sur les FARDC et Goma risquerait de tomber entre leurs mains.
« La RN4 Goma-Rutshuru est coupée, toutes les populations habitants Kibumba, Rugari, Kibati ont fui, ils sont des déplacés de guerre dans des écoles à Goma et d'autres dans les domaines de Katale en territoire de Rutshuru privées de toute assistance humanitaire. Ma demande est que la population congolaise se lève pour exercer une forte pression diplomatique contre l'agresseur et contre notre gouvernement, que le gouvernement apporte des moyens importants aux FARDC parce que si le gouvernement traîne les pas et que le M23 soutenu par le Rwanda arrive à occuper Goma, il sera difficile d'emmener des renforts en hommes et matériels aux FARDC qui ne peuvent que quitter Kinshasa par avion alors que le M23 reçoit l'appui du pays agresseur, un pays qui est même à pieds à quelques kilomètres de la situation ça serait compliqué davantage donc il est temps que toute la nation se mobilise pour que par la pression diplomatique et par le soutien aux FARDC cette guerre s'arrête le plus rapidement possible », a-t-il dit à ACTUALITE.CD.
Il a salué le communiqué des FARDC qui, sans le citer, a pointé du doigt le vrai agresseur de la RDC. À l'en croire, si le Rwanda n'est pas cité dans ledit communiqué, c'est pour éviter qu'il soit à nouveau contredit par le gouvernement comme c'était le cas la fois dernière.
« Je salue le courage du porte-parole de l'armée et de tous les commandements des FARDC au Nord-Kivu qui n'a pas choisi d'utiliser la langue de bois pour identifier l'agresseur, notre pays est victime d'une agression, vous savez que dans un communiqué antérieur les FARDC au Nord-Kivu avaient déjà pointé du doigt le Rwanda, accusant même que des éléments appartenant à certains bataillons de l'armée rwandaise avaient été arrêtés, capturés au Nord-Kivu. Mais c'est le gouvernement congolais à partir de Kinshasa qui s'était donné la peine de contredire la version de l'armée et aujourd'hui par sagesse le porte-parole militaire dit les éléments que nous avons saisis n'appartiennent ni au M23 ni aux FARDC, c'est tout dire, c'est pour ne plus subir les réprimandes antérieures de la part du gouvernement que le porte-parole de l'armée s'interdit de citer le Rwanda mais ça sort clairement de ce communiqué », a-t-il ajouté.

L'armée congolaise et les rebelles du M23 se sont de nouveau accrochés ces derniers jours sur plusieurs fronts dans la province orientale du Nord-Kivu, provoquant des déplacements continus de populations. Comme la veille et après un calme relatif durant la nuit, des combats ont eu lieu vers Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, à une vingtaine de km au nord de Goma. Ils ont entraîné la coupure de la route nationale 4, vitale pour l'approvisionnement de la ville d'environ un million d'habitants, chef-lieu de la province, ont indiqué des sources locales, administratives et militaires. Dans le même temps, selon ces sources, des accrochages se sont produits un peu plus au nord, en territoire de Rutshuru, sur deux axes vers Bunagana, à la frontière ougandaise, et Rumangabo, base militaire où se trouve le quartier général du parc des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.
Depuis la reprise le 22 mai des combats avec le M23, environ 26.000 personnes se sont enfuies de leurs villages, trouvant refuge dans des localités voisines ou en Ouganda, où des milliers d'autres s'étaient mises à l'abri en mars lors de précédents affrontements, a indiqué dans un communiqué le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).


"RDC : les députés du Nord-Kivu offrent 100.000 USD comme contribution à la ration des FARDC engagées contre - 27/05/2022
= https://actualite.cd/2022/05/27/rdc-les-deputes-du-nord-kivu-offrent-100000-usd-comme-contribution-la-ration-des-fardc
La somme de 100.000 USD a été réunie au titre de la ration des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) engagées au front contre les rebelles du M23 et les ADF, qui sèment la tristesse et la désolation dans la partie Est de la RDC. Telle est la contribution des élus nationaux du Nord-Kivu dans le cadre de “l'effort de guerre”.

" Nous avons réuni, dans l'immédiat, une somme de 100.000$ (cent mille dollars américains) comme contribution des députés nationaux du Nord-Kivu à la ration des unités des FARDC engagées au front contre les ADF et le M23 ", ont-ils fait savoir dans une déclaration faite ce jeudi 26 mai devant la presse.
L'armée congolaise et les rebelles du M23 se sont de nouveau accrochés ces derniers jours sur plusieurs fronts dans la province orientale du Nord-Kivu, provoquant des déplacements continus des populations. Comme la veille et après un calme relatif durant la nuit, des combats ont eu lieu vers Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma. Ils ont entraîné la coupure de la route nationale numéro 4, vitale pour l'approvisionnement de la ville d'environ un million d'habitants, chef-lieu de la province, ont indiqué des sources locales, administratives et militaires.
Dans le même temps, des accrochages se sont produits un peu plus au nord, en territoire de Rutshuru, sur deux axes vers Bunagana, à la frontière ougandaise, et Rumangabo, base militaire où se trouve le quartier général du parc des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.
Depuis la reprise le 22 mai des combats avec le M23, environ 26.000 personnes se sont enfuies de leurs villages, trouvant refuge dans des localités voisines ou en Ouganda, où des milliers d'autres s'étaient mises à l'abri en mars lors de précédents affrontements, a indiqué dans un communiqué le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Ces affrontements se déroulent sur fond de tensions renouvelées entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Kigali a accusé lundi l'armée congolaise d'avoir tiré des roquettes vers le Rwanda, blessant plusieurs civils, tandis que le Rwanda, qui dément, est accusé par des militaires congolais de soutenir la rébellion du M23.
Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC, le M23, a repris les hostilités en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.


"RDC : les députés du Nord-Kivu demandent au gouvernement de saisir notamment l'ONU et l'UA aux fins de déclarer le M23 comme groupe terroriste - 26 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/26/rdc-les-deputes-du-nord-kivu-demandent-au-gouvernement-de-saisir-notamment-lonu-et-lua
Les députés nationaux du Nord-Kivu se sont exprimés sur les combats entre les forces armées de la RDC et les rebelles du M23. Ils dénoncent ces actions qui mettent en péril l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale ainsi que la paix et la sécurité internationale dans la région.
« Face à la gravité de la situation, demandons au gouvernement de la République de saisir urgemment le conseil de sécurité des Nations Unies, le conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine ainsi que les différents mécanismes sous régionaux aux fins de trouver des solutions qui s'imposent et de déclarer le M23 comme groupe terroriste à l'instar des ADF. Nous réitérons notre soutien indéfectible aux FARDC et invitons tout le peuple congolais à se mobiliser derrière elles comme un seul homme pour bouter l'ennemi hors du territoire national », ont-ils déclaré ce jeudi 24 mai à Kinshasa.
Ils déplorent le fait que pendant que les regards et efforts étaient tournés vers les drames de Beni du fait des ADF et dans l'ituri du fait de CODECO et autres groupes armés, le M23, soutenu par l'armée rwandaise, refait la guerre contre la RDC depuis le mois de mars 2022.
« Des affrontements avec nos forces de sécurité et de défense ont fait plusieurs morts et des déplacements désordonnés des populations dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo. Une situation humanitaire dramatique de plus pour une population meurtrie depuis plusieurs décennies. Actuellement, la ville de Goma et ses environs sont en détresse du fait de l'attaque du camp militaire de Rumangabo et du blocage de la route Goma-Rutshuru à partir de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo par les assaillants du M23 venus par la frontière rwandaise. Cette situation aux conséquences socio-économiques incalculables vient aussi d'empêcher les élèves finalistes de certaines écoles du secondaire de passer leurs épreuves de dissertation dans le cadre des examens d'Etat 2022 », ont-ils déploré.

Contexte

L'armée congolaise et les rebelles du M23 se sont de nouveau accrochés ces derniers jours sur plusieurs fronts dans la province orientale du Nord-Kivu, provoquant des déplacements continus de populations. Comme la veille et après un calme relatif durant la nuit, des combats ont eu lieu vers Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, à une vingtaine de km au nord de Goma. Ils ont entraîné la coupure de la route nationale 4, vitale pour l'approvisionnement de la ville d'environ un million d'habitants, chef-lieu de la province, ont indiqué des sources locales, administratives et militaires.
Dans le même temps, selon ces sources, des accrochages se sont produits un peu plus au nord, en territoire de Rutshuru, sur deux axes vers Bunagana, à la frontière ougandaise, et Rumangabo, base militaire où se trouve le quartier général du parc des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.
Depuis la reprise le 22 mai des combats avec le M23, environ 26.000 personnes se sont enfuies de leurs villages, trouvant refuge dans des localités voisines ou en Ouganda, où des milliers d'autres s'étaient mises à l'abri en mars lors de précédents affrontements, a indiqué dans un communiqué le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Ces affrontements se déroulent sur fond de tensions renouvelées entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Kigali a accusé lundi l'armée congolaise d'avoir tiré des roquettes vers le Rwanda, blessant plusieurs civils, tandis que le Rwanda, qui dément, est accusé par des militaires congolais de soutenir la rébellion du M23. Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC, le M23 « mouvement du 23 mars », a repris les hostilités en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.
= https://actualite.cd/2022/05/26/affrontements-kibumba-le-depute-muhindo-kasekwa-demande-au-gouvernement-de-pointer-du

"RDC : À Rutshuru, le M23 accuse la MONUSCO de l’intention de se refaire une image « ternie » - 25 mai 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/25/rdc-a-rutshuru-le-m23-accuse-la-monusco-de-lintention-de-se-refaire-une-image-ternie.html/109251/
Issu d’une ancienne rébellion congolaise, le M23, défait en 2013 et réapparu en fin d’année dernière, a réfuté lundi, toutes les accusations chargées contre ce mouvement par la MONUSCO, qui a condamné « les attaques » ciblées contre les forces onusiennes et les positions des FARDC, à Shangi, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, Est de la RDC.
Pour le M23, ces accusations faites par la MONUSCO visent cependant à justifier l’entrée de la mission onusienne en guerre contre lui et les qualifient « d’une diversion ». À en croire le M23, la MONUSCO s’est invitée dans cette guerre pour s’offrir une image, confie-t-il, déjà ternie par l’inaction face aux groupes armés actifs dans l’Est.
« La MONUSCO n’a jamais déclaré la guerre ni aux ADF ni aux CADECO qui s’attaquent à la population civile. Elle s’est calfeutrée dans le silence et l’inaction à la grande déception de toutes nos populations victimes des atrocités de ces bandits de CODECO et ADF au point où la population a organisé des manifestations de rue pour exiger son départ. Aurait-elle trouvé dans la guerre contre le M23 une une nouvelle occasion de se refaire une image ternie par ces années d’inaction contre les groupes armés, qui, à l’absence du M23 sur terrain, sont passés de 44 groupes en 2013 à plus de 250 ce jour », lit-on dans le communiqué du M23 parvenu à POLITICO.CD
« Le M23 n’a jamais attaqué ni planifié d’attaquer la MONUSCO mais subit actuellement une vaste offensive de la MONUSCO. Depuis que la MONUSCO est sous le sol congolais, elle n’a jamais essuyé un seul tir des troupes du M23 quand bien même la FIB avait mandat de nous faire la guerre », insiste le M23.

Un cessez-le-feu « violé »

Le 08 avril, à Nairobi, plusieurs recommandations ont été assorties, à l’issu d’un conclave régional des chefs d’États. Selon le M23, il s’agissait notamment du retrait volontaire des M23 des positions nouvellement conquises, le renforcement par les cessez-le-feu décrété par le M23, l’interdiction aux FARDC d’occuper les positions abandonnées par le M23, la tenue d’un dialogue, etc.
Le M23, qui affirme s’être retiré sur un espace d’environ 20 km entre Busanza jusqu’à Jomba, accuse les FARDC de ne pas respecter les recommandations faites à Nairobi et n’ont décrété aucun cessez-le-feu. « Elles ont occupé toutes les positions du M23 au vu et su de la MONUSCO. Et cette dernière leur avait cédé un de ses postes d’observation à la paroisse de Jomba. La MONUSCO n’avait parlé de violation de cessez-le-feu par les FARDC », accule-t-il.
« Nous sommes plutôt surpris que la MONUSCO déclare la guerre au M23 qui ne fait que revendiquer un accord de paix que le gouvernement congolais a refusé de respecter 9 ans durant. La MONUSCO qui a été pourtant un des facilitateurs de cet accord n’a jamais demandé au gouvernement congolais de respecter sa part d’engagement », martèle le M23.

Et de déclarer : « Si notre position est considérée naïve et faible et que c’est pour ces raisons que la MONUSCO choisit de nous éliminer physiquement, nous, plus tôt que les ADF et qu’elle se choisit les FADLR, APCLS et la nébuleuse Nyatura comme alliés dans cette guerre, nous préférons mourrir des bombardements de la MONUSCO que de l’épée des FDLR, APCLS, Nyatura et consorts car l’histoire retiendra ce fait des Nations-Unies ».
À Rutshuru, l’armée a affirmé, ce mardi, que situation est sous contrôle, depuis les après-midis, à Kibumba et Buhumba où le M23 aurait lancé tôt le matin de ce mardi des assauts ciblés contre les positions des forces loyalistes. Les FARDC affirment avoir repoussé l’attaque. Pendant ce temps, d’autres sources sécuritaires ont indiqué que l’armée rwandaise, qui accusé, lundi, les FARDC d’avoir lancé des obus sur son territoire, engageant des civils blessés, a attaqué certaines positions de l’armée. Des images filmées d’effets militaires appartenant aux forces rwandaises (RDF) sur le sol congolais ont fait le tour sur la toile.


"La République : "Combats au Nord-Kivu Kagame sans masque !"27/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/27/actualite/revue-de-presse/la-republique-combats-au-nord-kivu-kagame-sans-masque

"Le Potentiel : "Soutien présumé au M23 : Kinshasa, l’heure de la fermeté a sonne" 26/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/27/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-soutien-presume-au-m23-kinshasa-lheure-de-la
Revue de presse kinoise du 27 mai 2022.

L’accrochage entre les FARDC et les rebelles du M23 dans les territoires de Nyirangongo et Rutshuru, au Nord-Kivu, a encore fait la Une des journaux parus ce vendredi dans la capitale congolaise. 
La République titre en sa manchette : « Combats au Nord-Kivu, Kagame sans masque ! ». Ce quotidien indique que Paul Kagame, le président rwandais, ne sait plus se vautrer dans son sport traditionnel -la désinformation- pour masquer la présence de ses soldats dans les combats contre l’armée congolaise, au Nord-Kivu. Pour ce journal, tous les Congolais, comme la communauté internationale sont édifiés quant à l’identité rwandaise de la pseudo-rébellion de M23. Cette nébuleuse émanation du RCD/Goma, du CNDP, poursuit-il, n’est que la facette cachée de la présence militaire rwandaise sur le sol congolais depuis la guerre contre le régime du feu Maréchal Mobutu, puis l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. La République accuse ainsi Paul Kagame de s’appuyer sur ce contingent pour faire chanter Kinshasa et faire avancer « son » plan contre la RDC. Soutenu par la branche anglo-saxonne de l’Occident, révèle ce tabloïd, le chef de l'Etat rwandais sert, en réalité, de bras séculier pour la réalisation du plan de balkanisation de la RDC ou, à tout le moins, le maintien de l’insécurité favorable à l’exploitation illicite des minerais de la région de l’Ituri et du Nord-Kivu.
[url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/journal 1465-1.pdf]Le journal [/url]enchaine en citant le ministre congolais des Affaires étrangères qui, en mission à Malabo (Guinée Equatoriale) a officiellement dénoncé le Rwanda de soutenir les agresseurs qui sévissent dans la partie Est de la RDC. Ce quotidien note également qu’il a fallu attendre plus de 20 ans pour qu’un ministre congolais, en fonction, charge publiquement le Rwanda comme étant l’instigateur des groupes armés qui pullulent dans l’Est de la RDC. Désormais c’est chose faite. Et ce courageux membre du gouvernement n’est autre que le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, souligne ce tabloïd. Devant les caméras de plus grandes chaînes des télévisions africaines et même du monde, indique ce quotidien, ce membre du gouvernement Sama a dénoncé le soutien de Kigali aux rebelles du M23. Le Journal estime que le discours de Lutundula, prononcé mercredi 25 mai à la plénière du Conseil exécutif de l’Union Africaine, à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale, mérite d’être conservé pour le faire lire et entendre aux futures générations.

L’avenir
se réjouit que le chef de la diplomatie congolaise ait attiré l’attention de la communauté internationale et de l’Union africaine sur la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans la partie Est de la RDC.  A la tribune de l’Union africaine, précise ce quotidien, Christophe Lutundula a invité le continent africain à prendre conscience que le terrorisme n’est pas seulement idéologique mais également politique voire économique. Pour le ministre congolais des Affaires étrangères, souligne ce tabloïd, les commanditaires des troubles dans la partie Est de la RDC se moquent de l’Union africaine. Il a averti que Kinshasa ne va pas continuer à tolérer ces changements anticonstitutionnels.
Le journal [url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/ECONEWS N%C2%B0586.pdf]ECONEWS[/url] fait savoir qu’il n’y a plus de langue de bois à Kinshasa pendant que les FARDC font face aux rebelles du M23 dans les collines de la province du Nord-Kivu. Cet hebdomadaire rappelle que le gouvernement congolais, réuni mercredi autour du Premier ministre, n’a pas hésité à accuser le Rwanda d’apporter tout son appui militaire au M23. Ce tabloïd rapporte que depuis Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, le général Ekenge, porte-parole des FARDC dans la zone opérationnelle du Nord-Kivu, a été le premier à éventrer le boa en donnant de sérieux indices qui accablent Kigali dans cette guerre. Sans citer le Rwanda, souligne ECONEWS, le général Ekenge a, dans un communiqué diffusé mercredi dernier, indiqué que, dans leur débandade, les rebelles du M23 ont abandonnés des effets militaires « non utilisés ni par les FARDC, ni par les terroristes du M23 ». Sans surprise, s’étonne ce journal, Kigali s’est rabattu sur sa vieille rhétorique, niant toute implication dans l’action menée par les rebelles du M23. Plus loin, le gouvernement rwandais, qui promet de saisir le mécanisme conjoint de vérification aux frontières, pense que la RDC combat avec le soutien des FDLR, ces rebelles rwandais qui écument la partie Est de la RDC. Pendant ce temps, se réjouit ECONEWS, les FARDC semblent avoir pris le dessus sur le M23 sur le terrain des opérations.

Pour sa part, [url=http://file:///C:/Users/tshimangac/Downloads/Edition du Vendredi 27 mai 2022.pdf]La Prospérité[/url] cite le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya qui mobilise la population congolaise en faveur des FARDC qui s’affrontent aux rebelles M23 dans l’Est du pays. Devant la presse, souligne ce quotidien, le ministre de la Communication et des Médias a pensé relancer la campagne « Bendele ekwaya te », invitant tout Congolais à se lever pour qu’aucune tentative d’aucune manière, d’aucun groupe ou d’aucun pays quelconque, ne tente de prendre un seul centimètre de notre territoire. La Prospérité ajoute que le porte-parole du gouvernement, à son tour, a tenu à rassurer la population congolaise de l’implication du gouvernement pour restaurer la paix dans cette partie du pays.


"Guerre dans l’Est : Francine Muyumba invite Félix Tshisekedi à consulter Joseph Kabila pour « l’intérêt de la Nation » - 26 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/26/guerre-dans-lest-francine-muyumba-invite-felix-tshisekedi-a-consulter-joseph-kabila-pour-linteret-de-la-nation.html/109321/

"Exclusif- Jean-Jacques Wondo : « Un an après, l’état de siège est un échec patent » – Jeanric Umande - 10 mai 2022
= https://afridesk.org/exclusif-jean-jacques-wondo-un-an-apres-letat-de-siege-est-un-echec-patent-jeanric-umande/


"Nord-Kivu: Congo-Kin/Rwanda, demain la guerre? -26/05/2022
= https://www.congoindependant.com/nord-kivu-congo-kin-rwanda-demain-la-guerre/
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105360_attaque_du_m23_le_rwanda_nie_toute_implication_dans_cette_affaire_interne_de_la_rdc_declare_la_porte_parole_du_gouvernement_rwandais.html

"Justin Bitakwira : « il faut couper le cordon ombilical avec le Rwanda » - 27.05.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105350_justin_bitakwira_il_faut_couper_le_cordon_ombilical_avec_le_rwanda.html

"Lutundula dénonce le soutien rwandais au M23: « Le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC » - 26.05.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105340_lutundula_denonce_le_soutien_rwandais_au_m23_le_rwanda_a_attaque_le_camp_de_rumangabo_en_rdc.html
C’est officiel. Le Rwanda soutient et appuie les forces négatives du M23 qui attaquent de manière répétée les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans l’Est. Le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala l’a dénoncé du haut de la tribune de la plénière du Conseil exécutif de l’Union Africaine, ce mercredi 25 mai 2022, à Malabo, en Guinée Équatoriale.
Le chef de la diplomatie congolaise a enfin dit tout haut ce qui se chuchotait tout bas. Il a attiré l’attention de la Communauté internationale et de l’Union Africaine sur l’implication et le soutien du Rwanda aux forces négatives du M23, dans les attaques perpétrées ces derniers jours contre les positions de l’armée congolaise dans l’Est de la RDC.
« Le Rwanda avance. Il y a 10 minutes, je le dis sans hésitation, le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC. Comment aujourd’hui, la journée où nous célébrons la naissance de notre Alma mater où nous devons réfléchir sur notre avenir, on peut faire comme si de rien n’était. Je dis bien, le M23 soutenu par le Rwanda, a attaqué les troupes internationales de la MONUSCO. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Ne nous pouvons pas ne rien dire. La RDC, je vais le dire, nous allons faire une déclaration politique demain ou après demain », a dénoncé Christophe Lutundula Apala.

Du terrorisme à motivation politique et économique

D’un ton grave, le Vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères a attiré l’attention de la Communauté internationale et de l’Union Africaine sur l’hypocrisie qui caractérise certains partenaires de la RDC.
« On nous a dit que les déclarations politiques se font devant les Chefs d’État. J’en prends acte. Je voudrais qu’on prenne conscience que le terrorisme n’est pas seulement le terrorisme idéologique. Il y a le terrorisme à motivation politique, le terrorisme à motivation économique. La RDC en sait quelque chose tant il est vrai qu’il y a des pays qui croient à l’Union africaine, à notre organisation. Mais il y a des pays qui se moquent de nous. Nous ne pouvons pas continuer à tolérer ces changements anticonstitutionnels. Ne traitons pas le mal à la surface. Il faut s’attaquer à la racine. Regardons nous dans le miroir de la gouvernance, dans le miroir des espérances de nos peuples », a vociféré le chef de la diplomatie congolaise.

Avant de dénoncer l’implication du pays de Paul Kagame dans les attaques orchestrées contre les positions congolaises par le M23, Christophe Lutundula a puisé, en guise de rappel, dans la sagesse d’un instrument juridique pertinent, adopté par l’organisation panafricaine en 1999.
« En effet, le terrorisme a une définition officielle. Elle se trouve dans la Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée en 1999… Le terrorisme est tout acte ou menace d’acte en violation des lois pénales de l’État Partie susceptible de mettre en danger la vie, l’intégrité physique, les libertés d’une personne ou d’un groupe de personnes, qui occasionne ou peut occasionner des dommages aux biens privés ou publics, aux ressources naturelles, à l’environnement ou au patrimoine culturel, et commis dans l’intention :
(1) d’intimider, provoquer une situation de terreur, forcer, exercer des pressions ou amener tout gouvernement, organisme, institution, population ou groupe de celle-ci, à engager toute initiative ou à s’en abstenir, à adopter, à renoncer à une position particulière ou à agir selon certains principes ; ou (2) de perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des population ; ou (3) de créer une insurrection générale dans un État Partie », a expliqué Christophe Lutundula.
Il a ajouté, en substance, que toute promotion, financement, contribution, ordre, aide, incitation, encouragement, tentative, menace, conspiration, organisation ou équipement de toute personne avec l’intention de commette tout acte mentionné précédemment relève du terrorisme.
En tout cas, pour le numéro un la diplomatie de la RDC, le terrorisme ne peut être limité « au terrorisme idéologique du type international, comme Daesh ».

Rappelant l’intervention de ses collègues de la Côte d’Ivoire et de la République centrafricaine, qui estiment que la question relative au terrorisme ne peut être abordée sans évoquer les groupes armés, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères a soulevé la nécessité de parler de terrorisme lorsqu’on aborde le thème des groupes armés.
« L’année passée, nous avons perdu un chef de l’État : Idriss Deby Itno. Je salue sa mémoire. Il était au front. Il se battait pour protéger son pays contre les groupes armés. La Centrafrique est en proie au terrorisme. Il y a une semaine, j’étais à la réunion de la coalition globale contre l’état islamique à Marrakech. Il est reconnu de manière péremptoire qu’aujourd’hui, le terrorisme est partout, il sévit dans toutes les régions de l’Afrique. Et dans certains cas, ce sont des groupes armés qui véhiculent le terrorisme, groupes armés qui trouvent des soutiens de la part de certains États pour lesquels ils agissent par procuration. On verse sur la pente dangereuse. Le terrorisme d’État », a insisté Christophe Lutundula.

La détermination des FARDC
REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Ekenge_gen_21_02145_jpg_640_350_1

Quelques heures plus tôt, les FARDC ont annoncé dans un communiqué officiel, que la situation est « très préoccupante » dans la province du Nord-Kivu suite aux attaques de leurs positions par les terroristes du M23.
« Le matin de ce mercredi 25 mai 2022, les positions des FARDC de Kibumba et de Jomba ont été une fois de plus attaquées. Les forces loyalistes déterminées à ne laisser aucun centimètre du territoire national à qui que ce soit, se comportent de manière professionnelle sur le terrain aussi bien à Jomba qu’à Kibumba », a rassuré le Général de Brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain dans la déclaration que vous pouvez lire ici…Combats contre le M23: Les FARDC communiquent sur la situation au Nord-Kivu
Par ailleurs, se croyant plus malin, le Rwanda a fait une fuite en avant, en se plaignant, lundi dernier, des tirs de roquettes prétendument tirés par de soldats congolais à la frontière avec la RDC et appelé à une « enquête urgente » sur cet incident.


"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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Message  ndonzwau 28/5/2022, 2:33 pm

Début timide des sanctions contre le Rwanda coupable d'agression de notre pays via le M23. Rwandair suspendu de vols, l'ambassadeur du Rwanda convoqué..., c'est encore bien léger pour mettre sérieusement en garde le Rwanda, il aurait fallu en plus au moins la suspension des relations diplomatiques avec le renvoi temporaire de leur ambassadeur si arrogant. Imposer le statut de terroriste au M23 ; voilà une autre sanction juste si un jour elle était acceptée ; fermer officiellement les frontières et pourquoi pas déclarer souverainement la guerre...
Qu'a répondu, comment répond à ce stade le Rwanda, à part décréter à son tour la suspension des vols de Rwandair ? Pendant ce temps les massacres des populations par les autres groupes rebelles ailleurs dans le reste des provinces sous état de siège se poursuivent.



"RDC confirme le soutien de Kigali au M23 et annonce notamment la suspension des vols de Rwandair sur son territoire et la convocation de l'ambassadeur du Rwanda -;28 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/28/la-rdc-confirme-le-soutien-de-kigali-au-m23-et-annonce-notamment-la-suspension-des-vols
Endehors du champ de bataille, le feuilleton M23 se joue également sur le terrain politique  à Kinshasa. Le président congolais a présidé ce vendredi 27 mai la réunion du Conseil supérieur de la défense élargie aux présidents de deux chambres du parlement, au représentant du pouvoir judiciaire et au responsable des services de sécurité  la suite du développement rapide ces derniers jours des combats entre l'armée et la rébellion du M23 dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo (Nord-Kivu). Parmi les résolutions, le M23 est exclu des pourparlers engagés par le gouvernement avec les groupes armés  Nairobi. La rébellion est considérée désormais comme un  mouvement terroriste.
Le Conseil supérieur de la défense confirme le soutien de Kigali au M23. "Pendant que le gouvernement congolais attendait le rapport du mécanisme conjoint de vérification qui a été activé par le Rwanda, nous avons été surpris de voir qu'il est passé par des représailles comme il avait annoncé. Le soutien manifeste à cette force négative en est la preuve".



Pour illustrer son accusation, Kinshasa indique que "les effets militaires retrouvés sur place, les images détenues par nos forces armées ainsi que les témoignages recueillis auprès de nos populations démontrent à suffisance que le M23 est soutenu par l'armée Rwandaise", tout en réprouvant une "attitude récidiviste" du Rwanda qui "vise à torpiller les efforts de pacification engagés dans le cadre du processus de Nairobi".
Au nombre des décisions prises par la haute instance sécuritaire congolaise, la RDC a pris la mesure conservatoire de "la suspension immédiate des vols de la compagnie d'aviation Rwandair sur son territoire; la convocation de l'ambassadeur du Rwanda accrédité en République Démocratique du Congo pour lui notifier la désapprobation totale du gouvernement congolais".
Mercredi, lors de la plénière du Conseil exécutif de l'Union africaine à Malabo (Guinée Equatoriale), le Vice-premier ministre des affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula a publiquement accusé le Rwanda de soutenir le M23.

Par ailleurs, la RDC dénonce la "manipulation" du Rwanda accusant les FARDC de collaborer avec des forces négatives dont les FDLR pour justifier son soutien au M23.
L'armée congolaise et les rebelles du M23 s'affrontent de nouveau depuis une semaine  provoquant des déplacements continus de populations. Les combattants ont visé mercredi le stratégique camp militaire de Rumangabo dans le territoire de Rutshuru où ils  ont été repoussés par les loyalistes. Ces affrontements se déroulent sur fond de tensions renouvelées entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Kigali a accusé lundi l'armée congolaise d'avoir tiré des roquettes vers le Rwanda, blessant plusieurs civils, tandis que le Rwanda, qui dément, est accusé par des militaires congolais de soutenir la rébellion du M23.
Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC, le M23 « mouvement du 23 mars », a repris les hostilités en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.

= https://actualite.cd/2022/05/26/pour-le-mae-christophe-lutundula-il-ny-point-de-doute-le-rwanda-est-directement-implique


"RDC-M23 : Kinshasa met en garde Kigali pour son attitude de nature à perturber le processus de paix de Nairobi qui arrive à son terme - 28 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/28/rdc-m23-kinshasa-met-en-garde-kigali-pour-son-attitude-de-nature-perturber-le-processus

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Paul%20Kagame%201

Le gouvernement congolais met en garde le Rwanda, dit-il, pour son attitude visant à perturber le processus de paix de Nairobi, un processus de discussions avec les groupes arm


Vendredi 27 mai dernier, le président Félix Tshisekedi a tenu une réunion du Conseil supérieur de la défense élargie aux présidents de deux chambres du parlement, au représentant du pouvoir judiciaire et au responsable des services de sécurité la suite du développement rapide ces derniers jours des combats entre l'armée et la rébellion du M23 dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo (Nord-Kivu). Conseil au cours duquel les participants ont noté le soutien du Rwanda à la rébellion du M23.
Pour Kinshasa, en apportant son soutien au M23, le Rwanda vise à torpiller les efforts de pacification de la RDC.

« Les effets militaires retrouvés sur place, les images détenues par nos forces armées ainsi que les témoignages recueillis auprès de nos populations démontrent en suffisance que que le M23 est soutenu par l'armée Rwandaise. Cette attitude récidiviste vise clairement à torpiller nos efforts de pacifications engagés dans le cadre du processus de Nairobi », a déclaré le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, lisant le compte-rendu de la réunion du Conseil supérieur de la défense.

Ainsi Kinshasa décide d’exclure le M23 du processus de dialogue de Nairobi et met en garde le Rwanda pour ses velléités visant à perturber un processus qui tend d’après le gouvernement congolais, vers son aboutissement.

« Le M23 est considéré comme un mouvement terroriste, il sera désormais traité comme tel, et de ce fait, il est exclu du processus de discussions de Nairobi. Une mise en garde est faite au gouvernement Rwandais dont l'attitude est de nature à perturber le processus de paix qui arrive pratiquement à son terme avec une discussion de Nairobi où tous les groupes armés à l'exception du M23 se sont engagés sur la voie de la paix », a ajouté le ministre Patrick Muyaya. 

Initié fin avril dernier par Félix Tshisekedi sur recommandation des chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, le processus de Nairobi est un dialogue entre le gouvernement congolais et les groupes armés dans l’objectif de parvenir à un désarmement et démobilisation de combattants pour un retour de la paix en RDC. 
Après la première phase des consultations avec les groupes armés, entre le 22 et le 28 avril à Nairobi, une délégation conjointe de la présidence de la RDC et l’ambassade du Kenya s’est rendue pendant dix jours au Nord et Sud-Kivu ainsi qu’en Ituri pour échanger avec les groupes armés et les leaders communautaires. 
Soutien de l’Union Européenne au processus
Au cours d’une séance de travail avec les ambassadeurs de l’Union européenne accrédités dans la capitale congolaise vendredi 27 mai dernier, le mandataire spécial du Chef de l’Etat, le professeur Serge Tshibangu a fait savoir que « les représentants des 56 groupes armés et 40 leaders communautaires rencontrés se sont montrés favorables au processus » de Nairobi.  Selon lui, la dégradation de la situation sécuritaire dans le Nord Kivu est dû essentiellement aux attaques appuyées des forces négatives n'affecte pas le processus en cours.
A en croire une dépêche de la présidence congolaise, les diplomates de l'Union européenne, par la voix de l'Ambassadeur de l’organisation à Kinshasa Jean-Marc Châtaigner, ont réitéré l'appui multiforme de la communauté internationale au processus.

Les équipes devront donc passer à la deuxième phase de dialogue à Nairobi. Des consultations suivies de près par le président Kenya Uhuru Kenyatta au compte de l’East African Community (EAC). 
 


"Pourquoi Kinshasa voit l’ombre de Kigali derrière les rebelles du M23 ? – RedactionSA -28/05/2022
= https://afridesk.org/pourquoi-kinshasa-voit-lombre-de-kigali-derriere-les-rebelles-du-m23-redactionsa/
Les forces congolaises et les rebelles du Mouvement du 23 mars s’affrontent à Kibumba en territoire de Nyiragongo, près de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, Est de la RDC. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le M23. Mais Kigali affirme ne pas être impliqué dans ce conflit. Pourquoi la RDC accuse le Rwanda d’être derrière les rebelles du M23 ?

Les relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali semblent se crisper après la reprise des hostilités entre l’armée congolaise et les rebelles du M23. « Ce qui se passe, aujourd’hui, notamment la réactivation du M23, est illustratif d’une certaine frustration ou une agitation du Rwanda. Kigali se sent un peu marginalisé dans les enjeux diplomatiques et géopolitiques régionaux qui se mettent en place », commente Jean-Jacques Wondo, spécialiste des questions militaires et géostratégiques, à Sahutiafrica.

«…Le M23 est ambigu dans ses positions»

« Il y a une certaine ambiguïté dans la prise de position du M23. D’un côté, ils font la déclaration il y a quelques mois, en disant soutenir les efforts du président Tshisekedi. De l’autre côté, ils n’hésitent pas à prendre des armes lorsqu’il faut essayer d’avancer d’autres arguments. Pourtant, on ne peut pas soutenir l’action politique d’un président, tout en voulant en même temps prendre des armes contre les populations où ce président exerce son autorité nationale », indique M. Wondo.
Selon l’analyste, le Rwanda, qui était en situation de pré-conflit militaire et en crise diplomatique avec l’Ouganda, n’a jamais accepté le fait qu’il ne soit pas associé aux opérations militaires conjointes menées par les armées congolaise et ougandaise contre les rebelles de Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’Est de la RDC.

La réactivation du M23 est une façon de faire pression ?

« De l’autre côté, le rapprochement ou le dégel diplomatique qui commence entre le Burundi et la RDC est de nature plutôt à ne pas satisfaire le Rwanda parce que Kigali considère le régime burundais que ça soit sous Kurunziza ou Ndayeshimiye comme un régime hostile. Du coup, cela peut expliquer aussi les raisons pour lesquelles le Rwanda voudrait réactiver le M23 », dit M. Wondo.
« C’est une façon de faire pression contre le régime congolais, mais aussi faire pression par rapport aux pourparlers qui n’évoluent pas au niveau de Nairobi. Nous sommes dans une sorte de conjoncture géopolitique où les enjeux sont éclatés. Et les alliances se font et se défont. Pour l’instant, la situation est assez illisible parce que d’un côté, le Rwanda tente de s’allier à l’Ouganda. L’Ouganda évolue au Congo. Le Burundi, qui tente de normaliser ses relations avec le Congo, est quasiment en conflit diplomatique avec le Rwanda », explique-t-il.
A Nairobi, capitale du Kenya, Kinshasa était en consultation avec les groupes armés actifs dans sa partie Est en avril dernier. Le M23 a été écarté de ces assises. Mais Jean-Jacques Wondo pense que ces consultations ne pourront pas résoudre le problème de l’insécurité. Il préconise « une implication militaire ferme du Congo qui pourrait être le début de la solution ».

«…Fermeté de la RDC vis-à-vis de ses voisins, notamment le Rwanda»

« Il faut aussi voir ce qui est mis en place pour doter l’armée congolaise d’une puissance de feu capable de mettre fin à cette insécurité, même si cela ne se fera pas d’un jour au lendemain. Il faut des signaux politiques et diplomatiques positifs. Et une certaine fermeté du Congo vis-à-vis de ses voisins, notamment du Rwanda », dit-il.
Depuis cette reprise des hostilités entre l’armée et les rebelles du M23, des centaines de familles ont abandonné leurs habitations. Le trafic sur l’axe routier Goma-Rutshuru reste coupé. La RDC a saisi le Mécanisme de vérification élargie de la conférence internationale pour la région de Grands Lacs pour une enquête après ces incidents


"Attaques du M23 contre les positions des FARDC : Vincent Karega de nouveau convoqué à Kinshasa - 28 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/28/attaque-du-m23-tous-les-vols-rwandair-suspendus-karega-convoque-et-le-rwanda-mis-en-garde.html/109381/
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé vendredi à la cité de l’Union africaine à Kinshasa, la réunion du Conseil supérieur de la défense, au cours de laquelle plusieurs décisions ont été prises, notamment celle de considérer désormais le M23 comme un mouvement terroriste et de surcroit de l’exclure du processus des discussions de Nairobi, a déclaré le ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, dans un compte-rendu lu à la Radiotélévision nationale congolaise.
Par ailleurs, la RDC met en garde le gouvernement rwandais dont l’attitude est de nature à perturber le processus de paix qui arrive pratiquement à son terme, avec les discussions de Nairobi où tous les groupes armés, à l’exception du M23, se sont engagés sur la voie de la paix.

Comme mesure conservatoire, il a été décidé la suspension immédiate des vols de la compagnie d’aviation Rwandair à destination de la République démocratique du Congo. Il a également été décidé de la convocation de l’ambassadeur du Rwanda accrédité en République démocratique du Congo, pour lui notifier la désapprobation totale du Gouvernement congolais, a annoncé le porte-parole du gouvernement.
Le Conseil supérieur de la défense dénonce fermement une campagne de manipulation ourdie par le Rwanda, accusant l’Armée de la RDC de collaborer avec des forces négatives pour justifier son soutien au groupe terroriste du M23. La RDC salue la condamnation unanime de cette énième aventure du M23 et de ses parrains par l’Union africaine, les Nations Unies, l’Union européenne, les Etats Unis et la Belgique.


Accusant le Rwanda de soutien au M23, la RDC suspend les vols de Rwandair - 28/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/28/actualite/politique/accusant-le-rwanda-de-soutien-au-m23-la-rdc-suspend-les-vols-de

Remerciant la population pour son soutien manifeste à l’endroit des forces armées et de la police nationale qui assurent la protection du pays et l’intangibilité des frontières, le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi a invité en même temps cette population à ne pas tomber dans le piège de l’ennemi, tout en préservant la paix qui règne entre les différentes communautés.
Par ailleurs, la RDC tient à rappeler son engagement dans le cadre du processus du Nairobi conduit par le président Uhuru Kenyatta pour construire une paix durable avec tous les pays de la communauté de l’Afrique de l’Est, a souligné enfin Patrick Muyaya.

"Guerre près de Goma : Pour le FCC, cette situation est la conséquence d'une gouvernance chaotique, irresponsable et sans vision de Tshisekedi et de son gouvernement -
= https://www.7sur7.cd/2022/05/28/guerre-pres-de-goma-pour-le-fcc-cette-situation-est-la-consequence-dune-gouvernance

"Contre-offensive pour neutraliser  le M23 à l’Est /RDC : mobilisation générale derrière les FARDC ! - 27/05/2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/27/a-la-une/contre-offensive-pour-neutraliser-le-m23-a-lest-rdc-mobilisation-generale-derriere-les-fardc/

"Bendela ekweya te !

"Dressons nos fronts !
 - 27/05/2022

= https://www.forumdesas.net/2022/05/dressons-nos-fronts/

"Nord-Kivu : les FARDC déterminées à repousser l’agression - 27/05/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/05/nord-kivu-les-fardc-determinees-a-repousser-lagression/

"LA UNE DE LA PRESSE CETTE SEMAINE À KINSHASA
À la Une: les affrontements continuent entre l'armée congolaise et le M23 - 28/05/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220528-%C3%A0-la-une-les-affrontements-continuent-entre-l-arm%C3%A9e-congolaise-et-le-m23

"Plus de 72 000 personnes déplacées en raison des combats dans l'est de la RDC - 28/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220528-plus-de-72-000-personnes-d%C3%A9plac%C3%A9es-en-raison-des-combats-dans-l-est-de-la-rdc

"RDC-M23: "Tout ce qui a été fait depuis quelques jours relève de l'application des plans militaires qui avaient été préparés entre les FARDC et la MONUSCO" (Benoît Chavanat) - 27 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/27/rdc-m23-tout-ce-qui-ete-fait-depuis-quelques-jours-releve-de-lapplication-des-plans

"RDC-Beni : au moins 21 morts dans une nouvelle attaque près de Mamove - 28 mai 2022
= https://actualite.ctd/2022/05/28/rdc-beni-au-moins-21-morts-dans-une-nouvelle-attaque-pres-de-mamove

"RDC: plusieurs corps retrouvés décapités en Ituri - 27/05/2022 
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220527-rdc-plusieurs-corps-retrouv%C3%A9s-d%C3%A9capit%C3%A9s-en-ituri


"FARDC-M23: : le parti de Matata fustige entre autres l'inefficacité de la coopération régionale et la duplicité des puissances de la sous-région - 27 mai 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/05/27/fardc-m23-le-parti-de-matata-fustige-entre-autres-linefficacite-de-la-cooperation

"Attaques de la coalition M23-Rwanda au Nord-Kivu : Mon général Constant Ndima, effacez-nous le tableau ! - 27/05/2022
= https://scooprdc.net/2022/05/27/attaques-de-la-coalition-m23-rwanda-au-nord-kivu-mon-general-constant-ndim tua-effacez-nous-le-tableau/

"Affrontements FARDC-M23 : le joueur et son jeu démantelé -28 mai 2022
= https://www.diaspordc.com/affrontements-fardc-m23-l FCe-joueur-et-so TTCn-jeu-demantele/?amp
/


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 28/5/2022, 9:04 pm



Quels sont les progrès et les succès des FARDC sur le terrain, que sont réellement les M23 ? Voilà deux points importants sur lesquels soit les nouvelles sont rares soit les informations surtout de la part des médias étrangers sont approximatives voire fausses. Notamment de l'étranger on insiste volontiers sur un statut de M23 réduit à leur seule origine rwandaise qui serait mal acceptée par les Congolais faisant exprès l'impasse sur la carte infiltratrice que leur fait jouer le Rwanda de Kagame (voir infra).
Quant à nos FARDC, elles arrivent à tenir la dragée haute au M23 qui ne cesse de se ressourcer auprès du Rwanda.[

L'occasion de répéter encore et toujours : le Rwanda s'est positionné depuis un quart de siècle au sortir de son génocide comme le premier fossoyeur de notre souveraineté, de notre territoire et de nos richesses ; nous avons attendu trop longtemps et perdu beaucoup de temps pour le remettre à sa place malheureusement à cause de la complicité et de la trahison des nôtres. Il est temps qu'on agisse jusqu'à une guerre ouverte. Il faut en finir avec des demies mesures : voilà ce que le peuple exige du président Tshisekedi



"RDC : les FARDC récupérent leurs positions, le gouvernement confirme le soutien du Rwanda au M23 - 26/05/2022



"Nord-Kivu : l’armée reprend plusieurs positions tenues par le M23 dans la région de Runyoni et Chanzu - 06/04/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/04/06/actualite/securite/nord-kivu-larmee-reprend-plusieurs-positions-tenues-par-le-m23-dans-la

"RDC : qui sont les rebelles du M23 et pourquoi sont-ils source de tensions avec le Rwanda ? - 27/05/2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-qui-sont-les-rebelles-du-m23-et-pourquoi-sont-ils-source-de-tensions-avec-le-rwanda?amp
La province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo est, depuis la fin du mois de mars, de nouveau témoin des affrontements entre l’armée congolaise et des rebelles du M23. Comment expliquer la résurgence de ces rebelles ? Qui sont-ils ? Pourquoi la RDC et le Rwanda s'accusent mutuellement ? Explications.
Chassés du pays en 2013, les rebelles du « Mouvement du 23 mars », plus communément appelés M23, font de nouveau parler d’eux. Les 28 et 29 mars 2022, les rebelles sont sortis de leurs bastions d’altitude pour attaquer des positions de l’armée, notamment à Runyoni et Tchanzu, région où huit soldats de l’ONU sont morts dans le crash de leur hélicoptère le 29 mars, encore inexpliqué.


[size=15][size=15]MONUSCO
[/size]
@MONUSCO
[/size]
Nous confirmons le décès de 8 militaires qui étaient à bord de l'hélicoptère qui a disparu et s'est écrasé hier. Les corps ont été trouvés et ramenés à Goma.
Nous présentons nos condoléances aux gvmt et aux familles de 6 casques bleus du PakistanREVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 1f1f5-1f1f0, 2 de RussieREVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 1f1f7-1f1fa et de SerbieREVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 1f1f7-1f1f8


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[size=15]9:59 AM · Mar 30, 2022[/size]
Par ailleurs, environ 72 000 personnes se sont enfuies de leurs villages en huit jours, pour trouver refuge dans les localités voisines ou en Ouganda, où des milliers d’autres personnes se sont mises à l’abri en mars, selon le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR). La raison ? Depuis le 22 mai, les combats entre les rebelles du M23 et les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) se sont accentués.

Qui est derrière le M23 ? 

Le M23 est essentiellement composé par des anciens soldats de l'armée congolaise qui se sont rebellés car ils accusent le gouvernement de marginaliser leur minorité ethnique tutsi. Plus précisément, « la plupart viennent de communautés rwandophones congolaises du nord », détaille Pierre Boisselet, chercheur au groupe d’études sur le Congo dans le Journal Afrique du 4 avril 2022 sur TV5MONDE. Selon lui, les rebelles du M23 « voudraient reprendre les terres qu’ils estiment leur appartenir. »
Ce que veulent les membres du M23, c’est une meilleure représentativité à l’intérieur des autorités du Nord-Kivu.Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI

Les dates clé du M23


  • 23 mars 2009 : le gouvernement congolais signe un accord de paix avec une milice pro-Tutsi. Les combattants du M23 se nomment ainsi en référence à cet accord.
  • Mai 2012 : le M23 naît d’une mutinerie d’anciens rebelles du CNDP (le Congrès national pour la défense du peuple).
  • Novembre-décembre 2012 : les combattants du M23 occupent Goma, la capitale du Nord-Kivu, pendant une dizaine de jours.
  • Décembre 2013 : les rebelles du M23 sont chassés de RDC. 
  • Janvier 2017 : des témoins font état de la présence d’ex-combattants du M23 dans la région de Rutshuru. 
  • Novembre 2021 : les rebelles sont accusés d’attaquer des positions de l’armée dans le territoire du Rutshuru. 
  • 28-29 mars 2022 : les combattants du M23 attaquent l’armée congolaise.


En 2013, le journaliste de RFI Christophe Boisbouvier soulignait que la reconnaissance des Tutsis dans la société congolaise « est un vieux problème de fond qui remonte aux années Mobutu et qui n’a jamais été résolu. » Et d'ajouter : « ce que veulent les membres du M23, c’est une meilleure représentativité à l’intérieur des autorités du Nord-Kivu ». BBC News Afrique rappelle que Après avoir capturé une grande partie de la province du Nord-Kivu il y a une dizaine d'années, le M23 a été défait et dissous dans le cadre d'un accord de paix régional signé à Nairobi en décembre 2013. Les rebelles du M23 sont désarmés et déplacés pour la plupart dans des camps en Ouganda.

"Quelles réponses doit-on réserver aux revendications du M23 ? - 08/04/2022
= https://podcast.ausha.co/po-na-gec/quelles-reponses-doit-on-reserver-aux-revendications-du-m23
DESCRIPTION
Le 6 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une offensive pour reconquérir les positions occupées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis quelques mois, le groupe armé s’est réorganisé. Il a commencé par des attaques visant les gardes parcs de Virunga et les positions isolées des FARDC avant d’engager des affrontements plus conséquents qui l'ont emmené de sa base du mont Sabyinyo jusqu’à conquérir plusieurs villages sur la route Bunagana-Rutshuru. Après avoir essuyé un revers au poste frontalier de Bunagana par l’armée ougandaise, le M23 a décrété un cessez-le-feu unilatéral le 1er avril 2022 et a demandé des négociations. Que va faire Kinshasa !

Bonjour. Vous écoutez le sixième épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Reagan Miviri, chercheur au Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 8 avril 2022

Au même moment, un sommet est annoncé à Nairobi avec au programme la question du M23, entre autres. Il est prévu que les présidents ougandais, kényan et congolais y prennent part. Il n’est pas encore clair s’il y aura des pourparlers directs avec le M23. Toutefois, nos sources indiquent que ses représentants seront à Nairobi avec un cahier des charges. 
Historiquement, le M23 peut être considéré comme héritier des rébellions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont il a récupéré la plupart des revendications, notamment le retour des réfugiés se trouvant en Ouganda et au Rwanda, l'intégration des combattants dans l'armée et la reconnaissance de leurs grades. 
En RDC, l'intégration des combattants des groupes armés au sein des FARDC et la reconnaissance des grades est un schéma classique de tous les processus de paix depuis l’accord global et inclusif de Sun City auquel a participé le RCD.
En 2008, à l’issue du dialogue de paix de Goma, le CNDP, auquel le M23 a succédé, avait aussi obtenu de l’ancien président Joseph Kabila l'intégration dans l’armée avec reconnaissance de grades.

À ceux qui étaient critiques au sujet de l'intégration des rebelles dans l'armée, Kabila avait répondu que pour lui « le choix est clair : la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose ».

Manifestement, c’est la justice qui avait été sacrifiée au nom de la paix. Pourtant, ce choix politique n’avait pas empêché que soit créé le M23 par les mêmes militaires qui ont décidé de quitter l’armée quatre ans après leur réintégration. 
En 2013 et en 2019, la RDC avait encore promis de réintégrer ces combattants. D’ailleurs, le M23 reproche au gouvernement de n’avoir pas, notamment, tenu cet engagement. Le groupe armé affirme que sa délégation a passé plusieurs mois à Kinshasa en attente de cette mise en œuvre sans aucun résultat. 


Aujourd'hui, le nouveau programme de démobilisation, désarmement, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), a décidé de mettre fin à l'intégration collective des combattants issus des groupes armés dans les FARDC. Les accords précédents prévoyant cette intégration sont devenus ainsi caduques car contraires aux principes du nouveau programme. 
Politiquement, l'intégration des rebelles dans l’armée reste impopulaire dans l’opinion congolaise. La société civile du Nord-Kivu s’y est d’ailleurs déjà opposée dans un communiqué rendu public le 4 avril 2022. Dans le contexte politique actuel, le gouvernement congolais peut accepter le retour des membres du M23 mais il lui sera difficile d’intégrer les combattants dans l’armée. Considérant le poids politique des électeurs de l’est du pays, le président Félix Tshisekedi y perdrait beaucoup à près d’un an de l'élection présidentielle s’il accédait à cette revendication du M23[/quote]
Une question demeure : à défaut de leur offrir l'intégration, le gouvernement sera-il capable de les contraindre à déposer les armes ? 

En attendant, pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 30/5/2022, 4:23 pm

Il y'a encore beaucoup à dire et surtout à faire sur l'épineuse présence du M23, faux-nez du Rwanda au Congo. En est-on vraiment du côté du pouvoir de Léo d'une lucide, ferme et nécessaire conversion pour entamer une "guerre" indispensable contre le faux-frere Kagame ?


"RDC-Rwanda : fin de la lune de miel entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame
Mise en garde, suspension des vols de la compagnie Rwandair, convocation d’ambassadeur… Kinshasa hausse le ton contre le Rwanda, qu’il accuse de soutenir la rébellion du M23 - 28 mai 2022 à

= https://www.jeuneafrique.com/1350220/politique/rdc-rwanda-fin-de-la-lune-de-miel-entre-felix-tshisekedi-et-paul-kagame/
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Paul Kagame et Félix Tshisekedi, au poste frontière séparant Gisenyi de Goma, le 26 juin 2021. :copyright: Paul Kagame Flickr
Pour les officiers congolais, cela ne faisait aucun doute. Mais Kinshasa a longtemps hésité à accuser officiellement le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, théoriquement défaite militairement depuis 2013 mais de nouveau active ces derniers mois dans l’Est. « La situation était connue du président, résume un membre de l’entourage de ce dernier. Mais il tenait à éviter une escalade et ne voulait privilégier que la voie diplomatique. »
« Ces dernières semaines toutefois, reprend notre interlocuteur en référence aux affrontements qui ont opposé l’armée congolaise au M23, la pression était devenue trop forte. » À la suite d’une réunion du Conseil supérieur de la défense, tenue ce vendredi 27 mai et élargie aux présidents des deux chambres du Parlement, Félix Tshisekedi s’est donc résolu à hausser le ton à l’égard de Kigali.


« Soutien de l’armée rwandaise »

Désormais, Kinshasa dit considérer le M23 comme « un mouvement terroriste », qui « sera traité comme tel et [qui est] de ce fait exclu du processus des discussions de Nairobi ». Considérant l’attitude de Kigali comme étant de nature à perturber le processus de paix en cours depuis avril dans la capitale kényane, les autorités ont également annoncé la suspension immédiate des vols de la compagnie Rwandair à destination de la RDC. L’ambassadeur du Rwanda, Vincent Karega, a en outre été convoqué.
Les autorités congolaises se disent désormais convaincues que le M23, qui est passé à l’offensive dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), bénéficie du soutien de l’armée rwandaise. Elles en veulent pour preuve notamment le matériel militaire retrouvé en possession des rebelles, ainsi que des témoignages recueillis auprès de la population. « Cette attitude récidiviste vise clairement à torpiller les efforts de pacification engagés dans le cadre du processus de Nairobi », accuse Kinshasa.
« Conflit intra-congolais »
De son côté, Kigali a plusieurs fois démenti apporter un quelconque soutien au M23. Le 23 mai, alors que les combats s’intensifiaient entre l’armée congolaise et les rebelles, le Rwanda a, à son tour, accusé les militaires congolais d’avoir procédé à des tirs de roquettes sur son territoire et demandé l’ouverture d’une « enquête urgente ».
« Les combats entre les FARDC [forces armées congolaises] et le M23 sont un conflit intra-congolais. Le ministre des Affaires étrangères de la RDC devrait expliquer pourquoi les FARDC combattant aux côtés des FDLR/Interahamwe dans leurs rangs ont bombardé le territoire rwandais le 19 mars 2022 et à nouveau le 23 mai 2022 », a rétorqué le gouvernement rwandais.
Les relations entre la RDC et le Rwanda ont toujours été difficiles. Les deux guerres du Congo, dans lesquelles les armées de plusieurs pays voisins ont été impliquées, ont déstabilisé en profondeur les Kivus. Depuis, la RDC a plusieurs fois accusé le Rwanda de soutenir des groupes armés opérant sur son territoire. L’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, début 2019, avait toutefois marqué un début de détente : la RDC et le Rwanda ont signé ces derniers mois plusieurs accords de coopération et la RDC a rejoint, fin mars, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

"Crise à l'Est de la RDC : Tshisekedi revoit sa stratégie avec Kigali - 29 mai 2022

= http://afrikarabia.com/wordpress/crise-a-lest-de-la-rdc-tshisekedi-revoit-sa-strategie-avec-kigali/

"Tensions Rwanda/RDC : le président de l'UA "gravement préoccupé" appelleh "au calme" - 30/05/2022
= https://afrique.lalibre.be/70359/tensions-rwanda-rdc-le-president-de-lua-gravement-preoccupe-appelle-au-calme/

"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: le ton monte entre la RDC et le Rwanda - 30/05/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20220530-%C3%A0-la-une-le-ton-monte-entre-la-rdc-et-le-rwanda
= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20220530-%C3%A0-la-une-le-ton-monte-entre-la-rdc-et-le-rwanda
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220529-la-mont%C3%A9e-des-tensions-entre-le-rwanda-et-la-rdc-inqui%C3%A8te-l-union-africaine

"RDC-Beni : 14 morts dans une nouvelle attaque à Bulongo, 5 véhicules incendiés - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/rdc-au-moins-27-civils-tues-dans-un-nouveau-massacre-beni
= https://actualite.cd/2022/05/30/rdc-beni-14-morts-dans-une-nouvelle-attaque-bulongo-TTC5-vehicules-incendies
= https://actualite.cd/category/actualite/securite

"RDC: le FCC pointe la responsabilité du régime Tshisekedi dans la crise avec le M23 - 29/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220528-rdc-le-fcc-pointe-la-responsabilit%C3%A9-du-r%C3%A9gime-tshisekedi-dans-la-crise-avec-le-m23
"RDC : "le M23 bénéficie d'équipements et des moyens militaires qui sont supérieurs en sophistication et en volume à ce que certains groupes armés" (Benoît Chavanat) - 29 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/29/rdc-le-m23-beneficie-dequipements-et-des-moyens-militaires-qui-sont-superieurs-en
= https://actualite.cd/2022/05/28/rdc-pour-le-general-benoit-chavanat-de-la-monusco-la-solution-linsecurite-dans-lest-nest

"Kinshasa: mobilisation de mouvements citoyens ce lundi pour dire non à l’agression rwandaise et appeler à plus d’action de la part du gouvernement - 30 mai 2022 
= https://actualite.cd/index.php/2022/05/30/kinshasa-mobilisation-de-mouvements-citoyens-ce-lundi-pour-dire-non-lagression-rwandaise
= https://actualite.cd/2022/05/29/sud-kivu-les-forces-vives-de-la-societe-civile-annoncent-une-marche-de-soutien-aux-fardc
= https://actualite.cd/2022/05/28/fardc-m23-les-laics-catholiques-et-protestants-annoncent-une-marche-le-3-juin-prochain
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/30/attaque-du-m23-des-mouvements-citoyens-appellent-a-une-mobilisation-nationale-pour-exiger-la-rupture-des-relations-diplomatiques-avec-le-rwanda.html/109441/

"Le Général d’Armée Célestin Mbala galvanise le 211e bataillon commando venu de Lubumbashi en renfort au Nord-Kivu: « Toute la nation a les yeux braqués sur vous » - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/le-general-darmee-celestin-mbala-galvanise-le-211e-bataillon-commando-venu-de-lubumbashi
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/30/general-celestin-mbala-aux-commandos-fardc-protegez-le-pays-lennemi-tente-de-recuperer-une-partie-de-notre-territoire.html/109445/
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/29/rdc-felix-tshisekedi-appelle-les-congolais-a-lunite-et-a-se-mobiliser-pour-soutenir-les-fardc.html/109425/

"Affrontements FARDC-M23 : « les armes n’ont jamais été une solution efficace aux revendications » (Cenco) - 29 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/29/affrontements-fardc-m23-les-armes-nont-jamais-ete-une-solution-efficace-aux

"RDC : Les USA n’écartent pas la possibilité de sanctionner le Rwanda pour son soutien au M23 -
29 mai 2022

= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/29/rdc-les-usa-necartent-pas-la-possibilite-de-sanctionner-l TTCe-rwanda-pour-son-soutien-au-m23.html/109429/

"Le député Claude Misare préconise « d’urgence » un mur de séparation éternelle entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda - 28 mai 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/05/28/le-depute-claude-misare-preconise-durgence-un-mur-de-separation-eternelle-entre-la-rdc-le-rwanda-et-louganda.html/109404/

"Félix Tshisekedi réitère son appel aux groupes armés à rejoindre le processus de paix - 28 mai 2022
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"RDC-M23 : "des options sur le plan opérationnel, diplomatique, humanitaire et économique ont été levées et transmises au Chef de l’Etat" (Sama Lukonde) - 29 mai 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/05/29/rdc-m23-des-options-sur-le-plan-operationnel-diplomatique-humanitaire-et-economique-ont

"Tensions Rwanda/RDC: le président de l'UA "gravement préoccupé", appelle "au calme"
- 29 mai 2022

= https://actualite.cd/2022/05/29/tensions-rwandardc-le-president-de-lua-gravement-preoccupe-appelle-au-calme

"RDC : l'armée affirme détenir deux militaires rwandais - 29 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/29/rdc-larmee-affirme-detenir-deux-militaires-rwandais

= https://actualite.c TTCd/2022/05/29/rdc-139-nouveaux-officiers-formes-lacademie-militaire-de-kananga-ont-prete-serment

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 31/5/2022, 12:39 am

Paul Kagame s'est exprimé, il a expliqué en kinyarwanda à son peuple la question M23 au Congo, bien sûr selon son entendement et son agenda bien différents des nôtres, sans doute  manipulateur et fabulateur comme à son statut connu des Congolais. J'attends d'avoir la transcription de son discours pour vous en livrer tous les détails mais pendant ce temps les militaires rwandais capturés par les FARDC ont parlé. Qu'ont-ils dit pour autant qu'on se montre prudent à leur liberté d'expres​sion(voir infra) ? 
Plus question pour les Congolais d'assimiler le déni diabolique d'un Kagame selon lequel ses troupes n'auraient jamais commis des crimes au Congo aux propos traîtres de notre PR selon lesquels les millions de nos morts de la main des Rwandais seraient des dégâts collatéraux. A bon entendeur...



"« Nos chefs nous ont confié la mission d’attaquer Rumagabo en RDC » (deux militaires rwandais) - 30 mai 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/30/nos-chefs-nous-ont-confie-la-mission-dattaque TTCr-rumagabo-en-rdc-deux-militaires-rwandais.html/109463/
Engagées dans une guerre contre les rebelles du M23, une rébellion terroriste qui déchire l’Est, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) affirment, d’un ton dur, que le Rwanda a décidé de passer à la vitesse supérieure, celle de l’agression de la RDC.
« Contrairement aux déclarations des officiels de ce pays voisin, les militaires des Forces de Défense du Rwanda (RDF) opèrent effectivement sur le territoire congolais, au Nord-Kivu », rapportent les forces armées, dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD.


L’armée motive ses affirmations par les faits de l’arrestation par la population à Biruma, localité du Groupement de Kisigari, Chefferie de Bwisha en Territoire de Rutshuru, à plus de 20 kilomètres de la frontière commune, de deux militaires rwandais. « Il s’agit du Caporal NKUNDABANGEZI Elysée, porteur d’une arme AK 36 N° 2881 et détenteur de trois cartes d’identité: la carte d’identité nationale N° 1199080027641157; de la carte d’indentité militaire N° 0118391-00 et de la carte des Nations-Unies qui prouve que ce militaire faisait partie du contingent rwandais des Forces des Nations Unies au Soudan du Sud », indique l’armée congolaise.
Et d’ajouter : « le deuxième militaire de la RDF capturé s’appelle MINUARE GADI, porteur de la lance-roquette RPG7 N° 3986, fabrication 2014. Il a été appréhendé sans carte d’identité ».

« Attaque de Rumagabo sur ordre du Rwanda »

D’après leur propre récit, rapporté par les services de l’armée congolaise, les deux soldats RDF sont entrés sur le sol congolais depuis mercredi le 25 mai 2022 pour attaquer Rumagabo, à plus de 20 Km de la frontière rwandaise, en territoire de Rutshuru. Après avoir été mis en déroute par les FARDC à Rumagabo, ils se sont égarés avant d’être capturé par la population restée « vigilante et alertée. »
« Les autorités rwandaises nous ont dit que, la semaine passée, les bombes en provenance du Congo ont détruit des habitations et tué des personnes au Rwanda. Nos chefs nous ont alors confié la mission d’attaquer Rumagabo en RDC », ont-ils déclaré d’eux-mêmes.
« Nous appartenons au 115m Bataillon commandé par le Major KAPIRA. Nous avons été arrêté, non pas au Rwanda, mais sur le sol congolais par la population et la Police. Nous sommes entrés au Congo depuis mercredi le 25 mai 2022. Il faut quatre heures pour quitter le lieu de notre arrestation pour atteindre la frontière rwandaise. Depuis notre arrestation, nous sommes très bien traités par les FARDC », a ajouté le Caporal NKUNDABANGEZI, dans des propos recueillis par les services de l’armée.

De ces faits, les forces armées de la RDC estiment que le pays est effectivement agressée par son voisin, le Rwanda. « À ce sujet, personne ne peut plus s’en cacher. Pour ceux qui ont encore de doute, les preuves sont là. Ces militaires rwandais ont été arrêtés sur le territoire congolais, et nous les présentons sur le territoire congolais », a réagi le porte-parole adjoint de l’armée, le général Sylvain Ekenge.
« Tous les dires des officiels rwandais à KIGALI ne sont que des faux fuyants pour distraire l’opinion. Comme l’a dit quelqu’un,« Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent, et pourtant ils continuent à mentir » (Alexandre Soljenitsyne, dissident soviétique) », a-t-il martelé.
Dans la foulée, les Forces Armées de la RDC félicitent la population du Nord-Kivu pour son courage, son patriotisme sans égal, sa détermination à barrer la route aux ennemis de la paix et son soutien inconditionnel. Elles lui demandent de veiller, de rester alerte et l’appellent à la vigilance tous azimuts.
.
"INVITÉ INTERNATIONAL
Tensions RDC/Rwanda: «Le M23 est dirigé par des Tutsis congolais qui ont un lien avéré avec Kigali» - 30/05/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-international/20220530-tensions-rdc-rwanda-le-m23-est-dirig%C3%A9-par-des-tutsis-congolais-qui-ont-un-lien-av%C3%A9r%C3%A9-avec-kigali
Regain de tension entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, où la résurgence des attaques des rebelles du Mouvement du 23 mars plus communément appelé M23, provoque des crispations jusqu'à Kigali. La RDC accuse son voisin de soutenir le groupe principalement composé de Tutsis congolais, actif dans sa région orientale. 
Le décryptage de Thierry Vircoulon, coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (IFRI).


"RD Congo : pourquoi le Rwanda est accusé de soutenir la rébellion du M23 ? - 30/05/2022
= https://information.tv5monde.com/video/rd-congo-pourquoi-le-rwanda-est-accuse-de-soutenir-la-rebellion-du-m23
= https://vodinfo.tv5monde.com/videos/df/5842782.mp4
Après les attaques des rebelles du M23 près de Goma, le gouvernement congolais prend des mesures contre son voisin. Pourquoi Kigali est-elle régulièrement accusée ? Nous avons posé la question au chercheur à l'IFRI, l'Institut Français des Relations Internationales, Thierry Vircoulon.

""Pourquoi les relations entre la RDC et le Rwanda peinent à se normaliser ? - 29/05/2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/pourquoi-les-relations-entre-la-rdc-et-le-rwanda-peinent-se-normaliser-458442?amp

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 AP22147457359423_0
Des déplacés se rassemblent au nord de Goma, en République démocratique du Congo, le vendredi 27 mai 2022. Ils fuient les combats entre les forces congolaises et les rebelles du M23. Ces affrontements ravivent les tensions entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles. AP Photo/Moses Sawasawa

La République démocratique du Congo vient d'interdire à la compagnie aérienne nationale rwandaise d’opérer sur le territoire congolais. En réaction, Rwand'Air a annoncé l’annulation de tous ses vols à destination de Kinshasa, Goma et Lubumbashi. La RDC accuse son voisin de soutenir le groupe rebelle M23, actif dans sa région orientale. Kinshasa a aussi convoqué l'ambassadeur du Rwanda pour lui notifier "la désapprobation totale du gouvernement congolais". Kigali a nié toute implication.

La tension monte à nouveau entre le Rwanda et la RDC alors que les relations entre les deux pays avaient commencé à se dégeler après l'élection du président congolais Felix Tshisekedi, en 2019. La résurgence des attaques des rebelles du "Mouvement du 23 mars", plus communément appelés M23, provoque des crispations jusqu'à Kigali.

Les combats entre les forces congolaises et le M23 ont éclaté sur plusieurs fronts cette semaine au Nord-Kivu, une province orientale de la République démocratique du Congo, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda. Si pour Kigali, il s’agit d’un « conflit intra-congolais », Kinshasa affirme de son côté que le M23, ce groupe principalement composé de Tutsis congolais, est soutenu par le Rwanda voisin.

"Le génocide des Tutsi joue un rôle clé"
Les relations entre la RDC et le Rwanda peinent à se normaliser depuis l'arrivée massive dans l'est congolais de Hutus rwandais accusés d'avoir massacré des Tutsi lors du génocide rwandais de 1994. "Le génocide des Tutsi joue un rôle clé", confirme à TV5 Monde Christoph Vogel, chercheur à l’Université de Gand, en Belgique, et spécialiste de la RDC. "Les guerres au Congo qui ont suivi 1994, et qui restent en partie nourries par les effets du génocide – notamment l’installation des forces génocidaires à l’est du Congo depuis – sont au centre de nombreux contentieux. Lorsque le Rwanda pointe au caractère inédit et singulier du génocide, notamment l’intention et précision clinique de ce crime total, nombre de Congolais réclament aussi un génocide congolais. (...) Les réclamations congolaises sont vues par Kigali comme une banalisation du génocide qui a eu lieu au Rwanda".  Surtout, "les héritiers des génocidaires qui avaient fui en 1994, et qui sont toujours présents dans l’est du Congo, sont considérés comme un danger par le Rwanda", précise Pierre Boisselet, coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet du Groupe d’études sur le Congo (GEC).

L’ancien régime rwandais hutu a été soutenu par le Zaïre de Mobutu Sese Seko, qui a tenu le pays d'une main de fer pendant 32 ans, entre 1965 et 1997. "Lorsque ensuite le Front patriotique rwandais (FPR) a pris le pouvoir en arrêtant le génocide en 1994, de nombreux membres de l’ancien régime génocidaire ont effectivement fui au Congo. Le Rwanda a reproché à ce moment-là à la RDC d’accueillir des génocidaires", reprend Pierre Boisselet.

Pour la RDC, le Rwanda veut garder "une emprise"

Le chercheur rappelle que les tensions ont ensuite continué de monter en 1996-1997. La rébellion menée à l'époque par Laurent-Désiré Kabila, devenu président de la RDC de 1997 jusqu’à son assassinat en janvier 2001, a été fortement soutenue par le Rwanda et l’Ouganda. "Ils ont renversé Mobutu et pris le pouvoir. Ensuite, Kabila a accusé le Rwanda de vouloir conserver une emprise sur le pouvoir congolais. Les militaires rwandais ont été expulsés du pays", poursuit Pierre Boisselet. "Ce qui a amené à une deuxième guerre qui s’est terminée en 2002-2003. L’accusation à l’égard du Rwanda de vouloir conserver une emprise sur le Congo n’a jamais véritablement cessé".   
Le revirement de Laurent-Désiré Kabila a effectivement déclenché la rébellion du RCD [Rassemblement congolais pour la démocratie, NDLR] en 1998, soutenue par Kigali, détaille Christoph Vogel. "Pendant la guerre qui s’en est suivie, l’armée rwandaise a continué de pourchasser les génocidaires rwandais sur le sol congolais, en commettant des massacres. De son côté, le gouvernement congolais a commencé à utiliser régulièrement les rébellions de l’ALiR (FDLR depuis 2000) comme allié contre le RCD et d’autres groupes soutenus, ou du moins, accusés d’être soutenus, par Kigali – [ALiR, Armée de libération du Rwanda ; FDLR, Forces démocratiques de libération du Rwanda ; ces groupes sont constitués de dissidents hutus opposés au président Paul Kagame et accusés du génocide des Tutsis, NDLR]".
 
Selon Pierre Boisselet, plusieurs rébellions, et pas seulement le M23, ont été soutenues par le Rwanda, comme le RCD-Goma (le Rassemblement Congolais pour la Démocratie) et le CNDP (le Congrès national pour la défense du peuple).
La position rwandaise consiste à dire que ces soldats ont été capturés à la frontière. Selon d’autres sources, et notamment l’armée congolaise, ils ont été arrêtés à l’intérieur du territoire congolais.
Pierre Boisselet, coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet du Groupe d’études sur le Congo (GEC)
Aussi Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de mener des incursions sur son territoire. Un incident vient de mettre de l'huile sur le feu. Kigali a affirmé le samedi 28 mai que deux de ses soldats étaient retenus en captivité après leur enlèvement par des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). "La position rwandaise consiste à dire que ces soldats ont été capturés à la frontière. Selon d’autres sources, et notamment l’armée congolaise, ils ont été arrêtés à l’intérieur du territoire congolais. Si c’était confirmé, cela pourrait être une preuve de l’implication de l’armée rwandaise à l’intérieur même du Congo", estime Pierre Boisselet. Aussi, selon le spécialiste, une partie de la classe politique et de l’opinion publique congolaises soupçonne le Rwanda de continuer à exercer de l'influence de par ses liens avec certains militaires au sein même de l’armée congolaise.
Christoph N. Vogel
@ethuin
Selon plusieurs témoignages dans la zone ils ont été arrêtés non loin de Kazuba, un village en proximité de Biruma et Kalengera et à environ 20km vol d’oiseau de la frontière.

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Pascal Mulegwa
@pascal_mulegwa
#RDC - #Rwanda : L'armée rwandaise affirme que deux de ses soldats ont été « kidnappés par l’armée congolaise et ont rejoint les FDLR alors qu'ils étaient de garde ». Elle demande leur libération.

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3:10 PM · 28 mai 2022

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L’ancien régime rwandais hutu a été soutenu par le Zaïre de Mobutu Sese Seko, qui a tenu le pays d'une main de fer pendant 32 ans, entre 1965 et 1997. "Lorsque ensuite le Front patriotique rwandais (FPR) a pris le pouvoir en arrêtant le génocide en 1994, de nombreux membres de l’ancien régime génocidaire ont effectivement fui au Congo. Le Rwanda a reproché à ce moment-là à la RDC d’accueillir des génocidaires", reprend Pierre Boisselet.

Pour la RDC, le Rwanda veut garder "une emprise"
Le chercheur rappelle que les tensions ont ensuite continué de monter en 1996-1997. La rébellion menée à l'époque par Laurent-Désiré Kabila, devenu président de la RDC de 1997 jusqu’à son assassinat en janvier 2001, a été fortement soutenue par le Rwanda et l’Ouganda. "Ils ont renversé Mobutu et pris le pouvoir. Ensuite, Kabila a accusé le Rwanda de vouloir conserver une emprise sur le pouvoir congolais. Les militaires rwandais ont été expulsés du pays", poursuit Pierre Boisselet. "Ce qui a amené à une deuxième guerre qui s’est terminée en 2002-2003. L’accusation à l’égard du Rwanda de vouloir conserver une emprise sur le Congo n’a jamais véritablement cessé".
Au centre du contentieux entre les deux pays, figurent également "les réseaux économiques". "Le Rwanda exporte plus de matières premières et notamment de minerai, surtout de l’or, que ce qu’il produit. Des réseaux échappent à l’État congolais. Des minerais en provenance du Congo passent au Rwanda au moyen de la contrebande. Il s'agit de taxes qui échappent à l’état congolais. Souvent, cela se fait en complicité avec des membres des autorités de la RDC elle-même".

La fin d'une récente période de coopération

Pourtant les relations avaient commencé à se réchauffer après l'élection du président congolais Felix Tshisekedi,  en 2019. Le Rwanda avait soutenu son arrivée au pouvoir dans des conditions contestées. "Le nouveau président a été déclaré élu alors qu’il avait obtenu moins de voix que son principal rival, Martin Fayulu. L’Union Africaine, alors présidée par le président rwandais Paul Kagame, a pourtant fini par accepter ce résultat. Cela a mis les relations entre les deux pays sur de bons rails", rappelle Pierre Boisselet. "Il y a eu ensuite un certain nombre de gestes faits par le gouvernement congolais en direction du Rwanda. Des investissements ont été autorisés. Des lignes aériennes ouvertes. On peut citer un accord entre une société d’état congolaise qui produit de l’or et une société rwandaise qui semble proche du pouvoir. Le Congo a aussi donné son feu vert à plusieurs reprises à l’armée rwandaise pour opérer sur le territoire congolais, traquer des rebellions opposées au gouvernement rwandais. Si cela n’a jamais été affirmé officiellement, de nombreuses sources le confirment".

Qu'est ce qui a compromis la coopération naissante entre les deux pays? Tout d'abord, Kinshasa a autorisé l’armée ougandaise à intervenir sur le territoire congolais, en novembre dernier. L'Ouganda avait lancé des opérations militaires conjointes avec la RDC dans l’est du pays contre des positions rebelles des Forces démocratique alliées (ADF), un groupe d’origine ougandaise qui sème la terreur dans la région."Ce qui a contrarié le Rwanda, qui s’est senti menacé dans sa sécurité. Le pays entretenait à ce moment-là des relations très tendues avec le Ouganda", analyse Pierre Boisselet. Puis, la réapparition du M23 à la même époque a été perçue par les autorités congolaises comme une manœuvre de Kigali visant à déstabiliser son voisin.
Kinshasa accuse également le Rwanda de vouloir "perturber le processus de paix qui arrive pratiquement à son terme". Celui-ci a été engagé par les autorités congolaises et des dizaines de groupes armés. Il se déroule sous la médiation du président kényan Uhuru Kenyatta, à la tête de la Communauté des États d'Afrique de l'est. Le M23, défait par l'armée congolaise en 2013, a été exclu de ce processus après la reprise des combats.

RD Congo : pourquoi le Rwanda est accusé de soutenir la rébellion du M23 ?
(Re)lire : RDC : qui sont les rebelles du M23 et pourquoi sont-ils source de tensions avec le Rwanda ?
A (re) lire : après 27 ans de crimes au Congo, l'indispensable lutte contre l'impunité en RDC
(Re)voir : Rwanda : les derniers combattants FDLR, expulsés de RDC
A (re) lire: RDC – Rwanda : une relation diplomatique sous tension permanente
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Génocide des Tutsis au Rwanda : les ex-rebelles FDLR


"Situation à l’Est : Accusé d’appuyer le M23, que cache le silence de Paul Kagame ? - 27 mai 2022
= https://www.kt.cd/situation-a-lest-accuse-dappuye FCr-le-m23-que-cache-le-silence-de-paul-kagame/
Des voix se lèvent pour condamner l’appui par le Rwanda des rebelles du Mouvement 23 mars (M23) qui sèment la désolation et la terreur dans le chef de la population congolaise en province du Nord-Kivu.
Malgré des accusations ça et là, le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame n’a toujours pas délié sa langue pour infirmer ou affirmer toutes celles-ci.


Riposte ou coïncidence ?
Bien avant les attaques des rebelles du M23 mercredi 25 mai dernier, le Rwanda avait accusé la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir bombardé une partie de l’un de ses villages cédant la place à au moins un blessé et plusieurs dégâts matériels.
Seth Kikuni, acteur politique congolais et candidat à la présidentielle de 2018, exprimant son soutien aux Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), remet tout de même en cause la diplomatie du chef de l’État Félix Tshisekedi.
D’après lui, ce dernier après avoir proclamé le Président Kagame « Frère » avait conclu que la RDC était rentrée dans le concert des nations, « Où sont ces partenaires », s’interroge-t-il.
L’on se souviendra qu’en 2021, alors que plusieurs civils congolais ont été tués par différents groupes armés notamment au Nord-Kivu et Ituri sous Etat de siège, le chef de l’État Rwandais avait affirmé qu’il n’y a jamais eu crimes à l’Est de la RDC.

"RDC : le gouvernement appelé à rompre avec des relations diplomatiques et fermer immédiatement ses frontières avec le Rwanda (société civile) - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/rdc-le-gouvernement-appele-rompre-avec-des-relations-diplomatiques-et-fermer

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Les forces sociales de la République Démocratique du Congo dont la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), les Forces des leaders engagés du Congo (FLEC) et le Forum pour la démocratie et la bonne gouvernance (FDBG) ont condamné, ce lundi 30 mai, les attaques du M23 soutenu par le Rwanda dans la partie Est du pays.
Dans une déclaration commune, ces organisations de la société civile appellent notamment le gouvernement congolais, dès lors que l’ennemi est déjà identifié, à procéder « toute affaire cessante, à la rupture des relations diplomatiques et la fermeture immédiate des frontières avec le Rwanda ».
Ces forces sociales notent que tout ce forfait se passe sous l’indifférence de la communauté internationale. Ainsi, pour elle, il ne reste plus qu'aux seuls Congolais de prendre leur destin en main et de défendre le territoire et sa population.
« La NSCC, les FLEC, et le FDBG lancent un vibrant appel aux églises, aux partis politiques toute tendance confondue, aux syndicats, aux étudiants, aux mouvements citoyens, aux associations des jeunes et des femmes, aux ordres professionnels, aux journalistes, à la diaspora congolaise et toutes les couches de notre société de taire nos différents pour sauver la nation congolaise, notre Alma mater en danger et sa population face aux velléités expansionniste du Rwanda et son Kagame ; d'apporter notre soutien total aux FARDC à travers la mobilisation générale sur l'ensemble du territoire national à travers le « Front D'éveil Patriotique » face à l'agression barbare de la RDC par le Rwanda, les terroristes du M23 et Mr Paul Kagame », peut-on également lire dans la déclaration.
Les combats se sont intensifiés ces derniers jours entre les FARDC et le M23 dans la partie Est de la RDC. Une réunion du Conseil supérieur de la défense s’est tenue à Kinshasa vendredi 27 mai dernier sous la direction de Félix Tshisekedi. Plusieurs options ont été levées parmi lesquelles la confirmation du soutien du Rwanda au M23, la convocation de l’ambassadeur rwandais accrédité en RDC, la suspension des vols de la compagnie Rwandair ou encore la considération dorénavant du M23 comme un mouvement terroriste et son exclusion au processus des discussions de Nairobi.


"RDC : La lune de miel entre Tshisekedi et Kagame est bien finie - 30 mai 2022
= https://afrique.lalibre.be/70386/rdc-la-lune-de-miel-entre-tshisekedi-et-kagame-est-bien-finie/
Nouveau jeu dangereux à la frontière entre le Rwanda et la RDC. Les tensions communautaires ravivées sur la frontière mais pas seulement.
Samedi 28 mai, de nuit, à la suite d’un Conseil supérieur de la défense, qualifié d’extraordinaire par les autorités congolaises, présidé par Félix Tshisekedi, la République démocratique du Congo a décidé une série de mesures conservatoires vis-à-vis de son voisin rwandais.]
Parmi celles-ci, la suspension des vols de la compagnie Rwand’Air, pour protester contre le soutien que Kigali apporterait à la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.

Quelques heures auparavant, en conclusion d’un forum régional sur la lutte contre le terrorisme qui se déroulait à Malabo, en Guinée équatoriale, le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta avait démenti les accusations congolaises sur l’implication du Rwanda au côté du M23, lancées notamment par son homologue congolais Christophe Lutundula pour qui il ne fait aucun doute “que le Rwanda est derrière les attaques du M23”.
Le ministre rwandais balayait d’un revers de la main, rappelant que les M23 sont “des ressortissants congolais ayant des griefs contre leur propre gouvernement. Nous tenons donc à souligner qu’il s’agit d’un problème interne congolais, qui doit être résolu en interne”, tout en évoquant les “liaisons dangereuses” entre l’armée nationale congolaise et les FDLR (Hutus rwandais installés en RDC depuis le génocide de 1994). “Depuis près de trente ans, il existe une collaboration constante entre les FARDC et le groupe armé FDLR rwandais basé à l’Est de la RDC.”
Un jeu de ping-pong verbal aussi dangereux que stérile, qui ramène dix ans en arrière quand le pouvoir de Joseph Kabila faisait face aux mêmes rebelles du M23 bénéficiant, selon un rapport des Nations unies, “[i]d’un soutien important militaire, financier et politique de la part de membres haut placés du gouvernement rwandais”
 avant que les rebelles ne soient défaits par l’armée congolaise en novembre 2013 et que l’accord de Naïrobi entérine la dissolution du M23.

Promesses non tenues
Aujourd’hui, dans un long communiqué, le M23, qui a repris ses confrontations directes avec l’armée congolaise, accuse le pouvoir de Félix Tshisekedi de ne pas avoir respecté ses engagements à son égard et pointe aussi la responsabilité de certains hauts gradés congolais qui “ne veulent pas de la paix qui mettrait à mal leur juteux business”
Il y a le règne des anti-valeurs et des promesses non tenues”, explique un spécialiste de la région. “C’est dangereux car, à travers ce dossier, on voit réapparaître les tensions communautaires. La mise en avant de cette question, notamment à travers le projet de loi sur la congolité qui visait à éliminer des poids lourds de la course à la présidence, a fait ressurgir des tensions dans différents coins du Congo. On voit réapparaître des discours clairement racistes. Certains Tutsis installés en RDC ne cachent plus qu’ils se sentent désormais en insécurité.”
Le calendrier politique s’accélère en RDC à 18 mois de la présidentielle. Tshisekedi, s’il veut organiser ce scrutin, doit trouver rapidement une solution pérenne à l’insécurité dans l’Est. Il ne peut imaginer organiser des élections avec deux provinces en état de siège… Ce chaos pourrait d’ailleurs aussi justifier un report du scrutin.

Désamour
epuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a multiplié les contacts avec son voisin rwandais. Mais, depuis le début de cette année, ce sont surtout les tensions qui se développent. Les crispations communautaires en RDC déplaisent à Kigali, mais aussi à Kampala et, en particulier, au fils du président Museveni, Muhoozi Kainerugaba. Le chef de l’armée ougandaise, présenté comme le futur du pouvoir dans ce pays, a expliqué récemment toute sa détermination à lutter contre les “Interahamwe dans l’Est de la RDC. Des criminels qui ont massacré nos frères et sœurs en 1994. Le temps des bavardages touche bientôt à sa fin”.


"RDC-Rwanda: des échanges téléphoniques entre Paul Kagame, Macky Sall et Félix Tshisekedi - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/rdc-rwanda-des-echanges-telephoniques-entre-paul-kagame-macky-sall-et-felix-tshisekedi


"Les rebelles du M23 se rappellent au mauvais souvenir de la RDC - 24/04/2022
= https://www.lepoint.fr/afrique/les-rebelles-du-m23-se-rappellent-au-mauvais-souvenir-de-la-rdc-24-04-2022-2473166_3826.php
RETOUR. Après dix ans d’inactivité, le mouvement armé est réapparu dans l’est de la RDC dénonçant des promesses non tenues de la part de Kinshasa.

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Le M23 avait été vaincu en 2013 par les forces armées de RDC mais il est réapparu en fin d'année dernière, reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.   :copyright: GUERCHOM NDEBO / AFP

C'est un coup dur pour le processus de consultation en cours entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes rebelles congolais à Nairobi qui venait tout juste de débuter. Des combats ont bel et bien repris samedi 23 avril entre l'armée congolaise et le M23 (Mouvement du 23 mars) dans l'est de la République démocratique du Congo. « Ces affrontements ont repris cet après-midi. Nous sommes en position de légitime défense. On se défend pour ne pas céder un seul mètre du territoire aux envahisseurs », a déclaré à nos confrères de l'AFP le lieutenant-colonel Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l'administrateur militaire du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu, est).
Selon les sources de l'armée, ce sont les combattants du M23 qui ont lancé les hostilités. « Les combats ont commencé à 15 h 50 (13 h 50 GMT). Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont réussi à prendre le contrôle de la colline de Bugusa ce soir », tenue par des rebelles du M23, a indiqué Damien Sebuzanane, président de la société civile du groupement Jomba à Rutshuru.

« En ce moment, les FARDC sont au contact de nos troupes sur plusieurs de nos positions. Le M23 se protégera jusqu'au bout des attaques des FARDC », a écrit dans un communiqué le major Willy Ngoma, porte-parole de ce groupe armé.
Depuis le 10 avril, aucun affrontement n'avait été signalé.

Repères
Issu d'une ancienne rébellion tutsie congolaise jadis soutenue par le Rwanda et l'Ouganda, le M23 fait de nouveau parler de lui depuis quelques mois dans l'est de la République démocratique du Congo. Dans cette zone, les rébellions succèdent aux rébellions. Considéré comme le dernier avatar de rébellions à dominante tutsie dans l'est troublé de la RDC, le M23 est né en mai 2012 d'une mutinerie d'anciens rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) intégrés au sein de l'armée congolaise.
Les mutins accusaient alors Kinshasa de ne pas respecter les clauses de l'accord signé le 23 mars 2009 (d'où le nom de Mouvement du 23 mars) qui avait permis leur intégration militaire. Le M23, qui a occupé Goma pendant une dizaine de jours en novembre-décembre 2012, a été vaincu l'année suivante par les forces armées congolaises, après 18 mois de guérilla.

Après sa défaite militaire, le M23 a poursuivi des négociations avec Kinshasa, tandis que plusieurs centaines de ses combattants avaient trouvé refuge en Ouganda, où ils ont été cantonnés, et au Rwanda. Fin 2013, à Nairobi, le M23 et Kinshasa ont signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l'ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile. Cette opération n'a jamais connu d'avancée significative.
Début 2017, après quelques années de répit, le gouvernement congolais et de nombreux témoignages d'habitants ont fait état de la présence d'ex-combattants M23 dans la région de Rutshuru. La mission de l'ONU en RDC (Monusco) disait aussi disposer « de multiples indices » sur leur présence sur le territoire congolais.
La situation s'est de nouveau calmée mais, depuis novembre 2021, les M23 sont accusés d'attaquer les positions de l'armée dans le territoire de Rutshuru, à la lisière avec le parc national des Virunga. Les 28 et 29 mars, il était de nouveau sorti de ses bastions d'altitude. L'armée a aussitôt accusé le Rwanda de soutenir cette rébellion, ce que Kigali dément.

Reprise des hostilités dans un contexte sous-régional complexe
C'est une fois de plus à Nairobi, la capitale kényane qu'ont débuté les nouvelles consultations entre des groupes armés et des délégués du président Félix Tshisekedi avec la médiation du président kényan Uhuru Kenyatta, comme l'avait préconisé jeudi un sommet de quatre chefs d'État de la sous-région, dix jours après l'adhésion de la RDC à la Communauté des États d'Afrique de l'Est.
En début de soirée, la présidence congolaise a indiqué dans un communiqué que sa délégation « a exigé et obtenu de la facilitation kényane l'expulsion immédiate de la salle [des consultations] du M23/Makenga », une branche de ce mouvement accusée d'avoir attaqué des positions de l'armée congolaise.
Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies « exhorte tous les groupes armés locaux en République démocratique du Congo à participer sans condition au processus politique, et tous les groupes armés étrangers à désarmer et à retourner sans condition et immédiatement dans leurs pays d'origine respectifs », a déclaré son porte-parole Eri Kaneko. Le M23 accuse l'armée congolaise d'avoir « l'intention manifeste de compromettre le processus de paix issu du récent conclave » des quatre chefs d'État à Nairobi.
Un processus de paix loin d'être gagné, car un autre groupe rebelle actif dans l'est de la RDC, les ADF (Forces démocratiques alliées), présenté par l'organisation djihadiste État islamique comme sa branche en Afrique centrale, est accusé d'avoir perpétré des attaques ayant coûté la vie à des milliers de personnes. Il est aussi accusé d'une série d'attaques à la bombe dans la capitale ougandaise Kampala.
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Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #




Dernière édition par ndonzwau le 31/5/2022, 8:05 pm, édité 1 fois

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Message  ndonzwau 31/5/2022, 1:48 pm

Il y'a 24 ans déjà LDK nous avait mis en garde : "dans quelle langue voulez-vous que je vous le dise, ce sont des Rwandais qui ont trouvé un eldorado chez nous et ne veulent plus en partir, qui nous agressent". Sauf qu'il faut ajouter les Ougandais. D'ailleurs on n'en parle pas assez au Congo : le fils de Kaguta devenu général de son armée et chef dans son pays nous a confirme l'alliance de l'Ouganda et du Rwanda au nom de sa tribu Tutsi-Hima 'attaquée(!,) par la partie Congolaise. Ils ont le droit de vivre et de revendiquer la nationalité Congolaise, dit-il. Et voilà la poursuite de leur invasion à l'Est sous le prétexte fallacieux de sauver les Tutsi, Hema, Hima et Banyamulenge en danger au Congo et cela avec le soutien de la CI.

Où l'on voit que les cogitations de Kinshasa, tantôt déterminé à attaquer fermement l'agresseur tantôt dialoguer avec lui sont insensées. Depuis 25 ans les négociations seules n'ont jamais rien donné, c'est une naïveté coupable que de croire que les voisins diaboliques nous entendront si nous ne faisons pas preuve de fermeté, ils ne sont accessibles qu'au langage de la force, sans lui ils continueront à nous regarder de haut, à nous déstabiliser et à piller leur poule aux yeux d'or qu'est devenu notre pays. Ne sombrons donc pas dans cette naïveté : Kagame et Kaguta ne rêvent pas, ils sont bel et bien à nos portes encore puissants à nous occuper et à nous imposer leurs vœux. Kinshasa doit donc se réveiller et tenir ferme prêt à attaquer militairement s'illefaut les voisins envahisseurs.

Déjà les colons belges avaient relevé la nature caméléon des Tutsi, leur ubwenge atavique, cette culture et pratique de mensonge face à l'altérité. Kagame l'a ainsi consommée, il ne parle que pour dissimuler ses pensées profondes, ici il ne cessera jamais de réfuter la vérité des faits d'être derrière le M23 malgré les preuves accablantes de la capture de ses soldats loin de ses frontières avec des effets militaires qui les accusent. Si Kinshasa succombe à ses mensonges en louvoyant entre dialogue et attaque ferme, nous resterons dans l'éternelle mollesse d'un pouvoir faible impuissant à régler la question rwandaise. Le M23 n'a jamais été une affaire Congolo-Congolaise comme l'ânonne Kagame selon laquelle ses revendications n'auraient jamais été satisfaites parce que banyarwanda, banyamulenge ou tutsi Congolais sont un conglomérat des gens venus du Rwanda qui au lieu de vivre en paix au Congo ont adopté une double loyauté qui les rattache au Rwanda et celui-ci les utilise pour revendiquer une partie du Congo.
Voilà la vérité sans laquelle nous serons toujours dans d'éternelles tensions avec le Rwanda de Kagame, aucun dialogue ne réussira si Tshisekedi ne l'intègre pas suffisamment dans son logiciel et sa gestion politique. Il sera étiqueté dans la postérité comme celui qui a été traître à notre Nation ! A bon entendeur...



"RDC: des centaines de manifestants à Kinshasa contre le Rwanda - 31/05/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220530-rdc-des-centaines-de-manifestants-%C3%A0-kinshasa-contre-le-rwanda-et-les-autorit%C3%A9s-congolaises

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à la gare de Kinshasa lundi 30 mai pour protester contre le Rwanda. :copyright: Pascal Mulegwa / RFI

Une série de manifestations a démarré en RDC lundi 30 mai. Elles visent le Rwanda qui est officiellement accusé par le gouvernement congolais de soutenir le M23 dans les combats en cours dans l’Est contre les forces armées congolaises. À la gare centrale de la capitale congolaise, des centaines de militants des mouvements citoyens, groupes des jeunes et autres anonymes manifestent contre le Rwanda.
Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Ce devait être avant tout une manifestation de soutien aux forces armées congolaises. Les protestataires forment un cercle autour des drapeaux étalés sur les pavés. Ils se sont munis chacun d’une bougie et scandent des slogans hostiles à Kigali.
Certains manifestants ne ménagent pas non plus les autorités congolaises. En début de manifestation, des groupes ont entonné des slogans hostiles au régime en place qui vantait, le trimestre dernier, ses relations avec Kigali. 

L'ambassadeur rwandais visé
Autre message scandé par les manifestants, celui de la demande de rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda et l’expulsion de l’ambassadeur en poste à Kinshasa. La foule exige le rappel de l’ambassadeur de la RDC au Rwanda.
Autre colère : Vincent Karega, l’ambassadeur rwandais, n’a toujours pas été convoqué par le ministre des Affaires étrangères. Les manifestants accusent le gouvernement de complaisance. « Nous sommes ici pour manifester notre solidarité avec nos compatriotes de l'Est qui sont en train de mourir jour après jour et demander à ce qu'on puisse expulser l'ambassadeur Karega, s'emporte Soraya. Qu'il rentre chez lui, on n'a pas besoin qu'il reste ici. Nous sommes en temps de rupture diplomatique. »

Appel à la communauté internationale

« C’est maintenant ou jamais », pouvait-on lire sur une pancarte derrière Carbone Beni, du mouvement citoyen Filimbi. « Nous sommes là pour raviver la flamme patriotique. Aujourd'hui, nous exigeons du gouvernement congolais l'arrêt total de complaisance. Le Rwanda soutient le M23 et nous ne laisserons pas un nanomètre de notre territoire être envahi par le pays voisin. »
Le poing levé, Bienvenue Matumo, de la Lucha, va plus loin : « La communauté internationale doit désigner clairement le Rwanda comme agresseur et lui appliquer des sanctions fortes et économiques comme on l’a fait contre Poutine. Ce que Kagame fait c’est exactement ce que Poutine fait en Ukraine. »
La manifestation s'est déroulée sans incident. D’autres sont annoncées, cette fois, devant l’ambassade du Rwanda. En attendant, Kinshasa veut bien dialoguer avec Kigali, mais ces pourparlers doivent être sincères. C'est la réponse de Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais qui s'est exprimé hier soir devant des journalistes à Kinshasa. 
Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais


"RDC-M23 : l’ambassadeur du Rwanda convoqué ce mardi - 31 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/31/rdc-m23-lambassadeur-du-rwanda-convoque-ce-mardi
Comme annoncé, c’est ce mardi 31 mai que le gouvernement congolais va exprimer officiellement sa désapprobation vis-à-vis du Rwanda à la suite des preuves brandies par les FARDC sur l’implication de Kigali dans la réactivation du M23. Convoqué, l’ambassadeur Vincent Karega se verra remettre la correspondance officielle sur la position de Kinshasa. La rencontre aura lieu à 15 heures.
Lors d’un briefing à la presse ce lundi, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait fait savoir que le Premier ministre va désigner la personne devant recevoir ce diplomate basé à Kinshasa, le ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula, étant en mission. 
" Le Premier ministre va désigner la personne qui va recevoir l'ambassadeur en lieu et place du ministre des Affaires étrangères qui est encore, pour des raisons évidentes, en mission. Si vous ne le saviez pas, le Conseil de Sécurité organise une session spéciale et la question des discussions de Nairobi sera au cœur des échanges au niveau du Conseil de Sécurité. Contrairement à ce que les autres veulent donner comme image, le processus de Nairobi est un processus qui a été unanimement salué par toutes les organisations internationales qui suivent la situation et qui veulent le retour de la paix ici et à ce titre le Vice-Premier ministre Lutundula portera le message ", a expliqué Patrick Muyaya.

À la suite d’une réunion du Conseil supérieur de la défense sous la direction du Chef de l'État Félix Tshisekedi, vendredi 27 mai dernier, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures contre les rebelles du M23 et le gouvernement rwandais. Parmi ces mesures : le M23 est notamment considéré comme un mouvement terroriste, il sera désormais traité comme tel et de ce fait il est exclu du processus des discussions de Nairobi ; Une mise en garde est faite au gouvernement rwandais dont l'attitude est de nature à perturber le processus de paix qui arrive pratiquement à son terme avec les discussions de Nairobi ou tous les groupes armés à l'exception du M23 se sont engagés sur la voie de paix ; Comme mesure conservatoire, il a été décidé de la suspension immédiate des vols de la compagnie d'aviation Rwandair à destination de la République Démocratique du Congo et enfin Il a été également décidé de la convocation de l'ambassadeur du Rwanda accrédité en RDC pour lui notifier la désapprobation totale du gouvernement congolais.


"Kinshasa maintient ses accusations mais reste ouvert au dialogue avec Kigali - 31 mai 2022
= https://www.voaafrique.com/a/kinshasa-maintient-ses-accusations-mais-reste-ouvert-au-dialogue-avec-kigali/6595993.html
Kinshasa a réaffirmé lundi que Kigali soutenait la rébellion du M23 dans l'est de la RDC mais refusé de "fermer toutes les portes" de la discussion, pendant que des manifestants réclamaient dans la capitale congolaise l'expulsion de l'ambassadeur rwandais.
Lors d'une conférence de presse consacrée aux récents combats entre l'armée et les rebelles du M23 ("Mouvement du 23 mars") au nord de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, et aux tensions diplomatiques qui en ont résulté, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ainsi que ceux de l'armée et de la police, ont réitéré avoir des preuves du soutien rwandais à cette rébellion.
"Les faits démontrent qu'en réalité le M23 n'a d'autre agenda que porter le message du gouvernement rwandais", a déclaré M. Muyaya.


Le porte-parole du gouvernement a rappelé que des mesures conservatoires avaient été annoncées samedi par les autorités congolaises, qui ont décidé de suspendre les vols de la compagnie aérienne rwandaise RwandAir sur leur territoire et de convoquer l'ambassadeur rwandais à Kinshasa, Vincent Karega.

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 F4CC06F3-8F6A-4D2E-90DA-5824FADCAE9F_cx2_cy9_cw95_w250_r1


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"Je pense que demain l'ambassadeur sera notifié de notre désapprobation, tel que cela a été prévu", a poursuivi M. Muyaya, assurant que tout serait fait pour "défendre l'intégrité du territoire congolais". "Mais cette situation ne nous écartera pas du choix que nous avons fait, de regarder le futur (...), un choix de paix, de grandeur, à la dimension de notre pays", a-t-il ajouté.
"Nous ne pouvons donc pas fermer toutes les options de discussion, mais que ceux qui veulent discuter avec nous viennent avec un esprit sincère", a demandé M. Muyaya. "Vouloir la paix ne signifie pas être naïf", a-t-il souligné. Le porte-parole a également évoqué une manifestation organisée lundi à Kinshasa à l'initiative de mouvements citoyens.

"Aucun centimètre n'ira au Rwanda"

Elle a réuni quelques centaines de personnes, qui ont dénoncé "l'agression du Rwanda", exigé l'"expulsion" de l'ambassadeur et exprimé leur soutien à l'armée, a constaté une journaliste de l'AFP. "Le Congo c'est notre pays... aucun centimètre n'ira au Rwanda", pouvait-on lire sur des affiches brandies par des manifestants, alors qu'une vingtaine de policiers non armés se tenaient à distance.
Bougies à la main ou disposées autour du drapeau de la RDC placé sur le sol, les manifestants ont aussi entonné des slogans hostiles au président rwandais Paul Kagame.
Des militants politiques ont rejoint les manifestants de mouvements citoyens. "Nous soutenons les FARDC (armée congolaise), nous sommes prêts, nous les jeunes, à faire le service militaire pour défendre notre pays", a déclaré à la presse Pasi Nkoy, de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel.
Dans la soirée, le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine (UA), a "remercié" sur Twitter Paul Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi pour les entretiens téléphoniques qu'il dit avoir eus avec eux dimanche et lundi "dans la quête d'une solution pacifique du différend entre la RDC et le Rwanda".
Macky Sall
@Macky_Sall
Je remercie les Pdts Tshisekedi et Kagame pour nos entretiens téléphoniques d’hier et aujourd’hui dans la quête d’une solution pacifique du différend entre la RDC et le Rwanda. J’encourage le Pdt Lourenço, Pdt de la CIGL à poursuivre ses efforts de médiation dans ce sens.
7:58 PM · 30 mai 2022
"J'encourage" le président angolais Joao Lourenço, président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, à "poursuivre ses efforts de médiation", a ajouté Macky Sall.


"Kinshasa: mobilisation de mouvements citoyens ce lundi pour dire non à l’agression rwandaise et appeler à plus d’action de la part du gouvernement - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/kinshasa-mobilisation-de-mouvements-citoyens-ce-lundi-pour-dire-non-lagression-rwandaise
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/30/guerre-dans-lest-lecc-soutient-les-fardc-et-lance-une-campagne-de-collecte-des-fonds-pour-soutenir-les-deplaces.html/109459/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/05/30/guerre-dans-lest-le-cauchemar-de-la-guerre-a-trop-dure-la-cenco-demande-aux-congolais-dencourager-les-fardc.html/109455/


"Les attaques des ADF se sont aggravées au cours des 18 derniers mois en RDC: 1.311 personnes tuées entre janvier 2021 et janvier 2022 (BCNUDH) - 31 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/31/les-attaques-des-adf-se-sont-aggravees-au-cours-des-18-derniers-mois-en-rdc-1311

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 D30437D1-77E8-4A38-94B1-E2FF5AFEA14C
Les déplacés sur le site de Roe (Djugu). Ph. ACTUALITE.CD

1.311 personnes ont été tuées entre janvier 2021 et janvier 2022 par les ADF en RDC, selon une mise à jour publiée par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Parmi les victimes, il y a 1.001 hommes, 270 femmes et 40 enfants principalement dans les territoires d’Irumu et de Mambasa dans la province de l’Ituri et de Beni dans la province du Nord-Kivu.
« Les violences qui ont continué dans les trois territoires se sont aggravées avec des attaques de plus en plus meurtrières accompagnées d’actes de barbarie visant à traumatiser les populations civiles, notamment en ciblant des leaders communautaires et religieux, et la pose d’engins explosifs improvisés dans les lieux de cultes, bars et d’autres endroits fréquentés par le public », écrit le BCNUDH. 

Le rapport souligne que les Chefferies de Banyali Tchabi et Bahema Boga dans la province de l’Ituri ont connu de violentes attaques meurtrières où des lieux protégés comme les centres de santé et les sites de personnes déplacés ont été systématiquement ciblés.
A part les tueries, plusieurs autres personnes ont subi d’autres violations de leurs droits. Par exemple, de janvier 2021 à janvier 2022, au moins 1.206 personnes ont été enlevées dont 1.012 hommes, 105 femmes et 89 enfants. Le sort d’autres civils kidnappés a été moins douloureux. Ainsi, le BCNUDH a pu confirmer la libération de 913 personnes. Malheureusement, le sort de 457 autres personnes (386 hommes, 62 femmes et neuf mineurs) reste à ce jour inconnu. 
« Durant leur captivité, les victimes sont soumises à de mauvais traitements et au travail forcé. Les mineurs sont quant à eux endoctrinés, enrôlés au sein des ADF ou mariées de force à d’autres combattants », explique le BCNUDH.
Le BCNUDH note par ailleurs que les forces de défense et de sécurité déployées pour combattre les ADF ont fourni des efforts considérables pour les défaire. Toutefois, les violations des droits de l’homme qu’elles commettent risquent de saper la confiance des populations qu’elles ont pour mission de protéger.

« Les autorités congolaises ont fourni des efforts louables pour mettre en œuvre les recommandations formulées dans le rapport public publié en janvier 2021. Cette mise à jour rappelle aux autorités congolaises entre autres de mettre l’accent sur le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire lors des opérations militaires et de mettre en place une administration civile et efficace dans les localités où les ADF ont été défaits », ajoute ce bureau de l’ONU qui alerte tout de même sur certains risques: « les frappes indiscriminées effectuées par les FARDC et les forces armées ougandaises contre les bases des ADF comportent le risque de tuer ou de blesser les civils maintenus en captivité par les ADF ».


"Bob Kabamba : « Que le Rwanda dépende du Congo, que le Congo dépende du Rwanda - 31/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/31/actualite/politique/bob-kabamba-que-le-rwanda-depende-du-congo-que-le-congo-depende-du
Pour mettre fin aux tensions entre le Rwanda et la RDC  au sujet de la rébellion du M23, Bob Kabamba, professeur de l’Université de Liège, propose de développer des rapports interdépendants entre les deux pays voisins. Il réagissait ainsi le lundi 30 mai dans l’émission Dialogue entre congolais de la Radio Okapi à aux propos du Président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, qui a appelé la RDC et le Rwanda à dialoguer.

« La théorie des supplétifs, c’est-à-dire, je ne vous fais pas la guerre directement, mais je vous fais la guerre à travers un groupe rebelle. Il faut mettre fin à cette théorie de supplétifs, le remplacer par ce qu’on appelle, ‘interdépendant.’ Que le Rwanda dépende du Congo, que le Congo dépende du Rwanda. »
Selon lui, il s’agit de toute une série d’options qui ne sont pas des options sécuritaires. « Elles peuvent être des options économiques, des options culturelles, académiques. Au lieu d’avoir chaque de fois de rapports conflictuels, maintenant on a des rapports interdépendants dans lesquels les uns et les autres s’en sortent », a indiqué le professeur Bob Kabamba.

Il propose ainsi la réalisation de certains projets communs entre le Rwanda et la RDC, afin d’atténuer les tensions entre les deux pays, qui s’accusent de soutenir certains groupes rebelles :
« Je peux vous donner juste un exemple. On prend le gaz naturel du Lac Kivu, pourquoi le Rwanda exploite seul le gaz naturel du Lac Kivu lorsque le lac est frontalier de deux Etats, alors que cette nape de gaz se trouve bien au Rwanda et au Congo ? En mettant le projet collectif entre le Rwanda et le Congo, ça va créer une interdépendance énergétique de deux pays en faisant en sorte que, le débat ne sera plus lié à la situation sécuritaire, mais ça sera lié au rapport interdépendant entre ces différents pays. »


"RDC : « Le pays va mal et rien ne marche », déplore le Cardinal Ambongo - 31/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/31/actualite/politique/rdc-le-pays-va-mal-et-rien-ne-marche-deplore-le-cardinal-ambongo
« Actuellement, le pays va mal et rien ne marche » et les Congolais sont « parmi les peuples les plus malheureux de la terre », selon le Cardinal Fridolin Ambongo. L’Archevêque de Kinshasa l’a déclaré le dimanche 29 mai à Kikwit (Kwilu) devant des centaines des personnes venues assister au lancement de l’assemblée épiscopale provinciale de Kinshasa.

« A regarder de près ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, autour de nous, le peuple congolais, malgré l’immensité des richesses de son sous-sol, de son sol, de ses eaux, de ses arbres et forêts, malgré tout ça, le peuple congolais est aujourd’hui classé parmi les peuples les plus malheureux de la terre », note le prélat catholique.
Selon lui, le mal est bien plus profond qu’on le croit. « En tout cas le pays va mal, le Congo va très mal, qu’on ne vous trompe pas. Il y en a qui vous tiendront des discours en vous faisant croire que vous êtes au paradis. Si c’est ça le paradis, le Congo d’aujourd’hui, je ne veux pas aller au paradis », a-t-il poursuivi.
Fridolin Ambongo appelle ainsi le peuple congolais à se lever et à prendre ses responsabilités pour renverser la tendance ; car le pays est en danger :
« Alors, nous devons rester là à ne rien faire. Non ! Nous devons agir, nous devons nous prendre au sérieux, nous devons nous prendre en charge. La souveraineté de notre pays est en danger. Et pendant que le pays est en danger, nous passons la plus grande partie de notre temps à discuter sur les postes, sur l’argent, sur un peu de dollars ».

"RDC : le gouvernement exclut toute négociation avec le M23 - 31/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/31/actualite/securite/rdc-le-gouvernement-exclut-toute-negociation-avec-le-m23
Le gouvernement de la République démocratique du Congo exclut toute négociation avec « les terroristes du M23. » Son porte-parole, Patrick Muyaya, l’a déclaré lundi 30 mai, lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec les porte-paroles de l’armée et de la police.
« Aujourd’hui, pour nous, à quoi ça va servir de discuter avec un groupe terroriste ? », s’interroge le porte-parole du gouvernement.


Patrick Muyaya dit ne pas comprendre que le M23 ait choisi de ne pas participer aux pourparlers de Nairobi, « parce que sûrement, il y a un parrain derrière qui a un agenda caché. »
« L’attitude multirécidiviste du M23 l’expose à subir la force. Comment pouvez-vous expliquer qu’il y a ceux qui ont commencé les pourparlers de Nairobi, et ceux qui n’ont pas pu y arriver pour des raisons de logistiques - l’équipe de la facilitation du Président de la République a séjourné à Beni, Goma, Bukavu et Bunia pour les consultations - mais les terroristes du M23 ont choisi de ne pas y être ? », a déploré le ministre de la Communication et des Médias.

Il rappelle que dans le processus de Nairobi, il a été convenu que tous ceux qui seraient réfractaires au dialogue subiraient la force. « Vouloir la paix ne signifie pas être naïf, vouloir la paix ne signifie pas être prêt à tout tolérer », a-t-il souligné.
Patrick Muyaya salue aussi l’élan patriotique dont le peuple congolais dans son ensemble a fait preuve pendant ce temps, où « les FARDC traquent les terroristes du M23 dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo » au Nord-Kivu.
Kinshasa accuse officiellement Kigali de soutenir les rebelles du M23, après avoir capturé deux militaires de l’armée rwandaise dans les rangs de ces terroristes. Ce que Kigali dément et soutient plutôt que la RDC a « enlevé » ses soldats.
Le Président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall a appelé la RDC et le Rwanda au calme et au dialogue en vue du règlement pacifique de la crise au sujet du M23.

= https://www.radiookapi.net/2022/05/30/actualite/securite/rdc-retrait-du-m23-de-territoires-de-nyiragongo-et-rutshuru


"IRDH dénonce le terrorisme du M23 et la menace d’invasion à l’Est de la RDC -:30 Mai 2022
= https://www.congoindependant.com/irdh-denonce-le-terrorisme-du-m23-et-la-menace-dinvasion-a-lest-de-la-rdc/
Les chercheurs de l’IRDH sont profondément préoccupés par la campagne médiatique du commandant des forces terrestres ougandaises, le lieutenant général Muhoozi Kaïnerugaba, tendant à faire croire que la mobilisation de la nation congolaise contre le groupe terroriste M23 viserait des groupes ethniques. Il prétend identifier faussement le groupe terroriste M23 aux groupes ethniques transfrontaliers de BaTutsi, BaHima/Hema et Banyamulenge : « It is not a crime to be a Mututsi or a Muhima or Muhema or a Munyamulenge! M23 has been seeking dialogue for years […] ». A-t-il écrit sur son compte tweeter.

En fait, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont présenté au public, le 28 mai dernier, deux militaires rwandais capturés dans la zone où le mouvement terroriste du M23 s’attaquent violemment à la population civile du Kivu et aux forces régulières congolaises. En réaction à cette dénonciation publique, dans son communiqué RDF/MPR/A/10/02/22 du 28 mai 2022, le Rwanda prétend avoir localisé leurs soldats, Cpl Nkundabagenzi Elysee et Pte Ntwari Gad, aux mains des FDLR à l’Est de la RDC et demande aux autorités de la RDC de les relâcher.
À la plénière du 25 mai 2022, au Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) tenue à Malabo (République de Guinée Equatoriale), le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères de la RDC avait déjà condamné publiquement le soutien du Rwanda aux terroristes du M23 qui sèment le désarroi et la mort au Kivu. Contre toute attente, c’est le commandant des forces terrestres de l’Ouganda qui publie sur son compte tweeter, avec deux photos où il pose avec le président Kagame : «I really feel sorry for all those who think they can defeat me and my uncle militarily».(Je suis vraiment désolé, pour tous ceux qui croient vaincre militairement mon oncle et moi-même). C’est pendant que le Rwanda envoie ses troupes en Ouganda, au motif de participer aux entrainement dans le cadre du 12e East African Community Armed Forces Field Training Exercise (FTX), du 27 mai au 16 Juin 2022.

L’IRDH condamne une deuxième tentative d’invasion de la RDC sous le prétexte fallacieux de sauver des Tutsi, Hema, Hima et Banyamulenge qui seraient en danger en RDC. Pour rappel, prétendant soutenir une certaine revendication de nationalité congolaise, les armées rwandaise, ougandaise et burundaise, soutenues par des puissances occidentales et multinationales minières, avaient fabriqué une pseudo-rébellion, en 1996, qui leur avait permis de contrôler le pouvoir à Kinshasa, en juillet 1997. Elles avaient pillé systématiquement ses ressources minières du Congo, massacré et violé sa population, par millions. Depuis lors, l’Est de la RDC est constamment déstabilisé.
Afin d’empêcher l’expansion du terrorisme de M23 et préserver la population civile du Kivu, l’IRDH recommande à :
  1. La Mission des Nations Unies (MONUSCO), installée définitivement en RDC, de condamner telle entreprise macabre, et, saisir urgemment le Conseil de Sécurité, afin de rappeler à l’Ordre les Gouvernements du Rwanda et de l’Ouganda ;

  • L’Unité africaine, la SADC et l’EAC, de condamner et demander à leurs deux membres (Rwanda et Ouganda) de cesser leur soutien au groupe terroriste M23 ;

  • Au Président de la République, en ses titres et qualités de Commandant Suprême des FARDC et Chef de l’Etat, de considérer le degré de gravité conséquent au soutien du Rwanda au groupe terroriste M23 et les menaces ouvertes du Commandant des forces terrestres ougandais. Ces faits imposent la maximisation des ressources humaines, matérielles et financières en faveur des FARDC ;

  • Aux organisations citoyennes de la RDC et celles éprises de paix à travers le monde, de manifester leur solidarité en faveur de la population du KIVU, première victime des atrocités du groupe terroriste M23. En dénonçant la politique hégémoniste du Président rwandais Paul Kagame et son neveu, le général ougandais Muhoozi Kainerugaba ;

  • A tous les groupes ethniques de l’Est de la RDC de dénoncer la tentative de manipulation de la corde identitaire et rester loyaux au drapeau congolais, afin de ne pas permettre aux dirigeants des pays voisins d’atteindre leur objectif de la balkanisation de la RDC.

Lubumbashi, le 29 mai 2022.



"Le Potentiel : « Message de la RDC au Rwanda : ‘Ce n’est pas de la naïveté à vouloir faire la paix’ » - 31/05/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/05/31/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-message-de-la-rdc-au-rwanda-ce-nest-pas-de-la
Les relations tendues entre le Rwanda et la RDC sont à la Une des journaux parus mardi 31 mai à Kinshasa.

« Les masques sont tombés sur les lignes de front. Le M23 n’est qu’un strapontin. L’ennemi de la paix dans l’Est de la RDC est connu : c’est le Rwanda de Paul Kagame. Et face à une telle réalité, Kinshasa devrait donner clairement sa position. Ce qui a été fait depuis vendredi à l’issue de la réunion du Conseil supérieur de la Défense présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi », rapporte Le Potentiel.
« Ce n’est pas de la naïveté de vouloir faire la paix », a lâché le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, au cours d’un briefing lundi 30 mai, axé sur la situation militaire au Nord-Kivu, et en compagnie des porte-paroles des FARDC et de la PNC. « Le M23 n’a pas répondu à l’appel du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, sur la pacification de l’Est, un processus, du reste, régional. On essaie d’abuser de notre foi et cette fois-ci ça ne passera pas... Il est temps de faire la trêve avec l’hypocrisie », a-t-il déclaré, selon le journal.
En tout cas, face à l’attitude belliqueuse de Paul Kagame, « toutes les hypothèses sont sur la table », renchérit L’Avenir, citant toujours Patrick Muyaya. Ce dernier souligne que cette attitude belliqueuse du Rwanda n’écartera pas la RDC de la voie royale qu’elle a choisie, celle de la recherche de la paix. « Nous ne pouvons pas fermer toutes les options. Mais qu’ils viennent avec un esprit sincère. Nous défendons l’intégrité de notre territoire et discutons sans agenda caché », insiste le porte-parole du Gouvernement qui indique, par ailleurs, qu’une délégation de l’Union africaine est attendue en RDC pour désamorcer la crise.

Mais, poursuit le quotidien, il est hors de question de négocier avec le M23, fiché « mouvement terroriste. »
Dans cette même optique, La Prospérité annonce, pour bientôt,« de nouvelles mesures draconiennes pour imposer la paix » dans l’Est de le RDC. « Pour le Président Félix Tshisekedi et le Gouvernement de la République, quelle que soit la nature du soutien du Rwanda à ce mouvement terroriste, l’objectif reste le même :  préserver l’intégrité du territoire national », note le journal.
Pour stopper les dérapages, « plusieurs nouvelles mesures sont à ce jour envisagées par Kinshasa. Dans le lot, il y a entre autres l’expulsion de l’ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa ainsi que la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda, d’après le Porte-parole du Gouvernement. »

L’axe Kinshasa - Kampala

L’Avenir fait remarquer que cette brouille entre Kinshasa et Kigali n’a pas empêché l’ouverture du deuxième forum économique Ouganda-RDC lundi à Kinshasa. Les participants réfléchissent notamment sur la gestion commune et responsable des ressources naturelles transfrontalières.
« L’Ouganda et la RDC unies autour d’un forum d’affaires ! », titre le quotidien Le Journal. Les autorités de la RDC présentes à la cérémonie d’ouverture, selon le tabloïd, ont affiché « la volonté du Gouvernement Congolais de concrétiser la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le souci de faire comprendre à tous les voisins du pays que la RDC tient à la promotion de la paix dans la sous-région en favorisant une coopération bilatérale dans le respect des normes. Mais aussi et surtout dans la dignité des peuples. »


"L'Emmerdeur de Kigali
= https://lepotentiel.cd/2022/05/31/lemmerdeur-de-kigali/
Emmerdeur professionnel, l'opinion internationale l'a vu à l’œuvre dans les années 1996-1997 contre le régime crépusculaire de Mobutu. DE 1998 à 2001 contre Mzee LD Kabila, ancien allié lors de la prise du pouvoir en 1997 par l'AFDL. Entre 2001 et 2010 contre J Kabila,autrefois le chouchou du "général" Kabarehe, coopérant APR auprès de l'ADL. Le revoici en mai 2022 contre F.A. Tshisekedi....
= https://lepotentiel.cd/2022/05/30/message-de-la-rdc-au-rwanda-ce-nest-pas-de-la-naivete-a-vouloir-faire-la-paix/
= https://lepotentiel.cd/2022/05/31/appui-du-rwanda-au-m23-il-est-temps-de-faire-la-treve-avec-lhypocrisie-patrick-muyaya/
= https://lepotentiel.cd/2022/05/30/brouille-entre-kinshasa-et-kigali-lheure-de-verite/

"En plus de la suprématie des FARDC sur le M23 au Nord-Kivu/RDC : Bientôt de nouvelles mesures draconiennes pour imposer la paix à l’Est - 31/05/2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/31/a-la-une/en-plus-de-la-suprematie-des-fardc-sur-le-m23-au-nord-kivu-rdc-bientot-de-nouvelles-mesures-draconiennes-pour-imposer-la-paix-a-lest/
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/30/a-la-une/attaques-de-rutshuru-en-rdc-m23-le-rwanda-demasque/
"Rassemblement ! - 31/05/2022
= https://laprosperiteonline.net/2022/05/31/rasoir/rassemblement/

"La veille citoyenne face au réveil des officiels - 31/05/2022
=
Ni éveil encore moins réveil. Mais plutôt veille. Par rapport aux velléités belliqueuses du Rwanda, le pays réel  n’a jamais été pris en défaut de sommeil ni même de somnolence. Même en dormant, les Congolais gardent leurs yeux grand ouverts et rivés sur leur voisin hyper problématique.
Seulement voilà, l’attitude faite de vigilance tous azimuts du Congolais d’en bas contraste souvent avec les postures diplomatiques, calculatrices  et même carriéristes des Congolais d’en haut. Le tout sur fond  des « liaisons dangereuses » qui structurent, restructurent et déstructurent le pouvoir rd congolais depuis 1997. Voire un peu avant lorsque déjà, tel le ver dans le fruit, l’entourage politico-militaire du Maréchal Mobutu a commencé à être  affecté et infesté par des éléments qui préparaient, par petites touches, le plan de déstabilisation du Zaïre.


Blanchi sous le harnais du renseignement, Mobutu savait parfaitement de quoi il parlait lorsqu’il lâcha : « on m’a poignardé dans le dos« . Dans l’esprit, la tête et la bouche du Maréchal-Président qui en avait vu d’autres, le « on » était à très large spectre. De la grande  légion extra-africaine aux sous-traitants régionaux en passant par des cellules actives incrustées et infiltrées dans le dispositif militaro-institutionnel.
Lorsque Mzee Kabila affirme  que le complot était vaste, il fait exactement le même diagnostic instillé par l’implacable  par  la formule « les mêmes causes produisent les mêmes effets« . On peut étoffer cette galerie de constantes historiques avec les déconvenues doublées de « J’accuse » de Joseph Kabila.
L’ennui c’est que sans doute  pour être notamment en harmonie avec ses alliés en particulier Washington,  Kinshasa soit  retombé dans les travers d’autrefois et espérer s’attendre à un résultat différent. Au change, le pouvoir Fatshi paie très cher ce pied de nez conscient ou inconscient au principe de causalité.

Place alors au principe de réalité. Celui auquel demeurent scotchés l’écrasante majorité de  Congolais -tels des chats échaudés- face à un voisin qui a déjà fini de montrer et  démontrer qu’il n’est pas soluble dans des compromis diplomatiques. Lesquels sonnent  finalement comme autant de compromissions pour la RDC. Si dans son machiavélisme, Machiavel écrivit que celui qui a le pouvoir a toujours raison et que le plus faible a toujours tort, l’épopée tragique de l’agression rwandaise renseigne que le peuple congolais  a eu  mille fois raison et que les dirigeants n’ont même pas eu raison d’avoir tort.
Moralité, la veille permanente face au Rwanda est de loin préférable au réveil conjoncturel et circonstanciel des officiels


"
"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 3/6/2022, 4:35 am

A quoi a servi le voyage de Tshisekedi à Luanda ? On serait tenté de dire à pas grand chose, une bien faible moisson pour Kinshasa, dit quelq'un et peut-être même qu'il a servi à réhabiliter l'agresseur lorsqu'on y a demandé la libération de deux soldats rwandais capturés en plein Congo loin de leurs frontières (que faisaient-ils à 20km de leur pays ?) et lorsqu'on y a recommandé un "dialogue sincère" entre Tshisekedi et Kagame.

Ne fait-on pas en effet semblant d'oublier assez vite le pedigree du satrape de Kigali, ne connait-on donc pas dans la région son passé fondé sur une religion de manipulation systématique pour imposer ses vues au seul service de son régime, il n'a jamais été compatible avec la vérité des faits sinon à les confectionner aux fins de victimiser son peuple depuis le génocide. Kigali ? Kagame en a fait son fonds de commerce à la faveur de la culpabilisation du monde entier. Vous me direz qu'il a bien le droit de servir ainsi son pays sauf qu'il le fait aux dépens du Congo aujourd'hui faible qu'il tient sous tutelle et déstabilise et dont il pille les richesses quand bien même avec la complicité des Congolais eux-mêmes. La finalité est qu'il est illusoire d'attendre de lui un "dialogue sincère" comme le propose le président angolais ; sa médiation est vouée à l'avance à l'impasse sinon à l'échec. Kagame veut un  Rwanda fort et a besoin pour cela d'un Congo faible, notre salut passe donc par une guerre franche à partir de laquelle des négociations sincères peuvent être possibles. Le pouvoir actuel de Kinshasa avec Tshisekedi est-il capable de comprendre cette équation ? La question se pose...  

Ailleurs il faut aussi relever que le Rwanda n'a pas d'alliés qu'outre les océans, il en dispose à côté avec l'Ouganda. C'est le cas de signaler le fantasque général Muhoozi, fils de son père Kaguta autre parrain de la région commis à le succéder qui menace sans réserves de fondre sur le Congo a côté du Rwanda au nom de leur alliance ethnique Tutsi-Hima. Cette nouvelle nécessite aussi examen attentif plutôt que le silence et l'indifférence affichés par le pouvoir à Kinshasa ; la résurgence du M23 procède de la même logique. A bon entendeur...
A noter aussi à propos du cas M23 que là où l'Onu d'en haut, les Usa et autres puissances occidentales se bornent à proposer les classiques recommandations de d'escalade, la Monusco locale elle, propose une bonne solution militaire pour en finir. Cela méritait d'être souligné...



"Crise RDC - Rwanda : Médiation angolaise, faible moisson pour Kinshasa
= https://lepotentiel.cd/2022/06/02/crise-rdc-rwanda-mediation-angolaise-faible-moisson-pour-kinshasa/
"Tensions entre Kinshasa et Kigali : le président Angolais réussira-t-il à réconcilier les deux voisins ennemis ?
- 02.06.2022

= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105667_tensions_entre_kinshasa_et_kigali_le_president_angolais_reussira_t_il_a_reconcilier_les_deux_voisins_ennemis.html
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105668_vers_un_sommet_entre_felix_tshisekedi_et_paul_kagame_sous_les_auspices_de_l_angola.html
"Et si Kagame n’était devenu qu’une diversion ? Par JP Mbelu - 31 mai 2022
= http://www.ingeta. Descom/et-si-kagame-netait-devenu-quune-diversion/
"La MONUSCO propose une réponse militaire ferme pour régler définitivement le problème M23 - 02.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105696_la_monusco_propose_une_reponse_militaire_ferme_pour_regler_definitivement_le_probleme_m23.html

"28 ans de crise : plus question de brassage, mixage et intégration des groupes armés en RDC (Christophe Lutundula) - 02.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105671_28_ans_de_crise_plus_question_de_brassage_mixage_et_integration_des_groupes_armes_en_rdc_christophe_lutundula.html

"Agression dans l’Est: « Nous allons démontrer au monde entier qu’aucun centimètre de la RDC ne sera cédé » ( Martin Fayulu) -
1 juin 2022 à 12

= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/01/agression-dans-lest-nous-allons-demontrer-au-monde-entier-quaucun-centimetre-de-la-rdc-ne-sera-cede-martin-fayulu.html/109615/
"RDC: Félix Tshisekedi révoque 4 officiers supérieurs des FARDC -
2 juin 2022 à 16:39

= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/02/rdc-felix-tshisekedi-revoque-4-officiers-superieurs-des-fardc.html/109692/
"Soutien du Rwanda au M23: Kigali reproche à Kinshasa de protéger les FDLR et menace de "répondre" en cas d'attaque - 01.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105628_soutien_du_rwanda_au_m23_kigali_reproche_a_kinshasa_de_proteger_les_fdlr_et_menace_de_repondre_en_cas_d_attaque.html
de"Tensions entre Kinshasa et Kigali après le retour du M23: c’est Kagame l’agresseur !- 02.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105677_tensions_entre_kinshasa_et_kigali_apres_le_retour_du_m23_c_est_kagame_l_agresseur.html

"Barnabé Kikaya: « Tous les choix opérés par Félix Tshisekedi en matière politique, diplomatique et sécuritaire, se révèlent jusqu’ici "négatifs" » - 01.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105652_barnabe_kikaya_tous_les_choix_operes_par_felix_tshisekedi_en_matiere_politique_diplomatique_et_securitaire_se_revelent_jusqu_ici_negatifs.html
"Le Cardinal Ambongo décrie les mauvaises conditions de vie de la population sous le règne de Felix Tshisekedi et appelle aux sanctions en 2023 - 02.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105689_le_cardinal_ambongo_decrie_les_mauvaises_conditions_de_vie_de_la_population_sous_le_regne_de_felix_tshisekedi_et_appelle_aux_sanctions_en_2023.html
"Appui du Rwanda au M23 : "il est temps de faire la trêve avec l'ypocrisie" (P Muyaya) - 31/05/2922
= https://lepotentiel.cd/2022/05/31/appui-du-rwanda-au-m23-il-est-temps-de-faire-la-treve-avec-lhypocrisie-patrick-muyaya/
"Conseil de sécurité de l’ONU : le Rwanda se victimise, la RDC exige un dialogue sincère - 01.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105622_conseil_de_securite_de_l_onu_le_rwanda_se_victimise_la_rdc_exige_u etn_dialogue_sincere.html
"Apukin invite la communauté internationale à abandonner la politique de victimisation du Rwanda - 01.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105624_apukin_invite_la_communaute_internationale_a_abandonner_la_politique_de_victimisation_du_rwanda.html

"Général Muhoozi, fils de Museveni et chef de l’Armée de terre ougandaise, apporte son total soutien à Kagame - 28 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/28/general-muhoozi-fils-de-museveni-et-chef-de-larmee-de-terre-ougandaise-apporte-son-total
"Le général ougandais Muhoozi Kainerugaba de retour à Kigali pour trois jours - 15/03/2022
= https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20220315-le-g%C3%A9n%C3%A9ral-ougandais-muhoozi-kainerugaba-d dee-retour-%C3%A0-kigali-pour-trois-jours

"RDC : Muhoozi Kainerugaba veut superviser les opérations militaires conjointes contre les ADF - 21 avril 2022
= https://www.afrik.com/rdc-muhoozi-kainerugaba-veut-superviser-les-operations-militaires-conjointes-contre-les-adf/amp
"Ouganda-Rwanda : Muhoozi fête son anniversaire en grande pompe, et avec Kagame - 26/04/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1342376/politique/ouganda-rwanda-muhoozi-fete-son-anniversaire-en-grande-pompe-et-avec-kagame/


"Résurgence du groupe armé M23 dans l’est de la RDC: les membres du Conseil de sécurité appellent Kigali et Kinshasa au dialogue et au rétablissement de la confiance   - 31/05/2022
= https://www.un.org/press/fr/2022/cs14916.doc.htm


b]j"Caricature. Les FARDC aux autorités rwandaises: « Nous savons qu'ils mentent, ils savent aussi qu'ils mentent, ils savent que nous savons qu'ils mentent »[/b]
= https://actualite.cd/2022/05/31/les-fardc-aux-autorites-rwandaises-nous-savons-quils-mentent-ils-savent-aussi-quils

"
"
"


"ACTU DÉCRYPTÉE 01.06 CRISE RDC-RWANDA/M23 : RUPTURE OU POSTURE? AVEC P.MBEKO ET J.M NDANGUIMANA"



ndonzwau


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Message  ndonzwau 5/6/2022, 9:57 pm

J'avais ailleurs tempéré l'enthousiasme naïf et infondé de certains à croire au succès de la propagande Tshisekedi sur le M23 et le Rwanda auprès de la CI. Et rappelé que lorsque l'Onu d'en haut était restée à prodiguer des conseils de négociations pour résoudre le face à face inquiet RDC-Rwanda, la Monusco locale plus au fait des réalités propose une bonne opération militaire pour en finir. Les chancelleries occidentales y compris les Usa proposent de même un dialogue, peut-on trouver toutes ces voix crédibles vu du côté Congolais ?

Le Conseil de sécurité lui, vient ouvertement de doucher ce qui n'est qu'une vue de l'esprit : malgré les preuves de la présence rwandaise dans l'incursion du M23 et le plaidoyer sur place de notre Ministre des AE, le Conseil de Sécurité vient de pondre une résolution où il condamne tout le monde sauf le Rwanda. Le lobbying de ce dernier et ses affinités y acquises depuis le génocide l'épargnent encore d'être accusé.
En vérité donc rien de nouveau sous le soleil et lorsque Fayulu sollicite de bonne foi l'Onu de demander au Rwanda et à l’Ouganda de rappeler leurs rebelles présents sur le territoire Congolais, c'est un remake désolant de ce qui s'est passé avant ; de même lorsque Tshisekedi proclame que vouloir la paix n'est une faiblesse, non seulement c'est une bondieuserie qui ne mange pas de pain mais aussi il oublie que celui qui veut la paix prépare la guerre et que la paix on la fait au moins à deux... Bref à chaque fois que le Congo a été confronté au Rwanda, il a bien sûr voulu la paix mais ne l'a pas obtenueà cause d'un interlocuteur fourbe et ce n'est pas la fameuse CI qui le poussera à entendre les revendications Congolaises pourtant légitimes préférant contenter le Rwanda. Personne ne veut y assumer que la volonté politique du Rwanda a toujours manqué de sincérité ; il n'y aura jamais de dialogue sincère et efficient avec lui, ce n'est pas la CI qui l'obtiendra. Pauvre Congo...



"ONU: Kigali et son Conseil de sécurité en poche réussit à neutraliser l'action diplomatique de la RDC - 05/06/2022
= https://ouragan.cd/2022/06/kigali-et-son-conseil-de-securite-en-poche/

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Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU examinant la situation de l'Est congolais @Photo Droits tiers

Bénéficiaire de nombreuses dotations et aides internationales en soutien à leur pays en guise d’appui à la stabilisation et au retour à la paix, Paul Kagame a réussi à se tailler un réseau financier fiable dans les plus grandes capitales du monde qui travaillent à l’émergence de son pays. Vingt-huit ans après le génocide, le Rwanda compte une toile d’araignée diplomatique, notamment aux Nations unies, aux États-Unis d’Amérique et dans une partie de l’Europe. C’est cette intelligence diplomatique qui aurait vendu à la communauté internationale affairiste le plan de déstabilisation de l’Est de la RDC savamment confectionné.
Lire aussi :

C’est peut-être ce qui a poussé Jean-Pierre Kambila, ancien directeur de cabinet adjoint de Joseph Kabila à interpeller Kinshasa qu’à Kigali, il existe un bureau d’études sur la RdC et nous n’avons pas d’équivalent à Kinshasa. Mais Kigali ne dispose pas que d’un seul bureau d’études sur la RDC. Le pays de Paul Kagame a bâti toute sa stratégie de survie politique et économique sur le Congo-Kinshasa.
À Kigali et dans toutes les grandes capitales occidentales, le Rwanda realise un monitoring situationnel minute par minute sur la RDC à tous les niveaux. D’où le cri de colère du parti politique Nouvel Élan de Muzito qui demande que le gouvernement déconnecte tout le système de communication de la RDC du Switch de Kigali.



"Invasion militaire à l'Est du pays : "Le Rwanda n'est pas l'agresseur de la RDC" (Conseil de sécurité). Le conseil de sécurité dédouane le Rwanda- 04.06.2022
= https://www.opinion-info.cd/international/2022/06/04/invasion-militaire-lest-de-la-rdc-le-conseil-de-securite-dedouane-le
Le Rwanda n'est pas l'agresseur de la RDC. Ainsi, il convient d'interpréter la déclaration présidentielle rendue par le Conseil de sécurité dans la matinée de ce samedi 4 juin 2022. Ce, étant donné qu'aucune ligne de cette déclaration ne fait mention au Rwanda comme auteur des tueries à répétition dans la province du Nord-Kivu, alors qu'en RDC, officiels comme population, affirment à l'unisson que c'est le régime de Kigali, sous la houlette de Paul Kagame, qui est à la base de la déstabilisation de la paix à l'Est du pays de Tshisekedi.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité des Nations-Unies s'est limité à condamner fermement l'action des groupes rebelles, dont le M23, pour écumer la paix à l'Est de la RDC. "Le Conseil de sécurité condamne tous les groupes armés opérant à l’Est de la République Démocratique du Congo et les exhorte à participer au dialogue interne", peut-on lire dans cette déclaration qui désapprouve les actions des groupes armés suivants: le M23, la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), les Forces démocratiques alliées, les FDLR, la Résistance pour un Etat de droit (RED Tabara), les groupes Maï-Maï. La liste fait également mention de plusieurs autres groupes armés nationaux et étrangers.
Au-delà de condamner, le Conseil de sécurité a prié les groupes armés étrangers, qui sévissent en RDC, à se désarmer et à retourner immédiatement et sans condition dans leurs pays d’origine respectifs. Il a en outre rassuré de "son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo"

"Le Conseil de sécurité inapte face à Paul Kagame - 05.06.2022
= https://ouragan.cd/2022/06/le-conseil-de-securite-inapte-face-a-paul-kagame/
L’impuissance de la plus grande machine politique planétaire vis-à-vis du tout petit pays des Grands lacs laisse l’opinion hébétée. En protégeant le Rwanda, l’Onu vient d’avaliser la thèse du complot international contre les ressources naturelles de la RDC.
Face à la situation explosive en République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité des Nations unies divague et se moque de la faible diplomatie congolaise. En dépit des preuves présentées à la presse et de la correspondance décisive adressée au même Conseil par Kinshasa attestant incontestablement la présence de l’armée régulière rwandaise en appui au M23, le son de cloche du pays de Lumumba n’a pas été entendu. Même le grand oral très volontariste de Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, ministre des Affaires étrangères devant cette instance suprême de la gouvernance du monde n’a bougé d’un iota le fixisme des pro-Kagame.

Alors que certains pays européens ont faiblement pris des mesures symboliques contre le Rwanda du fait de son activisme inamicalement agressive envers le Congo, les membres du puissant Conseil de sécurité des Nations unies ont privilégié l’exhortation à un dialogue interne pour régler le différend sécuritaire qui indexe gravement certains États de la région des Grands lacs dont le Rwanda de Paul Kagame.

Le Conseil condamne le M23 et ses frères jumeaux (groupes armés) de l’Est

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La résolution de ce samedi 4 juin 2022 condamne le mouvement du 23 mars dit M23, agresseur de la République démocratique du Congo sans insister sérieusement sur les conséquences sécuritaires, humanitaires, politiques et économiques générées par la toute dernière agression rwandaise.
« Le Conseil de sécurité condamne les attaques récemment perpétrées contre les Forces armées de la République démocratique du Congo et la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), et demande instamment à tous les groupes armés nationaux de mettre immédiatement fin à toute forme de violence, de se dissoudre définitivement, de déposer les armes et de participer au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation.

De même, il exhorte tous les groupes armés étrangers présents en République démocratique du Congo à se désarmer et à retourner immédiatement et sans condition dans leurs pays d’origine respectifs », justifie la note partagée à la presse samedi matin.
Une résolution molle qui vient semer la confusion dans un contexte différemment partagé entre les groupes armés congolais, rwandais, burundais et ougandais. Les grands dignitaires du monde somment fantastiquement ces rebelles insoumis à se désarmer volontairement eux-mêmes. Et à se rendre.

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La résolution énumère notamment « le M23, la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), les Forces démocratiques alliées (ADF), les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la Résistance pour un état de droit (RED Tabara), les groupes Maï-maï et plusieurs autres groupes armés nationaux et étrangers ». Sans expliquer comment toutes ces dynamiques de déstabilisation du seul Congo vont œuvrer dans une conjonction d’objectifs pour se rassurer de leur avenir politique et sociale, une fois les armes déposées.
Des kamikazes et commandos très habiles au métier des armes dans une immense forêt équatoriale à qui l’on intime un ordre de formalité pour quitter la brousse, ça ne saurait se comprendre. Et les centaines d’autres résolutions consacrées à la République démocratique du Congo par le passé qui n’ont pu faire avancer véritablement la cause de paix, les Congolais concluent à un échec diplomatique du gouvernement qui n’a pas su s’armer d’experts et stratèges à la hauteur de l’enjeu.

"ONU : le Rwanda épargné, le M23 ravigoté
= https://ouragan.cd/2022/06/onu-le-rwanda-epargne-le-m23-ravigote/
Le Mouvement du 23 (M23) savait à quoi se tenir. En multipliant des déclarations qui exhumaient des vieilles rhétoriques notamment sur une probable collaboration entre les FARDC et les FDLR, la rébellion pro-rwandaise déclarée mouvement terroriste travaillait à l’alimentation d’une diplomatie documentée de Kigali devant le Conseil de sécurité

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Les militaires du M23 dans la forêt du Nyiragongo en plein parc de Virunga @Photo Droits tiers

Étant donné que le Rwanda ne pouvait justifier tant d’allégations fouillées au moment où il nie encore et toujours sa présence militaire sur le sol congolais, il fallait dicter la tâche rédactionnelle au M23. En scrutant chacune des sorties médiatiques du leadership de ce mouvement, l’on y trouve des insinuations aggravantes qui taillent cette spirale d’une conspiration supposément anti-rwandaise à partir de la RDC. L’arrogance médiatique du M23 s’y justifie. Pendant ce temps, le gouvernement congolais a excellé par des mises en garde à la presse et aux FARDC autour de toute communication »délicate » sur le dossier rwandais. Les déclarations des FARDC sur les premiers signes de présence des éléments de Kigali dans les hostilités du M23 seront assourdies et la presse manifestement rappelée à l’ordre.
Dans ce contexte complexe, le Conseil se limite à se déclarer préoccupé par la situation humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Laquelle est aggravée par l’insécurité généralisée, notamment les activités déstabilisatrices des groupes armés et les attaques prenant les camps de personnes déplacées pour cible. Ainsi, il demande au gouvernement de la République démocratique du Congo de s’attaquer aux facteurs sous-jacents qui contribuent à la situation humanitaire actuelle et aux partenaires d’accroître leur soutien au gouvernement dans cet effort.

« Le Conseil de sécurité engage la République démocratique du Congo et les États membres de la région à mettre en place des solutions durables pour les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur du pays, notamment leur retour volontaire, sûr et digne et leur réintégration dans leur communauté d’origine ».
Tout est fait pour humilier le grand Congo. Pas étonnant de voir dans quelques jours Kinshasa se mettre à negocier avec un mouvement pourtant terroriste. Le Conseil de sécurité a planté un decor suicidaire pour le gouvernement qui risque de porter les Congolais sur le dos. Enragés, les Congolais n’admettront pas que leur gouvernement se plie à un groupe rebelle qui joue le jeu du Rwanda. Tshisekedi est dans le dur. Entre respecter le diktat de la communauté internationale et écouter la voix de son peuple qui est fatigué des manoeuvres déstabilisatrices de Kigali qui cherche à maintenir continuellement la RDC dans une situation de guerre permanente. Selon Mehenga Bosco, un expert de la région, le chaos sécuritaire profite totalement pour piller les ressources naturelles du pays.


"RDC : L’ONU fortement irritée par le M23 - 25.05.2022
= https://www.aa.com.tr/fr/afrique/rdc-l-onu-fortement-irrit%C3%A9e-par-le-m23/2597314
Le mouvement rebelle a repris les hostilités au nord de la ville stratégique de Goma

Kinshasa. AA /Kinshasa /Pascal Mulegwa
Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné l'attaque contre les positions de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) par le Mouvement du 23 mars (M23) qui a repris les hostilités au nord de la ville stratégique de Goma.
« Les membres du Conseil de sécurité ont également réitéré leur ferme condamnation de toutes les attaques et provocations contre la MONUSCO. Ils ont souligné que les attaques délibérées visant les soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international », a déclaré l’américaine Linda Thomas-Greenfield, présidente du Conseil.
« Ils ont appelé les autorités congolaises à enquêter rapidement sur ces attaques, à traduire les auteurs en justice, et à tenir le pays fournisseur de contingents concerné informé des progrès », a-t-elle ajouté.

L’ONU a accusé les rebelles d’avoir investi ses positions dans la région de Shangi, au Nord-Kivu. Le mouvement rebelle avait rejeté ces accusations.
Dans un autre communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé les rebelles du M23 à « déposer définitivement leurs armes, à cesser toute hostilité et à s'inscrire dans l'esprit du processus de Nairobi » pour une résolution des crises à l’Est de la RDC.
Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a déclaré dans un communiqué mercredi matin que les affrontements à Kibumba, situé à 25 km au nord de Goma, auraient forcé environ 10 000 personnes à fuir vers les localités de Rugari et Kibati, à environ 8 km de Goma.
Environ 26 000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des violences le 22 mai à Rutshuru ; plus de 1 500 d'entre elles ont fui vers l'Ouganda, rejoignant environ 19 000 autres qui y étaient déjà depuis les affrontements de mars.
Plus de 24 000 autres sont réparties dans les villages de la Zone de Santé de Rwanguba, où elles vivent dans des sites improvisés, dont des églises et écoles, d’après le même bureau onusien.


"RDC/Rwanda : "Nous avons convenu de l'importance de poursuivre le dialogue régional pour résoudre le conflit en cours" (Anthony Blinken)
= http://voiceofcongo.net/rdc-rwanda-nous-avons-convenu-de-limportance-de-poursuivre-le-dialogue-regional-pour-resoudre-le-conflit-en-cours-anthony-blinken

"Allocution de l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield lors d’une réunion au Conseil de sécurité de l’ONU à propos de la république démocratique du Congo - 31/05/2022
= https://www.state.gov/translations/french/allocution-de-lambassadrice-linda-thomas-greenfield-lors-dune-reunion-au-conseil-de-securite-de-lonu-a-propos-de-la-republique-democratique-du-congo/

"RDC : l’ONU doit demander au Rwanda et à l’Ouganda de rappeler leurs rebelles présents sur le territoire congolais (Fayulu) - 3 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/03/rdc-lonu-doit-demander-au-rwanda-et-louganda-de-rappeler-leurs-rebelles-presents-sur-le

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Manifestation%20contre%20le%20Rwanda
Manifestation contre le soutien du Rwanda au mouvement du M23

Le Président du parti (Ecidé), Martin Fayulu demande à l'ONU de rappeler leurs rebelles, source de l'insécurité dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il l'a dit au cours d'une marche de soutien aux FARDC engagés au front dans le Nord-Kivu et l'Ituri.   
« (…) Il y a les FDLR, l’ONU nous a dit qu'il n’y a presque plus de FDLR, qui sont des rwandais. Alors pourquoi l’ONU ne les a pas ramenés dans leur pays ? Pourquoi ONU n’a pas ramené les ADF à l’Ouganda pour parler avec son président ? Que l’ONU fasse l’effort de dire au Rwanda et à l’Ouganda de ramener leurs rebelles chez eux. Ils sont là pour voler nos pierres précieuses. Que l’ONU leur demande de mettre la démocratie dans leurs pays respectifs, que le pouvoir légitime soit au Rwanda, et à l’Ouganda. Qu’ils cherchent leurs institutions démocratiques. Que nous même aussi nous ayons des institutions légitimes, parce que si j’étais au pouvoir, cette guerre aurait cessé ».
Par ailleurs, l'opposant congolais a exprimé sa solidarité à l'armée congolaise.
« Nous leur disons qu’ils ne sont pas seuls, et que nous prions pour eux, même s’il faut qu’on cotise pour eux, on va le faire ».

Tshisekedi à Brazza, Sassou se mêle dans les discussions sur la guerre de l’Est

"Agression dans l’Est : Washington s’engage à appuyer les efforts de Kinshasa pour révéler le défi de la paix - 3 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/03/agression-dans-lest-washington-sengage-a-appuyer-les-efforts-de-kinshasa-pour-reveler-le-defi-de-la-paix.html/109723/

"Comment répondre à la « guerre hybride » menée par le Rwanda en RDC ? - 30 mai 2022
= https://actualite.cd/2022/05/30/comment-repondre-la-guerre-hybride-menee-par-le-rwanda-en-rdc


"A qui peuvent profiter les tensions dans l'Est ?
= https://afrique.lalibre.be/70505/rdc-a-qui-peuvent-vraiment-profiter-les-tensions-dans-lest/
Vu les enjeux économiques dans la région, les voisins ont plus à perdre qu’à gagner de cette instabilté. 

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de l’Union africaine Macky Sall, le secrétaire d’État américain Antony Blinken et même le pape François, tous sont intervenus depuis une semaine pour appeler à la retenue, à la fin des violences et au dialogue dans l’est de la République démocratique du Congo, ce bout de paradis potentiel – tant la région est belle et riche – devenu l’épicentre du chaos, de l’inhumanité et de la violence discontinue depuis plus d’un quart de siècle.
Au centre de ce regain de l’attention internationale, la reprise des hostilités entre le mouvement rebelle du M23, qu’on espérait définitivement dissout depuis sa défaite militaire de 2013, et les troupes de l’armée nationale congolaise (FARDC). Les heurts ont repris depuis plus de six mois. Mais ils étaient sporadiques jusqu’au 22 mai et la reprise d’affrontements violents au nord de Goma, dans le Nord-Kivu placé sous état de siège depuis un an.

Depuis la fin de 2021, le M23, pour “mouvement du 23 mars”, a refait surface. Il reproche au pouvoir congolais de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants. “Certains combattants avaient demandé à retourner au pays, dans l’armée, en conservant leurs grades. Certains revendiquaient aussi l’amnistie. Des points impossibles à faire passer dans l’opinion publique en RDC”, explique un activiste congolais installé à Goma.
Depuis plus d’une semaine, Kinshasa accuse Kigali d’être derrière cette reprise des hostilités. Le Rwanda dément. Kinshasa dit disposer de preuves (des uniformes, des armes, des munitions de l’armée rwandaises retrouvés sur les lieux des affrontements). Pas de quoi ébranler le président Kagame.[/size]

De nombreux perdants
]Au premier rang des perdants de cette reprise des combats, la population civile du Nord-Kivu. Plus de 72 000 personnes ont fui leur maison depuis le 22 mai, selon des chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés qui explique qu’“au moins 1,9 million de personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu”. La RDC détient par ailleurs le “record” du nombre de déplacés au sein de ses frontières, avec 5,6 millions de personnes en exil forcé dans leur pays.
Autre perdant : le pouvoir congolais qui a fait de la paix dans l’Est son cheval de bataille. “Notre combat sera celui de vous apporter la paix, une paix définitive, une paix nécessaire pour la stabilité de notre pays. Et cette paix, croyez-moi, je suis prêt à mourir pour qu’elle soit une réalité”, avait déclaré lors d’un rassemblement public à Bukavu, dans le Sud-Kivu, le 7 octobre 2019, le président Tshisekedi. Depuis, malgré un an d’état de siège, malgré des patrouilles communes avec l’armée ougandaise sur le sol congolais, malgré des tentatives de négociations avec une partie des groupes rebelles, les massacres se poursuivent, le pouvoir montre ses limites. Cette instabilité dans l’Est met déjà en question la tenue de la présidentielle fin 2023.

Face à cette incapacité de l’État de mettre un terme à ces violences, la société civile de l’Ituri vient de lancer un appel aux opérateurs économiques pour qu’ils cessent de s’acquitter de leurs devoirs financiers.
Le Rwanda, lui, n’a rien à gagner dans cette flambée de violence. Les mesures prises par Kinshasa dans l’espoir de mettre fin aux hostilités dans l’Est n’ont jamais entamé le business rwandais sur sa frontière avec la RDC. Pis, la reprise des hostilités, le fait d’être fustigé une fois encore pour son activisme supposé en RDC, nuit à l’image d’un État qui tente de se bâtir une stature internationale.
Même constat pour l’Ouganda. Assis sur d’importantes réserves de pétrole, Kampala a besoin de stabilité dans la région pour tirer le meilleur profit de cette richesse surtout en ces temps de flambée des cours et pour avancer sur ses projets de pipeline mais aussi d’axes routiers très profitables en RDC

Peu de gagnants, mais…
Le M23 a montré qu’il pouvait encore frapper et que nier ce mouvement, comme a tenté de le faire le pouvoir à Kinshasa, pouvait coûter cher. Et tant qu’il s’agit de “coups de semonce”, pour reprendre les termes d’un officiel congolais, qui demeurent dans les frontières congolaises, les voisins évoqués ci-dessus ne bougeront pas. Tshisekedi sort affaibli de cette séquence, ce qui n’est jamais pour leur déplaire.
Certains militaires congolais, eux, s’en sortent bien. Kinshasa planche sur une levée de l’état d’urgence. De nombreuses voix dans les Kivus et l’Ituri appellent à remplacer les responsables militaires en poste dans ces provinces. Beaucoup se sont fortement enrichis dans ce chaos qu’ils ont entretenu. Les bruits de bottes qui secouent la région devraient leur garantir le statu quo. Dilemme de taille pour le pouvoir congolais qui n’ignore rien de cette situation et de l’écueil qu’elle représente pour la paix mais qui craint de se mettre à dos de puissants hauts gradés affairistes.


"LA UNE DE LA PRESSE CETTE SEMAINE À KINSHASA
À la Une: l'ogre des Grands Lacs - 04/06/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-une-de-la-presse-cette-semaine-%C3%A0-kinshasa/20220604-%C3%A0-la-une-l-ogre-des-grands-lacs
L’hebdomadaire The Post consacre toute une édition à la crise qui oppose la RDC au Rwanda. « Quand il est pris en flagrance comme avec ses deux soldats capturés aux combats à Biruma », explique d’entrée de jeu The Post, « Kagame invoque les FDLR pour s’attirer la commisération de la planète entière. On peut ne pas aimer la façon de le dire, poursuit ce journal, disons-le quand même : toute l’horreur du génocide rwandais finira par profiter à un homme : Paul Kagame. The Post évoque « les troupes rwandaises qui écument constamment la région du Kivu, fallacieusement à la recherche des Interhamwe ». Le tabloïd affirme que ces milices hutues constituent, on le sait, le fonds de commerce de la propagande rwandaise à l’international.
Au sujet de cette énième crise entre la RDC et le Rwanda, le bihebdomadaire Le Maximum, titre de son côté : « La peur change de camp ». Et le journal d’expliquer « que quelque chose d’essentiel a changé dans les rapports de force entre la RDC et le Rwanda depuis les derniers affrontements de Nyiragongo et de Rutshuru. Après des combats intenses et acharnés, racontent les confrères du Maximum, les forces loyalistes congolaises ont nettement pris le dessus sur les envahisseurs qui avaient réussi à s’emparer du camp militaire de Rumangabo et certaines localités sur les hauteurs des collines qui surplombent Rutshuru. Depuis mardi 31 mai, ajoute le journal, les éléments du M23 rwandais se sont repliés en catastrophe vers la frontière rwandaise et le parc national des Virunga, abandonnant dans leur fuite des effets militaires compromettant pour Kigali… » Des effets qui, selon nos confrères, attestent de la participation des militaires rwandais aux combats aux côtés du M23.

L'Angola cherche l'apaisement
Pour sa part, le quotidien Le Potentiel s’intéresse au rôle du président angolais, Joao Lorenço, qui joue la carte de l’apaisement dans cette crise. Le quotidien rapporte que le président Félix-Antoine Tshisekedi était mardi 31 mai en Angola sur invitation de son homologue angolais. Selon le journal, « le président congolais, dans la peau du chef de guerre, a mis fin à l’épisode "langue de bois" pour adopter un ton ferme. Son message au médiateur de la CIRGL est clair, affirme Le Potentiel. Dire à Paul Kagame de choisir entre faire la paix totalement ou opter clairement pour la guerre ». Comme pour dire, conclut Le Potentiel : « il est temps pour Kigali d’arrêter sa mission lugubre de laboratoire de destruction de l’Est de la RDC ».
Enfin, dans le Phare, un autre quotidien… Le Conseil de Sécurité botte en touche. C’est la grosse déception pour des millions de Congolais qui espéraient, le 31 mai, une condamnation du Rwanda pour « son soutien avéré aux rebelles du M23 ». Il n’en a rien été. L’organisation a demandé le dialogue et recommandé la réintégration du M23 dans le processus des consultations de Nairobi.


" INVITÉ AFRIQUE
Christophe Lutundula Apala: «La RDC n'a jamais eu l'intention de livrer la guerre à qui que ce soit» - 04/06/2022

= https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220604-christophe-lutundula-apala-la-rdc-n-a-jamais-eu-l-intention-de-livrer-la-guerre-%C3%A0-qui-que-ce-soit
Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), Christophe Lutundula Apala était aux États-Unis cette semaine. Avec deux rendez-vous majeurs : un débat sur la Monusco au Conseil de sécurité à New York, puis une rencontre avec Antony Blinken à Washington. Il n'a pas manqué d'évoquer avec son homologue les tensions grandissantes entre la RDC et le Rwanda. Il répond aux questions de Carrie Nooten. 

RFI : Depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir en 2019, les relations avec le Rwanda s’étaient apaisées. Pourquoi une résurgence de tensions maintenant ?
Christophe Lutundula Apala: C’est la question que nous nous posons. Nous n’avons rien contre le Rwanda. Nous ne comprenons pas cela autrement que par, peut-être, des agendas cachés ou par, peut-être, le fait d’une volonté d’espaces d’occupation de terrains, d’espaces d’exploitation de nos ressources naturelles. Certains se trompent en considérant que le Congo est un espace de non-droit, une sorte de marché libre où l’on vient se servir comme on veut et on s’en va. Nous ne l’accepterons jamais ! Nous resterons toujours fermes et déterminés à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de notre pays.
Kinshasa s’engage-t-il à libérer les deux soldats rwandais et quand ?
Kinshasa a pris un engagement vis-à-vis du médiateur, le président Lourenço, le président angolais. Nous ne pouvons pas nous dédire. Nous allons remettre les deux militaires au médiateur, en espérant que lui-même va tirer les leçons de ce geste de paix. Aussi c’est important parce que le Rwanda dit: « je ne suis coupable de rien, je suis un ange du ciel et les diables viennent me tenter », mais les deux militaires sont Rwandais. Le Rwanda les réclame. Faudra-t-il encore ergoter sur la non-participation dans le drame actuel… on attaque même les forces internationales. La preuve est la remise à un médiateur international.

Quand est-ce que vous les remettrez au médiateur international 
Ça dépend de l’agenda du président Lourenço. Nous sommes disposés. Nous sommes prêts.
Si le président Lourenço vous demandait de les donner cette semaine, vous les remettriez cette semaine ?
Je ne pense pas qu’un obstacle se dresserait à cela.  
Qu’attend le Congo de la médiation ?
Il y a des choses très simples. La première, c’est de mettre fin à ce comportement belliqueux. Que le M23 désarme et que le M23 dégage des quelques localités qu’il occupe encore, parce que les FARDC, nos vaillants soldats, ont reconquis certains territoires vers Goma. Cela n’a pas besoin d’attendre un rapport du comité d’évaluation de la CIRGL. Il faut la restitution des territoires occupés et le retour de tous les Congolais qui ont été forcés au déplacement.
La deuxième chose, nous attendons que nos voisins, tous et en particulier le Rwanda, doivent prendre un engagement de ne pas mettre en péril le processus de Nairobi.
Troisième chose, nous attendons que finalement, ce comportement que nous ne comprenons pas s’arrête définitivement. Nous souhaitons que ça réussisse, nous sommes optimistes. Nous sommes fermes, déterminés mais nous sommes ouverts parce que nous croyons en l’Afrique et au médiateur.
Ce qui est sûr, c’est que la communauté internationale est inquiète. Une guerre pourrait-elle être envisageable ?
Je répète au nom du président de la République, au nom du gouvernement, que la RDC n’a jamais eu l’intention de livrer la guerre à qui que ce soit. Elle ne l’a jamais fait, bien au contraire, la RDC, à travers la politique de bon voisinage du président Tshisekedi, a des accords avec tout le monde mais il faut que ce tango que nous dansons, nous puissions le danser avec tous nos voisins. C’est au Rwanda de nous dire s’il a des craintes que l’on voie comment les dissiper.


"Crise RDC – Rwanda : Le Secrétaire d’Etat Américain recommande un dialogue régional continu - 03/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/crise-rdc-rwanda-le-secretaire-detat-americain-recommande-un-dialogue-regional-continu/


"La var faisant foi - 03/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/crise-rdc-rwanda-le-secretaire-detat-americain-recommande-un-dialogue-regional-continu/
Autant le préciser tout de go. La énième agression de la RDC par le  Rwanda ne souffre du moindre doute. La var (assistance vidéo à l’arbitrage) est imparable. Elle montre deux soldats rwandais arrêtés sur le sol congolais et du matériel de Rwanda Defence Force entre les mains des  » rebelles  » M23.
Face à cette flagrance sur fond d’une mobilisation populaire qui ne faiblit pas,  les parrains traditionnels de Kigali s’inclinent devant les faits. Et font des pressions amicales sur leur « protégé « .  Simple diversion ? Signe de temps ? Grand tournant ? Trop tôt pour risquer un pronostic dans un sens ou dans un autre.


On aura sans doute besoin de la  var aussi dans le procès Beya qui s’ouvre ce vendredi.  Si elles venaient à être confirmées, les bribes d’acte d’accusation publiées notamment par certains médias laisseraient présager une séquence   » pièce contre pièce  » épique. D’autant qu’un halo de mystère entoure ce qu’il convient d’appeler  » l’affaire Beya « .
Le  » sécurocrate  » en chef  arrêté et embastillé pour atteinte à la sécurité nationale. Bref, lui qui sécurisait le pays est …insécurisé.  Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Pour l’ex-Spécial    , ce proverbe tiré de la réflexion du philosophe Montaigne  n’est plus désincarné.
Au fait, que recouvre exactement  le grief  générique  » complot en vue d’atteinte contre la personne du président de la République  » ? Qui a fait quoi, où et quand avec qui ? Qui a dit quoi à qui devant quel témoin ?

Dans cette  » parole contre  parole  » qui se dessine, la var pourrait aider à mieux trancher. A condition qu’on veuille bien recourir à cette assistance. Car, il arrive que l’arbitre très sûr de son fait ou … en service commandé refuse ostensiblement de consulter la var.
Trêve de procès d’intention. Place au procès. Seulement, ba supporters ba gangi : En direct et avec  » Var  » !  


"RDC-Rwanda : avant que tout ne bascule… - 03/06/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1351227/politique/rdc-rwanda-avant-que-tout-ne-bascule/
Si la montée des tensions entre les deux pays a de quoi inquiéter légitimement aussi bien les Nations unies que l’Union africaine, créer les conditions d’une remise à plat des relations entre les deux voisins reste envisageable.

Kigali et Kinshasa sont de nouveau à couteaux tirés. Cette fois, c’est au sujet du M23. Les accusations abondent, les discours se radicalisent. Tout peut basculer à n’importe quel moment, même si pas grand monde n’y a vraiment intérêt. Les deux pays semblent surtout englués dans un engrenage de crises qui se succèdent irrémédiablement depuis plusieurs décennies. De telle sorte que la seule certitude, au terme d’une crise, est que la suivante est au coin de la rue.
D’une certaine manière donc, le véritable enjeu est moins celui, ponctuel, du M23 que celui, structurel, des sources de ce malaise latent, diffus, qui alimente ces crises répétées et qu’il faut identifier.

Désir de revanche congolais
Pour cela, il faut peut-être partir de la réalité suivante : la politique est fondamentalement affaire d’émotions, de sentiments, de ressentiments… Ceux-ci sont, en effet, à la base des plus grands bouleversements de l’histoire. Le sentiment de revanche, par exemple. Le jour où, recevant la nouvelle de l’exécution de son frère, Alexandre Oulianov – coupable de tentative d’assassinat sur le tsar Alexandre III –, Vladimir s’écria : « Je les ferai payer pour cela ! Je le jure ! », marque le début de la fin du tsarisme. Vladimir Oulianov entra plus tard dans l’histoire sous le nom de Lénine. Sans l’humiliation infligée aux Allemands par le traité de Versailles, Hitler ne serait probablement jamais entré dans l’histoire, ce qui aurait permis d’éviter la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale.
Il est de bonne politique de prendre au sérieux le sentiment d’humiliation d’un peuple. Le fait est qu’une part importante de l’opinion publique congolaise nourrit à l’endroit du Rwanda quelque chose qui ressemble à un vif désir de revanche, lui-même né d’un profond sentiment d’humiliation. Celui-ci se révèle pour partie honteux, puisqu’il résulte d’une forme de frustration devant les succès enregistrés depuis trois décennies par un pays infiniment moins doté. Mais il y a aussi l’héritage des deux guerres du Congo (1996-1997, puis 1998-2003), cette certitude que le pays a été le terrain de jeux d’intérêts illégitimes, et qu’il en a payé un coût exorbitant.

Cette histoire complexe se prête certes aux caricatures, aux omissions, aux révisions. Elle est différemment interprétée selon que l’on est à Kigali ou à Kinshasa. Néanmoins, certaines critiques émanant du Congo sont légitimes, et, à ce titre, méritent d’être entendues. À défaut d’y apporter une réponse satisfaisante à court terme, il convient, côté rwandais (médias, intellectuels, influenceurs, décideurs, etc.), au minimum de faire preuve d’empathie, et d’éviter toute manifestation d’arrogance qui ne ferait que renforcer les factions bellicistes du gouvernement et de la société congolais.

Fierté rwandaise affirmée
Le Rwanda a beau être petit, enclavé, faiblement doté en ressources, il n’en reste pas moins qu’une partie de ses élites le considère comme une civilisation. C’est en tout cas un pays qui a une conscience historique de lui-même en tant que peuple. Il a une langue élaborée, une culture distincte, une spiritualité qui a structuré la vie des Rwandais pendant des siècles. L’histoire rwandaise est riche de l’épopée de ses guerriers. Sa monarchie a connu des heures de gloire dont la mémoire imprègne les classes dirigeantes aujourd’hui. Tout cela nourrit un sentiment de fierté affirmée, parfois de supériorité, qui s’est admirablement révélé dans la génération qui, en 1994, a mis un terme au génocide contre les Tutsis.

Cette génération, qui est toujours au pouvoir, s’est assignée pour mission, entre autres, de redonner une forme de grandeur au pays. Par conséquent, elle n’acceptera pas la place que lui confère sa taille. Et n’hésitera certainement pas, à chaque fois qu’elle sentira les intérêts vitaux du pays menacé, à « jouer le tout pour le tout ». Si le reste du monde peut se permettre de méconnaître, voire d’ignorer l’histoire récente du Rwanda et ses conséquences sur sa psychologie et sa forme de gouvernance, la RDC n’a pas ce luxe.

Des génocidaires toujours en liberté
D’abord parce qu’elle a activement participé à ladite histoire, ensuite parce que les enjeux de celle-ci sont de nature existentielle pour le Rwanda, enfin parce que, in fine, il est dans l’intérêt de la RDC de comprendre la portée de cette histoire. Cela fera bientôt trois décennies que le projet d’extermination des Tutsis rwandais a été mis en échec. Mais chaque année depuis, des génocidaires sont arrêtés et extradés vers le Rwanda. Que de telles personnes soient toujours en liberté constitue une menace majeure pour ce pays. Chaque année, des charniers sont découverts au Rwanda. Ils rappellent l’horreur absolue, mais aussi, fatalement, la possibilité d’une répétition de l’histoire.
Et si jamais – ce dont on peut douter – pour les autorités et le peuple congolais, la présence continue d’un groupe comme les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FLDR) sur le sol congolais est d’une manière ou d’un autre tolérable, il serait souhaitable d’en tirer les conclusions du point de vue rwandais. En effet, la présence d’un seul militant ou sympathisant FDLR de l’autre côté de la frontière rwandaise ne pourra qu’attiser la tension entre les deux pays.
D’un côté, comprendre l’équation sécuritaire du Rwanda, et le rôle majeur de la RDC dans celle-ci ; de l’autre, prendre la mesure du sentiment d’humiliation et du désir de revanche qui habitent les esprits congolais, et peut-être la part de responsabilité du Rwanda dans cette réalité, serait de nature à créer les conditions d’une remise à plat de la relation entre les deux pays. Ce serait déjà une victoire.

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 12/6/2022, 12:04 pm

"L'armée congolaise accuse le Rwanda d'avoir déployé 500 de ses soldats dans l'est de la RDC en soutien aux rebelles du M23, nouvelles accusations qualifiées jeudi de "sans fondement" par Kigali


"La RDC accuse le Rwanda de "crimes de guerre" -  11 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/11/la-rdc-accuse-le-rwanda-de-crimes-de-guerre

"Agression dans l’Est : « L’armée rwandaise bombarde toute une école et tue deux enfants à Rutshuru » ( FARDC) - 10 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/10/agression-dans-lest-larmee-rwandaise-bombarde-toute-une-ecole-et-tue-deux-enfants-a-rutshuru-fardc.html/110123/


"RDC : Le Rwanda a déployé 500 militaires à Tchanzu avec une nouvelle tenue pour dissimuler leur présence (FARDC) - 8 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/08/rdc-le-rwanda-a-deploye-500-militaires-a-tchanzu-avec-une-nouvelle-tenue-pour-dissimuler-leur-presence-fardc.html/110006/

"Le Rwanda accuse l'armée congolaise de tirs de roquettes sur son sol - juin 11, 2022
= https://www.voaafrique.com/a/le-rwanda-accuse-l-arm%C3%A9e-rdc-de-tirs-de-roquettes-sur-son-sol/6612413.html


"Nord-Kivu : environ 10 morts enregistrés en 2 jours à Masisi - 11/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/11/actualite/societe/nord-kivu-environ-10-morts-enregistres-en-2-jours-masisi


"Une nouvelle force régionale pour l’est de la RDC ? – Eric Topona - 10 juin 2022
= https://www.dw.com/fr/rdc-eac-rwanda-arm%C3%A9e-congolaise-fardc-m23/a-62071633

"Est de la RDC: 7 morts dans l’attaque d’un camp de déplacés -  10 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70636/est-de-la-rdc-7-morts-dans-lattaque-dun-camp-de-deplaces/

"Félix Tshisekedi: « Il n’y a pas de doute, le Rwanda a soutenu le M23 pour venir agresser la RDC » - 6 juin 2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/felix-tshisekedi-il-ny-a-pas-de-doute-le-rwanda-a-soutenu-le-m23-pour-venir-agresser-la-rdc/
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220606-pour-f%C3%A9lix-tshisekedi-le-rwanda-a-soutenu-le-m23-pour-venir-agresser-la-rdc
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/06/rdc-il-ny-a-pas-de-doute-le-rwanda-a-soutenu-le-m23-pour-venir-agresser-la-rdc-felix-tshisekedi.html/109859/
= https://ouragan.cd/2022/06/rdc-tshisekedi-pointe-le-rwanda-comme-principal-soutien-du-m23/

"RDC-Rwanda: les deux militaires rwandais capturés sur le sol congolais ont été libérés, rapportent les autorités angolaises  -  11 juin 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/11/rdc-rwanda-les-deux-militaires-rwandais-captures-sur-le-sol-congolais-ont-ete-liberes

"Les FARDC ont renforcé leur présence à Chanzu, Runyonyi et Sabinyo - 06/06/2022
=  https://www.forumdesas.net/2022/06/les-fardc-ont-renforce-leur-presence-a-chanzu-runyonyi-et-sabinyo/

"RDC : Les mouvements citoyens en sit-in ce mardi 14 juin pour exiger l’expulsion de Karega - 9 juin 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/09/rdc-les-mouvements-citoyens-en-sit-in-ce-mardi-14-juin-pour-exiger-lexpulsion-de-karega.html/110068/

"RDC: l’ONU évoque une « réponse militaire » aux provocations des rebelles du M23 au Kivu - 2 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70443/rdc-lonu-evoque-une-reponse-militaire-aux-provocations-des-rebelles-du-m23-au-kivu/

"Tensions entre la RDC et le Rwanda: Sassou-Nguesso joue à l’apaisement et évite publiquement de froisser Kigali - 6 juin 202
= https://actualite.cd/2022/06/06/tensions-entre-la-rdc-et-le-rwanda-sassou-nguesso-joue-lapaisement-et-evite-publiquement

"Les affrontements ont repris ce lundi: les FARDC promettent « d’aller jusqu’au bout contre le M23 et leurs alliés » - 6 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/06/les-affrontements-ont-repris-ce-lundi-les-fardc-promettent-daller-jusquau-bout-contre-le
= https://www.radiookapi.net/2022/06/06/actualite/securite/nord-kivu-reprise-des-combats-entre-fardc-et-m23-rutshuru

"RDC: une nouvelle attaque des ADF fait au moins 16 morts à Irumu - 6 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/06/rdc-une-nouvelle-attaque-des-adf-fait-au-moins-16-morts-irumu

"RDC: la milice CODECO déclare un nouveau "cessez-le-feu unilatéral" en Ituri -  6 juin 2022 - 08:16
= https://actualite.cd/2022/06/06/rdc-la-milice-codeco-declare-un-nouveau-cessez-le-feu-unilateral-en-ituri
= = https://www.radiookapi.net/2022/06/05/actualite/securite/rdc-les-miliciens-de-la-codeco-sengagent-deposer-les-armes

"On ne change pas l’équipe qui perd ! - 06/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/on-ne-change-pas-lequipe-qui-perd/

"RDC: les guerres pour le contrôle des richesses évoquées à un forum minier - 3 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70475/rdc-les-guerres-pour-le-controle-des-richesses-evoquees-a-un-forum-minier/


"RDC-Rwanda : " quand la diplomatie semble ne pas marcher, il faut aller vers la médiation", Annie Matundu -  3 juin 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/03/rdc-rwanda-quand-la-diplomatie-semble-ne-pas-marcher-il-faut-aller-vers-la-mediation

"Caricature: RDC-Rwanda, la tension persiste!
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/06/caricature-rdc-rwanda-la-tension-persiste

"Félix Tshisekedi à Brazzaville : « J’espère que le Rwanda a retenu la leçon » -  6 juin 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/06/felix-tshisekedi-brazzaville-jespere-que-le-rwanda-retenu-la-lecon

"RDC : Des experts de défense de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est en réunion à Goma pour neutraliser les groupes armés -05/06/2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/05/rdc-des-experts-de-defense-de-la-communaute-des-etats-de-lafrique-de-lest-en-reunion-a-goma-pour-neutraliser-les-groupes-armes.html/109832/
"Conflits RDC-Rwanda : le fait de vouloir la paix n’est pas en soi une faiblesse, affirme Félix Tshisekedi - 06:06:2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/06/actualite/politique/conflits-rdc-rwanda-le-fait-de-vouloir-la-paix-nest-pas-en-soi-une

"Tension RDC-Rwanda : La DYPRO annonce des actions pour dire NON à toute négociation qui ne tient pas compte des intérêts des congolais - 03.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105766_tension_rdc_rwanda_la_dypro_annonce_des_actions_pour_dire_non_a_toute_negociation_qui_ne_tient_pas_compte_des_interets_des_congolais.html
"Treize mesures tsunamiques de Nouvel Élan pour paralyser politiquement le Rwanda - 04.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-105784_treize_mesures_tsunamiques_de_nouvel_elan_pour_paralyser_politiquement_le_rwanda.html

"ONU : Kinshasa doit batailler face à un Rwanda intouché mais pas intouchable
= https://ouragan.cd/2022/06/onu-kinsahasa-doit-batailler-face-a-un-rwanda-intouche-mais-pas-intouchable/

"RDC : « 2023 est à notre porte. Tout le monde doit être vigilant » -  4 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70527/rdc-2023-est-a-notre-porte-tout-le-monde-doit-etre-vigilant/


"Nord-Kivu : La société civile interpelle Félix Tshisekedi sur "la présence avérée" des militaires rwandais en RDC - 25/05/2022
= https://7sur7.cd/2022/05/24/nord-kivu-la-societe-civile-interpelle-felix-tshisekedi-sur-la-presence-averee-des


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"RDC: Paul Kagame déploie 500 Militaires Rwandais avec denouvelles tenues sur leterritoire Congolais - 9 juin 2022





Compatriotiquement!


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 13/6/2022, 9:00 pm

BUNANGANA DANS LE NORD KIVU A LA FRONTIÈRE OUGANDAISE EST DEPUIS CE MATIN SOUS CONTRÔLE (DURABLE !) DU M23. LES FARDC S'EN SONT RETIRÉS POUR L'OUGANDA ET LES COLLINES ENVIRONNANTES. UN COUP FORT DE KAGAM MAIS IL SEMBLE QUE KAGUTA N'EST PAS LOIN : RWANDAIS ET OUGANDAIS S'Y SERAIENT MIS À DEUX CETTE FOIS POUR FRAPPER BIEN FORT !

D'une certaine manière si le Congo pâtit d'avoir à sa tête des dirigeants incompétents et inefficaces, il n'a pas non plus beaucoup de chance face au Rwanda vu de la CI qui aurait dû nous venir à la rescousse au moins diplomatiquement en reconnaissant l'agression du Rwanda via le M23 à la quelle il fait face  : c'est que celui-ci est un groupe armé essentiellement tutsi à nos frontières commandité et utilisé par le Rwanda de Kagame, qui est lui également un régime à dominante tutsi né au sortir du génocide. Personne n'ignore que le crime de génocide a été mondialement sanctifié à partir la Shoah et du coup toute victime de génocide comme la minorité Tutsi du Rwanda est pardonnée à l'avance, quasiment lavée de tout délit ou crime. Le M23 est composé de ceux qu'on appelle communément des 'Tutsi Congolais', des vieux immigrants au Congo venus du Rwanda liés idéologiquement et politiquement au Rwanda qui réclament de force des terres Congolaises malheureusement aux dépens des autochtones Congolais. Leurs revendications se sont transformées en une conquête militaire, défaits en 2013, ils sont revenus en force aidés par les Rwandais, du coup le procès de leurs revendications qui n'auraient pas été satisfaites revient en force. Malheureusement la CI ne voit que le volet de leurs prétendus droits de réinsertion au Congo mais jamais leur rôle d'envoyés de Kagame qui déstabilise, pille et tue au Congo depuis sa victoire du génocide. Et revoilà Bunangana qui embrase l'Est de notre pays...



"Est de la RDC: le M23 occupe Bunagana à la frontière ougandaise -13 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70676/est-de-la-rdc-le-m23-occupe-bunagana-a-la-frontiere-ougandaise/
Les rebelles du M23 se sont emparés de la ville de Bunagana, frontalière de l’Ouganda, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), après des combats contre l’armée congolaise dont certains éléments se sont repliés vers l’Ouganda, ont affirmé lundi des sources locales. Bunagana, un important centre de commerce transfrontalier, « est sous contrôle de l’ennemi », a reconnu sous couvert d’anonymat un officier congolais, interrogé par téléphone depuis Goma.

« L’armée vient de céder, en entrant en Ouganda », a indiqué de son côté Damien Sebusanane, responsable d’une association locale de la société civile, qui se trouvait lundi matin à la frontière ougandaise. « Un camion de l’armée vient de passer, quatre jeeps et d’autres véhicules pleins de militaires », a-t-il ajouté, estimant à une centaine le nombre de militaires des FARDC (Forces armées de la RDC) partis se réfugier en Ouganda.
Selon une autre source humanitaire en contact avec le terrain, ces militaires se sont retrouvés acculés à Bunagana, sans autre voie de sortie que la frontière, lors de nouveaux affrontements violents qui avaient éclaté dimanche matin.
De précédents combats avaient déjà provoqué depuis fin mars la fuite de milliers d’habitants vers l’Ouganda et Rutshuru, ville principale du territoire congolais du même nom. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) signalait lundi matin 368 arrivées supplémentaires en Ouganda depuis Bunagana.
« La situation humanitaire est de plus en plus préoccupante », a constaté Hervé Nsabimana, coordonnateur de l’ONG Codhas (Centre d’observation des droits de l’homme et d’assistance sociale).

L’armée congolaise a de nouveau accusé dimanche le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, ce que Kigali dément.
« L’objectif poursuivi par le Rwanda est d’occuper Bunagana pour non seulement asphyxier la ville de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu), mais aussi faire pression sur le gouvernement » congolais, a affirmé dans un communiqué le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par Kinshasa, le M23 (« Mouvement du 23 Mars »), qui avait son QG à Bunagana, a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.


"RDC: situation confuse à Bunagana dans l’Est après une offensive des rebelles du M23  - 13/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220613-rdc-situation-confuse-%C3%A0-bunagana-dans-l-est-apr%C3%A8s-une-offensive-des-rebelles-du-m23
Difficile de savoir exactement ce qui se passe, ce lundi 13 juin 2022, à Bunagana, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Une partie de la cité est contrôlée par les combattants du Mouvement du 23-Mars (M23), selon les sources locales. La veille, des combats étaient intenses dans la zone. Des échanges de tirs ont duré plusieurs heures, sur plusieurs front
Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Depuis ce lundi matin, des combattants M23 en treillis et lourdement armés sont visibles dans certains quartiers de Bunagana. Le mouvement justifie sa présence dans la cité par le fait, dit-il, que l’armée régulière attaque ses positions à partir de cette ville. Le M23 n’a pas précisé s’il compte s’y installer durablement, mais se dit disposé au dialogue avec les autorités congolaises.
De leur côté, près de cent militaires congolais ont traversé la frontière vers l’Ouganda depuis ce dimanche soir, confirme Félix Kulayigye, le porte-parole de l'armée ougandaise. Selon la même source, ils ont été installés dans une caserne des UPDF proche de la frontière de Bunagana. D’autres militaires des FARDC se sont repliés dans les collines avoisinantes.
La veille, jusque tard, des combats ont été signalés sur plusieurs fronts. L’enjeu était le contrôle de la route menant vers cette ville stratégique de Bunagana. Le M23 avait placé ses hommes à certains endroits pour empêcher la progression des renforts des FARDC qui devaient venir du camp militaire de Rumangabo.
C’est dans ce contexte que le général-major Peter Cirimwami, commandant du secteur opérationnel Sukola 2, a failli perdre la vie. Près de la localité de Chengerero, lui et ses hommes se sont retrouvés dans une embuscade qui a coûté la vie à un membre de sa garde rapprochée, un major.


"RDC : le M23 occupe la cité de Bunagana sans combats - 13/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/13/emissions/dialogue-entre-congolais/rdc-le-m23-occupe-la-cite-de-bunagana-sans-combats
La cité de Bunagana (Nord-Kivu) est occupée par le Mouvement du 23 mars (M23) depuis ce lundi 13 juin matin sans combats. Les éléments de cette rébellion, qualifiée de mouvement terroriste par le gouvernement congolais, ont pris le contrôle de cette cité, après le retrait des militaires FARDC. La cité et ses villages voisins restent vidés de leurs populations. 
-Quelle lecture faire de cette situation ? 

Invités : 
-Jacques N’Djoli, professeur de droit constitutionnel. Il est député national et vice-président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale.  
-Jean-Claude Mbabaze, président de la société civile du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.  
-Jean-Jacques Wondo, analyste politique. Il est diplômé de l’Ecole royale en Belgique. Breveté des Hautes études de sécurité et de défense, il a publié des ouvrages notamment, l’ouvrage intitulé : « Sociologie politique militaire africaine ». Actuellement il participe à l’Exposition internationale de Paris consacrée à la défense et à la sécurité appelé Euro-Satory.   
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= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220612-rdc-violents-affrontement-des-entre-l-arm%C3%A9e-congolaise-et-le-m23-au-nord-kivu

"Nord-Kivu : Bunagana est passé sous contrôle du M23 - 13/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/13/actualite/securite/nord-kivu-bunagana-est-passe-sous-controle-du-m23
La cité de Bunagana, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) est passée, depuis ce lundi matin 13 juin, sous contrôle du M23.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) se seraient retirées ce matin sans combat de Bunagana, cité frontalière de l’Ouganda, rapportent des sources locales et militaires.
Elles ajoutent que les forces loyalistes ont traversé en Ouganda avec tout leur armement.
Mais les FARDC n’ont pas encore confirmé ce retrait.


Alors que son porte-parole, le lieutenant-colonel Njike Kaiko, affirmait ce lundi matin que l’armée maintenait ses positions; dans l'après-midi, le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu, contacté par Radio Okapi, n’a pas souhaité faire un commentaire. Il a, toutefois, annoncé « qu’une communication officielle sur la situation serait publier dans les heures qui suivent ».
Cependant, d’autres sources militaires crédibles à Rutshuru, indiquent que les FARDC auraient reçu l’ordre de se retirer de Bunagana.
Cette situation selon certaines sources a accrue la panique des populations qui ont fui la cité.

Le même mouvement des populations a aussi été signalé vers Tshengerero et Kabindi, à l’ouest de Bunagana. Ces populations ont pris le chemin vers Rutshuru-centre.
Ce même lundi, d’autres combats ont été signalés autour de 8 heures locales, vers Bikenge, entre les groupements Jomba et Kisigari.
Par ailleurs, une concentration des combattants présumés du M23 est signalée dans le territoire de Nyiragongo, vers la frontière avec le Rwanda.
Ce qui a contraint, depuis ce lundi matin, plusieurs habitants des villages Kabagana et Kasizi du groupement Buhumba à fuir leurs milieux.
Les combats ont opposé, toute la journée de dimanche 12 juin, les FARDC au M23 dans la zone de Bunagana avant une accalmie tard dans la nuit.

"Forum des AS : « Attaque de Bunaga et environs, les FARDC mettent en déroute les agresseurs » - 13/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/13/actualite/revue-de-presse/forum-
des-attaque-de-bunaga-et-environs-les-fardc-mettent-en

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 LW8Q1646_MR_sRGB
Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

Revue de presse kinoise du 13 juin 2022.
Les affrontements qui se poursuivent dans le Nord-Kivu entre les FARDC et les rebelles du M23 font la Une de la plupart des journaux parus ce lundi dans la capitale congolaise. A ce sujet, [url=http://file:///C:/Users/ndongalab/Downloads/Edition du Lundi 13 Juin 2022 bis.pdf]Forum des AS[/url] titre en manchette : « Attaque de Bunaga et environs, les FARDC mettent en déroute les agresseurs ». Dans ses colonnes, ce quotidien assure que la localité de Bunagana, dans le territoire de Rutshuru, est toujours sous contrôle des FARDC. Une thèse que le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2/Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Njike Kaiko a confirmée dimanche aux médias. Dans cette localité frontalière avec l’Ouganda, fait savoir ce tabloïd, les forces loyalistes ont contenu une nouvelle attaque du M23 contre leurs positions à Bigega 1 et 2 près de Bunagana, Premidis et Bugusa. Forum des AS reprend, dans ses colonnes, un communiqué du porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu, le général de Brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, qui accuse les rebelles M23 de vouloir assiéger la cité de Bunagana afin d'asphyxier la ville de Goma et mettre la pression sur le Gouvernement. Selon ce communiqué, l'armée congolaise a perdu au cours de ces accrochages, le major Eric Kiraku Mwisa, officier de sécurité du général-major Cirimwami Peter, commandant du Secteur opérationnel Sukola 2/Nord-Kivu qui conduit les opérations sur le terrain, note ce journal.
Le succès des FARDC face au M23, dans la cité de Bunagana est également relayé par Africa News. Cet hebdomadaire rappelle le communiqué du porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu qui souligne que les forces loyalistes se sont bien comportées sur le terrain des combats, à Bunagana. Le journal précise que les assaillants mis en déroute ont, dans leur débandade, laissé derrière eux, plusieurs morts. Ce tabloïd indique aussi que les Forces loyalistes félicitent la population du Nord-Kivu en général et celle du territoire de Rutshuru en particulier, pour son courage, sa bravoure, son patriotisme sans égal et sa détermination à barrer la route aux terroristes M23 et leurs alliés rwandais. Dans un autre appel ou message, souligne Africa News, les FARDC appellent la population du Nord-Kivu à renforcer la vigilance et à dénoncer toute présence suspecte.

La Prospérité[/b][/url] cite le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula qui, dans un communiqué, dit prendre connaissance avec indignation la teneur de la note verbale du gouvernement rwandais par laquelle ce dernier accuse les FARDC d’avoir lancé, le 10 juin, des roquettes sur son territoire. Dans la même correspondance, poursuit ce quotidien, le chef de la diplomatie congolaise rejette en bloc toutes ces accusations « fallacieuses » qui, selon lui, cachent mal la détermination de Kigali de poursuivre l’agression contre la RDC et leur soutien au M23. Ce tabloïd revient sur l’explication du ministre Lutundula qui demande au Rwanda de ne pas perturber le processus enclenché par Joao Lourenço, président angolais et président en exercice de la CIRGL, pour la pacification de l’Est de la RDC à travers des pourparlers. Dans le même communiqué, ajoute La Prospérité, le ministre congolais des Affaires étrangère met en exergue le bilan humain, avec le bombardement du M23 dans une école qui, pour lui, constitue non seulement un crime de guerre mais également un crime contre l’humanité.
Le journal [url=http://file:///C:/Users/ndongalab/Downloads/CN 1663.pdf]Congo Nouveau[/url] est, pour sa part, d’avis que l’insécurité qui sévit dans la partie Est de la RDC joue contre Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2023. Cet hebdomadaire estime que le chef de l’Etat devra tout mettre en œuvre pour mettre un terme à cette situation au risque de compromettre sa réélection à la présidentielle de 2023. Ce journal révèle que si sur le plan politique Félix Tshisekedi peut compter sur sa majorité au niveau de deux chambres du Parlement, il risque d'avoir des difficultés, notamment sur le volet social, mais surtout sécuritaire. Congo Nouveau croit aussi que lors de la prochaine élection présidentielle, le chef de l’Etat fera face à de solides concurrents, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Matata Ponyo... Ce tabloïd se réfèrent aux observateurs de la scène politique congolaise qui, eux, estiment que c'est sur le point sécuritaire que Félix Tshisekedi risque de voir son capital soutien populaire en pâtir. Candidat président de la République, ce journal s’étonne que Félix-Antoine Tshisekedi ait promis en vain d'installer l'état-major des FARDC dans le Nord-Kivu, mais il avait pris l'engagement d'éradiquer l'insécurité dans la partie orientale du pays.
= https://www.radiookapi.net/2022/06/13/actualite/securite/nord-kivu-accalmie-apres-des-affrontements-entre-fardc-et-m23-jomba-et


"RDC : les FARDC dénoncent "l'invasion" de Bunagana par l’armée rwandaise et promettent de reprendre la situation en main - 13 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/13/rdc-les-fardc-denoncent-linvasion-de-bunagana-par-larmee-rwandaise-et-promettent-de

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L'armée rwandaise/Ph d'illustration droit tiers

Les Forces armées de la RDC accusent l'armée rwandaise (RDF) d'occuper la cité de Bunagana en RDC depuis la matinée de lundi 13 juin 2022 et permettent d'en tirer toutes les conséquences.
"Après avoir constaté d'énormes revers subis par leurs protégés sur le terrain, les Forces de Défense du RWANDA ont, cette fois et à découvert, décidé de violer l'intangibilité de notre frontière et l'intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de BUNAGANA ce lundi 13 juin 2022 aux environs de 07 heures du matin. Ce qui constitue ni plus ni moins une invasion de la RDC et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo tireront toutes les conséquences qui s'imposent et défendront la Patrie", dénonce un communiqué des FARDC.
Pas plus que dimanche dernier, l'armée congolaise annonçait avoir repoussé une attaque de rebelles du M23 près de Bunagana. Elle appelle la population locale au calme et à ne pas céder à la panique.
Bunagana, la nouvelle cible du M23 et du Rwanda


"FARDC-M23 : jusque dans la soirée, plusieurs congolais campaient toujours dans la zone neutre entre la RDC et l'Ouganda refusant de rejoindre le camp des réfugiés - 13 juin 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/13/fardc-m23-jusque-dans-la-soiree-plusieurs-congolais-campaient-toujours-dans-la-zone
Plusieurs habitants de Bunagana, cité frontalière avec l’Ouganda, située à plus moins 90 Km de Goma dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), ayant fui les affrontements repris dimanche, entre les FARDC et les rebelles du M23, se retrouvent de l’autre côté de la frontière en Ouganda. Les animateurs de l'administration publique locale ont également traversé la frontière. La situation est restée confuse toute la journée dans la cité de Bunagana. Difficile de préciser qui l'occupe. Mais la population a vidé la cité.
usqu'en début de la soirée, les réfugiés congolais se trouvaient toujours dans la zone neutre entre la RDC et l Ouganda.
  

« Nous sommes nombreux ici dans la zone neutre où nous avons trouvé refuge. Les militaires des FARDC et même les éléments de la police qui étaient à Bunagana ont pris la direction de l'Ouganda vers 8h. Même le chef de groupement de Jomba a fui. Il a traversé hier soir. Bref, toutes les autorités locales ont traversé la frontière », témoigne à  ACTUALITE.CD un habitant de Bunagana depuis la zone neutre entre la RDC et l’Ouganda où il a trouvé refuge, à l’instar des milliers d’autres compatriotes congolais. 
Dans la zone neutre, il n'y a pas encore d'assistance en faveur des réfugiés. «La situation est vraiment mauvaise. Nous nous sommes déplacés depuis hier soir. La population est en train de passer la nuit à la belle étoile. Il n'y a même pas de nourriture. Mais, il y a de nombreux réfugiés qui sont dans des familles d'accueil où ils sont bien traités par les ougandais » ajoute un autre réfugié congolais. 
Les autorités ougandaises ont mis à la disposition des congolais des camions devant les acheminer dans un camp des réfugiés, mais nombreux ont refuse pour l'instant d'être acheminés préférant rester dans la zone neutre pour observer l'évolution de la situation à Bunagana. 
« Seulement quelques habitants retournent, soit pour récupérer des effets mais nombreux hésitent encore. Les habitants ont refusé de monter dans les véhicules pouvant les amener dans un camp de réfugiés. Ils préfèrent rester dans la zone neutre. Je suis déjà rentré à Bunagana mais la situation est volatile. Je ne sais pas où est-ce que je vais dormir et je n'ai rien à mettre sous la dent », témoigne un autre congolais qui est retourné à Bunagana en début d'après midi de ce lundi. 
Sans confirmer ni infirmer si Bunagana est passé sous contrôle des rebelles, le porte-parole du secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2 a confirmé le déplacement massif des populations suite aux affrontements qui ont repris dimanche matin en profondeur de Bunagana. Le Lieutenant colonel Njike Kaiko Guillaume a même affirmé, dans la matinée de ce lundi que Bunagana était sous contrôle de l'armée loyaliste. Mais plusieurs sources ne confirment pas la version de l'armée.


"Le Rwanda accuse l’armée congolaise de tirs de roquettes sur son sol - 13 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70669/le-rwanda-accuse-larmee-congolaise-de-tirs-de-roquettes-sur-son-sol/
Le ministère rwandais de la Défense a accusé vendredi l’armée de la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir tiré deux roquettes sur l’ouest du Rwanda, sans faire de victimes, un nouvel épisode de tensions entre les deux pays. Alors que de violents combats opposent depuis fin mai l’armée congolaise au groupe rebelle du M23 dans l’est de la RDC, le gouvernement de Kinshasa accuse son voisin rwandais de soutenir ces insurgés et d’avoir déployé 500 soldats sur son sol, ce que Kigali dément.

Fin mai, l’armée congolaise a affirmé avoir arrêté en RDC deux militaires rwandais. Kigali a assuré au contraire qu’ils avaient été enlevés du côté rwandais de la frontière par des rebelles hutu implantés au Congo.
Ce vendredi, « les forces armées de la RDC, les FARDC, ont tiré deux roquettes de 122 mm sur le Rwanda depuis la région de Bunagana, frappant le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC (…) dans le district de Musanze », a déclaré dans la soirée le ministère rwandais de la Défense dans un communiqué. « Il n’y a pas eu de victimes mais la population locale est terrifiée », a-t-il ajouté.
Ces tirs font suite à des bombardements similaires par les forces en RDC les 19 mars et 23 mai derniers dans cette même zone frontalière, ajoute le communiqué.
Kigali avait demandé une « enquête urgente » du Mécanisme de vérification conjoint élargi (MCVE), organisme régional qui surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région volatile des Grands Lacs, après les tirs de roquettes du 23 mai qui ont, selon l’armée rwandaise, « blessé plusieurs civils et endommagé des habitations ».
Rwanda et RDC entretiennent des relations tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994.


"RDC: situation confuse à Bunagana, les habitants trouvent refuge en Ouganda - 13 juin 2022
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/13/rdc-situation-confuse-bunagana-les-habitants-trouvent-refuge-en-ouganda
Les combats étaient intenses dimanche dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Sur plusieurs fronts, les FARDC ont affronté les combattants du M23 appuyés par le Rwanda. La situation était particulièrement inquiétante sur la route qui mène vers Bunagana, cité située à la frontière avec l'Ouganda et non loin du Rwanda.


C’est sur cet axe que le Général-Major Cirimwami Peter, Commandant du secteur opérationnel Sukola 2 et ses hommes, s’étaient heurtés au feu du M23 et de ses alliés entre 10 et 12 heures. Ces combats intenses se sont soldés notamment par la mort du Major Eric Kiraku, officier de sécurité du Général-Major Cirimwami Peter, près des installations de la société PREMEDIS.
À une trentaine de kilomètres de la zone, aux portes de Bunagana, un autre front a été ouvert. D’intenses combats ont duré plusieurs heures. Certains éléments du M23 étaient déjà dans la cité aux alentours de 20 heures, confirment les sources locales, particulièrement près de la frontière principale avec l’Ouganda.
Ce lundi matin, une accalmie relative est constatée dans la cité désertée par ses habitants qui se sont réfugiés en Ouganda voisin. Beaucoup d’entre eux disent avoir vu de leurs propres yeux l’entrée des troupes du M23 et alliés. Certains civils se sont massés le long de la frontière principale et d’autres ont pris le chemin du camp des réfugiés.
Selon les FARDC, l’objectif poursuivi par le Rwanda est d'occuper Bunagana pour non seulement asphyxier la ville de Goma, mais aussi faire pression sur le Gouvernement congolais.
= https://actualite.cd/index.php/2022/06/13/fardc-m23-violents-combats-ce-lundi-autour-de-bunagana-la-population-vide-la-cite-selon


"RDC-Beni: 10 morts dans deux nouvelles attaques à Mayimoya - 12 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/12/rdc-beni-10-morts-dans-deux-nouvelles-attaques-mayimoya
Au moins dix civils ont été tués et huit motos incendiées dans deux différentes attaques attribuées aux rebelles ougandais d’Allied Democratic Forces (ADF), survenues samedi dernier aux villages de Urouro et Opira, dans localité de Mayimoya, territoire de Beni (Nord-Kivu).
Le responsable de la société civile locale qui confirme ce bilan à ACTUALITE.CD explique que six personnes ont été tuées samedi dernier et quatre autres ce dimanche dans l’avant midi.

« Les victimes sont originaires des agglomérations d’Oicha, Kokola et Eringeti. Certaines ont été achevées dans une embuscade alors qu’elles se rendaient dans leurs milieux », dit Patrick Musubao, président de la société civile de Mayimoya.
Ce bilan pourrait s’alourdir car plusieurs personnes ne répondent pas à l’appel. C’est la énième tuerie enregistrée dans cette zone où opèrent aussi les casques bleus de la MONUSCO.


"L'UA préoccupée par "la détérioration" de la situation sécuritaire entre le Rwanda et la RDC - 13/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/13/actualite/politique/lua-preoccupee-par-la-deterioration-de-la-situation-securitaire-entre
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, suit avec préoccupation la détérioration de la situation sécuritaire entre la République du Rwanda et la République démocratique du Congo. Il l’a affirmé à travers un communiqué publié ce lundi 13 juin.
Le président de la Commission de l'UA appelle à la "cessation immédiate de toutes formes de violences par tout groupe armé et de toute activité militaire présentant une quelconque menace pour l’un ou l’autre de la République du Rwanda et de la RDC."
Il encourage vivement les deux pays-frères à résoudre tout différend par le dialogue et la concertation fraternelle offerts par les mécanismes régionaux, "notamment ceux entrepris par S.E. João Lourenço, président de la République d’Angola, et président de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que le processus de Nairobi."
La cité de Bunagana, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) est passée, depuis ce lundi matin, sous contrôle de la rébellion du M23. Kinshasa accuse Kigali de soutien à ce mouvement rebelle.



"Conquête de Bunangana : l’Ouganda et le Rwanda accusés de faire bloc derrière le M23 -13 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/13/conquete-de-bunangana-louganda-et-le-rwanda-accuses-de-faire-bloc-derriere-le-m23.html/110271/
Plusieurs sources locales renseignent que la ville de Bunagana, frontalière de l’Ouganda, dans l’est de la RDC est tombée ce lundi 13 juin sous le contrôle des terroristes du M23.
Des images fusent sur la toile, des sources sur place confirment que les FARDC ont perdu le contrôle de cette zone.


Dans l’opinion publique, le Rwanda et l’Ouganda sont accusés de faire bloc derrière les terroristes du M23. Kampala souffle le chaud et le froid, car l’armée congolaise mène des opérations conjointes avec l’armée ougandaise contre les rebelles ADF.
« M23 et RDF ont été rejoints sur terrain par les forces spéciales ougandaises », confie une source sécuritaire. « Les ougandais nous ont poignardé sur le dos », dénonce la même source.
La société civile de Jomba révèle que « les combats se sont intensifiés quand l’armée Ougandaise est passée par Kibaya pour couper la route aux FARDC au niveaux de PREMIDIS à 20h. Les militaires congolais qui sont trouvé encerclés par les ennemis dans Bunagane n’y pouvaient plus rien (…) ».

Sur place à Bunangana, les terroristes occupent déjà des bureaux administratifs, apprend-t-on.
Jusque-là, il n’y a aucune communication officielle du côté FARDC. Pour son porte-parole, le lieutenant-colonel Njike Kaiko, l’armée maintient ses positions, rapporte la radio onusienne.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont révélé, dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD dimanche 12 juin 2022, que le Rwanda veut occuper Bunagana pour paralyser la ville de Goma et faire pression au gouvernement de la République démocratique du Congo. C’est le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain qui a fait cette annonce.


"Attaque du M23 : la Belgique encourage les Congolais à défendre l’intégrité de leur territoire - 12/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/12/actualite/securite/attaque-du-m23-la-belgique-encourage-les-congolais-defendre-lintegrite
= https://actualite.cd/2022/06/13/rdc-rwanda-la-belgique-apporte-son-soutien-la-rdc-pour-defendre-son-integrite






Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 15/6/2022, 4:47 pm, édité 4 fois

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 14/6/2022, 4:27 pm

"L'armée congolaise a perdu le contrôle de Bunagana, ville stratégique frontalière avec l’Ouganda et a  été obligée de se se replier du côté ougandais de la frontière et en même temps le gros de la population (au moins 30.000) a traversé lui aussi la frontière. Les miliciens M23 patrouillent dans la ville desertée  dans des tenues neuves.  D'où viennent leurs équipements neufs  sinon du Rwanda ; du coup quoi de logique que du côté Congolais on  accuse une invasion par l'armée rwandaise qui dément comme d'habitude toute implication de ses soldats et  son aide. L'armée promet de reprendre  vite en main  la situation ; l'occasion de jeter un regard expéditif sur les tenants et aboutissants de cette conjecture  forcément en tentant de la replacer dans le jeu régional et pourquoi le contexte international combien décisifs ici. A suivre...


"RDC: l'armée congolaise a perdu le contrôle de Bunagana - 13/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220613-rdc-le-m23-occupe-la-ville-de-bunagana
À l’est de la RDC, l'armée congolaise a perdu le contrôle de la ville stratégique de Bunagana, frontalière avec l’Ouganda, après des affrontements contre le M23 ce week-end. Des militaires congolais ont été forcés de se replier du côté ougandais de la frontière. 
Avec nos correspondants à Kinshasa et Kampala, Patient Ligodi et Lucie Mouillaud

Treillis neufs, bottes en caoutchouc et kalachnikov en bandoulière, les combattants se réclamant du M23 patrouillaient lundi dans les rues de Bunagana, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, désertés par les habitants. Contrôlant la cité, ils veillaient également sur les principaux points d’entrée de Bunagana.
Cette agglomération stratégique est restée coupée du reste de la région. Toute la journée, les motos et autres véhicules n’osaient pas s’y aventurer.
De son côté, l’armée congolaise parle d’une invasion de Bunagana par l’armée rwandaise. Elle affirme « que toutes les dispositions sont mises en place pour la reprise en main de la situation ». De son côté, le Rwanda nie toujours toute implication de ses soldats.
"Le M23 est sur le pied de guerre depuis plusieurs mois. Il y a des offensives ponctuelles. Disons que le M23 a fait des démarches auprès du gouvernement congolais pour obtenir certaines choses, mais il a été exclu des rencontres entre le gouvernement congolais et les groupes armés qui ont eu lieu à Nairobi. C’est la première cause de leur hostilité. L’autre cause est probablement à chercher du côté de Kigali, car le M23 est un proxy de Kigali depuis sa naissance. Il ne peut rien faire sans que Kigali ne soit averti. Il faut donc replacer cela dans le jeu régional, avec un gouvernement rwandais qui veut continuer à maintenir sa mainmise sur le Nord-Kivu. Et ainsi signaler à toute la région, notamment au Kenya, qu’il reste l’interlocuteur incontournable pour tout ce qui concerne les questions sécuritaires au Nord-Kivu.
Thierry Vircoulon, chercheur à l'IFRI
Alexandra Brangeon

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, a encouragé Kinshasa et Kigali à résoudre tout différend par le dialogue et la concertation. À Kinshasa, un huis clos a été décrété à la plénière de lundi à l’Assemblée nationale pour discuter du sujet.
Face à la tension perceptible dans l’hémicycle, Christophe Mboso, président de la chambre basse du Parlement, a appelé les députés au calme en attendant « que la situation soit clarifiée et que les responsabilités soient rétablies ».

Population et soldats se réfugient en Ouganda
Près d’une centaine de soldats congolais ont trouvé refuge en Ouganda depuis ce dimanche soir, affirme le porte-parole des UPDF, Felix Kulayigye. Selon lui, les militaires des FARDC, accueillis dans une caserne proche de la frontière de Bunagana, resteront sur place jusqu’à la stabilisation de la situation côté congolais.
Ils ont été escortés à la caserne après s’être présentés aux autorités à leur arrivée, détaille Hajj Shafiq Ssekandi, l’un des responsables du district ougandais frontalier de Kisoro. L’administration de Kampala est, d’après lui, désormais chargée d’assurer le retour sécurisé de ces soldats en RDC.
Les militaires congolais sont loin d’être les seuls à avoir cherché protection en Ouganda suite aux combats de ce week-end entre les FARDC et le groupe armé du M23. Les autorités de Kisoro assurent que plusieurs milliers de déplacés ont traversé la frontière ces deux derniers jours. Au total, depuis le mois de mars et l’intensification des affrontements, la Croix-Rouge ougandaise a enregistré près de 30 000 nouveaux réfugiés congolais.


"RDC : l’armée s’est retirée de Bunagana « pour éviter des dégâts collatéraux sur la population » (société civile) - 14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/rdc-larmee-sest-retiree-de-bunagana-pour-eviter-des-degats-collateraux
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se sont comportées en professionnel et se sont retirées de la cité de Bunagana au Nord-Kivu, pour éviter qu’il y ait des dégâts collatéraux. Le président de la société civile de Rutshuru, Jean-Claude Mbabaze l’a affirmé lundi 13 juin à Radio Okapi.

« Les bombes commençaient déjà à tomber non loin de Bunagana, et les FARDC n’ont pas voulu s’affronter avec les rebelles dans la cité de Bunagana, pour éviter qu’il y ait des dégâts sur la population », a-t-il déclaré.
Bunagana est une cité frontalière entre la RDC et l’Ouganda. Elle est sous occupation du M23 depuis lundi 13 juin, qui a pris contrôle de cette cité, après le retrait des FARDC. La population de cette cité et celle des villages voisins ont quitté leurs habitations pour se réfugier ailleurs.
« Tout le monde a fui. C’est une cité déserte. La population a fui et il n’y a personne. Les FARDC sont dans les villages voisins de Bunagana », confirme Jean-Claude Mbabaze.
Il regrette que le M23 se livre aux pillages de Bunagana et a cassé des cadenas de certains bureaux.
« Ils ne se sont pas installés parce qu’il n’y a pas de civils parmi ceux qui occupent Bunagana. Peut-être qu’ils attendent la branche politique. Pour l’instant, le M23 pille des boutiques et des résidences », a déploré M. Mbabaze.


"Le Potentiel : « Occupation de Bunagana, Kagame opère à visage découvert » - 14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/revue-de-presse/le-potentiel-occupation-de-bunagana-kagame-opere-visage
Revue de presse du mardi 14 juin 2022.
La question de l’occupation de la cité de Bunagana dans le Nord-Kivu intéresse les journaux parus mardi 14 juin à Kinshasa. Certains démontrent le visage découvert du Rwanda dans cette guerre entre l’armé et le M23, d’autres ne comprennent pas la position de l’Ouganda quant à cette crise, alors que d’autres encore expliquent les raisons de ce conflit Congo-M23.
L’ennemi, c’est le Rwanda, tranche Le Potentiel, qui appelle la RDC à prendre la mesure de la situation, en considérant dorénavant Paul Kagame dans sa nature du plus grand ennemi du Congo et non pas d’un simple voisin.
Le quotidien fait remarquer que c’est désormais à visage découvert que Paul Kagame porte son action pour perpétrer le plan de déstabilisation du Congo pour mieux le piller. À ce stade, l’élan patriotique doit prendre le dessus, car la RDC est en « guerre » avec l’invasion d’une force étrangère, qui a tenté sans succès d’agir via sa marionnette, le M23, incapable de résister aux forces de feu des vaillants Forces armées de la RDC (FARDC). Les conséquences à tirer sont claires : l’heure de la résistance a sonné.

C’est une résistance qui permettra de rester dans l’activation du levier militaire, tout en extirpant les complices et les traitres dans l’objectif de récupérer Bunagana et de mettre en déroute le M23 et leurs parrains partout où ils se positionneraient, écrit le journal.
En dehors du Rwanda, L’Avenir accuse aussi l’Ouganda d’avoir trahi la RDC. La vérité est là ! Selon les experts militaires congolais sur place, les éléments des FARDC qui ont fait du bon travail dimanche 12 juin, ont été trahis par l’Ouganda qui a donné le droit de passage à « nos ennemis ».
Ainsi, nos vaillantes FARDC qui n’ont pas démérité, ont été surprises par l’ennemi par derrière en venant de l’Ouganda. La chaîne de ravitaillement étant brisée, il devenait difficile à nos militaires de résister et de défendre Bunangana, se désole le quotidien.
La situation de Bunagana est « volatile », décrit pour sa part La Tempête des tropiques.
Citant le Bureau de coordination des affaires Humanitaires des Nations unies (OCHA), le journal renseigne que des milliers d’habitants de Bunagana, y compris environ 5 000 personnes déplacées et retournées qui y étaient, se sont réfugiées en Ouganda voisin, ajoute le tabloïd.
Selon les estimations, plus de 25 000 personnes, y compris de personnes déplacées et retournées, auraient été contraintes de fuir leurs villages de nouveau vers des centres collectifs (églises et écoles) de Kabindi, Rwanguba et Kinoni, dans la Zone de Santé de Rwanguba à cause de ces affrontements armés.

Le quotidien Le Journal tente de comprendre les causes des conflits récurrents dans la partie Est de la RDC. En 6 points, le média explique ce qui se cache derrière ces tensions. La première raison est le découpage des frontières coloniales.
A en croire le journal, avant la colonisation, la sous-région était gérée par des rois. L’étendue du royaume était déterminée de deux manières : par l’ordre d’arrivée d’un peuple sur les lieux et par sa capacité à conquérir de nouveaux territoires.
« Les populations se déplaçaient à travers cet espace et s’installaient où elles trouvaient du pâturage pour le bétail ou des terres à cultiver », explique le professeur Jean Kambayi Bwatshia, enseignant d’histoire à l’Université Pédagogique Nationale de Kinshasa… Les 5 autres raisons sont détaillées dans les colonnes du Journal.
Loin des analyses, Le Sénat veut voir clair sur cette question. Tenez ! Daniel Aselo Okito, Vice- premier ministre et ministre de l’Intérieur, sera face aux sénateurs aujourd’hui mardi 14 juin 2022, annonce La Prospérité.
Il devra répondre aux questions orales avec débat de trois sénateurs notamment, la sénatrice Isabelle Kabamba wa Kabamba sur la politique du gouvernement sur la gestion des territoires, le Sénateur Denis Kambayi sur la recrudescence de l’insécurité dans le Grand Kasaï, et le Sénateur Auguy Ilunga Civuika sur l’organisation et le bon fonctionnement de la police nationale congolaise ainsi que l’ingérence dans le bon fonctionnement des institutions provinciales.
Outre ces questions orales, d’autres sénateurs ont, lors du débat général, adressé aussi des questions précises au ministre de l’Intérieur sur la politique générale du gouvernement concernant le volet sécuritaire.


"Chute de Bunangana : Pourquoi l’Ouganda a-t-il laissé passer les troupes rwandaises et du M23 sur son territoire ?/(Par Crispin Kabasele) - 14 juin 2022
= https://laprosperite.online/index.php/politique/21-a-chaud/11598-chute-de-bunangana-pourquoi-l-ouganda-a-t-il-laisse-passer-les-troupes-rwandaises-et-du-m23-sur-son-territoire-par-crispin-kabasele
La vérité est là ! Bunangana est tombée ce lundi aux mains des troupes rwandaises et des terroristes du M23. Selon les experts militaires congolais sur place, les éléments des FARDC qui ont fait du bon travail hier dimanche, ont été trahis par l’Ouganda qui a donné le droit de passage à nos ennemis. Ainsi, nos vaillants FARDC qui n’ont pas démérité, ont été surprises par l’ennemi par derrière en venant de l’Ouganda.

La chaîne de ravitaillement étant brisée, il devenait difficile à nos militaires de résister et de défendre Bunangana.
Maintenant, la question qui se pose est celle de la mutualisation entre les FARDC congolaises et l’UPDF ougandaises. A quoi a-t-elle servi dès lors que la trahison de l’Ouganda est bel et bien établie ?
Depuis que le fils du Président Museveni qui commande les forces terrestres ougandaises, le Général Muhoozi Kainerugaba, avait œuvré pour la réconciliation entre les Présidents Museveni et Kagame, l’Ouganda avait cessé d’être l’allié sûr de notre pays.
D’ailleurs, le Général Muhoozi Kainerugaba avait publiquement annoncé de retour de Kigali que celui qui attaquera le Rwanda, trouvera l’Ouganda sur son chemin. Avec le passage accordé à l’armée rwandaise et aux terroristes du M23, il vient de lier la parole à l’acte. A nous d’en tirer toutes les conséquences.
Faut-il aussi rappeler que l’Ouganda fournit de l’assistance militaire complète (armes, munitions et renseignements) aux terroristes du M23 ? Le terroriste Sultani Makenga a installé son quartier général en Ouganda.
Donc, cet appui Ougandais aux terroristes du M23 ne peut surprendre personne, pas ceux qui suivent l’actualité militaire et sécuritaire dans la région des Grands Lacs.


"RDC: des actes de pillage rapportés dans la cité de Bunagana conquise par le M23 - 14 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/14/rdc-des-actes-de-pillage-rapportes-dans-la-cite-de-bunagana-conquise-par-le-m23

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Bunagana, Ph. Droits tiers

Plusieurs sources rapportent le pillage, dans la nuit de lundi à ce mardi 14 juin, des biens de la population réfugiée, par les éléments du M23 à Bunagana, cité frontalière avec l'Ouganda, à plus ou moins 90 Km de Goma, dans le territoire de Rutshuru. Nombreux habitants qui ont regagné la cité ce mardi matin ont trouvé les portes de leurs habitations et des boutiques,  cassées par les rebelles du M23. Ils ont emporté, pour la plupart des vivres dont des sacs de riz, de la farine de maïs et même des boissons.
« Il y a un petit nombre d'habitants qui ont passé la nuit à Bunagana. Nombreux ont une fois de plus passé la nuit dans la zone neutre entre la RDC et l'Ouganda. En retournant ce matin, il y en a qui ont trouvé leurs portes déjà cassées et des biens pillés. Ils ont emporté beaucoup plus de vivres. Certaines portes des bureaux de la douane également sont cassées », témoigne un habitant qui est rentré ce matin et qui a d'ailleurs participé au meeting animé par le porte-parole du M23, Willy Ngoma, appelant la population au retour. 

Pour l'instant, les activités restent fermées au niveau de la douane de Bunagana, en ce qui concerne l’import et l'export. Seuls les habitants qui se sont réfugiés en Ouganda passent à la frontière pour rejoindre Bunagana. Ces retournés appellent à l'aide. 
« Nous demandons aux autorités à tous les niveaux et même les humanitaires, de nous venir en aide. Nos vivres ont été pillés. Même si nous préparons le peu qui nous restaient et on va peut-être partager avec ces éléments du M23, parce qu’on a pas de choix, Mais on ne saura pas résister pendant deux jours dans ces conditions», s'alarme un autre retourné qui s'inquiète de vivre   à Bunagana. « Je vais retourner en Ouganda le soir pour y passer la nuit parce qu’on ne sait jamais quand est-ce que ça peut barder, surtout que l'armée a annoncé qu'elle se préparait à la riposte». 
« Le replie des Forces Armées de la République Démocratique du Congo à Bunagana, est purement tactique de manière à ne pas faire des victimes côté population civile comme c'était le souhait des Rwandais . Toutefois, nous rassurons la population que les FARDC sont dans la zone et contiennent l'ennemi. Nous allons incessamment mettre ces Rwandais et leurs fils hors du territoire national », a dit le lieutenant-colonel Njike Kaiko Guillaume, porte-parole du secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2.
Dans un communiqué rendu public lundi dans la soirée, l'armée a accusé le Rwanda, à travers les militaires des forces spéciales rwandaises (RDF) d'occuper la cité de Bunagana en RDC depuis la matinée de lundi 13 juin 2022 et promet d'en tirer toutes les conséquences.
Les FARDC ont même parlé d'une « invasion » du Rwanda sur le sol congolais. Dimanche dernier, l'armée congolaise annonçait avoir repoussé des attaques des rebelles du M23 près de Bunagana.


"« Les FARDC défendront la Patrie », assure le Général Sylvain Ekenge - 14/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/les-fardc-defendront-la-patrie-assure-le-general-sylvain-ekenge/
*Le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu demande à la population de faire confiance à son Armée, de ne céder ni à la panique ni à la désolation, et surtout qu’elle se souvienne de l’épopée de 2013, face aux mêmes acteurs et dans le même environnement.  
Dans une communication officielle faite hier lundi 13 juin, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) confirment l’attaque de la cité frontalière de Bunagana, passée désormais sous contrôle des rebelles du M23, après d’intenses combats avec les forces gouvernementales.

Le porte-parole du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général Sylvain Ekenge affirme  que les terroristes M23 ont été soutenus par les Forces de défense du Rwanda (RDF), qui ont cette fois attaqué «à découvert ».
«Après avoir constaté d’énormes revers subis par leurs protégés sur le terrain, les Forces de défense du Rwanda ont, cette fois et à découvert, décidé de violer l’intangibilité de notre frontière et l’intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana. Ce qui constitue ni plus ni moins, une invasion de la RDC et les FARDC tireront toutes les conséquences qui s’imposent et défendront la patrie», assure le Général Sylvain Ekenge.
Dans une communication faite avant hier, le dimanche 12 juin, l’Armée faisait savoir que l’objectif du Rwanda est d’occuper Bunagana, en vue «d’asphyxier la ville de Goma» et mettre la pression sur le Gouvernement congolais.

Laver l’affront
La cité de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, présente une «grande» importance stratégique commerciale et militaire. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) déclarait il y dix ans, en 2012, que Bunagana permettait de réaliser chaque mois entre 500. 000 et 700. 000 dollars USD de recettes douanières.  Selon des sources, dix ans plus tard, les recettes auraient triplé. De quoi aiguiser l’appétit des rebelles et leurs maîtres.  
Malgré des images montrant ses militaires sur le sol congolais, ce qui devrait l’accabler, le Rwanda continue de nier son implication.
La grande majorité de l’opinion congolaise est vent debout. Elle estime que l’heure a sonné pour laver l’affront.  Les FARDC ne disent pas autre chose. Tout en dénonçant cette invasion du pays, elles promettent de tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Elles défendront la Patrie.

Ci-dessus, l’intégralité de la communication des FARDC sur l’invasion de Bunagana par l’armée rwandaise. Didier  KEBONGO
REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 FARDC-1

"RDC : l’armée décidée à défendre Bunagana malgré « l’invasion du Rwanda », assure le général Ekenge - 14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/rdc-larmee-decidee-defendre-bunagana-malgre-linvasion-du-rwanda-assure
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) restent décidées à défendre la cité de Bunagana au Nord-Kivu, « peu importe ce que cela devrait coûter », a assuré le porte-parole du gouverneur, le général de brigade Sylvain Ekenge. Dans un communiqué publié tard dans la soirée de lundi 13 juin, il indique que l’occupation de cette partie du territoire national congolais par le M23 est « une invasion du Rwanda ».
Pour le général Sylvain Ekenge, les troupes rwandaises sont intervenues à découvert cette fois-ci, en réponse aux nombreux revers que venaient de subir le M23 face aux FARDC, le week-end dernier, dans le groupement de Jomba.  


« Après avoir constaté les revers subis par leurs protégés sur le terrain, les Forces de défense du Rwanda ont, cette fois, à découvert, décidé de violer l’intangibilité de nos frontières, et l’intégrité de notre territoire, en occupant la cité de Bunagana, ce lundi 13 juin aux environs de 7 heures locales, du matin », a déploré le porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu.
Face à cette « invasion » de la RDC, les FARDC tireront toutes les conséquences qui s’imposent, et défendront la patrie.  
« Les forces armées de la RDC, tout en exhortant la population à la vigilance, lui demande de lui faire confiance. De ne pas céder à la panique. Qu’elle se souvienne de ce qui s’était passé en 2013, sur les mêmes acteurs et le même environnement. Toutes les dispositions sont mises en place pour la reprise en main de la situation », a déclaré le général de brigade Ekenge.
La cité de Bunagana est restée, jusqu’à mardi 14 juin matin, occupée par les rebelles du groupe terroriste M23. Selon plusieurs sources dans la région, aucun crépitement de balle n’a été entendu mais des éléments du M23 ont pillé la nuit dernière des boutiques, maisons d’habitations et certains bureaux.

Les butins auraient été chargés dans des camions avant de les faire traverser vers les pays voisins.
Au sujet des populations déplacées vers l’Ouganda, le chef du groupement de Jomba indique qu’à part les quelques dispositions d’accueil mises en place, aucune assistance n’a a été accordée aux réfugiés congolais, jusqu’à présent.  
Par ailleurs, les cadres de base de Bunagana, en déplacement dans le territoire voisin de l’Ouganda, indiquent que ce mardi matin, les rebelles auraient rassemblé quelques habitants qui n’ont pas pu se réfugier pour un rassemblement populaire, où ils auraient appelé la population déplacée à retourner dans la cité.

Vivement « l’ostpolitik »! - 14/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/vivement-lostpolitik/
« Ostpolitik« . Ce n’est pas le titre d’un film. Encore que l’heure est suffisamment grave pour faire un clin d’œil à la fiction. Il s’agit tout simplement littéralement de la « nouvelle politique envers l’Est« , conçue et prônée par le chancelier ouest- allemand des années chaudes de la guerre froide, en la personne de Willy Brandt. Il était question pour Bonn- capitale d’alors de la RFA- d’avoir une approche holistique dans son rapport avec la RDA et plus généralement avec les pays du pacte de Varsovie.

Mutatis mutandis, à la lumière de la énième agression du Rwanda avec très vraisemblablement la complicité de l’Ouganda, la mise sur pied d’une vraie politique de l’Est devient impérieuse. Si on n’était pas collectivement abonnés à la conception angélique des relations entre États, il y a belle lurette qu’on aurait cessé de naviguer à vue dans les eaux boueuses et scabreuses des grands lacs.
L’équation à l’Est est si claire que continuer à se perdre en conjectures sur la conduite à tenir devient superfétatoire. D’abord parce que droit dans ses bottes- au propre comme au figuré- , Paul Kagamé n’a jamais fait mystère de son dessein . Le moyen pour réaliser son objet social -(sous- traitance du cas Congo) est ouvertement militaire. Militariste même.
Cela fait un quart de siècle qu’il est au clair avec sa doctrine. Avec l’homme fort de Kigali, on est en plein dans le dicton « un congolais averti en vaut au bas mot 85 millions » !

Il va donc sans dire que face au régime rwandais, sponsor archi connu des rebellions- écrans, dont la fumée ne trompe plus personne quant au feu causal, seule une logique de guerre totale peut le faire reculer.
Pour des raisons liées à l’assurance- pouvoir des dirigeants et à l’infiltration visible à l’oeil nu, Kinshasa a cru – ou peut-être croit encore- faire des omelettes sans casser les oeufs. Exercice impossible.
Deuxièmement, une autre vraie fausse croyance stratégique et tactique est de découpler le régime rwandais du pouvoir ougandais. Erreur. Grosse méprise.
Le premier est issu du second qu’il a aidé à prendre le pouvoir par les armes. Par un échange de bons procédés, le grand- frère a rendu l’ascenseur au jeune frère.
Il arrive, certes, qu’ils se querellent. Cas de figure normal, banal, trivial même dans toutes les familles. Ces bisbilles de famille s’arrêtent toujours net à la lisière de leurs intérêts ô combien imbriqués.

En termes marxistes, on dirait que les deux ont, de temps en temps, des contradictions secondaires. Mais, dans l’adversité ou dès que leurs intérêts vitaux sont en jeu, l’enjeu l’emporte sur les jeux.
En fin, de trois voisins que sont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, seul ce dernier n’a plus de lien organique avec les deux premiers. Le pouvoir majoritairement hutu de Gitega n’étant pas la tasse de thé des régimes en place à Kigali et à Kampala. Est-ce un hasard ? La énième provocation de l’armée rwandaise a commencé, alors que le Président rd congolais se trouvait en visite officielle au… Burundi.


"Après la prise de Bunangana par le M23 , le rôle de l'Ouganda interroge
= http://afrikarabia.com/wordpress/apres-la-prise-de-bunagana-par-le-m23-le-role-de-louganda-interroge/
Les rebelles de M23 se sont emparés ce lundi de la ville de Bunangana, dans l'Est de la République du Congo (RDC). Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir la rébellion, mais certains militaires voient également la main de Kampala dans la chute de Bunangana.

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 M23-Bunagana-1024x580
Rebelle M23 à Bunagana lundi 13 juin :copyright: DR – Twitter

Toute la journée de lundi, les informations sont restées contradictoires sur la possible prise de Bunagana par le M23 après les violents combats lancés dimanche par les rebelles contre l’armée congolaise. Pourtant, très rapidement, des sources militaires locales indiquaient sous couvert d’anonymat que les « nouvelles n’étaient pas bonnes » en provenance de la ville frontière. En début d’après-midi, des témoins envoyaient des photos d’un char congolais abandonné dans la zone et des vidéos montrant des soldats FARDC traversant le poste-frontière pour se réfugier en Ouganda. L’annonce de la prise de la ville par la rébellion du M23 est intervenue en fin de journée, mais il aura fallu attendre le début de soirée pour que le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu confirme le contrôle de Bunagana par la rébellion. L’armée congolaise avoue dans son communiqué que la ville frontière est tombée dès 7h00 du matin grâce, notamment, au soutien de l’armée rwandaise.

Une « invasion » du Congo
Les autorités congolaises ont dénoncé « une violation de l’intangibilité » de leur frontière et « une invasion de la RDC ». « Les forces armées congolaises en tireront toutes les conséquences qui s’imposent » a noté le porte-parole du gouverneur militaire. Cela fait maintenant plusieurs semaines que Kinshasa n’hésite plus à accuser nommément son voisin rwandais de soutenir « en hommes et en armes » les rebelles du M23. Le 5 juin déjà, le président Tshisekedi avait affirmé n’avoir « aucun doute » sur le soutien du Rwanda à une rébellion venue « agresser » le Congo. Sur Bunagana, le champ lexical est monté d’un cran. Le gouverneur militaire parle « d’invasion », une accusation qui fait clairement augmenter la tension entre les deux pays. Kigali dément toute implication de ses troupes au Congo.

Une attaque venue du territoire ougandais
La défaite de Bunagana constitue un important revers pour l’armée congolaise qui affirmait pourtant ces derniers jours « faire reculer l’ennemi ». La ville stratégique de Bunagana était un bastion important de la rébellion lorsqu’elle avait brièvement occupé la capitale provinciale de Goma en 2012. La chute de Bunagana pose également question sur le rôle ambiguë de l’Ouganda. Ce lundi, des sources militaires locales nous indiquaient que le M23 aurait attaqué la ville « par derrière », c’est à dire depuis l’Ouganda. Une information que ni les autorités congolaises, ni l’armée ougandaise n’ont confirmé.

Une frontière passoire
Au sein des FARDC, la question du soutien direct ou indirect de Kampala à Kigali et au M23 se pose désormais. Un possible trouble jeu de l’Ouganda inquiète fortement Kinshasa, qui comptait pourtant sur le soutien des troupes ougandaises pour combattre les rebelles ADF. Mais l’escalade de ces dernières semaines a fortement brouillé les cartes de la situation militaire sur le terrain. La zone frontière entre les trois pays, qui se trouve être le territoire d’affrontement entre le M23 et les FARDC, se trouve être une vraie passoire. Les deux voisins sont toujours intervenus régulièrement chez leur voisin pour des raisons très diverses : maintenir la pression sur le gouvernement congolais, pérenniser les trafics de matières premières, ou continuer d’agiter la menace extérieure pour mieux contrôler son opposition interne. Comme Kigali, Kampala pourrait être tenté par jouer sa partition dans le Rutshuru.

voisin très peu fiable Un
Kinshasa avait pourtant cherché à se mettre l’Ouganda dans la poche en l’autorisant à intervenir militairement sur le sol congolais pour traquer la rébellion ADF. En invitant les soldats ougandais, Félix Tshisekedi pensait avoir trouvé un allié sérieux. Mais au final, le président congolais a passablement énervé Kigali, qui a laissé faire le M23 qui attend depuis 10 ans la mise en oeuvre de son accord de paix et son intégration dans l’armée. Comme avec Kigali, le chef de l’Etat congolais a sans doute été trop naïf vis à vis du président Museweni. Et aujourd’hui, Kampala voit une bonne occasion de profiter du chaos causé par le retour du M23 pour de nouveau peser dans la région : géopolitiquement, mais aussi économiquement. La complicité supposée ou la non-intervention de l’Ouganda à l’attaque du M23 sur Bunagana depuis son territoire en dit long sur les intentions de ce voisin, décidément très peu fiable.

"Conquête de Bunangana : l’Ouganda et le Rwanda accusés de faire bloc derrière le M23 - 13 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/13/conquete-de-bunangana-louganda-et-le-rwanda-accuses-de-faire-bloc-derriere-le-m23.html/110271/
Plusieurs sources locales renseignent que la ville de Bunagana, frontalière de l’Ouganda, dans l’est de la RDC est tombée ce lundi 13 juin sous le contrôle des terroristes du M23.
Des images fusent sur la toile, des sources sur place confirment que les FARDC ont perdu le contrôle de cette zone.
Dans l’opinion publique, le Rwanda et l’Ouganda sont accusés de faire bloc derrière les terroristes du M23. Kampala souffle le chaud et le froid, car l’armée congolaise mène des opérations conjointes avec l’armée ougandaise contre les rebelles ADF.


« M23 et RDF ont été rejoints sur terrain par les forces spéciales ougandaises », confie une source sécuritaire. « Les ougandais nous ont poignardé sur le dos », dénonce la même source.
La société civile de Jomba révèle que « les combats se sont intensifiés quand l’armée Ougandaise est passée par Kibaya pour couper la route aux FARDC au niveaux de PREMIDIS à 20h. Les militaires congolais qui sont trouvé encerclés par les ennemis dans Bunagane n’y pouvaient plus rien (…) ».
Sur place à Bunangana, les terroristes occupent déjà des bureaux administratifs, apprend-t-on.
Jusque-là, il n’y a aucune communication officielle du côté FARDC. Pour son porte-parole, le lieutenant-colonel Njike Kaiko, l’armée maintient ses positions, rapporte la radio onusienne.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont révélé, dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD dimanche 12 juin 2022, que le Rwanda veut occuper Bunagana pour paralyser la ville de Goma et faire pression au gouvernement de la République démocratique du Congo. C’est le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain qui a fait cette annonce.

"Agression dans l’Est : « L’objectif poursuivi par le Rwanda est d’occuper Bunagana afin d’asphyxier Goma » (FARDC) - 12 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/12/agression-dans-lest-lobjectif-poursuivi-par-le-rwanda-est-doccuper-bunagana-afin-dasphyxier-goma-fardc.html/110248/


"RDC-Rwanda :« Il faut doter l’Armée des moyens logistiques et financiers nécessaires » (Mamy Kahambu) -  13 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/13/rdc-rwanda-il-faut-doter-larmee-des-moyens-logistiques-et-financiers-necessaires-mamy
"RDC : l’armée doit être dotée de moyens nécessaires pour sécuriser les frontières (Jacques Djoli) - 14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/rdc-larmee-doit-etre-dotee-de-moyens-necessaires-pour-securiser-les


"Le Rwanda accuse l'ONU de "prendre parti" pour la RDC -13 juin 2022
= https://www.voaafrique.com/a/le-rwanda-accuse-l-onu-de-prendre-parti-pour-la-rdc/6615478.html
Kigali a estimé lundi que la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) "prend parti" pour Kinshasa, alors que les tensions vont croissant entre les deux pays qui s'accusent d'attaques transfrontalières et de soutenir des groupes armés.
Dans un communiqué samedi appelant "tous les groupes armés à cesser immédiatement toute forme de violence" dans l'est de la RDC, l'ONU a "réaffirm(é) son ferme attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC et condamn(é) l'utilisation de groupes armés agissant par procuration".

Répondant à un tweet du porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric reprenant ces déclarations, la porte-parole du gouvernement rwandais Yolande Makolo a déclaré lundi que "la souveraineté de tous les pays est égale, que ce soit le Rwanda ou la RDC".
"Lorsque la RDC bombarde le territoire rwandais sans provocation, c'est une affaire grave qui a des conséquences, et cela doit cesser", poursuit-elle, avant de s'en prendre à la mission de l'ONU en RDC, qui ccompte notamment 14.100 Casques bleus.
"La force de l'ONU, la Monusco, ne peut pas faire partie de cette agression ou rester les bras croisés comme cela a été le cas, sinon elle devient complice. (...) En prenant parti dans ce conflit, la Monusco a contribué de manière significative à l'intransigeance du gouvernement de la RDC dans les bombardements transfrontaliers du territoire rwandais", ajoute-t-elle.

Depuis fin mai, l'est de la RDC est le théâtre de violents combats entre l'armée congolaise (les FARDC) et le groupe rebelle du M23. Le gouvernement de Kinshasa accuse son voisin rwandais de soutenir ce groupe, principalement composé de Tutsis congolais, et d'avoir déployé 500 soldats sur son sol.
Kigali dément et affirme que la RDC soutient un autre groupe armé, les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Ces dernières semaines, les deux pays n'ont cessé de s'accuser de bombardements transfrontaliers.
Vendredi soir, après que l'armée rwandaise a affirmé que son voisin avait tiré des roquettes sur son sol, cette dernière a accusé les forces rwandaises d'avoir bombardé une école en territoire congolais, tuant deux enfants, dans ce qu'elle qualifie de "crime de guerre" et "crime contre l'humanité".
Contactée par l'AFP, Yolande Makolo a rejeté lundi ces accusations, qualifiées de "fausses et dangereuses". "Malgré les provocations répétées des FARDC-FDLR, le Rwanda n'a pas riposté. Il n'y a pas eu de bombardements du Rwanda vers la RDC, les combats en cours là-bas restent une affaire interne", a-t-elle écrit dans un message à l'AFP.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont tendues depuis l'arrivée massive dans l'est de la RDC de Hutus rwandais accusés d'avoir massacré des Tutsis lors du génocide rwandais de 1994. Les relations s'étaient apaisées après l'entrée en fonction du président de la RDC, Félix Tshiseked= https://afrique.lalibre.be/70694/le-rwanda-accuse-lonu-de-prendre-parti-pour-la-rdc/


"RDC-Rwanda : nouvelles attaques dans l’Est et nouvelles accusations - 13 juin 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1353470/politique/rdc-rwanda-nouvelles-attaques-dans-lest-et-nouvelles-accusations/


" RDC-Rwanda : João Lourenço peut-il être l’homme providentiel ? - 10 juin 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1353198/politique/rdc-rwanda-joao-lourenco-peut-il-etre-lhomme-providentiel/
Appelé à endosser le costume de médiateur dans le conflit qui oppose Félix Tshisekedi à Paul Kagame, le président angolais démontre une nouvelle fois le rôle central qu’il occupe dans la sous-région...

Retour à la case départ. Après trois ans de rapprochement diplomatique, économique et sécuritaire, le Rwanda et la RDC ont multiplié ces dernières semaines les invectives et menaces, sur fond de résurgence de la rébellion du M23 dans l’Est, donnant l’impression d’un véritable retour en arrière. La rapidité avec laquelle la situation s’est envenimée n’a pas manqué d’alerter l’Union africaine (UA) et l’ONU. Dès le 29 mai, le Sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’UA, s’est dit « gravement préoccupé par la montée des tensions entre le Rwanda et la RDC ». Dès le lendemain, il encourageait son homologue João Lourenço à poursuivre ses efforts de médiation.

La confiance de Kagame

Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) depuis novembre 2020, le chef de l’État angolais se retrouve donc de nouveau dans la peau du médiateur. « Il est très respecté par Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Il peut peser pour apaiser les tensions entre Kinshasa et Kigali », veut croire un ancien ministre de Joseph Kabila. « Qui d’autre que lui ?, interroge de son côté un diplomate onusien en poste dans la région. Les autres voisins de la RDC auraient forcément fait l’objet de suspicions. Le Kenya par exemple aurait pu prétendre à ce rôle. Mais la façon dont le dialogue de Nairobi s’est déroulé n’a pas plu à tout le monde. »...

"Angola : le président Lourenço , médiateur entre la RDC et le Rwanda - 01/06/22
https://fr.africanews.com/2022/06/01/angola-le-president-louranco-mediateur-entre-la-rdc-et-le-rwanda//
Le Président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi a été accueilli à Luanda par son homologue angolais Joao Lourenço afin de discuter de la tension croissante entre la RDC et son voisin le Rwanda.

Cette tension s’est intensifiée suite à la reprise en mars dernier des combats entre l'armée congolaise et le mouvement rebelle du 23 mars (M23) sur son territoire.
Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le M23 pour déstabiliser la région orientale de la RDC et piller les ressources minières congolaises. Kigali dément ces accusations.
Avec cette rencontre le président angolais endosse le rôle de médiateur pour l’apaisement des tensions entre les deux pays voisins.
Le président congolais Felix Tshisekedi a d’ailleurs accepté à sa demande de libérer deux soldats rwandais capturés récemment.
Joao Lourenço s’est entretenu au téléphone avec le chef d'État rwandais Paul Kagamé suite à cet échange.
Ces discussions ont permis aux deux chefs d'État de s'entendre sur la tenue à Luanda, d'un sommet auquel participeront les chefs d'État de la République démocratique du Congo et de la République du Rwanda, à l'invitation du chef de l'État angolais.

 

"Des milliers de personnes fuient vers l’Ouganda à cause des combats dans l’est de la RDC - 14 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70690/des-milliers-de-personnes-fuient-vers-louganda-a-cause-des-combats-dans-lest-de-la-rdc/
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/rdc-plus-de-25-000-personnes-contraintes-de-fuir-les-violents-combats


"« Le soutien rwandais aux rebelles du M23 qui attaquent les civils, les casques bleus et les FARDC dans l’Est de la RDC est inacceptable » (Sénat américain) -  14 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/14/le-soutien-rwandais-aux-rebelles-du-m23-qui-attaquent-les-civils-les-casques-bleus-et-les-fardc-dans-lest-de-la-rdc-est-inacceptable-senat-americain.html/110345/


"Occupation de Bunagana : le M23 représente les revendications des pays frontaliers (Jean-Jacques Wondo) -  14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/occupation-de-bunagana-le-m23-represente-les-revendications-des-pays
Le M23 est un acteur proxy qui représente les intérêts des pays frontaliers, notamment le Rwanda, a estimé lundi 13 juin l’analyste politique et spécialiste des questions militaires, Jean-Jacques Wondo. Dans son intervention à Radio Okapi, il affirme que Kigali a toujours voulu exercer une influence sur la politique et la sécurité de la RDC.
« Une rébellion ne peut pas prospérer sans bénéficier des soutiens frontaliers. Ce que le M23 n’a pas obtenu lors des négociations à Nairobi, il cherche à l’obtenir par la force, en mettant les autorités congolaises devant le fait accompli », a déclaré M. Wondo, qui suppute qu’il y aurait une coalition pour occuper une partie du Nord-Kivu.


Il indique que le M23 utilise la tactique « fight and talk »: le M23 discutent quand ça les arrange et recourt aux moyens militaires quand ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent par la négociation, explique-t-il.
Dans son communiqué du lundi 13 juin, l’armée congolaise accuse les Forces de défense du Rwanda de violer l’intangibilité des frontières congolaises et l’intégrité de son territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana.


"RDC – Rwanda : Félix Tshisekedi et Paul Kagame peuvent-ils encore choisir la paix ? - 8 juin 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1352044/politique/rdc-rwanda-felix-tshisekedi-et-paul-kagame-peuvent-ils-encore-choisir-la-paix/
Après trois ans de coopération, les deux présidents s’affrontent autour de la rébellion du M23, que Kinshasa estime soutenue par Kigali. Le 5 juin, le Congolais a, pour la première fois, publiquement mis en cause son homologue rwandais.

Paul Kagame et Félix Tshisekedi s’étaient promis de « construire des ponts et pas des murs » entre leurs deux pays. « Les problèmes au Rwanda deviennent souvent des problèmes en RDC et vice-versa. On ne peut pas les résoudre seuls », avait affirmé le président rwandais alors qu’il rencontrait son homologue congolais pour la deuxième fois,  le 26 mars 2019, à Kigali. « Nos pays resteront voisins pour toute la vie […]. Se faire la guerre est une perte de temps », avait renchéri Tshisekedi.

Poussée de fièvre

La scène avait de quoi surprendre. Après des décennies de tension, Paul Kagame semblait jeter les bases d’une nouvelle relation avec son homologue, arrivé au pouvoir deux mois plus tôt. Mais après avoir affiché leur bonne entente pendant près de trois ans, les deux voisins sont aujourd’hui à couteaux tirés. Dans l’opinion congolaise, sur les réseaux et jusque dans l’entourage du président, le discours aux relents parfois xénophobes contre « l’agresseur rwandais » s’est intensifié. Sur le terrain, plusieurs manifestations ont eu lieu pour exiger le départ de l’ambassadeur du Rwanda en RDC, Vincent Karega. « On est de retour à la case départ », soupire un membre de l’entourage du chef de l’État congolais.
Cette poussée de fièvre est directement liée à la résurgence du M23, qui a repris ses attaques en novembre 2021 et qui affronte régulièrement, depuis la fin mars, l’armée congolaise (FARDC) dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu. Les rebelles, qui avaient fait tomber Goma en novembre 2012, se sont même brièvement approchés du chef-lieu de la province en atteignant, le 26 mai, le camp militaire de Rumangabo, leur QG il y a dix ans....



"Panique à Bunagana, Fatshi trahi par Kagame et Museveni ? -14:06:2022"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 15/6/2022, 6:34 pm, édité 1 fois

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 15/6/2022, 1:12 pm

"Le Congo condamne le "soutien" du Rwanda aux rebelles du M23, son financement, son armement, notre PR l'a même déclaré haut et fort il y'a quelques jours lors de son passage à Oyo chez un autre frère : "aucun doute sur le soutien du Rwanda au M23", y ajoutant le pauvre, son souhait d'entretenir des relations apaisées avec ses voisins. Vaste programme, poursuivons notre récit commencé plus haut...

L’armée Congolaise a justifié son retrait de Bunangana pour éviter des dégâts collatéraux meurtriers sur la population dans un affrontement durable en pleine agglomération n'empêche que dans notre face-à-face avec le Rwanda en cours via le M23 notre pays pâtit encore de beaucoup de failles.
- En interne, ce n'est pas un secret que nous avons des dirigeants civils et militaires pas toujours compétents et efficaces à prendre la mesure des enjeux sociologiques, historiques et stratégiques en place et à répondre à temps et à contre-temps à ces défis en fait bien complexes, plus structurels que temporaires. Perçoivent-ils avec lucidité par exemple la profondeur prédatrice et rusée de leur interlocuteur Kagame depuis un demi-siècle qu''il dirige le Rwanda ?

- Dans l'arène internationale, nous ne pouvons négliger le statut de victime de génocide (la minorité tutsi en 1994 au Rwanda) qui bonifie facilement ses faits et gestes quoiqu'il fasse. De même dans beaucoup de chancelleries occidentales le M23 composé de ceux qu'on appelle Tutsi Congolais est d'abord vu à l'aune de cette origine ethnique, des Congolais à qui on refuserait leurs droits de réinstallation que pour la réalité d'un groupe armé lié politiquement et idéologiquement à un  Rwanda de Kagame hégémoniste et expansionniste qui le manipule pour sa stratégie politique. Elle est connue : Kagame un fié-fié roublard, ubwenge oblige, veut garder sa mainmise sur le Congo qu'il occupe, déstabilise et dont il pille les richesses depuis un quart de siècle dans la suite du génocide. A rappeler que c'est depuis ce temps qu'il a profité d'un Congo affaibli au sortir d'un mobutisme déclinant et de la mansuétude d;une CI repentante, génocide oblige, pour en faire durablement sa proie ; Fdlr et Tutsi Congolais ne sont que des prétextes avec vendeurs  pour  pérenniser son emprise sur le Congo.

- Revoilà donc Bunangana sous M23 dans le fouillis de ce cocktail détonnant d'impuissance et de quasi-complot international qui exige de nos dirigeants doublement d'efforts pour briser le silence longtemps entretenu sur notre  génocide oublié par une parole forte et des actions déterminées courageuses contre l'agresseur, l'envahisseur. En sont-ils capables ?



"La RD Congo "condamne" le "soutien" du Rwanda aux rebelles du M23 -  15/06/2022
= https://www.france24.com/fr/afrique/20220614-la-rd-congo-condamne-le-soutien-du-rwanda-aux-rebelles-du-m23

Un homme à moto transporte des soldats congolais à Kibumba, cible d'une attaque du M23, près de Goma, en RD Congo, le 1er juin 2022. :copyright: Guerchom Ndebo, AFP

Kinshasa a condamné, mardi soir, "la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l'armement" de la rébellion du M23 qui a repris les armes fin 2021, tout en promettant de défendre "chaque centimètre" de son territoire.

Après les soupçons et les mises en garde, Kinshasa hausse le ton. La République démocratique du Congo (RD Congo) a "condamné", mardi 14 juin au soir, le soutien apporté selon elle par Kigali aux rebelles du "M23".
Le gouvernement de la RD Congo "condamne la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l'armement de cette rébellion", a indiqué le ministère de la Communication et des Médias dans un communiqué. "Nous défendrons chaque centimètre de notre territoire", ajoute le texte, diffusé au lendemain de la prise par les rebelles du M23 ("Mouvement du 23 mars") de la localité de Bunagana, important centre de commerce situé à la frontière ougandaise, dans la province congolaise du Nord-Kivu (est).
Ce communiqué de presse du ministère de la Communication évoque dans un premier temps la visite de six jours en RD Congo du roi des Belges, dont la dernière étape s'est déroulée dimanche à Bukavu (Sud-Kivu), à l'hôpital du Dr Denis Mukwege, colauréat du prix Nobel de la paix 2018 pour son action en faveur des femmes victimes de viols dans cette région en proie aux violences des groupes armés depuis près de trente ans.
Le médecin a évoqué "les multiples agressions dont est victime" la RD Congo. "La plus récente, qui se déroule encore sous nos yeux, est celle du groupe M23 dont le soutien du Rwanda est connu de tous depuis des décennies", a-t-il ajouté, cité par le communiqué.

"Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a quant à lui indiqué que nous avions le droit d'exiger de nos voisins que notre territoire soit respecté et que la Belgique tenait au respect strict de l'intégrité territoriale" de la RD Congo, poursuit le communiqué. "Le roi Philippe de Belgique et la communauté internationale ont un rôle important à jouer pour installer urgemment une diplomatie régionale qui amènera à l'apaisement des tensions et à la résolution pacifique du conflit", ajoute le texte.

"Invasion"
Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par Kinshasa, le M23 a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants. Les combats se sont intensifiés ces dernières semaines et Kinshasa a clairement accusé Kigali de soutenir cette rébellion.
La semaine dernière, l'armée de RD Congo avait accusé Kigali d'avoir envoyé 500 de ses militaires dans l'est du pays, ce que le gouvernement rwandais avait une nouvelle fois démenti, comme il nie tout soutien au M23. Lundi, après la prise de Bunagana, l'armée congolaise accusait le Rwanda d'"invasion" de son territoire, en assurant que "toutes les dispositions étaient mises en place pour la reprise en main de la situation".
Depuis plusieurs semaines, des manifestations sont organisées en RD Congo pour demander la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda. Mardi encore, quelques centaines de personnes se sont rassemblées devant le ministère des Affaires étrangères à Kinshasa pour demander l'expulsion de l'ambassadeur du Rwanda, Vincent Karega. Celui-ci avait été récemment convoqué pour recevoir une mise en garde "sévère", selon les autorités congolaises.
Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994, avec l'arrivée massive en RD Congo de Hutu rwandais accusés d'avoir massacré les Tutsi, chaque pays s'accusant mutuellement de soutenir des groupes rebelles antagonistes. Elles s'étaient apaisées après l'arrivée au pouvoir, début 2019, de Félix Tshisekedi, mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.
Avec AFP
"Kinshasa hausse le ton et condamne le soutien de Kigali au M23: "Nous défendrons chaque centimètre de notre territoire" - 15 juin 2022 -
= https://actualite.cd/2022/06/15/kinshasa-hausse-le-ton-et-condamne-le-soutien-de-kigali-au-m23-nous-defendrons-chaque
Après les soupçons et les mises en garde, la République démocratique du Congo a haussé le ton mardi soir, en "condamnant" le soutien apporté selon elle par Kigali aux rebelles du "M23" et promettant de défendre "chaque centimètre" de son territoire.
Le gouvernement de la RDC "condamne la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l’armement de cette rébellion", a indiqué le ministère de la Communication et des Médias dans un communiqué.

"Nous défendrons chaque centimètre de notre territoire", ajoute le texte, diffusé au lendemain de la prise par les rebelles du M23 ("Mouvement du 23 mars") de la localité de Bunagana, important centre de commerce situé à la frontière ougandaise, dans la province congolaise du Nord-Kivu (est)....


"RDC: la prise de la ville de Bunagana par le M23 fait réagir les chancelleries occidentales - 15/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220615-rdc-la-prise-de-la-ville-de-bunagana-par-le-m23-fait-r%C3%A9agir-les-chancelleries-occidentales

Des soldats congolais dans la ville de Bunagana. (Image d'illustration) AFP - HABIBOU BANGRE

En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement « condamne la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l'armement » de la rébellion du M23. Condamnation exprimée par le biais d'un communiqué de presse diffusé, mardi 14 juin au soir, par le ministère congolais de la Communication. Au lendemain de la prise de la ville de Bunagana, carrefour commercial du Nord-Kivu (est) par les rebelles du M23, les condamnations se multiplient, y compris notamment de la part des partenaires internationaux, qui dénoncent également l'implication du Rwanda dans l'est du Congo.   
Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Sur le front militaire, mardi soir, l’armée se montrait plus optimiste et promettait à la population une victoire totale sur le M23 et ses alliés.
À Kinshasa, le gouvernement s’active également sur le front diplomatique. Des rencontres se sont multipliées avec diverses chancelleries, en particulier celles des pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies. 
Le gouvernement congolais parle de moins en moins du M23 qu’il qualifie de groupe terroriste et accuse davantage le Rwanda. Encore hier soir, il « condamne la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l'armement de cette rébellion », a indiqué le ministère de la Communication et des Médias dans un communiqué. « Nous défendrons chaque centimètre de notre territoire », ajoute le texte, diffusé au lendemain de la prise par les rebelles du M23 de la localité de Bunagana.
Un déploiement diplomatique qui semble porter ses fruits.

Condamnations américaines et européennes
Pour la première fois hier, l’ambassade américaine à Kinshasa a ouvertement évoqué la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais et a condamné « des actions qui augmentent le risque de violence et de destruction dans l'est du Congo et nuisent à tous les habitants de la région ». « Nous sommes extrêmement préoccupés par les récents combats dans l'est de la RDC et par la présence signalée de forces rwandaises sur le territoire de la RDC », indique le communiqué, « les comportements provocateurs et les propos incendiaires doivent cesser » avertit Washington.
La veille, la commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis avait également dénoncé ouvertement le soutien du Rwanda aux combattants du M23.
La deuxième condamnation émane de l'Union européenne, par la voix de Jean-Marc Châtaignier, l'ambassadeur de l'UE en RDC, qui, devant des hauts responsables de la police congolaise et un parterre de diplomates européens, a critiqué les « agissements des groupes armés nationaux et étrangers ».  
Le gouvernement est convaincu que, comme en 2012, cette guerre ne se jouera pas que sur le terrain militaire. Il espère une plus grande adhésion de la communauté internationale à sa cause et une pression plus grande sur le Rwanda. Kigali, de son côté, dément ces informations et assure ne pas apporter de soutien militaire aux rebelles du M23. Il estime, à l'inverse, avoir été la victime de multiples « agressions ».


"Nord-Kivu : un acteur socio politique craint que Bunagana constitue une source de revenus pour le M23 - 15/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/actualite/societe/nord-kivu-un-acteur-socio-politique-craint-que-bunagana-constitue-une
Acteur socio-économique au Nord-Kivu, Pépé Mikwa a redouté, mardi 14 juin, que la cité de Bunagana, située à 70 kms de Goma (Nord-Kivu) constitue une source de revenus pour le M23.
Il a exprimé sa crainte au lendemain de la prise de cette bourgade par cette rébellion pro-rwandaise.


« Si les rebelles du M23 occupaient ce poste [NDLR : Bunagana] pendant plusieurs jours encore, cela constituerait, pour eux, une grande source de revenus pour financer la rébellion : voilà pourquoi il va falloir les en empêcher. Et ça va être un réel manque à gagner pour les budgets à venir de la RDC », a souligné Pépé Mikwa.
Il a également estimé que le flux commercial, passant par Bunagana est tellement important que sa prise risque d’asphyxier la ville de Goma.
Pépé Mikwa a fait savoir que la cité de Bunagana constitue aussi un triangle de plusieurs kms où transitent des marchandises pour un million de dollars américains, chaque mois.
Sous contrôle des rebelles, Bunagana est stratégique dans les échanges commerciaux transfrontalier entre le Nord-Kivu et les pays frontaliers dont l’Ouganda et le Rwanda.
Il a rappelé qu’en 2012, cette cité avait aussi servi de base arrière au même groupe M23 avant de s’emparer de la ville de Goma.
"RDC: des opérations militaires avec l’Ouganda cachent des intérêts économiques - 14 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70715/rdc-des-operations-militaires-avec-louganda-cachent-des-interets-economiques/
Des opérations militaires des armées congolaise et ougandaise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) cachent des intérêts économiques qui empiètent sur la zone d’influence du voisin rwandais, estime un groupe d’experts dans un rapport publié lundi. Lancée fin novembre par les Forces armées de la RDC (FARDC, gouvernementales) et celles de l’Ouganda (les « Uganda Peoples’ Defence Forces », UPDF), l’opération « Shujaa » avait pour objectif de neutraliser les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), auteurs de massacres de milliers de civils en RDC ainsi que d’attentats jihadistes sur le territoire ougandais.
Sept mois après, « les opérations militaires n’ont pas le succès annoncé », écrivent les organisations Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et Ebuteli, liées à l’université de New York.


Malgré des bombardements massifs au début des opérations, « il ne semble pas que les ADF aient été structurellement affaiblies ». Au contraire, « les opérations semblent paradoxalement avoir rendu la frontière moins sûre qu’auparavant ». Les ADF ont commencé à massacrer des civils dans des villages frontaliers de l’Ouganda.
« Outre les intérêts sécuritaires, le gouvernement ougandais se concentre sur la sécurisation de ses investissements pétroliers et le renforcement des réseaux commerciaux » vers la RDC, où ses exportations formelles ont représenté en 2019 « 156 millions de dollars » et les exportations informelles, constituées en majorité de biens industriels, « 330 millions de dollars ».
Pour canaliser les flux commerciaux entre les deux pays, les présidents congolais Félix Tshisekedi et ougandais Yoweri Museveni ont convenu de reconstruire « 223 kilomètres de routes prioritaires » en RDC pour un coût estimé à « 335 millions de dollars ».

L’Ouganda tient de plus à sécuriser l’exploitation pétrolière dans le graben Albertine, où des gisements pétrolifères de plus d’un milliard de barils doivent être exploités au plus tard en 2025, une année avant la fin du mandat du président ougandais Yoweri Museveni.
« Cela pourrait être une raison majeure influençant l’intervention militaire ougandaise », dans le Nord-Kivu (est) jusqu’à la province voisine de l’Ituri (nord-est), frontalière de l’Ouganda où l’UPDF avait affronté en février des rebelles congolais du groupe Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), note le rapport.
Considérant les interventions ougandaises en RDC comme une menace, le président rwandais Paul Kagame a exprimé à de nombreuses reprises « son inquiétude ainsi que sa déception de ne pas être inclus dans l’opération militaire contre les ADF ». Il a déclaré envisager « +divers mécanismes+ pour résoudre les problèmes de sécurité dans l’est de la RDC », indique le rapport.
Le Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par l’armée congolaise et les Casques bleus de la mission de l’ONU, a repris les armes fin 2021.
La RDC accuse le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali dément. Mais des analystes interprètent « la résurgence du M23 comme une réaction de Kigali à l’influence et à la présence croissante de l’Ouganda dans l’est de la RD Congo », conclut le rapport.


"L’union sacrée, un impératif existentiel - 15/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/lunion-sacree-un-imperatif-existentiel/
Mangé continuellement à toutes les sauces politiciennes, le concept  » Union sacrée  » est passablement galvaudé. Derrière les mots, il n’y a l’once d’aucune réalité renvoyant à l’union encore moins au sacré. Dernier née des » Unions sacrées « , le millésime 2020 post-divorce FCC-CACH incarne jusqu’à la caricature ce pied de nez à la vertu contenue dans   »  Les Trois mousquetaires  » d’Alexandre Dumas  » Un pour tous, tous pour un « .

Pourtant, il est des circonstances dans la vie d’une nation où l’union sacrée cesse d’être une option pour devenir un impératif existentiel. C’est bien le cas de la RDC victime, une fois de trop, de l’agression de la part du Rwanda. Pas seulement.
Comme lors des précédentes atteintes à l’intégrité et à la souveraineté  du Congo-Kinshasa, les Congolais n’ont guère d’autre choix que de faire chorus avec  leur Armée. Car, l’enjeu est bien la défense du pays dans ce qu’il a de sacré. A savoir ses frontières.
Sans Bunagana, la RDC  n’est plus tout à fait la RDC. Mieux, pour paraphraser l’explorateur Stanley, sans un seul centimètre carré de son territoire le Congo ne vaut pas un franc !
Or, le dessein du Rwanda officiel et des puissances qui le sous-traitent est archi-connu : Rogner des portions du territoire rd congolais à défaut de réaliser d’un seul coup la balkanisation grandeur nature.

Face à cette perspective mortifère pour le pays, aucun serment légué par des héros congolais ne serait de trop. De Kimpa Vita à Laurent-Désiré Kabila en passant notamment par Simon Kimbangu et Patrice-Emery Lumumba. Ces Congolais valeureux qui ont fait don de leurs personnes au Congo.
En ce moment où l’histoire hésite entre répétition et bégaiement, seule l’union sacrée de toute la nation  derrière les FARDC peut faire déjouer les pronostics de tous les ennemis visibles et masqués de l’intégrité territoriale de la RDC. Cette union postule que les détenteurs de l’impérium envoient des signaux clairs et cohérents  à l’endroit de toutes les composantes de la Nation afin que tout le pays soit à l’unisson. De manière surtout que l’on n’assiste plus au remake des  épisodes RCD et ses succédanés   où des opposants d’hier actuellement  aux commandes du pays  sont allés jusqu’à cautionner l’agression -la même dans son essence- en parlant d’absence de … démocratie.
Paul Kagamé, dont le pluralisme est la cadette de ses priorités, n’attendait pas mieux. Lui qui s’évertue à accréditer invariablement la thèse ubuesque d’un conflit congolo-congolais. Alors que la terre entière -y compris les tireurs de ficelles tapis dans l’ombre- savent que c’est l’Armée rwandaise qui est à la manœuvre. Avant-hier, hier comme aujourd’hui.  


"RDC : La guerre à l’Est menace la stabilité du cœur de l’Afrique - 14 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70720/rdc-la-guerre-a-lest-menace-la-stabilite-du-coeur-de-lafrique/
“Ce qui se passe à l’Est est dangereux, très dangereux”, lance un des chefs d’une des communautés ethniques du Nord-Kivu. “La radicalisation des acteurs, la stigmatisation des Tutsis, qu’ils soient ougandais, rwandais ou congolais est très mauvaise. C’est vraiment très très mauvais”, insiste-t-il, avant de poursuivre, prophétique, “ce n’est que le début de quelque chose qui peut faire exploser une République démocratique du Congo dont le pouvoir n’a peut-être jamais été aussi faible et évanescent”.
Nous sommes le 8 juin quand nous rencontrons cet homme qui a participé à l’avènement de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila pour renverser le régime du maréchal Mobutu.
Moins d’une semaine plus tard, le M23, cette rébellion officiellement défaite en 2013, et soupçonnée d’être soutenue à bout de bras par le Rwanda voisin, poursuit son installation dans la ville conquise de Bunagana dans la province du Nord-Kivu sur la frontière ougandaise et à quelques kilomètres au nord de la frontière rwandaise.

Une fuite “stratégique”
Les militaires congolais ont été contraints de fuir et de rentrer sur le territoire ougandais lundi, défaits par l’offensive des rebelles. Selon les autorités ougandaises, pas moins de “137militaires congolais et 37 policiers se sont rendus à UPDF” (armée ougandaise). “Un camion et quatre jeeps bondés de militaires congolais ont traversé la frontière pour se rendre. Ils fuyaient les combats et cherchaient une protection”, a ajouté Hajj Sadiq, officier des forces de sécurité ougandaises.[
Une victoire du M23 rendue possible, selon plusieurs témoignages, par l’intervention directe de militaires rwandais et la complicité, au moins passive, de l’Ouganda accusé d’avoir laissé passer par son territoire des troupes rwandaises qui auraient pris Bunagana à revers, alors que les hommes du M23 frappaient à partir du sol congolais.

L’armée congolaise, elle, a tenté d’expliquer mardi que son retrait était “tactique” et visait “à éviter un coût en vies humaines trop élevé”, selon un responsable militaire confirmé par Jean-Claude Mbabaze, le président de la société civile de Rutshuru, territoire dans lequel se trouve la ville frontière de Bunagana.
Mais cette explication ne convainc guère et nombre de Congolais exigent de plus en plus une réaction rapide des Forces armées de la RDC. Ce mardi, la réaction congolaise se faisait toujours attendre.
Pendant ce temps, le M23 s’organise et installe son administration dans la ville frontalière qui est un important point de passage entre l’Ouganda et la ville de Goma (capitale du Nord-Kivu) qui dépend de cette route pour sa survie. C’est une guerre qui est partie pour durer”, explique un militant du mouvement citoyen Lucha installé à Goma qui voit “déjà certaines pénuries dans la ville. C’est un poste frontière important pour notre ravitaillement. Si les rebelles coupent le passage, nous risquons d’être rapidement affamés, la ville sera désertée et tombera facilement entre les mains des rebelles”.

Où est l’armée congolaise ? À quoi a servi l’état de siège imposé par le président Tshisekedi qui nous a fait souffrir depuis plus d’un an ? Où sont les troupes ougandaises qui devaient renforcer la puissance de notre armée ? Pourquoi le président ne vient-il pas ? Pourquoi ne force-t-il pas des négociations avec le M23 ?”, interroge Didi Niamwisi, commerçant de Goma, sans travail depuis lundi matin “parce que les marchandises ne viennent plus de Bunagana”. Face à cette situation de plus en plus inquiétante, les Congolais ciblent largement les Tutsis dans toute la région. “Les gens du M23 sont des Tutsis qui se font passer pour des Congolais et qui sont soutenus par des Tutsis du Rwanda et de l’Ouganda”, selon le témoignage en swahili largement diffusé sur les médias et les réseaux congolais, d’une dame qui serait une habitante de Bunagana.

“[Liens évidents et passivité coupable”
Il ne fait guère de doutes que le M23 ne peut passer à l’offensive sans l’aval du Rwanda qui a mal vécu le rapprochement entre Kinshasa et Kampala. La sécurisation de cette région frontalière pourrait siffler la fin des trafics entre les deux pays qui profitent à quelques hauts gradés congolais, expliquait la semaine dernière un diplomate occidental. “Ces militaires congolais qui profitent et entretiennent le commerce illégal avec le Rwanda ont été largement identifiés. Une liste de 62 noms a été remise au président Tshisekedi, notamment par Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint de l’Onu aux opérations de maintien de la paix, et Madame Bintou Keïta, la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu en RDC. Il y a quatre mois qu’il a cette liste. On espérait qu’il allait réagir rapidement et déplacer ces militaires, on attend toujours. Ça pose question sur sa vraie détermination.”
]Avec la reprise des violences, les trafics peuvent se poursuivre et les responsables demeurer en place, l’urgence n’autorise pas ce type de réorganisation. Une fois encore, c’est la population civile et les hommes de troupe sur le terrain qui sont les vraies victimes de ce désastre.


"L'Assemblée nationale accuse le fils de Museveni d’avoir trahi la RDC et annonce la suspension du processus de ratification des accords signés avec l’Ougand - 14 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/14/lassemblee-nationale-accuse-le-fils-de-museveni-davoir-trahi-la-rdc-et-annonce-la
C'est la suite des conséquences de la guerre du M23 contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui a conduit à la conquête de nombreux villages et la cité frontalière de Bunagana (territoire de Rutshuru) au Nord-Kivu). L'Assemblée nationale qui examine le projet de loi d'habilitation pour permettre au gouvernement de légiférer pendant la période des vacances parlementaires a annoncé à la surprise de l'opinion de grandes mesures parmi lesquelles, la suspension de la ratification des accords avec l'Ouganda. Pour cause, la chambre basse du Parlement congolais a estimé que "Kampala a trahi Kinshasa en signant des accords avec Kigali".
Pour la RDC, l'Ouganda tout comme le Rwanda ne sont pas des partenaires crédibles pour la RDC. Selon le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, la suspension de la ratification du projet de ratification des accords signés avec l’Ouganda est soutenue par des nombreux députés nationaux.
"Ce dossier-là nous a été déjà transmis. Nous l'avons bloqué au niveau du bureau, nous avons dit : il ne passe pas (...) ", a dit Christophe Mboso, Président de l'Assemblée nationale, s'adressant aux élus nationaux lors de la plénière de ce mardi 14 juin 2022.

M. Mboso pointe du doigt le comportement du fils du président ougandais, Yoweri Museveni qui, dans une série de tweets, a réitéré son soutien à Paul Kagame alors que le M23 qui est soutenu par Kigali, selon Kinshasa, mène des attaques dans le territoire de Rutshuru. 
" Nous nous sommes entretenus avec le ministre des Affaires étrangères. D'ailleurs, il est d'accord avec nous, avant même que ceci nous arrive, avant que ces troupes fassent ce qu'ils ont fait, nous avons dit à la suite du pacte que le fils de Museveni a signé avec le Rwanda, nous ne laissons pas passer cet accord. Il nous a montré qu'il avait signé son pacte, il vient de nous trahir. Nous avons dit, nous n’acceptons pas ". 
Parmi les récents accords signés avec l’Ouganda, il y a notamment ceux devant aboutir à la construction et la modernisation de 1 182 kilomètres de réseau routier principal reliant les deux pays. Ce projet se déroule par étape. La première concerne 223 kilomètres de routes prioritaires pour un coût estimé à 335 millions USD. Trois parties se sont engagées à financer cette première étape. L’Ouganda et la RDC contribueraient à hauteur de 20% chacun et Dott Services, l’entreprise de mise en œuvre va couvrir les 60% restants (201 millions). Kampala a déjà autorisé le décaissement de 66 millions, alors que Kinshasa ne s’est toujours pas prononcé sur les premiers décaissements alors que le projet a été officiellement lancé en juin 2021 par Yoweri Museveni et Félix Tshisekedi.
"L’Assemblée nationale annonce la suspension de la ratification des accords signés avec l’Ouganda15/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/lassemblee-nationale-annonce-la-suspension-de-la-ratification-des-accords-signes-avec-louganda/
Aux grands maux, les grands remèdes dit-on. A la surprise générale, l’Assemblée nationale a, au cours de la plénière d’hier  mardi 14 juin,  annoncé une série de mesures contre l’Ouganda, notamment la  suspension de la ratification des accords  récemment signés avec ce pays.
Selon le bureau de la chambre basse du Parlement, cette décision est prise après avoir reçu des informations fiables faisant état du  soutien des militaires Ougandais aux  rebelles du M23 qui ont attaqué les positions de l’armée congolaise régulière le lundi 13 juin courant. Cette hypothèse s’est confirmée après une série de tweets du fils biologique du président Yoweri Museveni qui se trouve être le chef d’état-major dans son pays dans lesquels il encourage Paul Kagane dans sa sale besogne.

Pour l’Assemblée nationale, il ne fait l’ombre d’aucun doute que « Kampala a trahi Kinshasa en signant des accords avec Kigali« . Selon son président Christophe Mboso, l’Ouganda, tout comme le Rwanda, ne sont pas des partenaires crédibles pour la RDC.  Il a affirmé que la suspension du projet de ratification des accords signés avec l’Ouganda est soutenue par des nombreux députés nationaux.
« Ce dossier-là nous a été déjà transmis. Nous l’avons bloqué au niveau du bureau, nous avons dit  qu’il ne passe pas (…) « , a déclaré Christophe Mboso, s’adressant aux élus nationaux lors de la plénière d’hier mardi 14 juin 2022.
Le président de la chambre basse du Parlement a cité nommément le fils du président Ougandais, Yoweri Museveni qui, dans une série de tweets, a réitéré son soutien à Paul Kagame au moment où  le M23 qui est soutenu par Kigali mène des attaques dans le territoire de Rutshuru.
 » Nous nous sommes entretenus avec le ministre des Affaires étrangères. D’ailleurs, il est d’accord avec nous, avant même que ceci nous arrive, avant que ces troupes fassent ce qu’elles ont fait, nous avons dit à la suite du pacte que le fils de Museveni a signé avec le Rwanda, nous ne laissons pas passer cet accord. Il nous a montré qu’il avait signé son pacte. Il vient de nous trahir. Nous avons dit, nous n’acceptons pas « , a-t-ill dénoncé.

Pour rappel, parmi les récents accords que la RDC a signés avec l’Ouganda figurent  ceux devant aboutir à la construction et la modernisation de 1 182 kilomètres de réseau routier principal reliant les deux pays. Ce projet se déroule par étape. La première concerne 223 kilomètres de routes prioritaires pour un coût estimé à 335 millions USD. Trois parties se sont engagées à financer cette première étape. L’Ouganda et la RDC contribueraient à hauteur de 20% chacun et Dott Services, l’entreprise de mise en œuvre va couvrir les 60% restants (201 millions).
Kampala a déjà autorisé le décaissement de 66 millions, alors que Kinshasa ne s’est toujours pas prononcé sur les premiers. Le projet a été officiellement lancé en juin 2021 par les présidents de deux pays Yoweri Museveni et Félix Tshisekedi.
"« Le Parlement doit se réunir pour lever les options sur la réplique contre le Rwanda » (Munubo) -14.06.2022,
= http://mobile.topcongo.fm/article/le-parlement-doit-se-reunir-pour-lever-les-options-sur-la-replique-contre-le-rwanda-munubo-9529
Nous avons les preuves d'une agression mais cette fois-ci, c'est l'armée Congolaise, elle-même qui vient d'avoir des preuves à partir des éléments qui ont été capturés et des effets militaires qui ont été saisis", relève, sur TOP CONGO FM, le député national Juvénal Munubo (Photo), alors que l'armée Congolaise venait de confirmer l'occupation de la cité de Bunagana, non loin de Goma par le M23 soutenu par l'armée Rwandaise.

Pour cet élu de Walikale au Nord-Kivu, "comme nous avons des preuves, c'est-à-dire qu'il y a possibilité d'agir et de saisir la Cour internationale de justice, mais aussi de nous réunir en urgence à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est ce que je demande d'ailleurs, pour que nous puissions savoir quelle réplique donner au Rwanda parce qu'il faut non seulement une réplique sur le plan sécuritaire, mais aussi sur le plan diplomatique et sur le plan économique".

Revoir les accords avec l'Ouganda

"On doit bien revoir le partenarariat avec l'Ouganda. Il y a le fils de Museveni, Muhoozi Kainerugaba, le commandant en chef de l'armée de terre Ougandaise, qui a multiplié des tweets qui sont des menaces à peine voilées au Congo, appelant à une Coalition entre le Rwanda et l'Ouganda. On a fait des semaines à lire ses tweets", relève Juvénal Munubo
Qui renchérit qu"'il y a des informations qui restent à confirmer, selon lesquelles l'Ouganda serait entré dans la scène sur le front de Bunagana en soutien à la Coalition Rwanda-M23".
Le député national Jérôme Lusenge a d'ailleurs déploré "la mise en application des déclarations du général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni. Nous nous sommes plaints. On a même posé la question à l'ambassade de l'Ouganda et au gouvernement Ougandais, mais on nous a dit qu'il n'était pas porte-parole de l'armée et qu'il n'engageait pas l'armée Ougandaise".
Sur base de ces éléments, jusque-là à vérifier, Juvénal  Munubo estime que ''le partenariat avec l'Ouganda doit être repensé. Il faut réfléchir et voir si c'est un partenariat qui nous aide réellement à éradiquer l'insécurité. Si c'est un partenariat plein d'hypocrisie, ça ne sert à rien de le maintenir".
"« Il y aura bientôt des arrestations des députés impliqués dans la crise de l'Est » (Mboso) -  14/06/2022
= http://mobile.topcongo.fm/article/il-y-aura-bientot-des-arrestations-des-deputes-impliques-dans-la-crise-de-l-est-mboso--9528


"Nord-Kivu : Environ 20 civils tués dans une attaque sanglante des ADF à Beni - 14 juin 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/14/nord-kivu-environ-20-civils-tues-dans-une-attaque-sanglante-des-adf-a-beni.html/110411/
Les violences ne cessent de s’accumuler dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Un nouvel acte de barbarie, œuvre des rebelles Ougandais d’Allied Democratic Forces (ADF) a fauché les vies humaines de la population civile.
En effet, le week-end dernier, au moins 20 personnes ont été tuées par ces assaillants dans différentes circonstances. Les premières victimes ont été abattues dans une usine de fabrication d’huile des palmes.
En outre, dans l’agglomération de Kokola, ces rebelles ont tué au moins 5 civils, avant de s’en prendre à 5 autres civils à Mayi-Mbili, une localité située à une dizaine des kilomètres de Mayi Moya.
Par ailleurs, les mêmes assaillants ont poursuivi leur besogne près de Mayimoya où ils ont tué 4 civils et incendié deux motos. Plus loin vers Tungudu, les rebelles ont tué plusieurs civils et incendié 6 motos sur place.


« Les ADF ont aussi pris en otage plusieurs personnes qui se dirigeaient pour la plupart aux champs », renseignent des sources locales.
« Les victimes seraient les habitants de Moyimoya et environs. Ils ont été exécutés dans une usine de fabrication de l’huile de palmes, plusieurs otages ont été également emportés. Les rebelles ont aussi incendié des motos », a fait savoir une source de la société civile dans le groupement Bambuba-Kisiki où le carnage a eu lieu.
La même source signale que ces zones sont inoccupées par les éléments loyalistes pour contenir ces rebelles.
En dépit de la nouvelle phase des opérations militaires conjointes FARDC-UPDF lancée dernièrement, les rebelles ont multiplié leurs opérations contre la population civile dans la région qui du reste est sous état de siège. A ces jours, plusieurs civils ont été tués dans différentes attaques des rebelles ADF dans le territoire de Beni.


"Agression dans l’Est: L’ambassade des USA en RDC invite le Rwanda à la cessation de ses comportements provocateurs et propos incendiaires - 14 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/14/agression-dans-lest-lambassade-des-usa-en-rdc-invite-le-rwanda-a-la-cessation-de-ses-comportements-provocateurs-et-propos-incendiaires.html/110424/
C’est un secret de polichinelle. La présence rwandaise sur le territoire congolais, particulièrement dans la cité frontalière de Buganana depuis lundi 13 juin défiant toutes règles et principes d’intangibilité des frontières est plus qu’évidente.
Réagissant à cette agression, l’ambassade américaine en République Démocratique du Congo dénonce les comportements provocateurs et incendiaires de la part Rwanda.


« Nous sommes extrêmement préoccupés par les récents combats dans l’est de la RDC et par la présence signalée de forces rwandaises sur le territoire de la RDC. Les comportements provocateurs et les propos incendiaires doivent cesser.
Pour l’ambassade américaine, de telles actions augmentent le risque de violence et de destruction dans l’Est de la République Démocratique Congo et nuisent à tous les habitants de la région.
Peu avant, la commission des relations étrangères du sénat américain a qualifié « d’inacceptable le soutien rwandais » aux terroristes du M23 « qui attaquent les civils, les casques bleus de l’ONU et les FARDC » dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Le soutien rwandais aux rebelles du M23 qui attaquent les civils, les casques bleus de l’ONU et les FARDC dans l’est de la RDC est inacceptable. Le monde doit être uni pour condamner ses actions. Les Nations-Unies, la MONUSCO @AsstSecStateAF doit immédiatement enquêter et demander des comptes aux responsables », dénonce le Sénat américain

Pendant ce temps, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rassuré, qu’elles « tireront toutes les conséquences qui s’imposent et défendront la Patrie » après l’occupation de la ville de Bunagana, frontalière de l’Ouganda, dans l’est de la RDC par des Forces de Défense du Rwanda.
Dans un communiqué de presse parvenu à POLITICO.CD, elles indiquent que cette invasion de « l’allié naturel » du M23, intervient après avoir constaté d’énormes revers subis par leurs protégés lors des attaques sans succès contre les positions des FARDC à Bigega 1 et 2, Bugusa et Premidis.
La ville frontalière de Buganana est toujours sous occupation de la coalition M23/RDF. Cependant, les FARDC qui s’étaient repliées tactiquement en Ouganda sont revenues en puissance. A l’heure actuelle, les FARDC sont à la porte de Bunagana, a annoncé le Colonel Guillaume Ndjike porte parole des Opérations Sokola 2 au Nord-Kivu.


"RDC: Quand le Rwanda revendique la chute de Bunagana - 14 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/14/rdc-quand-le-rwanda-revendique-la-chute-de-bunagana.html/110415/
La cité frontalière de Bunagana, qui relie le district ougandais de Kisoro, dans le sud-ouest du pays, à Rushuru en RDC, dans la province du Nord-Kivu est sous occupation des terroristes du Mouvement du 23 Mars appuyés par les militaires de l’armée Rwandaise depuis l’avant-midi du lundi 13 Juin 2022.
Cette occupation de Bunagana intervient 10 ans après une autre occupation de cette cité par la même rébellion. Elle a toujours été une zone de prédilection pour des rébellions telles que le M23 ou encore l’ancien groupe armé CNDP, bien avant lui.


Tenez, au lancement de leur rébellion, en mai 2012 déjà, les troupes du M23 avec à la tête Makenga Sultani avaient pris le contrôle de la cité de Bunagana, en passant par les collines de Runyoni et Chanzu. La conquête était partie, une fois encore, de Sabinyo, au croisement des frontières de la RDC, l’Ouganda et le Rwanda.
L’occupation de cette cité stratégique avait ainsi donné à cette rébellion toutes les opportunités de prendre successivement Rutshuru-centre et Kiwanja dans le territoire de Rutshuru. Le M23 avait ensuite contrôlé une bonne partie du territoire de Nyiragongo, et tenté d’encercler la ville de Goma, en prenant la colline de Mutao, dans le Nyiragongo, le 20 mai 2012.  
Le M23 a été totalement défait en 2013 et son arsenal militaire complètement confisqué. Cependant avec l’appuie sans équivoque de son allié naturel (Rwanda) selon les autorités congolaises, le M23 a refait surface et a repris les armes sous prétexte de revendiquer des présumés accords signés avec le gouvernement congolais. Vers la fin avril, le M23 va lancer une de plus grandes offensives depuis 2013 contre plusieurs positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Rumangabo.

Récemment, le 10 juin 2022, l’Armée Rwandaise qui mène une guerre par procuration a tiré une dizaine d’obus sur le territoire de la République Démocratique du Congo, plus précisément à Biruma et à Kabaya en territoire de Rutshuru détruisant l’Institut saint Gilbert, y tuant deux enfants âgés de 6 et 7 ans respectivement et blessant un troisième.
Comme si cela ne suffisait pas, l’armée rwandaise qui justifie son agression en République Démocratique du Congo sous prétexte de combattre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une milice fondée par des Hutus de souche qui ont fui le Rwanda après avoir participé au génocide qui serait en collaboration avec les FARDC, a revendiqué en des termes à peine voilés la chute de la cité de Bunagana.
Ce mardi, soit 24 heures après l’occupation de Buganana, un communiqué de l’armée rwandaise surprend tout le monde. En effet, après l’annonce de la commission des relations étrangères du sénat américain qui juge « inacceptable le soutien rwandais » aux terroristes du M23 « qui attaquent les civils, les casques bleus de l’ONU et les FARDC » dans l’Est de la RDC, l’armée rwandaise réplique.
A lire entre les lignes, le Rwanda justifie l’occupation de la cité de Buganana aux côtés du M23 pour garantir son « intégrité territoriale » qui du reste n’a jamais été attaquée par l’armée congolaise.

« La Force de défense rwandaise souhaite informer le grand public que la défense et la sécurité de la population rwandaise, ainsi que l’intégrité territoriale du Rwanda, sont assurées, et que le FDR continuera à rechercher des garanties que les attaques transfrontalières sur le territoire rwandais seront arrêtées », peut-on lire dans un communiqué publié ce mardi.
L’intention de Kigali de violer l’intangibilité des frontières congolaises et son intégrité territoriale ne date pas d’aujourd’hui.
Il y a quatre mois, le président rwandais Paul Kagame a visité le parlement rwandais. A l’occasion Kagame a tenu un discours de près de 50 minutes, lors duquel il a parlé de sécurité régionale et, surtout, des relations du Rwanda avec ses voisins.
Dans son speech, Paul Kagame a menacé à demi-mot la RDC, qui venait de signer un partenariat de mutualisation de force avec l’armée ougandaise (UPDF) pour combattre les ADF, considérés comme menace commune entre les deux pays.
« Ce que nous espérons, c’est la paix pour notre pays, pour la région, et pour tous. Mais pour ceux qui veulent la guerre avec nous, nous sommes prêts à nous battre. Nous avons une armée qui est entrainée à le faire et qui le fait bien, que ce soit ici au Rwanda ou à l’étranger », a déclaré Paul Kagame.
Presidency | Rwanda
@UrugwiroVillage
President Kagame on regional security.
REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 DnMtDxGG2ZmgHCWg
11:17 PM · 8 févr. 2022
Pour rappel, Paul Kagame avait protesté contre son exclusion de l’accord militaire entre Kinshasa et Kampala. Selon lui, l’opération conjointe des FARDC et de l’armée ougandaise, dans l’est de la RDC, relèverait de la sécurité de son propre pays. Kagame avait dénoncé, début février, le fait que les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) continuent d’agir « en toute impunité ».
Point n’est besoin de rappeler que Kigali ne s’en est jamais caché : le Rwanda voulait absolument participer à l’opération dans l’est congolais. Kagame avait même menacé d’intervenir unilatéralement. « Il y a des moments où nous plaidons, il y a des moments où nous demandons, mais si besoin est, nous agirons », a indiqué le président rwandais ce 8 février.
Selon lui, il « existe un lien entre les ADF, les FDLR et plusieurs autres groupes terroristes armés ». Et Kagame déplore aussi que « certains proches des rebelles du M23 sont au gouvernement, à Kinshasa, ou vivent en RDC ».



"Prise de Bunagana : "La RDC doit revoir ses relations avec l’Ouganda sans hypocrisie” (Jonas Kasimba) - 14.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106287_prise_de_bunagana_la_rdc_doit_revoir_ses_relations_avec_l_ouganda_sans_hypocrisie_jonas_kasimba.html


" RDC – Rwanda : la discrète riposte diplomatique de Kigali - 14 juin 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1353821/politique/rdc-rwanda-la-discrete-riposte-diplomatique-de-kigali/
Trois jours avant la prise de la stratégique cité de Bunagana par le M23, Kigali a convoqué la chargée d’affaires congolaise au Rwanda pour dénoncer « l’agression » et les « provocations » de la RDC.

La tension ne faiblit pas entre Kinshasa et Kigali. Alors que les rebelles du M23 se sont emparés lundi 13 juin de la localité de Bunagana, un important carrefour pour le commerce transfrontalier entre la RDC et l’Ouganda, Kinshasa continue d’accuser le Rwanda d’être derrière « l’invasion » de son territoire.
Sur le terrain diplomatique, les tractations pour parvenir à une solution pacifique semblent marquer le pas. Plusieurs tentatives de dialogue ont pourtant eu lieu au cours des deux dernières semaines. L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands lacs, Huang Xia, s’est rendu à Goma et à Kigali. Le chef de l’État angolais, João Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine (UA), espère de son côté parvenir à organiser une rencontre entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi. Mais « les choses sont au point mort », assure un membre du premier cercle du président congolais.



"Le docteur Mukwege répond à certaines questions qu’il se pose - Par JP Mbelu - 14 juin 2022
= http://www.ingeta.com/mukwege-repond-a-certaines-questions-quil-se-pose/
« Ô Peuple (…) Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ? »
Les questions que pose le Docteur Mukwege révèlent certains secrets de Polichinelle. Y revenir fait partie du « bis repetita ». Il y a des choses à répéter à temps et à contretemps pour que la majorité des collectifs citoyens s’en imprègnent. Car , comme le disait si bien Marx, « une idée devient une force quand elle s’empare des masses. »
La conférence de presse du Docteur Mukwege organisée lors du passage du couple royale Belge à Panzi le 12 juin 2922 mérite d’être analysée en profondeur. Lorsqu’il soutient que « l’agression de la RDC par le Rwanda ce n’est pas une nouvelle chose. On ne peut pas dire qu’on ne sait pas qui soutient le M23. C’est le Rwanda », il dit une petite part de vérité. Et lorsqu’il ajoute : « En 2012, le président Obama avait appelé en public le président rwandais d’arrêter son agression et une semaine après ce mouvement s’est replié. La paix est revenue pendant au moins 10 ans », il dit une autre petite part de vérité.

Secrets de polichinelle & impérialisme intelligent
Mais la question qu’il ne se pose pas et qui mérite d’être posée est la suivante : « Quel lien y a-t-il entre un Président américain et un Président rwandais pour que le premier demande au deuxième d’arrêter son agression contre le Kongo-Kinshasa et que ce dernier lui obéisse ? » Au lieu de parler de la communauté (dite) internationale en général, n’est-ce pas aux successeurs d’Obama qu’il faudrait s’adresser afin qu’ils demandent à leur « kind of guy » de se calmer?
La question qu’il ne se pose pas et qui mérite d’être posée est la suivante : « Quel lien y a-t-il entre un Président américain et un Président rwandais pour que le premier demande au deuxième d’arrêter son agression contre le Kongo-Kinshasa et que ce dernier lui obéisse ? »
Pourquoi Obama a-t-il obtenu de Kagame en 2012 qu’il arrête son agression contre le Kongo-Kinshasa ? N’est-ce pas parce que cette guerre de prédation est aussi une guerre conçue par « l’impérialisme intelligent » dont Obama fut l’un des représentants ? D’une certaine façon, les questions que pose le Docteur Mukwege révèlent certains secrets de Polichinelle. Y revenir fait partie du « bis repetita ». Il y a des choses à répéter à temps et à contretemps pour que la majorité des collectifs citoyens s’en imprègnent. Car , comme le disait si bien Marx, « une idée devient une force quand elle s’empare des masses.»

Les Kongolais(es) qui donnent des conférences et/ou qui écrivent ont le devoir de revenir sur ces choses. La conférence du Docteur Mukwege pourrait pousser certains compatriotes à relire de très belles pages de Michel Collon au sujet de cette guerre de prédation et de basse intensité conçue par « l’impérialisme intelligent ». Michel Collon pose effectivement cette question « Obama, moins de danger ?» avant d’y répondre négativement et de décrire les différentes formes de guerre que les Etats-Unis ont menées après Bush.
Classifiant la guerre du Kongo-Kinshasa parmi les guerres dites de basse intensité, il écrit : « Les guerres de basse intensité. Ici, les Etats-Unis n’engagent pas directement leurs troupes, mais provoquent des conflits entre pays voisins. Ou bien ils soutiennent, arment, voire financent des mouvements paramilitaires, des groupes, etc. » Et il ajoute ; « Trompeur, le terme ‘basse intensité’ peut donner l’impression que les dégâts sont moindres. En réalité, ils ne sont moindres que pour les Etats-Unis. Ainsi, la guerre de basse que Washington a déclenchée contre le Congo (à travers les armées du Rwanda et de l’Ouganda voisins, et à travers diverses milices), cette guerre a fait cinq millions de morts et elle a paralysé le développement du Congo. » (M. COLLON, Les 7 péchés d’Hugo Chavez, Bruxelles, Investig’Action, 2009, p. 393.) Voilà qui justifie l’ordre donné à Kagame par Obama. Kagame est instrumentalisé par Washington dans une guerre contre un pays voisin.

L’influence du soft power
Cette guerre de basse intensité a aussi une dimension raciste dans la mesure où le militarisme anglo-américain marche de pair avec le matérialisme et le racisme (et/ou le mépris de l’altérité.)Voilà qui justifie la différence de traitement entre la souffrance des Kongolais(es) et celle des autres « races autoproclamées civilisées ». Le mondialisme ultralibéral entretient « la culture du déchet » et la disqualification de l’humain au profit de l’argent.
Lorsque le Docteur Mukwege estime que la souffrance doit être traitée de la même façon et qu’il ne pense pas que le monde va continuer à se taire, il ne semble pas tenir compte de l’influence du « soft power » de la culture véhiculée par l’hégémonie mondialiste ultralibérale.
Lorsque le Docteur Mukwege estime que la souffrance doit être traitée de la même façon et qu’il ne pense pas que le monde va continuer à se taire, il ne semble pas tenir compte de l’influence du « soft power » de la culture véhiculée par l’hégémonie mondialiste ultralibérale. N’empêche qu’il puisse compter sur les hommes et les femmes de bonne volonté peuplant du monde entier.
Néanmoins, il aurait mieux fait d’établir la différence, dans ce monde qu’il ne voudrait pas voir continuer à se taire, entre les mondialistes (globalistes) ayant un mépris « décomplexé » pour la vie humaine et « les Etats-civilisations » souverainistes protecteurs des cultures promoteurs de la dignité humaines et souvent victimes des guerres par procuration. De ce point de vue, il n’est pas très sûr que les milliards dépensés en Ukraine le soient (uniquement) pour sauver les vies.
Bien des textes publiés par les médias alternatifs au sujet de la guerre par procuration menée en Ukraine attestent qu’elle aurait les mêmes agresseurs que ceux du Kongo-Kinshasa. Ceux-ci seraient beaucoup plus au service des industries d’armement que des populations ukrainiennes. Elle serait même une guerre menée contre les peuples européens. Donc, les usines d’armement bénéficieraient un peu plus de ces milliards que les Ukrainiens servant de chair à canon.

« Diplomatiquement correct » et réellement contre-productif
Relisons encore un peu le Docteur Mukwege : « Quand je vois la réaction du monde par rapport à l’agression de l’Ukraine, toutes les sanctions qui ont suivi et des milliards des dollars mobilisés, on ne peut pas continuer à fermer les yeux sur des millions de mort au Congo et croire que nous vivons sur la même planète. L’agression de la RDC aujourd’hui, moi je ne vois pas la différence avec l’agression de l’Ukraine ».
Après avoir identifié « les maîtres » de Kagame, le Docteur Mukwege aurait mieux fait de s’adresser directement à eux au lieu de faire comme si « la communauté internationale » était synonyme de « l’Occident collectif » qu’ils vassalisent.
Oui, la réaction du monde diffère. C’est un signe à lire, à décrypter, à interpréter, à partager. Au regard de cette réaction, il y a lieu de croire que nous ne vivons pas sur une même planète. Encore une fois, il ne serait pas mal de se poser la question de savoir de quel monde il s’agit. N’est-il pas venu le temps, pour les Kongolais(es) de penser, collectivement, cette planète où ils sont de plus en plus considérés comme moins que rien ? Ne devraient-ils pas, collectivement, penser à se poser comme des acteurs historiques dans un monde qui leur est hostile ? Ne devraient-ils pas, collectivement, penser à organiser le changement des rapports de force sociaux et institutionnels en conscience et en connaissance de cause ?
Sans un engagement résolu dans cette quête de changement des rapports de force, le Kongo-Kinshasa risque de disparaître et ses habitants, aussi. Identifier « les Etats civilisations » et travailler avec eux stratégiquement à ce changement des rapports de force aiderait les Kongolais(es) à participer, avec les autres peuples, à la production d’ un monde où, en tant qu’acteurs et actrices, ils (elles) peuvent être respecté(e)s et protéger la vie.
Identifier clairement « les maîtres » de Kagame et en appeler à « la communauté (dite) internationale » serait « diplomatiquement correct » et réellement contre-productif. Pour dire les choses autrement, après avoir identifié « les maîtres » de Kagame, le Docteur Mukwege aurait mieux fait de s’adresser directement à eux au lieu de faire comme si « la communauté internationale » était synonyme de « l’Occident collectif » qu’ils vassalisent.
 

= http://www.ingeta.com/500-soldats-rwandais-au-kongo-kinshasa-sans-un-audit-de-larmee/
= https://actualite.cd/2022/06/11/jean-lucien-kitima-au-sujet-de-leventualite-dune-guerre-mener-contre-le-rwanda-ne
= https://www.opinion-info.cd/societe/2022/06/04/rdc-le-m23-dans-la-tourmente-face-des-eventuelles-offensives-des-fardc
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/04/agression-dans-lest-panique-et-petoche-dans-le-camp-du-m23.html/109780/


"BOSOLO NA POLITIK | 14 JUIN | INSÉCURITÉ À L'EST : EST-IL TEMPS DE DÉCLARER LA GUERRE AU RWANDA ?"



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 16/6/2022, 6:38 pm

Bonne nouvelle ? Le Conseil supérieur de la Défense tenu ce 15 juin sous la présidence du Chef de l'État a décidé la suspension de tous les accords et préaccord signés avec le Rwanda (et pas avec l'Ouganda qui est pourtant également dans la combine de Bunangana). On suppose qu'il s'agit notamment du protocole de coopération entre la société aurifère Sakima SA du Kivu&Maniema et la société rwandaise Dither LTD qui prévoyait que l’or extrait par Sakima soit raffiné au Rwanda. Quelle bêtise !
Il faut que le Congo aille plus loin dans ses sanctions contre le Rwanda agresseur : rompre les relations diplomatiques, renvoyer et rappeler les ambassadeurs respectifs. Il faut aussi que le Congo regarde du côté de l'Ouganda où le fils de Kaguta joue le matador vantard. Kagame lui, a déjà prouvé son immense nocivité.




"RDC: tous les accords signés avec le Rwanda suspendus après un Conseil de défense - 16/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220616-rdc-tous-les-accords-sign%C3%A9s-avec-le-rwanda-suspendus-apr%C3%A8s-un-conseil-de-d%C3%A9fense

Un membre des ADF dans le village de Manzalaho près de Béni en février 2020 (Image d'illustration). AFP - ALEXIS HUGUET

À Kinshasa, le Conseil supérieur de la défense s’est réuni sous la présidence du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. Au menu, la situation sécuritaire dans l’Est du pays. D’importantes décisions ont été annoncées, concernant principalement les relations avec le Rwanda accusé de soutenir le M23.

Le gouvernement congolais ne décolère pas face au Rwanda. Il durcit davantage les sanctions prises contre ce pays accusé d’agression. Autour du président de la République, il y avait lors de ce Conseil, les responsables de l’armée et des services de sécurité ainsi que les ministres concernés. Selon le porte-parole du gouvernement, tous les accords et pré-accords signés avec l’État rwandais sont suspendus. Kigali est également appelé à retirer ses troupes du territoire congolais.
Jusque-là, des mesures économiques et commerciales avaient été mises en place. Il y avait d’abord la suspension des vols de Rwandair, la compagnie nationale rwandaise qui venait d’inaugurer des vols bihebdomadaires à destination de Lubumbashi et de Goma, en plus de Kinshasa qui faisait déjà partie de son réseau.

Vers une rupture des relations diplomatiques

Les nouvelles mesures annoncées ce mercredi ont également une teneur économique. Elles concernent par exemple la suspension du protocole de coopération entre la société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima SA) et la société rwandaise Dither LTD. Par cet accord, Kinshasa avait accepté que l’or extrait par Sakima soit raffiné au Rwanda.
Dans l’entourage de Félix Tshisekedi, on n’exclut pas de passer au niveau supérieur si le soutien du Rwanda au M23 se poursuit. La prochaine étape, renseigne-t-on, pourrait être l’expulsion de l’ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa ou encore la rupture des relations diplomatiques.
Au ministère des affaires étrangères, on dit croire encore à la médiation assurée par le président angolais Joâo Lourenco et aux efforts du président Kényan Uhuru Kenyatta.

Moyens logistiques

Le Conseil supérieur de la défense a également appelé le gouvernement à mettre à la disposition des FARDC plus de moyens logistiques pour pouvoir faire face à l’ennemi. Remerciements aussi à la population congolaise, notamment à la société civile de Goma pour son soutien continu à l’armée.
Pas de stigmatisation ni de chasse à l’homme, ont demandé les participants à la réunion.

Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a appelé ce mercredi, dans un communiqué, au déploiement immédiat d’une force régionale dans l’est de la RDC. La création d’une telle cette force avait été annoncée à Nairobi en avril à l’issue d’un mini-sommet de Communauté d’Afrique de l'Est que la RDC a rejoint cette année.
Avec notre correspondante à Nairobi, Florence Morice

L’idée de cette force régionale n’est pas nouvelle, mais cette fois le président Kenyatta demande son « activation » immédiate. Il annonce d’ailleurs la tenue ce dimanche à Nairobi d’une réunion des commandants régionaux de défense des pays concernés afin de « finaliser les préparatifs » en vue de son déploiement.
Cette force serait envoyée selon le président kényan « dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu » afin de les « stabiliser » en coopération avec l’armée congolaise et la Monusco. Quels pays pourraient y prendre part ? Ce n’est pas précisé. La question se pose surtout pour le Rwanda alors que la RDC accuse Kigali d’« invasion » de son territoire depuis la prise de la ville de Bunagana lundi par les rebelles du M23.
Dans son communiqué, le président Kenyatta se dit « inquiet » de ces derniers développement. Il dit redouter que ce « conflit ouvert » ne sape « le processus politique en cours ». Autrement dit, les consultations entre gouvernement et groupes armés congolais, ouvertes à Nairobi en avril et censée permettre de ramener la paix dans de la RDC. Ce matin, une source à la présidence congolaise assure qu’un nouveau round de consultations devrait se tenir dans la capitale kényane prochainement


"RDC : le Conseil supérieur de la défense préconise la suspension des accords conclus avec le Rwanda - 16/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/16/actualite/politique/rdc-le-conseil-superieur-de-la-defense-preconise-la-suspension-des
Le Conseil supérieur de la défense a appelé, mercredi 15 juin, le gouvernement à suspendre les accords et conventions conclus avec Kigali.
Cet organe de l’Etat a lancé cet appel à l’issue de sa réunion, présidée par le chef de l’Etat et élargie aux présidents de deux chambres du Parlement.
Il a également recommandé au Rwanda de retirer ses troupes sur le sol congolais.


« Le Conseil supérieur de la défense salue les efforts de paix et de médiation engagés par le président Joao Lorenco de la République d’Angola dans le cadre de la CIRGL et le président Uhuru Kenyatta dans le cadre de l’EAC », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Le Conseil supérieur a salué la mobilisation de la population congolaise pour le soutien aux forces de défense et sécurité, engagées au front dans le territoire de Rutshuru.
Il a en outre chargé le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et le commissaire général de la PNC à prendre les dispositions pour éviter la stigmatisation, la chasse à l’homme et tout acte susceptible à troubler l’ordre public, l’unité et la cohésion nationale durant cette période.
Cette institution a réaffirmé la volonté de la RDC de poursuivre le processus de paix de Nairobi en cours pour la pacification de l’Est du pays et de toute la sous-région.
Il a demandé au gouvernement d’assurer une prise en charge immédiate de la population en détresse, victimes de ces actes de barbaries et terrorisme qui ne resteront pas impunis.
Pour ce conseil, le gouvernement devra doter les FARDC des moyens nécessaires pour assurer la défense du territoire national.
RDC : le gouvernement exclut toute négociation avec le M23
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106416_position_du_conseil_superieur_de_la_defense_face_a_l_enieme_agression_rwandaise.html


"Crise entre la RDC et le Rwanda : « Nous continuerons à protéger la RDC en tant que membre de la communauté de l’Afrique de l’Est » (Lt. Gen. Muhoozi Kainerugaba) - 15 juin 2022
= https://www.agoragrandslacs.net/crise-entre-la-rdc-et-rwanda-nous-continueront-a-proteger-la-rdc-en-tant-que-membre-de-la-communaute-de-lafrique-de-lest-lt-gen-muhoozi-kainerugaba/
Lors de la plénière du 14 juin 2022, le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso a accusé le fils du président Ougandais, Muhoozi Kainerugaba, d’avoir trahi la République démocratique du Congo en pactant avec le Rwanda. 
Et la réaction du concerné n’a pas tardé. Via Twitter, le commandant en chef de l’armée de terre ougandaise a émis le vœu de rencontrer le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qu’il affirme être son grand président et son grand frère.

« J’aimerai rencontrer mon grand président en RDC bientôt. Je suis son petit frère. Nous pouvons facilement résoudre ces problèmes. Nous ne devrions servir que les intérêts de Dieu Tout-Puissant et de nos peuples », a-t-il écrit le même mardi sur son compte Twitter. 

Dans la foulée, Muhoozi Kainerugaba a indiqué qu’ils continueront à protéger la RDC en tant que membre de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
« Malgré l’inutile bellicisme de certaines personnes égarées en RDC, nous ne nous écarterons pas de la position selon laquelle la RDC fait désormais partie de la Communauté de l’Afrique de l’Est ! Et nous le protégerons comme n’importe quel autre pays de notre communauté », a-t-il fait savoir.
Les relations entre la République démocratique du Congo et quelques-uns de ses voisins ne sont pas au beau fixe depuis un moment. C’est notamment le cas de la République du Rwanda. L’Ouganda a aussi récemment été cité par les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
En effet, selon l’armée congolaise, les militaires ougandais s’étaient associés à l’armée rwandaise et aux terroristes du M23 pour lancer l’assaut qui a permis de conquérir la cité frontalière de Bunagana dans la province du Nord-Kivu.
"Accusé d’avoir trahi la RDC, le fils de Museveni veut rencontrer Félix Tshisekedi - 15.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106370_accuse_d_avoir_trahi_la_rdc_le_fils_de_museveni_veut_rencontrer_felix_tshisekedi.html
"Agression de la RDC par le Rwanda : Mboso dénonce la trahison du fils de Museveni qui a signé des accords avec Kigali pour déstabiliser l’Est du pays - 15.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106366_agression_de_la_rdc_par_le_rwanda_mboso_denonce_la_trahison_du_fils_de_museveni_qui_a_signe_des_accords_avec_kigali_pour_destabiliser_l_est_du_pays.html


"RDC: à Goma, plusieurs milliers de personnes manifestent à la frontière avec le Rwanda - 15/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220615-rdc-%C3%A0-goma-plusieurs-milliers-de-personnes-manifestent-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-avec-le-rwanda
Dans un contexte de tension entre Kinshasa et Kigali, les manifestants sont allés jusqu'à la frontière et jusqu'aux barrières qui séparent les deux pays. Un seul mot d'ordre : dénoncer « l'agression rwandaise ».

Dès 7h ce matin, les manifestants étaient dans les rues de Goma, direction la frontière rwandaise. Ils étaient plusieurs à exprimer leur colère et souhaitent franchir les barrières qui séparent le Congo et le Rwanda. Pour Mapendo Kusudi, coordinateur du Club des auditeurs des droits de l'homme et l'un des organisateurs de la manifestation, le message est clair : « Non à l'agression rwandaise, non à l'occupation du pays par la rébellion du M23, oui aux forces armées de la République démocratique du Congo qui est en train de combattre pour l'intégrité du territoire. »
[/b]
"Quand nous voyons la relation tendue entre nos deux pays et l'hypocrisie du Rwanda, nous disons non ! Le Rwanda joue à cache-cache [...] La société civile congolaise exige la rupture des relations diplomatique avec ce pays voisin.
Mapendo Kusudi explique les revendications des participants à ce rassemblement

Depuis que les attaques du mouvement M23 se multiplient dans l'Est congolais, les tensions montent entre les deux pays. La RDC accuse son voisin de soutenir le groupe rebelle et Kigali dément. Espoir Ngalukiye, militant au sein du mouvement citoyen la Lucha, attend une prise de position claire du président Félix Tshisekedi
« Nous demandons au président de la République de parler. Il faut qu'il parle. Sinon, son silence est coupable. Le gouvernement congolais ne doit pas se contenter de choses symboliques. Dénoncer appartient à la société civile. Agir, sanctionner, prévoir, appartient au gouvernement. » Jusqu'à présent, les autorités congolaises se sont contentées de « condamner la participation des autorités rwandaises dans le soutien des M23 ». Mais la société civile attend une réaction plus concrète. Elle souhaite la rupture des liens diplomatiques entre le Congo et le Rwanda.
Les manifestants ont été refoulés par la police, après quoi des violences ont éclaté. Deux églises ont été attaquées, des commerces pillés. Tous appartenant à des Tutsis congolais.
Maître Germain Ruvugiro, membre de la société civile, déplore ces violences et surtout l’amalgame qui est fait entre Tutsis congolais et rwandais. 
Maitre Germain Ruvugiro

Depuis le 19 mai, l’ONU a enregistré au moins 123 000 personnes déplacées dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo, au Nord-Kivu, où l’armée affronte les combattants du M23.
Le gouvernement congolais déploie son arsenal diplomatique pour faire entendre sa voix. Le vice-Premier ministre congolais, Christophe Lutundula, chargé des affaires étrangères, tente ainsi d’obtenir une plus grande pression sur le Rwanda accusé d’agression.

"Notre combat contre l'agression de la RDC par le Rwanda se mène tant sur le terrain des opérations militaires que sur le plan diplomatique [...] Nous attendons de la communauté internationale qu'elle applique les règles de droit international et sanctionne en conséquence cette agression conformément à la charte des Nations unies.
Christophe Lutundula
La Monusco assure n’avoir pas observé de troupes rwandaises ni dans les rangs des rebelles du M23, ni sur le territoire congolais. La mission onusienne répond également au gouvernement rwandais : les troupes congolaises ne sont pas en collusion avec les rebelles hutus rwandais FDLR.
Il y a un mécanisme politique pour vérifier ces allégations-là.
Le lieutenant-colonel Harvey Fréderic, chef de liaison de la Monusco auprès de l’armée congolaise


"RDC : des manifestants se dressent contre l’« agression rwandaise - 16.06.2022
= https://www.journaldebrazza.com/rdc-des-manifestants-se-dressent-contre-l-agression-rwandaise/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 16553854835375-780x440

Plusieurs milliers de manifestants congolais ont tenté, mercredi 15 juin à Goma, de traverser la frontière avec le Rwanda, accusé de soutenir la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).Les manifestations contre Kigali et de soutien à l’armée congolaise ne faiblissent pas en RDC. Hier dans la matinée, plusieurs personnes à Goma se sont dirigées vers la frontière rwandaise. Elles ont cherché à franchir les barrières qui séparent les deux pays pour exprimer leur colère face à l’« agression rwandaise ».
 
« La population congolaise voulait traverser la frontière avec le Rwanda voisin afin de montrer au régime de Kigali qu’elle n’a pas peur de l’affronter et en a marre de l’hypocrisie du Rwanda dans les relations diplomatiques avec la RDC. Elle l’accuse de soutenir les terroristes du M23, un mouvement rebelle qui avait été défait en 2013 par les forces armées de la République démocratique du Congo », explique à APA Victor Muhindo, journaliste basé à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
 « La situation est calme depuis le début de l’après-midi. Mais à cause de cette marche initiée par la société civile pour soutenir les forces armées de la RDC, au front contre le M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, selon le gouvernement congolais, l’atmosphère ressemblait à une ville morte vu que les activités socio-économiques sont restées paralysées toute la journée », a-t-il ajouté.
 
Scènes de pillages
 Dans la journée du mercredi en effet, des scènes de pillages de magasins appartenant à des ressortissants rwandais ont été observées dans un quartier commercial, selon plusieurs témoignages. Dans la ville, les banques, stations-service, écoles, boutiques et autres commerces étaient fermés, à l’exception de quelques pharmacies. Dans la panique, des ressortissants rwandais qui se trouvaient dans la ville fuyaient pour traverser la frontière vers le Rwanda, tandis que des Congolais qui se trouvaient du côté rwandais faisaient le mouvement contraire.
Sur certaines artères, des manifestants arrêtaient des véhicules, les fouillaient, en exigeant de connaître l’identité de leurs occupants. Des menaces verbales envers des personnes considérées comme « rwandophones » de par leur apparence ont également été rapportées par l’AFP. « Nous ne voulons plus des Rwandais, laissez-nous aller affronter (le président Paul) Kagame chez lui », criaient des manifestants. Mais ils ont été dispersés par la police anti-émeute alors qu’ils tentaient de forcer le passage vers le Rwanda. Une personne au moins a été blessée, selon l’AFP.
 Depuis plus de deux décennies, le Rwanda est pointé du doigt pour son « implication dans la déstabilisation de la partie est de la RDC », particulièrement la province du Nord-Kivu, où s’étaient réfugiés les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR (FDLR). Ils sont pour la plupart des Hutu rwandais accusés d’avoir massacré des Tutsi lors du génocide rwandais de 1994. Kigali les considère comme une menace même s’il dément, à son tour, les accusations de soutien aux rebelles congolais du M23.

 Bunagana, dans l’escarcelle des rebelles
 Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par Kinshasa, le M23 ou « Mouvement du 23 mars » a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants. Si le président angolais Joao Lourenco a été récemment désigné par l’Union africaine (UA) pour mener la médiation dans cette crise impliquant le Rwanda, la tension est plus vive à l’est de la RDC.
 Ainsi lundi, la localité congolaise de Bunagana, un important centre d’échanges commerciaux situé à la frontière ougandaise, est tombée entre les mains de ces rebelles. L’armée congolaise a accusé le Rwanda d’« invasion » de son territoire.
Dans un communiqué publié mardi soir, le gouvernement congolais a durci le ton en condamnant « la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l’armement » de la rébellion du M23. « Nous défendrons chaque centimètre de notre territoire », ajoute le texte diffusé par le ministère de la Communication, au lendemain de la prise par les rebelles du M23 de la localité de Bunagana.
 Pour le moment, le président Félix Tshisekedi est encore silencieux alors que plusieurs de ses compatriotes continuent de manifester en demandant une rupture diplomatique avec Kigali. L’ambassadeur rwandais Vincent Karega avait déjà été convoqué début juin pour recevoir une mise en garde « sévère » du gouvernement congolais


"Enfin, l’ONU condamne le Rwanda pour sa « guerre par procuration » en RDC - 12.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106197_enfin_l_onu_condamne_le_rwanda_pour_sa_guerre_pa FCr_procuration_en_rdc.html

"Est de la RDC : Martin Fayulu exige le dévoilement des accords signés avec le Rwanda - 16 Juin 2022
= https://www.adiac-congo.com/content/est-de-la-rdc-martin-fayulu-exige-le-devoilement-des-accords-signes-avec-le-rwanda-138720
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106448_parti_politique_martin_fayulu_exige_que_les_accords_signes_avec_le_rwanda_soient_devoiles.html
"[Parti politique : " les motivations du Rwanda sont de maintenir la RDC dans une insécurité constante pour l'affaiblir" Martin Fayulu - 16.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106453_parti_politique_les_motivations_du_rwanda_sont_de_maintenir_la_rdc_dans_une_insecurite_constante_pour_l_affaiblir_martin_fayulu.html
"Incursion de l'armée Rwandaise dans l'Est du pays : Lamuka salue la position des USA et exige des sanctions immédiates - 15.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106410_incursion_de_l_armee_rwandaise_dans_l_est_du_pays_lamuka_salue_la_position_des_usa_et_exige_des_sanctions_immediates.html

= https://7sur7.cd/2022/06/15/rdc-la-situation-securitaire-dans-lest-au-coeur-du-conseil-superieur-de-la-defense-que

"RDC : les autorités décident de combattre "la chasse" aux Rwandophones - 16/06/2022
= https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-les-autorites-decident-de-combattre-la-chasse-aux-rwandophones-460735?amp

"Repenser la crise au Kivu : mobilisationg armée et logique du gouvernement de transition - Politique africaine 2013
= https://www.cairn.info/revue-politique-africaine-2013-1-page-23.htm

= https://www.radiookapi.net/2022/05/31/actualite/securite/rdc-le-gouvernement-exclut-toute-negociation-avec-le-m23
= https://www.congoindependant.com/kagame-et-nous-la-defiance-permanente/
= https://www.radiookapi.net/2022/06/01/emissions/dialogue-entre-congolais/nouveaux-developpements-dans-la-crise-entre-la-rdc-et

" Crise. Dans les tensions entre la RDC et le Rwanda, quel rôle joue l’Ouganda ?  - 15/06/2022
= https://www.courrierinternational.com/article/crise-dans-les-tensions-entre-la-rdc-et-le-rwanda-quel-role-joue-l-ouganda



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Message  ndonzwau 17/6/2022, 12:46 am

"L'heure est grave, disent les Congolais devant le siège de Bunangana par le M23/Rwanda, en fait l'heure est grave depuis un quart de siècle que Kagame au sortir de son génocide a envahi notre pays, l'occupe, le déstabilise, pille nos richesses et y commet un génocide oublié de millions de Congolais sans être inquiété à la barbe du monde et une fameuse CI se culpabilisant de n'avoir pu arrêter le génocide. Un communiqué de l'armée nous a été livré mais nous a laissé sur notre faim; Oui l'heure est grave mais un silence assourdissant nous accueille du côté de notre 'Père de la Nation' et de son parti l'Udps, seules l'opposition  politique, la société civile et la population en général sonnent l’hallali dans leurs écrits et dans la rue contre le Rwanda. Du coup des soupçons sur un PR qui dans le passé avait pris langue dans le passé avec le M23 via le fumeux Mécanisme de Nairobi aujourd'hui piloté par Sieur Ibalanky dont tout le monde connait la proximité avec le Rwanda.

Vous l'aurez compris, on aurait souhaité une adresse solennelle à la Nation ; j'ai lu hier qu'il aurait du^parler mais hier rien, l'heure est-elle grave ou non ? Nous attendons qu'il nous dise tout ce qu'il se passe aujourd'hui dans notre face-à-face révulsif avec le Rwanda et surtout qu'il nous annonce enfin une rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda qui continue à nous narguer. La guerre et on reparlera du reste après...

Autre bonne nouvelle : les FARDC auraient repris le contrôle de la cité de Bunangana  en fin de matinée ce jeudi après d'intenses combats avec le M23/armée rwandaise. Espérons que la nouvelle sera confirmée.  Grand Bravo à nos vaillants combattants d'avoir fait le boulot !



"Rutshuru : les FARDC reprennent le contrôlent de la cité de Bunagana - 16 juin 202
= https://www.agoragrandslacs.net/rutshuru-bunagana-est-sous-controle-des-fardc/
La cité de Bunagana est passée sous contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo depuis l’avant-midi de ce jeudi 16 juin après d’intenses combats qui les ont opposées aux terroristes du M23.
Selon un acteur de la société civile locale contacté par la rédaction de Agoragrandslacs.net cet avant-midi de jeudi, les affrontements ont débuté ce matin dans la cité. C’est à l’issu de ce combat que les éléments des FARDC ont pu déloger ces terroristes de Bunagana. 


« Les affrontements ont débuté effectivement ce matin, les FARDC ont réussi à récupérer cette cité frontalière de Bunagana. Et pour l’instant, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo sont entrain de faire le ratissage parce que l’ennemi a fui. Les FARDC contrôlent l’intégralité de la cité » a confié notre source. 
Après ces affrontements, la même source renseigne que les éléments du M23 ont pris, certains, la direction du Nord de la cité et d’autres du sud, au-delà des montagnes vers le parc de Virunga et d’autres encore ont franchi la frontière en direction de l’Ouganda.
Elle indique que, parmi les terroristes qui ont franchi la frontière, l’un a été lynché par la population et a perdu la vie sur-le-champ tout en précisant que tous les rebelles du M23 ont commencé par porter des tenues civiles dans leur débandade.
Rappelons ici que les terroristes du M23, en complicité avec les forces spéciales rwandaises, avaient occupé la cité de Bunagana, au Nord-Kivu depuis lundi 13 juin dans l’avant-midi.


"Nord-Kivu : Les FARDC reprennent le contrôle de Bunagana après plus de 3h de combats avec le M23  -juin  16, 2022
= https://actu30.cd/2022/06/nord-kivu-les-fardc-reprennent-le-controle-de-bunagana-apres-plus-de-3h-de-combats-avec-le-m23/
Les Forces Armées de la République démocratique du Congo ont repris le contrôle, ce jeudi 16 juin 2022, de Bunagana, entité située dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cela, après plus de 3 heures de violents combats avec les rebelles du M23.

Bin Seruh, acteur de la société civile locale, indique à Actu30.cd, que l’armée a lancé l’assaut sur Bunagana tôt le matin de ce jeudi. Après plus de 3 heures d’affrontements, dit-il, elle a réussi à déloger les rebelles M23 de cette cité de la province du Nord-Kivu.
« Cette information est vraie, les FARDC ont récupéré Bunagaba après des affrontements qui avaient commencé très tôt le matin aujourd’hui. Les FARDC ont réussi à récupérer cette cité frontalière de Bunagana. Et pour l’instant, les Forces armées de la République démocratique du Congo sont en train de faire le ratissage parce que l’ennemi a fui. Les FARDC contrôlent l’intégralité de la cité », indique-t-il.
Une source militaire jointe par votre Rédaction, confirme la nouvelle. Elle renseigne que les rebelles M23 et leur allié, le Rwanda, se sont réfugiés vers le parc des Virunga et d’autres ont franchi la frontière côté Ouganda. Elle déclare, par ailleurs, que l’armée a réussi à tuer des rebelles M23.


" RDC : les FARDC reprennent le contrôle de Bunagana -Juin 16, 2022
= https://cas-info.ca/rdc-les-fardc-reprennent-le-controle-de-bunagana/
Les FARDC ont repris le contrôle de la cité de Bunagana ce jeudi 16 juin 2022 après plus de 4 heures des combats avec les rebelles du M23, soutenu par le Rwanda et Ouganda.
« les Forces armées de la République démocratique du Congo sont en train de faire le ratissage parce que l’ennemi a fui. Les FARDC contrôlent l’intégralité de la cité», indique une source locale à CAS-INFO.


« Les rebelles M23 et leur allié, du Rwanda et l’Ouganda, se sont réfugiés vers le parc des Virunga et d’autres ont franchi la frontière côté Ouganda« , ajouté une source militaire.
la cité de Bunagana a été pris par le M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda le lundi dernier. Les FARDC avaient décidé de vider le lieu pour des raisons stratégiques, avait dit l’armée.


"Rutshuru : les FARDC en puissance contrôlent la cité de Bunagana, les rebelles M23/Rwanda en fuite - 16 juin 2022"



"RDC-Rutshuru: une attaque du M23 repoussée par l'armée dans le groupement Busanza, les rebelles tentent d'étendre leur zone d'influence -  16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/rdc-rutshuru-une-attaque-du-m23-repoussee-par-larmee-dans-le-groupement-busanza-les


"Agression rwandaise : Voici les grandes décisions prises contre le pays de Paul Kagame ! - 16 juin 2022
= https://okapinews.net/une/agression-rwandaise-voici-les-grandes-decisions-prises-par-le-conseil-superieur-de-la-defense-de-la-rdc-contre-le-pays-de-paul-kagame/


"RDC contre M23: manifestation anti-Rwanda, tension et pillages à Goma - 16 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70759/rdc-contre-m23-manifestation-anti-rwanda-tension-et-pillages-a-goma/

"Le M23, le bras séculier du Rwanda ? -  15 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70747/le-m23-le-bras-seculier-du-rwanda/
= https://www.radiookapi.net/2022/06/16/actualite/politique/modeste-bahati-appelle-au-soutien-general-des-fardc

" RDC: les troupes de la MONUSCO "en position défensive" près de Bunagana -  15/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/actualite/securite/rdc-les-troupes-de-la-monusco-en-position-defensive-pres-de-bunagana

"Prise de Bunagana par le M23 : l’histoire se répète 10 ans après ! -  14/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/14/actualite/securite/prise-de-bunagana-par-le-m23-lhistoire-se-repete-10-ans-apres

"Kinshasa-Kigali: "rompre nos relations diplomatiques n'est pas nécessairement un signe de force"... - 16.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106450_kinshasa_kigali_rompre_nos_relations_diplomatiques_n_est_pas_necessairement_un_signe_de_force_alain_atundu.html

"Insécurité dans l’Est : MONUSCO, un aveugle VIP ! - 16.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106445_insecurite_dans_l_est_monusco_un_aveugle_vip.html
= https://actu7.cd/2022/06/13/guerre-de-lest-lonu-hypocrite/


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Message  ndonzwau 17/6/2022, 3:09 pm

"La  Monusco au front à l'Est n'a rien vu, ni la présence de l'armée rwandaise derrière le M23, ni celle des Fdlr à coté des Fardc, encore moins la sienne propre des Fdlr : des demies-vérités diplomatiques qui n'aideront pas la paix qu'elle est venue assurer à l'Est du CONGO. Au fait que fait la Monusco depuis 23 ans de présence dans notre pays ?
Uhuru Kenyatta annoncelmalgré l'accusation du Rwanda derrière le M23 annonce la mise en place de sa 'force régionale' pour désarmer tous les groupes armés dans l’Est de la RDC, le Rwanda en fera-t-il partie ?
Dr Mukwege alerte une nouvelle fois sur le déploiement d’une force régionale composée des pays à la base de la déstabilisation de l'Est du Congo qui risque d’aggraver la situation...  
Martin Fayulu demande la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda, accuse Tshisekedi « d'incompétence et de leadership faible et exige le dévoilement du contenu des accords signes entre lui, Kagame et Kaguta...
Joâo Lourenco commis à la médiation par l'UA peine jusque-là à présenter un schéma lisible.
On n'en parle pas beaucoup mais il semble bien que nos Fardc tiennent bien Bunangana d'où ils ont mis en débandade l’armée rwandaise et le M23 ; la situation n'en reste pas moins tendue dans le coin...

Apparemment le Congo a eu le courage de réclamer que le Rwanda ne fasse pas partie de la force régionale proposée à Nairobi. Mais que vaut cette force régionale au-delà de sa récusation par notre Prix Nobel ? A rappeler que des opérations équivalentes (Umoja wetu...) comme aujourd'hui il y  la présence de l’armée ougandaise sur notre sol, ont donné un résultat quasi nul, la chimère de la menace FDLR en chasse est toujours présente. La solution c'est de renforcer les capacités de défense de l’armée congolaise.



"Quelles conséquences économiques après la suspension des accords entre Kinshasa et Kigali? -16/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220616-quelles-cons%C3%A9quences-%C3%A9conomiques-apr%C3%A8s-la-suspension-des-accords-entre-kinshasa-et-kigali
En RDC, le Conseil supérieur de la défense a suspendu tous les accords et pré-accords signés avec le Rwanda car Kinshasa accuse Kigali de soutenir le mouvement rebelle M23. Cette suspension concerne aussi l'économie. Quelles peuvent être les répercussions ?  

Il y a près d'un an, le 25 juin 2021, les présidents congolais et rwandais signaient en grandes pompes à Rubavu trois accords économiques destinés à renforcer les liens commerciaux entre leurs deux pays. Un an après, ces textes vont faire les frais de la suspension de tous les accords, annoncée mercredi soir 15 juin au terme d'une réunion du Conseil supérieur de la défense de RDC.
Si, comme le confie un haut responsable congolais, l'évaluation de cette suspension est encore en cours, on sait que ces accords dessinaient un cadre commun de promotion des investissements, instauraient un accord de non double-imposition, et surtout avaient mis en place une coopération dans le domaine de l'exploitation aurifère. Un expert du secteur minier estime que cette exploitation commune risque de s'arrêter le temps que les problèmes entre les deux pays soient réglés.
L'effet le plus visible de la tension entre les deux pays est survenu il y a trois semaines, lorsque la RDC a interdit à Rwandair, la compagnie rwandaise, d'opérer sur son territoire. En revanche, pour l'heure, la frontière au niveau de Goma reste ouverte. Il est vrai que les flux d'hommes et de marchandises y sont très importants, voire vitaux pour l'approvisionnement des grandes villes de l'est du Congo.


• L'opposant Martin Fayulu demande la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda
Les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir les rebelles du M23. Martin Fayulu à la tête de la coalition d'opposition Lamuka endosse ces charges, mais accuse le président Félix Tshisekedi « d'incompétence et de leadership faible » ayant plongé le pays « dans l'abîme ». L'opposant, qui qualifie toujours l'actuel régime d'illégitime, appelle à l'expulsion de l'ambassadeur du Rwanda dans le pays.
"Monsieur Félix Tshisekedi a signé avec une légèreté déconcertante des accords secrets avec les pays voisins de l’Est. Il est allé jusqu’à sous-traiter la sécurité de notre pays au Rwanda et en Ouganda particulièrement. Monsieur Félix Tshisekedi a inutilement provoqué une compétition entre les pays d’Afrique de l’Est sur la RDC. Prenons nos responsabilités devant le peuple congolais. Nous demandons la rupture immédiate des relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda, et la levée de l‘état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. À la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs], nous demandons de poursuivre ses efforts de médiation dans le sens de ramener la paix dans la région.[
Martin Fayulu
Pascal Mulegwa

"RDC: le processus de raffinage de l’or congolais par le Rwanda suspendu - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/rdc-le-processus-de-raffinage-de-lor-congolais-par-le-rwanda-suspendu

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Photo d'illustration

Félix Tshisekedi a réuni mercredi le Conseil supérieur de la défense. Il a été décidé que le gouvernement de suspendre tous les protocoles d’accord, accords, conventions conclus avec le Rwanda accusé d’agresser la RDC et d’apporter un soutien au M23. Quels sont ces accords ? Le gouvernement promet de communiquer rapidement sur ce dossier. Officiellement, depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi une série d’accords ont été signés entre Kinshasa et Kigali.
26 juin 2021 à Goma, le tapis rouge est déployé. La cérémonie est grandiose. Elle est diffusée en direct sur la télévision publique du Rwanda et celle de la RDC. L’entente semble parfaite entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi.
Les deux chefs d’Etat assistent à la signature de trois accords de coopération bilatérale, pour illustrer l’amélioration des rapports entre Kinshasa et Kigali. Le premier porte sur la promotion et la protection des investissements.
Le deuxième est une convention qui permet d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu.
Le dernier est un protocole de coopération entre la société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA SA) et la société rwandaise DITHER LTD.
Le but de cette entente, expliquaient les autorités de deux pays, est de priver les groupes armés des revenus issus de cette filière.
Kinshasa avait accepté que l’or extrait par Sakima soit raffiné au Rwanda.

Problème, ces accords ne sont pas passés par l’Assemblée nationale, provoquant la colère de certains députés dont Juvénal Munubo. Cet élu, originaire de l’Est de la RDC, n’exclut pas la présence d’autres accords qui seraient gardés secrets.
Cette semaine, le président de l’Assemblée nationale a également annoncé que son bureau avait bloqué le processus de ratification de certains accords avec l’Ouganda soupçonné aussi d’être en intelligence avec le M23.
Toujours mercredi, autour de Félix Tshisekedi, le conseil supérieur de la défense a instruit le ministre de l'Intérieur et le chef de la police à prendre toutes "les dispositions requises pour éviter la stigmatisation et la chasse à l'homme" lors des manifestations contre le Rwanda et les M23. Lors d'une manifestation contre le régime de Paul Kagame, des certains manifestants avaient ciblé les commerces supposés appartenir aux rwandais.


"Situation à Bunagana : Reprise des combats, les FARDC mettent en débandade  - 17 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/17/situation-a-bunagana-reprise-des-combats-les-fardc-mettent-en-debandade-larmee-rwandaise-et-le-m23.html/110630/
Les forces armées de la République démocratique du Congo ont mis en débandade ce jeudi 16 juin 2022, les terroristes du mouvement du 23 mars (M23) et leurs alliés Rwandais et Ougandais à Bunagana dans la province du Nord-Kivu.
Selon les sources locales, les rebelles en débandade seraient entrain de se retrancher dans les collines environnantes.


L’armée nationale est entrée dans la ville l’avant midi de ce jeudi. « Des populations en joie sortent de leurs maisons pour saluer les FARDC », rapportent les médias locaux.
L’armée congolaise a comme objectif principal, révèlent ces sources, de reprendre coûte que coûte le contrôle de la cité prise le lundi 13 juin dernier par les terroristes du M23 appuyés par les Forces de défense du Rwanda (RDF). Déjà, ils avaient indiqué qu’ils tireront toutes les conséquences qui s’imposent et défendront la Patrie.
Alors que FARDC ont fait repli « stratégique » vers l’Ouganda afin d’éviter les dégâts collatéraux, mardi 14 juin, les forces régulières ont dit avoir repoussé les rebelles de Tsengerero et de Premidis, une localité agricole située dans le territoire de Rutshuru.
Dans la matinée de ce jeudi 16 juin, les rebelles du M23 et leurs alliés avaient débordé vers la colline du Mont Songa pour couper la ligne des FARDC. En retour, les FARDC les ont contenu. « La population de Musero a été surprise de voir devant leur porte les rebelles M23 sans coup de balle », témoignage un habitant.
La communication officielle des FARDC est attendue dans les heures qui suivent sur la situation à Bunagana, où elles continuent à être en offensive contre le M23, relèvent toujours certaines sources concordantes.

"RDC : vive tension à la petite barrière Goma-Gisenyi - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/rdc-vive-tension-la-petite-barriere-goma-gisenyi
La tension est vive depuis le matin de ce vendredi 17 juin à Birere, dans la ville de Goma (Nord-Kivu). À la base, l'altercation entre un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de défense et de sécurité du Rwanda. Selon des sources locales, un militaire FARDC en provenance de la ligne des fronts dans le territoire de Rutshuru,  pris de colère suite au décès de son compagnon d'armes s’est directement rendu à la petite barrière.

Il aurait tiré, à partir de la zone neutre, plusieurs balles causant au moins trois morts parmi les membres des forces de l’ordre avant d’être abattu par un militaire rwandais. Les circonstances de son décès ne sont pas encore élucidées.
Pour l’instant, les activités sont paralysées à Birere, centre commercial de Goma. Boutiques, magasins et autres édifices commerciaux sont fermés. Leurs tenanciers craignent d’éventuels actes de vandalisme.
Mercredi, plusieurs habitants sont descendus dans la rue pour manifester contre l'agression de la RDC par le Rwanda. La manifestation avait également pour but de soutenir les FARDC qui s'affrontent contre les rebelles du M23, appuyés par le Rwanda dans le territoire de Rutshuru. Il eût fallu des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser les manifestants aux postes frontaliers de Goma qui voulaient à tout prix traverser jusqu'au Rwanda.
Au niveau de la sous région, ces incidents à la frontière sont gérés par le Mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) dont le siège est à Goma.

"Goma : des blessés légers et quelques dégâts matériels enregistrés lors de la marche de soutien aux FARDC- 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/goma-des-blesses-legers-et-quelques-degats-materiels-enregistres-lors-de-la-marche-de

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Marche de soutien aux FARDC à Goma

Au moins trois policiers, deux casques bleus et un taximan moto ont été légèrement blessés lors de la marche de soutien organisée mercredi 15 juin à Goma par la société civile et les mouvements citoyens pour soutenir les FARDC aux fronts dans le Rutshuru et exiger du président rwandais Paul Kagame la fin de l’agression.
C’est le bilan humain provisoire dressé par le maire policier de la ville de Goma. Quelques dégâts matériels légers ont aussi été enregistrés au cours de cette manifestation d'au moins 10 000 personnes.
« Il y a eu trois policiers blessés légèrement. Ils ont été victimes de jets de projectiles. Ils sont au nombre de trois. Un des commissaires urbains de Goma et deux du groupe mobile d’intervention. Au niveau de la petite barrière, j'ai vu un motard qui était blessé par des projectiles. Il y en a eu assez là-bas. Peut-être qu'il y a d'autres personnes qui sont blessées mais qu’on n’a pas pu identifier. On parle aussi de certaines maisons de vente de téléphones dont les vitres ont été cassées. Au niveau des  barrières, on a cassé  les barres de sortie et d’entrée. C'est un dégât matériel léger », a dit l’autorité urbaine de Goma.

Par ailleurs, il félicite les forces de l'ordre ainsi que la population de Goma pour avoir respectivement contenu les manifestants et appuyé les Forces de défense et de sécurité qui combattent contre le M23, appuyé par le Rwanda dans le territoire de Rutshuru.
« Je remercie les organisateurs de cette marche parce qu'ils ont montré, à quel niveau ils sont patriotes. Je félicite par la même occasion les forces de l'ordre et de sécurité qui ont su contenir tous ces mouvements des masses. C’était une marche qui a pu contenir, plus ou moins 10 000 hommes. Ce qui n’était pas facile à contenir », souligne-t-il.
Deux présumés voleurs de poissons dans une chambre froide appartenant à un habitant soupçonné d’être rwandais ont été arrêtés par la police avec leurs motos. Ils ont également été présentés à la presse, par le maire de Goma, en présence de son adjoint, le commissaire supérieur principal Faustin Kapend, du commandant du commissariat urbain de Goma, le commissaire supérieur principal Alain Alisa Job ainsi que d'autres membres des services spécialisés de la mairie.

Du côté des organisateurs de ladite marche dont la coordination urbaine de la société civile et les mouvements citoyens, on se frotte les mains. Le Président de la société civile de Goma, Marrio Nghavo, a félicité pour sa part la police pour l’encadrement en dépit de quelques dérapages signalés du côté de certains manifestants qui sont allés jusqu’aux postes frontaliers avec le Rwanda, violant ainsi l’itinéraire convenu avec l'autorité urbaine.
« Nous saluons le travail de titan abattu par notre police. La marche a été pacifique. Nous remercions également les manifestations qui ont manifesté avec cet esprit de patriotisme. Nous déplorons seulement quelques débordements parce qu'au lieu d’aller au rond-point cercle sportif, lieu convenu comme point de chute, certains manifestants sont allés envahir les postes frontaliers jusqu’à vouloir traverser jusqu'au Rwanda », a dit Marrio Nghavo, Président de la société civile de Goma.
Certains acteurs politiques dont des députés provinciaux se sont également joints à cette manifestation. C’est le cas de Élie Nzaghani et Jean Paul Lumbulumbu, respectivement député provincial, élu de Rutshuru et vice-président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu qui appellent le Président de la République à décréter, soir l’état de guerre, soit l’état d'urgence sécuritaire afin de mettre fin à l’aventure armée du M23 et son allié le Rwanda dans le Nord-Kivu.
Plusieurs manifestations contre l’invasion de la RDC ont déjà été organisées à travers le pays. À Kinshasa comme dans d'autres villes, les acteurs tant politiques que ceux de la société civile continuent à apporter leur soutien aux FARDC et à protester contre l'agression de la RDC par le Rwanda.

"RDC: mort d’un soldat congolais à Goma au poste frontière avec le Rwanda -  17/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220617-rdc-mort-d-un-soldat-congolais-%C3%A0-goma-au-poste-fronti%C3%A8re-avec-le-rwanda


"RDC contre M23: manifestation anti-Rwanda, tension et pillages à Goma - 16 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70759/rdc-contre-m23-manifestation-anti-rwanda-tension-et-pillages-a-goma/

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mercredi à Goma, à la frontière avec le Rwanda, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), pour dénoncer l’ »agression rwandaise » et exprimer leur soutien à l’armée congolaise, dans un contexte de tension maximale entre Kinshasa et Kigali.

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Des manifestants tentent d’atteindre la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda lors d’une manifestation à Goma le 15 juin 2022 afp.com – Michel Lunanga

Dès le matin, dans une ambiance très tendue, les manifestants, de jeunes hommes surtout, certains torse nu, se sont dirigés en courant en deux groupes vers la frontière, à la « petite barrière » et la « grande barrière » qui séparent la RDC du Rwanda, en scandant des slogans hostiles à ce pays et à son président Paul Kagame.
Plus tard dans la journée, des scènes de pillages de magasins appartenant à des ressortissants rwandais ont été observées dans un quartier commercial.
« Nous ne voulons plus des Rwandais, laissez-nous aller affronter Kagame chez lui », criaient les manifestants.
De plus en plus nombreux au fil de la matinée, ils ont été dispersés par la police anti-émeute alors qu’ils tentaient de forcer le passage vers le Rwanda. Une personne au moins a été blessée, a constaté un correspondant de l’AFP.
« Nous manifestons contre l’incursion des rebelles M23 en République démocratique du Congo. Nous demandons au gouvernement de nous doter de tenues (militaires) et d’armes pour aller nous battre » contre l’armée rwandaise, a déclaré un manifestant, Éric, sous les acclamations des dizaines d’autres qui l’entouraient.

Dans la ville, les banques, stations service, écoles, boutiques et autres commerces étaient fermés, à l’exception de quelques pharmacies.
Dans la panique, des ressortissants rwandais qui se trouvaient dans la ville fuyaient pour traverser la frontière vers le Rwanda, tandis que des Congolais qui se trouvaient du côté rwandais faisaient le mouvement contraire.
Sur certaines artères, des manifestants arrêtaient des véhicules, les fouillaient, en exigeant de connaître l’identité de leurs occupants. Des menaces verbales envers des personnes considérées comme « rwandophones » de par leur apparence ont également été rapportées.

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Des policiers congolais affrontent des manifestants à Goma le 15 juin 2022. afp.com – Michel Lunanga

– « Chaque centimètre » –
Mardi, dans la capitale Kinshasa, quelques centaines de personnes avaient de nouveau manifesté pour demander la rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda, accusé de soutenir la rébellion du M23, et appeler le président congolais Félix Tshisekedi à sortir de son silence.
Depuis fin mai, des rassemblements sont organisés pour réclamer le départ de l’ambassadeur du Rwanda, Vincent Karega, qui avait été récemment convoqué pour recevoir une mise en garde « sévère » des autorités congolaises.
Dès le 28 mai, Kinshasa avait aussi annoncé la suspension des vols de la compagnie Rwand’Air sur son territoire pour protester contre le soutien présumé de Kigali au M23. Mais jusqu’à présent, les autorités de Kinshasa ont aussi réitéré leur volonté d’entretenir des relations apaisées avec leurs voisins.
Mardi soir, le gouvernement congolais a haussé le ton, « condamnant » dans un communiqué « la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l’armement de cette rébellion » et promettant de défendre « chaque centimètre » de son territoire.
Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par Kinshasa, le M23 a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.

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Des manifestants tentent d’atteindre la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda lors d’une manifestation à Goma le 15 juin 2022 afp.com – Michel Lunanga

Lundi, la localité congolaise de Bunagana, un centre d’échanges commerciaux situé à la frontière ougandaise, est tombée entre les mains de ces rebelles. L’armée congolaise a accusé le Rwanda d' »invasion » de son territoire.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont tendues depuis l’arrivée massive il y a près de 30 ans dans l’est de la RDC de Hutu rwandais accusés d’avoir massacré des Tutsi lors du génocide rwandais de 1994.
Elles s’étaient réchauffées avec l’accession au pouvoir en RDC en janvier 2019 de Félix Tshisekedi, mais la résurgence du M23 et l’intensification des combats ces dernières semaines ont ravivé les tensions.

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Des manifestants portent une affiche honorant les forces armées de la République démocratique du Congo lors d’une manifestation à Goma le 15 juin 2022. afp.com – Michel Lunanga


"Lutundula: « Nous attendons de la communauté internationale qu’elle applique les règles du droit international et sanctionne cette agression conformément à la charte des Nations unies - 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/lutundula-nous-attendons-de-la-communaute-internationale-quelle-applique-les-regles-du

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Christophe Lutundula à Malabo

Christophe Lutundula Apala Pen’Apala se déploie pour faire entendre la voix de la RDC. Après ses prises de parole à l’Union africaine et à l’ONU, le chef de la diplomatie congolaise s’active également à Kinshasa auprès de différentes chancelleries.
« Notre combat contre l’agression de la RDC par le Rwanda se mène tant sur les opérations militaires que sur le plan diplomatique. Dans ce cadre, nous avons le devoir de donner aux décideurs internationaux les informations les plus vraies et correctes face aux allégations mensongères de nos agresseurs pour justifier leurs crimes », a-t-il expliqué.
Il a déjà reçu les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU et va bientôt s’entretenir avec ceux des organisations sous régionales dont la RDC est membre notamment la CIRGL, la SADC, la CEEAC et l’EAC.
« Nous attendons de la communauté internationale qu’elle applique les règles du droit international et sanctionne  en conséquence cette agression conformément à la charte des Nations unies », a ajouté le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères.
Christophe Lutundula Apala Pen’Apala doute de la bonne foi du Rwanda et attend les résultats concrets de la médiation menée par le président angolais Joâo Lourenco: « Le président de la République a déjà rencontré le médiateur, le président angolais. La RDC reste disponible et attend le go du médiateur. Il n’est pas évident que les dirigeants rwandais qui poursuivent leur aventure guerrière dans notre pays sont dans les mêmes dispositions d’esprit ».
Ce déploiement diplomatique porte déjà ses fruits avec une prise de position sans équivoque des États-Unis et un appel de l’ONU contre une guerre « par procuration » menée par l’entremise des groupes armés.

"Tensions Kinshasa-Kigali : Uhuru Kenyatta annonce la mise en place d’une force régionale pour « désarmer » tous les groupes armés dans l’Est de la RDC - 16 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/16/tensions-kinshasa-kigali-uhuru-kenyatta-annonce-la-mise-en-place-dune-force-regionale-pour-desarmer-tous-les-groupes-armes-dans-lest-de-la-rdc.html/110586/

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Le Président kényan, Uhuru Kenyatta, également président en exercice de la communauté de l’Afrique de l’Est, s’est exprimé, mercredi, sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Dans sa déclaration, transmise à POLITICO.CD, Uhuru Kenyatta se dit « inquiet » du fait du récent développement de la situation qui, du reste, demeure toujours tendue notamment entre Kinshasa et Kigali, alors que l’Est de la RDC est en proie aux affrontements entre les FARDC et les terroristes du M23, accusés d’être soutenus par l’armée rwandaise.


« Je note avec inquiétude que les développements récents, y compris les hostilités ouvertes, créent une grave menace pour le succès de l’accord régional, le travail des dirigeants, y compris la promotion des résultats des consultations intercongolaises (RDC) du processus de Nairobi », a déclaré Uhuru Kenyatta.
À en croire Kenyatta, ces hostilités, déjà enclenchées, menacent de saper, tout de même, le processus politique en cours (la voie politique) visant à remédier à la situation sécuritaire, comme prévu dans le communiqué sanctionnant le conclave du 21 avril 2022.

Appel à « la cessation immédiate »
Tout comme d’autres chanceliers internationaux, Uhuru Kenyatta ne va pas dans le dos de la cuillère pour dénoncer l’agression dans l’Est de la RDC. Dans sa note, où il révèle même avoir entrepris une série de conversations téléphoniques avec ses collègues de la région du 14 au 15 juin 2022, le président de la République Kényane appelle les dirigeants politiques de la région à rester « déterminés » à mettre en place et à renforcer les efforts politiques et militaires en RDC en vue de construire une paix et stabilité durables dans le pays.
« J’appelle donc à la cessation immédiate de toutes les hostilités dans l’Est de la RDC et à tous les groupes armés, étrangers et locaux, à déposer les armes immédiatement et sans condition et à s’engager dans le processus politique », a-t-il insisté.
« J’appelle en outre à la déclaration des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu (Bunagana, Bugusa, la plupart des parties de l’axe principal du Petit Nord, Masisi, Lubero, Beni Kasindi) et du Sud-Kivu en zone libre d’armes, où tout individu ou groupe portant des armes en dehors des forces officielles et légalement déployées et mandatées dans le pays seront désarmées », martèle Kenyatta.
Il sied d’indiquer que l’escalade entre Kigali et Kinshasa est encore grande. Les FARDC ont accusé, lundi 13 juin 2022, les forces Rwandaises d’avoir soutenues les terroristes du M23 pour occuper la cité de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda. De l’autre côté, le Rwanda a, dans un communiqué, appelé à la protection de ses frontières, revendiquant sournoisement la chute de Bunagana.

"Une nouvelle force régionale pour l'est de la RDC ? - 09.06.2022
= https://www.dw.com/fr/rdc-eac-rwanda-arm%C3%A9e-congolaise-fardc-m23/a-62071633
Pour combattre les groupes armés actifs dans l'est du pays, la Communauté des États d'Afrique de l'Est réfléchit à une nouvelle force régionale.

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Un soldat congolais monte la garde à l'aéroport de Rutshuru, après des affrontements avec des rebelles du M23

En début de semaine, les chefs des armées de la Communauté des États d'Afrique de l'Est (EAC) se sont réunis à Goma, dans l'est de la RDC. But de la rencontre : créer les conditions pour la mise en place d'une force régionale afin de combattre les groupes armés actifs dans la région. La réunion a toutefois été boycottée par le Rwanda, accusé par la RDC de soutenir les rebelles du M23.
La mise en place de cette nouvelle force régionale permettra-t-elle de venir à bout des différents groupes armés qui sévissent dans l'est de la RDC ? La réponse est non, estime Jean-Jacques Wondo Omanyundu, analyste des questions socio-politiques, sécuritaires et militaires.
Lisez ou écoutez son témoignage ci-dessous.
Jean-Jacques Wondo Omanyundu : Circonscrire la crise au niveau du Congo, ce n'est pas une solution et ce ne sera pas une solution efficace. Aujourd'hui, vous avez l'état de siège qui a été décrété depuis le mois de mai 2021, avec des résultats qui laissent à désirer. Et puis il y a eu la présence de l'armée ougandaise, qui fait partie des Etats d'Afrique de l'Est, qui agit aussi depuis fin novembre, avec des résultats qui laissent toujours à désirer parce que les massacres se poursuivent comme il y a quelques jours, que ce soit à Beni ou en Ituri.
DW : Que pourrait faire cette force régionale que la Monusco, la mission de l'ONU en RDC, n'a jusque-là pas pu faire ?
Jean-Jacques Wondo Omanyundu : Je ne pense pas que la constitution de cette force permettra de sécuriser le Congo parce que la menace qui pose problème aujourd'hui, c'est une menace qui est importée donc qui vient de l'extérieur. Et le fait de délimiter le terrain de la menace au Congo, pour moi, c'est une mauvaise conception des opérations.
Donc, la deuxième chose aussi là, j'insiste, on veut toujours déployer les forces au Congo, mais que ça soit au niveau des autorités congolaises ou de la région, personne ne se soucie du fait qu'on doit renforcer les capacités de défense, les capacités opératives de l'armée congolaise.

Écouter l'audio  07:45
= https://afridesk.org/wp-content/uploads/2022/06/JjInt2-1.m4v?_=1

"Circonscrire la crise au Congo, ce n'est pas une solution" (JJ Wondo Omanyundu)
Parce que dites-moi, après ces opérations, ces armées seront appelées à retourner dans leur pays. Et si on ne réforme pas l'armée congolaise, on risque encore de connaître encore les mêmes problèmes sécuritaires. Il ne faut pas oublier que des telles opérations, on les a connues par le passé, notamment l'opération Umoja Wetu. Cela a donné quels résultats ? Alors après l'Umoja Wetu, tout le Rwanda via son porte-parole militaire, le général, qui s'occupait de l'opération conjointement avec le général Numbi, avait décidé qu'ils avaient éradiqué la menace FDLR et le Rwanda ne reviendra plus au Congo. Mais aujourd'hui, on voit que le Rwanda ne cesse de chercher les voies et moyens pour revenir au Congo, notamment en renforçant les capacités de défense du M23 qu'ils ont formé parce qu'ils ont recruté récemment des centaines de jeunes qui ont été formés. Ce sont ces jeunes, appuyés par les éléments de l'armée rwandaise qui opèrent à Rutshuru et qui opèrent dans les Virunga.

"Jean-Jacques Wondo parle de la force régionale des États d’Afrique de l’Est sur Rfi - 15 juin 2022
= https://afridesk.org/jean-jacques-wondo-parle-de-la-force-regionale-des-etats-dafrique-de-lest-sur-rfi/
"La RDC ne veut pas de la participation du Rwanda dans la prochaine force régionale - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/la-rdc-ne-veut-pas-de-la-participation-du-rwanda-dans-la-prochaine-force-regionale
Le gouvernement de la RDC s'est déclaré favorable à la proposition faite mercredi par le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, de déployer une nouvelle force militaire régionale dirigée par la Communauté de l'Afrique de l'Est « pour faire respecter la paix dans les provinces ciblées par le M23 et le Rwanda, mais insiste sur le fait qu'il n'acceptera pas la participation du Rwanda à cette force conjointe », dit un communiqué du gouvernement congolais publié ce vendredi.

Des chefs militaires régionaux des sept pays de l'EAC ont rendez-vous dimanche afin de mettre au point les préparatifs pour le déploiement de cette force régionale, a annoncé mercredi Uhuru Kenyatta. La force conjointe est appelée à être active dans les provinces d'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette proposition n’est pas celle soutenue par Denis Mukwege.
Le Prix Nobel de la paix y est très hostile. « Le déploiement dans l’Est de la RDC d’une force régionale composée par des pays à la base de la déstabilisation, d’atrocités et du pillage de nos ressources n'apportera ni la stabilité ni la paix et risque d' aggraver la situation », dit-il dans un tweet.

"Mukwege alerte une nouvelle fois: « le déploiement d’une force régionale composée par des pays à la base de la déstabilisation risque d’aggraver la situation » - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/mukwege-alerte-une-nouvelle-fois-le-deploiement-dune-force-regionale-composee-par-des

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Mukwege1

Les participants au deuxième conclave des Etats de l’EAC sur la sécurité de la RDC s'étaient convenus du déploiement d’une force régionale en cas d’échec du processus politique ouvert sous le leadership du Président du Kenya. Uhuru Kenyatta est revenu à la charge mercredi dernier et a appelé à l’activation rapide de cette force régionale. Cette proposition n’est pas celle soutenue par Denis Mukwege. Le Prix Nobel de la paix y est très hostile. « Le déploiement dans l’Est de la RDC d’une force régionale composée par des pays à la base de la déstabilisation, d’atrocités et du pillage de nos ressources n'apportera ni la stabilité ni la paix et risque d' aggraver la situation », dit-il.  

Il avait déjà alerté des mois plus tard: « Après 25 ans de crimes de masse et pillage de nos ressources par nos voisins,l'autorisation du Président à l’UPDF et les accords de coopération militaire avec RDF sont inacceptables », avait écrit Denis Mukwege. Il s’opposaient aux « pyromanes/pompiers » et prévenaient « Les mêmes erreurs produiront les mêmes effets tragiques ».
Comme le Prix Nobel de la Paix, le député Juvénal Munubo ne cache pas sa position. Il cite l'art de la guerre de Sun Tzu: « Qui ignore les objectifs stratégiques des autres princes ne peut conclure d'alliances ».
Pour le député, la recette recommandable n’est pas aussi loin que cela: « Je pense que la solution, c'est d'investir dans les FARDC ». Il veut « plus de moyens et de motivation pour les militaires ». C’est également l’avis du Prix Nobel de la paix: « La réforme des FARDC, de la PNC et l’ANR s’impose ».

"Agression de la RDC par le Rwanda: les résultats concrets de la médiation menée par Joâo Lourenco toujours attendus - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/agression-de-la-rdc-par-le-rwanda-les-resultats-concrets-de-la-mediation-menee-par-joao

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Lourenco_0

Les deux grandes annonces faites à l’issue du tête-à-tête Lourenço-Tshisekedi étaient notamment l’acceptation par Kinshasa de libérer les deux militaires mais aussi le principe d’une rencontre Tshisekedi-Kagame pour tenter de baisser la tension entre Kinshasa et Kigali.
Pour le premier point, Paul Kagame a pu récupérer ses deux militaires après une forte pression. En revanche, le Docteur Patrick Bala, membre de l’Union sacrée au Nord-Kivu, a été libéré environ une semaine après son arrestation à Gisenyi (Rwanda) où il habite. Cependant, la moisson de cette médiation est très maigre. Les combats se poursuivent dans le territoire de Rutshuru. Le M23 soutenu par le Rwanda s’est même installé à Bunagana et menace de grappiller d’autres positions FARDC.
« Le président de la République a déjà rencontré le médiateur, le président angolais. La RDC reste disponible et attend le go du médiateur. Il n’est pas évident que les dirigeants rwandais qui poursuivent leur aventure guerrière dans notre pays soient dans les mêmes dispositions d’esprit », a expliqué mercredi Christophe Lutundula Apala Pen’Apala au cours d’une interview accordée à ACTUALITE.CD.
Pour les représentants de la communauté internationale, Lourenco reste l’homme de la situation.
L’Union africaine, l’Union européenne et l’ONU insistent pour que les organisations régionales s’impliquent dans la résolution de cette crise. Ainsi, tous les yeux sont particulièrement braqués sur une organisation: la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (la CIRGL).  Il se trouve que João Lourenco est le président en exercice de la CIRGL. Et le diplomate Angolais João Samuel Caholo en est le Secrétaire Exécutif.
C’est une organisation clé en ce qui concerne les crises multiformes dans cette partie du continent. Sa création d’ailleurs résulte de la reconnaissance de la dimension régionale de ces conflits et de la nécessité d’un effort concerté en vue de promouvoir la paix et le développement durable dans la région. Il faut ajouter que la CIRGL a en son sein un dispositif qu’on appelle le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi.

Cet outil a pour rôle de surveiller et de mener des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région.  D’ailleurs, Kinshasa et Kigali ont tous deux saisi ce mécanisme.
L’autre question qui se pose, c’est celle de l’efficacité de Luanda dans les négociations au niveau régional.
Pour le contexte, Félix Tshisekedi et Joâo Lourenco s’étaient également fortement impliqués pour tenter de réconcilier le rwandais Paul Kagame avec l’ougandais Yoweri Museveni longtemps en froid. Cette expérience a sans doute pesé dans le choix de Macky Sall de confier cette tâche au président angolais. Il faut aussi dire que Joâo Lourenco s’est également impliqué dans le cadre de la CIRGL pour tenter de trouver une solution à la crise centrafricaine. Pour terminer, il ne faut pas non plus oublier que l’Angola est perçu comme une sorte de puissance politique, économique et militaire dans la région et sa voix compte. Entre-temps, le M23 et ses soutiens rwandais endeuillent toujours l’Est de la RDC.
"RDC-RWANDA : il n'y a aucun problème entre Congolais et Rwandais, ce sont les " leaders qui se plaisent à entretenir des cycles de violences " (Martin Fayulu) - 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/rdc-rwanda-il-ny-aucun-probleme-entre-congolais-et-rwandais-ce-sont-les-leaders-qui-se


"Parti politique : " les motivations du Rwanda sont de maintenir la RDC dans une insécurité constante pour l'affaiblir" Martin Fayulu - 16.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106453_parti_politique_les_motivations_du_rwanda_sont_de_maintenir_la_rdc_dans_une_insecurite_constante_pour_l_affaiblir_martin_fayulu.html
"RDC-Rwanda-M23 : Fayulu pointe Tshisekedi du doigt, « il a signé avec une légèreté déconcertante des accords secrets avec les pays voisins de l'est … » - 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/rdc-rwanda-m23-fayulu-pointe-tshisekedi-du-doigt-il-signe-avec-une-legerete
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/politique/rdc-rwanda-martin-fayulu-exige-la-rupture-immediate-des-relations
= https://7sur7.cd/2022/06/16/guerre-dans-lest-fayulu-charge-tshisekedi-il-promet-tout-le-monde-et-cette-incontinence
"RDC-RWANDA-M23 : Martin Fayulu demande la rupture immédiate de relations diplomatiques"




" La MONUSCO nie la présence de troupes rwandaises en RDC -Tel que affirmé par Kinshasa - 15.06.2022
= https://www.aa.com.tr/fr/afrique/la-monusco-nie-la-pr%C3%A9sence-de-troupes-rwandaises-en-rdc/2614812
Les troupes onusiennes déployées en République démocratique du Congo ont déclaré n’avoir pas constaté la présence des forces rwandaises sur le territoire congolais en appui aux rebelles du M23 qui se sont emparés d’une cité importante à la frontière avec l’Ouganda.
Alors que le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir militairement les rebelles et de déployer les forces spéciales auprès des rebelles, le porte-parole militaire de la mission des Nations Unies dans le pays a rejeté les allégations gouvernementales.


« A ce qui a trait à la participation du Rwanda, nous la MONUSCO, la force, nous n’avons pas pu établir cela, factuellement la MONUSCO n’a pas observé cela », a déclaré lors d’une conférence de presse, le lieutenant-colonel Harvey Frédéric également chef de liaison de la MONUSCO auprès de l’armée congolaise.
Répondant à une question de l’agence Anadolu, l’officier a précisé que pour « ce genre d’allégations politiques qui incluraient des pays de la région, il y a un mécanisme politique de vérification internationale déjà en place pour vérifier cela et nous allons nous tenir à ses conclusions ».
Alors que Kigali accuse l’armée congolaise de collusion avec les rebelles Hutus des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) accusés de génocide dans leur pays, le porte-parole a indiqué n’avoir « pas observé cela » dans les rangs de l’armée gouvernementale qui bénéficie de l’appui militaire et logistique des troupes onusiennes au front.
« Grâce à notre mécanisme de filtrage, Il serait très improbable voire impossible que nous apportions un appui aux troupes qui sont en collusion avec les rebelles FDLR ou tout autre groupe armé », a-t-il déclaré.
Les Etats-Unis ont endossé les accusations de Kinshasa, appelant même à sanctionner le Rwanda.
L’Union africaine a encouragé les deux pays à la désescalade et à privilégier la voie du « dialogue » et de « concertation fraternelle » sous la facilitation du Président angolais João Lourenço, président de la conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL).
"Soutien des FARDC aux FDLR : « Nous n’avons aucune confirmation factuelle » (MONUSCO) -15 juin 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/15/soutien-des-fardc-aux-fdlr-nous-navons-aucune-confirmation-factuelle-monusco.html/110544/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Capture001

Accusées par le Rwanda et le Mouvement du 23 mars (M23) de coaliser avec les FDLR, la mission onusienne en RDC révèle qu’il n’y a pas de collusion entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les FDLR sur le terrain et ce, après avoir mené des investigations avant d’apporter son soutien aux FARDC.]
« L’armée congolaise fait – elle recourt aux FDLR face aux rebelles du M23 ? La MONUSCO‬ dit avoir procédé par des vérifications avant d’apporter son appui. La force onusienne soutient ainsi qu’il n’y a pas de collusion entre FARDC et FDLR sur le terrain », peut-on lire dans un tweet daté de ce mercredi 15 juin sur le compte Twitter de Pascal Mulegwa, journaliste de RFI à Kinshasa.

https://mobile.twitter.com/pascal_mulegwa/status/1537025103111897089

Avant d’ajouter : « Nous n’avons aucune confirmation factuelle », a déclaré le porte-parole militaire de la ‪MONUSCO‬.
Deux militaires rwandais (RDF) ont été capturés samedi 28 mai dernier à Biruma par les FARDC, précisément dans le groupement Gisigari dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Pour l’armée rwandaise, les FARDC ensemble avec les FDLR ont enlevé ces deux militaires rwandais pendant qu’ils patrouillaient.
« Suite à l’agression provocatrice des FARDC le 23 mai 22, où plusieurs roquettes ont été tirées sur le territoire rwandais, les FARDC avec les FDLR ont attaqué les RDF le long de notre frontière, et deux soldats des Forces rwandaises de défense ont été enlevés alors qu’ils patrouillaient », déclare la RDF dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD.
Et de poursuivre : « Nous avons depuis localisé ces deux militaires : le Cpl Nkundabagenzi Elysee et le Sdt Ntwari Gad détenus par les FDLR dans l’Est de la RDC. Nous appelons les autorités de la République démocratique du Congo qui travaillent en étroite collaboration avec ces groupes armés génocidaires à obtenir la libération des soldats des RDF ».

Les accusations de Kinshasa se révèlent plutôt authentiques
Dans un communiqué signé ce dimanche 12 juin 2022, le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, avait indiqué que le Rwanda veut occuper Bunagana pour paralyser la ville de Goma notamment faire pression au gouvernement congolais.
« L’objectif poursuivi par le Rwanda est d’occuper Bunagana pour non seulement asphyxier la ville de Goma, mais aussi faire pression sur le gouvernement de la Republique Démocratique du Congo. », a-t-il expliqué.
Le cabinet du gouverneur de la province du Nord-Kivu avait signalé, dans ce même document, que les terroristes du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par l’artillerie et les militaires de l’armée rwandaise, ont attaqué dimanche 12 juin matin « sans succès », les positions des FARDC de Bigega 1 et 2, à environ cinq kilomètres au Sud-Est de Bunagana, Premidis et Bugusa.
En effet, un communiqué publié mardi 14 juin par l’armée rwandaise, soit 24h après la chute de Bunagana, a surpris tout le monde. Et ce, juste après la déclaration de la commission des relations étrangères du sénat américain qui qualifie d’« inacceptable le soutien rwandais » aux terroristes du M23 « qui attaquent les civils, les casques bleus de l’ONU et les FARDC » dans l’Est de la RDC.
Pour le Rwanda, l’occupation de la cité de Buganana aux côtés du M23 garantie son « intégrité territoriale ».
« La Force de défense rwandaise souhaite informer le grand public que la défense et la sécurité de la population rwandaise, ainsi que l’intégrité territoriale du Rwanda, sont assurées, et que le FDR continuera à rechercher des garanties que les attaques transfrontalières sur le territoire rwandais seront arrêtées », peut-on lire dans ce même communiqué de l’armée rwandaise.
"Prise de Bunagana : « Nous n’avons rien vu, ni entendu que les Ougandais auraient trahi leurs alliées FARDC » (Monusco) - 15.06.2022,
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/actualite/politique/prise-de-bunagana-nous-navons-rien-vu-ni-entendu-que-les-ougandais
La MONUSCO a qualifié, mardi 14 juin, de « non-sens » les allégations selon lesquelles l’armée ougandaise aurait trahi les FARDC, en facilitant aux rebelles M23 la prise de Bunagana (Nord-Kivu).]
Le lieutenant-colonel Harvey, officier de liaison de la MONUSCO auprès des FARDC, l’a déclaré au cours de l’émission Dialogue entre congolais de Radio Okapi.

« Nous n’avons rien vu, ni entendu que (les Ougandais auraient) trahi leurs alliés FARDC », a assuré le lieutenant-colonel Harvey.
Il se demande par ailleurs « comment l’Ouganda, qui participe de façon active à combattre - en collaboration avec les FARDC et la MONUSCO, notamment le groupe ADF près de la région de Beni et dans le Sud de l’Ituri- aurait pu, tout d’un coup, se mettre à trahir le Congo ? »
Le lieutenant-colonel Harvey a par ailleurs réitéré l’appel au calme lancé à toutes les parties par la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita.
Celle-ci, poursuit-il, salue la médiation menée par le président angolais Joao Lourenço.
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"Insécurité dans l’Est : MONUSCO, un aveugle VIP ! - 16.06.2022,
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106445_insecurite_dans_l_est_monusco_un_aveugle_vip.html
Le propos tenus mercredi 15 juin par un haut responsable militaire de la Monusco (mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo) au sujet de l’agression de la RDC par le Rwanda, ont créé l’émoi dans la population congolaise victime des atrocités des terroristes de Paul Kagame.
La MONUSCO dit ne pas disposer des preuves irréfutables de la présence des forces rwandaises aux côtés du M23. Mensonge sur toute la ligne, dénonce un responsable de la société civile qui s’interroge sur les motivations réelles de l’initiative de la MONUSCO, incapable de protéger la population civile depuis près de 25 ans de présence en RDC.


La guerre de l’Est livre de plus en plus ses secrets. Que la MONUSCO dise ne rien voir dans le sens d’une quelconque preuve de l’agression de la RDC par le Rwanda, renvoie vite à comprendre la complexité du dossier Est de la République Démocratique du Congo.
La communauté internationale via la MONUSCO y est pour quelque chose, a déclaré un analyste à Actu7. Ce comportement irresponsable de la MONUSCO pousse chacun à s’interroger sur le bien fondé des prorogations répétées de la présence de cette structure Onusienne en RDC.
Qui a la mémoire courte pour oublier les différents rapports accablant les casques bleus dans l’exploitation des minerais de sang ? On y a pris du goût pour ce commerce international juteux. Et depuis, fait-on remarquer, la mission Onusienne s’est métamorphosée en aveugle VIP de l’insécurité quotidienne dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Il nous revient de constater dans ce sens que depuis 1999, les groupes armés se sont multipliés exponentiellement, semant terreur et désolation au Nord et Sud Kivu, en Ituri et ailleurs sous la barbe de la MONUSCO/ONU. Qui donc pour soigner la myopie de la MONUSCO ?
Dans l’entre temps, silence on tue.
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/15/conquete-de-bunagana-la-monusco-dit-navoir-vu-ni-entendu-que-les-ougandais-auraient-trahi-leurs-allies-fardc.html/110561/


= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106341_insecurite_dans_l_est_du_pays_felix_tshisekedi_invite_a_consulter_la_classe_politique.html
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/revue-de-presse/lavenir-la-rdc-suspend-tous-les-accords-conclus-avec-le-rwanda
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/emissions/dialogue-entre-congolais/reactions-apres-loccupation-de-bunagana-par-le-m23
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/actualite/revue-de-presse/congo-nouveau-poignarde-par-kagame-et-museveni-felix-tshisekedi
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106460_sama_lukonde_aux_ministres_de_la_justice_de_la_cirgl_l_insecurite_actuelle_en_rdc_est_l_uvre_d_un_etat_pourvoyeur_des_terroristes_du_m23.html
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/15/chute-de-bunagana-kampala-a-joue-un-role-actif.html/110476/
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/14/agression-dans-lest-lambassade-des-usa-en-rdc-invite-le-rwanda-a-la-cessation-de-ses-comportements-provocateurs-et-propos-incendiaires.html/110424/



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 19/6/2022, 8:11 pm, édité 3 fois

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 17/6/2022, 11:47 pm

QUESTION : BUNANGANA A-T-IL VRAIMENT ÉTÉ REPRIS PAR LES FARDC COMME L'A ANNONCE UNE SOURCE JOURNALISTIQUE ? JUSQUE-LA AUCUNE CONFIRMATION OFFICIELLE NI POLITIQUE NI MILITAIRE...

Vraisemblablement Bunangana n'a pas été complètement repris par les Fardc et sur toute la frontière la situation reste tendue avec des escarmouches violentes avec cette fusillade et la mort d'un militaire Congolais et de deux Rwandais à la petite barrière du côté de Rubavu et la DGM Congolaise en a décidé la fermeture de la Grande barrière de 15h00 jusqu’à 06h00 du matin jusqu’à nouvel ordre. Des combats ont opposé dans la matinée de ce 17 juin les FARDC aux rebelles du M23, dans la région de Chengerero à une dizaine de kilomètres à l'Ouest de Bunangana après lesquels les FARDC ont effectué un repli stratégique de certaines de leurs positions. La nouvelle d'un hélicoptère des Fardc abattu par le M23 n'a pas été confirmée.

Ailleurs après que Fayulu dénonce  des accords secrets signés dont on doit chercher le contenu entre Tshisekedi et les pays voisins en même qu'il demande la rupture diplomatique avec le Rwanda,l'Udps jusque-là dans sa cachette et son silence et se met à dénoncer enfin l'agression rwandaise tandis qu'acusée de haine tribale elle dénonce les imputations mensongères. Qu'est-ce donc ?
Katumbi aurait-il vendu sa langue et pourquoi donc ? Depuis que le pays est agressé par le Rwanda, il n’a pipé mot, pas de soutien aux FARDC comme certains...



"Goma : nouveau bilan de la fusillade à la petite barrière (armée rwandaise) - 17/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/securite/goma-nouveau-bilan-de-la-fusillade-la-petite-barriere-armee-rwandaise

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Ruzizi%2B%25C3%25A0%2BGoma%2B-%2BGoogle%2BMaps%2B-%2BMozilla%2BFirefox%2B18112011%2B162127
Le point A en vert la Ruzizi au Burundi, le point B, Kigali et le point C, Gisenyi au Rwanda et le point D, Goma.
Après la fusillade, ce vendredi 17 juin, à la petite barrière à Goma (Nord-Kivu), l’armée rwandaise a indiqué, dans un communiqué, que seuls deux de ses policiers ont été blessés. L’unique personne décédée est un militaire congolais, auteur de la fusillade. Il a été abattu par un militaire rwandais en situation de légitime défense, précise le communiqué.


La dépouille de ce militaire FARDC, auteur de l’incident, a été récupérée par la délégation constituée des experts du mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL et des officiels congolais qui s’était rendue de l’autre côté de la frontière après la fusillade.
Elle a été placée à la morgue de l’hôpital militaire de Goma.
Les autorités congolaises, n’ont encore fait aucune communication au sujet de cette fusillade et de l’identité du soldat tué. Le mobile de son acte, également, n’est pas connu.
Plusieurs témoins trouvés à la petite barrière ont rapporté que l’homme armé, barbouillé de poussières et vêtu d’un uniforme de l’armée congolaise est descendu d’une moto, ensuite dans la foulée, s’est dirigé dans la zone neutre à la frontière où il a ouvert le feu aveuglement.
C’est dans sa fuite, après son forfait, qu’il a été abattu par un membre des forces de l’ordre du Rwanda, en poste du côté rwandais de cette frontière, à Rubavu (Rwanda).
A la suite de cet incident, la tension était perceptible dans le quartier Birere. Un déploiement important des forces de sécurité était visible de part et d’autre de la zone neutre du côté rwandais et congolais. Le trafic transfrontalier était interrompu et les commerces restaient fermés.
Par ailleurs, la Direction générale des migrations congolaise a décidé la fermeture de la Grande barrière de 15h00 jusqu’à 06h00 du matin jusqu’à nouvel ordre.

"Nord-Kivu : la situation militaire demeure tendue à Jomba - 17/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/securite/nord-kivu-la-situation-militaire-demeure-tendue-jomba
La situation militaire demeure tendue, jusque dans l'après-midi de ce vendredi 17 juin, sur le front à Jomba, dans le groupement du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Des combats ont opposé depuis 3 heures du matin, les Forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23, dans la région de Chengerero à une dizaine de kilomètres à l'Ouest de Bunangana.
A l'issue de ces affrontements, les FARDC ont effectué un repli stratégique de certaines de leurs positions, rapportent des sources militaires et civiles dans le territoire de Rutshuru.
C'est notamment Chengerero, Bugusa, Kabindi, Rangira. Des localités situées à quelques kilomètres à l’ouest de Bunagana, précisent les mêmes sources.
Elles ajoutent que ces localités sont désormais occupées par le M23.  

Ces sources militaires et civiles à Rutshuru précisent également que les rebelles du M23 ont en effet contourné les positions des FARDC en passant par le groupement de Busanza, au Nord de Bunagana, pour déboucher vers Kabindi, avant d’attaquer la position de l’armée à Tchengerero, une dizaine de kilomètres à l’Est du chef-lieu du territoire de Rutshuru.
Plusieurs sources locales confirment que le M23 a abattu un hélicoptère de combat de l’armée congolaise.
Contactés par Radio Okapi, les responsables militaires au Nord-Kivu ne se sont pas exprimés sur cette situation du front à Rusthuru.
Le porte-parole du gouverneur de cette province, a tout simplement dit « attendre l’ordre de sa hiérarchie pour pouvoir communiquer à ce sujet ».
Toutefois, d'autres sources dans l'armée indiquent que les FARDC concentrent leurs efforts pour protéger Rutshuru-Centre d'une attaque des rebelles.

"Nord-Kivu : reprise des combats entre FARDC et M23 autour de Bunagana - 17/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/securite/nord-kivu-reprise-des-combats-entre-fardc-et-m23-autour-de-bunagana
Les combats ont repris, depuis tôt ce vendredi 17 juin, autour de la cité de Bunagana, encore sous occupation des terroristes du M23.
Des détonations étaient entendues ce vendredi matin à Tchengerero, à Mungo et à Kabindi, situés à environ 5 km à l’Ouest de Bunagana, indiquent les sources militaires et civiles dans le territoire de Rutshuru.

Les mêmes sources précisent que les FARDC ont répondu aux attaques des rebelles qui tentent, depuis jeudi, de déborder leurs positions vers l’Ouest de Bunangana, en passant par le groupement de Busanza, pour attaquer l’armée au niveau de Kabindi.
Il y a eu des affrontements intenses entre Tchengerero et Premidis, indiquent ces sources qui, jusque-là ne disposent pas encore de bilan.
Depuis la reprise des combats, jeudi, le secteur opérationnel Sokola 2 n’a pas encore communiqué.
Mais des sources proches de l’administration locale et de la société civile du territoire de Rutshuru, indiquent que cette situation a paralysé les activités autour de Bunangana.

"Goma : 4 morts et 2 blessés après une fusillade à la petite barrière - 17/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/17/actualite/securite/goma-4-morts-et-2-blesses-apres-une-fusillade-la-petite-barriere
Quatre personnes sont décédées et deux autres grièvement blessées dans une fusillade survenue, ce vendredi 17 juin, au poste frontière appelé « Petite barrière », à Goma (Nord-Kivu).
Selon des sources locales, parmi les tués il y a deux militaires et un civil rwandais qui tentait de traverser au Congo aurait aussi été tué pendant la fusillade et le tireur, un homme non identifié, habillé en tenue militaire.

Ce dernier a été abattu par un membre des forces de l’ordre du Rwanda, en poste du coté rwandais de cette frontière, à Rubavu (Rwanda)
Les mêmes sources disent ignorer encore les mobiles ayant poussé ce tireur à ouvrir le feu à ce poste frontière.
A l’heure qu’il est une vive tension est perceptible dans le quartier Birere.
Une équipe du Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL et quelques officiels congolais ont traversé la frontière entre la RDC et le Rwanda par la petite barrière pour identifier le corps du tireur.
Entre-temps, le trafic reste suspendu à la frontière entre la RDC et le Rwanda, à la suite de la marche de colère organisée,  jeudi 16 juin, contre le M23 par la société civile de Goma (Nord-Kivu).

"Tensions RDC-Rwanda: les frontières fermées depuis 15h jusqu'à nouvel ordre ! - 17.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106517_tensions_rdc_rwanda_les_frontieres_fermees_depuis_15h_jusqu_a_nouvel_ordre.html

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Frontiere_rdc_rwanda_22_jpg_640_350_1

Depuis l'annonce par le gouvernement de la présence des militaires rwandais en RDC, les relations entre Kigali et Kinshasa ne sont plus au beau fixe. A la suite d'une vive tension observée ce matin entre les policiers congolais et rwandais, Kinshasa a décidé de la fermeture de ses frontières avec le Rwanda. La mesure est entrée en vigueur dès 15h de ce vendredi 17 juin 2022.
Dans une interview accordée à nos confrères de 7sur7 CD, Ngoy Mukalay, Directeur de la Direction Générale des Migrations (DGM)/Nord-Kivu, qui a annoncé cette nouvelle, a précisé que cette décision va jusqu’à nouvel ordre.
Ce cadre de la DGM a souligné que cette décision fait suite à l'incident qui s'est produit à la petite barrière de Goma, à la frontière avec le Rwanda.
Pour rappel, un élément des FARDC a été abattu par des policiers rwandais à Rubavu.
= https://7sur7.cd/2022/06/17/tensions-rdc-rwanda-les-frontieres-entre-les-deux-pays-fermees-15h-partir-de-ce-vendredi

"Meurtre du militaire congolais sur le sol rwandais : la RDC décide de fermer ses frontières avec le Rwanda jusqu’à nouvel ordre - 17/06/2022
= https://africa24sur24.net/meurtre-du-militaire-congolais-sur-le-sol-rwandais-la-rdc-decide-de-fermer-ses-frontieres-avec-le-rwanda-jusqua-nouvel-ordre/
A partir de 15h de ce vendredi 17 juin 2022, la République Démocratique du Congo a décidé de fermer ses frontières avec celle du Rwanda.
Cette annonce est faite à la presse par le directeur de la Direction Générale des Migrations (DGM) au Nord-Kivu.
«Suite à l’incident qui s’est passé à la petite barrière, les frontières seront fermées à partir de 15h de ce vendredi jusqu’à nouvel ordre. C’est ça la décision », a annoncé Ngoy Mukalay

Il sied de rappeler que la tension est vive entre la RDC et le Rwanda à la suite de la réapparition des rebelles M23 sur le sol congolais dont le soutien est attribué au pays de Paul Kagame.
Ce vendredi, la situation a dégénéré à la petite barrière de Goma, frontière avec le Rwanda. Un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a été abattu par des policiers Rwandais à Rubavu.


"Tensions RDC-Rwanda: les frontières sont fermées depuis 15h jusqu'à nouvel ordre - 17 juin 2022"



"Agression Rwandaise en RDC : Martin Fayulu dénonce « des accords secrets signés entre Tshisekedi et des pays voisins » 16 juin 2022
= https://actu7.cd/2022/06/16/agression-rwandaise-en-rdc-martin-fayulu-denonce-des-accords-secrets-signes-entre-tshisekedi-et-des-pays-voisins/


"Accusée de haine tribale, l’UDPS dénonce « les imputations mensongères » du M23 et condamne l’agression de la RDC par le Rwanda - 17.06.2022,
= https://actu30.cd/2022/06/accusee-de-haine-tribale-ludps-denonce-les-imputations-mensongeres-du-m23-et-condamne-lagression-de-la-rdc-par-le-rwanda/
Dans un communiqué publié jeudi 17 juin 2022, la Direction de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) rejette les accusations de haine tribale portées contre elle par le mouvement rebelle M23.
« La Direction de l’UDPS a lu, à travers les réseaux sociaux, un communiqué signé par le groupe terroriste à la solde du Rwanda dénommé mouvement du 23 Mars, M23 en sigle, par lequel cette force négative accuse faussement les responsables du parti », peut-on lire dans ce document signé par Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentie
l.

Et d’ajouter : « En effet, dans ledit communiqué, ce groupe terroriste fabriqué de toute pièce et entretenu par le Rwanda pour agresser notre pays, allègue faussement que les responsables de l’UDPS auraient, au cours d’un meeting diffusé sur leur chaine YouTube dénommée Yoka Son, présenté une liste des lieux bien documentés et identifiés où se retrancheraient les membres de la communauté tutsi et auraient donné le mot d’ordre à leurs militants de les mettre hors d’état de nuire ».
À cet effet , l’UDPS dit avoir « mené une lutte démocratique, 37 ans durant, contre tous les régimes dictatoriaux qui se sont succédés en RDC sans jamais recourir ni aux armes ni à l’incitation de ses membres à la haine tribale ».
Par ailleurs, le parti de feu Etienne Tshisekedi dénonce « les imputations mensongères du M23 et condamne ses actes terroristes ainsi que l’agression de la RDC par le Rwanda ».
En outre, l’UDPS précise « qu’elle s’opposera et condamnera, sans réserve, les actes de violence ou d’incitation à la haine tribale qui se commettraient sur le sol des congolais et ce, d’où qu’ils viennent ».
Ainsi, le parti présidentiel appelle la population, en cette période où la RDC est confrontée aux agressions et attaques des rebelles et groupes terroristes, à « soutenir les Forces armées de la République et à se mobiliser derrière le chef de l’Etat dans ses efforts inlassables tendant à ramener la paix dans l’Est du pays ».
"L’Udps accuse Kagame et dénonce l’agression rwandaise - 17 juin 2022
= https://ouragan.cd/2022/06/ludps-accuse-kagame-et-denonce-lagression-rwandaise/


"Agression rwandaise : Katumbi a vendu sa langue ! - 17 juin 2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106516_agression_rwandaise_katumbi_a_vendu_sa_langue.html
Moïse Katumbi, acteur politique voulu grand, étonne depuis que la RDC son pays est agressée par le Rwanda. Katumbi n’a pipé mot de soutien aux FARDC ou à son pays à l’instar d’Adolphe Muzito ou de Martin Fayulu.

Un silence qui appelle à des questionnements interminables lesquels convergent vers une réponse unique, Katumbi est marié à une femme d’origine Rwandaise. La suite devient facile à imaginer. L’ancien gouverneur du Katanga « partage le sang avec les agresseurs du Congo ». Le choix est clair pour lui.
Seulement, lorsqu’il faut réaliser ce qui serait le danger si Moïse Katumbi était élu président de la République. C’est le moment pour les congolais d’ouvrir l’oeil et le bon. Le pays est trahi de l’intérieur comme à l’extérieur. Dès lors qu’un Katumbi connu pour n’avoir jamais eu sa langue dans la poche choisit le silence pour protéger ses intérêts au détriment de ceux de la République, il y a lieu de conclure que la guerre de l’Est est multiforme.
D’où cette nécessité pour le peuple au nom de qui même ses ennemis et traîtres parlent, d’opérer un choix réfléchi. Comment comprendre que ceux là même qui ont longtemps été nourris à la mamelle du Congo le trahissent au moment où, il est agressé par l’un de ses voisins de l’Est? Le danger reste permanent tant que Katumbi cherchera à se faire une parcelle d’autorité alors que ses intérêts se trouvent ailleurs.


"RDC : Échange de coups de feu sur la frontière à Goma - 17 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70807/rdc-echange-de-coup-de-feu-sur-la-frontiere-a-gom

"RDC : la bataille de Kigali et de Kampala pour le contrôle des minerais congolais (rapport) - 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/rdc-la-bataille-de-kigali-et-de-kampala-pour-le-controle-des-minerais-congolais-rapport


"Invasion de Bunagana par le M23/RDF : « L’unité du peuple congolais vaincra » ( Faustin Twagiramungu, ancien premier ministre rwandais) -15 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/15/invasion-de-bunagana-par-le-m23-rdf-lunite-du-peuple-congolais-vaincra-faustin-twagiramungu-ancien-premier-ministre-rwandais.html/110568/


"La RDC devrait plutôt engager une guerre économique avec le Rwanda, estime Dr Jo Sekimonyo - 15/06/2022
= https://www.radiookapi.net/2022/06/15/actualite/securite/la-rdc-devrait-plutot-engager-une-guerre-economique-avec-le-rwanda


"Un conflit armé aux mobiles économiques dans l’Est de la RDC -
16.06.2022

= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106464_un_conflit_arme_aux_mobiles_economiques_dans_l_est_de_la_rdc.html


"RDC : après la prise de Bunagana, la fin de l’entente entre Tshisekedi et Museveni - 15/06/2022
= https://www.jeuneafrique.com/1354302/politique/rdc-apres-la-prise-de-bunagana-la-fin-de-lentente-entre-tshisekedi-et-museveni/


"RDC : Tensions entre UDPS et UNAFEC à Kasumbalesa - 17 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70787/rdc-tensions-entre-udps-et-unafec-a-kasumbalesa/


"RDC-RWANDA: l'ECC encourage le Gouvernement à prendre d'autres mesures sévères allant jusqu'à rompre les relations diplomatiques avec le leadership du pays qui tient son bonheur sur le sang des Congolais - 17 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/17/rdc-rwanda-lecc-encourage-le-gouvernement-prendre-dautres-mesures-severes-allant-jusqua


"ACTU EXPLIQUÉE 17.06 - BUNAGANA : FAYULU ACCUSE FATSHI, LE KENYA ANNONCE UNE FORCE REGIONALE EN RDC"




Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 18/6/2022, 4:35 pm


J'ai lu ailleurs un spécialiste de l'histoire de l'Est du Congo qui réduit ou ne retient de ce drame que "la faiblesse de l'État Congolais et la défaillance structurelle de son armée". C'est hélas un raccourci demi-vrai qu'affectionne la fameuse CI. Est-ce parce que les réalités rwandaises apparaissent plus gagnantes que les faillites Congolaises plus habituelles ? Qu'en dire ?


Une sentence à moitié vraie, disais-je dans la mesure où la situation de l'Est du Congo est historique et plurielle, au moins un face-à-face né au sortir du génocide rwandais de 1994, sans lequel rien ne se serait passé comme ça l'a été. On ne peut donc regarder que le côté Zaïro-Congolais. Les violences commencent à partir de la part du Rwanda de Kagame (et en partie de l'Ouganda) un projet national justicier, expansionniste autant que vital pour un pays pauvre et surpeuplé en plein malheur. La faiblesse de l'État Congolais et la défaillance de son armée sont largement historiques, mauvais fruits d'un mobutisme déclinant, elles ont d'abord été et sont des facteurs favorisants dont la parole fourbe et l'action rusée de Kagame ont usé et abusé à la faveur de la culpabilité mondiale de n'avoir pu arrêter le génocide. Depuis, Kagame a intégré une stratégie maligne de domination, de déstabilisation et de pillage de ses richesses au prix d'un génocide de millions de Congolais souvent oublié. Aujourd'hui Kagame nie son soutien au M23 malgré les preuves flagrantes contre lui et son stratagème de Tutsi Congolais (M23) lui sert de paravent admissible pour s'introduire au Congo et la présence des Fdlr dont plus d'une de ses équipées n'a pu ou voulu déloger, de prétexte pour pérenniser sa mainmise au Congo.  

Sa stratégie roublarde hégémoniste et expansionniste n'est invisible que de ceux qui ne veulent voir de lui que son statut de victime de génocide et des succès dans son pays.
On ne peut bien sûr en sortir que si les Congolais se réveillent fermes avec un État fort et une armée dissuasive sans l'illusion d'un dialogue sincère avec un Kagame qui n'en est capable de lui-même pour imposer la vérité. Une position ferme si besoin jusqu'à la guerre bien différente de l'approche naïve et traîtresse antérieure de Tshisekedi d'un bon voisinage fantasmé qu'il faudra en fait imposer de force et par la vérité des faits...



"Attaques du M23 dans l’est de la RDC : « La racine du problème, c’est la faiblesse de l’État congolais et de son armée structurellement défaillante » - 17/06/2022
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/06/17/attaques-du-m23-dans-l-est-de-la-rdc-la-racine-du-probleme-c-est-la-faiblesse-de-l-etat-congolais-et-de-son-armee-structurellement-defaillante_6130873_3212.html

Géopolitique, minerais précieux, luttes d’influence sont au cœur de la crise qui oppose l’Ouganda et le Rwanda sur le sol congolais, analyse le chercheur américain Jason Stearns.

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Identification d’un soldat congolais tué lors d’affrontements avec des militaires rwandais avant son rapatriement à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le 17 juin 2022. GUERCHOM NDEBO / AFP

Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris les hostilités en décembre 2021 et gagnent du terrain depuis dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ce groupe armé, dont la dernière grande offensive remonte à 2012, s’est emparé, le 13 juin, de Bunagana, une ville stratégique à la frontière ougandaise.
Le pouvoir congolais accuse nommément son voisin rwandais de soutenir les insurgés et d’avoir commis des « crimes de guerre » sur son sol. L’Ouganda, qui intervient militairement dans l’est de la RDC avec l’aval des autorités congolaises, serait également impliqué.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les tensions dans l’est de la RDC minent le rapprochement entre Kinshasa et Kigali
Vendredi 17 juin, selon des sources sécuritaires, un soldat congolais aurait été tué et deux policiers rwandais et des civils blessés lors d’un échange de tirs à un poste frontière de Goma, entre la RDC et le Rwanda, dans un contexte de tensions extrêmes.
« Chacun se bat pour conserver sa zone d’influence dans cette région extrêmement riche en or, en étain et en autres minerais convoités », décrypte Jason Stearns, chercheur et fondateur du Groupe de recherche sur le Congo de l’Université de New York.

Que sait-on des rebelles du M23 ?
Jason Stearns Leur groupe est issu d’une rébellion historique, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), un mouvement impliqué dans la deuxième grande guerre du Congo (1998-2003) et soutenu par le Rwanda. Suite aux accords de paix de 2003, le RCD – qui contrôlait un tiers du pays – avait présenté un candidat à l’élection présidentielle de 2006 mais il ne récolta que 1,7 % des voix. Face à cet échec cuisant et à sa perte d’influence, une frange du mouvement créa une nouvelle rébellion, dont est issu le M23. Cette faction radicalisée s’est structurée autour de chefs tutsi congolais comme Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda [condamné en 2019 par la Cour pénale internationale (CPI) à trente ans de prison pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité »] et Sultani Makenga.

En 2012, le M23 avait réussi à s’emparer de Goma, la capitale du Nord-Kivu, mais il fut défait un an après par l’armée congolaise et les forces onusiennes. Les pressions américaines sur le régime rwandais furent également décisives car Kigali retira alors son soutien à la rébellion. Les commandants rebelles se réfugièrent dans des camps militaires au Rwanda et en Ouganda. Leur sort n’a toujours pas été tranché et, aujourd’hui, c’est l’une des revendications du M23 : être intégré à l’armée congolaise....


"La terre, nerf de la guerre, souligne Adolphe Muzito - 16/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/la-terre-nerf-de-la-guerre-souligne-adolphe-muzito/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Guerre

*Le leader de Nouvel Elan s’attaque aux racines de la question en remettant sur le tapis la problématique de la souveraineté  et de la défense d’un territoire impressionnant par sa taille et par ses richesses du sol comme du sous-sol, double facteur de convoitise de ses voisins.

C’est peu de dire que les Congolais sont vent debout contre le Rwanda de Paul Kagamé. A Kinshasa comme en provinces, l’heure est à la mobilisation générale pour défendre la patrie.  Biberonné au souverainisme  en amont-lié à l’Etat-  et en aval -relatif aux communautés de locales-, Adolphe Muzito n’entend pas se tromper de colère pas plus qu’il n’est prêt à souscrire à des palliatifs à court terme. Le leader de Nouvel Elan s’attaque , par conséquent , aux racines de la question en remettant sur le tapis la problématique de la souveraineté  et de la défense d’un territoire impressionnant par sa taille et par ses richesses du sol comme du sous-sol, double facteur de convoitise de ses voisins. Mais pas seulement. Comment rêver de souveraineté aussi longtemps que l’Etat central qui aurait dû être par la base  demeure faible ? Comment évoquer la souveraineté du peuple tant  que  les terres confisquées depuis Léopold II n’ont jamais été restituées à leurs propriétaires originels que sont les  communautés locales ?
] Une brèche dans laquelle s’engouffre les prédateurs de tout acabit notamment  des voisins en mal d’espace et de ressources naturelles. Or une titrisation de la terre ferait passer des pans importants du domaine public de l’Etat au domaine privé et ferait que les communautés locales dépossédées de leur capital depuis des lustres redeviennent maîtresses de leur espace.  Pour défendre leurs terres, les communautés locales iraient jusqu’à constituer des comités d’autodéfense populaire. Quant au défi que lancent cycliquement les agresseurs du Congo, l’investissement dans le dispositif de la défense est un impératif. L’économiste Muzito,  qui sait s’incliner devant les chiffres, suggère que les ressources additionnelles générées- 1milliard- par les régies financières – soient allouées au secteur de la défense et de la  sécurité.

Adolphe Muzito a de nouveau donné de la voix dans ce concert de protestations, de condamnations suite à  l’agression du pays par la coalition ougando-rwandaise. Le leader de Nouvel Elan va plus loin. Dans sa sortie médiatique, il propose des pistes de solution à cette crise récurrente qui déchire la RDC depuis plusieurs décennies. Il pose sur la table la problématique de ce conflit et d’autres qui pourraient survenir demain. Muzito désigne la terre qu’il estime être aujourd’hui le nerf de la guerre.
Pour le Premier ministre honoraire, il est important et urgent de donner un contenu au mot souveraineté qu’on ne cesse de nous ressasser à longueur de journée. En effet, que pourrait être la souveraineté dont tout peuple d’un pays peut se prévaloir si les populations ne sont plus propriétaires de leurs terres. En termes clairs, la souveraineté ne trouve son vrai sens qu’avec des populations propriétaires de terres.
Au cœur du continent africain, La République démocratique du Congo reste un paradoxe. Elément stratégique par sa situation, son ampleur (superficie) de 2 345 000 km2 et entre 95 et 115 millions d’habitants, son potentiel naturel et humain considérable, ce géant suscite bien des convoitises. D’où ces guerres, ces agressions à répétition qui ne cessent de la fragiliser.
Dans le cadre de l’Etat indépendant du Congo (EIC), puis du Congo belge, l’Etat colonial avait confisqué une partie de ses terres, notamment pour y établir les quartiers européens, des villes (et les centres extra-coutumiers), ainsi que des périmètres miniers, des plantations, des exploitations forestières… Les colons partis, ils n’ont jamais songé à restituer ces terres à leurs propriétaires.

RESTITUER LES TERRES AUX PROPRIETAIRES ORIGINELS

L’indépendance obtenue, ce n’est qu’en1964 que fut promulguée une Constitution – dite de Luluabourg – qui va renvoyer le problème des terres à une future loi nationale appelée à régler le régime juridique de la propriété foncière.
Donc, avant l’avènement de Léopold II, chaque tribu disposait de ses terres qui faisaient sa véritable souveraineté. Avec la bénédiction de la colonisation, le monarque belge s’est donné le culot de les prendre et de ne pas les restituer à leurs propriétaires originels.
Devenu maître de la situation à la faveur de l’indépendance, l’Etat congolais n’a pas daigné mettre sur la table ce problème crucial et de souveraineté qu’est la restitution de ces terres à leurs propriétaires.
Voilà qu’en leader visionnaire, aujourd’hui Adolphe Muzito propose à l’Etat la restitution des terres à leurs propriétaires originels que sont les communautés locales représentées dans la plupart des cas par des chefs coutumiers. L’objectif principal de cette démarche étant de les rendre véritablement souverains. Pas seulement. En plus, pour leur permettre de disposer d’arme valable pour brandir leur souveraineté.
Des prédateurs de tous bords ne cessent de convoiter l’espace géographique du Congo-Kinshasa car ils pensent – à tort – que ces terres sont sans maîtres, donc convoitables à souhait. Si, soutient le patron de Nouvel Elan, l’Etat congolais n’arrive pas à titriser ces terres, la souveraineté n’est qu’un vain mot, qu’un slogan creux.
Donc, pour M. Muzito, la problématique de la souveraineté doit être abordée de manière concrète. Il est important d’aborder par rapport à la restitution des terres à leurs propriétaires. Ainsi, en leur restituant leurs terres, l’Etat va    créer un capitalisme de proximité et pousser les communautés locales à défendre leur espace vital notamment en créant des comités d’autodéfense.

LA GRANDE RDC CONVOITEE PAR DES VOISINS A L’ETROIT

La grande RDC en termes de superficie et du nombre d’habitants e la densité de sa population a la malchance d’avoir des voisins à forte densité car disposant de peu d’espace géographique. Le Rwanda et l’Ouganda ont une grande densité. En effet, avec ses 2 345 000 km2 de superficie, la RDC a une population d’environ 100 millions d’habitants et une densité de près de 45 habitants par km2. Tandis que les 13 558 984 habitants du Rwanda se partagent un espace à l’étroit de…26 340 km2. D’où une densité de.. 492 habitants/km2. Quant à l’Ouganda ses 241 550 km2 de superficie sont partagés par ses 48 704 227 habitants, donnant une densité de près de 176 habitants/km2.
Si les chiffres du nombre de ces populations sont loin d’être exactes, faute de statistiques actuelles, il reste vrai qu’il n’y a pas un grand écart avec la réalité. Par conséquent, nos deux voisins qui éprouvent toutes les peines du monde de contenir à l’étroit leurs populations dans des espaces très étroits n’hésitent pas à aller voir ailleurs où ils peuvent trouver de l’espace, de la terre. Par tous les moyens. Et dans ce cas, les plus illégaux sont les plus utilisés.

UN COLLECTIF BUDGETAIRE POUR L’ARMEE

Cette réalité cruelle, estime Adolphe Muzito, doit pousser les Congolais a sanctuariser leur territoire national en investissant au mieux la défense car faisant l’objet de tant de convoitises.
La RDC dispose entre autres minerais du cobalt, du germanium, du coltan, le lithium qui sont déclarés des minerais stratégiques. En outre, il y a été découvert la plus grande réserve de tourbières au monde. Ces tourbières présentes au Centre du bassin du Congo, principalement en RDC, stockent quelques 30 milliards de tonnes de carbone, l’équivalent de 3 ans d’émissions mondiales de CO2. Ces minerais comme les tourbières participent significativement aux réponses au dérèglement climatique dont souffre la planète entière. Comment ne pas penser à défendre ce paradis qui dispose de tant de richesses et de merveilles ? Nous devons donc les protéger par rapport à nous-mêmes Congolais et par rapport à l’environnement extérieur. D’où le renforcement de notre armée, suggère l’ancien Premier ministre.
A ce sujet, il revient sur ce qu’il a déjà évoqué au cours de son interview sur Top Congo. Homme des chiffres concrets, il table sur 50 000 hommes de troupe à mobiliser à qui il faut donner un solde de 500 dollars à chacun. Ce qui donnerait quelque 25 millions de dollars le mois et 300 millions/an. Et les 300 millions autres sont à affecter à la sécurité (DGM, ANR), à l’achat d’armes, de munitions, etc.,

ERIGER DES MURS ANTI-MIGRANTS ILLEGAUX

Pour clore ses propositions, il envisage l’érection des murs entre la RDC et le Rwanda, et un autre entre la RDC et l’Ouganda.
Ce sont des murs pour mieux sécuriser nos frontières avec les voisins ennemis et toujours enclins à nous convoiter. Ces murs serviront à empêcher les flux migratoires illégaux ainsi que des infiltrations. Cependant, les voies officielles de passage vont demeurer.
La RDC ne serait pas le premier au monde – ni le dernier – à se barricader contre les migrants. Plusieurs pays au monde l’ont fait avant elle. Les Etats-Unis d’Amérique ont érigé un mur sur sa frontière avec la Mexique. En 2015, la Hongrie a érigé un mur de barbelés de 175 km sur sa frontière avec la Serbie. Ce qui a inspiré l’Autriche, la Slovénie et la Macédoine. En outre, la Bulgarie s’est séparée de la Turquie par un mur de barbelés de 176 km.
Pourvu que la voix d’Adolphe Muzito soit entendue par les décideurs. Pour le bonheur, la paix, la sécurité de demain des Congolais.


"Le lexique de l’agression n’a pas vieilli ! - 17/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/le-lexique-de-lagression-na-pas-vieilli/
quart de siècle ! Ce n’est pas peu. A l’aune de l’espérance de vie sous les tropiques, c’est quasiment la moitié de la durée du séjour  terrestre du Congolais lambda.  C’est dire que l’agression contre la RDC n’est pas née de la dernière pluie. Mais, paradoxe apparent, le lexique usité pour raconter la guerre est toujours d’actualité. Sinistre florilège de mots, de concepts, de formules,  de phrases qui n’ont pas pris la moindre ride.

Agression rwando-ougandaise, le Burundi en moins. Cela donnait  » agression rwando-burundo-ougandaise  » ou coalition  » rwando-burundo-ougandaise « . Au pays de toutes les démesures, certains compatriotes surenchérissaient en intégrant l’épithète barbare qui sied parfaitement à l’attelage de trois pays agresseurs :  » coalition rwando-burundo-barbaro-ougandaise « . Qui dit mieux ?
Et l’ennemi qu’est-ce qu’on en fait ? On déclare se joindre à  l’Armée nationale pour  » bouter les envahisseurs dehors « . Car  » aucun centimètre carré du territoire   » ne pouvait être cédé ni  aux Rwandais ni aux Burundais ni aux Ougandais.

Quant aux  » rebelles  » du RCD, du CNDP…c’était ni plus ni moins des marionnettes à la solde de Kigali.  De même que les « insurgés  » estampillés MLC étaient carrément traités des Congolais de service …au service de l’autre agresseur patenté : l’Ouganda. Aujourd’hui, le M23 est logé, à juste titre, à la même enseigne que ses devanciers. Le masque  » congolais  » qui cache mal le visage de Paul Kagamé.
La colère de la rue ? Intacte. Sacrés clients – survie oblige – des organisateurs des manifestations où ils interprètent à la perfection le rôle de figurants ou d’applaudisseurs, les Congolais d’en bas n’ont pas besoin de mot d’ordre pour manifester contre l’agression. A chacune de violation de l’intégrité du territoire sous couvert des rébellions d’opérette, la rue congolaise a réagi aussi massivement que spontanément. Kinshasa, Bukavu, Goma, Kisangani…bref tout le pays vibre à l’unisson. La même colère, les mêmes imprécations à l’encontre du dirigeant rwandais.
Dans le chef des autorités congolaises, la même détermination clamée  » à défendre coûte que coûte, l’intégrité territoriale « .  Parenthèse : ironie du sort, le pouvoir actuel enfile le costume langagier du régime Kabila-père et fils- alors que dans l’opposition, il expliquait la guerre -la même- par l’absence de démocratie ! Aujourd’hui comme hier, le même réflexe consistant à accuser «  le Rwanda d’agression  » dans tous les cénacles internationaux.  

La même impression que donne le gouvernement congolais  d’être écartelé  entre la volonté du peuple d’en découdre avec les  » agresseurs  » et l’option diplomatique d’une communauté internationale qui voit juste une  » rébellion  » là où les militaires au front et les populations meurtries ont affaire à des militaires rwandais ou ougandais, selon les cas. Hypocrisie, duplicité, double langage,  complicité, des termes qui collent à la peau des partenaires extérieurs de la RDC dont nombre d’entre eux ne sont pas étrangers à la « balkanisation « .
Même constante à Kigali où la rhétorique demeure invariablement la même. Pas de troupes rwandaises en RDC. Il s’agit d’un conflit congolo-congolais. Lorsqu’il est gêné aux entournures ou carrément qu’il est pris la main dans le pot de confiture,  Paul Kagamé puise dans son fonds de commerce : le génocide, les FDLR pour justifier son intervention. Au finish, ce sont des accords sur fond des désaccords entre protagonistes que l’on signe. Autant de germes plantés pour la prochaine agression.
Un quart de siècle du sur place. Une guerre d’usure? Assurément. Un feu de brousse  entretenu par des pompiers-pyromanes. Normal lorsque la guerre s’avère plus rentable que la paix.


"La RDC et le Rwanda, un voisinage ombrageux - 16 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/16/la-rdc-et-le-rwanda-un-voisinage-ombrageux
Les relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sont aussi conflictuelles qu'historiques, engluées depuis près de 30 ans dans le contrecoup du génocide rwandais de 1994.

Migrations

Avant les indépendances, des milliers de paysans rwandais se sont installés dans les collines fertiles du Kivu ou l'ont été par les colons belges (présents au Congo et au "Ruanda-Urundi"), conduisant à l'implantation d'une communauté rwandophone (les "Banyarwanda", "Banyamulenge", "Banyabwisha"). Après, chaque crise à connotation ethnique au Rwanda ou au Burundi provoquait une nouvelle vague de réfugiés. De manière récurrente, pour diverses raisons, ces communautés rwandophones ont vu leur nationalité et leur légitimité à vivre sur ses terres remises en cause, les conduisant à créer des milices d'autodéfense.

Génocide rwandais
D'avril à juillet 1994, le génocide au Rwanda fait selon l'ONU 800.000 morts, membres de la minorité tutsi ou hutu modérés, tués par les Forces armées rwandaises (FAR) et les milices extrémistes hutu Interahamwe. Plus d'un million de Rwandais hutu, dont de nombreux auteurs du génocide, se réfugient dans l'est du Zaïre (actuelle RDC) après la prise de pouvoir en juillet à Kigali par le Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par Paul Kagame et dominé par les Tutsi. Le régime de Kigali déplore par la suite des incursions de miliciens sur son territoire, les camps de réfugiés constituent une menace à ses portes, un problème à régler.

Guerres de 1996-1997 et 1998-2003
En 1996, le régime de Mobutu Sese Seko, au pouvoir à Kinshasa depuis 1965 et soutien de l'ancien régime hutu rwandais, est finissant. Après des affrontements entre l'armée et des Banyamulenge, une rébellion activement soutenue par le Rwanda et l'Ouganda, l'"Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre" (AFDL), dirigée par Laurent-Désiré Kabila, démantèle les camps de réfugiés rwandais hutu et marche sur Kinshasa. En mai 1997, Mobutu chassé, Kabila se proclame chef de l'Etat.
Rapidement, les relations se détériorent entre Kabila - qui sera assassiné en 2001 - et ses anciens alliés. Une nouvelle rébellion soutenue par le Rwanda commence en 1998 dans le Kivu et dégénère en une guerre meurtrière impliquant plusieurs pays africains et des dizaines de groupes armés. Kinshasa accuse le Rwanda d'"agression", Kigali justifie son intervention par des raisons de "sécurité nationale".
Le conflit tourne aussi autour du contrôle des ressources minières de la RDC et va jusqu'à opposer le Rwanda et l'Ouganda qui se disputent violemment en 2000 la ville diamantifère de Kisangani.
Fin 2002, un accord de partage du pouvoir est signé à Kinshasa. Officiellement, il n'y a plus de troupes étrangères en RDC, mais les pays voisins seront régulièrement accusés d'y intervenir par groupes rebelles interposés.

CNDP
En 2004, une insurrection commence dans le Sud-Kivu et s'étendra ensuite au Nord, menée par deux officiers dissidents de l'armée, dont le général Laurent Nkunda, issus de l'ex-rébellion pro-rwandaise du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Kinshasa accuse le Rwanda, qui dément, de soutenir les dissidents.
Deux ans plus tard, Nkunda lance son mouvement, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). En 2008, Kinshasa accuse encore une fois Kigali d'envoyer des troupes pour appuyer le CNDP face à l'armée de RDC. Puis l'année suivante, par le biais d'un surprenant retournement d'alliance, des soldats rwandais entrent en RDC, cette fois avec l'accord de Kinshasa, pour y traquer avec l'armée congolaise les rebelles rwandais hutu des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Nkunda est arrêté durant cette opération.

M23
En 2012 apparait en RDC une nouvelle rébellion tutsi, le M23 ("Mouvement du 23 mars"), né d'une mutinerie d'anciens rebelles du CNDP intégrés au sein de l'armée congolaise. Un rapport de l'ONU accuse le Rwanda d'armer ces rebelles. Après avoir occupé plusieurs villes du Nord-Kivu, dont le chef-lieu Goma durant quelques jours, le M23 est vaincu en 2013 par l'armée congolaise et les Casques bleus de l'ONU.
C'est ce mouvement, reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté un accord sur la réinsertion de ses combattants, qui est réapparu en fin d'année dernière et provoque une nouvelle crise entre le Rwanda et la RDC, alors que les relations entre les deux pays s'étaient apaisées depuis l'arrivée au pouvoir à Kinshasa de Félix Tshisekedi, en janvier 2019.
La RDC accuse de nouveau l'armée rwandaise de soutenir le M23 voire de combattre à ses côtés. Ce que Kigali dément, accusant en retour l'armée de RDC de complicité avec les FDLR.
AFP avec ACTUALITE.CD


"M23, le bras séculier du Rwanda ? - 15 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70747/le-m23-le-bras-seculier-du-rwanda/
Opinion  par Dominique Bakongo, York Université
Politologue/ Acteur Politique


“L’Abolition de l’esclavagisme, n’est pas seulement une question d’éthique morale mais aussi de justice, et si appliquer la justice provoque la guerre, dans ce cas elle est la bienvenue car nous en sortirons une nation”, John Quincy Adams (6e Président des États-Unis).
A la veille de ses soixante-deux ans d’indépendance, la RDC peine toujours à exister en tant qu’État souverain. Depuis 1960, elle est affaiblie institutionnellement, incapable d’assurer sa sécurité et de préserver son intégrité territoriale. D’aucuns diront qu’il s’agissait simplement d’une Indépendance de façade.


En 1965, le processus politique s’envenime et se perturbe ensuite avec l’accession au pouvoir de Joseph Désiré Mobutu à travers un coup d’État. De là, se succèdent jusqu’aujourd’hui des régimes qui ne sont pas dotés de légitimité populaire car installés sans élection libre et transparente. En effet, les multiples contestations qui découlent de ces scrutins douteux ne permettent pas aux institutions étatiques d’exercer pleinement le pouvoir de leurs fonctions créant de facto un déséquilibre socio-politique permanent.
Le cas du M23 particulièrement éclairant. Cela fait près de dix ans que la RDC accuse ce mouvement rebelle de n’être rien d’autre qu’un transfuge de l’Armée Rwandaise en RDC. Après ses dernières incursions, la RDC vient encore de brandir cette accusation haut et fort, chose que le Rwanda rejette fermement.
L’année 1997 marque la chute du régime du Marechal Mobutu par l’AFDL un mouvement rebelle parrainé par le Rwanda et l’Ouganda. Partant de là, l’Est de la RDC connaît une des plus horribles tragédies de l’humanité. Le rapport Mapping de l’ONU datant du 1er octobre 2010 retrace les faits en détail.
La tragédie de l’Est de la RDC est également connue comme une guerre économique. Cette partie de la RDC qui échappe au contrôle de l’État est une sorte de “No man’s Land”. Un Eldorado ou l’on peut prospérer dans les affaires. On y observe les méthodes du modèle économique d’extraction décrit plus haut, adaptable au concept du néo-libéralisme. On découvre ainsi que le Rwanda, un des neuf voisins de la RDC, est devenu en 2013, le premier exportateur de Coltan. Selon l’agence Ecofin, cette année-là, le Rwanda a exporté 2. 466.025 kg de tantale soit 28% de la production mondiale. Surréaliste et contradictoire alors que le Rwanda ne possède pas ces matières sur son territoire.

En 2013, suite à son démantèlement, le M23 se scinde en deux branches, Makenga et sa branche se sont exilés en Ouganda, tandis que Runiga s’exile au Rwanda. Neuf ans plus tard, le mouvement renaît de ses cendres doté d’une capacité de frappe nuisible comme nous le démontrent les derniers événements. D’ailleurs, depuis le 13 Juin 2022, il contrôle Bunagana (ville frontalière de l’Ouganda) et pourrait étendre son emprise jusqu’à Goma. Pour tout observateur averti, il n’y a aucun doute du soutien et du parrainage de ses deux pays hôtes. Pourquoi maintenant ? Revenons sur leur cahier de charges. Parmi tant d’autres, le M23 exige une réinsertion dans l’appareil sécuritaire de la RDC tout en précisant que ces officiers ne sont pas disposés à une éventuelle relocalisation hors de la province du grand Kivu. Cette seule revendication ne susciterait-elle beaucoup d’interrogations sur la véritable démarche de ce groupe lorsqu’il est clairement établi qu’il existe un lien avec les pays limitrophes.

Depuis les années 90, le Rwanda et l’Ouganda jouissent d’un parrainage anglo-saxon politique et militaire (les États-Unis et le Royaume-Uni). Les Anglo-saxons ont appelé ça la politique de renaissance et voulaient une nouvelle vision politique pour l’Afrique centrale. Ainsi, le Rwanda et l’Ouganda, désignés comme les nouveaux gendarmes de la région se sont lancés dans le parrainage politique à l’intérieur de la RDC et dans de multiples incursions militaires à travers leurs proxies locaux. Il s’agit de l’établissement d’une nouvelle idéologie politique de grand conquérant nécessitant impérativement la conquête du géant Congo. Tel est et demeure le seul ordre du jour jusqu’à cette date.
De fait, au sein des institutions républicaines, cet engrenage politique dessert les intérêts de la République vu que ces dignitaires font allégeance aux intérêts de leurs parrains. Cela fait près de 25 ans que la RDC connaît une désolation humaine qui ressemble de plus en plus à un esclavagisme moderne à cause de cette pensée politique qui démontre clairement ses limites. Suite aux dernières incursions militaires, l’indignation des Congolais à travers le monde entier se fait ressentir et le peuple congolais se montre de plus en plus résilient.

En conclusion, je me saisis donc d’un devoir moral de rappeler l’Occident incapable de nommer les coupables et de mettre fin à cette tragédie, qu’il s’agit ici d’une question non seulement d’éthique morale mais aussi de justice. Le 21e siècle s’écrit déjà autrement que prévu, le parallélisme de l’histoire du monde devrait nous servir de leçon, il fut un temps ou la Chine fut la risée du monde à travers de multiples humiliations. Aujourd’hui, elle domine économiquement le monde. De même pour la RDC en quête de se doter d’un État fort, elle doit en premier abroger son adhésion dans l’immédiat au sein de la communauté des pays de l’Est. Ensuite, elle doit rompre ses relations diplomatiques avec le Rwanda ainsi qu’avec l’Ouganda jusqu’à un établissement de coopération bilatérale équilibré avec ces derniers.
Dans ce context, un question s’impose : quel rapport l’Occident, s’il demeure amorphe, compte-t-il entretenir avec une future nouvelle République en RDC ?



Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 19/6/2022, 8:21 pm, édité 1 fois

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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 21/6/2022, 4:04 pm

Encore beaucoup de nouvelles, analyses, opinions et recommandations sur la crise qui nous oppose au Rwanda via le M23, les unes plus pertinentes que les autres et à terme rares sont décisives. Simplement parce que l'heure n'est plus aux paroles, même la résilience est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre, seule l'action ferme et réfléchie venant d'en haut et devant descendre jusqu'au bas de tout le pays le sauvera. On ne la voit pas encore en œuvre et pourtant ça urge plus que jamais, nous nous sommes assez fait humilier, levons et marchons bien debout pour honorer la dignité et la souveraineté de notre pays !!!

Ailleurs deux ordres de nouvelles quadrillent particulièrement la communication officielle et privée en ce moment à l'heure de la crise qui nous oppose au Rwanda via le M23 : le coup de semonce contre les discours de haine basés sur le faciès et l'appartenance ethnique et un appel à l'unité et au compromis national ! Curieusement ces deux nouvelles toutes légitimes peuvent interpeller sur l'exploitation équivoque à laquelle elles peuvent prêter servant en même temps des ennemis du pays.
Notre Prix Nobel adresse un message à la population au sujet des discours de haine en la mettant sur leur perversité mais en même temps sur le profit que certains voisins peuvent en faire, en même temps nos forces armées dénoncent clairement l'instrumentalisation mensongère  qu'en font les voisins.
Quant au message de l'unité et au compromis national bien indispensables en ces heures graves on peut crainte leurs insistances laissent à penser que les Congolais ne seraient pas unanimement derrière nos forces armées et apparaissent du coup comme de simples applaudissements du pouvoir en place : risque donc de diviser plutôt que de rassembler. Attendons la suite...



"Message du Dr Denis Mukwege à la population congolaise - 20 juin 2022
= https://www.congoindependant.com/message-du-dr-denis-mukwege-a-la-population-congolaise/
« Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimé. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples ». Jean 13:34-35

Mes chers compatriotes,
L’heure est grave. Ce dimanche 19/06/2022, nous nous sommes réunis, avec plusieurs leaders religieux de l’Eglise du Christ au Congo pour partager nos inquiétudes face à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans notre pays depuis la énième agression du Rwanda par le truchement du groupe terroriste M23.
Cette situation angoisse notre population et risque de fragiliser la cohabitation pacifique entre nos peuples respectifs. Après le martyre de Beni, le sang de nos enfants, de nos frères et de nos parents coule à nouveau dans le Nord-Kivu. Nos filles, nos sœurs et nos mères risquent le calvaire de l’humiliation et du viol.
Dans cette tragédie, je comprends l’amertume et la colère de notre population. Cependant, nous l’exhortons à ne pas tomber dans le piège des ennemis de la paix. Ne tombons pas dans le piège de la vengeance aveugle et de la chasse des citoyens paisibles sur base de leur langue ou apparence physique. Un tel acte est un crime tout aussi condamnable que l’agression dont nous sommes victimes.

Chers compatriotes,
Ne donnons pas un prétexte aux criminels qui nous attaquent. Ne confondons pas les hommes et les femmes paisibles avec les régimes qui équipent les terroristes du M23 tant avec les armes qu’avec des soldats qui sèment la mort et la désolation dans la région depuis plus d’un quart de siècle.
Tirons les leçons de l’histoire récente de la région des Grands-Lacs africains. Notre colère ne doit pas nous amener à perdre notre sang-froid. Résistons aux sirènes de la xénophobie. Ne cédons pas au discours de la haine de l’autre. L’histoire de l’humanité a montré à suffisance que la vengeance, la haine , le rejet, l’insulte abaissent l’humanité.
Aussi, tout message de haine, tout appel à la violence est condamnable. Il devrait être dénoncé et ne peut en aucun cas être partagé sur les réseaux sociaux.
Les autorités administratives et judiciaires de notre pays ont la responsabilité de poursuivre en justice les personnes qui par leurs messages extrémistes incitent à la haine et à la violence. La violence est inacceptable. La violence ne peut engendrer que la violence.
Soutenons les Forces armées congolaises qui chaque jour défendent l’intégrité de notre territoire et protègent nos populations avec bravoure.
Demandons à l’Union africaine, à l’Union Européenne, à l’Organisation des Nations Unies de condamner sans plus tarder et sans équivoque l’agression de notre pays par le Rwanda.

Aux dirigeants du Commonwealth présentement réunis au Sommet de Kigali de faire preuve de clairvoyance et d’empêcher un nouveau drame en RD Congo. Nous les appelons à contribuer à faire régner la paix au Congo. Nous les appelons à ne pas laisser passer cette opportunité sinon le sang des innocents coulera à nouveau. C’est un choix politique à faire. C’est une responsabilité historique à assumer.
Chers compatriotes,
La défense de l’unité nationale, de l’intégrité de notre territoire et la coexistence pacifique avec nos voisins ont été les rêves des Pères de l’indépendance de notre pays; elles restent un devoir sacré de notre génération et des générations à venir.
Restons vigilants et partisans de la non-violence. Tenons bon, la Justice et la Paix triompheront.
Dr Denis Mukwege
Prix Nobel de la Paix
Hôpital Général de Référence de Panzi
B.P. 13 Bukavu / RDC
+243 81 0155 266 | mddm@hopitaldepanzi.or


"Discours de « haine » : Les FARDC dénoncent une mesquinerie démoniaque que Kigali veut attribuer à la population congolaise - 20 juin 2022
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/20/discours-de-haine-les-fardc-denoncent-une-mesquinerie-demoniaque-que-kigali-veut-attribuer-a-la-population-congolaise.html/110819/
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont montées au créneau pour tirer au clair une campagne distillée dans les médias et sur les réseaux sociaux attribuant à la population congolaise la diffusion des messages d’incitation à la haine contre une communauté bien identifiée. Les auteurs de cette campagne allèguent qu’une chasse à l’homme aurait été lancée au sein de l’armée congolaise pour traquer les originaires d’une communauté sur base de leurs faciès.

En réaction, l’armée congolaise par le truchement de son porte-parole, le général major Léon Richard Kasonga Cibangu a balayé d’un revers de main ces allégations tout en dénonçant une « mesquinerie démoniaque » que Kigali veut attribuer à la population congolaise.
« Les FARDC relèvent qu’à la suite de l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda, il a été répertorié plusieurs mensonges déviants et d’innombrables messages de haine conçus et concoctés dans des officines à Kigali puis distillés, disséminés et déversés dans les médias, ensuite véhiculés à travers les réseaux sociaux pour faire croire à l’opinion tant nationale qu’internationale qu’il se pratique une chasse à l’homme ou un quelconque sentiment de xénophobie contre certains militaires et quelques congolais de l’une des communautés », a-t-il argué.
Selon le porte-parole des FARDC, à travers cette « mesquinerie démoniaque que Kigali veut attribuer à la population congolaise, l’objectif poursuivi est de tromper, comme il le fait à l’accoutumée, et d’entraîner ainsi une partie de la population congolaise à tomber dans le piège de stigmatisation, faisant ainsi le jeu de l’ennemi ».

En dépit de ces allégations, les Forces Armées de la RDC ont réitéré leur détermination de respecter leur serment, celui de protéger l’intégrité territoriale du pays jusqu’au sacrifice suprême.
« Autrefois recette rwandaise ayant ému le monde, cette ruse démoniaque séparatiste, ingéniosité maléfique de Kigali, ne fragilisera ni la détermination des braves officiers congolais dangereusement cités dans un chiffon séditieux en circulation dans les réseaux sociaux, et n’entamera nullement le professionnalisme des FARDC totalement résolues à protéger l’intégrité territoriale de notre Pays jusqu’au sacrifice suprême conformément à notre serment de ne jamais trahir le Congo », a martelé Léon Richard Kasonga dans un communiqué publié ce dimanche 19 juin et dont POLITICO.CD s’est procuré la copie.
Toutefois, les FARDC ont précisé que la mosaïque congolaise est une richesse incommensurable qu’elles protègent et que, conformément aux instructions du président Félix Tshisekedi, les forces de défense et de sécurité sont à pied d’ouvres pour traquer tout individu ou toute structure qui menacerait des personnes en fonction de leur appartenance à une communauté donnée.
« Au-delà des sanctions exemplaires, la Justice Militaire va se saisir des auteurs de tout acte Susceptible de troubler la cohésion nationale », souligne le communiqué des FARDC.

"Mutualisation des Forces FARDC-UPDF : Gare à l’intox rwandaise ? -19.06.2022
= https://lemaximum.cd/2022/06/16/a-la-une/mutualisation-des-forces-updf-fardc-rdc-ouganda-gare-a-lintox-rwandaise/

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On observe entre Kinshasa et Kampala une sorte de vacillement de la lune de miel qui s’est installée depuis la signature d’accords commerciaux entre les chefs d’Etat des deux pays en mai 2021, suivie en novembre dernier du déclen­chement d’opérations militaires mutuali­sées pour traquer les terroristes ougandais de l’Allied Democratic Forces (ADF) et autres milices nationales qui écument l’Est de la RDC, faisant planer une sérieuse menace pour la paix dans cette frontière commune.

L’idylle entre les deux Etats semble subite­ment être mise à mal par les rumeurs per­sistants d’un soutien apporté par l’armée ougandaise à son ‘‘al­lié naturel’’ rwandais et à ses supplétifs du M23 dans la nuit de dimanche 12 à lundi 13 juin 2022 dans la région de Bunagana. Selon les auteurs de ces assertions, l’UPDF, en contraignant les FARDC à opérer un repli stratégique sur son territoire, lundi 13 juin, aurait permis aux RDF-M23 de prendre possession de la bour­gade de Bunagana, un poste frontalier im­portant de la RDC.

Mais curieusement, en dépit des tweets anti-congolais et pro-rwan­dais attribués au gé­néral Muhoozi, fils du président ougandais et commandant des forces terrestres de ce pays, les éléments FARDC repliés en territoire ougandais n’ont pas été désar­més comme il est de coutume en pareilles circonstances. Mieux, les forces loyalistes congolaises se sont vu ouvrir un couloir sécu­risé pour rentrer en bon ordre avec armes et munitions dans leur pays.
Certes, côté congolais comme côté ougan­dais, aucune accusa­tion formelle n’a été enregistrée à ce sujet mise à part la déclara­tion du speaker de la chambre basse du par­lement accusant le gé­néral Muhoozi d’avoir poignardé la RDC dans le dos. Ce que ce der­nier a catégorique­ment démenti.
Officiellement, les deux armées conti­nuent à collabo­rer à l’éradication des forces négatives un peu plus loin du théâtre de la récente agression rwandaise à Bunagana.
Mercredi 1er juin, les opérations militaires conjointes FARDC – UPDF lancées en no­vembre 2021 ont été prolongées de 2 mois, et ne devraient plus prendre fin que début août 2022.

Nouvelles opéra­tions conjointes

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Dimanche 12 juin, l’UPDF et les FARDC avaient bombardé un nouveau bastion ADF au croisement des rivières Loya et Luna en territoire d’Irumu (Ituri). Ces pilonnages s’inscrivent dans le cadre de la troisième phase des opérations conjointes et visent à empêcher les rebelles ougandais de se réor­ganiser à partir de nouvelles bases.
Mardi 14 juin, des mi­liciens CODECO, mis sous pression par les deux forces armées, avaient tué 8 per­sonnes et kidnappé 6 autres au cours d’at­taques dans les vil­lages Ndiridjo et Ban­dombo en territoire de Djugu voisin. Le même jour en grou­pement Itendey dans le secteur de Banyali- Kilo, étaient enlevés 7 personnes surprises dans leurs champs par d’autres miliciens CODECO qui avaient également emporté du bétail.
Dans la région de Beni, mercredi 15 juin, les FARDC ont neutralisé 9 éléments ADF et récu­péré 6 armes dont 4 de type AK-47, un mortier ’60 et une lance-ro­quette. Des incidents qui attestent de l’acti­visme persistant des forces négatives opé­rant dans cette partie du territoire de la RDC, que les opérations mi­litaires lancées il y a 6 mois devaient mettre hors d’état de nuire.

Intérêts stratégiques et économiques croisés

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Un rapport du Groupe d’études sur le Congo (GEC) sur les opé­rations conjointes FARDC-UPDF publié au milieu de la se­maine relativise le succès revendiqué en soutenant que la traque contre les ADF n’a réussi qu’à les subdiviser en 4 nouvelles entités les rebelles qui se sont éparpillés au fin fond des forêts ituriennes d’où ils tentent de se refaire une santé. Les rédacteurs de ce rap­port croient jeter un pavé dans la marre en soutenant que l’ob­jectif poursuivi par l’armée ougandaise réside dans la protec­tion d’intérêts écono­miques, notamment pétroliers. Une véri­table lapalissade car personne n’ignore que tel a toujours été le cas.
Par contre, la sup­posée intervention ougandaise aux côtés des RDF-M23 sou­lève quelques ques­tionnements. «Il ne faut pas oublier que dans une guerre hy­bride comme celle que le Rwanda im­pose à la RDC depuis une trentaine d’an­nées, l’intoxication est une arme redou­table non seulement pour démoraliser la cible mais également consolider la posi­tion de l’agresseur», déclare à nos rédac­tions un stratège du Centre des hautes études de sécurité et de défense du gou­vernement congolais qui rappelle la situa­tion peu confortable du Rwanda, en déli­catesse aussi bien avec la Tanzanie, le Burundi, l’Ouganda qu’avec la RDC.

«Etre ainsi entouré des voi­sins ‘‘peu sûrs’’ n’est guère rassurant pour les Rwandais. On peut comprendre qu’ils cherchent à tout prix à desserer l’étau en en­fonçant un coin dans le nouveau mariage entre l’Ouganda, son ancien allié et la RDC. Rien de plus facile: il suffit de quelques te­nues militaires et de quelques véhicules de transport de troupes estampillés UPDF ou encore de quelques tweets attribués à de hauts gradés ougan­dais pour jouer avec la crédulité des Congo­lais, écorchés vifs par les différentes occupa­tions dont ils ont été l’objet au cours des dernières années», a-t-il ajouté.
Le Rwanda pour­rait ainsi, selon cette source, être tenté de partager aux yeux de ses victimes congo­laises l’opprobre de son agressivité récur­rente avec l’Ougan­da qui semble avoir adopté en l’espèce une attitude plus ré­fléchie.
Notre interlocuteur se souvient que pen­dant la ‘‘1ère guerre mondiale africaine’’ qui vit l’Ouganda et le Rwanda occuper l’Est de la RDC, c’est le président Museveni qui fut le premier à décrocher. Il cite à ce sujet un témoignage du défunt général ou­gandais Eriya Mwine, alias chefe Ali qui, en­voyé à Kigali par son chef pour convaincre les Rwandais de le­ver le pied au Congo: «Paul (Kagame, ndlr) insisted that I should convince Mzee to give him ‘‘carte blanche’’ (en français) in Congo if you are no longer interrested» (Kagame a insisté pour que je dise au vieux (Muse­veni) de lui laisser ‘‘carte blanche’’ au Congo s’il n’y était plus intérressé). On croit savoir qu’en plus des problèmes liés au partage du butin, c’est le refus de Museveni d’accéder à cette demande qui fut à la base des affron­tements UPDF – APR (RDF) de Kisangani de 1999.

Fâcheux précédents

L’interpellation du 14 juin par le pré­sident de l’Assemblée nationale à l’endroit du général Muhoozi, connu pour avoir oeu­vré au dégel des rela­tions Kigali-Kampa­la, paraît à cet égard comme du pain béni pour les stratèges du ‘‘Congo desk’’ rwan­dais qui échaffaude des manoeuvres ten­dant à réduire à peau de chagrin toute soli­darité dans la région en faveur de la RDC.
C’est au cours d’une plénière consacrée à l’examen de la loi d’ha­bilitation du gouver­nement pour légiférer pendant les vacances parlementaires que Mboso, poussé à bout par des députés na­tionaux chauffés à blanc par la chute de Bunagana aux mains du RDF – M23, avait suggéré des mesures de rétorsion contre Kampala, dont la sus­pension de la ratifi­cation des accords conclus entre les chefs d’Etat des deux pays. «Le gouvernement est d’accord avec nous avant que ces troupes fassent ce qu’ils ont fait, nous avons dit à la suite du pacte que le fils de Museveni a signé avec le Rwanda, nous ne laissons pas passer cet accord. Il nous a montré qu’il avait signé son pacte, il vient de nous trahir. Nous avons dit, nous n’acceptons pas», a-t-il martelé.

Accords gelés

Le 27 mai 2021, les présidents Félix Tshi­sekedi et Yoweri Museveni s’étaient en effet accordés sur la construction d’une route d’inter­connexion régionale pour un coût global de 334,5 millions USD.
L’Accord intergouver­nemental (AGR) signé à cet effet portait sur la construction de routes et l’asphaltage de trois axes routiers stratégiques pour la liaison entre la RDC et l’Ouganda : Kasindi – Beni (80 km), Beni – Butembo (54 km), et Bunagana – Rutshu­ru – Goma (89 km). La RDC et l’Ouganda devaient contribuer à hauteur de 20 % cha­cun dans le finance­ment de ces travaux, et Dott Services Ltd, une entreprise basée à Kampala devant cou­vrir les 60 % restants. Il faudra attendre en­core pour que ce pro­jet démarre.

Une sous-région fragile

Le conflit de l’Est de la RDC est, en effet susceptible de fra­giliser l’East African Community (EAC), une organisation longtemps mise à mal par la crise entre l’Ou­ganda et le Rwanda. Le sommet consacré à la situation sécuri­taire en RDC en avril dernier semble avoir contourné le fond du problème – l’agres­sion d’un pays par ses voisins – pour n’abor­der qu’un épiphéno­mène : la présence des groupes armés à l’Est de la RDC.
Mercredi 15 juin 2022, le président kényan Uhuru Ken­yatta, qui assure la présidence tournante de l’EAC a décrié la poursuite des affron­tements au Nord-Ki­vu en s’appuyant sur une approche super­ficielle du conflit. Il a, en effet, appelé à l’activation de la force régionale de l’Afrique sous les auspices de l’EAC à déployer dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud- Kivu. Mais également à démilitariser les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu (Buna­gana, Bugusa, Masisi, Lubero, Beni, Kasindi) et du Sud-Kivu. Selon son schéma, la force régionale de l’EAC, à déployer immédiate­ment se chargerait de stabiliser et d’impo­ser la paix en appui aux forces de sécurité de la RDC et en étroite collaboration avec la MONUSCO. Cette force militaire régio­nale oeuvrerait en collaboration avec les autorités provinciales au désarmement or­donné et permanent dans le cadre du pro­gramme de Désarme­ment, démobilisation, relèvement commu­nautaire et stabilisa­tion (P-DDRCS) afin de créer des condi­tions propices à la stabilité et à la paix à l’Est de la RDC.

Démilitariser des zones convoitées

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Une réunion des com­mandants régionaux des forces de défense des pays membres de l’EAC est prévue le 19 juin 2022 à Nai­robi pour finaliser les préparatifs de ce dé­ploiement, a annoncé Uhuru Kenyatta, tout en appelant rebelles étrangers et groupes armés nationaux à déposer les armes im­médiatement et sans conditions. Plus facile à dire qu’à faire.
En réalité, la réunion de Goma s’est heurtée de front au fond du problème sécuritaire congolais. Des diver­gences sont apparues entre les chefs d’états-majors des forces de défense de l’EAC dès qu’il a été question de condamner l’agres­sion rwandaise contre la RDC. «La lecture du communiqué final de la réunion a été inter­rompue faute d’accord sur son contenu», in­dique-t-on.
Cette démilitarisa­tion projetée des provinces de l’Est n’est pas sans rap­peler celle qui a pré­valu au Rwanda voi­sin avant sa conquête par l’APR de Kagame. Un fâcheux précédent auquel les Congolais n’ont aucun intérêt à se rallier.

"Discours de haine: les FARDC dénoncent le mensonge de Kigali et vante la diversité culturelle congolaise
= https://actualite.cd/2022/06/19/discours-de-haine-les-fardc-denoncent-le-mensonge-de-kigali-et-vante-la-diversite
Les Forces armées de la République démocratique du Congo dénoncent des mensonges et des messages de haine conçus dans les officines à Kigali, capitale du Rwanda, afin de le distiller dans les réseaux sociaux avec pour objectif de faire croire aux yeux du monde qu'il se pratique une chasse à l'homme en RDC.

Pour l'armée congolaise, cette manipulation du Rwanda ne va pas le faiblir dans sa traque du M23.
"A travers cette mesquinerie démoniaque que Kigali veut attribuer à la population congolaise, l'objectif poursuivi est de tromper, comme il le fait à l'accoutumée, et d'entraîner ainsi une partie de la population congolaise à tomber dans le piège de stigmatisation, faisant ainsi le jeu de l'ennemi. Autrefois recette rwandaise ayant ému le monde, cette ruse démoniaque séparatiste, ingéniosité maléfique de Kigali, ne fragilisera ni la détermination des braves officiers congolais dangereusement cités dans un chiffon séditieux en circulation dans les réseaux sociaux, et n'entamera nullement le professionnalisme des FARDC totalement résolues à protéger l'intégrité territoriale de notre Pays jusqu'au sacrifice suprême conformément á notre serment de ne jamais trahir le Congo", a déclaré le Général Major Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC.
Par ailleurs, les FARDC vendent la riche diversité culturelle que regorge la RDC et promettent des sanctions exemplaires contre toute personne qui menacerait des personnes pour leur appartenance à une communauté.
"Les FARDC tiennent en outre à préciser que la mosaïque congolaise est une richesse incommensurable qu'elles protègent et que, conformément aux instructions du Commandant Suprême, les Forces de Défense et de Sécurité sont à pied d'oeuvres pour traquer tout individu ou toute structure qui menacerait des personnes en fonction de leur appartenance à une communauté donnée. Au-delà des sanctions exemplaires, la Justice Militaire va se saisir des auteurs de tout acte susceptible de troubler la cohésion nationale", a conclu Léon Richard Kasonga.

Depuis le début de tension entre Kinshasa et Kigali, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer le discours de la haine.
Samedi dernier, des policiers congolais continuaient de contenir plus d'une centaine de manifestants qui tentaient de s'approcher de la "Petite barrière", scandant des slogans hostiles au président rwandais Paul Kagame et appelant à l'expulsion des Rwandais.
Dans un communiqué, le chef de la police congolaise a indiqué avoir remis à la justice un commissaire de police qui avait laissé la population et des policiers brutaliser un lieutenant-colonel de l'armée soupçonné d'être rwandophone.
Face à cette escalade, la France a également appelé "à la cessation des discours de haine visant des communautés et des individus".
Le gouverneur du Sud-Kivu (est) a indiqué dans un communiqué que "sur instruction de la haute hiérarchie du pays et compte tenu de la situation sécuritaire, tous les postes frontaliers avec le Rwanda" seraient "à dater de ce jour fermés à 15h locales".
Lundi, le M23 a occupé Bunagana, un important centre commercial situé à la frontière avec l'Ouganda, avec le soutien militaire du Rwanda selon les autorités congolaises.
Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par Kinshasa, le M23 a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont tendues depuis 1994, l'année du génocide au Rwanda qui a fait selon l'ONU 800.000 morts, Tutsis ou Hutus modérés, tués par les Forces armées rwandaises (FAR) et les milices extrémistes hutu Interahamwe.


"Appels à la violence et la haine : « Ne nous trompons pas d’adversaire » (JP Bemba) - 20 juin 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/20/appels-a-la-violence-et-la-haine-ne-nous-trompons-pas-dadversaire-jp-bemba.html/110827/
Ancien vice-président congolais dans le gouvernement 1+4 et président du Mouvement pour la libération du Congo, Jean-Pierre Bemba, s’inscrit en faux face aux appels à la violence et à l’hostilité véhicules sur les réseaux sociaux.
Dans un tweet publié, dimanche soir, Bemba affirme que « les incitations à la haine et les exactions commises à l’encontre de la population sur la base de l’apparence physique et l’ethnicité sont déplorables ».


Il appelle ainsi ses compatriotes congolais de ne pas se tromper d’adversaire. « Ne nous trompons pas d’adversaire, restons unis ! », a-t-il, ensuite, lancé.
Depuis l’escalade des tensions entre Kinshasa et Kigali, des vidéos de quelques personnes non autrement identifiés appellent à s’en prendre à des personnes et a leurs biens sur base de leur appartenance ethnique.
Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, les forces armées FARDC tiennent à préciser que « la mosaïque congolaise est une richesse incommensurable » qu’elles protègent. Elles disent notamment être à pied d’oeuvres pour traquer tout individu ou structure qui menacerait des personnes en fonction de leur appartenance à une communauté donnée.
« Au-delà des sanctions exemplaires, la Justice Militaire va se saisir des auteurs de tout acte susceptible de troubler la cohésion nationale », a conclu le général Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC.

"Agression dans l’Est : Le gouvernement appelle la communauté Tutsi congolaise et Banyamulenge à dénoncer l’invasion rwandaise - 20 juin 2022
= https://www.politico.cd/encontinu/2022/06/20/agression-dans-lest-le-gouvernement-appelle-la-communaute-tutsi-congolaise-et-banyamulenge-a-denoncer-linvasion-rwandaise.html/110823/
Le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Daniel Aselo Okito a, dans un briefing de presse co-animé dimanche 19 juin à Kinshasa, invité la communauté Tutsi congolaise et Banyamulenge a se ranger derrière les efforts du gouvernement de la République Démocratique du Congo.
Le ministre de l’Intérieur s’est dit inquiet du silence de cette communauté au sujet de l’invasion des troupes rwandaises en RDC en soutien au mouvement terroriste du M23 qui occupent depuis la semaine dernière plusieurs entités congolaises dont la plus emblématique reste, la cité frontalière de Buganana.


Dans cet élan, le patron du territorial a invité les Tutsi congolais et les Banyamulenge à rallier les efforts patriotiques d’autres communautés en dénonçant le comportement du président rwandais, Paul Kagame qui agresse la RDC.
« Le gouvernement congolais s’étonne lorsqu’on se bat contre cette agression mais vous nos frères Tutsi congolais, Banyamulenge, on ne vous voit pas soutenir votre gouvernement pourquoi ? Là, nous aussi on se pose de questions. Nous sommes avec vous mais nous on se bat et vous vous enfermez et vous voulez que d’autres congolais tombent dans le piège du Rwanda. Vous n’arrivez pas à dénoncer pourquoi ? Dénoncer vous aussi le comportement du Rwanda et de Kagame. Pourquoi vous ne le faites pas », a lancé Daniel Aselo.
Au sujet des messages de xénophobie signalés par Human Watch Rights, le gouvernement a annoncé que la police nationale et les différents services de sécurité ont déjà été alertés pour traquer les auteurs.


"Agression dans l’Est : « La situation est grave », déclare Tshisekedi qui appelle à « mettre de côté les divergences et se mobiliser derrière les FARDC » - 18.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106571_agression_dans_l_est_la_situation_est_grave_declare_tshisekedi_qui_appelle_a_mettre_de_cote_les_divergences_et_se_mobiliser_derriere_les_fardc.html
Le chef de l’État Félix Tshisekedi a présidé la 58eme réunion du conseil des ministres ce vendredi 17 juin 2022 par vidéo conférence. Parmi les sujets évoqués au cours de cette réunion, figure celui ayant trait à la situation d’agression à laquelle fait face la RDC dans sa partie Est.
Selon Patrick Muyaya, parole du gouvernement, le commandant suprême des forces armées, a appelé les Congolais à s’unir derrière le FARDC pour bouter dehors le rebelle et leurs alliés.


« Le président suit minute par minute l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC particulièrement les opérations conduites par les FARDC pour bouter hors de notre territoire les agresseurs déguisés en terroristes «, a dit Muyaya.
Cependant, le chef de l’État a reconnu que la situation est grave.
« La situation est grave car notre pays fait face à une agression qui voile les traités internationaux «, a dit Félix Tshisekedi qui a indiqué qu’il est plus que jamais temps de « mettre de côté toutes les divergences et de se mobiliser derrière les forces de sécurité pour défendre l’unité et l’intégrité de notre pays «.
D’après le compte rendu fait par Patrick Muyaya ce vendredi dans la soirée, le chef de l’État a demandé au gouvernement de mettre à la disposition des forces armées tous ce qu’il faut.

« Tout en saluant la bravoure de nos militaires au front, le chef de l’État a invité le gouvernement à mettre tout oeuvre pour les doter des moyens conséquents. Il a aussi exprimé la solidarité et compassion de toute la nation à nos compatriotes déplacés qui subissent les effets de cette injustice «.
« Le chef de l’État et assure qu’il ne ménage aucun effort sur le plan militaire et diplomatique pour que l’ennemi quitte notre territoire «, a rapporté Patrick Muyaya qui insiste sur le fait que le président de la République a exprimé tout son soutien aux FARDC qui combattent au front pour l’intérêt général.


"RDC-M23 : l'UDPS dénonce l'indifférence de la Communauté internationale face à l'agression rwandaise - 20 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/20/rdc-m23-ludps-denonce-lindifference-de-la-communaute-internationale-face-lagression
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106614_agression_de_la_rdc_par_le_rwanda_l_udps_tshisekedi_constate_l_indifference_de_la_communaute_internationale.html


"Discours de haine : Bintou Keita encourage le Parlement à adopter le plus rapidement possible la loi sur le tribalisme, le racisme et la xénophobie - 21 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/21/discours-de-haine-bintou-keita-encourage-le-parlement-adopter-le-plus-rapidement
La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, s'est dit profondément inquiète de la recrudescence des messages de haine et l’incitation à l’hostilité en République démocratique du Congo.

Pour elle, le discours de la haine et l'incitation à l'hostilité en ce moment où les Forces armées de la RDC sont engagées au combat sape la cohésion nationale utile pour soutenir les forces de l'armée contre l'ennemi.
« Dans le contexte actuel d’attaques régulières contre les forces de sécurité nationales et les Casques bleus, les citoyens congolais, quelles que soient leurs origines, doivent se réunir autour de leur armée, leurs autorités et leurs alliés » a déclaré Bintou Keita.
« La stigmatisation d’une partie de la communauté nationale sape l’indispensable cohésion nécessaire pour faire face », a-t-elle ajouté.
Bintou Keita invite les autorités congolaises à initier des poursuites contre leurs auteurs, quels qu’ils soient et encourage aussi le Parlement à adopter le plus rapidement possible la loi sur le tribalisme, le racisme et la xénophobie actuellement en discussion.
En RDC, des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux depuis le week-end présentent des personnes bien identifiées et armées de machettes cherchant des ressortissants rwandais. Dimanche, le BCNUDH avait souligné que ces actes sont contraires aux nécessités de cohésion et d’unité nationales dont la RDC a besoin pour faire face aux défis actuels. Il avait ensuite invité les autorités à prendre des mesures urgentes pour protéger toutes les personnes.


"RDC: Moussa Faki veut une application immédiate des décisions de Nairobi - 21 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/21/rdc-le-gouvernement-veut-utiliser-lhotel-de-monnaie-de-la-bcc-pour-limpression-des


"Au Rwanda, un sommet pour un Commonwealth en plein questionnement - 21 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/21/au-rwanda-un-sommet-pour-un-commonwealth-en-plein-questionnement

"Museveni après le conclave: « Les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres régionaux de l’EAC » - 21 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/21/museveni-apres-le-conclave-les-problemes-affectant-la-region-comme-la-crise-au-congo


"Nord-Kivu : le gouverneur militaire interdit d’importer et d'exporter des marchandises via le poste frontière de Bunagana, toujours sous contrôle du M23 - 20 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/20/nord-kivu-le-gouverneur-militaire-interdit-dimporter-et-dexporter-des-marchandises-le
= https://www.politico.cd/la-rdc-a-la-une/2022/06/20/agression-dans-lest-le-gouverneur-militaire-du-nord-kivu-interdit-limportation-et-lexportation-des-marchandises-via-le-poste-de-bunagana.html/110848/


"Rwanda: deux morts et six blessés dans l’attaque d’un bus, les rebelles FLN soupçonnés - 19 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/19/rwanda-deux-morts-et-six-blesses-dans-lattaque-dun-bus-les-rebelles-fln-soupconnes
"RDC: au moins six tirs de mortiers contre des positions des casques bleus, la MONUSCO accuse le M23 - 20 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/20/rdc-au-moins-six-tirs-de-mortiers-contre-des-positions-des-casques-bleus-la-monusco

"Frontière RDC-Ouganda réouverte à Bunagana - 20 juin 2022
= https://actualite.cd/2022/06/20/frontiere-rdc-ouganda-reouverte-bunagana
= https://actualite.cd/2022/06/20/des-jeunes-la-recherche-des-rwandais-kinshasa-la-commandante-du-commissariat-de-la
= https://actualite.cd/2022/06/20/3e-conclave-de-nairobi-lavenir-de-loption-militaire-se-joue-ce-lundi


"« Le M23 doit être listé par les Nations unies comme mouvement terroriste » (Pétition de Thierry Monsenepwo) - 19.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106588_le_m23_doit_etre_liste_par_les_nations_unies_comme_mouvement_terroriste_petition_de_thierry_monsenepwo.html


"Les chefs d'État de l'EAC s'accordent sur une force régionale pour stabiliser l'Est de la RDC - 20/06/2022
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220620-les-chefs-d-%C3%A9tat-de-l-eac-s-accordent-sur-une-force-r%C3%A9gionale-pour-stabiliser-l-est-de-la-rdc
= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220620-rdc-violences-contre-des-rwandophones-dans-la-province-du-maniema

"RDC: les rebelles du M23 rouvrent la frontière avec l’Ouganda à Bunagana - 20 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70855/rdc-les-rebelles-du-m23-rouvrent-la-frontiere-avec-louganda-a-bunagana/

"Julien Paluku :  » La guerre se gagne diplomatiquement, politiquement et militairement » - 21/06/2022
= https://www.forumdesas.net/2022/06/julien-paluku-la-guerre-se-gagne-diplomatiquement-politiquement-et-militairement/


Compatriotiquement!


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Empty Re: REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS !

Message  ndonzwau 21/6/2022, 6:20 pm

On lit de plus en plus sur les réseaux sociaux la reproduction des faits qui détaillent les soupçons de collusion dans le passé entre Tshisekedi et le M23 assortis des promesses que le premier aurait faites au second et mutatis mutandis au Rwanda de Kagame. Le gros hic aujourd'hui est que ni les Congolais ne veulent apporter le moindre crédit au M23 relégué même à un mouvement terroriste, ni le président Tshisekedi ne se voit autorisé à honorer la moindre promesse à un tel groupe. Vous comprenez alors l'impasse dans la quelle le président Tshisekedi se trouve  dans ses relations avec le M23 mais aussi avec son frère Kagame qui peut expliquer quelques retournements de vestes.

1. Rappelons qu'en 2013 LE M23 avait été défait par feu Mamadou Ndala et le résidu de ses revendications tombé dans expectative. Ses revendications sont celles d'un groupe de ceux qu'on appelle des Tutsi Congolais qui auraient tous les droits de réintégrer la nationalité Congolaise. Notre mulopwe qui nesait jamais rien et a coutume de prendre à la légère les choses sérieuses avait proclamé tout haut sans la moindre précaution que les Banyamulenge (= banyarwanda tutsi du Sud Kivu) étaient des Congolais à part entière : pense-t-il aujourd'hui la même chose avec la tournure d(une invasion du Rwanda en se servant exactement du M23 ?

2. Loin des nouvelles du café de commerce un chercheur Congolais en droit et négociations internationales à Harvard pose sérieusement la question à travers une analyse : "et si la réélection de Tshisekedi dépendait du M23" ? Nous sommes à moins de deux ans des prochaines élections et le problème sécuritaire devient un enjeu majeur du bilan à présenter pour être réélu. Sa diplomatie amicale a plutôt échoué même avec son état de siège et donc rien de tel qu’une victoire de l’armée pour galvaniser les électeurs et faire oublier les modestes résultats enregistrés au cours du quinquennat. Une hypothèse qui n’en est pas qu’une aux yeux des adeptes de la théorie du complot, convaincus que la réapparition soudaine du M23 résulte d’un arrangement secret entre Kagame et Tshisekedi visant à permettre à ce dernier à remporter une victoire face au M23 pour regagner la sympathie des électeurs indécis...

Beaucoup d'analyses (voir infra) planchent sur la fameuse "force régionale" sortie du sommet de Nairobi qui réunit les États de l'Afrique de l'Est, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Burundi et maintenant la RDC (et ici le Soudan du Sud). Cette force est principalement commise pour lutter contre l'insécurité de l'Est du Congo et les différents groupes armés qui gravitent autour. Le moins qu'on puisse dire est que ces études ne promettent pas un succès assuré à cette force non seulement parce que de l'avis de tous une intervention militaire ne suffira pas, une option qui a été inefficace dans le passé mais aussi parce que certains privilégient une solution politique notamment un dialogue entre les présidents rwandais et congolais qui s'avère selon moi difficile vu la crise tendue entre les deux et le caractère fourbe de Kagame. Pourquoi pas une opération militaire régionale qui rendrait possible une négociation entre Tshisekedi et Kagame. Rappelons que la force régionale est placée sous le commandement militaire du Kenya et dernière nouvelle, elle ne devra pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise ; Uhuru Kenyatta est-il assez futé pour influer sur Kagame ? Attendons la suite...



"RDC-Rwanda : et si la réélection de Tshisekedi dépendait du M23 ? - 17 juin 2022
= https://www.jeuneafrique.com/1354770/politique/rdc-rwanda-et-si-la-reelection-de-tshisekedi-dependait-du-m23/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Liwanga-100x100
Par Roger-Claude Liwanga
Chercheur à l'université Harvard, professeur de droit et de négociations internationales à l'université Emory

On l’avait un peu trop vite donnée pour détruite, en 2013. La rébellion du M23 a fait sa réapparition et occupe désormais tous les débats en RDC, plus singulièrement encore en cette période pré-électorale, car la question sécuritaire s’imposera encore comme l’un des thèmes majeurs de la campagne. Une situation qui contraint le président Félix Tshisekedi à se poser à la fois en chef des armées prêt à affronter les rebelles que l’on dit soutenus par le Rwanda – ce que Kigali dément – et en président-candidat à un nouveau mandat qui doit défendre son bilan tant socio-économique que politico-sécuritaire.
Si la condamnation du soutien rwandais au M23 est unanime au sein de la classe politique congolaise, les adversaires de Tshisekedi lui reprochent son rapprochement et ses  relations jugées trop amicales avec « l’agresseur » Paul Kagame.

Les limites de la « diplomatie amicale »
Tout semble désormais se jouer à quitte ou double pour le chef de l’État congolais. La résurrection de M23 l’entraîne, lui le commandant suprême des forces armées, sur un nouveau front. Lors de son avènement au pouvoir, en 2019, il avait promis de mettre fin aux exactions des multiples groupes armés qui ravagent l’Est du pays. Et deux ans plus tard, afin d’accroître les capacités de l’armée nationale à les neutraliser, il avait proclamé l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où persiste l’insécurité.
La recrudescence des activités militaires et des atrocités perpétrées par le M23 complique donc singulièrement l’équation sécuritaire pour lui. À en croire les spécialistes, le M23 serait mieux équipé que la plupart des groupes armés auxquels le Congo livre bataille dans la région. Pour preuve, les rebelles contrôlent actuellement la ville stratégique de Bunagana, dont l’armée nationale s’est retirée.

Par ailleurs, le retour du M23 fragiliserait le président Tshisekedi parce qu’il expose au grand jour les limites de la « diplomatie amicale » qu’il a entrepris de mener auprès du régime rwandais, malgré la méfiance de l’opinion publique et de la classe politique congolaise. Se sentant « trahi » par Kagame, Tshisekedi s’est justifié en déclarant qu’il avait toujours préféré « construire des ponts » avec le Rwanda à la faveur de relations paisibles plutôt que « construire des murs ».

Opportunité politique ?

Malgré tous les désagréments qu’elle cause et que nul ne saurait nier, rien ne dit que la résurgence du M23 ne se traduira pas en opportunité politique pour Tshisekedi. Parce que les Congolais dans leur immense majorité désapprouve l’attitude jugée humiliante et hégémonique de Paul Kagame, une victoire de l’armée congolaise sur le M23 ferait grimper la cote de popularité du président auprès d’une population déterminée à en découdre avec le Rwanda.
Rien de tel qu’une victoire de l’armée pour galvaniser les électeurs et faire oublier les modestes résultats enregistrés au cours du quinquennat. Comme chacun sait, les crises internationales majeures renforcent souvent la cohésion nationale, laquelle peut se traduire, en période électorale,  par un soutien accru au président, au mépris de ses éventuelles défaillances.

Théorie du complot

Une hypothèse qui n’en est pas qu’une aux yeux des adeptes de la théorie du complot, convaincus que la réapparition soudaine du M23 résulte d’un arrangement secret entre Kagame et Tshisekedi visant à permettre à ce dernier de remporter une victoire face au M23 pour regagner la sympathie des électeurs indécis de l’Est du pays.
À Lire   RDC – Rwanda : la discrète riposte diplomatique de Kigali
Leur argumentaire ? Kagame n’aurait aucun intérêt à sacrifier les accords économiques « juteux » signés sous Tshisekedi en aidant le M23. Un peu facile. Car, qu’est-ce qui empêcherait le président rwandais – qui mène une « guerre hybride » en RDC depuis des années – d’ignorer tout simplement les accords miniers conclus avec Kinshasa, sachant qu’il peut obtenir toutes ces matières premières sans contrepartie en s’abritant derrière le M23 ?
Il apparaît de plus en plus évident que Félix Tshisekedi pourrait, grâce à une victoire militaire sur le M23, convertir le fardeau de la persistance de la violence à l’Est du pays en un avantage politique dans la perspective des élections de 2023. Mais, saura-t-il le faire ? Il est encore tôt pour le confirmer.


"Nairobi : les chefs d’État de l’EAC ménagent le Rwanda et le M23 -
21/06/2022

= https://www.forumdesas.net/2022/06/nairobi-les-chefs-detat-de-leac-menagent-le-rwanda-et-le-m23/
* Sans être va-t’en-guerre, la RDC devra compter sur ses propres forces au lieu de remettre invariablement son sort entre les mains des étrangers, fussent-ils Africains.
Les chefs d’État réunis hier lundi 20 juin à Nairobi dans le cadre du 3ème sommet des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), n’ont pas validé les thèses de la RD Congo. Tenez, nulle part dans le communiqué final, le Rwanda n’est cité comme pays agresseur de la RDC.  De même le M23, désigné- avec raison- par Kinshasa comme étant un mouvement terroriste n’a pas été traité comme tel.


En revanche, les Chefs d’État du Kenya, du Rwanda, de la RDC, de l’Ouganda, du Burundi notamment, ont juste demandé la cessation des hostilités, et le retrait du M23 des zones conquises.
Ce genre de communiqué, comme nombre d’autres avant, conforte ceux des Congolais qui croient dur comme fer que le Rwanda ne respectera la RDC que le jour où comme pays, il lui opposera le vrai rapport de force militaire.
La diplomatie c’est bien, mais la force militaire, c’est mieux. Le Rwanda ne comprend que le langage de la force. Sans être va-t-en guerre, la RDC devra compter sur ses propres forces au lieu de remettre invariablement  son sort entre les mains des étrangers, fussent-ils Africains.

Les dirigeants présents à Nairobi ont approuvé le déploiement à l’immédiat d’une force régionale en RDC. C’est l’une des résolutions contenues dans le communiqué final marquant la fin de ce sommet convoqué par le Président kenyan Uhuru Kenyatta.
Cette force régionale dont le mandat est d’assurer la paix en RDC, travaillera en coopération avec les FARDC et  l’administration congolaise. Au-delà de cet aspect, ont convenu les chefs d’État de la CAE dont Félix Tshisekedi, « la force régionale devrait également coopérer à la mise en œuvre du processus de désarmement et de démobilisation« .  Didier KEBONGO Rachidi MABANDU

COMMUNIQUÉ
LE TROISIÈME CONCLAVE DES CHEFS D’ETAT SUR LA RDC
LE PROCESSUS DE NAIROBI


1. Le lundi 20 juin 2022, Son Excellence Uhuru KENYATTA, Président de la République du Kenya, A CONVOQUÉ à Nairobi, un Sommet du Sept et  un 3ème Conclave des Chefs d’État de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) sur la situation de paix et de sécurité dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Le Sommet s’est déroulé en présence de Son Excellence Yoweri MUSEVENI, Président de la République d’Ouganda ; Son Excellence Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda ; Son Excellence Salva KIIR Mayardit, Président de la République du Soudan du Sud ; Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) et Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE, Président de la République du Burundi. Le chef d’État des États-Unis
La République de Tanzanie était représentée par S.E. Amb. Dr. John Steven SIMBACHAWENE, Haut-Commissaire de Tanzanie au Kenya, Les Chefs d’Etat ont DÉLIBÉRÉ sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et sur les mesures visant à promouvoir la stabilité et le développement de la l’espace dans la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et sur les mesures visant à promouvoir la paix, la stabilité et le développement dans l’est de la RDC et dans la grande région de l’Afrique de l’Est.

2. ENGAGÉS à contribuer à la réconciliation et à une paix durable et DÉTERMINÉS à trouver une solution rapide et durable au conflit en République démocratique du Congo, en particulier dans le Nord et le Sud Kivu ainsi que dans les provinces de l’Ituri. Ils ont APPRÉCIÉ la suprématie de la Constitution de la RDC et se sont ENGAGÉS à maintenir un pays unifié et sûr, avec des institutions cohérentes et crédibles du gouvernement central exerçant la pleine autorité territoriale et reconnaissant que les moyens pacifiques sont le meilleur moyen de résoudre les conflits.
3. Le Conclave COMMENCE par un briefing détaillé sur la piste militaire. Le mémoire a été présenté par le chef des forces de défense du Kenya, le général Robert Kibochi, en sa qualité de président du comité des chefs des forces de défense de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Cela faisait suite à une réunion des chefs des forces de défense le dimanche 19 juin 2022.
Ce faisant, les Chefs d’Etat ONT INSTRUIT que la Force Régionale devrait, en coopération avec les forces militaires et administratives de la RDC, chercher à stabiliser et à assurer la paix et la paix en RDC. La Force régionale devrait également COOPÉRER à la mise en œuvre du processus de désarmement et de démobilisation.

4. La Force régionale qui sera constituée en tant que force de la Communauté de l’Afrique de l’Est en vertu du Protocole de la CAE sur la paix et la sécurité et de l’article 124 du Traité de la CAE sur la paix et la sécurité régionales et de l’article 125 sur la coopération en matière de défense. La Force régionale A REÇU son mandat opérationnel et DÉTAILLÉ sa structure opérationnelle pour les Chefs d’État.
5. Le Conclave A REÇU une note ÉCRITE sur la voie politique du processus de Nairobi qui détaille les actions et activités qui ont été entreprises depuis la dernière convocation du deuxième Conclave, y compris la convocation des consultations avec divers groupes armés et rebelles en RDC en tant que suivi des consultations entreprises par la RDC avec les groupes rebelles à Nairobi.
6. Les chefs d’État ont ORDONNE qu’un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités commence immédiatement, y compris le retrait des positions récemment prises. Ce faisant, le processus politique devrait être intensifié par toutes les parties afin de permettre aux citoyens de la RDC de se sentir en sécurité et de pouvoir choisir les activités économiques.

7. Le conclave A CONVENU et RENFORCE que le renforcement de la confiance, la cessation des hostilités, le cessez-le-feu inconditionnel, la participation aux processus politiques dans le pays, la priorisation et la participation au développement du pays, la citoyenneté, la présence d’étrangers négatifs éléments, le sort des combattants pendant la réintégration et le statut des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays figurent parmi les questions critiques qui nécessitent une résolution concertée, urgente et durable.
8. Les Chefs d’Etat SOULIGNENT également que tout langage offensant, discours de haine, menaces de génocide et autres propos politiquement incitatifs doivent cesser et doivent être découragés par toutes les parties et que le peuple de la RDC doit être encouragé à travailler ensemble afin de stabiliser l’est de la RDC pour qu’elle prospère.
9. A la clôture du conclave, le Président Salva KIIR Mayardit a profité de l’occasion pour informer la réunion des développements les plus récents et les plus importants du processus politique au Soudan du Sud.
10. Les dirigeants ont REMERCIÉ le Président Uhuru KENYATTA pour sa convocation et son accueil du troisième Conclave et ont remercié Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo pour avoir emprunté la voie régionale dans sa détermination à résoudre la situation de paix et de sécurité dans la à l’est de la RDC. LIBÉRÉ le 20 juin 2022, Nairobi, Kenya



"Entre la RDC et le Rwanda, une crise qui se radicalise - 21/06/2022
= https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/06/21/entre-la-rdc-et-le-rwanda-une-crise-qui-se-radicalise_6131429_3212.html
Les dirigeants d’Afrique de l’Est se sont accordés sur le déploiement d’une force régionale en République démocratique du Congo pour tenter de mettre fin au conflit.
 
Des habitants de Goma, en RDC, réagissent lors du passage du convoi rapatriant le corps d’un soldat congolais tué par des militaires rwandais lors d’un échange de tirs à la frontière, le 17 juin 2022. GUERCHOM NDEBO / AFP  

Un calme trompeur règne à la frontière entre les villes jumelles de Gisenyi et Goma. « Comme d’habitude », assurent les douaniers, Rwandais et Congolais se mélangent dans les courtes files d’attente qui s’étirent de part et d’autre des barrières. Le point de passage est l’un des plus fréquentés d’Afrique centrale. Pourtant, la tension est loin d’être retombée entre les deux Etats voisins.
La République démocratique du Congo (RDC) accuse le Rwanda de soutenir le Mouvement du 23-Mars (M23), un groupe armé issu d’une ancienne rébellion tutsi congolaise, qui a repris les armes fin 2021 malgré des accords de paix signés en 2013. Kigali, qui rejette ces allégations, dénonce de son côté des discours de haine « anti-rwandais » de plus en plus violents côté congolais.

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi étaient tous les deux présents lundi 20 juin à Nairobi, lors d’un sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est où a été acté le déploiement d’une force régionale afin de stabiliser l’est de la RDC. « Placée sous commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise », a souligné la présidence congolaise sur Twitter à l’issue de la réunion. Les autorités de Kigali avaient pourtant fait savoir qu’elles étaient prêtes à envoyer des hommes.
« Une intervention militaire ne suffira pas à calmer la situation. Cette option s’est montrée inefficace dans la région depuis les années 1990. Seule une solution politique entre les présidents rwandais et congolais pourra résoudre la crise », estime un diplomate, pour qui « les positions des deux pays se sont radicalisées ».

Echange de tirs à la frontière

L’inquiétude est à son comble après qu’un militaire des Forces armées de RDC (FARDC) a passé la frontière au niveau du poste de la Petite Barrière, vendredi, et ouvert le feu en direction du Rwanda, provoquant un échange de tirs. Le soldat a été abattu et au moins deux policiers rwandais blessés.
A la demande de l’armée rwandaise, une enquête a été ouverte par le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE), un organe de médiation régionale. De leur côté, les autorités congolaises ont envoyé des responsables militaires récupérer le corps du défunt, resté au Rwanda. A l’arrivée du cortège à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, des centaines de personnes réunies sur l’une des principales artères de la ville ont scandé des chants en hommage au soldat.

Plusieurs milliers de manifestants s’étaient déjà rassemblés sur cette même avenue, mercredi 15 juin, en soutien aux FARDC et pour protester contre ce que beaucoup considèrent comme une « agression du Rwanda ». Des biens et des commerces appartenant à des Rwandais, des rwandophones ou des Tutsi congolais ont été visés.
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Des violences qui ont gagné les provinces voisines, à l’ouest des Kivu. Dans le Maniema, un bouvier banyamulenge – une communauté pastorale tutsi aux lointaines origines rwandaises mais présente au Congo depuis le XIXe siècle – a été lynché puis brûlé, samedi, dans les rues de Kalima, une cité minière, en marge d’une manifestation hostile à Kigali. « La tension est encore très forte et nous demandons aux Banyamulenge de rester cachés », met en garde un membre de la Société civile provinciale, un regroupement d’associations citoyennes.

A Kinshasa, le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC tire la sonnette d’alarme. Sur des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, « des individus clairement identifiés appellent à s’en prendre à des personnes et à leurs biens sur la base de leur appartenance ethnique (tutsi)  », a déploré, le 19 juin, l’organisation dans une série de tweets. Jules Kalubi, un des leaders de Parlement Debout, une association se réclamant du parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS), est pour sa part accusé d’avoir partagé les adresses de certains Rwandais et appelé à les renvoyer chez eux dans une vidéo qui circule sur Twitter. D’autres jeunes, se présentant comme « la brigade spéciale de l’UDPS », ont été filmés armés de machettes dans les rues de la capitale, menaçant de « passer à l’action ».
Le parti au pouvoir a désavoué ces appels à la haine et condamné la « stigmatisation tribale ». Dans le même temps, le Conseil supérieur de la défense a demandé aux forces de l’ordre d’« éviter la chasse à l’homme », tout en saluant « la forte mobilisation patriotique » et « le soutien indéfectible des populations aux FARDC ».

Suspension des accords bilatéraux

Les militaires congolais sont en mauvaise posture. Le 13 juin, ils ont perdu le contrôle de Bunagana, carrefour commercial de la province du Nord-Kivu, situé à la frontière avec l’Ouganda et à quelques kilomètres du Rwanda. Les insurgés ont également revendiqué, le 17 juin, la destruction d’un hélicoptère congolais dans la zone, vers Chengero.
Tenant le Rwanda pour responsable de la dégradation sécuritaire dans l’est, les autorités de Kinshasa ont suspendu, mercredi 16 juin, tous les accords bilatéraux signés avec Kigali, dont celui sur l’extraction d’une partie de l’or de l’est de la RDC, entériné lors d’une rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Goma, en juin 2021.

« Le Rwanda continue d’essayer d’occuper notre terre riche en or, coltan et cobalt pour l’exploiter et pour [son] propre profit. Il y a une guerre économique pour la bataille des ressources », a écrit le chef de l’Etat congolais dans un communiqué publié par le ministère de la communication le 17 juin. « La suspension des accords est une prérogative du gouvernement congolais. Ces textes bénéficient à nos deux peuples, donc nous espérons qu’un jour ils seront restaurés », a réagi Yolande Makolo, la porte-parole du gouvernement rwandais, lors d’une conférence de presse le même jour.
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Le Rwanda nie tout soutien au M23 et assure qu’aucun de ses militaires ne se trouve en RDC. Il continue en parallèle d’accuser l’armée congolaise de combattre aux côtés des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle hutu rwandais initialement formé par d’anciens génocidaires, et dénonce une complicité de la Monusco, engagée sur le terrain aux côtés des FARDC.

Fin mai, après que l’armée rwandaise eut affirmé que la RDC avait tiré des roquettes sur son territoire, Vincent Biruta, le ministre des affaires étrangères, avait déclaré à la presse que le Rwanda « ne resterait pas les bras croisés en cas de nouvelle attaque et aurait le droit de répondre pour défendre la sécurité de son territoire et de ses citoyens ».
Le ton s’est adouci depuis : lors d’une interview à la chaîne de télévision France 24 vendredi, quelques heures seulement après la fusillade à la frontière entre Gisenyi et Goma, le ministre a affirmé ne pas vouloir déclencher une guerre à cause de cet « incident ». Une nouvelle poussée de fièvre serait d’autant plus malvenue que Kigali reçoit, du 20 au 25 juin, la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth. Une trentaine de dirigeants sont attendus dans la capitale rwandaise.


"Une force régionale mise en place pour mettre fin au conflit en RDC - 20.06.2022
= https://www.tdg.ch/une-force-regionale-mise-en-place-pour-mettre-fin-au-conflit-en-rdc-761354439605
La RDC est confrontée depuis plusieurs mois à un regain de tension dans l’est du pays après la résurgence de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 4qBWqubDaLN9BP22J8i6kE
Les affrontements entre le M23 et l’armée congolaise (photo) ont entraîné la fuite de milliers d’habitants vers l’Ouganda voisin.

Les dirigeants d’Afrique de l’Est se sont accordés lundi sur la mise en place d’une force régionale pour tenter de mettre fin au conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Cette annonce a été faite par la présidence kényane à l’issue d’une réunion lundi à Nairobi des sept membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) consacrée à la situation sécuritaire dans cette région très troublée.
«Les chefs d’État ont indiqué que la force régionale devrait, en coopération avec l’armée et les forces administratives de RDC, chercher à stabiliser et assurer la paix en RDC», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «Les chefs d’État ont demandé qu’un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités débute immédiatement», a poursuivi la présidence kényane.

Regain de tension

La RDC, riche en minerais, est en proie à des dizaines de groupes armés dans l’Est, dont la plupart sont un héritage de deux guerres régionales il y a un quart de siècle. Un regain de tension dans l’Est ces dernières semaines a ravivé l’animosité entre la RDC et le Rwanda, alimentée par la résurgence de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), accusée d’avoir tué en janvier au moins 26 militaires congolais dans une attaque.
Kinshasa accuse Kigali de soutenir cette rébellion à prédominance tutsi, ce que Kigali dément. Le M23 avait été vaincu en 2013 mais a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants. Les affrontements entre le M23 et l’armée congolaise ont entraîné la fuite de milliers d’habitants vers l’Ouganda voisin.
Le communiqué kényan n’a pas précisé si le Rwanda allait jouer un rôle dans la force régionale alors que Kinshasa a déjà dit ne pas accepter sa présence. «Placée sous commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise», a de son côté affirmé la présidence de la RDC sur Twitter.

«Travailler ensemble»

Les relations entre la RDC et le Rwanda sont tendues depuis l’arrivée massive il y a près de 30 ans dans l’est de la RDC de Hutu rwandais accusés d’avoir massacré des Tutsi lors du génocide de 1994. Le président congolais Felix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame assistaient à la réunion lundi, aux côtés du président kényan Uhuru Kenyatta, ainsi que des dirigeants du Burundi, du Soudan du sud, de l’Ouganda et l’ambassadeur de Tanzanie à Nairobi.
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Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a salué l’issue de la réunion à Nairobi dans un communiqué posté sur Twitter. «J’appelle à l’application immédiate de leurs décisions afin de restaurer la paix dans l’Est de la RDC», a-t-il ajouté.
«Les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres régionaux de la Communauté d’Afrique de l’Est», a écrit sur Twitter le président ougandais Yoweri Museveni pendant la réunion. «Nous devons insister pour travailler ensemble parce que ces gens ont beaucoup souffert», a-t-il ajouté.

Prise d’un poste frontalier

Le gouvernement de Yoweri Museveni a envoyé des troupes pour aider les forces congolaises à combattre les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), accusé d’être responsable de massacres de milliers de civils dans l’Est congolais et d’avoir commis des attentats en Ouganda.
Ce groupe, d’origine ougandaise, a été placé en mars dernier par les États-Unis parmi les «groupes terroristes» affiliés aux djihadistes de l’État islamique. Après la prise d’un poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, Bunagana, par le M23 la semaine dernière, le président kenyan avait appelé au déploiement d’une force régionale dans l’Est de la RDC.
Le M23 a annoncé lundi la réouverture de ce poste frontalier dont ils s’étaient emparés le 13 juin. Fondée en 2000, la Communauté d’Afrique de l’Est a notamment pour but de faciliter le commerce transfrontalier en supprimant les droits de douane entre ses États membres. Elle a établi un marché commun en 2010.
AFP


" RDC. L’escalade militaire avec le Rwanda est dévastatrice pour la population civile - Juin 21, 2022
= https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2022/06/drc-military-escalation-with-rwanda-devastating-for-civilians/
Les belligérants doivent veiller à ce que les civil·e·s soient protégés alors que des combats opposent dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), le Mouvement du 23 mai (M23) à l’armée congolaise soutenue par les soldats de maintien de la paix de l’ONU, a déclaré Amnesty International le 21 juin 2022.
« Sur fond de résurgence du M23, l’escalade militaire dans l’est de la RDC a des conséquences dévastatrices pour les civils pris entre deux feux. Toutes les parties au conflit doivent respecter strictement les règles du droit international humanitaire, notamment en faisant tout leur possible pour garantir la sécurité de la population », a déclaré Deprose Muchena, directeur pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.

D’après l’ONU, les combats entre l’armée congolaise et le M23 ont fait 23 morts, dont trois enfants, parmi les civil·e·s depuis le mois de mai 2022.
« La population a déjà souffert des derniers combats émaillant ce conflit, plus de 80 000 personnes ayant fui leur foyer depuis que les affrontements ont repris en avril 2022. Certaines sont parties en Ouganda, d’autres sont déplacées à l’intérieur du pays. Les autorités congolaises et toutes les parties prenantes au niveau régional et international doivent remédier rapidement et durablement à cette situation des droits humains qui se dégrade, dans le respect du droit international. »
Depuis la réapparition du mouvement M23 en novembre 2021, les tensions s’intensifient entre les gouvernements de la RDC et du Rwanda. Ces derniers jours, les attaques verbales et physiques ciblant des personnes désignées comme des « Rwandais » ou des « Tutsis » se propagent sur Internet en RDC.

Deprose Muchena a écrit:Les autorités congolaises et toutes les parties prenantes au niveau régional et international doivent remédier rapidement et durablement à cette situation des droits humains qui se dégrade, dans le respect du droit international
Les autorités congolaises, l’ONU et plusieurs institutions en RDC et à l’étranger ont vivement dénoncé ces appels à la haine.
« Nous saluons la position claire des autorités congolaises contre la haine et la violence. Elle doit s’accompagner de mesures concrètes visant à protéger efficacement toutes les personnes sans discrimination et à amener toute personne impliquée dans l’apologie de la haine et de la violence à rendre des comptes. Les réseaux comme Twitter, Facebook et TikTok doivent agir rapidement pour stopper la propagation des appels à la haine sur leurs plateformes », a déclaré Deprose Muchena.

Complément d’information

L’est de la RDC est le théâtre de conflits armés depuis les années 1990. Les violences se sont intensifiées ces dernières années : plus de 7 380 civil·e·s ont été tués entre 2017 et avril 2022, selon le Baromètre sécuritaire du Kivu.
Le président Félix Tshisekedi a instauré l’état de siège – comparable à l’état d’urgence – dans la province du Nord-Kivu depuis mai 2021, en vue de limiter les violences. Or, l’insécurité s’est accrue et Amnesty International a constaté que les autorités se servent de l’état de siège pour restreindre l’exercice des libertés d’expression et de réunion pacifique, et commettre d’autres violations des droits humains en toute impunité.

Les attaques du mouvement M23 dans le Nord-Kivu ont repris en novembre 2021, huit ans après que le groupe a essuyé une défaite militaire face aux Forces armées de la République démocratique du Congo et la Brigade d’intervention de l’ONU. Il revendique notamment l’application par le gouvernement de la RDC de l’Accord de Nairobi de 2013, qui accordait l’amnistie aux membres du M23 et prévoyait leur rapatriement en RDC.
Le gouvernement de la RDC accuse le Rwanda d’agression en se servant du M23 comme intermédiaire et le président de l’Assemblée nationale de la RDC a été cité dans les médias comme accusant l’Ouganda de s’être rangé du côté du M23 et du Rwanda lors de la bataille de Bunagana au Nord-Kivu, le 13 juin 2022. En retour, le Rwanda accuse la RDC d’agression et de collusion avec les membres de la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) actifs dans l’est de la RDC, qui englobent d’anciens membres de la milice Interahamwe (« Ceux qui combattent ensemble ») et d’anciens soldats rwandais responsables du génocide rwandais de 1994, ainsi que des combattants qui n’ont pas participé au génocide, car beaucoup sont trop jeunes.
Lors d’un sommet organisé à Nairobi le 20 juin, des chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est, dont Félix Tshisekedi de la RDC, ont appelé tous les groupes armés de l’est de la RDC à cesser les hostilités et ont ordonné un cessez-le-feu immédiat. Ils ont approuvé le déploiement d’une force régionale dont la mission serait de désarmer les groupes armés locaux et étrangers qui ne le font pas volontairement.


"Rwanda-RDC : les tensions dureront plusieurs mois, mais les risques d'une guerre militaire sont faibles (Fitch Solutions) - 21 juin 2022
= https://www.agenceecofin.com/securite/2106-98968-rwanda-rdc-les-tensions-dureront-plusieurs-mois-mais-les-risques-dune-guerre-militaire-sont-faibles-fitch-solutions
(Agence Ecofin) - Depuis la reprise des activités du M-23, les tensions entre le Rwanda et la RDC font craindre le déclenchement d’un véritable conflit militaire qui pourrait s’étendre aux autres pays. Pour Fitch Solutions, les intérêts des forces en présence affaiblissent les possibilités d’un tel scénario.
En Afrique de l’Est, les risques d’un embrasement militaire des tensions entre le Rwanda et la RDC sont faibles. C’est du moins ce qu’affirme un rapport de Fitch Solutions Country Risk and Industry Research, de la société Fitch qui produit également les rapports de notation souveraine « Fitch Ratings ».

Selon le rapport qui évalue à travers plusieurs scénarios, les possibilités de dénouement de la crise actuellement en cours entre les deux pays, les tensions rwando-congolaises, nouvel épisode d’une relation houleuse qui dure depuis 1996 devraient se poursuivre sur plusieurs mois encore. Néanmoins, l’institution indique qu’il y a 65% de chance que la situation se poursuive sans déboucher sur un conflit militaire à grande échelle.
« Nous pensons qu'en dépit des tensions élevées, la médiation en cours de la communauté internationale empêchera un conflit militaire à grande échelle entre les forces armées de la RDC et du Rwanda, même si les liens bilatéraux entre les deux pays continueront de se détériorer », précise la note lue par l’Agence Ecofin.
« Nous nous attendons à ce que, même si les relations entre les deux Etats restent fracturées pendant un certain temps, les implications économiques ne soient pas graves. (…). De plus, la RDC obtiendra probablement le soutien militaire de ses partenaires de l’EAC. Ce qui empêchera une augmentation significative de l'activité des groupes armés », ajoute-t-elle.
Cette prévision est également motivée par le fait que selon Fitch, aucun des pays de la région ne tirerait un quelconque avantage d’un affrontement, à commencer par le Rwanda. S’il entre en guerre contre son voisin, le pays des Mille collines pourrait en effet ternir l’image de marque qu’il s’est forgé à l’international en tant que pays stable et qui lui permet entre autres d’attirer les investisseurs et de bénéficier du soutien des bailleurs de fonds internationaux. De plus, Kigali qui a ouvert il y a trois ans sa première raffinerie d’or, alimente celle-ci grâce à la matière première importée de la RDC.

Un conflit ouvert avec Kinshasa risquerait donc de perturber cet approvisionnement et d’affaiblir les recettes issues de cette activité.
Le lundi 20 juin, Nairobi, la capitale du Kenya, a accueilli sur initiative du président Uhuru Kenyatta un sommet des chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) pour tenter de trouver une solution pacifique aux tensions. Si aucun accord entre Kigali et son voisin n’a été annoncé à l’issue de la rencontre, la présence de Félix Tshisekedi et de son homologue Paul Kagame au sommet a envoyé un signal positif concernant l’ouverture des deux dirigeants au dialogue.
Dans l’immédiat, l’Est de la RDC devrait bientôt voir arriver des contingents de la mission militaire de l’EAC, dont le déploiement a été approuvé à l’issue du sommet.


"Sommet du Commonwealth au Rwanda : les enjeux - 21/06/2022
= https://www.lepoint.fr/afrique/sommet-du-commonwealth-au-rwanda-les-enjeux-21-06-2022-2480506_3826.php
ÉVÉNEMENT. Alors que le pays des mille collines veut faire de ce rendez-vous une vitrine, la rencontre intervient à un moment charnière pour l’organisation.
Des drapeaux aux couleurs du royaume, de l'Australie, de l'Inde, de l'Afrique du Sud flottent dans les grandes artères de Kigali. Les dirigeants des 54 pays du Commonwealth se retrouvent au Rwanda cette semaine pour leur premier sommet depuis 2018 et leur premier en Afrique depuis 2007. C'est également la première fois que la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (Chogm) soit près de 5 000 délégués, est organisée par un « nouveau » membre du Commonwealth. En effet, le Rwanda n'a jamais été une colonie britannique, mais a volontairement rejoint l'organisation en 2009.

Une réunion très attendue
Le sommet, initialement prévu en juin 2020, mais reporté à plusieurs reprises en raison de la pandémie, doit « renforcer la coopération multilatérale, explorer de nouvelles opportunités et adresser des défis communs pour le bien-être des générations futures ». Un projet ambitieux pour un Commonwealth dont le rôle et la pertinence sont de plus en plus remis en question, à une période de transition pour la monarchie britannique et de remise en question du passé colonialiste.
Le Commonwealth, dont la reine Elizabeth II est la cheffe, est une association de 54 États membres dont 15 royaumes, souvent anciens territoires de l'Empire britannique. L'organisation recouvre 2,6 milliards d'individus, soit un tiers de l'humanité.
La monarque de 96 ans a toujours présidé la réunion des chefs de gouvernement depuis son arrivée sur le trône en 1952, mais sera pour la première fois cette année remplacée par son fils le prince Charles pour les rencontres au sommet prévues vendredi et samedi. L'héritier du trône, qui effectue sa première visite au Rwanda, doit rencontrer des survivants du génocide de 1994, au cours duquel 800 000 personnes ont été tuées, selon l'ONU, principalement issues de la minorité tutsi.

Ses faits et gestes seront observés de près en raison des critiques qu'il aurait formulées, selon le journal The Times, à l'encontre du projet, qualifié de « consternant », du gouvernement britannique d'expulser au Rwanda des demandeurs d'asile. Les premiers départs ont été annulés au dernier moment la semaine dernière par la justice. De quoi laisser présager une entrevue gênante avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, fervent défenseur du dispositif et également attendu à Kigali.
Le projet gouvernemental, qui prétend freiner les traversées illégales de la Manche en se déchargeant de la responsabilité d'accueil des demandeurs d'asile, est critiqué autant par les associations de défense des droits humains que par l'ONU. « Les États membres du Commonwealth doivent saisir l'opportunité présentée à Kigali pour dénoncer cet accord inhumain et faire pression sur le Royaume-Uni et le Rwanda pour mettre fin » au dispositif, a insisté Deprose Muchena, directeur d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Est et du Sud.
D'autant que le sommet intervient alors que des voix s'élèvent au sein du Commonwealth pour abandonner la monarchie, suivant l'exemple de la Barbade, devenue une république en novembre.
En mars, le prince William, petit-fils de la reine, a effectué une tournée chahutée dans les Caraïbes, critiquée pour ses relents colonialistes. Des reproches qu'a aussi essuyés le prince Charles lors d'une visite au Canada quelques semaines plus tard. « La nouvelle génération veut remettre en question l'histoire de l'Empire britannique, ce qui est une bonne chose », a estimé récemment Meghnad Desai, économiste britannique et ancien homme politique travailliste.

Le Rwanda, un 54e membre qui interroge encore
À Kigali, les écoles de la capitale rwandaise sont fermées et de nombreuses routes sont bloquées, tandis qu'un important dispositif de sécurité a été mis en place. Des drapeaux des pays du Commonwealth flottent à l'aéroport et le gouvernement local a multiplié les vidéos de communication à l'international pour redorer son image.
Le choix du Rwanda pour accueillir le sommet est controversé. Le pays dirigé par Paul Kagame depuis la fin du génocide de 1994 est régulièrement accusé par des ONG de réprimer la liberté d'expression, les critiques et l'opposition politique. « Le Rwanda ne respecte pas les valeurs du Commonwealth, de la démocratie, de l'état de droit, les droits humains, la liberté d'expression », a énuméré auprès de l'AFP Victoire Ingabire, la leader de l'opposition au Rwanda. Il y règne un « climat de peur », loin de l'image que cherche à donner le pays, ont estimé une vingtaine d'organisations de la société civile début juin, dénonçant la multiplication des disparitions forcées, des détentions arbitraires, de la torture et des exécutions extrajudiciaires. « Le silence du Commonwealth sur les droits humains au Rwanda risque de saper le mandat de l'organisation dans ce domaine, ainsi que son intégrité et sa crédibilité », ont prévenu les ONG.
Le contexte est d'autant plus complexe que Kigali est accusé par son voisin, la République démocratique du Congo (RDC), de soutenir la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23), qui a récemment repris les armes dans l'est de cet immense État d'Afrique centrale, réveillant de vives tensions entre les deux pays. En amont du sommet, Kinshasa par la voix de son président Félix Tshisekedi a appelé le Premier ministre britannique à faire pression sur Paul Kagame pour le convaincre de cesser son « agression ». À l'issue de ce sommet de Kigali, le président rwandais assurera la présidence executive de l'organisation du Commonwealth pour les deux prochaines années.


"Une force régionale mise en place pour mettre fin au conflit en RDC- 20.06.2022
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Les affrontements entre le M23 et l’armée congolaise (photo) ont entraîné la fuite de milliers d’habitants vers l’Ouganda voisin.

Les dirigeants d’Afrique de l’Est se sont accordés lundi sur la mise en place d’une force régionale pour tenter de mettre fin au conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Cette annonce a été faite par la présidence kényane à l’issue d’une réunion lundi à Nairobi des sept membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) consacrée à la situation sécuritaire dans cette région très troublée.

«Les chefs d’État ont indiqué que la force régionale devrait, en coopération avec l’armée et les forces administratives de RDC, chercher à stabiliser et assurer la paix en RDC», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «Les chefs d’État ont demandé qu’un cessez-le-feu immédiat soit appliqué et que la cessation des hostilités débute immédiatement», a poursuivi la présidence kényane.

Regain de tension
La RDC, riche en minerais, est en proie à des dizaines de groupes armés dans l’Est, dont la plupart sont un héritage de deux guerres régionales il y a un quart de siècle. Un regain de tension dans l’Est ces dernières semaines a ravivé l’animosité entre la RDC et le Rwanda, alimentée par la résurgence de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), accusée d’avoir tué en janvier au moins 26 militaires congolais dans une attaque.
Kinshasa accuse Kigali de soutenir cette rébellion à prédominance tutsi, ce que Kigali dément. Le M23 avait été vaincu en 2013 mais a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants. Les affrontements entre le M23 et l’armée congolaise ont entraîné la fuite de milliers d’habitants vers l’Ouganda voisin.
Le communiqué kényan n’a pas précisé si le Rwanda allait jouer un rôle dans la force régionale alors que Kinshasa a déjà dit ne pas accepter sa présence. «Placée sous commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise», a de son côté affirmé la présidence de la RDC sur Twitter.

«Travailler ensemble»
Les relations entre la RDC et le Rwanda sont tendues depuis l’arrivée massive il y a près de 30 ans dans l’est de la RDC de Hutu rwandais accusés d’avoir massacré des Tutsi lors du génocide de 1994. Le président congolais Felix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame assistaient à la réunion lundi, aux côtés du président kényan Uhuru Kenyatta, ainsi que des dirigeants du Burundi, du Soudan du sud, de l’Ouganda et l’ambassadeur de Tanzanie à Nairobi.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a salué l’issue de la réunion à Nairobi dans un communiqué posté sur Twitter. «J’appelle à l’application immédiate de leurs décisions afin de restaurer la paix dans l’Est de la RDC», a-t-il ajouté.
«Les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres régionaux de la Communauté d’Afrique de l’Est», a écrit sur Twitter le président ougandais Yoweri Museveni pendant la réunion. «Nous devons insister pour travailler ensemble parce que ces gens ont beaucoup souffert», a-t-il ajouté.

Prise d’un poste frontalier
Le gouvernement de Yoweri Museveni a envoyé des troupes pour aider les forces congolaises à combattre les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), accusé d’être responsable de massacres de milliers de civils dans l’Est congolais et d’avoir commis des attentats en Ouganda.
Ce groupe, d’origine ougandaise, a été placé en mars dernier par les États-Unis parmi les «groupes terroristes» affiliés aux djihadistes de l’État islamique. Après la prise d’un poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, Bunagana, par le M23 la semaine dernière, le président kenyan avait appelé au déploiement d’une force régionale dans l’Est de la RDC.
Le M23 a annoncé lundi la réouverture de ce poste frontalier dont ils s’étaient emparés le 13 juin. Fondée en 2000, la Communauté d’Afrique de l’Est a notamment pour but de faciliter le commerce transfrontalier en supprimant les droits de douane entre ses États membres. Elle a établi un marché commun en 2010.
AFP

= https://scooprdc.net/2022/06/14/invasion-de-bunagana-louganda-un-allie-hypocrite-et-traitre/


"Conclave de Nairobi : l'ACAJ salue la non-participation du Rwanda à l'implémentation de la force militaire régionale de l'EAC au pays - 22.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106698_conclave_de_nairobi_l_acaj_salue_la_non_participation_du_rwanda_a_l_implementation_de_la_force_militaire_regionale_de_l_eac_au_pays.html

"Haute trahison à Nairobi, selon Lamuka de Martin Fayulu - 22.06.2022
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106692_haute_trahison_a_nairobi_selon_lamuka_de_martin_fayulu.html
= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106680_la_solution_aux_problemes_d_insecurite_dans_l_est_du_pays_passe_par_une_armee_dissuasive_prof_dr_dady_saleh.html


"Déploiement d’une force régionale en RDC : « Le pouvoir a le devoir de révéler les contours de ses engagements au peuple congolais » (Delly Sesanga) -
21.06.2022

= https://www.mediacongo.net/article-actualite-106679_deploiement_d_une_force_regionale_en_rdc_le_pouvoir_a_le_devoir_de_reveler_les_contours_de_ses_engagements_au_peuple_congolais_delly_sesanga.html


"RDC : Une force régionale bientôt sur pied pour assurer la paix dans l’est ? - 21 juin 2022
= https://afrique.lalibre.be/70889/rdc-une-force-regionale-bientot-sur-pied-pour-assurer-la-paix-dans-lest/

REVENONS A L'ETAT DE SIEGE, OU EN EST-IL, OU EN SOMMES-NOUS AU NORD-KIVU ET EN ITURI ? PAS D'EFFET POSITIF VISIBLE, DISENT DES OBSERVATEURS ATTENTIFS ! - Page 2 Sommet-EAC-690x450

Les représentants de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est ont trouvé un accord. Que dit ce texte  ?
Le président Uhuru Kenyatta, président actuel de l’East African Community (EAC) et soutien de la première heure du président congolais, Félix Tshisekedi, a réussi à réunir chez lui, à Nairobi, les six autres représentants des pays qui constituent l’EAC pour tenter de trouver, en urgence, un début d’apaisement dans l’est de la RDC toujours prompt à s’enflammer.
Les sept États se sont entendus, selon les termes de l’accord signé lundi soir, pour mettre sur pied une force régionale qui sera chargée de ramener la paix dans l’est de la RDC et en particulier dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu
L’accord, en onze points, indique que les chefs d’État ont adopté une série de documents qui définissent notamment le statut et la structure de la future force, ses missions et la répartition géographique de ses troupes, mais sans livrer plus de détails.

Cessez-le-feu immédiat
Il appelle aussi à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des positions prises récemment.
Pas un nom n’est cité dans ce texte. Jamais le mouvement rebelle du M23 n’est évoqué, jamais le nom du Rwanda n’est écrit, jamais la ville de Bunagana, conquise par les rebelles sur la frontière entre la RDC et l’Ouganda, n’apparaît. Seules les provinces de l’est de la RDC sont nommées.
Le pouvoir congolais a visiblement échoué à mettre l’accent sur les responsabilités de Kigali qu’il a pourtant martelées depuis des semaines.
Selon Kinshasa, la force régionale qui doit être mise sur pied sera placée sous le commandement militaire du Kenya. Elle devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise. Les autorités congolaises avaient déjà indiqué qu’elles ne souhaitaient pas du Rwanda dans cette force.
Rien de tout cela dans le texte de l’accord signé par les sept chefs d’État, ni dans les tweets du président ougandais, Yoweri Museveni, qui a salué une “conclusion heureuse”. Avant d’insister : “Les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres.”

Kigali fait partie de la solution”
Une force régionale pour ramener la paix dans l’est de la RDC sans le Rwanda, considéré comme la meilleure armée de la région ? “Il est évident que le Rwanda fait partie de la solution. Les tenir à l’écart n’a pas de sens. Si vous les impliquez, il sera plus difficile pour eux de continuer à jouer les boutefeux”, explique un militaire européen qui connaît la région et qui insiste sur “la conclusion du texte, où les hôtes remercient le président congolais pour sa détermination à jouer la carte régionale pour ramener la paix dans l’est de la RDC. Ils font ainsi peser le poids de la démarche sur les épaules congolaises. Rien pour les autres. Étonnant”…
RDC : Vingt-cinq ans après la chute de Mobutu, l’histoire menace de se répéter dans l’est


"Le docteur Mukwege répond à certaines questions qu’il se pose - 14 juin 2022
= http://www.ingeta.com/mukwege-repond-a-certaines-questions-quil-se-pose/


# Si haut que l'on soit placé, on n'est jamais assis que sur son cul # # Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

ndonzwau


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