LES PENDUS DE LA PENTECOTE

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LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 23/2/2009, 8:19 pm

Nous remercions encore une fois de plus, notre vieux Emmanuel Kandolo pour les effort qu'il fournit, pour nous aider a connaitre un peu mieux notre histoire

Emmanuel Kandolo a écrit:Ndeko Hiro Hito,


Natie rapport ya Conférence Nationale Souveraine mpo na ko répondre na biyano ya assassinat ya Bamba, Kimba, Mahamba na Anany. Soki mituma mizali, ko hésiter te. Soki tosilisi, wana to ko continuer na deuxième partie ya Tshombe.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 23/2/2009, 9:31 pm

REPUBLIQUE DU ZAIRE

CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE

RAPPORT DE LA COMMISSION ASSASSINATS ET CRIMES

DOSSIER : LES PENDUS DE LA PENTECOTE

1. Les victimes

01. Emmanuel BAMBA : ancien compagnon de lutte de Simon KIMBANGU.
Prisonnier comme lui à Elisabethville, Ministre des finances et de la Fonction Publique sous la première République, Sénateur.

02. Evariste KIMBA : ex-Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement sécessionniste du Katanga, ancien Premier Ministre désigné sous la première République ;

03. Alexandre MAHAMBA : Ancien Ministre des Affaires foncières dans les gouvernements LUMUMBA et ADOULA ;

04. Jérôme ANANY : Ancien Ministre de la Défense Nationale dans le gouvernement ADOULA.

2. LES PLAIGNANTS

Pour cette rubrique, il faut entendre les différentes manières dont la Conférence Nationale Souveraine a été saisie du cas des conjurés de la Pentecôte.
Il s’agit de :
01. La lettre du 29 mai 1992 et le témoignage écrit du 7 juillet 1992 du Professeur Emmanuel BAMBA KAMALANDWA ;

02. La lettre fort détaillée du 8 juillet 1992 des enfants Marcel BAMBA KIMBI YAVANGA et Samuel BAMBA di BAMBA DILUNGANI NIOKA-NO sur les circonstances de la mort des 4 conjurés ;

03. La déclaration écrite du 10 mai 1992 de Madame Claude KIME, fille du feu Evariste KIMBA ;

04. La requête et le vœu écrits non datés présentés au nom de la famille MAHAMBA par la veuve Monique MAHAMBA où elle rapportait les derniers propos que lui aurait tenus son défunt époux à partir du cachot ;

05. La lettre du 8 juillet 1992 de Monsieur ANANY MANDAMBO au Président de la commission des Assassinats et Violations des Droits de l’Homme à charge de Monsieur EFOMI EFEKEN’AONGO, de toutes les personnes ayant participé à la pendaison de Jérôme ANANY, son grand-père. Les plaignants proclament l‘innocence des suppliciés et réclament :
- la révision du procès ;
- la réhabilitation des condamnés ;
- l’exhumation des restes de leurs corps pour les funérailles dignes ;
- l’indemnisation à la hauteur du préjudice subi.

3. Les faits incriminés

Le 2 juin 1966, Emmanuel BAMBA, Alexandre MAHAMBA, Evariste KIMBA et Jérôme ANANY, sont pendus à la Grand-Place de Pont Cabu à Kinshasa (actuel Pont Kasa-Vubu).
Ils étaient mis à mort en exécution d’un jugement rendu par un tribunal militaire d’exception créé par ordonnance n° 66 – 338 du 30 mai 1966 dont le siège était composé des Officiers Supérieurs INGILA, MALILA et NKULUFA.
Il était reproché aux condamnés l’infraction d’atteinte à la Sûreté intérieure de l’Etat par le fait qu’ils auraient tenté de renverser le régime né du coup d’Etat Militaire du 24 Novembre 1965 et projetaient d’assassiner les Généraux MOBUTU, MULAMBA et BOBOZO. Non convaincus de la pertinence des faits infractionnels imputés à ces dignes fils du pays et de la légalité de la procédure suivie, le peuple zaïrois et plus particulièrement les membres des familles des condamnés ont-ils profité de l’opportunité offerte par la conférence Nationale souveraine pour dénoncer ces cas de violation des droits de l’Homme. L’analyse de ce dossier par votre Commission des Assassinats et violations des Droits de l’Homme a conduit aux constatations ci-après :

4. Analyse des faits

1o Les témoins

Votre Commission a eu à entendre :
01. Le Colonel EFOMI, à l’époque des faits, Commandant de l’Unité Côtière à Matadi et principal dénonciateur du complot ;

02. Le Professeur Emmanuel BAMBA KAMALANDUA, neveu et confident du feu Emmanuel BAMBA ;

03. Monsieur Jean-Jacques KANDE, Haut-Commissaire à l’Information ;

04. Monsieur Joseph N’SINGA UDJUU, alors Secrétaire d’Etat à la Justice

05. Monsieur Cléophas KAMITATU, co-accusé, jugé après pendaison de quatre, condamné à 5 ans de prison et banni à Bulambemba ;

06. Monsieur Paul BOLYA, co-accusé et détenu au Camp Kokolo en même temps que les qutare ;

07. Madame LUKUNGA BAMBA, nièce du feu BAMBA, âgée de 11 ans au moment des faits.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 23/2/2009, 9:47 pm

2o La dénonciation

Comme il l’avait déclaré dans son droit de réponse devant la plénière de la Conférence nationale souveraine, le Colonel EFOMI a confirmé à votre Commission avoir dénoncé BAMBA dans un rapport adressé au Premier Ministre et au Président de la République.

3o L’initiative du complot

La version de Monsieur EFOMI est en contradiction avec celle des victimes.
Selon le Colonel EFOMI, c’est alors qu’il était commandant de l’Unité Côtière de Matadi qu’il fut approché par le Sénateur BAMBA Emmanuel, lequel lui aurait confié son désir d’obtenir un changement dans la direction du pays et aurait sollicité l’appui logistique des jeunes Officiers de confiance.
Cette version des faits, appuyés par le Général BANGALA est démentie par les déclarations des victimes faites au procès. Nous citons :
MAHAMBA : Les hommes qui sont ici ont été entraînés et ne sont pas responsables. Pour eux et pour moi, je demande l’acquittement.
BAMBA : C’étaient des militaires qui avaient pris l’initiative de l’affaire… La chose était montée par eux-mêmes, c’est d’autant plus vrai qu’il nous était matériellement impossible d’agir. Nous n’avions pas d’armes (cf. dossier du CRIPS CONGO, 1966, pp. 431 – 444).
Il déclare avoir été contacté par des inconnus qui le mirent en présence du Colonel EFOMI.

Par ailleurs, dans son témoignage à la Commission, le Professeur BAMBA KAMALANDUA a rapporté une confidence de son oncle : J’ai un problème très délicat qu’un certain Major EFOMI m’a soumis à Matadi, lui a-t-il confié. EFOMI est un Officier… Il est venu me voir à l’Hôtel Métropole à Matadi. Pour EFOMI, les jeunes Officiers de l’Armée n’approuvent pas le coup d’Etat décidé par le haut-Commandement, car le pays risque de sombrer dans une dictature.
En outre, dans sa déposition devant votre commission, le Colonel EFOMI a spontanément avoué s’être rappelé la promesse que le Président MOBUTU lui avait faite à Luluabourg, promesse de lui confier des fonctions civiles. Il s’en est souvenu tout juste au moment où il lui adressait son rapport de dénonciation. En effet, plus tard, Monsieur EFOMI sera nommé Administrateur Général de la Sûreté et puis Ambassadeur. L’initiative a été donc prise par les militaires comme le démontre la suite des événements.

4o L’arrestation

Après la dénonciation, le Colonel EFOMI, suivant toujours sa déposition devant votre Commission, est invité à Kinshasa où le Président de la République le charge de reprendre contact avec BAMBA, de faire semblant d’accepter son projet de coup d’Etat et de suivre l’évolution de la situation.
A cette fin, le Président autorise la formation d’une équipe de jeunes Officiers placée sous le commandement du Colonel BANGALA, gouverneur de la Ville de Kinshasa, sous le prétexte d’apporter un appui logistique aux politiciens comploteurs. Il s’agissait des Colonels TOKPUI et KWIMA, des Majors MWARABU et TSHIKEVA.
Les militaires entraînèrent les infortunés civils à des réunions, dans une maison privée à Bongolo et à N’sele. Mais, constatant un certain relâchement, le Général BOBOZO, à qui les Officiers rendaient régulièrement compte, ordonna de faire diligence. C’est ainsi que le Général BANGALA convoque la dernière réunion, tenue à sa résidence officielle le dimanche 29 mai 1966. Il alla jusqu’à prendre les infortunés à leurs domiciles. Madame LUKUNGA BAMBA affirme, en effet, avoir vu le Colonel BANGALA dans sa voiture officielle au domicile de son oncle, dans la soirée du dimanche 29 mai 1966. Emmanuel BAMBA qui se trouvait déjà en pyjama dans sa chambre à coucher, fut obligé de suivre le Colonel, sur insistance de ce dernier.
Au cours de cette réunion, les politiciens furent pressés par les militaires de dresser une liste des membres du futur gouvernement. C’est en ce moment-là que des soldats de la Garde Présidentielle cachés derrière un réfrigérateur surgirent pour arrêter tout le monde et le conduire au Camp Kokolo, où, chose étrange, tous les militaires furent immédiatement libérés.
A ces quatre politiciens arrêtés, vinrent en joindre d’autres dont les noms avaient figuré sur la liste du Gouvernement, échafaudée à la demande des Officiers. Il s’agit entre autres des Messieurs KAMITATU, BOLYA, DELVAUX, MIRUHO et KAPWASA.

5o Le jugement

Au Camp Kokolo, les quatre détenus furent soumis aux tortures, comme l’ont attesté les témoins. Monsieur Jean-Jacques KANDE a déclaré à votre Commission avoir été convoqué nuitamment par le Général MOBUTU qui lui présente les quatre hommes ligotés et en très mauvais état suite aux tortures. Alors que les suspects n’avaient pas encore été jugés, le Haut-commissaire à l’Information annonçait : Ils seront jugés par un tribunal militaire pour haute trahison. Ils risquent la peine de mort ; ils pourraient être pendus sur la place publique.
Interrogé sur sa déclaration, Monsieur J-J. KANDE nous a répondu qu’il avait parlé au conditionnel. Le 30 mai, un tribunal militaire d’exception fut créé par ordonnance présidentielle pour juger BAMBA, MAHAMBA, KIMBA et ANANY. Les Officiers ne furent pas cités à comparaître, même pas comme témoins. Le procès qui se déroula devant un public hystérique réuni à la Grand-Place du Pont Cabu dura 1 heure et 30 minutes seulement, dans un brouhaha indescriptible de la foule.
Le Juge-Président finira par conclure : Messieurs, nous sommes ici devant le conseil de Guerre, ce n’est pas pour discussion. Nous sommes ici, c’est pour punir quelqu’un, donc le tribunal militaire ne demande pas beaucoup de temps. Maintenant, en tant que Président, nous allons à côté pour mettre les choses au point.

Ces délibérations prirent cinq minutes et le verdict tomba sec : la peine capitale pour les 4 inculpés. Le haut commandement exigea l’application immédiate de la sentence que confirma le conseil des Ministres réuni à deux reprises dans la nuit du 1er et du 2 juin. Le Chef de l’Etat refusa d’accorder la grâce, malgré les nombreuses interventions en faveur des condamnés. Ces derniers furent pendus le 2 juin, devant une foule estimée à 300 000 personnes.

5. Avis et considérations

1o Point de vue juridique

Les pouvoirs spéciaux, dont c’était arrogé le Président de la République au lendemain du coup d’Etat militaire en vertu de l’Ordonnance-loi n° 7 du 30 novembre 1965, avaient cessé d’exister à la publication de celle n° 66/92 du 7 mars 1966 qui lui conférait le pouvoir législatif. Cependant, cette dernière prérogative n’avait pas supprimé systématiquement les textes légaux tels que les codes pénal et de procédure pénale, d’application devant les juridictions de droit commun et ceux applicables devant les juridictions militaires ordinaires. Même en laissant au tribunal militaire d’exception le soin de régler lui-même sa procédure, on s’aperçoit rapidement que les Magistrats qui avaient composé le siège avaient recouru à ces textes légaux.
Par conséquent, en optant pour la procédure pénale ordinaire, comme le prouvent les références reprises au jugement, les juges avait l’obligation de se conformer scrupuleusement aux normes de cette procédure ; il en est de même des dispositions du titre VIII du Livre II du code pénal telles que modifiées par l’Ordonnance-Loi n° 299 du 16 décembre 1963 auxquelles dispositions a renvoyé l’Ordonnance-loi sus évoquée. Mais, que s’est-il passé dans le cas d’espèces ?

2o Sur le plan de la procédure

Les conjurés n’avaient pas été cités à comparaître dans le délai légal de 8 jours francs ou tout au moins à bref délai sur base de l’ordonnance du Juge et cela, au moment où la procédure de flagrante n’était pas encore instituée dans le système judiciaire zaïrois.
Dans la composition du siège, il n’y avait ni Ministère Public, ni Greffier. Le rôle de ceux-ci avait été rempli illégalement pas chacun des assesseurs.
Le bénéfice du double degré de juridiction, consacré par la Constitution aux personnes condamnées, avait été retiré par l’Ordonnance-loi ayant institué le Tribunal militaire d’exception. Le mode d’exécution des condamnés à mort tel que prévu en droit commun n’avait pas été respecté.
Enfin, il avait été refusé aux condamnés d’introduire un recours en grâce, une autre violation des droits.

3o Quant au fond

De l’analyse qui précède, des sérieuses présomptions permettent d’attribuer aux autorités militaires, notamment le colonel EFOMI, le Général BANGALA ainsi que leur commanditaire, la paternité de l’assassinat de BAMBA et consorts.
En effet, les 4 conjurés ne disposaient d’aucune arme ni d’aucun appui extérieur ; dans ces conditions, eux comme n’importe qui n’aurait songé à réaliser un Coup d’Etat.
C’est pourquoi, votre Commission s’est finalement rallié à l’hypothèse d’un scénario dont l’objectif aurait été de faire tomber la tête de quelques opposants pour inspirer la peur et faire asseoir la dictature. Tous les militaires qui étaient mêlés dans cette entreprise étaient conscients de ce qu’ils ne sauront jamais passer sincèrement aux actes, ils auraient tout simplement exploité la naïveté de BAMBA et de ses amis. A supposer même que les conjurés aient avoué les faits, on doit retenir que l’aveu, considéré autrefois comme la reine des preuves, se trouve réduit aujourd’hui à un simple commencement de certitude car si aucun élément matériel ne vient le conforter, les Juges doivent ne pas en tenir compte et l’écarter des débats. Tous les militaires qui étaient surpris ensemble avec les politiciens civils n’avaient absolument pas été inquiétés, pas même EFOMI et BANGALA.
De tout ce qui précède, votre Commission estime que le prétendu complot n’avait été en réalité qu’une provocation, une tentative impossible et partant non punissable. Même si par impossible les faits pouvaient tomber sous le coup de la loi, c’est l’article 194 du Code pénal, livre II tel que modifié qui aurait dû s’appliquer, dispositions pénales qui ne prévoient pas la peine de mort. En prononçant cette dernière là où il ne fallait pas, les Juges avaient fait une mauvaise application de la loi pénale est d’application restrictive car il n’y a pas de peine sans texte (nulla poena sine lege).
Nous sommes donc devant un cas d’assassinat politique dont le but est d’effrayer la classe politique. Dans le face à face avec la presse, le 4/7/1966, le Président Mobutu dit : Le respect au Chef, c’est quelque chose de sacré. Et il fallait frapper par l’exemple. Il fallait couper court à cela pour que les gens ne puissent plus recommencer (CR.ISP.1966, p.442).
Certaines personnes, notamment les familles des victimes ont soupçonné Monsieur KAMITATU d’avoir trahi ses amis avec lesquels ils se seraient réunis. Le Général BANGALA a affirmé, devant votre Commission, que Monsieur KAMITATU ne prenait pas part aux réunions. Monsieur BOLYA, arrêté aussi à l’époque, a déclaré avoir appris que Monsieur KAMITATU se rendait à la dernière réunion du 29 mai 1966 lorsqu’un militaire lui signale en dialecte qu’il courait à un piège.
Interrogé à ce sujet par votre Commission, Monsieur KAMITATU nie avoir assisté à une seule de ces réunions. Il reconnaît qu’à l’occasion d’un entretien avec Évariste KIMBA sur la politique générale, son interlocuteur l’aurait informé qu’un groupe de jeunes officiers voulaient renverser le régime de MOBUTU pour restituer le pouvoir aux civils. Il aurait conseillé à KIMBA de se méfier de militaires et des blancs, surtout les belges. Si donc, il a été impliqué, c’est uniquement parce que son nom figurait sur la liste que les suppliciés avaient confectionnée, à la demande des militaires.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 23/2/2009, 9:52 pm

6. Responsabilités

La responsabilité principale incombe aux commanditaires des assassinats politiques, le Chef de l’Etat, Monsieur MOBUTU, pour avoir, sur dénonciation intéressée d’un Officier en quête de promotion, le Colonel EFOMI, monté un scénario macabre dans le but de faire peur aux politiciens. MACHIAVEL n’aurait pas conseillé meilleure intrigue au Prince. La responsabilité du feu Général BOBOZO qui a coordonné la machination et l’arrestation est également établie. Le Colonel EFOMI et le Général BANGALA sont également responsables comme exécutants du plan machiavélique. Le Tribunal militaire d’exception est responsable collectivement dans l’exécution d’un ordre illégal.

7. Recommandations

- Considération que les enquêtes décidées par la Conférence Nationale Souveraine et confiée à la Commission des Assassinats et Violations des Droits de l’Homme a abouti à établir que les faits qui étaient reprochés aux conjurés de la Pentecôte ne reposent sur aucun fondement ;

- Considérant que devant l’absence de motif de la condamnation à mort des précités, on est endroit de croire que leur mort ainsi que le procès qui les y avaient conduits n’avaient été que des moyens savamment conçus pour intimider les opposant et faire asseoir le régime ;

- Considérant que pareille entreprise est constitutif de génocide, soit d’actes accomplis avec l’intention de détruire une classe d’individus et partant punissable par la loi ;

- Considérant que les corps des conjurés, importants hommes politiques avaient été inhumés sans aucune considération digne d’eux et à l’issue de leurs familles ;

- Considérant que la perte des intéressés a causé des graves préjudices tant pour la société zaïroise que pour les membres de leurs familles respectives, qu’il y a lieu à réparation :

Votre Commission recommande à la Conférence Nationale Souveraine :

01. que le procès dit des Conjurés de la Pentecôte soit révisé par une juridiction compétente pour vice de procédure et absence de motivation ;

02. que les auteurs et complices de la mort de BAMBA Emmanuel, KIMBA Évariste, MAHAMBA Alexandre et ANANY Jérôme, soient traduits en justice ;

03. que les auteurs et complices soient interdits d’accéder aux fonctions politiques pendant au moins deux législatures ;

04. que les restes des corps des conjurés soient exhumés pour être inhumés avec honneur et dignité et cela à charge du pouvoir ;

05. qu’un monument soit érigé à leur mémoire en guise de leur réhabilitation ;

06. que l’appellation les Conjurés de la Pentecôte soit désormais remplacée par celle de Martyrs de Pentecôte ;

07. que l’appellation du Stade Kamanyola, lieu de leur pendaison soit désormais remplacée par celle des Martyrs de Pentecôte ;

08. que les biens meubles et immeubles des intéressés qui auraient été arrachés illégalement soient restitués en nature ou en espèces aux membres de leurs familles respectives ;

09. qu’une justice et équitable indemnisation soit allouée aux membres de la famille de chacun de ces martyrs.


Fait à Kinshasa, Août 1992


Le Rapporteur Le Président

Kabamba Mbwebwe K. Kasusula Djuma Lokali

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Message  Admin le 23/2/2009, 11:21 pm

Merci Hiro pour ce complement
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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 23/2/2009, 11:42 pm

Admin a écrit:Merci Hiro pour ce complement
De Rien, mais les credits sont dus a Emmanuel Kandolo

Ce recit me donne une vision differente de celle que j'avais depuis la 6eme primaire, 1ere secondaire.
Je connais les enfants d'Efomi, po to tangaki na bango.
Si on parle d'une mm personne, lui et sa femme ba kufaki tangu toza na ntshik. On apprendra apres q c'etait le Sida. Ba bandaki ko fanda cote ya Rond Point Ngaba.
Nous avions trop des compassions pour eux apres la mort de leurs parents, po ba kufaki ba landani. Bo yebi kk, ban'etike, comment to talaka bango. Je ne savais pas q leur pere etait l'artisant de cette histoire de pendaison, po bana ya batu oyo pe ba tikalaki ba orphelins.
J'ai tjr des compassions pour eux, car ils ne sont responsables des actes ya pere na bango, et surtout je ne sais ce qu'ils sont devenu.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 24/2/2009, 7:30 pm

Voici un complement que je venais de recevoir de Kandolo Emmanuel sur le Colonel Efomi. Je regrette tt simplement pour ses enfants. J'ose croire q'apres la mort ya ba parents na bango, ils ont su s'y prendre. Vraiment mokili mbanga ya ntaba, ndenge ba loba

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 25/2/2009, 2:59 am

Ndeko Hiro Hito,

Peut-être, nazongiselaki yo le même texte oyo ezali na ba erreurs de frappes en croyant que na corriger yango. Bon, na bongisi ba erreurs esalemaki, sika ezali na harmonie.
En revanche, yeba que colonel Pierre Efomi asala makambu ya mabe ebele mpe azalaki na réputation malamu te na opinion publique « un véritable sadique ». Sima ba assassinats ya pentecôte nde ayaki kokoma Lieutenant-colonel mpe azui nomination na janvier 1969 en qualité ya responsable ya sureté nationale : administrateur général de la Sûreté. Kuna lisusu aleka batu liseki te. D’ailleurs, basi ya batu oyo babandaki kosala na sureté babandaki kolinga te mibali na bango bazala sele sele na Efomi mpo na kobanga que batu ba taxer bango de tueurs. Oyebi que bokono oyo elekaka ye ezalaka ya kobuakela na makila (perfusion) na ndenge ya règlement de compte !!! Soki baninga basilisi na ba commentaires, nakobeta lisolo ya Général Alphonse Bangala ndenge asalaka propre leki na ye mpe ndenge mokili efutisaka ye masumu na dossier ya pentecôte !!!

Patriotiquement,

Emmanuel Kandolo

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 25/2/2009, 3:00 am

Ba ndeko,


Ndenge rapport ya C.N.S. ewuti kolakisa, Colonel Pierre Efomi a jouaki rôle central na piège Emmanuel Bamba, Evariste Kimba, Alexandre Mahamba na Jérôme Anany bakueyaki. Le, 02 juin 1966 ezalaki mukolo oyo esengelaki batiya bango singa na kingo. Kasi avant wana, Président Mobutu a boyaki par deux fois mpo basambisa bango na ba tribunal civil. Mpe na mpokua ya le, 01 juin 1966, nde gouvernement Mulamba esanganaki lisusu mbala ya mibale au tour du Président Mobutu, eyaki ko rejeter demande ya mibale mpo a épargner bango tribunal d’exception. Pierre Efomi ye azalaki l’homme orchestre ya vrai-faux complot wana. Cléophase Kamitatu, un pion mususu ya coup, azali condamne na cinq ans ya servitude pénale, c’est-à-dire cinq ans ya boloko. Kasi, tango batindi ye na « isolement » na boloko ya Mbula-Mbemba, asali kaka dix-huit mois mpe azongi na Kinshasa parce que Président Mobutu a accordaki ye grâce sur demande ya ministre ya justice Joseph Singa.

Avant même basambisa batu na simulacre ya procès ya pont Cabu, sort na bango eyebanaki mpo il fallait à tout prix pouvoir ya Président Mobutu elakisa na miso ya batu que soki mutu asakani na pouvoir na ye ou azali na miso na ebonga ya Chef de l’Etat, akosuka ndenge boye. Na même coup, ba militaires babandaki lisusu ko renforcer emprise na bango na pouvoir mpe kolakisa ba civils politiciens que bango nde bazali kokamba mboka !

Ba conjurés ya pentecôte bazali na état moko déplorable !!! balatisi bango bilamba ya moindo lokola ba robe, ezipa nzotu malamu te mpe bazalaki na eloko te na nse, na ba cagoules ya moindo ezipa moto. Humiliation ya ndenge wana komona ba tata bana nzotu polele bongo !!! Liboso ya tribunal militaire balongolaki bango ba cagoules, kasi tango ekomaki que baleka bango, balatisaki bango yango. Général Louis-de-Gonzac Bobozo ayaki wana na ba para commando ya camps Tshatshi na ba polices Militaires. Ba encercla place pont Cabu nionso wana na ba soda na ba camions na bango.

Tango faux jugement wana esili, mutu ya liboso batiaki singa ezalaki Evariste Kimba. Ndenge basalelaki mabaya oyo bamatisaki batu ezalaki kokamua ! Neti kaka ndenge ebandaki koleka na Moyen Age na ba empires na ba royaumes ya mikili!!! Sima ya tubela, bamatisi Kimba wana, mutu na kati ya cagoule. Tango ba soda ba actionner système ya mesa wana, efunguami, etiki Kimba dans le vide, nzotu ezali kodiembela na singa. Bobozo apesa mitindo que sima ya 20 minutes nde docteur ya armée akoya kotala soki mutu awe. Pire, Bamba, Mahamba na Anany bafandisi bagu na camion ya ba soda bazali kotalisa bango ndenge Kimba azali koleka. En suite, bakumbi Emmanuel Bamba, sima Jérôme Anany mpe basukisi na Alexandre Mahamba. Sika tango ekomi tour ya Alexandre Mahamba, likolo ekomi koyinda, tango kaka batie ye singa na kingo mpe mabaya wana efunguami, tourbillon moko ya munene esali wana ya makasi mpe ekumbi mpe ekueyisi batu. Na panique wana, ba barrières ba soda batiaki e céder mpe batu babandi kopalangana misusu bakufi na étouffement, misusu na koniata, mpe misusu babukani etc. Ba soda bango moko mpe bakimi batiki bibembe bizali kodiembela na ba singa. Sima ya mua ngonga bazongi lisusu wana mpo na kokitisa bibembe mpe komema yango esika eyebana te tee na lelo oyo. Ndenge ezali wana, eyebana te esika ba soda bamema bibembe ya batu wana mine !

Sima ya somo ya ba pendaisons wana, leki ya Colonel Alphonse Bangala aloba na ye boye : « kulutu, mais batu oyo babandaki kosangana na yo awa, ndenge nini babomi bango boye mpe yo osali eloko moko te mpo na koyebisa que makambo oyo babomeli bango ezali ya solo te ? » Bangala a tomboka mpe a barer leki na ye na ndaku na ye, akati ye mpe atie nzotu naye na kati na congélateur. Abombeli muasi na ye mpe akangi congélateur na fungola. Lundi tango mutu ya musala aye, a forcer congélateur sous prétexte qu’il fallait abimisa niama ya kolamba mpo abandaki ko retrouver fungola ya congélateur te na cuisine esika ezalaka. Nde wana a asali découverte macabre.

Sima ya ba mbula zomi na libua, le fils unique na ye général, Joseph Bangala « Jojo » ayaka kokufa na accident de voiture ya nzela ya A2 (autoroute Paris-Bruxelles ou Bruxelles-Paris) na sens ya Bruxelles na retour sima ya fête bayaka na na Paris. Na batu mitano oyo bazalaki na voiture wana, moko te azoka ; abukana, rien! Kaka muana ya Bangala nde akufa. Tokenda na matanga wana epayi ya Bangala na limete sur l’avenue Révolution. Ndenge alelaki muana na ye, ondima te que mutu oyo akokaki mpe koyoka mpasi ya boye ndenge moko esalaka ba familles ya butu oyo ye na ba Efomi balekisaki sans aucune raison. Na kolela wana abosanaki lisusu que aleka leki na ye parce que atielaki ye vérité en face ! Na cimetière de la Gombe, alinga amibuaka na libulu heureusement ba gardes corps na ye ba ceintura ye immédiatement.
Nionso efutamaka kaka na nse !


Patriotiquement,


Emmanuel Kandolo

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Arafat le 25/2/2009, 10:25 am

A l´epoque j´étais en 3° primaire et je me souviens encore de ce qui se disait à propos de cette pendaison, il semblerait qu´un vent violent avait soufflé avant l´execution d´un des condamnés (je ne sais plus lequel d´ailleurs).

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 25/2/2009, 2:44 pm

ARAFAT a écrit:A l´epoque j´étais en 3° primaire et je me souviens encore de ce qui se disait à propos de cette pendaison, il semblerait qu´un vent violent avait soufflé avant l´execution d´un des condamnés (je ne sais plus lequel d´ailleurs).

Je pense qu'o manquer bore oyo

Emmanuel Kandolo a écrit:Tango faux jugement wana esili, mutu ya liboso batiaki singa ezalaki Evariste Kimba. Ndenge basalelaki mabaya oyo bamatisaki batu ezalaki kokamua ! Neti kaka ndenge ebandaki koleka na Moyen Age na ba empires na ba royaumes ya mikili!!! Sima ya tubela, bamatisi Kimba wana, mutu na kati ya cagoule. Tango ba soda ba actionner système ya mesa wana, efunguami, etiki Kimba dans le vide, nzotu ezali kodiembela na singa. Bobozo apesa mitindo que sima ya 20 minutes nde docteur ya armée akoya kotala soki mutu awe. Pire, Bamba, Mahamba na Anany bafandisi bagu na camion ya ba soda bazali kotalisa bango ndenge Kimba azali koleka. En suite, bakumbi Emmanuel Bamba, sima Jérôme Anany mpe basukisi na Alexandre Mahamba. Sika tango ekomi tour ya Alexandre Mahamba, likolo ekomi koyinda, tango kaka batie ye singa na kingo mpe mabaya wana efunguami, tourbillon moko ya munene esali wana ya makasi mpe ekumbi mpe ekueyisi batu. Na panique wana, ba barrières ba soda batiaki e céder mpe batu babandi kopalangana misusu bakufi na étouffement, misusu na koniata, mpe misusu babukani etc. Ba soda bango moko mpe bakimi batiki bibembe bizali kodiembela na ba singa. Sima ya mua ngonga bazongi lisusu wana mpo na kokitisa bibembe mpe komema yango esika eyebana te tee na lelo oyo. Ndenge ezali wana, eyebana te esika ba soda bamema bibembe ya batu wana mine !

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Arafat le 25/2/2009, 3:00 pm

Tout à fait Emporio

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Hiro-Hito le 25/2/2009, 3:24 pm

Le vieux qui etait devenu responsable ya Air Zaire na Belgique, c'est le mm Bangala?

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Invité le 25/2/2009, 4:28 pm

Merçi pour le reçit
triste pour les quatres,cette pendaison n'etait que l'annonce d'une dictature macabre pendant plus de 32 ans.
Combien de batu ba kufa ds ce pays pona kk un jour tozala na vrais démocratie.
merçi encore,a+

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Congolais le 12/5/2009, 6:45 pm

Merci Monsieur Kandolo de ta contribution pour nous éclairer sur la trahison, les assassinats et la terreur comme mode de gouvernance des dictateurs africains,en commençant par un noir qui assassinera d'autres noirs pour le plaisir et l'intérêt des blancs.

Tozali kozela procès po na ba crimes eleka na mboka na biso. Leopold II aboma,akata maboko,afungola basi mabumu na mbeli, belges aboma ba koko na kosalaka nzela ya lokalo, kobetisa bango fimbo tongo-midi-pokwa pe atieli biso Mobutu kaka na misala ya makila.

Nazali kozela suite.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  mongo elombe le 13/5/2009, 5:53 pm

Moi j'ai un souvenir qui m'es restée c'est celui qui enlevais sa montre pour qu'on la donne à sa famille.

Yambi Congolais.

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  ' le 14/7/2009, 11:14 pm

C'est avec la mort de gens que l'elite congolais a ete completement decapite...et le debut de notre mallheur a commence avec cet evenement

'


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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Mahamba Matabaro Paty le 2/6/2015, 2:22 pm

Bonjour aujourd'hui est un jour triste pour ma famille car mon père fût le cinquième fils de Mahamba Alexandre...j'ai été surpris de voir cette page qui parle de leur histoire, merci

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Mahamba Matabaro Paty le 2/6/2015, 2:22 pm

Bonjour aujourd'hui est un jour triste pour ma famille car mon père fût le cinquième fils de Mahamba Alexandre...j'ai été surpris de voir cette page qui parle de leur histoire, merci

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  El-Shaman le 3/6/2015, 12:33 am

Mahamba Matabaro Paty a écrit:Bonjour aujourd'hui est un jour triste pour ma famille car mon père fût le cinquième fils de Mahamba Alexandre...j'ai été surpris de voir cette page qui parle de leur histoire, merci
Nos héros et nos martyrs ne sont pas mort,même s'ils n'ont pas des tombes comme Jeanne d'Arc.Ils vivent toujours dans notre mémoire collective et leurs noms sera toujours évoqué durant plusieurs générations,et ils seront toujours glorifier.
(El-Shaman Yakitenge Nguba Ekwilu)

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

Message  Troll le 13/8/2017, 10:02 pm

Cool Empereur HH

La première promotion de la Garde Civile avait eu pour commandant un capitaine ex membre de la DSP et ex instructeur á Kota Koli qui portait le nom de LANGO TOPKWI

On disait qu´il était le fils d´un "colonel" On ne savait toujours pas qui était son père même si la seule information était qu´il était Nbgandi

LANGO "DENIS" alias mieux Mao..était un geant de 196 m... très calme, très gentil.. et un "frater" membre de la Rose Croix study Il a été notre modele car n´ayant jamais l´attitude des "tribalistes" et il nous avait traité TOUS comme ses frères !

Il été "général" á la chute de Mobutu et s´est retrouvé dans une prison au Katanga quand LDK avait pris le pouvoir....Il est mort après sa liberation study

Merci..pour avoir rendu possible de retrouver les traces de ce "colonel" mysterieux qui avait été son père

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Re: LES PENDUS DE LA PENTECOTE

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