DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

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Message  ndonzwau le Ven 13 Fév - 17:37

"Le compte à rebours a commencé M. Kabila
Par Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir

° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/12/le-compte-a-rebours-a-commence-m-kabila_4575561_3212.html
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9671
 
 
Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir

Comme l’adage le dit : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève ». L’on se rappellera que c’est aux termes de la deuxième convention de Pékin de 1898 que la Chine a cédé à l’Empire britannique les Nouveaux Territoires de Hong Kong pour une durée de 99 ans. L’Histoire nous enseigne que c’est le colonel et diplomate anglais Sir Claude Maxwell MacDonald, un architecte clé de cet extraordinaire contrat de bail, qui en avait choisi la durée. Aux yeux de cette grande figure de la diplomatie anglaise de l’époque, la longue période de 99 ans paraissait infinie. Pourtant, le 1er juillet 1997, ce contrat de bail historique est bel et bien arrivé à terme, et la souveraineté de la Chine sur Hong Kong a été rétablie. Dans le cas du pouvoir présidentiel en République démocratique du Congo, le contrat de service pour le magistrat suprême est d’une durée maximum de dix années consécutives, soit un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Tel est le prescrit de la Constitution, la loi fondamentale de la République, en ses articles 77 et 220.

La loi peut être dure mais c’est la loi

La loi peut être dure, mais c’est la loi. S’assurer qu’elle est impersonnelle et opposable à tous est essentiel dans un Etat de droit ou pour une nation, comme la République démocratique du Congo, qui aspire et peine à le devenir. Le président Joseph Kabila a été élu le 28 novembre 2011 pour un second mandat de cinq ans et a prêté le serment constitutionnel le 20 décembre de la même année. Il doit en conséquence se délester de sa qualité de magistrat suprême le 19 décembre 2016.
Réussir une succession pacifique du président sortant doit être une priorité nationale en RDC. Le succès du vote rétablirait la légitimité du chef de l’Etat dangereusement écorchée depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre 2011. Priorité nationale, une présidentielle réussie en 2016 l’est aussi parce que la stabilité à long terme du pays en dépend. La préparation de ce scrutin doit dès lors être la principale priorité de l’action gouvernementale des prochains vingt mois.

Dans cette perspective, il convient de publier rapidement le calendrier électoral global et de finaliser le budget nécessaire à la tenue des scrutins. En plus de la loi électorale adoptée le dimanche 25 janvier 2015 par les deux chambres du parlement, la préparation de ce vote sera notamment régentée par l’article 73 de la loi fondamentale congolaise. Celle-ci stipule que « le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice. » En vertu de cette disposition de la Constitution et des autres lois pertinentes de la République, la prochaine élection présidentielle, sans la participation du président Joseph Kabila, doit avoir lieu en septembre 2016.

Exigence constitutionnelle plus qu’évidente, la tenue en 2016 d’une élection présidentielle excluant le président Kabila a curieusement fait l’objet d’interminables conciliabules, de spéculations et d’un flou artistique savamment entretenus par la majorité au pouvoir pendant les deux dernières années. Si, au plan juridique, la confusion a pu être levée sous la pression de la rue et au prix de nombreuses vies humaines, l’opinion demeure sceptique quant à la volonté politique du gouvernement de mener à bien cette opération.
En témoignent les tergiversations de l’exécutif sur la publication du calendrier électoral global qui doit préciser les dates des élections locales et provinciales, législatives nationales, et présidentielles qui doivent toutes avoir lieu avant la fin 2016. Les hésitations – manœuvres dilatoires ? – du gouvernement sont d’autant plus préoccupantes qu’elles repoussent, en la compliquant, la préparation de l’indispensable implication financière et technique de la communauté internationale.

Une gestion indépendante sous mandat international

Qu’adviendrait-il si les élections n’étaient pas organisées dans les délais ? Le mandat du président de la République deviendrait caduc fin 2016, et le chef de l’Etat accéderait au statut précaire et inconfortable de président de fait, à l’instar de Mobutu pendant les années 1990. Joseph Kabila perdrait ainsi le peu de sa légitimité obtenu des élections chaotiques de 2011. Le cas échéant, l’initiative sur la conduite de l’agenda politique national ne pourrait que très difficilement continuer de lui revenir. S’ouvrirait alors une douloureuse période de flottement à hauts risques.
Pour en limiter la durée, il serait souhaitable que la gestion suprême de l’Etat, pendant une période transitoire, soit confiée à une personnalité nationale ou internationale intègre et neutre. Si le choix doit se porter sur un acteur extérieur, le joker serait une sorte de Bernard Kouchner du Kosovo du début des années 2000. L’on se souviendra que le 15 juillet 1999, conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait nommé M. Kouchner en qualité de deuxième représentant spécial des Nations unies et chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK). Pendant dix-huit mois, l’ancien fondateur de Médecins sans frontières a dirigé les efforts de l’ONU visant à créer une nouvelle administration civile et le système politique qui devaient remplacer ceux, paralysés, de la Serbie.

Notre pays et ses partenaires au développement seraient bien avisés d’amorcer la réflexion sur cette cruciale question. Dans tous les cas de figure, les autorités congolaises devraient davantage privilégier dans les difficiles mois à venir l’intérêt supérieur de la nation et s’attacher à étancher pacifiquement la profonde soif de changement de la population. Seront-elles, pour une fois, à la hauteur des attentes ? La question reste sur toutes les lèvres.

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir est économiste au Fonds monétaire international (FMI). Il a été ministre de l’économie, des finances et du budget de RDC de 2001 à 2003"


° http://www.lemonde.fr/international/article/2015/01/22/kinshasa-s-enflamme-pour-reclamer-le-depart-de-joseph-kabila_4561167_3210.html


ndonzwau a écrit:Je me trompe peut-être mais pour moi il faut arrêter les supputations irréalistes : la ficelle est trop grosse !!! Twisted Evil  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question

Le calendrier global annoncé par la Ceni est pourquoi pas acceptable, sauf peut-être pour les élections locales et provinciales dont on ne voit pas encore les infrastructures mais le budget de 1.145.408.680 USD me parait non seulement expressément excessif mais semble hors d'atteinte, je ne vois pas notre administration politique consentir près de 15% d'un budget national qu'elle peine à abonder et la CI décaisser ne fût-ce 30% càd près de 350 Millions de dollars auquel cas la part de l'Etat Congolais serait de 800 Millions; comment va-t-il s'y prendre ? Quand Kimalumalu nous annonce que sa "Ceni a déjà convenu avec le gouvernement d'un plan de décaissement pour le financement des élections", à quelle capacité ce dernier s'est-il engager ? A 100, 80, 50% ? On aimerait avoir les éclaircissements !

Je n'y crois pas et pour moi il n'y a pas loin d'une ruse délibérée au moins pour rendre difficile le financement dans les délais de ces élections...
Attendons voir...

Au moins si était besoin, la preuve est faite que les velléités indépendantistes et irréalistes du régime face à la forte pression ambiante (CI et Congolais !) ne sont pas toujours payantes !
Au moins la publication du calendrier électoral global permettra aux observateurs politiques et de la Société civile, autochtones et étrangers, Congo profond et experts de jeter un regard appuyé sur le contenu du projet électoral, organisation avec par exemple l'identification de ces structures locales à créer presque de toute pièce, calendrier, effectivité, destination et légitimité du financement...
Y'a-t-il un Commissaire au compte attitré pour contrôler la gestion de fonds de la Ceni ?
Attendons maintenant les réactions concrètes de ces observateurs extérieurs...


Compatriotiquement!

ndonzwau a écrit:Je viens d'écouter l'entretien que Kimalumalu a livré de l'Afrique du Sud le matin de l'annonce officielle du calendrier (voir supra) !
Il y déclare débonnaire que le Gouvernement que le processus suit sereinement et normalement son cours, de même que le Gouvernement s'acquittera sans problème (de la totalité !?) de son budget alors qu'à la lecture des dépêches étrangères j'y découvre le conditionnement de la normalité du processus à certaines "contraintes" notamment financières...
Du coup je maintiens quand même mes réserves quant à la bonne foi de ce régime de nous avoir livré un calendrier et surtout un budget réalisables mais arrivera-t-il pour autant à réaliser son forfait ? Pas si sûr surtout qu'encore une fois la pression peut réussir à lui faire couper la poire en deux notamment en reléguant les élections locales, provinciales et sénatoriales à après 2016 !


"En RDC, le calendrier électoral est publié mais rien n'est gagné





° http://www.rfi.fr/afrique/20150212-rdc-le-calendrier-electoral-est-publie-mais-rien-est-gagne/
[...]

"Ceni : Un milliard de dollars $US pour les élections générales. Ouf!
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9675
[...]

"RDC : un calendrier électoral sous pression internationale
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-un-calendrier-electoral-sous-pression-internationale/
[...]    "


° http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-la-prochaine-presidentielle-prevue-le-27-novembre-2016-54dcd00535701001a1b011d9
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150212170337/joseph-kabila-pr-sidentielle-rdc-2016-pr-sidentielle-rdc-rdc-la-date-de-la-pr-sidentielle-fix-e-au-27-novembre-2016.html
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-la-presidentielle-prevue-pour-novembre-2016-mais-avec-des-contraintes


Compatriotiquement!



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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Sam 14 Fév - 4:53

Deux bonnes nouvelles nous sont tombées hier : la promulgation de loi électorale et la publication du calendrier électoral global ainsi que du budget de tout le processus !
Bonnes, on aurait raison de pinailler vu leurs contenus mais enfin, elles sont là...

Quid de leurs contenus ?
La loi électorale,
c'est vrai, cache des pièges : le déconditionnement des élections du recensement n'y est pas attesté clairement, bien au contraire la référence insistante au « nombre des électeurs, des habitants » en place du « nombre d'enrôlés » renvoie logiquement au préalable du recensement mais.......
Le calendrier qui prévoit les élections locales, provinciales et sénatoriales fin 2015 et début 2016 pose quelques problèmes de faisabilité (les circonscriptions électorales primaires sont presque à créer de toutes pièces en quelques mois et...........) et l'impératif de leur préséance aux présidentielles alourdit une facture déjà trop lourde à porter...
Le budget, justement parlons-en : une somme d'1,15 Milliard est gigantesque pour un pays qui peine à abonder son ridicule budget de seulement 8 Milliards de dollars !

Bien plus le communiqué de la Ceni ne fait pas mystère de « pièges » dont il a semé le parcours normal du processus électoral qu'il doit piloter et pour qui veut lire les yeux ouverts ce communiqué, il ne peut s'empêcher de voir la bouteille à moitié vide que pleine et il le faut hélas plus souvent dans le Congo de « JK » truffé de chausse-trapes en soulignant ses fameuses « contraintes »...
« Contrainte financière »
 : l'assurance de Kimalumalu ne résiste pas au contenu officiel  de sa Ceni... Le financement n'est pas acquis : il n'est pas certain que le Gouvernement ait la capacité et la volonté de débourser tant d'argent pour les élections tandis que la quête aux financements étrangers risque de pâtir du manque de transparence des sommes convoquées...
« Contrainte parlementaire » : liée à la  "loi de répartition des sièges des députés" qui doit être votée au Parlement et dépend logiquement du recensement général dans la mesure où elle se base sur la délimitation des circonscriptions électorales en fonction du nombre d'électeurs ! Que faire pour résoudre ce casse-tête : découpler les législatives, garder l'ancienne répartition déjà viciée ???
« Contrainte liée au ficher électoral » : la mise à jour du fichier électoral est censée être en cours et l'audit prévu à son propos devrait incessamment la cloturer ; il n'y a a donc aucune excuse lque le ficher électoral empêche le cours normal du processus... Autre chose c'est sa validité ?Osons espérer que là comme ailleurs la vigilance de l'opposition politique et pourquoi pas le sens des responsabilités de tous nos élus et autres dirigeants politiques et administratifs vaudront pour convenir d'une gestion la moins nuisible possible...

A la vue de tout cet imbroglio ; ça s'annonce mal, s'empresserait-on de conclure logiquement mais, mais, mais ce serait faire fi de la bonne cinétique qui nous a conduit à ces proclamations (précipitées?)...
C'est bien la pression ambiante (la CI avec l'insistance répétée de ses représentants notamment yankees contre le non-respect constitutionnel de l'échéance 2016 et les Congolais ont vaillament prouver leur détermination à ne pas laisser notamment par leurs manifestation de mi-janvier) qui a acculé le régime à nous pondre diligemment ces publications...
C'est dire que la même pression qui ne eut plus tergiverser avec les manœuvres dilatoires de la kanambie n'est pas loin quelle que soit la lettre de la loi d'imposer au risque d'une contestation encore plus préjudiciable au régime soit d'amender de facto la loi électorale piégée soit de renoncer à la préséance des élections locales notamment pour diminuer le coût de tout le processus...

Voilà mon pauvre avis face à la situation !


"Calendrier électoral en RDC: les défis et les contraintes
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/13/calendrier-electoral-en-rdc-les-defis-les-contraintes/?utm_source=feednanga.com&utm_medium=referral&utm_campaign=Feednanga%20-%20Most%20shared%20links
Le gouvernement, le Parlement et la Présidence de la RDC sont appelés à relever les défis afin de lever les contraintes liées à l’application du calendrier électoral des élections en RDC que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié jeudi 12 février à Kinshasa. La Ceni redoute que ces contraintes puissent entraver les différentes étapes du processus électoral en cours.

«Le gouvernement, le parlement et la présidence de la République devraient donc prendre des dispositions pour répondre dans les délais impartis aux contraintes liées au respect du présent calendrier », a plaidé le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba, juste après l’annonce de toutes les étapes du calendrier électoral.
Il a expliqué par exemple que la tenue de la présidentielle et des législatives est conditionnée notamment par la mise à jour du fichier électoral, l’exécution du plan de décaissement des fonds et la promulgation de la loi sur la répartition des sièges dont la responsabilité incombe au Gouvernement, au Parlement et la Présidence de la RDC.
Il a toutefois reconnu la proximité des dates de différentes échéances électorales.

Ce calendrier programme en 2015 les élections provinciales, urbaines, municipale et locales qui sont à ce jour considérées comme des arriérés des cycles de 2006 et 2011.
«La présidentielle et les législatives nationales se tiendront en 2016 conformément à la constitution en vigueur » a poursuivi Jean-Pierre Kalamba.
Il s’est ensuite félicité de la publication de ce calendrier électoral qui, selon lui, revêt un caractère global et national, tel qu’exigé par la communauté internationale, la société civile congolaise et des partis politiques de l’opposition.

La Ceni a annoncé cinq scrutins qui devraient être organisés en 12 mois, soit à partir du mois d’octobre 2015 jusqu’au mois de novembre 2016.
En premier lieu, le calendrier prévoit le vote des députés provinciaux, des conseillers communaux et des secteurs au mois d’octobre de cette année. Trois mois après,  c’est-à-dire en janvier 2016 sera organisé le vote des sénateurs et gouverneurs des provinces. L’élection présidentielle couplée aux législatives interviendra le 27 novembre 2016.
Le président de la République élu prêtera serment le 20 décembre 2016."



"PLUS D’1 MILLIARD USD POUR LES ÉLECTIONS EN RDC
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3385
* Quand on sait que le budget national est 9 milliards USD, comment le Gouvernement pourrait-il réunir cette somme faramineuse pour organiser les élections dans les délais constitutionnels ?
* Lire le calendrier électoral global publié hier par la Centrale électorale congolaise


On est sorti d’une longue nuit d’attente mêlée d’incertitude et surtout ponctuée de moult pressions de la Communauté internationale. La publication du calendrier électoral global, réclamé à tue-tête dans toutes les chapelles politiques et à la Société civile. C’est enfin hier qu’à la surprise générale la Centrale électorale a décidé de sortir de sa tour d’ivoire où elle s’était cloitrée depuis longtemps pour rendre public le calendrier global tant réclamé.
Officiée par le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba, la grandiose cérémonie a eu lieu au siège de la CENI, sur le Boulevard du 30 Juin, à Kinshasa. On retient grosso modo que le séquençage de différentes étapes respecte bel et bien les prescrits de la Constitution du 18 février 2006 qui prévoit, à l’article 73, la convocation du corps électoral 90 jours avant la fin de la mandature en cours.
Partant, la présidentielle, qui a fait couler des tonnes d’encre et de salive, est fixée au 27 novembre 2016, dans la fourchette constitutionnelle. Le même jour que les législatives comme lors des scrutins précédents. Tandis que les sénateurs seront élus par les grands électeurs, c’est-à-dire au second degré le 17 janvier 2016, soit dans 11 mois à dater de ce jour. Pour leur part, les gouverneurs seront élus au scrutin indirect le 31 janvier 2016.

LA BALLE DANS LE CAMP D’AUTRES INSTITUTIONS

Quant aux provinciales, tout comme les locales, municipales et urbaines, elles auront lieu fin 2015. Jusqu’ici, la CENI peut se taper la poitrine en disant que ce faisant elle a rempli sa part du contrat. La balle est désormais lancée dans le camp d’autres institutions comme le gouvernement et le Parlement, par exemple.
A l’Exécutif, composé du Président de la République et du gouvernement, le calendrier global lui assigne beaucoup d’obligations. Comme par exemple, les moyens financiers qui sont le nerf de la guerre. Faute de les acquitter dans les délais prévus par la CENI, il lui serait impossible de respecter les délais du calendrier.
C’est là que se pose la question du respect même de ce calendrier avec ses différents échéanciers, c’est-à-dire le timing. A ce titre, le document publié hier est purement théorique car sa matérialisation est tributaire de diverses contraintes majeures que la CENI a égrenées lors de sa publication.
Là, c’est le revers de la médaille qui est l’aspect le plus difficile qui reste à accomplir. Les contraintes essentielles incombent au gouvernement. Ce qui fait de ce dernier un acteur incontournable dans la mise en œuvre de ce calendrier global.
C’est là où s’impose la création d’un cadre de concertations au niveau de toutes les parties prenantes. Celui-ci devra évaluer à chaque étape, le chemin qui reste à parcourir et surtout l’institution qui ne s’est encore acquittée des contraintes mises à sa charge dans le calendrier.

L’APPLICATION LIEE A DES CONTRAINTES

Comme on le voit, une chose est d’avoir le calendrier global mais une autre et la plus difficile est son application. Or, comme démontré ci-haut, celle-ci est liée à des contraintes. Ce qui n’exclut pas la possibilité tant redoutée d’un glissement de ce calendrier au-delà des délais constitutionnels.
Quelles sont les garanties qu’a la CENI, à ce jour, que les contraintes liées à la mise en œuvre du calendrier seraient satisfaites dans les délais ? Questions capitales qui renvoient à la responsabilité des uns et des autres afin de faciliter la tenue, en RDC, des élections crédibles et surtout transparentes. Les finances sont une condition sine qua non pour y arriver.
Or, la CENI a publié un budget de 1.145.408.680 Usd arrêté avec le gouvernement pour la tenue des élections de 2011. 1,1 milliard Usd, plus d’un dixième du Budget national. Ces crédits seront-ils disponibles avant les 18 mois ? Quelle est la fourchette des contritions des partenaires extérieurs ? Vont-ils délier les cordons de leur bourse au prorata de ces besoins ? Autant de questions qui laissent perplexe.
On sait que tous les bailleurs de fonds traditionnels de la Rdc avaient posé comme condition la publication du calendrier global avant tout appui financier. On peut espérer aussi que leurs contributions iront au-delà de 20 millions Usd annoncés par les USA, qui sont minimes, eu égard au budget présenté par la CENI et surtout au statut de superpuissance économique de Washington."



"RDC : quelles "contraintes" pour le calendrier électoral ?"
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150213081523/politique-lections-joseph-kabila-rdc-lections-rdc-quelles-contraintes-pour-le-calendrier-lectoral.html


"La date des élections présidentielles congolaises est fixée: une victoire du bon sens
“Nous avons été entendus"

° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2015/02/13/la-date-des-elections-presidentielles-congolaises-est-fixee-une-victoire-du-bon-sens/
° http://www.lesoir.be/792964/article/actualite/monde/2015-02-12/on-ete-entendus
GOma, envoyée spéciale
Le suspense est terminé: la Commission électorale indépendante a annoncé que les élections présidentielles auraient lieu le 27 novembre 2016 avec proclamation des résultats provisoires le 7 décembre et des résultats définitifs le 17 décembre. L’abbé Malu Malu, qui préside la CENI, n’a pas caché que l’exercice serait coûteux: la totalité de l’exercice électoral, qui se déroulera aussi au niveau de l’Assemblée et des provinces, devrait représenter 1.145.408.680 dollars.
L’annonce ayant été faite en présence de représentants de la communauté internationale, il est probable que cette dernière, qui exigeait de connaître le calendrier complet des élections, devrait désormais accepter de participer à leur financement.
Mais là n’est pas le plus important. Les sommes nécessaires ont déjà été budgétisées, l’aide internationale ne fera sans doute pas défaut. Ce qui compte aujourd’hui, c’est le soulagement de la population, qui estime avoir été écoutée dans son aspiration à l’alternance démocratique.
A Goma, Patient, un jeune avocat, n’a pas seulement accepté de jouer au chauffeur bénévole pour le festival Amani (paix en swahili) qui doit rassembler des musiciens originaires de toute la région. Il est aussi un militant d’une ONG de défense des droits de l’homme, Lucha, qui, voici trois semaines, s’était fortement mobilisée lorsqu’il avait été question de modifier la loi électorale afin de subordonner l’élection présidentielle à la fin des opérations de recensement de la population. Dans ce “glissement” cette possibilité de report de l’élection présidentielle, la population avait immédiatement décelé une manoeuvre consistant, non pas à modifier la Constitution mais à permettre, en douce, au chef de l’Etat sortant de prolonger son mandat actuel, qui, d’après la loi fondamentale, doit être le dernier.

“Si nous sommes descendus dans la rue à Goma” explique Patient” ce n’était pas à l’appel des partis d’opposition, ni par hostilité à l’égard du président Kabila. C’est parce que nous estimons que les règles doivent être respectées, que l’alternance démocratique doit être possible dans ce pays…”
Patient assure même que si le chef de l”Etat actuel cède la place à un successeur légitimement élu, rien ne l’empêcherait, après cinq ans de retraite, de revenir au pouvoir. “Il est même probable que je voterais pour lui…. ce qui compte, c’est l’alternance. Voyez vous, depuis 2006, date des premières élections démocratiques, le peuple congolais a mûri. Il tient à ses institutions, il veut que les règles soient respectées et si la population, à Kinshasa, Goma et ailleurs, est ainsi descendue dans la rue, c’est par respect pour la démocratie…”
Alors que son portable sonne, que depuis plusieurs villes du pays, des correspondants ou des amis appellent pour se féliciter de la nouvelle, Patient résume le sentiment général: “Nous avons été entendus. Nos dirigeants ont compris ce que voulait le peuple, l’avertissement a porté. Il ne s’agît pas d’une victoire des partis d’opposition, de tel ou tel ténor, mais d’une victoire des principes démocratiques.” Et de féliciter en particulier, outre la communauté internationale qui avait multiplié les pressions, un Sénat qui, très vite, alors que Kinshasa brûlait encore et que les émeutiers menaçaient d’étendre les pillages, s’est prononcé contre la loi électorale. Le président du Sénat, M. Kengo wa Dondo, démontrait ainsi qu’il avait entendu les avertissements de l’église catholique et en particulier du cardinal Monsengwo qui s’était opposé à la nouvelle loi. Très rapidement, le président de l’Assemblée, Aubin Minaku, un pilier de la majorité présidentielle et un proche du chef de l’Etat, avait embrayé sur le même registre, désavouant la nouvelle loi qui avait cependant été proposée par l’actuel ministre de l’Intérieur Evariste Boshab et chef de son propre parti. Minaku avait même critiqué les forces de l’ordre, qualifiant d’”inacceptable” le fait qu’elles aient pu tirer sur les manifestants.

Autrement dit, la majorité présidentielle est apparue divisée: il y a longtemps que des leaders politiques importants, comme OIlivier Kamitatu, président de l’ARC ou Pierre Lumbi, conseiller spécial du chef de l’Etat et président du MSR (mouvement social pour le renouveau) s’étaient prononcés contre tout changement de la loi fondamentale, assurant que la population ne l’accepterait pas. Il fallut dix jours de manifestations et de violences, de répression policière, des dizaines de morts et de blessés pour que le “printemps congolais” débouche sur la décision du bon sens, celle de respecter une valeur nouvelle au Congo mais qui permettra de construire l’avenir: le respect des règles démocratiques.
L’annonce de la date des élections présidentielle ouvre aussi une nouvelle ère: le président sortant ne pouvant plus se représenter, la succession de Joseph Kabila est désormais ouverte."



"La Ceni a publié le calendrier électoral global
° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2015/02/13/la-ceni-publie-le-calendrier-electoral-global/
DEC Radio Okapi"
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° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/13/rdc-martin-kobler-salue-ladoption-du-calendrier-electoral-global/
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/13/calendrier-electoral-le-depute-thomas-lokondo-invite-le-gouvernement-mobiliser-les-fonds-necessaires/
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9677
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11943:elections-le-calendrier-global-est-enfin-la&catid=85:a-la-une&Itemid=472
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5323&rubrique=POLITIQUE
° http://www.groupelavenir.org/spip.php?article3287
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=200748&Actualiteit=selected
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/13/elections-la-linelit-demande-au-gouvernement-de-donner-les-moyens-la-ceni/





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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Dim 15 Fév - 3:37

"RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral impossible à tenir
° http://www.rfi.fr/afrique/20150214-rdc-opposition-denonce-calendrier-electoral-impossible-tenir/
Au surlendemain de la publication du calendrier électoral en RDC, les réactions se multiplient. Si tout le monde se dit satisfait que la date de l’élection présidentielle soit fixée, l’opposition s’inquiète d’un calendrier trop juste, tandis que la majorité, elle, se met en campagne.

Les partis d’opposition sont unanimes : le calendrier électoral est trop serré. Sept scrutins en moins de deux ans, c’est trop, d’autant plus que les élections locales n’ont jamais été organisées dans ce pays gigantesque.
Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire de l'Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), craint un glissement de calendrier. La preuve selon lui : la Commission électorale a déjà pris du retard. « Par exemple avec le calendrier partiel qu’on avait sorti l’année passée : sur la fiabilisation, c’était prévu pendant 127 jours. On est à plus de huit mois aujourd’hui. Et cette fiabilisation n’a toujours pas été réglée. Donc nous craignons ce glissement de fait. »

Priorité à la présidentielle

L’opposition aimerait donc fixer des priorités : faire attendre les locales, qui n’ont jamais été organisées, pour se concentrer sur les provinciales, législatives et surtout la présidentielle.
Pas question, répond le président du groupe parlementaire Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ramazani Shadari, toutes les élections pourront se tenir. « Nous avons deux années pour organiser les scrutins. Les moyens sont en train d’être recherchés par-ci, par-là. Tout le monde a demandé le calendrier global. Cette fois, le calendrier global est là. Qu’est-ce qu’on cherche encore ?, s’agace-t-il. Nous l’Assemblée, nous serons prêts sans faute. Au mois de mai, vous aurez toutes les lois annexes concernant la répartition des sièges à différents niveaux. »
Le PPRD semble d’ores et déjà lancé dans la course aux élections. Dans deux semaines, un congrès servira à désigner les candidats du parti au pouvoir pour les sept scrutins à venir."

RÉACTION

Ce calendrier n'a pas été pris sous la pression...
Charles BambaraMembre de la Monusco Écouter



"(...)Calendrier électoral

La Prospérité ]écrit « Clément Kanku propose un Cadre d’évaluation du calendrier électoral ! »  
Après la publication du calendrier électoral, Clément Kanku Bukasa, Député national de l’Opposition, soutient, dur comme fer, qu’un minimum de dialogue est nécessaire. Ce politicien, comme l’indique de journal, propose la mise sur pieds d’un  Cadre d’évaluation du calendrier électoral. L’idée étant de procéder à une  étude de son effectivité. 
Car, déclare-t-il, la CENI, organe technique,  a formulé des contraintes auxquelles elle est soumise, notamment en matière des moyens financiers et des lois essentielles.  La mise sur la place publique du  chronogramme électoral doit pousser les Congolais à demeurer vigilants.  Le délai constitutionnel doit être respecté en vue d’éviter le glissement. 
Le Gouvernement n’a pas d’excuses surtout que le Premier Ministre actuel est en fonction depuis 2011. Le processus électoral, qui durera deux ans, ne constitue ni une surprise ou un scoop en soi. 

La République titre « Course au pouvoir : ces candidats à la présidentielle ! »Dans le corps de l’article, sont présentés quelques noms d’hommes politiques qui ambitionnent briguer la présidentielle en 2016. Parmi ces personnalités, l’on cite notamment les noms de Moïse Katumbi, Kengo wa Dondo, Martin Fayulu, Gabriel Mokia, Freddy Matungulu, ancien ministre des Finances de M’Zee Kabila, Evariste Boshab, Olivier Kamitatu, Adolphe Muzito, Vital Kamerhe et autres. 

Le Potentiel écrit « Calendrier électoral global : Palu, MSR, Udps, Pprd, Mlc,… : divergence de vues ».  
Selon ce journal, autant la classe politique congolaise salue la publication du calendrier électoral global, autant elle diverge quand il s’agit de l’échelonnement des étapes à franchir. Parmi les questions qui divisent, souligne-t-il, il y a le budget électoral détaillé, l’arsenal juridique à compléter, la décentralisation mais aussi la redondance du calendrier proposé par la Ceni. 
Pour le Potentiel, nombre d’entre eux souhaiteraient quel ce calendrier global soit élagué des élections moins contraignantes dans l’architecture institutionnelle du pays, en l’occurrence les locales, municipales et urbaines. Ces étapes du cycle électoral, fait observer ce journal, donnent déjà des tournis dans sa matérialisation, à entendre les réactions recueillies auprès du Palu, MSR Udps, Mlc, Pprd et bien d’autres.

(Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. ! NdlR)(...)"
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=200757&Actualiteit=selected

 
"Elections en RDC: le gouvernement assure apporter toute sa part à la Ceni
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/14/elections-en-rdc-le-gouvernement-assure-apporter-toute-sa-part-la-ceni/
Le gouvernement congolais réaffirme son engagement à apporter assistance à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour la matérialisation du calendrier électoral. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, n’a pas cependant précisé la hauteur de cette contribution notamment dans les domaines de la sécurité, de la logistique, des finances et autres. Toutes les élections -des locales à la présidentielle- coûteront un peu plus d’un milliard de dollars américains, selon le président de la Ceni, Abbé Apollinaire Malumalu.

Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, a exprimé cette volonté, samedi 14 février, au lendemain de la publication du calendrier électoral global.
Juste après l’annonce de ce calendrier, le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba, a évoqué quelques contraintes, expliquant notamment que la tenue de la présidentielle et des législatives est conditionnée par la mise à jour du fichier électoral, l’exécution du plan de décaissement des fonds et la promulgation de la loi sur la répartition des sièges dont la responsabilité incombe au Gouvernement, au Parlement et à la Présidence de la RDC.

Lambert Mende a cependant qualifié le budget électoral indiqué pour l’ensemble de sept scrutins attendus de «particulièrement important».
A l’occasion, le porte-parole du gouvernement a invité les acteurs engagés au processus électoral à respecter ce calendrier tout en appelant la population à s’en approprier:
«Nous voulons inviter la population congolaise à s’approprier ses élections. Ce ne sont pas les élections de la communauté internationale. Quand je vois, mes frères d’une certaine opposition se précipiter vers Washington, Paris pour aller discuter des élections congolaises avec des gens qui ne nous invitent jamais pour discuter de leurs élections, je me dis : Lumumba doit se retourner dans sa tombe. Les Congolais doivent se convaincre qu’il s’agit d’une manifestation la plus tangible de leur souveraineté».
Il a également appelé les Congolais à participer à toutes les étapes rendues nécessaires par la Ceni notamment le renouvellement de la carte d’électeurs, le respect du délai de dépôt de candidatures et autres.

La crainte de Djoli

Le sénateur Jacques Djoli ne croit pas que la Ceni pourra organiser des bonnes élections en un temps si réduit. Il affirme que sans tout l’arsenal juridique et avec des contraintes tant politiques que temporelles, ce calendrier est plus politique que technique et crée des incertitudes sur sa matérialisation.
«Ce calendrier peut générer des incertitudes et des obstacles à sa réalisation. Sur les trois élections retenues, à chaque bureau, il y a des problèmes. D’abord les élections locales, municipales et urbaines, personne ne conteste l’importance de cette consultation mais c‘est leur chevauchement  avec les autres élections qui peut perturber le calendrier électoral », a indiqué cet ancien vice-président de la Ceni.
Jacques Djoli redoute le plan de la faisabilité des élections à venir au moment où la Ceni dit n’avoir pas encore reçu la liste d’entités décentralisées, soit des circonscriptions alors qu’on va passer de 169 circonscriptions électorales en 2011 à plus de 1300 voire 1 500 circonscriptions en 2011.
«]Si, on veut avoir des bonnes élections dans ce délai très réduit, mieux vaut postposer les élections locales, municipales et urbaines au moment précis où nous aurons des textes relatifs à la décentralisation », a-t-il ajouté.  "


"Position de l’UDPS sur la publication du Calendrier électoral global"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9677





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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Lun 16 Fév - 21:55

"Kinshasa : Boshab rend hommage aux policiers tués. Quid des civils?
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9683
Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Evariste Boshab, a présidé, samedi 14 janvier, au Quartier général de la Police nationale congolaise, la cérémonie d’hommages à deux policiers tués lors des manifestations des 19, 20 et 21 janvier dans la ville de Kinshasa. Etaient présents: des parlementaires, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, des officiers supérieurs des FARDC et de la PNC ainsi que ceux de l’EUPOL. Boshab qui porte également la casquette de secrétaire général du parti présidentiel a donné "sa" part de vérité.

Auteur de l’ouvrage controversé "Entre la révision de la Constitution à l’inanition de la nation", paru en juin 2013, le ministre Evariste Boshab a commencé par rappeler ce qui constitue, selon lui, les "circonstances" de ces "incidents malheureux". Des incidents malheureux occasionnés, selon lui, par "certains compatriotes" non autrement identifiés.
Selon lui, "au lieu de recourir au cadre institutionnel pour le débat politique et voulant imiter les schémas venus d’ailleurs ont incité une partie de la population à une démarche insurrectionnelle en s’attaquant aux symboles de l’Etat en vue d’ébranler les institutions démocratiques en place".
A en croire Boshab, des Kinois se sont levés un matin et ont commencé à proférer des menaces en direction des paisibles citoyens. Et que des "parents intimidés" n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Des bus de transport public ont été "cannibalisés". Des barricades ont été érigées sur la voie publique, des postes de police ont été incendiés. Sans oublier, des bureaux de l’Etat saccagés et des biens privés pillés ou vandalisés. Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
Selon Boshab, les deux policiers ayant trouvé la mort lors de ces manifestations en l’occurrence Alain Balato Lediko et Jean Kalenga Kandanzila, ont été "fauchés par cette furie humaine". Alors qu’ils "étaient chargés suivant leur mission constitutionnelle de rétablir l’ordre public".


Après avoir salué le "professionnalisme" des membres de la police congolaise, Boshab a mis en cause ce qu’il appelle "les partisans de la violence". A qui pensait-il? Est-ce aux représentants des forces politiques et sociales de l’opposition? On peut gager que pour Boshab, ceux-ci sont "responsables et auteurs intellectuels de la mort de ces deux agents de la police en service". Le cas du défenseur des droits humains Christopher Ngoyi Mutamba en témoigne.
Après Boshab, le tristement célèbre "général" Raüs Chalwe, commissaire général adjoint de la PNC, s’est cru en droit de donner une leçon pour le moins confuse en matière constitutionnelle. L’homme est cité dans le double massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo en 2007 et 2008 dans la province du Bas-Congo.

Après avoir rendu un "vibrant hommage" aux deux policiers, "Raüs" a rappelé que depuis 2006 "la RDC s’est engagée sur l’option de la démocratie et du pluralisme politique en se dotant entre autre des institutions au sein desquelles doivent s’exercer le combat politique". Et d’ajouter : "La police est certes républicaine et apolitique mais elle a le devoir de citoyenneté de protéger les institutions démocratiquement élues". "Elle ne prêtera donc sous aucun prétexte le flanc à des manœuvres insurrectionnelles qui vont à l’encontre de la philosophie de la Constitution invitant les policiers à la loyauté et la fidélité au regard de leur serment".
Boshab feint d’ignorer que ce sont des individus de son acabit qui sont à l’origine du climat délétère qui règne au pays. Des individus qui passent le clair de leur temps à verrouiller des espaces de liberté, de débat et de dialogue pour plaire au "raïs".
Boshab feint également d’ignorer que c’est lui et tant d’autres assoiffés du pouvoir pour le pouvoir qui doivent assumer la responsabilité non seulement de la mort des deux policiers mais aussi des 40 personnes tuées par des policiers et des éléments de la garde prétorienne de "Joseph Kabila". Le sang de tout ce monde crie vengeance au ciel.

Raüs Chalwe doit savoir qu’un policier n’est pas un tueur à gage. Dans sa mission de maintien de l’ordre, il doit protéger la société tout en respectant la vie et la dignité de la personne humaine. Au Congo-Kinshasa, les policiers et les membres de la garde présidentielle sont réputés pour leur cruauté. "Ils ont la gâchette facile", disait le défenseur des droits humains Floribert Chebeya...
On ne peut que s’incliner devant la mémoire des deux policiers. Il reste que le silence assourdissant observé tant par "Joseph Kabila" que par d’autres responsables politiques tels que Boshab - en ce qui concerne les civils tués - met à nu le caractère sectaire et illégitime du régime en place. Les parents des victimes attendent désespérément un message de "compassion nationale". Seraient-ils moins Congolais que les deux policiers qui ont eu droit non seulement à un hommage public mais aussi à un office religieux?"



"RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral «non consensuel et irréaliste»
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/15/rdc-lopposition-denonce-calendrier-electoral-consensuel-irrealiste/
Au terme de deux jours de discussion à Kinshasa, l’opposition congolaise a qualifié le calendrier des élections publié jeudi 12 février par la  Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de « non consensuel, irréaliste et incohérent ». Les opposants qui affirment ne pas rejeter «totalement» ce calendrier, promettent d’apporter à la Ceni leur contribution pour le rendre plus réaliste.
L’opposition estime que la Ceni « quoique détentrice du pouvoir légal d’arrêter le calendrier électoral » aurait dû consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile à l’effet de rechercher un minimum de consensus.


Elle relève également le « nombre élevé des contraintes externes listées par la Ceni et internes liées à l’organisation des élections », déplorant « le caractère irréaliste de ce calendrier ».
«Ce calendrier a mis beaucoup de choses pour le rendre indigeste, pour obtenir le glissement. Nous avons ouvert l’œil et le bon. Et nous disons que nous allons faire des propositions pour le rendre réaliste, réalisable et faisable», a déclaré Vital Kamehe, président de l’Union pour la nation congolaise.
L’opposition propose un toilettage urgent des aspects qui posent problème dans ce calendrier. Le président de l’UNC a notamment évoqué la pléthore de conditionnalités pour sa mise en œuvre. « L’opposition politique prend note que les 23 contraintes liées à l’organisation des élections, du reste irréaliste et incohérent, dont 18 relèvent de la responsabilité du Gouvernement et le reste du Président de la République et du Parlement », indique le document publié par les opposants.

Vital Kamerhe s’est cependant réjoui que le calendrier électoral publié par la Ceni respecte la constitution au sujet de l’élection présidentielle. « Nous ne l’avons pas rejeté totalement parce que nous avons dit qu’il est global mais pas consensuel. Il respecte la constitution en ce qui concerne l’élection du président de la République », a-t-il affirmé, avant d’ajouter :
« Si la Ceni veut organiser de bonnes élections, pas pour les extra terrestres mais pour les gens qui sont là, c’est à dire nous, les politiciens, nous, de la société civile, la Ceni doit tenir compte de nos suggestions. Et c’est pour la première fois dans ce pays que l’opposition critique et propose. »
Dans le calendrier électoral publié jeudi, la Ceni a notamment fixé l’élection présidentielle et les législatives en RDC au 27 novembre 2016, tout en rappelant qu’il existe plusieurs contraintes à l’organisation des élections globales dont le coût est estimé à plus d’un milliard de dollars américains.
Pour sa part, le gouvernement congolais affirme son engagement à apporter assistance à la Commission électorale nationale indépendante pour la matérialisation de ce calendrier électoral. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, n’a pas cependant précisé la hauteur de cette contribution."



"Kinshasa: plaidoyer pour un consensus autour du calendrier électoral
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/16/kinshasa-plaidoyer-pour-consensus-autour-du-calendrier-electoral/
Le Groupe de travail sur les élections (GTE) plaide pour un consensus politique autour du calendrier électoral global, publié le 12 février par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette structure a fait cet appel dans un document rendu public, dimanche 15 février, à Kinshasa.
Dans  ce document, le GTE préconise la tenue d’un dialogue politique entre les partenaires engagés au processus électoral en cours.
Cette structure propose que cette rencontre puisse plancher sur le budget des élections, le chronogramme du processus électoral et le délai accorde à la réalisation des quatre échéances électorales.


Pour le GTE, le budget des élections, évalué à plus d’un milliards de dollars américains, devra être discuté afin de le rapprocher à la réalité congolaise.
A propos du chronogramme, le document parle de manque d’assurances sur la tenue du scrutin présidentiel, fixé au 27 novembre 2016.
Selon le document, la Ceni doit donner des assurances sur la tenue de ce scrutin à cette date, sauf force majeur.
le GTE juge le délai de  24 mois comme “objectivement irréaliste pour les cinq échéances électorales”.
La Ceni a annoncé cinq scrutins qui devraient être organisés en 12 mois, soit à partir du mois d’octobre 2015 jusqu’au mois de novembre 2016. L’élection présidentielle couplée aux législatives interviendra le 27 novembre 2016.
Le week-end dernier, le député de l’opposition et président d’Envol, Delly Sessanga, avait également estimé que le consensus n’a pas été recherché dans l’élaboration du calendrier électoral."



Calendrier électoral : l’ECC et la CIME applaudissent alors que  l’Opposition se montre très critique
° http://www.lephareonline.net/calendrier-electoral-lecc-et-la-cime-applaudissent-alors-que-lopposition-se-montre-tres-critique/

"Un appel au calme : Charles Mwando Nsimba, ‘’le Parlement a la possibilité de réaménager le calendrier global de la CENI !’’" 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5350&rubrique=POLITIQUE

"Jacques Djoli: «Il est impossible à la Ceni d’organiser de bonnes élections en un temps réduit»"
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/15/jacques-djoli-il-est-impossible-la-ceni-dorganiser-de-bonnes-elections-en-temps-reduit/?utm_source=feednanga.com&utm_medium=referral&utm_campaign=Feednanga%20-%20Most%20shared%20links

"Lubumbashi: l’UDPS qualifie le calendrier électoral de «pure distraction»"
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/16/lubumbashi-ludps-qualifie-le-calendrier-electoral-de-pure-distraction/?utm_source=feednanga.com&utm_medium=referral&utm_campaign=Feednanga%20-%20Most%20shared%20links
° http://www.lephareonline.net/ludps-exige-un-calendrier-electoral-consensuel/

ON A DIT : " CALENDRIER CONSENSUEL "
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3389

DANS UN COMMUNIQUE RENDU PUBLIC HIER SOIR
LE MLC SALUE LA PUBLICATION DU CALENDRIER GLOBAL DES ÉLECTIONS

Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question  Question
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3392

"Processus électoral: la présidentielle le 27 novembre 2016"
° http://radiookapi.net/emissions-2/dialogue-entre-congolais/2015/02/16/processus-electoral-la-presidentielle-le-27-novembre-2016/
DEC Radio Okapi
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"RDC : les Nations unies prêtes à soutenir des élections "libres""
° http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150214101621/onu-politique-lections-rdc-lections-rdc-les-nations-unies-pr-tes-soutenir-des-lections-libres.html


° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/16/16-fevrier-culte-organise-en-memoire-des-martyrs-de-la-democratie-mbuji-mayi/ 




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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Mer 18 Fév - 20:13

"Calendrier global : la réplique de l’Opposition !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5379&rubrique=POLITIQUE
*Ce sont des critiques assez musclées que  les Forces politiques et sociales,  coagulées au sein de l’Opposition ainsi que des organisations de la Société civile et de la Diaspora, formulent au sujet du calendrier global, rendu public, le 12 février 2015. Sur toute la ligne, ce calendrier est, aux yeux des Opposants, irréaliste, incohérent et non consensuel.  Pour le rendre acceptable à tous, l’Opposition se réserve le droit de formuler des propositions, dans les jours à venir. C’est donc promis. Elle est, d’ores et déjà, au travail. Ici, la déclaration, ci-dessous, relèvent ce qu’elle appelle ‘’faiblesses’’ de ce calendrier global, dans son format officialisé par la CENI. Le mot ‘’glissement’’, y revient, comme pour dénoncer toute tentative d’aller au-delà des échéances impératives.
 
DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES, REGROUPEMENTS POLITIQUES ET GROUPES PARLEMENTAIRES DE L’OPPOSITION AINSI QUE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DE LA DIASPORA EN RAPPORT AVEC LA PUBLICATION PAR LA CENI DU CALENDRIER ELECTORAL GLOBAL

 
Nous, partis politiques, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’opposition ainsi que organisations de la société civile et de la diaspora, réunis ce samedi 14 février 2015 au siège des FONUS dans la Commune de Kasa-Vubu,  à Kinshasa, pour examiner le calendrier électoral global publié par la CENI en date du 12 février 2015, après un premier tour d’horizon déclarons ce qui suit :

1. Le calendrier publié par la CENI est,  certes,  global mais non consensuel, irréaliste, incohérent et viole la Constitution pour les scrutins convoqués en 2015 :
- Non consensuel car, la CENI quoique détentrice du pouvoir légal d’arrêter le calendrier électoral aurait dû, pour bien faire les choses, consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile à l’effet de rechercher un minimum de consensus ;
- Le caractère irréaliste de ce calendrier ressort notamment du nombre élevé des contraintes externes listées par la CENI et internes liées à l’organisation des élections.
- L’incohérence de ce calendrier est notamment donnée par le fait que les élections locales, municipales et urbaines ainsi que provinciales doivent avoir lieu le même jour, alors que les opérations préparatoires sont décalées. De ce fait, les questions liées à l’opérationnalité et au chevauchement des opérations électorales rendraient le calendrier irréalisable.
- Un calendrier hypothétique par l’organisation des élections municipales, urbaines et locales dont on ne connait pas le nombre exact groupements sur base desquels seront présentés les listes aux élections des conseillers des secteurs ou des chefferies.
- Inconstitutionnel dans la mesure où ce calendrier n’a pas prévu l’enrôlement de nouveaux majeurs pour les élections de 2015, il viole ainsi l’article 5 de la Constitution en son dernier alinéa, car excluant du processus électoral les congolais qui ont atteint l’âge de 18 ans révolus depuis juillet 2011.
C’est une situation inadmissible qui doit être corrigée par l’organisation d’une nouvelle opération d’identification et d’enrôlement de tous les électeurs ; ceci permettra de tourner définitivement le dos au fichier corrompu de 2011, et d’avoir un nouveau fichier électoral accepté par tous avec comme conséquence la production d’une nouvelle carte d’électeurs aux formes différentes de l’ancienne trafiquée.
2. L’opinion se souviendra que dans un passé récent, la CENI avait publié un calendrier électoral partiel que l’opposition politique et les organisations de la société avaient rejeté ;
3. Après les échecs du pouvoir de Monsieur KABILA de réviser la Constitution ou d’en envisager le changement par référendum, de procéder à l’élection des Députés Provinciaux au suffrage indirect, de conditionner le processus électoral au recensement à travers l’adoption d’une nouvelle loi électorale, en vue d’un glissement de son mandat, l’opposition politique et le peuple congolais viennent au prix du courage et du sang de remporter une nouvelle bataille, à savoir, la publication par la CENI d’un calendrier électoral Global fixant, de manière formelle, la date de la fin du mandat du Président de la République sortant ;
4. Désormais, le peuple congolais doit savoir que le Président KABILA quitte le pouvoir le 19 décembre 2016, date de la fin de son deuxième mandat constitutionnel et que l’alternance politique se concrétisera le 20 décembre 2016 à travers la passation civilisée du pouvoir ;
5. L’opposition politique prend note que les 23 contraintes liées à l’organisation des élections, du reste irréaliste et incohérent, dont 18 relèvent de la responsabilité du Gouvernement et le reste du Président de la République et du Parlement ;
6. Pour éviter tout glissement du mandat du Président de la République sortant, l’opposition politique exige que ces trois institutions assument pleinement leurs responsabilités et elle n’acceptera aucune manœuvre dilatoire visant à aller au-delà des échéances prévues ;
7. Les partis politiques, les regroupements politiques et les groupes parlementaires de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile et de la diaspora appellent notre peuple à demeurer vigilant et à rester attentif au mot d’ordre qui leur sera donné,  le moment venu ;
Enfin, au vu de ce qui précède, les partis politiques, les regroupements politiques et les groupes parlementaires de l’opposition ainsi que les organisations de la société civile et de la diaspora se réservent  le droit de faire des propositions pour rendre ce calendrier réalisable et acceptable par tous et ce, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

La lutte continue.
Fait à Kinshasa, le 14 Février 2015
LES SIGNATAIRES"



"RDC : les Nations unies engagées à financer les élections"
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/18/rdc-les-nations-unies-engagees-financer-les-elections/

"Reynders demande à la Ceni un budget "crédible et raisonnable""
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9688
"Congo: Didier Reynders appelle à des élections "libres et justes""
° https://www.rtbf.be/info/monde/detail_congo-didier-reynders-appelle-a-des-elections-libres-et-justes?id=8908859

"RDC:« de graves faiblesses dans la gestion financière des élections »
° http://afrikarabia.com/wordpress/comment-joseph-kabila-compte-rester-au-pouvoir/
Dans un entretien, Freddy Matungulu, économiste au FMI et ancien ministre des finances pointe les « différents manquements » des autorités congolaises dans la gestion des futures élections et notamment son défaut d’anticipation.(...)"

"Calendrier global : la Ceni a tenu compte des avis de tout le monde, affirme son rapporteur"
°  http://radiookapi.net/actualite/2015/02/17/calendrier-global-la-ceni-tenu-compte-des-considerations-de-tout-le-monde-affirme-son-rapporteur/


"PRÉSIDENTIABLES 2016 : BRISER LE TABOU
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11969:presidentiables-2016-briser-le-tabou&catid=85:a-la-une&Itemid=472



Les jeux sont ouverts pour 2016, autant pour la Majorité que pour l’Opposition. Le 27 novembre 2016, le peuple congolais sera appelé à élire son nouveau président de la République. Ainsi en a décidé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en publiant le 12 février 2015 le calendrier électoral global conformément à la Constitution en vigueur. Mais, qui portera l’étendard de l’un ou l’autre camp à la prochaine présidentielle ? C’est la grande interrogation. Si dans l’Opposition, rien ne s’est encore dessiné, dans la Majorité, par contre, les langues sont lourdes. Pourtant, pour ne pas être pris de court, chaque camp doit déjà se définir pour aborder en toute sérénité les prochaines échéances. Il est temps de briser le tabou(...)"


"Processus électoral 2015 – 2016 : l’Opposition face au piège des fraudes"
° http://www.lephareonline.net/processus-electoral-2015-2016-lopposition-face-au-piege-des-fraudes/


° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/face-aux-contraintes-contenues-dans-le-calendrier-electoral-global-opposition-majorite
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5376  [/size]




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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Ven 20 Fév - 16:46

Je renouvelle mon récent optimisme vieux d'un mois : enfin, selon moi "JK" est vraiment aux abois, sa survie ne tient plus qu'à quelques échappatoires, les unes moins prometteuses que d'autres ! Autocrate pervers et malicieux croyant toujours bien manœuvrer, mal lui en a pris, il s'est  pris les pieds dans son tapis avec sa répression sanglante des manifestants de mi-janvier ! Avant cette forfaiture, comme je le répète, ne sera plus égal à après... Ses rodomontades souverainistes face aux ambassadeurs étrangers comme son désespéré bras-de-fer avec l'ONU sur la question FDLR risquent bien d'être son chant de cygne...

Une digue avait sauté ces jours là : les Congolais ont eu l'occasion et le courage de lui signifier clairement leur ras-le bol sur son bilan catastrophique pour un changement et lui-même sans bien le comprendre a montré au monde entier sa nocivité pour ce pays !
La révision de la dernière loi électorale vite promulguée dans la foulée comme la publication du calendrier électoral et de son budget sont une victoire que le peuple Congolais a arrachée de vive lutte à l'autocratie qui ne l'a presque pas vu venir !
Une ou plusieurs fables de La Fontaine résumeraient son histoire mais je ne les trouve pas précisément à ce moment !

Il est donc aujourd'hui quasiment certain qu'il ne se représentera pas et presque acquis que la présidentielle aura bien lieu fin 2016, quels que soient les pièges de la "lettre" de la nouvelle loi électorale  et autres ! Il brûlera quelques fusibles mais pour combien de temps encore ?

1° Il cherchera encore à obtenir le "glissement" avec les fameuses "contraintes" égrainées par la Ceni dont la plus coriace est le financement mais paradoxalement à la longue il ne pourra que l'accomplir car elle va s'avérer la garantie à donner pour se protéger d'autres foudres; et la CI a fini par en prendre la mesure pour l'acculer davantage (voire la dernière déclaration du Ministre allemand des AE selon laquelle l'UE coordonnera groupée son aide d'où un contrôle des fonds qui réduira davantage sa fuite en avant avec ce budget excessif par lequel il voulait expliquer son éventuel retardement du scrutin)...
2° Face au calendrier trop chargé pour ce délai serré jusque fin décembre 2016 , l'opposition (et tous les autres protagonistes internes et extérieurs) n'a pas dit son dernier mot pour obtenir la relocalisation des locales, provinciales et sénatoriales après la présidentielle, ce qui réduira d'autant le budget immédiat et sa latitude d'autres astuces pour tricher...

3° Il lui reste à négocier sa sortie pour se préserver des suites judiciaires et autres qui lui pendent au nez et malheureusement la CI et les consensuels comme Kamerhe le lui accorderont volontiers (mais jusqu'où jusque quand ?)...
4° Il pourra toujours provoquer un accès d'insécurité dans le pays notamment à l'Est et pourquoi pas à l'Ouest pour justifier un état de siège pouvant retarder le scrutin mais le réussira-t-il si facilement en ces temps où tout le monde est sur le qui-vive ?...
5° Il compte encore sur ses soutiens rwandais, ougandais et autres mais ces derniers sauront-ils l'assister  très loin alors que leurs parrains (USA, anlo-saxons en général, Belgique...) sont justement ceux qui veulent lâcher "JK" en ce moment ?...

6° Enfin une carte importante qu'il détient encore c'est de réussir à placer un "dauphin" qui peut assurer sa suite et lui éviterait de quitter totalement la scène et de le préserver d'éventuels désagréments que son bilan mafieux a semés sur sa route... Le réussira-t-il aussi facilement devant une désapprobation populaire tenace, une opposition politique et une société civile qui ne manqueront pas de mieux s'organiser et la CI encore faiseuse des rois chez-nous sera-t-elle en phase avec lui sur ce terrain ?
Çà dépendra aussi de la personne choisie, me direz-vous, mais quand bien même aura-t-il alors les mains libres et intérêt à se mettre durablement derrière lui ?

Tout n'est pas calé, loin s'en faut mais autant de chantiers laborieux qui attendent notre pays ces 22 mois qui nous séparent de fin 2016 dont nous devons nous occuper !
Au delà des efforts à labourer et de multiples précautions à prendre pour rendre les élections libres et transparentes (viabilité de la Ceni, du fichier électoral, du nécessaire travail parlementaire en rapport et du déroulement du scrutin lui-même...), la dernière perspective ci-dessus va représenter un chantier prioritaire et décisif : unité de l'opposition politique et de la société civile, programme de gouvernement négocié à l'avance, campagne intelligente et vigoureuse pour mobiliser le plus possible d'électeurs, soutien politique et même financier à obtenir de la CI...
C'est d'ores et déjà que ce travail doit débuter...



""Joseph Kabila" lâché par ses "amis occidentaux"
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9692


Une accolade qu’on ne verra plus entre Louis Michel et "Joseph Kabila". C’était lors de l’investiture de ce dernier le 6 décembre 2006

Depuis son monologue du lundi 5 janvier dans sa ferme de Kashamata avec des "notables du Katanga", "Joseph Kabila" n’a plus exercé le ministère de la parole. Et pourtant, les occasions n’ont pas manqué : les manifestations des 19, 20 et 21 janvier (42 morts), la promulgation de la loi électorale et la publication du calendrier électoral. Le "raïs" est resté fidèle à sa conception seigneuriale du pouvoir. Qu’il vente ou qu’il pleuve, tant pis. Pas un mot pour rassurer ceux-là qui lui ont donné mandat pour gérer le destin collectif. L’absence du président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) lors de la présentation de ce chronogramme est au centre de toutes les spéculations. On le dit "malade". Il semble que le PPRD Francis Kalombo aurait été opéré. L’homme a récemment avoué sa "double loyauté" vis-à-vis de deux hommes qui ont manifestement cessé d’être les meilleurs amis du monde. Il s’agit de "Joseph Kabila" et du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi. La récente brouille avec la Monusco en présence d’une vingtaine de diplomates - suite au refus de la Mission onusienne de participer aux opérations de désarmement des miliciens des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) aux côtés de deux généraux véreux -, la "campagne anti-Kabila" que mène l’eurodéputé belge Louis Michel au niveau du Parlement européen font dire aux observateurs que "Joseph Kabila" est lâché par ses anciens "amis".

Analyse


"La force est une condition nécessaire d’un pouvoir authentique. Mais la force seule n’est pas la condition suffisante pour conférer la légitimité à un pouvoir. En cette année 2015, le pouvoir de Joseph Kabila ne tient plus que par la force des armes. Comme le président Mobutu durant la transition de la première moitié des années 90, Kabila est vomi par l’opinion congolaise et lâché par ses soutiens occidentaux. Si j’étais dans l’entourage de Joseph Kabila Kabange, je lui déconseillerais de fomenter des troubles de nature à perturber le processus électoral à venir. Il doit jouer le jeu démocratique. Dans le cas contraire, il sera chassé du pouvoir avant la fin de son mandat. La communauté internationale le tient à l’œil". Ces propos recueillis par l’auteur de ces lignes émanent d’un haut diplomate d’un pays occidental. L’homme a naturellement requis l’anonymat.
Après avoir exhorté "Joseph Kabila" à respecter la Constitution dont l’article 70 qui interdit au président actuellement en exercice de briguer un troisième mandat, l’Administration Obama, via le département d’Etat, s’est félicitée mercredi 18 février de l’annonce selon laquelle l’élection présidentielle au Congo-Kinshasa est fixée en novembre 2016.

L’hyperpuissance américaine considère les consultations politiques à venir "comme une occasion pour le gouvernement congolais et son peuple de poursuivre la démocratisation du pays grâce à des élections organisées dans les délais et ce qui devrait être la première transition pacifique du pouvoir dans le pays".
Comme pour reconnaître que le "Congo démocratique" n’a pas réussi son entrée dans le petit cercle des nations démocratiques, Washington dit sa disponibilité à aider le pays tout en espérant que le processus électoral à venir permettra à l’ex-Zaïre d’atteindre une réelle libéralisation de la vie politique avant de plaider pour le "dialogue entre toutes les parties prenantes".
De passage à Kinshasa, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, a déclaré que les autorités congolaises devraient introduire toute demande de contribution financière au budget électoral à la Commission de l’Union européenne à Bruxelles. On rappelle que le coût de ces élections est estimé à 1.145.408.608 $US.

Un "Observatoire" des droits humains

A Bruxelles, l’eurodéputé libéral belge Louis Michel est en passe de prendre la tête d’une "campagne anti-Joseph Kabila" au niveau du Parlement européen. L’homme qui louait jadis la "grande capacité d’écoute" du successeur de Mzee a adopté la posture d’un imprécateur. Les violations des droits et libertés, les arrestations arbitraires au Congo-Kinshasa sont devenues ses thèmes de prédilection. Dans une récente intervention, il a proposé ni plus ni moins que la mise sur pied d’un « Observatoire » des droits humains pour surveiller l’état des droits et libertés en prévision des élections. Il va sans dire que «Joseph Kabila» est lâché par ses anciens soutiens occidentaux.
Dans la capitale belge, certains milieux diplomatiques restent sceptiques en ce qui concerne "l’engagement ferme et résolu" du chef de l’Etat congolais à jouer le jeu démocratique. A tort ou à raison, d’aucuns suspectent le "raïs" d’avoir fait publier le "calendrier électoral global" pour "endormir" la "communauté internationale". Et que l’homme et les "durs de son régime" seraient entrain d’échafauder un "plan machiavélique" pour mettre le feu dans certaines parties du pays. But : obtenir le report des scrutins.

Inverser l’ordre des élections

Des observateurs suspectent "Kabila" de continuer de rêver d’un gouvernement de transition avec l’UDPS d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Le but est d’obtenir le "glissement" des délais constitutionnels.
Il n’est pas exclu que l’Union européenne "conseille" aux autorités congolaises d’engager un "dialogue franc" avec les représentants des forces politiques et sociales. Non pas pour parvenir à un partage équitable et équilibré du pouvoir mais plutôt pour trouver un consensus autour de l’idée d’inverser l’ordre des élections dans le sens : présidentielle, législatives, provinciales, sénatoriales, locales.
Dans un communiqué publié lundi 16 février, le chef de la diplomatie belge semble aller dans cette direction. Il y espère que la tenue des élections provinciales, urbaines, municipales et locales n’aura "pas une incidence sur le respect du calendrier des échéances présidentielle et législatives de 2016".

Sur le plan régional, des diplomates occidentaux seront très prochainement dépêchés au Rwanda ainsi qu’en Ouganda, assure une source diplomatique. Objectif : inviter les potentats de ces deux pays à s’abstenir de "toute immixtion" dans les affaires congolaises au moment où les ex-Zaïrois s’apprêtent à aller aux urnes.
On rappelle que ce sont des soldats ougandais et rwandais - principalement - qui avaient porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir le 17 mai 1997 sous la bannière de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo). A travers "Joseph", Kampala et Kigali se sont souvent réjouis de l’existence d’un "pouvoir ami". "La perspective d’un changement de régime à Kinshasa sans Joseph Kabila serait suivie avec appréhension dans ces deux pays voisins, souligne cette source.

Kin-la-rumeur

Sur un plan congolo-congolais, le mutisme du "raïs" provoque des supputations sur le patronyme du futur "dauphin" appelé à défendre les couleurs de la mouvance kabiliste à l’élection présidentielle. Deux noms sont cités sans que l’un prenne un avantage décisif sur l’autre. Il s’agit d’Aubin Minaku (président de l’Assemblée nationale et secrétaire exécutif de la majorité présidentielle) et l’actuel "Premier" Augustin Matata. En attendant, "Joseph Kabila" fait retarder la désignation de "son" candidat à la présidentielle de peur que la "Majorité présidentielle" se vide à l’image du MPR-Parti Etat au lendemain du discours du 24 avril 1990.
Notons que l’absence du président da la Céni lors de la publication du calendrier électoral global est au centre de toutes les rumeurs. "Apollinaire Malumalu a été opéré dans un hôpital de Johannesburg", entend-on dire. D’aucuns n’hésitent pas de parler d’empoisonnement. Il semble que le député national PPRD Francis Kalombo aurait subi une seconde intervention chirurgicale à Paris. Selon des sources bien informées, l’homme serait à Kin. Décidément, qui croire? Moralité : la rumeur n’existe que là où la "bonne information" est bâillonnée.

Les semaines et mois à venir seront riches en rebondissement dans le nouveau bras de fer Louis Michel-"Joseph Kabila". Ancien chef de la diplomate belge et commissaire européen, "Papa Michel" détiendrait, dit-on, un important carnet d’adresses...."



"Des opposants en réunion cruciale à Washington
° http://latempete.info/des-opposants-en-reunion-cruciale-a-washington/
L’administration Obama leur propose notamment de présenter une candidature unique à la magistrature suprême pour capitaliser leurs chances et obtenir l’alternance tant souhaitée

Toute la crème politique de l’Opposition congolaise se trouve à Washington D.C, où elle est invitée par l’administration Obama, en vue de discuter de questions cruciales concernant l’avenir de la République démocratique du Congo qui traverse une période de turbulences très agitée sur le plan politique et diplomatique.Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Franck Diongo, Jean Claude Vuemba, Samy Badibanga, José Makila, IngeleIfoto, Jean-Lucien Busa, et bien d’autres leaders et personnalités de l’Opposition comptent parmi ceux qui ont effectué le déplacement des Etats-Unis.
Selon des indiscrétions, ces opposants au régime de Joseph Kabila profitent de cette invitation pour expliquer toute la situation qui prévaut en République démocratique du Congo.
De la tentative de réviser la Constitution à celle de la modification de la loi électorale en passant par des évènements malheureux des 19, 20 et 21 janvier (qui ont causé plus de 42 morts) jusqu’aux arrestations des acteurs de l’Opposition, rien ne sera laissé au hasard.Ces compatriotes comptent également obtenir des Etats-Unis des garanties qu’il y aura effectivement alternance démocratique en 2016 en RDC, et que les Américains s’impliquent activement en cas d’une quelconque tentative de se maintenir au pouvoir par force.

Un candidat unique…

Des sources proches des milieux diplomatiques renseignent que les Etats-Unis d’Amérique ont un message hyper important à adresser à l’Opposition congolaise, que l’on peut considérer comme un conseil à prendre très au sérieux. Il s’agit de présenter un candidat unique pour représenter tous les opposants à la présidentielle de 2016. Il leur est donc déconseillé d’affronter ces échéances en ordre dispersé, au risque de subir le sort de 2011, aussi longtemps qu’il n’y aura qu’un seul tour pour cette course à la magistrature suprême.
Il faudra donc, au cas où cette proposition serait adoptée, organiser les primaires à l’interne pour établir le choix entre Etienne Tshisekedi, Moïse Katumbi, Vital Kamerhe et d’autres fils du pays qui seront candidats à ce poste. Dans ce cas, le profil idéal devra être celui d’un homme intègre, honnête, respectueux des prescrits de droits de l’homme et de la Constitution, avec une probité morale et soucieux du bien-être de la population… un président capable de garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.

Une bonne stratégie pour capitaliser les chances de l’Opposition si cette dernière tient à l’alternance en 2016. Car, la Majorité finira par présenter un dauphin pour succéder à Joseph Kabila en vue de conserver le pouvoir, ce qui est l’objectif de tout parti ou regroupement politique. Déjà, le Palu, un de poids lourds de la Majorité présidentielle, a donné le ton en annonçant qu’il se représentera à tous les niveaux lors de prochaines élections. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de cadeau.
Lors de son intervention sur une radio émettant à Kinshasa, le député national Jean-Claude Vuemba qui a confirmé cette invitation, a précisé que  » les autorités américaines ont invité des leaders politiques de l’opposition pour un échange.
Il ne s’agit pas d’une rencontre pour comploter contre la république « . L’élu de Kasanguluqui est en même temps vice-président du groupe parlementaire UDPSet alliés ainsi que président national du Mpcr a ajouté que  » les autorités américaines vont nous donner leur vision sur le processus électoral, et nous, nous allons leur donner notre point de vue. Ensuite, nous communiquerons la teneur de nos échanges à l’opinion nationale et internationale « .


Hypothéquer l’avenir du pays

Pour cet opposant,  » il ne s’agit donc pas d’une réunion où nous allons hypothéquer l’avenir du pays comme l’ont fait les membres de l’AFDL qui ont chassé le maréchal Mobutu du pouvoir en plaçant des étrangers aux commandes, mais une réunion au cours de laquelle nous parlerons de l’avenir du Congo « .
Il faut signaler que José Makila et Franck Diongo, déjà sur place à Washington depuis la fin du mois de janvier pour assister à la Breakfast Prayer du Congrès américain, ont été rejoints par l’équipe qui a quitté Kinshasa il y a de cela quelques heures. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, lors d’une intervention médiatique, a souhaité que les Congolais règlent leurs problèmes entre eux plutôt que prendre langue avec la communauté internationale.
Il a invité l’Opposition au dialogue pour trouver la solution à la crise interne. Mais les termes de ce dialogue que soutient une partie de ladite Opposition contiennent bien d’éléments que la Majorité présidentielle n’acceptera pas certainement. Ce qui rend la situation davantage compliquée. Mais pour une autre frange de l’Opposition, le dialogue n’est plus à l’ordre du jour à une année de la fin du mandat de Joseph Kabila.  » Nous avons sollicité ce dialogue depuis début 2012, mais ils n’ont jamais accepté cette proposition « , soutient un de cadres de l’Union pour la nation congolaise de Vital Kamerhe."



"RDC : Washington satisfait d’une présidentielle fin 2016
° http://www.lavoixdelamerique.com/content/rdc-washington-satisfait-d-une-presidentielle-fin-2016/2649569.html
Les Etats-Unis se sont félicités mercredi que l'élection présidentielle en RDC ait été fixée en novembre 2016, Washington ayant réclamé au président Joseph Kabila de respecter la Constitution qui lui interdit de se représenter.

Le département d'Etat a "salué" dans un communiqué "la publication (le 12 février, ndlr) d'un calendrier électoral global pour la RDC par la commission électorale nationale indépendante (Ceni)" fixant au 27 novembre 2016 le scrutin présidentiel.
"Nous considérons cette importante élection présidentielle, conformément à la Constitution, comme une occasion pour le gouvernement congolais et son peuple de poursuivre la démocratisation du pays grâce à des élections organisées dans les délais et ce qui devrait être la première transition pacifique du pouvoir dans le pays", a argumenté la diplomatie américaine. 
"Nous avons hâte d'aider la RDC à atteindre son but en matière de démocratisation", a encore écrit le département d'Etat, plaidant pour le "dialogue entre toutes les parties prenantes" à Kinshasa.

De fait, la présidentielle, si elle se tient le 27 novembre 2016, pourrait marquer la première transition démocratique du pouvoir depuis que la RDC a pris son indépendance de la Belgique en 1960.
Ce pays traverse une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à l'issue d'un scrutin marqué par des irrégularités massives. Aucune élection n'a eu lieu depuis lors.
L'opposition soupçonne M. Kabila, âgé de 43 ans et à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016, de chercher à retarder la présidentielle pour rester à son poste au-delà du terme de son mandat.
En mai dernier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'était rendu à Kinshasa pour demander au président congolais de ne pas modifier la Loi fondamentale de son pays et donc de ne pas se représenter pour un nouveau mandat."



"Les USA se focalisent sur la présidentielle du 27 novembre 2016 !" 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5402

"RD Congo : Washington satisfait d’une présidentielle fin 2016" 
° http://www.groupelavenir.org/spip.php?article3369

"RDC-Elections : les demandes de financement seront d’abord traitées à l’UE, souligne Frank Walter"
° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/19/rdc-elections-les-demandes-de-financement-seront-dabord-traitees-lue-affirme-frank-walter/

"Elections en RDC : l’Allemagne pour des conditions égalitaires entre concurrents"
° http://www.lephareonline.net/elections-en-rdc-lallemagne-pour-des-conditions-egalitaires-entre-concurrents/

"Retombées de la rencontre Minaku-députés
L’ALLEMAGNE DISPOSÉE À APPORTER SON APPUI À LA RDC" 

° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3446

"Pétrole et M23 : faut-il recoloniser le Congo ?"
° http://www.lephareonline.net/petrole-et-m23-faut-il-recoloniser-le-congo/


° http://radiookapi.net/actualite/2015/02/18/rdc-les-nations-unies-engagees-financer-les-elections/
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/la-rdc-doit-elle-se-tourner-vers-les-pays-etrangers-pour-financer-ses-elections
° http://radiookapi.net/emissions-2/linvite-du-jour/2015/02/17/lambert-mende-notre-responsabilite-est-dapporter-assistance-la-ceni/
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9674




Compatriotiquement!

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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Mar 24 Fév - 12:22

"Cap sur les élections générales en R.D. Congo

 ° http://desc-wondo.org/cap-sur-les-elections-generales-en-r-d-congo-jean-bosco-kongolo/#sthash.J73D20EX.dpuf

On aura perdu plus ou moins deux ans à discuter, jusqu’à l’écoulement du sang, de la révision ou non de la Constitution, principalement dans ses dispositions relatives à la limitation et à la durée des mandats du Président de la République. Si tous les acteurs impliqués dans le processus électoral sont de bonne foi, l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi électorale ainsi que la publication du calendrier électoral global devraient en principe calmer tant soit peu les esprits des uns et des autres afin que la tenue des prochaines élections soit paisible et marque un tournant décisif vers l’avènement de la démocratie et d’un véritable État de droit dans notre pays. Tirant avantage de notre neutralité politique, nous allons tenter d’analyser les pratiques et l’attitude de cinq catégories d’acteurs majeurs dans ce processus. Il s’agit des puissances étrangères regroupées sous le vocable « Communauté internationale », de la famille politique du Président sortant, de l’opposition politique, du peuple, souverain primaire, et des intellectuels.

La Communauté internationale


Depuis la découverte de l’embouchure du fleuve Congo au 15ème siècle, le territoire de ce vaste et riche pays aujourd’hui dénommé République « Démocratique » du Congo constitue à lui seul toute une merveille qui attire la convoitise de tous les prédateurs du monde entier. De la traite negrière, en passant par la Conférence internationale de Berlin(1885), la Société des Nations(1918) et l’ONU(1945), chacun est attiré non pas par le peuple qui y habite mais plutôt par les richesses que le créateur y avait déposées avec sa magnanime bonté.
Sous plusieurs formes, loin et à l’insu de son peuple ou mieux par mépris pour celui-ci, les puissances étrangères s’arrogent le droit de dire qui convient pour diriger notre pays ou d’écarter, y compris par la guerre et les assassinats, quiconque a tendance à éveiller la conscience de son peuple pour son autodétermination.

Depuis l’assassinat du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba, les Congolais n’ont jamais connu la paix, étant chaque fois placés devant un fait accompli avec des dirigeants préalablement légitimés à l’extérieur et imposés par toute sorte d’artifices. Ce fut le cas de Mobutu dont le coup d’État(1965) avait bénéficié du parrainage des Belges et des Américains. Ce fut aussi le cas de Laurent-Désiré Kabila(1997) avec son conglomérat d’aventuriers venus du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, abusivement dénommé Alliance des forces de libération du Congo(AFDL). Ce fut enfin le cas de Joseph Kabila, devenu Président de la République en 2001 dans les circonstances demeurées obscures jusqu’à ce jour sans qu’aucun témoin, parmi les survivants, ait le courage patriotique de dire aux Congolais comment et d’où était sorti ce choix le plus inattendu et unique en son genre dans l’histoire des modes d’accession à la magistrature suprême.
Peu importe qu’il y a eu des élections en 2006 et en 2011, le mal était déjà validé en amont par cette même communauté internationale, toujours prête à accepter à notre place même les résultats électoraux les plus médiocres et les plus contestés. En demeurant chez eux et en nous intéressant attentivement à leur mode opératoire, nous comprenons suffisamment maintenant que même lorsque les Occidentaux se précipitent à financer nos élections, c’est plus par intérêt pour contrôler nos ressources naturelles et surtout veiller à ce que la vraie démocratie soit retardée le plus longtemps possible au pays de nos ancêtres. Sinon nous serons maîtres de nos ressources, au détriment de leurs entreprises et de leur capitalisme sauvage.

La famille politique au pouvoir (MP)


Pour des raisons que nous allons expliquer, le terme « famille politique » nous parait inapproprié pour le camp actuellement au pouvoir. En effet, pour emprunter aux biologistes leur langage, les membres d’une même famille partagent un même code génétique appelé « ADN », portant tous leurs caractères génétiques, et grâce auquel on peut les identifier en remontant leur arbre généalogique. En politique, ce code génétique n’est autre chose que l’idéologie, peu importe quelques variantes, d’un parti-phare autour duquel se regroupent tous les autres partageant avec lui la même vision du pouvoir ou de la gestion de la chose publique. Dans ce cas, l’on parle des partis de gauche, de droite, du centre, de l’extrême droite ou de l’extrême gauche, des socialistes, des démocrates, des libéraux, des écologistes, etc.
La majorité présidentielle (MP) congolaise, pilotée par le PPRD, est unique dans l’histoire des partis politiques au Congo et dans le monde. C’est un super amalgame des partis politiques sans idéologie et n’ayant comme dénominateur commun que la personne de Joseph Kabila pour autant qu’il est encore Président de la République. A l’image du PPRD qui pilote ces centaines de partis, la MP réunit en sein des partis politiques et des gens que naturellement rien ne peut permettre de rapprocher. En effet, on y trouve les mobutistes et ceux qui les avaient chassés du pouvoir, les seigneurs de guerre ayant le sang de leurs compatriotes sur leurs mains et les chrétiens, les lumumbistes héritiers de la pensée de Lumumba et les complices de l’assassinat de ce héros national, les fédéralistes purs et les fédéralistes-séparatistes ainsi que les unitaristes, les opportunistes et les traditionnels vagabonds politiques, toujours en quête de repositionnement. C’est ce genre de super amalgame que Sinaseli Tshibwabwa (1998) avait qualifié « d’alliances contre nature » dans son livre intitulé « Les 12 erreurs du Président Laurent-Désiré Kabila. Vers un échec des progressistes congolais? »

Quant au PPRD lui-même, nous disions dans une récente analyse intitulée « Quel avenir pour les partis politiques du Congo-Kinshasa? », publiée respectivement les 25 et 26 déc.2014 par Desc-Wondo et le Journal Le Potentiel que « Ce à quoi beaucoup de gens ne font pas du tout attention, c’est que lorsque le PPRD fut créé en 2002, il n’était pas question de conquérir le pouvoir mais de donner à son initiateur, qui y était déjà, un instrument de gestion et de conservation de ce pouvoir. Dans le contexte multipartiste qui existait déjà, c’aurait été une erreur pour lui de gouverner sans soubassement politique ou sans assises populaires. On ne fait pas non plus attention à ce qu’en lieu et place d’un idéal à poursuivre, beaucoup de « politiciens » congolais préférèrent se mettre aux côtés du plus fort du moment plutôt que de perdre leur temps dans une opposition infructueuse et appauvrissante pour une hypothétique conquête du pouvoir. Depuis 2001, cet homme s’appelle Joseph Kabila. »( (http://desc-wondo.org/rdc-radioscopie-des-partis-politiques-mode-demploi-et-prospective-jb-kongolo/ et http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11833:quel-avenir-pour-les-partis-politiques-du-congo-kinshasa&catid=90:online-depeches)

C’est cette absence de vision et d’idéologie politiques communes, se traduisant par l’horreur du vide après le départ de Joseph Kabila, seul dénominateur commun, qui a été à la base de toute l’agitation autour de la révision de la Constitution et, tout récemment, autour du projet controversé de la loi électorale.
C’est aussi pour les mêmes raisons que l’alternance à la tête aussi bien du PPRD que de la MP est encore un sujet tabou que personne n’ose aborder en toute liberté, sauf entre intimes, sous peine de prendre le chemin de l’exil ou d’être cueilli tel un malfaiteur par le Parquet général de la République pour « incitation à la haine tribale, insurrection ou atteinte à la sûreté intérieure de l’État. »
A moins de deux ans de l’élection présidentielle, il est intrigant de constater qu’aucune rumeur ne provient de la MP, pour indiquer sa volonté de respecter la Constitution et même, pourquoi pas, de conserver le pouvoir en opérant une alternance interne. Sans Kabila au pouvoir, il ne serait pas exagéré de prédire que ça sera l’implosion ou la débandade. Mais en attendant, ce regroupement politique est à surveiller de plus prêt pour éviter qu’il fasse mal, très mal, à la nation avant sa disparition collective et la conversion individuelle de chacun de ses membres dans d’autres sectes politiques. Ce qui est certain, c’est que la Majorité présidentielle (famille politique) n’échappera pas au sort qu’a connu, en 1990, le MPR (Nation zaïroise politiquement organisée) dont sont issus bon nombre de ses membres actuels, abonnés au vagabondage politique. Prétendre le contraire ne relève que de l’hypocrisie, qui ferait rire même le fondateur et les membres de l’Association « Kabila désir ». Le temps des reniements viendra trancher.

L’opposition politique


Émanation de la faune politique congolaise et pareille à la majorité au pouvoir, l’opposition congolaise est tellement plurielle qu’il faut être initié pour distinguer qui est véritablement opposant et qui ne l’est pas ou à quoi et à qui on s’oppose réellement. A quelques rares exceptions près, cette « opposition » est composée majoritairement d’hommes et de femmes qui n’ont ni idéologie, ni ambition, ni moyens financiers et matériels pour conquérir le pouvoir. L’activité principale de ces messieurs et dames est la quête permanente, grâce aux médias de coupage, de positionnement afin de sauter à la première occasion sur la mangeoire dès qu’on les y invite. La composition de l’équipe gouvernementale actuelle, abusivement appelée « de cohésion nationale », en est une preuve éloquente, avec des gens se réclamant toujours et paradoxalement de l’opposition (membres de l’Opposition républicaine et transfuges du MLC) alors que l’article 78 de la Constitution tranche clairement : « Le président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement.

Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition.
La mission d’information est de trente jours renouvelable une seule fois. Le Président de la République nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions sur proposition du Premier ministre. »
A moins de reconnaître par repentir tardif que cette majorité n’a toujours été qu’arithmétique et non le résultat des élections démocratiques et transparentes, les membres de la majorité présidentielle ne l’ont jamais remise en question. Qu’est-ce qui justifie alors la présence des « opposants » dans ce gouvernement, si ce ne sont que la jouissance personnelle et la satisfaction du tube digestif?
Si l’on ne s’en tient qu’aux critères de l’implantation à l’échelle nationale et de l’idéologie, la plupart de ces partis ne sont connus qu’à Kinshasa et dans les fiefs ethniques de leurs dirigeants, c’est pourquoi ils se regroupent non pas autour d’un idéal mais plutôt des individus, qu’ils sont d’ailleurs toujours prêts à trahir à tout moment dès que se présente l’opportunité de rejoindre la mangeoire.Comme pour la majorité au pouvoir, nous sommes d’avis que l’union observée au sein de l’opposition depuis les journées folles (18, 19,20 et 21 janvier 2015) de l’examen et de l’adoption de la nouvelle loi électorale n’est que fragile et éphémère. Au fur et en mesure que s’approcheront les échéances électorales, des ambitions surprenantes et démesurées surgiront pour juste monter les enchères et mettre les bâtons dans les roues des leaders en vues. Déboussolés, les électeurs éparpilleront, comme d’habitude, leurs voix en votant pour le candidat qui leur est ethniquement plus proche, et ça sera encore l’échec de la démocratie. C’est pourquoi le peuple doit désormais garder un œil constamment ouvert sur les activités de ceux qui ne sont opposants que dans leurs déclarations mais jamais dans leurs actes. Un portrait robot de « l’opposant » congolais aiderait le souverain primaire à y voir plus clair.

Le peuple, souverain primaire


En démocratie, le peuple est l’acteur principal et incontournable en ceci qu’à travers les urnes, c’est lui qui choisit ses dirigeants au regard du projet de société plus proche de ses besoins quotidiens. Il est attribué à Henry Kissinger, ancien secrétaire d’État américain, les propos selon lesquels « Chaque peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite ». A cause de son ignorance, le peuple congolais a toujours été roulé dans la farine par sa classe politique, à tel point que pour lui, politique signifie «  l’art de savoir mentir. »
Comme nous l’avons dit plus haut et dans notre analyse consacrée à l’avenir des partis politiques congolais, plusieurs formations politiques n’ont ni idéologie ni encore moins un projet de société. Lors de leur campagne électorale, les candidats qui se présentent sont ainsi à l’aise et ont la tâche facile de s’adresser à un électorat majoritairement composé des illettrés et d’incultes qui n’ont aucune idée de la portée et de l’impact du geste qu’ils posent dans l’isoloir, sur leur vie et sur l’avenir de la nation. Le choix de ces électeurs est ainsi biaisé et déterminé soit en fonction des liens tribaux ou ethniques, soit en fonction des promesses démagogiques accompagnées des présents ponctuels, fruit des détournements et autres avantages indus dont disposent généralement ceux qui ont accès facile aux deniers publics. Une fois élus, ces « honorables » opportunistes disparaissent dans la nature et s’installent, pour toute la durée de la législature, à Kinshasa où certains épousent des « deuxièmes et troisièmes bureaux ».

Grâce aux réseaux sociaux et autres moyens technologiques de la communication, les Congolais de la diaspora voient régulièrement des vidéos montrant certains de ces « honorables » s’ennuyer et passer leur temps à somnoler ou à se vendre chemises, bijoux et autres articles importés lors des débats sur des questions d’intérêt national. Comme ils n’attendent que la fin de leur mandat pour aller tromper encore leurs électeurs naïfs, ces députés se spécialisent dans la confection de faux rapports de vacances parlementaires grâce à leurs fanatiques et secrétaires occasionnels dépêchés sur les lieux. C’est pourquoi nous estimons que pour sauver la démocratie et bâtir un État de droit au Congo-Kinshasa, le moment est venu pour les intellectuels de sortir de leur réserve pour s’assumer comme leaders d’opinions.
Ce peuple abandonné à lui-même par ceux qui l’ont pris en otage, a surtout besoin de l’implication citoyenne de ses frères et sœurs de la diaspora, eux qui ne sont d’ailleurs pas épargnés par la mauvaise gouvernance et par les inégalités sociales de leur mère- patrie et qui sont obligés d’en atténuer, malgré eux, les effets par des transferts réguliers et onéreux de fonds, au détriment de leurs propres enfants.

Les intellectuels


Intellectuel est le terme qu’affectionne tout Congolais détenteur d’un diplôme quelconque, surtout supérieur et universitaire. Entendu uniquement dans ce sens, notre pays, avec des universités et autres établissements d’enseignement supérieur disséminés dans presque chaque commune ou chaque quartier des grandes villes, serait en tout cas loin en avance, en nombre d’intellectuels, sur plusieurs États africains et de l’Europe de l’Est. Dans le contexte congolais, malheureusement, ces « intellectuels-là » sont aussi dangereux et nuisibles que le sont la plupart des politiciens dont ils grossissent inutilement les rangs pour dérouter, par action ou par omission, le souverain primaire.
Pour cette analyse, nous avons retenu de l’intellectuel la définition qu’en donne Wikipédia en ces termes : « Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l‘esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n’assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques[1], et qui dispose d’une forme d’autorité. »

Ce genre d’intellectuels, il en existe bien entendu au pays et dans la diaspora. Hostiles à la vérité, à la transparence et surtout à la contradiction, les « politiciens » congolais et leurs soutiens extérieurs ne supportent pas d’entendre leurs points de vue, de peur que leurs combines soient mises à nue et qu’ils perdent par conséquent leurs avantages. Peu importe leur petit nombre, ces intellectuels sont capables, par leur autorité et leur implication, d’éveiller la conscience du souverain primaire sur ses droits, notamment en ce qui concerne l’impact du choix électoral. En effet, aucun homme ni aucune arme ne sont plus puissants que le peuple, lorsque celui-ci comprend mieux son rôle et est déterminé à le jouer pleinement pour défendre ses intérêts, comme l’ont fait les Burkinabés (fin octobre 2014) et tout récemment les Congolais, lors de l’adoption du projet controversé de la nouvelle loi électorale. Grâce aux réseaux sociaux, que le gouvernement de « Cohésion nationale » a honteusement écartés du slogan de la « Révolution de la modernité », les intellectuels congolais, pour autant qu’ils soient patriotes, doivent s’interconnecter pour élaborer, en marge et en complément à la loi électorale, un canevas des critères d’éligibilité adaptés aux besoins réels du souverain primaire afin de l’aider à se débarrasser, par voie électorale et une fois pour toutes, de tous les opportunistes, seigneurs de guerre, vagabonds politiques, démagogues et auteurs ou complices des viols et de la prédation de nos ressources naturelles. Pour ce travail, il n’est nullement besoin de s’adresser à la nébuleuse « Communauté internationale », partenaire privilégiée des politiciens congolais. C’est ça aimer son pays et que la justice congolaise, instrumentalisée et sans scrupule, qualifie d’incitation à la désobéissance civile, d’incitation à la propagande subversive, d’atteinte à la sûreté intérieure de l‘État, d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline, d’association des malfaiteurs, etc.    

Conclusion


En démocratie, les élections ne sont certes pas une fin en soi mais elles constituent une étape tellement importante que si elles sont bâclées, tout le reste l’est également. Même avec une loi électorale la moins controversée qui soit, si l’acteur principal(le peuple) n’est pas placé au centre du processus, il est difficile de mettre fin aux crises de légitimité dont souffre le pays depuis son accession à la souveraineté internationale. La façon la plus efficace de mettre fin à ces crises consiste, pour le peuple, à s’approprier le processus électoral par la connaissance de son rôle et par l’identification de tous les acteurs impliqués, nationaux et étrangers, ainsi que de leurs modes opératoires. Pour y parvenir, il est important que les intellectuels et tous les hommes et femmes instruits, épris de paix et de patriotisme, s’impliquent de manière responsable comme leaders d’opinions. Il y va de l’avenir de la nation.

Par Jean-Bosco Kongolo M. / DESC
Juriste & Criminologue"



"RDC – Radioscopie des partis politiques : Mode d’emploi et Prospective
Quel avenir pour les partis politiques du Congo/Kinshasa?"

– JB Kongolo -
° http://desc-wondo.org/rdc-radioscopie-des-partis-politiques-mode-demploi-et-prospective-jb-kongolo/#sthash.PYPxQPbp.dpuf


"RD Congo – 2016 : Ils livrent le Congo à ses bourreaux historiques"

° http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rd-congo-2016-ils-livrent-le-congo-164007#

Ecoutez

En République Démocratique du Congo, la population peut se sentir globalement rassurée. Les cris de détresse d’un peuple, exprimés à travers le soulèvement populaire du 19 janvier, ont été entendus. Des quatre coins du monde, les grandes puissances ont décidé d’accourir pour sauver un processus électoral mal-en-point. L’Union européenne,Barack Obama et la Monusco ont, d’une même voix, apporté l’assurance qu’il y aura bien une élection présidentielle au Congo, que cette élection sera financée (par la « communauté internationale »), que Kabila va quitter la présidence du Congo, et qu’il y aura un nouveau président à la tête du pays après 2016. 



On est tenté de dire « merci ». Merci aux Américains, merci aux Européens, merci à la Monusco. Mais les choses ne sont pas aussi simples.
 
L’inconscience

En effet, au premier coup d’œil, on réalise que les autorités congolaises sous Kabila n’envisageaient ni d’organiser cette élection ni de mobiliser des ressources « nationales » pour en assurer le financement[1]. Les Congolais auront ainsi eu cruellement besoin des puissances étrangères pour avoir l’assurance qu’une élection présidentielle aura lieu dans leur pays et qu’elle sera financée… par des puissances étrangères, 55 ans après l’accession du pays à l’indépendance. L’esprit de Patrice Lumumba, le héros de la lutte pour la souveraineté du Congo, doit être horriblement tourmenté là-haut. Et sachant que, dans les relations internationales, c’est celui qui paie qui décide par la suite, il ne sera pas étonnant que le prochain président, issu d’une élection « sauvée » par des puissances étrangères, se mette principalement au service de leurs agendas, dont il faut se méfier, et n’accorde qu’un intérêt marginal aux préoccupations des Congolais. Mais il y a pire.
Si l’histoire du Congo est aussi sombre, tragique, et émaillée de drames ; c’est principalement parce que ces puissances étrangères, aujourd’hui appelées à la rescousse, ont été amenées à s’octroyer des rôles démesurés dans le pays à des moments cruciaux. On sait que la pire des ingérences étrangères aura été le supplice de Lumumba. Parce qu’il incarnait un patriotisme qui gênait les intérêts des milieux d’affaires occidentaux, il fut purement et simplement tué par les agents de la CIA, le 17 janvier 1961, avec l’aide de la Mission de l’Onu au Congo, la fameuse Onuc de triste mémoire[2]. Et c’est la même CIA qui parrainera les agressions contre le Congo et les massacres des populations congolaises par l’armée de Kagame, trois décennies plus tard[3]. Pour en finir avec un Mobutu que l’agence de Langley avait, elle-même, imposé à la tête du Congo par le coup d’Etat de novembre 1965.

Le traumatisme que fut l’élimination physique de Lumumba, dès les premiers pas du Congo indépendant, aurait dû être un rappel constant dans la conscience de chaque dirigeant congolais pour s’assurer que les Occidentaux et les Onusiens n’aient plus aucun rôle à jouer dans la conduite des affaires politiques au Congo. Eh bien non ! Tout bêtement, les opposants et les membres de la majorité présidentielle font le pied de grue devant les chancelleries occidentales et multiplient des rendez-vous auprès des « parrains » américains, européens et onusiens, dans l’espoir de s’assurer un plus confortable repositionnement à l’issue de prochaines échéances électorales. Nombreux n’osent même plus aller rencontrer la population qui les attend dans leurs fiefs électoraux respectifs, histoire de faire le bilan de leurs prestations à Kinshasa. Non, ils vont à Washington, Paris, Londres, Bruxelles,... Pathétique !
Ils auront probablement ce à quoi ils aspirent, mais à quel prix[4] ?

Sauvé de la noyade… par un crocodile

On peut déjà considérer qu’il ne faudra pas s’étonner si la situation économique et sociale des Congolais ne s’améliore pas au lendemain de 2016, et que la misère continue de faire des ravages[5]. Parce que pour réduire la pauvreté, l’Etat congolais doit pouvoir renégocier, au profit du Congo (et au détriment des multinationales) les contrats miniers conclus, pour certains, en pleine guerre de l’AFDL. Mission impossible pour un président élu grâce à l’intervention dans le processus électoral des puissances occidentales, les mêmes qui garantissent une indécente rentabilité des investissements de leurs multinationales au Congo. Il ne faudra pas non plus s’étonner que Kinshasa continue de perdre le contrôle de la situation dans le Kivu au profit des forces affiliées aux pouvoirs de Kagame (Rwanda)et de Museveni (Ouganda). Les deux dictateurs forment le pivot de la stratégie américaine dans la Région des Grands Lacs. Une stratégie dont le principal enjeu consiste à faire perdre aux Congolais le contrôle de leurs riches régions de l’Est au profit des Rwandais et des Ougandais.
Autrement dit, en allant chercher de l’aide auprès des Américains et des Européens, qui travaillent en sous-main à la destruction du Congo derrière les pouvoirs tutsi/hima du Rwanda et d’Ouganda, les dirigeants congolais, en désespoir de cause[6], seront partis frapper à des portes fatales. Ils font penser à un naufragé qui, dans sa détresse, prend l’option de se hisser sur le dos d’un crocodile. Il aura échappé à une mort atroce, la noyade, mais ne pourra échapper aux mâchoires de la bête. Une mort bien plus atroce.

Boniface MUSAVULI 


[1] La loi à l’origine du soulèvement populaire du 19 janvier aurait eu pour effet d’entraîner le glissement du calendrier électoral et le maintien de Kabila au pouvoir au-delà de 2016.
[2] ONUC : Opération de l'ONU au Congo. C’est le colonel canadien Jean-André Berthiaume qui fournit à Mobutu les renseignements permettant de capturer Patrice Lumumba. Le leader congolais et sa famille avaient réussi à s’échapper de Kinshasa et tentaient de rejoindre Stanleyville (l’actuelle ville de Kisangani). Cf. Patrick Mbeko, Le Canada dans les guerres en Afrique centrale – Génocides & Pillages des ressources minières du Congo par Rwanda interposé, Le Nègre Editeur, 2012, p. 75.
[3] Sur le rôle des Etats-Unis dans les agressions contre le Congo, lire, entre autres, Pierre Péan,Carnages – Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Éd. Fayard, 2010 ; Honoré Ngbanda, Crimes organisés en Afrique centrale, Ed. Duboiris, 2004. Le documentaire « Rwanda’s Untold Story  » de Jane Corbin (2014) indique que la guerre du Rwanda, orchestrée par les Américains et les Britanniques, n’avait pas le Rwanda pour objectif ultime. L’objectif était de s’emparer du Congo pour ses ressources minières.

[4] Le péril de la balkanisation aurait suffi à persuader les dirigeants congolais qu’ils avaient intérêt à maitriser le processus électoral en interne pour se prémunir contre toute forme d’intervention extérieure. La balkanisation du Congo ne peut se réaliser qu’en accord avec des dirigeants revêtus d’une forme de légitimité issue des urnes. L’accord du 23 mars 2009, prélude à l’aventure du M23, a été signé par un ministre congolais nommé par un président « démocratiquement élu ». Les accords de Nairobi du 12 décembre 2013, assurant l’impunité aux membres du M23, ont été signés par un gouvernement de Kinshasa nommé par un « président élu ». Les artisans de la balkanisation du Congo savent ainsi où trouver les individus qui signeront les actes de trahison ultimes : les élections. D’où une précaution que le Congo avait intérêt à prendre : maîtriser en interne le processus électoral, la porte d’entrée dans la République des « traitres » et des chevaux de Troie. Eh bien non ! Ce sont, à nouveau, des puissances étrangères qui vont assurer l’aboutissement du processus électoral de 2016. Avec leurs agendas.
[5] Le Congo sous Joseph Kabila est tout dernier au classement mondial de la pauvreté : 186ème sur 186 pays. Concrètement, 87,7 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté fixé à 1,25 $ par jour. Cf. Rapport du Programme des Nations unis au développement (PNUD) 2013, p. 172.
[6] On peut comprendre la démarche des opposants congolais. Le pays est gouverné par des« brutes » qui tirent sur la population à balles réelles. N’importe quel rassemblement de l’opposition risque de se terminer avec des cas à la morgue, au cimetière, en prison et en disparitions forcées. Mi-janvier 2015, le régime de Kabila a mené la répression jusqu’à la coupure d’Internet et de la téléphonie mobile sur l’ensemble du pays. Difficile de mener les activités d’opposants dans un tel environnement sans recourir aux puissances étrangères. Mais les mises en garde contre les agendas cachés des puissances étrangères doivent être inlassablement rappelées.




Compatriotiquement!

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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Ven 13 Mar - 18:29

La confusion nationale ?!

Bientôt exit JK, qui à sa place ? Le roi mort, vive le roi ?
En effet  sauf mauvais prodige bien imprévisible,  JK ne se représentera pas et l'élection présidentielle aura lieu en 2016 mais comment et dans quel état le pays va-t-il y arriver  et qui sera le vainqueur, s'il y'en aura un ?
Comment allons-nous y arriver ou comment devons-nous y aller au mieux et comment mieux préparer cet après-"JK", encore mieux comment faisons-nous qu'à l'actuel système de gouvernance délétère succède un autre meilleur ?
Devant ce questionnement capital qui nous concerne tous, Congolais et fait allusion ici aux conditions des prochaines échéances électorales, lorsque j'écoute et vois faire les hommes politiques de deux bords et même la Société civile, moi personnellement je suis inquiété par leur confusion à n'aborder la problématique qu'en termes de "camps" et moins en prévision d'un consensus véritable pour cet événement combien national, trop d'équivoques même au sein de différents groupes alors que les temps pour le pays sont à emprunter une ligne de conduite claire...


J'alerte depuis quelque temps sur des élections qui risquent d'être contestées et regrettées de tous parce que de tous les côtés personne n'émerge pour siffler la fin des agendas personnels bien divergents même dans chaque camp alors que l'horizon de chacun ne devrait être que celui du pays qui mérite enfin d'être honoré comme habité de politiques et d'un peuple mâtures !

La confusion est partout !
D'abord sur le calendrier !

Qui de sensé ne peut voir qu'on est prêt d'un cafouillage annoncé devant ce défi logistique immense  où il faut préparer et réaliser sept types d'élections en quelques 18 mois dans un si vaste pays sans infrastructures de communication et sur une surface électorale vide où pour les locales tout est à créer ?
Que face à cela l’opposition propose un calendrier de consensus réaliste et cohérent à la Ceni, quoi de plus patriotique et de bon sens mais il se trouve dans la majorité des sectaires qui crient à une inconstitutionnalité que seul leur regard biaisé veut voir...
Heureusement de cette même majorité s'élèvent des voies comme celles de Mwando et de Lutundula pour réclamer un réajustement intelligent du calendrier avec report de locales comme le propose l'opposition ; ce qui aura aussi l'heur d'alléger un lourd budgett difficile à abonder malgré les proclamations contraires !
Qu'importe le dialogue revendiqué par l'Udps qui se perd dans des revendications non prioritaires, il faut lever la confusion d'une hypothèque plantée par un calendrier irréaliste qui ne peut que semer des embûches à ses élections !

Il y'a en outre le problème des candidats et pour moi plus particulièrement celui des candidats de l'opposition en l'occurrence ici la candidature unique...
Lorsqu'on entend de l'Udps que Tshisekedi même malade se présenterait en chaise roulante ou que certains sont heurtés qu'on le conjugue au passé à 82 ans et malade, on voit ce qui nous attend...
Lorsqu'on voit le buzz fomenté autour d'un pitoyable différend Fayulu/Diongo ou l'hystérie inexpliquée autour d'un Kamerhe voulu non-Congolais et taupe de Kanambe ou encore le jeu suspect d'un Kengo qui n'hésitera pas à se déclarer demain de l'opposition sans parler d'un Bemba en réserve à La Haye (Bazaiba en rajoute en déclarant que le MLC présentera des candidats à tous les niveaux) et d'un Katumbi futur et ex-futur compagnon de  route de l'opposition on ne peut que s'inquiéter de la suite !
Encore une dangereuse confusion qu'il faut lever sans tarder car sans  candidat commun l'opposition court des grands risques d'être disqualifiée sans ménagement dans ce scrutin à un tour ! Il importe à chaque leader à chaque parti de proposer dès maintenant les conditions dece candidat autour duquel tous se réuniront...

On ne peut passer son temps à spéculer sur un éventuel éclatement  de la Majorité  même si je m'en moque un peu ; tout juste j'attends d'elle aussi de lever la confusion autour de sa volonté de perturbations en tous sens qui peuvent rendre une fois de plus les élections nulles ! Le souci de l'intérêt général mérite plus que jamais d'être la priorité d'un pays tant moqué par le passé !
Voilà le sens de mes inquiétudes, la confusion dangereuse que je perçois dans l'immobilisme et les équivoques ambiants...

Voilà où il importe que toutes les forces politiques et sociales prennent à corps l'impératif de satisfaire les aspirations concrètes du peuple avant des combats corporatistes, la survie de ce pays est à ce prix
Voilà où il est urgent que tous se penchent autour de la préparation des élections sans tabou, leur crédibilité fera honneur à tous et la Ceni ne pourra alors s'ériger en État dans l’État mais représenter cet organe républicain en appui à la démocratie qui prend en compte les propositions des uns et des autres pour qu'à terme aucune contestation sérieuse n'entache sa conduite : le calendrier nécessite d'être réajusté, le budget réexaminé pour ne valoir que son prix normal, le fichier électoral réactualisé dans la transparence, la loi en rapport votée à temps au Parlement, le déroulement même du scrutin optimisé avec les bureaux choisis au besoin de communication et de démographie, le matériel apprêté, les observateurs et témoins favorisés, les procès-verbaux prévus conformément à la loi..
Tout cela dans le respect de la constitution et autour du seul dialogue utile non pas tant entre majorité et opposition mais tous avec la Ceni pour lever la confusion qui peut brouiller la crédibilité de ces élections !

Bref osons espérer que l’imminente session parlementaire soit celle de la fine préparation des élections pour tous les élus qui auront à cœur à se réunir d'une seule voix en un consensus national les efforts et la bonne foi de tous aidant !


ndonzwau a écrit: le Ven 27 Fév - 6:15
Ou allons-nous avec les échéances électorales en vue ?

Les élections auront lieu  ou plus exactement l'élection présidentielle aura lieu fin décembre 2016, c'est quasiment acquis; de même que sauf cas de force majeure imprévisible, "JK" ne se représentera pas; le peuple a arraché au pouvoir cette victoire debout !
Le combat pour rendre ces élections libres et transparentes, bref justes et crédibles, n'en est pas pour autant achevé; nous devons le poursuivre debout et les yeux ouverts ! Et là-dessus, à mon avis, plus que les fameuses contraintes énoncées par la Ceni et agitées par les uns et les autres dont l'essentiel sera, je crois, logiquement levé par la vigueur de la dynamique de contre-défi ambiantee, ce sont les équivoques présents d'un côté et de l'autre qui risquent de plomber ces élections !


Je veux dire qu'à mon entendement dans la majorité comme à l'Opposition et même au sein de la Société civile, aucune maturité ne semble prévaloir pour s'inquiéter de leurs ambiguïtés internes qui ne militent pas à engager une pression suffisante pour rendre le processus lui-même plus crédible... Peut-être même plus que ne le ferait une autre fraude organisée de la Ceni d'autant qu'une ligne claire des uns et des autres serait plus à même à forcer la Ceni à opérer de façon plus sourcilleuse, plus soucieuse de sa saine crédibilité; j'en suis convaincu... Et pourtant les uns et les autres ont conscience que des scrutins encore contestés les desserviront avant de desservir la population !
L'illustration type de ce malheur annoncé c'est ce fameux dialogue que les uns et les autres réclament mais n'y enferment pas le même contenu !

Tenez ; l'Udps en retard d'une saison, hier elle n'en voulait pas ne criant que pour son "Imperium", Tshisekedi allant même jusqu'à demander à la population d'aller capturer "JK" et de le lui amener ligoté, ignorait tout dialogue alors que par des tiers Kanambe avait joué un moment le rapprochement tandis qu'une fraction lucide de l'opposition parlementaire (Coalition pour le Vrai Dialogue, CVD) militait dès le lendemain des élections de novembre 2011 pour un "vrai dialogue" bien avant les pitoyables "Concertations"...
Aujourd'hui après la moitié du mandat de "JK" sans arracher son Imperium, le Sphinx de Limete réclame le dialogue en fait d'abord pour solder "son" 2011, la présidence élue qu'on lui a volée ! Est-ce bien le moment et la priorité aujourd'hui ?

Beaucoup d'autres dans l'opposition et même dans la majorité réclament eux un dialogue pour un calendrier électoral et son contenu réglementaire consensuels autour des divers sujets de l'élection, législation parlementaire, fichier, nature et nombre de circonscriptions électorales primaires, déroulement concret du scrutin par exemple sur le nombre de bureaux, sur la présence de tout le matériel indispensable, sur les procès-verbaux, sur les témoins... Et surtout sur un budget raisonnable et sur la priorité à accorder à certaines élections (notamment la présidentielle constitutionnellement fixée et les législatives aux dépens des locales, provinciales et sénatoriales qui peuvent attendre); ce qui élaguera utilement un calendrier aujourd'hui trop serré et trop coûteux...

La politique n'est point une science exacte, divers "possibles" selon les sensibilités et les priorités peuvent concourir à  bien gérer la Cité, seul à terme le bénéfice de l'intérêt général qui en résulte compte mais plus d'une fois et plus d'un interlocuteur étranger (et même parmi nos Compatriotes africains) n'aurait pas trouvé d'homme politique valable chez-nous ! Qu'est-ce donc ?
A tort ou à raison n'est pas vraiment le problème ici, l'enjeu est qu'une lucidité et une maturité politiques démocratiques nous seraient utiles en ce moment pour mieux prévoir et mieux gérer les scrutins à venir !

Comment donc ? Une ligne politique claire minimale sur ce que nous attendons de ces élections nous serait bien utile de la part des uns et des autres afin de mieux les réussir pour la crédibilité de toutes les forces politiques et pour le bien de notre pays !
C'est là où je regrette que des voix n'émergent pas pour la rechercher prioritairement, on voit ne que chacun de son côté continuer à ergoter et magouiller minablement pour son propre compte sans s'inquiéter de ce qui peut en résulter ! Qui ne perdra pas dans cet immobilisme corporatiste ?
Il est temps qu'à ce stade nous y arrivions sans tarder sinon on se moquera encore de nous d'être de piètres politiques pour lesquels seuls l'idéalisme naïf et les calculs politiciens "machiavéliens" tiennent lieu du summum d'art politique !
Jusqu'où, jusque quand ?

[...]

Compatriotiquement!

"Débat de vérité exigé à l'Assemblée Nationale : Calendrier global réaménagé, Lutundula sur less traces de Charles Mwando !
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/a-chaud/427-debat-de-verite-exige-a-l-assemblee-nationale-calendrier-global-reamenage-lutundula-sur-les-traces-de-charles-mwando
« Je suggère à mes collègues parlementaires, toutes Chambres législatives et familles politiques confondues, d'engager, dès la prochaine rentrée parlementaire, en toute responsabilité et maturité politique, un débat de vérité avec le Gouvernement de la République et la CENI en vue d'un calendrier électoral consensuel dans la perspective d'un contrat républicain qui liera tout le monde. (...) je m'engage à user de tous les moyens légaux et politiques à ma disposition en tant que Député national, pour provoquer immédiatement après l'ouverture de la session de mars en cours, un tel débat que l'intérêt supérieur de la nation et de la République exige », écrit, noir sur blanc, Christophe Lutundula, Député de la Majorité et, en même temps, leader du MSDD, dans une réflexion flottant sur la toile. Il rejoint ainsi une idée du vieux lion du Katanga, l'élu de Moba, le Patriarche Charles Mwando, Autorité Morale de l'UNADEF et Premier Vice-Président de l'Assemblée Nationale, qui, en réaction au calendrier global, avait déclaré, il y a peu, que la CENI avait fait son travail technique. Et qu'à l'ouverture de la prochaine session ordinaire, le 15 mars prochain, la Centrale électorale devra présenter son rapport à la Chambre basse.

A cette occasion, préconisait-il, les Députés auront la latitude d'examiner chaque séquence du Calendrier et d'y apporter, éventuellement, des observations sous forme de recommandations. Cet interstice permettrait aux élus du peuple, réunis dans la salle de Congrès du Palais du Peuple, de tirer les choses au clair, avant que les candidats aux différentes élections ne puissent s'engager dans la danse. L'analyse de Lutundula repose ce même problème. Mais, cette fois-ci, elle met un accent tout particulier sur la nécessité de ressasser ce calendrier en vue d'y introduire quelques réaménagements ainsi que sur l'épineuse question de la mise en place des ETD et des organes locaux qui, à ses yeux, constituerait, parallèlement, un danger et un piège, pour la suite des événements. Qui plus, il accorde la priorité aux élections législatives provinciales et nationales, tout en plaidant pour le report des élections locales, municipales et urbaines. La CENI a des limites, soutient-il. En effet, « selon la lettre et l'esprit de la Constitution, elle est une institution d'appui au pouvoir politique en vue de sa légitimation populaire conformément aux normes démocratiques universellement admises. Elle n'a pas à faire du calendrier électoral une affaire d'honneur ou d'orgueil personnel de ses dirigeants, ni à engager une épreuve de force avec la classe politique, ni défier le peuple. La CENI n'est pas un Etat dans un Etat, ni au-dessus du Peuple congolais. En tous cas, son braquage actuel paraît quelque peu suspect, alors que son Président ne cesse d'appeler avec beaucoup de sagesse, du reste, la classe politique à prendre ses responsabilités et à collaborer sincèrement en vue d'un processus électoral qui soit le plus consensuel possible. Les élections sont faites par le peuple et pour le peuple. Pour ne pas être en déphasage avec lui et provoquer inutilement d'autres manifestations des rues, la CENI a intérêt à tenir compte de l'opinion des Congolais qui, depuis la publication du calendrier électoral, ne cessent de se prononcer dans leur large majorité, sinon à l'unanimité pour son réaménagement dans le sens de privilégier les provinciales, les sénatoriales, les législatives et la présidentielle, de loin plus importantes et cruciales que les locales, les communales et les urbaines pour le fonctionnement des institutions républicaines et la vie de la nation », prévient-il. Dans cette édition, lisez et relisez cette réflexion qui a tout l'air de mettre les points sur les ''i'' et de démontrer qu'au sein de la Majorité, des idées circulent dans tous les sens.

Nécessité et urgence d'un calendrier électoral Global réaménagé en République démocratique du Congo
Le 12 février 2015, la Commission électorale indépendante de la République Démocratique du Congo (CENI) a publié le calendrier électoral global assorti de 23 contraintes administratives, financières, législatives, et matérielles majeures qui en conditionnent la mise en œuvre.
Plusieurs personnes et institutions tant nationales qu'internationales se sont exprimées sur ce calendrier en sens divers. Pour ma part, je suis de ceux, largement majoritaires, qui pensent que le calendrier électoral publié par la CENI a le mérite de permettre une plus grande visibilité du processus électoral et de servir d'instrument de gestion de celui-ci. En outre, il tient compte des délais constitutionnels impératifs prévus pour les mandataires politiques, plus particulièrement en ce qui concerne le Président de la République, les Députés nationaux, les Sénateurs, les Députés provinciaux, les Gouverneurs et Vice-gouverneurs des provinces.
Quelques observations qui nécessitent quelques réaménagements(...)"



"DE SIMPLES SLOGANS COMME VISION POLITIQUE 
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3636
Hier comme aujourd’hui, la classe politique rd congolaise polémique sur tout. Sauf sur des visions et leurs dérivés que sont des programmes. Comme 2011, l’horizon 2016 n’est appréhendé qu’à l’aune des chamailleries verbales. Peut-être demain physiques. 
Pour sous-tendre ces polémiques stériles à n’en point finir des slogans, des incantations ou des poncifs qui renvoient invariablement à la sempiternelle misère du peuple. " Touche pas à mon 220 ", tout s’arrête en 2016, l’alternance en 2016, calendrier global ou rien, calendrier irréaliste, haro sur le glissement… Seulement voilà, rien jusqu’ici dans le sens de préparer le souverain primaire à concrétiser, via les urnes, ce chapelet de bons sentiments. Rien en termes de politique alternative. Aucune proposition concrète pour gouverner autrement. Pas un mot jusqu’ici sur les grands enjeux auxquels la Rd Congo fait face. 
Des défis liés à la géopolitique mondiale, des challenges en rapport avec le positionnement du pays dans au moins trois aires géographiques, des réponses structurelles au caractère extraverti de notre économie et à la part prédominante de l’informel du tissu socio-économique … Bref aucune esquisse de la grande politique. 

A Kinshasa comme dans les capitales occidentales, les hommes et femmes politiques congolais parlent accession au pouvoir. Point barre. Le reste viendra sans doute après. C’est-à- dire une fois que l’on aura conquis le graal. Pas sûr que d’ici aux élections la donne change. 
Il y a plutôt fort à parier que la campagne électorale tourne aux invectives sur fond de noms d’oiseaux, de procès en légitimité et de polémiques moyenâgeuses sur les origines des uns et des autres . 
Dans les années 90, le pourtant nécessaire départ de Mobutu tenait lieu de programme pour les oppositions d’alors. Des échéances fétiches comme un certain 5 décembre à minuit étaient présentées aux Zaïrois comme une vraie offre politique. Pas si loin du simple " Kabila dégage " d’aujourd’hui. En en un quart de siècle, les politiciens servent la même soupe à des Congolais qui, pourtant, méritent mieux."



  "L’INÉVITABLE ÉCLATEMENT DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12111:l-inevitable-eclatement-de-la-majorite-presidentielle&catid=85:a-la-une&Itemid=472
Rentrée parlementaire sous haute tension

L’étanchéité de l’édifice Majorité présidentielle n’est plus garantie. La veille de la rentrée parlementaire de la session de mars de l’exercice 2015, tous les signaux virent à l’orange. Il ne reste que peu pour que les uns et les autres enfilent les tenues de gladiateurs. Les dissonances au sein de la MP sont telles qu’un cheminement en harmonie est conditionné à un sursaut, au-delà de l’imaginable. Les fissures risquent de s’accentuer jusqu’à éclatement, si une reprise en main n’est pas entreprise en mode d’urgence. Lors de la session qui s’ouvre ce 15 mars 2015, tout peut arriver !(...)



"L’Opposition à couteaux tirés autour du Dialogue !
(Le Phare Online 10/03/15)
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/lopposition-couteaux-tires-autour-du-dialogue#sthash.UsoJQng6.dpuf
La République Démocratique du Congo est entrée de plain pied dans sa phase décisive, après la publication par la Commission Electorale Nationale Indépendante du calendrier électoral global. Ce cadre institutionnel retrace le processus électoral pour deux ans où les regards de tous les Congolais ainsi que de ceux des observateurs sont d’ores et déjà rivés sur les élections qui pointent à l’horizon. Publié le jeudi 12 février 2015, ce calendrier met déjà en confrontation deux camps. Si l’un campe sur le Dialogue, l’autre, par contre, s’affaire à militer uniquement sur le calendrier électoral dans le sens d’annuler certaines élections jugées de moindre importance et de s’en tenir à la présidentielle et aux législatives. Deux sons plus que discordants se sont fait sentir. L’Udps s’est manifestée en faveur d’un dialogue politique différent de celui relevé ci-haut. Si bien qu’en définitif, le dernier mot entre les deux reviendra au camp qu’aura choisi la voie de la Majorité (...)"

"MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE : LA GUERRE DES CHEFS NE FAIT QUE COMMENCER
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3653
Elle était prévisible à l’approche des élections. Et elle ne fait que commencer. Elle, c’est cette guerre des chefs des partis de la Majorité présidentielle (MP) où des coups bas sont bien orchestrés. Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, qui est aussi le secrétaire général de la MP, n’est pas épargné. Pire, il est même au centre des tirs croisés depuis quelques temps.(...)"

"EN PREVISION DES ELECTIONS LEGISLATIVES ET PRESIDENTIELLE
DE NOUVELLES ALLIANCES SE PRÉPARENT
 
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3625
* A n’en point douter, dans les prochains jours, le paysage politique congolais connaîtra, sinon un tsunami, du moins une recomposition comme en 2006.
Les alliances se font et défont. C’est ce qui se passe généralement à l’approche de nouveaux enjeux politiques. Ce sera sans doute le cas lors des élections prévues en 2015 et 2016, surtout la présidentielle. Car, dans certains milieux de la Majorité présidentielle et alliés, l’heure est désormais aux stratégies à mettre en place au cas où Joseph Kabila ne serait plus dans la course. Les grandes manœuvres commencent déjà dans les coulisses avant que de nouvelles alliances soient annoncées. Mais, sur quoi porteront ces alliances ? Cette question fondamentale au sein d’un regroupement politique taraude l’esprit de plusieurs acteurs politiques déterminés à corriger les erreurs consistant à ce que des poids légers se disputent des dividendes politiques au même titre que des poids lourd(...)"


"La Tenpête des Tropiques - Calendrier électoral: La Majorité rejoint l’Opposition
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201042&Actualiteit=selected
Des voix s’élèvent au sein de la famille politique au pouvoir pour inviter le parlement à engager un débat de vérité avec le gouvernement en vue d’aboutir à un calendrier électoral consensuel
Des commentaires fusent de toutes parts autour du calendrier électoral global publié le 12 février 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Dernier exemple en date, la réflexion flottant sur la toile intitulée » Nécessité et urgence d’un calendrier électoral global réaménagé en RDC » sous la plume du député national et président national du Msdd (Mouvement solidarité pour la démocratie et le développement), parti membre de la Majorité présidentielle, Christophe Lutundula.(...)"


"Calendrier électoral: les premières difficultés sont là !
° http://latempete.info/calendrier-electoral-les-premieres-difficultes-sont-la/
La mise à la disposition de la Ceni de la liste des entités décentralisées (villes, communes, et secteurs/chefferies) et déconcentrées (groupements) et la délimitation de nouvelles villes et communes, ainsi que la préparation du projet de répartition des sièges par le gouvernement et son dépôt au Parlement, sont autant d’épreuves qui pointent déjà à l’horizon(...)"

 "Le processus électoral en RDC n'est pas fiable
°° http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2825p032.xml1/joseph-kabila-opposition-congolaise-samy-badibanga-pr-sidentielle-rdc-2016-rdc-le-processus-lectoral-en-rdc-n-est-pas-fiable.html
En octobre 2015, les Congolais éliront leurs représentants locaux. Puis en novembre 2016 se tiendront les scrutins présidentiel et législatifs. Un échéancier qui est loin de faire l'unanimité. Samy Badibanga, Président du groupe parlementaire UDPS et alliés pense que le processus électoral n'est pas fiable.(...)"

"RDC: «Laisser la Ceni jouer véritablement son rôle», plaide André Pungwe
° http://radiookapi.net/actualite/2015/03/12/rdc-laisser-la-ceni-jouer-veritablement-son-role-plaide-andre-pungwe/
Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), André Pungwe, a estimé mercredi 11 mars qu’il fallait laisser son institution jouer son rôle pour qu’il y ait des élections transparentes et crédibles en RDC. « La meilleure solution pour les élections transparentes, crédibles et apaisées consiste à laisser la Ceni jouer véritablement son rôle de régulateur des élections en RDC », a-t-il déclaré à l’occasion de la remise de la liste des partis politiques à la commission électorale.(...)"

° http://afrique.kongotimes.info/rdc/rdc_elections/9106-2016-election-importante-pour-poursuivre-democratisation-rdc-washington-considere-importante-presidentielle-novembre.html
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3652






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Dernière édition par ndonzwau le Sam 14 Mar - 3:14, édité 2 fois

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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Sam 14 Mar - 0:05

PS

"CONFIRMATION DE BRUNO MAVUNGU
ELECTIONS 2016 : L’UDPS DANS LA COURSE

 silent  silent  silent  silent  silent  silent  silent  
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3664
* Par ailleurs, le parti d’Etienne Tshisekedi confirme son option pour le dialogue
Ira ? Ira pas ? Une question qui ne cesse de bourdonner dans les oreilles des sympathisants de l’Udps et des fanatiques de son leader, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba dit " Tutu Tshikas " ou " Ya Tshitshi ". L’Udps est bien partante pour les élections de 2016. C’est son secrétaire général, Me Bruno Mavungu Puati qui a fixé l’opinion hier dans une communication avec la presse.


L’Udps ne restera pas au bord de la route comme d’aucuns le redoutaient. Le parti se met en ordre de bataille. Il tient son Congrès en décembre prochain pour désigner le Président national et son candidat Président de la République.
Bien entendu, comme en 2011, c’est bien le sphinx de Limeté qui sera le candidat unique. Au fait quel est ce membre de l’Udps qui peut se frotter à l’écrasante popularité de " Tutu Tshikas " ? Il sera foudroyé par le plébiscite habituel du Lider maximo, soutient-on à Limete.
On peut donc à l’avance certifier que c’est bien lui qui sera retenu candidat de l’Udps pour la présidentielle de novembre 2016. Le secrétaire général fait déjà savoir qu’il va très bien et qu’il travaille à partir de Bruxelles, une pique lancée à ceux à l’intérieur du parti qui le voyaient hors jeu à cause de ses problèmes de santé.
Du revers de la main, Bruno Mavungu a balayé ces raisons. Son patron est déjà à la manœuvre à Bruxelles. Preuve que c’est bien le lider maximo qui sera le candidat de l’Udps. Ici tout comme en dehors du parti, les défenseurs de cette thèse rejettent le prétexte de l’état de santé de leur leader et son âge avancé.

L’EXIGENCE DU DIALOGUE

Ils renvoient au Zimbabwéen Robert Mugabe dit " Bob ", 92 ans et le nouveau Président tunisien de l’ère Bourguiba de 88 ans. Pour ce qui est des ennuis de santé, c’est l’Algérien Abdelaziz Bouteflika qui est évoqué à cause de son AVC et de sa présidence en chaise roulante. "Tshikas ", estiment-ils, n’est ni l’un ni l’autre, c’est-à-dire il n’a pas 88 ans, pas 92 ans et n’est pas sur une chaise roulante.
Il n’y a que lui qui peut sortir ce pays du précipice dans lequel il est tombé et enfermé depuis des longues années. C’est pourquoi, pense-t-on à l’Udps, il lui faut assurer le leadership de la Rdc même seulement pendant un jour. Il y aura un changement.
Par ailleurs Me Mavungu Puati a profité de cette occasion pour rappeler l’exigence de l’Udps de la tenue d’un dialogue avant les élections. Il s’agit d’un dialogue de réconciliation et de consensus sur les questions qui divisent et qui risquent de compromettre la tenue des élections dans des conditions apaisées.  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
Ce dialogue traitera par exemple la question du calendrier électoral global qui ne fait pas l’unanimité dans la classe politique et la Société civile où on y trouve à redire. Comment aller aux élections sans un consensus sur ces divergences. Le cadre pour en débattre, c’est cela que l’Udps appelle " Dialogue ".

COMMNCER PAR LES LEGISLATIVES ET LA PRESIDENTIELLE

Quant aux élections elles-mêmes, la " 10ème Rue " propose de commencer d’abord par les législatives et la présidentielle ensuite suivront les autres scrutins. Ce qui importe dans cet éclairage donné par Me Mavungu est le fait que l’Udps s’inscrit dans la logique des élections de 2016 auxquelles le parti prendra part.
C’est bien son leader charismatique Tshisekedi Wa Mulumba qui sera le candidat désigné au prochain Congrès de décembre. Ce qui a le mérite de remettre les pendules à l’heure. C’est donc le candidat de l’Udps qui a plus de chance d’être désigné comme candidat unique de l’Opposition.
Le dernier soutien apporté par le chairman du Mlc Jean-Pierre Bemba Gombo à ce sujet balise la voie au profit de " Tshikas ". Celui-ci serait donc en mesure de l’emporter haut la main, sans coup férir. Ce, dans la mesure où à la MP où la succession de Joseph Kabila est encore du domaine du tabou.. " Laughing  Laughing  Laughing



"Présidentielle de 2016 : Ça passe ou ça casse
° http://latempete.info/presidentielle-de-2016-ca-passe-ou-ca-casse/
La publication presque synchronisée de la nouvelle loi électorale et du calendrier soi-disant global n’a pas du tout permis de voir plus ou moins le bout du tunnel. Il faut en juger par des contestations et récriminations suscitées par l’échéancier électoral qualifié de global.
Et pour comble, le graphique de 26 nouvelles provinces respectivement délimitées avec leurs subdivisions administratives (chefs-lieux, villes, groupements, collectivités, chefferies, secteurs, etc…) nous plonge encore dans le brouillard à couper au couteau.(...)"


"Elections locales: des politiques réclament un calendrier amélioré, la CENI maintient sa position
° http://latempete.info/elections-locales-des-politiques-reclament-un-calendrier-ameliore-la-ceni-maintient-sa-position/
Des réclamations des partis politiques de toutes les tendances ne semblent apparemment pas préoccuper la centrale électorale congolaise qui, à travers son bureau, a réitéré sa détermination de respecter le calendrier publié en février dernier, et dont les mesures d’application de la loi électorale ont été aussi rendues publiques(...)"

"Convocation urgente du Dialogue inclusif : La Coalition des Partis Politiques pour le Consensus réclame !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5711
*Les appels au dialogue fusent de partout. Le dernier en lice est celui de la « Coalition des Partis Politiques pour le Consensus National ». Sans ambages, cette plateforme, par sa déclaration du vendredi 13 mars dernier,  soutient l’hypothèse selon laquelle, la seule piste de solution pour apaiser les esprits demeure le dialogue entre congolais.  ‘’ Exigeons la convocation urgente d’un dialogue national inclusif, pour aplanir les divergences sur les questions qui divisent les acteurs politiques et la société civile, de manière à permettre l’organisation des élections dans un climat apaisé’’, peut-on lire dans sa déclaration que Pierre Yula Omombo, Président National  du PPC, a lue,  le vendredi 13 mars 2015,   au Centre Bondeko,  à  Limete. La Coalition des Partis politiques pour le consensus national met en garde  tout opérateur politique dont les visées et manœuvres tenteraient d’embraser le pays,  pour des raisons inavouées.
COALITION DES PARTIS POLITIQUES POUR LE CONSENSUS NATIONAL (C.P.C.N)
DECLARATION POLITIQUE(...)"


"Le Potentiel titre à la Une: «Les élections compromises».  
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201056&Actualiteit=selected
Ce quotidien redoute que le calendrier électoral de la Ceni ne soit pas respecté aussi longtemps que le processus n’est pas totalement libéré de toutes ses pesanteurs et le Parlement a glissé, dans la loi électorale révisée quelques pièges.
Selon Le Potentiel, dans la version de la loi électorale publiée au Journal officiel, seule la présidentielle pourrait échapper à l’exigence du recensement de la population. Par contre cette exigence reste incontournable pour les législatives nationales. Cette gymnastique, pense ce journal, cache des germes d’un glissement à même de compromettre les futures élections.
Ce quotidien accuse également le Parlement de n’avoir pas vidé tous les litiges qui ont poussé la population à descendre dans la rue, les 19, 20 et 21 janvier derniers malgré qu’il a élagué l’alinéa 3 de l’article 8 de la loi électorale révisée.
Le quotidien estime que ce n’est pas seulement l’article 3 qui renfermait le piège mais il y avait bien d’autres dispositions qui nécessitaient une profonde retouche pour éviter toute confusion et faire sauter le verrou.
Pour lui, le processus électoral se décline sur le nombre total d’habitants notamment dans la répartition des sièges au niveau des circonscriptions électorales.(...)"


"Jean-Pierre Kalamba tranche : « La CENI est consensuelle » Le Rapporteur coupe l’herbe sous les pieds de l’Opposition
° http://www.groupelavenir.org/spip.php?article3642
Jean-Pierre Kalamba tranche : « La CENI est consensuelle » Le Rapporteur coupe l’herbe sous les pieds de l’Opposition
vendredi 13 mars 2015
• Le rapporteur de la CENI, Commission électorale nationale indépendante, Jean-Pierre Kalamba a été reçu hier jeudi 12 mars 2015, sur le plateau de la radiotélévision du groupe l’Avenir (Rtga World). Pendant plus d’une demi-heure, il a rencontré les aspirations des uns et des autres, répliquant armes à la main, à ceux qui pointent d’un doigt accusateur son institution que celle-ci est bel et bien consensuelle, à travers le cadre de concertation
• Confirmant la tenue des élections aux dates affichées depuis 30 jours lors de la publication du calendrier électoral global, la bouche autorisée de la CENI ne voit aucun problème qui viendrait jouer en faveur du glissement de ce dernier. Et même la question d’argent, souvent évoqué comme une épine sous le pied de cette institution d’appui à la démocratie, ne constitue pas un souci.(...)"


"POUR QUEL CAP ?
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article3663
Inutile de se cacher derrière ses petits doigts. Ca vole bas à la Majorité présidentielle (MP). Certains sociétaires de la famille politique du Raïs sont en proie à moult interrogations. D’autres carrément au doute. Pas le doute méthodique façon Descartes. Mais celui qui gagne tout celui qui a de plus en plus de mal à lire les événements. D’autres encore seraient sur le point de s’assumer … autrement. Cela fait beaucoup.
La famille devient de moins en moins famille. Difficile, pourtant, de jeter la pierre sur l’un ou l’autre membre de la MP. A l’approche de grands enjeux politiques que sont les élections, dont l’épreuve reine est prévue en 2016, chacun d’entre les sociétaires de la MP cherche à être fixé. De manière à savoir sur quel pied danser. On en oubliait même ou presque que la MP est toujours chapeautée par son Autorité morale !
Du Raïs, la kabile et apparentés attendent qu’il fixe le nouveau cap qu’impose la donne du moment. De Joseph Kabila, les majors de la MP attendent qu’il leur montre la nouvelle voie. Celle à emprunter pour gérer la dernière ligne droite du quinquennat et de la législature.
Bref, à la lisière des joutes électorales avec la présidentielle comme point d’orgue, la MP ressemble à cet enfant qui attend du père qu’il lui indique la ligne de conduite à observer. De celle-ci dépendra sans doute le climat au sein du camp présidentiel.

C’est pourquoi le ballet politique annoncé du côté du Palais est crucial. L’Autorité morale devrait écouter par lui-même les ténors de sa famille politique. Ces derniers auront aussi l’occasion d’apprendre, de la bouche du Chef, comment il entend gérer cette période particulièrement délicate. En un mot, quel est le cap, quelles sont les balises pour y arriver."



"Irréversible! 
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=5692
Le 12 février 2015, le jour de la publication du calendrier électoral qualifié de global, la CENI avait soulevé 23 contraintes extérieures à la tenue des élections générales, onze scrutins au total, dans le délai constitutionnel. Jusqu’à mercredi 11 mars dernier, le Gouvernement a vidé deux contraintes d’ordre administratif. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, vient de transmettre à la CENI la liste définitive de partis politiques reconnus au ministère de l’Intérieur, par conséquent, autorisés à présenter des candidats aux différentes élections de 2015 et 2016. Il y a 477 partis politiques et 35 Regroupements politiques. L’acte posé par Boshab signifie que les formations politiques non enregistrées ont perdu la possibilité d’aligner des candidats sur des listes, sauf en indépendants. Une option dissuasive en raison de la caution financière non remboursable très élevée, à verser comme frais de dépôt de candidature. Il y a quelques jours, le ministère de l’Intérieur avait déjà mis au point la liste de toutes les Entités territoriales (1040). Cela, dans le but de permettre à la CENI de déterminer les circonscriptions électorales et d’en répartir les sièges.  

Dans la stratégie du ministère de l’Intérieur, le message véhiculé consiste à apporter la preuve de l’engagement du Gouvernement à respecter sa part de contrat. L’idée étant, assurément, de se montrer très ferme sur l’irréversibilité du processus électoral tel que défini dans le calendrier global. En d’autres termes, dans l’entendement du pouvoir, les élections locales auront lieu, comme prévu. La démarche des opposants qui sollicitent le renversement  du calendrier électoral, en commençant par la présidentielle et les législatives nationales, précédées des provinciales. Pour les opposants, donc, les élections locales, parce qu’elles ne constituent pas une priorité, peuvent être postposées. Le Vice-président de la CENI, André Mpungwe, a répondu, indirectement à l’Opposition, en invitant tous les acteurs politiques au réalisme s’ils veulent participer à la prochaine gestion démocratique du pays. Comprenne qui pourra. L’optimisme béat de la CENI tend à faire penser que les 21 préalables restants seront également vidés. Parmi lesquels, la question du financement de l’ensemble du processus électoral qui exige environ 1 million et demi de dollars américains. Il est vrai que l’organisation des élections relève de la souveraineté nationale. Ainsi, l’on s’attend à ce que le Gouvernement décaisse les fonds nécessaires en temps opportun. D’autres préalables, non moins importants, comme l’installation des Entités territoriales décentralisées nécessitent également des sommes colossales évaluées en milliards de dollars. Dans tous les cas, le plus dur reste encore à faire."



"LES GRANDS ENJEUX DE L’ALTERNANCE EN 2016
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12098:les-grands-enjeux-de-l-alternance-en-2016&catid=85:a-la-une&Itemid=472C


Irait-on aux élections de 2016 sur fond des polémiques, épuisé par le débat sur le calendrier promulgué par la CENI ? De ce point de vue, les législatives nationales et la présidentielle auront bel et bien lieu, quels que soient les arbitrages que pourrait subir le calendrier électoral de la CENI. Quels seront alors les thèmes de campagne en 2016 autour desquels se définira l’alternance au sommet de l’Etat ? Tentative de décryptage.(...)"




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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Ven 8 Mai - 12:40

silent  silent  silent  Sleep  Sleep          


"RDC : quelles solutions à la crise politique ?
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-quelles-solutions-a-la-crise-politique/
Kinshasa est gagnée par les violences et un climat politique délétère à l’approche des élections générales de 2016. Dans un rapport, International Crisis Group (ICG) plaide pour le report des élections locales jusqu’à la fin processus de décentralisation et souhaite coupler les élections provinciales et présidentielle.


Les élections prévues en 2015 et 2016 seront-elles aussi chaotiques qu’en 2011 ?


A mesure que l’éventualité d’un troisième mandat de Joseph Kabila s’éloigne pour la majorité présidentielle, la République démocratique du Congo (RDC) s’enfonce dans une crise politique profonde. Des tensions exacerbées par l’approche d’un cycle électoral chargé (7 élections en moins de 2 ans) et incertain quant au financement des scrutins et à la fiabilité du fichier électoral. Depuis janvier 2015, la violence politique est montée d’un cran, avec des manifestations meurtrières contre le projet de modification de la loi électorale et des arrestations massives de militants pro-démocratie à Kinshasa et Goma. Des événements qui donnent un avant goût de ce qui pourrait se passer si les élections venaient à « déraper » au Congo . Dans un rapport très fouillé, intitulé « l’alternance démocratique est-elle possible ? », International Crisis Group (ICG) se demande comment la transition politique pourrait se passer le plus pacifiquement possible.

« Le moment de vérité approche »

Pour une alternance réussie, l’impératif numéro un est bien sûr de respecter la Constitution congolaise et les deux mandats non renouvelables de Joseph Kabila. « Le président doit se préparer à quitter le pouvoir » note le rapport. Mais le chemin pour y parvenir est tortueux. Le scénario initial de la majorité présidentielle était de reconduire le président Kabila et donc de modifier la Constitution. Mais les avertissements de la communauté internationale et la chute du président Burkinabè, évincé pour avoir voulu modifier la Constitution, ont fortement refroidi Kinshasa. Le projet de modification de la loi électorale, qui devait permettre de lier la tenue des élections au recensement de la population et donc de faire glisser le calendrier électoral, s’est  heurté à une vague de manifestations sans précédent à Kinshasa et Goma. Là encore, le pouvoir recule. « Le moment de vérité approche » pour ICG, qui explique que « la majorité au pouvoir est désormais  fragmentée et à cours d’options pour faire reculer la date butoir de 2016 ».

Une décentralisation « mal préparée »

Dans ce contexte, une autre embûche est précipitée par le gouvernement congolais : la loi de décentralisation et le passage de 11 à 26 provinces. Une réforme qui « manque de ressources et n’est pas correctement préparée » explique Crisis Group. « Le pouvoir cherche à finaliser en six mois ce qui n’a pas été accompli en neuf ans. Accélérer la décentralisation, au moment où le calendrier électoral est mis en œuvre, pourrait aggraver les tensions locales, causer des troubles sécuritaires lors des scrutins de l’an prochain et aggraver l’instabilité ». Clairement, le clan Kabila tente de jouer la montre. Mais retarder les élections législatives et présidentielle de novembre 2016 «  équivaudrait à une extension inconstitutionnelle du régime ». Un glissement qui passerait mal aux yeux de la population : au cours des violentes manifestations de janvier 2015, les ONG ont recensé « au moins 42 morts » à Kinshasa pendant la semaine d’émeute.

Les solutions

Pour sortir de l’impasse, Crisis Group propose tout d’abord de prioriser les scrutins. Le calendrier électoral doit être revu et «les élections locales doivent être reportée jusqu’à ce que le processus de décentralisation soit achevé] ». Seconde mesure : les élections provinciales (coûteuses et difficiles à organiser) « ]doivent être combinées avec les élections nationales » de novembre 2016. Le gouvernement doit ensuite mettre à la disposition de la Commission électorale (CENI) « []les ressources financières nécessaires, et ce de façon transparente ». Pour le think tank, il faut ensuite ouvrir le dialogue et l’espace politique. La CENI doit travailler « de façon transparente avec l’opposition, les experts électoraux, la société civile et le gouvernement sur la création de listes électorales légitimes et complètes ». Une mesure innovante concerne justement l’opposition politique, toujours très « fragmentée  ». Crisis Group recommande aux opposants de « créer une structure inter-partis pour améliorer leur coordination sur les problèmes électoraux ]». Mais pour conclure, le rapport d’ICG reste réaliste : «  des élections réussies ne signifient pas démocratie et bonne gouvernance : la transformation du système politique est bien loin d’être acquise et requiert un changement dans les pratiques de gouvernance] »."


"Congo : l’alternance démocratique est-elle possible ?
° http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/rd-congo/225-congo-is-democratic-change-possible.aspx

Rapport Afrique N°2255 mai 2015


Ruling party PPRD victory rally in Kinshasa following Joseph Kabila's re-election, 28 November 2011.



Le rapport complet est disponible en anglais (PDF).

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

Les élections présidentielle et législatives de 2016 seront décisives pour la République démocratique du Congo (RDC) : elles pourraient être les premières élections organisées sans la participation du président actuel. Cette perspective met tous les acteurs de la scène politique congolaise sous tension et a déjà causé des violences mortelles. Le président Joseph Kabila doit impérativement respecter la limite de deux mandats imposée par la Constitution et se préparer à quitter le pouvoir. Un consensus sur les questions électorales clés, en particulier l’adoption du calendrier et la liste électorale, ainsi qu’un engagement à haut niveau des bailleurs et partenaires internationaux sont nécessaires. En cas d’absence d’accord et de manque de clarté sur le processus électoral, et si celui-ci accuse un retard significatif, les partenaires internationaux devraient revoir leur soutien au gouvernement.
La majorité au pouvoir est fragmentée et à cours d’options pour faire reculer la date butoir de 2016. Les tentatives du gouvernement de réviser la Constitution et les lois électorales afin de permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat ont suscité une forte opposition, y compris au sein de la majorité présidentielle, comme l’a montré la mini-crise politique de janvier 2015. Cette mini-crise, qui a entrainé des violences mortelles et une répression contre les activistes pro-démocratie, a donné un premier aperçu de ce qui pourrait se dérouler en 2016. Dans ce contexte tendu, les acteurs internationaux engagés en RDC doivent répondre à un discours de plus en plus souverainiste, qui affecte en particulier la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Compte tenu des insuffisances techniques et de l’absence de consensus autour de la liste électorale, les élections locales et provinciales prévues pour 2015 pourraient saper la crédibilité des élections nationales de 2016. En plus d’un calendrier électoral trop ambitieux et trop coûteux, le gouvernement précipite une décentralisation qui manque de ressources et n’est pas correctement préparée, notamment quant à la division des onze provinces actuelles en 26 comme le prévoit la Constitution de 2006. Le pouvoir cherche à finaliser en six mois ce qui n’a pas été accompli en neuf ans. Accélérer la décentralisation, au moment où le calendrier électoral est mis en œuvre, pourrait aggraver les tensions locales, causer des troubles sécuritaires lors des scrutins de l’an prochain et aggraver l’instabilité.
Il semble que gagner du temps en capitalisant sur de potentiels retards soit pour le gouvernement le principal objectif sur lequel il puisse se mettre d’accord. L’opposition, fragmentée et incapable de former un front uni, s’accorde toutefois pour s’opposer à toute manœuvre politique visant à prolonger le pouvoir du président Kabila au-delà de 2016. En plus des signaux ambigus envoyés par le président sur son intention de respecter ou non la limite de deux mandats, les problèmes rencontrés lors des élections de 2011 demeurent : le manque de confiance dans la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et une liste électorale controversée.

Le moment de vérité approche pour le processus de démocratisation lancé il y a une décennie. Les espoirs excessifs engendrés par les élections de 2006, les premières et jusqu’à présent les seules relativement libres depuis l’indépendance, ne se sont pas concrétisés. Néanmoins, retarder à ce stade les scrutins présidentiel et législatifs de 2016 équivaudrait à une extension inconstitutionnelle du régime. Les violences qui se sont déroulées en janvier à Kinshasa ont démontré clairement le désir de changement de la population congolaise. Si le processus électoral ne peut se dérouler librement, les acteurs internationaux, avec une importante mission des Nations unies en place, risquent de soutenir un régime encore moins légitime qu’il ne l’est maintenant.

Tous les efforts doivent se concentrer sur la création des conditions requises pour la tenue d’élections crédibles en 2016. A cette fin, les acteurs politiques congolais et la CENI devraient revoir le calendrier électoral et reporter les élections locales jusqu’à ce que le processus de décentralisation soit achevé. Les élections provinciales devraient être organisées de façon à coïncider ou à être combinées avec les élections nationales. Une stratégie sérieuse de prévention et de résolution des conflits doit être mise en place, en particulier au niveau local. Des élections réussies ne signifient pas démocratie et bonne gouvernance : la transformation du système politique est bien loin d’être acquise et requiert un changement dans les pratiques de gouvernance.

RECOMMANDATIONS

Pour empêcher le pays de sombrer dans la crise et favoriser un processus électoral consensuel

Au gouvernement de la RDC :

1.  Affirmer son engagement à respecter la Constitution, en particulier la limite de deux mandats présidentiels et l’échéance des élections présidentielle et législatives;
2.  Garantir le droit à la liberté d’expression pour la population, la société civile et l’opposition et s’abstenir de harceler et d’arrêter les opposants
3.  Mettre à la disposition de la CENI les ressources financières nécessaires, et ce de façon transparente.
4.  Renforcer les structures judiciaires qui ont une responsabilité en matière électorale, tels que les tribunaux de grande instance et la Cour constitutionnelle
5.  Ouvrir un dialogue inclusif sur la nature et la rapidité de la décentralisation, et en particulier sur la mise en place des autorités locales qui organiseront les élections locales dans le futur.

Au gouvernement de la RDC, aux partis d’opposition, à la société civile et à la CENI :

6.  Etablir un dialogue de travail permanent et institutionnalisé ayant entre autres objectifs de parvenir à un consensus sur le calendrier électoral, la liste électorale et l’ouverture de l’espace politique.
7.  Réviser le calendrier électoral et annuler l’achèvement du cycle électoral de 2011 (élections provinciales, sénatoriales et locales) pour se concentrer sur l’organisation des scrutins présidentiel et législatifs du 27 novembre 2016, si possible en combinaison avec les élections provinciales.
8.  Etablir en étroite collaboration avec les acteurs internationaux, en particulier la Monusco, une stratégie inclusive de prévention et de résolution des conflits et de sécurisation (comprenant pour la Monusco le déploiement de sa force et une surveillance au niveau local) comme précondition à la tenue des élections locales.]

A la CENI :

9.  Avoir pour priorité l’élaboration et le maintien d’un consensus maximum autour de l’intégralité du processus électoral.
10.  Communiquer régulièrement et de façon totalement transparente ses décisions, les progrès qu’elle accomplit et les défis qu’elle rencontre dans la mise en œuvre du calendrier électoral, à travers une plateforme accessible publiquement et dans les médias.
11.  Travailler de façon transparente avec l’opposition, les experts électoraux, la société civile et le gouvernement sur la création de listes électorales légitimes et complètes.
12.  Collaborer étroitement avec les médias, la société civile, le gouvernement, l’opposition et les partenaires internationaux sur une campagne de sensibilisation publique et d’éducation des électeurs.

Aux partis de l’opposition politique :

13.  Créer une structure inter-partis pour améliorer leur coordination sur les problèmes électoraux. 

Aux principaux bailleurs de fonds et aux partenaires internationaux (ONU, Union africaine, Communauté de développement de l’Afrique australe, Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, Union européenne, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Belgique) :
14.  Envoyer une délégation ministérielle composée de représentants des Nations unies, de l’Union africain (UA), de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis pour entamer un dialogue avec le président et les principaux acteurs congolais à propos du processus électoral. Confier le suivi de ce dialogue au groupe des envoyés spéciaux. Le message clé devrait être l’engagement total du président et du gouvernement au respect de la Constitution, soulignant qu’un non-respect aurait un impact sérieux sur le soutien international.
15.  Assurer une communication et des prises de positions cohérentes par le groupe de travail des ambassadeurs, coordonné par le représentant spécial du secrétaire général (SRSG) à Kinshasa.
16.  Fournir un appui cohérent aux tentatives de l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs et du SRSG d’apporter leurs bons offices en vue des élections, en conformité avec leurs mandats.
17.  Concentrer le soutien financier et matériel sur l’enregistrement des électeurs et la formation des agents électoraux pour contribuer à l’organisation des élections présidentielle et législatives de 2016 dans de bonnes conditions et dans le respect des délais, ainsi que sur l’observation par la société civile et l’éducation des électeurs.
18.  Envoyer des missions d’observations de long terme avec des effectifs adéquats et assurer une communication et une collaboration étroites entre elles.19.  Evaluer et vérifier les avancées dans le processus électoral, comme prévu par la résolution 2211 du Conseil de sécurité, et suspendre le soutien au processus électoral et aux forces de sécurité congolaises si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats. En cas d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats, revoir l’aide publique au développement et envisager la révision du mandat de la Monusco.

Nairobi/Bruxelles, 5 Avril 2015"

"« Les tentatives de révision constitutionnelle pour permettre au président Kabila de briguer un troisième mandat en 2016 ont suscité une forte opposition au sein et en dehors de la majorité au pouvoir. La lenteur des préparatifs, les listes électorales contestées, les manifestations et les affrontements violents en début d’année, ainsi qu’un processus de décentralisation précipité, exacerbent les tensions et l’instabilité ».
Hans Hoebeke, analyste principal pour le Congo

« Afin d’éviter une nouvelle flambée de violence politique et maintenir la paix, le président et son gouvernement doivent s’en tenir à la Constitution, respecter le calendrier électoral et prévoir un budget réaliste. Les élections devront également être compétitives et perçues comme telles. La Commission électorale nationale indépendante doit réaffirmer sa crédibilité et coopérer avec l’opposition, les experts électoraux, la société civile et le gouvernement afin de garantir des listes électorales légitimes et acceptées ».
Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale

« L’histoire a montré que quand l’instabilité frappe ce vaste territoire au cœur du continent africain, les pays voisins se trouvent rapidement impliqués. Si le gouvernement congolais viole la Constitution et impose un troisième mandat pour Kabila, l’agitation qui suivra risque d’avoir des répercussions régionales. Les partenaires devraient agir dès maintenant et insister sur la nécessité de trouver des compromis qui permettraient une élection pacifique ».
EJ Hogendoorn, directeur adjoint du programme Afrique

« La communauté internationale ne peut pas commettre les mêmes erreurs qu’en 2011. Elle doit se tenir prête à retirer son soutien si le processus électoral est biaisé. L’ONU a accordé beaucoup d’attention aux opérations militaires dans l’Est du pays, elle devrait maintenant se concentrer sur son rôle politique de médiateur. La stabilité ne sera possible en République démocratique du Congo que lorsque des changements seront mis en œuvre au niveau politique ».
Jean-Marie Guéhenno, Président & Directeur Général  "



"L’urgence de l’Etat de droit en Afrique
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9893
° http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/05/05/31002-20150505ARTFIG00133-l-urgence-de-l-etat-de-droit-en-afrique.php
Quand on prend la route, bordée de soleil, d’herbes hautes, de cases en pisé, menant de Lubumbashi à Kolwezi, quand on s’arrête à Likasi (l’ancienne Jadotville) pour marcher parmi les petites maisons de brique, ombragées de manguiers, des corons construits dans les années 1940 par l’Union minière belge et qu’on ne trouve rien de mieux aménagé dans toute la République démocratique du Congo (RDC), l’on se dit que le plus grand pays francophone d’Afrique n’a guère progressé en cinquante-cinq ans d’indépendance. Et encore, la province du Katanga est la mieux gérée du pays ; elle est d’ailleurs redevenue le premier contributeur au budget national.
Au Bas-Congo, cela fait quarante ans que l’on sait que la construction du barrage d’Inga, sur le cours inférieur du fleuve Zaïre, résoudrait tous les problèmes d’énergie de la RDC. Mais faute d’investissements internationaux, la phase 3, dessinée à l’époque de Mobutu, n’est toujours pas commencée, qui quadruplerait la puissance de l’installation hydroélectrique. Pourquoi les investisseurs ne se ruent pas sur ce pays de cocagne ? Parce qu’ils n’ont pas confiance. Pourquoi n’ont-ils pas confiance ? Parce qu’il n’y a pas d’Etat de droit dans la République démocratique du Congo de Kabila fils, qui a accumulé les défauts d’une dictature prédatrice.

Quand on quitte la RDC pour la Zambie voisine, les réalisations de cette jeune démocratie, adepte de l’alternance, sautent aux yeux. Routes, écoles, dispensaires, complexes touristiques flambants neufs… Appuyés sur le principe crucial de sécurité juridique, la bonne gestion des ressources minières a permis à ce petit pays anglophone d’égaliser la RDC en production de cuivre. La Zambie, où les impôts rentrent et vont directement dans le budget dans le budget de l’Etat, est considérée comme un pays émergent. Quand le fantasque dictateur Robert Mugabe a chassé du Zimbabwe les fermiers blancs qui y étaient depuis quatre générations, la Zambie a eu la bonne idée de leur offrir des terres, qu’ils ont immédiatement mises en valeur. Aujourd’hui, c’est la Zambie qui exporte ses produits agricoles vers le Zimbabwe, et non l’inverse !
Lorsqu’il reçut tous les chefs d’Etat africains à Washington en juillet 2014, le président Barack Obama eut devant eux un mot décisif : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts ; elle a besoin d’institutions fortes ! » Tout le monde connaît la réussite de la Zambie, mais personne ne connait le nom de son président. A l’inverse, le nom de Mugabe est hélas devenu universellement célèbre.

Certes, il y a, en Afrique, des hommes forts qui ont aussi réussi à développer économiquement leur pays. L’exemple le plus criant est le général Paul Kagamé, qui prit le pouvoir au Rwanda en juillet 1994, après avoir mis fin au génocide de ses compatriotes tutsis par des milices hutus fanatisées. En tant que stratège militaire et en tant qu’administrateur, les qualités de Kagamé sont celles d’un Bonaparte. Mais jusqu’où ira ce dictateur tout-puissant, qui fait assassiner ses opposants mêmes à l’étranger, qui bannit le français pour l’anglais car n’état lui-même qu’anglophone, qui traite le territoire congolais du Nord Kivu comme sa chasse gardée et qui y fit massacrer des dizaines de milliers de hutus ? A-t-il vraiment réussi la tâche si difficile de réconcilier la minorité tutsie (qui détient les leviers du pouvoir) et la majorité hutue ? A sa mort, qu’adviendra-t-il de son pays ? Même interrogation pour le Congo-Brazzaville de Sassou Nguesso, pays loin d’être parfait mais où règnent au moins la sécurité, la transparence des revenus du pétrole, l’exploitation rationnelle de la forêt.

Le problème du bon monarque absolu réside souvent dans sa succession. Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire qu’en Afrique aujourd’hui la démocratie du suffrage populaire serait la panacée. L’édification préalable d’un Etat fort est une condition indispensable au bon fonctionnement d’une société démocratique, fondée sur l’état de droit.
En Asie, lorsque Lee Kuan Yew arriva au pouvoir en 1959, Singapour n’était qu’il vieil entrepôt britannique sur le déclin, où le niveau de vie moyen était inférieur à celui du Nigeria à la même époque. Son règne fut indiscutablement autoritaire. Mais il quitta volontairement en 1990 ; il n’y installa pas son fils ; il laissa à son île un Etat de droit garant de son expansion économique.

En République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila cherche tous les artifices pour ne pas respecter sa Constitution et prolonger en 2016 son pouvoir au-delà de ses deux mandats échus. Il a tort. Les migrants d’Afrique noire qui prennent aujourd’hui tous les risques pour traverser la Méditerranée ne le font pas que fuir la misère. C’est aussi à l’arbitraire de leurs dirigeants qu’ils veulent échapper.

Renaud Girard, In le quotidien "Le Figaro" daté 05.05.2015"




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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Mar 12 Mai - 19:15

"RDC : dialogue politique piégé à Kinshasa
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-dialogue-politique-piege-a-kinshasa/
Le président Joseph Kabila tente une nouvelle ouverture politique en proposant un dialogue avec l’opposition, qui craint une simple tentative de partage du pouvoir en vue d’une possible transition.

Un dialogue pour quoi faire ? C’est sans doute cette question que doit se poser l’opposition congolaise après la visite d’un émissaire du président Joseph Kabila la semaine dernière aux QG des principaux partis. C’est le responsable des services de renseignements congolais (ANR), Kalev Mutond, qui a joué les intermédiaires. Lorsque l’on connait le climat délétère qui règne actuellement à Kinshasa et le rôle de l’ANR dans la répression des opposants politiques, on imagine l’ambiance de ces rencontres à Kinshasa. Les geôles de l’ANR sont en effet régulièrement dénoncées par les ONG des droits de l’homme comme des lieux de détentions extrajudiciaires.

Enième tentative d’ouverture

L’invitation au dialogue de Joseph Kabila intervient après deux tentatives avortées d’ouvrir le débat avec l’opposition et d’élargir sa majorité. En septembre 2013, le président congolais avait lancé en grade pompe les Concertations nationales. Objectifs affichés : consolider la cohésion nationale et mettre fin « au cycle infernal des violences à répétition ». Si les rebelles du M23 ont bien été vaincus en novembre de la même année, la violence n’a pas cessé à l’Est du pays, comme le montre encore les massacres de ce week-end à Beni. A part la loi d’amnisties, aucune autre disposition des Concertations nationales n’ont été appliqué et le dialogue avec l’opposition, notamment sur le calendrier électoral, est resté au point mort. Fin 2014, le président Kabila avait une autre opportunité de tendre la main à l’opposition en remaniant le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo. L’ouverture a été « minimaliste », réduite à l’entrée au gouvernement de Thomas Luhaka, le secrétaire général du parti d’opposition, le MLC, aussitôt démis de ses fonctions.

Vers une transition ?

Cette troisième main tendue laisse donc sceptique les opposants congolais. Deux pièges sont à éviter : la simple opération de partage du pouvoir et de débauchage et l’éventualité d’une transition politique à venir. Car pour se maintenir au pouvoir, le président Joseph Kabila, voit les différentes options s’évanouir les unes après les autres. La communauté internationale et l’exemple Burkinabé interdisent toute modification de la Constitution. Et les violentes manifestations de janvier 2015 (42 morts au bas mot) ont étouffé le projet de faire glisser le calendrier électoral en liant la tenue des élections de 2016 au recensement de la population – voir notre article. Pour faire glisser le calendrier, le camp présidentiel possède encore d’autres tours dans sa manche : la loi de décentralisation, précipitée et non-financée, qui peut retarder les élections provinciales de 2015 et donc la présidentielle de 2016. Et enfin, le manque de financement des scrutins (sept en moins de deux ans) qui pourraient également retarder le processus électoral.

« Félix Premier ministre ? »

Pour faire glisser le calendrier et au vu des manifestations violentes de janvier à Kinshasa et de la contestation qui grimpe au Burundi pour les mêmes raisons, Joseph Kabila doit à tout prix trouver un consensus politique pour se maintenir au-delà de 2016. La majorité des observateurs de la politique congolaise note que cette proposition de dialogue tombe à point nommé. Chacun craint en effet la négociation d’une possible transition politique entre la majorité et l’opposition (du moins ceux qui accepteront le dialogue). Pour le moment, les différents leaders de l’opposition sont divisés sur la question. Comme souvent : UNC (Vital Kamerhe) et MLC (Jean-Pierre Bemba) se tiennent à distance et « renoncent à tout partage du pouvoir ». Ces deux partis attendent le retour du président Kabila sur leur contre-proposition de calendrier électoral déposée à la Commission électorale (CENI) fin avril 2015 – voir notre article. A l’UDPS, comme toujours, la position est flottante entre Bruno Mavungu, secrétaire général du parti, plutôt sur la ligne du refus de l’UNC et du MLC et Félix Tshisekedi, le fils du leader historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi. Si un dialogue « à minima » est bien présent dans le mémorandum de l’UDPS transmis au président Kabila, Félix apparaît de plus en plus comme le partisan d’une ouverture politique assumée vers la majorité présidentielle. A Kinshasa, la machine à rumeurs tourne à plein régime et propose même « Félix Premier ministre », comme son père sous Mobutu dans les années 1990. Même si cette option est plus qu’irréaliste et sans intérêt stratégique pour Joseph Kabila, le débat sur la participation de l’opposition à un possible gouvernement d’union nationale est relancé. Et c’est sans doute cela que cherche une fois de plus Joseph Kabila : diviser l’opposition à défaut de pouvoir faire l’unanimité dans  son propre camp."




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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Lun 18 Mai - 22:10

"Kinshasa : «Dialogue politique» mort-né
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9921
Où en sont les préparatifs du «Dialogue» entre la mouvance kabiliste et les représentants des forces politiques les plus significatives de l’opposition ? Deux semaines après les contacts amorcés, le 2 mai dernier, par Kalev Mutond, l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), avec les plus hauts responsables de l’UDPS, l’UNC et le MLC, le constat est là : les pourparlers annoncés sont toujours au point de départ. Le « format », le « moment » et les « termes de référence » restent à définir de commun accord. La réunion de la «majorité présidentielle» tenue le mercredi 13 mai, à la ferme de Kingakati, sous la présidence de «Joseph Kabila», risque de gêner aux entournures la démarche confiée au chef barbouze Kalev Mutond. Pour la mouvance kabiliste, le calendrier électoral publié le 12 février 2015 n’est pas négociable. L’UDPS, l’UNC et le MLC sont d’un avis contraire. Ces formations politiques restent ouvertes au dialogue tout en insistant sur leur attachement au respect de la Constitution. Une nuance : le parti cher à «Tshitshi» continue à considérer la « vérité des urnes » sur les élections de 2011 comme un préalable aux discussions. C’est un secret de Polichinelle : « Joseph Kabila » tient à rester calife à la place du calife après 2016. L’homme - qui mène des actions assimilables à une pré-campagne électorale - paraît prêt à recourir à la force ou à la ruse pour atteindre son objectif. On peut gager qu’il a suivi et continue de suivre avec le plus grand intérêt les réactions de la « communauté internationale » à l’égard de dérive dictatoriale du régime burundais de Pierre Nkurunziza. Des réactions qualifiées par de "molles" par des analystes...

Dialogue sans objet


Deux semaines après le passage du patron de l’ANR au siège de l’UDPS, de l’UNC et du MLC, le dialogue annoncé reste au point de départ. Faute d’arbitre ou médiateur pour donner le coup de "gong". La semaine qui commence sera cruciale pour fixer l’opinion sur la viabilité et le sérieux des discussions annoncées. Certains analystes parlent déjà d’un « dialogue mort-né ». Les calculs, la méfiance et les exigences maximalistes des uns et des autres pourraient handicaper toute idée de compromis.
Mercredi 13 mai, «Joseph Kabila» a réuni dans sa ferme de Kingakati quelques bonzes de la "majorité présidentielle". C’est le cas notamment des membres du bureau politique et des présidents des groupes parlementaires. Le président sortant a été, comme à son habitude, incapable de donner l’impulsion. Encore moins de fixer un cap.

A l’issue de cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku - qui est également le secrétaire exécutif de la majorité présidentielle -, a fait une déclaration de nature à rendre le dialogue claironné sans objet. Selon Minaku, la majorité présidentielle «soutient le calendrier électoral tel que fixé par la CENI». Autrement dit, le processus électoral est et reste tel que prévoit le chronogramme de la CENI : le vote commence par les élections locales, urbaines et municipales. Au grand dam de l’opposition. Une opposition qui a déposé, début mars, une contre-proposition de calendrier donnant préséance à l’élection présidentielle et aux législatives.

« Joseph Kabila » le calculateur…

Près de deux ans après les «Concertations nationales», certains acteurs politiques et de la société civile ont difficile à digérer ce qu’ils considèrent comme du mépris de la part de « Joseph Kabila ». En cause, le fait que celui-ci ait passé par «pertes et profits» les 679 recommandations issues de ces assises en général et les «100» qui ont été sélectionnées à son intention, en particulier. Pour ces acteurs socio-politiques, le « dialogue » en gestation ne pourrait être qu’une "entourloupette" de plus.
En septembre 2013, Joseph Kabila avait appelé à la cohésion nationale au moment où il faisait face aux combattants du M23. Ceux-ci avaient à l’époque le vent en poupe. Dès que la menace est passée, le "raïs" s’est empressé de "s’asseoir" sur les résolutions censées renforcer la cohésion. On comprend que certains observateurs le suspecte de rejouer le même scenario avec pour objectif de contourner la pression internationale sur l’idée d’un troisième mandat.

Echaudée par cette situation précitée, la secrétaire générale du MLC (Mouvement de libération du Congo), Eve Bazaïba Masudi a dit tout le mal qu’elle pense. Dans une interview accordée mercredi 13 mai à radio Okapi, Bazaïba a dit sa disponibilité pour le «dialogue permanent» et le «débat». Elle a, en revanche, crié son horreur à toutes ces grandes réunions non-suivies de résultats. Tel a été, selon elle, le cas des Concertations nationales initiées en septembre 2013 par « Joseph Kabila ». « Dans le contexte actuel, nous avons besoin des élections et non d’un nouveau forum», a-t-elle souligné.

Au commencement était la « Cohésion nationale »

Lorsque « Joseph Kabila » eut l’idée d’organiser les concertations nationales en vue de « renforcer la cohésion nationale », il faisait face aux rebelles du M23. Des rebelles qui étaient en position de force. « Notre devoir aujourd’hui est d’être, chacun, un ardent partisan de la paix et de la cohésion nationale, déclarait-il devant les deux Chambres du Parlement. Nous devons bannir toute attitude, tout propos
et tout comportement de nature à exacerber la division entre Congolais. Agir autrement serait faire le jeu des ennemis de notre pays ». C’était le 7 septembre 2013.
Clôturant, le 26 novembre 2013, les travaux de ces assises, « Joseph Kabila » dira que « l’objectif assigné à ces assises, forum d’échanges entre fils et filles de notre pays, dans un esprit républicain et de tolérance mutuelle, était de « dégager les voies et moyens susceptibles de rétablir et de consolider la cohésion interne ». «Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation», ajoutait-il.

Dix-huit mois après, aucune des cent recommandations transmises à la Présidence de la République n’a connu le moindre début d’application. « La première recommandation prohibait toute révision constitutionnelle, a souligné Eve Bazaïba. La seconde préconisait l’ouverture de l’espace médiatique et politique ». Plusieurs médias proches de l’opposition sont réduits au silence depuis plusieurs années. De même, plusieurs personnalités de l’opposition croupissent dans les cellules de la prison de Makala ou dans les cachots de l’ANR.

« Glissement »

Depuis la publication du très controversé ouvrage «De la révision constitutionnelle à l’inanition de la nation» d’Evariste Boshab, «Joseph Kabila» et les «durs» de son régime ne cessent de multiplier des subterfuges pour faire passer dans l’imaginaire collectif la "pilule" d’un troisième mandat. La "réponse" de la population à Kinshasa et à Goma a été bruyante. C’était aux cours des journées des 19, 20 et 21 janvier.
Depuis son avènement à la tête de l’Etat congolais, un certain 26 janvier 2001, "Joseph Kabila" n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour la «démocratie locale». En 2006 et 2011, les élections locales, urbaines et municipales ont été proprement ignorées. "Il n’ y a pas d’argent", entend-on dire.
Contre toute attente, le « calendrier électoral et global » rendu public le 12 février dernier par la CENI prévoit la "première place" aux élections locales, suivies des provinciales. Ces scrutins sont fixés au mois d’octobre prochain.

Une anecdote. Lors d’une réunion tenue le 22 mars à Kingakati entre les «faucons» et les «frondeurs» de la majorité présidentielle (Ndlr : Dany Banza Maloba, AC ; José Endundo Bononge, PDC ; Olivier Kamitatu, ARC ; Gabriel Kyungu wa Kumwanza, UNAFEC ; Charles Mwando Nsimba, UNADEC ; Pierre Lumbi Okongo, MSR ; Christophe Lutundula Apala, MSSD), l’ancien ministre de l’Intérieur, Richard Muyej a lancé une phrase lourde de sous-entendus : « Vous refusez les élections locales alors que ce sont ces élections qui vont permettre au ’Chef’ d’obtenir le glissement du calendrier électoral». Muyej sera immédiatement recadré par Aubin Minaku : «Le chef de l’Etat ne nous a pas donné mandat pour parler du glissement ».
Depuis plusieurs mois, «Joseph Kabila» affiche l’attitude d’un politicien en pré-campagne électorale. Fuite en avant ? Le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo (coût : 280 millions $) dont la première récole a eu lieu le 8 mars, le marché international de Maluku dont la première pierre a été posée le 7 mars par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, la réhabilitation d’un tronçon routier de 15 kilomètres sur la route Boma-Matadi. Ce sont là les quelques actions très médiatisées menées par celui qui peine à se comporter en "président sortant". Il y a lieu d’ajouter la récente « campagne médicale » à Lubumbashi sous le patronage de la « Mama présidente » Olive Lembe di Sita. Une campagne financée, semble-t-il, par la Fondation Dan Gertler. Il se murmure à Lubumbashi que plusieurs patients ont perdu la vie suite à des interventions chirurgicales bâclées.

« Deal secret » entre L’UDPS et le PPRD : info ou intox ?

Au total, l’UDPS, l’UNC et le MLC soutiennent la position officielle ci-après : «Oui au dialogue pour pacifier le processus électoral, mais non à toute idée de prolonger le mandat de Joseph Kabila via un partage du pouvoir ». La Société civile et des organisations de défense des droits humains ne disent pas autre chose.
Dans un communiqué publié le 20 avril, les partis de l’opposition exigent notamment l’inscription de nouveaux majeurs dans le fichier électoral et le renvoi des élections locales après novembre 2016. Ils ont, par ailleurs, fustigé « l’improvisation et la précipitation » avec lesquelles « Monsieur Kabila » a décidé d’installer les nouvelles provinces et entités territorialement décentralisées.

Selon un cadre de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), joint au téléphone samedi 16 mai, à Kinshasa, les élections provinciales doivent être fixées après 2016. Sauf si le vote a lieu uniquement dans les onze provinces actuelles.
«Comment pourrait-on organiser les élections provinciales dans les 26 nouvelles provinciales alors que la nouvelle territoriale n’est même pas mise en place ? », s’est-il interrogé.
Depuis fin janvier dernier, des informations difficiles à vérifier font état de «tractations secrètes» entre la direction de l’UDPS et la Présidence de la République. A Kinshasa, des sources laissent entendre que "Joseph Kabila" aurait instruit Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, d’engager des pourparlers avec la direction de l’UDPS. But : négocier la formation d’un gouvernement de transition avec Félix Tshisekedi Tshilombo comme Premier ministre. «C’est de la foutaise!», aime rétorquer l’intéressé. Un cadre de l’UDPS contacté récemment de renchérir : «Ce ne sont que des rumeurs!».

Comme pour tordre le cou à ces "rumeurs", dans un communiqué daté du 8 mai 2015, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba renvoie l’émissaire de «Joseph Kabila» à la «Feuille de route» publiée le 14 février 2015. Pour l’essentiel, il exige, avant toute chose, de régler le "contentieux électoral" de novembre 2011. Lors de l’élection présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, des observateurs tant nationaux qu’internationaux avaient dénoncé de nombreuses irrégularités. Pour Tshisekedi, importe d’«identifier les responsables de la fraude électorale (…) ». Des responsables qu’il faudrait écarter « de la gestion du pays à tous les nouveaux et du déroulement du processus électoral en cours ». "Tshitshi" sera-t-il entendu? On peut en douter.
Après avoir souffler le froid, le même communiqué de souffler le chaud en mettant l’accent "sur la nécessité de préparer de manière consensuelle des élections libres et transparentes, dans un climat apaisé". « Dans l’intérêt de la Nation, nous tenons à éviter les pertes de temps inutiles ainsi que les manœuvres dilatoires visant à contourner les exigences constitutionnelles régissant les échéances électorales et à favoriser un éventuel glissement ».

Les positions des principaux partis de l’opposition étant connues, il reste à scruter l’attitude de «Joseph Kabila». L’homme est réputé peu respectueux de la parole donnée. Pire, il ne fait rien sans calcul. Pour lui, le dialogue «initié» vise en réalité à desserrer l’étau international contre l’idée d’un troisième mandat. Un "glissement" du calendrier électoral ferait l’affaire par la mise en place d’un "gouvernement de transition". Un gouvernement qui aura notamment pour mission de rédiger une nouvelle Constitution. Bonjour, la présidence à vie!
En tous cas, la position définitive de la « communauté internationale » à l’égard du dictateur burundais Pierre Nkurunziza ne manquera pas servir de « jurisprudence » aux autres satrapes du continent décidés à s’accrocher au pouvoir..."


"RDC : l'opposition rejette le dialogue politique proposé par Kabila
(AFP 18/05/15)

°  http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-lopposition-rejette-le-dialogue-politique-propose-par-kabila#sthash.CrZNgE90.dpuf
° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9925
° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-la-classe-politique-etant-divisee-le-dialogue-preconise-par-le-president-kabila-ne
Une plate-forme de l'opposition congolaise a rejeté lundi le "dialogue politique" proposé par le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, y voyant une manœuvre pour permettre au chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.
"L'opposition politique congolaise ne trouve pas d'opportunité [à] un dialogue qui risque de nous entraîner dans un chemin de transition" et de déboucher vers un "glissement du calendrier électoral en violation de la Constitution", ont fait savoir dans une déclaration publique quelques dizaines d'opposants de divers partis, réunis à Kinshasa.


La déclaration a été lue notamment au nom de dirigeants du Mouvement de libération du Congo (MLC) et de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), deux des trois principales formations de l'opposition représentées à l'Assemblée nationale.
Selon une source officielle et des représentants de l'opposition, un émissaire de M. Kabila a rencontré à plusieurs reprises début mai des dirigeants des principaux partis d'opposition pour leur faire part de la volonté du chef de l’État d'ouvrir avec eux un "dialogue politique" dont aucune des modalités n'a été précisée.
Le climat politique en RDC est particulièrement tendu depuis quelques mois à l'approche d'échéances électorales importantes. En janvier, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors de manifestations contre le pouvoir ayant tourné à l'émeute.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter à la prochaine présidentielle prévue pour novembre 2016.
L'opposition prête au président l'intention de tout faire pour se maintenir à la tête de l’État au-delà du terme de son mandat et de chercher pour cela à retarder la série d'élections (locales, provinciales, sénatoriales...) devant commencer en octobre et mener jusqu'à la présidentielle et aux législatives de fin 2016.
Elle a déjà dénoncé le caractère "irréaliste" du calendrier électoral proposé par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qu'elle accuse d'être inféodée au pouvoir.

La RDC traverse une crise politique aiguë depuis la réélection contestée de M. Kabila en novembre 2011 à l'issue d'un scrutin entaché d'irrégularités et de fraudes massives.
Le pouvoir a lancé sa proposition de dialogue avec l'opposition alors que le Burundi voisin commençait à être déstabilisé par des manifestations contre une nouvelle candidature du chef de l’État sortant, Pierre Nkurunziza, réapparu publiquement dimanche après une tentative de putsch contre lui."



"Un impératif !
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=6389
Un amas d’expressions, de paradigmes mobilisateurs tels : «glissement, décentralisation, découpage territorial, dialogue, élection», circulent sur la toile. Leurs contenus sont décortiqués, sans ménagement, par des intelligences. Un homme, le Professeur Arthur Z’Ahidi Ngoma, ancien vice-président de la République dans le schéma 1+4, est sorti de sa réserve. A l’occasion de sa sortie médiatique, après une longue éclipse, le 16 mai, un jour avant la date du 17 mai, symbolique de la révolution conduite par le soldat du peuple, Mzee Laurent-Désiré Kabila, Z’Ahidi Ngoma, Président du Camp de la Patrie, des Forces du Futur et Porte-parole du Cartel composante opposition politique signataire de l’Accord global et inclusif, a enfoncé les clous sur les deux derniers concepts.

Tirant des leçons de notre histoire, de l’histoire du Congo, pays qu’il voit vieillir sans grandir, il veut jouer le rôle d’éclaireur, pour une nation pacifique alors que le pays, lui-même, dit-il, attend des élections apaisées dans un climat d’insécurité généralisée, à l’interne comme à nos frontières internationales. Mais, que propose-t-il, pour que personne au Congo n’en ignore ? Du dialogue politique, point sur lequel il est revenu, le patron du Camp de la Patrie soutient que le Cartel y reste attaché, pour l’avoir déjà proposé. Il ajoute que celui-ci doit être transparent, sans exclusive, mais aussi conforme à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Sinon, affirme-t-il, le pouvoir qui prétend bien l’organiser, serait juge et partie. Cette position est soutenue par une certaine classe de juristes qui considèrent que les accords internationaux légalement signés ont une force supérieure aux lois internes. Que pense le pouvoir en place à propos? La question est là. Seulement, l’initiative de consulter la classe politique, par le biais du chef des renseignements, vient du Président de la République. Certainement qu’il s’est déjà fait une idée là-dessus, en dépit du couac intervenu avec les diplomates. Probablement que le fil du dialogue sera aussi noué pour qu’un autre dialogue soit organisé au Congo, sous l’égide de la communauté internationale.  

Cependant, ce dialogue ne doit pas être conçu comme la conférence nationale souveraine, encore moins les concertations nationales. C’est parce que les deux avaient débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de cohésion, c’est selon. C’est donc là une limite qu’il fixe. Des kyrielles de thèmes avançaient dans la classe politique, l’homme qui refuse le caporalisme comme système de pouvoir n’en retient qu’un seul : c’est les élections, rien que les élections. Pourquoi ? C’est parce qu’il y a un délai constitutionnel, un impératif qui oblige que la pyramide soit renversée afin que la présidentielle et les législatives nationales soient organisées avant. Aura-t-il raison de la CENI, Z’Ahidi Ngoma, avec sa proposition ? C’est aussi la question. Sinon, la CENI reste de marbre quant à son calendrier. Et la suite ? A la classe politique de faire le choix lors du dialogue"



"(...)(La confirmation par Joseph Kabila, le mercredi 13 mai 2015 dans sa ferme de Kingakati, devant les membres du Bureau politique de la Majorité Présidentielle, de son initiative d’organiser un Dialogue national avec les représentants des forces politiques et sociales du pays, avec la participation de la Communauté internationale, est fortement commentée dans les salons politiques de Kinshasa. Bien qu’il ait fixé les objectifs qu’il escompte atteindre à travers ce forum, à savoir la paix et la sécurité, la stabilité économique, la bonne organisation des élections et la cohésion nationale, la classe politique n’en continue pas moins de s’interroger sur ce qu’il vise réellement. Dubitatifs, certains le soupçonnent d’entretenir un ou des agendas cachés à mettre en exécution quand il aura entraîné la majorité des participants sur une fausse piste. L’on rappelle, à cet effet, le fâcheux précédent des « Concertations nationales » (septembre-octobre 2014, dont plusieurs « Résolutions » semblent avoir été jetées dans les oubliettes et dont le gouvernement dit de « cohésion nationale » a été ficelé, en décembre 2015, sur fond de frustrations et déceptions sans nombre.
 
Certains nostalgiques se permettent de remonter même aux années Mobutu, avec la controverse autour de la « Commission Constitutionnelle » dans l’ex-Zaïre, au moment où la vague des « Conférences Nationales » soufflait sur plusieurs Etats d’Afrique. Il avait fallu une forte dynamique interne au niveau des « Forces acquises au changement » pour amener le Président-Fondateur du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) à se plier à l’option de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine. Suspendue de septembre 1991 à mars 1992 puis rouverte en avril 1992 au prix du sang des chrétiens (massacre du 16 février 1992), elle allait connaître un atterrissage forcé en fin d’année 1992, avec au passage l’élection d’un Premier ministre, limogé sans qu’il ait eu le temps d’exercer ses fonctions. Après son atterrissage forcé à la fin de la même année, ce forum allait voir ses « Actes » ne pas dépasser l’enceinte du Palais du Peuple, comme annoncé par Mobutu lors d’une de ses sorties publiques. La suite du refus du maréchal Mobutu de se soumettre aux « Résolutions de la CNS », réputées « opposables à tous », est connue : c’est la « Guerre de libération » menée avec succès en 1996-1997 par l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), soutenue par le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, l’Erythrée et l’Angola.
 
La « main tendue » de JKK est surtout récupératrice. Il s’agit toujours d’ouvrir un dialogue en réalité très fermé, car, d’une manière ou d’une autre, y participer implique toujours la reconnaissance, sous l’une ou l’autre forme, de la « légitimité » de son pouvoir. Alors qu’en RDC, toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. L’on voudrait surtout éviter la prise en otage des participants par un « ordre du jour » préétabli, qui ressemblerait à un fourre-tout destiné à embrouiller les esprits et à favoriser l’exécution d’un ou de plusieurs agendas cachés ayant pour finalité la conservation du pouvoir ou le glissement de calendrier électoral.
Il n’y aurait qu’une raison valable pour le « glissement » : procéder au recensement de la population. Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, alors que la dépolitisation de la CENI serait une autre exigence élémentaire !

Les élections de 2011 ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs malgré cette déclaration du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa : « Les résultats publiés ne sont conformes ni à la justice ni à la vérité “. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. C’est d’autant plus certain que la CENI a fait incinérer tous les documents relatifs aux élections de 2006 et 2013 en octobre 2014, soit, en ce qui concerne les plus récents, après un délai de trois ans seulement, anormalement court pour ce genre d’affaires.  
On ne pourrait envisager un dialogue sérieux que si préalablement est reconnu officiellement le fait que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.

Aussi, dans le souci de s’assurer de sa sincérité à rechercher réellement des résultats communs, les potentiels « partenaires » de Kabila au Dialogue National voudraient prendre connaissance de son « mémorandum » ou son « cahier de charges » à lui. Ils voudraient être fixés sur ce qu’il leur demande, à savoir les termes de référence (format, quotas de participation, durée, lieu, identité de la modération, thèmes et sous-thèmes). Dans plusieurs états-majors politiques de l’Opposition, l’on suggère que les participants proviennent des forces politiques et sociales qui comptent, capables de se faire entendre des masses. Ici, on se méfie singulièrement d’un forum qui prendrait les allures d’un « Congrès » de la Majorité Présidentielle, avec des partis politiques et organisations sociales fonctionnant dans les mallettes de leurs « fondateurs » destinés à lui conférer une majorité numérique mécanique.  
D’où, certains partis politiques qui estiment disposer d’une réelle base sociologique souhaitent que soient posés les problèmes de fonds qui entravent la cohésion nationale, à savoir la crise de légitimité au sommet de l’Etat, persistante depuis les fraudes électorales de novembre 2011, l’insécurité, la gouvernance de l’Etat, le calendrier électoral non consensuel de la CENI, le fichier électoral non audité de la CENI, la cartographie des circonscriptions électorales, la neutralité controversée du Bureau de la CENI, le découpage électoral opéré dans la précipitation, la libération des prisonniers et détenus politiques, le contrôle de la territoriale par le pouvoir en place, la réouverture des médias fermés, la liberté d’opinion, d’expression et de réunion, le respect de la Constitution, etc.
Les dossiers qui fâchent devraient être discutés sans tabous, entre participants ayant le même statut, sous la modération de la Communauté internationale. L’objectif global à assigner à ce Dialogue devrait être de sauver la patrie en grand danger. Les signes du temps en provenance de plusieurs coins d’Afrique devraient servir de boussole aux Congolais afin de désamorcer la « bombe sociale » qui couve depuis janvier 2015. NdlR)"

° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201663&Actualiteit=selected

 
"Franck Diongo rejette le Dialogue
(Le Phare Online 18/05/15)"

°  http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/franck-diongo-rejette-le-dialogue#sthash.FYqYc0Kb.dpuf

"Dialogue national : que vise Kabila ?"
° http://www.lephareonline.net/dialogue-national-que-vise-kabila/

"Dialogue:Tshisekedi répond à Kabila"
° http://latempete.info/dialoguetshisekedi-repond-a-kabila/

"Ni CNS bis, ni Sun City bis : dialogue, Z’Ahidi Arthur Ngoma limite les débats aux préoccupations électorales !"   
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=6395&rubrique=POLITIQUE

"Kingakati : Kabila confirme le Dialogue"
° http://www.lephareonline.net/kingakati-kabila-confirme-le-dialogue/

"RDC : l’Opposition accuse le bureau de l’Assemblée nationale de bloquer l’aboutissement du contrôle parlementaire
(Forum des As 18/05/15)"
°  http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-lopposition-accuse-le-bureau-de-lassemblee-nationale-de-bloquer-laboutissement-du#sthash.PNw481AT.dpuf

"Discussions franches pour un processus consensuel et apaisé : Samy Badibanga interpelle la classe politique et la Société civile !"
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=6394

"Pour avaliser les conclusions du dialogue, Vital Kamerhe exige la Primature
(L'Observateur (RDC) 18/05/15)"

Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
°  http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/pour-avaliser-les-conclusions-du-dialogue-vital-kamerhe-exige-la-primature#sthash.j8t8PRdR.dpuf


° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2015/05/18/le-phare-dialogue-revoila-la-feuille-de-route-de-ludps/
° http://www.laprosperiteonline.net/affi_article.php?id=6375
° http://radiookapi.net/actualite/2015/05/13/rdc-le-mlc-prefere-les-elections-au-dialogue-national/  



Compatriotiquement!

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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

Message  ndonzwau le Mar 19 Mai - 17:55

"RDC: l'opposition refuse de dialoguer avec le président Kabila
° http://www.rfi.fr/afrique/20150519-rdc-opposition-pouvoir-kabila-calendrier-electoral-constitution/
En RDC, l'opposition refuse le dialogue politique demandé par le président Kabila. Ce dernier avait envoyé un émissaire proposer des concertations sur le calendrier électoral particulièrement bien rempli. La RDC votera en effet sept fois en à peine plus d'un an. Mais après deux semaines d'échanges avec le chef des renseignements, Kalev Mutond, les grandes formations de l'opposition ont décidé de décliner ces nouvelles tractations. Pour elle, il s'agissait d'un piège visant à contourner la Constitution pour maintenir le président au pouvoir.

Hormis l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui n’a pas signé la déclaration, l'Union pour la nation congolaise (UNC), le Mouvement de libération du Congo (MLC) et une multitude d’autres partis de l’opposition rejettent la main tendue du président Joseph Kabila. Selon l’opposant Vital Kamerhe, leader de l’UNC, il faut éviter de tomber dans le piège du pouvoir en place« nous sommes en plein glissement et violation de la Constitution. »

Les réalismes du calendrier électoral global, publié par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’affaire de la fosse commune de Maluku, l’insécurité persistante à Beni, tous ces éléments justifient la position consciente de l’opposition qui dénonce aussi la confiscation du droit de la minorité à l’Assemblée nationale, a expliqué Jean-Lucien Bussa du Courant démocratique et rénovateur (CDR) : « L’opposition a décidé de suspendre sa participation aux plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le bureau offre les garanties du respect de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. »
Le pouvoir est également accusé de favoriser le dédoublement des partis politiques, notamment ceux de l’opposition."


"Vital Kamerhe: «Le peuple est fatigué de voir les politiciens dialoguer»
° http://radiookapi.net/actualite/2015/05/19/vital-kamerhe-le-peuple-est-fatigue-de-voir-les-politiciens-dialoguer/
«Le peuple est fatigué de voir les politiciens congolais dialoguer. On peut décrisper la situation sans passer par le dialogue», a affirmé lundi 18 mai le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe qui réagissait à l’idée d’organiser un dialogue entre toutes les forces politiques de la RDC comme le préconise le président Kabila. Pour lui, la priorité est plutôt la sécurisation des populations de Beni et la libération des prisonniers politiques.

Vital Kamerhe s’exprimait à la fin d’une réunion de l’opposition qui statuait sur la question d’un nouveau dialogue entre acteurs politiques comme le souhaite le président Kabila. Ce dernier a récemment envoyé son émissaire contacté les acteurs majeurs de la classe politique sur l’idée d’un tel forum avant les élections prévues en 2015 et 2016 en RDC. L’opposition juge inopportune l’organisation d’un dialogue qui risque, selon elle, d’entraîner le pays dans un schéma de transition et de glissement du calendrier électoral en violation de la constitution.
«L’opposition vient de rendre publique sa position qui est très claire. Un autre dialogue nous plongerait dans un piège d’enlisement pour déboucher sur le glissement qui va nous plonger dans la violation de la Constitution», a affirmé Vital Kamerhe.

Le président de l’UNC a déclaré que l’opposition attend du gouvernement des réponses à leurs requêtes.
«Ayant déjà fait une contre-proposition qui comporte notre calendrier que nous jugeons réaliste, ayant déjà épinglé tous les problèmes qui endeuillent le pays, que ça soit le charnier de Maluku, Beni où on tue chaque jour, nous disons que ce que nous attendons du gouvernement ce sont des réponses à toutes ces questions et propositions que nous avons formulées», a-t-il insisté.
Vital Kamerhe a invité le gouvernement à économiser l’argent pour soulager la population de Beni.
« Ce que nous faisons n’est pas du mépris vis-à-vis du Président. Mais seulement nous disons que c’est sans objet à l’heure actuelle. Économisons l’argent pour le peuple congolais. Que cet argent soit envoyé à Beni pour aller soulager cette population qui est en difficulté », a-t-il poursuivi.
La déclaration de l’opposition a été rendue publique devant plusieurs leaders politiques.

Vous pouvez écouter l’interview de Vital Kamerhe à Radio Okapi sur ce sujet:"


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"L’Opposition tourne le dos au Dialogue"
° http://www.lephareonline.net/lopposition-tourne-le-dos-au-dialogue/

"DIALOGUE : L’UDPS D’ACCORD, LE MLC ET L’UNC REJETTENT"
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article4217

"TOUT LE MONDE VEUT GLISSER !"
Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12473:tout-le-monde-veut-glisser&catid=85:a-la-une&Itemid=472


"Que pensez-vous du dialogue politique que réclame l’opposition?
° http://radiookapi.net/emissions-2/parole-aux-auditeurs/2015/05/11/pensez-vous-du-dialogue-politique-reclame-lopposition/


Le secrétaire exécutif en charge des Relations extérieures de l'UDPS, Félix Tshisekedi.

Certains politiciens de l’opposition préconisent un dialogue comme solution à la crise politique née à la suite des élections présidentielle et législatives de Novembre 2011. Ce dialogue inclusif fait partie, selon eux, de recommandations de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, signés en Février 2013 par onze Etats de la région des Grands-Lacs pour pacifier l’est de la RDC.


Mais, une certaine opinion politique redoute que ce dialogue inclusif puisse favoriser un éventuel glissement du mandat du président de la République. D’autres par contre estiment que ce dialogue va notamment  baliser la voie vers des élections apaisées, transparentes et constitutionnelles

-          Comment réagissez-vous?
 
Invité: Felix Tshisekedi, Secrétaire nationale aux relations internationales de l’UDPS"


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° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2015/05/19/le-phare-lopposition-tourne-le-dos-au-dialogue/
° http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=201676&Actualiteit=selected
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/nation/936-rendez-vous-2015-2016-elections-z-ahidi-pour-l-inversion-du-calendrier-global
° http://latempete.info/dans-une-declaration-faite-hier-a-kinshasa-lopposition-politique-ne-trouve-pas-lopportunite-dun-dialogue-en-rdc/
° http://www.laprosperiteonline.com/index.php/nation/95-all-category/elections/938-a-une-semaine-de-la-cloture-de-depot-des-candidatures-kinshasa-32-dossiers-deposes-sur-3115-formulaires-retires
° http://www.lephareonline.net/elections-legislatives-provinciales-en-rdc-kinshasa-plus-de-3-000-formulaires-retires-pour-44-sieges/
° http://www.forumdesas.org/spip.php?article4220
° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2015/05/08/forum-es-tshisekedi-bemba-kamerhe-disent-au-gouvernement/
° http://groupelavenir.org/dialogue-politique-la-ncps-entend-donner-sa-position/
° http://latempete.info/en-perspective-du-dialogue-politique-tant-souhaite-en-rdclongdh-cdh-pose-des-prealables/
° http://radiookapi.net/revue-de-presse/2015/05/07/le-phare-memos-de-ludsp-de-lunc-du-mlc-sur-la-table-de-kabila/
° http://radiookapi.net/actualite/2015/05/19/elections-provinciales-le-depot-de-candidatures-sacheve-dans-6-jours/
° http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/presidentielle-2016-en-rdc-le-167492




Compatriotiquement!

PS

Voici un débat laborieux mais à terme éclairant sur le dialogue entre deux membres extérieurs de l'UDPS et de l'UNC; quoi que la conduite du débat par Congomokili ne soit des plus pertinentes, on perçoit ici et là les contradictions des uns et des autres, leurs illusions et pièges dans lesquels ils s'acheminent de tomber; même si c'est à travers des avis des représentants secondaires...
° https://www.youtube.com/watch?v=PzIZXIraMPg

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Re: DEBOUT CONGOLAIS ! VOICI UNE OCCASION UNIQUE DE DÉFENDRE VOTRE PATRIE, D'APPLIQUER l’ART 64 : FAIRE ÉCHEC A TOUT CELUI QUI VEUT EXERCER LE POUVOIR EN VIOLATION DE NOTRE CONSTITUTION !

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