UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

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UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 9/12/2017, 9:16 pm

Un nouveau carnage autour de Beni : au moins 15 Casques bleus tanzaniens et 5 Fardc ont été assassinés tandis que d’autres ont été blessés ! Jamais au Congo et ailleurs autant des ‘soldats de la paix’ n'ont été ainsi tués d’un coup ! De quoi cette nouvelle plongée dans l'horreur au Congo est le nom ?

Certes la tragédie ne s'est jamais arrêtée à l'Est, depuis deux décennies des millions des nôtres y succombent dans un 'génocide oublié mais cette escalade présente dans ce chaos chronique est bien plus le signe d'une volonté d'enchaîner le Congo à une crise encore plus diaboliquement structurelle en plantant des tueurs commandités pour cette sale besogne dans le décor contemporain du pays !

Des ADF, présumés rebelles ougandais en seraient les auteurs, nous sérine-t-on officiellement mais tout le monde sait que des rebelles ougandais censés combattre Museveni il n'en reste qu'une légende et ceux ci-devant sont bien plus sinon autres que cela, dans ce coin où des groupes armés à la solde du Rwanda et de l'Ouganda ont été exprès fabriqués et sévissent davantage depuis deux trois ans pour renforcer leur nuisible pression sur un Congo dont ces voisins vautours ont planifié plus que jamais le rapt de ses terres et de ses richesses...
Tout cela est parti de l'horrible génocide au Rwanda où aucun Zairois n'était mêlé mais pour lequel leurs yeux notre pays devait devenir l'exutoire expiatoire d'un péché qu'il n'a jamais commis, (un véritable « contre génocide » à l'aveugle ?!); et nous voilà deux décennies à continuer à en vivre l'horrible tragédie...

Tout le monde sait aussi que les tueurs rwandophones de l'Est ont comme partenaires les commandants de l'Est étiquetés Congolais mais en fait à loyauté double (une allégeance de sang les soumet presque tous au régime tutsi rwandais, des traîtres en somme dans un contexte qui voit le Rwanda ennemi d'un Congo qu'il a planifie de déstabilisr) mais eux-mêmes agissant sous l’ordre et en accord avec les autorités du pays dont le plus haut sommet, ‘JK’… En effet qui refuse de s’enquérir de l'origine et du parcours obscurs de celui-ci aura perdu toute capacité de comprendre les méandres du Congo officiel d'aujourd'hui...

Revoilà d'ailleurs le M23 en 'mercenaire étranger' à tuer du Congolais et ainsi protéger ‘JK’ de ceux qui légitimement le contestent… Et avant lui le CNDP et encore avant lui le RCD pro-rwandais et tous héritiers du conglomérat ougando-rwando-zaïrois AFDL qui s’enquit de libérer ce pays mais qui en fait le déstabilisa et l’occupa au nom de qui vous savez…

Il est fait état et non sans preuves solides d’un ‘cabinet noir’ autour des autorités du pays et ‘JK’ en personne, des rebelles rwandophones, ougandais et rwandais (ici M23 et apparentés) et des commandants rwandophones de l'Est qui dès 2015 statua d’un nouveau plan documenté de déstabilisation du pays avec même en prévision une nouvelle rébellion active à partir de la frontière ougandaise…
Cette sédition armée n’a pas encore exactement pris corps mais les tueries incessantes des civils innocents autour de Beni depuis maintenant près de trois ans en sont sans conteste une variante…

Et aujourd’hui l’escalade macabre avec ce carnage groupé des soldats n’est peut-être rien d’autre que l’exécution de ce plan : créer des foyers de tension permanents dans le pays pour d’un côté retarder sine die les élections et de l’autre maintenir ce chaos sans lequel le régime en place ne se maintiendrait pas !
C’est là une planification autrement plus organisée et plus structurelle d'un chaos délibéré, du Kivu au Kasaï en passant par d’autres coins dans le pays que ne peuvent laisser entendre le discours officiel et les justifications ânonnées par les suppôts du régime !

Cela a un autre nom, « l’occupation de ce pays » dont nous comptons des millions des victimes et des martyrs comme Colonnel Mamadou Ndala, Général Bahuma et d’autres moins connus et dont peut-être nulle élection ne nous libérera ! Seule peut-être une « guerre bien nommée et ciblée expressément contre les occupants » y pourvoira !


A bon entendeur, chers Compatriotes, méfiez-vous donc de l’antienne condamnant trop vite la Monusco, elle a certes fait preuve de peu d’efficacité mais elle a en face comme adversaires non seulement les groupes armés rebelles mais aussi les pouvoirs établis qui leur sont secretement complices dedans et dehors ; sans le courage de vraiment ‘éventrer le boa constricteur et rampant’, la Monusco ne sauvera pas les Congolais, hélas…


"RDC: au moins 15 casques bleus tués et 3 portés disparus dans le nord-est "
° http://www.rfi.fr/afrique/20171208-rdc-moins-14-casques-bleus-5-fardc-tues-une-attaque-le-nord-est
C'est une attaque sans précédent qui a visé jeudi 7 décembre la mission de l'ONU dans l'est de la RDC. Au moins 15 casques bleus ont été tués, 3 portés disparus et 53 blessés dans l'attaque contre la base de la Monusco située à côté du pont Semuliki, en plein « triangle de la mort » du territoire de Beni. La position de l'armée congolaise la plus proche se trouvait juste de l'autre côté du pont de Semuliki au PK40 à une dizaine de kilomètres et serait intervenue au secours des casques bleus.

Selon les premiers éléments d'information recueillis par RFI, l'attaque aurait débuté jeudi aux environs de 17h30, en fin de journée sur cet axe entre Mbau et la frontière ougandaise. Le camp des casques bleus est situé juste à côté du pont de Semuliki, l'une des zones les plus dangereuses de ce territoire de Beni.
L'armée congolaise dit avoir une position juste de l'autre côté du pont, à une dizaine de kilomètres à peine, une autre position à une trentaine. « Ce n'était pas nous qui étions visés mais nous sommes intervenus », assure le porte-parole de l'armée congolaise à Beni.

Attaque à l'arme lourde

Environ une heure et demie après le début de l'attaque, vers 18h30-19h, la mission onusienne perd tout contact avec ses casques bleus. Un black-out qui aurait duré jusqu'au matin. Selon le porte-parole de la Monusco, il y a eu des réunions entre l'ONU et l'armée congolaise pour savoir quelle réponse apporter, des renforts ont été envoyés, les blessés évacués et une enquête ouverte. Mais c'est à peu près tout.
Après une relative accalmie, ces trois derniers mois, les militaires congolais et les casques bleus ont été à nouveau et plus régulièrement pris pour cible. Par qui et pourquoi? Difficile de le dire, mais vendredi des sources militaires comme onusiennes évoquaient une attaque à l'arme lourde. Ce qui pourrait peut-être expliquer ce très lourd bilan, que la moitié des casques bleus de cette base, mieux armés pourtant que d'autres, aient pu être tués ou même blessés.

Le groupe d'études sur le Congo de l'université de New York a enquêté pendant près de deux ans sur Beni et sur ces tueurs que l'on range parfois trop rapidement sous l'étiquette ADF. Pour son responsable, Jason Stearns, il faut se méfier des conclusions hâtives. « Ce qui me frappe c’est que j’ai parlé juste après l’attaque avec des officiels de la Monusco, des humanitaires sur le terrain, et même eux, ils sont frappés par le fait qu’ils ne savent pas exactement ce qui s’est passé… Même pour les gens qui sont sur place, il y a un vrai mystère autour de l’identité des attaquants.

Il faut mettre ça dans le contexte: l’année passée jusqu’à il y a deux-trois mois c’était relativement calme dans l’Etat de Béni. Il y avait eu des massacres de 2014 jusqu’à 2016 et après 2016 la situation s’était plus ou moins calmée. Et il y a trois-quatre mois, on a vu une recrudescence de violences autour de Béni. Surtout cette route, celle qui mène de Béni jusqu’à la frontière à Nobili en Ouganda: on y a vu des attaques qui ne ressemblaient pas aux attaques du passé. C’étaient des attaques avec des attaquants lourdement armés et qui ciblaient des cibles militaires : FARDC et Monusco.
Plus que jamais, il faut vraiment investir dans des moyens – ce que la Monusco est en train de faire maintenant – de vrais ressources, pour savoir exactement ce qui s’est passé ».



Cinq FARDC tués selon l'ONU, aucun selon l'armée

Si l'ONU annonce 5 militaires congolais tués dans l'attaque intervenue jeudi, le porte-parole de l'armée à Beni donne un tout autre bilan : un militaire blessé, un disparu et 72 assaillants tués. La Monusco comme l'armée pointent la responsabilité de présumés ADF, ces rebelles islamistes ougandais qui sévissent depuis vingt ans dans cette région.
Mais pour Jean-Paul Paluku Ngahangondi, activiste des droits de l'homme à Oicha contacté par RFI, cette attaque pose plus de questions que de réponses. Lui préfère ne pas se prononcer sur les auteurs de cette attaque, surtout qu'officiellement les ADF sont sous le feu d'opérations conjointes FARDC - ONU depuis près de trois ans.



«Crime de guerre»

« C'est la pire attaque contre des soldats de la paix des Nations unies dans l'histoire récente de l'organisation », a réagi son secrétaire général Antonio Guterres, se déclarant « indigné » face à ce « crime de guerre » qui a principalement touché des soldats tanzaniens. Une force onusienne n'avait pas subi une opération aussi sanglante depuis la mort de 24 casques bleus pakistanais à Mogadiscio en Somalie le 5 juin 1993."


° http://www.jeuneafrique.com/500676/politique/rdc-au-moins-14-casques-bleus-tues-et-53-blesses-dans-une-attaque-contre-la-monusco/
° https://www.radiookapi.net/2017/12/08/actualite/securite/rdc-au-moins-14-casques-bleus-tues-par-des-presumes-rebelles-adf
° https://actualite.cd/2017/12/08/rdc-14-casques-bleus-et-5-militaires-congolais-tues-dans-lattaque-a-beni-selon-la-monusco/
° https://afrique.lalibre.be/12001/rdc-des-casques-bleus-tues-a-beni/


"RD Congo : la Monusco subit l'une des pires attaques contre l'ONU"
° http://www.france24.com/fr/20171208-rd-congo-casques-bleus-monusco-tues-blesses-nord-kivu-ouganda-rwanda-onu
° https://actualite.cd/2017/12/09/joao-lourenco-sassou-kabila-a-brazzaville-samedi-reunion-importante-rdc/
° https://actualite.cd/2017/12/08/beni-m-sidikou-qualifie-de-graves-violations-lattaque-contre-casques-bleus/


"La classe politique divisée après l’attaque meurtière contre la Monusco"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/12/09/classe-politique-divisee-apres-lattaque-meurtiere-contre-monusco.html

° https://actualite.cd/2017/12/09/rdc-usa-appellent-kinshasa-a-enqueter-lattaque-casques-bleus-a-beni/
° http://www.jeuneafrique.com/500962/politique/le-president-tanzanien-attriste-par-la-mort-des-15-casques-bleus-en-rdc/
° https://actualite.cd/2017/12/09/lattaque-contre-casques-bleus-rdc-constitue-crime-de-guerre/
° http://www.rfi.fr/afrique/20171208-rdc-est-pays-groupes-armes-sont-plus-nombreux-plus-politises
° https://www.politico.cd/en-clair/2017/12/08/plus-de-120-groupes-armes-actifs-deux-26-provinces-de-rdc.html
° http://www.jeuneafrique.com/422664/politique/rdc-bilan-monusco-pres-de-18-ans-apres-deploiement/
° https://actualite.cd/2017/12/09/joao-lourenco-sassou-kabila-a-brazzaville-samedi-reunion-importante-rdc/
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/12/09/tripartite-rdc-congo-angola-a-brazzaville.html

"RDC : que s’est-il passé à Semuliki, où 15 casques bleus de la Monusco ont été tués ?"
° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/09/que-s-est-il-passe-a-semuliki-ou-15-casques-bleus-tanzaniens-ont-ete-tues_5227016_3212.html

« L’occupation » qu'est-ce donc ?

« L’occupation » de notre pays est hélas une notion parfois discutée par certains mais foin d’arguments juridiques internationaux et de la place que les uns et les autres lui accordent dans la compréhension de notre crise et dans la stratégie pour la juguler, elle reste cette réalité incontournable qui explique les causes profondes de notre mal !
L’Abbé Mbelu est une figure intellectuelle et militante du pays aujourd’hui connue dans le landerneau, une « vigie » qui nous ramène à l’essentiel d’un pays « géostratégiquement ciblé » !  
Pour qui en douterait encore, voici la « définition éclairante » qu’il donne de l’occupation l’accrochant à la dimension internationale qui est sans conteste celle du pays mais sans oublier sa réalité nationale et régionale :


"Ndeko Eliezer Ntambwe demande un débat sur l’occupation
° http://www.ingeta.com/ndeko-eliezer-ntambwe-demande-un-debat-sur-loccupation/
Trois jeunes congolais ont marqué et marquent encore, pour plusieurs compatriotes, la scène journalistique du Congo-Kinshasa. Contre vents et marées. Ils ont leur style et réussissent, tant soit peu, à vaincre la peur. Leur courage et leur ténacité m’ont poussé à rédiger un article les qualifiant d’« ascètes du provisoire ». Cela ne signifie pas que je partage, sans esprit critique, toutes leurs sorties médiatiques. Pour preuve, je vais, dans cet article, discuter l’approche d’ Eliezer sur l’occupation du Congo-Kinshasa par les proxys des anglo-saxons et les élites compradores congolaises. Croyant dans la force de l’apprentissage en commun que dégage le débat, je réponds à son appel. Il aime le débat sur cette question.

Mes professeurs d’initiation à la recherche scientifique au séminaire ou à l’université insistaient beaucoup sur l’importance des sources pour l’écriture des textes. Ces sources peuvent être orales ou écrites. Elles peuvent être lues, comparées et permettre une prise de position informée et critique. Leur diversification est souhaitable. Tout comme leur archivage. L’attachement aux sources et aux archives ou aux sources archivées aide dans l’entretien d’une mémoire collective vivante.

Une guerre d’occupation non décrite dans un dictionnaire

Le temps que la guerre raciste et de basse intensité menée contre le Congo-Kinshasa prend risque d’en falsifier la nature si les fils et les filles de ce pays oublient l’importance des sources ou arrêtent de se documenter. Pourquoi cette guerre fut-elle qualifiée de  »basse intensité » ? Tout simplement parce qu’elle est faite par des sous-fifres et/ou des proxys ougando-rwando-burundais interposée. Elle est anglo-saxonne. Elle est menée par  »l’impérialisme intelligent ». (Lire M. COLLON, Les 7 péchés d’Hugo Chavez, Bruxelles, Investig’Action,2009, p.383)

Par sa nature, elle est une guerre d’occupation du pays par les Anglo-saxons se servant des sous-fifres africains et congolais. Cette occupation n’est pas  »classique ». Elle n’est pas décrite dans un dictionnaire. Elle nous force à produire notre propre dictionnaire. (Et le mien sera bientôt sur le marché). Ndeko Eliezer ne devrait pas oublier que les mots sont polysémiques. Ils peuvent revêtir plusieurs sens. Le contexte ou la forme du langage peuvent influencer le sens des mots. D’où l’importance des échanges et des débats pour éviter de s’empoigner.

Cette  »guerre de basse intensité » et raciste s’inscrit dans un contexte plus large de la production des  »Etats ratés » par l’OTAN et les USA. Ce contexte historique ne doit pas être perdu de vue. Le Congo-Kinshasa est produit comme  »Etat raté » à côté des bien d’autres pays tels que la Yougoslavie, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Libye, la Somalie, etc. Elle s’inscrit, à la fin de la guerre froide, dans la perspective de protection de  »la sécurité nationale US ». C’est-à-dire le contrôle des énergies, des matières premières stratégiques et du marché ultralibéral à travers le monde. Elle s’inscrit aussi dans la perspective de la destruction des identités et de la dignité des peuples pour en faire de simples consommateurs sur le marché ultralibéral. 
e Congo-Kinshasa est occupé par des  »proxys » interposés et a  »sa tête » un ‘Cheval de Troie » du Rwanda. Sassou Nguesso fait cette confidence à Pierre Péan : »Joseph Kabila est un Cheval de Troie  » à Oyo en 2008. C’est-à-dire après Sun City qui est supposé être le moment où  »un pacte républicain » a été signé  »entre congolais ».


"La guerre menée contre les congolais est une guerre d’occupation du pays par les Anglo-saxons se servant des sous-fifres africains et congolais. Cette occupation n’est pas « classique ». Elle n’est pas décrite dans un dictionnaire. Elle nous force à produire notre propre dictionnaire. Ndeko Eliezer ne devrait pas oublier que les mots sont polysémiques. Ils peuvent revêtir plusieurs sens. Le contexte ou la forme du langage peuvent influencer le sens des mots. D’où l’importance des échanges et des débats pour éviter de s’empoigner."

Les preuves de Pierre Péan sont là :
« Pourtant, dix jours après la mort de son géniteur, il devient son successeur, et quatre jours plus tard il rencontre à Washington le président Bush et Paul Kagame en marge du National Prayer Breakfast, après avoir été reçu par le président français.L’acceptation par Joseph Kabila d’une rencontre avec Paul Kagame, l’ennemi le plus acharné de son père, fournit un indice important pour lever un pan du mystère Joseph Kabila. D’autant que l’impacte de cette rencontre est rehaussé par une décision, en date du 1er février, d’abandonner la plainte que le défunt président avait déposée devant la Cour Internationale de justice à La Haye contre l’agression rwando-ougandaise de la RDC, après le 2 août 1998. » p. 413
« L’affirmation suivante du docteur Helmut Strizek me semble pertinente : « Après la mort de Laurent-Désiré Kabila, Kagame obtiendra de ses alliés américains et européens- l’intervention de l’Eufor au Congo est à situer dans ce contexte- que le Congo soit dirigé par  »un jeune homme inoffensif », en la personne de Joseph Kabila. Ceci permettrait au Rwanda de faire main basse sur les richesses du Congo et à Kagame d’être sûr que le danger, dans la lutte contre le pouvoir dictatorial, ne viendra pas de la République Démocratique du Congo. » p. 418 (Deux extraits de P. PEAN, Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Paris, Fayard, 2010).

En 2012, Charles Onana écrit : Europe, crimes et censure au Congo. Les documents qui accusent (Paris, Duboiris ». Les thèses de la fabrication du  »Raïs 100 %  » par les parrains de Kagame défendues dans ce livre n’ont jamais été détruites par une quelconque étude sur le pays de Lumumba. Et un député européen est venu enfoncé le clou :https://www.youtube.com/watch?v=eMCfiNyl48k. Cette petite vidéo de plus ou moins deux minutes vient rappeler aux plus amnésiques d’entre nous que le Congo-Kinshasa est  »géré aiffairisment » par  »un jeune rwandais jugé manipulable ».

L’importance de se documenter sur la guerre perpétuelle et raciste contre les congolais

Quelle preuve d’occupation Ndeko Eliezer voudrait-il avoir ? Celle du  »Raïs 100% » s’est accompagnée des mécanismes de brassage et de mixage. Ils font partie de la  »thérapie du choc » ou de  »la théorie du chaos » constructeur d’un désordre contrôlable par les initiateurs de  »la guerre raciste de basse intensité » et leurs sous-fifres. Ce que Ndeko Eliezer nomme infiltration participe des mécanismes de consolidation de l’occupation et de la néocolonisation du pays de Lumumba.


"Il est curieux que même avec toutes ces preuves, il y ait encore des compatriotes qui rejettent la thèse de l’occupation du pays et qui parlent de  »la République » (bananière?) et de  »notre jeune démocratie ». Il semble donner raison à Mufoncol Tshiyoyo quand il soutient qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec l’homme congolais."

En dehors des sources déjà mentionnées, il y a des documentaires ; Rwand’as untold story, quand les éléphants se battent, le conflit au Congo. La vérité dévoilée, etc. Ils facilitent la compréhension de cette occupation. Et de plus en plus, des anglo-saxons voulant comprendre cette guerre perpétuelle et ses conséquences se rendent eux-mêmes sur terrain. Après, ils écrivent des textes soutenant que ce sont eux qui nous livrent la guerre et nous pillent. Ils veulent maintenir les Congolais(es) dans l’Etat de  »non-personnes ». Ils commettent  »un supergenocide » dans ce pays. (Lire N. CHOMSKY et A. VLTCHEK, L’Occident terroriste. D’Hiroshima à la guerre des drones, Montréal, 2015). Il est curieux que même avec toutes ces preuves, il y ait encore des compatriotes qui rejettent la thèse de l’occupation du pays et qui parlent de  »la République » (bananière?) et de  »notre jeune démocratie ». Il semble donner raison à Mufoncol Tshiyoyo quand il soutient qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec l’homme congolais.

Mais après avoir entendu Ndeko Eliezer, il serait aussi mieux d’écouter les réponses de Valentin Mubake aux questions des journalistes sur cette vidéo. Ses réponses sont d’une très grande qualité. Il sait que son pays est sous occupation et il sait qui occupe le pays par des proxys interposés. Témoin politique de la marche historique de notre pays, il est celui à qui Thabo Mbeki avait dit ceci à Sun City:  »Il m’a été imposé de vous imposer Joseph Kabila ». Ndeko Eliezer pourrait rétorquer est dire :  »Il y a eu des élections dans ce pays ». Et je le renverrai àMoïse Katumbi et les deux faux penalties.

Jeune licencié et journaliste admiré par plusieurs compatriotes, Ndeko Eliezer gagnerait davantage sa lutte citoyenne en se documentant suffisamment sur la guerre perpétuelle et raciste menée contre son pays depuis bientôt plus de décennies. Je suis disposé à mettre plusieurs livres à sa disposition. Il a les aptitudes pour participer à un bon et bel entretien de notre mémoire collective. Il peut aussi apprendre de ses aînés sur place. Apprendre est un devoir citoyen de tout instant. Nous y sommes tous contraints."

Babanya Kabudi
Génération Lumumba 1961



Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 11/12/2017, 3:09 am

J’en viens de plus en plus à penser que nous faisons fausse route en nous cristalliser sur les « élections » comme l’horizon indépassable de notre projet national…  
Certes le suffrage du peuple est un maillon incontournable de la démocratie mais celle-ci ne se réduit pas non plus aux seules élections surtout que chez nous la réelle représentativité du peuple demanderait un décodage sinon un nettoyage, ses bases trop ethno-régionales nécessitant quelque réglage conceptuel et constitutionnel pour valider enfin notre modèle... Ailleurs c'est l’emprise ploutocratique conjoncturelle de la part de ceux qui règnent aujourd’hui qui entraîne une instrumentalisation facile des électeurs…

Tous ces éléments ajoutés à l’institution délibérée d’un Etat instable, politiquement, socialement, sécuritairement… interpellent pour le coup quant aux mérites des élections chez nous de plus lorsque l'on voit les drames quasi systématiques qu'elles entraînent partout en Afrique…

D’où donc mon interrogation qui devrait à mon avis s’imposer à tout observateur attentif : tout celui qui dedans et dehors a mission de décider de l’avenir du pays mise naturellement aujourd’hui sur les élections comme un sésame quasi magique mais vu mes attendus ci-dessus, les élections même les plus crédibles peuvent-elles vraiment nous sortir de la crise, le défi aujourd’hui est-il seulement celui de réussir les élections comme on le sent partout ou aussi et d’abord la réappropriation du pays par tous ses citoyens pour quitter cette insécurité foncière qui caractérise le Congo de ‘JK’ !

On en reparlera...


"Bruxelles : Cécile Kyenge et Justine Kasa-Vubu ont animé une conférence sur les solutions de sortie de crise en RDC"
° https://actualite.cd/2017/12/10/bruxelles-cecile-kyenge-justine-kasa-vubu-ont-anime-conference-solutions-de-sortie-de-crise-rdc/

"Jean-Jacques Wondo: “La crise congolaise n’est pas seulement le départ de Kabila, mais la réappropriation du Congo par les congolais”"
° https://actualite.cd/2017/12/10/jean-jacques-wondo-crise-congolaise-nest-depart-de-kabila-reappropriation-congo-congolais/


"Kinshasa : Des cloches tous les jeudis à 21 heures pour réclamer l’application de l’accord de la Saint Sylvestre (Église Catholique)"
° https://actualite.cd/2017/12/10/kinshasa-cloches-jeudis-a-21-heures-reclamer-lapplication-de-laccord-de-saint-sylvestre-eglise-catholique/


"Kabund : « Nous ne prêchons pas au peuple les élections. Ici, nous prêchons une transition sans Kabila »"
° https://actualite.cd/2017/12/10/kabund-ne-prechons-peuple-elections-prechons-transition-kabila/

"Kabund au sujet de la campagne de désobéissance : « Nous avons estimé ne pas y aller et le moment viendra »"
° https://actualite.cd/2017/12/10/kabund-de-campagne-de-desobeissance-avons-estime-ne-y-aller-moment-viendra/


"TOP PRESSE UDPS KABUND A KABUND - KABUND SG DE L'UDPS:LE DEPART DE KABILA EST PLUS IMPORTANT QUE LES ELECTIONS"




"MPBTV...Voici la vraie mission de Kabila en RDC..Abbé Mbelu explique"




"MATINÉE POLITIQUE UDPS/VALENTIN MUBAKE DU 02/12/ 2017: CONCLAVE DE LA BASE DE L'UDPS POUR BIENTÔT"




"RDC : 72 rebelles ADF tués lors de l’attaque contre les casques bleus à Beni selon les FARDC"
° https://actualite.cd/2017/12/08/rdc-72-rebelles-adf-tues-lors-de-lattaque-contre-casques-bleus-a-beni-selon-fardc/




"Attaque contre la Monusco: l’ONU ne confirme pas l’implication des ADF"
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/12/09/attaque-contre-monusco-lonu-ne-confirme-limplication-adf.html

"RDC: l'attaque contre la Monusco «préparée et organisée», selon l'ONU"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171210-rdc-attaque-contre-monusco-beni-preparee-organisee-selon-onu

"INVITÉ AFRIQUE
Casques bleus attaqués:J-P Lacroix (ONU) promet «une enquête approfondie» en RDC"

° http://www.rfi.fr/emission/20171210-jean-pierre-lacroix-onu-rdc-attaque-adf-enquete-approfondie-transparence

° https://actualite.cd/2017/12/09/rdc-usa-appellent-kinshasa-a-enqueter-lattaque-casques-bleus-a-beni/
° https://actualite.cd/2017/12/09/lattaque-contre-casques-bleus-rdc-constitue-crime-de-guerre/
° https://actualite.cd/2017/12/09/beni-pire-attaque-contre-casques-bleus-lhistoire-recente-de-lonu-antonio-guterres/


"RDC : les ADF au menu de Sassou, Kabila et Lourenço à Brazzaville"
° https://afrique.lalibre.be/12025/rdc-les-adf-au-menu-de-sassou-kabila-et-lourenco-a-brazzaville/


"L’armée ougandaise réagit après la mort de 15 casques bleus en RDC"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171209-ouganda-reaction-apres-attaque-precedent-monusco-beni-rdc-adf

"Le Président Tanzanien réagit à la mort de 15 casques bleus de son pays en RDC"
° https://actualite.cd/2017/12/10/president-tanzanien-reagit-a-mort-de-15-casques-bleus-de-pays-rdc/


"Pour Félix Tshisekedi l’attaque contre la Monusco est l’œuvre de ceux qui veulent obtenir son départ"
° https://www.politico.cd/actualite/2017/12/10/felix-tshisekedi-lattaque-contre-monusco-oeuvre-de-veulent-obtenir-depart.html

° https://www.hrw.org/fr/report/2017/12/04/mission-speciale/recrutement-de-rebelles-du-m23-pour-reprimer-les-manifestations
° https://www.hrw.org/fr/news/2017/12/04/entretien-comment-le-president-de-la-rd-congo-recrute-des-rebelles-pour-reprimer-les


Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 12/12/2017, 2:27 am

"RDC : qui se cache derrière l’attaque de la Monusco?"
° http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-qui-se-cache-derriere-lattaque-de-la-monusco/
L’ONU a subi sa plus grave attaque en République démocratique du Congo après la mort de 15 casques bleus lors d’une attaque attribuée aux rebelles ougandais des ADF. Mais les soupçons planent quant à la réelle identité des assaillants.


Après l’attaque de la base onusienne de Semuliki du 7 décembre 2017 © DR

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière contre la Monusco en RDC depuis son déploiement en 1999. Mais trois jours après l’assaut de la base de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) de Semuliki, les circonstances de l’assaut sont encore troubles. Selon les premières informations, les assaillants auraient attaqué la base des Nations unies jeudi 7 novembre en fin de journée. Dès le début de l’attaque, les assaillants auraient détruit le poste de communication, rendant la base de Semuliki injoignable par le commandement des Nations unis. Mais plusieurs questions restent ensuite sans reposes, notamment sur la lenteur de la riposte des casques bleus (dont l’hélicoptère n’est intervenu que le vendredi matin), et des soldats congolais des FARDC (dont un poste militaire se trouvait à 500 mètres de la base des casques bleus tanzaniens). L’ONU promet une enquête, mais le bilan est lourd : 15 casques bleus sont morts et 53 ont été blessés. Du côté gouvernemental, les informations restent floues : les FARDC font état d’un officier blessé et d’un disparu, alors que l’ONU a annoncé la mort de 5 soldats congolais. Kinshasa affirme par ailleurs que 72 assaillants ont été tués.

Armée congolaise : le retour des soupçons

Les massacres sans fin se suivent dans la région de Beni depuis 2014. La base attaquée des casques bleus de Semuliki se trouve en plein coeur d’une zone ravagée par les attaques présumés de rebelles ougandais des Allied Democratic Forces (ADF). En trois ans, plus de 1.000 morts ont été recensés dans la région. Les victimes sont exclusivement des civils, tués ou égorgés la plupart du temps à l’arme blanche. L’attaque de la base des Nations unies marque donc un tournant dans cette série de massacres, puisque c’est la première fois que les casques bleus sont directement visés par une attaque. Fait troublant : alors que les attaques imputées aux ADF contre les populations civiles se font avec des armes sommaires (des machettes et des couteaux), l’assaut de la base militaire de Semuliki s’est effectué à l’arme lourde, notamment au moyen de lance-roquettes. Le camp des casques bleus a d’ailleurs et partiellement détruit. La singularité de cette attaque remet donc sur la table les soupçons de collusion entre certains groupes armés, dont les fameux ADF, avec des militaires congolais de l’armée régulière (FARDC). Un rapport des experts de l’ONU et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) ont récemment pointé la responsabilité du général Muhindo Akili Mundos, comme « complice et co-auteur de certains massacres de masse »voir notre article
.

Pour le départ d’une « force ingérente » ?

Plusieurs questions se posent après l’attaque de la base onusienne. D’où proviennent les armes ? Pourquoi l’armée congolaise n’ont pas réagit plus rapidement ? Quel intérêt avaient les rebelles ADF de cibler une base de l’ONU ? Des questions pour l’instant sans réponse. D’autant que cette attaque tombe dans un curieux timing. Lundi dernier, soit 3 jours avant l’attaque de Semuliki, l’organisation Human Rights Watch (HRW) accusait l’armée congolaise d’avoir recruté des ex-rebelles du M23 pour réprimer dans le sang les manifestations de décembre 2016 –voir notre article.  Un rapport, qui comme de nombreux autres, tend à démontrer que Kinshasa joue dangereusement avec les groupes armés, s’en servant à la fois pour justifier l’insécurité en RDC et reporter, par exemple, les élections, et à la fois pour réprimer ou faire la guerre par procuration. Des mercenaires bien utiles dont le pouvoir se sert en fonction des circonstances. Une « stratégie du chaos » savamment orchestrée et dénoncée par l’opposition congolaise, qui accuse le président Joseph Kabila de vouloir ainsi se maintenir au pouvoir malgré la fin de son mandat. Enfin, cette attaque sert aussi les intérêts de Kinshasa qui cherche depuis plusieurs années à faire partir la Monusco, qu’elle considère comme une « force ingérente » aux affaires congolaises. Si cette attaque ne remettra sans doute pas immédiatement en cause la présence des casques bleus en RDC, elle rendra sans doute plus « prudente » l’attitude de la Monusco sur le terrain, ce qui arrange Kinshasa, plongée depuis plusieurs dans une grave crise pré-électoral."[/size]


"Beni: Des « faucons kabilistes » derrière l’assassinat des casques bleus?"
° http://www.congoindependant.com/beni-des-faucons-kabilistes-derriere-lassassinat-des-casques-bleus/
Soixante-douze heures après l’attaque de la Base opérationnelle des casques bleus à Semuliki (territoire de Beni) dans la province du Nord Kivu, des observateurs commencent à soulever des zones d’ombres dont la facilité avec laquelle les agresseurs ont pu opérer. Des doigts accusateurs sont pointés en direction des « sécurocrates » civils et militaires qui entourent le président hors mandat « Joseph Kabila ». L’objectif serait de convaincre la « communauté internationale » que le Congo-Kinshasa fait face au terrorisme. Un phénomène qui pourrait impacter sur les élections. En clair, « Kabila » serait « l’homme de la situation » pour éradiquer les « terroristes ». D’autres observateurs voient dans cette attaque une « guerre de basse intensité » entre le Rwanda et la Tanzanie. Il cite à l’appui le fait que c’est la troisième fois que des casques bleus tanzaniens sont la cible des « tueurs » non identifiés dans le Territoire de Beni. Qui dit vrai?

Chef de la Mission onusienne au Congo, le Nigérien Maman Sidikou Sambo était attendu samedi 9 décembre à Beni. Il en est de même de l’ambassadeur de Tanzanie à Kinshasa. Les deux diplomates ont pu constater le champ de ruines qui a remplacé la Base opérationnelle de la Monusco située à Simuliki. Comme à l’accoutumée, les « assaillants » sont présentés comme étant des rebelles ougandais, les très insaisissables « ADF » (Forces démocratiques alliées). Bilan provisoire: 15 casques bleus tanzaniens tués, trois disparus et 50 blessés.
A Beni, le porte-parole de l’armée, le capitaine Mak Hazukay, paradait samedi en annonçant à la presse la mise au point d’une hypothétique « opération de riposte » de concert avec des forces de la Monusco. Selon lui, les prétendus ADF auraient leur « quartier général » à une vingtaine de kilomètres vers le lieu-dit « Medina ». On peut gager que la confiance entre les troupes onusiennes et les FARDC serait désormais au point zéro.

Et pour cause? Selon des sources locales, les agresseurs de cette Base portaient des tenues de l’armée congolaise. Ce qui expliquerait, dit-on, la facilité avec laquelle ils ont pu faire exploser la base de communication et l’antenne de connexion Internet. Les faits se seraient passés vendredi vers 17h30.
Il semble bien que les soldats congolais appartenant notamment à l' »Opération Sukola » ont l’habitude d’aller s’approvisionner en vivres dans cette Base, Les assaillants ont donc été accueillis en « frères d’armes ».

REACTIONS

Soixante-douze heures après cette attaque sanglante, les réactions fusent. Le secrétaire général des Nations Unies, le Portugais Antonio Guterres, a qualifié cet acte de « crime de guerre ». A Kinshasa, Maman Sidikou a déclaré que « la Monusco fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les auteurs de l’attaque soient traduits en justice et répondent de leurs actes ignobles ». Le chef de la Monusco ne disait pas autre chose au lendemain de la découverte, en mars 2016, des cadavres des enquêteurs du Conseil de sécurité Zaida Catalan et Michaël Sharp.
Dans une interview accordée à Radio France Internationale, le Français Jean-Pierre La Croix, tout nouveau secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des Opérations de maintien de la paix, a été le premier à se montrer réservé sur l’identité des présumés assassins: « On présume que ce sont des ADF mais on n’en a pas encore de confirmation ».

Dans un communiqué daté de samedi 9 décembre, le secrétaire général du RCD-KML, Grégoire Kiro Tsongo, commence par « condamner » l’attaque avant de rappeler que depuis le mois d’octobre 2014, 1.600 habitants du Territoire de Beni ont connu une mort épouvantable. Les présumés assassins, eux, courent toujours.
Le RCD-KML dont le président n’est autre l’ancien ministre Antipas Mbusa Nyamwisi – natif de Beni – « demande » aux autorités congolaises de diligenter « une enquête sérieuse afin d’identifier et de neutraliser tous les hors la loi qui écument cette contrée »« Cette enquête devra permettre de lever le voile notamment sur leurs circuits d’approvisionnements en tenues des FARDC ainsi qu’en matériel militaire, étant donné l’importance de la puissance de feu constatée », souligne le texte.

AU COMMENCEMENT ETAIT L’INELIGIBILITE…

Depuis 2013, « Joseph Kabila », le président « mal élu » en 2006 et « mal réélu » en 2011, multiplie des subterfuges pour retarder l’avènement de l’alternance à la fin de son dernier mandat prévu le 19 décembre 2016. A l’image d’Iznogoud, ce personnage de BD qui multiplie sans succès des conspirations pour ravir le trône du calife Haroun El Poussah, « Kabila » a tout essayé. Il a échafaudé des actions aux allures de pièce de théâtre à plusieurs actes.

Premier acte: la création de toutes pièces de la prétendue rébellion du M23 en avril 2012. L’homme attendra près de trois mois avant de réunir quelques journalistes kinois pour émettre une réaction face à « la reprise de la guerre » au Nord Kivu
Deuxième acte: la publication en juin 2013 d’un ouvrage pseudo-scientifique intitulé « Entre la révision de la Constitution et l’inanition de l’Etat ». L’auteur n’est autre que Evariste Boshab, alors secrétaire général du parti présidentiel PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), « Aucune Constitution n’est immuable », soutient ce professeur de droit constitutionnel. Une allusion insidieuse à l’article 220 de la Charte fondamentale en vigueur qui interdit toute révision constitutionnelle touchant notamment « le nombre et la durée des mandats du Président de la République ».

Troisième et dernier acte: l’organisation des « concertations nationales » et autres « dialogues » afin de « consolider la cohésion nationale » par le « partage du pouvoir » avec des représentants de l’opposition au niveau du gouvernement. Les dialogues successifs ont été motivés par le but non-avoué de retarder les consultations politiques.
La dernière trouvaille du « clan kabiliste » tient en deux mots: le terrorisme. Douze mois après l’expiration de son dernier mandat, « Kabila », frappé d’inéligibilité, tente de convaincre la « communauté internationale » qu’après lui, ce sera le chaos.


« Joseph Kabila » aux Nations Unies

Dans son discours prononcé le 24 septembre dernier lors de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York, le successeur de Mzee qui est perçu par ses concitoyens comme un « pompier-pyromane », s’est présenté en « garant de la stabilité et de la sécurité » pour empêcher les « Djiadistes » de s’implanter dans l’ex-Zaïre. « Depuis une année, mon pays est victime d’attaques terroristes menées par certains groupes armés, notamment dans les Provinces du Kasaï, voire dans la capitale, et dont l’objectif est d’anéantir la paix si chèrement acquise, de contrarier la dynamique des solutions consensuelles obtenues au niveau national et de miner nos efforts de développement », déclarait-il.[

Et de poursuivre: « au Kasaï, une milice mystico-tribale se servant de la population civile, dont des enfants, comme bouclier humain et s’attaquant aux personnes et aux édifices publics qui symbolisent l’autorité de l’Etat, a ainsi semé la terreur, procédant notamment à la décapitation d’agents de l’ordre, d’agents de la Commission Electorale Nationale Indépendante ainsi que des autorités administratives et coutumières ».

MAINTENIR « KABILA » AU POUVOIR

En fait, le Président hors mandat congolais tente de diluer les reproches formulés à son égard par la « communauté internationale » suite à l’usage excessif de la force à l’encontre des populations non-armées au Kasaï Central dont des femmes et des enfants.
Dans sa quête de la consolidation de la thèse du terrorisme, « Kabila » a échafaudé un prétendu assassinat de 40 policiers « par décapitation ». L’opinion congolaise attend toujours de connaitre l’identité des victimes et le numéro matricule.

En fait, cette annonce spectaculaire devait « conditionner » l’opinion tant nationale qu’internationale avant la « découverte », le 23 mars, des corps sans vie des enquêteurs du Conseil de sécurité Zaida Catalan et Michaël Sharp. Un double crime imputé aux « miliciens Kamuina Nsapu ». Et pourtant, les deux experts se trouvaient au Kasaï pour enquêter sur les allégations faisant état de graves violations des droits de l’Homme dans le chef de la force publique.
Durant le séjour de l’Ambassadeur américain Nikki Haley, les Kinois ont vécu une scène digne d’un film policier de série B. En plein boulevard du 30 juin – les Champs Elysées du Congo-Kinshasa -, un véhicule poursuit un autre. Des tirs sont échangés. Qui tirait sur qui? Mystère. C’était le 26 octobre. Selon des sources sécuritaires, il s’agissait d’une « mise en scène » orchestrée par la « direction action » de l’Agence nationale de renseignements (ANR). But: convaincre la diplomate américaine que le terrorisme existe bel et bien dans l’ex-Zaïre.
Revenons à Semuliki. Des analystes notent que c’est la troisième fois que les casques bleus de nationalité tanzanienne sont visés dans le Territoire de Beni. Ils n’excluent pas que ces agressions répétées aient un lien avec les « relations exécrables » existant entre le Tanzanien John Magufuli et le Rwandais Paul Kagame. Les deux chefs d’Etat se détestent « chaleureusement ».
Un politologue joint dimanche soir à Kin avance une thèse qui est loin d’être risible: « Le maintien de Joseph Kabila à la tête de notre pays est une question existentielle pour l’actuel maître de Kigali. Tous les moyens sont bons. L’attaque de la Base opérationnelle de la Monusco apparait clairement comme l’œuvre des ‘super faucons’ du premier cercle du pouvoir kabiliste. L’ombre du ‘général’ Muhindo Akili, alias Mundos, apparait en filigrane »…"



"Nord-Kivu : coup fourré contre la Monusco ou les élections ?"
° http://www.lephareonline.net/nord-kivu-coup-fourre-contre-monusco-elections/
Après avoir perdu deux casques bleus tanzaniens, le 9 octobre 2017, à la suite d’une attaque imputée aux rebelles ougandais ADF, la Monusco vient de subir un nouveau coup dur le vendredi 8 décembre, avec la perte de 15 soldats dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, sous la signature présumée du même groupe armé. Cette fois, cinq éléments des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), sont comptés parmi les morts.
Au-delà de la compassion et de l’indignation que suscite ce triste feuilleton au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale, des questions s’entrecroisent dans nombreux esprits.

On veut savoir, notamment, pourquoi des rebelles ougandais qui ont choisi comme base arrière le territoire congolais pour combattre le régime de Yoweri Museveni laissent leur pays tranquille pour ne troubler la paix qu’au Nord-Kivu, mettant à mal les forces onusienne et congolaise. C’est le lieu de rappeler que la mission principale de l’une et l’autre est d’éradiquer les forces négatives qui écument cette partie de la RDC. Mais lorsqu’une nébuleuse du genre ADF, au lieu de disparaître de la scène ou d’être sur la défensive, se permet de porter des attaques contre deux armées supposées solidement implantées sur le terrain, cela fait penser à une stratégie visant apparemment à installer la peur au sein des troupes congolaises et onusiennes. Mais, dans le fond, on pense que l’ADF ainsi que la multitude de forces négatives en activité dans l’Est du pays sont instrumentalisées pour rendre ingouvernable cette partie de la République, ce qui, naturellement, bloquerait la machine électorale.
En effet, si le Nord-Kivu ou une autre partie de la RDC n’est pas en paix, cela obligerait le gouvernement congolais à modifier automatiquement l’ordre des priorités définies dans le budget national pour l’exercice 2018. Au lieu du financement des élections, c’est l’effort de guerre, comme on dit, qui devrait passer en tête. Mais qui est derrière les rebelles ougandais pour leur faire jouer le rôle de perturbateurs à la fois de la paix et, partant, du processus électoral ?

Les Nations Unies interpellées

Au regard de l’enjeu caché de l’engagement des combattants ADF dans le schéma de la déstabilisation de la Monusco, il va de soi que les Nations Unies devraient se sentir interpellées, aussi bien comme accompagnatrices des FARDC dans les opérations de traque des forces négatives sur l’ensemble du pays, que sentinelle du processus électoral, du moins dans son volet sécuritaire. En principe, avec ses 20.000 hommes, agissant sous le Chapitre VII, appuyés par la Brigade Spéciale d’Intervention, couverts par des drones et des hélicos de combat, elle devrait être en mesure de prendre facilement le dessus face à une milice sous équipée et comptant moins de 500 hommes. Que se passe-t-il pour que la Monusco se mette subitement à encaisser des coups mortels, alors que c’est elle qui devait envoyer régulièrement les ennemis de la paix au tapis, en recourant aux « frappes chirurgicales ?

On ne va pas affirmer qu’elle ne fait pas correctement le boulot. Cependant, elle devrait éviter d’afficher des attitudes de nature à pousser certains observateurs à la soupçonner d’être distraite, de laisser faire. Les images en circulation libre sur les réseaux sociaux, montrant de petits porteurs atterrir régulièrement sur les pistes de l’Est et répartir avec des cargaisons des mines vers les pays limitrophes risquent de faire croire à l’entretien d’un business dont certains membres de ses contingents se rendraient peut-être complices. On attend des troupes onusiennes une présence militaire sur le terrain qui favorise le retour effectif de la paix durable et la sécurisation du processus électoral, afin de permettre la RDC de redevenir un « pays normal », à travers des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées, à tenir dans les délais à présent connus de tous. En 1960, avec des effectifs et des moyens d’intervention limités, les Nations Unies avaient mis fin au chaos en l’espace de 3 ans. Pourquoi cela dure-t-il presque dix ans aujourd’hui ? A qui profiterait l’affaiblissement de la Monusco ?"



"RDC : 7 questions sur la mort des casques bleus à Béni
° https://afrique.lalibre.be/12033/rdc-7-questions-sur-la-mort-des-casques-bleus-a-beni/
Dans la nuit du 7 au 8 décembre, 15 casques bleus tanzaniens ont trouvé la mort dans l’attaque de leur campement situé dans la région de Béni (Nord-Kivu). Une attaque attribuée aux ADF, une milice islamiste venue d’Ouganda.

Trois jours après ce que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a qualifié de « pire attaque de l’histoire récente des Nations Unies », les circonstances de cette attaque demeurent floues et les questions bien plus nombreuses que les réponses.
Selon Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint en charge des opérations de maintien de la paix aux Nations Unies, qui s’exprimait ce dimanche 10 décembre sur les ondes de RFI, « l’attaque était manifestement préparée et orchestrée ». Un des membres du staff des Nations unies en RDC a expliqué à Lalibreafrique.be que l’on était « toujours sans nouvelle de trois casques bleus tanzaniens et qu’une cinquantaine ont été blessés » dans « une attaque massive lors de laquelle les assaillants ont pratiquement complètement rasé le camp. Ils étaient nombreux et disposaient d’un arsenal qui allait du lance-roquette à la machette ». Mais le cadre de l’Onu n’ira pas plus loin.
Un militaire, ancien haut gradé congolais, est plus loquace et s’interroge sur la finalité de l’attaque et sur l’absence de réponse « à tous niveaux ».  Sept questions à ce militaire, aujourd’hui en exil.


  • Pourquoi cette attaque des ADF ?
    Je ne comprends pas cette attaque. Ce que l’on présente comme les ADF ne sont qu’un groupuscule militairement guère plus aguerris que les Maï Maï. Ils ne se sont jamais attaqué aux casques bleus jusqu’ici. Ils ne s’en sont même jamais réellement pris à l’armée congolaise, c’est dire si on est loin des supercombattants capables a priori de s’attaquer à un camp de casques bleus. Comment sont-ils entrés dans ce camp ? Comment ont-ils pu faire face à découvert à des militaires ? On va dire que ça pose question.

  •  Pourquoi l’absence de réaction des autres cams de la Monusco ? 
    A en croire les différents témoignages que j’ai lus ou qui me sont revenus de mes anciens camarades qui sont dans la région, l’attaque a duré toute la nuit. Comment expliquer que personne dans l’Etat-major des Nations unies se soit inquiété du silence ? Les moyens de communication ont visiblment été ciblés dès le début de l’attaque. Un élément qui jette encore un peu plus le trouble sur l’identité des agresseurs. Les Tanzaniens ont été injoignables dans les minutes qui ont suivi le début de l’attaque, l’info vient de la structure de la Monusco et, pourtant, ils ne sont intervenus qu’au petit matin. Ils ont des hélicoptères qui pouvaient être sur la zone en trente minutes. Mais personne n’a bougé. Cela aussi, sa pose question.

  • Il y avait un camp de l’armée congolaise pas trop loin…
    Il se trouverait à un peu moins d’un kilomètre. Mais ces hommes ne disposent peut-être pas du matériel pour pouvoir intervenir en pleine nuit. Il fait très noir quand le jour est tombé. Et il tombe sur le coup de 18 heures. Le plus surprenant, c’est la confusion qui règne encore autour du rôle de l’armée congolaise. La Monusco a annoncé la mort de 5 soldats congolais. L’Etat-major congolais parle d’un blesé et de plus de 70 assaillants abattus. Il faut qu’ils se mettent d’accord, ça fait désordre. Si la Monusco annonce la mort de 5 militaires congolais, c’est que ses hommes ont relevé cinq cadavres qui portaient des tenues militaires congolaises. Peut-être étaient-ce des ADF déguisés en militaires congolais. Espérons que ce ne soit pas l’inverse…

  •   Que sont devenus les trois militaires tanzaniens disparus ? 
    C’est une question importante, ils ont peut-être pu se cacher et ils ont peut-être des choses très intéressantes à raconter. Je vois mal les assaillants détruire tout sur leur passage et emmener trois prisonniers, cela n’aurait pas de sens. Si tant est, je vous l’accorde, que l’on puisse dire que cette attaque a un sens.

  • Mission d’enquête indépendante ?
    J’espère que cette fois les Nations Unies taperont du poing sur la table et forceront l’envoi rapide d’une commission d’enquête internationale et indépendante. Il ne faut pas tergiverser. Il ne faut pas répéter les erreurs commises lors de la mort des deux experts de l’Onu au Kasaï. Là aussi, dès les premières heures, à en croire les versions « autorisées » , on connaissait les responsables, vidéo à l’appui. Finalement, on n’est plus sûrs de rien… officiellement. Mais Kinshasa s’est opposé à l’envoi d’une vraie commission d’enquête indépendante et tout le monde connaît déjà les résultats d’une enquête qui ne vise qu’à chercher des boucs émissaires et à laver le pouvoir en place.

  •   ADF sur la liste des groupes terroristes…
    Sassou Nguesso, Kabila et Lourenço se sont retrouvés ce samedi à Brazzaville, ils ont condamné cette attaque et demandé que les ADF soient placés par la communauté internationale sur la liste groupes terroristes… Je ne comprends pas. Soit, nos trois présidents et leurs conseillers ont dormi trop longtemps, soit ils voulaient enregistrer un résultat rapide, car cette décision avait été prise la veille. Idem pour les Kamuina Nsapu et les LRA.

  •  A qui profite le crime ?
    A la place des ADF, pourquoi perpétrer cette attaque ? Que peuvent-ils espérer ? Rien ! Ils ont gagné d’être placé désormais sur la liste des groupes terroristes alors que cela fait près de vingt ans qu’on parle d’eux, sans qu’ils aient eu à subir les foudres internationales. Ils n’ont rien à espérer et se mettent en danger inutilement… S’ils sont bien derrière cette attaque. Dans les rangs de la Monusco, je peux vous assurer qu’on est très prudent quand on évoque l’identité des agresseurs."



"A Beni, des morts qui posent question
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2017/12/10/a-beni-des-morts-qui-posent-question/
A Beni, Le plus grave assaut contre l’ONU (15 morts) pose question
Les jeunes de la ville de Beni haussent le ton : ils ont appelé à une opération Ville Morte lundi et mardi et réclamé la démission du maire de la ville, du commandant de la police et de l’armée qu’ils accusent d’avoir été incapables d’établir la sécurité et de prévenir la pire attaque jamais menée contre la Monusco depuis son déploiement au Congo.

Le bilan de l’attaque menée jeudi soir contre un camp de militaires tanzaniens installé le long de la rivière Semliki est très lourd : quinze Casques bleus tués, une cinquantaine de blessés, trois disparus. De New York jusque Kinshasa tous les responsables onusiens ont exprimé leur indignation, leur volonté de réagir énergiquement, en coordination avec les forces congolaises. Mais sur place, au-delà de la colère et de la peur, bien des questions se posent. Alors que l’attaque a été officiellement attribuée à des rebelles musulmans d’origine ougandaise la violence de l’assaut a surpris tous les observateurs. Alors que le contingent tanzanien est l’un des plus motivés au sein des forces onusiennes, il a été surpris par une attaque menée avec un armement inhabituel : des mitrailleuses lourdes, des grenades d’assaut. Mais surtout, les assaillants ont déployé des capacités opérationnelles qui cadrent mal avec la réputation de rebelles qui, depuis vingt ans, campent dans le parc des Virunga où ils exploitent l’or gisant dans la rivière Semliki, qu’ils commercialisent en Ouganda avec la complicité de commerçants locaux.

C’est en 2014 que ces « rebelles résiduels » globalement qualifiés d’ADF Nalu (Allied democratic forces), un mouvement d’opposition au président ougandais Museveni, sont passés à la vitesse supérieure lorsque l’armée congolaise, par l’opération Sukola 1, a entrepris de les réduire par la force et de les chasser de leurs bastions. Les massacres de civils se sont alors succédé dans la région de Beni et même dans la ville, faisant plus de 800 morts. Depuis quelque temps cependant, c’est la force onusienne elle-même qui est visée, comme si les assaillants, provoquant de lourdes pertes, souhaitaient précipiter son départ à l’instar de ce qui s’était passé au Rwanda en 1994 après la mort des dix casques bleus belges.
Comme au Rwanda à l’époque, l’inefficience des troupes onusiennes, recourant beaucoup trop tard aux hélicoptères de combat, a frappé les observateurs. La nationalité des Casques bleus attaqués pose également question : les Tanzaniens sont les plus aguerris et les plus populaires des soldats de la paix et ils font partie d’une force africaine de 3000 hommes qui avaient été fournis par le Malawi, l’Afrique du Sud et la Tanzanie pour aider Kinshasa, en 2012, à vaincre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.

Or aujourd’hui, Human Rights Watch assure que des éléments du M23, réfugiés en Ouganda, seraient employés par les autorités congolaises et intégrés dans l’armée pour réprimer les manifestations populaires ! Ces recoupements étayent la première des hypothèses, avancée parmi les milieux de l’opposition congolaise, selon laquelle l’attaque de la base de Casques bleus ressemblerait plus à une opération visant le noyau dur de la force onusienne afin qu’elle quitte le pays.
Mais par ailleurs, les ADF représentent une menace croissante qui monte en puissance : selon le journaliste congolaise Nicaise Kibel Oka, le mouvement, jadis originaire d’ Ouganda, a été rejoint par des recrues venues du Burundi, du Kenya, de Somalie, de Tanzanie et du Soudan, auxquelles se sont ajoutés de jeunes Congolais recrutés dans les nombreuses mosquées qui se sont ouvertes dans l’Est du Congo. Ces rebelles se réclament de la « Muslim Defense International » un mouvement musulman radical fondé par Jamil Mukulu, aujourd’hui détenu en Tanzanie. Leur camp de base, installé dans le parc des Virunga, s’appelle « Madina » en référence à la ville sainte de Medine, et il était précisément la cible des opérations de la force onusienne…"



"Malgré le massacre des Casques bleus à Beni, la Tanzanie reste engagée dans la lutte contre les ADF"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/11/actualite/politique/malgre-le-massacre-des-casques-bleus-beni-la-tanzanie-reste-engagee
° http://www.rfi.fr/afrique/20171211-tanzanie-determinee-combattre-monusco-est-rdc-mort-casques-bleus
° https://actualite.cd/2017/12/11/beni-larmee-tanzanienne-confirme-determination-de-hommes-a-continuer-combat/
° http://www.jeuneafrique.com/501023/politique/tanzanie-les-corps-des-casques-bleus-tues-en-rdc-rapatries-mardi-ou-mercredi/

"Beni : hommage rendu aux casques bleus tués par des présumés rebelles ADF"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/11/actualite/securite/beni-hommage-rendu-aux-casques-bleus-tues-par-des-presumes-rebelles
° http://www.rfi.fr/afrique/20171211-rdc-hommage-ceremonie-monusco-14-casques-bleus-tanzaniens-tues
° https://actualite.cd/2017/12/11/beni-commandant-de-3eme-zone-de-defense-a-participe-aux-hommages-rendus-a-beni-aux-casques-bleus-tues/

"De nombreuses réactions de réprobation à l’attaque de la base de la MONUSCO à Beni"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/11/actualite/securite/de-nombreuses-reactions-de-reprobation-lattaque-de-la-base-de-la
° https://www.radiookapi.net/2017/12/10/actualite/politique/attaque-de-la-base-de-la-monusco-le-rcdkml-plaide-pour-une-enquete
° https://www.radiookapi.net/2017/12/11/actualite/securite/attaque-de-la-base-de-la-monusco-la-menace-adf-est-toujours-presente

" Attaque contre la MONUSCO: étrange silence de Kinshasa, la colère de la Tanzanie"
° https://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/12/11/attaque-contre-monusco-etrange-silence-de-kinshasa-colere-de-tanzanie.html
"Beni : les agresseurs des casques bleus portaient la tenue des FARDC"
° https://afrique.lalibre.be/12042/beni-les-agresseurs-portaient-la-tenue-de-fardc/

"15 casques bleus tués à Beni : « Tout sera mis en œuvre pour que ces choses ne se produisent plus jamais » (Claude Nyamugabo)"
° https://actualite.cd/2017/12/11/15-casques-bleus-tues-a-beni-sera-mis-oeuvre-choses-ne-se-produisent-plus-jamais-claude-nyamugabo/

° http://www.congoactuel.com/attaque-de-la-base-de-la-monusco-la-menace-adf-est-toujours-presente-selon-juvenal-munubo/
° http://www.rfi.fr/emission/20171211-david-gressly-monusco-beni-casques-bleus

Compatriotiquement


# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 12/12/2017, 10:00 pm

"REVUE DE PRESSE AFRIQUE
A la Une: qui a tué les casques bleus à Béni ?

° http://www.rfi.fr/emission/20171212-une-tue-casques-bleus-beni

 
Des soldats des Forces de défense du peuple tanzanien transportant le cercueil de l’un des quatorze casques bleus tanzaniens tués à Beni, en RDC, arrivés, ce lundi 11 décembre 2017, à la base aérienne d’Ukonga, à Dar es-Salaam, en Tanzanie. AFP 

La question hante les esprits en RDC et au-delà des frontières du pays après l’attaque meurtrière en fin de semaine dernière de la base de Semuliki dans la région de Beni, dans le nord-est de la RDC.
Hier, une cérémonie d’hommages aux Casques bleus tanzaniens a eu lieu à Béni, rapporte le site d’information congolais Actualité.CD. On peut voir en photo 14 cercueils recouverts des drapeaux congolais et tanzaniens. Au-delà de l’émotion et de l’indignation, la presse congolaise s’interroge. Est-ce bien les rebelles ougandais des ADF qui ont mené cette attaque ? « On veut savoir, notamment, s’interroge Le Pharepourquoi des rebelles ougandais qui ont choisi comme base arrière le territoire congolais pour combattre le régime de Yoweri Museveni, laissent leur pays tranquille pour ne troubler la paix qu’au Nord-Kivu, mettant à mal les forces onusienne et congolaise. (…) Les ADF ainsi que la multitude de forces négatives en activité dans l’est du pays ne seraient-elles pas instrumentalisées pour rendre ingouvernable cette partie de la République, ce qui, naturellement, bloquerait la machine électorale ? ».

Les FARDC impliquées ?

Le site d’information Afrikarabia, spécialisé sur la RDC relève également : « Plusieurs questions restent sans réponses, notamment sur la lenteur de la riposte des Casques bleus (dont l’hélicoptère n’est intervenu que le vendredi matin), et des soldats congolais des FARDC (dont un poste militaire se trouve à 500 mètres de la base des casques bleus tanzaniens). (…) Autre fait troublant, alors que les attaques imputées aux ADF contre les populations civiles se font avec des armes sommaires (des machettes et des couteaux), l’assaut de la base militaire de Semuliki s’est effectué à l’arme lourde, notamment au moyen de lance-roquettes. Le camp des casques bleus a d’ailleurs été partiellement détruit. La singularité de cette attaque remet donc sur la table les soupçons de collusion entre certains groupes armés, dont les fameux ADF, avec des militaires congolais de l’armée régulière. »

Des soupçons relayés par Le Potentiel à Kinshasa, qui cite une source militaire congolaise : « les assaillants se sont présentés sur le coup de 17 heures devant les portes du camp de la Monusco. Et ils sont entrés sans être inquiétés, affirme cette même source, parce qu’ils portaient la tenue des militaires congolais. Les Tanzaniens ne se sont pas posé de questions, poursuit-elle. Les militaires congolais venaient tous les jours chercher leur ration de nourriture. Dès qu’ils sont entrés dans le camp, les assaillants se sont rués vers le centre de communication qu’ils ont fait sauter. Ils savaient visiblement exactement où tout se trouvait, continue notre interlocuteur. L’attaque a immédiatement commencé et aurait duré jusqu’à 20 heures. ». Le Potentielcommente ensuite : cette « version explique à la fois la facilité avec laquelle les assaillants sont entrés et les divergences sur le nombre de victimes du côté des soldats congolais. Une question subsiste, s’interroge encore le journal : pourquoi les "vrais" soldats congolais ne sont-ils pas venus chercher leurs rations ce jeudi ? »

Visées politiques ?

Dans la presse ouest-africaine, on s’interroge également. Ainsi se demande Aujourd’hui à Ouaga, « pourquoi 30 minutes après l’attaque, les Tanzaniens restaient-ils désespérément injoignables ? Comment expliquer ce qui ressemble à une passivité des FARDC dont le camp était situé à quelques jets de pierre de celui de la MONUSCO ? La MONUSCO a-t-elle été mise au parfum de cette attaque comme le laissent croire certains ? Quoi qu’il en soit, circonspection, colère, réprobation et souvent résignation animent Béni la martyre, Béni la souffre-douleur des ADF, lassée d’enterrer ses fils, fatiguée d’entendre les autorités congolaises ânonner la même antienne : "les FARDC sécurisent la zone". »
Et L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, de hausser le ton : « cette insécurité endémique ne traduit-elle pas l’incapacité d’un pouvoir plus préoccupé à s’éterniser aux affaires qu’à implémenter une gouvernance vertueuse dans ce pays grand comme presque dix fois le Burkina, qui a tout pour être développé, tout sauf l’essentiel : un leadership éclairé et responsable (…) ? Le plus grave, s’exclame encore L’Observateurc’est que le chef de l’État, incapable d’organiser une élection depuis un an, pourrait exciper de cette insécurité généralisée pour justifier son maintien au pouvoir envers et contre tous. » "



"L’attaque des casques bleus à Beni : La revanche rwandaise sur les troupes tanzaniennes ? – JJ Wondo"
° http://desc-wondo.org/fr/lattaque-des-casques-bleus-a-beni-la-revanche-rwandaise-sur-les-troupes-tanzaniennes/
L’attaque des casques bleus à Beni : La continuation de la guerre rwando-tanzanienne en RDC ?

L’attaque menée le 7 décembre 2017 contre un casernement des casques bleus tanzaniens a occasionné quinze tués du côté tanzanien, 59 blessés et trois disparus dans les rangs des FARDC et des casques bleus. Les assaillants ont ciblé une base de la MONUSCO tenue par un contingent tanzanien à Semuliki, selon des sources onusiennes, qui ajoutent que les combats ont duré trois heures. Cette attaque est consécutive à une précédente attaque des casques bleus tanzaniens le 9 octobre 2017 lors d’un assaut contre une base de la MONUSCO à Mamudioma, toujours dans le territoire de Beni.
Ces attaques, d’une extrême violence, avec les armes lourdes, illustrent la situation volatile et très instable dans laquelle la RD Congo se trouve depuis que le mandat présidentiel constitutionnel de Joseph Kabila a expiré le 19 décembre 2016. Cette situation risque de se détériorer davantage si rien n’est fait pour trouver des solutions politiques et sécuritaires pragmatiques et durables adaptées au contexte particulier de la crise institutionnelle généralisée congolaise avec des autorités illégitimes.

Mais au-delà des enjeux internes de cette crise, comme nous le mentionnons souvent, un des grands aspects de la crise généralisée en RD Congo trouve ses motivations dans les facteurs exogènes. Cette approche semble malheureusement souvent minimisée par bien des analystes lorsqu’ils abordent la problématique de la crise congolaise de ces deux dernières décennies. Une crise qui trouve principalement son élément catalyseur dans les guerres imposées et subies par la RD Congo par des acteurs internationaux, multinationaux, transnationaux et dans les enjeux des acteurs de proxys régionaux.
La thèse d’une déstructuration de l’est de la RDC, suivie d’un chaos relatif ou prononcé, c’est-à-dire la stratégie du désordre ordonné[1], dans un pays à la dérive, accompagné de pillages de ses ressources naturelles par les Africains eux-mêmes ou par les acteurs multinationaux étrangers reste constamment présente. Ce désordre ordonné, voulu par certains acteurs régionaux, vise le maintien de la RDC dans un état d’instabilité politique permanente dans les stratégies géoéconomiques de captation des richesses congolaises par l’établissement d’une « économie de guerre », bénéfique aux ‘nouveaux prédateurs’.

La présente analyse, sans avoir la vocation de déterminer les éléments factuels de la récente attaque des casques bleus, qui est loin d’être isolée à une affaire purement congolaise,  tente plutôt de ressortir les éléments de sa compréhension en les inscrivant dans un cadre conceptuel géopolitique régional. L’objectif est de donner un cadre de réflexion beaucoup plus large qui pourrait servir de matrice aux enquêteurs chargés d’élucider cette attaque. L’analyse livrera également les premières informations brutes reçues par DESC autour de cette attaque.

La Tanzanie, fer de lance de la défaite du M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda

La défaite en novembre 2013 du M23, une rébellion soutenue explicitement par le Rwanda et l’Ouganda, l’a été grâce notamment à l’action déterminante de la brigade d’intervention de la MONUSCO[2] au sein de laquelle le bataillon de la force spéciale tanzanienne a joué un rôle décisif. Pour rappel, cette brigade, constituée d’environ 3069 hommes et composée de 1345 Sud-Africains, 1247 Tanzaniens et des Malawites, avait été créée par la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU du 28 mars 2013. Elle était dotée d’un mandat offensif en soutien aux FARDC contre les groupes armés négatifs sévissant dans l’est du pays, dont le M23.
La première chose à relever est que les tractations sur la formation de cette force furent laborieuses. Le Rwanda et l’Ouganda ont tenté par tous les moyens de dissuader voire d’intimider les Etats de la SADC, organisation contributrice de cette force, à fournir des troupes à cette brigade. Il paraît dès lors clair que la participation des soldats tanzaniens, voisins du Rwanda, n’était pas très appréciée par Kagame pour qui la présence de cette unité, mettait en difficulté ses ambitions hégémoniques en RD Congo.

La Tanzanie, cible du Rwanda, dans une guerre de leadership régional et dans un contentieux ethnique

Déjà, lors de l’offensive finale contre le M23, les unités tanzaniennes ont particulièrement été prises pour cible par le M23 appuyé par l’armée rwandaise. Et nous avions bien décrit ce contentieux dans un article intitulé : « Désemparé, le M23 veut pousser le Rwanda et la Tanzanie à l’escalade militaire »[3].
Dans cet article, nous avons mis en évidence l’escalade verbale entre les présidents rwandais, Paul Kagame, et tanzanien de l’époque, Jakaya Kikwete, lorsque la Tanzanie avait consenti d’envoyer ses troupes au sein de la brigade d’intervention. Porte-voix de son géniteur, le Rwanda, le M23 est allé même menacer les pays contributeurs de la brigade d’intervention en promettant l’enfer à leurs troupes. Cela n’a pas été du goût du président tanzanien, qui ayant compris la manœuvre du M23 téléguidé depuis Kigali, a exigé au Rwanda et à l’Ouganda d’ouvrir un espace politique de dialogue avec leurs rébellions respectives installées en RDC. Ce que le Rwanda a considéré comme un sacrilège. La Tanzanie avait en outre expulsé des réfugiés rwandais au motif qu’ils étaient des illégaux[4]. Depuis, c’est le grand jeu de je t’aime moi non plus entre Kagame et Kikwete, au moment où la Tanzanie s’imposait comme un Etat-pivot[5] de la politique régionale des Etats-Unis en Afrique des Grands-Lacs, au détriment du couple Ougando-rwandais.





C’est ainsi que, par exemple, en juillet 2013, après les premières défaites militaires du M23, les chefs de ce mouvement avaient exhibé la carte et les photos d’un militaire tanzanien du nom de Christopher George Yohana, capturé lors des combats, dans une stratégie de guerre médiatique. Celle-ci visait à heurter la sensibilité de  l’opinion publique tanzanienne afin de faire pression sur leur président pour qu’il retire ses troupes de la RDC. La même stratégie, sûrement, derrière l’attaque du 7 décembre dernier qui a causé la mort des 15 casques bleus tanzaniens.
Par ailleurs, dans le cadre de l’info-guerre entre le Rwanda et la Tanzanie, Paul Kagame, dans une allocution tenue le 30 Juin 2013 devant la jeunesse Rwandaise sur la culpabilité des jeunes Hutu tenus pour responsables des crimes commis par leurs parents, s’est permis de s’attaquer au Président Tanzanien, Kikwete, en ces mots d’abord en Kinyarwanda : « Ces gens [le président tanzanien Jakaya Kikwete] vous venez d’entendre prendre langue avec les Interahamwe et FDLR et exhortant des négociations … des négociations ? Moi, je n’ai même pas à discuter de ce sujet, parce que [s’exprimant ensuite en anglais pour que Kikwete le comprenne clairement] « je vais t’attendre » [le président tanzanien Jakaya Kikwete] à la bonne place et je vais te frapper! Il [le président tanzanien Jakaya Kikwete] ne méritait pas ma réponse. Je ne perds pas mon temps à lui répondre … c’est bien connu. Il y a une ligne qu’il ne faut jamais franchir. C’est impossible … de négocier avec les FDLR ».

Mais, la réponse du berger à la bergère ne s’était pas fait attendre. Jakaya Kikwete avait directement réagi avec fermeté en swahili cette fois-ci [pour que Kagame le comprenne bien et les analystes apprécieront cette rhétorique diplomatico-belliqueuse] en prévenant Kagame qu’il sera frappé comme un gamin.
Voilà une passe d’armes diplomatiques qui continue à avoir ses effets sur le terrain militaire congolais où les deux pays continuent de se livrer une guerre à distance par procuration. Surtout que le Rwanda accuse également la Tanzanie d’être le soutien de Pierre Nkurunziza dont la stratégie de maintien au pouvoir s’accompagne également d’une sorte de chasse aux sorcières aux Tutsi-burundais, accusés principalement d’être en intelligence avec le Rwanda pour le renversement de son régime.
Comme on le sait, Nkurunziza est en conflit quasi ouvert avec Paul Kagame. Les rapports entre les deux présidents, amis opportunistes d’hier, sont exécrables. Les deux présidents en sont même au stade de la confrontation militaire. En effet, dans un discours de Nkurunziza en Kirundi (langue qui ressemble au kinyarwanda), à propos de la tentative de putsch manqué mené en 2015 par le général tutsi Niyombare, il désigne un instigateur (qui n’est rien d’autre que son voisin du nord, Kagame). Et il dit que ce qui s’est passé ne doit pas se reproduire. Il a même déclaré que si le Rwanda ose menacer le Burundi, c’est au Rwanda que va se dérouler la guerre[6].

La fausse thèse des ADF, démontée par DESC dès le début des massacres, pour justifier les attaques de Beni 

Point n’est besoin de mentionner que dès la reprise des attaques à Beni, après le décès suspect du général Lucien Bahuma, commandant de l’Opération Sukola2 contre les ADF (Allied Defense Forces, Forces démocratiques alliées), DESC a été le premier, preuves techniques et matérielles à l’appui, à réfuter la piste terroriste des ADF. Nos analyses ont été confortées notamment par le rapport (novembre 2014) de la mission parlementaire d’information et de réconfortdes populations de Beni et environs sur les tueries du 02 au 21 octobre 2014. Ce rapport avait entre autres relevé les constats suivants :


  • Difficulté de se battre contre un ennemi non encore identifié, quand bien même il serait vaguement qualifié d’ADF ;
  • Immobilisme ou inaction de la MONUSCO face aux tueries alors que ses éléments sont postés non loin des lieux des drames ainsi interprété par la population comme une complicité.


Le rapport du Groupe d’étude sur Congo (GEC) nous a emboité le pas en remettant méthodiquement en cause, sur base d’une enquête minutieuse menée sur le terrain, la version de la thèse défendue publiquement par la MONUSCO et le gouvernement congolais. Ces derniers ont toujours déclaré publiquement que les massacres sont l’œuvre des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF)[7].
Pourtant, un rapport du Bureau des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH), publié en mai 2015, avait déjà indiqué que les FARDC avaient participé à des massacres conjointement avec des ADF[8]. Il s’agissait notamment des régiments ex-CNDP, composés majoritairement d’anciens rebelles tutsis du CNDP, autrefois soutenus par le Rwanda. En effet, selon les informations que j’ai vérifiées sur le terrain, les 808ème, 809ème et 1006ème régiments d’infanterie, impliqués dans les massacres de Beni selon ces rapports, sont en majorité des unités ex-CNDP intégrées  au sein des FARDC durant la période préélectorale de 2011. A titre de rappel, le CNDP fut un allié politique et électoral de Kabila et membre de l’AMP, devenue la MP, durant les élections de 2011. Le 808ème régiment d’infanterie était déployé dans le grand nord sur l’axe Beni-Lubero. Ce régiment a opéré dans l’opération Sokola 2 contre les FDLR à Kitchanga, dans le Masisi[9].

Les mêmes régiments, selon les informations recueillis par DESC, sont des assaillants qui ont tué les casques bleus tanzaniens dans l’est de la RD Congo, le 5 mai 2015. D’autant que cette attaque, selon nos sources militaires sur le terrain, s’est déroulée dans une zone d’où les ADF avaient été chassées en avril 2014. La zone d’attaque des casques bleus tanzaniens était une zone sous contrôle des régiments ex-CNDP intégrés dans les FARDC[10]. Cette information été confirmée par les conclusions des experts des Nations unies.

Fait curieux de cette attaque, il s’est fait que dans leur riposte, les forces spéciales tanzaniennes, appuyées par un groupe d’éléments des FARDC n’étant pas proches de Mundos, ont tué les colonels FARDC Innocent Binombe et Richard Mungura.  Pour rappel, le colonel Richard Mungura était un tutsi, ex-membre du RCD-Goma. Il fut responsable de la police militaire dans l’ex-Province orientale sous la rébellion RCD-Goma et a fait l’objet de plusieurs rapports d’experts de l’ONU, notamment dans la répression brutale des soldats congolais du RCD qui se sont mutiné en mai 2002 à Kisangani[11]. Des sources militaires FARDC nous avaient également confirmé le décès du colonel rwandophone Binombe lors du même raid des forces spéciales tanzaniennes contre les présumés ADF. Selon une source militaire formelle : « le colonel Innocent Binombe est bien mort à Beni, surpris par l’unité spéciale tanzanienne en pleine action de tuerie et massacre des populations »[12]. Une attaque de trop que les forces tanzaniennes devraient tôt ou tard payer de la part du Rwanda via des unités issues des rébellions qu’il a créées à l’est de la RD Congo.
Outre la participation des régiments ex-CNDP, nos analyses ont également indexé la participation du général Akilimani Muhindo, dit Mundos, bras armé de Joseph Kabila, dans la mise en scène de ces massacres. Ce dernier a installé son poste de commandement à Kamango, d’où il planifie des opérations sécrètes dans le secteur de Beni. L’arrivée du général Mundos à Beni, après le décès du général Bahuma, a coïncidé avec le déclenchement des massacres. Après plusieurs mois de tueries et des rapports l’accusant d’être derrière les tueurs, des voix vont s’élever pour exiger son départ. Il sera muté dans le secteur opérationnel de Kalemie, ex-Katanga, et remplacé à la tête de l’Opération Sukola 1 par le général Marcel Mbangu Mashita, en juin 2015. On a alors observé une accalmie d’environ deux mois. Mais par la suite, le général Mundos a été discrètement ramené dans la région, à Mambasa, et placé aux commandes de la 32ème Brigade mécanisée  et du secteur opérationnel Mambasa-Nyanya-Nyakunde. Les massacres ont repris, les assaillants se repliant dans les zones sous contrôle de ses troupes[13].

L’ONU commence peu à peu à douter de la présence des ADF à Beni, mais DESC conforte sa thèse des assaillants militaires au sein des FARDC

On constate un début de changement de rhétorique dans la désignation des auteurs des attaques à Beni. Alors qu’elle identifié formellement les rebelles ougandais des ADF comme étant responsables de ces attaques, l’’ONU pointe désormais la responsabilité de membres présumés des ADF. Un petit détail qui étale les réserves de l’ONU et qui pourrait vite dévoiler la supercherie communicationnelle montée autour des auteurs de ces attaques à répétition si l’ONU se donne les moyens et la volonté politique de mener une enquête sérieuse et indépendante à laquelle DESC se dit disposé d’apporter son expertise criminologique.
C’est depuis longtemps que DESC ne croit plus à la thèse des ADF. La récente attaque des casques bleus montre clairement que le mode opératoire utilisé par les assaillants, les troupes visées (casques bleus tanzaniens), la puissance de feu utilisée par les assaillants avec des armes lourdes dont disposent a priori les forces armées plus que les rebelles ainsi que la tactique utilisée, renvoient à une minutieuse opération militaire coordonnée et menée par des militaires professionnels auxquels sont impliqués les soldats à la solde du Rwanda et les FARDC. L’analyse balistique et criminalistique poussée de cette attaque peut facilement mener par exemple à la traçabilité des douilles et des munitions utilisées et les types d’armes adaptés à ces douilles. Ce qui peut remonter jusqu’aux vrais détenteurs de ces armes.

Une autre observation primaire de cette attaque remet en cause une attaque des ADF du fait de la durée des combats. Alors que les ADF mènent généralement des actions éclairs et limitées dans le temps, seules des unités de combat militaires, aux prises aux techniques particulières d’attaque offensive, peuvent mener un tel assaut bien ciblé contre des unités (spéciales) bien outillées et entrainées, et tenir plus de trois heures de combat sans décrocher. L’assaut a vraisemblablement été minutieusement préparé et mené par des centaines d’assaillants déterminés, soutenus par des moyens militaires impressionnants et coordonnés par un échelon de commandement militaire professionnel, qui maîtrise tactiquement ce terrain militaire.

Autre fait pouvant dédouaner les ADF est qu’après l’attaque contre le convoi du général Mbangu, le 18 octobre 2017, une première analyse que j’ai livrée était que les militaires FARDC à Beni sont en train d’être décimés par un réseau parallèle opérant à partir de leur propre hiérarchie. J’ai rappelé que les ADF n’existent plus en tant que force militaire organisée depuis que le mouvement a été défait par le général Jean-Lucien Bahuma, en avril 2014. Même à l’époque où ils étaient actifs, les ADF opéraient avec un faible armement et procédaient surtout à des prises d’otages. Ce qui n’est plus le cas des assaillants de Beni depuis octobre 2014, qui utilisent l’arme lourde (fournie par les FARDC) et les méthodes violentes d’attaque similaires à celles des tueurs rwandais. L’ouvrage du coordonnateur de DESC, Boniface Musavuli, « Les Massacres de Beni – Kabila, le Rwanda et les faux islamistes »[14], dévoile le visage des vrais assaillants de Beni. Il décrit les réseaux par lesquels ces tueurs ont été acheminés au fil des mois jusque dans les maquis de Beni, et les complicités dont ils ont bénéficié de la part des autorités de Kinshasa, de Goma et même de Beni[15].
Pour mieux comprendre le visage des vrais assaillants qui se cachent derrière les massacres de Beni et les attaques militaires qui s’y perpètrent, nous vous recommandons la lecture de l’ouvrage de Boniface Musavuli intitulé « Les Massacres de Beni – Kabila, le Rwanda et les faux islamistes ».



Carte de l’ancienne zone d’action des ADF. Source Rapport S/2015/797 du Groupe d’experts de l’ONU du 16 octobre 2015, p. 67.

Les premières informations brutes collectées par DESC

  • L’attaque a été lancée le jeudi 7 avril vers 17h00 contre une position des casques bleus tanzaniens près de la rivière Semliki (voir photos). Une première vague a été repoussée, puis est venue une seconde vague, plus massive et plus déterminée.
  • Notre source, proche du contingent tanzanien, estime à plusieurs centaines les assaillants, vêtus d’uniformes FARDC et venant d’une direction supposée être sous contrôle des FARDC.

« Plusieurs centaines d’assaillants » signifie que l’ennemi disposaient des effectifs plus fournis. A titre de rappel, Les effectifs des ADF (ou ce qu’il en reste), selon les enquêtes de l’ONU, ne dépassent pas une centaine d’individus dispersés, faiblement armés, dépourvus de ravitaillement et sans coordination. Le mouvement n’existe plus en tant que force militaire organisée après les opérations menées en janvier-avril 2014 par les troupes du général Jean-Lucien Bahuma, le successeur du colonel Mamadou Ndala à la tête de l’opération Sukola1. Le leader des ADF, Jamil Mukulu, en compagnie d’une trentaine de fidèles avait disparu de Beni dès février 2014. Il a été arrêté en Tanzanie en avril 2015 puis transféré en Ouganda où, depuis, il se trouve en prison. Ses lieutenants ont été soit tués soit dispersés dans la brousse  où ils sont plutôt sur le qui-vive. Des maquisards dans une situation aussi précaire ne peuvent pas mobiliser des centaines de combattants, les équiper, les discipliner et les mener dans une bataille de plusieurs heures contre une force onusienne.

Fait curieux, mais pas anodin : le contingent tanzanien a bénéficié des renforts de la 31ème brigade des Forces de réaction rapide du général Kalonda. L’unité qui a subi l’attaque des mêmes assaillants le 9 octobre 2017. Les éléments de la task force de la GR, commandés par le Colonel Yves Kitenge sont également venus en renfort des soldats tanzaniens.

Conclusion

Cette attaque marque un tournant dans la violence qui frappe la population de Beni. Au-delà des motivations des planificateurs de l’attaque, il y a un constat implacable : désormais, il n’y a pas que les civils et les militaires congolais qui seront pris pour cible. Même les casques bleus vont être tués, et en grand nombre. C’est le résultat de trois ans de mensonges sur les vrais tueurs de Beni, de recherche de boucs émissaires et de la politique du laisser faire. Cette gradation dans la violence est telle que l’ONU et les partenaires extérieurs de la RDC ne doivent plus laisser pourrir la situation.
La dernière fois qu’on a laissé pourrir une crise, comme à Beni, c’était en Ituri dans les années 2000, et les conséquences furent lourdes pour l’ONU. Le 25 février 2005, neuf casques bleus bangladeshis furent tués par des miliciens près de la ville de Kafé, à 30km au nord-ouest de Bunia. Cette attaque est restée la plus meurtrière pour les soldats onusiens depuis le début de leur mission au Congo. La réaction de la communauté internationale, bien que tardive, fut l’arrestation des seigneurs de guerre locaux et des poursuites à leur encontre devant la Cour pénale internationale (Thomas Lubanga, Germain Katanga, Matthieu Ngunjolo).
Depuis trois ans, la population de Beni, la société civile et DESC réclament une enquête pénale internationale. Il est temps que la Mission onusienne se ressaisisse et implique le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale dans la recherche des commanditaires des crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Beni. Les rapports des experts de l’ONU ont déjà fourni plusieurs noms. Comme en Ituri, l’heure est sûrement venue de délivrer des mandats d’arrêt et de commencer à procéder à des arrestations. Il y va de la crédibilité de l’ONU en RDC.
Jean-Jacques Wondo Omanyundu

]Références et annexe

ANNEXE :
Liste provisoire des soldats tanzaniens tués : Pte Mwichumu ; 2. Pte Hali Haji Ussi ; 3. Pte Hamad Mzee Kamna ; 4. Deogratius Kamili ; 5. Juma Mossi ; 6. Paschal Misingo ; 7. Idd Abdala SMV ; 8. Cpl Issa Khamis ; 9. Pte Shaziri Nyandonde ; 10. Pte Hamad Haji Bakari ; 11. Sgt Makame Abdalah ; 12. Pte Nassor Daud ; 13.Pte Saleh Said Mahembano ; 14. Pte Vuai Mohammed.

[1] Laurent Gayer, « Ni guerre ni paix : guerres sans fin(s) ou désordres ordonnés. », in Nouvelles guerres. L’état du monde 2015, La Découverte, Paris, 2014, pp. 54-67.
[2] JJ Wondo, Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ?, 2ème Ed, 2015, p.75.
[3] JJ Wondo, 25 juillet 2013, in http://desc-wondo.org/fr/desempare-le-m23-veut-pousser-le-rwanda-et-la-tanzanie-a-lescalade-militaire/.
[4] http://desc-wondo.org/guerre-au-kivu-ca-vole-tres-bas-entre-dar-es-salam-et-kigali/.
[5] C’est-à-dire capable de jouer un rôle d’influence et régulateur de puissance à un niveau géopolitique sous régional global.

[6] JJ Wondo, DESC, 3 juin 2015. La crise au Burundi et l’attaque de Goma : La fin de la triple alliance opportuniste Kagame – Kabila – Nkurunziza ? – http://desc-wondo.org/fr/la-crise-au-burundi-et-lattaque-de-goma-la-fin-de-la-triple-alliance-opportuniste-kagame-kabila-nkurunziza-jj-wondo/.
[7] http://congoresearchgroup.org/rapport-qui-sont-les-tueurs-de-beni/?lang=fr.
[8] Le massacre du 8 octobre 2014 à Oicha, par des soldats du 809ème régiment et le massacre de Ndalia dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014 où sept civils avaient été égorgés par des soldats appartenant au 905ème régiment. Cf. Report of The United Nations Joint Human Rights Office on International Humanitarian Law Violations Committed by Allied Democratic Forces (ADF) Combatants in the Territory of Beni, North Kivu Province, Between 1 October and 31 December 2014, mai 2015, § 55 et 56. Lire Boniface Musavuli : Massacres de Beni : Le rapport qui éclabousse les régiments FARDC, 24 mars 2016. http://desc-wondo.org/fr/massacres-de-beni-le-rapport-qui-eclabousse-les-regiments-fardc-b-musavuli/.

[9] Boniface Musavuli : Massacres de Beni : Le rapport qui éclabousse les régiments FARDC, 24 mars 2016. http://desc-wondo.org/fr/massacres-de-beni-le-rapport-qui-eclabousse-les-regiments-fardc-b-musavuli/.
[10] JJ Wondo, Joseph Kabila et le Général « Mundos » créent-ils des faux ADF/Nalu ?, DESC, 13 mai 2015. http://desc-wondo.org/fr/joseph-kabila-et-le-general-mundos-creent-ils-des-faux-adfnalu-jj-wondo/.
[11] Human Rights Watch Août 2002, Vol. 14, No. 6 (A) 11 34. Entretiens avec Human Rights Watch, Kisangani, Kinshasa, Juin-juillet 2002.

[12] JJ Wondo, Les commandos tanzaniens de la Monusco ont-ils tué des éléments FARDC déguisés en ADF à Beni ?, DESC, 18 mai 2015. http://desc-wondo.org/fr/les-commandos-tanzaniens-de-la-monusco-ont-ils-tues-des-fardc-deguisees-en-adf-a-beni-desc/.
[13] B. Musavuli, Massacres de Beni : Ils vont blanchir le général Mundos, DESC, 23 novembre 2017.  https://desc-wondo.org/fr/massacres-de-beni-ils-vont-blanchir-le-general-mundos-b-musavuli/.
[14] L’ouvrage est disponible sur ce lien : https://www.amazon.fr/dp/152170399X.
[15] B. Musavuli, Attaques de Beni : L’ennemi se cache dans l’armée, DESC, 30 octobre 2017. http://desc-wondo.org/fr/beni-lennemi-se-cache-larmee-b-musavuli/.



"L’ATTAQUE MEURTRIÈRE DE LA BASE DE LA MONUSCO RÉVÈLE L’AMPLEUR DES DÉFIS SÉCURITAIRES"
° https://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18335:l-attaque-meurtriere-de-la-base-de-la-monusco-revele-l-ampleur-des-defis-securitaires&catid=86:politique&Itemid=473


"Casques bleus tués en RDC: la Monusco confrontée à de gros «défis» logistiques"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171212-casques-bleus-tues-rdc-monusco-confrontee-defis-logistiques-derrick-mgwebi


"14 Tanzaniens de la MONUSCO tués à Béni : Enième attaque des ADF et moult questions"
° https://www.aujourd8.net/14-tanzaniens-de-monusco-tues-a-beni-enieme-attaque-adf-moult-questions/


"ATTAQUE CAMP MONUSCO : BÉNI LA… MAUDITE"
° http://www.lobservateur.bf/index.php/editorial/regard-sur-l-actualite/item/7077-attaque-camp-monusco-beni-la-maudite


"Attaque contre la MONUSCO : Jean-Yves Le Drian parle de crime de guerre et appelle les autorités congolaises à faire la lumière"
° https://actualite.cd/2017/12/12/attaque-contre-monusco-jean-yves-drian-parle-de-crime-de-guerre-appelle-autorites-congolaises-a-faire-lumiere/

° http://www.rfi.fr/afrique/20171212-rdc-deplaces-autour-beni-inquiets-apres-attaques-arme-lourde
° http://www.rfi.fr/afrique/20171211-rdc-hommage-ceremonie-monusco-14-casques-bleus-tanzaniens-tues

Compatriotiquement!


# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 13/12/2017, 8:06 am

Tout celui qui suit de près le drame devenu endémique de l’Est et s’arrête particulièrement sur les massacres des civils innocents autour de Beni depuis trois ans (environ 1600), est aujourd’hui déboussolé autant qu’il est malheureux de n'en connaître ni les causes exactes ni les auteurs dévoilés en même temps qu'il est impatient de voir les contre-feux efficaces contre ces abominables crimes…

Avec le dernier carnage
, interrogations et non-réponses sont démultipliées, de toute évidence les commanditaires ont voulu imprimer un tournant de plus à cette violence qui frappe la population de Beni mais qui à cet instant à côté de pauvres civils victimes faciles et des militaires Congolais, a ciblé en plus les Casques bleus…
Il est plus que temps qu'à l’Onu et plus généralement dans la CI on se réveille, on cesse de laisser pourrir la situation, la prenant pour un feu-follet exotique de plus : les coupables sont à attraper de suite et à envoyer pourquoi pas à la CPI…
Jadis d'autres furent pris à la légère et même ici et là protégés jusqu'à embraser davantage le climat. Le temps est passé pour faire de même : l'Onu a les moyens de retrouver ces coupables, il lui reste la responsabilité et le courage de passer maintenant à l'acte, d'"éventrer enfin le boa" sans s'encombrer des raisons d'Etat et des "passe-droits diplomatiques" en face de ce génocide qui gonfle....

Qui sont les auteurs de cette tragédie en crescendo ? Sont-ce bien ces fameux rebelles ougandais ADF
dont on sait qu'ils sont plutôt sommairement armés, tuant plus souvent avec des armes blanches et dispersés sans organisation à long terme, agissant sans capacité de coordination ? Ici l’assaut de la base militaire de la Monusco à été opéré à l’arme lourde (lance-roquettes), de façon coordonnée et avec une facilité  des professionnels qui avaient pris le temps de tout préparer et verrouiller, le camp tenu par des militaires aguerris et équipés a été soigneusement rasé…    
Qu’en déduire sinon d’abord qu’on n’était certes pas en face des mêmes ADF, que ces Casques bleus tanzaniens avaient été minutieusement visés et que disais-je on est passé à un degré de planification de la violence au-dessus de ce qui existait jusque-là…

S’il est ainsi évident qu’une telle opération demandant une organisation et un équipement élevés n'a pu être menée par que des hommes autrement plus entraînés, équipés et soutenus, qui sont-ils ici et quels objectifs poursuivent-ils ?
Il existe des soupçons de collusion aujourd’hui bien documentés entre certains groupes armés, dont les fameux ADF, des militaires congolais de l’armée régulière, essentiellement rwandophones accumulés à l’Est et au-delà les plus hautes autorités du pays mais aussi les officiels rwandais et ougandais dont personne n’ignore plus la volonté de déstabilisation en vue de balkanisation de notre pays…


Regardons à qui profite ici le crime et nous aurons compris la véracité des soupçons et en même temps pourquoi donc cette entreprise macabre ?
Le Gouvernement de Kinshasa comme ses compères de Kigali et de Kampala
soit créent des drames, des foyers de tension pour maintenir un chaos déstabilisateur qui profite à ceux qui sont au pouvoir,
soit font exprès des misères aux Casques bleus (en l’occurrence tanzaniens dont les rwandais ne voulaient pas et avaient menacé de leur faire la peau) pour les inciter à quitter le coin,
soit crient au terrorisme pour susciter indulgence et compréhension dans la CI...                                               Dans tous les cas qui ne peut comprendre que ces autorités projettent de rendre ingouvernable cette partie du pays et ainsi bloquer le processus électoral en instrumentalisant l'agitation des groupes armés là présents ? Voilà !

Maintenant comment expliquer que l’Onu ici empêchée gravement dans son action, elle qui dispose au Congo d'énormes ressources humaines, logistiques et juridiques, ne soit arrivée à faire mieux dans ce patchwork ?  Suicidaire ou complice ?
Certes cette insécurité chronique est multifactorielle autant qu'il y'a d'interlocuteurs et d'espaces, les causes sont ainsi complexes et imbriquées de sorte qu’elles ne se laissent pas aussi facilement dévoilées, inavouées  et autant pernicieuses, le temps de commettre des dégâts irréparables...

Mais ici, encore une fois, il est temps que la Monusco se ressaisisse et prenne le courage d'en finir avec cette inefficacité qui plombe sa réputation, elle se doit d'impliquer les juridictions les plus hautes notamment la CPI et les avals politiques et diplomatiques pour n'épargner personne, aucune institution, à quelque hauteur elle se trouvent qu(elle soit auteur ou commanditaires des crimes de guerre et/ou contre l’humanité à Beni...
Des noms sont sortis dans des enquêtes et rapports sérieux, il est temps que les mandats d'arrêt soient délivrés et des arrestations opérées...
Dans tous les cas on a plus que jamais besoin d'enquêtes exhaustives, sérieuses, indépendantes et sans tabous à la recherche de ces tueurs qui qu'ils soient... Il en va de la crédibilité de l’ONU en RDC et de la paix que les populations méritent aujourd'hui...

 
Répétons-le : l’insécurité endémique que vit le pays est d'abord voulue, la stratégie du chaos à l'Est et ailleurs planifiée pour rester le garant de l'ordre ! En place de s’éterniser aux affaires dans la médiocrité et l'illégalité, le pays gagnerait beaucoup avec une gouvernance efficace sous un leadership sérieux et responsable... C'est dans ce sens que les élections peuvent être prioritaires sinon on nous installerait volontiers une insécurité généralisée et des présidences à vie...


Compatriotiquement!



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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 14/12/2017, 11:44 pm

."Toute la vérité sur l’assassinat des Casques bleus Tanzaniens: Une attaque signée FARDC
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  cyclops  cyclops  cyclops  cyclops
° http://benilubero.com/toute-la-verite-sur-lassassinat-des-casques-bleus-tanzaniens-une-attaque-signeefardc/
° http://www.congoindependant.com/toute-la-verite-sur-lassassinat-des-casques-bleus-tanzaniens-une-attaque-signee-fardc/
L’attaque du camp des Casques bleus advenue le 07 décembre dernier sur la route Mbau-Kamango et au cours de laquelle au moins 15 casques ont été tués et plusieurs autres blessés ne cesse de soulever colère et indignation aussi bien dans l’opinion nationale qu’internationale.
Comme vous l’avez suivi sur les ondes, quelques heures après les faits, il s’en est suivi beaucoup de déclarations qui loin d’éclairer l’opinion sur l’identité et les objectifs des assaillants ont soulevé des questions et susciter des doutes.

Des déclarations contradictoires

Dans les heures qui vont suivre, le porte-parole de l’armée congolaise affirme que les Fardc poursuivent l’ennemi et que dans cette attaque et dans la contre-offensive qui s’en est suivie, 72 assaillants ont été tués. Pourtant dès la cessation des combats, donc avant-même l’arrivée de la Monusco, aucun combat n’a été signalé dans la zone et cela jusqu’à aujourd’hui. Et aucun corps d’un assaillant n’a été exhibé ; aucun captif n’a été présenté.
Quant à la Monusco, elle parle de 53 blessés, de 14 casques bleus tanzaniens et 5 FARDC tués et de 3 disparus casques bleus. Nous apprenons pendant que nous sommes en train de boucler cet article qu’un vient d’être retrouvé.
Un jour après, un officier haut gradé FARDC de l’opération Sokola 1 affirme que cette attaque est la conséquence de plusieurs chaînes de commandement et dénonce l’existence au sein des FARDC à Beni des unités qui échappent au commandement officiel de l’armée mais qui dépendent d’un réseau parallèle des FARDC.

La vraie version

Benilubero est en mesure de livrer aujourd’hui la vraie version des faits. Ceux-ci le lui ont été révélés par un des protagonistes-mêmes de cette attaque.

Mardi 06 décembre 2017

Les officiels des Fardc dont le camp est basé non loin de la base du Camp des casques bleus, à plus ou moins 700m de distance, téléphonent qu’ils vont envoyer des militaires chercher la nourriture, comme ils ont l’habitude de le faire.

Mercredi 07 décembre 2017
Vers 17h30, ils appellent leurs partenaires pour annoncer qu’ils sont en route. Quelques minutes après, ils arrivent au bord de leur véhicule bien identifié et connu des casques bleus Tanzaniens. Ils sont environs 35. Ils connaissent bien la configuration du camp. Ils ont l’habitude de s’y rendre pour se ravitailler. Ceux qui montent la garde en reconnaissent certains. Ils les laissent entrer. Tout va vite ! Pendant qu’un de ceux qui montent la garde est en train d’appeler ses supérieurs pour les avertir de l’arrivée de leurs « amis », le véhicule s’arrête au milieu du camp. Un groupe de 5 ou 6 se dirige vers les structures de communication, passe tout de suite à l’attaque et en un clin d’œil toutes les structures de communication sont détruites et tout le camp est sous attaque. Les Casques bleus sont plus entraînés que les assaillants. Ils arrivent à repousser l’ennemi. Quelques instants après, arrive un autre groupe des FARDC pendant que les Casques bleus continuent à repousser les assaillants. Grande surprise ! Les Casques bleus remarquent que les Fardc arrivent pour renforcer les assaillants. Ce renfort va continuer jusqu’à l’aube. Toutes les fois que les unités des Fardc en attaque se sentent en position de faiblesse affaiblis, d’autres arrivent pour les remplacer. Aen croire un militaire FARDC qui vient à peine de contacter la rédaction de Benilubero, pendant que les combats continuent,le Colonel Papy Kasongo, le chef du régiment des FARDC, va sans cesse communiquer avec ses supérieurs et leur dire que les ADF ont tenté de prendre le camp des casques bleus mais que tout est rentré en ordre quelques minutes après.

Jeudi 08 décembre 2017
La Monusco est alertée vers les heures matinales qu’un de ses camps a été attaqué la nuit. Sans tarder, elle y envoie un renfort. La consternation est totale à l’arrivée. Des blessés gémissent dans la brousse. Des corps sans vie jonchent partout : 14 casques bleus tanzaniens et 5 Fardc tués, parmi qui on peut identifier 3 rwandais. Le camp est littéralement pillé. Tous les matériels ainsi que les vivres ont été emportés. Mais aucun combat n’est signalé dans la zone et aucun corps d’un soi-disant ADF-Nalu n’est trouvé. Des blessés témoignent et les faits parlent de soi. La Monusco est bien embarrassée. Elle va se limiter à donner le bilan humain.

Un silence complice du gouvernement

Pourquoi les FARDC s’en prennent-ils aux Casques bleus Tanzaniens ?
Depuis que les massacres de Beni ont commencé, il est important de rappeler que ce sont les Casques bleus Tanzaniens qui ont payé un lourd tribut. Cela n’est pas un fait du hasard. Ils sont victimes de la détermination de leur gouvernement à mettre fin au chaos qui règne à l’Est de la RDC. Oui, c’est grâce à l’appui de la force d’intervention rapide de la Monusco composée essentiellement des tanzaniens que le Colonel Mamadou bouta le M23 hors les frontières de la RDC. Cette défaite n’a jamais été digérée par Joseph Kabila et ses partenaires qui, dès le lendemain de cette défaite, commencèrent à monter des stratégies de vengeance. La détermination des Tanzaniens ne s’arrêta pas avec la défaite du M23. C’est encore eux qui découvrirent, en pleins combats contre les présumés ADF-Nalu dans les environs d’Eringenti en décembre 2015 qu’ils étaient en train de se battre contre une coalition FARDC- militaires rwandais déguisés et soutenus par certains éléments de la Monusco.

Aujourd’hui le M23 s’est reconstitué. Beaucoup de ses militaires ont été réintégrés dans l’armée par Joseph Kabila etdéployés dans les territoires de Beni, notamment dans le triangle dit de la mort, à partir d’où il compte plonger tout le pays dans le chaos et renvoyer ainsi les élections aux calendes grecques. Joseph Kabila n’a pas oublié la défaite que les Tanzaniens infligèrent à ses alliés du M23. Il ne veut plus revivre cette expérience. Et pour cela, il a donné l’ordre de les faire partir avant de passer à l’acte. Dès lors, vous comprenez pourquoi jusqu’à ce jour, le gouvernement congolais est resté silencieux et n’a présenté aucun mot de condoléances ni au gouvernement Tanzanien ni aux familles éprouvées. L’attaque contre le camp des Casques bleus Tanzaniens ne doit pas être vue non seulement comme un acte de vengeance mais le début d’une guerre que Joseph Kabila est déterminée à lancer avant le 21 décembre 2017. Toutes les batteries sont déjà mises en marche. Benilubero promet à ses lecteurs de livrer toutes les informations à ce sujet dans ses prochaines éditions.

Hommage aux Casques Bleus et au Gouvernement Tanzaniens

Benilubero ne peut boucler cet article sans saluer la détermination du gouvernement Tanzanien à faire sienne le combat du Peuple Congolais contre les forces du mal, quel que soit le lourd tribut qu’il paie. Nous espérons que cette attaque ne va pas le décourager mais va l’amener à renforcer ses troupes dans notre pays afin de mener jusqu’au bout le combat pour lequel ses filles et ses fils sont en train de verser leur sang. Chapeau !"


"Révélations sur les massacres des populations et les tueries des casques bleus à Beni : La MONUSCO est bel et bien complice, signe et témoigne une ex-humanitaire de l’ONG MERLIN."
Twisted Evil   Evil or Very Mad  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question  Question
° http://benilubero.com/revelations-sur-les-massacres-des-populations-et-les-tueries-des-casques-bleus-a-beni-la-monusco-est-bel-et-bien-complice-signe-et-temoigne-une-ex-humanitaire-de-long-merlin/


"RDC: que sait-on de l'attaque contre les casques bleus?"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171214-rdc-rend-hommage-casques-bleus-tues-enquete-poursuit-tanzanie
Les 14 casques bleus tués dans l'attaque de leur base Monusco en RDC il y a une semaine doivent être enterrés ce jeudi 14 décembre dans leur pays. Une cérémonie d'hommage est prévue à Dar es Salaam, en présence du chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix. Le lendemain, ce dernier est attendu à Goma pour un nouvel hommage. En attendant, l'enquête interne aux Nations unies se poursuit pour mieux comprendre les circonstances de l'attaque. RFI a recueilli les premiers éléments.[

Tout a débuté vers 17h30, peu avant la tombée de la nuit. Un premier groupe d'assaillants pénètre dans la base en se faisant passer pour des militaires congolais. Leur tenue est semblable à celle des FARDC, ils parlent swahili et prétendent être venus pour se ravitailler, expliquent plusieurs sources, une pratique fréquente dans la zone. La ruse fonctionne.
Pendant ce temps, le reste des assaillants, plus nombreux, est positionné dans l'épaisse forêt de l'autre côté de la route. Très vite, les premiers coups de feu sont tirés. Ils viennent à la fois de l'intérieur et de l'extérieur de la base. Manifestement, les assaillants sont bien renseignés. Ils savent où se trouve la salle des communications et parviennent à désactiver le système. Selon les éléments recueillis par RFI, ce dernier n'aurait donc pas été détruit, mais emporté par les assaillants, tout comme les armes et munitions abandonnées sur le site : roquettes, mitraillette et même un mortier, assure une source militaire.

L'enquête se poursuit

Sur la durée des combats, deux versions s'opposent toujours. 4 heures, selon l'ONU, 13 heures selon les Tanzaniens. D'autres sources, affirment enfin que devant la force de feu des assaillants, les soldats tanzaniens auraient rapidement fui. Laissant derrière eux un camp« rasé » avec quelques véhicules calcinés. Qui est derrière cette attaque ? Encore difficile de dire. Si la piste d'une résurgence des ADF se confirmait, ils seraient en tout cas plus nombreux, mieux équipés et bien mieux entrainés.
Sur les trois disparus signalés au lendemain de l'attaque, deux ont été retrouvés samedi dernier. Un dernier casque bleu manque toujours à l'appel. Les ratissages se poursuivent pour le retrouver, explique une source onusienne. L'armée congolaise a également ouvert une information judiciaire."

→ A (RE)LIRE : Casques bleus tués en RDC: la Monusco confrontée à de gros «défis» logistiques[


"De nouvelles question après l’attaque de la base de Casques bleus à Beni
° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2017/12/13/de-nouvelles-question-apres-lattaque-de-la-base-de-casques-bleus-a-beni/
L’attaque menée la semaine dernière contre une base de la Monusco dans l’Ituri, sur la route de Mbau Kamango, continue à susciter de nombreuses questions. Malgré les promesses d’enquête, connaîtra-t-on jamais l’identité ou les motivations des agresseurs ? Dans un premier temps, ces derniers ont été désignés comme appartenant au mouvement ougandais ADF Nalu (Allied democratic forces) initialement composé de rebelles ougandais opposés au président Museveni et présentés comme des musulmans sinon des islamistes.
Tous les témoignages venus du terrain égratignent cependant cette hypothèse, avançant qu’il a longtemps que les « opposants » ADF n’ont plus mené la moindre attaque congre l’Ouganda, que de nombreux Congolais se retrouvent dans leurs rangs, que leurs relations avec la hiérarchie militaire congolaise ont longtemps été ambigües…
En outre, se distinguant par des attaques à l’arme blanche (machettes, coutelas) et s’en prenant généralement à des civils, les ADF n’ont jamais été vus maniant des armes lourdes ou empruntant des uniformes de l’armée congolaise.

C’est cependant bien ce qui s’est produit la semaine dernière: suivant plusieurs témoignages, les assaillants portaient des uniformes des FARDC, ce qui leur a permis de s’approcher de la base onusienne sans être inquiétés et même d’y pénétrer. Une fois à l’intérieur, les assaillants, visiblement bien renseignés, ont d’abord veillé à détruire le centre de communications et à couper le réseau internet de la base, ce qui explique peut-être la lenteur avec laquelle les secours sont arrivés. Toujours est-il que les Casques bleus tanzaniens ont été laissés seuls face à leurs agresseurs et que l’armée congolaise, installée non loin, ne s’est pas portée à leur secours. En revanche, une contre attaque se précise : de gros mouvements de troupes (22 camions FARDC)ont signalés depuis Kisangani en direction de Beni Kamango.

Quant à l’argument selon lequel les agresseurs seraient musulmans, voire islamistes, il peut surprendre : la plupart des casques bleus tanzaniens sont eux-mêmes de confession musulmane et on peut douter du fait qu’ils aient été massacrés par leurs coreligionnaires, ces derniers préférant généralement s’en prendre à des Occidentaux…
Cela étant, la disposition du camp elle-même interpelle les observateurs militaires : dans cette région à très hauts risques, les photos montrent que la base de casques bleus était très mal placée, sans réelle protection naturelle, avec une aire de dégagement trop courte, un pont situé dans l’angle mort…On peut se demander aussi comment les assaillants, surgissant au crépuscule, ont pu se diriger sans hésiter vers le centre de télécommunications et le détruire. Loin de rebelles opérant généralement avec des armes blanches, l’attaque, bien minutée, bien dirigée, ressemblerait plutôt à une opération commando. Dirigée par qui ? Avec quelles complicités et quels objectifs ?"



"Antipas Mbusa Nyamwisi: « L’ennemi est parmi nous! Il faut le chasser… »"
° http://www.congoindependant.com/antipas-mbusa-nyamwisi-lennemi-est-parmi-nous-il-faut-le-chasser/


"APPELS SUR L'ACTUALITÉ
[Vos réactions] RDC: qui se cache derrière la mort des casques bleus"

° http://www.rfi.fr/emission/20171214-vos-reactions-rdc-cache-derriere-mort-casques-bleus


"Les 14 casques bleus tués en RDC inhumés en Tanzanie"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/14/actualite/securite/les-14-casques-bleus-tues-en-rdc-inhumes-en-tanzanie

"CASQUES BLEUS TUÉS EN RDC: LA TANZANIE APPELLE À UNE ENQUÊTE DE L'ONU"
° http://www.izf.net/afp/casques-bleus-tues-en-rdc-tanzanie-appelle-une-enquete-lonu


"Jean Pierre Lacroix a assisté à l’inhumation aujourd’hui à Dar-es-Salaam des 14 casques bleus tués en RDC"
° https://actualite.cd/2017/12/14/jean-pierre-lacroix-a-assiste-a-linhumation-aujourdhui-a-dar-es-salaam-14-casques-bleus-tues-rdc/


"La RDC rend hommage aux casques bleus tués, l'enquête se poursuit"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171214-rdc-rend-hommage-casques-bleus-tues-enquete-poursuit-tanzanie

"La neutralisation des ADF au centre d’une réunion entre les FARDC et l’armée ougandaise"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/14/actualite/securite/la-neutralisation-des-adf-au-centre-dune-reunion-entre-les-fardc-et

° https://www.radiookapi.net/2017/12/02/actualite/securite/proces-adf-beni-un-renseignant-accuse-le-general-mundos-de-tentative
° https://www.radiookapi.net/2017/12/14/actualite/justice/proces-adf-la-peine-de-mort-requise-pour-deux-chefs-coutumiers
° http://www.rfi.fr/afrique/20171213-rdc-beni-habitants-veulent-savoir-attaque-reportage


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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 15/12/2017, 8:35 pm

"RDC: qui se cache derrière l'attaque sanglante d'une base de la Monusco?
° http://www.rfi.fr/afrique/20171215-rdc-cache-derriere-attaque-sanglante-une-base-monusco
Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU est attendu à Goma ce vendredi 15 décembre, 8 jours après l'attaque sur la base Monusco de Semiliki qui a coûté la vie à 14 casques bleus, jeudi 7 décembre. Jean-Pierre Lacroix doit rendre visite à certains blessés dans la matinée puis participer à une cérémonie d'hommage dans l'après-midi. L'attaque de Semiliki frappe par son ampleur, mais ce n'est pas la première du genre. Depuis le mois septembre, les civils, l'armée congolaise et la Monusco ont été visés à plusieurs reprises. Qui est derrière cette nouvelle flambée de violence attribuée par l'ONU à de présumés ADF ?

Des assaillants mieux équipés, plus nombreux, mieux renseignés et visiblement à la recherche d'armes. Voilà ce qui caractérise les attaques de ces derniers mois. Leurs auteurs disposent désormais d'armes lourdes ; ils seraient selon les sources entre 150 et plusieurs centaines.
Ils ciblent en priorité des postes militaires Monusco ou FARDC, ils trompent leurs cibles en étant habillés en tenues semblables à celles de l'armée congolaise et semblent très bien connaître les lieux de leurs attaques. Les assaillants de Semiliki savaient où se trouvait le centre de télécommunications du camp. Ceux de la base FARDC de Kazahoro attaquée mi-septembre connaissaient selon plusieurs sources le mot de passe du jour, ce qui leur a permis de passer sans problèmes le poste de surveillance.

Comment obtiennent-ils ces renseignements ? « La seule possibilité serait qu'ils interceptent des communications », explique un haut gradé de l'armée quand d'autres au sein de la société civile s'inquiètent de possibles fuites dans l'armée congolaise et demandent une enquête. Assiste-t-on à une résurgence de la rébellion ADF qui aurait profité d'une accalmie dans les opérations pour se renforcer ? S'agit-il d'un nouveau groupe armé ? Les ADF ont-ils noué des alliances ou bénéficié de complicité ? La société civile s'interroge.

Une attaque prévisible

Cette attaque contre les casques bleus s'inscrit donc dans le cadre d'une résurgence sur l'axe Mbau-Kamango, autrefois bastion des ADF. « Une attaque, tout le monde s'y attendait. On était en alerte », explique une source onusienne. Des mouvements pendulaires « suspects » avaient récemment été signalés dans la zone, et depuis 2 ou 3 mois, la situation s'était fortement dégradée.
l y a d'abord eu cette attaque en septembre contre la base FARDC de Kazahoro à l'issue de laquelle, selon plusieurs sources, les assaillants ont récupéré d'importants stocks d'armes et d'équipement. Début octobre, nouvelle série d'attaques surprises contre des FARDC. Elle permet cette fois aux assaillants de conquérir des positions-clés reprises par l'armée quelques mois plus tôt. La zone n'est plus contrôlée.

Le 7 octobre, une vingtaine de civils sont tués dans une embuscade et le 9 la Monusco est à son tour ciblée : la base de Mamunjoma où se trouvent des casques bleus tanzaniens. Deux d'entre eux meurent sur le coup, un troisième quelques jours plus tard. Là encore, les assaillants auraient récupéré des armes. Le bilan est moins lourd que celui de Semiliki, mais il devient clair qu'une étape est franchie. Les attaques ne ressemblent pas aux opérations éclairs récurrentes dans la zone contre des patrouilles de l'armée ou des populations. Cette fois, les assaillants mènent des opérations frontales et n'hésitent plus à frapper l'ONU."



"L’ATTAQUE MEURTRIÈRE DE LA BASE DE LA MONUSCO RÉVÈLE L’AMPLEUR DES DÉFIS SÉCURITAIRES
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18335:l-attaque-meurtriere-de-la-base-de-la-monusco-revele-l-ampleur-des-defis-securitaires&catid=86:politique&Itemid=473
Le monde entier s’émeut de la mort de 15 Casques et bleus et 5 soldats FARDC tués lors de l’attaque, menée jeudi 7 décembre, par des miliciens ADF contre une base de la Monusco installée sur le pont de Semiliki, sur l’axe Mbau-Kamango, dans la province du Nord-Kivu. Cette attaque révèle surtout l’ampleur des défis sécuritaires en RDC.

De vastes étendues du territoire de la RDC continuent encore à être occupées par des groupes armées. Le constat est triste mais cela reste une réalité que les dirigeants congolais doivent avoir la modestie de reconnaître. Des années passent et la RDC reste le terrain de prédilection des groupes armés dans la sous-région des Grands Lacs.
Au point qu’un groupe armé a eu le courage de s’attaquer à une base de Casques bleus. C’est dire que ces miliciens qui tuent de paisibles citoyens tous les jours restent une réelle menace pour la paix et la sécurité en RDC. Ce fait doit être une remise en question d’abord des Forces armées de la RDC (FARDC) à qui revient, en priorité, la mission de la défense et de la sécurité du territoire national. Mais, ce triste évènement doit aussi interpeller la Monusco qui est présente en RDC pour éradiques ces groupes armés et protéger les populations civiles.

Dans les deux provinces du Kivu, dans l’ex-Province Orientale, dans le Tanganyika et même au Maniema, des rebelles écument encore plusieurs contrées, créant l’insécurité parmi les populations qui sont victimes, tous les jours, d’horribles exactions perpétrées par ces bandits. Cette insécurité s’accompagne non seulement de tueries mais aussi de viols, violences de tous genres, de pillages, de kidnappings, de barrière pour le rançonnement des commerçants et bien d’autres actes répréhensibles perpétrés par ces miliciens.
Plus de 500 personnes ont été tuées et plus de 1 000 autres enlevées dans les deux provinces du Kivu au cours de six derniers mois de 2017, affirment l’ONG Human Rights Watch (HRW) et le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York dans un rapport publié jeudi.

LES NÉBULEUX GROUPES ARMÉS

Le comble est qu’il y a un flou autour de l’existence de ces groupes armés. Des rapports indiquent que certains de ces miliciens sont armés et entretenus par Kinshasa alors que d’autres sont soutenus et armés par des pays frontaliers dont le Rwanda et l’Ouganda. Ces pays constituent même une base arrière de certains groupes armés opérant en RDC, en violation des engagements internationaux.
Dans ce contexte, les questions sécuritaires deviennent complexes en RDC. D’un côté, les Forces armées de la RDC mènent une lutte acharnée contre certains groupes rebelles. De l’autre, des généraux des forces loyalistes, qui sont sur le théâtre des opérations, se compromettent en armant d’autres groupes armés qu’ils utilisent dans l’exploitation et le commerce illicite de minerais. Ce qui annihile tous les efforts d’éradication des groupes armés menés par les FARDC avec la force de la Monusco.
Autant dire que la défense et la sécurité du territoire national restent des défis intacts en RDC.

L’INSÉCURITÉ PIÈGE LE CALENDRIER ÉLECTORAL

La Commission électorale nationale indépendante a publié depuis le 5 novembre dernier un calendrier global des élections dont la présidentielle, les législatives nationales et provinciales sont prévues pour le 23 décembre 2018, soit environ une année. La tenue effective de ces élections dépend de la situation sécuritaire à travers le territoire national.
Le triste constat est qu’à une année de la tenue de ces élections, les défis sécuritaires n’incitent pas à un processus électoral apaisé. Partout où les groupes armés font la loi, il est difficile aux acteurs politiques de tenir des manifestations publiques. Or, en attendant l’organisation d’élections, les partis politiques et la Société civile devraient s’employer à former, éduquer et sensibiliser les Congolais sur le processus en cours. Ce qui n’est tout simplement pas possible au regard de l’insécurité qui sévit dans certaines contrées du pays.

Les FARDC et la Monusco ne sont pas à la hauteur des défis sécuritaires en RDC ! C’est un fait.  Ce qui risque de compromettre la tenue d’élections dans le délai imparti. Il est notoirement connu que la majorité au pouvoir à Kinshasa ne veut pas d’élections. Le régime use de tous les subterfuges pour retarder le plus longtemps possible ces scrutins de manière à conserver le pouvoir indéfiniment, en violation de la Constitution. Dès lors, il serait chimérique de compter sur Kinshasa pour qu’il s’implique dans la pacification de l’ensemble du territoire national en vue de la tenue d’élections.
De même, la Monusco a montré ses limites dans la lutte contre les groupes armés en RDC, malgré les moyens mis à disposition par la communauté internationale. Présents dans le pays depuis 1999, les Casques bleus, bien qu’ils viennent en appui aux forces loyalistes, ne parviennent pas à éradiquer l’activisme des miliciens en RDC. Ce sont ces limites qui poussent même l’administration Trump à militer pour la réduction des subsides de la Monusco. Il ne sert à rien de continuer à financer une force qui ne fait pas ses preuves sur le terrain. Des civils continuent à être tués, parfois même sous la barbe de la Monusco.

Ces réalités sont la preuve que les élections sont piégées en RDC. Avec un pouvoir qui veut à tout prix retarder les élections et une Monusco incapable de protéger les civils, la tenue de scrutins au 23 décembre 2018 devient hypothétique. Seule la pression du peuple congolais et de la communauté internationale pourrait contraindre finalement Kinshasa à s’inscrire résolument dans le processus électoral."



"Casques bleus tués en RDC : « pas d'impunité pour les auteurs de l'attaque », promet l’ONU"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/15/actualite/securite/casques-bleus-tues-en-rdc-pas-dimpunite-pour-les-auteurs-de-lattaque

° https://www.radiookapi.net/2017/12/15/actualite/politique/rdc-jean-pierre-lacroix-sejourne-goma-pour-une-ceremonie-en-hommage
° https://www.radiookapi.net/2017/12/15/actualite/securite/jean-pierre-lacroix-le-meilleur-hommage-aux-soldats-tues-cest-de


"RDC: une semaine après l’attaque contre les Casques bleus, l’ONU organise la riposte"
Evil or Very Mad  Twisted Evil  Embarassed  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Rolling Eyes  Question  Question  Question  Question  Question  Question
° https://afrique.lalibre.be/12236/rdc-une-semaine-apres-lattaque-contre-les-casques-bleus-lonu-organise-la-riposte/
Hommages aux nombreux blessés et promesses d’opérations « de grande envergure »: les Nations unies tentent de reprendre la main dans l’est de la République démocratique du Congo, une semaine après la pire attaque contre une force onusienne depuis 24 ans.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a rendu visite vendredi matin à des Casques bleus tanzaniens qui ont survécu à l’assaut contre la base de Semuliki, dans la province du Nord-Kivu, en proie à des violences depuis 20 ans.
« Je reviens juste de Tanzanie où j’ai pu mesurer que tout le pays était derrière vous », a déclaré M. Lacroix aux soldats blessés, soignés dans un hôpital de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Goma. Il avait rendu hommage la veille à Dar es Salaam aux 14 soldats tanzaniens tués dans l’attaque de la base de Semuliki.

Au total 44 soldats tanzaniens sont encore hospitalisés, dont 27 à Goma, 7 à Beni dans la région de la base attaquée, cinq à Kampala et cinq à Kinshasa, d’après un porte-parole de la Monusco.
Blessures aux pieds, à la jambe, à l’épaule, transfusion sanguine…: le responsable des opérations de la paix a pu constater les souffrances des soldats tanzaniens lors de sa visite de l’hôpital tenu par le contingent indien.
Des soldats ont livré quelques détails sur l’attaque lancée dans la nuit du 7 au 8 décembre par de présumés miliciens du groupe ougandais musulman ADF contre la base de Semuliki sur l’axe Mbau-Kamango, l’une des routes les plus dangereuses de la RDC.

« Les assaillants étaient très nombreux, dans les 300. Ils étaient habillés soit en civil, soit pour certains d’entre eux avec des vestes des Forces armées congolaises », ont rapporté à un journaliste de l’AFP deux patients alités côte à côte.
L’armée congolaise subit aussi des assauts des ADF dans le Nord-Kivu
Les soldats du contingent tanzanien ont confirmé que leurs assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes RPG. Ils ont notamment été touchés par des éclats de projectiles.

-« Opérations de grande envergure »-

L’opérateur radio de la base a tenté de maintenir le contact avec le QG de la Monusco jusqu’à ce qu’il reçoive une balle à son tour, d’après une source onusienne.
« Ils souffrent de troubles psychologiques, avec des stress post-traumatiques. Certains ne dorment pas beaucoup. Ils ne parlent pas beaucoup », a déclaré à l’AFP un psychiatre du continent indien, le lieutenant-colonel Raghu Mani.
M. Lacroix a eu par la suite une réunion avec les responsables civils et militaires de la Monusco, la mission onusienne la plus pléthorique et la plus onéreuse au monde (18.000 personnes, 1,2 milliard de dollars), et dont l’efficacité suscite des interrogations chez les experts de la RDC.
« Suite à l’attaque, les forces spéciales ont été projetées dans la zone en vue de la conduite d’opérations de grande envergure », a assuré la Monusco jeudi, photo à l’appui montrant l’un de ses officiers en visite à la base de Semuliki.=

« Si les ADF voulaient nous faire partir pour continuer leur petit business, c’est un échec. La base continue », a assuré une source militaire onusienne, allusion au trafic de minerais qui motive l’activité des groupes armés dans le Nord-Kivu.
Les Forces armées congolaises (FARDC) se sont engagées à participer à la riposte aux côtés de la Monusco. L’armée ougandaise procéderait à des regroupements de troupe le long de la frontière, des informations invérifiables dans cette zone inaccessible aux médias, officiellement pour des raisons de sécurité.
« Ce groupe (ndr: les ADF) de nature violente et peut-être islamiste pose un problème régional », reconnaît une source onusienne.

L’attaque n’a pas été revendiquée par les ADF. « C’est un groupe mystérieux alors que nous sommes en contact avec d’autres groupes pour leur demander d’arrêter de recruter des enfants ou de revenir à la vie civile », d’après une source onusienne.
Les ADF sont l’une des rares milices étrangères dans le Nord-Kivu, alors que les autres groupes sont en majorité congolais.
Installés depuis 20 ans dans l’est de la RDC, les ADF lutte officiellement contre le régime du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 31 ans en Ouganda.
M. Lacroix doit se rendre samedi à Kinshasa pour des rencontres avec les autorités congolaises."



"[Reportage] RDC: les rescapés de l'attaque contre la base de la Monusco"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171215-reportage-rdc-rescapes-tanzanie-blesses-attaque-monusco-semuliki
Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix est à Goma dans l’est de la RDC. Une cérémonie d’hommage aux 14 casques bleus tués dans l’attaque de la base Monusco de Semiliki a eu lieu ce vendredi 15 décembre. Ce matin, Jean-Pierre Lacroix s’est rendu dans l’un des hôpitaux de la Monusco à Goma où se trouvent l’essentiel des blessés, 27 sur les 44 recensés officiellement. Il a échangé quelques mots avec chacune des victimes.

« Bonjour comment vous sentez-vous ? ». Jean-Pierre Lacroix déambule d’un lit à l’autre dans l’hôpital indien de la Monusco à Goma. Il s’enquiert des blessures de chacun et adresse des mots de gratitude et de de réconfort : « Je reviens tout juste de Tanzanie. J’ai assisté à une cérémonie organisée pour vous rendre hommage à vous et à vos camarades qui sont tombés. Et j’ai vraiment senti que tout le pays était à vos côtés. Merci pour ce que vous faîtes. Nous vous souhaitons le meilleur. »
La plupart des blessés ont reçu des balles. Les plus graves ont été évacués à Kampala ou bien à Kinshasa. Ceux qui sont ici promettent une fois sur pied de continuer à servir l’ONU : « Ils essaient de trouver du sens à ce qu’ils font et ce qui s’est passé. Certains ont perdu des camarades, des amis. Mais ce sont des militaires... Ils n’expriment pas trop leur douleur de la perte. Ils essaient de récupérer plus vite que ne le feraient des civils. Ils sont très stoïques, très braves », souligne le docteur Raghu, psychiatre dans l’hôpital.

Stoïques mais encore imprégnés du souvenir de l’attaque, comme le raconte ce rescapé : « Je vais mieux mais j’ai reçu deux balles dans l’épaule et dans la main. J’ai encore des douleurs. Lorsque nous avons été, nous avons riposté mais ils étaient plus forts que nous. Je ne sais pas qui ils étaient, mais ils étaient nombreux. Nombreux et plus forts que nous ». Selon le psychiatre, les blessés se remettent assez bien, même si certains ne trouvent pas le sommeil."


RD CONGO _Son rescapé de l'attaque 12h
15-12-2017


"ENQUETE YA RFI EBIMISI QUE KABILA MUTU ABOMI 14 CASQUES BLEUS-PROCES KAMUINA NSAPU ET UDPS"










A notre faible niveau d'observation nous maintenons que cette lourde attaque n'a pu être engagée que par des forces bien équipées et préparées bénéficiant des moyens pour opérer en sécurité ! Celles-ci ne peuvent être les fameux rebelles ougandais sommairement équipés mais des 'professionnels déterminés qui avaient des fortes raisons de s'en prendre aux Casques bleus tanzaniens... A qui d'autres profite ici ce crime sinon au triangle de la mort, Kabila-Kagame-Kaguta via groupes armés et troupes régulières Congolaises rwandophones à double loyauté ? Pour des intérêts (géo)politiques et mafieux ! L'instrumentalisation des causes et des hommes avec !

Mais aussi grâce à la 'complicité' de cette Onu (Monusco) coupable par omission, négligence, lâcheté et intérêts paradoxaux... Elle avait, elle a les moyens de connaître l'origine de ces attaques, elle a les moyens sinon de nettoyer la zone au moins de la pacifier grandement pour les civils innocents mais depuis fort longtemps elle a pris un peu à la légère la sécurité du Congo pour laquelle elle est là, laisse pourrir la situation par peur des susceptibilités diplomatiques et pour des raisons d'Etat mais aussi pourquoi pas pour valider sa présence avec néanmoins une force hétéroclite peu réactive malgré son mandat ambitieux sur le papier...

Depuis deux décennies l'Onu participe elle aussi à cette indifférence internationale coupable qui refuse de nommer le génocide que le Congo subit en provenance du dehors comme du dedans !
A entendre ici les réactions officielles des uns et des autres, c’est un concert de « langue de bois » : on continue d'user d’un « politiquement correct » qui n’affronte point la réalité alors qu’on en sait bien plus qui peut arrêter la tragédie de Beni et de tout le pays ! Dommage , mille fois dommage !!!

L'Onu se doit « d'éventrer le boa », prendre le courage de dénoncer les coupables où qu'ils appartiennent, permettre leur jugement et leurs condamnations pour laver enfin cette trahison manifeste à ses valeurs de préservation de la paix internationale et enfin sécuriser beaucoup mieux la région...
Autorités Congolaises, rwandaises, ougandaises et Onu sont les premiers coupables de ce sinistre drame chronique de l'Est Congolais et de tout le pays , il est temps que leur culpabilité soit ouvertement nommée. et que la CI y fasse efficacement face...
Voilà mon pauvre avis !


Compatriotiquement!



# Si haut que l'onsoit placé, on n'est jamais assis que sur son cul #
# Que faisait Dieu avant la création ? De toute éternité, il préparait d'épouvantables supplices pour celui qui poserait cette question. #


Dernière édition par ndonzwau le 16/12/2017, 5:33 pm, édité 1 fois

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 16/12/2017, 5:08 pm

"Attaque de Semiliki en RDC: l’ONU ne veut pas tirer de «conclusions prématurées»"
° http://www.rfi.fr/afrique/20171216-attaque-semiliki-rdc-onu-veut-pas-tirer-conclusions-prematurees
Après Dar es Salaam et Goma, Jean-Pierre Lacroix, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, est attendu à Kinshasa ce samedi. Hier, il a pris part à Goma à une cérémonie d'hommage dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en l'honneur des 14 casques bleus tués dans l'attaque de Semiliki. A ses côtés, il y avait notamment l'ambassadeur de Tanzanie en RDC et le ministre congolais de la Défense. Si tout le monde s'accorde sur la nécessité de prendre des mesures pour éviter une nouvelle tragédie, du côté de Kinshasa et de l'ONU, les approches ne sont pas tout à fait les mêmes.

Pour le ministre congolais de la Défense, pas de doute : l'attaque a été menée par  les Forces démocratiques alliées (ADF), ces rebelles ougandais qui « étrangement », dit-il, s'en prennent à la RDC. « Le Congo est en guerre  contre le terrorisme », explique Crispin Atama Tabe et il faut traiter le problème comme tel : « S’en prendre à la population civile, maintenant aux Nations unies, comment vous voulez qualifier ça ? Ce n’est pas seulement l’affaire de la RDC, c’est l’affaire de la communauté internationale. Lorsque Boko Haram agite le Tchad, la communauté internationale se mobilise. C’est parce que la Minusco est là. Sinon, nous serions abandonnés à nous-mêmes. »
 → A (RE)LIRE : RDC: qui se cache derrière l'attaque sanglante d'une base de la Monusco?


Cette coopération sera essentielle.
Jean-Pierre Lacroix
16-12-2017 - Par Florence Morice

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Mais l'ONU va moins vite en besogne. Jean-Pierre Lacroix, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, estime qu'avant de s'entendre sur les solutions, il faut que l'enquête progresse car à ce stade, il reste de nombreuses zones d'ombres. Mais avant cela il faut laisser les enquêtes suivre leurs cours : « Il faut surtout éviter de tirer des conclusions prématurées. Donc il faut que les investigations soient menées à bien, totalement. J’ajoute que la coopération avec les autorités congolaises, la coopération avec les forces de sécurité est déterminante. C’est leur pays. Nous travaillons avec eux. Bien entendu, à l’avenir, cette coopération sera essentielle. »
Le haut responsable de l’ONU en appelle aussi aux pays de la région et promet que tout sera fait pour que ce « crime de guerre » ne reste pas impuni."



"CASQUES BLEUS TUÉS À SEMILIKI : L’INÉVITABLE ENQUÊTE POUR RÉTABLIR LA VÉRITÉ"
° http://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=18375:casques-bleus-tues-a-semiliki-l-inevitable-enquete-pour-retablir-la-verite&catid=85:a-la-une&Itemid=472
Plusieurs interrogations demeurent sans réponse après l’attaque meurtrière contre une base de la Monusco à Semiliki, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. De l’ONU à la Tanzanie, pays pourvoyeur des casques bleus tués, en passant par l’Union européenne, tout le monde veut une enquête qui puisse élucider cette affaire.[

Qui se cache derrière l'attaque sanglante d'une base de la Monusco le jeudi 7 décembre sur le pont Semiliki dans la province du Nord-Kivu? C’est la grande interrogation à laquelle ni les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ni la Monusco n’ont pu répondre jusque-là, huit jour après cet incident.
Aux premières heures après cette attaque qui a fait 14 morts dans les rangs des Casques bleus et 5 dans celui des Fardc, non sans compter 44 blessés, ce crime de guerre a été attribué aux présumés ADF, une milice ougandaise en RDC depuis plus de deux décennies. Mais, très vite des faits ont poussé aux doutes.
Même si elle n’est pas la première du genre, l'attaque de Semiliki frappe par son ampleur. Depuis le mois septembre, les civils, l'armée congolaise et la Monusco ont été visés à plusieurs reprises. Qui est derrière cette nouvelle flambée de violence attribuée par l'ONU à de présumés ADF ? Cette question suscitée par RFI n’a jusque-là des réponses adéquates.[

Ce que l’on sait est que ces assaillants étaient mieux équipés, plus nombreux, mieux renseignés et visiblement à la recherche d'armes. Voilà ce qui caractérise les attaques de ces derniers mois. Leurs auteurs disposent désormais d'armes lourdes ; ils seraient selon les sources entre 150 et plusieurs centaines. Certains analystes indépendants parlent même que cette attaque de Semiliki a été menée par 500 assaillants.
Leur mode opératoire ces derniers temps est qu’ils ciblent en priorité des postes militaires Monusco ou FARDC, ils trompent leurs cibles en étant habillés en tenues semblables à celles de l'armée congolaise et semblent très bien connaître les lieux de leurs attaques. Les assaillants de Semiliki savaient où se trouvait le centre de télécommunications du camp. Ceux de la base FARDC de Kazahoro attaquée mi-septembre connaissaient selon plusieurs sources le mot de passe du jour, ce qui leur a permis de passer sans problèmes le poste de surveillance, selon Rfi. Tous ces faits incitent une enquête indépendante pour rétablir la vérité sur la mort des casques bleus de l’ONU.

Un châtiment attend les auteurs de ce crime

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU est à Goma depuis le vendredi 15 décembre, soit 8 jours après l'attaque sur la base Monusco de Semiliki. Jean-Pierre Lacroix a rendu visite à certains blessés dans la matinée puis participer à une cérémonie d'hommage dans l'après-midi.
Avant l’étape de Goma, lors d'une cérémonie à Dar es Salaam, en Tanzanie, le jeudi, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a offert ses condoléances au gouvernement et au peuple de Tanzanie, ainsi qu'aux familles des 14 Casques bleus tanzaniens tués lors de l'attaque du 7 décembre en République démocratique du Congo.
M. Lacroix a exprimé la gratitude des Nations Unies pour «l'engagement fort » de la Tanzanie et a dénoncé un « crime de guerre », comme l'avait fait le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, la semaine dernière.

« Les auteurs de cette attaque doivent être traduits en justice, a déclaré M. Lacroix. Pas d'impunité pour les responsables. Nous le devons aux familles des morts et des blessés et aux pays contributeurs de troupes » de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO).
Le Secrétaire général adjoint a promis l'ouverture d'une enquête en collaboration étroite avec la Tanzanie et les autres pays concernés, « afin de déterminer ce qu'il s'est passé exactement ».
Les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) sont soupçonnés d'avoir commis cette attaque, l'une des plus meurtrières de l'histoire des Casques bleus de l'ONU.


"Casques bleus tués en RDC : la Tanzanie exige des enquêtes"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/16/actualite/justice/casques-bleus-tues-en-rdc-la-tanzanie-exige-des-enquetes
° http://www.politico.cd/encontinu/2017/12/16/tanzanie-exige-enquete-apres-mort-de-soldats-lest.html

° https://www.radiookapi.net/2017/12/16/actualite/politique/rdc-jean-pierre-lacroix-va-rencontrer-joseph-kabila-kinshasa

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

Message  ndonzwau le 19/12/2017, 2:03 am

"Promesse ferme de l’ONU : Le meurtre de 14 Casques bleus à Beni ne restera pas impuni !"
° http://www.latempete.info/26800-2/

"Elections en RDC : la MONUSCO «prête à continuer son travail d’appui», assure Lacroix"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/17/actualite/politique/elections-en-rdc-la-monusco-prete-continuer-son-travail-dappui-assure

"Lutte contre les groupes armés en RDC: «un défi à relever collectivement», souligne Lacroix"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/17/actualite/securite/lutte-contre-les-groupes-armes-en-rdc-un-defi-relever-collectivement

"Attaque contre la base des casques bleus de la MONUSCO : Lacroix pour une identification rapide des auteurs"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/16/actualite/politique/attaque-contre-la-base-des-casques-bleus-de-la-monusco-lacroix-pour

"Casques bleus blessés : Lacroix salue leur service et engagement au service des Nations unies"
° https://www.radiookapi.net/2017/12/17/actualite/politique/casques-bleus-blesses-lacroix-salue-leur-service-et-engagement-au

"AFRIQUE PRESSE
RDC: attaque rebelle dans l'est du pays contre des casques bleus tanzaniens"

° http://www.rfi.fr/emission/20171216-rdc-attaque-rebelle-casques-bleus-tanzaniens-senegal-proces-sall-khalifa

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Re: UN NOUVEAU CARNAGE A L’EST : AU MOINS 15 CASQUES BLEUS ET 5 FARDC ASSASINES ET DE NOMBREUX AUTRES BLESSES ! DE QUOI CETTE ESCALADE EST LE NOM ? SI C'ÉTAIT « L’OCCUPATION » ?

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